Un jour, j’en ai eu marre des mots.
Alors, pour prendre la parole, à moins que ce ne soit pour la rendre, je me suis tue.
Je me suis tue et j’ai commencé à lancer des traits, des gros traits.
Aujourd’hui, je dessine ma carte, des empreintes, un chemin, des danses, un monde.
Des dessins comme des petits pas japonais.
Une pierre bien rouge, ou très jaune, en forme de tête de mort, des cicatrices souriantes, bordées d’un trait noir, des échelles qui montent ou qui tombent, l’amoncellement de petites têtes dubitatives, des petits traits tortillés, tordus, primaires.
Je me balade...Pascale Wargnier 2014