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Thibault WĂŠry Architecture


Habiter sur le campus. Sur le campus du Solbosch, un terrain accolé au mitoyen doit accueillir un bâtiment de logements. Ce dernier répond à un programme mixte : l’Université Libre de Bruxelles souhaite accueillir deux conférenciers sur un court terme, ainsi qu’un chercheur et sa famille à moyen terme. Le rez doit conserver son caractère d’espace public. Aligné aux maisons bruxelloises de l’avenue Buijl, et implanté à l’entrée du campus, le projet tire parti de son emplacement et propose une continuité du front bâti ainsi qu’une nouvelle entrée pour l’université : une couture urbaine.


Prenant appui sur le mur mitoyen, la toiture s’en détache progressivement pour embrasser généreusement l’espace public. Au sol, des jeux de formes et d’ombres redéfinissent l’espace et invitent les étudiants à s’y poser. Le rez abritant le point d’information et l’ancien P.U.B, se libère et s’ouvre entièrement sur l’espace extérieur. Face à ce point d’affluence, les logements, quant à eux, prennent place au-dessus de la toiture et se distribuent autour d’une petite cour arrière et de son arbre fruitier. Répartis sur deux plateaux, ils s’organisent suivant un plan libre.


Architecture entre filiation et transformation. Hors contexte, l’exercice propose de combiner les principes de composition d’une maison au programme d’une seconde. Le projet résulte des principes compositionnels d’une maison de Jacques Dupuis et de la programmation d’une référence japonaise, la Skyhouse de Kikutake. Entre les plans obliques et francs empruntés à Jacques Dupuis, se retrouvent les espaces mobiles et le jardin sous dalles, hérités de la Skyhouse.


Un crématorium en ville, un espace pour la célébration, le deuil et le souvenir. De plus en plus présent dans notre culture occidentale, et en augmentation constante, la crémation en ville pose question. Situé le long du Canal à Anderlecht, le site offre une diversité d’ambiances entre l’eau, l’industrie, la friche et la proximité urbaine. Le projet tire profit et s’inspire de ce cadre riche qu’il franchit obliquement, afin d’en rencontrer la pluralité des atmosphères.


Suivant cet axe le plus long, le projet s’établit comme une promenade, une dernière promenade avec le mort, évoluant du point bas (pôle boisé), vers le point haut (pôle dégagé), d’un point sombre vers un point clair, le Canal vers lequel il s’élève. De la même façon, la répartition interne des espaces favorise le recueillement. Différentes boîtes closes, prennent position entre deux lames d’acier corten dont les percées s’accentuent au fur et à mesure de la traversée paysagère, rendant la pleine lumière vers la fin.


Une cité internationale universitaire à la mode bruxelloise. Dans le cadre du réaménagement du site des casernes «  Couronne » déserté par la police en juin 2014, le projet répond à une programmation de logements étudiants, et prend place dans un plan de masse combinant mixité fonctionnelle et densité urbaine, inspiré des principes compositionnels de l’îlot ouvert de Christian Portzamparc. La parcelle à bâtir étant étroite et perpendiculaire au parc, le projet se scinde en deux entités que relient des coursives externes, afin d’offrir une vue à tous sur ce grand espace vert.


Il propose une série de petits studios ainsi qu’une grande colocation, deux typologies de logements qu’articulent les coursives entre elles. Ces dernières, aux découpes diverses provoquent une interaction entre les étages, la rencontre entre les étudiants. Les espaces jours se tournent vers l’intérieur du bâtiment, les coursives, espace commun. Les espaces nuits vers l’extérieur.


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Habiter sur le campus.

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Architecture entre filiation et transformation. Un crématorium en ville, un espace pour la célébration , le deuil et le souvenir.

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Une cité internationale universitaire à la mode bruxelloise.


Portfolio bachelier Thibault Wéry