Page 1


2

20 juillet 2013 No 904

L’Enarts : 30 ans bien fêtés

19 360

FANS L’Ecole nationale des Arts a fêté mercredi ses trente ans d’existence. Trente ans depuis que cette entité de l’Université d’État d’Haïti s’est mise au service des arts et de la culture. Dans la salle bondée du restaurant Le Villate, à Pétion-Ville, les amis et anciens de l’Enarts ont célébré en grande pompe l’événement. Membres de l’administration et du personnel, amis et anciens élèves de la faculté ont assisté à un spectacle émouvant donné par les étudiants en arts plastiques, en danse, en théâtre et en musique. Le directeur général de l’institution, Philippe Dodard, introduit par le metteur en scène Georges Beleck, a salué le corps professoral et les membres du conseil de direction et les a félicités pour le travail accompli. Il a précisé que les arts plastiques et de la scène s’avèrent importants dans toute société. «Les jeunes, a lancé le directeur général, apportent de nouvelles idées, tout en épousant différentes expressions artistiques. » Au début du spectacle, la chorale (d’une vingtaine de choristes) de la section musique dirigée par Emile Desamours gratifie le public de «Haïti chérie», sur un texte du violoniste et poète haïtien Othello Bayard. Les notes pianistiques du maestro se mêlent aux voix du chœur et au son des maracas pour magnifier les couleurs locales, les tendances musicales de chez nous. Le professeur de percussions Samba Zao, accompagné de ses étudiants en deuxième année, agrémente la programmation musicale d’un zeste de musiques racines. Un show de tambours privilégiant une variation des rythmes vodouesques est chaudement applaudi. Les musiciens interprètent « Pou nou pwoteje tout mòn yo » (djumba), « Sòyèyè » (kongo laroz) et « Yo vini nè nou » (Africa vodou) avec un mélange de rara. « Kouzin », sur un texte et une musique de Dickens Princivil, est bien appréciée. Transition marquée par Staloff Tropfort et Stevenson Saintiné. Un extrait du « Premier amour » de Samuel Beckett est mis en scène. Le jeu du duo mérite notre attention. Christolin Rodlin, en humoriste audacieux, nous raconte ses errances, son aventure avec son pigeon et ses séances de pigeonnade. Darika Sahina Loy Dera tente presqu’en vain de semer un peu d’humour dans un sketch titré « Le revenant ». Toutes les scènes de la vie nationale et paysanne défilent sous nos yeux. Les acteurs font clin d’œil à la réalité haïtienne qu’ils présentent de manière assez plate et anodine. Vanessa Solitaire,

la pute, joue à la sensuelle, à l’excitant et beugle non sans retenue. Maîtrise du souffle. Respiration du texte. Accélération et décélération mesurées. Une talentueuse actrice. La danse s’invite à nouveau dans le line-up. La section de la danse (composée de 23 étudiants) revient nous exécuter plusieurs morceaux et figures allant du contemporain (« Nous les hommes » avec la contribution de Gerda Bois Guené), du ballet classique, du hip-hop (avec des compositions jouées en play-back dont «Maple leaf rag» de Scott Joplin) au folklore haïtien (« Croix des bossales »). Une succession d’événements et de faits qui relatent l’histoire des négriers. Edge Productions présente ses peintures sur corps. Imaginatif ! La chorale, sous l’égide de Emile Desamours, met fin au spectacle en nous interprétant en a capella trois morceaux dont le traditionnel « Choucoune »

Un bref rappel historique

Créée en juillet 1983, l’Enarts a formé plusieurs générations de musiciens, de peintres et de danseurs tels Erol Josué, Barbara Prezeau Stephenson, Pradel Enriquez, etc. Des professionnels accomplis

et d’anciens professeurs (Paulette PoujolOriol, Emerante Despradines, Micheline Laudun Denis…) qui ont propulsé, chacun dans leur domaine, la culture populaire haïtienne. Fénelon Exantus prête ses services à l’institution depuis 1983. Signe de grande honnêteté et de courage. Dans ses propos de circonstance, Philippe Dodard, en poste de directeur général depuis décembre 2011, a édifié le public d’un bref rappel historique de l’institution et a félicité les anciens directeurs (Michel Philippe Lerebours, Marie Lucie Chancy, Turgot Théodat…) de leur contribution à sa bonne marche. « Je suis rempli de bonheur aujourd’hui de fêter les 30 ans de l’Enarts, il n’y pas mieux à dire », confie-t-il l’air heureux. Le peintre déplore toutefois les conditions dans lesquelles travaillent les enseignants. Il a néanmoins signalé une nette amélioration infrastructurelle et logistique et a reconnu qu’il reste beaucoup à faire dans ce travail de restructuration et de modernisation de la faculté. Rosny Ladouceur

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717

Mouvement de danse


20 juillet 2013 No 904

3

principe reste le même, on ne le trans-

Article 47

VODKA et CAVIAR La vodka est une boisson d’origine russe obtenue par distillation comme le rhum, le whisky, le gin, le cognac, les eaux-de-vie, la tequila, etc. C’est un spiritueux « simple ». Les boissons spiritueuses se divisent en deux grandes familles : • Les boissons spiritueuses simples, plus couramment appelées eaux-de-vie, qui catégorisent ceux citées antérieurement. • Les boissons spiritueuses composées, comme les liqueurs, les anisés, etc. La vodka se présente dans sa bouteille d’origine. On ne la verse pas en carafe.

À défaut de bac à glaçons acheté dans les magasins, la photo ci dessous montre un filet d’originalité. On met quelques fleurs et une bouteille en plastique dans un récipient, pendant au moins douze heures de temps dans le congélateur. Puis au moment du service, sous un filet d’eau tiède, on enlève on démoule la bouteille afin d’avoir le creux pour placer la bouteille de vodka. On obtient un bac à vodka très artistique !

vase pas ! Il se mange à la cuiller.

caviar et les poissons fumés.

La cuiller est en bois, en nacre ou en ivoire. Elle ne sera jamais en métal. Le caviar se déguste aussi avec de la crème sure et s’accompagne de pain, de pain grillé ou du blinis (espèce de crêpe

Canapé de caviar En tant qu’apéritif, on peut le resservir afin d’élargir le temps d’attente pour les invités en retard. Cependant, comme la vodka est une boisson corsée, il est recommandé de la siroter doucement et de ne pas en abuser.

COMMENT MANGER LE CAVIAR ?

Le caviar est un aliment de luxe et n’est autre que des œufs d’esturgeon. C’est un mets très onéreux et souvent pour des raisons économiques, on le remplace par des œufs de lompe dont

Elle se sert dans des petits verres. Le verre le plus grand est une invention récente.

On n’est pas obligé de toujours boire de la vodka pure. On peut l’alléger en cocktails apéritifs qui sont des mixages de boissons à base d’apéritifs. Le screwdriver, mélange de jus d’orange et de vodka, se servira dans un verre à orangeade.

le prix est nettement plus accessible. Le caviar, comme les œufs de lompe, est de couleur rouge ou noir. On le sert très frais et on le présente

russe), mais on se gardera de faire des petits sandwichs. Il se mange à la cuiller qui sert aussi

pour le mettre sur le pain. S’il est présenté en plat et ne fait qu’agrémenter des mets comme les œufs ou des pommes de terre, il se mange à la fourchette vu que ce sont plutôt les

La vodka ne se consomme pas avec de la glace. Elle se présente dans un bac à glace qui la garde toujours à température.

La vodka est un apéritif. Comme il est très fort, il est important au menu d’avoir des hors-d’œuvre pour supporter

Rafraîchir la vodka au congélateur, selon les spécialistes, n’est pas recommandé, car ce principe casse le bouquet.

sur de la glace concassée dans un service à caviar. Le caviar se présente dans sa boîte d’origine, sur de la glace concassée. Même si on a un beau service à caviar, le

aliments qui sont en exergue. Le caviar se marie au champagne, mais la boisson de prédilection des russes demeure la vodka. La vodka se boit glacée et le caviar se sert frais. La photo ci-dessous montre un service original caviar-vodka. Les verres à boisson se gardent au frais.

LE SAVIEZ-VOUS ? la boisson. Elle accompagne agréablement le

La cuiller à caviar doit être en bois, en corne ou en ivoire, jamais en métal car ce dernier dénature le goût du met. Le tome V (Le savoir-faire du monde professionnel) Pour contacter l’auteur : dismoicommentrecevoir@yahoo.com www.magalypelissier.weebly.com


4

20 juillet 2013 No 904

Miss Monde Haïti est lancé

Anedie Azaël, Miss Univers Haïti en 2011, a lancé cette année le concours Miss Haïti édition Miss Monde. Cette compétition a pour but d’élire celle qui représe comblée de cadeaux dont des habits de grands couturiers et voyagera plusieurs fois tout en se préparant à affronter ses rivales des quatre coins du globe en I pent à des activités comme visites d’orphelinats, défilés de mode en tenue de soirée, bikini show à Wahoo Bay, etc. La finale se fera le jeudi 25 juillet au Karibe book ; Miss Beach Beauty, qui sera élue ce dimanche lors du concours de bikini à Wahoo Bay ; Miss Photogénique, qui sera choisie par des photographes ; Mis lons que la première phase du concours de sélection s’est tenue en mai. On a d’abord procédé au casting au Cap-Haïtien, à Jacmel, à Port-au-Prince et sur Int

Christelle Demosthène 21 ans Port-au-Prince

Ruysdaelle Denaud 20 ans Port-au-Prince

Molly Gonzalez 19 ans Port-au-Prince

Ketsia Lioudy Iciena 19 ans Cap-Haïtien

Wendy Désert 20 ans Jacmel


20 juillet 2013 No 904

5

entera notre pays à la prochaine édition de Miss Monde le 28 septembre prochain en Indonésie. La miss sera de fait la reine du Carnaval des Fleurs. Elle sera Indonésie. La première dauphine, quant à elle, pourra concourir à Miss International d’ici la fin de cette année. Du 15 au 25 juillet, les postulantes particie à 7 heures pm. L’admission est à 1 000 gourdes. Cinq prix spéciaux seront décernés : Miss Populaire, qui sera celle qui cumulera le plus de votes sur Facess Convivialité, qui sera celle qui aura montré le plus d’intérêt dans les projets humanitaires ; et Miss Top Model, pour celle qui sera la plus élégante. Rappeternet.

Clara Luce Lafond 25 ans Port-au-Prince

Antonnela Sénatus 22 ans Gonaïves

Sandy Edna Jean Cap-Haïtien 19 ans

Daina Augustin 18 ans Cap-Haïtien


6 En plein dans la

R

egard gêné, sourire timide, une bonne partie de la sélection nationale est rentrée au pays mercredi après leur périple à la Gold Cup 2013. Charles Hérold jr, qui ne cessait de pleurer depuis ces occasions manquées contre le Honduras, est absent du groupe. Il viendra après comme pour éviter les quolibets qu’on lui aurait lancés. Pourtant, si les plus crédules de ce public lui reprochent ses actions manquées, ils ne lui en tiennent pas trop rigueur. Ils ne tiennent même pas trop rigueur aux performances de la sélection dans l’ensemble. Ils sont surtout déçus. Les plus sceptiques, eux, regardent les joueurs défiler avec commisération comme s’ils avaient prévu leur élimination. Mais c’est surtout contre l’arbitrage spécifique dont la sélection nationale a été victime là-bas que presque tous sont remontés.

Samedi 20 et dimanche 21 juillet 2013

Haïti éliminée? Et après...! La sélection nationale haïtienne de football est rentrée au pays sur la pointe des pieds, comme un enfant tapageur coupable d’une infraction va se terrer discrètement dans sa chambre. Pas de « rara », pas de discours pompeux, seulement le sponsor officiel, la Digicel, a accompagné les responsables de la Fédération venus les accueillir et les soutenir dans leur peine. mesure de jouer des matches même amicaux lors des journées FIFA. Pour le public, il faudra un autre élan pour raviver sa passion. En attendant, il est froid et même à froid avec tout le système de la Concacaf qui permet à ce que deux rencontres mettant aux prises 4 formations en compétition ne soient pas disputées simultanément ou que des arbitres laissent étonnamment planer le doute sur la compétition. Enock Néré/nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com

RAPHAEL FÉQUIÈRE Un fan des Grenadiers avec une affiche Haïti lors d’un match d’Haïti à la Gold Cup

Le coach cubain Israel Blake Cantero est-il sur un siège éjectable?

Pour toute personne interrogée sur ce qu’il faudrait corriger pour une meilleure participation à la prochaine édition de la Gold Cup, la réponse est cinglante: «Ne me parlez plus de la Gold Cup 2013! Quand j’en entends parler, c’est l’image de l’arbitrage particulier dont a fait l’objet la sélection nationale haïtienne et sa qualification volée qui me reviennent en mémoire. Tout simplement honteux! » Pourtant, dans les différents coins de Port-au-Prince, plusieurs autres éléments de la participation haïtienne sont pris en considération et les fans sont mécontents. Mécontents du fait que leur équipe a pu dominer le Honduras pendant près de 90 minutes au Harrison Redbull Arena du New Jersey et perdre le match 0-2 après s’être procurée plus d’une demi-douzaine d’occasions nettes. Mécontents du fait que Léonel Saint-Preux et Charles Hérold Jr ont manqué des occasions nettes. Mécontents du coaching de l’entraîneur ce 8 juillet quand il sort

Jeff Louis alors que le joueur était tout simplement l’homme du match. Mais surtout mécontents de l’arbitrage de M. Hugo Cruz, car, croient beaucoup, il y a faute sur l’action qui conduit à l’ouverture du score. Les fans sont mécontents encore de l’arbitrage de Jeffrey Solis qui décide de laisser Jeff Louis subir un traitement particulier sans sévir au Sun Life Stadium face au Trinidad. Haïti s’impose 2-0 certes, mais les plus pointilleux estiment aussi que Blake Cantero s’est encore planté en choisissant de terminer la partie avec 4 défenseurs centraux (JeanJacques Pierre, Judelain Aveska, Kevin Lafrance et Jérôme Meshack) alors qu’il devrait logiquement chercher à travailler sa différence de buts. Ils sont encore mécontents du coaching de leur entraîneur lors du dernier match de poule de leur équipe et surtout d’avoir vu une Haïti méconnaissable évoluer au Compass Houston Stadium face au Salvador.

Mais ils sont surtout mécontents de constater que, même quand le ciel s’érige en dernier rempart pour envoyer le ballon sur le montant gauche de Montrévil à deux reprises, il y a un Javier Santos qui se charge d’inventer un penalty pour permettre au Salvador de gagner après avoir fermé les yeux sur un autre évident sur Péguero. Donc, au-delà du coaching, c’est l’arbitrage qui les rend plus mécontents. Mécontents de voir que, grâce aux performances exécrables des directeurs du jeu à la Gold Cup, le football présente de ces courbes qu’ils n’arrivent pas à suivre, de ces dessous sombres que la logique n’arrive plus à expliquer. Hugo Cruz, Jeffrey Solis, Javier Santos laissent tous l’image que, quand il s’agit d’arbitrer Haïti, on doit la maltraiter et le public haïtien reste amer quand il entend parler de la Gold Cup 2013. Et pourtant, il faut regarder l’après... !!! Sans prendre de vacances, les Jeff Louis, Jean Sony Alcénat, Belfort Kervens Fils, Jean Eudes Maurice...doivent partir entamer leur préparation avec leurs équipes en Europe. JeanMarc Alexandre, Peterson Joseph, Jérôme Meshack ...devront retrouver la League américaine. Péguero Jean-Philippe, Julien Jospy ...sont entrés au pays en vue de se préparer pour essayer d’éviter la relégation et éventuellement une place en super-8 à partir du 4 août. Frandy Montrévil, Monuma Constant...viendront jouer le titre national à partir du 4 août. En sélection nationale, Israël Blake Cantero est plus que jamais sur un siège éjectable. La Fédération vise à mettre les bouchées doubles pour essayer de suivre les conseils du président de la FIFA lors de son passage en Haïti, arguant qu’il faut que la sélection nationale soit vivante et soit en

LA GOUTTE D’OH! Quel avenir pour notre banc de touche?

L

a qualification pour la Coupe du monde du Brésil 2014, la Coupe des nations de la Caraïbe, la Gold Cup, aucun de ces objectifs n’a été atteint. Que faire alors du coach cubain Israel Blake Cantero qui a pris ses fonctions en mai 2012 ? Haiti va-t-elle encore chercher ailleurs un autre “messie”? Justement, l’erreur, c ‘est de toujours trouver dans l’entraîneur de l’équipe nationale de football un bouc émissaire sans tenir compte des lacunes de base de notre administration sportive. Français (Baron), grec (Georgiadis), italien (Trevisan), yougoslave (Kashanin), allemand (Piontek), argentin (Caselli), cubains ( Garcia et Cantero) : les entraîneurs étrangers sur le banc de touche haïtien sont tous passés à la trappe. Seul l’Haïtien Tassy a tiré son épingle du jeu : un titre de champion de la CONCACAF et une qualification pour la Coupe du monde. Aujourd’hui, on persiste à croire au miracle d’une qualification au plus haut niveau sans valoriser chez nous le métier d’entraîneur . La période euphorique et passionnelle de la Gold Cup terminée, allons-nous tourner définitivement la page fantaisiste de notre gestion du sport en général et du football en particulier ?


7

Samedi 20 et dimanche 21 juillet 2013

Gold Cup 2013

Montrévil tente d’expliquer l’élimination des Grenadiers O

n ne cessera de crier au scandale dans la presse haïtienne et dans les couloirs de la Fédération haïtienne de football suite à ce penalty inventé par le trio Javier Santos (Porto Rico), Ricardo Morgan (Jamaïque) et Philippe Brière (Canada) en faveur du Salvador, synonyme d’élimination d’Haïti dans la Gold Cup 2013. L’avis du dernier rempart des Grenadiers, Frandy Montrévil, de retour à Port-au-Prince mercredi dernier, n’est pas différent. Dans une interview exclusive à Ticket Sport, il en a profité pour évoquer le stage effectué au Canada et sa blessure, avant de revenir sur le fameux match mettant aux prises l’équipe nationale et celle du Salvador. « J’ai comme l’impression qu’on a mangé une soupe à base de somnifère quelques heures avant la rencontre », a-t-il expliqué en substance. Voici l’intégralité de son entrevue. Ticket Sport : Sachant que vous étiez en face de l’action occasionnant le soi-disant penalty accordé au Salvador, y a-t-il eu tirage de maillot ou pas ? Frandy Montrévil : J’ai été justement tout près de l’action. Il y a effectivement eu tirage de maillot. Cependant, c’est le dossard 3 du Salvador qui avait tiré le maillot de Jean-Marc Alexandre. Autant dire, si faute il y avait, c’est le joueur adverse qui l’a commise. Dans un premier temps, l’arbitre central a désigné la sortie de but. Tout de suite après, sur l’avis de l’un de ses assistants, il est revenu sur sa décision pour accorder un penalty au Salvador. A ce moment-là, Jean Eudes Maurice eut à lui dire : « C’est du racisme tout simplement ». En réaction, il a averti Jean Eudes par un carton. Après le match, Javier Santos m’a confié personnellement qu’il s’agit d’une décision de son assistant et qu’il est pour rien dans tout cela. TS : Comment expliquez-vous la piètre prestation des Grenadiers face au Salvador? Vous étiez méconnaissables! FM : A ce propos, je n’ai pas la réponse exacte. Toutefois, quelques heures avant la rencontre, nous avions consommé une soupe, à mon humble avis, elle était trop douce. D’autant plus que certains membres du personnel de l’hôtel insistaient pour savoir si tous les joueurs l’avaient mangée, en citant quelques noms, tels: Jeff, Frandy, Jean Eudes ou encore Péguero. Je suis persuadé qu’il s’est passé un petit quelque chose, car c’est inexplicable que tous les joueurs aient ce malaise pendant le match. Il est important de signaler que même les réservistes avaient ce malaise. On dirait qu’on avait consommé une soupe comprenant un produit somnifère, impossible pour qu’on soit si lourd sur la pelouse. TS : Avez-vous une explication claire sur ce “fly” monumental face au Salvador ? FM : J’ai ressenti un malaise comme je viens de vous le préciser. Cependant, je suis sorti pour contrer le ballon du pied, et ce, en force. J’ai mis un laps de temps pour réaliser que j’ai été en retard. Ainsi, j’ai hésité entre aller ou retourner. Au final,

beaucoup de douleurs, et j’ai fait part de ma blessure à Cantero. Ainsi,Jean Eudes et Monuma et moi (blessés), nous étions allés voir un médecin. Ce dernier m’a conseillé d’observer quelques jours de repos. J’ai raté les deux autres rencontres afin de préparer la Gold Cup, mais j’ai joué contre l’avis du médecin. Dieu merci, tout s’est bien passé pour moi. Monuma avait raté le premier match pour cause de blessure avant d’être disponible pour le reste de la compétition, même cas de figure pour Jean Eudes.

Montrévil sanctionné par l’arbitre au cours du match Haïti-Salvador pour avoir protesté contre le penalty

je suis allé, mais, effectivement, j’ai raté le ballon. Toutefois, j’ai eu le temps d’empêcher à Zelaya d’armer son tir comme il voulait. Sur cette action, la chance était de notre côté, car le ballon est allé sur le poteau. J’ai également commis une autre erreur, une nouvelle fois,le même Zelaya a frappé sur le poteau. Voyant tout cela, j’ai pris conscience et j’ai été motivé pour jouer un grand match. Malheureusement, j’ai failli stopper le penalty. Tout compte fait, l’équipe haïtienne n’a pas quitté la compétition de la meilleure façon. TS : Revenons sur le stage d’une quinzaine de jours effectué au Canada. Comment ça s’était passé ? FM :On avait eu droit à un stage de haut niveau, et ce, à tous les points de

vue. A ce sujet, je n’ai rien à reprocher aux dirigeants d’Auchem League. Au contraire, j’en profite pour les remercier et les féliciter. A part le problème de Jeff Louis, tout s’était bien passé. On avait eu droit à quatre tests matches, et j’avais joué les deux premiers. TS : Est-ce que vous étiez blessé ? Et qu’en est-il de Jean Eudes Maurice et de Monuma Constant Junior ? FM : Pendant le stage, avant chaque séance d’entraînement, j’ai pris l’habitude de grimper les marches des escaliers de l’hôtel. Après avoir joué contre les U-21 de l’Impact de Montréal et de MontRoyal Sélect, j’ai été effectivement blessé au genou et à la cheville suite à une chute sur les marches de l’hôtel. J’avais ressenti

TS : Revenons à la Gold Cup. Avezvous tiré une leçon de l’élimination des Grenadiers ? FM : J’ai pu comprendre que la motivation, la préparation et le talent ne suffisent pas pour aller loin dans une compétition de haut niveau. Il ne faut rien laisser de côté, même les plus petits détails à l’image de ce qui s’était passé avant le match face au Salvador. TS : Le 8 août à venir, le Valencia FC a rendez-vous avec la Ligue des champions de la Concacaf. Etes-vous prêt déjà ? FM :Bien sûr. Je suis actuellement au Cap-Haïtien pour aller voir mes parents. J’ai pu parler avec le président du club, Guston Jean-Louis. Dès mardi, je serai de retour à l’entraînement avec le reste du groupe. Je suis très confiant que nous pouvons faire des choses positives dans cette compétition respectivement face aux équipes du Mexique et du Costa Rica. Propos recueillis par Légupeterson Alexandre/ petoo76@aim.com

T-Parc Rony Colin / Championnat de vacances d’été

Démarrage de la 13e édition Le public des grands jours et plus particulièrement les fans de l’orchesre Tropicana avait fait le déplacement en nombre imposant à T-Parc Rony Colin pour assister à l’ouverture de la 13e édition du championnat de vacances d’été organisé par Radio Télé Zénith et la Fondation Rony Colin .

J

usqu’à une heure avancée de la nuit , jeunes et moins jeunes savouraient les différents morceaux qu’exécutaient la fusée d’or du Cap dans une ambiance de son et de lumière digne de la bande au maestro Ti Blanc qui, rappelons-le, commémore cette année ses 50 années d’existence. Le PDG de cette station de radiotélédiffusion émettant dans la Plaine du Culde-Sac, Rony Colin, qui arborait le sourire d’être parvenu à faire de son rêve une réalité faire performer pour l’ouverture de

cette 13e édition du championnat de vacances d’été, cette formation musicale aux couleurs mythiques “ bleu et blanc “. L’honneur revenait à l’équipe Fuji For Life (détenteur du titre de champion l’année dernière) d’inaugurer les hostilités face à Depoze. Grâce à un but réussi par Brière Erickson, Fuji For Life empochait les 3 points de la victoire. Le match qui s’en suivit mettait aux prises Grande Puissance à DCL de Chamot. Ce dernier a bien démarré la compétition par une victoire 2-0 enregistrée aux dépens de son adversaire. La mi-temps avait vu les deux équipes terminer sur le score nul de 0 à 0. Et pour finir, Fwèt Cash de Cabaret a fait forte impression pour sa première sortie en prenant le meilleur sur Full Bazz (2-0). Il faudra surveiller de très près cette équipe de Cabaret qui nourrit de sérieuses ambitions pour cette 13 e édition. On n’oubliera pas de sitôt ces superbes chorégraphies exécutées avec maestria par les troupes de danse Com-See et New Mighty Dance dont les mouvements d’accrobatie associés à la danse ont été

ovationnés par le nombreux public. L’animation retransmise en direct sur la chaîne 26 (Télé Zénith) et qui a vu l’équipe sportive de Radio Télé Zénith composée de Franck Léna, Watson Métélus, Witson Jean et Frédéric Emile faire preuve de professionnalisme dans la retransmission et les commentaires. Opinant sur cette soirée inaugurale, Rony Colin ne nous a pas caché sa satisfaction et s’active déjà sur la soirée de clôture qui verra performer le groupe Septentrional en compagnie d’autres formations musicales à tendance compas et rap créole. “ Il n’est pas trop tard pour toute institution ou toute entreprise de la zone métropolitaine d’apporter son patronnage à cette 13 e édition supportée par le rhum Vieux Labbé “, déclare Rony Colin qui donne déjà rendez-vous pour ce dimanche 21 juillet avec l’animation qui sera assurée par : Claudy Mix, Zatrap et Djakout # 1. Emmanuel Bellevue/manubellevue@yahoo.fr


8

20 juillet 2013 No 904

L'ENARTS, 30 ans bien fêtés / Miss Monde Haïti est lancé