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9ÈME COLLOQUE INTERNATIONAL TOXICOMANIES, HÉPATITES, SIDA

Organisé par l'Association BIZIA en partenariat avec la SETHS (Société Européenne Toxicomanie Hépatite Sida) et en partenariat transfrontalier avec MUNDUKO MEDIKUAK (Bilbao)

SOUS LE HAUT PATRONAGE DE BERNARD KOUCHNER

Ministre des Affaires étrangères

ROSELYNE BACHELOT

Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports ALAIN ROUSSET Président de la Région Aquitaine

JEAN CASTAINGS Président du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques DIDIER BOROTRA Sénateur – Maire de Biarritz

SOUS LA PRÉSIDENCE D’HONNEUR DE MAURICE TUBIANA (Paris) JEAN TIGNOL (Bordeaux)

CHARLES O’BRIEN (Philadelphie) SOUS LA PRÉSIDENCE DE

AIME CHARLES NICOLAS (Fort de France) et CHRISTIAN TREPO (Lyon) SOUS LA DIRECTION DE

JEAN-PIERRE DAULOUÈDE Secrétaire Général du Congrès et Directeur du colloque

ARKAITZ AGUERRETXE COLINA Secrétaire Général Adjoint et Directeur Adjoint du colloque AVEC LA COLLABORATION DE JEAN-JACQUES DEGLON Président de la SETHS


LE MOT DU PRÉSIDENT DU COLLOQUE Bienvenue,

C’est avec honneur et plaisir que je vous accueille à Biarritz au 9ème colloque international THS, organisé par Jean-Pierre DAULOUEDE et son équipe dans le respect de la tradition initiée par notre cher Jean-Marie GUFFENS.

Au cours de la décennie suivant le travail des pionniers dans la substitution aux opiacés et dont faisait partie le Dr Mary Jeanne KREEK, des avancées majeures ont eu lieu, que ce soit dans l’appréciation de son ampleur, que dans les aspects sociétaux et médicaux de l’addiction aux drogues ou dans les infections associées.

Ce colloque est apparu au fil du temps comme un lieu phare de rencontre et d’échanges entre les sciences humaines et médicales, les experts européens et nord et sud américains, mais aussi bien sûr avec la communauté des patients et plus largement des usagers. Il a contribué avec succès à abolir les traditionnelles barrières corporatistes entre la psychiatrie, la pharmacologie, la médecine interne, l’infectiologie, l’hépatologie et la santé publique. Grâce à une telle approche pragmatique, interdisciplinaire et internationale, le colloque a pu échapper aux préjugés établis et au lobbying politique. En conséquence, la France est finalement passée en quelques années, de la politique de la « non substitution » à un usage étendu de la méthadone et surtout de la buprénorphine, déclenchant ainsi de nouveaux défis.

L’avancée de la recherche sur les thérapies antivirales couplée au développement de méthodes non invasives de détection de la fibrose hépatique ont facilité le contrôle du VIH, des VHB/VHD, du VHC et des co infections.

Cela a ainsi ouvert la porte à une prise en charge intégrée, résultant d’un travail d’équipe multidisciplinaire (comme pour le cancer) pour le plus grand bien des Centres de soins en Addictologie et de leur usagers.

A l’approche des 50 ans de la substitution, puisse ce colloque être pour chacun de nous instructif et fructueux, dans le climat de fraternité et de convivialité qui depuis ses débuts en ont fait la marque.

Pr Christian TREPO


LE MOT DU DIRECTEUR DU COLLOQUE Passer le cap…

Après le THS 2007 de Biarritz préparé dans l’urgence mais aussi dans l’émotion après la disparition de Jean-Marie Guffens, notre groupe avait pensé pouvoir bénéficier d’un répit et d’un repos bien mérité. Mais le temps passe vite et le répit de courte durée. La crise financière puis économique a, dès la fin 2008, amené institutions, associations, industries, et autres collectivités territoriales à faire des choix budgétaires douloureux et à une réduction globale de la voilure…

C’est dans ce contexte difficile que le THS 2009 a été préparé. Grâce à l’énergie, à l’enthousiasme et au bénévolat de toutes celles et ceux qui ont uni leurs efforts pour que survive, malgré la tourmente, ce lieu de partage et de rencontre auxquels tant d’entre nous sont attachés, nous pouvons aujourd’hui nous retrouver à Biarritz une nouvelle fois, pour une nouvelle édition du THS. Pari gagné cher Jean-Marie, nous voici à nouveau réunis !

Au fil des années notre champ s’est élargi des drogues illicites vers les autres substances psycho-actives (médicaments détournés etc.), vers l’alcool et le tabac aussi, enfin reconnus comme homologues des drogues, vers d’autres conduites addictives comme le jeu pathologique et son avatar électro-internet chez les tous jeunes.

Mais les outils pour le ratisser, ce champ, semblent se faire plus complexes et plus ardus. Là où la substitution opiacée soigne l’héroïnomanie jusqu’à la faire pratiquement disparaitre, la cocaïne, le cannabis et l’alcool, entre autres, nécessitent des approches variées, plus complexes et plus longues, et que la combinaison de plusieurs addictions ne simplifie pas. Alors la tentation est grande de considérer les addictions comme un effet de la volonté et que seule la volonté doit défaire. Donner une priorité à ceux qui voudraient y comprendre quelque chose de plus, relèverait presque du luxe, dans une période où la société est tentée de tourner ses efforts vers d’autres priorités et d’autres ennemis.

Pourtant ces addictions, justement parce qu’elles sont utilisées depuis toujours comme des armes, sont d’une bien curieuse et bien croissante actualité. Et les résultats sont là.

Dans les champs variés de la psychopathologie, de la neurobiologie, de la psychopharmacologie, de la génétique, des maladies infectieuses, spécialement pour ce qui est du Sida et des Hépatites, les connaissances s’accumulent et les outils diagnostiques et thérapeutiques s’améliorent et se multiplient. Mais il nous reste encore de gros efforts à accomplir pour qu’un plus grand nombre puissent bénéficier mieux et plus de ces avancées. C’est bien l’enjeu de ce THS.

Fait crucial de nos civilisations, il y a fort à parier que les drogues et les addictions resteront pour longtemps une priorité de nos sociétés et le fait qu’on n’y puisse pas y accorder toujours la même attention opérationnelle n’y changera rien.

On aura encore besoin, et pour longtemps, d’en savoir plus pour agir mieux contre ce qui, sinon, ressemble à des fléaux. Il ne s’agit donc que d’un cap à passer. Encore faut-il ne pas le perdre en route et c’est bien ce à quoi nous nous efforcerons du 13 au 16 octobre au Bellevue à Biarritz.

Dr Jean-Pierre DAULOUÈDE


HOMMAGE ET SOUVENIR


COMITÉ SCIENTIFIQUE

AEBERHARD Patrick, Paris ADES Julie Emilie, Paris AGUERRETXE COLINA Arkaitz, Bayonne AKNINE Xavier, FRANCE, Aulnay-sous-Bois AOUIZERATE Bruno, Bordeaux AUDEMAR Franck, Bayonne AURIACOMBE Marc, Bordeaux BEAUVERIE Patrick, Paris BENYAMINA Amine, Villejuif BERLIN Ivan, Paris BOBES Julio, Oviedo BOUCHEZ Jacques, Bagneux BRENOT Philippe, Paris BRUCKER Gilles, Paris CARRIERI Patrizia, Marseille CASAS Miguel, Barcelone CATTAN Laurent, Noisy-le-Sec CHARLES-NICOLAS Aimé, Fort de France CHOSSEGROS Philippe, Lyon COLOM Joan, Barcelone COPPEL Anne, Paris COSTES Jean-Michel, Paris COURTY Pascal, Clermont-Ferrand COUTERON Jean-Pierre, Paris CROQUETTE KROKAR Marina, Genève DAULOUEDE Jean-Pierre, Bayonne DEGLON Jean-Jacques, Genève DE LEDINGHEN Victor, Bordeaux DEL POZO Juan, Logroño DELILLE Jean-Marie, Bordeaux DUNETON Philippe, Paris EDEL Yves, Colmar FISCHER Gabriele, Vienne GIRARD Pierre-Marie, Paris GOSSOP Michael, Londres GOURARIER Laurent, Paris HARAMBURU Françoise, Bordeaux HARBONNIER Jean, Lille JAYLE Didier, Paris LAVIGNASSE Pierre, Bayonne LEBEAU Bertrand, Paris LE MOAL Michel, Bordeaux LAQUEILLE Xavier, Paris MALLARET Michel, Grenoble MAREMMANI Icro, Pise MARTINEZ RAGA José, Valence MELIN Pascal, Saint Dizier O’BRIEN Charles, Philadelphie

OLIVET Fabrice, Paris OUI Benoit, Paris PATRICIO Luis, Lisbonne PEREDA Celina, Bilbao PEREZ DE LOS COBOS José, Barcelone PRIEZ Jean-Marc, Paris RAGUIN Gilles, Paris REISINGER Marc, Bruxelles REYNAUD Michel, Paris RIO NAVARRO Javi, Bilbao ROLANDO Jean, Bayonne ROUILLON Frédéric, Paris ROQUES Bernard, Paris SAN MARCO Jean-Louis, Marseille STAMBOUL Béatrice, Marseille SWENDSEN Joël, Bordeaux TASSIN Jean-Pol, Paris TINDEL Martin, Hyères TREPO Christian, Lyon TORRENS Marta, Barcelone TOUZEAU Didier, Bagneux UCHTENHAGEN Ambros, Zurich VAN SANTEN Gerrit, Amsterdam VENISSE Jean-Luc, Nantes VIGNAU Jean, Lille YAKOUB Saadia, Paris

COMITÉ D’ORGANISATION

AGUERRETXE COLINA Arkaitz, Bayonne AURIACOMBE Marc, Bordeaux CARRIERI Patrizia, Marseille CASAS Miguel, Barcelone CHOSSEGROS Philippe, Lyon DAULOUEDE Jean-Pierre, Bayonne DEGLON Jean-Jacques, Genève GIRARD Pierre-Marie, Paris GOURARIER Laurent, Paris MAURA Teresa, Bilbao NORMAND Jacques, Bethesda O’BRIEN Charles, Philadelphie PEREDA Celina, Bilbao RAGUIN Gilles, Paris SAN MARCO Jean-Louis, Marseille TREPO Christian, Lyon ZULAIKA Daniel, San Sebastian


COMMUNICATIONS ORALES


ADDICTIONS


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« EVALUATION DES CONSULTATIONS JEUNES TABAC/CANNABIS À PARTIR D’UN DOSSIER INFORMATISÉ COMMUN »

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ABDOUL H LE FAOU AL

La consommation de cannabis est un problème de santé publique en France compte tenu de la population concernée par cet usage et de ses conséquences cliniques et psychiques. Des consultations jeunes consommateurs de cannabis ont été instaurées en 2004 pour prendre en charge ce problème mais nous manquons actuellement de données sur l’évaluation de ce dispositif. Objectif L’objectif de cette étude est d’étudier les caractéristiques cliniques, psychiatriques et sociodémographiques des consultants et d’évaluer l’efficacité de leur prise en charge grâce à l’utilisation d’un dossier médical informatisé.

Matériel et méthodes 4 centres de consultations volontaires ont été recrutés en Ile-de-France. L’ensemble dossiers médicaux disponibles pour les consultations entre 2005 et 2007 a été recueilli. dossiers ont été saisis sur une base de données informatisée. Une analyse descriptive caractéristiques des consultants, ainsi que des modèles logistiques uni et multivariés ont réalisés pour étudier le suivi et le sevrage des patients.

des Les des été

Résultats 148 dossiers ont été saisis et analysés. L’âge moyen des patients est de 26 ans. 59% des patients souffrent d’un trouble anxieux, et 28% d’une dépression selon le score HAD. Le taux d’abandon après la première visite est d’environ 40%. L’analyse multivariée retrouve une association entre le suivi et le fait d’avoir déjà tenté d’arrêter le cannabis (p=0.04), le fait d’avoir un traitement pharmacologique de sevrage (p=0.04) ou un traitement antidépresseur (p=0.04). Seul un quart des patients est sevré à un mois de suivi.

Conclusion Cette étude nous a permis de tester et valider un dossier médical informatique standardisé pour les consultations de consommateurs de cannabis. Les résultats retrouvent une population plus âgée que celle décrite dans la littérature et des troubles psychiatriques importants. Il est nécessaire de poursuivre les recherches sur ces consultations pour mieux prendre en charge les patients et sensibiliser les professionnels travaillant dans ces structures de soins.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

tabac, cannabis

Dr Hendy ABDOUL, Dr Anne-Laurence LE FAOU

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HYPERSENSIBILITE A LA DOULEUR DES PATIENTS SUBSTITUES

RÉSUMÉ / ABSTRACT

AUTHIER N

Introduction : Les liens de causalité unissant la douleur et les addictions apparaissent complexes. Alors que la prévalence de la douleur en population générale est de 22%, elle atteint 55 à 80% chez des patients dépendants aux opiacés. Aussi, l'existence d'une hypersensibilité à la douleur induite par la prise au long cours d’opioïdes doit être mieux caractérisée et étudiée.

Objectifs : L'objectif principal est de comparer les seuils de douleur de patients substitués par méthadone ou buprénorphine à des sujets sains contrôles, l'objectif secondaire étant de comparer entre eux les seuils de douleur des deux groupes substitués.

Matériels et Méthodes : Cette étude clinique monocentrique cas / témoins a été réalisée selon un plan expérimental en groupes parallèles appariés. Les patients inclus, âgés de 18 à 45 ans, étaient dépendants aux opiacés selon les critères du DSM-IV et substitués à dose stable depuis au moins 45 jours. Les seuils de douleur ont été évalués par le von Frey hair (stimulation mécanique) et le PainMatcher (stimulation électrique) aux taux résiduel et au pic plasmatique (respectivement 90 min et 3 h pour la buprénorphine et la méthadone). Un dépistage urinaire des toxiques a été réalisé avant chaque test et les niveaux d'anxiété/dépression (HAD), de qualité de vie (MOS-SF36) et de sévérité de l'addiction (ASI) ont été évalués.

Résultats : Les deux groupes traités (n=30 chacun) ne diffèrent que par la durée du traitement et les antécédents d'injection, plus élevés dans le groupe méthadone. En accord avec les critères d’exclusion, les patients ne présentaient aucun toxique dans les urines à l’exception de cannabis avec une prévalence de 75%. Les deux groupes traités sont comparables en terme de d'humeur, de scores de sévérité d’addiction et de qualité de vie. Respectivement 68% à 75% et 28 à 78% des patients méthadone et buprénorphine ont présenté une hyperalgie mécanique et électrique statistiquement significative. Cette hyperalgie semble d'intensité et de prévalence supérieure dans le groupe méthadone.

Conclusion : Les patients substitués au long cours par méthadone ou buprénorphine présentent une hypersensibilité à la douleur, avec une prévalence trois fois supérieure sous méthadone. Cela souligne la nécessité de mieux prendre en compte les plaintes douloureuses chez ces patients et de réfléchir à une amélioration de leur prise en charge. MOTS CLÉS / KEYWORDS

douleur, addiction

AUTHIER Nicolas Maître de conférences des Universités- Praticien Hospitalier Discipline of Pharmacology, Medical School, Adelaide SA 5005, Australia ; Pôle de psychiatrie – CSST SATIS – CHU, 63000 Clermont-Ferrand, France ; INSERM CIC 501 – CHU, 63000 Clermont-Ferrand, France

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THE CONTRADICTIONS AND COMPLEMENTARITIES BETWEEN LAW ENFORCEMENT AND HEALTH: AN ETHNOGRAPHIC PERSPECTIVE FROM THE U.S. INNER CITY

LES CONTRADICTIONS ET COMPLÉMENTARITÉS ENTRE LA RÉPRESSION PÉNALE ET LA SANTÉ: UNE PERSPECTIVE ETHNOGRAPHIQUE DU GHETTO AMÉRICAIN

BOURGOIS P

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Drawing on 25 years of participant-observation ethnographic data collection in the U.S. inner city among street-level crack and heroin users/sellers this paper exams three public health prevention and health delivery services crucial to homeless drug users at high risk of HIV and HCV that are systematically undermined by punitive, zero-tolerance law enforcement priorities at the street level. 1) Needle exchange/distribution services. 2) Treatment on demand; 3) mental health emergency services. Restructuring the balance between public health and law-enforcement priorities could transform the often counterproductive and contradictory interface between public health practitioners and street-level police officers. The phenomenon of mandatory drug treatment in lieu of prison time for non-violent felons, and the outstanding adherence rates of incarcerated AIDS patients offer the beginning of examples of potential for a more cooperative relationship between law enforcement and health that could lead to the delivery of more humane and cost-effective prevention and treatment services.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Non communiqué...

Philippe Bourgois Richard Perry University Professor of Anthropology and of Family Medicine & Community Health University of Pennsylvania--School of Arts and Sciences and School of Medicine

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EXAMINING THE ABUSE LIABILITY OF MAINTENANCE MEDICATIONS FOR OPIOID DEPENDENCE COMER S RÉSUMÉ / ABSTRACT

Aim: The abuse potential of IV buprenorphine/naloxone (bup/nx) in buprenorphine-dependent individuals is unclear given the unique pharmacology of buprenorphine (bup), namely, its slow dissociation from opioid receptors. The present study was designed to assess the abuse potential of IV bup compared with bup/nx in bup-maintained participants.

Methods: Heroin-dependent volunteers (N=12) who were willing to inject bup participated in this randomized, placebo-controlled, double-blind study. Participants were maintained on 2, 8, and 24 mg sublingual bup for two weeks at each dose. During a morning sample session, participants received $20 and an IV dose of the test drug (low- or high-dose bup or bup/nx, placebo, naloxone, or heroin). During an afternoon choice session, participants were given the opportunity to work for the test drug or money they sampled during the morning session. Each participant received all of the bup maintenance doses and all of the IV test doses.

Results: Self-administration of the bup/nx combination was lower than that of bup or heroin (all P=0.0001). Subjective ratings of drug liking and desire to take the drug again were lower for bup/nx than bup (P=0.0001). Participants also reported that they would pay less money for bup/nx compared to bup (P=0.0001) or heroin (P=0.0001). Opioid withdrawal symptoms were increased by naloxone, but not bup/nx.

Conclusion: When administered IV, the bup/nx combination was not as well liked and was selfadministered less than bup alone or heroin. This study provides support for the reduced abuse liability of bup/nx compared to bup and heroin in bup-maintained injectors. Supported by Schering-Plough Corp.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Examining the abuse liability of maintenance medications for opioid dependence

Sandra D. Comer, Ph.D. Professor of Clinical Neurobiology Department of Psychiatry Division on Substance Abuse Columbia University and NYSPI

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DOULEUR ET ADDICTION

RÉSUMÉ / ABSTRACT

COURTY P

La douleur aigue représente une menace pour la stabilité d’un patient substitué à l’équilibre souvent précaire. Les idées reçues sur la douleur chez le patient substitué augmentent cette précarité. Beaucoup pensent que les patients sous TSO ne connaissent pas la douleur, qu’ils n’ont pas besoin d’opiacés car ils ont déjà des doses importantes de morphiniques et que les traitements antidouleurs ne fonctionnent pas chez les patients substitués. D’autres affirment qu’on ne peut pas prescrire légalement plus de traitement et que les traitements de la douleur entraînent immanquablement des rechutes. En réalité, les patients sous TSO font l’expérience de la douleur. Ils connaissent à la fois la tolérance aux opiacés et l’hyperalgésie comme le prouvent des scores plus élevés concernant la douleur. Néanmoins, leur douleur répond aux traitements opiacés et ils ont besoin d’opiacés de première ligne (dette en opiacés). Ils nécessitent de plus fortes doses ainsi qu’une fréquence et une durée d’administration plus élevée.

La réalité doit prendre le pas sur les idées reçues même si elles sont principalement véhiculées par les soignants qui communiquent peu entre eux à ce sujet. L’amélioration des connaissances dans ce domaine doit bénéficier aux praticiens afin que la conséquence principale soit l’amélioration de la prise en charge globale des patients sous TSO.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

douleur, addiction

COURTY Pascal Psychiatre des Hôpitaux, Praticien Hospitalier, Docteur en Sciences de l’Éducation Pôle de psychiatrie – CSST SATIS – CHU, 63000 Clermont-Ferrand, France

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ENTRÉES ET SORTIES DE LA COCAÏNE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

BADIN DE MONTJOYE B PODEVIN P PHARO P

Cette réflexion résulte d’un travail commun entre un somaticien hépatologue , un philosophe et un psychiatre sur la recherche des motivations à débuter et celles à arrêter durablement la cocaïne. Pour cela nous avons adopté au préalable la même position : Les personnes consommatrices de cocaïne ne sont pas différentes des autres individus. Comme chacun d’entre nous , elles aspirent à une bonne vie , à vivre des moments intenses et à tendre vers le bonheur.

Cette présentation s’articule autour de 3 axes : Quelles sont les motivations au choix spécifique du produit cocaïne ?

Quelles sont les motivations du patient à arrêter le produit dans le contexte de la vie réelle avec ses contingences confronté avec ce dont il avait rêvé antérieurement ?

Dans un 3° temps nous tenterons d’évaluer les remaniements psychiques ayant permis un maintien de l’abstinence .Pour cela nous nous aiderons du modèle conceptuel introduit par la théorie de l’évolution celui de l’homologie et de l’analogie .Nous entendons l’homologie comme ce dont on hérite de ses conduites addictives antérieures et l’analogie comme le fonctionnement psychique mis en place dans les nouvelles pratiques d’abstinence .

Nous illustrerons nos propos par l’anamnèse d’hommes et de femmes ayant été dépendant entre autres de la cocaïne et ayant arrêté ce produit par la suite .A travers ces vignettes cliniques nous souhaitons donner une voix à ceux qui ont vécu un accident de la liberté au cours de leur trajectoire de vie .Ils ont été confrontés à leurs fragilités psychiques , à leurs limites physiques et à un conflit de volonté .Mais aussi ils se sont mobilisés psychiquement , et ont pu imaginer qu’ils pouvaient vivre à nouveau des moments intenses et riches sans cocaïne .

MOTS CLÉS / KEYWORDS

cocaïne

B.Badin de Montjoye , P.Podevin , P.Pharo beatrice.de-montjoye@cch.aphp.fr

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DOULEUR ET INTERVENTIONS CHIRURGICALES CHEZ LE PATIENT SUBSTITUÉ

RÉSUMÉ / ABSTRACT

DUALÉ C

La question des modalités de prise en charge du patient substitué à l’occasion d’une chirurgie n’est malheureusement pas documentée par des études contrôlées à haut niveau de preuve, ni même discutée dans les livres majeurs de notre spécialité. La littérature utile est une somme de bases théoriques abordant la question de façon indirecte, de cas cliniques et de propositions émanant de praticiens expérimentés. Des revues générales ont été publiées dans des revues internationales d’anesthésie ou d’algologie, et en France, des enseignements postuniversitaires nationaux sont régulièrement dispensés, par des spécialistes de la douleur et/ou de l’analgésie. De fait, au-delà du champ des propositions « évidentes » car reconnues par tous ces auteurs, il existe de nombreuses propositions « pratiques » différentes, justifiées par l’expérience, sans être nécessairement contradictoires entre elles. Nous éviterons de lister dans le détail ces propositions « personnalisées », en tentant plutôt une synthèse centrée sur ces points : (a) que faut-il absolument faire ? ; (b) que faut-il absolument éviter ? ; (c) que peut-on raisonnablement proposer ? Le lecteur désireux de plus de détails pourra consulter les documents référencés.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

douleur, addiction

DUALÉ Christian Médecin des Hôpitaux, Anesthésiste – Réanimateur, Docteur en Neurosciences CHU de Clermont-Ferrand, Pôle de Recherche Clinique, Centre de Pharmacologie Clinique ; Inserm, CIC 501, UMR 929.

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ADDICTION & PREGNANCY & PARENTHOOD FISCHER G RÉSUMÉ / ABSTRACT

In the general population 1/3 of the treatment population in substance abuse consists of women, the majority are in their reproductive age - 50% of pregnancies are unplanned, even more in substance dependent women. Both genders differ in many aspects: onset, pattern of consumption, somatic & psychiatric comorbidity, metabolisation, retention and relapse pattern. With increased awareness and a variety of treatment options a slowly enhanced knowledge has also been gained in the aging population, where a special target group is represented by persons who start substance abuse in the higher age (mostly alcohol and benzodiazepines) – but also on prescription drugs like opioids. Continuous substance dependence is a special risk for pregnant women and their growing fetus. The aim of treatment in pregnant addicts is not only the medical stabilization but also the creation of a safe environment for raising a child. The medical goal involves the reduction of additional consumption of illicit drugs, opioid maintenance, taking care of infectious diseases, disengagement from illegal activities and the realization of a life situation suiting a newborn. While until recently the primary goal used to be complete abstinence at delivery, it could be shown that this aim seems to be unrealistic in the majority of cases. Maintenance therapy with synthetic opioids has been favored throughout pregnancy and continued afterwards, the most experience has been available with methadone. Methadone proves the major advantage of enabling women to remain in medical & psychosocial care, world wide many positive experiences are reported, however ithe medication itself has never been officially approved by neither FDA nor EMEA for treatment during pregnancy. An alternative opioid medication, buprenorphine has become established over the last years. So far excist more than 40 published reports of in utero buprenorphine exposure entailing approximately 600 neonates exposed in utero to 0.4 to 24 mg/day of sublingual buprenorphine. However, conclusions are limited by statistical and methodological difficulties. The most glaring problem is the insufficient detail regarding medication and treatment algorithms (e.g. Finnegan Scale or its modifications and Lipsitz) used to treat ensuing neonatal abstinence syndrome (NAS), as well as the criteria for initiation, maintenance, and weaning of NAS medication. NAS of course does not only refer to intrauterine opioid exposure, but is also related to other medication, other substance abuse, including nicotine.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

addiction, pregnancy, parenthood

Prof. Dr. Gabriele Fischer, Addiction Clinic. Medical University Vienna, Waehringerguertel 18-20, 1090 Vienna, Austria e-mail: gabriele.fischer@meduniwien.ac.at

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APPROCHE PRÉVENTIVE DES PROBLÈMES DE JEU PATHOLOGIQUE, À PARTIR DE DEUX ÉTUDES DE TERRAIN. GIROUX I RÉSUMÉ / ABSTRACT

Deux études au sujet de la loterie vidéo (ALV) seront présentées. La première concerne la formation Au hasard du jeu-2. Près de 12 000 détaillants de loterie vidéo du Québec et leurs employés ont reçu une formation ayant pour objectifs de réviser certains concepts relatifs au jeu tels que la notion de hasard, de mieux connaître les caractéristiques d’un joueur excessif et de se familiariser avec les interventions pour aider un joueur en difficulté. Cette formation met l’accent sur l’aide disponible aux joueurs et les modes de traitement du jeu excessif, les difficultés rencontrées par les joueurs en traitement ainsi que les ressources disponibles selon les régions. La deuxième étude abordera un projet pilote d’exclusion volontaire des établissements de jeu offrant de la loterie vidéo. En 2006, la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, en collaboration avec de nombreux partenaires , a mis sur pied un programme d’exclusion volontaire destiné aux joueurs fréquentant des établissements titulaires de licences d’exploitant de site d’ALV qui désirent cesser de fréquenter les aires de jeu de ces établissements. Le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu (CQEPTJ) avait comme rôle d’évaluer l’impact du programme d’Exclusion Volontaire (PEV). Les implications pratiques et théoriques de ces deux programmes seront discutées.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

jeu pathologique

Isabelle GIROUX Directrice du Centre québécois d’Excellence pour le traitement du jeu pathologique Université Laval - Québec

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LA SAGA DE LA DÉCOUVERTE DU PREMIER GÈNE DE VULNÉRABILITÉ POUR LES ADDICTIONS

RÉSUMÉ / ABSTRACT

GORWOOD P LE STRAT Y RAMOZ N

De nombreux gènes candidats sont connus dans pour avoir un rôle potentiellement important dans les variations inter-individuelles de vulnérabilité de différents troubles addictifs. On parle ainsi du gène codant pour le récepteur dopaminergique D2 dans le syndrome du déficit de récompense, du neuropetide Y (NPY), du transporteur de la dopamine (pour les syndromes de sevrage sévères) ou encore du GABAa6 dans la dépendance à l’alcool par exemple.

Mais il s’agit bien d’arguments indirects, d’effets mineurs, ne jouant que pour une petite fraction de patients, et expliquant une petite part de ce qui est en jeu dans l’émergence d’une addiction. La complexité du phénotype, l’héritabilité modeste, la difficulté à reposer ces analyses sur des approches plus biologiques (donc plus proches des gènes) expliquent en bonne partie cette aspect minimaliste des résultats… La question se posait donc si la génétique devait se contenter d’aspects aussi discrets pour les années à venir.

La réponse est non, car en Avril 2008 a été découvert le premier gène de vulnérabilité aux comportements addictifs. La qualité des résultats initiaux, le nombre de réplications, la cohérence des résultats nous permet d’affirmer, de manière assez exceptionnel en psychiatrie génétique, que le cluster de gènes (a3a5b4) constitue un facteur de risque pour la dépendance au tabac.

Le court historique (un an) de cette découverte est extraordinairement riche en leçon pour ce qui concerne les liens qui unissent la génétique et les comportements, donc non seulement les addictions mais l’ensemble des troubles psychiatriques.

Ayant pu répliquer un rôle significatif de ce gène sur une population de 3.000 adolescents Français, nous avons pu ré-analyser le rôle de ce gène de manière directe (dépendance au tabac) mais aussi indirecte (à travers d’autres facteurs de risque).

Au cours de cette conférence seront abordés : comment un gène n’expliquant que 17% de la variance totale du trouble (dépendance au tabac) peut être révélé, comment les liens entre la psychiatrie et la médecin somatique peuvent être mis à profit pour faciliter la révélation des facteurs en jeu, comment le passage aux études castémoins, tant décriés initialement, a permis un retour en force de la génétique des troubles psychiatrique (notamment schizophrénie et trouble bipolaire) grâce au passage au pan-génomique, comment ce premier gène de vulnérabilité a déjà des frontières phénotypiques débordantes, puisque le risque d’alcoolo-dépendance pourrait aussi être concerné, enfin comment ce type de résultat permet de reconstruire l’organisation des différents facteurs de risque impliqués. En effet, une fois que le fil d’Ariane est attrapé, le bout du labyrinthe n’est plus très loin…

MOTS CLÉS / KEYWORDS

gène vulnérabilité addictions

Gorwood P, Le Strat Y, Ramoz N

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« ADOLESCENTS, JEU PATHOLOGIQUE ET AUTRES PRISES DE RISQUE »

RÉSUMÉ / ABSTRACT

GRALL-BRONNEC M GUILLOU-LANDREAT M BOUJU G VÉNISSE JL

Le jeu pathologique, s’il fait l’objet de nombreuses études internationales, reste une addiction encore peu explorée en France, a fortiori dans la tranche des adolescents. Ainsi, nous ne disposons d’aucune donnée épidémiologique permettant d’apprécier dans quelle mesure les adolescents ont une pratique des jeux de hasard et d’argent (JHA), ni dans quelle mesure ils peuvent développer des problèmes liés à cette pratique.

Pourtant, notre expérience clinique des joueurs pathologiques confirme qu’à l’instar des autres troubles addictifs, la première rencontre avec l’objet de l’addiction se situe le plus souvent à l’adolescence.

Le Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs (Belgique) a ainsi indiqué en 2006 que parmi un échantillon de plus de 2300 sujets âgés de 10 à 17 ans, 40% des adolescents avaient déjà joué au moins une fois à un JHA, et des indices d’une pratique pathologique étaient présents pour une minorité d’entre eux. Une étude canadienne récente, portant sur un large échantillon de sujets âgés en moyenne de 18.6 ans, indiquait qu’entre 3.5% et 5.8% avaient un problème de jeu probable, même si la perception du problème n’était rapportée que par 1.1%. Cette communication a pour objet de faire le point sur la littérature internationale, et de réfléchir à la fonction des JHA pour l’adolescent.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Adolescents jeu pathologique

Grall-Bronnec M, Guillou-Landreat M, Bouju G, Vénisse JL

Centre de référence sur le jeu excessif - Service d’additologie – CHU de Nantes

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CRACK KIDS: NOT BROKEN? COCAINE ET PERINATALITE LEJEUNE C RÉSUMÉ / ABSTRACT

Depuis la vague d’augmentation de la consommation de cocaïne et de crack aux USA pendant les années 1980-90, de très nombreuses publications ont été consacrées aux conséquences périnatales de la consommation de cocaïne par les femmes enceintes. Les premières publications ont été très alarmistes en décrivant, le plus souvent sur des cas cliniques de graves conséquences obstétricales, néonatales et développementales. Les publications récentes sont moins pessimistes mais il s’avère que l’exposition in utero à la cocaïne en elle-même semble bien augmenter la fréquence de complications obstétricales et avoir des conséquences subtiles mais réelles sur le développement de l’enfant. Surtout, il est très difficile, même avec de grandes séries et des analyses statistiques sophistiquées, de distinguer parmi les anomalies observées, ce qui est directement du à la cocaïne et ce qui est en rapport avec les très nombreux facteurs confondants : le plus souvent, la consommation de cocaïne est associée à la prise d’autres produits licites ou illicites ayant eux même des conséquences périnatales et en particulier l’alcool et le tabac ; elle est souvent associée à un « style de vie » particulier avec une grande précarité et un suivi médiocre ou nul de la grossesse qui peuvent être responsables de complications périnatales, prématurité surtout avec ses propres risques pour le développement de l’enfant.

Review of recent publications about perinatal consequences of cocaine use during pregnancy point out that dramatic obstetrical, neonatal and developmental abnormalities, reported during 1980-90’, are less frequent in recent cohort studies. Pregnant women who use cocaine or crack, often consume other psychoactive drugs (alcohol, tobacco, benzodiazepines, cannabis, opiates,…) and have a very chaotic life-style; so, it is difficult to distinguish abnormalities caused by cocaine per se, even with numerous cohorts, control groups and multivariate analysis.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Non communiqué...

Claude LEJEUNE Service de Néonatologie Hôpital LOUIS MOURIER 9270O COLOMBES Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et Université Paris 7 Denis Diderot Email : claude.lejeune@lmr.aphp.fr

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DRUG TREATMENT AS HIV PREVENTION: EXPANDING OPTIONS FOR COMMUNITIES METZGER D RÉSUMÉ / ABSTRACT

From a global perspective, the prevalence of injection drug use is relatively low, with most countries reporting overall rates of much less than 1% of their population and no country reporting more than 2% to be injecting illicit drugs. Yet in many countries and communities, a disproportionate amount of HIV infection, morbidity and mortality is attributable to injection drug use. In Southeast and Central Asia, Eastern Europe, Russia and several States of the former Soviet Union, injection drug use is known to be a primary factor in sustaining the AIDS epidemic among both injectors and, through sexual transmission, to non-injection drug using populations. In evaluating the findings of studies conducted over the past 20 years, it is clear that effective drug treatments can play an important role in controlling the transmission of HIV. There is a growing amount of cross-cultural evidence suggesting that when drug users enter treatment, their injection related risk behaviors decline; that those in treatment have a lower rate of risk behavior and lower incidence of new HIV infections; and, that HIV positive drug users in treatment are more adherent to anti retroviral medication than those who are not in treatment. Collectively, the data also suggest that effective drug treatments view drug abuse and dependence as treatable medical conditions with biological, psychological and social characteristics. Most of the research on drug treatment as HIV prevention has focused on opiate injectors in methadone treatment. In order to maximize the public health impact of drug treatment, efforts to document the efficacy of additional treatment options need to be expanded.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Non communiqué...

David Metzger, Ph.D. University of Pennsylvania Department of Psychiatry Philadelphia, PA.

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UN ANÁLISIS DAFO DEL TRATAMIENTO DE LA ADICCIÓN A LA COCAÍNA EN ESPAÑA PÉREZ DE LOS COBOS J RÉSUMÉ / ABSTRACT

Se comentan las fortalezas y debilidades de los equipos terapéuticos que integran la red asistencial pública, así como las oportunidades y amenazas existentes en el entorno de estos equipos asistenciales. Las principales fortalezas son la existencia de una red asistencial amplia bien implantada en el país y la disponibilidad de tratamientos psicosociales eficaces. Las principales debilidades son, en primer lugar, la falta de un tratamiento farmacológico para la dependencia de cocaína. Además, los profesionales tienen la necesidad de adaptar su amplia experiencia en el manejo de la dependencia de heroína al desafío del tratamiento de la dependencia de cocaína. Esta adaptación supone enfocar el objetivo terapéutico en la evitación de la reinstauración del consumo y la intoxicación (cocaína) en vez de en la interrupción del consumo y la abstinencia (heroína). Entre las oportunidades destaca la posibilidad de aplicar a la práctica clínica los hallazgos de la investigación. Una de las principales amenazas es que los patrones de consumo de los pacientes afectados por la dependencia se agraven por pasar de la vía intranasal a la vía pulmonar. Otra amenaza es la dificultad de los pacientes para entender que el patrón de consumo episódico es perfectamente compatible con sufrir dependencia de cocaína. Los profesionales también tienen dificultad para explicarlo dado que el DSM-IV define la dependencia como un comportamiento sin mencionar las alteraciones psicológicas subyacentes.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Non communiqué...

José Pérez de los Cobos Hospital de la Santa Creu i Sant Pau Barcelona

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ATELIER ADOLESCENTS ET ADDICTION PEYRET E RÉSUMÉ / ABSTRACT

Consultation d’Addictologie : Diversité des tableaux cliniques ( 4 vignettes cliniques polytoxicomanie, cannabis, cyberaddiction, alcool), diversité des modalités de recrutement, réponses thérapeutiques pluridisciplinaires et coordonnées, modalités d’hospitalisation, prise en compte de l’entourage éducatif nécessaire (familles, familles d’accueil, éducateurs), collaboration avec la justice ( notion nouvelle du « secret partagé »).Recherche d’efficacité par un repérage précoce et formation des personnels concernés.

Consultation Addictologie: Diversity of clinical pictures (4 clinical vignettes polydrug use, cannabis, cyberaddicts, alcohol), different recruitment procedures, therapeutic responses multidisciplinary and coordinated arrangements for hospitalization, taking into account the necessary educational environment (families , host families, educators) with justice (new concept of "shared secret"). Search effectiveness through early identification and training of relevant personnel.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Adolescents Addiction

Dr Emmanuelle PEYRET, Addictologue Service de Psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, Hôpital Robert Debré.

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PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉ, MATERNITÉ ET ADDICTIONS

RÉSUMÉ / ABSTRACT

REICHERT M WEIL M

La grossesse chez les femmes usagères d'opiacés interroge souvent les soignants et les patientes elles-mêmes dans une atmosphère de suspicion réciproque. La prise en charge de ces patientes par le Réseau Maternité et Addictions (RMA) d'Alsace a pour objectif de permettre la naissance d'un enfant en bonne santé, élevé par des parents stabilisés dans leurs conduites sociales et addictives. À partir d'un cas clinique, nous illustrons la possibilité d'inscrire un couple sous traitement de substitution aux opiacés (TSO) dans un circuit de procréation médicalement assistée (PMA) tout en abordant des problématiques communément retrouvées dans ce contexte : syndrome de sevrage du nouveau-né, traitement antalgique associé aux TSO, prise en charge virologique, dans le cadre d'un travail transdisciplinaire en réseau.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

maternité, addictions

Maïca REICHERT et Michèle WEIL Réseau " Maternité et Addictions"

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10 ANS DEPUIS LE RAPPORT SUR LA DANGEROSITÉ DES DROGUES, QUE RESTE-T-IL DE NOS ESPOIRS ... ROQUES B RÉSUMÉ / ABSTRACT Prenant en compte l’évolution des travaux les plus récents sur la neurobiologie des processus addictifs, nous remettions à Bernard KOUCHNER en 1997 un rapport qu’il avait sollicité sur la mise en perspective de la dangerosité des drogues, y compris l’alcool et le tabac. Bien que ce rapport ne comportait aucune intention législative, il montrait clairement que la distinction entre drogues dures considérées comme des stupéfiants et donc soumis à la loi de 1970 et drogues douces (alcool et tabac) basées sur leur prétendue différence de pouvoir addictif n’était pas fondée. La comparaison de la dangerosité de ces substances capables de changer les états de conscience et possédant un risque addictif, plaçait l’alcool en amont du cannabis lorsqu’on prenait en compte la neurotoxicité, l’intensité de la dépendance, les effets globaux sur la santé et les risques sociétaux. Bien que nous prenions la précaution de souligner qu’aucune substance n’était dépourvue de danger, ce rapport déclenchait une polémique où se retrouvait lobbies alcooliers et partisans d’une politique exclusivement répressive vis à vis des drogues illicites tenues pour responsable des désordres dans les cités et dénoncée par les sénateurs comme présentant le risque majeur pour la jeunesse « La drogue un nouveau cancer ». En dépit de ces prises de position, le rapport conduisait le gouvernement de l’époque à légiférer en ajoutant alcool et tabac aux missions de la MILDT où venait d’être nommée Madame Nicole MAESTRACCI. Celle-ci mettait aussitôt en route une politique d’information et de prévention « Savoir plus pour risquer moins » qui s’appuyait en partie sur le rapport. Les conclusions de celui-ci ont ensuite malheureusement servi de support manichéen au cours des combats politiques électoraux. Néanmoins en dépit des efforts des alcooliers, les gouvernements successifs ne sont pas revenus en arrière et la lutte contre l’abus de l’alcool est restée parmi les missions dévolues à la MILDT. Néanmoins cette lutte est devenue de plus en plus associée uniquement à la sécurité routière au travers de messages très discutables.

Depuis beaucoup des recommandations issues du rapport ont été abandonnés (politique de prévention, aide aux associations etc...) et le contenu de la loi Evin a été mis à mal. L’alcool est devenu le premier psychotrope choisi par les jeunes et son mode de consommation très préoccupant. L’addictologie qui a désormais droit de cité est peu aidée, l’aide aux associations de terrain quasi abandonnée ... la lutte contre les addictions est restée en France un sujet tabou encore trop utilisée comme une arme politique.

Bibliographie : « La Dangerosité des Drogues », B.P. Roques, Rapport au Secrétariat d’Etat à la Santé, Editions Odile Jacob, 1999.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Rapport – Politique – Toxicité comparée – Lobbies alcooliers – Alcool – Cannabis – Respect des lois Sécurité routière.

Bernard P. ROQUES Professeur Emérite, Université Paris Descartes, 4 avenue de l’Observatoire, 75006 Paris. Directeur Scientifique, Pharmaleads SAS, 11 rue Watt, 75013 Paris. E-mail : bernard.roques@parisdescartes.fr ; bernard.roques@pharmaleads.com

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BUPRENORPHINE AND METHADONE TREATMENT IN JAIL AND POST RELEASE ROSENBLUM A

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Large numbers of heroin addicts pass through the criminal just system in the United States as well as other countries. But the use of methadone in jails & prisons is limited and buprenorphine (Bup) has rarely been administered as an opioid agonist maintenance therapy in a correctional setting. This study introduced Bup (Suboxone) maintenance in a large urban jail, Rikers Island in New York City. Heroin-dependent men not enrolled in community methadone treatment and sentenced to 10-90 days in jail (N=116) were voluntarily randomly assigned either to Bup or methadone maintenance, the latter being the standard of care for eligible inmates at Rikers. Although Bup and methadone maintenance completion rates in jail were equally high, Bup patients were more likely to say that they would continue treatment after release (93% vs. 44%, p <.001). Consistent with this intention, the Bup group reported for their designated post-release treatment in the community significantly more often than did the methadone group (48% vs. 14%, p <.001). Supplementary findings among Bup patients who reported for treatment at post-release showed that they were more likely to return after their first visit to an office-based physician (primary care) than to a substance abuse treatment program. After initiating opioid agonist treatment in jail, continuing Bup maintenance in the community (especially with in a primary care setting) appears to be more acceptable to offenders than continuing methadone maintenance.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Buprenorphine Methadone Treatment

Andrew Rosenblum, PhD National Development & Research Institutes, Inc. NY, New York, USA E-mail : Rosenblum@ndri.org

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REDUCTION DES RISQUES


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LA EXPERIENCIA ARAGONESA EN EL USO DE LAS NUEVAS TECNOLOGÍAS DE LA INFORMACIÓN Y COMUNICACIÓN (NTIC) PARA LA PREVENCIÓN Y REDUCCIÓN DE DAÑOS EN LAS ADICCIONES. NAVARRO RÉSUMÉ / ABSTRACT

En la Comunidad Autónoma de Aragón incorporamos las nuevas tecnologías en los programas de Prevención y reducción de daños con la creación de la página “siguemesindrogas.com.” El objetivo de esta iniciativa fue divulgar, a través de las nuevas tecnologías, los riesgos del consumo abusivo de alcohol, tabaco, cannabis y cocaína durante el tiempo de ocio en jóvenes entre 16 y 30 años.

En el año 2006 se comenzó a trabajar difundiendo mensajes vía teléfono móvil además de otro tipo de materiales gráficos (postales y tiras cómicas). Los contenidos que se tratan son: 1. Tiras cómicas que se enviaron a los móviles y que informan sobre los riesgos de las diferentes sustancias. 2. Encuesta para conocer el grado de alcoholemia 3. Agenda de eventos alternativos 4. Juegos para móviles que simulan los efectos que producen el consumo de ciertas sustancias.

Las tiras cómicas y juegos se podían obtener enviando un SMS a un número con un coste económico. Tras la evaluación del funcionamiento del programa durante este año, se decidió su continuidad a través de la página web. Para ello, se diseñaron contenidos específicos de juegos de rol, preguntas frecuentes y enlaces con páginas web de validez contrastada y de utilidad tanto para jóvenes como para educadores y adultos.

La intervención se realizó en colaboración con el Instituto Aragonés de la Juventud. Para la difusión de la misma se utilizaron recursos propios del Gobierno de Aragón (programas de Educación para la Salud en Educación Primaria y Secundaria). Asimismo, la iniciativa se presentó en las Jornadas Técnicas sobre Espacios de Ocio y Prevención de Drogodependencias, donde se solicitó a los profesionales su colaboración en la difusión del programa y en la actualización de contenidos de la web. En estas jornadas se presentarán los resultados de la evaluación del trabajo realizado hasta la fecha en nuestra Comunidad, así como se comentarán las perspectivas de futuro.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Non communiqué...

Coordonnées

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DE LA RÉDUCTION DES RISQUES À L’ÉDUCATION À LA SANTÉ OLIVET F

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Dans chaque « drogué », y a t il un patient qui sommeille ? A l’inverse , y-t-il un « drogué » caché derrière chaque patients ?

Depuis plus de quinze ans, la question des drogues illicites est progressivement investie par le champ médical. Grâce aux avancées de la politique de réduction des risques puis de l’addictologie, le « toxico » n’est plus seulement un délinquant, mais aussi un patient du système de soins. Pour autant l’assimilation terme à terme entre addictologie et prise en charge des maladies chronique pose question. Quid des usagers qui continuent à consommer sans forcément être à l’écart du système de soins. Doit-on songer à « éduquer » des patients qui connaissent mieux la buprénorfine que les médecins qui la prescrivent ?

Cet atelier va traiter des relations paradoxales qui existent entre « soignants » et « soignés ». Les notions de « bas-seuil », d’ « aller-vers » d’ « outreach » vont être examinées au travers de trois exemples : - Le bus- méthadone de GAÏA (Elisabeth Avril) -Le projet d’Education aux Risques liés à L’Injection (ERLI), piloté par Médecins du Monde (Valère Rogissart et Marie Debrus) - La salle de consommation du 19 mai installée dans les locaux d’ASUD (Pierre Chappard)

MOTS CLÉS / KEYWORDS

L’éducation thérapeutique, réduction des risques

Elizabeth Avril ( Directrice de l’association Gaïa): Le seuil d’exigence une notion ambiguë Valère Rogissart ( Directeur de Sida Parole) // Marie Debrus (Pharmacienne) : de l’éducation au partage d’informations, du millieu festif au milieu urbain Pierre Chappard (ASUD) : La salle de consommation du 19 mai , une expérience citoyenne

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INFECTIOLOGIE


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INTÉRÊT EN SANTÉ PUBLIQUE DE LA PRIMO-PRESCRIPTION DU TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C PAR DES MÉDECINS GÉNÉRALISTES AKNINE X RÉSUMÉ / ABSTRACT I- CONTEXTE

L’ANGREHC a déjà alerté les pouvoirs publics sur les graves problèmes d’accès aux soins d’une partie des patients ex -usagers de drogues sous TSO, suivis en cabinet de ville par leur médecin généraliste qui participe souvent à un réseau de soins. Certains patients marginalisés ont, pour une série de raisons déjà étudiées, de grandes difficultés à accéder aux traitements de leur hépatite C. Parmi ces difficultés, se trouve leur impossibilité dans le parcours de soins , d’accéder simplement aux spécialistes hépatologues à l'hôpital . Il apparait que certains patients dont l’indication d’un traitement est claire n’y ont pas accès et d’autres retardent leurs soins.

Nous ne pouvons leur demander de se plier aux exigences de l’organisation actuelle des soins. Nous devons alors nous-mêmes adapté nos pratiques à leur profil particulier. Il s’agit d’une question éthique : comment réduire l’inégalité manifeste qui existe face à la maladie pour une partie de nos patients ? C'est aussi un enjeu de santé publique avec 2 500 morts par an liées à l'hépatite C. II- PROPOSITIONS DE l'ANGREHC

- L’ANGREHC dans ce contexte précis demande que soit examinée la possibilité pour certains généralistes expérimentés dans la prise en charge de patients toxicomanes , porteurs de l'hépatite C , d’établir eux- mêmes et dans certaines conditions la primo-prescription nécessaire pour débuter le traitement interféron-ribavirine. Cette mesure figure dans le plan hépatites national 2009-2012 .

-Le concept développé par l’ANGREHC des MRP- mini réseaux de proximité - nous paraît adapté à cette nouvelle pratique professionnelle car ils permettent à la fois de prendre en charge des patients en situation de rupture et de mobiliser les acteurs autour du patient ( médecin généraliste , pharmacien , infirmière , psychologue ) . -Cette proposition vise au rééquilibrage de l’offre de soins entre la ville et hôpital afin de décharger les consultations hospitalières des patients non problématiques, pouvant être suivis par leur médecin traitant.

- Cette mesure nécessite pour être appliquée un changement de règlementation . Une commission de l'AFSSAPS est prévue prochainement afin d'adopter une modification de la règlementation qui rende possible la primoprescription du traitement hépatite C par certains médecins généralistes. III - METHODOLOGIE

- l'ANGREHC a constitué depuis 2008 un groupe de travail réunissant des médecins généralistes et des hépatologues représentant les sociétés savantes et les différentes composantes de la profession ( AFEF , FPRH , ANGH , CREEG ) qui doit élaborer un protocole en vue de la primo-prescription du traitement hépatite C dans le cadre d'un binôme médecin généraliste-hépatologue . Un guide des bonnes pratiques sera élaboré par ce groupe à l'intention des médecins généralistes primo-prescripteurs.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

hépatite C - traitement interféron-ribavirine- primo-prescription- Médecins Généralistes plan national hépatites.

Dr AKNINE Xavier Président ANGREHC - Médecin addictologue Hôpital J. Verdier - Service addictologie -93143 BONDY - France Email : xavier.aknine@free.fr

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HÉPATITE C : QUELS NOUVEAUX TRAITEMENTS EN 2010 ?

RÉSUMÉ / ABSTRACT

DE LÉDINGHEN V

A ce jour, le traitement de l’hépatite C repose sur l’association d’interféron pégylé et de ribavirine. Chez les malades de génotype 1, une réponse virologique prolongée (c'est-à-dire la « guérison » de l’infection) est obtenue dans 40 à 50% des cas après un traitement de 48 semaines alors qu’elle est obtenue dans plus de 80% des cas chez les malades de génotypes 2 ou 3 après un traitement de seulement 24 semaines. Les effets secondaires de ce traitement sont nombreux (irritabilité, dépression, troubles du sommeil, asthénie…) et contraignent parfois le malade a arrêter plus précocement le traitement.

Les malades de génotype 1 étant les malades les plus difficiles à guérir, les nouvelles molécules sont actuellement évaluées chez les malades de génotype 1. Ces molécules sont des inhibiteurs sélectifs du virus de l’hépatite C que l’on classe sous le terme général de « STAT-C » (specifically targeted antiviral therapy for HCV). Il s’agit d’inhibiteurs de protéase ou de polymérase. Ces molécules ne sont pas efficaces en monothérapie et doivent être associées à l’interféron retard et à la ribavirine. La molécule anti-protéase la plus évaluée est le Telaprevir, un inhibiteur sélectif et réversible de la protéase NS3/NS4a, pris par voie orale. Deux études de phase 2, les études PROVE 1 et PROVE 2, chez des malades de génotype 1, ont montré l’efficacité et la bonne tolérance de cette trithérapie qui a permis l’éradication virale prolongée chez plus de 2 malades sur 3. Les études de phase 3 sont actuellement en cours. Une autre molécule anti-protéase, le boceprevir, a montré aussi une excellente efficacité chez les malades de génotype 1 avec aussi plus de deux malades sur trois guéris après la trithérapie. Les molécules de type anti-polymerase sont moins développées mais plusieurs études sont actuellement en cours pour évaluer leur efficacité et leur tolérance.

Par contre, le vaccin anti-VHC n’est pas encore développé. Il convient donc de poursuivre le dépistage et le traitement des malades infectés par le VHC, notamment dans les populations d’usagers de drogue, afin de limiter la propagation de l’infection. De nouveaux traitements vont être disponibles très prochainement avec une excellente efficacité. L’heure de l’éradication définitive de l’hépatite C va bientôt sonner.

Référence : Webster DP et al. Development of novel treatments for hepatitis C. Lancet Infect Dis 2009; 9: 108-17. MOTS CLÉS / KEYWORDS

Hépatite C

Pr Victor DE LÉDINGHEN CHU Bordeaux victor.deledinghen@chu-bordeaux.fr

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SEEK AND TREAT FOR OPTIMAL PREVENTION OF HIV/AIDS (STOP HIV/AIDS) MONTANER J RÉSUMÉ / ABSTRACT

While an outright cure or a preventive vaccine for HIV/AIDS remain elusive, remarkable advances in HIV treatment have been achieved over the past two decades. Most significant among these advances is the development of highly active antiretroviral therapy (HAART). HAART can fully suppress HIV replication and therefore render the number of viral copies present in a patient’s blood undetectable, as measured by commercially available plasma viral load assays. Since 1996, the use of HAART dramatically reduced HIV/AIDS related morbidity and mortality.

More recently, we have provided evidence that the viral load suppression achieved by HAART has a substantial impact on the transmission of HIV. Specifically, in August 2006, we published a viewpoint article in The Lancet that outlined the expansion of HAART coverage to all those in medical need as a key strategy to dramatically reduce HIV transmission to those at risk. We further proposed that HAART expansion in addition to preventing AIDS morbidity and mortality, would become cost-averting as it would virtually eliminate vertical transmission of HIV, and dramatically reduce HIV transmission by all routes (Lima et al, JID, 2008). More recently, we published (Wood et al, British Medical Journal, 2009) the first study demonstrating the role of HAART in the prevention of HIV transmission in injection drug users in the Downtown Eastside of Vancouver. “Treatment as Prevention” has now gained the support of the international community, including investigators based at the World Health Organization (WHO) (Granich et al, The Lancet, 2009). The expansion of HAART currently underway in BC aims to increase coverage from 5,000 to approximately 7,500 clinically eligible HIV-positive individuals on treatment, monitoring the impact of such expansion on HIV incidence, as well as AIDS morbidity and mortality over several years. Our mathematical models suggest that this will generate approximately a 30% decline in HIV incidence. We have entitled this initiative Seek and Treat for Optimal Prevention of HIV/AIDS (STOP HIV/AIDS).

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Hépatites. Sida Hepatitis. Aids

Julio Montaner, MD, FRCPC, FCCP Director, BC-Centre for Excellence in HIV/AIDS, St Paul’s Hospital, Providence Health Care Professor and Head of Division of AIDS, University of British Columbia President, International AIDS Society

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RAPID HIV TESTS IN PHARMACIES

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ZULAIKA D

INTRODUCTION : It is estimated that 30% of people infected with HIV do not know their HIV status. In addition, 40% of new diagnoses of HIV infection is performed in advanced stages and sometimes in an irreversible situation. One of the strategies for people living with HIV who do not know their situation is the promotion of HIV testing. Rapid tests are one of the newest techniques in the field of HIV diagnosis. The technique is very simple: after a puncture in a finger, the blood is deposited on a strip and the result is read in 15 minutes. On 1 March 2009, the Department of Health and Consumer Affairs and the Colleges of Pharmacists of the Basque Country initiated a Rapid Test pilot program in 20 pharmacies. OBJECTIVES • To perform Rapid HIV Tests in people with risk practices for HIV. • To provide counselling pre and post HIV test. • To ensure an effective referral to hospital-based laboratories for the confirmation of positive tests. • To refer to anti-AIDS NGOs or other social resources those people who require social or psychological support.

ATTENDED POPULATION : Population over 16 who attend the pharmacies participating in the pilot project asking for a rapid HIV test. The HIV screening project is conducted in 20 pharmacies in the Basque Country.

RESULTS OF THE FIRST SIX MONTHS (March-August 2009) : The programme of Rapid HIV tests in pharmacies has exceeded expectations. The twenty pharmacies made 2.060 tests in the first six months, twice the expected. 71% men and 29% women. Median age: 36,2 years; men: 37,4 years and women 33,4 years. 10% are foreigners. The main reasons for performing the test were: unprotected vaginal penetrative sex (63%), unprotected anal penetration (7%) and oral sex (16%). 76% of the tests were made after the three months window period were fulfilled and 16% had not completed this period, so patients were reminded to repeat the test three months after the the risk practice. The reasons for choosing a pharmacy were rapidity (34%), accessibility (20%) and anonymity (19%)

People who tested positive: Of the 15 people who tested positive, five did not attend the confirmation test at the referral center. They indicated they would go to their doctor and they were lost. Of the 15 positive people (including those not confirmed in the reference center), 11 were men and 4 women. The average age of men was 33 years and women 42 years. Seven (47%) were foreigners, five men and two women. The reasons for conducting the test were: unprotected heterosexual sex in 8 (53%) and unprotected homosexual relations in 7 (47%).

Highlighting aspects of the experience : For the pharmacists the experience was very motivating, and strength its role as health advisors in the community. The coordination between pharmacies and confirmation centers (Donostia Hospital in San Sebastian, Txagorritxu Hospital in Vitoria and the STD Clinic in Bilbao) worked very well. Confirmation of the result was given in most cases the next morning after the test was made at the pharmacy. The workshops on communication skills for the pharmacists were very useful. Although it was not very easy for pharmacists to talk about sexual habits and risk practices with customers. It is worth noting the positive assessment of clients for speed, anonymity and accessibility of pharmacies. The incidence of positive tests (7.5 per thousand tests performed) is similar to that found in HIV centers of the Basque Health Service (7 per thousand). CONCLUSIONS : The implementation of HIV rapid testing in pharmacists is an effective alternative to detect new HIV infections.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

HIV

Daniel Zulaika. AIDS Programme Coordinator of the Basque Country. San Sebastian

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COMMUNICATIONS PAR POSTERS


ADDICTIONS


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SUBSTANCE USE OF FRENCH UNIVERSITY STUDENTS AT EXAM PERIODS: A CROSS-SECTIONAL SURVEY IN BORDEAUX.

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ALEXANDRE J.M FATSEAS M DENIS C LAVIE E MERLE B TOUCHARD F MAURICE-TISON S AURIACOMBE M

Aims: Little is known about French students’ habits regarding medication and substance use. Moreover, no study has addressed exam periods. The objective of this cross-sectional survey among French University Students was to assess the prevalence of medication and substance use and motivation for use, especially during exam periods. Methods: A representative sample of undergraduate students was randomly selected in April 2007. Substance use during the year was assessed by a selfquestionnaire including screening tools for alcohol (CAGE) and cannabis (CAST).

Results: Response rate was 99.0%. Subjects reported good quality of life, except for stress before exams (62.9%). Prevalence of medication use was low, with significant elevations during exam periods motivated by search for relaxation, sleep and intellectual performance. Prevalence of use at least once during the year was 38.2% for tobacco, 74.8% for alcohol and 26.0% for cannabis. Among them, 12.8% for alcohol and 24.0% for cannabis were detected as potential problematic users. Other illegal substance use (6.9%) was occasional. During exam periods, 48.3% of alcohol users reduced their drinking, and were significantly more often regular drinkers. 50.7% reported no variation, and were significantly more often occasional drinkers. 58.0% of cannabis users reported a reduction, and 38.1% no variation. 65.4% of regular tobacco users increased smoking. Conclusions: Prevalence of medication use by students was low, but increased during exam periods. Prevalence of tobacco, alcohol and cannabis use were comparable to available studies. A large majority seemed able to control their use during exam periods, suggesting no addictive behavior, except for tobacco.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

consommation de substances, médicaments, motivation, étudiants

J.M. Alexandre1, M. Fatseas1, C. Denis1, E. Lavie1, B. Merle2, F. Touchard3, S. Maurice-Tison2, M. Auriacombe1 1. Addiction Psychiatry EA4139/INSERM-IFR99, Universite Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France. 2. INSERM U330, Universite Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France. 3. Student Health Care Service, Universite Bordeaux 4, Bordeaux, France. E-mail : marc.auriacombe@u-bordeaux2.fr

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HYPERSENSIBILITE A LA DOULEUR DES PATIENTS SUBSTITUES

RÉSUMÉ / ABSTRACT

AUTHIER N SAUTEREAU M DALLA ZANNA C AUCLAIR C LLORCA PM DUBRAY C COURTY P

Introduction : Les liens de causalité unissant la douleur et les addictions, notamment aux opiacés, restent complexes et bidirectionnels. Alors que la prévalence de la douleur en population générale est de 22%, elle atteint 55 à 80% chez des patients dépendants aux opiacés. Aussi, l'existence d'une hypersensibilité à la douleur induite par la prise au long cours d’opioïdes doit être mieux caractérisée et étudiée.

Objectifs : L'objectif principal est de comparer les seuils de douleur de patients substitués par méthadone ou buprénorphine à des sujets sains contrôles, l'objectif secondaire étant de comparer entre eux les seuils de douleur des deux groupes substitués. Matériels et Méthodes : Cette étude clinique monocentrique cas / témoins a été réalisée selon un plan expérimental en groupes parallèles appariés. Les patients inclus, âgés de 18 à 45 ans, étaient dépendants aux opiacés selon les critères du DSM-IV et substitués à dose stable depuis au moins 45 jours. Les seuils de douleur ont été évalués par le von Frey hair (stimulation mécanique) et le PainMatcher (stimulation électrique) aux taux résiduel et au pic plasmatique (respectivement 90 min et 3 h pour la buprénorphine et la méthadone). Un dépistage urinaire des toxiques a été réalisé avant chaque test et les niveaux d'anxiété/dépression (HAD), de qualité de vie (MOS-SF36) et de sévérité de l'addiction (ASI) ont été évalués.

Résultats : Les deux groupes traités (n=30 chacun) ne diffèrent que par la durée du traitement et les antécédents d'injection, plus élevés dans le groupe méthadone. En accord avec les critères d’exclusion, les patients ne présentaient aucun toxique dans les urines à l’exception de cannabis avec une prévalence de 75%. Les deux groupes traités sont comparables en terme de d'humeur, de scores de sévérité d’addiction et de qualité de vie. Respectivement 68% à 75% et 28 à 78% des patients méthadone et buprénorphine ont présenté une hyperalgie mécanique et électrique statistiquement significative. Cette hyperalgie semble d'intensité et de prévalence supérieure dans le groupe méthadone. Conclusion : Les patients substitués au long cours par méthadone ou buprénorphine présentent une hypersensibilité à la douleur, avec une prévalence trois fois supérieure sous méthadone. Cela souligne la nécessité de mieux prendre en compte les plaintes douloureuses chez ces patients et de réfléchir à une amélioration de leur prise en charge.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

héroïne, douleur, hyperalgie, méthadone buprénorphine heroin, pain, hyperalgesia, methadone, buprenorphine

AUTHIER Nicolas (1), SAUTEREAU Marie (2), DALLA ZANNA Corinne (2), AUCLAIR Candy (3), LLORCA Pierre Michel (2), DUBRAY Claude (4), COURTY Pascal (2).

(1) (2) (3) (4)

Discipline of Pharmacology, Medical School, Adelaide SA 5005, Australia Pôle de psychiatrie – CSST SATIS – CHU, 63000 Clermont Ferrand, France Département d'épidémiologie et santé publique – CHU, 63000 Clermont Ferrand, France INSERM CIC 501 – CHU, 63000 Clermont Ferrand, France

E-mail : authier@hotmail.com

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EMI (EQUIPE MOBILE D’INTERVENTION)

BARBOSA A MEYNET S RÉSUMÉ / ABSTRACT

La présentation portera sur la mise en place d’une équipe mobile d’intervention à la Fondation Phénix, dont la mission première est d’intervenir sur les lieux de vie des patients les plus en difficulté sur le plan médico-social.

Cette équipe est pluridisciplinaire, elle est constituée d’un responsable/ travailleur social et d’une infirmière spécialisée en psychiatrie. C’est une prestation nouvelle qui vient renforcer celles existantes en ambulatoire, et se définit, dans de nombreuses situations, comme une alternative ou une solution complémentaire au placement des patients en résidentiels. L’objectif principal est donc de proposer aux patients de tous les centres de la Fondation Phénix un accompagnement individualisé respectant le projet personnalisé de suivi élaboré avec le référent. Créer des temps de rencontre privilégiés sur les lieux de vie apporte aux intervenants un regard plus global sur la situation de la personne et permet de mieux la situer dans ses compétences ou ses lacunes en matière d’habilités sociales, de repères socioéducatifs acquis et de rythmes de vie.

Les interventions de l’EMI visent également à favoriser l’intégration des personnes présentant des difficultés sévères qui conduisent à une désafférentation sociale importante. Elle offre également des activités socio-thérapeutiques sous forme groupale (parfois individuelle).

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Equipe mobile Phénix, interventions à domicile

Alain Barbosa, Sandra Meynet

Fondation Phénix Genève

E-mail : alain.barbosa@phenix.ch

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PERTINENCE DES TECHNIQUES ASSOCIÉES À L’ENTRETIEN MOTIVATIONNEL DANS LES TRAITEMENTS D’ADOLESCENTS USAGERS DE CANNABIS

RÉSUMÉ / ABSTRACT

BERGERON J TREMBLAY J COURNOYER LG LANDRY M BROCHU S

L’objectif de l’étude était d’évaluer l’efficacité de certaines techniques d’intervention motivationnelle dans les traitements offerts à de jeunes consommateurs de cannabis, en tenant compte de certaines variables de personnalité et du niveau de motivation au moment de l’admission en traitement, et d’observer l’évolution de la consommation de cannabis et des problèmes associés lors de suivis de trois et six mois.

L’étude a fait appel à deux types de participants. Il s’agit d’une part de 106 adolescents en traitement pour usage de cannabis (garçons ou filles âgés entre 14 et 18 ans), et d’autre part des cliniciens directement responsables du traitement de chacun de ces clients. Les cliniciens ont évalué les stades de motivation de leurs clients à l’admission (selon le modèle trans-théorique de Prochaska et DiClemente, 1984) et identifié après chacune des séances thérapeutiques leur degré d’utilisation des techniques de l’Entretien Motivationnel (Miller et Rollnick, 2002). De façon indépendante, l’équipe de recherche a mené une série de trois entretiens avec chacun des adolescents (à l’admission en traitement, au suivi de trois mois, et au suivi de six mois), et leur a administré des questionnaires sur la personnalité, de même que sur la fréquence et la gravité de la consommation et les problèmes qui y sont associés dans la vie quotidienne.

Les résultats indiquent d’importantes diminutions de la consommation de cannabis au suivi de trois mois, puis au suivi de six mois. Cependant, le degré de motivation du jeune à l’admission prédit faiblement le succès thérapeutique. En accord avec les propositions de l’Entretien Motivationnel, les données révèlent que les cliniciens adaptent leurs interventions au stade de motivation de leurs clients dès les premières séances thérapeutiques. Moins le client est motivé, plus le clinicien explore son ambivalence. Plus le client est motivé, plus l’intervenant utilise des techniques visant l’augmentation du sentiment d’estime personnel. C’est ainsi que les interventions adaptées au stade de motivation et appuyées sur l’écoute centrée sur le client, l’absence d’attitudes directives et l’augmentation des sentiments d’estime de soi, permettent de prédire une diminution significative (p < 0,01) des problèmes vécus à l’école trois mois et six mois plus tard. Mais la personnalité de l’adolescent se révèle aussi une variable importante, et possiblement confondante. Les analyses révèlent que des jeunes bien motivés au départ, mais asociaux, risquent de voir augmenter leurs problèmes de consommation. Dans l’ensemble, les interventions effectuées ici dans l’esprit de l’Entretien Motivationnel semblent exercer des effets bénéfiques sur l’évolution de la consommation de cannabis et certains problèmes qui y sont reliés. Toutefois, il serait tout à fait simpliste de s’en tenir à des explications linéaires. Les relations entre l’ensemble des diverses variables en jeu se révèlent complexes et nécessitent des interprétations nuancées.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Entretien Motivationnel, cannabis, adolescents, traitement, stade de motivation Motivational Interviewing, cannabis, adolescents, treatment, motivational state

Jacques Bergeron (1), Joël Tremblay (2), Louis-Georges Cournoyer (1), Michel Landry (3) et Serge Brochu (1)

(1) Professeur, Université de Montréal, Canada (2) Professeur, Université du Québec à Trois-Rivières, Canada (3) Directeur de la recherche, Centre Dollard-Cormier, Montréal, Canada

Jacques Bergeron, professeur titulaire Département de psychologie - Université de Montréal C.P.6128, succursale Centre-ville - Montréal (Qc), Canada H3C 3J7 Tel: (514) 343-5811 - Fax: (514 ) 343-5787 - E-mail : jacques.bergeron@umontreal.ca

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HEALTH LOCUS OF CONTROL CORRÉLÉ AUX DEMANDES DE SOINS DANS UNE POPULATION DE PATIENTS SOUFFRANT D’ADDICTION BERTOLINI M KHAZAAL Y CHATTON A THOREN G ZULLINO D RÉSUMÉ / ABSTRACT

Introduction: Le "Locus Of Control" (Locus de contrôle: LC) est un concept qui cherche à appréhender les croyances d'une personne concernant le degré et la possibilité avec laquelle elle-même, d'autres personnes ou la chance peuvent influencer les événements de la vie. L'échelle “Multidimensional Health Locus of Control scale-Form 1” (HLC) mesure ce concept pour des questions en lien avec la santé et retrouve trois facteurs: locus interne, externe et chance. La présente étude vise à étudier les liens entre le locus de contrôle et le type de demande de soins de personnes suivis pour une problématique d'abus de substances.

Méthode: Cinquante-sept patients traités dans le service d'addictologie ont répondu à deux questionnaires: Le HLC et un questionnaire évaluant les demandes de soins: “Questionnaire from the Center of alcoholism, substance abuse, and addiction” (Albuquerque). Résultats: Le score de locus externe est positivement corrélé à des demandes de traitement de substitution ainsi qu'à des demandes de soutien de type psychothérapeutique. Les locus interne ou chance ne sont pas associés avec un profil de demande de soins.

Conclusion: Le locus de contrôle externe est clairement associé aux demandes de soins qu'elles soient de type substitution ou psychothérapie alors que les autres locus ne le sont pas. Il est possible que les personnes avec un locus interne ou un locus chance dominant soient moins enclin à attendre un effet d'une aide thérapeutique "extérieure". Identifier le profil de locus de la personne ou son évolution pourrait aider à élaborer un projet de soins en concordance avec le patient.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

health locus of control, addiction, demandes de soins

Manuela Bertolini, Yasser Khazaal, , Anne Chatton1, Gabriel Thorens, Daniele Zullino E-mail : manuela.bertolini@hcuge.ch

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LE RÉSEAU CANEBIÈRE « LE CABANON »

RÉSUMÉ / ABSTRACT

BRUN F HARITON B BAYET G TOMAS S

Le Réseau Canebière crée en 1997 (R.T.V.H. devenu Réseau de Santé en2003) a aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience. Il reste unique dans son fonctionnement autour de deux dispositifs « Le Cabanon », les « Microstructures ».

Le Cabanon est animé par des médecins généralistes libéraux (12) qui effectuent des permanences médicales du lundi au vendredi de 12h30 à 15h. L’équipe se compose d’un accueillant, d’une assistante sociale, d’une psychologue et de deux administratifs. Ce dispositif accueille en moyenne 115 patients/an. Des réunions pluridisciplinaires de synthèse hebdomadaires permettent d’adapter le parcours du patient. Une fois par mois, un psychiatre et un gastroentérologue participent à titre d’expert à ces staffs, où tous les médecins libéraux peuvent également venir assister au titre de la formation médicale continue (EPP). Par ailleurs, d’autres formations sont mises en place : des soirées théoriques portant sur des thèmes d’actualité ; et deux formations bénéficiant d’un agrément dispensé par le département de FMC de la Faculté de médecine de Marseille :

1 formation « foie et addiction » 3 soirées théoriques, 2 co-consultations VHC/Alcoologie, fibroscan ou PBH; 1 formation « addictologie » - 2 jours 8 modules. Les objectifs du « Cabanon » sont :

- D’améliorer et de promouvoir la prise en charge des usagers de substances psychoactives et de leurs éventuelles pathologies et/ou comorbidités, dans l’espace privilégié de la ville. - Faciliter l’accès aux soins - Participer à la formation des professionnels par des échanges cliniques et des formations théoriques. - Orienter les patients vers le dispositif de droit commun lorsque cela est possible, ou orienter vers la structure la plus adaptée aux patients.

Deux étudiantes en Art Cinématographique ont réalisé deux films documentaires au Cabanon et à propos des microstructures. Ils peuvent être diffusés (30’), afin de mieux comprendre l’intérêt de ces dispositifs.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Réseau / dispositif de soins innovants – Le Cabanon, Les Microstructures / médecins généralistes libéraux / équipe pluridisciplinaire / accès et proximité des soins.

Drs F. BRUN, B. HARITON, G. BAYET, Mme S. TOMAS

Réseau Canebière – 34, rue du Petit Chantier – 13007 Marseille Tél. 04 91 33 02 42 – Télécopie 04 91 33 29 79 - E-mail : le.cabanon@laposte.net

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INTRODUCTION D’UN TRAITEMENT DE SUBSTITUTION PAR SUBUTEX® UTILISANT UN RECOUVREMENT AVEC UNE CONSOMMATION CONTINUE D’HÉROÏNE : UNE APPROCHE NOUVELLE (MÉTHODE BERNOISE). CAESAR J HAEMMIG R RÉSUMÉ / ABSTRACT

Dans toutes les recommandations et directives internationales sur le traitement de substitution par Subutex® on trouve, qu’il faut attendre plusieurs heures après la dernière prise d’héroïne et jusqu’à ce que les patients présentent des symptômes de manque d’opiacé d’avant d’introduire la première dose de Subutex®. En pratique quelques patients souffrent quand même de symptômes de sevrage considérables le premier jour, déclenchés par l’effet antagonistique de Subutex®.

Selon la littérature scientifique les effets d’un antagoniste peuvent d’être diminués par des doses fractionnés. En plus la littérature indique, que dans les traitements de substitution par Subutex® il y a beaucoup de patients, qui continuent de consommer de l’héroïne, sans effets adverses. C’est pourquoi des doses répétées de Subutex® en commençant par une dose petite ne devraient pas déclencher un syndrome de manque chez les patients qui continuent d’utiliser d’héroïne. En même les effets d’héroïne se diminuent, parce que au niveau des récepteurs les opiacés sont plus en plus déplacer par la buprénorphine.

Nous présentons un cas d’une femme toxicomane avec un PTSD, qui a souffrit d’un syndrome considérable utilisant la méthode « traditionnelle » d’introduction d’une substitution par Subutex® (malaise générale, diarrhée, « flash backs »). Après l’arrêt du traitement Subutex® et rechute dans l’héroïne elle avait grand peur de reprendre le traitement. C’est pourquoi on lui a proposé la « méthode Bernoise » : - continuer la consommation d’héroïne - commencer en même temps avec 0.2mg Subutex® (recouvrement) - augmenter la prise de Subutex® continuellement jour par jour

En effet, elle pourrait renoncer à la consommation d’héroïne le 5ième jour abruptement sous une dose de 12mg/d de Subutex®. Cette introduction du traitement s’effectuait pour elle avec minimale stress et détresse.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Cas report, Subutex®, introduction du traitement, méthode bernoise

Dr. med. J. Caesar, Dr. med. R. Haemmig.

Services Psychiatriques Universitaires Berne, Services Intégrés pour les Toxicomanies, cp 52, CH-3010 Bern E-mail : j.caesar@bluewin.ch

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ESTIMATION DES CONSOMMATIONS DE DROGUES ET MÉDICAMENTS PSYCHOTROPES PAR COMPARAISONS DES DONNÉES ANAMNESTIQUES ET D'ANALYSES URINAIRES CHEZ DES USAGERS D’OPIACÉS EN TRAITEMENT DE SUBSTITUTION

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MA LL BOURGINE J LE BOISSELIER R PAILLET-LOILIER M ALBESSARD F LELONG-BOULOUARD V DEBRUYNE D COQUEREL A

Durant les la buprénorphine (BPN) et la méthadone (MTD) sont l'objet de nombreux mésusages, abus et détournements. Leur usage et les consommations associées sont l'objet d'enquêtes épidémiologiques mais on manque à ce jour de comparaison à des données analytiques objectives. Chez 85 patients dépendant des opiacés et suivis dans un centre ou un service spécialisé pour un traitement de substitution aux opiacés (TSO) nous avons comparé les données analytiques et anamnestiques des consommations de drogues et psychotropes.

Méthodes : Au décours d'un questionnaire simple et anonyme, le médecin addictologue habituel propose de recueillir un échantillon d'urine. Sur les 85 patients dont 2 ont refusé de fournir un échantillon urinaire. Les TSO étaient : BPN = 15 et MTD = 68. La recherche de stupéfiants et psychotropes a été effectuée sur des échantillons urinaires par des techniques immunologiques (NAL24®, Ratisbonne™ ou par immunoanalyses ABBOTT®) et confirmé par des techniques chromatographiques plus spécifiques (CPG-SM et CLHP-BD ou LC-MSMS). L'HPLC-MSMS a été utilisée pour quantifier la MTD et son principal métabolite l'EDDP. Les concentrations de MTD et EDDP ont été exprimées par mole de créatinine, paramètre assimilable à une constante de temps.

Résultats : pour les TSO le taux de concordance entre le traitement prescrit et la mesure dans les urines est très bon : 94 %. En revanche, les données d'interrogatoire entraînent une large sous évaluation de consommations des stupéfiants en particulier pour le Cannabis (15,7%) et les opiacés hors prescription (dont l'héroïne) : 37,5%. Nous avons aussi noté la fréquence de la sous notification d'usage de la cocaïne ([n=13]: 56%). Pour la méthadone la recherche d'une corrélation entre la dose quotidienne prescrite et les concentrations urinaires de MTD ou d'EDDP ou la somme des deux, rapportés à la créatinine montre que l'EDDP (p<10-3) et la somme EDDP + MTD (p<10-2) sont globalement corrélés à la dose prescrite. Néanmoins, une frange de patients garde des valeurs urinaires faibles malgré des posologies élevées (causes ??).

Conclusion : ce type d'enquête mixte (épidémiologique et toxicologique) paraît être un moyen de suivre l'observance des TSO et de faire une évaluation des consommations associées de stupéfiants dans les jours qui ont précédé ces contrôles impromptus et anonymes. Parmi les critères qui seront analysés dans la suite de cette étude on vérifiera les taux d'acceptation et de concordance des données selon le type de structure de soins.

Référence : Bourgine J, Ma LL(*), Le Boisselier R, et al. Comparaison des données analytiques et anamnestiques des consommations de drogues et psychotropes chez des usagers d’opiacés en traitement de substitution. Etude de faisabilité. Thérapie 2009, sous presse. (*) LL Ma bénéficie d'un contrat de recherche MILDT - AFSSAPS

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Substitution aux opiacés ; buprénorphine ; méthadone ; anamnèse ; analyses urinaires ; concordance ; épidémiologie Lin Lin Ma1,2, Joanna Bourgine2, Reynald Le Boisselier2, Magalie Paillet-Loilier1,2, Françoise Albessard2, Véronique Lelong-Boulouard1,2, Danièle Debruyne2 et Antoine Coquerel1,2.

(1) : Equipe de Pharmaco-Toxicologie, Inserm ERI 27 - EA 3917 Université de CAEN 14032 ; (2) : Laboratoire de Pharmacologie - Toxicologie et Addictovigilance - Centre d'Evaluation et Information sur la Pharmacodépendance (CEIP), Service de Pharmacologie, CHU de Caen 14033 Caen cedex, France

E-mail : coquerel-a@chu-caen.fr

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PATTERN OF ALCOHOL USE AND ASSOCIATED FACTORS A CROSS-SECTIONAL STUDY IN A FRENCH EMERGENCY ROOM

RÉSUMÉ / ABSTRACT

DEBRABANT R SERRE F FATSEAS M DENIS C THOUEILLES P FLEURY B AURIACOMBE M

Aims: Little is known about prevalence of alcohol use among patients attending emergency room (ER) services in France. The aim of this study was to describe the patterns of alcohol use and associated factors among a sample of patients attending ER of a University Hospital (CH Saint André, Bordeaux) from March 10th to 24th 2005.

Methods: All consecutively admitted patients to the ER were assessed with a questionnaire. Data gathered concerned sociodemographic data, lifetime and current frequency and amount of alcohol, tobacco, and cannabis use. The CAGE-cannabis and the FACE were used to assess modalities of use of cannabis and alcohol. Results: 509 patients were screened. 60% were current alcohol users. They were mostly men, tobacco smokers, and had experimented cannabis at least once lifetime (respectively 65%, 54% and 35% of alcohol users). 40% were "problematic users" and 30% were likely to be alcoholdependent. Factors associated to a "problematic use" of alcohol were an admission caused by consequences of alcohol use (OR=17,6), being current cannabis user (OR=44,9), being less than 30 (OR=1,8), and previous psychiatric care (OR=3,1). Same factors were even more associated to a risk of alcohol dependence (31-55 y.o. being the most represented age group). Conclusions: ER are specific environments where more heavy drinkers could be found compared to general population. As they presented also several comorbid behaviors it seems interesting to make a systematic screening of alcohol in ER for early identification and management of problem drinking.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

services d'urgence, alcool, modalités consommation, facteurs associés

R. Debrabant1, F. Serre1, M. Fatseas1, 2, C. Denis1, P. Thoueilles2, B. Fleury1, M. Auriacombe1, 2

1. Addiction Psychiatry EA4139/INSERM-IFR99, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France. 2. Addiction Medicine, CHU de Bordeaux, Bordeaux, France.

E-mail : marc.auriacombe@u-bordeaux2.fr

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CENTRE HOSPITALIER DU ROUVRAY DEFAY-GOETZ H PROTAIS Y COAT M HANS C

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Depuis mars 2007, des patients toxicomanes sont accueillis différemment au sein du centre hospitalier du Rouvray, un des plus grands établissements psychiatriques français, regroupant 10 secteurs de psychiatrie adulte et 3 intersecteurs de pédopsychiatrie.

Nous avons voulus proposer un accès aux soins privilégié à ces patients affligés d’une double pathologie addictive et psychiatrique. Nous nous proposons aujourd’hui d’évaluer notre activité de ces deux ans et demi, avant l’élargissement du dispositif de soins par un accueil ambulatoire type CATTP.

Pour cela, nous avons utilisé des échelles comme la SCL-90 pour l’approche psychopathologique, le TMSP pour la gravité de l’addiction, en plus de notre analyse sémiologique « classique ».

Nous nous sommes penchés également sur les troubles hyperactifs et sur la recherche de sensations.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

double diagnostic, psychopathologie, SCL-90, recherche de sensations

DEFAY-GOETZ H, PROTAIS Y, COAT M, HANS C

Service d’addictologie du Centre Hospitalier du Rouvray, unité Jean-Pierre POT

E-mail : goetzhelene@aol.com

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VALIDITY OF THE GAMBLING SECTION FOR THE FRENCH ADAPTATION OF THE ADDICTION SEVERITY INDEX

RÉSUMÉ / ABSTRACT

DENIS C BOUJU G BRONNEC M FATSEAS M GUILLOU-LANDREAT M VENISSE JL AURIACOMBE M

Aims: Similarities exist between pathological gambling and substance use disorders. As gambling disorders and substance use disorders have shared problems, similar instrument should be useful for assessing severity of problems. The most widely used instrument to assess the severity of substance use is the Addiction Severity Index (ASI). Objective: to assess the psychometric properties of the Gambling section for the French adaptation of the ASI. Methods: Participants were recruited among patients who enrolled in an addiction treatment program. They were assessed with the adaptation of the ASI and the South Oaks Gambling Screen (SOGS).

Results: All solicited subjects (n=52) agreed to participate. All were assessed as pathological gamblers and were in treatment for gambling problems. They were in average 44.6 y.o. (SD=10.7), 47 were male. They gambled 14.8 days (SD=12.3) in average over the last 30 days for 8.9 years (SD=12.1) in average. They also used alcohol (n=38), tobacco (n=41), benzodiazepines (n=18), and more rarely other substances (cannabis, opiates, cocaine). The participants presented severity scores less than 4 for all domains assessed by the ASI except for the gambling section. The mean score of the SOGS was 12.5 (SD=2.7). Considering the score of the SOGS as the reference, sensibility and positive predictive value of the ASI gambling score were 85.7%. The specificity and negative predictive value were 50%.

Conclusions: These results suggested that the adaptation of the ASI for gambling assessment may be a valid tool for assessing severity of gambling problems. It provides more data than a screening tool and could be useful to characterize more precisely the gamblers.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

jeu d'argent et de hasard, évaluation, validation échelle, Addiction Severity Index

C. Denis1, G. Bouju2, M. Bronnec2, M. Fatseas1, M. Guillou2, J. Venisse2, M. Auriacombe1

1. Addiction Psychiatry EA4139/INSERM-IFR99, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France. 2. Centre de référence sur le jeu excessif , CHU de Nantes, Nantes, France.

E-mail : marc.auriacombe@u-bordeaux2.fr

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ASSESSMENT OF ADDICTIVE BEHAVIOR AMONG THE ELDERLY: WHAT ABOUT "GERIATRIC ADDICTION"? FATSEAS M ICICK R AURIACOMBE M RÉSUMÉ / ABSTRACT

Context: World Health Organization defines Old age over 65 years. In North-America and Europe, old age population increase. However, little is known about addiction behavior in this population.

Objectives: To assess the possible links between gerontology and addiction medicine through a theoretical analysis assessment and a literature review. Methods: Current definitions of gerontology and addiction medicine were used to seek possible theoretical links and MEDLINE database was used for the literature search. Results: Regarding the definitions, some risk factors could be underlined for the development of addiction among old subjects. Because some socio-economic data show that old age may be associated to some wealth in income and increased free time some subjects who never experienced addiction lifetime could develop a late onset addiction. Others who had addiction as adults could persist on their addiction behavior, either with the same substance (or activity) or switch to another one. The literature supported this theoretical approach. Several clinical cases were reported showing late onset addiction among old subjects. Other studies and case reports indicated the absence of spontaneous remission of adult onset addiction in the elderly.

Conclusions: Further studies are needed to assess addictive behavior among subjects aged 65 and over. Moreover, current or future prospective studies on addiction should assess participants over 65. It is possible that there will be an increase in old age addiction patients due to the increase in old age general population.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

addiction, personnes âgées, apport théorique

M. Fatseas1, R. Icick1, M. Auriacombe1

1. Addiction Psychiatry EA4139/INSERM-IFR99, Universite Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France.

E-mail : marc.auriacombe@u-bordeaux2.fr

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CONSOMMATION D’ALCOOL ET INTERVENTION BRÈVE PARMI LES TOXICODÉPENDANTS EN TRAITEMENT

RÉSUMÉ / ABSTRACT

FELDMAN N CHATTON A MANGHI R KHAZAAL Y ZULLINO D

Introduction :Parmi les patients toxicodépendants en traitement, la consommation problématique d’alcool est souvent sous-évaluée. Dans cette étude nous avons utilisé l’AUDIT, un questionnaire standardisé, dans l’évaluation des patients en traitement ambulatoire. D’autre part, l’intervention brève est une approche qui a été peu étudiée auprès de patients toxicodépendants avec des problèmes d’alcool. Méthodes : Cette étude vise deux objectifs : 1) Décrire la prévalence des buveurs excessifs et des patients alcoolo-dépendants dans une population de toxicodépendants préalablement dépistés par l’AUDIT. 2) Analyser l’efficacité de l’Intervention Brève (I. B.) chez les patients avec une consommation problématique dans une étude contrôlé randomisé. Pour cela nous avons évalué la consommation d’alcool 3 et 9 mois après l’IB avec l’Audit. L’étude porte sur un échantillon de 254 patients toxicodépendants suivis en ambulatoire.

Résultats : La prévalence de la consommation problématique d’alcool était de 40,3% dans une population qui consultait pour des problèmes liés aux drogues illégales (surtout héroïne ou cocaïne).Parmi eux, il y avait une prévalence de 44 % de buveurs excessifs et de 56 % d’alcoolo-dépendants. Dans notre étude, nous avons constaté une diminution dans la consommation d’alcool à 3 mois et à 9 mois, tant dans le groupe control que dans le groupe qui a participé à l’intervention brève Discussion :Cette recherche met en évidence l’intérêt à intégrer le dépistage de la consommation d’alcool chez les patients toxico- dépendants et l’intérêt de l’AUDIT, d’usage simple et rapide. Nous avons trouvé une forte prévalence de la consommation problématique d’alcool. Par ailleurs, l’impact de l’intervention brève dans le groupe control est un phénomène largement évoqué par différents études et montre les effets possibles liés au dépistage. Il est important d’évaluer les outils de dépistage et d’intervention dans cette population.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Alcool- dépistage-AUDIT- intervention brève, toxicodépendants, alcohol, screening, AUDIT, brief intervention, drug users

Nelson Feldman , Anne Chatton, Rita Manghi, Yasser Khazaal, Daniele Zullino

Service d’Addictologie, Département de Psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève(HUG) HUG-Consultation Rue Verte, 2 Rue Verte, 1205 Genève, Suisse.

E-mail : nelson.feldman@hcuge.ch

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IMMERSION DES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE DANS UNE SALLE DE CONSOMMATION : EFFET SUR LEUR REPRÉSENTATION DES USAGERS DE DROGUES ?

RÉSUMÉ / ABSTRACT

FRANÇOIS A BROERS B

Contexte : Certains médecins se sentent mal à l’aise pour s’occuper des patients usagers de drogues. D’une part, ceci est probablement du au manque de formation en médecine de l’addiction. D’autre part, cette incompréhension est imputable à une relative ignorance du contexte de vie des usagers et à des représentations sociales et médicales encore figées. Depuis 10 ans, les étudiants en médecine de 4ème année à la Faculté de Médecine de

l’Université de Genève, dans le cadre de leur stage au département de Médecin de Communautaire et de Premier Recours, reçoivent 30 heures d’enseignement et stages en médecine de l’addiction, fortement appréciés. Pour encore mieux comprendre les implications sanitaires et psychosociales de l’addiction, depuis octobre 2008, une partie des étudiants sont invités à passer une demi-journée dans la salle de consommation genevoise, Quai 9. Ils accompagnent à cette occasion le médecin consultant, cheffe de clinique du Service de Médecine de Premier Recours, qui y consulte de longue date. Ce projet qualitatif évalue la satisfaction des étudiants avec cette activité et le changement de représentation des usagers chez les étudiants exposés. Méthode : deux groupes de 10 étudiants, ayant, ou non, passé une demi-journée de stage au Quai 9, salle de consommation. Questionnaires semi-ouverts anonymes envoyés par courriel. Retour anonyme des questionnaires par courrier interne.

Résultats : l’impression générale du médecin encadrant est celle d’une grande satisfaction et d’une surprise favorable dans la rencontre entre les usagers et les étudiants. L’analyse des questionnaires est en cours

Discussion : on sait que l’exposition brève à une question sanitaire particulière peut changer de manière significative la représentation et les attitudes relatives à cette question. Si les études de médecine sont un lieu d’apprentissage scientifique, elles doivent également permettre aux étudiants d’approcher la réalité psychosociale des patients. Les conséquences sanitaires de l’usage de drogues, principalement par voie intraveineuse, conduisent fréquemment les usagers à l’hôpital et en consultation médicale. La méconnaissance du contexte de vie des usagers et les représentations sociales attachées à l’usage de drogues peuvent induire une attitude défiante de la part des soignants et participer aux nombreuses barrières d’accès aux soins de cette population. L’exposition d’étudiants en médecine au contexte de vie des usagers dans une salle de consommation, où les repères hospitaliers n’existent plus, pourrait les préparer à un meilleur accueil des usagers dans les lieux de soins. MOTS CLÉS / KEYWORDS

études de médecine, enseignement, salle de consommation, représentation medical studies, teaching, safe injecting facility, representation Auteurs : Anne François, Barbara Broers

Département de Médecine communautaire et de premier recours, Hôpitaux Universitaires de Genève, Suisse

E-mail : anne.francois@hcuge.ch

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INTÉRÊTS D’UNE PRESCRIPTION DE BUPRÉNORPHINE DÈS LA PREMIÈRE CONSULTATION

RÉSUMÉ / ABSTRACT

GUILLOU LANDREAT M VICTORRI VIGNEAU C BIRON C GRALL BRONNEC M VENISSE JL JOLLIET P

Introduction : La buprénorphine est le traitement de la dépendance aux opiacés le plus prescrit en France. Elle est considérée par de nombreux auteurs comme un traitement chronique de la dépendance aux opiacés, nécessitant un suivi au long cours. Il n’existe pas de référentiel des conditions d’instauration du traitement. Dans la littérature, il n’existe pas en particulier d’études précisant si la date d’initiation de la buprénorphine a un impact sur le devenir du suivi.

Matériel et méthode : Nous avons suivi une cohorte de patients traités pour une dépendance aux opiacés de 1998 à 2007 pour comparer les patients ayant eu une unique consultation médicale et ceux ayant eu n consultations (avec n>1). Notre objectif principal était de voir si la date d’initiation de la buprénorphine avait un impact sur l’adhésion au suivi dans le service d’addictologie. Résultats : 162 sujets répondaient aux critères d’inclusion, 28.4% (n=46) des sujets ont eu une seule consultation. Les deux groupes étaient comparables. Les sujets revenant à n consultations (avec n>1) ont un taux de prescription médicamenteuse à la fin de la première consultation significativement supérieur à celui des sujets venus à une seule consultation. En particulier, le taux de délivrance de buprénorphine à la fin de la première consultation est significativement supérieur chez les patients revenant à n consultations (avec n>1) (p=0.0181).

Discussion: Nous montrons dans cette étude que la prescription de buprénorphine à la première consultation n’est pas associée à un moins bon suivi ultérieur. Il semble qu’au contraire les sujets revenant en consultation sont ceux ayant eu une délivrance de buprénorphine à la première prescription. L’instauration du traitement pourrait donc être un très bon moyen d’alliance thérapeutique avec le sujet dépendant. Par ailleurs, ces résultats vont à l’encontre de nombreux protocoles qui exigent du patient plusieurs évaluations et de consultations avant l’accès à un traitement de substitution.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

dépendance aux opiacés, buprénorphine, instauration traitement substance related disorders, opiates, buprenorphine, treatment program

M. GUILLOU LANDREAT (1), C. VICTORRI VIGNEAU (2), C. BIRON (2), M. GRALL BRONNEC (1), J.L. VENISSE (1), P. JOLLIET (2)

(1) Service d’addictologie, CHU Nantes (2) Service de pharmacologie clinique , CHU Nantes

E mail : rgane77@hotmail.com

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ÉVOLUTION DES MODES DE CONSOMMATION DES OPIACÉS EN ADDICTOLOGIE, A PARTIR D’UNE BASE DE DONNÉES INFORMATISÉE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

GUILLOU LANDREAT M GRALL BRONNEC M VICTORRI VIGNEAU C BIROT C VENISSE JL JOLLIET P

Introduction : La dépendance aux opiacés est une pathologie chronique concernant environ 150 à 180 000 sujets en France. L’opiacé le plus fréquemment en cause est l’héroïne, et le plus souvent par voie parentérale. Mais nous assistons à une évolution des modes de consommation des opiacés, parallèle à une évolution de la représentation de ces substances au sein de la population générale. Nous avons conduit une étude descriptive afin d’analyser les types et les modes de consommation d’opiacés chez les sujets consultant en addictologie.

Matériel et méthode : Nous avons mené une analyse descriptive transversale et longitudinale des patients ayant consulté pour une dépendance aux opiacés entre 1997 et 2008 grâce à une base de données informatisée permettant une saisie des données de consultation en temps réel. L’objectif était de décrire les substances opiacées à l’origine de dépendance et de décrire leurs modes de consommation.

Résultats : 239 sujets ont consulté pour une dépendance aux opiacés. La substance principalement en cause était l’héroïne dans 67 % des cas. Toutefois les demandes concernaient aussi des mésusages de substances opiacées médicamenteuses dans plus de 30 % des cas : codéine, buprénorphine et morphine, à proportions égales. 47% des patients rapportaient un mode de consommation par voie veineuse, 35.5% par voie nasale et 15.5% par voie fumée. La voie parentérale était majoritaire pour la morphine (80%), alors qu’elle représentait la moitié des modes d’administration choisis par les patients consommant de l’héroïne ou de la buprénorphine.

Discussion : Nous avons montré dans cette étude l’évolution des modalités de consommation des opiacés chez les patients consultant en addictologie. Nous avons montré en particulier que plus de 30% des demandes de soins pour opiacés concernent des substances opiacées médicamenteuses. De plus nous observons une prévalence élevée des consommations par voie nasale, en particulier pour l’héroïne. Ces évolutions doivent être enregistrées par les autorités de santé et donc conduire à des modifications des discours de prévention et des adaptations suivies des modalités de prise en charge. MOTS CLÉS / KEYWORDS

dépendance, opiacés, mode d’administration, étude prospective substance related disorders, opiates, prospective study

M. GUILLOU LANDREAT(1), M. GRALL BRONNEC(1), C. VICTORRI VIGNEAU(2), C. BIROT(2), J.L. VENISSE(1), P. JOLLIET(2) (1) Service d'addictologie, CHU Nantes (2) Service de pharmacologie clinique, CHU Nantes

E mail : rgane77@hotmail.com

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COMMENT, NOUS, LES FEMMES, PRENONS SOIN DE NOUS MÊMES FACE AUX DROGUES ? INSÚA P LLEDÓ M

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Objectif Général : Présentation d´un Guide, disponible sur la page web de Osasun Ekintza (www.osasunekintza.org/drogas) ayant pour objet d´aider les femmes à approfondir leurs connaissances de la réalité psycho-sociale qu´est le fait d´être femme et comment cette réalité fonctionne quand elle cohabite avec la consommation de drogues.

Objectifs Spécifiques - Utilisation du réseau Internet, en tant que format accessible et gratuit - Information des effets généraux et particuliers des drogues chez les femmes - Information des soins sanitaires spécifiques pour les femmes: contrôles médicaux, prévention de la transmission du V.I.H, etc. - Mise en garde des changements intervenant dans les attitudes et conduites face aux risques de transmission du V.I.H aprés la consommation de drogues - Mise a la disposition d´un outil de travail pour les médiateurs sociaux et les professionnels de l’addictologie, leur permettant de contempler la perspective de genre et d´apporter des outils de base de pouvoir chez les différents groupes de femmes

Contenus : Le Guide «Comment, nous, les femmes, prenons soin de nous mêmes face aux drogues» est composé de différents questionnaires permettant depuis un auto-examen spécifique jusqu´a l´evaluation générale des effets des drogues ainsi que les changements que ceux-ci implique dans le mode de vie de nombreuses femmes. Les utilisatrices du guide devront répondre aux tests suivants: - Comment evaluer ta situation personnelle et celle de consommation de drogues? - Quels sont les effets spécifiques des différentes drogues chez la femme? - Comment réduire les risques des drogues dans la santé des femmes? - Comment prendre soin de moi même? Destinataires • Femmes en risque et en situation de consommation de drogues • Professionnels travaillant dans le domaine de l’addictologie • Mediateurs sociaux • Experts en tous domaines concernant la femme

Evaluation • Evaluation du procesus: description détaillée des pas suivis et analyse du dégré d´atteinte des objectifs • Création dun Guide pilote, évalué par un échantillon de la population destinataire, moyennant un questionnaire ad hoc • Analyse des données obtenues et des courriers électroniques reçus et création du Guide définitif • Possibilité de contacter en permanence l´Association et résoudre des doutes à travers le courrier électronique MOTS CLÉS / KEYWORDS

Reduction des risques, drogues, femme, genre, VIH/Sida

Dr. Patricia Insúa*, ** et Dr. Mar Lledó*, ***

* OSASUN EKINTZA (Association d´Experts pour la Promotion et la Divulgation de la Santé Mentale de la Communauté Autonome Basque) ** Faculté de Psychologie (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea) *** École de Travail Social (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea) E-mail: patricia.insua@ehu.es Guide web sur les drogues pour femmes www.osasunekintza.org/drogas

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THÉRAPIE INDIVIDUELLE PSYCHODYNAMIQUE, THÉRAPIE FAMILIALE SYSTÉMIQUE : L’INTÉRÊT DE LA PRISE EN CHARGE CONJOINTE DANS LE SUIVI DES JEUNES CONSOMMATEURS IRIARTE N LACARRA C PIQUEMAL S DAULOUEDE JP RÉSUMÉ / ABSTRACT

Ce document présente les éléments théoriques du travail psychothérapeutique dans sa sphère individuelle et familiale en addictologie. Les auteurs s’intéressent à la nécessité d’une prise en charge conjointe du patient désigné et de sa famille. Au travers différentes études cliniques, ils questionnent la place qu’occupe le symptôme de dépendance à l’intérieur de la dynamique individuelle et familiale dans une logique systémique. Ils étudient le concept de médiation et la fonction du thérapeute à la place de tiers en position de soignant au sens du « prendre soin ». Les auteurs insistent sur la dynamique interactive que crée le cadre d’une prise en charge conjointe et explicitent ainsi la fonction de celui-ci dans la restauration d’une dynamique individuelle et des interactions avec l’entourage.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Psychothérapie, addictologie, systémique, médiation

N. IRIARTE, C. LACARRA , S. PIQUEMAL, J-P. DAULOUEDE Centre de soins en Addictologie BIZIA Centre Hospitalier de la Côte Basque Bâtiment Zabal - 64100 Bayonne - France Tél : 05.59.44.31.00 Email : mdm.bayonne@wanadoo.fr

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METHADONE ET DEPRESSION : ETUDE PROSPECTIVE DANS UN CSST TOULOUSAIN KOUBAA K

RÉSUMÉ / ABSTRACT

Objet : étude prospective analysant l’évolution sur six mois de l’humeur d’une population d’usagers de drogues opiodépendants, à partir de leur inclusion en traitement méthadone.

Méthode : Recueil de données à partir d’un auto-questionnaire (Q2A de Pichot) évaluant l’humeur.

Population : suivi d’une cohorte de 39 sujets dépendants majeurs aux opiacés, pour lesquels un traitement méthadone va être initialisé et désirant une prise en charge de longue durée en CSST (centre spécialisé de soins aux toxicomanes.)

Résultats : La moyenne du score de Pichot avant l’initialisation du traitement méthadone est de 7, 38 révélant une dépression franche retrouvée chez tous les sujets. La méthadone permet dès le premier mois une amélioration de l’humeur qui va se poursuivre au sixième mois.

Conclusion : Le programme méthadone, en permettant le lien entre les usagers de drogues et les soignants, favorise une prise en charge pluridisciplinaire et individualisée dans un objectif d’amélioration de la qualité de vie, intégrant une meilleure santé psychique.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Méthadone- Substances psychoactives- Humeur- Dépression.

Dr Karima KOUBAA

Centre de soins spécialisés aux toxicomanes (CSST) ARPADE, 3 bis rue Berthelot 31500 Toulouse. Tél. 05 61 61 80 80 - E-mail : karima.koubaa@voila.fr.

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TRAITEMENT DE PERSONNES CONFRONTÉES À UNE PROBLÉMATIQUE D‘ADDICTION À L‘HÔPITAL DE JOUR : COMPARAISON ENTRE LE TRAITEMENT AMBULATOIRE DE SUBSTITUTION À LA MÉTHADONE ET LE TRAVAIL À L‘HÔPITAL DE JOUR EN FAISANT UNE ÉTUDE PROSPECTIVE DES 2 GROUPES. RÉSUMÉ / ABSTRACT

KOWALEWSKI R BOESCH L STOHLER Z

But : Evaluer l‘hypothèse que le traitement de patients substitués à la méthadone dans le cadre d‘un hôpital de jour est plus efficace au niveau de la santé et du bien-être psychosocial qu‘un traitement purement ambulatoire. L‘hôpital de jour garantie envers le traitement ambulatoire un traitement plus intensifs, mais il est en même temps moins coûteux et radical qu‘une hospitalisation. Des études précédentes ne permettent aucune appréciation définitive. Il semble que les patients qui ont des difficultés psychologiques moyennes et qui font eux-mêmes le choix d‘une modalité de traitement profitent le plus de l‘hôpital de jour. Pour clarifier nous avons comparé les patients de l‘hôpital de jour et les patients substitués à la méthadone ayant uniquement un traitement ambulatoire. Matériel & méthode : Des 75 personnes examinées que 16 + 16 patients étaient inclues, car une plus grande partie des patients en traitement ambulatoire travaillaient régulièrement. Pendant les 3 premiers mois des contrôles d‘urine ont étaient fait chaque semaine et en suite après 6 et 12 mois. Après 3, 6 et 12 mois la difficultés liées à l‘utilisation de substances psycho-actives, ainsi que le bien-être psychosocial ont été évalués avec les méthodes de tests suivantes: „Addiction Severity Index“ (ASI), „Beck Depression Inventory“ (BDI), „Symptom Checklist 90 R“ (SCL 90-R) et „Social Support Inventory“ (SSI). Le traitement à l‘hôpital de jour consiste entre 5 et 20 heures de thérapie par semaine, principalement en group, alors que les patients suivant un traitement ambulatoire ont que droit à 1 - 3 heures de consultation individuelle par semaine. Les données ont été analysées par le student’s t-test et un «General Linear Model».

Résultats : Bien que les deux groups ont atteint plus d‘activité professionnelle, seulement les patients de l‘hôpital de jour ont nettement mieux résolu leurs problèmes dans le domaine social. Les problèmes psychologiques ont clairement diminués, mais sans différence signifiant entre les deux groups. Les personnes de l‘hôpital de jour ont montré une utilisation inférieur de substances psycho-actives pendant les trois premiers mois et après nous avons constaté une adaptation des résultats des deux groups (h. de jour : 50 % négatives; 19% t. ambulatoire).

Conclusion: Cette étude montre une légère supériorité du traitement à l’hôpital de jour. A base de ces données une indication différentielle ne se laisse pas poser. MOTS CLÉS / KEYWORDS

methadone maintenance, day hospital, outpatient, treatment modality, symptom burden, rehabilitation R. Kowalewski, L. Boesch, R. Stohler

Service d‘ Addictologie de l‘Hôpital Universitaire Psychiatrique de Zurich, Suisse

E-mail : roland.kowalewski@puk.zh.ch

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THE DAY TREATMENT MODALITY APPLIED TO PATIENTS WITH SUBSTANCE USE DISORDERS: COMPARISON WITH OUTPATIENT ENHANCED METHADONE SERVICE USING A CONTROLLED, PROSPECTIVE MATCHED PAIR-DESIGN RÉSUMÉ / ABSTRACT

KOWALEWSKI R BOESCH L STOHLER Z

Aims : To evaluate the hypothesis that, for methadone maintained patients, day hospital (DH) treatment is more efficacious - in terms of health and psychosocial wellbeing – than standard outpatient (OP) setting. DH provides more intensive care than outpatient settings and is less costly than full hospitalization. Studies on DH have shown mixed results; moderately burdened patients who chose their treatment deliberately may profit best from DH treatment. We therefore prospectively compared OP with DH treatment of methadone maintained patients. Material and methods : Out of 75 patients, only 16 + 16 individuals could be matched, mostly due to the higher proportion of outpatients being on regular work. Urinanalysis was done weekly for the first three months and then at follow-ups. Further outcome measures included: SUD-related problems and psychiatric symptoms (ASI), the BDI, the SCL 90-R and the Social Support Inventory, administered at entry (t1), after the 14-week intervention period (t2) and at 6- (t3) and 12-month (t4) follow-up. DH treatment consisted of 5 to 20 hours (mainly group) therapy per week, wheras outpatients received between 1 and 3 hours of individual counselling.

Results : While both groups achieved higher employment rates, only DH patients showed significant improvements regarding social support and social problems. Symptom burden (SCL 90-R and BDI) decreased more clearly in DH patients though not statistically different. Substance use was lower in the DH-group during the first three months and showed some alignment thereafter (50 % neg. specimens in DH vs. 19 % OP, p<0,08).

Conclusion: This study revealed some superiority of DH compared to OP treatment of methadone patients. Questions regarding differential indication and interventions remain to be answered. However, the DH treatment modality has proven to be efficacious in terms of medical, social and vocational rehabilitation of methadone maintained patient.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

methadone maintenance, day hospital, outpatient, treatment modality, symptom burden, rehabilitation

R. Kowalewski, L. Boesch, R. Stohler

Service d‘ Addictologie de l‘Hôpital Universitaire Psychiatrique de Zurich, Suisse

E-mail : roland.kowalewski@puk.zh.ch

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PSYCHIATRIC COMORBIDITY, SEVERITY OF ADDICTION AND QUALITY OF LIFE IN OPIATE DEPENDENT TREATED PATIENTS. A ONE YEAR PROSPECTIVE STUDY.

RÉSUMÉ / ABSTRACT

LAVIE E DENIS C FATSEAS M DAULOUEDE JP AURIACOMBE M

Aims: To study, in naturalistic conditions, initial characteristics and one year outcome of clinical status and quality of life, among opiate-dependent patients in methadone and buprenorphine treatment. Methods: Consecutive opiate-dependent patients admitted to an outpatient addiction clinic in Bordeaux (France) and still in treatment at one year were included. Subjects were assessed at intake and one year later with the Addiction Severity Index (ASI), the Nottingham Health Profile (NHP). Beck anxiety and depression inventories (BAI, BDI), Zuckerman Sensation Seeking Scale (SSS), and urine drug screening was performed. We studied associations between psychiatric comorbidities, sensation seeking traits, clinical factors and quality of life, at intake and over the one year period. Parametric and non parametric univariate and multivariate analysis was used. Results: 134 subjects were included (mean age 31.8 years (SD= 5.8), 75 % males). At intake, according to the ASI, the prevalence of psychiatric disorders was high. Psychiatric comorbidity was associated with severity of addiction and quality of life impairment. At 1-year follow-up, subjects showed improvement in substance use, legal issues, familial relations, social relations, psychological conditions and overall quality of life. Sensation seeking traits were not associated with clinical outcomes. Subjects' initial psychological status did not affect clinical outcome with respect to the above characteristics at 1-year. At 1 year, in multivariate regression, improvement in quality of life was related to fewer symptoms of depression and better medical status, but was not related to substance use.

Conclusions: Results suggest that psychological status at intake does not impair outcome in treatment.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

dépendance aux opiacés, méthadone, buprénorphine, qualité de vie

E. Lavie1, C. Denis1, M. Fatseas1, J. P.Daulouede2, 1, M. Auriacombe1, 2

1. Addiction Psychiatry EA4139/INSERM-IFR99, Université Victor Segalen Bordeaux 2, Bordeaux, France. 2. Addiction Clinic - Bizia, Bayonne, France.

E-mail : marc.auriacombe@u-bordeaux2.fr

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L’ACCUEIL DU PATIENT DANS LE SERVICE D’ADDICTOLOGIE : UNE INTERVENTION DE CRISE ?

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MANGHI R BERTOLINI M THORENS G KHAN R

Devrait-on considérer l’accueil du patient dans le dispositif addictologique comme une intervention de crise ?

En effet, si l’on considère que le comportement addictif a une fonction majeure dans l’équilibre psychique du sujet et dans ses aménagements avec l’entourage, la première consultation, ou le retour après une interruption des soins, signe le plus souvent une rupture de cet équilibre avec une menace de perte ou une perte avérée (santé, autonomie, travail, relation significative, etc.)

La consommation compulsive de substances crée un tableau clinique qui prend un caractère d’urgence. Donner une réponse trop rapide ne permet pas de tirer profit de l’aspect fécond de ce moment. C’est pour cette raison qu’un dispositif d’accueil addictologique devrait, pour répondre de façon optimale, se doter d’une équipe pluridisciplinaire et pouvoir interagir souplement et rapidement avec un dispositif à intensité de soins variable, comme des lits de crise, un hôpital de jour à accueil rapide, une équipe mobile et une unité hospitalière.

Pour répondre à la problématique complexe qu’est l’addiction, ce dispositif propose non pas un modèle unique de soin, mais bien une palette d’approches et de modèles psychothérapeutiques, approches multimodales utilisées en synergie par une équipe pluridisciplinaire.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

accueil du patient, dispositif de soins ambulatoire, crise addictologique, patient’s reception, outpatient care implement, crisis in addiction

Rita Manghi, Manuela Bertolini, Gabriel Thorens, Riaz Khan

Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Rita.Manghi@hcuge.ch

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L’ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DANS LES ADDICTIONS : UN CATALYSEUR DU TRAITEMENT

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MANGHI R SANGHVI S THORENS G ZULLINO D

La nécessité d’une approche éducative apparaît d’emblée quand on travaille sur les comportements : dans la mesure où la motivation au changement ne peut venir que de la personne elle-même, il est fondamental qu’elle trouve en elle les moteurs personnels du changement. Les changements opérés sont d’autant plus durables parce que voulus par le consommateur lui-même.

Le développement d’un outil d’évaluation-cannabis va soutenir les jeunes adultes dans une démarche de réflexion sur la dimension addictive de la consommation de cannabis. Cette réflexion leur permet ainsi de prendre des décisions sur leur comportement en adéquation avec le stade de changement où ils sont.

Pour développer cet outil, il a fallu procéder à une analyse des besoins, déterminer les objectifs éducatifs, construire l’outil d’évaluation comme un processus éducatif et évaluer les effets obtenus. Dans un service d’addictologie psychiatrique, l’éducation thérapeutique doit répondre à un double défi : d’une part s’intégrer dans des approches thérapeutiques multimodales déjà présentes et qui ont fait leurs preuves dans la prise en soins de cette complexité, et d’autre part préserver ses buts, à savoir « apporter une réponse aux besoins des soignants et des patients et améliorer l’état de santé du patient ». Ses buts ne doivent pas en faire oublier son esprit, à savoir la mise en mouvement du patient dans ses questionnements, ses réflexions, ses ajustements.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

éducation thérapeutique, cannabis therapeutic education, cannabis

Rita Manghi, Shalini Sanghvi, Gabriel Thorens, Daniele Zullino

Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Rita.Manghi@hcuge.ch

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FONCTION D’UNE UNITÉ HOSPITALIÈRE DANS UN DISPOSITIF DE SOINS ADDICTOLOGIQUE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MANGHI R KAUFMANN YA ZULLINO D

L’addiction est un trouble du comportement.

Les patients souffrant d’addiction ont en commun une attitude compulsive dans la consommation d’un produit (substances, jeu excessif, internet, sexe, travail …) et, parallèlement, des lacunes d’apprentissage de comportements alternatifs. Dans un service d’addictologie, ce n’est plus le produit qui oriente la prise en soins mais les besoins et les ressources du patient. L’objectif est de lui permettre de (re)trouver des alternatives au comportement automatisé qu’est l’addiction.

L’addictologie hospitalière répond à un besoin d’intensification de soins dans un dispositif qui comprend des structures ambulatoires et semi-hospitalières. Les patients qui sont admis souffrent majoritairement de plusieurs problématiques addictives compliquées par des comorbidités psychiatriques et une situation sociale souvent précaire. L’hospitalisation est un élément dans une trajectoire de soins et dans un réseau de soins ambulatoires à degrés d’intensités variables.

L’hospitalisation n’a donc plus comme but prioritaire de proposer une cure orientée sur la prévention de rechute, mais bien d’intervenir chez des patients présentant une crise complexe en relation avec toutes les facettes de la problématique addictives citées ci-dessus.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

unité hospitalière en addictologie, comorbidité psychiatrique inpatient care unit in addictology, psychiatric comorbidity

Rita Manghi, Yves-Alexandre Kaufmann, Daniele Zullino

Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Rita.Manghi@hcuge.ch

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SOINS SOUS CONTRAINTE ET MOTIVATION AU CHANGEMENT : ÉTATS DES LIEUX EN ADDICTOLOGIE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MANGHI R KHAZAAL Y BERTOLINI M KHAN R

Les conduites addictives peuvent être définies comme un mode de comportement répétitif et compulsif progressivement focalisé sur l’obtention et la consommation d’un produit (substance ou autres) avec une perte de contrôle. La poursuite de la consommation persiste malgré ses conséquences négatives et ceci aux dépens d’autres activités.

Les traitements de l’addiction donnent une place importante aux approches orientées sur le changement (entretien motivationnel selon Miller et Rollnick) qui mettent le patient au centre du processus décisionnel sur son comportement.

D’autres auteurs (Weisner, 1990) mettent l’accent sur le continuum de contraintes, à savoir les différents types de pressions (légales, motivationnelles et thérapeutiques) exercés sur les consommateurs pour rentrer et rester en soins.

Les données de la littérature sont floues quant à l’issue à long terme des traitements sous contrainte versus les traitements définis par le choix de l’individu.

Le maintien d’un dialogue étroit entre le patient, les soignants et les responsables de la loi permettent de suivre au mieux l’évolution des situations complexes de patient qui sont soumis à recevoir des soins sous contrainte par décision d’un tribunal civil ou pénal.

Sur un plan individuel, les directives anticipées donnent un cadre légal à une démarche qui considère l’individu comme étant pleinement responsable des modalités de soins qui lui conviennent dans les moments de perte de discernement : toute personne capable de discernement peut rédiger des directives anticipées sur le type de soins qu’elle désire recevoir ou non dans des situations données où elle ne serait plus en mesure d’exprimer sa volonté. Ceci permet au patient de prendre une responsabilité active sur les modalités de son traitement et permet de diminuer le nombre d’hospitalisations sous contrainte et le nombre de jours d’hospitalisation.

Cette approche qui a été testée pour des maladies psychiatriques comme le trouble bipolaire est actuellement testée dans le service d’addictologie du département de psychiatrie à Genève. MOTS CLÉS / KEYWORDS

directives anticipées, soins sous contrainte, motivation au changement, entretien motivationnel advance directives, enforced treatment, motivation to change, motivational interviewing Rita Manghi, Yasser Khazaal, Manuela Bertolini, Riaz Khan

Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Rita.Manghi@hcuge.ch

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DRUG USE DECREASES PLASMA ANTIOXIDANT POWER

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MARTINEZ MARTINEZ MI ALFONSO-SANCHEZ JL ALEGRE-MARTINEZ A MARTÍNEZ-RAGA J

Introduction. In addition to tobacco products, alcohol is the psychoactive substance most commonly abused among students and cannabis and its derivatives are the illegal drugs most frequently consumed. In Spain, household surveys have been conducted every two years since 1994 to get a better understanding of the situation, patterns and tendencies of use of the different substances among students aged 14 to 18 years of age in secondary education. Such data could be used to learn the tendencies and changes over time of drug use in this specific age group. The aim of the present study was to compare the prevalence of consumption of the different substances in a representative sample of Valencian secondary education students aged 14 to 18 years with the most recent National Household Survey and relate substance use with antioxidant status.

Methods. An assessment instrument specifically devised for this study, but based on similar instruments used in previous studies, to assess consumption patterns and health and dietary habits was administered to a representative sample of 381 secondary education students of the Valencia Metropolitan Area. In addition, a group of volunteers (n=53) provided a blood sample in order to assess, using spectrophotometry, the plasma total antioxidant power and relate it with substance use. It could be of relevance considering it can affect negatively the individual´s current and future health, as the excessive production of free radicals and the lipidic peroxydation appears to be implicated in the development of chronic diseases such as cancer or atherosclerosis, and are responsible for cellular aging.

Results. In the sample included in the study the proportion of tobacco smokers was 31.8%; there were no significant gender differences and it was slightly slower than the proportion of smokers recorded in Spain in 2004 for general population, which was 38.4%. The rate of students surveyed in 2006 in the present report that reported using alcohol or cannabis was much lower (36.7% and 24.2%, respectively) than in the National Survey of 2004 (65.6% and 36.6%, respectively) without any gender differences. Reference values for total plasma antioxidant power are between 1.30 and 1.77 mmol/L. Cigarrette smokers had a mean value slightly lower tan non-smokers (1.30 ± 0.12 vs 1.39 ± 0.21). Whilst, alcohol use did not seem to affect that parameter (1.37 ± 0.20 vs 1.37 ± 0.18), cannabis use decreased this value significantly (1.39 ± 0.20 vs 1.28 ± 0.10; p=0.014).

Discussion. Tobacco smoking and specially cannabis use are associated with a significant reduction of total antioxidant power, whilst alcohol use does not affect it, probably due to its apparent cardioprotective effects at moderate doses. MOTS CLÉS / KEYWORDS

Addictions and adolescents; Cannabis; Alcohol; Tobacco; Antioxidants. Addictions et adolescents; Cannabis; Alcool; Tabac; Antoxidants.

M.I. Martinez Martinez1, J.L. Alfonso-Sanchez2,3, A. Alegre-Martinez3, J. Martínez-Raga J1,4

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Universidad CEU Cardenal Herrera (Valencia, SPAIN); Consorcio Hospital General Universitario de Valencia, Agencia Valenciana de Saluçt (SPAIN); Facultat de Medicina, Universitat de Valencia (SPAIN); Unidad de Conductas Adictivas de Gandía, Agencia Valenciana de Salut (Valencia, SPAIN).

José Martínez Raga MD, PhD Departamento de Fisiologia, Farmacologia y Toxicologia Facultad de Ciencias de la Salud (CEU – Universidad Cardenal Herrera) & Unidad de Conductas Adictivas Departamento 12 de Salud - Centro de Salud de Corea - C./ Benissuai 22 - 46700 Gandia, Valencia (SPAIN) Tel: +34 96 2959710 - Facsimile: +34 96 2959709 - E-mail: jmartinezraga@comv.es

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LA MICROSTRUCTURE MÉDICALE : UNE NOUVELLE APPROCHE EN MÉDECINE DE VILLE DU SUIVI DES ADDICTIONS MELENOTTE GH BRUN F RÉSUMÉ / ABSTRACT 1. la microstructure et son réseau La microstructure médicale réunit au cabinet du médecin généraliste, en plus de ce dernier, un psychologue et un travailleur social. Peut s’y adjoindre, si besoin, le pharmacien d’officine. Ces intervenants forment une équipe thérapeutique de proximité qui intervient au cabinet à des plages hebdomadaires fixes. Elle offre aux personnes présentant une addiction, des soins de qualité et diversifiées. L’équipe se réunit mensuellement en réunion de synthèse pour déterminer les stratégies thérapeutiques au cas par cas. Les microstructures se réunissent en réseau régional pour assurer, en plus de leur vocation thérapeutique, la formation de leurs intervenants et la recherche en addictologie.

2. Présentation de la Coordination Nationale et des réseaux Les réseaux de microstructures sont actuellement réunis au sein d’une Coordination Nationale qui promeut cette nouvelle pratique généraliste, par la création de nouveaux réseaux et développe la recherche par la menée d’études communes par l’ensemble des réseaux. Créée en mai 2006, la Coordination Nationale compte à ce jour 4 réseaux : RMS Alsace, le Réseau Canebière, Ravihtox, Casa 65.

3. Résultats des études menées a) Etude ASI (février 2004) De 2000 à 2003, une étude randomisée microstructure vs cabinet conventionnel de médecine générale, utilisant l’ASI comme outil, a permis de mesurer l’impact sanitaire de la microstructure sur la qualité de vie des patients. Ces résultats seront présentés ici. b) Impact sanitaire des microstructures sur le dépistage, le suivi et le traitement des usagers de drogues présentant une hépatite C Menée conjointement par le Pr Jean-Louis Imbs, le Pr Michel Doffoël, Fiorant Di Nino et George-Henri Melenotte, elle a conclu à un impact sanitaire positif des microstructures pour le dépistage et le traitement des patients présentant une hépatite C. c) Etude DEQUASUD Promue par l’OFDT, menée par le laboratoire REES France, cette étude d’économie de santé, a démontré l’efficience supérieure des microstructures par rapport au cabinet conventionnel.

En conclusion, le dispositif de la microstructure semble se présenter comme un dispositif généraliste adéquat pour un traitement de proximité de qualité des patients présentant une addiction. MOTS CLÉS / KEYWORDS

Microstructure, Médecine générale, Equipe thérapeutique, Impact sanitaire, Proximité, Efficience, Recherche, Pluridisciplinarité Microstructures, General practice, Therapeutic team, Health impact, Proximity, Effectiveness/efficiency, Research, Multidisciplinary work

Docteur George-Henri Melenotte, président de la CNRMS Docteur François Brun, vice-président de la CNRMS

CNRMS Coordination Nationale des Réseaux de MicroStructures médicales 12, rue Kuhn - 67000 STRASBOURG E-mail : coordination-nationale@reseau-rms.org

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THE ROLE OF THE COMMUNITY PHARMACIST IN A MULTIFACTORIAL BASED SCHOOL SUBSTANCE ABUSE PREVENTION PROGRAMME.

RÉSUMÉ / ABSTRACT

TORRES PUJOL J MORENO ROYO L MARTINEZ MARTINEZ MI MAGÁN GARRIDO A TORRES MERINO J MARTINEZ-RAGA J

Introduction. Substance abuse is a major public health and social concern. Adolescents and younger individuals are particularly vulnerable to changes in lifestyle that incite them to try drugs. In rural areas, this problem is increasing every year.

Material and Methods. The drug abuse prevention programme herewith presented was developed within a collaborative framework of the School of Pharmacy of the University Cardenal Herrera – CEU in Moncada (Valencia) and the Addictive Behaviors Unit in Gandía (Valencia) to involve community pharmacists in substance abuse prevention. Specifically, in the present study a community pharmacist (JTP) is leading a 4-year school based multifactorial substance abuse in the rural area of La Manchuela, within the provinces of Albacete and Cuenca (Spain). The prevention programme is aimed at providing a long-term and measurable substance use prevention for young people through 4 years of study. An additional objective is to support students in problems and doubts arising along this study, by providing them with easy access via e-mail and other means with the study coordinator.

Results. All ten secondary schools in the Area La Manchuela have been invited to participate. Schools were randomly assigned to a control group or to one of three intervention groups with different levels of intervention, receiving either a yearly customized prevention talk, or a additional parents group, or finally a more intensive group receiving individual support at their local community pharmacist, as well. At baseline and at yearly followups, students completed the Spanish version of the WHO Alcohol, Smoking and Substance Involvement Screening Test (ASSIST) V3.0 WHO ASSIST (V3.0), an instrument designed to screen for problem or risky use of tobacco, alcohol, cannabis, cocaine, amphetamine-type stimulants, sedatives, hallucinogens, inhalants, opioids and ‘other drugs’. The sample included all 893 students registered at First Year of ESO (First year of Mandatory Secundary Education, children aged 12-13 years old). The study has a 4-year duration, so that that students are followed-up until they complete the fourth year of ESO (aged 16-17 years old). Ninety per cent of the students (804) provided informed consent of their parents to participate in the programme. Questionnaires are administered to determine the level of consumption in order to evaluate the changes over time during the 4-years of the study.

Discussion. This programme will provide unique information on estimates of problem and risky substance use in a large geographical rural area of Spain, as well as on the elements that may show to be useful in this school-based prevention that could be implemented in other similar initiatives.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Addictions and adolescents; Prevention; Cannabis; Treatment education Addictions et adolescents; Prévention ; Cannabis; Education thérapeutique J. Torres Pujol1,2, L. Moreno Royo1, M.I. Martinez Martinez1, A. Magán Garrido3, J. Torres Merino2, J. Martinez-Raga1,4 1 2 3 4

Universidad CEU Cardenal Herrera (Valencia, SPAIN); Colegio Oficial de Farmacéuticos de Albacete (SPAIN); IES Bonifacio Sotos de Casas Ibáñez (Albacete) (SPAIN); Unidad de Conductas Adictivas de Gandía, Agencia Valenciana de Salut (Valencia, SPAIN).

José Martínez Raga MD, PhD Departamento de Fisiologia, Farmacologia y Toxicologia Facultad de Ciencias de la Salud (CEU – Universidad Cardenal Herrera) & Unidad de Conductas Adictivas Departamento 12 de Salud - Centro de Salud de Corea - C./ Benissuai 22 - 46700 Gandia, Valencia (SPAIN) Tel: +34 96 2959710 - Facsimile: +34 96 2959709 - E-mail: jmartinezraga@comv.es

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« PHILOSOPHIE DES SOINS : DES PRINCIPES FONDAMENTAUX AUX RÈGLES D’APPLICATION VIA UN CONTRAT DE SOINS » ROSSIER JM BOURQUIN M RÉSUMÉ / ABSTRACT

Pendant de nombreuses années, les règles de prescription et de délivrance des traitements de substitution aux opiacés ont été dictées par des dispositifs médico-légaux qui laissent peu de place à l’autonomisation et la responsabilisation des patients et des personnels soignants. Comment, dans ce cadre contraignant, construire une relation de partenariat qui renforce la confiance et l’indépendance ? Comment quitter l’arbitrage de nos décisions avec le risque d’arbitraire ressenti pour faire des patients de véritables acteurs de soins engagés dans un projet individuel de suivi ?

Comment à partir du prêt-à-porter exigeant faire du sur-mesure ? Comment dépasser l’exécution de règles aux nombreuses exceptions pour adapter nos interventions aux demandes ou besoins des patients ? Nous vous présenterons nos interrogations et réflexions ainsi que les stratégies que nous avons élaborées.

Il sera ainsi question de nos rôles et des attentes de chacun, des conditions de délivrance du traitement, de contrat de soins et de projet individuel de suivi, de principes et de règles (et d’exceptions), de cohérence et de consistance, du sens de nos interventions.

Nous parlerons entre autres de procédures en cas de perte ou d’adaptation de traitement, de rendezvous manqués, des vacances, du tutoiement ou encore des règles de confidentialité.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Principes, règles, exceptions, contrat de soins

Jean-Marie Rossier, psychologue spécialiste en psychothérapie Michel Bourquin, médecin spécialiste en médecin interne Fondation PHENIX, Centre de Lancy à Genève / Suisse

E-mail : jean-marie.rossier@phenix.ch - michel.bourquin@phenix.ch

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TOXICOMANIE ET PHOBIE SOCIALE TEFAHI B KANIT M LAQUEILLE X RÉSUMÉ / ABSTRACT

La phobie sociale et toxicomanie sont deux entités différentes. Comme peur des situations sociales et des interactions avec autrui, associée à des sentiments de conscience aigue de soi, de jugement, d’évaluation et d’infériorité, elle se complique fréquemment de la consommation de substances psycho actives qui constitue un moyen de tenter l’aventure sociale. Le but de notre étude est de déterminer la fréquence de la phobie sociale chez 31 toxicomanes suivis au centre intermédiaire de soins pour toxicomanes (CIST) de Annaba durant la période allant du 1er Janvier au 30 Aout 2009 Résultats en cours

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Toxicomanie, Phobie sociale, Fréquence, CIST Addiction, Social phobia, Frequency, Intermediate care center for drug addicts

Dr Bani TEFAHI, Dr Mustapha KANIT, Dr Xavier LAQUEILLE

CIST.EHS.A.ERRAZI. Annaba (Algérie), Service d’addictologie.CH-Sainte-Anne. Paris

E-mail : tefahi_bani@yahoo.fr

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CANNABIS ET SCHIZOPHRÉNIE: UN PROBLÈME DE SALIENCE ?

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ZULLINO D WULLSCHLEGER A KHAN R THORENS G BERTOLINI M KHAZAAL Y MANGHI R

Depuis quelques temps, l’hypothétique rôle du cannabis comme causant des psychoses chroniques a beaucoup attiré l’attention des professionnels de la santé mentale. D’autres substances pouvant être un facteur potentiel causal de psychose chronique ont par ailleurs souvent été déconsidérées.

L’hypothèse courante selon laquelle les effets aigus du cannabis causent ou favorisent le développement de la schizophrénie est cependant mis en question par des données mettant en évidence un schéma similaire de corrélations existant entre le tabac (qui n’a pas de propriété hallucinogène significative !) et la schizophrénie. Par conséquent, la question qui est soulevée est de savoir quel serait le facteur commun en relation avec la consommation de cannabis et celle de nicotine d’un côté et le développement de psychoses chronique de l’autre côté.

Une hypothèse alternative est don suggérée, selon laquelle les mécanismes neurobiologiques de l’addiction elle-même communs à toutes les substances addictives affectent le développement et le cours de la schizophrénie. La schizophrénie et l’addiction partagent comme phénomène commun une attribution de salience aberrante ce qui pourrait rendre les patients à psychoses chroniques plus vulnérables à une addiction et inversement, les patient addicts plus vulnérables à une psychose chronique.

L’addiction peut être considérée comme le résultat d’une compétition progressivement biaisée entre patterns synaptiques ayant pour conséquence une diminution des synapses actives et qui pourrait progressivement et constamment avoir la primauté sur les comportements possibles du système. L’une des conséquences étant un appauvrissement des patterns alternatifs, avec finalement un élagage des synapses non liées à l’addiction, situation récemment présumée conduire à une émergence ou une aggravation des symptômes psychotiques.

Si l’on accepte cette hypothèse, elle aurait des conséquences importantes en santé publique. Si l’on considère que la prévention est primordiale en regard du lien entre cannabis et psychose, il faudrait faire de même avec le tabac et probablement avec toutes les drogues addictives et même avec tous les comportements addictifs.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Cannabis, psychose, dopamine, noyau accumbens, méthodologie, tabac, nicotine Cannabis, psychosis, dopamine, nucleus accumbens, methodology, tobacco, nicotine

Daniele Zullino, Alexandre Wullschleger, Riaz Khan, Gabriel Thorens, Manuela Bertolini, Yasser Khazaal, Rita Manghi Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Daniele.Zullino@hcuge.ch

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RÉDUCTION DES RISQUES


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CONSOMMATION D´ALCOOL ET AUTRES DROGUES DANS LES MILIEUX FESTIFS DES DEUX RIVES DE LA BIDASOA

RÉSUMÉ / ABSTRACT

INSÚA P LLEDÓ M GERMÁN I SASIAIN T AGUESSE A

Introduction : Prendre connaissance de la réalité de la consommation d´alcool et d´autres drogues parmi les jeunes qui font la fête des «deux côtés» de la Bidasoa, ainsi que des stratégies de réduction des risques associés à ces consommations que les jeunes connaissent, utilisent et mettent en route.

Materiel et Méthode : Il a été réalisé une étude qualitative utilisant 50 entretiens en profondeur auprès de jeunes français et espagnols ainsi que des analyses de divers groupes de personnes impliquées par ce phénoméne: professionnels de la santé mentale, parents de jeunes de la région, hoteliers, educateurs de rue et moniteurs de temps libre. Les réponses aux questions posées, ont apporté une vision de la réalité -vue de l´intérieur- de la consommation de drogues dans la région.

Resultats : 1. La consommation d´alcool est amplement tolérée. Non respect de la loi qui interdit la vente d´alcool aux mineurs en France comme en Espagne. 2. Les personnes les plus jeunes boivent dans la rue et commencent avec le cannabis. Ultérieurement apparaissent les «garages», plus tard les bars et finalement les discothéques. 3. Il n´ n’existe pas de différence, lors de la consommation, entre hommes et femmes. Les filles participent de façon comparable aux garçons dans les fétes. 4. Les jeunes français se déplacent a Irún et Hondarribia, vu les caractéristiques locales des loisirs nocturnes. 5. Les produits les plus consommés sont le tabac, l´alcool, le cannabis et la cocaine. Il faut également signaler la consommation de speed et autres hallucinogènes. Il n´y a pas de différence entre nationalités. 6. La consommation d´alcool est liée au week-end et celui du cannabis au quotidien. Il existe une consommation compulsivee d´alcool et autres drogues de la part des jeunes français. Ceci en un espace de temps trés court, en cherchant le propre manque de contrôle, ce qui fait apparaitre l´agressivité et la violence. 7. Toutes sortes de produits sont mélangés, dans le but de rechercher des effets precis et immédiats. 8. Les risques que les jeunes assument sont dérivés de leur peu de capacité pour les évaluer et reconnaître leur gravité tout en méprisant les conséquences négatives lorsque celles-ci sont prévisibles à moyen ou long terme. 9. Ils méconaissent les risques qu´implique le mélange des substances, ainsi que ceux des quantités qu´ils consomment .Ils ne connaisent pas la qualité des produits qu´ils consomment. Conclusion: Des actions spécifiques transfrontalières sont proposées en fonction des conclusions.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Drogues, Jeunes, Loisir, Region Basque transfrontaliére, Reduction de risques

Patricia Insúa*, Mar Lledó**, Isabel Germán***, Teresa Sasiain* et Aiala Aguesse*

* Faculté de Psychologie (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea) ** École de Travail Social (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea) *** Intitut Basque de Criminologie (IVAC) (UPV/EHU)

E-mail: patricia.insua@ehu.es

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POURQUOI NE PAS JOUER À RÉDUIRE DES RISQUES ? INSÚA P LLEDÓ M RÉSUMÉ / ABSTRACT Objectifs : Présentation d´un matériel qui réalise un parcours virtuel dans le monde des drogues avec pour objectif la réduction des risques et des maux associés à leur consommation. Ce guide à été réalisé par Osasun Ekintza (Association d´experts pour la promotion et la divulgation de la santé mentale de la communauté autonome basque). Materiel et Méthode : Partie I: Quelles sont mes connaissances sur les drogues? Celle-ci comprend différents tests pour mesurer les connaisances sur les drogues dites de consommation abusive. Ce matériel corrige chaque test et permet d´interpréter le niveau de connaisance démontré. Il facilite l´information complémentaire pour réduire les risques associés au manque de connaissances.

Partie II : Quelles sont mes attitudes devant les différentes drogues? Qu´est ce que cela implique ? Ce test sur l´attitude personnelle devant les drogues comprend 14 affirmations qui permettent de prendre position de façon favorable ou défavorable face à leur consommation. L´attitude résultante envers les drogues sera interprétée comme étant associée aux risques de la consommation. Partie III: Seulement l´utilisation? Peut-être l´abus? Suis-je dépendant? Comporte un test pour chaque substance d´abus; il permet la détection individuelle de l´utilisation, de l´abus ou de la dépendance desdites substances. Il est récommandé l´entretien avec des professionnels.

Partie IV: Quelle est ma conduite de consommation? Quels risques j´encours? Quels choix ai-je pour reduire ceuxci? Les risques associés à la consommation des drogues sont classés en 7 catégories. Chaque conduite de consommation contient le risque que celle-ci suppose ainsi que le choix de conduite pour en diminuer celui là. Sont incluses les conséquences légales dues à la possession et au trafic de drogues. Resultats et Conclusion: Le matériel éducatif et clinique est disponible gratuitement à travers le réseau internet sur le site de Osasun Ekintza : www.osasunekintza.org/drogas

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Reduction des risques, drogues, attitudes, conduites Dr. Patricia Insúa*, ** - Dr. Mar Lledó*, ***

* OSASUN EKINTZA (Association d´Experts pour la Promotion et la Divulgation de la Santée Mentale de la Comunauté Autonome Basque) ** Faculté de Psychologie (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea) *** École de Travail Social (Université du Pays Basque/ Euskal Herriko Unibertsitatea)

E-mail: patricia.insua@ehu.es

Guide pour la réduction des risques associés a la consommation des drogues www.osasunekintza.org/drogas

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UTILISATION D'UN BRAS D'INJECTION ANATOMIQUE COMME OUTIL DE RÉDUCTION DES RISQUES

RÉSUMÉ / ABSTRACT

LATOUR V

La politique de réduction des risques a réussi avec le Sida, mais se heurte à ce jour au problème de l'épidémie du VHC qui continue de progresser en France. Les moyens actuels de prévention ne parviennent pas à la faire fléchir, et l'enjeu est de développer de nouveaux outils afin d'améliorer les connaissances des consommateurs concernant l'injection et les risques inhérents, et de renforcer les capacités des usagers à adopter des comportements de prévention. L'éducation aux risques liés à l'injection, en intervenant au cœur des pratiques de préparation et d'injection permet de repérer les pratiques à risques et les facteurs de vulnérabilité.

Cette démarche se fonde sur une approche théorique et pratique de l'injection permettant de s'approcher au plus prés des pratiques d'injection de l'usager et de favoriser un dialogue. La préparation de l'injection s'effectue avec du sérum physiologique injectable à la place du produit habituellement consommé par l'usager, l'injection s'effectue dans un bras d'injection anatomique, avec des colorants comme marqueur de la présence virale. Les séances sont le plus souvent collectives. Les conseils concernent la recherche d'une veine, l'utilisation correcte d'un garrot, la manière de chauffer sa préparation, etc. Elles permettent aussi la démonstration des différents outils de RDR : Stérifilts®, seringues et autres matériels de couleur (stéricups®, garrots), tampon sec, etc. Ainsi l’usager rend visibles ses pratiques qui servent alors de support à l’échange et à un entretien éducatif.

Outre le VHC, ce support permet également de réduire les autres risques infectieux (VIH et autres virus, bactéries, ou champignons) pouvant entraîner des infections. Il permet aussi de réduire les risques d’overdoses ou de surdoses. Il s’agit donc de former l’usager et de l’aider à prendre soin de sa santé. Pour lutter efficacement contre l’épidémie d’hépatite C, il est nécessaire de développer et de diversifier les outils et les approches, et de les adapter au plus prés des pratiques des usagers. En particulier il est nécessaire de multiplier les approches en direction des usagers les plus à risques ou dans des situations de vulnérabilité, avec : - Le développement des programmes d’échanges de seringues en milieu carcéral, - L'ouverture de salles de consommation - La diversification des modes d’administration des traitements de substitution, notamment développement de traitements de substitution injectables. MOTS CLÉS / KEYWORDS

Bras d'injection anatomique, VHC, réduction des risques, usagers de drogues, éducation des risques liés à l'injection Drug users, harm reduction, hepaticis C, safer injecting education, IV injection anatomic arm Véronique Latour

La CASE, association fondée et soutenue par Médecins du Monde, 2 rue des étables, 33800 Bordeaux, France. E-mail : lacase.rdr@orange.fr ; veronique.latour.lacase@orange.fr

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HIV, HCV AND SOMATIC CO-MORBIDITY IN A HEROIN MAINTENANCE CENTRE IN SWITZERLAND – A CASE FOR AN INTEGRATIVE MEDICAL APPROACH TO HARM-REDUCTION

RÉSUMÉ / ABSTRACT

THURNHEER M.C BUERKI CH GALANDA C TABAKOVIC S ELSHANI S LOEBNITZ S FURRER H

Background: Although heroin maintenance treatment for intravenous drug users (IVDU) is effective for socioeconomic and criminal harm-reduction, somatic illnesses remain often unresolved problems in this hard to reach population.

Since 1995 KODA Bern, a centre for heroin maintenance treatment provides onsite heroin substitution, basic somatic, psychiatric and nursing care. Patients entering the program have a history of IVDU of at least 2 years, have tried and failed at two or more abstinence oriented treatments and are 18 years or older. Heroin substitution is provided by specially trained nursing staff under the supervision of a physician. Patients receive injections of individually adjusted dosages twice daily, a combination with methadone is possible. Aims: i) to evaluate the somatic health status of patients on heroin maintenance therapy and ii) to assess the need for improving on site somatic care. Method: We performed a cross-sectional survey of all 202 IVDU currently treated in KODA. A database containing medical, laboratory and epidemiological information was generated for further evaluation.

Results: Of 202 patients (72% male, median age 39 years), 26 (13%) were HIV-positive, 17 were on antiretroviral treatment (ART). Of 9 untreated patients 3 would qualify for ART according to guidelines. Information on HCV was available for 199 patients: 161 (80%) had a positive HCV status. Results for plasma HCVRNA were available in 150 individuals. 98 patients had chronic HCV infection with active HCV-replication but only 17 (17%) had formally been evaluated for Interferon/Ribavirin therapy and 8 were treated (4 sustained virologic response, 3 non-responders and 1 patient currently on treatment). Among the 142 untreated patients 48 showed no active HCV-replication, suggesting a high spontaneous viral clearance rate of 33%. 0f 202 patients 116 (57%) had additional somatic diagnosis: infection related (33%), pulmonary (23%), cardiovascular (23%), neurological (22%) and hematological (18%) disorders were the most prevalent findings. 59 of 116 (51%) patients had more than 1 comorbidity but only 22 of 116 patients were regularly followed by a somatically oriented physician.

Conclusion: IVDUs participating in a well established heroin maintenance program show a high prevalence of somatic illnesses, including HIV- and HCV-infection. In this hard to reach population somatic co-morbidities are difficult to manage within existing health care structures. However, they are likely to have an impact on longterm mortality. Improved on-site care for somatic illnesses should be included in heroin maintenance programs.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

HCV, HIV, IVDU, heroin maintenance treatment, harm reduction

M.C. Thurnheer, Ch. Buerki, C. Galanda, S. Tabakovic, S. Elshani, S. Loebnitz, H. Furrer

E-mail : christine.thurnheer @insel.ch

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FAUT-IL INTÉGRER LA RÉDUCTION DES RISQUES DANS DES PROGRAMMES À VISÉE D’ABSTINENCE ? NON !

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ZULLINO D MANGHI R KHAZAAL Y BERTOLINI M THORENS G KHAN R

Durant les dernières décennies, la médecine de l’addiction ainsi que les politiques en matière d’addiction ont été agitées par des débats fervents, parfois féroces, sur la primauté de l’abstinence ou de la réduction des méfaits, considérés comme étant les objectifs le plus importants à atteindre. Les polémiques se sont focalisées d’une part sur l’utilité des traitements basés sur la substitution d’opiacés (particulièrement l’héroïne) et d’autre part, sur la postulation de l’abstinence comme prérequis aux traitements curatifs de l’addiction. Ces deux approches ont chacune présenté leurs arguments chocs.

Une façon de concilier ces approches a été de proposer l’intégration de l’une des approches dans l’autre, c’est-à-dire, d’intégrer la réduction des méfaits dans les programmes visant l’abstinence, ou l’abstinence comme perspective à long-terme dans les programmes de réduction des méfaits. L’un des inconvénients de cette méthode est la définition de la primauté du modèle : l’approche qui va être intégrée risque de perdre de son importance et finalement son concept.

L’un des problèmes de la polémique réduction des méfaits/abstinence vient certainement de la confusion entre moyens et objectifs. Une alternative à cette façon de procéder, récemment proposée (Kellogg, 2003), consiste en l’intégration des deux approches en une vision globale du traitement de l’addiction afin de créer un système ciblé sur le changement, utilisant le meilleur des deux paradigmes. Ce nouveau concept a été appelé Gradualisme. En partant de ce concept nous proposons d’ajouter l’aspect de la potentialité à ce modèle. Ainsi, les traitements de l’addiction n’auront pas pour seul but de libérer de (liberté négative), mais aussi, et le plus important, viseront à libérer pour (liberté positive). La tâche de l’addictologie n’est donc pas de débarrasser de l’addiction, mais de potentialiser les capacités existentielles.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Réduction des méfaits, abstinence, gradualisme, existentialisme, objectifs thérapeutiques

Daniele Fabio Zullino, Rita Manghi, Yasser Khazaal, Manuela Bertolini, Gabriel Thorens, Riaz Khan Service d’addictologie, Département de psychiatrie, Hôpitaux Universitaires de Genève

E-mail : Daniele.Zullino@hcuge.ch

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INFECTIOLOGIE


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THE IMPACT OF OPIOID SUBSTITUTION TREATMENTS (OST) ON SELF-REPORTED SYMPTOMS IN INDIVIDUALS HIV-INFECTED THROUGH DRUG USE RECEIVING ANTIRETROVIRAL TREATMENT: RESULTS FROM THE MANIF 2000 COHORT STUDY.

RÉSUMÉ / ABSTRACT

CARRIERI P ROUX P COHEN J POIZOT-MARTIN I RAVAUX I PROTOPOPESCU C SPIRE B

Introduction: The benefits of opioid substitution treatment (OST) in HIV-infected opioid dependent individuals receiving antiretroviral treatments (HAART) are currently known. However, as methadone and buprenorphine have a different pharmacologic profile and were initially designed as analgesics, it is still unknown which is their impact on self-reported HAART–related symptoms that is known to interfere with adherence to HAART. Longitudinal data from the MANIF2000 cohort gave us the opportunity to compare the impact of buprenorphine and methadone on self-reported HAART–related symptoms while taking into account for non random assignment of the type of OST.

Methods: This study was conducted in outpatient hospital services delivering HIV care in France. We used 5-year longitudinal data from the MANIF2000 cohort after having selected individuals receiving HAART and OST, corresponding to 342 visits in 106 patients. Data were collected every six months for each patient. The number of self-reported symptoms at any visit was used as outcome. A 2-step Heckman approach allowed us to account for the non random assignement of OST: a probit model was used to identify predictors of starting either buprenorphine or methadone, then a GEE model was used to identify predictors of the number of self-reported symptoms while correcting for the bias induced by non random assignment.

Results: Among the 106 patients, 74% were men. Median age was 37 years. At baseline, 70% and 30% patients were respectively receiving buprenorphine or methadone. The median [IQR] number of self-reported side effects was 3 [1-6]. After multiple adjustments, including that for non random assignment of type of OST, the second step model showed that in HAART-treated patients, those receiving methadone treatment were more likely to report a lower number of symptoms than those receiving buprenorphine. The others factors which remained independently associated with a higher number of self-reported symptoms were: depression in man, female gender, age and unemployment. Additionally, anxiolytics consumption and daily cannabis use were independently associated with a higher number of self-reported symptoms. Patients reporting experience of withdrawal symptoms in the prior 6 months were significantly more likely to report a higher number of symptoms.

Conclusions: Methadone patients report a lower number of HAART-related symptoms. Given the pharmacologic profile of methadone, total opioid agonist, it is possible that painful symptoms (related or not to HAART) could be better controlled by the analgesic effects of methadone. Further experimental research is needed to confirm these results and to identify the best OST-HAART strategy able to maximize patient’s outcomes while minimising the burden of side effects and potential interactions. MOTS CLÉS / KEYWORDS

self-reported symptoms, haart, methadone, buprenorphine, hiv, analgesic

M.Patrizia Carrieri*,**,***, Perrine Roux*,**,***,Julien Cohen*,**,***, Isabelle Poizot-Martin****, Isabelle Ravaux*****, Camelia Protopopescu, Bruno Spire*,**,***

* INSERM, U912 (SE4S), Marseille, France ** Université Aix Marseille, IRD, UMR-S912, Marseille, France *** ORS PACA, Observatoire Régional de la Santé Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille, France **** Hôpital Sainte-Marguerite, Unité CISIH Sud Hématologie VIH, Marseille, France ***** Hôpital La Conception, Service des Maladies Infectieuses, Marseille, France

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DETECTING EXCESSIVE ALCOHOL CONSUMPTION IN HIV-INFECTED PATIENTS RECEIVING ANTIRETROVIRALS (ANRS-EN12-VESPA STUDY) : RELEVANCE FOR ADHERENCE, PREVENTION AND CLINICAL MANAGEMENT

RÉSUMÉ / ABSTRACT

MICHEL L FUGON L ROUX P SPIRE B AUBIN HJ CARRIERI P

Introduction: Alcohol abuse affects secondary prevention and disease progression in HIVinfected patients and adherence and response to treatment in chronically treated patients. The aim of this study was to estimate the prevalence of excessive alcohol consumption (EAC) using different indicators and to assess their relevance in targeting groups at higher risk of alcohol abuse who require different clinical management and interventions.

Methods: A cross-sectional survey based on a random sample, representative of people living with HIV/AIDS was carried out in 102 French hospital departments delivering HIV care. As alcohol abuse is particularly detrimental to patients receiving antiretroviral treatment (ART), we focused on patients receiving ART with complete alcohol assessment (CAGE, AUDIT-C, regular binge drinking, N=2,340). Collected information included medical and sociodemographic data, HIV risk behaviors, adherence to treatment, substance and alcohol use, depression and anxiety (HAD) and experience of attempted suicide or sex work. A logistic regression was used to identify predictors of EAC.

Results: EAC prevalence was evaluated as follows: 12% (CAGE score≥2), 27% (AUDIT-C) and 9% (regular binge drinking) and were higher than those observed in the general French population. All EAC indicators significantly predicted reduced adherence and unsafe sex with HIV-negative or unknown serostatus partners. Three groups were at higher risk of EAC: MSM using stimulants, poly-drug users and to a lesser degree, ex-drug users. AUDIT-C exhibited the poorest performance in identifying groups requiring individualized clinical management.

Conclusions: To should include drinking. These requiring strict outcomes.

optimize clinical management and tailor-made interventions, EAC assessment at least two dimensions expressing alcohol abuse/dependence and binge results can potentially be extended to other populations receiving treatments adherence and for whom alcohol abuse is predictive of negative treatment

MOTS CLÉS / KEYWORDS

alcohol abuse, alcohol dependence, binge drinking, audit, cage, hiv, adherence Laurent Michel1,2,3, Lionel Fugon4,5,6, Perrine Roux4,5,6, Bruno Spire4,5,6, Henri-Jean Aubin,3, 7, 8, M.Patrizia Carrieri4,5,6 and the VESPA study group*

1 Health and Medical Research National Institute, Research Unit 669, Paris, France; 2 Univ Paris-Sud and Univ Paris Descartes, UMR-S0669, Paris, France; 3 AP-HP, Emile Roux Hospital, Centre de Traitement des Addictions, Limeil-Brévannes, France ; 4 INSERM, U912 Economic & Social Sciences, Health Systems & Societies, Marseille, France 5 IRD, Aix Marseille Université, Faculté de Médecine, UMR-S912, Marseille, France 6 Southeastern Health Regional Observatory (ORS-PACA), Marseille, France 7 Centre d'addictologie, Hôpital Paul Brousse; AP-HP, 12 avenue Paul-Vaillant-Couturier, 94804 Villejuif Cedex, France

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INFLUENCE DU STATUT SEROLOGIQUE VIS-A-VIS DU VIH, DU VHB ET DU VHC SUR LES COMPORTEMENTS A RISQUE DE TRANSMISSION CHEZ LES USAGERS DE SUBSTANCES – REVUE SYSTEMATIQUE DE LA LITTERATURE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

PEYROU F FATSÉAS M DENIS C AURIACOMBE M

Contexte : Les usagers de substances constituent une population pour laquelle les comportements à risque liés à l’injection et aux pratiques sexuelles sont particulièrement fréquents. Ces pratiques à risque sont impliquées dans la transmission des infections par VIH, hépatite B (VHB) et hépatite C (VHC).

Objectif : L’objectif de notre étude, en procédant à une revue systématique de la littérature, était d’étudier les données de la littérature concernant les facteurs associés aux comportements à risque de transmission (CR) du VIH, du VHB ou du VHC, en particulier le statut sérologique (VIH, VHB ou VHC), chez des usagers de substances. Les conduites à risque de transmission devaient concerner les pratiques sexuelles et les pratiques d’injection.

Méthode : Revue systématique de la littérature en utilisant le moteur de recherche MedLine.

Résultats : La recherche a permis de retrouver 1089 articles dont 17 répondaient aux critères d’inclusion. Nos résultats ont donc porté sur 17 études, dont 8 en population non clinique et 9 en population clinique. En population non clinique, le statut séropositif et la connaissance du statut séropositif vis-à-vis du VIH et du VHC ressortait comme facteur associé aux comportements à risque de transmission. En population clinique, les facteurs associés étaient le statut séropositif et la connaissance du statut séropositif vis-à-vis du VIH et du VHC, la maladie, ses conséquences et son traitement (VIH et sida) et le fait d’avoir un partenaire sexuel stable (VIH). Conclusion : Le statut VIH positif ou la connaissance de ce statut diminuait de façon constante les CR. Le rôle du statut VHC positif ou la connaissance de ce statut sur les CR était contradictoire. Le VHC conserve une prévalence et une incidence très fortes chez les consommateurs de substances addictives. De nouvelles recherches sont donc nécessaires pour déterminer le rôle du VHC sur les CR, afin d’adapter les actions de préventions à mener.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

VIH, VHB, VHC, comportements à risque, comportements sexuels à risque, comportements à risque liés à l’injection, usage de substance. HIV, HBV, HCV, risk taking behaviors, sexual risk behavior, injection risk behavior, substance use, drug use.

Peyrou F, Fatséas M, Denis C, Auriacombe M

Laboratoire de Psychiatrie/EA 4139, Université Victor Segalen Bordeaux 2, INSERM-IFR n°99, 146 rue Léo Saignat, Bordeaux, France (EU); Département d'Addictologie, CHU de Bordeaux et CH Charles Perrens, 121 rue de la Béchade, 33076 Bordeaux, France (EU). E-mail : fabien.peyrou@gmail.com

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UNE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE EST-ELLE SUFFISANTE POUR INCITER LES USAGERS DE DROGUE SOUS TRAITEMENT DE SUBSTITUTION AUX OPIACÉS À TRAITER LEUR HÉPATITE CHRONIQUE C ?

RÉSUMÉ / ABSTRACT

RANDL K COURTY P DUBOST S BOYÉ A HARRAND A CHAKROUN N DALLAZANNA C JAFFEUX P ABERGEL A

Peu d’usagers de drogue (UD) sont traités contre le virus de l’hépatite C (VHC). Notre étude prospective observationnelle évaluait les obstacles à l’accès au traitement antiviral chez des patients recevant un traitement de substitution aux opiacés (TSO).

Les patients sous TSO étaient inclus par le Centre Spécialisé de Soins pour Toxicomanes (CSST) et par le service d’hépatologie s’ils étaient porteurs du VHC sans co-infection et naïfs de tout traitement. L’équipe multidisciplinaire recueillait les données clinico-biologiques sur l’état hépatique, psychiatrique et les conduites addictives. Si les obstacles ne pouvaient pas être levés après une prise en charge spécifique (PES) de un an, le traitement n’était pas débuté et la PES était considérée comme un échec.

Sur les 488 UD du CSST, 61% ont été dépistés pour le VHC et 48 patients étaient porteurs du virus. Seize UD déjà traités et six UD co-infectés ont été exclus ; 5 ont refusé de participer. Parmi ces 30 UD consécutifs (21 du CSST et 9 d’hépatologie), 21 ont eu un bilan complet. Il s’agissait de patients âgés de 42 ± 7 ans, masculins (77%) et

traités par Méthadone (56%). Dix-neuf UD sur 21 présentaient au moins un obstacle (2,1 ± 1,3 obstacles par patient). Les plus fréquents étaient les pathologies alcooliques et psychiatriques dans 62 % des cas respectivement. La toxicomanie, les problèmes sociaux et la crainte des effets indésirables étaient retrouvés dans environ 20% chacun (p=ns entre les 2 services). Ces 19 patients ont bénéficié de PES (13 alcoologiques, 13 psychiatriques et 3 sociales; p=ns). Tous les obstacles ont été levés chez 1 UD sur 10 (10%) au CSST et 6 UD sur 9 (67%) en hépatologie. Huit patients sur les 30 inclus, à savoir 2/21 (10%) au CSST vs 6/9 (67%) en hépatologie (p = 0,005), ont commencé le traitement antiviral. Un UD a présenté une guérison spontanée.

1) La prise en charge multidisciplinaire est nécessaire mais insuffisante pour inciter les UD sous TSO suivis en CSST à traiter leur hépatite C , 2) Les UD porteurs d’une hépatite chronique C étaient plus fréquemment traités quand ils étaient adressés directement par les médecins de ville aux hépatologues. Afin d’améliorer l’accès au traitement antiviral chez les patients suivis en CSST, plusieurs solutions peuvent être envisagées : a) allonger le suivi par l’équipe multidisciplinaire et b) améliorer les connaissances des intervenants en addictologie sur l’histoire naturelle et le traitement de l’hépatite chronique C. MOTS CLÉS / KEYWORDS

Usagers de drogue substitués, Hépatite C, Obstacle au traitement antiviral, Equipe multidisciplinaire Intravenous Drug User, Hepatitis C, Barriers of Antiviral treatment, Multidisciplinary Team Karine Randl (1), Pascal Courty (2), Séverine Dubost (1), Alain Boyé (2), Anne-Marie Harrand (2), Nadia Chakroun (3), Corinne Dallazanna (1), Patricia Jaffeux (4), Armand Abergel (1)

(1) Centre d’Hépato-Gastro-Entérologie, Hôtel-Dieu, Clermont-Ferrand, France (2) Centre Médico Psychologique B Unité Satis, CHU, Clermont-Ferrand, France (3) UMR CNRS 6024 Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France (4) Département d’Information Médicale, CHU, Clermont-Ferrand, France

E-mail : krandl@chu-clermontferrand.fr

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RETENTION IN OPIOID SUBSTITUTION TREATMENT (OST) AS A MAJOR PREDICTOR OF VIROLOGICAL SUCCESS IN HIV-INFECTED PATIENTS RECEIVING ANTIRETROVIRAL TREATMENT

RÉSUMÉ / ABSTRACT

OUZAN D ROSENHEIM M DOFFOEL M MARCELLIN P PAWLOTSKY JM SALOMON L FAGNANI F HAYEM C LONJON-DOMANEC VRAY M

Introduction: The impact of opioid substitution treatment (OST) in HIV-positive opioid dependent individuals is currently known, especially on improving adherence to antiretroviral treatment (HAART). Although HAART efficacy requires high levels of adherence to achieve viral suppression, it is still unknown to what extent opioid dependence stabilization can contribute to long term virological suppression in HAART treated patients. The MANIF 2000 cohort study provided us the possibility to investigate whether retention in OST in HIV-infected IDUs is associated with HAART virological outcomes, independently from HAART adherence and other known predictors of virological success.

Methods: We used 5-year longitudinal data from the MANIF2000 cohort that enrolled patients in outpatient hospital services delivering HIV care in France. Medical and socio-behavioral data were collected every six months through medical records, face-to-face interviews and self-administered questionnaires. A logistic regression based on generalised estimating equations (GEE) was used to identify predictors of virological success in HAART-treated patients also receiving either methadone or buprenorphine. Stable virological success was considered as having a sustained undetectable HIV viral load for at least 12 months.

Results: Among the 135 patients (539 visits), 38% of patients achieved a stable virological success at least once during follow-up. Median age was 37 years, 76% were men. After multiple adjustment for duration of HAART initiation (>6months), patients with severe depressive symptoms (OR=1.72), reporting missed doses (OR=1.41) or HAART interruption (OR=8.33) were at increased risk of virological failure. Conversely, the longer the duration of uninterrupted OST, the higher the likelihood of having stable virological success (OR=1.11 per one month increase). Conclusions: To our knowledge, this is the first study showing that in HIV-infected IDUs receiving both HAART and OST, the longer the duration on OST (retention) the higher the likelihood of stable virological success. This result remains valid even after adjustment for known correlates of virological success in HAART-treated patients, such as self-reported adherence, lack of depressive symptoms or time since HAART initiation. Though further studies are needed to understand whether duration of OST is a proxy of reduced risk of co-occurring infections that can foster HIV viral replication, these results confirm the importance of adequately co-treating HIV and opioid dependence and that OST retention should be promoted as a major objective in HAART-treated patients still dependent on opioids. A wider access to different OST with adequate psychiatric services and psychosocial support is crucial to improve HAART outcomes among IDUs.HAART outcomes among IDUs.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

adherence, HAART, retention, buprenorphine, methadone, virological success Perrine Roux1,2,3, M.Patrizia Carrieri1,2,3, Julien cohen1,2,3, Isabelle Ravaux4, Isabelle Poizot-Martin5, Pierre Dellamonica6, Bruno Spire1,2,3

1 2 3 4 5 6

INSERM, U912 (SE4S), Marseille, France Université Aix Marseille, IRD, UMR-S912, Marseille, France ORS PACA, Observatoire Régional de la Santé Provence Alpes Côte d'Azur, Marseille, France Hôpital La Conception, Service des Maladies Infectieuses, Marseille, France Hôpital Sainte-Marguerite, Unité CISIH Sud Hématologie VIH, Marseille, France Hôpital de l'Archet, Service des Maladies Infectieuses, Nice, France

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VIH-SIDA : DÉNI DE DROIT POUR LES SANS-PAPIERS EN EUROPE

RÉSUMÉ / ABSTRACT

SIMONNOT N CHAUVIN P PARISOT I PAUTI MD POIRSON J

Introduction. Le manque d’informations et de connaissances sur les possibilités de dépistage et de traitements constitue la difficulté principale constatée par Médecins du monde (MDM) pour l’accès à la prévention et aux soins du VIH-sida des populations vivant dans la précarité, en France comme dans les autres pays européens. Ces difficultés sont encore accrues lorsqu’il s’agit de populations qui vivent dans un déni généralisé de leurs droits : les sans-papiers.

Matériel et méthodes. Nous avons étudié les difficultés d’accès aux soins des sans-papiers en Europe lors de deux enquêtes statistiques par questionnaire en 2005 et 2008, dans 5 puis 11 pays d’Europe. Les entretiens sociaux et médicaux en face à face ont été réalisés auprès de 1960 sans-papiers fréquentant les programmes de MDM. Des questions portaient sur leurs connaissances et attitudes vis-à-vis des possibilités de dépistage et d’accès aux traitements pour le VIH-sida. Résultats. Les résultats font apparaître une méconnaissance majeure des possibilités de dépistage gratuit (dans les pays où elles existent) :puisqu’en 2005 comme en 2008 ce sont plus de 60% des sanspapiers qui ne connaissent pas cette possibilité. Plus du tiers des sans-papiers ont déjà souhaité faire un dépistage. Parmi eux, 72% ont effectivement pratiqué un test. C’est au Royaume-Uni et en Suède que cette proportion est la plus faible, 2 pays où aucune prise en charge des coûts des traitements n’est prévue légalement pour les sans-papiers. L’accès à la prévention semble faible chez les personnes rencontrées : l’écrasante majorité (83%) des personnes qui n’ont pas souhaité faire de dépistage disent que c’est parce qu’elles ne se sentent pas concernées alors même que l’âge moyen des sans-papiers interrogés est de 36 ans. En ce qui concerne l’accès gratuit aux traitements (dans les pays où cela est possible), 51% l’ignorent et 13% déclarent à tort que cet accès n’est pas gratuit.

Discussion. Ces données montrent combien un travail spécifique d’information et de prévention doit être mené auprès des populations vivant dans la précarité, en particulier les sans-papiers. Le cas échéant, un accompagnement personnalisé favoriserait l’accès effectif aux traitements. Ces résultats plaident pour que tous les pays européens assurent un accès effectif et gratuit aux tests de dépistage et aux traitements pour les personnes les plus vulnérables, au premier rang desquelles les sans-papiers. Les barrières administratives aux soins (et à l’exercice effectif des droits) doivent aussi être supprimées pour faire de l’accès aux soins un droit fondamental.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Connaissances des possibilités de dépistage et de traitement Vih, Sans-papiers vivant en Europe, Non accès aux droits humains fondamentaux Undocumented migrants living in Europe, Knowledge on HIV test and treatment possibilities, No access to fundamental human rights Nathalie Simonnot, Pierre Chauvin, Isabelle Parisot, Marie-Dominique Pauti, Juliette Poirson

Réseau international de Médecins du monde, Médecins du monde France, CNRS - Équipe de recherche sur les déterminants sociaux de la santé et du recours aux soins UMRS 707 (Inserm – UPMC), Paris

E-mail : nathalie.simonnot@medecinsdumonde.net

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HÉPATITE VIRALE C PRISE EN CHARGE EN UNITÉ D’ADDICTOLOGIE PSYCHIATRIQUE(*) : …AVANT, … PENDANT, … APRÈS…

RÉSUMÉ / ABSTRACT

ARTHUS M ROUYER V VILLEGER P CHEVALIER C DEBETTE-GRATIEN M

Les risques liés au traitement de l’Hépatite C sont plus nombreux, notamment chez les patients addicts qui sont plus fragiles émotionnellement et socialement plus instables. En outre, quand il existe des pathologies psychiatriques associées, les risques de décompensations dépressives, psychotiques ou, anxieuses sont majorés. Il en va de même des risques liés à l’addiction (rechute, nouvelle consommation…). Dans ces conditions, l’initialisation du traitement Hépatite C peut s’avérer à haut risque.

Pour les patients de notre étude, leur séropositivité était connue de longue date, et jusqu’à présent il existait des réticences à les prendre en charge. Notre proposition de soins leur a permis d’accéder au traitement avec une réussite de 7 sur 8.

L’initialisation en milieu hospitalier spécialisé en psychiatrie et en addictologie leur a permis de suivre correctement leur traitement, avec une très bonne adhésion. Ces patients à haut risque de décompensation tant psychiatrique qu’addictive ont été soutenus par les équipes hospitalières et en ambulatoire. L’aide du réseau a été primordial, notamment la consultation avancée de gastro-entérologie qui se déroule au sein du CSAPA. Certains relais ont été pris par des médecins généralistes faisant partie du réseau ville-hôpital. Le lien avec les médecins addictologues a facilité, à plusieurs reprises, le suivi, parfois en pointillé, avec le gastro-entérologue, et surtout le suivi biologique.

Un travail a été mis en place avec les familles présentes notamment par la création d’un groupe de paroles pour les proches des patients atteints d’hépatite C. Elle a permis d’améliorer l’adhésion au traitement malgré les effets secondaires et les contraintes associés au traitement.

Le réseau est indispensable pour une prise en charge la plus adaptée de ces patients aux pathologies complexes.

MOTS CLÉS / KEYWORDS

Hépatite Virale C

Dr M. ARTHUS, Dr V. ROUYER, Dr P. VILLEGER, Dr C.CHEVALIER, Dr M. DEBETTE-GRATIEN. * Intersecteur Régional de Soins en Addictologie du CH Esquirol 15 Rue Dr Marcland 87 027 LIMOGES

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INDEX DES AUTEURS ABDOUL H ......................................11 ABERGEL A ....................................151 AGUESSE A ....................................133 AKNINE X .......................................55 ALBESSARD F...................................81 ALEGRE-MARTINEZ A ........................119 ALEXANDRE J.M ...............................67 ALFONSO-SANCHEZ JL ......................119 ARTHUS M.....................................157 AUBIN HJ......................................147 AUCLAIR C .....................................69 AURIACOMBE M..........109-89-87-83-149-67 AUTHIER N .................................69-13 BADIN DE MONTJOYE B ......................21 BARBOSA A .....................................71 BAYET G .......................................77 BERGERON J ...................................73 BERTOLINI M ..............141-129-117-111-75 BIRON C.....................................95-97 BOESCH L ................................107-105 BOUJU G....................................87-31 BOURGINE J....................................81 BOURGOIS P ...................................15 BOURQUIN M .................................125 BOYÉ A ........................................151 BROCHU S ......................................73 BRONNEC M ....................................87 BRUN F ....................................121-77 BUERKI CH ....................................139 CAESAR J .......................................79 CARRIERI P ..............................147-145 CHAKROUN N.................................151 CHATTON A .................................91-75 CHAUVIN P....................................155 CHEVALIER C .................................157 COAT M .........................................85 COHEN J ......................................145 COMER S........................................17 COQUEREL A ...................................81 COURNOYER LG ...............................73 COURTY P .............................151-69-19 DALLAZANNA C ...........................69-151 DAULOUEDE JP .........................101-109 DE LÉDINGHEN V ..............................57 DEBETTE-GRATIEN M ........................157 DEBRABANT R..................................83 DEBRUYNE D ...................................81 DEFAY-GOETZ H................................85 DENIS C .......................................109 DENIS C ............................87-83-149-67 DOFFOEL M ...................................153

DUALÉ C ........................................23 DUBOST S .....................................151 DUBRAY C ......................................69 ELSHANI S.....................................139 FAGNANI F ....................................153 FATSEAS M................109-89-87-83-67-149 FELDMAN N ....................................91 FISCHER G......................................25 FLEURY B .......................................83 FRANÇOIS ABROERS B ........................93 FUGON L ......................................147 FURRER H .....................................139 GALANDA C ...................................139 GERMÁN I .....................................133 GIROUX I .......................................27 GORWOOD P ...................................29 GRALL BRONNEC M....................97-95-31 GUILLOU LANDREAT M ............97-95-87-31 HAEMMIG R.....................................79 HANS C .........................................85 HARITON B .....................................77 HARRAND A ...................................151 HAYEM C ......................................153 ICICK R..........................................89 INSÚA P ..............................135-133-99 IRIARTE N .....................................101 JAFFEUX P ....................................151 JOLLIET P ..................................95-97 KANIT M .......................................127 KAUFMANN YA ................................115 KHAN R ........................141-129-117-111 KHAZAAL Y .................129-117-91-75-141 KOUBAA K.....................................103 KOWALEWSKI R .........................107-105 LACARRA C....................................101 LANDRY M ......................................73 LAQUEILLE X .................................127 LATOUR V .....................................137 LAVIE E ....................................67-109 LE BOISSELIER R...............................81 LE FAOU AL.....................................11 LE STRAT Y .....................................29 LEJEUNE C .....................................33 LELONG-BOULOUARD V ......................81 LLEDÓ M .............................135-133-99 LLORCA PM.....................................69 LOEBNITZ S ...................................139 LONJON-DOMANEC ........................153 MA LL ...........................................81 MAGÁN GARRIDO A ..........................123 MANGHI R ......141-129-117-115-113-111-91


MARCELLIN P .................................153 MARTINEZ MARTINEZ MI ...............123-119 MARTINEZ-RAGA J ......................123-119 MAURICE-TISON S .............................67 MELENOTTE GH ..............................121 MERLE B ........................................67 METZGER D ....................................35 MEYNET S ......................................71 MICHEL L ......................................147 MONTANER J ...................................59 MORENO ROYO L.............................123 NAVARRO .......................................49 OLIVET F .......................................51 OUZAN D ......................................153 PAILLET-LOILIER M ............................81 PARISOT I .....................................155 PAUTI MD .....................................155 PAWLOTSKY JM...............................153 PÉREZ DE LOS COBOS J ......................37 PEYRET E .......................................39 PEYROU F .....................................149 PHARO P........................................21 PIQUEMAL S ..................................101 PODEVIN P .....................................21 POIRSON J ....................................155 POIZOT-MARTIN I ............................145 PROTAIS Y ......................................85 PROTOPOPESCU C ...........................145 RAMOZ N .......................................29 RANDL K.......................................151 RAVAUX I ......................................145 REICHERT M ....................................41 ROQUES B ......................................43 ROSENBLUM A .................................45 ROSENHEIM M ................................153 ROSSIER JM ...................................125 ROUX P...................................147-145 ROUYER V.....................................157 SALOMON L ..................................153 SANGHVI S ....................................113 SASIAIN T .....................................133 SAUTEREAU M .................................69 SERRE F.........................................83 SIMONNOT N..................................155 SPIRE B...................................147-145 STOHLER Z ..............................107-105 TABAKOVIC S .................................139 TEFAHI B ......................................127 THOREN G......................................75 THORENS G ...................141-129-113-111 THOUEILLES P .................................83 THURNHEER M.C.............................139 TOMAS S ........................................77 TORRES MERINO J ...........................123 TORRES PUJOL J .............................123 TOUCHARD F...................................67 TREMBLAY J ....................................73

VENISSE JL..........................87-97-95-31 VICTORRI VIGNEAU C .....................97-95 VILLEGER P ...................................157 VRAY M ........................................153 WEIL M..........................................41 WULLSCHLEGER A ...........................129 ZULAIKA D......................................61 ZULLINO D ............129-115-113-91-75-141


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