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Les Dossiers du

C. R. I. S. P..

COI\IGO L959 Tous droits de traduction, de reproduction ou tadaptotion rĂŤsenĂŤs pour tous les pays.

-

Documents belges

et

africains

Centre de Recherche et d'Information

,, I

l

Socio-Politiques

16, rue aur Laines, f Bnrrelles


AVANT.PROPOS Cet ouvrage a étë rëalisë sous la direction de l. GERARD-UBOIS, grâce à la collaboration des informoteurs, européens et africains, du Centre de Recherche et tlnlormation Socio-Politiques. Il constitue le premier cahier de la collection

rES DOSS/ERS DU

C.R.I,S.P,

Nons ouons regrcvpé àons ce vohsne hs dacuments - pubhcs ou inédits * eui noræ ont pata essentiels pour cornplndrc l'évohûton poltttqæ ilu Congo, depuis h ikclatstton gouoernenentdh dv tS ianvi.et tgsg. Notæ auion s b choix entre ileux formiles : il'atw pa*, h classemen(de tous hs ilocum.ents eutopéens et afrtcoins, selon wr onJrs chrorwhgique ou, il'oratre pofi, h ùegnowernemt de doqtments < représentatifs > suivont qtæl4ues ltgnes ik ilévelappernent, chotcies forcément sur base d'anre interprélation ilu prccessus polttûque ængohis. [-a. premiètu formuh étoril à'outcrnt phx tentatrte qw'elh est Ia. voie nécessoirc verc toute interprétation de l'événement et qtr.'elh permet d,e fotunin aux spéci.alistes h totorlilé des maÉrtaux ile t,ulvoriL Pour notæ,

cette formuh présentait deux inconvénients majeurs

t elh ne rcnilait

poscibh_-otnne poni!ération enhv- d.es d.ocuments de uohw loft irtégob; elh ngug lorçait a l'Aduton dane séfie d'ouvrlages d,octtmenlotrcs dont h coùt et I'omphw limïterci.ent forcémenl la. iltffwion. L'onnée tgsg est à point tmportonte pou" I'âistoirc du Congo qne -ce I'aihtton ile h totaltté iles d.ocwmenrs s'irrposem. Ce n'eat pis cette tâcha

qrn

nou{, norrur sornmes assignée ici,

Nour auons donc chowi de publiar, alolton;. ih qlllrtrc tlrèmcg un certoln nonhrc ile dacunwnta belaei et ofdcains, chohh en tenant æmpte ile hr.q votlerla. rcprésentotive et-de hur fondamentaux,

On conl,rrlters peut-être h choix el lékmbplllon d'aul'tla, C'eet Lo eerutht/le irûvi-

qualtté éoLrlrunle poul l'événement. cle ærlahu telxleit


;;;"i;r"-t;ns 'se

ru,

otgo

1g5g > en l'évolution, cornprcnd's mi.eux de doute à bttnu, Io iloc;umentation obiective, russemblée et clæisla pot

tobh ile h fonnule

odoptée. Por contrc, notrc à'ossler-t

9-

londant souc't ile dissocùe4 pa," h b"';;;;àit;; a' C.nl's.p. Nous oo*u "ub gax-mêmes ile courts textsd iloqnnents iktt"i"tit typogruphiqve, hs -à'intrcàtrctton

et àe préserû/,.lion qtta nal4s ovons estiûùés ttéwesqit?ls,

publtorw Jotw ce volume ihs, ilocw' Iæ hctean noterû_ cgr/'ile narts toute iremière itnportottæ. En d,éc1dant d'e ilàdi1* q"t r."t

"*"tr ,-ru n'antons cherché aucun effet de sensation' Noua tÂ, "-Uni"ttoi, ';;;r""i l,es liurs, ou public en aoû't, septenbrc ;;r ';;*";;";b;; "" "ff"t rcfusé ù où riss,';; miment ik risqrni'cnt d'alimcnter des polâ' iiqr-t poluiâlot' Auiourd'hui, ces doatments sont 4.9 np"e" sssent;;ù;;;fr-* itttorn âu Conso tgsg et il sercit tndafenda\le, povr ,r, é"iti ile Recherchs et il'lnÏonnatian Socia.politiqttes, da ne p* hs intégrer drrrw rste @u)ote ih doa*wrrtotian oblective'

te

C.R.I.S.P.

PRBMIER CHAPITTB : Iâ DECTARATION GOUVER. NEMENTATE DU 13 IANVIER I9'9.


Première partie.

Les textes du meBmge royal et de la déclaration laite au nom du gouvernement, devant leg Chambres. Dons ea déclctratiilt souveînernentole (r7-l.ti58)' M. G. EYSKENS, Premler Mlnistre d'une équipe sociale-chrétienne h.omogène, lit pat de son ikst, . ile fite d'u e foçon claire I'ovenir politique Ju Congo >, tout en insislcnt xr Ie lolit qt.e .I'auenir d'u Congo esl un ptoblè^t notional; oucun àe nos pcrlis politiques ne peut pftten<Ire Ie résoudre eeul.

In 5o iuillet ry5g, M. Pattllon, Ministre des Colonies' ptoposc au Io constitufion d'un Gmupe de Travail pour I'Etude du problème

Sânat

politique au Congo Belge. Ce gto:upe, présidé initialement por M, P. Ri;cËmcns f puls pæ M. Patilhn, comptait pormi ses membrr,s tlM. A. De Schrtlo"r, Ministre d'Etat (Pa*t Social-Chrétle"), A. Buisseret, onclrrn mûnlslrc des Colonies

(Pa*t Libéral); G. Housidnx (Pa:li. Socioltste

Bel'ge)'

Ce groupe visito Ie Congo du 2,o oclobre au t4 novernbre et rcmit son rogport atL r.ouueart Mlnistre àu Corrgo, M. Yan Hemelrtlck, Ie z4 dléce^b"e rqSB (r). I* Minisbe orrr.or.çc. que Ia déclaration gouverrLementale sw I'avenlr politiqu" ilu Congo porlrrait ôtre lo,ite Ie t5 ianvi.er rg5g. lvlats, Ies 4, 5 et 6 janvier, des émeutes emsonglantèrent kopolilville, C'sst dcns tee climat qu'est née

Ia

àéclamtion

du tJ

ianviet,

Au centre du àabat liawoit Io question de sovoir si Ie texte reconnattrc.lit explicitament Ie drott àI'inàépendance. De kopold.ville, d'émlnentes pe"sorl'nolilfis insistoient aupràs du mlnlstre pout quo < Ies propositions qui seront faites au Parlement Ie t5 ianvier prochain comportent Ia reconnaissance du droit à I'indépendance dont Ies états de réalisetion seront préoisés dans Ia déclaration

du r3 ianvier o (z). Pa: conbe, Ie < Comlté ile

Rôilantion

>

(r) Docrrmcntr Parlementaireg; Chambre des Reprérentants; Session rgtS-rg5g i 2z man 1959; N" roo. (r) Perrnt lcr rlgnaturer, rclcvonr ler ro-r dcs avocals Nynr. Jeanty et Leclercq ; de Mgr Scalab, vlcalrc aporlollquc d du Rectcur de I'Unlverslté Lovanltrm.


TÀ DECLARATION COUVERNEMENTÀLE lmposé au mlnistrc comptait trois ,nwnbres sur quohe, réservés ou sulet àe I'emploi du terme lnilépendonce. Après une séanæ d.e nuit quasl-dronattque (rr-rz ianvler), Ie texte dAlininf îut mis au point in exbemis.

bonde magnéti4ue un massoge "rn d'ordonnance, Ie Maior de sw Ie projet initiall et chargeo un o[ficier Hel,*,ch de poûer cette bærde à Laopolàvtlle où eIIe fut entendu.e en même telrnps qu'à Bruxelles, ovant Ia réttnion de Ia Chambl et du Sénat.

De son côté, Ie Roi ovait enregistré

basé

18 Janvlor 1960

LE MESSAGE DU ROI BAUDOUIN Mes chers compatriotes de Belgigue et du Congo, Répondant à une longue attente, le gouvernement de Bruxel'les

annoncera aujourd'hui 'devant le Parlement un programme de réforme qui ouvdra une étape décisive pour les destinées de nos populations africaines. !e crois devoir à la mémoire de mes illustres prédécesseurs, fondateurs et consolidateurs de noùre ceuvre en Afrique, d'en porter moi-même à votre connaissance le caractère et I'esprit. Le but de notre présence sur le continent noir a été défini par Iéo,pold II : ouvrir à 'la civilisation euro,péenne ces pays attardés, appeler leurs populations à l'êmancipation, à la liberté et au progrès après les avoir aûachées à I'esclavage, aux maladies et à la misère.

Continuant ces nobles visées, notre résolution est aujourd'hui de conduire, sans atermoiemerits funestes, mais sans ,précipitation inconsidérée, les populations congolaises à I'indêpendance dans la prospérité et la'paix.

Dans un monde civilisé, I'indépendance est un statu,t qui rêunit et garantit la liberté, l'ordre, le progrès. Elle ne se conçoit que noyennant des institutions solides et bien équilibrées ; des cadres administratifs expéri'mentés ; une organisation sociale, économigue, financière, bien assise, aux mainJ de techniciens éprouvés; une formation intel,lectuelle et morale de la population sans laquelle un régime dérnocratigue n'est gue dérision, duperie et tyrannie. ,C'est à la réalisation de ces conditions de base gue nous sommcs attachés et que nous entendons tous nous consacrer,,dans un

t0

LE MESSÀGE ROYAL DU 13 IÀNVIER, enthoudaste africaines.

et cordlal

concert

d'efforts avec nos

populatioms

t

Si nous n'hésitons pas à approuver, à seconder les aspirations de nos frères noirs, nous ne pouvons cepen'dant pas laisser oublier que par quatre-vingts années de services et d'efforts, la Belgique a acquis des droits incontestables à leur sympathie et à leur coopération'loyale. Notre €che de guides et de consei,llers, à nous métropolitains et Blancs du Congo doit se poursuivre tout en se transformant et s'atténuant à mesure des progrès réalisés. Au demeurant, loin 'd'im,poser à ces po'pulations des solutions tout européennes, nous entendons favoriser des adaptations originales, rêpondant aux caractères propres et aux traditions qui ,leur sont chers. A cet égard, une large décentralisation, conjugée avec une extension du système êlectoral et I'abandon de toute discrimination entre Noins et Elancs, permettra de hâter et de diversifier l'êpanouissement des régions, selon leurs particularités gêographiques, oulturelles, racigues ainsi gue leur dêveloppement économique. ' C'est là, crolez-moi, mes chers com,patriotes de Belgique et du Congo, une voie dans laquelle il faut s'engager avec foi et générosité, un dessein grandiose et fier gue nous mènerons à bien si nous ioignons à la communauté de volonté et de discipline, la clairne vision de 'l'avenir prospère de nos deux pays.

18 fanvter 1960

LA DECLARATION GOUVERNEMENTALE I suR L'AVENIR DU CONGO Cmme il en a manifesté I'intention daas sa dêclaration du 18 novembre 1958, le Gouvernement entend prêciser sa position guant à I'avenir politique et administratif du Congo. Le deg'ré d'évolution des ,populations congolaises, après plus d'un ,demi-siècle d'actioor civilisatrice, sous l'égide de nos Rois, permet de faire des progrès nouveaux. 'Cette action doit s'accélérer comme s'accélère ,partout dans le monde moderne I'évolution des institutions et le progrès humain. Les réforrnes envisagées pour atteindre ce but s'inspirent des suggestions du Groupe de Travail pourr 'l'étude des problèmes politigues au Congo belge, constituê sous le Gouvernement prêcêdent. Ce Groupe s'est livrê à une large consultation des milieux 1t


r.I

LÀ DECTÂRÀTION GOUVERNEMENTÀLE repré*ntants 'de I'oipinion congdlaise

et dbtenu d'eux des avis

pleinement sincères.

entend. organiser au Congo une démocra'tie capable d'exéréer les prérogatives de 'la souveraineté et de decider

[,a Belgique

de son indépendance.

En tant que cosignatairre de la Charte .des Nations llnies, notre pays a d ail'leurs-confirmé sa volonté de mener les habitants du Congo au point où ils seront capables de s'administrer euxmêmes. Toute notre action au 'Congo s'inscrit de façon continue dans cette ligne de conduite. Sur le terrain politique, un Etat doit être nanti d'institutions solides, garantes d'une démocratie viable ; i'l doit res,pecter les droits de I'homme et les devoirs qu'ils impliquent. Sur le terrain économique, la prospêrité du ,pays n'est possible que grâce au travail de ses habitants et à un climat de confiance. Cettà confiance est nécessaire pour s'assurer le concours des techniciens et I'apport des capitaux belges et étrangers dont 'le Congo continue à avoir un impérieux besoin. Sur le plan social, les travail'leurs manuels ou intellectuels, rémunérés ou indqpendants, doivent atteindre un niveau de vie décent. tlne êconomie en prog,rès en permettra l'élévation. ,[,a réalisation de I'objectif final sera 'poursuivie sans dêsemparer avec la collaboration de tous les hahitants du Congo. Le pouvoir de décision leur sera progressivement 'laisÉ dans des domaines de plus en plus vastes et dans des formes démocratiques, au fur et à mesure de la transformation des institutions, qui s'accomplira de manière progressive mais accélérée. En tous cas, aucune mesure engageant leur avenir ne sera prise sans la consultation préalable des organes politigues fonctionnant à ce moment.

*** Il ir4porte 'de formef la conscience civigue et politique de la masse par la généralisation de l'éducation et par le développement des moyens d'information. Les structures politiques aux divers échelons doivent puiser leur autorité et leur légitimité dans le suffrage universel, L'élection ne peut être une caricature de démocratie; I'exercice du suffrage sera réglé à la mesure du niveau de l'électeur. 'Ia démocratle exige la sêparation ef,fective des pouvoirs. Toutes 'les populations du Congo ont le droit de se fai,re entendre, la démocratie ne s'arrête pas à la porte des villes. l2

OrCàNÀTION GOUVERNEMENTALE

Des dêlats setont fixés pour la réalisation d'objectifs précis,

compte tenu des indispensables étapes de da démocratisation, La

loyauté intransigeante avec laguelle chacun d'eux sera respecté confirmera la volonté de tra Belgigue d'honorer ses engagements. Septante-cinq ans de co'llaboration entre populations blanche et noire ont assur€ I'unité du'Congo. ' L'étendue du territoire et le dévelorppement de son organisatiom exigent que 'par un effort de déconcentration et d.e décentralisation on rapproihe les administrateurs des administrés et les élus des électeurs.

Au terme de l'évolution, il est souhaitable, dans I'intérêt des deux pays, que des liens d'association soient maintenus en'tre le Congo et la Belgique, gui en décideront librement à ce moment.

**o Dans I'esprit qui vieat d'être dêcrit, le Gouvernement s'engage

à constituer et à développelles structures suivantes : Les conseiliers des communes et la large najoritê des membres des conseils de circonscription dans les milieux ruraux seront élus au suffrage universel. 'C'est, dès le niveau de ces communautés de base, gue tous 'les ha,bitants du Congo s'incorporeront politiquemeat à la communauté congolaise à égalité de droits et de devoirs.

Le territoire, unité régionale de base, sera administré par conseil composé dans sa large majorité de conseillers élus au suffrage uniuersel. Ces conseillers éIus formeront avec les conseillers communaux le collège éIectpral qui désignera la majorité des conseillerc provinciaux, et, u'ltérieurement, des conseillers généraux. Les conseils 'des communes et des territoires seront élus fin 1959. Les nouveaux conseils des provinces seront constitués pour la session de mars 1960. Ces dclais sont indispensab,les à la consultation préalarble 'des assemblées consultatives et à la pr@aration

un

des élections.

Le Conseil Général du Congo gui se substituera à I'actuel Conseil 'de Gouvernement sera l'êbauche d'une Chambre des

Représentants.

Parallèlement au 'Conseil Général, il sera créé un Conseil de Légis'lation, ébauche d'un Sênat. Il sera composé de membres élus notamment par les conseils de province et de membres nommés comrne ceux de I'actuel Conseil Colonia'l dont il prendra la place.

t3


Dès mars 1959, chacun des conseils de province désignera deux conseillers pour siéger au Conseil de Législation. Le ,Conseil Gênêral et 'le Conseil de Législation possêderont conjointement 'la part de compêtence légisrlative et de décision que la loi Ileur reconnaîtra progressivement. Au cours du développement administratif et ,politique du Congo, l'autoritê exêcutive à chaque échelon sera assistée par un Collège restreint, émanation du Conseil compétent à ce degré. En attendant 'l'élaboration de [eur statut définitif, des colleges consurltatifs seront immédiatement constitués auprès du Gouverneur Général et des Gouverneurs de province.

* **' Les diverses libertés dont jouisseat les Belges dewont être aussi au Congo garanties par la loi fondamentale et leur exercice réglé.

Toute trace de discrimination raciale disparaîtra de la pratique comme des textes. Le statut unique permettant aux Congolais I'accession à tous les grades de I'administration vient d'être signé par le Roi; il est entrê en vigueulle 1"" janvier de cette année. La réforme judiciaire dêjà partiellement réalisée sera pour-

suivie.

La 'législation du travail sera améliorée et com,plétée. Entretemps, les bases de calcul de la rémunêration minimum légale seront revues. La revision du régime foncier sera poursuivie d'urgence. Le Gouvernement considère le développement et lfa,nélioration de I'enseignement sous toutes ses formes comme un des éléments essentiels de l'émancipation du Congo. Aucun effort ne sera négligé dans ce domaine. L'exêcution des réformes envisagées devra être entreprise par le personnel actuellemeat sur place. Le dévouement total avec lequel il a accompli sa mission jusqu'à présent Ie conduira à servir avec enthousiasme la nouvelle politique. Le Gouvernement lui donne Ies garanties les plus formelles guant à son avenir dans le cadre du statut qui le lie. La déconcentration et la décentralisation des pouvoirs et des seffices de la Belgique vers le Congo doivent se poursuivre. La présente déclaration ne concerne pas le Ruanda-Urundi cn ralson du statut particulier qui le régit.

r{

DECLÀRÀTION GOUVERNEMENTÀLE

DECIÀRÀTION GOUVERNEMENTÀLE

Àu moment où ces terrltoires sont arrivés, eux aussi, à un tournant im'portant de leur évolution et gue le rythme de I'adaptatlon de Ia société tradltionnelle aux formes démocratiques modernes s'accêlère, le Gouvernement déclare gue, conformément au v(Eu du Conseil de tutel,le 'des Nations Unies, un nombre croissant de r€formes adaptées à ces rêgions y sera proposé.

*** En énoalçant ,les 'principaux points de ,la doctrine gu'il entend mettre en @uvre, le Çouvernement réaffirme gue le but primordial

poursuivi par notre pays est le bien-être des populations congolaises.

Ce bien-être dépend essentiellement du d€velo,ppement de l?conomie sous toutes ses formes. La prospérité économique ne se conçoit que dans un climat d'ordre, de confiance et de travail. 'Le Gouvernement mettra tout en æuvre pour que ce climat ne soit pas troublé. Par I'exercice de sa souveraineté, la Belgique a assumé des responsabi,litês à l'êgard de tous les habitants du Congo. Au cours de I'évolution politique définie dans ,la présente déclaration, elle se doit de maintenir une bonne administration et d'en garder le contrôle.

Elle se {€chargera de cette responsabilité à mesure que les lnstitutions congolaises nouvelles seront capables d'assurella continuité de I'ordre, le respect des engagements ,publics et privés et la protection des ,personnes et des biens. En pro'posant aux populations congolaises et belges des vues politiques ha.rdies mais sages, le Gouveraement reste fidèle aux princlpes qui, traditionnelle,ment, ont inspiré I'ceuvre civilisatrice de la tselgique au Congo. C'est vers I'avenir qu'il appelle chacun à tourner résolument ses regards.

Le peuple congolais fera la dêmonstration de sa sagesse et de sa maturitê en entreprenant avec nous l'édificatioar del structures nouvelles et en assumant avec conscience les graves responsabllltés de son avenlr. Tous ceux ,gui, dans l'administration territoriale et les autres organes de I'Etat, dans es missions et les églises, dans ,les entreprlsee, grandes et petites, ont accompli Jusqu'à présent leur tâche avoc tant de zèle et de compétence, puiseront 'ressourcesdans la grandeur dcr pcnpectlvec alncl prtclsées, ,les d'intellilence et t5


LA DECLÀRÀTION GOWERNEMENTATE de cæur qui raviveront leur dévouement au service du Congo et de

la Belgique. La Belgique prend vis-à-vis des populations

coargolaises un

engagement solennel.

Ainsi doit se renforcer I'esprit de f.5aternité et de collaboration confiante qui 'permettra à deux peu'ples d'associer en toute liberté leur destin et de s'appuyer I un sur I'auûre dans l'accom'plissement de leur vocation rpropre.

Deuxlème partie

Lee réactions européeffieE à

la nouvelle politique

o La

declaration gouuernementale contient ilonc lo reconnslssance du droit d.ons le codre de I'untté du pays ; elle conditionne Ia progression ,""s I'indépendonce à la réalisotion pftaloble d'un o"dre démocrotique dont eIIe annor.ce les premières étopes (te'nli-

à I'indépendance pout Ie Congo, lobe, communc et province).

A.

a Aux

tennes ile Io déclarctian gouventementole et ilu messege du Roi, c'est Ia Belgique qui entenà < coni!,uire > le Corqo oes I'inilépendonc*

et < organisen une démocatie.par Ia base ;

. ï.o

iléclarctlon introduit Ie tr,conrs

au Sullrage Uniuersel,

mals

ù l'état

LA POSITION DU PARTI SOCIALISTE

compensé pour les terrttoires et les provlnces ;

a [,a

déclarotion lounût

politklues de

ba"

un cdlenihier pour Ia

mtge

en pltrce ilcs

mois s'anête àI'échelon < provlnce

EN BELGIQUE.

BELGE.

A Io Chambre des Représentants, Io lectute ile Io déclarulion gouvernementale lut appl'lolud'ie pat les sociaux-chréti'ens et ceftains libérolux, II n'y eut pos ile discussion ptopterner':t

otg.rnes

>.

dtte.

Au Sénot, Ies soctclistes applauàl'nent h déclarction lue M. Yan Hemelrûich. M. Yan Remoortel (socialiste) tint a l"lsouligr" r. De son c6té M. Yreuen (Iibaral) estùna que la politique dalnu pan le gouvernement était réaliste, h'umaine,

por

hardie et sage.

Le

grou'pe socialiste s'étonne 'gu'en des circonstances aussi

graves, lè gouvernement n'ait pas gstimê devoir I'associer à I'elahoiation de là declaration gui viént d',être portée à la connaissance de

la Chambre et se doit d exprimer sa déception guant aux insuffisances gui marquent ce document dans le domaine économique et social. I'essentiel, c'est I'achesur le ,plan 'politique Pour nous - I'indépendance 'dans la minement de la -population rdu Congô vers libre ,déterminatiôn-de son prqpre dèstin. C'est un des points irnpdrtants sur lesquels 'les Congolais atten'dent, en ce moment, une prise de position sans éguivogue. La dêclaration gue le gouvernement vient rde lire la contient. Irl est également essentiel que 'l'opinion coggolaise ne puisse douter de la-slncérité des lntentlons du peuple belge à cet égand. Le groupe soclaliste, en ce gui le concerne, s'en porte garant.

t6

t7


REÀC'TIONS EIjROPBENNES

POSIITON DTI PÀRTI SOCTÀIISTE

Dans le cadre de cette politlque, i'l im,portera de réallser tes de tout rÉritable rrelme dêmocratique : L'exercice effectif des llb€rtês publigues; La disparition de toute trace de discriminatio,n raciale; Le progês sociarl soutenu par I'actiom des travallleurs librement associés pour la dêfense de leurs intrêrêts; _ Une politique économ\ue au service de tous ,les habitants du Congo et rÉsolument cmtrée sur leur bien-être. . . Il est indispensablç qu'en particulier les intérêts économiques de la population congolaise soient fermement assuÉs contre toute forme d'exploitation. Le groupe socialiste entend que soient prises sans tarder les Tesu{es adéquates qui s'imposent et gui doiv;nt comporter dans Ie doanarne social notarnment en faveur rdes chômeuis d'énergi- decisions d'effet gues et génêreuses immédiat. Pour pouvoiir juger en toute oblecfivite ,la mise en æuwe de cette politique, le grou,pe socialiste' s'inspirera des informations complètes qu'il attend non seulement du Gouvenement, mais spécialement des résu,ltats de I'enquête gui sera menée sur place par la Commission pariilementaire qui a été instituêe, à I'initiative socialiste, par cette Chambre. conditio,ns primordiales

{DéclaraHon faite par

M. Van Eynde à la Chambre Ie rg-r-r959, au nom du grorpe n rr, p. g).

socialigte, Annaler Parlcocntalree,

l'autorltê dcr orgaocs rcpr{lcntatlfs de I'Etat et à susciter [a et des lEuropéens; r Que la situatlon écono'mlgue n'a cessê de se détérioref; r Que les mesures et les moyens restent insuffisants; r Que le chômage non indemnisé continue de sêvir sans que le pnoblène dft &e abondé de front; . > Que la politigug écono,migue et sociale n'a toujours pas êté mêflaræc des Congolais

dêftnie.

> Le Conseil général réaffirme : > Que t'indépendance drl Congo im'plique la réa'lisation de I'ensemble de mezures politigues, éèonomiques et sociales, telles qr'elles ont été dêfinies,- notamment lors du congrès 1956 et dans ses décisions ultêrieures.

> Iæ Conseil genéral considère que, dans son ensemble, ce

program,me répond-toujours aux nêcessités. Son application doit conduire,le rCongo vers l'indêpendance dans le cadre d'une vêritable dêmocratie politique économique et sociale. > Il déclare gue tout doit être mis en ceuvre pour gue dans le cadre démocratigue et le respect des drroits de I'homme se réalise rapidement I'indêpendance du Congo selon des étapes qui doivent être'précisées et la voie normale d'une évolution politique basée sur le suffrage universel. > En coarsêquence, les padementaires socialistes exerceront leur particulière vigilance à propos d'une politigue gue le P.S.B.

ne peut app(rouve?. 11

evrll

(Resoluuon adoptée

1969

)

à I'unanimit6 par le Gnreil

généml du P.S'B.,

le rr awil

1959).

11 ovrtl 1969 PIus tail, h rr avril 1959, w Conseil Ga*ml du P.S.B. aàoptera une attitude plus réservée à I'égard de Ia politiqrra congoloise du gouvenrcment, spécir.le*lnenl dcrlts l'ordre écono-

LE PARTI SOCIAL CHRETIEN

> Qu'il avait toutefois fait des réserves formelles quant

à

I'insuffisance de la ,politique économique et sociale envisagée. > A,près trois mois, le Conseil général constate : r Que I'action gouvernementale en est arrivée à compromettre

Le Comité National du P.S.C., < estime gue, sErns se laisser émouvoir par I'opposition ,gui se manifeste ouvertement ou sourdement dans certains 'milieux, le gouvernement doit mettre en æuvre, au Congo, selon le ,plan prévu, la politique progressiste qu'il a annoncée dans sa 'dédaratlon du 13 janvier. >

I

IE

CONFIANCE AU MINISTRE

De son côté, h Comité Notiomcl du P'S.C' æut d'evob tntervenl.l pour soutenir Ie mlnïsi;re, en proia è ce moment à une opposltton sérieuse.

mlque et social.

,[,e Conseil général du P.S.B. délibérant de la politique belge ^( au Longo rappelle I > Qu'il a_ marqué son accond sur les principes fondamentaux préconisés dans la déclaration gouverneméntale-du '13 janvier en vue de conduire le Congo à l'ind_êpendancej

:

(Ertntt du r

communlqué publte

r

I'tnuc du C.onrcll nadonal du P.S'C', Ie

rr

awil

gto),

19


t*ou* REÀCTIONS EUROPEENNES REACTIONS DES MILIEUX D'AFFAIRES BELGES 24 f6vrter 1060

Déclaration du Gouverneur de

la

Société Générate

Les actionnaires de la Sociétê Générale de Belgique se sont réunis en assedblée ordinaire le rmardi 24. f.êvrier 1959, à midi, sous la présidence de M. Paul Gillet, gouverneur, assisté de M. f. F. |anssens comme secrétaire. A une interpellation relative à la situation au Congo belge, le président a fait la déclaration suivante : << Ce rapport est daté du 9 janvier mais il êtait rédigé avant

la NoëI.

> Iæs événements tragigues du 4 janvier ne nous oût,pâs âm€nés à en modifier les termes. > Aujourd'hui, avec deux mois ,de recu,l, ce texte continue à traduire exactement notre pensée. > Entre-temps, le 13 janvier, le Gouvernement a défini dans une déclaration les olbjectifs 'de sa politique au Congo. |e désire m'abstenir de tout commentaire au sujet de ce document de cârêctère politique et m'en tenir à tla constatation des faits, > Comme c'êtait à prévoir, 'la rdéclaration du Gouvernement 11'3,pâs recueilli une adhésion unanime, ni d'un côté ni de I'autre, et elle n'à pas été bien comprise par la masse de la population congolaise.

> D'autre part, tl'évolution générale de la'politique en Afrique, les événements de Léopoldville et la déclaration gouvernementale ont provoqué de vives inquiétudes dans les 'milieux européens; nous avons recueilli de nomtbreuses manifestations de cet état d'esprit gui, s'il ne prenait fin, risquerait d'anémier les cadres au moment où on en aura le plus besoin. > Le choc a été vivement ressenti sur le marché des capitaux;

celui-ci s'est cependant un peu ressaisi depuis lors, mais il demeure, d'une manière ,bien compréhensive, dans I'exrpectative. > Il im'porte'de mettre fin le plus rapidement possi' le à cette situation qui pourrait avoir des conséguences extrêmement graves pour ,l'avenir du Congo.

> En ce gui nous concerne, nous suivons avec la plus grande Ittention le développement des relations nouvelles qui vont s'établir au sein d'une administration belgo-congolaise; nous nous interrogeons aussi sur la fonme gue pourraient prendre les relations futures entre la Belgique et I'Etat Congolais. 20

.'MTNIERE

I Nops espérons en.'parttcuûter' comme nous l'avons écrit dans notre rapport, gue c les iitérêts lÉgitimes 'de tous ceux q-ui se sont voués avéc un incontestable succèJ depuis trois guarts de siècle à la fromotion spirituelle et culturelle,' sociale et économigue du Congo, ne seront,pas perdus de vue. > i D"r rdêclarations rassurantes à ce sujet ranimeraient la cor.'fiance. Souhaitons qu'elles ne tardent pas. > Notre effort dans le domaine économique sera adaptê aux circonstances et au cadre nouveau gui vient d'être tracé par le Gouvernement.

' > Pour que cet effort puisse être mené avec I'efficacité qu'il a connue dans ie passé, il convient,'ainsi que nous I'avons écrit dals notre rapport, 'gue soient créées < les conditions nécessaires à la oourrsuitâ' des investissements in'dispensable au développement ?corromique >. Celui-ci est, croyons-nous, le-su'pport essentiel d'une évolution ,politigue et sociale harmonieuse. Chacun doit en être bien convaincu et en tirer 'des conclusions pratigues. sociétés congolaises -reste > Dans I'immédiat, la gestion -Nous des comptons sur ,le concours fidèle passé, par le comme assurée piace, mais nols attendons des autorités belges de nos dirigeants "u" qu'elles maintiennent i'ordre et sachent faire renaîtge la confiance >.

15

avrll

1959

Note aux dtrigeants des sociétés du groupe Cominière (Docament inédit) Tranchont sw cedaines téoctions de milteux d''affair:es, Ia note aux dirigeonts des sociétés du Groupe Cominière constittta une pfise de position iatès nette en faoeut de h polttique du t! ianvier eI une d.irective tenilant, à mettre Ie < poiils > des sociétés ou sensice Je cette poltttqae'

!e vous prie de trouvsr en annexe une note commentant le Mesiage Royal et la Déclaration GouVernementale du 13 janvier 1959 et. examinant les conséquences pratiques que comportent pour les agents européens des sociétés du grou'pe ces 'documents de première importance. Cette note est destinée aux Directions 'd'Afrigue auxguelles chaque société la fera parvenir accompagnée des commentaires gue voui iuqeriez utile d'y aiouter, dans le sens qui se dêgage de ce docunieit. Elle devraii être remise aux chefs de service ou de dâpar2t


FEDÀ@L

REÀCnONS ELIROPEETINES tement, chefs d'atelier, de section et de plantation, gui en donneront lecture au personndl européen subalterne (agents d'admlnistration, de plantation, 'mêcaniciens, etc...) après gu'elle leur aura étê commentée ,par la Direction elle-même. |'insiste pour gue chague Européen soit bien inrprégné du contenu de ce documerrt et pour qu'il I'appligue scrupuleusement. Les cotations du personnel européen seront établies en accordant une plus grande importance à son comportemmt vis"à-vis des noirs. Il est essentiel gue notre personndl participe activement et de bonne grâce à l'évolution du ,Coargo, chacun dans sa sphère d'activité et dans la,mesuirre de ses moyens. [.a population ouvrière de I'ensemble des sociétés du groupe représente 15.000 travailleurs gui constituent un noyau autour duquel gravitent des dizaines de rnilliers d'individus : famille, voisins, ,memhres du ,même clan. Nous devons dès lors essayer de gagnor à [a'politique belge au Congo et dans le sens développé à La note annexée tous les Noirs gui dépendent directement ou indirectement de nos sociétés Ma*in

THE\y'ES,

ile qrnnnte-hult

Ie

d.e

MIIe

heuree oprÈs

M, G. H.

Ia

iléclantlon

gow-

Dumont, membrc

d.a

Heia.bo,ut, so sectétabe.

A ce munant,Io. ctise de I'autorité était flagrante aw Congo et on enregistmit un grcve àésarroi dus esprits, surtout suitB aux émputes ile janvier.

Le Mlnistre visita kopoldvtlle (A-ao ionvier), Laluabou"g (zr-r), Ehsabethville (25-r), Usumbum (zg-t), Bukavu (3t-t), StarJeyvtlle (s-z), Coqutlhatville (6-z) et Laopoldvtlh (6-z). A I'occasion du passage àu ministrc, d.es gror.tpements, ossociations et pailis politiqu,es ftd.igèrent d.es motions, résolutions et rcvendîcations, expfimant les ftactions ù f égaÀ ik Ia, nouvelle politîqtre,

Fédarafian Congoloise , dts

Classes

Moyennes, est une fédératton iles ossoctations d,e colons, grou22

hg

co.ulw, I-ec

(soctalJrlte)

les

;

Zurstrc,ssen melllrltulls téler.s.rus

el Pholten (sociaux-chrétlens)

du

comrne

colnnat du Parhment.

l?

Janvler 1060

Le Conseit Génêral de ta FEDACOL a pris connaissance du Message de Sa Majesté le Roi et de la dêclaration da ,13 janvler tient avant tout

à

le

Gouvernement

salur.l,' respectuausetnent, dans

le Message

et précise de la manièrc dont la Belgique eniend réaliser au Congo les conditions essentielles prêalables à l'établissement d'une indépendance authentique dans le respect des droits de tous et dans une optique de vêritable progrès, Le Conseil Générat note spêcialement gue Sa Maiesté Ie Roi insiste sut une large décentralisation au setvice de l'épanouissement des rêgions selon leurs caractéristiques particulières, Cette conception est essentielle pour obtenir le ralliement loyal des milieux ruraux

à la politique nouvelle.

LA DECLARATION DU GOUVERNEMENT. La lecture de Ia Déclaration gouvetnementale du 13 ianvier ne laisse pas de suscitet dans l'esprit des habitants d'odginê QUto. péenne -sont du Congo une perplexité d'où les craintes les plus vioes ne pas excluès, Des commentateurs ont été jusqu'à dire gue cette déclaiation risquait de compromettre la présence européenne dans ce pays.

LA PRISE DE POSITION DE LA FEDACOL

ï,a FEDACOL ou

roll 45,8 %

Rogal, l'expression clairc

du t5 ianvler, M. Yo'r. Hemcl*1ch prit,lanton pour

Corrgo, accompagné de

Cabtnet et

mcmbrcr,

riqlde en/l.e etropéens et otttoclrtones dans toutes les instÛùutions pollttqvps congolalses ,. La FEDACOL considère les parh' msn[alaes Demuyter et H, Ï-ahoye (Itberrlux); Yan Rernoortel

Il

B. AU CONGO. Moins

(ur r-r-; *gl

1959, frésentée devant 'le Pa.rlement belge pa'r métro'politain.

'"*î:iîfJ,ffo*.#*'

vernem.entale

pclrt

utocÛartbttr gonl tpûfuIomenl emuclttâec dcng h R'ovbæe OaorrJole (6oz n:rlmtnes), ou Ktuu (47o membres) et ou lfutan4o bz1 nwmbres| I-a FEDACOL atott foporahh ù utra pollttq4lc ile perqhment bl;nnc ou Congo Belge et fic|.lclmolit < une pæité

La FEDACOL cependant, pense que les eagagements solen. nels du gouvernement étant pris, il y avait lieu'pour elle, malgré ses apprêhensions ou même ptlutôt, à cause de ses apprêhensions avec le désild'en dêgager ce qu'il 'pouvait d éxaminer ce document contenir d'utlle et de prometteur ,pour le rCongo et [a Belgique et de tproposer certaines précioions et certaines interprétations. 23


POSITION DE

I.A

La FEDACOL s'est donc efforcée de tendre le contenu de la déclaration acceptable, voire souhaitable, aux geux de tous les habitants du Congo, Blancs ou Noirs, Belges ou étrangers, La FEDACOL tient à affi,rmer gu'en effectuant ce travail, elle n'a poursuivi d'autre but que {g rpermettre à la Belgique de continuer d'être fière de son ceuvre africaine et au Congo de poursuivre tranquillement sa ,destinée dans la voie ,du progrès et de l'émancipation.

Si la

déclaration ,gouvernementale

ne fait allusion à une loi

fondamentale que dans un seul passage, la FEDACOL estime cependant que le Congo doit être au plus tôt doté d'une Constitution dont Ia Belgique garantitait l'application.

Cette Constitution deura notamment assuret les droits et les libefiés de tous les habitants du Cong,o, Blancs ou Noirs, étnngets ou Belges, de manière à les réunit tous dans une communauté védtable.

La FEDACOL se féIicite de ce qu'enfin la Belgique ait défini sa politique au Congo dans le souci de la déueloppei auec la collaboration de tous les habitants de ce pags,

Elle note avec satisfaction : I ) Iâ volonté de procéder par nécessaires étapes dans I'instauration des réfor,mes, le succès des ,premières étant une condition du passage aux suivantes; 2) L'hommage rendu à I'action civiùisatrice qui a étê l'æuvre commune de I'Etat, des missions, des églises et des entreprises grandes et'petites. Les travailleurs indépendants poursuivront cette action dont ils considèrent qu'elle Êst encore fort loin d'avoir atteint son terme;

3l La promesse de consultation des organes ,politiques congoiais avant toute mesure engageant l'avenir; 4) L'affirmation de ce gue le tbien-être des populations congolaises dépend essentiellement du développement de l'économie sous toutes ses formes; 5l La promesse formelle rde mettre tout en æuvre,pour le maintien d'un climat d'ordre, rde confiance et de travail; 6) Llaffirmation de ce que la formation d'une conscience civique et politique des masses sera rpoursuivie, notamment par l'éducation et ,l'information. Cette formation doit être I'un des buts de I'enseignement à tous ses stades, universités com,prises; 7l Le rejet de toute caricature de dêmocratie et le règlement de I'exercice du suffrage selon tle niveau de l'électeur. Il n'y a ,pas ,de démocratie sans espr,it civigue. f-'esprit civigue 21

posrnon DE tÀ

FEDÀCOL

FEDÀcoL

ert de Jouer loya,lement ; feu ,polltique dans rle respect des adversalres, par I'utl'llsation des lnstitutions étaiblies. Il n'g aura pas de démocratie au Congo si les habitants blancs

de ce pays ne testent aux c6tés des autochtones pour Ia bâtir

progressiuement et ensuite en appliquet auec eux les Ègles. Ceci est démontré par le fait que dans tous ,les autres pays sous-dêveloppés où ,pareil princirpe n'a pas été respecté, une démo-

cratie êphémère

a

im,médiatement dégénéré

en anarchie ou

en

dictature.

I'l n'y aura ,pas non rplus de ,démo'cratie au 'Congo si certains,

d'ici ou de Belgique, persistent dans une propagande qui est un appel constant à l'êmeute, à ila division et au gacisme. Si de telles formes rd'action persistent, elles n'aboutiraient gu'à mener ce ,pays vers l'édlatement, I'anarchie et la dictature, dans la ruine totale ,des efforts accomplis. Il faut que [a confiance rde tous en chacun se rétablisse et gue I'Etat se construise dans I'estime réci,progue des races et des classes sociales.

Cela doit se faire au Congo et entre;habitants de ce pays.

8) L'abrogation immédiate de toute discrimination raciale, prônée pa.r el[e'de tous temps.

LES HABITÂNTS

DU CONGO.

Pat contte, ta FEDACOL rcgrette gue la Déclaration Gou-

uernementale ne fasse pas suffisatnment apparaître gue les expres' < populations congolaises > et sions < opinions congolai"ses > - à-là fois tous les habitants de < habitanls du Congô >,-concernent ce Wgs qu'ils soieit Noirs ou Blancs, Belges ou non Belges. Elle entend, en conséquence, pratnouvob l'adoption d'une loi

organiqae ouvîant

à

tous ies habitants Ia possibilitê d'acquêrk la

nationalité congolaise, Ceci est du reste im,portant'pour I'application du Statut Unique

gui doit bénéficier à totts les habitants, au sens ,dit cidessus.

IO.N EU ROPEENN E, Analysant la Déelaration, rla FEDACOL estime gue sur

L' IMMIGRAT

le

terrain écônomique, la prospéritê ne pourra être assurée, par le seul concours de techniciens et le seul apport de capitaux. Elle déclare indispensable 'd'assurer, comme 'dans le Marché Commun en lequel nous nous intégrerons un peu plus d'année en année, la libre iirculation des biens et des personnes tout en favorisant l'établissement des uns et des autr'es en ce pays, par un développement Judicteux de I'tmmigration européenne. 25 . fl

,i


RBÀCNONS EI,IROPEENNE{I

Lranêt des investissements ,privês et de I'immigration a, du reste, provogué ces derniers tenps, 'dans de nombreux mllieux

autochtones un chômage accnr, un mangue de confiance en I'avenir,

un sentiment d'aba.ndon.

ION PARI T AI RE, l'organisation des différenfs conseils, ta FEDA_^_S'agissant de COL entend mainten{t initi,alement lei'principes de la représentation paritaire, Le dialogue entre C,ongolais, Afticains et Eutopéens, doit s'instaurer et se déueloppet à tous les èchelons Il ? cepeldan! de dialogue ualable qu'entrc citogens aniués "'gdegÉ au même d'éuolution, pincipe Le de Ia reptésentation paritaire assutera cettz validitê du dialogae. Il ne s'agit pas d'introà.ube dans Ia Constitution une donnée raciste. . ry politigue est I'art de choisir un hut et des moyens. Le but, c'est la nation moderne, mu,ltiraciale; ,le ,moyen, c'est le dialogue. ["e,principe paritaire ne vise gu'à rend're le dialogue utile, fructueux et durarble. I{ sera possible au terme de l'êvolution, de décider en fonction de I'expérience faite, dans qudlle mesure la parité devra ou non être maintenue. cette décision pourra au reste être diffêrente selon les diverses ,régioars intêresséei dont il est vain de croire que le dêveloppement ,politique sera parallde et identique La Fédacol insiste fnw E e Ie principe de la repftsentation paritaire solennellement affirmé par Iè miniitre Petillon, alots Gouuetneur Générc|, ne soit pas abandonné, REPRES ENT AT

LES AUTORTES COUTUMIERES. EIte souhaite que soient maintenus de droit dans les conseils, tes rcprésentants de I'autorité coutumière, auxquels Ia décraration gouvernementale a malheureusement omis de rcndre hommage. - Seutle. une organisation conforme aux aspirations ,des populations rurales s.auvegardera I'unité du Congo, à ,peine acguiie et encore si fragile. L,ES CONSE/LS

ta

de

Ville

DE VILLE.

Déclaration semble avoir oubrlié l'existence des ,Conseils ,dont ,le sort ,dans la future organisa.tion doit être au plus

tôt précisé. I,'ORGÀN/S ATION POLITIQUE DU CONGO, La FEDACOL estime gue I'organisation doit être [a suivante: 26

IEDÀCOL

.

) au prcmler degrê, les cons€ils communaux et de circonscrip2l au deuxième degré, les consei'ls de ville et de territoire. Les I

tlon;

Conseillers de ville et de terri,toire, gu'ils soient élus ou nommés, forment ensemble [e ,Collège Electoraû Provincial; 3) au troisième degré, {es conseils rprovinciaux;

' 4) qu quatrième degré, le conseit général et le Conseil de

législation, constitué de, façon différente. Iù est souhaitalble gue tout collège électoral rpuisse choisir ses' élus, en son sein ou en dehors de [ui. La déclaration ne fixe ,pas Ia composition 'du Conseil Géneral

du Congo. La FEDACOL souhaite qu'il

comporrte des,mambres élus par les conseils de province, des membres reprrésentatifs des catégories d'intêrêts, des notables et des membres de droit. 'Elle souhaite que ces mêmes modalités soient retenues à l'êchelon des Conseils provinciaux. [,a déolaration ne s'ex,pligue pas quant à ,la compétence des Conseils autres que gênéral et de législation. Rejoignant la pensée Royatle, annonçant une targe dêcentra-

lisation,

la FEDACOL

êmet comme essentiel le væu gue les

conseils provinciaux disposent 'des pouvoirs les plus étendus 'pour le règlement des affaires de leulressort, notam'ment en matière budgétaire et en matière d'application 'des {ois-cadres. Quant à ,la législation du travail et des bases de calcul de la rémunération 'mini'mum légale, ces problèmes devront être réglés au niveau des régions afin de respecter < les particularités géographiques, curltu'relles, racigues, ainsi gue leur développement écono-

mique

>.

LE REGIME FONC/ER. En matière de régime foncier,la FEDACOL tappelle qu'elle a toujaurs soutenu : I'accès des autochtones à Ia ptopriété - le tespect des droits ooutumiers et pourfonçière, tous, - I'intangibilité de la propriété foncière. -L'amp'leur du {progra'mme d'enseignement ,qui doit se développer d'abord au niveau primaire et technigue, reguiert impérieusement une large intervention financière de Ia Belgique. Cet enseignement est indispensable à la formation souhaitée des masses et rdes élites. 27


REÀCTIONS EUROPEENNES ÀPPEL

ZES GÂRANT/ES.

La FEDACOL s'étonne de ce gue le Gouvernement belge apporte ses gatanties formelles uniquement au perconnel administuatif du Gouvernement du Congo actuellement en place. N'incite-t-il pas ainsi ce personnel à se ,désintéresser de I'avenir de ce pays dont le souci est sa raison d'être ? Si /a Belgique estime devoir s'engagæ dans I'octroi de garanties de cet ordre, celles-ci doivent. être étendues'à tous les Eelges du Congo, sans disctimination,

LA DECENTRALISATION. La déconcentration et Ia décentralisation des pouvoirs et des seruices doiuent s'effectuer non seulement. de la Belgique vers ie Congo, mais aussi de Leopoldville vers les Provinces èt des Provinces vers les Territoires, LES PARASTATAUX, De plus, le siège, Ie personnel et les capitaux des parastataux doiuent être, d'urgence, installés au Congo, L'UN ION BELGO-CONGOLAISE, Dans les perspectives d'avenir dont nous entretient la déc'laration, la FEDACOL estime indispensaibles l'étude et la ,mise en place des organes de ,la future union belgo-congolaise. Notre siècle aura été celui des nationa,lismes; il aura été.aussi celui des grands ensembles. lrl s'agit 'de sauver le nationalisme en le dépassant. Les hommes d'Etat 'dlenvergure savent que leur problème est de choisir les entités nouvdlles où doivent s'intégrer les patries dont ils ont ta charge. Il ne s'agit pas de bâtildans Ia hâte un nouveau Congo quel-. congue. Il s'agit de'lui faire faire l'économie du nationalisme en ce qu'il a d'archaïgue, il s'agit de le situer d'emb'lée iparmi les premiers dans Ie'monde gui vient. Qui doit finalement gagner rle Congo ? [-a fraternelle et universelle Civilisation où ,les Patries se retrouvent potrr s'épauler et s'en-

traider.

(fexte remis au Ministre le t7-r-59 à léopoldvil'le et publié par Ia revue < Eurafrica

ile léorter

2E

rg5g),

>

À

DA POPUTÀTION DE BUKÀVU

TRACTS ET MOTIONS D'EUROPEENS 80 Ja,nvler 1069

t.

nppet à la population de Bukavu

Le Gouvernement vient donc, malgré l'émeute, de promettre suffrage universel et indépendance. Personne, d'un côté ni de ['autre, ne s€ trompe strr le sens de ces mots' Iæs misérables agitateurs de [éo (eux ou llurs successeurs inévitables) se voient déJà à la tête d'une carlcature d Etat ConSolqisl y exerçant une caricature de Pouvoir, y Jouant au Mlnistre, à I'Excellence, -à I'Ambassadeur, au Délégué à I'O.N.U., tandis que le pays s'enfoncera dans 'le déso,rdre et la misère. Iæs Erropéens savetrt gue le suffrage universel, dans ce pays, c'est l'écrasement de'leurs'droits; leur humillation organisée étape par étage; leur départ, leur disparition, la ruine de leur effort maintenant séculaire. Ce que nous savons. ainsi, la grande masse des Indigè-nes, elle, le d'evine' L'angoissà la saisit devant [h perspective de perdre dÊtte direction européenne ,- ;;bi"" i.pàtfuit", mais combien bonne aussi, combien juste .- qui lui a valu tant de progrès. . Ses sentiments so,nt rdenffgues aux nôtres' conscients de représente,r I'immense majorité de la population dals ses aspirations uraies, nous commencerons par affiimer que les engag,ements politiques prL p", MM. Eyskens-Van Hemelrijék ne peuvent être considérés que comme nuls êt non auenus, parcre que contraires à nos lois. En son testament de 1906, Léopold II a décla,ré : < ... !e dois, à moilis de ne pas faire ceuvre nationale, m'efforcer d'assurer à > la Belgigue, ila perpétuité des avantages gue je lui lègue. > |e tims donc à bien déterminel- 9u9 le legs du Congo fait à la Belgigue' > devra toujours être maintenu par elle dans son intégritê. > En conséquence le territoire léguê seta inaliénable dans les mêmes condi. > fions que le terdtoite belge. C-€tte unité lsltrgo'-congolaise, réalisée par uq grand Roi, il n'appartient pas à n'importe quel Gouvernement transitoire de Bruxelles de la jeter en pâture aux premiers pi'llards venus." Que, malgré tel Gouvernement, pareille unité s'étendre et s'agrandisse dans un cadre eurafricain, oui... Qu'elle soit destinée à la dislocatio,n' jannais... Délà, connaissant à I'avance [b cou,p monté, le plus grand journal métropofft"in ."éugi. Ii i rontre nos parlementâires, désemparés, désarçonnés,. p,rivés de leurs àffets"habituels, conscienls, devant un problème les dépassant, de ne plus rien représenter, rnalgré leur prétention à repr'ésenter tout. Il a proclamé que, pour le bien réciproque de la Berlgigue et du Congo, leur assoclatlon était nécessaire; qu'elle ne pouvait etre rornpue. >>

C'est à vous, malntenant, concltoyens, à vous prononcer. Irez-voug, aveuglés volontaires, vous nourrissant de faux espoirs, ir.ez-vous prendre docllement iplace dans la flle des personnes déplacées, des exilés par mrnquc dc volonté ct dc courage ? 29


REÀCTIONS EUROPEENNES pas dès auJourd'hui. oertes, gu€ vous _ce nlest

y serer obugés. Mats sl demaln à vous trouvêr oÙets, écignés, et gul n'âvez .mêmc-pas poussé un cri, alors, ne vous y trmpez pas,. votre sort est lûr; et il sera.eiiÀ.----nous.penso's gue llheure est venue og jamais, de réaglr, de reagir , toutes _No_us, de nos forces, de tous nos sectiments d'honnctes citoyeù bafoués et coartlnue

mystlfiés.

Si_vous-fous, .privés et fonctlonnai,rres, colons, employés, industriels, commerçantg artlsans, belges non beJges, vous v-ous groitpe; dans un paût p,tis. -et sanf, vous constltuerez ainsl une 6o,rce avec ,laguelle, âésonnais lej ministres

TATIRE DE

t'ÀF.À.c Du

KIVI,I

la

tcrrttohdr bclgcr d'Europc ct d'AfrlsuÊ c! confornltê avec l'ordre du lour voté à I'utrânlolté prr tout r les unloos blanches et aotrcs d'Ànctcil Coûbrttanb. Colonlaut patrtates ! Ce pcogeamme ed un mlnlmun ! Extgez auec nou! sa

I Unlssez-udrs I Cootdonnez oos ettord,s ! Il n'est pas trop tatd pont lriuuæ l'euvre de Lêopold II, nais il ig a fius beatcoup de gattes à conmettte pow la petdre. ceallutlon

'A

facûlon!!

A hctionl ! A

facâonl !

dewont compter.

_vous encouragerez, vons réconforterez la masse indtgène gui veut vous conttnue,r sa coo{iance, gui met er vous ses espoirs Bientôt, oolts vous ferons signe. Que pas un oe maûgue à I'appel... Que pas rul ne se dérob€ à son deuolr. Par surprise, une bataille a été perdue. La victoire nous appartiendra. Premièce liste de signataices : Camerman, G. Vasilieff, F. De C".k, I. Dufoor, p. Dufoor, M. Drfour, [._Dugauq_uier, P._D,ggau9uier, À. Frankignoulle, G. Nlagnus, I. M"-k*;Ch: Met den Àncxt, Y. Palmers, G. Pieraerts, C. Pirenne, R. -pir"n, y. Tooraû, p, Van der Ouderaa, À. Van Kerckvoorde. Iæs sussignés invlôent tous cerx, non engagés par un contrat gouvernemental, gui_approuv_eg le-présent appel, d'en renvoyer un exemplaire silné à < L'Echo du Kivu >, B.P. 133, Bukavu. Ils sont priés d'y inscrire leur nom en caractères imprioés, avec leur adresse. Les signatures nouvelles ont été et s€ront publiées régulièrement.

_ _C.

3. Motlon (dtte du groupe de Blnza) de janvler

< Nous sousslgnés, habttants de læopoldville, sans aucune distinctioo d'opinlons nl de professions, après avoir pris connalssan€e de la déclaration faite, le 19 Janvier 1959, par le mlnistre du C-oago belge et du Ruanda-Urundi à uae délégation du Mouvernent national congolais, estimons devolr falre connaitre publtquement notre adhésion aux vues exprimées par le mlnlstre. Nous estimodrs qu'i( est vain de vouloir im,poser une définition unilatérale des ielations futures de la Belgtque et du Congo. Nous estimo'ns gue seule une polttigue conapréhensive de la volonté d'émancipation du Congo et de ses habitants piermettra la créatioar d'une fructueuse association entre la Belgique et le Congo, alnsi gue I'heureuse continuation du travail en corunun des populatioos établies sur le sol congolais. Nous décidons en conséguence d'appuyer par torill nolr moyens la mise en ceu\rre loyale et sincère du messtrge royal et de la déclara: tlon du gouvernemett approuvée par le Parlement belge. > (læthemotion, attribuée au gronpe européen

dit de Binza

2. Ttact anonynre, diffusé à léopoldvllle en janvler lgbg Àmis Coloniaux, loignez-vnls à nous pour exiger la réalisation du programme mlnimunl suivant gui a fait l'unanimité d'uae opinion publigue exaspérée-gui a juré de nè plus jamais revoir les journées d'horrzur et d-'infanxies qu" ïous venons'de viwe : Félicitations officieltes au corps de Poliae et à la Force publigue dont on - a) ne soulignera jamais assez le magnifigue comportement Augmentation immédiate très substantielle du tiaitement des Policiers indi.

- b) 30

gènes gui ont droit à I'infinie reconnaissance de tous.

Mise hors d'état de nuire de I'Abako et dres organes subversifs déià interdits en Àngola : < P,résence Congolaise >, < -Àctualités Àfricairies > et < Horizons > dont les menées infâm;s à longueur de semaine ont contribué Iorte{ment au déchainement de hord,es d'irreÀponsables. c) Accélération vigoureuse de I'implantation européenne notamment par la suppression immédiate du cautionnement, le séul critère devant étre le casler judiclaire. d) Interpégétration_des administrations métropolitaine et coloniale et garantie 'par le Trésor Métropolitain des pensions toloniales. c) Àfflrmatlon sotennelle par la Be,lgtque de I'indissolubtlité des liens entre

1959

(l"gopoldville).

18;ufn

1069

LETTRE DE L'A.F.A.C. DU KIVU

k

wxte ci-dessous émane de

I'A.F.A.C.KîvI (Assoclation

et agents de Io Colonin), II a provoqué un vérttable scanilal" et h ministre Ie dAlait de I'épithète < raciste >. Ï-e texte suivoint constitue æ fatt une néaction 'd'habttants de Buhat'u d.ésireux d. se désokdoriser ile f A.F.A.C.

d,es fonctionnaites

Monsleur Ie Mhlet"e.

Ln roctlon du Klvu de |'A.F.A.C. cltconrtnnccr quelquc pcu décevanteg.

r I'ho*"* d. vous accueillir ,à Bukavu

durs d.s

En cffct, ler docunrentr qul vous oont rrmis au .o- de tous nos collègues agents du Oouvcrncmcni. rcflètcnt un éncrvement, rue lmpatlencc iustifiés par I'incertitude en ce qui conccrna I'uvenlr rércrvé à nor cnrrlàrcr, pcnrlonr et avantagêr garantls par notrc Statut. Ccd vaul pour lo côlô matérlol dc la quotlon.

3l


{,

REÀCTIONS EUROPEENNES

ll présente une autre face : I'aspect moral et le r6le civilisateur que noure rour, cdonimx, avons joué en nous engageant dans les liens et servitudes d'un. carrlère au congo f,'elg". Tous' agents des services publics, nous sommes respeltueux deo cngagemente Iibrement contractés, et qui ont condi[onné notre séfour dans ce paye.

ll ne nous appartient pas de juger les déctslons politiquer pr{ses par Ie Gouvernement que vous représenta; mais permettez-nous de vous demander si touteo les conséquences d'une telle politique ont été mtrement envisagées ? Nous avong quelques ralsons d'en douter, et pou cause, Nous uoyonr que des congolais bénéftctent i!'n crédtt nontfeste il4É votre entoutage, alors que leur passé est lorlerent suret à covtion; I'un est même condamné de droit commun, Et c'est avec de tels interlocuteurs que I'autorité estime pouvoir établir les fondementg d'une saine démocratie ? C'est peu connaitre l'autocltone qui attribue ce prestige à rm pouvoir magique... aes conàitions àe vie et son héréàité, Ie Congolais est ih twvq il ne s'agit pas de discrimination, mais bten de di[[e-

De par so noture, so tæe, essentlellenent

iliff&ent

trnce. d. comportment relevant de Io bidogte et de I'éducation et gu'tl n'est possible de réduir. ou de modilier que pâr wæ action lente et prolongée. L'autodrtone n'a pas notre conception de Ia charité ou de la bonté; il accepte des chele héréditaires ou qui s'imposent par leur prestige ou lur" valeu". mals non des indivtdus iseus d'une caste de pseudo-intellectuels. Et que voyonslnous surtout depuis janvier ? L'autorité traditionnelle méconnue, des mesures de faiblegse sont Inspirées de motifs poli tiques, mals non en conformité avec Ie drolt naturel. Comment voulez-vous dès lors, que nous, dépositalres iles pouvoirs que noua confùent nos fonclims, puûssloru faù.e entendre roisæ è àes éIémeras gonllés d'un rudiment de civilisation et à qui, par lnconséquence, un Stdut unique conlère iles æmtages notériels &sprcportionnés à lo progression de leur lmtion et d.e lews besoins rcm*ux. comment voulez-vous que Ia masse des egents puisse réagir sainenent, alors que toute Ie politique actuelle du Gouvernement tend à discréditer les autorités coutumièrts, el aceréditer qulqu." trublions dont la seule actlon est de susciter des rivalités partisanes qui constituent deia, a I'heure actuelle, des causes de malaises intenses. Nous, agents de I'Administration, sommes sévèrement sélectionnés à I'engagement; notre carrière ne constitue pas une sinécure, quoi qu'en pulssent dirc ceriains, Monsieur le Ministre, Et vous voudriez que, du iour au lendemain, sans tenlr compte des contingences locales, uniquement sous la poussée de certains événements que nous n'oublierons pas de si tôt, vous voudriez que tout marche sang heurts ? II peut être dangereu de prendre ses désirs pour des réalités, surtout dans Ia conduite d'un pays aussi diversifié dans ses races, tribus, coutumes et ressources.

I*s

moJotités clungent, mais lee tonctiomahes restenl. C'est à nous qu'inæmbe la tâche d'appliquer vos règles politiques, alors que oous ignotez st elles sont oaobles,'oolobles

La fomation politique des Gngolais est actuellement notoirement insu{fisante, et ils ne pourrcnt subir le contrecoup de changements politiques qui se feraient jour en même.

Belgique.

D'ailleurs, Ies mesures d'exéætion prises pour assurer I'indépendance vers laquelle vous voulez acheminer le Congo entralnera avant tout un isolement sur Ie plan politique; nos parlementaires doivent ge faire à I'idée que les problèmes qui concenrent Ie Congo doivent être résolus en fonction des besoins propres au régions, et non pas sulyant des nomee particulières

à Ia Belgigue.

Vous falteg courlr À une masse de Congolais dee risques inhérente à leur genre de vle profondémcnt et brurquernent transformé par I'apport de données goclales, culturelles. cthnlqucr ct technlquer dont la portée échappe À leur entendement,

32

F. A; C.

-

KIVU

larr dc

votlc ,prdorÉdont llto.r à Bu]rvu. vour nour avcr drt, Monrreur le Minrstrc, êtrc r6ahrter r nour æmnrê. d'rccord, pour ùutont que cc réalisme ne lrire par I'utoplc, pornettcr.nour d'attlrer vohc attentlon là-derrur. Vour nour darandez de I'enthcprlame pour mener'à bica ler transbrmationr'poliûqucr, lmposéee sans consultation préalable, mais vous ne vous dmandez pro ri les circonrùanccr actuel'ler s'y pr€tcat. D'autre part, 'l'aspæt politique de Ia guestion congolaice marque la sltuation économique qui, elle, est aussi grave, très grave. læs investissemanls n'alfluent plur au Congo comme voici cinq à six ans, et Ies paroles Ies plus optimister, qul ne o'appuient sur rien de bien tanglble, ne pounont pas faire revenir Ia corfiance de

qu'll

[r[a[

l'étranger,

ni

même des Belges métrcpolitains,

En ,oe qui conceme les Ewopéene qua cnsrdèt;û ce poys comme Ie leur, ils y ont apporté tout ce qu'ils avaient comme enthousiasme, connaissances professionnelles et même fortune, pour s'y établir et apporter aux aulochtones les bienfaits d'une civilisation mill& nalre, vous les décou"ag.z, vous tnitex avec légèreté leue rernrques, alors ,que I'avenir ale mllllers d'entre eu egt en jeu, crcyez-nous, Monsieur Ie Mini.t"", t'Européen résidant au

Congo, ftt-il colon or fonctionnaire, belge ou étranger, n'a nullement la conscience trouLIée : Il a fait ce qu'il a pu, et même au-detà de ce gue Ies cirmnstances lui demandaient, pour apportcr au développement de ce pâys et de ses habitants, des efforts dont Ies résultats nous sont enviés par bear"oop de pays. Et nous vous saurions gré de lalre un getlc pout que nos compalriotes teslés en mélropole Ie sælrcnL et cessent de nous ctitiquer

d'ure laçon tellemmt inconsciente qu'elle en est ridicule. Ce sont nos prédécesseurs et rbui qui avors accompli ce magnifique travail.et non eu)c, ll reste un point sur Iequel nous nous pemettons d'insigts : Ia queetion de I'enrct. gnemcnt.

Læ niveau de celui-ci, qui ænvient aux enfantg européens, ne cmotent pas wx utochtoner; à part une inlime minorité de ceu-ci. Vous en êtes à ce point conscient que vous prcposez à leur égard, des critères appropriés à teu mentatité et à leu comportement; I'tntégration massive de Çongolais dans les étaËlissements d'enseignement de niveau métropolltain est de nature à provoguer des. réactions regrettables, ou lo différence ik nlveov d"e compréltension entre écoliers de lomation différente,

Or, c'est I'élite qui est la plus exigeante pour I'éducation de ses enfants, et non reulement pour leur instruction. Et le Congo risque de perdre une bonne partie de ees mellleurs fonctionnaires pour cette raison ; et quant à I'avenir, dès que seaont connues en Belgique les conditions de vie dans

au

Ie futur. vous risquez de ne plus voir de

carrières coloniales, à pa* des agents médiocres, Ce n'est certes pas votre but, Monsieur Ie Ministre, maie

il

candidats

euffit de voir Ie nombre

actuel d'61èves inscrits à IINUTOM, À I'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, aur rectlons coloniale! de diverses Facultés universitaires. Ces chiffres sont étoquents.

Il ne voue reste qu'me sotution : tos

d.ee établissementa

àe

niueau métropolitoin pow

de niveou appropfié pow les outochtones. Vous allez évidemment crier à ln dlecrimtnation raciale; Vous êles daw I'eneur, C'est d.u réolisme pur, et Ie leste, enfanta, et

httdrature, Car, il n'existe que des inégalités sociales, et même une barrière sociale, qu'il nc vous sera pas posslble de supprlmer du iou au lendmain, même à coups de décrete ou dc mesuree coercitives, Que faites-vous, Monsieur Ie Ministre, ik Io htérarch;e dee oclewc cptrtluelles et moralee? Yous vienàrait,tl al'iàee de trtnqr:rlr Jane vn bw ilu port d'Anven doao un ilocher? A molng que ce ne soit pouBsé par Ia soif de recruter des voix ôlccloralcr.,. Nour penrons que danc cet ordre d'idée, voue feriez bien de reviser leg idées dor Belgcr métropolltalnr, Nour rommor tràr luctdor. trèr conrclentr dcr dangero qul menacent I'avenir du Congo, do rcr htbllôntr, do loulo aon 6conomle : rl noul rommel amenér À apphquer avcc

33


REACTIONS EUROPEBNNES

LE PRESIDEI\T I.oCAL DE L'UNTON MINTERE

hâte les décisionr intempestlrer, voire révolu$onnaireg quc la polittquc actuelle dérire volr mises en ætmc, Il était de notre devoir d'attirer touti vohe attention sur cer queetions. Et le personnel du Gotryemement que nour représentons, serait réellencnt hcmeru, Mouieur .le Ministre, si vous pouviez réaliser Ia portée de ces quelques rrurarquès. et entendre

Ia voir de la

raison.

Nous vous prions de btcn vouloir agréer, Monsieur haute considération.

le Ministre,

MOTION DE L'UNION DES TRÀNSFORMATEURS ET PRODUCTEURS

l'ascurance de nobe

A.F.A.C. KMJ.

Jutn

uN CoMMUMQUE

19 lévrter l06e

1069

D',EUROPEENS DE BUKÂVU

(Jn groupe de personnrlités de Bukavu ont publié un communiqué dans Iequel ik veulent lairc Ie point de Ia situation actuelle du Congo et des possibilités constructives qui s'offrent à ses haf,itants. IIs estiment :

t) Que le Congo est destiné à devenir un Etat indépendant et que les déclarationr Royale et ministérielle du r 5 janvier ne sauaient être remises en question et ne le seront pas; a) IIs ne croient pas pouvoir préiuEer d", for-"s lnstitutionnelles qu'adoptera cet EtaU y) Ils estiment que porr Ia populatton non autochtone la seule ligne de conduite réaliste et prêtique est celle qui se base sur Ia reconnaissance des faits politiques fondamentaux actuels et I'abandon d'illusions et d'espoirs périmér qui ne peuvent plus être soutenu qu'en parcles;4) Selon err, cette attitnde inplique nécessairement pou toutc personne désir"u.e de continuer à viue dans ce pays rm sérieu eflort d'adaptation aux conditions norryelles prévisiLles; 5) Au-delà de cet effort, ils coient que chaam doit tenter dats la mestne de ses poseibilités de participer elficacemerrt à Ia construcËon qui s'ébauche et non g'en exclue soi-même par une attitude stérile de refus ou de démlssion; 6) Ilr estiment qu'une telle participation suppose une attitade positive en matière de collaboration entre les Euopéens et les Congolais et que Ie principe de cette colla.boration ne doit pas laire à priori I'oblet de restrictione conditionnelleg au préalable; 7) IIr souhaitent que dramr se garde à Ia fois de I'idéalisme naif qui refuse de voir les obstacles et du négativisme destructeur qul ne veut voir que ceu-ci; 8) lls croient que l'on ne doit pas espércr de miracles. Que nous aurong demain Ie Cbngo et que nous seronr tous capablea de construite à partir d'qre situation qui sans être pleinement satisfaisante n'est pas ron pks désespérée; 9) lls espèrent que les principes proposés par eux. s'ih sont appliqués . immédiatement avec cou€ge et luadité, permettront arx personnes, commc à Ia Nation, dc triompher des dtlficultes gui Ies assdllent. IIr ne voient guère d'espoir dans auctme autre

' fa sectlon de Léopoldville de I'Union des Transformateuts et des Producteurs du Congo Belge et du Ruanda-Urundi, dont le but essentiel est la défense de l'lndustrie et de I'artisanat au Congo, assure au Mlnistre sa parfait€ adhésion aux vues et réalisations souhaitées pa.r le message royal et par la déclaration gouveruementale. Elle -lnslste pour gu'une aide efficace soit donnée aux entreprises employart .la main'd'ceuvre congolaise à la transformation et à la ,fabricaiion de pro<iuits de toutes sortes, assurant aiûsi au pays un épanouissemert éconornique et la résorptlon du ôômage. L'U.T.P, es'père fermement gue, dans sa politigue éconourigue, Ie Gouvernement de la Colonie écarte les importattons de produits slmilalrés à ceux fabriqués au Congo et gue ie Gouvern€rnent lui-même, alnsi gue ses parastataux donnent, en premier lieu, Ilexemple de I'emploi de produits locaux. L'U.T.P. souhaite encore que, sans retard, il soit donné suite favorable au proret de modification du décret du 10 septembre 1951 : article 44 vlsant à étendre I'exonération des impôts sur les revenus, duratrt les cing premlères années d'activité, aux colons industriels €t artisans, alors gue seuls,les colons agrlcoles jouissent actuellement de cette exo!ératioÂ. L'U.T.P. solrlicite également du Ministre que, dana le do,maine fiscal, soit étudiée la possibilité d'exonératio,n d'impôt sur les bénéftces réinvestis daoô I'lndustrie et I'artisanat ls cas dans de nombreux pays et depuis - cotnme c'est p,lusleurs décades aux Etats-Unls afin gue les ,fabricants et tranefonmateura du Congo pulssent améliorqç leurs instaltrbtiorxs et, de ce fait, être à même de mettre gur le marché corgolais et sur les marchés d exportation des produits mieux finis et pouvant concurrencer ceux présentés dans les autres pays du monde. L'U.T.P. assure le Ministre de sa reconnalssance pow I'influence heureuse gue sa présence apporte à ila Colo,nte, ramenant le calme dans les esprlts et-un pelr de cette confiance, tellement conpromise. Le texte de cette motion fut remis à Léopoldville le dfcL, dntrtrc dd Congo et du Ruanda-Unmdt, pèr M, prérldcnt de I'U.T.P. (eection [éo).

re févricr t959 à M. Van

AI*a

attitude.

24 Janvter 1060

(Cb texte est signé par : MM. Beyaert, Dalrtn, De Gteef, Dessilt, Dudresne, Françoio, Godat, Kebere, Masson, Mortier et Rémy).

(P"blie p"r Belga-Cnso,

Hemcl-

de Ryclman de Betz. vtcc-

ir idn

1959).

LE PRESIDENT LOCAL DE L'UNION MINIERE DIT SA CONFIÂNCE Nous avons eu le plaisir de rencontrer M. Cousin, président du comltê local de I'Union Minière, dont on connaît les attaches profondes avec le Katanga. M. ,Cousin s'est identlfié avec Ie pays où il vlt dopulo près dc clnqusnte ans.

31

35


rflFiltïrrïir

REÀCTIONS EUROPEENNES

Au colrts de la période de transition que nous traversons et à I'heure où le Congo s'engage dans des voies nouvelles et hardies, nous avons tenu à connaître I'opinion de M. Cousin ,gui nous a parlé de ses espoirs et de son optimisme ainsi que des programmes d'investissements de'l'Union Minière. << ]e suis extrêmement confiant à l'égard ,de I'avenir >, nous dit notre interlocuteur, (< et je vou,drais faire partager mes sentimeits de confiance à tous. ]e conseille à ceux gui me consu,ltent de continuer à investir au lCongo comne je ,le fais moi'même >. Et M. Cousin poursuit en nous parlant des pro,gramrnes de I'Union Minière. < rCelle-ci > nous dit-il, < a un programme d'investissement de premier établissement 'd'un mi'lliard patr an au cours des douze prochaines annfus, y compris 1959, ,ce,qui témoigne ,de sa volonté de regarder résolument vers ,l'avenir. Si elle avait la certitude qûe sa coRcession serait pro{ongée, elle'dou,blerait probablement dès rnaintenant ce rprogramme d'investissement pour le ,porter à ,deux milliards par an et ouvrirait un ou plusieurs sièges d'exploitation >.

FEDERÀTIQN DES ÀNCIENS COMBATTANTS

trente-cing Compagnle Fonclère du Katanga va.démolir cette ann€e ";mplacer afin nouvelles' par des anclenn s maisons e*;-l;; du bâtiment. les ouvriers d'occuper

c lEn outre, ainsi que vous û'avez'dit, I't'Inion Minière vaà oor,rii ;;;t-Ë;t""hui"é jours, une no-uvelle mine à ciel ouvert grand Lgooto en I'exploir;;-;;;;li""t*1 afin d'occuper le plus cette car. importante, une décision C'est travailleurs. de ;f[Ë; mécanisation de rnanuelle rrompt avec nos Téthodes travailleurs occupés à "J"furi"" ilæ;r e;prO J" nombtâuses années. Les de la Karavia et y sité nouvelle à la loger mine 'pourront cette procure'r,de pourrons ;i*"t I'activité éconoËique. Nous quatre cents travauleurs'la sorte un travail bien,rémunéré à trois ou > Enfin, nous remplaçons par de la main-d'æuvre locale les mineurs ruandais de Kipushi qui ne rêengagent pas' > Nous apportons ainsi une contribution importante à la,réso1P' tion du chomaçie, pt;blil; q;i nous préoccupe autant que I'Admi' nistration. > (lnterview accordé

à

l'Eceor

du Cmgo)'

D'après M. Cousin, la prolongation des concessions minières en général selait le plus sûr molen de relancer {'économie'congolaise par la rynise en æuvre d'im,portants ,progrâm'mes d'investissements à long terme.

M. Cousin attire notre attenfion sur Ie fait que ,le régime des cûncessions minières au ,Coorgo est très different de celui qui a été adopté chez nos voisins de Rhodésie du Nord. Dans le Co,pperbelt, le gouvernement a concédé la propriétê des gisements; ce qui veut dire que la société a la certitude de pouvoir amortir les dépenses d'éta'blissement sur une, longue période tandis qu'au contraire, au Congo, lès sociétés minières" teilàs qtre Gcomines, Union Minière, etc... ne sont que des locataires pour une durée limitée, ce qui constitue un gros inconvénient et freine tle désir de créer de nouvelles installations. Il y a donc là une'question extrêmement importante qui mériterait'd'être étudiée et résolue au mieux des intérêts du 'Congo et de ses ,populations.

M. Cousin nous entretient ensuite .des mesures prises pa,r I'Union Minière pour résorber le chômage. << Vous en avez déjà ,pade dans votre journal >>, rrous dit-il, < à I'occasion de la csnférence sur le chômage organisêe à I'initiative de M. le vice-gouverneur général lSchaller. Nlous allons reprendre 'cette année notre programme de constrûction d'habitations à Kolwezi (70.000.000 francs), à Kambove (15.000.000 francs) et à ]adotville (15.000.000 frs), ce qui 'donnera du travail aux entrepreneurs et à leur main'd'euvre. En outre, à Elisabethville, la 36

20 ,ufn 1969

PoURQUoILAFEDERATIoNDEsANCIENSCoMBÂTTANTS BOYCOTTE LE MINISTRE {

La Fédération des Ànciens Coanbattants,du

Congo- Belge et.du.Ruanda'

positio+ se départissant de u*rdî ".ti-"î" ,"o d"";1il;;t;;J;àni.i"tl"-."t incidents surveous lors de récenti à.t et"ot-â"i"iià-fi""ite habttuelle sa réserve

la visite de M. le Ministre Van

Hemerlrijck'

ElleadresseàMonsieurlePremierMlnistre,avec.l'assurance-desaplqs estlme ûécessaire la

r,"utl'."rffiËi.iiÀ r" l;Ë; ;;;.Ë publicatim

iuivante dont elle

:

Monsietr,r Ie Premier Mlnlstre,

I ay npng,' Les Arrlens Combattants blancs et noir; {r Congo belge janvier derpier' dernien 17 16 et les :;r^-^.;. Êiaaot Léoooldville. léopoldville' à ianvier -;-;:Fédéraù Congrès U*odl, td;;; ô"'?di""qû" leur volonté d'adhérer à la- poltgsue

[ii;iiilrui"ii"ite6;;;; p". r"'tilt Ëâî.-il;v;ia" it nouvelle annoncêe

ie$99l P9u1,c9udgr9

k-9gg:

j:î*i'::,*r,Ït*'i:tî*:î.h';:i'1:-ff"1'H'.:i.xtËîLffi ;Ë'";tl;;;., ï.t*.oi de leur indéfectible et total :il'i"Én que tes Àncleos ittachement. sou" Blen avant I'arrlvéç dcr Belges, lqs populations du- Co'ngo I'autortté du Eh.G'i'_ déposrtaircs de"iy!f:lj'. d;

ilÏ;;-cli;i;, sfri;r ' [ËiTi;'i:Lti:lt*IFJJ'î"9ît'4.','*.:*:'1,*':llsi'JJi"'l'.iii Congo r'.oti'rrîi

l'Etat lndâpcndrnt du

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REÀCTIONS EUROPENNES

Cio pourguoi ___ gppuyés par I'unanlr

kûÉ';t'";,;;;ff Congo belge.

TÂ BÀNOUE DIIJLON ÀND READ ,les-

Ànciens Cornbattant

'*k*trîffi*F.i,:i#ïti'ri!i:r: jï.,-m';"Tl'; - -- ' eeugù!ç er llromphate visite gue Sa Ma;este

Sa Majesté le

^

fii ai

*ftft1içu;:;',Tnft r,Ë*rft 3i-ru:#iki:&î'Ë ""*3':::rxlffi'ff"ëi":rî ;:,,î"i îm: Èi:.yu6"*"*l

f Roi Baudouin

prtrcocc ct de touûe nanffcrtatlon durant I'actuelle vlrlte du Mlntshe gut eagendrc

ct D.rEGt rur lon pôslrage dc tclr lncldentr,

Dans cet ordre d'ldées, Ils adressent cette lettre ouve(te à Monsieur le Premier Mlnlstre et à la populatlon betge. [æs Anciers Combattants blaacs et noirs vous demandent, Moosleur le Premler Mtolstre, d'assurer Sa MaJesté le Roi Baudouin de leur indéfecttble et

total attachement >. ' Ia lettre est sigrée par le Président Fédéral, M. L. Vernierc et les membrcr du Coartte. (Crmmuniqué par Belgc-Congo

s**,n**','tr*h*r,ï**-"rgf E*+æff,:Em En effet, lors de cette vi.strê rtanr :r _^

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ffi :T,î"xî"î"îË,r'c"ïl;t"mï:in*îâlqË:,:ï,f,t.;

:ffiHï""f ?i,:'.*hî#jÈï;;j*i,".:#,;;Hi,JË.b,,S?::iiï".,ii: ._ . D.gytr.g part, rles Ànciens Combattants noirs traternité d'araes un s

ffi1;Ë'rliji"*"çf",ffitii*':*tri'-:t{;Lî"i"ï,i:"iiffi

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Ainsi que l,affirmair

ffi tH:'#ifJt"Tffi :t*{r:,!$;d*x'*i"+"'*,:ffi En stignatisant

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g: ',;et,gs'ffig;*ffirury rar

3E

Ànctcns c'on'battantg lorrs et brancs ont déc,oé de c,abctenrr de toure

le ao fuin

1959).

.

18 f6vr|€r 1969

UN ASSOCIE DE LA BANQUE DILLON AND READ

SE

PRONONCE SUR L'AVENIR DES CREDITS AMERICAINS

Ce àoclulment ne constitue évidemment por une réætlon evtopéenne r puisqu'il émone dun ossocié i!.e Ia Bonqrlæ DiIIon. Noug Ie publions ict car iI a banéftcié il'lulrre ïarye publtcité en BeIgtque, de Io part iks milieux gouuetnernentoux. On noteto quê I"I. Ganshof oan d.er Meersch, lout en s'afftnant en foveur ile Ia nouvelle politique belge au Congo, Éclame des gorontles poliliques pou I"s inveslissemenla el prâla âventurils et lormule des crlttlqrrcs assez gtaves sur I'altitade betrge tsàittonneïlê a I'Agard des inuestissernents êtrangerc du Congo.

<

Ioterrogé par l'Àgence Belga à l'issue d'un voyage qui I'a conduit dans les prlnclpales Fgioot {r Congo, M_.-Ganshof van der Meèrsch, associé de la Bangue Dll,lon and Read E C" de New York, a fait le point de ses impressions. Deux conclusions funportantes se dégagent de prime abord dc ce voyage, a-t4l dlt._ Au point de vue économique, ll n y a aucun doute gue la Bangué, qut cltt nne de-s prlucipales banques d'émission américaines, p€ut poursuivre sotr programme d'investissenents au Congo. Celui-ci canalie pai des emprunts,- les capltaux prlvés al"érica-ins, allemands, guisses, etc,.. gui souhaitent, par l'intermédlatre du marché de New York, falre des lnvestissérnents eû dollais. Taot la rtuatloo financière du c-ongo gue ses ressources laturelles continuent à Jussfler plelnemcnt ce progr&rme. Mais, il s'agit là de Ia deuxième constatation, ce même programme récessite.à lheure actuelle des garanties d'ordre pollttgue.

M. Ganslpf est aalvé à ces conclusions a,près une étude objective de la ..ltuatloo au Congo et des conversations qu'il â eues avec un giand nonobre d'ùrærrnes d'affalres, de bourgmestres, blancs et noi,rs. de colons, dJreprésentants dc l'Àdmtnlstratloû et de.la Banque Centrale, etc,.. I a teru compte également dc I'lntérêt gu? marquent les capltaur amérlcains et autres pour I'dfrigue-, intérêt qul !'c!t conct{tlsé, cn cc-qrr!_concgrne les activttés du groupe Dllon au Congo, prr uD pæmter €nûprurt dc 15 mlllloru de dollars pour le piogramme O,C.A.-* unc plruclprtlon flnancl-èrc à la Fllttsaf et À la cégéac, deux lndustries de con rocrmrtlo. Àux Etatr-tlnlr, d'lmportants capltauf restent dlsponibles oour le d{vcloppcocrn d'tndtutrlcr dc cc gcnre, I dft M. Ganrhof, qui, dans lâs p.yt 39


1

Try'4til@F.T

REÀCTIONS EUROPEENNES sous-dévelop,pés,comme Ie Congo,

populations locales.

LÀ BÀNQUE DILLON ÀND.REÀD

ont une irr.iduo"" directe sur les revenus des

Répondant à des questions,-M, Ganshof pense gue ra- Banque Di.ilon pourrait poursuivre sur Ie marihé de New *;;î-Ë iuïc",t"rrt d,emprunts en fâveur du Congo, dans I,e cad'e d;un pr;s;1Ti;;"i: iâi, r..--p"it ilî;ËiË àî co'so dewait pouvoir atteindre zoo *iiùJ"rî;.;;Ë;;; éÀ;Ë;ï;;!uersue, années. Ce prosramme.,S-!-it ""1,i1î d*, d;;""J;;;;"àa"ri-î"J;;;;;"tËàË;ie polttique. En effet, un étément nouveau est inrerv,eiu iia;ËË;;;'îaeiiîiil.u ge"e-

reux du Gouvernemrent ber ge sui .;;d;i;; i;'ô""ô;-È;tî" î'ri"ààpi'rà'"""". < Nous voulons être assurés, a dit M. Ganshof, que cette indépendance donnera à tous les habitants âu ô1"1", Ër**r;i;"Ë dËsil;"Ë;î err"ngère, le droit de oarticiper économique du pays. Nous ,à t" gurË"n p"l,îiqi" voulons être assuiés crr'il n'y "t au.a aucune disérininatio-n entre les ,ac,e!, g.re ce soit des Blancs à t'ed"rà aÉ. -ùJÀïr"à.T r.i-rs à l,ésard des Blancs >. La seule manière d'être demander

la

cânvaincu que ces .onàition" _seront bien rempries, c'est d,en l" Beigi'que, ôilËË de tous res atouts pour réariser

ga,ranrie a

une prosression ordonnée.du congo ïers lindepenfi;:-Ë'Ëdtijlioi, milieux rfinanciers américains ."-"e'i"uir"J"i ïJi"i"

t",

"t i" c;ô Ic'Iàî"îî r,ioaependance, aboutissement a"u""-;;;ù;" souhaitée, mais irs voudraient que cela se'fasse dans un cadre "q"-gt bie_n àt"ui, r..Ë-.L et de..respect des ein-gagement.. À"â"t-à'i;iË,", les tladitions belges de probité àtF;

investis.sements en ÀIrique.berge,

!-oii.uL*.u r"o""

a-t-ir rlorrte,-nous.voudrions âti"'.îr" qu" I" Belgique entend, oar sa'p.oritiqià, poritique de r,Àfrigue Centrale. Si tel ést bien'le;;; î-;;î';;1r.L. "*i.iË,l"i'i.ra stabiritepour que.le Congo ne puiss€ pas disposer d'emprunts annu,els de r;ordre "-"o9g, pendant l,es quatre ou cing p"".h"i""" ;;";;. ' d"-is {âd -'tîù"* i""dollu* M, Ganshof retire encore trois autres constatations de son voyaqe. Tout d'abord, la timitation de lim-ij"àtio;;;;;pê;;,-à",iîii*"Ëro'p"rt"lTp", r" raison' ensuite I'appel trop timide du congo a,r;."pituu* modicité des investisseménts d'infrastructire -àu uongo, ei*ng.iJ"i,'îofin, t. comparativement aux autnes

lntcrfércnce avec les posslbllitér d'accès à la Belgtgue à ces mêmes capltaux, Un apport réguller de capitaux en dollars r€présenterait un élément de confiance, d'iutant plus que le Congo dlspose de rdvenus en dollars tels gu'il peut parfaite-

ment souscrire

à

des emprunts qui contribuent

à

augmenter son r,endement

économigue.

Enfin, en ce gui concerne les investissements d'infrastructure, M. Ganshof la comparaison entre ce qui se 'fait dans ce domaine au Congo et en Afrlgue du Sud est au désavantag,e du Congo. De pareils investissements ont une lnciderlce directe sur le développem,ent économique du pays, donc sur le standard de vie des populations. Jusqu'à présent, le Congo a swtout porté s€s

estlme que

efforts sur le domaine social et sur celui de l'éducation. Il semble qu'acttr,ellement, ce programme tout en se tournant plus résolument vers la consolidation de son économie. [æs investissements d'infrastructu,re sont un des moyens susceptibles d'arriver à ce résultat. Inùerrogé au sujet d'Inga, qu'il a eu I'occasion de visiter longuement, M. Ganshof a estimé que ce site étâit exceptionnellement intéressant et que le marché des capitaux privés de New Yo,rk pourrait interveni,r dans le financement d'un projet pour un montant d,e 100 millions de dol,lars étalé sur une période de guatre ans, à concurrence de tranches annuelles d'environ 25 millions sous la ga,rantie de contrats d'utilisation, En conclusion, il a exprimé le souhait gue, dans les années à venir, la Belgigue n'abandonne pas sa polittque de présence au Congo tant dans le domaine hunain gure dans le dooraine politique et économique. Il est convaincu que cette politique inspirera aux capitaux étrangers la confiance nécessaire pour les encourager à poursuiwe leur participation au développement économique du nouvel Etat, qui s'annonce, Il est convaincu aussi gue le facteur humain doit retenir toute I'attention des autorités et qtrre Ie p,roblème des relations humaines ne se résoudra gue dans un esprit de parfaite confiance ,et dans un élan de générosité

il pourrait poursuivre

réciprogues.

invesâssements.

Vivant aux Etats-unis,.,a-t-ir

précisé, nous avons pu constater l,influence . heureuse des mouvements d'r*miliation-à;* i" aà""râpp",o"îfîLn"-outroo. Dès lors, on se demand" por".-qn"ïu continuerait à freiner un mouvement similaire au Conso à I'hôure precise-à"t""ir"" Ëa ori;;-À;;îi.';;yl' disposent d'une oooulatiàn excédeniai*;î Ë uongo se trouvant ap"f'-pe"o, stade de l'accession

a

lïndèpendance,.aura

b-";;i; a i;-'.îËli"àlo

sruoJ.À"rï immigrants qualifiés qui, en s'intégrairt d""s i"o""roùË qu'affe,rmir l'économie du pays.

lnterview publiée

par l'Asr;*"

Be?go-Congo (Leopoldville),

Ie r8 féwer

1959.

d".

"Às;"trl'ï""io"Li"",

part, a-t-il dit, on- a _parfois I'impression à l,étranger que Ie C

_,^-.D_'3y,1" n est pas touiours en mr

;;",i;hé;,,;iÀ:ffi'::ï^^d;laËTi:li:x,.trïiii,Jî1Ï#:Ti:,#T

Iancer un€knprunr de 15 à ZOàiiliÀni d.-a;rË;pour un taux dlinrérêt.de e,T5 d 5 vo et pour une. période de quinze d'l"-"î;iiîbia]u" r" Cbngo a _ profité de cette possibilité. "_*.-ô, À ce moment, il a dû payer un taux d'intérêt & 5.41'vo, te pnx.âe r'"'!.ni càigiiJio#'p".au ii9ûles aritorités congoraises â attendre. En juin 195E, no$ avois avise qu'un nouvel emprunt de I'ordre de 25 à 30 miflions u" à"rrà* it u* d;hiËr;I;aZi"-àot p", 5.5 % et durée de 15 ans).inæressait ;;;iË;".'iî;di"îil';ui#'"iil* a. la politique financiere de' ra con{m,'n;"té -Ë];;"ngolai*, le congo n,ait pas encore pu répondre à cette nouv_elie possibilité"d;e-piurrt. y la-,-îLiËfr"rvateur impartial, un oroblè'!,î de côordinauon-entie tlJ tf " piitù"Il'Jio.,"rti"r"ments de la Belgigue et du Congo,

;"-;[.,

;ô;;li.'i;

Parei,tle coordlnaûon devralt permettre au C

'n.ot

{0

ii-.i. ,àlËË"Jîiiti"u"e à,ïi-".p-it*;-r"ïôs."*:i, t;î.

"îï:iJ

,!rr"*.#; 1l


!r ''.r'Fi.

tilFFBT,

Trcieième partie.

Iæs réactlone congolaises à la nouv'elle politique

Aw monent d. Ia ddcl.aration gouvenrementole n'existaient que qrnlqves portie congolais de formation récente : I'Union Congoloise, h Mouuement Ncfioncl Consolaïs (M.N.C.), I'Actton Socùaliste, h Cenhe ile Regrowement Alricain ou CEREA Je Buhavu. A Laopoldvtlle, I'Abaho esl dissouls tanills que llnterfédérole Ethntque commence à s'exprimer politiquement. On trouvera en oinnexea de cet ounrage, ,n lichi." des portis et d.es kal.eÉ, permettont de mieux comprcndrc les problèmes de lew création et de leur cclion.

Lc

passoge

ilu ministrc et hs

percpectivee nouvelles créées

ps

Io

àécl.o-

rdtlon gouvernementale vont agtt comme stimulonts ù Io créotion de nouusour porfis. Ainsi ncilront : Ie Mouvemnnt pour Ie Prcgrès Notional Consolcin (M.P.N.C); h Parti Démocrote Consolois (P.D.C.); Ie Pofii ile I'Unité Consoloise (P.U.C.), expression politique semi-fictive de l'lntefieilamle ethniqræ: Ie Pafii Trcvailhste Consolois (P.T.C); I'Union Notûonole Consoloise (UNALO); Ie Mouvement LtbarcI Consolois, etc... (Yoir les onnexes).

Nous ne retipndrons ici qu,e qu,elques doanrents congolais relattls à la du t3 janvier. Par contre, on trorntera aux cltapittes suiuonts, do nombreuses prises de position des portis congolois, comcer'nant Ie îadAroI|rrr.e, Io course ou sommet et Ia recherche du dtalogua.

dîclatotlon

Sl on excepte I'Abaho (dtssoute), pratiquement lors les partis politiques rtongolok acceptent d.e se siturlr dons Io perspective ik la iléclarction govlcrnerr.entale, Ie M.N.C, et ïAction Socioliste préconisont toutelois iles dlocllong génémles ou Suffruge Universel pou la mise en place il'assemblées nallonales congololses ou début l-96t.

I*c mùiriuo coutumiers expriment, de I"u, c6té, ile très nettes réserves à l'ôgad ilu sulfrcge unlvercel Si on ropproche celte position ile celle iks oolont el des anclenc combattants, on ne rrranquera pas de ikcouv,rb un ilfloxc compatoble, dont ceilalnc tentetonl de faùc Io base d,'un rcgroupe-

mcnl pollakue,

+3


'.:

REÀCTIONS CONGOLAISES

LE MOUVBMETIIT NÀTIONÀL CONcOtÀrs t6 Janvler

1969

REPONSE (ANONYME) DE BAKONGO

'

pour éclalrcr eractemcnt ler dtffércntr groupee ethniquee qu'elle reprérente au rujet de la A cet cffet, elle envoie dæ déllguationr dans toutes les régionr

pohtquc gouvernementate.

du

Cor,go.

(D'nprèr

que ,,__-Soruigér"nt d'a u rre

la

déclaration

ti* d;l;- ô;" ëiJ".#i:ï:: *ï' % T J."li"ii#ll #"i*li?#îïj#i':mîii:i..r"'"rtniffi ff r#1""r.#,,$:.iï::s*T, fl" :nature It :qî,' ft JIJ,iîïiîi 3:, :;*i:':: ii:.F::"^:::ten t provisoire p!ésidé Ia de nelationslutuies n"igà su'une

"

ppr i.u

"u Notre Gouvernement porte""t""-r""è"îî;'ï"ff"f"ïirle.Gouvernem"ri le nom de f," n.,p,rUtique du

"xxi{:"ff 'Le calmg qui rèqne au frâvâil no J^:e

--- r

%fj?.,:;

.

+ir,itft ÈFqç,;il*q:îi$ïi"îffi iï.iî#ï"ti."i:'li:Hf est pourquoi ils sont Nous vourons #ï:,ïjî*fi*':.i1, ca

i"îdi:$*:iîl_:hît."*:r*i"B?*:l.nrsai"{,i1îî1"#; ^..^

9_:l:"-"nr

I'origine- des événements du dim

;ïilî",'",?ï:.li*"it*r"nnin*:*,l"rii"i:,q:lËî:î"i*:'iî,î i"::lî:,Xî"ïïïiîi#'""'"v";lâ;é.î"fi ::T"Ëi,inËï*ttî*tffiî',:,:'"1:i noy""

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de voutoir dissoudre rAbako; r'Àbako

€tre entamées au olus tôt fôr pour nn,,, évirer ;t,i.^- le r- pire. -! ceci

"";;;;;:il;uJr:"t

(c.tte re*re

anonyme a été adresée e M. Joseph """"" Parquet de première instance, Leopoldrill"_Kufr*1.

-.

du rr-r-r9g9).

^::îri',:T*i';,""

22 Jenvler 1969

LA

POSTTTON

DU M.N.C.-KÀSÀr (A. KALONJT)

Excellence,

Bas-Congo >,

.,:;.îï'J"î:îa"i::i":,*ilÈl"in:tl:",";ffi

c

Aaleuolfiap Cægolatses,

du Gouv"

,"

Au nom du Mouvement National Congolais du Kasai, nous sommes très hquleu-x {-e v-oys témoigner ['entière satisrfaciio,n que nous donne la déclaration mlnlstérlelle. Nous remercions le Gouvernement Bélge de la confiance qu'il nous a falte et sa Majesté le Roi Baudouin pour son Ëautionnement lui âont ut caractère sacré à la nouvelle politique prise à l'égard de notre payj. " Nous sommes très contents de I'obtentlon du suffrage universel

grâce

auquel nous connaîtrons bientôt une véritable démocratie et l;exercice de la souverqlneté du peuple, Nous airnerions cependant co,nnâitre la date de I'lnstitution du consetl Général gue noûs considérons cornrne notre parlement. Nous aimerions également voir_accorder le 'droit de vote à certains étiangers qui se dévouent à notr€ cause et la conjondent avec la leur. La mise en application du statut uniqge aparse les aspirations légittmes des L.-ongolals, mais nous considérbns que I'africanisation des cadres inférieurs de l'Àdministration et la suppression du recrutemênt en Belgigue des ag,ents -le subàI. tcrnes 'de _quatrldme caté!ôrie s'avèrent immédiatement de'"igueur.-DËns même ordre d'idée nous souhaitons vivement voir sortir sans beâucoup de retard la relonôe de la législation sociale dans le secteur privé, le relèvernént des salaires mlnlma .et Ia résorption du _chômage au Kasai, particulièrement à Lu,luabourg où la priorité d'asphaltage et d'éclairage public dans les communes congolaises âon-

nerait déjà une solution partielle importante,'La réalisation de I'axjroutier Est-

Ouest et le rail du sixième parallèle nevigorerâient I'agriculture des zones rura,les: la Centrale hydroélectrique aux cùutes -de Katende Ëontribu,erait à f industrialiratlon du Kasai, des crédits indispensables aux classes moyennes africaines affirnreralent la prospérité générale. D,es coopératives indigènes doivent fonctionner incessamment avec, à la tlte, des éléments capables ayant fait un stâge ren Belgique.

Nous mettrons tout en-ceuvre pour assurer l'éducation politigue des masses afin d'obtenir dans la légalité, Ie rcspect des personnés et des biens, I'lndépendance nationale du congo. Ptur c,ela, la'confiancË de ra popuration dani h Gouvernement et dans les Eu,r,opéens pleins de bonne volonté auxquels nous grrantlssons toute sécurité est'indispensable. Nous demandons du Gouvernement des mesures 'Iermes contre toute entre. prlse dbbstructlon gui serait dirigée contre la nouvelle constitution qui naitra dc la déclaratlon ministérielle cautionnée par le Roi. Le M,N,C. demande au Gouverrlement la formation des cadres supérieurc lndlgènes en supprlmant la dualité dans I'enseignement primaire et second;ire, en multlpllant les humanités anciennes, modennes it scientifiques et des écoles technlquer où de nombrreux Jeunes gens, aujourd'hut délatsséi, pourront se préparer rux étuder unlverultalrer.,Leur grand nombre Justlflera alors les dépenses très tourder qu'lmpore à notrc budget-la gesHon de deux untversttês .ongoïoi.à.. .c.ongolaises,

21 Janvler le6g

L,ADHE'I.N DE L,INTERFED'RÂLE la delégation de I'lnterfédérale a donné au Ministre du Congo Belge I'Jrundi I'assurance de so' ratrl.t"" et du Ruandaffit"ue nouvete tere qu,ere a été déflnie par la déclaration gouvern.menrare , ar. r"r'" prc-mls sa cotaboration prehe entlère au courr de ron exécution, et oa,

""-,J;ï'iJ

-uiri.r".l lîrt".fgdg""ru a mir tout un *.u_

11

15


REÀCilONS CONGOTÀISES

MEMORÀND{IM DE UINÎERFEDERÀtE

'i{i[t,iîii;:ffi:'.-i;'"bï*"lâ'.l,Ë{:*ï':rr"î#î;"i:{{,$

#*Ëffi F,,",*",_,,*.i""igîfË:";:giîf $i;;itî,îï*tfr:Ê,if,$ ffi 1i:a**il:r":+riï:m$hff":î':,==niiï,ur:".î j:: mexistants au Conoo.

#i*tîH':*ïffii$$Jïi;'ggfinffi

reux où des enfants

cr

Er DU CONSE|[,

*"*;-*t**flffi'gç*iri1*ffi

tration et de la déienha

demandons qu,on nous fasse confiancr

jf",,ii:A:: "*;",*:ie#",X,{ë:H?:itr"**'?;ï:ff :

Srinat du C,ongo), clle ne comprend pas que Ie Gouvemement ait fixé des délaie pour Ia conrtltutlon dcr conreilg hlérierlg et non pour les organes supérleurs :

'[.a fixatton dine date pour Ia conrtitution der organes aupérieurs cst tancc capltalc pour lce habttantr; c'ert le reul lacteur gui donnera confiance e Noul ooyons que Ie Gouvernement, iur Ie plan psycholog'rdr",

A.

Porn le Gmité

Prégtdent,

C,ommission Poliugue

è laquelle parlldperont

F. Muamba.

Gttc Commtcrion, qrd fonc,tionncra tnJépendornment de I'Adminishation congolaire, aura porrr mtsrlon dc veiller à ,I'apphcatton shictc de Ia norwellc politiquc et dc ruggérer dlrcctemcnt au Mnistre touter soluùong gu'ellc iugerait uûlee ponr accélércr Ia mlre cn placc dcs institudonr envlragées danr Ia dédaratlon gouvcmementale. (Note rcmlsc au Mintgbe par MM. Lunrurba, Prérident et

EI,EC?ION

Au 5::'

dU SUFFRAGE

moment où

Du M.N.C.

16

(LEOPoLDVTLLE)

r

qi:"""*i"*tryiî#",ËTî*,i::"x"i;;"1ffi,*'il"H:iil,'; t"

êtrc dc même pour t"s *ntruguisatton deg éIec'ï."u

.

regg

UNIYERSET,.

I'Adminirr,.lia- rr-Jr

A,

Ngwcnza. rec€taire

Cûgdatte, du r4-e-59).

20

avrll

1960

MEMORANDUM DE L'INTERFEDERALE, PRESENTE AU GOWERNEMENT BELGE

solennellement promis I'indêpendance au, Congo belge. Ils considèrent Ia Déclaration com,me I'acte de base au dêpart duquel se construira la Nation Congdlaise.

fevaer

I.

effectivcment der

Gngolatr.

Les signataires saisissent lbccasion qui leur est ainsi offerte pour remercier Sa Majesté [e Roi et, le Gouvernement d'avoir

Le Secétairc.

le rr-r_r959).

Ir"Rors REVENDICAfloNS

tout avantage À lixer

,

Lo VtcoP"ésidu.iE. MapumLa.

Kalonfi.

(Iæftre rcmisc uu Mirfutre,

itË'É'i:':i'â"';J,'.."Ë*;S:

impor-

Pour Ia meilleure orientadon de la politique envisagée, le M.N.C. demandc I'tnrtal

la[on à l-éopoldville d'rme

!"*i:311;!$flq.ËçfiçfftrËtffiiH"t$ffi t"o

"

d'ure

clacr-.

CREATION D'UNE COMMISSION ,4 L'EVOLLTTON POLIIIQUE.

général, publtéc par Prdrence

a...i"?il i'i1';:ffi:T'.^ET-'1h:*, a" u considéra'on;,Ëil"i#tr";ii;,*r#;:fi

DE LEcIs-

La populauon, danr ron enrcmbtc. déllrcrait ravolr la datc dc ta conrtitudon du Gnrcll rupérte'r (futurc Chamf,re der Reprérentants) et du Gnseil de ledolauon (futnr

r.

aauon fl{eg6phjque, ce oourg, de mêEe gue ce

,__.Nola

DU CONSETL SUPERIEUR

cc délal.

autorisés, à leur retour européens et cela malgr _ Pour assurer un er

;iT::ii.#Jf

CONSCRIPTTON ^. LATTON.

d"î",'ii"c:",i;:Jii;J,i*:'ri ,;:.ïilïïî "*

r[-r'"ï#rJi."ffir,

d.s co_m,n"e en pe,ter

"" drcon.

SUR LE PIÀN POLITIQUE,

La Dêclaration Gouvernementale inplique la mise en ceuvre du processus de décoloùisation, Ce processus idoit se développer sans tarder, en conplet accord entre le peuple belge et le peuple congolais, par la voie de leurs représentants qualifiés. La décolonisation signifie autre chose gue l'africanisation des cadrres. Elle présume une modification de sens des institutions exis-

tantes, la suppression de certaines d'entre elles, la création d'institutlons nouvelles. La décoloarisation exige de ceux gui I'entreprendront qu'llr ae ftxent comme objecttf la construction d'une Naton 17


.':ry_iÇ;;;

Tr',

REÀC"fIONS CONGOLÀTSES

forte' heritière de ta Bergi'que- en Afrique ceci entraîne ra mise en rou?ses politiqiei,,r e g i.i"tfi .* écuii f t3:"_ J,"" rus[raurs, socraux ";l;;#i"Ë. : admi-

et économiques. Les signataires du présent memorandum ne croient pas en la possibilité de voir cetré æuvr" .";;;;li;-;;,il'i; ËËir*r,"t -aà"t'Ë actuellement en fonction au congo, ;Ë" iiJu'ici a été d'apptiquer, er souv"ot d" lËË,"ir"-îàiiiû"Ë";;ï"ËË de b

métropole. Aussi croient-ils sincèremenr en' la ;0t".;; un certain nombre de fonctionnaires actuels, d;;;;J; "eâ=rriià-à" Ëpi,l ef""e au grade. le plus bas, par des homme, ,ro.rrr"uu*."nr, qrr" c-es remplacements puissent s'effectuer, "tt"iiùu,rrt ir faut e"iæ" q,i"lËË"u"", d'urgence décrétéei 'par ra oàciàr"tr-""' ffi;"#;Hii oi,rr"r,, être rnises en echec rpâr des érémenr" io*"f*uiËI. îiiiiririr*",ils pour que I'on dé$sne une serie Je fei"àorr.ritc" a"-Ë vËt".opor", dont le rôle serait de"vérifier ri i;;ri" u i.o*.le jeu > et apprig.ue strictesrent i* "iÀl"i.trui;;^;;"^c.rg. Je"i.i""""p-Âà-ar* r" cadrc de ladite Deciaration. {.es ,ig";t i"., ,précisent que ces rper-i*"go sonna,htés devraient être nanties ai p""vi"" extrêmement et discrétionnaires dans re d" idr mission. ,Laquelre-ne prendrait rin su'au moment oa""d"e re a*-s;;llËËi;i;i;lia"n.". ces personnarités 'devraient avoir'ra ;;;fi;;Ë â"^ i"liis',i"*, congolaise s'ex'primant par la voie de ses représentants quarifiés. . Lu Déclaration Gouvernementale trace les principes de la 'FforTe. I,l convient à présent d'CtuJie, Ies modalites d,application de celle-ci, au sein de commissiorr. de tous les horizons, des Berger aâffiu" "o*p""-rlu;;Ë'ë;";Jl#J'i"nu. a"-n"rdi.*l'"

"t Les siqnataires rappellent au Gouvernement, pour de besoin, que ta Décrà;aion drài;;"r,tut"-Ëtâr,t autanf gue iàipri""ti"" Rgqr le Cgngo tout it p"ui àt"e ,q.restion d,accor,der un rêgime préférentiel à _entier, "" I'une ou I'autre à I'une o" i'uutr" lirr"i", -îeriLïï"'ioTi'qu" à I'une ou I'autre race. ceci .isJÀi-;;';i" "-Jgio",

d'information. 'disoosant des moyîns adéquats, doit être faite et appliquée sans hràer. it r""1 q* â;;r Li ,egior," Ies prus éroignées des centres urbains,'ra,p=tpulaiià; ;;i"f"rmée des transformàrions que va subir Ie oavs.-D-es commissions, ot ,iego;["î"r.iiir, Blancs, devraient'être créées sur le plan provinciar. ", irlpartie Ia mission d'infor,mer t"s o,itieu* ruraux, A elres serait sur ra base de qrogrammes d'acrion mis au poiTr par ,"; c"*-;i;orr* ôlit"ut" comprendruit à son sein des représentanrs .sié.geant à Bruxelles, "f*, -gui belses et congolais. c.gtte.pôceau""-*"ttiuii ;;.' Ëiiî!*, à I'omnipotence actuefle dâ I'admi"i"t"àtiL territoriare. . La décolonisation implique aussi ùa création immÉdiate de ga{res africains. Dans tre' A.i.ri""-.aÀl

B"Ëii";;;ï'"io;i".-c;ôË;:uË*îif ilf,*tr'Jjffi ,3

MEMORANPUM DE I.'INTERFEDERÀLE

attmdent. Si la Belgigue veut que les nouveaux cadres lui fassent honneur il faut qulelle organise sans tarder I'instruction politique et admlnlstrative d'un premier contingent de futurs cadres. Les signataires ne croient pas gue la visite guidée, et rapide, de quelgues institutions fonctionnant en Belgique, permette à ceux qui en bénéficient, d'être familiarisés avec la compÏ,cxité des rouages d'un Etat moderne. Il faut bien ,plus que cela, et il est urgent de le prêvoir et de le créer. La décOlonisation signifie aussi I'octroi da la nationalité congolaise aux habitants du Congo. Le Gouvernement a formellement promis cette mesure. Les signataires insistent ,pour qu'elle soit proclamée sans tander. Les modalités d'a'pplication de ce nouveau régime exigeront sans doute une étu'de approfondie. Elles ne doivent 'pas, de ce fait, retarder la décision promise et à laquelle les signataires attachent le p'lus grand prix. A cette occasion, 'les signataires rappellent que I'unité du Congo ne peut être mise e:r cause et gue leurs mandants s'orpposeront tde toutes leurs forces aux t€ntatives, quelle que soit leur origine, qui viseraient à la brise,r. Dans le cadre des considérations gui précèdent, les signataires rappellent au Gouvernemeat qu'ils considèrent gue les mesures politiques à prendre en suite de la Déclaration Gouvernementale doivent préserver te rprestige symbolique ,qui s'attache à la fonction des chefs traditionnels de leur pays.

SUR TE PLAN ECONOMIQUE. Les signataires considèrent gue I'indépendance du Congo si elle doit s'effectuer sur ile ,plan politique uniquement est vouée à l'échec. L'indépendance rêelle est en effet indissociaible d'une économie forte et,prospère. Les signataires se rendent compte de,la nécessité de rétablir la confiance au ,Congo. I,ls savent aussi que les excès commis par guel,ques ,milliers 'd'extrémistes pèsent lourdement sur le climat politigue actuel. Mais ils ne comrprendraient pas que treize millions d'habitants paient les conséguences d'événements localisés et gu'ils sont les premiers à déplorer. L'opinion,publique belge faillirait à sa tâche si elle prenait prétexte de cette situation pour arrêter le dévelop,pement économigue du Congo. Les signataires lancent un cri d'alarme au peuple belge en faveur de la création d'un Fonds d'investissements rpublics, destiné non seulement à I'achèvement de l'lnfrrastructure, mais aussi et essentiellement à ,la création d'industries de consommation. Ils espèrent que ,le deuxiè'rne Plan décennal e€ra I'outil de développement du milieu rural qui petmettra aux paysans congolais d'accéder à un niveau de vie compatible avec la dignlté humaine.

{8 19


.,,"*'TÇilIlFI REÀCTIONS CONGOTÀISES

LES lvllLIEUX COUTUMIERS

I.es signataires constatent qu€ les garanties exigées ,pour l,aide aux. alasses rmoyennes sont en âtt"r--ak" ,un érément de discriminatioqr entre les milieux européens et res mirieu. ;?;i;"" Èn effet,

les Africains se refusent a à..cJ". o'Ëilgutoi"ement à ra p,ropriété f oncière indivi,duelte pour obteni; l;" .-"éd;Ë ;;";i; T, Ëti* que I'assierte f oncièie reur apparti""l â" à;;;; ;-;;".oîrc-i., "rrt ils'demandenr.gye ce soit uniquement r" -i*li ràr"* iii]J]"."t"" -'-- r- "r,.", qui constitue l'élément de base pour I'octroi de fo'ds. Les signataires font aux capitaux privés mais ils pensent ,.. 3,ppeJ. qu'il n'est p-as indispetts"bïe d'u.*oàË de terres. En effet, le svstème du bair de très ro's*lu'e; "ession ' a'""treprise toutes les garantie" deriruft"r, Les signataires attirent solennelrement l'attention du Gouverdanger que constitue I'existence ô;";; J" ,ro*ff:.:l: ":j.l: Dreuses entreprises marginales. celles-ci pèsent "; louoË"-"rrt l'économie du'pays, dàl] toujours l,améliorarion .u" du niveau de vie des'travaiilert;. "".i."iîu"i ôr, ê;-ci ne reçoivent Das actuerlement un salaire leur penme*ant âe récemmenr.dans pùusieurs endroits"i""".'i"-r;;Ë;rïiïliJu.tu,u du con!;-lr;ilJrÀio"" a" graves troubles sociaux imputabres a ta *iscreT" ià'.i"5r" î,i"rrcr". 'travailleurs I'l faut donc releve" 1"" rar.ir"s âes manuels dans une proportion qui ne doit-pas être inférieure au doublem"niaï.auir"

iil;;;;;""àï.îËi.

de base minimum actuel. Les entre,pt-iseïmarginales

Joï"lit ,;Ju,pt".

ou fsrmer leurs portes Afin d'etablir les salaires sur une base gui corresponde réellement aux besoins vitaux, ir convient de créer â". nales ,destinées à étahlirj d'après des enquates "o.*i"ri"". "egi"i" U"âgït,'u' ina"* répondant aux réalités éconômique.. - -' La discrimination raciale, qui doit être bannie de tous les textes et'des contacts humains au Corrgo, ,6o11 ,p", rÀ-pt.r., -Lu" q1 .yati.ere de louage de servicesj ies""sijnatâlres "u;Uri.t"i de*unJ"nt U distinction entre conrrat d'emploi et c6ntr.t- Je -rîuîJi".iitt r.ir" de la gualification'professiàr,r,elle ;t ;; îîà Ur" :::,]î base racrare ou ethnioue. et que tous les salariés soient ";; mis sur pied d'ega'lite. I,ls vouàraienr voir ces mesures r" î".r"r, ô;irq;Ë;."ï privé aussi bien que dans le secteur,public. Les signataires demandent'que re contrat de travair

.'t,em'ploi soient réformés dans le sens des dispositiott. et le contrat droit belge. "*irtur,t "r, SUR LE PI,AN SOCIAL. I.:s signataires estirnent gu'une attention particurière doit être accordée au domaine de l'enseignement. À cet ègard, il clJent de -";ul développer I'enseigne,ment pririair" rnili",., ; là" îL'f-ôf i", "rr' 50

'i ]fls8.wff-.?v'i

les établissemdnts de niveau secondalre à régime métropolitain et les Écoles normalesi de créer un enseignement technique qui réponde enfin aux besoins en rnain-d'æuvre; de renforcer I'enseignement féminin; de permettre aux éléments les 'mieux douês de terminer leurs études en Belgigue. Bien d'autres domaines appellent des améliorations, tels que par exemple le logement, l'équipement médica'l et sanitaire, domaines où il convient de ,rendre hom'mage aux travaux qui ont déià été accomplis palles Belges rnais où cependant beaucoup reste à faire' Signé : Jacques M'Bilo, Président Général; Bertin O.

Tmba,

Vice-président Général;

Bonaventure Kalonga, Secrétaire Général; Bohulu Simon, Secrétaire

Anciens Combattants; Eugène Lutula, bougmestre de Kinshasa Tabalo, f,ourgmestre de Margobo à Stanleyville.

de I'Association

a léopoldville et

des

Joseph

31 janvler 1969

M\ùTATA YAMVO ET LE SUFFRAGE TINIVERSEL [,e grand chef Lunda Mwata Yamvo a remis une note au Ministre du Congo Belge avant le départ de celui-ci pour tlsumbura. Il y exprime sa satisfaction au suJet de la déclaration gouve,rnementa,le. Toutefois rle Mwata Yamvo dit dans ca note : << |e ne crois pas exagérer €n constatant que ùe texte de la déclaration n'a pas trouvé opportun de tenir compte des droits coutumiers que détiennent les autorités coutumières de par leurs traditions. En effet, depuis I'anrivée des Belges sur le teritoire, les cherfs coutumiers traditionnels ont prêté un concours réaliste à I'administration et n'ont constitué aucun obstacle à lrappllcation des lois et des déc.rets régissant le Congo >, [æ Mwata Yamvo a précise être le chef de I'empire Lunda, dont la sphère d'action est très grandre et a profité de I'occasion pour exposelles aspirations politiques de ses populations déclarant < gu'on a tendance au Katanga de considérer I'avis émanant des centres urbains cunme ceux représ€ntant I'opinion générale de oette province >. Il ajoute : < C'est une aberration que ù'on ne peut pardonner à I'avenir. [,a déclaration gouverniementale instaurant le système du 'suffrage universel devait s'inspirer des institutions coutumières exlstantes. Si ce système d'élection se conçoit dans certaines régioru du Congo, ll n'en est pas de même chez les Lunda, qui, depuis plusieurs siècles, avaient déjà un régime monarchigue hiéra,rchiguement bien constitué. q Tout en reconnaissant I'aide du gouvernement, i'ai constaté bien à regret que la polltique administrative du Congo belge dans nos régions au lieu de nous atder à corriger c€rtaines imperfectioru contenues dans notre régime, se borne unlguement à réforrner notrê organisation sans notre consentenrrent ni notre avis préalable. Il n'entre pas dans mon intention de dicter des ordres, mais souhaite néanmolns en suivant la base de nos traditions et coutumes, qu'il y ait chez nous unc organisatlon centrale, dont la tête sera le Mwata Yamvo >. (Dépcchc dc I'Agence Belga-Congo (Elisabethvi'lle), du

5r

ianvier rg59).

5t


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REÀCTIONS CONGOLAISES

r.r!

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LES IVIILIEIIX COUTUMIERS

24 f6vrler 1969

LE CHEF DE BAYEKE DEVÂNT LES REFORMES INSTITUTIONNELLES

geru du Bas-Congo et de quelques grandes vitles prétendent par la bouche de représentants ambltleux, vaniteux ou aigris, ,représenter le Congo tout entier et parler en son nom, a'lors gu'irls ne représentent qu'eux-mêmes, Ces populations estlment qu'il est temps de faire connaitre leur opinion. @épeche de I'Asence Belga-Congo (Léopoldville),

du r5 février

1959).

19 jurn 1959

M. Luhinda Àntoine_ Mwenda Munongo, chef des _ Bayeke (Katanga) et Membre du conseir d,e Gou-vernem"nt, a aepîse tion des chefs traditionners dans foffi,*ii"iTruJ"deux vceux au suiet de Ia situaa" Ia formation des enfanrs. d"^-r;;-fiil;;;ï;;.. ià"'ËilfËËfiiJlrlt "t Ie L? premier vceu concerne suffrage universer a"n. t""ïr"u"*ï;ril;T::t ses consequ,ences qui préoccu_ pent à oes chefs corrtumi"r". n si ;" "î;;'i;;p;;]" i;i'Ëô;ï.iï â .*"ru des acco,rds avec res chefs autochion;; ;'i;"" desquels

ir garantissait

leur

i,î:*ï"f, f#ffi "j;t_'#Ë,.',x.,ô::#f:,'"jî ilË:iiiït[,1ï:iirff 1957 déslarait ddnouveau c-riî;."iàii^p"#ià,j"rre

rités traditio'nnelles qui,

:l:',ii;:",#tî;;.,1.

aux

Êt aux auro.tt 'd"r.oor-àî-àïJ, iiiti"""rontinstitutions à exercer leurs préroNous tenons-

";;;;;;

au. matntien_ _de ceiiJ-"autorite

Kabongo, dans I'Empire f""a. .ir,Ëiq"" ".f,ù*î"* les Bayeke. Bien que je rne réjouisse de Ia décraration gouvernementale à cause du progrès qui en resultera dans.norre Ë.o"rî-rq*, il me semble par contre.cr,:ll!;"rt""g;;;i" ""g;;i;iio;e"iiùq"",1î"t"i"-* au problème préoccupe, à l'autorité tiaditionnefle. p"t -suffrage qui nous "rr"i.rt" universel dans les milieux ruraux' cette autorité ii]rit"a".tion du truàitiànnetu _ est sapée et vouée à la disparition. eu'ir en *." "niiè""meot les preuves dans les écrits des journaux con golais. "-.r,-iËT'Iror.r. ilùÉii;;i ;"'." ;;JËi;;;'iù-ï qr,r" rôle symboligue; Ies plus-11_-4ere" arrancés voot yusgu;à-nlus présenter leurs condoléances a nous comme au personner de ienitâriJe;;'p;;il;'ld.* Comment concilier 'adminiitraiion répétées du Gouvernemerrt , < [.e respect de tout ce qui €st coutumier 1ï,*"]TlU"q sera rn:aintenu > et res visées néfastes qui veurent supprtmer les chefs co,trrmisls qui dans le pays. ""r -ui"t";;";;;'il"'l"r.ii'i".riiri.o.ar" Le deuxième veu à formurer concerne r'éducatio,n des enfants dans les milieux ruaux. Le Gouvernement veut freine,r vers les villes. ce oui oou$s€ i;"";;;;-;Ë;;Â À-iuste titæ l,exode de ra brousse a o rendre en vilre c,est Ie désir d'y trouver unô instruction que leJ ,niilui'tr..u* ne peuv.nt fournir. Afin que nos enfants. de Ia brousse ne soient pas trop défavorisés par rapport à ceux de la vilre. ir sembre utg""t-d" iàrr;ËtËt: davantage

'.il;;;':Jîrlt'"liu,T,*,ii"j:;j",*"l"ill.ï",',.oJlilXzu;n;I",gï

Ies qtlleux ruraux,

l,enseignement dans

De son côté, M. Stanislas Omari pene Misenga, Beia du territoire de pangi.a-ad"eÀË À na. è'*"eris, grand chef du secteur de Gouverneur Général. une Ietr,re dans raquete ir raffie È;;dt aTi c"rriÀ de chefferie, secteur et centre du Maniema adressée jri c""""ÀËir*GË;iï a-q Ministre du Conso, celle d'ua groupe important a'e""r"e" àË'u iâTiJ" !iiii]'a" r" population des Wareoa. kfi- f"iliii"rr;..,-^.o-,qur couvre quatre grands territoires de la province du

i'"ïi,iàîîi'.iË

< Ces ,requêtes, dt, pene Misenga, ne signifient pas gue les qens de ,M.. t_iajftgur du. coago veurent u" ar"rueï-."Jtrl lËutorité du Gouvernemént. Àu contraire' mars ces populatio,ns sont excedèes .e"""t"rt., a" -"â*iiËiË" r", "i 52

UN SECOND MEMORANDUM DU MWAT; YAMVO Àprès avoir remercié le Ministre e sa visite, à Sandoa, où la population

rurale I'attendait avec une grande impatience, le Mwata Yamvo a dCélaie : <,Votre geste dérnontre Ie souci gue vous avez de vous occuper, non seulement des intérêts des grands centres, mais également de ceux des milieux ûuraux). Àprès avoir rappelé un passage du message-royal : < au demeurant, loin d'apporter à-ces populations des solutions tout européennes, nous entendons favoriser les adaptations originales répondant aux caraitè,res propres et aux traditions gui leur sont chers >, le Mwata Yamvo poursuit : < Ce passage du message royal me semble être à la base des nouvelles réformes annoncées par la déclaration gouvem'ementale de même date. Son inobservance expligue la confusion dans Iaquerltle on se trouve aujourd'hui, et gue certains poussés par des ambltions personnelles, récla'ment la démocratisation du Congo comme de véritables anarchistes, Chaque peuple a sa base propre de civilisation. Celle du Congo est representée par s€s coutumes. C'est sur celles-ci gue doivent s'ébaucher les futures institutions entrep,rises par le Gouvernement. On ne peut s'en écarter au risque de nuire à la paix, Le Congo est immense, telt'em,ent immense que son unité, pour satisfaire les intérêts de dhague région, ne peut se consevoir que sous un régime fédéral. Ceci cadre patfaitement avec le message roya,l qui dit : < diversifier l'épanouissement des régions, selon leurs pa,rticularités géographigues, culturelles, racigues, ainsi que leur développement économigue >. Ainsi donc, une large décentralisatioo vers,les provinces et des provinces vers les territoires doit se faire sans attendre qu'il y ait des mécontentements. < Certalns démagogues prétendent gue les autorités coutumières constituent un handicap à I'Indépendance du Congo. Il s'agit là d'un prétexte, gui est utilisé, croyons-nous, dans le seul btrt de détruine les traditiours exlstantes, dont ûous sornmes le symbole. Il est évident gue le pays sous.développé est appelé â devenir finalement un Etat libre et indépendant. Mais pour atteindre ce but, il convient d'adopter utre méthode, gui permet de garantir l'ordre, le calme et'l'enûente entre toutes les couches démographiques, sans d,evoir iroposer une unité artificielle. Le message royal dit à ce sujet : < Conduisant à ces nôles vlsées, notne ferme résolutlon est aujound'hui de conduire sans ate,rmoiements funestes, mals sanl précipitatlon inconsldérée, les populations congolaises à I'indépendance dans la prospérité et ûa palx >. Au"sujet de I'enseignement, celui-ci, gui est à la base de toute évolution, doit s'étendre partout et ce dans les diiférrents doalaines. Comme par le passé, les lnvestissenents doivent continuer à se falre sans inguiétude, car, dans chaque pays libre, nous entendons res,pecter le bien de chacun. Sur ce point, Je prends la ltberté d'apaiser les appréhensio,ns de ceux gui ont investi ou qui déslrent investir. (Ccr ertraltr du memorandurn remfu par le Mwata Yamvo au Ministre du Congo Bolgo et du Ruanda-Urundt ont ét6 dlllurér par l'Agerwa Belga-Congo (Elisabethville) lo 19 luln r9t9),

53


Quatrtèrnê partie.

La mise en place des fustitutioms noûvelles et la réalisation des premières promesses du 13 janvier

r. LE CONSEIL CONSULTATIF PRES LE GOUVERNEUR

GENE.

RAL.

Aux tennes ile Ia déclaralion du t3 ianviet, iles collèges consultotifs devalent être constitués à chaque échelon, notomment atpùs du Gouverneur Générol et des Gouuerneurs de province. Le pour

h

ft mo;rs rg1g, Ie Conseil de Gouvernement éIut les mamb"es suiuonls Conseil Consuhotif :

Prcmière calégorie : M. G. DERRIKS, ddlAgua pemanent àe I'Association iles Intéftts Industriels du Conso a Elir'cbeth"ille ; Deuxième catégorie

Troisièms catégorie Stonleyville

: M. EDINDALI, entrepreneut à Buta; , M. E. PEETERS, méilecin de I'aihninistration

à

;

: M. S. MUNDINGAYI, commis-chef à Luluaborug; Ctnqvtème cotésorie : M. Omari PENE MISENGA, srcnd-chef d.es Beia à Pansi (Kivu) et M. A. LOPES, commis ù StonleyoilIe. Qvatrtème cotésofie

Ce choix, fait sur bose cotporative troidîtionnelle, fut crtfiquê par Ie. Alrinoins tont en lai-même qrrc pout Ia procéàure employée. Aucun rcprésentant d.e LéopoIiIviIIe ou du Bas-Congo ne figurait pormi les éhæ et Ie

ttrppott entre Européens et autochtones apporaissoit conservateur. Lo presse olrlcalne parlo à c.e ptopos de < sabotage , d.. lo iléclarction goruternetnentolo.

M. CornéIts yLanrma ensuite deux autres membres, Ie e mors : M, E. Ktnt, chef du sacteur Loango a Tshela (Bas-Congo) et M. E. Defauw, plantour à E[elo-Bomongo (Eqrnteur). Lor

collàgea conaullatllt cupràs

der

Gouverneuts

de province fwent

mb en plaoe ou ilfibut avrll,

5t


.T.

F!.-..r?i $,%: f

f:.!.r1€&r4ryëlpit,ar ïlTrpEljalTls{,âFf;csr*

REÀLISÀTION DES PROMESSES

LE CONSEIL DE LEGISLÀTION

ler

2. LE CONSEIL DE LEGISLATION Texte légal

Aûicle /. créé uniquement pour Ie Congo belge un - Il. est gui conseil de Léqisration Ë a*ributions quî tu roi du 18 octobre

I90i confèr"';; ";;;" ê;;;il ëotoniat.

Article 2. Le Conseil d: Législation se d,un président, des quatorze- membres. d" Co;;"";i-CîËr,i"tcompose,douze,membres er de êlus par les conseirs d" p"""i"."-àu-ôà"go Berge. Le Ministre du congo Belqe et du iuutràu-ii;;"di re conseir. Ir a voix ià.ia" délibérativJ et. en de paf,tage, 'voi* prepondérante. En cas -cas d'abs ence ou d' em n êcr, tl Jtl;;i;.;' e't, ""'t "*"" choisi par Ie Roi " du b;;;;t. "; ""il Les memrbres élus par les conseils de province sont choisis parmi leurs membres.au.scrutin secret, à raison Les membres de droit d"r ."*"il1J"îrorirr"ed" à;;*";; àseir. ne participenr pas à l'élection et ne sont pas éligible paragraphe r_ : Les Article 3. fonctions de membres du cols.eil de Legislati-o" aâ à".u""r-ïr conseir de Gouvernemenr soar incompatibres. Les "i articres 24 et 32,â,er" rÀiâu ia-.;îàÈrË'rsos, en tanr qu'irs fixent. res incompatibiriics Je";;;b;;,àïèorr"ir colonial' s'appliguent. egul"*-""; érus par res conseirs de province. Les membres du conseir ""î'àï-br". èoro"iur uu cgnsgil de Lcgisratio" ro"qu'ir. Ë;e*;-Ë' ""ri.i"îaîiiài""

î

colonial.

;;""ï;il;;risia

;;i,Ë'

d:=

Jlit",rr""

Paragraphe 2 : Le mandat des memb,res lation élus par lers conseirs a".p"9"i".Ëli"rrd du Conseil de Legisfin sauf exclusion, au renouvellemenr de ces conseirs. L";;;;;"r a prévues pour les menrbres des conseils "*"rurio"".àîîi"[", Je p"orrlnce. ii p*".r,, remplacement du membre dont I" ;;J""ient ""tLe nouveau "u vacant. 'rvrr membre achève le mandat d" .elui!ïit ,L.pÈ"". --..-' -s

^ûâ/,::::

ff

4 : La présente loi entre en visueur le jou.de sa pro-

(Texte du pmiet de loi,relauf au Conseil_de législation du Gngo Belge, tel qu,il a chambre d* R"p'e'"n1"'i;-1";eï;;"

:f,,",""|i*Jî

guatorze membres de I'ancien Conseil ,Colonial, dont huit le Roi : MM. Van Hemelrijck, ministre du Congo Belge et,du Ruanda. Urundi, ,président de droit; l,ouwers,f vicè-présiàent; De \Milde, Gillieaux,l\zlaquet, Orban, Peignzux, Sohier et le R.P. Van Wing; tlgis membres désignés palle Sénat : MM. Laude, Le Roye et Van der Lin{e4; trois membres désignés'par la,Chambre des Représentants r MM. De Cleene, Van de Putte, Waleffe; d'autre part. les douze memibres nouveaux désignés par ,les'provinces : MM. Gehain et'Liongo, pour'la ,province de Léopoldville; Van Nitsen et Mondanga, pour la province de I'Equateur; Beyaert et Sangara, pour Ia province de Kivu; Kalenda et'sadzawka,'pour la province du Katanga; Kalonji et Carlier, ,pourr le Kasai; Autiique et Alves, pour la province Orientale. nommés par

rese par

';;;;1;;;; , "t

Composition Le conseil se ,réunit pour la première fois à Bruxelles, le I I mai 1959. Composé au rotat ie il

29;;b;;;, lË;r;lj;:'à,fi;;"",

11 m&r 1969

Dlecoure du mlnistre, pour finstallation

du

Conseil

_ En 1908, lorsque rla 'Belgigue prit en mains les destinées du Congo, I'organisation du gouvernement de ce pays fut sa prêoccupation essentielle. -de_s premières institutions mises en place à cet effet fut _ Une -le Conseiû Colonial. L'importance ide la mission du lêgislateur, la gravité des problèmes ,qu'il était appelé à résoudre, exigeaient en ef.f.et,lorsque le pouvoir législatif est confié à une szule personne, I'aide et [a collaboration de conseillers penmanents et eipérimentés. Àinsi, Ia Charte Coloniale organisa cette institution et définit sa mission, à savoir : assister le Gouvernement de ses coorseils et de son expérience des affaires; donner son avis, sauf cas d'urgence, sur tous les projets de ,

décrets; adresser 'des væux au Gouvernement. Ie tiens ici à rendre hommage au dévouement et

à la compré-

hension de [eur rôle rdgnt ont fait preuve tous ceux qui se sont succédés au sein de ce Conseil pour le façomer en unJ institution vivante autant que compétente. Les avis et væux êmis en suite de ses travaux par ce Conseil tra{gisirent toujours I'accomplissement heureux de ia mission gue

la Charte lui avait confiée.

- le saisis cette occa-sion ,pour rendre un hommage tout particuller à Monsieur 'le Vtce-Prêsident Louwers gui fâit partie du Consell Colontal depuls [a création de cette institution.

56

57


-- - --.P![-lEr REÀLISATION DES PROMESSES

LE JUGEMENT DU MINISTRE

Sa grande bienveirllance à,l'égard des populations du Congo, son souci constant de sa.uvegarder en tout et touyours làurs interets, témoignent d'une incontestâble clairvoyance que je me ,plais à

Congo, des jurisconsuttes ainsi_ que 'des hommes d'affaires au fait dcs ,problOmes économigues et financiers. En fonction de l'évolution ,po,litique du Conngo belge, la loi du 2l mars 1959 a poussé plus loin le souci de'la compétence et de la représentation du rConsêil de Législation en y incorporant douze mèmbres choisis en toute ,liberté par les assemblées des Conseils de province du Congo belge.

souligner.

|e suis certain d'être ,l'interprête de toute |assemblée en exprimant le væu que pendant longtemps encore notre Vice-président pulsse apporter son efficiente collaboration à la grande æuvre de Ia Belgique en Afrique. Dans sa déclaration du 13 janvier 1959, re Gouvernement annonçait son intention de sréer pour le Congo b;lg;, u, ôorrs"il de Législarion.

. - Ce Conseil, ébauche d'un futur Sénat, est, aux termes mêmes de 'la déclaration, destiné à exercer avec le conseiJ "Lrr,oirrt"*"nt de compétence tégislatÉ à"-ààÀi"" iuJU roi 9.:1"::t^9t:rt rcur reconnaitra progressivement. "t Quant à la composition de ce conseil, ,ra décraration disposait : com,posé de membres élus nota,mment par les ionsei,ls _ _r-- province -ll_::ra et > de mem,bres nommés comme câux de l'actuel ,Colonial.'de > Conseirl

>

La loi du 2l mars 1959, bien que constituant une ,réforme provisoire, margue :r^r"lti:f"lient -une-première étape Jurrr-ilu roie oe la realrsation des intentions du Çouvernement, en créant ce Conseil de

Legislation. Dans I'attente d'une refonte de ra loi du rB octobre r90g sur re gouvernement du Congo ,lelge qui aura entre autres pour objet de préçise_r la compétence et ilorlanisation aeii"iii""r-à" !JË"Ir"""ir, r" Ioi du 2l mars 1959 lui confèrË ptori.oirÀ*t res attribuiiorrs à.tu"tlement'dévol u es au con seir coràniar q,, r"pp"ià";-";l;i i,L) qu",

instants.

"l;ui

Le législateur a voulu de la sorte réunir au iein de ce Conseil tous les pôints rde vue, toutes les opinions susceptibles d'influencer favorablement le résultat des travaux de cette institution. A cet effet, il importait de réserver une tlarge place à une représentation des porpu'lations du Congo. C'est chose faite et ainsi la loi s'est appliquée comme I'annsnçaient le message royal et la déclaration gouvernementale, à mettre èn place une de ces institutions démocratiques gui doivent aider le dans un es'p'rit de franche collaboration et de mutuelle Congo belge, populations, à devenir un des plus gran'ds ,pays de ses estime

d'Afrique. La tâche que vous aurez à accomplir, Messieurs, est particulièrement lourd,e et delicate, A cet égard, I'ordre du jour'de votre première séance est particulièrement démonstratif .

fe vous remercie de votre en-tière collaboration à l'æuvre exaltante que nous ,poursuivons en Afrique. ]e vous souhaite, au nom du Gouvernement, à tous la bienvenue et foimule le væu de toujours voir nos travaux fondés sur,la préoccupation essentielle du rbien-être général des populations du Congo belge.

a également déterminê rla composition du Conseil de , . . Ç"I" loi Legrslation en taisant appel aux rnembres aciuels du Conseil Colo:f:l:ï:t-Ju'à des persônttes êtues par t", CÀr"irri"-ii."i"." a,

\.ongo Derg€. Dé1'5 4uttr le cadre_du conseil ,coroniar, aux côtés de huit nommés par le Roi, siégeai"oi.i* autres membres dont la T,uTbt".r. oeslgnatlon 'relevait entièrement de la cham'bre des Représentants et du Sénat.

cette assemblée réunissait de ra sorte, dans le cadre cependant étroit du nombre de ses memrbres, les représentants autorisés des diverses (apostolai, justië, armée, :1ytèj:.*tf:jlu-s ses membres choisis en raison ide leur expérience "nseigne"r,errt...), ,i'ratique dï 58

12 ma,rs 1959

LE MINISTRE DU CONGO FAIT LE BILAN DES RXALISATIONS ET JUGE DES REACTIONS EUROPEENNES ET CONGOLAISES

Dlscours à la Radio Congo Belge Mes chers ComPatriotes,

Me volct pour guelques Jours à nouveau parmi vous. J'en profite pour falre un tour d'horlion de ce qut va et de ce gul va molns blen. 59


.. ..,:!,qt;lIIFFrT"

l'lwa''-

REALISÀTTON DES PROMESSES

LE JUqEMENT DU MINISTRE

Ce qui va, c'est Ia mise en route des réforrfes arxnoncées le 13 ianvlel. Sur le plan des institutions, le_ coilege _.à*"rËtir ,"^."t*int, auprès du Gouverneur Général a été constitué re r"" mars'. s;;î;ËË,ra disparition des discrrminations raciales, 1l textes

ont.été signes etlJ-ôo,-irr.'..o"u, Général vient encore d,en signer { hier soir. Le statut Èinç- àÀ l"*ii"""uir", u o.ço ," pï"Àiare appli cation par la nomination de 459'Afric;i"* ao*^g.uae- â"-ià qrîti'iaî"îtcgo"ie dans les cadres les olus divers. S;]iljl; As relations humalnes, le concours de tous les granfu &oanismes d;;"i: â'?ieîà.."aé.et plus_ieurs ont déià pris des initiatives oui vont ,exacternent'd.n. i" *"", décentralisation Lt de I" d+onc;liôtiiil'ir"ri"i^ ,àurrâiie.-s"î rJ'ïrà a" r" parastataux ont dès à présent commencé à transférer c_ertains de leurs ?e transfert est €n cours oou" plusieuÀ il;;:.-Ë;;';;llàu"r, ""r"i"". ";-è;Ë;-i?Ëi"ï: ,.rrr",loi sera prochainement d(posée en vue de réfôrmer r,..y"ïcr*^àË Ë'iepresentation de l,Etat dans res sociétés coroniales. sur. re. pran âe t"-rà."iite' ét.a"-i"--iiàrùiilr,-à-pJniq,r"r, I'adaptation des forces de.r';.dr; ;;t ;; ;;:"sur le pla,n éconômique des stimulants ont été rrecherchés r"ot.*ll'î"Ltt'ct"e trouvés : La Lnfin, BIRD disposée à faire au congo-un "t prêt de zra rdo-Àrrrrons de dor,rars, c,est-à-dire est de I'ordre de 5 milliards d;. fra;A; ie É."a, àï ie""lô;;;;;J ,"*,_ oà"îî, toires d'outre-mer, dans le c-a{rg a" on"i.frài"__un, est disposé quant à lui à faire au congo e-t au Rua.ndairr,t"ai, J*" i"rînq unoée" à venir, des investissEments d'un milliard er demi_environr Ëp.oauit à';-;;;;;ïu,iîriii"ra demi également, souscrit au"*àb"", ."ËiiËg."rement versé par Ia Bergiq'e "t au Congo. Ici, sur placc,"o vous connaissez les mesures-fises,pour encourager la production locale :-oolitiqu" à"ifuir"-"i-atLiià"", régime des adjudicarions et des fournitures. vous connaissez aussi lls di.pàritiorr" prises en vue de résorber le. chôma.ge dans res g.og" .""tr"r; Ë;â'Judre re problème de ta ieunesse désæuvrée : Iancement de nombrzux'tr""àr-, étabi[J"oJi;î"-lrr"'oii"r, a" 'ôoo.,r""o",o"ot jeunesse. vous savez aussi que b cà"s"ii d" a étudié, au cours de sa récente session. le.s. prô;ets-du *.À"a'pË"-d;;"-;;;ï'q"iià'0,'Ëoï"",r" uo montant d'envirqn 50 tmllhârdÉ. Àinsi donc, depuis deux mois, ,les choses avancent bon train. Ce pays veut avant tout des actes : ie viens de résumer ià"* qui ont été accomplis À-i"rpu"" de quetques semaines :'ils so,nt iÀ,-ir.iâ"."ur"i qu" s'amplifier au cours des mois à venlr.

.i;i.; i;;";;,;îi.Litàu,

Mais il v aussl ce qui va moirls bien, et je vous I en entretiendrai sans ohercher à éludei ou à minimise.l;;iffi;;4.!t .,g

_ Il y.. torlt d'abord ceci. fæs blancs, entendant le langage sévère qui est le mien à'l'égard de certains a'u"tn" l"-â.irâia""t si- je n'ar p"" urré optigue qui consisterait à les iuogl legs "u*, .y"nt-àeÀérité de ra 'mission civilisatriæ "o--" su leur esr confiée. I"'"épo"ds ;;;Ë;iiil;lî ri"n, car ce serart rràp-irr,iurt". parfaitement-

]e suis conicient et .i'i"""r, t*à.r."' iî - ""u1r". îiri'""J-tr"ur", intedocuteû,rs notrs serarent _sous I'impulsion des blancs dans ryd ce pays est, ad i'ens propre du terme, admrrable.

-!

;; r+;;;Ë-

d

;;lËr;;'#iLpri" ;*il;

ma q.uatité de Ministrt G;s;,l';j;e;.i"i;'.i; Ë âlil r""., méthodes et de leur dire que, pour co,niinuâr leur euwe avec un plein succès, p ils doivent comme nous- tous,rroâ"rrr" _

Mgis

La

e.n

-onà"

s,adapter à l,évolution

"n "a et ta sclence.àïà1";;i;;^;;iÏ1, .r,"",ro ment à suivre cette évolution; mais la sci,ence d;; h;*""';tici s,entend parfaite?Ë'TJ"I?.roto" également et il faut faire le -e.é ir""uii-a.J"p'àti"". Mes efforts et mes décisions, dans ce domaine délicar, ne tenàent t bTÀ. I" d;;;" ;;i;Àà îJri"o." techntque

ï*j"."#$iîj:.T?'t': i:,!ïiii!,iit"":'#;'l?iïJ'i."'i"Ëïïi,lî"f travers tout le pays extrêmement.nomt autrei, aux quelgues- comprendre I'eoJeu hu-"ù unr qur ne veurent pas "uxl-ôuant.aux d"

l;;ilË'Ë

60

li^ioïË=icr, ,e

doh évldcmrnent les empêcher de compto'rtettre I'avelir du pays : tous les blancs dc bonne volonté doivent être derrlère mol pour cela co,mme pour le reste. tln autre point. Des Européens et des Àfricains se sont émus en voyant les efforts que le déployats en vue de ralmener I'apaisement à léopoldville et dans le Bar-Congo. Ils ont cru que, dans ce domaine, j'allais manguer de fermeté et donner enr qrælgue sorte une prime d'encouragement à ceux qui chercheraient à entretenir I'agitation et le désordre. |e tiens à dire netternent gue ceux qui pensent cela'ont mal interprété mes intentions. ]'ai précise lundi, sans équivoque possible, au cours d'une très large conférence de pnesse donnée à Bruxelles, qu'il n'était pas guestlon pour le Gouvernement d'entrer dans les vues d€ ceux qui songeralent à revendiguer, pour I'une ou pour I'autre partie du Congo, la séparatim du reste et I'indépendance immédiate. J'âi justifié cette position en soulignant gu'aucune région du Congo, quelle qu'elle soit, ne pourrait espérer devenir un pays prospère en s'isolant du reste du pays. )'ai souligné qu'au surplus, un pas dans ce sens ,risquerait d'en entraîner d'autres, et gue pour finir au 'lieu de former un Co,ngo riche et puissant, nous aboutirions à uae mosaïque de petits Etats. Et ccla alors que le Congo grâce à ses richesses humaines et naturelles, grâce à ses régions économiques cdrnplémentaires, a tout en mains ,pour devenir un des

plus grands pays de l'Àfrigue.

Et

cela alors' gue

le

monde, dépassant 'les

corrceptions périmées d'un étroit nationalisme, s'organise pour survivrre sur la base de grands ensembles politiques et économiques. J'ai dit netùement gue porter atteinte maintenant à 'l'unité du Congo serait faillir à notre devoir essentiel à l'égard de ses 13 millions d'habitants et que, si nous agissions ainsi, 'les descendants de ceux qui, dans certaines régions, y songent peut-être, se,raient plus tard les premiers à nous le reprocher. Et je concluais:la Belgique aidera,le Congo à dêventr un grand pays. Sa politigue, sur ce point pas plus que sur les autres, ne fera I'objel d'aucune défail{ance, Nous ne reietterons personn€, de la grande famille conçjolalse, mais nous demanderons à tous - et à toutes les régions du Congo sans exception - de travailler loyalement à la réalisation de cet idéal du,r mais exaltani. Et cela parce gu'i,l y va de l'avenir du Co,ngo, dont nous soknsres auJourd'rhui responsables. Cette position est claire et n'indique aucune téndance à la faiblesse ou à de tmauvais accommodements. Mais ,- et ceci es't tout autre chose + est-cê unê ralson pour ne plus souhaiter rallier à ces vues ceux gui naguère y paraissaient o,pposél ? Est-ce une raison pour ûe pas essayer de ramener la conco'rde et le câime des esprits à Léopoldville et au Bas-Congo en demandant à tous de faire bloc, derrière la Belgigue, avec le restant du pays afin de construire un Congo lndépendant et puissant ? Nous avotrs tous un intérêt évident à la pacification des esprits lfn gouvernement gui ne sau,rait pas distinguer c,ela ne ferait_pas preuve de ferrreté, mais de légèreté. Telle est exactement la ligne de conduite que nous nous sommes tracée et gui, maintenant ctairement expliquée, fera disparaitre, je l'espère, les appréhensions. J'ajoute que j'ai maintmant I'assurance gue I'lrnp€dse majorité des habitants de ce pays, aussi dans le Bas{ongo, acceptera de suivre la politigue définie et de collabo,rer à sa réalisation et au rétablissement du calme dans les esprits. Un der,nier point. Certains investisseurs redoutent que la Belgique ne garantisse plus sufflsamment leurs activités. Cette crainte est évidemment sans fondement. ]e dis < évidemment > car une telle attttude serait à la ,fois une injustice à l'égard de ceux gui font preuve

d'esprlt d'entreprise et une faute à l'éga,rd du Congo lui-même, gui se verrait prlvé des capltaux sans lesguels son essor ne se poursuivrait plus. |e crols gue les intéressés n'ont pas sr:tffisamment étudié la Déclaration Gouvcrnimentale cur ce polnt. Celle-ci énonce explicitement que sur, le terrain écononrlque, la prospérlté du pays n'est posstble que grâce au travail de ses habitants ct i un citmai de conflarice. C-etti conftance est nécessaire pour s'assurer le

6l


REALISÀTION, DES PROMESSES

LE IUGBMENT DU MINISTRE

concours des techniciens et l,apport des capi

ô;-"ô'

;"il;* î^ii"',

un imiêrieux b"*;.tïri.bflilï,ir la prospérite econâmique ,ie-l'io'coit que dansÉllîlf"ï:"0î#,.1: un crimat d,ordre, de contiance et de travail. Et elle ionclut :s.ur l'idée que

<< Le Gouvernement- mettra tout en ceuvre lour gue ce crimat pas rroubré' par l'exercice io"rr""J""té, û' ÉJ;;q;;-.";J;;'ii" ne soit .d" .".porsabilites à I'éqard de tous"u t"r l,urit""tl-iu-co-ngo, Àu cours de ltvorution politique, elle se doit de maintenii-;;;'i.;;" .arrr"irl.ù"ti"n"ît' aïln'qura", t" contrôre. Elre se déchargera d" ;.tt"-."-";;;..uiriïï"î'rîïn""oi"''l"l

institu_ r,o"a"", proùection des-personnes et

tions congolaises nouveil-es .""o"t ."p"uiJ.-^ï'uour""

1""""îïî::

des ensageme"t, e"Sti.,

"ïpi,*rit

la

t"

.o'tin,r'rtà

àï

En langage nlus

ce-ra signifie 1r^ai1- lncore, -que I? Belgique ne se dessaisira politique sans avoir l'a*suËn.e formeile gue ies capitaux investis l:uÆlar"ir. au \-onso continueronr à jouir de ra sécurité q"'il" les pays du monde libre. La Bergiq;Jep;i;r;;Ë;;,TË,," ,e;cl;;;#à;Jift que'e plus srand bien"dl cJg;lË'Ë'ir'â:â., .". capitaux à s,investir, parce que juste qu'ere se soucie de leu,r securité.

Pour que cette sécurité soit le plus

sûrement acquise, qui ne voit que l,essen_ tiel à faire auioutd'hni est de-.ieii*""-.li#i ;;';;;"'î".o"eîl,Til "tJquel

fraternité, un élimat de mutuel .""p".iïu* ", a" n'est possible entre les p"putut#.---Ë"g;r"ir"aucune coflaboration durabre et branche Àfrique?. Cet aspect a"-pi"tiJÀ."-" - étubli"" "r, oîiiséc.urité a".1"*ii'*-entJ que pou" r'.iÀiî'.,1"'Hîi ,i,îî?,1;",rïi":îîtJa indisperuable

d'v insister a êt..i*-"*".Ëii. l" I'ai fait récemment encore au r. je demande à' tâ,r",.aux blancs et aux noirs, de cdrrprendre que de cet dJ -"i""i';;.p;J:t'a" î"i""^.îràio?li"ii'aep"o"sp"it.t L p-i".pe"iËîr";";'a'"'"o;; dront I'ordre, ra ouissanÉe. Ëï'.#à:entants d'anciennes coloniês étrangères ,ro,.r" sénat et

.ye

le refais ce soir

pays' adopté à temps une-politique

majeu,r.

ont feii.iË'o avorr, contrairement à d,autres

";;;i;:'ii"rs

ne ,pouvons perdre cet atour

Et maintenant, ie dois conclure. Savez_vous. au conso, er très s;éciar"-;;i-;'t;ô;ld;ïËL" ce qui manque un peu partout sérén*é et la bonne humeur. ces deux qualités léo"ndai.e.-à" pîà5îâï'.;ngolais sont en train de s,arrérer chez les uns et chez "res autres. ch;.ï; ËiË ;; sa têre ou dans son cceu,r de graves soucis sont pas roujolrs l.r-;êÎn;;;1...à-.oojr", "".."::1._,:^_11 guent ou au contraire l" 'réagissent Ies uns sur les.autres, créant urr" atmosphe.e déprimante ou une rt-*ni,Ji"-tgràr"lïr rirr,=Èlun." car I'histoire apprend ou'tr,.n grand pays ne s'esi jamais €t noirs, renoncer à cera forgé dans ra rnélancolie ou la crainfe ao i""a"r,i.iir. 'amertume, Touiours, au contrai,re, un souffle d'enthousiasme anime ceux qui créent une nouvelle patiie. Et .'".t _bi'"n-a"-;;i;;r/ii'u;ii'ici. Des difficurté; plus ou

i:iTi

j#ï:"e"iîi:ï,îi,oi:ï,.0î:,1"î;-"-";";;;;;;#:d*i"pli.oot",,,"-

r;;;;.'r i# :;;

pt e i n trava ir d" r ;i";'iJJ il.,?"T|, se laisser aller au sceDticisme, ne pas s,aigrir. Faire face, avec foi et confiance en soi, "i J rti"qui?i"àIll, "ur,o,.,, f;;;;;;ï -ser_a beau pour autant que chacun en ait la claire vision et accepte "" atv tr""àiii"r dans ra joie. pour ce.lâ il faut s'unir car la désunion esr, feuj6u1s,.'" i;;;'à;,faibresse et une cause d,échec. Nous avons une doctrine et nous l'apf,liqu"i"t Ër. accomprissons chague Jour au moins un acte positil

ï"',i,i :ili"i';ï,r::

pour la ,eafJe..'Ë-é""

,*Ï;:'{:'*i''iiâilÏ;'p""d;'iâ;;;?i"-'i;*""'"':T-:"i:ilti:*ln: 62

21

Dkcours à

la

avrll

1950

Chambre

NL Yan Herelrtick, Ministre du Congo Belge et du Ruanda-Urundi. - ls. .toootlcurr demandent encore au Eouvemement d'accélérer I'évolution de sa noutelle politique en cc gul conceme Ies lib.rtés politiqo"r. LJn avant-projet de remaniement de la Charte colonlale iera proposé pour lin r95g. II est indispensable qte ces matières soient soumiseg aux .,onseils de province, nouvelle [o*rle, et non aux conseils actqels. Nous devons pouvoir nour appuyer su ure arr.mblée élue, sans quoi nos projets seront contestés par les éléments avancés. Ces projets seront présentés en luin 196o au conseil de gouvernement, en reptembre 196o au Conseil de Iégislation et au parlement lors de sa rentrée.

J'y insiste : les timing établis pour les institutions ont été respectés, voire davantage. l-e collège corsultatil auprès le gouvemement est constitué; il se réunit cette semaine, trè8 exactement Ie e5 avril. Les collèges consultatifs auprès des gouverneurs de province ront constitués et Ia première réunion prévue pour firr mars â eu li"u dans les différentes provinces, ,auf dars Ia province orientale, où elle a et lieu at déLut d'av*I. L'élection par chaque conseil de province de d"u membres du Conseil législatil est faite depuis lin mars. Et le rr mai, nous aurons à Brux"lles Ia réunion du Corseil lcgislatil nouveau, avec l"s membres venant d'Afrique. Les conseils de tenitoire : les avant-proiets sont terminés' lls seront soumis en mai t95q aux conseils de province, en iuin de Ia même année au Conseil du gowemement, en reprembre, au Conseil de législatior, pour être promulgués en octobre 1959 et exécutés fin de cette année pour les élections telles que prévues à la déclaration gouvernementale. La réforme du conseil des villes et des communes : I'avant-projet est teminé. Mêmer procédure et timing que pour les conseils de tenitoires. Pour les conseils de province, I'avant-proiet sera teminé incessammeni. II sera soumis en mai 1g5g aui conseils de province, en iuin 1959, au Conseil du gouvernement' en rcptembre 1959, au Conseil de législation, pour être promulgué lin 1959 et entrer en npplication dès -ars 196o par Ia constitution oot""ll" des conseils de province' Votre commission propose encore de rélomer et ren{orcer I'exécutif. Dans ce domaine, rrne suggestion est faite, qui mérite t'attention de votre Cha-]rr"' il est dit qu'il faudra houver une solution plus rudi"al" pt" une modilicatio. d" la Charte, alin que le pouvoir cxécutif politique soit présent en pemanence au Congo. M. Laræk. Vous dites bien, Monsieur le Ministre, en permanence ?

M. Vcn Hemel"tich, Ministre du Congo Belge et du Ruanda-Urundi. * Oui'

en

Iremânence.

C'est une rélome d'une très grande ampleur, parce qu'elle touche au fondement même de ce qui a été, jusqu'à présent, notre conception de I'administration du Congo. ll rerait très intéressant qu'un échapge de tues plus tpp.ofotdi ait lieu à cet égnrd. énome qui incombe au gorruemeur général du Entre-temps, considérant Ia

"h.rg" Congo. non seulement le vice-gouvemeur général a été désigné comme vou6 le savez, mnir il est aussi préw que dans les lout prochains iours I'entourage du gouverneu général rcra renlorcé par de hauts fonctionnaires. Sur ceu-ci, Ie gouverneur général pourra se décharger d'une partie de ses attributions, surtout administralives. Il s'occupera ainsi, d'une Îaçon normalc, du gouvernement général du Congo... En cc qul conccrne Ic tranrlert au Congo des organes de direction des sociétés et der pôrôtlalr1ur, la déclarallon gouvernementale r'crt prononcée. Depuie lore, tour les paras-

63


wçl-

lataur ont été invités À étudicr ce transfert dans le dgld le plus court. II est éddcnt quc lee parartataru comme I'OIItce dee Constmctiong africainer. comme Ie Fonds du Bten-Etc indigène, comme le Gédlt a'x Congolais, - devenu dorénavant Ie Crgdt aru Ctarrer moyennes et à I'Industrie, x n'ont plus leur place ici. lls doivent êhe présentc en Alrtqoe pour y irendre eux-mêmes, pa" Ieor direction, Ieo dlspositions néceesalres, adapt6er anr circonstances de l'endroit, Faire un eflort particulier pour kopoldville et les envtrour : c€tte sugglestion esl à retenir, elle rappelle ce que nous avons connu en Belgique avec I'O.R.E.C. il y a quelquee annéer. Mus ferong certalnement un effort daru ce renr.

p. 5).

l? aotÉ

1969

LE DECRET DE BASE SUR LES LIBERTES

Article I : La liberté 'de rêpandre sa pensée par tous moyens est garantie dans les limites fixées par dêcret. L'autorisation préalable ne peut être prescrite. Lorsque I'auteur est connu et réside au Congo belge, l'éditeur, I'imprimeur ou [e distributeur ne peut être poursuii. Article 2 t La'liberté de s'assem,bler en des réunions ,paisibles et sans annes est garantie dans les limites fixêes par décret, I'autorisation préalable ne peut être prescrite. Les rassemblements en plein air et les réunions en des lieux non fermés et découverts restent entièrement soumis aux règlements de ,police. Article 3 t La liberté d'association est garantie dans les li,mites fixées par dêcret. L'autorisation préalable ne peut être presorite. Le droit de constitger des ,partis politigues est également recgnqlr d_ans le respect des principes démocrati,gu€s, de la legalite et de I'ordre public. Article 4 : La liberté syndicale est garantie dans les li,mites fixêes par décret.

6{

la.F-!

4

^51f;

DEUXIEME CHAPITRE

REALISATION DES PROMESSES

(Chambre, Annales Parlementairer, no 41,

u

-rff ?F: " TI'

: LA RUPTURE DE L,HYPO. LE

îHiidbu coNiô iiNITAIRB' L'ABAKo Er FEDERALISME.


I* ilaclantlon gouvetr.ementale est fondae sw I'hypothèse i!'un étod congolals unitolre, décentrclisé, Mise è pa;rt I'Aboho, cette hypothèse ne fut pos contestée por h" pailis congolais cu cours d.es premiers mois ile IQJQ car hs naiïonolistes congohis étoiant [ostiles ou fédércltsma ou à la balkanlcolton ilu Congo, tf,èse des séporalistes Èotongois. C'est I'ABAKO qui vo mettre en question cette hypothàse wûtahe el lalre ilu lhèmp féiléruliste une ihs lignas de portage entre motutetnents, parlis et

associations p oltti4ues.

L'ABAKO, cssocialion ethniqu,e et cultwelle æéée en tgso pour promouvoir Io lorr.grn hihorqo s'est pftæntée aux éIections conmunahs de LAopoIiI"tIIe sn d.é.embre 1957, rcmpofio;r;t 155 sièges sur r7o. Ses leaà,ers fwent anâtés o;irès les troubleg ih ianvtrlr tg5g et l'ossociolùon fut ihssoute (voll' annexes).

0 mare

1969

LE MINISTRE DU CONC'O EN FAVEUR DE L'UNITE Au.ann brte, à notre connorissar"ce ne défintt mteux Ia thase offtctelle concernant I'unité ilu Congo. II àate d.u g marc

1959, veille du déport du ministre oert Léopold.uille où iI devait pnndre Io ilécîsion de .oupe, court au risqvn ù.e prccès politiqua, en libérant lns derniers leaàers ernprisonnés de I'Abako et en

Ieur proposanl un séjour en BeIgiqua,

Vous savez que le Gouvernement s'est prononcé pour la constitution d'un Etat congolais démocratique qui, lorsqu'il sera doté d'institutions co,mplètes fcrnctionnant dans l'ordre et le caflme, accèdera à I'indépendance et choisira, dans la plénitude de cette indépendance, la nature de ses nouveaux ,liens avec la Belgique. Cette doctrine fondamentale implique gue le Congo se forme et progresse com,m€ un tout; elle implique, en un mot, l'unité du Congo. I,l semble qu'en Belgique comme au Congo, ce'ltaines personnes s'interrogent sur le point de savoir si cette doctrine reste bien celle du Gouvernement. On apprêhenderait gue le Gouvernement eîvisage d'entrei dans les vues lde ceux qui songent à revendiguer, pour I'une ou I'autre partie du Congo, la séparation du reste et I'indépendance

immédlate. 67


-,,'qIF ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

PARLEMENNTIRES BBLGES FEDERÀLISTES

fe tiens à dire, de ta manière la plus fcirmelrle, qu,il n,en est rien.

Le Groupe de Travail avait déjà 1déyeloppé ùes raisons pour lesquelles I'inieret supérieur a" tou, iâ, l,Jrr"ri'Àï, càîî]'*rrrr"

I'unité du pays. Le Gouvernement a pris position dans ce sens et sans restriction aucune cette position.

il

maintient,

jX':::i*î":",'.î ";X: à;'i;;T;" ," fiJ. Congo riche et ouissant, "î'ii*mosaïque de perits Etats... Et cela âto"r. qu!-ià-CJ*;;ê "";;J;ti;o* aà urr" ses richesses humaines

4:'ôJô#îï;"ï:i:l,Tfi d'en enrraîner d'aurres, ":"il',i,i'iiffi gu€ pou,

et naturelles, grrâce a ses. régionË à.Ë"oÀiqu"s complémentaires, a tout en mains pour deveni, ù d", plu. payi l"urra. de l,Afrique #;;;ffi:stconceprions périmées d,un? Ft c.ela alors que t" étroit nationalisme, ",""à", s'organise'p;;:;;i"r" sur la base de qrands ensembles politico;écon"-*iquer... porË"

;;

b;n" m,aintenant, ce serair faillir â ,o, d"roi"r-essentieis "tt"r"i" d]fiË Jït;;";; à. ,", treize millions'd'habitants. Les à"r.""a""t" taines régions, y songent peur_êrre, seraienr, de ceux qui, dans cer_ pl;;;dî"*iràr"", à nous Ie reprocher. 'cette affaire-rà est donc entendue. La Belgigue airdera le,congo

,:ï{i:';',.,#;;rjllï:}i-:",,:,:i;"tu}jfuj"ru: liii::ï,ffi terons personne de la granâe famille .orr.q"l"i"",,i;À';;rr';;""derons à tous _ - et,à t.r1"fr.Ë#ô;;iïC-,g1,^r"*;â;il de travailler lovalement.a a cet idéar dur mâis exarEt

cdla, parce

q;',t

"z"r]!;;b" t ;;Ë"r"";ir

!1t. aujould'hui responsables. sommes (Réunion d'Infomation

du Congo, dont nous

du 25 mils à Bnuetes, à I'initiative du caf,inet du Ministre).

B

DEUX PARLEMENTAIRES FÀVORABLES

AU

st 4

ma,rs lg59

BELGES

FEDERALISME

1' M' Phorien; président de ra co{nmissionr sénatoriare du congo, en faveur du fédéralisme. Je voudreis également, Monsiær Ie Ministre, mais ceci,

vocation

à

I'unité.

'

qr,"lt:"ii,"îii,::.li.t1'o1_ ".Té::' su'une région d.u Conso, quelle er

unc crrcur. ù savolr qre Ie ConEo auait une vocation à I'unité. Je n'ai aucune prétention à I'tnfatlltbthte, mais mon oplnion se ba." sr. de longues réflexions et des conversatlong avec da nombreux coloniau, et fe crois que Ie Cotgo a une vocation à la fédération. L'argument donné par la déclaration gouvemementale, repris d'ailleurs des conclusio.. do group. de travall, consiste à dire que ce serait nier I'æwre de I'administration que de contester sa

me direz_vous, n,eet peut_être par une qucr'on de grande actuarité, attirer votre attention sur ce quc fe conrrrr-\re êrrc

Je ne le pense pas, car nom avons les uemples de I'A.O.F. et de I'A.E.F, Là aussi, ll y avait ue unité d'adminishation. Or, on a constaté, Iors dr référendm organisé par le général de Gaulle, que ces parties se sont fractionnées .r Ca-ercu., en Oubang:uiChari, en Guinée, et que sais-je encore. L'administration, à qui je rends d'ailleus Ie plus grand hom-agÈ, n'a pas la possiLilite de faire naltre ce sentiment national, ce sens civique mqr"l h déclaration gouvernementale

fait

allusion.

Gngo des frontières a*ificielles ou tout au moins empiriques. Ce ne sont pas des frontières naturelles. ll y existe une multiplicité de racee, de tribus. de langues, de dialectes, de régimes, des sultanats, des chefferies, etc. La superlicie du Congo est de 2.2oo.ooo Lilomètres canés. On s'imagine difficilement ce qu'est cette étendue, mais si vous superposez la carte .fu Congo sur la carte de I'E rope, en mettant Banane à hauteur de Sanagosse, Ie flewe Congo traverse la France, Ia coupe en d.u, puis le Congo s'étend st Ie s.d dt D.nema"k, ue partie de la Baltique, coûrre toûte I'Allemagne, Ia Pologne, I'ukraine (ElisaNous avons au.

bethville se trcuvant à hauteur de Salonique), toute vaquie, Hongrie, Suisse, une partie de l'Italie.

Ia péninsule des Balkans,

Tdré"oslo-

Si je -. suis pemis d'évoquer devant vous I'étendue du Congo par rapport à celle de I'Ëurope, c'est pour atHrer votre attention sur la grande variété de tout ce qui se paEse la-bas. II n'est pas sulfisant de dire er Euope qu'un Llanc de Tchécoslovaquie ou un blanc des Pays-Bas, c'est Ia même Non. "hot". Rien n'est plus faux que d'assimiler un noir du Bas-Congo à un noir du Katanga. Ce sont tous Ies deu des noirs, mais ils sont très différents. Quant au climat, on egt quelquefois étonné de Ia diversité que I'on rencontre là-bas. Alors que Ie Congo est en grande partie ué sur I'Equateur, il anive - je I'ai constaté moi-même - qu'il faille faire du f.r pour y être confotable. Je ne tire de tout ceci qu'me conclusion pour I'lnstant : c'est qu'il faut faire abatdon de tout parti pris oncernant Ia conception de I'mité du Congo. Je sais que ce n'est pas votre cas, Monsieur le Ministre, mais il faut bien se pénétrer de cette pensée. Les conséquences futures s'en révéleront. Songez à Ia fomule que ie me suis pemis de vous envoyer dans ur mémoire au début du mois dedécembre. Je I'ai publiée. C'est là Ie fruit non pas d'une improvisation, mais d'me très longue méditation qui peut certainement vous être utile dans l'évolution future de votre politique a I'ggard des noirs. (Joseph

Pholi.n, déclaration au Sénat,

I"

5-5-1959, Annales Pailementaires,

n.2!,

pp. 428 et 429).

2. M. Dehousse, ansien président de I'Assemblée du Conseïl de I'Europe. Pukque l'nl parlé de Fédératton, je déstre souhgner que ie ne Ia conçois d'aillerus pas unlquenrcnt ,lnnr l,rr rôpportr luturr du Congo avec la Belgique, mais également à I'int6 dour du Congo lul-môme.

6E

69


tE MINISTRE INTER.PRETE .,".-l:

c;1,'"u

""r;:i:::i.:î""

de manière que,qu. peu abshaite' c'est tme entité ûui nerépond un Etat unitairc et centralisé, qui englobera* r'*."-br.'d" ou" "i"lun, ",t c;;rq-tàà"1ir",, me"*es. sembre, dès lors, difficire a concevoir' c'est pouquoi ie préronise_non à l,extérieu, mais aussi Ia Fédéràuo, a I'i.tcriur.'d, C""g. '|d igaération '

u'd;

En attendant notre retour, nous vous

oehousse,

". ^rttîïlr.

16 ma,re t96g

LES LEADERS DE L'ABAKO

En

A

BRUXXLLES

captiuité, Ies leaders ile l,rrbaho

ne connutent Ia déclotation gouletrlementale du tS ni Ie ", irrnviet, Les autorités ne po, I" t.rt".-Lri, ooo"ot, "nd,*^t "nt M" Croquez, du _hur barreau i; message

*:!

ru;i;rf

Ce rut i,4. n;; fit remettre un erempi,oir., par la sutte.

en

Antué à-Léopolduille le

",iii:"T"#li:u,;î:i"u",,î# rr

mars (où, à l,rnittative du bouryettropéens aaaïent été invités à ferwer)' Ie ministre M. Kasa-vubu dans Ie'bureau du parquet.et "'""t"";;;;-;n. rnestre

van Heche,.Ies rnogasizu

lorsque M.-i; Hemebiich quitta l,aéroilrome 'de Ndith, ilans la irl ,î'^yr, toutes ies mesûr€s avaient "i1ira. été prises pour rcsler l,all.,t""

Id"_t;l;;*."rïii*

a. af a" t4 marc, en grand secret, MM. K"s-a_vubu, Kanza"rt.' ;; N;""" prirent place à bord d,un auion théâbe. En- effet,militaire.

IJn tu.ritorial les

accompagnait,

M.

Bissot.

Après leur anivée, Ies ler,ders de_I,Abaho diflusàrent une note et une déclaration. on ,"t*,nd"o ,i,l)i,1i'i].JJin" uanl : < Nous-acceptons de"n discuter en temps et Iieu Ia ".rmise en application de Ia po,litiqu" .ro*"11" ,.

I.

;iff :i*ié.:ffi

>

'< [a grandeur d'âme de Sa Majesté le Roi des Belges gui s'est pa,rticr.rJièrement traduite dans son message précédant la déclaration gouvernementale du treize janvier 1959 est la meilleure garatrtie de ta confiance qu'elle avait déjà fait naitre au p'euple congolais lors de son voyage en 1955. Nous tenons à rendre un sincère hommage à la loyauté, fermeté et équité de M. Van Hemelrijck, ministre du Congo et du Ruanda-Urundi, gui a pris à cceur sa mission de faire appliquer les institutions inspirées par la nouvelle poli. tigue congolaise. Nous nous permettons d'associer à cet hornmage tous les amis et ceux parmi les habitaots du Congo et de la Belgigue qui ont été de cceu,r avec nous pendant les tragigues événements gui ont margué notre pays en ces premiers jours de t'aa

1959.

Fuissent les hommes comprendre que, dans de pareilles circonstances Dieu demeure seul Juge équitable. Le Congo entier a le plus grand intérêt à ce gue la confiance, la conpréhension et une edfective collaboration existent entre tous les habitants du Co,ngo.

C'est pourguoi nous demandons au peuple congolais de rester calme, d'oublier le passé et de préparer I'avenir dans I'esprit de la politique nouvelle qui conduit le Congo à I'indépendance. En cas où I'o,pinion générale désirerait connaître notre avis pour I'instant sur chacun des points de la déclaration gouvernementale du 13 janvier et sur la façon de les mettre en application, nous répondons par le proverbe suivant : < Mbisi Ka Titesakana mu ntinu ko >>, c'est-à-dire : << même le chasseur adroit peut facilement, dans la précipitation, rater un gibier ea pleine cou,rse .> Toutefois, compte tenu de la promesse formelle faite par Sa Majesté le Roi des Belges de nous accorder I'indépendance, la compétence des personnalités qui ont élaboré et approuvé la déclaration gouvernementale d'une part, et de la bonne volo,nté gui se manifeste d'autre part, nous acceptons de discuter en temps et lieu la mise en application de la politique nouvelle. Du choc des idées jaillit la lumièrre. >>

(Texte diffusé par I'Agerwe Belgo-Congo

le

17

*utt

rg59).

18 ma,rs 1969 faisons

bien arrivés en Belgique.

André Kanza, Thomas Kanza .

;::'",h"i"ffi

d'avoir

2. NOTE:

DECLARATION :

< Nous ]oseph Kasa-Vubu,.Daniel Kanza et Simon Nzeza, nous savoir à nos familles et à nos âmis gue n*o-*î}.".

_

et

(Sé) : |oseph Kasa-Vubu, Daniel Kanza, Simon Nzeza.

r""r"-""i].

f,r-_à_ll''L'' déclèrâtion au sénat, Ie 4-i-r959, Annales parlementaires,

demandons de rester calmes

conflance.

", f"r.ti"'ï tt,'o:iiJ:i"iilï""ffi

..?lïi:i,:ii";.iffi

L'instrucfi o,n iudiciai

,''*.,i'J*i"it"iïji:ËiJ:::i*"fi

"'lî"""ffi J",,"#Ëli,[îî]avo,rsété

tronsei-ies'rË;'i,.ilËîLd"""";#j:Ë,#îï":ff

1*.*;,]r:"1;ff,yJffili

COMMENT LE MINISTRE DU CONGO INTERPRETE LA NOTE DES LEADERS DE L'ABAKO Lc.' Iibérutton des leaàers ABAKO suscilo des ,smous or" Congo, certains groupes d comme I'lnte$Ad\rohe - interprétdnt Ie aéJour en Belgique comme une prarnotion au rang d'in'

Ierlocutaurs vdlr;bles,

A

Bruxelles,

M. Yan Hemebiich |ut

prté

70

7t


ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

MOUVEMENT DE RESISTANCE BAKONGO

ne pas [atr9 ile déclarctton publique attant Chom',. ; Ie Conseil d. C..bi.^Lt d"-;;

d.e

la

sétrnce

de Ia

;;;"i,î*Ti)'n"A"r..

Ie rg

mors, repondant aux crttiques socto/tstr". î"ltt ^irtrt"n Ia Chombre reietant l,interprétotion selon Iosr*II* les leaders éto,ient a-n"urâ,",

.

une d,éclatation_à d,éranl

leur

,.";';;;;;;;;,unt .on"i_ un ralliement à Io

déclaration ,..,ilrqu.- comûrc

poliliqun du tS icLrlatet.

poru

compenser l,effet dc Ia hbarafion I'ABAKO, Ie mtnistre in-xo-", B"ùù;-;,;;,; ihs Lead.ers d.e notables congolais. M. Van Heche, bougmestre de Ia cornmune d.e Léo_ poldvtIle' ,".ots chefs iru pani i" ru"ii c;;;.i";;";;'fr. por*"n Lwnumba, préstdint d" M.Cô. vinrcnt à BnxelIes à Ia même époque. intéressés m'ont remis une déclaratio-n. -Les et -Messieurs' c'est lÀ un des acrq ;; Ë'iù.J 'lonné Iieu À diveres interprétations.

cette décraratior' cri,

-'a

été présentée hier, m'avait da;a etc offede arors que j,étais iuT'-.' uu"" M. Kasavubu. EIre n,érait pas encorè rédigée à ce moment, mais ir-m'a nt**u'i" faire une décraration de h politiq.c gouvernementale. l'"r *f"rc ';"; à "atiement :"-B.rgique, moment, M. Ka.arubu détention' L'un de ses premiers-actes, était en étant u*,rc fut de rédiger cette décra_ ration avec ses amis et de me Ia ", reme.re. c.t"-"r-i-ptiq"l, t";;uË'i]'"lTl'1._n

la politiqu' notamment

gouvernemenrare

;;;

,p Ia suivante' c'est d'accepter d; I'existencc,

;':";ï;"i-*-

l"

u contient cerraines subrirités et

o""*""i tri""*;,

";ii:'ii,"t, dont nous devons nécessairement ,,"*p.i-.. dl,.'i:""a*

o

Dans tout cela, il ne faut loir ,u"ue chaus"e_trape,- comme d,aucuns le pensent. Je d"r r.n pa" mar d. -,io".qo. d*. Iu voie de Ia pacification des esprits au"h";".,-;;;r""1"i, congo s"rg;, nous voyons"h".i, les principaux opposants du la politiqu" du gouvernemen, tr"tg. i*.'.. pays se ralli.", du moins dans les grandes lignes, à la politique que nous arors défiri"... Je sais bien, Ies déclarations qui viennent d,être rendues publiques au Congo et en Belgique donnent lieu à.r"s inrerprétâtions diverses, et_r,on craint que re Minis-tre n,ait fait un sort privilésié au trcis l."à";r;;'i'À;;;li.-'n.rr,or., cerrains rui prêrent cette directement êvec eux d" régions qui 1",

I''u"'i"l.,

r',ù"îr""i"o" a"

Dois-ie dire qu'il n'en est.pas question ? Je n,ai pas ici, comme Ministre du Congo et du Ruanda-Urundi, à m" mettre- en rapport avec 1." I"ud"",

nous occupe,

72

il

-"."".di

Parlementaires, Chambre des Représentants,

s'agit de leaders de partii-dissous,

de partis. Dun,

du. b"r.g_"rt."

révoqué.

I.

"u,

n"

56-37, pages 16-17,

séance

avrll

1959

r8-:-ss).

23

LE MOUVEMENT DE RESISTANCE BAKONGO EN FAVEUR DU PARTAGE DU CONGO (Docament inédit)

de Résisrance Bahorgo, clandesrin, prit en laloeur ilu pafiage du Congo et de I't.n dépendon"e immédiate. C'est Io prcmière lois que, dar.s un de boycott de I'ap' document pubhc, est lormulée Ia ^enace plication de Ia déclaration gouuernementoh.

Le

Mouremtent

position le z5 avril

L

considère que, dans I'érar actuer

ffii':"';i:lTer

du

d" J";;.-'""";;;;Ë

i;;J; :;;"-o, er lieu Ia mise en appricarion de Ia politique gowernementare-' ritr.","" Ë;. i"J.r"" est un droit qui apparrient à tous les habitants du conoo Belge et iJ-Àt";;a;".e,

Ë-:fË:t*

"

Je viens de répondre à cette supputation pulement gratuite. Le Ministre dt Cbngo t'a nullement I'intention ni Ie droit de négocier au suiet de I'avenir du Congo en général et du Bas-Congo en partirolier. II y a d'autres inquiétudes. lts acceptent, dit-ot, de discuter la mise en appllcation de la politique nouvelle, et l'on donne pas mal d'interpiétations à cette déclaration. II n'y aura à ce sujet aumne discussion ni aucune négociation. C'est sous la fome Iégalement admise - ou qui sera admise légalement au Congo - de Ia vie des partis politiqt"s ou pur Ia voie des institutions régulières que ces disctssions doivent s" dé.otl"".

(Arrrl"s

lr leur est roisibre de Ie faire Mesdames il", ,t, disposenr. cette décrararion a

erurt JïI que les dirigeants de l,Abako qui, il y a quelqr.s semaines encor., refusaient'i" ,. laire 'ï""ti"-r. par Ie g"oupe de travail qui' il v a peu de temps, -entendre o-"1;-r;";Ë, I" qu il, vouraient c,était l,indépendance immédiate du congo Berge et qu.'irs jir'truit." sur d,autre ne bu.. qr. y compris Ie départ dc. bluncs du c;; aert""i""t ilË: fJ ,ulli"rt, dans cetre décla;rion,""r"_ra, polifique gouvememenrale,"ff" qJ"ru'i"e;'d-;j:' à Ia à Lcopoldville' u'"o*'

lJn communlqué a été falt par un raseembtement de diverses organisations à tendance polltlqrre à Léopoldville. II y est dit notamr.nent , . Pour Ia -tt." des Balongo qui ne r'attendaient pas au départ en Belgique de Kasartbu. Kanza et Nzeza' m sondage fait apparaltrc qu'elle est convaincue que ces trois Congolais sont en Belgique pour apprendrc à dtriger le pays.

qui

Monsieur le Président (de la rChambre),

Nous avons l'honneur d'exposer à la haute Assemblée dont vous assuimez la ,presi'dence, tes points suiva,nts : I'l y a dcla deux mois que nos leaders sont sortis de lprison; y delà deux mois que trois 'd'entre eux se trouvent en Belgigue, a il où nous croyons gu'ils sont amenés, si pas pour négocier I'indépendance, du moins pour faire connaître les aspiratons légitimes du peuple congolais; il y a déjà deux mois, un profond _mYstère couvre ôettl < faméuse affaiie Abako > que la Belgique semh'le pren'dre pour terminée et ,définitivement nenvoyée aux calendes grecgues. Monsieur le Président, 'le Gouvernement helge a êté'peut-être sage d'éviter un procès politique ,qui 'devait inêvitatblement la desser73


- rr r.+r

1a

:':1,

i..

".-wilF

ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

vir' Elle est satisfaite' Mais Ie peu,pre Koirgorais (entendez Bakongo) dans son ensembre croit qi"-ia-rrui"e est roin

d,être close. Monsieur Ie président, votre hono,:arble Assemblée reçoit, nous le supposons, les rapports âu C*rJ.-f"rge. Nous croyons tu" ,ou" êtes bien au cour.ni âe ra situari-i aà"r"i" B;.:ë;,gi;i I:--"r, femmes et mêmes enfants, e ra procrantation de t'indéô "àtt""Jà"t pendance' Dcià on a assisté et on assiste partout aux grèves de l'impôt, manifestatio'ns spontané"r âri g.a.e à nos discrets conseils de persuasion, semblent'aiÀi""L, ali"iàsite. Or, Monsieur le..Président,.gr,-e fait Ie Gouvernement belge pour améliorer cette situation... u,bsoru*"rrt ri"n. Èi"r, uu-lorrt"ui"", il prend des mesures tracassières, susceptibles de ranimer les flammes.

On continue à nous_parler de la déclaration gouvernementale -Âpôtr"r. L'"rr"u, d, ;;t;fir,nà,-î., .o' entêtement devant le coronisé.. Et pourtant, ir î iu .orr, naissance de personn_e gue tres Bàkongo "'e"rt.pp" ont fait connaître Ieur opinion sur ce ooint. Noui croyons qu" .eà.t Ëu.'âr"tiiiïis strict, comme du sym,bole. des

s'ils sont ho'mmes comme .rour. Fuutlrt ,rou" répéter qu'irs ne veurent pas qu'on leur parle de ra déclaration gouverne-êntare et qu,ils demandenr en Ëonséqu.r. t;iiàzpiiâur"" immédiate? si votre honorable Assemblée i"end ."tt" pour une passion de quel_ ques excirês, nous la prions de bien "[l"iorr. vouloù, p"*àaiiï'i" iàre."rrdum du moins dans notre partie du Congo. Nous savons oue nous ne jpouvons obliger nos frères de race qui vàient la guestion sous un'aut.e ,de se rnettre à notre remorque. Comme nous aimona qu'or, "ngle, ,"rp"at" voulons respecter aussi.ceile J.; â;t*.. Nous notre opinion, nous avons, sur la voie du siècles d'avance sur les autres ethnies Je-l,Airique âin".i;.,r"is

Mais, Monsieur

le.président, I'unité du Congo est devenue Ie slogan favori de toure tu ,p"titiqî"-'.îi"u"r" b"r;Ë, *-Jà'"'i'""*u unité existait à l'éoogue precoroniale. or, à vrai ai"", r"*àir-i'alrique belge dans son rît'"ppàrée congo. Ét nous ayoutons que si I'occupation "tr."irbt" berge "" se serait'iror""gà-Ër-a"ia^î,iïir, r" Soudan et I'Egypte feraieniaussi ile Coiso. -Rï;;;;;;;;î;p", un m'al, car ainsi on ne le guérir p;.. b; t"r. .", ont àeii àîr"rrc antécédenrs er ce n'est pu.i" .orJ"Ët-* qri ri"itï*liii"'i",ro..

L'Empire des Indes.;'"

plr;-:;;-""ï"., de l,époque

coloniale; I'Indochine nr-ry e,i" .1. pîpi"tiËr si Ia coronisation n,avait .n'ex.iste pas empesté I'air du Moven-oriâni, cerui-ci sou,lèvements dont il est sans cesse ,le "" ;;;;;t*ii'eî" .", thëatre.

.

Ygur n'ignorez p?.q-qug -difficultede la nature arbitraire des frontières a vrai sentiment d,unité

coloniales résulte la 71

"*"i-r"

MOUVEMENT DE RESTSTÀNCE BAKONGO nationale. Le Congo, tel qu'il est mis au monde par I'Acte de Berlin, ne ,pourra pas échapper à cette règle. Son unité n'est que tro,p apparente, trop artificielle, faute de n'avoir pas voulu suivre les divisions existantes lors du partage de I'Afrique Centrale par les puissances européennes. On nous traitera sans doute, Monsieur le Président, de tribalisies. Or, sur ce comrpte là, gui ne ,pourrait pas l'être ? Sans I'erreu,r de la Conférence de Berlin, le territoire des Bakongo couvrirait plus ou moins 1.200.000 km''. Et pourtant, il y a des ,po,pulations en Europê, étaMies sw 30.447 km'2 voi're même 2.585 km' de superficie qui ont I'honneur d'être appelés peuples. Monsieur Ie Président, il est avêré que là où, les habitants sont implacarblement divisés lpar la race, la ,culture ou guelque autre force, le système démooratique est mis à sévère épreuve. Or, Monsieur le Président, la 'démocratie que votre Assemblée aspire à nous léguer, ne doit pas être un ,merveilleux cadeau posé sur un plat en terre. Ce n'est pas par 'décrets ou par discours qu'on réussira à réaliser ce qui a nécessité des siècles aux aînés. En ne prenant que le seul exemple de I'Anglete'rre, celle-ci a fait près de mille ans pour asseoir son unitê nationale. Oui, nous sommes à l'âge atomique, mais les atomistes ont-ils déj'à construit une machine capable de modifier la nature humaine ?

Peut'on, d'ai'lleurs, rêver du gouvernement centralisé d'un pays qui étend ses 'populations sur une superficie qui couvrirait la, majeure partie de I'Ouest Européen ? < En épinglant Léopoldville sur Bruxelles, écrivait M. Van Bilsen, dit f. Sepu,lchre, I'embouchu're du Congo se trouverait en Angleterre, le Nord-Est de I'lturi dans les Pays Baltes, le Ruan'da-Urundi en Rossie Occidentale et le Haut-I(atan,ga dans ,les'Balkans >. ]. Sepurlchre ajoute : << Et il est certain que,les Bakongo et les Mongo sont aussi peu apparentés aux Banyaruanda et aux Bahemba que les Beflges aux Lettons et aux Yougoslaves. Po,ur ne pas aborder un ,labeur irréalisable, il nous faut répartir les efforts de promotion du Congo de demain à une échelle plus humaine. Il n'est pas que désirable, il est impêrieusem,ent nécessaire de sectionner notre immense colonie en entités autonomes, les mieux chanpentées rpossib,le, ethniquement, sociallement et économiquement >. N'avait-il pas raison, ]. ,Sepulchre en émettant pareille opinion ? Evidemment, on objectera qu'iil avait << le mal du Katanga >. L'individu, et les collectivités d'individus, Monsieur le Président, ont le droit ,de clisposer d'eux-mêmes, et on ne peut ,pas, serait-ce pour leur bien, leur imposer un régime politigue ou autre contraire à leurs aspirations. L'honora,ble Assem'blée 'dont vous assumez la Présidence, est assez démocratiqus rpour qu'elle ne puisse comprendre

le bien fonde de ce gue nous lui exposons.

75


ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

LE CONCO, FEDE,RÀTION DE PROVINCES

r:rmi1er, ,^,^ de ï^"y, ,nou: vou9._qffirmons, Monsieur le président, une rors plus notrÊ foi dans |INDEPENDANCE rnavÈbiÏrE. r\ous exrgeons : le retour à bref délai de nos leaders; le partage Je betge suivanr noûre conception J_J";J-^;lor,[?"ib""" lïff re cas ou nos v@ux ne seraient pas écoutés,..noul prenârions gement de.bovc-otter toutes bi mesures a'"ppiiâtià"^oî, i,engaiùur", contenues dans la ,décraration gouverneme"târà. xrr" ,u"ori"'ui"r, que'le Gouvernement fera usage"de la force mais nous lui étonnerons par notre opiniâtreté presgue légendaire. _ Seulement, Monsieur le _président, ayant en vue les intérêts réciprrogues_ de nos deux peu,ples, lgus "orrr*es ptu, qu" q_ue vous ohéirez, dans éetté si délicate guestion, à la ""rrruirr"u, voix de [a

ralson.

_I_:ï-":us,prions de vou.loir bien agréer, Monsieur le président, Ies '^^ assurances de notre très haute consirdération. Pou le Peuple Kongolais : Les membres dirigeants du Mouvement de Ia Résistance, (Sé) J. Nsinba. (Sé) A. Mpassi. (Sa) S. Bunga. (Sc) ph. Luloki. (Se) I. Mvrmbi-Balu. (Sé) G. Ndombassi. (Sé) R. Massiala. (Se)

D.

Makanzu.

Fïn avrlt

1059

LES LEADERS DE L'ABAKO EN FAVEUR D'UNE FEDERATION

DES ENTITES PROVINCIALES

Ce document,

édba

par les trois leaders ABAKO à Bru_ xelles, est d'une importance extrême : iI y est a."i"rA qun Io déclaration d.u r5_januier ( n engage q.," Ia'B.lgiq;-, , Io'rlru", de I'u,nité congolaise conlme . fedg"utio., a", f,"orir_ ""irie, ciales autonom_es > y est lormulée aaec metteté atnst que Ia revendication ile gouvemaments provinciaux dès lant,ie) {)6o et d'un gouvetnemcnt central en mars tg6o.

u, Nglrg séjour touche à sa fin. Nous tenons à remercier de tout 'les,

ceur

Belges de I'aimable hospitaritè et Ju srnicrtudà-àîrl*rrou" t'?bjet duranr ce temps. Nous remercions égalemenr roures î:i1':T res 'persqnnalrtés qui.nous ont aidés à mieux c"tnpreidte la vie économique, sociale, culturelle et politique a", .n"fô"r. ôà" .r,ftipf", nous ont permis de nous faiie une idée Je f,"pi"lo" ï?tr"::1.1":rc politaine sur de nombreux pro,b'lèmes congolais p"iti.utiei"à""t

"t

76

sur celui que'poie I'indêpendance de notre pays. Nous avons ren. csntrê auprès des Belges 'de la métropole une grande sympathie pour la cause que nous avons toujours défendue. De tout cela nous gar'dons un excellent et un précieux souvenir. Les.erreurs

du

passé.

< En ce moment historique où se joue d'une manière définitive le sort du Congo irr-dêpendant, nous estimons de notre 'devoir de relever quelgues erreurs du passé'pour éclairer l'opinion publique belge dans I'espoir qu'à I'avenir celle,ci pourra attirer autant que possible ['atten,tion des autorités responsables. De nombreuses Erreurs furent commises'dans le passé et se commettent encore dans le présent de façon consciente et inconsciente. Depuis guelques années, nous n'avons cessé de les signaler à maintes reprises. Parmi elles, nous relèverons la non-réalisation 'des promesses même les plus officielles, les hésitations conduisant à I'immobilisme, l'extrême prudence guidée par la crainte et pæ un dangereux excès du ,paternalisme, les maladresses constantes et ,les tergiversations pnovoquées par une politique coloniale non 'définie et donnant lieu à de regrettables éguivoques, Ia prétention a.bsurde de vouloir dominer à tout prix en semant la division, les nombreuses injustices, la discrimination' parmi les populations. Tout ce qui précède a eu comme conséquence I'existence d'une réelle méfiance réciproque qui est à I'origine,de l'état d'inquiétude chez les uns et de l'état d'impatience chez les autres. Le 6le de I'Abako.

u Il y a eu et il y a encore des affirmations gratuites contre I'Abako, et par 1à aontre le peu,ple Bakongo, affirmations selon lesquelles I'Aibako aurait I'intention 'd'imposer sa volonté aux autres groupements ethniques. L'Clan du peupie Bakongo qui s'est manifesté au cours de ces ,dernières années rdans le mouvement Abako a loyalement servi les intérêts et les aspirations qui sont, d'ailleurs, communes à tous les peuples politiquement soumis à un autrre. L'histoire reconnaîtra à I'Atbako le mérite d'avoir aidé les autorités coloniales i ,prendre conscisnie de I'impossibilité dans laquelle se trouve la Belgique de continuer son æuvre au milieu des Africains sans que ceux-ci ,prennent effectivement la part des res,ponsaibilités qui leur reviennent. Les Bakongo se rêjouissent 'de ce que leurs compaûriotes sont, à quelques nuances près, du même avis gu'eux dans ,l'expression de la volonté nationale. 77


ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

O*'O*'

Dans le ,Conoo indépendant, cette resp?lsabillté dolt rêpondre à un'devoir, à un àroit et'à un pou.roi" Il se révèle donc néces_ "e"ts.

Unltê et diversité.

i J Ht i:ru æ :txin ffii iiJ:, fondamentai". ,r'ày"rrt

lu::*i:r,s'"ff f:Jffi ilr pas été reconnues

L'unité du Congo que nous admettons en principe, seaait souhaitable dans le sens d'une sorte de fédération des entités provinciales autonomes. Cette unité, qui ne devrait être ni fragile ni artificielle, ,peut être facilitée par la formation des gouvernements provinciaux, dès janvier 1960, et du gouvernement congolais, en mars

aux populations autoch_ tones du..cottg9, i" représenrative de cer,res-ci "ciilàuË-ri;il; ne pouvait se faire qu'à r'écheile ethnique. d;;;il;_-aiiiià"t, au mouvement Abako, no,rs représentons le peupll.g"k";Ë". N"r, reconnaissons Ie même titre âux dirigeants i""'uutr", gïài:pu*"rrt,

ethniques

1960.

La différence des degrés d'êvolution dans les populations con-pour golaises doit être consirdêrée comme un stimulant les uns et un encouragement pour'les autres. Il en est de même de Ia naissance

du Congo.

I-a. N ation Congolaise,

de nombreux partis 'politigues au Congo. La diver5ite n exclut pas nécessairement I'unitê. Cependant, des libertés qui sont universelle-

Ia

nation congolaise sera formée librement et de commun , accord avec routes les peuprader ar ô."gÀ. rir;rgit àt'i'a"*"ro*""

ensemhre une conscience_natio,naie

FEDERÀLES DE L'ÀsÀKO

ment admises ne sont rpas encore lêgalement reconnues aux Congolais. I'l existe au Congo une certaine tolérance gui est loin de conitituer une garantie 'pour le plein exercice des diverses liberrtés qui ont été volontairement omises dans la Charte coloniale. Les promoteurs des partis politiques congolais courent un danger évident en agissant sans garanties juridiques préalables dans I'exercice de leurs libertés.

àu"""iir"i;;" ,il;

îJut"" t", libertés et les droirs de" C""l"i;;J;;"t garantis, de façon à rendre leurs actes politioues consciènts et spontanés. congo deméurera'vur"a""bË.'i;.ÈltËioi:, au.ssi Imposée, l,unité du bien que re congo, -eir:i--pàti"n." n'a rign à.gagner à entretenir r etui-â:i"quietuà"

signalé ci-dessus.

Ordre et légalité.

1r,,:,iiliîen;ri:ï1iHJ;#',:î1î:ïî,T;,*":::HX,li,fï:il:

.politique.du Congo, est une promesse incomplète. Les chances de réussite des points v-c*és restànt fonction d; i*;;;eil"'ti'Jrr)oyut" et immédiate. Toutéfois, vu |eiai dt;"'", qui règne actueilement de part et d'autre au congo et vu h du moment que nous iÀvité traversons, nous nous. permettons dïinsistlr-s;'l;";;.âr'itê de former, dans un bref derai, r" ."tita ic*..r"tiàr"îËrrïïorr*r,,uc et nanti de pouvoirs.spéciaux_pour Ie controi;l;i;ru;'iu'irir" ., application de la déclaration du tà janier t559.

A'près quatre mois de séparation notre devoir nous appelle auprès des nôtres et de nombreux compatriotes qui nous ont gardé leur confianae. Nous sammes heureux de les retrouver bientôt et de 'pouvoin ,continuer avec et au rnilieu d'eux la lutte ,pour I'indépendance de notre ,pays dans I'ordre et la légalité. (Sé) Simon Nzeza, Daniel Kanza, Joseph Kasavutu). (Cette note fut remise au Mlnishe du Congo Belge et du Rmnda-Urundi fin ,avril rg5g, soit quinze jours avant le départ de Belgique des leaders de I'Abako).

La déclaration gouuernementale. Les Congolais regrettent

qu'aucun desleurs-n,ait pris une part , responsabilité dans ra discussion de àurr" tu ,éd;;io;àî Ëîe"r._ ration du gouvernemenr belg-e. De "t ." f"i.!, a""uÀàt iiJtJ"iqu" n'engage que. la Bel gique, .ti", p"r*rr""lileri"rg"îîTr.ini"""a" "" * mise en--application devraient avoir une loi profonde à laquelle i'ls vont se. consacre". Ir;;;, ; etâ alt-q* dans l'æuvre ËI'rî",,,1,

ce document, d'une haute tenue, ù;; i"ieâ""ilriJ"r'*ôiË, a" p." ceux 'de nos. comrpatriotes autorircr À r"-p"ononcer comme interrocuteurs valables. S"'.î_1:,1!" ont_ils fait,-pir Ë, ;;;;;Ë"'""0i", de confiance à la Belgique, et surtout à lu. p"o*".se ", solennelle de Sa MaJesté le Roi Aes"nages.

I

Jpln

1069

NOIryELLE OPTION FEDERALE DE L'ABAKO {, J

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3

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PubhOe Ie 5 juin, après Io ftintégration de M. Kasavubu dor,s ser fonctions d.e bourgmestte, cette déclaration de I'Abaho constitue une nouvelle option en larew iks conceptions féilérales, les seules qu| selon I'Abatro, petmetterrt d'assurer une tolne unltâ du Congo,

78

79


ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

Il

n'est ,pas impossible 'de 'dissiper lè malaise qui continue à pesÊr sur les populations 'du Congo et entretient une profonde inguiétude dont il serait vain de feindhre d'ignorer l'existence. 'Cautionnée par le Message royal, la dédaration du 13 janvier 1959, laisse place à I'incertitude rdans son interprétation et ne permet pas, dans son actuel contexte, de rétablir sans réticence la confiance

Or, les retards mêmes apportés à l'élaboration des réformes promises et conduisant à I'indépendance ne rperm€ttent plus des délais intermédiai,res et commantdent de donner aux différents pouvoirs élus non pas seulement un rôle consuttatif mais les pouvoirs normaux qui découlent de toute élection démocratique. L'unitê êconomique du Congo existe et doit être conservée. La prospérité de I'ensem,ble étant liêe au maintien impératif du marché unique, condition indispensable de I'expansion industrielle. , L'unité politique, par contre, du fait de la diversitê d'évolution des populations comme de la situation géographique diffêteote, doit se concevoir sous une forme suffi'samment soulple pour être susceptible de s'adapter au particularisme propre à chaque région sans nuire à une communauté 'de 'liens garantissant à l'échelon supérieur une'politique commune. Les conceptions fédérales sont les plus 'propres à permettre l'épanouissement de pouvoirs locaux autonomes réunis au sommet par des institutions communément acceptées. ,C'est sous cette forme, et sous cette fo'rme seulement, gue ,pourra se maintenir I'unité du pays. Les pouvoirs trop centralisés et trop autoritaires, contrairement à ce que pensent leurs promoteurs, conduiraient fatalement à la sécession.

Les ,pouvoirs locaux autonomes ,peuvent être rdiff6rents, selon les nécessités locales et les degrés d'évotrution. Les Etats, composant les Etats-Unis d'Amérigue, ont des institutions diverses et des lois différentes. Le lpouvoir fêdêral ne s'en frouve,pas diminué, mais renforcé.

Le Congo sait ce ,qu'il doit à la Belgigue. I1 ne I'oubtiera pas. Mais sa reconnaissance ne pourra se manifester sans réserve que le jour où enùre ces deux pays, il n'y aura plus de rapports de 80

I

REPÛBI-IQUE DU KONGO CENTRAL

'des relation's entre deux pays indépendants, hbres de dêcider de leur avenir'

colonie

à métropdle, mais

(s) NZEZA

(s) KAiSA-VUBU

Simon

]ose'ph'

(s) KANZA Daniel. Fait à LéoPotduilte,Ie

ébranlêe.

Son application n'est pas claire et en ,limite la rportée. lres institutions nouvelles à mettre en place apparaissent comme ayant un caractère précaire et sont considérées ,par les instances supérieures comme devant être seulement une préfiguration des institutions futures.

', r,.rlrçtltlifrYi?l

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I:",rL,itE:!5*1TrF.r_-F'Fryr-q!:rn,tpilni?-iirilri..tï!'.i.t!.i*i:r..

j

iuin

24

1959'

iuh 1960

REPUBLIQUE PROJET ABAKO, PORTANT CREATION D'UNE DU KONGO-CENTRAL

(Document inédit)

'

ApÈs ses options fada"ales' I'ABAKO dé"iàa àt menet (outonorne) àu Konao camp.,gn"e ." là""' J'o,ne Républiqv'e Iæ voyage en rninistre, Ie inlorme _au congo. c"à*t nt "n' attec h-ntpture Ji*.ours du mintstre et st réponse rnarqtLero'.t l'Abrrko. t* ,a iutn, Ie ministra oLvait convoqu'é les signoùoires iun' le et leur lit pori dt 'o" opposilion aw proiel' ['e z5 ((I(ilturelle) rninistre ."*ir"** ,* acrri. Le z6 iuin,l'Association d., B"h";;;,- i'"out" depuis ianvict' renaissait sous lonnn de BaLongo' en obrésé ABAKO' Dab:,r iuili-r, t'Àfi;. des iet, on opprerrclit qu'dThysvtlle' 15 éIecteurs srLt 15oo' s'étaient Présenhês

ou scrulin'

21 juin 1959 au Ministre du congo A partir du mois {: janvier 11960': la Province actuelle de Leopotrdville devient un Etat autonome

Annexe d'une lettre

adrcss,êe te

< REPUBLIQUE

DU I(ONGO CENTRAL

>

[,e Kongo central est une Republique démocratique et sociale' 'Ca,pitale

:

LéoPoldville.

par le peuple' La république est pÉsidée pq ut Président élu é1u' u.ri"É- iJ'*- Vi."-Pte"ident éga'lement pouvoirs Le gouvernement de la République compiend trois distincts : 8t

1 i


ÀBÀKO ET FEDERÀUSME I

)

2) 3)

REPUBLIQUE DU CONGO CENTRÀL

Pouvoir Legislatif; Pouvoir Exêcutifr Pouvoir ]udiciaire.

A. Pouuoir Législatif;

Sénar et Chambre.

Les ,Sénateurs et les Députés sont élus au suffrage universel.

B, Pouvoir Exécutif : Organisation administrative et politique.

O'r",ll"Yt"istères

plus conseil des Ministres prêsidé par le premier

Composition Ministérielle :

l. Ministre de û'Intérieur; 2. Ministre des Affaires Etrangères; 3. Ministre de 'la lustice: ------o 4. Ministre de la Santé; 5. Ministre de la Défense; 6. Ministre du Commerce'et de l,Industrie; 7. Ministre de la Jeunerr"-"t Spo"t, 8. Minisrre de I'Insrructi;; ; ;à" Âffui"*" Sociales; 9. Ministre des Affaire, È"orro_iqu"r, 10. Ministre des.Transpo.t, J"s'ôÀmmunications; lt. Minisrre de l?gricltture,-Eàux, "t F";êr;;---*"""",

e) Ardministration munal.

C, Pouvoit judiciairc:

E2

com,muaale

-

Tesritoircs

Communes Tedtotres Co^^un"7 Kikwit

C.E.C.

[,oso

Niadi Due Kik\À'it vilage Mikuri Kilunda Luniungu

Kandale Lobo Gudi Gungu Kilamba

Mungindu

N'Ko

Sedzo

provincial.

Cour d'ap,pel; Tribunal de première instance;

Kondo

Bulungu

Kipuku Imbongo Dibaya Lubue Mangai

Cour suprême:

Tribunal de paix.

ORGANISATION PROVINCIALE, TNNNTTORIALE ET COMMUI{ÀLE

Kuenge

(Kimwka) plus conseil

:

PROVINCE DE KUILU

12. Ministre des Firiances; 13. Ministre des Travaux purblics; 14. Ministre de Unformutioo 15. Ministre du Travail. "J-Éru""";

b) SecÉtariat d'Etat. c) Gouvernement ,provincial (N,lambu) plus conseil d) Adminisrration territoriale (Ziunga),

GOUVERNEMENT PROVINCIAL La Rêpubligue du Kongo comprend cinq provinces 1o Province de Kinsasa ChefJieu Kintambo ?" Province de Cataractes Chef-,lieu Thysvi,lle 30 Province de Bas-Fleuve Chef-lieu Boma 40 Province de Kwango ChefJizu Kenge 50 Province de Kuilu Chef-lieu Kikwit

com-

Madimbi

Bambunda

Mulikalunga Masi Manimba Kinzenga Mekanu Kitoyi Mosango Pay Kongila Sungu Kinzenzengo

Belo

Kipuku Idiofa Yasalowa Kanga Mateko Kapia Kalangaada Banga Buluem

Masi Maninba Banningvi,lle

Kibolo Bindungi Banningville

Wamba Tshi'mbane

Kuilu Kuango Kasai lnzia

Klsungu

Bampela

Kllembe

Ba.rnbieme


,.IqIFF ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

REPUBLIQUE DU KONGO CENTRÀL

\ PROVIIiNCE DE KINSASA PROVINCE dd BAS-FLEUVE

PROVINCE DE CATARAICTES

Territoires Communes Kasangulu Kasangulu Luila

Terdtoires Communes ïhysville Thysville Moerbeke

Lukunga

Madimba

Kintanu Ngufu Ngeba

Communes Kinsasa

Ngungu

Bateke Bankana

Tercitoires

Matadi Seke

Kimvulu Ngombe sud

Mbanza

Matadi Sumbi Mrbavu

Mfu,ma

Bundi Isangila

Mfidi Luidi Gungu

Lufu

"

Tercitoires

Boma

Léopoldville

Assolongo

Barumbu g1-|ean

de la mer

Kintambo Ngaliema Bandalungua

Lukula

,Saûga

Dendale

Fubu Sundi

Ngi,ri-Ngiri Kalurnu

Tshela

Matete Limete

N'Diili

PROVINCE DE KWANGO Kcnge

Communes

Dinga

Territoires Popokabaka

Bukanga

Kdlokoso Mosamba Pelende

Ngombe Matadi

Ntinansi Lunzadi Songololo

Kimpese

Wombo Palabala Bambo,ma

Luozi

Luima Kinkenge MbansaMuembe

Mbansa Mona Mongo Luala Kimumba Kenge

Mbansa Nqovi Kimbansa

Kivunda Balari

81

'

Communes

Benga

Lufimi Kasongolunda Kizamba Tenda Mawanga Kunda Panzi Kingulu Kasongolunda

Feshi . Kahemba

Kesa

Feshi

Mukoso Ganaketi Lobo Bangu

Bindu

Kulinzi Mulesi

Muana Mushiko Mwenzi,la

Ganda Sundi Lubolo Maduda Lubuzi Tshela Loango Nzobe Siluango

Bula Naku

Popokabaka

'yonso Lubisi

Bungu Bomma villaige Kakongo Patu

Mbinza

Kinkole Tercitoîres

, Communes Boma

CANDIDÀTURE ET PARTICIPATI,ON AUX VOTES La Réputblique 'du Kongo central élira autonoine en date 'du 12-13 décembre 1959.

le Président de I'Etat

Candidature : Pour présenter sa candidature au poste de Présidenr de I'Etat autonome, il faut : I ) être originaire de la République du Kongo central (ex-province de Léopoldville); 2l avoirl'âge de 40 ans (quarante); 3) avoir une CONDUITE irréprochable envers le,peuple. Participation aux élections : Pour participer aux votes (Election du Président) il faut 1) être ORIGINAIRE de la République du Kongo central; 2) avoir l'âge de 20,ans (vingt). Le même droit est accordé à ,l'homme comme à la femme. Circonscdption de uote et répartition des bureaux. Population chiffre rond r 3.000.000 habitants.

:


ÀBÀKO ET FEDERÀtISME

Buteaux centtaux h Duîeaux cle uote de uote . Hôtel de Ville Dans chaque commune

Citconscdptions

IÉopoldville/zone annexe. Cataractes

Kuilu Kwango Bas-Fleuve

N. B. Les mois

Dans chague territoire Idem Idem Idem

propagande sont

.de octobre, novembre 1959.'

(secteur) Idem Idem Idem

c UHEURE EST A tÀ FERMETE ) déclaration gouvernementale 'du 13 janvier sera intégralement réalisée

palla

Belgique

Votre dêclaration du 16 mars 1959 crynstitue une adhésion de principe à la déclaration '.gouvernementale et ultérieurement, dans votre déclaration du 9 mai 1959, vous avez manifesté I'intention de poursuivre I'action pour l'indépendance dans I'ordre et idans Ia iléga,lité. |'aime à croire que vous resterez fidèles à cette ligne de conduite.

: juillet, aoùt, septembre,

Veuil'lez agréer, Messieurs, I'assurance de ma considération distinguée.

Le Ministre,

Maurice

LIMITES GEOGRAPHIQUES DE LA REPUBLIQUE DU KONGO CENTRAL

A

Messieu,rs )oseph Kasa

VAN

HEMELRI'JCK.

Vubu, Daniel Kanza, Simon Nzeza.

\

) 2) 3) 4l I

[.a Républigue du Kongo central s'étend : A I'ouest : Océan Arlanrique, Angola et la République Congo (A.E.F.), À I'Est : rivière Kasai; Au Sud : Angola; Au Nord : Rivière Kasar, fleuve Congo et République ,Ccngo (A.E.F.)

2O

REPONSE DU MINISTRE

jrln

(I*te public par Ie Sewic-e de I'Inlormation du Gowemement General a, L,eopoldville. Nouuelles Congploicec, n" r7o, du e6-65q).

du

Belge

du 24 Jurn 1969 du

1959

DU CONGO A L'ABAKO

(concernant le ptojet de République

du Congo

Kongo Central)

J'ai reçu votre lettre du 2r juin, an,nexe à raquerrle était -en ioint un iocumenr gue vous int*urez < ptài âa-i"i.t"rtii ae"t"-iàprurique du Kongo central >>. Le gouvernement belge ne peqt envisager favorablement, en exprimez le souhait, de facilitei Ia mise ::-T_T" de rvous cation ce'plan. celui-ci va,-en effet, directement a t;enJootre "" "ppfide la potitique de ta Belgiq_ue. tâle dùi; à cte acil"ie llîe.r"o* ration gouvernemenrare du 13 ianiier 1959 et- frcqilri'J",'i.iperce depuis lors. . |'ajoute que des sanctions devraient être prises à votre si vous poursuiviez la mise en applicatio" a" .â pr"gÀrn_i, égard, rroo*ment par sa diffusion et !a propâgande. Ainsi gue je,l'ai rappelé hier encore, la politigue définie par la

rÉ ungsrnn DU coNco :

<<

L'HEURE

Esr  r-A

FERMETT >

Le Congo vit une êpoque de transition, c'est-à,dire une êpogue où [a confusion se glisse facilement dans les esp,rits. ]'ai pu nn'en rendre compte en parcourant, à nouveau, le pays pendant près d'un mois.

Quelgues-uns s'accrochent à un rêgime et à des habitudes que Gouvernementale du '13 j,anvier a relégués dans le passé. Ils espèrent revenir en arrière et affêter la marche de I'hiv toire ,à coups d'incidents et de fausses nouvelles.

la Déclaration

D'autres tentent de précipiter les événements et d'imposer à l'évolution du Congo vers I'indépendance un rythme aibsolument incompatible avec les intérêts véritables des habitants de ce pays. A cet effet, certains n'hésitent pas à recou,rir à une propagande subversive que, Ministre du Roi, je réprouve et suis décidé à ne pas tolérer.

Entre ces deux extrêmes qui invoquent leurs abus mutuels pour le vrai Congo s'inquiète de son avenir. Le Gouverneur Général et le Ministre, dont I'unité de vues est complète, ont voulu regarder la réalité en face en multipliant les contacts avec toutes les couches de la population.

justifier de nouvelles outrances, le rCongo

86 87


çrt':',;qpçS#W'';ï{I'flfr,T'i.T, :îFrrlï.'r;i!:rr:r.iÏrljFfgl$f.

t"lrF.Frr

ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

< L'HEURE EST

'Ces conversations ont ,permis de lever bien d,ec équlvoques. Eltes ont confirmé

-u "*ii.til il", ;;

IË"1,""t,'T;s". Àfricains sont'oleinement d'accori. L;enthousias{ne ", congolais nous ont partout accueillis témoigne avec lequer res d'aiileurs de ra csnfiance des milieux' africains en-iu'",p"ritique du Gouvernement. Dans toutes les ,orovince:. d-" ô""S;oin a insisté avec fo,rce sur le désir. des populations.indigènes, ,Ë,4"^ent de maintenir, mais de dévetopper leu r cor raborâtion "Ë, ÊtË i.'#':nnert. Il serait donc eriminer d'entletenir systêmatiguement tude non fondée g"s bi";;;. ,A;ie inquiétud; ,,J;"r; provo_ quer que'de mauvais-réfrexes et faire c-roi;â-Ë;JfiIii 'inquié|egrra de. l'émancipation poritique a" ;rot" ;;"-i"'îà"Ëï#"r, a r" ç""g", politique nouvelle ;'"ipir-i'Jd-.ir"" chez beaucoup, ranr ;.."î q"à dans les milieux urbains que r,r"a'x, ;h;;î.-'f;"iiJriàltTr, r", colons' ainsi que-dans tout re *o"a"ïi."ionnaire crée d'embrée un climat de cqnfiance mutuelle, .t"".fr""" ce-qui. rrorr" rrrrit,ï,opposons 'pas ceux qui doivent, ensembte, edifier ,Ë è;;;; lË"â"ï.,". Bien sûr, du côté-africain, l'accès à la vie politique suscite, dans les villes, des rivalités r*i,*t;;;sionnées. La tentation de la surenchère est évidente-. certains ainsi de faire croire aux foures o,l" iti"Jéip;aàt*-js"rri" "tf ie.i.t"ot pas et rissuent iàiir"ir,". a tous, je désire raopeler qir-u"g acino"iuti" ne congoi que dans tà o".p""i a" rt.*"riie, qr;"ri" peut s,établir, au européen ou par un autochtone. "JiiîJ".ffiu, u' Dans quelque.s les ,projets de décrets organisant les ,iours, libertés de ôress". dâ réunion ir-â;u"rro.iution seront soumis au Conseil de ôouvernement. La li erté d'association vise notamment les partis politiques dont I'existerice est.reconnue, mais ir va de soi que leur activité doit s'exercer dans I'o'dre à;;'i"'."1;":; l; dâ;:rî"i'couvernementale. Les limites "t qu'un. parti-rr" pou"". fixées. Toute association dànt I'Jctivitj'"o*,p"o* depàssei--seront ettrait l,ordre et la tranguillitq RubliSue sera dissoui;:-;;;.", ceux gui, après l,enrrée en vigueur de la décision de dissoiution ou J" ilpï;;; î,,rr" association, au,ront participé à la diffusion ou au maintien de celle_ci,

;ilï"

;iln*

seront poursuivis.

En attendaat la promulgation de la législation, Ie Gouverneur General er moi-mêmt a*ril"r 1ùù* r'interdicrion de roure réunio.n publigue si la tension ..t""lle-,âËs esprits dans les vilres se

maintient.

En ce qui concerne la- presse, je ne suis pas . certain qu,elle soit toujours consciente du rôré consirlctii;;;;i" ;iilï=a."" l'évolution de ce 'oavs- r" J""r." est une conquête de !iu"tà. a" la démocratie, dont'la contrepartie nècJssaire s€ trouve dans des

li

ilil;ii

À LA FERMETE )

responsabilités de ceux qui acceptent la tâche difficile de former I'opinion. Lorsque certains organes de presse s'attagurent systêmatiquement à la politique du Gouvernement, quand d'autres jettent systématiquement la suspicion sur la loyauté de I'A'dminisûration, ils

ne font {es uns et les autres que contribuer à Ia confusion

des

esprits gu'ils sont chargés ,d'éclairer.

' Quant à la libertê de réunion, elle aussi sera organisêe par décret. Le but doit être atteint dans I'ordre. ,Les troublions guels qu'ils soient seront ramenés à la raison. L'heure est à la fermetê. . Nous n'admettrons aucune déviation de la Declaration Gouvernementale. Celle-ci sera pleinement réalisée. Il est donc vain de mettre en doute I'unité du Congo et de livrer à I'opinion des ,prog,rammes gui en consacreraient a division; la balkanisation du Congo lui ôterait à tout jamais Ia possibilité d'occuper une place prêpondêrante ,dans I'Afrique centrale. Il serait vain aussi de se lancer dans de dangereuses improvisations, en créant, dans ,la précipitation, un Gouvernement provisoire qui serait, faute de cârâctère représentatif, incapable de rendre les services que certains en attendent.

La réalisatisn de la Déclaration Gouvernementale, toute la Dédaration Gouvernementale, est une tâche assez vaste pour requêrir toutes les bonnes volontés. Lors de nos contacts avec les représentants 'des cadres de l'Administration, nous avons constaté un désarroi provoqué notamment par I'incertitude quant à leur avenir. )e le sais : certains ont voulu m'o'p'poser à mon Administration. Qu'ils sachent gue celle-ci a dans I'ensemble, ma confiance et que j'apprécie son travail à sa juste valeur. |e tiens à souligner ici 'activité'de la territoriale qui, dans des conditions difficiles, spécialement dans 'le Bas-Congo, accomplit son devoir avec loyauté, conscience et dynamisme, Depuis Ie mois de janvier, les territoriaux se dévouent sans compter, et se sont engagês résolument dans la prêparation des populations de leurs ressorts aux tâches ,politiques nouvelles qui ,les attendent. ' Mon hommage va également à la Force,publique et à la ,police. I_y ai constatê une ,discipline rigoureuse et un excellent état d'esprit. Dans le,domaine de la formation et de l'éducation notamment, leurs chefs ont réalisé un travail admirable. Quant aux garanties prévues ,dans la déclaration gouvernêmentale, j'ai pu, dès mon arrivée à Léopoldville, apaiser I'appréhearsion des délégués des agents ,de I'Administration. le constate que malgré les assurances gue j'ai données, certains se sont ingéniés à entretenir I'agitation à ce rpropos durant rnon voyage.

88 89


c'est

pourguor,

crois passage extrêmement.jeprécis utire de rapperer une fots dc prus ce a"-ru àe"r"ration gouvernementare : c L'exécution de.:efoim;,*iiôéij.o"rrru êrre entreprise par Ie personnel actuellement il a accompli sa missio".en ,place. ïe làé,oo.r"."rrt total, arrec lequel irJqr;à'Ë.à, ," conduira à servir, avec enthousiasm"' tu t'u-'oâl:.Ë;;;"1=Ë Gouvernement lui donne res ro'-ellËs qullt'a"-*"n

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"î sont **.rffgarantie cette ,i:"jfff p."*i"r projer a été soumis au Ministre er res textàs ", p"ép#;1i""."UT âè-ai"rtii; sîront arrêtés au cours d'août. du mois s

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après cons;Ëi;'î .Ceux-ci àei" n-tï

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diillt: i:,i:ïii r"?,: *:' î;

rentrée de novembre. Toy.t porte Ëi à qu,urrant les rC,hambres auront "rôir" prononcer.la it"â"-uïoi; àiî

fin de i,année, "u Voilà Ia situation €xacte. Tout le reste n,est gue bobard. |e I'ai déclaré.à différentes reprises,.mais je tiens à le répêter ici : Ies corons jouer dans I'évorurion du congo' Par reur "rq.n"-iâ"';.".âilË jil';;r activité;è;;, avec les populations autochtoneî. "Ë;*guoridiennemenr en co,nract entreprises -î"âàiË." industrielles, commerciares er aqricor"s . doirr"rt' a" et aux classes .o|.rrrr", congolaises. ""îî

"ï'îi"r'""r".,

tous leurs biens au conso,

t*îq';-î::"J':nï':î:ï:iiti ;::"","JtË;îîî"di:::,ffi ïTË;i,f,i#ï:'".fff #r,f"ïi; 1,

Les incidents de Bukavu sont unanimement désap,prouvés. n'est pas en s'attaouant ouvertem;t;;C,e autorités constituées, en ces heures difficires.que traverse re pavs, qu" t'orriiàrï""'Ëo*"Iations aurochrones a'tc"ii*" i"; ;;#:Ë;*"tions qu,etes attendent dans la paix, dans r'";J;;;; â"i.'i"']!-"n",,u. Une attitude de r-ef.1s o" a" aÀirrïon ne serait pas stérile, etle aboutirai t a l'"*"ru J;"- Ë'Ë'::;ï,:::?,'_:p:: seulemenr :_yt,. x de ;; Tl Sill t e3r l,l"' ;3;:. ;,' "u nous avons " de enrreriens 'i,, u.,,"" i"J;ir""i:

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iiJ:#i: ËË":gfi :flï,:ï" *;J;;;i"irià",io". Tout en réaffirmant.leur adhésion I Iu du"lu.ution gouverne_ mentale' Ies chefs coutumiers caché reur inquiétude. Affirmons donc, une f.Ë;"';1"i, "nïl''.évolurion "" "ouîîrripas du Congo n,a pold

II

dans sa srande

;:*-:: ramars suppression des -:-ï":" "is,ilnê, ,nstltutlons coutumières. comme-l'a dit sa Mayestà-ie-Roi d"ns son message le 13 janvier: loin d'itnposer à ces popùations des solutions toutes euro,péennes, nous i;;.;Ë;'d., Àa"p: tations originales répondant aux caractères "ri"rrJor*propres et aux traditions doo* -qui Ieur sont chères. Le Gouvernement 'rr"i["tu, aux chefs I'assurance formene, à ce que le régime i;t;d;"t "ncircon. scrrptions concilie ,par des ,règles originales adàptées à notre époque, l'éclosion d'une dêmocratie "rural" â,r"" tr" *uiotie,' J".-"o,-,ru-", dans tout ce qu'elles ont de sain et de respectable. Par ailleurs, les chefs seront représentés dans toutes les institutions, jusqu'aux plus élevées ionseil de territôire. conseil de province, gfs... sans devoir passer par le suffrage universel. Pour la formation et le fonctionnement de toutes ces institutions nous savons pouvoir compter sur ra coilaboration entière des chefs coutumiers. En jouant.le nouveau rôle qui leur est assigné, ils rendront au uongo un service égal à celui qu'ils lui ren'dirent lorsqu'il v a trois quarts de siècle, ils acceptèrent de collaborer, avec ,rrr" toâI" .o"fiance, à l'æuvre civilisairice de la Belgique. Dans les chefs-lieux de,province et à Léopoldville, le Gouverneur Gênéral et moi-m'ême a.'ons éga,lement er, âudience les ""çuc,réés, ces derniers res'ponsablls des tlès nombreux partii qui r" .*ri temps au congo. Tous nous ont dit leui souhait de voir s'intensifier la collaboration avec les Belges. fe leur ai précisê leurs droits et leurs devoirs. politique du rcongo n'est possirble que dans I'ordre. .Les L'évolution leaders des partis po,litigues doivent en prendrâ conscience. que soient les divergences de leur programme, il faut ,., Quelles qu'ils sachent que I'amélioration des conditions âe irie des populations congolaises est indiscutablement liée au développement de l'économie du pays. Or, ce développement ne se conçoir pas sans I'activité accrue et lar multiplication des établiss"."ttt. inàustriels, agricoles et autres. Pareils établissements, qu'ils soient dus a l'initiative des congolais ou à celle 'des ;blanci, ne prospère"orrt qu" dans un climat de calme et de tranquillité. La Bel_gigue. s'est engagée à organiser au Congo une démocratie, capable d'exercer les prérogatives 'de la souvËraineté et de déci'der de son indépendance. cet- engagement sera tenu intégra-

lement.

Le rythme prévu par la déclaration gouvernementale sera scruI'l ne peut être qulstion d'atermoiem"trtr, uu contraire,

-

pu,leusement respecté.

90 91


ÀBÀKO E? FEDERÀIISMÈ

je suis convaincu de ra nélessrté de faire - ..Îlu..qu1iamais, participer les Africains aux responsabilités de |adminisbratron, les échelons. A c.et effet, ce"iain"r-tËgr". administratives â tous devront être modifiées. Dans le secteur p1i"e u,rrri, il faut confier aux Africains qui

en sonr capabl"" à"r'ià.i";;i;. ;ô;#: Partout, les À.fricains ont insisté auprès de nous sur Ia nécessité de la 'présence belge C""g;. ôif-"r_*oi -coit"ai.e. : ,les pessimistes,

"u croirË le désespérés ont torl de suppose la collaboration la plus rovare,

collectivité.

Mais cette

à;;"-ih;;;'à.

les

présence

Toute

ra

A cet égard, et dans les provinces surtout, j,ai constaté que les retations humaines continuini î-rLiZiiî*i.'Ër'î;îes onr toujours été à I'avant-garde dans ce dr;;i";,^iË ,r".", i" Lrr, , recevoir de personne. loutefois, a aÀ r,"urà;;;ilé.iir,", qu"

ceJles que nous vivons,

il

est

.ufitut

permettre discrimination raciale. Le mauvais coàportà-ent "" d'un Blancaucune a pour effet

REÀCTION DE L'ÀBÀKO

ont tant affaibli retombons pas dans des rivalités ancestrales I'Afrique. Tous ensemble nous ferons du Congo le plus beau pays du continent. Un pays où il fera bon vivre dans la concorde et 'la prospérité.

.

Vive'le Roi, Vive la Belgique, Vive le,Congo. (Discorns prononcé

à Léopoldville, au dé;ett.r de I'Association de Ia

Presse)'

2 jurllet

1969

COMMENT L'ABAKO REAGIT AU VETO DU MINISTRE

de raire oublier'a*itude h;;i;';;'-i;ilfti-"-âlr'de"".,r0r"". Quant aux aurochtones, irs d;i;;;;,;;ieur côté, se défendre conrre des susceptibilites excessives et s'efforce.a" a,rr,cultés inhérentes à rrne transfor*.ti"" u"rri ",i.È"i"àîiJ, iîtrona" que celle gui se ,réalise ici. ""p,à"!t'à,iJ Ils doivent aussi éviter re,-tesiti;;;: désordre qui ne peut que discréditer Ies revendications te" ptu, i,;";eË";A li îËr, p., I'anarchie. Elle n'est pâ; l""Ë,"gl"'urr" panacée. Elle suppose I'effort continu de chacun _ au qui est Ie sien _ vers Ie n9"1" développement économigue et r*iâr-ar pàys dan, i"-riri.t de la légalite. ""up"., Dans I'intérêt même des p.opulations et avec Ie souci de réaliser pleinement Ia oolitique g"una" fermeté s,impose à ""r;":ll;: Ëp-iu, l'ésa'd de ceux oui compromertent h d;;;iq;:';"",,1,j'uroi"r,, blancs ou noirs.  quoi- servirait, a'uittdrrr, l,indépendance dans Ie vide..éconornique, sôciar à rien. EIre ne -serait gu'un trnot sans signification. "t "uË"a1"Èi"icte*enr Dans un climat de- confiance, par contre, les investissements permettront de mener le pay_s à't'i"Jep"oààï";;;;;ï" _ oi.g"u, économique et social. L'Etat'belg", o"-i" sair, a aon.re-l,J*"*pt" notamment à Inoa. Le secteur priie, 1;"r, suis convaincu, poursuivra son effort s'il vËit qu" t'L"dà'r;;;"';;", le ,pays. Er cL n,est un secret pour personne que-I'interetYJLs iirr"rr.i"r" étrangers se manifeste_par la multiplicitê d", *irri.", j;âiuo". possibilités sont. intactes. Les po,pulations ,.-_^l-":maiorité dans rmmense sont décidées à poursuivt" r"'"t ..ri",u""Iiiri leur ur"" les Belges dônt elles,.:lT1r.r_";, J l,apport économigue, social et spirituel. Ne gâchons pu. ,ror'chances. "pprâ.t"nr serrons les coudes. Ne cédoni pas à de mesquines q""r"fi", importées d,Europe. Ne 92

\

Monsieur le'Ministre, Nous avons ap'pris votre réponse 'par la radio quelques jours avant la lecture de votre lettre du 25 juin 1959. La radio avait également diffusé l'essentiel 'du plan que nous vous avons transmis. Il nous est difficile de compaendre comment 'la ,diffusion de ce texte peut être autorisée aux services officiels 'de presse et de radio et être interdite du fait qu'elle se fait par nos soins. Cette attitude met en doute la volonté du Gouvernement Belge de nous reconnaître les libertés fondamentales. En conséquence, nous préparons la mise en application de ce plan dans le cadre d'un Congo f.êd&ê, Ce qui n'exclut nullement I'unitê souhaitée. En vue d'éviter tout équivoque, nous nous permettons d'attirer I'attention du Gouvernement Belge sur la teneur de nos déclarations du 16 mars et 9 mai 1959 dont le Ministre du Congo et du Ruanda-Urundi fait mention dans sa réponse. Ces 'déclarations, outre qu'elles déclinaient la responsabilite de la déclaratio,n gouvernementale du 13 janvier 1959, proposaient de la discuter compte tenu de la volorité du Peuple Bakongo. Nous ne comprrenons ,pas comment cette attitude peut être interprétée comme une adhésion. Nous ne croyons pas que le recours aux méthodes d'intimidations et .de rnenaces puissent solutionner le'problème gui nous occu,pe. Veuillez agrêer, Monsieur le Ministre, I'assurance de notre considération très distinguée. (Lcttrc sign6e par MM. Antoine Kirgototro, Josqph Kasarrrbu et Daniel Kanza).


,.r*,.

' I illwil$FrrrF.ir

tftl;;FEs

ÀBÀKO ET FEDERÀtISME

PÀRTI DU PEUPLE ET CONÀKÀT

\

7.1P

avrtt

noncé unanimement en faveur de la constitution d'un Gouvernement congolais pour janvier 1961..

t06O

(Documentr Belga-Congo).

LE CONGRXS DES PARTIS A LULUâ,BOURG EN FAVETIR DE L'IINITE

I Juln 1950

Pour h prernière fois, dons l,hi-stoire du Congo, un congrès des pcrrrs politiques se tint à Lrlhnbo;;, d";;;'rîrl ,gsg,

à I'initiatiue de I'(Jnion congoraise et d,u Mouuement National -ù,,.r"'"ifr*r. Congolais qui cherchaieû alors a

LE PARTI DU PEUPLE EN FAVEUR DU FEDERÂLISME

"oordonl'n

En ce- qui concerne notre Congo, -un- régirne ouvrler, c'est-à-àire un régime socialiste démocratiq 'e tenant-compie de h réahté congolaise est seul r"."-ç,iin" de ne pas tourner à I'envers la roue de I'histoire. Quelle est cette réalité ? une mosaique de,tribus n'ayant aucun lien sociologigue entre elles et . c'est vivant presque étrangères les unes aux autres malgré la fusion, par ailleurs, artificielle, réalisée par le Colonisateur, Chaque tribuâ encore vivâcê sa Dersonnalité. une disparité de degrés d'évolution caractérise ces tribus. Celle-ci a vu sa mentalité gultter le stade tribal pour devenir nationale au sens moderne du mot, celle-là en est resrtée au stade tribal.

finale du congrès précise que < Ies parris

,,*n!}"Xit:t"îuî,-qr-" 'N";; retiendio,ns id quffi !i,T:",?tr3:lnlt*ë;s; i. l. M. A. Katonji : . .,T"gir dangers- menacent actuellement le Congo : le premier réside dans la tend.ance à vouroir i;;;"r - h ba,rkanisation'du territoire nationar, oui pourrait entrai"Jr-

ia j'u,,i"";";;;ïuîï-ùr,rra" ;;;;;; ;ï,ï"i:ffi :: *o.,r""qË;;;;"E;;pâ;Ël##.îtJff;?,.,1f,::fm*:

de petits Etats faibtes

, I"

sur les chefs indigènes àfin -a"- i"""""pposer au mouvement l'émancipation.

faine

?

Pour ne pas blesser la susceptibilité naturelle de chaque rêgion, un gouvep MngîÉ gui accorderait une certaine ou latge autonûnie â cha{ue ptooilnce, est æul uiable dans'l'état actael des choses. toù Ia nécessitê d.u t'edeiatisme, chaque province aurait son autonomie dans le cadre d'un qouvernement central, Les Etats,Unis, I'Union Soviétique, l'Union indienne, lâ Fédération nigérienne nous offrent des exemples du régime fédéraliste. Que ceux gui confon-

de

2. M. Ileo : << Le fédéralisme n'est_pas en soi un obstacle à l,unité nationale. Les lEtats-unis t. s'ui"u";;; i"; Èr"" l?ic""îîï'c.o"r"t est diffàrent.- Èturrt dant, le cas du Co-ngo donné que toutes les de.la populuiio" pas encor€ pris entière_ ::-u..h"r ment conscience de, Ieur unitè "orrgol;l;;,;, narionare, tJ-ËcJàr.ril#"'Li, r.,r;;;il-;;;;# sous des manceuvres l,X:i:.réeionatism;, qu on ne peut pas toujour_s.prévoir "" p*o*it-"o.fr-Jrettre ou éviter, la réalisarion de t'âtut"u. ;-.;; ,en exempre ra France er ses terriûoires d'outre-mer 'uniie. aujo,urd''t ui r"rl."i*êJi;'li ,orrt rendus comote ou'ils ne sont- pas viables. [,a récente constitution du Mali en est un exemple f;;;#"; 3. P. Lum,umba (intewriew) : Deux point* ""T:-ri"_l. se sont dégagés. -D,abord Ie fair que I'assernblée s'est orcrnoncée unanim"*"it en faveur de l,Unité du conso et en favel"

d;

Que

dent sécession et fédération se ialrnent. cé sont là deux notions qui iixctu"nt. Àu contraire, funité. qu'ils prônent, que nous prônons, n'aura toute sa slgnifica-

f.

{

tioû que dans le dédérali,sme. Sl dans son Manifeste du 26 mai 1958, I'Action Socialiste d'où émane le Parti du P_euple-avait rejeté l'idée du fédéralisme c'est gu'il était souhaité par certains colons dans le cadre du régime colonial. Pour nous, le fédéralisme ne peut se concevoir qu'après I'accession du Congo à I'indépendance, >

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11 Julllot 1069

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Gouvernemenr unitaire. Cette position, acceotée,p"" t"rr, déforcer les manæuur"i d"_ i"it.i""'t'"i"rsonnes ""Ërîuîrr"or"rrt et dès aujourd,hui qui ont souuent préconisé ra constitutig\ d'ptajs i;i;r"i;, ce qui conduisait à une < balkanisation > raqidg d" ë;;;;ôilt U un point capirat. Le deuxième point principàl

LA CONÂKAT EN FAVEUR DU FEDERALISME ET DE LÂ COMMTINAUTE BELGO-CONGOLAISE fæs grandes lignes du progrênmne du Parti

:

La dêcenttalisation totale des pouvoits atin de ptêparæ les fututs < Etats fêdéés > avant la proclamation de findêpendance, L'lndépendance du Congo dans l'ordre et dans le calme à brève échéance.

.Ë,-à"?i; ëJi;,u,,,i$îiàrJlËïl,o,o-

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ripitlcÏtrHi.v.', rol t"Tt'.:

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-1.i

BÀKONGO RÀPPORT SCHOELLER SUR LES

ABÀKO ET FEDERALISME Sp&ème fdéral, unissant les gtandes prouinces congol.aises el la Belgique dans Ie cadte d'u;ne communnulê belgoiongolaise, chàque pattie constitiante conse?vant son autonomie interne,

de Ia productivité en régioni rurales, par l'adoption d'un plan d'action bien étudié visant à obtenir la modernisation de-l'outillage actu,ellement à la disposition des cultivateurs. Développement des voires d'évacuation pour permettre aux régions excentriques de mieux parliciper à la vie économigue. Développement de l'enseignement sous toutes ses foranes à I'intérieur, et Acc,roisseorent

surtout de I'enseignement agricole et secondaire.

Extension d,e I'assistance du c.rédit gouvernemental aux Classes Moyennes des Centres et de I'intérieur. Généralisation de la formule : à travail égal, salaire égal. Collaboration franche et sincère entre Noirs et Blancs, a,fin de poursuivre tous ensemble la mise en valeur de ce pays, pour le plus grand bénéfice de ses deux collectivités. Respect des droits acquis des autorités coutumiènes.

ll

est cerrain que

la

;ïr,.*-à;';i;i;;;"; rnentale.

29 Julllot 1069

POUR UN DIALOGUE AVEC LES BAKONC.O

Rapport de M. Schôller, adressé au Ministre du Congo (Document ipêd.it),

Monsieur le Ministre,

|'ai I'honneur de vous faire parvenir sous ce pli un rapport relatif à la situation âctuel,le dans les milieux bakongo. ]e crois que c_ette situation lpeut être qualifiée de sérieuse. Il n'est pas possible d'envisager, une application rloyale et stricte de la déclaration gouvernementarle dans ce contexte psychologique qui se développe pour I'instant dans ces milieux. Il importe 'donc que nous mettions en æuvre tus les moyens dis,ponibles ,pou,r parer à ces difficu,ltés et

provoquer les revirements indispensables pour parer à ces difficu'ltés et rprovoquÊr les revirements indispensables ,au dévelo,ppe. rnent de notre action ,potlitique future. |'aborderai succinctement ci-dessous quelques points dont no,us devrons nous préoccuper plus particulièrement : 96

réaation psychologiq-u:-9:.jîilt*. sue I'unité JL L Ëoi"ittioi 'i" intime bakongo provient-en dù.fiJË lls popuiation. t"ut du ,congo sera tataie à l,épanouissemen; corroborer de faits viennent et u;';à;*;;;bt" s'imaqinent négligeable au sein minorité en ês i .,t ,J;, gu'ils cette ldée dès à prêsent pour agissent ils - congoË;; Jet io"" de l'ensemb'le lls rejettent propre' pe-rsonnalité défendre leur autonl;ie' let" i";;;;,"*r,e."q"iiî';i't""àiJ"a"i'"t",#IiîÏi;'Jo1?":ft1ï"'; qu'au t dans I'unite parce qu'ils estiment se dégager du po"ilititC sans ils seront pieds et poings liés' laissês cqnduire''de ;'u"r*"";;JJ l"quel il" té ""'ot't la logique des di'r'igeants 2" D'ans cette optique' on comrprend dy,t-ourt'^{.ans la s1""gug"e" pas ne oui invitent leurs a'dherents à gouv&n"ementale' d'où sabonouvelle voie tracéeîuî Ë aeUt'ati-on et remise en guestion taqe des êlections, oJ"iit"io"";;;i;;'q"voie' iu ti-i"g de la déclaration $ouverne1"

-la base de I'attitude actuelle à 3" On 'peut donc dire qu'il y. a confe les mécanismes instituvive de l'Abako u,," p'e'*'"Jion i'as au pays' Dans quelle 'mesure imposer voulons nous, que tionnels t:f n n' p, e.' c â1; ;i:i; "*é";ru1 3;: ; t qtt* "r,tio agents " "ti les , tl*t", quels sont "t Mais ce qui compte préciser' à buw ? Tout .".i "ri""*iuin"*ârrt prévention. si nous voulons I'ignorer' surrout, c,esr le f"it i;-;;ad de très a"u"t"' sans rencont'rer la nous risquon, a" "" pl''s pouvoir faire tout d'abord de orandes 'difficultés: Iil;;; dot" "'"uy"' sont se provinciales ,a rJi"J"rËirJr!.;fug. ies'autorités iombe. et c,esr croire de elIet a'i?taices permett"ttt "tt rangées t *o ."'tu.iï't"àËt" des conséquences p'révibik;;;t-t"trtui""t p"rro",'u'i'Jet oue des "li ;ï;;;;î;;t'lt!r-'le"dets et elles s'emoloient de t'i*pu"" it'to'ite'' p"ïlirj"u"' 1"- *"tsaje final 'ibles à établir le ditlogueî"Ji"î

e'siill;;'"il

î"'""lè;*,rd?"cl;";;ry*_"1,-tï-*,n.T:"aJïH""r"t?i,eH qu rrn J"*u"d" lui aussi avec insistansg â" tutt' Il"serait donc dangereux Ë;J* recherche a,tppo.,lï'"-'

denepas.epond'"-'îË6;;i;tt'"ttïouiquoiilaêtêdécidêde fonctionnaires ttt"ide a"-contact'iroupant des créer à la province"ui

bukl"sô ainsi qu'un fonctionde la province et i;s';il;;;;liÉ; et'ies affaires économiques intê-rieures naire du service o"Ilàl[ui'"" d; ;;t ;"'acts serait d'abord du Gouvernet""t'"G?;;;;i' i*-l"t t"t À"tt qu" de part et d'autre de mieux ," .o,opr"iiiî;'p""*""t de'voir énslite quelles -nou""tl"s on utilise ,ut' ii"îiîti à" !"tptert""tlo"' et notamm"11 les oersoectives p"'*"iiï"t Ë i"'titutio"t u; ."i i' Ë i:' ; ;&i: I ?"'" fonctionnement de ces ln!

ffi Ëî tot"è

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"t ce'tuineÀ-ent àes eguivoqu"t' Èttfio dtsstper

il

restora

à

dégager

97


ÀBÀKO ET FEDERÀLISME clalrement les points sur lesguers le désaccord miter exactemenr res positionr * p"è."rr"". perstrterart et dérr"J à"u..r*, certainement, si eiles sonr- bien "ïrîiiî, il,.I;;i"tr,.,_o_ sphère, 'du moins pertieilenent,-Ë"-Ià"t"n;; "o"â"it".,- "Ë.;,; ; îufriin* ro points de we. {' Parallèlement cependant, il faudra éviter qu,une action subversive n'en vienne â enrreni-e" ;rrr-;;"À""rtiJ'iTtuation. Quoiqu'on veuille éviter i"" e;;;Jp*r" a"" ;;;p.t,riques, il est cerrain que 1_"r1

i".r""â" ;é;;#;-;;ff;'à;""

;ff$rË*:T,"":":iiiiiff

f

RÀPPORT DE

\

LÀ SURETE DE LEOPOLDVILLE

fe mets ici, Monsieur le Ministre, tres assurances renouvelées de ma haute considération. (Sé) Pour Ie Gouverneur Géoéral Gététal, Sdroller

Le Vice-Gouve*"ot

5 aott

1069

J#i.usc",

r:f :*'x*iîræru"rii::j

RAPFORT DE

sifier notre arsenal râpressif. ?"ffi D;;-ild", en ce sens sslont,poussées activemenr. M,ais en atrendanr, de" cà" mineures devront être poursuivis dans re ;té.ir;#;;Ë;rir'même ?rr"li" et un certain nombre de relégations prlononcées. "", î*ir"ï"r"r", 5" Il ne se concevrait pas qu'qng action suive avec les seu'ls ressortissanis bakongo. de contact se pourc""t"r,-.rr""ii .oroprendra qu'une action.d" p".ru"ri;;i", intense- soit déployée à Ieur intention ,oar |administraii""";i. encore que c€tte ^iË"ï,.rlîî" adminisrration réoonde cgâr"*""î' a^'iî- a"*.îà" faut-il 0", Iui est adressée a" r"i-t Ë"1-r#'pË.rL,"_par res parris piitiqu". et pax un certain nombre de ,persinnatitcr.-ti 5J'-"rr"" au point une série "st-"i#;;; sur les institutions nouvelres par re secrétaire du qouvern'd'exposéi e*Ln t aux a f f ai"es p"ritiqr"r' àï Li"itia"rrr". ' Des échang.es"de vues- pourronr avoir ri"i-I"iâ-r"rËiJëï''"*or,_ cations et I'examen de.s po-ig-ts de désacco"a p""."tt"uËt ,urr" doute'de mieux cerrler- t"r'JirmurtËslïpeut-etre de préparer lun ou I'autre com,promis de nature tàp;;, Ies esprits. 6" Une action simirlaire devrait sans doute être entreprise également dans les aurres chefs-rieux* ,*;;;"""."'L.'àilrtio' n est évidemment pas i" ;;;-LJ; ;;;;'ïi;;t#t,ILt lu situation'préoccupanre âe Leopoldviue 'erdue i", tui-a5itïr",." irlÀ,u"", mesures à adopter. Touf certè a.crion pJitiqu" doit s,accôÀîugrr", d'un travail dà préç

LA

SURETE

DE LEOPOLDVILLE

SUR L'ACTION DE L'ABAKO

(Document inédit)

Abako: Sous une nouwlle étiquette : < Alliance des Bakongo >, l'Abako s'organise et poursuit inexolablement mais habilement la mise en action de son plan dont ûes princi'pales étapes sont : 1'o Création d'un secrétariat national; , 2o Sabotage systématique'des élections et de la mise en place des consei'ls de secteur; 3o Consigne à la ,pqpulation de refuser toute discussion d'ordre oolitique a*'eJl" < Blânè de l''Etat >, leurs leiiders de Léopoldville àtutrt i"rl" habi'lités à cette fin; la rCommission sénatoriale a essuyé à Inga un refus 'de I'espèce; {" Le projet de distribution dès octobre prochain des livrets d'identité de É Republique du Kongo Central; la perception des i'npôts au profit de I'Abako I'an prochain est envisagée; 5o Les élections inscrites dans le cadre de la République du Kongo-Central restent prévues'pour les 12/13-12-59; dans chaque secteur des délégués sont à désigner dès maintenant pour assurer la liaison avec'le Comité'Cenùr'al; 6o Prop,agande pour obtenir le ralliesrent des -'populations du Kwango-Kwili, allarit de ,pair avec le noyautage de la fédération K.K. et le P.S.A.; 7o A Léopoldville, les opérations de recensement ont rencontré I'abstention dé la part de ta population notamment dans les com' rnlrnes de N'Djili,'Kalamu et Dendale. Actuellement, les bourgmestres se disent d'accord pour colla' borer mais ils se réservent quant aux travaux préparatoires aux élections qui n'ont pas encore commencê.

pièceaux",",;attxl"t?,!,T;l;::r;xî:J::"ôh,oî:Tï;.hr;ff

,

jours' le commissariat de flnfot*uti"ri""tamera une campaqne de propagande rrès poussée en vue d'u*"";;-i;;;;;,Ëti"*"iT*u* comprendre nos obiectifs. parallèlemenÇ d;;s,'ËÇ; d" iu.r.rr", les modêrés qui,. dans t'""."tnuË, Jlît-iooriurrce à r'adminisrration, on procédera, dans Jes rêgions b; atteintes surtout, à un ei;; -g"raur*erie déploiement spectaculaire ai rù."r d" et de porice.

L1q::,,xïJ:îfffJÏ:î:,:ï"::îl:î;:îkli"1:;l:L#rr:

pline et le r'especi des convictions .de tous. 98

99

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.in Ia fin de ,t,annee,

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n à t, A ba ho î1.: :._ ",n étections prévues pour ;;_;ï:ïï,n""T^".f ,o"s"'p

,ï.,,fr 1:

""t." lâjîinitration et la pdpulation.

t8 aott lg69

LA SITUATION DANS LE DISTRICT DES

\

_ On a donc peu de chances'de se tromper en affirmant que de !_éopoldville à Banane, tout le pays est a lâ dévotion de M. k"""Vubu. Il faudrait sans doute uj"ut"t : ou de qui ujirr*t * "*" -"rn""ïd. Kasason nom. Il est en effet difficile de dire dans quelle vubu est personndlement ,responsable de toute I'activite-'qui se couvre de son nom : tracts, lettres anonymes de menaces et toute cette incessante rpropagande orale qui ne cesse de s'effectuer, notâmment sur les marchés, à I'iniervention des innombrables personnes qui, par 'leurs activités commerciales ou autres, vont et viennent sans arrêt entre Léo,poldville et I'intérieur du district des

pays,desË'fii.i,i-,"îË*'j*1!'i,i,læ,fi;":ffi

permanent de f,riction

DÀNs LE DrsrRrcr DEs cÀTÀRAcrEs

CÂTARÂCTES

Cataractes.

^"#3Ë"iSfli,ffi,,iff Bt'L&". (Document inédit) Monsieur le Ministre,

,u"olio"'""Jà'iJ-ïîi:i:+ii,.flï:iî,fii"f""tri:l:iiï"liyiif

i!Ë"#ll j:il,::x_r*'iffi J'ai

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:,,'iru"ii3ii."H%","":ry,r:;

,malheurer

'::n*"Ti;tài'Hijl"1,1tirffi Toutes les pe

jriî'ff

:.:j:"1*x,:.t?ïà::

,q;*g1r*rj,*:i',:,;iiqî,i":,"1*Ë*î,:l;Ëï::Ï#î: lAË"."t""tË:H,'tii$"1i::1Ë#'::î*l*i*:x'l*";: o qu'une seure ose compte : I'indépen ;"P" t"' ôï=i::ilï lleii: "o-pet*étair encore p"".o,rl-,,îi;.:-:: ç. dernier Alors que ch

,111;vYbu.

ce

"*"1,rukï"'"gÆ'I?,ï#tr#,ffiiilf âî{:,*:æË ne puis ]e

affirmer que pour Ie BasrCorgo, cette constatation

lii':,.,1îiJ:ii?:"oxï"fiil"of"*l':",1*:.g!11.t",Tâ"î1.,",

;;:ïJijif ."î1"i'Tï*:,'-*îïJ'd;iËffi":ff .1.?;J'"i':.,',:î o" désirons pas vous vous à M. Kasa-VuoTI.

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"ep""Jil,."îi"rr"r-

i ç.

**

Dans cette évolution, Ia position des chefs est devenue intenable : aussi les uns épousenûils ouvertement Ia cause des extrémistes comme.Ki,gala en secteur ,de Lunzadi et ra plupart des chefs du territoire 'de Luozi. Les autres avouent leur impuissance totale, certains avec courage et dignité, malgré les continuelles lettres de menaces alors que certains auûres sont visi'blement terrorisés. Ce tableau uniformément sombre comporte néanmoins des nuances. La situation est saîs doute moins tendue dans les territoires de Kasangulu et Sangololo gue dans 'les territoires de Madimba, de Thysville et de Luozi. 'Si Ia méconnaissance de I'autorité établie, le refus du dialogue est général, par contre il y _q encore rbeaucoup de diffé;;";;"'dtu' s,ecteur à I'autre et mê!'e d'un village à I'autre, dans la manière d'être des habitants à l'éga'd des repîésentants de l'autorite àt des Européens en général. o." l" rpeut encore pader d'hostilitê générale et caractérisée à l'égard des Européens. La plu,part de ceux-ci dans I'exercice de leurs activités non politiques ne 'rencontrent pas de difficultés majeuxes. S_amedi dernier,'rour le ["rj-âe È À;t" ]"uË"à"t, f" secteur ds_Lunlradi (territoire de Thysiville), on trouvait des pancartes < Vive I'Indépendance iftmêdiâte et sans conditions u. i, r" Vie ou la Mort >, etc... Les regands étaient haineux et on pouvait relever quelques ,g€stes signifiant < Allez-vour-"" L - ptir' possible > et guelques criJ apparemment hostiles. Mais' à peine "it" franchie la-,petit_g rivière Lunzadi, on trouvait quelques kilomctres plus loin, des villages souriants, on ,pouvait s'at"ete", ,les habitants accouraient a.ussitôt pour nous serrer la m'ain. En certains endroits, des évolués déplorent'l'agitation gu'ils déclarent uniquement entretenue-par des éléments irresponsables : jeunes gens ne trouvant pas de debouchés à la sortie de.l'êcole primâire, irËguliers de Làopdtdville, refoulés dans leur milieu d'oiigine. Ailleurs, ce sont les éléments les rplus évolués par exemple, les instituteurs qui sont en pointe des tendances extrbmistes. L'independance immédiate est réclamêe parr tout le monde, à l'échelle

t0l


ÀBÀKO ET FEDERALISME

SITI,JÀTION DANS LE DISTRICT DES CÀTÀRÀCTES

de la .République prévue par M. Kasavubu. La croyance est d'ailleurs généralernent rêpandue gue cette indépendanée a êtê en fait reconnue lors de votre voyage dans la régiôn et gue les autorités reviennent maintenant sur un accord donnè. Pour la masse fanatisée, le contenu de cette indépendance est des plus vague et.c_omporte une quantité d'avantag"r'*uteti"r.. e ceux soulignant I'abenration de ées conceptions, -on rêpond que Kasa-Vubu et simon Kimbangu dont le p"o"huio retour pou_rvoieront à toutes les difficultés. Le Kintwadi sui ""i se "À"".e confond en fait avec le kibanguisme est très actif. Les avis sont très partagés *I 1." 'point de savoir si ses dirigeants se cantonnealt ,u, l" piu' rclgieux su si au contraire, ils participent à entretenir ,l'agitation p'olitique. Là aussi, il semble qné t. siiuation varie d'un en?roit à I'autre et suivant la personnaiité des dirigeants locaux. ---Telle est la situation gui m'est apparue au cours de ce voyage

Ceux gui soutiennent cette opinion sous-estiment v,raisemblablement l'âmpleur et le caract'ère-fanatigue de I'opposition. De I'avis unanime des territoriaux de la rêgion intéressée, pareille 'politique de force aboutirait peut-être à une amélioration très momentanée mais la recru'descence serait d'autant plus vive ultérieurement et elle amènerait quasi-certainement tout le district des Cataractes à

rapide.

On ne rpeut hésiter à la qualifier de grave. On se trouve en - devant tait un état de rébellion ouverte d'une fraction de ra popuiation, suffisamment importante pour annihiler toute ràactiàn'de Ia rpart.de'la minorité. seul, le defaut d'armes sans doute ei ia p"es€nce de n-otre gendar,merie ont évité jusqu'à présent le recours à

des actes de terrorisme. I*s choses étant ainsi, je ,n'efforcerai d'analyser ci-dessous, lous les moyens pouvant être mis en æuvre pour tenter de red,resser

la

siûuation.

I.

[æe rnoyens répresoifs

Il faut tout d'a,bord se demander dans quelle mesure et de quelle manière.pourrait s'exercer-la politique dé fermeté préconisée lors de votre dernier séjour au ,Conâo. ta fermeté extrême imp'liquerait la mise hors d'état de nuire des meneurs de I'Abako à !éopoldville et de leurs ,principaux représentants de I'intérieur. Cela nécessiterait vraisem6lablement quel'ques dizailes d'arrestations et de relégations. Dans I'état actuel de tension, il faut'prévoir gue pa.reille opération pourrait entraîner des troubles graves et généralisés, tant à Léopoldïille qr.re daas les régions du Moyen et Bas-congo. on ne pouirait donc ï faire face gu'au prix d'un efJort militairt considérable et prolongé. parmi tes Européens éparpillés et ,plus ou moins isolés à j'inte"Ëu, du ,pays, il n'existe certaineme.nt guère de partisans de pareille politique. Éar contre, à Léopoldville, elle a del adeptes : ceux-ci, -invoquant le natur.ol peu combatif et même poltron des bakongo pensànt que pareille action énergigue provoquerait en fait pe.t ïe réactions et gu'cllc aurait au contraire pour eifet de rendre cônfia.nce à la masse. t02

une situation d'une gravité sans précêdent. Il n'en est pas moins vrai gue trop d'actes et de propos subversifs restent imrpunis et que, d,e la soite, I'autorité bafouée tous les iours finit par devenir inexistante. A cet égand, les autorités locales invoquent I'extrê*i difficulté d'identifier lès coupahles r abstention du Parquet suite à la directive générale d'éviter les procès politiques, enfin le caractère de vériiabie o,pération que revêt la-moindre investigation. On ne répond en effei plus aui convocations; si on veut fàire comparaître guelsu'un et être assuré d'être maître de la situation, il faut envoyer des effectifs équivalents à un peloton, nous a-t-il été dit à Luozi. Malgré ces grandes difficultes, tout le monde est d'actord pour

intensifier les efforts en vue de réprimer au maximum les actes subversifs, de poursuivre les excitatzurs et distributeurs de tracts. Qn procédera à des contrôles routiers plus fréquents et plus Éobiles, à des vérifications d'identité dans les rêgions les moins contaminées et aux points de passage fréquentés (marchés, gares' etc.) ainsi qu'à une centralisation plus poussée des renseignements, etc. Il faudra toutefois veiller 6 ng ,pas trop engager dans ces tâches policières le personnel territorial dont I'essentiel de la mission doit être de reprendre le contact dès gue c'est possible, ce gui pourrait peut-être se trouver compromis par une action répressive trop poussée.

lI.

Rétormes positives

cadtes. Les mesures prises jusgu'ici n'ont les masses bakongo. Le passag,e des assistants pas eu d'àffets sur médicaux indigènes et des assistants agricoles indigènes e,n -cluatrième catégorie n'a pas entraÎnê de modification marqu6e de leurs res'p,onsabilités et tpratiquemedt trien n'est alparu aux yeux de la population de notre effort en ce do,maine. Or, il est politiquement indispensable de montrer plus nettement notre volonté en associant les meilleurs de nos auxiliaires congdlais aux tâches de I'administration et en leur confiant des fonctions de responsabilitê et de direction, même au prix d'une baisse d'efficience et de rendement. Les nesures ci-dessous vont être êtudiées ou mises en application dès que ,possible, de façon à agir en guelgue sorte comme correctif de nôs iitentions en rcgard des mesures de répression citées plus

1" Africanisation des

haut. 103


ABÀKO ET FEDERÀIISME

p,u,,f ;I"#lî:iffi

jîf

SITUÀTION E}ÀNS LE DISTRICT DES CATARACTES le ,point de vue du Conseil. En ce qui concerne la ,présidence, rien n'sm,pêcherait que 'dejà l'administrateur cède la direction des débats au membre que le Conseil choisira, de façon'à souligner spectaculairement la voie nouvelle que prendront les institutions à ,partir

iiïï,,:î"ï,:":":ï:î"'3::"il"r,i,â,,: j"l? ;;;";;p" gnerair

en foncriûn surtour à té";ore;ili;;'1""" d'un commissionnemenr a a"" r""-"tioo, o,rrËtioo

oà-t""i.iêri" iàîâgon". B. Organisalln de stages pour des fonctions de guatrième catégorie : ces stages se-raieni à un certain nombre d,auxi, liaires des caté9orËl!feJ;!,;grllii ""i"itupourr.ient dès à ,présenr remplir des foncrions d'agent rcgional, i. ;il; d" table territoriar; urtérËur"-"it *tte.réforme ;:,; ;;, de comp-"ua"""ïË"ri"r,' pôurrait étendre ses effets

de janvier prochain. "

3o Jwidictions indigènes. En vue de mieux faire comprendre notre volontê de confier aux instances locales autochtones des pouvoirs plus êten'dus, I'extension de la compétence des juridictions

dans a'"ut"". aouanes, santé, etc... Lfne attention ,particuliar" ,"* portée à l,africanisation des cadres de la'oolice, â t" Àir" plài" a" quergues commissaires de

,

indigènes est demandée avec insistance ; sllg,permettrait de rptouver

notre confiance dans ces institutions qui, dans cette région fonctionnent très bien, d'augmenter le prestige des autorités indigènes et de réduire I'interventi,on des iud'dictio;s présidées par des Europêens, surtout su,r le plan répressif. |'envisage de prendre, avec votre accord, une ordonnance 'lêgislative permettant d'étendre la compétence de ces jurisprudences en matière pênale pour des peines allant jusqu'à six mois de S.P.P. et 5.000 francs d'amende.

police congolàis. "" Les modalités d'organr.sation de "su

:,e^s_ltaEgs vous ont été expopar ma lettre nF ai'iilg_rgsô.-Ti"".r"l"rîii" sue ces réformes comportent.t"."lrlr" i" ioi" agents composer et jouer en q uel q ue sorre'n d_oubre """ ;y;;;p"rîTTi g"r"", ràti, r"iil de I'administration sans se "r, mettre d'autre part en opposition "*i avec les aspirations

sées

1

des ffiËti."r.'Vigré cela, nous disent tous les territoriaux, Ie risgue doit être irrrr"o"tions rdans ce sens ont ete a"t*à"Jâx "oo*."t services ",;;;,p";;;fi", et aux provinces.

3 conseil de territoire. Il est cerûain qu'une des raisons de I'opposirion des popurati";';.;iàions prévues pour décembre réside dans la c-onïiction qu" -.""à"ctions retardËnt lnutilement I'accession à I'indépendan.Ë-"t là"'ùes n'apportent rien de neuf puisque ces conseils àS co-mpétence réelie et gu,ils e+ l'lylonr continueront à être prësidés pu, le .t "ia.1""îirrés's point, ir daudra évidamment dans ce district confier ra - .l*o cerde prési'dence ce conseir a un ;;;b;" ëru par res conseillers et il faudra réduire a pius r;-pi";6;*sion re nombre de consei'ers "" remaniés p"rÂ"tt"orrt nommés. Les tex-tes ces adaptations mais il faudra alors res r"ir" i""iàii"J"iî-."".i"cre propagande bien. o'rchestree,pourrait-peut-être res popurarions. une amenef une modificarion des ooinrs.de vue actuels _aii de de préfigurâtion des i"rri,rii"Jir"rriiierr". l,;;";ilàiui,Trr" ,or," aurait un effet de choc beaucoup olu's marqué et montrerart a" î.çJ""Ë"gitr"=li: portance de la réÎorme à intervenir. c'"rt-'arrrJ cet esprit qu'on enrrisage de réunir plus souvent les'conseirr J.àtrtr, de reui demander reur.s avis sur toures res r"t".'urt-J"-iJàil;Ë;i""il -"à, -quesrion" r,.a_r_ nistrateur territorial : terre, impOts.

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migue, etc... Certains vont jmême iyqu'1 propos€r que l,adminjstrateur s,en tienhe strictement à ces aïis et les siive, même s,il ne partage pas

tu

1" Circonscriptions indigènes. Le décret du 10 mai 7957

a

suscité bon nombre de récriminations rdans un district où il n'existe plus de chefs coutumiers et où l'application du décret de 1933 avait été conçue dans un réel esprit de démocratisation, Ainsi le ,maintien ,des, anciens chefs .pentdant 5 ans, la proportion trop faible des membres êlus aux conseils comme I'incertitude en ma.tière de compétence du conseil ont-irls,contribué dans une cerrtaine mesure à

Ë,

entretenir des préventions'contre les p'r,ojets de I'Administration. Ces raisons ainsi que I'application tardive que nous avons faite de ce 'décret sont avancées maintenant pour expliquer I'abstention aux èiections. C'est pourquoi des modifications devraient être introduites sans retard ,pour ,permettre de mieux adapter ce déc,let à la situation particulière du BaslCongo et le faire apparaître comme un instrument de l'énancipation du pays.

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5o Les élections des Conseils de territoirc. Tous les territoires sont d'avis que dans l'état actuel des choses, le boycottage des élections sera complet en décembre prochain. Dès lors, ils estiment qu'il est inutile d'en entreprendre la préparation, qu'il y a lieu de ne rien faire qui puisse faire croire que nous tenons à ces élections. L'attitude de l'Administration serait donc de demander aux Conseils de circonscription s'ils estiment que ces élections doivent se tenir et ce n'est qu'erl cas d'accord que I'Administration territoriale préparerait I'organisation, ceci ,pour rbien montrer que les élections concernent exslusivement la population, qu'elles sont leur affaire et que nous n'y intervenons gu'en qualitê de technjciens pour les mettre sur piod et assurer le respect 'du vote. r05


,

ABÀKO ET FEDERÀLISME

SITLJATIONTDÀNS

préparation ne soit entamé dans les prochains jours. Nous disposons en effet d'une ma.rge de sécurité suifisante puisgue tous mes interlocuteurs m'ont 'dit qu'ils 'pouvaient en deux',moii procéder à tou,tes les o'pérations pÉalables sans difficultés.

Cataractes.

ne pouvons Malgré toutes les difficultés rencontrêes' nous et to't doit la titu"tiott pas artendr" p".rir"oiJ*iiiîî"Jrti." ae Si cela pouvait. laciliter iesse"tiel' æuvre en mis ;;;;"t;;;"; être le 'dialogue di'rectement à engager pas à les choses, je n'hésiterais plutôt qu'à l'échelon < prol'échelon 'Go,r*r"rnË-""i ge"etal > " 'de rencontrut M' Kasavubu' |e I'ai vrnce >. ]e me f'ait savoir "uir-"f]"ttË partir en voyage' It de invité une première i.* àï"tt 1,1 '*,é".' delégué mais p"' 'jï'iir'Ëi niiii'æ'ii"i,'ii n est Kasavubu esta touiours M: ï;- qu""t dialoque politique ne ià;;î;"r" îq;;iï';d;; -mesures-d'arresmalade (ce qui t"^tf" inexact) àt a;;;Ëi" prËJ.ute despriê M' Kanza de oourraft arroirlieu ;î rà'"i I'ai i;,Hïî;îJeù,i1"t;;'i:ï;;'i té voir dès qu'il serait desirais confirmer a f"f. X".ii;il"d;;'Ë à la ll pottt"it être répondu lettre d'"*u*i;;";;;il rétabli dernière sa tuiÀe-e'dans de dialogueË;;té{P-;i demande"fiû contactês. Les interii'":#Ë. Ë;r"ir*"hj;;;;1,tsu4g sefonr sont de nature (il faut ventions'nultiples Ë;iil;ti"";-.";t l'atmosphère' Elles *"'ot" d"tit une certain" l'esDérer) a det""arJ-,de constituer une réoonse satisfaisante aux ffii"i;il il;;f"Ë hu"ko' dans le sens de asoirations fo'du-"oill"tî;ù;"**""t fÉdÉralisme' fiiàap""a"nce i'm'rnédiate et du

contacts

I1 est inutile d'épiloguellonguement sur le rrôle primordial de I'information dans une situa,tion aussi détériorée. Un effort sans prÉcédent cloit être entrçris pour faire comprendre nos intentions, mettre nos réalisations en valeur et Épondre aux slogans, bnuits et rumeurs qui journellement discréditent notre action. Le Commissaire de I'Information vient de faire un court séjour dans .le district, de façon à mieux se rendre com,pte du climat et de la nécessité de I'information. Par ailleurs, à côté du commissaire de district, un ag€nt s€ra désigné dont la tâche essentielle sera de foulnir à la ra.dio provinciale, à la presse et à ,la population, sous forme de tracts, toutes les indications nécessaires sur les réalisations effectuées dans la région. Ce rôle de rapprochement des populations des sources officielles de I'information sana nécessairement très ingrat et très peu payaft au début, compte tenu des solides préventions contre tout ce qui vient des ,blancs. Mais il est indispensable de s'y attacher tant il. importe de ne rien nêgliger qui ,puisse modifier I'aimosphère

ï;;à;'

actuelle.

Il est certain toutefois gue I'action la plus importante devra être poursuivie à Léopoldville. Il s'agit des contacts âvec les leaders Albako dont je vous ai déià Êntretenu dans ma lettre précédente. Tous les administrateurrs les demandent avec insistance ét déclarent qrre si les mots d'ordre actuels ne sont pas rnodifiés, il n'y a aucune chance de voi,r évoluer la situation. Cette tâche a été ionfiée aux ?utorités de la province et après des dêbuts à peine prometteurs, brusqueuent il semble gue les choses se tendent à nouveau et que le dialogue, pourtant demandé par les responsables de l'Abako, soient près de ne pas être entamés. Des conditions sont ,posées, des maladies invoquées pour se dérober à toute invitation. Én ouûre et

À cet êgard, il déclararion

sllwe les

suggestoins _que m'ont ,faites les autorités locâles sur ce loini. Nous devons org-aniser les êlections guel gue soit le résultat escompté, Dans quelgues -adoiter loura, une lcttre vous exposêra mes propositions concrètes sur-conduite à

à l'égrrd dcs Bakurgo 106

r

S. Schôller.

de la me paraît urgent- de combler les lacunes l'échelon qui s'a,rrête ul--pt.".

go,r*,"*"ï"il;Ë.

.ultngl lonotemps les im'patiences. ; c";.;ii-a"'pro\rirr.în- oî p""t du timing des On ne peut plus, àï;; *"rJ Aifer"t i;eiublirr"t'ient l'êlection d'un Parleétapes suivantes

\

* ,,iiT

s :* tt'

(1) Sur ce point précis, M. Schtilter a adressé un telex rectiftcatil au Ministre, le 17 aott 1959 : < Àprês nouvelle réflexion, J'estime ne pas pouvoir

DISTRICT DES CATARACTES

que darrs le cadre de surtout, le fait gue nous ne po-uvons négocier obstacle quasi-insurun la dêclaratio' go,r.'"*"*Àiale constitr]e rejetée intégrale' actuellement est montable car cette Jêclaration des contacts pour renouer entrepris *,,iJ;;;"t ment. Des district des le dans ca'lme "srui. a peu pHs exclusivement le dont dépend

Je qgis qu'il n'y a pas d'autre attitude à suivre pour le moment ( I ) et j'ai marquê mon accord pour gu'aucun trâvail de

lII. Information et

tE

i:, TJ

*#

* çl

qJ"otpgtient

notamment

ment, l,élaboration à'irne'Ôonstitution,

la formation d'un

gouver-

nement.

lettre' ie me 'propose Àfin de ne pas retarde-r'l'-envoi de cette je'. viens d'évoquer que de traiter t", proËtâii[-ià"a"*""taux Ils nécessitent en ultérieure' .à-pi.-t utJ-"o*pondance ci-desus a"n, réflexion'

;;ËË;ht -----I"ï"tt

àe""t"pg99ents' après mûre ici, i\{onsieur le Ministre"'

l'"'J:];h'Îr"'l:ë":'î:' Schollu"

u

t

s$t *

I

I

107


RÀPPORT

ÀBÀKO ET FEDERÀLTSME

24

aott

1960

RAPPORT STTNMANS SUR LE FEDERALISME

Note gur le problème de funité et du reglonaliEme et sur la eirfuatton créée par I'attifude du Bas-Congo (Document inédit)

M. A.

SterrmcLns, secrétaïe d,u Gouvernement, red.igea le srlu.- Ie régi;me [AdArol en génércrl, sur sa

24 aatlt, une étude

sisnïfiôation pré!,se, en fonctioi a" i" ,,tt""tià"iorlrï,a*r*, des Cataractes. Sellrln lui, I'acceptation du fail.eroùrrr* un" condition sine qtta non de Ia reprise a"' ata",gr- "rt ul)"" h, b-ahonso, C'esr en t.enclnt compte d, fiyp"tf"alri*a,rî aar*

du

iliolosup ar:ec I'Abatro

-oiàïrrn s; M. Sr""ï", ,rr,

timing d'céréré poun Io mise en place

lo

d", Arr.^bk",

constituante) et du gouvet,"ement congolais, "it""an C,est prcmière fois que ilu c6té b.frr, on p,opos€ Ia d,ote d,avrtl

(ériaees

en

1gtu.

I.

_

COMPARÀISON ENTRE L'ETAT FEDERAL ET L'ETAT UNITAIRE DECENTRALISE.

Il n'est oas ouestiqn. ici de faire une description com,parative détaillée des institutioo, d" ."" d;;;-s;*. a,;Ë;;;"1;îîàpor, !:nt, .eoy.norre probtème, tes différei.". àtlÀ;dË"1"J

caractéristigues.

pru,

l.

Dans le principe, ir. existe évidemment une différence fctæ'iàâci"ili-ieàt uniraire décentrarisé. Le grgSiel se compo-se de collecrivirés érarique", I; ;";;;;-,J"'.î1".tivités inrernes subordonnées. Dans ttetJrcâârur, ;".ù;i"r*'urur, primaires qui, iniriaremenr indépendants r". -;;r'-d;*r,iii", ." dépouillent constitutionneile"teni"de ."ïtui""" prérogatives de leur souveraineté au orofit de I'etat d.e superposition que"to,rs enil-bre ils créent , dans l'état ulitaire dece,itriirg ï,;rËl;erîîri'îà, r.

\STENMÀNS

SUR LE FEDE.RALISME

A cette différence 'de principe fondamentale s'en rattachent d'autres'particulièrement caractéristiques : a)_les êtats membres d'un état fédéral ont la compétence primaire, I'etat de su,perposition î'ayant gue des compétences d'aitribution : dans un état unitaire décentralisé la compé,tence primaire appartient au contraire à l'état, ,les collectivités subordonnées n'ayant q_ue des compétences d'attributions (quelque larges gue soient celles'ci). tb) les états mem'bres d'un état fédérarl s'organisent en principe comme ils I'entendent, en ce comp,ris ,leurs institutions politiques internes ; le ,législateur 'd'un état unitaire décentralisé a tout pouvoir au contraire envers rles collectivités pu'bligues internes gu'il crêe, organise, modifie ou supprime souverainement. c) Les états membres d'un êtat fêdêral conservent leur carac, tère étatique, ce gui leu,r permet de couronner ,leurs institutions internes par une ou des assemb,lées législatives, un gouvernement et même, en principe, un chef d'état ; les collectivités publiques d'un état unitaire décentralisé sont, au contraire, des collectivités internes subordonnées à cet état : elles sont des rouages administratifs et politiques de cet état, sans plus. 2. Dans le fait, il n'y a ,p,lus aujourd'hui de grandes différences -entre la compétence des états membres d'un état federal et celle des collectivités pulbliques d'un état unitai,re décentralisê. Il y en eut arltrefois mais les exigences du monde moderne poussent à ,présent les états fédéraux à attribuer dans nombre de matières, compétence exclusive ou prédominante aux institutions fédérales. En fait, les états fédêraux se rapprochent plus aujourd'hui des êtats unitaires décentra'lisés que des fédérations de-conception classique. A l'égard des institutions internes des états rmembres, cette évolution n'est cependant ,pas encore près de son terme : le législateur fédéral restreint désormais Ia compétence des états meÀbres en 'fixant certaines règles impératives, mais il ne va pas audelà, -chaque si bien qu'à conditio,n de se conformer à ces règles, état conserve son 'droit d'auto-organisation ; ceci est imrportant ,pour ,le problème qui nous occupe.

fon'damentale enrre

II.

ii,i.i:::î,,ïiïIff :ti{q6n',',,æ:*iir'ff

Il vient d'être fait allusion à l'évolution qui s'accom,plit actuellement au sein de la plupart des états fêdéraux. Il faut s'attarder quelque peu à ce phénomène en le situant dans son contexte historique. A I'origine, iles états qui décidèrent rde's'unir le firent ,en ordre tout à fait principal pour défendre leur existence contre un ennemi

processus juridigue et politique est donc inverse. r0E

îii*n*,::

_

SIGNIFICATION HISTORIQUE DES ETATS FEDERAUX.

ET

POLITTQUE

109


uillF4i,ÉTl?rtfr nrmtt'fi F4'fi?TryT*r"

ABÀKO

ET

dans'la phase politique de son évolution et l'accêlération de celle-ci est réclamée avec insistance par les éléments évolués de la poputration. Ce n'est plus une rénovation de la vie administrative du pays qui est demandée, mais la mise en place rapide, sinon imryédiate, d'institutions étatiques complètes jusgu'au sommet. Dès lors, la

question se pose aujourd'hui de savoir s'il faut faire du Congo un êtat unitaire décentralisé ou s'il faut 'lui conférer 'la structure politique d'un état federal. L'intérêt supêrieur du Congo commanderait certainement qu'il devienne un état unitaire décentralisé. C'est en effet, un pays sous-développé et les problèmes qu'il aura à résoudre pour,atteindre le niveau des pays modernes seront d'une telle ampleur et d'une telle comp'lexité gue plus sa cohésion politique, économique et socia'le sera gratde, plus grandes seront ses chances de réussite. Si cependant lé ciment qui unit les différentes régions, du pays n'est pas suffisamment solide pour Permettre cette solution, le Congo devra bien adopter la forme fédérale. C'est à cet ensemble de considérations gue se rattache la position officiellement adoptée par la Belgique jusqu'à présent. Elle a promis de conduire le Congo jusgu'au point où i'l serait un état unitaire dêcentralisé capable de se gouverner, ajoutant qu'il lui appartient ensuite de décider, par ses institutions démocratiques, s'il s'en tiendrait à cette structure ou s'il adopterait une sûructure

rale.

faut retenir de ce processus, c'est que la forme -llais- ce-qu'il la forme fiêdërale et Ia iorme unitaire correspondent

confédérale,

chacune à une mentalité'bien déterminée des populations ou

ie

leurs

dirigeants. Au stade confédéral, ,le souci de chaque êtat de conserve! sa personnalité politique p,ropre est prédominânt : I'union n'est diltêe

gue,par'd'impérieuses contingences. Au stade fédéral initia'I, le sentiment autonomiste de chague état reste très vif, mais il s'accom'pagne d'un sentiment de commune arppa_rtenance à une entité plus large qui procure à chaque êtat memhr r de précieux avantages. Tendancâ particulariste et têndance unioniste se concilient au lieu de s'opposer. Au stade fédéral évo,luê, les serrtiments particularistes s'affaiblissent ou tout au moins, sous I'empire de nouvelles nêcessités, ils permettent aux tendances centralisatrices de triompher. tlne autre considération à formuler est gue dans la plupart des cas ,la structure est le fruit d'un effort d'unification.

_

SITUATION DU CONGO ET ASPIRÂflONS POLI. TIQUES DE SES DIFFERENTES REGIONS.

La Belgigue a donné aux_multiples petr,plades vivant au Congo une administration unitaire. Çelle-ci fui, jusqu'il y a peu, strictLment centralisée. Depuis guelgues années, un désir dé decentrali sation s'est manifesté dans les différentes régions du Conqo : cette décentralisation, très lentement amorcée avei la mise en Ëlace des villes et de communes, doit se poursuivre rapidement au nîveau des provinces et des territoires qui les composent, mais il faudra plusieurs mois avant qu'elle se traduise à suffisance dans Ia législation.

_ Or, voici gu'un facteur fondamental nouveau se présente. Le Congo quittant le domaine de la pure administratiot, entrée "rt

u0

,,."nililf

rT.F'r'

RÀPPORT STENMANS SUR LE FEDERÀLISME

FEDERÀLISME

ou des dangers communs. Aussi donnèrent-ils à leur union le contenu minimum indispensable à la défense commune : cette union prit généra,lement la forme d'une confêdération. Les années passant, de deux choses I'une; ou bien la confêdération se disloqua sous la 'pression des ,particularismes, ou bien un sentiment commun naquit et se développa gui aboutit à transformer Ia confédération en fédêration. Puis la fédêration à son tour se mit à évoluer dans le sens d'un renforcement des cornpétences centrales : c'est la phase dans laquelle la plupart des fédérations sont aujourd'hui engagées. Tous les états com,posés n'ont certes pas connu cette succession de ,phases : certains ont d'emblée adopté la structure fédê-

III.

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fédérale.

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Quelle est, en regard de ce'prob'lème, I'attitude des différentes régions du Congo ? Bgualgut, Les populations des ,provinces.les moins évoluées - de I'état Province Orientale, Kasai se prqnoncent en faveur - y voient la ,meilleure garantie de unitaire décentralisé, car elles continuer à ipartici'per aux avantages d'un ensem,ble politico-économigue comprenant les provinces plus riches (Katanga) ou mieux situées (le Bas-Congo, avec son accès à la mer). Les milieux européens du Kivu les autres ne se manifestent - un séparatisme de salon, guère encore sur ce point cultivent assez déraisonnable, si I'on -songe à I'actuelle ,pauvreté économique

de la Province. Le Katanga, sous ,l'im'pulsio,n de sa population européenne, fait preuve depuis touiours ,d'un vif particu'larisme. La province est très riche et peu peuplée, si bien gu'elle redoute qu'une structure unitaire lui vaille plus de sacrifices que d'avantages : elle ne veut pas définitivement rester, comme elle a le sentiment de l'être depuis longtemps, la providence des régions'pauvres du Congo. [æs esprits les plus avancés caressent périodiquement le rêve d'un séparatisme, mais dans I'ensemble une structure fédërale serait considérée comme une garantie suffisante. 111

'


ABÀKO ET FEDERÀLISME mistes groupés au sein de I'Abako se sont torrjours refusês' Un ""rr"i, uottottcé avec une solennité particulière il y a guelnouvel queS semaines, est en cour.s.glais les premiers résultats sont décevants : les délêgués de l'Abako ne se sont pas présentés- à la première réunioo"de la commission de contact instaurée -Par M. !e .ri""-go,tv"*eur gênêrat lskhôller, iils ont en substance fait savoir au Gîurre*"tn"tti,que de telles discussions sont inutiles, la revendication de l'Abako ne nécessitant iaucune explication puisqu'elle se résume à une notion très claire : constitution immédiate d'une république ,du rConqo occidental. Une fois de plus, les éléments les plus extrémistes dell'A'bako I'ont donc emporté (et ce, semble-t-il, à la dernière,minute car il y a quelques jours encore, l'annonce de pourpaflers paraissait favorahlément accueillie par les dirigeants de ce

_ Le. Bas,Congo, enfin, a la position la plus tranchée. politigiîT:i: p-tus_cvotué que tes aurres populations du Congo, le peuple

paS.ngo a une conscience très aiguë de sa'personnalità : les autres sont consideics pu, tui."". io"r,J'o,cpri., P?lr:1,_:^d:_Colno €t il parle 'pour les -désigner des << gens du l-aut u, ,, uit ,peu comme Ies Lrrecs narraient des barbaroi. Tous ,les Bakongo, ,.r" exception, c-raignent d'être étouf fés dans un régime centrahle' : -auJsi u.pi."rrt, ils à une grande auronomie régionaË. i";-;;;;.'"1-ràtËiàr"i""t peut-être d'un état unitaire deéentralisé i t'""t"à*"-, iiË^."p"rrdant vraisemblable qu'une structuà réaà".i" mieux leurs aspirations. Qlânr aux ll, """"""tË*i, .exrrémi.t"-., immédiate du Bas-congo, quitte à conclure ensuite ""ulm-rïà'e!àa"""" des accords avec le gouvernemenr qui règirg'r" t"rt" J" puyr. on re prus pres de la vérité en disant. qu'ils. veulent se séparer ";-.;;; duàlute Congo puis se réintégre1 dans celui-ci par la voie confédé;;i";. Il reste à.signaler gu'en différents endroits d.u Congo, certains grands chefs coutumiers manifestent l"ut.-prJre"*."J pou, une strucrure f6dérale. Irr;Ë;l !.i^."ri"iî qr,ir. :î^:."'t ^Tl:ll:l_r, n onr pas une claire compréhension de ce que représente i. ieacralisme : il semble qu'il's'agiss" pl;tôt;Ë;; ;;iïil; u'rr,rud" instinctive.qui leur est dicrée lar te souci de d;-tà i""rr,r"ô*f;t;" -ànJ"rrrr". 111"t-l du pays p,ou" e.suyer de reconsrituer l"oru

rnouvement).

Dès rlors, deux hyp'othèses sont à envisager : celle où des entretiens finiraient qirând même par s'engager entre I'administration (quel que soit son échelon)- et'les rèprésentants des deux tendances Bakôngo, la tendance modérée et'la tendance extrémiste; celle, à vrai rdirà plus prohable, où des entretiens de- portée- très hmitée auront lieu uniqu'ement entre I'administration et les modérés, la tendance extrêmisté personnifiée rpaill'Àbako refusant definitivement tout dialogue.

possessions.

IV.

_

POLITIQUE

A SUIVRE

1. Première hypothèee

PAR LA BELGIQLIE.

Si ie ,probleoqe posé par [e Bas-C,ongo ne revêtait rlas une grande.acuité, ra Beisique pourrat ;;i;, îrrïàriti#lu'elre a jusqu'à présent adoptée : faire du congo un état unitaire, décentralisé, qui décideraif ,rui-mcme c"tte structure ou.adopter.prutôt une organisation ""ruit"-Ëir à;ir;;"t""ii'i fédéraiË. i".^pl.ti.u-

(Adrministration

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demeurant,très vifs, il 5:t^*.*::..:ufli"."ri1. .esr vraisembhtle que c esr pour frnrr cette dernière formule qui I'emporterait. Mais tout aurait des chances de s'accomprir dàn's un ordre re,latif et avec un minimum de sérieux. ., Cependant, la situation est différente. Les Bakongo, I'avons vu' sonr ,Dartagés entre une te"âarrîe lâeiià"ï"qut nous celle des modé"Cs èt une tendance séparatiste _ qui est celle "r, des extrémistes - cette a"ÀiJ" t"",Jance est actuellement de loin la plus forte-;: les modérér ;;;r iàJ"itr au sirence et res populations sont entièremeïrt sous tu ."up"-aes extrémist"r,-qui serrent chaque jour leu,r étreinte. ""rDès lors, comment faut-il aqir ? II va de soi oue Ia première .Ë"." a faire est d,essayer de déli_ miter les positions respecrives par un f";;;à;"i;;,î"iî'"1^iii"gu" gue I'administratiqn a essayé â';;t"*;; depuis trois ans, ,res extré-

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dialogue cofrtplet

Bakongo modËrés

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Bakongo extrétmistes).

La première chose à ,fair-e, ndus l'avons dit, est de délimiter les oositions respectives. Il faut ensuite examiner les points de friction, afin d'aboutir si possihle à une solution acceptable. pourront-ils f usqu'où les repÉsentants de I'administration aller dans la voie des concessions ? Dans ma pensee, ils devraient être autorisÉs à admettre les points suivants : a)' en ce qui concerne les institutions en :pr?raration : toutes les adaptations régionales compatibles avec Ûe maintien 'du BasCongo dans ,l'âsemble politique -leurcongolais; certaines adaptap'rrinciûre, pour le conseil de tions" sont déjà admises,'-dans territoire ; d'autres pourront il'rêtre sans doute 'pour le conseil de ville et pour le ionseil de tprovince (rpr€sidence, nominatlon de notarbles notamment). b) Toujours en ce qui concerne les institutions-en préparation: le maximum de compétence compatible avec la notion d'un état unitaire décentralisé : ceci est en effet d'ores et déjà admis et ces compétences seront attribuêes aux différents conseils au

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rilfi silwcTrlri'n'ifi

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r,[['r' Tllif ill :

ÀBÀKO ET FEDERÀLISME

fur et à mesure de

RÀPPORT\STENMÀNS SUR LE FEDERÀLISME

l,achèvement des travaux : un décret de au conseir de souvernement

;:oj:.nii:.soumis il;;'Ë;;

le

Bas.rCongo (1 ). Ce problème concernant au premier chef les Congolais eux-mênes, la sagesse et la raison d'état commanderont de 'le deferer le plus tôt possible aux instances congolais€s corDpétentes et 'pour cela de mettre celles-ci très rapidement en place. Dans cette hypothèse, le processus accéléré préconisé par la lettre n' 322/'Cab du 13 août 1959 serait tro'p long encore. Il est ceftain en effet, que d'ici mai 1961 les Bakongo auraient ,tout le temps de faire sêcession pa,r la violence et il est non moins certain qu'ils le, feraient i ce coup de force en entraînerait immanguablement d'autres, car le reste du Congo exigerait i'mmédiatement la constitution de son propre gouvernement : la Belgique, voyaût se dresser simultanément contre elle le Bas-Congo et les autres régions du pays, aurait à faire face à une situation intenable : elle courrait te flui grand risque d'être éliminée du Congo en un minimum de

c) En ce qui cor j,;îli'e#'i*;f, ï,.:"X?"J";1"1i 1narsre60,"'lî!i* façon réclâme pu" toî ig;;i:r':,ents M' le vice-Goi-verneu" *ËiË,;ommepotifigues du Congo, et moi-rnême avons déjà eu tr'occasion 'd'insister .u, È iit'qu" nous commettrions faute politique une

j:

e_n nous y *f""u"i trop longtemps. |'estime par aiteurs q* r"" ."prés"rrtuot, de devraient pouvoir .li"r-, ï' .'"irâ'Hârr."..ion est'administratio[ indispensable

Ëï'"*JJ"iîl'i;;r::::;".-ï'"r."",îïi;o;i: Ëi5:iiî*ïff fédéral. ----- "vsvçutr su uongo une organisation type

,.du

. Mieuæ vaut en effet faire qu'un état

du

Cot état fédérat comptet a":ÂàZlirà,i"îr"#liri "iiîii''" Mais Ià se trouve-\ J""1àrr""""ions admissibles. Il ne peut êrre guesrionIin!.te ;t;H&; que le ,Eas Congo,s,institue en étar sêparé. *u,T-:^:l_:ti ô];-;;ïi"s manifestent te désir forultérieur"ro"nr a"",*.La* j"-.",t".aïbongo. fft "*. "Î;J:r"Iure . l) une ,"t," n'appartienr pas.à-ta Belgique, alors que le Conoo1i:1î;l: surrout s'achemine, ïrr""-i;à".o.c de principe de la Bel_ gigue, vers la coistitution J,r;-jË uirorronr", .,o" 3l g*ffi,i#ent d'autant ;;;;;;Ël,n'ou" que ra séces-

-_-

H:T"?ravement

temps.

préjudiciable aux intérêts du resre du

:tt"tiîîl ,1"._l-"*uer,

par

une. série d,événemenrs en secessio" à-u location ar". et enfin, ferait_en tout i,.u. p""d-"".a - les populati.": I."" .oin, ?àuc""la.Belgique l,amitié que du uongo Congo conti: continuenr actuellement de lui potà".-'vruçcr uu -si donc les Bakongo sur leurs revendrcations d'indépendance rmmedràt",""i;;'de transiger i.r;; aî .*.iaâlJ" qr" res pourparrers onr échouc.-Ë;ilr;",iJ" identigue à cere créée par un refus de dialogue d;l;;;"iei ieraextænistes. 2. Denxiènre hypothèse : dialogue incomptet i*r1îlî'::ïfi:,et Bakonso modér€s seu'lemenr) ou échec du

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composer.

L'annonce officielle de ce < timing > et de cette procédure devrait se faire dans un délai rapproché. Pour tenter une ultime fois 'de faire ,tomber la tension 'dans le Bas-Congo, cette annonce devrait préciser que la constituante a,ura le devoir sacré de satisfaire, dans le cadre national, les aspirations des diffêrentes régions du pays. En même temps, il faudrait rendre officiels les aménagements que la Belgique apportera dès à présent aux institirlions en cours de préparation conseils de territoire, de vi'lle et commune,

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Bds,?,r'",:îff

Aussi bien faudrait-il, 'pour êviter le ,pire, prendre les dev4nts et doter sans retand le Congo d'un apipareil politique complet. A cet égard, la meilleure solution serait de décider q4e, dès avril 1960, des députations des conseils de province nouvellement constituês formeront une assemblée nationale chargée d'élaborer Ia constitution du pays et d'élire le prernier gouvernement congolais. C'est à cette constituante et à ce gouuernement qu'il appartiendrait ainsi de nêgocier avec les Bakongo et de prendre à leur égard; s'ils maintenaient leur attittr'de négative, les décisions natioiiales que la situation comporterait. A ce stade, la Belgique aurait un grand rôle à jouer : elle devrait peser de toute son influence sur la constituante et sur les Bakongo pour que les deux parties arrivent à une solution acceptable. Sa ,position serait plus.,forte qu'aujourd'hui du fait gu'elle ne serait plus directement engagée dans'le conflit et qu'elle pourrait intervenir en concilia.trice, Par ailleurs, les Bakongo àuraient à discuter avec un gouvernement plus dur que le gouvernement belge et on peut espérer qu'ils accepteraient alors plus facilement de

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(1) Sauf à s'engager dans une politigue de {orce par les armes.,f'écarte cette posslbtllté ca,r elle plongerait le Congo dans une situation du type ,a(gérlen

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qul ne résoudralt rten.

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RÀPPON:r SCHOELLER SUR LE FEDERÀLISME de

pr.vince

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In fine à l'énumération des concessions à faire pour 1. aller au- ,devant des aspirations Bakongo, dans I'hypothèse d'un dialogue complet, il est suggéré d' < aller, si cette concession est indispensable pour êviter une sécession, jusqula promettre aux Bakongo de proposer autc assembl'ées nouuelles du Congo une

a,"a"0,",,.,, régi._

La solution ici oréconisée, est évidemment une solution extrême. Mais il faut se ,."àr" comptâ q"'"fi" envisagée pour répondre à une siruarion d'exrrême "ît Ëb"";ffi;"'âî,ur._ ;;Ë'J d"u;iià ment dominé par ses leadeis, *Ltt*it-'ià"ouchemenr en .pprication sé,pararistes. A u; o".d'h"i"ii

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î.îùËj,Iil #uii

organisation du type

il;'l;,

Léopoldville

Le

La réaction des Bakongo procède plutôt d'un comp,lexe de crainte et de méfiance, comme je I'exposais dans ma lettre 304/Cab du 29 julllet, et comme d'ailleurs tra note de M. Stenmans I'exprime très exactement : < tous les Bakongo, sans Êxception, craignent d'être étouffês dans un régime décentralisé >. I[ ne me paraît pas douteux que la prise de position suggérée par M. Stenmans est en fait le seul noyen de créer une faille dans le bloc Bakongo. Ne nous faisons d'ailleurs pas d'illusion, nous ne nous rallierons pas polr autant les extrêmistes gui actuellement dirigent le mouvement et qui sont absolument butés dans leur projet de république inLdé'pendante. Mais, par contre, nous avons une chance ûrès sérieuse de nous rallier les modérés, les jeunes

;#"

, le 21 août 1959,

Secrétaire

du

Gouvernement,

A. STENMANS. Fln aott

1969

POURQUOI SE RALLIER AU FEDERALISME

intellectuels Bakongo qui constituent notamment les cadres de plusieurs partis t' Leopoldvi'lle. 'Bref, il y a une possibilité, et c'est très probableoent la seule, de voir naître au sein de .la population Bakongo une certaine opposition contre il'extrémlsme Abako. Une fois la faille ouverte dans le bloc Bakongo, nous disposons de moyelrs, nombreux ,pour l'élargir pnogressivement. fe suis personnellement convaincu gue la formu,le de I'Etat unitaire décentralisé est la meilleure pour lë Congo. fe ne sousestime pas les dangers du fédéralisme et notamment le risque 'de voir éclater les frontières prrovinciales actuelles et d1être entraîné dans un régioaralisme dont on ne voit pas les 'limites.

Rapport de M. Schôller, adressé au Ministre du Congo (,Document inédit)

NI. Schailer, yice_Gouverneur

Général, latsont lonction de Gouverneur Gané"al se ,allie fin aoùt tant ù la suggeslion Slenmcns re-Iatiu_e lada"olt"^" (< seul moyen de créer une " foilh dans re. bloc i"h;;;;";:;'qu'à cerle ilu ttmins accékré

ileuant aboùir. en aari]-rto,

â in" Con,.itu*;;;;'; în nou.îr* n ,

vernement congol.ais. Le doqrrnent est éclairlnt-p"* veulsnt comprendre Ia motivatio,n a" i"t"_

Sïrittl

septembre.

Mais il faut envisager froidement les choses. Le Moyen et le Bas-Congo sont des régions vitales du Congo. On y est en période pré-révoluticnrnaire. On n'en est ipas €ncore au terrorisme, mais je suis convaincu qu'on en est très près. I"a reconnaissance du principe de I'Etat fêdêral peut être le seul moyen d'echa,pper à ce stads ]'estime, dès lors, pouvoir me ratrlier sans réserve à la prorposition

ii"" aubu,

Monsieur le Ministre,

subsidiaire*ent à ma.lettre nurméro 3.r3/cab du 24 aott 1959, je vous prie de bien vouloir trouver .i-a"..*!-Ài liËî'ru,", de 'la nore du 2r aoûr de M. r" Secrctat" a" ôo"""*"*"ii s,""-

de M. Stenmans.

Il faudra bien entendu mettre tout en ceuvre pour aboutir à un pouvoir fédéral fort. Il faudra aussi dès I'option pour ce système assurer ,des garanties sérieuses aux ninorités. Je pense notamment

mans.

|e me limiterai,"y* qlu*

propositions les plus importantes

et'les plus audacieuses dê cette note^

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>.

Il faut admettre avec réatlisrne gue I'orpposition des Bakongo à un ,Congo unitaire est absolument gêaérale, ]e ne 'partage 'pas I'opinion que < les autres habitants du Congo sont considérés par lui (le peuple Bakongo) avec un grand mépris >.

g" n u

Devant une telle situation, la mise en place accélérée d,un appareil politique complet ili"i, les chances de la Bel:.rl;;""d;;;r" gique d'établir avec u;'-"ôit"_" de communauré su,un processus plus lent con ^r",c"ijo dui sarit pres-qu'înclu"r"lr"-i"ïi'r"=" 3, *"i sue e t révolu ti onnai'" Ë J,io'oil",,

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ÀBAKO ET FEDERÀtISME

RÀPPORI SCHOELLER SUR LE FEDERÀLISME

à la très iuportante- minorité Kasai du Katang. (envrron 3g de la poputaiion et 50 %-d";";Ë;à, centres). . Cette fraction redoute non sans

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a"",r"qu"r"ï;-ii;*Ë;;ii";ËiJ3':ilifii:i?"l.iffii*:

leur intention de les tràiter en Ctraige"s. L,opposition viendra de ces minorités imoortantes du. Katangi et de ra province de réopoldville, plus q; dans ra-'note comtentée, .des,province;-;"";, sont appelées à tort, y.e pense, <-leË-moins évoluées >. 2' Dans l'hypothèse où les membres de s,obstineraiedt à- se dérobeiiu dialog"",-ouîuo" I,hlpothèse 'Abarcod,un échec du dialogue < comptet ;, M:ï;";iuis pensable, pour évitér t" pi"",'a;*.â#"". e-sti.e qu,il serair indis_ I" procéssus de mise en place des institurions. -'L"-;;rb;;'sorution de décider que dès .*iflgZ0'àJr'dep"r"rions(d,après ,rui) serait des conseits de province nouve'ement consritués fÀrme,ront une assemblée nationale charsée d'éilaborer r. c"".iitriir" c-0"Ë làeîî"I=r" o""mier gouvernement. congorai". - ;-j;îl-ierrier'drai pas sur ra néce.ssité de comprérer ra dëchratio"'"gà;"rrementale et .d-,ctablir un timing comprer de mise * plu."-aË" ilri,r,i.*. ô;;"i;ïin,"r,* t""go cette nécessiié ,*fJ "rt-u"tuàt"ment reconnue unanimeailleurs, on . ,faractueile, .entrevoit clairement que, dans situation trouble certaines decisiois-lî-*"".rr"" impopulaires qu,il 'a sera indispensable a" pr""a"e--pt"oJi.irr"*ent susciteront moins d'opposition à I'intérieurl a" réactions dans nion publique mondiale Ji "t..uito'uiir^oj* eo,""J"i'a'rn gouv€mement lbpi-

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"or,go-

'L'institution actuellg du collège consultatif restreint ne répond nullemenr à ce besoin. s"r ;"-;b;Ë"".ii'lre érus par une assembrée

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tr{*iî;h'i',î*ïk"I$îliiiiH.ï'# t'hrtit"ti"î-;; ne reur permer jouer un de gouvernemenr'

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pas rôle rêel et uppur*t d"rrlti"r","" "rïï"Te du pouvoir exécutif. n'en est pas moins vrai que ra constitution immédiate d.un sui ne pou'àit-sr"ppuver sur des

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i,riïii,:'"J5::,:;i*:p**:lii*,mà:.iiiffil# table défi à l'ésard d";;6"Ë;j;;rï"";;r. u8

|e suis, dès lors, !ou,r ma part convaincu qu'un vêritable gouvernement ne peut être constitué qu'après les élections ce qui n'exclut pas nécessairement, gue le système actuel du collège consultatif restreint soit amendé de façon à en faire un organe'permanent et davantage africanisé. Il reste à voir si le premier gouvernement congolais ne peut être constitué gu'après les élections pour ila Chambre et pour le Sénat ou bien s'il y a lieu de recourir à la formule accélérée envisagée par M. Stenmans. On ne peut s'em'pêcher d'être un'peu ei.f.aft par I'improvisation hâtive d'une constituante que cette formule semhle impliquer, et dans quelle mesure f.era-t.elle gagner du temps ? De toute manière, la décision qu'il est proposé de prendre doit érnaner du Parrlernent belge, puisgu'il s'agit au demeurant de refondre complètement Ia loi belge que constitue la iCharte coloniale de 1908. Si le Parlement doit en tout cas intervenir ne serait-il pas préfêra'ble qu'il soit saisi d'emblée, immédiatement après les conseils de province, du projet complet des réformes constitutioarnelles, notamment celles relatives à la constitution de Ia Chambre et du Sênat. Si le Parlement, reconnaissant la gravité et I'urgence de la situation, fait diligence, tla mise en place de ces institutions et la constitutioo d'un gouvernement pourraient avoir lieu avant la fin de I'année 1960. On ne perdrait donc que quelques mois par rapport au timing de la Iormule accélérée, et la solution paraîtrait moins improvisée.

fe reconnais néanmoins gue ces quelques mois d'écart peuvent, dans l'état de tension actuelle, avoir une grande importance. La fo'rmule Stenmans permettrait ta constitution d'un gouvernement fin avril 1960 : I'autre formule ne perm/ettrait ce résu,ltat qu'en octobre 1960. Il est certain ,gue pendant ce dêlai de cinq à six mois, l'activité Abako peut avoir fortement accentué la détérioration de la situation. D'autre part, la formule Stenmans présente I'avantage d'éviter le recours à des €lections générales ssus l'êgide de I'administration actuel,le et peu de temps après [es élections pour les conseils de tenritoires, communes et provinces. Selon cette formule, Ies élections pour le Parlement n'auraient lieu gu'après la réunion de la constituante et sous l'égide d'un gouvernement congolais. Il n'est ,pas facile d'opter entre les deux soûutions, I'une étant certainement préféra,ble sur le plan des ,principes, I'autre pr€sentant .l'avantage incontestable de réduire le temps oritique. C'est en définitive à celle-ci que j'estime devoir me rallier. Cette lettre était presgue terminée lorsque j'ai eu ,l'occasion d'un rlong entretien avec M. Alphonse Sita. L'essentiel de ce gu'il m'a dit se résume comne suit : < ,La jeunesse mukongo, et plus

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ÀBÀKO ET FEDERALITM! spécialement

la

jeunesse inteilectuelle

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I,ES SIX RBPUBI.IQUES

néanmoins aucune opposition parse -gue l'".r""ii.r' J,t'|*gr.o,*" fbakg lui paraît- paifaitement'r'"JabtË et notammenr la revendrca-

tion $1 régime- fédéral. Tanr sue far"ru-"eJ;;;Ë j"ior*ute, cet objectif, elle aura_ tout le ïoqrde avec elle, -;il" qu, rêprouvent les excès-49 dirigeants. Si ,p."-"Lrrt ""u* fr nrement accepûait le,f édéralisme pfu s rien n'empê"t ",'i"èo.ru"r_ t", g-uL""ô soucieux de I'ord,re de cÉer un tnouvemenr d'q;d;iti""-ilhïut". ""rit' si le Gouvernement entrait dans cette voie, il ne faudrait toutefois pas

gu!:-cela tombe brusquement comme u"" Àt*É".]ô*"àur,, réâs,ir brussuemenr avec r""." i""àir- qu" "" r opposrtron n aurait p":.",r. Ie. temps de s'organiser. Il faudrait a"ir", si on va dans ce sens Ià, re laissâr àls-À};r"àî; à certains Bakongo pondérés. > ""t""d.T

;::^l3l*:,f_1î:"t

fe crois utile de vous.faire part.de cette opiaion gui

rejoint les conclusions de la première purti" d;;J;-iJi;:ï'J; ësate_ ment que si le Gouvernement avait Iintentio,n d'enirJr ,roie dïrr"lu gue nous lui suggérons, il y aurait grand i"teràt â-""ur]t" furr" savoir au plus tôt arin que nous.ay"lt" t" d;. d; ar"-

crètement à un certain travaiil de préparati"" e"y"f"f,ogiqu". 'rËdi* mets ici, Monsieur re ministre, res assurances renouverées - )e de ma haute considération

Pour le Gowemeur Géné."I. læ Vice_Gowe*.o. Gé.é" t, (..) A. S"[oll"".

Du côté b_elge, on n'admit

pas l,hypothèse fedarale

en

septembre_octobre

mais on cherclu une so_Iution dans la'voie d'un" ile"",'i"Jâ,,ri""'ii a'r^" oulo1tolie Pyvtnciale plus larye* Toutefois, *rn àdpe.ho d,*";;';

àt

ituon

:Y,P" schrijver,Ie j-r2-s9, u',"n àé.ioroit a" """n a" faddrchsme, à condiron que cette t"^i;;;;" "tlri'i"rTï"ra i;-;;;i'*iii"i',rnn. Dy

côjé_ co_ngolais,

k

thas: fAdArale

a

consiilérablement progressé.

En M. Kalonii lone2l'idge répub[iqræ il. K*ot.,Â-ri"'""r,n"u, {wne de ftn octobre-début novembre, -h V.jV.C. ?f"1, nit) opta ;;; i"'iiâïarr^" (voir, motions, au quatrième chopitre) .t "i i" rq.N.c.ià"*ï-*'ri, des posûtions unitaires, oy uty "r, on ,ni"o*ement des pailis féd,éra_ I'opAre" Iistes en un cartel Abako, P.S.A., porn d.u-'ierrpl", fvllVC ïià ii^, ,, consrès important à Krsonru (voi.r résolutions à' ,; ;;;;: c.h2pïtre). De son c6té, Ie Parti National du-p"ogrè, ".'Iuiir*^" ," ,-olIio eawe't'et aioli^"n, ou féilérahsme Ie 2Z-12-tgS4 fuob texta, qtntriJme *U*1.'""'* Une pftcision sur l)organisation future du "tCongo est apportée par Ie téIégramnùa que Ie cartel fadarol*te o odnrJa- fAderal ;;-R;,-î-r*i" uon a;rluâe av Congo. septembrc,

120

l7

d6conbro

1969

LE TELEGRAMME â,U ROI, ADRSSSE PAR LE CARTEL DES PARTIS FEDERAIISTES < Le cartel souhaite à Sa Majesté bienvenue et heureux séjour. Votre administration, avec 'le concours des colons et ,des missionnaires, sest constituêe en un grand parti politique possédant divers moyens de publicite et de propagande antidémocratiques, rrejetant les aspirations légitimes du ,peuple congolais pour accéder à I'indépendance immédiate, tout délai étant inutile. Prônant la paix, le calme et l'ordre public, elle crée un corps de volontaires. Avec l'armée belge, elle renforce les bases de Kitona et de Kamina. On se demande cqntre qui sont armés les agents, les fonctionnaires et plusieurs Européens ? Plusieurs actes, semant les divisions, les troubles et ,les tueries, sont réprouvés par le cartel. Celui-ci vous demande le désarmement du ,pays et la libêration de Patrice Lumumiba, leader du M.N.C., et de tous les détenus politigues. Il vous déclare nulle et irrégulière ,la procédure de campagne électorale menée par I'administration. Il sollicite votre homologation pour la création des répûbliques idu Congo central, de Bandaka (Coguilhatville), du Kasar, de Stanleyville, d'Elisabethvi,lle et de Bukavu. I'l vous garantit ,l'amitié du Congo pour la Belgique. > Ce télégamme est signé par MM. Kasa-Vubu (P.S.À,) et Nguvuln (Parti du Peuple.)

(AbrL), Kalondl (M.N.C.),

Pombo


t

TROISIEME CHAPITRE : LA COURSE AU SOMMET. (LA REVENDICÀTION D'UN TIMING PR3CIS POUR LES INSTITUTIONS POLITIQUES NATIONALES).


Préambule

:

L'AFFAIRE DU C'OUVERNEUR GENERAL.

lendemoin d.es émeutes de Léopolilotlle, Ie problame du Gouvetneur Générol se trouvô. posé et continuo à peser sur I'évolutton polltiqtrc au Congo iusqden iuillet g54. MaIwé Ie àêmenti du rc féwier et un d'iscours au Rofory de LAopoIdviIIe iI est certain qw M. Yon Hemelriick songea, après son- premier périp\e congolais ù renplocer honorublempnt M. CornéIis,

Au

Dès son retour, iI en |it pafi ù ses collègues ilu gouoe,nement qui ïapà I'unonimité, II prit contoct ovec NL Royrnond Scheyven, mois

prouvèrent

tancten ministre àes Affaires Economiqræs ne c.rot pas pouvoir occepter I'ofhe qui lui éIolit foite. II en résulta de lrlngues négoclotlons' A [iopoldville mème, quatre hommes m'enaient coLmpagr.e pour Ie nraintipn de IvI. Corna!æ : Ie noior Loos' son olldctxtr J'ord'orlnance, MM' Ney' d;"eclew général de I'enseignement, Persyn, ingénieu' ciail iles Mines, et Simoens, prefet ile I'Athanae.

f-e piemiu agissolt po, Ioyali*rt" à I'égatd d.e son chef. II réusstt à à Coquilhatville;, enbe t"I. CornéIis et Ie rci ménqer urr" nnt "ou", presiàent IRSAC. f de kopold lll, Les trois outres voyotent surtout en M, CornéIis I'odvercoùB & NI' Yar. IIs organisèrent, panni I"" dtplô^é" d'uniuersité, une pétition au Hu "Irij.h. Ro. et wnoncèrent à I'a1ence Belga tso signolures. L'Agence Belga rcproiluisit ce chtlfrv mais Io pétition cu Roi ne compte en fait que fiente signo-

lrres.

i

Io détériorotton de I'autorité s'aggrovait, lns point's ile vtæ opposés se cristalluoi.ent, M, Yg,n He'melriich ne voulait pas accepter M, Go.nshol oan il"r Meersch comrhe sûccess€ur de M. Comdlts. II rcfu"a pltrc énergiqræmant encore Ie génércI A*héon. De son côté, b Roi s'opposait è MM. Deqttae et Delpofi (potlementaires sociattx-cltrétinns). [,e rc aafiI, M. CornéIts fut qppelé en consultdtion. II lut reçu en Cepenilant qne

ouiience por Ie Roi. De guene lasse,

Ie Conseil des Ministrcs se résigno à uns ( prolongotion > de M. CornéIis. Mois, dons I'après-mid.i ilu 15 ovril' M' Von Hemelriich arlr.or,çr. à M. Eys[ens un fait r.ouvearl] : M. Rayrnonà Scheyven acceptoit d'être proposé pour hs lonctions àe gouverneur-génércL' Râttnt' h t5 ovrll, de zo h ù zz h o5, Ie Conseil des Mt^istns opprouvc- à I'unoLnimitê le choix d,e M, Yon Hemebiich. On se croyait sofii àe I'ûrnposse. Le 14 ovril, ou moLtin, M. EysÉens se renilit chez h Roi pour lui [all.e part de Ia ikcision du gouuenwment. II n'en revint qtw pout convoclrat d'urgence les ministr€s en comseil. La rér.tnion dabuto à. tt heures. Trcl qrwts il'houre plus tail, les minislres ltbércux se rctinaisnt ou cablnet ile t25'


COTIRSE

1

ÀU SOMMET

L'ÀFFÀIRE DU GOUVERNEUR GENERAL

M, Ltlar, pour se concerter. A Ia rcprise ilu conseil, c'étott Ia drvtsron ou gouvernement, pourrant unanfune Ia verlle, A Ia rcprise du conærl, lein- lu Ies libéroux abanilonnèrent la candidature Scheyven ; I" b*on a" it "r"nouwet fit ile mfune, M. Yan Hemelrijch sortit de séance, sans tten da.I*", à Io presse. On opprit, alors, pu M. Eyshens, qr' M. CornAhs, ,oiont po, démissionn'é, continuerait d' exercer ses ionctions. Dans cette succession il'év,énements, nul mîmistrc

ne décot,,rit Ia couronne- Mais les foits porloient /"ès clarrement.; rls ÉvéIatcnt à ce moment un veto du Roi contre Ie caniliikt du Mrnrstrc er un écheo d" m v*,

non dlasuté reete Ia base de la gociété. Vot e Mai.sté erii qu'u. tel pouvoir exig€ imp6 rieurement un caractère de garide stabillté, et ne peut être e:ercé que par une pe"soraalité ayant une connaissance très approfondie des choses congolaiees et nantie de Ia conftance Royale que partage Ie pays tout entier, Réprouvant les allégations iniustifiées et malheureusement non démenties, nous avoru dgqde de rompre un eilence qui pourrait laisser croire que Ia population se désolidarise de son Gowemeur Général. Cest pourquoi nous adregsons un preseant appel à Votre Maiesté pour que nour puissions continuer, soue I'égide de notre Gouvemeur Général, à réaliger Ie programmc contenu dans Ia déclaraEon gowemementale du 15 janvier 1959,

Hemelriick au conseil des ministres.

Phrc-qrion I'trnogtn', cette off.,rre ilétériorc séficusement les rcIauons -'--cu sein du Conseil de Cdbtnet alnst qu'entrc Bruxelles e, Kahna,-10 f6v'lor

premrer

r.

1069

démentt

> On ne peut que Ie regretter, d'autant plus qu'tl n eot pae p€rmls _ aux lntércssés de rc défendre' unç nouvelle rotr, Ie Mintstre d'' Grgo B.rsu J"-n"""a"-u,,,,,,,,,,,,,*ii ie-"ot

"i .-Ji-"rr"*-*Je**r" qo"l-.fu

(Gmmunigué diffusé par Belga-Congo Ie ro-r-59).

2. Pétition au

Roi.

Suivent les 28 signatres suivantes :

MM. De Pooter, Allewaert, H. Mainil, Lambillon, E. Stockart, A. Ftamez, P. Persijn, E. Collard, Berger, J. Midrau, M. Rose, A. Huart, M. Baize, H. Dimandre, D. de Woot, P. de Francquen, Ney. B.

I-.ecle""q, Ftera.

L. Vandeputte,

1o

eo"l lo6o

Sire,

Devant la campagne de dénigrement de Ia fonction et de la p€rsonnè du Gouvemeur Général' nous eousrignés, universitaires rgeus des différentcr 'dtJ;rt;";. p-r"rro", L lrspectueuse lih*e de nous adrcggcr à Vohe Maieeté. conscients de Ia gravrté de dkafion, noss ne pouvonr plur tarre nor rnqutétudcr _la au mome_nt où Ia polttique oour.llc, annoncée p", Iu Murr.g. doyrl, t-pliq* .nn *.fo._

18 ovrtl 1969

3. Un communiqué de M. Van Hemelrijck. I-e Ministre du Corgo Belge et du Ruard.-Un-di et Ie go.we.renr général Gmélir ont eu de nombreirx entretiens êu coûs de ces demiers jours. ll en resgort une parlaite commmauté de wes sur Ia polittqu" d. l. Brlgiqu. au Congo et ue misc au polnt commue Je ron application. l,e minigtre et Ie gowemeur général font appel à I'opinion publique pou que cesse toute controverse qui ne peut qu'affaiblir llautorité plus gue famais indispenraLle ct entraver le fonc'tionnement nomal de nos ingtitutions. ll est apperu nécessaire de renforcer Ia haute admhfutration du (bngo belge. Danr cet eeprit, le Roi a, d'ores et dé|a, signé un arrêté nommant M. Georges Lafontaine viæ goueemeur général, I'intérêt du KatanEa exigeant lc urainHen de M. Ie vice-Eouyemeur Schoeller

à

EliÊabethville.

D'autrer mesures visant à renforcer I'exécutif et à décharger le gour"m"* général de ses berogr.e administratives seront prises dans l"s prochainr iours. (Communiqué du Minirtre du Congo).

cement de I'autorité établte.

A I'heue

actuellc Ie désanoi des esprtts est total, non seulement dans l.r sphè"es dirigeantee de l'adminishation et dee entrcprbcr, mais aussl dans tes *""i"" ot* tu.g", de Ia population européenne et autodrtone du Gngo. En contact iournalier ate" Ies milieux les plus divers. étroltement |tés aux réahtér congolaises et, partênt, au coulant der opinionr et des aspirations actuellee. no*-.L*onos voix à celles qui se sont élevées contre Ie dtecrédit ieté aur la plus haute autoité du congo. ce discrédit est le fait exclusif d'rme oprnron travaillee en Belgrque *" f", information incomplète et une presse trop sowent tendancieure Strc,

Le

dcrtructlon ryrtémaHque de I'autorrté et tc découragcment au rctn de t'addnlrtrellon pubhquo qur nê pcut _manqucr d'cn découlcr, crcrcent ter cfletr lcr pt'r nodft ,ur sn. populrllon d6;t profondcment tourmèntéG ct pour taquctlo un pouvoti fcrmo rt

t26

Simoens et quel-

ques autres illisibleg.

Le cabinet du Mintebe du-congo Berge et du Ruanda-umndt polémiques se poursuivent qui desservent llutortté au moment "ori-*qo" : < D* même où Ia nécessrté de son maintlen s'impose plus que famair au Congo. que Ie Gouvemeur Général ou un haut foncfionnaii ou que pareille démission aurait été demandée ,.

Sire,

Nous sommes de Votre Majesté Ies trèe respectueu et dévosés Beryiteurs.

22 ovrtl 1969

4. Déclaratton de M. Van Hemelrijck à la

Chambre.

Lc gouvernement a mis longtemps à régler Ie problème du gou"erne* général. Nour savons que c.e n'est pas la confimation de M. Comélig dans ses fonctions antérieures que von! qour rcprochez. Ce dont voua noua accurez, c'cet d'avoir favorisé Ie discrédit

de

I'autorité au Congo belge,

Voici les faits

:

Quand ie suis arÉvé âu Congo belge. ".rg la mi-ianvier de cette année. le gouvemeur général du Congo m'a dit , < J'al perdu la confianc" des populations congolaises. J'ai perdu Ia confiance des populatlonr blanchcr. Et ;e dematd" au Ministre... > (Colloques cur lee bottcs soctallûeel'

M. Lcoot, - Lalucz dlre. te crahr lc

plrc.

t27


[,À

COURSE

ÀU

LE TIMING DE LULIIÀBOI.JRG

\

SOMMET

M. Y*t Hemelriick, mintetre du Corgo Belge et du Ruanda_Umndt. _ Ia clarté' Messieus' I'u**. J" t;;;;id#'< et ;e demande au MrnretrcVour voulcz "or. de voutorr songer à mon rempracem*l t. k Mi-rit"" a répondu âu gouvemeu générar qoc vrarment ce n'était pas Ie moment,, imnédjatemen, srn lui une responsabairité qui n'étsit "o.ur'lîn unementÊ, de prendre epparemment o* Ë;;";;:. J'ai demandé au gou"err,cur gé.6rar d'attendre et de réserver r"-aeorl"" ii"q";;;;", où j'aurair terminé Ie pffpre quc ie me proposais de faire à ce moment ur- Corgo b"ig". A mon retour à Léopoldville, il n'a pas été ques'on de démission, nI de ma part, nl de celle d' go,".-e," qàre,rt. Ét, dr;r;;;;J;; prononcé à cette époque au Rorary club','ai demandé que cessent

t"r a" r,autortté rupérieure du congo belge' en signalant I'inonporhmité a.-rt-r"*"."r"]"* r'rtt*rtr.. i""nu uoo*", Mesdames et Meesieurs, ne I'oubiic' pas, il v ur C*go [ulg"ïr" â-.,.r"" d,enguête gui recherchait les ceuses des événemenrs "tui, de janvrer, ainsi que r". rro' ""-èd.;-;-; admettrc qu'aussi longtemps que cette commission ""î"iÏ'rir.îI"ro d'enquête n'avait pas temlné seÊ trèvaw' il subsistait une incertitrrde quant au Jl" 1", autorités avaient joué au .corns der *" événements de janvier et quant arrx causes de ceru_d. c'est Ia raison pour laquete un cerrain temps s'est-écouté. Læ depot du rapport a eu ious, _et c'est à ce -o-".t-iJ i." r" goru".."ment a pris ra décision de confirme" M. Coméhs dans les 1"""at"", al'gJ"àeur général. i Le gouvemement répond de,ses acteg, C,est là un acte gouvernemental. (Déclararion faite le za avril à Ia Chambre. À""f* Iieu

il y a quelqu""

".;;;;il'

5. La mise au point du prernier Ministre.

22

wril tO69

Autour de I'atmosphère qui a été créée, et autorr, des incidents, si vous appirez cee choses des incidents, à I'occasion d" I" d;;À;;l rn no*"-"* générar ou du fait que Ie gouvernement ê d"mandé a rtl. c;eiir

a

du-"o.urr"" À a.esmer res foncrons,

soulevé d'autres questions. Permettez-moi tout d'a6ond de faire une déclaration de principe, Meedames. Messieur". Ie Rol règne

dee problèmes

qui est très

f.".u;;;;:-;";.il"î;e '""; o"r'ent avoir lieu "rt"" ""i"dt importants.

le

-

qtd prcnd Ia rcrponsabilité de la décirion qui a

Goyez-moi, nous avon! Ie souci de respecter dars l. plénitude de lcur signtfication, de nos institutions, C'est à tort que I'on a prétendu qu'nn proLlènc

fonctionnement congtitutionnel ait

pu ee porer,

(Déclaration faite Ie

tr

avril à Ia Chambre, Annales n. 4j-44. p. 51).

LA REVENDICATION D'UN TIMING PRECIS POUR LES INSTITUTIONS POLITIQUES NATIONALES [,a

ikclalu;ttor. govoetnetn/Bntale

ilu t5 ldnviÆ tg5g ftxatt les

prr-

nières étapes povr I'évolutlan du Congo verc l'indépeniurce : éIectiona pour Ies conseils de co mune et ile territowe en tgSg; éIection (dn seconil de$é) et nominotlon pout les conseils ile provinces avont Io sesston d,e motg tg1g. tendant a fiam é/;olbltr pat Ce chapilte est consacré awx "evendtcdtions Id. Belakua vn cdlendrlgn pÉcis pour la mise en place i|'ossembl.ées et il'wt goru;aetnemertt, àL l'écl:æilon nahonol ahæl qw'aax tensùons et iléctsbns qrn o"s reoendioottons ont provoquées att nlveau de I'Admlntsl'ru;tlon at du gouvernement belges.

?-1?

LE CONGRES DE LULUABOURê : uN GOWERNEMENT EN J^rWrER

avdr

1060

h

dau-

1961

nette.

et ne goweme pas. Il y a deu branches

I'exécurif' Glui-ci 'e des éclranges d" tres

on

d et tour lcr Mlntrtrcr ront rolldairer élé prke.

Ainsi qua nous I'ovons sowligné d.*ts

de

si, dans un crimat de discrétion, branches de l,exécuuf concemant

vous ne poûvez pas demander à un Minishe de donner des expriæfions au sufet de ces convetgatione' Quant à moi' ie regrette devoii arimenter "d.;" profondément gu'on ait

pol.mique au suiet d"s échanges ;;";'e"h".g". d'avis.",rrqui peuvent avoir et qui doivent avoir heu entre rm gouyernement et Ie Souvenin. Je tlens à dire' cela étonnera peut-êhe d'aucuns, qu'ir a été prcpoeé par re gouvemement que M. cornélis con'nue à assrmer ses foncrions. En toug Ë;;, rlïe.rrii --- '-î a été prise pæ lc gowernement. '-ottl ri""r"

'ne Ileu

I"

prcmlet et

Ie Mouvemont. Nctional Congolots eI l'Acttan Socicliste préconisaient en jonvier tg5g, des éIections génércl.es ou Suffroge Univercel potn Ia conslitution il'Assembkes nattil.noles congoloises au début tft tanilis qua l'Abako, ftn attrtl, xtà,ma chapltre,

souhoitait

h

constitution d.e gouuemements provinctaux

dàs

ianvier tgfu et d.'un gouvernement centrol dès mors 196o, Dans Ia coutse au sorr'l'rr.et, Ie Congùs de Luhtabo:olg foit ilate.

.

De cette décision" toue res,Mnistres siégeent dans Ie gouvemement sont indtvidue[e_ ment et solidairement responsables, et rmiquàunt lu, Mirri"t*s. ,

Par conséquent, ie crois. que si d'aucuns ont r'impression que ra cornonne a ils visent uniouement

découverte'

été

certains commentaires parus danc ra preare, Je vour Larock, ,i po*"2 me citer un eeul acte du gouvemement, une reulc "ô.r-r,"o parolo prcnonc.c p". .rn "o,r, Mrniitr-", ;". Lr;;].-i" aurart étâ déqcrncde ? Lê gouvorn'mrnt n'ort par rcrponrabrc d. q.,o p.rbhu iu prt'c, marr c'ort te gl0wcmcment dcnrande,

M.

"-

t2E

Première motion : Les partis politigues suivants : Uaion Congolaise, Mouvement National congolais, Parti démocrate congolais, Parti de I'Unité.congolaise, Parti du progrès national congolais, Mouvement nationarl pour Ia protection des milieux ruraux, rêunis en congrès à Luluabourg, précisent qu'il appartiendra au Gouvernement dont le Congrès demande I'installation en ianvier

t29


IÀ 1961, de déterminer pendance totale.

COI.IRSE

ÀU SOMMET

LE PROGRÀMME DU M. N.

à quelle date le congo accedira à son indé-

I ) [a commission économique estime que le Congrès des partis politiques ,doit constater que le respect des biens tant ceux provenant âes investissements étrangers que ceux rprovenadrt des entreprises locales est un principe indiscutable, 2) Elle forme le vceu de voir le Gouvarnement ne pas entraver I'initiative privée congolaise tant dans le domaine commercia{ que financier ; 3 ) En vue 'd'encourager I'initiative privée, i'l est suggéré 'de voir se créer un organisme de crédit destinê à aider les petits artisans, les commerçants, les agriculteurs, les classes moyennes en un mot. Le capital de cet organisme serait constiluf par les Congolais eux-mêmes sous forme de versement ,de parts socia,les qui seraient constatées par la remise d'actions. Un tel organisme devrait consentir des prêts à faible intérêt aux classes moyennes et aux économiquement faibles. Cet organisme devrait êire créé à l'êchelle nationale et non régionale. Sans que les partis interviennent eux-mêmes dans la constitution de cet orqanisme, ils dewaient encourager leurs membres à y 'participer

Deuxième motion : Les mêmes partis s'engagent à défendre l,ynité,géographique du Congo, se réÉervenr at"i"Ëi""r-"f"c" f i"dépenrdance d'entrer dans une plus rarge com,munauté, dËmandent la,convocation d'une commission nafioâale ù;;Giq;;.---_

Troisième motion : Les mêmes 'partis poritiques expriment Ie .que les chefs coutumiers puissent fui"e pâ"tie à"!-bLr"il, sauf s'ils sont élus, gu'un statut ipéciar solt claborJ * rr*" a", chefs traditionnels actuellement en foncti*t, leu; ,g;;;"ti*Ë"t h stabilité et dêfinissant leurs attributions. Quatrième motion : -Les m,êmes partis politiques reconnaissent les services ,rendus par les associafiâns triLales'jill;-;;;; d" leur culture traditionnelle et d'entraide mutueiÈ, ,Ëià*r-"i, tent le 'droit de s'ériger.en.partis poritiques. Il"'de*unJ*i;;;" disposition légale soit*prise d'uo, ."'""rrr.' cinquièrne motion.: .Les mêmes partis delibcraht sur re régime électoral expriment Ie désir : I ) de voir instaurer comme régime érectorar re suffraqe universel direct à l'échelon provincial,"le suffrag" u"i""-rrli d"irect a l'échelon du Conseil genérâl , 2) de voir instaurer comme système de vote, un vote ,par liste, sans panachage, mais avec vote préférentiel ; 3) pour-- le calcul des voix : voir instaurer la représentation proportionnelle ; 4-) vote des femmes : demandent ra quarification de l'érecteur sans distinction de sexe ; 5) Age minimum : pour être électeur: lg ans, sa's distinc_ tion de sexe. Pour être éligible : 25 ans sans distincu""-a" souhaif

efficacement.

22 avrlr

1969

LÂ POSITION DU MINISTRE SUR LE TIMING L'honorable M. Larock a ex'primé le tdésir de voir préciser dans le temps [a 'politigue future, en ce qui concdflre'l'Assemblée parlementaire. D'autres membres de cette tChamlbre ont également parlé d'un timing au-delà de mars'1960. La déclaration gouvernementalè du 13 janvier comporte un timing jusqu'à cette'date. A ce moment, 'doivent être constitués des conseils de province avec une majorité élue. A I'occasion de la déclaration gouvernementâle et de son commentaire, il a été dit et firyêtê que nous voulions mesurêr ,la valeur de ces conseils de province é[us, le sérieux des représentants gue I'orpinion congolaise enverra à ces assemblêes, leur sens des responsa,bilités et leur sens du bien commun, pour pouvoir, à la lueur de ces exrpériences immédiatement juger 'de ce ,gu'il y aura lieu de faire. Si vraiment les consei,ls de province élus nous donnent toutes garanties à cet égand, si nous avons l'assurance rd'une évolution politique 'pacifique au Congo, nous prendrons nos responsabilités. (Déclaration de M. Van Hemelrilck à Ia Chambre, le zz-4-tg5g, Annales Parle-

""*".

sixième motion : Les partis politigues précédemment énumérés adressent la motion suivante uu frrlioirfte ait c""jo nr"*arurundi. r << Ayant eu à se prononcer sur le eriurà-" "t-â,a.'i;unité natio.nale et ayant margué sôn accord à ce suyet, ayant constaté que le problème. linguistique était de lature à cLnstitûer un obstacle à cet esprit d'unité nationale, ayant par ailleurs pris connaissance qu une commission linguistique fonctionnait à Usumbura,, appuient I'initiative de certe coàmission et pour t" ,Àar" ei* Jii.f;L officielle, demandent la constitution urgente diu"" ."À.ilrioo "t nationale linguistique gui comprendra sii *"*b"", p";;;;;i".",

.Voici d'autre part les veux exprimés par la commission éco.

nomigue du Congrès

C,

:

mentalres, no

I30

45-la, p, rB),

t3l &t


COTIRSE

ÀU SOMMET tO

nal

LÀ POSITION DE P. LUMUMBA rgû0

aux classes moyennes, paysannats et coopératives africains. Revalorisation des produits agricoles. 7) Rwision du régime fiscal afin de répartir les charges publigues selon un système progressif. Pénalisation fiscale des entreprises gui entretiennent en dehors des frontières nationales à I'aide d'une portion du revenu national congolais, des services cot-

LE PROGRAMME DU MOIJVEMENT NATIONAL CONGOLAIS Ls M.N.C., future tenilanrce Kalonit-Adoulo_Ngalula, reprcnd dans son ptogner',me, Io résolution da congtèz A; i;h;r;"urg ,

Io cons*tution d'un

gouvernement

ianolat tg6t.

A.

-

da^âouqrnà*"i"*

"

teux.

8) Abolition des privilèges des sociétés à < charge r dont les attributions doivent être reprises les services gouvernementaux. 'par 9) Respect des droits raisonnables des càpitaux qui sont investis au Congo dans la mesure où ils contribuent à l'amêlioration du niveau de vie de la communauté congolaise et en assurant la continuité. Le M.NIC. recoarnalt Ie droit des capitaux à une juste rétribution.

Politlque.

1) Le M.N.C. a pour h-ut fondamental la libération du peuple et |instaurai;; d\r;il te--

congolais. du régime ioroniariste cratique indépendaat.

2l Le M.N.C.

défendre ,les libertés fondamentales

-entend la Déclaration universelle des Droiis à;-i'È;;-" , -par_ liberté.individuelle, Iiberté d'association, a" nion, de presse. "c*i"ila" .rË'â "ei,Le garanties

C.

. 3l M.N.C. luttera de toutes ses forces podr garantir l,unité du pays et.l'entgnte entre rous ses habita"is.'ii;;;ià'toute manceuvre de balkanisation ainsi que toute discri-inatioor îuTe"

r etnnre ou Ia race.

"u,

Le M.N.c. récla*e'l'application du régime érectorar à colège unigue basé sur le suffrage-universel avec représentation des listes

plurinominaleq, _sgnnrgssiôn du sysrème d. eé.ù;;oi'ï"r"*, r". échelons par I'Administration. ï-e M.N.c. cqnfiant aux résorutions prises lors du congrès des potitiques

Mouvements er Partis de Luirr!bà;"j-;"i;;ii tution d'un gouverne,ment démocratiqu"

"o"goiri.

B.

-

"ïi."ii"i

.i".r,iôe r.

Ecoromique.

- 1) Le IVI.N.C. exige le respect de la personne humaine sans distinction de race, de sàxe ou de rerigion àt i."J"-".r;l*erîituti*, de t'homme par I'homme. régime économique basé sur Ia satis- 2) Etablissement-d'u.n faction des besoins de I'homâe notammeni par une répartition équitable,du revenu national consolais. - 3) Instauration d'un code 'ie tràvail unigue et d'un régime salarial éguitable tendanr à uniformiser sur t""tË ret""arJ'i, il*itoire national les minima légaux de salaires. 4).Exploitation- des grândes richesses du pays pour t'amérioration.du standing- de la èommunauté congolâisi. J- r-" ''"' 5) Revision du régime des monopotej fonciers et autres. 6) ocrroi en vue àe leur déveropien*r, e-L; àiaïgeïér"ur" 132

*

i

i,ll

-

Social.

1. Instauration d'un régime de sécu,rité sociale garantissant à I'individu, du berceau à la tomrbe, le maximum de bien-être, notamment : Plein emploi. Aide immédiate aux chômeurs. Le M.N.C. condamne avec violence la passivité actuelle du gouvernement qui consiste à faire peser sur les seules classes pauvres la charge d'entretenir les chômeurs. Allocations familiales décentes sans tenlr compte du rang - du chef de famil'le. Ear effet, socia,l tous les enfants étant égaux, ili doivent bénéficier de la même ,protection et du même soutien. --- Régime de pensions et invalidité plus favorables aux vieux ûravailleurs. Àssou,plissement des conditions d'octroi actuellement trop rigoureuses pour les allocations d'inva,lidité, tandis que les rentes sont insignifiantes; Régime de réparations des dommages résultant des acci- du travaiil et maladies professionnelles sans dents discrimination d'aucune sorte. 2. Le M.N.C. considère les frais des services de santé comme une charge publigue nationale. La posslbilité'de recevoir des soins médicaux ne peut être sulbordonnêe à des considérations de fortune du malade. 3. Le M.N.C. se propose de pratiquer une politigue de I'habitat tendant à rendre les masses congolaises propriêtaires de logements décents et bon marché. 4. En matière d'enseignement : développem€nt de I'enseignement primaire,-secondaire, technique et sup€rieur, gratuité. Scolarlté obltgatoiré. Suppression de toute mesure subordonnant I'accès

,*

*

*

f

t33


{ 1r4,{ lir!.

''..r,nill|F*1"'7"

:r

[,À

COURSE

AU

SOMMET

LES THEME$ REVENDTCÀTIFS

aux études à des considérations de fortune ou d'opinion phirosodérerminée; iiu*iài"ù."Jrtu pou" u,, de fli"oïiflî

"i,."is;"tent

5. Soutien der 'de jeunesse et intensification de l'éducation a" ""nj,"llganisations 6. Pronotion ,de la femme africaine. 7. Protection des arts- et cultures congolais et respect des coutumes et conceptions. ethnigue: p-ou, -la autant qu,ils n,entravent pas la liberté et l'épanoui.."-oit ,parsorne hu.maine. de 11 mal 1969

M. LUMUMBA : UN GOLryERNEMENT

CONGOLATS

EN l9r9

Avant de reoarrir.

Mouv..e'rnent '

le Congo, M. patrice Lumumba, président ]:yai,.p"*a tenu du natiôrul éongotais, une réu j:Ë.ï,iH'"i' "p ^

if . i"îâT ie'i" J". r àH î,ffiffi",,îi avec lesguelles erre a commenré "". r"r ;;;i;;;.;gu'ir '.c*rË" a données en Belgilue. Ir a tenu à remercier ésalem^enr il" t;pùl;id;-;;. ra compréhension qu,il ténoignée. Àu cou-r" de conticts'".r". iittâ."nt" o,iri*--,-lî"1'"i"i,.îiruIuiqu"a beaucoup de iuçements faux.ont p. Ëi." *î."#s. Djrns tous ces nilieuî on est d'accord pour que congo et ( pour Jrrlt". qu" ce pays ne devienne uné deuxième-ÂJe"*.î' 'indépendanie-;"i;';.;;;àé"*au

M.

'{i;"::

*..'"r.;

::

a décla,ré elsuite qu? pense qu,on pourtait ctéet dès cette :r"i:,"#"I?ll,!*,yu"i;",.";-C";;;."go,,,"*"r"nr sui préparerair tÊs

Lumuba

pr.ià""otï"'ï,;oi'.:i,ii"â?Ë'Ï::,hi,:ru d'octroi de

j:ï"ï#,"ïi"*lJi;fi rcit#

i. GtË-iiîr'"iiol"l"t.r"rrrorcée par fait, déclaré, qubn a-t-il paile de 'indeôenda"*. rf[;ïit"#à de nouveaux hauts .procedei-ànaires pour une du,rée 'e fonction-

;:ii"iij:i1i,L".."î:"

de nous interprèrenr li:i"i;r;.-L;-;;ï"ions une proiongati"" aJ lâit îu résimechez coronial p"oàuit .i,,q

,"^Â,{r::!:' l;r;:\f'z*set.en faveur de ta constitution d'un souuetnement in,"?"""o'i;;';;î,;"!Txi;:i"::"#:^::"[#{ï::rl:ïfi,"-i:.,i.iin;;;izx

garanties' seur un gouvernement congolais p"u-t ,r"u leur donn.r. Àu r"s eniai-;;"t'- ;lI- p.r..la Belsique,en' "u.ptu", "" ]aveur

ffi"ëffiii':'ilit#ii".trus iàîâ"âi;ï;Ë''"f

'S:flii.i{imffi ;":*j ï,* -c; i'ffi:Sffi"# * Et" lË';;"Jr.,ïîJLa* i"* Ë."i;r"..

n"n

satisfaisante, tant Donr les blancs

à une intégration lomplère des deuï rJce!-r.'" (T*te de lâgence

I,EOPOLDVTLLE

grandes lignes des réformes annoncées par le Gouvernement belge dans -fæs sa Déclaration du 13 ianvier 1959 forment I'essentiel du Manifeste de l-'Action Socialiste du 26 mai 1958. Les élections annoncées doivent être réelleme'nt organisées au Suffrage Universel (vote des femmes et des hommes à partir de 18 ans) et les conseils formés suivant les règles de la proportionnalité pour I'ensemble des entités électorales.

-

'Iæs conseils doivent êtr€ entièrement élus au sufifrage u,niversel et non seulement en partie cdnrne prévu, car c,e système hybride de ,représentation par

les notables, les chefs traditionnels et par les élus directs permetlrait à I'administration de maintenir son autorité dans les consells. Les conseils doivent être dotés de pouvoirs et responsabilités réels et pas < chapeautés ) par une administration toute puissante, c'est-àdire par les

autorités administratives aux éc,helons conespondants et que les fonctionnaires ne jouent d'autre rôle que celui qui leur est dévolu dans un régime

véritablemrent démocratique. if.es conseils de province doivent être élus au suffrage universel et non pas par les curseils cornrnunaux et te,rritoriaux. Etant donné que le Conseil de province chapeaute le Conseil de territoire et 'le Conseil communal, il n'est pas indigué gue les metnbres composant ceux-ci constituent le corps électoral pour le Conseil de province car il y aura cumul, les mêmes personûes devant exercer des fonctions da,ns les assemblées de diffénents échelons Il est essentiel que la population 'tout €ntière prenne conscience de ses responsabilités et que les dits conseillers ne se voirent pas attribuer des prérogatives qui reviennent au peuple, ce qui ae peut qu'amener une désal-

fectation profonde

à l'égard des institutions politigues d'une part et des

abus de pouvoir d'autre part. C'est en faisant Ie plus possible appel à la population qu'on I'intéresse à la vie politlque du pays. D'ailleurs, I'application du système d'élections au suffrage universel direct a

parfaitcment réussi dans des territoires voisins dont certaines popuJations sont moins évoluées gue celles du Congo belge. Iæ timing prévu doit être respecté et précisé pour aboutir à tra formatlon d'un gouvernement provisoi,re dès 1960; émanation des conseils de pro. vince jusqu'à ce que des élections au suffrage universel permettent la fo'rfnation d'u,n parlement et d'un gouv€rnement émanant de celui-ci. Est-il bon de signaler gu'< indépendance > dans I'esprit des Congolais ne stgnifie nullement, co,mme le prétendent certains, Ie départ des Blancs æuvrant au Congo. Par < indépendance >, les Congolais d,emandent que leur pays bénéficie des prérogatives de la souverainetê'au même titre gue les pays européens, américains, asiatiques et africains dont les gouvernements sont reconnus par les autres ûations. Ce gouvernement en ce gui concerne le Congo étant composé de gens élus par le peuple, I'adminjstratio,n ne se bornant à jouer d'autre rôle que celui qui lui est dévolu dans un régime véritablement démocratique. >

æ tufn

Belga).

9 Jutn

LE TIMING FIXE PAR LE PARTI DU PEUPLE c [a posldon oue nous âvons toujours défendue

ruJet

A

dcr r{fomes insututtonneieJ

;;Jr;ïîrDe

1960

en tant que soclallstes au

sutt

:

LDS THEMES CHOISIS PAR DES PARTIS

1969

DE LEOPOLDVILLE

Le |rcct, des partis congololîs de kopolilvtlle fut rcmis pal M, Lumumbo à M, Yan Hemelrtich., ou couts d.u second périple d,u mtnislre au Congo. On se souuiendra que ce voyage lut

très mouuementé. Avant Ie dépatt, une carrtpagne lut melÉe pot

t31 135


trl',

LA

COI,IRSE

ilr:

lrtiq#Fïl.-i-'Ilr''

ÀU SOMMET

LB MEMOEÀNDUM DES pÀRTrS CONGOTÀIS

ls Sotr, La Libre Belgtque et. I,Ageft aur Ie thèma d,e l,oppotvoyose. La vetlb du ileya4, h ttt"t"t au C;nno n etait pas encote en poscessfon de l,autortstbn"du Ro| I

t:ît*,O"

I'arrtvée à .*opolilvtl.*', I,o,"uejl à: i"-;;;;;'ë"linot"* choleuteux mais I'Asociotion des m*r["""Ë, Io Colonle (|FA:C) annonçait une < camrloane î"ig"r*

de

fr,

d"

réprcbafion

,fras o,oorr o*2.1", arrp.rrrrll'""î""i. f"*r_ ;. commissafiat ntsaflon du Généru| de publique

I":*.r

.

ouveÉorres

l,lnfoÀaià,-u. v_,

.Bas-conso I,i ti ;;:;ï;;;;i:ro du mlnistre

vtsuo re

qu" h"

urrlisèr€n, abondamment conlre lul). CoauilhaturlJe,-Stanleyutlh rut Buhouu où Ie Rassemblement congolais de M. Mei d"n Àn*t et rvl' pu,;n o"riJi"J,'ontr.*, son Àostililé ou ministre (< Ies tomates ile Buhavu >) et peut_

être mâne ptovoquer un < co..lo d,é_tat_Iocal k op oldv ilre v ta E*sobethu ink', Luru,,b,Ç,

,,-;;;; jJ )"n*n", ki,,ii" i" ù ap.

Ces faits .expliquent _à Ia fois Ie cltmat ftrte,. Ies téactions ionsolatses i rnn"a--i"

et Ia tenslon à,loque\e celui_ei étolt

ilu pbrtph

mrnis_

t"{îi"' ii"^a"i"n

soumis, au moment où tI z4 iurn, at ilap.-.er L i;alr..rorr"r, et même orr i|'pÀ i" ;*"1; d;;*r;i"r'ôi.*r*r,

pro?ronço son dtucours Ie

de Ia p"ess. r juillet et Z fatllet.

les

Tracts drstrrbués par res parfis ponfiçee congorarE de Léopotdvilre à r'occàsron o, À"rgu ou ruttstreî; corrgo

N" I ,l]^iuille_t tgg5 : Congo Indêpendant. -"-'-11908 : Annexion

N. 5 Exigeons droit de vote à 18.ans pour hommes sinon pas d'impôts et p'as de sewice militaire.

et femmes

N. 6 Le Congo de Bula Matari et des colons est mort, Si on ne veut pas le comprendre, Nous mourrons tous avec lui.

rf

7 Demandons pour réalisation

-

sa.ns

délai

:

Dédomanialisation 'de nos terres. Su'ppression arrestations et condamnations arbitraires; Suppression expropriations arbitraires.

N' 8 Demandons pour rêalisation sans délai : Suppression mesures relégatiom à cause de nos libertés - d'opinion et de culte;de perquisitions vexatoiresi - Suppression Suppression passeport de mutation pour circulation inté- rieur Congo; Su,ppression caution à l'êmigration. S4

fdn

1969

MEMORANDUM DE PARTIS POLITTQUES CONGOLATS (Adressé au Pailement belge et remis au ministue du Congo),

"rbfi*i*. Àujourd'hui : Colonie. A

,bas

Mystère. fêie 1"" juillet si indêpendance Congo pas reconnue.

N" 2 Pour préserver la paix au Conqo. ll nous faut de. toute urgen." -'^ gouuernement congolais. A bas le colonialis.". -o----- ui

A

bas la communauté belgo_congolaise.

Vive

I'indepea,dance immédîate.

N' 3 Uan 59 : Fin

Dernier gouvornement colonialiste. 5e , Fin du Tdiq;Ë""i"i-";a;Ë;.-. llus de ministre a"J Cot""Ë'-' Plus de Gouverneur général.

N"

{

Exigeons jouissanc: sans rdélai libertés publiques. procramées par ra Décrararion u"i""rr"fr" ïel-Ëioits

s€ r (lornme et garanties par Ia charte des Nation. urri"s.

t36

Les partis politiques zuivants : Mouvement National Congolais, Parti Démocrate Congolais, Parti du Peuiple, Parti Libéral golais, Parti du Progrès National Congolais, Parti de,l'Unité Congolaise, Parti Solidaire Africain et le Syndicat de I'Union Nationale des Travailleurs Congolais,-réunis en assemblées extraondinaires à Léopoldville, les 18, 19, 2l et 22 juin 1959. Considêrant'gu'aucune organisation congolaise n'a été con- pour sultée la rêdaction de la déclaration ,gouvernementale du janvier 13 1959; Considérant gue cette déclaration est timide et n'a pas fixé - les étapes reguises pour rnener le Congo à son indépendance; toutes * Considérant, d'autre part, que les projets de réforme politique élaborés par I'Administration Coloniale en matière de régime êlectoral instaurent un simulacre de démocratie en ,laissant la voie ouverte aux manceuvres colonialistes susceptibles de fausser le l6re ieu des règles dêmocratiques;

t37


!1;

r,,t%filllæ+.r''

TÀ COURSE ÀU SOMMET

!

.que Ie maintien de cet état de choses va à - Considérant I'encontre des asoiraridn; p""fffi;:î lcg,r,o'", d.u peuple congolais d'accéder

raRidément.a son-1"ààpà"o""ce et d,insrituer un état vraiment démocratrque; les proiets de l'Àdministration colonia'le sur le resi;; âZ-rffî' Tiennent tre parle_ment ,Belge pour responsable des diffi_ - qui cultés peuvenr .";i;-ri;';"" ôiltri" rcsurtànt r;uieloritique qui est 'de nature à perpétuer Ëuni",,l ËJr,î r5'e"y., Expriment aux deux HuuË, Ar.",nftle, ""r;"i;;;à nïg"r'l" aeri" .uirruoi

l. .

Libertés. --fouissance totale, sans dêlai, des l

ir,tfili:îi;l#i,*t.l,.oÉif f"'r::'friÏàt""ïË"1î61#s':'; 2. Commission de contrôle. Constitution -'ï;l"iri; d'une Commission de

_ sc" J"

jfiî:rrîïe.

c

ies o!érati"", ËÈA;:Ë:1u3"f

instailêes

t ;;;;;aiî'r"î

":;*::m;i;

la

Consti-

Dissolution de 'la rConstituante. Fin du Gouvernement provisoire. 196l : janvier : Elections générales sur le plan national. - Constitution,du Pailement. Formation du Gouvernement responsable. Les mêmes'partis rpolitiques et le syndicat U.N.T.C. Estiment en toute objectivité que seule la ,réalisation de ce - est de nature à faire accéder le rCongo à son indépendance timing dans le calme et à apporter 'l'apaisement nécessaire à une jeune nation gui s'organise; Lancent un appel vibrant et solennel au Parlement Belge afin -qu'il resrpecte scru,purleusement I'article 73 de la 'Charte des Nations Unies rendu applicable au Congo'par la loi du 14 décembre 1945 publiée dans le Moniteur Belge du l"' ianvier 1946, o été trnsmis au Ministre pt MM. I. llco et Signctues illisibles. Le ^e^ornàu* I. P. Deacoyæd, signmt en qualité d.e seæétaire et de secrélaire-"di"tnt du Secrétsial Notionol àe Cooràinotion des Partic Pokttque Congolols, B.P. 16+ Lao

Z.

Début rnal

1960

UN PROJET DE MANIFESTE BELGE EN FAVETiR D'UN EXECUTIF CONGOLAIS PROVISOIRE dons cette o;ffala.e,Io coexistence de deu" ,evencelh d'un gouverrletnent congolais, issu d'éIections et celle d'un gouu."r"ernent prouisoire. Les autorités belges ont toujours rejeté Ia seconde tanàis qu'au Congo, hs portis M.N.C., Union Congolaise, Abako, Poifti du Peuple, etc,., s'en tenorient

dicotions

"orrÀ.t". - Sup,pression du Conseil de Ville.

t

[iàèIement à

lo

1959 : octob-r.e : installation des Commissions de contrôle. décembre : élections G;;"1",

et de Territoire.

1960 : mars : êlections provinciales. juin : élections général"" ,ui i"'plàn

national. Formation d,unJ Co;;;it;;.:Formarion d'r" d;;;;;;;;i______r provisoire '}-rvv.Èvus fEsPunsaDle responsable devant la constituante.

du p"éaloble électoruI,

mêrne hrsque des c'ertoins mornents, admettre Io thèse du gouvemem.ent provisobe ilnmédiat. On notera qrlp ætte dernière tIrè"n o trouvé d.es dé[enseu"s dorns les gtoupes congolois dits . modérés > (Inurtadarale, P.U.C., Parti Truvailliste, pat exe ple) et clrez certoins dirigeants du colonat en .Belgique, bref dans des milî.eux où on pouvoit croire qu'un gouvernement congolais prouisoire seroit moins . àun qu'un gouvernement thèse

ilirigeants semblai.ent,

4. Timing pour I'indépend.ance.

-

Référendum pour I'adoption de

On notera,

électoral.

au suffrage.universel direct, à tous ,res écherons, à - Election I'exclusion de toute nomination. Présidents des Conseils doivent être élus au sein des

-

:

tution.

cr""tions seront composées

À) De représentants, en nombre égal, dep 5 partis belges : Parti sociaristé Bels;, ÈJ"tî,s"iËiërrlurt*, parti vur parti Libérar, Communisre Belge, Vârt.""L."vçrsr représentants' en nombre égal, des parris politiques ,""n3r1,3" 3. Sgstème

1"" ,décembre

MANIFESTE BELGE

à

noissa,nf plus tard, cprès des élections.

Ce moinileste) diffusa par Belga, suscito de véhémentes prolestctions à Laopoldvtlle où. Ie jownal L'Avenir (zo et zr moi) cccuse

à lort M, Yan

Hemel"iick il'avoir joué

an r6le dans

t3E

r39


LA

COI.IRSE

ÀU

POUR+IN REFERENDUM IMMEDIAT SOMMET

cette affaire. Le projet ile vnanlfeste n'est pcs né dans iles milieux < progressrsres ) mois rl doit être nris sn rcIatton avec des articles parus dons des journaux au tevues génémlemanr -ile consldérés comrne conservateurs (Revue Générare féwier oît Memnon platile en faveur d'un < gouvernemsnt du Congo > mkte, placé soas Io préslà,ence du Gouterneu" GAna*I ; B.lgique d'Outre-Mer, no 2gz et 2gg où Ie dicjecteur àe l,Agence Belsd,

M.

Dolniel Ryelcndr dafcnd

Io

mâme thàse).

< Le p-remier Congrès de,c partis colgolais à Luluabourg a réjoui tous les observateurs politiques par là modération et te sain réalisme de ses conclusions.

., D'"uSe part, les nota,ble-s

congolais ont tenu, ces temps

, clerniers en 9elgique, des propos démontrant que s'ils veulent obtenir ra'pidement I'independattcL dê leur peupre, ils'entendeniaussie"ite" tout racisme, tout trlbalisme et toute xénophobie. > Le Ministre du lo.ngo aura, e:r juin prochain, d'importants entretiens avec les chefs des partis africains.' >. Les signataires du présent manifeste souhaitent {ue ces conversations suscitent : > 1. La création immédiate d'un pouvoir exécutif provisoire à Léopoldville. 2. Ils estiment gue ce. premier gouvernement du Congo doit être comrposé de ministres blancs et âe ministres noirs, les"uns et les autres assistés de conseillers et d'experts belges. 3. Ils souhaitent que cet Exécutif provisoire : a) prenne I'initiative d'organi,ser,. .selon les principes démocratiqués' respect-ahrolu des libertés_individuelies, les pre,mièrâs elections "i Jà".d'oril" naîtra Ie Parlement de ,l'Etat Indépendant au C"oj"i b) prépare la Constitution congolaise gui sera soumise à ce -

I

.

julllot

1069

POURQUOT LE MINISTRE DU CONC'O S'OPPOSE A UN GOT'VERNEMENT PROVISOIRE

Avant tout, il importe de res'pecter scrupuleusement la déclaratiôn gouvernementaie et le 'prôgramme qu'elle comporte. Son calendrier doit être respecté. Ce n'est'pas parce que certains partis des positions avancées et exigent politiques du Congo prennent -l janvier I 960, ou I'in'dépendance régionale, "" le i'ittdeietrd.r"",poui ou le fédérahsâe immédiat, ce n'est pas parce que guelqu€s-uos parlent d'un gouvernement à constituer sur'le-champ, que nous â.'onr la moinàre envie de déroger à la ligne de conduite qui a étê arrêtée ici de commun accold. Lorsgu'on par,le de gouvernem€nt immêdiat, prenons garde' L'idée p"*it sêâuisante pôur- les populations congolaises.. Mais en fait, ceux qui préconisent cela le font avec la volonté de freiner iexecution de ia declaration gouvernementale et de faire fi de la volonté du parlement. [,es suivre serait s'écarter de la politiqye qlti a été définie ici. De toute évidence, on veut, grâce à la qualitê de ceux qui €rssumeraient ces hautes fonctians, tant du côté congolais que du côté blanc, ado'pte-r des attitudes qui seraient beaucoup moins progressistes que cdlles que nous voulons prendre. M. Housiaux. Très bien I

-

(Déclaration à

la

CLambrc, Ie r-7-r959, Ar:utales Paiementai.res,l

4 julret DES PARTIS CONGOLAIS RECLAMENT

UN

1969

RNFERENDUM

Parlement.

4. Ils croient fermement que, dans l'intérêt supêrieur du Congo libre et indépendant, une association économique, 't""t J!* *iitaire entre le nouvel état et la Belgigue est nêcessaire. "t > Les signataires de ce manifeste sont convaincus de Ia nécessité de donner, sans délais excessifs, des responsalitites- eifectives élu1 {1 nep-l-e c.ongolais tout en évitanf de les plànger dans 1yx d'inextricables difficultés sociales, économiques et finànciËres. > Persqadés qu'un avenir remarquable s'ouvre devant ,la libre association de la Belgique et du congo, les signataires de ce maniteste demandent au Gouvernement belge de s'engager résolument dans la voie ici définie. ) (lcxtc dtllut .n

l{0

rrrrr! tgSg

po lAgtrrco Bclgo.Cû;lo/

Les partis politiques congolais et I'Union nation'ale des travailleurs congolais,-aprèjavoir exâminé le discours. prononcé à Léopoldville par Ie Miniét.e du Congo et I'exposé gu'il vient de faire à la Chambre le 1"" iuillet, exposé qui a été approuvé par le-Parlement belge, se prévalânt de l'aiticle 73, pangraphe B de la. Charte des

Naiions Ûnies, réclament I'organisation immédiate d'un referen' d^um à travers le Congo'pour déterminer si la populltion accepte I'idée de la formation'd'une Constituante, issue 'du suffrage universel et d'un gouvernement provisoire dès juin 11960,-conformêment au mémoranâum adressê le 22 juin au Parlement belge. Ce réfêrendum doit être prêcédé, comme'dans tout pays démocratique, par une campagne de propagande menée à travers le pays

tlt


*|d-qi-ry.Tfrr'{f:il.}.:F-.:T.rfj.]11nâ|!l:j.il1r,,r".\a|''.'..i!:..]'.1ri'*f"',"-,''-.lq.]wF.,

COURSE

AU

SOMMET

'L'UNION CONGOLAISE

par les diverses organisations politiques existant actuellement. Demandons gu'une cômmission dlobservateurs cle l'o.N.u. puisse

3o

(La motion est signée par les représentants du parti Travaiiliste congolais, le syndicat Autonorne de I'union nationale des Travailleurs congorais, I'u.p.E.c.o., parti

dant de demain, de respecter ses engagements. C'est Ià la plus grand.a des garanties qu'on peut offrir aux étrangers. 4" Nous n'iqnorons nullement que tout s'apprend, c'est le moment de confier iles responsabilités à tous ceux qui se croient capables. Les Blancs doivent co,mprendre qu'il est grand temps d'aider le Noir à o,btenir son Indéperndance, torite obstruction de leur part risgue de se retourner contre eux iet contre la Belgique. Les Noirs doivent savoir aussi la portée de I'Indépendance, I'Indépendance n'est pas une fin en soi. Même après I'Indépendalrce, nous devons travall'ler, mangetr, vivre paisiblene[t et payer nos lmrPôts. [€ Fédéralisme ,est réclamé au Katanga; c'est suite aux inlustices, doot [a Province a été victime... chaagera facilement d'avis sl I'on accorde- plus !e crois que le Katanga -nous farit la décentralisation des pouvoirs. [,e Congo a'egjias à ses'habitaots. Il belge n'est pas léopoldville seu{e. Si I'on Douvait s'rrni1, tous collaborer dans la justice à I'euv'r'e de [a Belgique, noÉ obtiendrons NOTRE INDEPENDANCE factlement dans la paix.

prépa:er et surveiller le déroulement du référendum. la politique de fermeté et d'intimidation préconisée ,Reggys;ons pa-r le Ministre du rcongo et approuvés ipar tre parremànt ,belge, celle-ci étant incompatiblé avec lli aspiratià"u i"r;i;îégfti;"r. l/ar ailleurs, réitérons notre désir de voir accorder ila pop,rlation Ie rdroit à I'exercice des riberrés fo"d;;;;t;t, par la déclaration universelle des Droits de I'Ho";à ei"rJtâ*e"" jaànties par la Charte,des Nations Unies.

I'lndépendance

re

et de la Liberté et le Parti Démocratique Congolais).

de

Début Juillet 1969

L'IjNION CONGOLAISE : UN GOLiVERNEMENT ELU EN

1959

Monsieur le Ministre, rerndre,compte.de l,es'prit.gui règne au Congo ,-*Y?r:_.:1" rarr-our parte qug 9e- I'Indépendance : Indépendance immédiaie, belge, on- ne l_"-,yol" Injedu Conso UNI, Independânce du c"ù; iËàæ;-iil;p*;;;i. lPd.g"f .. esr reremeflt tort que vous êtes zurnommé : Ministre de I'Indêpendance. etc... Nous voulons tous ,l'Indépendance. pour I'Indépendance

:;;';

jo,

Nous réclamons un Gouvemement congolais sur notre territoire.

combien de Blancs, sous Drétexte de la Belgigue au congo, et cdbien de r\olrs, sous pretexte de rutter pour I'Indépendance, veulent prÉcipiter le coa:gà au çhaos et à I'anarchie. Nor:s voulons I'Indépendance dans l'ordre et la paix. L-Administration belge actuelle est mal placée pour faire respecter I'ordre. Toute mesure aussi efficace soit-elle, serait jugée de- colonialiste et par 'aritorité -'

?

___]_{o_qs qEMANDONq,-!4! GoUVERNEMENT r-E PLus RAPIDEMENT possIBLE. c. !ou""i""-ent seraiiCONGOLÀrS àr", æ, r,'iio a"

'' cette année. Ce Gouve,rnement serair respônsable de là;&;-;ai;'À;.'Il serait à même de -prendre des mesures radicales contre tout fauteur de trouble sans distinctions dé nace. Pour cette fin : 1o Ia_ nationalité congolaise doit être reconnue avec ce Gouvernement du Congo.

2" L'êgalité de tous les co.ngolais doit être procramée sorenneilement : f.es Belges et les étrangers.dei coronies ii-it.opi"r gur opterarent pour la naûosociale vit encore au côngo)'entrô {qui ntàoi, ât tiiiri'*" .toute.tnjustice

112

"

(l-c.tttc puLltec par l'Eclto de Ston,

si;"i. J t iJË a'ù.

Ic o-z-rgsg)'

? $ilIet

d"

avez pu juger par vous-même : ,, V. "u: cl,avoir des garanties, sabotent l'æuvr.e

toure rnJusilce _socrare (gur wit encore au congïj uot part et entre Noirs eux{Êmes d'autre part. -

*'#'H::# J'H'. ffi"":'"* Gabriel Kitenge.

tous les congo-

lais noirs sont derrière ,rous, âu rythme of Bruxrelles, qu'on dewa diriger les âffai."s confJaises. ";;";;-i;;;y;

conséguent discriminatoi,re, alors,,. existe-t-il r:rne

Nous nous plaignons de la fulte des càpitaux; c'est-parce gu'il n'y .a pas de responiablès congolais à la, tête du pays. Le Gor.rverneme-nt belge ae saurait ga,rantir tous les biens des petits iol-ons et industriels blancs; tandls que le ëouvernement congolais seiait tenu même dans le Congo Indépen-

1069

LE COMITE NATIONAL DU P.S.C. : ( S'EN TENIR SCRUPU' LEUSEMENT AU TIMING DBFINI LE 13 JANVIER >. < Le Comifé National du Parti Social Chrétien s'est réuni, à Bruxelles, sous la présidence de M. Theo Lefèvre' prési'dent national.

> En présence de M. Va.n Hemelrijck, il a Procédé à un large la situation au 'Cong.g belge. > Le Comitê nationa'l se réibuit de I'excellent accueil réservê oar la rChambre aux dêclarations 'du ministre, retour d'Afrique. Il rend hommage à M. Van Hemelrijck et lui renouvelle sa confiance. > L'acheminement'du peuple congolais vers son indépendance constitue, de toute évidencê, É tacbe-la plus délicate à acc,omplir dans l'æuvre de civilisation gue nous avons entreprise au Congo. Elle pourra être menée à rbien 'pour a'r-tant- gue, dans le même- temps, se oôursuiveît et s'intensifient le développement économique et I'accroissement ,du niveau de vie de la population. Pour atteindre ces obiectifs, compte tenu'de la constante augmentation de la popuexamen de

143


lffwq4{q,r1r{r..:.1:ji*tl:.,.;rt,T.j]]]'!ryrqqIqiT.tri,riY.4.F-T

TÀ COI.IRSE ÀU SOIIIMET

lation, il faur n{_tin_l1e;.au Ies investissements -purblics Congo, dans les année! qut vtennent,

t ;;i;!; int"*"uo"-"Ëî" q;, recrame ;;.;Ë"l"ât"ii?ï i: T:f,l*E ;; > En ce oui concern" f,e"oËtio.,

iolitique du Congo, le Comité national ,réaffirme cFl;;;;ffiâJ"t au timino prévu- et âux refoÀËs doit s,en renir scruputeuannoncées aurr" ËL"s"ge

;"J'3';'"? j;;'ï'Fill;Ë;Ëil"ni"",";".;;;;i'ou,t""i,", puisse compromettt" t'itài.îtrieîx Iibre de ." orooijltff".gui equi-

c) un trésorier

20

entraîner re bouleversement c"" ià"ti.urarjtés traditionnetes, narioaal IrË" "Jjli.r"ction de ra volonré re 9^::.1,,._ gouvernement du de rése:ver ct àf, une place au sein "u" institutio"" i.'""'-J' ÈË" "outumiers ;eu ;" Ëââi,o-""uti" "t > Le 'comité nationar insiste une fois encore sur Ia nécessité d'améliorer sans cesse r"" i"rutioiî'hu-uir", en toutes circon, staaces er en rous rieux. Ir t"-pt,[^giilil u'rgu*, ";;i;;"-;rr"" I#'j"*: iî,::ïJ sui, par par Ia ptuparte,,sio,i, "isqîË;;',*d"" ;il-A;"r'"pËffr, tout" discrjminatior, > Dans le"".,"T;ïis même ondre d,idées, il réclame l,africanisation des cadres qui doit s'opérer *;. Ai;i;, î io,r, les niveaux, tanr dans le secteur public gue dans l" Jrilre, qui pour nn gage de collaboration """i"*duiJle enrre ", laco:rstituera Betgique er Ie Ë:ï:1

;.;J;;;

i::;:iït'es

Congotais.

Pom Ie Comité Central du M.N.C.

Lc

2' La

M.

IIeo.

Lumumba.

< Nous démentons formellemeot le communiqué trandmis ce jour à la

presse

qatr I\4. f. _Iléo, qul signe cornme secrétaire général du Mouvâment National Congolais, forction qu'il ne détient nullement. M. Emmanuel Kimbinbi, qui figure dans le communigué cdnme secrétaire général adloint ne fait plus partie du comité directeur ni du comité de la sectioa de.Kalamu, ayant donné sa démission par écrit, il y a plus d'un mois de cela,

(èlle-ci a été

acceptée.

Nous précisons gue te Secrétaire général du Mouvement reste M. Àatoine Ngwenza, à qui tous les membres du Mouvement font confiance. À!r cours d'une ,réunion tenue dès notre retour d'Europe, toutes les sections du M.N.C., réunies en séance extraordinaire, nous ont donné unantlnemeat teur confiance. Elles ont rejeté également toute idée de modification de Ia structure

1999

actuelle du Comité de Direction.

L,{, SCISSION DU MOUVEMENT NATIONâL CONGOLÆS

;,g;;i,ff*

réponse d€

,

Secrétatre général,

J.

l";;l;;;;h

, ,I.,g communiqué de M. J. Iléo est le résultat de manceuvtrs dont les membres du M.N.C. connaissent l'origine et les mobiles. > '

C,romité CenÉral )).

j1:.,5i,;,iËgqffi iffi

général.

Des meanbres.

:

* ;::"#t',""i*.::"?,,::.: ;c;;J;;i.ri1;lr*".1,-iî".riilîi,?l'i.J.llt|:::ï*

<<

C.

Ia présidence ainsi gue la représentation légale du Mouvement seront désormais assurées collégialement par les responsables de chacune des commissions ci-après : Commlssion potitique : M, Martin Ngwete; Commission économique et sociale : Iri. Cvrille Àdoulal Commission de propagande : M. f, Ngalulâ, M. foseph lleo, secrétaire générai, assisté de M. Emmanuel Ktmbimbi, secrétaire général ad;oint, assureront le secrétariat du Mouvement. M. f. Mbungu est maintenu dans ses fonctions de trésorier général. Toute correspondance sera adressée au Secrétaire Général du Mouvement le Itl_a_trg1al Congolais B.P, 164 - Iêo 7. Àucune déclaration rE peut engager M.N,C. gue lorsgu'elte est couverte par le Comité Central responsable. Àussi, nous teoons à préciser que le journal < Indépendance > qui sera édité prochainement à léopoldville n'a rien de'commun aveé le Mouvement National

> Il est coÀvaincu qu: l.e l'active cotaboration-i"Jï"rg*succès de noûre politique dêpend de gues années, ils consacrent je ;;ïh"r au. congo; depuis'de lonrn"itt"u" spirituer' êconomique et socrat,-'dànî"ris d,eux-mêmes au progrès te"ritoi"es africains, ir, orrt droit à de solides iaranties morales

1" Le commruriqué du

DU M. N.

m?nt, comprenalt un président, deux vice-présldeats, deux secrétaires et un trésorler, [a nouvelle organisation est la suivante : 1o Un bureau comprenant I a) des responsables de conmissions constituées au sein du Comité Central; b) un secrétaire général et un secrétaire général ad;oint;

semeart

l?-18 Jullt6l

SCISSION

(Se) , Patrice Lumrnnba, Précident général du M.N,C.

3' Un nouveau commrmiqué du << Comité Cenhal >.

**',i$ilffi

< D'accord avec les édlteurs, le Comité Central a adopté coume organe officiel du Mouvement le journal < Notre Opinion >, publié jusqu'à prer.-t a

Elisabethvtlle. Les posttions prises-par M. Lumumba après le passage du Minrstre I'ont été sans consultatton préalable du coute et n'engageni par conséquent que sa pro-

Le comité central institué provisoirement depurs ra constrtutron du Mouve-

pre personne.

114

t15

bi


tir B!, F'F'ç"

COURSE

ÀU SOMMET

0",'*,,*iÏi.!"*"1'":::"irî.:"i-*àA#:*:.0î p,*

\

;Iff ir*ants

ra conrnuité

Lr?tl:_.Central-du M.N.C. ræ

ùecrétaire général,

sans délai, car etle est ûe levain, dans l'unité du pays, de sa prospérité et de sa puissance.

,

UNITE

.

De Matadi a Aba, de Dlolo à Libenge, te Congolais de toutes tribus doit

4' l,a sclssion est coneomûrée.

lentir la nécessité de gander le Côngo dansson udté,-n sait gu'à I'image de soo fleuve, qui draine les richesses du pays, I'unité du Congo esi la condidon sine

< Réunis en assernbrée extraondinaire ce vendredi 17 juillet 1g5g, pour exa-

gua non de sa prospérlté.

I-r'Inte,rfédérale lutte pour maintenir et raffermlr I'unité du Congo. Elle s'opposera sans c,rainte aucune, en dépit de toutes menaces â tous ceux qui, o-béissant_ à leur soif du pouvoir personnel-ou à des mots d'ordre, soot prets à balkaaiser leur patrie po.rr ,la liwer, démaatelée et désunie à l'étranger,

l.

'mffig,u{

',""r.i{i"il',1':rï*,';:** jîjË::"i",i";J#:lfj,:J:",:*"i,i"ïd"":: auteurs

;

destructeur .-"ilr[î'J'";i1îilÏ",r1'-Iesprit repose sur des

sui. a précidé à ra rédacrion de ce ambitions perso-nnelles cle-.-"iîut"urr;

zi-àirtii'i";ii:;r"tt

::tt:'r,fl ,ffiiî[mLï,l*rff *.ffil'$ll'::i;ïï:;:î* ,",

d.,TË,'5"';:i:,::,.n*

des. sens

dont re ma:

cene.atr*uded,insorite#it::f*â;,;h:T.",-îf **::31.ffi

2.

i:f3iffi ,,::l

cerui-cr etànt

X""fo"#j:u

directeui--àu';uffià;""", n.a été votée par

rles actes ,,- 7) .gu'ils condamnent (démissionnaiûe) qui s'est

de

violenc.

""-,"1î'j^T^-:j:j:'ï:

bénéficier des connaissances de nos ingénieurs et dès travaux de recherches

aucnne

de nos instituts scientifigu,es; par la REFONTE DU REGIME FONCIER qui pomrettra à I'explottaat d'accéder à la prospérité de sa terre, capital à conserver et non iostrument de productloo spéculative.

c)

-t*ofr". p"-t !!. Kinlbimbi

;;g"fç'u*çrqï-*+î##iu[,i:tu;hî,î,:ffi 12

L'INTERFEDERALE

IMMEDIAT

p""Ë"Ïrîindu

: UN GOUVERNEMENT

aott

PROSPERITts L'Ioterfédérale souhaite gue soient dévelo,ppées davantage encore lcs puissantes exploitations lndustrielles. Mais elle lutte pour gue leurs bénéfices soiEût réinvestis au Congo, au profit de la collectivité. L'Iûterfédérale s'op. pose à la concentrâtion de projets grandioses da.. certalnes régtoos déterfo,tnês. Cette concentration de projets grandioses est consldérée co-'ue ure faute économico-politique. Par conire, elle s'efforcera pour gu'un réel effort d'induskialisation soit étendu dans tôutes les régioos, toutis les provinces surtout dans celles dont ,lês richesses sont à peine mises en valeur. Iæ développement des Classes Moyennes, artisanales et agricoles 8au\ærzt l'économie du pays, en assurant sa'stabiltté. L'Interfédérale demaude pour que soit instaurée uae politlgue hardie de CREDIT gui permettra demaln I'essor de l'élite congolalse du travail et du commerce. Elle veut que I'ÀGRICLLTIIRE, principal revenu de la masse et élémeat

de base du revenu national, ne solt plus anée sur uoe ECONOMIE D'ÀUTOSUBSISTÀNCE nais SUR UNE ECONOMIE DE MÀRCHE. El,le lutte pou,r la mlse en application immédlate d'un plan qui : a) par le crédit dotera le fermier de moyens appropriés; b) par urr etrselgnèment €t une propagande technique plus efflciente te fcra

Ë',1tî:'$tlffiî'i ËTH$Ëîï'if ii'5;ï'iffi r" '1;;-q'ili:'il"ffi r;;iîàà'ii,"tri,"""ffià'iiloîn "â"îi:ft: 'o'o-â "ur "1;;;-;;;i

:'S-I["'î:.

,L'INTERFEDERÀLE

PUISSÀNCE Son unité, sa position et ses llmiùes géographlques, soû potentlel tndustriel et développetnent de son éco'n@ie donneront au Congo Indépendant le drott et le devoir d'exerce,r en association avec ses alliés naturels et d'autres pays amis, -pour

le 1969

un rôle de leader dans t'édtflstion de I'Afrique. L'Interfédérale lutte la realisation de cette polttigue de grandeur, gage de la paix dans le monde.

CONGOLAIS

DÀNS LTMMEDIAT, L'INTERFEDERALE veut

:

I. UN GOTTVERNEMENT CONGOLNS; 2. fa création de la Natioc coogolaise; 3. L'abolition de toute discrimination raciale ; L L'africanisation des cadres, effective et oon tlmorée ainsi que la revalorisation adéquate des rémunératlons; 5, [,a poursuite de 'l'effort dans 'l'o,rgaaisation médicale et scictale ; 6. [æ développement de I'enseigûeûlent primaire, normal, technique et unlver-

monde' llindépendance fut promrse au congo par le Rot et lc

car nul û'isnore sue lïndépendance ert un L'Interfédérale lutte pour gue cette promesse de l,tndépendancc re réâJbe

*"r:p}îo,:"::t"tfi"ff,;;1.'n""'ue

sltalre, tenant coapûe des réels besoins du pays;

l+6

117

ûi


IÀ L

COURSE

ÀU SOMMET

RÀPPOTT SCHOELLER SUR [.E, TMING

ce calendrier lors de la mise en placB des nouveaux conseils de Province, c'est-à,dire fin mars ou debut avril 1960. . Comptg tenu de I'impatience grandissante des milieux potitiques et de la nécessité dans laquel,le nous sommes d'aborder avec un programme-c-omplet les discussions qu€ je vous suggère d'entreprendre avec fAbako, je suis convaincu quâ c"t échelànnemeht serait excessif. Le_silerrce du gouvernement, pendant plusieurs mois eacore, sur le calendrier des réformes poliiiques au niveau supérieur aurait pour effet de faire oroître la méfiance à l'égard de nos intentions. Les élections à l'échelon du territoire, dË la cornmune et de la province courraient le grand risque d'être boycottées dans les centres. C'est ,pourquoi jà considèie gu'il serait de meilleure politique d'annoncor,, d* à présent, que lês proiets de texte organisant le Conseil Général, le Consei,l-de Législaiion et le gouvernement autonome seront soumis aux ,Conseiis de province du nouvreau régime, rdès la rpremière session de ces conseils, c'est-à-dire en,avril 1960. ta,date du 1"" mai 196l serait annoncée pour la mise en place des institutions nouvelles. ce calendrier nous c-onduit à près de deux ans d'ici, ce qui j'en ai la conviction doit être consi'déré comme un grand maximum.

L'accroissenent des revenus des paysans congolais.

t4 aott

1060

POUR TIIiI TIMING ACCELERX

"o,nlïf

fiî#;.'T[,.'8fu

(Document inédit)

"

Monsieur le Ministre, Une lettre séo entretient de Ia situation dans le BasCongo, telle qu'eliea"::^l::t m est apparue au co-urs de mon i'i'Ç*d;ï Ë;1"'.,oyug"

"e"""i

âr"".i,*,"Ji"it;:i':,,,',ïT:!i,JT:l,:.f

îîTr1;{i"mii?i: directives réseÉaiânt ."rtuirr", ,i;;i"", gui relèvent de la décision du gouverne{nent. I'.u"Ë""i"""ïi'qu"rtions dans ra présenûe

correspondance.

Secundo

Primo. Le tMng de l,émanclpafion. , Coyme M. Stenmans a eu l,occas:

. Vou_s avez prescrit que le dêcret érlectoral énonce I'obligation de vote. Le texte gui vous sera transmis incessamment tient cômpte de cette instruction. Depuis lors cependant, un événement nouveau s'est produit : le durcissement de'la position de I'Abako et I'attitude négative adoptée ên exécution des mots d'ordre 'des leaders de ce mouvement par les bako:rgo de Léopoldville et les populations du district des ,Cataractes. ,Cel état de rébellion non-vioiente a conduit notamment,au boycottage des csnsultations organisées sur la base du déaret du 10 mai 1957 pour la constitution lde nouvelles circonscriptions, - Pareil boycottage est ,dès à présent annoncé pour les élections de décembre ,prochain et de mars 1960. M. Lumumba proclame de son côté des intentions semhlables si Ie gouvernemen n'accepte pas son prograrnme.

*n:-*:":i;::Ël+q':iitrT::lî'i?ï,,iîi*.îiiî.îd,

drier des réformes IJ vous que nous avions un.inté,rêr "uJ"iJ-à"*.ï*'i"bio. cerrain e ri","ùL"

conseil General

"t.t"-

a dit

egarement

c"i""ir i"'Éjir"rion, îî" îË"olKlfr"

,"

nouvêtei formures,

i!:ff q:":'iïi.'i,î;";**;:l1",nl,i:ti*#ïti;":l;r arrêteniËJ;;;;'il1o,

i:,ïioxï"lgsrs

*"'il"*il'iâ'J'ï'""',iT";,f

: Vote obllgatoire.

trop {ong. au niveau Ë:11î"ï1îX"î"ff ïa"irË"i-er"'

Prenant ces arquments-en considératiorr, vous avez admis gue Ies projers de textËs t"r"iirr-"r"ô";;ïi Iégislation et au gouvernement autonor Générar, ",, conseir de

Dans ces conditions,' je considère gu'il serait extrêmement hasardeux d'inscrire dans les textes, I'ob,ligation légale du vote. De deux choses I'une_ : ou bien, nous ariiverons, -grâce à nos discussions avec I'Abako, à assainir la situation et dans ce cas, I'obligation legale du vote perdra une grande partie de sa t é.ursité; ou bien, nous échouerons ,dans notre ultime tentative de rapproch-emeflt et dans ce cas, nous nous trouverons dans I'impossibilité de sanctionner efficacement, h refus de voter, manifestê par des pqpulations entières.

i,"*nn::ï:ï,:î:$::*'#.flj-g*1ii,".!{ffj1ç:f ffj,"3ï,,ffi' Dans ruî$i:*:tlu*rï:#":;.ff{}"* cette perspecti*,'iou, envisagiez d'annoncer septembre lg61

l{8

t49

rl I


,:ullqiltttlw"' LÀ

COURSE

AU

SOMMET

MISSION D'ÀSPREMONT.LYNDEN

. ]'estime qu'il faut à- tout ,le moins éviter de nous mettre en situation d'essuver une défaite sur ce point. votrs avez Iu dans ma lettre précéâente gue tre une nouvelle fois en ""u.iàÈtr",mis échec de manière s'peciacurair" ràit *urruit", territoriales du district rcataractes qu'L- renonce "r, "r-rlrir.â" à I'organisation .âes matérielle des élections si on a ra certitude gue persoorr"-Ë" .,rot"ru. on peu.! garrder I'espoir gq'u!; u-*ciiorutio' a" rà--ritu.-ti-, p""mettra d'éviter ce désagréabre dilemme maisè- tout le moins, je vous demande de renoncer àu ,principe du vote "blig.i"i"".'""'"' Le texte.gui.vous parviendra incessamment devrait, si vous acceptez ce point de yue, être amendé en ce sens avant d'être soumis au Conseil de Lecistario,n. ;;;;;â.h;;;1,Ë; J'iir,'au, qu" le deeret êlectoral"érige en Çe;i infra.ti"r'È fait d'utiliser des manceuVres, menaces ou autres moyens-de-pression, en vue de contraindre l'électeur à nas_ voter ou de le lôrc", à voter pour un candidat 19 ou pour une liste. ls ,projet qui vous sera soumis iontient les dispo_ sitioars nécessaires sur ce point. Tertio

auarto : Pourcentage dee élue dans les Conseils de Terrltoire. A la demande de M. le GouverneulBo,mans, vous avez prescrit que sur proposition 'du Gouverneur, le Gouverneur Général puisse, pour ceriains territoires, décider que les élus constitueront plus des deux tiers du rConseil. .Iæ texte organique des Conseils de Territoire vous avait déjà êté transmis lorsque je reçus cette instruction. Il conviendra donc gue la modification nécessaire soit inûroduite par les soins de votre dêpartement. Comme je I'ai écrit à M. le Gouverneur Bomans, cette formule comporterait de sérieux inconvénients si el'le ouvrait la. porte à des institutions politiques applicalbles au seul Bas-Congo. Aussi, je souhaite que'la formulation de cette disposition nouvelle fasse bien apparaître que 'la dêrogation sera décidée pat territoire et non par ensemb'le de territoires, pa.r district, par exemple. Il est essentiel en effet que je puisse ,l'appliquer non seulement au BasCongo mais aussi dans guelques territoires, judicieusement choisis, de chacune des autres rprovinces. Avant de terrniner cette lettre, je me permets d'insister sur l'intérêt gu'il y aurait en vue rdes contacts à ,prendre avec les leaders bakongo, à être fixé le plus rapidement possible sur les intentions du gouvernement quant à tra suite du timing des réformes politiques. Il importerait aussi de savoir exactement jusqu'où on peut rencontrer les aspirrations à I'autonomie provinciale ou au fêdéralisme. Cette question particulièrement dêlicate fera I'oblet ,d'une lettre u,ltérieure. )e mets ici, Monsieur le Ministre, les assurances renouvelées de ma haute consi'dêration.

: Le crontrôle des élections.

Dans leur ûrès ,la.rge majorité, les partis demandent que la préparation et le dérou,lement des électi,on! soient contrôlés-par une commission. Ils affiçhent en effet ,ta crainte gue res erection!'soient < truguées > pa-r I'Administration. IL,e péut ù" ;;i;;u ê&e question 'de confier aux partis congorais une mission de contrôre de ce genre. ce serait res investir t?uJpo,rrroir qui ne leur *evient à aucun titre. ce serait aussi leur perËeti"" à"'î""t""îgitutio' partout à I'intérieur du pays. ce serair entin susciter de violentes réactioars de la part des autorités traditionnelles. gqe nous aurions tout int&ët à leur donner .,_ -]",crois,cependant ra garantie de Joyauté gu'i,ls -réclament, en confiant a une Àission parlementaire

(Se) Pour Ie Gouvemeu G&téral Vice-Gouvemeur Général,

Le

Schall""-

de Belgilue r"-;;;-ï; contrôrer |ensemble des cgtte mission 'pourrait éventueilement être

3O

opérations électorales.

r50

1969

LA MISSION H. D'ASPRXMONT . LYNDEN

par quelques Congolais, .tJiri, au sein des Conseils de exemple un coutumier et un leader p"fitiqrî C"" congolais feraienr eârfie d" ru *isri"", .iuqu" ].ir;i;ii;liZ""r.it dans leur ,province. i"_Tl_]:1é" P_,rovince, par

bénéfice psychologique que nous retirerions de cette initiative serait précieux. C'est ,pourouoi je..vous suggère de provoquer dès la rentrée des chambres, là constitution av.ir" parlemgntaire. Il serait -i.ii.o bon que votre intention soit annoncÈe sâns aftendre et -qu'il apparaisse gue vous pîenez cette initiative sur la ;il;.û"n des autorités locales.

aott

Mémorandum de I'entretien du 30 aott 1959 entre MM. Schôller, Vice-Gouverneun Général du Co'ngo belge, d'Aspremont-{.ynden, Chef du Cablnet Adjoint du PrEmier Mlnistre, Stenmans, Secrétalre de Gouvernement aux affaires politlques, Piron, Chef de Cabtflet ff. du Gouverneur Général.

(Document inédit) t:

t\

Le zg août, en grand mystère, Ie Comte HaroliL d'Aspremont.f,4nilen, chef ile cobinet adioint Ju Premiq Ministre et

.L

rg

ls.

t J

t5t


ff.,qtr:"r*,;r

LA COURSE ÀU SOMMET nevea du Granil Moftchal da Ia Cout fut envoyé en mission à kopoldville, pratiquemenl pour conbôIef les interpnétatione ile M. Yan Hemebich. Les papiers officiels lurent lournis par M. Yan d,en Abeele, adrninistroteur général ilu ministère ilu Congo qut n'en informa pcs son minisbe. On notero qrre Ie rapport du Comte il'Aspremont-Lynilen confbme les rupports Schi;Iler, en s'attachan,t toutefois à en d,égager Io motivation profonile.

Ce ropport évoque I'hypothèse d'une intervention royale ou Congo pôut en souligner I'opportunité actuelle et porn. Io sttggérer a.u moment d,e Ia mise en place de I'Assemblae constituante comgolaise (ovril ou octobrc-novembre ry6o).

t.

-

OBIECTIF FINAL POURSUIW.

gue les autorités du Congo n'ont iamais envisagé ,, .Il "u, 9" :gi final d'autre objectif gue la création d'une communauté entre fa tselgique et le congo, paraît d'ailleurs correspondre aux vo.ux entrevoir le-m^essage rroyal et {a déclaration gôuvernementale du 13 janvier 1959. . Dans leur esprit, cette communauté ne doit ni se limiter au dl.u,i".g économique, ni constituer une simple union dynastique I eue doit être une communauté politique. ,D"1. la phase actuelle, l'Administration doit cependant se q?j.o"r cte proctamer trop ouvertement cette intention, sous peine d'être suspe.!ég d.g. vouloir imposer I'idée aux pqpulations laises, malgrré Ia liberté de choix qui leur u éte- garantie "ô"gopar" la ceclarauon gouvernementale. L'idée d'une communauté, quelle qu'en soit la forme, entre Ia Belgique et le €oagg, pa-raît_d'ailleurs .o""uporà""-"1*-"*u" d'un très grand nombre de Congolais. guj 9nt été récemment présentés par les autorités ,,..!"" projets d'Atrique ont préclsément pour'but de permettre la réalisation de

cette communauté dans les meilleures conditions . C'est également en vue de cette réalisation que les moyens suivants sont envisagés :

II.

_

FORME DE GOUVERNEMENT. Etat unitaire décentralisé :

Toute solution fondée sur. Ia notion d'un état unitaire, même décentralisé, au maximum, se heurre à une ir"eJu"tiUi"loioîtio" de tous.les Bakongo, qui sonr convaincus d;-;;rt"-i;rii,iiJ".u". pour effet de les étouffer en les plaçant sôus h domination Jes < étrangers > gue constituent pour eux les àutres Cr"t;Ë;. 152

MISSJON D'ASPREMONT

-

LYNDEN

Dans la plupart des autres partis, 'd'agtre Part, I'idée du fede' ralisme semblâ piogresser et paraît avo-ir-des chances d'être acceptée moyennant unè préparation psychologique suffisante.

Il paraît donc nécessai're d'admettre une structure fédérale

mais en insistant sur I'unité du pays.

Cette formule acceptable pour la quasi totalité des Congolais ne'ralliera êvidemment pas les plus extrêmistes parmi les dirigeants de I'Abako. Mais elle sera vraisemblablement admise par de nombreux Baftongo plus modêrés, et, moyelnaqt ute propagande adêguate, favorilerâ ainsi une scission parmi les Bakongo. Mode de Épartition des Pouvoits : Deux formules sont possibles : d'une part, I'octroi de la plCnitude de compétence au-gouver- ,r"-"rri central, à I'exception des matières dont une loi-cadre attribue compétence aux provinces.; d'autre part, octroi de la plénitude de compêt'ence aux provinces - à I'excçtion des matières limitativement énumérées comme étant réservées au pouvoir central. Cette seconde formule semble la seule susceptible d'avoir des chances d'aboutir. Organisation des institutions : Ici encore deux formules sont envisagées : d'une part, I'orqanisation des instituticvns inférieures (conseils - de territoire, villes, circonscriptions...) par la loi, mais avec octroi, aux cbnseils de province, du pouvoir de les adapter; d'autre part, I'octroi aux conseils de province du pouvoir d'or- gâniser ies institutions infêrieures dans le cadre 'des 'principes généraux fixés ,par la loi. Cette'dernière formule paraît être celle qui a le plus de chances de maintenir le Bas-Congo dans I'ensemble congolais. Bien entendu, ûoutes les institutions qui seront établies sur la base des projets actuellement soumis au conseil de Législation, v comoris les conseils de province eux-mêmes, continueront à fonciionrr"r sur cette base tant quelles n'aursnt pas fait I'objet d'une rÉforme régulière. I,I,I.

-

TIMING.

Plusieures formules

ont été écartées

a) celle d'un gouvetnement

:

ptovisoire.

Les ministres semblent avoir interprété les correspondances émanant des autorités d'AFrique comme préconisant la constitution, à brève échéance, d'un gouvernement provisoire. Cette interprétation est tout à fait inexacte : I'idée d'un gou' 153


COI.JRSE

ÀU SOMMET

MISSION D'ÀSPREMONT

vernement provisoire..doit être rejetée, ce

gouverne.*, o" pouvant reposer sur des institutions vahbles.' propositions des autorités d'Afrique impriquent préala,blement.[-es en tout cas. la mise en place des instituti*r, ;i,rqu;a-ilàchelon < Conseil de Province >.

A

éjé

également. examinée une formule consistant en l,or- .bl. de comités ganisation d'é.tudes .o*porturrt un

tions;

-

inopportune. a aucune .hurce de s'assurer ra représentation

En effet' ir n'v de parris qui refusent actueilemerrtl ;; de participer aux cotoqu"., trotu*;;-]" ï

àràîi"iT.p.îr"*,"r, M.ùc':i^r'Ëi:.ko.

dans I'état actuel des esprits, ces réunions . .D'autre 'part, auront inévitablemenr pour ef fet d'intenriri"rï" gitution de iËpiîi*'pu'i que consolaise et. sous sa pression, 'ffiË;emenr d":;Ë;; devant la nécessité de c-onstiiuei ."'ioi*"rrementï provisoire, dont I'institutiqn esr,,par c) De même a. "iil;;;,';riià*eeoiiopporrune. étê rcjetêi une autre formule tendant à la constitutio.n <i un; ffir'-"*u*en !i;; à" t ; C";;r;; ià9"" ,, issus des actuels conseils d" ;;";i";;.

D'une part, en effet, ce conseil ne ,pourrait être considéré p"i"rruri"", d'autre part, ceux qui en i".ài"J pîrtie "uËri"-aà i. d,être irréco-r,ràmi". "isque"aient ff;;" qu,ir n,est pas comme constituant une re,préseatation

i".tiX1î:"nr

c';;;;

opporrun

Constitution du futur Gouuernement Congolais, La formule d'un gouvernement élu est une le Gouvernement doit-êt"e nom-z-pu.-r"..n"r formu,le mauvaise : {u pouvoir exécutif, le Roi, et responsabt" J"uuJ-J*-"ii",o[ÉLr-err"Jiî'ff;; Formation d'une constituante : Deux formules sont envisagées : d'une part, la constitution d'une constituante composée de dele- gués de chaoue conseil d" p";"i";;, qui ,pou""aient se réunir dès avril 196ô; d'autre. part, la mise en place p-ar de nouvelles élections - assemb'lées. Iégisrarives ch;;b;e se""t- àî"iî des nion constituerait l,as-semblée -' consfituante "t qui -pourrait se réu"urnir en octobre-novembre 1960. préférable : Ira première formule elle diminue les rdélais,".t".t-i*e" d";;;-1";ài"" à,i Ie remps rravaille - contre

ce n'est plus l'administration belge qui assumera. aux yeux de

rnais les assemblées élues congolaises alors gu'en fait, I'influence réelle de I'administration, pourra être rd'autant plus importante gu'elle se manifestera su! le p'lan de I'assistance.

Contrôle des élections : diverses reprises I'opinion publique congolaise a manifesté sa méfiance à l'égard 'd'élections qui seraient assurées sous le seul contrôle de l'administration. ,Ce'point est important : il faut éviter qu'après coup, des groupes extrémistes minoritaires puissent contester la loyautê des élections. En vue d'assurer une gËlrantie, le gouverneur général avait préconisé ,que le :ontrôle des élections soit effectué par ur€ commission parlementaire belge complétée, dans chague province, par des membres du conseil 'de province. Il apparaît qu'une meilleure formule serait de confier c€ cortrôl€ à des magistrats de la méûropole et du Congo.

A

IV.

-

PERIODE ?'RÀNS/TOIRE (entre la mise en place des assemblées générales et la signature des accords 'de communauté).

Maintien du contrôIe de Ia Belgique. Tant que la communauté n'est pas établie, la Belgique doit continuer à exercer son contrôle. 'La formule envisagée est la suivante :

l.

Pouvoirs à accorder au gouvernement et au parlement congolais: y compris élaboration constitution tous accords de communauté avec la Belgigue, sauf matières qui, ultérieurement, devront être réservées à ,la communauté, défense extérieure, rrelations internationales,

2. Contrôle de Ia Belgigue : Tant que la Communautê n'est pas établie, ce contrôle subsiste. Comment I'exercer ? à l'égard du parlement congolais : - Le Roi signe et promulgue les 'décrets votés par Congolais..

nous;

151

elle prêsente un avantage psychologigue extrêmement important,

la population la responsahilite de la présentatisn des projets,

partis politiques,

- ethnies; assistés de spécialistes du droit public -Cette formule a été jugée

LYNDEN

elle supprime la cause de I'inêvitable agitation, particulièremeat dangereuse dans les circonstances actuelles, résultant 'des élec-

-

certain nombre de

représentants des catégories suirrantes-,

-

-

à l'égard du gouvernement congolais

:

le

Parlement


.*"$EfrlFr-lI"

- r 'rr r' rq'rrl FEqfllq'!-1ïTirï:alllilTvr:;r'*1,"'. i'" :

,

LA

COURSE

ÀU SOMMET

MISSION D'ÀSPREMONT

Le Gouverneur" Général est re représentant d; Roi dans sa fonction de chel d etat. En cette qualiié, il nomme et révoque les ministres, nomme aux emplois, etc... Le Gouverneur .général est le représentant du Roi en- tant que glef de l'exécutif et du gouvernèment betge. . l'l assure la liaison et il..communique au gouvernement congolais les observations, conseils et direitives d"u g;;;;;;-i"d; Procédure : Pour- prêparer les accords devant servir de base à la communauté il est envisagé'de constituer un organe de discussiÀn composé de : a) membres belges et congolais nommés par le Roi, b) membres élus par le pailement belge, c) membres élus'par le- parlement côngolais. . 9"t organisme serait chargé de 'mettre au point les projets relatifs aux diffêrents aspects âe I'association du c;";; J""é t. -ô"u""r"Ëà""î'ù"rg" Bglgique, qui seraienr eniuite.soumis, pur t" à I'approrbation -des chambres belges et'par r" Gou"".n-Àe"t congolais à I'apprôation des chambies congolaises. \U.

_

-

INTERVENTION ROYALE.

Ce fut

tre cas, le 13 janvier. où le *"rrug" royal a contribué large mesure à faire accepterï.;-i; p"puiuti"", y"".très ,1u",.. la déclaration gouvernementale. À I'heure actuelle, une nouvelle intervention royale serait préles,popularigry voya,nr pas clair d.rrs'nos pr"iàt" 11tyCg, étant de ce fait en plein 1q "t désarroi.

28 et' 28 aott

moment l.e p.lus judicieux se trouvera sans doute lors de , mise .L" en la place de I'assemblée constituante (soit, suivant le jro;et qui aura.étê adopté, en avril ou en octobre-nàvembre tg6oi. T,rl"verture de cette assemhjée par un < discours du trône > prononcé par le 'Roi serait sans doutô de nature à assainir considérà,blement I'atmosphère dans ,laquelle se dérouleront ses travaux.

\/I.

-

LES TENSIONS

Il est évident que l'évolution envisagée ,narmonreusement gue dans la t56

1959

AU SEIN DU CONSEIL DE CABINET

Scisi des ropporls le M. Sthaller, lf. ile Gouuerneu, Général sw Ia siluation ilons le Bcs-Congo et st1a- Ia nécessité de compléter, voire de remettre en e.,use oertains ospects de la déclontion du tZ ionvier, Ie Ministre du Corlg;, M. Yar- Hemebiick, {it ropport à ses collègues ou coûrs Jes Conseils de Cabtnet des z6 et 28 aaût. Selon lui, h manque de lranchise ouec hqrr"I a été appliquée Ia Jatlo' ro6on du t5 jonvl.er a lait perdre un temps précieux. Une iléclarotion com-

RAFFERMISSEMENT DE L'AUTORITE. ne ;pourra se poursuivre mesure où I'autorité belge ieste forte

LYNDEN

et incontestée jusqu'à ce qu'elle puisse passar ses pouvoirs à une autoritê congolaise offrant les mêmes garanties. . Parmi Ës éléments gui contribuent à affaiblir I'autorité au Conqo. il faut citer notamment : lËs-dêclarations, actes et interventions accompagnant et suivant - les voyages au Congo des hommes politiques belges ; J'audience excessive accorndée en 'Belgigue aux Congolais qui, - au cours de leurs voyages dans la-métropole, présentent le Çongo sous un jour défavorable; réactions, parfois violentes d'une 'partie de la presse belge - les chaque fois qu'est prise au Congo une mesure qu'el'le estime trop rigourreuse; le iait que I'agence Belga et même I'I.N.R. ont I'habitude de - passer intégralement lel communigués -les plus o-utranciers êmanant même d'individus sans aucune influence, et de ne donner par contre gu'une publicite très limitêe à toute opinion ou activité gouvernementale. Dans les conditions actuelles, il est absolument indispensable que le Gouvernement ne donne pa-s une impression de faitblesse, ii a besoin à cet égard du soutien des autorités et de I'opinion de la métropole. Mais il serait bien entendu inopportun de donner à cette politique de fermetê un caractère trop ostensible suscdptible de hérisser I'opinion congolaise contre la Belgique elle-même. Aussi serait-il souh^aitable, si les partis politigues belges veulent vraiment assurer cette communauté avec le Congo, gui semble répondre aux vceux des popu'lations belge et congolaise, qu'une entente intervienne saltre eux en vue d'une action commune ayant pour effet notamment d'exclure toute agitation de I'opinion publique au sujet du règlement des problèmes extrêmement délicats que provoque la mise en place des nouvelles institutions congolaises.

Le.prestige de-l,a dynastie et du Roi Elaudouin demeure très g,rand dans I'ensemb,le du Congo et même, malgré àppu_ renc€s, dans le BasrCongo. ""rt"i"", -nature à constitu,er un facteur de réussite . . ce prestige est de cre ra communauté ,extrêmement précieux mais à condition qu'il soit mis dans la ibalance au momént opportun.

.

-

plémentabe s'irnpose, mois t.

iI faut

obsokwnent associer les Congolaûs

à

son

a.

i

,4

&,

t57


LÀ COI.IRSE AU SOMMET éIaboralion'

LE TELEX

SCHOLLER

lI

est vain d.e vouloir encorc régler leur avenir sons leur consenCongolais ne comprenr.ent pas- Ies subfiIttés iuaiiq;r, îL y _Les voient des pièges et n'onr pas toujours to"i. En .,un',.d.,nt, il'l"r;-;;;"i" comme le d,em,,nilent les hauts fonctùonnafies d'Afttqua, a""r* ""i, i", o*asions sur h ttming, ce n'est pos, en contrudiction â""" t" ùa"I*.,rdon àu t3 ianviet. On ne peut plus goiler Ie silence sur I", *r"^blinrl à, ,r",tout, yrr brn compétence qui doit ên,e réelle. On ne peut pas iloo*riÇn kUn dans I'imprécision Ia àate de {orrno.tion il'un gouuememant congolotJ. Ar""-blées et gounetnemerlt peuvent être constitués en 196r.. Le Minlstre ne wtt cependant pas M. Schaller, en ce qui concerne Ia ôonstitw*".-Â"ron orlr, c'est le gouvernement congol,,is quî organisera cette constituo*t". Dans la discussion' M, wigny, oncien MtnrsrrB des colæûes et Minisbe des Affatres Errongères, ctitiqua vivement les rapports scholler e! r'opposo è Io vnise en place *ppro.héi d'orsanes lagirloiii"

eeptmbre

tement.

LE TELEX DE M. SCHOELLER

Afrique Bruxelles Attèntion minicoru Van Hemelrijck n" 51802/cab Confirme ci-dessous avis sur points soulevês au cours entretien téléphonigue ce matin. Primo accord sur nécessité maintenir Congo uni avec pouvoir centrail fort mais ceci n'est nullemetrt exclu par structure fédérale

"i "rn."iitr';";;Lr* ".

Congo.

-

M' Lilar et de. Yleescho.uwet se '',llièrcnt ou poi',t ile vve de I"r, wiapy, en insistcnl sur Io répression contre Ies auteurs ie tracts, etc.., M' segers, por contre, estïrna qu'il folloit compréter Ia i!écra'-tbn gouvernempntah du t5 ionvier, quant à la repr,êsentation nationole et arL gouv'nement. Se bosont sur des rappo'*s i!." io',. d.épa*ement;, ful,Cil*n' ao,",,o phinement roison è M. Yan Hemelrijck. NIM. yande ri";;;";;";; Nreyers servais, Lefebvre

et lvrour.,ux se déclaù"ent en faveur il'un timing,

lablement.

laissa

I" i"^p"' à" t

ouon

;;-;;""r".."

Pendant co temps-Ià,

M.

Schaller tékxait

:

munauté politique Bel gigue;Congo.

sa

- M. Thao Lefèvre, président dû p.s.c., tenta de ftolis,,- un accotd de d'erniàre minute, lI oryo,nisa wre table rond, ù.es minisrres sociour chrétîens, Ie fr æptembre à zo heures, en I'h6tel ministérie| d" b4. E;;[;""."tq. o" schriiver <rssisroil à Ia réunion. A ce moment, t. .,i,r" alni"i'-ài ^t dinga Ie < stoupe ile tr..',o,il >_, ct9lait d";;;; --;* iu,il r,rff;roti rlir, ""u a f" ikcl.antion du_ t5 ionvier, d,e décent"ncore olt t)ès i-l;^*,n; ;; i; , "" Exficutif y(slda par Ie Gouverneur G,ônéral. En'i"ti, ,"" *J'"r* t" tÂàre do M. Wtgny et de Yheschcluwe'. "*

-'Bien

Tertio quant aux pouv'oirs à rreconnaÎtre à ces assemblêes il me paraît indispensable qu'independamment de celui d'élarborer une constitution elles aient ,pléniturde compétence 'lêgislative en toutes matières d'ordre interne à I'exception de celles qui devront ultérieurement entrer dans la compétence des organes de la com-

c'est ..lors qræ se produisit Ie coup d.e théate de Ia missron HarcIiI -_ . d'Aspremont-Lynilen. Le |vlinistre du congo ftt pan è M. Evslen s, premier lulrntstre, ik

lui

Cette structure est la seule chance gui nous reste d'obtenir

Secundo en ce qui concerne constituante i'l me paraît fondamental que dès ila miie en place des assemblées à l'Échelon national celles-ci- soient appelées à dêfinir institutions fondamentales du entendu une loi belge doit intervenft pftapays Stop.

tout en apptouvant une plus grande autonomie provinciale. Enftn, MM. EysAens, HarmeI, yon Houtte et Merchierc s,en tinrsnt è une position plus proche àe M. wtgn.y que de .ell du Mint t du-'co,.go, Yan Hemelriick était J.onc loin-ile loire I'unanimité srn" Id poltttqua - _ïuL 's;uob qu'il préconisoit. son intention était ile dàmissionner et iI Ie fil è M. EysÉens. Mo,is iI espérait encote en Ia rémion ilu .ii,."t a. ""nrntl-â"' z septembre.

J,écision de il,émissionner, vnais ovc;nt de Ia rcnilre publtqrc.

Stop.

Stop Par ailleurs cette adihésion à nos prôjets du Bas 'Congo - 'décentralisatiorr pourfor.mule présentée comme mesure ,de gran'de Stop Système rait sans doute être acceptée par autres provinces nous paraît état unitaire avec évolution différenciée selon prrovinces im,possible car, sous pressions politiques très fortes, toutes les provinces seront obligées s'aligner sur provinces plus évoluées' ce qui se traduirait par décisions successives arrachées au'pouvoir central.

égolemcnt,

M.

1969

Quarto en ce qui concerne gouvernement je maintiens o'ppositiqn formelle à gouvernement provisoire avant Élections mais

t

f

Æ

I * d

?

'158

k

j'estime que seule rQponse valable à cette revendication très répandue consiste dans 'l'annonce d'un gouvernement après la constituSur gs rpoint je'margue ,préférence tion des assemblées Stop - permettant mise en plac-e avril 1960 plu,tôt à système vous exposê qu'à la formule ne permettant la constitution de ce gouvernement qu'en octobre 1960. Quinto si je fais ces propositions c'est essentiel,lement parce que je zuis convaincu que nûus sauvegar'derons ainsi au maximum nos chances de créer communauté ,politique Belgique Congo et 159


il LÀ

COTJRSE

-

":\

il'

LÀ DBMISSTON DU MINISTRE

ÀU SOMMBT

que sinon nous lisquons d'être entrainés dans diverses régions à épreuves de force gui compromettraient dêfinitivement ces chances. Secrétaire gouvernement Stenmans partage eotièrement avis exprimés ci-dessus. SCHOELLER. (Texte publie dans < P'ourquoi Pas? > du 11 septembre' 1959.)

2

septembre 1960

LE COMMUNIQUE DU CONSEIL DE CABINET Le Conseil àe Cobtnet du z septembre conflrma ù Io fois muet sur hur compétence el sur l" al.J;usion à Ia mtse en plate d'assemblées congolaises rzrois esl a Lo lois muet sur |,cur compétence et sur le du gouvemement cortgolois molis est

prdtiquc-

problè^"

en

tg6o problème

Le Conseil de caibinet a continué l'échange de vues au suiet la situation au Congo belge a,près I'exposé fait mercredi dernier par le ministre du Congo 'belge et du Ruanda-Urundi. Le Conseil a exàminé Ia mise au point de I'organisation des élections et des mesures à prendre afin d'en assurer la liberté et l'ôiectivité. Le gouvernement, fidèle à sa déclaration du 13 janvier, réitère sa volontê de conduire, dans I'ord,re et le respect des droits des de

personnes, le peuple congolais vers son émancipation. Le Consei'l gênêral et le Conseil de lêgislation seront mis en place en 1960 après la constitution des conseils de province. Le gouvernement a mis en prêparation les textes relatifs à la compétence et aux pouvoirs confiés aux dites institutions. (Communiqué publie

flFqry1-la{:T'|gqtrç1!''

u l'iegue du Conseil de Cabinet du e septcmbre

rgSg).

ti atio,n .:i,# relat "Ni:"-dc'i:;;:î"H,-3r"ff:il Schôllor Par la le r13 janvier" que des depuis fois' première Ce n'est pas ùa reprises' mon 'diverses prises divergences de vue- tJ t'd;ùÇt-'",fl,o décisions Le'bêrréfice des La action a étê énervee-ou freinee' rea'lisations' dls * r""i'"L pas pareils atera ainsi êté rêduit, 'd; Ëil;'-;tt de situaiion actuelle d""'è:;gt-; m'associor 'plus longtemps à cette ne d;'itt; pas

ra

con

fi

i".t*;

rm

moiements

politique.

et ie

",1tt"*Tode

l,^L^*aa Ârr ôôr grave est l'absence du pouvoù Le Gouvernement sait combien le caractère adminispolitique au Congo' ii;Ë;;;; P"t-a'*""ttge avertislements n'ont ;ras maniratif du Gouvernem#ëâÏùfïes

::îînï#ï$ii:,î""*fjîti"ili*çtç;,"9{d;','i ffi homme, je demeure situâtion. C'est :::t^:,:"-:iÏlltà"""îâ"

la

îl=,,il;*i'Ë,11i{iËffiÉ*i'"",'*g;'Ï:'*":"*:m I'alternative de Perc l'autoritê. En Belgique mêne'

il

saute aux yeux qu'i'l

y a'disparitê

entre

tootiâttt'la poli-

ttii la maioritê qui participe.au pouvoi'Conoo' "t-""il"Ceitaines déclarations iî-É"lgique.au. a" tioue îouvell" ; icmoig"""i à suffisance elles iettent récentes d" pu't"t"it;;J; le desarroi dans les esPrits'

en.Afrique'^11-lf'-tfn o"t Psur réussir l'euvre entreprisepopututions congolaises, d'e la d,avoir lu confiani"ï;!J-";-î", Lt aî*i"pi"ion fublique belge' rrès grande maloritË Ji iiurt"o,"rrt européennes se rendent Il faut aussi qu'au':C;;g;'î; n-ont't"ti""s

Ë: ;ËF;;I-Tp,:.i'""iiî::Hg,.16;,î'"*,â:':îJ',T,?if les directives et q' paralYse notre action'

11

avrll

1060

lss oreuves 'de méfiance ne me Vous savez, comme 'moi' -que s' Parmi celles des derniers

sont pas

LETTRE DE DEMISSION DU MINISTRX DU CONGO

eeu,gne"'"à-"î'ii".queJi*::-

:i:"'iïï"f";';'#1"':il"é:y1'{iffii LH',Jïr"i,;":"'ïffi *u"lliÏ:î MËtiË;; c;;s; Belge et du RuandaGênér.I, ,u,,,

Mon cher Premier Ministre, cours 'des Consei,ls de Cabinet des 26 et 28 aott 1959, il est apparu nettement que la majorité de mes collègues au Gouvernernent ne se rallie pas aux suggestions du Gouvernemelt Général et de moi-même quant à l'évolution des institutions politiques au Congo. Cette divergence s'est confirmée ce 2 septembre malgrê

Au

ù"""âi âit cte entendu auparavanl

des populations et I'approbaLe sens du devoir' la confiance p"'r;;;"f m'ont aidé à affrsnter tion de la très n';:;;;i"'iiJâ" viens d exposer' gu'e ie difficutèîdii;';;";l"t-*itottt ienepuis^:'1"'-;l;':ff;i";ti-t1'^"",ffi 333iit5.îi1|"fl t"nt it je vous Prie de Présenter ma

toutes les

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:

COIjRSE ÀU SOMMET

RÀDIO - MESSÀGE MINISTERIEL

Je vous suis reconnaissant de I'aide que vous m'avez perso'ra"- i m ffi ll",ffT, ffJ"ïï,î"::, "oi"", on ch er Ë"eni e,

::ï, jJiï

M. VÀN HEMELRIICK.

A Monsieur G. EYSKENS, Premier Ministre,

16, rue de la Loi.

{Texte publiê dans < pourquoi pas? > du 9 sçtembre 1959.)

I LE PREMIER Ri.DIO-MESSAGË DE M. DE

septembre 1950

SCHRTTVER

Dans_son prernier radio_message, M. De Schriiver, nolrve(n ministre du Congo éatte encore i,"^piot i;;;-;"n';;".r""ment > mo;is annonce néanmoins pout tg6o, Io mise-en place

ile ileux

assemblées

et d'un

*

;;;;r;Lr;:î"

ptr,"*r,"

afl.'nme respecter le cadre dn"*é;;iî' ik"I*ott;;r"î;^;;;'rio', ." ryoTct ne I'empêche pas l,esp"fi ir* ;". i" t"u* .!, situ.er dolns < -d,invoquu Ies prolongements iogiqulr-r--d"

!" ::

,",

aeclo,tottoflg.

< En

ce iour, où j-e_ prends les fonctions ministérielles, aux_ quelles te Roi m'a fair't'r,fÀ""" J" .'àpp"t";,;;;;;.î"î tout droit aux-popurarions du a;"g"ilge et du Ruanda-urundi 'il*ir* ',oo, auxquelles j'adresse un message d"""ià ""v-.îurrri". leur avenir, de leur b*he,i" '--"-'*t

'rr"it"u"âi""""îui".;-"-.,,î.ô;;;p"Jii"r'*;1"*:.f*:"1':

"eei: > Le 13 ianvier,_ le premier Ministre et mon honorable prédécesseur, M.'Van H;;"rrii.k,;'ffi;;;" à ra rénacité dusuer je tiens à rendre un partiéuhet ho"r-ai1e,eront exposé devant re pi*.:+I res .p1sçip"" 1; 1; Ëi"i,"",, suivis à'r'égard du congo : 'res trois partis nationaux res ont entièrement a,pprouvés.

p;ilffiiË."î.ipâilî

> Le gouvernement poursuivra, sans retard €t sans équivogue, d e la dccia,;fi Ë,î""îirlT iT dans lzur esprir er du"" i;t"oË. pr;-i;d;;""ts logiques. > Les élections au suffrage direct prévues pour les Conseils de territoire et les conseirs communaux airont lieu, en toute liberté, à la fln de cette année. I'ex écution-

;;;;;;îilrË

i"r,

: I

j

> Le Congo sera dotê à partir de mars 1960 d'institutions provinciales iouissant d'une très large autonomie. > Deux assemblées : un'Conseil GÉnéral reprêsentatif de tout le Congo et un Conseil de Législation, dev,ront fonctionnet en 1960 : ùne loi réglera leur compétence législative qui sera substantielle. Le pouvoir exécutif sera organisê en même temps. > Telles sont les réformes politigues 'prochaines qui vbnt se succéder r4pidement et auxquelles le Conseil des Ministr€s â marqué son assentiment ce matin, L'élaboration des textes comporte un travai,l considérable. > Nous agissons dans d'autres domaines aussi : un projet de loi relatif à Ia compénétration des cadres et aux ga-ranties en matière de pension des Îonctionnaires va être bientôt définitivement arrêtê. > L'Africanisâtion des cadres sera poursuivie activement pour le cadre territorial et les services. Des stages sont organisés auxles éléments congolais ler plus-aPtes. 'Ces stages quels sont appelés permettront notamment d'adjoindre 'des- Congolais aux commissaires de district et aux administrateurs de territoire. > Le ,personnel territorial qui accomplit sa tâche 'dans des circonstances difficiles et tout le-pe,rsonnel en génêral, recevront le soutien et les encouragements gue requiert I'importance du rôle qu'ils jouent. > Ce soutien et cet encouragament vont aussi à tous ceux qui en dehors de I'administration contribuent au bien-être moral et matériel des populations. > Aux Autorités et aux habitants du Ruanda-Urundi, ie voudrais dire gue leurs 'problèmes, qui nous tiennent aussi à cæur, feront I'ob;ét d'une déclaration après que le Conseil des Ministres aura reçu et examiné le rapport 'du Groupe de Travail. > Le présent message'doit €tre bref. > Nous n'oublions pas que parallèlement à l'évolution politique, les ressources économigues doivent se 'dévelo'pper car- sans elfes il n'y a ni prpgrès social, ni ascension culturelle possible. > fe conrrpte sur tous : noirs et blancs, chefs, fonctionnaites, notables, leadârs politiques, journalistes, toutes autorités civiles et religieuses, sur tous les hommes et les femmes ,du Congo et, 8n toui premier lieu, sur vous les jeunes * comme je compte fermement sur ,l'appui de tous mes compatriotes en Belgique r pour accom'plir msemble et rêussirdans I'ordre et la concorde, I'ceuvre exaltante, mais délicate de l'émancipation du 'Congo : < Y orga> niser une démocratie capable d'exercer 'les prêrogatives de la r souveraineté et de décider de son indépoldance. >

t62 163


il LÀ COIjRSE ÀU SOMMET

DzuX 6 eeptembre

Septombre 1969 1969

Iæ M.N.C. exige un gouvernement en janvier 1960

DEUX REACTIONS CONGOLAISES AU MESSAGE MINISTERIEL

Réuni en eéance extraordineire, le Comité Central du M.N.C., aprèa avoir eraptç{ Ia eituation politique actuelle du Congo, à Ia h*iè"e du rapport des deux deleguer M.N.C. retbur de mission en Belgique, a pris la résolution suivante :

Motion du M.N.C.-Kasai (Lutnumba)

- Considérant que Ie Gouvernement Belge a failli à Ber engagemenls repde dans Ia déclaration du 15 lanvier; - Considérant qu" la dite déclaration se trouve dépasséc par I'evolution politiquer - Consi&rant d'autre part que Ie Gouvemement Belge, fateant Ii des detidéntes du peuple congolair, refuge un dialogre franc ovec leo partir politiguer congolais; ry Considérant que le Gouvmenent belge, suLiqsant I'influetce des lolceg occtJter ou

o"*rt;1ï:ff:li"n;Xî'"1" du M-o'vement Nationar consorais, tenue à Luruaj""ii5.-i|:".tlt"?: i"ï','â;:t,*"fj:*l Ë"i,i"ir,,u,-u.,

p,e.iâent-nà'tîoi;î

Àttendu que par sa '{gcrara!.ion du 13 janvier 1959, ia Bergigue a reconnu au gffi conoolais Ie droit a'"..ea"ii'iiïâependance et de-disposei de rui-

gue les ltt:$l .popura.lions enthousiasme mais qu'elres

|".?,:ïi."Ëe,t

du congo

ont-

non, financièrer ou autres, pptique une politique d'atennoiemçnt quant problèmc de I'lndéperdr.ce

accueiili cette

déclaration avec re.ru'o*ti d*;t" pr;;;"-rlî,ïl1ll"i' ce que be'is' F;e'i;?#' ii;essâires pou,.'.ànauiË i; c;;;

1...t:!:.0.::r_C:ngolais

ei,iâ.i'Jài"r.es et réfléchies, ont présenté

Chambres betges er

qr" ."ri*:.i.i:î Jli.,ia"r, Ë

Àttendu que re Ministre du corrgo vient d'offrir du fait que Gouvernement berge a- rejeté -.. propoiti* sa démission tendant-ui -a" à ,ra fixation d,un la

i-,,tiiuu;;i; ass"mblqes Attendu o*.." ,"nniu::iffi.,'Ë:*1ïffï,t;":i: aspiratioru du agln*"

oeuple congolais

i::,':ï#,'#fi

"t-qu"-."Tt"

Ëiîo*r ", , ,n"-,_" o* pî""

*

d'électionr légiilativés dàtinéeg à lormcr immédlatement aprèr un Gouvemement ôtihdplats aq isnvier rg6or - la rtructure des ænseils qui reront formés ne sera par !èvue 8u! nae basc d6crocra-

attitude prouve à suffisance

tique;'

ï.,.iJ;i1ï.i*irmî::Tiï:iHT*il:*.,..-

- lcr

Attendu gue l'in{lpmdance du congo-fut par Ies puissances internationares en 1885 et gue ce,e'ci "".orrou" 1.";uilËi àï Ër,.d;"ï"e", ".i-ràte"'L Àttendu que le congo n'est pas urre cororrie berge mais un Etat indépendant, ayant son draoeau propre ét q"i i"r-;;;i"àirement privé de la louissance de sa souveraiirete ôre's tà *;ord rr, en 1908; Attendu que le congo, en.tant gu'Etat indépendant ne pouvait être annexé à un autre Etar pai une ae.i.i"" u"lfàtËrîË;

du Conso, I'assembtée

,al;;i;ïlp;#;r"" p"eriaJti'llË

<r,es pouvoirs entre les mains de tenir compte des aspirations politiques des populatio* àt-à"-l;à"ôJri.il.", vis-à-vis des puissances internationaleï'---- que ra Bôlgiqu" .i"it pri" 'La présente motion est_votée conformément aux stipulations de l,article Z3 de la Charte des Nations û;;""t^Ë ËË;;iJ est sisnaraire. L'Àssemblée vote en

des congolais.

cîi'i;ie;",

ôJi:f:i;"

i."i,lî;i:'i:î,iîî,;1ff,!.i:,il,1'fiî,ï;

161

de TOUTES les

organisatlons politiguçr

ne semnt par

-

des garantlcs sérieuses n'auront pas été données quant à

ll

dénonce

la libertg d'actto4 p<llttlque

au Congo; confiance

Ia politiqu" de l'Administratigt gui, sous te pé1exte qre lc monq-uç -de rique d" faire fuir d. nouvea* investlssements, couvrc intentionttullettiéot l"t

m&ncÊwres d'obstruction des < groe intérêto > dont I'rmique satisfaction rtpore danr le partaee continuel de planturerx bénéftceg et Ie maintien perpétuel d'une masse pauvrc actulée I

I

i

Ir

Elle adjure r"

t_q*;pour la formation prlse du Go,rve.n"meni 'l"rl," ô""-à"f"i". (M,N.C,. Scclton Provtnciale du Kasaf, B.p.5rgr, Luluabourg).

détenus politiqoe"

libérés;

;rft;ir;i

Attendu que les élections que compte. organiser au congo à la fin de I'année ne visent r'Àdministration qu" f" piJ;iq"r"r,t régime que les popularions de ce p"yi"î-"àf"rrt du régirne colonialiste, plus .;;ï;;"r;"-* CONFORME aux désirs .exprimé" â maintes. neprises par les populations

golulon du

REAFFIRME Ia position du M.N.C' gul ne particlpere pâs aur électlons tant que : - Ier proc{raines élections prévues pour déce*br" 1959 ne revêtlront pgs le èarac{èrc

le

,:il:_$:i'

à la

du Congor

- Gnsidérant qu. Ie "e[us de convoquer lc Parlement êst une auhe pre,rve d. Ia mauvaige voionté manifeste do Gouveme-ent belge; - Cbnsidérant que par d"s manæu*er de mauvais aloi, l'Adminirtra$on veut détourrer le peupl" congolais de son but qui est I'lnd6p€ndance immédiate; - Gnsidérant que, dane lc but de contrecaner I'actlon des partis polittques congolais, le Gouvemement use de l'.tbitttitu vie-à-vls des leaders nationalister;

Àttendu sue devant l'attitude équivoque des autorités berges, Ies partis aprcs des

lï,i:i:."i"ir,roff, "u*

REÀCTIIONS CONC'OLÀISES

$

g

à la mirère et au chômqge.

II dénonce êgatement ce gimulacre d'afdcanisàtion qui tcnd À intégrer dt"s ll titgi^" des élérnentt dont la comrp6on rendra aiséc te maintien d'une poliUque baree lir l'inlusfice et le favoritirme, [.er tentatives de corruption, Ies manæuvres d'intimidation basée sur la politlque dc < fermeté r et renforcées pqr la po* des affiches publicittirts, sont inoPéranter dêmtt I' leme voionté du peuple congolais d'accéder À son indépendance immédiate' te M.N.C. fait ca libération et

$

appel à tous les Crngolair de lairç front cogrmun danr la ldrc pour donné avant d'entrcprendre une ac-tion

d'atcJrc que Ie mot d'ordre roit

pglitiquc guelconque, (Communlqué Congoldrre.)

du

Comité Central du M.N.C., public

l. t9-9195g par Prus.tæ'


t TÀ COI.IRSE ÀU SOMI\{ET

LE CdT.ISEIL DE CABINET DECIDE 7 octobre

LES DECISIONS

A cet égard, des commissions seront désignées darrs chaque jrovince pour veiller à la régu,larité des opérations êlectorales. Elles seront ,présidées ,par un ma,gistrat du'Conseil d'Etat. Des personnalités noires et blanches en feront partie,,désignées par le gouverneur de province ;

1069

DU CONSEIL DE CABINET

5. _. [æs conseils de province seront com'posés de la manière suivante : six dixièmes élus directement au second degré par les membres élus des consei'ls de territoire et des conseils des communes ; trois dixièmes seront cooptés par ces conseillers élus de province, sur listes présentées 'par ,les trois groupements professionnels et un dixième choisi ,par le gouverneur parmi les notabilités ,blanches et noires de ,la province. Ces conseils de province auront des 'pouvoirs propres et. disposeront d'un budget;

(DocmlerTt tuédtt)

Ce document, sans doute un des plus impofionls ile l,an_ née tgsg_, _permet de mieux .*prnnàr" t" )oainn-""iage de M. De sch-,ii,er du t6 octobre. È" ."-;,;;riI)ïi"i""o".,"o i,es Assemblées, îI permet d" .o pr"nàr" '^rn rrr" ;; a appelé une compéten e < gubsronit tt" i*r" ;";,; ; Ëî*rri,inn iln Io lésislation tnterne ,. D" iou, r" ait"r'-i" ùîîîr"ar*, ^ar*, si Ie raàio_message du 6_ro |rr" tn maximrnn iln 4 onr, h gouverrLement a, ile son côté, lixé un minimum , j ans.

6.

lI convient égolement ih rctenlr- Ies décisions prtses -----"v ts' 3s! cur points 2 et 5, en cas ih boycott des éhcfions. ... En conclusion de l'é.change-de vues auguel ils ont procédé

à Ia suite de votre e:

souvernemen,"",;:iilll',f

repris ci-après

:

::j:rifjffi:L?Jîf :rri"ï*ï

'l' _-

Pou'r ce nrri est des csnseirs de territoire et des conseils il est g*,aé ;;; ËïËioï uu"or,r lieu en décembre prochain. Elles se

de commune,

serontrourerois"..i::::ïï,,i;tt:lrîJï:"î-:l|j., - F;

cerne, être établies en temps utile

j:m;:

2,

Si dans ua territoire- ou une commune déterminés, les .it ei"îdllyrte*utiguement sabotées, la gestion de ce territàire-àu ;jËfri" serair assurée suivanr res instructions du Gouvernement Gé"é;;i: ;;;;"i,il;JnuiàËl a* élections- de décembre p"o"t

habitants

1,

7.

.;

fi F

BI

-

La liberté des candidats et des électeurs sera

(l) Il r'agrt de l'exposé de M. De schrrJver,

assurée.

Ë &

Ttr

fart à rcr cotègucr rc 7-ro-59,

aura deux Assemblées lêgislatives.

Le Conseil s'est déclarê d'accord pour qu'il

y ait un

gouvornement de ministres ou de secrétaires d'Etat et sous-secrêtaires d'Etat avec le Gouverneur Génêral, toutes ces nominations

;

3. élections seront reconnues valalbles dès ,l,instant où -Les onr émis d"; les éIecreurs ;;;Ë"r. En cas de difficultc, re régime.prévu au 2) s:rait d'applicat;;;-* ";"r*

Il y

En- ce qui concerne ûe mode d'êlection, le Conseirl a p,ris acte du désir de M. De Schrijver de procéder à une large eaguête avant de saisir de propositions définitives à soumettre au Parlement. Toutefois, le Conseil a décidé en principe, dès à présent, conformément à la suggestion de M. De Schrijver gue ces deux assemblées disposeraient d'un pouvoir législatif réel, cependant limité initialement aux matières attribuées. Parmi les matières réservées à 1à Belgigue, il y aurait entre autres : la défense nationale, les ,problèmes intéressant les télécommunicatio'ns, la haute direction de la Force Publique, la haute direction économique et celle des transports, la rnonnaie et les affaires étrangères. Ces matières resteraient de la compétence du Parlement belge et/ou du Roi; Le Consei,l s'est également déclaré d'accord pour souhaiter que les deux assemblées travaillent pendant deux ans au moins, avant de disposer de 'pouvoirs préconstituants. Un an plus tard, elles pourraient exercer ,les pouvoirs d'une véritable constituante.

'

,Ti xl

*t

étant réservées au Roi. Sur la base des décisions ci-avant, le Conseil a prié M. De Schrijver de bien vouloir rédiger un message gouvern€mental à rendre public pour le I E octobre courant. Cette nouvelle déclaration restant dans le cadre de la déc'laration du 13 janvier, le Conseil a estimé qu'il n'y a pas lieu de convoquer le Parlement. Toutefois, on pourrait envisager la convocation des commissions du Congo avant le l8 octobre.

166

t67

ru


il

" '*'-'

!ffirwiwt'tr"

RADJO. MESSAGE MINISTERIEI'

.LÀ COURSE ÀU SOMMET

constique cela se platigu€ dans tous les pays dêmocratiquement

tou*'a".

16 oatobre 1060

suivant les règles élections seront préparées et organisées

a fixêe.s par décret' ' .I:-^ ,lanc quinzaine une nuinz dans ,,na Des la périocte pieæi"tiot"le' c'est-à-dire .oroti"sions itinérantes' d" ;Juir, oàtir" *"gistrar du Conseil d'Etat qt coml_r:^n_a1^?^":^:::,:; par les-chef s coutumiers t?lt.itii" p"î t"" p"tti. l"liiiqtl"t des 5onsolais' frovincls' veilleront à garantir et Dair les collèges .;":;ii;Ëf" Ë iiu"tie a"" éÏecteurs et des candidats' tetritoires et comPar ces éIections, Ies institutions- le base' à géter d'une autont munes, setont ,ut *àiït àli'- Ci"tga"i:..qui d'i*po'tants intéftts façon nouuelle et "J""fJ* reipZnsabitiie' locaux et régionaux' scrutin de ' Aussi, tout électeur aura à ceur de participer au que le Roi

RADIO.MESSAGE DU MINISTRE DU CONGO

"*#::*lîiï

"ii

Le ,adio-^essage fixe un colrlndriq d,es élopes ultéfieurcs l'évolwtion politique du Corwo, datnit Ia compositi,on des ûnstitutions d.e base et des Conseûls d.e province, olnr.or.ce

ile lo

création d'assembl,ôes

en

1960.

et i|'un

gouvernement eenhvrl congolois

Le minrstre pnopos€ à nouveau des col'loquer trnrnédûds ottec hs porlis congolois sur les fulures institutionr cenùrÈIe8 et annor"ce, sur b même sufet, des consu'ltations des Conseils de province, oprès mars t96o, Iaissont ainsi Éors ilu cho*p d.e discussion les modolttés de eonstîtution dss Cons€ilg da prcvince, Pu ce radio-message, Ie Ministre ilafinû agaleûtant Ie progtotïme d'oide économique et financière qve la Bdgiqæ ueut réalisq en foreur d.u Congo.

décembre Prochain'

Àussitôt après une deuxième éfape s'ouvrira La canstitution des institutions ptoainciales' du Conseil 'de LégisEn suite des débats de la récente session dans 'l'organisation de lation, una réforme capitale est intefven;e .." tff;|;'stf# du 7 octo,bre: aux væux souvent exprinés, un dêcret tm:"'Ë:ït"#: à chaque province du Congo étendu """*d" pouvoiri "ittêt"t"ot provinciaux' rêts"t-a"t : des conseils de- province comme suit I

La voie de I'indépendance est ouverte et l'émancipation politigue du Coargo gui y mène entre dans ure phase définitive d'exécution. Il est bon qu'aucun doute n'existe à cet égard : voilà pourquoi je m'adresse directement à vous en cette veille d'évocation de I'amitié belgo-congolaise. Congolais et Be,lges entendent voir préciser, sur la base du Message Royal et de ,la Déclaration Gouvernenentale les étapes de leur action commune dont le but est d'atteindre dans Ia stabilité politigue, dans I'expansion économique et le progrès social, le stade souvÊrain de t'indépendance du Congo. Sachant combien les populations du Congo aspirent à la gestion démocratique des affaires rpubliques de leur ,pays, i'entends confirmer tout de suite que cette responsahilitC pèsera effectivement sur des 'représentants du peup'le congolais non seulement sur le ,plan du Territoire et de la Commune et à l'échelon de la Province, mais également au niveau de I'Etat Congolais. La première étape est en cours d'exécution. L'êlite congolaise a réclamê des élections au suffrage universel. Ces élections ant suffrage uniuerset auront lieu pout tout le Congo au mois de décembrc prcchain. Àinsi les sttuctules de base du Congo seront légitinement organlsées dans Ie respect de la volonté de tous les habitants alnsi

#t:îi::

h;j'i

-

oroanise la composition - "^Ï'6fi0i" ."àUtes élus au deuxième degrê * 3/l}de membres cooptés par les membres élus l/lO de membres nonmés' -Composës pour 9/10 de membrcs élus et iouissant de ttès

prouiicial, ces,conseils laryes pouvoirs auirr'i"'iàrr' à""ltiiteræ1aire et rcprésentatiue' popu assise auront donc une iiàiiiuiabte un" députation petmanente Le gouvetnefltent de prouince .",! ptoutncnt' formetont le gouvernement de déve-

possibilités Cette réforme'prdfonde contient de riches -iofiaàti[e d"" gouvérnants dans chaque

il;;;;'=" rpp.îËi;'itJil*ffi; avec lés habitants des autres ,",ir--J" l

I

r6E

&

province, t"u, au profit de la Nation conrégions, saulont tiifit"" ces pouvoits golaise tsute entlere' ie I'ai- déjà annoncé le Uae froisiè me étape comporte coÛrme Ia création et miniiterie}les { aeptembre pr"i"ît-mes ionctions

"o

169


I

ry*si*-1!r3r;7 RADIO, MESSAGE MINISTERIEL

LÀ COURSE ÀU SOMMET

la

mise-en.place

3n exécutif, c'est-à'dire

de d.eux assemblées légisLtiues et d'un d'un gouvernement central po:ur tout le Congo. 1960,

C'est de l'élaboration de cette réforme essentielle que je voudrais maintenant vous entretenir avec franchise et claite. ' Bien que le Gouvernement belge unanime ait des vues assez précises sur l'évolution politique du Congo, iI n'entte cependant pas dans les intentions de la Belgique d'imposer des iormules toutes faites, -Tout en conservant Ià responsabilité suprême, jusqu'au-terme de leu,r évolution politique â I'egard des populations con_golaises qu'elle a guidées, la Belgigue desire gue la réalisatian {e I'indépendance du Cgngo se fassè par des voies acceptées par I'immense majorité des habitants et elie souhaite que lej organes à créer -rêpondent aux aspirations profondes et à I'intérêt général du peu'ple congolais. _ A cette fin, des colloques ont déjà eu lieu au Gouvernement Génêral et dans les provinces : ils ont grandement aidé le Gouvernement et lui ont fourrni des données qui ont permis des remanie_ ments heureux dans I'organisation des institutions locales. Des collogues ont aussi éclairé le Gouvernement sur certaines des mesures à eavisager ,pour I'avenir im,mâdiat. - - Cette- procêdure iera aqplifiée et êlargie pour aboutir à un dialogue franc su,r les principes et les modalitai des futures institutions centrales du pays. Les intentions de la Belgigue sont ainsi claires.

Le gouvernement souhaite promouvoir de la sorte un accotd préalable largg sqt les données essentielles de ces réformes. ^ Dès avril 1960, le Gouvernement compte prenâte I'avis des Conseils de province, nouvellement constitués, sur les projets relatifs à ces institutions centrales. Aussitôt après

la

synthèse de ces consultations, effectuées

suivant ,la formule la plus efficiente, Ie projet de loi

deposé deuant les chambtes belges.

définitif

sera

Vous vous demar'-dez peut-être à cet endroit si le Ministre

responsable ne pourrait pas donner les vues principales du Gouvernement sur les structures nouvelles. Sous les réselves exprimées, je les résumerai sous forme de suggestions : |e vois pour ma part le ,Congo doté de DEUX ASSEM-

BLEES LEGISLATIVES.

- L,a première assemblée comprendrait une centaine de députés édu-s suivant un système de représentation proportionnelle.

I-es'condidats pourraient être désignés, soit par Ie'suffrage direct des habitants, soit au deuxième degré par les conseillers-élus de Territoire 170

Les deux

sont.démocrati-

lYstèmes les conseillers ', et "o)nnro""u*' avantages et leurs désavantages' le"'s ;Ë;;-Làun ;il ' au. cours Par ailleurs il pourrait être utile que I'Assemblée' n'au' gui experts des par assistée soit legiJiaticrn, d" il;;;iù raient ias voix délibêrative'

la

moins nombreuse que -première La seconde assemblêe de mem'Lres élus par les tl"o*en majoritê.aitpotant serait un Serrut .ornpo.c d'un. même nombre pro*'iol", oi""itt"" Conseils d" pourraient être cooptés, membrei J"-;;èg"r. U" cert;i; "-#Ur"'d" susnotabilités les pârmi ,"rui"îl"6j,1! olj i; Roi à I'assemblée' -"t""Àu"t d'autres ""rfir, 'précieux ceptibles a'upport"i ut

La

à- toutes les cornpétence des deux Assemblées s'êtendrait

matièresattribuéespu'ltloi€tserait-substantielledansledomaine examinés en proJ" ï"-iagisation inôrne. Les décrers--lois seraientdu Gouvernement' ;; ;t;i"; a""* Âtt"'ute" t""t le concours : les L,adootion a"" ai"r"ir-f"ir-âepÀaràit des deux Assemblées êtablies' seraient de'procéduie ;ili;Jili"lles[,a sanction des décrets-lois appartiendrait au Gouverneur Général,

a1t

nom du Roi.

Conseil de Ministres Le pouvoir exécutif ,setait assuté-.pat un ptésidê par le d'Etat' assisfé euentue,ei"ii''d" 'ou'-'"créài'res Ie Roi' teptésentant ôoîriri"i, gênénl,

et du GouLa mise en place des deux As-semblées législatives rapidement moins àu faire' po"tàii ',r"r*î*t-"t"g;l* 'plus "" pour l'Àssemblée des suivant Ie systeme ËfJ"tot"f qui.sera adopte indisdirporitioas..légales Députés ; d'autre pîrï-ï"- rrâÀur"ur", centrales institutions nouvelles ;"; uu ro,r"iilï";; , ;";r;tË; des conseils de,province. devraient ctr" p.i.", up"Ëi"

"-trtitution

membres setaient Les Assemblées et Ie gouvernement dont les au mois d'aoîtt ptace no^lèi';;;i;Ë;; iàiiritiii-donc ëtre en ou sePtembrc 1960. les ConD'avance nous partageons la fierté que ressentiront an' les d'un moins âans quand' solais. et les Belges avec eux' au cours legislatives congolaises 'pourront être ouvertes

ëftu*Lt

" très solennelle' d'une cêrémonie

Nous croyons sincèrement qu'il faudrait 9"." période.de.fonction'l:t-'1?titutions au niveau nationai ;;;;;1"i" connaissenr une modifications dans im'portantes nement d'urr. ."itàine âu'rêe, sans leurstructu*.c"tt".pe'i"ae.permettraitauxélusetauxdirigeants

t7l


qi{FTTFWWTFT-COURSE

ÀU

SOMMET

RÀDIO,MESSÀGE MINISTERIEI,

d'êprouver la valeur. du système et de se rendre de toug les problèmes adrninist""tif", -r-iùiàeîs, "o*pte jurridr_ sociau*, culrurers, gues, économiques et politiques qui se posent au Congo ; ils porteraient des responsabilités Lt popul a ti ons "Ëq"i*raient de l'expêrience. Les ésa rem en

t pourraien r' j ;;;i-'àùl.rliËTixiil.

Le lonctionnement des institutions congo àe décider a"-*i-Juîii'i"'iiit""centrales doit permettte au connaissance des problèmes et en toute libefté,

Avant la fin ,de la première législature, qui pourrait durer quatre ans au maximum, res Assem,ïrees legis'taiiri"".-ïi""i"rrt a élaborer un proier d" ssr gui serait sotrmis à I'approbation ies'populutio-*.----.-" "oo"iituti"ï-îàiiritive C'est à

." *"ï:ll-1u,1

ta Belgique et te Congo, chaque pags agissant en toute indépendan"e pà, orgur"" légistatif et exé_ cutif, aurait *à eçe,eç. décidei vcr """ communautahes a"i .nsttrur,ons ii"tit"ji.", git,lls se

a""i"iiii-,

Sans vouloir,préjuger_de I'avenir, le Gouvernement belge pense que les intérêts des,.deix Nations ."i.i""t le mieux servis par une Communauté mutuelle,

i"rt"

"i-.r"frail: chers compatriotes

du rCongo, les perspecti_ ï:llnr.î,#,": "". s;-;;;,il;':H#::"H":fJ"niih,,Xï:,i"ff

î,obre,""

parce que nous sa.rons, qu€ leur |_Tdt: politique bonne solution a,ppuyée par des effortj consrants a", LËilrË j"r""iri a"n

jlr*'"1".:g*li":i-lfi iiiï#"î':3li:'ii',"Ëb,iî.,:.ng tout autant, doivent être résotus p";;;;-i;"

congolaises,.puissent lonctionner no,rmalement. ;"il;;"Ë']Ë[i,ou"" L equlrrbre nécessaire entre les ressources de l'Etat congolais et les dépen,ses oubligues ;;;";-Ëire atteint que moyennant

un effort d'austciite

"; "" c*gJïà;",-;-,J;o..Lr'Jin.-;â,*.

La Belgique interviendta pour aidet

exceptionnelte, en 1960. Le gour"rniÂft le Congo d,une façon ta égard des décisions de.ptincii" di;; ^;""t-;:""pi"iii" ;;:;reme tmportance : it sau_ mettra aux Chambres.tê projet a" iieiîi"" dr";'i;;à;"à:ririrrrn"" atteisnant au moins deux mtiliaris à;j;;"r". È"'"iti")Ë'iiînip" est acquis de ra création d'un J;;d";;;;,Jii.rii,la t.iiai u Belgiqûe prerdra une forte priti"çu{o).

"*

i;

I,l est tout aussi indispensable gue loppenent économique pour les p;;h;;soit amêté un plan de déue_ années ; un Groupe de 172

Travail, réuni à'Bruxe,lles, a déjà aborde tous lesaspects de ce Plan en ce qui concerne les investissemerts pubhcs au cours des années 1960-1961 ; il ouvre de larges perspectives pour les investissements du secteur rprivé. L'ensemble des mesures en préparation a pour objectif de dégager de plus en plus la population congolaise de l'économie de su'bsistance pour ,l'intégrer dans une ,économie ,de marché de base monétaire. Telle est I'ambition du Gouvernement. .[æs capitaux be,lges et internationautc autant que l'êpargne congolaise s'investiront au Congo grâce à la starbilité et à la sécuritê des bieals et des personnes gue seule une collaboration permanente des noirs et des blancs et une action efficace des autorités, peuvent garantir. Tous mes auditeurs voudront y réf,léchir car sans cette garantie essentielle, I'ceuvre de développement économique et du progrès social ne pourrait réussir.

f'en ap,pelle à tous et tout particuliêrement à c,eux qui, de droit ou de fait, détiennent une quelconque autorité sur la population. L'évolution tant porlitique qu'économique ne peut se réaliser gue dans,le calme et dans I'ordre.

Tous ceux qui maintiendraient ou provoqueraient une atmosphère de tension ou de troubles, ne pourraient gue mettre en cause la formation harmonieuse de I'Etat congolais.

Le Congo aura encore besoin durant de longues années de la présence belge.

Iæ Gouvernement sait qu'il peut s'appuyer sur le dévouement et la com,préhension de tous les fonctionnanres et agents. II compte sur eux. Leurs intérêts légitimes seront sauvegardés ; les projets de lois conc'ernant I'internpénétration des carrières et des garanties en matière de pensions et 'le projet de loi de cadre potrr les ,garanties des agents des parastataux sont soumis à I'examen du Co,nseil d'Etat. La satisfaction légitime qui leur est ainsi accordée rendra plus fructueuse leur collaboration désintéressée à cette grande tâche civilisatrice que constitue I'africanisation progressive aux divers échelons, 'de cadres ,qul'formeront l'épine dorsale du Congo indépendant.

Chers com'patriotes du Congo, je voudrais en terminant faire appel à votre cæur, à votre imagination et à votre raison. A votre cceur, car les choses dura:bles ne lpeuvent s'édifier sans amour, sans respect profond des hommes, à votre imagination, car c'est en alliant avec sagacité les trésors de l'âme africaine aux valeurs occidentales que 173


COURSE

ÀU

SOMMET

DECTÀRÀTION MINISTERIELLE

vous serez les grands- artisans de la Nation congolaise, émergeant au centre du vaste contineart d'Afriqui à votre raison, car le sens des rêalités économiques et financières, le concours d'hommes expérimentés et-oiq"rr"" ra voronté de construire solidement et pratiquement l"s de la vie p'l'lique, sont indispeniables-pour rttu.iut"ii" ,"utr" état moderne gue dwieni ,le congo. Belgique, vous I'avez entendu, veut que

1960 son propre Gouvernement, s€s Assembrees

le Congo ait

et un gouvernement central en 1960, mais nous aura deux "t1s6$res employer de fôrmules toutes faites pour le lui donner. n'allons pas

Si la Belglque est appelée à les lui donner juridi-quement, son geste ne peut ëttl qu" la- lonsécration de ce que le Congo aura décidé. Si la Belgique attend, de préciser ces institutions' c'est pour mieux donnet-aux Congolais ce gu'ils voudront.

Ie souhaite, dit le ministre, gue ce Gouvernement et ces Chambres soient une réalité le plus tôt possible. iSi les Conseils de Province'les élisent, cela peut aller très vite, mais si les Congolais décident de recourir au suffrage universel, il semble qu'il faudra bien quatre mois.

en

Insti-

tutions provinciales, ses conseils de territoire, ""ottJ"gi"s de commune et de ville. Elle Ie veut dans la clarté et I'amitié.

Jq {li" appel a,r_parriotisme des Blancs et des Noirs. fe fais à I'arour des.congorais pour_-leur- patrie, pour qu'irs rent ensemble, par les électioné, à l'édifiôation âu Coiiso À"a"rrr" "6rhboet au visage,nouveau. Il fau,dra des apports de toutei res tnibus et de toutes les races.pour gue re coniô soit fort tournant historique qu'i-l n'y âit désormai-s prus d" o'ciiui.Ë, "t *urrà.L a." .orr-

Commentant ensuite la troisième partie de son message à la première'législature, le ministre .fait remarguer que pays africains ont mis longtemps à s'adapter à leurs insticertains tutions nouvelles. Les 'Congolais vont largement plus vite gue les autres, mais dès septembrè, on va certainement demander des changements. Il faudra en tenir compte. Travail |e parle maintenant comme-prêsident du C',roupe de ministre, dit-il. Dans -90 % des cas, les Congoet non plu" manifesté leur désir de collaborer avec la Belgique par lais lui ont "o.*" laquelle ils s'ouvrent sur le Marché 'Commun africain, eu'ropéen

a'ppe'l

tiance mutuelle doit seule régner

consacrée

!

CONFERXNCE DE PRESSE DU MINISTRE

DU

16 OCTOBIIE 19,9

et sur le monde.

Devant une assemblée très nombreuse, le ministre a ouvert la séance en souJignant gue ce jour etait hisioriq;;; - âoine ra teneur de ce message, fait à ia vei,lle du 1B annuellement comme la journée de I'alliance u"tg"".""'g"r.ir". ""t"ùi", "o"riac"c Dans ce message, dit le ministre, je rr'urrrrorr"" ou"-urr" politigu.e nouvelle mais -j'en indique les étâpes ,upp"lurri- à o"i i erc ralr, ce qui va se raire bientôt et ce qui se fera ensuite ielon gue

La Belgique doit contrnuer a,près septembre à aidor ce pays devenu indépea'dant, au plan économique. Ayant ex,posê les rprojets budgétaires, il insiste aussi- sur I'idée gue le',Congo devra mener comme condition d'indépendance, une politique d'èparyne, d'austétité et de sécutité des personnes et des

commentant son -message, le ministre a insisté sur l'instailation en janvier 1960 des echevins communaux C"rrag"r-ïerritoriaux. "t Immédiatement après, nous procéderons à la réforme capitale : _ les conseils des provinces deviendront poliuà-àa*i"iïtàtiiJ", r". conseillers seront érus selon un système réellement démocratigue. Le ministre insiste ensuite très fortement sur la nécessité préparer les institutions centrales en consutt""t i" -ôo"go.-'- de

des pers'onâes recevra nécessairement le plus d'investissements,

capitaux.

Le pays africain qui assurera le plus la sécurité des biens et dit le ministre, qui fait, en terminant, a'ppel à la confiance.

Ies institutions nouvelles en,décideront.

On n'a pas compris, dit-il, quand nous parlions d'exécutif, un terme courant. Je m'en explique r Le Congo

L!, que ce soit Dren t71

*

Le ministre a répondu ensuite aux questions des journalistes : A ,propos de I'idée 'de la présidence du Gouuernement pat le Gouuerneir général, le ministre a tépondu qu'il ne s'agissait que d'une suggestion venant des colloques. |e ne précise d'ailleurs pas même les fonctiorts lespectives du Gouvern€ment et du Gouverneur, dit'il, mais le Gouuerneur dewait nécessairement s'occuper des guestions économigues et exté' rieures,

t75


'i-.",,?'ï_-içi.:

TRVT:il:i:::1ir

COURSE

A propos du nombre des électeurs, tiers des habitants partici'peront au vote.

A

L'OCTROI A LA NEGOQUATRIEME CHAPITRE : DE CIATION. L'EXIGENCE ET LA RECHERCHE DU DIALOGUE.

ÀU SOMMET

le ministre

estime gu'un

propos du rôle des Commissi,ons, le ministre a précisê la liberté des candidats et des électeurs.

gu'elles protégeraient

voulu, dit-il, qu'elles soient présidées par des hommes - l'ai êloignés et dont I'autorité n'est pas contestêe.

A propos de la participation des Européens aux élections, le ministre a précisé que Congolais comme Belges ,peuvent voter tant au Congo qu'en Belgique quand ils remplissent les conditions voulues puisqu'il y a interpénétration des nationa,lités. A propos de la durée de la première législature gue le ministre 'a estimée à 4 ans, M. De Sch,rijver déclare qu'il base son calcul sur la durée fixée,par les Conseils provinciaux. Il .faut normalement que Ie Gouvernement congolais ait pu les voir fonctionner. Si les Conseils,de Frovince demandaient,l'indépendance immédiate, le ministre ,déclare que la rérponse dépendrait aussi de l'avis de tous'les élus et des partis. (Com'pte rendu, paru dans

La Cité, des 17 et 18 octobre

1959.)

A pofiir de ce rnoment, Ie problème ilu tlming et celul iles négociatîons bel.go-congolafues sont étroitement ltés dans les rcvend.ications congolaises. Nous orons ou prêférable de grouper d.o'r"

I"

qtratrième chapitrc les motions, Iettres, prûses d.e position

si elles abordent Ie ov sommet.

à'ofigine congoloise, mêtne calenilrier porln

Io

cautse

problème ilu

t76 ei


'

-i,s'r'It-rF

t PSOPOSITION DE COTLI,oCILIE

1l evrll

1960

P. LTIMUMB RECLAME UNE NEGOCIâ,TION POLITIQUf, ruscod des texles du t5 Janvirir, Io . nouvelle belge ge silu€ dons Io ltgn" de I'octrol ds mesu"es lenilont ù h ilômoc.rotlsollon puis à I'oulonomie du Congo. I*a grcvpements politlqw congolcrfu n'ont pcs tud à rcvenillqrær d"s concultcfions réciproques, puis ile vâfitobiss

Alnsi qu'll

.

politlque

'

,

nfigoclatbng sur I'auenir

du

pays,

Ce îut btar. Ie cas d*rs hs textes radbas par les leoilers ile I'ALcto à Buxelles Ie t6 morrs et fin orv/ll, pubhÂs au Jeuxlàme chapl/r.e ile cet ou.aldge. De mâmr, , [a zo awtl g5g, Iilnle{édémle pfictsoll dans son : < il convlent d'étaài* Ies moilolllée ir'appltca' ^alr.otogltdr,un lion de h déclantton du $ ionubr, du æln de com,rnlsslons comprenont iles Congolais uenus'de tous les lrorizons, Jes Belses iIAlfiqve et ile Belsiqrla. >

A la suite des travaux du Congrès et des rêsolutions adoptées, nous comptons dès nhintenant négocier avec la Belgique; nous eçérons que celle-ci sera consciente et suffisamment vigilante pour admettre ,la nêcessité et la légitimitê de ces négociations 'gue nous voulons entamer au nom du peuple congolais. Il convient de ne ,pas otxblier qu'il y va de 'l'intérêt su,périeur de la Belgique. On ne ieut plus dénier aux or'ganisations politigues actuelles du Congo et gui vierul€nt de se prononcer à I'issue des débats auxguels nous avons assistê, leur caractère reprêseltatif de'l'opinion noire. Refuser à ces organisati,ons politiques le dialogue et rles négociations gu'ils sollicitent au nom de la paix, serait décevoir non seulement ceux qui peuvent aidella Belgique à la réalisation de sa politique nouvelle, mais aussi toutes les fractions de la population qui expriment leur confiance aux dirigeaats de ces organisations. Un refus de la Belgique de négocier avec ces dirigeants serait catastro,phique. (Déclaration fatte

à l'iæue du

congÈs des partis

à

Luluabourg).

D6but Jutllot 1069

PROPOSITION DE COLIOQUE, PAR MM. DIOMI,

KINI €t PINZI

Porllluement, lo ilêclarultlon cidecgous oc ,elancet une ldâe qul ovolt lott l'oblet ile suqgestlons att Goloio"rr.eur AénêrcI ilrlpu|a ma l'r39.

t79


*ffi1" DE L'OCTROI À

# POUR UNE

\

NEGOCIATION

< Il nous semb,le_ qu'il est tem,ps, mais grand t€m,ps que le gouvernement responsable et les habitants dà ce ,puy"'"rrgugent un dialogue sincère, indispensa,ble pour dissiper touies les eiuivoques, les malentendus et la méfiance qu'ont engendrés tes attitudlô de

ces derniers mois. Assumer des résponsabil"ités ne signifie pas faire tout ce gue ]'on veut mais tenir en *ê*e temps des ,points de "o-pË vue et desiderata,de ceux pour qui on les assume. hue I'oà ne dise pas qu'il n'y a pas encore h'interlocuteurs valable, irt"rt-." ,pas la un affront gue I'on continue de lancer à la face des habitants du 9ongo-aux_yeux du mon'de entier ? C'est la négation des efforts des Co"ngolais, 'blancs et noirs, à la construction du Congo du", È fus"e et le refus de leur collaborration dans I'avenir, à causé de ra méfiance gue coJa eagendre et risgue 'd'entretenir. La nécessité de favoriser des adaptations originalec, répondant aux caractères propres de nos qopulations ne s'est fait gue par trop sentir au càu"s des deu* dernières sessions qui viennent de se tenir en mars et actuellement. Un dialogue sincère--est le seul noyen de dissiper les malen. tend.t's qui planent actuellement sur les mots < federâlisme > prôné par les uns et honni par les autres, et << unité >, souhaitée par tous, mais. une unifé qui-ne sera réelle que si elle n,'est pas im,posâe et que si olle est refaite librement, après avoir été momentanément et apparemment rompue, par les iniéressés disposant à V"ira I'unité- gui, seule, peut être souhaitée et voulue parce ""-:-Ei"r. qu'elle sera durable >. (Note de MM. Diomi, Kini et Pinzi à I'issre des t"avarx du Gnseil dc cowernement iiillleï rsss).

debut

22 tulller

LE PÂRTI TRAVAILLISTE : POUR (i IINE TABLE RONDE

1069

})

- Il comtte Directeur,du P.T.c. s'est réuni le z2-7-lgsg et â examrné en détail la déclaration du Ministre du congo Belge et a" n"à"au-u*"âi ." a.t" du.24 ium écoulé, par laquelle celui-ci a-p.is.rn"e p*iii* *ii"1ioiË.r." *" r" politique à mene,r contrc les partis politlgues congolais. Il..qclève dans cette déc,laration ce qui suit : à) un mutlsme complet quânt à Ia date de la fo,rmation du Gouvernement de transition ; b) flu; de menac€s gue de.réconciliation pour ram€-ner ta paix dans les esprits cte ta populatio'n congolaise déjà fort surchauffés par les événements de ces demiers mois ; c) Q'iioigue..les t'eprésentants des partis politiques congolais actuels ne sotent pas - d'après Ie Mir'r:istre des interlocuteurs valables lssus des suffragcs universels, avec lesquels il -pourra envisager guor gue ce soli, te conrte-ii rs0

(

TABLE RONDE

>

demande cependant si ce sont les élus gui forment les partis ou bien si ce sont les partls gui fournissent à la nation des élus i d)'Vouloir méconnaître la quallté des inte,rlocuteurs valables aux nepresentants des partis politiques régulièrement constitués, comme n'étant pas Iés premiers éléments avec. lesquel.s le Gouwernement belge peut engager un âialogue préliminaire, c'est vouloir user la dictàture pour inttnider les pa,rtis et semer un désordre dans les esprits de la populatim congolaise.

Il

ref-use touûe Imposition

du projet élaboré sans la collaboration des repré-

s€ntants des partis politiques congolais.

II demande au Gouvernement belge la provocatlon d'une franche discussion autour d'une table ronde afin d'exami,ner ensembte avec les partis politiques le projet élaboré par lui pour les élections de décembre 1959,

Il demande instamment gue le Gouveroement belge invite à Bruxelles, soit à Léopoldville, une délégation des partis politiques et âutres importautes associations congolaises, composée au moins de 62 personnes pour discuter àvec le Départdmeurt du Congo Belç ou le Gouvernement géaéral la procédure à employer pour les élections die décembre 1959 et la fixation éventuelie de la date du Gouvernement de transition, afin de calmer le bouillonnement des,esprits gui s'agitent de plus en plus au Congo. 4 aott

M.

1969

SCHOELLER PROPOSE DES COLLOQUES

ENTRE L'ADMINISTRATION ET LES PARTIS CONGOLAIS vice-gouvemeur général du Congo belge et du - M. SchOller,remplaçant Ruanda-Urundi, le Gouverneur GeneràI, en présence de M. l,afontaine, vice-gouverneur général, a donné tre mercredi 5 août une conférence de presse à l'intention des journalistes de Léopoldvilte. Voici le texte de la déclaration faite par M. SchOller.

I. L'objet de cette conférence est de vous informer de ce - nous ,proposons gue nous de faire dans I'avenir proche dans certains domaines ,qui touchent à la situation politigue. Il y a notamm'ent la question des rapports entre I'administration et,les partis politiques, dans le cadre des réformes politiques en cours. Au cours des déibats récents du Conseil de Gouvern€m€nt; et surtout depuis ces'' débats, pas mal de oritiques ont été émises contre les projets de textes relatifs aux premières institutiotrs rroltvelles à mettre ea place. Par ricochet ce sont les principes mêmes de Ia declaration gouvernerrentale du 13 janvier qui sont parfois mis en cause.

Il nous est a,pparu gu'une bonne rpartie de ces oritigues est imputable à une connaissance, à une compréhension insuffisante des textes ou à lzur interprêtation elnonée. 181


f DE L'OCTROI À

NEGOCIÀTION

LES COLT.,OQUES ÀDMINISTRÀTION-PÀRTIS

Nous avons dès lors acquis Ia conviction gu'il y avait en tout sas un premier effort à faire 'pour expliquer exactement la portée des textes tels qu'ils sont dans l'état actuel de la procédure. Cet

des partis politiques ne constitue pas cornme telle une institution, à laquelle il faille reconnaître un caractère représentatif dêterminé.

état actuel est en fait I'avant-dernier stade de l'élaboration du projet, le dernier étant son examen par le Conseil de Législation à 'partir du t1"" septembre ,prochain.

Non, tout si,mplement,'l'Administration consciente du rôle que les partis politiques doivent jouer normalement dans un rêgime démocratique, et notamment à l'occasion des prochaines opérations électorales, tient à établir ses rapports avec tes pa'rtis sur des bases claires, en éliminant autant que ,possible les malentendus et les

Voici comment nous comptons procéder. C'est aux échelons Province gue les contacts seront établis.

équivoques.

Pour la Province de Léopoldville, à partir de lundi un cycle de causeries sera organisé à I'intention des représentants des partis politiques. Le Secrétaire de Gouvernement pour les affaires politigues, M. Stenmans, fera les exposés, assisté éventuellement par des fonctionnaires de la Direction des Affaires Intérieures. Une documentation au sujet de ces réunions pourra être transmise aux autres provinces, qui seront invitées à organiser des cycles sem-

Les pa.rtis, de leur côté, qui se plaignent souvent d'être ignorés, gui ont I'impression de ne pas être pris au sêrieux, se rendront compte gue cette im,pression est fausse. Mais ils comprendront aussi gu'une revendication politique ne doit pas nécessai,rement devenir automatiguement un texte législatif, que c'est parle jeu normal des institutions qu'il leur appartient d'essayer de faire prévaloir leurs points de vue, et qu'il faut donc avant tout créer ces institutions, entrer dans le jeu.

blables.

est entendu qu'à l'issue des causeries chacun pourra 'poset des guestions, formuler des opinions personnelles, les représentants de I'administration ayant comme unique souci d'éclairer I'auditoire dans toute la mesure du possible.

Un des principaux résultats que nous voulons établir consistera, je ,pense, à cerner de près le sens de certains nots, le contenu exact de certaines formules. Ces mots et ces formules ont actuellement autant de significations qu'il y a de p€rsonnes qui les utilisent. Quand nous aurons disséquê leu,r contenu exact. nous aurons fait un grand pas dans le sens de la sup,pression des malentendus.

Et ainsi. en convoguant ces assemblées pour les raisons précises que j'ai dites, nous ,répondons en fait en même temps à la demande formulée à de nombreuses reprises et avec 'une certaine insistance par des Congo ais exerçant des fonctions dirigeantes,

II. En ce,qui conc€me le problème patticalier du Bas-Congo, le même- effort sera entrçris pour tenter de voir plus clair dans la situation et de réduire les malentendus. Les mêmes méthodes seront

Il

demande qui tend

Nous sommes toujours prêts au dialogue, car c'est là un moyen de dissiper ibeaucou,p de malentendus, et rien n'est plus nêfaste gue de laisser ceux-ci s'enraciner. Mais il irqporte, et i'irusiste particulièrement là-dessus, de 'bien s'entendre sur le sens de ce dialogue. Ouvrir un dia'logue ne signifie pas remettre tout ear guestion.

Il est évident que les principes et 'les engagements solennels de la décla,ration du 13 janvier sont définitivemen,t acquis. Ne pourrait dès lors être p,rise en considération une proposition quelcongue tendant à entraver la mise en place des institutions démocratiques gui doiven,t permettre au Congo d'accéder à I'indépendance dans I'ordre. Il est clair également gu'une assemblée de représentants 182

ap,pliguées.

à I'ouverture d'un dialogue.

1i

i f

&

Faisant suite à de nombreux contacts gu'il a déjà eus, le Gouverneur de Province rêunira un certain nombre de personnalités Bakongo en même temps gue des fonctionnaires de la Province et de la direction des affaires intérieures du Gouvernement Général. Là aussi un ,des ,premiers objectifs des exposés, et du dialogue, devra être de préciser le sens exact de certains mots, de certaines formules, de certaines revendications. Le comité de contact cha,rgé de I'examen de ces problèmes particuliers commencera aussi sés travaux insessamment.

III. J'ai déjà dit que I'acceptation du dialogue ne signifiait pas gue -tout pourrait être remis en question. |'ajouterai gue ce dialogue n'impligu-e pas davantage'l'absence de ianctions à l'égard des actes subverslfs.

r83


I DE L'OCTROI

À.tÀ

SWTrf

i[!-m'r{*'er!s*n !'5'nrsriruaFq

qïFT4.F!

L'ÀFFAIRE KÀLOlgI AU KÀSAI

NEGOCIÀTION

4 août

Dans certaines régions se développe actuellement une action qui ne tend à rien moins gu'à entraver la mise en,place des institutions nouvelles. Sous le couvert du slogan de'l'indépendance immédiate, ceux qui se livrent à cette action font en réalitê directement obstacle à l'indêpendance dans I'ordre telle que [e Message Royal et,la Déclaration Gouvernementale I'ont a'nnoncée, telle gue le Gouvernement a entrepris de la réaliser, et telle gue I'immense majorité

L'AFFAIRE KALONJI AU KASAI Le 5 aoù.t, M. Schoellet lançait so proposùtion de colloqtte' La oe{Ie, àr' Luknborng, Ie Gou'emeur d'e Province De losgher

dle nombreuses arrestations -panni les balubo et tcls1'|eindl ù ':ési;knce fotcée ù KoIe' M' Albert Kalonii' vne bre du Conseil ile Législotion et présiàent du M'N'C'-Kasoi'

de,la population la souhaite.

lit procéder 'dacida

Il va de soi gue nous ne pouvons pas laisser se développer pareille entreprise et ,gu'à I'egard des perturbateurs les indispensables mesures de répression doivent être prises.

à

I'es protestationg souhvées pal cette of{io*e, ilan's le's nilinux congolaïs lurent véhémentes et ilans Ie chel ilu M'N'C" c'est Io in^ai" fois qu'on évoque Ie bovcottage- iks éIections ile ilain bn. <'Le iraalable Kolonii r se"a ptus totd rcmpl'acé par il' aubes Pft'alabhs.

IV. voudrais saisir cette occasion de souligner un der- Ilfeentre certes dans le rôle normal de I'administration nier point. d'inforrner et d'éclairer au maximum le public sur la portée des réformes rpolitiques à réaliserr, d'instruire les futurs électeurs quant à l'importance de leur rôle et quant au mêcanisme des opérations électorales. Dans ces domaines I'action individuelle des agents de I'ad'ministration sera incessamment com,plétée e! renforcëe par l'action de I'Information et plus ,particulièrement de la Radio.

1. r--arreetation de M. A. Kalonjl" Kalondii, membre du conseil de légi.latiot et président de la cection pro"ioAoiu' du M,N.C, K"rui, AIb"* Niembo. et Evariste Kalonii, président -et æcrétairc io ùor*-"rrt Sotidaire MuLùa, ont été anêtés et incutpés d'incitation à la haine raciale daru I'affaire Baluba.Lulua' ces meruRenseignementr pris à bonne, prnce, leg autorités de Luloiborng ont nlia p"rroorrus qui. par leurs agiraements. enhetenaient,parmi Ia population rur È I'égarà du "u, àe hnsion. De".rrt leur comportement curceptible de cornpmmettrc &at * i""sl.Ir tranquillité pobli*, lerrr éloignemcnt forcé a dt etrc décidé. â""friii.ar.."t

r, MM. AIbe*

Irrlais là s'arrêtent les devoirs et les droits de I'administration. Celle-ci, je désire le souligner fermement, est décidée à maintenir Ia rplus absolue neutralité à I'égard des partis politiques. Nous jouerons le jeu démocratigue en toute honnêteté et guand je dis nous, il s'agit de tous les agents de I'administration.

(Belgo-Cor.so,

4/8/59)

4 aott

A

ce ,propos est-il besoin de dire qu'une al,lêgation d'après laquelle tel grou,pement serait à la solde de I'Administration, et en recevrait des montants de 4 millions ou de 40 millions, (car les chiffres cités et publiês dans des tracts sont aussi divergents) est intégralement fausse et calomnieuse. Il faut stigmatiser le recours dans la lutte,politigue à pareils procédés'd'accusations calomnieuses. Et on'peut espérer gue le dialogue avec les partis pohtiques n'aura pas seulement pour effet de dissiper certains malentendus, mais qu'il permettra également aux partis de prendre mieux consciense de I'im'portance de leur rôle, du sérieux qui doit présider à leu,rs interventions. ,Car I'avenir du pays peut en être gravement affecté.

(Texte publié le 6 août 1959 pat Ie Seruice de ' I'lnformation du Gouuernement Génétal du Congo belge à Léopolduille, Nouvelles Congo-

laises,

l8{

n'26.)

1969

2. Proteetatlon de P.

1969

Lumumba"

Nour penronr quê M. Kalonfi, en sa qualité de sénateu. n'a'rait pas dt êhe a'êté, Lt*l" (Laine raaal"l san! quê le ministre dc Congo ait été pÉala-

d*"-;;if.i;

Lleoent consulté.

".rrri

Nous ne ctoyons pas

qu'il soit Ie moment de

ge livrer

à des arrestatlons eur Ia

Lare

de lia*icle zsh* Nouc doutons lort qrre ces megure' goient de nature à apporter

la paix dans ce paye

et à prérewer le preatige de tr'admtnistration.

le ar*Ï

{ .i {" g

pas remède, dans Ie dillérend politique opposant les Baltba arrr Lulua' ne réside a."e laqrelle veulent s'engager les autodt& iudiciatres du Kaaai. Læs solutions

""ru ro tmgvcnt aillcnrs'

Nour rollidtons votre prompte intervention pour que M' Kalonit roit relaré' (Iéléglamme edrerré par Ie Prérrdent du

M'N'C'

au Mittstrc')

'fi

{

f;

*

185


DE L'OCTROI À

L',ÀFFÀlRE

NEGOCIÀTION

d aott l0t0

3. Proteetation de l'trnterfédérale.

KÀtDNll Àu

KÀSAI

der Lotr o[[lcd. lcr Lulua n'acceptent tond Lulur,Balubo ert cn maln d'une comml[lon à voh danr Ie differend. L-a population rten n'ayant p€rronncr d" l*"" ."rr-"ritir.go f iinaep."a.*c luka dang te calme et Ia tranqutlité, exige l'éloignement "iË"-.Ja"r dc lcurt lonllolrcr dc toul lcr âgltateurs' (Sé) Kalar"b".

lnterlédgrale indtgnée a'estation sans iugement leaders MSM plotelte éncrglqucmênl contre cette méthode régime colonialiste stop premier vice-prérident général arrlvera procheln avlon pour vous contacter rtop copie G,G, copie presse mondiale para.

De son côté, Ia Fedelarai dans *

8 tutllot

1969

télégamme également protertc éncrgtquearclt

contre I'arrestation sans iugement des Ieaders

du MSM,

6.RapportduCornrrrissalredeDistrictasslstantsurleconllit

lt aott 1060 4. La positton du M.N.C. : boycottage des

lulua-baluba.

(Document inédit; extraits)' polnt de Jépart de cette alfolrc est Io publication il'ex' àocument ci-dessous ilans deux péfiodiques atricoins. ihu tr(.tte f,e texte ile M, A, Deqrænne, comrnissolre de District assistont,

In

étections.

k comit6 Directeur du Mouvcment National congolatc porte à ta connairgancc dc tour !e8 membres et sympathieants qu'il vieat d'êtrc tnformé dc Ia condamnation à 4 motr de prleon de plueie'r membrea du M.N,C. de la Secion Provinctalc du Kasat, à la rdtc dcs événementr de Luluaf,oug.

aclJ|éihtelnthasedel,hoetthteolftctelleàl.egail'd.esbolubo. Le zz lullht ù Bruxelles, M' Albert Kolonii' alerté par -æs atnis du Kosoi, a.ce:u'so1'Ailmtnjdjtrati(,n d'wl(osai J"tnclter Etbale, tartdis que

dh

gr,r're

h zn iuillet, MM' Evarbte KaloniÎ et Albert

Nyr-bo, o., tl- ilu Mors'ement Solidoire Mulubo' exlgèrcnt ilu Gouverneut, il"e scnctùons contre M' A' Dequenne'

- II en appelle à la solidarité de tous ler Congolate ,pour manilertcc leurs senumcnti de patriotisme à fégôrd de cern qui souffrent po* Iu o,rr. nationale.

Ftnjutllet-dabûaoù't,Iestensùonetrtbalesdvaientotteint un point d'éclatement ôr' Laluabowg'

Le M.Nc, ne participera à aum dialogue avec l'adminishation tant que rcr rd[. tants seront détenue pour une affaire dana laquelle les rerponsabilités de I'admtnirtrattol sont pleinement engôEécr,

Mondeur Ic Gouverneur. L"e

r)

M,N,C. ne participcrô pa8 aux prochaines électione tant gue

:

lea futures inetitutions ne scmnt pas organieées démocratiquement,

r) le Gouv"me-ent

Belge n'aura pas

lixé la date de Ia consûtution du

Gouvernement

Cbngolais

5)

établtcs.

ses militants eeront détenug.

(PuLIie par Présence Congola;se,

des raisons et Cer populatlonr ont émigré en grouPes plus -ou moins imPortants' -pour qr'"fi", ont"occupé iout Ie bassin de Ia Lulua' L'aire de disper-

dr"u.il. i."i""*

Ie rs-8-sq)

don crt la nrlvante

P? août 1060

"rt-ll :

LaVrlledeLuluabourgestévidemmentcorqprise.Elleesten{aitdevenuelecaur

dc I'ctremble lormé par les Grconscriptions Lulua'

5. Télégramme des chefe Lulua.

ll

- A-pprenant par la presse que diners partis vous téléphonèrent au ruret de l'arrcrtagon de Kalonji et consorts, tous les-ch-efs lul'a, représentant irèo d'un -tthoi do lo populrflon, réunts le 22 couônt chez 'le chef Kalamba, vous décla;ent à I'unanrmrté, q*'iioÈn1 or @n!ort6 sont des perturbateurs dont l'éloignement des terrltolrer l.,l.ru ,"rto,rror, l,ordio ct la adcurlté compromte par leure agisrementr. La populafion l.t* or.-1" artte. ""-riir".i

186

teme à défaut r. - Il y a lncontestablement une t "thnit ' Lul*' J'emploie ce ptis f" no- d" ont sumoms' d'autres porté q* ont iadis f.d""' f*r'p"o"f.*i""t a'""tri. -iJ;; se sont lle elles laqt d" part et d'autre de i i oo- de Ia rivtère Lul'a, B;;"

rcratt donc rctattvement lacile de

déli*it"' le <

royarmre

> dont parle Ie

Chef

KAI.AMBA. impodants des quelqte Jc rulr convalncu quun ."[e.".dum de tous Ies notables -peu

'lir.l;lr;; r"prtr cl-d""r unruOri,".urt l'accord- unanime ou presque' des- intéressés qu'ils ;;;; la poputarron d]ont itr cont les chefs, d'une même entité politique et séosrai;';;;, phlqrra,

t87


DE L'OCTROI A LÀ NEGOCIÀTION

L'AFFAIRE KÀLONII AU KÀSAI

A

l'anivée des Européens, Ies pqpulations Lulm n'étaient pas encore gtabilisées, Ler divers groupes ne niaient pas leur parenlé, mais aucun des nombreux chels n'avait encore réusei à asseoir eon pouvoir politique sur tous les autres. Cependant, à I'arrivée de VON WISMAN, KAI-AMBA était un des notables les plus en vue, sinon Ie plus en vue, et il ne cachait pas son désir de s'assujetir tous les autres chefs. Ce KALÀMBA MUKENGE. grAce à I'appui de VON WISMAN, réussit à s'imposer. Ceux qui lui étaient hostiles

intentiond dè prendre le pouvoir, certains lirent état de soi-disant promessès qui leur auraient te" Lul* qui se voyaient, dans un-avenir plue été faites,'cidnt l'irqoigtude et la haine "h"z réaction fut I'adhésion d"s LLl* au parti prcnière Une Baluba. oo -oiot p*"L", Iivrés aux Bemand OJtUq* irul, l;Urio. Congolaise. Et puis vinrent les incidents d" Ta-b*. Saint qui firent débôrder la

"oup..

lurent éliminés. Soo prestige et son autorité devinrent assez grands pour que lorsqu'il ce évolta contre les Européens, il fut suivi par Ia très grande maiorité des drefs Lulua, même c€u qui n'admettaient pas dépendre politiquement de lui.

II est hors de doute que sans notre interuention, KALAMBA et sa lamille re ceraient imposés à tous les Lulua. Actuellement, son prestige reste énome. z.

-

Confht Lulw-Boluba.

Ce conflit est particulièrement aigu dane les limites de Ia Ville de Luluabourg. Ailleurs, il existe en puissance. De Ia solution qui sera adoptée pour Lduabourg dép.nd la paix publique dans tous Ies endroits où cohabitent Baluba et Lulm.

Conclueion :

r. -

Jieetime opportun Ia ræonnaissance de I'ethnie Lulua,

et ta fixation des li*itec

de cette ethnie.

II seidil utile d'étudier la poesibilité de créer un District de la Lulua comprenant toute I'ethnie Ldua, et rien qu'elle. L*eô Cliefç de. glroupements coutumiers des Territoiree intéressés pourraient etle interrogéi irii'ld*'.ppu*"rrurce à I'ethnie Lulua et leu accond de voir cette ethnie unifiée. J'ertime éEalement opportun de voir interrog.r les "Le[r de gtorpements cotduguivantr : miers alln'dobtenir éVentuetlement le'r tpp.obution tur les points

l. r

a) VouleZ.vous voir reconnaltre par I'Administration une chefferie unique ayant

Une fois reglroupés. Baluba et Luhm furent érigés en < drelferies >. Pour il n'y eut pas de g"a.ds drames, puisqu'ils possédalent terres et c{re[s, Pour

Lulua,

Ies

les

Baluba, cette organisation aurait dt être plus compliquée, car ils ne poerédaient ni terre ni chefs. On ne se lit pas de squci inutile, on donna des terres Lulm ar:x Baluba, et comme chelg, on plaça Ie plus souvent d'ancieng auiliaires de I'Admtnighation.

Si on admet qre les Baluf,a ont des droits lonciers sur les terres qu'ils occtrpent actuellement, ces droitg ne remontent qu'au: années rgts-!g5o. Les Lulua ne réagirent pas à I'époque palce que

!

r)

c'était I'Administration qui avâit d6cidé;

r)

Ia-densité de la population était trèe faible, suflisante pour tout Ie monde;

:)

Baluba et Lulua enbetenaient de hès bonnes rclatione.

il y

avait donc des tenee en quantité

KÀTÂMBA

sa têtc

b) Voulà-vous que l'organisation actuetle. en C.L distinAes. soit maintelue, mais quc KÀI-AMBA coit r€connu comme Che[ de tou les Lulua ?

c) idem que b)

rnais avec

la vadante : < ...que Kalamba soit reconnu comme le rcpt6

Bentant attitré de toue lee

Lulua >

?

ll ect également incontestable que les Lulua ne firent aucune opposition à I'installation du. p""ri.iiérJrroyau Baluba, à gui ils étaient d'ailleurs unis par des liens de parenté. ll ect non moins incontestable que c'est I'Adminishation : a) qui invita certains groupements Lul'a à céder la place à des immigrants Baluba; Eroupements > Baluba ; favoriea l'lmmigration d'ét".ngers Baluba pour pourvoir d'æuvre de l-rduab"urc et du rail.

b) qui orgdni;a lei actuels < c) qui

sous

Européens.

Ils s'aperçurent alors gue toutes les situêtions qu'ils briguaient étaient occupées par des Baluba, que ceu-ci les traitaient en inférieurs, et gue Ia plupart des Européens faisaient [i de leurs offres de sewice, ou ne leur donneient gue les emplois les plue subaltemes. Peu À peu, sous I'influence des quelques rares évolués iseus de leurs rangs, de quelques notaLles sentant leus privilèges coutumiers en péril, Ia iermesse Lulua bientôt suivie par Ia masse des anciens commençô à réagir. En t955 I'Association < Lulua-Frères > fut

qui dofvenl ètre rcrpectés et

cré€c. EIIe eut rapidement rme très Iarge audience.

est très graïde.

ll eitihori

aux begoins en ntain'

question d'cxiger Ie refoulement de Ia maiorité des haLitante de ce secteut' indtibitabte que ces Baluba ont acquis des drittr

Cette eituation ne changea que lorsque, rompant avec l.ur ancienne.mentalité, lee Lulua commencèrent à envoyer leus enfants à l'école, Ieurs ieunes gena.au eervice deg

pétl*te qu;ilr sont Bulubr. It

""t

prcitégés.

ll est non moins cerlain que les Lulua, et plus partianlièrcment lee groupements qui 8c immigrants, ont des droits coutrrnièrement trouvaidiit .rur place -sur à I'anivée des premiers Ie domaine foncier ocmpé, petit à petit, ptr ler Baltba' tmprejaTptËler La reeponeabilité de I'Administration qui a favorisé Ia création de la situation actuello Il lui appartient donc de trouver une .solution satislaisante plur les de'x

partiei èii

Lo création de partis politiquer mit le feu aux porrLes. Le Mouvement Nattonal Congolah r'adrcra plur parttcultèrement aux Baluba. Les leaderr ne re cachèrcnt par de leurr

à

?

Ciiure.

A.i dlh de quclquc. ldéc.

partlcipation

à la

redrerche de

la rolution à trower, ie citerai

ci-dessour

;

188 189


il w,-4ryr DE L'OCTROI À r) -

t' ,..S1

la

propriété du domalne londcr aux Lulua et con' iolntêment, reconnai[ance deg drottr d'ucufruitLrg arrx Baluùo. oc'crrpantr actuclr,

(

rcconnalmance officiclle de

L'AFFÀIRE KAIoNJI

NBGOCIÀTION

D'auhe part, les Lulua voudralent enlever arn Baluba, qu'tlt conddènrnt

Àu

KÀSAI

auone -"tulc or.-plalre n'était prire lam dCai contre car détracteur du

C,orgo, Iu Mowement $ldaire Mulu,ba, afi. de rauegarder Ia pah rodalc. rc vcralt danr I'obltgauon de conclure , to/- qae les représentantr a1tités de Ia Betgique étant les premlers à_ raboter lcltr propr€ ie"lurutio. golvemementale du t5 ianvler 1959, le p.uple mulu'ba conrldère cettc déclamtton com-e caduque ; f /- que dwant les inten6ons malhonnêtea de I'Admtnirtra6on Colontale, lc pcoplc re conddérerait en droit d'exigcr ron indépendance lmmédiate et incondl'

comme

étrengers >, tout droit politique. Leur but cst évidemment d'évitct unc défottc a,tx p.odrainer élections, On pormait l.,rr do.n." partiellement safisfaction en règlementant le droit de vote dcs habttantg de Ia Vtlle et de la zone annexe. On pourrait, par exemple, prévoir quc auralcnt le droit de vote ccur qui ont une résidencc eflecttve et fégulière & "eul" ro ans au minimum. [æ rôle seratt établi en donnant arn Lulua Ie pocetbtltt6 de contrôler sl Ia condition d-dersus eet reurphe.

-"l"br

Uonnclle

une seconde conditlon pourrait êtrc I'obllgatton pour tout Labltant deor..r* de patldper au vote, ou d'atre gh, de rcconnaitre ron appartenanc. au . peuple , Lrrlua,

f /-

"i-i"r"r, .ltt-il un simple tecànicien b"lg",

.

St ;e me suis étendu sur ce problème, c'est parce que t'cstime qu'il ert urgent -de trou' ma lettre n" 66/D.269,c. du r5 mai rg59 èt tout çécialement ver une solution, Je "orfirmc sa conclusion.

;

agcure ses autrer trères congolals de sec sentlments inaltérablcs de rhcère lratemité et erpère qu'ils ne se laissercnt p., prend.e par der faorres pt.omesses et même au prix de racrifice, àur manæuvtes colonlahstes de dl"tgiot et de rfuaratlon I

6o/-

Jusqu'à présent Ie chef KAIÂMBA et leg principaur notaLles Lulua ont accepté de prêcher le calme à Ia population. Je leur ai dit qoe l.e p.oblèm"s qu'ilr estlment vitaqx, non rang ralson, sont À I'étude, et que nous n'accepterions pas d'avoir Ia main foro6e, Mals il est évidenl qu'un atemoiement excessil peut provoquer Ie pirc. J'tnsletc donc pour qu'une déctsion soit prise danr Ie plua bref dgl* possible, et, en tout étst de caus€. avant ler prochalnes consullaùons.

;

qu'll ærait tout à latt disposé deog I'tntérêt de la palx sociale etdanr lcr condltlons q"'ll rorunettrait, à re refhu. momenlanémcnt sur {ec territoire! de ron emptre donl l.s hmlter pourraient être présentées ultérleurcment I rcgtette de devolr annonce! olftciellement au Parlerncnt Belge quc dans I'évcntualilé le peqple muluba oe toléren Ia présence sur son ten{toire d'aucun colonlal

-f/'

7o/^

à pÉseit sur la Belgtque toutes les re.pons.bilitée guarlq aur.houbler et polifiq..r que pounalt engendrer I'attitude scandaleuru de son Admints'

rclelte dès

,oi"*

tration Coloniale;

Pou le Comlté du Mouvement Soltd*rc MuluLa' Le

Porr Ie

Commissaire de District en Inspection Le Commissalre de District Assistant A. Dequenne.

Læ Préeident,

Secrétaire,

Evariste Kalonit.

Jusfin Kasanda.

20

0 $[ret

1960

aott

1969

POURQUOI L',ABAKO ET LE P.S.A. R3FUSENT LE COLLOQUE Monsleur Ie Coutu-eur Général,

7.'Lettre de proteetation du Mouvement Solidalre Maluba

læ Président Génértl, M. Kaea-Vubu'

(Adressée aux Présidents des Chambres)

Joseph, empecâe,

t'a

d"maodé de

le repr6

senter pour répondre à votre invltaËon.

...Le Mouvement Solidaire Muluba, pailant au nom des milltons de Baluf,o epar. pillés dans Ie Kasai et danr le Congo tout entier, prend la liberte de porter à la connaisdo peuple b"lg.. pBr votre intermédiaire, l. dé"i.lot suivante que ce perry>le ee voit "an* contraint de prerdr" à lo sulte de I'attltude ec.ndrl.rse de I'Admintstration Coloniale Belgc. ,..Ler fournaur congolais et ler représentants attitr€s d. p"uple congolaie n'ont. cecsé de rignaler I'orlgine de cette opposition dats le Chef de I'Adminirtratton.Gloniale qui. cans doute dans le but de pouvoir rèEner et dominer le plus 'longtempr pordble, dresse directement ou indlrecternent, soûmoisernent ou ouvertemcnt, des hiLus contre Ièi autres, ,..L'on pourra pcut-êhe noue rétorquer gue Ie Commirsalre de Dlrtrict, agirrant conformément aux instruètions de res supérieurs, n'a fait qu'lnterprêter lcr rentlmentr dc nor frèrer Lulua, Noug connaissons quânt à nous, toutes Iee intrlgues qql re loucnt pour ravolr la part prédomlnante que fouent lee autorités dang c" domalne et pour der. mobller qut n'échappent à perronne.

190

des Buko.go < A.B.A.K.O. > dont fe suts le Vlce-Prértdent je suis très heo"eux de constater que la Belgiq'e atf perr*nel, mon ooen et Géneral voulu ouvrir m ditlogte au suiet der problèmes politiquee de notre pays' notamment au supt de llndependancc dc notre Territoire telle que les BaLongo la conçoivent. cependant, nos populauons n'accepteront ce dialogue av"c les lerponrablcr_du la poltttque telge qu'au.o.urt où,le Chef de Secteur des Bahunbu, M, Nzibu Maurice, u"to"li"rn"rt.r"ligue dans lu Dlstrict d" [.ac Léqpold ll pogr s'êbe abgte-nu aux voteû b.J. ,* la Déc'iaration Goureme-.rtule du r3 janvier demier, rera telâché et réinrégré 1"r,, *t milleu, einsl que d'autres leade* congoldr, ie pensc à M' Kalondit ds M'N'C

Au no* de I'Alliance

ç

É

s J

el à ses amls.

.

Je vou pde d'agtéer, M. le Cowemeur Ge.étal' I'arsuance de ma haute conrtd6

rotlon,

(Se) Dantel Kanza'

l9l


DE L'OCT'R,OI A TÂ NEGOCIATION

A

Léopoldville,

Ie prcmi* colloque

\

.

ent':e llAdmintstration

et

qu,r,lques

p.,rtii, .ong,olais eut lieu h rc août et fut suivi d'anûres, Ies 18 et 25 oaût' 'Mois, Ies- formations rcprésentotives boycottent I'initiative tandis qtte Ie zs-8, h P.U.C., I'Interlédércle et I'IIPECO ddctdent ésalenent de ne poe p our swivre les conlr ontotions, chelon provlnclol, IJ ne tentative ile colloquc spé cial o, ec Iq bohongo, à pas rcpréænter è la ne se I'Abaho aa61t, lalsant éehotæ égoho.ent Ie 22 l' é

réunion. Ces échecs trrctte'lont M. Scfui:lLr.r à ûclamer, ù BruxeïIes, iles il{rllslon" rapides sur les institutions cenj''':ales è ciéer atCongo (vob lextes Ou lirolslème chapit

e ile cel ouwqe). 2I sbptoûbr€

1969

LES CONDIIIONS D'UN DIALOGUE BELGO.CONGOLAIS LETTRE DE L'ABAKO AU MINISTRE DU CONGO Monsieur le Ministre,

Nôus avons l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 22 septembrc 1959. Nous rnetenons gue les termes de votre correspo;dance dêmontrent davantage tue la- Belgigue ne tient- pas coâpte des aspirations légitimes dls Congolais et encourage plutôt le rêgime colonialiste gu€ nous considérons comme périmé. En effet il est prouvé que ces affestations ont étê opérêes pour des raisons politiques.

En ce qui concerne le collogue nous vous prions 'de trouver ci;dessous notre point de vue

:

La vocatiqn à I'indépendance du Congo a été reconnqe' Mais sa rêalisation ne 'laisse'pas d'inquiêter. Il est difficile de croire gu'elle est en bonne voie. L'independance ne peut résulter gue d'une confiânce réciproque. [.ia confiance rrepose sur un dialogue franc et loyal, coonme d'un prêalable à t'independance. L'ouverture du dialogue n'est pas facilitée Dar les dernières décisiorrs de Bruxel'les. Le retrait imposé de M. Vao Hemelryck, le retour de. M. CornêlTs, le dêpart de M. Schôller ne sont pas la m'argue d'un choix heureux. Ces actes dont I'origine s'explique davantage par une lutte politique interne, que par un désir sincère de collaboration ne faciiitent pas ,les rqpports à une heure devenue décisive.

t92

L'ÀBÀKO ET LE DIÀ,LOGI.JE

. Le dlalogue n'est pas davantage facilité du côté congolais où

les leaders sont en 'butte à toutes les difficultés pour expliluer leur point de vue et où, s'ils ne sont pas arrêtés sont ltobjet dé calomnies.

Le préalable à_ l'indêpendance n'est pas non plus assuré. Le par le Gouvernement ne tient compte ni de la volonté du peuple ni des moyens désirables à mettre en æuvre pour attein-

-

p-lan prévu

dre le tbut cherché.

L'AIIiance des Bakongo (Abako) et te Parti Solidaire Africain (P.S.A.) ne peuvent demeurer dans la réserve et tiennent à rendre publiques les conditions qui paraissent indispensables ,pour le dialogue et réaliser une ind@endance véritablé.

La première condition et la plus essentielle est de reconnaître au peuple congolais, non pas seulement vocation à tecevoir charte octroyée, mais à choisir lui"même entre différentes possibilités offertes à son vote. Le nouveau dro_it de9 ,peuples tel gu'il s'élabore aujourd'hui dans le monde et tel qu'il_a été reconnu et appligué ,par certaines puissances coloniales en Afrigue est irnrprégnê de ies principes. Nous demandons l'a,pplication au Congo au besoin sous la garantie de l'o.N.u. qui ne saurait demeureiindifférente en un tel

moment.

- ÏÆ second point tout aussi important ,pour faire renaître la confiance est de former dans chague ,province un gouvernement provisoire auec les interlocuteurs acceptés- par la popwlation. Lej gouvemements provisoires prépareront les statuts définitifs dani le

fédéral et régleront les relations futures entre le congo su*". la Belgique.

et

Les conditions électorales proposées par -Elle la Belgigue pour

prevoi"ît ." àrret d'un tiers des nominations faites à la diliqence du Gouvernement à I'intérieur des conseils ou des -Gou"rr"*Ëlé"r. Comme dans tout pays démocratique il est essentiel gue ,le vernement ne préside à aucune désignation et qu'il demeure stricdéce'n-hre prochain sont antidémocrâtigues.

dans_la proportion

tement neutre dans le choix intervenu.

Cette neutralité n'est que trop battue en brèche par une intervention constante du Gouvernement dans la préparaiion des élec-

tions.

"

C'est également sur la base préalable de la libre discussion confiance ,que doivent êire jetés nos rapports entre les Etats dans une organisarion fêdérale âisposanr dd;;;"iru *pe_

et de la rieurs.

193


'r:i"r-r.'ïq46tliïiT:r-.è|']re@ryffi-r"t'!nr

DE L'OCTROI À

I

NEGOCTÀTION

"-

| i-Èf

j-

.r

-.rrI,-!Ft?'ffi-

ORGANISÀTION DES ELECTIONS

Entre les peuples comrie entre les hommes c'est à l'âge mûr

Il

est en effet essentiel à I'heure des grands ensembles économiques de protéger I'unité économigue et douanière du Congo. L'industrialiiation et la prospêrité ne sont'possibles qu'à cette con-

gue se tissent les liens les plus chers.

Veuitlez agréer, Monsieur le Ministre, I'assurance de notre très haute considération.

dition entre les Etats fédérés. De même I'organisation politique nouvelle adaptée aux besoins africains respectera le droit des ha.bitants.

Pour I'Alliance des Bakongo : Pour le Parti Solidaire Africain Le Secrétaire Génêral, Iæ Secrétaire Général (s.) KINGOTOLO Àntoine. (s.) MULELE Pieue. [-e Président Général, Le Président Génêral, (s.) KASÀ-VUBU |oseph. (s.) GIZENGA Antoine.

C'est pourquoi nous votrlons instaurer au Congo un climat de confiance et parce gue ce climat ne peut naître_que sur une base d'une égalitê teconnue que nous exigeons du Gouvernement belge de ne plus agir comme i'l n'a cessé de le faire, d'une manière unilatérale, nous plaçant toujours devant le fait accompli sans

Gencial Daniel.

Le Vice-Président

(s.) KANZA

pouvoir donner le moindre avis.

Il est tout de même difficile de concevoir que celui auquel est reconnu le droit d'être indcpendant ne puisse le devenir que dans un cadre imposé p€ùr ceux qui, tout de même connaissent le Congo

:

Le Vice-Président Génêral, (s.) YUMBE Gabriel.

14 octobre 1969

moias que lui-même.

L'ORGANISATION DES ELECTIONS AU CONGO

Il

faut le dire; toutes les mesures actuellement prises par le Gouvernement dans la voie des réformes promises sont accueillies

Mol.s"é h ile boycott, dons les centres, Ie gouveme"isqræ ment belge dtcti!"e de mointenir les éIectlons ile ilêcembre, quitte à tenter encote :crrl ddbhcage ile Ia situalion, po, des concessions et iles déctsians qul seraient bien accuetllies par les Afrtcoins. Ainsi, sour ûne cefiaine fonne, M. Da Schfiiver orgonise-t-il un conh:ib iles éIectiarls.

par la population dans la méfiance.

Cette méfiance est chaque jour entretenue par telle mesure de detail gui apparaît souvent même vexatoire. Or, on ne peut bâtir un rêgime démocratique dans Ia méfiaace. Autrement toutes les institutions prévues seront entachées d'un discrédit inévitable, et la masse demeurée méfiante y verra autant de pièges propres à contrecarrer sa volonté plutôt gu'à lui per. mettre de s'êpanouir.

C'est aussi avoi.r un gouvernement congolais gui, dans chaqqe Etat fêderal traduit eflectivement la volonté de la po,pulation. Si elle ne parvient pas à ce but I'indépendance apparaît à beaucoup comme un prète-nom et n'aura pas de sens.

Et, mettre en place des pouvoirs congolais, on peut penser que les Congolais sont â même de savoir, mieux gue quiconque, corlment les instaurer. Si la Belgique comprend notre poiût de vue nous ne voyons pas que jamais rien ne pourra nôus détacher_de I'aqitié gue nous nouriissons pour elle. Elle sortira même renforcée de ce change-

ment. 9q

i

Iæs modaliiês ptatiques de contcôle Des élections pour la constitution des conseils conmnnaux et des conseils de territoirre auront lieu dans le courant du mois de décembre prochain, En vue de garantir la liberte des électeurs aussl bien gue celle des candldats gui se présente,ront sur les listes, le décret du 7 octobre prévoit l'institution de com:nlsslons préélectorales, chargées de contrôler le ltbre exercice du droit de présentation et du drolt de vote, alnsi que les opérations préalables aux élections. Comment se composeront ces commlssions ? nommé par le Roi, parmi les conseillers et les membres - Un préstdent, de I'auditorat du Conseil d'Etat. Il a Çlg estimé gue le présldeot devait appartenir à un corps gui présente toutes les garGties d'objectivité, un corps gut a dans sa compétence 'le contentieux des élections et qut juge les activités de I'adminis-

tratim.

-

Un vice-président, nommé panml tes persorres particulièrement qualiflées

en calson de leurs fonctons ou de leur expérience ea Belgique ou au Congo belge.

Des persmnes particulièrement gua,lifiées sont certalûement les haust fonctionnalnes

et chefg de servlce du ParlemenL

Deux membres dérignéo par le collège consultatif auprès du gouverlreur de

provlncc.

195

r

6l/

È.

rr


r +,lffir5

DE L'OCTROI À LÀ NEGOCIÀTION

.-- Deux

'

chefs de circonscriptlon administrative indigènes déslgnés par leurs

palrs.

Deux membres désignés par les partis politigues constitués conlormêment à la -tégislatio'n sur les lib€rtés publiques. Une com,rnissio,n fonctionnera dans draque province, elles sêront donc au nombre de six.

[.a coanrnlssion est ltlnérante. Elle peut se diviser en deux sous-commissions présidée* I'une par le présldent, I'autre par le vice-pr€sldent. Chacune des souscornmissions comprend un des membres des

Ia

trois catégories.

la

sous-commission signale au gouverneur de province tous falts ou attitudes qui lui semblent porter âtteinte ar. libre exercice du droit de prÉsentation et de vote, ainsi qu'au déroulement normal et légal des opérations organisées er vu€ des électiæs. En cas d'iafraction, elle avise également les autorités ,udlcialr€s. Chaque eemaine, elle adresse urr rapport de synthèse au gouvernement général et au m,iDistre. À I'issue de ses travaux, elle édige uD rapport général de ses actlvités. (Gmmrmiqué Ic r4 octobrc r9S9 par Ie ministère dr Corgo belge et du Ruunducoarmlssion ou

Urundil.

Dons son radio-message ilu 6-to, Ie |tlinis|re du Congo o ftxé un calndr'wr prévoyatrt Io mlsa en place J)un gouoernerngnt congolots el

en 1960. II a olfert, por Ia mème circonstance, de colloqve" entre I'Ailminislrction et les pafifu et prcmis ile r<rns attendre les Conseils àe Province ovant ile f'anchir de nou-

d'assqrrblé.s notinnoles

,epretdre consul

e,

hs

velles étapes.

L'Abaho rciette ce ptogramme ik M. De Schrilver qui a, ù ses yeux, tort d'âhe wn acte antlotéruL et ile n'apporter qw'une < inil,épenJdnceItctirrn >. C'est à ce mornerrt que se sila)r:nt des esgais ile I'r\baho tenàant à

b

internotlanollser Ie problème congolats.

Dès cs moment, on peut se rendre compte qu'au, yeu* J.es fadércIistes congolols (Abaho, P.S.Â., M.N.C. Kolonji), I'tnté*t se concentre sur I'étape provinciale, sur l"s madolités d"e scrutin poûr ces conseils et sur Ie pouvoir des < gouvernements > provinciau,x, c'est$-Jire sur des problèmes qui ne couvrent pos dots les tertlr.es, Ies ollres ile colloques et J,e consultotlow formulées

Ie 16

octobre.

LEs rRouBLEs DE srÀNLEyvtL[.E

est signataire, notamment les dispositions de ,l,article 73, ,para_

graph€

t.

dées

B;

f.e Congcès National, app,uyé par les rnasses populaires déci_ à conquérir leur indépendairce lmmedi;te;Décide de ne Flas participer aux érections anti-déEocratile gouvernement belqe dans

gues-et anti-nationares préparées pas

,:..::!3::_!",!-":?:*"i.t:'*.sini"otàÂiËli"t"-îi'c;iiTirq"a_ gues accomodements artificiels ;

Réattbrr,e la volonté du peuple congolais de joulr sans - retard arrcun des prérogatives de sa sàuvenain-etê; Reiette Ia prétention considérer le Congo comme sa -^r^__ ators.que le.Congo furde reconnu en Ig65 Èt"t t"ae. !?l"ll"t par les Duissances pendant ilternationales, et gue "o.É" cette lndép;dance est fêtêe le 1"" luillet a" annêe; "talue _ - :- Condamne la pdlitigue du gouvernement consewateur P.S9.au pouvoir et qui vie"l àe pr"oËru des mesures répressives anti-dém.ocrariques pour mater les p",pri.u*. il ô;;;;tLr" I" cas où elles refuseràient de particçâr'àux élections; subversive -dil menée de concert - condamne Iaetpro,pagande par.l'Adminisrrarion cértàins colons Ëî; ;; iàôor", I'indépendance nationale;

voter en décembre, c'est. votet contre [indépendance. prutôt moûrir gue de supporter encore le Égime a'"r"ii[tiri;;;;,' Le Congtès National : jour son pran d'Action positive pour . Lance -ceCongo; immédiate du Adresse

un vibrant. appel fraternel à toutes les populations

opprimées du conqo de sà mobiriser pour

belge.

(Résolution

Ia ribération

du

Congrèe

-"ttr" ii, À r"?iJrn"ti-,

de Stanleyville der e5-a6 octobre

1959.)

24 octobre 1969

LES TROUBLES DE STANLEYVILLE

LE M.N.C. LT'MUMBÂ DECIDE DE NE PAS PARTICIPER AT.IX ELECTIONS

Le Congrès estime, que devant le 'refus délibéré de la Belgique 'd'accéder aux aspirations politiques clairement exprimées par les Congolais, celle.ci a violé la Charte'des Nations Unies dont elle

tes 5o et gr acrobre, d,es troubhe ftclotèrcnt è sronleyutlfo ihnt h -c;rrla Gouvemevr impura Ia rcsponsablrité à M, iort"" L" r*r;;, fut anâtâ el ron procès est prévu pou k tg ,anvtnt. cec événements eûnent une tncrdence sur l'évolurion polrttqus iles d.rnùsrr mo&, Le M.N.C. Lumumbo, o néonmotts por,clpé dux éIec,ons de décembrc et ranporté une au,to.,,s rotole ù ii*t"i"it" i"î"îrlrl.

îw iî

196

t97

t


il DE L'OCTROI À

Mais nous I'avons toujours et à la fin de chaque séance exhortée cornme en témolgûent d'ailleurs les informations parues dans la presse. Le seul mot d'ordre gue nous donnons à nos militants

Constatant vislblement gue toutes les couches de ta populaHoo se rallient à

Ia thèse gue nous défendons, et devant l'échec certain qu'elle va rencontrer en décembre si elle organisait les élections gue nous refusons au nom du peuple, I'Administratio,re conte des co,mplots destinés à : lo masquer les défalllances de sa mauvaise politique; 2o tenir à I'ombre sous des pÉtextes les plus fallacieux d'atteinte

.uf"-Jit" Ë;;"i; "t-efi-rrn Congolais. Partts Polittques

contrc son grê.

C'est la même tactique utiltsée lors des émeutes de léopoldville que l'Àdministration est en trâin d'utiliser en ce moment à Stanleyville, c'cst-àdlre : pr€pare,r soigneusemen les lncldents, provoqu€r une population qut vtt patstblement chez el!e, proflter de sa réaction pour procéder à des massacrres et chercher

de la En effet, ces lncidents se sont produtts une heure auant l'ouvettute public. du I'intention à sotr chaque qoe Irg"nisonj seanâ-pliniËrr

"o*

ensuite des nesponsables ailleurs.

Commelesgendarmescommençaient.àtirersurlafouleguiattendait -t"-;i- -'o* a"qg*au en comPagq. dg. tous les -1." t,ou.,ffi- a" repréinL"t â" l;Àgànce France Presse àux flns d'obtenir la et du "e"o"", vers eux aux acclamations "orror"rri"t"" ;;;;,itË il l*. a"llrtOi qJil nous oit vo

Ce procédé classigue est loin de résoudre le problème congolais

II

est waiment crimlnel, pour une puissaoce gui ce réclame TUTRICE, de à endeuiller inutllement le pauvre peuple gui ae deoaode autre c,hose que de Jotrtr de la ,LIBERTE et de gérer son patrlmoine.

continuer

"vaocerà tirer dans notre directioo' Ëuropcens comm€nçai€ût

Nous nous rommes easuite repliés pour regagÛer le local où nous tenions

le m'élève avec indignation contre ces procédés

En tant gue combattant de la-liberté, Je p1éfère mourir debout et P8trlotl'

qua."ot pour'la ,uste cau!€ gue défend aotre 198

Mouvement'

inhumains.

la

réunion.

Tout au long du chemin, la foute -ne fals-ait gue. m'applaudir' et .c€ au vu populatioo. des gendarmes grii n'ont osé m'arrêter devant la réactio'û de Ia délictueux et acte aucuo Te n'ai aucun motif de m'edfuir car ie n'ai cmmls râi.i't-à'liU-""-olrrc 'lâcttete pour -&, que de capltule-r devant la.brutale "" i"iùt"^."t àe.i.*hée'par l'Àdmiiistration ilans le seul et unique but ià""J"" ï'i;|;ù;'-.1 ii-reWm", la populatioo déctdée à conguérir soo indépendance immédiate, par des ûtryens pacitigues.

sûreté

populations opprimées; {o.exercer de violentes presslors sur la populatioû afin d'obliger celle-ci à voter

la sulte d'une réunioo tenue paf le M.N.C.' la population, iuste âu moment où nous tenions à lÀ- g"oà";; "t réuniæ du Coogrès extraondinaire des loc.i-ptiJe,'une

grenades Pendant plus dune heure, les gendarmes æ falsaient gue lancer des trouvions' nous nous où maison sulla tacrynogènei Cosrme toutes les voies d'accès conduisant à moo domiclle étaiBnt littérale' nent-icupzes lâ, àie""".e. barr-ages de mititaires atlrés, i'ai dt - devant cette irnpossibilité z passer ma nuit chez un ami.

à la

d'Etat, d'incttatlon à la haine raciale, à la violence, etc..., tout nationalisùe congolais qui n'adhère pas aveug,lément à sa néfaste politigue; 3o endiguer l,e succès toujours croissant gue rencontre le M.N.C. auprès des

Ces incidents ont éclatê non à

la

et nous en avons

TIONNELLE.

gui se sont produits vendredi soir

gue [æ communlqué officiel publié par I'Admlnistration_ aiolte d'autre part f", ei-""i"t-"J-eËiuta a la suite d'une réunion gue le M.N.C. aurait tenue. ces lnformations, inspirées par les besoins de la propagande colonia'liste, ne *""""î-oîa-iroa"it"'t'opinion publique et inteFnatiotale en erreur sur Ies incid";l;î"-St;J"wirc aoit I'Adminisfration coloniale - qui les a minutleusement préparés .- p":"t I'entière responsabilité'

Ër-;;d;;r

,-

au calmc

le droit dans le cadre de nos actlvltés politiques - c'est de se mobi,liser dans un €sprit de soltdarité pour 'falre triompher I'aspiration unanime du peuple congolals, à savoir : L'INDEPENDÀNCE IMMEDIÀTE ET INCONDI-

StanleYville'

àïiàlâ!,

TROUBLES DE STÀNLEYVILLE

Contralrement aux calmnies odleuses de l'Àdministration locale, nous n'avons jamais inclté la populatiou à commettre des actes répréhensibles, notre doctïine étant basée sur la non-violence.

106O

Ie démens formellement les informations mensoagères diffusées-par-la Radio du samedi 3l octobre 1959 selon lesquelles

j-b-;;ïr;;Ë1"-iuit" .uitl à"x événements

1...?B1ï.r}tr|'l

T

1. Vereioo des faits, établie par Paffice Lumurnba. (Document inédit).

à

..$qçs,ffTr{:?Tï.--..,

NECOCIÀTION

31 ootobre

ô"iàî Ëli. î.ir-t" i"rrte.

- .

t;

Belgigue doit REPÀRER les graves torts et les lnjustices criantes gu'elle a commis dans ce pays, par la proclamation immédiate de I'indépendance du Congo. tanleyville,

Ic 5r

octoLre rg39.

(s.) P. lffnumbâ,

*, .ri

2 novenbre

jJ

1958

:,

2. Allocution du Gouverneur

Général.

|e fais aujound'hui un appel solennel au Congo et à la Belgique. Dans 'les moments que nous vivons, il ne m'est pas pelmis de me talre. Après d'autres, de tragiques évênements viennent d'endeuiller t99


I

I

r:

.ï,:{1'lElËryrrlTÎê't

';rir 'r:r, , - -Ir''!:.

.

DE L'OCTROI À LA NEGOCIÀTION Stanleyville. Si je prends la'parole aujourd'hui, c'est pour affirmer publiquement ,que ceux qui tombèrent sont les victimes des agissements d'ambitieux irresponsables que plus rien ne semble anrêter darts leur course effrénée au pouvoir. Personne ne pôurra nier la correction et la tolérance de I'administration dans cette affaire. Perssnne ne pou'rra nier les manæuvres méthodiques employées pour en arriver là où, de propos délibéré, on voulait aboutir.

Refusant le dialogue, on se prétend non consulté. Sans raisons valables aucunes, on veut obstit6ment éviter les élections. La vérité est gu'on veut arriver au pouvoir sans Ia consu'ltation du 'peuple. Il

est élair gu'aux yeux de certains, il faut absolument étouffer la voix du peuple, mais, dans le même temps, on prétend que nos propositions sont antidémocratiques.

|e tiens à dire publiquement aussi que nous ne pratiquons tpas une politique de répression, mais nous sommes responsables de I'ordie et I'ordre sera maintenu. A tous, je voudrais dire qu'il ne peut y avoir à ce sujet aucune équivogue : les forces de I'ordre sont Ià âxdlusivement pour le maintien de I'ordre et non pour le maintien d'un régime ôu pour la répression d'as'pirations légttimes et justifiées. Nous assisfons â un défi systématique

à

I'autorité et

à

la

légalité.

La légalité est la condition de toutes rêformes politiques valables et stables. Il doit être clair qu'entre le moment où I'autorité nouvelle léga'le sera instâurée et aujourd'hui, il ne peut'pas y avoir de période lans autorité. Pendant cette période transitoire, la seule autôrité possible est celle de la Belgique, parce qu'elle est_l'autorité légale. Son abstention ne pourrait conduire.qu'à I'anarchie. La preuve es-t faite de ce qu'une vilie jusque tà paisible, peut devenir en quelgues jours, sous I'action d'agitateurs cyniques. Que ceux qui, de l'intêrieur ou de I'extérieur, soutiennent et encouragent ces agissem€nts se rendeat cornpte 'de leurs conséquences tragiques. est bon aussi de rappeler le processus d'obstruction. Il y a guelques mois, on ne voulait pas 'd'élections parce qu'elles étaient prétendument antidémocratigues. Il y a quelques semaines on n'en voulait pas 'parce qu'i[ n'y avait pas-de gouvernemqn! p-rovis-oire. Il y a quelqtre" jourj, on n'en vouiait pas-.parce qu'il fallait d'abord négocier. Il y a 'quelques heurcs, on n'en voulait pas parce gue d'éIectlons régulièies ne pourrait sortir gu'un gouvernement fanto-

Il

zffi

'

LES TROUBLES DE STÀNLEYVIITLE

che. En véritê, tout n'était gu'excuses aux violences et les violences elles-mêmes devaient être le trsn'plin pour accéder au pouvoir.

Au nom de I'indépendance, on s'attaque directement à la liberté de I'homme. Au nom de la liberté, on pratique le chantage, I'intimidation et les menaces.

La Belgique,a fait des ,propositions alaires et ,précises. Pour contrôler les élections, elle a fait appel à la fois aux hommes les plus independants 'dont elle dispose et aux Congolais eux-mêmes. L€ dialogue reste ouvert à tous les hommes de bonne volonté. Nous ne sommes les ennemis de personne. fe fais, aujourd'hui, un appel solennel à ceux gui, sans I'avoir voulu peut-être, ont marché droit à l'impasse.rl[ n'est pas tro'p tard pou,r en sortir. Ils savent que nous ne refuserons pas de les y aider. Ils le doivent à leur peuple. Rien ne pourrait justifier gue, pour gagner quelques mois et pour être sûrs d'arriver les premiers, on plonge ce pays dans le chaos et qu'on le nètte à feu et à sang. Il y a eu assez de sang. Rien de cela n'était nécessaire. fe m'incline devant les victimes d-e ceux qui n'ont pas voulu ,le comprendre.

fe'parle, en ce moment, comme gouverneur général, représentant Ie Roi et la Belgique, mais aussi en homme indépendant. |e n'ai jamais étê, je ne suis pas et je ne serai jamais I'homme d'un régime, dlun pa,rti ou d'une puissance quelconque. |e m'adresse aussi à'la Belgique pour lui dire combien une politique unie et nationa,le est nécessaire. Pour les Congolais et les Belges, les ambitions, les privilèges et les susceptibilitês ne comptent plus.

f'ai un amour profond de ce pays, je I'ai toujours servi comme si j'étais moi-même un Congolais de naissance, conscient de ses besoins, soucieux de son avenir. |'ai 'le droit et le devoir de dire la vérité en face du Çongo, de la Belgique et du monde. 80 octobre

3. L'Interfédérale : front commûl contre < leg aventuriers

1069

>.

< Après avis de leurs conseils respectifs, les ,reprêsentants des fédérations ethniques de Léopoldville : l. Àffirment que le peuple congolais veut obtenir l'indépendance dans I'ordre et ,le respect des opinions, des biens et des

personnes.

201


-'Elr:ir4t t-

ry'?|ump.1]Fr'.r,rr'''''''''''yili'Tfii...l'l1,'FF4€li'Iæ'!n..Yll''!ïf-!':.1.

,

DE L'OCTROI À

LE M.N.C. KÀTONII POUR LÀ TABI-E RONDE

NEGOCIÀTTON

2. Dênoncent devant I'opinion publique la collusion avec des de certains leaders dont le dessein est de saboter l'æuvre d'émancipation et de libération politigue de notre puissances étrangères pays.

3. Condamnent avec force tout appel a la désobéissance civile et toute man@uvre d'obstruction et de saibotage dont le seul résultat serait d'arrêter ,la marche vels I'indépendance.

ment belge lui accordant le pouvoir de sanction contre toute irré-

gularité Lt contre toute manæuvre de sabotage, d'où qu'elles viennent. Les partis politigues congolais doivent pouvoir en toute liberté ex,primer leurs doléances à cette commission. Le congrès exige en outre gu'une commission de contrôle de I'O.N.U. soit insùllée au Congo durant la période de transition, allant des êlections à la formation d'un gouvernement congolais.

4. Réclament la constitution immédiate d'une commission de contrôle des électeurs et la création d'une Cour de haute iustice aux pouvoirs très larges, pour rêgler les différends d'origine tribale.

3) Concernan,t la participation êventuelle des Belges aux élections de décembre, le congrès émet un avis favorable en atten' dant que soit instituée la nationalitê congolaise. Le Congrès propose aux Belges du Coogo de ne pas participer aux prochaines élections pour prouver la sincérité de leur volonté de décolon,iser le pays.

5. Lancent un appel solennel à tous les partis et à tous les chefs traditionnels pour qu'ils se regroupent et s'unissent, afin d'empêcher les aventuriers et'les démagogues de faire de nous de nouveaux

4) I-e congrès demande que 'les élections soient faites à tous les échelons, soit territoires, communes, provinces et deux assemblées, au suffrage universel, à I'exclusion de toute nomination et

esclaves.

cooptation.

6. Proclament une nouvelle fois que l'indépendance, gui naitra de 'la mort du colonialisme, doit ouvrir par notre union et notre travail une ère de paix et de prospérité. >

I LE M.N.C.

1'

novembre l9ô0

KALONI EXIGE IJNE TABLE RONDE A Réeolutions dtr Congrès d'Elieabethville

BRUXELLES

Envers les ëIections : < Le Congrès du M.N.C., réuni à Elisabethville, en sa sêance

du 1"" novembre, après avoir examiné le problème des prochaines

élections et après avoir entendu le rapport de la commission consti-

tuée à cet effet, a pris les rêsolutions suivantes

:

I ) Le congrès est en, principe d'accord sur les élections de décembre procliain qu'il conditionne à la convocation préalable d'une < table ronde > réunissant les représentants des partis politiques congolais et ceux du Parlement belge qniguement. Cette tarble rondè doit siéger en Belgique et non au Congo, c'est-à-dire dans un climat dégagé de toutes les influences colonialistes.

2)

Concernant

que lB commission 202

le contrôle des élections, le congrès demande de contrôle soit nantie d'un mandat du Parle-

2

Sur les institutions potitiques congolaises

:

[æ congrès s'est prononcé pour I'Etat independant dans ses frontières actuelles avec :

du

Congo,

I ) Un parlement comprenant une assemblêe nationale élue au suffrage universel direct et un sênat composé d'un même nombre de représentants par province, êlus par des conseillers provinciaux;

2) Un gouvernement cenûral présidé par uû premier ministre dont les préiogatives doivent être bien définies et qui s'étendront sur toutes les matières d'intérêt national; 3) Des gouvernements provinciaux représentatifs présidês par un représentant du peuple et non p'ar un fonctionnaire, leurrs prérogatives devant être bien définies et s'étendre sur toutes les matières à'interet provincial, tous ces gouvernements provinciaux devant être soumis au 'pouvoir central. I

novembre 1969

LE MTNTSTRE DU CONGO ANNONCE UN COLLOQUB GENERAL A LEOPOLDVILLE

Ia gânéruI

Mlntstre du Congo annonce à Io Chombre un colloque à Lâopoldville, auquel iI envisage d'cssisler enhe le 2a

el Ie 50 novembrc, Le Pailt SocfuIiste, que Ie mintstre vorÀralt 203


q*1rr

rlïJlr,r!1læ{irffi

VERS I,JN COLT.oQUE GENERÀL

DE L'OCTROI À tÀ NEGOCIÀTION

à son inlliatlve, rcluse el ftclome une toble ronde à Btuxelles, il'tnitlotiva patlemenlaire. Le but da P.S.B. egt manilestement ih ne pas se lir:r oux ilécislans govvernetnentaler du 7 octobre et Je rencontrer Ia rllvendlcatton des porfls cvngoIofu. Nolons quc Ie colloqræ génénl n'o pcs ev lieu. ossocier

Au

cours des dernièrer semalnes, des colloques danr de nomb*,rx centrec du C-ongo guæès certain. Ces colloques étaient les premiers, ils æront a-plilia. En æ momenl, ie peux rou" dire que nous rommês entrér dans Ia nouvelle plrare. pu laguelle nous arrivons à m dewlème degé. Àu premier degÉ, on a d'abond dû eo comprerd.e, erpllqr"r les notions pour lesquelles nous employons Ia terminologie euroÉrnei essayer de saisir la pensée dee interlæuteurs, .xpltciter certains mots qui nous rcmblent évidmts et oimples, mais qul cLez etrx pewent évelller de la méfiance; ensuile venâient de nowear[ colloques, gul étaient dé;à comme rme épuration dec premiers, Mahtcnant, on

déià ont connu

u

arrivc à une atade beru"oup plur tmportant que je voudrais déftnir tout de ndte, Mais, avant cela, ie voudrais oouligner que cettc ligne polttique e'adregse à torû la mo.dc .u eont arrlvér pou Congo. Des délégués qui étaient abgentr drnant lee premler "olloqo"., aseister sûr seconds, ll y en a qui ont asslrté seulement au premler colloque, et d'autrer <rui sont anivés après. Pcrrome n'est écarté. tout le monde est solldté. Mesdamcs, Messieurs, j'ore, de cette Chambre, faire appel à ceux qui, en ce momenl. au Gngo, restent dans une attitude dc réseffc ou d'abstentlon. Je lce prie 91 - f'ooê Ie dire .n public - ;e les supplie de participer à des colloquer lndispencables, pour qræ nous ænnaissions vraiment ee que désirent leg éléments valabler du peuple congolois et pour miver à une entente raisonnaLle.

L.s

colloquee lurent

Hs

utlles et je voudrals vou6 en

dlrt

encorc qrrclqrrce motr.

la

première série der colloqu"s pmvinciau cst terminée. [,a dersième rérle. portant su les suggestlons du mersage du t6 octobre, commence en ce moment. Un télégramme du à LÉopoldville demain, e.t partout d'ia h"it ag octobre dit, en effet, qu'"lb "o--"tcera iom. Le 3o octobre donc comnencèrent à Léopoldvill. Ie" "olloqtes provindaux au degré le plus élevé, et, hutt iours apês, c'est-à-dlre dans qtelques purs, les olloquee de la dewième série auront lieu dans lee autree provinces.

A Ia

suggestion des partis politiques de kopold"ille, suggestion dép commrmtquée prcvinces. un colloque général aura Iieu en cette ville entre le lo et l" 5o no*e-bre. J'ose lui adresser les væur slncères du Ministre, et É i'en suis cerlain - égalcment les

au

uæu d. Ia Chambrei il faut qu'il

réursisse,

Mesdu-es, Messieurs, je voudrais ici, sans me prononcer définitivemont, voue dire que j'erpère qu" l't"utce-"nt des travaux de cc colloque général, au ouro dec Pr€mien i)urs. sera tel que je poutrai me rendre utilement au Congo' enhe le ro ct le 5o de c" mois, pour assister à ce colloque, y prend"e des contacts directs et apPuyer ainsi lee initiatives et les incessants efforts du gouvemeur général et de ges clllaborsteæs. présence du Minietre 8i$rifiera que le goovetnement tout entier, et le parleatent à ron tour, lnglgtcnt alin quc cce colloqucr prennent rme aigntficadon marquéc avant ler éle<tlone, et péparent la synthèse des propositions que nou6 pounons dégage lorcque le

La

rérultot en rera connu, (f)éclaratton

201

à la Chambre, 5-rt-rg39, Annales Parlementalrer' n' 88, pp,

16-17'18).

1?

novubre

1069

POURQUOT LE PARTr SOCIALISTE N'IRÂ PAS A LEOPOLDVILLE J'ai .u l'honrerr de don."r connaiggance au Brreau du parti socialirte belge, de I'avant-proJet dc lettre quc vous m'evez lalt pwenir au début de I'aprèr-midi et que vosr avtez lu préalablenent au téléphone à M. Van Eynde. [æ Bueou a le regret de devoir erprirner son étonnement et sa déceptton. [- p-pole gpoupe sodallgte avait présenttêe à la Chambre étatt ainri lormulée : < I".a Ch"mLrc,.. ôatge tme æmmigslon ryé<iale, désignée en son rein, de I'organisation en Bel6iqrrc, cn&ans Ie moig, d'rme conférence de table ronde à laquelle seraient invttés des sition que

représentants de tous les partie congolais et assodé >.

à laquelle le Parlement belge seratt plelnement

De votre côté, ôu cours de la même réance du 5 novers[p de IE Charnf,re, vous avlez proposé : < qu'avec I'a""otd d"s troia présidente, des collègues parlementaires veuillent bten m'agsister danr les colloques généraur qui eeront tenus au Çongo et dont le premier aura Iicu À partir du eo noye*bre ,. Sans doute votre propoaition actuelle diffère-t-elle de celle qui vient d'êhc rappelée en ce que lea delegues qui vous acrompagneraient seraient décignés par ler Chambrr" ell.smêmeg et non plur par lea préridentr des partis,

il tombe soug Ie rens que celte dilférence n" changu rien en fait à Ia aahre du rnandat et de la mission de ces délégué0. Lerr rAle se bomerait À < accompa. dn.r r h minirlre et À < entendre > Ies intedocuteurs congolair, lesguele, par alllem, ne Mais

même

6ont pas autrement précisés. Tout au plus veut-on blen apporter un Iéger correctil à ce rôle prrement pasaif en admettant gue Ies parlementaires < acslstcralent Ie mtnistre de leur

avis ).

Faut-ll inrister Eur ce que Ia mission du PaJement ne peut être en < conselller > le gouvemement ?

aum

cæ ni par

délégation de

II n'egt mème pas prévu que Ia délégation puisse faire rapport présentcl des propositions, ce gui est pourtant élémentaire.

au:

Chambreg et Ierrr

Læ Bureau tient en outre à souligner la différence londamentale de conc.eptlon qui ofoare Ia proposiuon du gouve.rement de la sienne.

Vour perristez À envisager de eimples . colloques >, et ce en dépit der pré;ugés dé{avorableg qui exietent actuellement dang deg cou"h"s nomb"euses et importantes de I'opinion congolaire a l'égand de h formul" et qui sont Ia cause d'rm insuccès attesté par Ie malaise adæ!.

Le parti rociahste belge ne peut que confirmer son opinion formelle que ce moyen est devenu lnadéquat et incuffisant. ll faut ramener d'u"gence le confiance, sana laquelle ll rera lrapoæiLlc de rétabltr I'ordre et Ie c.lme indispensablee, tant danr I'intérèt des populationr quo danr celul de nos condtoyenr au Congo. Gtte confia.c" ne sera restaurée qne d Ie!

205


DE L'OCTROI À

ÀPPEL DU ROI

NECOCIÀTION

rcpésentantc de toug les partis congolais ront invltés à une Table ronde à laquelle Ie Parlement belge leralt pleinement aseocié.

plus d' . cntcndre > Ies C-ongolais. ll faut aussi qu'ile puiÉs€nt formuler II ne "rffit Iibrement leur avis avec Ia certitude qu'ils seront prls en considération s'ile gont bons. Comme l'écrit trèg iustsnent la . Relève > du 14 novemLre : < (Jne solution concédée ou octroyée est dh loig moinr acceptaLle que l. même solution préalablement négociée >.

> où Ie mintshe est entoué de parlementaires La formule étroite d'un rerl . "olloqu. dont le silence doit couvrir I'exécutif, même sl Ia laculté leur est ensuite laissée de donner en comité secret m < avig > sans plus, ne peut apporter aucune golution au problème tel qu'll re pose actuellement avêc rme urgence que. il faut bien l. rapp"l"r, les aletmoiements du go.wernernent et son refus de convoquer les Cha*Lr.s deputs plueiernr mois n'ont faft gu'accrollre dangereusement,

l,e 15 ianvier rg5g. Ie parti rociallate belge, bien qu'étant danr I'opposition, a souscrit sanr réticence à la poliûque d'indépendance contenue dans la dé.laratlon gorremementale. Il a été da.s s., actes et de façon constante fidale a cete poelËon, fa CtnaËon actucllc est la conséquencc d'rme série de fautes et d'erreus graves qui ne ront pee lee siennes et dont le gouvernement porte reul la responsabilité. C'egt parce qu'il entend mder drnr la It6ne de ra position du r5 ianvter que Ie parti socialirte f,elge proporc actqdlement la æule solutlon qut permette, daoe I'tntérêt supérieur de la Belgtgue et du Congo de poursuivre Ia polttique dlndépendance d"ns la et le calme rctrouér. "onfia.ce

Le Bureau du pa*i

sodahste bel6e regtette donc de ne pouvolr donner rme rfuonee

alfirmative à une proposition qrd ne pennet pas, à son avls, d'aboutir à ce réaultat. ll rerte dieposé à examiner toute autre propdsition que vous voudriez lut fairc don" le senr que la présente a tenu à vous rappêler. (Sé)

([-ettre, publiee par

téo

C.olla'd.

f,c Gtd, Ie r8-rr-r959 et par f,e Peuple, le r9-rr-r959.)

20 novembre 1969

UN APPEL DU ROI EN FAVEUR OT SOTUTIONS UNANIMBS En m'adressaût à cette audience d'êlite, je souhaite vous entretenir d'un problème qui me préoçcupe gravement depuis de longs mois, parc€ gu'il est primor.dial pbur I'avenir de la Belgique et que le pays et les hom,mes, dont la destinée est en jeu, me sont très près du cceur.

A L'UNÀNIMITE

NÀTIONÀLE

atteignait une étape nouvelle : celle où, dans une atmosphère de paix et de confiance muhtelle, nous devions guider les populations autochtones vers la conduite des affaires pubtques. Les événements se sont ptêcipitês à un rythme que nul n'aurait

pu soupçonner. Des forces tumultueuses se sont mises en branle, sans- que d-es élites sages et expétimentées fussent présentes en nombre suffisant pour les encadrer et les diriger.

En ces circonstances particulièrement difficiles, nos pensées se tournent non seulement vers les populations autochtonei, obiet de notre constante sollicitude, mais aussi vers nos compattiotes présents au Congo. Ils sont les successeurs des pionnieis de la plemiàe heure, dont l'énergie tenace a jadis établi les bases de I'Etat indépgndan! Ils défendent les intérêts du Congo, qui sont aussi ceux de la 'Belgique, au moment où notre action exige une

adaptation rapide à'l'évolution précipitée des populations, et àevient ' plus délicate tout en restant indispensable.

Ils ont droit à notre reconnaissance et à notre appui. Aussi fais-je appel à vous et, au-delà de cet auditoire, â- tous nos compatriotes, pour rÉsoudre avec unanimité le pro,blème du Congo. Nous souhaitons de toutes nos forces apporter une solution équitable, définitive, génératrice de stabilité, <ie paix, de justice et de ,progrès.

Je voudrais m'adresser en particulier à vous qui quitterez bientôt I'Université, au termL d'études dans lesquelles je vous souhaite un plein succès. Noûre génération sera- influencée de manière déterminante par l'éveil des peuples sous.développés de I'Afrique, 'prolongement naturel de I'Europe Le Congo doit rester le champ d'élection pour une action vitale des forces jeunes, compréhensives et généreuses 'de la Belgique.

Que ceux qui se sentent appelés par la noble tâche aiisi offerte à leur coutage et leur volonté de servir, se mettent à l'æuvre avec I'esp_rit d'union gui est celui de notre devise et gue le pays leur manifeste avec résolution son soutien unanime. (Diecoure prononcé

à

I'Univerrité Ltbre de Btrrxellee).

Il y a peu de temps encore, j'emportais des nombreux contacts que i'eus avec les habitants noirs et blancs du Congo au cours de mon pfuiple de 1955, la conviction gue notre ceuvre clvllisatrice 206

207


rrt'R rrilii!.

MEMORÀNDUM DU CARTEL

DE L'OCTROI A TÂ NECOCIÀTTON

côté, la Belgique envoie par millie,rs des soldats et des armes pour.occuper le pays qui réclamp le changement de régime. NOUS n'aVOnS Das le rlraft do n^,r< feiro Nanre rdclanrons la paSSatiOn deS pouvoirs démocratiques réels pour une indépendance véritable, en vue de Ia liberté, la paix, la prospérité et le bonrheur de notre peuple.

2P novembrc 1950

ni contre les biens d'autrui, mais unique. le régime colonialiste avec tout ce qu'il comporte : l'esprit de domination, les injustices, l,es vexations, etc. Les capitaux, la sécurité des biens et des personnes sont garantis. C'est en ,effet le régime de iustice et d'éga,lité que nous Nous ne sornmes contf,e personne

MEMORANDUM DU CÀRTEL ÂBAKO'P.S.A'-M'N'C'

meRt contre

I.aBelgiquedoitàiamaiscesserdevouloicfairenotrebonheurmalgrénous des problèmes essentiels gue

voulons instaurer dans ce pays.

nous-mêmes

et sans nous. Nous devonl-til*

".."p"tu"or"or ïtË'"oôt p"tt t "r "et":tit1J""i-t?

réel du per:ple congolais'

I. CONSIDERATIONS GENERALES de la part des dirlgeants faut dès maintenant une considératlon réelle Table ronde se fassent t"tt" à" beloes à notre ésard p"it'q;;i"tî;;i;ii;

Nous n'avons cessé et nous ne cessons de faire appel à tous nos compatriotes congolais, d'unir nos efforts afin que tous ensemble, dans l'entente et la concorde, nous menions notre lutte commune, celle de I'indépendance imrnédiate du Congo, pou.r le plûs grand bien d'un Congo fédéral mais uni et pour le bonheur de notre peuple, 'le peuple congolais tout entier.

Il

base de parfaite égalité' de ûous être imposées avec plus "ut',tt" [æs conclusiora qoi "iiéiàuf"ront'-au'lie.u aspirauons profondes du peuple .ond""cenda'oi"i'àJi"àiiîrléL;l;" d" moins ou aux Coogolais pour une

cqrqolais,

à

savoir

t" ;;;;;

Jes pouvoits réôls

indéIpendance véritable.

ses leaders' réclame à tout prix -i"-t,it" en-f"it" Le peuple qui clame pa'rtout -fl- sa confiance1a sourde oreille et me':xÊ d. immedliË, son indépendance

i"i.tte de vouloir en minimiser la".tportée' la des élections- de décembre 1959' basées sur [a Belgtque nous impose t:A;;;;'àe-Uquetle nous n'avons pas collaboré janvieïËî; 13 du '. ii""t cornpte de- certaines de déclararion er son Bessase ninister-ieli; iàîi;6;. q"i, ii Parlement' pas son cautionné été ;;'"ï;;Ë;t;;;t;;' et pleinement j'jctifiées' Malgré nos réclamations maint€s fois..exprimées constituée en partis politlqws' ailleurs ."f"ttii[tî'àïi-s;esi-la" d,administration nous otàsente au péuple comme des dans sa propa.gande ."i.rïitUït" et ntêressée tt t"*unt d-e la radio' de Gout'""'"t"it' à; âoitateurs. Des agents ;"Ë;;;Jù"

ff'Jli!Ji";ti,.luî"",iî""Jàiôî"i*t

systématisuement uræ politique de sabotase'

1"'ËiilrlJÉ:i"*"""ii:: o"JHol:Î"l'f..tâ?f:"lJ[Ï'ïiiâei'ïl""Â"îti,'ff Pu' contre' guelquôs profiteurs du régime' ne faire trionpher

ta.'oix'IJpzufl"'

q""t'b:9"sont appuyés et moralenent pouvant aucunement *;â;J;'J;; daus I'esprit des braves gens' confusiou iu pout ."."" matériel'lem,ent

et

la sécrrrité pa,rt, au lieu de veiller à la sauvegarde. de I'ordre et à D'autre son rôle d'arbitre . t^,-'Ï.?J"-i.tt r iiadmtnistration -i--. faire de qçÈ loin p"rtot-es, Jouer,à d"t er oes tie"s orens Pçrùvrgï;;;*s;;;;;tt'àta"s même inpartial, "tces mfuneg agl .. ,

T#f;J'.:i"iffii.,i|ï;iui*.qii sanglants. ûoubles Sous

t

t'ia-ioistration favorlsent et

J--- aanranac réatnnscertanes résions, âuoutissent,-<lans

le prétexte du maintien de I'ordre

à

des

gue ces aqents ont troublé par leurs

oour tlrer dans la masse eri;:ï. r"tât. .""t'mobili"e"-s -'îH*J'i;;ïr*. ^A;;"d;;i nationare et vrvre i"aepeiaa*e t*i ;;;;;; ô';

î#ï;;; dans ï;i; la liberté. paix en

OutrecesmancÊuvrespernicieuses,desbrimadesdetoutessoftessontprâtl-

q"e.JË'i:eààid"t-""t

e.;ïfiid;Ë-Ë;;;[r' l.iitiq".'.eï;iriir.îi1"1ï leur

tTiiï.11.*fietes dont te crlme prlnclpal ê8t ,NR

II.

STRUCTURE INTERNE DU CONGO.

Notre pays se trouve devant une impasse du fait que la Belgigue ne réalise pas suffisammeût que son rôle de colonisation est consumé. Le Congo, conscient de sa valeur et de sa maturité, réclame immédiatement uh changement de régime. Du statut colonial, il veut passer à celui d'un Etat indépendant. Ce faisant, il use du droit neconnu à tout peuple de disposer de lui.rnême, La Belgique ne pouvait humainement ne pas répondre à cette revendication. Elle fit sa décla,ration du 13 janvier et le message du 16 octobre 1959. Le minimum

ett

été de constater les réalités congolaises et d'élaborer sa prise de position

du 13 janvier en collaboration conjointe avec le peu,ple congolais par la voie représentants gu'il se serait choisi.

des

Le problème actuel résulte de I'esprit colonialiste dont 'fait preuve I'Administration qui a c,ru pouvoir, mêlne maintenant, arranger les choses comme elle I'entend et sans participation. Cela devait mener tout droit au climat de rnéfiance et de réaction gue nous vivons aujourd'hui. Les élections de décembre n'étant pas démocratiguement organisées, nos exigences portent notamment sur les points suivants.

A, Au niueau des communes. 1) Les communes doivent êtne créées en milieu urbain et en milieu rural. En MEME TEMPS. Les électio,ns corqm'unales doivent se faire au suf,frage universel direct sans aucune nomination ni cooptation. L'autonomie communale pour être réelle, ne doit plus souffrir de I'ingérance du Conseil de Territoire. L'assiette foncière,

le domaine fiscal,

I'enseign€ment primaire

et la

police

{olvent rentre,r dans les attributions des communes urbaines et rurales. Les

com-

munes européennes doivent disparaître, leurs habitants seront administrés par les communes africaines. Pour le moment, nous ne reconnaissons pas aux Belges le droit de vote et en attendant l'organisation et I'acguisition de la nationalité congolalee.

2) Le terrltolae tombe au simple rôle de coordinateur administratif pour lalsscr lcs cheffcrles lndlgènes et les secteurs s'ériger lmmédatement en communes ruralcr,

B.3:3; 209


s',ryil9æryrTÏtIF]?P1FlErÎËttq1ryq

DB UOCTROI A

lïi'ïrfr' 's '{'F'1

LE PÀRTI DU PEUPLE REFUSE LES ELECTIONS

NEGOCIÀTION

Le M.N.C. représenté. par MM. Kalonji, Président National, Iléo, Secrétaire

B, Au niveau des ptooinces'

La province, entité juridigue aux pouvoirs bien précis, aura un conseil aaiUÇtit élu au suffrage univeisel direct, sans nomination ni cooptatiorr im.posée'

Nattonal, Kimbimbt, Secrétaire Natlonal âdioint. Àprès avoir passé en revue la situation polttique générale du pays, ont pris la résolution suivante :

de leur souveraineté à

Disposés à trouver un terrain d'entente dans I'intêr'êt des populations 'du Congo et des Belges, nous demandons à la Belgique un effort de compréhension pour convoguer une ta.ble ronde à Bruxelles avant les élections prochaines où ta nÉgociation portera

.. tete un préJident élu au sein du conseil. Transformée en état fédéré' """ni-â .if"-*à a.ie.lun'exgcutrf, issu du conseil, assuré par une équipe minlstérielle. lrs Etats ,fédérés, soumis au Gouvernement National, cèderont une partie I'Etat fédéral.

C. Au plan national. Le Congo sera doté d'un Pouvoir législattf, d'un Pouvoir exécutif et d'un Pouvoir Judlciatre.

I*

Pouvoir législatif comprendra deux Chambres; a) La chambre des députés (représentants du peuple) ou Assemblée natio-

1)

nale

;

b) I*

sur I

)

:

Les élections pour les communes urbaines et rurales en décemr

bre 1959;

2) I-a fonrration du GouvernÊment

congolais féderal

en janvier

r960.

Sénat.

[,a Chambre des Représentants sera constituée par des-éhctions au suffrage onir"t.eiàir.ct. C€tte Chambre dont le président sera élu parmi les députés constituera le premier organe législatif national' Iæ Sénat compo,sé d'un m€me nombre de représeotants par. état fédéré élus oar les conseillers 1édéraux, constituera la seconde Chambre législative du pays; fu CturnU." des Représentants (Assemblée nationale) le Parleiii;";;-;;;; ment congolais.

national) _ comprendra une équlpe 2) Le pouvoir exécutif (Gouvernement 'du Gouvernement fédéral se,ront constitutionnelle.i"iJâ"ilff.I f""-piei"gàti""r ment éteodues à iouteJ matières d'i'ntérêt national' Nous nous réservons le droit de rejeter le planning imposé par -la Belgigue et de oroDoser le nOtre, basé sur les éléments ci-dessus-, dont la réalisation doit se faÉ abrès les élections de décembre. Léopoldville, le 22 novembre' Pour {e M. N. C. : A. Kalonji, président lational' Pour I'Abako : f. Kasa-Vubu, président général' Pour la P.S.À. : A. Gizenga, président général'

t6 novob,re 1969 LE PARTI DU PEUPLE REFUSE DE PARTICIPER

AUX

ELECTIONS Monsieur le Mlnlstre,

Nous avons I'honneur de votæ conlirmer l'entretlen que notre partl a eu avec vous ce Jour.

la

déIégation de

1) Nous maintmons notre polnt de vue développé dans la < lettre ouverte > ad,ressée en date du 23 courant, à savoir que pour sortir de I'impasse dans laguelle nous nous trouvons en ce moment, i'l faut proposer au qui vous a été

Parlement l'organisation, sous sa responsabilité, d'une conférence de table ronde tenue à Bruxelles et gui grouperait les représmtants de I'oplnion belge et congolaise.

13 novombre 1959

RESOLUTION DU CARTEL ABAKO.P.S.A..M.N.C. Réunis en séance extraordlnaire en date du 23 novembre 1959, les partls politigues tuivânts : L'Abat<o, représenté par MM.-Kaq9-Vubu, Préside.ot gfuéral, Kanta' VlcePréstdent Oenerdt, Nzenzâ-l,andu, Fondateur et Conseiller' tæ P.S.À. représenté par-MM. Glzenga' Préstdent Générel, Klmvay' VlcePrécldcnt Général, Kamltatu, P,résldent provlnclal.

2t0

Àucune objection majeure ne s'oppose à I'organisation de cette conférence. [æs pa,rtis pohtigues congolais pourraient se concerter et ctrarger une délégation qui présenterait, en leur nom, des thèses qui seraieût préalablerrent approuvées par eux. Si I'administration tiert à la présence des chefs coutumiers à cette conférence, elle pourrait concevoir uæ formule analogue à celle qut a toujours été utilisée pou,r désigner les représentants de ces chefs au Conseil du Gouvernement, Àinsi, toute la popu,latioo congolaise serait représentée à cette conféreocp de table ronde gue nous réclamons.

2) Nous maintenons notre refus de participer aux élections du mois de prochalt, celles-ci s'lnscrivant dans le cadre des instltutlons gue la

décem^bre

Belgtque veut lmpocer au Congo

3) Nour rommct psrtlsans des électlogs au suffaaç unlversel organisées

rur lc plrn nrtloill ruxquclle! partlciperalent 'les hommes et les femmes âgés de tE rnr. Dc ccr électloor, rortlralent une assemblée coBtltuante et un gouverne4

2n


rïr.wætçf!:![.frt?:F413-'T:i

FF:IIFqvT*E!F

DE L'OCTROI A TÀ NEGOCIATION POSTTION SOCNLISTE tâche ment resDonsable vis-à-vis de celle-ci. L'assemblée co,nstituante aurait pollr définis le ;tit"ti"" àao" lequ,el -seraient, entre autres, Ï!iàU"ï.i"iî;;;d" le réoime Dolitique - régime iààZ.âL.o*t" nôus I'avons, touiours préconisé,- >. Congo deviendrait << Etat Indéqendant ;Ëil; i.;;;làu" "i tà date à laguelle lepoint,"il serait soumis,r'ar un référendum' d" ;;";;l-ùù;;i. au iËil;';;;Ë; I'adopte, 1e-Congo.exerce autotl;;il d;-Ë pôpulation. Si la majorité de celle-ci ,e.orinues à tout état indépen1-gs,'Frerogativ"r d" iu souveraineté ;;tifi;;;t

'Considérant d'autre part que I'indépendance politigue n'apporterait pas, à elle seule, aux populations congolaises ce gu'elles sont en droit d'attendrre si la réalisation des institutions nouvelles n'était pËrs accomrpagnée ,de mesures permettant au nouvel Etat de developper son économie et d'assurer le progrès social;

dant.

du 4) Nous confirmons notre revendication visant à voi,r étendne l'exercice comme dr"it'â"*'iiË"i;r e;;ii" ei de religion à I'ensemble du peuple congolajs par la Charte ôe]Ëi"ti"" ùri""r."tt" dËs Droits de I'Homme appuyée. i" î;riî des prises

à 'l'endroit N"6;-U;i;..-Lr À""ur"s arbitraires et vexatoires cesser fidèles de certaines religions fondées et dirigées par les Noirs doivent

à"",

Général 5) Nous réitérons notre demande de voir M. P. Lumumba, Président pour les et remis en liberté' co'lme d" M;";;;Jî;ù;î-ô;;Jàis, "retenuesclarsi -sa charge étant d'ordre politigue et non à l";d;;; Ab;i;; les-irfràcuons

de droit commun'

,l'hommage de nos sentiments de haute Veuillez ag,réer, Monsieur le Ministre,

considération.

National, Mf"t"t.

Læ Sectétaire

-"

t.ài-S.

National' Le A' Nguv'lu'

læ Président (.é)

Vice-Pré$dent National' (sé)

Ra,p,pelle le programme que le P.S.B. a élaboré dès 1956 et do,nt I'exécution doit être poursuivie sans dêlai;

Affirme que l'aide financière indis,pensab'le que la Belgique doit accorder au Congo, ne peut pas être à charge des.seuls contribuables rbelges, mais doit d'abord être supportêc par les sociétés coloniales qui ont réalisé, au Congo, de plantureux bénêfices; Considérant enfin qu'une politique de rêpression con{uirait à une catastrophe et à la perte irrêmédiable de tout espoir de voir se réaliser une coopération féconde entre'les deux pays;

G' Vumi'

$s ,prononce catégoriguement contre toute aventure militaire; Confirme et approuve les positions prises par le Bureau.

26 novembre 1959

LE P.S.B. CONFIRME SÂ POSITION SUR LA TABLE RONDE

Le Conseil Général du P.S.B. qui s'est réuni ieudi matin à Bruxelles, a voté unanimement la réÀolution suivante après avoir entendu le rapport de Léo Collard : Le Conseil gên&al rra'ppelle gue-le P'IS'B' s'est prononcé sans équivoque pout lindépendance du Congo; cons,idérant gue les formes et les délais de cette indépendance .r",o"rr"""t .èr"tt"'. d'un statut octroyé, mais doivent être librement disËutCs avec les populations intéressées;

Affirme à nouveau la nécessité, à cet effet, de faire convoquer

a'"to*.". ou, l" Putt"*"nt, en Belgique, une table ronde à laquelle ;";;i;;il;ttér-à"s ,ep,résentants Ju peuple congolais et à laquelle les ,Chambres seraient pleinement associées;

constate gue les événements actuels démontrent le bien-fonde laquelle le gouvernement a refusé de se rallier a" ""iËeoritiJ;,-; ,des seules raisons de politigue intérieure; pour

2t2

26 novmbre 1969

L'ANNONCE DE LA

(

GRANDE CONFERENCE > DE JANVIER 60

Discours du Ministre du Co,ngo [a Belgique a décidé qu'au cours du mois de ianvier prochain, se tiendra soit à Bruelles, soit au Congo, soit dang ces deu pays altemativement, une gtande conférerce, à laquelle eera représenté d'une part Ie Cengo pour leguel une dizaine, ou une quinzaine

absolument valables devront être désignés pu Ieurs pairs et d'autres par Ia Belgique. Ils examineront, après les élections des .om-uneg et des territoires; comment nous allons ériger la seconde construction de la province, pour laquelle les fondementg seuls sont ietés et comment nous allong ériger la troisième construction, celle au niveau de I'Etat, c'eet-à-dire Ie parlement congolais et Ie gouvemement de ce pays.

d'ho--e.

Nour entendons procéder de la sorte afin de pemettre par ce délai d'un mols envlron, Congolair de se préparer à cette conlérence de représentants qualifiés, qui va exaniner le fondement ct I'organhatlon des institutions polttiqres du Congo.

au

populations .i di""r"", do Danr la ltchc quc J'al à rempltr, ie vola devant.-oi, "", Cbngo. fo voll ccl hommcr plur évoluéo que d'autrer, Je voig ces populations simples è l'ôcart dcr grandr conlror ot fo mc rcnr plur quc famale Ie père de famille, Et et fai dix

2t3


LE PÀRTI NATIONAL DU

DE L'OCTROI A TÀ NECOdÀTTON enfants cela m'a préparé d,enfants on se rend

à

"o-pt"

on',a l"aucouP comprendre mieux lee peuples'- C-a" -quatd d'aptitude. différence Ia de caractères, des dilfe.*"" d"-iJ

Etl,onsaitquec'estdanslaconcordequ'ilfaut-fairetravaillertouslesenlantsd,une sont .,*"a." f'" e"Jb"t -"il' g'u"d obiectif' Et c"s dix enfants-ce

-ê-;f;;;il;;J"

congo, i'écoure toutes ces voix- Elleg Ies dix doigts de mes deux -;;"riË;;;;Ji.;;, ", d"L doigtt' < Tu t'a pas Ie droit qui représentent à ceux dis Je sont parfois discordantes. qui représendie à ceux

d", h,rit autres >' Et ie de ne p.s tu*, "o-pt" *ot doigh : < Vous n'avez pas le droit de me i"t to'ti* c-lnq les tent ensemble "" "o r' autres deg d.mander d" o" par tenir compte

lî'rri" a"*r"a"r

Et c'est do.c dans cet eflort de

eompréheneion

qo" Ia Belgique est ici

présente au

je le répète' Y-mom€nt où les premières idées sont deve' Congo à un moment historique' il laut à tout pdx que Ia détente,att lieu Ià ÈJ""'"" nueg sulfisamment

"t.r*..

"r;;"";

t*p lo*d"'""t formér' Cette détente doit la Belgiqu" oflt"' Et sl ie devaie

où iu'qq'ici, il v avatt d"' i;;";;-;ï;;; amitié que avoir lieu parce que il y t **-"tt une

*"1.;"ï;;;;"

ni;*":-;;-;"";

di'*' qo" la Belgiq'e

tend les deux mains au

PROGRES

> Il conditionne son accord à cette réunion, à laquelle il n'a aucune raison d'assister, au dépôt officiel, par les partis précitês, des'listes de leurs candidats avânt la date limite du 4 décembre. Il précise en outre que tout problème intéressant I'ensemble du Congo, iomme ,par exenrple la désignation des conseillers 'provinciaux, la formation d'une constituante ou d'un gouvernement fédéral ne peut être valablement examiné gue par I'ensemble des représentants élus lors de la conférence annoncée par le ministre pour ianvier. > Le comité national du P.N.P. comprend le souci de M. De Schryver, responsable de la politigue congolaise de- la Belgigue, de *enér à bien i'æuvre qu'il a entreprise. C'est pour faciliter sa tâche gue le P.N.P. croit utile de prendre I'attitude que reflète le présent iommuniqué. C'est aussi, pour rester fidele à ,son programme qui tend la main à tous les Congolais conscients de l'heure historique gue traverse leurr pays et qui veulent faire de leur patrie une nation africaine libre et prospère. >

Congo.

de Ia Presse du Congo à Léopold{Allocutton prononcée au déieottr de l'Association

'*11".'ï;;;';;il;;

i"

Cowrier d'Afrtryc du a7-rr-re5e)'

I 80 lovembre 1060

LE PARTI NATIONAL DU PROGRES : TABLE RONDE POUR LES ELECTIONS; CONTRI LA élec< 'Conscient de représenter une large maiorité du..corps geste d'apaisement à tout s'associe-r pas à torur, rJÈ.iv.ii.-",hàrit"ra adopter actu€llement ;;;;' ;"-,;;t'-q,r" lb-ttilL -qle de .semblent soit.traduite par Kalondli M. nn.W.b. ffii.ko'"Ë'-p.Ëâ. Ltl"p'N'p' maintient son attitude' à savoir que ilï;;'^""i;;;;;;: i"-ie.ig"!;;-i"r l"t".tocuteurs pouvant ,parler seules les êlection, avec le gouvernevalablement au nom 1"" i"p"t"tions csnqolaises à participer membres ses àment belge. Ayant etâî i'iâÀier llvite; manceuvre qu'aucune le P'N'P.' estime ;;;l".,i;ts âe décer"bre, t"t"ta"t en ieu mettre ou élections les n-"-'p"ui ,de dernière t conlors.du prises résolutions. ",r," uu* iiaà" leur princip". C"p""àu'J, inconvéa aucur n'v Ë.n.nr-esrime ou'il ;"r:"i;'ëôi,iff,ïwriË'f" àu p'S'a' et dulVI'N'c" âiicô"'â;;-iÀËk;, r"' que ce à nienr sF rendent à Bruxelles dûment mandatés pàr lËur comité respectif' du ministre qui repréavant les élections pou, ""tttotttrer' âutour reprrésentants les 'des partis -ffi; *âi".rt.ùi"",â;l; P;;i"r*t, traditionnels belges.

214

LE CÂRTEL

:

POUR UNE TABLE RONDE

déoembre le60

IMMEDIAÏI

< Les neprésentants du cartel viennent à Bruxelles dans I'espoir de lever les la situation politigue du Congo.

dernières hyfothèques gui pèsent sur

>> Ils estiment gue certaines dispositions du statut octroyé par'la Belgigue doivent faire I'objet de discussions fondamentales de commun accord entre toutes Ies ûrarties en cause.

> C'est dans la ûÊsure où les garauties réclamées auront pu être obtenues que les trois pa,rtis précités accepteront de participer aux élections de décembre.

> Ils attirent, d'autre part, I'attention sur le fait gue des pourparlers avec'le seul ministre Scheyven ne pourront aboutir à des résultats absolument concrets, étant donné que cè deroiec'a été chargé de résoudre les problèmes économigues et financiers et non les problèmes politiques du Congo.

> Ils renouvellent, en conséquesce, l,eur demande tendant à réunlr, sur-lechamp, à Bruxelles, une véritable conférence de la table ronde à laguelle particlperaiént des délégués du Parlement belge, M. le minlst^re De Schryver, d'une part, et

ùes

partls politigues d'autre part.

dénoncent, au surplus, comme une manceuvre, le fait d'avoir flxé au la date limite pour le dépôt des listes des candidats, tout en faisant renurrquer, à cet égard, gue les responsables de cette décision savaient gu'ils placeràient les partii composant le cartel dans une situation difficile.

{

> Ils

décembre

> Àyant en vue I'tDtéret supérieur du Congo, ils prient instamment les autorltés-de reporter cette date à plus ta,rd, de manière à ce que les discussions qul !'cngag€nt ne !e farsent pas daru la précttltation.

215


xq,Ëw

Fq:*FEry

MESSAGE

DE L'OCTROI À tÀ NEGOCIÀTION à

> Les représentants du cartel espèrent que I'entrevue de Bruxelles sera décilinasserie de dernière heu,re ne viendra a'ltérer le climat de "i"" "t-à"'.T.ooe réciproque dans lequel elle doit se dérouler. > confiance (Signé

:

Gizenga, Kaea-Vubu, Kalonii).

7 décembro

MESSÂGE

avons pris connaissance de commentaires ertrêmement malvcillanto à

On rous a accués de nous dérober à tout instant, de susciter à plaisir des 'otre ditfi"rltes, d'émettre des exigences non fondées. Certains joumau ont publié, en ce qui que noug conceme ro, dé-r".he., des infomatione tellement fantaisistes et tendancieres gitlation. ne pouvons nous empêcher de croire quelles visaient sutout à embrouiller Ia égand.

Tout cela étant,, il nous est apparu nécessaire, avant de quitter Ia Belgique, d" f"i.. une mise au point destinée à éclairer objectivement Ia poputation belge et. par la même occasion, à dissiper de regrettables malentendus. Nous tenons à faire remarquer, en premier' lieo, qte nos trois Partis rerpectils ne se sont jamais, au cours des mois p.é"éd.rt", écartés de ta ligne de conduite délinie pa" leurs instances responsables. II est donc faux de prétendre qu" l"tr position a sane cegse été mowante.

Qu'il

nous soit pemis de

le

répéter une fois

d. plts'

lendèmain du r5 janvier, le p"rple congolais a connu une Erande eepérance, II ce moment *". l;è* noûvelle qui s'annonçait allait le conduire rapidement à I'indépendancc. Il ne mit cependant pas Iongtemps à r'apercevoir qu'entre les-lntentions et 1"" u"t"r, il y avait pluce po* une infinité de -un-t*es avouées ou obscrner dont tr:opinion est toin ie saisir {'importance et I'étendue. Laffaire Coilrélis, Ie télex Oobltqo. belg" -dé-i.sio. de M. Van HemeLi;ck sont Ies épisodes connus s'inscrivant dans le 3"ho"i1"". l. contexte d'une période dont Ie climat se détériorait progressivement'

Au

a cru à

c,est à partir dq ce moment que nous avons eu Ie sentiment gu'tl existait une diffefo.dr-"rtale de conception entre Ie Ministre responsable des affaires congolaises et "".". du bae de l'ech"lle) qui lui ert subondomée. I'Administration d'Afrique (sur1oot "ell. pltr de Constatation plus grm : il noug a .u*blé que Ie prmior éprowait de plts en point de vue. son prévaloir à laire difficultcs Devant cette situation, nous avonr suggéré une proeédure que certaine ont trcuvé Nous avonr insotrite mais qui avait cependant Ie mérite d'être adaptée aux circonstances. i"-r"al Ia ànvocatton d'me tabte ronde à taquelle participeraient dee déléguéa du Padement et du Gouvemement belge.

Nous avons voulu aggocier le Parlement à notre action, pârce qs'à nor yerx, ll étalt carenoes de I'Exe"uUl, Laccord de rer dtu "rcr important paraiscait extrÀmement Pour que nous ayonl I'arrurancc quo ler nous fractlons

Iu .".ri po.ruoi" capable de palher agx

216

gowcmcmcntr rucce ssils soient réellement en mesure de pousuivre I'exéotion d'eagagemenle prir. lnrg de Ia déclarâtion du 15 janvier, Ie Gouvemement n'a-t-il pas cru nécessalre de nour offrir lui-nême d'associer tout le Pælement à gon progrêmme ? Nous considérons en offet, Ie Pulement comme Ie ganJien des libe*és démocratiques en Belgique et I'expresgion de la volonté populaire poux une indépendance réelle au Congo. Pourguoi une table rcnde

DU CARTEL AU PEUPLE BELGE

..tior. Nors

PEUPLE BELGE

?

1969

Au cours de notre séjour à Broelles, nous avons con+faté qU'il existait deru I'esprit de I'opinion publique b"lj" d" nombreuses conlusions q,rutlt à ta portée et au bds de ^ot""

AU

$

r r 3 i ,d

r

Nous toudrons ici au fond du problème. Depuis de longs mois, nous n'avons cessé par tous Ies -oyens possibles, d'attirer I'attention du Gouvemement sur les lacunes du régime électoral envisagé, Nou avons constamment protesté contre Ie lait gue les autodtés belgee imposaient milatéralement des réformes au Congo et avons réclamé Ie droit d'y être associés. Peuple épris de liberté, Ies Belges - qui tout au lorg de leur histoire ont Iutté pow I'indépendance * comprendront nos aspirations, Nous sommes convaincus que la Belgique ne faillira pas à sa tâche et qu'elle ræonmitra ce droit sacré a11a Gngotrai!,

On nouo a dit qu'une Table Ronde serait organisée après les élections co*-unales, alors gue depuis touiours nous exigions une négociation avant toute élection, Notre souci était, et. reste, qu'aucune élection n'est valable, ou ne serait valable; si ces modalitér et I'origlne dce comeils à élire ne sont entourés par I'accord des dirigeants et grcupements congolais dont on ne peut pas nier qu'ds représentent une fraction impo*ante et agissante de I'oplnion congolaise. Quelle serait Ia valeu d'un" Tubl" Ronde avec des élus issur d'élections contestéeg, L,a voie que s'obstlne à suivre Ie gouvemement - loin de rortir Ie Congo de l'impasse - ne peut que rendre plue diffiale Ia recherche d'rme rolution négociée.

En ostrc, nûuo ne voyons par cornment on pourait tevêtir de Ia qualité d'interlocuteurs valabler pour discuter des questions d'intérêt national les mandataires commrmagx élus à l'échelor Iôcal, cncore que lern désignation à une conféren"e de Ia Taf,le Ronde semble présenter de grandee dilficulteg teduiquer. Touteg cec raisons, nous I.s r"o.. romires à M. De Schrtlver loro deg entr€vues de I;opoldville et de Brueller. Nous lui avons répété que notrc padicipation au élections communclea de décembre était aubordonnée à I'organisation d'une conférence où noul pourriona discuter avec lui-même ainsi qu'avec lee élus du peuple belge,

Nour avons quitté Léopoldville avcc Ie gentiment que M. De ScLriper s'était ran!é à nor weo et que nous alllons powoir lever lee dernièrea Lypotheques pesant sur Ia gituation politique au Congo. C'est à ce moment que s'est produite rme manætrvrc destinée à Lloguer nos négociations. Læ td novcmbre, Ie Ministre De ScLriiver s'étÈit enEagé vis-à-vig de nour à organieer Bru*elleg rme conlérence entre Ie 5 et Ie ro décembrc, où seraient également lnvltés d'autrer dirigeants congolais. Le lendemain, 27 "àr[é"un"" novemLre, après Ie dépa* du Minirtre pour usumbua, nou! avons appris par la radio, à midi, que I'administration avait deode de firer ar 4 décembre Ie delai ulume pour Ie dqpat des listes - Lloquant ainsi Ie prcret àlrôté avec lc Mlnlrtrc. La aitution alnsl créée a lait I'oblet d'un échange de vues avcc le Mlnhlre. Iæ 5o novcmbre, à aon retour inattendu d'Usuntura. gans doute pour ne p.. darugcr ron ldmlnhtratton. lc Mlnlstre nour a alora detrandé de déposcr ler ligter.

2tl7


DE L'OCI|R.OI A LÀ NEGOCIATION électoraleg oudnt notre départ table.

pou Broelles * ce qui, de toute

POI.IR rrvlrcmcnt éventuel, d'autant

évidence, était inacccp'

N nult porte

plrr

UN GESTE ULTIME

qu'on nous qulttant, Ie Minlstre avatt déclaré

: < La

conrell r.

Aultt, ,,o.. ayon, ptorondément regretté la conlérence de presse tenue par Ie Mintgtro uprès notre entrevue qui, en révélant I'échec des pourparlers, abolissait tout espoir d'arrive. à un accond ultérieur.

Ainsi, noug étions dans t'impuss". Nous avons *posé au Ministre les graves dangcrt et Ia rituation dramatique quf allait g'ensuivrc, Now nour sommes quittés sans qu'aucme décision n'ait été prise. Le lendemai., après Ie dépatt du Mnistre pour Elisabethuille, nous avons été invités de sa part à roos .end.e immédiatement à Bruxelles. Nots en avons

Nous ne rejetons pas I'amitié du peuple f,elge, Connaissant ses convictions démocratiques, nour eommes perouadés qu'il comprendra que nous avons aussi des responsabilités envers notre peuple. Notre position est iuste et raisonnable. Nous avons d'ailleurs rencontré plusieurs personnalités politiques belges d'opinion les plus diverses qui partagent notre point de vue et que nous remetcions pout ler" compréhension.

qr. srr pla".1"" -od.lités geraient trouvées pour pemettre Ia négociation envisagée' "orclr C'est pou cette raison $rà notre arrivée à Bnrx.ll"s, nous avon! préféré attendte le retour de M. De Schriper alin de comaltre clairement Iee positions et de ne pas nQus engager dans I'équivoque.

Nous voulons être un peuple maieur, c'est pourquoi nous désirons que notre propre borh.ur eoit lalt avec nous et non en dehors de nour.

Au courr d"s por"pr"l.r" que nous avons eus atec lui. nous avons tenu à le metlre au courant de certains faits qui risquent de fausser complètement Ie caractère démocratiquc

Bmellea, Ie 7 décembre

des proclraines électlong

Au

Nous ftd Èvonr sighalé la vagte campâgne d'intimidatton dont nor Partis étaient l'oblet , Anestation et ktégation de nos militants, boycottage de nolre action politiqoe

Pour Ie

A.

prlncipalement drn. tes milieux mraux, entrave aur mcetings publics qo" nous tenon!, ienhs-propagande par Ia Radio et des émissaires administrafils en vue de détournur les rffilie.'d" nos organisations, manæuvres destinées à faire apparaltre des listes d'indépendantg comme reprérentant un parti soutenu par l'Administration'

M. N, Kalonit.

C..

nom

Pour I'Abafto,

J.

1959.

ilu Canel, Pour Ie P.S.A.,

Kasa-VuLu.

A.

Gizenge,

14 d6oembro 1960

Nous avons aiouté que nous tenionc lous leg dosgiere concernant cea laits À sa dirpo-

LE CARTEL RECLAME < LTN GESTE ULTIME >

sition.

Nous avons ensuite présenté les propooi6ons que nous espérions voir ligurer à I'ordrc du iour d" I Trbl" ,orrd". Noo, citerons entre autres : Elaboration d'rme légi"lation desiné" à garantir ta liberté complète des Partis politiquer congfolais, en qu"lque liet que ce solt i Abrogation

celui relatif

au

du décret du ro mai 1957 su |es

circonscriptionc indigènes

ainsi que

conseils des tenitoires I

#

limitatil :

[o"-" d. affinné.

décembre au goir, IeE diecugslons étaient dérà virtuellement rompues. Nour avorr cependant préféré ne paa fahe état pulltquement dc lern lnruccèr aftn dc pcrmcttrc un Læ

218

.*

I

é.

l

[,e Ministre du Congo ne s'est pas r.ngé à notre point de vue et nous a constamment opposé une attitude purement négative, ll nous a semblé qu'i[ Iui était tmposai[le de ," iCg"g". d'*e politiqo. s* hqo"llJ les responsaLlee du Congo se 6ont enle..é. depuis plusi"u", moie et qui devalt fatalement conduire È l'impasse actuelle'

4

soient

Jusqu'à Ia veille dee électtons actuellement en cours et malgré nos appels repétés, notanment en demandant une table ronde avant Ies élections de décemLre, le gouveme' ment s'est refueé à toute négociation tendant à rcchercher avec nous leg solufions répondant au aspirations des Congolais.

Conseils commmau de pouvoirs réels, à titre exemplatil mais nom compétence dans Ie domaine foncier et liscal, de I'enretgnement et de Ia police.

au

Toutes Ies modifications proposées pouvaient, e. ct. d'""cord, être concrétisées sous décrets pris d'ugence dont I'élaboratio., g"lot I'avis de spécialistes. n'aurait paa pris plus d'..., ,rroi.. C'est pourquoi, no* .rons de*andé a M, De Schrijver de postposer i, d"t" du, élections de 5o lours et non sine die comme un communiqué de Ia "adio I'a

Depuir de nomÀreux moia, nous avons toujours demandé que les Gngolais

entendus au sujet de leurs revendications et qu'tls soient intimement associés aux décisionr à prendre en ce qui conceme la réalisation de leur indépendance.

Extmsion du décret sur tes commmes aux commrmee rurales qui seraient créées dane tout le Pays ; Attribution

Nous sommeg venua en Belgique dans Ie but de redrercher avec le ministre du Congo et Ie Parlement belge les moyens por sortir d'une impasse résultant de Ia situation politique actuelle du Congo. Cette impôese, nous ne I'avons paa voulue.

l 'ÈI

Au coure des contacts de demière heue, on nouq a oppesé qull et*t trop tard pour modlfie" le régime électoral. On a voulu r€porter toute négùciaHon iusgu'après les élections communales et territoriales, dans I'espoir de réunir autour de Ia table ronde der élus du pcuple. ll nous est difficile de comprendre dans quelle mesure ces élus territoriarx et communôur pourralent représenter valablement Ie peuple congolals sur Ie plan national, leur compétcnce étant limltée à leurr conseils respectifs.

ê

Nour regreltonr I'attttude négative du minietre et nous déclinons toutë "esponsable roponrblhté danr l'échec der pourparl"rs,

Au momcnt do qulttar la Bclgtque. nous tenons à remercier les Belges qui, dans tous ler mlllcur, pollllqucr ci aulrer, nour ont témotgné de la sympathie et de Ia compréhension.

2t9


TÀ TÀBLE RONDE DE JÀNVIER

DE L'OCTROI À LÀ NEGOCIÀTION

1960

structures politigues au Congo. Cette conférence aura Rentrés au Congo, nous poursuivrons notre action pour Ia réalisation de notre indépendance immédiate.

tjpitls de cette mise en place, à trouver

à établir le ,les formules petmettant

d'aller au plus tôt, aux éléctions législatives. La mise en place des institutions centra,les,pourait être avancées.

accord avec Ie Parlernent, Nous voulons espérer que Ie gouvemement belge, "t conscient des graves tensions qui se manilestent actuellement au Congo, fera un geote ultime en accordant sans délai Ie suffrage universel direct pour les élecHons législativcs simultanées deg assemblées provinciales et nationales.

M, L, Collard. Puis-je co,mprendre gue dans l'entretemps il n'y aurait pas d'élections pirovinciales ?

Ceci raménerait à une portée uçlusivement locale Ies élections tenitoriales et communales, tes tensions graves et dangereuses qu'elles entralnent actuellement provenant du fait qu'on a voulu en faire Ie premier degré d'élections générales et qu'elleq ont été organiséer dans de. conditions que les Congolais ne peuvent admettre.

114. De Schtguer, ûinistre du 'Congo belge et du Ruanda-supposons Urundi. Celles-ci sont iprévues pour ,mars. gue le Congo et_ ses reptésentants considèient que les suggestions de la

(S. Gzerga, Kasa-Vuf,u, Kalonii).

table ronde sont valables, pourguoi ne nous

Si cette 16

déaombro 1959

rallieriôns-no,us pas

?

,la able tonde terminait ses travaux

assez flapidement et, si des vues générales s'en dégagent, des proiets de loi pourraient être 'déposés devant le parlemeni a bref dClai et

peut-être dès le mois de février, en tout cas pour les questions qui ne srrnt pas trop techniques. Dans ce cas, la mise en place des institutions centrales pourrait être avancée de plusieurs mois.

CE QUE SERAIT LA TABLE RONDE DE JANVIER 19@ (DrscouRs DU MINISTRE A LÀ CHAMBR3) Alors que lout poroissait rompu avec le cartel, Ie disco.,rs de M. De Schrilver appanlt comrne < h geste ultlme > téclamé : Ilinilépenilance est promise pout tg6o et les rcvendicctions essentielles du cofiel sont largemenl rencontrées.

Le-gouvernement désire gue les 'p,opulations du-Congo soient à cette conférence 'par 'des delCgués valables.

reprêseniées

conférence de

y

La conférence aura à examiner de nombreux p,roblèmes, parmi lis attributions et la com'position des asiemblées ,législatives, le fonctionnement, les pouvoirs et I'organisation du gouvernement; la détermination du régime électoral. lesquels

Des contacts que nous avons déjà eus se dégage une te.ndance généralement favorable au suffrage universel pour I'assemblée centrale et pour les assemblées provinciales.

.

Cette confêrence d'honnêtes gens, ,de part et d'autre, doit nous permettre d'entendre les voix des Congolais à un moment décisif et âe dresser un program,me à souimettre aux Chambres, programme qui aurait reçr.r,l'approlbation pÉarlable des délégués congolais.

Pour ma part, j'envisage la possibilité de recourir à un mode de scrutin unique et je crois qu'il y a intérêt à écourter les opérations afin de ne pas prolonger la fièvre électorale. L'êcourtement de cette période nous semble nécessaire aussi du ,point de vue économique.

f'estime que, pour I'instant, il faut s'inspirer de deux principes-: écourter ta pertode de transition qui, par'définition, est une-période de malaise Lt enite" les recours trop nombleux au corps électoral, sous peine de ,provoquer sa désaffection à I'endroit des €rlections.

Tout ceci rentre dans le cadre de la politique d'indépendance. Ce que nous désirions c'est que ces structures répondent aux væux des populations...

Ces deux principes s'inspirent des nombreuses audiences et entrevues que jiai eués en Afrique et en Belgigue'où i'avais à mes côtés M. Scheyven. j'accepte cette ex'pres(Jne conférence, dite de la table rcnde sion, si romantigue soit-elle et même si elle-évogue le roi Artihur rteviait attoir liéu à la mi.janvier pour hâter la mise en place des

f'espère gu'avant la conférence de la table ronde, de nombreux r contacts auront ,lieu au Congo. |'espère gue cette conférence sera -coltaborer fructuense. La Belgique voudoa- y de tout son cceur, avec tout son sens constructif. El'le prouvera définitivement aux populations du Congo qu'en 1960, l'indépendance seta une chose acguise; I'in'dépendance dans I'amitié de la Belgigue, dans la solidarité des deux nations,

22i 220


DE L'OCTROI À LÀ NEGOCIÀTION

RESOLUTIONS DE KISÀNTU

M. Collard m'a posé des questions au sujet de la-table ronde' cette Du côté belge, I'ai dela précisé que les.députés vjendront à clair. que c'est

aolutlons préconçues, elle souhaite que le Congo préconise les institutions adaptées aux coutumes et aux préférences loca'les et répondant aux nécessités du pays. De si profondes transformations posent de g'r'aves problèmes. Le succès exige de I'ordre, de la bonne foi, le désir de faire ceuvre solide et durable.

"".itài"i."-"'iirialite

d'etitr du peuple belge. |e crois

là collab-o-rer à dégager !e suppose d'autre part qu-ils voudrqnt qu'ont dit MM. Collard et u"" iig""iolitique "o-Fur".'Après-ce fiouriâ"*,'i'espère {u'il pourra en êtrre ainsi' Ce n'est pas à moi à imposer un mandat aux parlementaires' M.Collardaparlé,despartici,pantscongolaisàlata,bleronde.

Ien'aiiamaisditquecedevaientêtredeséluscommururuxou t"r.iio-riu,ii.'L"rrqr; l" purl" de représe-ntants valables, cela signifie qu'ils doivent êtie les porte-parole des partis reconnus comme importants. (Texte du discours minisrértel à

Ia chambre l" r5-re-r959; cette verrion

d'"o,n;-l; C"-o" Ru.d, À."[tique et

des

séances.

_notes.de n'ayant pas encore paru 8u moment du tirage de "e livre')

est.établie

Ie textc dee AnnÀles

> Continuateur de la dynastie gui a créé cet immense et magnifique pays qui est le vôtre, je recherche avant tout vos intérêts propres et votre bonheur personnel. > |'ai tenu à venir en petsonne m'assurer su,r place des aspirations entières des populations dont I'avenir me tient intensément à c(tur. > Depuis près d'un siècle, la Belgique et le Congo ont réalisÉ une æuvre que le monde entier admire. Avec l'aide de Dieu, nos deux pays continueront à faire de grandes choses dans I'union et la fraternité.

>

(Allocution prononcée a

la Radio de

Stanleyville.)

1? il6oembre 1969 2? il6oembre 1069

MESSAGE

DU ROI AUX POPULATIONS DU CONGO

< Mes chers compatriotes, Belges et Congolars' me voici à nouveau parmi vous. |L m'en réjouis' Il me tardait de reveni'r en tur"â d'Afrique râyonnante d'esprit de nos efforts communs. ""ttu > De mon premier voyage, j'avais em'porté la conviction que dans une voie nouvelle. Que notre civilisatio; -;;;"rt"it- de;;it s'âniugét "l'Jt.o.iation de la Belgique. et du aËt"oit i:h;;-r" -

bil;

*iîUàr"

de l'émancipation des po,pulations autochtones.

> Maintenant, il s'agit de saisir et de satisfaire les aspirations laqitimes à;s habitants d"u Congo, tout eî leur évitant les déceptiJns d'une évolution désordonnée. > Cette phase, la Belgique I'a abordée avec rêsolution' Spontanêment, généreusement, âfe a appelé le Congo à une indépendance prochaine. > Lovalement elle exécute sa promesse selon des méthodes et I'intérêt de tous. Loin d'imposer des "onr"itt-e#î"t-ft*p6ti.nce 222

RXSOLUTIONS

DU CONGRES DE KISANTU

(PARTIS FEDERÂLTSTES) il . < Etant donné que 'le gouvernement belge s'est ren'du à l'évidence d'accepter 'le ,principe de 'l'indêpendance directement a,près la confêrmce de la table ronde, et étant donné qu'aucune date n'a été proposée, le congrès fixe à la Belgique rendez-vous au 5 janvier,prochain pour la détermination des modalités de passation des pouvoirs. Le congrès proclame pour ce falre,la campagne électorale ouverte dès maintenant en vue des êlections législatives. I,l attire la sérieuse attention du gouvernement belge sur le fait que le gouvernement issu des élections lêgislatives entrera irnmédiatement en fonction. Il attire aussi I'attention de la Belgique sur le fait que les partis signataires des 'prêsentes résolutions se refusent à toute discussion stérih sur les principes des r€solutions du ,présent congrès. Ils dêclarent dès à présent se refuser à toute discussion, sur le plan des prlnclpes, dcs relations entre le Congo et la Belgigue avant

223


DE L'OCTROI À LA NEGOCIÀTION

tES OPNONS DU PÀRTI NÀTIONÀL DU

PROGRES

l'entrée en fonction rdu gouvernement congolais dans le cadre des principes rdont il est question ci-dessus. lls déclarent aussi ne pas

reconnaître le vnte des Europê€fls, c€uX-ci ne remplissant pas encore les conditions int€rnationales admises pour l'exercice des droits politiques au Congo. > Le Congo réaffirme sa conviction dans le fédéralisme, seule formule capable d'assurer le développement harmonieux et l'êpanouissement normal de tous les habitants, >

27 rtQoombre 1969

LES OPTIONS

DU PARTI NATIONAL DU

.PROGRES

< Trois points maieurs retienne:rt actgellement I'attention opinion générale s'e)t,prime en faveur de I'accêlération de tlne ) I'accession à I'inddpcndance. f"e P.N.P. se fait le porte'parole de :

2, < Le congrès estime gue la structure fédérale est la plus viable dans un Congo indépendant pour gardd son unité nationa'le tant souhaitée. Il souligne que les subdivisions ad'ministratives actuelles sont Ên principe retenues. Il y aura donc six Etats fédéres qui pourraient être appelés < rêpubligues >> et qui seront subdivisés en provinces et en communes. Chaque république aura un ccvnseil lêgislatif élu au suffrage universel direct, sans nomination, ni cooptation, avec un p,résident élu au sein du consei,l. Elle sera dotée d'un exêcutif comprenant une équipe ministérielle présidée par un Fremier ministre. Des ministres seron bien entendu placés à la tête des départements rdes Etats fêdérés. La compétence des Etats fédêrés s'étendra sur la santé puiblique, la famille, les affaires sociales, I'agriculture, I'enseignement prim'aire, moyen et technique, les juridictions coutumières, t'art et la culture, les travaux pub'lics, la gendarmerie, le travail, I'information, les affaires intérieures, etc. >> ,Consi'dérant que les Etats fédêrés sont autonomes, chaque Eta,t membre établira une règle constitutionnelle propre, laquelle sera basée sur la constitution de I'Etat fédêrat. >> Sur le plan national, l'Union des républiques d'Afriquê c€ntr,ale en abrégé I'U.R.A.C. (qui sena donc la Fédération des Etats-Féderés) sera dotÉe d'un pouvoir exêcutif et d'un pouvoir judiciaire. > << [,e pouvoirlégisla,tif comprendra,deux chambres : la chambre des députés ou I'assemhlée nationale et 'le sénat. Le sénat sera élu par les conseillers ,des Etats. > Le,pouvoir exécutif : l'équipe ministérielle sera 'pÉsidée par un Premier ministre fêd&al Ses prérogatives s'êtendront à toutes matières d'intérêt national : affaires étrangères, finances fédérales, armée, êconomie fÉdérale, tnansports et télécommunication, industrie, enseignement universitaire, éducation nationale, affaires intérieures et travail. >

I

2l Le peuple congolais, en pa.rticipant dans une .très large majorité au scrutin de décembre a fait preuve de sa ryaturité politique qui milite,précisément en faveur de I'accélération du processus d'accession à son indêpendance. Ces électioùs, 3nx,quelles participèrent valablement rplus de 80 rp.c. de la population, constituent un test pour les élections qui, demain, donneront à notre future nation son premier gouvernement. 3) C'est au 15 janvler que le gouvernement belge a fixë. 'l'ouverture de la confêrence de la tabla ronde. Il faut fàire, à ce sujet 'deux remarques préliminaires : I ) C'est au Congo que ces assises doivent se tenir et, de préférence, dans une ville autre que léopotrdville; 2) Nous ne com'prenons pas pourquoi le gouvernement belge, s'écartant de I'esprit de sa Constitution, s'obstine à vouloir faire participer des parlementaires à cette confêrence. Les événements des derniers jours ont,prouvé le danger de I'immixtion politique et partisane.de la Belgique dans des protblèmes concernant uniquement le gouvernement belge et les porte"parole de I'opinion congolaise. > D'ailleurs, la conférence de la table ronde ne pourra s'éterniser. Elle ne ,peut offrir aucune occasion de vouloir diviser les Congolais sur un point où ils sont tous d'accord : la constitution d'un gouvernement congolais et l'accession rapide à son indep'encette opinion;

dance.

> Dans notre esprit, rla conférence de la table ronde ne peut d'aucune manière ,prendre I'allure d'une constituante qui, elle, plus tard, se penchera sur les problèmes de structure interne et externe du Congo indçendant. La table ronde devra simplement aborder les questions suivantes : a) L'Claboration d'un système électoral démocratique permettant la constitution dans le plus bref dêlai d'un gouvernement congolais responsable devant la nation; b) La fixation 'd'un timing précis pour I'accession à I'indépendance et à .la création ,du gouvernement en question, comrpte tenu des im,pératifg

et financiers; c) Sans vouloir préjuger des décisions que'le gouvemement congolais prenrdra dans ce domaine, le P.N.P. suggère que la table ronde puisse exprimer sous fo,rme de væu ses économiques

221

225


qFwirf

]*tltçc-rc--FllFFlsq-q

tES OPTIONS DU PÀRTI NÀTIONÀL DU

DE L'OCTROI A LÀ NECOCIATION vues guant aux relations entre qu'Etats souverains.

la Belgique et le Congo en tant

> C'est pourquoi, le P'N'P' fait la propo.sition :9tL111,"--.' L" la Co"go ;"Ud;J;i-u'". nécessairemenr'uné forme fêdérative, l'étendue posent que seule solutioo pou.,utt .ott.iti"t les exigences lu dispersion et la diver..qité de ses populations et ;;;-*rfti", serait

ses ,*r"our"", économigues. La Federation congolaise e.t Pour * Btut. provinciaux-gui, provisol"l1.t 9":,1:lto"t actuelles des administratives iiàit". d,'opportunit6, eponseîuiÀî-tJ" responsable :qu'il aPPar;";ifi;;;.'ë;;.i"* sl""L*ement congolais "un de ces Etats regrou,pement iàil;Ë;t"ar"-J"t a" procede, à d" ptpulad:P-:' des ethnisues ;ii;ité" ;^î.ài;;;;;G de Chacun Etats. ces de économiés des ;;;èr"-.;Àpie*."iÀi,re gouver.", Etttt,"ruit "tt principe souverain,-mais'dêléguerait,au (.T*nement f.cdcràl où ii serait représenté les pouvoirs-rêgallens innpôts',télécommllnlcatlons' armêe, budgets, justice, emprunts, naie, transports, rep"ésentJi""Ëlteit "ger, etc')' La ca'pitale fédérale tttuqu" état garderai[ la facultê de complêter quant ;;ii;;t". ses inrérêts,, mais devra ; fui û';;;;;i." à" .à" e""""Ïrs au mieux de base de toutes les constila à r'ir"ptt"'" du principe ;;;;;;t de t'Etat' le dro* prime fcdcrai ,"le droit ;;i;;lâa;.ies

J;

Ji"ire"

entérlnés par le Roi. ,Celui-ci sera représentê mandataire spécial.

PROGRES

au Congo par

un

Ainsi, dans les plus hrefs délais et compte tenu des continle peuple coargolais disposera d'un gouverne-

gences matérielles,

ment êmanan directement de ses élus. [a constituante se déclarera dissoute dès qu'elle aura terminê les travaux de ,rédaction de la Constitution. Au même moment, le gouvernement fédéral et ,les autorit€s des Etats provinciaux seront rdémissionnaires et de nouvelles êlections auront lieu selon le processus fixé par la nouvelle

Constitution. La période de transition sera ainsi ierminée et les rouages démocratigues du nouvel Etat congolais seront mis en place. (Communiqué du Comité National du P.N.P., signé par MM. Delvaux, ceclétairc national, Bolya, président national et Lopes, vice-président national).

Quant à savoir comment arriver le plug rapi'dement nos{bl9 le communtque à la mise en place d'un gouvernement fédérat' orécise : 1) en eto.Càu"t immédiatement après la table ronde à mlse en àes élecuons dans chacun des Etats provinciaux-pour.la universel et direct' désisuffrase au éhe ;Ë;'à:;;;-";;blâ onant en son seln une institution dénommée députation peraanente à I'assembiée fédérale' Le chef -p :i'iâ"tË"îi ecîi"*L"t ;"t àétesuet Il I'etat en u.remblée'de à'"1' éi" ::. iÇiï;;;Jii"i"î'"ï" -q.uestion. proL'Etat Etat. cet de J*â-e*f5À""iËft"i a" porivoir exêcutif -ÀrliiJi""osat r de tous droits et pouvoirs ordinaires rd'une nation .à"f-t"r-àroits régaliens et le droit- de sécession de #;;;Ji", i.lËact"["",' "*tir"tu la f orme i-deal" de décentralisation souhaitée I'assemblée fcdérale' o", tou, depuis si lo"giemps; 2) en créantpendant cette période unique iii,i""riat.i;l;;;trtte'chu,'bre sela tédêrale assemblée cette ie transition, la tâche première de consti' une somme en deviendra Elle filb;;;ii"; âe la constitution. services tu-àote ,mais gérera également avec la collaboration des pendant 3) du.pays; cou-rantes làs affaires_ .1"-*l6,il;-6; "a-ù"trrtifs"existanË, tr"rriîi-Ào,-tui prendra fin avec l'êlaboration de la

Ërirftîri"", l" R;i

des Éelôes, faisant dérogation'de ses obligations

comàe arbitr-e_du. jeune Etat ffiilil;;iraf"r,Uuigls, Ls"t consdéré de chef de I'Etat. C'est prérogatives les aïf;"t" Ë;;;Ë$6*a* membres-du gouvernement

fédérale qui 'proposêra 'les làJér"1, choisis en son'sein ou à I'extérieur, dont les mandats seront

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227


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f96O

I. LE PROTOCOLE SOCIA.L DE LEOPOLDVILLE < Iæs représentants des organisations interprofessionnelles des employeurs et des travailleurs, signataires du présent protocole, sont convenus de recommander aux af'filiês de leurs associations respectives le respect des principes suivants :

1) 2l

Le droit d'association, tel qu'il est reconnu par le décret du 25 lanvier 1957, implique pour tout travailieur régi par contrat de louage de services la liberté de s'affilier à un syndicat; Considérant gue des bonnes rdations entre travailleurs et em,ployeurs sont indispensahles, les chefs d'entreprise et leurs collaborateurs acceptent le fait syndical sans restriction et s'engagent à ne prendre au.cune mesure de nature à gêner ou à rporter préjudice à I'independance et à I'activité des syndicats.

De plus, il s'impose qu'aucune idiscrimination de quelque nature que ce soit, y compris celle qui serait fondée sur I'affiliation syndicale, n existe à l'égard de n'importe quel travailleur con-

cernant les conditions d'engagement

ou de promotion,

le

salaire pour le travail à valeur égale, les conditions de travail,

3l

le bien-être ou la stabilitê dans I'emploi; Les syndicats doivent respecter la liiherté du choix ou l'apprê. ciation des travailleurs.

LIBERTE D'ACTION.

4)

L'exercice

du droit d'association par les travailleurs implique

pou,r les syndicats la liberté d'action dans la défense des intérêts professionnels 'de leurs affiliés sans porter atteinte à I'or.dre public. C.ette liberté d'action confère notamment aux travailleurs le droit de se réunir en dehors des heures et des lieux de travail, de poser des revendications portant sur des heures et des lieux de travai'I, de poser des revendications poflant sur les

conditions du travail, de faire une propagande appropriée sans mettre en cause I'autorité des chefs d'entreprise, de recourin s'il y a lieu à la grève, étant entendu que les actes posés doivent respecter les persoûnes et les biens. Le droit de réunion dêfini ci"dessus s'étend rà I'intérieuldes citês de travailleurs. Les travallleurs y habitant et désirant s'y ,réunir doivent disposer d'un local appropriê pour autan,t qu'il en existe. Les 231


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RECONNÀISSÀNCE SYNDICÀLE

PROTOCOLE SOCIÀL

avoirlibre accès dans ces citês de travailleurs et dans ces locaux. Les organisations syndicales avertiront le chef du siège d'exploitation de la. visite de leur représentant. Les con'ditions 'de travail englobent notamment r I'application de la législation sociale, le règlement d'ordre intérieur de I'entreprise, Ies csnventions collectives et les contrats individuels de louage de services, I'application au personnel de 'l'entreprise du taux de salaire et la classification du personnel dans le cadre des dispositions légales ou conveïrtionnelles en vigueur; représentants syndicaux doivent

5)

[.e fait que les syndicats reconnus au Congo ne groupent actuellement dans certaines régions gu'une proportion réduite de tfavailleurs sous contrat ne peut constituer une entrâve à l'étarblissement de relations loyales entre travailleurs représentês par ces syndicats et les chefs d'entreprise.

EN CÀS DE CONFLIT.

7l

entendu que les actes posés doivent s'accomplir dans le respect des personnes et des biens;

8) Si un conflit collectif alfecte simultanément

plusieurs entreprises appartenant à la même ,branche d'activité et à la même région économique, ou encore plusieurs entreprises localisêes au même endroit, des contacts pourront s'établir en vue d'une solution com,ûrurte entre reprêsentants de I'ensemble des entre,prises et les organisations patronales et syndicales intéressées au conflit, avec t'assistance éventuelle de représentants de I'inspection du travail;

TA PRESENTATION DES REVEND/CÀTIONS.

A

cet effet, tenant com'pte des 'principes énoncés, les chefs d'entreprise veilleront à ce gue le fait d'être syndiqué n'entraÎne aucunê co,nséquence dommageable pour les travailleurs et ne leur enlève pas le droit d'exposer etr toute sécurité, soit personnellement, soit à I'intervention d'urie délégation syndicale, leurs points de vue ou leurs doléances. Le statut des délégations syn'dicales fera I'oblet d'accords régionaux entre organisations synrdicales et patronales au niveau de la 'province. Le fait d'être syndiqué ne dispense pas les travailleurs de respecter I'autorité et la responsabilité du chef d'entreprise ou ,de son dêlégué. Au contraire, ils doivent observer les règlements d'ordre intérieur des entreprises, les accords conclus enire les organisations signataires du présent protocole ainsi que la disci,pline'du travail;

6)

En cas de revendications collectives, les travailleurs sytdiqués des entreprises peuvent, s'il y a lieu, introduire celles-ci ,par I'entremise d'une délégation syndicale et se faite assister par des delégues pefmanents blancs ou noirs ,du ou des sièges intéressés. De même, les directions des sièges d'exploitation peuvent se faire assister par un dclegué de leur organisation. Il pourra être fait appel à des dirigeants d'organisations, de part et d'autre. Tout avantâge rtouveau, admis à la suite d'une action syndicale, sera indistinctement {reconnu à tous leg travailleurs du siège d'exploitation se trouvant dans la même situation.

23?

La menace d'un conflit collectif du travail fera l'ôjet, au sein de l'entrçrise, d'un effort de conciliation auquel seront associés les représentants du ou des syndicats intéressés et des représentants de l'organisation patronale. F.n cas d'echec, le litige sera soumis à une procédure'de conciliation définie par les- dispositions lêgales. Aucune grève, aucun lock-out ne pourront être déclenchés sans notification ,d'un préavis légal, après @uisement 'de toute procédure de conciliation, étant

9)

En cas de difficulté d'application des principes énoncés ou d'interprétation de ces principes, les organisations signataires s'engagent à se consulter et à se prêter leurs bons offices pour recommander une solution conforme au texte et à I'esprit du présent ,protocole.

ACTE DE BONNE FOI. Considérant que des conversations officieuses sont de nature à favoriser une comprréhension mutuelle, les représentants des organisations patronales et syndicales sont convenus de se rencontrer sur le plan régional, provincial, professionnel ou interprofessionnel, chaque fois que les circonstances l'exigent ou à la demande de I'une des parties, et éventuellement à titre exceptionnel sur le plan national dans des cas particulièrement importants.

Ils sont convenus de diffuser intégralement le protocole dans leurs ptrblications et de le porter à la connaissance des intéressés. Ce protocole est un acte de foi. Les organisations en prêsence s'engageit à I'appliquer loyalement. Elles décident de se réunir dans un an pour-tirer les conclusions de cette application. $tné por le F6dératlon dcr Entrcprbce du Congo (F.E.C,); la FédéraHon Congolaise dcr Clamo Moycnnor (FEDACOL); lc Cinlédératton des Syndicatr Chréttens du Congo (C,S.C,C.)r la Féd6ntlon Gdnlnlc du Travall de Belgtque et du Congo (F.GLB.-C.); lr C,cntnlc G{ailreh dar Syndlortr lJbôraur (C.G.S.L.B.).

233


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LETTRE PÀSTORÀLE COLLECTIVE

Aott

II.

1060

LETTRE PÂSTORALE COLLECTIVE DES VICATRES ET PRXFETS APOSTOLIQUES DU CONGO BELGE ET DU RUANDA.URUNDI

L'Eglise manguerait

à son devoir si, dans les circonstances

actuelles où nous assistons à des changements considérables, elle ne rappelait pas aussi clairement que possible quel doit être le rôle des chrétiens au Congo et Ruanda-Urundi.

Miseion de I'Egltre.

Tout le ciristianisme rrepose sur l'intervention de Dieu dans I'histoire. Dieu s'est fait homme pour nous dorurer la vie divine. Voilà la Bonne Nouvelle gue I'Egtise est venue apporter à nos pays. Fondêe par fésus-Christ et dirigée par I'action incessante du Saint-Esprit, elle a reçu la mission de rassembler les hommes de tûute nation, de toute race, de toute ,langue, dans I'unité du peuple de Dieu, pour les conduire à ta vie éterne,lle. Sa mission est donc essentiellement religieuse : annoncor aux hommes la Parole de Dieu, leur assurer les moyens efficaces du Salut et diriger les âmes dans les voies de Dieu. La règle pratique pour tout chrétien est cdle que NotreSeigneur a rlui-même énoncée : < Cherchez d'abord le Royaume de Dieu èt sa justice u (Mt., 6,33). Mais le chrétien, gui est fait pour le ciel, vit pourtant dans le monde et c'est dans ce monde qu'il doit réaliser $on Salut. Et comme ctr,rétien il a une mission à remplir vis'à-vis de ce mo:rde. Il doit s'efforcer d'y faire régner la vérité, la justice et la charité, de promouvoir toutes ûes valeurs humaines qui permettront à I'homme de mieux vivre en fils de Dieu; en u:r mot, de faire de ce mon'de, autant qu'il est possible, une ligure du monde à venir. Le chrétien doit assumar tous ces engagements dans le monde, il y est oblige par sa religion même. lC'est pourguoi I'Eglise a le devoirt et donc le droit, en vertu de la mission qu'elle a reçue du Christ, d'instruire ses fidèles sur leurs responsabi'lités dans la cité terrestre.

IXgntté de la peiaonne humaine Cette cité terrest're doit se construire en vue de l'épanouissement de la personne humaine. Celle-ci a une valeur sacrÉe : Dieu a 235


LETTRE PASTORÀLE COLLECTIVE

CINETIENS ET INDEPENDÀNCts

créé I'homme à son image et à sa ressemblance, et Il I'a sauvé au prix de son sang. c'est donc à promouvoir rla dignité de la personne humaine, .à garantir le respeci- de ses droits imprescriptibles que doivent s'attacher avant tout ,les institutions teàporefes. Toute structure de la cité gui arboutirait à étouffer la personnalité, à ,la ,méconnaitre ou à la sacrifier, ne ferait qu'une société

L'exerclce du pouvoir ne peut être mis au. senrice de I'in'térêt particu,lier des'diriieants ou d'une catégorie de citoyens : il doit servir

contre I'homme.

Mais I'homme n'est pas un être- solitaire, isolé, et moiqs que jamais en ce monde où nous vivons. Il ne,peut mener une vie vraisre:rt humaine, il n€ peut s'épànouir et deïelopper sa personnalité gu'au sein d'une communautâ: la c.ommunauté'familiate voulue pa" Dieu comme le milieu nêcessaire à I'homme, les com-un"uÉ;-ù;; larges_ or1 la personne humaine s'intègre dans la recherche en cqm. mun du bien de tous. chacun doit a'ioi,r sa place dans .o-À* nautés, trouver en elles le soutien indi,spensable à l'accomplissement """ de sa destinée et tetrr apporter le conc'ours d'un devoueËeni géné-

I'intérêt g€nénal. La politigue èst essentiellement I'affaire des laïcs et l'Eglise comme telle n'entend pas intervenir dans la mise e'n place et le fonctionnemènt des institutioùs. Elle demande à tous ses fidèles d'y collirborer activement, en citoyens soucieux du bien du pays, en chrétiens soucieux de la destinêe divine de I'humanité. Car chacun des rnemrbres de la communauté doit avoir son mot à di're selon ses capacités et ses possibilités. C'est pourguoi nous souhaitons gu'olt établisse une rloi électorale déterminant avqg justice hs pouvoirs et les devoirs des citoyens appelés à exprimer leur volonté. Entre-temps, nous avons le devoir d'éclairer les chrétiens dans I'usage qu'ils ferbnt de leur liberté,politigue en leulra'ppelant drune façon .plus précise leurs droits et leurs obligations.

reux.

La société terrestr€ doit être une grande communautê

hommes et pour les hommes.

des

Liberté et responsabilité des chrétiens.

s'il revient à I'Eglise de définir lss, ,principes moraux qui doivent guide.la société, dans le domaine iempôet c'est souJent au chrétien lui-même à décider de I'application pratique. .. Aq plan de I'organisation technigue des institutions tempo_ relles, le chrétien est libre, comme tôut homme, de choisir le, Toyels qu'il juge. les. plus aptes à assurer le progrès de la sociètè dans Ia justice et la charité. c'est le domaine p"op-re de l'action des l3ïcs. c'est p qu'incombe le soin d'etabrir tà" rt"r"t"iËs'prritiques, sociales,"uî économigues de ce monde, ,"rp".tàrri tùjou* la vraie destinée de I'homme a,ppeilé,par Dieu "r, et sauïé par le Ch"i"t. Mais li,berté et responsabilitê vont de pair. Libre de choisir les instituticrns, l'homme-est responsab,le de rlÀ , ruîo"n"u" ou Ie malheur d'un peuple peui ett dépendre. cette "tt"i.respon"utirite des plus lourcl-es qui soient. Les chrétien, ,'y :..r-].,"-1" dérober. Adultes dans la foi, adurltes dans ra vie civilè, ""-;;;;;; ib J à -ry ont '--' agir en hommes libres, ;"r,p";;bi;;-dll"u"" u.t"". Les chétiens et la politique. La politiqu.e est I'art de conduire la société vers le bien de tous.

ue souci du bien commun doit constituer re critère 236

fondamentar.

Ind{pendalrce.

L'Eglise salue avec grand espoir I'annonce de I'independance du Congo et du .Ruanda-Urundi. Blle se plaît, à cette occasion, à rendre un hommage solennel à l'æuvre gue la Belgique ê âccomplie en Afrique. Elle est convaincue gu'avec'la loyale et généreuse collaboration de tous, ces 'pays.peuvent devenir prospères et heureux, capables 'de tenir dans l'histoire de I'Afrique et du monde le rôle que la Providence leur réserve.

Déià dans leur;Déclaration de 1956, les Evêques du Congo et

du Ruanda-Urundi avaient affirmé le droit des habitants de ces pays de prendre ,part à la conduite des affaires publiques, et souligné que I'Eglise comsidère l'énnancipation d'un peu'ple com'me légitime du rnoment gu'elle slaccomplit dans le respect 'des droits mutuels et de la charité. Le Pape Pie XII, dans son Encyclique FIDEI DONUM du 2l avljl :1957, êcrivait notamment : < ,l'Eglise gui, au cours des siècles, vit dêjà naître et grandir tant de nations, ne peut qu'être particuliprement attentive aujourd'hui à I'accessioqlde nouveaux peuples aux responsabilités de la liberté politique. Plusieurs fois déjà, Nous avons invité les nations intéressées à 'procéder dans cette voie selon un esprit de paix et de com'préhension réciproquê. ( Qu'une liberté politigue juste et pro'gressive ne soit pas refusée à ces peuples (qui y aspirent) et gu'on n'y mette pas obstacle r, dlslons-nous aux uns i et Nous avertissions les autres de c rcconnaltre à I'Europe le mérite de leur âvânc€ment ; sans con influence, éten'due à tous les domaines, ils pou,r237


LETTRE PÀSTORÀLE COLLECTIVE

raieît être entraînés par un nationalisme av€ugle à se jeter dans le chaos ou dans I'esclavage > (Radiomessage de Noël 11955). En renouvelant ici cette double exhortation, Nous formons des væux pour que se poursuive en Afrique une ceuvr€ de collahoration constructive, dégagée de prêjugés et de susceptibilités réciproques, préservée des sêductions et ,des étroitesses du faux nationalisme, et capable d'étendre à ces populatio,ns, riches de ressources et d'avenir, les vraies valeurs de la civilisation chrétienne qui ont dClà porté tant de bons fruits dans d'autres continents >. L'Eglise, qui a été la première à confier des responsabilités i,m,portantes aux Africains, veut favoriser cette accession à I'indêpenrdance en mettant à'la disposition de ceux qui doivent organiser les rouages de I'Etat les lumières de la doctrine chrétienne en matière dbrdre internatioqral, de démocratie rpolitique, de relations sociales, de vie,professionnelle, d'activité économique. Les enseignements lde son divin Fondateur, comme I'action qu'Il a exercée en elle au cours des siècles, ont enrichi la sagesse de I'Eglise. Ils lui permettert d'apporter aux peupfles les' ,principes qui établissent les communautés nationales sur des bases solides. Qrclques problèmes particuliers. Certains problèmes particulièrement graves se posetont, dès le dêbut, à la conscience des ,dirigeants de nos communautés du Congo et du Ruanda-Urundi. 1. Quel que soit le régime que se domne un Etat, si I'on veut - stable gu'il soit et conforme au génie de la nation, il est nécessaire gu'on l'enracine dans les ûraditions iles plus éprouvées et les plus authentigues. Tout peuple a son trnêsor de sagesse séculaire et d'expérience pratique qui lui vient des anciens et où s'exprime- sa personnalité, il serait peu sage de ne pas en, tenir com'pte.

2. Le sort des petits, 'des pauvres, des masses déshéritées - nombreuses, doit être au premielplan rdes p,réoccupations encore si de I'autorité. Un effort énorme reste à faire pour amener ces populatiqns à la maturité politique comm€ à une condition de vie pleinement humaine. Une évolution politigue, sociale ou économique qui favoriserait une minorité en nêgl