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24 mai 2013 No 864

AGENDA DE

Préparé par Daphney Valsaint MALANDRE

Découvrez chaque semaine les coins branchés, les restos en vogue et les meilleures affiches de la ville avec en prime les recommandations de votre magazine préféré ! N’hésitez pas non plus à nous faire parvenir vos affiches à l’adresse email suivante : daphneyvalsaint@gmail.com Vendredi 24 mai 2013

Cocktail à Festival Arts

Les artistes reçoit le public en général de 4 h pm à 8 h pm ce vendredi avec un cocktail en vue de lancer l’exposition de peintures, d’objets d’art, de sculptures et de bijoux qui se tiendra Festival Arts, 43, Rue Magny, Pétion-Ville du 24 mai au 15 juin 2013. Au cours de cette exposition, vous aurez la chance d’apprécier le travail d’artistes comme Magda Magloire, Vanessa Mangones, Odile Latortue et Paskal Faublas entre autres. Admission : Gratuite

gourdes, cette somme incluant le prix d’un Prestige

Du tango au Karibe

Sortez vos souliers de danse et rejoignez l’Orchestre Philarmonique Sainte Trinité pour danser le tango au Karibe.

Du bon temps garanti ce vendredi à Café Trio avec Boukman Eksperyans et le ballet Bacoulou. Admission : 500 gdes

Samedi 25 mai 2013

Haïti cœur de femmes :

Nos hommes et nous au Parc Historique de la Canne à Sucre

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Galerie Monnin Ne ratez pas cette nouvelle édition de Haïti coeur de femmes. Les filles de Yole Dérose seront accompagnées cette année d’artistes de sexe masculin comme Boulot Valcourt, Jean Jean Roosevelt, BIC et Mikaben. La Galerie Monnin vous offre une occasion de trouver le cadeau idéal pour la fête des Mères parmi les bijoux de Martine Cantave Bourjolly, les créations de Paula Coles et les peintures de leurs collections. Ces articles seront disponibles vendredi entre 11 h am et 6 h pm, samedi de 11 am à 6 h pm et dimanche de midi à 4 h pm.

FANS

Fête des mères akoustik à Royal Oasis Admission : US $40

Boukman Eksperyans à Café Trio

Kayel et Mikaelle Aimée Cartright

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS Sortez vos vêtements blancs et retrouvez Arly Larivière, Luck Mervil et Carl Fred Behrmann, entre autres, à Royal Oasis ce samedi pour une soirée acoustique. Admission : US $60 La chanteuse Mikaelle Aimée Cartright et son groupe Kayel seront au Vert-Galant ce vendredi. Admission : 300

K-zino et K-Dans à Anbyans club

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne

Fêtez les mamans avec les groupes KZino et K-Dans à Anbyans Resto Club (ex Aux Calebasses). Dj Klassik apportera ses touches pour la réussite de cette soirée. Admission : 300 gdes

‘‘No Passport’’ à l’Observatoire

Encore une édition de ce fameux No Passport ! Retrouvez cette fois-ci, les dj Jephté Guillaume, Gardy Girault et Youry Vixamar à l’Observatoire de Boutilliers.

CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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24 mai 2013 No 864

JEUX - 84

MOTS CACHÉS

Les mots peuvent figurer dans tous les sens : horizontalement, verticalement, en diagonale, de haut en bas et vice versa, de droite à gauche et inversement. Les six lettres restantes forment

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ÉCLUSE ÉDITER ÉLEVÉE EMPOIS GARANT GÉLIFIER HACHER HALER HUMBLE IDIOME INTRUSION IRISER ISOLER JAGUAR JULES

LABEL LIEDER LOUBARD MARRON MORPION NACRÉE NAGEUR OFFENSER ONCTION OPPOSER OXYDER PARDIEU PÂTURE POUMON PURGER

RACKET RADEAU RATÉE RATIÈRE RIDER RUCHE SASSAGE SAUTER SAVEUR TARIFIÉ TASSE TOTALE TRACT

MOZAIC Le jeu consiste à replacer les pastilles octogonales dans les emplacements vides de manière à former des mots en lisant dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant par la première pastille en haut. Le premier mot est déjà en place, il suffit de compléter les autres. Il y a des définitions pour vous aider à identifier chaque mot. A B C D E

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Relatif aux astres. Eugénie Louise, princesse d’Orléans (1777-1847). Groupement d’Îles. Fougère qui vit sur les rochers. Écrivain qui pratique habituellement l’ironie.

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Horizontalement 1 - Métal alcalin. Cadmium. 2 - Qui a la blancheur de l’ivoire. Imposant, distingué. 3 - Prénom féminin. Ville d’Italie. 4 - Aucune. Caboche. 5 - Conscience. Aboutissement. Restes. 6 - Quatrième lettre de l’alphabet grec. Tristan et... 7 - Erbium. Lac de la Laponie finlandaise. Récipient en terre réfractaire. 8 - Tissu végétal. Besogne. 9 - Consenti. Réveil. 10 - Sans tonicité. Opposition, refus. 11 - Interjection exprimant l’insouciance. Privation. Ricané. 12 - Poisson marin. Beau. Verticalement 1 - Vipère à milieu arrondi. Sa capitale est La Havane. 2 - Ceinture japonaise. Oiseau passereau. Aluminium. 3 - Galerie souterraine. Un des États-Unis d’Amérique. 4 - Interjection imitant les sons du bébé. Région autonome de l’ouest de la Chine. 5 - Étain. Plante grimpante. Trou dans un mur. 6 - Abandonnés. Étendue sableuse. 7 - Besoin. Rime. 8 - Sans inégalités. Usuel. Pronom personnel. 9 - Escalade. Enchaîner. 10 - Béante. Nécessaire. 11 - Chlore. Animal considéré comme ancêtre mythique. Tirage. 12 - Mort. Personne qui témoigne.

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Pour toutes suggestions écrivez-nous à couleurproduction@yahoo.fr Couleur Production

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MOZAIC A : ÉPHÈMÈRE B : ÉPITAPHE C : PROSCRIT D : THANATOS E : NELLIGAN


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“Ayiti Se”, plus qu’une musique, un projet Lionel Benjamin père, Lionel Benjamin junior, Ralph Dupoux, Michaël Benjamin, Hugue-Robert Marsan et Bradley Poisson de Graphcity

Mikaben heureux de présenter son projet de longue date, ‘‘Ayiti Se’’

Le tube “ayiti se” de mikaben fait son chemin. Plus qu’une chanson, c’est désormais une aventure, un projet audacieux qui se dessine sur les airs de cette musique.

Le public majoritairement composé de journalistes

Dans une des salles de l’hôtel de luxe Best Western Premier, à Pétion-Ville, une conférence de presse se tient. Les journalistes de plusieurs médias ont fait le déplacement malgré la pluie diluvienne qui s’abat sur la commune. Devant une affiche sur laquelle s’étalent les logos

des multiples sponsors du projet, entre deux écrans géants qui diffusent des images d’haiti et de la publicité, se dresse une longue table rectangulaire couverte d’une nappe blanche. Derrière elle, Lionel Benjamin (père), Lionel Benjamin junior (Ti Lionel), Ralph Dupoux, Hugues

Robert Marsan et Bradley Poisson de Graphcity accompagnent Mikaben dans la présentation du projet “Ayiti se”. Faisant suite à la chanson, “Ayiti se”, c’est la réalisation d’un documentaire qui entend mettre en valeur les beautés du terroir. De ce fait, pendant 28 semaines, à partir du 24 juin 2013, Mikaben sera en tournage. Il fera le tour du pays pour l’explorer et faire découvrir à tous, les richesses de différentes villes. Des concerts, spectacles sont même prévus lors de ces haltes avec les artistes originaires de ces coins visités. Cette tournée sera retransmise à travers des séries télédiffusées, des articles de presse et différentes plateformes de réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. De nombreuses personnalités sont déjà emballées par “Ayiti se”. L’historien Georges Michel, Roxane Ledan, la mairesse de Pétion-Ville Yvanka Brutus, une

Georges Moustaki est mort L’interprète du «Métèque» souffrait d’une maladie respiratoire.

Le chanteur et compositeur Georges Moustaki, auteur de chansons devenues des classiques comme Milord et Le Métèque, est mort jeudi matin à l’âge de 79 ans, selon son entourage. En 2011, il avait confié dans une interview à La Croix qu’il souffrait de problèmes respiratoires et que sa maladie, «irréversible», le rendait«définitivement incapable de chanter». Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, était né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte. Il s’est installé à Paris en 1951 et y a fait une rencontre déter-

minante, celle de Georges Brassens qui l’a intronisé dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C’est en son hommage qu’il a adopté le prénom Georges. Juliette Gréco, l’ancienne muse de Saint-Germain des Prés, lui a rendu hommage jeudi sur RTL. «C’était un homme absolument exquis, un homme bien élevé, c’était un homme raffiné, c’était un homme élégant qui avait une douceur infinie et puis le talent», a dit Juliette Gréco. «Il était comme tous les poètes, c’était quelqu’un de différent, c’est toujours la différence qui fait le talent.» Le président de la République François Hollande a lui aussi salué «un immense artiste» qui a«mis son talent au service des plus grands interprètes». «Ses chansons auront marqué plusieurs générations de Français. C’était un homme à la voix douce mais aux idées fortes», a écrit le chef de l’Etat dans un communiqué diffusé par ses services. Soulignant l’engagement du chanteur qui «avait participé à de nombreuses mobilisations, en faveur des droits de l’Homme», le président a fait valoir qu’il «n’a(vait) cessé d’aller à la rencontre de son public, dont la fidélité au-delà du temps, exprimait la reconnaissance à l’égard d’un homme qui leur avait donné de précieux moments d’émotion». Georges Moustaki a écrit quelque 300 chansons pour les plus grands interprètes, Piaf, Montand, Barbara, Gréco, Reggiani, avant de les chanter lui même avec

succès. Ses chansons les plus célèbres restent Milord (1958), écrite pour Edith Piaf et traduite dans le monde entier, puis Le Métèque (1969), d’abord chantée par Pia Colombo et dont le refrain a fait le tour de la planète.

Pléiade d’artistes (Sébastien Pierre, Kako, Wanito, Ti Djo Zenny, Bélo, Shabba), des journalistes de renom, se comptent dans la liste de supporteurs qui visiblement va s’allonger. Un produit de qualité est promis par le staff technique, et à les croire, le public trouvera son bonheur dans ce projet original. Face à la mauvaise publicité dont le pays fait très souvent l’objet à travers la presse internationale, le documentaire “Ayiti se” est une alternative. “Ayiti se” veut rappeler au reste du monde qu’Haiti demeure la perle des antilles et présenter l’Haïti profonde, qu’on ignore souvent. Comme, ils l’ont dit : “Haïti est un diamant à l’état brut, dont les éclats doivent être reconnus d’abord par son propre peuple, puis par les étrangers.” Alors Mika, puisses-tu réussir ce nouveau projet ! Winnie Gabriel

Plusieurs autres sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani ,Sarah, Ma liberté, Ma solitude, Votre fille a vingt ans, mais aussi La Dame Brune (Barbara, 1968), ou encore Joseph, La Marche de Sacco et Vanzetti. Polyglotte, artiste peintre, il vivait depuis plus de quarante ans sur l’île Saint-Louis à Paris.

L’intellect et la culture en tandem Flesh-IC, ainsi que s’intitule la première édition d’une foire qu’organise la faculté des lettres et des sciences humaines (Flesh) de l’Univeristé Notre-Dame ce samedi 25 mai à Le Manoir (en face de Sainte-Rose de Lima), à Lalue. Pourquoi IC ? « Parce que l’intellect et la culture y seront célébrés », nous apprend Elodie Dentiste, la présidente de la première promotion de ladite faculté. En effet, les participants pourront assister à des conférences sur des thèmes clés de l’anthropologie, de la psychologie, de l’histoire et de la religion. Ils pourront faire le plein de produits artisanaux, de tableaux d’artistes confirmés comme Marshall et des livres de Gary Victor et de Kettly Mars qui seront présents. Ils pourront également s’initier à la peinture sur tissus. Ils apprécieront sans doute un spectacle composé de danses, de chants et de défilés de mode faisant la promotion de la culture du terroir. Jean Bernard Thomas et Madmax s’y produiront en tant qu’artistes invités ainsi que les dj Burn, Steezy et B-Mixx. Selon Stanley Jean (étudiant de Flesh), cette première édition se veut une fenêtre ouverte sur la qualité de la formation dispensée à cette faculté naissante. Elle encourage vivement le public particulièrement ceux et celles qui s’intéressent aux choses de l’esprit à y prendre part car les bénéfices contribueront à financer la fondation de la bibliothèque de la faculté qui se confine pour l’heure dans une sorte de cargaison. Chancy Victorin chancyzone@gmail.com


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Gary Victor Sans interdits

Juste une heure d’entretien, et voilà que l’auteur arrive à imaginer de nouvelles histoires fantastiques à raconter. Ce sont là sans doute des idées de récits pour l’avenir. A Livres en folie, cette année, Gary Victor ajoute deux nouveaux livres à une oeuvre qu’il construit depuis trois décennies : “Histoires vécues ou entendues dans un tap-tap” et “Dossiers interdits”.

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e sera peut-être le 16e et le 17e “bébé” de l’auteur. Non. Pas du tout : si l’on tient compte de ses recueils de nouvelles, l’oeuvre de Gary Victor est encore plus abondante. Mais l’écrivain se perd lui-même dans le décompte de ses livres. “Ca doit être entre le 25e et le 30e”, préfère-t-il simplifier. A l’hôtel Olofson, ce mercredi, l’auteur de “Maudite éducation”, pris entre deux autres rendez-vous, n’a que quelques minutes pour Ticket. L’homme doit sans doute trouver une certaine tranquilité d’esprit dans cet hôtel, étrangement calme au milieu de la cacophonie de Port-au-Prince. Pourtant, ce cadre imperturbable ce midi semble ne pas lui suffire. Car, dans quelques heures, Gary Victor, visage fatigué sous une barbe de quelques jours, prendra la route Nationale # 2 pour se recueillir sur la côte sud. C’est là, entre les Cayes et Jacmel, au bord de la mer, que l’écrivain puise l’inspiration pour travailler son oeuvre. “J’y passe chaque semaine trois ou quatre jours”, dit l’auteur, tout en roulant les clés de sa voiture entre ses doigts. La capitale est trop bruyante à son goût. Quand Gary Victor revient des plages du Sud, ses papiers sont remplis d’histoires, de personnages et d’intrigues. “Cette semaine, je consacrerai, peut-être, quelques heures à la rédaction de mon prochain roman”, confie l’auteur de “Nuit albinos”. Cette année, l’écrivain nous prépare un polar inspiré du prétendu suicide d’un général brésilien de la Minustah.

Et comme d’habitude, il a déjà un titre à l’avance : “Crime et Châtiment”. Oui comme le grand classique de Fédor Dostoeivsky. La parution de cet ouvrage est annoncée pour novembre prochain, au Salon du livre, à Montréal. Mais, pour le moment, l’écrivain, grand fidèle à Livres en folie, n’attend pas deux rendez-vous. Au Parc Historique de la Canne à sucre, le 30 mai prochain, l’auteur fera d’une pierre deux livres. Il signera “Les Histoires vues et entendues dans une tap-tap” et les “Dossiers interdits”. Gary Victor avoue avoir une affection toute particulière pour le premier ouvrage. “J’ai en tête ce livre depuis environ dix ans”, confie l’auteur. En vingt récits, c’est l’ambiance dans un espace familier qui y est mise en scène : le tap-tap. Pour l’écrivain-journaliste, dans ces camionnettes de transport public aux couleurs bariolées, se déroule, chaque jour, une certaine “thérapie” de la société. “J’aurais pu aller bien au-delà de vingt récits, tant les histoires entendues dans cet espace ne manquent pas !” lâche-t-il, le ton rieur. Il s’agit de lodyans. On en rit et en médite à la fois. Ils font songer aux aventures d’un des plus fameux personnages du romancier : Albert Buron. “Avec ces récits, j’ai voulu retourner à un courant littéraire représenté dans les années 80 par les Mona Guerin et les Claude Dambreville qui, à tort, a été mis à l’écart dans le pays”, explique-t-il. L’autre publication, Dossiers interdits, est une sélection de récits parus dans Ticket Magazine. “ C’est la même histoire, mais mieux présentée”, assure Gary Victor. A la différence des tap-taps stories, on a peut-être là une véritable fiction. Mai, qui sait ? “J’ai toujours navigué très

fort entre la fiction et la réalité”, reconnaît l’auteur du Cercle des époux fidèles. Entre ces deux mondes du réalisme merveilleux haïtien, l’auteur refuse de s’y perdre. “Ce qui m’importe ce n’est pas que l’histoire soit réelle ou pas. Son mérite, c’est plutôt sa beauté”, lâche-t-il tout en caressant sa moustache. Voilà ce que l’écrivain entend proposer à travers ses deux nouveaux livres. La

rédaction de l’un a-t-elle influencé celle de l’autre ? Aux lecteurs d’aller voir. Car Gary Victor sait bien que la réponse peut se tenir à l’angle de deux rues parallèles. Carl-Henry Cadet


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Vendredi 24 mai 2013

Autodromo mobil 1

Ça roule très bien pour So Waat Racing Team

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'est bel et bien parti pour So Waat Racing Team, cette saison avec Jacky Kawly qui carresse le grand désir de remporter le titre cette année comme il l'avait fait avec panache la saison dernière. Son autre partenaire du team, Jean-Luc Auguste, veut également se faire la part du gâteau avec sa position de 3e à l'occasion de la 3e étape de la course dans le cadre du championnat national dominicain de sport automobile. Il y a ce vieil adage qui dit jamais deux sans trois. Dans le cas où Richard Doudou Turnier qui en est à sa deuxième saison sur le circuit automo-

bile, parvint à jouer les trouble-fête, ce sera un podium avec uniquement ces trois pilotes haïtiens évoluant dans la catégorie RS. A la troisième étape du championnat, les pilotes dominicains n'ont vu que du noir dans la catégorie RS avec Jacky Kawly (Honda Acura RSX) qui pour l'ensemble des deux manches a terminé 1er. Egalement dans cette catégorie RS, Jean-Luc Auguste toujours sur la Honda Acura RSX après avoir couru les deux manches pour cette 2e étape de compétition, a terminé à la 3e place. Le mérite pour Jean-Luc Auguste,

François Barthélémy (Auto Pro), Jean Luc Auguste et Jacky Khawly

à l'occasion de cette 3e étape, vient du fait de sa très bonne performance dans les qualifications après avoir tenu justement la dragée haute avec les dominicains et qualifier pour la course cette formidable engin à la fois fétiche qu'est la Honda Acura RSX. Tout marche comme sur des roulettes pour les pilotes haïtiens sur le circuit Las Americas de la capitale dominicaine avec en tête de lice la sensation jacmélienne, Jacky Kawly

qui manifeste la grande volonté de réussir la passe de deux cette année : en s'adjugeant le trophée dans les catégories RS et DTS où il évolue. Tout en s'attendant à ce que d'autres commanditaires viennent augmenter la liste, So Waat Racing Team tient à remercier Dom Water, Matekha, Valerio canez, Auto Pro, Reggy's Depot et Khamaco pour leur support. Emmanuel Bellevue

Ligue des champions / finale

Un empire allemand, vraiment ? Le Bayern et Dortmund s’affrontent samedi en finale de la Ligue des champions. Ce premier duel 100% allemand à ce niveau de la compétition n’est pas forcément annonciateur d’une domination germanique sur le long terme. Il suffit de regarder dans le rétroviseur pour s’en convaincre.

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amedi soir, Wembley sera l’écrin d’une finale particulière. Par ses acteurs, dont aucun n’a jamais gagné la Ligue des champions. Par son casting global, 100% allemand. Bayern Munich - Borussia Dortmund sera la quatrième finale “nationale” de l’histoire de la C1, après Real Madrid – Valence (3-0, 2000), AC Milan – Juventus (0-0 et 3 tab à 2, 2003) et Manchester United – Chelsea (1-1 et 6 tab à 5, 2008). Ces rendez-vous sont quasiment devenus monnaie courante durant le XXIe siècle quand ils n’avaient que d’infimes chances d’exister auparavant puisque, jusqu’en 1997, une fédération nationale ne pouvait aligner qu’une équipe en C1, plus le champion d’Europe en titre si celui-ci n’avait pas gagné son championnat national la même saison. A l’heure où l’Europe du football se demande si elle ne vient pas de passer sous domination allemande, il est intéressant de se retourner ces finales de 2000, 2003 et 2008. Ces démonstrations de force de la Liga, de la Serie A et de la Premier League ont-elles

enfanté des empires footballistiques ? Pas toujours.

L’Espagne, reine du XXIe siècle

Real Madrid et le Valence FC ont ouvert le bal en 2000, à l’issue d’une saison très espagnole. Trois demi-finalistes (avec le Barça) au terme d’une compétition alourdie et rendue plus difficile par un deuxième tour de poule laissant peu de part au suspense et aux espoirs des nations et formations plus modestes. La Liga, qui n’avait soulevé que deux C1 durant les trente-trois précédentes éditions (1992 et 1998), a définitivement relevé la tête et envoyé un message à l’Europe. Ce message a été suivi de faits puisque depuis 2000 et le huitième triomphe madrilène, personne n’a gagné plus de Ligue des champions que les représentants de la Liga (4). Ajoutez à cela que la péninsule ibérique n’a manqué le rendez-vous des demies qu’à deux reprises (2005, 2007). Le FC Barcelone et le Real Madrid ont évidemment contribué plus que de raison à ce résultat d’ensemble. Mais des clubs d’une puissance moindre, tels que Valence (finaliste en 2000 et 2001), Villarreal (demi-finaliste en 2006) ou La Corogne (demi-finaliste en 2004), ont également participé au rayonnement espagnol.

L’Italie, ça n’a pas vraiment pris

L’Italie a bien essayé de mettre des bâtons dans les roues espagnoles. En 2003, la Serie A avait placé trois représentants en demi-finale (AC Milan, Juventus, Inter). Et offert à la “Botte” sa première finale nationale. Finale loin d’être mémorable au passage. Remportée par Milan, la Ligue des champions 2003 n’a pas durablement remis la Serie A au centre de l’échiquier,

position qu’elle occupait au tournant des années 80-90. A cette époque, les rois d’Europe rossoneri avaient disputé cinq finales de C1 sur sept possibles (entre 1989 et 1995) et les autres forces vives transalpines faisaient régulièrement main basse sur les autres compétitions européennes. Les divers maux dont a souffert le football italien (corruption, matches truqués, violence, racisme, etc.), ainsi qu’une économie en berne ont plombé les locaux lors de la décennie écoulée. Finalement, 2003 fut l’énième confirmation d’un savoirfaire italien et d’une culture, incarnés par l’AC Milan, également finaliste en 2005 et vainqueur en 2007, plus qu’une montée en puissance sur le long terme. Le triomphe de l’Inter en 2010 ressemblant lui à un sursaut et au triomphe d’un homme, José Mourinho.

Les trois glorieuses de la Premier League

Le Portugais n’était plus aux commandes de Chelsea lorsque le club londonien a défié Manchester United à Moscou en 2008. Cette finale de Ligue des champions aux faux airs de FA Cup a été le point culminant d’une incroyable série anglaise. Entre 2007 et 2009, la Premier League a placé chaque saison trois clubs en demi-finale de la Ligue des champions. Mais l’empire britannique a été bref et relatif puisque, mis à part Manchester United, aucun autre formation anglaise n’a décroché la timbale durant cette période faste. L’avènement du Barça de Guardiola n’ayant pas aidé les Red Devils, défaits lors de deux finales par les Catalans (2009, 2011). Le triomphe de Chelsea en 2012 aura plus eu l’allure d’une exceptionnelle aventure humaine que d’une (re)montée en

puissance du football local. La suite et une saison 2012/2013 compliquée pour les représentants de Premier League (aucun club en quart de finale) en ont donné la preuve. Désormais, l’Allemagne a pris le flambeau. Pour combien de temps ? RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH! L’ironie du sport de jeunes

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’Ecole nationale des talents s’est illustrée avec bonheur le 18 mai 2013 au stade national dans une compéition spéciale créée à l’occasion de la fête du drapeau. Ce fut le moment de faire connaissance avec de jeunes loups du football qui ne demandent qu’à être aguerris à travers une compétition régulière. Ce genre de tournoi est une espèce en voie de disparition. Seules les rares écoles de football se donnent le privilège de le réaliser une ou deux fois l’an. Malheureusement, cette tare se retrouve dans plusieurs échelons du sport national. Ce dernier étant le plus souvent gouverné au niveau des clubs par les moins capables , eux-mêmes désignés ou élus par les moins aptes à subvenir à leurs besoins, voire réussir sur le terrain de l’organisation.


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Vendredi 24 mai 2013

Championnat national « Digicel » de D1 2013 : J14

Une 14 journée entre sanctions et protestations e

Après les lourdes sanctions infligées à l’America pour le comportement antisportif d’une partie de son public et cette victoire de l’Aigle Noir qui échange de place au classement avec le club puni, la 14e journée du championnat national se jouera entre sanctions et protestations de l’America avec un alléchant Valencia Baltimore au parc Hendrich

L

e Baltimore ira défendre sa première place au classement dimanche au parc Hendrich de Four-à-Chaux contre son poursuivant immédiat et champion en titre Valencia dans le match au sommet de la 14e journée. Lors du match aller, un but de Peter Germain avait permis aux « Saint-Marcois » de l’emporter sur la plus petite des marges, mais depuis, le Valencia a beaucoup progressé. Sur leur pelouse, les champions en titre qui se montrent intraitables pourraient prendre et leur revanche et la première place. Un rêve que le Baltimore ne partage pas. Deux matches en retard qui, sans coup férir, devraient bouleverser le bas du classement du championnat national juste avant la 14e journée ont eu lieu en fait avant cette 14e journée. L’Aigle Noir devait affronter le Cavaly au stade Sylvio Cator en match en retard comptant pour la 11e journée et le FICA devait affronter le Tempête au parc Saint-Victor en match décalé comptant pour la 13e journée. Le match des mals lotis (Aigle Noir - Cavaly) s’est enfin déroulé au stade Sylvio Cator. Après 12 matchs joués, le Cavaly ne comptait que 11 pts et l’Aigle n’en comptait que neuf. Même l’América, après avoir perdu 5 points suite à la décision de la COCON à cause des incidents de la 13e journée au Land des Gabions, ne se trouvait pas plus mal loti que la lanterne rouge : Aigle Noir. Aussi, le match Aigle Noir - Cavaly constituait un choc. Un seul petit but de Wedson Anselme en faveur de l’Aigle Noir et la messe est dite. L’Aigle Noir s’impose 1-0 au stade Sylvio Cator et occupe désormais la 9e place au classement. Wedson, quant à lui se hisse à la 2e place du classement des buteurs avec 6 réalisations. Seul l’attaquant du Valencia Amy André a fait mieux en

Valencia (Photo : Yonel Louis)

inscrivant 7 buts, ce qui rend encore plus serrée la concurrence pour le titre de meilleur buteur. Le Tempête ayant pris un point 0-0 lors de son déplacement au CapHaïtien sur la pelouse du FICA, jeudi, en match décalé comptant pour la 13e soirée, c’est donc une formation « belle colonne» assurée de sa 5e place qui accueillera dimanche, le Victory d’Armelio Garcia. Devancé d’un seul petit point par la formation « orange et blanc », le Tempête peut aspirer légitimement à la 4e place sinon à la 3e après sa rencontre de dimanche. Mais, voilà, les coéquipiers de Ricardo Charles commencent vraiment à retrouver leur cohésion sous la houlette du coach cubain. Autant dire que le public saint-marcois aura droit à un spectacle superbe .

Et maintenant le Cavaly VS l’America

Dernier au classement après la décision de la COCON, l’America effectuera dimanche un déplacement compliqué sur la pelouse d’un Cavaly au creux de la vague et soucieux de se refaire une santé. Déjà un cri de ralliement commence à résonner autour du « cheval rouge » dans l’espoir qu’un buteur autre que Kimberly finira pas trouver la faille dans les défenses adverses et aider l’enfant chéri du Cavaly dans sa mission de marquer des buts. 3 buts inscrits en 13 rencontres, le Cavaly présente la pire attaque de la compétition. Une gifle si l’on considère qu’en même temps la ligne offensive du Valencia, l’ennemi juré, caracole en tête avec 16 buts et qu’en plus l’ancien buteur des rouges, Amy André, occupe la tête du classement des buteurs avec 7 réalisations. Cependant les protestations de l’América charrient une certaine frus-

tration que l’équipe a hâte de changer en victoire sur le terrain. Dimanche, les rouges des Cayes viendront avec l’ambition de justifier qu’ils peuvent engranger des victoires qui feront oublier et les pseudos erreurs d’arbitrage, et les comportements stupides de leur public et les décisions apparemment injustes des dirigeants.

Calendrier complet de la 14e journée

19 mai. Un des arbitres assistants avait été agressé par le public après le but égalisateur du Valencia. Le public estime que le buteur Géraldy Joseph était parti d’une position fautive de hors-jeu pour inscrire son but.

Classement des buteurs

6

Samedi 25 Mai 2013 Stade Sylvio Cator Racing CH vs Don Bosco Dimanche 26 Mai 2013 Parc Levelt Tempête FC vs Victory SC Parc Hendrich Valencia FC vs Baltimore SC Parc St-Jean Cavaly AS vs America FC Stade Sylvio Cator Aigle Noir AC vs AS Mirebalais Parc Anglade AS Petit-Goâve vs FICA *L’America préalablement 9e devient dernier suite au retrait de 5 points infligé par la COCON en guise de sanction à cause des incidents du

NO Nom et prénom club buts 1 Amy André Valencia 7 2 Peguero Jn Philippe Don Bosco Wedson Anselme Aigle Noir 6 3 Luxene Elestin Tempete 5 Jimmy Fede Don Bosco 5 4 Ricardo Charles Victory SC 4 5 Chery Johnley Aigle Noir AC 3 Val Hans Gardy ASPG 3 Peter Germain Baltimore SC 3 Kimberly Francois Cavaly 3 Joseph B. Stanley FICA 3 Bony Pierre Victory SC 3 Rubin Jean Garry América 3 Louis Fritznel RCH 3 Geraldy Joseph Valencia 3 Frantz Pierre Mirebalais 2 Delva Junior Victory SC 2 Kens Germain América 2 Donald Guerrier América 2 Enock Néré/nereenock@gmail.com

Classement complet avant la 14e journée No 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

Clubs Baltimore Valencia FC Racing CH Victory SC Tempête FC Petit-Goave Mirebalais FICA Aigle Noir Don Bosco Cavaly AS America

PTS 25 24 20 20 19 16 16 15 12 12 11 9

J 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13 13

G 7 6 5 5 5 4 3 3 3 2 2 3

N 4 6 5 5 4 4 7 6 3 6 5 5

P 2 1 3 3 4 5 3 4 7 5 5 5

BP 11 16 11 13 12 10 9 7 11 13 3 10

BC Diff. 6 +5 7 +9 11 0 9 +4 10 +2 12 -2 11 -2 10 -3 14 -3 17 -4 7 -4 12 -2


8

24 mai 2013 No 864

Dossiers Interdits Par Gary Victor

BÈL FANM

René Ouari, avec un air navré, regarda le dossier qu’il tenait. Je déduisis que de cette affaire qu’il allait me confier, il avait gardé un souvenir bien particulier. Il s’assit et se versa un verre de whisky. Il faisait durer le suspense comme il en avait l’habitude. -Bèl fanm ! Voici sous quel nom j’ai classé ce dossier. -Curieux, lui dis-je. Bèl fanm ! -Plus curieuse encore est la résolution de cette affaire. Il planta son regard dans le mien. -Croyez-vous au hasard ? -Je ne sais pas, je lui répondis franchement. -Il y a des hasards, des coïncidences qui surviennent de manière trop providentielle, dit Ouari Ouari posa le dossier sur le même tabouret où se trouvait la bouteille de whisky.

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-Il y a autre chose, martela-t-il. -Alor, cette affaire, lui rappelai-je pour l’empêcher de dériver sur des réflexions métaphysiques sur le hasard et les coïncidences. Bèl Fanm ! -Cela aurait pu commencer bien avant la date du 11 juin 2009 quand Gilberte D. s’est présentée au bureau de la SAD, en larmes, pour demander notre protection. Quand nous lui avons demandé pourquoi elle s’était adressée à nous, elle nous raconta une histoire que nous avions déjà entendue deux fois, mais à laquelle nous n’avions accordé aucune importance. Si nous devions prendre en considération toutes les requêtes qui nous parvenaient, nous serions débordés. Nous manquons de bras à la Société Anonyme de Désenvoûtement et ce n’est pas possible de trouver des gens ici bien dans leur tête pour un tel travail. -Pourquoi cette Gilberte D. était-elle

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venue vous voir ? -Gilberte D était une esthéticienne reconnue. Elle possédait un studio de beauté très fréquentée dans un quartier de Port-au-Prince. Elle me raconte qu’il y avait seulement deux jours, en fin de soirée, une femme assez bien habillée était arrivée à son studio. La femme s’exprimait par signes pour faire comprendre qu’elle voulait se faire une coiffure. Elle lui montra un modèle parmi les photographies sur les murs. Elle paya sans hésiter et s’installa sur un fauteuil vide. Gilberte D fit en sorte de satisfaire cette cliente assez spéciale qui était muette. Quand elle eut fini, la cliente se leva, se regarda dans le miroir et pour la première fois prononça quelques mots pour remercier sa coiffeuse. Giberte D me raconta que cette femme s’exprima avec une voix nasillarde, une voix d’outretombe, dit-elle. Elle regarda, pétrifiée, la femme partir. Gilberte D venait de se rendre compte, ce sont ses propres mots qu’il s’agissait d’un zombi. Ahuri, je regardai Ouari. -C’est une blague que vous me racontez là. -Voyez ! Vous avez la même réaction que j’ai eue avec les deux premières femmes qui étaient venues me voir pour me raconter la même histoire. -Elles vous avaient raconté la même histoire. -La même, dit Ouari. Vous serez d’accord avec moi qu’il était nécessaire pour nous de nous pencher sur cette affaire. Trois fois ce n’est pas une coïncidence surtout qu’aucune de ces trois femmes, nous l’avons vérifié par la suite, ne se connaissait. -Qu’avez-vous fait alors ? -Ce qui était inquiétant, c’était l’état dans lequel se trouvait Gilberte D. Elle était terrifiée. Elle nous avoua qu’en l’espace de deux jours elle avait maigri. Elle était convaincue que cette femme était un zombi envoyé pour lui prendre la vie. Et l’autopersuasion, monsieur Victor, vous le savez mieux que moi peut causer des ravages. -Je comprends très bien ce que vous voulez dire. -Je suis obligé de faire semblant de lui donner une protection. Il faut pour l’instant qu’elle se pense protégée d’un maléfice. Je fais ce qu’il y a faire. Elle se calme un peu. Je lui pose quelques questions indispensables. Je veux surtout une description de ce zombi. Je prends note. Je demande à notre secrétaire Immacula de m’appeler un dessinateur que je connais qui a eu à travailler pour la police à Montréal. Je retrouve le dossier des deux autres femmes qui étaient venues nous voir. Je demande à Gilberte D de rentrer sans crainte chez elle et j’essaie de retrouver les autres. -Trop tard, certainement. -Presque. L’une est morte emportée par une fièvre trois jours après être venue nous voir. J’arrive quand même à interroger deux amies à elle qui travaillaient dans son studio de beauté. Ces deux femmes se sont converties au

protestantisme avec une rapidité hors du commun. Elles acceptent de me faire une description de cette femme venue se faire coiffer et qui avait fait ici également mine d’être muette certainement pour cacher sa voix nasillarde. -Elle est gluante, cette affaire. -Peu commune. Je retrouve la seconde femme venue nous voir. Elle aussi esthéticienne. Elle s’était réfugiée dans un monastère quelque part dans la région de Monrouis. Elle accepte de me parler. Elle me fait la même description du zombi. Sauf qu’elle me donne un détail particulier. Elle a été la seule à demander à cette femme son nom avant qu’elle ne parte. Bèl Fanm a-t-elle répondu. -Le zombi s’appelait Bèl Fanm. -Témoignage de témoin, dit Ouari. Je vous assure qu’à la SAD nous étions dans le brouillard le plus complet. Plusieurs témoins avaient fait une description relativement précise du prétendu zombi. Mon dessinateur me remit son travail. Assez impressionnant. Je ne suis pas certain que quelqu’un pourrait faire mieux à partir des descriptions faites par les témoins. -Mais vous n’avancez pas. -On avait quand même un nom et un portrait-robot. On a étudié aussi le cheminement du zombi et les dates qu’il s’était manifesté. Il s’était toujours présenté à des studios dans un rayon de ne dépassant pas cinq kilomètres du cimetière de Port-au-Prince et toujours dans un intervalle de trois semaines. C’est Bernard Sourbier qui s’est mis à plancher à ce moment sur l’affaire. -Donc chaque vingt un jours, le zombi refaisait sa coiffure. -C’est Sourbier qui a une idée de génie. Il se dit que si on doit chercher un zombi, le premier endroit où il faut regarder c’est le cimetière. -Assez logique, admis-je avec un sentiment de malaise. -Sourbier va donc au cimetière et dans les parages. Il montre la photo. Il cite le nom de Bèl Fanm et l’affaire est résolue. -Résolue comment ? demandai-je. -Ce zombi qui se disait appeler Bèl  Fanm était une folle, aussi une mendiante qui écumait la zone du cimetière. Toutes les trois semaines, elle se mettait sur son trente-et-un et elle allait se faire coiffer. Elle gardait tout l’argent qu’elle gagnait et le peu aussi que lui envoyait un parent qu’elle avait à l’étranger pour cela. Se faire coiffer ! Être belle au moins une foi chaque mois. Il y avait quelque chose qui clochait dans tout ce que venait de me raconter Ouari. -Mais pourquoi seulement maintenant et pas avant ? Ne me dites pas que c’est seulement depuis trois mois qu’elle a eu ce désir de se faire coiffer. -Peut-être bien qu’elle s’était présentée avant dans d’autres studios. En fait, elle n’a commencé à manifester ce désir d’être belle que le jour où elle a rencontré un mendiant nouvellement arrivé dans le centre-ville. Un certain Loulou. Ce Loulou, il parait, est un mendiant qui adore les femmes bien coiffées. -Voici donc une peur qui a fait des ravages alors que c’était l’histoire d’une pauvre femme qui voulait se faire belle une fois par mois pour son Loulou. -Voici toute l’affaire, dit Ouari en posant la main sur le dossier. Les croyances, monsieur Victor, peuvent faire beaucoup de mal… Et nos prêtres, nos pasteurs, ne font souvent qu’enfoncer le clou. L’ignorance est leurs fonds de commerce.


Gary Victor sans interdits