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Samedi 16 février 2013

jubile

Goebbels Cadet : sur un air de jubilé L’ancien latéral gauche du Racing Club Haïtien, Goebbels Cadet, surnommé « Ti Nazaire », a mis officiellement un terme à sa carrière le 7 février 2013 à l’occasion d’une rencontre qui mettait aux prises les amis de Goebbels et la formation de la présidence. Entre curiosité et retrouvailles.

G

érald, comment vas-tu ? Oh ! Oh ! Ti Nazaire, quelles nouvelles ? Oh Jean-Marie n’est-ce pas que tu deviens de plus en plus jeune ? Interjections ! Cris de joies, Accolades et poignée de main vigoureuse. Les expressions des émotions des retrouvailles varient. Au stade Sylvio Cator, l’atmosphère est à la joie des rencontres entre amis qui se sont perdus de vue. Il est un peu plus de cinq heures quand le président de la Fédération haïtienne de football, Yves Jean-Bart, en compagnie de quelques membres du comité fédéral, offre le maillot de la sélection à un Goebbels Cadet ému en signe de gratitude du football haïtien. Place maintenant au spectacle sur le terrain. Ici, il y a Gérald Romulus, Goebbels Cadet, Guy Sainvil qui, le temps d’un match amical, ont rechaussé les crampons, histoire d’offrir un dernier baroud d’honneur à l’ancien latéral gauche de la sélection nationale haïtienne. Histoire d’accompagner un collègue dans ses « adieux au terrain ». Là, il y a Ernst Jean-Baptiste qui a disputé les éliminatoires de la Coupe du Monde en compagnie de Goebbels en 1981, mais encore d’autres étoiles plus jeunes comme Johnny Descollines, Rosemond Pierre, Jean-Roland Dartiguenave, Chrismonor Thélusma, Charlite Eléazard, Oreste Louis qui, à côté de Roro Nelson, viennent eux aussi rehausser la sortie d’un grand. Dans les tribunes, ils étaient peu, très peu nombreux à faire le déplacement. Pourtant, entre la curiosité des plus jeunes et la surprise des aînés, le va-et-vient restait incessant. Qui sur le terrain est Gérald Romulus ? Qui est Rosemond Pierre ? Quel dossard porte Goebbels Cadet ? Qui est « Ti Cochon » ? Pourquoi ce surnom de « Ti Cochon » ? Ah ! Est-ce monsieur qui est Guy Sainvil ? Pourquoi surnomme-t-on Romulus « Djab Bacca » ? Les questions des plus jeunes fusaient d’ici et là pendant que, du côté des aînés, Ernst Jean-Baptiste réussit encore ses passes de l’extérieur du pied ? Mais Gérald Romulus ne va pas vieillir ? Quelle vie ! Voilà que Goebbels Cadet est plus jeune que moi. Pour mémoire, le match qui a eu lieu dans la soireé n’a servi qu’à démontrer que, autrefois, ceux qui évoluaient sur le terrain étaient de grands joueurs, que certains d’entre eux avaient encore de beaux restes et surtout pour le public une occasion de constater l’effet du temps sur les êtres. Aaaah ! Dans le temps, la frappe de Romulus aurait envoyé le gardien chercher le ballon dans ses filets. Ooooh ! Regarde le grand Guy Saint-Vil ! Aaaah ! La fameuse pointe

Stade Sylvio Cator : Goebbels Cadet raccroche officiellement parmi ses amis et ex-coéquipiers dont Alix Timer (à gauche) et Louisdor Labissière (à droite) (Photo : Yonel Louis)

Au Parc Saint-Victor du Cap-Haïtien, l’ex international reçoit une plaque des mains de la ministre des Sports Magalie Racine en présence, entre autres, de Théo Jean-Baptiste (à gauche)(Photo ; Yonel Louis)

de vitesse de Rosemond Pierre. Oooh! Où est passée l’élégance naturelle de Descollines à qui ressemble tellement le suédois Zlatan Ibrahimovic ? Quand l’arbitre accorda un penalty à la formation de la présidence, c’est le public lui-même qui exige que ce soit Roro Nelson qui le transforme. Le géant chauve réussi son tir et donne un avantage qui va durer jusqu’à la fin de la partie à la for-

mation de la présidence. Et c’est un Goebbels Cadet en pleurs qui laisse la pelouse à quelques minutes de la fin de la partie après avoir joué quelques minutes au sein de la formation de la présidence. « Je suis né au sein d’une famille où ma mère avait 9 enfants alors que mon père est décédé alors que je n’avais que 10 ans. Je dois tout au football et c’est grâce au football

que j’ai pu aider ma mère avec les autres », raconte Goebbels Cadet, pour expliquer ses larmes en quittant le terrain. « Je laisse le terrain comme joueur mais je compte mettre mon expérience au service des jeunes. Je souhaite rester aux abords du terrain comme entraîneur, car j’ai bénéficié de plusieurs stages comme entraîneur », continue

Le cap a eu son moment de gloire  

Le cap a eu son moment de gloire

Le cap a eu son moment de gloire  

Le cap a eu son moment de gloire

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