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2011/2012

LE

FORUM

DES

PHARMACIENS

TOULOUSE

2011

L’INFORMATION INDISPENSABLE EST DANS LE GUIDE L’ESSENTIEL


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QUAND 7 ,8 et 9 octobre 2011

OU Centre de Congrès « Pierre Baudis » 11, Esplanade Compans Caffarelli 31000 TOULOUSE - FRANCE Accès au Palais A 61 : Carcassonne - Montpellier Barcelone A 62 : Bordeaux - Paris A 64 : Tarbes - Lourdes A 68 : Albi - Lyon À la sortie du péage, prendre la direction « Toulouse Centre ». Métro : Ligne B - Arrêt Compans Caffarelli Bus : N° 1, N° 16, N° 70 & N° 71

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SOMMAIRE

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EDITORIAUX.................................................................p. 3 ACTUALITÉS ............................................................... p. 7

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QUI Directeur du Forum Thierry Marangé Rédaction Stéphane Le Masson, Katy Marchais, Marion Gauthier, Sylvie Baranski L’équipe du Forum Houri Chichmanian, Christine de Charsonville, Christine Mieral,Quentin Pouillard, Pascale Pouyet -Camus,Sophie Di Benedetto, Elma Zerzaihi L’organisation du Forum PACKAGE ORGANISATION Groupe GL EVENTS 10, quai Charles de Gaulle 69006 Lyon Tél : 04 78 17 62 41 Fax : 04 78 17 62 57 PACKAGE ORGANISATION PARIS 38-40, avenue de New York 75016 Paris Tél : 01 44 31 52 60 Fax : 01 44 31 52 61 La communication : Package Organisation - Editeur : Package Organisation - Mise en page : Composer - Imprimé en France par IMPRIM D’OC

ENTREVUES.............................................................. p. 67 CONFÉRENCES .......................................................... p. 89 EXPOSANTS............................................................ p. 109 PARTENAIRES......................................................... p. 117


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E D I T O R I A L

À l’aube d’une nouvelle ère ! L’officine de demain devrait enfin voir le jour. Avec la mise en œuvre des réformes issues de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) et l’instauration d’un nouveau système de rémunération, nous arrivons au terme d’un long parcours. Les vigies de la profession ont bien œuvré.

Thierry Marangé Directeur du Forum

Le chemin aura pourtant été sinueux et le parcours semé d’embûches ! Mais le but est désormais à portée de mains. De nouvelles missions vont ainsi être prochainement confiées aux pharmaciens : prévention et dépistage, accompagnement des patients, éducation thérapeutique, bilan de médication, préparation des doses à administrer… Autant de raisons d’espérer, à l’heure où le contexte économique suscite plus d’inquiétudes que d’espoirs. Ces nouvelles missions vont donner lieu à une nouvelle rémunération. Une rémunération mixte reposant pour partie sur des honoraires et pour partie sur une marge commerciale. Si la loi HPST va trouver sa traduction économique, tous les obstacles ne sont pas pour autant levés. Outre la signature d’une nouvelle convention, au début de l’année prochaine, quelques précisions devront encore être apportées sur la notion de coopérations interprofessionnelles. Pierre angulaire de la loi HPST, ces coopérations interprofessionnelles ne pourront en effet voir le jour qu’avec la mise en place des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) et des maisons de santé. Or, ces structures juridiques vont devoir trouver leur place dans les nouveaux schémas régionaux de santé. Une nouvelle architecture qui se met doucement en place depuis les élections aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS). Pour toutes ces raisons, le Forum de Toulouse qui réunit toutes les sensibilités de la profession veut être l’occasion de préparer l’Officine de demain. Car l’avenir sur les bords de la Garonne est rendu visible grâce au concours des nombreux expert réunis. Dialoguer, apprendre, réfléchir, partager, comprendre les enjeux de demain pour agir sur les bons leviers. Pendant trois jours, au cœur de la Ville rose, chacun confortera sa place d’acteur privilégié de la chaîne de soins, son rôle essentiel dans le tissus social et sanitaire local. Tous, vous complèterez votre formation d’entrepreneur officinal et trouverez des éléments de réponses et des pistes pour préparer la pharmacie du XXIe siècle.

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E D I T O R I A L

Le 7e Forum national des pharmaciens trouve toute sa place, ici, à Toulouse

Pierre COHEN Député-maire de Toulouse

Ville de l’innovation, ville de la connaissance et des savoirs, elle peut compter sur son pôle d’excellence scientifique et technologique, sur ses 100 000 étudiants et ses 12 000 chercheurs. Connue pour être une ville d’air, berceau de l’Aéropostale, d’Airbus, des satellites et de la fusée Ariane, Toulouse est aussi une place forte dans le domaine des sciences de la vie, reconnue en France et en Europe. Elle tient notamment, depuis le XVIIIe siècle, une place particulière dans la lutte contre le cancer, avec la première chaire de cancérologie, le premier hôpital ayant disposé de bâtiments spécialisés, des médecins et des chercheurs reconnus dans le monde entier et aujourd’hui l’Oncopole. Avec l’Oncopole, la lutte contre le cancer est appréhendée de manière à la fois solidaire et innovante. Ce centre international de recherche pluridisciplinaire met le malade au cœur du dispositif. Il associe, autour d’une clinique universitaire du cancer, des laboratoires de recherche publics et privés, des entreprises et des industries, des facultés et des grandes écoles. Mais à Toulouse, la santé se décline aussi au quotidien. Nous entendons contribuer pleinement à l’effort de réduction des inégalités de santé, qui diminuent considérablement l’espérance de vie des plus défavorisés. Nous voulons faire de la santé publique un levier de solidarité. C’est l’objet de notre plan municipal de santé, pour lequel les professionnels, et en premier lieu les pharmaciens, sont particulièrement mobilisés. Les pharmaciens sont en effet des acteurs irremplaçables de la santé publique, par leur présence sur le terrain, leur rôle dans la prévention et le suivi thérapeutique, leur capacité d’écoute et leur disponibilité auprès de tous les publics. Faire de la santé ensemble, c’est bien notre préoccupation, à Toulouse, aujourd’hui. Notre ville constitue donc un espace de rencontres et de dialogue privilégié pour les invités de ce Forum, qui y découvriront également ses atouts de ville du sud, chaleureuse et conviviale, ayant le sens de la fête et de l’hospitalité. Bienvenue dans une ville généreuse et ouverte à tous les talents. Bienvenue à Toulouse.

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A C T U A L I T É S

« Tout doute devra systématiquement bénéficier au patient »

Xavier Bertrand Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé

Pour mieux assurer la sécurité des patients, le ministre du travail, de l’Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, entend réformer le système de santé. S’appuyant à la fois sur le rapport des professeurs Debré-Even, sur le deuxième rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui proposait de réformer la pharmacovigilance et la gouvernance de la chaîne du médicament et sur le rapport de la mission parlementaire de l’Assemblée nationale sur le Médiator* et la pharmacovigilance, il propose des mesures qui s’articulent autour de trois piliers : la prévention des conflits d’intérêts et la transparence des décisions ; un doute qui doit bénéficier systématiquement aux patients et des patients et des professionnels mieux informés. Décryptage des grandes lignes de la réforme de la sécurité sanitaire qui sera débattue au Parlement à l’automne. Quels enseignements tirez-vous de l’affaire qui secoue le système de sécurité sanitaire français ? Je tiens d’abord à préciser que le dossier Mediator® n'est pas derrière nous. Le texte de loi, actuellement en préparation prouve qu’il y aura bien un avant et un après Mediator® ! Je me félicite par ailleurs de la façon dont le nouveau directeur général de l'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), Dominique Maraninchi, a géré l'affaire de l'antidiabétique Actos®, soupçonné de favoriser des cancers de la vessie. Il n'a pas hésité à prendre ses responsabilités en informant tous les professionnels, alors même que les autorités sanitaires attendaient les résultats d'une étude de la Caisse d'assurance maladie, à la lumière de laquelle devaient être prises les premières décisions. C’est l’esprit même du texte que j’ai présenté, cet été, en conseil des ministres.

Quels sont les principaux éléments de ce texte ? Cette réforme ambitieuse reposera sur trois piliers. D’une part, la transparence dans les conflits d’intérêts sera accentuée afin d’éviter tous climats de suspicion ; d’autre part, en cas d’interrogations sur un médicament, le doute bénéficiera aux patients et non plus aux industriels de la santé ; enfin l’information des patients et des professionnels de santé sera améliorée. Un portail public du médicament sera ainsi créé à cette fin. En outre, il est prévu 7

de mettre en place un véritable arsenal dissuasif. Des sanctions financières et pénales sont ainsi prévues à l’encontre des contrevenants. Par ailleurs, dès lors qu’un conflit d’intérêt aura été identifié, toute décision prise par l’instance concernée sera frappée de nullité.

Et au-delà de cette loi ? Divers décrets viendront compléter cette réorganisation législative. Ainsi la formation continue des professionnels de santé – et en particulier des médecins – ne devra plus être entre les mains des seuls visiteurs médicaux. Dans cette perspective, j’entends interdire la visite médicale individuelle à l’hôpital afin de limiter les liens entre médecins et laboratoires dans le domaine de la formation. Pas question pour autant de supprimer la profession de visiteur médical, car il faut distinguer entre promotion et information. Pour mieux identifier l’institution en charge du médicament, j’ai souhaité que l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), qui succèdera à l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), puisse assurer le contrôle de tous les documents qui seront remis aux professionnels de santé. Son financement proviendra directement des subventions de l’Etat qui percevra les taxes et redevances de l’industrie pharmaceutique. En outre, je souhaite que l’industrie pharmaceutique ne puisse plus contribuer directement au financement de la formation des professionnels de santé et en particulier des médecins, mais par l’intermédiaire de taxes et autres redevances qui passeront par l’État et l’assurance maladie. Nous progresserons néanmoins par étapes. Aussi, ai-je d’ores et déjà prévu d’évaluer ce nouveau système, d’ici deux à trois ans.

Faut-il maintenir la pharmacovigilance au sein de l’agence ? Il est encore trop tôt pour répondre à cette question. Les esprits ont néanmoins muris, puisqu’à l’époque du rapport Girard, cette idée avait été sèchement évacuée. Il semble ainsi évident que trop de décisions arrivent quotidiennement à l’Afssaps. Je me garderai néanmoins de prendre une décision trop rapide car il existe autant d’avis sur la pharmacovigilance et les autorisations de mise sur le marché (AMM) que de personnes consultées. Seule certitude : il faut renforcer l’indépendance juridique. Il ne s’agit pas pour autant d’entrer


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dans une logique purement coercitive mais plutôt de mieux encadrer le système. Les prescriptions hors AMM, par exemple, ne seront pas systématiquement interdites ; sinon certaines voies thérapeutiques risqueraient d’être irrémédiablement fermées. Elles ne concerneront cependant que des situations réellement exceptionnelles. Par ailleurs, la mention hors AMM devra obligatoirement figurer sur l’ordonnance et un suivi de cet usage sera mis en place pour identifier les pratiques à risques. À l’instar de ce qui se passe avec les autorisations temporaires d’utilisation (ATU), ces prescriptions, devront donc être beaucoup plus surveillées. De même le développement des logiciels d’aide à la prescription, désormais certifiés par la HAS, sera-t-il encouragé pour répertorier les indications AMM et hors AMM. Et, bien évidemment, il faudra financer tout cela !

quelques précisions sur des articles mal compris. En particulier pour les professionnels de santé libéraux qui ont eu l’impression d’être mal considérés. Mon objectif est donc clair : je me dois de faire vivre la loi HPST. Dans cette optique, je me suis attelé à la modernisation de l’hôpital et à l’amélioration de son fonctionnement. Dans ce cadre, j’ai déjà rencontré l’ensemble des patrons d’hôpitaux et les rencontrerai à nouveau à l’automne pour leur donner une réelle lisibilité. Je vais également continuer à aller sur le terrain pour évaluer la faisabilité d’éventuelles restructurations, prendre la juste mesure des problèmes et trouver des solutions aux situations d’endettement comme à Albertville, Henri-Mondor, Dieppe, Chambourcy… Je me suis fixé pour buts d’éliminer les doublons et d’optimiser les coûts en garantissant la qualité des soins. Et je me donnerai les moyens de les atteindre. En clair l’exception géographique n’est pas forcément la solution systématique. D’où l’intérêt d’un projet médical cohérent, car il vaut mieux avoir des tranches supplémentaires que de devoir fermer des services.

Est-ce à dire que le système de pharmacovigilance va être réformé ? Je tiens d’abord à préciser que la dernière année du quinquennat de Nicolas Sarkozy sera une période d’action dans le domaine de la santé. La réforme du système de médicament sera ainsi votée et actée dès cette année, sous la forme d’un texte spécifique et court. Outre le volet législatif, nous réformerons également le système par voie réglementaire. Car la situation actuelle ne donnant pas satisfaction, il est clair que le système ne peut rester en l’état. Il n’y aura donc pas de statu quo ! Notre objectif est triple : renforcer la complémentarité, améliorer le travail en osmose et instaurer une nouvelle façon de travailler. La réduction du nombre d’experts, par exemple, est inéluctable. Personne en revanche ne sait aujourd’hui combien ils doivent être. De même, pour améliorer la lisibilité, il semble nécessaire de réfléchir à l’opportunité de réduire le nombre de groupes de travail au sein de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Une réflexion sur ce sujet est d’ailleurs conduite en interne. En outre, à l’initiative de l’ANSM, la réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments les plus anciens sera engagée. En matière de pharmacovigilance, la notification des effets indésirables sera simplifiée grâce à la télé-déclaration à partir des LAP et d’un numéro vert d’appel inscrit sur les boîtes de médicament. Par ailleurs, l’obligation sera faite aux industriels d’informer les autorités sanitaires pour tout retrait d’un médicament à leur initiative pour des raisons autres que celles liées à la sécurité. Une commission bénéfice-risque, composée à parité des représentants de la pharmacovigilance et de l’AMM, sera également créée à l’ANSM. Enfin, en matière d’évaluation, la pharmaco-épidémiologie sera développée et l’évaluation des dispositifs médicaux renforcée.

Comment les ARS peuvent-elles vous aider ? J’entends donner un réel contenu aux MIGAC et permettre aux agences régionales de santé (ARS) de disposer d’une dotation en progression de 3,1 %. Car les ARS sont des acteurs clés qui ont besoin de moyens. Véritables animateurs de santé et de territoire, elles doivent disposer des fonds nécessaires à l’aide à la contractualisation. Dans cette perspective, je souhaite également instaurer dès le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) une réelle fongibilité. J’ajouterai qu’un certain nombre des demandes formulées par les hospitaliers ne concernent pas le domaine législatif. Nous aurons donc recours à la voie réglementaire pour faire avancer plusieurs dossiers sensibles et régler les problèmes d’interprétation du texte de loi.

Les négociations conventionnelles ont-elles encore une utilité à l’heure de l’interprofessionalité ? Je crois en l’incitation et il faut lui donner toutes ses chances en la faisant connaître. D’autant que l’assurance maladie a vocation à discuter avec l’ensemble des professionnels de santé et pas seulement avec les médecins. Je peux donc vous garantir qu’il y aura bel et bien une suite aux discussions conventionnelles. Ne serait-ce que pour rendre le zonage plus cohérent et pragmatique. Par ailleurs, je reste convaincu que la création des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) va également contribuer au développement des maisons pluridisciplinaires. En clair, il n’est pas question de faire des économies sur l’incitation. Il y aura donc une suite à l’avenant 20. La question est de savoir s’il faut majorer l’acte ou bien dégager des sommes supplémentaires dans le cadre des nouveaux modes de rémunérations.

Et le patient ? Parallèlement, les industriels devront publier toutes les conventions et rétributions passées entre les laboratoires, les médecins, les experts, la presse spécialisée et les associations de patients. Ce « Sunshine Act » à la française sera public et des sanctions là aussi seront applicables en cas de non-respect. Pour renforcer la transparence des décisions, les associations de patients seront appelées à siéger dans les commissions et tous les débats seront rendus publics.

N’est-ce pas le retour des réseaux de santé ? Je suis favorable aux réseaux de santé, dès lors qu’il ne s’agit pas d’une réplique des HMO. Le parcours de santé mutualiste (PSM), par exemple, est intéressant, mais ne doit en aucun cas être considéré comme un premier pas vers une évolution à l’américaine. Dans ce cadre, l’instauration d’un interlocuteur dédié à la sécurité sociale, depuis le mois de mars, au sein de chaque caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), doit être considérée comme une avancée notable pour les professionnels de santé. Mais il faut aller encore plus loin dans la simplification. Aussi puis-je garantir que le rôle des pharmaciens ne pourra que se développer dans les années suivantes. I

La loi Fourcade doit-elle être considérée comme une remise en cause de la loi HPST ? En aucun cas ! La loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST) est indispensable pour décloisonner et moderniser le système de santé. Il ne faut donc pas considérer la loi Fourcade comme une remise en cause de la loi HPST, mais comme un texte apportant

Propos recueillis par Stéphane Le Masson 8


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Officines

Mobilisation générale pour préparer l'avenir

Gilles Bonnefond Président délégué de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officines

À l’heure où le marché pharmaceutique semble atone et l’économie officinale en pleine involution, les syndicats de pharmaciens entendent faire de la prochaine convention un acte fondateur pour l’ensemble de la profession. À quoi ressemblera l’officine de demain ? Quelles seront les missions des pharmaciens ? Quels rôles joueront les officinaux dans l’Education thérapeutique du patient (ETP) ? La mise en place des nouvelles missions, issues de loi HPST, devrait ainsi permettre de faire évoluer la rémunération vers une reconnaissance de l’honoraire pharmaceutique Front commun ! À l’issue d’un été studieux, les syndicats de pharmaciens ont finalement trouvé un terrain d’entente pour faire avancer les dossiers qui permettront de bâtir l’officine de demain. Fini les querelles préélectorales de l’année dernière. La hache de guerre semble belle et bien enterrée. Une plate-forme intersyndicale a même été mise en place pour discuter avec les représentants de l’assurance maladie et ainsi dessiner les contours de la future officine.

Isabelle Adenot Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens

Un avenir qui permettrait enfin de traduire dans les faits les promesses de la loi HPST. Car l’adoption de la loi hôpital, patients, santé, territoires (HPST), en 2009, offrait des perspectives encourageantes. Outre l’instauration du pharmacien référent dans les établissements d’hospitalisation pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et du pharmacien correspondant dans l’équipe de soins, la loi Bachelot avait en effet prévu de nouvelles missions avec un nouveau mode de rémunération pour les pharmaciens.

Sur place

Philippe Gaertner Président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

En particulier, dans le domaine de l’éducation thérapeutique du patient (ETP). Fort du bilan dressé par les agences régionales de santé (ARS), dans 25 régions, Martial Fraysse, membre du groupe sur l’ETP au ministère de la santé, considère ainsi que les pharmaciens d’officine ont un rôle de premier plan à jouer dans ce domaine. D’autant que ces programmes concernent principalement le diabète (30,5 %), les pathologies cardio-vasculaires (15,8 %) et les maladies respiratoires (12 %). Trois domaines où la prise en charge ambulatoire ne cesse de progresser et où l’implication des pharmaciens n’est plus à démontrer. 10

Autant de raisons qui devraient inciter les officinaux à évoluer, selon la présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), Isabelle Adenot. « Dans un monde en constante évolution, celui qui fait du surplace finit par reculer » se plait-t-elle d’ailleurs à rappeler. Cette évolution, selon la présidente du Cnop, devrait se traduire à quatre niveaux. En premier lieu, « face à une population vieillissante, les pharmaciens devront développer de plus en plus la notion de service ». En outre, « la multiplication du nombre de déserts médicaux devra inciter les pharmaciens à s’engager à la fois dans une offre de soins de premiers recours et dans des actions de coopérations interprofessionnelles ». L’atomisation du parcours de soins devra, par ailleurs, conduire les officinaux à « prendre en mains la coordination des différents professionnels de santé concernés par l’état de santé d’un patient ». Enfin, à l’heure où la diminution du nombre d’hospitalisations tend à devenir la règle, les liens qui existent entre la ville et l’hôpital devront nécessairement être renforcés.

Liste non exhaustive Mais force est de constater que deux ans après la promulgation de ce texte fondateur rien n’a bougé. Si ce n’est un rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui a confirmé la nécessité de confier aux pharmaciens de nouvelles missions pour accompagner au mieux les patients souffrant de pathologies chroniques, telles que l’asthme, le diabète, l’insuffisance cardiaque ou encore l’insuffisance rénale… « Une liste non exhaustive qui pourrait être naturellement étendue à la prise en charge des patients souffrant de cancers ou du VIH dans la mesure où l’objectif est d’améliorer l’articulation entre la ville et l’hôpital et d’éviter tous points de rupture entre les secteurs hospitalier et libéral », explique le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). « Sans oublier la promotion de la vaccination pour aider les patients à retrouver confiance dans un domaine thérapeutique aujourd’hui décrié », ajoute le président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Gilles Bonnefond.

Au bord de l’asphyxie Cette évolution est d’ailleurs inéluctable du point de vue économique, puisque « le nombre d’officines désormais confrontées à une situa-


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tion financière difficile, voire critique, ne cesse de croître » a d’ailleurs rappelé Philippe Gaertner. Et pour cause ! « Depuis dix ans, la croissance annuelle des dépenses de santé n’a cessé de baisser ».

Croissance annuelle moyenne des dépenses de santé par habitant de 1998 à 2008

Or il y a maintenant urgence. Pour preuve le nombre croissant d’officines entrées en procédures collectives (procédure de sauvegarde, redressement et liquidation judiciaires) : plus de 140 en 2009 et plus de 160 en 2010. Outre un intérêt évident pour le système de santé, il en va donc de la survie du réseau officinal. « L’économie de l’officine est au plus mal et les perspectives d’évolution du marché pharmaceutique ne laissent rien augurer de bon », précise le président de l’USPO. Bien au contraire (lire pp XX) ! L’instauration de références médicales opposables (RMO), issues des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS), pourrait d’ailleurs encore accentuer cette pression sur les volumes. Graphiques et schémas à l’appui, le président de la FSPF démontre d’ailleurs que « la courbe d’évolution de la marge de l’officine a subi, en 2005, une cassure dont elle ne s’est pas encore remise ». Conséquence : près d’une officine sur deux (49 %) présentait un solde de trésorerie négatif, en 2010, alors qu’elles étaient moins d’un quart (20 %) en 2007, a rappelé Philippe Gaertner en s’appuyant sur l’enquête réalisée par la FSPF.

comptes de la sécurité sociale va très certainement se traduire par de nouvelles baisses de prix, voire par une nouvelle vague de déremboursements, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2012 », déplore le président de l’Union nationale des pharmacie de France (UNPF).

Baisses programmées Face à cette baisse programmée des volumes et à cette nouvelle pression sur les prix, il n’est que temps d’apporter un peu d’oxygène à un réseau au bord de l’asphyxie. Et le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, en a pleinement conscience, puisqu’il a reconnu que, « depuis une dizaine d’années, l’officine avait été

Et la récente actualité n’arrange rien, puisque la loi médicament, qui a été présentée cet été et devrait être votée d’ici à la fin de cette année, va sans doute compliquer encore un peu plus la donne. D’où la nécessité de trouver au plus vite des relais de croissance. D’autant que « le déficit abyssal des Situation de la trésorerie des officines sur 2010

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Plus d’une pharmacie sur 4 a répondu à l’enquête

Ouvertures de Procédures Collectives

plus impactée que n’importe quel autre acteur de la chaîne de santé ». Ce premier pas intersyndical apparaît donc clairement salvateur !

Trois scenarii, deux camps Encore faudrait-il aboutir rapidement à une proposition concrète pour instaurer au plus vite ce fameux honoraire pharmaceutique. Or c’est là que le bât pourrait blesser. Car s’ils ont su faire converger leurs points de vue, les différents représentants de la profession n’ont pas encore réussi à dégager une seule et même vision. En clair, les trois syndicats sont d’accord sur les principes, mais pas sur leur traduction dans les faits. « Il faut encore déterminer la place du curseur pour savoir quel poids devra représenter le non médicament dans la rémunération des officinaux », précise ainsi le président de la FSPF. En clair, le niveau que représentera demain la rétribution de ces nouvelles missions. Seule certitude : l’essentiel de la rémunération reposera toujours sur la marge et donc continuera de provenir de la vente de médicaments.

admet son président. Quant à Gilles Bonnefond, il écarte « une bascule immédiate qui aggraverait ipso facto la situation des officines déjà confrontées à des difficultés ». Un consensus se dégagerait donc sur la nécessité d’une certaine progressivité de cette transition. Le temps de « convaincre les confrères, de développer des outils informatiques capables de descendre au niveau le plus fin pour réaliser des simulations et enfin d’établir un contrat de confiance avec les pouvoirs publics et l’assurance maladie ». Si chacun semble d’accord pour éviter un changement trop brutal, deux camps semblent encore aujourd’hui s’opposer : « celui d’une avancée rapide, pour éviter la disparition des officines les plus fragilisées par l’état du marché du médicament et celui d’une évolution en douceur, quasi linéaire, pour permettre à chacun de prendre le train en marche », traduit le président de l’USPO.

En outre il leur faudra fixer le calendrier de cette évolution. Trois scenarii sont ainsi possibles. « Soit la bascule est immédiate ; soit elle est progressive et lissée sur cinq années ; soit elle intervient en deux temps, avec la moitié d’emblée et le reste sur les quatre années suivantes », explique Philippe Gaertner. Cette dernière option ayant les faveurs de la FSPF ; alors même que « l’UNPF privilégierait plutôt une action étalée dans le temps », 12


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maciens qui, aujourd’hui, dépend totalement du médicament avec l’arrêté de marge », précise encore Phlippe Gaertner. Une marge dégressive lissée (MDL) qui pourrait d’ailleurs évoluer et peut-être même revenir vers plus de linéarité…

Dépenses totales de santé en pourcentage du PIB en 2008

Evolutions conventionnelles À charge ensuite pour les pharmaciens de démarrer, dès que possible, des expérimentations locales, « dans le cadre des unions régionales de professionnels de santé (URPS) en partenariat avec diverses agences régionales de santé (ARS) ou, de manière plus globale, dans le cadre de la future convention », précise Philippe Gaertner. À condition, bien entendu, que l’assurance maladie entende faire de la convention un projet métier. Une perspective dont se dit désormais convaincu Gilles Bonnefond. « Cinq ans après la première convention pharmaceutique, les conditions semblent réunies pour que le véhicule conventionnel soit le bon support de ces évolutions ». En clair, rien ne semble plus s’opposer à l’insertion de protocoles d’accord conclus avec les officinaux pour le suivi des patients chroniques, pour le dépistage, la prévention, les sorties de l’hôpital…

Instaurer une convention tarifaire Le consensus semble toutefois à portée de main, puisque plus personne n’est véritablement arc-bouté sur une position inflexible. Un avantage indéniable au regard du calendrier. Car une fois les objectifs définis et les règles fixées, ces évolutions devront trouver une traduction législative. Les représentants de la profession, comme ceux de la sécurité sociale entendent, en effet, les traduire sur un plan conventionnel. L’idée est « de faire de la convention pharmaceutique, une convention tarifaire », explique Philippe Gaertner.

Pas question donc d’attendre que les conditions soient réunies pour que le pharmacien correspondant voit le jour. « En raison de la difficulté à instaurer les coopérations interprofessionnelles et du temps que nécessitera la mise en place des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) que la loi Fourcade a officialisée ». Bien qu’ils n’aient aucun doute sur la volonté politique, les représentants de la profession sont conscients que ces évolutions sont tributaires de la mise en place du développement professionnel continu (DPC) et de l’instauration d’au moins un espace de confidentialité dans chaque officine du réseau. I

Or cette nouvelle convention devra entrer en vigueur dès le début de l’année prochaine. « La fenêtre législative étant donc excessivement réduite, la modification du champs de compétences de la convention pharmaceutique », devrait, en toute logique, être consacrée par la LFSS 2012. La raison ? « Il faut que l’Etat délègue aux représentants de la sécurité sociale le pouvoir de négocier une partie de la rémunération des phar-

SLM

Dégradation de la trésorerie en 2010 pour 7 pharmaciens sur 10

Des pharmacies toujours dans le rouge

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« Loi Médicament »

Une réforme pour quoi faire ?

Claude Le Pen Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine Consultant Chez IMS

Le projet de loi médicament était très attendu. On en connait désormais la substance. À quoi sert-il ? À renforcer la sécurité sanitaire comme l’indique son titre ? Peut-être, l’avenir le dira. Mais c’est surtout un texte relativement technique qui, à côté de quelques vraies innovations (par exemple le « Sunshine Act » du Titre 1, la réforme du statut des ATU, la visite collective à l’hôpital, etc.), transpose en droit français la directive 2010/84/UE du Parlement Européen – indépendamment de l’affaire Médiator® – et comporte par ailleurs beaucoup de dispositions qui clarifient les choses plus qu’elles ne les changent radicalement. La pharmacovigilance est l’objet officiel de la loi médicament. Dans la version actuelle du Code de la Santé Publique (CSP), elle ne fait l’objet que d’un traitement diffus. L’article L.5121-20 alinéa 13 du Code de la Santé Publique (CSP) renvoie au domaine réglementaire « les règles applicables à la pharmacovigilance exercée sur les médicaments (…), notamment les obligations de signalement incombant aux membres des professions de santé et aux entreprises exploitant un médicament (…) ».

La nouvelle Loi supprime cet alinéa et le remplace par un chapitre entier sobrement intitulé « Pharmacovigilance » qui, de manière explicite et dans la partie législaPeut-on à la fois rendre tive du Code, donne une définition de cette dermédicalement justifiée nière (« la surveillance, la prescription hors AMM l’évaluation, la prévenet la maintenir hors tion et la gestion du risque d’effet indésirable du remboursement ? résultant de l’utilisation des médicaments »), en confie la responsabilité à l’ANSM (nouvel acronyme de l’AFSSaPS) et établit les obligations des industriels et des professionnels de santé en matière d’observation et de signalement des effets indésirables. C’est très bien et on ne peut que s’en féliciter. Mais, en dehors de la promotion de ces dispositions dans la hiérarchie des textes officiels, il n’y a là rien de bien nouveau. Si ! Un point : la sanction d’un défaut de signalement d’un effet indésirable grave par un industriel passe d’une amende de 30 000 euros à une peine d’emprisonnement de 3 ans et à 45 000 euros d’amende… 15

Telle est, dans une large mesure, la philosophie de ce projet qui met davantage « les points sur les i » qu’il ne comporte de dispositions radicalement nouvelles liées à l’affaire Médiator®. « Points sur les i » que les dispositions concernant les liens d’intérêt et l’indépendance de l’expertise. « Points sur les i » que la publicité des conventions liant l’industrie aux professionnels de santé ou aux associations de patients. « Points sur les i » que les nouveaux articles L5421-8 et suivants du CSP qui listent soigneusement tous les « manquements soumis à sanction financière » que sont susceptibles de commettre les industriels du médicament. Et idem pour la fameuse « prescription hors AMM » si violemment critiquée à l’occasion de l’affaire Médiator®. Elle reçoit un statut qui en reconnait la légitimité, soit quand le produit a fait l’objet d’une « recommandation temporaire d’utilisation dans l’indication considérée », soit « quand le prescripteur la juge indispensable, au regard des données acquises de la science (…) pour améliorer ou stabiliser l’état du patient ». Ces deux cas étant l’adaptation à la prescription hors AMM des conditions de délivrance des ATU de cohorte (cas a) et des ATU individuelles (cas b). Question : si elle est ainsi rigoureusement encadrée, pourquoi la prescription hors AMM resterait-elle non remboursable ? L’article 16 du projet de loi n’envisage la prise en charge par l’assurance-maladie que des médicaments bénéficiant d’une « recommandation temporaire d’utilisation » et des prescriptions hors AMM pour les patients en ALD ou atteints d’une ma-ladie rare. Rien pour les autres, même si l’éventuelle prescription hors AMM est jugée « indispensable » pour « améliorer ou stabiliser » leur état de santé ! Peut-on à la fois rendre médicalement justifiée la prescription hors AMM et la maintenir hors du remboursement ? Le projet était particulièrement attendu sur les questions de promotion et de visite médicale. Passons sur le visa préalable qui aligne le régime de la publicité vis-à-vis de professionnels (qui fait actuellement l’objet d’un contrôle a postériori) sur celui de la publicité grand public (soumise à un contrôle a priori).


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La nouveauté c’est l’article 19 qui statue qu’ « À titre expérimental et pour une période ne pouvant excéder deux ans, l’information par démarchage (…) effectuée dans les établissements de santé (…) ne peut avoir lieu que devant plusieurs professionnels de santé ». Formule vague qui reflète la complexité du sujet… Le projet renvoie les modalités pratiques de cette visite collective à une convention entre les hôpitaux et les laboratoires… Cela évite les usines à gaz administratives qu’on pouvait légitiment craindre mais cela ne va pas simplifier la vie des établissements ! Et, sans doute, favoriser les plus grosses firmes ! Des formules conventionnelles à la fois souples et transparentes sont cependant sans doute possibles.

l’assurance-maladie pour permettre aux industriels d’avoir accès aux données pour mener les études post-AMM qui leur sont imposées par la HAS. Bref l’IDS risque à la fois de gagner sa bataille et de disparaître ! Victime des susceptibilités et compensations institutionnelles.

Bref, sans poursuivre plus avant une analyse du projet de loi, celui-ci est, sans surprise, conforme à la ligne que le gouvernement et le Ministre ont adopté depuis le début dans cette affaire. Il vise ainsi davantage à gérer politiquement une opinion publique légitimement émue qu’à bouleverser un ordre des choses, qui fonctionne finalement mieux qu’on ne le dit. D’où la réaffirma-tion répétées des obligations existantes ; et d’où également le nombre élevé d’articles sur les pénalités, amendes, astreintes... qui donnent une tonalité répressive à un texte finalement assez raisonnable au regard notamment des propositions souvent délirantes émises par les uns ou par les autres sous le coup de l’émotion, du vertige médiatique ou des arrières pensées politiques.

Il serait dangereux et absurde de passer d’une culture de l’appétence parfois excessive pour le médicament à une culture de la méfiance et du dénigrement.

Des messages subliminaux

La fin de l’IDS ?

Cela étant, au-delà des dispositions légales et réglementaires, le texte véhicule des messages subliminaux qui ne sont pas très sympathiques à l’égard de l’industrie. Le premier, c’est l’idée implicite que seules les pratiques commerciales des laboratoires menacent la sécurité sanitaire. Il eut été plus juste d’intituler le texte « Obligations des laboratoires pharmaceutiques en matière de pharmacovigilance et de sécurité sanitaire du médicament ». Cela serait plus conforme au contenu du projet qui ne dit pas un mot du comportement des prescripteurs et des patients qui contribuent pourtant fortement à la sécurité ou à l’insécurité des produits de santé. Et cela aurait évité l’illusion que ce problème de sécurité serait résolu si les firmes se conformaient à quelques obligations légales et légitimes.

Autre ambiguïté, à destination exclusive des connaisseurs. Après le chapitre « Pharmacovigilance », le projet de loi ajoute au CSP un autre chapitre intitulé cette fois « Études en santé publiques ». Ce chapitre évoque très succinctement – un seul article – un sujet brulant, à savoir l’accès aux données de l’assurance-maladie pour les études et « notamment » (sic !) les études de pharmacovigilance ou de pharmaco-épidémiologie.

...le texte véhicule des messages subliminaux qui ne sont pas très sympathiques à l’égard de l’industrie.

Autre message subliminal, qui commence à trouver un certain écho dans l’opinion publique, celui de la méfiance vis-à-vis du médicament. J’ai été frappé par le nombre d’articles parus ces

Compte tenu des obligations longuement détaillées et lourdement sanctionnées des firmes en la matière, cet article, qui sera complété par un décret en Conseil d’État, ouvre implicitement mais clairement la voie à un accès des firmes pharmaceutiques aux fameuses données SNIIR’AM que la CNAMTS a longtemps et fermement contesté. Le texte précise qu’un « groupement d’intérêt public constitué à cette fin » jugera de l’opportunité de ces accès en fonction de la finalité des études, de leur qualité scientifique et du respect du secret médical. Fort bien. Sauf que cette institution existe ! Elle s’appelle « Institut des Données de Santé » (IDS) ; elle a été créée par la Loi Douste-Blazy de 2004 ; elle a précisément pour objet de vérifier l’opportunité d’un accès de certains organismes de recherche aux données SNIIR’AM ; et elle bataille depuis sa création avec

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derniers mois dans la presse sur les thèmes : « Comment se soigner sans médicament ? » « Peut-on faire confiance aux médicaments ? » « Ces médicaments dangereux pour la santé… » ... Comme si le médicament était dorénavant perçu comme une menace, à l’instar des centrales nucléaires !

fléchissement de la croissance, notamment en France. Un train de mesures supplémentaires visant à réduire de 1 et de 11 milliards d’Euros les déficits publics respectivement de 2011 et de 2012 a donc été présenté le 24 août par le premier minitre. Sur les 11 milliards de 2012, 3,4 concernent directement le secteur social et seront intégrées dans la future LFSS, soit 1,2 Mds pour la taxation du tabac, des alcools forts et des boissons sucrées, 0,8 Mds pour la réduction des exonérations de CSG et 1,4 Mds pour diverses mesures de rationalisation comme l’intégration des heures complémentaires dans le calcul des salaires ouvrant droit à des allégements de charges sociales. Si on ajoute la disposition fiscale mettant fin à la réduction de 50 % de la taxe sur les contrats d’assurance complémentaire, la contribution du secteur social passe à 4,5 Mds soit près de la moitié de l’effort, alors que le déficit des comptes sociaux ne contribue que pour 10 % à 15 % au déficit global des comptes publics.

L’année 2011 promise à une croissance nulle risque de virer au rouge, à défaut d’un dernier trimestre dynamique.

Le Plan prévoit en outre une réduction supplémentaire de 1 milliard de dépenses de l’État, sans dispositions analogues concernant les dépenses sociales et les dépenses de santé. Il est vrai que ces dernières ont déjà fait l’objet d’un plan de 2,2 Mds d’économies pour 2012, conformément aux propositions de la CNAMTS analysées ici même le mois dernier. Mais en cette année électorale, ne faudrait–il pas dépasser cette logique du catalogue de mesures financières à courte échéance pour proposer au pays une perspective claire et motivante sur l’avenir du système de santé ? I

Et comme si la consommation de médicament n’aboutissait qu’à enrichir les firmes productrices… Il serait dangereux et absurde de passer d’une culture de l’appétence parfois excessive pour le médicament à une culture de la méfiance et du dénigrement. Et de confondre le « bon usage » et « non usage » !

Un PLFSS rigoureux ? L’été 2011 a également été – et même surtout été – celui de la crise des dettes souveraines en Europe, accentuée part un net

L'analyse des données de juillet du dernier IMS Pharmanews Quatrième mois consécutif de croissance négative pour le marché pharmaceutique officinal, si on excepte le moi de mai qui, on s’en souvient, n’était positif qu’au bénéfice d’un nombre élevé de jours ouvrés ! Il faut remonter à février dernier pour retrouver un chiffre d’affaire mensuel en 2011 supérieur à son homologue en 2010. Et la tendance s’aggrave : après -0,8 % en mars, -2,1 % en avril et -3,6 % en juin, juillet s’affiche à -3,5% ! La décroissance touche toutes les catégories de médicaments, aussi bien le remboursable (-3,4 %) que le non remboursable (-5,7 %), aussi bien le prescrit (-3,6 %) que le non prescrit (-2,5 %). Du coup, pour la première fois, le cumul mobile annuel devient lui-même négatif (-0,2 %) et égal au cumul fixe sur les 7 premiers mois de l’année. L’année 2011 promise à une croissance nulle risque de virer au rouge, à défaut d’un dernier trimestre dynamique. Les chiffres de la CNAMTS sont remarquablement cohé-

rents : -3,7 % pour les dépenses de médicaments délivrés en ville au mois de juillet et -0,1 % sur les 12 derniers mois (en données brutes). Au plan européen, le marché français total (hôpital inclus) était en mai 2011 sur une crois-sance de 1 %, loin derrière l’Allemagne (6 %) mais à égalité avec le Royaume-Uni (1 %) et devant l’Italie (0 %), et l’Espagne (-2 %). Mais, au-delà de chiffres qui n’incitent guère à l’optimisme, le mois d’août 2011 aura été riche en événements importants pour le monde de la santé et tout particulièrement pour le monde du médicament, avec présentation en Conseil des ministres le 1er août du Projet de Loi « relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé » et l’annonce le 24 août des mesures budgétaires additionnelles destinées à limiter les déficits publics dans un contexte de ralentissement significatif de la croissance.

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Économie de l’officine

Statuts, missions, rémunération le point sur les chantiers majeurs

Jean-Jacques Zambrowski

La crise économique générale a lourdement pesé sur les comptes sociaux de notre pays, déjà en situation de fort déficit. La marge globale dégagée par le réseau officinal français est au mieux stagnante depuis 5 ans, alors que les charges ne cessent d’augmenter. Difficultés de trésorerie, voire situations de faillite, se multiplient. Dans le même temps, le législateur délègue au pharmacien davantage de missions et de responsabilités, lui ouvre de nouvelles voies de coopération avec les autres professionnels de santé, l’inscrit dans le cadre renouvelé du médicament après l’affaire du Mediator® et s’apprête à proposer un nouveau cadre de rémunération et de restructuration du réseau. Au-delà des mesures négociées entre l’État, l’assurance maladie et les instances ordinales et syndicales de la profession, chaque pharmacien doit comprendre que les enjeux sont décisifs et qu’il a, personnellement, un rôle à jouer et des choix à faire dans ce processus de profonde mutation. La Loi destinée à rendre la loi HPST plus opérationnelle dont le projet avait été déposé par le député et ancien ministre Jean-Pierre Fourcade a été adoptée définitivement le 13 juillet 2011.

Deux pas en avant, un pas en arrière et un pas de côté Plusieurs dispositions concernent la pharmacie d'officine, qui vont dans le sens des souhaits de la profession. Les titulaires d'officine peuvent désormais devenir parties prenantes dans la Société interprofessionnelle des soins ambulatoires (SISA), ce qui leur permet de s'associer aux autres professionnels de santé libéraux pour développer des coopérations autour du patient. Cette Loi comportait de nombreuses autres dispositions qui ne figurent pas dans le texte définitif paru au JO du 11 août 2011. Les deux plus importantes sont d'une part l'amendement qui créait des sociétés de participation financières de professions libérales (SPF-PL) ne pouvant être composées que des membres exerçant leur profession au sein de la société d'exercice libérale (SEL) et d'autre part l'article relatif aux regroupements selon lequel le 18

nombre de licences décomptées à l'issue d'un regroupement d'officines dans la même commune ou dans des communes limitrophes est le nombre d'officines regroupées et il n'y a pas de gel des licences délivrées. Le rachat d'une officine surnuméraire par les autres confrères d'une même commune sera considéré comme un regroupement et le rachat de clientèle n'entraînera pas la remise de la licence à l'ARS. On peut encore citer d'autres dispositions supprimées, telle que l'autorisation pour un médicament générique d'être de la même couleur ou de la même forme que la spécialité de référence. Votée par les deux assemblées, ces textes ont été qualifiés de « cavaliers législatifs » par le Conseil constitutionnel qui les a annulés. Mais il ne fait guère de doute qu'ils seront à nouveau proposés, peut-être même dès la LFSS pour 2012, en discussion cet automne.

Le projet de Loi Bertand/Berra : la grande réforme du médicament Il n’est pas utile de revenir sur l’affaire du Médiator®, ni sur l’accumulation de rapports et de colloques qui en ont résulté. L’État c’est engagé devant l’opinion publique et les parlementaires à mettre en place un ensemble de mesures correctrices que l’on pourrait qualifier de « prévention secondaire ». Lundi 1er août, Xavier Bertrand a présenté en Conseil des ministres un projet de loi renforçant la sécurité sanitaire du médicament. Le texte vise à améliorer la transparence des liens d'intérêts, à réorganiser l'Afssaps et à renforcer la pharmacovigilance. Ce projet de loi refonde le système d’enregistrement et de suivi des produits de santé pour concilier sécurité des patients et accès au progrès thérapeutique.

Face à la crise de l’économie officinale : vers une nouvelle rémunération ? De nombreux rapports avaient permis de s’accorder sur le fait que la rémunération sur la seule base d’une marge commerciale en pourcentage du prix fabricant n’est plus adaptée. Dans le même temps, la Loi HPST ouvrait au pharmacien, désormais reconnu comme professionnel de santé de premier recours, la possibilité de proposer des services et des prestations nouvelles.


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puisqu’il faut maintenir l’équilibre économique de l’officine tout en préservant le maillage territorial. »

Qui dit nouvelle contribution doit admettre nouvelle rétribution. Alors que l’économie du réseau officinal français traverse une crise économique et financière sans précédent, conduisant plus de 140 pharmacies à déposer le bilan et à faire l’objet d’une procédure collective, le ministre de la santé a missionné l’Igas afin de dresser l’état des lieux et de faire des propositions sur la rémunération des officines et la restructuration du réseau.

Nous avons donc assisté dès cet été à l’émergence d’un nouveau cadre de rémunération à inclure dans le PLFSS 2012 qui sera voté cet automne. Quelques mesures fortes devraient également être prises pour faire la preuve de la volonté des pouvoirs publics de mettre en place une véritable politique pharmaceutique. Une nouvelle convention avec l’Assurance maladie doit enfin être négociée et signée avant la fin de l’année.

L’Igas a transmis son rapport fin Juin. La mission fait 37 recommandations. L'une des plus importantes concerne la substitution progressive de la marge actuelle par un honoraire de dispensation prenant en compte trois paramètres : l'ordonnance, les lignes d'ordonnance, les médicaments qui exigent un travail particulier lors de la dispensation.

Nul ne peut nier qu’il soit de l’intérêt de tous de restaurer un équilibre financier acceptable pour les officines, afin d’assurer à la population française le service en santé dont elle a besoin. Un tel équilibre est également de nature à rassurer la profession, à assurer la motivation des pharmaciens et à encourager leur relève, dans l’indépendance et l’esprit libéral de leur exercice professionnel. D’où la volonté du ministre comme des représentants de la profession, confortés par les élections aux URPS.

L'Igas liste également une série de nouveaux services qui seraient rémunérés à l'acte et pris en charge par l'assurance maladie. On peut citer ici les entretiens d'accompagnement pour les patients chroniques, les actions de dépistage, les bilans de médication, la préparation des doses à administrer, la dispensation à domicile, ou encore le suivi vaccinal. Cette évolution doit se faire en concertation avec la profession. Celle-ci s’est ouverte dès la semaine suivante. Les syndicats ont choisi de rencontrer ensemble le ministre le 26 Juillet et les réunions se sont poursuivies durant l’été.

D’autant que l’attente de nos concitoyens a évolué, s’agissant des pharmacies, espaces de santé de proximité dont la mission dépassent le cadre des seuls médicaments et dispositifs médicaux. Les Français veulent y trouver davantage de services et de conseils. Dans le même temps, l’offre spécifiquement pharmaceutique évolue, tant du fait des sorties de la réserve hospitalière que du développement des segments non remboursables.

S’agissant de la restructuration du réseau, caractérisé par de fortes surdensités dans certaines zones de centre-ville en même temps que se créent de véritables déserts sanitaires en grande périphérie ou en milieu rural, il faut, selon l’Igas, encourager les regroupements, voire mettre en place des aides spécifiques. Comme l’a déclaré Xavier Bertrand : « L’enjeu est double

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La balle, ici, n’est pas que dans le camp du gouvernement et de l’assurance maladie. Les pharmaciens eux-mêmes doivent prendre leur part dans la nécessaire adaptation de leur exercice professionnel aux attentes comme aux enjeux économiques et sociaux de notre époque. I

À terme, rémunération de l'acte professionnel plutôt que marge commerciale. 20


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HPST

Le sénateur Fourcade toilette la loi Bachelot

Jean-Pierre Fourcade Sénateur des Hauts-de-Seine

À l’issue de longues et fastidieuses discussions, la loi Hôpital, patients, santé, territoires a été modifiée. La proposition de loi du sénateur Fourcade a ainsi supprimé diverses mesures considérées comme vexatoires pour les médecins et a complété un texte objets de vives polémiques depuis sa promulgation. Ce « texte fourre-tout » s’est néanmoins heurté à l’écueil du Conseil constitutionnel qui en a sanctionné la moitié des articles. Rendre la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) plus opérationnelle. Telle était l’objectif de la proposition de loi (PPL) du sénateur Jean-Pierre Fourcade « modifiant certaines dispositions » de la loi HPST. Un objectif atteint avec la publication au Journal officiel le 11 août dernier de ce texte. Un texte néanmoins édulcoré, puisque sur les 65 articles issus du passage en commission mixte paritaire – composée de sept sénateurs et de sept députés – et votés par les deux chambres, seule une quarantaine ont été finalement validés. Un épilogue dans la lignée du parcours long et difficile de ce texte qui aura connu des ajouts et des retraits aussi nombreux que successifs. Car au-delà de l’objectif affiché, ce toilettage de la loi HPST avait également pour ambition de réconcilier le gouvernement avec les professionnels de santé et en particulier les médecins. Au regard des déclarations des deux principaux syndicats médicaux – la Confédération des syndicats de médecins français (CSMF) et le syndicat des médecins libéraux (SML) –, le sénateur Fourcade semble s’être toutefois acquitté de la mission qui lui avait été confiée par le Premier Ministre.

Mesures incitatives Exit ainsi les autorisations d’absences auprès de l’Ordre départemental, la taxe de 3 000 € sur l’exercice en ville dont étaient passibles les praticiens refusant de se plier au contrat santé solidarité (CSS), ou encore les entraves à la liberté d’installation avec la mise en place des schémas régionaux d’organisation des soins (SROS) ambulatoires qui ne seront donc pas opposables aux professionnels de santé. La suppression de ces mesures, « jugées vexatoires par les médecins », ne règle certes aucun des problèmes de fond auxquels la loi 21

HPST entendait répondre, mais calme les esprit. Au grand dam des élus de l’opposition et en particulier des parlementaires socialistes, les deux chambres ont ainsi préféré privilégier les mesures incitatives pour tenter de lutter contre les déserts médicaux. Elles ont donc transmis aux partenaires conventionnels (assurance maladie et syndicats de médecins) le soin d’établir un contrat type pour les zones déficitaires. De même, leur est-il confié « la possibilité d’élaborer un dispositif progressif de sanction contre le zéro flux de télétransmission de feuilles de soins électroniques (FSE) ».

Coopération interprofessionnelle En créant les sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA), ce texte constitue également une réelle avancée pour les soins de premier recours, puisqu’il facilitera le regroupement des différents professionnels de santé, dont les pharmaciens d’officine. La coopération interprofessionnelle, et en particulier la coordination des soins et l’éducation thérapeutique, avec au moins deux médecins et un auxiliaire médical, pourront ainsi être rémunérées. D’autant que, pour assurer l’essor de ces nouveaux modes de rémunération, prévaudra désormais le principe de la responsabilité individuelle de chaque associé. En clair, chacun répondra de ses actes. Enfin, en dotant les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) de la personnalité juridique, les parlementaires ont voulu se donner les moyens de lutter contre les déserts médicaux. Les MSP pourront en effet élaborer un réel projet de santé. D’autant que, conformément aux préconisations de Valérie Boyer (députée UMP des Bouches-du-Rhône), les professionnels de santé qui la composent pourront désormais se partager les données des patients, dès lors qu’un consentement express de celuici leur sera accordé.

Annulation des cavaliers législatifs Les « complémentaires santé », en revanche, ne tireront pas bénéfice de ce texte. Elles ne pourront tenter, en effet, l’expérience de conventionner des réseaux de professionnels de santé qui accepteraient de minorer leurs tarifs en contrepartie de la fidélisation des affiliés. Cette expérimentation qui devait être mise en œuvre pour une durée de trois ans


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(article 55) a finalement été annulée par le conseil Constitutionnel, au motif qu’il « n’avait pas de lien avec la proposition de loi initiale ».

LES SISAs en quelques mots Les sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) sont des sociétés civiles constituées entre des personnes physiques qui exercent une profession médicale, d’auxiliaire médicale ou de pharmacien. Seules peuvent être associées d’une SISA des personnes remplissant toutes les conditions exigées par les lois et les règlements en vigueur pour exercer une profession médicale, d’auxiliaire médical ou de pharmacien et qui sont inscrites, le cas échéant, au tableau de l’Ordre dont elles relèvent. Les pharmaciens titulaires comme les pharmaciens adjoints peuvent donc y participer. En outre, une SISA doit nécessairement compter deux médecins et un auxiliaire médical, parmi ses associés. Destinées à mettre en commun les moyens nécessaires à l’activité professionnelle de chacun des associés, ces structures juridiques ont également pour objectif de favoriser l’exercice en commun, par les associés, d’activités de coordination thérapeutique, d’éducation thérapeutique ou de coopération entre professionnels de santé.

Et ce n’est pas le seul article à avoir été « retoqué » par les neuf sages du Palais Royal. Dans leur décision n°2011-640 DC, du 4 août 2011, ils ont supprimé nombre d’articles de la loi Fourcade concernant directement les pharmaciens, au motif qu’ils constituaient « des cavaliers législatifs ». Est ainsi passée sous leurs fourches caudines la disposition selon laquelle le titulaire d’un droit de propriété intellectuelle protégeant l’apparence et la texteur des formes pharmaceutiques orales d’une spécialité de référence ne pouvait interdire que les formes pharmaceutiques orales, d’une spécialité générique susceptible d’être substituée à cette spécialité, présentant une apparence et une texture identique ou similaire.

Pas d’accords conventionnels interprofessionnels De même l’article 43-1 qui prévoyait la limitation du nombre des licences gelées après un regroupement d’officines dans la

même commune ou dans des communes limitrophes a-t-il été annulé. Tout comme l’article 43-2, qui visait à réserver la détention des parts ou actions des sociétés de participations financières des professions libérales (SPFPL) de pharmaciens d’officine aux personnes exerçant leur profession au sein de la société d’exercice libérale (SEL) dont la SPFPL détient les parts ou actions. Les accords conventionnels interprofessionnels, relatifs aux pathologies ou aux traitements, (article 44) qui auraient pu être conclus par des organisations représentatives des pharmaciens titulaires d’officine sont également passés à la trappe. De la même manière, la possibilité qui était offerte au directeur de l’agence régional de santé (ARS) de suspendre ou interdire l’exécution ou l’activité de sous-traitance des préparations dont la liste était fixée par arrêté lorsque l‘officine ne respectait les bonnes pratiques de préparation ou réalisait ces préparations dans des conditions dangereuses pour la santé publique (article 45) a été supprimé. Autant de mesures qui pourraient toutefois réapparaître au moment de la discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2012. I SLM

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Assises du Médicament

La réforme du système de Santé sur les Fonts baptismaux

Edouard Couty Ancien Directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins, il est à présent Conseiller maître à la Cour des comptes et Président du Conseil d’administration de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales.

Six mois après le début de l’affaire du Médiator® et quelque trois mois après avoir vu le jour, les « Assises du médicament » auront rendu leur verdict. À l’issue de débats riches et soutenus, les quelque 250 experts réunis pendant plus de trois mois ont décidé que des changements s’imposaient. En particulier dans les domaines de la formation et de l’information sur les produits de santé. Les quelque 130 propositions, qui ont ainsi été formulées, devraient permettre de pallier les défaillances observées dans le fonctionnement du système français du médicament. Restaurer la confiance dans le système de sécurité sanitaire des produits de santé. Tel était l’objectif des Assises du médicament. Mise en place par Xavier Bertrand et Nora Berra, après l’affaire du Médiator®, cette grande messe était censée tirer les enseignements des dysfonctionnements pour « construire une vision stratégique nationale de la politique des produits de santé ». Placée sous la responsabilité d‘Edouard Couty, les Assises du médicament étaient structurées en six groupes de travail : Améliorer les conditions d’octroi de l’autorisation de mise sur le marché (AAM) ; Renforcer le système de surveillance des médicaments ; Encadrer les prescriptions hors AMM ; Développer l’information sur les produits de santé ; Optimiser la gouvernance et clarifier les missions des organismes intervenant dans les produits de santé ; Renforcer le contrôle et l’évaluation des dispositifs médicaux.

Jean-François Girard Ancien Directeur général de la Santé, il est à présent PU-PH et Conseiller d’État. Il est aussi membre du Conseil scientifique de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST). Il est l’auteur de Quand la santé devient publique.

Mieux sécuriser le système Les Assises recommandent de renforcer la formation initiale et continue des professionnels de santé et de rendre notamment obligatoire l’enseignement en dénomination commune internationale (DCI) dans la perspective d’en généraliser à court terme la prescription. Dans le but de soutenir une information objective, il est également suggéré de rendre obligatoire la transparence des financements de la formation continue. Dans ce cadre, un accroissement des taxes dues par l’industrie pharmaceutique est avancé. Enfin, il est proposé d’améliorer et d’encadrer la visite médicale « sans l’interdire ». 24

Le renforcement du système de surveillance concerne à la fois les médicaments et les dispositifs médicaux. Pour les médicaments, les Assises recommandent une plus grande transparence de l’accès aux données tant au stade pré-AMM qu’au stade post-AMM, d’instaurer une culture « pharmacovigilance » en facilitant le travail des déclarants et en améliorant la qualité des formulaires de notifications et de mieux articuler les commissions d’AMM et de pharmacovigilance lors notamment de la réévaluation du bénéfice-risque. Les prescriptions hors-AMM, qui représenteraient 15 % à 20 % du total des prescriptions, seraient mieux encadrées avec notamment l’inscription explicite sur l’ordonnance du caractère hors AMM de la prescription. Quant aux dispositifs médicaux qui, selon le rapport de synthèse, « font l’objet d’un encadrement moins strict que les médicaments », il est fortement recommandé d’accroître l’obligation d’évaluation des données cliniques. L’institution d’un Comité des dispositifs médicaux au niveau européen est également formulée.

Plus grande transparence des institutions La gouvernance doit être optimisée et les missions des instances intervenant dans les produits de santé doivent être clarifiées. Pour prévenir tout conflit d’intérêts, les déclarations publiques d’intérêts des experts devraient être centralisées, contrôlées et sanctionnables en cas de manquement. Parallèlement, les industriels seront tenus de déclarer les relations entretenues avec les professionnels de santé, le monde associatif et les sociétés savantes (« sunshine act »). Le métier d’expert serait en outre valorisé et son statut clarifié. Quant aux organismes (Afssaps, HAS...), leurs positionnements et leurs missions devraient là aussi être clarifiées. Concernant spécifiquement la pharmacovigilance, les Assises préconisent « sous réserves d’ajustements importants », le maintien de la commission nationale de pharmacovigilance à l’Afssaps. Nettement moins excessives que Bernard Debré et Philippe Even dans leur rapport remis en mars dernier à Nicolas Sarkozy, les Assises du médicament font globalement le même constat et formulent des propositions similaires à celles


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exposées à l’Assemblée nationale en 2006 par Catherine Le Morton puis au Sénat en 2008 par Marie-Thérèse Hermange. La première avait déjà dressé un état des lieux de la prescription, de la consommation et de la fiscalité des médicaments en France et la seconde avait examiné les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments.

Outils d’information

Claude Huriet Docteur en médecine et ancien Sénateur. Président du Conseil d’administration de l’Institut Curie.

Présidé par Alain-Michel Ceretti, le groupe n° 4 a réfléchi aux « moyens de développer la formation et l’information sur les produits de santé, tant à destination des professionnels de santé que du grand public ». Constitué d'experts (médecins, pharmaciens, patients, chercheurs, industriels…), à l’instar des cinq autres groupes, il a étudié la formation initiale et continue des professionnels de

santé, les visites médicales des laboratoires pharmaceutiques, l’information du grand public et des professionnels de santé, en temps de crise, sur les produits de santé à destination des professionnels de santé et du grand public. À l’issue des neuf réunions il est ressorti très clairement des débats que « la pharmacovigilance faisait cruellement défaut dans la formation des médecins ». Et ce dès la faculté ! Il est en outre apparu que « les outils d’information sur le médicament à destination des professionnels de santé faisaient constamment l’objet d’enjeux commerciaux ». C’est d’ailleurs à ce titre que la légitimité de la presse médicale a été vivement contestée. D’où la nécessité de « mettre en place une information précoce, tant en amont du parcours de soins que dès le plus jeune âge sur les risques liés au médicament ».

Mieux encadrer la visite médicale sans l’interdire Le rapport de synthèse des Assises du médicament sur la visite médicale (VM) des industries pharmaceutiques reprend les douze propositions formulées par le groupe de travail 4 « Développer l’information sur les produits de santé » : • Améliorer la qualité de la VM 1 - Affirmer explicitement le caractère promotionnel de la VM et de l’ensemble des actions de promotion. 2 - Revoir les critères de la part variable des visiteurs médicaux pour la faire dépendre uniquement de critère de qualité. 3 - Mettre en place un système de veille sur la qualité de la VM sous l’égide de la HAS, en désignant des groupes de médecins sentinelles tournants. 4 - Supprimer parallèlement le dispositif de certification instauré par la charte de la VM sous l‘égide de la HAS en renforçant la réglementation sur les avantages attribués aux professionnels de santé (avec une application plus transversale). 5 - Fixer aux laboratoires des objectifs qualitatifs, en termes de bon usage du médicament, et instaurer un système de modulation de taxe suivant les résultats de chaque entreprise. 6 - Renforcer le rôle et l’indépendance du pharmacien responsable. 7 - Améliorer et mieux contrôler les documents utilisés lors de la VM. • Mieux encadrer les pratiques 8 - Mieux encadrer la VM dans les établissements de santé. 9 - Limiter le ciblage de la VM : n’autoriser la diffusion de données de vente vis-à-vis des prescripteurs qu’au niveau national, régional, départemental. • Diminuer le nombre de visites médicales par médecin 10 - Fixer un objectif quantitatif de VM sur certains médicaments considérés comme problématiques. 11 - Augmenter la taxe sur la promotion des produits de santé en élargissant son assiette à la publicité dans les médias spécialisés. 12 - Limiter la VM aux molécules innovantes. Parce que les prescripteurs et les dispensateurs disposent de sources d’informations diverses dont l’indépendance et la qualité scientifique sont garanties, « la visite médicale doit se cantonner à un rôle de stricte promotion commerciale », précise par ailleurs le rapport de synthèse. Les Assises du médicament souhaitent encore que « le contrôle a priori des documents remis par les visiteurs médicaux soit rétabli tout en demeurant assorti d’une sanction financière ». À l’hôpital, la réception des visiteurs médicaux devant des groupes associant des médecins et des pharmaciens est recommandée et devrait être inscrite dans la réglementation. En ville également, cette « visite collective » « devrait être largement promu ». Il est cependant étonnant que les Assises recommandent de vouloir supprimer le dispositif de certification. La certification a été conçue en effet pour modéliser l’organisation de la VM dans l’industrie pharmaceutique et chez les prestataires de services. À ce titre, elle constitue donc une garantie pour le pharmacien responsable d’avoir une organisation dont la structure a été validée par un organisme compétent.

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Impliquer les patients Rien d’étonnant dès lors à ce que la soixantaine de participants aient appelé de leurs vœux « un renforcement de la compétence des prescripteurs en matière de pharmacologie et un renforcement de leur esprit critique vis-à-vis de l’industrie ». En clair, une baisse de la pression commerciale ciblée des laboratoires a été vivement souhaitée. Corrélativement, a émergé l’idée d’« impliquer les patients dans la pharmacovigilance ». D’autant que le grand public semble « douter de plus en plus de l’intérêt ou de la dangerosité de certains médicaments ».

Alain-Michel Ceretti Administrateur de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam), de l’Observatoire d’éthique clinique, et de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). Il est aussi Fondateur et Président honoraire de l’association Le Lien (aide aux victimes d’infections nosocomiales) et de l’association des victimes du Xénopi.

Partant du principe que toute information doit être disponible, les Assises suggèrent d’en améliorer la qualité et la transparence et proposent de mettre en place un portail internet public géré par la Haute Autorité de santé (HAS). L’accès à l’information devra également être amélioré à l’occasion des soins. C’est ainsi que les données figurant sur les boîtes et les notices de médicament devront

être enrichies du service médical rendu (SMR) par le produit et des risques qu’il est susceptible de présenter au regard des bénéfices attendus. Le sondage TNS-Sofres, publié le 10 mai dernier par la mutualité Française, a d’ailleurs confirmé que plus de trois Français sur quatre « considèrent l’affaire du Médiator® comme la conséquence d’une défaillance globale du système ». Les membres du groupe de travail sur l’intérêt de « développer la formation et l’information sur les produits de santé » ont donc logiquement considéré qu’il importait « d’accompagner les professionnels de santé et les industriels dans ce changement de paradigme sociétal ». Car le système français du médicament est assis sur trois piliers indissociables : compétence, transparence et indépendance. Preuve qu’une page a été tournée et que l’ère de la confiance aveugle doit désormais céder la place à la confiance éclairée et responsable. I SLM

Eric Vicaut

Dominique Costagliola

PU-PH (Professeur des Universités Praticien Hospitalier) et Directeur du Centre d’Évaluation du Dispositif Médical à l’hôpital Fernand Widal.

Chercheur puis Directeur de recherche à l’INSERM, elle est, depuis 2009, Directeur de l’unité 943 épidémiologie, stratégies thérapeutiques et virologie cliniques dans l’infection à VIH.

Hubert Allemand Médecin-conseil national de l’Assurance-maladie, il est également professeur de santé publique à la faculté de médecine de Besançon.

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Fédération Française des Sociétés d’Assurances

« Les complémentaires peuvent contribuer à des économies intelligentes »

Alain Rouché Directeur santé de la FFSA

Critique vis-à-vis de la politique menée par le gouvernement, le directeur santé de la Fédération française des assurances, considère néanmoins que certaines des mesures prises par les pouvoirs publics auront un impact positif, du point de vue économique, pour l’assurance maladie et les organismes complémentaires. Le chemin risque toutefois d’être encore long avant d’arriver à une juste répartition des rôles entre le régime obligatoire et les « complémentaires ». Quel jugement portez-vous sur les dernières lois de financement de la sécurité sociale (LFSS) ? Nous sommes globalement très déçus ! Préalablement à la préparation du dernier Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), dans le cadre de l'Union nationale des organismes complémentaires d'assurance maladie (Unocam), l’ensemble des familles de complémentaires avait fait des propositions significatives pour améliorer l’efficience du système. Or, force est de constater que ce travail en amont n’a pas été pris en compte et que les « complémentaires » ont globalement été peu écoutées. C’est d’autant plus regrettable, que ces mesures structurelles auraient pu se traduire, sur trois ans, par une économie de quelque 3,5 milliards d’euros pour l’assurance maladie obligatoire ! Au final, seules des mesures de prix sur la biologie et la radiologie ont trouvé une traduction dans le PLFSS 2011. Mais bien en deçà de ce que nous avions proposé, puisque nous avions imaginé une réelle régulation des analyses de laboratoire et des actes radiologiques.

Aucun point positif ? Notre seul motif de satisfaction porte sur la conversion en taxe (introduite lors du débat à l'Assemblée Nationale), de la contribution au Fonds CMU, assise sur le chiffre d’affaires, dont les organismes complémentaires doivent s’acquitter. Neutre pour les assurés et pour le fonds CMU, cette évolution présente un triple intérêt. Elle contribue d’abord à une plus grande transparence tarifaire ; elle évite d’augmenter indûment les exigences de capitaux propres des assureurs complémentaires à hauteur de 16 % du montant de cette contribution ; elle se traduit enfin, pour chaque organisme, par un allègement des frais comptables. 27

Les mesures ne sont donc pas à la hauteur de l’enjeu ? Nullement ! Aucun PLFSS n’a traduit la volonté de s’orienter vers une réelle gestion du risque avec l’assurance maladie obligatoire. Nous restons pourtant convaincus que les « complémentaires » peuvent apporter une vraie valeur ajoutée au dispositif et donc contribuer à des économies intelligentes. Malheureusement, si nous ne dépassons pas la logique actuelle d’un simple transfert mécanique de charge, qui se traduit par une augmentation à due proportion des cotisations des complémentaires, personne ne pourra bénéficier des économies que pourrait amener une gestion du risque par les complémentaires. Le passage du taux de remboursement de certains médicaments de 35 % à 30 % est typiquement le contre exemple de ce qu’il faut faire, puisque les organismes complémentaire n’ont d’autre choix que de répercuter mécaniquement cette baisse de la prise en charge par l’AMO sur les assurés. À l’inverse, une réflexion sur le périmètre de prise en charge aurait pu être menée, notamment dans des domaines comme l’optique et le dentaire où les organismes complémentaires peuvent apporter une réelle valeur ajoutée. Les transferts de charges des régimes obligatoires vers les assureurs complémentaires pourraient, dans ces domaines, entraîner des augmentations de cotisations des contrats complémentaires moins que proportionnelles à la charge transférée. Globalement, les propositions de l’Unocam allaient au-delà d’une simple redistribution des cartes, en préconisant de réelles économies structurelles. En clair, il aurait fallu tendre vers plus de qualité à moindre coût. C’est une position pour le moins légitime ; en particulier, à l’heure où notre système de santé est confronté à des déficits abyssaux !

Les baisses de remboursement annoncées de médicaments et de dispositifs médicaux vous semblent-elles, en l’occurrence, justifiées ? Lorsqu’il faut faire face à d’importants déficits, il est essentiel de devoir faire des choix objectifs. Il ne faut donc pas hésiter à sacrifier ce qui apporte un service médical faible afin de préserver le remboursement de certaines prestations très utiles. En période de crise, l’utilité médicale doit en effet dicter des choix et conduire à d’éventuelles coupes franches !


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À condition que ces coupes franches ne soient pas des demimesures. Dans cette perspective, il me semble, par exemple, légitime de « dérembourser » certains médicaments et dispositifs médicaux. À ce titre, plutôt que de créer un taux de remboursement à 15 % il aurait mieux valu dérembourser les médicaments concernés. Les baisses de prix sont aussi une voie possible, dès lors qu’elles sont décidées à l’issue de négociations avec l’industrie pharmaceutique.

respecter le cahier des charges des contrats « responsables »). Conséquence : la distorsion de concurrence dont pâtissaient les compagnies d’assurance a pris fin, puisque désormais tous les organismes complémentaires sont exonérés, sur la même base, de la taxe de 7 % sur les conventions d’assurance. Or, en 2011, la taxation à taux réduit (3,5 %), des contrats « solidaires » et « responsables », a représenté une charge d’environ 1,1 milliard d’euros. Bien que la précédente n’ait pas été répercutée sur les assurés, la prochaine le sera. Il est clair, néanmoins qu’en période de tensions économiques, de telles augmentations sont difficiles à faire passer. D’autant que, dans un marché concurrentiel, il n’est pas possible de raisonner globalement et qu’il faut toujours privilégier les relations client par client. Cette taxation supplémentaire risque donc d’entraîner des renoncements à l’assurance complementaire ou des demandes de diminutions de garanties.

Souhaitez-vous un déremboursement total des vignettes bleues et oranges ? La Commission Attali a très clairement préconisé ce qui est sans doute inévitable à terme. En vertu des contrats conclus avec leurs assurés, les entreprises d’assurance doivent rembourser le ticket modérateur des médicaments. Dès lors, toute compagnie d’assurance qui souhaiterait se désengager sous prétexte d’une baisse du taux de remboursement, devrait renégocier chacun des contrats conclus. En revanche, si un médicament n’est plus remboursé par l’assurance maladie, il n’est plus pris en charge par son assureur complémentaire, sauf disposition particulière du contrat. Concernant les vignettes bleues, il serait opportun que l’offre contractuelle des assureurs complémentaires prévoie le remboursement de certains de ces médicaments, s’ils n’étaient plus remboursés par l’AMO. Dans cette optique, des expérimentations sont d’ailleurs en cours. Encore faudra t-il, toutefois, résoudre divers problèmes inhérents à la transmission des données de santé… C’est tout l’intérêt des expériences Babusiaux qui ont démarré fin 2006.

Le médicament doit-il être considéré comme une variable d’ajustement des comptes sociaux ? Absolument pas ! Bien que la situation des comptes de l’assurance maladie soit préoccupante, il serait opportun que les secteurs mis à contribution ne soient pas toujours les mêmes. Encore une fois, il nous semblerait plus opportun de s’attaquer à des problèmes structurels, telles que les dépenses hospitalières pour améliorer l’efficience globale du système. Mais ce n’est pas le seul levier et il faut faire feu de tout bois.

Envisagez-vous de contractualiser avec des professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières…) pour développer la prévention notamment par l’éducation thérapeutique des patients ?

L’avis positif de la Cnil peut-il contribuer à « booster » ces mesures ? L’autorisation de la commission informatique et libertés (Cnil) était incontournable. Mais elle n’est pas suffisante ! Outre la nécessité d’instaurer un tiers de confiance, qui peut être soit une boîte noire au sein du système d’information de l’organisme complémentaire ; soit une entité juridique extérieure, il faut régler le problème de « chiffrement » des données entre le poste du pharmacien et l’arrivée dans le système d’information de l’organisme complémentaire. Les expérimentations « Babusiaux » ont été menées avec la clé de « chiffrement » prêtée par l’AMO. Bien qu’il n’existe pas véritablement de blocage, il faudra encore un peu de temps avant de sortir de ce cadre expérimental. Nous sommes, semble-t-il, proches de voir émerger un processus industriel de remboursement qui permettrait de connaître les codes des médicaments et de proposer des contrats d’assurance réellement adaptés aux besoins des assurés. Un véritable travail pédagogique a été réalisé et un important chemin a été parcouru.

Bien évidemment ! De nombreuses initiatives en matière de prévention ont d’ailleurs déjà été prises par des entreprises d’assurance. Par exemple, trois sociétés d’assurance, Axa, SwissLife et Allianz, ont mis en place, en partenariat avec le syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux (SNSMCV), des consultations cardiologiques préventives. Au regard de l’intérêt médical de cette démarche, la FFSA entend donc naturellement développer ce type d’expériences afin d’améliorer la prise en charge des pathologies chroniques. Dans cette optique, la sensibilisation des patients en partenariat avec les représentants de médecins et de pharmaciens, semble essentielle. L’assurance maladie obligatoire doit être partie prenante de cette démarche d’accompagnement des malades. Quant à développer une éventuelle « consultation pharmaceutique », à l’instar de ce qu’Allianz et le collectif national des groupements de pharmaciens d’officine (CNGPO) ont instauré, pourquoi pas ?

Comment jugez-vous le projet du gouvernement d’accroître la taxation des organismes complémentaires pour combler le « trou de la Sécu » ?

L’industrie pharmaceutique peut-elle être un partenaire de ces programmes ?

Une précision d’abord : aujourd’hui, les complémentaires couvrent environ 13,4 % des dépenses de santé, dont environ 7,7 % pour les mutuelles et 2,5 % pour les organismes de prévoyance. Quant aux sociétés d’assurance, leur part progresse et dépasse désormais les 3,5 %. Cette croissance tient à un alignement de la fiscalité qui, depuis 2002, n’est plus liée à la nature de l’organisme, mais à celle du contrat (pour être exonérés de taxe, les contrats ne doivent pas être tarifés en fonction de l’état de santé de l’assuré et, depuis 2005, doivent

Dans un premier temps, il semble difficile de réunir plus de trois partenaires. Nous préférons donc consacrer nos efforts à la construction, avec l’assurance maladie et les professionnels de santé, d’expérimentations. Dans un second temps, pourquoi pas ? Mais associer dès aujourd’hui l’industrie pharmaceutique semble prématuré. I Propos recueillis par Stéphane Le Masson

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Mutualité Française

« L’État doit se réapproprier le champs de l’information sur le médicament » Quelle place les « complémentaires santé », et en particulier les mutuelles, sont elles appelées à jouer dans le système de santé ?

Etienne Caniard Président de la Mutualité Française

L’élection présidentielle de 2012 constitue, pour le mouvement mutualiste, l’opportunité de prendre l’initiative. Bien que les délais soient extrêmement courts, nous devons ainsi être en mesure de proposer un schéma d’ensemble cohérent et crédible. À défaut, le débat risquerait d’être réduit à un simple partage financier entre régimes obligatoire et complémentaire. Il nous appartient donc de proposer une nouvelle architecture qui définisse clairement le rôle de chacun des acteurs et les mécanismes financiers qui les lient. Dans ce cadre, nous devrons à la fois déterminer une organisation cohérente de l’offre de soins et réaliser un examen sans complaisance des effets redistributifs et parfois antiredistributifs des prélèvements fiscaux et sociaux.

Et le reste à charge ? Une réflexion ambitieuse ne pourra bien évidement pas ignorer l’importance croissante de ce qu’il est convenu d’appeler les restes à charge. En clair, la part des dépenses de santé qui n’est pas remboursée par l’assurance maladie obligatoire. Porter un regard lucide sur les restes à charge, c’est également accepter de regarder en face la réalité des dépassements d’honoraires et celle de la rémunération des professionnels de santé. Cette volonté de donner un rôle nouveau aux complémentaires ne saurait toutefois être entravée par des mesures à court terme. Les contrats solidaires et responsables, par exemples, ne devraient en aucun cas être soumis à la taxe sur les conventions d’assurances (TCA). D’autant que cette politique risque de provoquer, de la part des adhérents mutualistes, le choix de garanties moins élevées, moins protectrices ; voire des comportements de démutualisation. D’où l’urgence, pour les organismes complémentaires, de disposer des moyens nécessaires pour exercer leurs responsabilités.

Quelles sont les priorités de la Mutualité Française dans le domaine du médicament ? L’affaire du Médiator® a fortement inquiété les adhérents mutualistes. Pour éviter qu’une situation similaire puisse se reproduire, nous avons

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proposé un ensemble de solutions concrètes qui reposent sur quatre axes. Il nous semble en effet essentiel de clarifier la situation et de préciser si les décisions sont prises au nom de la sécurité sanitaire, de la santé publique, de l’équilibre des comptes de l’assurance maladie ou bien d’une politique industrielle. En outre, il nous apparaît fondamental de redonner tout son sens à l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Dans cette optique, il est important que chaque AMM soit accompagnée d’une évaluation du rapport bénéfice risque et du progrès médical apporté. Par ailleurs, il est urgent que l’Etat se réapproprie les champs de l’information et de la formation sur le médicament afin de les distinguer clairement des logiques publicitaires. Enfin, il est fondamental que les professionnels de santé puissent s’impliquer davantage dans la pharmacovigilance ; notamment par le biais des dispositifs conventionnels.

Quels sont, selon vous, les impératifs dans le domaine de la pharmacovigilance ? La pharmacovigilance doit être une prérogative des pouvoirs publics et exclusivement exercée par eux. En clair, il leur appartient d’en garantir le financement, l’organisation et l’indépendance. D’où la nécessité de ne pas confier cette mission de surveillance à la structure qui est chargée de délivrer les AMM. À défaut, l’ombre de la suspicion ne manquera pas de planer sur l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dès lors qu’un problème se fera jour. En outre, il est essentiel de s’appuyer sur la totalité des signaux d’alerte sur les effets indésirables. Dans cette optique, il me semble fondamental de prendre également en compte les alertes non institutionnelles, tels que les signalements venant des patients. À condition, bien entendu, que leur analyse soit réalisée par les pouvoirs publics. D’où la nécessité de mettre en place un dispositif à même de discerner les alertes qui doivent conduire à un retrait rapide des produits concernés. C’est également la raison pour laquelle la Mutualité Française réclame la mise en place d’un outil d’analyse des prescriptions. Ce codage des pathologies permettrait en effet d’estimer le taux de prescription hors AMM et ainsi d’éviter d’éventuelles dérives. I Propos recueillis par Stéphane Le Masson


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Collectif Inter Associatif sur la Santé

« Les associations de patients doivent occuper une phase similaire à celle des autres secteurs du système de santé » Quel est l’objectif de l’accompagnement patient ?

Christian Saout Président du Collectif Inter Associatif sur la Santé (CISS) et auteur d’un rapport sur l’accompagnement patient

Le législateur a défini de manière extrêmement large les actions d’accompagnement patient. La loi indique en effet que ce sont des actions qui ont pour objet d’apporter « une assistance et un soutien » aux malades et à leurs proches. Dans ces conditions, il semble difficile de limiter la portée de cet article qui aboutit à englober des choses aussi différentes qu’une assurance de rapatriement en cas de maladie et un programme d’accompagnement de l’Assurance maladie comme Sophia. D’autant que cela peut aussi s’entendre comme englobant la télésanté ou les prestataires de santé à domicile… Ce n’était probablement pas la volonté du législateur mais c’est ce qui est maintenant écrit dans la loi ! C’est une des raisons qui avait motivé la Ministre de la Santé de la jeunesse, des Sports et de la vie associative pour demander aux trois rapporteurs initiaux de septembre 2008 – Bernard Charbonnel, Dominique Bertrand et moi-même – un rapport « complémentaire » sur ce qui est devenu l’article L 1161-3 du code de la santé publique.

L’industrie pharmaceutique peut-elle être à l’initiative de programmes d’accompagnements patients ? Tout est possible ! À condition cependant de rester dans le cadre défini par le législateur. L’industrie pharmaceutique peut ainsi parfaitement financer et/ou participer à des actions d’accompagnement des patients dès lors qu’elle accepte la prohibition du contact direct, issu de l’article L 1161-1 et « l’impossibilité de faire » fixée par l’article L 1161-4. Car les dispositions prudentielles des articles L 1161-1 et L 1161-4 concernent autant les programmes d’éducation thérapeutique que les actions d’accompagnement. En clair, les industriels du médicament peuvent financer ou participer à une action d’accompagnement dans des conditions très strictes. C’est d’ailleurs ce qui distingue ces programmes des gestes techniques dans le cadre desquels les laboratoires pharmaceutiques peuvent agir directement. Quant aux programmes d’accompagnement patient mis en place par l’assurance maladie, tels que Sophia et ce qui a été initié sur les maladies cardiovasculaires, ils vont dans le bon sens !

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Il convient en effet d’apporter aux patients des outils qui les aident dans le cadre d’une maladie au long cours, où le soutien est indispensable pour une bonne efficience du traitement. Il est néanmoins à craindre que ce type de programme trouve rapidement ses limites par le truchement d’une relation téléphonique qui aura du mal à prendre en compte la dimension personnelle. Une dimension qui ne peut voir le jour que dans un face à face ou dans un groupe de parole. Le risque est donc d’aller vers des actions d’accompagnement sans véritable relation humaine. Cela aura sans doute des effets positifs pour tous ceux qui bénéficient d’un cadre de relations humaines personnelles ou professionnelles par ailleurs dans la gestion de leur maladie. Au passage, on oubliera tous ceux qui ont besoin d’un peu plus. De présence humaine pour soutenir leur motivation, concourir à une information à la pédagogie adaptée, renforcer leur capacité pour plus d’autonomie dans la maladie. Car tout ça, ne peut pas se faire par téléphone !

Comment doivent être répartis les rôles entre médecins, autres professionnels de santé et associations de patients ? Le collectif inter-associatif pour la santé (CISS) s’est toujours prononcé pour une amélioration de la coordination des soins. Dès lors que les coopérations entre les différents professionnels de santé peuvent y contribuer nous y sommes donc favorables. Deux interrogations restent néanmoins sans réponse à ce jour et vont nous conduire à saisir le juge administratif. Il nous semble en effet nécessaire que l’habilitation d’un soignant par un professionnel ne se fasse pas sur la base d’une simple attestation mais après vérification de ses compétences. De même, nous apparaît-il indispensable que les transferts de données informatisées soient prévus et entourés par le texte de l’arrêté. Quant aux associations de patients, elles doivent occuper une place similaire à celle des autres acteurs. Nous sommes toutefois conscients qu’il faudra encore du temps avant qu’elles ne soient considérées au même niveau que les professionnels de santé, les syndicats professionnels et les experts de tout poil ! I Propos recueillis par Stéphane Le Masson


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Le marché pharmaceutique change de physionomie Selon la dernière étude d’IMS Health, la croissance du marché pharmaceutique mondial proviendra désormais des pays émergeants. Les pays occidentaux, comme la France enregistrant une stagnation des ventes ; voir une involution pour certains d’entre eux. En outre, avec le développement des génériques, les classes thérapeutiques jusqu’alors majeures devraient, pour la plupart, céder leur place aux domaines bénéficiant de produits issus des biotechnologies. Explications. D’ici à 2015, le marché pharmaceutique mondial dépassera le seuil des 1000 milliards de dollars. Tel est le principal enseignement de la dernière étude d’IMS Health. La société américaine, qui est implantée dans une centaine de pays, préconise même une croissance de 3 % à 6 % durant cette période. Mais au-delà de cette approche globale, le secteur va changer de paradigme. À l’instar de ce qui est déjà en train de se passer, la plupart des marchés matures (Etats-Unis Japon, pays d’Europe de l’Ouest) vont enregistrer une croissance négative allant de -0,3 % pour la France ou les Etats-Unis à -2,5 % pour le Japon, en passant par -1,2 % pour le Royaume Uni ou -1,4 % pour l’Allemagne.

La part de l’Europe divisée par deux Conséquence : la croissance mondiale sera tirée par les pays émergeants ; et en particulier le club des BRIC : Brésil (+10 % à 13 %), Russie (+11 % à 14 %), Inde (+ 14 % à 17 %) et Chine (19 % à 22 %). Quant aux autres marchés émergeants, ils devraient croître de 13 % à 16 %. 12 % à 26 %. Quant aux cinq principaux marchés européens, ils devraient voir leur contribution à la croissance mondiale être divisée quasiment par deux et passer de 12 % à 7 %.

Des perspectives qui incitent IMS Health à affirmer que « d’ici à 2015, la Chine remplacera les États-Unis comme principal contributeur à la croissance mondiale ». Le premier devrait en effet voir sa part régresser de 27 % à 11 % ; alors que la seconde passera dans le même temps de

Ce « nouvel ordre mondial » devrait donc logiquement inciter les grands groupes internationaux à « opérer des choix stratégiques dans leurs investissements », explique le directeur général d’IMS Health France, Robert Chu. En 2014, la Chine pourrait ainsi devenir le troisième marché en termes d’investissements des multinationales (9e en 2004 et 5e en 2009), alors que dans le même temps le Royaume Uni continuerait sa descente aux enfers pour pointer à la 12e place (6e en 2004 et 9e en 2009). Quant à la France, elle limiterait les dégâts en perdant encore un rang pour se classer à la 5e place (3e en 2004 et 4e en 2009), juste derrière l’Allemagne (4e en 2004 et 3e en 2009) et devant le Brésil (10e en 2004 et en 2009).

Oncologie, diabète et asthme Dans le même temps, les cartes vont être redistribuées entre les différents domaines thérapeutiques. À l’instar de l’oncologie, qui représentait 8 % du marché en 2010 et devrait peser 12 % en 2020, certaines spécialités vont enregistrer une forte croissance de leur poids. Le diabète va ainsi passer de 4 % à 7 % de parts de marché et les pathologies cardio-vasculaires de 3 % à 4 %. Une croissance d’autant plus impressionnante que, durant cette période, le marché devrait croître de 41 % et passer de 591 milliards de dollars à 1009 milliards de dollars. À l’inverse, certaines aires thérapeutiques jusqu’alors reines vont perdre de leur influence. L’asthme passera ainsi de 6 % à 5 % de parts de marché ; l’hypertension glissera de 5 % à 4 % et la sphère psychiatrique de 5 % à 3 %. Quant aux traitements contre le cho32


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lestérol et les troubles gastro-intestinaux, ils quitteront tout bonnement le top 10.

Un marché français atone

Explosion des génériques

En France, comme dans la plupart des marchés matures, la croissance n’est donc plus au rendez-vous. Les ventes de produits prescrits et remboursables n’augmentent ainsi que de 0,3 %. D’autant que les pathologies hivernales n’ont pas eu d’effets particuliers ces dernières années. Pire, les ventes de produits d’automédication diminuent (-0,8 %) en semi éthique (-1,3 %) comme en OTC (-0,7 %). Seul motif de satisfaction : les produits sans AMM qui, pour certains (alimentation entérale, laits infantiles, contention, gluco-test, dermoc-osmétique), enregistrent une croissance de +5 %, voire + 10 %. Insuffisant cependnt pour compenser l’atonie générale. Conséquence : la croissance globale est quasi nulle. Seul motif de satisfaction pour les officinaux : la croissance des prescriptions hospitalières dont le poids dans en ville continuent de progresser et se rapproche petit à petit du seuil des cinq milliards d’euros (+7 % en 2009 et +7,9 % en 2010). Avec les prescriptions des spécialistes libéraux, qui ont augmenté de +2,5 % en 2010 (+0,7 % en 2009), elles représentent désormais plus du tiers (38 %) des ventes officinales de médicaments prescrits. Dans le même temps les prescriptions de généralistes ont diminué de -3 % en 2010 après avoir déjà chuté de 1 % en 2009 et de 1,7 % en 2008.

Cette « régression », due en règle générale à la perte de brevets de médicaments phares et à l’absence de mise sur le marché de nouveaux produits, doit toutefois être relativisée par la croissance du marché. Le chiffre d’affaire généré par les anti-astmatiques devrait ainsi passer de 35,5 milliards de dollars à 50,45 milliards de dollars ; celui des anti-hypertenseurs de 29,55 milliards de dollars à 40,36 milliards de dollars et celui des anti-psychotiques de 29,55 milliards de dollars à 30,27 milliards de dollars. De la même manière, les 31 autres spécialités, qui concernent plutôt la médecine générale généreront encore 514,59 milliards de dollars en 2020 (307,32 milliards de dollars en 2010). Il n’en demeure pas moins vrai que « dans les cinq ans, l’impact sur le marché des pertes de brevet est estimé à environ 90 milliards de dollars ». Après la chute dans le domaine public des brevets de Lovenox®, Lipitor® et Flomax®, en 2010 (-12 milliards de dollars de chiffre d’affaires), celles de Plavix®, Advair®, ® ® Diskus et Zyprexa devraient entraîner une baisse de chiffre d’af-

Un poids non négligeable qui permet aux pharmaciens de compenser l’essoufflement dont semblent pâtir les génériques. Bien que l’élargissement du répertoire permette à ses molécules, dont le brevet est tombé dans le domaine public, de représenter environ 14 % (en valeur) du marché total du médicament, leur taux de pénétration a en effet chuté à 70,3 % en unités et 58,5 % en valeur, à fin 2010. La chute prochaine de brevets majeurs devrait cependant donner un coup de fouet à ce marché jusqu’alors prometteur. D’autant que, selon Robert Chu, « la vitesse de pénétration des génériques s’est accentuée ». Elle serait ainsi passer de six mois à trois mois.

Depuis 2007, les génériques dépassent, en unités, les princeps avec une croissance en CA 4 fois supérieure à celle du marché global

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L’industrie de santé, un secteur stratégique D’autant que la qualité du système de santé et le niveau de compétence des cliniciens lui permettent de disposer de leaders d’opinions de réputation internationale dans plusieurs domaines thérapeutiques.

Comment les dirigeants internationaux des entreprises du médicament jugent-ils la France ? L’Hexagone est-il attractif pour leurs investissements ? Quelles mesures concrètes lui permettront de se réindustrialiser ? Comment la France peut-elle rester un grand pays du médicament dans les dix ans à venir ? Pour répondre à ces questions, le Leem a demandé, à AEC Partners de conduire une enquête auprès de « patrons » de grands groupes industriels du médicament.

Volonté politique Une perception encourageante pour le président du Leem qui se plait à rappeler que « la France est un grand pays des sciences du vivant et un grand pays du médicament ». Premier exportateur européens de médicaments, elle peut même revendiquer un excédent commercial de près de sept milliards d’euros en 2009. Un résultat qui fait du secteur de la santé le quatrième contributeur de la balance française des paiements. Rien d’étonnant dès lors que depuis trois ans, des mesures et des initiatives concrètes traduisent la volonté politique de considérer les industries de santé comme un secteur stratégique : Conseil stratégique des industries de santé (CSIS), rencontres R&D Dating, Etats Généraux de l’Industrie, Grand Emprunt, mise en place de l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (AVIESAN), réforme du crédit impôt recherche (CIR)… Les dirigeants internationaux considèrent cependant que, « faute de politique d’investissements forte dans la recherche dans les sciences de la vie et en raison de l’éclatement de la recherche publique, de la relative dispersion des investissements publics et de l’insuffisance de partenariats public-privé », la France n’arrive pas suffisamment à transformer ses atouts en avantage compétitif. En outre, l’organisation du temps de travail et les mouvements sociaux, notamment dans les transports et la fonction publique nuisent à l’image de la France. Cette perception négative de l’environnement social hexagonal est cependant nuancée par les industriels qui ont une connaissance plus intime de la France. Pointant le décalage entre cette vision et la réalité, ces derniers « soulignent notamment la bonne productivité de la main d’œuvre en France et les réformes effectuées, et notent que d’autres pays connaissent également un environnement de travail complexe et contraignant ».

La France plait ! Selon une enquête exclusive réalisée pour le LEEM (Les entreprises du médicament), par AEC Partners auprès de 73 dirigeants internationaux d’entreprises du médicament sur plusieurs continents, l’Hexagone demeure une terre attractive. Selon ces dirigeants qui appartiennent à dix-neuf laboratoires majeurs, représentant plus des deux tiers du marché français, la France serait même « une destination d’investissements ». Cette perception positive repose certes sur la taille du marché qu’est l’Hexagone : deuxième marché européens et quatrième marché mondial après les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. Mais pas seulement ! La France dispose en effet d’une « forte tradition industrielle dans le domaine du médicament » ont reconnu unanimement ces dirigeants internationaux. Une tradition industrielle de grande qualité qui lui permet d’occuper une « position de leader pour la production et l’exportation de médicaments en Europe, voire au niveau mondial ». Cette enquête révèle aussi que ce rôle de premier plan tient également à « la qualité des ingénieurs et des techniciens, aux très bonnes infrastructures de transports et de télécommunications et au système de distribution des médicaments ». À cette tradition industrielle s’ajoute une qualité incontestable de la recherche académique. Selon cette enquête, la France disposerait ainsi d’une réelle « force de frappe de la recherche publique dans le domaine biomédical et d’une excellence certaine dans les domaines de l’ingénierie, des mathématiques et de la physique ». Des atouts qui lui permettent d’être un acteur mondial performant en R&D.

Croissance des ventes des produits biotech

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faires de l’ordre de 13 milliards de dollars, en 2011 ; le summum étant atteint en 2012 avec la fin de la protection de Seroquel®, Singulair®, Actos® et Lexapro® (-27 milliards de dollars de chiffre d’affaires). Rien d’étonnant dès lors à ce que, « depuis 2007, les génériques dépassent en unité les princeps avec une croissance du chiffre d’affaires quatre fois supérieure à celle du marché global ». Une véritable explosion !

l’aube d’un changement d’ère. À charge pour les grands acteurs mondiaux de réussir le pari de la diversification avec l’émergence de produits biotech dans les marchés matures, un développement des génériques dans les pays émergents, le maintien du modèle blockbuster pour certains domaines thérapeutiques et enfin une diversification au-delà du médicament et en particulier dans les dispositifs médicaux. D’où une évolution des stratégies marketing à prévoir. I SLM

Un marché biotech concentré De là à en déduire que l’ère du du tout « blockbuster » semble bel et bien révolue,il n’y a qu’un pas car « aucun produit de spécialité ne dépasse aujourd’hui la moitié du chiffre d’affaires du Tahor®/Lipitor® », explique encore Robert Chu. En outre, les produits issus des biotechnologies qui représentent un marché de 138,4 milliards de dollars, maintiennent depuis bientôt dix ans une croissance supérieure à celle des produits pharmaceutiques traditionnels.

Un marché de ville français en croissance nulle

Néanmoins, ce marché reste encore concentré entre les mains de quelques acteurs, puisque le dix premiers laboratoires actifs sur ce segment représentent 68,8 % de parts de marché (94,9 milliards de dollars). Quant aux dix principaux produits biotech, ils génèrent 49 milliards de dollars de chiffre d’affaires (35,4 % de parts de marché). De plus en plus d’acteurs devraient néanmoins investir ce marché prometteur. La raison ? « Le développement d’un médicament est un processus long, cher et risqué », explique Robert Chu. En clair, l’enjeu de propriété intellectuelle auquel sont aujourd’hui confrontés les fabricants de molécules chimiques, épargne pour l’instant les sociétés biotechnologiques. En outre, les trois grandes maladies – cancers, pathologies cardio-vasculaires, diabètes – et maladies rares sont principalement concernées par l’émergence de ces thérapies le plus souvent ciblées. Il y donc fort à parier que le marché pharmaceutique soit à

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Trois questions à Christian Lajoux

Renforcer la compétitivité des entreprises françaises et l’attractivité du territoire

Christian Lajoux Président du Leem (Les entreprises du médicament)

Au cours du XXe le progrès thérapeutique a connu des avancées majeures. De nouveaux défis s’imposent désormais à l’industrie du médicament. Christian Lajoux, président du Leem et auteur du livre « Le médicament, enjeu du 21e siècle », fait le point sur l’avenir de secteur industriel. Quel est l’avenir de l’industrie pharmaceutique en France ? Les prévisions de croissance pour les années à venir ne laissent guère augurer une amélioration rapide de la situation. Notre secteur d’activité n’en est pas moins un secteur d’avenir. Les Entreprises du Médicament veulent exprimer leur vocation fondamentale, leur double identité : être des chercheurs de vie et des partenaires de santé en s’inscrivant comme des acteurs économiques de premier plan. Il est de notre responsabilité d’être attentifs à un large accès au progrès thérapeutique et au bon usage des soins. C’est pourquoi nous soutenons activement le Plan Alzheimer, mais aussi les plans Cancer 2 et Maladies Rares 2, pour lesquels nous avons élaboré un ensemble de propositions. Dans ce contexte général, la santé et le médicament font partie des solutions de sortie de crise. Le médicament est une réponse de santé, qui génère de la richesse et de la croissance. Le médicament est aussi un « économiseur » de coûts (journées d’hôpital, arrêts de travail…). Il contribue largement à l’amélioration des indicateurs de santé en France (longévité, mortalité infantile, taux de survie accru de pathologies lourdes telles que le cancer, le sida…). Et dans ce secteur à haut potentiel de développement, la France possède des avantages comparatifs indiscutables.

Pourquoi avoir organisé des états généraux de l’industrie ? La tenue d’États généraux de l’Industrie répond à un vrai besoin aujourd’hui en France car dans un environnement mondial toujours plus concurrentiel, le renforcement de la compétitivité des entreprises françaises et de l’attractivité du territoire est essentiel pour que la France maintienne son leadership industriel dans le domaine de la santé. Le Leem via la Fédération Française des Industries de Santé (Fefis) entend donc contribuer activement aux travaux des États Généraux pour faire émerger une véritable politique industrielle en France, soutenant des secteurs stratégiques pour l’économie et la sortie de crise. Ces attentes, exprimés

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dans le livre blanc des industries de santé sont d’ailleurs en phase avec les pistes évoqués par le ministre de l’Industrie : - parier sur l’excellence française, qu’il s’agisse de la recherche ou du développement ; - Capitaliser sur les savoir-faire présents sur le territoire ; - considérer le maillage territorial comme un atout clé pour les industries et la proximité des maillons de la chaîne comme une chance (synergies, réactivité) ; - prendre en compte l’aspect fondamental du développement des collaborations publicprivé pour l’émergence de l’innovation ; - apprécier la présence de champions nationaux comme une chance ; - soutenir les PME/PMI dans leur croissance, à l’instar du modèle allemand, pour qu’elles atteignent une taille critique sur le territoire et dans la conquête de nouveaux marchés.

Le fond Inobio peut-il constituer une réponse satisfaisante à l’émergence des biotechnologies ? La France compte aujourd'hui environ 400 entreprises de biotechnologie de la santé ce qui représente un doublement au cours de ces dix dernières années et peut être considéré comme un premier résultat tout à fait encourageant. Cependant, ces entreprises demeurent fragiles car de toute petite taille, peu capitalisées et disposant d'un portefeuille de produits en développement peu nombreux, et à des stades précoces de leur développement où les risques d'échec sont majeurs. Elles ont donc le plus grand mal à financer leur essor, d'autant plus que la crise financière a très fortement réduit les levées de fonds en bourse et touche aujourd’hui le capital risque. Le fonds Innobio créé dans le cadre de la quatrième réunion du CSIS en octobre 2009 peut apporter une réponse satisfaisante à cette pénurie de financement. Constitué dans le cadre d'un partenariat entres dix entreprises pharmaceutiques et l'État sous la forme d'un apport du Fonds Stratégique d'Investissement et doté de 140 M€, il intervient en fonds propres, seul ou en co-investissement, y compris en position de leader, avec des investissements de 5 millions d’euros à 10 millions d’euros dans des sociétés impliquées directement ou indirectement dans le développement de produits innovants en santé et sciences de la vie, jusqu’à l’introduction en bourse ou la cession de la société. I Propos recueillis par Stéphane Le Masson


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Automédication

« Le pharmacien a un rôle de premier plan à jouer dans le développement du marhé » Vous venez de succéder à Vincent Cotard à la présidence de l’AFIPA. Quelles sont vos priorités ?

Pascal Brossard Président de l’AFIPA

L’Association française de l’industrie pharmaceutique pour une automédication responsable (Afipa) représente aujourd’hui environ 70 % du chiffre d’affaires généré par les industriels engagés dans l’automédication. Soit trentehuit adhérents. Je souhaite donc, en premier lieu, fédérer l’ensemble des acteurs de ce secteur afin d’accroître la représentativité de l’association. Dans cette perspective j’entends à la fois resserrer les liens avec les adhérents actuels et convaincre les quelques laboratoires qui n’auraient pas encore adhéré à nous rejoindre. J’aurais par ailleurs à cœur de poursuivre, avec le conseil d’administration de l’Afipa, l’action engagée par mes prédécesseurs.

À quoi faites-vous allusion ? Je compte ainsi faire en sorte que l’Afipa soit la référence des pouvoirs publics pour tout ce qui pourrait avoir trait à l’automédication. C’est déjà le cas, puisque nous avons été invité, en tant que spécialiste, aux « Assises du médicament ». Mais il nous faut aller encore plus loin. En clair, l’association doit être considérée comme l’expert incontournable et ainsi être consultée par les politiques, les professionnels de santé et les patients pour tous les sujets qui concerneraient l’automédication. J’aspire enfin à favoriser le développement de l’automédication qui a un grand avenir dans l’Hexagone.

Comment envisagez-vous d’enrayer l’involution du chiffre d’affaires enregistrée par le secteur ? Je ne parlerai pas d’involution mais plutôt de stabilité globale. À l’instar des veinotoniques, certains segments enregistrent certes une baisse notable de leur chiffre d’affaires, mais globalement le marché demeure au même niveau en valeur. D’autant que d’autres segments, telle que l’antalgie qui est tirée par les ibuprofènes, progressent fortement. J’ajouterai que plusieurs laboratoires étant en pourparler avec des « complémentaires santé » et en particulier des compagnies d’assurance, comme AXA, et des organismes de prévoyance, comme MédéricMalakoff, je ne peux qu’être très confiant dans l’avenir du marché de l’automédication. J’affirme donc sans détour que le marché de l’automédication est à l’aube de son décollage.

Pourquoi un tel optimisme ? Il me semble que les conditions sont enfin réunies pour que la France puisse rattraper son retard, par rapport à ses voisins européens. Ce marché qui représente un peu plus de 6,4 % en valeur du marché global du médicament (9,1 % du chiffre d’affaires des laboratoires pharmaceutiques), soit quelque deux milliards d’euros (14,1 % en volume) devrait en effet bénéficier de la conjonction de deux facteurs concomitants : d’une part, les patients sont de plus en plus formés et entendent prendre de plus en plus en charge leur santé ; d’autre part, la dégradation du contexte économique semble aujourd’hui inciter les autorités à favoriser le

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développement de l’automédication. Sans oublier la baisse de la démographie médicale qui augmente naturellement les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous et incite donc les patients à recourir à l’automédication, sous le contrôle du pharmacien, pour soigner des pathologies bénignes. Car le maillage pharmaceutique offre actuellement une véritable alternative dans le cadre du premier recours.

Est-ce à dire que les entraves au développement de ce marché sont enfin levées ? Plus rien ne semble en effet s’opposer au développement du marché français de l’automédication. À condition, bien entendu, que la population soit sensibilisée. Aussi souhaitonsnous qu’une information sur la santé et en particulier sur l’automédication puisse être dispensée dans les écoles et que l’automédication responsable fasse partie de programmes éducatifs généraux et soit intégrée aux différentes campagnes santé. De même nous semble-t-il essentiel que les professionnels de santé bénéficient d’une véritable formation à l’automédication responsable dans le cadre de la formation initiale ou de la formation continue, afin de pouvoir, in fine, éduquer et guider le patient. En outre, il nous apparaît fondamental d’augmenter le nombre de produits d’automédication disponibles afin de proposer un réel choix. Dans cette optique, il est essentiel de clarifier la frontière entre les produits de prescription médicale obligatoire et ceux vendus sans prescription.

Comment développer l’automédication alors que certains produits sont tantôt de prescription médicale obligatoire, tantôt de prescription médicale facultative ? Cette clarification nécessitera de détacher le statut des produits, qui peut correspondre à une sécurisation de la dispensation lorsqu’ils sont de prescription médicale obligatoire, de leur éventuelle prise encharge par la collectivité et donc par l’assurance maladie. C’est en quelque sorte le concept du panier de soins. D’où notre souhait d’aboutir à des déremboursements par classe entière ! Par ailleurs, les membres de l’Afipa souhaitent une modification de la notion de service médical rendu insuffisant (SMRI) qui véhicule une connotation négative en terme d’efficacité, nuit au développement de l’automédication responsable et se révèle donc particulièrement néfaste pour le secteur. Ces propositions seront officiellement formulées à l’occasion du colloque qui sera organisé par l’Afipa, le 13 octobre prochain, sur le développement de l’automédication dans le cadre de la santé publique. Car nous entendons démontrer que le médicament d’automédication présente un réel intérêt pour la santé publique dans le traitement des pathologies bénignes ainsi que dans l’amélioration de la qualité de vie du patient. I Propos recueillis par Stéphane Le Masson

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Repartition pharmaceutique

« L’avenir de la distribution du médicament doit s’écrire avec la répartition et les officinaux »

Claude Castells Président de la Chambre Syndicale de la Répartition Pharmaceutique (CSRP)

Mobilisation dans le cadre des missions de service public qui lui sont dévolues, menaces pesant sur son statut, fragilisation des approvisionnements aux officines… les nuages n’ont cessé de s’accumuler au dessus de la répartition pharmaceutique. Le président de la Chambre Syndicale de la Répartition Pharmaceutique (CSRP), Claude Castells, dresse un rapide bilan avant de présenter des voies de réforme pour permettre à cet acteur du système de santé de continuer à garantir la sécurité de la chaîne du médicament. Le secteur de la répartition traverse une période très compliquée. Pensezvous qu’il pâtisse d’une forme de désengagement des pouvoirs publics ? Incontestablement ! Les difficultés des grossistes répartiteurs sont directement liées au

désintérêt des pouvoirs publics pour la distribution du médicament. Résultat : le modèle économique de la distribution pharmaceutique est aujourd’hui à bout de souffle. Pourtant, alors même que les limites du financement ont été atteintes, aucune solution n’a été mise en œuvre pour y remédier. Au contraire ! N’imposer qu’à certains grossistes répartiteurs le respect des obligations légales contribue à la dérégulation du secteur. Or la dérégulation n’arrangera rien. Pire, elle ouvrira le marché à des « short liners », engendrant ainsi d’importantes conséquences sur la distribution du médicament dans l’Hexagone. Faute de trouver des solutions aux problèmes de financement, tout sera donc mis en place pour dériver vers un système encore plus libéral. Au final, tout se passe comme si l’on voulait remettre en cause la pharmacie dans son organisation globale. J’en veux pour preuve des initiatives telles que l’industrialisation des préparations à dose administrée (PDA), la tentative d’instaurer une distribution sélective ou encore l’économie anarchique du générique… Ces quelques exemples tendent à démontrer que nous sommes passés d’une logique d’obligation de moyens, à une logique d’obligation de résultats. Or les obligations réglementaires, aujourd’hui en vigueur pour les seuls grossistes-répartiteurs, obéissent encore à cette obligation de moyens.

Pourquoi la situation économique des répartiteurs s’est-elle dégradée ? Plusieurs raisons expliquent la dégradation de notre situation économique. Mise au point pour gommer les effets de la croissance, la marge dégressive lissée impacte désormais à la baisse nos revenus puisque le marché du médicament est atone. Pour remédier à cette situation, nous avons proposé des solutions, qui ont certes été jugées intéressantes, mais n’ont en aucun cas été mises en œuvre. Par ailleurs, sous prétexte de ne procéder qu’à une seule opération de « revignettage », le gouvernement a différé la réforme de la marge des grossistes ; le temps de faire évoluer celle de l’officine. Nous sommes donc, en quelque sorte, les « prisonniers de la vignette ». Quant à la loi de modernisation de l’économie (LME), elle aura été curieusement accompagnée d’une modification des conditions générales de vente des laboratoires pharmaceutiques les plus importants. La LME aura ainsi rapporté des dizaines de millions à l’industrie, 40


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d’approvisionner le marché de manière appropriée et continue. Or, aujourd’hui, les laboratoires pharmaceutiques contingentent les produits, pendant que les grossistes répartiteurs participent aux flux commerciaux intra-communautaires, dans l’esprit du traité de Rome. La situation est aberrante. Imaginez que les industriels ont mis en place des solutions de dépannages d’urgence pour distribuer des produits qu’ils refusent de mettre à disposition de la répartition. Preuve est ainsi faite que l’instauration de quotas est une vraie fausse bonne idée. Quant à la solution du double prix, c’est une hérésie ! À l’instar de ce qui s’est passé en Espagne, elle ne règlera aucun problème. Cette situation ne nous satisfait évidemment pas. Nous devons assumer nos responsabilités d’acteur de santé publique et réfléchir à l’aménagement du statut de grossiste-répartiteur pour répondre à certains besoins spécifiques des laboratoires. À défaut, les pharmacies spécialisées, à l’anglaise, risquent de voir le jour. au détriment de la répartition. Conséquence : d’ici à trois ans, notre branche d’activité n’engrangera plus aucun bénéfice !

Est-il permis de parler de bouleversements ? Sans aucun doute ! D’autant que divers circuits parallèles, qui ne sont pas astreints aux mêmes obligations de service public que les grossistes répartiteurs ont vu le jour dans le même temps. Les ventes directes se sont ainsi développées sur le dos de la répartition, dans la mesure où la marge du répartiteur a été réallouée à ces opérateurs qui ne sont soumis à aucune obligation de service public (OSP). Alors même que les grands opérateurs de la répartition sont en surcapacité, de nombreuses autorisations ont été accordées chaque année à des « short liners » qui n’apportent aucune valeur ajoutée et se soustraient à toutes OSP. En outre, les reprises de produits parfois non distribués par les répartiteurs, les astreintes que seuls les grossistes répartiteurs sérieux assument, notre engagement au service des urgences sanitaires… sont autant de contraintes supplémentaires qui pèsent désormais sur des professionnels au bord de l’asphyxie. Quant aux PDA, elles semblent prendre le chemin de l’industrialisation alors même qu’aucun texte ne prévoit cette éventualité. Il est dès lors permis de s’interroger sur l’objectif recherché : confier la mission de distribuer le médicament à la pharmacie dans son en semble ou bien réserver ce domaine à quelques uns ? Au final, la transgression de nombre de règles et l’absence de réaction des autorités de tutelle accréditent l’idée selon laquelle l’organisation de la distribution du médicament n’intéresse plus les pouvoirs publics et est passée entre les mains des acteurs économiques.

Et les ruptures d’approvisionnement ? Il est clair que les ruptures d’approvisionnement constituent un sérieux problème. Elles sont dommageables, en premier lieu, pour le patient mais aussi pour le système dans son ensemble. Il faut néanmoins relativiser et réfléchir à de véritables solutions, sans chercher à stigmatiser la seule répartition ! Car fabricants comme distributeurs ont pour obligation 42


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ment : les interviewés considèrent, dans leur majorité que la situation financière des répartiteurs est précaire, qu’elle s’est dégradée ces dernières années et que cela va s’aggraver encore. Bien que connaissant assez mal notre niveau de rémunération, ils attribuent cette dégradation aux mesures gouvernementales et aux ventes directes. Enfin, il est intéressant de noter que les officinaux ne sont pas opposés à ce que notre rémunération soit en partie basée sur une facturation de services.

Que préconisez-vous pour améliorer le système de distribution ? Il semble avant tout essentiel de s’interroger sur la mission qui est confiée aux répartiteurs. Avec pour objectif d’assurer, pour la collectivité, la permanence sanitaire des produits de santé, elle semble toujours aussi essentielle. Qui d’autre que nous pourrait en effet improviser un système d’astreintes, un dispositif pour les pandémies ou encore de gestion de pénurie ? Fort de leur savoir-faire et de leur capacité à garantir la mise à disposition des médicaments aux patients, les grossistes répartiteurs sont ainsi devenus, pour les pouvoirs publics, un recours en cas d’urgence sanitaire. Ils sont en quelque sorte les maillons clés d’une chaîne dont la performance repose à la fois sur la solidité de chacun des maillons et sur leur bonne articulation. Dès lors, l’évolution de cette chaîne doit être abordée globalement. Il est en effet fondamental de conserver à l’esprit la finalité de la chaîne et de veiller à son fonctionnement global. C’est un impératif, car l’avenir de la distribution du médicament ne saurait s’écrire sans l’officine et la répartition. Il nous appartient donc d’anticiper et de nous adapter ensemble pour mériter notre avenir ! C’est pour cela que nous demandons dans l’immédiat l’adaptation de notre rémunération. Il s’agit là d’une nécessité urgente. Par ailleurs, nous souhaitons faire évoluer notre statut pour répondre de manière structurante aux évolutions qui se dessinent. I Propos recueillis par SdV

La répartition en quelques chiffres

Quels sont les principaux enseignements de l’enquête sur la répartition réalisée par Celtipharm ? Je tiens d’abord à souligner que les résultats de cette étude doivent être observés avec attention, puisque quelque 3 587 pharmacies issues d’un panel représentatif ont participé à cette enquête entre le 17 mars et le 1er avril 2011. J’en tire ensuite comme enseignement principal que la proximité, le relationnel et les services sont plébiscités par les officinaux. Plus d’un pharmacien sur deux souhaite ainsi deux livraisons par jour. Il apparait par ailleurs que les pharmaciens attendent autant une qualité de services que des prix concurrentiels de la part du répartiteur. Or il ressort clairement de cette enquête que les grossistes répartiteurs sont de loin les plus performants en matière de service rendu. Les prestataires de vente directe, les « short liners » et autres plateformes de groupements ne se justifient que par les remises qu’ils accordent. Autre enseigne-

Dans l’Hexagone, 7 grossistes répartiteurs proposent quelque 30 000 références disponibles, pour un délai de livraison moyen de 2 h 15. À partir des 183 établissements de répartition, installés en métropole, plus de 200 millions de kilomètres sont parcourus chaque année pour desservir 22 386 officines. 6,75 millions de boites sont manipulées chaque jour. 2,5 milliards de produits sont achetés, gérés et vendus chaque année. 200 millions de kilomètres sont parcourus par an.

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Démographie pharmaceutique

Les jeunes pharmaciens boudent l’Ordre La dernière édition de l’étude de la démographie pharmaceutique, publiée par le Cnop, révèle un recul du nombre global de pharmaciens. Cette baisse des effectifs est cependant plus sensible chez les libéraux et en particulier pour les officinaux.

Isabelle Adenot Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens

Une première ! Le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre national a baissé en 2010. Une baisse toute relative puisque, selon le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop), 73 259 pharmaciens se sont inscrits à l’ordre contre 73 332 en 2009. Les effectifs n’ont donc reculé que de 0,1 % (73 pharmaciens). Ce coup d’arrêt a néanmoins valeur de symbole, puisque « la croissance globale des effectifs de pharmaciens marque le pas pour la première fois » a expliqué la présidente du Cnop, Isabelle Adenot. La baisse est par ailleurs plus importante dans certains métiers et en particulier chez les libéraux. Forts de 7 860 inscrits, le nombre de pharmaciens biologistes (section G) recule ainsi de -1,3 %. De la même manière, avec 27 857 inscrits, les titulaires d’officine (section A) accusent un repli de leurs effectifs de 0,78 %. Quant aux adjoints (section D), ils ne sont plus que 26 441 (-0,2 %).

Manque d’attractivité Mais le problème est ailleurs. Au-delà de la baisse du nombre d’inscrits, c’est l’évaporation des jeunes diplômés qui inquiète les autorités ordinales. « Après avoir obtenu leur diplôme, près de 20 % des jeunes pharmaciens ne s’inscrivent pas à l’Ordre et choisissent de travailler dans d’autres secteurs comme la cosmétologie, l’agro-alimentaire ou encore l’environnement », déplore ainsi la présidente du Cnop. Le phénomène n’est certes pas nouveau, puisqu’en 2008 quelque 21,5 % de diplômé avaient déjà opté pour d’autres voies. Mais le retour à 12 % en 2009 laissait augurer d’une solution. Et Isabelle Adenot d’ajouter : « Ce manque d’attractivité de la profession pour les jeunes constitue un réel problème ».

Population vieillissante Un constat d’autant plus alarmant que le numérus clausus avait été porté de 2250 places en 2009, à 2 400 places en 2004. Ce sont donc 150 diplômés supplémentaires qui auraient du venir gonfler les effectifs de l’Ordre et compenser les départs à la retraite et autres départs précoces. D’où l’inquiétude d’Isabelle Adenot qui estime devoir « relever ce défi démographique sous peine de voir la profession se diriger vers des difficultés évidentes ». Car, dans le même temps, la population officinale vieillit. Alors que l’âge moyen de la profession s’établit à 46,2 ans, il atteint 49,1 ans chez les titulaires d’officine. Un vieillissement qui devrait se poursuivre jusqu’à l’horizon 2020, puisque 30,9 % des titulaires et 16,8 % des adjoints ont actuellement plus de 55 ans.

Permettre l’entrée des adjoints Face à cette perspective inquiétante, le président de la section D, Jérôme Parésys-Barbier, considère qu’il est urgent de s’interroger sur de nouveaux modes d’exercices. « Les jeunes préférant travailler en groupe, il faut changer de paradigme ». D’où l’idée de privilégier, par exemple, des modes d’exercice en association pour les nouveaux titulaires ou permettant un exercice à temps partiel pour les adjoints. Mais encore faudrait-il que les nouveaux dispositifs d’exercice le permettent. Car les adjoints sont, à ce jour, exclus des sociétés interprofessionnelles de soins ambulatoires (SISA) et des mai-

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sons de santé. Un oubli de la proposition de loi Fourcade que le Cnop entend bien corriger. À défaut, une remise en cause de l’actuel maillage pourrait être à craindre. Il n’existe certes aucun désert pharmaceutique, aujourd’hui, mais l’augmentation du nombre de suppression d’officines (116 en 2010, contre 98 en 2009) pourrait annoncer

des lendemains difficiles. Quant bien même ces suppressions auraient lieu aujourd’hui « en zone urbaine, où la densité demeure forte ». Car le triplement en cinq ans du nombre de défaillance (140 redressements judiciaire, liquidations ou sauvegardes) n’est pas anodin. I Propos recueillis par SLM

Démographie Médicale : vers une fin de l’hémorragie ? La dernière édition de l’« Atlas de la démographie médicale en France », publié par le conseil national de l’Ordre des médecins, montre que le nombre d’inscrits au tableau de l’Ordre des médecins semble à peu près stabilisé mais que l’exercice libéral n’attire toujours pas.

Mais au-delà de cette photographie nationale, d’importantes disparités géographiques se sont faites jour. Neuf régions ont ainsi enregistré une diminution du nombre de praticiens en activité : l’Aquitaine, la Bourgogne, la région Centre, la Champagne Ardenne, la Corse, l’Ile-de-France, la région Midi-Pyrénées, le Nord-Pas-de-Calais, le Poitou-Charentes. Ramené au niveau départemental, cet état des lieux est encore plus saisissant, puisqu’un département sur deux est concerné par une baisse des effectifs des médecins en activité régulière ; allant de 4,2 % dans l’Aveyron à -0,05 % dans le Gard. L’Atlas 2011 confirme également que l’activité libérale reste peu attractive auprès des nouvelles générations de médecins. Ainsi, parmi les 5 392 praticiens nouvellement inscrits au tableau de l’Ordre (34,6 ans d’âge moyen), 70 % ont opté pour le régime salarié alors que seuls 9,4 % ont choisi un mode d’exercice libéral. Une faible proportion, certes, mais« plus importante » que l’année précédente (8,6 %).Bien que l’Ordre note une nouvelle fois le « désintérêt croissant » manifesté par les médecins pour l’exercice libéral, « au profit de l’exercice salarié et, plus particulièrement, hospitalier; aussi bien chez les médecins généralistes que chez les médecins spécialistes », l’exercice libéral exclusif concerne encore quelque 46 % du corps, le salariat 42,5 % et l’exercice mixte 11,5 %. Mais pour combien de temps encore, car 78,5 % des médecins sortants exerçaient en secteur libéral.

Un peu moins de 200 000. Tel était, selon le conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom), le nombre de médecins en activité régulière en 2010. Soit, avec précisément 199 987 praticiens, un effectif en légère baisse (-0,03 %) par rapport à l’année précédente et principalement composé de spécialistes (53,3 %). Les inscrits au tableau de l’Ordre (264 466) continue néanmoins de croître légèrement (+1,2 %), en raison d’une augmentation du nombre de médecins retraités actifs (+30,6 %) qui s’élèvent à 7 340. Autres enseignements de cette cinquième édition de l’« Atlas de la démographie médicale en France », élaboré à partir des tableaux des conseils départementaux de l’Ordre : le taux de féminisation atteint désormais 41 %de l’ensemble de la profession. Quant à l’âge moyen, il est passé de 50 ans l’an dernier, à 51,4 ans (53 ans pour les hommes et 49 ans pour les femmes). En outre, plus de quatre médecins sur 10 (42,9 %) ont plus de 55 ans, alors que 13,9 % seulement ont moins de 40 ans.

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Cancer

« Les dernières innovations thérapeutiques encouragent la prise en charge ambulatoire des patients »

Agnès Buzyn Présidente de l’Institut National du Cancer (INCa)

Spécialiste de la greffe de moelle, de la leucémie aiguë lymphoblastique et de la leucémie myéloïde chronique, le Pr Agnès Buzyn a succédé au Pr Dopminique Maraninchi à la présidence de l’Institut national du cancer (INCa). Ancienne interne des hôpitaux de Paris et professeur d'hématologie, elle est également membre de l'équipe Inserm U970 qui, au centre de recherche de l’Hôpital européen Georges Pompidou (HEGP), travaille sur l’immunothérapie et le traitement antiangiogénique en cancérologie. Après avoir présidé l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), vous avez été nommée à la présidence du conseil d'administration de l'Institut national du cancer (Inca) pour 5 ans. Quelle perception aviezvous de l’INCa avant de prendre vos fonctions ? Avant 2009, j’avais une image très parcellaire de l’INCa que j’associais surtout aux appels à projets de recherche et au programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) dédié au cancer. Je n’avais pas pris la mesure de la variété de ses missions. Chacun voit l’INCa à travers son propre prisme et personne, à l’extérieure, ne réalise combien le champ est vaste. Lorsque je suis entrée au conseil d’administration de l’INCa, en 2009, j’ai été très impressionnée par la qualité de fonctionnement, le grand professionnalisme, la rigueur et la qualité de ses productions. C’est donc à partir de ce moment que j’ai réellement compris les autres dimensions de ses activités. Depuis mon arrivée à la présidence, j’ai découvert une diversité de missions encore plus grande. J’éprouve un sentiment de respect et de sécurité face aux compétences et à la rigueur que je vois déployées au quotidien par les collaborateurs. Chacun est animé du même désir d’excellence et partage des valeurs que je suis heureuse de porter au nom de tous.

Comment concevez-vous votre mission ? J’entends clairement focaliser les actions de l’INCa sur les patients et les acteurs de terrain. Dans cette perspective, nous devons agir avec 47

pragmatisme pour leur apporter toutes les améliorations concrètes possibles. De façon plus générale l’INCa doit encourager l’innovation et impulser la réactivité dans tous les domaines qui concernent le cancer : la recherche, les dépistages, la prévention, les soins… Sans oublier l’aspect organisationnel. Il nous appartient donc aussi de réfléchir au financement des traitements et à la mise en place de modes de travail innovants. À plus long terme, l’INCa doit constituer un modèle d’agence de santé, capable d’innover, de mobiliser et d’anticiper afin d’apporter aux citoyens des bénéfices concrets. Nous pourrons ainsi contribuer à la prise en charge d’autres causes de santé publique.

Comment envisagez-vous la coopération avec les autres agences ? Je parlerai plutôt de coordination que de coopération. Et dans ce domaine, j’entends poursuivre l’œuvre de mes prédécesseurs en développant de nouveaux accords cadres et d’autres programmes d’actions communes avec toutes les agences sanitaires : Afssaps ; Haute autorité de santé (HAS), Institut national de veille sanitaire (InVS)… La recherche d’efficience est le maître mot de cette coordination. Il faut donc aller chercher les talents et les compétences les complémentarités et les bons leviers d’action pour optimiser les missions qui nous sont confiées. Ces collaborations pourront ainsi concerner l’élaboration de référentiels de bon usage des produits de santé hors GHS, des recommandations de pratique clinique et des guides d’Affections de Longue Durée (ALD), l’évaluation des produits de santé, des technologies de santé, en particulier des technologies innovantes, des actes et pratiques professionnels, la définition des stratégies de dépistage des cancers et leurs évaluations médico-économiques, la certification des établissements de santé et le suivi de la qualité dans les établissements certifiés, l’information des professionnels de santé et du grand public sur le bon usage des soins et les bonnes pratiques en cancérologie…

Où en est le deuxième plan cancer ? À mi-parcours, le Plan cancer, annoncé par le chef de l'État le 2 novembre 2009, est en phase


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innovants – les programmes d’actions intégrées de recherche (PAIR) – qui couvrent une pathologie à 360°. C’est dans ce cadre qu’ont été lancés des PAIRS voies aéro-digestives supérieures (VADS), colorectal, prostate…

avec les objectifs fixés. Le dernier bilan d’étape met ainsi en évidence un engagement des principales mesures, conformément au calendrier prévu. Grâce à la mobilisation de tous les acteurs de la recherche et de la lutte contre le cancer et à l’affectation des ressources programmées – 531 millions d’euros sur 1,9 milliard –, les principales mesures ont été engagées sur l’ensemble des axes du Plan cancer, en articulation avec les autres plans nationaux de santé publique (santé environnement, santé travail, maladies chroniques…). Les progrès réalisés dans la connaissance des caractéristiques moléculaires des tumeurs permettent par exemple un traitement personnalisé pour un nombre de plus en plus important de patients. Le soutien à la recherche clinique s’est également accru afin de faire progresser la prise en charge et le traitement des cancers tout en réduisant leurs effets secondaires. Le développement de l’offre d’essais et une meilleure information des malades et des professionnels a par ailleurs permis d’accroître la participation des patients aux essais cliniques de 57 % entre 2008 et 2010. Enfin, seize centres d’essais cliniques de phase précoce ont été labellisés fin 2010 et sont soutenus pour une durée de quatre ans pour favoriser l’accès aux molécules innovantes. Il nous faut néanmoins faire preuve de vigilance vis-à-vis de la mise en oeuvre de certaines mesures qui présentent aujourd’hui un retard ou des difficultés dans leur réalisation. Il est ainsi impératif de faire face aux défis démographiques des professionnels de santé en cancérologie, de lever les obstacles à la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de cancer et de réduire les inégalités de santé face au cancer.

La prise en charge ambulatoire des patients cancéreux est-elle l’une de vos priorités ? Elle est inéluctable aux vues des innovations thérapeutiques actuelles et elle est souhaitable pour la qualité de vie de la majorité des patients qui en bénéficient. Il est donc de notre devoir de l’accompagner afin que ce déploiement se passe dans les meilleures conditions de sécurité et de qualité.

Comment envisagez-vous renforcer la coopération interprofessionnelle entre les différents acteurs impliqués dans la prise en charge des patients cancéreux ? Parmi les professionnels de santé très impliqués dans la lutte contre le cancer, les infirmiers et les pharmaciens verront leur rôle renforcé. De nouvelles missions ont déjà été attribuées aux infirmiers hospitaliers dans le cadre du parcours de soins personnalisé. Ces infirmiers dits « coordonnateurs » sont d’abord des interlocuteurs pour le malade afin de formaliser, d’organiser, de simplifier et de rendre plus lisible son parcours de soins. Ils assurent une interface hôpital-ville organisée en priorité autour du médecin traitant. Ils ne se substituent pas au médecin cancérologue, qui reste le référent thérapeutique du malade et de sa famille, ni aux équipes soignantes qui interviennent dans l’établissement de santé. Ils viennent compléter le travail assuré par les intervenants de proximité qui assurent une mission au domicile. Par ailleurs, je tiens à préciser que certains infirmiers libéraux jouent un rôle dans la délivrance des chimiothérapies à domicile. Enfin dans le cadre de la coopération interprofessionnelle, des actes médicaux commencent à être partagés avec les infirmières dans le domaine de la prise en charge du cancer. Encadré par la HAS, avec la participation de l’Inca, le processus aura certainement tendance à s’étendre dans les années à venir. Quant aux Pharmaciens, ils jouent un rôle essentiel auprès de la population pour faire passer les messages de prévention et de dépistage. Leur proximité avec le public leur permet d’être promoteur de certains actes et notamment la vaccination pour le cancer du col, les dépistages des cancers, ou encore les sevrages tabagiques. En outre, le soutien du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) permet à toutes les pharmacies d’officine de disposer des outils de communication nécessaires pour relayer les messages. Fort de la mobilisation de toute la profession, nous pouvons ainsi garantir à une population plus précaire ou plus rurale, qui fréquente moins les cabinets médicaux, l’accès à ces informations. Par ailleurs des réflexions sont en cours pour inclure le pharmacien d’officine dans le suivi des chimiothérapies à domicile dont la pratique croît chaque année. I

Comment pensez-vous qu’il faille valoriser l’innovation thérapeutique dans la prise en charge du cancer ?

© Photo Viadys

L’INca soutient activement l’innovation thérapeutique et l’accès pour tous aux thérapies ciblées à travers le financement des plates formes de génétique moléculaire et le développement de nouveaux tests, grâce à un ambitieux programme de détection de nouveaux bio-marqueurs. L’INca a par ailleurs monté des partenariats avec l’industrie pharmaceutique pour mener des programmes de recherche

Propos recueillis par Stéphane Le Masson

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L’Oncopôle de Toulouse : unis et solidaires contre le cancer Ce qui fait l’originalité et la force de l’Oncopôle de Toulouse, c’est le rassemblement pour la première fois en un même lieu, d’experts de la cancérologie issus d’univers et de cultures différents : privé, public, médical, pharmaceutique, recherche, industrie…

per rapidement, d’organiser leur translation clinique et de favoriser leur valorisation industrielle. Au lendemain du dixième anniversaire de l’explosion de l’usine AZF, l’Oncopôle de Toulouse correspond aussi à un retour à ??? d’une partie de la ville et de l’agglomération.

Le défi de l’Association Oncopôle de Toulouse, Présidée par Pierre Cohen – Député maire de Toulouse – et dirigée par Benjamin Gandouet consiste à fédérer les interventions de tous ces acteurs. Son rôle est « de valoriser et d’assembler des talents complémentaires pour créer une équipe unie et riche de ses diversités ».

Pour Pierre Cohen, l’Oncopôle est porteur d’une véritable ambition territoriale. L’une de ses priorités a été de reconfigurer le projet pour l’inscrire dans une véritable dynamique urbaine. « Cet endroit abrite d’ores et déjà des milliers de chercheurs, de personnels ; demain il abritera des personnes malades et des familles. L’Oncopôle n’est donc pas exclusivement un parc scientifique, il est aussi un lieu de vie et d’échange. Il doit s’insérer dans son quartier, dans la ville, par un aménagement routier conséquent, de nouveaux services (brasserie, accueil petite enfance...), des transports en commun et des liaisons cyclables et pédestres adaptés. »

La philosophie développée au sein de l’Association Oncopôle de Toulouse laisse d’ailleurs peut d’ambiguïté face à cette dynamique. « C’est essentiel pour que ce formidable projet qu’est l’Oncopôle de Toulouse soit un succès. » L’ensemble des partenaires partent du principe que la lutte contre le cancer exige que l’on rassemble toutes les énergies pour combattre la première cause de mortalité en France et la maladie la plus redoutée des Français. C’est un drame pour des milliers de malades et leur famille et c’est un défi pour les chercheurs et les médecins.

L’Oncopôle porte enfin une ambition de développement et de diversification économique du Grand Toulouse. Avec le déploiement de la filière santé et sciences du vivant, « nous sommes en train de gagner une véritable reconnaissance internationale » précise encore Pierre Cohen. I

Le projet toulousain porte donc l’ambition d’appréhender la lutte contre le cancer comme une question de solidarité et d’innovation dans la gouvernance de sa lutte, « ce doit être notre responsabilité de s’associer collectivement – recherche publique, recherche privée, recherche clinique – dans ce combat à mener ». « Nous sommes convaincus à Toulouse que face à un adversaire aussi redoutable que le cancer, on ne gagne pas seul. C’est ensemble, unis et solidaires, qu’il faut agir et c’est toute l’ambition de l’Oncopôle de Toulouse », explique Benjamin Gandouet. Grâce à son organisation inédite en Europe, l’Oncopôle de Toulouse va permettre d’accélérer la recherche et d’améliorer les soins aux malades. Le campus proposera à chaque malade une réponse thérapeutique ciblée et performante. Les patients auront ainsi un égal accès aux traitements les plus innovants. Le nouveau modèle de gouvernance de l’Oncopôle de Toulouse fondé sur le décloisonnement des excellences scientifiques, médicales, technologiques entend, mettre en œuvre des programmes de recherche innovants et mutualiser les moyens de chacun des partenaires.

Chiffres clés Un investissement total de 1 milliard d’euros, avec une contribution publique (Europe, Etat, la Région Midi-Pyrénées, le Conseil Général de Haute-Garonne, le Grand Toulouse) de 65 millions d’euros. Un pôle clinique de 62 000 m2, 306 lits et places, avec un investissement de 300 millions d’euros. Un campus de 220 hectares, dont 65 hectares dédiés au développement économique, clinique et scientifique. 300 000 m2 de nouveaux bâtiments, laboratoires et programmes immobiliers. Une plateforme innovante du Centre Régional d’Exploitation Fonctionnelle et Ressources Expérimentales (CREFE) sur 3 000 m2. 30 hectares de parc et d’espaces verts publics. Plus de 100 hectares de zone verte en bords de Garonne. Un ensemble tertiaire et hôtelier de 40 000 m2 comprenant un centre d’affaires, un restaurant, des salles de sport, un accueil et conciergerie multiservices, des résidences services et des commerces.

La recherche médicale nécessite aujourd’hui une collaboration inédite entre les disciplines. Dans le nouveau modèle de gouvernance qu’il promeut, l’Oncopôle de Toulouse s’engage ainsi à donner aux équipes porteuses de projets de pointe les moyens humains, techniques et économiques de les dévelop-

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Maladie d’Alzheimer

Le pharmacien au cœur de la prise en charge du patient l’acétylcholinestérase (Aricept®, Reminyl® et Exelon®) qui sont indiqués dans les formes légères à modérément sévères de la maladie d’Alzheimer, sont en effet des traitements symptomatiques. Ils n’en jouent pas moins un rôle important, puisqu’ils contribuent à ralentir la progression de la maladie. D’où la nécessité pour les patients d’être particulièrement observant !

Quel rôle peut jouer le pharmacien dans la prise en charge des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ? Abordée lors du dernier « Club des spécialistes », organisé par l’OCP, cette question a permis de mettre en avant le rôle social des hommes et femmes du médicament. Une explosion ! Avec le vieillissement de la population, le nombre de patients souffrant de pathologies neuro-dégénératives explose littéralement. Et en particulier ceux atteints de la maladie d’Alzheimer. Initialement décrite par un médecin allemand, Boris Alzheimer (1864-1915), cette maladie qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire frapperait en effet 220 000 nouveaux patients chaque année. Conséquence : de 850 000 en 2005, les « malades souffrant d’Alzheimer » devraient être 1,3 million en 2020 et plus de 2,1 millions en 2040.

La France en queue de peloton Et d’être pris en charge le plus tôt possible. La raison ? « Entre 65 ans et 85 ans, le nombre de patients doublerait tous les cinq ans », explique Bénédicte Desfontaines, neurologue, fondatrice et directrice du réseau ville-hôpital Aloïs qui fédère à Paris et dans les Hauts-de-Seine un millier de professionnels de santé et médico-sociaux. Conséquence : « 25 % des Français âgé de 85 ans souffriraient de la maladie d’Alzheimer ». Pour gagner cette course contre la montre, l’établissement d’un diagnostic précoce est donc fondamental ! Un objectif clairement affiché par le plan Alzheimer 2008-2012 qui vise, entre autres, à « l’amélioration de la prise en charge des malades et de leurs aidants ».

Traitements symtomatiques Une explosion d’autant plus inquiétante, que les produits aujourd’hui sur le marché ne permettent pas de guérir. L’inhibiteur des récepteurs du glutamate (Ebixa®), qui est prescrit dans les formes modérées à sévères, comme les inhibiteurs de

Un rôle de vigie Un objectif primordial, puisque selon l’étude européenne PAQUID (Quid sur les Personnes Agées), le délai entre les premières plaintes du patient et la réalisation du diagnostic est d’environ deux ans. Soit « le pire délai après celui de nos voisins d’outre-manche qui doivent attendre un peu moins de deux ans et demi », précise Florence Bonté gériatre à la fondation hospitalière Sainte-Marie. Un délai problématique, puisqu’il interdit toute prise en charge avant l’apparition de troubles cognitifs qui ont un retentissement sur la mémoire. D’où la nécessité, selon Jean-Luc Audhoui, pharmacien d’officine installé dans les Yvelines, de « déceler le plus tôt possible d’éventuels signes précurseurs afin d’initier une prise en charge du patient et de l’aidant beaucoup plus en amont ». Un rôle de vigie sociale qui s’inscrit dans la droite ligne des évolutions issues de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST). Un rôle complémentaire de la dispensation de médicaments et de suivi des prescriptions qui contribue à placer le pharmacien au cœur de la prise en charge des patients. I SLM

Alzheimer en quelques chiffres

© Fotolia

En 2005, 850 000 Français étaient atteints de la maladie d’Alzheimer. Avec 220 000 nouveaux cas par an, 1,3 million de personnes devraient être touchées en 2020 et quelque 2,1 millions en 2040. Des malades qui, selon l’association France Alzheimer, doivent débourser entre 1 042 euros et 1 080 euros par mois pour être aidés, soignés et surveillés.

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Pharmacovigilance Un médicament sous haute surveillance

Anne Castot Directrice du département surveillance des risques à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps)

Un médicament n’est pas un produit comme un autre. Une fois mis sur le marché, il continue de produire des effets qui n’ont pas forcément été identifiés lors des études cliniques. C’est tout l’intérêt de la pharmacovigilance qui a pour objet la surveillance du risque d'effet indésirable résultant de l'utilisation des médicaments ou des produits mentionnés à l'article R.5144-1 du code de la santé publique. Une surveillance qui s’appuie sur les remontées d’informations provenant du terrain et dans laquelle les médecins généralistes et les pharmaciens d’officine devraient jouer un rôle central. Limiter les risques. Une obsession pour tout individu travaillant dans l’univers du médicament. Car dans le monde de la santé il convient d’évaluer en permanence les bénéfices d’un nouveau produit par rapport aux risques attachés à son utilisation. Ce suivi relève de la compétence de la commission nationale de pharmacovigilance. Une commission dont la mission est double. En cas d’accidents médicamenteux, liés à de nouveaux principes actifs, à des thérapeutiques innovantes ou à toute consommation de médicament, cette instance se doit, d’abord, d’éclairer les autorités compétentes en leur apportant une information scientifique. Elle doit, par ailleurs, contribuer à éviter ces accidents médicamenteux en distillant une information complète sur le mésusage, les interactions éventuelles et tous les risques inhérents à la consommation de produits pharmaceutiques.

« Fillet à grosses mailles » La raison ? « Les études cliniques et précliniques ne suffisent pas toujours à cerner les effets indésirables », explique le Dr Anne Castot responsable du service de gestion des risques des médicaments au sein de l’agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps). Et ce médecin d’ajouter : « Le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui permet de connaître les effets indésirables les plus fréquemment rencontrés, n’est qu’un filet à grosses mailles ». Testé au mieux sur quelques milliers de patients, il ne peut en effet permettre une juste prévision des effets indésirables rares. D’autant que les patients recrutés sont généralement choisis sains pour tout ce qui ne concerne pas la maladie étudiée. 52

Trente et un centres régionaux D’où l’intérêt de cette phase IV des essais cliniques qui permet d’étudier un médicament après sa commercialisation. Une étude qui se déroule bien au-delà des premières années de la vie du produit. « Il n’existe pas de durée moyenne pour être confronté à des problèmes de pharmacovigilance », précise le Dr Anne Castot qui se souvient avoir découvert les effets indésirables d’un produit mis sur le marché trente ans plus tôt. Le système mis en place en France doit cependant permettre d’éviter qu’un délai trop long ne s’écoule avant l’apparition d’éventuels effets secondaires. « Conçue sur un mode déclaratif, la pharmacovigilance à la française présente la singularité d’être à la fois décentralisée et centralisée », précise encore la responsable de la surveillance des risques des médicaments à l’Afssaps. Avant d’ajouter : « Il s’agit d’un développement en tuyaux d’orgue, dont le but est de disposer d’unités à même de répondre à une mission de pharmacologie clinique ». Constitué de 31 centres régionaux de pharmacovilance (CRPV), le réseau hexagonal présente en effet l’avantage d’être « proche du terrain », explique le Dr Françoise Harramburu, médecin pharmacologue, du centre de pharmacovigilance de Bordeaux. Car ces centres régionaux, tous implantés au sein de centres hospitaliers universitaires (CHU), ont pour missions à la fois de recueillir les déclarations d’effets indésirables que doivent leur adresser les médecins, chirurgiens dentistes, sages-femmes et autres pharmaciens ; et de renseigner les professionnels de santé sur leur territoire d’intervention. En clair : de détecter et d’évaluer les effets indésirables des médicaments et prévenir le risque de leur survenue.

Améliorer les remontées d’information Harmonieusement réparties, ces antennes locales sont ainsi censées favoriser les échanges de proximité avec les professionnels de santé et donc permettre une remontée rapide des informations jusqu’à l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Chargée de les centraliser, cette agence est ainsi en mesure de réévaluer en permanence le rapport bénéfice risque et d’améliorer la sécurité d’emploi des médicaments. Les pharmacologues des centres provinciaux s’y réunissent d’ailleurs mensuellement. L’objectif ? « Améliorer les remontées d’information dans la base nationale de pharmacovigilance et alimenter le plus rapidement possible la base


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même que « le système de pharmacovigilance fonctionne indépendamment des acteurs de terrain ». Sans pouvoir véritablement étayer ses dires par des données chiffrées, il se dit « convaincu que le nombre de remontées d’informations provenant des médecins et en particulier des généralistes est excessivement faible par rapport aux problèmes rencontrés ». Et toujours pour les mêmes raisons : des déclarations difficiles d’accès, qui « nécessitent un travail supplémentaire mais ne donnent lieu à aucune rétribution ». D’où l’idée de la SFMG de mettre en place un outil dédié à la pharmacovigilance qui s’inscrive dans le cadre de l’exercice quotidien des praticiens. Développée en partenariat avec le centre de pharmacovigilance de Bordeaux, cette « brique supplémentaire de l’observatoire de médecine générale vise à prendre en compte les seuls effets importants et à structurer les résumés des caractéristiques produits, pour permettre aux praticiens de s’y retrouver plus facilement », explique Pascal Clerc, généraliste aux Mureaux (Yvelines). Françoise Harramburu s’est ainsi employée à créer une fiche de déclaration à même de simplifier la vie des médecins dans le cadre de leur pratique professionnelle.

européenne Eudravigilance qui a été mise en place par l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé », ajoute Françoise Harramburu. Encore faut-il que les professionnels de santé puissent facilement contribuer à cette mission de recueil. Et c’est là que le bât blesse. La raison ? Le système de pharmacovigilance est difficilement accessible aux médecins généralistes », déplore Emile Olaya, généraliste annonéen (Ardèche) et ancien président du collège des généralistes de l'union régionale des médecins libéraux (URML devenue URPS) Rhône Alpes. À l’origine de l'animation d'un système d'information et de recueil de données en pharmacovigilance pour le compte de l’URML Rhône Alpes, ce praticien ardéchois enfonce le clou : « l’information est peu accessible et indigeste ; quant au système de diffusion, il est beaucoup trop compliqué pour être utilisé ».

Sans les acteurs de terrain Un (res)sentiment largement partagé par Philippe Boisnault, membre de la société française de médecine générale (SFMG). Ce généraliste installé à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise) considère

Professionnels de Santé

Impliquer d’avantage par le cadre conventionnel Quelles sont les préconisations de la Mutualité pour améliorer la pharmacovigilance en France ?

Etienne Caniard Président de la Fédération nationale de la mutualité française (FNMF)

La pharmacovigilance, en France, souffre de deux maux. En premier lieu, les études pharmaco-épidémiologiques, qui doivent permettre de détecter des signaux faibles sur des produits à large diffusion, sont trop peu développées. Il faudrait donc s’appuyer sur l’institut national de veille sanitaire (INVS) qui possède une réelle expérience dans ce domaine, pour combler notre retard. En second lieu, il est indispensable d’impliquer davantage les professionnels de santé dans la pharmacovigilance ; notamment lorsque des signaux faibles ont été repérés par des études de pharmaco-épidémiologie. Outre les pharmaciens, qui ont un rôle de premier plan à jouer avec le développement du dossier pharmaceutique, je pense, bien évidemment, aux médecins généralistes.

Comment envisagez-vous d’impliquer davantage les médecins généralistes ? Le cadre conventionnel me semble parfaitement adapté pour encadrer la pharmacovigilance. Par le biais de ce dispositif, les généralistes pourrait en effet être incités à exercer une réelle vigilance. À l’instar des contrats d’aide à la performance individuelle (CAPI), un certain nombre de dispositifs

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médico-économiques permettent aujourd’hui d’instaurer une véritable obligation de pharmacovigilance. En outre, le cadre individuel présenterait un double intérêt : d’une part, donner un signal fort aux professionnels de santé en leur expliquant qu’ils ont un rôle central à jouer dans la pharmacovigilance ; d’autre part, instaurer un dispositif qui leur permette à la fois de répondre à cette exigence et de les motiver à s’impliquer dans la pharmacovigilance.

L’instauration d’un codage des pathologies peut-elle contribuer à renforcer la pharmacovigilance ? Indubitablement ! Aujourd’hui, un certain nombre de médicaments sont prescrits, dans une proportion non négligeable, hors autorisation de mise sur le marché (AMM). Dès lors qu’un codage des pathologies sera instauré, il sera plus aisé de vérifier s’il n’existe pas certaines déviances dans la pratique quotidienne des médecins. À charge ensuite aux délégués de l’assurance maladie (DAM) de dialoguer avec les praticiens concernés pour comprendre les raisons des prescriptions hors AMM. Toutefois, il faut avoir à l’esprit qu’aucun progrès ne pourra véritablement voir le jour sans une vigilance accrue sur les indications au moment de la demande d’AMM. I Propos recueillis par SLM


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Diagnostic différentiel

Assises du médicament : les propositions du conseil national de l’Ordre des pharmaciens

À l’instar de ce qui avait été imaginé par le centre de pharmacovigilance bordelais, dans les années 70, et régulièrement modifié depuis, ce document est l’antithèse de la fiche Cerfa, dont « la rigidité administrative » est régulièrement dénoncée. « Pas besoin non plus de huit pages de textes en anglais, comme ont tendance à le proposer les laboratoires pharmaceutiques », précise encore le médecin pharmacologue. Il faut juste, à travers des items essentiels, – le nom du patient pour disposer d’un suivi longitudinal, l’âge, le sexe, les antécédents médicaux pertinents, l’histoire médicamenteuse et quelques précisions sur le contexte – donner les moyens aux praticiens d’effectuer « le recensement d’un effet médicamenteux, à partir d’une démarche médicale qui, elle-même, repose sur un diagnostic différentiel ».

À l’heure où les assises du médicament vont se refermer, le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop) vient de rendre publique ses 26 propositions. Elaborées autours de sept thèmes différents - l’indépendance des pharmaciens responsables des laboratoires, la pharmacovigilance, l’accès aux bases de données pour participer à la vigilance sanitaire, la transparence et la traçabilité des prescriptions hors AMM, la formation initiale et continue des professionnels de santé, mais aussi leur information et la publicité qui leur est destinée, et enfin la transparence sur les liens d’intérêt -, elles visent en grande partie à renforcer la sécurité autour du médicament.

Rompre la barrière du rébarbatif C’est cette même idée qu’avait développé l’URML Rhône-Alpes. « Nous avions cherché à rompre la barrière du très rébarbatif dossier papier à remplir et à envoyer » explique Emile Olaya. Comment ? En mettant en ligne sur le site de l’URML (www.urps-med-ra.fr) une déclaration simplifiée qui permette de « signaler de façon simple, via internet, tout effet indésirable observé ». Mise à disposition des médecins rhônalpins, cette déclaration en ligne est également accessible, en deux clics, aux infirmières et aux pharmaciens. Ces professionnels de santé peuvent en outre trouver les bulletins sur les travaux des centres de pharmacovigilance, les alertes de l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Un moyen efficace d’instaurer un véritable réflexe pharmacovigilant. Car, déplore Emile Olaya, à la différence des pays anglo-saxons, les praticiens français ne possèdent pas de culture dans la pharmacovigilance. Et ce n’est pas « l’obligation qui leur est faite depuis le décret du 13 mars 1995 de déclarer obligatoirement un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d'être dû à un médicament » qui a changé la donne. Conséquence : « le recueil des données épidémiologiques relève culturellement et psychologiquement du seul domaine de l’Hôpital ».

L’instance ordinale propose notamment : − D’assurer au déclarant un retour rapide d’information, puis un bilan de sa déclaration ; − D’inclure les vigilances comme l’un des objectifs des contrats et conventions conclus entre les pouvoirs publics et les professionnels et établissements de santé ; − De mentionner les déclarations de pharmacovigilance dans le dossier médical et dans le dossier pharmaceutique (DP) ; − De maintenir la proximité territoriale entre les centres régionaux de pharmacovigilance et les déclarants ; − De créer des « correspondants pharmacovigilance » au sein de tous les établissements de santé ; − De créer un portail sanitaire unique pour faciliter la déclaration de toutes les vigilances ; − De rendre obligatoire dans les bases de données médicamenteuses qui alimentent les logiciels d’aide à la prescription et à la dispensation la mention des médicaments à surveillance renforcée en vue d’alerter les professionnels de santé ; − D’insérer une mention standard figurant systématiquement sur les ordonnances et les notices des médicaments ; − De rendre exhaustif et constamment à jour un répertoire des bases de données nationales et internationales ; − De faciliter l’accès aux bases de données anonymisées ; − D’améliorer la transparence des données pré-cliniques et cliniques internationales ; − D’améliorer l’évaluation clinique et la transparence des données relatives aux dispositifs médicaux ; − De développer la pharmaco-épidémiologie ; − De créer une base de données regroupant les expertises scientifiques relatives aux prescriptions hors AMM afin d’améliorer la qualité de la prescription et de la dispensation ; − D’assurer un suivi clinique et pharmaceutique particulier des patients qui reçoivent des traitements hors AMM ; − De développer une surveillance renforcée des médicaments largement prescrits hors AMM ; − De réévaluer régulièrement les évolutions anormales ou inattendues d’utilisation d’un médicament hors AMM.

Prolonger la reflexion D’où la volonté affichée par l’Union régionale des professions de santé (URPS) rhônalpine de poursuivre sa politique de sensibilisation. Elle vient ainsi d’entamer d’autres travaux visant à améliorer la pharmacovigilance. En collaboration avec le groupement régional de santé publique, une publication sur les « médicaments et la grossesse pour le grand public » va voir le jour, et en partenariat avec la Haute autorité de santé (HAS), un ouvrage sur « hypnotiques et personnes âgées » sera prochainement publié. Selon Pascal Clerc, il serait par ailleurs nécessaire de prolonger la réflexion sur la pharmacovigilance en réunissant des médecins et des pharmacologues afin de prévoir un retour d’information systématique en cas de prescription pouvant se révéler réellement problématique. « Les poly-pathologies, posent par exemple de sérieux problèmes en raison des poly-prescriptions », précise encore ce membre de la SFMG. D’où l’idée d’initier de « grandes études de pharmacovigilance sur les trois principaux domaines thérapeutiques qui concernent directement la pratique quotidienne des généralistes : le cardiovasculaire, les troubles psychiatriques et la gestion de la douleur. Un premier pas vers une pharmacovigilance « moins artisanale » et dans laquelle les généralistes se retrouveront enfin impliqués. I SLM

Autant de propositions qui s’inscrivent dans la droite ligne des recommandations du groupe de travail des Assises du médicament visant à « renforcer le système de surveillance des médicaments » et dont la vice-présidente est l’actuelle présidente du Cnop. Tournant autour de trois axes – promotion d’une culture pharmacovigilance, organisation territoriale de la pharmacovigilance et de la réévaluation du bénéfice-risque –, ces pistes de réflexion ne manqueront pas d’inspirer le texte promis, avant l’été, par le ministre de la Santé pour « dessiner le nouveau paysage du médicament ».

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Contrefaçons

Mobilisation générale contre les faux médicaments explique Alain Delgutte, membre du bureau du Conseil central de la section A du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop). Sans compter qu’il peut être facilement envoyé au domicile de quiconque par voie postale. Le gros du trafic demeure cependant l’apanage du continent africain, où « 25 % à 30 % des médicaments en circulations sont contrefaits, dans les pays les plus fragiles », explique le Pr Idrissou Abdoulaye, directeur général du centre national hospitalier universitaire de Cotonou. Un chiffre qui peut même être triplé, comme en Centrafrique où l’on estime que 85 % des produits pharmaceutiques sont falsifiés. Et dans certains de ces pays, « les faux traitements contre le paludisme constituent jusqu’à 50 % des antipaludéens en circulation », ajoute Gilles Forte, représentant le département des médicaments essentiels et des politiques pharmaceutiques de l’OMS. Conséquence : 200 000 décès par an. Face à ce fléau, le Conseil de l’Europe a donc élaboré une convention spécifique : Médicrime. « Signé par les 47 ministres des Affaires étrangères des États membres, ce texte punit pénalement le commerce de produits de santé falsifiés », explique Aline Plançon, chef de l’unité « contrefaçon de produits de santé et crime pharmaceutique » pour Interpol. Un grand pas en avant qui pourrait encourager les sanctions dissuasives et introduire des mesures de prévention des victimes. Un pas de plus après l’appel de Cotonou, lancé par le Président Jacques Chirac et qui visait à montrer que « des centaines de milliers de vie pouvaient être sauvées dès lors que les médicaments étaient de bonne qualité et correctement prescrits ». I

Les faux médicaments sont légion. Avec la mondialisation et le développement d’internet, ils circulent aux quatre coins de la planète et peuvent être livrés n’importe où. Aucun pays n’est donc protégé. D’où la volonté des États européens de s’organiser pour lutter contre ce nouveau fléau mondial. Sensibiliser et mobiliser. Deux maîtres mots dans la lutte contre les faux médicaments. Deux piliers de la politique de la Fondation Pierre Fabre, de la Fondation Chirac et de la Mutualité Française. Il n’est donc pas surprenant que ces trois acteurs aient décidé d’unir leurs efforts pour fédérer l’ensemble des personnes et autres instances qui « interviennent pour combattre le trafic de faux médicaments ». Un trafic qui prend des proportions considérables (lire encadré) et qui serait à l’origine d’un nombre exponentiel de morts. « Quand une personne achète un faux médicament, il le fait à son insu et avec la conviction qu’il sera soigné », a expliqué le Pr Philippe Bernagou, directeur de la fondation Pierre Fabre.

« Meurtres programmés » Et le Pr Marc Gentilini, délégué général de la fondation Chirac pour l’accès aux médicaments et à une santé de qualité de surenchérir : « Nous vivons dans une société perverse où tous les moyens sont bons pour trouver de l’argent ». Après le trafic des armes, de la drogue, puis des contrefaçons de marques de luxe, celui des faux médicaments se développe à vitesse grand V. La raison ? Il n’existe aucune contrainte, ni loi, ni barrière économique. Le Pr Gentillini explique en outre qu’« un malade achète forcément à son insu un faux médicament car il aspire avant tout à être soigné ». Or ces substances falsifiées sont à l’origine de décès assimilables à « des meurtres programmés ». Car le principe actif du faux médicament peut être surdosé, sous dosé, voire inexistant. Sans parler des substances toxiques…

Les faux médicaments en quelques chiffres Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), les faux produits pèsent pour 10 % du marché mondial du médicament, soit l’équivalent de 45 milliards d’euros. L’organisation mondiale des douanes considère que le trafic de médicaments a progressé de 300 % entre 2007 et 2008. Dans les pays les plus fragiles, le taux moyen de faux produits atteint 25 % à 30 % des médicaments en circulation. Mais cela peut être beaucoup plus, comme à Bangui, la capitale du Centrafrique, où 85 % des médicaments seraient falsifiés. Dans certains pays du continent africain, un antipaludéen en circulation sur deux serait faux et entrainerait le décès de 200 000 personnes par an. Au sein de l’Union européenne, 34 millions de faux comprimés ont été saisis en deux mois. Plus d’un million de médicaments contrefaits et illicitement vendus sur internet, soit une valeur de 2,6 millions de dollars, ont été saisis la semaine dernière lors d’une vaste opération internationale baptisée Pangea III qui a mobilisé les services de police, gendarmerie et douanes de plus de 40 pays. Au niveau mondial, 694 sites internet ont été identifiés et 290 ont été fermés, dont onze hébergés en France.

Lutte prioritaire Réservées pendant très longtemps aux pays pauvres, ces contrefaçons toxiques sont désormais bien présentes sur le vieux continent. À la fin 2010, au sein de l’Union européenne, quelque 34 millions de faux comprimés ont ainsi été saisis en deux mois. Des saisies qui concernaient bon nombre de domaines thérapeutiques : antibiothérapie, cancérologie, antalgie… Et pour cause ! « Ces faux produits pèseraient environ 45 milliards d‘euros ; soit 10 % du marché mondial du médicament. D’où un engagement politique sans faille de la France. Chargé de la lutte contre les médicaments falsifiés, au sein du ministère des Affaires étrangères et européennes Thierry Le Lay explique ainsi que « le ministre des Affaires étrangères et européennes a décidé de faire de cette lutte l'une de ses priorités en matière de santé publique internationale ».

Un anti paludéen sur deux falsifié Car la France n’en est pas moins concernée, bien que protégée par son système de distribution. « Un médicament fabriqué en Asie peut ainsi transiter par Paris et être mis en vente sur internet par une pharmacie située en Amérique du Nord », 56


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Résidus médicamenteux

Un plan pour limiter la pharmacopée au fil de l’eau

Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

Antidépresseurs, antibiotiques, anticancéreux, bêtabloquants… la liste de résidus médicamenteux trouvés dans l’eau est longue. À la hauteur de la pharmacopée ! Car « les résidus des médicaments que nous absorbons sont collectés et acheminés via le réseau d'assainissement vers une station d'épuration », explique Hélène Billon, chargée de cours à la faculté de Paris V, dans le cadre du diplôme universitaire d’hydrologie. Un quart des échantillons d’eau testés contiendraient ainsi des traces de médicaments. Tel est le principal enseignement d’une étude réalisée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), en janvier 2011. « Une source importante de résidus de médicaments est celle destinée à l'usage vétérinaire », ajoute cette pharmacienne. Conséquence : « Lorsqu’ils ne sont pas totalement dégradés dans l’organisme, les résidus de médicaments sont excrétés dans les selles et les urines sous leur forme initiale ou sous la forme d’un ou plusieurs métabolites. Une situation logique, puisque selon le ministère de la Santé, « Plus de 3 000 médicaments humains et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français ».

Pas d’inquiétude pour autant. « Ces substances sont présentes à de très faibles concentrations », précise encore Hélène Billon. Un constat déjà fait par l’Académie de pharmacie. Dans leur rapport, « Médicaments et environnement », les académiciens écrivaient : « selon les substances médicamenteuses et les différentes catégories d’eau, les concentrations retrouvées varient dans une gamme allant du nanogramme par litre dans les eaux superficielles douces ou marines, les eaux souterraines et les eaux destinées à la consommation humaine, jusqu’au microgramme, voire à plusieurs centaines de microgrammes par litre dans les eaux résiduaires et les effluents, avec des variations spatio-temporelles dépendant des activités humaines ».

Explorer associations et interactions Bien que les quantités mesurées dans les milieux aquatiques soient infimes – de l’ordre du nanogramme par litre – et que les conséquences environnementales et sanitaires soient encore mal connues, certains effets de résistance bactérienne dans l’environnement ont été mis en évidence. Le principe de précaution incite donc à la vigilance. D’autant que des incertitudes demeurent quant à l’impact à long terme d’une exposition chronique à de faibles doses. D’où la nécessité d'évaluer le risque éventuel lié à la présence de ces molécules, tant pour l'homme que pour les écosystèmes, et d’engager des actions de réduction de la dispersion médicamenteuse dans l’eau. En attendant que « des normes européennes ne viennent définir les seuils de tolérance », un plan national sur les résidus de médicaments dans l’eau (PNRM) a été mis en place. Elaboré par les ministères en charge de l’Écologie et de la Santé, il a pour objectif : « d’améliorer les connaissances scientifiques (métrologie, écotoxicologie, modélisation ; d’améliorer et de

Du nano gramme au microgramme Mais ces résidus de caféine, d’antiépileptiques et autres anxiolytiques ne proviendraient pas seulement des déjections d’animaux et des urines humaines. Sur près de 30 000 tonnes de médicaments non utilisés par an, seules 13 000 tonnes seraient en effet récupérées dans les pharmacies. Conséquence : une partie non négligeable de la pharmacopée serait jetée dans l’évier ou à la poubelle.

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© Fotolia

Nathalie Kosciusko-Morizet

De nombreux résidus de molécules pharmaceutiques ont été détectés dans les eaux naturelles superficielles et souterraines ainsi que dans l’eau destinée à la consommation humaine. Bien que faiblement concentrés, ces polluants émergents sont l'objet de nombreuses recherches pour établir leur toxicité. Lancé par la ministre de l’Écologie, Nathalie KosciuskoMoriset, le plan national sur les résidus médicamenteux instaure une véritable politique de prévention. Une remise à l’honneur du principe de précaution.


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sances. Dans cette optique, diverses mesures sont d’ores et déjà programmées telles que des campagnes de mesures des résidus de médicaments dans les eaux (de surface, souterraines ou potables) et les sols ; la surveillance des rejets hospitaliers, des rejets de stations d’épuration et des effluents d’élevages afin d’identifier les principales sources de contamination ; la poursuite du développement de méthodes d’analyses robustes permettant de quantifier ces molécules à des concentrations aussi faibles ou encore la mise à disposition des données nécessaires à l’évaluation des risques dans un portail commun aux substances chimiques. © Fotolia

Mieux prendre en compte l’impact environnemental Parallèlement, les ministres concernés ont décidé de promouvoir et de renforcer les filières de récupération et d’élimination des médicaments non utilisés à usage humain (dispositif Cyclamed) et vétérinaire ; d’inclure des précautions d’élimination dans les notices et de sensibiliser la population au bon usage du médicament en rendant le citoyen acteur. Enfin, à plus long terme, l’objectif sera de mieux prendre en compte, au niveau européen, l’impact environnemental des médicaments sur l’environnement, lors de l’examen des dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM). En outre, un appel à projet sur quelques bassins versants pilotes de taille limitée va être lancé dès l’année prochaine pour acquérir des connaissances et tester, en grandeur nature, les actions de ce plan. Ces expérimentations porteront également, de façon plus large, sur la pollution des milieux aquatiques par tous les micropolluants A charge ensuite à chacun de tirer les conclusions utiles pour les appliquer à des territoires plus étendus. I

renforcer la surveillance des milieux (identification de lacunes éventuelles) ; de renforcer les actions de réduction des émissions à la source ».

Trois axes Inspiré du Grenelle de l’environnement (engagement n° 103), ce plan va donc « explorer notamment les associations et interactions potentielles avec d’autres molécules chimiques, l’exposition chronique à faible dose et la mesure des effets sur l’Homme par des tests biologiques ou biochimiques, en accordant une attention particulière aux anticancéreux et dérivés hormonaux ». Ce plan s’articule ainsi autour de trois axes forts : l’évaluation des risques, la définition des mesures de gestion pouvant être prises à court terme et enfin le développement des connais-

SLM

Récupération des médicaments non utilisés Cyclamed : une spécificité qui a fait ses preuves L'association Cyclamed, approuvée par les pouvoirs publics, a pour mission de collecter et valoriser les Médicaments Non Utilisés (MNU) à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies.

traiter, aux contraintes environnementales et de santé publique. Les unités retenues sont conformes à la réglementation et permettent une récupération énergétique. Les laboratoires pharmaceutiques financent l'ensemble des coûts externes liés au fonctionnement du dispositif. Le dispositif s'adresse donc uniquement aux déchets en provenance des ménages et en aucun cas aux déchets des hôpitaux, cliniques ou des professionnels.

Depuis l'accord conclu en 2006 entre la profession et Adelphe (filiale d'Eco Emballages), les emballages vides de médicament sont orientés vers le tri sélectif. Tous les médicaments non utilisés à usage humain, vendus puis rapportés en pharmacie, qu'ils soient périmés ou non, sont ainsi concernés. Et ce quelles que soient leurs formes galéniques : comprimés, gélules, sirops, pommades. Depuis février 2007, toutes les pharmacies françaises sont donc obligées de récupérer les médicaments non utilisés (MNU) des ménages. Les cartons sont repris par les répartiteurs qui les déposent dans des conteneurs bennes fermés situés dans leur agence. Une fois remplis, ces conteneurs sont acheminés par des transporteurs à des incinérateurs de proximité partenaires de Cyclamed.

Eco-organisme, réunissant l'ensemble de la profession pharmaceutique - pharmaciens d'officine, grossistes répartiteurs et entreprises du médicament -, Cyclamed a pour objectif de sécuriser l'élimination des médicaments non utilisés, afin de préserver l'environnement et sa santé publique. À ces fins, Cyclamed coordonne des actions de sensibilisation et de communication auprès du grand public, des professionnels de santé et des acteurs environnementaux. Le « Réflexe Cyclamed » est un geste naturel qui doit s'inscrire comme une évidence.

L'incinération des médicaments est actuellement la solution qui répond le mieux, compte tenu de la nature des produits à

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Pharmacovigilance et éthique : le pharmacien en action au comptoir Avec la crise médiatique actuelle de confiance dans le médicament, le pharmacien est désemparé face à la mauvaise information sur les médicaments diffusée au grand public.

Dr Geneviève Durrieu Pharmacologue

Dr Jacques Faucher Médecin

Quelles aides peuvent apporter un centre de pharmacovigilance ou un centre de bioéthique ? Geneviève Durrieu, pharmacologue : il est important de redonner la vrai définition du médicament au comptoir. Le médicament est un remède et aussi un poison. Bien le prescrire, bien le dispenser, bien le prendre est nécessaire en s'appuyant sur des données indépendantes comme celles diffusées par le Centre Régional de Pharmacovigilance de Toulouse (CRPV) via sa lettre d'informations BIP 31. Pendant très longtemps, le bénéfice a été mis en avant et le risque mis de côté. Cette crise actuelle est bénéfique. Le rôle des professionnels de santé est d'apprécier la balance bénéfice-risque et de ne pas faire courir plus de risques au patient. Jacques Faucher, médecin : le principe le plus important est de ne pas nuire. Il en va de la responsabilité du pharmacien d'informer le patient même si le pharmacien doit appeler le médecin suite à un questionnement lors d'une délivrance. Le médecin est formé au diagnostic et fait confiance au pharmacien pour la partie médicament. L'Espace de Bioéthique Aquitain a une expérience du travail pluridisciplinaire avec des professionnels qui ne pensent pas de la même manière, qui s'écoutent et ainsi découvrent la complexité des aspects d'un problème (espacebioéthiqueaquitain.fr)

Souvent le pharmacien manque de temps pour déclarer les effets indésirables des médicaments. Comment le faire, quand le faire ? Geneviève Durrieu : n'oublions pas que le pharmacien, comme tout professionnel de santé, a l'obligation de déclarer les effets indésirables. Aujourd'hui il existe une déclaration en ligne depuis plus d'un an sur notre site internet www.bip31.fr Vous déclarez les effets graves même au

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retour d'une hospitalisation (car souvent il y a une sous-notification des effets indésirables) ou des effets indésirables inattendus. Jacques Faucher : une des réponses est de s'entraîner à la déclaration en ligne pour maîtriser les moyens informatiques des CRPV. Et puis nous pouvons nous poser la question : pourquoi toutes les pharmacies sont-elles organisées en comptoirs ? N'y a-t-il pas un problème de confidentialité ?

Au comptoir, les questionnements des patients peuvent entraîner des questions éthiques, de réglementation ou de pharmacovigilance. Comment le pharmacien peut-il avoir un comportement réfléchi et responsable souvent dans l'urgence ... ? Geneviève Durrieu : au CRPV, nous ne répondons pas en direct d'où un délai, on note la question, on rappelle pour donner l'information documentée et validée. Au comptoir, l'important est la confidentialité. Y-a-t-il vraiment urgence ? Jacques Faucher : l'urgence pour le pharmacien est d'avoir le souci de pouvoir maintenir la relation avec le patient. Pour les personnes en grandes précarités, c'est indispensable même si, sur le moment, tout n'est pas satisfaisant.

Présentez-nous votre structure en bref : Geneviève Durrieu : environ 2000 déclarations/an arrivent au CRPV de Toulouse, en majorité des CHU et établissements hospitaliers périphériques publics et privés, trop peu encore de la part des pharmaciens et professions libérales. Leurs analyses et les réponses sont assurées par une dizaine de personnes du Centre de Pharmacovigilance situé au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse. Jacques Faucher : créé en 1996, l'espace bioéthique aquitain a pour objectif de favoriser les débats sur les questions éthiques de la santé dans une approche multidisciplinaire et multiculturelle. Il organise des ateliers et des interventions pour la formation initiale ou permanente des soignants. Il est installé dans l'hôpital Saint André de Bordeaux. I


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Innovations thérapeutiques 2011 : une année en demi-teinte ! Principale complication du zona, ce type de douleurs chroniques peuvent persister plusieurs mois, voire plusieurs années. Parfois très pénibles, elles se manifestent soit sous forme de douleurs spontanées continues (sensations de brûlure) et/ou paroxystiques (« douleurs en éclair »), soit sous forme de douleurs provoquées par un stimulus normalement non douloureux, typiquement un frottement (allodynie). Il est recommandé d’appliquer un emplâtre par jour, pendant une période maximale de 12 heures, par période de 24 heures. L’efficacité du traitement sera évaluée au bout de 2 à 4 semaines. Conseils au patient : l’emplâtre doit être appliqué tel quel, sur une peau sèche et non irritée, autrement dit après cicatrisation des vésicules de zona. Les poils éventuellement présent sur la zone douloureuse doivent être coupés avec des ciseaux et non rasés.

L’innovation semblerait marquer globalement le pas. Les outils thérapeutiques ne cesse pourtant de progresser etl’ensemble des domaines en bénéficie, comme vous le démontre ce bilan. Des domaines thérapeutiques variés, dans lesquels le pharmacien et toute l’équipe officinale peuvent accompagner les patients par des conseils pratiques. D’autant que depuis la promulgation de loi HPST, les officinaux sont reconnus comme acteurs de santé de premier recours ! Allergologie Face à la très grande fréquence de l’allergie, notamment aux graminées, l’arrivée d’une nouvelle approche de la désensibilisation est à marquer d’une pierre blanche. Grazax ALK Abello (extrait de pollen de graminée) Renfermant un extrait allergénique standardisé de pollen de graminée de fléole des prés, il s’agit du premier traitement oral de désensibilisation présenté sous forme de comprimé sublingual. Ce médicament présente le double avantage d’un mode d’administration simplifié et d’une conservation à température ambiante. Grazax est indiqué pour désensibiliser les patients souffrant de rhinite et/ou de conjonctivite allergique déclenchée par les pollens de graminées, après confirmation par un test cutané positif et/ou par la présence d’IgE spécifiques aux pollens de graminées. Le traitement, qui doit être initié par un médecin expérimenté dans le traitement des pathologies allergiques, comprend la mise sous la langue d’un comprimé par jour. Un traitement de 3 ans est préconisé. Conseils au patient : il est impérativement recommandé que la première prise du lyophilisat oral s’effectue sous surveillance médicale pendant 20 à 30 minutes, cela afin d’évaluer la signification d’éventuels effets indésirables et d’établir la conduite à tenir. D’autre part, le patient devra se garder de déglutir durant la minute qui suit la mise en place du comprimé sous la langue et ne pas absorber d’aliments ou de boissons pendant les 5 minutes qui suivent.

Cardiologie Deux innovations à souligner dans des domaines très différents. Duoplavin Sanofi-Aventis (clopidogrel + aspirine) Présenté sous forme de comprimé, il s’agit de la première association anti-agrégante plaquettaire réunissant du clopidogrel (75 mg) et de l’aspirine (75 mg ou 100 mg). Indiqué dans la prévention des événements liés à l’athérothrombose chez l’adulte déjà traité par clopidogrel et aspirine pris séparément, Duoplavin simplifie le quotidien de ces patients. La posologie est de un comprimé par jour, pouvant être absorbé indifféremment par rapport aux repas. Conseil au patient : en cas d’oubli de prise, il est recommandé de prendre immédiatement une prise si le décalage est inférieur à 12 heures par rapport à l’horaire prévu ; au-delà de 12 heures, le patient prendra la dose suivante à l’horaire habituel, sans doubler la dose. Twynsta Boehringer Ingelheim (telmisartan + amlodipine) Une autre illustration du concept « 2 en 1 » a été fournit cette année par la mise sur le marché de la première association telmisartan/amlodipine, réunissant donc un antagoniste des récepteurs à l’angiotensine 2 et un inhibiteur calcique. Quatre dosages sont disponibles : 40 mg/5 mg, 40 mg/10 mg, 80 mg/ 5 mg et 80 mg/10 mg. Twynsta est indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle de l’adulte, à raison d’un seul comprimé par jour.

Antalgie À signaler, le lancement du premier emplâtre anesthésique local pour atténuer les douleurs post-zostériennes. Versatis Grünenthal (lidocaïne) On sait que les douleurs faisant suite à un épisode de zona peuvent être difficiles à contrôler. Versatis propose une nouvelle approche intéressante de ce problème. Il s’agit d’un emplâtre (10 cm x 14 cm) imprégné de 700 mg de lidocaïne, un anesthésique local utilisé depuis longtemps. Ce médicament est indiqué, chez l’adulte, dans le traitement symptomatique des douleurs neuropathiques post-zostériennes. 60


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Rappelons qu’une titration individuelle de la dose de chaque composant est recommandée avant un passage à une association fixe. Ces associations sont donc des produits de deuxième, voire troisième intention. Il est ainsi espéré une meilleure observance dans la prise en charge d’une pathologie au long cours exigeant un contrôle optimal aussi permanent que possible du niveau de la pression artérielle. Conseil au patient : le patient doit être averti que l’effet antihypertenseur maximal exige un délai pouvant atteindre 4 à 8 semaines après l’initialisation du traitement.

Hématologie Ce domaine a été marqué par l’arrivée d’un médicament très innovant pour une pathologie rare et par le premier fer injectable disponible en ville. Revolade Glaxosmithkline (eltrombopag) Revolade représente le premier agoniste du récepteur à la thrombopoïétine actif par voie orale. Indiqué chez l’adulte splénectomisé ou non, dans le purpura thrombopénique autoimmun idiopathique chronique (caractérisé par la survenue de syndromes hémorragiques) réfractaire aux autres traitements, il s’ajoute à Nplate (romiplostim) qui, quant à lui, s’administre par voie sous-cutanée. Rappelons que la thrombopoïétine est une hormone (synthétisée par le foie et les reins) stimulant la formation des plaquettes sanguines (thrombocytes). La dose initiale recommandée est de 50 mg, une fois par jour ; mais seulement 25 mg par jour chez les patients originaires d’Asie de l’Est (Chinois, Japonais, Coréens, Taïwanais...). La posologie est ensuite ajustée individuellement, par palier de 25 mg/j en fonction de l’évolution du taux de plaquettes (un délai de 2 semaines est nécessaire pour évaluer les effets du produit), avec l’objectif de maintenir ce dernier au-dessus de 50 000/microlitre, seuil associé à un risque hémorragique. Un hémogramme complet doit être réalisé chaque semaine jusqu’à obtention d’un taux plaquettaire stable, égal ou supérieur à 50 000 pendant au moins 4 semaines ; fréquence ramenée par la suite à un hémogramme mensuel. Conseil au patient : Revolade doit être absorbé au moins 4 heures avant ou après la prise de produits renfermant des cations polyvalents (anti-acides, compléments minéraux, produits laitiers...).

Ferinject Vifor France (carboxymaltose ferrique) Ferinject 50 mg/ml (solution injectable pour perfusion) renferme du carboxymaltose ferrique. Il s’ajoute aux autres présentations de fer injectable : complexes d’hydroxyde ferrique-saccharose (Venofer) et complexe d’hydroxyde ferrique et de dextran (Ferrisat). Ce médicament est indiqué dans la carence martiale lorsque les préparations orales de fer ne sont pas efficaces ou ne peuvent pas être utilisées. La dose cumulée adéquate de Ferinject doit être déterminée au cas par cas, pour chaque patient et ne doit pas être dépassée. Ferinject peut être administré en une seule fois, soit en bolus, à raison de 4 ml au maximum de solution, soit en perfusion de 15 minutes au maximum pour une dose de 20 ml. Conseil au patient : le patient doit être averti des possibles effets indésirables, dont les plus fréquents (similaires à ceux des thérapeutiques martiales par voie orale) sont représentés par des céphalées, douleurs abdominales, nausées et troubles du transit.

Neurologie Une seule nouveauté notable à remarquer, pour améliorer la prise en charge de la maladie de Parkinson, en termes de fréquence la 2e pathologie neurologique derrière la maladie d’Alzheimer. Neupro UCB Pharma (rotigotine) Neupro est le premier agoniste dopaminergique présenté en patch (dispositif transdermique) utilisé dans la maladie de Parkinson. Celui-ci renferme de la rotigotine, un nouvel agoniste dopaminergique non ergoté. Ce mode d’administration assure une diffusion constante du principe actif pendant 24 heures. Ce médicament est indiqué chez l’adulte dans le traitement symptomatique, en monothérapie, des signes et symptômes du stade précoce de la maladie de Parkinson. Le traitement doit être initié (il existe une boîte de titration renfermant 7 dispositifs de chaque dosage : 2 mg, 4 mg, 6 mg et 8 mg/24 heures) à la dose de 2 mg/24 heures, celle-ci étant ensuite augmenté progressivement, par palier de 2 mg/24 heures par semaine jusqu’à la dose efficace, sans dépasser 8 mg/24 heures, dose maximale. L’éventuel arrêt du produit doit s’accompagner d’une dégressivité identique. Les effets indésirables de Neupro sont similaires à ceux obser62


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Rhumatologie Flector Tissugel Héparine Genévrier (diclofénac + héparine) Indiquée dans le traitement local symptomatique des entorses bénignes de la cheville, il s’agit d’une compresse (14 cm x 10 cm) imprégnée d’un anti-inflammatoire non stéroïdien et d’héparine. L’héparine, en application locale présente le double avantage d’inhiber les médiateurs de l’inflammation (réduction de la douleur) et de s’opposer à l’action des médiateurs vasodilatateurs (diminution de la fuite lymphatique et résorption plus rapide de l’œdème). La posologie recommandée est d’une application par jour pendant 3 jours. L’emplâtre peut être maintenu en place à l’aide d’un filet élastique, mais en revanche, il est déconseillé de le recouvrir d’un pansement occlusif. Conseils au patient : il est recommandé de se laver les mains après application, de ne pas associer l’utilisation de ce produit à la prise d’autres AINS par voie orale (comme l’ibuprofène) et d’éviter les expositions solaires de la zone traitée en raison du risque potentiel de photosensibilisation à laquelle expose l’héparine. Enfin, il convient de suspendre les application en cas d’éruption cutanée. I Docteur Patrick Foy

vés dans le cas d’une administration par voie orale : surtout nausées/vomissements, plus rarement vertiges, somnolence, réactions au site d’application. Conseils au patient : appliquer chaque patch de préférence chaque jour à la même heure, immédiatement après l’ouverture du sachet-dose, sur une peau sèche et saine (abdomen, cuisse, hanche, flanc, épaule, bras), et observer un délai d’au moins deux semaines entre deux applications au même endroit.

Ophtalmologie Événement rare mais grave, l’obstruction de la veine rétinienne a bénéficié d’une avancée majeure.

Et bientôt...

Ozurdex Allergan (dexaméthasone) Ozurdex est le 1er implant intra-vitréen à effet prolongé de dexaméthasone. Ce médicament, qui doit être administré par un ophtalmologiste expérimenté dans les injections intra-vitréennes, est indiqué dans le traitement des patients adultes présentant un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine ou de la branche veineuse rétinienne. L’objectif du traitement est de limiter la perte d’acuité visuelle en favorisant le rétablissement d’une circulation normale par une inhibition de l’expression du VEGF et la synthèse de prostaglandines. La dose recommandée est d’un implant dans le vitré de l’oeil atteint. Une nouvelle administration peut être envisagée chez les patients ayant d’abords répondu au traitement puis ont souffert d’une baisse d’acuité visuelle. Une antibiothérapie par voie locale à large spectre doit être administrée avant et le jour même de l’administration, ainsi qu’une anesthésie locale. Conseil au patient : les patients doivent être prévenus d’une possible diminution temporaire de la vision après l’injection et ne doivent pas conduire un véhicule tant que leur vision n’est pas redevenue normale.

• Un nouvel antidiabétique dans le diabète de type 2 La linagliptine (Trajenta, laboratoires Boerhringer Ingelheim et Eli Lilly), un nouveau représentant de la classe des inhibiteur de la DPP-4, vient d’être approuvée par la Commission européenne. Ce médicament, actif par voie orale, présente l’avantage de ne pas nécessiter d’ajustement posologique en cas d’insuffisance rénale (ou hépatique), une complication fréquente du diabète. • Un nouveau progrès dans le traitement du cancer du poumon Le crizotinib (Xalkori), un inhibiteur de tyrosine kinase, a été approuvé par les autorités sanitaires américaines dans le cancer du poumon non à petites cellules (NAPC) localement avancé ou métastatique chez les patients dont la tumeur exprime le réarrangement EML4-ALK (la fusion de ces deux gènes induit la production d’une protéine à activité enzymatique, ou kinase, accélérant la prolifération des cellules cancéreuses) présent dans environ 5 % des cancers bronchiques (survenant plus souvent chez des sujets plus jeunes que la moyenne, non fumeurs ou fumeurs légers).

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Les adjoints au quotidien

Comment s’installer avec peu de moyens

Michel Watrelos Expert-comptable, cabinet Conseil et Auditeurs Associé

Philippe Becker Expert-comptable, cabinet Fiducal

Officines trop chères, manque d’apport personnel, difficultés à établir un plan de financement cohérent… Les obstacles à l’installation sont nombreux quand les moyens financiers font défaut. Pourtant, il existe des solutions qui permettent de devenir titulaire ou associé d’une officine sans trop s’endetter. Inventaire. La plupart des observateurs économiques le soulignent : malgré le ralentissement de l’activité des officines et la crise qui frappe actuellement la profession, les prix de cession des fonds restent trop élevés au regard des rentabilités dégagées et des perspectives de croissance. En outre, le décalage entre les exigences des vendeurs et les possibilités financières des acquéreurs se creuse, et, pour s’installer, de nombreux pharmaciens sont obligés de s’endetter plus que de raison, avec des plans de financements parfois peu réalistes. Devenir titulaire, aujourd’hui, est donc plus difficile, et souvent plus risqué. On le constate avec les difficultés de trésorerie que connaissent de très nombreux titulaires, et avec la forte augmentation, depuis deux ans, du nombre de pharmacies en redressement ou en liquidation judiciaire. Selon les syndicats et les études statistiques professionnelles, on estime ainsi à près de 2 000 les pharmacies « surendettées » ou en situation financière grave. Plus que jamais, il faut donc prendre un maximum de précautions avant d’acquérir un fonds d’officine ou des parts sociales, surtout quand on a peu d’apport personnel ou des possibilités d’emprunt limitées. Mais s’installer avec peu de moyens est néanmoins possible, à condition d’examiner soigneusement le marché et les opportunités qui se présentent.

Le choix de la petite officine

Luc Fialletout Directeur Interfimo

La dernière étude de la société INTERFIMO sur les prix de cession des pharmacies en 2010 le montre : l’écart de prix moyen entre les officines de taille importante – celles qui font plus de deux millions d’euros de chiffre d’affaires – et les petites officines – moins de 800 000 euros de chiffre d’affaires – est de près de vingt points (voir graphique ci-contre). On peut ainsi trouver de petites pharmacies à acquérir à un prix inférieur à 65 % du chiffre d’affaires hors taxes, voire à 50 % dans certains quartiers, dans la région parisienne ou en zone rurale. 64

« Acheter une petite officine offrant une faible marge en volume et une rémunération modeste est d’abord un choix de vie », explique Michel Watrelos, expert-comptable à Lille. Cette opportunité intéresse en général les jeunes adjoints qui essaient de s’installer après quelques années d’assistanat, mais aussi les pharmaciens qui viennent de l’industrie ou les conjoints dont le mari ou la femme travaille et qui ne cherchent pas à réaliser obligatoirement une opération financière. Les petites officines, en outre, constituent souvent aussi une bonne opportunité en vue d’un transfert ou d’un regroupement ultérieur. En vue d’un regroupement, l’acquisition permettra d’additionner les clientèles et les chiffres d’affaires et de bénéficier du gel des licences disparues. En vue d’un transfert, elle permettra de développer l’officine dans de meilleures conditions. L’avantage principal des petites pharmacies, c’est donc qu’elles ne nécessitent pas d’apport personnel important. Pour autant, le plan de financement doit être solide, et le montant de l’emprunt cohérent avec le chiffre d’affaires, la marge et les perspectives de développement : l’officine doit dégager un bénéfice suffisant pour assurer un train de vie correct au titulaire. Comme pour toute acquisition, il faut également vérifier la composition du chiffre d’affaires, et se renseigner sur les projets éventuels de création ou de transfert d’autres officines à proximité. Dans tous les cas, et même pour une toute petite officine, il faut disposer d’un apport personnel d’au moins 20 %, voire de 25 %, du coût total de l’acquisition. En effet, les conditions financières et bancaires pour s’installer en officine ont changé. Les banquiers sont devenus plus exigeants, les plans de financement plus stricts, et l’apport personnel de l’acquéreur doit donc être plus élevé. « Il y a encore quelques années, pour des acquisitions d’officines particulièrement rentables, on pouvait se limiter à 15 % ou 17 % d’apport. Aujourd’hui, de tels chiffres ne sont plus d’actualité », prévient Philippe Becker, directeur du département Pharmacie de Fiducial.

Travailler à plusieurs Autre solution à retenir quand les moyens sont limités : exercer en association. En faisant l’acquisition, à deux, d’une officine en société, l’apport personnel nécessaire est en effet moins élevé et un jeune adjoint peut plus faci-


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Prix de cession par niveau de chiffres d’affaires TTC

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dépend toutefois du quartier : certains sont en effet à risques, et d’autres, malgré l’image qu’on leur donne, beaucoup moins. Dès lors que la commercialité du quartier est bonne et qu’il n’y a pas de problèmes importants, il y a des avantages certains à exercer dans une zone prioritaire : les aides de l’État permettent de se développer à moindre coût et valorisent de ce fait la pharmacie. Mais, sans ces aides, être titulaire dans un quartier difficile n’aurait pas d’intérêt. Il reste que les pharmaciens installés dans les zones franches urbaines ou les territoires ruraux défavorisés, comme les autres entreprises, sont tributaires de la politique d’aménagement et de restructuration menée par les collectivités locales. Ils ne peuvent donc réussir que si les logements sont réhabilités, les équipements et les services publics développés, les commerces de proximité pérennisés… et donc l’image de ces zones franches améliorée. Or, dans ce domaine, beaucoup reste encore à faire.

lement s’installer dans une pharmacie de grande taille. Un jeune peut, par exemple, acheter d’abord une petite fraction des parts de l’officine, puis acquérir le reste par la suite. On peut également s’associer à un autre pharmacien exploitant et un pharmacien investisseur dans le cadre de la société qui achète l’officine (49 % du capital pour l’investisseur et 51 % pour les deux gérants exploitants, par exemple). Cette opération nécessite cependant un réel projet commun et, surtout, de trouver un pharmacien investisseur… qui a de l’argent. Le principal vecteur de l’association, aujourd’hui, est la société d’exercice libéral (SEL). Comme toutes les sociétés de capitaux, elle permet de regrouper des moyens financiers et, grâce à la technique de l’impôt sur les sociétés, d’investir en franchise d’impôt : seules les distributions de bénéfices - les dividendes - sont imposées, alors que dans une entreprise individuelle ou une société en nom collectif (SNC), l’ensemble du bénéfice est taxé, qu’il soit distribué ou non. Pour certains pharmaciens, en première ou en deuxième installation, il est ainsi possible de dynamiser l’activité, d’accroître les performances de l’officine, de gagner des parts de marché et d’obtenir une meilleure rentabilité. Mais attention : l’exercice en SEL implique certaines sujétions. Il est préférable de travailler dans ce type de société avec des collaborateurs que l’on connaît déjà ou en qui l’on a confiance. Et pour éviter les conflits, tout doit être prévu dans le détail, soit dans les statuts, soit dans le règlement intérieur de la société ou dans un pacte d’actionnaires. Attention aussi, dans certains montages, aux répartitions inégales du capital : un associé minoritaire peut se retrouver sans aucun pouvoir de décision vis-à-vis de son associé majoritaire. Dans les sociétés où les deux pharmaciens sont titulaires et exploitants, on conseille donc souvent une répartition du capital à peu près égalitaire.

Une officine en difficulté Autre solution encore quand on a peu de moyens : porter son choix sur une officine en difficulté, qui fait l’objet d’une procédure collective de redressement ou de liquidation devant le tribunal de commerce. Il s’agit évidemment, ici, d’une opération à risques, mais l’acquisition peut là aussi se faire à moindre coût. Le principal obstacle est la procédure devant le tribunal, qui comporte de nombreux pièges. Un maximum de précautions doivent donc être prises, et mieux vaut se faire assister, dans ce domaine, par un spécialiste des procédures collectives. Tout d’abord, lorsqu’on achète une officine en société, on acquiert un actif et un passif. C’est donc à l’acquéreur de régler le passif de la société. Or, par définition, le passif d’une officine ayant déposé le bilan est très lourd, et il faut donc pouvoir l’assumer. En outre, une partie de ce passif risque d’être caché. Sur le plan de la procédure, une offre d’acquisition est d’abord faite, et le tribunal retient ensuite l’offre qu’il estime pouvoir permettre d’assurer, dans les meilleures conditions, les emplois et le paiement des créanciers. Tout pharmacien intéressé au rachat de l’officine peut ainsi déposer une offre au greffe du tribunal de commerce. Mais, il faut le savoir, l’acquéreur qui emporte la mise n’est pas toujours celui qui a fait la meilleure proposition de prix. Le tribunal se décide aussi sur la capacité du repreneur à redresser l’officine, à maintenir le plus d’emplois possibles et, surtout, à apurer le passif. Par ailleurs, une cession d’officine dans le cadre d’une procédure collective porte sur tous les actifs : le matériel, le mobilier, les aménagements, le stock... Or, si l’acquéreur ne reprend pas obligatoirement tout le passif, il doit au minimum rembourser les emprunts garantis par des sûretés et les créanciers munis d’un nantissement. Le rachat peut donc au final coûter assez cher. En outre, pour ne pas aggraver les problèmes de l’officine, la procédure de cession est souvent rapide, et il faut donc avoir suffisamment de temps pour bien examiner le dossier financier. Autre obstacle enfin : l’accès aux informations sur la situation économique réelle de l’officine et sur son environnement. Or, comme pour les données financières, les administrateurs judiciaires ne peuvent être tenus pour responsables des erreurs figurant dans les documents remis aux candidats à l’acquisition… I François Sabarly avec l’aimable autorisation du Quotidien du pharmacien

Dans un quartier difficile Troisième option lorsque le jeune diplômé manque d’argent : s’installer dans une zone prioritaire du territoire* afin de bénéficier à la fois d’une décote sur le prix d’achat de la pharmacie et d’avantages fiscaux et financiers. Dans ces territoires, en effet, les officines, comme toutes les entreprises, bénéficient d’un dispositif très avantageux d’exonérations de charges fiscales et sociales dont le but est d’éviter la ghettoïsation des quartiers et la fuite des commerçants, de soutenir l’implantation des activités existantes et de favoriser l’emploi de la population locale. Plusieurs centaines d’officines sont aujourd’hui installées dans ces zones. Plus encore que pour une petite officine, l’exercice dans une zone prioritaire correspond à un choix de vie personnel. Dans un quartier difficile, voire « dégradé », les conditions de travail sont souvent difficiles, la sécurité n’est pas toujours assurée convenablement, mais les services rendus à la population par le pharmacien sont inestimables. Par ailleurs, dans les zones franches urbaines, notamment, le panier moyen est très bas, et il ne faut faire que du médicament vignetté : la part de la parapharmacie y est très faible. En revanche, puisque le prix des officines est décoté à l’achat, il l’est aussi lors de la revente, et il est donc plus difficile de revendre une pharmacie située en zone prioritaire. Tout

* En 2011, les officines peuvent bénéficier d’avantages fiscaux dans les zones franches urbaines (ZFU), les zones de revitalisation rurale (ZRR), les zones d’aide à finalité régionale (ZAFR), les bassins d’emploi à redynamiser et les zones de restructuration de la Défense.

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Il est temps de s’engager pour la qualité La qualité, nécessaire mais pas suffisante, est le seul chemin de progrès pour l’évolution de nos missions.

Président du Conseil Central des Pharmaciens titulaires d'officine

Au-delà de l’évidence que l’on peut pointer de promouvoir la qualité comme composante essentielle de notre exercice, cette dernière est, il me semble un préalable et une condition à l’acceptation tant par les pouvoirs publics que par les patients de l’évolution de nos missions. Un préalable car c’est la preuve du savoir faire qui induira la reconnaissance de l’évolution de nos missions, une condition car sans la qualité, je ne vois pas de quelle manière le contrat de changement des modes de rémunération que j’appelle de mes vœux pourra voir le jour. Comment faire reconnaître sa capacité et son savoir-faire si nous ne prouvons pas l’apport de nos actes sur la santé publique ? La profession en général et l’Ordre en particulier doivent donc se mobiliser pour promouvoir la qualité.

La loi HPST avait placé les patients au centre du dispositif de santé publique ; il est temps que la profession en prenne conscience et agisse en conséquence. C’est en ce sens que le Conseil central des Pharmaciens d’officine, en lien et avec le soutien de la « Commission assurance qualité » que j’ai instituée, réfléchit depuis de nombreuses années à l’amélioration des pratiques. Une des concrétisations à laquelle cette commission a abouti, est la mise en place d’un site Internet dédié à la qualité à l’officine, le site eqo.fr. Aujourd’hui, j’aimerais renforcer la prise de conscience par nos pairs de l’utilité et du caractère incontournable de cette démarche. Parce que la qualité, à plus forte raison dans le cadre de la loi HPST, est ce qui fonde et ce qui singularise notre exercice professionnel, il importe que chacun puisse prendre conscience de l’importance de s’investir dans cette dynamique. Car nul ne peut attendre d’autrui, une reconnaissance qui dépend en grande partie de lui. I

© Photo Viadys

Jean-Charles Tellier

Le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales, remis en juin dernier au Ministre de la santé fait un constat alarmant : les officines ne sont pas rentrées suffisamment dans la mise en place de démarche qualité. Il préconise donc urgemment de définir un processus de certification et la rédaction de bonnes pratiques de dispensation à l’instar de ce qui existe pour les préparations.

Plus que cela, l’exigence de qualité est primordiale pour conserver la confiance des patients dans un sens qui renforce à la fois la normalisation des pratiques, l’initiative personnelle et l’assurance de disposer d’un cadre professionnel reconnu et adapté.

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Giropharm, un positionnement éthique qui rapporte Rencontre avec François Baudin, Président Directeur Général de Giropharm sur sa vision de la loi HPST et sur les solutions proposées par Giropharm. Tout d’abord, comment définiriez-vous Giropharm en quelques mots ?

François Baudin Président Directeur Général de Giropharm

Giropharm est un groupement au positionnement éthique qui rapporte ! Giropharm permet d’accroitre la rentabilité de l’officine, de motiver son équipe et de développer et de fidéliser sa clientèle. Le capital du groupement est détenu à 100% par les pharmaciens adhérents, ce qui garantit son indépendance. Les officines Giropharm s’unissent dans une démarche commune de qualité. Les pharmaciens disposent d’outils pratiques et de services concrets pour accompagner le parcours santé et bien-être des patients. Giropharm est une marque label qui met en avant la valeur ajoutée et l’expertise de chaque pharmacien.

Quelle est la position du Groupement face à la loi HPST ? Cette loi est pour Giropharm la reconnaissance même du rôle social du pharmacien, exercé jusqu’à ce jour dans l’ombre mais déterminant pour la santé physique et morale du patient. En plaçant le patient au coeur du dispositif, elle permet au pharmacien de devenir la pierre angulaire pour accompagner le patient dans l’accès aux soins ET au bien-être. Mais si elle présente de réelles opportunités, elle est aussi et avant tout un élément qui va bousculer intégralement l’exercice de la profession. D’où l’importance d’être accompagné.

« Réseaulument » plus forts La loi HPST met individuellement le pharmacien devant ses responsabilités, mais seul il ne peut s’en sortir. Giropharm apporte outils et accompagnement au travers de l’expertise partagée de ses adhérents. Chacun doit rester sentinelle en local mais aussi être rassembleur des professionnels de santé afin de jouer un rôle central dans la redistribution des missions de soin. Giropharm apporte l’aide nécessaire pour mettre en place ces missions. Faciliter la montée en compétences et l’accès à la certification qualité. Giropharm offre aussi à ses adhérents, depuis de longue date, des outils et des formations, au bénéfice de leur image valorisante d’expert, pour la plupart initiés bien avant ladite loi. C’est dans cet objectif que, depuis 2000, les développements de Giropharm s’inscrivent dans une démarche de qualité, renforcée depuis 2011 par son inscription à la Certification Qualité initiée avec le Collectif des Groupements. Giropharm propose un accompagnement surmesure à ses adhérents. Des outils clés en main conçus par et pour des pharmaciens. La loi HPST implique que toute prestation soit structurée, mesurée et améliorée dans le cadre des économies du système de santé. C’est dans ce souci permanent que s’inscrivent les développements de Giropharm. Les outils destinés, tant aux équipes qu’aux patients, sont conçus avec les pharmaciens pour être facilement et directement exploitables par tous et permettre ainsi de dégager du temps pour conseiller les patients. Le succès récent du concept retravaillé en est un bel exemple. I

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L’USPO demande un contrat de cinq ans avec l’état et l’assurance maladie. Nous sommes prêts pour reformer le métier de pharmacien, la rémunération, les nouvelles missions des officinaux et consolider le réseau pharmaceutique.

Gilles Bonnefond Président de l’USPO

Après le rapport IGAS quel est votre calendrier de négociations ? L’automne sera déterminant avec la loi médicament, la renégociation de la convention avec l’assurance maladie, la loi sur la dépendance et la perte d’autonomie et le PLFSS. Tout cela dans un contexte préélectoral et en pleine crise financière mondiale. Nous devons avancer nos propositions qui sont maintenant bien comprises et concrétiser un accord avec les pouvoirs publics qui doit porter sur un véritable contrat de cinq ans.

Que proposez-vous dans ce contrat ? Trois axes complémentaires : Modifier progressivement le mode de rémunération des pharmaciens en introduisant en plus du forfait à la boite qui représente déjà 25 % de notre marge d’autres parties fixes à la dispensation, à la ligne et au patient. Mettre en place les nouvelles missions de suivi et éducation thérapeutique, la prévention, le dépistage et renforcer le rôle du pharmacien auprès de la personne âgée en EHPAD et à domicile. Des rémunérations spécifiques non soumises à la TVA, nous permettant d’être reconnu comme tous les autres professionnels de santé doivent être mise en place dès maintenant. Renforcer le réseau en augmentant le quota de population de 3 500 à 4 500 à partir de la deuxième pharmacie. Favoriser la possibilité de fermer une pharmacie par le rachat par les confrères concernés en respectant les quotas et la desserte optimale. Permettre à la pharmacie en milieu rural de s’armer contre la désertification médicale en favorisant la coordination des soins, équiper ces pharmacies en outils de télésanté, consolider l’intervention en EHPAD et en HAD. Le retour du médicament vétérinaire en officine doit devenir une priorité de santé publique.

Etes-vous optimiste ?

© Photo Viadys

Nous n’avons pas le choix et nous devons renforcer la position du pharmacien qui est très apprécié des patients. La loi médicament et la convention médicale vont modifier profondément le marché du médicament nous ne devons pas subir ces mutations, nous devons anticiper. Il faut renforcer le conseil pharmaceutique et faire rembourser ces médicaments conseils par les complémentaires santé et écarter le risque de voir la vente des médicaments sur internet. La nouvelle convention pharmaceutique doit confirmer le rôle du pharmacien sur le générique et mettre en place les nouvelles missions du pharmacien. Nous savons que toute la profession est prête pour ces modifications après la loi HPST, le rapport RIOLI et le rapport IGAS qui vont tous dans le même sens. Nous sommes prêts et nous attendons les réponses de nos interlocuteurs. I

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Le pharmacien : un professionnel de santé avant tout !

Comment ne pas se souvenir, concernant le Médiator, des interrogations que beaucoup d'entre nous avaient concernant le nombre croissant de prescriptions « hors AMM » de ce médicament ? Comment ne pas rappeler le rôle essentiel du pharmacien dans l'information et le suivi du patient concernant les effets secondaires indésirables et les interactions médicamenteuses ? Le projet de loi sur le médicament, en l'état actuel du texte, présenté au dernier conseil des ministres, n'est pas à la hauteur des intentions affichées par le Ministre Xaxier Bertrand aux Assises du

Médicaments, ni à la hauteur des attentes des patients. La mise en place des SISA, sans au minimum un pharmacien, telle que prévue dans la loi Fourcade, est une aberration. Le pharmacien reste et doit rester un des maillons essentiels de l'éducation thérapeutique. Ces SISA perdront une partie de leur sens sans pharmacien. Vous êtes un très grand nombre à vouloir assumer ce rôle central. J'en veux pour preuve le processus de modernisation de votre outil de travail qu'est l'officine (informatisation, télétransmission, généralisation du tiers payant,...). Les pharmaciens ont compris depuis longtemps que leur intérêt, contrairement à l'idée reçue, était avant tout de défendre celui des patients. La mise en place de 14,5 millions de dossiers pharmaceutiques, dans près de 90 % des officines équipées, est révélatrice d'une volonté assumée de mieux connaître pour mieux soigner. Les mois qui viennent le démontreront à nouveau. Encore faudra-t-il être écouté et au rendez-vous ! De fait, la balle est dans les deux camps. I

© Photo Viadys

Catherine Lemorton

Le pharmacien est, plus que jamais, au coeur de l'actualité. Le scandale du Médiator, partie émergée et dramatique d'un dysfonctionnement patent de notre système d'autorisation de mise sur le marché et de pharmacovigilance, et les discussions autour de la proposition de loi dite « Fourcade », notamment concernant la mise en place des Sociétés Interprofessionnelles de Soins Ambulatoires (SISA), ont rappelé le rôle prégnant que notre discipline doit tenir pour assurer à nos concitoyens un niveau très satisfaisant d'accès à des soins de qualité.

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Décrypter pour anticiper en Santé

À partir de son panel de pharmacies, Celtipharm a l’ambition de créer des outils d’alerte des autorités sanitaires. Comment l’utilisation de données de ventes des officines peut servir la Santé Publique.

Dr Patrick Guerin PDG du Groupe Celtipharm

Celtipharm met Xpr-SO® à disposition de l’École des Hautes Études en Santé Publique pour des travaux de recherche épidémiologique conjoints. « L’efficience du système de Santé publique peut s’évaluer selon des critères financiers (coûts de R&D, dépenses de l’Assurance maladie, ventes de médicaments, chiffre d’affaire des structures de soin, des professionnels de santé…) et non financiers (prévalence d’une pathologie, nombre d’assurés, nombre de patients en ALD, mortalité…). Nous voulons aider à mesurer cette efficience » livre le Dr Patrick GUERIN, PDG du Groupe Celtipharm. Celtipharm croit depuis 10 ans en l’efficience de la pharmacie d’officine au sein du système de santé français. Avec cette idée, elle a développé un panel de 3 004 pharmacies représentatives de l’ensemble des officines françaises : Xpr-SO®. En temps réel, Xpr-SO® collecte et traite les données de ventes, achats et stocks des pharmacies. Méthodologie, analyse et modélisation permettent à cette société bretonne de décrypter les délivrances à l’officine. « Xpr-SO® permet de suivre en temps réel ce

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qui se passe à l’officine et donc de relever tout de suite une anomalie dans les délivrances. L’objectif est d’être dans l’anticipation plutôt que dans la réaction. » Zone géographique, traitement, panier de soin, structure de remboursement, prix de vente, associations de délivrances… la souplesse d’analyse du panel Xpr-SO® pourrait en faire un véritable outil de surveillance pour les autorités sanitaires. Depuis plusieurs années, Celtipharm met ces données à disposition des acteurs de santé qui ont la volonté de les utiliser. En 2009, Celtipharm suit les délivrances de vaccins contre la grippe H1N1. En 2010, elle modélise le nombre de patients traités contre la gastro-entérite. En janvier 2011, elle mesure le pourcentage des délivrances hors AMM du benfluorex. En février, Celtipharm s’attaque à la gale et estime qu’entre 2009 et 2011, le nombre de patients a augmenté de 50 %. Et aujourd’hui ? Un projet de recherche en cours vise à « mettre au point des indicateurs prédictifs de la santé d’une population. Un projet ambitieux, long, mais qui peut servir la collectivité ». Cette année, CELTIPHARM et l’École des Hautes Études en Santé Publique ont signé une convention de collaboration à des travaux de recherche. Un partenariat qui fait sens entre les deux entités et dont l’objectif est de stimuler les connaissances sur le plan épidémiologique dans le secteur de la Santé. I


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Sofrigam, expert de la chaîne du froid Sofrigam conçoit, fabrique et qualifie des emballages isothermes et réfrigérants hauts de gamme qui répondent aux exigences de la conservation des médicaments thermosensibles.

© Photo Viadys

Validées par les plus grands laboratoires pharmaceutiques, les solutions Sofrigam permettent l’acheminement des médicaments thermo-sensibles vers les pharmacies hospitalières et officinales en garantissant l'intégrité du médicament depuis sa conception jusqu’à son administration. L’expertise des ingénieurs Sofrigam et du laboratoire de métrologie, Ater métrologie, associée à des matériaux sélectionnés contribue à remporter ce challenge. Dès son origine en 1979, la société fondée par un pharmacien industriel s’intéresse à la délivrance du froid. Passionné de chevaux, le fondateur a besoin de transporter les vaccins pour ses équidés dans des emballages réfrigérés qu’il invente. Depuis l’activité n’a fait que progresser. La gamme des produits Sofrigam varie en fonction des volumes et des temps de transport. Elle va de la simple pochette réfrigérante viable pour le maintien de la T° (+2/+8°C ; +2/+25°C) pendant 2 heures

jusqu'au Pallet Shipper Frizbox capable de transporter un volume de plus de 3000 litres et d'assurer une conservation pendant plus de 10 jours. Sofrigam a par ailleurs, participé à l’élaboration du Guide pratique de la chaîne du froid pour les médicaments.

Riche d’un partage d’expériences Sofrigam a initié des réunions-débats sur la chaîne du froid dès le début 2010. Moment privilégié d’échanges, elles permettent aux invités : pharmaciens hospitaliers et officinaux, laboratoires, logisticiens, grossistes-répartiteurs de mieux comprendre les difficultés rencontrées aux différents maillons de la chaîne et de proposer des améliorations. Le tour de France s’achève sur le site du 7e Forum des pharmaciens à Toulouse le 7 octobre 2011 ; l’occasion de présenter le livret des pièges à éviter. La participation de Sofrigam à l’événement mondial, le cold chain forum à Paris les 19 et 20 octobre clôturera l’opération en présentant différentes solutions pour mieux sécuriser la chaîne du froid des médicaments thermosensibles y compris lors du dernier kilomètre. I

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Croissance du marché, solutions personnalisées et évolutives, retour sur investissement : L’automatisation des officines s’est démocratisée ! Olivier RESANO nous donne son avis quant aux dernières évolutions d’un sujet dont les pharmaciens parlent toujours plus.

Olivier Resano Directeur commercial MEKAPHARM, leader du marché français avec les solutions automate APOTEKA, robot OMEGA et trieur ALPHA

Selon vous, quel est le fait le plus marquant de ces derniers mois ? Le dynamisme du nombre d’équipements est à souligner. Économiquement parlant, on nous promettait des heures difficiles à cause des mesures toujours plus contraignantes pour les pharmaciens titulaires, mais ceux qui gardent la tête froide et réagissent en ces temps difficiles n’hésitent pas à investir dans un nouvel outil de travail. Nous avons même recruté des techniciens supplémentaires pour répondre à la demande et dans les prochains mois, le cap des 1 000 clients ayant choisi nos solutions sera franchi!

Comment expliquez-vous cette croissance ? Les chefs d’entreprise que sont les pharmaciens titulaires étudient tous les leviers susceptibles d’optimiser la gestion de leur officine. En ce qui concerne l’automatisation, les témoignages de confrères qui ont déjà automatisé leur pharmacie ne suffisent pas toujours à rassurer. Mais leur accumulation dans le temps, notamment ceux de pharmaciens qui ont déjà eu plusieurs expériences confèrent à crédibiliser les solutions choisies. Cela est vrai en termes techniques mais également et surtout en termes de retour sur investissement. Il est également intéressant de noter que notre développement à l’international s’accentue et que d’autres secteurs d’activité s’intéressent à nos produits !

Que répondez-vous à ceux qui mettent encore en doute ce retour sur investissement ? Comme dans tout investissement important, il est impératif d’étudier en détails les solutions

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proposées. L’automatisation n’est rentable pour l’officine que s’il y a un gain de productivité global réel. Toutes les solutions ne se valent pas et la plus onéreuse n’est pas forcément la plus rentable. Par ailleurs, certains pharmaciens se focalisent un seul aspect : rangement des commandes pour certains, le confort aux comptoirs pour d’autres. Il faut absolument mettre en balance ces 2 aspects afin d’avoir une vue d’ensemble et non segmentée, avec des chiffres précis pour se convaincre de l’intérêt financier global à long terme.

Quelques exemples pour illustrer ces propos ? Plusieurs cabinets comptables attestent que les pharmacies qui ont choisi nos solutions automate APOTEKA seul ou couplé avec notre robot OMEGA présentent depuis un chiffre d’affaires par employé en croissance et plus important que la moyenne nationale, avec des pointes jusqu’à 500 000 € ! Nous martelons le fait que la quantité de travail en pharmacie va aller croissant malgré la diminution du nombre de boîtes par ordonnance. Il y aura plus d’ordonnances à traiter avec le vieillissement de la population, plus de temps de conseil de par les déremboursements et l’intérêt croissant pour l’automédication. Le seul levier pour ne pas augmenter les charges salariales est la productivité et nos clients ont compris que nos solutions d’automatisation valaient mieux que toute autre sur ce point notamment.

Quelle évolution attendez-vous de ce marché de l’automatisation ? Ce sont les services qui évolueront sans doute le plus : accentuation de l’utilisation d’internet pour plus de réactivité et d’échanges, perfectionnement des formations et du suivi. En tant que leader de ce marché, nous continuerons à proposer des produits et services novateurs qui valorisent encore plus nos solutions. I


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Face à la concurrence « Low Cost », Quelle politique de prix mettre en place ? Interviewé : Thierry CAMUZEAUX

Thierry Camuzeaux Directeur général de DPO - Consultant en Gestion Officinale Chargé de cours de Marketing et Management Faculté de Pharmacie PARIS XI et Faculté de Pharmacie de TOURS

Q : Si je vous dis que pour lutter contre ceux qui cassent les prix, il n’y a rien à faire d’autre que de « s’aligner », que répondez-vous ? R : Brutalement, je vous réponds non. La pharmacie est le lieu ou se côtoient des marchés très différents, marchés envers lesquels les consommateurs ont des comportements d’achat particulier et non systématiques. L’approche prix ne sera pas la même pour un produit d’hygiène du quotidien, un produit dermo-cosmétique ou un médicament.

Q : Vous êtes en train de nous dire qu’il faut pratiquer une politique de prix en fonction de l’amnésie réelle ou supposée des consommateurs ? R : Il existe une donnée appelée « Courbe d’Elasticité des Prix ». Cette courbe traduit l’intention d’achat d’un produit donné en fonction de la variation de son prix. On est surpris de constater que des écarts de prix allant jusqu’à 30 % ne modifient pas l’intention d’achat des consommateurs. Mais des points précis tempèrent ce constat, comme la nature du produit et sa notoriété. Cela signifie que, plus un produit est connu et reconnu, moins l’on dispose d’une latitude prix.

Q : Pouvez-vous être plus précis ? R : Pour cela, il faut aborder chaque marché, chaque segment de marché, avec une démarche « prix pratiqué ». Un produit ou une spécialité d’usage très fréquent, voir quotidien, est un produit dont le prix se mémorise facilement. À l’inverse, un produit utilisé ponctuellement ne fait pas l’objet d’une mémorisation précise, au mieux le consommateur retient une fourchette de prix.

La pratique des cœfficients multiplicateurs est totalement obsolète. Dans un certain nombre de marchés, le produit doit faire l’objet d’une stratégie prix personnalisée. Q : Pouvez-vous nous donner des exemples ? R : Au cours de notre intervention, nous donnerons des exemples précis de produits sur lesquels nous avons appliqué des politiques de prix différentes, sans jamais pratiquer des prix « massacrés ». Les résultats ont montré que l’on peut développer ses ventes, tout en améliorant sa marge en valeur.

Q : Vous dites « des politiques de prix », y en aurait-il plusieurs ?

© Photo Viadys

R : Oui, dans la mesure où pratiquer le même coefficient multiplicateur selon le taux de TVA du produit est une aberration. Il faut mettre en place une politique par marché et, souvent, par produit. Certes, cela est extrêmement chronophage mais demeure à notre sens, la seule méthode salutaire. Enfin, on ne peut pas parler de politique de prix, sans parler de méthode ou stratégie d’achat. Bien acheter pour bien vendre reste la règle. I 75


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L’organisation de l’espace au service des nouvelles missions de l’officine L’espace de la pharmacie va devoir s’adapter pour mettre en place les nouvelles missions qui lui sont confiées et pour répondre aux évolutions des attentes de ses patients. Des changements seront donc à prévoir au niveau de l’organisation et de la répartition de l’espace, ainsi qu’au niveau de l’offre proposée. Joëlle HERMOUET, consultant en merchandising, présente quelques clés pour faciliter leur mise en place.

Joëlle Hermouet Direction FORMAPLUS

Quelles sont, selon vous, les évolutions qui vont le plus marquer l’organisation et la répartition de l’espace dans les pharmacies ? À court terme, la pharmacie doit s’adapter à l’évolution des attentes de ses patients. Avec l’allongement de la durée de la vie, beaucoup d’officines voient une accélération dans l’augmentation de l’âge moyen de leur clientèle. Les patients les plus valides continuent de se déplacer à la pharmacie. Celle-ci, en plus de sa mission principale de délivrance de produits de santé et de bien être, va aussi jouer un rôle important dans le suivi thérapeutique des personnes âgées, particulièrement au niveau de l’observance de leurs traitements. Le vieillissement de la clientèle de certaines officines, nous incite à être vigilent au niveau de la facilité de l’accès à la pharmacie (parking, porte d’entrée automatique). La circulation dans l’officine devra ensuite se faire sans obstacle (pas d’encombrement de présentoirs dans l’axe vers les comptoirs). Le confort sera important pour ces personnes qui ont de plus en plus de difficultés à se déplacer. Elles doivent pouvoir s’asseoir facilement pendant l’attente et la délivrance de leur ordonnance (postes pour personnes à mobilité réduite). Viennent ensuite les nouvelles missions qui progressivement vont être confiées à la pharmacie dans la chaîne des réseaux de santé de proximité. L’espace de la pharmacie va s’adapter pour pouvoir accueillir les patients, dans une zone de confidentialité, conçue pour faciliter les missions de prévention de l’officine. Ces zones de confidentialité vont trouver leur place dans le cadre d’agencements existants ou seront directement prévues dans le cadre d’un nouveau projet d’agencement.

Quels sont les points à prendre en compte pour cet espace de confidentialité et de prévention ? En premier lieu il ne doit pas être trop éloigné de la zone de délivrance. On se rend compte en effet que lorsque son accès est trop éloigné, ces zones ne servent que partiellement, l’équipe officinale n’ayant pas toujours la disponibilité pour prendre le temps de s’y rendre avec leur patient. Cet espace pourra être isolé par une sépara76

tion ou fermé par une porte semi opaque afin de mettre les patients en confiance. Un effort particulier sera fait au niveau de l’aménagement, de la décoration et de l’éclairage pour éloigner l’ambiance médicale de ce lieu d’échange. Un point d’eau peut être prévu (plus facile à envisager dans le cadre de travaux de réagencement). Un panneau ou écran lumineux communiquera dès l’entrée sur les campagnes de prévention en cours (campagnes nationales organisées par le ministère de la Santé, campagnes développées par le groupement de la pharmacie ou campagnes mises en place à l’initiative de l’officine).

Quels sont les freins pour le développement de ces espaces spécifiques de confidentialité ? Le premier frein sera le manque de place. Il faut en effet un minimum de 4 à 5 m2 d’espace pour que cet espace soit fonctionnel. Cette surface sera soit prise sur la zone clientèle et représente, dans ce cas, un manque à gagner par rapport à l’offre que l’on aurait pu y exposer, soit elle sera prise sur le back office, dans ce cas cela risque d’être au détriment du confort de circulation et de rangement à l’arrière. Cet aménagement représente en plus un coût pour l’officine, qui n’en voit pas la rentabilité directe. L’entretien avec le patient monopolise une personne, qui, pendant ce temps, ne sera pas disponible au comptoir. Il est vrai que les développements de service ne font, à ce jour, pas encore l’objet d’une rémunération. C’est donc actuellement un investissement pour une image de conseil que l’on souhaite déjà développer mais qui n’est pas en effet directement rémunérateur pour la pharmacie.

Pourquoi développer dès à présent ces espaces spécifiques réservés pour des entretiens de prévention et de suivi thérapeutique? Ils représentent un moyen de se distinguer et de fidéliser la clientèle en valorisant le professionnalisme de l’équipe officinale. Ces espaces spécifiques dédiés aux entretiens de prévention et de suivi thérapeutique intègrent ouvertement la pharmacie dans la chaîne de santé de proximité.

Quels conseils peut on donner aux officines qui envisagent des travaux ? Il faut prévoir dès aujourd’hui, d’intégrer les nouvelles missions de l’officine dans le cadre de leur projet. Elles pourront ainsi, dès à présent commencer à communiquer sur leur implication complète dans la chaîne de santé de proximité auprès de ses patients. I


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Les nouveaux comportements des patients-consommateurs en officine, les solutions apportées grâce à l'enseigne Frédéric Lamothe Directeur commercial du réseau Univers Pharmacie

Véritable outil de performance, l'enseigne déculpabilise le pharmacien sur la notion de prix et apporte aux patients-consommateurs un repère stable et pérenne dans ses achats de consommation courante. L’enseigne, perçue par certains comme une servitude, est vécue par d'autres comme une opportunité de croissance. Elle doit mutualiser les compétences du réseau tout en étant démocratique et participative. Ce n’est qu’à ces conditions que le concept va être compris par les consommateurs/patients. Ainsi, le pharmacien se déculpabilise du prix, et le consommateur peut acheter librement

sans contrôler tout ce qui n’est pas rattaché à la maladie ! Les promesses tenues à l’extérieur de l'officine doivent être tenues à l’intérieur de l'officine. L’offre produits doit être clairement identifiable par le consommateur, et le rôle du professionnel de santé clairement perçu par le patient. Une approche plus marketing de cette profession ouvrant sur de nouveaux métiers comme le merchandising, la communication, le management amène le pharmacien du XXIe siècle à s’adosser à une enseigne. Ainsi, le titulaire gagnera sa vie au comptoir en déléguant avec méthode et en pensant stratégie. I

Questions / Réponses à Daniel Buchinger Le Groupe Univers Pharmacie est un réseau regroupant 820 officines adhérentes au groupement ainsi que 140 pharmacies affiliées aux enseignes Univers Pharmacie (centre de santé) et Global Pharmacie (pharmacie de proximité).

Daniel Buchinger

Le groupe Univers Pharmacie s'inscrit dans une politique de prix justes pour le patient consommateur et dans une politique de performance pour les professionnels de santé que sont les titulaires et leurs équipes. Univers Pharmacie Groupe s'engage avec force et volontarisme contre la crise qui touche le patient et le pharmacien. Pérenniser le rôle du pharmacien et offrir de plus en plus de services à prix justes pour le patient sont les priorités du Groupe. Quel a été l'impact dans le monde pharmaceutique Français de la crise ? Les chiffres sont explosifs. On parle d'un certain nombre d'officines qui ferment toutes les semaines, de difficultés sérieuses de trésorerie pour 70 % d'entre nous. Nous sommes régulièrement attaqués par la grande distribution. Tous ces challenges, nous pouvons les relever avec sérieux et méthode.

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Comment s'est comporté le réseau d'Univers Pharmacie depuis cette crise ? Le réseau a plutôt bien résisté et notre croissance a perduré. Pour vous donner un exemple, l'évolution des CA des officines au niveau national en 2010 a été de -0,2 %. La croissance du réseau Univers Pharmacie a atteint elle les +11 %. La croissance du chiffre d'affaires est une bonne chose et les officines Univers Pharmacie gagnent de la marge. L'enseigne se bat pour chaque point de croissance avec, comme double impératif, l'épanouissement du titulaire et de ses équipes et l'épanouissement de nos patients.

Quels sont vos objectifs pour 2012 ? Notre réseau continue de croître au rythme de deux nouvelles pharmacies affiliées à l'enseigne chaque mois. Nous ne cherchons pas à croître n'importe comment. Construire un réseau nécessite du temps et de la méthode. Etant l'un des rares Président de Groupement et d'enseignes à travailler le plus possible au comptoir, je peux continuer à évaluer, sur le terrain, les nouvelles exigences du pharmacien et de nos patients. Collection médicale, application iphone révolutionnaire, mise en place de cabines de téléconsultation, etc., les perspectives de développement sont nombreuses et proposent un challenge formidable pour notre réseau. I Propos recueillis par Yann Derrien et Sarah Molina


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Les derniers chiffres de l’économie de l’officine

Croissance en panne

Philippe Becker Directeur du département Pharmacie chez Fiducial

Les bons scores des pharmacies en association Depuis plusieurs années, les officines en association ont des performances économiques supérieures à celles des officines en nom propre. Ce constat s’est à nouveau vérifié en 2010, comme le montre l’étude de Fiducial. - Le chiffre d’affaires par effectif salarié (hors titulaires et associés) s’élève à 335 000 euros pour les officines en association, contre 296 000 euros pour les pharmacies individuelles. - La marge commerciale après remises s’élève à 27,90 %, au lieu de 27,85 % pour les officines individuelles. - Le ratio EBE/CA hors taxes s’élève à 12,78 %, au lieu de 10,35 % pour les pharmacies individuelles. Dans le Quotidien du Pharmacien du 1er septembre 2011

Les résultats des officines, en 2010, n’ont pas été aussi mauvais que ce que l’on pouvait redouter, mais ils n’ont pas non plus été bons. Tel est le principal enseignement de la dernière enquête statistique de Fiducial sur l’économie des officines, qui confirme le ralentissement général de l’activité déjà observé au cours des deux années précédentes. Une tendance qui semble s’être confirmée durant le premier semestre 2011. LES OFFICINES françaises sont en panne de croissance : avec un chiffre d’affaires moyen hors taxes qui progresse, en moyenne, de 1,29 % seulement en 2010, le ralentissement de l’activité constaté en 2009 et 2008 se confirme. Pire : l’an dernier, 40 % des officines ont connu une baisse de leur chiffre d’affaires, selon l’enquête statistique que vient de publier Fiducial(1). Comme le remarque Philippe Becker, Directeur du département Pharmacie chez Fiducial et responsable de cette étude, cette évolution moyenne de l’activité masque toutefois des disparités importantes : « Par exemple, les officines de taille importante, qui sont souvent exploitées en association ou situées dans les centres commerciaux, ont un chiffre d’affaires qui progresse plus que les autres. Inversement, les officines rurales semblent les plus touchées par la stagnation de l’activité puisque leur chiffre d’affaires progresse très faiblement, de 1,06 % en moyenne. Cette tendance illustre la problématique de la désertification médicale, qui touche de plein fouet ce type de pharmacies », ajoute Philippe Becker. Du côté de la marge commerciale, on peut observer en revanche, pour 2010, une inversion de tendance déjà amorcée en 2009. La marge commerciale après remises progresse ainsi légèrement, et s’établit en moyenne à 27,87 % en 2010, contre 27,50 % en 2009. Il faut toutefois relativiser ce « bon » résultat car cette progression en pourcentage est faible et elle s’applique sur un volume de ventes qui n’augmente quasiment plus. « Il faut trouver l’explication de ce phénomène dans l’amélioration des conditions commerciales liées à la dispensation des médicaments génériques, dont le répertoire s’étend chaque année. Ce constat est d’ailleurs corroboré par le fort accroissement en valeur absolue de la coopération commerciale en 2010, qui a eu un

impact significatif sur la rentabilité des officines », explique Philippe Becker. Des conditions favorables. Autre ratio étudié : l’excédent brut d’exploitation (EBE), qui sert à mesurer la rentabilité des officines. Avec une moyenne qui s’élève, en 2010, à 11,38 % (soit une progression de 0,49 % par rapport à l’année précédente), l’année a donc plutôt été bonne sur le plan de la rentabilité. Mais il faut, là aussi, relativiser ce bon chiffre, car les pharmaciens ont bénéficié l’année dernière de plusieurs facteurs positifs : avantages commerciaux sur les génériques, remplacement de la taxe professionnelle par la contribution économique territoriale, notamment. Or, ces conditions favorables ne devraient pas se reproduire en 2011. En outre, on peut également s’inquiéter d’un nombre important d’officines qui ont un EBE inférieur à 8 % de leur chiffre d’affaires hors taxes. Elles représentent en effet 28 % de la population étudiée. Il n’est donc pas surprenant que le nombre de dépôt de bilan augmente, car il y a une nette cassure entre les prix payés pour acquérir les fonds et les perspectives de rentabilité. Si l’on ajoute à ces grands indicateurs celui des charges fixes, qui continuent d’augmenter, on constate que la situation de trésorerie des officines ne s’est pas améliorée, dans l’ensemble, en 2010. 40 % des officines ont ainsi un découvert de trésorerie d’un montant moyen de 6 692 euros. 8 % ont même un découvert supérieur, en fin d’exercice, à 30 500 euros. Ramenées à la population globale, ce sont donc 1 800 officines qui sont dans une situation critique en matière de trésorerie. Au total, même si, comme les années précédentes, les pharmacies en association et en centres commerciaux réalisent de meilleures performances (voir encadré), cette étude de Fiducial montre que l’horizon des pharmacies françaises reste globalement fragilisé par la stagnation de l’activité. « Certes, on peut noter en 2010 une légère amélioration de la marge et de la rentabilité, mais les officines semblent manquer de solutions face à la baisse des volumes et du prix des médicaments. La stagnation de l’activité est la première raison des difficultés financières de nombreuses pharmacies. Les chiffres sont têtus et malgré quelques tendances positives, les problèmes vont perdurer, surtout pour les pharmacies les plus fragiles », conclut Philippe Becker. I François Sabarly Avec l’aimable autorisation du Quotidien du Pharmacien

1) Cette étude a été réalisée sur une population de 433 officines réparties sur le territoire métropolitain et choisies parmi les 1 600 officines clientes de Fiducial Expertise.

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« Les valeurs de marché des officines doivent traduire leur rentabilité »

Alain Miny Expert-comptable, associé du cabinet SAPEC à Paris

Alain Miny, expert-comptable, associé du cabinet SAPEC à Paris, tire la sonnette d’alarme sur les prix de cession des officines, qui ne tiennent pas compte de leur rentabilité réelle. En laissant le fossé se creuser entre valeur patrimoniale et rentabilité, et en masquant cet écart par divers procédés fiscaux et financiers, les conséquences, à terme, risquent d’être dramatiques pour bon nombre de futurs pharmaciens. Explications. LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN. En quoi consiste le décalage entre le prix de cession et la valeur économique des officines ? ALAIN MINY. – Il y a aujourd’hui un conflit d’intérêt entre le cédant d’une officine, qui se réfère à une valeur patrimoniale, et l’acquéreur, qui a pour référence une valeur de rentabilité. Aujourd’hui, la distorsion entre ces deux approches est trop importante, et elle est maintenue de façon artificielle par de nombreux intervenants dans la profession. Or, si l’on regarde ce qui s’est passé depuis une dizaine d’années, on constate un affaissement important des marges brutes et des rentabilités des officines, alors que, dans le même temps, les valeurs de cession se sont maintenues. Les seules dérogations à cette règle sont les suivantes : les valeurs sont désormais pondérées entre les tailles de pharmacies, et les valeurs « exotiques » ont quasiment disparu du marché.

Comment le marché a-t-il supporté cette distorsion jusqu’à présent ? Deux types de solutions ont été mis en œuvre. Premièrement, les pharmaciens ont réduit les coûts en personnel pour maintenir la rentabilité et couvrir l’emprunt. Ensuite, les officines sont massivement passées à l’impôt sur les sociétés, ce qui a permis des économies de trésorerie, non seulement sur la fiscalité, mais surtout sur les charges sociales. En effet, à l’impôt sur le revenu, le titulaire paie au final des charges sociales sur le remboursement de l’emprunt, alors que sous le régime de l’IS, les charges sociales ne sont dues que sur les rémunérations versées aux dirigeants. Mais ces économies réalisées ont été reversées, puisque les valeurs des fonds ont été maintenues et que, en pratique, les pertes de rentabilité des pharmacies n’ont pas été 80

retranscrites. En fait, les économies sur les coûts sociaux ont masqué la dégradation réelle des exploitations. Et c’est pourquoi, sur ces bases, les valeurs des officines ont été maintenues.

Qu’aurait-il fallu faire alors ? Pour ma part, je pense que l’on aurait dû enregistrer les pertes de rentabilité et les traduire en valeur d’exploitation. Pour dire les choses simplement, les valeurs vénales auraient dû diminuer pour enregistrer les baisses de rentabilité.

Pourquoi cela n’a-t-il pas été le cas ? Je pense que c’est un problème d’environnement et d’accompagnement des pharmaciens. On a voulu maintenir les valeurs d’exploitation en se référant aux valeurs patrimoniales, alors que celles-ci sont de moins en moins cohérentes avec la rentabilité. En outre, on constate aujourd’hui un nouveau phénomène, à savoir des pertes de chiffres d’affaires. Dans ce contexte, certains pensent que les rentabilités vont néanmoins pouvoir se maintenir. Mais, en réalité, si l’on ne tient pas compte, dans l’analyse des marges brutes, des remises arrière sur les médicaments génériques, les rentabilités se dégradent. On peut même dire que cette dégradation a été masquée, depuis deux ans, par les remises arrière sur le générique. Or ces remises ne sont qu’un accessoire de la rentabilité et risquent, à terme, de disparaître. Dans les années qui viennent, les pharmaciens seront donc peut-être confrontés à une vraie baisse de la marge brute. La véritable rentabilité des officines apparaîtra alors, et il faudra bien la traduire dans les prix de cession.

Un autre phénomène fréquent actuellement est l’allongement des prêts pour le financement des fonds ou des parts de société. Qu’en pensez-vous ? En effet, certains prêts pour le financement des fonds sont portés aujourd’hui de douze à quinze ans. C’est très dommageable, car cet allongement continue d’engendrer une valeur économique qui n’est pas rationnelle. On ne peut pas compenser la perte de valeur économique par un allongement de la dette. Quelles sont les conséquences, pour l’acquéreur, de cette restructuration de la dette ?


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La position de l’acquéreur est encore plus précaire du fait de l’allongement du prêt. Financer l’acquisition d’une officine sur un cycle économique de quinze ans est incohérent, surtout lorsque l’officine a un potentiel de croissance très limité. On finance sur quinze ans des industries, mais pas des commerces de proximité. En allongeant la durée des crédits des officines, on ne rend service à personne. Le cycle économique d’une officine est de douze ans au maximum, et les prêts aux officines doivent s’ajuster sur cette durée. Notez par ailleurs que les valeurs de marché ayant été conservées mais avec une baisse de la rentabilité, les acquéreurs ont désormais besoin d’un apport personnel plus important que par le passé. Or lorsque le financement de l’officine n’est pas possible avec un apport de 25 à 30 %, c’est que le prix proposé n’est pas en adéquation avec sa rentabilité.

Sur un autre plan, les valorisations des officines sont aujourd’hui très contrastées selon leur taille. Cela veut-il dire que les petites officines sont devenues moins rentables ? En fait, on assiste depuis deux ans à une évolution des stratégies commerciales. Dans les grosses officines, il y a désormais une stratégie de remises de prix sur la médication familiale – et sur l’ensemble des gammes –, alors qu’auparavant il n’y avait que des opérations promotionnelles. La conséquence est que l’officine traditionnelle a de plus en plus de mal à lutter sur le secteur du médicament-conseil, qu’elle perd des parts de marché. On risque ainsi d’assister, à terme, à une paupérisation de la pharmacie traditionnelle, qui se verra privée d’une partie de ses ventes de médicament-conseil au profit des pharmacies plus importantes. Encore une fois, la sagesse serait d’enregistrer cette situation dans l’approche des valeurs économiques de cession.

Faut-il craindre alors une multiplication des défauts de paiement ?

En conclusion, comment voyez-vous l’avenir de la profession de pharmacien ?

Oui, surtout si la croissance de l’activité doit encore stagner. En outre, si l’on continue à avoir une dégradation de la rentabilité et une panne de croissance de l’activité, la valeur de l’outil professionnel sera très faible au terme du délai de quinze ans. Enfin, et peut-être surtout, l’allongement des prêts à quinze ans est la dernière ressource disponible. On a déjà agi sur tous les autres curseurs : celui des frais de personnel, celui des cotisations personnelles du pharmacien, et un peu celui de la fiscalité de l’IS. Après l’allongement à quinze ans des prêts, il faudra bien se résoudre à la baisse de valeur des fonds, qui sera le seul vrai curseur encore disponible.

On peut se demander si la profession ne va pas subir une importante mutation. Au lieu de s’installer à titre individuel, il faudra peut-être s’installer obligatoirement en association, et se préparer davantage à une vie d’entreprise commerciale qu’à un exercice libéral individuel. Cette transformation demandera une formation spécifique du futur pharmacien et une intégration de cette formation dans le cursus universitaire. I

Propos recueillis par François Sabarly Avec l’aimable autorisation du Quotidien du Pharmacien QPH N° 2854 – 1er septembre 2011 81


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Possibilités de l’homéopathie en soins de support en oncologie. Place du pharmacien d’officine

L’homéopathie ne peut en aucun cas se substituer aux traitements conventionnels. Elle s’intègre dans une prise en charge pluridisciplinaire. La thérapeutique homéopathique nous permet d’apporter une réponse à bon nombre des troubles induits par la maladie cancéreuse et par ses traitements. Elle fait partie des soins de support qui sont « l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux malades parallèlement aux traitements spécifiques lorsqu’il y en a, tout au long des maladies graves. » Il nous semble primordial d’apporter des solutions thérapeutiques très précoces, voire préventives lorsque cela est possible. Or, il se trouve que les traitements spécifiques sont complexes, les effets indésirables multiples et

variables. Il nous faut donc avoir des outils pratiques pour aller au plus vite et les concentrer sur les manifestations à traiter en priorité. En accompagnant le malade du choc de l’annonce au stress des examens de contrôle, de la préparation d’une chirurgie ou d’une biopsie aux soins post-opératoires, de la chimiothérapie à la radiothérapie, l’homéopathie est une véritable chance de plus pour le patient. Elle est aussi une chance pour le pharmacien d’officine pour accompagner au mieux son patient cancéreux et remplir ainsi sa mission d’acteur de soins incontournable tel que prévu par la loi HPST. I

François Roux est l’auteur de plusieurs ouvrages de conseils homéopathiques pour les pharmaciens dont un coécrit avec Michèle Boiron intitulé « Homéopathie et Prescription Officinale » publié en 2008. Son dernier livre sorti en février 2011 et coécrit avec le Dr Jean-Claude Karp s’intitule « Traitements de support homéopathiques en cancérologie » aux éditions CEDH.

© Fotolia

François Roux Pharmacien d’officine à Plaisance du Touch (Haute-Garonne) Responsable pédagogique du D.U. d’homéopathie à la faculté de pharmacie de Toulouse

Les chiffres en témoignent : on meurt de moins en moins du cancer et la pathologie cancéreuse évolue de plus en plus comme une maladie chronique traitée en ambulatoire. De ce fait, les officinaux accueillent de plus en plus souvent les patients cancéreux à leur comptoir. C’est une nouvelle mission qui s’inscrit naturellement dans la réorganisation profonde du parcours de soins prévue par la loi HPST ( Hôpital, Patients, Santé et Territoires).

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De l’intérêt de se former et de construire un Plan de formation La formation est un outil de management et un élément indispensable pour la mise en place de la stratégie de développement de l’officine.

Christine Caminade Présidente d'UNOformation

Vous êtes depuis le début de cette année la Présidente de l’UNOFormation, en quoi la formation est un moyen pour préparer l'avenir, dans ce contexte de fort changement ? La formation continue est indispensable et presque obligatoire. Cela permet de concilier à la fois le présent et l’avenir ! La mise en place de la loi HPST nécessite une remise à niveau des acquis pour afficher une amélioration des services rendus aux malades.

Pourriez-vous nous rappeler ce qu’est l’UNOFormation et à quoi sert votre association ? Cette association nationale regroupe depuis 1997 une quinzaine d’organismes indépendants de formation continue pour la pharmacie d’officine. Organismes qui couvrent tous les domaines de compétence requis sur l’ensemble du territoire. L’objectif partagé est d’optimiser les pratiques professionnelles, d’actualiser les connaissances et de développer les compétences des équipes officinales pour répondre aux attentes croissantes des patients.

Dans cette conjoncture, il est difficile de partir en formation, que constatez vous ? Ce sont toujours les mêmes équipes officinales qui participent aux formations ! Pour réussir sa formation, il faut l’anticiper pour organiser le planning de la pharmacie et élaborer le plan de formation avec son équipe. Plusieurs modes de formation sont proposés aujourd’hui, cela va de la formation dite traditionnelle dans une salle de formation à la formation à distance

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sous la forme de modules accessibles par Internet : e-learning, visioconférences, vidéoformation.

En plus du temps, il faut aussi avoir des moyens financiers ? Vous ne devez pas percevoir la formation continue comme un coût mais au contraire comme un investissement qui permet d‘élargir le champ de connaissances et de développer de nouvelles compétences. Nous avons un diplôme, certes et un diplôme n’est pas un métier ! C’est une obligation professionnelle inscrite dans le Code de la Santé Publique. Le financement peut être assuré par des prises en charge obtenues auprès des organismes tels que l’OPCA PL et le FIFPL. Le salarié peut aussi utiliser son Droit Individuel à la Formation et depuis 2010 s’inscrire également à la Formation Conventionnelle Continue proposée aux équipes officinales.

Quel regard portez-vous sur l'usage de la formation continue en pharmacie ? Trop peu d’équipes se forment alors que nous constatons une dynamique quand un plan de formation est mis en place : un regain d’enthousiasme, la motivation individuelle et la valorisation de l’acte pharmaceutique qui se traduit par une efficience commerciale. Ce qui fait la différence entre deux officines, c’est l’équipe officinale ! Par rapport au monde des entreprises, les titulaires n'utilisent pas assez la formation comme un outil de management et un moyen moteur de la performance...

Pour conclure ! La formation permet d’évoluer et de s’adapter aux nouvelles missions. Le Plan de Formation s’inscrit dans une démarche professionnelle et s’inscrit dans les clés de la réussite. C’est le QSP : Qualité de l’acte pharmaceutique, Sécurité de la dispensation et Pérennité de l’entreprise officinale. I


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La pharmacie restera toujours un espace privilégié et unique sur le marché de la santé

Patrice Coupechoux Président de Mobil M

Par espace privilégié qu’entendez-vous ?

Qu’entendez-vous par tous les types ?

La pharmacie, au-delà du point de vente, est un point d’accueil et de conseil, un endroit à part. Je dirai même un lieu irremplaçable. Unique ! C’est pourquoi la personnalité de l’espace est une notion primordiale. Mobil M l’a compris. Nous ne faisons jamais deux pharmacies identiques. Nous tenons compte de la personnalité de chacun, des clients de l’officine, de l’offre… Notre agencement devient ainsi le reflet des attentes. Il est en symbiose avec elles et participe à l’efficacité de l’ensemble. Il n’y a qu’à constater les augmentations du chiffre d’affaire à chaque réalisation Mobil M, elles sont impressionnantes.

Grandes ou petites, commerciales ou éthiques… chaque pharmacie comme je le disais plus haut, est unique et notre démarche, si elle utilise à chaque fois une méthode exclusive – la fameuse méthode M – est aussi unique. C’est grâce à cette qualité d’écoute, appuyée par une méthode qui a fait ses preuves, que le succès de Mobil M est réel et surtout celui de nos clients. Je pense même qu’à l’heure actuelle notre rapport qualité-prix est inégalé sur le marché. En tout cas le rapport personnalitéperformance, lui, est plébiscité par nos clients. De plus, la prestation de Mobil M est réellement Globale : architecture commerciale, design graphique, optimisation merchandising avec les Laboratoires Pierre Fabre.

Oui, mais les investissements sont lourds ? Ce qui est lourd c’est se tromper. Mobil M a une grande expérience de l’aménagement. En 40 ans nous avons conçu des milliers de pharmacies. Notre expérience incomparable alliée à notre connaissance du marché nous a conduits à proposer sur chaque projet le prix le plus juste. Nos gammes sont étendues et notre savoir faire est grand. Et, comme nous savons écouter nos clients, nous leur proposons des projets adaptés et surtout efficaces. Et ce, pour tous les types de pharmacies.

Vous avez donc un partenariat avec les Laboratoires Pierre Fabre ? En effet, nous sommes très fiers d’être le seul agenceur partenaire des Laboratoires Pierre Fabre. Nous avons choisi d’associer nos compétences à celle du département Optimisation des Points de vente afin de proposer la garantie au pharmacien d’être accompagné par des experts merchandising. Cette synergie se traduit par une approche globale du projet tenant compte des attentes du pharmacien et des contraintes du local mais aussi des attentes du consommateur final. Nous pouvons ainsi sur chaque projet mener une profonde réflexion sur la dynamique commerciale de l’officine et prévoir une organisation et une implantation de l’ensemble des marques qui respectent les règles du merchandising. Nos clients pharmaciens apprécient beaucoup ce travail au plus près de leurs besoins commerciaux. C’est aussi cela la complicité. Je dirais même la proximité.

La proximité. Pouvez-vous m’en parler ?

© MOBIL M

Bien-sûr. Il existe chez Mobil M deux sortes de proximité. Celle de l’esprit : que l’on peut traduire par de la complicité et celle géographique grâce à notre réseau et nos partenaires qui, dans toutes les régions françaises, sont les véritables ambassadeurs de notre marque. Je voudrais leur rendre ici hommage pour leur qualité et leur disponibilité. Ils sont proches de nos clients, très proches… C’est cela aussi qui fait le succès de Mobil M. I 85


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SPFPL : Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? Et surtout : quand ?

Avocat au Barreau de Toulouse

L’Essentiel du Forum : Ce dossier a-t-il récemment connu des avancées ? Thomas Crochet : Dix ans après la loi MURCEF, il serait effectivement temps que le décret d’application paraisse ! Un accord avait a priori était trouvé entre l’Ordre et les syndicats dans le cadre de la loi Fourcade, qui a été invalidée par le Conseil constitutionnel cet été.

L’EF : Retour au point mort alors ? TC : Pas totalement car une procédure est en cours devant le Conseil d’Etat pour accélérer la publication du décret d’application. D’ici un an environ, le décret devra a priori avoir été édicté, avec ou sans l’accord des parties prenantes.

L’EF : Quel intérêt ces structures peuvent elles présenter ? TC : L’intérêt de ces structures est double : les SPFPL sont tout d’abord un formidable outil fiscal d’acquisition de parts au sein des SEL ; d’autre part, les SPFPL peuvent servir à regrouper des officines. C’est sur ce second aspect que les désaccords sont les plus impor-

tants et on peut le regretter, car en privant les acquéreurs de parts de SEL de cet outil fiscal, on aboutit au résultat absurde que des candidats à l’installation qui disposent pourtant d’apports parfois conséquents ne parviennent pas à boucler le financement de leur projet, faute de pouvoir le mettre en œuvre dans un contexte fiscal favorable. I

Une progression continue de l’exercice sous le régime de l’impôt sur les sociétés Le nombre de SEL a dépassé l’année dernière celui des SNC. Près de 25 % des officines sont actuellement exploitées par l’intermédiaire d’une SEL. Plus de 80 % des acquéreurs d’officines choisissent de réaliser leur opération par l’intermédiaire d’une société assujettie à l’impôt sur les sociétés (SEL ou SARL/EURL). Ces quelques chiffres soulignent l’importance croissante que devraient occuper les cessions de parts sur le marché de la transaction d’officine et partant l’importance pratique des SPFPL.

© Photo Viadys

Thomas Crochet

Serpent de mer de l’activité officinale, les holdings pourraient finalement prochainement voir le jour, pour le plus grand bénéfice des titulaires et de ceux qui aspirent à le devenir. Maitre Thomas Crochet, avocat au Barreau de Toulouse, se propose de faire le point sur les enjeux attachés à cette forme particulière de sociétés.

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La Pharmacie rurale va s’adapter À la tête de l’Association de Pharmacie Rurale depuis moins d’un an, Benoît Thiébaut s’est saisi en urgence d’un certain nombre de « dossiers chauds ». Son constat : l’avenir de la pharmacie rurale n’est pas si sombre pour peu que l’on trouve des solutions adaptées à ce mode d’exercice.

Benoît Thiébaut Président de l’Association de Pharmacie Rurale (APR)

La désertification médicale semble être votre principale préoccupation, la défense du réseau n’est donc plus le crédo de l’APR ? Les deux dossiers sont intimement liés. Le réseau n’a de sens que si les pharmacies sont viables économiquement et le problème vient justement du fait qu’un certain nombre de petites officines sont fragilisées en raison du départ de l’un des prescripteurs du village, voire du seul prescripteur. Les chiffres sont plus qu’alarmants : 47 fermetures en 2009, 122 en 2011 et 200 prévues en 2015.

Ces chiffres proviennent de vos adhérents ? Non. Ils sont le résultat d’une enquête exclusive que nous avons confiée à Celtipharm et dont nous avons présenté les résultats lors de notre Assemblée Générale de Nancy. Mais c’est vrai qu’un grand nombre de ces confrères en difficultés sont adhérents à l’APR et nous appellent régulièrement pour nous faire part de la situation intenable dans laquelle les plonge le départ du dernier prescripteur du village où ils sont installés.

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Et quelles solutions avez-vous à leur proposer ? Individuellement nous ne sommes pas en mesure d’aider chaque confrère en difficultés. Mais collectivement nous faisons pression auprès des pouvoirs publics et des responsables politiques pour que soient pris en compte cette situation très spécifique aux pharmaciens ruraux. Nous avons fait émerger l’idée de créer des officines dédiées de proximité, qui permettrait à une pharmacie ayant perdu son unique prescripteur de se voir « attribuer une population donnée », en l’occurrence celle du village où est située la pharmacie. Cette idée fait débat au sein de la profes-

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sion et nous nous en réjouissons à l’APR car cela va nous mener à encore affiner l’idée afin de trouver avec l’ensemble des autres instances professionnelles une solution à ce problème. Et je peux vous assurer qu’auprès des inspecteurs de l’IGAS comme auprès des conseillers au ministère de la Santé, nous sommes écoutés lorsque nous présentons cette idée comme je l’ai fait au printemps dernier.

Et les autres dossiers de l’APR ? L’ensemble du bureau et moi-même portons ces dossiers à bout de bras depuis presque un an. Les EHPAD sont l’une de nos préoccupations majeures car elles représentent pour de nombreux ruraux une part importante de leur chiffre d’affaires, les PDA continuent également à nous soucier car nous ne parvenons pas pour l’heure à trouver un juste équilibre satisfaisant pour tout le monde. Le dossier vétérinaire, domaine dans lequel de nombreux ruraux se sont investis est également l’un de nos gros dossiers, car nous sommes convaincus, comme nous l’avons démontré lors de notre AG que ce secteur peut aider de nombreuses pharmacies rurales à améliorer leurs résultats.

Selon vous, quel est l’avenir de la pharmacie rurale ? Même si certaines pharmacies rurales connaissent des difficultés, il ne faut pas en déduire que l’avenir de tous s’est assombri. Au contraire. Le maillage des pharmacies françaises, particulièrement en milieu rural, représente un levier extraordinaire sur lequel doivent s’appuyer les pouvoirs publics, c’est d’ailleurs tout le sens de la loi HPST. Un exemple illustre bien la situation. Avec l’allongement de la durée de vie des Français et l’augmentation de la dépendance, un grand nombre de ruraux n’auront pour seul accès permanent à un professionnel de santé que leur pharmacie. Les pouvoirs publics le savent. Et comme nous avons pris un immense retard en matière de structures pour accueillir ces personnes dépendantes, il faudra compter avec les pharmacies déjà habituées à participer à des réseaux de soins et depuis longtemps formées à toutes les techniques de maintien à domicile.

Optimiste donc ? Oui. Comme vous pouvez le constater les urgences ne manquent pas. Mais malgré l’importance de la tâche pour des bénévoles comme nous, nous sommes raisonnablement optimistes pour les prochains mois. I


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L'officine de main se dessine aujourd’hui ! Avec l’entrée en vigueur des dispositions de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HSPT) – dépistage des maladies, vaccination des adultes, accompagnement des patients, bilan de médication, préparation des doses à administrer et dispensation à domicile… – les mutations engagées depuis plusieurs années prennent enfin corps. Cette diversification du métier et la globalisation de la prise en charge du patient font en effet du pharmacien l'acteur central d'un système en pleine révolution. Mais il ne saurait y avoir d’évolutions sans information ni formation ! Deux maîtres mots du 7e Forum des pharmaciens. Lieu d'échange et de confrontation des idées, le Forum des pharmaciens a, depuis sa création, su apporter des réponses utiles aux questions suscitées par ces bouleversements successifs. Pour répondre aux nouvelles exigences induites par ces évolutions, chacun doit savoir réagir, diriger son entreprise vers la réussite, accompagner ses équipes vers la spécialisation, la performance, porter le service médical et pharmaceutique vers la qualité. Le 7e Forum des pharmaciens ne dérogera pas à cette règle. Bien au contraire ! Ce congrès d'actualisation et de partage des compétences donnera la parole aux spécialistes de la santé, aux experts hospitalo-universitaires du grand sud-ouest, aux scientifiques et autres pharmacologues. Les conférences scientifiques enrichiront les connaissances de chacun en intégrant des notions nécessaires et suffisantes pour mieux prendre en charge les patients atteints de maladies chroniques graves. Une journée de formation a consacrée à l'éducation thérapeutique en matière de suivi et d’accompagnement du patient cancéreux. L'évolution du métier de pharmacien, son avenir, ses nouvelles missions, ses futures responsabilités et attributions seront évoquées par les acteurs qui comptent dans la pharmacie et qui seront à Toulouse. Quant aux nouveaux contours de l'entreprise officinale, experts comptables, avocats, formateurs de terrain et spécialistes du médicament sauront vous informer efficacement. Quelque 50 conférences vous offriront l'opportunité de vous informer, de vous former, de partager des idées, d'explorer des réalités nouvelles, des opinions et des connaissances pour savoir, comprendre et agir...

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Se former pour aborder sereinement le virage de la mutation professionnelle !


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Vendredi 7 octobre 2011 Forum

Foyer Concorde

Latécoère

Mermoz

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 13 h 00

Médicament : de nouvelles règles pour plus d’éthique

Une initiative originale pour faire venir les patients acnéiques dans vos officines

Quelles nouvelles technologies sécurisent le développement de la pharmacie ?

Chaine du froid en officine et en milieu hospitalier (1)

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

Honoraires : le pour et le contre !

Gingivites et maladies parodontales, suivi de l'ETP à la pharmacie

Comment améliorer fortement la trésorerie par un merchandising optimisé ?

Chaine du froid en officine et en milieu hospitalier (2)

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

Le médicament : recherche privée et publique pour une nouvelle gouvernance

La prise en charge du fumeur à l’officine sous l’angle de la loi HPST : du conseil minimal au sevrage définitif

Le pharmacien et la contraception d’urgence en 2011

L’organisation de l’espace au service des nouvelles missions de l’officine

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

Relation ville-hôpital : quel nouveau modèle à construire dans le parcours de vie et de soins du patient et de ses aidants ?

Optimiser le flux de circulation dans la pharmacie et organiser les marques dans le point de vente pour dynamiser l’activité commerciale

Disparités régionales et prise en charge des pathologies

Faire face aux enjeux de la loi HPST en signifiant votre expertise aux patients

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Vendredi 7 octobre 2011 10 h 00 - 11 h 00 SALLE FORUM Présenté par : Le magazine Pharmaceutiques Intervenants : Catherine Lemorton, Député PS HauteGaronne, Patrice Zagamé, Pdt de Novartis France, Lucien Bennatan, Pdt de PHR, Edouard Couty, Pdt du HautConseil des professions paramédicales, Dominique Maraninchi, Directeur général de l’Afssaps, Mathilde Lignot-Leloup, Directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnamts, Emmanuelle Wargon, Secrétaire générale des ministères sociaux, Gilles Bonnefond, Pdt de l’USPO Animé par : Hervé Réquillart, Directeur de la rédaction de Pharmaceutiques

Le développement de solution de télémédecine comme outils interopérable entre professionnels de santé décloisonne les secteurs « Ville et hôpital » « médico-social : EHPAD» et « dispensation des médicaments : Pharmacies », il répond aux besoins des territoires pour la prise en charge du patient dans un parcours de soins coordonné. Prévention et dépistage, suivi des patients chroniques : 2 expérimentations testées en pharmacies et exposées : - La téléconsultation dermatologique. Prévention des cancers de la peau (Mélanomes) en pharmacie. - La téléconsultation ophtalmologique avec un rétinographe non mydriatique pour réaliser à la pharmacie un fond d’œil du patient diabétique ainsi que le dépistage de la DMLA. (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge) La pharmacie d’officine est un portail d’entrée au parcours de soins avec un professionnel de santé accessible et disponible qui peut mettre en relation les patients avec un médecin généraliste ou un médecin spécialiste grâce à l’aide d’outils modernes de téléconsultation. Venez découvrir cette opportunité qui va révolutionner les relations entre professionnels de santé, qui replace le pharmacien au cœur de la santé et ouvre des perspectives d’évolution complémentaire du métier. La PDA jusqu’au domicile du patient : La PDA pour le MAD. Exemple d’une coopération parfaite et appréciée des professionnels de santé au bénéfice des patients âgés pour un maintien plus long au domicile. La PDA prescrite par le médecin, préparée par le pharmacien et livrée si nécessaire par l’infirmière pour une meilleure observance des traitements des patients âgés à leur domicile. Un service rémunérable dans le cadre de l’élaboration des contrats de coopérations entre professionnels de santé autorisés par l’Art.51 de la loi HPST. Un véritable projet de santé pouvant être pris en charge par les ARS et les CPAM. Les enjeux et le modèle économique.

MÉDICAMENT : DE NOUVELLES RÈGLES POUR PLUS D’ÉTHIQUE Après le drame du Mediator, le vaste chantier mené par le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a abouti à la loi renforçant la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. Renforcement de la pharmaco-vigilance, transparence totale sur les conflits d’intérêts, encadrement de la promotion, réglementation de la prescription hors AMM… de nombreuses dispositions vont transformer le circuit de fabrication et de dispensation du médicament. Tous les professionnels de santé, y compris les pharmaciens, sont concernés par ces mesures. Quel impact sur la recherche et le développement des produits, les conditions de prescription, les règles de diffusion et de suivi thérapeutique ?

10 h 00 - 11 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre Ducray Intervenant : Aude Bierer, Directrice Marketing

UNE INITIATIVE ORIGINALE POUR FAIRE VENIR LE PATIENTS ACNÉIQUES DANS VOS OFFICINES Le marché des peaux grasses à problèmes est un des plus gros marchés du soin visage en officine. Depuis 10 ans, il est sur une tendance à la baisse. Pourtant, l'acné est une pathologie fréquente qui touche 5 à 6 millions de français et c'est une pathologie affichant qui a un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Comment inverser la tendance et faire revenir les patients acnéiques en officine ? C'est l'objet de cette conférence.

10 h 00 - 13 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : Sofrigam Intervenants : Martine Geslin, Annick Demouy, Pdt Gilles Labranques, Sofrigam

CHAINE DU FROID EN OFFICINE ET EN MILIEU HOSPITALIER

Sofrigam a initié des réunions-débats sur la chaîne du froid dès le début 2010. Moment privilégié d’échanges, elles permettent aux invités : pharmaciens hospitaliers et officinaux, laboratoires, logisticiens, grossistes-répartiteurs de mieux comprendre les difficultés rencontrées aux différents maillons de la chaîne et de proposer des améliorations. Le tour de France s’achève sur le site du 7e Forum des pharmaciens à Toulouse le 7 octobre 2011 ; l’occasion de présenter le livret des pièges à éviter. La participation de Sofrigam à l’événement mondial, le cold chain forum à Paris les 19 et 20 octobre clôturera l’opération en présentant différentes solutions pour mieux sécuriser la chaîne du froid des médicaments thermosensibles y compris lors du dernier kilomètre.

10 h 00 - 13 h 00 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : E-Santé Technology Intervenants : Pdt Gilles Bonnefond (USPO), Michel Rioli, rapporteur du projet « le pharmacien d’officine dans le parcours de soins » et directeur des projets de télémédecine pour E-Santé Technology

QUELLES NOUVELLES TECHNOLOGIES SÉCURISENT LE DÉVELOPPEMENT DE LA PHARMACIE ? La téléconsultation… un outil de coopération entre professionnels de santé au service des patients.

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11 h 30 - 12 h 30 SALLE FORUM – Table Ronde Présenté par : Le Quotidien Intervenants : Pdt Gilles Bonnefond (USPO), Pdt Bernard Charles (CEFH), Pdt Lucien Bennatan (PHR), Pdt Pascal Louis (Collectif), Pdt Benoît Thiébaud (APR), Pdt JeanCharles Tellier (Section A), Pdt de l’Ordre Animé Par : Jacques Gravier (Directeur de la rédaction du Quotidien du Pharmacien) et Didier Doukhan (Rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien)

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FORUM Présenté par : Oncopôle Intervenants : Benjamin Gandouet, Directeur de l’Association Oncopôle de Toulouse, Pr. Jean-Pierre Delord, Directeur de la Recherche Clinique, Chef du département de médecine à l’Institut Claudius Regaud, Vincent Sibaud, Directeur du projet Onco-dermatologique de Pierre Fabre (sous réserve), Olivier Finance, Directeur scientifique du site de Sanofi-Aventis Toulouse, Pr Etienne Chatelut, Professeur de Pharmacologie, Armelle Barelli, Déléguée Régionale INSERM Midi-Pyrénées. Modérateur : M. Le Doyen Daniel Rouge, doyen de la faculté de médecine de Toulouse-Rangueil

HONORAIRES : LE POUR ET LE CONTRE !

L’IGAS propose de substituer progressivement à l’actuel système de marge des pharmaciens, un honoraire. Quel peut être l’impact d’une telle réforme sur l’économie de l’officine ? Analyse et simulations avec les représentants syndicaux, ordinaux et ceux des groupements de pharmaciens.

LE MÉDICAMENT : RECHERCHE PRIVÉE ET PUBLIQUE POUR UNE NOUVELLE GOUVERNANCE

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre Santé Intervenants : Dr Marc Watts, Responsable Médical Dentaire, Frédérique Dehainault, Chef de Groupe Produits

La recherche sur le cancer affronte aujourd’hui de nouveau défis : identification des facteurs de risque moléculaires et environnementaux, signature génétique et épigénétique de chaque type de tumeur, compréhension des instabilités génétiques et voies de signalisation cellulaire à l’origine de la prolifération cancéreuse, etc. Ces domaines fondamentaux sont étroitement associés aux évolutions des soins au malade : criblage des molécules-médicaments, dépistage des bio-marqueurs, etc. Le nouveau modèle de gouvernance de l’Oncopole de Toulouse fondé sur le décloisonnement des recherches entend : - Mettre en œuvre des programmes de recherche innovants s’appuyant sur la complémentarité des disciplines présentes : sciences fondamentales, sciences de l’ingénieur, sciences sociales. - Mutualiser les plateaux technologiques (séquençage, criblage, imagerie, etc.), partager les moyens rassemblé dans les tumorothèques et les centres de ressources biologiques, etc. La recherche médicale nécessite aujourd’hui une collaboration inédite entre les disciplines. Dans le nouveau modèle de gouvernance qu’il promeut, l’Oncopole de Toulouse s’engage ainsi à donner aux équipes porteuses de projets de pointe les moyens humains, techniques et économiques de les développer rapidement, d’organiser leur translation clinique et de favoriser leur valorisation industrielle.

INGIVITES ET MALADIES PARODONTALES, SUIVI DE L'ETP À LA PHARMACIE

Gingivites et maladies parodontales sont des pathologies fréquentes pouvant avoir un impact significatif sur la santé. Quelles sont les modalités de prise en charge et quel rôle peut jouer le pharmacien dans la sensibilisation, le suivi et l'éducation thérapeutique de ses patients ? Ces pathologies buccales, trop souvent méconnues, peuvent avoir des conséquences locales et générales importantes sur la santé des patients. Cette conférence permettra de mieux connaître ces pathologies afin d'aider le pharmacien à jouer un rôle actif dans leur prise en charge. Par sa connaissance du patient, le pharmacien est le professionnel de santé le plus susceptible de repérer les patients à risques, notamment dans les situations connues pour leurs interactions avec les pathologies parodontales comme le diabète, la grossesse ou les maladies cardio vasculaires. Dans tous les cas, le pharmacien, au cœur du suivi thérapeutique du patient, doit jouer un rôle moteur dans la motivation à l'hygiène, le suivi du traitement et de sa maintenance à long terme.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : Argos Consulting Intervenant : Michel Kindig, Directeur Argos Consulting

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Médecin de Santé Publique, Grenoble Intervenant : Dr Etienne André, Médecin de Santé Publique à Grenoble

COMMENT AMÉLIORER FORTEMENT LA TRÉSORERIE PAR UN MERCHANDISING OPTIMISÉ ?

LA PRISE EN CHARGE DU FUMEUR À L'OFFICINE SOUS L'ANGLE DE LA LOI HPST : DU CONSEIL MINIMAL AU SEVRAGE DÉFINITIF

À une période où les évolutions des délais de paiement se raccourcissent et entrainent pour certains des problèmes de trésorerie : - Comment améliorer sa rentabilité par une bonne gestion liée à un merchandising performant ; - Comment choisir entre la présentation d’une offre produit complète et exhaustive pour satisfaire l’intégralité de la demande consommateur et une gestion rigoureuse des stocks pour un meilleur coefficient de rotation. - En quoi une expression comme « Un ilot de pertes dans un océan de profit » redevient un axe de différenciation.

Bien que la volonté d'arrêter de fumer résulte d'une démarche personnelle ; l'aide des professionnels de santé dans ce domaine constitue un facteur clé de succès. Du conseil minimal à l'arrêt définitif, vous pouvez aider de manière simple et efficace un fumeur à se libérer du tabac définitivement. Dans cet objectif, Les Laboratoires Pierre Fabre Santé vous invitent à découvrir plusieurs méthodes et outils d'aide à l'arrêt qui vous permettront d'apporter des réponses personnalisées à chacun pour réussir un sevrage tabagique. 92


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14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : HRA Pharma Intervenant : Dr Stéphane Perez, Médecin Généraliste CHU de Lille

conditions de l'avenir de l’accompagnement des patients et de leurs aidants une fois l’hospitalisation d’un patient réalisé. La place et le rôle du pharmacien dans ce basculement entre « prise en charge médico-scientifique en structure sanitaire » et « prise en compte sociale et citoyenne au domicile » d’une personne revêt aujourd’hui une attention toute particulière. En effet, au lendemain de la 2e journée nationale des aidants – 6 octobre 2011 –, on sait désormais qu’environ 3,5 millions de Français accompagnent de manière régulière une personne de leur entourage atteinte d’une pathologie chronique. Les répercussions de la maladie agissant par cercle concentrique au sein des familles, d’autres personnes à proximité du malade peuvent s’impliquer en plus de l’aidant principal. On peut donc considérer que 10 millions de Français sont concernés par l’accompagnement des malades chroniques. Le développement de mesure de solidarité de proximité est dès lors nécessaire à penser pour faciliter la meilleure prise en compte des personnes fragilisées par l’âge, la maladie ou le handicap. Tant au niveau de la prévention, de la formation que de l’accompagnement humain le pharmacien a encore plus qu’hier un rôle pivot dans l’accompagnement de cette chaîne de solidarité. Une articulation de celle-ci, entre le rôle des associations de malades et les institutions de prévention d’une part, et les réseaux de pharmaciens d’autre part, semble à cet effet un levier pertinent à consolider pour une meilleure prise en compte de la personne fragile.

LE PHARMACIEN ET LA CONTRACEPTION D’URGENCE EN 2011 Résumé de la présentation La délivrance de la contraception d’urgence rendue possible dès 1999 sans ordonnance, la possibilité de renouvellement de prescription de contraceptifs en pharmacie depuis 2010 fait des pharmaciens un acteur incontournable du « parcours de santé contraceptive » aux côtés des médecins spécialistes et des médecins généralistes. Chacun de ces acteurs joue un rôle essentiel auprès des femmes pour leur permettre de mieux appréhender les méthodes contraceptives, les situations à risque de grossesse non désirées et les spécificités des différentes méthodes « de rattrapage » appropriées en cas de rapport à risque. L’existence de plusieurs contraceptions d’urgence, soit sur prescription médicale obligatoire soit sur prescription médicale facultative, est l’occasion de revenir sur les informations utiles en pratique officinale.

14 h 30 - 15 h 30 SALLE MERMOZ Présenté par : Formaplus Intervenant : Joëlle Hermouet, Directrice de Formaplus

L’ORGANISATION DE L’ESPACE AU SERVICE DES NOUVELLES MISSIONS DE L’OFFICINE

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Merchandising Pierre Fabre Intervenant : Jérémie Dumont, Consultant Merchandising Pierre Fabre

La pharmacie est un des maillons incontournables dans la chaine des réseaux de santé de proximité. De nouvelles missions de prévention lui sont progressivement confiées. En parallèle, les besoins et les attentes des patients évoluent avec l’allongement de la durée de la vie. L’espace de la pharmacie va devoir s’adapter à ces nouvelles missions et à ces nouvelles attentes. Des changements seront donc à prévoir au niveau de l’organisation et de la répartition de l’espace, ainsi qu’au niveau de l’offre proposée. Nous allons étudier deux cas de figure : l’un portera sur une réorganisation dans le cadre d’un agencement existant et l’autre sur un projet d’agencement qui intégrera les nouvelles priorités de la pharmacie pour demain.

OPTIMISER LE FLUX DE CIRCULATION DANS LA PHARMACIE ET ORGANISER LES MARQUES DANS LE POINT DE VENTE POUR DYNAMISER L'ACTIVITE COMMERCIALE L’observation du comportement d’achat du patient / consommateur en officine nous amène à « dessiner » un flux de circulation dans le point de vente. L’analyse spécifique de ce flux, nous permet de mettre clairement en évidence des « éléments » majeurs ou mineurs tels que la signalétique, l’éclairage qui influence ce flux initial et nous impose un enchaînement logique des marques qui s'appuie sur une approche Merchandising rationnelle des espaces linéaires. À l'heure où l'offre de marques est croissante, cet exercice peut s'avérer déterminant pour dynamiser l'activité commerciale.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FORUM Présenté par : Oncopôle Intervenants : Marie-Ange Delord, Directrice de la Ligue contre le Cancer 31, Philippe Vergnes, Pharmacien, Pdt du syndicat départemental des pharmaciens, Dr André Talazac, Directeur kiosque info cancer, Dr Artus Albessard, Directeur DOC 31, Ginette Arias, Pdte France Alzheimer 31, Jean-Yves Trapp, Association Voisin Solidaire Modérateur : Benjamin Gandouet, Directeur de l’Association Oncopôle de Toulouse

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : IMS Health Intervenant : Marie-Christine Didier, Partenariats et Relations extérieures, Panels IMS Health

DISPARITES RÉGIONALES ET PRISE EN CHARGE DES PATHOLOGIES

RELATION VILLE-HOPITAL : QUEL NOUVEAU MODÈLE À CONSTRUIRE DANS LE PARCOURS DE VIE ET DE SOINS DU PATIENT ET DE SES AIDANTS ?

Au travers des transmissions de ses 14 000 pharmacies et de ses 2 000 médecins informatisés, IMS peut dresser un tableau complet de l’incidence de diverses pathologies et de leur traitement en région. Au de la des disparités traditionnelles souvent citées, tenant aux différences d’habitudes de vie d’environnement et de consommation qui induisent certaines affections bien connus, cardio-vasculaire au nord…, alcoolique

Au moment où le débat sur la préservation de l’autonomie devrait aboutir à des mesures structurantes, elle nous donne l'opportunité de poursuivre et renforcer la réflexion sur les 94


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plus à l’ouest de la France… La prise en charge de ces pathologies est elle la même, sur tout le territoire ? La désertification des campagnes et le déficit en médecin et/ ou l’âge de ces derniers, dans certaines régions n’ont-ils pas une incidence sur la qualité des traitements ? Les anti-TNF, par exemple, sont ils prescrits aussi fréquemment dans le Creuse qu’à Lyon ? C’est à ces diverses questions qui doivent aujourd’hui faire partie de l’agenda de chacune des ARS qu’IMS s’efforcera de répondre et d’illustrer par quelques exemples, au cours de la conférence.

Giropharm Alexandra Maumont-Dipalo Chargée de Mission Merchandising, Anne Pointcheval, Directrice Marketing

FAIRE FACE AUX ENJEUX DE LA LOI HPST EN SIGNIFIANT VOTRE EXPERTISE AUX PATIENTS La loi HPST invite le pharmacien à repenser ses missions. Comment faire face à ces nouveaux enjeux ? Quels nouveaux services proposer aux patients ? Comment valoriser le métier de pharmacien ? Comment mieux accompagner et accueillir le consommateur sans tout refaire dans son point de vente ? Comment réinventer le point de vente ? Les réponses du Groupement Giropharm pour des solutions clé en mains.

© Photo Viadys

16 h 00 - 17 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : Giropharm Intervenants : Nicole Mathis, Directrice Générale

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Samedi 8 octobre 2011 Forum

Foyer Concorde

Latécoère

Mermoz

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 13 h 00

Comment voyez-vous votre exercice officinal dans les cinq prochaines années ?

Pharmacien : Mon partenaire santé !

Installation, réinstallation ou prise de participation : optimiser sa gestion dans un contexte difficile !

Les nouveautés 2011 en neutraceutique pour le conseil en officine

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

Pharmacien correspondant : où en est-on ?

Nutrition et cancer au comptoir

La qualité : nouvelle étape dans la mise en œuvre des missions de la loi HPST

Nouveaux comportements des patients-consommateurs : Les réponses d’une enseigne !

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

De la communication à la sollicitation de clientèle : jusqu’où peut-on aller ?

Antibiotiques vétérinaires Possibilité de l’homéopathie en soins et santé publique : de support en oncologie : place du Le pharmacien est-il sous-exploité ? pharmacien d’officine

Face à la concurrence « low cost » : Quelle politique de prix mettre en place ?

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

SPFPL : Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? Et surtout : quand ?

Acné et peaux sèches

Le libre accès : vigilance, conseil... Le nouveau savoir être du pharmacien !

Impact psychosensoriel des huiles essentielles en aromathérapie

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Samedi 8 octobre 2011

10 h 00 - 11 h 00 SALLE FORUM Présenté par : Celtipharm Intervenants : Pdt Gilles Bonnefond (USPO), Pdt Bernard Charles (CEFH), Député Catherine Lemorton (PS de Haute Garonne), Pdt Pascal Louis (Collectif), Député Jean-Marc Roubaud (UMP Gard), Jean-François Derré Pdt Benoît Thiébaud (APR), Pdt Jean-Charles Tellier (Section A), Pdt de l’Ordre Animé par : Jacques Gravier (Directeur de la rédaction du Quotidien du Pharmacien) et Didier Doukhan (Rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien)

Quel sera le montant de l'apport nécessaire, quelles garanties seront demandées, quelle structure juridique choisir, vers quel régime fiscal s'orienter, quelles seront les modalités de revente ? ... C'est à ces questions que nous vous proposons de répondre, avec des cas concrets, et en vous faisant partager nos expériences d'experts-comptables spécialisés dans le secteur de la Pharmacie d'Officine.

10 h 00 - 11 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : Oemine Phytobiolab Intervenant : Dr Paul Dupont, ancien Chef de clinique de nutrition

COMMENT VOYEZ-VOUS VOTRE EXERCICE OFFICINALE DANS LES CINQ PROCHAINES ANNÉES ?

LES NOUVEAUTÉS 2011 EN NUTRACEUTIQUE POUR LE CONSEIL EN OFFICINE La nutraceutique ou science des compléments alimentaires évolue très rapidement. Les professionnels de santé que sont les pharmaciens, et les préparatrices diplômées doivent pouvoir renseigner sur les nouveautés. Cette conférence abordera donc quelques innovations dans ce domaine : l’intérêt de la vitamine D végétale comme alternative aux produits de synthèse ; le rôle de la lécithine marine dans la réparation de la peau tant en ce qui concerne le psoriasis que l’eczéma ; l’huile de krill pour son activité anti-oxydante et son rôle dans le maintien d’un bon état cardiovasculaire et articulaire. La bétaïne facteur protecteur cardiovasculaire anti-homocystéïne.

L’avenir de la pharmacie se joue aujourd’hui. La population française vieillit ; les maladies chroniques sont de plus en plus fréquentes ; les coûts sanitaires ont atteint des déficits insupportables pour la collectivité ; le médicament perd de son aura… Face à ces défis le pharmacien, s’il veut rester un intervenant incontournable des enjeux sanitaires de demain, doit créer son activité . Nous devons donc réfléchir, autour des résultats d’une enquête originale de Celtipharm, à ce que sera l’acte officinal de demain dans un business model totalement recomposé. Pour entamer cette réflexion si nécessaire nous avons réuni experts et politiques pour un débat prospectif et concret.

10 h 00 - 11 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre Santé Intervenant : Alain Veuillet, Directeur du Développement Officinal et Internet

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FORUM – Table Ronde Présenté par : Le Quotidien Intervenants : Pdt Gilles Bonnefond (USPO), Pdt Bernard Charles (CEFH), Pdt Michel Laspougeas, CROP Midi Pyrénées, Pdt Benoît Thiébaud (APR), Pdt ParésysBarbier (Section D de l’Ordre des Pharmaciens), Député Jean-Luc Preel (NC de Vendée), Dr Michel Combier (Pdt de l’Union nationale des omnipraticiens français – Confédération des syndicats médicaux français (UNOFCSMF) ou Pdt Claude Leicher (MG France). Animé Par : Jacques Gravier (Directeur de la rédaction du Quotidien du Pharmacien) et Didier Doukhan (Rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien)

PHARMACIEN : MON PARTENAIRE SANTE !

Les laboratoires Pierre Fabre Santé lance le site internet « mon-partenaire-sante.com ». Un site destiné au grand public qui met en valeur les professionnels de santé. Quel impact ? Comment mon-partenaire-sante.com pourrait contribuer au développement de ma pharmacie ?

10 h 00 - 11 h 00 SALLE LATÉCOÈRE Présenté par : CAA (Conseils et Auditeurs Associés) Intervenants : Michel Watrelos, Professeur Associé à la Faculté de Pharmacie de Lille, Expert-comptable, François Gillot, Expert-comptable

PHARMACIEN CORRESPONDANT : OU EN EST-ON ? Plusieurs mois après la parution du décret, le pharmacien correspondant semble toujours au point mort. D’autant que le récent rapport de l’IGAS paraît remettre en cause son principe. Le point avec les représentants des pharmaciens et des médecins généralistes.

INSTALLATION, RÉINSTALLATION OU PRISE DE PARTICIPATION : OPTIMISER SA GESTION DANS UN CONTEXTE DIFFICILE !

Dans un contexte économique difficile, et avec un avenir incertain et sujet à des modifications notoires dans le mode d'exploitation de l'Officine, les candidats à l'installation ou à la réinstallation s'interrogent... à juste titre. Plus que jamais, leur projet d'acquisition doit être optimisé tout en étant sécurisé et sécurisant.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre OPV Intervenants : Christian Latge, Responsable 97


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s’adosser à une enseigne. Ainsi, le titulaire gagnera sa vie au comptoir en déléguant avec méthode et en pensant stratégie.

Développement et Nutrition Laboratoires Pierre Fabre, Dr Philippe Pouillart, Enseignant Chercheur en Alimentation Santé, Ecole Lassalle de Beauvais Animé Par : Dr André Talazac, Directeur du Kiosque Info Cancer.

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FORUM Présenté par : Cabinet Fallourd Intervenants : Maître Guillaume Fallourd, Avocat, Pdt Michel Laspougeas, CROP Midi Pyrénées

NUTRITION ET CANCER AU COMPTOIR La loi H.P.S.T. a défini le nouveau rôle des Pharmaciens et leurs missions dans le système de santé. Conseiller un complément alimentaire en fonction de son efficacité ou pallier aux troubles digestifs de la Chimiothérapie, en particulier la Déviance du Goût, voilà 2 axes proposés par Nutrition et Cancer dans le cadre du Kiosque Info Cancer de Toulouse.

DE LA COMMUNICATION À LA SOLLICITATION DE CLIENTÈLE : JUSQU’OU PEUT-ON ALLER ? Face à une concurrence de plus en plus dure et à de lourdes contraintes législatives et règlementaires, la publicité reste un moyen de communication et d’information incontournable pour le pharmacien. L’utilisation de nouvelles technologies, tel que internet, soulève encore de nombreux débats. Or, si le pharmacien est parfaitement libre d’informer ou de solliciter la clientèle, celle-ci ne doit pas être faite par des moyens ou procédés dits de « sollicitation contraires à la dignité de la profession ». Si le Code de déontologie pose ainsi une limite quelque peu floue : la dignité professionnelle, ou encore, le « tact et la mesure », celui-ci apporte certains repères concrets permettant au pharmacien de réaliser une publicité en faveur de son officine.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : CNOP Central A Intervenant : Pdt Jean-Charles Tellier (Centrale A du CNOP)

LA QUALITÉ : NOUVELLE ÉTAPE DANS LA MISE EN ŒUVRE DES MISSIONS DE LA LOI HPST Démarche qualité, pourquoi ? Comment ? Les avantages pour le pharmacien. Le point sur les nouvelles missions du pharmacien dans le cadre de la loi HPST : pharmacien correspondant (éducation thérapeutique du patient), bilan de la médication, les P.D.A, la dispensation à domicile, la vaccination et le dépistage des maladies. Nouveaux actes, nouvelles rémunérations ? L’état des lieux par l’IGAS. L’officine de demain, faisabilité et prospective. Normes européennes, ce qui changera en 2015 ?

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : ANPVO Intervenants : Député Haute-Garonne Gérard Bapt (PS), médecin cardiologue, Doyen Dominique Porquet, Pdt de la conférence des doyens, Pdt Jacky Maillet (ANPVO), Vice-Pdt Philippe Lepee (USPO) Corinne Lambert, Trésorier (ANPVO), représentant FSPF Animé Par : Didier Doukhan (Rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien)

11 h 30 - 12 h 30 SALLE MERMOZ Présenté par : Univers Pharmacie Intervenant : Frédéric Lamothe, Directeur commercial du réseau Univers Pharmacie

ANTIBIOTIQUES VÉTÉRINAIRES ET SANTÉ PUBLIQUE : LE PHARMACIEN EST-IL SOUS-EXPLOITÉ ?

NOUVEAUX COMPORTEMENTS DES PATIENTS-CONSOMMATEURS : LES RÉPONSES D’UNE ENSEIGNE !

Avec 25 000 décès par an en Europe, officiellement imputés à la perte d’efficacité des antibiotiques, les notions d’usage raisonné, d’usage maitrisé et de moins d’usage des antibiotiques sont de plus en plus à l’ordre du jour. La mise en œuvre de nouvelles pratiques de prescription, de délivrance, et d’utilisation des antibiotiques constitue désormais une priorité de santé publique. La sonnette d’alarme tirée par la communauté scientifique internationale sur les risques de désastre sanitaire liés à l’antibiorésistance concerne bien évidemment la médecine humaine mais vise aussi la médecine vétérinaire qui, dans notre pays, consomme la plus grosse partie du tonnage d’antibiotiques. À l’heure où la mobilisation générale est décrétée par les pouvoirs publics, il est désormais indispensable de s’interroger sur la pertinence du système français de prescription-délivrance des antibiotiques vétérinaires au regard des notions d’usage raisonné et de moins d’usage chez les animaux. Un changement de paradigme en matière de délivrance est-il souhaitable, est-il possible, quel en serait l’impact sur les professionnels concernés, autant de question auxquelles nous aurons l’ambition de répondre au cours de cette table ronde.

Véritable outil de performance, l'enseigne déculpabilise le pharmacien sur la notion de prix et apporte aux patientsconsommateurs un repère stable et pérenne dans ses achats de consommation courante. L’enseigne, perçue par certains comme une servitude, est vécue par d'autres comme une opportunité de croissance. Elle doit mutualiser les compétences du réseau tout en étant démocratique et participative. Ce n’est qu’à ces conditions que le concept va être compris par les consommateurs/patients. Ainsi, le pharmacien se déculpabilise du prix, et le consommateur peut acheter librement sans contrôler tout ce qui n’est pas rattaché à la maladie ! Les promesses tenues à l’extérieur de l'officine doivent être tenues à l’intérieur de l'officine. L’offre produite doit être clairement identifiable par le consommateur, et le rôle du professionnel de santé clairement perçu par le patient. Une approche plus marketing de cette profession ouvrant sur de nouveaux métiers comme le merchandising, la communication, le management amène le pharmacien du XXIe siècle à 98


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14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : Faculté Pharmacie de Toulouse Intervenant : François Roux, Pharmacien d’officine à plaisance du Touch (Haute-Garonne)

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : AVENE Intervenant : Jean-François Bouziane, Directeur Régional Formation Avène

POSSIBILITÉS DE L’HOMÉOPATHIE EN SOINS DE SUPPORT EN ONCOLOGIE, PLACE DU PHARMACIEN D’OFFICINE !

ACNE ET PEAUX SÈCHES

En accompagnant le malade du choc de l’annonce au stress des examens de contrôle, de la préparation d’une chirurgie ou d’une biopsie aux soins post-opératoires, de la chimiothérapie à la radiothérapie, l’homéopathie est une véritable chance de plus pour le patient. Elle est aussi une chance pour le pharmacien d’officine pour accompagner au mieux son patient cancéreux et remplir ainsi sa mission d’acteur de soins incontournable tel que prévu par la loi HPST.

14 h 30 - 15 h 30 SALLE MERMOZ Présenté par : DPO (Développement Pharmacie Officine) Intervenants : Thierry Camuzeaux, Directeur Général de DPO, Chargé de cours de Marketing et de Management dans les facultés de Pharmacie de Paris XI et Tours, Ulrich Akodjenou, Pharmacien, Françoise Dubost, Pharmacienne titulaire

FACE À LA CONCURRENCE « LOW COST », QUELLE POLITIQUE DE PRIX METTRE EN PLACE ?

Peut-on aujourd’hui proposer une autre politique que le Low Cost sans perdre du chiffre et des clients ? Après avoir rappelé les conséquences sur les marchés comme sur les intervenants présenteront, à partir d’exemples et d’expériences « terrain », les méthodes et les moyens adaptés permettant non seulement de développer le chiffre d’affaire, mais surtout de produire une marge assurant la pérennité économique de l’entreprise pharmacie, tout en pratiquant une politique de prix attractive.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FORUM Intervenant : Maître Thomas Crochet, Avocat au Barreau de Toulouse, conseillant de nombreux professionnel de santé dans le choix de leurs structures d’exercice

SPFPL : POURQUOI ? POUR QUI ? COMMENT ? ET SURTOUT : QUAND ?

SPFPL. Derrière cet acronyme barbare se cache l’un des plus vieux serpents de mer de l’activité officinale : les holdings. Dix ans que les pharmaciens attendent en vain le décret d’application… Pourtant, les choses pourraient évoluer à brève échéance. La proposition de loi Fourcade débattue récemment au Parlement, avant qu’elle ne soit sur ce point invalidée par le Conseil constitutionnel, avait en effet modifié le régime applicable aux SPFPL. L’occasion pour l’Ordre et les syndicats de la profession d’unir leurs violons et de demander à nouveau à la tutelle l’édiction du décret d’application. Probablement plus efficient, une association (l’ANSEL) a par ailleurs saisi le Conseil d’Etat d’une demande de condamnation de l’Etat à publier le décret d’application sous astreinte. L’imminence de la publication du décret nous conduit à vous présenter les opportunités que recèlent pour les officinaux ces sociétés d’un genre particulier.

- Acné : prise en charge globale en dermo-cosmétique. La conférence vous permettra de bien positionner les produits de la gamme Cleanance et Triacnéal et ainsi répondre de façon ciblée à tous les cas de comptoir que vous pouvez rencontrer. - Peaux sèches : de la peau sèche à la peau atopique ou kératosique, les laboratoires dermatologiques Avène vous apportent une réponse adaptée en toute sécurité.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : ICC (Formation, Coaching et Merchandising en HSB) Intervenant : Marc Taris, Docteur en communication et marketing, Spécialiste en neurosciences et du comportement humain en situations spécifiques

LE LIBRE ACCÈS : VIGILENCE, CONSEIL… LE NOUVEAU SAVOIR-ÊTRE DU PHARMACIEN !

Le libre accès dans ses contraintes réglementaires met le Pharmacien face à de nouvelles responsabilités et de nouveaux comportements professionnels. Au-delà des problématiques traditionnelles d’organisation en zones des spécificités des différentes référencements produits, le transfert en zone Libre-Accès de gammes ciblées alors réservées au Conseil (OTC) oblige le pharmacien à intégrer une stratégie toute nouvelle à la fois pour être vigilent aux actes d’achats de ses clients mais encore pour former ses collaborateurs aux conseils « exportés ». En effet, seul le contact en comptoir d’accueil au moment du règlement des produits choisis lui permet d’analyser par le dialogue les besoins du client pour corriger ou éventuellement valider en dispensant ses recommandations et conseils de professionnel. Il se doit ainsi d’acquérir des attitudes et des moyens de prévention donc être encore plus à l’écoute de ses clients et acquérir leur confiance tout en préservant leur libre arbitre.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : IFAS Intervenant : Loïc Bureau, Pr Université Rennes1, Directeur d’IFAS, Institut de Formation des Acteurs de Santé

IMPACT PSYCHOSENSORIEL DES HUILES ESSENTIELLES EN AROMATHÉRAPIE

Résumé : Les HE, via le système olfactif, interagissent avec le système nerveux (centre des émotions) pour produire des effets biologiques. Ces effets psychosensoriels sont importants car ils conditionnent la réponse individuelle et l’observance. Si les mécanismes impliqués sont simples à comprendre, les conséquences pratiques sont fondamentales en aromathérapie (disposer d’une aromathèque, faire participer le client au choix de l’HE, comment diffuser correctement les HE, notamment dans l’officine…). L’atelier est illustré de multiples applications courantes directement transposables au comptoir. La démonstration avec les HE à linalol (pour leurs propriétés relaxantes) se passe de commentaires. C’est concret tout simplement.

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Dimanche 9 octobre 2011 Forum

Foyer Concorde

Latécoère

Mermoz

Journée formation continue

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 11 h 00

10 h 00 – 13 h 00

9h30 – 13h00

Le préparateur : quel collaborateur pour le pharmacien ?

Oncologie à l’officine, sur le chemin d’un label reconnu !

Démarche qualité etcertification : quelle plus value pour votre officine ?

Evolution du marché : comment l’officine peut-elle rester performante ?

Formation pratique en cancérologie destinée aux pharmaciens d’officine

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

11 h 30 – 12 h 30

Officine et dépendance !

Phytothérapie en hiver : développer un conseil officinal adapté à la saison

Première Installation : comment réussir en temps de crise !

Pourquoi et comment mettre en place un plan de formation ?

Formation pratique en cancérologie destinée aux pharmaciens d’officine

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14 h 30 – 15 h 30

14h30 – 17h30

Les adjoints face à leurs nouvelles missions : les enjeux, les besoins et les limites !

Optimiser le flux de circulation dans la pharmacie et organiser les masques dans le point de vente pour dynamiser l’activité commerciale

Comment développer le dépistage et l'éducation thérapeutique de terrain en officine ?

Certification des officines, quelle démarche pour mobiliser ?

Formation pratique en cancérologie destinée aux pharmaciens d’officine

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

16 h 00 – 17 h 00

Comment assurer l’avenir de son officine ?

En hiver : comment bien conseiller les huiles essentielles assainissantes ?

Comment gérer une situation difficile ? Responsabilité du pharmacien en pharmacovigilance et en éthique professionnelle

Le Merchandising des pharmacies de demain : Créer votre identité d’officine tout en développant votre chiffre d’affaires

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Formation pratique en cancérologie destinée aux pharmaciens d’officine


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Dimanche 9 octobre 2011 10 h 00 - 11 h 00 SALLE FORUM Présenté par : USPO Intervenants : Christine Izambert (CFA), Daniel Burlet, (USPO), J-M Lozano (CFA)

LE PREPARATEUR : QUEL COLLABORATEUR POUR LE PHARMACIEN ?

L’évolution naturelle des pratiques métiers de la pharmacie d’officine, ainsi que les perspectives d’avenir contenues dans le processus législatif doivent faire repenser les rôles respectifs du pharmacien et de son plus proche collaborateur. Quelle formation et quel titre pour le préparateur ? Quelle place et quel rôle dans l’officine d’aujourd’hui et de demain ? Face à des patients de mieux en mieux informés et à des pathologies de plus en plus complexes, quels moyens se donner pour atteindre l’excellence ?

10 h 00 - 11 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : EMS (European Marketing Science) Intervenant : Henri Hirsch, Pdt d’EMS

ONCOLOGIE À L’OFFICINE, SUR LE CHEMIN D’UN LABEL RECONNU !

Le Cercle des Pharmaciens est une association de professionnels indépendants qui se veut être un cercle de libre réflexion sur l’évolution du métier de pharmacien d’officines. Dans sa réflexion sur le devenir de l’exercice professionnel, un thème fait l’objet d’un intérêt plus marqué pour le Cercle des Pharmaciens « Le rôle de l’officine dans l’accompagnement des patients atteints d’un cancer ». En 2010, des groupes de travail en régions ont permis de dégager un référentiel permettant l’organisation de ce processus de service et sa labellisation par un organisme de certification. Cette activité ainsi labellisée sera pour votre officine un élément différenciant fort, porteur de valeur ajoutée (produits de confort) et communicable aux autres professionnels de santé (ville et hôpital)

10 h 00 - 11 h 00 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : IDCE Intervenant : Nicolas Deguilhem, Consultant en management, auditeur qualité IDCE

DEMARCHE QUALITÉ ET CERTIFICATION : QUELLE PLUS VALUE POUR L’OFFICINE ?

Parce qu’aujourd’hui la qualité est au cœur de votre exercice, et que vous donnez quotidiennement le meilleur de vousmême, que vous voulez pérenniser votre officine et être en harmonie avec votre équipe, formaliser la démarche qualité est surement la meilleure façon d’atteindre vos objectifs. En ligne de mire la satisfaction client, la sécurisation de la délivrance, la rentabilité et la valorisation de votre officine. Vous et votre équipe êtes déjà très impliqués dans la qualité, pourquoi ne pas envisager une certification ? C’est une pérennisation de la démarche ; quelles sont les contraintes, quels profits pour la pharmacie ?

Comment utiliser le management de la qualité en outil d’implication et de motivation pour toute l’équipe, quels changements cela impose t-il ? La vision partagée, la communication, l’anticipation et l’implication seront surement parmi les clés du succès. Une conférence avec vision pragmatique très transversale des problématiques de l’officine, ou le management d’équipe tient une place prépondérante dans la gestion et l’organisation de la pharmacie.

10 h 00 - 11 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : Atoopharm Intervenant : Marie-Hélène Gauthey, Directrice Associée

EVOLUTION DU MARCHÉ : COMMENT L'OFFICINE PEUT RESTER PERFORMANTE ?

Les leviers qui permettent à l'officine de s'adapter à un contexte mouvant et incertain : Nomadisme des clients/patients consommateurs, comment le limiter ? Nouveau contexte économique de l'officine, quels sont les leviers de croissance ? Préparer l'arrivée des nouvelles missions du pharmacien dans le cadre de la loi HPST, comment anticiper ? Performance de l'équipe officinale, comment agir ? Au cours de ce work shop, vous découvrirez une approche très opérationnelle des leviers qui contribuent au développement futur de l'officine.

09 h 30 - 13 h 00 Journée Formation Continue Présenté par : RFPC Intervenants : Florian Scotté Oncologue, HEGP Paris, Daniel Roncalez, Pharmacien hospitalier, hôpitaux civils de Colmar, Jean-Michel Pomies, Pharmacien d’officine Muret, Sophie Moreau Oncologue, centre d’oncologie CHP Claude Galien Quincy sous Sénart, Maryvonne Mathieu, Pharmacien d’officine Paris, Philippe Minighetti, Pharmacien d’officine Arles, Claire Déséricourt, Pharmacien d’officine

FORMATION PRATIQUE EN CANCEROLOGIE DESTINÉE AUX PHARMACIENS D’OFFICINE

Cette formation limitée à 22 stagiaires a été réalisée par un board pluridisciplinaire constitué de professionnels de ville et de l’hôpital, afin de répondre aux attentes des officinaux. En effet, elle est a la fois pratique et interactive. D’une durée de huit heures, cette formation est composée de différents modules de 1 h à 2 h, tels que : - Généralités en cancérologie ; - Stratégie thérapeutique dans les tumeurs solides et non solides ; - Soins de support et rôle du pharmacien d’officine ; - Entretien pharmaceutique en pratique ; Inscription gratuite mais obligatoire dans la limite des places disponibles.

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11 h 30 - 12 h 30 SALLE FORUM – Table Ronde Présenté par : Le Quotidien Intervenants : Pdt Gilles Bonnefond (USPO), Pdt Bernard Charles (CEFH), Pdt Benoît Thiébaut (APR), Xavier Desmas (Ordre National des Pharmaciens), Député Yves Bur (UMP du Bas-Rhin), Député Jean-Luc Preel (NC de Vendée) et Député Jean-Marc Roubaud (UMP du Gard), Pdt Jean-Charles Tellier (Section A), Pdt de l’Ordre, Bruno Wallas, Gérontopole, Animé Par : Jacques Gravier (Directeur de la rédaction du Quotidien du Pharmacien) et Didier Doukhan (Rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien)

OFFICINE ET DÉPENDANCE !

La dépendance concerne aujourd'hui 1,2 million de personnes en France, et ce chiffre pourrait atteindre 1,5 million d’ici à 2030. Les pharmaciens souhaitent jouer un rôle dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, notamment en faisant en sorte de garder le patient le plus longtemps possible à son domicile. Débat autour de ce nouveau défi professionnel.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre Naturactive Intervenant : Philippe Gaimard, Formateur Naturactive Laboratoires Pierre Fabre

PHYTOTHERAPIE EN HIVER : DÉVELOPPER UN CONSEIL OFFICINAL ADAPTE À LA SAISON

Lutter contre la fatigue, prévenir les affections hivernales, restaurer la qualité du sommeil, soulager les douleurs articulaires... La Phytothérapie est une réponse aux questions les plus souvent posées à cette période de l'année. Naturactive vous propose des actifs d'origine naturelle et des solutions de santé pour un conseil personnalisé et une démarche responsable.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : Fiducial Staffing Intervenant : Philippe Becker, Expert-comptable, Directeur du département pharmacie de Fiducial Expertise

PREMIERE INSTALLATION : COMMENT REUSSIR EN TEMPS DE CRISE !

Le rêve de beaucoup de pharmaciens diplômés est de devenir un jour titulaire. Depuis quelques mois la concrétisation de ce rêve paraît plus difficile car la crise financière et économique a rebattu les cartes. Faut-il attendre une embellie avant de s’installer ? À quel prix acheter une pharmacie ? Quel est l’apport minimum exigé par les banquiers ? Quelle structure juridique choisir ? Tels seront les nombreux thèmes qui seront exposés par les experts-comptables de Fiducial au travers d’exemples concrets et chiffrés.

11 h 30 - 12 h 30 SALLE MERMOZ Présenté par : Atoopharm - UNOFormation - IFAS Intervenants : Marie-Hélène Gauthey, Atoopharm, Christine Caminade, Pdte de l’UNOFormation, Loïc Bureau, IFAS

POURQUOI ET COMMENT METTRE EN PLACE UN PLAN DE FORMATION ?

Le Plan de Formation s’inscrit dans une démarche professionnelle. Les objectifs sont multiples : - développer l’efficience commerciale de l’entreprise ; - être une opportunité de progrès individuel et collectif ; - intégrer les exigences de la Loi HPST en matière de Développent Professionnel Continu ; - satisfaire les légitimes attentes des clients patients, tout en entretenant la motivation des équipes officinales ! Le plan de formation est un investissement qui s’inscrit dans le plan de développement de l’officine : projet d’entreprise, axes de développement, objectifs de spécialisations… Cet outil de management, motive et dynamise l’équipe officinale, ce qui contribue à officialiser les engagements respectifs. Il fait des clients-patients les bénéficiaires du progrès des pratiques officinales, de la qualité des services de l’information et des conseils. La conférence organisée par l’UNOFormation des Professions de Santé vous indique concrètement : - quelle démarche suivre ; - comment préparer votre plan de formation ; - comment associer l’équipe officinale à la performance ; - comment associer les clients ; - comment évaluer les résultats. De nouvelles habitudes sont à prendre !

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FORUM – Table Ronde Présenté par : Le Quotidien Intervenants : Pdt Jérôme Paresys-Barbier, Pdt du Conseil central de la Section D. Vice-pdt Serge Caillier, du Conseil central de la Section D, Pierre Gosselin, Nicole Thore et Olivier Humeau, Conseillers ordinaux de la section D

LES ADJOINTS FACE À LEURS NOUVELLES MISSIONS : LES ENJEUX, LES BESOINS ET LES LIMITES ! Cette table ronde reflètera la réalité de notre terrain. Lors de nos échanges, nous proposerons aux pharmaciens adjoints de ne pas tomber dans la morosité ambiante mais bien au contraire de se retrousser les manches afin d’accomplir les nouvelles missions qui s’offrent à nous, changeant peut-être ainsi les pratiques et les habitudes de l’officine telles qu’elles sont perçues par le grand public. Le pharmacien d’officine doit être, ou doit redevenir, ce professionnel de santé un peu « perdu de vue ». Avec la loi HPST, les adjoints y ont toute leur place, ils doivent se saisir de cette chance. Nous évoquerons les nouvelles missions qui s’offrent à nous avec les enjeux que cela représente, mais aussi nos besoins et les limites. Au cours de ce rendez-vous, vos élus locaux de la section D ainsi que des membres du Bureau vous indiqueront différentes pistes à explorer sur lesquelles, nous n’en doutons pas, vous deviendrez rapidement aussi utiles qu’indispensables, car l’officine a besoin de vous. Parlons-en ensemble !

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Merchandising Pierre Fabre Intervenant : Thierry Le Roy, Directeur Département Merchandising

OPTIMISER LE FLUX DE CIRCULATION DANS LA PHARMACIE ET ORGANISER LES MARQUES DANS LE POINT DE VENTE POUR DYNAMISER L'ACTIVITÉ COMMERCIALE

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L’observation du comportement d’achat du patient / consommateur en officine nous amène à « dessiner » un flux de circulation dans le point de vente. L’analyse spécifique de ce flux, nous permet de mettre clairement en évidence des « éléments » majeurs ou mineurs tels que la signalétique, l'éclairage qui influencent ce flux initial et nous impose un enchaînement logique des marques qui s'appuie sur une approche Merchandising rationnelle des espaces linéaires. À l'heure où l'offre de marques est croissante, cet exercice peut s'avérer déterminant pour dynamiser l'activité commerciale.

14 h 30 - 15 h 30 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Intervenants : Yves Cahuzac et Denis Cassaing, Pharmaciens (Auch, Gers), Isabelle Gschwind, Pharmacienne (Tarn)

COMMENT DEVELOPPER LE DEPISTAGE ET L'ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DE TERRAIN EN OFFICINE ? Agir pour un meilleur suivi de la santé du patient tout en travaillant en coopération interprofessionnelle, c'est le défi que se sont lancés des pharmaciens du Tarn et du Gers pour développer le dépistage, la prévention et l'éducation thérapeutique. Plusieurs thèmes sont prévus : les troubles du sommeil, le sevrage des benzodiazépines, diabète et obésité, hypertension artérielle... Les intervenants vous présenteront deux projets différents qui fédèrent une équipe multidisciplinaire (médecin, pharmacien, infirmier, kiné, dentiste, spécialiste, hôpital, établissement médico-social) pour créer des liens entre professionnels de santé libéraux ou entre l'hôpital et la ville. Comment motiver les pharmaciens, comment solliciter les autres professionnels de santé, quelle organisation pour un projet de dépistage et d'éducation thérapeutique, quels financements possibles, toutes ces questions seront abordés au cours de cette conférence-débat. L'occasion de découvrir une manière de développer les nouvelles missions du pharmacien décrites dans la loi HPST et les moyens nécessaires pour rémunérer ces nouveaux actes pour le pharmacien.

14 h 30 - 15 h 30 SALLE MERMOZ Présenté par : EMS (European Marketing Science) Intervenant : Henri Hirsch, Pdt d’EMS

CERTIFICATION DES OFFICINES, QUELLE DEMARCHE POUR MOBILISER ? 14 h 30 - 17 h 30 Présenté par : RFPC

Journée Formation Continue

FORMATION PRATIQUE EN CANCEROLOGIE DESTINEE AUX PHARMACIENS D’OFFICINE Cette formation limitée à 22 stagiaires a été réalisée par un board pluridisciplinaire constitué de professionnels de ville et de l’hôpital, afin de répondre aux attentes des officinaux. En effet, elle est a la fois pratique et interactive. D’une durée de huit heures, cette formation est composée de différents modules de 1h à 2h, tels que : - Généralités en cancérologie ; - Stratégie thérapeutique dans les tumeurs solides et non solides ; - Soins de support et rôle du pharmacien d’officine ;

- Entretien pharmaceutique en pratique Inscription gratuite mais obligatoire dans la limite des places disponibles.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FORUM Présenté par : EMS et Le Quotidien du Pharmacien Intervenants : Roger Remery, Pdt d'European Marketing Science (EMS), Didier Doukhan, rédacteur en chef du Quotidien du Pharmacien

COMMENT ASSURER L'AVENIR DE SON OFFICINE ? Alors qu'une majorité de pharmacies subit une stagnation voire une régression de chiffre d'affaire, nombre d'autres pharmacies croissent à un rythme annuel à 2 chiffres. Simultanément, un nombre significatif d'officines a une part de parapharmacie dépassant 30 ou 40 %. Quelle explication à cette situation ? Pour l'essentiel, l'emplacement et la surface offerte ne sont plus en phase avec le potentiel de demande locale. Le remède : la possibilité d'évaluer le chiffre d'affaire accessible dans un futur proche, zone par zone, en optimisant le mix d'offre répondant à la demande locale. L'équipe d'EMS, constituée d'économistes, sociologues et statisticiens, a constitué au fil des 30 dernières années, un système exclusif d'estimation chiffrée des potentiels de demande dans le domaine de la santé, mais également dans les autres secteurs de la consommation et selon les divers canaux de distribution.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER CONCORDE Présenté par : Pierre Fabre Naturactive Intervenant : Philippe Gaimard, Formateur Naturactive Laboratoires Pierre Fabre

EN HIVER, COMMENT BIEN CONSEILLER LES HUILES ESSENTIELLES ASSAINISSANTES ? Les huiles essentielles sont connues et utilisées par l’homme depuis l’invention de la distillation à la vapeur d’eau. On pensait alors extraire la « quintessence » odorante d’une plante aromatique. Cette symbolique est certainement restée très présente dans l’imaginaire de l’utilisateur d’aromathérapie, induisant une proximité rassurante. Mais la puissance d'action des huiles essentielles impose de la prudence et de la vigilance. Certains usages sont sans risque, selon des modes d'utilisation bien définis, d’autres nécessitent le conseil du pharmacien.

16 h 00 - 17 h 00 SALLE FOYER LATÉCOÈRE Présenté par : AFPC (Association Française des Pharmaciens Catholiques) Intervenants : Dr Geneviève Durrieu, Docteur en pharmacie, Pharmacologue au Centre Régional de Pharmacovigilance Midi-Pyrénées, Dr Jacques Faucher, Directeur de l'Espace Bioéthique Aquitain Animé Par : Isabelle Gschwind, Pharmacienne, Conseil en Formation et Communication Santé

COMMENT GÉRER UNE SITUATION DIFFICILE : RESPONSABILITÉ DU PHARMACIEN EN PHARMACOVIGILANCE ET EN ETHIQUE PROFESSIONNELLE

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À partir d’exemples, nous verrons les problèmes que les pharmaciens rencontrent au comptoir : dépendance aux médicaments, surmédicalisation, délivrances hors AMM (problèmes administratifs, de remboursement ou de conscience). Avec l'intervention du directeur du centre de bio-éthique de Bordeaux et d'une spécialiste en pharmacovigilance, nous présenterons l’intérêt de se poser des questions pour un exercice réfléchi et responsable. En effet, nous soignons des personnes et non des maladies. Cette conférence-débat permettra d'apprendre à différencier les questions déontologiques, scientifiques et éthiques face à des situations difficiles.

LE MERCHANDISING DES PHARMACIES DE DEMAIN : CRÉER VOTRE IDENTITÉ

Le point de Départ de votre Identité c’est le Consommateur. Le connaissez-vous ? Savez-vous ce qu’il attend de vous ? Et quel est votre rôle dans sa vie aujourd’hui ? Le connaître vous aidera à mieux vous définir. Le connaître vous aidera à mieux choisir et implanter vos produits. Le connaître vous installera dans une relation Gagnant/ Gagnant sur le long terme. Le connaitre vous aidera surtout à être UNIQUE. VU Merchandising Identitaire a interrogé vos clients et partage les conclusions générales des groupes Consommateurs. Nous présentons notre Méthodologie Merchandising pour traduire ces attentes Consommateurs concrètement dans votre Officine et bâtir LA NOUVELLE OFFICINE GAGNANTE dont 4 modèles se dessinent dans l’analyse de ces Etudes. Comment allier « Business » et « Conseil » ? Deux Univers antinomiques... Ou complémentaires ? C’est le cœur de notre atelier que nous illustrerons d'AVANT/APRES concrets sur des officines implantées en 2011.

© Photo Viadys

16 h 00 - 17 h 00 SALLE MERMOZ Présenté par : VU Merchandising Identitaire Intervenant : Aurélie Paquier, Brigitte Aaron, Co-fondatrices de Vu Merchandising Identitaire

D’OFFICINE TOUT EN DEVELOPPANT VOTRE CHIFFRE D’AFFAIRES

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E X P O S A N T S

L'exposition du Forum est le miroir d'une profession en mutation Les acteurs qui comptent dans l’univers de la Pharmacie seront présents à Toulouse pour faire de ce 7e Forum des pharmaciens une formidable opportunité d'échanges et de développements commerciaux. Partenaires, prestataires, fournisseurs, laboratoires de médicaments OTC, de produits princeps... Ils seront réunis pendant trois jours dans la ville rose. Et chacun, reconnu pour son expertise et ses compétences, mettra son savoir-faire à disposition des officinaux. Lieu de rencontre entre l'offre et la demande, l'exposition du Forum sera un carrefour naturel d'échanges entre les exposants, les pharmaciens d'officine et leur équipe officinale. Véritable laboratoire de l'innovation, le 7e Forum de Toulouse saura mettre en avant les dernières nouveautés destinées à une profession en pleine mutation. Les fournisseurs, les prestataires et l'ensemble des partenaires présenteront à Toulouse leurs solutions et leurs nouveaux services pour aider les pharmaciens à rendre encore plus efficiente l'entreprise officinale. Avec le souci permanent de la convivialité et de la proximité, chacun sera heureux de contribuer au développement de l'image de la pharmacie. Au-delà des transactions commerciales qui s'y dérouleront, le 7e Forum des pharmaciens affichera les nouvelles tendances, donnera l'occasion de découvrir les nouveaux médicaments et vous séduira par des offres innovantes. Lors de vos déambulations à travers Le centre des Congrès Pierre Baudis, vous retrouverez parmi les exposants : • les principaux laboratoires pharmaceutiques ; • des laboratoires d'OTC, de phytothérapie ; • des fabricants de compléments alimentaires ; • des prestataires essentiels et des fournisseurs de solutions ; • des sociétés spécialisées dans le Soutien à Domicile ; • les agenceurs de pharmacies attractives ; • les constructeurs d'automates et autres robots efficients ; • les éditeurs de logiciels informatique ; • des organisations professionnelles pharmaceutiques ; • les instances ordinales nationales et régionales ; • des cabinets de cession - transaction ; • des cabinets d'expertise comptable ; • des revues professionnelles ; • des centres de formation... Avec ce même souci qui a prévalu depuis sa création, ce 7e Forum de Toulouse sera, cette année encore un lieu de rencontres confraternelles placées sous le signe de la proximité et de la convivialité. Tous ensemble réunis autour d'une offre essentielle les exposants contribueront, sans aucun doute, à l'enracinement de ce rendez-vous pharmaceutique à haute valeur ajoutée.

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E X P O S A N T S

ACCOSS

Stand N° 15 Contact : Ludivine GUYOT et Alain AFFLATET 92 avenue du Colonel Fabien 94400 VITRY-SUR-SEINE Tél. : 01 47 26 8519 Fax : 01 47 26 58 75 e-mail : info@accoss.com e-mail : accoss@accoss.com http://www.accoss.com/

Accoss est spécialisé dans l'édition de logiciels destinés aux pharmacies de villes et hospitalières chargées réalisant des préparations magistrales. BP’Prep, son produit phare, est un outil informatique global qui prend en charge la gestion complète d’un préparatoire en respectant la réglementation. Toutes les étapes de fabrication y sont tracées ainsi que les matières premières utilisées, les personnes intervenantes et les destinataires.

APOTHEKA

Stand N° 24 -25 Contact : José Luis GUILLEN Valencia Km.14 Cadrete (Zaragoza) - 5040 SPAIN Tél. : 346 91 32 97 77 e-mail : jlguillen@apotheka.com www.apotheka.com

Le Groupe APOTHEKA, avec plus de 16 000 pharmacies installées dans le monde est une référence internationale en agencement d’officines. Une équipe de professionnels : architectes, décorateurs, graphistes, experts en marketing, géo-marketing et merchandising de ventes opèrent en synergie avec le client pour l’accompagner dans toutes les décisions qui puissent influencer la rentabilité de l’officine.

ASCA

Pharmacie de demain Contact : Philippe LEPAGE 24 rue Garnier Pages - 94100 ST MAURE DES FOSSÉS Tél. : 02 97 86 74 78 Fax : 02 72 34 02 45 e-mail : p.lepage@asca-info.com www.asca-info.com

ASCA spécialiste de l’affichage électronique en officine. Un logiciel d’affichage de prix et de gestion (affichage des stocks, quantités en réserve et en commande, date de dernières ventes...) en temps réel sur vos étiquettes dans vos rayons. Concentrez-vous sur votre métier et laissez notre solution s’occuper de vos changements de prix. La solution compatible avec la plupart des

logiciels officinaux du marché. Ne changez pas vos habitudes de travail, la solution est complètement automatique.

CABINET GUERRY SARL Stand N° 14

Contact : Messieurs Ronan et Olivier GUERRY CS 66414 - 3 boulevard de Chézy 35064 RENNES cedex Tél. : 02 99 67 13 44 Fax : 02 99 30 92 81 e-mail : ronan.guerry@cabinet-guerry.fr ou olivier.guerry@cabinet-guerry.com www.cabinet-guerry.com

Le CABINET GUERRY accompagne depuis plus de 30 ans les Pharmaciens en leur apportant des solutions efficaces et sérieuses dans leurs projets de cession ou d'acquisition d'Officines. Un RESEAU NATIONAL et une CONNAISSANCE LOCALE, un Service Juridique int��gré, un accompagnement permament offrent à nos clients Pharmaciens une sécurisation maximale de leur transaction.

CARRE CASTAN CONSULTANT Espace VIP

Contact : Dr Patrick GUERIN 3 allée Nicolas le Blanc- CP 130 - 56038 VANNES 2 rue Récamier - 75007 PARIS Tél. : +33 297 683 700 Fax : 02 97 68 37 01 info@celtipharm.com

CONSEIL DE L'ORDRE DES PHARMACIENS Stand N° 2

Contact : Michel LASPOUGEAS 9 avenue Jean Gonord - 31500 TOULOUSE Tél. : 05 61 54 80 40 Fax : 05 61 54 80 49 e-mail : cr_toulouse@ordre.pharmacien.fr www.ordre.pharmacien.fr

L'Ordre national des pharmaciens groupe l'ensemble des pharmaciens exerçant leur art en France. D'une part, l'Ordre exerce des missions de service public dont il est chargé par la loi : la régulation professionnelle, la promotion de la santé publique, et la représentation de la profession. D'autre part, il mène de nombreuses actions volontaires au service de la profession pharmaceutique ou de la population.

DISTRAIMED Stand N° 11

Contact : Olivier FOUBET 3 rue Guillaume Ibos Tél. : 05 62 89 92 43

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Fax : 05 61 13 71 10 e-mail : distraimed@free.fr www.oreus-pilulier.com

Oréus Pilulier est une solution de piluliers hebdomadaires, sécurisés. Le principe d'Oréus est de retrouver dans une même alvéole l'ensemble des médicaments d'un temps de prise. Oréus permet de sécuriser l'ensemble du circuit du médicament de la préparation à la distribution avec un coût de fonctionnement raisonable. Oréus convient autant à des petites que des grandes structures ainsi qu'au comptoir.

FRAGRANCE ET BEAUTÉ FRANÇAISES Stand N° 10

8 rue Anne Veaute - 81100 CASTRES Tél. : 05 63 62 61 70 Fax : 05 63 62 61 79 e-mail : fbf.contact@orange.fr

C’est à Grasse, berceau de la haute parfumerie française, que nos maîtres parfumeurs ont créé « L’Essence des Notes », des senteurs résolument contemporaines aux essences naturelles d’agrumes, de fleurs, de bois et d’épices. Ces compositions originales et subtiles ont donné naissance à des fragrances à la fois fraîches et intenses.

LES MASTÈRES (M.S.) SPÉCIALISÉS ET MSC. DU GROUPE ESC TOULOUSE Stand N° 4

Françoise Sainte-Colombe Tél : 05 61 29 49 35 e-mail : masteres@esc-toulouse.fr

Le Groupe Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse propose des Mastères (M.S.) Spécialisés et MSc. aux futurs experts et cadres des fonctions et secteurs de demain. Ces formations, labellisées par la Conférence des Grandes Ecoles, répondent concrètement aux besoins et attentes des entreprises. En tout, ce sont 23 Mastères et MSc. Répartis sur 3 domaines : - banque, finance et droit ; - pilotage de la performance ; - stratégie de croissance et management des secteurs à fort développement. À qui s’adressent nos formations : Mastères Spécialisés : aux diplômés des Grandes Ecoles d’Ingénieurs ou de Management ; aux diplômés des Universités, titulaires d’un DESS, d’un DEA, d’un M2, d’un Doctorat, et sur dérogation, aux titulaires d’une maî-


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trise ou M1 ; aux titulaires d’un diplôme étranger reconnu de niveau équivalent ; aux titulaires d’une maitrise, plus 3 ans d’expérience professionnelle. MSc. : aux titulaires d’un Bachelor, d’une maîtrise ou équivalent. Nos formations sont également accessibles aux cadres d’entreprise. Plusieurs possibilités : formation à temps complet, à temps partiel, cours du soir et week-end. La sélection est effectuée sur dossier de candidature et entretien approfondi permettant d’évaluer les motivations et le projet professionnel du candidat. Le programme Le cycle d’études est de un an. Il s’articule autour de deux périodes : - la formation générale au management et les enseignements spécialisés ; - la mission professionnelle en entreprise.

GROUPE GC

Pharmacie de demain Contact : Christine ROY 10 rue des Métiers - ZI 39700 ROCHEFORT-SUR-NENON Tél. : 03 84 70 50 22 Fax : 03 84 70 51 48 e-mail : christine.roy@groupegc.com www.groupegc.com

Groupe GC Spécialisé dans la collecte des déchets médicaux, nous vous proposons une solution à l'élimination des déchets médicaux pour patients en auto traitement : la borne MICRO DEMETIS spécifique pour les officines – peu encombrante – totalement automatisée – entièrement sécurisée pour votre personnel.

GROUPE MORNAY Stand N° 7

5 à 9 rue Van Gogh 75591 PARIS cedex 12 Tél. : 01 40 02 80 80 Fax : 01 40 02 83 82 www.groupemornay.com

Partenaire historique de la pharmacie d'officine, le Groupe Mornay est un acteur de référence de la protection sociale au service des branches professionnelles, des entreprises, des salariés et des retraités. Le partage de l'expertise autour de ses métiers - Retraite Complémentaire Prévoyance - Santé - Action Sociale et de ses missions se traduit par des

échanges avec les partenaires sociaux autour de leurs attentes et besoins. Un site extranet dédié s'adresse à la profession : https://pharma.groupemornay.com.

LABORATOIRE OEMINEPHYTOBIOLAB Stand N° 22-23

Contact : Emmanuelle CROS GALDIOLO et Etienne CARDEILHAC PUGENS 1 rue Ampère - ZA La Ménude 2 31830 PLAISANCE DU TOUCH Tél. : 05 62 18 05 86 Fax : 05 61 78 97 60 e-mail : emmanuelle.cros@oemine.com www.oemine.com

Distributeur de compléments alimentaires et de produits de dermo-cosmétique naturels OEMINE. Les ingrédients utilisés dans les produits Oemine sont des concentrés de plantes ou de produits marins d'origine naturelle, sans ingrédients synthétiques, colorants ou pétrochimique. ls respectent les apports journaliers recommandés.

LABORATOIRES A-DERMA Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 66

La compétence dermatologique par nature. A-DERMA est la 1re marque dermo-cosmétique contenant un actif végétal d’origine naturelle qui apaise les peaux irritées et abîmées, prend soin des peaux fragiles et délicates. L’Avoine Rhealba®, une plante unique dont A-Derma est devenue l’experte, a fait le succès de la Marque. A partir de cette avoine blanche sélectionnée parmi plus de 80 variétés, les Laboratoires Dermatologique A-Derma ont élaboré des actifs précieux pour les peaux en quête de douceur. Aujourd’hui, les plantules d’Avoine Rhealba® ouvrent le chemin à de nouvelles gammes ressortissant du soin, mais aussi de la beauté et du plaisir.

LABORATOIRES DE BIARRITZ Pharmacie de demain

20 av. Reine Victoria 64200 BIARRITZ Tél. : 06 11 68 36 07 / 06 20 54 50 88

Créés en 2010, les Laboratoires de Biarritz mettent au point une nouvelle gamme de cosmétiques solaires bio, 111

d’une tolérance et d’une efficacité remarquables : Algamaris. Cette première gamme présente une double protection inédite, conjuguant des filtres minéraux et la puissance d’un nouveau principe actif issu d’une algue marine pour lequel nous avons déposé un brevet. Nous commençons dès à présent la promotion de nos produits auprès des dermatologues français sur l’ensemble du territoire. Nous espérons être présents auprès des officines au plus vite.

LABORATOIRES DERMATOLOGIQUES AVENE Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 N° Vert Station Thermale : 0 800 24 87 47 Fax : 05 63 58 86 67

Connue en France depuis 1743, l’Eau thermale d’Avène est une véritable source de bienfaits pour les peaux fragiles et sensibles.Ses vertus apaisantes et anti-irritantes sont confirmées par de nombreux travaux scientifiques et par les soins dispensés à la Station thermale d’Avène dans le sud de la France. L’Eau thermale d’Avène est naturellement adaptée aux peaux les plus sensibles. De surcroît, tous les produits des Laboratoires Dermatologiques Avène obéissent à de strictes garanties de qualités. STAND : 12

LABORATOIRES DERMATOLOGIQUES DUCRAY Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 66

Pionniers des soins capillaires, Les Laboratoires Dermatologiques Ducray sont également spécialistes des soins de la peau. Ils ont fondé leur expertise sur un partenariat privilégié avec la Recherche Pierre Fabre, les médecins et les pharmaciens. Ces liens leur permettent ainsi de développer et de proposer, au travers d’une large gamme dermo-cosmétique, les soins les mieux adaptés aux problèmes quotidiens de la peau et des cheveux.

LABORATOIRES GALENIC Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 96 00 www.galenic.com


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E X P O S A N T S

Imaginez la rencontre entre une nature aux pouvoirs exceptionnels et un savoir-faire inestimable, celui des laboratoires Galénic. Guidés par une unique passion, la beauté des femmes, nous puisons dans la nature ce qu’elle a de plus précieux pour le transmettre à la peau dans des textures au toucher soyeux, aux couleurs douces, aux senteurs subtiles et gourmandes. De cette alchimie parfaite entre plaisir d’utilisation et efficacité ultime jaillit la beauté, une beauté éclatante, intense qui sublime votre peau et se ressent au plus profond de l’être. Une beauté dont seuls la nature et Galénic ont le secret.

LABORATOIRES KLORANE Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 72

Les Laboratoires Klorane cherchent et sélectionnent dans le monde végétal les réponses les plus efficaces et les plus sûres aux attentes des clients du circuit pharmaceutique. Ils ont mis en place une structure unique, la Phytofilière, qui leur permet de contrôler rigoureusement chaque étape du développement de leurs produits dermocosmétiques, de la recherche des principes actifs végétaux à la fabrication du produit fini. Une offre de produits de toilette et de soin haute efficacité en toute sécurité : capillaires, produits bébé et junior, hygiène et soin corporels, solaires (Polysianes), soins pour hommes (Cible) et démaquillage et soin des yeux (ligne Bleuet). Laboratoires Klorane, le pouvoir des plantes.

LABORATOIRES PIERRE FABRE DERMATOLOGIE Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 63

Pierre Fabre Dermatologie développe des médicaments éthiques destinés aux traitements des dermatoses au sein de la division Pierre Fabre Dermocosmétique. Créé en 1983, Pierre Fabre Dermatologie est le partenaire privilégié des Dermatologues depuis plus de 25 ans.

Les médicaments Pierre Fabre Dermatologie apportent une vraie réponse thérapeutique à l’ensemble des dermatoses, notamment : l’acné, le psoriasis, les dermatoses inflammatoires, les mycoses, l’alopécie…, grâce au savoir faire galénique des laboratoires Pierre Fabre. Pierre Fabre Dermatologie informe très régulièrement tous les dermatologues français et met à leur disposition un site internet : www.dermaweb.com.

LABORATOIRES PIERRE FABRE MEDICAMENT Stand N° 12

45 place Abel Gance - 92654 BOULOGNE cedex Tél. : 01 49 10 80 00 Fax : 01 49 10 96 94 Services Commerciaux : ZI La Chartreuse – 81106 CASTRES cedex Tél : 05 63 71 45 00 Fax : 05 63 72 50 66

PIERRE FABRE MEDICAMENT est spécialisé dans la commercialisation de produits éthiques et occupe la 2e place des laboratoires français à capitaux privé. Ses domaines d’excellence sont : l’oncologie, l’urologie, la dépression, la maladie veineuse, la cardiologie, la diabétologie, la rhumatologie et la gynécologie. Ses produits leaders sont : TANGANIL, TARDYFERON, PERMIXON, XELEVIA, VELMETIA, IXEL, OMACOR, LERCAPRESS, NAVELBINE, OPTRUMA, ORMANDYL, TESTOPATCH. PIERRE FABRE MEDICAMENT développe une politique de recherche extrêmement dynamique puisqu’il consacre plus de 20 % de son budget en investissements de recherche.

LABORATOIRES PIERRE FABRE SANTE Stand N° 12

29 avenue du Sidobre - 81106 CASTRES cedex Tél. : 05 63 51 68 00 Fax : 05 63 51 68 75

Acteur historique en pharmacie et présent sur plus de 40 classes thérapeutiques, Pierre Fabre Santé est un acteur fidèle et engagé aux côtés des professionnels de santé. Pierre Fabre Santé affiche également des convictions fortes comme le choix de la qualité, la garantie d'une offre de soins et de services personnalisésPierre Fabre 112

Santé, c'est « votre partenaire santé » Nicopatch, Drill, Cicatryl, Cétavlon, Carbolevure, Veinostim, Arthrodont, Elgydium.

LABORATOIRES RENE FURTERER Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 00 www.renefurterer.com

« Eveillez LES cheveux à de nouvelles sensations » « Les beaux cheveux poussent sur un cuir chevelu sain », telle est la philosophie de la marque René Furterer. Formulés à base d’huiles essentielles et d’extraits de plantes, les soins capillaires René Furterer associent efficacité et plaisir sensoriel. Rares et infiniment précieuses, les huiles essentielles sont la quintessence des plantes, un véritable concentré d’actifs. Gage d’efficacité et source de plaisir pour les sens, elles sont sélectionnées pour leurs vertus traitantes et aromatiques. Les extraits de plantes entrant dans la formulation des produits capillaires René Furterer sont rigoureusement sélectionnés pour leurs actions ciblées. Ces extraits végétaux apportent naturellement aux cheveux les éléments qui vont contribuer à leur santé et à leur beauté.

LE QUOTIDIEN DU PHARMACIEN Stand N° 6

Contact : Fabienne BALATRE 21 rue Camille Desmoulins 92789 ISSY LES MOULINEAUX cedex 09 Tél. : 01 73 28 14 40 Fax : 01 73 28 14 41 e-mail : serviceclient@quotipharm.com www.quotipharm.com

Le Quotidien du Pharmacien, le journal bihebdomadaire d'information professionnelle destiné aux pharmaciens d'officine : actualité, formation thérapeutique, nouveaux produits, conseils à l'officine, marketing et gestion, baromètres mensuels, loisirs, annonces classées. Dossiers thématiques mensuels : diététique, beauté, compléments alimentaires, médication familiale, médicaments d'exception, etc. Et... l'actualité en direct sur quotipharm.com


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E X P O S A N T S

M.A.C.S.F.

Stand N° 16 Contact : M.A.C.S.F. 10 Cours du Triangle de l'Arche TSA 40100 92919 - La Défense Cedex Tél. : 3233 ou 01 71 14 32 33 Fax : 01 71 23 89 00 e-mail : marketing@macsf.fr www.macsf.fr

Depuis 1935, la MACSF assure et accompagne les professionnels de la santé, tout au long de leur vie professionnelle et personnelle. Elle vous offre une gamme élargie de services, de l’assurance professionnelle aux facilités de financement. Avec la MACSF, faites le choix de la simplicité et de la sérénité.

MAVALA FRANCE SA Stand N° 16

Contact : Monsieur Robert CRUVELLIER RD n°12 « la croix blanche » - 60250 HONDAINVILLE Tél. : 03 44 26 48 48 Fax : 03 44 26 80 88 e-mail : mavala@mavala.fr www.mavala.com

Mavala activité: Depuis plus de 50 ans grace à ses produits de soin et de beauté specifiques et hautement performants, Mavala est le spécialiste du soin et du maquillage des ongles, des mains, des pieds, des yeux et du visage.

MEKAPHARM APOTEKA Stand N° 3

Contact : Olivier RESANO 10 avenue de l'industrie - BP 30064 61202 ARGENTAN cedex Tél. : 02 33 67 87 30 Fax : 02 33 67 87 31 e-mail : info@mekapharm.fr www.mekapharm.fr

MEKAPHARM, leader du marché de l'automatisation des officines en France avec plus de 800 pharmacies clientes, vous propose toutes les solutions d'automatisation existantes: l'automate APOTEKA pour un maximum de gain de temps, le robot OMEGA pour un maximum de confort et notre nouveau trieur ALPHA pour le rangement entièrement automatisé des commandes.

MERCHANDISING PIERRE FABRE OPTIMISATION DES POINTS DE VENTE Stand N° 12

Les Cauquillous - 81506 LAVAUR Tél. : 05 63 58 88 00 Fax : 05 63 58 86 59

Un Merchandising adapté à votre évolution : - Organisation du point de vente par zones ; - Implantation des marques de la Santé à la Beauté y compris OTC et médication officinale ; - Création de concept et conseils sur plans ; - Formation Merchandising de l'équipe officinale ; - Réagencement complet, balisage unique ; - Animation commerciale du point de vente ; - Missions d'expertises et audits. Quotidiennement, une équipe de spécialistes au service des Pharmaciens.

MOBIL M

Stand N° 20 Contact : Jérôme GAUBERT 19 rue de la Noue bras de Fer - 44000 NANTES Tél. : 06 15 57 54 26 Fax : 02 40 63 59 12

Comment faire de votre pharmacie un lieu unique ? Plus exigeants, plus zappeurs, en quête de sens et de repères, les consommateurs ont changé. Plus concurrentiel, plus complexe, le métier de la pharmacie a changé lui aussi. Aujourd’hui, la rentabilité de la surface de vente est déterminante. Le retour sur investissement de l’aménagement de pharmacie est un facteur clé de succès. Le métier de MOBILM, c’est de faire de votre nouvelle pharmacie un espace de vente distinctif, un lieu unique, qui crée un lien affectif durable entre vos clients et vous. Notre approche globale du projet tient compte des attentes du pharmacien, des contraintes du local mais aussi des attentes du consommateur final grâce à notre partenariat exclusif avec le département merchandising des Laboratoires Pierre Fabre. Découvrez Mobil M, ainsi que nos approche globale sur notre stand n°20. mobil-m.com Les pharmacies qui gagnent ont une histoire.

NATURACTIVE LABORATOIRES PIERRE FABRE Stand N° 12

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29 av. du Sidobre - 81106 CASTRES cedex www.naturactive.fr

Convaincu des pouvoirs de la nature, Naturactive propose des solutions de santé d’origine naturelle, sûres et efficaces : - Phytologie : Elusanes, Poconéol, Phytaroma ; - Dermo-nutrition : Doriance Solaire, Autobronzant, Capillaire... ; - Médecine générale : Sériane, Urisanol, Ysoméga, Rhumadol et Fleximax ; - Nutrition-santé : les complexes Vitamines & Minéraux.

NOVARTIS

Stand N° 13 2 & 4 rue Lionel Terray F - 92500 RUEIL-MALMAISON France www.novartis.fr

« À propos de Novartis. Novartis propose des solutions thérapeutiques destinées à répondre aux besoins en constante évolution des patients et des populations dans le monde entier. Novartis propose un portefeuille diversifié de produits susceptibles de satisfaire ces besoins : médicaments innovants, génériques peu coûteux, vaccins, instruments de diagnostic et produits pharmaceutiques de consommation courante. La stratégie de Novartis est axée sur une diversification ciblée. Nous utilisons les dernières connaissances scientifiques pour alimenter un portefeuille très riche, concentré sur les domaines du secteur de la santé en croissance nous accordons une place centrale à l’innovation dans le but d’améliorer la vie des patients. Le Groupe comporte 5 divisions : - Pharma (médicaments innovants brevetés) - Sandoz (médicaments génériques) - Vaccins & Diagnostics (prévention) -Consumer Health (Santé Animale, Santé Familiale) - Alcon (soins ophtalmologiques) Alcon AG a fusionné avec Novartis AG en avril 2011 renforçant sa position de leader dans la vision en réunissant les forces d’Alcon, Ciba Vision et certains produits ophtalmologiques de Novartis au sein d’une entité unique mondiale. Dans la cadre du processus d’intégration, des discussions sont actuellement en cours dans chaque pays afin de définir les structures locales à venir. La décision finale sera annoncée ultérieurement, après consultations des organes représentatifs des salariés. »


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E X P O S A N T S

OPTIMABIO Stand N° 17

Contact : Didier DUBREUIL 1 place Marius Trotobas - 83190 OLLIOULES Tél. : 04 98 00 21 22 Fax : 04 98 00 21 23 e-mail : vente@optimabio.com www.optimabio.com

Des outils performants pour une nouvelle mission de la pharmacie soft plus : Premier système professionnel pour l’analyse de la peau, des cheveux et de la cellulite Gamme CR3000 : Risque cardiovasculaire, diabète, stress oxydatif, etc. (jusqu'à 16 paramètres) PLETIX : L'avant-garde technologique pour l'analyse et le soin des jambes AUTOTESTS : Fertilité & Prévention, une gamme de 12 autotests

PHARMACIE HUMANITAIRE INTERNATIONAL Stand N° 19

14 route de la Férolle - 18200 ORVAL Tél. : 02 48 60 72 68 Fax : 02 48 60 72 85 e-mail : contact-siege@phi.asso.fr www.phi.asso.fr

PHI analyse et répertorie les besoins sanitaires des populations défavorisées en matière de santé. Elle œuvre pour les plus démunis et s'attache à améliorer l'hygiène, la nutrition, la protection de la femme et la maternité, le paludisme, l'accès aux medicaments et la fourniture de matériel médical. L'établissement pharmaceutique de PHI à Nimes achète des médicaments et les redistribue aux associations humanitaires de santé.

PHARMACOM VOTRE DISTRIBUTEUR WINPHARMA MIDI-PYRÉNÉES Stand N° 8

15 rue Boudeville - 31100 TOULOUSE

Plus sereins, plus libres... SIMPLICITÉ INNOVATION PARTAGE PERFORMANCE Parce que le monde de la pharmacie évolue, parce que de nouveaux outils de communication et d’échange envahissent votre quotidien et celui de vos clients, nous innovons en permanence pour vous apporter les outils et méthodes de gestion adaptés à la pharmacie d’aujourd’hui. Nos solutions sont toujours conçues en prise directe avec vos besoins. Notre seul objectif : vous libérer d’un maximum de contraintes pour vous faire gagner du temps et de l’argent. Comme vous, l’indépendance est dans nos gènes. Nous investissons dans votre réussite, en vous proposant des outils libres de toute ingérence dans votre politique commerciale. Notre croissance, c’est à nos près de 3 000 clients pharmaciens que nous la devons, à leur confiance, à leur fidélité. Le secret de notre réussite, c’est tout simplement de porter toute notre attention à leur satisfaction… Nous vous invitons à votre tour à découvrir les avantages de winpharma, et à rejoindre la winDynamique. Sincèrement, Alexandre et Bénédicte Karpov, co-présidents winpharma

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ROBOTIK-TECHNOLOGY Stand N° 1

542 av. F. D. Roosevelt ZIA - 62400 BETHUNE Tél. : 03 21 56 29 30 Fax : 03 21 56 44 07 e-mail : contact@robotiktechnology.com www.robotiktechnology.com

Robotik-Technology est le leader international spécialisé dans la Préparation des Doses à Administrer sécurisée (la PDA), depuis de nombreuses décennies avec MANREX. Aujourd'hui, nos robots proposent l'automatisation de la PDA sous la forme d'un ruban de sachets-doses nominatif. Nos ROBOTS de deuxième génération sont dotés des dernières innovations technologiques notamment le FSP (free system packing) qui préparent par l'automatisme les médicaments fractionnés (les 1/2 et les 1/4 de comprimés ) c'est une grande sécurité (plus d'ajustement manuelles qui sont source d'erreurs).

THUASNE

Stand N° 21 Rue de la Jomayer - 4200 ST ETIENNE Tél. : 01 41 05 92 92 Fax : 01 41 05 92 93 www.thuasne.fr www.thuasne.com

Depuis 160 ans, grâce à une politique constante d'innovation et un partenariat étroit avec les professionnels de santé, Thuasne ne cesse de concevoir des produits à haute valeur ajoutée axés sur 4 expertises majeures : orthopédie, traitement de la maladie veineuse/soins aux brûlés, aide à la personne/maintien à domicile, soins post-cancer du sein.


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P A R T E N A I R E S

AFPC (Association Française des Pharmaciens Catholiques) 5, avenue de l'Observatoire 75006 PARIS Tél. : 01 43 26 51 19 E-mail : afpcassoc@yahoo.fr Site Web : pharmacienchretien.free.fr

L'association française des pharmaciens catholiques (AFPC) réunit des pharmaciens de tous les secteurs de la pharmacie, dans des groupes régionaux ou nationaux, autour de questions d'éthique présentes au quotidien dans nos métiers : l'alcoolisme, la dépression, la pharmacovigilance au comptoir, les relations interprofessionnelles entre l'équipe et le responsable de l'entreprise... Un autre regard sur les nouvelles missions du pharmacien pour trouver des solutions où solidarité, dignité et respect de l'Homme sont présentes.

ASM, label Euromark 38, rue Dunois 75647 PARIS cedex 13 Tél. : 01 40 75 05 65 Fax : 01 77 72 27 51 E-mail : info@asm-euromark.com

Spécialiste du TRADE MARKETING en Pharmacie Réseau National de MERCHANDISING France – Corse – Dom Tom Actions et Interventions sur Mesures exclusives et personnalisées Formation, Coaching et Animation assurés par des spécialistes de l’univers de la Santé

Argos Consulting 17, rue des Tilleuls 78960 VOISINS-LE-BRETONNEUX Tél. : 01 39 30 55 22 E-mail : info@argos-fr.com Site Web : www.argos-fr.com

Société de conseil commercial opérationnel spécialisée dans les approches merchandising et category management. Premier cabinet de formation en techniques merchandising en France : - Développement de démarches merchandising innovantes ; - Structuration d’approches pricing performantes ; - Formation d’équipes de manière opérationnelle ; - Etude de comportement du Patientconsommateur ; sont quelques exemples de missions qu’ARGOSConsulting réalise pour ses clients : Officines, Groupements, Laboratoires

ANEPF (Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France) 4, avenue Ruysdaël 75008 PARIS Tél. : 06 85 40 91 31 E-mail : president@anepf.org Site Web : www.anepf.org

L'Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France (ANEPF) représente les plus de 33000 étudiants en pharmacie de France, toutes filières confondues. Elle participe ainsi activement à l'élaboration des programmes et de l'organisation des études. L'ANEPF côtoie aussi régulièrement les organisations professionnelles pour débattre de l'avenir de la profession et apporter le point de vue de la relève.

ATOOPHARM Seine Créapolis 49-51, rue de la République 76250 DEVILLE-LES-ROUEN Tél. : 02 35 52 70 00 Fax : 02 35 33 44 97 / 02 35 76 4710 E-mail : contact@atoopjarm.fr Site Web : www.atoopharm.fr

Atoopharm propose des formations en présentiel (en stage ou à l'officine), en e-learning (accessible 7J/7 et 24H/24), mixtes (e-learning et présentiel) pour les titulaires et les équipes officinales.

CAA (Conseils et Auditeurs Associes) 7, rue de Saint Quentin 59000 LILLE Tél. : 03 28 16 08 16 Fax : 03 28 16 08 19

Le cabinet Conseils & Auditeurs Associés, a été créé en 1993 par Michel Watrelos, expert comptable diplômé, enseignant associé dans plusieurs facultés de pharmacie, et spécialisé dans le milieu pharmaceutique, à qui s’est joint François Gillot, expert comptable diplômé, enseignant également au sein de diverses facultés de pharmacie. Il est situé à Lille, 7 rue de Saint Quentin et emploie aujourd’hui un grand nombre de collaborateurs au service d’une clientèle composée de professionnels de santé (grosse majorité de pharmacies, laboratoires, médecins, infirmiers, etc.), de PME répartis à travers toute la France. La devise de CAA : Vous aider dans vos choix stratégiques à chaque étape de votre vie : 117

- audit ; - installation ; - développement ; - mise en œuvre de vos projets. Vous devez faire les bons choix pour assurer vos revenus et votre pérennité : - choix de statut juridique (société en exercice libéral ? ...) ; - décision de vous associer ; - optimisation de la gestion de votre personnel ; - choix ou modification de votre lieu d’implantation (centres commerciaux, centre-ville, campagne…) transfert ; - négociation avec vos fournisseurs et partenaires ; - spécialisation de vos offres de produits ou de services (parapharmacie, matériel médical…) ; Vous faire économiser un temps précieux : - tenue de votre comptabilité ; - prise en charge de votre gestion sociale, de vos obligations légales et fiscales ; - suivi de votre situation financière.

Cabinet Fallourd 5, rue Saint Brice 28800 CHARTRES Tél. : 02 37 47 41 18 Fax 02 37 47 23 22 E-mail : guillaumeffallourd.avocats@wanadoo.fr Site Web : www.cabinet-fallourd.com

Le cabinet Guillaume Fallourd se caractérise par une large culture et une compétence très pointue dans le domaine du droit de la santé, et intervient aux cotés des pharmaciens dans des affaires relevant de la responsabilité civile, pénale, disciplinaire. Maître Guillaume Fallourd est en outre auteur d’une thèse sur la concurrence entre pharmaciens d’officine.

CELTIPHARM CP 130 3, allée Nicolas le Blanc 56038 VANNES Tel. : 02 97 68 37 00 Fax : 02 97 68 37 01 E-mail : info@celtipharm.com Site Web : www.celtipharm.org

CELTIPHARM est une société d’ingénierie Médico-Economique et Marketing-Ventes, composée d’experts en pharmacie. Nous aidons les laboratoires pharmaceutiques et plus généralement tous les acteurs de la chaîne de santé à optimiser de manière durable leurs res-


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P A R T E N A I R E S

sources médico-économiques et marketing-ventes. Nous concevons, spécifions puis déployons scientifiquement des programmes au plus près du terrain, afin que les fournisseurs de l’officine au sens large – laboratoires, grossistes, institutions, associations – puissent communiquer de manière fiable et sécurisée avec les pharmaciens. CELTIPHARM souhaite aider les acteurs de Santé à être plus efficients et met à leur disposition données et analyses pour contribuer à une Santé Raisonnée® dans l’intérêt de tous les acteurs de la Santé. CELTIPHARM est fière d’avoir été sélectionnée pour la création et le déploiement de plusieurs grands projets stratégiques pour la profession officinale, dont le dernier rendu public est le dossier pharmaceutique.

CNOP 4, avenue Ruysdaël 75379 PARIS cedex 08 Tél. : 01 56 21 34 34 Fax : 01 56 21 35 69 Site Web : www.ordre.pharmacien.fr

L'Ordre national des pharmaciens groupe l'ensemble des pharmaciens exerçant leur art en France. D'une part, l'Ordre exerce des missions de service public dont il est chargé par la loi : la régulation professionnelle, la promotion de la santé publique, et la représentation de la profession. D'autre part, il mène de nombreuses actions volontaires au service de la profession pharmaceutique ou de la population.

CNOP – Section A 4, Avenue Ruysdaël 75379 PARIS cedex 08 Tél. : 01 56 21 34 34 Fax : 01 56 21 35 69 Site Web : www.ordre.pharmacien.fr

La section A réunit les « pharmaciens titulaires d'officine », elle est administrée par un Conseil central composé de 21 présidents des Conseils régionaux et de délégués supplémentaires en faveur des régions comportant le plus grand nombre de pharmaciens d'officines. Sa mission est de tenir à jour le tableau national des pharmaciens titulaires d'officine et de coordonner les actions des différents Conseils. Il transmet aussi les « vœux » des Conseils régionaux au Conseil national. Il peut proposer toute

mesure intéressant la moralité et la déontologie professionnelles ; il coordonne tous les projets émanant des différents services partenaires (Ministère, Administration, CPAM etc.). Le Conseil central de la Section A ne siège pas en formation disciplinaire. Cette attribution relève des Conseils régionaux.

CNOP – Section D 4, avenue Ruysdaël 75379 PARIS cedex 08 Tél. : 01 56 21 35 70 Fax : 01 56 21 33 29 E-mail : webd@ordre.pharmacien.fr Site Web : www.ordre.pharmacien.fr

- La section D, c'est : - Les pharmaciens exerçant en officine (adjoints, remplaçants, gérants après décès des titulaires d'officines, gérants et adjoints des pharmacies mutualistes ou des CARMI) et autres exercices (distribution à domicile de gaz médicaux, organisme de Sécurité Sociale et relevant des équipes mobiles de soins). Le Conseil central représentant la section D est constitué de 33 membres avec une représentativité dans les 21 régions. D'ailleurs, pour être au plus près des régions, la section y organise des permanences et des rencontres. - La section D : - assure le contrôle de l'accès à l'exercice professionnel des pharmaciens par la tenue à jour du tableau de l'Ordre avec une contribution à la mise en place du Répertoire Partagé des Professionnels de Santé, - participe à des groupes de travail sur l'évolution et la mutation de l'exercice professionnel des pharmaciens adjoints, - joue un rôle disciplinaire en cas de non respect du Code de déontologie, - coordonne à l'échelle nationale l'action des élus régionaux sur le terrain.

DPO (Développement Pharmacie Officine)

DPO, est aussi chargé de cours de Marketing et de Management dans les Facultés de Pharmacie de Paris XI et de Tours.

EMS (European Marketing Science) 161, rue de la République 92800 PUTEAUX Tél. : 01 41 02 98 28 Fax : 01 49 01 22 15 E-mail : r.remery@ems-institut.eu

EMS depuis plus de 20 ans au service des professions de la santé, met à disposition tant des laboratoires, que de l’officine, l’ensemble de ses banques de données exclusives sur la géographie du marché, au niveau local le plus fin et les profils de comportement de la clientèle, en vue d’éclairer et de fiabiliser tout projet, tout investissement : achat, vente, transfert, regroupement, audit de performances face au marché.

FACULTE DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES Univers Paul-Sabatier Toulouse III 35, chemin des Maraîchers 31062 Toulouse cedex 9 Tél. : 05 62 25 68 00 Fax : 05 62 25 98 16

Fiducial Staffing Philippe Becker 41, rue du capitaine Guynemer 92925 La Défense Cedex Tél. : 01 47 78 13 36 Fax : 01 49 00 07 99 E-mail : contact.pharmacie@fiducial.fr Site Web : www.fiducial.fr

Depuis plus de 30 ans, Fiducial accompagne les pharmaciens dans la gestion de leur officine. Fiducial est aux cotés des pharmaciens lors des différentes évolutions qui concernent leur activité.

Formaplus

3, rue Jean Giono 78370 PLAISIR Tél. : 09 75 94 29 40 – 06 03 21 86 14 Fax : 01 30 07 78 71

Joëlle Hermouet Clos du Roy 33141 SAILLANS Tél. : 05 57 55 07 40 Fax : 05 57 55 07 45 E-mail : hermouetformaplus@wanadoo.fr

DPO est une société de conseils spécialisée en développement commercial et humain pour les Pharmacies ; le domaine de compétence couvre le développement du chiffre d’affaire et de la marge, et l’accompagnement à la gestion des ressources humaines de l’officine. Thierry Camuzeaux, Directeur Général de

Cabinet de conseil et de formation, spécialisé en merchandising et stratégie commerciale en pharmacie. Nous travaillons essentiellement auprès des pharmaciens en direct, des groupements de pharmaciens, des grossistes répartiteurs et des laboratoires pharmaceutiques.

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P A R T E N A I R E S

GROUPE MORNAY 5 à 9, rue Van Gogh 75591 PARIS Cedex Tél. : 01 40 02 80 80 Fax : 01 40 02 83 82 Site Web : www.groupemornay.com, https://pharma.groupemornay.com

Partenaire historique de la pharmacie d'officine, le Groupe Mornay est un acteur de référence de la protection sociale au service des branches professionnelles, des entreprises, des salariés et des retraités. Le partage de l'expertise autour de ses métiers- Retraite Complémentaire-Prévoyance-Santé-Action Sociale- et de ses missions se traduit par des échanges avec les partenaires sociaux autour de leurs attentes et besoins. Un site extranet dédié s'adresse à la profession : https://pharma.groupemornay.com

HRA PHARMA France 14-16, rue des Petits Hôtels 75010 PARIS Tél. : 01 53 24 81 00 Fax : 01 42 46 94 33 Site Web : www.hra-pharma.com

HRA Pharma est une société pharmaceutique privée qui développe et commercialise des médicaments, dispositifs et services associés dans le domaine de la santé reproductive et de l’endocrinologie puis les met à disposition des patients dans le monde.

ICC (Information Conseil Communication) 102, avenue des Champs Elysées 75008 PARIS Tél. : 01 40 75 05 45 / 65 Portable : 06 80 72 50 14 Fax : 01 77 72 27 51 E-mail : info@ formationconsulting.com Site Web : www.formationconsulting.com

ICC-EUROMARK est reconnu pour ses spécificités et son éthique depuis 30 ans. Il intervient dans divers domaines professionnels en France, en Europe, aux DOM-TOM, au Vietnam Le choix d’un organisme de formation est un acte professionnel qui prend en compte le savoir-faire et la connaissance du milieu. Il est impératif de définir des objectifs précis pour établir un plan pédagogique sur mesure. ICC : Organisme de formation et de développement personnel, reposant sur les neurosciences.

EUROMARK : Audit, Conseil, Marketing, Communication et Merchandising, Psychologie de la perception et de la mémoire. Annie DUPART, Créatrice et Dirigeante, Docteur en linguistique, Spécialiste de la psychopédagogie et de la communication. Marc TARIS, Consultant, Maitrise en Marketing et Communication, Spécialiste du Merchandising en Pharmacie et Parapharmacie. Plusieurs fois primé, créateur de différents concepts clients.

IFAS (Institut de Formation des Acteurs de Santé) Loïc BUREAU 43, rue du 11 novembre 49130 LES PONTS DE CE Tél. : 02 41 45 00 86 Fax : 02 34 00 03 30 E-mail : ifas@orange.fr

Texte de présentation : Partenaire pour le développement des compétences des pharmaciens et de leur équipe depuis 15 ans, Loïc BUREAU et IFAS (Institut de Formation des Acteurs de Santé) offrent des formations dans des domaines spécialisés à fort potentiel tels que la micronutrition et la supplémentation nutritionnelle, l'aromathérapie et la phytothérapie. Au delà de la prise en charge OPCA-PL ou FIF-PL, IFAS développe de nouveaux programmes dans le cadre de la Formation Conventionnelle Continue (FCC) prise en charge par la CPAM. IFAS est membre de l'UNO Formation, et adhère à la charte de qualité de cette association des Organismes de formation des professions de santé. Dans un monde qui bouge, où la concurrence est plus présente, la formation reste l'un des moyens de faire la différence et préparer l'avenir sereinement.

IMS Health 91, rue Jean Jaurès 92807 PUTEAUX Tél. : 01 41 35 10 00 Fax : 01 41 35 10 10 Site Web : www.imshealth.com

Présent dans plus de 100 pays, IMS Health est le leader mondial des études et du conseil pour les industries du médicament et de la santé. Avec plus de 50 ans d’expérience, IMS propose à ses clients une large gamme d’études, de services et d’offres de conseil pour les accompagner au quotidien dans la ges120

tion de leurs activités, en particulier en termes de gestion du portefeuille produits, d’efficacité commerciale, de santé grand public et de consulting, afin de leur permettre d’améliorer leur productivité et de proposer des soins de qualité. IMS Health recueille des données de prescriptions et de délivrances directement auprès des professionnels de santé, au travers ses divers réseaux informatisés de médecins, de pharmaciens, (PHARMASTAT) et d’hospitaliers. IMS Health a passé des accords de partenariat avec les divers organismes professionnels représentatifs (syndicats, groupements, centrales d’achats hospitalières…) pour les faire bénéficier des informations recueillies et de ses conseils. A travers une combinaison unique de données et de consulting, IMS aide ses clients et ses partenaires à élaborer leurs stratégies et à prendre les meilleures décisions.

Monde Pharmaceutique (Le) 144, bd Jean Jaurès 92100 BOULOGNE BILLANCOURT Tél. : 01 41 31 11 52 E-mail : contact@lemondepharmaceutique.tv Site Web : www.lemondepharmaceutique.tv

Lemondepharmaceutique.tv est un site Internet moderne télévisuel et interactif, au service des pharmaciens et de leur équipe officinale. Grâce à ce nouveau média, les pharmaciens optimisent leur temps en ayant accès sur une plateforme unique et gratuite, à des vidéos pédagogiques, de l’actualité pharmaceutique sous forme de JT et un réseau communautaire où ils retrouvent des confrères, envoient des messages et échangent des idées.

NutriForm magazine Eric Gérard 12 rue Soddy 94000 Créteil Tél. : 01 56 71 18 40 Fax : 01 43 39 6 709 E-mail : eric.gerard@editionsbgm.fr Site Web : www.editionsbgm.fr

NutriForm magazine est le bimestriel des compléments alimentaires. il permet aux différents acteurs – distributeurs et prescripteurs – de la filière de s’informer de l’actualité du marche, des nouveaux produits et des nouvelles tendances. Sont également présentes les chiffres de ventes dans les différents segments composant cet univers. Mer-


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P A R T E N A I R E S

chandising, interview de points de vente, cas de comptoirs, dossiers thématiques, formulation, réglementation, NutriForm est le magazine de la nutrition et de la supplémentassions pour l’officine et les professionnels de santé.

OEMINE Phytobiolab Emmanuelle Cros 1, rue ampère - ZA la Menude 2 31830 PLAISANCE DE TOUCH Tél. : 05 62 18 05 86 Fax : 05 61 78 97 60 E-mail : docoemine@orange.fr Site Web : www.oemine.fr

Laboratoire de compléments alimentaires, nutraceutique et cosmétique. Innovations dans le domaine de la dermatologie. Lécithine marine, krill, vitamine D végétale, vitamines naturelles. Cosmétique en dermatologie et huiles essentielles. Gamme psoriacalm, mycobio, eczebio, acnezinc.

ONCOPOLE Toulouse Benjamin Gandouet 20, 24, rue du Pont Saint-Pierre 31052 TOULOUSE Cedex Tél. : 05 34 50 99 30 Portable : 06 08 57 73 32 E-mail : benjamin.gandouet@oncopole-toulouse.com Site Web : www.oncopole-toulouse.com

L’Oncopôle de Toulouse est un regroupement unique en Europe de compétences académiques, scientifiques, universitaires, technologiques, médicales, cliniques, pharmaceutiques, publiques et privées dans un même objectif partagé : celui de faire reculer, ensemble, le cancer. Présidée par Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, et dirigée par Benjamin Gandouet, l’Association Oncopôle de Toulouse est en charge de la promotion du site de Langlade (220 hectares situé au cœur de Toulouse, plus d’un milliard d’investissements publics et privés) et fédère l’ensemble des partenaires et des acteurs dont l’activité participe à la mise en place de ce nouveau pôle d’excellence. D’ici 2013, plus de 4000 personnes vont rejoindre ce nouveau campus européen. Mutualiser les moyens autour de projets communs, développer les synergies entre disciplines et technologies, les partenariats entre recherche publique et privée, les transferts et les échanges entre recherche fondamentale et soins aux patients au service de l’excellence,

de l’innovation thérapeutique et de l’amélioration de la qualité des traitements aux malades : tels sont les enjeux majeurs de l’Oncopôle.

Pharmaceutiques N. Bohuon 91, rue Jean-Jaurès 92800 PUTEAUX Tél. : 01 43 34 73 00 E-mail : nbohuon@pharmaceutiques.com www.pharmaceutiques.com

Magazine de référence dans le monde de la santé, Pharmaceutiques est un mensuel diffusé sur abonnement. Il traite de l'actualité du médicament et des produits de santé à destination des acteurs publics et privés.

Quotidien du Pharmacien (Le) 21, rue Camille Desmoulins 92789 ISSY-LES-MOULINEAUX Cedex 9 Tél.: 01 73 28 14 40 Fax : 01 73 28 14 41 Site Web : www.quotipharm.com

Le Quotidien du Pharmacien, bi-hebdomadaire d’information professionnelle destiné aux pharmaciens d’officine : actualité professionnelle, formation thérapeutique, conseil à l’officine, marketing et gestion, baromètres mensuels, loisirs, annonces classées... Dossiers thématiques mensuels : diététique, beauté, compléments alimentaires, médication officinale. Le site internet www.quotipharm.com complète l’offre éditoriale du titre par une information en continue et des services dédiés aux pharmaciens.

Sofrigam conçoit, teste et qualifie des solutions d’emballage industriel isotherme ou réfrigérant permettant le transport de produits thermosensibles (frais ou congelés) dans des véhicules non frigorifiques Les matériaux utilisés associés à l’expertise de nos ingénieurs et de notre Laboratoire, font que nos produits sont destinés à des secteurs très exigeants sur la qualité et la sécurité tels que l’industrie pharmaceutique, chimique, biotechnologie voire agroalimentaire. Nous proposons à nos clients une gamme de produits et services, standard ou sur mesure leur permettant de mettre en place une logistique sous chaîne froide sécurisée, économique et écologique.

STRATEGIE PHARMACIE M. Nicolas Deguilhem Le Gorneveze 56860 SENE Tél. : 09 65 13 68. 24 E-mail : n.deguilhem@orange.fr Site Web : www:strategiepharmacie.com

Deguilhem-conseils vous propose différents accompagnements, fort de ses différentes expériences en pharmacie et en TPE. Des interventions pragmatiques, dynamiques, et apportant une plus value directe à votre entreprise. Une approche de démarche qualité fonctionnelle, adaptée à la taille de votre entreprise et incluant toujours vos équipes au centre du projet.

Terra Santé

Santélog Aurélien David 1, avenue de la Cristallerie 92310 SEVRES Tél. : 01 83 64 06 69 E-mail : ad@santelog.com Site Web : www.santelog.com

Santé log est un dispositif multimédia à destination des professionnels de santé francophones. Il comprend deux pôles : - Edition, avec 3 revues: Santé log Soin A domicile, Petite Enfance et Officine - Web « www.santelog.com » première communauté des professionnels de santé francophones, avec plus de 21 000 membres inscrits et 250 000 VU/mois.

SOFRIGAM 212, avenue Paul Doumer 92508 RUEIL MALMAISON Tél. : 01 46 69 85 43

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242, avenue Pasteur 78630 ORGEVAL Tél. : 01 39 08 17 17 Fax : 01 39 08 17 00 Site Web : www.duolppro.com

Créé en en 2004, le laboratoire Terra Santé a pour vocation le développement de produits innovants dans les domaines de la parapharmacie, de la santé et du bien-être. Son savoir-faire lui a permis une croissance rapide et le développement de trois gammes complètes. La gamme leader Duo LP-Pro et sa lotion anti-poux, prouvée efficace en 1 seule application. Créée en 2007, Duo LP-Pro se place déjà en 2e meilleure vente, et son succès ne cesse de croitre. Sa formule, sans insecticide neurotoxique, ni alcool, ni parfum, ni huiles essentielles, possède une excellente tolérance cutanée. Le Shampooing


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P A R T E N A I R E S

Bio Duo LP-Pro® et le spray Spécial Environnement complètent la gamme. Les anti-moustiques Manouka, à base d’IR3535, connus notamment pour les exclusivités que sont la boule-diffuseur et le bracelet Kaméléo. La gamme Brumizea, pour le bien-être et l’hygiène : sprays assainissant pour la maison, purificateurs d’aspirateurs, spray respiratoire aux huiles essentielles. Terra Santé possède également une filiale, Phyto Terra, spécialisée dans la fabrication de compléments alimentaires.

Téva Santé Le Palatin 1 1, cours du Triangle 92936 PARIS LA DEFENSE CEDEX Tél. : 01 55 91 78 55 Fax : 01 55 91 78 74 Site Web : www.tevasante.com

TEVA est un groupe pharmaceutique spécialisé dans le développement, la production, et la commercialisation de médicaments générique (ville + hôpital), de médicaments innovants (Copaxone, Azilect), de produits respiratoires de marques déposées (Qvar, Airomir, Ecobec).

UNPF (Union Nationale des Pharmacies de France) 57, rue Spontini 75116 PARIS Tél. : 01 53 65 61 71 Fax : 01 47 04 70 15 E-mail : unpf@unpf.org Site Web : www.unpf.org

Syndicat représentatif au plan national, l’UNPF assure la défense des intérêts économiques et professionnels des officinaux. Elle préconise avant tout une adaptation des structures pharmaceutiques aux nouvelles donnes du marché de la santé. Son secrétariat permanent assiste les confrères en matière juridique, fiscale et sociale.

Univers Pharmacie SAS Frédéric Lamoth 97, route de Neuf-Brisach 68000 COLMAR Tél. : 03 89 41 68 45 Portable : 06 84 56 27 02 Fax : 03 89 23 37 35 Site Web : www.universpharmacie.com

Le Groupe Univers Pharmacie est un réseau regroupant 820 officines adhérentes au groupement ainsi que 140 pharmacies affiliées aux enseignes Uni-

vers Pharmacie (centre de santé) et Global Pharmacie (pharmacie de proximité). Le groupe Univers Pharmacie s'inscrit dans une politique de prix justes pour le patient consommateur et dans une politique de performance pour les professionnels de santé que sont les titulaires et leurs équipes. Univers Pharmacie Groupe s'engage avec force et volontarisme contre la crise qui touche le patient et le pharmacien. Pérenniser le rôle du pharmacien et offrir de plus en plus de services à prix justes pour le patient sont les priorités du Groupe.

UNOFormation (L’Union Nationale des Organismes de Formation des Professions de Santé) Christine CAMINADE 4, rue Aumont Thiéville 75017 PARIS Tél. : 01 56 68 01 00 Fax : 01 70 24 70 07 E-mail : unoform@cc-conseil.com Site Web : www.universpharmacie.com

Optimiser les pratiques professionnelles, actualiser les connaissances, développer les compétences des équipes officinales et améliorer le service rendu aux patients. Tels sont quelques-uns des objectifs majeurs de l’UNOFormation. Créée en 1997, cette association nationale regroupe une quinzaine d’organismes indépendants de formation continue pour la pharmacie d’officine. Organismes qui couvrent tous les domaines de compétence requis présents sur l’ensemble du territoire. L’association représente plus de 70% du nombre des stagiaires formés par an et pris en charge par les organismes de collecte, notamment l’OPCA-PL et le FIF-PL. Les organismes interviennent également dans le dispositif de la Formation Conventionnelle Continue FCC. L’UNOFormation forme en journée près de 15 000 stagiaires chaque année.

URGO SOINS ET SANTE René Lioret 42, rue de Longvic 21300 CHENOVE Tél. : 03 80 44 71 21 Fax : 04 80 44 70 02 E-mail : b.lacoste@fr.urgo.com Site Web : www.urgo.fr

Les Laboratoires URGO, entreprise française à capital familial est N°1 sur 122

ses marchés de référence avec ses marques : - URGO, N° 1 sur le marché des pansements et des adhésifs remboursables - HUMEX, 1re marque en OTC, leader sur le marché des AVRS. - ALVITYL, leader des multivitaminés pour les enfants. La mission des Laboratoires URGO : être le plus compétitif et reconnu comme le plus innovant par le corps médical et le consommateur.

USPO (Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine) 43, rue de Provence 75009 PARIS Tél. : 01 46 47 20 80 Fax : 01 71 18 34 10 E-mail : uspo@uspo.fr Site Web : www.uspo.fr

Un syndicat représentatif à l’écoute de l’ensemble des pharmaciens. Une force de propositions pour préparer la pharmacie de demain dans le cadre des nouvelles missions du pharmacien fixées par la loi HPST. L’USPO est l’alternative syndicale des pharmaciens responsables dans un système de santé qui se réforme.

UTIP (Formation Pharmaceutique Continue) 28, rue Saint-Dominique 75007 PARIS Tél. : 01 45 55 26 76 E-mail : utip.national@wanadoo.fr Site Web : www.utip.fr

57 ans d’innovation permanente. Avec rigueur et éthique, l'UTIP propose un large choix de formations (soirées, stages, journées, formations ouvertes à distance) reposant sur des programmes qualifiants. Elle permet aux pharmaciens d'avoir les compétences indispensables pour suivre l'évolution des pratiques officinales, telle qu'elle se dessine dans la loi HPST.

VU - Merchandising & Identité Brigitte Aaron & Aurélie Paquier 189, rue de Versailles 92410 VILLE D'AVRAY Tél. : 06 87 68 61 58 / 06 88 44 22 39 E-mail : brigitte.aaron@vu-merchandising.com aurelie.paquier@vu-merchandising.com Site Web : www.vu-merchandising.com

Expertes en Merchandising auprès de grandes enseignes de la distribution, nous mettons notre connaissance du Consommateur et notre savoir-faire du


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P A R T E N A I R E S

de l'Officine tout en valorisant son Identité Conseil. Nos services : audit, logo et charte graphique d'officine, gestion/organisation d'assortiment et choix des marques, zoning et plan de circulation, planification promotionnelle, outils de gestion

Merchandising, formation. Nos forces : déployer une identité d'officine forte, implanter votre rayon Libre Accès performant, vendre les Médecines Alternatives et la Médecine Préventive, installer la Consultation à l'Officine.

© Photo Viadys

Libre Service à l'échelle de l'Officine. Nous transmettons aux professionnels de Santé - pharmaciens, groupements, laboratoires - les meilleures pratiques Merchandising et anticipons l'Officine de Demain. Notre objectif : augmenter l'efficacité

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© S.T.C. Ville de Toulouse

B O N

P L A N S

Les bons plans de Thierry Marangé Mes restaurants viandes • La Braisière 42, rue Pharaon, 05 61 52 37 13 • Chez Carmen 97, allées Charles-de-Fitte, 05 61 42 04 95

Mon Cassoulet • La Cave au cassoulet 54, rue Peyrolière, 05 61 13 60 30 • Le Colombier 14, rue Bayard, 05 61 62 40 05 • La Belle Chaurienne Péniche allées de Barcelone

Mes restaurants poisson • Chez Emile 13, place Saint-Georges, 05 61 21 05 56 • Le Pyrénéen 14, allées Franklin-Roosevelt

ET MES NIGHT CLUBS Le Mandala L’Ouverture L’Ubu Le Ramier

MES JARDINS • Jardins des Plantes et son haut lieu botanique (300 espèces). • Jardin Compans-Caffarelli : des arbres insolites et un jardin japonais.

MES ÉGLISES

• De l’Opéra 1, place du Capitole, 05 61 21 37 03 • Brasserie des Beaux-Arts Flo 1, quai de la Daurade, 05 61 21 12 12 • Le Capoul 13, place Wilson, 05 61 10 70 70 Mon restaurant sur l’eau • La Daurade quai de la Daurade, 05 61 22 10 33 • Le Bibent, place du Capitole

• Basilique Saint-Sernin, comme les nombreux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, faites une halte dans ce monument majeur de l’art roman. • Cathédrale Saint-Etienne, cinq siècles pour la construction. Des tapisseries, des vitraux et ses 17 chapelles. • L’église des Jacobins, un joyau de l’art gothique méridional, qui fait partie de l’ensemble conventuel du même nom avec son cloître et son jardin planté de buis et de cyprès. • Eglise St-Pierre des cuisines, classée monument historique avec sa crypte. • Notre-Dame du Taur, rue du Taur.

• Grand Hôtel de l’Opéra, 1, place du Capitole • Hôtel des Beaux-Arts, quai de la Daurade • Hôtel Mercure-Atria, 8, esplanade Compans-Caffarelli • Novotel, 5, place Alfonse Jourdain Hôtel de Brienne, allée de Brienne

Le Capitole abrite la Mairie avec la magnifique salle des Illustres et le Théâtre du capitole. De l’autre côté, le donjon datant du XVIe siècle.

Mes Brasseries

MES SALONS DE THÉS À MIDI • L’Entracte, 57, rue des Filatiers • Baps, 13, rue de la Bourse 05 61 23 06 63 • L’Autre Salon, 45, rue desTourneurs 05 61 22 11 63

MON APÉRO ET MES BARS À VINS • Le Père Louis, 45, rue des Tourneurs • La Maison, 9, rue Gabriel Péri

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• Café des artistes, 13, place de la Daurade • Le Verjus, 7, rue Tolosane • Le monde du vin, 7, esplanade Compans-Caffarelli

OU LA CITÉ DE L’ESPACE Une plongée passionnante dans le mystérieux du cosmos. Avec son planétarium, son jardin astronomique, sa réplique de la fusée Ariane 5, son Terr@dome, sa station Mir, la Cité de l’espace est un lieu unique pour mieux comprendre l’aventure spatiale. Sortie 17, Rocade est.

MON AIRBUS Le plus grand complexe aéronautique d’Eu-

rope vous invite à découvrir sa chaîne d’assemblage modulaire d’Airbus. Une visite vraiment originale et surprenante.

MON STADE TOULOUSAIN Relâche pour le stade Toulousain ce week-end mais il y a sûrement un match de la coupe du monde à regarder en consolation.

MES MUSÉES & GALERIES • Espace d’Art Moderne Contemporain, 76, allées Charles de Fitte • Installé sur l’ancien emplacement des Abattoirs de Toulouse au bord de la Garonne, l’espace d’Art Moderne et contemporain « Les Abattoirs » présente une collection permanente riche de 2 000 œuvres (de l’expressionnisme abstrait à la création contemporaine actuelle) et des expositions temporaires. • L’hôtel d’Assézat, quai Assézat : sans doute l’édifice le plus révélateur de ce que fut la Renaissance à Toulouse. Ce palais, construit par un riche pastelier, Pierre d’Assézat, abrite aujourd’hui la fondation Bemberg où maîtres anciens (Cranach, le Tintoret) et impressionnistes (Bonnard) ont leurs cimaises. • Galerie du Château d’Eau, place Laganne. • Musée des Augustins, 21, rue de Metz : un des plus beaux ensembles monastiques des XIVe et XVe siècles. • Musée du vieux Toulouse, 7, rue du May. Des témoignages artistiques et historiques de Toulouse réunis par les « Toulousains de Toulouse » • Musée Paul-Dupuy : huit siècles de productions régionales du Moyen-Âge à 1939.

MES BALLADES • Flâner sur les quais de la Garonne, en admirant la couleur de la brique sous le soleil et l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques dont les murs plongent dans le fleuve. • Suivre les chemins de halage du Canal du Midi, classé au patrimoine mondial de l’humanité.

MON CÔTÉ PRATIQUE • Mon aéroport 0825 380 000 • Ma gare Matabiau : 3635 • Mes taxis : Capitole taxi : 05 34 250 250 Taxi Radio Toulousain : 05 61 42 38 38


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Le 8e forum débat de l’avenir sur les bords de Saône À Lyon, une nouvelle page de l’histoire de la santé va s’écrire. Pour sa 8e édition, le forum des pharmaciens revient dans le berceau de la pharmacie française. Au centre des congrès de la « Cité internationale », les 9, 10 et 11 novembre 2012, tous les grands sujets qui animent et animeront encore la profession seront débattus lors de tables rondes réunissant les experts de la profession qui font l’actualité, qu’ils soient officinaux, ordinaux, syndicaux ou encore hospitalo-universitaires. Nous vous remercions d’avoir été des nôtres à Toulouse et nous vous invitons à vous préparer à ce rendez-vous utile et indispensable. Pour tous renseignements contactez Thierry MARANGE thierry.marange@gl-events.com / mobile 06 82 14 95 91


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2011/2012

LE

FORUM

DES

PHARMACIENS

TOULOUSE

2011

L’INFORMATION INDISPENSABLE EST DANS LE GUIDE L’ESSENTIEL


Guide du Forum des Pharmaciens 2011