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Le Théâtre2 lʼActe Née dans le tourbillon de 1968, la compagnie a pris dès le départ le parti dʼune rupture avec le théâtre consensuel du temps. Inspirée par les méthodes de Grotowski ou de Barba, à lʼécoute des positions politiques du Living Théâtre, elle a progressivement élaboré sa propre démarche.

En prise avec les remous qui traversent en profondeurs nos sociétés, le Théâtre2 lʼActe se veut à la fois vigie et catalyse, annonciateur des crises et les précipitant sur lʼespace pour en produire la catharsis commune. Cela lʼamène à repenser à chaque projet le rapport acteur/spectateur à travers une scénographie singulière. Partisan dʼun langage matériel, fondé sur lʼinteraction de tous les paramètres scéniques, et débarrassé de la tutelle autoritaire du seul texte, ce théâtre prend une forme polyphonique qui est déjà à elle seule une libération pour le regard et lʼimagination du spectateur.

un appel au réveil des énergies dans un climat mental guetté par tous les renoncements.

Parallèlement à ses créations le Théâtre2 lʼActe se préoccupe de la transmission. Il organise dans son lieu toulousain « Le Ring » un cycle de formation « Lʼacteur pluriel » ouvert aux jeunes comédiens, en prise avec lʼévolution actuelle du théâtre. La compagnie est ainsi disponible pour proposer des sessions de travail en fonction des propositions qui lui seraient faites.

A son actif la compagnie a produit une cinquantaine de spectacles, en salle et hors salle, dans un rapport frontal classique, comme dans des formes éclatées, ou dans des déambulations. Son esthétique peut parfois sʼapparenter à lʼinstallation plastique ou à la performance. Nous travaillons régulièrement avec des musiciens réputés issus de la musique improvisée.

Le répertoire de la compagnie est relativement éclectique quant aux époques et aux cultures ; dʼEuripide à Genet en passant par Mishima , Heiner Müller ou Edward Bond, on trouvera la cohérence par la profondeur tragique et le pouvoir dʼébranlement de ces auteurs. A côté de ces références, nous avons périodiquement monté nos propres créations à partir dʼimprovisations ou de propositions scéniques des protagonistes, dont la dernière création « Qui Vive ! » est

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Historique Créations 1969 "Clôture" "l'Odyssée" "Maman" "Cestas" "Contre" Michaux "Chant pour la patrie dans les ténèbres" Neruda "La Marche Royale" Arrabal 1976 "Graffitis pour des ténèbres et une autre terre" "Nous Sommes Vivants" "Horizon primitif" "Le Théâtre à la roulette" "Autour de Molly Bloom" 1977 « Ronds de fumée pour un futur" 1981 "Hanjo et Kantan" Mishima "Acte 2" "L'Ignoble" L.Cornet 1984 "Baleine" d'après Paul Gadenne 1985 "Hop Signor" Ghelderode "Parlez-moi d'amour" JeanPierre Tailhade Grand prix  festival de Strasbourg "Les sirènes sont sans visage" Jean-Marc Novi et Marie-Laure Denoyel 1987 "Prénom Kaspar" mise en scène J-M Novis, M-L Denoyel "Itinéraire de Nuit à Saint-Pierre des Cuisines 1991 "Le jour de la lune de midi" Léopardi  mise en scène Michel Mathieu

1993  "Cycle du canard sauvage"  le cercle de Prométhée  avec  « Le Principe de Legassov «  de Bernard Noël  1994 "Cycle du Canard Sauvage"  le cercle de Médée "Matériau Médée" H. Müller - "Médée" Euripide "L'Os sur la Nappe" adaptation de "Train roulant en marche" Michaux Mise en scène Pascal Delhay et Michel Mathieu 1997 "En traçant des ronds sur les vitres embuées" ; mise en scène Michel Mathieu. "Quelques mots d'Elles", mise en scène  Marie-Angèle "Passeurs de mots" Serge Pey, mise en scène Michel Mathieu "Pour Médina Curabaz"  Serge Pey, mise en scène Michel Mathieu 1999 "Printemps des poètes" : "La parole en jeu" Bernard Noël "La face du silence" "Mosaïques" improvisations 2001 "Onze voies de fait" Bernard Noël mise en scène  Michel Mathieu 2002 Ubu à la rue" d'après Alfred Jarry mise en scène  Michel Mathieu 2003 "Pas bouger" Emmanuel Darley, mise en scène  Marie-Angèle Vaurs "Ils laissent toujours les portes ouvertes" N. Artois et M. Mathieu

2004 "Deux jambes, deux pieds, mon œil" M. Enckell mise en scène MAngèle Vaurs "Excédent de poids, insignifiant amorphe"  Werner Schwab mise en scène Mmathieu CoprodThéâtre National de Toulouse, Le Parvis Scène nationale de Tarbes – LʼEstive, scène nationale de Foix – Théâtre Appolo à Mazamet, Théâtre de Cahors. 2005 LʼEntonnoir, Une histoire sans parole Nicolas Réveillard et Quentin Siesling. 2006/ 2007 « Le Roi Lear » de Shakespeare Mise en scène et scénographie : Michel Mathieu Coproduction : Théâtre National de Toulouse, Le Parvis Scène nationale de Tarbes – LʼEstive, scène nationale de Foix – Théâtre Appolo à Mazamet, Théâtre de Cahors. 2008 « Le Numéro dʼÉquilibre » dʼEdward BondMise en scène : Michel Mathieu 2009 Mémorial Park exploration d'un monde en voie de disparition Mise en scène et scénographie : Michel Mathieu 2010 QUI VIVE ! Création collective et textes dʼauteurs Mise en scène & scénographie Michel Mathieu

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Historique JEUNE PUBLIC 1981 "Le Pot percé" 1986 "Le chat qui s'en va tout seul" de Kipling avec Marie-Angèle Vaurs 1987 « Krik et Krok" Italo Calvino mise en scène Jacky Lecannellier 1995 "Malle 2 Têtes" Michel Mathieu 2000 "Loup Noir" Jeune public  de Jan Laurens Siesling mise en scène  Marie-Angèle Vaurs 2007 « LʼÉbloui » de Joël Jouanneau Mise en scène: Marie-Angèle Vaurs  

MUSIQUE & COLLABORATIONS 1975 Concept du Lieu " La Fabrique Arnaud Bernard" "Hic et Nunc" Doneda, Masmal, Robins 1978 "Trois poèmes" Michaux "BarbeBleue"Trakl)avec "Hic et Nunc" et "Rhum des foins"

"Lecture de Paysages" avec Michel Donena (saxophoniste) Jean Pallendre (musique electro acoustique) Benat Atchiari (chanteur) et Michel Mathieu "La ville entrechoquée" conception d'Alain Joule avec Stéphane Oliva, Michel Mathieu : Avignon, Ecole d'Art "Questionnements sur la ville" : Alain Joule, avec Michel Doneda, Barre Philips, Tetsu Saitoh, Antonela Talamonti, Michel Mathieu Avignon M.J.C. Croix des Oiseaux à l'invitation de Paul Blanc. 1996 "Cosmonautes de rien" : Michel Mathieu et Michel Doneda Mexico (Centre Ex Teresa) Festival international de performance. "Contre" de Michaux Présentation à Chihuahua (Mexique) 1999 "Ballade pour réveiller les feux", mise en scène Michel Mathieu, Musique Alain Joule. "Les Horloges Cosmiques" Alain Joule Concert performance pour trio "Espaces tendus", "crachoir", "fanfare de la touffe" avec La Flibuste "Iceberg meeting": Musique/ actions/images/danse/ improvisations

INTERNATIONAL & TOURNEES 1981 Collaboration avec le "Teatro do Mundo" de Lisbonne. Michel Mathieu met en scène le "Terramoto no Chile" d'après Kleist, prix de la critique portugaise. "Les Bonnes" (Genet), 1984 Bal de Blattes : Coproduction Centre Culturel d'Albi et le "Teatro do Mundo" Portugal. 1986 "Frissons de 3ème Guerre Mondiale", performance Galerie Odem à Hanovre 1996 "Médée" Euripide mise en scène Michel Mathieu Tournée nationale 1998 "Les Phéniciennes" d'Euripide, traduction Lucien Bordaux "Espaces tendus" et "Grand 8" avec la Flibuste "Le Grand 8"avec la Flibuste "Bateaux de feux", Ismit ( Turquie)

1988 "Hanjo" Mishima Michel Doneda, saxophoniste, "Phosphore" Michel Mathieu 1995 "Médéa" conception et mise en place Michel Mathieu, Berlin ; Argos (Grèce)

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Historique Activités de formation 1974 Participation à la création d'un enseignement pratique du théâtre à l'Université ToulouseMirail. 1981 Ouverture de l'Institut de Recherches et d'Echanges Artistiques, cogéré avec Hic et Nunc , ateliers de musique et de théâtre, actions pédagogiques communes, créations musicales et théâtrales :"Gam (m) es", "Le Mont de Cristal" (théâtre musical jeune public). 1987 Création du Théâtre Universitaire de Toulouse Mirail. 1996 Théâtre Antoine Vitez (Aix-enProvence ) A l'occasion de la présentation de ce spectacle le Centre de Recherches Appliquées au Théâtre Antique (CRATA) a organisé un colloque international "Médée et la Violence" qui s'est tenu à l'Université Toulouse Mirail . 1997 "Vers un acteur pluriel" formation professionnelle de janvier à juin encadrée par Michel Mathieu, Pascal Delhay, Marie-Laure Denoyel, Isabelle Luccioni, jeanMarc Richon, Marie-Angèle Vaurs.(formation de 600 heures) Atelier hebdomadaire au Point Jeunes de Tarbes avec un groupe de jeunes filles maghrébines du quartier Laubadère sous la direction de Marie-Angèle Vaurs.

1998 Séminaires - " Œdipe et Périclés" : Lucien Bordaux, Jean-Claude Carrière, Henri Sztulman - "Regard Hébraïque sur Œdipe" : Monique Lise Cohen - "Avant la lecture freudienne de l'Œdipe de Sophocle les auteurs tragiques de l'antiquité ont proposé d'autres interprétations du mythe" : Marie-Hélène François Garelli. - "Avant le commencement" : Françoise Paul Lévy - "Le mythe d'Antigone et la tragédie de Sophocle" : Jean Bollack "Vers un acteur pluriel" (formation professionnelle) Option Théâtre au lycée du Mirail Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne Atelier hebdomadaire au Point Jeunes de Tarbes Semaine du Théâtre Antique à Millau Mise en place du Théâtre Universitaire à l'Université Toulouse-Mirail. 1999 Séminaires - "L'ambiguïté du modèle utopique" Riccardo Pineri professeur - "Utopie et Paysage" Gilles Clément paysagiste - "Architecture et Utopie" Claude Parent architecte - "L'Utopie du Marché" Geneviève Azam professeur - "Mondialisation et autoorganisation des exclus au Nord et au Sud : les S.E~L et l'informel" Serge Latouche professeur

Option Théâtre au lycée du Mirail Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne Direction de la troupe du Théâtre Universitaire à l'Université Toulouse Mirail. Atelier hebdomadaire au collège de la Reynerie. 2000 Formations "Vers un acteur pluriel" Option Théâtre au lycée du Mirail Atelier à Chapou en partenariat avec le CROUS et le Théâtre Garonne Atelier hebdomadaire au collège de la Reynerie Stage afdas "Un chantier pour la voix" dirigé par Alain Joule. Depuis 2001 Formations "Vers un acteur pluriel" Option Théâtre au lycée du Mirail

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Les spectacles en diffusion Les Schlingueries "Être persuadé du contraire" est sans aucun doute le leitmotiv des "Schlingueries". En un sens le non sens est de mise. Les torsions apportées au langage deviennent des contorsions aiguës de la pensée. Les choses sont, ou bien immédiates, ou bien décalées dans le temps. Le langage est un déversement inutile que précède aussitôt un trou noir.

Les acteurs dans nos « Schlingueries »  sont des limaces géantes qui croient en lʼhomme. Je me fourvoie à leur défaire le nœud magique, la parole. A demi mot lʼacteur créer lʼabsence de la tentation. Il persuade le spectateur d' être là. Dans les « Schlingueries » lʼacteur apprend à coudre. Il est comme un fil dans une étoffe qui fait apparaître et disparaître la vision concrète de la parole.

L'auteur ne tente pas de définir une caricature réaliste d'une situation ennuyeuse mais reprend à zéro les monuments observables du langage. Cela a pour conséquence de désorienter l'acteur de ses manies intrinsèques, de disséquer le clair obscur de ses chairs protectrices. Tant soit peu, lʼacteur a des opinions.

Ici la force fait loi et obligation. Le texte ne tente pas de servir les obéissances rassurantes de lʼacteur mais de rabrouer les parties inutiles de son conservatisme et de son savoir. Dans les  "Shlingueries" lʼacteur nʼest pas là pour rigoler. Il est là pour pourfendre son égotisme, son mal être. A demi mot lʼauteur adresse au spectateur un ordre qui prend sa source dans le désordre de la structure officielle de la pensée théâtrale. Il tente de tordre par lʼabsurde la poutre métallique de la représentation.

C'est en partie dans l'acte du crucifix qu'apparaît l'acteur porteur. Il ne tient pas en équilibre cet enfant sordide, ce bébé grincheux. Moi, je le dévoile tendrement. Et puis voilà, il pleure, il se moque, il sʼapitoie. Il croit quʼil est le fait exprès d'un malentendu. Mais ce nʼest plus lʼacteur qui parle qui se « déschlingue » cʼest lʼautre, ʼémanation du personnage qui fait surface.

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Les spectacles en diffusion Memorial Park Mode dʼemploi Il sʼagit là dʼun parcours de scènes, dʼinstallations et de moments musicaux, articulés dans une sorte de labyrinthe où sous la direction dʼun guide les spectateurs sont amenés à venir à la rencontre de quelques figures emblématiques dʼun monde en péril, des êtres vivants, des animaux, des éléments – comme lʼeau – et au bout de la chaîne « le roi » de la création qui est aussi, incidement, son bourreau potentiel… Si le guide se permet quelques explications zoologiques, il introduit aussi le mystère. On nʼa pas affaire à un catalogue scientifique mais plutôt à une dérive dans ces zones frontières où sʻexprime à la fois notre parenté organique avec toutes les formes du vivant, et également notre lien spirituel fondamental. Comment la parole convoque ce foisonnement, sʼy réfléchit, et comment enfin la perte dʼune espèce est une amputation de notre être propre au-delà ou en-deça du deuil quʼelle constitue pour lʼécosystème. Ainsi par exemple lʼhirondelle des fenêtres, en grave diminution ; la symbolique vient aussitôt : le printemps, le voyage (et avec le voyage : lʼexil, le rêve ,voire le rêve artificiel…) sans parler des traversées innombrables que cet oiseau a commis dans la poésie et la chanson populaire…

En sommes-nous si loin désormais dans notre monde occidental gagné par le virtuel, que seules des catastrophes écologiques majeures pourraient nous obliger dʼy faire retour ? Autour de textes divers, Gadenne, Alexievitch, Desbordes-Valmore, roger gilbert Lecomte et autres poètes, des paroles de penseurs allant de guy Debord à edgard Morin et des paroles dʼacteurs, se tissent des actions, des sons, des trajectoires qui disent notre appartenance à la nature et le danger de sa dissolution.

2009 Au RING, Toulouse. Saint Laurent, Dans le cadre des Pronomades. 2010 Au muséum dʼhistoire naturel de Toulouse, dans le cadre du festival Novela. 2011 à Novi Sad en Serbie, Dans le cadre du 38th international festival of alternative and new theatre Infant.

Au bout du compte émerge cette interrogation : est-il encore temps de restaurer ce pacte avec la « nature » qui fondait bien des sociétés dites primitives et dont attestent notamment les paroles des indiens dʼAmérique du Nord ( Pieds nus sur la terre sacrée, textes rassemblés par T.C. McLuhan).

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Les spectacles en diffusion Qui vive ! « Ouvrez- moi cette porte où je frappe en pleurant. La vie est variable aussi bien que lʼEuripe. »

Deux vers dʼApollinaire comme un sésame pour une nouvelle création. Exalter la vie dans ses sursauts et ses bouillonnements pour faire pièce au catastrophisme ambiant, tel est le projet de ce futur spectacle. Les constats et les expertises en tous genres signant la désintégration dʼun monde sont devenus banalité, la réappropriation par lʼindividu de sa propre stature poétique et subversive est lʼurgence à quoi nous nous attaquons. A partir de là tout est à inventer.

Une volonté : rendre à chacun son énergie, la confiance en sa force vitale. Un désir qui est aussi une exigence : lʼélaboration dʼun langage où comme lʼavait déjà dit Baudelaire il y a bien longtemps, dans "Correspondances" : les parfums les couleurs et les sons se répondent . Débarrassé de la tutelle du verbe, nous nous sommes promis de réinventer un parcours fondé sur les affinités secrètes entre des instants aussi divers dans leur constitution quʼun geste, un son, un mot tombé dʼune bouche, lʼévidence dʼune couleur ou dʼun objet. Un théâtre matériel pour une exaltation. Celle de la puissance jubilatoire dʼexister. Comme antidote à la paralysie peureuse des esprits qui afflige aujourdʼhui nos sociétés ; nous voulons renouer avec lʼinsolence première de lʼenfance. Et vogue ce frêle esquif dans tous les vents contraires ! « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve… » Holderlin

« Et toujours se pose le choix : glisser dans le repos inerte et rassurant , avant-goût de lʼimmobilité définitive ou sʼarc-bouter encore et encore pour faire craquer les jointures, trouer les cloisons pour quʼun air vif les brûle et fasse place nette. Alors il nʼy a point de quai, point de boussole, ni de carte, il nʼy a que des remous, des bousculades de nuées avec des échappées soudaines dans le bleu. On ne retrouve le cru de la vie quʼà gratter lʼécorce des morts. Lutte, combat sans cesse, cri . Ovni donc, voyage dehors, voyage dedans, tremblements dans la termitière sociale, ajustements périlleux dʼéchafaudages de rêves à lʼintérieur du cerveau, appels impérieux pour une commune métamorphose. Quʼest-ce qui pousse ici ? Par quel mystère la vie sʼacharne-t-elle incessamment à se perpétuer, se greffant inlassable sur la matière morte pour un nouveau bond ? Ainsi de nos existences, ainsi de ce périple accidenté, au cours tumultueux, né au gré des cahots des corps et des imaginaires, avec leurs errances et leurs éblouissements. Ici on aspire. » Michel Mathieu

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Les spectacles en diffusion Les Bonnes À partir dʼun fait-divers, le meurtre par les sœurs Papin de leur patronne et de sa fille, Genet a tiré une pièce à lʼécriture somptueuse qui reste une des œuvres majeures du théâtre du XXe siècle. Le Théâtre2 lʼActe lui, en a tiré un spectacle qui reste étonnant par sa modernité et lʼengagement des trois comédiennes.

« Les trois comédiennes imposent chacune leur charisme très personnel, leurs jeux contrastés, conciliant des « instants de bravoure » et une attention continuelle à la présence de lʼautre. Solitaires mais liées, différentes mais se complétant à merveille, elles se détachent par leurs interprétations aux identités fortes sans jamais rompre celle de lʼensemble » Manon Ona – Le clou dans la Planche

acrobates et des dompteurs et que la piste est une arène où lʼon joue avec la mort. Gestes et objets prennent comme les mots de Genet leur impact magique. Place à lʼaction directe.

2006 Au RING, Toulouse. 2009 Au Théâtre Garonne, Toulouse. Au théâtre de Montauban. 2010 A Figeac, dans le cadre des Treteaux de France.

Ce corps à corps entre un jeu volontairement extériorisé et la langue somptueuse qui déploie le complot des deux sœurs est éclairé par les réflexions de lʼauteur.

Sacrées ou non ces bonnes sont des monstres... Sans pouvoir dire au juste ce quʼest le théâtre je sais ce que je lui refuse dʼêtre : la description de gestes quotidiens vus de lʼextérieur

Au-delà dʼune interprétation linéaire, la mise en scène développe toutes les dimensions intérieures du texte, à travers la gestuelle, la voix ou le traitement de lʼespace scénique, avec en filigrane la référence à ce lieu du spectaculaire pur que reste le cirque…et parce quʼau cirque sʼil y a des clowns il y a aussi des magiciens, des

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Théâtre2 lʼActe 151 route de Blagnac 31200 Toulouse 05 34 51 34 66 www.theatre2lacte.com diffusion Wessler Ingrid 06 89 69 38 06 ingrid.wessler@theatre2lacte.com


Theatre2 l'acte  

Dossier de presentation de la Cie du Théatre2 l'Acte.

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