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Peintre en bâtiment, un métier polyvalent

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L’armée, une formation P 10 pour l’avenir

INFIRMIERE

ChEz VéoLIA

S’investir mais prendre du recul.

Il surveille l’eau du robinet.

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Etienne Renouf, maître des lieux

Au service des autres

3 mars 2012 - www.lamanchelibre.fr

formation

Les métiers qui recrutent C’est la crise, les emplois sont rares. Et pourtant. Des métiers recrutent et offrent des postes intéressants.


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SPECIAL/FORMATION Ces métiers où il y a de l’emploi

C’est la crise. Et ce n’est pas qu’une impression, un ressenti pour reprendre un concept très à la mode. Les difficultés de l’emploi sont réelles et touchent cruellement de nombreux Français. Parmi ces millions de chômeurs, beaucoup de jeunes, diplômés ou non. Comment faire face ? Faut-il se réorienter ? Entreprendre une autre formation ? Autant de questions auxquelles il n’est pas facile de répondre. En quelques pages, la rédaction de La Manche Libre a voulu faire un petit tour, non exhaustif, de ces métiers dans lesquels il est encore possible de trouver du travail. Certains sont accessibles par un concours. Car la fonction publique recrute encore, notamment les métiers des armées et de la sécurité. Le bâtiment est toujours en recherche de bras. Et les chefs d’entreprise se plaignent d’ailleurs de ne pas trouver de jeunes ayant les qualifications requises. L’hôtellerie est aussi un métier dit “en tension”. Pour d’autres secteurs abordés, le professionnel se crée son activité. On recherche toujours des bouchers et des boulangers. Ce sont des métiers difficiles, mais dont il est possible de vivre honorablement. La santé cherche aussi des bras. Les médecins manquent chez nous, tout comme les kinésithérapeutes. Alors, faites votre choix.

Jean-Pierre Girard est artisan boulanger avenue des Matignon à Granville. Avec son équipe, il éprouve une grande fierté à exercer son métier chaque jour.

REPERES

■ 112 étudiants Le BTS opticien-lunetier du lycée Marie-Curie de Vire accueille 64 étudiants en première et deuxième années de formation initiale, 32 étudiants en première et deuxième années de formation en alternance et 16 étudiants en licence professionnelle par alternance

■ 100% Le taux de réussite en formation initiale est de l’ordre de 100% et de 70% en formation en alternance. Le BTS de Vire, de ce point de vue, est le premier au niveau national.

■ Vingt ans Le BTS opticien-lunetier de Vire, dont le chef des travaux est toujours Catherine Blanc, a été créé en 1993. Il fêtera donc ses vingt ans l’an prochain. A l’époque, on ne comptait que trois formations publiques de ce genre en France. Depuis, elles se sont multipliées, tant dans le public que dans le privé, ce qui fait que le secteur est désormais à saturation.

Yohann Renault, opticien : né, formé et installé à Vire ! Yohann Renault a obtenu son BTS d’opticien en 1998, au lycée Curie. A 33 ans, Yohann Renault est opticien à l’enseigne Vision Plus, au pied de la Porte-Horloge de Vire. Un magasin qu’il a ouvert pour son propre compte le 28 septembre 2009, alors qu’il n’avait que 30 ans.

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3 MARS 2012

Né à Vire où son père travaillait chez Guy-Degrenne et sa mère chez Filtrauto, ce fils unique a fait ses études au collège du Val de Vire, puis au lycée Marie-Curie où il a décroché un bac STL en 1996. Ayant “accroché” aux cours d’optique donnés au lycée, c’est tout naturellement qu’il a postulé à l’entrée en 1re année du BTS optique créé quelques années plus tôt dans ce même lycée Curie par Paul Jean et Catherine Blanc. Il en est ressorti deux ans plus tard titulaire du BTS, après avoir assuré un stage de six semaines chez Dano, autre opticien virois. Dès lors, le lycée Curie ne préparant pas encore à la maîtrise, Yohann Renault a dû s’expatrier et s’est retrouvé dans un magasin Atol des Pieux, pendant neuf ans,

Par ordre d’installation, Yohann Renault est le sixième des sept opticiens ayant pignon sur rue à Vire.

avant de rejoindre les opticiens mutualistes de Flers. Aujourd’hui, il est satisfait d’avoir franchi le pas, même s’il n’a pas pris de vacances depuis plus de deux ans. Il espère développer suffisamment son affaire pour embaucher un salarié et pouvoir se libérer un peu. En attendant, il est toujours passionné par son métier, qu’exercent également six concurrents à Vire, et suit très

attentivement ses nombreuses évolutions. Il surveille aussi avec attention l’évolution du commerce et souligne qu’au cours de certains mois de l’an dernier, et pour la première fois, le nombre de créations de magasins d’optique a été inférieur au nombre de fermetures… Une nouvelle preuve que les arbres n’atteignent jamais le ciel.


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sPECIAL/FORMATION Boucher-charcutier : l’excellence au service du goût Dans la filière artisanale, le métier de boucher-charcutier est un de ceux qui attirent le plus. “D’un commerce à l’autre, le paté de lapin n’aura pas la même saveur. C’est tout l’avantage de ce métier et aussi sa magie, le “coup de patte” de l’artisan”. Quand il parle de son activité, Etienne Roupsard est intarissable. Installé depuis 11 ans comme boucher-charcutier à Coutances, il mène sa barque avec l’étoffe d’un passionné. “Avant d’être ici, je tenai un commerce du même type à Pont-Hébert, près de Saint-Lô. J’ai débuté en étant salarié dans sept entreprises différentes, pour apprendre toutes les ficelles du métier”.

Un métier qui attire les jeunes

Etienne Roupsard, à 46 ans, a déjà 31 ans de métier au compteur ! Il est passé par l’apprentissage, chemin inévitable pour accéder à ce métier de bouche.

L’apprentissage, la meilleure voie pour devenir boulanger

Se former en continu Du pain ordinaire à la tarte normande soufflée au cidre, en passant par les œufs en chocolat ou les viennoiseries, tout a été façonné entre ses mains et celle de ses ouvriers et apprentis, et ce dans des locaux et des tenues irréprochables. “La première image

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Mettre la main à la pâte, quoi de plus logique pour ce métier ! Le pain n’attend pas. Denis Carville rejoint son four, visible depuis la rue, d’où il retire les plaques de baguettes chaudes et croustillantes. Il est 17 h 30 et ces “Campaillettes” vont remplir la huche de la boulangerie “Au Petit Bonheur”. “Le pain de tradition a sauvé notre profession”, certifie cet artisan de 45 ans, installé à Saint-Hilaire-du-Harcouët depuis 2004, mais dans le métier depuis trente ans. De ces années d’apprentissage au CFA de Coutances, aujourd’hui l’IFORM, et au sein d’une boulangerie-pâtisserie à Chef-du-Pont, Denis Carville a conservé une pratique à la fois authentique et stricte de sa triple activité de boulanger, pâtissier et chocolatier.

Durant toutes ces années, il a vu sa profession évoluer. “Les conditions de travail se sont améliorées. Maintenant, il y a moins de charges lourdes, le boucher ne transporte plus les carcasses”. D’un autre côté, le métier s’est complexifié. “L’offre s’est diversifiée, on doit présenter de plus en plus de produits travaillés. Deux fois par an, je

m’oblige à aller à Paris pour suivre des formations”. Face à un métier qui évolue, les formations ont suivi le pas. Brevet professionnel et bac pro sont venus s’ajouter au traditionnel CAP boucher, qui, lui-même, si le jeune en reste au stade du CAP, peut être suivi d’une formation complémentaire “charcutier”. Toutes ces formations sont dispensés à l’Iform, l’Institut de formation de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Manche, à Coutances. Plus d’une centaine de jeunes y sont actuellement scolarisés en boucherie et/ou charcuterie. Ces formations ont la cote, sans doute dopées par la revalorisation des métiers de bouche induites par les émissions de téléréalité. Sans compter qu’un jeune boucher, avec quelques heures supplémentaires, peut toucher 1 500 euros net mensuel. Pas de soucis non plus du côté des débouchés, pour un métier qui semble retrouver une seconde jeunesse. “On note un retour de la clientèle en boucherie traditionnelle, vers le fait-maison”, explique Etienne Roupsard.

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A la boulangerie “Au petit bonheur”, Patricia et Denis Carville emploient un ouvrier boulanger et quatre apprentis.

compte”, fait valoir son épouse, Patricia, chargée, avec une apprentie, d’accueillir les clients en boutique. Cette authenticité et cette transparence dans l’élaboration de ses produits, Denis Carville met un point d’honneur à les transmettre à ses salariés. “Si nous ne formons pas nos jeunes, qui reprendra après nous ?”, répète-t-il, persuadé que l’apprentissage reste la meilleure

voie pour apprendre le métier de boulanger. “Un apprenti dans une entreprise va être plus rapidement confronté aux difficultés du métier. Il entrera de plain-pied dans la vie active et apprendra à travailler”. Lui-même suit chaque année, en région parisienne, un stage de plusieurs jours chez son principal fournisseur de chocolat. Question de garder la main !

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sPECIAL/FORMATION Médecin généraliste : l’envie de rendre service

La médecine généraliste demande de longues années d’études mais offre une grande variété de sujets à traiter. Avant d’être médecin généraliste, il faut s’armer de patience ! Et passer de longues années plongé dans la lecture de gros ouvrages. Le cursus des études est d’environ dix ans. Il faut passer la deuxième année de médecine pour s’orienter vers le concours de l’internat, réputé pour être un des concours les plus difficiles des études supérieures en France. Ensuite, durant son internat, on s’attaque à la pratique de la médecine, avec des stages en hôpitaux et chez les praticiens. Puis l’interne doit se plonger de nouveau dans un travail de recherche en s’attelant à sa thèse, passage obligatoire pour devenir médecin généraliste.

L’art de l’écoute L’étudiant ayant passé l’épreuve de la thèse peut enfin être médecin généraliste. “Il peut choisir le milieu hospitalier ou être médecin de ville, en libéral”, indique Jean-Yves Bureau, président du Conseil de l’Ordre des médecins de la Manche. Le médecin d’hôpital aura plutôt

un rôle de premier recours, assurant un premier diagnostic avant de rediriger le patient vers un spécialiste. En libéral, le médecin doit avoir un rôle d’écoute et bien connaître son patient et son entourage. “En Espagne, ils ont une expression que j’aime bien. Les médecins généralistes sont appelés des médecins de famille. On doit connaître par cœur nos patients”, explique le Dr Bureau. Les médecins généralistes ont donc une clientèle fidèle et sont notamment spécialisés dans le suivi des patients ayant des maladies chroniques telles que le diabète qui nécessitent une surveillance particulière. Leur rythme de travail ? Il faut savoir que les médecins généralistes sont très demandés. “Quand on rentre dans ce métier, on doit s’attendre à sacrifier une partie de sa vie privée”, déclare le médecin généraliste de Saint-Martin-deLandelles. Il ajoute en contrepartie : “C’est le plus beau métier du monde et nous, anciens du métier, devons être attentifs à nos jeunes confrères pour leur donner le goût de cette discipline”.

Jean-Yves Bureau est président du Conseil de l’Ordre des médecins de la Manche. Il exerce, avec 35 ans de métier, à Saint-Martin-de-Landelles dans le sud-Manche, une zone rurale où les médecins sont très demandés.

Kinésithérapeute : un métier exigeant Il faut le savoir : le métier de kinésithérapeute demande beaucoup d’investissement personnel. Mais en retour, il y a la satisfaction, après une grosse journée de travail, de contempler les progrès des patients grâce à ses mains expertes. Les journées sont bien remplies. “Ici, nous accordons environ une demi-heure de séance par patient. Nos journées commencent à 8 h pour se terminer à 20 h”, explique Bertrand Tailpied, installé à Bayeux en association avec Lucie Martin.

Il arrive aux kinés de prendre en urgence des patients, comme des jeunes enfants touchés par des infections respiratoires. Avant d’arriver dans le métier, il faut aussi beaucoup travailler. Plusieurs voies sont possibles : on peut passer par une faculté de médecine, puis entrer dans son école de kiné. Il y en a une vingtaine en France. Sinon, il existe des écoles de kiné privées. C’est ce qu’a choisi Lucie Martin. “J’ai fait une prépa à Caen avant de rentrer à l’école de

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kiné d’Alençon, la seule de BasseNormandie”. Ensuite, c’est parti pour trois ans d’études avant d’arriver au concours de sortie, un concours difficile, avec “2 à 3 % de réussite selon les écoles”. Une fois cette étape passée, on obtient son diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute. Là, aucun souci pour trouver du travail. Le métier est très demandé. On peut choisir de s’orienter en libéral, dans un centre de rééducation ou à l’hôpital. e

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SPECIAL/FORMATION Infirmières : “On ne fait pas ça par hasard !” Les postes ne manquent pas, le travail non plus… “Ce sont des personnes que nous avons entre les mains. Nous avons beaucoup de responsabilité !”, souligne Nelly Campion, infirmière au centre hospitalier de Saint-Lô. Parallèlement, l’emploi du temps des infirmières devient de plus en plus contraignant : “Nos horaires sont très variables. Nous n’avons pas un rythme de vie régulier. Ca devient même presque difficile de poser des vacances… On ne fait pas ça par hasard, il faut vraiment aimer ce boulot !”, explique sa collègue Virginie Gendrin. “Aujourd’hui, être infirmière demande d’être résistant physiquement et psychologiquement”, ajoute Philippe Prod’homme, directeur de l’Institut de formation aux soins infirmiers de Saint-Lô (IFSI). “Elles sont toujours debout, soulèvent des malades et assurent un service de nuit. Elles côtoient la mort et la douleur et des situations souvent difficiles.” Virginie Gendrin précise à ce sujet : “Il faut s’investir à fond, mais aussi savoir prendre du recul, sinon on finit par craquer…” Ce n’est donc pas un métier de tout repos, loin s’en faut.

une épreuve orale. A Saint-Lô, nous avons chaque année en moyenne près de 400 candidats pour 59 reçus et 15 % de nos places sont réservées à des aides-soignants qui souhaitent se spécialiser.”

Du travail sans problème !

Virginie Gendrin, au premier plan, et Nelly Campion aiment leur métier, mais ne chôment pas ! Elles effectuent d’ailleurs des horaires flexibles.

“La formation est ouverte à toutes sortes de Bac et aux personnes pouvant justifier d’un DAEU, Diplôme d’accès aux études uni-

versitaires, explique Philippe Prod’homme. Pour intégrer l’école, il faut réussir le concours d’entrée qui comporte une épreuve écrite et

Deux autres hôpitaux forment les infirmières dans le département de la Manche : Cherbourg et le centre Avranches-Granville. Les étudiants sont alors formés en alternance pendant trois ans et obtiennent, depuis la réforme, un niveau licence. Les élèves qui valident les deux premiers semestres ont même le statut d’aide-soignant. “Cette formation a une très bon aura pour faire du baby-sitting ou de l’accompagnement auprès des personnes âgées pendant ses études. C’est clair, les infirmières sont en déficit. Si l’on est mobile, on trouve du travail sans problème. Aucune de nos étudiantes ne se retrouve au chômage à la sortie de l’école”, indique le directeur. Estelle Grasset, infirmière qui cherche à s’installer dans la région, confirme cette tendance : “J’ai appelé l’Adecco Médical, j’avais à peine demander un dossier d’inscription que la secrétaire me proposait déjà d’effectuer des remplacements.”

REPERES

■ Formation Les IFSI, Institut de Formation aux Soins infirmiers, forment les futures infirmières en trois ans. Tous les bacheliers ou personnes détenant un DAEU, diplôme d’accès aux études universitaires, peuvent s’inscrire au concours. La liste des IFSI est disponible sur www. infirmiers.com.

■ Rémunération La rémunération est variable. Elle peut être de 1 500 € nets en début de carrière en milieu hospitalier. Elle peut varier du double au triple en libéral, à condition de faire 12 à 13 heures par jour.

■ Diversité La profession offre un large panel de possibilités : infirmière d’usine, de lycée, militaire, de prison, libérale, en clinique, en milieu hospitalier, en crèche, en maison de retraite, en ONG ou en PMI (Protection maternelle et infantile).

Les sages-femmes ont leur discipline La formation initiale de sagefemme vit un bouleversement. Cette réforme permet aux étudiants de se voir délivrer, à l’issue des 4 semestres de formation qui suivent la 1re année commune aux études de santé (PACES), le diplôme (Licence) de formation générale en sciences maïeutiques. Ce diplôme sanctionne la 1re partie des études en vue du diplôme d’Etat de sage-femme. Mais, ces études font l’objet d’une autre évolution : l’intégration de la formation

initiale à l’université. Depuis la loi du 21 juillet 2009, la formation peut être organisée au sein des universités, sous réserve de l’accord du Conseil régional, notamment sur les modalités financières. L’objectif est d’intégrer la formation de sagefemme à l’université d’ici à 5 ans. La première école universitaire en Maïeutique a ainsi été créée à Marseille en 2010 et les sagesfemmes ont intégré la Commission pédagogique nationale des Etudes en Santé. L’arrêté “Diplôme

de formation initiale en sciences maïeutiques” a été rédigé pour que la 1re partie du programme du niveau Licence soit mise en application en septembre 2011. Toutes les formations médicales sont orchestrées à l’université sous l’égide de l’Enseignement supérieur. Les sages-femmes étaient les seules à ne pas avoir leur propre discipline. Même s’il faudra quelques années pour la constituer, la discipline maïeutique vient de voir le jour.

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SPECIAL/FORMATION L'INSTITUT SAINT-LO OUVRE SES PORTES Venez nous découvrir SAMEDI 17 MARS 2012 de 9h30 à 16h INSTITUT SAINT-LO Ecole, Collège, Lycée Général et Technologique ES, L, S, STG, Lycée Professionnel Métiers Services Administratifs, BTS CGO et MUC Internat et Restauration Rue de l’Oratoire 50180 AGNEAUX Tél. 02.33.77.17.17

PREPARATION AUX METIERS DU CHEVAL ET AGRICULTURE PORTES OUVERTES LE SAMEDI 10 MARS Formations scolaires à temps plein

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Peintre en bâtiment rien ne vaut la pratique ! Peintre en bâtiment, un métier polyvalent ouvert à tous, même aux femmes. Tous les matins avant 7h, Wilfried Heckman donne à chacun de ses 10 peintres en bâtiment leur feuille de route pour la journée. Les chantiers de rénovation ou de construction sur lesquels ils interviennent se trouvent dans tout le nord-Cotentin. “En ce moment, j’emploie une jeune qui prépare un Bac Pro”, explique l’entrepreneur. La jeune Cindy, 17 ans, travaille en effet en alternance dans l’entreprise. “Elle apprend le métier en entreprise tout en suivant une formation”, ajoute M. Heckman. La présence de Cindy dans l’entreprise de peinture en bâtiment est la preuve que la profession s’ouvre aux femmes. La profession demande des qualité de précision et d’organisation qui plaisent souvent aux femmes. Il n’y a pas encore si longtemps, comme dans l’ensemble des métiers du bâtiment, le personnel était exclusivement masculin. Aujourd’hui, la gente féminine est de plus en plus présente sur les chantiers et c’est tant mieux.

Forcément polyvalent “Dans la peinture en bâtiment, il y a deux types de métiers, la peinture intérieure et la peinture extérieure. Cela suppose deux techniques et deux formations différentes. Cela nécessite surtout une qualité :

Pour Wilfried Heckman, dirigeant d’une entreprise de peinture dans le Cotentin, rien ne vaut la pratique pour faire un bon peintre.

la précision et la propreté sur le chantier”, indique encore le chef d’une entreprise spécialisée dans la peinture en bâtiment. “Un peintre doit savoir préparer un chantier, nettoyer une surface, déployer un revêtement et bien sûr peindre proprement en tenant compte des finitions”, ajoute le professionnel. La préparation des surfaces et des enduits est donc essentielle et nécessite une formation. Par ailleurs, le métier exige que l’on sache aussi lessiver, décaper ou encore poncer. Il faut aussi savoir monter un échafaudage et y travailler dans des positions sou-

vent inconfortables. Un détail à ne pas oublier quand on débute. Enfin, selon la taille de l’entreprise, il n’est pas rare que le peintre apprenne à poser des sols ou des papiers peints, et qu’il donne un coup de main à divers autres métiers qui viennent “toucher” son travail, comme par exemple la pose de menuiseries - fenêtres, bardage, pleintes, placo… Quoi qu’il en soit, comme toujours dans les métiers manuels, rien ne vaut l’expérience. “Un jeune qui commence à 17 ans, dix ans plus tard, il fait un bon peintre”, conclut Wilfried Heckman.

REPERES

■ Formations Plusieurs formations existent : CAP peintre applicateur de revêtement, plâtrerie-peinture, BP peintre application de revêtement, Bac pro ou encore BTS aménagement et finition. Des qualifications accompagnées par l’apprentissage et l’alternance en entreprise, la meilleure façon d’apprendre le métier.

■ Salaires Un ouvrier débute avec un Smic d’environ 1 392 euros. Un chef d’équipe peut espérer

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Grâce à des formations complémentaires, un peintre en bâtiment peut évoluer par exemple vers la décoration d’intérieur. Il peut se spécialiser dans la réalisation de faux marbre ou encore de trompe-l’oeil, deux techniques très prisées par les décorateurs.

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1 450 euros. S’il est à son compte, les salaires peuvent grimper de 2 300 euros jusqu’à 4 400 euros. Selon le carnet d’adresse et la nature des chantiers et des clients, ce salaire peut encore évoluer.

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SPECIAL/FORMATION Le privilège de poser la première pierre

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AVRANCHES

Le maçon ne connaît pas la crise tant que la construction se maintient. C’est au pied du mur que l’on voit le maçon. Ce vieil adage est toujours d’actualité mais les compétences demandées pour les métiers de la maçonnerie et du béton sont multiples tant les matériaux utilisés et les façons de les mettre en œuvre sont nombreux. Le maçon traditionnel est un ouvrier spécialisé en construction des murs, des fondations, des chapes et des dalles. Il exécute aussi bien des réalisations de gros œuvre que de légers ouvrages. Le maçon est le premier intervenant sur le chantier. Il a le privilège de commencer l’édifice en posant la première pierre ! De son travail va souvent dépendre la bonne marche du chantier et l’entière satisfaction du client.

L’art du coffrage Le coffreur boiseur est spécialisé dans l’utilisation du béton armé. A partir des plans fournis, le coffreur prévoit la quantité de béton nécessaire, le bois et les matériaux dont il a besoin. Il réalise des boisages et des moules appelés coffrages. Le coffreur travaille, en équipe, sur des chantiers, en plein air et par tous les temps. Il porte des charges, gravit des échelles, se déplace sur des échafaudages. Le coffreur-brancheur intervient lors

Horaires : 10h-12h et 14h-17h

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En 2009, le secteur du bâtiment a marqué une pause, mais de nombreux départs en retraite seront à remplacer.

de la construction d’ouvrages d’art et de génie civil, ou de bâtiment d’une certaine importance - habitations collectives, locaux industriels, bureaux, édifices publics, etc. - dont l’ossature est constituée d’éléments en béton armé. Il réalise les travaux de fondations, les assemblages d’éléments en béton armé réalisés sur place ou préfabriqués. Le maçon finisseur intervient en cours et en fin de chantier pour réparer les imperfections de l’ouvrage. Cela nécessite d’avoir l’œil critique et le sens du détail. Il existe aussi des techniciens de maçonne-

rie qui participent à l’élaboration des projets de construction dans les bureaux d’études. Leur rôle est notamment de calculer la résistance des bétons. Le marché de l’emploi est plutôt favorable à l’heure actuelle pour les maçons car il y a une grosse pénurie de métiers qualifiés. Le salaire pour un débutant est proche du Smic, mais au fil des ans, de son expérience, de sa spécialité, il peut toucher jusqu’à 2 500 euros par mois. La rémunération dépend également des régions. La BasseNormandie n’est pas réputée pour ses hauts salaires.

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REPERES

■ Les formations Le Certificat d’Aptitude professionnelle (CAP) est délivré en formation continue ou en alternance dans de nombreux établissements bas-normands. Dans le Calvados : CFA du bâtiment Jean-Hochet à Caen, SEP du lycée de Laplace à Caen, Les Apprentis d’Auteuil à Lisieux. Dans la Manche : Etablissement régional d’enseignement adapté RobertDoisneau de Saint-Lô, lycée professionnel Ingénieur-Cachin de Cherbourg, CFA du bâtiment et des travaux publics Paul-Bocage à Coutances.

■ Les Compagnons Les Compagnons du Devoir assurent également la formation diplômante du CAP maçon. Leur maison est située près de Caen, 16 rue du Château, 14740 Sainte-Croix-GrandTonne. Tél. 02 31 08 14 46

■ Les évolutions de carrière Après quelques années, un maçon peut devenir chef d’équipe, puis chef de chantier (gros œuvre, TP) ou se mettre à son compte comme artisan. Il peut aussi se spécialiser, en tant que façadier par exemple.

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sPECIAL/FORMATION Etienne Renouf rend à l’eau usée toute sa clarté

Il n’est pas magicien, mais il a un vrai pouvoir. Etienne est le maître des eaux ! Au départ, le Saint-Lois Etienne Renouf n’avait pas forcément prévu de travailler chez Véolia, dans le traitement des eaux. Mais depuis qu’il a pris ce tournant, il semble s’épanouir dans son métier et ne rien regretter. A 32 ans aujourd’hui, il examine son parcours professionnel avec une certaine satisfaction : en fait, il a l’impression d’avoir fait les bons choix au bon moment. Sa formation initiale a été l’obtention, en 2000, d’un BTS mécanique et automatisme au lycée Curie, rue de l’Exode à Saint-Lô. C’était une bonne base de départ pour travailler dans l’industrie. Et tout naturellement, il a été embauché en région caennaise, chez Moulinex, pour gérer un parc de machines et devenir responsable de ligne.

Un novice chez Véolia Après les déboires de Moulinex, il passe dans la filiale moteurs, Euromoteurs, à Saint-Lô. Mais en 2007, l’entreprise vit ses derniers

Etienne Renouf est un des experts de la station de traitement des eaux usées de la communauté d’agglomération saint-loise, promenade des Ports.

soubresauts. Il faut trouver une solution de repli. “J’ai travaillé ensuite un an chez Picot, sous-traitant auto, à Coutances”, explique-t-il.

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Puis une offre de l’agence pour l’emploi attire son attention : “ils cherchaient un électromécanicien pour le service des eaux saint-lois.

Ça m’a intéressé…” C’est comme cela qu’il débute dans le domaine où il exerce actuellement. Dans l’agglomération saint-loise, la ges-

tion de l’eau est confiée à la société Véolia. Le voilà donc en première ligne, avec ses collègues, sur la station de traitement des eaux usées de la promenade des Ports, dans un coin retiré de la ville préfectorale. Son bagage, très technique, lui permet de n’avoir aucun problème pour assurer maintenance et dépannage sur les conduites, les bassins, les pompes, les machines tournantes, les automates… Ensuite, on lui a enseigné en interne le métier de l’eau proprement dit : analyses, vérification des taux de nitrates… Travail de labo, réactifs, colorimétrie, il a tout intégré. “J’ai bien appris avec mes collègues”, souligne-t-il, “et aussi en stage, sur le campus Véolia à Romorantin, dans le centre de la France”. Tout cela lui plaît. D’autant que la station saint-loise est récente et moderne. “C’est mieux encore que l’industrie”, estime-t-il. Mais il est toutefois pleinement convaincu que son BTS et ses compétences de départ ont été les atouts majeurs pour être embauché par Véolia, en 2008. Dans cet énorme groupe, il aura peut-être ensuite la possibilité d’évoluer. Quoi qu’il en soit, il ne s’est certainement pas trompé. Car épurer l’eau, c’est par excellence un métier d’avenir. Et dont on aura toujours besoin dans chaque bassin de vie.

Sylvain Baillard vend des machines agricoles “Dans mon secteur d’activité, il y a toujours la possibilité de trouver un emploi”. Commercial au sein du site manchois de Saint-Gilles des établissements Blanchard, spécialisés dans la vente de machines agricoles et d’engins de travaux publics, Sylvain Baillard arbore un large sourire en évoquant son métier. D’autant que chez lui, cette activité a correspondu dès l’origine à un choix. “Après un baccalauréat STI (sciences techniques et industrielles), option génie mécanique, obtenu au lycée Lehec de SaintHilaire-du-Harcouët, j’ai poursuivi mes études dans ce même établissement par un BTS agro équipements”. C’est à ce stade de ses études que le jeune homme se familiarise avec des approches commerciales, comptables et de gestion. Ces aspects de sa formation correspondent à son goût pour le contact humain.

Toucher la réalité du doigt Il complète alors son bagage par une licence professionnelle “gestion des entreprises de l’agro-équipement” délivrée en alternance par l’IUT de Rennes. “Cette formule permet de mettre d’emblée un pied dans l’entreprise et donc de toucher la réalité du doigt”. L’expérience lui a fort bien réussi puisque l’entreprise qui l’a accueilli en al-

Sylvain Baillard, commercial en machines agricoles, apprécie le contact avec les clients.

ternance est celle où il travaille depuis la fin de ses études. “Dans mon métier, explique-t-il, l’important est de savoir fidéliser les clients. En ce qui me concerne, malgré ma connaissance du milieu agricole, il m’a fallu au départ surmonter le handicap dû à mon jeune âge, face à des clients qui ont autour de 50 ans.” Cette étape franchie, Sylvain Baillard, aidé par

son goût pour le contact, apprend à évoluer dans un contexte de forte concurrence, consacrant aux déplacements les trois quarts de sa journée de travail. “Dans ce métier, nous sommes en permanence placés dans l’obligation de démarcher les clients : c’est à nous de venir à eux et non l’inverse comme c’est le cas pour les voitures particulières.“ Un véritable défi commercial.


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SPECIAL/FORMATION Coiffeur : imaginer, créer, écouter Julien Corbin, coiffeur cherbourgeois, parle de sa profession.

Expérimenté, le coiffeur donne quelques conseils pour devenir styliste du cheveu : “La plus grosse qualité, c’est la motivation ! Il faut également avoir un sens artistique.

■ Coiff’école

un catalogue de décoration peut renseigner sur les nouvelles tendances.” Pour devenir coiffeur, Julien Corbin conseille l’apprentissage. “C’est la meilleure école. Cela comprend à la fois des cours théoriques et des exercices pratiques.” Il confie d’ailleurs ne pas pouvoir se passer de ses apprentis. “J’en ai toujours dans mes salons. J’ai d’ailleurs accueilli le meilleur apprenti de la Manche, Ludovic Bahuon.”

“Recoiffer le moral” , telle est la devise de Julien Corbin. Propriétaire de deux salons de coiffure à Cherbourg, son métier est une vocation. “Ma mère était coiffeuse, mais elle ne m’a pas spécialement poussé vers ce métier. J’ai commencé par faire un peu de restauration et je me suis presque naturellement orienté vers la coiffure ! Ce coiffeur cherbourgeois a plusieurs bagages en poche : un CAP en alternance effectué à l’institut Gourbin, un coiffeur cherbourgeois, un brevet professionnel et une mention complémentaire. Très rapidement, à la fin de ses études, il se lance dans l’entreprenariat. Il y a cinq ans, il ouvre son premier salon. L’année suivante, il installe un second commerce dans un autre quartier de Cherbourg.

Un intérêt pour la mode

REPERES

Un emploi d’avenir

Le métier de coiffeur ne consiste pas seulement à couper les cheveux. Le professionnel, comme Julien Corbin à droite, a aussi un rôle de confident.

Si on n’a pas ces valeurs là, ce n’est pas la peine de se lancer dans le métier.” Mais ce n’est pas tout : la curiosité est pour lui “un défaut-

qualité” . S’intéresser à la mode est indispensable. “On touche au physique complet de la personne, pas seulement à ses cheveux. Même

Ce métier propose de nombreuses débouchés. Selon Julien Corbin, environ 80% des diplômés trouvent un emploi dès la fin de leurs études. L’entreprenariat tente en général de nombreux coiffeurs “Il faut énormément de motivation pour ouvrir son salon. Mais si on a de l’énergie et qu’on ne compte pas ses heures, c’est assez facile de se lancer.” Seule obligation : être titulaire d’un brevet professionnel en coiffure. Dernier conseil pour les futurs stylistes du cheveu : “On touche à la personne, on devient un confident pour le client.” Savoir écouter est donc indispensable dans le métier, et surtout être d’une grande discrétion. Un travail diversifié qui fait de Julien Corbin, un coiffeur passionné.

C’est l’école de coiffure de Cherbourg. Elle propose trois types de formations. Un CAP, un brevet professionnel et une mention complémentaire. Les frais de scolarité et le niveau requis varient selon les formations. Pratique : Coiff’école, 26 rue de la Paix, 50100 Cherbourg. Téléphone : 02 33 53 32 01

■ Le métier recrute Dans le domaine de la coiffure, il y en a pour tous les goûts : coiffeur-conseil, manager ou gérant d’un salon, coiffeur à domicile, dans les hôpitaux, dans les maisons de retraite, dans le milieu du spectacle et de la mode, enseignement (après cinq ans d’expérience), représentant en produits capillaires.

■ La rétribution Côté fiche de paie, le salaire d’un coiffeur varie selon le niveau d’études. Les jeunes titulaires d’un CAP toucheront 1 398 euros brut. Ceux qui disposent d’un brevet professionnel toucheront 1 425 euros brut. A la rétribution s’ajoutent les primes d’intéressement, de ventes et d’ancienneté.

Coiffer demande du doigté… mais aussi de la diplomatie quelque soit l’âge du client !

PORTES OUVERTES Samedi 10 mars 9h à 16h

Dans toutes les Maisons Familiales Rurales de Basse-Normandie 12 filières en alternance • Orientation : 4e - 3e • Agriculture - Elevage • Agroéquipement • Horticulture - Travaux paysagers • Aquaculture • Travaux forestiers et élagage Etablissements privés contractualisés avec le ministère de l’Agriculture. Apprentissage et formation continue : concours financier du Conseil Régional de Basse-Normandie.

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sPECIAL/FORMATION L’armée : des formations pointues  qui serviront dans le civil

Mobilité, aventure et  stabilité de l’emploi :  des arguments qui  séduisent les jeunes. Aujourd’hui encore l’armée continue de faire rêver. L’aventure, la  mobilité et les formations proposées sont des arguments qui attirent. “Les jeunes peuvent partir de rien et construire un projet qui leur ouvre de nombreuses perspectives”. Chaque année, la marine, l’armée de terre et l’armée  de l’air lancent des campagnes de  recrutement. 3000 postes sont  à pourvoir dans la marine d’ici à  décembre prochain. Pour autant,  David Hourriez, chargé du recrutement au CIRFA de Cherbourg,  nuance : “Il ne faut pas croire qu’il suffit de se présenter pour être embauché. Il faut avoir un projet et montrer sa motivation. Ce n’est pas bien différent d’un recrutement dans le civil”.

Une valeur sûre Plus que le côté aventure humaine,  les jeunes sont aujourd’hui intéressés par les formations pointues  proposées par l’armée. “Nous offrons des bonnes références qui restent très appréciées dans le civil. C’est une valeur sûre”. La stabilité 

Les forums des métiers représentent souvent un moyen pour l’armée d’établir un premier contact avec les futurs aspirants.

de l’emploi est aussi un atout qui ne  laisse pas indifférent. “Il y a cependant quelques contraintes. Parfois, les candidats n’imaginent pas qu’ils

seront amenés à bouger sur des théâtres d’opération en fonction de leurs affectations”. Cependant,  l’idée de faire carrière dans l’armée 

est moins d’actualité. Aujourd’hui,  les candidats marchent plutôt au  contrat pour une durée limitée.   Plusieurs opportunités s’offrent 

aux aspirants militaires. Un premier  contrat de 10 ans est accessible  du niveau Bac à Bac +4 pour les  postes de sous-officiers. Il existe  également un contrat de 4 ans  pour les détenteurs d’un CAP, BEP  ou niveau Bac +1. “Le contrat qui est choisi le plus souvent est celui du volontaire. Il est accessible de la 3e à Bac +3 pour la gendarmerie, la marine et l’armée de terre. Pour la marine, le jeune a le statut de matelot après une formation de 5 semaines. Cela lui permet de voir si l’environnement lui plaît avant de se lancer ”.  Les candidats doivent s’orienter  vers les centres de recrutement  de Cherbourg, Saint-Lô ou Caen.  Après une série d’entretiens visant  à évaluer la motivation du jeune,  un projet d’orientation est défini.  Une fois le dossier établi, le recruteur donne ou non son aval. S’il  est positif, le candidat est envoyé  trois jours au centre de sélection  interarmées de Rennes.  Au programme : visite médicale,  évaluation sportive et logique, suivie d’un entretien psychologique.  “Ensuite l’ensemble du dossier est envoyé à Paris. Si le projet professionnel est bien établi, le recrutement peut prendre environ deux mois”. Pratique : CIRFA de Cherbourg, 57 rue de l’Abbaye. Tél. 02 33 92 53 61 et 06 37 05 28 96.

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La Marine représente une belle opportunité pour les aspirants en quête d’action. Cette année, trois mille emplois sont à pourvoir.

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SPECIAL/FORMATION Cuisine et restauration recrutent Les débouchés sont assurés mais il est préférable de suivre une formation.

■ Service ou cuisine

sine : entrées, viande, poisson… En fin de formation, ils doivent être capables de composer un menu. Le diplômé peut alors débuter en tant que commis de cuisine dans la restauration commerciale ou collective.

Le secteur de l’hôtellerie-restauration est l’un des principaux employeurs sur le marché du travail. Les établissements sont en pénurie de jeunes diplômés et recherchent les jeunes volontaires toute l’année. La restauration rapide, notamment, est très gourmande ! En saison estivale, c’est encore plus vrai, alors si vous vous sentez la fibre d’un cuisinier ou d’un serveur, n’hésitez pas ! Il n’est pas difficile de trouver des débouchés, pour peu qu’on soit bien formé.

Trois ans suffisent dans un lycée

Des métiers variés Dans ce domaine, les métiers sont variés : cuisinier, sommelier, serveur, réceptionniste, maître d’hôtel. Et pas seulement dans le privé. Les collectivités recrutent elles aussi… dans ce qu’on appelle la restauration collective. Une valeur sûre ! Si les employeurs apprécient les autodidactes passionnés et décidés qui se sont formés sur le tas, il est toutefois préférable de suivre un vrai cursus scolaire, dans un établissement habilité.

REPERES

En cuisine, les débouchés sont assurés, mais à la sortie de la 3e, les élèves doivent faire preuve de motivation pour intégrer les lycées hôteliers.

En effet, il faut compter plusieurs années avant de maîtriser l’art culinaire et rien ne vaut les conseils d’un bon professeur pour

apprendre les bases. En CAP, les élèves apprennent à préparer les ingrédients, les techniques de cuisson, les rudiments de la cui-

L’idéal est ensuite de poursuivre les études. Mais attention, les apprentis cuisiniers doivent montrer “patte blanche” pour décrocher une place dans les bacs professionnels. “A la sortie de la Troisième, les élèves doivent faire preuve d’une grande motivation pour intégrer nos filières”, assure Bernard Potiron, chef des travaux au lycée hôtelier granvillais Maurice-Marland. Bien entendu, les dossiers scolaires sont observés de près par le Rectorat. Toutefois, l’envie de réussir prime avant tout dans la sélection des futurs cuisiniers. Car loin de “bachoter” comme leurs congénères des lycées généraux, les apprentis cuisiniers sont immédiatement lancés dans le grand bain et font leurs preuves sur le terrain. En trois ans de formation, ils n’auront de cesse de multiplier les stages dans les restaurants.

Le choix se fait généralement en deuxième année d’apprentissage, durant le bac professionnel. En restauration, ce choix est essentiel pour pouvoir ensuite se spécialiser. Certains préféreront l’ambiance de la cuisine.

■ Téléréalité “Topchef”, “Masterchef”… Les émissions de téléréalité ont poussé comme des champignons ces dernières années. Et depuis, la cuisine est devenue très “tendance”… Preuve en est des nombreux livres évoquant le sujet et des magasins d’accessoires qui fleurissent dans toutes les villes. Voilà une des raisons qui explique aussi l’engouement des jeunes pour la profession.

■ Pour en savoir plus Si vous souhaitez des renseignements, contactez le lycée technique régional hôtelier MauriceMarland, à Granville, au 02 33 50 40 95. Ils ont un site : http://www.etab. ac-caen.fr/lycee-hoteliergranville.

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PORTES OUVERTES le 11 MARS 2012 10h-18h 4e et 3e d’orientation professionnelle Diplôme National du Brevet A Saint-Sauveur-Lendelin

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Les métiers des services à la personne

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➩ Formations pour les assistants maternels et les aides à domicile

➩ BAC PRO

Productions horticoles Aménagements paysagers

(en partenariat avec l’Institut FEPEM de l’Emploi Familial)

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Inscription possible dès maintenant Etablissements privés de formation contractualisés avec le Ministère de l’Agriculture

3 MARS 2012


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sPECIAL/FORMATION Vente à domicile : devenez votre propre patron !

Accessoires de cuisine, vêtements, lingerie, produits d’entretien… Partout, la vente à domicile cartonne, et le secteur recrute ! La vente à domicile ne connaît pas la crise ! Jugez plutôt : en 2010, la Fédération de vente directe (FVD) s’était engagée auprès du gouvernement à créer 100 000 nouveaux emplois dans les trois prochaines années ! Rien que sur la région bas-normande, où 20 000 vendeurs indépendants exercent leurs talents, près de 2 000 postes étaient à pourvoir en début d’hiver. Rempart contre le chômage ? Voie de reconversion ? Façon d’arrondir ses fins de mois ? La méthode, longtemps assimilée aux “réunions Tupperware”, marque qui l’a fait connaître, concerne aujourd’hui de très nombreux produits et séduit de plus en plus de jeunes et d’actifs en France.

Etre organisé et motivé Le principe ? Organiser des ventes de produits chez des particuliers (les hôtes, récompensés par un cadeau), qui auront eux-mêmes invité quelques-uns de leurs amis. Parmi les avantages de la profes-

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sion : l’indépendance et l’organisation personnelle de son emploi du temps, les rencontres… mais aussi le salaire, qui peut vite monter si l’on travaille bien. Du jeune diplômé (ou non) au retraité, “le secteur est ouvert à tous. Le tout, c’est d’être motivé et d’avoir des objectifs”, confiait récemment Pascale Lebourgois, vendeuse à domicile près de Caen. Aucun bagage scolaire ou expérience n’est exigé, car les marques qui fonctionnent via la vente à domicile forment elles-mêmes leurs vendeurs. Attention toutefois ! Car il ne suffit pas de claquer des doigts pour pouvoir en tirer un salaire ! Si la vente à domicile exige d’être très bien organisé, d’aimer son produit et d’être à l’aise en groupe, elle nécessite également d’être prêt à travailler le week-end et certains soirs en semaine, afin de coller aux disponibilités horaires des personnes qui participent à la vente. Enfin, il faut être capable d’élargir sans cesse son réseau. Pratique. Renseignements et offre d’emplois disponibles sur www.fvd.fr.

Organisation et convivialité sont les maîtres mots du vendeur à domicile, qui bénéficie de la possibilité de gérer lui-même son emploi du temps.

Spécial formation La Manche Libre  

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