Page 1

PORTFOLIO ARCHITECTURE THIBAUT DEPREZ ingénieur civil architecte


profil

2


Diplômé en 2010 au titre d’ingénieur civil architecte de l’Ecole Polytechnique de Louvain

(Belgique), j’ai suivi depuis 5 ans, une formation généraliste sur l’architecture. Celle-ci met en avant autant les «conditions physiques» que les «conditions culturelles» propres à la pensée et la fabrication de l’architecture en intégrant sciences humaines, sciences exactes et pratique d’un savoir-faire lié au projet. Durant un échange universitaire d’un an à l’Université de Montréal, j’ai eu l’occasion de me confronter à une autre manière de faire l’architecture. Cette année à l’étranger m’a aussi permis d’entreprendre un certain nombre de voyages sur le continent américain qui entre autres ont élargi mon regard sur la manière de penser la ville. Estimant que la pratique de l’architecture demande une écoute particulière toujours à renouveler et une curiosité sans limites, je m’intéresse depuis longtemps aux arts et aux sciences. Cela m’a amené à suivre un enseignement scientifique ainsi que de pratiquer le violon et la guitare basse. Depuis peu, j’expérimente la peinture selon différentes techniques. En effet, s’il n’est ni ingénieur ni artiste, l’architecte n’en est pas moins attentif à ces disciplines qui accompagnent son travail. Ce portfolio regroupe 9 des 11 ateliers auxquels j’ai participé durant ma formation. Leur choix s’est effectué selon trois critères, la disponibilité, l’état des documents et leur pertinence à mettre en évidence la portée du travail accompli. L’exercice du portfolio m’a donné la possibilité de revisiter ces projets, avec leurs faiblesses et leurs atouts.

3


sommaire

4


projet de mémoire université catholique de louvain (ucl) 7 ateliers univesité de montréal (udem) 21

planétarium de montréal i udem i hiver 2009 22

musée de la biodiversité i udem i automne 2008 28 ateliers baccalauréat UCL

35

logements à courtrai i ucl i printemps 2008 36

café littéraire et logements à schaerbeek (bruxelles) I ucl i automne 2007 40

aménagement d’une place de bruxelles i ucl i hiver 2007 44

manège à chaumont-gistoux i ucl i automne 2006 48

Institutions artistiques à huy I UCL I Hiver 2006

50

dessins

53

Mobilier

61

5


6


aménagement d’un bord de Jambes l’orée de la ville pour les cultures

année 2009/2010 Promoteur : marc belderbos assesseurs : martin outers, Pierre cloquette

projet de mémoire

7


lignes de ciel, lignes de terre l’orÊe de la ville pour les cultures

8

2009 / 2010 professeur : marc belderbos


INTENTION : DE QUOI S’AGIT-IL DANS LE PROJET ? Il s’agit dans ce projet de donner une architecture à l’orée de la ville de Jambes. Avec la disparition des manufactures à Jambes et la suppression de certaines voies ferrées à Namur, le rail a laissé sur son bord, une étendue irrégulière disponible. Récemment, cette étendue a été réinvestie par l’installation d’objets tels que le centre sportif (Adeps) et le complexe cinématographique (Acinéapolis). Mais cet atterrissage forcé ‘d’objets’ a renforcé le caractère chaotique du résidu ferroviaire. Le projet tend à définir une structure à cette étendue de zones et à ces ‘objets’ perdus à l’orée de la ville.

Il s’agit donc d’instaurer un lieu, préalablement pure zone, dédié tant au local qu’au régional, contenant les ‘objets’ de culture physique (Adeps) et disposant une nouvelle infrastructure artistique d’envergure (Concert Hall) située en complément de l’infrastructure culturelle préexistante (Acinéapolis). Ce lieu est un bord qui, dans ses épaisseurs, établit un apport à la vie locale, en disposant du logement, du commerce, du bureau, de l’art.

lia, de Barcelone, de Paris, de la ville renaissante et moyenâgeuse, de structure bâtie telle que Karl Marx Hof à Vienne. Il est à éloigner et s’oppose aux gestes autoritaires inconsistants sur le territoire tels que les lotissements périurbains que l’on retrouve par exemple sur le plateau d’Erpent. Objets socio-économico-politique qui considèrent que l’urbanisme est une distribution de fonction hors architecture où l’architecture prend place comme objet.

Le projet a une vocation urbaine et prend position sur l’urbanisme. Il se situe dans le fil de l’histoire de l’architecture de la ville où l’urbanisme était une part de l’architecture de la ville. En cela, il est à rapprocher de plans tels que ceux de Brasi9


topographie

10

rails


Page de gauche : (photographies) La plaine jamboise et son tissu traditionnel. Les lotissements péri-urbains du plateau d’Erpent. La cité moderniste. Le résidu ferroviaire et ses objets de la culture, instituant un écart dans la ville. Ci-contre : Physiographie du site Ci-dessus : éléments marquants du territoire namurois et jambois

SITUATION : OU SE SITUE JAMBES ET LE SITE ?

Jambes et Namur s’inscrivent dans une plaine alluviale façonnée par la confluence de la Sambre et de la Meuse. Par érosion, trois contreforts naturels sont apparus. Ensemble, ils enclosent la plaine. À l’instar de ces éléments naturels, le chemin de fer constitue un élément important du paysage namurois. Il fabrique un bord à la ‘corbeille’ (Namur) et dessine celui de Jambes. Frontière infranchissable à Namur, il s’apparente à l’orée d’un bois à Jambes. Le bâti suit les divisions instaurées par les éléments naturels et le rail sur le paysage namurois. On retrouve dans la plaine de l’habitat dense tenu

par un tissu urbain traditionnel ; sur les hauteurs, du bâti épars avec les villas quatre façades. Le rail définit au moins deux exceptions dans le tissu urbain de la plaine : la cité moderniste qui fabrique la ville autrement et le résidu ferroviaire que le projet tente d’architecturer. Bien que le projet affirme le lien entre Namur et Jambes, le rétrécissement des parcelles disponibles entre les berges de la Meuse recentre le site sur l’étendue tenue par l’Adeps et l’Acinapolis. Sur ce site, plusieurs éléments sont présents. Le rail y est partout visible. Un relief de largeur variable (entre 0 et 4m) descend avec lui. Un bâti résiduel démontre l’imbrication passée du tissu urbain avec les manufactures. Enfin, des ‘objets’ imposants ont été largués là sans lien établi.

zones

objets

Erpent

Jambes Namur

11


FABRICATION : QUELLE EST L’ARCHI- TECTURE DU PROJET ?

L’architecture de ce projet donne, à cet endroit, matière et mesure aux abords de la ville. Cela nécessite de déterminer les bords du lieu ainsi que son sol en le distinguant des ‘objets’ pris dedans et non ordonnés à celui-ci. Ainsi, une ligne en dialogue avec le rail vient définir le bord du site s’adressant à la ville. Son tracé courbe prend en soi la situation locale et la met en résonance avec le paysage namurois. Rail et bord-courbe

12

constituent les bords à une surface où prennent places les ‘objets’ de la culture. Un réseau de lignes transversales vient mettre en rapport ces deux bords et donne mesure à la surface. Les deux bords s’élèvent. Le bord courbe s’épaissit et devient habitable. Entre les façades, une structure se déploie. Des circulations verticales viennent marquer le parcellaire de cette structure urbaine. Elles sont aussi les contreventements de la structure construite. Les deux bras du bord-courbe se rejoignent sous un parvis, lieu de rencontre des différentes lignes, de la ville avec les hauteurs, des

gens. La ligne de relief longeant le rail s’étire. Elle vient reprendre le relief artificiel sous l’Acinapolis et sous la nouvelle salle de musique. Entre les ondes des courbes, l’étendue de la musique : Le Concert Hall.


6

1

2 3

4

5

Page de gauche : Les éléments constitutifs du projet Ci-dessus : Plan d’implantation. Un des plateux continue vers Namur. sur lequel circule une promenade. A gauche : La façade confirme la continuité établie en plan tout en apportant de la différence par ses variations de perméabilité. Elle se met en retrait par rapport à l’espace public en s’épaississant et se creusant en forme de loggia.


1

2


3

4

6


ELEMENTS : QUELS SONT LES ELE- MENTS DE CETTE ARCHITECTURE ?

Le bord longeant le rail. Afin de rendre présent ce bord sans pour autant dédoubler la coupure du rail, une architecture « perméable » vient matérialiser la ligne par le point. L’utilisation des arbres installe une rythmique dans laquelle s’inscrivent les ‘tours pour voir’. Celles-ci, contre le trop de longueur, proposent des haltes et définissent des repères dans le paysage urbain. Le bord-courbe. Il s’agit d’une structure qui relie Jambes à Namur où viennent s’implanter diverses infrastructures en connivence avec la situation locale : galerie d’art à proximité du concert hall, gradins et salles de sports indoor sur le site

16

de l’Adeps, du commerce et du logement là où il y en a déjà. Ce programme se déploie sur 4 niveaux / 3 plateaux. Seul le premier plateau continue hors des façades vers Namur et constitue un pont entre les deux villes. A ses extrémités, la structure ne se termine pas, elle s’arrête. De part son plan libre et de la perméabilité de la façade, cette structure induit une variété importante de plans d’appartement entre chaque circulation verticale. Les appartements peuvent être distribués par les façades en coursive ou par couloir central. Ils peuvent être de forme irrégulière ou bien être tramés, sur simple ou double hauteur. La surface. Le réseau de lignes transversales vient rythmer la surface. A certains endroits, ces lignes sont venelles et viennent rechercher les

bords. A d’autres, elles sont simplement écart dans un joint. La ligne de relief. Une ligne interne vient reprendre le relief tout au long du site qu’il soit préexistant ou fabriqué par le projet. Elle se cristallise dans un centre commercial au contact de l’Acinéapolis, en bâtiment de recherche musicale au contact du Concert Hall. Le Concert Hall. Bien que Namur soit capitale de la région wallonne, elle ne possède pas d’institution à lisibilité nationale dans le domaine artistique. De plus, il n’existe pas de grande salle de concert sur son territoire. Un Concert Hall -de 1600 places- pourra lui conférer une représentativité nouvelle.

5


Epaces de cultures visuelles : acinapolis cultures musicales : concert hall Culture physique Centre commercial

‘’galerie’’ d’art

2000 m²

Stade et salles sport indoor

1500 m²

8000 m² 14000 m²

Logements, 300 logements de 100 m² Commerces, bureaux 5000 m²

Page de gauche : Vue du Concert Hall depuis l’esplanade de l’Acinéapolis. Une des «tours-arrêts pour voir» du bord longeant le rail. Ci-dessus : Distribution du programme A gauche : Maturation du projet. Surfaces hétérogènes. La lignecourbes. La ligne de relief. Le réseau de lignes transversales 17


18

ACINéAPOLIS

CONCERT HALL


Page de gauche : Grande salle refermée et auditoriums ouverts sur l’espace public permis par l’imposition d’un relief. Ci-dessus : Niveau +3 A gauche : niveau 0. Les parkings sous l’Acinéapolis Ci-contre : Niveau +2

19


20


nouveau planétarium de montréal la bande de möbius comme image de l’infini

hiver 2009 professeur : Temy tidafi

musée de la biodiversité en annexe de la bibliothèque saint-sulpice

automne 2008 professeurs : stephan chevalier, sergio morales

ateliers université de montréal

21


nouveau planétarium de montréal

la bande de möbius comme image de l’infini

22

hiver 2009 professeur : Temy Tidafi


n =1

n =1

Un planétarium sert à mettre en relation le terrien à l’immensité de l’univers grâce à un processus immersif réaliste. Il est à la fois lieu d’exploration, de réflexion et de contemplation de l’infini qui nous entoure. La salle des étoiles, cœur du planétarium, met en scène ce spectacle. La sensation de vertige qu’il procure nous amène à reconsidérer notre place dans l’univers. Cette expérience conduit à un questionnement métaphysique personnel. Mais à défaut de réponses, seule reste la contemplation de l’infini. Le projet veut entraîner cette prise de conscience dès l’entrée du planétarium en installant un cadre favorable à la méditation. Dans ce sens, la transcription de l’infini dans l’architecture de l’édifice pourrait agir comme élément déclencheur du processus réflexif, et cela bien avant la pénétration dans la salle des étoiles. La bande de Möbius propose une traduction lit-

térale mais puissante de l’infini dans la forme du bâtiment. Cette géométrie pure est une convocation même de l’infini. En effet, cette surface présente la particularité de n’avoir qu’une seule face. Elle ne possède aucun sens, pas d’endroit ni d’envers. La parcourir dans sa longueur, s’est faire l’expérience d’un cheminement infini. Commençant au dessus, nous nous retrouvons bien vite en dessous sans jamais rencontrer de frontière.

n =3

n =5 Ci-dessus : Variations des paramètres : hauteur et nombres de torsion (n) 23


24


Symbole d’infini, la bande de Möbius présente aussi de qualités plastiques et géométriques séduisantes, qui entre en résonnance avec le site et le programme. En effet, plasticité et géométrie sont des traits partagés par l’architecture des ‘objets’ du site olympique. Ils renvoient aussi à une certaine manière de penser l’institution culturelle encore actuelle, comme un objet formel plastique. Le projet se lit alors comme une expérimentation formelle supplémentaire prise dans l’architecture isolée du site. Le projet du planétarium rend visible le phénomène de la bande de Möbius et l’intègre dans le parcours du spectateur. Une rampe constituée de deux boucles permet d’en faire l’expérience pratique. On se retrouve consécutivement en dessous, au dessus, proche ou éloigné. Cette rampe offre un espace

d’exposition et relie les théâtres (salles des étoiles) ensembles. Un triptyque s’installe entre les théâtres, l’exposition et la bande de Möbius. Le laboratoire des météorites et la bibliothèque viennent s’adosser sur le Möbius. Théâtres, exposition, boites et bande de Möbius produisent une cohérence programmatique, architecturale et visuelle qui ne supportent pas l’ajout d’espaces supplémentaires. En ce sens, le reste du programme s’établit sur le pourtour, dans l’épaisseur de la bande de Möbius ou à l’extérieur.

25


théâtre 2

théâtre 1

26


théâtre 1

27


musée de la biodiversité

en annexe de la bibliothèque saint-sulpice

28

automne 2008 professeurs : stephan chevalier, sergio morales


Le projet s’articule autour d’une vision conceptuelle d’un monde sans pluralisme naturel. ‘Deux totems, préservant en leurs seins les fragments d’une biodiversité perdue, se détachent d’un continuum végétal. Le site en arrière d’îlot, est pensé comme une négation de l’urbanité, mais aussi comme négation de la diversité du vivant. Recouvert d’un tapis d’herbes hautes, il devient difficile d’accès. Le passant, tel les premiers hommes ou peut-être les derniers, s’y fraye péniblement un chemin. Les herbes hautes en espèce envahissante, tente d’exterminer la dernière parcelle de diversité recluse dans les tours-forteresses. Le site préfigure alors le possible paysage de demain. ‘ La volonté d’une telle image est de conscientiser le visiteur aux enjeux de la biodiversité en évoquant sa responsabilité, mais aussi en insistant sur son appartenance au milieu naturel. L’architecture du projet tente à rendre présente cette dualité - notamment en conservant l’architecture de la bibliothèque Saint-Sulpice, porte d’entrée du projet -. Le concept de totem apparaît particulièrement approprié pour un musée de la biodiversité. En effet, Le totem comme intermédiaire entre les hommes et la nature et comme gardien d’un certain état des choses partagent les mêmes caractéristiques que le musée, c’est à dire transmettre tout en protégeant. 29


plan sous-sol -2

30

plan sous-sol -1


coupe c

coupe d

31


coupe a

coupe b

32


plan niveau 1

plan niveau 2

33


logements à courtrai (belgique) habiter au bord de la Lys

hiver 2008 professeur : olivier bourrez

café littéraire et logements à bruxelles automne 2007 professeur : marc belderbos

aménagement d’une place de bruxelles autour d’une oeuvre d’art contemporaine hiver 2007 professeur : christian gilot réalisé en groupe de 2 étudiants

34


manège à chaumont-gistoux (belgique) automne 2006 professeur : nicolas van oost réalisé en groupe de 2 étudiants

ateliers artistiques à huy (belgique) hiver 2006 professeur : david vanderburgh réalisé en groupe de 3 étudiants

ateliers baccalauréat ucl

35


logements Ă courtrai

hiver 2008 professeur : olivier bourrez

habiter au bord de la Lys

36

1

2

3

4


Seuls quelques documents ont subsisté de cet atelier : la maquette et des esquisses du préprojet ainsi que certains dessins du jury final qui ne donnent qu’un aperçu baisé du projet. Pourtant, par sa proposition, ce projet mérite d’être montré. Il propose une manière singulière d’habiter au bord de la Lys. Ce fleuve qui traverse Courtrai, fait actuellement l’objet d’importants travaux. Son tracé est rectifié afin de permettre le passage des péniches à gros tonnelage. Il s’agit d’une des répercutions locales du plan d’aménagement territorial qui veut connecter la Seine à l’Escaut via la Lys. Cette politique de grands travaux amène à repenser les berges du fleuve. A Courtrai, elles se définissent par l’installation d’une grande continuité matérialisée par une promenade. Transversalement, de nouveaux

ponts permettent le franchissement du fleuve. Le site prend place le long de cette nouvelle promenade et vient rechercher un des ponts. Le projet s’inscrit au croisement de ces deux aménagements complémentaires et en tire profit de manière détournée. Proposant d’amener la Lys à l’arrière de la parcelle, un ‘balcon’ donnant sur le fleuve, reprend de la promenade son ampleur et du pont son niveau de référence. Celui-ci se ramifie pour rejoindre les logements en arrière du front bâti. Ainsi, même s’ils n’ont pas vu sur l’eau, tous ces logements ouvrent sur une rue haute en relation avec la Lys. Ils prennent part à une architecture qui est pensée par et pour le fleuve.

Page de gauche : Esquisses du pré-projet 1. Vue du ‘balcon’. 2. La rue haute filant vers la Lys. 3. Les jardins en contrebas. 4. En dessous du balcon, au niveau de la promenade, commerces et restaurants Ci-dessus : vues de la maquette du pré-projet 37


Ci-dessus : Dessin du jury final. Plan d’implantation Ci-dessous : Dessin du jury final. Coupe des îlots arrières Page de droite : Dessin du jury final. 1. Façade sur rue haute. 2. Façade côté jardin. 3. façade front bâti arrière. 4. Façade front bâti Lys

38


1

2

3

4

39


café littéraire et deux logements à bruxelles atelier di-stances

40

automne 2007 professeur : marc belderbos


‘Un agencement séquentiel de murs organise l’espace en plan et en coupe. Avant la dilution de ceux-ci dans l’immensité de la ville, la façade en verre, telle une lame acérée, les tranche net afin de les maintenir dans l’espace de la parcelle. Une deuxième opération consiste à soustraire à ces murs pavé intérieur. Celle-ci génère un vide qui s’étend sur toute la hauteur de l’édifice. Là où le programme l’oblige, un ajout de matière différente est suspendu dans le lieu du vide. Trois espaces sont ainsi toujours en interrelation : l’espace extérieur, l’espace du vide intérieur et l’entre-deux.’

A gauche : rez-de-chaussée (café) Au centre : 1er étage (café) Ci-dessous : 2e et 3e étages (logements)

41


42


Page de gauche : Vue du café avec le comptoir central

Ci-dessus : Vue d’un appartement

A gauche : La façade

Ci-contre : Vue sur la double hauteur du café et des alcoves 43


aménagement d’une place de bruxelles autour d’une oeuvre d’art contemporaine

44

hiver 2007 professeur : christian gilot réalisé en groupe de 2 étudiants


Le propos de l’atelier est le réaménagement d’une place autour d’une œuvre d’art contemporaine. Celle imposée à notre groupe était « 25 tonnes de colonnes » du sculpteur belge Pol Bury. La place se situe dans la commune de Saint-Gilles à proximité de la porte de Halle. Bien que surnommé le carré de Moscou, cette place ne présente pas cette caractéristique géométrique. De forme irrégulière, la place fait référence au découpage en îlot du tissu urbain bruxellois. Son vide résulte de la destruction des bâtiments de l’institution monétaire occupant auparavant l’ensemble de l’îlot. Seule subsiste de cette époque passé la porte de la pointe nord. Hormis cette trace, la disparition laisse à nue une surface en légère déclivité. « 25 tonnes de colonnes » propose une lecture surréaliste et poétique de la colonne mise en mouvement. Soutenant l’art cinétique, Pol Bury inflige cette masse droite d’une oblicité et d’un déséquilibre qui contraste avec ses attributs originels. Regroupées sous forme de bosquet, sans structure apparente, ces colonnes se détachent de leur ordonnancement habituel au sein de l’architecture. Elles ne rentrent plus dans une composition, mais deviennent objets de leur sensualité. L’agencement chaotique des colonnes joue de la surprise du visiteur. Il l’invite à s’y perdre. Le projet tente de faire exister cette expérience de l’œuvre, non plus dans l’espace restreint du musée mais à l’échelle de la ville. Le bosquet devient forêt. Il s’étire dans la pente, amplifiant le mouvement des colonnes. La volonté est de donner à l’œuvre une mise en scène efficace. Elle joue alors des contrastes. Simultanément l’architecture de la place efface la déclivité et s’efface dans la rectitude. L’oblicité devient le lieu unique de l’œuvre. L’horizontalité se cristallise d’une part dans une succession de plateaux qui peuvent recevoir de par leurs proportions divers activités et d’autre part dans les pavillons artistiques qui reçoivent des œuvres locales. Entre-deux, l’oblicité reprend son ‘droit’.

A gauche : Plan masse Au droite : «25 tonnes de colonnes» de Pol Bury

45


Coupe CC. les pavillons d’art

Coupe BB. l’espace de l’oeuvre

Coupe AA. le jeu des terrasses.

Coupe EE. les terrasses

46


47


manège à chaumont-gistoux

48

automne 2006 professeur : nicolas van oost réalisé en groupe de 2 étudiants


Par l’installation d’un centre équestre dans le village de Chaumont-Gistoux, l’atelier propose de questionner d’une part la mise en relation du projet avec les différentes échelles du site et d’autre part de s’interroger sur le fonctionnement propre de l’institution notamment selon ses exigences programmatiques, de flexibilité et de circulation. En effet, la diversité des acteurs du site – public pour représentations sportives, cavaliers, palefreniers, responsable du centre, élèves en classes vertes, chevaux-, demande une attention particulière sur

l’usage des bâtiments. Partant de ce constat, nous nous sommes appliqués à regrouper les acteurs dans des aires d’influence. Ainsi tous les logements et les fonctions administratives prennent place dans le premier bâtiment. Tout ce qui se rapporte à la pratique de l’équitation se réunit autour de la cour centrale maintenue au sud par les boxes, au nord par le manège. Le public a lui aussi son aire spécifique. Au bord du manège, donnant sur la cour, une barre qui regroupe quelques services dont la cafétéria et s’imbriquant

dans le premier bâtiment constitue l’entrée principale du manège. En fin de compte, le centre, par sa composition préserve à chacun des acteurs son champ d’activité tout en le faisant cohabiter dans un rapport privilégié avec l’équidé. A gauche : Plan durez-de-chaussée Au dessus: Coupe dans les bocs et vue du manège Ci-dessus : Coupe dans le premier bâtiment 49


institutions artistiques à huy

50

hiver 2006 professeur : david vanderburgh réalisé en groupe de 3 étudiants


Le prétexte de l’atelier est l’implantation de trois petites institutions destinées à la pratique par les habitants, des disciplines artistiques telles que le théâtre, la musique et le dessin. Le contexte confronte l’absence singulière du bâti au sein du site à la grande continuité édifiée de la chaussé au pied de la colline. Cette ouverture dans le tissu urbain offre un accès direct sur la crête et le fort de Huy.

Le projet tente de faire exister cette exception en retournant les ateliers culturels dans la pente. Ces derniers prennent place dans la verticalité de la parcelle. Ils maintiennent un escalier central filant droit vers la crête. Le projet propose alors une alternative au cheminement sinueux de l’ouest vers la citadelle. Il se pense comme une ascension culturelle vers le fort.

51


52


dessins

53


Ci-dessus : Perspective euclidienne avec plan et coupe. Crayons sur calque A droite : Rendu. crayons et fusains sur Steinbach

54


55


Ci-dessus : Plan du rez-de-chaussÊe d’un atelier de design et logement communautaire. Aquarelle sur Canson

56


57


Double page: Salt Institute. Vues extĂŠrieures. 3ds Max 2011 et Vray

58


59


60


mobilier

61


Sofa Dimensions L : 320cm ; P : 90cm ; H : 75cm

62


Bureau Dimensions L : 150cm ; P : 70cm ; H : 80cm

63


A droite : Mise en situation

64


65


CV Thibaut DEPREZ 194 Boulevard Victor Hugo Appartement n°6 59000 Lille (France) Téléphone fixe : 00.33.(0)3.62.14.60.65 Mobile : 00.33.(0)6.17.26.51.82

66

Né le 13 août 1987 Célibataire Nationalité française E-mail : thibault.deprez@gmail.com


FORMATION 2010

2e année de Master. Diplômé avec distinction de l’Ecole Polytechnique de Louvain (Belgique) au titre d’ingénieur civil Architecte

2008-2009

1er année de Master. Echange à l’université de Montréal (Canada)

2005-2008

Baccalauréat ingénieur civil architecte. Faculté des sciences appliquées, Université catholique de Louvain (Bel gique).

Expérience professionnelle

Janvier 2011 - Mai 2011

Saison Menu Architectes Urbanistes. Assistant chef de projet. Conception et esquisses sur le concours d’une auberge de jeunesse, d’un centre de la petite enfance. Etude de capacité pour 194 logements étudiants à Montreuil. Composition de façades pour du logement collectif à Lille. Création de visuels : schémas, élévations, perspectives, maquettes.

Septembre 2009 Département du PAS-DE-CALAIS. Adjoint au patrimoine. Dans le cadre des journées du patrimoine, montage et animation d’une exposition sur le torchis au manoir de Gennes-Ivergny. Juillet 2009 Consortium écho-logique. Mission de sensibilisation sur le tri sélectif des déchets lors de manifestations festives à Montréal.

langues Francais Anglais Espagnol

acitivités personnelles Langue maternelle Niveau avancé B2 Niveau intermédiaire B1

Passionné de musique, pratique du violon et de la guitare basse. Intérêt pour l’art et la science en général ; Expositions, lectures. Pratique du tennis, du ping-pong et du football au niveau amateur.

67


THIBAUT DEPREZ 194,Boulevard Victor Hugo 59000 Lille (France) Appartement n°6 Tél Fixe: 03.62.14.60.65 Mobile : 06.17.26.51.82 Mail : thibault.deprez@gmail.com

Book Thibaut Deprez juin 2011  

Portfolio Thibaut Deprez version juin 2011

Advertisement