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5 novembre 2013 No 972

« Invasion » # 1 sur iTunes Deux jours seulement après sa sortie, « Invasion », le quatrième album studio du groupe Carimi, s’est classé en première position des ventes sur iTunes dans la catégorie World music.

Promis pour l’été 2013, c’est finalement le 1er novembre 2013, à minuit, que l’album « Invasion » de Carimi a été distribué sur l’iTunes Store, le magasin de musique en ligne d’Apple. Le dernier-né de la bande à Michael a mobilisé des milliers de fanatiques qui se le sont rapidement procuré au prix de USD 10, le propulsant ainsi au top des ventes de la catégorie World music du site de téléchargement iTunes au Canada, aux Etats -Unis et en France. « Invasion » comporte douze morceaux, dont une intro et un bonus track. On y retrouve des collaborations avec des artistes de chez nous tels que Mikaben et le rappeur Izolan mais aussi avec des chanteurs étrangers comme la Guyanaise Fanny J. et le Guadeloupéen Admiral T. L’album est aujourd’hui disponible sur iTunes, Amazon, Google play et d’autres sites de vente de musique en ligne. Dans le cadre de l’intense campagne de promotion autour de la sortie de ce disque, les poulains de Fritz Yhacinthe, qui célèbrent aussi leur douzième anniversaire ce mois-ci, ont déjà procédé à une vente-signature à BBKing, New York, le 1er novembre, puis à Moca Café, Miami, le 2 novembre. Le nouvel opus sera présenté au public haïtien le 8 novembre au cours d’une belle soirée qui se tiendra au Karibe Convention Center. Il ne fait plus de doute, l’invasion a véritablement commencé. Carimination, à vos marques !

Daphney Valsaint Malandre

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FANS

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA

Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE

CORRECTION CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS

Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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Des tandems impensables, on en a l’habitude depuis quelque temps, Après T-vice/ Djakout, Boukman/Ram, en cette veille de la Toussaint, voilà qu’on a expérimenté Boukman/Boukan Ginen pour la première fois chez nous. En attendant Tropicana et Septent sur un même podium, revenons sur cette soirée magique qui a embrasé le Café Trio Dans un Café Trio plein comme un oeuf, tout Port-au-Prince est venu assister à un concert historique de par la singularité de l’affiche: Boukman Ekperyans et Boukan Ginen sur une même affiche en Haïti. Boukman passe le premier. Comme on est en période de Guédé, son show débute évidemment par l’acting de deux de ses danseuses qui évoluent tant bien que mal, avec bouteilles remplies de piments, mouchoirs mauves, lunettes noires portées à la renverse, tours de taille... toute la panoplie liée à cette fête pour créer l’ambiance. Leur numéro épicé ne dure pas longtemps pour laisser la place aux trois leads dont Manzè, Lòlò et une autre chanteuse. C’est la chanson Nou la, qui ouvre le bal, puis on passe à Canga. Au moment d’attaquer Kè m pa sote une euphorie digne des concerts de Michael Jackson s’empare de la foule. Eddy François monte sur scène et la frénésie décuple. Après avoir mis le feu, il descend, laissant le groupe interpréter Sonje qui est plus calme. D’autres tubes comme Zansèt nou yo, Congo, Monopoly sont executés puis un medley guédé avec des morceaux comme Banda, ka Lamèsi...Les danseuses n’ont pas lésiné en matière de déhanchements frisant la lasciveté. Eddy revient au moment où on attaque Pwazon rat, un autre titre sur lequel il avait prêté sa voix avant de laisser Boukman. Il s’est même paré du costume qu’il portait dans le vidéoclip. Un anachronisme qui ne manque pas de toucher une assistance en perpétuelle extase . Après une pause légère, on passe à la seconde partie. C’est au tour de Boukan Ginen de vider son sac. C’est avec Nati Congo qu’il entame sa prestation, le public ne se fait pas prier. Quand il aborde la chanson Nèg anwo, un fan, pas n’importe lequel, le sérénissime Luc Mervil, monte sur scène pour jouer les groupies. Il aide Eddy un tant soit peu avec le chant et n’a de cesse de lui donner des accolades en dépit du fait que ce dernier empoigne dur comme fer sa guitare. A la fin de la prestation, l’auteur de Ti Mari se laisse aller à un homage à son frère de métier. «cet homme que vous voyez là a déjà joué avec l’orchestre philharmonique de Montréal, c’est plus qu’une fierté...» déclare-t-il. Après cette petite intrusion, Eddy aborde la chanson Canga qui donne lieu à une partie d’improvisation. Bélo et Don Kato le rejoignent dans cette aventure. Ce sont surtout les dreadlocks de l’assistance qui en raffolent. Pour clore cette soirée, il interprète Malere et Monkonpè. Sur ce dernier les autres artistes le rejoignent à nouveau. A la fin du spectacle, il demande que chacun dans l’assistance tienne la main de son voisin. On le fait sur le podium et scande plusieurs fois le mot «unité». La foule repart heureuse apparemment imbue de ce message.

Quand l’union fait la fête !

Eddy François et Théodord Beaubrun Junior (Lòlò) se partagent le micro

Bélo et Don Kato

Café Trio plein comme un œuf !

Eddy François

Manzè

Keke Bélizaire venu prêter main-forte à ses confrères

Lòlò

Bouteilles remplies de piments, mouchoirs mauves... chorégraphie en mode guédé

Chancy Victorin chancyzone@gmail.com

Fabrice Rouzier et Ti Pay (au premier plan)

Caleb Desrameaux (extrême droite) et des amis

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RAM à l’Hôtel Oloffson le 31 octobre 2013

Un des plus beaux déguisements de la soirée

Ram fait salle comble comme d’habitude

Richard Morse, égal à lui-même

Sony Bèlanfòm (avec le chapeau) et des amis

Cavaillon renoue avec ses traditions et honore Jean Jean Roosevelt Kay Madan Alfred accueille les artistes qui performeront ce soir au concert donné en honneur à Jean Jean Roosevelt, fraichement revenu du pays avec la médaille d’or des jeux de la francophonie et la mention spéciale prix TV5 monde 2013. Aux abords de l’hôtel-restaurant situé près de la principale place publique de la commune, le stand prend une dernière touche de peinture, on écrit les noms de La Différence borlette, Unitransfert, Caribean T-shirt, et le nom de pas mal de particuliers qui se sont joints à Kay Madan Alfred pour honorer le champion et du coup renouer avec les spectacles annuels Jean Jean Roosevelt pose avec Man Lolo (son fan #1) et 33Ernst Aïs de Carribean Tshirt qu’organisaient gratuitement rôle. On assiste à l’émergence de jeunes Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, tement, les gens considèrent Jean Jean talents ; à la nécessité d’offrir plus d’espacomme le fruit de leurs entrailles. Man « Man Lolo », depuis dix ans. ces de performance pour les talents de la Man Lolo est là, au cœur des préparatifs, elle accueille tout le monde, sourit aux riverains, fait la coordination du concert avec les acteurs impliqués. Elle ne semble pas fatiguée malgré les quelques petites grimaces qui lui échappent quand son genou lui rappelle son état. La place est bondée de monde en début de soirée, des médias du Sud sont venus couvrir l’événement, car dans ce dépar-

Lolo passe sur scène, elle dit les mots de circonstance qui plaisent à tout le monde ; Cavaillon va avoir à nouveau le spectacle de la fête patronale en juin et la fête de la Noël pour les enfants aussi. Le festival de la rivière reprendra sa place dans le cœur de tous. La programmation est d’une grande variété culturelle, comédiens, chanteurs, danseurs envahissent la scène à tour de

zone. ADEC, l’Association des écoles de danse des Cayes, regroupant onze écoles qui ont monté les chorégraphies pour le carnaval tenu dans le chef-lieu du département du Sud fait sensation. Roulement de tambour, changement de rythme, poésie du corps, élégance linéaire, la danse s’est imposée sur la scène avant que Claudia Philogène électrifie le public

Erthel Vincent et Stéphanie André

avec « Fallin » d’Alicia Keys. « Redemption song » de Bob Marley lui propulse au cœur d’un public qui découvre pour la première fois une artiste interprétant « Pè Lètènèl » d’Emeline Michel aussi majestueusement avec une guitare en main. Jean Jean Roosevelt, venu tout de suite après Lamour Laguerre qui s’est fait apprécier, joue full band avec Ricardo St-Cyr, Popy Duverné, Johnson, Luckson et Abelardo. Il débute avec « Simbi o », le public est attentif, répète les strophes de « Y a danger », s’enflamme aux notes de « Pinga ». Les plus petits de cette commune du Sud sont tout aussi excités que le reste de la population qui vénère l’artiste. Ce soir, ils ne sont pas spectateurs, mais ils performent sur la même scène que Jean Jean Roosevelt, ils sont la chorale enfantine qui pose la grande question : « Pourquoi a-t-on grandi ?» titre qui, dit-on, a touché le cœur du jury à Nice, France. Jean Jean prouve qu’il est un artiste qui contrôle son auditoire, qui le canalise vers un mouvement conscient qu’on retrouve dans les textes qu’il entonne. Il entraine les gens dans une grande communion avec « Est-ce qu’on t’a jamais dit ? », ils se tiennent la main, reprennent les mots, d’autres artistes de la communauté s’invitent aux côtés de Jean Jean pour prolonger une folle ambiance qui, espère-t-on, est le signe du retour des festivités populaires que Man Lolo organisait pour propulser Cavaillon au-devant de la scène. Plésius Junior LOUIS (JPL 109) junior.jpl007@yaho.fr


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MISS UNIVERS 2013

Votez Mondiana !

Comme chaque année depuis 2010, Haïti est bel et bien représentée au plus grand concours de beauté du monde. Après Sarodj Bertin, Anédie Azaël et Christella Jacques, c’est au tour de Mondiana J’hanne Pierre de défiler sur les luxueux podiums de Miss Univers organisé par le millionnaire Donald Trump. En Russie, à Moscou plus précisément, la plus belle femme du monde sera élue le 9 novembre par un jury très sélectif. Espérons que pour la première fois, cette année, Haïti fera au moins partie des 16 finalistes. À Moscou depuis bientôt un mois, Mondiana, très appréciée du public haïtien, attire par sa beauté et son plastique de mannequin. Figure officielle de Rebelle en Haïti, ses traits ont toujours égayé les pages du magazine. Du haut de ses 21 ans, Mondiana n’a pourtant qu’un seul but : « Aider Haïti à se vendre positivement à l’étranger ». « Les images qu’on a du pays ne sont pas toujours belles, je veux que quand on me regarde, on voit qu’Haïti est exotique et qu’on a envie d’y venir. Si en Russie je remporte la couronne ou arrive parmi les finalistes, ce sera parfait. Sinon, je ferai tout mon possible pour laisser une idée positive de mon pays », assure Mondiana, la veille de son départ pour le pays d’Hitler. Suite à un concours bâclé, méconnu de plus d’un, comme à l’accoutumée, organisé au Karibe le 29 septembre 2013, Mondiana J’hanne Pierre a été désignée « Miss Haiti Universe 2013 ». Fille unique de Nadia Lafleur et de Jean Mondira Pierre, outre ses activités artistiques, la jeune femme qui a bouclé son cycle d’études secondaires à l’Institution Marie-Louise Trichet s’est dirigée vers les Etats-Unis pour ses études universitaires. « L’éducation détient une place primordiale dans ma vie. Je viens de passer le TOEFL et je compte me lancer dans des études en médecine. J’aime la chimie et je suis aussi très attirée par la dermatologie », raconte avec passion la nouvelle Miss Haiti Universe, qui planifie déjà ses études en fonction des déplacements que ses nouvelles fonctions vont exiger d’elle. Mondiana s’en remet aussi à son agent pour mieux l’aider à prendre les meilleures décisions. La compétition préliminaire qui déterminera les 15 finalistes aura lieu ce mardi 5 novembre, au Crowne Plaza Hotel à Moscou. Un jury spécial de 5 membres fera le choix et le public, par votes sur Internet, choisira la 16e finaliste. De part les commentaires sur les réseaux sociaux, Mondiana compte bien des fans. Aidez-la à aller plus loin dans le concours et supportez la Miss Haïti Univers 2013. Votez sur: www.missuniverse.com/members/contestants/ year2013/Haiti et votez autant de fois que vous le voulez. Verdict le 9 novembre ! Gaelle C. Alexis gaellecalexis@ticketmagazine.com

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Super 8 2013 : 8e édition

Les clubs receveurs avaient la côte

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es clubs terminés entre la 5e et la 8e place du classement final de l’édition 2013 du championnat national de D1 recevaient, suivant les normes, les formations classées entre la 1ère et la 4e place en match comptant pour les 1/4 de finale aller de l’édition 2013 du Super 8. Si le champion national est sorti vivant de son déplacement au Cap-Haïtien, les autres clubs mieux classés ont tous bu la tasse. Le Don Bosco a ouvert, samedi, la saga du non- respect de la hiérarchie en battant le Valencia (2-0) au stade Sylvio Cator en match comptant pour les 1/4 de finale aller de la 8e édition du Super 8. Dans ce duel qui mettait aux prises le 2e et le 7e, le Don Bosco entraîné par Kesnel Thomas entame la rencontre pied au plancher. 10 minutes après le coup d’envoi, les hommes de Kesnel Thomas trouvaient déjà la faille dans la défense du Valencia de Frantz Décembre. La reprise de tête de l’intenable Péguero Jean-Philippe ne laissait aucune chance au portier du Valencia, Frandy Montrévil. L’instinct de buteur de l’international lui aurait permis d’inscrire deux autres buts s’il n’était pas en délicatesse avec ses jambes. A la mi-temps le Don Bosco mène 1-0. En seconde période, le Valencia semble pouvoir se tirer d’affaire mais dans le comportement des joueurs du Don Bosco on sent une lecture parfaite du système mis en place par Frantz Décembre et d’une stratégie pour le contrer. L’entraîneur du Valencia persiste et signe, ce qui laisse un peu le champ libre à Kesnel Thomas d’appliquer sa stratégie. Un second centre à moins de quinze minutes de la fin trouve à nouveau la tête de Péguero Jean-Philippe qui ne se fait pas prier pour placer le ballon hors de portée de Frandy Montrévil pour une seconde fois ( 77e minute). Menés 2-0, les visiteurs se jettent dans la mêlée en vue de réduire le score. Avec ce penalty obtenu à 10 minutes de la fin, ils auraient pu y parvenir si la tentative de Mardochée Samuel Pompée ne se terminait pas aisément dans les gants du portier du Don Bosco. Au coup de sifflet final, le Don Bosco l’emporte par 2-0 et place le Valencia dans l’obligation de l’emporter par 3 buts d’écart jeudi prochain pour espérer se hisser en demi-finale.

L’Aigle Noir se paie le Racing Club Haïtien

Dimanche, le Racing Club Haïtien (3e) se trouvait sur la pelouse de l’Aigle Noir (6e) en match comptant pour les 1/4 de finale aller de la compétition avec l’ambition de prendre sa revanche de la dernière journée (lors de la dernière journée du championnat national, l’Aigle Noir avait battu le Racing Club Haïtien et l’avait empêché de disputer les éliminatoires de la Ligue des Champions de la Concacaf).

Jean Philippe Peguero, ( no 10) auteur de deux buts (Photo : Yonel Louis)

Sur le banc de l’Aigle Noir, Chéry Pierre continue son petit bonhomme de chemin et bénéficie du retour de Jean Paulin promu à nouveau capitaine. Sur le banc du Racing Club haïtien, par contre, Roberto Geffrard est empêché et c’est son assistant qui assume la tâche de défier l’Aigle et conduire le Racing Club Haïtien à prendre sa revanche. L’entame de match promet pour le Racing Club

Haïtien qui met en péril la défense de l’Aigle Noir à deux reprises durant les cinq premières minutes de la partie. Deux tentatives trop croisées ont fait couler des sueurs froides sur l’échine des fans de l’Aigle Noir en dépit de la pluie qui les arrosait. La défense du Racing Club Haïtien ne sera inquiétée qu’à une minute de la mi-temps sur une frappe puissante de Gaspard, Le portier du Racing effectue un arrêt

miraculeux avant de concéder un corner quelques secondes plus tard à la suite d’une action chaude. 0-0, tel sera le score à la mi-temps. En seconde période, le Racing Club Haïtien se montre encore dominateur en s’offrant une possession de balle légèrement supérieure par rapport à l’Aigle Noir. Mais à partir de l’heure de jeu, l’Aigle Noir se montre beaucoup plus entreprenant et comme s’il y avait un réveil collectif, né d’un concensus, les hommes de Chéry Pierre se font plus dangereux. On joue la 71e minute de jeu lorsqu’Exilien Gaspard ouvre le score en faveur de l’Aigle Noir. Le Racing est mené 1-0. Deux minutes plus tard, c’est Marc Arthur Jeudy qui fait le break. L’affaire est pliée en faveur de l’Aigle Noir et la tâche se complique pour le Racing Club Haïtien qui devra sortir le grand jeu pour s’imposer par 3 buts d’écart au match retour, jeudi 7 novembre, au stade Sylvio Cator. Enock Néré/nereenock@gmail.com

L’Aigle Noir, vainqueur du Racing


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Lundi 4 et mardi 5 novembre 2013

Omnisports

Ephémérides du mois d’octobre V

oici la chronologie des activités du mois d'octobre marqué par le brûlant dossier du Comité olympique haïtien, le 1er forum SportBusiness organisé par l'Etat haïtien et les incidents qui ont entraîné la descente du Cavaly de Léogâne en 2e division. 1er octobre : La COCON publie la liste des équipes qualifiées en 2e division pour disputer le tournoi hexagonal donnant accès à l'élite du football national la saison prochaine ainsi que la liste des équipes qui descendront en ligue (3e division). 1er octobre : Digicel annonce le lancement de la compétition « gagner avec Chelsea » à l'issue de laquelle 11 clients chanceux de la région caraïbe pourront gagner un voyage à Londres, en Angleterre pour assister au match Chelsea vs Manchester United. 1er octobre : Après avoir été l'objet d'accusations et de diffamation de la part de Jonas Ronald, responsable du club LCCC Cycling de Léogâne, le président de la Fédération haïtienne de cyclisme (FHC) est monté au créneau pour qualifier de fausses les déclarations de ce dernier tout en faisant état des sanctions qui seront prises contre lui. 3 octobre : Première conférence de presse du Comité olympique haïtien (COH) de l'après-Baker. 5 octobre : Les fans de Cavaly s'en prennent aux joueurs du Victory obligés de rester dans le bus. Le match sera finalement renvoyé par le corps arbitral. 6 octobre : L'AS Mirebalais remporte le

championnat national de 1re division 7 octobre : Haïti est positionnée dans le groupe A avec la Jamaïque, le Salvador et le Mexique suite au tirage au sort effectué à Montego Bay dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde U-17 féminin. 8 octobre : Lettre ouverte de la FHF faisant part de sa tristesse et de sa déception suite aux propos du président Michel Joseph Marthelly traitant de manière irrespectueuse et dégradante les footballeurs internationaux expatriés et licenciés à l'étranger. 9 octobre : Réactions du président Michel Joseph Marthelly déclarant que jamais dans son discours il n'a dénigré ni qualifié les joueurs haïtiens d'étrangers. 9 octobre : Un important lot de matériel sportif a été offert par le bureau commercial de la République de Chine en Haïti au ministère des Sports. 10 octobre : L'ancien vice-président du COH, Guy Dumesle, dans une lettre adressée au Nouvelliste fait savoir qu'il a été l'objet d'accusations sans fondement, formulées par le trésorier Reynold Valbonard. 12 octobre : journée de retrouvailles équestres organisée à l'Athlétique club centre équestre (ACCE). 13 octobre : Pierre Jean-Jacques et Wilde Donald Guerrier sont les artisans de la victoire de leur équipe dans le cadre de la journée de championnat national. 14 octobre : quatre experts de la FIFA sont en Haïti pour travailler pendant une semaine avec tous les gestionnaires du football haïtien dans le cadre du programme « Performance » mis sur pied par la FIFA,

Au forum Sport et Economie du 24 octobre, la ministre des sports Magalie Racine (au centre) en compagnie d’une brochette d’ex stars de la NBA (Photo : Enock Néré)

visant à les rendre plus performants. 16 octobre : A travers le nouveau projet « Contrat d'avenir », le ministère des Sports se donne pour mission d'initier des milliers de jeunes à la pratique du sport. 18 octobre : Cinq athlètes haïtiens sont qualifiés pour représenter Haïti au marathon de New York qui aura lieu le 3 novembre prochain. 19 octobre : 3e édition du Summer rallye organisé par Gaz 9 22 octobre : Conférence de lancement du forum SportBusiness organisé par l'Etat haïtien. 21 octobre : La commission de recours de la COCON décide d'accorder match

gagné sur tapis vert (3-0) au Victory, compte tenu des incidents qui ont eu lieu à Léogâne le 5 octobre. 24 octobre : Démarrage des play offs de la LSB à Quisqueya Christian School. 24 octobre : Déroulement du premier forum Sport-Business à l'hôtel Royal Oasis. 30 octobre : Digicel et la COCON lancent la 3e édition du Super-8 30 octobre : Pour son entrée en lice dans la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du monde U-17, Haïti fait match nul avec le Mexique 1-1 Emmanuel Bellevuemanubellevue@yahoo.fr

L’oeil rivé/Liga español

Les non-dits d’un classico C

hacun a sa lecture du jeu. Je n'ai pas vu les images de la première mi-temps. Ni en totalité celles de la seconde mi-temps. Dans l'organisation de jeu montée par l'entraîneur Carlo Ancelotti, les merengue avaient sans doute pour consigne d'effectuer un regroupement autour de Leonel Messi à chaque fois le redoutable attaquant argentin était en possession de la balle. De ce côté-là, le plan a marché. J'ai écouté partiellement les commentaires de mes amis de «Sportissibo» à la fin de la partie et en soirée. Un fin connaisseur du football relève que le Barça a été impressionnant en première période mais inexistant pendant la deuxième période. Déduction logique : le Real Madrid était visible en seconde mi-temps. Autre opinion : le même chroniqueur ne s'explique pas le grand respect que l'adversaire a pour le Real. Que je sache, les merengue ne se sont inclinés devant les Blaugrana que par la plus petite marge : 2-1. Troisième opinion : Ancelotti aurait fait un mauvais coaching. Pourtant, il a fait rentrer le jeune Jéres Benitez, 20 ans (sorti de la Castaneda), qui, bien servi dans la surface de réparation par Cristiano Ronaldo, a tiré de

façon imparable face à Victor Valdez. Je n'ai nullement l'impression, sur le vu partiel d'images du classico, que le Real a été transparent. Au contraire, les merengue sont restés dangereux jusqu'à la fin. Menés depuis la première mi-temps, ils étaient animés de la volonté de revenir au score. Seulement, monsieur l'arbitre a décidé autrement en ne sanctionnant pas Javier Mascherano qui a commis une faute flagrante dans le carré de réparation sur Cristiano Ronaldo. Non seulement le penalty aurait dû être sifflé, mais l'auteur de la bousculade devrait écoper d'un carton jaune. La victoire du FC Barcelone n'a pas été usurpée. En supputant le mauvais coaching de l'entraîneur du Real, mes amis chroniqueurs voulaient effectuer la comparaison avec Gerardo «Tita» Martino. Ce dernier fit rentrer le Chilien Alexis Sanchez qui mystifia le jeune Raphaël Varane par un contrôle subtil pour lober victorieusement un Diego Lopez, (malgré sa haute taille : 2 m) trop avancé. Le Barça mérite sa victoire. Cependant, imaginons que le pénalty avait été accordé, la face de la partie eût été changée. Mais ce n'était pas fini, le classico a suscité beaucoup

de réactions. Le dimanche 27 octobre, à «Mondial sports» sur Radio France Internationale, François Musseau, correspondant à Madrid a répondu aux questions du présentateur de ce magazine hebdomadaire. Les deux interlocuteurs n'ont pas dissimulé leur enthousiasme après le premier classico de la Liga pour cette saison. Neymar a justifié les attentes placées en lui. Son transfert du Santos avait couté la rondelette somme de 57 millions d'euros. Pour ce premier classico, il a fait étalage de son talent. A la 19e minute de jeu, sur passe d'Andress Iniesta, il ouvre le score. Néanmoins, il est faux de dire qu'il a éclipsé Leonel Messi. La vérité est que le prodige argentin relève de blessure. Tata Martino l'a aligné dans l'équipe de départ, prenant ainsi un gros risque. Il n'a pas pu effectuer ses accélérations fulgurantes. Il a quand même tenu le coup pendant les 90 minutes de la partie. François Musseau aborde les choix tactiques de Carlo Ancelotti qui a aligné Sergio Ramos parmi les trois demis défensifs. Ramos n'a jamais joué à ce poste. Et c'est là qu'on a découvert que l'entraîneur madrilène prenait une option défensive, comme s'il redoutait

le match. Le Real a recruté un joueur pour occuper ce poste dans l'entrejeu. Malheureusement, il récupère d'une blessure. Tout de même, il est rentré en jeu et a montré de belles choses pour le temps qu'il a passé sur le terrain. Autre mauvais choix tactique : la titularisation de Gareth Bale au poste d'avant-centre. Le Gallois joue plutôt à l'aile gauche. Il sera remplacé par Karim Benzema qui, de l'avis des observateurs, a été le meilleur madrilène. En définitive, le correspondant relève qu'Ancelotti n'a pas eu un coaching heureux. Il n'empêche que personnellement, je ne me garderais de distribuer de mauvaises notes. Dans une partie de foot, il faut un vainqueur et un vaincu. Le Real a baissé pavillon au Nou Camp le samedi 26 octobre 2013. Ce n'est pas la fin du monde. La saison ne fait que commencer. Les amants du ballon rond auront des occasions d'exultation. Des moments de déception ne leur seront pas épargnés. Il en a été ainsi et il en sera toujours ainsi dans le football. Jean-Claude Boyer Dimanche 27 octobre 2013


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Dossiers Interdits Par Gary Victor

VOLET 3

LE MIROIR

Un jour, René Ouari me fit descendre au sous-sol de la demeure, dans une vaste salle où étaient rangés les objets les plus hétéroclites. Ils étaient, pour la plupart, recouverts d’un drap noir comme pour les protéger à la fois de la poussière et de la lumière. -Ne touchez surtout à rien, me dit le patron de la SAD. Tout ce que vous voyez ici a une histoire liée aux activités de notre société. Je me rappelai ce fameux fauteuil dans lequel tant de gens avaient été étranglés par l’esprit d’un vieil homme haineux. Je fis attention à ne même pas frôler ce que je voyais. Ouari s’arrêta devant un grand drap noir. -Je vais vous montrer un miroir. N’ayez pas peur. Je vais vous laisser le regarder durant quelques secondes. Pas plus. C’est une expérience assez spéciale. D’un geste lent, il tira vers lui le drap, dévoilant un grand miroir ovale. Le miroir avait une curieuse luminosité en dépit de la pénombre. Quelle lumière reflétait-il ? J’eus l’impression que la surface du miroir bougeait

comme de l’eau. Une eau en position verticale ? Ce n’était pas possible. Je crus voir passer des choses dans le miroir et je me sentis soudain bien, léger. Une euphorie ! Quelque chose m’appelait. Avec insistance. Je me vis avancer vers le miroir. Une main solide me saisit par la taille. On envoya le drap noir sur le miroir. Je me retrouvai dans la pénombre de ce sous-sol. J’eus la brusque impression que j’étais parti très loin. Je regardai, ébahi, René Ouari. -Qu’est-ce qui m’est arrivé ? lui demandai-je. -C’est le miroir, il me répondit. Je n’ai aucune explication. -Où l’avez-vous trouvé? -Dans une ancienne maison d’une petite ville au nord de la Floride. Je ne dirai pas plus. Je connaissais un ami de la police du comté qui me raconta une histoire bizarre sur une maison abandonnée où personne n’osait plus entrer parce qu’on n’y revenait plus. En fait, la plupart des personnes disparues dans cette maison y avaient séjourné au moins une journée et une nuit. La police effectua toutes les fouilles habituelles

sans trouver trace de ces gens. En désespoir de cause, cette maison fut pratiquement condamnée. On ne se risqua même pas à la détruire. Jusqu’au jour où un entrepreneur immobilier voulut se l’offrir. Quand il apprit l’histoire, il s’adressa à mon ami policier qui me contacta. Je pris l’avion immédiatement. Cette affaire m’intéressait. -Personne ne revit les gens qui avaient disparu dans cette maison ? -Personne. Il n’y avait pas de crimes, car il n’y avait pas de cadavres. On signala plus de onze disparitions et en épluchant les chroniques de la région j’appris que cela faisait plus d’un siècle qu’elles avaient lieu. Je me limitai à une seule conclusion. Si tous ces gens disparus étaient autre part, on les aurait forcément vus. Ils ne pouvaient être que dans cette maison. -Mais vous dites que la police avait tout examiné. -C’est vrai. Disons que la maison était le point de départ. -Comment le point de départ ? -Un lieu de passage vers un autre monde. Un autre univers. Il me fallait

chercher où se trouvait la porte. -Le miroir ! Ouari sourit. -Pour vous maintenant c’est facile de trouver la réponse. Mais à l’époque, je n’avais rien. J’essayai de savoir à quelle fréquence avaient eu lieu ces disparitions, à quels moments. J’étudiai les rares témoignages auxquels je pouvais avoir accès. Il regarda sa montre. -Il est maintenant cinq heures dix de l’après-midi. -Pourquoi ? demandai-je à Ouari. -Un simple avertissement relevé dans un vieux journal de la région datant de plus d’un demi-siècle. Un journaliste relatait les propos d’une femme à demi folle qu’il avait rencontrée sur la route à proximité de cette maison demandant de ne pas regarder le miroir entre quatre heures et six heures les jours impairs. -Aujourd’hui est un 15, fis-je remarquer à Ouari. -Jour impair. Je me rendis alors avec cet ami policier dans la maison en question où je m’intéressai au seul miroir que je trouvai dans la chambre principale au premier étage. Je lui donnai les instructions nécessaires pour me venir en aide. Si le miroir était la porte, il devait fonctionner comme un pôle hypnotique. Les gens avaient dû traverser de l’autre côté sans s’en apercevoir. Je connais des formules pour éviter une telle transe. Je m’attachai une corde à la ceinture et mon ami devait en tenir l’autre bout. Je devais avoir une bonne centaine de mètres de liberté de mouvement. Lui il devait s’abstenir de regarder le miroir. Il devait s’en tenir aux signaux que je lui ferais parvenir avec la corde. À quatre heures pile le miroir commença à s’agiter. Comme attendu, je ne fus pas soumis à son influence. Je m’avançai et je traversai le miroir. -Qu’avez-vous trouvé ? Le regard de Ouari se voila. -Quelques minutes en enfer, dit le patron de la SAD. Un univers crépusculaire. Une savane. Des rochers partout. Avec du feu surgissant du sol par endroit. Il faisait une chaleur insupportable. Je vis des squelettes, des cadavres. Sans doute les gens capturés par le miroir. Sans la corde qui me liait à mon monde comme un fil d’Arianne, je serais perdu. J’imprimai à la corde un mouvement pour faire comprendre à mon ami qu’il devait me ramener. J’eus peur que la chaleur eût raison de la corde. Heureusement, je passai sans encombre le miroir dans le sens contraire. -C’est une histoire incroyable, lui dis-je. -Il y a plein de récits faisant état de miroirs qui sont des portes vers un autre monde. Mais cette porte, elle donne sur l’enfer. Un monde qui s’abreuve des âmes. -Pourquoi avez-vous ce miroir ici, demandai-je. Ouari soupira. -Manie de collectionneur. Je vous avouerai que cet objet est pour moi un sujet d’étude intéressant. Je suis allé dans ce monde plusieurs fois. -Pour y faire quoi ? m’étonnai-je. Le patron de la SAD sourit. -Remontons au salon, monsieur Victor. Il y a des choses que je ne puis vous révéler. Peut-être un jour. Peutêtre.


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