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Le dernier smartphone d’Apple a été décliné dans une version en or 24 carats, par une société britannique. Une version «luxe» proposée en deux coloris, or jaune et or rose. Si le prix de l’iPhone 5 (670 euros) ne vous a pas rebuté, il risque d’en être autrement pour celui de la version en or 24 carats, proposée par la société britannique Gold & Co. Ce petit bijou technologique est décliné en deux coloris : un modèle en or jaune, au prix de 5100 euros. Le deuxièm, en or rose, est vendu à 4700 euros. Il a été présenté le 27 septembre dernier aux Emirats Arabes Unis. Nul doute qu’Apple devrait y trouver quelques clients. Sur la fiche technique en revanche, pas de changement. Les deux modèles embarquent 64 Go de capacité de stockage. A ce prix, c’était la moindre des choses.

L’iPhone 5 en or 24 carats vendu 5 100 euros pièce

A 43 ans, Ed Houben est le père de 85 enfants ! Il y a quatre ans, le Néerlandais Ed Houben devenait le donneur de sperme le plus engagé d’Europe. Ce guide touristique n’était à l’époque le père « que » de 46 enfants. Aujourd’hui, ce chiffre a quasiment doublé. Ed Houben est un Néerlandais de 43 ans qui a un objectif dans sa vie : aider les femmes à avoir des enfants. Il offre donc son sperme, ou même son corps, gratuitement à toutes celles désireuses d’être maman. Une offre alléchante quand on sait que les coûts pour une fécondation in vitro peuvent atteindre près de 5 000 euros et que la procédure peut prendre des mois. Ed Houben n’a aucune restriction, si ce n’est que les femmes doivent être en bonne santé. Pour procéder, l’homme invite les femmes à le contacter par mail via son site internet. Après s’être assuré que la femme soit en bonne santé, il l’invite à se rendre chez lui, à Maastricht. Il accepte également de se déplacer, à condition que les coûts de transport et d’hôtel lui soient payés. Ainsi, l’homme a pu procréer un peu partout dans le monde, des Pays-Bas à la Nouvelle-Zélande, en passant par la France et Israël. « Aider les femmes à avoir un enfant est devenu un pan important de ma vie », confiait-il au quotidien flamand Het Laatste Nieuws. « Plus de la moitié des femmes optent pour la méthode naturelle » Pour passer à l’acte, Ed Hoben propose deux manières de faire à ses «clientes». Elles peuvent utiliser son sperme par injection, mais peuvent aussi demander une procréation naturelle. «Plus de la moitié des femmes optent pour la méthode naturelle», affirme-t-il. Encore puceau à 34 ans, ce procréateur professionnel couche désormais avec une quinzaine de femmes par mois et selon les statistiques, l’objectif initial, à savoir la grossesse, est atteint dans 80% des cas. Lors de ses différentes interviews, Ed Houben a nié toute addiction au sexe. Il le dit lui-même, «s’il y avait plus de donneurs de sperme, je m’arrêterais». Après dix années de services offerts, le Néerlandais, regrette aujourd’hui de ne pas avoir plus de temps pour lui-même. En effet, s’il est le géniteur de 85 enfants, l’homme n’a encore pu fonder sa propre famille.

Shakira exhibe ses jolies formes de femme enceinte La superbe chanteuse colombienne Shakira, 35 ans, attend son premier enfant dont le papa n’est autre que Gerard Piqué, 25 ans, défenseur du FC Barcelone et champion du Monde et d’Europe avec l’Espagne. Enceinte de six mois, la nouvelle jurée de l’émission The Voice avait officialisé sa grossesse par un communiqué de presse il y a quelques semaines, avant de l’évoquer de vive voix à la radio et d’annoncer qu’elle attendait même un garçon. Aujourd’hui, comme pour convaincre Saint-Thomas qui ne croit que ce qu’il voit, la star sud-américaine a posté une photo d’elle sur son mur Facebook, et l’on retrouve donc la bomba latina dans une robe rose légère et souple, dessinant ses rondeurs de femme enceinte accentuées par le port d’une épaisse ceinture noire sous la poitrine. Ravissante, épanouie et féminine, Shakira affiche un bonheur palpable et semble impatiente d’être enfin mère.

L’agenda de Péguy La rentrée va en douceur jusque là ; elle ne vous met pas trop la pression. Du moins, pas encore ! Même si vous ne manquez pas de ressources et carburez à l’énergie positive, cela ne vous fera pas de mal de profiter de ce champ libre qui est mis à votre portée. Vous ne savez pas quand la chance tournera. Mercredi, le buffet à Le Plaza. A partir de 12 h. Le potage servi en entrée est un vrai régal. Tout autant que les petits gâteaux à la fin. Jeudi, à La Réserve, c’est le « Jeudi de la guitare » avec Dadou Pasquet. A compter de 7 h p.m. Entrée libre, USD 5 pour le cover charge. James Germain sera en concert à l’Institut français en Haïti. Passez dès aujourd’hui au 20 Avenue Lamartinière, Quartier Bois-Verna, pour savoir quand retirer votre carte ou appelez au 46 44 26 23. Vendredi, Salsa Night à l’hôtel Montana. A compter de 8 h p.m. avec l’équipe de Tempo Plus. Couscous Royal à Quartier Latin. Vers 8 h p.m. Samedi, une soirée cabaret, ça vous enthousiasme ? Oh que oui ! Un dîner-spectacle hors du commun se joint à une occasion de faire un retour dans le temps pour vous ressourcer. Quartier Latin, rue Goulard place Boyer, Pétionville, 8 h p.m. Réservation recommandée. Dimanche, à Café Place Saint-Pierre, Moc Don Show. Comédie, acoustique, «Happy Hour », zouk, compas. Invités : Ti Sax, DJ Rino, Dorzel… Vous payez selon votre envie. Ce sera en fait un don. A compter de 7 h p.m. Péguy F. C. Pierre peguyfcpierre@gmail.com

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FANS

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Marie-Brunette B. MAINSOUR Gaëlle C. ALEXIS RÉDACTION Joël FANFAN Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Daphney Valsaint MALANDRE Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Elisée Décembre Junior Plésius Louis Peguy Flore Pierre Raphaël Féquière Enock Néré Légupeterson Alexandre CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson Estève Photographes Frédérick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel Louis Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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Barack Obama est un couche-tard. Contrairement à son prédécesseur, qui bâillait après 21 h 30, le 44e président des Etats-Unis veille souvent après minuit. Il lui arrive de s’installer sur le balcon en demi-cercle que fit construire Harry Truman, au deuxième étage de la façade sud de la Maison Blanche, à une époque où les présidents se permettaient d’entreprendre des travaux d’envergure dans la «maison du peuple». S’asseoir sur le balcon lui procure un sentiment de liberté, a-t-il expliqué.

Barack Obama

Mister (faux) Cool ? Les filles sont couchées. Michelle aussi, qui est généralement au lit avant 22 heures. Barack, lui, veille jusqu’à 1 heure du matin. Rien à voir avec Bill Clinton, qui refaisait le monde avec ses amis noctambules. Obama profite de sa solitude. Il lit, écrit, paraît-il, son journal ; regarde la chaîne sportive ESPN, parcourt l’iPad que lui ont laissé les services secrets. Il rêve peut-être. C’est le seul moment dans la course folle de ses journées où il est libre de s’égarer dans son monde intérieur. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, c’est ce qui lui manque le plus : les promenades au hasard, l’inattendu. «La perte d’anonymat et d’imprévu n’est pas un état naturel, a-t-il confié. On s’adapte, mais on ne s’y habitue pas.» Le président américain se lève à 7 heures. Il fait tous les jours une heure entière de gymnastique. «Sinon, on craque», a-t-il assuré au journaliste et écrivain Michael Lewis qui l’a suivi pendant des mois pour Vanity Fair. Cardio un jour, poids le lendemain. Pour ne pas s’encombrer le cerveau avec des choix sans importance, il limite les options. Pour la sélection du costume du jour, cela signifie : le gris ou le bleu. «Il faut avoir sa routine», conseille Obama. Selon lui, des études l’ont montré : le simple fait de prendre des décisions diminue la capacité à en prendre d’autres. Mieux vaut éviter de se laisser distraire par des détails quand on a à arbitrer entre Jérusalem et Téhéran.

ETRE LE MEILLEUR... UNE OBSESSION

En quatre ans, Barack Obama a singulièrement mûri. Ceux qui s’étaient fiés à son «cool» hawaïen ont été surpris par son côté «perfectionniste et supercompétitif», dit la journaliste du New York Times Jodi Kantor, auteure d’un best-seller sur le couple présidentiel (1). Obama lit tout. Il répète la prononciation des noms des dirigeants étrangers avec le staff avant les sommets. Les assistants qui préparent ses briefings s’inquiètent parfois de le voir n’y jeter qu’un coup d’il. «Quarante-cinq minutes plus tard, il ressort les éléments dans l’ordre exact où on les a présentés, dit un haut responsable. Il a une mémoire photographique hors du commun.» Etre le meilleur est une obsession. Quand il joue aux cartes dans Air Force One, l’avion présidentiel, il faut qu’il gagne. Et si c’est le cas, «il ne vous le laissera jamais oublier», dit un familier de la West Wing. «J’ai rencontré beaucoup de gens compétitifs. Mais je ne connais qu’une personne qui le soit plus que lui, affirme le journaliste Richard Wolffe, qui voit régulièrement le président. C’est sa

femme.» Michelle aussi a changé, selon lui, à l’épreuve de la Maison Blanche : «Elle est de plus en plus disciplinée, de plus en plus sur ses gardes.» Une fois par semaine, Barack joue au basket avec un groupe d’anciens pros qui ont une vingtaine d’années de moins que lui. Là non plus, le président ne plaisante pas. Il se fait apporter ses chaussures hautes marquées de son chiffre «44». «Hé Doc, vous avez mon protège-mâchoires ?», l’entend réclamer, un jour, l’écrivain Michael Lewis, au médecin qui l’accompagne dans tous ses déplacements. «On est à cent jours», justifie le président. Cent jours ? Des élections, bien sûr. Barack ne voudrait pas souffrir d’une ecchymose alors qu’il a toutes ses pubs de campagne à tourner. Le président n’aime pas qu’on le ménage, mais Rey Tercera, qui lui a ouvert la lèvre d’un coup de coude en novembre 2010, n’a pas été réinvité, rigolent les autres. Le samedi matin, à Chevy Chase, dans la banlieue de Washington, le président des Etats-Unis entraîne les «Vipères de Bethesda», l’équipe de sa fille Sasha (11 ans). Qui a gagné tous ses matches, bien sûr, la saison dernière. «Le Congrès aurait des leçons à prendre», a-t-il fait remarquer dans l’un de ces accès de condescendance qui font enrager les républicains.

«AUTHENTICITÉ ET PART D’ARTIFICE»

Obama donne des leçons à ses anciens collègues du Congrès, comme s’il était toujours le prof de droit dans sa salle de classe de Chicago : conseils d’écriture, recommandations sur la manière optimale de serrer la main de l’électeur (toujours le regarder dans les yeux). Un ton qu’il adopte aussi avec ses collègues chefs d’Etat. Quand l’un d’eux lui résiste, Obama lui parle comme le font «les pères lorsque les enfants les déçoivent», selon l’expression de Robert Gibbs, son ancien porte-parole. Nicolas Sarkozy en a fait l’expérience en septembre 2011, lors d’un entretien à l’Hôtel Waldorf Astoria, à New York. Le président français avait irrité ses partenaires en faisant une proposition de conciliation à Mahmoud Abbas, le dirigeant palestinien, au podium de l’assemblée générale de l’ONU. «Nicolas, je suis ravi de te voir, a commencé Obama. Mais je me dois de te le dire en toute franchise : nous avons été un peu surpris par ton discours. Ce n’est pas le genre de relations que nous avons tous les deux. Et ce n’est pas le genre de relations que nous entendons avoir...» C’était la deuxième incartade du Français. En 2010, il avait promis une contribution aux renforts en Afghanistan. Cinq cents soldats, qui n’arrivaient pas. L’explication

a eu lieu à l’occasion d’une téléconférence, raconte un diplomate. «Nicolas, tu avais promis que tu ne me mentirais pas. Jusqu’ici, tu ne m’avais jamais menti...» Obama se sait doué. «Il y a chez lui un sens de l’authenticité et une part d’artifice, dit le journaliste Richard Wolffe, auteur de livres sur la Maison Blanche d’Obama (2). Il sait qu’il peut se produire sur scène.» Un jour d’avril 2008, il n’était que candidat, l’humoriste Jon Stewart lui a fait passer un test pour son «Daily Show» : dire les phrases les plus anodines avec son ton «hope and change», la voix inspirée de ses discours. Obama fait l’essai : «Je vous appelle pous savoir si vous êtes satisfait de votre service de téléphone.» On s’y croyait. Les spectateurs ont été épatés.

TOUJOURS UN «OUTSIDER»

Parmi ceux qui travaillaient dans l’équipe originelle, peu sont restés. Certains ont été écartés après avoir déplu, comme l’avocat Greg Craig, qui s’était mis en tête de tenir la promesse de fermer Guantanamo. Ou Désirée Rogers, l’ex-chef du protocole, trop glamour pour une Maison Blanche soucieuse d’austérité. D’autres sont partis d’eux-mêmes, sans qu’Obama ne prenne la peine de les retenir. «Personne n’est indispensable, à part la famille et les vrais amis de Chicago», constate le journaliste Richard Wolffe. Lesquels sont en nombre réduit : Martin Nesbitt, fondateur d’une société de parkings d’aéroports, et Eric Whitaker, médecin et cadre dans un hôpital. C’est simple : le président Obama ne parle pas à grand monde.» De son côté, John Boehner a raconté qu’il s’était senti un rien décalé pendant la négociation à la Maison Blanche : «J’étais avec mes cigarettes et mon verre de vin. Obama avec ses Nicorette et son thé glacé.»Par rapport à ses prédécesseurs, le président américain apparaît distant, cérébral. Il n’a jamais cessé d’être l’écrivain qu’il voulait être. «Si un magazine littéraire avait accepté ses nouvelles de jeunesse, il ne serait pas devenu président», assure Michael Lewis. «Il se regarde lui-même faisant de la politique et contemplant le côté surréaliste d’y participer», ajoute le journaliste David Maraniss (3), qui a mené une contre-enquête fouillée suite à l’autobiographie publiée par Obama après sa sortie d’Harvard. Certains attribuent cette quasi-infirmité relationnelle au fait qu’il a grandi sans père (et même sans mère pendant son adolescence) et qu’il a toujours été un outsider. David Maraniss a retrouvé Genevieve Cook, la petite amie blanche d’Obama lorsqu’il était étudiant à l’université Columbia à New York. Du

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journal intime de cette fille de diplomate australien, il ressort des jugements d’une perspicacité étonnante sur le jeune Barack, déjà à la fois chaleureux, distant et égocentrique. «I love you», lui dit-elle un jour. La réponse fut courte : «Thank you.» Pour corriger l’impression de froideur qu’il dégage, Obama court les émissions populaires de l’après-midi où on pose des questions plus intimes que dans les talk-shows politiques. La plus grande erreur de perception à son égard ? «Que je suis détaché, comme Spock [le personnage de «Star Trek»]. Ou très analytique, répondait-il en décembre 2011 à l’inusable animatrice Barbara Walters (83 ans). Les gens qui me connaissent savent que je suis un tendre. Et j’ai facilement les larmes aux yeux. Ce qui est difficile, c’est que les gens s’attendent à ce que vous soyez très démonstratif. Et si vous ne le faites pas d’une manière théâtrale, cela ne passe pas l’écran.» Pour compenser le gouffre culturel qui sépare Obama, intellectuel buveur de thé, des milieux populaires, les conseillers en image ont travaillé. Le président n’apparaît plus qu’avec une bière à la main. Il laboure l’Ohio, terre de cols bleus, avec une chemisette digne du catalogue de Walmart, l’équivalent américain de Carrefour. Il a des arguments de fond, bien sûr. Le chômage est tombé à 7 % dans cet Etat, et cela grâce à l’une des grandes décisions stratégiques de sa présidence : le sauvetage de l’industrie automobile. Mais la perception fait tout.

RIEN N’EST LAISSÉ AU HASARD

Obama a pris des mesures en faveur des Latinos (la suspension des poursuites contre les jeunes clandestins faisant des études) et des homosexuels (l’approbation du mariage gay). Il s’est employé à corriger le désavantage traditionnel des démocrates dans le domaine de la sécurité nationale. Michelle a été mise à contribution : elle est l’envoyée spéciale de la Maison Blanche auprès des familles de militaires, afin de promouvoir l’effort de réintégration des soldats de retour du front. Trois ans plus tard, la Virginie, terre où l’électorat militaire est important, penche pour Obama. En février 2012, au National Prayer Breakfast, un rassemblement annuel de quelque 3 000 personnes (membres du Congrès, diplomates, dignitaires étrangers), le président américain a laissé entrevoir un pan de sa vie spirituelle, dont il n’a manifestement pas parlé au journaliste qui a détaillé son compte à rebours matinal pour Vanity Fair. «Je me lève le matin et je dis une brève prière. Je passe un petit moment à lire les Ecritures et les dévotions.» Sa politique, dit-il, est directement inspirée de l’Evangile. S’il défend les pauvres et les plus vulnérables, face aux compagnies d’assurances et aux institutions financières, c’est qu’il «croit au commandement de Dieu d’aimer son prochain comme soi-même». Il explique qu’il s’agenouille régulièrement. «J’ai demandé à Dieu de montrer la direction, non seulement dans ma vie personnelle mais pour la vie de cette nation. Je sais qu’il nous guidera.» Il y a quatre ans, être simplement le candidat du parti était déjà en soi un accomplissement historique. Pour la première fois, un Noir était dans la course finale. «Perdre n’aurait pas été déshonorant», dit un démocrate qui soutient Barack Obama depuis 2006. Cette fois, perdre le ferait entrer dans l’histoire comme une figure importante, mais avant tout symbolique. Il a donc d’autant plus besoin de gagner, ajoute ce proche : «Il n’arrive déjà pas à accepter de perdre au basket contre ses amis. Il ne peut pas se permettre de perdre contre un candidat comme Mitt Romney.» D’après auteur : Corine Lesnes Sources : www.lemonde.fr


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DE VOUS A MOI

IDÉES …

Mezanmi !!! Heureusement que je ne sermente jamais ! Parce que ou bien le tonnerre m’aurait déjà écrasée, ou bien la Vierge aurait pété mes yeux si j’avais juré de ne pas m’en faire au sujet de certaines choses ! Mais que voulez-vous ?! Les humains sont ainsi faits qu’ils nous font toujours sauter par leurs attitudes, leurs habitudes ou leurs réactions. Déjà heureux qu’ils ne nous sautent pas dessus à tout bout de champ. Naturellement, l’expression « faire sauter » ici est tout ce qu’il y a de plus kreyòl, mais je la trouve si savoureuse que je n’ai pas voulu la traduire en français et dire de préférence que les humains nous font pantan ! Qui dit humains, dit tout naturellement que la scène se passe en tout lieu et à toute heure. Peut-être bien que nous sommes acteurs de temps en temps, mais une chose est certaine : nous sommes régulièrement spectateurs. Oui, spectateurs de ces situations qui se passent sous nos yeux tous les matins quand nous devons circuler et que deux chauffeurs au volant de grosses cylindrées bloquent la route pour se parler. Et vous n’osez même pas klaxonner à la

vue de la plaque d’immatriculation de leurs véhicules. A propos, je ne crois pas que cela vexerait trop le peuple non si le service concerné émettait carrément des plaques « GP » ; au moins cela nous changerait des « SE » (sans égards) ou des « OF » (obligation : Franchir !), et nous saurions à quoi nous en tenir. Vous me direz certainement : « Haïssez le chien, mais dites que ses dents sont blanches », parce que tous les utilisateurs de ces plaques n’agissent pas pareillement. Mais c’est des cas SPQR, et c’est juste une idée que j’émettais. Bon, j’émets et j’omets en même temps, pardon. SPQR signifie, pour les optimistes derrière un verre : si plein qu’il renverse ; pour les optimistes derrière un volant : si peu que rien…. Et la plaque GP ? Ah moi, je ne sais pas ! Je suis entièrement d’accord avec ce que vous choisissez : « Grand Patron », « Gwo Ponyèt », « Grenn Plen »... A vous de voir, nou nan lari a tou. Bon, ne restons pas forcément dans la circulation (blocus oblige). Avant de reprendre la route, regardons un peu ce magazine du

matin. Hein ? Ai-je bien entendu la chère présentatrice dire, au cours d’une même émission et en moins de trente minutes, que les rousses ont souvent au visage des taches de rougeur que nous allons suivre d’autres séquelles de ce vidéoclip, et que cet artiste d’une race différente a de bons cheveux ? Bon, l’erreur est humaine, c’est sûrement moi qui me fais des idées… Et puis, pourquoi pas ? La radio débite bien des perles au quotidien, pourquoi pas la télé aussi ! Il faut vraiment être blasé dans ce cher pays pour ne plus être étonné de quoi que ce soit ! Moi je fais ce que je peux, et pourtant je ne finis jamais de saisir non ! Et ne me dites pas que vous ne comprenez pas mon français, vous entendez ou lisez régulièrement pire que ça. Une chose qui m’étonne toujours, bien que je m’y prépare pourtant, c’est l’audace des gens. Ou plutôt, c’est surtout leur intelligence coquine, celle qui leur fait croire qu’ils peuvent passer sur vous et que vous n’y verrez que du feu. Il est vraiment difficile de résister à la gentillesse dont fait preuve quelqu’un qui vient solliciter votre aide pour la rentrée scolaire. L’année dernière, j’ai pourtant été plus que claire (rien à voir avec mon épiderme) : vous avez besoin d’acheter les livres pour l’enfant ? Pas de problème, apportez-moi la liste et je vous les fournis tous. Résultat : disparition du demandeur. Subitement, il refait surface cette année et m’exprime sa joie parce que l’enfant a réussi et va en terminale. Sa reconnaissance parce que l’année dernière je voulais l’aider, mais en sortant de ma présence (il a dit de mon devant, mais je traduis pour vous) il s’est arrangé avec un autre bon prochain, etc., etc. Toujours même réponse : apportez-moi…. Il m’arrête : il est tellement gentil et il sait combien je suis toujours occupée

à chercher la vie, donc il me rendra le service d’aller acheter les livres à ma place. Juste à l’idée que quelqu’un puisse être si serviable, une larme me monte à l’œil… Mon œil ! C’est après avoir fait l’aumône à cette dame sanglotant à vous fendre l’âme que je me suis dit : ‘’misère! je me suis encore fait prendre !’’ Elle m’aborde, un mouchoir sur la bouche pour retenir les pleurs (ou les postillons j’espère), me raconte que sa mère est hospitalisée chez Wallace à Fermathe… Mais madame, les soins sont gratuits là-haut ! Oui, ma sœur, effectivement, mais pas les camionnettes, et je n’habite pas là-haut. Hmmm, mais vous n’avez pas besoin de m’appeler votre sœur pour obtenir quelque chose de moi, je n’aime pas ça ! Oh comment ? Mais je fréquente la même église que vous, j’aime quand vous chantez, qui ne vous connaît pas, sœur M* ?… Ok, stop! Le corbeau est au régime hyposodé et il ne mange plus du fromage ! Voilà madame, prenez, et bonne route jusqu’à Fermathe ! Vous me direz que c’est un geste normal, charitable, chrétien, etc., mais je maintiens que je me suis fait prendre : les cultes de mon église sont diffusés chaque dimanche matin à la télé, point n’est besoin d’être membre pour reconnaître ma tête sur le petit écran! Bon, peut-être bien que je me fais une fausse idée et qu’elle est ma sœur tout de bon… si on en croit Darwin qui doit bien se tordre de rire dans sa tombe ! En tout cas, je veux rester positive et ne pas me faire des idées sur tout ce qui arrive. Restons zen pour que notre sang ne tourne pas eau. Et vous les acteurs de ces scènes éprouvantes, énervantes et dérangeantes, ne souhaitez surtout pas, à cause de mes remarques, me voir… lap-idée. De vous à moi, c’est quand même plus cool de voir vos victimes… déridées..… Sister M*

Dans nos

librairies Cette semaine à la librairie La Pléiade

Maître Jonas, l’homme au bâton de Lyonel Trouillot

La fille à la guitare d’Evelyne Trouillot

Ces deux livres de la série Les grandes figures de la vie haïtienne, édités chez les éditions de l’Atelier Jeudi Soir, sont en vente cette semaine à la librairie La Pléiade au prix de 250 gourdes. Lyonel Trouillot et Evelyne Trouillot, romanciers et poètes, rendent un hommage à deux grandes figures qui ont marqué l’histoire du pays. Maître Jonas, l’homme au bâton et La fille à la guitare : contre le fléau de l’oubli. Librairie La Pléiade Complexe Promenade Angle rues Grégoire et Moïse, Pétion- Ville Port-au-Prince, Haïti librairie_lapleiade@yahoo.fr


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Mache Lokal au Parc Historique de la Canne à Sucre le 6 octobre 2012 Des produits frais

Konbyen yanm sa a madam ?

Rhum, crémas et liqueurs, délices en couleurs Mi-Sol Chevalier, tout sourire...

Une fois encore, Rebo a été présent

Du café, en veux-tu ?

Le veritab sous toutes ses formes

De Chics poussins

Men manje lakay !!!

Pas d’âge pour apprécier la production locale !

Les initiateurs de cette mémorable foire

Le poisson de Taino

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FHVB / Assemblée

Priorité aux scolaires Tâche très difficile pour le comité exécutif de la Fédération Haïtienne de Volley-Ball (FHVB) qui espère mettre les bouchées doubles pour le retour à la normale du volley-ball au niveau scolaire.

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ans le temps et sous la présidence du colonel Jacques Joachim, le volley-ball scolaire se résumait à l’organisation de compétitions au niveau de la zone métropolitaine où rendez-vous était toujours pris au Collège Saint-Pierre pour assister aux rencontres. A chaque fin de championnat rappelons-le, la Fédération Haïtienne de Volley-Ball (FHVB) clôturait toujours la saison scolaire, par une superbe soirée à Cabane Choucoune (PétionVille) qui se terminait par l'élection de " Miss Volley-Ball ". Les années ont passé et le temps a bel et bien changé si bien que sous la présidence de Margareth Graham avec le support technique bien sûr de certains " vieux de la vieille " du volley haïtien comme Frédéric François et Frantz Eddy Joachim (1er et 2e viceprésident de la FHVB), Yves Larieux (actuel Directeur Technique National de cette fédération), cela fait deux années, que ce comité issu des élections de 2010, s'active dans la structuration ainsi que le développement du volleyball scolaire à l'échelle nationale. Le mouvement est en train de porter fruit puisque la république de Port-au-Prince qui dominait toujours la compétition a été détrônée par les villes de province qui ont remporté beaucoup de trophées récompensant champions, vice-champions et meilleurs joueurs. Le camp d’été organisé par la FHVB, question de maintenir toujours les jeunes volleyeurs et volleyeuses dans le bain, a renforcé beaucoup plus la structure mise en place et c’est ce qui explique cette présence massive constatée à l’occasion du déroulement de ce camp d’été national de volley-ball. L’Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de la FHVB, qui s’est déroulée le 29 septembre dernier au local du Comité Olympique Haïtien a vu le comité exécutif réitérer son engagement de développer et structurer la pratique du volley-ball à l’échelle scolaire avec l’officialisation d’une commission présidée par Frantz Eddy Joachim à qui la tâche revient de gérer et d’organiser les activités dans le domaine du volley-ball scolaire. Tâche ô combien difficile pour la fédération qui va devoir dans un premier temps multiplier les formations pour moniteurs et arbitres, et dans un second temps, travailler dans la construction et l’aménagement d’infrastructures, ceci à l’échelle du territoire pour la pratique de cette discipline. Pendant ce temps, la FHVB a également grand intérêt d’aménager des rencontress’asseoir avec l’instance de tutelle, qu’est le ministère des sports à qui revient la tâche d’accompagner les fédérations et associations de discipli-

Le Comité exécutif de la Fédération Haïtienne de volley-ball présidée par Margareth Graham (au centre) (Photo : Markens Armony)

nes sportives pratiquées au pays dans leur programme de développement et structuration de leur discipline. Ce qui a soulevé des discussions de la part des délégués participant à cette réunion sur cette priorité du bureau fédéral pour le volley-ball au niveau scolaire. Il va devoir revenir dorénavant aux clubs de focaliser beaucoup plus leur attention sur les compétitions scolaires qui vont constituer en quelque sorte l’avenir du volley-ball haïtien, lequel est en train de regagner sa place sur la scène internationale. Une chose est sûre et certaine, cette priorité accordée au volley-ball scolaire de la part de la FHVB, va

déboucher sans aucun doute sur un véritable challenge entre la capitale et la province d’une part et, d’autre part, favoriser l’émergence de jeunes talents, ce qui sera très bénéfique pour la majorité des clubs n’ayant pas de centre de formation. A cette assemblée ordinaire de la FHVB d’une durée de neuf heures d’horloge, d’autres points ont été débattus comme : la mise en place d’une structure devant déboucher sur l’organisation de tournois et championnats en volley-ball de plage, le développement du mini-volley instauré par la Fédération Internationale de Volley-Ball (FIVB), la problématique du marché des transferts au niveau

des clubs, la présence de joueurs étrangers, des précisions et éclaircissement sur certains conflits etc… Le dossier de participation des équipes nationales et féminines figurait également à l’ordre du jour de cette réunion, ce qui annonce justement une saison très chargée pour la FHVB qui va se voir dans l’obligation de mettre les bouchées doubles afin de trouver le financement nécessaire ainsi que l’aide en matière d’équipements, matériels, des ressources humaines pour remettre le train du volley-ball haïtien sur les rails du développement et le progrès. Emmanuel Bellevue/manubellevue@yahoo.fr

Ballon d’or : Casillas préfère Ronaldo

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out le monde n’a pas la « sagesse » de José Mourinho. Au sortir du Clasico de dimanche soir, le coach portugais du Real avait déclaré ne pas être capable de départager, dans la course au Ballon d’or, les talents de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Monstrueux mais si différents, finalement. Mais certains ne veulent pas renier leur choix. Iker Casillas est de ceux-là : « Je choisis Cristiano, c’est clair. Parce que c’est un joueur qui nous apporte énormément durant toutes ces saisons et que je le connais bien » a-t-il déclaré ce mardi à la radio Cope. En même temps, on l’imaginait mal répondre en faisant l’apologie de Messi. Jamais avare en petites blagues, le portier champion du monde de conclure : « Si je vote pour moi-même (pour le Ballon d’Or, ndlr), cela va créer une polémique et je n’en veux pas. »

Xavi Hernandez et Iker Casillas


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L’équipe-type des championnats majeurs

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arquer un doublé lors du sommet européen du weekend ne suffit pas à figurer dans l’équipe-type. Lionel Messi, venu tromper Iker Casillas à deux reprises dans le Clasico, vient bien représenter Barcelone à la pointe de l’attaque. Mais il n’est pas accompagné par Cristiano Ronaldo, également double buteur pour le Real Madrid. L’attaquant portugais laisse sa place à Eden Hazard, très en verve pour la réception de Norwich à Chelsea. L’ex-Lillois n’a marqué qu’une fois, mais il a ouvert de nombreuses brèches dans une défense adverse dépassée par sa précision (89% de passes réussies). C’est cette même précision qui permet à Andrea Pirlo d’être titulaire dans l’entrejeu au côté d’un autre représentant de la Serie A, Hernanes, buteur et passeur décisif pour le compte de la Lazio Rome. Le flanc gauche est entièrement français, avec Franck Ribéry devant Patrice Evra. L’ailier du Bayern a inscrit les deux buts du succès bavarois face à Hoffenheim. Plus rare, Evra aussi a trouvé le chemin des filets tout en participant à la neutralisation des attaquants de Newcastle. Quant au côté droit, il est composé de deux représentants de Schalke 04, large vainqueur de Wolfsburg (3-0) avec Jefferson Farfan (à l’origine de trois occasions) et Atsuto Uchida (5 tacles réussis) en vedettes. De Paulao (Betis Séville) à Steven Caulker (Tottenham), aucun des défenseurs de cette équipe-type n’a vu sa formation encaisser un but ce week-end, et plusieurs ont fait dans le dépassement de fonction, en marquant eux-mêmes. Intraitable sur sa ligne, Miguel Angel Moya (6 arrêts) a été un acteur majeur du court

succès de Getafe à Saragosse (0-1). Même sans marquer de doublé. GARDIEN : MIGUEL ANGEL MOYA (GETAFE) Victoire 1-0 à Saragosse 0 but encaissé, 6 arrêts, 94% de transmissions réussies ARRIERE DROIT : ATSUTO UCHIDA (SCHALKE 04) Victoire 3-0 face à Wolfsburg 0 but encaissé, 5 tacles réussis DEFENSEUR CENTRAL : PAULAO (BETIS SEVILLE) Victoire 2-0 face à la Real Sociedad 1 but inscrit, 0 encaissé, 92% de passes réussies DEFENSEUR CENTRAL : STEVEN CAULKER (TOTTENHAM) Victoire 2-0 face à Aston Villa 1 but inscrit, 0

face à Wolfsburg 1 but, 3 occasions créées, 3 dribbles réussis MILEU CENTRE : HERNANES (LAZIO ROME) Victoire 3-0 à Pescara 1 but, , 1 passe décisive, 5 dribbles réussis MILIEU CENTRE : ANDREA PIRLO (JUVENTUS TURIN) Victoire 2-1 à Sienne 1 but, 111 ballons touchés, 86 passes réussies MILIEU GAUCHE : FRANCK RIBERY (BAYERN MUNICH) Victoire 2-0 face à Hoffenheim 2 buts, 8 duels remportés ATTAQUANT : LIONEL MESSI (FC BARCELONE) Nul 2-2 face au Real Madrid 2 buts, 2 tirs cadrés, 4

Deco et Messi : une grande amitié sur le terrain d’entrainement

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encaissé, 89% de passes réussies ARRIERE GAUCHE : PATRICE EVRA (MANCHESTER UNITED) Victoire 3-0 à Newcastle 1 but inscrit, 0 encaissé, 4 tacles réussis MILIEU DROIT : JEFFERSON FARFAN (SCHALKE 04) Victoire 3-0

dribbles réussis A T T A Q U A N T : E DE N H A ZARD (CHELSEA) Victoire 4-1 face à Norwich 1 but, 6 occasions créées, 89% de passes réussies

Ronaldo touché à l’épaule Mal retombé face à Barcelone (2-2), Cristiano Ronaldo souffre d’une “entorse de l’épaule gauche”, a annoncé le Real Madrid. La star madrilène doit passer des examens complémentaires “dans les prochaines heures”.

L

e Real Madrid n’est pas parvenu à refaire son retard sur le Barça (2-2). Mais il pourrait aussi avoir perdu Cristiano Ronaldo. Ce dernier s’est en effet blessé lors du Clasico. En tenant un retourné acrobatique sur un corner tiré par Ozil à la 65e minute, il est retombé lourdement avant de se relever en grimaçant. Dans un communiqué, le club merengue indique qu’il “souffre d’une entorse de l’épaule gauche”. On ignore pour l’instant la durée de sa possible indisponibilité. “Les mé-

Deco protégeait Lionel Messi à ses débuts

decins vont le soumettre à des tests supplémentaires dans les prochaines heures”, annonce le club. Malgré la blessure, CR7 a poursuivi la rencontre jusqu’au coup de

sifflet final, non sans manifester des signes évidents de douleur. Il a même arraché l’égalisation quelques instants plus tard (66e). Mais son absence serait un énorme coup dur pour le Real. Selon les médias espagnols, Ronaldo pourrait également rater les deux prochains matches du Portugal, en Russie vendredi prochain puis contre l’Irlande du Nord le 16 octobre. Pour l’heure, il va rejoindre Madrid avec ses coéquipiers mais avec le bras immobilisé. Les Madrilènes croisent les doigts...

ans une interview exclusive accordée à ESPN Brasil, l’ancien international portugais Deco est revenu sur les débuts de Lionel Messi avec l’équipe principale du FC Barcelone. L’ancien joueur du FC Porto serait intervenu à plusieurs reprises pour prendre sa défense. A ses débuts, les dribles à répétition de celui qui allait devenir l’un des tous meilleurs joueurs du monde, Lionel Messi, en agaçait plus d’un. Soucieux de la bonne intégration du petit Argentin, aussi bien Deco que Ronaldinho avaient alors décidé de prendre sa défense. “A peine il montait sur le terrain pour s’entraîner, que tout le monde voulait lui mettre des coups” L’international lusitanien, Deco, a beaucoup fait parler de lui en Europe et a peut-être également contribué à ce que Lionel Messi prenne confiance en lui et ait aujourd’hui le niveau qu’il a. En effet, il aurait haussé le ton plusieurs fois pour que ses coéquipiers cessent de l’agresser. “Messi est très timide. A peine il montait sur le terrain pour s’entraîner que tout le monde voulait déjà lui mettre des coups. [...] Il parlait avec très peu de monde, alors Ronaldinho et moi, on s’est rapprochés de lui.” Et si tout le monde voulait l’attaquer, c’était aussi et surtout parce qu’ils en avaient assez d’être humiliés. “Il faisait des choses que personne n’arrivait à faire, alors ils essayaient de le frapper, mais on ne les laissait pas faire.”


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10 octobre 2012 No 721

Kreyòl La

à La Nuit d’Outre-Mer à Paris Bercy Encore une fois, la musique haïtienne sera représentée à Bercy, ce samedi 13 octobre 2012. Si l’année dernière T-Vice était invité à la première édition, pour cette deuxième réalisation de La Nuit d’Outre-Mer, c’est Kreyòl La qui y est convié. Environ une vingtaine d’artistes caribéens et français dont Akiyo, Admiral T, Matt Houston, Les Twins, Tanya St-Val, Daly, Esy Kennenga, Dj Mike One, Princess Lover, Jean-Marie Ragald, Princess Lover, Young Chang MC et Paille prendront à cette soirée à Paris Bercy. Les musiciens de Kreyòl La prennent très au sérieux leur participation à cette deuxième édition de La Nuit d’OutreMer. Ils vont représenter leur pays et ont la mission de relever notre fierté. Le groupe se trouve actuellement à New York, en train de préparer le show. Les apaches laissent le Big Apple le jeudi 11 à destination de Paris. Le lendemain, ils feront une dernière séance de répétition avant le spectacle du samedi 13 octobre 2012. Dans une intervention à La Plateforme Magik sur radio Magik 9, 100.9 FM le lundi 8 octobre 2012, Ti Djo Zenny a assuré que Kreyòl La va utiliser les trente-

cinq minutes qui lui seront imparties à bon escient afin de marquer son passage à Bercy. « Nous avons choisi un thème pour ce spectacle qui s’appelle « Voyage en danse et en musique à Bercy ». Nous avons consulté Youtube pour nous imprégner du sens de cet événement, et aussi pour voir ce qu’avait fait T-Vice et les autres artistes l’année dernière. Nous avons ainsi beaucoup appris et nous allons faire de notre mieux pour bien représenter Haïti à « La Nuit d’Outre-Mer », a déclaré Joseph Zenny Junior. Après T-Vice en 2011, Kreyòl La ce 13 octobre 2012, il est bruit qu’en 2013, Carimi pourrait être le prochain groupe musical haïtien à participer à la troisième édition de La Nuit d’Outre-Mer, à Bercy (Paris). Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

Pari réussi pour Bélo et HandzUp Group

Brothers Posse k’ap fè Stayle

Jean Jean Roosevelt et Bélo en soutien

Pour la première édition du « Festival Vilaj la », les organisateurs ont su attirer la masse à la Croix-des-Bouquets. Le public, motivé à jouir coûte que coûte de cet événement inédit sur la place publique, bravant le mauvais temps, a étonné les observateurs. Bélo a fait une entrée triomphale dans l’histoire culturelle de sa ville et HandzUp Group peut s’enorgueillir d’une nouvelle réussite. Il n’a jamais été aussi à l’aise sur scène, notre Bélo, prix RFI 2006. Soutenu par Fabrice Rouzier, Junior Dorcélus, Kéké Bélizaire et d’autres musiciens talentueux qu’il appelle la « Sélection nationale », son aisance vient pourtant du fait qu’il accueille chez lui une pléiade de grosses pointures. Maitre de cérémonie pour la circonstance, Bélo introduit à tour de rôle ses groupes invités, pendant qu’à l’espace VIP, des personnalités telles, Chantal Moreno, directrice de l’OIF, les chanteurs Joël Widmaïer et James Germain, ainsi que la directrice de l’IFH apprécient la bonne sonorisation qui leur arrive depuis le podium principal. Le menu est varié ; l’exposition des œuvres d’art des artistes et artisans de la Croix-des-Bouquets cède la place aux festivaliers. Follow Jah, une bande à pied de Pétionville, secoue la foule au début, les hanches tournoient au rythme des percussions, faisant tomber certains masques. Blaze One apporte la vibration du ghetto dans des morceaux choisis pour le festival. Comme d’habitude il se fait apprécier avant de laisser place à Tiz

le stand VIP au stage sous les parapluies, chacun des artistes a félicité la population de la Croix-des-Bouquets, des gens en quête d’ambiance saine, une zone qui attend une reconnaissance de ses potentialités et des structures pour le développement de sa richesse culturelle.

Plésius Junior LOUIS (JPL 109) Konpa, un groupe de la zone. junior.jpl007@yahoo.fr De façon générale, ce sont les artistes qui épatent le public de par leurs prouesses. Mais, ce soir, sur la place Beauvais de la Croix-des-Bouquets, à l’occasion de ce festival réalisé par Bélo à travers sa structure de création d’événements socioculturels, HandzUp Group, c’est le public qui épate les artistes et la presse. On n’a pas vu venir la pluie, d’ailleurs elle est le dernier intrus auquel on s’attendait. Les Crussiens, reconnus pour Festival vilaj la\Miu, Deresca, Marodie avant de leur bravoure et leur entêtement, n’ont prendre le micro pas bougé d’un poil. Ils ne se laissent pas impressionner par cette pluie déchainée de ce vendredi soir-là : c’est leur week-end, leur festival, leur moment de bonheur apporté par un fils du village. Ils se sont accrochés au plaisir de voir Miu, Darline Desca, New Clan (local), Gueldy, Wanito, Belo, Jean Jean Roosevelt, BIC, Rodyoume, Stevy Mahy, JPerry, Racine Denti, RAM, et Brothers Posse jusqu’à la fin du programme vers les quatre heures du matin. Obligés de faire le trajet séparant Le public s’offre Wanito sous la pluie

Bélo et Carène Vertus, Miss Haïti Caraïbes, de vrais Crussiens

Trankil, Bélo fè Stevy Mahy Trankil !!!

Pari réussi pour BelO et Handzup group  

Pari réussi pour BelO et Handzup group / Kreyol La à la nuit d'outre-mer à Paris Bdercy / Mache Lokal au Parc Historique de la Canne à Sucre...

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