Issuu on Google+


2

11 mai 2013 No 856

AGENDA DE

Préparé par Daphney Valsaint MALANDRE

Découvrez chaque semaine les coins branchés, les restos en vogue et les meilleures affiches de la ville avec en prime les recommandations de votre magazine préféré ! N’hésitez pas non plus à nous faire parvenir vos affiches à l’adresse email suivante : daphneyvalsaint@gmail.com

Samedi 11 et dimanche 12 mai 2013

Femmes Création et Production au Karibe

La huitième édition de Femmes Création et Production vous offre l’occasion de supporter la production locale en faisant le plein de bijoux, d’œuvres d’art, de vêtements et de bien d’autres articles fabriqués en Haïti. Admission : 250 gourdes

Célébrez le second anniversaire de Plezipaw, groupe réputé pour ses productions d’événements de grande envergure, dans Les Jardins de Chez Gérard avec les dj Gardy Girault, Stanley Bertrand, Laurenzo Gauvin et Valery Lerebours. Pour informations, appelez au : 3750-9999 et au 3800-8000. Admission : US $ 25

Nostal-J à ONE[6]

Samedi 11 mai 2013

Rated R à Presse Café

Redécouvrez tous ces anciens succès qui ont marqué votre enfance, et même celle de vos parents, avec DJ X-tacy. Un show de kizomba devrait aussi pimenter cette soirée. Admission : US $ 10

Dimanche 12 mai 2013

Sunday BBQ à La Réserve

Retrouvez-vous en famille ou entre amis autour d’un bon barbecue au restaurant La Réserve chaque dimanche de 1 h à 4 h pm. Admission : US $30

Journée verte| à Cercle Bellevue

Mr Smoke et DJ Joune donnent rendez-vous au public, adulte de préférence, à Presse Café pour une de ces soirées de folie où tout peut arriver...

Montrez votre support à l’environnement en participant à la septième édition de Journée verte à Cercle Bellevue ce dimanche. Au cours de cette journée vous pourrez obtenir des informations sur les différents types de cancer, vous procurer des plantes ornementales et arbres fruitiers, entre autres. Jeux, rafles et divers autres types d’attraction font aussi partie du menu de cet événement. Admission : 100 gourdes (gratuit pour les moins de 13 ans)

Heaven à Les Jardins de Chez Gérad

17 918

FANS

Troisième édition du concours

Podium Écolier

Tout se joue ce dimanche 12 mai à Le Villate. Malgré la malencontreuse habitude de minimiser les jeunes talents haïtiens, le concours Podium Ecolier poursuit sa quête. Il offre aux jeunes la possibilité de représenter dignement notre pays au concours de chant interscolaire de la Caraïbe, Défi Lycéen, qui se tient chaque année en Guadeloupe. La finale de cette troisième édition du concours Podium Ecolier aura lieu le dimanche 12 mai à Le Villate. A cet effet, son principal organisateur, Réal Louis, répond à nos questions.

Pourquoi organiser Podium Ecolier cette année? Cette année, Podium Ecolier est à sa troisième édition, et dès le lancement du concours, l’équipe entière s’était donné comme engagement de faire de cet événement une tradition. Les deux premières éditions ont été une réussite. L’objectif de ce concours est de préparer et former des jeunes capables de représenter dignement le pays au concours de Chant Intercaribéen Défi Lycéen et constituer des modèles pour la jeunesse haïtienne. Via ce concours, on veut intégrer la musique dans les écoles comme une activité parascolaire afin de souder les élèves sur une base culturelle. Comme innovation, quels sont les changements apportés cette année ? Plusieurs ! Cette année nous n’avons ciblé que les élèves de 15 à 18 ans. L’édition précédente était aussi ouverte aux élèves finissants et les universitaires. Nous avons ainsi limité le nombre de candidats. Par ailleurs, nous ne voulons pas mettre en valeur le côté artistique du concours uniquement ; les participants prennent l’engagement civique d’aider leur environnement. Les dix finalistes se sont mis ensemble pour apporter leur soutien et ont pris part à la protection de la nature. De ce fait, un spot de sensibilisation et de protection de l’environnement a été réalisé par les dix finalistes. Il est diffusé dans plusieurs chaines de la capitale et des villes de province. J’en profite pour remercier ces stations. Des nombreux inscrits, comment

Quelles sont les conditions de participation et ton message au public ? Le prix du billet d’entrée est de 300 gourdes, qui est un prix abordable parce qu’on essaie de cibler les jeunes et parents. Je remercie REALPROD Entertainment, une maison de production travaillant dans le domaine culturel et

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE

les finalistes ont-ils été retenus ? 87 participants venus de plusieurs écoles de la capitale se sont inscrits cette année. Il y a eu en tout premier lieu une audition devant un jury qui a retenu les dix meilleurs candidats qui ont performé uniquement en a cappella. La sélection se basait sur la justesse de la voix des candidats. Les dix finalistes viennent des écoles suivantes : Collège Marie-Anne ; Collège Mixte de l’Espérance ; Institution Mixte Divine de la Providence ; Collège Frantz Paillère ; Collège Mixte de PétionVille ; Lycée du Cent-Cinquantenaire ; Collège Marie Thérèse Maxime Julien ; Collège Mixte Pierre Corneille ; Collège Cœur de Jésus ; Sœurs St-François d’Assise Qu’est-ce qui est prévu pour la finale ? La grande finale aura lieu dimanche le 12 mai au restaurant Le Villate à partir de 6 heures du soir. Nous préparons un beau spectacle pour le public. Les dix finalistes sont prêts. Ils ont été accompagnés du groupe Djaleb durant plus de 2 mois, spécialement durant les fins de semaine. Il y aura également deux artistes invités : l’incontournable BIC et Tamara Suffren.

Une publication de Ticket Magazine S.A.

RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne

qui travaille aussi avec certains groupes. Je dis merci également aux partenaires du concours : TNH, Ticket Magazine, Air France, HTI, Haiti en Direct, Tampico, Magik 9 et Radio Continentale. J’aimerais qu’on vienne supporter ces jeunes. On reproche souvent aux jeunes de se laisser emporter par des activités malsaines. Ces dix ont choisi de prouver le contraire en prenant une bonne direction qui est de chanter ensemble et chanter des musiques haïtiennes. Alors, encourageons-les ! Propos recueillis par Wendy Simon

CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


11 mai 2013 No 856

Article 38

COMPORTEMENTS ADEQUATS LORS D’UNE ENTREVUE À éviter Ne pas s’asseoir sans être invité Ne pas envahir l’espace vital du recruteur Regarder sa montre chaque 3 minutes Appeler l’employeur par son nom Dire du mal ou donner des informations confidentielles sur son employeur actuel ou passé Éviter des sujets à risque comme la religion ou la politique Ne pas interrompre Éviter d’être agressif en vous montrant trop sûr de Quand on arrive à décrocher une entrevue pour un futur emploi, il est important d’avoir le comportement adéquat afin de créer une bonne impression en plus de ses compétences techniques. • Une fois reçu, vous attendez que l’interlocuteur vous tende la main et vous invite à vous asseoir. Le candidat convoqué se garde de parler le premier. Parfois, l’employeur reste assis derrière son bureau, mais de nos jours, un petit salon dans son bureau favorise l’entrevue tout en diminuant les angoisses. On s’assoit comme il faut mais confortablement. • Le comportement sera naturel. Tout en étant calme et détendu, le candidat répond franchement aux questions posées en regardant directement son interlocuteur. Il peut demander des explications sur des questions selon lui paraissant peu explicites, mais il évite le bluff, toujours décelable par les spécialistes. On ne se dévalue pas, ni on ne se vante. • Le directeur, avant même de commencer, pour mettre à l’aise le candidat, peut lui offrir un café. Il n’est pas interdit d’accepter, mais c’est préférable de s’en abstenir. • L’employeur peut volontairement provoquer des interruptions par des appels téléphoniques, juste pour sonder la patience ou les sournoises irritations du candidat. Alors, on garde son sang-froid. • C’est l’examinateur qui conclut l’entretien. Une fois terminé, le postulant ne s’éternise pas dans son bureau. Il peut toutefois demander s’il a bien répondu à toutes les questions et dans quel délai il peut espérer une réponse. Il ne manquera pas de remercier son interlocuteur pour l’attention qu’il lui a accordée. Avant de partir, il remercie la secrétaire et salue toute personne sur son passage à la sortie du bureau. • Le candidat, en prenant quelques notes, montre à l’employeur l’intérêt qu’il porte sur les structures de la société. Mais il évite de créer du désordre sur son bureau avec ses documents.

ERREURS À NE PAS COMMETTRE

• Être bavard, faire des phrases interminables, et perdre le fil de ses pensées. • Couper la parole à son interlocuteur et poser des questions sur les avantages offerts ou les congés payés. • Critiquer son ancien employeur. • Être passif ou feindre de ne pas avoir entendu une question embarrassante. • Ne pas éteindre son portable. • Fumer ou mâcher du chewing-gum. • Ne pas avoir à sa portée un CV au cas où l’employeur requiert une information.

Conseils

Quand on part à la recherche d’un emploi, être un bon observateur, développer l’art de l’écoute et s’armer de prudence guident vers des prises de décision juste. Il ne faut pas oublier que c’est le recruteur qui a le contrôle de l’entrevue et que le candidat doit seulement savoir répondre avec sagesse et honnêteté.

À faire Saluer en donnant une main ferme Sourire avec naturel en gardant le contact visuel Maintenir un ton de voix agréable et cordial Écouter avec attention pour répondre correctement S’incliner vers l’avant pour dénoter de l’intérêt Garder le dos droit en s’asseyant Ne pas croiser les pieds et les bras Parler de ses habilités sans exagération Être bien informé de ce que fait l’entreprise Contrôler ses nerfs

vous, ni tomber dans l’extrême et se présenter comme quelqu’un qui doute de lui Éviter des données personnelles du type : c’est le seul entretien que vous avez pu obtenir. Éviter d’être curieux si on vous laisse seul, ne pas regarder les photos qui se trouvent sur le bureau du recruteur Ne pas se gratter le nez ni la tête et de répondre par monosyllabes. Ne pas nettoyer ses verres Ne pas se balancer sur sa chaise Ne pas dire que vous êtes prêt à travailler pour très peu. Ne pas fumer, même si on vous offre une cigarette.

LE SAVIEZ-VOUS ?

3

• Dans quel domaine vous sentez-vous le plus compétent ? • Expliquez-moi pourquoi je devrais vous choisir ? • Quelles sont, parmi vos aptitudes et expériences, celles qui vous font penser que vous réussirez dans ce poste ? • Vous sentez-vous qualifié pour réussir à ce poste et sinon que ferez-vous pour compenser vos faiblesses ? • Parlez-vous des langues étrangères ? • Avez-vous déjà dirigé une équipe ? • Quelle méthode employez-vous pour faire passer vos idées ? Pour convaincre ? • Quel est le challenge le plus important que vous recherchez dans un job et pourquoi ? • Quel est le plus haut challenge que vous n’avez jamais relevé ? • Quelle importance accordez-vous aux détails ? Comment travaillez-vous pour atteindre vos objectifs ?

Sur la personnalité

• Quels sont vos loisirs ? • Quel domaine vous attire le plus ? • Préférez-vous travailler seul ou en équipe ? • Comment vous entendiez-vous avec vos camarades d’école ? • Comment vous jugez-vous ? • Quels sont vos qualités et vos défauts ? • Parlez-moi de vous ! • Comment acceptez-vous la hiérarchie ? • Aimez-vous les responsabilités ? • Quelles ont été vos plus grandes responsabilités ? • Quelles expériences ont le plus contribué à la formation de votre personnalité ? • Quel est votre style de travail ? • Quel type de patron aimeriez-vous avoir ? • Quelles doivent être les relations entre supérieurs et subordonnés ? • Aimez-vous les travaux routiniers ? • Admettez-vous les gens qui n’ont pas les mêmes intérêts, ni la même formation que vous ? • Allez-vous jusqu’au bout de ce que vous commencez ? • Citez-moi une ou deux expériences ou occasions dans lesquelles vous avez fait preuve d’initiative, de dynamisme, de persuasion… • Vous entendez-vous avec vos collègues ? • Si vous aviez en face de vous un client qui se plaint de votre travail que feriez-vous ? • Quelles sont les situations qui vous stressent particulièrement ?

Semi-personnelles

• Avez-vous contacté d’autres entreprises ? • Quel était votre précédent salaire ? • Que voulez-vous devenir dans notre entreprise ? • Quel est votre plan de carrière ?

Conseils : les réponses à cette dernière catégorie seront d’une grande prudence.

Recommandations

• Pourquoi voulez-vous travailler dans notre entreprise ? • Que savez-vous de notre entreprise ? • Qu’est-ce que vous pensez pouvoir nous apporter ? • Pourquoi et comment pensez-vous participer au développement de notre société ? Comment avez-vous organisé votre recherche d’emploi ?

• Lors de l’entretien d’embauche, il faut savoir répondre honnêtement en faisant face à toutes les situations. Il est permis d’ignorer une question trop personnelle ou embarrassante, mais il faut agir avec classe et discernement. • Souligner les défis relevés montre au recruteur que le candidat est débrouillard et est plus fort que certains obstacles. • Ne pas trop s’étendre sur ses loisirs. Ces derniers détendent l’atmosphère, mais donnent des détails pouvant cerner la personnalité du candidat. Certains peuvent être préjudiciables selon le type d’entreprise. • Il est important de souligner son esprit d’équipe. Si l’on questionne sur ses points forts et faibles, le candidat doit décrire ses défauts et les mesures prises pour les corriger et terminer par une image positive et dynamique. Ces dernières notes au recruteur s’avèrent très importantes, vu qu’il cherche à connaître les risques qu’il prend en embauchant l’aspirant au poste. • Il est courant que l’employeur veuille savoir les motifs de démission de l’ancien emploi. Cet élément permet à l’employeur de voir comment réagit le postulant. Il faut répondre avec professionnalisme, et quel que soit le désaccord avec son ancien employeur, il ne faut pas dévoiler des données confidentielles et encore moins le dénigrer.

Sur le poste

À PARAITRE BIENTOT

Saviez-vous que lors d’une entrevue, on évite de parler de sa vie privée. Si par hasard au cours de la conversation le nom d’une personne connue de vous deux est mentionné. Il faut garder la neutralité, puisque on ne sait pas si ladite personne a l’estime du futur employeur. Si c’est le cas, ce serait pour vous un avantage, mais dans le doute on s’abstient.

QUESTIONS PERTINENTES D’UNE ENTREVUE

Certaines questions selon le profil du candidat ne posent aucun problème. D’autres, en revanche, demandent un peu de préparation pour être sûrs de ne pas répondre à côté. À cet effet, il est recommandé avant l’entrevue d’élaborer une liste de questionsréponses probables de l’employeur, afin de mieux se préparer. En voici quelques unes :

Sur l’entreprise

• Qu’est-ce qui vous attire dans cet emploi ? • Pourquoi pensez-vous vous plaire dans ce genre d’emploi ? • Comment imaginez-vous le poste que nous proposons ? • Quels peuvent être les désavantages de ce poste ? • Pourquoi avez-vous répondu à notre annonce ? • Qu’est-ce qui vous fait penser que vous pouvez réussir à ce poste ? • Si vous étiez totalement libre de choisir votre emploi, quel est celui que vous souhaiteriez occuper dans notre société ? • Acceptez-vous de vous déplacer fréquemment ? • Acceptez-vous de déménager pour ce poste ?

Sur l’expérience

• Qu’avez-vous principalement apporté à votre précédente entreprise ? • Quelles fonctions y avez-vous occupées ? • Parmi tout ce que vous avez fait, qu’avez-vous le mieux réussi ? • Qu’avez-vous le plus aimé ? Pourquoi ? • Parlez-moi de votre expérience professionnelle ? • Parlez-moi de vos anciens employeurs ? • Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ?

Sur les aptitudes


4

11 mai 2013 No 856

Rodney Noël Patron du

Compas Festival C’est dans son restaurant, « Moca Café », lieu de prédilection des Haïtiens de North Miami, que Ticket a rencontré pour vous l’homme derrière le deuxième plus grand festival de Miami. Rodney Noël, de Noël et Cecibon, qui depuis quinze ans s’investit corps et âme dans la réalisation du Haitian Compas Festival. Entre explications, aveux et précisions, Rodney fait le point.

Quel est le line-up du festival ? Cette année encore nous avons un line-up très chargé, avec neuf ou dix groupes. Carimi, Kreyòl La, Djakout #1, Nu-Look, Disip, Zenglen, Brothers Posse (qui participe pour la première fois), Suave Mizik (qui est un nouveau groupe ici à Miami), Anbyans (la révélation du carnaval du Cap, qui rentre aux Etats-Unis pour la première fois), J-Perry et Emeline Michel qui va essayer de présenter un spectacle folklorique au début ou au milieu du festival. On veut faire quelque chose de spécial, surtout par rapport à la fête du Bicolore qui tombe le même jour. Quelles sont vos attentes par rapport à cette année ? Je suis assez optimiste. Par rapport aux ventes online sur sakapfèt.com et sur CTS Ticket je vois que ça avance beaucoup mieux que les trois années précédentes. La chaleur qui entoure le festival s’est intensifiée et je pense que cela s’annonce bien.

Parlez-nous un peu de l’aventure Haitian Compas festival ? Je suis venu avec l’idée du festival en 1997, après le premier grand bal à succès de Noël et Cecibon Productions. C’était avec T-Vice et Top Vice. Il y avait au moins deux mille personnes dans un club qui s’appelait Case à l’époque sur le Hallendale Beach Boulevard. De plus, cinq cents personnes n’avaient pu accéder au club. Après ce constat, je me suis dit que si on pouvait déplacer ce grand nombre de gens pour une seule soirée, on pouvait faire beaucoup plus avec un festival. Donc on a lancé l’activité en 1998 et le festival a vraiment décollé l’année d’après, en 1999. Comment était la première édition ? Pas trop bien (rires). Il y avait seulement six à sept mille personnes. C’était un 2 juillet et la pluie avait passé deux semaines en plein à tomber. À l’époque c’était sur Virginia Key Biscayne et on avait failli annuler. Vous aviez commencé en juillet, mais depuis quelque temps, le festival a lieu en mai. Pourquoi ? À cause de la pluie (rires). Après la première édition qui a failli être gâchée, le même scénario s’est répété pour la deuxième et la troisième. Jean-Michel Cecibon, mon partenaire en affaires, a suggéré de changer la date pour mai. Malgré qu’on a toujours dit que mai est un mois pluvieux, à part l’année dernière où il a plu toute la journée, pendant plus d’une dizaine d’années, la pluie n’a pas entamé la réalisation du festival. Cette année vous êtes à la quinzième édition, comment cela s’annonce-t-il ? Je dois dire, avant tout, que pour arriver à la quinzième édition d’un festival, il faut beaucoup de patience et de ténacité, parce que ce n’est pas du tout facile. Surtout qu’ici aux Etats-Unis nous n’avons pas de sponsors, contrairement à l’organi-

sation d’un festival en Haïti où les entreprises pourraient donner leur support. Même si nous avons quelques sponsors qui sont avec nous depuis douze ou treize ans, comme CAM Transfert, ou Digicel et American Airlines qui nous accompagnent depuis cinq ans, ce n’est néanmoins pas suffisant. Cela ne représente même pas dix pour cent de nos dépenses. Ce n’est pas facile, mais nous nous battons pour continuer. Parce qu’au fait, j’ai réalisé que le festival n’est plus l’affaire de Noël and Cecibon, mais plutôt un acte communautaire. L’événement est devenu une part de notre culture. Après le carnaval, Haitian Compas Festival est le deuxième grand rendez-vous de la diaspora. Combien coûte la réalisation d’un festival de cette envergure ? En premier lieu, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas que le festival. Depuis plusieurs années les festivités (kick off et after parties) débutent le mercredi pour arriver le lundi d’après le samedi du festival. Donc ces six jours d’activités, le festival inclus, coûtent environ sept cent à huit cent mille dollars américains. Pour le parc seulement, il faut presque cent cinquante mille dollars. Pour la police près de quarante cinq mille. Donc notre budget est très élevé. Rentrez-vous toujours cet argent ? Je ne peux pas parler de toujours. Depuis 2008, quand nous avons fait face à la crise économique, les rentrées ont baissé. Faut dire que le festival ne dépend pas entièrement des habitants de Miami. Cinquante à soixante pour cent des rentrées viennent des gens qui sortent de New York, New Jersey, Boston et Washington. Ce sont eux la plus grande force du festival. Malgré les déconvenues, je ne peux pas abandonner. Le festival fait partie de ma famille maintenant (rires). C’est comme l’un de mes enfants. Même s’il y a des pertes, nous nous axons sur les bénéfices et nous continuons.

Où est-ce que le festival va se faire cette année ? Vous changez de location assez souvent… Cette année nous retournons à Bayfront Park. L’avantage avec ce parc c’est qu’il y a au moins trois mille places assises ; les gens aiment l’espace. C’est aussi là-bas que le festival a pris sa vitesse de croisière. Comment ça va avec T-Vice ? Bon je crois qu’il n’y a plus une grande animosité. Peut-être qu’on ne trouve seulement pas le temps de se rencontrer. Il y a eu beaucoup d’interventions et plusieurs conseillers dans les deux camps et je crois qu’il peut y avoir une entente très prochainement. Jessie et moi nous nous sommes rencontrés à New York au cours de la Nuit des Jeunes ; on s’est parlé brièvement et elle m’a dit que le groupe était déjà pris pour Turks and Caicos mais qu’elle considère revenir l’année prochaine. D’ailleurs T-Vice est programmé pour jouer à Moca Café le 28 juin. Donc ce sera la première fois que T-Vice reviendra au Moca Café après la dispute ? Oui ! Je ne vois pas pourquoi ils ne reviendraient pas ici. Les disputes se font chaque jour, mais à la fin de la journée c’est une question d’affaires. Rodney a des groupes qui sont considérés comme « djaz Rodney », mais cela se termine toujours par des disputes. Qu’est-ce qui se passe dans le monde du HMI ? Il y a un problème de tendance. Tu as une façon de penser, de faire ou d’agir et la personne en face de toi fait tout l’opposé. C’est bien dommage qu’on ne converge pas tous vers la même direction, et c’est pourquoi il y a toujours des frictions. Quand je fais affaires avec quelqu’un, je le traite en tant qu’humain. On voit la personne avant les affaires. Et c’est peut-être mon plus grand défaut. C’est sûrement pour ça que tu dis « djaz Rodney ». Mais il y a quand même de l’ingratitude, ce qui ne m’étonne plus. Il y a certains aussi qui font de la méchanceté gratuite, mais maintenant j’y suis habitué. De toute façon, le cercle est petit. Kèlk-

eswa sa w fè, a se la w ap tounen ! (rires). Avec quels groupes peut-on dire que Rodney a encore des différends ? Je ne crois pas qu’il y en ait. T-Vice revient jouer ici le 28 juin. Harmonik peutêtre. Mais ce dossier-là est plus sensible. Je ne veux pas en parler maintenant. Je suis toujours le membre fondateur du groupe, Sanders vient ici quand il veut. Mais je sais que dans les deux camps il y a des gens qui ont toujours mal, même s’il n’y a jamais eu une grande confrontation. Il doit quand même y avoir une rencontre parce qu’il y a eu des investissements. Légalement je suis toujours dans Harmonik. Et ici à Miami, tout va bien avec tout le monde ? Il faut dire que Moca Café a ouvert une plateforme pour les musiciens, ce qui a développé une belle relation avec tout le monde. Chaque vendredi, régulièrement, il y a un groupe compas qui joue ici. Tout le monde est content parce qu’il y avait comme un vide. Cette activité aide aux groupes à reprendre leur force sur le terrain. De nos jours, une salle avec cinq cents personnes est une affiche réussie. Ça ne se fait pas facilement ici. Le festival a toujours un problème de gestion du line-up. Comment allezvous vous y prendre cette année ? Je pense que Compas Festival a résolu ce problème depuis déjà plusieurs années. Deux ans de cela on avait fini avant l’heure, malgré que certains musiciens se soient rendus en Haïti pour l’investiture du président Martelly, ils étaient revenus à temps. L’année dernière, à cause de la pluie qui s’était arrêtée à 7 heures, le festival avait pris beaucoup de retard. Mais Rodrigue Alcindor, le stage manager depuis maintenant onze ans, avait bien géré. Cette question a aussi un autre aspect. Des fois on me demande de réduire le nombre de groupes, mais je ne peux pas, parce que comme j’ai dit plus haut, le festival c’est tout un week-end. On a besoin de plusieurs groupes musicaux pour animer les soirées. J’aimerais bien réaliser le festival avec quatre groupes et une tête d’affiche comme Jay-Z ou Kassav, par exemple, mais je ne peux pas éliminer les soirées qui représentent une bonne partie des rentrées. Il y a aussi le problème de la production. Les groupes musicaux haïtiens ne produisent pas assez. Un an après la sortie d’un album, le public commence à se fatiguer et on est obligé de faire un mélange avec plusieurs groupes pour attirer les mélomanes. Un dernier mot ? N ap tann tout moun nan festival la ! Venez fêter avec nous ce samedi 18 mai au Bayfront Park et vous ne serez pas déçus. Les groupes promettent des prestations différentes et nous allons célébrer le drapeau grandiosement. Propos recueillis par Gaëlle C. Alexis


11 mai 2013 No 856

5


6

Samedi 11 et dimanche 12 mai 2013

Championnat national « Digicel » de D1 2013 : J11

Le Valencia confirme sa 2 place e

En dominant l’AS Mirebalais 3-1 jeudi au parc Hendrich de Fourà-Chaux à Léogâne, le Valencia s’est assuré la 2e place du classement pour la série aller. L’Aigle Noir tentera demain d’éviter de terminer à la dernière place en défiant le Cavaly toujours 11e et avant dernier.

de réussir au moins un triplé contre l’Aigle Noir ce samedi.

Résultats des matches en retard

Mercredi 8 Mai 2013 Stade Sylvio Cator Aigle Noir AC - FICA 0-1 Jeudi 9 Mai 2013 Stade Sylvio Cator Racing CH - Tempête FC 1-0 Parc Hendrich Valencia FC - AS Mirebalais 3-1 Stade Sylvio Cator Aigle Noir AC - Cavaly AS

Classement des buteurs après les matches en retard disputés

Q

uatre matches en retard étaient au programme cette semaine pour boucler complètement la série aller de cette première phase du championnat national « Digicel » de D1 2013. C’est l’Aigle Noir, lanterne rouge au classement qui a commencé mercredi par disputer son match en retard comptant pour la 10e journée, contre le FICA avant dernier au classement avant cette rencontre. Un but de Stanley Joseph Bocius inscrit à la 15e minute a suffi au FICA pour s’imposer 1-0 sur le terrain de l’Aigle Noir et abandonner sa 11e place au Cavaly. A l’issue de cette rencontre disputée sur le terrain de Damien, l’Aigle Noir se conforte un peu plus à la dernière place et devra compter sur son match en retard contre le Cavaly pour espérer l’abandonner. Jeudi, le Racing Club Haïtien accueillait le Tempête de Saint-Marc au parc Saint-Jean de Gressier pour son premier match sous la direction de son nouvel entraîneur, Roberto Geffrard. Le Tempête cherchait une victoire pour conserver sa 3e place au classement alors que le Racing Club Haïtien souhaitait se repositionner parmi les 6 premiers. Un but de Jean Henley Kerby à la 38e minute en faveur du Racing Club Haïtien et le tour est joué. Le Racing s’impose 1-0 et se hisse à la 3e place du classement à l’issue des matchs aller de ce premier tour. Roberto Geffrard réussit donc son entrée en matière alors que le Tempête de Wilnot Saint-Juste, relégué à la 6e

5

3 Anselme Wedson Aigle Noir AC 4 Jimmy Fede Don Bosco 4 4 Val Hans Gardy ASPG 3 Peter Germain Baltimore SC 3 Kimberly Francois Cavaly 3 Luxène Elestin Tempête 3 Bony Pierre Victory SC 3 Jonel Désiré AS Mirebalais 3 • Le classement des buteurs peutêtre modifié après le dernier match qui mettra fin a la série aller Enock Néré/nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com/twitter : @nenock

” Le défenseur du Racing Saint-Jean Kerby, sauveur de son club face au Tempête (Photo : Yonel Louis)

place, devra se rattraper lors de la série retour.

Le Valencia confirme

Le Valencia accueillait l’Association Sportive de Mirebalais, jeudi avec comme enjeu la 2e place du classement de la compétition. Une victoire des visiteurs relèguerait le champion sortant à la 3e place, mais le contraire confirmerait le Valencia. Un but de Walson Augustin dès la 9e minute (son 3e but de la saison) donne l’avantage aux « vert et blanc ». Alors que les coéquipiers du jeune international de 16 ans, Jonel Désiré,

Classement après les matches en retard disputés No 1 2 3 4 5 6 7 8 9

Clubs Baltimore Valencia FC Racing CH Victory SC AS Mirebalais Tempête FC FICA America FC AS Petit-Goave

PTS 22 20 16 16 15 15 13 13 12

j 11 11 11 11 11 11 11 11 11

1 Amy André Valencia 6 2 Peguero Jn Philippe Don Bosco

G 6 5 4 4 3 4 3 3 3

N 4 5 4 4 6 3 4 4 3

P 1 1 3 3 2 4 4 4 5

BP BC Diff. 10 4 +6 13 6 +7 8 9 -1 10 8 +2 8 7 +1 9 9 0 7 10 -3 8 9 -1 8 11 -3

cherchent à revenir à la marque, Amy André inscrit son 5e but de la saison et corse l’addition en faveur du Valencia qui mène 2-0 à la pause. En seconde période, Origène Loratus réduit l’écart en faveur des visiteurs après 69 minutes de jeu. Voulant repartir avec le point du nul, les hommes de JeanClaude Josaphat poussent alors vers un 2e but, synonyme d’égalisation, mais à 7 minutes de la fin de la partie, Amy André se remet en évidence inscrivant son 6e but de la saison creusant ainsi l’écart en faveur du Valencia. Le champion sortant s’impose 3-1 au coup de sifflet final et confirme sa 2e place au classement. Amy André grâce à ce doublé prend la tête du classement des buteurs avec 6 réalisations. Désormais, Wedson Anselme (4 buts) qui doit jouer contre le Cavaly en match en retard comptant pour la 11e journée de la compétition est le mieux placé pour contester sa suprématie à la tête dans cette position. A un degré moindre, l’attaquant du « Cheval Rouge », Kimberly François (3 buts) peut lui aussi espérer faire tout aussi bien que son ancien coéquipier, à condition

RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH!

Eau secours!

Haïti est en mode reconstruction” et le stade en mode patinoire. Cela fait glacer les footballeurs. L’Aigle Noir a dû jouer son match contre le FICA sur le terrain de Damien et le Racing a dû émigrer à Gressier pour accueillir le Tempête de Saint-Marc. Et commence la saison pluvieuse. Le projet de spectacle sur glace qui patine depuis le 26 avril risque de prendre eau de toute part. Les organisateurs de ce programme maudiront sans doute le ciel. Paradoxe : même si l’arrosage de la pelouse n’est plus une contrainte, le stade a un grand besoin d’eau pour remplir son réservoir souvent à sec. De l’eau pour les toilettes, il en faut, rien que pour soulager les poumons des spectateurs qui les visitent au besoin car souvent ça pue à l’intérieur. Une bonne toilette des toilettes, le stade Sylvio Cator en a bien besoin.


7

Samedi 11 et dimanche 12 mai 2013

Janvier prône le professionnalisme dans le football haïtien

G

rande attraction pendant l’intersaison pour avoir engagé le très demandé technicien Cubain, Luis Armelio Garcia et pris siège à Jacmel, en lieu et place du Bas-peu- de Choses, le Victory SC n’a pris malgré, tout au terme du premier tour, que la quatrième place du classement du championnat national de D1. Au lieu de déplorer la position de son équipe, c’est un président du Victory SC très satisfait et très ouvert qui s’est adressé aux lecteurs de Ticket Sport. Il en a profité pour parler du nouveau statut de son équipe, l’intégration des siens à Jacmel, avant de monter au créneau, et sans mâcher ses mots pour critiquer sévèrement l’instance organisationnelle de la compétition reine du pays, la Cocon. Ci-après une interview du Dr Gérard Janvier Fils au Nouvelliste.

genre de joueurs en Haïti. Ainsi, c’est en République Dominicaine que nous sommes obligés de nous rendre pour recruter ces joueurs. C’est une preuve tangible et convaincante que le foot haïtien est en perte de vitesse. Autrement dit, ce n’était pas un hasard la victoire des Dominicains (3-1) aux dépens des Haïtiens. Si la Fédération ne fait rien pour éradiquer le mal qui ne cesse de ronger notre football, Haïti serai dans la tourmente pour battre la Dominicanie dans les jours qui viennent.

Dr Gérard Janvier (Photo ; Yonel Louis)

Le Nouvelliste : Le Victory SC a terminé le premier tour de la compétition avec (16) points, et est pointé à la troisième place. Alors, êtes-vous satisfait de la prestation d’ensemble de votre équipe ? Gérard Janvier Fils : Rien qu’en regardant la position du Victory SC, il n’y a pas lieu de parler de satisfaction. Toutefois, du point de vue administratif, le comité exécutif est très satisfait. Dans l’ensemble, et ce, pour vous répondre clairement, je crois que le bilan de l’équipe est mitigé. LN : Que pensez-vous concernant le travail effectué par Luis Armelio Garcia aux commandes du Victory SC ? GJ : Sans vous cacher, moi et les autres membres du comité exécutif, nous sommes très satisfaits de son travail. Il a su inculquer, et ce, dans un laps de temps très court, la mentalité de gagnant aux joueurs de l’équipe. Certainement les Haïtiens ont du talent, mais ils ne savent pas jouer au football. Armelio nous a fait savoir qu’il y a trop de fioriture dans le jeu que pratiquent des Haïtiens. Ainsi, il essaie de construire une équipe forte tactiquement. Pour ce qui est des résultats, ça vient peu avant la phase finale. Nous avons confiance dans le travail effectué par Armelio et il nous faut attendre pour savourer le fruit d’énormes efforts et sacrifices consentis sur le terrain, et ce, en passant par les investissements des dirigeants. LN : Est-ce que le Victory SC est une société anonyme ? GJ : Oui, et cela fait plus d’une année. Le Victory SC est une société anonyme, et l’actionnaire majoritaire de l’équipe est Alexandre Lafallaise, un natif de la ville de Jacmel. Autrement dit, c’est un groupe d’hommes actionnaires qui gère l’équipe A du Victory SC. Ces actionnaires ont investi leur argent, et ce, avec pour objectif premier de gagner beaucoup plus avec le temps. Ainsi, il n’y a pas

de bénévolat au sein de l’équipe. Tout le monde est lié à l’équipe par un contrat. Par exemple, le plus petit contrat d’un joueur au sein du club est de (10.000) gourdes, et ça varie tout dépens du joueur en question, car il y en a d’autres qui touchent plus de (25.000) gourdes par mois. Toutefois, l’équipe de la D3 et les joueurs qui sont au centre de formation du club doivent batailler ferme pour intégrer le groupe pro afin qu’ils puissent bénéficier des avantages offerts par le Victory SC. En passant, les dirigeants du Racing Club Haïtien ont commis une erreur colossale en refusant l’offre du président de la République, Joseph Michel Martelly pour faire de l’équipe une société anonyme. LN : Le Victory SC a fait son come back à Jacmel, là où il avait essuyé un échec par le passé. Alors, est ce que vous jugez satisfaisant, l’accueil réservé par le public jacmélien au Victory SC ? GJ : Je suis très satisfait, et ce, à tous points de vue. Tous les joueurs sont logés au même local. Ainsi, ils représentent le symbole du club. C’est pourquoi, nous avons beaucoup investi pour qu’ils aient un repas de standard international. Nous avons aussi dépensé de l’argent pour rénover le parc Pinchinat. Sans vous cacher, le public répond présent, et les recettes sont plus roses, longtemps comparées à celles du stade Sylvio Cator. Il n’y a pas de photo entre le parc Pinchinat et le stade Sylvio Cator, là où nous ne cessions de perdre notre argent. LN : Revenons à la compétition. Pensez-vous renforcer votre équipe avant le coup d’envoi du second tour ? GJ : Certainement ! D’autant plus que nous avons laissé partir Vaniel Sirin. Nous sommes à la recherche d’un très bon attaquant et d’un gardien de but. Fait étonnant, il n’y a pas ce

LN : Vous avez fait allusion tout à l’heure au centre de formation du Victory SC. Alors, est ce que vous avez en tête l’idée d’envoyer les meilleurs talents issus de votre centre à l’étranger pour que le club puisse avoir les moyens de sa politique ? GJ : Vous venez de dévoiler exactement la philosophie du Victory SC. Nous sommes à la recherche des meilleurs talents. Le comité compte beaucoup sur ces jeunes pour redorer le blason de l’équipe. Nous voulons que le Victory SC soit entièrement une équipe professionnelle. Pour atteindre cet objectif, nous avons non seulement engagé les meilleurs jeunes entraîneurs du pays, mais aussi, encadré les jeunes footballeurs plein de talent. Nous sommes en train d’étudier la possibilité pour le Victory

SC d’avoir une école de foot à travers divers départements du pays. LN : Quel est votre jugement sur l’organisation du premier tour du championnat national de D1 ? GJ : J’en ai marre de parler de la Cocon. Nulle part dans le statut de la Fédération haïtienne de football il est question de Cocon. La Fifa n’a connu qu’une instance, la Ligue nationale de football (Linaf). En conclusion, je peux vous dire que la Cocon, c’est un instrument utilisé par les membres du bureau fédéral pour vilipender les clubs de football. LN : Quel est l’objectif principal de votre équipe pour cette saison ? GJ : Nous avons placé la barre très haut. D’abord, nous sommes très déterminés à l’idée de finir parmi les six premiers. Ensuite, nous allons jouer pour surclasser tout le monde et remporter le titre. Finalement, nous avons à l’esprit le sentiment de faire dans la ligue des champions de la Concacaf, ce qu’aucune équipe haïtienne n’a encore fait. LN : Votre mot final ? DJ : Je remercie les lecteurs de Ticket Sport, tous ceux et toutes celles qui n’ont pas marchandé leurs efforts pour supporter le Victory SC. Propos recueillis par Légupeterson Alexandre

Un nouvel entraîneur pour le Racing Club Haïtien

I

l s’agit du jeune technicien haïtien formé en Allemagne, Roberto Geffrard. Roberto qui faisait les beaux jours de l’Ecole nationale des talents sportifs (Croix-des-Bouquets), a signé avec le Racing club haïtien un contrat pour le reste de la saison et remplace au poste d’entraineur le valeureux entraîneur Saint-Marcois, Pierre André Dorvilus . C’était dans l’air, depuis quelques jours, que l’ancien joueur du Roulado de la Gonâve, Roberto Geffrard sera aux commandes de l’équipe la plus titrée du pays, le Racing Club Haïtien. L’information a été confirmée par l’intéressé luimême dans les colonnes de Ticket Sport. « J’ai signé pour le reste de la saison, comprenant le 2e tour du championnat national, la phase finale et le super huit. Si tout se passe bien, autrement dit, si les dirigeants respectent les clauses du contrat, j’ai la possibilité de renouveler ce contrat », a fait savoir le nouvel entraîneur du Racing. S’il n’a pas souhaité révéler le montant de son bail, il a toutefois précisé ce qui suit : « Les dirigeants du Racing ont accepté de me verser le montant exigé en deux tranches. J’aurai à toucher également les primes de matches en cas de

victoire et les frais d’entraînement », a-t-il clairement expliqué. De même il réclame des dirigeants du vieux Lion de payer les joueurs avant le coup d’envoi du deuxième tour. « Ce faisant, cela facilitera mon travail. Il faut que les dirigeants soient ok avec les joueurs car je vais apporter un souffle nouveau au sein de l’effectif du Racing. Mon objectif est d’abord: terminer parmi les six premiers et ensuite, jouer pour gagner la compétition, et ce à commencer par une victoire face au Tempête FC », Roberto Geffrard, dixit. Pour atteindre cet objectif, Roberto estime qu’il lui faut certains renforts tels que Vaniel Sirin et Philippe Toussaint Junior (Victory) et Canès Jean Charles (Don Bosco). Il a aussi plaidé pour que l’équipe soit renforcés par certains jeunes issus de la sélection nationale des U-17. Signalons que le Racing Club n’occupe que la septième place du classement du championnat avec (13) points pour dix matches joués, trois victoires, quatre nuls et trois défaites, sept buts marqués et neuf encaissés, huit cartons jaunes et un rouge écopés. Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com


8

11 mai 2013 No 856

Manno Charlemagne et Trio Dorzel à Havana Le 10-5-13

Ti Sax a accompagné Manno

Manno Charlemagne et le Trio Dorzel

Patrick de Toujoula, Pastè Blaze de Soyons sérieux ann Trip et Harry Luc de HanzUp

Olgeen nous a ramené de nouveaux consommateurs

Que du beau monde avec Berthony!!!.

Des gens à qui Manno a manqué sont venus le supporter

Fresh Up entre renforcement et production Fresh Up veut se tailler une place de choix dans le difficile « biznis mizik » en Haïti. En quête d’un hit, cette jeune formation musicale ne cesse de multiplier ses affiches, production d’albums et réalisation de vidéos. Après la sortie de ses deux disques studio et live « Anti Virus » parus respectivement en 2011 et en 2012, le groupe vient de faire sortir un single. Intitulé « Konvwatiz », ce test-pressing vidéoclippé à caractère love annoncera l’arrivée bientôt sur le marché du nouvel opus de la bande à Manno Farinen.

Paolo Charles, nouveau manager de Fresh Up

Animateur à l’émission « Lekòl Lage » sur radio Magik 9, 100.9 FM et cinéaste, réalisateur et monteur à Play Entertainment, Paolo Charles a un nouveau job. Il vient d’être choisi manager de Fresh Up. La présentation de Paolo se fera la semaine prochaine. D’autres membres qui ont rejoints le groupe que ce soit en tant que musiciens

ou dans le staff managérial du groupe tels que Jolicoeur, ex Djakout Mizik (keyboardiste) ; Junior, ex-bassiste de T-Zee et Samy Buteau, ex de Nou Krezi. Peu de temps après cette présentation, Fresh Up se produira à Backyard le 1er juin 2013 de concert probablement avec T-Micky. Dans une conversation avec Paolo ce jeudi 10 mai 2013, celui-ci confirme son intégration à la bande à Manno Farinen. « Fresh Up est une jeune formation musicale. Ses membres ont travaillé avec beaucoup de gens, mais ça n’a pas marché. Ils m’ont alors approché. Je me suis entretenu avec ceux qui collaboraient avec eux, et je sais ce qui peut être corrigé. J’ai accepté de travailler avec le groupe parce que je vais relever le défi de faire de Fresh Up une grande formation musicale. J’aimerais être fier après environ six mois d’être le manager de Fresh Up pour ce qu’il va

Politiquement correct

représenter sur la scène musicale après mon travail », a déclaré Paolo Charles. Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

• Ce nouveau bloc parlementaire, aura-t-il assez de Pèp pour faire bouger les choses? • Ce qu’il faut à certains de nos législateurs, ce n’est pas l’IMMUNITÉ Parlementaire mais plutôt l’Humilité Parlementaire. • « Assistance Mortelle », mortel comme documentaire !! • Dumarsais Estimé : pas assez estimé à mon goût. • Un Ibuprofène avarié, c’est un Ibu-profane !!! • Les campagnes électorales : ça marche mieux en campagne (parole de candidat)


Rodney Noel, patron du Compas festival