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Numéro 28 - Juillet - Août 2013 - TechnoMag votre magazine gratuit des nouvelles technologies

LOGICIELS ET MOBILITÉ LOGICIELS

Valeur économique des logiciels piratés au Maroc PAGE 15

INFRASTRUCTURE

La mobilité est bien une priorité des DSI PAGE 18

INNOVATION INTERVIEW avec M. Hicham ZANATI SERGHINI, DG de la Caisse Centrale de Garantie PAGE 28


EDITORIAL

Désormais, vous pouvez consulter votre magazine préféré sur www.technomag.ma

LE RECRUTEMENT D’UN MAUVAIS LEADER SE TRADUITIL TOUJOURS PAR DE MAUVAISES PERFORMANCES ?

A Mounaim ELOUAZZANI DIRECTEUR DE LA PUBLICATION elouazzani@technomag.ma

N°28

Juillet - Août 2013

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Mounaim Elouazzani elouazzani@technomag.ma RÉDACTION Mounaim Elouazzani elouazzani@technomag.ma DIRECTION COMMERCIALE Samira Amsoul samira@technomag.ma Gsm: 06 66 89 44 99 P.A.O Saad Rachid saad@technomag.ma IMPRESSION Edit - Casablanca Technomag est édité par: Tachnomagazine S.A.R.L. 47, Bd Mohamed Ben Abdellah, Résidence Belle Vue, 2éme étage, Bureau 182. Casablanca, Maroc Tél.: 0522 47 39 31 E-mail : contact@technomag.ma siteweb : www.technomag.ma

un poste de direction, les conséquences d’une erreur de recrutement sont nombreuses : mauvaises performances, opportunités manquées, stratégies ratées, baisse de moral des salariés… Et pourtant, elles ne sont pas une fatalité. Aujourd’hui, les entreprises sont conscientes que les risques liés à la succession de leurs dirigeants sont parmi les plus délicats à gérer. S’il est possible de les minimiser grâce à la "People Intelligence" – ou connaissance approfondie des compétences et du potentiel des salariés et candidats – peu d’entre elles disposent de cette compréhension, ou savent la mettre correctement à profit. Au niveau du leadership, les risques les plus importants découlent principalement de prises de décisions médiocres et d’une mauvaise qualité de communication. Tout nouveau leader ne doit donc pas faire l’objet d’un simple contrôle de ses performances, mais également de son comportement. Des traits de caractère comme une incapacité à écouter les autres ou à prendre en considération leurs points de vue sont de mauvais signaux. En matière de communication, une incapacité à influencer les autres, un manque de crédibilité ou une inaptitude à construire des relations sont également des faiblesses évidentes. De la même manière, il y a matière à s’inquiéter si le nouveau leader semble plus se préoccuper de son image personnelle que de celle de l’entreprise. Si certains cas extrêmes nécessiteront le départ du mauvais dirigeant, d’autres pourront être corrigés par quelques actions simples, et faire du leader défaillant un élément de la réussite de l’entreprise. Par exemple, s’il a passé une évaluation, il est important de lui faire un retour sur ses forces et ses faiblesses. Il pourra s’appuyer sur les premières, tout en améliorant les secondes grâce à la formation et au coaching. Quand on arrive à un niveau de leader, le développement est également une histoire de responsabilité individuelle. La prise de conscience va aussi jouer un rôle important : quand on connaît ses mauvaises habitudes, il est plus facile de les corriger. Se construire un réseau et accepter d’apprendre des autres est ainsi une étape importante. Le leader doit savoir reconnaître son rôle dans chaque projet et s’entourer de collaborateurs aux compétences complémentaires, afin de maximiser les performances de son équipe. De même, consulter des avis externes avant de prendre une décision assure que le projet suit son meilleur cours. La solution idéale reste bien entendu de détecter dès les entretiens d’embauche les éventuelles défaillances d’un candidat à un poste de leader. Les questions qui y sont posées devraient lui permettre de mettre en avant différentes réussites professionnelles et la manière dont il les a gérées. Et au responsable RH d’évaluer si ces challenges relevés correspondent à ceux qu’il pourra rencontrer dans ses nouvelles fonctions – et de ne l’embaucher que le cas échéant !

SPÉCIAL

E-COMMERCE Interviews Analyses Chiffres clés

Dépôt légal : 2011TE0019 - ISSN : 2028-473X

http://www.facebook.com/technomagazine http://www.twiter.com/#!/technomag_maroc

NUMÉRO 28

N°29 - Septembre 2013 Juillet - Août 2013  www.TechnoMag.ma

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S O M M A I R E

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ACTUALITĖS 5- IBM lance sa plateforme e-commerce 5- Nouveau nom des produits de stockage LenovoEMC 6- Le cout des réseaux diminuera de 50% 6- Croissance du Open source 8- XPERTIZE: 2eme édition du CodinGame 8- La Fax Appliance 9- Le Cloud, générateur de croissance 10- Tournée de Huawei dans les universités 10- Résultats du 1er semestre de Huawei 11- Disque optique de 300 GO de Sony et Panasonic 11- Samsung conforte sa position de leader

LOGICIELS 12- Comment choisir un progiciel d'archivage 14- Applications mobiles : Quel positionnement adopter 15- 2,5 fois plus de valeur pour un logiciel sous licence 16- Case management, un concept séduisant

INFRASTRUCTURE 17- Comment améliorer la qualité des BIG DATA 18- La mobilité est bien une priorité des DSI

SÉCURITÉ 20- Deux entreprises sur trois risquent la perte de données critiques 21- Gare au manque d'attention des employés 21- Le marché de la sécurité va progresser de 8,7 % en 2013

ENTREPRISE 22- Mesurer la motivation des salariés : le défi des age nces IT 23- Les entreprises doivent adopter les bonnes stratégies

RAPPORT 24- La croissance continue sur le marché du stockage 25- Les ventes de smartphones ralentissent 26- Les ventes de tablettes continuent de croitre 27- Le marché des serveurs toujours au ralenti

INNOVATION 28- Interview avec M. Hicham ZANATI SERGHINI, DG de la CCG 29- Startup Weekend Casablanca 2013

ASTUCES 30- Dissiper les idées reçues sur l'impression couleur

WEB 32- Vive la décision intelligence 34- Le M-Commerce, nouveau relai de croissance de l'e-Commerce


ACTUALITES

IBM LANCE SA « PLATEFORME E-COMMERCE » EN MODE SAAS

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l’occasion du Smarter Commerce Summit 2013 qui se déroule actuellement à Monaco, IBM annonce la commercialisation de sa « plateforme e-commerce » en mode SaaS (Software as a Service), via son réseau de partenaires. La relation entre un consommateur et une marque ne se limitant pas à la simple vente d’un produit, les solutions Smarter Commerce couvrent donc l’intégralité du cycle d’achat. C'est-à-dire de l’approvisionnement en stock au service après-vente. Plusieurs facteurs viennent aujourd’hui influencer les consommateurs tout au long de ce cycle : l’explosion des réseaux sociaux, le développement des technologies mobiles, l’accès rapide à l’information et le phénomène de multicanalité. La « plateforme e-commerce » d’IBM permet aux marques de leur délivrer une expérience d’achat cohérente et unifiée au travers des différents canaux de distribution. Les consommateurs peuvent ainsi interagir avec la marque (acheter un produit par exemple) quel que soit l’endroit où ils se trouvent ou le canal qu’ils utilisent (mobile, téléphone ou internet) et recevoir des promotions personnalisées qui correspondent parfaitement à leurs besoins. En mettant à disposition sa « plateforme » en mode SaaS, IBM propose aux e-commerçants un investissement de départ réduit. En effet, la mise en place de cette solution en mode SaaS ne demande pas d’investissement, ni en matériel ni en logiciel, et nécessite peu de ressources informatiques. Le déploiement de la « plateforme » est plus rapide (à partir de 3 mois) permettant une mise sur le

marché accélérée des offres. Enfin, le taux de transformation progresserait de 4,7% chez les e-commerçants équipés de la « plateforme e-commerce » d’IBM. Cette « plateforme e-commerce » sera distribuée par le réseau de partenaires d’IBM. Avec comme premier partenaire la société AlizNet, cabinet de conseil métier et expert digital dans le secteur de la distribution et du Retail. Ce programme s’inscrit dans le cadre d’un contrat « Business Partner Hosted SaaS ».

LENOVOEMC

CHANGE L'APPELLATION DE SES PRODUITS DE STOCKAGE RÉSEAU

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ous les produits et programmes de la marque Iomega changent de nom et seront désormais commercialisés sous les marques Lenovo Iomega ou Lenovo EMC. C'est à l'occasion du lancement de nouveaux produits et de l'annonce d'un partenariat avec Acronis (dont le logiciel de sauvegarde True Image 2013 Lite PC est intégré à certains systèmes de stockage) que LenovoEMC, co-entreprise entre Lenovo et EMC, a décidé de changer l'appellation de ses systèmes de stockage. "C'est l'occasion de faire renaître les solutions professionnelles Iomega de stockage réseau" soulignait justement Joel Schwartz, Senior Vice President et Directeur Général en charge du Business Development mondial chez EMC. La marque Iomega continuera d'être utilisée, mais uniquement pour les produits de stockage d'entrée de gamme et grand public. Pour le reste, deux appellations seront utilisées : . Lenovo EMC pour les systèmes de stockage réseau professionnels dont les anciens StorCenter px-series, . Lenovo Iomega pour les systèmes de stockage réseau grand public comme le Lenovo Iomage EZ Media and Backup Center ou les modèles ix series.

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ACTUALITES

LE COÛT DES RÉSEAUX DIMINUERA DE 50 % AU COURS DES CINQ PROCHAINES ANNÉES

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es utilisateurs aux quatre coins du monde forcent les entreprises à créer des environnements BYOD. Les réseaux de demain coûteront moitié moins que les réseaux traditionnels actuels. Les investissements requis pour leur déploiement seront plus modiques et ils seront plus économiques à mettre en œuvre car plus faciles à administrer, garants d’un accès unifié et moins gourmands en électricité et en systèmes de refroidissement. Aujourd’hui, la plupart des réseaux de campus se composent à 80 % environ de ports filaires utilisables individuellement et à 20 % de ports WLAN exploitables par plusieurs utilisateurs. Mais, aux quatre coins du monde, les entreprises, sous la pression de collaborateurs toujours plus nombreux, sont contraintes de mettre en place leurs propres environnements BYOD et inaugurent une ère de mobilité d’entreprise appelée à transformer inévitablement la structure des réseaux. C’est ce que met en exergue l’édition 2013 du Network Barometer Report, publiée ce jour par Dimension Data. Depuis sa parution en 2009, ce rapport met à profit les résultats des audits TLM (Technology Lifecycle Management) réalisés

par Dimension Data pour plus de 1 200 entreprises de toute taille, opérant dans le monde entier et présentes dans tous les secteurs d’activité au cours des cinq dernières années. Raoul Tecala, directeur du développement commercial de Dimension Data pour l’intégration réseau, précise qu’aujourd’hui, les utilisateurs veulent être libres de bouger comme ils l’entendent, en continuant d’avoir accès aux informations et outils dont ils ont besoin, facilement, depuis leurs propres équipements et terminaux mobiles, là où ils se trouvent. « Si l’on compare le déploiement d’un réseau filaire classique, dimensionné pour 100 utilisateurs, à celui d’un réseau sans fil de même envergure, le réseau sans fil est jusqu’à 50 % moins onéreux compte tenu de la réduction du nombre d’équipements physiques – commutateurs LAN, contrôleur LAN sans fil non intégré et câblage. En plus des économies réalisées en termes d’investissement, la mise en œuvre et la gestion de cet environnement sont également allégées. » « À notre avis, ces économies de coûts, qui accentuent encore les avantages bien connus d’une main-d’œuvre mobile, renforceront encore l’adoption de la mobilité en entreprise. » D’après Raoul Tecala, les données de l’édition 2013 du Network Barometer Report révèlent que les entreprises ne modernisent pas leurs réseaux pour la mobilité d’entreprise et le BYOD avec autant d’opiniâtreté qu’escompté, mais cela va inévitablement changer pour prendre en compte la nouvelle structure des réseaux de demain et les économies induites. « Nous conseillons aux clients de penser, planifier et budgéter la modernisation de leurs réseaux en privilégiant l’architecture, plutôt qu’a posteriori. Les pressions en faveur d’un environnement sans fil plus souple, de nature à favoriser la mobilité d’entreprise et le BYOD, ne feront que s’amplifier à l’avenir », conclut-il.

OPEN SOURCE : VERS UNE CROISSANCE SPECTACULAIRE DES PROJETS DANS LE SECTEUR PUBLIC

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elon le baromètre Red Hat de l'Open Source, 89% des responsables informatiques du secteur public ont déjà installé ce type de solutions. Et depuis déjà 5 ans pour 64% d'entre eux. Que ce soit dans les domaines de l'hébergement, de la création de sites, de l'administration des systèmes et des réseaux, les logiciels open source sont perçus comme des vecteurs d'innovation. Mais au cours des prochains mois, c'est du côté de la virtualisation (45,3%) et du développement d'applications d'entreprise (44,4%) que des projets seront menés. "Nous anticipons une croissance spectaculaire de l’open source, car de nombreuses entreprises n’ayant pas encore de stratégie open source sont sur le point d’en adopter une, indique Michel Isnard, VP SEMEA de Red Hat. Aujourd’hui, les DSI font passer un message de plus en plus clair et puissant en faveur de l’open source". Rares sont toutefois ceux qui ont mis en place une véritable stratégie "open source". 83,3% des répondants disent "être sur le point" de mettre en place ou n'avoir pas encore mis en place de stratégie définie de ce côté-là.

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Quant à savoir, ce qui fait l'attrait des solutions open source, c'est encore et toujours le prix (70%), mais aussi l'indépendance technique (56,2%) et les possibilités de collaboration avec des communautés de développement (65%).

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* Forecast data


ACTUALITES

XPERTIZE LANCE LA 2ÈME ÉDITION DU CODINGAME MAROC

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pertize.ma, cabinet implanté au Maroc spécialisé dans le recrutement organise en collaboration avec L’Internaute, magazine mensuel dédié aux geeks, la 2ème édition du « Codingame Maroc ». Ce concours 100% en ligne va mettre en compétition les meilleurs développeurs marocains autour des principaux langages de programmation. La finale aura lieu le 21 septembre à l’Office des Changes en présence des DRH des entreprises IT. Pour la 2ème année consécutive, les développeurs marocains seront mis en compétition dans le cadre du «Codingame Maroc». Ce concours de déroulera en deux étapes. D’abord la demi-finale qui aura lieu le 14 septembre. Ensuite la finale qui se déroulera le 21 septembre à l’Office des Changes en marge du Salon e-commerce.ma. La participation à ce concours est gratuite. Il suffit de s’inscrire en ligne, avant le 12 septembre, en allant sur le lien suivant : http://www.codingame.com/cg/#!challenge:12 L’objectif de cette compétition est double. Primo, permettre aux programmeurs marocains de se faire remarquer en démontrant leurs compétences techniques, quelques soient leurs profils, diplômes ou qualifications professionnelles. Et, secundo, permettre aux recruteurs des sociétés IT de dénicher les meilleurs profils existant sur le marché. Concrètement, pendant trois heures, les candidats vont répondre à une épreuve où il faut coder en ligne pour résoudre des problèmes de programmation parmi les 11 langages de programmation proposés (Java, C#, PHP, Obj-C, C++, Python, …). Les scores sont calculés automatiquement en temps réel. Par la suite, et dans un souci de partage, le code source des participants sera rendu public et affiché sur le site avec le classement général. Si lors de la demi-finale, les participants vont concourir en ligne à partir de chez eux, pendant la finale ils devront se déplacer le 21 septembre à l’Office de Change. Ainsi, ils pourront entrer en contact avec les employeurs qui recrutent à

travers des sessions de speed-recruiting. Des trophées seront par la suite octroyés aux meilleurs développeurs dans les catégories: « Java », « .NET », « PHP » et « Obj-c ». A l’instar des Condingame organisés à l’étranger, la 2ème édition du Codingame Maroc s’appuie sur une technologie exclusive d’évaluation des compétences en programmation à travers la simulation. L’objectif étant de mesurer objectivement la capacité des participants à structurer leur raisonnement pour imaginer des solutions performantes et optimisées.

RÉAPPROPRIEZ-VOUS LE FAX AVEC LA FAX APPLIANCE

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icoh propose aux PME/TPE une solution économique permettant de gérer l'ensemble de leurs télécopies entrantes et sortante : la Fax Appliance d'Open Text. Cette appliance tout-en-un et plug & play se présente sous la forme d'un boîtier réseau offrant entre 2 et 4 lignes fax analogiques. Elle est conçue pour centraliser l'émission et la réception des fax et permettre aux utilisateurs d'envoyer et de recevoir depuis leur poste de travail. Les télécopies peuvent par ailleurs être routées sous forme électronique vers une tablette, un smartphone ou un copieur multifonction. Cette appliance permet également d'archiver les télécopies avec des accusés de réception et d'afficher un suivi des échanges par utilisateur. Ricoh propose également un connecteur (Streamline NX) permettant d'afficher l'interface Fax Appliance sur l'écran tactile de certains de ses copieurs multifonction. Il est alors possible d'envoyer les télécopies en saisissant plusieurs numéros avec le clavier de l'imprimante ou en sélectionnant l'interlocuteur via le carnet d'adresses. Son prix n'a pas été communiqué.

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ACTUALITES

“Cet article est sponsorisé par BULL MAROC”

LE CLOUD, GÉNÉRATEUR DE CROISSANCE

En bouleversant la manière de consommer les ressources informatiques, le Cloud est porteur d’une révolution : celle d’une technologie qui, en libérant de nouvelles marges de manœuvre, permet de se concentrer sur l’innovation. Favorisant la créativité, l’expérimentation et la confiance, il offre de formidables opportunités de renouer avec la croissance. Avec Le cloud by Bull™, Bull est idéalement positionné pour aider entreprises et pouvoirs publics à les saisir. Le Cloud peut être un puissant levier d’innovation et de croissance à condition de choisir judicieusement parmi toutes les options possibles. Le cloud by Bull les réunit. Analyse Un accélérateur de transformation Le Cloud permet à la DSI de mieux aider les métiers à tirer parti de la technologie, tandis que, par sa souplesse, il permet de tester, valider, puis déployer plus aisément de nouveaux outils ou de nouveaux services. Les premiers moteurs de l’adoption du Cloud sont l’optimisation et l’élasticité des ressources (grâce à la virtualisation), et la maîtrise des coûts dans une logique de consommation à la demande et de substitution de l’investissement (CAPEX) par l’exploitation (OPEX). Cependant, à ces deux puissants leviers, vient s’ajouter un troisième bénéfice dont le potentiel est plus grand encore. En déléguant une partie de la responsabilité technologique vers les opérateurs du Cloud, la DSI est plus que jamais en capacité de se recentrer sur le cœur de métier de l’entreprise. Elle peut se délester des lourdes charges de l’exploitation au quotidien pour consacrer toute son énergie et ses compétences aux projets. Ainsi, en accélérant la transformation des entreprises et en facilitant le développement d’idées nouvelles, le Cloud NUMÉRO 28

s’impose comme un catalyseur d’innovation. Toutefois, le Cloud recouvre différents types de services (IaaS, PaaS, SaaS) et différents modes de déploiement (public, privé, privé hébergé, hybride…), et il n’exprimera tout son potentiel que sous la forme la plus adaptée à l’entreprise, sa culture, ses objectifs, son existant et ses contraintes. Aussi, pour mettre en œuvre une stratégie Cloud pertinente et tournée vers la croissance, entreprises et administrations doivent pouvoir compter sur un partenaire capable d’en maîtriser toutes les dimensions. Être à même d’accompagner chaque client de bout en bout, tant sur les aspects techniques, organisationnels ou de sécurité, et lui offrir toutes les options disponibles, telle est la vocation de l’offre intégrée Le cloud by Bull. Le cloud by Bull élargit les possibilités Projet majeur de transformation pour la DSI, mais aussi pour tous les utilisateurs de l’informatique, le Cloud doit être abordé de façon pragmatique, dans le respect des spécificités de l’organisation. Avec Le cloud by Bull, Bull propose une approche structurée pour une transition sereine et rapidement créatrice de valeur. Le conseil en amont permet d’envisager très tôt, en liaison avec les métiers, les aspects clés de gouvernance, de sécurité et de niveaux de services. Les services d’intégration permettent de concrétiser cette vision, grâce notamment aux briques technologiques spécifiquement développées par Bull. Enfin, le lancement de Numergy (voir encadré) vient compléter l’éventail des possibilités proposées par Bull : Cloud public, privé, hébergé, et jusqu’au Cloud scientifique. En élargissant les possibilités, cette complétude de l’offre permet à Bull de s’engager auprès de ses clients pour faire du Cloud le moteur de leur croissance future.

Numergy, un atout pour l’Europe numérique Créé par Bull et SFR avec le soutien de l’État, Numergy est un opérateur de Cloud public, dont l’offre correspond bien aux besoins, aux exigences et aux spécificités des entreprises européennes, qui doivent respecter des réglementations notamment en matière de confidentialité des données personnelles et ne pas être soumises à des exigences extra territoriales comme le Patriot Act. Numergy se distingue par l’accent mis sur la qualité de service et la sécurité. Standardisées, industrialisées, sécurisées, Numergy fournit les meilleures ressources techniques au meilleur coût, et il appartiendra à ses distributeurs de tirer le meilleur parti de cette source d’énergie numérique. Par leur savoir-faire, leurs offres et leurs services complémentaires, les distributeurs et les partenaires de Numergy enrichiront la plate-forme de leur valeur ajoutée au bénéfice de leurs clients. De cette façon, Numergy entend être e champion qui fédère un large écosystème d'acteurs autour du Cloud afin de favoriser l'éclosion en France et en Europe d'un tissu économique et numérique innovant. Actionnaire de Numergy, Bull est aussi l’un de ses principaux distributeurs. Apportant toute son expertise en matière de conseil, d’intégration, de sécurité et de haute disponibilité, Bull a intégré les solutions de Cloud public offertes par Numergy à son offre globale le coud by Bull . Utilisé seul ou dans une configuration hybride, le Cloud public peut notamment apporter aux entreprises de précieuses réserves de flexibilité et d'évolutivité. Avec Numergy, Bull est plus que jamais en mesure d’aider ses clients à faire du Cloud un instrument de leur compétitivité.

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ACTUALITES

TOURNÉE DE HUAWEI DANS LES UNIVERSITÉS MAROCAINES SOUS LE SIGNE DU DEVELOPEMENT DES COMPETENCES TICS

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epuis son implantation au Maroc, Huawei, fourniseur mondial de solutions TICs a mis l'accent sur la réduction de la fracture numérique pour créer des opportunités grâce à l’éducation et a œuvré à promouvoir l’excellence dans l’université marocaines. Ainsi, et dans le cadre de ses responsabilités citoyennes, Huawei a developé une stratégie globale pour développement les compétences TIC, appelée « Telecom Seeds for the future ». Et c’est dans cette optique, que Huawei Maroc a organisé en 2013, une tournée des universités, dans laquelle leaders et experts de se sont déplacés dans les universités et écoles d’ingénieurs pour partager leur expérience professionnelle avec les étudiants, et faire connaitre les dernières tendances du secteur des technologies de l’information et de la communication. Sponsoring et journées portes ouvertes ont donc étés organisés en collaboration avec l’ENSA Marackech, ENSA Fes, Université Al Akhwayn et l’INPT, couvrant differentes thematiques telles que les réseaux mobiles 4eme génération, le cloud computing, le rôle de l’ingénieur dans le développement de l’industrie marocaine, expereince d’experts.. . Il est prévu de reprendre le programme à la rentrée universitaire.

« Il est de notre responsabilité en tant que leader dans le domaine, d'offrir notre expertise en technologies innovantes au service de la communauté Marocaine. Et nous continuerons à contribuer au développement des compétences locales dans les technologies de pointe » a exprimé Mr. Xu Xujing Directeur General de Huawei Maroc.

HUAWEI ANNONCE LES RÉSULTATS DU 1ER SEMESTRE 2013

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e chiffre d'affaires atteint 113,8 milliards CNY, soit une hausse de 10,8% comparé à la même période en2012 (1 USD = CNY 6.1375) [Shenzhen, 24 Juillet 2013] Huawei leader mondial dans le domaine des technologies de l’information et des communications (TIC), a annoncé aujourd'hui ses résultats financiers et d'exploitation non audités pour le premier semestre de 2013. Au cours des six premiers mois de l'année, Huawei a généré des revenus de 113,8 milliards de CNY, soit une augmentation de 10,8% par rapport à la même période en 2012. Sur la base de cette croissance robuste et d'autres indicateurs économiques positifs, Huawei s'attend à générer un bénéfice net de 7-8% en 2013. "Notre succès au premier semestre 2013 a été principalement conduit par la croissance soutenue de l'activité de réseau de l'opérateur, l'expansion de l'activité Entreprise et la croissance rapide des solutions pour les consommateurs finaux, ainsi que l'amélioration continue de notre efficacité opérationnelle globale. Le chiffre d'affaires et le bénéfice sont en ligne avec nos attentes ", a déclaré Cathy Meng, directeur financier, Huawei. "A partir de ces indicateurs positifs, nous croyons que Huawei va générer une forte performance et les marges de profit dans le second semestre de cette année et nous sommes confiants que nous allons atteindre notre objectif d'augmenter les recettes de 10%." Pour l'avenir, nous continuerons à nous concentrer sur notre stratégie de

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pipe, accroître les investissements dans les secteurs de croissance essentiels pour l'entreprise, et d'accroître l'efficacité à travers une série d'examens et d'améliorations opérationnelles et de gestion. Huawei va également créer plus de valeur pour ses clients en leur fournissant des produits et des services encore plus innovants et compétitifs.

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ACTUALITES

SONY ET PANASONIC PLANCHENT SUR UN DISQUE OPTIQUE DE 300 GO

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ony et Panasonic viennent de signer un accord de coopération portant sur le développement d'un nouveau format de disque optique capable de stocker 300 Go de données et dont la commercialisation est prévue fin 2015. Un nouveau format de disque optique est donc envisagé par Sony et Panasonic et il sera dédié à l'archivage d'entreprise. Ce disque optique devrait pouvoir contenir au moins 300 Go de data. L'archivage sur disque optique n'est donc encore une technique révolue, les deux partenaires assurant que ce format sera armé pour résister aux aléas du temps, à la poussière, à l'humidité, aux variations de température et autres. Autre point important, la "compatibilité intergénérationnelle" sera assurée afin que les données puissent être lues même si le format évolue. Rappelons que Sony et Panasonic oeuvrent sur un terrain connu, puisque les deux fabricants japonais ont à leur catalogue plusieurs solutions de stockage à base de supports optiques pour le secteur broadcast.

SMARTPHONES :

SAMSUNG CONFORTE SA POSITION DE LEADER

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es ventes de smartphones poursuivent leur progression au second trimestre avec un bond de 47% par rapport à 2012 pour un volume total de 230 millions d'unités. Et sur ce segment, Samsung a accentué son hégémonie. Avec 76 millions de ventes et 33,1% de parts de marché, Samsung est, en effet, l'incontestable numéro 1 du secteur, loin devant Apple avec 31,2 millions d'unités, LG (12,1 millions d'unités), ZTE (11,5 millions d'unités), Huawei (11,1 millions d'unités) et les autres. Un succès que le géant coréen doit, en partie, à son Galaxy S4 dont les ventes se portent bien, à la fois en Chine et dans le reste du monde. Quant à Apple et à son iPhone 5, ils sont de plus en plus menacés par les terminaux Android qui offrent un choix important et de plus en plus intéressant aux consommateurs, et ce, à un prix plus abordable. Neil Shah, analyste chez Strategy Analytics, précise que cette croissance des ventes de smartphones est due à la forte demande en terminaux 4G sur les marchés développés (notamment aux Etats-Unis) et en terminaux 3G sur les marchés émergents (comme l'Inde). L'analyste précise par ailleurs qu'il ne s'est jamais vendu autant de smartphones dans le monde qu'au cours de ce trimestre. Derrière les deux ténors, LG et deux fabricants chinois (ZTE et Huawei) ont sérieusement augmenté leurs ventes et leurs parts de marché. Ce qui confirme que le marché des smartphones est aujourd'hui clairement dominé par les marques asiatiques.

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Global Smartphone Vendor Shipments and Market Share in Q2 2013 Global Smartphone Vendor Shipments (Millions of Units) Samsung Apple LG ZTE Huawei Others Total Global Smartphone Vendor Marketshare % Samsung Apple LG ZTE Huawei Others Total Total Growth Year-over-Year %

Q2 '12

Q2 '13

48.7 26.0 5.8 5.8 6.6 63.6 156.5

76.0 31.2 12.1 11.5 11.1 87.7 229.6

Q2 '12 31.1% 16.6% 3.7% 3.7% 4.2% 40.6% 100.0% 41.6%

Q2 '13 33.1% 13.6% 5.3% 5.0% 4.8% 38.2% 100.0% 46.7%

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LOGICIELS

5 POINTS CLÉS POUR CHOISIR UN PROGICIEL D'ARCHIVAGE MIXTE

A

près nous être penchés sur les principales caractéristiques de l’archivage mixte, nous allons désormais synthétiser les étapes clés pour choisir une solution d’archivage mixte industrielle Point clé n° 1 : Une solutions « Progiciel » Insistons tout d’abord sur l’importance de disposer d’une solution « progiciel ». Selon Wikipedia : « Un progiciel est la contraction de produit et de logiciel. Il s’agit d’un applicatif, libre ou exclusif, « prêt-à-porter », standardisé et générique, prévu pour répondre à des besoins ordinaires. Ce terme s'oppose aux « logiciels sur mesure ». En complément de cette définition, il conviendrait d’exclure de la définition de progiciel les solutions composées uniquement d’un assemblage de briques techniques, car à l’instar d’une solution développée en spécifique, ces solutions ne disposent pas des caractéristiques indiquées ci-après propres aux progiciels, à savoir : garantir l’autonomie des entreprises et assurer la pérennité de la solution mise en œuvre. Point clé n° 2 : Un système évolutif S’il est déterminant de disposer d’une solution « progiciel », il convient de s’assurer de la « paramétrabilité » de l’outil à tous les niveaux, et notamment au niveau du référentiel documentaire d’archivage. Prenons en effet le référentiel documentaire, véritable colonne vertébrale du système d’archivage. À ce titre, l’outil doit s’adapter aux règles de l’entreprise et non l’inverse. Le référentiel documentaire de l’entreprise évolue rapidement et constamment (nouvelles normes, nouvelles réglementations, réorganisations fréquentes...). Les modifications induites dans le progiciel de gestion d’archives mixtes doivent pouvoir être mises en œuvre rapidement et simplement. En résumé, quel que soit le projet, souplesse et facilité de paramétrage doivent faire partie des critères de choix d’un progiciel de gestion d’archives mixtes. Point clé n° 3 : Une plate-forme unique pour gérer les archives papier, électroniques ou hybrides Lors d’un projet d’archivage mixte, la capacité de l’outil informatique retenu à gérer indifféremment tous les supports d’archives, papier ou électroniques, est déterminante. Le logiciel de gestion d’archives mixtes, comme le référentiel documentaire, doit pouvoir prendre en charge tous les documents quels que soient leur support, leur format et leur provenance. Il doit permettre de traiter uniformément les archives papier et électroniques en utilisant les mêmes règles de gestion. Dans ce cadre, une attention particulière doit être por-

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tée sur la capacité de la solution à assurer une gestion aisée et cohérente des archives hybrides. Enfin, fonction principale du point de vue de l’utilisateur final : le logiciel d’archivage mixte permet de fédérer la recherche. Le collaborateur ne se préoccupe pas du format lors de sa recherche d’informations. Le choix d’un logiciel de gestion d’archives mixtes s’impose comme étant à la fois le plus efficace et le plus structurant dans la logique du projet d’archivage. Point clé n° 4 : Un progiciel orienté métier S’il est nécessaire techniquement, le logiciel d’archivage mixte doit avant tout être orienté métier et répondre aux exigences propres à la gestion des archives. Prenons l’exemple du référentiel de gestion. Ce référentiel est la colonne vertébrale structurante et indispensable de l’application et concrétise la mise en application de la politique d’archivage de l’entreprise. Il définit toutes les règles de gestion des archives de l’entreprise : cycle de vie, durée de conservation, confidentialité, communication... Le logiciel d’archives mixtes doit proposer un module de gestion de ce référentiel extrêmement souple permettant de s’adapter simplement aux règles internes de l’entreprise, aux spécificités métiers, aux spécificités géographiques et à l’organisation de l’entreprise. Le logiciel d’archives mixtes doit parfaitement intégrer le référentiel de gestion documentaire de l’entreprise. Rappelons ici que la capacité de l’entreprise à définir ce référentiel documentaire est un prérequis à la mise en œuvre d’un système d’archivage performant. Les responsables de projet devront établir pour chacune des entités de l’entreprise : quels sont les documents engageants, quels sont ceux que l’on conserve au titre

de la connaissance, combien de temps les conserver, où sont les originaux, quel est leur format, où et comment souhaite-t-on les conserver... ? Dans le cas précis des archives mixtes, les droits d’accès aux documents doivent être identiques quel que soit le format (sauf à protéger le papier évidemment). Il est en effet inutile de limiter l’accès à un document papier, de mettre en place des procédures de dérogation en faisant des demandes auprès du service archives par exemple si la copie électronique du même document est disponible librement sur le réseau informatique de l’entreprise, et vice-versa. On peut évoquer également le sort final du document. La suppression de l’exemplaire électronique n’implique pas nécessairement la suppression de l’original papier et vice-versa. On peut néanmoins recommander que la destruction de l’un ou de l’autre des supports soit tracée et que cette information soit accessible lors de la consultation de l’exemplaire restant. Cette gestion parallèle des deux formats, propre au métier des archives, vise à garantir un niveau de sécurité identique des documents quel que soit leur support. Point clé n° 5 : Garantir la valeur probatoire des documents Si nécessaire, le système d’archivage doit enfin proposer les fonctionnalités nécessaires pour garantir un archivage probant en cas de contentieux et par conséquent garantir la sécurité et l’intégrité dans le temps des documents archivés quel que soit leur support. Ces différents points sont donc des données déterminantes qui permettront de s’appuyer durablement sur une plateforme robuste et évolutive dédiée à la mise en œuvre d’un archivage mixte efficient.

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LOGICIELS

APPLICATIONS MOBILES, RESPONSIVE DESIGN : QUEL POSITIONNEMENT ADOPTER ?

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a multiplication des écrans, la montée en puissance des terminaux mobiles et des réseaux sociaux créent de nouveaux usages en mobilité et des opportunités pour les entreprises et institutions.

La connaissance des usages : l’assurance d’une solution « centrée utilisateurs » ! L’écosystème mobile se caractérise par une multiplicité de formats, de langages et de plateformes de diffusion. Cette multiplicité complexifie le choix de la stratégie digitale des entreprises. Parmi les questions que nos clients se posent au moment de définir leur stratégie mobilité figure celle de savoir s'il vaut mieux choisir de développer une application mobile ou, au contraire, repenser son site en responsive design. Aujourd’hui, ce débat n’est plus d’actualité. Les entreprises et institutions ne doivent plus opposer les applications et les sites mobiles. La véritable question à se poser est la suivante : A quelles cibles et à quels usages doit répondre ma ou mes solutions mobiles ? En terme de mobilité, l’entreprise doit choisir une stratégie « centrée utilisateurs ». La stratégie retenue dépendra donc du contexte d’utilisation des clients ciblés, ce qui permettra alors de définir la meilleure solution technologique à retenir Application mobile, site responsive : une logique complémentaire ? Ainsi, la mobilité redéfinit nos usages et notre consommation au quotidien : consommation de contenu permanente et en continu; accès à l’information, aux services en situation de nomadisme (transports, vacances, …) L’usage de la mobilité est un nouveau canal de communication, de marketing et de services. En toute connaissance des usages, chaque solution présente des avantages pour les entreprises et institutions. Une entreprise ou une marque peut donc aujourd’hui accompagner ses consommateurs tout au long de la journée ou de la semaine. Passant d’un écran à un autre, la marque doit se préoccuper avant tout de délivrer des informations et des services à la demande au consommateur dans un souci constant de pertinence et de justesse. Le Responsive Design regroupe différents principes et technologies, permettant à un site de s’adapter aux différentes tailles d’écran et aux différents supports (navigateur, tablette, mobile, télé connectée…). Ainsi, les mobinautes pourront avoir une

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expérience adaptée à leur terminal. Cette notion de web responsive révolutionne la manière de concevoir les parcours internet puisqu’il ne s’agit plus ici de concevoir autant de parcours qu’il y a de famille de terminaux mais de concevoir une seule interface auto-adaptable. Le Responsive Design présente donc des avantages non négligeables, mais pour autant il ne s’oppose pas aux solutions d’applications mobiles. Elles sont pertinentes pour un usage ciblé et offrent aussi une portabilité de votre entreprise ou marque. Les solutions mobiles permettent d’exploiter toutes les fonctionnalités natives avancées des périphériques de vos usagers (Caméra, GPS, NFC, Text to speech,etc) et peuvent aussi être utilisées en mode connectés. Un des usages « mobile » en plein essor, parmi les possesseurs de Smartphones le QR code. Ainsi, l’année dernière aux Etats-Unis, une personne sur cinq a scanné un QR code (code barre lisible par les Smartphones). Que ce soit pour avoir des informations sur un produit, pour bénéficier d'un coupon ou télécharger une nouvelle application, ce nouveau

mode d'échange entre la marque et ses consommateurs offre un aperçu des possibilités que propose le Smartphone. Mobilité au sein même des entreprises ? Le taux d’équipements de smartphones et de tablettes reste faible au sein des entreprises françaises. De plus, les entreprises sont réticentes à intégrer et à manager les nouvelles technologies en mobilité en interne « Mobile Device Management » ; « BYOD » (Bring your own device) . Un constat, la mobilité est créatrice de valeur et penser mobilité c’est avant tout se demander quelle valeur ajoutée souhaite-on réellement offrir à ses clients et à ses collaborateurs afin de choisir la solution mobile la plus adaptée. En conclusion, les deux solutions sont complémentaires, elles correspondent à des usages, c’est pourquoi il est important de ne pas négliger l’accompagnement dans votre réflexion et l’élaboration de votre positionnement mobile.

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LOGICIELS

ETUDE DE LA BSA SUR LA VALEUR ÉCONOMIQUE DES LOGICIELS PIRATÉS AU MAROC

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oins de risque et une meilleure efficacité opérationnelle crée de la valeur pour les entreprises tout en stimulant leur production Une nouvelle étude de la BSA | The Software Alliance et l’INSEAD, l’une des écoles phares à l’échelon mondial, constate que l’augmentation de l’utilisation de logiciels sous licence aurait un meilleur impact sur l’économie du Maroc que le fait de permettre une croissance similaire de l’usage de logiciels piratés. Augmenter de 1% l’utilisation de logiciels sous licence ajouterait 70 millions de dollars à la production nationale. Ce chiffre ne serait que de 30 Millions de dollars s’il s’agissait de logiciels piratés. Cela signifie que les logiciels sous licence pourraient produire une valeur économique supplémentaire de 40 Millions de dollars Un avantage compétitif : l’impact économique de l’utilisation de logiciels sous licence est une analyse révolutionnaire qui s’appuie sur les données de 95 pays dans le but de démontrer que l’utilisation de logiciels sous licence contribue de manière importante à l’économie nationale. En effet, l’étude affirme que lorsque l’on favorise l’utilisation de logiciels sous licence, cela permet d’augmenter significativement la croissance du produit intérieur brut (PIB). En outre, le stimulus économique qui résulte des logiciels sous licence est beaucoup plus important que celui des logiciels piratés. « L’utilisation de logiciels sous licence minimise les risques et favorise une efficacité opérationnelle qui profite directement aux entreprises », signale Dale Waterman, Président du comité BSA pour le Moyen-Orient et l’Afrique. « Cette étude démontre que les logiciels sous licence ne sont pas seulement bénéfiques pour les entreprises – ils sont aussi un important stimulateur de la croissance économique nationale. Le gouvernement, les autorités répressives et le secteur industriel au (Maroc) doivent saisir toutes les opportunités pour profiter de ces gains potentiels en réduisant le piratage et en promouvant l’utilisation de logiciels sous licence. » L’étude constate également que chaque dollar supplémentaire investi dans des logiciels sous licence offre un retour sur investissement de $150 comparé à $33 pour chaque dollar supplémentaire investi dans des logiciels piratés. Parmi les autres résultats de l’étude: - Augmenter de 1% l’utilisation de logiciels sous licence à l’échelle mondiale permettrait d’injecter 73 milliards de dollars dans l’économie mondiale – chiffre qui ne serait que de 20 milliards de dollars pour le même taux s’il s’agissait de logiciels piratés ; ce qui représente un écart de 53 milliards de dollars. - Tous les pays inclus dans l’étude témoignent d’un meilleur retour sur investissement dès lors qu’ils utilisent des logiciels sous licence plutôt que des logiciels piratés. NUMÉRO 28

- Pour tout Dollar investi, le retour sur investissement réel relatif aux logiciels sous licence est plus élevé dans les pays en voie de développement : en moyenne une telle utilisation génère 437$ de PIB supplémentaire. Mais on peut relever que tous les pays en tirent profit, quel que soit leur niveau de revenus: le retour sur investissement moyen pour tout dollar investi est de 117$ pour les pays ayant un niveau de revenus élevé et 140$ pour les pays ayant un niveau de revenus moyen. « Des études précédentes ont montré que les services à valeur ajoutée offerts avec des logiciels sous licence aident les entreprises à réduire leurs coûts et à augmenter leur productivité. Cette étude va encore plus loin en permettant de mesurer l’impact lié à l’utilisation de logiciels sur la production nationale », rapporte Eduardo RodriguezMontemayor, principal chargé de recherche à eLab@ INSEAD. Ainsi, « les résultats obtenus affirment que les logiciels sous licence sont bénéfiques pour le monde des affaires et pour les économies nationales, et qu’ils ont un impact économique supérieur à celui des logiciels piratés, dans tous les pays inclus dans l’étude. » Les gouvernements et les entreprises qui souhaitent saisir l’opportunité économique que représente l’utilisation de logiciels sous licence doivent entreprendre les mesures suivantes : - Etablir des lois effectives et modernes en matière de propriété intellectuelle dans le but de protéger les logiciels et tout type de produits protégés par le droit d’auteur, que cela soit sur des ordinateurs, sur des mobiles ou encore sur le « cloud ». - Renforcer les droits de propriété intellectuelle et allouer des ressources nécessaires. - Sensibiliser le public aux risques liés à l’utilisation de logiciels piratés. - Montrer l’exemple en utilisant seulement des logiciels sous licence, et mettre en œuvre un programme de ges-

tion des actifs logiciels. Une version complète de l’étude « Un avantage compétitif : l’impact économique de l’utilisation de logiciels sous licence » est disponible sur le site de la BSA :www.bsa. org/softwarevalue A propos de la BSA : BSA ---- The Software Alliance (www.bsa.org) est le principal défenseur de l’industrie des logiciels. Cette association regroupe des multinationales qui investissent chaque année des milliards de Dollars pour développer des solutions logicielles qui stimulent l’économie et facilitent la vie. Grâce aux relations qu’elle entretient avec nombre de gouvernements à travers le monde, aux actions anti-piratage qu’elle favorise et aux campagnes de sensibilisation, la BSA tâche de rendre le monde numérique plus accessible et plus sécurisé, contribuant ainsi à renforcer la confiance et l’assurance envers les nouvelles technologies et à favoriser leur avancement. A propos de l’INSEAD eLab: En tant qu’école de management international de grande renommée, l’INSEAD tend à regrouper des gens, des cultures et des idées de par le monde afin de changer les vies et de transformer les organisations. eLab@ INSEAD est le centre d’excellence de l’INSEAD en matière d’économie mondiale de la connaissance. L’un des objectifs principaux d’eLab@INSEAD est de renforcer les liens entre les universitaires, les dirigeants d’entreprises ainsi que les responsables politiques. Pour ce faire, eLab@INSEAD s’appuie sur diverses ressources mondiales afin de développer des idées de recherche académique pointues et adaptées aussi bien aux dirigeants du secteur public que privé. Pour plus d’informations sur eLab@INSEAD et pour accéder a des rapports de recherche : insead.edu/ elab

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LOGICIELS

LE CASE MANAGEMENT, UN CONCEPT SÉDUISANT QUI DOIT PERMETTRE LA RÉFLEXION STRATÉGIQUE

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es "Case-Management" (CM), ou Logiciels de Gestion Dynamique des Dossiers caractérisent une vision ambitieuse de la fonction informatique. Le mouvement s'inscrit dans la philosophie numérique du Smart Computing, comme de "l'Intelligence business Opération (IBO)", qui veulent offrir des solutions flexibles, pour un espace de travail plus intelligent afin de personnaliser l'expérience client dans des offres de masse. Le concept du CM entend ainsi : -compléter les vides systémiques ou « ruptures » laissés par les outils structurants, -créer des synergies dans les différentes couches d'applications -répondre efficacement à la complexité par souci de personnalisation. Le CM serait donc la solution aux limites opérationnelles des systèmes informatiques. Dans le même temps, en repoussant ces limites ne va-t-on pas, à la fois, alourdir plus encore les systèmes existants et diminuer d'autant la pertinence et la finesse de la communication verbale ? Ne va-t-on pas dépersonnaliser par automatisme la personnalisation attendue, et être en définitive un nouveau problème pour les solutions ? La société moderne inscrit l'individu, l'informaticien comme le client, dans une exigence d'instantanéité, dans une offre logarithmique d'échanges intelligent et multicanaux et dans un environnement de surinformation systémique. Ces situations génèrent des complexités croissantes dans l'évolution de la relation client et laisse paradoxalement des vides de réponses de plus en plus large. Le défit est donc de répondre efficacement, aux cas inattendus, dans une interface entre individus multiples, processus et canaux multiples et informations multiples. Les combinaisons sont telles qu'un l'individu seul ne peut plus en appréhender toute la nature. Le concept du Case Management vise à répondre simplement aux complexités de situations clients particulières ou délicates qui exigent des interactions avec les services métiers. L'état final recherché est la réalisation d'une réponse intelligente type "next best action" qui renforce la relation client. La promesse du CM est immense. Son concept permet d'affirmer sa performance dans la gouvernance des systèmes, la conduite des échanges, et l'agilité toujours plus grande des processus. L'un des préalables pour la mise en oeuvre de ce type de solutions est qu'ils assurent de ne pas entraver ou modifier les applications existantes, et ne pas déstabiliser l'architecture globale du Système d'Information dont il vient en complément. Ce faisant, le CM permet de faciliter grandement la conduite du changement, en intégrant les évolutions fonctionnelles au fil de l'eau et en aidant les phases d'apprentissage, mais aussi en réduisant la « prolétarisation » des opérateurs, générée par la

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démultiplication des procédures, et même de les valoriser dans la cohérence de leurs actions. Dés lors l'affirmation d'une vue à 360° devient accessible, comme l'atteinte des 100% de satisfaction des demandes. Les processus métiers seront simplifiés et optimisés. Les mises à jour, suivis et gestions assurerons l'équilibre entre une gouvernance étroite du collectif en préservant l'initiative du particulier. Le CM se transforme alors en puissant outil d'agilité. La sphère d'efficacité du CM rassemble 5 domaines interdépendants : - La capture d'information - La gestion des processus métiers non standards - La conduite en temps réel des contrôles de conformité et de la mémoire opérationnelle des affaires - la synergie et le workflow entre tous les acteurs de la complexité - la performance de l'interface multicanal dans la relation client. La logique tendancielle est l'agrégation des différents outils existants dans chacun de ces domaines, vers une offre intégrée qui sera une solution aux problèmes de la Direction des Systèmes d'Information. Les premiers développements, comme l'adhésion des professionnels, soit par branche économique, soit par métier, conforte la valeur du CM dans ses dimensions opérationnelles et techniques. Toutefois, Si l'on veut bien prendre un peu de distance avec le buzz technologique, et mettre la technique en perspective d'une vision stratégique au service du métier et non de ses processus, il apparaît que le CM interpelle l'analyste dans l'espace de la gouvernance de l'entreprise et de sa relation à la DSI. Dans l'espace du management exécutif de l'entreprise, la problématique de la DSI se caractérise par des vagues technologiques successives, toujours présentées comme des avancées vers la profitabilité. Le CM n'est-il pas une de ces vagues qui concourent plus à l'agitation du management qu'à sa performance métier. La pénétration du CM pourrait témoigner de la non sélectivité des process d'évolution et de changements informatiques stratégiques, autant que souligner les promesses non tenues des évolutions précédentes. En fait, l'expérience tant à prouver que

le Case Management est un critère objectif de gain concurrentiel, de différentiation et d'optimisation de l'offre. Par son caractère non structurant, il peut se déployer de manière native dans les nouveaux systèmes d'information, aussi bien que dans les plus anciens systèmes. Plus qu'un phénomène de mode, le CM est une rupture dans la vision des SI car il complète, renforce et étend sa puissance sans en dénaturer les fonctions. L'arrivée du CM ne doit-elle pas être perçue comme une hyper-sophistication informatique qui ne fait qu'ajouter à l'enchevêtrement constaté dans la gestion des flux d'information ? La promesse du case management est de résoudre et simplifier le métier, et valoriser la meilleure prochaine action sans toucher au système. La conséquence réelle ne serait-elle pas la complexité accrue du système globale, la modélisation présumée du non modélisable, et in fine la réduction effective de la place du personnel d'interface auquel on "apporte" ce qui est considéré comme La solution ? Ce serait le cas, si le CM n'était qu'une automation irréfléchie. Tout au contraire c'est une flexibilité intelligente et maîtrisée des outils. Le fondement est son adaptation à l'assemblage de procédures complexes et multiples. Le CM n'ajoute rien, ne change rien, mais rend l'existant utile et pratique. Il n'y a donc pas d'enchevêtrement, mais de la sélectivité et de la clarification. Dans ce cadre nouveau, l'opérateur bénéficie pleinement de l'apport du Case management. Il n'est plus contraint par les seuls standards de masse et ne se voit pas imposer une solution stéréotypée. Il détient de meilleures informations avec lesquelles il peut faire acte de libre arbitre et de création de service. Il est placé dans une logique de compréhension et de collaboration avec les différents acteurs du dossier, pour autant, il n'a plus à craindre de quitter les règles des business process édictées par l'entreprise. Le CM doit nous faire autant réfléchir à sa pertinence réelle, opérationnelle et technique, qu'il doit nous interpeller profondément sur sa valeur stratégique qui touche d'abord à l'entreprise et à sa relation aux collaborateurs et aux clients. La modestie relative de l'investissement qui le caractérise ouvre de nouvelles opportunités à l'ensemble des acteurs. NUMÉRO 28


INFRASTRUCTURE

DEUX LEVIERS SONT NÉCESSAIRES À L’AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DES BIG DATA !

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e Big Data s’impose comme le grand sujet d’actualité sur les marchés TIC en 2013. La valeur des données pour l’entreprise (notamment des données clients), aussi gigantesques et exponentiels que soient leurs volumes et leurs variétés, ne fait plus débat. Encore faut-il avoir les moyens de les exploiter mais aussi et avant-tout de pouvoir garantir leur qualité – donc leur fiabilité. Une question qui relève certes des technologies et des processus internes mais aussi d’une culture d’entreprise orientée business et métiers. La gestion des données par les entreprises s’est fortement complexifiée au cours des 2 dernières années, le sujet ayant entre temps été estampillé “Big Data”. Le marché du Big Data a été estimé à 28 milliards de dollars (22 milliards d'euros) par le cabinet Gartner pour 2012, et 36 milliards pour 2013. Concernant les données clients notamment, l’explosion qui a eu lieu concomitamment au développement des réseaux sociaux a généré deux défis : analyser et exploiter en temps réel des données structurées et non structurées multi formats et multi sources (réseaux sociaux, RFID, GPS, QR codes …), disponibles en très grands volumes (atteignant parfois le pétaoctet) ; mais aussi veiller à la qualité de ces données car une banale erreur peut vite impacter l’activité de l’entreprise. Une entreprise qui ne contrôle pas ses données peut vite voir son image entachée, et perdre la maîtrise de l’un des rouages clés de son activité. Les dirigeants en sont les premiers convaincus, quel que soit le secteur de leur entreprise. L’étude Strength in Numbers : How Does Data-Driven Decisionmaking Affect Firm Performance ?, menée dès 2011 auprès de 179 entreprises cotées par Erik Brynjolfsson et Heekyung Kim, deux chercheurs du MIT, en partenariat avec Lorin Hitt, chercheur à l'université de Pennsylvanie NUMÉRO 28

(Wharton Business School), montrait déjà que les organisations qui s'appuient sur l'analyse des données pour développer leur stratégie augmentent leurs niveaux de productivité de 5 à 6 % . Or, force est de constater que le préambule à tout projet Big Data qu’est la garantie de la qualité de ces données est souvent peu satisfaisante. Trois raisons à cela : - Beaucoup de données sont encore saisies manuellement, avec un risque élevé d’erreur à la clé. - Il est, dans bien des cas, difficile de lier les données les unes avec les autres car elles sont issues de sources très diverses et ont des formats variés difficiles à intégrer entre eux. - Enfin les entreprises disposent de peu de compétences en interne sachant évaluer la qualité des données et les analyser pour remonter des indicateurs pertinents aux métiers. Alors comment s’y prendre ? Historiquement, toute personne rencontrant un problème lié aux données était aiguillée vers la DSI. Or il est risqué et réducteur de vouloir résoudre le problème uniquement sous l’angle technologique. La qualité des données concerne en effet d’autres départements de l’entreprise - la DSI ayant même très rarement une vue globale et complète des conséquences d'une mauvaise qualité des données sur les opérations. D’autre part, le rôle de l’humain reste primordial puisque, dans une majorité d’entreprises, les données sont encore saisies ou vérifiées manuellement. La solution est donc ailleurs, à savoir dans la culture même que l’entreprise a de sa gestion des données. Il est important que l’ensemble des équipes la considère comme un atout “business”, ce qui suppose dans bien des cas de faire évoluer les mentalités. A ce titre, le dirigeant lui-même doit assumer la responsabilité des données de son entreprise et de tout problème lié à leur qualité.

Pour soutenir ce changement, l’un des leviers d’amélioration consiste à automatiser le processus de collecte, de nettoyage et d’enrichissement des données. Les entreprises ont à leur disposition des solutions logicielles matures qui permettent de les dédoublonner, standardiser, rassembler etc… La DSI se chargera de piloter le projet mais devra le faire en étroite collaboration avec les métiers concernés – par exemple, pour les données clients, avec les départements marketing et relation clients. Second levier à activer : impliquer les collaborateurs dans le processus d’amélioration de la qualité des données en insistant sur le fait qu’il n’y aura pas de valeur associée aux big data sans des bases propres. Il faudra aussi former ceux qui les gèrent et/ou les analysent. Enfin, l’entreprise gagnera à désigner une équipe en charge de la gouvernance des données, c’est-à-dire qui gèrera et évaluera en continu l’amélioration de la qualité des données et leur intégration. Alors que les entreprises cherchent à se doter de nouveaux avantages concurrentiels, jouer sur ces deux leviers leur garantit de meilleures prises de décisions, une diminution des coûts d'exploitation, l'amélioration de la satisfaction client et de meilleures performances financières. D’ailleurs, qui prendrait encore des décisions stratégiques basées sur des données incomplètes, inexactes, incohérentes ou corrompues ? Cette importance critique des données s’est même traduite dans certaines entreprises par l’arrivée de nouveaux intervenants au sein des conseils d'administration : celles du directeur de la gouvernance des données et du directeur marketing. Une évolution à suivre dans les prochains mois et sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir bientôt…

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INFRASTRUCTURE

LA MOBILITÉ EST BIEN UNE PRIORITÉ DES DSI des connaissances (23 %) sont les trois caractéristiques incontournables d’une stratégie mobile. Interrogés sur leurs priorités, les professionnels informatiques en Chine (53 %), en Italie (53 %) et en Inde (50 %) citent la mobilité comme l’une de leurs deux priorités absolues. Au Royaume-Uni (67 %), au Japon (57 %) et en France (52 %), ils la classent parmi leurs cinq priorités.

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es entreprises continuent de consacrer une part massive de leurs budgets informatiques aux technologies mobiles qu'elle considèrent comme sources de nouveaux revenus et d’amélioration de la relation client. Dans leur majorité, les DSI sont convaincus que la mobilité générera de nouvelles sources de revenus pour leur activité, et la plupart investiront cette année 31 % à 40 % de leurs budgets dans cette optique – alors qu’ils n’étaient que 19 % à partager cette opinion l’an dernier. Telles sont les principales conclusion de l'étude menée par Accenture. Dans la nouvelle étude mondiale menée par Accenture (Accenture 2013 CIO Mobility Survey), la grande majorité des professionnels informatiques interrogés (79 %) citent la mobilité comme une stratégie créatrice de revenus, améliorant sensiblement les interactions avec les clients (84 %) et ayant des incidences notables sur leur activité (83 %). Plus du tiers (34 %) des DSI font d’ailleurs de la mobilité une priorité absolue pour l’année à venir, et 42 % l’inscrivent parmi leurs cinq priorités. Des données ponctuelles recueillies au fil des entretiens laissent également supposer que nombre de DSI appréhendent d’emblée les nouveaux projets informatiques sous l’angle de la mobilité. Concernant leurs priorités en termes de mobilité, les participants à l’étude Accenture placent en tête de leurs impératifs l’amélioration de la relation et du service client via l’accès, la collecte et le traitement immédiats des données (43 %). Vient ensuite le développement des échanges avec les clients par le biais de terminaux mobiles (36 %), en particulier dans le domaine transactionnel (34 %). Ils sont 29 % à envisager la conception, la mise au point et/ou la distribution d’équipements connectés à l’appui d’applications B2B. Accenture a mené cette étude mondiale * auprès de DSI et d’autres responsables des technologies de l’information afin de savoir si les entreprises ont pris la mesure de

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l’importance de la mobilité et pour identifier les éventuels obstacles rencontrés. Dans l’année à venir, près de la moitié (46 %) des DSI envisagent de revoir leurs processus afin de mieux intégrer la mobilité dans l’entreprise. Par ailleurs, ils sont 73 % à estimer que la mobilité aura sur leur activité des retombées comparables voire supérieures à celles de la révolution Internet de la fin des années 1990 ? ils étaient 67 % à partager cet avis dans une étude analogue réalisée l'an dernier par Accenture. « Il est encourageant de constater que les entreprises considèrent la mobilité comme une priorité, commente Marc Carrel-Billiard, responsable des technologies émergentes et de l’innovation technologique pour Accenture en Europe. Elles doivent notamment prêter attention aux secteurs porteurs, comme les équipements connectés, et procéder à une analyse des besoins pour rattraper leur retard ou, mieux, prendre une longueur d’avance. Autres facteurs décisifs à prendre en considération : les investissements, le budget alloué, la formation du personnel, le recrutement de spécialistes de la mobilité et le recours à des experts externes pour aider à l’élaboration ou à la mise en œuvre de stratégies axées sur la mobilité. » Disparités dans l’état d’avancement des stratégies mobiles Plus de la moitié des entreprises interrogées (58 %) disposent d’une stratégie mobile mais qui reste moyennement développée. Seul un quart environ des sondés (23 %) affichent un niveau de développement extrêmement poussé ? contre 31 % l’an dernier. Ce qui tend à démontrer que l’essor des technologies mobiles s’accélère à un point tel que les entreprises sont contraintes de passer à l’action avant même de disposer d’une stratégie parfaitement définie. L’étude révèle en outre que la gestion des terminaux mobiles (27 %), la collaboration (25 %) et le partage

Ressources en personnel, sécurité, interopérabilité et BYOD : des enjeux perpétuels Cinquante-deux pour cent des entreprises se disent prêtes à former le personnel en place pour déployer leurs stratégies mobiles et 37 % sont disposées à embaucher à temps plein des spécialistes de la mobilité, attestant d’une forte demande du marché dans ce domaine. Davantage de projets sont d’ailleurs pourvus en personnel interne (76 % en 2013, contre 63 % en 2012) pour accompagner le développement des applications mobiles. Contre toute attente, si l’année 2012 restera sans doute gravée dans les mémoires comme celle de la consécration du langage HTML5 sur Internet – appellation utilisée pour désigner les derniers protocoles en date définissant le contenu, la mise en page et la navigation des pages Web – près de la moitié (49 %) des stratégies de mobilité adoptées par les entreprises sondées s’appuient à la fois sur des applications natives et Web. La sécurité reste une préoccupation essentielle tandis que l’interopérabilité devient problématique, ce qui prouve que les systèmes existants ne sont pas tous conçus pour la mobilité et qu’ils doivent être transformés pour que le mouvement suive son cours. La sécurité (45 %), les préoccupations budgétaires (41 %) et le manque d’interopérabilité avec les systèmes en place (31 %) demeurent les principales entraves aux ambitions mobiles des entreprises. Le modèle BYOD (« Bring Your Own Device ») joue, lui aussi, un rôle dans l’adoption des technologies mobiles. Cependant, plus de la moitié des entreprises sondées (59 %) ne dispensent qu’un support limité à leurs salariés alors qu’un quart environ (28 %) leur assurent un support complet. Les DSI doivent trouver les moyens de gérer l’incursion croissante d’équipements mobiles dans l’environnement professionnel. Ils doivent également se recentrer sur le capital humain et le savoir-faire. Les entreprises sont aujourd’hui pratiquement deux fois plus nombreuses – 40 % en 2013, contre 27 % en 2012 – à envisager de recourir à des experts externes pour élaborer et peaufiner leur stratégie, ce qui prouve que les professionnels qualifiés et disponibles demeurent insuffisants face au taux d’utilisation croissant des équipements mobiles.

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DEUX ENTREPRISES SUR TROIS RISQUENT LA PERTE DE DONNÉES CRITIQUES

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lus des 2/3 des sociétés risquent la perte de données critiques en les sauvegardant sur des périphériques de stockage grand public non sécurisés, estime Buffalo Technology. Les TPE ont conscience, tout comme les grandes entreprises, de l'importance de stocker leurs fichiers sur des périphériques externes pour optimiser la sécurisation de leurs données. 92 % les sauvegardent régulièrement et 70 % utilsient des disques durs externes pour stocker leurs données 9 entreprises interrogées sur 10 sauvegardent donc leurs données et connaissent l’impact qu’aurait leur perte sur leur entreprise. Pour 54% d'entre elles, la perte d’informations sur leurs clients et fournisseurs serait inévitable et donc dommageable à plusieurs niveaux. Parallèlement, 40% estiment aussi que cela engendrerait une perte d’argent importante. Les entreprises interrogées dans le cadre de l'enquête menée par Buffalo viennent des secteurs de l’IT, de la distribution, de l’industrie... L’objectif premier de cette étude était de prendre conscience de l’équipement et de l’utilisation des entreprises en matière de stockage, et d’en retirer les principales problématiques afin d’y répondre au mieux. Selon le spécialiste japonais en périphériques de stockage, solutions multimédia et solutions sans fil pour le grand public et les professionnels, les entreprises françaises ont conscience de l’importance de la sauvegarde de leurs données.

critiques comme les informations sur les clients/ fournisseurs, les données financières doivent impérativement être protégées et sécuriséesIl en va de la sauvegarde de l’entreprise ! Par ailleurs, on note que les principaux critères de choix sont pour 87% la fiabilité du produit, puis en second choix, pour 85%, la sécurité autre paradoxe lorsque l’on fait un état des lieux de leur équipement aujourd’hui.

Le paradoxe : la majorité d’entre eux utilisent des périphériques de stockage non adaptés ! L’étude révèle que près de la moitié des interrogés sauvegardent leur données sur clés USB mais aussi sur disques durs externes pour 70% , des périphériques bien adaptés au grand public et par forcément à des profils d’entreprises. En effet, les données

Le NAS (disque dur réseau) : le moyen le plus efficace de sécuriser ses données. Pourtant, seulement 23% des interrogés y ont pensé ! Le NAS permet aux entreprises de gagner du temps grâce à des performances puissantes, un accès rapide aux données et un transfert des fichiers optimisé. De plus pour garantir la protection des don-

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nées, le NAS intègre différents modes RAID (0, 1, 5 ou 10 par exemple). Malgré ces spécifications techniques avancées, seulement 23% des entreprises françaises interrogées révèlent utiliser un NAS ou un produit iSCSI. Ainsi, sans vraiment en avoir conscience, elles prennent le risque de ne pas utiliser un des produits les plus adaptés du marché. Ce résultat démontre la méconnaissance des TPE/PME pour ce type de produits. Le disque dur externe, plus connu et plus ancien, est largement plébiscité ici, sauf que ce type de périphérique permet uniquement de stocker ses données et non de les sécuriser par le biais d’une redondance de disques en cas de disfonctionnement d’un disque par exemple, voire de chiffrer les données dites sensibles.

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SÉCURITÉ

GARE AU MANQUE D'ATTENTION DES EMPLOYÉS

K

aspersky jette un pavé dans la marre en révélant que 52% des grandes entreprises pensent que le manque d'attention et de vigilance de leurs employés constitue une menace sérieuse pour la sécurité de leurs données sensibles. Bon nombre de grandes entreprises ont, en effet, fait de la sensibilisation de leur personnel aux problèmes de sécurité, une priorité pour 2013. Car l'erreur humaine reste la principale source d'inquiétude pour la plupart d'entre elles. "Il est essentiel que tous les employés, quel que soit leur statut dans l'entreprise, comprennent que la manque d'attention dans la réalisation de certaines actions peuvent avoir des impacts sur leur entreprise, explique Kevin Bailey, directeur des recherches en matière de règles des logiciels et services sécurité chez IDC EMEA.Celles-ci ont besoin de mettre en place des règles sur les accès et sur les communications de données de façon sécurisée et compréhensible par tous". 36% des entreprises interrogées par IDC font également état de leurs inquiétudes concernant le nombre croissant de terminaux mobiles et d'équipements personnels (smartphones, tablettes, PC portables, etc.) utilisés en internes. Ces terminaux permettent peut-être aux employés d'être plus efficaces, mais ils sont autant de menaces potentielles pour la sécurité des entreprises. L'occasion pour l'éditeur de mettre en avant sa solution Kaspersky Endpoint Security for Business qui embarque différentes technologies destinées à protéger la confidentialité des données de l'entreprise et le module Kaspersky Security for Mobile qui propose des fonctions de cryptage des données des terminaux mobiles et permet de les effacer à distance en cas de perte ou de vol.

LE MARCHÉ DE LA SÉCURITÉ VA PROGRESSER DE 8,7 % EN 2013

L

es entreprises poursuivant à travers le monde leur utilisation des technologies pour renforcer leur sécurité, le marché de la sécurité et des services connexes devrait atteindre 67,2 milliards de dollars en 2013, enregistrant une hausse de 8,7 pour cent par rapport aux 61,8 milliards de dollars en 2012, selon Gartner. Le marché devrait atteindre plus de 86 milliards de dollars en 2016. Les analystes de Gartner discutent actuellement des perspectives pour le marché de la sécurité au Gartner Security Summit & Risk Management 2013, qui s’est tenu le mois dernier à National Harbor, dans le Maryland. " La sécurité étant l'un des marchés IT les plus en vue, la perspective d'une forte croissance continue est assurée ", explique Ruggero Contu, directeur de recherche chez Gartner. " L'augmentation constante de la complexité et du volume des attaques ciblées, couplée avec la nécessité pour les entreprises d'aborder les questions de réglementation ou de conformité, maintient la croissance du marché de la sécurité en bonne santé." Les analystes de Gartner vois trois principales tendances qui poussent le marché de la sécurité à avancer : la sécurité mobile, le big data et les attaques ciblées. Le Bring Your Own Device (BYOD) est une grande tendance qui aura une influence considérable sur l'ensemble du secteur de la sécurité. Les changements NUMÉRO 28

dans la façon dont la sécurité prend en compte le BYOD laisse plusieurs possibilités pour les fournisseurs de services de technologie. Etre capable de comprendre le type d'appareil et la façon dont les utilisateurs y ont recours est aujourd'hui tout aussi important que de savoir qui ils sont. Il existe une opportunité pour ceux qui sont capables de prendre en compte ce contexte et à le fournir pour d'autres points d'influence, tels que le réseau ou les applications. La quantité de données nécessaires à la sécurité de l'information pour détecter efficacement les attaques avancées et, en même temps, soutenir de nouvelles initiatives commerciales, va croître rapidement au cours des cinq prochaines années. Cette croissance présente des défis uniques en matière de recherche de

modèles de risque potentiel à travers diverses sources de données. Si l'on examine les attaques ciblées et les nouvelles méthodes utilisées pour violer les contrôles de sécurité aujourd'hui, on peut arriver à une compréhension de base du phénomène. Des malwares personnalisés ou générés dynamiquement sont utilisés pour les phases de violations des infrastructures et de collecte de données. Même si le malware est détecté et supprimé, l'utilisation des informations collectées permet aux pirates de passer à une deuxième phase d'attaques... « Atténuer la menace des attaques ciblées nécessite la mise en place d'une stratégie de défense en profondeur à travers de multiples contrôles de sécurité », conclut Lawrence Pingree, directeur de recherche chez Gartner. Juillet - Août 2013  www.TechnoMag.ma

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ENTREPRISE

MESURER LA MOTIVATION DES SALARIÉS : LE DÉFI DES AGENCES IT à-vis de tâches habituellement considérées comme des contraintes. Par exemple, en mettant en place un système de « miles » récompensant les consultants qui effectuent le plus de kilomètres dans l’année pour se rendre en mission chez les clients. Ces procédés numériques ont l’avantage non seulement de mesurer à distance la motivation des consultants extérieurs mais aussi de créer des liens de proximité et d’appartenance à l’entreprise. A condition toutefois d’être réceptifs aux griefs formulés et de mettre en place un feed-back proposant de réelles pistes d’amélioration.

R

ecommanderiez-vous votre entreprise à un ami ? Derrière cette question somme toute anodine se cache l’un des plus gros chantiers d’un DRH : la mesure de la motivation au travail et de la confiance des salariés de son entreprise. Quelques conseils pratiques quand on n’a pas forcément le temps ni l’argent de se lancer dans la mise en place d’audit ou de baromètre social… Les études sont formelles : la satisfaction entraîne l’engagement et l’engagement est un levier de productivité qui lui-même contribue à la performance de l’entreprise et donc à sa capacité à surpasser les attentes de ses collaborateurs d’un point de vue social. Dans des sociétés où la culture d’entreprise est très forte, un employé sera heureux de travailler pour des projets qui lui tiennent à cœur. De même qu’une personne dont la motivation est intrinsèque sera beaucoup plus performante et créative. Reconnue pour son engagement et ses compétences, elle devient alors un actif clé disposé à coopter ses semblables. En France, l’évocation du bien-être au travail associé à la performance économique vient tout juste d’entrer les mœurs des petites et moyennes entreprises là où jusqu’à présent il ne représentait qu’un coût. Mais même si aujourd’hui, les bénéfices de cette méthode inspirée des grosses start-up américaines n’est plus à démontrer, il reste difficile de prendre le pouls de son

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entreprise. Et plus particulièrement quand on est une PME qui n’a pas forcément les moyens de se lancer dans d’interminables audits ou qui travaille avec des consultants à distance comme c’est souvent le cas dans le secteur IT. Il est alors nécessaire de rivaliser d’ingéniosité et d’ouverture d’esprit pour une politique RH gagnant-gagnant ! Miser sur le numérique comme outil de mesure de la motivation des salariés Chat, wiki, réseaux sociaux d’entreprise, … le numérique joue un rôle de premier plan quand il s’agit de sonder la motivation des collaborateurs, qui plus est dans une entreprise IT où ces modes de communication sont largement exploités et maitrisés dans la vie personnelle. Ces outils d’échanges collaboratifs se révèlent être de très bons indicateurs du climat social de l’entreprise. Décloisonnés des outils professionnels, les collaborateurs s’y sentent libres d’y retranscrire leur émotions, leurs humeurs, attentes, ambitions… Autre procédé informel, celui de la « gamification ». Cette méthode d’adhésion ludique et décalée peut servir à mesurer le moral des collaborateurs – comme c’est le cas chez Ysance avec la mise en place d’une météo d’humeur qui permet à chaque salarié de donner son ressenti du jour (joyeux, stressé, fatigué…) – voire même à modifier leurs comportements vis-

Instaurer un climat propice aux échanges informels Car le numérique est un bon avertisseur mais ne suffit pas. Des entretiens réguliers et informels sont nécessaires si on veut obtenir de ses collaborateurs une implication optimale et une acceptation du rythme de travail imposé dans le secteur IT, ponctué de fortes montées en charge. N’attendez pas une demande de rendez-vous pour agir. Etablissez une politique de dialogue ouvert et transparent en multipliant les entretiens informels (petit-déjeuner, sorties, soirées, …). Mobilisez les managers à identifier les premiers signes de démotivation d’un collaborateur de son équipe et incitez-les à les impliquer davantage dans les projets. Car la motivation vient bien souvent de la confiance accordée aux salariés. Une prise de responsabilité aide les collaborateurs à s’investir et par conséquence garantit une créativité renouvelée. Développer une participation collaborative Solliciter les collaborateurs sur des projets transverses s’avère tout aussi efficace. Car un management RH basé sur un mode participatif et collaboratif favorise la construction d’une culture d’entreprise et le sentiment d’appartenance. Il faut se montrer ouvert et à l’écoute de toutes les propositions et s’investir dans la mise en place de projets fédérateurs. La valeur ajoutée en sera double puisqu’au-delà de la motivation du(es) collaborateur(s) impliqué(s), de nouvelles solutions et modes opératoires efficaces verront le jour contribuant à l’amélioration du climat social dans l’entreprise. Bien qu’elle ne soit pas une science exacte, la mesure de la motivation des salariés n’est pas à prendre à légère. Qui plus est dans le secteur IT où les profils talentueux sont la cible incessante des chasseurs de tête. L’optimisation et la modernisation du management, dans un climat social décomplexé, peut faire toute la différence.

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ENTREPRISE

MOBILITÉ :

LES ENTREPRISES DOIVENT ADOPTER LES BONNES STRATÉGIES

U

ne étude de VMware révèle qu’un employé sur trois envisagerait de quitter son travail si l'usage de ses propres terminaux mobiles lui était refusé. Cette étude de VMware ne fait que confirmer l'émergence d'une nouvelle "race" d'employés utilisant les appareils mobiles à leur avantage, pour travailler plus vite et être plus efficace. Le problème, c'est que ces employés se heurtent bien souvent aux réticences de certains décisionnaires. De nombreuses entreprises ont du retard à rattraper. Si on ne fournit pas aux utilisateurs les ressources mobiles qu'ils exigent, nombre d'entre eux en prendront l’initiative et provoqueront ce changement d'eux-mêmes. Les entreprises doivent ouvrir les yeux sur ces changements et de privilégier les stratégies de mobilité bien cadrées afin de tirer profit de cette tendance et de ne pas la subir. Car l'étude nous apprend également que 63 % des responsables informatiques estiment que des informations appartenant à l'entreprise sont stockées sur des appareils personnels, et que 59 % d'entre eux pensent qu'il s'agit d'informations sensibles. Et leurs inquiétudes semblent fondées, car quand on les interroge sur le sujet, seul un tiers (32 %) des répondants sont certains que les données stockées sur leurs terminaux personnels ne sont pas sensibles.

Les entreprises doivent trouver un juste milieu entre d’une part, adopter et promouvoir une culture du travail flexible, et d’autre part protéger la propriété intellectuelle de l'entreprise et ses données clients. Un mouvement en faveur de la mobilité est actuellement en plein essor, et créé de ce fait des défis en matière de gestion et de sécurité pour les départements informatiques. Selon nous, les modèles d’uti-

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lisation de terminaux personnels au sein de l’entreprise tels que le BYOD peuvent être mis en place en intégrant la mobilité des utilisateurs. L'objectif étant évidemment d'aider les entreprises à améliorer la productivité de leurs employés et à se différencier, sans compromettre la sécurité des informations ni les fragiliser.

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RAPPORTS

LA CROISSANCE SE POURSUIT SUR LE MARCHÉ DU STOCKAGE SUR DISQUE ECB

A

u cours du premier trimestre 2013, zone EMEA, elle pèse aujourd'hui 1,56 milliard millions de dollars), Japon (461,6 millions de le marché mondial du stockage sur de dollars (+1,7%), soit 28,6 % du marché. dollars) et Amérique Latine (189,5 millions de disque ECB (External Controller-Based) Viennent ensuite les zones Asie/Pacific (752,5 dollars). a progressé de 0,6 % avec 5,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Worldwide External Controller-Based Disk Storage Vendor Revenue Estimates for 1Q13 Il s'agit là du 14ème trimestre consécutif de (Millions of US Dollars) croissance pour ce marché, rappelle Roger 1Q13 Market 1Q12 Market 1Q12-1Q13 Cox, research vice president auprès du Gar- Company 1Q13 Revenue 1Q12 Revenue Share (%) Share (%) Change (%) tner, dont EMC est le leader incontesté avec 1,808.8 33.0 1,770.2 32.5 2.2 33% de parts de marché. Son chiffre dépasse EMC1 aujourd'hui 1,8 milliard de dollars avec une NetApp2 714.8 13.1 691.5 12.7 3.4 progression de +2,2% par rapport à 2012. IBM 584.2 10.7 600.4 11.0 -2.7 NetApp est le second fournisseur dans ce 9.6 518.3 9.5 1.9 domaine, mais avec seulement 13,1% de Hitachi/HDS3 527.9 parts de marché et 714,8 millions de dollars HP 466.9 8.5 491.5 9.0 -5.0 de chiffre d'affaires (+3,4%). Dell 407.9 7.5 431.4 7.9 -5.4 Hitachi/HDS a également vu ses revenus proFujitsu4 187.4 3.4 143.9 2.6 30.3 gresser de 1,9% à 527,9 millions de dollars. 54.0 1.0 70.4 1.3 -23.2 Mais ce n'est rien, comparé à la formidable Oracle percée de Fujitsu (+30,3%) qui, avec, 187,4 Huawei 52.7 1.0 millions de dollars de revenus est toutefois Others 669.1 12.2 724.7 13.3 -7.7 loin de faire partie des ténors du marché. 5,473.7 100.0 5,442.1 100.0 0.6 Dell (-5,4%), HP (-5%) et IBM (-2,7%), en Total revanche, ont de nouveau perdu des parts de Note 1: EMC revenue excludes OEM revenue from Dell and Fujitsu Technology Solutions. 2: NetApp revenue excludes Ontap OEM revenue from IBM and Engenio OEM revenue. marché, leurs nouvelles solutions n'ayant pas Note Note 3: Hitachi/HDS revenue excludes OEM revenue from HP. encore totalement convaincu. Note 4: Fujitsu's branded revenue does not include products sold under the EMC and NetApp brands. In 1Q12, Huawei was included in the Others category. C'est le marché nord-américain qui génère Note: Source: Gartner (June 2013) l'essentiel des revenus (45,7%), soit un peu plus de 2,5 milliards de dollars. Quant à la

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RAPPORTS

LES VENTES DE SMARTPHONES RALENTISSENT

E

n raison de ventes de smartphones moins bonnes que prévu, le marché de la téléphonie mobile en Europe de l'Ouest s'est tassé de 4,2% au cours du premier trimestre avec 43,6 millions d'unités vendues (source IDC). Les mobiles basiques accusent toujours sérieusement le coup avec des ventes en repli de 31% par rapport à l'an dernier à 12 millions d'unités. Et même si les ventes de smartphones ont progressé de 12% avec 31,6 millions d'exemplaires écoulés, c'est la progression la plus faible enregistrée depuis qu'IDC suit ce marché en 2004. Et tous les pays sont concernés par ce ralentissement des ventes de smartphones. Les opérateurs mobiles ont eu beau baisser les prix, rien n'y a fait. Il faut dire le marché européen est certainement l'un des plus compliqués du moment. Surtout dans les pays d'Europe du Sud où les consommateurs rechignent encore à renouveler leurs téléphones, faute de cash. "Nous sommes en train d'entrer dans la seconde vague d'adoption en Europe" explique Francisco Jeronimo d'IDC. "La première a été menée par des utilisateurs à la recherche de terminaux répondant le mieux à leurs besoins mobiles. Ils ne cherchaient pas les meilleurs terminaux en termes de performance pure et de confort d'utilisation. Surtout, ils ont été capables de payer et de dépenser beaucoup d'argent pour s'équiper. Cette seconde phase d'adoption, en revanche, est menée par des usagers qui n'ont pas vraiment besoin de smartphones et qui cherchent simplement à remplacer leurs téléphones mobiles par un autre modèle du même type". Ce qui ne fait évidemment pas l'affaire des fabricants ni des revendeurs. Plusieurs fabricants tirent malgré tout leur épingle du jeu dont Samsung, le numéro 1 du marché avec 19,9 millions d'unités vendues (+10%), mais aussi Sony qui a écoulé 3,2 millions d'unités (+64%), NUMÉRO 28

ainsi que LG avec 2,5 millions d'unités vendues (+178%). Pour les autres, la situation est plus compliquée : Apple accuse un repli de 11% avec 6,2 millions d'iPhone vendus, Nokia est en baisse de 30% avec 6,1 millions de terminaux vendus et les autres ont vu leurs ventes s'écrouler en moyenne de 36%. Sur le créneau des smartphones, Samsung est aussi le numéro 1 avec 14,3 millions de ventes (+31%), suivi par Apple (-11%), Sony (+100%), LG (+380%) et Nokia (-30%). Top Western European Mobile Phone Vendors, Total Shipments and Market Share, 1Q13 Smartphones and Feature Phones (Units in Millions) 1Q13 Unit 1Q13 Market 1Q12 Unit 1Q12 Market 1Q13/1Q12 Vendor Shipments Share Shipments Share Change 1. Samsung 19.9 46% 18.1 40% 10% 2. Apple 6.2 14% 7.0 15% -11% 3. Nokia 6.1 14% 8.7 19% -30% 4. Sony 3.2 7% 1.9 4% 64% 5. LG 2.5 6% 0.9 2% 178% 6. Others 5.7 13% 8.9 20% -36% Total 43.6 100% 45.5 100% 4% Source: IDC European Quarterly Mobile Phone Tracker, May 2013

Top Western European Mobile Phone Vendors, Shipments and Market Share, 1Q13 Smartphones (Units in Millions) 1Q13 Unit 1Q13 Market 1Q12 Unit 1Q12 Market 1Q13/1Q12 Vendor Shipments Share Shipments Share Change 1. Samsung 14.3 45% 10.9 39% 31% 2. Apple 6.2 20% 7.0 25% -11% 3. Sony 3.2 10% 1.6 6% 100% 4. LG 2.4 8% 0.5 2% 380% 5. Nokia 1.6 5% 2.3 8% -30% 6. Others 3.9 12% 5.9 20% -34% Total 31.6 100% 28.2 100% 12% Source: IDC European Quarterly Mobile Phone Tracker, May 2013

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RAPPORTS

PENDANT QUE LES VENTES PC PLONGENT, CELLES DE MOBILES ET DE TABLETTES CONTINUENT DE CROÎTRE

C

ette année, les ventes combinées de PC, de tablettes et de téléphones mobiles devraient atteindre les 2,35 milliards d'unités, soit une croissance de 5,9% par rapport à l'an dernier. Mais pendant que les tablettes se vendent comme des petits pains, les PC, eux, ont du mal à trouver preneurs. Ce ne sera une surprise pour personne, les PC traditionnels (portables et de bureau) n'ont plus vraiment la cote. Les ventes devraient malgré tout dépasser les 305 millions d'unités cette année, soit un recul de 10,6% par rapport à 2012. Et en 2014, la tendance sera la même avec un nouveau repli pour atteindre les 289 millions d'unités vendus. Et ce, alors que les ventes d'ultrabooks progressent (20,3 millions d'unités), tout comme celles de tablettes (201 millions d'exemplaires) et de téléphones mobiles (1,8 milliard d'unités). La bonne nouvelle pour les fabricants d'ordinateurs, c'est que les ventes d'ultrabooks et des autres variantes de PC ultramobiles (Chromebook, etc.) laissent présager des jours meilleurs pour le secteur. Ainsi, en 2014, Gartner prévoit une forte croissance de ce segment d'appareils avec des ventes dépassant les 39,8 millions d'exemplaires. La sortie de Windows 8.1 et des nouveaux processeurs Intel Core 4ème génération devrait d'ailleurs contribuer à faire de ces PC ultramobiles des outils appréciés du grand public et des professionnels. Worldwide Devices Shipments by Operating System (Thousands of Units) Operating System 2012 2013 2014 Android 505,509 866,781 1,061,270 Windows 346,464 339,545 378,142 iOS/MacOS 212,878 296,356 354,849 RIM 34,584 25,224 22,291 Others 1,118,004 820,592 689,877 Total 2,217,440 2,348,497 2,506,429 Source: Gartner (June 2013)

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Du côté des tablettes, Gartner précise que le cycle de remplacement devrait être plus long que prévu, mais qu'avec l'apparition de nombreux modèles à bas prix, les ventes devraient dépasser les 276 millions d'unités l'an prochain. Même tendance du côté des téléphones dont le prix de vente moyen baisse (tout comme les marges) et dont les ventes devraient cependant croître de nouveau l'an prochain pour dépasser les 1,9 milliard d'unités. Worldwide Devices Shipments by Segment (Thousands of Units) Device Type 2012 2013 2014 PC (Desk-Based and Notebook) 341,273 305,178 289,239 Ultramobile 9,787 20,301 39,824 Tablet 120,203 201,825 276,178 Mobile Phone 1,746,177 1,821,193 1901,188 Total 2,217,440 2,348,497 2,506,429 Source: Gartner (June 2013)

Enfin, du côté des OS, Android arrive largement en tête après plus de 866 millions de produits vendus cette année, suivi de Windows (339 millions de produits), Apple (296 millions de produits) et RIM (25 millions de produits). En 2014, le classement devrait être identique et la part d'Android augmenter.

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RAPPORTS

SERVEURS :

UN MARCHÉ TOUJOURS AU RALENTI SUR LE PREMIER TRIMESTRE

A

u premier trimestre, les ventes de serveurs n'ont diminué que de 0,7% par rapport à 2012, mais les revenus en revanche, ont chuté de 5%. Le premier trimestre n'a pas été très porteur pour le marché des serveurs et seuls la zone Asie/Pacifique (+7%) et les Etats-Unis (+1,7%) ont terminé ces trois premiers mois de l'année avec un bilan positif. Les autres régions du monde sont toutes plus ou moins orientées à la baisse. Au niveau mondial, il s'est donc vendu 2,32 millions de serveurs, soit 0,7% de moins que l'an dernier à la même époque. En revanche, le chiffre d'affaires du secteur a baissé de 5% à 11,8 milliards de dollars. Et tous les grands noms du marché sont impactés : IBM (-13,6%), HP (-14,4%), Fujitsu (-6,9%), Oracle (-27,2%). Seuls Dell (+14,4%) et Cisco ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Du côté des serveurs x86, les ventes ont stagné au cours de ce trimestre, alors que les revenus ont progressé de 1,8%. Les ventes de modèles RISC/Itanium ont, elles, baissé de 38,8% (en volume) et de 35,8% (en valeur). Pour les autres catégories de serveurs, les ventes ont augmenté de 3,6%. Dans la zone EMEA, les ventes de serveurs ont dépassé les 583 000 unités, soit une baisse de 6,8% par rapport à 2012, pour un chiffre d'affaires de 2,9 milliards de dollars (-9,6%). "L'année 2013 a démarré dans les mêmes conditions que 2012, explique Adrian O'Connell de Gartner. Les budgets sont toujours comprimés et les dépenses en serveurs ne font pas partie des priorités des entreprises". Dell et Fujitsu affichent pourtant des résultats en hausse avec respectivement +18,9% et +1,1% en valeur. En revanche HP cède 12,5%, IBM 24,8% et Oracle 27,2%. Adrian O'Connell prévient que le marché devrait rester compliqué tout au long de l'année, que la demande sur le haut de gamme ne devrait pas augmenter, mais qu'il devrait y avoir malgré tout quelques opportunités et qu'il faudra pour les revendeurs être très vigilants pour pouvoir les saisir. Worldwide: Server Vendor Revenue Estimates, 1Q13 (U.S. Dollars)

Worldwide: Server Vendor Shipments Estimates, 1Q13 (Units) Company

1Q13 Shipments

1Q13 Market Share (%)

1Q12 Shipments

1Q12 Market Share (%)

1Q13-1Q12 Growth (%)

HP

580,563

24.9

685,015

29.2

-15.2

Dell

516,355

22.2

503,450

21.5

2.6

IBM

230,446

9.9

267,556

11.4

-13.9

Fujitsu

73,375

3.2

86,360

3.7

-15.0

Cisco

53,873

2.3

40,498

1.7

33.0

Others

874,396

37.5

763,205

32.5

14.6

Total

2,329,009

100.0

2,346,083

100.0

-0.7

Source: Gartner (May 2013) EMEA: Server Vendor Revenue Estimates, 1Q13 (U.S. Dollars) Company

1Q13 Revenue

1Q13 Market Share (%)

1Q12 Revenue

1Q12 Market Share (%)

1Q13-1Q12 Growth (%)

HP

1,034,411,365

35.0

1,182,133,525

36.1

-12.5

IBM

617,383,854

20.9

820,816,620

25.1

-24.8

Dell

517,483,000

17.5

435,061,700

13.3

18.9

Fujitsu

228,659,643

7.7

226,239,681

6.9

1.1

Oracle

161,562,750

5.5

221,947,780

6.8

-27.2

Others

397,854,330

13.5

385,808,665

11.8

3.1

Total

2,957,354,943

100.0

3,272,007,970

100.0

-9.6

Source: Gartner (May 2013)

EMEA: Server Vendor Shipments Estimates, 1Q13 (Units)

Company

1Q13 Revenue

1Q13 Market Share (%)

1Q12 Revenue

1Q12 Market 1Q13-1Q12 Share (%) Growth (%)

Company

1Q13 Shipments

1Q13 Market Share (%)

1Q12 Shipments

1Q12 Market Share (%)

1Q13-1Q12 Growth (%)

IBM

3,016,060

25.5

3,490,477

28.0

-13.6

HP

218,610

37.5

251,947

40.2

-13.2

HP

2,959,030

25.0

3,455,760

27.8

-14.4

Dell

132,187

22.7

128,833

20.6

2.6

Dell

2,124,462

18.0

1,857,579

14.9

14.4

IBM

56,184

9.6

63,993

10.2

-12.2

Fujitsu

583,239

4.9

626,722

5.0

-6.9

Fujitsu

36,463

6.2

40,127

6.4

-9.1

Oracle

538,542

4.6

739,826

5.9

-27.2

Cisco

14,691

2.5

9,441

1.5

55.6

125,308

21.5

131,744

21.0

-4.9

583,443

100.0

626,085

100.0

-6.8

Others

2,604,390

22.0

2,273,724

18.3

14.5

Others

Total

11,825,724

100.0

12,444,088

100.0

-5.0

Total

Source: Gartner (May 2013)

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Source: Gartner (May 2013) Juillet - Août 2013  www.TechnoMag.ma

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INNOVATION INNOVATION SÉCURITÉ

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MAROC NUMERIC CLUSTER

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INTERVIEW

AVEC M. HICHAM ZANATI SERGHINI, DG DE LA CAISSE CENTRALE DE GARANTIE Q- En quoi consistent le soutien et ment, en transmission et les Startups. l’accompagnement que vous offrez aux Il est a noter qu’au cours des quatre dernières années, la CCG a permis à quelques jeunes entrepreneurs Marocains ? 4.000 TPME d’accéder au financement pour R- La CCG œuvre à appuyer l’accès des un montant global de 10 milliards de DH entreprises au financement. Pour ce faire, la (crédits bancaires et apports des capital-risCaisse intervient dans trois domaines d’acti- queurs) dont 60% a été destiné à la création d ’entreprises. vité stratégiques qui sont : - La garantie qui représente notre cœur de métier et qui consiste à partager le risque M. HICHAM ZANATI SERGHINI, DG DE LA CAISSE CENTRALE DE GARANTIE avec les banques à travers une offre diversifiée qui épouse le cycle de vie de la TPME : Q- En tant que co-organisateur de la démarrage, croissance, difficultés… 3ème édition de startup weekend Casablanca, pouvez-vous revenir sur cette - Le cofinancement avec les banques des expérience ? projets d’investissement ciblés à des condiR- La participation de la CCG à cet évènement s’inscrit dans la ligne de notre stratégie de soutien au développement de l’entreprenariat et plus particulièrement des startups et des entreprises innovantes. A travers cet évènement unique en son genre au Maroc, certains jeunes pourront concrétiser leurs idées et les voir aboutir à de réels projets à fort potentiel de croissance. Cette expérience a constitué pour nous une excellente occasion de rencontre et de partage avec les participants. Nous avons été agréablement surpris par l’originalité des idées proposées et par la motivation et la persévérance des jeunes porteurs de projets.

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Q- Quelles perspectives pour startup weekend au Maroc ?

R- Startup Weekend, c’est plus qu’un évènement, c’est une communauté mondiale d’entrepreneurs ayant pour objectif de faire émerger leurs projets et d’être accompagnés par des bailleurs de fonds et des structures tions avantageuses notamment en matière d’aide à la création d’entreprises. L’introduction du concept au Maroc permettra d’édude taux d’intérêt. quer et d’inspirer nos jeunes à l’esprit entre- Le haut du bilan à travers duquel la CCG preneurial et de leur donner la motivation et intervient selon deux dispositifs : les opportunités de Networking nécessaires pour franchir le pas d’une création de star1. Nous garantissons les apports de capi- tup réussie. Je pense que Startup weekend tal-risqueurs dans les TPME. A ce sujet, nous Maroc a de belles perspectives d’avenir sommes en partenariat avec les trois princi- puisqu’aujourd’hui, le développement des paux acteurs du capital risque au Maroc qui startups représente un mécanisme incontournable pour favoriser l’essor économique ciblent les Startups. du pays et la création de l’emploi. 2. Nous sommes également investisseurs dans deux Fonds d’investissement publicprivé qui ciblent les TPME en développe-

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STARTUP WEEKEND CASABLANCA 2013

L

a 3ème édition de Startup Weekend Casablanca s’est tenue au Technopark les 28-30 Juin 2013. L’événement est co-organisé par l’AMPII (Association Marocaine pour la Promotion de l'Ingénierie Informatique et la Caisse Centrale de Garantie. Cette édition a rassemblé plus de 130 passionnés de startup porteurs de projets innovants et ambitionnant de se lancer dans le défis de création d’entreprise. Le concept est simple! Un weekend étalé sur une durée de 54 heures qui démarre Vendredi soir par une session de Pitching où les porteurs d’idées présentent leurs projets en 60 secondes, suivie par la formation des équipes autour de 15 équipes choisies par vote. Ainsi, les équipes composées de différents profiles s’organisent autour des séances de travail alternées par des sessions de coaching durant tout le weekend pour faire des idée innovantes un concept concret et applicable. A la fin de cette course contre la montre, chaque équipe présente son projet, un pitch de cinq minutes, tenu devant un jury de professionnels issus de divers secteurs. Après les délibérations, le jury a choisi les gagnants de cette 3e édition de startup weekend Casablanca. Il s’agit, en première place du projet «Ha-kifach», une plate-

forme facilitant la compréhension des étapes à suivre pour l’accomplissement des procédures dans diverses catégories (administration, éducation, santé, banques, tourisme …), suivi en deuxième place de «MonEcole», une application Web/ Mobile qui permet aux écoles de gérer leurs données, donner accès aux parents et étudiants de suivre leurs performances en plus d’un site web qui permettra de donner plus de visibilité pour les écoles. L’équipe «Ha-kifach» a remporté 10 000 dirhams pour les frais création d’entreprise, une participation au programme «Go to Market» de CEED Maroc (Centre for Entrepreneurship Education and Development) ainsi qu’un accompagnement par Maroc Numeric Cluster. L’idée de « Ha-kifach » est plutôt originale de proposer pour chaque procédure administrative, un guide en ligne simple et efficace. «Au-delà du prix et du classement, toutes les équipes de startup weekend Casablanca ont gagné des amis, partenaires et futurs associés mais aussi les précieux conseils des coachs et jury qui ont consacré leurs weekend pour les accompagner et leur apprendre à transformer leurs idées en business rentable et c’est l’objectif même de startup weekend» note Zineb Rharrasse, Secrétaire Générale de l’AMPII

A propos de l’APMII

Association marocaine pour la promotion de l’ingénierie informatique Fondée en 2011, l’AMPII a pour objectif de promouvoir le partage du savoir et de l’innovation, créer une communauté d’entrepreneurs nouvelle génération et les connecter aux acteurs de l’éco-système de l’entrepreneuriat au Maroc et à l’internationale. Depuis sa création, l’AMPII œuvre à la réalisation de ses objectifs par l’organisation de différents événements pour éduquer et inspirer les jeunes entrepreneurs et leur donner les opportunités de Networking nécessaires pour franchir le pas d’une création de startup réussie. A ce jour, L’AMPII a organisé 9 éditions de startup weekend en partenariat avec les différents acteurs de l’entrepreneuriat à travers le Maroc. Ces événements ont rassemblé plus de 1000 participants qui ont été coachés initiés à la méthodologie du lean stratup et au moins une stratup innovante voit le jour.


ASTUCES

DISSIPER LES IDÉES REÇUES SUR L'IMPRESSION COULEUR

D

es malentendus subsistent autour de l'utilisation de l'impression couleur dans un environnement professionnel. Beaucoup d’entre eux surviennent notamment à cause de l'incertitude qui entoure l'utilisation et les coûts d'exploitation par rapport aux bénéfices attendus. La technologie continue d’évoluer et aujourd’hui, il est désormais possible de produire des impressions couleur à des prix attractifs. Mais, ce n'est pas qu’une question de coût, il faut aussi informer les professionnels des bénéfices que l'impression couleur peut apporter aux entreprises tout en réduisant les coûts globaux d’impression. Comment réduire les coûts d’impression en préservant les avantages de l'impression couleur ? L’impression couleur est un moyen de gérer les flux d’informations et de contenus transitant dans l’entreprise, ainsi que d’améliorer la communication et l’image de celle-ci. • Une gestion plus intelligente de l’information Un des plus grands défis pour les utilisateurs en entreprise est la gestion et l'utilisation des masses d'informations qui transitent par leur poste au quotidien. L’utilisation de la couleur pour les communications internes accroît l’efficacité des salariés en leur permettant d'analyser rapidement des données complexes, en améliorant la lisibilité, et donc la compréhension. Ces deux bénéfices sont les principaux avantages de l'impression en couleur pour les équipes. De plus, avoir la possibilité de produire en interne des documents professionnels en couleur, signifie également pour les entreprises qu’elles peuvent imprimer à la demande. Cela permet d’éviter le stockage de grandes quantités de documents et d’empêcher le gaspillage d'énormes quantités de papier quand les exemplaires sont périmés ou doivent être mis à jour. • Une approche plus professionnelle Pour les petites entreprises en particulier, qui n’ont pas de budget à investir dans un service d'impression professionnel ou encore qui impriment peu, il n’est pas pertinent du point de vue commercial de recourir à l’externalisation. Or, produire des documents en couleur contribue à leur crédibilité professionnelle. C’est la même chose pour les succursales des plus grandes entreprises, qui ont souvent des besoins semblables aux petites entreprises indépendantes. De nombreux employés apprécient l’attractivité des documents et l’approche plus professionnelle que l’impression couleur peut apporter.

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Les couleurs permettent aussi d’attirer l’attention du lecteur. Une étude de marché a montré que les présentations et les pages imprimées sont considérées jusqu’à 60% meilleures quand elles sont en couleur et le temps de consultation du document est réduit de 80%. Qu'est-ce qui nous retient alors et comment utiliser correctement l’impression couleur ? Alors que de nombreux employés reconnaissent les avantages que l'impression en couleur peut avoir sur leurs activités quotidiennes, au niveau du management, beaucoup la considèrent comme quelque chose « qu’il est bon d'avoir » plutôt que quelque chose « qu’il faut avoir » car l’impression couleur reste plus chère qu’en monochrome. • Instaurer de bonnes pratiques Nous pensons qu’une approche plus réfléchie de l'impression couleur peut réellement aider les entreprises à réduire le nombre de pages imprimées et améliorer la performance. L'éducation joue un rôle ici. Le fait de fournir des conseils et des directives au personnel sur « quand » et « comment » utiliser les impressions en couleur ainsi que d’encourager à « réfléchir avant d'imprimer » assure une utilisation plus efficace au sein d’une entreprise. Et, en paramétrant correctement l’impression en noir par défaut, les employés devront faire le choix d'imprimer en couleur quand cela leur paraît le plus opportun. En accompagnant l'accès à l'impression en couleur par quelques bonnes pratiques (impression en rectoverso ; mode brouillon ; impression en PDF) et en s’assurant que l'équipement adéquat est plus facilement accessible, les entreprises devraient bénéficier d’une approche plus professionnelle, d’une présentation et d’une visibilité améliorées.

En outre, elles peuvent réduire le gaspillage papier et adopter une approche plus efficace de l'impression, conduisant finalement à des économies significatives pour l’ensemble de l’entreprise. • Faire évoluer les processus d’impression en couleur L’utilisation d’un matériel adapté aux besoins des entreprises est une solution de réduction des coûts. Il est important d’analyser les formats d’impression et les différentes fonctions utilisées pour permettre une impression adaptée : optimiser l’usage des appareils et ne pas s’équiper de formats sous exploités, à l’exemple du format A3 pour le papier qui n’est que très peu utilisé. Ainsi, on s’assure un usage optimal de l’impression et une réduction de la facture d’impression, ce qui contribue à optimiser les coûts investis dans les solutions d’impression. De plus, au lieu d’équipements individuels, des multifonctions partagés vont permettre de réduire non seulement les dépenses, mais également l’espace occupé et surtout l’impact environnemental des équipements d’impression. Une facture globale moins élevée permet d’optimiser l’utilisation de l’impression en couleur. Il est donc conseillé d’auditer les installations d’impression en interne et de considérer tous les facteurs pour mettre en place une utilisation des couleurs. Avec une bonne compréhension des avantages, combinée aux avancées technologiques et une politique d'impression bien mise en œuvre, il devient rapidement évident que la couleur n'est pas obligatoirement une source de pertes financières. En réalité, avec de bonnes pratiques et des solutions d’impression adéquates, l’impression couleur peut aider à améliorer l’efficacité et réaliser des économies de coûts dans toute l'entreprise.

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WEB

LA BUSINESS INTELLIGENCE N’EST PLUS… VIVE LA DECISION INTELLIGENCE ! changé. Les indicateurs remontent, les tableaux de bord apparaissent et surtout un plan d’actions priorisées et concret leur est proposé. Les équipes eCommerce n’ont plus qu’à appliquer des actions proposées automatiquement par l’outil. Dans l’industrie du commerce en ligne où l’enjeu est de gérer et d'optimiser chaque parcours client, et ce de bout en bout, cette approche de "rapports instantanés" proposée par la BI n'est plus suffisante. Dans le monde de la "Big Data", il n'est tout simplement pas réaliste de s'attendre à ce que les commerçants aient suffisamment de recul pour prendre des décisions inter-fonctionnelles optimales et ce sans assistance.

I

nternet a considérablement multiplié les possibilités des consommateurs sur : le choix des produits, ainsi que le lieu et les méthodes d’achat. Cette évolution signifie, pour chaque distributeur ou marque de contrôler, tous les jours, l’ensemble des aspects de leurs activités en ligne afin de maximiser les ventes. Comment distributeurs et marques peuventils donc identifier et analyser toutes les résultats des données e-commerce, sur une période donnée, afin de prendre les bonnes actions afin d’améliorer à la fois l'expérience du client et leur rentabilité globale ? Avec les nouvelles technologies et les modèles de services mis en place, les attentes des consommateurs sont de plus en plus importantes. En effet, ces derniers exigent plus de personnalisation et de proximité avec la marque. Gare donc à une promesse non tenue où à une attente consommateur pas respectée à 100%. A cela s'ajoute la complexité croissante du secteur de la distribution. Le parcours client vers l’achat n'est plus seulement défini par la fréquentation en magasin. Il est bien plus complexe. Une marque peut désormais atteindre ses clients à travers une multiplicité de canaux, tant traditionnels que digitaux. Leur décision d'acheter, où pas, dépend donc de différentes raisons qui vont du site web mal conçu et/ou peu attrayant, à un manque de compétitivité sur les prix, etc. L'avantage de ce nouveau paradigme est que ces nouveaux chemins vers l’achat créent un vaste parcours numérique contenant des indices sur ce qui fonctionne ou pas lors d’un processus d’achat en ligne. Les cybermarchands possèdent ainsi des données utiles, de qualité et en temps quasi-réel. Par conséquent, s’ils souhaitent mieux comprendre leurs consommateurs, ils se doivent de comprendre et d’analyser ces données afin de déterminer les actions à prendre.

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Toutefois, le volume et la complexité des données en ligne sont un véritable défi pour toutes les marques. D’abord comment donner un sens à cette montagne d'informations désormais disponibles ? Ensuite, comment les organiser comme un atout fonctionnel, plutôt que de les analyser séparément ? Enfin, comment les utiliser pour prendre des décisions plus efficaces ? De la Business Intelligence à la Decision Intelligence Les marques ne sont pas uniquement en proie à un environnement concurrentiel, elles font également face à un manque de ressources qualifiées et expérimentées. Dans ces circonstances, les entreprises doivent donc veiller que leurs équipes e-commerce fassent les bons choix en fonction des données collectées sur le site marchand. La problématique pour les e-commerçants est donc la suivante : comment prendre les décisions les plus pertinentes ? Jusqu'à il y a peu, la Business Intelligence ou communément appelée BI était la seule réponse possible. Les informations qui en ressortaient, pour la plus part des données horizontales, permettaient aux cyber-marchands de bénéficier de reporting spécifiques. Ces rapports étaient conçus pour répondre à une question déjà définie par l’e-marchand. Concrètement avec les outils de reporting de Business Intelligence basiques, les utilisateurs devaient obligatoirement "poser les questions directement à l’outil", par exemple : quelle a été la disponibilité d’un produit par rapport au taux de conversion sur la semaine dernière ? Quel a été le panier moyen hier matin ? Etc. Ensuite, selon les réponses données, les équipes eCommerce devaient prendre des décisions stratégiques. Avec la Decision Intelligence, la donne a littéralement

Capitaliser sur la Decision Intelligence : cas TM Lewin TM Lewin, marque britannique de prêt à porter pour hommes et femmes, a utilisé cette méthode avec succès. Avant, la marque se focalisait sur le nombre de visiteurs sur son site et si leur taux de conversion était satisfaisant, elle cessait d’analyser son trafic web. Or, la Decision Intelligence a conduit à une approche regroupant l'ensemble des savoir-faire de l'entreprise. Ainsi par exemple, les campagnes d'email marketing étaient continuellement évaluées. Pour le site web, les pages les plus visualisées, mais ne générant pas de taux de conversion élevés, étaient restructurées via le changement de disponibilité des produits, l'ajustement de l'ordre de tri, etc. Capitaliser et rentabiliser sa solution de Decision Intelligence ne se décrète pas, cela se construit. En effet, même avec un outil de Decision Intelligence à la pointe, encore faut-il avoir les bonnes personnes pour le gérer et prendre les décisions adéquates. Il est donc primordial de traiter toutes les informations collectées sur le site e-marchand, à savoir : les données sur les visiteurs uniques ; les coûts de publicité ; le panier moyen ; le taux de conversion, etc. Il faut donc aligner les stratégies eCommerce en fonction de ces résultats et veiller qu’en interne, toute l’entreprise travaille en symbiose. Bien qu'il existe des centaines de causes possibles de fluctuation dans le commerce en ligne, certaines mesures peuvent être suivies de manière efficace. Elles doivent être hiérarchisées en fonction de leur capacité à influer sur le profit des e-marchands. La Décision Intelligence est donc une aide précieuse pour les marques et les distributeurs qui veulent comprendre le comportement de leurs consommateurs, en constante évolution, et in fine accélérer leur profit.

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WEB

LE M-COMMERCE, NOUVEAU RELAI DE CROISSANCE DE L’ECOMMERCE MULTICANAL

L

’émergence des smartphones et des tablettes, permettant aux utilisateurs de se connecter où qu’ils soient a complètement changé la donne de l’eCommerce. Ces nouveaux supports et les usages qu’ils entraînent ont fait du m-commerce un enjeu majeur pour les marques. En effet, l’utilisation d’un ordinateur pour effectuer un achat en ligne semble désormais désuète tant la tentation de le faire avec les tablettes et mobiles, qui nous accompagnent constamment, paraît évidente. Afin de profiter naturellement de ce nouvel axe majeur du « commerce connecté », il devient primordial de bâtir une stratégie m-commerce solide, claire et efficace. Le shopping évolue avec le m-commerce 1) L’évolution du shopping L’eCommerce a totalement chamboulé les modes de consommation : désormais, les marques vendent leurs produits à n’importe quel acheteur de par le monde, et les consommateurs achètent ce qu’ils veulent, sans mettre les pieds dans un magasin. Cependant l’arrivée des smartphones et des tablettes a poussé le concept un peu plus loin. Aujourd’hui les acheteurs utilisent leurs mobiles et surfent sur les applications plus régulièrement, à tout moment où ils se trouvent (transport, salle d’attente, pause café, etc). Pour les cybermarchands, il est nécessaire de prendre en considération cette réalité afin de mieux appréhender ce nouveau canal de vente. Pourquoi un tel phénomène ? Tout d’abord parce que le smartphone est perçu par son utilisateur, de plus en plus pressé, comme un moyen évident de gagner du temps dans ses achats. Ensuite et surtout parce que le m-commerce garantit un acte d’achat plus rapide, de par sa nature plus impulsive que les autres canaux d’achat. Les marques bénéficient ainsi d’une opportunité sans précédent, leur permettant de créer une passerelle entre leurs sites web, leurs boutiques, leurs sites mobiles, leurs applications, les réseaux sociaux, etc. Attention néanmoins à ne pas considérer le mcommerce simplement comme un nouvel « écran » pour faire du business. Une stratégie m-commerce aboutie peut et doit permettre aux marques et distributeurs de considérablement améliorer et enrichir l’expérience utilisateur. Ils pourront avoir ainsi une meilleure connaissance de leurs clients, leurs habitudes de consommation, leurs besoins, leurs envies, le tout pour les servir au mieux, répondre à leurs besoins et donc construire une promesse de vente adaptée et optimisée. 2) La digitalisation du consommateur Contrairement aux ordinateurs, les smartphones représentent une digitalisation personnifiée de l’uti-

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lisateur. En effet, il emporte son mobile avec lui partout et l’utilise pour tout : shopping, GPS, etc. Chacune de ces actions laissent une empreinte digitale et fournissent de nombreuses indications sur l’utilisateur. Les marques peuvent ainsi en apprendre un peu plus sur l’acheteur en tant qu’individu, ses envies, préférences, etc. Toutefois, il ne donnera accès à ses informations personnelles uniquement si les avantages des services proposés, via son mobile, valent plus que son besoin de « privacy ». Les marques doivent utiliser toutes ces données pour proposer, au consommateur, une application mobile permettant une expérience client personnalisée et intéressante à travers des offres spécifiques, adaptées, etc. Offrez à votre client une application mobile, incluant des services à valeur ajoutée, et vous saurez tout sur lui : âge, sexe, habitudes de consommation online et offline, etc. Marques et distributeurs ont l’opportunité d’accroître leurs ventes et améliorer la loyauté de leurs consommateurs, en mettant en place de nouvelles stratégies et pratiques, les encourageant à utiliser leurs mobiles. Il faut leur proposer des offres et des services adaptés à chaque étape de leurs processus d’achat. La preuve que ce canal est primordial, Chanel vient de lancer son site web mobile, s’ouvrant ainsi au m-commerce. Chanel fait partie de ces marques de luxe, en avance sur ce segment, et qui ont compris que le m-commerce est leur nouveau relai de croissance. Avant de se lancer dans une stratégie m-commerce à grande échelle, il est primordial d’en définir les objectifs. Rares sont les e-commerçants ayant réussi à tirer profit du mcommerce. Seuls quelques grands noms tels qu’eBay, Amazone, etc, y sont parvenus. Cela prouve combien une stratégie m-commerce ne se décrète pas, elle se construit. 3) Application web VS site web pour les mobiles Les e-commerçants sont confrontés à une double problématique : offrir une navigation à la fois sécurisée et ergonomique. Avant de se lancer dans une stratégie m-commerce à grande échelle, il est primordial d’en définir les objectifs. En effet, le mobile ne doit pas être considéré comme un simple canal de vente directe ou de marketing mais plutôt s’inscrire

comme le socle d’une stratégie multi-canal globale. Pour mettre en place une stratégie m-commerce réussie, les sites mobiles et leurs applications mobiles doivent permettre aux consommateurs d’avoir une expérience client globale qui assure avec efficacité et pérennité leur fidélisation. Plutôt que de se battre sur Internet afin d’avoir l’attention des acheteurs parmi la jungle de sites existants, la marque, lorsque l’application mobile est installée sur le smartphone de l’utilisateur, peut directement interagir avec ce dernier. Cependant interagir efficacement avec le consommateur implique que le cybermarchand comprenne : comment, quand et où sont utilisés les mobiles ; quels sont les contenus appropriés pour les mobiles ; quelles sont les attentes des utilisateurs sur ces supports ; etc. Les sites eCommerce ne proposant pas une application mobile ou un site mobile adapté ne verront pas leurs ventes augmenter, notamment à cause d’une navigation mal optimisée. 4) Le m-paiement, enjeu-clé du commerce mobile Le paiement sur mobile est un enjeu majeur pour les e-commerçants car il ne suffit pas que les consommateurs utilisent l’application, encore faut-il qu’ils paient. Pour y répondre, Mastercard et Visa ont annoncé, récemment, leurs propres solutions de paiement sur mobile. La majorité des transactions sur mobile se font, généralement, sur les tablettes et plutôt à domicile car les consommateurs sont encore rétifs à l’idée d’entrer leurs coordonnées bancaires, en public et sur leurs mobiles. Cependant, si les cybermarchands, leur proposent, sur leurs smartphones, des solutions de paiement sécurisés, les acheteurs sont prêts à se lancer dans l’achat sur ce support. Aux Etats-Unis, les ventes en ligne via mobile devraient représenter 24%[1] de l’ensemble de l’eCommerce d’ici trois ans et 70% des ventes devraient se faire depuis une tablette tactile. En Europe nous n’en sommes pas encore là, mais ces chiffres démontrent que le paiement, qui constituait un frein à l’émergence du m-commerce, n’en sera plus un dans quelques mois.

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