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Zenglen s’adresse au ministère de la Culture 24 ans d’existence ! Zenglen, après la sortie de son nouvel album intitulé « Rezilta », s’adresse au ministère de la Culture. Participant à une émission sur Radio Magik 9, 100.9 FM, le mercredi 9 janvier 2013, Jean Brutus Dérissaint, seul rescapé et principal responsable de Zenglen, demande à cette institution de l’Etat d’inviter son band ou un autre groupe qui a fait un bon travail à des activités culturelles qui se tiennent au pays et qui réunissent beaucoup de gens sans discrimination. (A défaut d’un trophée pour tout ce que le groupe représente et a accompli dans la musique haïtienne, notamment le compas direct). L’un des chanteurs de Zenglen, Kenny Desmangles, a abondé dans le même sens pour dire que la jeunesse aimerait, par exemple, écouter le « Rezilta » du groupe lors d’un concert gratuit au Champ de Mars. Signalons que le ministère de la Culture est souvent très critiqué par les artistes pour son absence et son manque d’encadrement et d’accompagnement.

Le haut état-major de Zenglen en Haïti

Après un premier rendez-vous raté, trois musiciens et responsables de Zenglen, Jean Brutus Derissaint, Kenny Desmangles (Sake Ay) et Réginald Cangé (Pè Las), sont finalement en Haïti dans le cadre de la promotion du dernier album du groupe intitulé « Rezilta ». En effet, ces derniers, avec la coordination de Zigizag Productions, ont procédé à la présentation de ce cd à La

Réserve Restaurant, à Pétion-Ville, le lundi 7 janvier 2013. Au cours de cette rencontre avec la presse, animateurs et journalistes culturels ont pu auditionner les morceaux de cet album de onze titres dont « Zenglen nan baz », « Love someone », « Rezilta », « Nou gon pwoblem », « Promise », « Pa tcheke mennaj mwen », « Lanmou se jwet aza », « Dance in the dark », « 3e chapit », « Cherie pran pitye » et « Pa fe sa » (remix), tout en interviewant les panelistes. Brutus Derissaint se dit satisfait de

cette présentation et de l’accueil fait au dernier disque de Zenglen. Selon lui, environ trois chansons dont « Rezilta » et « Love someone » seront vidéoclippées. La vente-signature de « Rezilta » aura lieu en février prochain, après le weekend de la St-Valentin au cours duquel le groupe aura à honorer plusieurs contrats. Parallèlement, Zenglen annonce sa présence au Cap-Haïtien le 9 février 2013 pour animer le bal-carnaval.

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FANS

Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

Agenda de l’Institut Français d’Haïti du 14 au 20 Janvier 2013

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL

JEDI MIZIK Open Mic (sur inscription) Une fois par mois, l’IFH ouvre sa scène aux artistes émergents, en leur permettant de présenter une ou deux de leurs créations au public lors d’une soirée « Scène-Ouverte ». Les musiciens désirant participer devront s’inscrire préalablement à l’IFH (Bureau Culture, auprès de Antoine Lanz), dans la limite des places disponibles. Jeudi 17 janvier - IFH - 7h pm - Entrée libre

CINEMA Soirée courts métrages Remise des prix du concours Guilbaud et Widmaïer L’Association haïtienne des cinéastes organise la 10ème édition de ce prix, visant à encourager l’émergence de nouveaux talents et la production locale dans le domaine du court-métrage. Le prix Guilbaud et Widmaïer rend hommage aux pionniers du cinéma haïtien, Edouard Guilbaud et Richard Widmaïer qui ont produit, dans les années 1950, les premiers films haïtiens. Depuis sa création en 2002, ce concours a permis de faire connaître des dizaines d’artistes qui ont ainsi pu intégrer la communauté audiovisuelle internationale. Les courts-métrages ont précédemment été diffusés à la télévision, le public votant pour son film préféré par sms. Lors de la soirée de remise de prix à l’IFH, les dix films finalistes seront diffusés, puis les résultats seront dévoilés. En partenariat avec : Ministère de la culture, Ambassade du Brésil et IFH Vendredi 18 janvier - 7h pm - IFH - Entrée libre

INSCRIPTIONS AUX COURS Pour les cours de bureautique : Rendez-vous a l’Institut français en Haïti jusqu’au 6 février 2013 de 8h am à 1h pm. Plus d’infos ici Pour plus d’informations, contactez gcdl@institutfrancaishaiti.org

RETROUVEZ-NOUS : www.institutfrancaishaiti.org Facebook : InstitutFrancaisenHaiti Twitter : HaitiIFH BBM : 2A5F80A6 L’Institut français est l’opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour l’action culturelle extérieure de la France @ Institut francais Haiti 2012 En partenariat avec : www.airfrance.fr www.manmanpemba.com www.lenouvelliste.com

RÉDACTEUR EN CHEF SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Marie-Brunette B. MAINSOUR Gaëlle C. ALEXIS RÉDACTION Joël FANFAN Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Daphney Valsaint MALANDRE Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Elisée DÉCEMBRE Junior Plésius LOUIS Péguy Flore PIERRE Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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DE VOUS A MOI

Traductions

O

n aura tout entendu par bord ici ! J’ai longtemps hésité avant de partager ces faits dont j’ai été témoin oculaire et auditif (j’ai failli écrire auriculaire), ne voulant pas, d’une part, que les lecteurs croient à une blague de plus du genre ; et, d’autre part, que mon espièglerie frôle la méchanceté. Loin de là ! Mais il est de ces scènes qui ne peuvent rester enfermées dans la mémoire du témoin, surtout qu’elles se jouent partout, à notre barbe, des fois sans respect pour les spectateurs que nous sommes. En outre, ces scènes sont du genre à causer des chocs, tans l’étonnement causé par l’audace des acteurs est grand. Mais, magnanime, je crois que certains acteurs sont tout simplement de bonne foi et veulent soit aider, soit communiquer. Donc ils inventent, ils créent. Ce n’est pas interdit, bien au contraire ! Mais quand en face, il y a des spectateurs connaisseurs ou puristes, il y a danger d’étranglement lorsque, dépendemment du lieu où la scène se joue, on ne peut se permettre d’éclater de rire. Heureusement que moi, fille des planches, j’ai appris à contrôler mes fousrires. Je peux même pleurer à la place, et pour ne pas créer de jalousie dans ma sphère anatomique, je dois me rendre en urgence aux toilettes pour soulager ma vessie qui m’aide de bon cœur à pleurer... à sa manière. C’est vrai que j’ai entendu, tout comme vous certainement, toutes sortes de blagues concernant ces compatriotes qui changent de ton et de nom à l’immigration ou en passant une entrevue en terre étrangère, question de se faire comprendre par le Blanc dans sa langue. Nous avons appris qu’un agent de l’immigration s’est un jour retrouvé en face de mister Godgiven Thepink, ou encore John TwentyHundred. Je n’ai jamais voulu croire, n’ayant pas été témoin de la scène, qu’un compatriote, dans un grocery, ait vraiment demandé « one book of john good » pour avoir une livre de jambon ; mais je me demande, après ce que j’ai vu récemment, si j’ai raison de persister dans mon scepticisme… J’étais à une soirée de témoignages et de louanges en pays étranger, et une dame qui ne souhaitait pas se présenter directement a envoyé une cassette vidéo. Comme elle ne parlait pas encore

anglais, dans la vidéo il y avait aussi un interprète. Nous prêtons attention. Elle y explique que pendant quelque temps, elle a souffert d‘une perte de sang, et l’interprète nous a traduit qu’elle avait «a lost of blood». Très bien, Oncle Sam est assez diplocrite pour dire que, dès qu’on comprend, la communication passe. La dame dit qu’elle s’est ruinée en Kotex, et l’interprète, trop prude pour dire un si gros mot, traduit : «she got ruined in this thing… you know? this thing women use every month to … you know? every month...» Pour ceux qui ne savaient pas comment traduire Kotex en anglais, vous êtes servis. Et comme toute bonne chose a une fin, la dame se lève pour remercier le ciel et dire que depuis sa guérison, son zèle pour le ministère est maintenant sans mesure. Fidèle, le traducteur nous dit : «since she was healed, her wing for the ministry is measureless now!» Lecteurs, croyez-moi, j’étais enceinte à l’époque (je n’ai pas toujours été vieille fille, vous savez ?), et je demeure convaincue que cette soirée m’a fait avoir la tranchée plus tôt. Et c’est peut-être l’osmose qui a failli me mettre dans un seul zen quelques années plus tard à l’immigration, quand l’agent a demandé son nom à ma fille. Pour montrer qu’elle parlait anglais, elle a répondu : «my name is Péyola.» Hmmmm… C’est pour ça que, quand j’entends les blagues, je ne cours pas dire que c’est pas vrai, non ! Il y a un chanteur local que j’apprécie énormément. Il a une superbe voix, beaucoup de présence, il compose bien. Et c’est justement à cause de mon appréciation que je n’ai pas voulu venir avec son histoire, mais je m’en voudrais de vous priver de ce saisissement joyeux. La première fois que j’ai entendu la traduction anglaise qu’il a faite d’une de ses compositions, je n’ai pas voulu en croire mes oreilles. Cela m’a valu de freiner à plusieurs reprises dans une zone assez peu cotée en matière de sécurité, mais je voulais m’assurer que je ne rêvais pas. Il a beaucoup de mérite dans son audace, vu qu’il a traduit cette même musique en deux autres langues, mais comme je ne suis pas là pour l’occire, je m’en tiendrai à Shakespeare. Mais vraiment, pour une fois, je ne suis pas à l’aise… J’espère qu’il ne lira pas… Mais il y a tant de gens qui savent combien j’aime cette musique justement. Enfin !

Pendant que je réfléchis, laissez-moi vous dire que le mois dernier, j’ai amené ma voiture (une fois de trop) au garage. Dans la salle d’attente climatisée au max (il faut bien geler les clients avant de les plumer), je crois que j’ai fait un petit kabicha (la salle est grande et l’attente est longue…) Mais comme je suis antioutioute, je regarde quand même anba zyeu, question de voir ce que je pourrai vous rapporter. Il y a là un expat qui ne parle qu’anglais et son chauffeur. Le mécanicien entre et dit au chauffeur que c’est pas une grosse panne, c’est une courroie qu’il a fallu changer. Et l’audacieux de dire à son patron : «he said it’s nothing serious, just a corror they changed.» Et le patron : «what did they change?» Et l’audacieux, avec force gestes circulaires: «a corror, you know ? the corror.» Time is money, le Blanc sort et va parler directement au mécanicien. A son retour, il dit au chauffeur : «let’s go, it’s a belt they changed.» Et pour mieux communiquer, il touche son ceinturon pour montrer au chauffeur ce qu’est un belt, et que courroie se dit aussi « belt ». Moi, je vous assure que j’ai cru qu’il allait enlever le ceinturon et flanquer

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une fessée bien méritée à l’audacieux ! Mais c’était sûrement un good white. Bon, je me résigne et je vous donne rapidement – pour conjurer l’émotion et le remords – la traduction de quelques phrases de la chanson que j’aime tant. Par respect pour l’auteur-traducteur, je ne les mets pas en ordre : «When we wake up in bed, the tail of your dress we grab… Someone has sorrow because his close just died…. When we go to sleep it’s you who keep us…. Without stop we need you…. Someone has both his feet in one shoe»… Le cd est en rotation sur tous les étalages des bootlegs… Et ce jeune étudiant qui s’amusait au Mexique au lieu de se consacrer à ses études ? Il a amené au restaurant des amis qui étaient venus le visiter. Ces derniers lui reprochaient de gaspiller l’argent de ses parents : «même l’espagnol tu ne l’a pas appris, depuis tout ce temps !» Et lui de répondre : «pas nécessaire, tu apprends les mots essentiels, tu ajoutes un o ou un a après les autres, et le tour est joué.» Les amis sont sceptiques… «Vous allez voir, donnez-moi vos commandes.» Le serveur attend… L’un veut du riz, sauce pois blanc, poisson en sauce ; un autre du cabri grillé avec des pommes, un autre tassot avec bananes pesées. Camarero por favor : rizo con poisso blanco y pez en salsa; cabrito grillado con patatas y vaca tranchada con platanos pesados, etc., etc. Le serveur revient avec les commandes exactes, et le petit pédant se cargue dans sa chaise et dit aux amis : «Qu’est-ce que je vous disais, hein ?» Les amis sont épatés. «Wow ! T’es fou, toi, mais super débrouillard.» Ils mangent. Pédant paie et laisse un bon pourboire au serveur qui lui dit «Merci beaucoup, monsieur.» «Ah ! vous parlez français, serveur ? Je ne parle pas seulement français, monsieur, je suis Haïtien même, sinon votre cabrito grillado et votre poisso blanco vous resteraient sur l’estomac. Mes hommages, messieurs !» Il s’en va en maugréant : «humm… vaca tranchada pour tassot de bœuf??? Et dire que je suis clouée au lit depuis quelques jours parce que j’ai les nerfs du bas du dos tendus et froissés, moi qui ne suis même pas susceptible. Je crois que c’est pour avoir trop souvent et trop longtemps retenu de bons éclats de rire bien en face de ces cerveaux ! De vous à moi, si en priant je pense à ces « intelligents », je risque de dire «...et ne nous induis pas à la traduction... !» Good Year! Sister M*


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Look-à-loupe

Stéphanie Villedrouin trop sobre vs trop dynamique Elle est rentrée sur la scène politique comme étant la plus jeune des fonctionnaires d’Etat de notre histoire. Ses initiatives et son dynamisme manifestés depuis sa prise de fonction en tant que ministre du Tourisme font d’elle l’une des personnalités les mieux appréciées en 2012. On n’a pas trouvé mieux pour relancer ‘’Look-à-la-Loupe’’, la rubrique qui a manqué à plus d’un depuis trois ans. « Son style est à la fois classique et décontracté. C’est parfois trop décontracté pour un ministre. Ce poste suppose un code vestimentaire rigoureux. Elle change souvent de coiffure. Parfois, les cheveux lui recouvrent le visage. Les cheveux doivent rester en place, Madame. Elle est superbe en veste et en robe. Je lui conseille de les porter plus souvent au lieu des jeans et maillots simples qu’elle exhibe parfois. Certes, elle est jeune, mais son poste exige beaucoup côté look. » Michel Chataigne

« C’est la jeunesse en puissance. Elle a le physique de l’emploi. Ses initiatives témoignent de son ouverture d’esprit. Elle communique beaucoup. Avec elle, on fait l’expérience de la clairvoyance dans la gestion de la chose publique. Côté look, il lui faut un peu plus de personnalité dans ses tenues. Haïti a une identité folklorique sur la scène internationale. Elle doit être à même de l’extérioriser. Dans cet élan d’ouverture aux affaires et au tourisme que revendique le gouvernement, il est crucial que les décideurs en profitent pour exhiber notre particularité. C’est notre particularité qui peut attirer les touristes. Je lui conseille non seulement des habits de chez nous, mais aussi de faire la promotion du créole haïtien dans ses interactions avec les étrangers. Je la félicite pour ses réalisations et je lui suggère de continuer sur cette lancée. Il nous manquait un ministre du Tourisme aussi engagé ! » Harry Lafond

« Elle est simple. Très conventionnelle. Cela aurait été agréable de la voir porter des vêtements de créateurs haïtiens. Même si elle fait bien son travail, je pense qu’elle aurait pu être plus qu’un ministre Tourisme, mais aussi une ambassadrice de la culture haïtienne. » Valéry Vilain

« Je la trouve trop sobre côté look pour une personnalité aussi dynamique. Elle est cool, mais parfois elle porte des habits qui ne font pas son âge. Je lui conseille un look plus ‘’hype’’ avec des accents du terroir. Elle pourrait solliciter le soutien de designers haïtiens vivant ici ou ailleurs. Elle est merveilleuse quand

elle porte des accessoires tels que sac et bijoux haïtiens. Elle est notre ambassadrice aux yeux des étrangers. Elle est bien placée pour donner le ton. Elle est capable d’encourager la consommation de la production locale. » Phélicia Dell

Propos recueillis par Chancy Victorin chancyzone@gmail.com

Entre les affaires et la musique

Nathalie Jean

De petite taille, un corps menu dans une robe seyant à sa sveltesse, perchée sur des talons hauts, l’ancienne gagnante du concours Ticketmax Académie ne passe pas inaperçue. Une fois sur scène, Nathalie Jean happe et retient. Après quelques notes, on est conquis. « Sur scène, je tiens à communiquer ce que je ressens. Il est essentiel de partager mes émotions avec mon public. Il faut que je le fasse rêver », explique Nathalie, la voix chargée d’émotion. Une fois de temps en temps, Nathalie Jean chante dans des soirées. Quoi que talentueuse, elle ne rêve pas d’une carrière comme tous les autres artistes. Elle a priorisé les études et compte vite gravir les échelons dans sa vie professionnelle. « On me voit rarement chanter, non parce que je ne trouve pas de proposition, mais parce que j’ai fait un choix», confie-t-elle. Alors que d’autres artistes sont obligés de faire autre chose pour subvenir à leurs besoins, Nathalie veut absolument travailler et devenir une excellente femme d’affaires. «En ce moment, je travaille très dur, parfois jusqu’à 10 heures du soir, et j’aime ça », déclare-t-elle dans un sourire. Responsable de communication et membre du cabinet d’Andress Apollon à l’EDH, Nathalie se donne à fond dans son travail. « Parfois je compose des chansons aux heures du lunch, ça me convient ! » Nathalie parle de la musique comme d’un amant, « c’est ma seconde peau, je ne peux m’en passer ». Elle parle de son album et veut une promotion au bureau. Vie artistique et boulot, voilà le challenge. «Je jure que je vais y arriver !», s’exclame la jeune femme bourrée d’énergie et pleine d’ambitions. Gaëlle Bien-aimé gaellebienaime@gmail.com


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lle a des gestes vifs, un ton sérieux. Regard attentif, Carole est réservée. Sa renommée tient du mystère. Après plusieurs décennies de scène, la chanteuse prend encore la peine de se présenter. Vernis à ongles rose flashy, rouge à lèvres et pendentifs lui redonnent sa jeunesse. Un léger maquillage affine ses joues et adoucit les rides au coin de ses yeux. Fond de teint, cheveux crépus et naturels tombés sur le dos, Carole possède les atouts d’une jeune dame. Ici, dans les locaux de Canal 11 où elle accepte l’entrevue, la chanteuse s’empresse d’en finir. « Je dois prendre l’avion dans quelques heures, et il me reste beaucoup de choses à faire », soulignet-elle assise dans une petite salle retirée des activités de la télé. Pourtant, son enthousiasme et son calme naturels auront raison de son temps. Pour ce tour d’horizon, madame s’engage corps et âme. Elle plonge dans ses souvenirs les plus lointains. A parler de la musique haïtienne, on n’en finirait pas. Carole connaît les noms des plus anciennes formations musicales sur le bout des doigts. Les tendances et les instruments lui viennent à la bouche comme l’abécédaire. « La jeunesse est confuse. Elle ne reconnaît aucun modèle, regrette-t-elle. Il est de notre devoir de la réorienter vers son origine, son essence en matière musicale. » Pour son apport à la musique haïtienne Carole a reçu les honneurs et mérites d’Havana Guitar Night. Pourtant l’artiste ne s’enorgueillit pas. Elle formule avec mesure ses propos. Son caractère trempé de modestie met de l’ordre dans ses idées. « J’étais surprise d’être primée par Havana. Ça me fait penser que tout n’est pas perdu. Cependant, si j’avais su qu’on allait le faire, j’aurais dit non, pour ne pas gâcher la soirée d’hommage à Liliane, évoque Carole entre deux sourires. Toutefois, j’étais contente d’être avec cette grande journaliste et de la voir heureuse. Je vois qu’il y a au moins certains qui savent que ce n’est pas après le décès de quelqu’un que l’on doit lui rendre hommage ! » Avant, la diva qu’est devenue Carole Démesmin accordait peu d’importance à la musique dans son enfance, fait-elle comprendre. Si la majorité des artistes prétendent avoir commencé à chanter à l’âge de cinq ans ou au berceau pour des shows médiatiques, Carole parle avec franchise. « Jamais, jamais je n’imaginais qu’un jour cela arriverait. C’est devenu une réalité par le trou de la vie. Le poids du vent, tout simplement, se souvient-elle. Avant je n’avais pas pensé devenir chanteuse, c’est la peinture qui m’intéressait. Mais, dans mon enfance, j’étais très créative... celle qui aimait son espace personnelle pour évoluer. » Les mains croisées sur une table, le regard fixe, elle ne simule pas. Son discours sonne juste. Tout paraît clair dans ses mots. « J’avais des amis comme tout le monde, mais surtout des moments réservés à moi-même. Devenue grande, je réalise que mes instants de solitude m’avaient aidée à créer des choses en prenant tout mon temps. Même lorsque je ne voyais pas comment et sur quoi ça allait déboucher, j’y croyais fermement. » De part son tempérament, difficile de découvrir l’humour frétillant dans ses gestes et sa timide sympathie. Mais au fur et à mesure, tout se dévoile quand elle raconte sa vie. « La musique ne m’a pas changée. J’apprécie énormément le fait d’être chanteuse et de voyager sans cesse. Sinon, comme une poule pondeuse, j’aurais eu six ou sept enfants. Mais je n’en ai pondu que deux. Je les ai soigneusement couvés. Donc je suis restée femme comme toutes les autres ! Je sais faire tout ce dont elles sont capables, à l’exception des niaiseries. Parce que je pense qu’il existe des valeurs morales à respecter », reconnaît Carole, qui a démarré sa carrière musicale à dix-neuf ans aux États-Unis.

plus Sa voix est des es comrespectables. S odes à repositions, des s. Fidèle monter le temp puis l, de au traditionne ans, elle trente-quatre e vision s’appuie sur un chanter profonde pour ienne. A la musique haït nada Ca travers Haïti, le onde, et le reste du m e Carole les chansons d itent les Démesmin hab lusieurs souvenirs de p générations.

Carole Démesmin Une voix de dévotion A croire que « Lumane Casimir » est son plus grand succès musical, on se tromperait si elle n’avait pas rectifié le tir. « Mes succès musicaux varient en fonction des régions. Par exemple, au Cap, «Lumane Casimir» n’était pas connu comme mon plus grand succès. C’était « Chaine d’Espoir » pour les Capois. Dans le Sud c’était « Tranpe Manyòk ». Mais à Port-au-Prince, «Lumane Casimir» était ma chanson la plus populaire. Je garde encore de beaux souvenirs du théâtre national couvert de palmistes comme un amphithéâtre. Tout comme je me rappelle aussi de la photo de «Lumane Casimir». Un personnage que je ne connaissais pas, dont mes parents m’ont raconté l’histoire... et cela m’a beaucoup inspirée », révèle la native de Léogâne. La dévotion qui porte Carole Demesmin à chanter les valeurs d’un pays (Haïti) très mal jugé, est sacrée. Un amour d’autant plus vrai réside dans ses paroles dosées lorsqu’elle s’oublie pour expliquer son attachement à sa terre natale. « Je suis une Haïtienne, aussi simple que ça. En tant que telle, il est normal que je continue à chanter pour Haïti. Ma

musique apporte des messages au-delà des frontières. Dans ce partage, j’ai appris beaucoup de choses aussi de l’étranger. En un mot, je sais qui je suis. Il n’y a rien qui puisse me prendre la tête. Rien ne peut me faire croire que ma musique est mauvaise. À n’importe quel moment je peux puiser dans le compas comme dans le troubadour, puisqu’un grand travail a déjà été fait à travers ces différentes tendances. » Pour avoir sorti quatre albums en trente-quatre ans, Carole ne compte pas s’arrêter là. Le porte-drapeau haïtien envisage un cinquième pour les prochains mois. « J’étais supposée sortir mon nouvel album en décembre dernier. Mais à cause de mes déplacements, avec les heures de studio qu’on a manquées, tout a été reporté, précise Carole. L’idée de rendre hommage à de grands compositeurs haïtiens m’a effleuré l’esprit. Ainsi, j’ai mis sur pied un projet qui facilitera le retour en onde de quelques-unes de leurs compositions. Dans le volume I, on présentera des personnalités de notre époque avec les chansons qui ont marqué la leur

et qu’on ne veut pas qu’on oublie. Tout ça pour donner à la nouvelle génération l’occasion d’assurer la relève. Pour le respect des droits de l’auteur (parce qu’il y en a certains qui sont décédés), on a écrit leur famille à ce sujet. Présentement on n’a pas encore toutes les réponses des lettres qu’on a expédiées, mais bon nombre sont d’accord. Sur ce, on attend les dernières nouvelles pour enchaîner. Parallèlement on prépare aussi un livret sur la biographie de ces compositeurs. Une brochure accompagnera aussi l’album pour permettre à un large public de lier connaissance avec ces personnages, de savoir qui ils sont, et comment ils ont réussi à marquer le temps. » Durant tout son parcours, Carole Démesmin a fait don de sa personne à la musique haïtienne. Avec un nouvel opus, sa voix originale annonce la couleur de prochains jours de sa carrière. Plus coriace et davantage dévouée, le public peut guetter son come-back. Dimitry Nader Orisma


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Vendredi 11 janvier 2013

selection nationale

Les Grenadiers aux entraînements

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u terme des festivités de la Noël et des fêtes de fin d’année, les Grenadiers ont bel et bien repris les séances d’entraînement, lundi 7 janvier au Centre Fifa Goal, situé à la Croix-des-Bouquets, en vue de peaufiner leur préparation avant d’affronter la sélection Chilienne de football le 19 janvier à Conception en match amical international. Les 22 convoqués par le sélectionneur national avant de partir en vacances pour Cuba, étaient tous présents au Ranch de la Croix-desBouquets pour la reprise des entraînements de la sélection haïtienne de football. Cette dernière s’active sur le terrain par des exercices physicotactique et des travaux devant les buts, et ce avec pour objectif principal d’imposer une très forte résistance à l’équipe nationale du Chili qui doit affronter quatre jours avant le match d’Haïti prévu pour le 19 janvier à

Conception, le Sénégal le 15 du même mois à Le Serena. Joint au téléphone, le Directeur technique national s’est dit content de la reprise des entraînements des Grenadiers. Faisant allusion aux joueurs convoqués, il a déclaré : « Ils sont tous là », avant d’évoquer l’absence du Sélectionneur national. « Israel Blake Cantero n’est pas encore arrivé au pays. Toutefois, la Fédération Haïtienne de Football (FHF) a tout réglé du point de vue administratif qu’il soit regagné Port-au-Prince le plus vite possible. Pour l’instant, l’équipe travaille sur la direction de son adjoint, Pierre Roland Saint-Jean et le reste du staff technique », a précisé Wilner Etienne. Sachant que le 19 janvier ne sera pas une date de la Fifa, les autorités du bureau fédéral sont entrain de mettre le paquet en vue d’avoir certains expatriés évoluant sur le sol du

continent américain. « Jean Sony Alcénat est encore dans le pays, même cas de figure pour Pascal Milien. Ce dernier est entré dans le pays pour grossir le rang des Grenadiers. MarcAurel Sampeur et Brunel Fucien de l’Aiglon de la Martinique nous ont confirmé qu’ils feront le voyage. Nous sommes dans l’attente de Jean Marc Alexandre et de Méchack Jérôme. Pour le reste, il est tout simplement quasi impossible de compter sur la présence des joueurs évoluant en Europe, et ce même s’ils ont l’envie d’aider le pays », a fait savoir le patron de la Direction technique nationale. A en croire les dires du président de la FHF, tout est fin prêt pour que les Grenadiers effectuent ce voyage car les autorités de la Fédération Chilienne de Football ont déjà acheminé les billets pouvant permettre le déplacement de l’équipe nationale d’Haïti.

Si tout se passe bien, la délégation haïtienne laissera Port-au-Prince le 16 janvier à compter de 2 heures PM à destination de Conception avec un groupe composé de 22 joueurs pour jouer l’équipe nationale du Chili trois jours plus tard soit le 19 janvier en match amical international. Rappelons que les deux pays Haïti et Chili se sont déjà affrontés à cinq reprises pour une victoire dans chaque camp et trois matches nuls. Il s’agit pour les Haïtiens de préparer la 12e édition de la Gold Cup 2013 qui aura lieu aux USA, en revanche, les équipiers d’Alexis Sachez sont entrain eux de mettre les bouchées doubles avant la reprise des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, zone Amsud. Légupeterson Alexandre

transfert

Johnny Placide présenté à Reims

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n marge du stage que le Stade de Reims effectue actuellement à Clairefontaine, les Présidents du club, Jean-Pierre Caillot et Didier Perrin ont procédé, face aux médias, à la présentation officielle de Johny Placide, nouveau gardien de but, en provenance du Havre.

Johny Placide :

« J’avais envie de quitter mon club formateur pour relever un nouveau challenge. Les contacts avec le Stade de Reims ont été très rapides et très bons. J’avais à cœur de retrouver cette Ligue 1 que j’avais déjà pu côtoyer avec Le Havre. Pour toutes ces raisons le Stade de Reims me convient très bien, et je suis très content d’être ici. Mon projet, ici, s’inscrit sur la durée, c’est un point important. Je suis jeune, il y a un gardien qui est en place aujourd’hui et qui fait de très bonnes choses. Je vais travailler, j’ai d’ailleurs déjà commencé, et maintenant j’espère que tout va bien se passer ». « Après les premiers contacts, je me suis penché sur l’histoire du club. J’ai déjà eu la chance de jouer contre Reims, de jouer dans ce stade, à Delaune. Il y a une très belle ambiance. C’est un stade très chaleureux. Ce sont des choses qui comptent quand il faut faire un choix. Reims est une ville qui aime le football. J’avais besoin de cela ». « Quand j’ai eu les dirigeants au téléphone cela a été un grand plaisir pour moi car j’ai senti une réelle intention de me faire venir au club. J’ai regardé les derniers matches du club, et j’ai vu une très belle équipe. Je ne me fais pas de souci : si nous conti-

Johnny Placide présenté au public de Reims

nuons à travailler comme cela, je ne vois pas pourquoi le Stade de Reims ne resterait pas en Ligue 1 ».

Jean-Pierre Caillot :

« Nous avons rencontré Johny Placide avec sa famille, son agent, et nous sommes très vite parvenus à un accord. Il nous rejoint, il incarne l’avenir. Cela fait plusieurs années maintenant, que ce soit au mercato d’hiver ou d’été, que nous recrutons, au Stade de Reims, de jeunes joueurs

dont nous sommes convaincus du potentiel. C’est le cas avec Johny Placide. Nous avions l’opportunité d’intégrer dès maintenant un gardien déjà formé, il ne fallait surtout pas laisser passer cette opportunité pour le Stade de Reims » Xavier Henneuse (entraîneur des gardiens) : « Johny Placide est un jeune gardien, donc perfectible, avec un gros potentiel physique, dans le sens où il est très explosif.

Aujourd’hui c’est une belle opportunité pour le Stade de Reims de faire venir ce garçon qui a été formé au Havre, dans l’un des meilleurs centres de formation. Il faut préciser qu’il a déjà de belles références en Ligue 2. C’est un garçon très simple, qui s’est tout de suite fondu dans le collectif. Il est également très à l’écoute, donc aucun souci d’intégration avec ses coéquipiers ». Source: Racing Stade de Reims


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Vendredi 11 janvier 2013

jeux de la francophonie

Le judo haïtien aux Jeux de la Francophonie

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’il est vrai que l’emblématique président de la Fédération Haïtienne de Judo (FHJ), Ernst Laraque est décédé, pour autant, le judo haïtien reste bel et bien vivant. Pour preuve, avec un total de quatre athlètes, dont Linouse Desravines, sacrée sportive de l’année 2011 par l’Association Haïtienne de Presse Sportive (ASHAPS), le judo haïtien participera à la plus grande manifestation sportive des pays parlant français, la septième édition des Jeux de la Francophonie qui se dérouleront à Nice (France), du 6 au 15 septembre 2013. Alors que certains détracteurs s’attendaient à ce que le judo haïtien mis bas les armes suite à la mort de son président émérite, Ernst Laraque, selon toute vraisemblance, ils se sont trompés grandement car le succes-

seur de Laraque, le valeureux, Martin Télémaque s’est mis déjà au travail en réalisant quelques séminaires et multipliant les séances de travail, et ce à quelque mois de la tenue des Jeux de la Francophonie où le judo haïtien y prendra part. Ce sont respectivement, Linouse Desravines (-53kg), Betina Chéry (-57kg), Robenson Beaucicau (-73kg) et Jackly Jean-Baptiste (-81kg) qui défendront les couleurs haïtiennes à Nice (France) du 6 au 15 septembre de cette année.

Jeux de la Francophonie ?

Les Jeux de la Francophonie sont une compétition multisports et des concours culturels en épreuves individuelles ou par équipes organisés par le Comité International des Jeux

de la Francophonie et le Comité National des Jeux de la Francophonie sous l’égide de l’Organisation internationale de la francophonie. Ils sont organisés tous les 4 ans, ils mettent aux prises les représentants des pays membres de la Francophonie. Et ce sont les pays suivants qui avaient déjà accueilli cette compétition. Il s’agit du Maroc (Cassablanca et Rabat) en 1989, France (Bondoufle) en 1994, Madagascar (Antananarivo) en 1997, Canada (Ottawa-Hull) en 2001, Niger (Niamey) en 2005, Liban (Beyrouth) en 2009 et cette année, la compétition reine des pays francophone revient en France (Nice). Ces jeux sont ouverts aux disciplines sportives suivantes : l’Athlétisme, le Basketball, le Beach volley, la Boxe, le Handisport, le football, le handball, le judo, le tennis de table, le tennis

Bilan 2012

Le onze national 2012 selon Yonel Louis avec les vrais noms des joueurs et leur club

et la lutte. Et côté culturel, les participants ont la possibilité de s’exercer en chanson, contes, dance, littérature, peinture, photographie et sculpture. La limite d’âge de chaque athlète participant est fixée à 25 ans. Il faut signaler qu’avant que les autorités du Comité Olympique Haïtien (COH) et le Ministère à la Jeunesse, aux Sports et à l’Action Civique (MJSAC) dévoilent le nom des autres différentes disciplines sportives, et le nom des athlètes culturels qui vont représenter Haïti à ces jeux, le football, avec la sélection U-20 et le judo, avec quatre athlètes sont les deux seules disciplines sportives connues qui défendront le pays à Nice en septembre. Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com

Boxe

Stevenson : “Froch est fait sur mesure pour moi”

O

n n’a pas encore la date ni le lieu du combat que le notre compatriote Adonis Stevenson dit pouvoir battre Carl Froch par K.-O. à l’occasion de leur duel pour la ceinture des super-moyens de l’IBF du Britannique. ”Je n’ai pas peur de Carl Froch, a indiqué Stevenson au site BoxingScene.com. Il est fait sur mesure pour moi. Ce n’est pas un gars qui va s’enfuir; il va se ruer sur son adversaire. Je pense que je peux lui passer le K.-O. et j’espère que je vais pouvoir gagner la ceinture pour le Québec et le Canada et en la mémoire d’Emanuel Steward”. Malgré le trépas de son entraîneur Steward en 2012, Stevenson continue de se préparer à son centre de Detroit, le Kronk Gym. Froch désirait se battre contre le Danois Mikkel Kessler, mais l’IBF n’a pas accepté de lui accorder une dérogation et le force à se battre contre Stevenson, aspirant obligatoire à son titre.


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11 janvier 2013 No 777

The Backyard «

Un petit coin secret bien aménagé ! » C’est le moins que l’on puisse dire en pénétrant The Backyard, ce nouveau club de la rue Panaméricaine. Situé au cœur de Pétionville, dans ce qui avait été initialement l’arrière-cour d’une maison, d’où le nom de l’espace, The Backyard se veut un endroit ouvert aux activités de tous genres. L’idée provient du concept du « BBQ Day » américain qui généralement se fait dans la cour arrière des maisons. Ainsi, le menu du bar consiste essentiellement en BBQ grilling. « Je voulais mettre sur pied un

espace comme ceux que l’on retrouve à l’étranger, un endroit moderne pouvant recevoir différents types d’attraction, avec une équipe très performante et un système de son dernier cri entre autres. Il n’y avait justement pas d’autres lieux du genre en Haïti quand The Backyard a vu le jour », explique Stéphane Dragon, gérant du club. Ce dernier, qui se dit un vétéran de la musique haïtienne, a fait ses premières armes avec Top Vice, groupe qu’il a d’ailleurs dirigé pendant une quinzaine d’années. Il a aussi un peu trempé dans T-Vice en prodi-

guant des conseils aux frères Martino, encore très jeunes à l’époque, avant de former Nu-Vice qui n’a pas fait long feu. Sa carrière dans la musique

Connaissez-vous votre conjoint ? Vous êtes en couple depuis quelque temps et votre duo semble fonctionner. Mais connaissez-vous réellement votre conjoint ? Votre relation est-elle fusionnelle ou superficielle ? Pour le savoir, faites ce test ! Les autres prénoms de votre conjoint : A- Vous les connaissez tous. B- Vous en connaissez un. C- Vous ne savez pas s’il (elle) en a.

Ses mensurations :

A- Elles n’ont plus de secrets pour vous : vous lui achetez régulièrement des vêtements. B- Vous les connaissez au jugé. C- Vous ne les avez jamais sues.

Vos projets communs à long terme :

A- Vous en parlez régulièrement et en faites souvent de nouveaux. B- Tous les projets de l’autre sont des projets communs. C- Vous avez vos projets et elle a les siens. Tant mieux s’ils coïncident.

Dans la semaine, vous vous voyez :

A- Chaque soir et vous passez le week-end ensemble.

B- Avec vos horaires, vous ne faites bien souvent que vous croiser. C- Il vous arrive de ne pas vous voir certains soirs, mais c’est rare.

lui a permis de voyager presque partout à travers monde et d’apprécier du même coup un certain nombre de clubs. C’est de là que l’idée de venir s’établir dans son pays et d’y gérer son propre club lui est venue. Inauguré le 16 août dernier, The Backyard, dont la superficie permet d’accueillir plus de 500 personnes, a pourtant officiellement ouvert ses portes à la fin du mois de septembre 2012. Depuis, l’espace n’a pas chômé. Il a vu performer plusieurs artistes tels que les groupes T-Vice, K-Dans et le grand Scorpio. Mais The Backyard n’est pas qu’une salle de spectacles. Il peut aussi être le cadre idéal pour s’arrêter et grignoter quelque chose durant la journée ou simplement pour se retrouver entre amis. Parallèlement, l’espace est aussi ouvert à d’autres activités telles que des conférences et séminaires, des buffets, mariages, communions, baptêmes et fêtes d’entreprise entre autres. Désormais, il y a de plus en plus d’espaces du même style que The Backyard en Haïti, surtout à Pétionville. Mais Stéphane Dragon n’en semble nullement ébranlé. « Je ne crains pas la concurrence. On a des prix abordables et respectables et un excellent service. On va donc tout simplement continuer à plaire au client en lui offrant un service de qualité », assure-t-il, confiant. Daphney Valsaint Malandre

Une majorité de A

Le couple fusionnel

Apparemment, vous connaissez votre partenaire sur le bout des doigts. Vous ne vous cachez rien et passez le maximum de temps ensemble. Si cette relation est rassurante, elle est peut-être un peu trop fusionnelle. Essayez de garder chacun une part de mystère, qui entretiendra la flamme. Car à tout connaître de l’autre, le risque de finir par se lasser est grand. N’oubliez pas que vous êtes deux personnes différentes, qui doivent aussi pouvoir se débrouiller sans l’autre ! Apprenez à moins vous connaître !

Une majorité de B

Le couple complémentaire

La vie de votre conjoint avant de vous rencontrer :

A- Sa vie avant vous est un sujet dont vous ne parlez pas. B- Vous la connaissez dans ses moindres détails, y compris les petits noms de tou(te)s ses ex ! C- Vous la connaissez dans ses grandes lignes.

Vous connaissez bien votre conjoint, mais il (elle) a su garder sa part de mystère. Vous avez certainement trouvé le juste équilibre pour partager l’un et l’autre votre vie, sans perdre vote identité au profit du couple. Continuez comme cela !

Il vous arrive de vous tromper sur :

Une majorité de C

A- Sa date d’anniversaire. B- Son numéro de téléphone au travail. C- Son prénom.

La personne qui sait le plus de choses sur votre conjoint: A- Peut-être son (sa) meilleur(e) ami(e). B- Vous. C- Sa mère.

Le couple libre

Il semble y avoir un fossé entre votre conjoint et vous ! Vous êtes presque des étrangers l’un pour l’autre ! Si vous l’avez choisi et que cela vous convient, pas de problème ! Attention toutefois, la communication est un des piliers du couple. Votre relation restera fragile si vous ne vous y investissez pas un peu plus ! Essayez de passer du temps ensemble, de faire des activités communes et de construire des projets…. Bref, de mieux vous connaître !

Carole Démesmin une voix de dévotion  

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