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ONZIEME

exemplai re


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starring goldwave, tunng, grey reverend, the aikiu, arthur beatrice, alela diane

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TUNNG TURBINES Un des groupes les plus restructurés du moment. Après le départ du leader il y a quelques temps (en solo sous le nom de Diagramms maintenant), puis d’un second, c’est une nouvelle formule qui officie sous le nom de Tunng. Toujours bluffant et excitant, les sorties de Tunng gardent les mêmes codes qu’ils maîtrisent : une base folk (les guitares, la voix très pausée, les chœurs en harmonie) à laquelle on ajoute des machines électroniques, des jouets et autres composants qui pourrait amener à parler de Tunng comme un groupe de folktronica. Oui, ce terme est bien laid. Il semblerait que cet album, Turbines, soit plus accessible que les précédents, comme le fabuleux Good Arrows, en 2007. Les titres s’enchaînent avec quelques morceaux qui sortent du lot : Once, Trip Trap ou le très beau So Far From Here, où, la plupart du temps, les voix de Becky Jacobs et Mike Lindsay viennent se marier dans une certaine évidence. Malgré un groupe à géométrie variable, le projet Tunng renvoie toujours à une musique délicatement complexe •

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GREY REVEREND A HERO' S LIE À chaque exemplaire un vrai coup de cœur, le voici. On reçoit un album d’une gentille attachée de presse, on écoute et là, blanc, silence attentif. Grey Reverend, inconnu à mes oreilles, bluffe en moins d’une minute. Entre voix de crooner et folk intimiste, c’est, vous le comprenez, beaucoup d’émotions que contient cet album, A Hero’s Lie. On accompagne souvent l’esthétique folk à l’adjectif sincère mais c’est ici que tout le tout prend sens. Avec maturité et beauté, les dix titres s’enchaînent en perles musicales pures. Pièce maîtresses : Everlasting (ouverture) à la mélodie imparable, Only One à la voix des plus fabuleuses, A Hero’s Lie au minimalisme intimement délicat. Trop bien conservé par les connaisseurs, la musique de Grey Reverend est une sorte de trésor folk à offrir à quiconque veut écouter « ton album du moment ». On adore aussi les synthés, les cordes, le mellotron qui viennent habilement donner à l’album un ton moins enfermé, des accents blues maîtrisés apportent aussi une vraie belle identité à Grey Reverend •

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THE AIKIU GHOST YOUTH Hipster de la pop, revival des années quatre-vingt, synth-pop, voix newwave, The Aikiu aurait tout pour faire un mauvais groupe, une sorte de plagiat universel de ce qui a fonctionné. Et pourtant. Avec cet album, Ghost Youth, The Aikiu réussit sans souci, semblerait-il, a poser en dix titres, un album complet et parfois complexe, aux instrumentations rythmées, à la voix sensuellement torturée. Les titres s’enchaînent, garde l’âme de The Aikiu, mais ne se ressemblent pas. Alors que Let Me Freak out, à l’énergie contagieuse et aux suites de guitares vraiment incroyables, au refrain particulièrement bien léché, le tout en duo avec Isabelle Adjani (maman d’un des membres du groupe), The Fear développe une sorte de musique aux basses ultra lourdes, gardant dans un coin de la tête, un Ian Curtis légèrement franchouillard. Ce morceau présente aussi une partie au flow quasiment malsain, un morceau à deux facettes. Un nouvel album, tout de rousseur affichée, qui demande plusieurs écoutes mais qui séduit sans trop de difficultés •

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ARTHUR BEATRICE CARTER EP Totale et heureuse découverte que ce groupe londonien qui propose un nouvel EP divin. Entre mélancolie et instrumentation groovy, le groupe réussit à créer une alchimie forte, une identité qui impressionne. Carter est composé de quatre titres, les deux premiers (Butcher’s Hook et Carter) porté par la voix féminine, celle d’Ella Girardot, et le troisième par l’envoûtante masculinité d’Orlando Sheppard, qui construit une sorte de muse viril mais romantique. Sous le nom du groupe, Arthur Beatrice, cette mixité des voix, féminine et masculine, se pose en évidence... Le quatrième titre est l’œuvre de Maths Time Joy, producteur anglais, qui offre un très beau remix du titre qui donne son nom à l’EP. En revenant une année en arrière, on découvre que Arthur Beatrice est habitué aux formats courts, son titre Charity avait fait son effet, qualifié par plus de tube. Une découverte très recommandable donc, un quatuor qui ne demande que plus de visibilité car il a ce « petit truc en plus », si bon •

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ALELA DIANE ABOUT FAREWELL C’est romantique et mélancolique que revient Alela Diane avec ce nouvel album, expérimentation sentimentale et humaine aux confins de la folk. Des histoires portées par une guitare délicate et des chœurs légers qui, de leur discrétion poétique, mettent en relief la voix de la chanteuse. Actuellement en résidence à Portland, c’est bien une nouvelle perle musicale que nous livre cette ville déjà musicalement respectée. Tout démarre avec Colorado Blue, un titre tout en crescendo, une ambiance grandiose se dévoilant par petits bouts au fil de la chanson pour finir dans une sorte d’apothéose tout en retenue. Suivi du titre About Farewell, aux notes de guitare électrique maîtrisés et envoûtant pour un titre poignant. Chaque morceau de ce nouvel album qui mérite les félicitations du jury, est comme une historiette pleine de grâce aux oreilles d’un auditeur qui se laisse porter par un environnement musical sain. Même si cela est un bel hommage à la folk, les plus ignorants de cette esthétique musicale y trouveront néanmoins du plaisir •

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GOLDWAVE


Alors ces Vieilles Charrues ?

Merde, il était dans la liste en plus !

Boris : Vraiment génial. Can : Un accueil parfait. Boris : Ça nous a permis de voir aussi des groupes comme Neil Young ou The Roots, après avoir pris une claque, le lendemain on a joué. Une belle expérience de jouer là-bas.

Étienne : Bowie Pierre : Talking Heads, Bob Dylan, Boris : Après c’est vrai qu’on a beaucoup d’influences différentes, je peux citer des groupes et ils me diront « non, t’es fou ! ». Thomas : Toy, Sunns (Il y a d’ailleurs eu un débat sur la prononciation du nom du groupe ndlr), Flying Lotus...

La légende dit que c’est un des meilleurs catering de festival. Vrai ?

Thomas : Il est très bien mais j’ai préféré Papillons de Nuit. Gros Level. Boris : Aux charrues la béarnaise est un peu trop acide. Ils se sont plantés sur la béarnaise. Thomas : Ça leur a été fatal ! Boris : Pour Can, lui qui vient d’Istanbul, ce sont des découvertes à chaque fois ! Can : Comme il y a plein d’autres groupes étrangers sur les festivals, les organisateurs essayent de proposer une bouffe française, alors j’ai l’occasion de découvrir plein de choses. Thomas : Ce week-end il a mangé de la souris d’agneau, on a réussi à lui faire croire pendant cinq minutes que c’était de la souris... Bon, parlons un peu de votre musique. Pouvezvous me citer vos influences sans répondre « Radiohead », « Joy Division », « The Horrors » ou « Interpol » ? Boris : Air !

Qui a un groupe qu’il aime mais inavouable ?

Can : J’aime le punk... Thomas : Les chansons dans Les Anges de la Téléréalité, c’est de la merde, c’est pourri mais j’aime bien. Boris : La musique traditionnelle, moi bretonne, Can Turque. Can : Les gars en ont marre d’ailleurs car quand on fait des soirées et que je suis bourré je mets de la musique traditionnelle turque. Boris : Étienne est fan du générique des Ch’tis à Mykonos. Thomas : Mais dans l’ensemble on n’a pas d’influences de merde, on n’est pas des loosers ! Dans votre EP, trois titres sur cinq durent plus de cinq minutes. Vous aimez donc les longues plages instrumentales. Comment construisezvous ça ? Étienne : On ne se fixe pas de limite, on oublie souvent les structures. On veut juste que la


musique soit aboutie et nous plaise. Boris : Dans l’ensemble on a plus tendance à en mettre plus et à devoir tailler dedans que l’inverse. Comment s’est composé le d’ouverture de l’EP, Sunshine, construit en deux parties ?

morceau vraiment

Étienne : À l’origine c’était juste un piano avec ma voix puis on a reprit le morceau et ajouté les instruments, les autres voix. Boris : Le reste du groupe est vraiment dans un second temps avec tous les instruments. Sunshine, c’est vraiment le morceau qui nous a fait composer autrement. Et la voix, très caverneuse ?

Étienne : Très naturelle. Thomas : On a juste des grosses couilles... Boris : Beaucoup de personnes sont surprises de nous voir arriver sur scène quand ils connaissent d’avance la musique qu’on fait mais pas nos têtes. On est jeunes et les gens estiment qu’on fait une musique de personnes plus âgées. On va enfin parler de la scène de Caen, car vous en parlez à chaque interviews. On pense souvent à une scène plus pop... Boris : Comme quoi ? Granville ?

Pierre : Et Orelsan, alors ?

Euh... en fait je suis en train de trouver plein de contre-exemples à ma question ! Superpoze, Jaguars, Orelsan... Ma question était pourrie. Boris : Il n’y a pas de son caennais comme il y a pu avoir à Reims ou à Rennes. À Rennes, tout le monde enregistre dans le même studio, ça ne se passe pas vraiment comme ça à Caen. Étienne : Tout dépend de ce que tu lis... Si tu lis des médias plus pop, alors, Caen est pop à leur yeux. Can : Il a un groupe de métal à Caen (incapable de retrouver le nom, toutes mes excuses ndlr), qui est bien connu dans le milieu, pourtant on ne parle jamais de Caen comme une ville métal... Ma question était vraiment à chier...

Pierre : Attend, on n’a pas fini d’y répondre ! Boris : Il y a une scène caennais par le fait que tout le monde se connaît, on va aux concerts ensemble, on se retrouve dans les bars. Mais quand on a commencé la musique, Granville ça n’existait pas, Concrete Knives on connaissait pas. Vous êtes venus avec Jaguars pour le concert de ce soir. Qui a fait la playlist pendant le trajet ? Thomas : C’est les Jaguars, ils sont plus vieux et ils ont des disques. Nous, on n’a pas de disques, on écoutera Nova au retour • regarder

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• kanye west • yeezus 21st century ambassadors of peace & my number • foals • holy fire looking for a fight • bleached • ride your heart la femme • la femme • psycho tropical berlin bad kingdom • moderat • moderat ii in her sense • young man • beyond bas all around me l. • petit fantôme • stave nous irons nous promener • piano chat • nous teach you to hunt • camilla sparksss • i’ll teach you to hunt

san francisco

i’ll

blood on the leaves

foxygen

we are the

magic


# 11

thanks goldwave, florence kovalesky

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