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Youn Sun Nah Album « Lento »

Sortie le 12 mars 2013 - ACT Music


YOUN SUN NAH Biographie

© Sung Yull Nah

Chanteuse Coréenne, née à Séoul le 28 août 1969. Fille d’un père chef de chœur et d’une mère actrice de comédies musicales, Youn Sun Nah baigne dans un environnement musical depuis sa plus tendre enfance. Pourtant ce sont d’abord les Lettres qui attire la jeune étudiante qui sort diplômée de l’Université de Konkuk en 1992. C’est dans le courant de l’année 1993, après une saison à travailler dans une entreprise de mode, qu’elle se lance dans une première expérience de chanteuse avec le Korean Symphony Orchestra sur un répertoire gospel. Elle participe ensuite à plusieurs comédies musicales. Ses performances lui valent ses premières récompenses et les sollicitations de plusieurs compagnies. C’est alors qu’elle décide de tout plaquer et de repartir à zéro. En 1995, elle choisit Paris pour étudier la musique et le chant. Elle s’inscrit au CIM, alors seule école de jazz de la capitale, à l’Institut National de Musique de Beauvais et au Conservatoire Nadia et Lili Boulanger. Son penchant naturel pour le jazz se révèle dès lors qu’elle commence à jouer dans les clubs parisiens en 1996-1997. Elle se fait rapidement remarquer par le contrebassiste Jacques Vidal qui l’invite sur son disque « Ramblin’ » (1999). Elle enchaîne les prix de concours (La Défense, Saint Maur, Montmartre…), continue à sillonner les clubs et participe à ses premiers festivals. En 2001, elle autoproduit son premier album « Reflets » qui sort finalement en Corée chez Sony Music (à présent Warner EMI Korea). Cet album en forme de souvenir de ses années parisiennes rencontre un large public et lui permet de réaliser ses premières tournées dans son pays natal. Parallèlement elle commence à se faire connaître en France avec un quintet formé avec des musiciens parisiens (David Georgelet, Yoni Zelnik, David Neerman et Guillaume Naud puis Benjamin Moussay) avec lesquels elle enregistrera deux albums dont le remarqué « So I am… » paru en 2004. Dès lors son ascension ne cesse avec notamment une saison 2005-2006 pleine d’une centaine de concerts (France, Australie et Asie). Parallèlement elle reçoit de nouvelles récompenses parmi lesquelles le Prix de la Meilleure Jeune Artiste de l’année 2005 en Corée ainsi que le Grand Prix du concours Jazz à Juan Révélations. Partagée entre Paris et Séoul depuis une dizaine d’années, Youn Sun Nah choisit alors de passer plus de temps sur son continent natal. Pendant près de deux saisons elle se consacre presque exclusivement à un projet d’album « Memory Lane » et des tournées en Asie. Elle donne tout de même quelques concerts en France et aux Etats-Unis (Lincoln Jazz center). A l’été 2008 elle revient sur le vieux continent pour préparer et enregistrer un nouvel album avec les suédois Ulf Wakenius et Lars Danielsson, le norvégien Mathias Eick et le français Xavier Dewww.accesconcert.com


sandre-Navarre. L’album « Voyage » sort au printemps 2009 sur le label allemand ACT. Youn Sun Nah enchaîne alors les tournées (Europe, Asie, Canada) notamment avec le duo voix/guitare qu’elle forme avec Ulf Wakenius. 2009, c’est aussi l’année où elle est décorée de l‘insigne de Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture. A la fin du mois de septembre 2010, Youn Sun Nah sort un nouvel album intitulé « Same girl ». Le disque reçoit un accueil public et médiatique immédiat et unanime. Numéro 1 des ventes jazz en France à sa sortie, « Same girl » récolte éloges et distinctions dans la presse. Disque d’or en France après avoir été meilleure vente de disques de jazz de l’année 2011. L’album est aussi récompensé par le Prix du Jazz Vocal de l’Académie du Jazz ainsi qu’un Korean Music Award. Dans le même temps Youn Sun Nah reçoit en Allemagne un Echo Award en tant que meilleure chanteuse internationale de jazz en 2011. Les plus grands festivals européens l’accueillent. Déjà très connue dans son pays natal, sa renommée s’étend désormais à l’Europe et au-delà. En 2012, le gouvernement coréen lui a ainsi décerné un prix spécial pour sa contribution à la culture populaire et aux arts. Près de deux ans et demi de tournées, aux quatre coins du globe, ont suivis la sortie de « Same girl ». En duo avec le guitariste Ulf Wakenius mais aussi en quartet, depuis le printemps 2011, lorsqu’ils sont rejoints par l’accordéoniste Vincent Peirani et le contrebassiste Simon Tailleu. Pas loin de 250 concerts, du Printemps de Bourges à Jazz in Marciac, en passant le Bout du Monde, Rome Jazz festival, Montréal Jazz Festival, Verbier, Heineken Jazzaldia, Lugano Estival, Nancy Jazz Pulsations, Red Sea Winter Jazz, Cully Jazz…

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Au printemps 2013 la sortie de son troisième album pour le label ACT intitulé « Lento » est suivie d’une nouvelle tournée internationale qui débute en France avant de se poursuivre en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

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Album « Lento » Act Music, 12 mars 2013 Depuis la sortie de son album «Same Girl» (disque d’or en France) paru à l’automne 2010, Youn Sun Nah a marqué les saisons musicales. Emportant sur son passage quelques belles récompenses (Académie du Jazz en France, Echo Jazz en Allemagne, Korean Music Award dans son pays natal…), elle a donné près de 250 concerts, pour la plupart à guichets fermés. Sa voix, ses interprétations, sa personnalité conquérant de nouveaux fans un peu partout dans le monde. Avec son nouvel album «Lento» Youn Sun Nah continue de dérouler le fil de cet univers bien à elle qui se distinguait déjà dans ses deux précédents opus (Voyage et Same Girl). Accompagnée par ses fidèles musiciens : Ulf Wakenius (guitare), Lars Danielsson (contrebasse et violoncelle) et Xavier Desandre-Navarre (percussions) et Vincent Peirani (accordéon) elle poursuit sa belle aventure qui se construit avec le temps. Dans la foulée de la sortie de Lento elle entamera une tournée en France au printemps 2013, qu’elle prolongera par une tournée estivale internationale (en préparation), qui débutera en Amérique du Nord, se poursuivra en Europe (dont les festivals en France) et se terminera en Asie.

Presentation En 2010, Youn Sun Nah reliait « My Favorite Things » à « la Chanson d’Hélène », Sergio Mendès à Metallica, relisait un traditionnel coréen et puis une chanson de la folk américaine, tous passés au fil de sa voix, singulière. Trois ans plus tard, la voilà de retour, toujours la même pour paraphraser le titre de ce précédent opus qui la consacra au sommet. Pas de doute celle qui se présentait déjà en 2004 sans faux semblants avec l’explicite « So I Am… » assume pleinement ses différences. Une chanteuse de jazz qui ne peut se cantonner d’ânonner une histoire qui n’est pas tout à fait la sienne. Ne pas travestir la vérité qui se niche au fond de sa gorge lui a ouvert les oreilles d’un public plus large, séduisant aussi bien le public rock du Printemps de Bourges que les férus de jazz in Marciac et les esthètes de classique au festival de Verbier. Alors même que les médias généralistes se faisaient l’écho de ses douces mélodies inspirées d’un répertoire sans exclusive. Pop, metal, tradition, country, folk… Tout est possible. À commencer par le jazz, dont elle entend bien garder l’intégrité des qualités, une faculté à s’ouvrir à l’autre, à suggérer des reflets insondés à n’importe quel couplet. C’est ainsi qu’il faut entendre « Lento », le thème de Scriabine qui sert d’ouverture à ce nouvel album. Elle en offre une version délicate, de subtiles itérations et improvisations autour d’une partition dont l’original tient en tout juste une minute. Cette ouverture installe d’emblée le climat d’un recueil ouvert vers d’autres univers, une multiplicité qui compose sa singularité. Ce n’est pas la seule reprise de cet opus : Youn Sun Nah fait sien « Hurt » de Nine Inch Nails, un thème émouvant, une simple mélodie qu’a transfigurée en son temps Johnny Cash. « La refaire me semblait impossible ! Et puis on l’a testée, comme ça. » De même, elle emprunte « The Ghost Riders In The Country », une mélodie américaine dont le même Johnny Cash a posé le jalon. Elle en offre une vision renouvelée, à l’image de celle du « Enter Sandman » de Metallica sur Same Girl. « On voulait voir ce que ça pourrait donner. » Finalement, c’est tout vu. Une prise, et c’était dans la boîte (comme d’ailleurs tous les titres de l’album). Tout comme « Arirang » une folksong coréenne, le thème de tout

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un peuple qu’elle repeint de fines touches minimalistes, l’un des autres traits spécifiques de Lento. « Arirang c’est comme un second hymne national. Il y en a de multiples déclinaisons en Corée. C’est la base, le berceau. » Pour s’y lover, Youn Sun Nah privilégie la nudité de sa voix, limitant à quelques traits de cordes sensibles les arrangements. Onze thèmes, quarante-cinq minutes. Lento est l’ultime volet d’une histoire débutée en 2008 avec le prédestiné Voyage. Le terme d’une trilogie qui l’a lentement mais sûrement fait passer de l’autre côté du miroir. Pendant ces cinq années, elle a bénéficié de la présence de trois musiciens qui l’ont accompagnée : Ulf Wakenius, le guitariste suédois avec qui elle se produit souvent en duo, Lars Danielsson, le contrebassiste totémique de la scène scandinave, et le percussionniste Xavier Desandre-Navarre. Les deux premiers lui ont apporté une composition pour célébrer cette histoire d’amitié, une fidélité sur des sentiments partagés. « J’ai eu la chance de rencontrer des musiciens qui ont cru en moi. Tous ceux-là m’ont donné de l’assurance. » Il en va ainsi de Vincent Peirani, l’accordéoniste qui apporte une nouvelle touche, une autre couleur à la palette de la Coréenne. A l’image du mélancolique « Empty Dream », une des deux compositions qu’il cosigne avec Youn Sun Nah. « Il peut faire chanter son accordéon, mais aussi en jouer comme un clavier. » Pour preuve, le crescendo de « Lament », une envoûtante prière où son accordéon sonne tel un orgue. « Lament » a tout du classique. Trois minutes quarante emblématiques de l’évolution de Youn Sun Nah qui franchit un nouveau cap avec ce disque. Elle affirme, affine, sa différence : un art de composer avec la pop, des manières de poser la mélodie. « Je signe trois thèmes, des textes et la plupart des arrangements… » Après avoir bel et bien fait ses gammes et ses preuves, la chanteuse a choisi de laisser exprimer toute sa créativité. Avec le temps, comme elle l’a si bien chanté (Ferré), la coréenne a pris le soin de s’entendre, de se comprendre : « Ce disque est sans doute plus personnel, plus intime. » Line Up : Youn Sun Nah / voix Ulf Wakenius / guitares Lars Danielsson / contrebasse & violoncelle Vincent Peirani / accordéon Xavier Desandre-Navarre / percussion Les titres : 01 Lento (Alexander Scriabin / Youn Sun Nah) 3:05 02 Lament (Youn Sun Nah) 3:40 03 Hurt (Nine Inch Nails) 5:23 04 Empty Dream (Vincent Peirani / Youn Sun Nah) 4:21 05 Momento Magico (Ulf Wakenius) 5:33 06 Soundless Bye (Youn Sun Nah) 3:44 07 Full Circle (Vincent Peirani / Youn Sun Nah) 3:36 08 Ghost Riders In The Sky (Stan Jones) 4:58 09 Waiting (Lars Danielsson / Cæcilie Norby) 3:31 10 Arirang (Korean traditional) 4:25 11 New Dawn (Youn Sun Nah) 3:41 Produit par Youn Sun Nah & Axel Matignon Producteur exécutif : Jae Jin In

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La voix de Youn Sun Nah La voix de Youn Sun Nah est troublante ; elle tient ce caractère de ses origines coréennes mais aussi de ses influences musicales très variées. Son jeu tout en nuances, et harmoniquement très subtil, lui donne la possibilité d’être d’une grande douceur mais aussi d’affirmer une incroyable puissance dans ses éclats de voix. Des qualités qui lui permettent d’exprimer un large éventail d‘émotions. Exceptionnelle improvisatrice, elle possède une importante palette de timbres et de couleurs. Son chant, tout à fait singulier, n’est que très rarement comparé à celui d’autres chanteuses. Son répertoire est constitué de compositions originales mais aussi de reprises de standards de jazz, de pop, de chansons françaises et coréennes. Elle a aussi la particularité de chanter dans plusieurs langues : le coréen, l’anglais, l’espagnol ou le portugais et le français.

Discographie 2013 - Lento - Youn Sun Nah (ACT / Harmonia Mundi distribution pour la France). Monde 2010 Same girl – Youn Sun Nah (ACT / Harmonia Mundi distribution pour la France). Monde 2009 Voyage – Youn Sun Nah (ACT / Harmonia Mundi distribution pour la France). Monde 2007 Memory lane – Youn Sun Nah (Hub Music/Seoul Record). Asie 2004 So I am – Youn Sun Nah quintet (In Circum Girum/Socadisc). Asie et France 2003 Down by love – Youn Sun Nah (Bis Music/Sony). Asie 2002 Light for the people – Youn Sun Nah quintet (In Circum Girum/Socadisc). Asie et France 2001 Reflet – Youn Sun Nah (Bis Music/Sony). Asie

Prix et récompenses Académie du Jazz 2010 / France Prix du meilleur album international de jazz vocal Korean Music Awards 2011 / Corée du Sud Prix du meilleur album international de jazz vocal Echo Jazz Awards 2011 / Allemagne Prix de la meilleure chanteuse internationale de jazz ffff Télérama CHOC Jazz Magzine Jazzman Must & meilleur album vocal de l’année TSF Elu Citizen Jazz Sélection CD de l’année 2010 Libération Sélection CD de l’année 2010 Les Inrockuptibles Révélation 2010 So Jazz

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Chronique radio

FRANCE INFO http://www.franceinfo.fr/tendance-jazz-anne-chepeau-0 FRANCE INTER http://www.franceinter.fr/emission-encore-un-matin-youn-sun-nah

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Jazz news avril 2013

Jazz News (FR) April 2013 Jaques Denis

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Direct Matin 25 mars 2013

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A nous Paris du 25 au 31 mars 2013

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Libération 14 mars 2013 24

LIBÉRATION JEUDI 14 MARS 2013

CULTURE

VOCAL Dans son nouvel album, la Sud-Coréenne poursuit avec élégance son exploration des genres.

Youn Sun Nah, jazz en expansion

YOUN SUN NAH CD: LENTO (ACT). En concert, ce soir à Vaulx-en-Velin (69), le 16 à Calais (62), le 17 à Béthune (62), le 20 à Saint-Herblain (44), le 21 à Courbevoie (92), le 25 à Paris (Châtelet)…

S

i l’industrie du disque fait grise mine depuis un sacré bout de temps –un constat encore récemment démontré par l’impossibilité des petits indépendants à se maintenir dans la tempête (le rachat de Dreyfus Jazz par BMG par exemple, ou encore le sauvetage in extremis du label Plus Loin Music par Abeille Musique)–, quelques exceptions prouvent qu’il n’est pas impossible de contrarier la règle. Ou du moins d’y croire, comme nous le rappelle ce miracle de musicalité et d’émotion sans fard –de plus en plus rare dans le monde du jazz vocal féminin– qu’est Youn Sun Nah. Perle de rosée enrobée dans une peau de piment, celle-ci a déjà décroché la lune via un disque d’or avec Same Girl (sélection Libération des albums de l’année 2010), écoulé à 50000 exemplaires rien qu’en France. Et la voici qui revient avec Lento, troisième volet d’une trilogie (incluant aussi Voyage en 2009), éditée par ACT, le label munichois de vingt ans d’âge, dont le catalogue a porté haut les couleurs du jazz européen et fait bouger les lignes avec des signatures tel le phénomène E.S.T., trio de feu Esbjörn Svensson. Balance. Après une tournée de plus de 250 concerts, souvent à guichets fermés (pour mémoire, elle a reçu une immense ovation l’été dernier sur la grande scène de Marciac, dans le Gers), la plus française des chanteuses coréennes débute ce soir, à Vaulx-enVelin (Rhône), un nouveau marathon qui la conduira jusqu’aux festivals de l’été, en passant par New York, San Francisco, la Chine et la Corée, ainsi que le théâtre parisien du Châtelet, le 25 mars. «Je suis très impressionnée de me retrouver dans cet endroit mythique. Je suis même allée prendre des photos du lieu pour les envoyer à mes parents», raconte avec une extrême douceur la chanteuse à la personnalité toute asiatique, en balance entre respect de la tradition et modernité. Avec son chant à fleur de peau qui se nuance de souffle en stridence, grâce à une tessiture étendue, Youn Sun Nah peut approcher la pop sans craindre la dérive savonnette, affronter sans pareil un standard monstre du jazz, ou extraire encore et encore la moelle sentimentale d’une mélodie patrimoniale française. De Léo Ferré à Metallica, de Tom Waits au Brésilien Egberto Gismonti ou John Coltrane (transcendé à la kalimba), elle amadoue le metal et ébouriffe le jazz. Au-delà du cercle d’initiés, son univers musical sans frontières séduit un public de plus en plus large. Monstre de travail, la chanteuse a développé une grande proximité avec ses musiciens, Lars Danielsson à la contrebasse et au violoncelle, Xavier Desandre Navarre aux percussions, le nouveau venu Vincent Peirani, accordéoniste qui monte, et, bien sûr, le Suédois Ulf Wa-

Youn Sun Nah, lundi à Paris. La chanteuse se produira le 25 mars dans la capitale, au théâtre du Châtelet. PHOTO MANUEL BRAUN kenius, guitariste virtuose et dernier partenaire d’Oscar Peterson, avec lequel elle a établi une complicité scénique quasi télépathique en duo. Cette équipe soudée est complétée par son manager pour la France, Axel Matignon, son attaché de presse dès 2004. La Sud-Coréenne, qui partage sa vie entre l’Europe et l’Asie, organise également avec son mari, chaque année en octobre, un grand festival de jazz aux abords de Séoul: «Le jazz est récent dans notre pays, précise-t-elle. Mais le public est curieux et très demandeur. Daniel Humair, que nous avions invité l’an dernier avec l’accordéoniste Vincent Peirani, qui a rejoint notre groupe, en était très surpris. Il a été reçu comme une rock star, devant près de 150 000 personnes.» Dans son pays, Youn Sun Nah bénéficie aussi d’une sorte d’aura que l’on peut qualifier d’«exotique», en lien avec son histoire particulière avec la France et l’enseignement du jazz qu’elle y a reçu

à son arrivée, en 1995. Un ami coréen avait alors conseillé le CIM (première école de jazz et musiques actuelles créée en 1976) à la jeune fille qui, quelques années auparavant, avait remporté en Corée un premier prix à un concours de chanson française. Epopée. Fille d’un père directeur du chœur national et d’une mère actrice dans des comédies musicales, Youn Sun Nah a commencé comme bon nombre de ses compatriotes par des cours de piano et obtenu en 1992 un diplôme de littérature à l’université de Konkuk. Avant son épopée chez ACT, d’autres albums avaient vu le jour. En France, comme le bien accueilli So I Am, sorti en 2004, mais aussi seulement en Corée, dont l’autoproduit Reflet (2001), souvenir de ses années parisiennes, suivi de Light for the People (2002) et Down by Love (2003). A n’en pas douter, Lento a un bel avenir devant lui. DOMINIQUE QUEILLÉ

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«LENTO», TOUS AZIMUTS Lento ne démentira pas les envies plurielles de la belle à fossettes, qui se joue à nouveau des chauds-froids. Sur le nouvel album de Youn Sun Nah se côtoient avec sensibilité mélodie intimiste de Scriabine, reprise émouvante du sombre Hurt de Nine Inch Nails, intenses compositions personnelles, tel le profond Lament, ou encore, prouesse timbrée en scat, l’épatant Momento Magico composé par Ulf Wakenius. «Il a juste oublié que je devais respirer», ditelle en riant de cet exercice périlleux à couper le souffle. Vincent Peirani, l’accordéoniste qui intègre ici le quartet, a écrit pour sa part Empty Dream, qui traduit un délicieux virage sépia effleuré musette au goût rétro. Autre visite qui ne manquera pas de séduire, la chanson de cow-boy Ghost Riders in the Sky, signée par Stan Jones en 1948 et interprétée ici à cran et à cri. Le tout enregistré en une seule prise et complété par la beauté d’un traditionnel coréen revisité. Chapeau! D.Q.


Télérama 13 mars 2013

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Jazz Magazine /Jazzman mars 2013

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Jazzman / Jazz Magazine (FR) March 2013 FrédericÿGoaty

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France Inter (FR) March 2013

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So Jazz mars 2013

So Jazz (FR) March 2013

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Jazz News mars 2013

Jazz News (FR) March 2013

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L’Humanité 8 mars 2013

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Citizen Jazz - Lento - Youn Sun Nah

http://www.citizenjazz.com/L

www.citizenjazz.com/Lento.html 4 mars 2013

Édition du 4 mars 2013 // Citizenjazz.com / ISSN 2102-5487

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Extras A lire aussi à propos de : Youn Sun Nah Youn Sun Nah Ulf Wakenius Lento Paris Jazz Festival 2010 au Parc Floral Youn Sun Nah invitee par Stephan Ulf Wakenius, g ; Xavier Desandre-Navarre, perc ; Oliva Vincent Peirani, acc ; Lars Danielsson, cb Youn Sun Nah « My Favorite Things »

ACT/Harmonia Mundi PARTENAIRES Certains disques sont plus attendus que d’autres. En particulier lorsque le ... tous les articles sur le précédent a connu un engouement exceptionnel. Tel est le cas de Lento de la AGENDA sujet chanteuse coréenne Youn Sun Nah (en vente le 12 mars 2013) qui succède à NEWSLETTER Same Girl sorti fin 2010 et devenu Disque d’or, une rareté (hélas) dans le Tous les lundis monde du jazz. CONTACTS Après avoir peaufiné durant plusieurs années son duo « intimiste » avec le EN RESEAU guitariste Ulf Wakenius pour atteindre une pureté et une profondeur inégalées, facebook cette fois elle convie également Lars Danielsson (contrebasse), Vincent Peirani Du même auteur : Antoine Garance (accordéon) et Xavier Desandre-Navarre (percussions). Si la formule est Le bel automne des chanteuses de jazz « enrichie », la musique n’en reste pas moins fragile, pure et, surtout, inouïe. google+ Dans la même rubrique : Chroniques Que peut-on dire d’autre du titre qui ouvre l’album, « Lento » ? Une mélodie netvibes évidente (de Scriabine), un accompagnement minimaliste, et cette voix claire qui vous pénètre aussi sûrement qu’un vent glacial perce vos vêtements. La Guillaume Roy dernière chanson, la ballade « New Dawn » (Youn Sun Nah) nous procure le pearltrees même effet. twitter Freddi Williams Evans Ce disque est sans doute à part dans la discographie de Youn Sun Nah. S’il est, d’un bout à l’autre, réussi, il contient un authentique chef-d’œuvre écrit par la chanteuse : « Lament ». Jamais, sans doute, le jazz vocal n’a atteint un tel niveau d’émotion. Le morceau, à la mélodie entêtante, est conçu comme un long crescendo de près de 4 minutes. La chanteuse excelle dans cet exercice qui consiste à doser minutieusement ses effets, sa puissance, sur autant de temps, jusqu’aux ultimes mesures. Son chant s’élève donc, tout au long, accompagné par Peirani, dont l’accordéon remplit l’espace tel un orgue, et Desandre-Navarre aux percussions quasi incantatoires. Quant à Wakenius et Danielsson, au second plan, ils déroulent un tapis de soie duveteux. Autre moment privilégié, « Momento Magico » (Ulf Wakenius), où le talent de Youn Sun Nah pour les vocalises éclate à nouveau, rappelant les performances dont elle est coutumière.

Guillaume Roy Quartet Marc Démereau

Signalons enfin, pour les mélomanes encyclopédistes, que l’ensemble du disque a été enregistré en une seule prise (comme, d’ailleurs, le précédent). Il faut une sacrée dose de folie, mais encore plus de talent, pour se permettre le luxe d’une telle économie. P.-S. : La sortie de Same Girl avait été suivie d’une tournée de presque deux ans et demi. Youn Sun Nah commence une nouvelle grande tournée mondiale le 14/03/13 à Lyon (toutes les dates ici). par Antoine Garance // Publié le 4 mars 2013

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491 mars 2013

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Pour sa 26e édition, À Vaulx Jazz fait son cinéma : l’incontournable Richard Galliano (23 mars) offre une immersion dans l’univers du compositeur de films Nino Rota (22 mars), Jean-Jacques Milteau (22 mars) vient en vedette dans son trio, une soirée “Jazz et cinéma” (12 mars) est également à l’affiche… Avec Youn Sun Nah, en revanche, pas question de tomber dans le drama coréen ! Avec 8 albums au compteur, la chanteuse de jazz sud-coréenne propose de l’inédit, presque du sur-mesure. Elle pousse les registres aux confins de son art, même si ce n’est pas le 7e de la catégorie. En 2 mots : elle fascine. Sa voix céleste de soprano lui offre d’infinies possibilités, teintées des multiples influences culturelles qui l’animent. C’est d’ailleurs dans cet harmonieux mélange qu’elle dit puiser son inspiration.

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À Vaulx Jazz 2013

Youn Sun Nah,

de plus en plus “jasie” Interview par Caroline Faesch Êtes-vous tombée dans le jazz dès votre enfance ? Non, je ne connaissais pas le jazz avant de venir en France. Il se trouve que mes parents sont tous deux musiciens : mon père est chef d’orchestre et chef de chœur ; ma mère a fait partie de la 1re génération participant à des comédies musicales en Corée. J’ai donc baigné dans la musique toute petite, mais essentiellement du classique. C’est au début de ma carrière professionnelle, lorsque j’ai été recrutée comme chanteuse dans une comédie musicale, que j’ai eu envie de continuer le chant. Il était trop tard pour étudier le chant lyrique. C’est un ami qui m’a conseillé le jazz, en me disant que, si je l’apprenais, je saurais tout chanter ! Pourquoi avoir choisi la France pour vous former au jazz ? En Corée, j’avais un professeur de lycée passionné de chanson française ; elle nous faisait écouter du Brel, Piaf, Brassens, Barbara… C’était très différent de la musique pop que j’écoutais également. J’ai été imprégnée par ces chansons et je suis venue dans l’idée de faire du jazz, mais aussi d’apprendre la chanson française. Quand vous composez, dans quelles cultures puisezvous principalement votre inspiration ? Je suis un peu comme une éponge, tout m’intéresse. J’ai longtemps travaillé avec un quintette et un bassiste israélien, puis avec une vibraphoniste irlandaise, un musicien allemand, des musiciens français… Je suis donc imprégnée par toutes ces cultures. Mon inspiration puise dans cette mixité-là. Évidemment, je suis influencée par toutes les musiques que j’écoute, mais j’ai aussi beaucoup appris sur scène avec ces différents musiciens. Le dernier de vos 7 albums, Same Girl, révèle, contrairement au titre, un changement important de votre style, de vos compositions, non ? Tous les morceaux de cet album ont été enregistrés en une seule fois. Il intègre de la chanson française, de la musique traditionnelle coréenne… Des compositions très différentes, donc. Pour autant, je reste la même ; d’où ce titre qui m’a été suggéré par des amis.

En 2009, vous avez été consacrée chevalier des Arts et des Lettres. C’est une distinction importante pour vous ? Quand je suis arrivée en France pour étudier le jazz, je ne pensais rester que 3 ans. Puis, tout s’est déroulé comme dans un rêve : j’ai enchaîné les concerts, suis devenue chanteuse professionnelle, et cette récompense est venue de manière totalement inattendue, mes propres parents n’y croyaient pas ! Elle m’a été attribuée parce que je fais une sorte de “pont” entre la France et la Corée, où les gens ont découvert que le jazz n’était pas qu’une musique américaine, qu’on la jouait aussi en France ! Vos “dialogues” musicaux avec le guitariste suédois Ulf Wakenius sont devenus légendaires. C’est spontané ou longuement travaillé ? Je connais Ulf Wakenius depuis 5 ans. C’est un guitariste exceptionnel qui a joué avec Oscar Peterson ou Herbie Hancock. Il a une grande expérience, et quand je joue avec lui, il sonne comme un orchestre, alors je suis comme sur un tapis volant ! Ensuite, nous faisons aussi beaucoup d’essais avant le concert, nous nous ajustons beaucoup. C’est ce qui permet de nous “accorder” sur scène. Le 14, vous allez livrer quelques nouveaux titres de votre 8e album, qui sort normalement le 12 mars ? Oui, bien sûr, d’autant que c’est un album que j’ai enregistré avec la même équipe que le précédent. Il y a juste un changement : j’ai invité l’accordéoniste Vincent Peirani, qui est aussi en concert à À Vaulx Jazz (le 21 mars). Cet album s’appelle Lento, “lentement”… C’est le titre d’un morceau, mais c’est aussi parce que le rythme de ma vie s’est vraiment accéléré. Il a donc fallu que je trouve le temps d’enregistrer. Et trouver ce temps-là était important pour moi. À Vaulx Jazz, du 20 février au 23 mars au centre Charlie-Chaplin

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itique de Lento, Youn Sun Nah - Music Story Critique de Lento, Yo...

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2009

Chronique de Lento Entourée de son équipe habituelle composée de Ulf Wakenius (guitare), Lars Danielsson (contrebasse et violoncelle), Xavier Desandre-Navarre (percussions) et Vincent Peirani (accordéon), Youn Sun Nah sort un huitième album (le troisième sur le label allemand ACT) à l'éclectisme certain. A ce point de la carrière de la Coréenne, il faut d'ailleurs parler de jazz au sens très large du terme, tant on est loin ici du répertoire jazz pop parfois facile qu'affectionnent la plupart de ses consoeurs. Youn Sun Nah met sa palette vocale unique au service d'un inspiration qui ne l'est pas moins. Des chansons comme « Lento » ou « Empty Dreams » se rapprochent bien de la délicatesse de ballades jazz parfaitement ourlées, alors que Youn Sun Nah prend des accents rock sur « Ghost Riders in the Sky » et se fait exubérante pour le jazz latin de « Momento Magico ». L'artiste n'oublie pas son pays d'origine, dont elle interprète ici le titre emblématique « Arirang » au lyrisme parfaitement adapté à sa voix d'exception. Mieux, Youn Sun Nah se laisse emmener par l'accordéon pour un « Full Circle » à la tonalité doucement nostalgique. Bien difficile de mettre dans une case le superbe « New Dawn » où le timbre de Youn Sun Nah emporte l'auditeur vers des plaisirs insoupçonnés. Lento, avec ses thèmes effectivement majoritairement lents, fait partie de ces voyages immobiles dont on n'est jamais sûr de revenir. Il faut dire qu'avec un guide comme Youn Sun Nah, il faudrait être vraiment stupide pour ne pas jeter aux quatre vents son billet de retour. François Alvarez

Chroniques associées

Same Girl

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Worrisome Heart


Jazz People (magazine corĂŠen) mars 2013

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Ça va jazzer: Jazzwoman, Youn fois pour toutes

http://jazz.blogs.liberation.fr/pfeiffer/2013/02/jazzwoman-youn-fois-po...

http://jazz.blogs.liberation.fr/pfeiffer/2013/02/jazzwoman-youn-fois-po/ 19 février 2013

Ça va jazzer Blues, swing & cool, par Bruno Pfeiffer. 19/02/2013

Jazzwoman, Youn fois pour toutes Il faudra bien l'admettre : la scène internationale du jazz était prête pour applaudir le talent de la chanteuse coréenne Youn Sun Nah. Depuis Reflet (2001), l'artiste accumule les heureuses surprises. Consacré en 2011, l'album Same Girl a tourné au triomphe (Prix de l'Académie du Jazz; Cortège de récompenses en Europe; Meilleure vente de jazz en France; Disque d'Or - 50 000 ex). Lento, le prochain, son huitième, un bijou bien parti pour ébranler les salles, enrichira sans doute le palmarès. Renforcée par Vincent Peirani à l'accordéon, entourée de la charnière suédoise adoubée (le contrebassiste Lars Danielsson et le guitariste Ulf Wakenius) et du percussionniste français Xavier Desandre-Navarre, la dragonne suave née à Séoul en 1969, crache les flammes d'un répertoire diversifié. Ne lésinant pas sur l'énergie déployée. Tirant le meilleur de ses frénésies intérieures. Se jetant à corps perdu dans les interprétations de sa propre légende. Je me souviens notamment du concert enchanteur de Jazz sous les Pommiers en 2011 à Coutances. Ceux qui ont déjà vécu en spectacle l'échange d'un autre monde avec l'univers de Youn, savent préfigurer le partage d'énergie qui les attend. Ils pourront renouveler l'expérience. Ils auront le choix entre plusieurs dizaines de dates en France, entre mars et juillet (clubs, festivals, théatres, etc.). INTERVIEW YOUN SUN NAH Comment vivez-vous le succès? Depuis Voyage, en 2009, je réalise mal ce qui m'arrive. C'est super. J'ai trop de chance. Au fond, j'ai très peu confiance en moi. En fait, j'ai découvert le succès de la même façon que j'ai découvert le jazz : sans aucun préjugé. Les sens grands ouverts. C'est la surprise permanente. Quelle gestation a pris Lento? Nous l'avons préparé pendant un mois et demi, puis enregistré en studio, à Göteborg (Suède), en une seule prise, en deux jours. Ulf, Lars et Vincent sonnent chacun comme un orchestre. Le troisième jour, nous avons ajouté des parties de guitare et de percussion. Nous avons commencé par les standards. Les compositions personnelles ont suivi (sur Lento, j'en signe ou co-signe six, comme sur Voyage). Comment aviez-vous rencontré Ulf? En Corée. Il tournait avec le contrebassiste danois Nils Hennig-Orsted Pedersen. Saviez-vous qu'Ulf a été le dernier guitariste du pianiste Oscar Peterson? Ulf m'a ouvert à plusieurs types de musique. Le Métal. Les Folk-Songs. Cela vous surprend? Pour les Suédois, les frontières entre les genres musicaux ne sont pas figées. Qu'écoutez-vous en ce moment? En réalité je suis sensible aux couleurs de certaines voix. Camille me plait beaucoup. La Norvégienne Sidsel Endresen, aussi. Du coup, j'écoute beaucoup de chanteuses. Norma Winstone, Mercedès Sosa, Ellis Regina, je pourrai en citer des dizaines. Des voix masculines également. C'est pourquoi j'ai retenu sur le disque, Ghost Riders in the Sky, composé par Stan Jones, immortalisé par Johnny Cash. Quand j'étais petite, la chanson passait à la radio coréenne. Quel son, la voix de Cash ! La chanson me captivait. Où situez-vous la rupture dans le parcours musical?

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20/02/2013 16:26


Ça va jazzer: Jazzwoman, Youn fois pour toutes

http://jazz.blogs.liberation.fr/pfeiffer/2013/02/jazzwoman-youn-fois-po.

Une centaine de concerts dans l'année 2012 a suivi la sortie de Same Girl. L'exercice m'a sorti de moi-même. J'ai glissé vers des interprétations plus physiques, moins ancrées dans la tête, plus lancinantes. J'ai composé Lament, par exemple. Enfin, j'ai osé demander aux musiciens de composer pour moi. Vincent Peirani me voyait chanter de la pop, du rock. C'est ainsi qu'il m'a proposé Empty Dreams. Puis Full Circle. Lars pensait à un morceau plus lyrique : c'est devenu Waiting. Ulf m'a envoyé vers des vocalises : surgit alors Momento Magico. Au Théâtre du Châtelet, le 25 mars, nous allons jouer le répertoire pour la première fois. J'ai hâte d'observer la réaction du public parisien; curieuse de voir où il m'emmène. Bruno Pfeiffer CD's Lento, ACT/Harmonia Mundi (sortie le 12 mars 2013) Same Girl, ACT/Harmonia Mundi (2011) CONCERT Théatre du Châtelet le 25 mars 2013 Rédigé le 19/02/2013 à 21:36 dans HALL Jim, chanteuses, jazz coréen | Lien permanent Commentaires

Elle est charmante et possède une voix fabuleuse. Youn Sun Nah n'est pas une chanteuse de jazz, mais c'est une grande chanteuse. Le reste n'a finalement aucune importance. Rédigé par : Le blogueur de Choc | 20/02/2013 à 10:06

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Télérama Sortir 13 février 2013

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Youn Sun Nah fait la une !  

Youn Sun Nah "Lento" | Nouvelle tournée En concert au Théâtre Simone Signoret : vendredi 24 mai | 21h

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