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100% hardware 100% passion 100% pratique

Sept./Oct. 2010 p.26

dossier

Pour choisir, upgrader et booster son PC !

Best of boitiers

Les é f ré rences de la rédac

p.42

design, silence, cooling, ergonomie du mini pc à la grande tour

comparatif

portables

10 à 13”

autonomes, légers, polyvalents notre sélection ultramobile de 300 a 1 000 euros

p.88

test

Nv 3D vision surround affichage tri écran et lunettes 3D en simultané pour une immersion totale CPU basse conso sont ils vraiment economiques ?

pratique

Manipulez vos

partitions Performances, sécurité, AHCI, upgrade sans réinstallation p.68 PRATIQUE

Encodage vidéos HD

Comment compresser vos vidéos en top qualité Bandes son, sous-titres, mode d’emploi

p.20

p.58

n°49

test

SSD Intel détroné Perfs en hausse, prix en baisse, foncez ! L 18982 - 49 - F: 5,90 € - RD

BEL/LUX : 6,5 € - CH : 11,80 FS - CAN : 10,25 $ DOM: 6,10 € NCL/S : 710 CFP - NCL/A : 1500 CFP - POL/S : 750 CFP


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Édito Courrier des lecteurs : Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse PCUpdate L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz Ont participé à ce numéro : MPM Editions (Rédacteur en chef : Jérémy Panzetta ; Rédacteur : Benjamin Bouix ; Pigistes : Manuel Da Costa), Victor Jobard ; Forgeron, Tridam Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo PC Update est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 €, 25c boulevard Royal, L-2440 Luxembourg Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix Rédacteur en chef délégué : Thomas Olivaux Publicité : Régie COM’CONSULT Stéphanie Chauvin techage@comconsult.fr L’envoi de tout texte, photo ou vidéo implique l’acceptation par l’auteur de leur libre publication dans le journal. Les documents ne sont pas retournés. La loi du 11 mars 1957 n’autorisant aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41 d’une part que « des copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective» et d’autre part que les analyses et courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinea premier de l’article 40). Cette représentation ou reproduction, par quelques procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants de l’ancien code pénal. Textes, photos : copyright 2002/2010 Tech.Age SAS Impimeur : N.I.I.A.G Printed in Italy, imprimé en Italie N° de commission paritaire : 0113 U 82571 Dépôt légal : troisième trimestre 2010 Distribution : MLP

Imprimé sur papier 100% recyclé

8 ans, 4 points de vue Le point de vue du chef : 8 ans que je les supporte. On dit que les meilleurs restent à la fin. Eh ben ! Entre celui à qui il faut couper le poil dans la main tous les 3 mois, sous peine qu’il n’arrive plus à toucher le clavier ; celui qui a remplacé son pad et son railgun par des couches-culottes ; et la relève encore imberbe qui se prend pour Flash Gordon, vocalises comprises, je suis mal barré moi. Et c’est sans compter sur le maquettiste plus grognon qu’un nain embourbé dans de la crotte d’elfe, le DA plus speedé qu’un V8 AMG dopé au kérosène, une commerciale plus bavarde qu’un troupeau de groupies de Twilight, une correctrice qui vous relance 14 fois par jour, un pigiste toulousain toujours planqué entre la terre du milieu et la pharmacie et, last but not least, deux spécialistes du sabotage de bouclages, dont les connaissances en 3D ou en réseau n’ont d’égal que leur acharnement à les divulguer en retard (quoique bien concurrencés en la matière par un retardataire cachottier, si honteux qu’il en est parti se cacher au Japon). Comment fais-je donc pour tenir le coup depuis 8 ans, quelle magie a arraché à cette bande de bras cassés presque 100 numéros, malgré leur tentative concertée et constante de me rendre fou ? Peut-être parce que finalement, elle est bonne cette équipe. Parce qu’elle est unie par la passion depuis toujours et ne se lasse jamais. Parce que la somme de ses défauts individuels est largement compensée par sa force commune. Peut-être parce que la plupart du temps, on bosse en se marrant. Quand on aime ce qu’on fait, la qualité et l’intégrité récompensent tous les efforts ; quand on aime partager, une belle communauté se forme. Si nous sommes encore là après 8 ans, c’est que vous l’avez senti aussi. Et on espère bien que vous nous suivrez encore 8 années de plus, même si je dois encore les supporter à devenir dingo pour ça ! Le point de vue du poil : Ce qui compte pour le poil (autrefois appelé baobab, notons le progrès), c’est d’avoir le PC le plus puissant. Ça fait 8 ans que c’est le cas, ne changeons rien pour les prochaines années ! 8 ans d’augmentation de fréquence, 8 ans de multiplication de cores, 8 ans de dégoulinage de GPU, rhaaa, c’est trop bon. A l’occasion de cet anniversaire, j’ai eu envie de me rappeler les 8 meilleures nouvelles qui me soient arrivées. 2002 : PC Update est né, what else ? 2003 : Intel sort le Pentium 4 Extreme Edition ; ça ne sert à rien, sauf au poil qui vise la machine la plus balaise. 2004 : le SLI débarque, vive l’explosion des composants ! 2005 : dual core + HyperThreading, overclocké à 5 GHz. Le poil

est à l’aise. 2006 : génération Core 2. Un processeur au top, les ventes de PC Update explosent avec ! 2007 : le Mac de maquette décède. Wouhou ! Passage au PC, performances retrouvées ! 2008 : GTX 280, Core i7, à nous les jeux en 1 920 AA8X. 2009 : Darkfall online déboule, ma vie sociale coule. 2010 : six cores x deux threads x deux processeurs = 24 bonnes raisons que le poil soit heureux. Le point de vue de la couche-culotte : Certes, en plein dans les couches, mais au moins, votre serviteur sait s’occuper d’un bambin, sans indisposer ses collègues. Car en 8 ans, le chat du poil ou le chien du chef nous ont maintes fois obligés à changer la moquette, eux. Mais l’essentiel est ailleurs et ces quelques désagréments, les vannes à deux balles incessantes du maquettiste, ou encore le sens particulier du rangement de mes compères ne viendront pas à bout de cette équipe unie et complémentaire, toujours motivée pour vous faire partager sa passion encore de longues années. (NDRC : 3 heures, c’est ce qu’il aura fallu au M. Humour de la rédaction pour nous pondre ces lignes hilarantes. Bravo à notre spécialiste incontesté du ton léger et de l’article plein de fantaisie depuis toujours ;) !) Le point de vue de Flash : Depuis mon arrivée, il y a un peu plus d’un an, j’ai eu droit à tous les surnoms. Le stagiaire, le bleu, le newb, scarabée, « toufou » et plus régulièrement, « padawan ». On me chambre comme on peut, c’est dans l’ordre des choses. Ces vieux sont là depuis 8 ans, ont leurs habitudes, et voilà qu’un petit jeunot débarque dans leur bureau. Pas facile de faire changer ces fossiles préhistoriques. Pensez donc, ils ont vécu le passage à la DDR, puis à la DDR2, alors que la DDR4 pointe déjà le bout de son nez. Il a fallu commencer par annexer tout l’espace vital disponible, puis déménager dans un coin à part (pour avoir la paix), mettre fin aux razzias du poil sur la banque de composants de la rédac, remettre les points sur les i concernant celui qui a la plus grosse (n’en déplaise au poil), leur apprendre comment monter de jolis PC… Mais c’est une équipe plaisante, qui a le goût de la qualité et du travail bien fait. Ils sont sympas les vieux finalement, quand on les overclocke un peu. La rédaction


Sommaire

News • •

Le meilleur du hardware Cas pratiques

6 10

Test •

260 Mo/s pour (presque) tous !

88

Dossiers •

Sommaire Septembre/Octobre

20

• GSkill Phoenix Pro 100 Go • Patriot Inferno 100 Go • Agility 2 60 Go • Crucial C300 64 Go L’avènement des SSD a amené de fantastiques performances, hélas vendues à prix d’or. Heureusement, les deux contrôleurs en vogue ces derniers mois voient leur tarif baisser. Le SandForce SF-1200 est à l’honneur : 260 à 360 Mo/s pour tout le monde ?

Best of boîtiers

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Encodez vos vidéos HD comme un pro 68

Après nos dossiers sur la gravure et l’authoring, puis sur la lecture des Blu-Ray, voici notre dernier grand guide sur ce thème, l’encodage ! Les videos HD pouvant peser très lourd, il est utile, voire nécessaire de les compresser, ce qui permet de les lire avec divers appareils multimédias. Pour Conserver une excellente qualité d’image proche d’un Blu Ray, suivez ce guide afin d’encoder vos films comme un pro et avec des programmes gratuits.

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La distribution dématérialisée des jeux sur PC 80 Le marché du jeu PC se tourne vers la distribution digitale via diverses plateformes. Si le piratage n’en sera pas forcément affecté, les joueurs pourront y trouver des avantages car les meilleurs vont bien plus loin que vous vendre un download.

Portables ultramobiles : légers, abordables et puissants 42 • enfin le CULV 2 • Les nouveautés Atom 2 : vraiment utiles ? • AMD Vision, un outsider crédible ? Un bon portable implique un prix raisonnable, entre 300 et 1 000 euros disons, une belle autonomie et une taille compacte, 13’’ au maximum. Même ainsi, il reste beaucoup de choix et un paquet d’arnaques… Netbook Atom 2, AMD Nile, CULV 2, voyons les avantages de chaque plateforme et quelles sont les meilleures affaires.

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Pratique

Design, silence, cooling, ergonomie Les références de la rédac du miniPC à la grande tour Des boitiers, il en sort en permanence. Mais cela ne veut pas dire qu’un boîtier datant de quelques mois est has been. Notre best of puise dans tous les boîtiers du marché pour n’en garder que les meilleurs. 20 élus ultraergonomiques, faciles à monter et silencieux ! •

nVidia 3D Vision Surround La bataille du surround gaming Après Matrox et ATi, nVidia propose à son tour une solution de jeu sur trois écrans. Pour se distinguer de ses concurrents, le père de la GeForce y ajoute également l’affichage en 3D stéréoscopique, grâce à ses fameuses lunettes. Jouez en immersion totale !

Manipulation de partitions, sans risque 88 Réorganisez vos disques, activez l’AHCI sans réinstaller Les partitions de vos disques durs ne sont pas du tout immuables. Des logiciels permettent sans risque de les remanier pour améliorer la sécurité ou les performances ou pourquoi pas de migrer son système vers un nouveau disque ou activer l’AHCI sans réinstaller Windows.

Offres d’abonnements p49-50-61-62


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Sauvez vos photos ratées

Nv 3D vision surround

94

affichage tri écran et lunettes 3D en simultané pour une immersion totale

L’immortalisation de souvenirs passe souvent par un petit compact ou d’un smartphone. Néanmoins, les images obtenues sont rarement flatteuses, la faute à un manque de netteté, et un bruit massif… Heureusement, quelques clics de souris permettront de faire oublier ceci. •

Geekitude

1999 : la GeForce 256 révolutionne la 3D 106

portables

10 à 13”

100

Comprendre •

Les flops de la micro : raison et déraison des échecs 110

Pour les vrais geeks à tendance nerdzienne, un FLOP est une unité mesurant la puissance de calcul en virgule flottante d’une puce. Mais c’est aussi un synonyme d’échec, souvent cuisant. Petit bilan des flops technologiques qui ont marqué les esprits de la rédaction… •

Sélection software

Tests •

GTX460 en silence

Asus GTX460 DirectCu TOP, Gigabyte GTX460 SOC, MSI GTX460 Cyclone Petit prix, consommation réduite, bonnes performances, la récente GTX460 n’a pas de réelle concurrence autour de 200 euros. Mais la carte de référence nVidia n’est pas un modèle de discrétion. Nous essayons donc trois GTX460 modifiées pour trouver la perle rare.

42

autonomes, légers, polyvalents : notre sélection ultramobile de 300 a 1 000 euros •

Silverstone SG07 : Lan parties sans concession 124

Avec le SG07, Silverstone propose un cube capable de recevoir les configurations les plus puissantes et adaptées aux joueurs. Un boîtier idéal pour les LAN parties ? •

120

124

Cooler Master HAF 912 : encore une réussite 128 Après le HAF X, Cooler Master complète sa gamme HAF avec une version 912 bien moins volumineuse, mais dotée d’évolutions intéressantes. Le must autour de 80 euros ?

26

AMD série E, Intel série S 130 Les CPU basse consommation font-ils faire des économies ? Les AMD Energy Efficient et les Core i7 S, processeurs basse consommation, permettent-ils de gagner des dizaines de watts ? Les performances sont-elles du même niveau ? Il semblerait qu’être écolo coûte cher, la preuve en chiffres

Références

135

Les PC de référence de la rédac

Best of boitiers design, silence, cooling, ergonomie du mini pc à la grande tour


News

news Déferlante de périphériques pour gamers Malgré un succès sans faille, Logitech se risque enfin à remplacer son clavier G15 ! Le G510, qui reste en milieu de gamme, reprend l’esthétique plus moderne des G110 et G19. Si l’écran reste celui du G15, les touches G retrouvent le setup du G15 premier du nom, à savoir trois blocs de six touches et le clavier gagne une molette de réglage du volume, comme le G19. Vous pourrez enfin choisir la couleur du rétroéclairage pour accorder vos périphériques à votre PC, au lieu de l’éternel bleu ou orange. Notons qu’à l’instar du G110, il embarque une carte son USB qui vous permettra de brancher votre micro/casque et ainsi de disposer d’un volume séparé pour le chat vocal, le son principal du jeu restant sur les enceintes. Annoncé à 100 euros, ça semble un peu cher vu le peu d’évolutions, mais il y a fort à parier qu’il chute rapidement autour de 80 euros, le prix du G15 après plusieurs années de service. Face au succès des claviers rétroéclairés, Logitech sort également le K800. Simple et pur, c’est le premier clavier rétroéclairé… sans fil ! Sur batterie, Logitech annonce dix jours d’autonomie. Mais il peut aussi être utilisé via un câble USB standard. Cerise sur le gâteau, ce clavier est compatible avec le récepteur « Unifying » de Logitech, qui permet de relier plusieurs périphériques, dont la souris, sur un seul et même dongle. Ce modèle est également commercialisé à 100 euros. Razer aussi sort un nouveau clavier pour joueurs. Venant compléter la gamme, après les Lycosa et Arctosa, le BlackWidow (qui signifie veuve noire) se distingue par un look plus traditionnel, grâce au retour à des touches mécaniques. Ce clavier, qui propose lui aussi une carte son avec des prises miniJack pour votre micro/casque, dispose de cinq touches programmables, avec enregistrement des macros à la volée. Il est commercialisé à 80 euros en version standard ou à 130 euros en version ultimate, avec rétroéclairage blanc ou bleu en plus (réglable selon cinq niveaux de luminosité). Côté souris, chez Logitech, la G700 repasse sans fil. Optimisée pour les MMO, elle ne propose pas moins de treize boutons, tous programmables à volonté ! A 100 euros, c’est le premier modèle pour gamers sans fil depuis la G7. Fini les deux batteries. Avec un capteur 5 700 dpi et une connexion sans fil rafraîchie 1 000 fois par seconde, saura-t-elle séduire les utilisateurs de G500 ou G9 ? Il reste possible de la brancher en

USB, non seulement pour la charger, mais aussi pour l’utiliser. Razer ne propose pas une véritable nouveauté, mais plutôt une version 2 de sa Lachesis, annoncée à 70 euros. Toujours ambidextre, toujours aussi fine, les évolutions sont un nouveau capteur 5 600 dpi (au lieu de 4 000) et la possibilité de choisir la couleur du rétroéclairage à volonté. CM Storm vient également de sortir une nouvelle souris pour joueurs, l’Inferno. Lourdement équipée, c’est une souris 4 000 dpi qui propose un total de onze boutons, dont neuf sont programmables. Pire, sur les deux derniers, un sert de bascule pour assigner une seconde fonction aux neuf boutons ! L’autre permet de changer de profil. Tout un programme. Nous avons eu l’occasion de l’essayer brièvement et nos premières impressions sont mitigées. Le système de programmation des boutons est le plus complet que nous ayons jamais vu, mais l’ergonomie n’est pas idéale. En revanche, à part sa molette, elle semble très bien construite et ne coûte que 50 euros. N’allez pas croire que les sorties de produits s’arrêtent là ! De nombreux micros/casques haut de gamme débarquent également. C’est Asus qui a ouvert le bal avec le CineVibe, un micro/casque de qualité… qui vibre ! Que ça soit pour jouer ou visionner un film, l’immersion est garantie, pour 80 euros. Logitech, en même temps que le G510 et la G700, présente le micro/casque G930. Très cher (180 euros), c’est une version sans fil du G35, un casque fermé de très bonne qualité qui propose trois touches G. Terminons par Razer qui sort le casque Orca. Attention, il ne s’agit pas d’un micro/casque, mais d’un casque seul ! Razer annonce une qualité audio exceptionnelle, ce casque aurait une plage de réponse de 15 Hz à 21 kHz et promet une impédance inouïe de 32 ohms à 1 kHz. S’il est si bon que ça, son prix de 60 euros en fera un bon compagnon pour votre PC et votre baladeur… à condition d’oser sortir en vert pétant !

La DDR4 en approche

News

A l’occasion du MemCon 2010, quelques détails ont été dévoilés sur la future mémoire DDR4, dont les spécifications sont en train d’être définies et devront être finalisées l’année prochaine, pour une arrivée dans le commerce prévue en 2012 sur le haut de gamme, mais il faudra attendre 2015 pour qu’elle se généralise. L’accès en parallèle à plus de banques permettra de doubler la bande passante, à fréquence identique, pour les cellules mémoire. De quoi permettre la fabrication de DDR4-1600 jusqu’à de la DDR4-4266 ! La consommation devrait être maintenue à un niveau similaire à celui de la DDR3, grâce à des tensions revues à la baisse, ce qui permet également d’accompagner les nouveaux procédés de fabrication.

6

I PC Update


Intel sera sage, cette fois, c’est promis ! Après avoir conclu un accord avec AMD, Intel s’est engagé à ne plus utiliser de techniques commerciales déloyales (sans toutefois admettre l’avoir jamais fait) et a effectué un versement de pas moins de 1,25 milliard de dollars. Le géant a également conclu un accord avec la FTC, la Federal Trad Commission et s’en tire plutôt bien, évitant une lourde amende, mais il a dû une nouvelle fois accepter publiquement de bien se comporter. Pour rappel, Intel est accusé de toutes parts d’utiliser sa position dominante dans l’industrie PC, pour forcer les fabricants à utiliser exclusivement ou majoritairement ses produits, via des techniques de vente qui vont de la réduction du prix en cas de mise à l’écart des produits concurrents, aux CPU seuls vendus à un prix prohibitif par rapport au couple chipset/CPU, une façon de forcer l’achat de ses propres chipsets. Intel s’engage avec ce nouvel accord à ne plus avoir recours à de telles pratiques, en niant bien entendu l’avoir fait par le passé, pour éviter des poursuites multiples de la part des sociétés lésées. L’accord de la FTC reprend certaines plaintes déposées par nVidia et VIA. Ce dernier obtient la prolongation de sa licence x86 jusqu’en 2018, soit 5 ans de plus que prévu, un vrai bol d’air. Intel doit également revoir les contrats de licence x86 avec AMD et VIA, de manière à faciliter leur rachat ou leur travail avec des fonderies externes. Les contrats actuels annulaient la licence en cas de rachat et n’autorisaient

pas le partage de technologies x86 avec d’autres sociétés, ce qui avait posé des problèmes à AMD, lors du transfert de ses fonderies vers GlobalFoundries. VIA pourrait ainsi être potentiellement racheté par nVidia, ou les deux sociétés pourraient former une joint-venture et développer une plateforme commune. Intel devra également garantir un accès à ses plateformes pendant 6 ans, via le maintien du PCI-Express dans une forme non ralentie. C’est-à-dire qu’Intel ne pourra pas réduire la vitesse ou la largeur du bus pour exclure l’utilisation d’un GPU, sans pouvoir justifier de l’intérêt de la démarche pour le consommateur. Cela vaut également pour la plateforme Atom. Intel devra également communiquer plusieurs fois par an une roadmap correcte aux différents acteurs tels que nVidia, de manière à ce que ces derniers puissent se préparer en conséquence, et répondre clairement et honnêtement à tout partenaire commercial d’AMD, nVidia ou VIA qui demanderait à vérifier si l’aspect licence est bien en ordre. Intel utilisait un silence lourd pour semer le doute et détourner ainsi des clients potentiels de ses concurrents, qui avaient peur de développer des produits sur la base de composants entourés d’une incertitude juridique.

concurrents. Pour rappel, le compilateur Intel, largement répandu, ne détecte pas simplement les spécificités du CPU pour choisir quelles optimisations mettre en place (SSE2, SSE3…), mais également la marque. Si le CPU est de marque Intel, toutes les optimisations sont activées, s’il est de marque concurrente, certaines sont désactivées bien que parfaitement supportées ! Intel pourra malheureusement continuer à user de cette pratique douteuse, mais devra en avertir les développeurs. Notez que le procès entre nVidia et Intel ne tombe cependant pas aux oubliettes. Il aura lieu en fin d’année et nVidia compte bien obtenir une compensation pour ce que la société estime être un non-respect de l’accord sur la licence du bus CPU Intel, qui lui permettait de développer des chipsets. Pour Intel, le changement de bus introduit avec les CPU Nehalem a annulé cet accord, ce que nVidia conteste. Le fabricant de GPU précise, cependant, qu’il est peu probable de revoir un jour des chipsets nVidia, ses équipes de développement ayant été supprimées et le personnel affecté à d’autres projets.

Enfin, Intel a pour obligation de préciser d’une manière claire que son compilateur n’est optimisé que pour ses CPU et que les benchmarks qui l’utilisent peuvent donner une vision biaisée des performances des

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News

Sandy Bridge et overclocking Intel a dévoilé quelques détails supplémentaires au sujet de ses plateformes destinées aux CPU Sandy Bridge… et cela ne fera pas que des heureux ! Ainsi, certaines plateformes d’entrée de gamme verraient grossièrement l’overclocking disparaître. C’est le cas de la plateforme H67 destinée aux Sandy Bridge en socket LGA1155 et à l’utilisation du core graphique intégré. La raison principale vient de l’intégration totale de la PLL dans le southbridge (PCH), sans possibilité de passer par une PLL externe. Pour rappel, une PLL (de l’anglais Phase Locked Loop) repose sur la fréquence parfaite d’un quartz et génère des fréquences comme le BCLK des processeurs modernes. Toutes les fréquences du système seront donc liées entre elles et il sera impossible de modifier la fréquence de base (DMICLK), sans affecter le bon fonctionnement du PCI-Express, du SATA ou encore de l’USB.

Intel a également dévoilé le nom commercial des premiers Sandy Bridge. La gamme est plutôt complexe et nous souhaitons bonne chance aux néophytes pour y comprendre quoi que ce soit : Core i3 2000 : 2 cores avec HyperThreading et sans Turbo Core i5 2000 : 4 cores sans HyperThreading et avec Turbo Core i7 2000 : 4 cores avec HyperThreading et Turbo 4 variantes seront possibles et à modèle identique, elles pourront également modifier la fréquence : CPU normal : TDP de 95 W pour les quad core et de 65 W pour les dual core

CPU K : coefficient multiplicateur débloqué La plateforme P67, destinée aux mêmes CPU, mais sans utiliser leur partie graphique, sera légèrement plus flexible. Elle disposera de multiplicateurs CPU S : TDP de 65 W pour les quad core libres pour la mémoire DDR3, qui pourra monter jusqu’à 2 133. Avec certains CPU T : TDP de 45 W pour les quad core et de 35 W pour les dual core CPU, il sera possible d’augmenter le coefficient multiplicateur de quelques Modèle Cores Threads Fréquence Turbo Fréquence Turbo Cache TDP crans, un nombre qui n’a pas encore été CPU GPU L3 défini et avec d’autres, similaires à la série K actuelle, ce coefficient sera laissé Core i3-2100 2 4 3,1 GHz 850 MHz 1 100 MHz 3 Mo 65 W libre et pourra monter jusqu’à 57, pour Core i3-2100T 2 4 2,5 GHz 650 MHz 1 100 MHz 3 Mo 35 W atteindre 7,6 GHz. La plateforme haut de gamme X68 destinée au socket LGA2011 sera, cependant, dépourvue de toutes ces limitations grâce à un système de génération des fréquences plus classique. Les fréquences des bus DMI et PCI-Express seront, par exemple, fixées et indépendantes de la fréquence de base du CPU. Quant aux CPU, les versions classiques ne pourront pas voir leur coefficient multiplicateur augmenter du tout, alors que les versions XE seront débloquées. Le bus PCI-Express 3.0 sera, par ailleurs, de la partie, tout comme le support de la mémoire DDR2 2666.

Core i3-2120

2

4

3,3 GHz

-

850 MHz

1 100 MHz

3 Mo

65 W

Core i?-2390T

2

4

2,7 GHz

3,5 GHz

650 MHz

1 100 MHz

3 Mo

35 W

Core i5-2400

4

4

3,1 GHz

3,4 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

95 W

Core i5-2400S

4

4

2,5 GHz

3,3 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

65 W

Core i5-2500

4

4

3,3 GHz

3,7 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

95 W

Core i5-2500K

4

4

3,3 GHz

3,7 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

95 W

Core i5-2500S

4

4

2,7 GHZ

3,7 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

65 W

Core i5-2500T

4

4

2,3 GHz

3,3 GHz

850 MHz

1 100 MHz

6 Mo

45 W

Core i7-2600

4

8

3,4 GHz

3,8 GHz

850 MHz

1 350 MHz

8 Mo

95 W

Core i7-2600K

4

8

3,4 GHz

3,8 GHz

850 MHz

1 350 MHz

8 Mo

95 W

Core i7-2600S

4

8

2,8 GHz

3,8 GHz

850 MHz

1 100 MHz

8 Mo

65 W

Encore et toujours du X58 Bientôt 2 ans que le X58 est sorti et les nouveautés continuent de défiler. Après l’impressionnante UD9 à 500 euros que nous avons testée dans Hardware Magazine n° 48, Gigabyte attaque l’entrée de gamme avec la X58-USB3. Elle fait l’impasse sur ce qui n’est pas indispensable, ce qui permet de baisser le prix. Adieu SATA 6 Gb/s, on se contente des six ports SATA 3 Gb/s de l’ICH10, pas de puce contrôleur supplémentaire, pas d’eSATA qui se retrouve de toute façon très souvent en façade du boîtier, pas d’étage d’alimentation surdimensionné, pas de boutons sur le PCB. Néanmoins compatible triSLI et supportant l’USB 3.0, c’est une carte tout à fait correcte annoncée sous la barre des 200 euros. Autrement dit, c’est une UD2, mais plutôt que d’appliquer un si « petit » suffixe au tout puissant X58, Gigabyte préfère la baptiser USB3.

News

De son côté, Asus s’apprête à dévoiler deux cartes plutôt haut de gamme, toujours en X58. La X58 Sabertooth va donc rejoindre la 55i dans la série TUF, au look spectaculaire, à un prix camouflé lui aussi. La Rampage III Formula que nous vous annoncions le mois dernier est confirmée, sans doute la plus sexy des cartes X58 plein format. Elle reprend le même design que la Rampage III Gene, mais en ATX afin de proposer un équipement plus riche. Trois slots PCI-Express 16x sont présents et la carte sera compatible avec l’Xpander qui permet d’utiliser un quad SLI de GTX480. Ces cartes supportent l’USB 3.0 et le SATA 6 Gb/s. La nouvelle ROG devrait être vendue sous la barre des 300 euros, un juste équilibre entre la Gene à 245 euros et l’Extreme à 380 euros.

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I PC Update


AMD garde le secret sur ses APU et Bulldozer Bulldozer marquera l’arrivée, enfin, d’une nouvelle architecture CPU chez AMD. Elle sera bâtie autour de modules qui représentent une évolution des cores hyperthreadés d’Intel. Ainsi, chaque module disposera d’unités dédoublées pour les opérations sur les entiers et d’un très large front-end pour les alimenter. Chaque thread disposera, ainsi, de ses propres unités au niveau des opérations sur les entiers, alors que les unités dédiées au calcul flottant et vectoriel seront partagées. Pour la première fois dans un CPU x86, ces unités reposeront sur des FMAC qui permettent d’exécuter une multiplication et une addition en même temps, de quoi booster les performances de certains algorithmes, si ces unités sont suffisamment flexibles, ce dont nous ne savons encore rien. Bulldozer subit actuellement un petit retard lié à la finalisation de la technologie de fabrication en 32 nm de GlobalFoundries. Alors que nous serions tenté d’appeler un CPU équipé de quatre de ces modules un « quad core avec SuperMaxiThreading », AMD ne voit pas les choses ainsi et parle plutôt d’un CPU équipé de huit cores. Inutile de dire que cela devrait soulever la polémique. A partir de quand un core CPU qui jongle avec deux threads peut-il être vu comme deux cores ? Plus près de nous, les APU qui intégreront cores CPU et GPU sur un même die, tout comme Sandy Bridge, mais avec le savoir-faire acquis des équipes d’ATi. Là aussi, nous n’en savons toujours pas plus. La version basée sur les cores Bobcat basse consommation, destinée à concurrencer l’Atom, devrait toujours arriver la première, début 2011, voire fin 2010. Contrairement à la version basée sur un quad core dérivé de l’Athlon II, celle-ci est fabriquée en 40 nm chez TSMC, un procédé de fabrication qui a connu de nombreux problèmes, mais qui est maintenant fonctionnel. Ces cores ont été prévus pour pouvoir passer la consommation à moins d’un watt et être synthétisés, c’est-à-dire fabriqués sur d’autres procédés de fabrication ou utilisés dans des SoC très facilement, à l’opposé des structures optimisées « à la main » pour tirer le maximum d’un procédé particulier, par exemple en termes de fréquence ou de latence.

Lucid : en passe de devenir un flop ? Nous vous en parlons depuis huit mois, sans jamais avoir publié le moindre test poussé, et pour cause : la puce Hydra de LucidLogix n’est toujours pas au point. Visant à proposer une solution pour coupler plusieurs GPU de façon plus souple que les technologies propriétaires ATi et nVidia, cette technologie arrive avec de grandes ambitions. Si le CrossFire permet de coupler des cartes équipées de différents GPU et même de différentes générations, ce n’est pas le cas du SLI. L’HydraEngine permet donc de faire fonctionner ensemble deux cartes, quelles qu’elles soient. En pratique, c’est effectivement le cas, c’est déjà une bien bonne nouvelle. Coupler sa toute nouvelle HD5850 avec son ancienne 8800GT pour bénéficier de la puissance cumulée des deux, que demander de plus ? Bien que le support soit effectif, il n’est pas pour autant efficace. En effet, cette technologie est entièrement dépendante des drivers. C’est aussi le cas du SLI et du CrossFire mais ils ont été développés au fil du temps, par des firmes très puissantes et avec des équipes gigantesques. Chaque pilote a donc incorporé, au fur et à mesure, tout le background de savoirfaire d’ATi et de nVidia. Il a tout de même fallu attendre des années pour que les deux technologies deviennent convaincantes. L’histoire se répète avec l’HydraEngine. Nous avons longuement testé la 870A Fuzion et la P55 Big Bang Fuzion, les deux cartes MSI qui intègrent une puce Hydra. Le hardware est apte à gérer les échanges entre les deux GPU, preuve en est avec de très rares applications où le résultat est surprenant. Sur 3DMark Vantage et la paire de jeux ultratravaillés, les performances en mode N (deux nVidia travaillant de concert en passant par la puce Hydra, sans pont SLI) ou A (deux ATi) sont même parfois supérieures au mode natif, le SLI ou le CrossFire. Pour les autres jeux, c’est tout à fait aléatoire. Artefacts, clignotement de l’affichage, absence de gain par rapport à un système monoGPU, plantage de l’application… Autant de problèmes qui rendent difficile l’utilisation d’une telle plateforme au quotidien. Sans compter que sur les cartes P55 + Hydra (P55A Fuzion

et P55 Big Bang Fuzion), le SLI classique n’est plus actif, obligeant à recourir dans tous les cas au mode N. Le mode X (mixer une carte ATi et nVidia) est le plus problématique de tous : dans le cas d’un système composé d’une HD5870 et d’une GTX480, il n’est jamais plus performant qu’un CrossFire de 5870. Heureusement, Lucid devrait bientôt intégrer un « Safe Mode » qui permettrait de switcher en single card dans ce genre de situation. Pouvoir coupler le meilleur des deux mondes est encore loin d’être une réalité. Nous n’avons aucun doute que cette technologie puisse s’avérer intéressante, principalement en cas d’upgrade de GPU, afin de ne pas se contenter de la nouvelle carte et remiser l’ancienne au placard. Cependant, pour l’heure, il manque des drivers convaincants, pour ne pas dire des drivers fonctionnels, et nous ne pouvons raisonnablement pas conseiller l’aventure.

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CAS PRATIQUES

Cas Pratiques

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Débloquer les coeurs de son Phenom II Je voudrais revenir sur le comparatif des cartes mères proposant le chipset AMD 800 et particulièrement sur les fonctions de déblocage des cores inactifs que les différents fabricants proposent. En effet, étant moi-même possesseur d’un Phenom 2 X2 555 Black Edition, je souhaite débloquer les cores inactifs et le faire monter en fréquence (raisonnablement), mais n’étant que débutant en overclocking, je ne sais pas trop quelles seront les conséquences sur la stabilité du système ?

L

es Phenom 2 sont vendus en bi, tri, quad et maintenant hexacore. L’architecture est identique d’un CPU à l’autre. Seul le nombre de coeurs actifs varie. Aubaine pour le geek peu fortuné qui pourra transformer un processeur bon marché en quad core plus performant en quelques minutes et sans aucun frais. La réactivation des cores est une pratique parfaitement accessible, mais pas certifiée à coup sûr.

Nombre de coeurs Lorsqu’il vend un processeur, AMD s’engage à ce qu’un certain nombre

de coeurs soient fonctionnels : 2, 3, 4 ou 6. Pour vendre des 2 ou 3  coeurs, il se peut que le fondeur prenne un 4 coeurs fonctionnel et qu’il désactive volontairement 1 ou 2 de ses coeurs. Ce n’est donc pas un mythe, et c’est même grâce à cela que la transformation d’un X2 ou d’un X3 en X4 est permise. Dans ce cas, il est tout à fait possible de réactiver les coeurs désactivés par le constructeur, transformant, au passage, le processeur en un modèle différent et reconnu différemment par CPU-Z. Il est ainsi très simple de passer d’un Phenom 2 X3 à un Phenom 2 X4.

Coeurs désactivés… ou défectueux ? Mais il ne s’agit là que d’une partie des processeurs AMD. A l’origine, les sorties des X2 et X3 étaient motivées par la présence en sortie de chaîne de processeurs 4 coeurs défectueux. En début de production, les « yields » sont toujours plus mauvais. Sur quatre coeurs, un ou deux étaient non fonctionnels. Au lieu de jeter le CPU, on le rebadge en Phenom 2 X2 ou X3 et on le vend moins cher. Rien de mal à cela ; Intel aussi a largement pratiqué la chose avec des processeurs mobiles. Jeter ou revendre moins cher… le choix est facile pour le constructeur. Mais pas toujours pour le geek bidouilleur. Car si votre X3 est un X4 dont un coeur est défectueux, il sera impossible à « réveiller ». Il est donc absolument impossible de certifier que tous les X2 ou X3 sont transformables en X4. Il y a là une certaine part de loterie. Tempérons toutefois le côté loterie : le Phenom 2 est maintenant un produit mature et dont la production est bien maîtrisée. On peut donc raisonnablement supposer que le taux de déchets est aujourd’hui bien moindre qu’au lancement de la génération. Et que donc, selon toute vraisemblance, un Phenom 2 récent a plus de chances d’être « réveillable ». Mais encore une fois, sans garantie.

Réveil depuis le BIOS Comme de nombreuses cartes mères, votre Gigabyte 870A-UD3 dispose d’une fonction de déblocage auto-

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matique des coeurs. La méthode est apparue en 2008-2009 chez Asrock et s’est rapidement propagée à l’ensemble des constructeurs. Sur votre carte mère Gigabyte, elle se trouve dans le BIOS et porte le nom de CPU Unlock et est située dans le menu Advanced BIOS Features. Passez simplement la fonction sur Enable et rebootez. Si vos coeurs sont activables, ils le seront automatiquement et votre Phenom 2 X2 deviendra un X4 bien plus performant ; vous aurez, au

passage, réalisé une belle économie. Si par contre vos coeurs ne sont pas réactivables, il est possible que votre PC ne boote plus. Dans ce cas, un simple reset du BIOS remettra les choses dans l’ordre. Attention, une petite précision à destination des rêveurs : on peut espérer transformer un X2 ou un X3 en X4, mais pas en X6. De même que les X4 actuels ne sont pas déblocables en X6… mais qui sait, de futurs X4 le seront peut-être.

Overclocking Le déblocage des coeurs et l’overclocking étant deux choses différentes, nous vous invitons donc à procéder par étapes. Commencez par débloquer les coeurs. Si c’est faisable, overclockez pas à pas. On trouve facilement sur Internet des témoignages de possesseurs de Phenom 2 X2 555 Black Edition débloqués en quad core et fonctionnant parfaitement à 3,6 GHz (multiplicateur à 18 et HyperTransport à 200).

Un 7200 tours ou deux 5400 en RAID ? Je suis en train de me faire un PC portable via Sony et il me propose plusieurs disques durs.

Je voudrais savoir qu’est-ce qui est le plus rapide entre un disque de 500 GB 7 200 trs/min et 1 To avec deux disques de 500 GB 5 400 trs/min en RAID 0. Je cherche les performances et non la capacité.

S

ur les portables, le disque dur est encore le maillon faible du système. Trop souvent, les constructeurs proposent des disques de grosse capacité, mais lents. Certains notebooks disposent de deux emplacements pour disques durs, comme votre Sony. C’est une chance pour qui recherche les performances. Attention toutefois à bien vérifier avant l’achat que les deux emplacements pourront être utilisés en RAID. De nombreux portables à double logement 2,5  pouces ne sont, en effet, pas prévus pour fonctionner en RAID et leur BIOS n’en propose pas l’option.

SSD, l’arme fatale Dans un tel cas, nous pourrions enterrer la question rapidement : si vous en avez les moyens, la configuration qui vous offrira les meilleures performances sera un assemblage SSD – HDD. Prenez un SSD (32 à 80 Go) comme disque système et utilisez un gros 500 Go 5 400 ou 7 200 trs/min en guise de stockage. C’est aujourd’hui la solution la plus homogène pour qui recherche à la fois performances et confort. Car les performances d’un disque dur, ce sont, bien sûr, ses débits en lecture et en écriture, mais surtout ses temps d’accès. C’est de ce dernier que découle la sensation de performances, de réactivité. Un SSD,

même mauvais, dispose d’un temps d’accès quasi immédiat. De l’ordre de 0,1 ms. Un disque dur 2,5 pouces plafonne entre 12 et 20 ms. Quant aux débits, un bon disque dur 2,5 pouces peut s’offrir des pointes à plus de 100 Mo/s en lecture, avec des moyennes avoisinant les 70 à 80  Mo/s, ce qui est extraordinairement bon et du niveau des SSD d’entrée de gamme. Passer en RAID 0 permettra de s’offrir des débits supérieurs à 110/120 Mo/s ; mais le SSD l’emportera toujours sur le temps d’accès. Et donc sur la réactivité. C’est rageant, mais incontournable. A la question : un 7 200 seul ou deux 5 400 en RAID, nous répondrons que deux 5 400 en RAID vous permettront d’excellentes performances.

5  400 et les 500 Go 7 200 tours : entre 20 et 30 euros de plus pour un 7 200 tours ne nous paraissent pas usurpés et permettront souvent de gagner un peu en réactivité et en débits. Les stars du moment sont les 7K500 d’Hitachi, le Seagate Momentus 7200.4 et le Toshiba MK5056GSY, tous trois d’excellents 500 Go 7 200 RPM.

Deux 7 200 Mais encore une fois, si les performances sont votre seul critère et que vous ne voulez pas de SSD, offrez-vous deux 500 Go 7 200 tours afin d’avoir la meilleure configuration possible en utilisant des disques durs. Ces derniers se trouvent à moins de 80 euros dans le commerce. 160 euros pour 1 To rapide, c’est toujours moins cher qu’un Postville de 80 Go. Mais (encore une fois) moins réactif. Un tel choix peut également se justifier par la faible différence de prix entre les 500  Go

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CAS PRATIQUES

Quid des disques durs hybrides ? Face au prix trop élevé des SSD, « on » a toujours beaucoup attendu des disques durs hybrides. Ces modèles associent les plateaux des disques durs et la mémoire Flash des SSD. Plusieurs modèles avaient été proposés il y a plusieurs mois de cela. Flop retentissant et le disque hybride est tombé dans l’oubli. Jusqu’à ce que Seagate ressorte le concept de la naphtaline avec le Momentus XT, un 2,5 pouces intégrant 4 Go de SLC. L’originalité

réside dans la technologie Adaptative Memory Technology qui va permettre au disque d’« apprendre » et de stocker sur la mémoire Flash des informations permettant d’accélérer l’exécution des programmes au fur et à mesure que vous les exécutez. Et effectivement, si l’on prend un benchmark comme PCMark, les scores seront presque doublés en 10 occurrences du test. Le Momentus XT est donc un excellent disque dur, mais bien plus cher que d’autres

excellents 500 Go 7 200  tours, et bien moins performant qu’un SSD. Le disque hybride n’est donc encore pas la solution miracle. Il faudra plus vraisemblablement attendre les nouvelles générations de mémoire Flash gravées en 25  nm, prévues par Intel pour le troisième trimestre, pour que le SSD devienne plus intéressant. Les prix ne devraient pas baisser mais pour un tarif comparable, les capacités devraient considérablement augmenter.

Recycler une vieille oreillette Bluetooth J’ai une vieille oreillette Bluetooth qui traîne dans un tiroir. Est-il possible de l’utiliser avec un PC sous Windows 7 ? Si oui, que peut-on espérer en faire ?

W

indows 7 est un OS qui ne cessera de nous surprendre. On le savait déjà plus intuitif, plus amusant et plus solide que Vista. Le vieux matériel dormant dans nos tiroirs est aussi l’occasion de s’émerveiller de ses possibilités. Tout comme vous, nous avons aussi expérimenté la résurrection d’une vieille oreillette Bluetooth abandonnée depuis des lustres. Inutile de préciser

que nous ne disposions plus du driver, pas plus que du moindre utilitaire. Mais ce n’est pas assez pour effrayer Windows 7. A notre grand étonnement, notre oreillette a été reconnue tout de suite par l’utilitaire Bluetooth de Windows, qui en a également installé les pilotes automatiquement. Véritable résurrection donc pour cette oreillette qui, du coup, devient un très bon outil de discussion pour TeamSpeak.

Calibrage... rémanence... késako ? Suivant vos conseils et ceux d’un confrère, j’ai acheté récemment un moniteur Iiyama Prolite 82409HDS. Mais ça m’a amené à me poser différentes questions. Dans vos tests, vous préconisez d’utiliser une sonde pour calibrer l’écran, mais l’achat d’une telle sonde représente quand même une grosse dépense pour un particulier, surtout qu’il y a de fortes chances que je ne l’utilise qu’une fois, le temps de calibrer mon moniteur. Je viens de découvrir qu’il y a un utilitaire de calibrage inclus dans Windows Seven. Quel est son effet ? Est-ce que les couleurs sont vraiment améliorées après l’avoir utilisé ? Ma deuxième question concerne la réactivité. A quoi correspondent les valeurs données par les constructeurs ? Si j’en crois les données de mon écran, il a un temps de 5 ms du noir au blanc et de 2 ms de gris à gris. Pourtant, si j’ouvre une fenêtre dans Windows et que je lance un jeu, l’écran passe au noir, mais je peux encore apercevoir les contours de la fenêtre pendant plus de 2 s. J’ai l’impression d’être devant un écran cathodique qui a plus de 20 ans. Est-ce qu’il y a un moyen d’améliorer cette rémanence ?

L

’achat d’un écran pose toujours le type de questions que vous évoquez. Calibrage et réactivité sont au coeur de l’achat. Commençons par le calibrage. Calibrer son moniteur sert à avoir des couleurs justes. La plupart des utilisateurs n’ont pas des couleurs justes

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et s’en accommodent très bien. Dans bien des cas, une colorimétrie ressentie comme agréable suffit, même si elle est techniquement fausse. La question du calibrage se pose lorsque vous avez besoin d’avoir des couleurs justes ; si vous faites de la

photo, de la création graphique… vous aurez vite besoin d’un rendu juste. Et là, tous les écrans ne sont pas égaux. Lors de nos tests, le calibrage est bien sûr l’un des critères principaux. Et le plus important n’est pas d’avoir un écran qui se calibre bien, mais un écran proposant un très bon rendu des


couleurs avec ses réglages d’usine. Lors de nos tests, nous utilisons un colorimètre LaCie qui renvoie une information de justesse des couleurs sous la forme d’un delta. Si celui-ci est inférieur à 3, l’écran est bon et la colorimétrie perçue à l’oeil nu est satisfaisante. Ce sont, bien sûr, ces moniteurs bien calibrés d’usine que nous vous recommandons en priorité ; le jour où vous aurez besoin de couleurs justes, un simple reset de l’OSD vous sauvera.

d’avoir un oeil bionique. Calibrer à l’oeil nu… c’est presque impossible. Une couleur numérique est le mélange de 3 valeurs. Les écrans 8 bits peuvent attribuer 255 valeurs à chaque canal R, V et

B. Si pour être juste, votre couleur doit avoir 123 de rouge, 25 de vert et 76 de bleu, seule une sonde aura la précision nécessaire pour effectuer la mesure et vous permettre de rectifier le tir.

Ecran bien calibré d’usine Dans ce cas, inutile d’investir dans une sonde, à moins de vouloir un calibrage parfait. Et à ce jeu, tous les moniteurs ou presque parviennent sans peine à sortir des deltas inférieurs à 1, c’està-dire une quasi-perfection. Mais ceci n’est faisable qu’à la sonde, à moins

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CAS PRATIQUES

Les utilitaires comme ceux inclus dans Windows 7 permettent de rattraper les gros défauts des moniteurs, au premier rang desquels la luminosité, le contraste et le gamma. Ce sont les défauts les plus gênants. Mais si votre moniteur est convenablement calibré en sortie d’usine, vous aurez du mal à le régler plus finement avec ces utilitaires. Acheter une sonde est donc, certes, un investissement conséquent (comptez dans les 200 euros pour un bon modèle, comme notre LaCie Blue Eye Pro ou la Spyder 3), mais qui sera indispensable si vous cherchez la perfection. De plus, n’oubliez jamais qu’un moniteur vieillit, évolue… et que son rendu colorimétrique en est logiquement affecté. Si vous achetez une sonde, vous ne l’utiliserez pas qu’une fois, mais régulièrement afin de conserver un niveau de qualité constant.

Réactivité Le second critère de choix est celui de la réactivité. Les valeurs communiquées par le constructeur sont celles du temps de réponse, c’està-dire du temps mis par un pixel pour passer du noir au blanc. Pour des raisons marketing, les constructeurs préfèrent communiquer sur le temps de réponse GTG, ou Gris à Gris, bien plus faible. 2 ms, ça fait mieux. La rémanence est l’affichage résiduel donnant une impression de traînée lorsqu’on fait se déplacer un mobile à l’écran. Temps de réponse et rémanence sont intimement liés. Le temps de réponse est une donnée technique immuable, mais qui ne présage pas toujours de la rémanence. Un 6 ms PVA ou MVA, par exemple, peut avoir une rémanence moindre qu’un TN en 5 ms. La tech-

nologie de la dalle est également très importante. C’est pourquoi mesurer la rémanence plutôt que le temps de réponse est important. Vous pourrez vous rendre compte de la rémanence de votre écran en utilisant un utilitaire comme PixPerAn et en photographiant le mobile (idéalement en posant à 1/100 e de seconde). La rémanence, c’est la traînée que vous verrez derrière le mobile. Elle ne peut pas être aussi longue que ce que vous décrivez. Dans votre cas, il s’agit plutôt d’un problème de persistance d’affichage. Ce n’est pas l’écran qui est en cause ; le problème est à rechercher au niveau du PC qui semble peiner à envoyer les informations nécessaires au chargement de votre jeu jusqu’à la carte graphique et à l’écran.

UpGRADE

Gagnant du MOIS

Upgrader un PC de jeu en privilégiant le GPU

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Avant de commencer, je vous indique ma configuration actuelle. Elle se compose d’une carte mère ASUS M3A32 MVP Deluxe, d’un processeur AMD Phenom 2 X4 945 BE cadencé à 3,00 GHz mais overclocké à 3,45 GHz avec un ventirad Noctua U12-P. Je dispose d’une carte graphique Radeon HD4890 1 Go GDDR5, ainsi que de 8 Go de RAM DDR2 PC 6400 Kingston Value. En règle générale, je ne me plains pas de cette configuration qui me permet de jouer aux derniers titres gourmands en 1 920 x 1 280 avec 4x de filtre anisotropique sur mon écran 24". J’aimerais tout de même faire évoluer ma machine d’une manière optimale avec un budget serré. J’ai donc pensé à trois possibilités : la première consiste (mais je ne sais pas encore si ce sera possible) en une mise à jour du BIOS de ma carte mère et à acheter un Phenom 2 X6 1055T facturé 189,95 euros au moment où je vous écris, en me basant sur un site connu (LDLC). Seulement, je ne sais pas si ce processeur en socket AM3 peut tourner sur ma carte mère AM2+. La deuxième solution consisterait tout simplement à acheter une nouvelle carte graphique, j’avais pensé à la Radeon HD5850 de chez Asus à 274,95 euros. Et enfin, la troisième solution est de rajouter une deuxième Radeon HD4890, si j’arrive à en trouver une d’occasion, dont le prix devrait être proche de 120 euros. Voilà, cette petite upgrade me permettrait d’avoir une configuration encore plus performante, pour un budget maximum de 274,95 euros si je choisis l’achat d’un nouveau GPU. Je voudrais donc savoir ce qu’il est possible de faire et ce qui me ferait gagner le plus de performances, bien sûr, vous pouvez également m’indiquer d’autres solutions que je n’ai pas citées, mais sans dépasser les 300 euros.

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otre question soulève plusieurs interrogations intéressantes. Nous ne reviendrons pas sur la première : votre carte mère ne fait pas partie des heureuses élues de chez Asus à pouvoir supporter l’hexacore d’AMD par simple flashage de BIOS. Mais partons du principe qu’elle le soit. Juste pour se frotter à l’éternelle question : CPU ou GPU ?

Dans le contexte que vous évoquez, le jeu, la question est plus que pertinente et déchire les fondeurs. Alors, faut-il plus de CPU ou plus de GPU ? Dans notre cas, le changement de CPU permettrait de passer d’un quad core AMD à un hexacore. Tentant sur le papier, d’autant que l’avenir est certainement au multicoeur. Mais dans un contexte plus immédiat et ramené au jeu vidéo, les

tests montrent que les deux coeurs supplémentaires n’apportent strictement rien. De nombreux jeux, même récents, peinent à tirer parti de 4 coeurs… et ne savent logiquement pas en exploiter 6. Les Phenom 2 X6 sont donc moins performants que les X4 dans les jeux. Certains titres plus dépendants du CPU (à chercher dans les jeux de stratégie – gestion comme Anno 1404 ou Supreme Com-


mander) exploitent mieux ce surcroît de coeurs et peuvent afficher des gains de l’ordre de 15 à 20 %, ce qui est colossal. Donc si on est plutôt FPS, les 6 coeurs sont inutiles. Si on est plutôt stratégie, ils peuvent avoir leur importance.

Intérêt limité du X6 pour les jeux Le changement de CPU peut donc apporter quelque chose, mais sans garantie. Les prochains titres sauront peut-être mieux exploiter les CPU plus multicoeurs… l’avenir nous le dira. Le changement de carte graphique, par contre, aura un impact plus direct sur les performances. Surtout la HD5850 que vous envisagez d’acquérir. En effet, par rapport à votre 4890, elle devrait vous permettre de monter le filtrage anisotropique en 8x ; là où votre 4890 commence à ramer, la 5850 se situera légèrement derrière une 4870X2… le gain est appréciable, tant en termes de qualité que de fluidité. En moyenne,

vous pourrez espérer des gains avoisinant les 20 % en jeu, et plus vous chargerez sur les filtrages, plus vous sentirez la différence par rapport à la 4890.

Carte graphique Vous envisagiez l’achat d’une seconde 4890… Pourquoi pas. Une seconde 4890 vous fera faire un joli bond en

termes de performances et vous rapprochera des scores d’une GTX 295. Vous serez en moyenne 15 – 20 % plus performant qu’avec une seule 4890. C’est un joli gain. Mais nous avons une petite préférence pour la 5850, même si ce n’est pas la solution qui vous apportera le plus de FPS dans l’immédiat. Primo parce qu’elle est DX11 et que pour ce prix-là, autant se tourner vers l’avenir. De plus, la 5850 s’overclocke plutôt bien et peut venir chatouiller une 5870 stock et bien plus chère. Et lorsque vous en aurez les moyens, offrez-vous une seconde 5850 pour vous faire un CrossFire DX11 de belle allure. Deuzio, car lorsque vous ferez à nouveau évoluer votre PC (en changeant de trio carte mère – CPU – DDR par exemple), vous pourrez conserver la ou les 5850 qui seront toujours capables de faire tourner convenablement vos jeux dans quelques mois. Le choix des 4890 est un bon compromis dans l’immédiat, mais vous mettrait dans une position moins facile lors de votre prochaine upgrade et vous forcerait à envisager un changement complet de plateforme… évidemment bien plus cher.

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CAS PRATIQUES

Le Phenom II x6 et les cartes AM2+

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Concerne le dossier «Upgrader» publié dans Hardware Magazine n° 47

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En ce qui concerne le dossier Upgrader ou tout changer (Hardware Magazine 47), vous m’avez mis l’eau à la bouche, pour une éventuelle « upgrade » de mon PC, construit en 10/2008. Conformément à votre mention de la page 27 : « Le Phenom 2 s’installe dans la majorité des cartes mères AM2 et AM2+ et fonctionne aussi avec de la DDR2. C’est une upgrade très intéressante pour les vieux PC AMD », j’aurais souhaité upgrader ma machine de la manière suivante. Remplacer mon AMD Phenom X4, 4 coeurs 9750 (socket AM2+), par un AMD Phenom 2 X6 1090 T BE, sur ma carte mère ASUS M2N32-SLI Deluxe Wireless Edition (nForce 590 SLI MCP - socket AM2/AM2+ - FSB 2000). En me rendant sur le site d’AMD, j’ai pu constater qu’a priori, l’AMD Phenom 2 X6 1090 T BE devait s’installer sur socket AM3 et chipset Model 890 FX, en renvoyant à la carte mère ASUS Crosshair IV Formula, comme vous le précisez dans les « meilleurs couples processeur/carte mère » page 47 de votre magazine. Auriez-vous l’amabilité de bien vouloir me confirmer, qu’upgrader mon PC muni de la carte mère ASUS M2N32, socket AM2/AM2+, n’est pas envisageable avec le Phenom 2 X6 1090 T BE, SVP ?

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ffectivement, AMD reste assez vague sur le support de ses X6 sur les chipsets AM2. Ce qui est assez logique commercialement parlant ; il a, en effet, plus intérêt à faire vendre de l’AM3 plus récent que du vieil AM2. Pourtant, ça marche. Le Phenom 2 X6 peut parfaitement fonctionner sur une carte mère AM2+. Les Phenom 2 X6 ont, en effet, tout en commun avec les X4, contrôleur mémoire compris. La seule différence est l’ajout de deux cores supplémentaires. Ils intègrent donc aussi un contrôleur mémoire DDR2, en plus du contrôleur DDR3 et peuvent logiquement fonctionner sur un socket AM2+. Il est parfaitement possible de leur adjoindre de la DDR2 800 en double canal, pour une bande passante de 12,8 Go/s. Et c’est cette capacité à fonctionner sur d’anciens sockets qui en fait un rêve d’upgrade.

Pas sur toutes les AM2… Mais vous n’êtes pas encore sorti de l’auberge. Car dans la pratique, toutes les cartes mères AM2 ne sont pas compatibles avec le CPU 6 cores

d’AMD. Dans votre cas, malheureusement, l’upgrade est impossible. Si les séries M2N32 ont bien eu un nouveau BIOS début mai 2010, ce dernier ne supporte pas les 6 coeurs. Les seules cartes mères de série M2 compatibles à ce jour sont les M2N68 en nForce 630a. En tout, chez Asus, ce sont près d’une quarantaine de cartes AM2 qui sont compatibles, majoritairement des séries M4 en chipsets nForce 630a, nForce 750a, nForce 980a, et en AMD 760, 770, 780, 785, 790 et 890. Pour simplifier les choses, le constructeur a mis en place une page spéciale sur laquelle sont recensées toutes les cartes mères AM2 capables, via upgrade du BIOS, d’accepter un Phenom 2 X6 (http://event.asus.com/ mb/2010/m4_6cores/). MSI a pris une initiative similaire et dispose lui aussi d’une page récapitulative (http://event.msi.com/mb/ amd/6core/) qui permet de voir que la liste est tout aussi

longue ; ici aussi on pourra remonter sur des cartes en AMD 740, 760, 770, 780, 785, 790 et nForce jusqu’au 520LE. Là encore, longue liste et une simple mise à jour de BIOS nécessaire. Il faudra parcourir les cartes mères une à une pour y trouver la mention du support des hexacores AMD, et confirmer la chose par un clic sur le lien Liste support CPU.

Ma carte mère n’est pas compatible Que faire si votre carte mère n’est pas compatible ? Logiquement, vous êtes dans une démarche d’économie. Donc plutôt que de vous équiper en AM3 en rachetant une carte mère et de la DDR3, il semble plus judicieux d’opter pour une solution économique, de nombreux modèles AM2+ compatibles Phenom 2 X6 se trouvent à moins de 60 euros. L’investissement est modique et vous permettra de tenir quelques mois.


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Test

260 Mo/s pour (presque) tous ! • GSkill Phoenix Pro 100 Go • Agility 2 60 Go

• Patriot Inferno 100 Go • Crucial C300 64 Go

SSD L’avènement des SSD a transformé le petit monde du stockage avec de fantastiques performances, hélas vendues à prix d’or. Heureusement, les deux contrôleurs en vogue ces derniers mois voient leur tarif baisser. De quoi ravir les acheteurs potentiels qui n’attendaient qu’un rapport capacité/perf/prix plus attrayant. Le SandForce SF-1200 est à l’honneur chez OCZ, Patriot et GSkill, alors que Crucial commercialise désormais son C300 en version 64 Go. 260 à 360 Mo/s pour tout le monde ?

A

Tous les SSD Sandforce que nous ayons testé jusqu’à présent reprennent la même architecture et les mêmes puces de flash. Ils sont donc tous équivalents, choisissez surtout en fonction du prix.

près OCZ, GSkill propose aussi deux déclinaisons du SF-1200. La première, le Phoenix, ressemble à celle de tous les autres concurrents, comme l’Agility 2 et utilise le firmware original. La seconde, le Phoenix Pro que nous testons, est

légèrement améliorée par le biais d’un firmware un peu spécial, débridant les débits en écriture aléatoire, à la façon du Vertex 2. Le Patriot Inferno et l’OCZ Agility 2 sont plus classiques et moins chers, utilisant un SF-1200 basique. Le prix d’appel de ces SSD est désormais de 120 euros pour 40 Go. Enfin, le C300 de Crucial, le SSD utilisant l’interface SATA 6 Gb/s est décliné en 64 Go afin d’attaquer le marché des SSD d’entrée de gamme. Annoncé avec des débits en écriture assez faibles, il conserve une vitesse de lecture annoncée de 355 Mo/s, le tout pour à peine 150  euros. La récente baisse de prix sera-t-elle suffisante pour détrôner les SSD Intel ?

Capacités hybrides Nous vous l’annoncions le mois dernier, les disques SandForce sont disponibles dans de nouvelles capacités. Tout d’abord, lancés en 50/100/200 Go, ces SSD ont vu leur

20

I PC Update

espace augmenter puisque la quantité de mémoire Flash attribuée au wear levelling (voir lexique) a pu être réduite, permettant d’atteindre des capacités de 60/120/240 Go pour le même prix. Les anciennes versions vont donc peu à peu disparaître du commerce. D’abord présentées par Corsair, des capacités hybrides ont vu le jour : 40,  90 et 180 Go. Elles visent clairement les SSD Intel X25-V et X25-M, nos références actuelles. Le plus intéressant de ces SSD étant la version 40 Go puisque les deux autres ne sont finalement que des alternatives de capacité, leur prix au gigaoctet n’étant pas meilleur. En effet, le plus petit modèle fait chuter le prix d’appel des SandForce et chamboule le marché des SSD abordables, tout en offrant une capacité suffisante pour installer un OS et les programmes les plus utilisés.

…et prix en baisse En parallèle, probablement grâce à une baisse du prix de la mémoire Flash mais aussi à une réduction


L’Inferno de Patriot se démarque grâce à une garantie de 5 ans.

des marges, une chaîne de production mieux rodée et la fin de l’effet de nouveauté des SSD SandForce, ceux-ci deviennent plus compétitifs. Là où une version 120 Go coûtait 350 euros il y a 2 mois, elle se négocie désormais sous les 300 euros, selon l’enseigne et la marque. En face, les disques Intel ne bénéficient pas de la même baisse de prix. Peut-être parce que le refresh des Postville est attendu pour la fin de l’année et qu’Intel ne souhaite pas brader ses produits. De facto, leur plus gros avantage sur les SSD SandForce disparaît. En effet, tout en étant conscient que les disques en SF-1200 étaient plus performants, leur prix moins avantageux nous poussait à continuer de vous recommander les X25-M et X25-V. Désormais, un disque SF-1200 de 90 Go coûte environ 220 euros, soit le même prix que le X25-M 80 Go… La guerre est déclarée.

Patriot et OCZ L’Inferno chez Patriot est équipé du classique contrôleur SF-1200. Rien de spécial ici, ni en bien ni en mal. Utilisant les mêmes puces et le même firmware que tous les concurrents, il ne se démarque que par une garantie de 5 ans et sa belle robe rouge. Bien que nous testions la version 100 Go, Patriot a, comme toutes les autres marques, lancé des

versions 60/120/240 Go au même prix que les 50/100/200 Go et avec le même niveau de performances. Dommage pour ceux qui ont craqué pour un SandForce première mouture, tant mieux pour les autres. Et il ne faudra pas compter sur un firmware qui pourra étendre la capacité des premiers SSD, MX Tech puis OCZ, les deux seuls constructeurs à avoir tenté l’expérience, se sont bien vite ravisés. Chez OCZ, même sentence avec l’Agility 2 60 Go, mais il s’agit de la version « mise à jour » cette fois. En revanche, l’Agility 2 est disponible en 40/60/90/120/ 180/240/480 Go, là où l’Inferno n’est disponible qu’en 60/120/240 Go. L’Agility 2 est disponible en versions 2,5’’ et 3,5’’  : aucune différence sur les performances, mais parfois sur les prix. En revanche, le 360 Go n’est produit qu’en 3,5’’. La raison d’être de ces versions est d’utiliser des puces plus volumineuse et donc moins chères. C’est ainsi qu’il existe une différence de 20 euros en la faveur de l’Agility 2 120 Go 3.5’’. Le contrôleur sur lequel ces deux SSD s ont basés permet un excellent traitement des petits fichiers, surtout en écriture aléatoire. Il est même tellement puissant qu’il semble limité par

son interface en lecture, mais surtout en écriture puisque nous enregistrons les meilleurs débits qui soient : 225 Mo/s mesurés sous HD Tune. Avec de telles vitesses de transfert, l’installation des programmes se fait encore plus rapidement qu’avec un déjà très véloce Intel X25-M ! Notez cependant que notre Agility 2 en version 60 Go est très légèrement plus lent que les grands frères en 120 Go, ce que reflètent les débits annoncés par les constructeurs : 280/270 au lieu de 285/275 Mo/s. La faute à un nombre de canaux réduit, le problème est connu des amateurs de SSD : plus la capacité est petite, moins les débits (surtout en écriture) sont élevés.

50 000 IOPS chez GSkill

L’Agility 2 est disponible en 8 capacités differentes de 40 à 480 Go, en 2.5 et 3.5’’, à des tarifs très compétitifs et bénéficie du savoir faire du support OCZ.

OCZ a été le premier à clamer 50 000 IOPS pour mettre en avant son Vertex 2 (PC Update n° 48). GSkill utilise la même méthode pour promouvoir son Phoenix Pro puisqu’il s’agit d’un disque tout à fait similaire, lui aussi

PC Update

I 21


Test Le Phoenix Pro utilise un contrôleur Sandforce SF-1200 dont le firmware a été retravaillé pour booster l’écriture aléatoire sur les petits fichiers. Pourtant, cette amélioration n’apporte rien dans un environnement standard en disque système.

qu’une nette amélioration est effectivement visible sur Iometer (à la suite de l’installation des drivers Intel RST 9.6). Ce benchmark, totalement synthétique, permet de mesurer les accès et/ ou vitesses de transfert sur différentes tailles de fichiers, mais ne reflète pas vraiment un usage courant. Cette amé-

serveur ou base de données, ce genre de produits serait un plus, mais pour l’usage que nous en faisons, l’intérêt est nul. Conservant tout de même un excellent niveau de performances, ce Phoenix Pro est strictement équivalent aux SSD SF-1200 classiques, c’est-à-dire le meilleur SSD du moment. Notez que GSkill a même étendu sa garantie à 3 ans pour les Phoenix et Phoenix Pro, certainement pour raccrocher le train des concurrents comme Corsair et OCZ.

Crucial C300 : enfin abordable

construit autour d’un contrôleur SandForce SF-1200. La différence avec les SF-1200 standard, comme le Phoenix, provient uniquement du firmware qui est ici légèrement amélioré. Celui-ci débride les débits en écriture aléatoire, pour atteindre plus de 50 000 IOPS sur les fichiers de 4  ko, montant au niveau d’un SF-1500, un contrôleur plus haut de gamme coûteux et peu utilisé. Lors de notre test du Vertex 2, ce gain n’était visible dans aucun de nos tests pratiques. C’est aussi le cas pour le Phoenix Pro, à la différence

Si votre carte mère n’est pas équipé de ports SATA 6 Gb/s, il est possible d’acheter une carte contrôleur comme cette Asus en PCI-Express 4X pour une trentaine d’euros.

lioration aurait dû être visible sur notre Vertex 2, même si elle n’aurait pas pour autant influencé nos conclusions. Nous avons multiplié les tests afin d’essayer de mettre en exergue la différence de ces SSD, sans succès. Il est probable que dans un environnement de type Les C300 256 et 64 Go ont la même architecture, Crucial a préféré utiliser des puces plus petites plutôt que d’en réduire le nombre.

22

I PC Update

Le dernier SSD que nous testons ce mois-ci, pourtant complètement inattendu, risque de devenir un incontournable. Le Crucial C300 (PC Update n° 46) est le premier et le seul SSD avec une interface SATA 6 Gb/s. Equi-

pé d’un contrôleur Marvell 88SS9174BJP2 jusque-là exclusif, il est cette fois décliné en 64 Go, en plus des actuels 128 et 256 Go. En sus du 64 Go, les prix ont baissé sur toute la gamme puisqu’on passe de 360 et 700 euros à 310 et 600 euros ! Les deux premiers disques étaient, certes, très rapides en lecture, mais passer de la version 256 à 128 Go réduisait considérablement les vitesses d’écriture, soit 215 et 140 Mo/s. Cette version 64 Go ne déroge pas à la règle puisqu’elle est annoncée à 75 Mo/s en écriture. Les débits en lecture sont, en revanche, similaires : Crucial a choisi de conserver le même nombre de puces. Le nombre conséquent de puces explique les bons débits en lecture, alors que la densité réduite


des puces explique la baisse de la vitesse d’écriture. On conserve donc les 360 Mo/s en lecture séquentielle, c’est bluffant pour un SSD à moins de 150 euros.

En écriture aléatoire, le C300 est à la traîne sur les tout petits fichiers, loin derrière les SandForce, Intel et Barefoot, mais il rattrape très vite son retard, dès que les fichiers dépassent les 4 ko. En lecture, il

se situe d’office entre un SandForce et un Intel, soit un excellent niveau, et distance tout le monde au fur et à mesure que la taille des fichiers augmente.

Lexique • Firmware : il s’agit du microprogramme du SSD. Cet algorithme complexe peut influer sur les performances ou la fiabilité à long terme, en incluant le support de diverses technologies visant à prolonger la durée de vie des puces de Flash. • Contrôleur : le coeur même d’un SSD, il détermine en très grande partie ses performances. De nombreuses marques utilisent le même contrôleur pour leurs SSD, de sorte que le marché est peuplé de clones pour une poignée de contrôleurs en tout. • IOPS : Input/Output Per Second, c’est-à-dire le nombre d’accès (entrées et sorties) par seconde. Cette donnée traduit directement la puissance d’un contrôleur sur le traitement des fichiers, mais absolument pas sa vitesse finale. Plus les IOPS d’un SSD sont élevées, plus vite on atteindra la vitesse de transfert maximale, mais celle-ci est totalement indépendante. Comme souvent, un SSD équilibré sera plus agréable qu’un SSD misant sur l’un ou l’autre de ces critères.

• Wear levelling : littéralement « mise à niveau de l’usure », cette technique propre aux supports embarquant de la mémoire Flash permet d’endiguer les effets d’usure sur les puces. Celles-ci ont, en effet, une durée de vie certes très longue (des années d’écriture) mais néanmoins limitée, et un espace invisible à l’utilisateur est, en général, attribué afin de remplacer d’éventuelles cellules endommagées sans qu’il n’y ait de conséquences visibles. En complément, deux algorithmes peuvent être employés et permettent de répartir les écritures sur toutes les cellules, au lieu de solliciter tout le temps les mêmes. Ceci permet donc d’homogénéiser l’usure de l’ensemble des puces. • RST : Rapid Storage Technology, le pilote de stockage pour cartes mères Intel. Celui-ci améliore légèrement les performances des SSD et permet de bénéficier du TRIM lorsque le contrôleur de stockage est configuré en AHCI.

Choix de la rédaction Le roi est mort, vive le roi

A

lors que depuis des mois, nous recommandons les Intel X25-M et plus récemment le X25-V, les nouveautés se sont enchaînées sans que nous ne trouvions jamais un meilleur rapport qualité/prix, faute d’une baisse de prix. C’est aujourd’hui chose faite pour les deux contrôleurs plus performants que l’Intel que l’on peut donc désormais lui préférer ! D’un côté, des performances absolument équilibrées et d’un niveau impressionnant puisqu’il n’y a aucune ombre sérieuse au tableau. Les SandForce mènent la danse depuis leur sortie il y a quatre mois, et avec la baisse de prix de ces dernières semaines, ils se négocient à un prix au gigaoctet inférieur aux Intel. C’est donc le nouveau choix de la rédaction. Parmi la foule de clones, vous aurez l’embarras du choix de la marque et de la capacité : de 40 à 480 Go chez OCZ, soit pas moins de huit déclinaisons de l’Agility 2 ! OCZ fait valoir son savoir-faire et son support logiciel, Patriot met l’accent sur

la garantie étendue. Les performances sont strictement identiques car tous les SSD utilisent les mêmes puces et le même firmware. Ces SSD SandForce sont aussi déclinés dans une version équipée d’un firmware amélioré. Nous n’avons jamais pu mettre en évidence de réels gains sur ces disques tels que le GSkill Phoenix Pro (ou le Vertex 2 d’OCZ auparavant). Lancés voici quelques mois pour 30 à 50  euros de plus que leurs petits frères, nous vous les déconseillions. Désormais affichés à 10 euros de plus, nous ne voyons toujours pas de raisons de payer plus pour des performances identiques. Mais le SF-1200 n’est pas le seul à briller au royaume des SSD. Bénéficiant lui aussi d’une importante chute de prix, le C300 prétend aussi au trône. Un peu plus lent sur l’écriture aléatoire et nécessitant une interface SATA 6 Gb/s encore loin d’être répandue pour surpasser les SandForce en débits bruts, il nous paraît toutefois

moins polyvalent. Il pourrait constituer une très bonne affaire, mais tant qu’il sera vendu au même prix que les SandForce, il n’offrira pas d’intérêt.

PC Update

I 23


Test Modèle

Contrôleur

Mémoire cache

Puces

Débits (lecture/écriture)

TRIM

Garantie

Capacités (Prix)

Crucial C300

Marvell 88SS9174BJP2

256 Mo

MLC IMTF 34 nm

355/75 Mo/s (64 Go), 355/140 Mo/s (128 Go) et 355/215 (256 Go)

Oui

3 ans

64 (150 euros), 128 (310 euros) et 256 Go (600 euros)

GSkill Phoenix Pro

SandForce SF-1200 (50k IOPS)

Aucune

MLC IMTF 34 nm

285/275 Mo/s (60, 120 et 240 Go)

Oui

3 ans

60 (170 euros), 120 (300 euros) et 240 Go (605 euros)

OCZ Agility 2

SandForce SF-1200

Aucune

270/280 Mo/s (40 Go), 275/285 Mo/s (60 à 240 Go) et 250/240 Mo/s (480 Go)

Oui

3 ans

40 (120 euros), 60 (145 euros), 90 (220 euros), 120 (285 euros), 180 (395 euros), 240 (515 euros), 360 (950 euros) et 480 Go (1 200 euros)

Patriot Inferno

SandForce SF-1200

Aucune

285/275 Mo/s (60, 120 et 240 Go)

Oui

5 ans

60 (165 euros), 120 (290 euros) et 240 Go (590 euros)

MLC IMTF 34 nm

Temps de chargement (Secondes ‐ le plus bas est  meilleur) 20,5 20,17 17,5 19,3 17,8 19,45 20,4 20,82 17,8 , 19,76 17,4 19,31 17,6 19,42 17,9 20,43 17,9 20,49 17,9 20,62 17,8 20,34

Intel X25‐V 40 Go Crucial C300 64 Go Crucial C300 64 Go SATA 6 Gb/s Corsair Extreme 128 Go Intel X25‐M 80 Go Intel X25‐M 80 Go Crucial C300 256 Go Crucial C300 256 Go SATA 6 Gb/s OCZ Agility 2 60 Go MX Tech DS 100 Go Patriot Inferno 100 Go Gskill Phoenix Pro 120 Go 0

5

10

Seven

15

20

25

Crysis

Copie de fichiers (Secondes ‐ le plus bas est  meilleur) 35,6

Intel X25‐V 40 Go 22,1

Crucial C300 64 Go

23,5

Crucial C300 64 Go SATA 6 Gb/s 11,2 14,9 18,4 ,

Corsair Extreme 128 Go Intel X25‐M 80 Go Intel X25‐M 80 Go

9,5 11,4 9,5 11,8 12,9 14 12,7 13,8 12,6 13,8 12,9 13,4

Crucial C300 256 Go Crucial C300 256 Go SATA 6 Gb/s OCZ Agility 2 60 Go MX Tech DS 100 Go Patriot Inferno 100 Go Gskill Phoenix Pro 120 Go 0

10 Gros

43,1

27,7 28,5

22,9

20

30

40

50

Petits

Temps d'installation (Secondes ‐ le plus  bas est meilleur) 296,3

Intel X25‐V 40 Go

329,4

Crucial C300 64 Go

Intel X25‐M 80 Go

217,8

Crucial C300 256 Go

212,5

Crucial C300 256 Go SATA 6 Gb/s

214,3

OCZ Agility 2 60 Go

210,1

MX Tech DS 100 Go

205,3

Patriot Inferno 100 Go

206,1

Gskill Phoenix Pro 120 Go

208,3 0

100 Dirt 2

I PC Update

508,7

219

Corsair Extreme 128 Go

24

499,4

319,6

Crucial C300 64 Go SATA 6 Gb/s

200 Suite CS4

300

430,2 437,3 405,2 408,6 392,7 395,6 391,8 386,3 400

500

600


Lecture aléatoire (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ Le plus haut est meilleur)

Ecriture aléatoire (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ Le plus haut est meilleur)

400

250

350

200 300

s)

s)

s)

250 150

200

100

150

Ecriture aléatoire (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ Le plus haut est meilleur)

Lecture aléatoire (IOMeter ‐ Mo/sec ‐ Le plus haut est meilleur)

100 400

250

50 350

50

200

300

250

0 512

200

1k

2k

4k

8k

16k

32k

64k

128k

256k

0 512k 150

Gskill Phoenix Pro 120 Go

Patriot Inferno 100 Go

MX Tech DS 100 Go

OCZ Agility 2 60 Go

Crucial C300 256 Go Sata 6Gb/s

Crucial C300 256 Go

Intel X25‐M 80 Go

Corsair Extreme 128 Go

Crucial C300 64 Go

Crucial C300 64 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐V 40 Go

1024k 1

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4

5

6

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9

MX Tech DS 100 Go

OCZ Agility 2 60 Go

Crucial C300 256 Go

Crucial C300 256 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐M 80 Go

Corsair Extreme 128 Go

Crucial C300 64 Go

Crucial C300 64 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐V 40 Go

150

100 50

50

0 512

1k

2k

4k

8k

16k

32k

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128k

256k

512k

1

1024k

2

3

4

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9

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11

Gskill Phoenix Pro 120 Go

Patriot Inferno 100 Go

MX Tech DS 100 Go

OCZ Agility 2 60 Go

Gskill Phoenix Pro 120 Go

Patriot Inferno 100 Go

MX Tech DS 100 Go

OCZ Agility 2 60 Go

Crucial C300 256 Go Sata 6Gb/s

Crucial C300 256 Go

Intel X25‐M 80 Go

Corsair Extreme 128 Go

Crucial C300 256 Go

Crucial C300 256 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐M 80 Go

Corsair Extreme 128 Go

Crucial C300 64 Go

Crucial C300 64 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐V 40 Go

Crucial C300 64 Go

Crucial C300 64 Go SATA 6Gb/s

Intel X25‐V 40 Go

42,3 41,6 27,1

Intel X25‐V 40 Go

Crucial C300 64 Go SATA 6 Gb/s

Crucial C300 64 Go

154,8

202

226,1

Intel X25‐M 80 Go 207,6 204,3 200,5 203,2 200,2 197 233 220,2 216,9 237,5 235 222,1 238 236,3 222,6 238,1 228,4 218

Crucial C300 256 Go Crucial C300 256 Go SATA 6 Gb/s OCZ Agility 2 60 Go MX Tech DS 100 Go Patriot Inferno 100 Go Gskill Phoenix Pro 120 Go 50

Maxi

Moyen

100 Mini

255,5 249,1 244,8 267 266,6 239,2 , 267,2 266,6 266,3

Corsair Extreme 128 Go

83,9 82,2 58,7 ,

0

360,5 359,4 357,1

Crucial C300 64 Go SATA 6 Gb/s

Corsair Extreme 128 Go Intel X25‐M 80 Go

266,8 266,7 265,9 267,8 267,3 266,9

Intel X25‐V 40 Go 73,7 73 72,4 73,5 73,1 72,6

Crucial C300 64 Go

12

Lecture séquentielle (HDTune ‐ Mo/sec ‐ le plus  haut est meilleur)

Ecriture séquentielle (HDTune ‐ Mo/sec ‐ le plus  haut est meilleur)

150

200

250

Crucial C300 256 Go

358,5 357,1 351,7

Crucial C300 256 Go SATA 6 Gb/s 268,2 266,4 264,3 267,7 267,3 264,4 268,3 268,1 265,1 268,7 266,7 260,2

OCZ Agility 2 60 Go MX Tech DS 100 Go Patriot Inferno 100 Go Gskill Phoenix Pro 120 Go 300

11

Patriot Inferno 100 Go

100

0

10

Gskill Phoenix Pro 120 Go

0 Maxi

50

100

Moyen

150

200

250

300

350

400

Mini

PC Update

I 25

12


Dossier

Best of

boîtiers Design, silence, cooling, ergonomie Les références de la rédac du miniPC à la grande tour

Des boîtiers PC, nous en testons toute l’année, tant il en sort en permanence. Mais cela ne veut pas dire qu’un boîtier datant de quelques mois est has been. Il nous a donc paru indispensable de faire un point définitif, dépassant le simple critère de l’actualité. Notre best of puise dans tous les boîtiers du marché pour n’en garder que les meilleurs. Des centaines nous sont passées dans les mains, 20 sont élus. Des boîtiers ultraergonomiques, faciles à monter et silencieux !

Thomas Olivaux et Benjamin Bouix

26

I PC Update


s

L

e boîtier a toujours été notre cheval de bataille. N’est-il pas avec la carte mère le symbole et l’apanage de tous ceux qui choisissent leurs composants eux-mêmes ? Les modèles ne cessant de s’améliorer, il n’y a pas de raisons que ça change ! Bénéficiant de ventilations au top en surpression, de systèmes de fixation rapides et antivibration, d’emplacements 2,5¨ pour SSD et d’une peinture noire intégrale, les produits de ces deux dernières années bien plus sophistiqués que les boîtes de ferraille d’antan, nous ont comblés. Mais lequel choisir ? Il y en a tant ! Nous avons réuni au sein d’un seul et même dossier l’élite, 20 boîtiers, du microformat à la grande tour capable de recevoir un système watercooling complet. Best of oblige, il n’y a pas de mauvais clients ! Qu’ils ne coûtent que 35 euros ou dépassent les 200 euros, ce sont tous d’excellents modèles dans leur gamme, le choix se faisant sur le look et vos besoins. Deux écoles s’affrontent : avec d’un côté, les boîtiers optimisés pour le silence, comme le Fractal Design R2 ou l’Antec Performance P183, cloisonnés et bien isolés, de l’autre, les boîtiers conçus pour refroidir au maximum, à l’image des Cooler Master HAF. Sont

présentes, au cours des prochaines pages, toutes les sorties depuis deux ans et encore en vente. Tous les plus grands constructeurs sont représentés : Antec, Cooler Master, Corsair, Fractal Design, Lancool, Lian Li, Silverstone, Xigmatek et Zalman.

Méthode de bench A l’exception du Cooler Master HAF 912 et du Silverstone Sugo SG07, tous les boîtiers proposés dans ce best of ont été testés dans nos précédents numéros. Du reste, les deux nouveaux bénéficient également d’un traitement en profondeur, à la fin de ce magazine. Mais, pour nous assurer d’une cohérence parfaite des résultats, nous avons mesuré à nouveau le bruit et les températures, en remontant une configuration dans chacun d’entre eux ! Ils sont donc tous comparés sur un pied d’égalité. Nous avons systématiquement relevé les températures du CPU, de la carte graphique et du disque dur, au repos et en charge. Seuls les résultats en charge sont publiés, ceux au repos étant plus ou moins identiques quel que soit le boîtier (un peu plus de 30  °C pour le processeur, un peu moins de 35  °C pour le GPU). La

configuration utilisée pour toutes les tours est un Core i7-920 installé sur une Gigabyte X58A-UD5 et accompagné de 6 Go de DDR3, d’une Radeon HD5870 Sapphire Vapor-X, ainsi que d’un disque dur 2 To Seagate Barracuda LP2. Le radiateur utilisé est l’inusable Noctua NH-U12P et l’alimentation une Scythe Shuriki II 850 W. Les mesures ont été effectuées avec les ventilateurs à fond (12 V) et avec les ventilateurs réduits en 5 V (ou en position mini lorsqu’ils étaient ajustables) ; seuls les ventilateurs livrés d’origine ont été utilisés, nous n’avons pas complété les emplacements vides. La procédure pour les boîtiers home cinéma et mini-ITX est identique, mais nous avons remplacé la plateforme par une carte mère mini-ITX DFI Lan Party MI P55-T36, un Core i7-860 refroidi par un Prolimatech Samuel 17 et 4 Go de DDR3. La carte graphique est toujours la même : HD5870 sauf dans le cas des Sugo SG05 et 06 limités à la HD5770. Pour ces machines, le disque dur était un 2,5¨ Seagate 5400.4 320 Go. Vous trouverez, en fin de dossier, une fiche technique complète permettant de comparer les caractéristiques de tous les boîtiers d’un rapide coup d’oeil, ainsi que les résultats de nos benchs.

PC Update

I 27


Dossier

Antec Two Hundred V2 - Moyenne tour ATX, 45 euros

L

Moins de 50 euros

e Two Hundred V2, également connu sous le nom de Two Hundred S, est le plus petit boîtier de la gamme gamer d’Antec. Qui dit gamer, dit volume et bonne ventilation, ce qui caractérise bien ce modèle. Certes, la porte ou la face supérieure ne sont pas entièrement criblées de trous, mais il accueille tout de même deux ventilateurs 120 mm en aspiration en façade (non fournis), un ventilateur 120 mm en aspiration en face des

+ -

Rigidité

cartes graphiques (non fourni), ainsi qu’un 120 mm et un 140 mm placés en extraction en haut et à l’arrière, afin d’évacuer un maximum d’air chaud. Par rapport au premier modèle, donc, il reprend l’essentiel des caractéristiques, il fait partie de ces nouveaux boîtiers conçus pour la génération SSD. En plus des six baies internes 3,5» et des trois baies externes 5,25», il prévoit un emplacement 2,5» pour un SSD interne, ainsi qu’un second emplacement 2,5» accessible en façade, prévu pour un branchement à chaud (hot swap) d’un second périphérique 2,5». Nous n’imaginons pas trop l’intérêt de brancher et débrancher à chaud un SSD, souvent de petite capacité, mais vous pourriez vous servir d’un disque dur 2,5» comme d’une clé USB géante. Du côté des points négatifs, ce boîtier est assez bruyant avec les ventilateurs en mode High. Et si vous n’en installez pas devant, vous serez obligé de les utiliser en High pour conserver de bonnes températures. Le montage

n’est pas non plus des plus évident, le boîtier ne proposant aucun système de fixation rapide et quasiment aucun trou pour passer les câbles à l’arrière. Mais son prix efface bien des critiques. Ce boîtier a été testé dans Hardware Magazine n° 46.

Emplacements 2,5” dont un hot swap

Bruit avec ventilateurs en High

Aucun système de fixation rapide

Pas de trous pour passer les câbles

Cooler Master Elite 430 Black - Minitour ATX, 45 euros

28

même, à l’exception du Xigmatek Asgard que nous testons dans la foulée.

D

epuis quelques années, la gamme Elite de Cooler Master fait office de référence parmi les boîtiers premier prix. Avec quelques modèles disponibles dès 30 euros, le géant du boîtier fait fort en proposant des produits de bien meilleure qualité que la moyenne. Dernier-né de la série, le 430 Black ne déroge pas à la règle. Vendu entre 40 et 45 euros, c’est le premier boîtier full black de la marque aussi peu cher, un des moins chers du marché

+ I PC Update

Intérieur peint en noir

Malgré ce tarif, nous avons droit à un système de fixation rapide sur 2 baies sur 3 pour les lecteurs optiques et 2 sur 5 pour les disques durs. Mesquinerie, il n’y a pas de caches pour les slots d’extension, que des morceaux de métal prédécoupés qui ne sont plus utilisables une fois retirés. La ventilation d’origine est assurée par un simple ventilateur de 120 mm placé en bas en aspiration. Mais vous pourrez aisément l’upgrader en installant un 80/92/120 mm en haut à l’arrière, jusqu’à deux 80/92/120 mm en haut, un 80/92/120 mm en bas et un 120/140 mm sur la porte. Précisons que ce boîtier est très compact. Ainsi, une carte mère ATX standard occupe tout l’espace entre l’alimentation (placée en bas) et le haut du boîtier, ce

qui peut poser quelques problèmes pour utiliser les ventirads CPU les plus imposants. S’il dépasse de la carte mère en haut, c’est fichu. De même, s’il arrive à fleur, vous ne pourrez pas installer de ventilateur en extraction en haut. Toutefois, malgré ses dimensions restreintes, il est bien pensé et autorise d’installer des cartes graphiques très longues, même les HD5970 sont compatibles. A ce niveau de prix, c’est le seul boîtier à proposer une vitre en plexiglas qui permet d’admirer la beauté du hardware ! Dernière précision  : le ventilateur livré d’origine éclaire en bleu.

Porte avec vitre

Hauteur limite pouvant poser problème avec les ventirads CPU les plus imposants

Un seul ventilateur livré


Xigmatek Asgard - Moyenne tour ATX, 35 euros les câbles. De conception plutôt classique, c’est une moyenne tour (quatre baies 5,25» visibles, cinq baies 3,5» internes) avec l’alimentation placée en haut. La ventilation d’origine est pauvre, il n’y a qu’un 120 mm livré, placé en aspiration en bas du boîtier, devant les disques durs. Vous pourrez la compléter de trois autres 120 mm, un à l’arrière sous l’alimentation et deux sur la porte pour apporter de l’air frais aux cartes graphiques et CPU. Notons qu’il n’y a aucun filtre à poussière derrière les ventilateurs, seuls les caches des baies 5,25» en sont munis. Nous avons beau chercher, il ne souffre d’aucun gros défaut à part la ventilation de base. Si vous souhaitez un boîtier simple et peu onéreux, pour peu que les quelques touches d’orange s’accordent avec votre configuration, foncez ! Précision : Xigmatek vend également un Asgard II, au même prix. Seule l’esthétique évolue légère-

A

ttention, poids lourd. Pour seulement 35 euros, Xigmatek fait très fort en proposant un boîtier intégralement noir (châssis peint) et bénéficiant de presque tous les accessoires qui caractérisent les boîtiers de gammes supérieures, comme des fixations rapides pour tous les lecteurs 3,5 et 5,25» et pour les cartes filles et même une paire d’encoches et de trous pour bien ranger

+ -

Prix

Intérieur peint en noir

ment, autrement les deux boîtiers sont identiques. Pour ceux qui préfèrent un look un peu différent, ce boîtier partage le même châssis que le Thermaltake V3. Ce boîtier est en test dans Hardware Magazine n° 46.

Montage

Un seul ventilateur livré

Cooler Master CM 690 II Advanced Moyenne tour ATX, 85 euros

+ -

dur, sans se soucier d’alimentation électrique. C’est très pratique ! A 85 euros, le tarif est pleinement justifié. Si vous êtes un peu juste, Cooler Master vend également le CM 690 II «  tout court » qui se passe du rack pour un disque dur et se contente de deux ventilateurs de 120  mm de série, pour 70 euros. Précisons que ces deux boîtiers existent avec ou sans vitre sur la porte. Pour identifier un modèle avec fenêtre, cherchez la lettre  W dans sa référence (exemple, RC-692KWN2). Un modèle également en test dans Hardware Magazine n° 46.

50 à 89 euros

S

orti en début d’année, le CM 690 II Advanced est une vraie réussite. S’imposant comme l’un des meilleurs boîtiers moyenne tour, il s’agit d’une vraie nouveauté et non d’un simple lifting du CM 690 premier du nom de 2007. Si l’esthétique globale n’évolue pas trop, toujours cette façade grillagée encadrée par deux filets chro-

més, le boîtier est plus arrondi et, surtout, le châssis est intégralement peint en noir. Il gagne également en praticité avec, notamment, des passe-câbles permettant un montage des plus propre. La finition est nettement meilleure que celle des boîtiers les moins chers et même un cran au-dessus de la série HAF. La ventilation d’origine, excellente, comprend un 140 mm illuminé en bleu en façade (aspiration), un 140 mm en haut (extraction) et un 120 mm en haut à l’arrière (extraction). Les performances sont déjà très bonnes, même en 5 V. Si vous souhaitez mieux, vous pourrez la compléter avec deux 120 mm en bas, un 120 mm dans la baie disque dur et même deux 80 mm (15 mm d’épaisseur) dans le support VGA et derrière la carte mère. Originalité de ce modèle, un rack SATA 3,5» placé en haut du boîtier permet de brancher n’importe quel disque

Ventilation Rack pour un disque dur 3,5” Finition Montage Possibilité de monter un radiateur d’eau de 240 mm en haut ou en bas Passage du câble ATX 12 V derrière la carte mère difficile (pas de rallonge et passage difficile en haut)

PC Update

I 29


Dossier

Cooler Master HAF 912 - Moyen tour ATX, 80 euros

L

e HAF 912, quatrième et dernier né de la série gamer de Cooler Master, arrive tout juste en Europe. Ce modèle, le plus petit avec quatre baies 5.25”, propose de nombreuses innovations d’intégration que nous avons découvert sur le HAF-X et qui font défaut sur les plus anciens 922 et 932. Par rapport au 922 dont il est le plus proche, l’évolution la plus visible est la peinture tout en noir du châssis. Le fond de panier est plus large et

+ -

Quatre emplacements 2,5”

bénéficie de trous pour organiser plus proprement le câblage. Il propose des filtres à poussière, inexistants dans les modèles plus âgés. La partie supérieure de la baie disque dur peut pivoter de 90° pour les installer, selon vos préférences, en longitudinal ou transversal. Toutes les cartes graphiques rentrent, mais pour loger l’incroyablement longue HD5970 il faudra justement retirer cette partie supérieure de la baie HDD. Le 922, un peu plus profond, n’imposait pas ce genre de contrainte. Le refroidissement repose toujours sur un 200 mm avec éclairage rouge (l’éclairage n’est pas désactivable sur ce modèle) complété par un 120 mm à l’arrière. Bien que l’emplacement existe, il n’y a pas un second 200 mm sur le haut comme c’était le cas avec le 922. Vous pourrez donc installer un 200 mm, ou deux 120 mm, en haut, ainsi qu’un 120 mm sur la porte. La ventilation est raisonnablement silencieuse en 12V, inaudible en 5V. Un peu plus bas, difficile d’intégrer un radiateur de watercooling à l’intérieur, mais rien n’empêche de le

Silence

Montage

visser sur le dessus et de faire entrer les tuyaux par l’arrière via les trous prévus à cet effet. A 80 euros, il frappe fort et risque bien de faire disparaître le 922. Retrouvez le test détaillé du HAF 912 en fin de magazine.

Rapport qualité/prix

Dommage que le second 200 mm ne soit pas livré

Lancool DragonLord PC-K58 - Moyenne tour ATX, 65 euros

L

ancool, sous-marque de Lian Li, offre d’excellents rapports qualité/prix. Le DragonLord PC-K58 est même particulièrement bien placé, car il propose, pour 65 euros seulement, tous les ingénieux systèmes de montage et de réduction de bruit des derniers Lian Li ! Mais alors, comment peut-il être aussi bon marché ? La

+ 30

I PC Update

principale explication réside dans le choix des matériaux. Au lieu d’utiliser de l’aluminium épais, les Lancool sont en acier. Ne cédant pas à la mode du noir intégral, le châssis reste gris nu. Le système de fixation sans outils des lecteurs optiques ne concerne que deux baies sur les cinq, c’est toujours ça d’économisé. D’un look des plus sobre, ce K58 propose une ventilation de base raisonnable reposant sur un 140 mm en aspiration en façade et un 120 mm en extraction à l’arrière. Gage de qualité, ceux-ci sont d’ailleurs montés sur des caoutchoucs. Ils sont bruyants en 12 V, mais passent très bien en 5 et 7 V. Les disques durs, dont la baie est placée en transversale pour un accès rapide et facile en toutes circonstances, sont fixés dans des petits plateaux découplés de la cage, via des tampons en caoutchouc ici aussi.

Qualité et finition

Montage

Filtres à air aisément amovibles

Câble audio court

Pas de caoutchoucs pour les ventilateurs optionnels

Remarquons également le système de fixation des cartes filles reposant sur des loquets, dont la qualité est nettement au-dessus de la moyenne, en aluminium et non en plastique. Pas grand-chose à critiquer finalement, si ce n’est le câble audio un peu court pour le ranger discrètement et l’absence de fixations antivibration pour les ventilateurs optionnels. Retrouvez le test complet de ce boîtier dans Hardware Magazine n° 42.


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Dossier

Cooler Master HAF 932 - Grande tour ATX, 125 euros

L

e HAF 932 est un des boîtiers les plus anciens de notre sélection, il est sorti fin 2008. Il reste pourtant une super référence, d’autant plus que son prix a sensiblement baissé et que le nouvel HAF X est dans une tranche de prix nettement supérieure. Le 932 fut le premier de la série HAF, une gamme de boîtiers pour gamers au look brut, de grandes dimensions et prévus pour une ventilation imposante. Parlons-en justement, de la ventilation.

+ -

Outre des panneaux totalement aérés, il est muni de série de trois ventilateurs de 230 mm tournant à 700 trs/min ! Un en façade, un en haut et un sur la porte. Ils sont complétés par un 140  mm placé sur la face arrière et si ça ne vous suffit pas, vous pourrez remplacer les 230 mm par de multiples 120. Certes, en 12 V, il se fait entendre, mais c’est tout à fait supportable et vous pourrez réduire la vitesse en 7 V. Attention, en 5 V, les 230 mm ne démarrent pas tout seuls ! Et attention à la poussière, ce monstre ne propose aucun filtre. Conçu pour accueillir des PC extrêmes, il est compatible E-ATX, le format des cartes mères biXeon le plus fréquent. Vous pourrez également intégrer un bon watercooling à l’intérieur de ce boîtier, qui autorise l’installation d’un radiateur de 240 ou 360 mm tout en haut. Il existe même un trou prévu pour brancher un fillport, c’est-à-dire un orifice de remplissage pour ajouter du liquide à votre circuit. Malgré son âge, il propose déjà de nombreux trous dans

le fond de panier, pour bien organiser le câblage, et un système de fixation rapide des cartes filles et des lecteurs 3,5» et 5,25» efficace. A quand une V2 avec l’intérieur noir et des filtres à poussière ? Ah, peut-être qu’il s’agit du HAF  X :) Le 932 est en test dans PC Update n° 39.

Ventilation Possibilité d’installer un radiateur d’eau de 240 ou 360 mm Fillport en haut pour remplir son circuit de watercooling Compatible E-ATX Pas de filtres

90 à 129 euros

Fractal Design Define R2 - Moyenne tour ATX, 90 euros

32

F

ractal Design est une jeune société qui s’est illustrée fin 2009 en sortant coup sur coup une belle alimentation, la Newton R2, et un boîtier de qualité, le Define R2. Tout de noir vêtu (décidément, c’est la mode), il est particulièrement bien isolé. Les panneaux latéraux sont recouverts d’un isolant goudronné qui amortit les vibrations. La porte avant, qui confère un look des plus sobre à

+ I PC Update

Silence

ce boîtier, est également recouverte de mousse à l’intérieur. Ce boîtier bénéficie d’une bonne ventilation mais, en revanche, il est peu aéré (les panneaux ne sont pas ouverts, à l’exception des emplacements de ventilateurs). Ce modèle est livré avec un 120 mm à l’avant et un 120 mm à l’arrière, très silencieux. Vous pourrez compléter par un second 120 mm à l’avant, un 120/140 mm en bas, un 120 mm sur le panneau latéral devant les cartes graphiques et un ou deux 120/140 mm en haut. La poussière est tenue à l’extérieur, grâce à des filtres lavables facilement amovibles à l’avant et sous l’alimentation. Pas très profond, ce boîtier accepte tout de même la majorité des cartes graphiques. Avec un maximum de 29  cm, exit les HD5970. Il n’y a que deux baies 5,25», un

Passe-câbles de qualité

Aucun système de fixation rapide

Chauffe facilement

peu léger vu la hauteur, mais franchement : qui a besoin de plus ? Déplorons le fait qu’il ne bénéficie pas de fixations sans vis. Un peu léger pour un boîtier à 90  euros. En revanche, il bénéficie d’une gestion des câbles bien pensée avec de multiples trous bouchés par des caoutchoucs. Le Define R3 est sur le point de sortir. En plus des trois couleurs existantes (noir, gris ou titane), il sera proposé en blanc. Peu de changements, mais quelques petites améliorations concernant la ventilation et l’isolation le rendront encore plus désirable que l’actuel R2. Parcourez le test complet de ce modèle dans PC Update n° 45.


Antec P183 - Moyenne tour ATX, 130 euros

A

ppartenant à la série Performance One, le P183 est une moyenne tour conçu pour le silence. Dans le même esprit que les boîtiers Tyr de Lian-Li, les boîtiers de la série P180 sont compartimentés, isolant notamment l’alimentation du reste de l’électronique. Un peu ancien, il utilise une ventilation exclusivement basée sur des 120 mm. Deux sont livrés (arrière et haut), trois sont en options (avant). Les venti-

+ -

lateurs fournis sont de type tri cool, c’est-à-dire qu’ils sont ajustables en vitesse à trois position, contrairement à ceux des modèles plus récents et moins chers qui n’ont plus que deux vitesses. Ceux placés à l’avant sont munis de filtres à poussière. A parler de silence, nous sommes tout de même un peu déçu. Très bruyant en 12 V, il est correct en 5V sans être pour autant le meilleur. Le châssis est en acier, les portes sont en plastiques recouvertes intérieur/extérieur de feuilles d’aluminium. Si la porte avant semble un peu fragile, mais elle s’ouvre à 270° ; c’est-à-dire qu’elle peut être plaquée sur le panneau latéral pour éviter de la casser en l’ouvrant trop fort. A part ce point de détail, la qualité Antec est au rendezvous, ce boîtier est rigide et très bien fini. Les baies de disques durs accueillent des petits tiroirs dans lesquelles les disques reposent sur des patins de silicone. Les lecteurs optiques utilisent des rails pour se

glisser depuis l’avant. Bien que ça soit serré, un petit passage autorise à monter des câbles de l’alimentation par l’arrière et d’autres passages sur le côté et en haut de la carte mère permettent de les récupérer pour garantir un beau montage. Sinon, un trou dans le plancher de séparation au dessus de l’alimentation est prévu pour passer les fils de votre choix (au moins ceux PCI-Express pour la carte graphique)  ; à l’aide d’une trappe plastique, la taille de se trou est ajustable.

Robuste (sauf la porte avant) Pas de montage sans outil

Au moins un ventilo avant aurait été le bienvenu

Ces boîtiers qui sortent des sentiers battus Si vous ne voulez pas un boîtier « comme tout le monde », penchezvous sur Silverstone et ses boîtiers à 90°. Premier boîtier à propose le montage de la carte mère à l’envers, connectique vers le haut, le Raven RV01 n’avait pas séduit à cause de son finish plastique indigne du prix auquel il était vendu. Mais le constructeur n’a pas abandonné pour autant son design et propose actuellement le Raven RV02 ainsi que le Fortress FT02. Les deux, qui partagent le même châssis, ont une ventilation performante qui repose sur trois ventilateurs de 180 mm recouvrant la totalité du panneau inférieur. Les boîtiers étant rehaussés par des pieds, ils aspirent de l’air frais qu’ils font monter. Traversant tous les composants électroniques, y compris les disques durs, l’air échauffé s’échappe naturellement (aidé par un 120 mm) en haut des boîtiers. Il est possible d’installer un circuit de watercooling reposant sur un radiateur de 360 mm (épaisseur limitée à 30 mm avec les cartes graphiques longues). Nos tests n’ont pas permis de démontrer que cette orientation des composants offraient de meilleurs résultats, mais ils ont le mérite d’être atypique. Le Raven RV02 à la façade plastique est vendu au prix raisonnable de 130 euros avec une fenêtre latérale. Le Fortress FT02, dont le finish métal est plus séduisant, grimpe en revanche à 230 euros avec une fenêtre, c’est un peu cher. Pour ceux qui apprécient le côté cubique des barebone sans pour autant vouloir être limité en espace, deux sociétés proposent des cubes géants permettant d’installer des configurations monstrueuses ! Lian-Li et son PC-343, Montain Mods avec ses U2-UFO et Ascension. Mais l’exclusivité et la qualité ont un prix, ils valent 350 euros à plus de 500 euros suivant les options !

Le Silverstone Fortress FT-02 propose un montage renversant.

PC Update

I 33


Dossier

Cooler Master HAF X - Grande tour ATX, 180 euros

D

es boîtiers les moins chers aux plus haut de gamme, Cooler Master répond présent. Récent représentant de la séduisante gamme HAF, le HAF X encore plus grand, encore plus gros, encore plus équipé que le 932 ! Premier constat  : il est totalement noir, intérieur et extérieur. Il est également plus massif. Il fait partie des très rares boîtiers équipés de neuf slots d’extension, capables d’accueillir les cartes mères XL-ATX (EVGA X58 Clas-

130 à 199 euros

+ -

Ventilation

sified 4-Way SLI, Gigabyte X58-UD9). La ventilation reste au top avec un 230 mm en façade (qui éclaire en rouge, avec possibilité de désactiver l’éclairage), un 200 mm en haut, un 200 mm sur la porte et un 140 mm à l’arrière. Vous pourrez même l’étendre suivant vos besoins avec un second 200 mm en haut, un 120 mm directement en direction de l’arrière des cartes graphiques et un 80 mm sur le support VGA. Ce support permet de maintenir bien en place les cartes 3D les plus lourdes, pratique si vous déplacez régulièrement votre machine. Afin de garantir un montage des plus esthétique, un cache placé dans le prolongement de l’alimentation permet de masquer les fils à leur sortie et de nombreux trous dans le fond de panier permettent de les récupérer directement là où ils sont nécessaires. Ce boîtier est également conçu pour les SSD et dispose d’un emplacement 2,5» (compatible 1,8»). Parmi les six baies 5,25», deux sont en fait des tiroirs permettant d’ajouter très facilement

Espace pour accueillir un watercooling haut de gamme

Finition un peu décevante pour un boîtier à 180 euros

des disques durs 3,5», sans démonter le PC. Tout est prévu pour accueillir un sérieux système de watercooling, incluant un radiateur de 360 mm tout en haut. Lourd (le boîtier nu pèse plus de 14 kg), il est livré avec des roulettes. En test détaillé dans PC Update n° 48.

Compatible XL-ATX

Prises USB 3.0

Un peu cher comparé au rapport qualité/prix du HAF 932

Silverstone Fortress FT01B-W - Grande tour ATX, 175 euros

34

A

175 euros, nous avons enfin droit au boîtier tout aluminium. Matière plus noble au finish travaillé, c’est également la solution pour des boîtiers moins lourds. Jugez plutôt : alors que le HAF X ne pèse pas moins de 14,3 kg, le Fortress FT01 que nous testons à présent ne pèse que 8,7 kg, bien qu’il utilise de l’alu de 3 à 6 mm d’épaisseur ! Avec cinq baies 5,25» et

+ I PC Update

Qualité et finition

sept 3,5», il se classe pourtant parmi les grandes tours. Le bundle du Fortress FT01 est franchement léger pour le prix, il n’y a même pas d’adaptateurs 3,5» vers 2,5» pour un SSD ou de Molex vers 3 pins pour les ventilateurs, mais le boîtier en lui-même bénéficie d’une superbe finition. La ventilation d’origine, un peu trop bruyante en 12 V (sans réduction), repose sur deux 180 mm en aspiration (avant et dessus) et un 120 mm en extraction (arrière). Ce dernier adopte, comme beaucoup, le principe de la surpression. Profond, il accepte les cartes graphiques jusqu’à 30,5 cm et la position latérale des disques durs ne condamne aucune baie. Le FT01 est proposé en quatre variantes. La lettre B est synonyme de noir (black), tandis que le S caractérise les argentés (silver). Ajoutez le suffixe W et vous aurez droit à une fenêtre en plus, pour admirer les entrailles de votre configuration. Attention, la version avec

Fixations des disques durs 3,5” et des lecteurs 5,25”

fenêtre propose aussi le châssis peint en noir, alors qu’il reste gris métal sur la version de base ! Cité dans un encadré précédent, le FT02 est une variante originale du Fortress, dont le sens de montage a pivoté de 90°, à l’image des Raven de la même marque. Esthétique, ce boîtier est un peu plus cher et un peu moins performant, nous lui préférons donc le FT01. Parmi les rares bémols, nous pouvons déplorer l’impossibilité d’installer à l’intérieur un radiateur de watercooling, bien que cet usage ne concerne pas grand monde. Il est tout de même équipé de trous permettant de passer des tuyaux si vous désirez relier un radiateur externe. Testé dans PC Update n° 39.

Mousse sur la porte arrière

Bundle pauvre Pas assez de trous pour passer les câbles sur les côtés de la carte mère Impossible d’installer un radiateur d’eau à l’intérieur


Corsair Obsidian 700D - Grande tour ATX, 220 euros

+ -

Finition

Espace pour accueillir un watercooling haut de gamme

tion aiderait sûrement ce modèle à faire bien mieux. Les températures se placent néanmoins dans la moyenne des boîtiers de ce gabarit et les 140  mm d’origine sont très discrets. Vous pourrez, si vous en avez besoin, ajouter trois ventilateurs de 120 mm sur le haut du boîtier, voire installer un bon watercooling grâce à l’emplacement de 360 mm en haut. A ce niveau de qualité, plus de problèmes pour mettre ou enlever les portes, cellesci se déboîtent aisément en appuyant sur un bouton à l’arrière du PC et il n’y a qu’à les reclipser à la réinstallation. Boîtier en test complet dans PC Update n° 48.

Silence

Plus de 200 euros

D

euxième boîtier créé par Corsair, le célèbre fabricant de mémoire et SSD, l’Obsidian 700D est le petit frère du 800D vendu 270 euros. Petit frère ? Pas vraiment ! Les deux boîtiers sont identiques, il s’agit donc d’une tour imposante qui ne mesure pas moins de 61 cm de haut et 23 cm de large ! Derrière une superbe façade en aluminium, se cache une tour en acier dont la qualité de fabrication est absolument irréprochable. Rigides,

les pièces qui le composent sont très bien découpées et ébavurées avec un bord replié, impossible de se couper. Pour ne rien gâcher, les nombreux trous permettant de ranger les câbles comme on le souhaite sont masqués par des caoutchoucs. L’alimentation, placée en bas comme c’est souvent le cas depuis deux ans, est thermiquement séparée du reste de l’électronique, grâce à une plaque pleine qui sert surtout à rigidifier l’ensemble de la structure. Par rapport au 800D, le 700D perd la vitre sur la porte et le système de disques 3,5» rackables est abandonné au profit d’une baie de disques durs plus conventionnelle. Capable d’accueillir n’importe quelle grosse configuration, y compris les cartes mères biXeon en E-ATX, il refroidit efficacement grâce à trois ventilateurs de 140 mm (un à l’arrière, un entre le compartiment alim et électronique et un au milieu des emplacements pour disques durs). C’est finalement bien peu pour un boîtier de ce calibre, un ventilateur de plus en aspira-

Manque un ventilateur en aspiration en bas ou en façade

Lian Li PC-X900 - Moyenne tour ATX, 400 euros

D

epuis toujours, Lian Li est synonyme de haut de gamme. Pionnier du boîtier 100 % aluminium, Lian Li est toujours resté fidèle à ce matériau, devenant un véritable expert

+ -

du genre. Le nouveau PC-X900 est le dernier-né de la famille  X, proche des Tyr dont nous vous avons longuement recommandé la version PC-X500. Par rapport à ce dernier, le X900 abandonne la façade amovible, au profit d’une face avant plus classique et notamment le retour des baies 5,25» à l’avant, tandis que le X500 proposait le lecteur optique sur le côté (gauche ou droit, au choix). Comme le Tyr PC-X500, il s’agit d’un boîtier de relativement faible profondeur (39 cm), qui autorise l’installation des cartes graphiques les plus longues et la présence de ventilateurs à l’avant. Ce dernier est livré de série avec trois ventilateurs 120 mm pour la face avant et deux pour l’arrière ; tous éclairent en bleu. Equipé des derniers systèmes de montage Lian Li, vous pourrez aisément installer vos lecteurs optiques ou cartes d’extension, sans le moindre outil. Même la carte mère tient en place grâce à

des vis à main. Les disques durs utilisent des vis à main recouvertes d’un joint en caoutchouc, pour les suspendre dans l’une des deux cages (jusqu’à sept disques durs en tout). Moderne, c’est le seul boîtier de notre best of à proposer des prises USB 3 en façade (un total de quatre !), mais il laisse de côté les SSD en ne proposant aucun emplacement ou adaptateur 2,5». Les ventilateurs sont réglables à l’aide d’un potentiomètre, étrangement situé à l’intérieur du boîtier. Le Tyr PC-X500 était vendu entre 300 et 350 euros, espérons que le PC-X900 suive cette voie. Pour le moment, les rares boutiques qui l’ont déjà reçu l’affichent à 400 euros. Existe en gris alu, en noir et en rouge. Nous l’avons essayé dans PC Update n° 48.

Design, qualité et finition Montage Potentiomètre pour les ventilateurs Ventilation (5 x 120 mm fournis !) Profondeur Prises USB 3.0 Prix

Non conçu pour accueillir un radiateur de watercooling à l’intérieur

PC Update

I 35


Dossier

Antec Fusion Remote Max - Moyenne tour ATX, 45 euros

A

vec la carrure d’un bel ampli de salon, le Fusion Remote Max d’Antec, proposé en argent ou noir, est un boîtier pour PC home cinéma plutôt volumineux. Capable d’accueillir une carte ATX plein format et des cartes graphiques de toute longueur (au-delà de 27  cm, deux des quatre emplacements 3,5» sont condamnés), il arbore une superbe façade en plexiglas brillant et alu brossé. Sur celle-ci, vous trou-

Spécial home cinéma

+ -

Silence

verez un gros bouton de volume, ainsi qu’un afficheur LCD qui fait également office de récepteur infrarouge pour la télécommande livrée. Les pieds type hi-fi participent au look des plus réussi. Haut, le Fusion Remote Max accepte n’importe quel ventirad. Nous l’utilisons même avec un imposant Scythe Orochi qui permet de laisser la majorité des CPU en fanless, en se contentant du 140 mm latéral livré par Antec. Le boîtier propose de série un 120 mm en extraction à l’arrière, en plus du 140 mm. Si vous décidez de condamner une des deux baies 3,5», vous pourrez ajouter un 120 mm en aspira-

Télécommande et afficheur LCD

tion, à proximité des cartes graphiques. Bien qu’un peu grand, ce boîtier est idéal pour concilier PC home cinéma et configuration puissante. Pour exploiter au mieux l’écran, le bouton et la télécommande, téléchargez les derniers pilotes sur le site du fournisseur : www. soundgraph.com. Ce modèle est en test dans PC Update n° 39.

Look et qualité

Infrarouge à angle assez réduit, il faut bien viser avec la télécommande

Un seul emplacement 5,25” en façade

Silverstone Grandia GD04 et GD05 - Desktop microATX, 90 et 100 euros

U

n rapport qualité/ prix au top pour ces petits boîtiers home cinéma de Silverstone. Les Grandia GD04 et 05, dont la seule différence concerne la matière de la façade (aluminium pour le GD04, plastique pour le GD05), acceptent les cartes mères microATX et plus petites, ainsi qu’une véritable carte graphique jusqu’à 28 cm de long.

La ventilation, efficace, est assurée par deux 120 mm en aspiration et un 120 mm en extraction. Il est également possible d’ajouter deux 80 mm à l’arrière. Modernes, ils proposent un emplacement 2,5». Si vous vous contentez d’un seul 3,5», vous pourrez même installer un second SSD ou disque dur en 2,5». Attention au ventirad CPU, la hauteur est limitée à 70 mm (nos références en la matière sont le Scythe Big Shuriken ou le Prolimatech Samuel 17) ; si vous vous passez de lecteurs optiques, vous pourrez utiliser un ventirad plus haut, jusqu’à 120 mm. Compacts, les GD04 et 05 ne

+ Zalman HD501 - Desktop ATX, 125 euros

36

Rapport qualité/prix

Compacts

font que 32 cm de profondeur et 15 cm d’épaisseur ! Ça ne les empêche pas de profiter d’une bonne qualité d’usinage et de quelques délicatesses, comme les supports en caoutchouc pour les disques 3,5». Retrouvez le test complet dans Hardware Magazine n° 44.

Acceptent une vraie carte graphique malgré leur format

-

R

emplaçant l’illustre HD160, le Zalman HD501 est un boîtier home cinéma de bonne dimension, qui peut recevoir une vraie carte ATX plein format. Presque aussi volumineux que le Fusion Remote Max, il est sensiblement moins cher. Abandonnant l’écran LCD et la télécommande (qui existent dans le HD503 à 200 euros), il offre une excel-

+ I PC Update

Finition

lente qualité de finition et quelques astuces de montage, comme les petits racks à disques durs isolés phoniquement et ne requérant pas le moindre outil. Le seul défaut de ce Zalman est sa ventilation d’origine. Il n’est livré qu’avec deux 80 mm placés à l’arrière. Ces derniers sont atrocement bruyants en 12 V. Le HD501 possède un régulateur interne qui permet de passer les ventilateurs (jusqu’à 4) en 7 V. Mais le mieux reste encore d’ajouter un ou deux 120 mm en aspiration sur le côté, le moyen de gaver la configuration en air frais et ainsi

Réducteur de vitesse interne pour quatre ventilateurs

Bruit en 12 V

Refroidissement d’origine un peu léger

d’assurer un bon refroidissement sans bruit. Ça sera d’autant plus bénéfique pour le(s) disque(s) dur(s), à moins que vous n’utilisiez des SSD, puisque ce boîtier peut en accueillir deux grâce aux adaptateurs livrés. Plus d’informations sur ce boîtier dans PC Update n° 45.


Série

HI-C CAP

Port USB 3.0 interne

Alimentation 6 pins supplémentaire

USB 3.0 + SATA 6Gb/s

Overclocking en 1sec OC Genie

Faites du multi GPU ATI ou Nvidia et mieux encore, combinez vos GPU ! Profitez de la puissance de calcul ATI et du PhysX Nvidia.

Grâce à la technologie Fuzion, vous êtes les seuls maîtres du jeu !

Durée de vie 8 fois supérieure

Durée de vie 10 fois supérieure


Dossier

Antec ISK300-65 - Mini-ITX, 65 euros

L

’ISK300 n’est peut-être pas le plus petit boîtier au monde, mais c’est le plus petit qui soit d’aussi bonne facture, peu coûteux et praticable. Conçu pour accueillir une carte mère mini-ITX, il autorise l’utilisation d’une carte d’extension demi-hauteur (low profile). C’est une solution qui peut être idéale pour un

+ -

Dimensions

PC home cinéma discret, complété d’une bonne carte son comme l’Auzentech X-Fi Forte  7.1. Côté stockage, l’ISK300-65 autorise un lecteur optique slim (comme pour les ordinateurs portables, un lecteur/graveur DVD coûte 35 euros, un lecteur Blu-Ray 160  euros) et deux SSD ou disques durs en 2,5». Pour le refroidissement, sachant que seul le radiateur low profile d’origine Intel ou des cartes mères Atom tient, et qu’un simple 80  mm assure l’extraction d’air, ne voyez pas trop puissant. De toute façon, l’alimentation de ce modèle débitant au mieux 65 W, l’affaire est vite entendue (il existe également l’ISK300-150 avec plus de puissance, moyennant 15 euros de surcoût). Il est idéal pour une solution Atom ou un petit Core 2 Duo E5000/E7000. Précisons que l’alimentation propose d’origine

un connecteur miniSATA pour alimenter un lecteur slim de portable, sans recourir à un adaptateur. Le boîtier est également livré avec un petit support permettant de l’utiliser en position verticale. En test dans PC Update n° 43.

Alimentation offrant une connectique complète

Espace limité pour le ventirad CPU

Ventilation peu efficace

Spécial mini-ITX

Silverstone Sugo SG05, 06 et 07 Cubes mini-ITX, 100, 110 et 200 euros

38

N

ous terminons ce best of par la série de cubes mini-ITX Sugo de Silverstone. Nous avons d’un côté les SG05 et 06, deux modèles presque identiques (l’essentielle différence réside dans le look de la façade), vendus 100 et 110 euros. Ces deux boîtiers sont suffisamment petits pour tenir dans un petit sac, mais assez volumineux pour autoriser l’installation d’une vraie configuration et notamment d’une

+ I PC Update

carte graphique double slot, limitée en longueur à 23 cm (Radeon HD5770). L’alimentation fournie délivre 300 W et sait se faire discrète, c’est l’idéal pour un PC de joueur facile à transporter. Le refroidissement est assuré en face avant par un 120 mm demiépaisseur et, comme nous l’avions fait pour notre dossier machines de joueur, il est possible de bricoler pour y loger un miniwatercooling Corsair H50. C’est l’idéal car autrement, le refroidissement CPU est limité en hauteur à 82 mm. Si vous désirez monter un gros PC, équipé d’un Core i5 ou i7 et surtout d’une carte graphique de plus longue dimension, c’est le tout nouveau SG07 qu’il vous faut ! Ce modèle, pourtant très compact, permet d’accueillir toute carte jusqu’à la monstrueuse HD5970 et le refroidissement de l’ensemble est assuré par un imposant 180 mm qui

Compatibles cartes graphiques double slot

Refroidissement (SG07)

Longueur des cartes graphiques limitée à 23 cm (SG05 et 06)

donne en plein sur l’électronique. La hauteur est suffisante pour loger un ventirad CPU jusqu’à 117 mm de haut. Dans ce modèle, qui peut sembler cher de prime abord (200 euros), il y a une alimentation de 600 W certifiée 80 Plus Bronze. Sachant qu’une pareille alimentation coûte au moins 90 euros sur le marché, c’est finalement un bon plan. Retrouvez le test détaillé de ce boîtier en fin de magazine, le SG05 ayant été testé dans Hardware Magazine n° 40.


Ils auraient pu y être Antec Nine et Twelve Hundred

S

obres, bien ventilés et pas trop chers, les boîtiers Antec Nine Hundred V2 (105 euros) et Twelve Hundred 150 euros) ont tout pour plaire. Leur seul problème ? Ils souffrent de la concurrence des boîtiers Cooler Master HAF qui, pour un prix moins élevé, offrent plus de facilités de montage, y compris l’intégration du watercooling. En test dans Hardware Magazine n° 36.

Cooler Master ATCS 840

V

éritable monstre, le 840 est un des rares survivants du Cooler Master d’antan. Issu de la gamme ATSC, conçue pour le silence, il est tout en aluminium. Il propose une grande libertée d’installation, permettant notamment de choisir entre l’alimentation en bas ou en haut. A part son prix un peu élevé, 190 euros, il ne connait pas de gros défaut. Ce boîtier est en essai dans PC Update n° 41.

Cooler Master Cosmos

A

ncien fer de lance de Cooler Master, la série des boîtiers Cosmos est encore produite. Malgré son âge (sorti en 2007), il offre de bonnes prestations et seule bien que la ventilation n’autorise pas de plus grands ventilateurs que les 120 mm, il reste un choix intéressant. Son prix reste haut de gamme lui aussi, 180 euros pour le Cosmos 1000, 195 euros pour le Cosmos S. Ce dernier est en test dans Hardware Magazine n° 34.

CM Storm Scout et Sniper

S

ous marque de Cooler Master, les boîtiers CM Storm bénéficient de bons rapports qualité/prix. Les Scout et Sniper sont deux très bons produits… concurrencés en interne par le tout nouveau HAF 912. Essai dans Hardware Magazine n° 41.

Lian-Li PC-Q07 et PC-Q08

T

rès mignons, ces petits boîtiers mini ITX pourront vous séduire. Capables d’accueillir une véritable alim et un lecteur optique 5,25», ils sortent du lot. Problème du Q07, il ne propose qu’un slot d’extension, limitant sérieusement les possibilités d’installation de cartes graphiques de joueur. Quant au PC-Q08, c’est sa complexité de montage qui bloque, il faut retirer plus de 20 vis pour y arriver ! Il est, d’autre part, un peu bruyant en 12 V. Nous les avons essayés dans PC Update n° 41 (Q07) et PC Update n° 48 (Q08).

Lian-Li Tyr X500

L

ongtemps notre référence haut de gamme, le Tyr X500 de Lian-Li reste un boîtier magique. Aussi bien que le nouveau X900 et moins cher de presque 100 euros, n’hésitez pas si vous en trouvez chez votre revendeur ! Il n’est absent de ce best-of qu’en raison de l’arrêt de sa production. Testé dans Hardware Magazine n° 37.

Silverstone Temjin TJ-07

R

éférence haut de gamme appréciée des moddeurs, notamment en raison de sa compatibilité avec les radiateurs d’eau de 480 mm, le TJ07 à du mal à trouver une place dans notre best-of en raison de son prix. A 290 euros, il n’offre pas autant d’originalité d’astuces de montage qu’un Corsair Obsidian 800D ou la même finition qu’un Lian-Li de même tarif.

Thermaltake V3 et V9

S

i Thermaltake n’a aucun boîtier dans ce best-of, c’est pour une raison unique : le manque de qualité de finition. Pourtant, la marque pense souvent à tout, innove parfois, ose des looks originaux mais ses produits pèchent toujours pas des plastiques peu reluisants ou des problèmes de bruit et vibrations. Les V3 et V9, au look plutôt sexy, sont notamment très bruyants et assez mal finis. Retrouvez le test dans PC Update n° 39.

PC Update

I 39


Dossier

Le choix de la Rédaction C omment élire un meilleur boîtier parmi une série de meilleurs boîtiers ? Sur le critère du rapport qualité/prix. En effet, si tous ces boîtiers méritent une médaille dans leur catégorie, certains valent encore plus le coup que d’autres. Par exemple, à un tout petit prix, le Xigmatek Asgard offre mieux que ses concurrents immédiats, pour moins cher ! Pour les boîtiers milieu de gamme entre 50

et 89 euros, c’est plus compliqué. Les trois modèles proposés offrent un excellent rapport qualité/prix, en particulier les Lancool K58 et Cooler Master HAF 912. Le premier est de meilleure qualité, le second un peu plus stylé et aéré. Dans la tranche de prix supérieure, le HAF 932 ne connaît guère de concurrence. C’est une tour un peu datée qui n’est pas totalement peinte en noir, mais qui propose toujours des prestations

d’un très haut niveau. Antec et ses nouveaux Dark Fleet, en offre moins pour plus cher. En haut de gamme, l’offre n’est pas moins variée et c’est encore Cooler Master qui se distingue avec un excellent HAF X. Cela dit, pour à peine plus cher (40 euros de plus), vous pouvez vous offrir un Corsair Obsidian 700D, nettement plus élégant. Le PC-X900 de Lian Li est très séduisant lui aussi, mais on passe alors dans l’univers du luxe.

Marque

Antec

Antec

Antec

Antec

Cooler Master

Cooler Master

Cooler Master

Cooler Master

Cooler Master

C

Modèle

Fusion Remote Max

ISK300-65

P183

Two Hundred V2

CM 690 II

Elite 430 Black

HAF 912

HAF 932

HAF X

O

Version / référence

N/A

N/A

N/A

N/A

Advanced

N/A

N/A

N/A

N/A

N

Format CM max supporté

ATX

mini ITX

ATX

ATX

Moyenne tour ATX

Minitour ATX

ATX

E-ATX

XL-ATX (9 slots d’extension)

E-

Matériaux

Acier, façade alu

Acier, façade plastique

Châssis acier, panneaux alu et plastique

Acier, façade plastique

Acier et plastique

Acier et plastique

Acier et plastique

Acier et plastique

Acier et plastique

Al

Dimensions (HxLxP)

17,8 x 44,6 x 45,3 cm

9,6 x 22,2 x 32,8 cm

51 x 20,5 x 50,7 cm

45 x 20 x 47 cm

51,1 x 14,5 x 52,8 cm

42,4 x 19 x 49 cm

48 x 23 x 49,6 cm

56 x 24,3 x 56,4 cm

55 x 23 x 59 cm

6 6

Poids

9,1 Kg

7,4 Kg

14 Kg

6,3 Kg

9,56 Kg

4,7 Kg

8,45 Kg

13,2 Kg

14,35 Kg

1

Emplacements 5,25”

2 (1 seul visible)

0

4

3

4

3

4

6

6

5

Emplacements 3,5” visibles

0

0

1

0

1 (condamne un 5,25”)

2

1 (condamne un 5,25”)

1 (condamne un 5,25”)

0

0

Emplacements 3,5” internes

4

0

6

6

6

5

6

5

5

6

Emplacements 2,5”

0

2

2

2 (dont 1 en façade, hotswap)

0

0

2 (condamne deux 3,5”)

0

2 (condamne deux 3,5”)

6 ad

Ventilation

2* 120 mm (1 livré) + 1* 140 mm (livré)

2* 80 mm (1 livré)

5* 120 mm (2 livrés, ajustables en vitesse)

4* 120 mm (1 livré, ajustable en vitesse) + 1* 140 mm (livré, ajustable en vitesse)

2* 80x15 mm + 6* 120 mm (1 livré) + 2* 14 mm (2 livrés)

6* 120 mm + 1* 140 mm (livré)

2* 120 mm (1 livré), 1* 140 mm, 2* 200 mm (1 livré)

1* 140 mm (livré) + 3* 230 mm (3 livrés)

1* 80x15 mm + 1* 120 mm + 1* 140 mm (livré) + 3* 200 mm (2 livrés) + 1* 230 mm (livré)

4 1

Prises en façade

USB 2.0, Firewire, eSATA et audio

USB 2.0, Firewire, eSATA et audio

USB 2.0, eSATA, audio

USB 2.0, audio

USB 2.0, eSATA, audio

USB 2.0, Firewire, audio

USB 2.0, eSATA, audio

USB 2.0, Firewire, eSATA et audio

USB 3.0, USB 2.0, Firewire, eSATA et audio

U et

Position de l’alim

N/A

N/A

En bas

En bas

En bas

En bas

En bas

En bas

En bas

En

Divers, astuces de montage

Afficheur LCD, bouton de volume et télécommande compatible Média Center (possibilité d’allumer et éteindre le PC à distance), disques durs montés sur caoutchoucs

Alimentation de 65 W avec transformateur externe, emplacement pour lecteur optique “slim”

Disques durs montés sur caoutchoucs, baies disques durs amovibles

Filtre à poussière face avant

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques et disques durs, 1 baie de 4 disques durs amovible, 1 rack 3,5” SATA hotswap sur le dessus, filtres à poussière

Châssis peint en noir, montage rapide de deux lecteurs optiques et deux disques durs, ventilos qui éclairent bleu

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques et disques durs, nombreux passages de câbles sous la carte mère, ventilo 200 mm qui éclaire rouge

Montage rapide des lecteurs optiques et disques durs, nombreux passages de câbles sous la carte mère, ventilo 230 mm qui éclaire rouge, emplacement pour radiateur d’eau 360 mm

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques et disques durs, nombreux passages de câbles sous la carte mère, ventilo 230 mm qui éclaire rouge, emplacement pour radiateur d’eau 360 mm, filtres à poussière

C no ra op d p so em ra 3 p

Prix

170 euros

65 euros

130 euros

45 euros

85 euros

45 euros

80 euros

125 euros

180 euros

2

40

I PC Update


Température CPU (°C) 60 62

Antec Two Hundred V2

75 76

CM Elite 430 Black 67 68

Xigmatek Asgard 60

CM CM 690 II Advanced CM HAF 912

60

Lancool DragonLord PC‐K58 55

CM HAF 932

CM HAF 912

66

Lancool DragonLord PC‐K58

58

70 64

Antec P183 58 60

SilverStone Fortress FT01 SilverStone Fortress FT01 57

Lian‐Li PC‐X900

Lian‐Li PC‐X900

60

83 82

Silverstone Grandia GD04 75

Zalman HD501

99 99

64 60 12V

70

80

90

100

110

60

65

5V

70

12V

Comme vous pouvez le constater, il existe de gros écarts de température d’un boîtier à l’autre. Les Cooler Master HAF finissent 1er.

75

t u

41

30

80

0

90

10

20 12V

En ce qui concerne le refroidissement de la carte graphique, c’est plus serré. Les plus grandes tours ne sont pas les meilleures !

34,2

Corsair Obsidian 700D

34,1

40

30

30 12V

5V

Peu d’écart concernant les températures HDD, tout dépend de la présence d’un ventilateur de façade ou non.

41

35 25

60

53 42,2 48

36 36,2 34,7

Silverstone Sugo SG07 50

43,2

34,2

Silverstone Sugo SG06

41

40

41 39,4

37,4

Silverstone Grandia GD04

48

51,3 43,5

35,2

Zalman HD501

34

38

Silverstone Sugo SG07

88

85

SilverStone Fortress FT01 SilverStone Fortress FT01

Antec Fusion Remote Max

Silverstone Sugo SG06

86

35

Lian‐Li PC‐X900

51

45,4

37,6

CM HAF X

33

31

Zalman HD501

84

Antec P183

43

47

39,4 34,8 35,5 34

Fractal Design Define R2

45

34 32

Silverstone Grandia GD04

88

32 34

29

41,5

34,3

CM HAF 932

31 33

Corsair Obsidian 700D

5V

35

40

45

50

55

5V

En 12V, pas de mystère, la majorité des boîtiers ne sont pas silencieux. Les Define R2, HAF 912, FT01 et les Sugo s’en sortent bien.

Corsair

Fractal Design

Lancool

Lian Li

Silverstone

Silverstone

Silverstone

Silverstone

Xigmatech

Zalman

Obsidian 700D

Define R2

DragonLord PC-K58

PC-X900

Fortress FT01

Grandia GD04 et 05

Sugo SG05, 06

Sugo SG07

Asgard

HD501

N/A

Black Pearl

N/A

Noire

FT01B

Noire

Noire

Noire

T45UB-U01 (sans alim)

N/A

E-ATX

ATX

ATX

ATX

ATX

micro ATX

mini ITX

mini ITX

Moyenne tour ATX

ATX

Aluminium

Acier et plastique

Acier et plastique

Aluminium

Aluminium

Acier, façade alu sur le GD04, façade plastique sur le GD05

Acier et plastique

Acier, façade alu et plastique

Acier et plastique

Acier, façade alu

60,9 x 22,9 x 60,9 cm

44 x 20,7 x 52,1 cm

49,6 x 21,4 x 49,8 cm

59,8 x 23 x 38,8 cm

49,6 x 21,1 x 49,4 cm

15 x 44 x 32,3 cm

17,6 x 22,2 x 27,6 cm

19 x 22,2 x 35 cm

47,5 x 18,5 x 40,8 cm

17 x 45 x 45,5 cm

15.8 Kg

12,5 Kg

9,45 Kg

8,22 Kg

8,66 Kg

5,54 Kg (GD04), 4,7 Kg (GD05)

3,52 Kg (SG05), 3,72 Kg (SG06)

4,9 Kg

5.25 Kg

8 Kg

5

2

5

3

5

1

0

0

4

1

0

1 (condamne un 5,25”)

0

1 (condamne un 5,25”)

0

0

0

0

1

1 (hotswap)

6

8

4

7

7

1 si 2* 2,5” ou 2

1

1

3

3

6 (racks 3,5” avec adaptateurs)

8 (racks 3,5” avec adaptateurs)

0

0

0

1 si 2* 3,5” ou 2

1

2

0

2 (condamne deux 3,5”)

4* 120 mm + 3x 140 mm (livrés)

3* 120 mm (2 livrés) + 4x 140 mm

1* 120 mm (livré) + 1* 140 mm (livré)

5* 120 mm (5 livrés)

1* 120 mm (livré) + 2* 180 mm (livrés)

3* 120 mm (3 livrés)

1* 120 mm (livré)

1* 180 mm (livré)

3* 120 mm (1 livré)

2* 80 mm (2 livrés) + 1* 120 mm

USB 2.0, Firewire et audio

USB 2.0, eSATA, audio

USB 2.0 et audio

USB 3.0, eSATA et audio

USB 2.0, Firewire, eSATA et audio

USB 2.0 et audio

USB 2.0 et audio

USB 2.0 et audio

USB 2.0 et audio

USB 2.0, eSATA et audio

En bas

En bas

En bas

En bas

En bas

N/A

N/A

N/A

En haut

N/A

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques et disques durs, nombreux passages de câbles sous la carte mère, emplacement pour radiateur d’eau 360 mm, filtres à poussière

Châssis peint en noir, montage rapide des disques durs, vis à main pour les lecteurs optiques et cartes d’extensions, nombreux passages de câbles sous la carte mère, goudron antivibration sur les panneaux latéraux, potentiomètre pour ajuster la vitesse de 3 ventilos

Montage rapide des lecteurs optiques, disques durs, cartes filles et alim, nombreux passages de câbles sous la carte mère, disques durs montés sur caoutchoucs

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques, disques durs, cartes filles et alim, nombreux passages de câbles sous la carte mère, ventilos qui éclairent bleu, disques durs montés sur caoutchoucs, filtres à poussière

Châssis peint en noir (version fenêtre FT01B-W uniquement !), montage rapide des lecteurs optiques, disques durs et cartes filles, filtre à poussière

Ventirad limité à 70 mm de haut avec lecteur optique, 120 mm sinon.

Alimentation 300 W, emplacement pour lecteur optique “slim”

Châssis peint en noir, alimentation 600 W, emplacement pour lecteur optique “slim”

Châssis peint en noir, montage rapide des lecteurs optiques, disques durs et cartes filles

Montage rapide des disques durs

220 euros

90 euros

65 euros

400 euros

175 euros avec fenêtre

90 (GD05) et 100 (GD04) euros

100 (SG05) et 110 (SG06) euros

200 euros

35 euros

125 euros

0

r,

SilverStone Fortress FT01

85 83

Silverstone Sugo SG07

CM HAF 912

32 31

Lian‐Li PC‐X900

73 74

Silverstone Sugo SG06

29

43

35

Lancool DragonLord PC‐K58

30

A t P183 Antec P183

48,2

35,5

CM CM 690 II Advanced

37

42,5

34,4

Xigmatek Asgard

46

36

47,5

37,4

CM Elite 430 Black

Fractal Design Define R2

87

81

Antec Two Hundred V2

33

Antec Fusion Remote Max

78

Zalman HD501

79

72,3

26

77

76

Silverstone Grandia GD04

87

Silverstone Sugo SG06 Silverstone Sugo SG07

74

Antec Fusion Remote Max

92

26

CM HAF 932

CM HAF X

81 75

32

Lancool DragonLord PC‐K58

81

77 78

Corsair Obsidian 700D

28

CM HAF 912

82 79

75

SilverStone Fortress FT01 SilverStone Fortress FT01

72 68 70

Xigmatek Asgard CM CM 690 II Advanced

80

74

CM HAF X

CM Elite 430 Black

79

76

Antec P183

Antec Fusion Remote Max

50

76

71

83 83

79

Fractal Design Define R2

78

67

63

Corsair Obsidian 700D

80 81

75

CM HAF 932

32 33 30 35 35

Antec Two Hundred V2

Xigmatek Asgard CM CM 690 II Advanced

66

Fractal Design Define R2

CM HAF X

76 76

CM Elite 430 Black

67

61

Nuisances sonores (dB)

Température HDD (°C)

Température GPU (°C) Antec Two Hundred V2

PC Update

I 41


Comparatif

Portables

ultramobiles : légers, abordables et puissants • Enfin le remplaçant des CULV ? • Les nouveautés Atom 2 : vraiment utiles ? • AMD Vision, un outsider crédible ? benjamin bouix

Un amateur de PC, les vrais, ceux pour hommes et pour geeks, ne conçoit un portable que comme une machine d’appoint, néanmoins bien utile parfois. Ce qui implique un prix raisonnable, entre 300 et 1 000 euros disons, une belle autonomie puisque la machine nous suivra partout, afin que nous puissions rester connectés à la civilisation où que ce soit, et une taille compacte, 13’’ au maximum. Même ainsi, il reste beaucoup de choix et un paquet d’arnaques… Netbook Atom 2, AMD Nile censé concurrencer Pine Trail, CULV Arrandale, voyons les avantages de chaque plateforme et quelles sont les meilleures affaires.


A

tom 2, CULV v2 avec les Arrandale ULV et AMD Nile avec des CPU dual core basse consommation : les plateformes ne manquent pas pour qui veut acheter un PC portable. Même en filtrant selon son budget et ses besoins, il y a une pléthore de produits. Reste à savoir exactement ce qui vous convient, et à éviter les pièges, qui ne manquent pas sur ces machines soi-disant destinées au grand public supposé être naïf. Nous avons épluché pour vous chaque plateforme, listé avantages et inconvénients de chacune, puis sélectionné les modèles les plus intéressants de la rentrée. Dévoilée en 2008, la plateforme Atom propose un couple processeur et chipset ultrabasse consommation, pour un prix défiant toute concurrence. Cependant, le confort d’utilisation n’est pas au rendez-vous, la faute à des écrans tout petits et un hardware peu puissant. Intel a donc dévoilé le concept de CULV : plus cher, mais bien plus agréable à utiliser et conservant un petit châssis et une grande autonomie. Une sorte d’ultraportable version light. Light au niveau de l’équipement et de la qualité, pas réellement du poids puisque les petits bijoux technologiques que sont les ultraportables conservent leur couronne : légers, beaux, costauds, puissants… et chers. Enfin, AMD propose sa propre plateforme, censée être elle aussi ultramobile, à mi-chemin entre un Atom et un CULV, tant en termes de performances

que de prix, mais en brandissant l’argument HD puisque l’IGP intégré est ici de bien meilleure qualité que chez Intel.

Atom 2 : à peine mieux L ’Atom, c’est un processeur minuscule et basique, qui coûte très peu cher à produire. Ce nouveau matériel a donc permis de démocratiser un peu plus l’ordinateur portable grâce aux netbooks, des versions low cost de nos traditionnels notebooks. Grosse autonomie et petit prix ont fait le succès de cette plateforme. En 2010, Intel fait évoluer son bébé, qui lui rapporte plus d’argent que ses Core 2 ! Atom 2 ne propose pas tant de meilleures performances qu’une consommation encore réduite. En effet, la fréquence du processeur augmente très peu, c’est surtout le chipset qui est revu en profondeur, puisque l’IGP et le contrôleur mémoire intègrent désormais le même packaging que le CPU, à l’instar des Clarkdale et Arrandale. La consommation de l’ensemble passe donc de 6,5 à 5,5 W, une réduction de plus de 15 % tout de même. Ce refresh apporte aussi quelques nouveautés du côté des constructeurs. Nouveaux châssis, capacité du disque dur en progression, résolution d’écran plus confortable, intégration de Windows 7, en lieu et place du vieillissant XP. Autant d’améliorations qui seront bonnes à prendre tant que le prix des machines n’augmentera pas : aux environs des 300-350 euros.

Systèmes d’exploitation L’immense majorité des ordinateurs portables équipés de Windows embarquent désormais 7, adieu Vista et XP, et c’est tant mieux. Cependant, les plus petits comme les netbooks se contentent souvent de 7 Starter. Quelques fonctions sont désactivées par rapport aux versions classiques de Windows, mais rien de dramatique selon nous. Impossible de lancer une application en compatibilité XP, mais les netbooks ne sont de toute façon pas capables de virtualisation. L’interface Aero a aussi été désactivée, au revoir les fondus, aperçus des fenêtres et autres raffinements, mais la puce graphique aurait de toute façon bien du mal à les afficher. Plus gênant, il n’y a pas de codec MPEG-2 permettant la lecture des DVD et il est impossible de personnaliser l’interface (changement de couleur ou de fond d’écran). Afin de ne pas retrouver Starter sur des machines inappropriées, Microsoft a imposé quelques limitations, notamment sur la mémoire vive, qui ne doit pas excéder 1 Go, l’écran qui doit être inférieur à 10,2’’ et un disque dur de 250 Go au maximum. Voilà qui cible donc directement nos netbooks Atom et qui risque de limiter leur évolution, les constructeurs souhaiteront probablement ne pas payer une licence 7 Home pour pouvoir utiliser un disque dur plus conséquent. Sur les ordinateurs plus puissants, il est agréable de noter que ceux qui sont équipés d’une bonne quantité de RAM (3 Go ou plus) embarquent désormais une version 64 bits. L’intérêt ici est de pouvoir dédier plus de 2 Go de RAM à vos applications, contrairement aux versions 32 bits.

L’Atom D525 (et le petit D510) devrait débarquer dans les semaines à venir. Dual core cadencé à 1.8 GHz, nous doutons qu’il puisse être vraiment intéressant face aux AMD Nile et Intel Arrandale, mais l’argument « 4 threads » sera un argument marketing dont il faudra se méfier.

Enfin, si vous n’aimez pas Windows et préférez utiliser un OS alternatif, il est en général possible de révoquer la licence Windows en renvoyant votre laptop avant de l’avoir allumé et ainsi de récupérer quelques deniers. Consultez le site du constructeur pour en savoir plus.

PC Update

I 43


Comparatif L’Acer Aspire TravelMate est un excellent CULV qui ne souffre que de l’absence d’une sortie HDMI. Pour le reste, autonomie au top, dalle mate, gros SU9300, et même un modèle avec SSD Intel 160 Go pour 850 euros (référence 8371-944G16n), dommage que le modèle ne soit plus en vente désormais…

Mais question performances, il faudra repasser. L’Atom est basé sur une architecture bien dépassée et il ne faut pas en attendre grand-chose. Navigation Internet, lecture de vidéos SD ou 720p, traitement de texte. Pour quoi que ce soit de gourmand, ça rame sévèrement. Les Atom N500, les versions dual core avec quatre threads des actuels N400, devraient grandement améliorer le multitâche, sans pour autant se révéler vraiment performants (ils n’existent qu’en version desktop pour l’instant).

Ultraportables abordables

Performances GPU Sur toutes les plateformes mobiles dont il est question ici, il y a toujours, au minimum, un IGP, mais tous ne se valent pas, loin de là. Le plus petit de tous est le GMA950, qui équipe les premiers Atom (N270 et N280). Il ne gère pas les flux HD et le processeur suffit à peine à décoder des vidéos 720p. Le nouvel IGP des Atom N450, le GMA3150, se retrouve sous le même die que le CPU, mais ne change pas vraiment. Pour pouvoir décoder des flux HD 1080p, les constructeurs font donc appel au ION de nVidia. Il s’agit d’un petit GPU qui permet de décoder les vidéos 1080p. En outre, il peut aussi accélérer l’encodage vidéo, chose que les GMA950 et GMA3150 pourraient sûrement faire (mais plus lentement) si Intel les rendaient compatibles GPGPU. ION premier du nom était un GF 9400M, c’est-à-dire un chipset regroupant le contrôleur mémoire, les E/S et la partie graphique. Puisque l’Atom 2 intègre bon nombre de ces fonctions directement au sein du CPU, et nVidia n’ayant pas de licence pour développer un chipset pour ce processeur, ION 2 est un simple GPU connecté en PCIExpress, qui dérive du G218 des cartes G210 et G310. Entrée de gamme donc, mais largement plus puissant que le GMA3150. Si le GPU peut, en théorie, utiliser les quatre lignes PCI-Express, cela priverait totalement la plateforme de périphériques, notamment l’indispensable Wi-Fi. Du coup, il faudra se contenter d’une seule et unique ligne, limitant les transferts à 250 Mo/s dans chaque sens. Selon les applications, les performances sont meilleures ou moins bonnes que l’ancien Ion. Mais le prix n’est pas en baisse pour autant et opter pour un CULV entrée de gamme avec processeur monocore et GS45 sera presque toujours une meilleure solution du point de vue de la puissance CPU sans sacrifier l’autonomie ni le prix. Du côté des processeurs classiques, Core 2 Duo et Core i3/i5/i7, l’IGP est bien plus puissant. Il s’agit soit d’un GS45, soit d’un Intel HD Graphics intégré sous le même packaging que le CPU. Tous deux accélèrent de façon matérielle le traitement des flux HD 1080p, de quoi soulager le processeur. Par contre, il faudra se passer des jeux 3D. Enfin, le 780E qui équipe les plateformes AMD Nile est le pendant mobile du 780G qui équipait nos cartes desktop. Il accélère les flux HD et permet même de s’essayer à quelques jeux, mais comme son homologue desktop, il faudra se contenter de jeux 3D très légers. Cependant, méfiez-vous, certains ordinateurs sont équipés du M690E qui, lui, ne permet absolument pas le traitement de flux HD et est exécrable en 3D. Ceux-ci sont destinés à proposer une plateforme AMD dont le tarif serait légèrement inférieur, mais qui ne présente alors plus vraiment d’avantages par rapport à un CULV d’entrée de gamme sans GPU.

44

I PC Update

L’autre extrême, ce sont les ultraportables. Très légers, entre 1,1 et 1,4 kg, mais aussi très chers, ils sont les rois de l’ultramobilité. Autonomie de chameau, poids plume, performances au top grâce à des composants non sacrifiés, matériaux nobles (aluminium, magnésium), lecteur optique, écran haute résolution… ils ont tout pour plaire, mais le ticket d’entrée de gamme est, en général, à 1 500 euros, et sans réelle limite supérieure. Des petits bijoux qui se justifiaient tout à fait avant l’arrivée des plateformes CULV. Ainsi nommées par Intel, il s’agit de proposer une puissance similaire dans un châssis bien plus abordable, quitte à se passer de certains raffinements. Coques en plastique, écrans plus basiques, mais prix en chute : entre 500 et 800 euros pour la plupart des modèles. Ce sont donc des processeurs basés sur des Penryn (Core 2 Duo mobiles 45 nm), dont le TDP est revu à la baisse. Pour comparaison, les Penryn classiques ont un TDP de 34 W (série T), la série P offre un meilleur rendement avec un TDP de 25 W, mais les SU des plateformes CULV se contentent d’un TDP de 10 W à peine. Pour réduire la consommation, le cache a été réduit, ainsi que la fréquence et la tension d’alimentation, mais les performances et le prix restent corrects. Un SU7600 est déjà quatre fois plus puissant qu’un Atom, ce qui permet d’aborder des tâches plus lourdes, comme de l’encodage ou de la retouche photo. C’est loin d’être rapide mais au moins, c’est envisageable, contrairement aux netbooks où ce genre de tâches est un vrai calvaire. Les CULV sont un compromis idéal entre un netbook et un ultraportable, pour ceux dont le budget le permet.

CULV de 2e génération Aujourd’hui en fin de vie, ils devraient être remplacés par les Arrandale ULV. Cette appellation désigne la version basse


Le couple star de la rentrée, ce sera la plateforme Calpela. Composée d’un Arrandale et d’un HM55, les performances sont au rendez vous, pour la partie CPU du moins. Mais les modèle que nous attendons sont les modèles ULV, à savoir les Core i3 330 UM et Core i5 430/520/540 UM.

pénalisées. D’une part cet impact est assez minime, et d’autre part, l’architecture processeur est largement plus puissante pour que l’ensemble se montre plus rapide dans la majorité des scénarios.Le TDP est annoncé à 18 W pour une puce qui regroupe contrôleur mémoire et IGP, là où les SU7000/SU9000 réclamaient 10 W et 12 W pour leur chipset GS45, soit 22 W en tout pour un système inférieur en performances, du moins sur le papier, c’est prometteur. Nous nous

Suites logicielles constructeur Nile, la plateforme ultra mobile AMD pointe enfin le bout de son nez et commence à se répandre. Visant le marché des netbooks et des ultra-portables abordables, il s’agit d’un outsider qui a quelques arguments à faire valoir.

consommation des actuels Arrandale, les Core i3, i5 et i7 mobiles. Intel nous promet donc une architecture bien plus efficace, une meilleure gestion de l’énergie et un HyperThreading performant sur des processeurs dual core cadencés à 1,06 ou 1,2 GHz (exception faite de l’i7 640 UM qui culmine à 1,33 GHz). Nous avons déjà pu vérifier l’efficacité de l’architecture en comparant les Clarkdale

aux Core 2 (version desktop) et les Arrandale aux Core 2 mobiles (version mobile classique), les versions ULV ne nous décoivent pas non plus. En revanche, il convient de préciser que l’architecture mémoire des nouveaux processeurs n’est pas excellente, la faute à un contrôleur mémoire relié au processeur par un lien assez lent, et les applications tirant parti de la bande passante comme Winrar sont

Bien que les jolies présentations AMD annoncent 8 eures d’autonomie, on est en réalité plus proche des 4h pour le moment. La faut à AMD ou aux marques qui n’utilisent pas d’assez grosses batteries ?

La quasi-totalité des produits que nous testons sont livrés avec la suite logicielle de la marque : HP, MSI, Asus, Dell, Samsung, Sony, Lenovo, ils y vont tous de leur petite touche, sans exception. Pour un portable relativement puissant équipé d’un Core i5, ce n’est pas bien méchant, c’est juste énervant de devoir subir les sollicitations incessantes de tous ces logiciels. Certes utiles aux débutants, pour ceux qui s’y connaissent un minimum, ils seront avantageusement remplacés par des logiciels tiers, bien plus faciles, rapides et efficaces à utiliser. En revanche, lorsque toute cette armada de logiciels inutiles est installée aussi sur un netbook déjà pas vraiment nerveux, là c’est carrément pénible. Chaque processus à lancer au démarrage, chaque notification et chaque alerte sollicitent un peu plus le processeur, le disque dur ou la RAM, qui sont tous trois très limités. Le premier démarrage est donc un calvaire et même la suppression de ces aides se révèle fastidieuse. Attention toutefois, il ne faut pas tout supprimer. Si les logiciels de sauvegarde, de restauration système ou les antivirus sont, en général, très peu convaincants et que des alternatives plus efficaces existent, les assistants de gestion d’énergie sont, eux, presque indispensables. Ils permettent, en effet, d’ajuster au mieux les performances de la machine, sont plus réactifs que les services intégrés à Windows et contiennent différents profils préenregistrés plutôt bien élaborés.

PC Update

I 45


Comparatif

Batteries anorexiques L’autonomie d’un ordinateur portable est déterminée par deux critères : la consommation de la machine et la batterie qui l’alimente. Les ordinateurs puissants pour gamers ne peuvent pas avoir une bonne autonomie car leurs gros CPU et GPU vident la batterie en quelques dizaines de minutes. Mais nos Atom, CULV et Nile sont des plateformes relativement économes, atteindre 8 h d’autonomie n’est plus un exploit. Sauf que les constructeurs ont tendance à jouer avec cette réputation. Un netbook Atom 2 avec une batterie de 6 cellules de 5 200 mAh est une valeur sûre. Si l’on remplace cette batterie par une 2 200 mAh, l’autonomie est en chute libre, on arrive à peine à finir son film. Pour économiser 50 euros, on se retrouve avec un ordinateur portable sans réelle autonomie. Parmi les marques qui utilisent ce genre de pratique, certaines vous proposent la version avec la batterie adéquate pour une cinquantaine d’euros de plus, il ne faut pas hésiter une seconde. En outre, si vous avez besoin de puissance et d’autonomie à la fois, rien ne vous empêche d’acquérir une seconde batterie pour votre machine. Cela alourdit le poids total et implique un arrêt pour changer la batterie mais au moins, vous pourrez finir votre activité. attendions donc à une déferlante de nouveaux CULV pour la fin de l’été. Seul hic, les constructeurs se retirent de ce marché les uns après les autres. Acer a lancé un pavé dans la mare au début de l’été, en annulant la sortie des Aspire équipés de Core i3 330UM, puis c’est au tour d’Asus de ne pas renouveler son UL30. Les deux marques misent sur leurs déclinaisons Arrandale classiques équipées de Core i3 330M (35  W de TDP) et autres versions plus haut de gamme couplées à une économie d’énergie poussée. La puissance est au rendezvous et les châssis n’excèdent pas les 2 kg, mais l’autonomie ne pourra jamais atteindre celle d’un processeur ULV qui consomme près de deux fois moins. Entre temps, Acer lance tout de même sa ligne de produit, e des marques comme Lenovo (U160/260/360) ou Toshiba (T210/230) devraient annoncer les leurs dans les semaines à venir. Heureusement, nous avons tout de même pu nous procurer deux de ces machines afin de vérifier si la plateforme Calpella ULV tient ses promesses. Probablement l’élément le plus important d’un portable, la batterie conditionne son autonomie. On ne peut pas prétendre à une autonomie 5 ou 6 heures sans une batterie digne de ce nom, quand bien même le CPU soit particulièrement économe.

46

I PC Update

cifiques. Nile rassemble un Turion ou Athlon Neo basse consommation ainsi qu’un chipset AMD780. Il s’agit plus ou moins d’une version mobile du fameux chipset AMD780 desktop, qui permet donc de décoder facilement des flux HD 720 et 1080p et d’accélérer l’encodage vidéo. La plateforme se situe à mi-chemin entre un Atom et un CULV, soit environ 500 euros. Un dual core moderne couplé à un IGP performant, voilà qui a le mérite d’être clair : AMD veut concurrencer les netbooks ION, avec une puissance de calcul CPU un peu meilleure, des châssis a priori plus qualitatifs et un prix à peine plus élevé. En réalité, cette version ultramobile de Fusion ne semble pas séduire les constructeurs qui se concentrent sur les versions plus familiales et plus chères. Les rares qui

La où le premier Ion remplaçait le northbridge en intégrant une puce 3D plus puissante, Ion 2 est une puce additionnelle qui complique l’architecture et doit se contenter d’une seule ligne PCI-Express pour communiquer avec le NM10…A part le décodage des flux 1080p, il se sera pas vraiment utile.

AMD Nile : un outsider sérieux ? Ayant toujours autant de mal à s’imposer sur le marché des portables, AMD propose néanmoins une alternative. AMD Fusion est un sigle marketing qui rassemble un CPU AMD mobile et un chipset avec IGP plus ou moins puissant, destinés à des usages spé-

tentent l’aventure semblent le faire de façon très timide. Mais cette plateforme a tout de même son mot à dire, surtout si les CULV v2 ne se développent pas comme il se devrait, laissant donc le champ libre à une telle plateforme entre les netbooks Atom et les notebooks bien plus chers et lourds en Arrandale.


Netbooks Aspire One 532h

Acer

280 euros - 10,1’’ 1 024 x 600 - Atom N450 - 250 Go - 1,25 kg

A

spire One 532h, c’est un netbook Pine Trail dans son plus simple appareil. Ici, pas de fioritures, aucune originalité, mais un châssis éprouvé à un tout petit prix : 280 euros. Cela le place directement en face du Samsung N150 qui est déjà bien plus ambitieux question design. A l’instar de celui-ci, le 532h utilise une batterie assez modeste pour un netbook : une 4 400 mAh. Il faut bien faire des économies quelque part et cela se ressent par une autonomie dans la moyenne basse pour un netbook. Cependant, Acer a conservé le disque dur de 250 Go de rigueur, ce qui en fait un avantage indéniable. Il est même accessible par une trappe, au dos de la machine, alors que la plupart des netbooks nécessitent de démonter bon nombre d’éléments pour changer l’unité de stockage. Le touchpad n’est pas vraiment agréable ; il se prétend multitouch mais ce dernier est inutilisable. Au moins, une zone pour le défilement du texte est prévue, même si c’est moins pratique. Le reste est très classique avec un clavier standard et une dalle brillante en 1 024 x 600. look

finition

encombrement

autonomie un peu légère

Asus

touchpad

EeePC 1018

400 euros - 10,1’’ 1 024 x 600 - Atom N455 - 250 Go - 1,27 kg

L

e 1018 est une vraie réussite ! Le design est tout simplement parfait, l’appareil est léger et fin, les quelques grammes et millimètres perdus par rapport aux produits standard font toute la différence. On se croirait presque en face d’un ultraportable haut de gamme. Les touches du clavier et le touchpad sont petits, comme souvent sur des châssis 10,1’’. Ses entrailles trahissent ses origines, mais il ne s’agit pas du classique N450 mais du pendant DDR3, plus rare, le N455. Celui-ci reprend les mêmes caractéristiques que son cousin, seule la DDR3 est censée consommer légèrement moins. En pratique, hélas, il n’en est rien. Notre 1018, équipé d’une grosse batterie de 6 000 mAh, s’est montré moins endurant que le 1005 avec sa batterie de 4 800 mAh et un N450. La batterie 4 cellules est en cause : plus compacte et pratique pour l’intégration, elle est tout de même moins endurante. C’est dommage car 5 h 30 d’autonomie en lecture vidéo, même si c’est plus que satisfaisant, c’est assez éloigné de ce dont sont capables les netbooks. Ça n’en fait pas spécialement un mauvais produit, si le look et la finition vous importent, il n’y a pas à hésiter.

Dell

look

finition

prix

autonomie un peu légère

encombrement

Mini 10

300 euros - 10,1’’ 1 366 x 768 - Atom N450 – 250 Go - 1,37 kg

L

e Dell Mini 10 a tout pour plaire sur le papier. Petit prix de 300 euros avec la grosse batterie, résolution de 1 366 x 768, très confortable pour un netbook, et même la possibilité d’acheter des coques personnalisées pour le capot afin d’égayer un peu votre ordinateur. Le reste du hardware est évidemment très classique, ce n’est pas ici qu’il pourra se démarquer. Mais l’appareil fait très joujou, on dirait presque un ordinateur factice pour les enfants. Il est épais, avec une coque blanche brillante et un intérieur noir, un touchpad minuscule, des grosses bordures autour de l’écran, un clavier avec des touches larges, mais au look très minimaliste et un renfoncement pour loger la batterie qui dépasse derrière l’écran. Des défauts principalement esthétiques, la qualité est tout de même présente fort heureusement, mais nombre d’acheteurs potentiels risquent d’être déçus. Notez que la mémoire n’est même pas accessible facilement, il faudra tout démonter pour l’atteindre. Enfin, prenez garde au moment de l’achat, Dell commercialise ce netbook avec une batterie 3 cellules de 2 800 mAh qu’il faudra absolument éviter ! résolution

autonomie

design peu flatteur

PC Update

I 47


Comparatif HP

Mini 210

320 euros - 10,1’’ 1 024 x 600 - Atom N450 - 250 Go - 1,22 kg

E

ncore un netbook en N450, mais il se distingue ici, à l’instar du petit Asus, par une bonne qualité de fabrication. Dalle brillante recouverte d’une vitre protectrice façon Apple, plastiques brillants, clavier chicklet et touchpad très sobre. Les allergiques aux brillants seront servis ! Si le hardware dont il est équipé est assez classique, il dispose d’un disque dur 7 200 trs/min, en lieu et place du traditionnel 5 400 trs/min. Croyez-nous, la différence se sent à l’usage et dans les benchs aussi, puisqu’on constate un gain de 25 % sur le test HDD de PCMark Vantage. Autre point positif, l’autonomie est un peu meilleure que celle de l’Asus, puisqu’il s’agit d’une batterie 6 cellules, mais pas au niveau des meilleures de la catégorie pour autant. Fait remarquable et plutôt rare : une trappe pour accéder à la mémoire est présente sous l’appareil, facilitant l’upgrade de mémoire. HP encourage même le passage d’une barrette de 1 à 2 Go. Mais ce n’est pas ça qui révolutionnera l’utilisation d’un netbook. Globalement, ce petit Mini 210 tente de se démarquer des concurrents et c’est effectivement une alternative plutôt homogène qui a quelques avantages à faire valoir. look

HDD 7 200 trs/min

autonomie un peu faible

MSI

Wind U160

380 euros - 10,1’’ 1 024 x 600 - Atom N450 - 250 Go - 1,1 kg

L

es châssis MSI ont fait d’énormes progrès depuis l’apparition du premier Wind, il y a plus de 2 ans. Ce netbook fut annoncé avec une autonomie de 15 h. Il n’en est rien bien sûr, mais c’était en tout cas un des chevaux de bataille de la marque. Il s’avère que le pari est plutôt réussi puisque l’U160 est en tête du peloton, juste derrière le N220 de Samsung. Mais cela a un prix : la batterie est assez proéminente et dépasse largement. Le format global de l’appareil reste assez réduit, mais tout de même plus imposant que la plupart des concurrents. Aucune particularité à signaler ici, le clavier et le touchpad sont de bonne facture et le hardware est le même que tous les autres concurrents. Mais on a droit à Windows 7 Home Basic, c’est-à-dire une version plus légère que Home Premium, mais tout de même plus évoluée que Starter. Les avantages ne sont pas nombreux, mais on pourra au moins personnaliser son bureau. autonomie

7 Home Basic

batterie proéminente

Samsung

bon compromis général

prix

N150

280 euros - 10,1’’ 1 280 x 768 - Atom N450 - 160 Go - 1,24 kg

L

e N150 reprend le même hardware que les N220/210, mais quelques changements surviennent néanmoins. Le plus marquant, c’est le châssis. Pas réellement novateur ou original, il est tout à fait sexy grâce à une petite bande de couleur rouge qui fait le tour du netbook. Disponible en blanc ou en noir, cela change complètement l’aspect de l’appareil. Le clavier se rapproche plus de celui du N140 avec des touches arrondies plus larges, alors que le touchpad est, lui, moins agréable. Quelques économies ont été faites sur le disque dur qui passe à 160 Go et la batterie qui devient une 4 400 mAh. Notons que grâce à une petite astuce, Samsung passe artificiellement la résolution de 1 024 x 600 à 1 024 x 768. Pour les affichages basse définition, la bureautique ou la navigation Web, cela apportera sans conteste une petite touche de confort supplémentaire. En outre, notre version française a droit à un modem 3G+. Une version « Plus », à peine plus chère, embarque un disque dur de 250 Go, comme le grand frère mais perd le modem 3G. Cette version n’a, hélas, qu’un look plus accrocheur et quelques lacunes à opposer aux N220/210. Mais la déclinaison entrée de gamme du N150 est plutôt originale et pourra convenir à certains utilisateurs. résolution artificielle de 1 024 x 768 HDD 160 Go

48

I PC Update

autonomie moyenne

look


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24N PCU49


Samsung

N220

320 euros - 10,1’’ 1 024 x 600 - Atom N450 - 250 Go - 1,31 kg

L

e N220 vient remplacer le N140, qui est lui-même le successeur du célèbre NC10. Le châssis évolue en douceur avec un clavier chicklet, plus esthétique, mais dont les touches sont moins larges, rendant la frappe plus difficile. Le touchpad ne change pas, toujours relativement haut mais étroit et séparé des boutons, afin d’éviter les clics non intentionnels. Au moins, il est agréable à utiliser. La résolution est toujours la même, 1 024 x 600 (dommage qu’il n’utilise pas la combine du petit frère, le N150) sur une dalle mate, le disque dur passe à 250 Go et la batterie fait toujours partie des gros gabarits, 5 900 mAh. L’autonomie est donc naturellement très bonne, plus de 8 h en lecture vidéo ! Le N220 adopte même un capot pour l’écran assez design, avec des reflets verts ou rouges, bien plus original que les habituels glossy noirs. Le N210 est identique mais se contente d’un capot classique. Un hardware classique, mais bien exploité grâce à un châssis de qualité et une bonne batterie. excellente autonomie

dalle mate

rapport qualité/prix

on cherche encore

Sony

Vaio W

400 euros - 10,1’’ 1 366x 768 - Atom N450 - 250 Go - 1,2 kg

L

e Sony Vaio W se veut écolo ! Arborant une ligne blanche et vert pastel, l’aspect « green » est poussé bien plus loin que le look : plastiques recyclés, manuel électronique et non imprimé, appareil vendu dans une sacoche en matière recyclée et non un emballage carton classique. Hélas, il fait payer très cher ce concept. Facturé près de 400 euros, il n’y a, en effet, rien pour justifier un tel prix pour un netbook. Il présente quelques avantages comme un touchpad très large et agréable, et une résolution confortable de 1 366 x 768 pixels, mais en dehors de ça, rien qui sorte de l’ordinaire. Le hardware reprend la base de tous les Pine Trail avec un N450, 1 Go de RAM et un disque dur de 250 Go. En revanche, côté batterie, c’est triste : une 2 100 mAh. A peine de quoi tenir 2 h 30 en lecture vidéo, soit le temps d’un bon film. Carton rouge pour un ordinateur qui ne conserve de netbook que le manque de puissance. résolution autonomie avec la batterie 2 100 mAh

Asus

prix

EeePC 1201PN

500 euros - 12,1’’ 1 366 x 768 - Atom N450 - 320 Go - 1,46 kg

P

our ceux qui n’ont pas besoin de puissance CPU mais cherchent seulement à pouvoir lire leurs films HD sans encombre, Asus a dévoilé le premier netbook ION 2, version « musclée » avec 16 processeurs de flux. Equipé d’un Atom N450 et d’une puce ION 2, il permet de lire les vidéos HD les plus gourmandes, là où le chipset Intel 3150 est, en général, limité à la HD 720p, quand tout va bien. 12,1’’ avec une résolution de 1 366 x 768, il faudra avoir recours à un écran externe pour visionner des films en 1080p. Alors à quoi peut bien servir d’avoir une puce qui n’apporte rien en usage mobile, qui grève l’autonomie et qui implique un surcoût ? Peut-être à se défouler sur quelques parties de Quake 3 dans le train, ou à utiliser son netbook comme HTPC transportable ? En tout cas, le public sera forcément limité. C’est peut-être ici que la plateforme AMD Nile prend tout son sens : l’IGP convient tout autant pour traiter les flux HD, bien que moins puissant pour la 3D, et le CPU est bien meilleur qu’un simple Atom. L’autonomie maximale est, en revanche, meilleure du côté du couple Atom + ION 2, grâce à la technologie Optimus. Les anciens CULV équipés de Celeron sont aussi des concurrents. Leur GS45 permet, en effet, de décoder les flux 1080p, alors que leur processeur, quoique moins rapide que les AMD Nile, est plus réactif que les Atom, le tout pour un prix comparable et une autonomie de chameau.

PC Update

I 51


Comparatif MSI

AMD V ision

Wind U250

550 euros - 12,1’’ 1 366 x 768 - AMD Athlon II Neo K325- 320 Go - 1,3 kg

L

e MSI Wind U250 nous a lui aussi été livré avec une batterie frôlant le ridicule. Heureusement, nous avons pu obtenir la version virile à 550 euros, afin de vérifier l’autonomie potentielle d’une plateforme mobile AMD. En passant de la 2 200 mAh à une 4 800 mAh, on passe de 1 h 30 à près de 3 h 30, sans avoir besoin de recharger en lecture vidéo. C’est déjà bien plus convenable, mais c’est encore un cran en dessous des plateformes Intel. Au registre de la qualité de fabrication, on remarque une fois encore de nets progrès chez le constructeur taïwanais. Le clavier à touches plates légèrement ergonomique est plutôt agréable, c’est de loin le meilleur choix pour ceux qui ont des gros doigts. Le touchpad est correct et la coque externe rejoint les standards actuels, mais rien d’exceptionnel ici. En outre, le Wind est plutôt léger pour un 12,1’’, c’est tant mieux. A 500 euros pour la version d’entrée de gamme avec la petite batterie, c’est correct, mais les CULV de première génération sont préférables. châssis compact et agréable autonomie

Dell

Inspiron M301z

550 euros - 13,3’’ - AMD Athlon II Neo K325 - 500 Go - 1,78 kg

C

e 13,3’’ AMD est probablement celui qui nous a le plus séduit. Châssis de qualité bien qu’un peu lourd, une connectique plus que complète incluant même une sortie miniDisplayPort, le meilleur touchpad de ce dossier, large, confortable et parfaitement à l’aise avec le multitouch. Dès lors, agrandir ou tourner une photo est un vrai plaisir. Le clavier se retrouve légèrement moins profond que d’habitude, mais les touches restent suffisamment larges. Les performances sont à la hauteur de ce que l’on pourrait attendre d’un laptop AMD Vision, mais la batterie est, une fois encore, trop faible. 3750 mAh, il ne faudra pas espérer regarder beaucoup plus qu’un bon film. La batterie 5 600 mAh en option ne pouvant que fortement améliorer l’autonomie, il nous paraît difficile de s’en passer. Notez que Dell va décliner la plateforme Nile en 11,6’’ avec le M101Z. Celui-ci sera proposé avec des batteries 6 ou 9 cellules et un module GPS, pour un prix de départ de 450 euros. Une alternative au X100e et un vrai portable AMD ultramobile au passage ? touchpad très agréable

connectique complète

autonomie

Lenovo

X100e

700 euros - 11,6’’ - AMD Turion X2 L625 - 320 Go – 1,4 kg

F

idèle à son habitude, Lenovo destine ses produits au marché professionnel, le X100e est donc un premier portable certifié AMD Vision Pro. Pas de quoi s’affoler, il ne s’agit que d’un module TPM (lecture d’empreintes digitales) pour la sécurité des données, un CPU assez récent et une gestion améliorée du multi-écran via des drivers spéciaux. Petit, mais avec une résolution digne des 13,3’’ standard et ne souffrant d’aucun manque, le X100e est assez bien positionné avec un prix d’appel un peu en dessous des 500 euros. Cependant, on se rend vite compte du problème : à ce prix, c’est un CPU monocore et une batterie 3 cellules qui mènent la danse. Nous avons aussi eu la version dual core, un peu plus chère, l’autonomie étant évidemment catastrophique. Heureusement, il existe une batterie 6 cellules améliorant logiquement un peu les choses. L’ergonomie est parfaite : clavier (bien qu’un peu mou) et touchpad agréables, toute la connectique nécessaire. Une seule ombre au tableau : les touches Fn et Ctrl sont interverties. Il est donc fréquent, pour ne pas dire systématique, de se tromper de touche, pour peu que l’on navigue entre ce clavier et celui d’un ordinateur de bureau, plus classique. Au final, ce portable est plus puissant et plus confortable que les netbooks, mais peu autonome : à conseiller quand le portable reste toujours branché sur un bureau donc. encombrement prix

52

I PC Update

autonomie

poids


Mobiles mais puissants Acer

Aspire TimelineX 1830T

600 euros – 11.6’’ 1366x768 – Core i3 330UM – 320 Go – 1.4 kg

L

e 1830T est finalement vendu en France. Après une hésitation de la part de la firme, il se négocie pour 600 euros, c’est donc l’entrée de gamme des CULV Calpella. Le format est très séduisant : une résolution identique aux 13.3’’, soit 1366x768, mais une dalle de 11.6’’. La machine est compacte, plutôt fine, et elle ne pèse que 1.4 kg là ou les 13.3’’ tournent entre 1.7 et 1.8 kg. L’i3 330UM se montre plus rapide que les anciens SU7000 dans bon nombre d’usages, mais surtout, l’autonomie est conservée. En effet, le 1830T égale notre référence l’UL30 en lecture vidéo soit 6h sur batterie. C’est une excellente nouvelle : plus de puissance sans rogner sur l’autonomie et en conservant un prix plancher. Le clavier et surtout le touchpad ne sont pas des modèles de réussite mais on leur pardonnera aisément car ce sont les seuls griefs que nous aurons à faire. Leger, compact, abordable, puissant, autonome, les qualités ne manquent assurément pas.

Autonomie, encombrement, prix On cherche encore...

Acer

Aspire Timeline 3820T

600 euros - 13,3’’ 1 366 x 768 - Core i3 330M - 320 Go - 1,8 kg

E

n lieu et place des Core i3/i5/i7 UM, Acer vendra des versions mobiles classiques, plus puissantes mais aussi plus gourmandes. Ce 3820T en fait partie. Côté puissance, on est servi, nos pauvres CULV en Core 2 sont enterrés, il n’y a pas à dire, mais c’est au niveau de l’autonomie que l’on devient rapidement limite. Moins de 3 h en lecture vidéo, c’est finalement très faible et ce, malgré l’emploi d’une batterie 6 200 mAh ! Le châssis est similaire à celui des anciens Timeline mais néanmoins amélioré. Il conserve le clavier à touches plates, de plus en plus rares, mais que certains apprécient tant. Ce n’est certainement pas le meilleur des ordinateurs ultramobiles, mais à 600 euros et avec cette puissance de calcul sous le pied, ce n’est finalement pas un produit si ridicule dans la gamme Acer. Mais les Arrandale ULV des autres marques, lorsqu’ils seront sortis, seront les concurrents directs. prix autonomie

Asus

U35

900 euros - 13,3’’ 1 366 x 768 - Core i3 370M - 320 Go – 1.7 kg

L

’U35 reprend le même design que l’EeePC 1018, c’est-à-dire la nouvelle gamme Asus de la rentrée. Plutôt orienté chic, il ne fait pas le sacrifice de la batterie : il s’agit ici d’une 8 cellules 5 600 mAh. Equipé du plus puissant des Core i3 qui culmine à 2,4 GHz, de 4 Go de DDR3 et d’une GeForce 310M, il devrait avoir assez de puissance pour la plupart des usages, jeux récents exclus. Malgré ce hardware, il n’a aucun mal à dépasser les 4 h d’autonomie en vidéo. Ce n’est certes toujours pas aussi bien que les premiers CULV et c’est à peine autant que notre i5 520UM équipé d’une batterie bien plus modeste, mais c’est tout de même remarquable. Le SHE (Super Hybrid Engine) semble faire son office correctement. Pour rappel, ce mode permet de maintenir le processeur dans son état minimal, abaissant alors la consommation. Evidemment, en charge, ce mode est inutile, il ne trouve un intérêt que sur des activités légères, celles-ci représentant tout de même une large proportion de l’usage que l’on fait d’un ordinateur. Activer le GPU a aussi un effet désastreux sur l’autonomie, heureusement qu’Optimus permet de l’éteindre complètement. La qualité de fabrication est là, rien à redire, on adore le touchpad excessivement agréable quoiqu’un peu petit. Il s’agit donc d’un excellent portable, tant que les Arrandale ULV ne sont pas plus présents du moins… look

finition

autonomie

prix

PC Update

I 53


Comparatif Asus

U30

900 euros - 13,3’’ 1 366 x 768 - Core i5 430M - 320 Go - 2 kg

L

’U30 tente de proposer un hybride entre portable puissant et complet et pourtant relativement mobile. Mélange très difficile puisqu’en essayant de cumuler les avantages, on se retrouve souvent à cumuler les inconvénients. Equipé d’un Core i5 430M, notre exemplaire de test se veut donc sensiblement plus puissant que le Core i3 330M de l’Acer 3820T. En effet, les Core i5, en plus d’avoir une fréquence de base très légèrement plus élevée, intègrent un Turbo Mode qui permet d’améliorer encore un peu les performances dans certaines conditions. L’IGP a lui aussi droit à son Turbo Mode, bien que l’U30 intègre une carte graphique dédiée compatible avec Optimus. Mais en pratique, tous ces avantages ne sont pas flagrants, hormis éventuellement l’encodage via le GPU qui se révèle plus rapide et la possibilité de jouer à quelques titres 3D. On retrouve, en outre, un lecteur optique, en général sacrifié pour alléger le poids et le prix de la machine. La batterie plutôt conséquente permet de tenir quelque 3 h en lecture vidéo. C’est peu, mais c’est légèrement mieux que le 3820T pourtant moins gourmand sur le papier. Malheureusement, le prix est aussi 50 % plus élevé et le surpoids se fait sentir dans le sac. Il paraît donc difficile de recommander cet U30 pour un usage ultramobile. rapport performances/prix poids

MSI

autonomie

X-Slim X360

980 euros - 13,3’’ 1 366 x 768 - Core i5 520UM - 500 Go - 1,76 kg

C

e X360 est le premier laptop en Arrandale ULV que nous ayons pu tester. Celuici conserve strictement le même châssis que le petit frère en Penryn ULV, mais le coeur change complètement la donne. Les performances sont doublées en encodage, grâce aux quatre threads, et c’est nettement mieux sur des applications plus standard, comme une compression Winrar. L’autonomie n’est pas fantastique sur notre modèle, la faute probablement à une batterie 4 cellules qui équipe tous les X360. Mais déjà de la sorte, on dépasse les 4 h d’autonomie en lecture vidéo. Nul doute qu’une batterie plus conséquente, nécessitant hélas un nouveau châssis, permettra de rejoindre les standards CULV de première génération. Le reste est connu, le X360 est globalement satisfaisant, sans être un modèle de qualité : le toucher est très plastique et l’écran brillant assez moyen. Mais étant donné que c’est le seul produit de ce type et que les constructeurs semblent bouder les Arrandale ULV, il faudra s’en contenter. autonomie prix un peu trop élevé

Asus

UL30

750 euros - 13,3’’ 1 366 x 768 - Core 2 Duo SU7300 - 500 Go - 1,7 kg

L

’UL30, c’est la référence de la rédac, le CULV comme on l’aime : fin, pas trop lourd, assez compact, une bonne autonomie, un clavier et un touchpad de qualité. La version que nous avons testée embarquait une G210M. Pas de quoi jouer aux derniers titres 3D, mais cela suffit à accélérer l’encodage vidéo. Pour le reste, que ce soit la gestion d’un autre écran ou le décodage HD, le GS45 sait se débrouiller seul. Dans la mesure où la technologie nVidia Optimus est désormais au point, lorsque le GPU est éteint, il ne consomme rien, mais on peut quand même le réactiver à la volée et très rapidement. Du tout bon donc. Evidemment, de la sorte, l’autonomie baisse un peu, mais c’est encore tout à fait acceptable. Notez qu’une telle configuration permet tout de même de tenir plus de 5 h 30 en lecture vidéo. Un netbook fait mieux, facilement 1 h de plus, mais sur un écran réduit et avec une puissance inférieure en tout point. Une valeur sûre donc, même de nos jours. Si vous voulez économiser une bonne centaine d’euros, sachez que l’UL30 sans GPU dédié se trouve aux alentours des 600 euros, ce qui en fait encore un excellent choix. prix

autonomie

puissance un peu légère face aux Core i3/i5

54

I PC Update


Sony

Vaio Z

2 500 euros - 13,3’’ 1 920 x 1 080 - Core i7 620M - RAID 0 2 x SSD 128 Go - 1,45 kg

1

,45 kg, Core i7 620M à 2,67 GHz, 6 Go de RAM, nVidia GT330M pour quelques jeux et de l’encodage, lecteur Blu-Ray, RAID 0 de deux SSD 128 Go, dalle 13,3’’ full HD, clavier rétroéclairé, châssis en aluminium : le top du top dans un PC léger et compact. Voilà ce qu’est un vrai ultraportable. Il n’y a presque aucun reproche à faire à cet ordinateur, si ce n’est son autonomie. Quelques années auparavant, les ultraportables tenaient au moins 5 h. Mais il s’agissait de processeurs spéciaux, dont la consommation était optimisée au maximum. Cette fois, Sony place le plus gros des Arrandale dans sa machine, mais il ne s’agit pas d’une version ULV, c’est le même Core i7 620M à 35 W de TDP, que l’on retrouve dans d’autres machines. Alors, fatalement, l’autonomie s’en ressent et tombe à 3 h en lecture vidéo, ce qui est finalement assez peu, même s’il faut relativiser la puissance disponible. En revanche, ce qui fait très mal, c’est le prix : plus de 2 500 euros ! A ce prix, fort heureusement, on a droit au meilleur hardware, mais dépenser une telle somme dans un ordinateur portable qui sera 2 à 3 fois moins puissant qu’un PC desktop au même prix, cela frise la folie ! performances prix

poids

autonomie

Puissants… et c’est tout Certains, comme une grande soeur ou une tante, conçoivent un portable comme une machine dont la mobilité se résume à aller du salon au bureau, la puissance compte alors plus que l’autonomie. Dans ce cas, conseillez des machines en Core i3/i5/i7. Ce sont des processeurs plutôt puissants qui permettent de ne pas trop avoir l’impression de ramer. Un disque dur 7 200 trs/min ne sera pas un luxe, tout comme la présence d’au moins 3 Go de RAM, 4 Go étant la quantité idéale. Ne négligez pas non plus la résolution. On trouve, en effet, quelques modèles en 1 600 x 900, et ces quelques lignes en plus changent vraiment le confort. Méfiezvous, bon nombre de 15’’ sont encore en 1 366 x 768. Lorsque la diagonale augmente, le nombre de pixels ne suit pas forcément. Le reste (taille d’écran, présence d’un lecteur optique, connectique) dépendra de vos besoins et de votre budget. Ces machines entre 13 et 17’’ démarrent autour des 600 euros, ne sont pas forcément de mauvaises affaires. L’Acer TimeLine 3820T que nous testons en est un très bon exemple, son seul point noir étant justement l’autonomie.

Le choix de la rédaction L

es premiers CULV que nous vous recommandions sont loin d’être dépassés, au contraire, ils sont encore largement justifiés face aux plateformes Atom et AMD. Pourtant, Intel a mis a jour son concept de CULV, et ce sont désormais les processeurs Ultra Low Voltage de la génération Arrandale qui prennent place dans ces portables. L’Acer TimelineX 1830T est une excellente solution pour ceux qui ont besoin de puissance et d’autonomie sans devoir sacrifier leur budget. C’est le compagnon idéal pour qui veut un portable polyvalent sans être asservi au réseau électrique. En revanche, ceux qui ont déjà un CULV de première génération en SU7000 ou SU9000 n’ont guère intérêt a changer, le surcout ne serait plus justifié. Si vous souhaitez plus de puissance, la seule alternative pos-

sible se trouve dans les Arrandale classique. Plus puissant grâce à des fréquences presque doublées, ils sont aussi moins économes et ne peuvent prétendre à la meme autonomie. A l’exception du très couteux U35 chez Asus qui embarque une énorme batterie dans un excellent châssis pour un compromis plutôt réussi. Pour un budget bien plus modeste, 300 à 400 euros, on retrouve nos traditionnels netbooks. Toujours pas d’évolution concernant les performances, sempiternellement à l’agonie, aussi bien que pour l’inconfortable résolution presque toujours en 1 024 x 600. Mais l’autonomie est là, ainsi qu’un encombrement, un poids et un prix réduits. Les deux plus agréables auront été le Samsung N220, tout d’abord, et le MSI Wind U160 ensuite. Deux très

Autonomie (minutes) 62

MSI Wind U250 (2200mAh)

92

Sony Vaio W

120

101

Acer Aspire TimeLine 3820T

167

78

Lenovo X100e

169

105

Dell Inspiron M301z

171

88

Asus U30

150

184

75

Sony Vaio Z

190

144

MSI Wind U250 (4800mAh)

216

100

Asus U35

252

115

MSI X‐Slim X360

261 258

Asus EeePC 1018

327

173

Asus UL30

340

204

Acer 1830T

360

220

Samsung N150

360

284

HP Mini 210

308

Acer Aspire One 532h

292

Dell Mini 10

362 370 417

308

MSI Wind U160

451

319

Samsung N220 0

100

200 Charge

300

487 400

500

600

Video

PC Update

I 55


Comparatif Performances (secondes) Core i7 620M

200

80

Core i5 430M

94

Core i5 520UM

95

260 285 250

Core i3 370M

99

Core i3 330M

103

Core i3 330UM

260 390

127

Core 2 Duo SU7300

180

295

Athlon II Neo K325

292

Turion II Neo K625

300

490 520 740 750 770 750

Aton N455 Atom N450 0

100

200 WinRar

300

400

500

600

700

800

900

bons netbooks avec une excellente autonomie et sans grosses ombres pour venir ternir le tableau. L’Asus 1018 vise surtout les amateurs de beaux objets qui n’ont pas la possibilité d’allouer un plus gros budget à leur portable. La batterie ne permet pas de tenir 8 h en lecture vidéo, mais la finition est exemplaire. Attention, si vous avez déjà un netbook de première génération, vous ne gagnerez pas ou très peu en performances ou en autonomie, l’upgrade est donc inutile dans cette optique.

Enfin, les portables équipés de la plateforme AMD Vision ont du mal à convaincre. Ils sont à mi-chemin entre les CULV et les netbooks en ce qui concerne leur prix et leurs performances, et donc plutôt bien positionnés. Hélas, l’autonomie n’est vraiment pas leur point fort. D’une part, à cause d’une optimisation de la consommation sans doute moins bien maîtrisée que chez Intel mais aussi et surtout, à cause de batteries qui ne suffisent qu’aux portables dont la mobilité se cantonne à aller du canapé du salon à la chambre à coucher.

Mediashow (x10)

Processeur

Cores/ Threads

Fréquence

Mémoire (slot soccupés/ libres)

Carte Graphique

Disque dur

Ecran

Batterie

Poids

Connectique

OS

Prix

Acer Aspire One 532

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400

Intel 3150

250 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1024x600

6 cel. 4400 mAh

1,25 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, lecteur SD/MMC/XD/MemoryStick

7 Starter

280 €

Acer Aspire TimelineX 1820T

Core i3 330UM

2C/4T

1,2 GHz

3 Go DDR3 8500

Intel HD Graphics

320 Go 5400 rpm 8 Mo

11,6" 1366x768

6 cel. 5800 mAh

1,4 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Ethernet Gigabit, Express Card, Casque/Micro, Lecteur SD/ MMC/MS/XD

7 Premium 64 bits

600 €

Acer Aspire Timeline 3820T

Core i3 330M

2C/4T

2,13 GHz

4 Go DDR3 8500

Intel HD Graphics

320 Go 5400 rpm 8 Mo

13,3" 1366x768

6 cel. 6200 mAh

1,8 kg

3x USB 2.0, HDMi, VGA, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur SD/XD/MemoryStick

7 Premium 64bits

600 €

Asus EeePC 1201PN

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

2 Go DDR2 5300

nVidia Ion 2

320 Go 5400 rpm 8 Mo

12,1'' 1366x768

6 cel. 5600 mAh

1,46 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur SD/MMC

7 Premium

500 €

Asus EeePC 1018

Atom N455

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR3 8500

Intel 3150

250 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1024x600

4 cel. 6000 mAh

1,27 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, lecteur SD/MMC

7 Starter

400 €

Asus UL30

Core 2 Duo SU7300

2C/2T

1,3 GHz

4 Go DDR3 8500

nVidia G210M 512 Mo (+ IGP Intel HD Graphics)

500 Go 5400 rpm 8 Mo

13,3" 1366x768

8 cel. 5600 mAh

1,7 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur SD/MMC/MemoryStick

7 Premium 64 bits

750 €

Asus U30jc

Core i5 430M

2C/4T

2,26 GHz

4 Go DDR3 8500

nVidia G310M 512 Mo (+IGP Intel HD Graphics)

320 Go 7200 rpm 8 Mo

13,3" 1366x768

8 cel. 5600 mAh

2 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Graveur DVD, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur SD/MMC/MS

7 Premium 64 bits

900 €

Asus U35

Xore i3 370M

2C/4T

2,4 GHz

4 Go DDR3 8500

nVidia G310M 1024 Mo (+IGP Intel HD Graphics)

320 Go 5400 rpm 8 Mo

13,3" 1366x768

8 cel. 5600 mAh

1,7 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur SD/MMC/MemoryStick

7 Pro 64 bits

900 €

Dell Mini 10

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400 (non accessible)

Intel 3150

250 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1366x768

6 cel. 5600 mAh

1,37 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, lecteur SD/MMC

7 Starter

300 €

Dell Inspiron M301z

Athlon II Neo K325

2C/2T

1,3 GHz

2 Go DDR3 8500

ATI HD4225 256 Mo

320 Go 7200 rpm 8 Mo

13,3" 1366x768

6 cel. 3750 mAh

1,77 kg

2x USB 2.0, 1x combo eSATA/Usb, HDMI, VGA, Mini DisplayPort, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, Lecteur SD/MMC/XD/MS Pro)

7 Premium 64bits

550 €

HP Mini 210

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400 (non accessible)

Intel 3150

250 Go 7200 rpm 8 Mo

10,1" 1024x600

6 cel. 5225 mAh

1,22 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, Lecteur SD/MMC/MS/XD

7 Starter + Linux HP

320 €

Lenovo Thinkpad X100e

AMD Turion Neo X2 L625

2C/2T

1,6 GHz

2 Go DDR2 5300

ATI HD3200 336 Mo

320 Go 5400 rpm 8 Mo

11,6" 1366x768

3 cel. 2100 mAh

1,4 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet Gigabit, 3G+, Casque/micro, lecteur SD/MMC/MS

7 Pro 32bits

700 €

MSI Wind U250

Athlon II Neo K325

2C/2T

1,3 GHz

4 Go DDR3 10600

ATI HD4225 256 Mo

320 Go 5400 rpm 8 Mo

12,1" 1366x768

3 cel. 2200mAh

1,46 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Ethernet Gigabit, Casque/Micro, lecteur cartes mémoire

7 Premium

550 €

MSI Wind U160

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400

Intel 3150

250 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1024x600

6 cel. 5800 mAh

1,1 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, lecteur SD/MMC/MS/XD

7 Home Basic

380 €

MSI X-Slim X360

Core i5 520UM

2C/4T

1,06 GHz

4 Go DDR3

Intel HD Graphics

500 Go 5400 rpm 8 Mo

13,3'' 1366x768

8 cel. 4300 mAh

1,76 kg

2x USB, VGA, HDMI, Ethernet Gigabit, Casque/ Micro, Lecteur SD/MMC

7 Ultimate 64 bits

980 €

Samsung N220

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400

Intel 3150

500 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1024x768

6 cel. 5900 mAh

1,31 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet, Casque/Micro, lecteur SD

7 Starter

320 €

Samsung N150

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400

Intel 3150

160 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1024x768

6 cel. 4400 mAh

1,24 kg

3x USB 2.0, VGA, Ethernet, Casque/Micro, lecteur SD

7 Starter

280 €

Sony Vaio W

Atom N450

1C/2T

1,66 GHz

1 Go DDR2 6400 (non accessible)

Intel 3150

250 Go 5400 rpm 8 Mo

10,1" 1366x768

3 cel. 2100 mAh

1,2 kg

2x USB 2.0, VGA, Ethernet 10/100, Casque/ Micro, Lecteur SD/MS

7 Starter

400 €

Sony Vaio Z

Core i7 620M

2C/4T

2,67 GHz

6 Go DDR3 8500

nVidia GT330M 1 Go (+IGP Intel HD Graphics)

2x SSD 128 Go RAID 0

13,3" 1920x1080

6 cel 5400 mAh

1,45 kg

3x USB 2.0, HDMI, VGA, Graveur DVD, Ethernet Gigabit, Express Card, Casque/Micro, Lecteur MS/SD

7 Pro 64 bits

2500 €

56

I PC Update


Dossier

nVidia 3D Vision Surround La bataille du surround gaming

58

I PC Update


Thomas Olivaux

Après Matrox et ATi, nVidia propose à son tour une solution de jeu sur trois écrans. Pour se distinguer de ses concurrents, le père de la GeForce y ajoute également l’affichage en 3D stéréoscopique, grâce à ses fameuses lunettes. Jouez en immersion totale !

I

nstallez-vous et prenez les commandes. Votre champ de vision s’élargit, un peu, beaucoup, énormément ! En mission d’infiltration, accroupi derrière un mur, vous découvrez qu’un ennemi arrive discrètement sur l’écran de droite. Vous armez et le tuez avant même qu’il n’ait compris comment vous l’avez repéré ! Durant la course, le capot de votre adversaire apparaît sur l’écran de gauche, vous pouvez alors éviter la collision… ou choisir de lui fermer la porte. C’est ça le surround gaming. C’est profiter des meilleurs jeux vidéo avec un point de vue ultraréaliste grâce à trois écrans, dans une résolution incroyable.

nVidia débarque Jouer sur plusieurs moniteurs a beau être un vieux rêve, c’est une solution qui existe tout de même depuis quelques années. Il y a quatre ans,

à l’été 2006, Matrox sortait le TripleHead2Go, la première solution grand public performante pour jouer sur trois écrans. Mais le prix des écrans LCD à l’époque, combiné à des problèmes techniques (prises VGA uniquement, écrans 4/3 1 280 x 1 024 au maximum) et au problème de puissance graphique (les GeForce 7 d’alors avaient bien du mal à afficher de façon fluide en 3 840 x 1 024) n’a pas permis à ce produit de connaître le succès escompté. Matrox, croyant en son concept, a remis le couvert dès le printemps 2007 en sortant la version « Digital » du TripleHead2Go. Le support de la connectique DVI cumulé à celui des résolutions larges (jusqu’à trois 22» 16/10 en 1 680 x 1 050) a nettement amélioré la donne, mais Matrox n’étant plus une marque très connue du grand public, encore moins des joueurs, il n’a pas su s’imposer comme une solution très courante.

Fin 2009, ATi a remis le surround gaming sur le devant de la scène avec la sortie de ses Radeon HD5000. Pour la première fois, une carte graphique grand public est capable de piloter nativement trois écrans, deux en DVI et un en DisplayPort sur le design de référence. La technologie a même progressé car il est dorénavant possible de profiter de la puissance d’un CrossFire pour afficher sur plusieurs écrans, depuis la sortie des HD5870 Eyefinity 6 munies de six prises DisplayPort ! En attendant, nVidia, qui a pris une avance colossale en termes de 3D stéréoscopique avec ses lunettes 3D Vision, ne proposait pas de solution homologue. C’est désormais réparé grâce aux derniers pilotes (exclusivement sous Seven) qui proposent de jouer en 3D Vision Surround (affichage en relief et sur trois écrans simultanément) ou Surround 2D (triécran). Mais les cartes nVidia ne proposant que deux sorties écran, le SLI est impératif. Hic ! Faut-il vider le porte-monnaie pour s’offrir une paire d’écrans et une carte graphique supplémentaire ? Afin d’y répondre, nous allons faire chauffer les GeForce, tester l’efficacité de cette technologie, l’impact sur les performances et la comparer aux solutions déjà existantes.

PC Update

I 59


Dossier

Jusqu’en 7 680 x 1 600 et en relief !

N

Vidia propose deux nouveautés via ses pilotes : le mode 3D Vision Surround qui consiste à afficher les jeux sur trois écrans et en relief grâce aux lunettes actives Nv, mais aussi le mode Surround 2D pour bénéficier des trois écrans sans vision en relief (3D stéréoscopique). Selon le mode choisi, les contraintes et possibilités varient.

En mode Surround, préparez-vous à n’avoir qu’un seul bureau Windows géant, la barre des tâches s’étendant sur les trois écrans.

En Surround 2D, il est possible d’afficher une résolution maximale de 7  680 x 1  600 (2 560 x 1 600 par écran), soit 3 x 30» ! Vous pouvez d’ailleurs opter, selon vos préférences, pour trois écrans en mode portrait ou paysage. Avec 3D Vision (vue stéréoscopique avec les lunettes et écrans 120 Hz), c’est au mieux 5 760 x 1 080 (1 920 x 1 080 par écran). Il est également possible de repousser les limites de l’immersion en utilisant trois vidéoprojecteurs compatibles 3D Vision. Dans ce cas, la résolution maximale tombe à 3 840 x 720 (1 280 x 720 par projecteur). Notons enfin qu’il est possible de profiter de pseudo-vision en relief sur trois 27 ou 30», mais vous devrez vous contenter de lunettes basiques en filtres rouge et bleu (3D Vision Discover), un effet nettement moins saisissant.

Budget surround aussi ? • 560 euros = Surround (2D) en 5 040 x 1 050 sur 22" avec GeForce GTX 260 : 3 écrans 22" (entrée de gamme avec connectique DVI et/ou HDMI) à 120 euros pièce + 2 GeForce GTX 260 d’occasion à 100 euros pièce. • 760 euros = Surround (2D) en 5 760 x 1 080 sur 24" avec GeForce GTX 280 : 3 écrans 24" (entrée de gamme avec connectique DVI et/ou HDMI) à 160 euros pièce + 2 GeForce GTX 280 d’occasion à 140 euros pièce. • 1 330 euros = 3D Vision Surround en 5 040 x 1 050 sur 22" avec GeForce GTX 460 : 3 écrans 22" 120 Hz (exemple Samsung 2233RZ) à 260 euros pièce + 2 GeForce GTX 460 à 200 euros pièce + kit nVidia 3D Vision à 150 euros. • 1 930 euros = 3D Vision Surround en 5 760 x 1 080 sur 24» avec GeForce GTX 470 : 3 écrans 24" 120 Hz (exemple Acer GD245HQ) à 360 euros pièce + 2 GeForce GTX 470 à 350 euros pièce + kit nVidia 3D Vision à 150 euros. • 4 000 euros = 3D Vision Surround en 7 680 x 1 440 sur 27" avec GeForce GTX 480 : 3 écrans 27" en 2 560 (exemple Dell U2711) à 1 000 euros pièce + 2 GeForce GTX 480 à 500 euros pièce + lunette 3D Vision Discover à 0 euro.

SLI obligatoire

N

onne nouvelle, les technologies 3D Vision Surround et Surround 2D reposent sur des pilotes, pas besoin de racheter de nouveaux matériels ! Enfin, c’est si l’on exclut le besoin de trois écrans, 120 Hz de surcroît, sans oublier la paire de lunettes qui va bien si vous voulez le relief en plus du surround, et la seconde GeForce… intéressons-nous aux requis, justement. Que vous choisissiez 3D Vision Surround ou Surround 2D, les GeForce ne pouvant pas piloter trois écrans, il faut donc en ajouter une seconde. Mais sachant que celle-ci doit participer à l’effort de guerre, il faut donc que ça soit une carte identique à la première, SLI oblige. Cette contrainte en amène une autre : vous devez posséder une carte mère compatible SLI.

C’est la seule qui ne réclame pas une carte mère SLI et, dans l’hypothèse où vous posséderiez l’un de ces rares modèles avec trois sorties (DVI + DVI + HDMI), il est possible d’afficher en surround avec une seule carte. Il est également possible de faire du Quad SLI en cumulant deux GTX 295.

A y réfléchir, quand on sait qu’afficher en surround triple le nombre de pixels et sans oublier que l’affichage 3D Vision double l’effort (une image calculée pour chaque oeil), on se dit finalement que le SLI n’est pas superflu. Nous allons bien sûr mesurer l’impact sur les performances de ces divers modes d’affichage. 3D Vision Surround et Surround 2D fonctionnent avec toutes les GeForce GTX 200 (260/275/280/285/295) et GTX 400 (460/465/470/480). Il est, par ailleurs, possible d’utiliser trois GPU (3-Way SLI). La GeForce GTX 295 équipée de série avec deux puces fait figure d’exception.

60

I PC Update

Jouer en 3D Vision Surround réclame beaucoup de puissance. Deux GeForce GTX 480 en SLI réalisent des prouesses.


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noctua PCU49


Activer et régler 3D Vision Surround

L

’installation de 3D Vision Surround ne présente pas une grande difficulté. Côté matériel, il s’agit simplement de brancher ses écrans comme il faut (à savoir deux sur la première carte côté processeur et un sur la seconde, voir schéma ci-contre) et du côté logiciel, il n’y a qu’à installer les derniers pilotes téléchargés sur www.nvidia.fr. Depuis les pilotes de la série 256, nVidia a nettement amélioré son onglet SLI, PhysX, ce même onglet intègre également le Surround. Sur ce dernier, la configuration apparaît très clairement, il est possible de constater si le SLI est activé ou non, si le Surround est activé ou non, de constater les ports à utiliser pour brancher ses écrans et de spécifier manuellement le mode de fonctionnement de PhysX (tel ou tel GPU dédié ou via le processeur du PC).

Lorsque le mode Etendre affichages avec Surround est activé, Windows et les jeux ne voient plus qu’un seul écran virtuel, dont la résolution correspond au cumul de vos trois dalles. Par exemple, sur trois écrans full HD, le pilote crée une résolution de 5 760 x 1  080 qui sera sélectionnable dans tous vos jeux. Du reste, Windows ne voyant plus qu’un seul écran, votre barre des tâches traversera les trois écrans et vous devrez parcourir des kilomètres à la souris pour ouvrir le menu Démarrer ou démonter une clé USB à côté de l’heure. Plus gênant, le fait d’agrandir une fenêtre en plein écran occupe désormais tout l’espace, ce qui ne sert quasiment jamais et fait perdre la flexibilité du multi-écran qui permet habituellement d’agrandir telle application sur tel moniteur et telle autre sur un second moniteur. Pour retrouver un mode multi-écran normal, plus adapté au surf et au travail, il faut choisir le mode Activer tous les écrans. Pour passer de l’un à l’autre, vous n’aurez pas d’autre choix que d’entrer dans le pilote. Vous pouvez, certes, enregistrer des profils, mais il n’existe aucune solution de bascule rapide (icône sur le bureau ou raccourci clavier). S’il vous plaît nVidia, ajoutez une solution pour changer de profil rapidement ! C’était possible dans d’anciens drivers de la marque pourtant ! Concernant l’affichage en relief 3D Vision, c’est encore plus simple. Il suffit d’appuyer sur le petit bouton du récepteur pour activer/désactiver. Vous pouvez, dans le pilote nVidia, choisir si les jeux sont par défaut affichés en 3D Vision ou normalement.

Correction de bezel

E

n anglais, bezel est une bordure. nVidia a intégré dans ses pilotes une correction de bezel, c’est-à-dire l’insertion de pixels invisibles « sous » les bordures de vos écrans, afin que l’image n’apparaisse plus décalée d’un écran à l’autre, ce qui est gênant notamment pour les perspectives. Avant de commencer, réduisez au maximum la largeur de la bordure physique, en jouant sur le positionnement des écrans. Au lieu de les coller côte à côte, juxtaposez-les en plaçant les écrans gauche et droit légèrement derrière celui du centre, histoire de ne plus voir que les bordures de l’écran du milieu. Choisissez un angle qui vous convient (certains préfèrent à plat, d’autres rêvent d’écrans carrément sur les côtés, nVidia recommande un angle fermé de 30°). Dans le pilote, à l’endroit où vous avez activé le mode Surround, cliquez sur Configurer et suivez les instructions. Sans correction de bezel, le jeu subit un décalage anormal sur les parties de gauche et de droite, en raison des bordures de l’écran. Le principe de la correction consiste à augmenter la résolution, en ajoutant quelques dizaines de pixels invisibles correspondant à l’image « sous la bordure ». Ainsi, l’image calculée est plus grande et la partie masquée correspondant aux bordures compense l’écartement entre les dalles et les parties de gauche et de droite qui n’apparaîtront plus décalées par rapport à la centrale. L’outil de correction est très bien fait, il affiche une route à cheval sur les écrans gauche et centre. Si la route n’est pas rectiligne, ajoutez quelques pixels de correction. Faites de même pour l’autre intersection (écrans centre et droit). A la fin, enregistrez la résolution sur mesure et sélectionnez celle-ci dans vos jeux  ! Par exemple, notre configuration 24» 5 760 x 1 080 corrigée est en 5 980 x 1 080.

PC Update

I 63


Dossier ATi, Matrox, Les solutions concurrentes

L

Limité aux écrans 22”, le TripleHead2Go n’impose ni SLI ni Crossfire.

e « surround gaming » par Matrox date de 2002 avec sa carte graphique Parhelia. Trop peu performante par rapport aux GeForce 4 et autres Radeon 9700 de l’époque, elle n’a pas connu le succès, mais ce fut la première carte capable d’afficher sur trois écrans. Matrox vend depuis 2006 un boîtier externe, le TripleHead2Go, dont la version initiale encore vendue (baptisée Analog) est complétée d’une version améliorée (Digital) sortie en 2007. Si le premier modèle ne présente aucun intérêt, le second est une solution très attirante. Il permet de raccorder jusqu’à trois écrans 22» (maximum 5 040 x 1  050) en DVI. Notons qu’une récente version en DisplayPort est apparue. Le TripleHead2Go bénéficie d’un gros avantage par rapport à la solution nVidia, il n’est pas nécessaire de faire du SLI, les trois écrans se branchent sur le boîtier Matrox et ce dernier est raccordé à la carte graphique à l’aide d’un seul câble DVI. Mais le plus gros des avantages est bien le SGU (Surround Gaming Utility) développé par Matrox et régulièrement mis à jour. Ce gestionnaire est capable de patcher de nombreux jeux pour optimiser leur fonctionnement en surround. Seul bémol, son prix. A 310 euros, pourquoi ne pas

Le support des jeux

En mode Surround, le champ de vision s’élargie considérablement. Ici, S.T.A.L.K.E.R Call of Pripyat.

P

arler du support des jeux en testant nVidia 3D Vision Surround revient à parler de deux supports bien distincts. D’un côté, il y a l’affichage en relief (3D Vision) et de l’autre, l’affichage surround (trois écrans). Pour ce qui est de la 3D, le concept est déjà bien posé. La liste des jeux supportés s’étend de mois en mois et nVidia travaille de concert avec les éditeurs pour en améliorer le support. L’idéal est un jeu qui bénéficie d’un support natif du relief (programmé à dessein), il dispose alors du label nVidia 3D Vision Ready. A l’heure actuelle, seuls neuf jeux sont concernés, mais pas des moindres : Batman Arkham Asylum, Just Cause 2, Metro 2033, Resident Evil 5, Lost Planet 2 ou Mafia II pour ne citer que les blockbusters. Heureusement, de nombreux autres jeux profitent également de l’affichage 3D Vision, avec des effets plus ou moins saisissants. Nous vous invitons à lire la page www.nvidia.com/ object/3d-vision-3d-games.html sur laquelle le constructeur indique le niveau d’effet de relief, jeu par jeu (Excellent, Good, Fair, Poor et Not Recommended). Certains jeux comme Dirt 2 ne profitent pas vraiment de 3D Vision, certains sont carrément incompatibles comme le dernier Alien vs Predator (des défauts d’affichage tels qu’il est impossible de jouer). Si votre jeu favori n’est pas dans la liste, il suffit d’essayer. Nous avons, par exemple, testé le MMORPG Darkfall Online qui n’est pas cité par nVidia et l’effet de relief est bien présent et nous n’avons repéré aucun défaut notable.

64

I PC Update

Concernant le mode surround, deux scénarios sont possibles. Si tout va bien, le jeu est conçu pour l’affichage très large (trois écrans de 16/9 donnent un ratio en paysage de 16/3 !) et dans ce cas, tout va bien, vous profitez d’un affichage propre sur toute la surface, tout en bénéficiant de plus d’informations que sur un seul écran. Hélas, la majorité des jeux n’ont pas été programmés en ce sens et ne permettent pas de changer le FOV (Field of View, champs de vision). Du coup, si l’écran central reste similaire à d’habitude, les côtés sont très déformés et les textures deviennent particulièrement moches aux extrémités. Heureusement, depuis la sortie du TripleHead2Go de Matrox, de nombreux joueurs se sont mis à imaginer des solutions pour patcher les jeux, afin de les rendre compatibles avec un affichage très large. Nous vous invitons à consulter le site www.widescreengamingforum.com, une mine d’or pour le jeu en surround, ainsi qu’à installer l’utilitaire Widescreen Fixer (imk.gaemsofyesterday.com/pc/widescreenfixer) qui permet de corriger très facilement le FOV dans quelques jeux très populaires (Battlefield 2 et 2142, Bioshock, Call of Duty de 2 à Modern Warfare 2, Unreal Tournament ou Wolfenstein). Néanmoins, durant nos tests, nous nous sommes rendu compte que certains jeux non prévus pour le mode Surround posaient d’importants problèmes au niveau des menus. Par exemple, dans Blur (course automobile), il était totalement impossible de naviguer dans le menu, une fois le jeu passé en résolution trois écrans.


s’acheter une seconde GeForce finalement ? Au moins, vous bénéficierez du gain de performances et ne serez pas limité si vous privilégiez les écrans Full HD. ATi permet également de jouer en surround depuis la sortie des Radeon HD5000. Le mode Eyefinity autorise de jouer sur un maximum de six écrans, pourvu que vous possédiez une HD5870 Eyefinity 6 et sur trois avec une seule carte ! Après des débuts hésitants, Eyefinity a nettement progressé, notamment avec le support du CrossFire (Catalyst 10.2) et la correction de bezel (Catalyst 10.3). Gros avantage par rapport à la solution nVidia, une seule carte graphique suffit. Toutefois, sachant qu’il faut obligatoirement utiliser la prise DisplayPort parmi les trois écrans (il n’est pas possible de faire HDMI + DVI + DVI), vous devez posséder un écran DisplayPort ou acheter un adaptateur actif à 75 euros environ. Seul Sapphire propose une carte intégrant un tel adaptateur DisplayPort vers DVI pour utiliser trois écrans DVI, beaucoup ne proposant pas de prise DisplayPort. Mais c’est une HD5770 un peu légère pour jouer en surround.

La Radeon HD5870 Eyefinity 6 permet de piloter jusqu’à 6 écrans a elle seule !

Lexique 3D Vision : nom de la technologie nVidia d’affichage en relief (3D stéréoscopique). Requiert un récepteur et des lunettes sans fil. 3D Vision Surround : nom de la technologie nVidia qui cumule 3D Vision et l’affichage des jeux sur trois écrans. Correction de bezel : augmentation de la résolution afin de compenser les bordures des écrans, pour que l’image entre les écrans gauche-centre et centre-droit ne soit pas décalée. Eyefinity : nom de la technologie d’affichage multi-écran et de jeux surround d’ATi. Supportée par les Radeon HD5000. Surround Gaming : nom couramment utilisé pour désigner le fait de jouer sur trois écrans. Contrairement au son surround qui suppose des haut-parleurs sur les côtés de l’utilisateur, le Surround Gaming impose trois écrans en face du joueur.


Dossier

Performances

Configurations de test Les mesures de performances indiquées sur la double page suivante ont été réalisées sur deux plateformes. La première est une machine prêtée par nVidia :

22" 1680x1050 ou 5040x1050 ‐ noAA (FPS) GTX280 1 écran

• Carte mère : Intel DX58SO • Processeur : Core i7-930 • RAM : 6 Go de DDR3-1333 • Stockage : 2 x SSD Corsair V-Series 128 Go • Cartes graphiques : 2 x GTX 480 (nous avons également benché sur 2 x Radeon HD5870) • Ecrans : 3 x Acer GD245HQ (1 920 x 1 080, capables d’afficher en 1 680 x 1 050) • Système d’exploitation : Windows 7 64 bits • Pilotes nVidia : 258.69 bêta • Pilotes ATi : Catalyst 10.6 La seconde est une machine presque identique que nous avons assemblée pour poursuivre nos mesures Surround 2D avec des cartes graphiques plus modestes et pour tester les pilotes finaux : • Carte mère : Intel DX58SO

90,9

34,6

106,6 110

GTX480 1 écran GTX480 1 écran + 3D Vision GTX480 1 écran + 3D Vision

46,8

GTX280 SLI Surround 2D

91,6 88,5

30,7

GTX480 SLI Surround 2D GTX480 SLI 3D Vision Surround GTX480 SLI 3D Vision Surround

124,2

68,5 71,3 76,4 76 4

109,7 109,4

60,6 60,3 58,9 58 9

34,2

109,9

HD5870 1 Go 1 écran

126,9

69,3

HD5870 1 Go Eyefinity

68,6

37,2

HD5870 1 Go CF Eyefinity HD5870 1 Go CF Eyefinity

86,5 86 5 93,9 93 9

46,5 0

20

CoD : Modern Warfare 2

40

60

80

Need for Speed Shift

100

109,5 120

140

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

• Processeur : Core i7-930 • RAM : 6 Go DDR3-1333

22" 1680x1050 ou 5040x1050 ‐ AA4X (FPS)

• Stockage : SSD Intel X25-M 80 Go

GTX280 1 écran

• Cartes graphiques : 2 x GTX 280, 2 x GTX 480, 1 x HD5870, 1 x HD5870 Eyefinity 6

GTX480 1 écran

• Ecrans : 3 x Dell 2405FPW (1 920 x 1 200, capables d’afficher en 1 920 x 1 080 et en 1 680 x 1 050)

GTX480 1 écran + 3D Vision GTX480 1 écran + 3D Vision

• Système d’exploitation : Windows 7 64 bits • Pilotes nVidia : 258.69 bêta et 258.96 WHQL • Pilotes ATi : Catalyst 10.6 et Catalyst 10.7

77,7

9

GTX280 SLI Surround 2D

49,9

3,5

62,1 62,9 84,8

GTX480 SLI Surround 2D 18,5

32,8 38,3 45,7 45 7

92,7

103,3 110,7

47,1

HD5870 1 Go Eyefinity

68,5 68 5 62,1

17,3

HD5870 1 Go CF Eyefinity HD5870 1 Go CF Eyefinity

I PC Update

54,2 54 2

28,9

HD5870 1 Go 1 écran

66

107,5 113

45,6

GTX480 SLI 3D Vision Surround GTX480 SLI 3D Vision Surround

En surround sur 3 écrans 22” 16/10, deux anciennes GeForce GTX280 s’en sortent encore très bien. A l’exception de Call of Pripyat AA4X qui sature le giga de RAM, elles font aussi bien qu’une seule HD5870 en tri écran elle aussi.

94,2

85,4 91,8 91 8

25,4 0

Call of Duty : Modern Warfare 2

20

40

Need for Speed Shift

60

80

100

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

120


24" 1920x1080 ou 5760x1080 ‐ AA4X (FPS)

24" 1920x1080 ou 5760x1080 ‐ noAA (FPS) GTX280 1 écran

75,8

30,1

GTX480 1 écran GTX480 1 écran + 3D Vision GTX480 1 écran + 3D Vision

GTX480 SLI Surround 2D GTX480 SLI 3D Vision Surround GTX480 SLI 3D Vision Surround HD5870 1 Go 1 écran

60,3

HD5870 1 Go Eyefinity

57,2

32,4

HD5870 1 Go CF Eyefinity HD5870 1 Go CF Eyefinity

78 3 78,3

40,5 0

Call of Duty : Modern Warfare 2

20

40

60

Need for Speed Shift

80

16,1

100

120

51,8

15,1

HD5870 1 Go CF Eyefinity HD5870 1 Go CF Eyefinity

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

92,3 92,3

41

HD5870 1 Go Eyefinity 97,8

75,8 77,3

28,6 34,2 38,1 38 1

HD5870 1 Go 1 écran

77 3 77,3

56,2

41,6

3,1

GTX480 SLI 3D Vision Surround GTX480 SLI 3D Vision Surround

55

45,2 45 2

25,2

GTX480 SLI Surround 2D

102,3 105,8

96,2 94,7

41,4

GTX280 SLI Surround 2D 98,1 91,2

52,7 53,9 49 1 49,1

29,8

GTX480 1 écran

81,8

83,1

64,8

7,9

GTX480 1 écran + 3D Vision GTX480 1 écran + 3D Vision 73,8

26,7

GTX280 1 écran 106,7 103,5

59,6 63,7 63 7 63,7

40,7

GTX280 SLI Surround 2D

95,2

61,2 61 2 76,3 76,5 76 5

22,1 0

20

Call of Duty : Modern Warfare 2

40

60

Need for Speed Shift

80

100

120

S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat

Sur 3 écrans 24” 16/9, les GTX280 et la HD5870 seule suffisent sans antialiasing. Si vous souhaitez profiter du lissage en surround, le CrossFire ou un SLI de 480 est nécessaire. Pas de surprise, l’activation de l’affichage en relief (NV 3D Vision) ruine le framerate.

Conso sous S.T.A.L.K.E.R. (W) Jouer en surround est un sport de riches. Non seulement il faut pouvoir s’offrir les cartes graphiques et les écrans, mais il faut également assumer la consommation électrique qui s’en suit ! Prêt de 900 watts avec des 480 en 3D Vision Surround, votre PC consomme autant que le radiateur de votre chambre !

482 445

GTX280 1 écran GTX480 1 écran

540 503

GTX480 1 é 3D Vi i GTX480 1 écran + 3D Vision

551 511

GTX280 SLI Surround 2D

641

GTX480 SLI Surround 2D

752

759

GTX480 SLI 3D Vi i S d GTX480 SLI 3D Vision Surround

763

870 886

469 432

HD5870 1 Go 1 écran HD5870 1 Go Eyefinity

439

HD5870 1 Go CF Eyefinity HD5870 1 Go CF Eyefinity

550

601 0

100

200

Charge, avec écrans Acer 24"

300

400

500

600

712

700

800

900 1000

Charge, sans écrans

Le choix de la rédaction A

lors, faut-il casser son compte épargne logement pour s’immerger à fond dans nos jeux favoris ? C’est un oui accompagné d’un gros mais ! Il faut avouer que le cumul surround + 3D Vision révolutionne l’expérience de jeu. Lorsque le jeu le supporte bien, l’affichage multi-écran apporte un vrai confort, permettant par exemple de placer un maximum de fenêtres dans un MMORPG ou d’afficher plus tôt ses ennemis et concurrents dans un jeu de guerre ou de course, ou encore d’offrir un panorama magnifique dans une simulation d’avion. De son côté, l’affichage en relief ajoute de vraies sensations, il est parfois tentant de bouger la tête pour éviter un projectile ! Passons au MAIS. Jouer en 3D Vision Surround, ou toute autre technologie de surround gaming, souffre de deux problèmes majeurs. Le premier concerne

le support des jeux. Oui, ils sont de plus en plus nombreux à fonctionner. Oui, il existe souvent des patchs permettant de corriger ceux qui posent des problèmes. Mais pour celui qui ne souhaite pas s’embêter, qui désire juste installer son jeu et en profiter, ce n’est pas franchement satisfaisant. L’autre souci, c’est le prix ! SLI obligatoire, écrans 120  Hz, lunettes, il y en a pour une véritable fortune ! Et les galères ne s’arrêtent pas là. Chez de nombreux utilisateurs, le port des lunettes 3D engendre des nausées (insistons tout de même sur le temps d’adaptation nécessaire et le besoin de réduire un peu l’effet de relief sur le récepteur). Dans les jeux non adaptés au surround gaming, les bords gauche et droit sont si déformés que les textures en deviennent immondes. Le pilote nVidia ne permettant pas de switcher rapidement entre

un mode multi-écran normal (idéal pour tous les jours) et le mode surround, c’est très pénalisant sauf à dédier une machine aux jeux.

En bref, c’est très sexy et génial lorsque tout fonctionne, mais il ne faut pas se lancer en ignorant les contraintes imposées. Mais si vous possédez déjà deux écrans, il peut être amusant d’acheter un troisième et une seconde GeForce pour découvrir les joies du surround gaming ! Nous pourrions déplorer le fait que le 3D Vision Surround soit incompatible avec les GeForce 8, 9 ou même GTS 250, mais nos benchmarks montrent bien le besoin de puissance éliminant les anciens modèles. Heureusement, deux GTX 260 d’occasion ne coûtent plus très cher aujourd’hui pour ceux qui souhaitent s’y essayer à moindres frais.

PC Update

I 67


Dossier

Encodez vos films HD comme un pro jeremy panzetta Après nos dossiers sur la gravure

et l’authoring, puis sur la lecture des Blu-Ray, voici notre dernier grand guide sur ce thème, l’encodage ! Les videos HD pouvant peser très lourd, il est utile, voire nécessaire de les compresser, ce qui permet de les lire avec divers appareils multimédias. Pour Conserver une excellente qualité d’image proche de’un Blu-Ray suivez ce guide afin d’encoder vos films comme un pro et avec des programmes gratuits.

L

e logiciel d’encodage MeGui est notre référence quand il s’agit d’encoder de la vidéo HD. Il peut faire peur quand on débute, car il est un peu obscur et complexe à prendre en main, mais une fois le principe et ses principaux outils assimilés, c’est un logiciel aussi puissant que polyvalent pour effectuer des compressions audio et vidéo de grande qualité. Nous allons nous concentrer sur un encodage en x264, le codec offrant

68

I PC Update

le meilleur compromis entre la qualité de compression et la qualité d’image, mais MeGui est aussi capable d’exploiter le codec XviD. Nous verrons comment encoder une vidéo avec une ou plusieurs bandes-son et sous-titres, qui seront sélectionnables facilement à la lecture de la vidéo finale et au sein d’une encapsulation MKV qui est une des plus pratiques et qui est compatible avec bon nombre d’appareils vidéo. Si besoin, vous pourrez égale-


ment adapter ce guide en vue d’une lecture du fichier sur différents appareils, comme des consoles de jeu, des baladeurs et des téléphones.

Les outils utiles • MeGui (http://sourceforge.net/projects/ megui) : le logiciel d’encodage. • AviSynth (http://sourceforge.net/ projects/avisynth2) : serveur de frames obligatoire pour que MeGui fonctionne. • Haali Media Splitter (http://haali.su/ mkv) : pour traiter et lire le format MKV. • Ffdshow (www.xvidvideo.ru) : le décodeur audio/vidéo, indispensable pour le VC-1 et pour le MPEG-2 et le h.264, si vous n’êtes pas sous Windows Seven. • BeSplit (http://besplit.doom9.org) : pour la gestion et le traitement des pistes audio. • Nero AAC Codec (www.nero.com/eng/ downloads-nerodigital-nero-aac-codec. php) : pour l’encodage des pistes audio en AAC. • BDSup2Sub (http://forum.doom9. org/showthread.php?t=145277) : pour créer les sous-titres. • SupRip (http://exar.ch/suprip) : autre outil pour créer les sous-titres. La plupart de ces liens concernent les logiciels en version 32 bits, pour le 64 bits : • MeGui x64 : http://forum.doom9.org/ showthread.php?t=153904, suivez les

instructions indiquées sur ce forum pour l’installation. • AviSynth 64 : http://forum.doom9.org/ showthread.php?t=152800, suivez les instructions indiquées sur ce forum pour l’installation.

la methode d’encodage

1 : Installation et configuration des outils Après avoir installé AviSynth, installez MeGui qui vous demandera à son premier démarrage d’effectuer une mise à jour automatique de ses différents composants. Faites-la et au moment où il vous sera demandé d’ajouter les profils d’encodage audio/vidéo, sélectionnez-les tous. Allez ensuite dans le menu Options/Settings/External Program Settings du logiciel, afin de donner le chemin de destination des deux fichiers neroAACEnc.exe et BeSplit. exe, indispensables pour le traitement des pistes son et la compression au format AAC. Ce ne sera peut-être plus le cas quand vous lirez ces lignes, mais en raison d’une mise à jour récente du codec x264, les profils de compression vidéo proposés dans le logiciel ont dû être modifiés et n’étaient pas encore complets dans sa version stable 0.3.5.0. Pour avoir accès aux nouveaux profils, il était nécessaire d’utiliser la version de développement de MeGui

1b

1c

1d

(0.3.5.6). Pour ce faire, allez au menu Options/Settings/Extra config, cliquez sur le bouton Configure servers, puis sélectionnez Development à la ligne Auto-update servers, les mises à jour sont ainsi configurées vers les versions bêta de MeGui. Validez, puis refaites une update du logiciel avec Options/Update. Ces profils sont très importants et régulièrement corrigés et améliorés, il est donc important d’avoir leur dernière version.

1a

Vous aurez ensuite besoin des décodeurs vidéo adéquats pour traiter le film dans MeGui. Si vous êtes sous Windows Seven, pas besoin du codec MPEG-2 ou h.264. Mais pour les autres OS et pour le VC-1 sous Seven, il faut installer

PC Update

I 69


Dossier

2a

l’incontournable Ffdshow qui supporte aussi bien le h.264 que le VC-1 et le MPEG-2. Seven intègre le codec VC-1, mais il ne fonctionne pas bien avec MeGui. Dans les paramètres du décodeur vidéo de Ffdshow, allez au menu Contrôle DirectShow et placez l’option Instances multiples sur Sans restriction. En ce qui concerne l’audio, aucun décodeur n’est nécessaire, l’outil eac3to de MeGui prend déjà en charge tous les formats. Il faudra également installer le splitter Matroska pour utiliser le container MKV au sein de MeGui. Faites, par ailleurs, attention à ne pas avoir trop de décodeurs présents sur

votre machine, afin d’éviter les conflits, et désinstallez vos packs de codecs. Si vous avez des problèmes lors du chargement des vidéos dans MeGui, c’est qu’il y a certainement un souci de codec. Dans l’idéal, une installation fraîche de Windows avec uniquement les bons codecs est préférable.

2 : Démultiplexer la source La première opérations consiste à démultiplexer votre source, c’est-àdire à extraire ses pistes audio, vidéo, sous-titres et chapitres afin de les traiter séparément. Cette opération n’est pas forcément nécessaire selon la source, dans ce cas, passez direc-

tement à la partie compression audio et création de script AviSynth. Autrement, lancez pour cela l’outil Tools/ HD Streams Extractor de MeGui. Notez qu’une vidéo 3D se démuxe sans problème. Elle contient en fait deux flux vidéo, un pour chaque oeil, vous pouvez parfaitement en extraire un des deux. Nous ne développerons pas ici la manière d’encoder en MKV 3D mais cela reste possible. Il suffit de compresser les flux vidéo de chaque oeil de la même manière, en ne laissant les pistes audio, les chapitres et les sous titres que dans un des deux, puis de les muxer avec un programme comme MKVMerge supportant une option pour la stéréoscopie. Sélectionnez l’option Select Folder as Input, indiquez le répertoire où est stocké vos fichiers en cliquant sur le bouton de la ligne Input, ou le fichier film seul en sélectionnant Select File as Input, puis entrez le chemin de destination où seront copiés les fichiers extraits à la ligne Output. Cliquez ensuite sur l’élément correspondant du film dans la fenêtre Feature(s), il n’y en a souvent qu’un seul. Si ce n’est pas le cas, référez-vous à la colonne Duration qui indique le temps du film. Après une courte analyse, toutes les pistes audio, vidéo, soustitres et chapitres apparaissent dans

Rester dans la légalité Un Blu-Ray acheté dans le commerce contient des fichiers vidéo tout à fait standards que les logiciels évoqués ici sont tout à fait capables de réencoder. Le hic, c’est qu’il faut d’abord les enregistrer sur votre disque dur (rip). Sauf qu’il est interdit de contourner les protections alors que celles-ci ne laissent aucune possibilité de copie de sauvegarde. Celle-ci étant censée être légale, la situation est plutôt ubuesque. S’il n’est pas question de défendre le piratage ici, comment ne pas regretter de ne pouvoir recopier un film sur le HDD d’un lecteur multimédia ou d’un portable qui n’a pas de lecteur BD ? L’hypocrisie est du reste de mise puisque les outils permettant de faire ces rip illégaux ont pignon sur rue. Anydvd HD est en vente en Europe pour 39 euros, alors que DVD Fab HD est carrément gratuit et disponible sur tous les sites de download français. Ils rippent en 45 min environ, voire 30 pour les lecteurs non bridés, avec une simplicité à désespérer tous les collecteurs de droits d’auteur. Les exemples qui suivent ne valent évidemment que pour les sources exemptes de droits d’auteur ou autorisant la copie à titre privé.

70

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2b


3a

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la fenêtre Stream(s). Sélectionnez les éléments que vous souhaitez extraire en cochant la case correspondante. Quel que soit le codec de la piste vidéo du film, choisissez l’extension MKV à la colonne Extract As. Pour l’audio, faites de même en sélectionnant AC3 pour une piste son Dolby Digital, DTS pour du DTS, WAV pour du PCM/LPCM, DTSHD pour du DTSHD, TrueHD pour du Dolby TrueHD, et E-AC3 pour du Dolby Digital Plus. Laissez l’extension TXT pour les chapitres et SUP pour les sous-titres. Il est, par ailleurs, possible d’extraire le core DTS contenu dans une piste son DTSHD. Pour cela, ajoutez le terme -core à la colonne +Options, et choisissez l’extension DTS à la colonne Extract As. Une fois les sélections effectuées, cliquez sur le bouton Queue et allez à l’onglet Queue de l’interface principale de MeGui, afin de lancer l’opération d’extraction avec le bouton Start. Notez qu’il faut choisir la ou les pistes son en fonction de ce que vous voulez intégrer dans la vidéo finale. Vous aurez le choix de laisser la piste son brute ou de l’encoder dans un format qui occupera moins de place et en laissera donc plus pour la vidéo et sa qua-

lité d’image. Nous vous déconseillons de laisser une piste PCM car elle est très volumineuse. Une piste son TrueHD ou DTS-HD peut, à la rigueur, se conserver mais elle pèsera tout de même plus de 3 Go en DTS-HD pour un film de 1 h 45, contre un peu plus de 1 Go pour du DTS et environ 500 Mo pour de l’AC3. Pour laisser le plus de place possible à la vidéo, mieux vaut compresser la bande-son, notamment en AAC qui permet de conserver le multicanal jusqu’à 6 canaux et car vous pourrez ainsi placer plusieurs pistes audio au sein de la vidéo finale. En ce qui concerne le fichier de chapitres, il sera utile pour les intégrer au format MKV du film compressé et pour pouvoir naviguer dans la vidéo à différents endroits, comme vous le feriez avec la source.

3 : Compression de la bande-son Dans le cas où vous souhaitez compresser la bande-son du film, cette étape est nécessaire. A l’onglet Input de la fenêtre principale de MeGui, aux paramètres Audio, entrez le chemin de destination de la bande-son extraite précédemment dans Audio Input (ou du fichier film directement). Réglez aussi

le chemin de destination où sera stockée la piste son encodée à la ligne Audio Output. A l’option Encoder Settings, choisissez le type de la compression qui sera effectuée. N’oubliez pas qu’il faut choisir un format qui soit compatible avec l’appareil de lecture qui sera utilisé pour lire la vidéo. Vous avez le choix entre l’AC3, le MP3, l’Ogg et l’AAC. Pour ce tutoriel, nous souhaitons conserver un signal multicanal en vue d’une lecture sur PC, nous allons donc sélectionner le profil Nero AAC  : NDAAC-LC-Multichannel-HQ-256kbps (ou le 192 kbps pour gagner un peu de place si besoin), puis l’Extension MP4AAC. Pour régler différemment le codec audio choisi, utilisez le bouton Config pour définir manuellement le débit, les canaux, l’échantillonnage, etc. Si vous avez plusieurs bandes-son à intégrer et à compresser, faites un clic droit au niveau de ces paramètres audio, cliquez sur New Track et réglez les paramètres de cette deuxième piste audio de la même manière. Vous n’avez pas à toucher au paramètre Delay. Cliquez ensuite sur le bouton Enqueue pour placer ces opérations dans la liste de travail de MeGui, allez à l’onglet Queue et appuyez sur Start pour lancer la compression de la ou des bandes-son.

4 : Création du script AviSynth Créons maintenant notre script AviSynth (.AVS) qui va permettre de redimensionner la vidéo, de changer sa cadence d’image et de supprimer les bandes noires, ou encore de réduire le grain. Lancez l’outil Tools/AviSynth Script Creator et chargez le fichier MKV extrait du film, à la ligne Input. Si le chargement de la vidéo se passe correctement, une nouvelle fenêtre d’options s’ouvre, ainsi qu’une fenêtre de prévisualisation du film. Au cas où vous rencontriez des problèmes à ce niveau, notamment au niveau des codecs et si Ffdshow n’est pas utilisé lors du chargement de la vidéo, référez-vous à l’encadré dédié à Graphedit. Dans l’outil AviSynth Script Creator, vérifiez que le ratio d’image est correct à la ligne Input DAR, soit 16:9 (1.777778) pour un BD par exemple, entrez le chemin de destination du script AviSynth qui sera créé à la ligne Video Output, puis allez à l’onglet Filters. Si la vidéo est de type progressif, à la ligne Source Type, choisissez Progressive. Si elle est entrelacée, cliquez

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sissez l’option appropriée entre les différents modes proposés. Notez que ce filtre n’est pas indispensable, la réduction du grain pouvant être faite par le GPU et ses pilotes graphiques, directement à la lecture du film. A l’onglet AVI Source/DSSource, grâce au paramètre FPS, vous avez la possibilité de changer la cadence d’image du film, ce qui sera nécessaire selon le support sur lequel sera lue la vidéo. Placez cette option sur 25, par exemple, si le film est destiné à un baladeur ou un téléphone, vous pouvez laisser une cadence originale de

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Il se peut que Ffdshow ne soit pas le codec exploité par défaut lorsque vous chargerez la vidéo extraite du BluRay, à la création du script AviSynth. Notamment si le film est en VC-1 car le codec de Windows Seven risque d’être utilisé en priorité. Dans ce cas, la première solution est d’indexer ce fichier MKV à partir de l’outil Tools/File Indexer de MeGui. Entrez le chemin de destination à la case Input File, décochez la case On completion load files, cliquez sur Queue, puis allez à l’onglet Queue de l’interface principale de MeGui, pour lancer l’opération d’indexation. Un fichier à l’extension ffindex sera créé, c’est celui-ci que vous devrez charger dans AVS Script Creator, il pourra maintenant être utilisé correctement dans MeGui avec le codec de Windows. La seconde solution consiste à créer un graphique avec l’outil Graphedit, qui permet de forcer l’usage de codecs pour la lecture de la vidéo. Glissez/déposez le fichier vidéo MKV dans le logiciel, puis regardez quel codec est employé. Afin d’utiliser d’autres filtres, supprimez simplement le filtre souhaité et allez dans le menu Graph/Insert Filters. Ouvrez l’arborescence de DirectShow Filters où sont listés tous les filtres disponibles sur votre système. Choisissez un filtre, ffdshow video decoder donc, et cliquez sur Insert Filter. Celui-ci apparaît alors dans la fenêtre principale de Graphedit, vous n’avez plus qu’à reconnecter ses pins d’entrée et de sortie aux autres filtres pour reconstruire la chaîne DirectShow. Supprimez, par ailleurs, le filtre de renderer vidéo du graphique, il ne doit pas être présent pour utiliser ce graphique dans MeGui par la suite. Une fois la chaîne créée, allez sur File/Save Graph As Graph (.GRF) pour sauvegarder votre graphique. Créez un fichier texte .TXT et renommez-le film.avs. Ouvrezle avec Notepad et entrez ces lignes de commandes (en conservant les guillemets) : Directshowsource(« c :\film.grf », audio=false) « c:\film.grf » indique le chemin de destination du fichier GRF créé avec Graphedit, « audio=false » indique que la piste son n’est pas prise en compte (même si elle n’est pas présente dans le MKV extrait du film). Vous pouvez dorénavant charger ce fichier AVS dans l’outil AVS Script Creator.

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sur le bouton Analyse, en ayant cochez au préalable la case Source is Anime si c’est le cas, afin que MeGui détecte automatiquement le mode de désentrelacement à appliquer. Dans les paramètres Filters du même onglet, à l’option Resize Filter, il faut choisir l’algorithme qui sera utilisé pour redimensionner la vidéo. Sélectionnez de préférence les procédés sharp de type Lanczos ou Lanczos4, ce dernier étant meilleur mais plus long lors de l’encodage. Si votre film contient du grain, vous pouvez ajouter un filtre de suppression de bruit, en cochant la case Noise Filter. Selon que la vidéo contient plus ou moins de grain, choi-

23.976 dans pour une lecture sur PC, un lecteur multimédia ou une console. Revenez ensuite à l’onglet I/O pour cocher la case Crop qui permet de supprimer les bandes noires de la vidéo. En cliquant sur le bouton Auto Crop, MeGui devrait faire les choses automatiquement et correctement. Si ce n’est pas le cas, ajustez les valeurs de découpe manuellement dans les quatre cases associées, vous n’aurez théoriquement qu’à couper le haut et le bas de l’image. Il faut maintenant définir la résolution de la vidéo en cochant la case Resize. Pour conserver la plus grande résolu-


tion, entrez 1 920 à la première valeur, puis cochez la case Suggest Resolution (mod16) pour que MeGui calcule la résolution verticale automatiquement. Afin de réduire la vidéo, tout en conservant une résolution HD, entrez 1 280 à la résolution horizontale et laissez MeGui calculer la résolution verticale. Si votre encodage est à destination d’un téléphone ou d’un baladeur, il faudra vérifier les résolutions prises en charge par l’appareil et choisir la valeur horizontale appropriée. Veillez ensuite à ce que la case On save close and load to be encoded soit cochée, avant de cliquer sur le bouton Save. Une étape facultative est possible si vous souhaitez incruster les soustitres directement dans l’image du film. Pour cela, à l’onglet Filters, entrez le chemin de destination du fichier sous-titres, à la ligne Subtitles. MeGui supporte les formats SRT, ASS, SSA et IDX. Reportez-vous à la partie dédiée plus loin pour la création des sous-titres, car il n’est pas possible d’exploiter le fichier SUP extrait du film Blu-Ray, il est nécessaire de le convertir au préalable.

5 : Définir les paramètres de compression vidéo Lorsque le script AviSynth a été créé, vous vous retrouvez de nouveau sur les paramètres principaux de MeGui, avec la présence d’une fenêtre de prévisualisation du film. A la ligne Video Output, entrez le chemin de destination où sera stockée la vidéo compressée. Il faut maintenant choisir les paramètres de compression vidéo x264. A la ligne Encoder Settings, plusieurs profils prédéfinis sont proposés. Si votre vidéo est destinée à un iPhone, un iPod, un Zune, une PSP, une PS3 ou une Xbox 360, sélectionnez le profil x264 correspondant. Ces profils assurent que les paramètres de compression du codec x264 sont compatibles avec l’appareil de lecture. Pour une vidéo destinée au PC, les profils DXVA-High Def et DXVAStandard Def conviennent parfaitement selon que vous avez conservé une résolution HD ou SD. Les profils Blu-Ray sont adaptés si vous comptez relire le film sur une platine, par exemple, et en utilisant un container de fichier M2TS à sélectionner dans une future étape. Vous devez ensuite choisir le mode de compression, qui se sélectionne en

cliquant sur le bouton Config de la ligne Encoder Settings, à l’option Modes. Nous vous conseillons d’exploiter soit le mode de qualité constante, soit le mode d’encodage en plusieurs passes. L’avantage du premier est de pouvoir cibler une qualité par rapport à la vidéo originale. Le problème est que vous ne pourrez pas prédire la taille de la vidéo générée. Le second mode permet de cibler un débit de données et de déterminer avec précision la taille de son fichier. Ce deuxième mode, que nous vous recommandons, doit absolument être utilisé avec un mode de compression en deux passes au minimum. Cochez la case Show Advanced Settings, puis sélectionnez donc Const. Quality, ou Automated 2pass (voire Automated 3pass si le temps passé pour l’encodage n’est pas un souci). Avec le mode Const. Quality, entrez une valeur entre 16 et 26, sachant que plus elle sera basse et plus la qualité de la vidéo sera bonne, mais plus son fichier risque d’être volumineux. Avec le mode à plusieurs passes, il faut déterminer un débit de données, ce que nous allons calculer avec un outil présent dans MeGui. Mais avant cela, vous pouvez voir à l’option Presets, une barre à déplacer vers la gauche ou la droite. Plus elle est à droite, plus les paramètres de compression du codec x264 sont exigeants, et donc plus l’encodage prend du temps, mais pour arriver à une image de meilleure qualité. Nous vous conseillons de placer cette barre sur Slow, Slower ou Very Slow, à vous de voir selon le temps que vous souhaitez destiner à l’encodage. Via les différents onglets, vous pouvez définir manuellement tous les paramètres du codec x264, mais ils sont très complexes. Les profils et la barre de défilement sont là pour vous éviter cette tâche fastidieuse. Si vous

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souhaitez tout de même jouer avec ces options, référez-vous à l’article x264 paru dans PC Update n° 43 qui les explique en détail. Une fois que vous avez déterminé ces paramètres d’encodage, validez pour revenir au menu principal de MeGui (appuyez sur Non pour ne pas écraser le profil orignal lors du message d’avertissement). Pour calculer le débit de données du mode à plusieurs passes, allez au menu Tools/Bitrate Calculator. Normalement, toutes les valeurs des options Video sont déjà définies grâce au script AviSynth créé précédemment. Il est, en revanche, nécessaire de donner le chemin de destination de la bande-son (compressée ou brute selon ce que vous avez choisi de faire) au niveau des paramètres Audio & Extra. Refaites cette opération en cliquant sur Add, si vous comptez ajou-

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ter une deuxième piste son au film, ainsi qu’un fichier sous-titres dans son encapsulation. Sélectionnez le bon Container, puis cliquez sur le bouton du paramètre Total File Size. Ici, choisissez la taille souhaitée pour votre vidéo, ou entrez une valeur manuellement avec l’option Select Size. L’outil va alors calculer automatiquement le débit de données adéquat et l’afficher à la ligne Video Bitrate. Cliquez ensuite sur Apply, ce qui va entrer directement le bitrate calculé dans les options de compression du profil x264 et placer le mode sur un encodage automatique en deux passes (retournez dans les paramètres du profil pour sélectionner 3 passes si besoin). A titre d’information, pour une compression en standard définition, le bitrate le plus couramment utilisé se situe entre 500 et 900 kbps (pas besoin d’aller audelà de 2 500 kbps), entre 3 000 et 6 000 kbps pour une résolution de 720p, et entre 6 000 et 10 000 pour du 1080p

(pas besoin d’aller au-delà de 10 Mbps). Naturellement, plus le bitrate est élevé, plus la vidéo gagne en qualité, mais plus le fichier généré est volumineux. Notez qu’avec une durée de plus de 2 h, et si vous souhaitez conserver une résolution 1080p, la taille d’un DVD-DL (8,5 Go) ne suffira certainement pas pour obtenir une bonne qualité d’image, il faudra tabler sur un fichier de 10 Go et plus.

6 : Etapes finales Une fois tous les paramètres de compression définis et la bande-son éventuellement compressée, préparons maintenant le lancement de

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l’encodage vidéo et la création du fichier final. Cliquez sur AutoEncode dans la fenêtre d’options principale de MeGui, à l’onglet Input. Choisissez le bon Container (MKV, MP4 pour un téléphone/baladeur/console, M2TS pour une platine BD), ainsi que l’appareil approprié à l’option Device si vous choisissez le MP4. Sélectionnez ensuite le chemin de destination de la vidéo finale, à la ligne Name of output. Si vous voulez que la vidéo soit coupée en plusieurs fichiers, utilisez l’option Splitting. Aux paramètres File Size, sélectionnez l’option No Target Size car nous avons déjà défini ces paramètres dans notre profil d’encodage x264. Cochez également la case Add additional content, avant de valider en appuyant sur le bouton Queue. Une nouvelle fenêtre s’ouvre, vous devez y entrer les chemins de destination de vos pistes audio, des fichiers soustitres (qui seront ici intégrés au container et pas directement dans l’image) et du fichier de chapitres. Faites un clic droit/Add track sur Audio 1 et Subtitle  1 pour ajouter d’autres bandesson et sous-titres. Validez enfin en appuyant sur le bouton Go. Si un message d’avertissement apparaît concernant l’espace de couleurs


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Méthode 1 : pour cette première méthode, vous avez besoin du logiciel BDSup2Sub qui nécessite également l’installation de Java sur votre machine. Il va convertir le fichier SUP du film au format SUB/IDX. Lancez le programme (BDSup2Sub.jar) et chargez le fichier SUP au menu File/ Load. Dans la nouvelle fenêtre apparue, cochez éventuellement la case Convert resolution et sélectionnez votre résolution. Faites de même avec les paramètres Framerate si vous avez modifié la cadence d’image de votre film, puis validez. A l’option Output Format du logiciel, sélectionnez SUB/IDX, et Lanczos3 à l’option Filter. Lancez la conversion avec le menu Save/Export. Le fichier IDX créé peut maintenant être utilisé à n’importe quelle étape de MeGui.

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YV12, cliquez sur Oui. Ne faites pas non plus attention si un autre message arrive concernant l’espace de couleurs I420. Tout est dorénavant configuré, il n’y a plus qu’à aller à l’onglet Queue de MeGui et à appuyer sur Start pour lancer la compression de la vidéo et l’assemblage des pistes vidéo, audio, sous-titres et chapitres dans le container. Soyez patient car l’encodage x264 demande beaucoup de temps. Naturellement, plus votre processeur sera puissant et plus vous gagnerez de temps. Afin de compresser un film de 1 h 45 (en 1080p, deux passes, profil DXVA High Def, medium), il a fallu 6 h sur un Core i7-920 et environ 4 h avec un Core i7-970.

avant de les utiliser en tant que fichiers externes, dans un container MKV ou MP4, ou pour les intégrer directement dans l’image de la vidéo encodée. Selon le format des sous-titres dont vous avez besoin, et donc aussi le type du lecteur qui va être utilisé pour lire la vidéo, nous vous proposons deux méthodes. La première est bien plus rapide et exploite le format SUB/IDX. La deuxième se base sur le format SRT et permet d’avoir une meilleure qualité d’affichage des textes, mais elle prend du temps.

Méthode 2 : lancez le logiciel SupRip et cliquez sur Open pour charger votre fichier SUP. La première ligne devrait apparaître. Cochez l’option Automatically Continue With Next Subtitle, puis cliquez sur le bouton OCR pour lancer la reconnaissance automatique. Le programme s’arrêtera sur les caractères non identifiés, en les entourant d’une case jaune. Dans la case en bas à côté du bouton OK, entrez le caractère qui n’est pas reconnu, en majuscule si c’est le cas, et en cochant la case Italic plus haut si besoin. Cliquez ensuite sur le bouton OK pour passer aux caractères suivants, puis de nouveau sur OCR pour relancer la reconnaissance. Répétez cette opération autant de fois que nécessaire jusqu’à la fin. Vous pouvez, par ailleurs, vérifier que tous les caractères de la ligne de texte en cours sont bien reconnus dans la case affichant le texte noir en bas. Cliquez sur l’un des caractères de la ligne originale pour le corriger si besoin. Vous pouvez aussi vous aider

7 : Créer les sous-titres (optionnel) Les fichiers de sous-titres .SUP bruts extraits des Blu-Ray ne sont pas supportés par les logiciels de lecture vidéo. Seul Ffdshow est capable de les lire en tant que fichiers externes, mais nos tests n’ont pas été très concluants. Il est donc nécessaire de les convertir

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tion, repérez les numéros des images (frames) de début et de fin qui correspondent à la séquence vidéo à conserver. A la ligne Start Frame, entrez le numéro de l’image de début, entrez le numéro de celle de fin à la ligne End Frame. Cliquez ensuite sur le bouton Add, puis sur le bouton Add Cuts To Script. Fermez la fenêtre, voilà le nouveau script AVS généré et associé à la partie du film que vous avez sélectionnée. Chargez-le à la ligne AviSynth Script de la fenêtre principale de MeGui et configurez les paramètres de compression.

du bouton Character Map pour sélectionner des caractères spéciaux. Une fois cela terminé, allez à l’onglet SRT, vérifiez les lignes de texte à gauche pour trouver des erreurs et les corriger si nécessaire, puis appuyez sur le bouton Save pour enregistrer le fichier SRT, qui sera donc utilisable dans n’importe quelle étape de MeGui.

8 : Encoder seulement une partie de la vidéo (optionnel) Cette étape vous permet de n’encoder qu’une partie de la vidéo, afin d’effectuer des tests de compression rapides pour choisir judicieusement les paramètres du codec x264. Allez au menu Tools/AVS Cutter, puis entrez le chemin de destination du fichier AVS créé avec l’outil AVS Script Creator. Grâce à la fenêtre de visualisa-

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Des outils plus simples téléphones, baladeurs et consoles. Comme Badaboom, il ne sait pas reconnaître les multiples flux d’un Blu-Ray, ni charger les fichiers MPLS, il faudra donc utiliser un outil comme tsMuxeR avant d’y charger le film. MediaShow Espresso conviendra surtout pour des encodages en petites résolutions à destination d’un téléphone par exemple. AVCHDCoder (http://tools.twanwintjes.nl) : ce logiciel convertit vos films Blu-Ray au format AVCHD en quelques clics et en vue d’une gravure sur DVD (DVD-5 et DVD-9) ou sur BD (BD-25 et BD-50) qui sera lisible dans une platine. Il est capable d’identifier la structure d’un Blu-Ray rippé et vous laisse choisir les pistes audio et sous-titres à conserver.

Voici quelques outils efficaces plus simples à utiliser que MeGui, en vue de l’encodage de vos films Blu-Ray, ou d’une reconstruction de la structure du Blu-Ray. Ripbot264 (http://forum.doom9.org/ showthread.php?t=127611) : basé lui aussi sur le codec open source x264 au même titre que MeGui, Ripbot264 offre des capacités intéressantes et vous guide bien plus pour encoder vos Blu-Ray. Il ne pourra, cela dit, pas charger tous les rips de films, notamment ceux où les flux audio/vidéo/ sous-titres sont contenus non pas dans un fichier M2TS mais dans un fichier MPLS. Il sera alors nécessaire de reconstruire la structure Blu-Ray au préalable avec un outil comme tsMuxeR. Ripbot264 ne sait pas intégrer plusieurs bandes-son lors d’un encodage, mais il sait conserver une piste son multicanal AAC. Pour les sous-titres, il faudra les convertir dans un format reconnu par le programme pour les ajouter au container, mais il est possible d’intégrer le fichier SUP extrait du BluRay directement dans l’image. Ripbot264 autorise une compression avec un mode en qualité constante ou à débit de données en deux passes, le redimensionnement de la vidéo, la suppression des bandes noires, il dispose de différents profils de compression à destination de consoles, Blu-Ray, PSP, iPod, iPhone, Zune, Apple TV, et autorise les formats de sortie MKV, MP4, AVCHD et DivX Plus. Badaboom (http://www.badaboomit.com) : Badaboom est payant (21,30 euros) mais est un des rares logiciels d’encodage exploitant les capacités GPGPU des GeForce

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via CUDA. Il est très facile à prendre en main. Le programme Mediacoder propose aussi cette capacité GPGPU mais il est bien plus complexe à utiliser. Badaboom ne peut, cela dit, pas identifier les différentes pistes audio d’un fichier Blu-Ray rippé, ni d’un fichier MPLS, vous êtes donc obligé de reconstruire le fichier Blu-Ray avec les flux dont vous avez besoin, grâce à une application comme tsMuxeR. Badaboom se dispense du support des sous-titres et ne peut pas intégrer plusieurs bandes-son dans la vidéo. Il est, par ailleurs, limité aux profils Base et Main du codec h.264. Si vous possédez une GeForce compatible, ce programme peut être intéressant pour convertir rapidement des films dans de petites résolutions à destination d’un téléphone ou d’un baladeur. MediaShow Espresso (www.cyberlink. com) : très simple à utiliser lui aussi, MediaShow Espresso est payant (40 euros), mais a l’avantage de supporter l’encodage GPGPU aussi bien avec des cartes graphiques ATi que nVidia. Il ne supporte pas les multiples bandes-son, ni les sous-titres, mais dispose de nombreux profils d’encodage à destination de

BDRebuilder (http://forum.doom9.org/ showthread.php?t=143716) : alternative à AVCHDCoder, ce programme permet de reconstruire très facilement la structure d’un Blu-Ray rippé sur un DVD-5, un DVD-9, un BD-25, ou une taille de votre choix, et en sélectionnant les flux audio et sous-titres à conserver. tsMuxeR (www.smlabs.net/tsmuxer_ en.html) : tsMuxeR est un outil très pratique pour reconstruire la structure d’un Blu-Ray rippé, en ne laissant que les flux audio, vidéo et sous-titres dont vous avez besoin. Il est, par ailleurs, capable de démultiplexer le flux, de l’exporter au sein d’une encapsulation TS, M2TS ou AVCHD, de changer la cadence d’image de la vidéo, ou encore d’extraire le core DTS d’une piste audio DTS-HD.


Pratique

Manuel DA COSTA

La distribution dématérialisée des jeux sur PC L

Le marché du jeu PC se tourne vers la distribution digitale via diverses plateformes. Si le piratage n’en sera pas forcément affecté, les joueurs pourront y trouver des avantages car les meilleurs vont bien loin que vous vendre un download.

es joueurs américains ou belges consacrent déjà presque la moitié de leur budget jeu à la distribution digitale, les allemands ou les anglais plus du tiers, les français un quart. Régulièrement annoncé comme moribond, le jeu PC est d’ailleurs plutôt florissant au contraire et a bien résisté à la crise ! Les plateformes de distribution digitale surfent donc sur un contexte favorable et offrent également de nombreux avantages, tant au niveau des joueurs que des développeurs.

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Steam, une plateforme de distribution incontournable ?

Heureusement pour les joueurs, Valve a choisi de continuer à proposer des parties en réseau local, contrairement à de nombreux éditeurs tels qu’Activision/Blizzard avec StarCraft II.

Précurseur, Valve a lancé en 2003 pour diffuser ses jeux une plateforme de vente dématérialisée puis a su passer du rôle de développeur à celui de

distributeur à partir de 2005, en ajoutant de nombreux jeux issus d’autres éditeurs et développeurs à son catalogue. Steam, qui compte aujourd’hui

plus de 20 millions d’utilisateurs dans le monde, ne repose pourtant pas sur un système révolutionnaire, passant par une clé à valider sur le compte


de l’utilisateur. Il est de cette façon impossible de prêter des jeux Steam à ses amis ou de les diffuser mais aussi et c’est plus discutable de les revendre d’occasion. Plus astucieux encore, Valve a développé et intégré de nombreux services aux jeux PC de son catalogue : chat en ligne pendant que vous jouez, recherche d’amis en

“ D’après une étude Newzoo/TNS, la vente de jeux dématérialisés a représenté en 2009, 22 % du budget alloué aux jeux par les Français. ” Steam se veut donc très pratique. Mais a contrario, se faire voler son identifiant et mot de passe Steam permettra au malveillant de prendre le contrôle du compte Steam et récupérer ainsi toute la collection de jeux PC. Il est heureusement possible de contacter le service technique de Valve pour récupérer l’accès au compte, à condition de pouvoir prouver son identité.

Impulse

Pour séduire les joueurs, Steam intègre de nombreux services tels que la gestion de sa liste d’amis, le chat en ligne, les achievements ou encore la VoIP pendant vos parties.

ligne, création de groupes, organisation d’événements avec système d’information RSS pour avertir vos amis et les membres de votre groupe, VoIP intégrée, mise à jour des jeux automatique, système d’achievements, statistiques de jeux, etc. A cela, vient s’ajouter la possibilité de télécharger les clients serveur de vos jeux favoris, afin de créer et d’héberger des parties réseau en ligne, mais également localement. En utilisant une copie illégale d’un jeu, vous n’aurez aucun accès aux services Steam (ou en jouant offline bien sur mais au moins c’est possible). Steam permet aux utilisateurs de sauvegarder leurs jeux sur le support physique de leur choix, ce qui est utile en cas de réinstallation du PC si votre connexion est très lente. A ce propos, si vous réinstallez votre PC et avez pris soin d’installer vos jeux steam sur un partition séparée, vous n’aurez qu’à réinstaller le client steam pour retrouver tous vos jeux ! Il permet également de jouer sans insérer de disque physique, et le catalogue des jeux disponibles est, bien entendu, accessible en permanence depuis Internet, en plus de contenir des titres absents de la chaîne de distribution classique. Un catalogue qui compte plus de 1 000 titres, y compris des jeux issus de développeurs indépendants tels que Runic (Torchlight), Amanita Design (Machinarium), 2D Boy (World of

Goo), Frozenbyte (Trine), ou encore Number None (Braid), sans oublier les mods de jeux les plus populaires. Steam permet d’ajouter des jeux non Steam à son interface, histoire d’avoir tous vos jeux sous la main au même endroit mais également de profiter de la plupart des services Steam pendant que vous jouez.

D’autres plateformes de vente dématérialisée existent, à l’image de Direct2Drive (www.direct2drive.co.uk) ou Gametap (www.gametap.com), qui se cantonnent à proposer un catalogue de plus de 1 000 titres, avec pour seuls services la possibilité de retélécharger vos jeux en cas de besoin et de jouer sans disque. Les plus gros éditeurs (EA, THQ, UbiSoft, Atari, etc.) disposent également de boutiques en ligne qui se limitent à proposer des contenus inédits en cas de précommande, alors que la plateforme Impulse (www.impulsedriven. com) développée par Stardock, pourrait s’imposer comme un concurrent sérieux à Steam, à condition d’étoffer son cata-

En marge des blockbusters, Steam favorise la distribution des jeux indépendants.

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Pratique

Malgré un catalogue assez limité, Impulse propose de nombreux services communautaires à l’image de Steam.

logue, puisque les services offerts sont similaires (statistiques, achievements, chat en ligne, groupes communautaires, organisation de tournois en ligne, mise à jour des pilotes de la carte graphique, etc.). Persuadé que les DRM sont incapables d’endiguer le piratage, Stardock a d’ailleurs tenté l’expérience incroyable de distribuer le jeu DemiGod sans le moindre verrou numérique. Un choix osé qui s’est malheureusement soldé par un piratage massif du jeu, avec seulement 20 000 copies licites du jeu sur une moyenne de 120 000 connectés. Cette expérience montre, toutefois, que le système de clé avec validation en ligne de Steam, maintenant utilisé par Stardock, a fait ses preuves puisque les jeux proposés par la plateforme de Valve sont très peu piratés. Un phénomène qui n’est d’ailleurs pas étranger au fait qu’un jeu Steam piraté ne peut plus bénéficier de fonctions telles que les parties en réseau local et/ou en ligne, les mises à jour et bien sûr, les contenus exclusifs. C’est sans doute ce qui a poussé Stardock à réutiliser le système de clé avec validation, ainsi qu’une protection contre la copie, pour rassurer et encourager les développeurs et éditeurs souhaitant distribuer leurs jeux via la plateforme Impulse.

Les DLC représentent de véritables arnaques pour certains joueurs, alors que d’autres préfèrent penser que ces contenus additionnels permettent tout simplement de prolonger la durée de vie d’un jeu.

Parce que Stardock a choisi de faire confiance aux joueurs en lançant le jeu DemiGod sans DRM, ce dernier a été piraté à grande échelle.

Desura Desura (www.desura.com), moins orientée vers la distribution commerciale, est plutôt une plateforme dédiée à la communauté des développeurs indépendants et des modders. Car si Valve peut se vanter avec Steam d’accueillir de nombreuses réalisations issues de studios indépendants, elle en rejette également beaucoup

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sans raison, un peu comme le fait Apple avec son AppStore. Au contraire, Desura propose un support technique, commercial et marketing illimité aux développeurs indépendants (système de paiement sécurisé, statistiques des ventes, gestion de bêta tests, système de mise à jour automatisé, DLC, mods, etc.) même si tout cela est encore au stade du bêta test. Mais


Outre la possibilité de découvrir de nombreux mods de jeux PC, Desura offre de nombreuses ressources techniques et commerciales aux modders et aux développeurs indépendants.

lisateurs de jouer aux jeux directement depuis leur navigateur Internet grâce à la technologie Flash. Offrant de grandes similitudes fonctionnelles avec Steam, Desura s’impose comme la première plateforme communautaire dédiée aux jeux indépendants et aux mods.

Vers une évolution des modèles économiques

également aux modders, puisque de nombreuses ressources seront disponibles gratuitement pour encourager les amateurs à développer leurs mods et jeux, sans oublier les forums où se côtoient programmeurs et artistes et le soutien énorme de la communauté Mod DB (www.moddb.com). Pour le reste, Desura permet, bien entendu, aux joueurs de profiter des mêmes mécanismes communautaires que Steam, à peu de chose près, de découvrir de nombreux mods et jeux, aussi bien gratuits que payants, mais aussi de suivre les actualités des mods et jeux en cours de développement.

La dématérialisation offre également une forme d’indépendance aux développeurs qui souhaitent se passer des services d’un éditeur pour distribuer leurs titres. Les développeurs ne sont ainsi plus contraints de faire des concessions à

Gobliins, Beyond Good & Evil, Another World HD, Fallout II, etc.). Bien que son catalogue ne soit pas aussi riche que celui de GOG, qui compte une centaine de titres, DotEmu, qui est une société très jeune, offre la possibilité à ses uti-

DotEmu et GOG : les petits poucets de la distribution Contrairement à la plupart des plateformes de distribution digitale, la start-up française DotEmu (www.dotemu.com) et la boutique des créateurs de Left4Dead alias Good Old Games (www.gog.com) se sont spécialisés dans le recyclage des jeux PC d’antan. De quoi parfaire votre culture vidéoludique et redécouvrir de nombreux titres des années 80/90 sans DRM et compatibles avec Windows XP, Vista et 7, à des prix dérisoires (Arx Fatalis,

Direct2Drive ne propose aucun service communautaire, mais offre un important catalogue de jeux PC dématérialisés.

PC Update

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Pratique

Pay Per Play

Créée en 2001, la société française Metaboli (http://zanox. metaboli.fr) propose, quant à elle, un système locatif parmi 350 jeux PC, qui s’appuie sur des forfaits illimités mensuels, ainsi que sur un logiciel client chargé de télécharger l’intégralité des jeux de votre choix et de vérifier que votre forfait est bien valide, avant de débloquer les jeux. Depuis 2007, Metaboli s’est lancé dans la distribution digitale, avec un catalogue de plus de 500 jeux, par l’intermédiaire des sites Gamesplanet (www.gamesplanet.com) et plus récemment, Gametap.

DotEmu propose de redécouvrir des titres d’antan sans DRM et directement sur son navigateur Web ou son PC.

tement cette voie qu’a choisie le studio S2 Games pour lancer son jeu Heroes of Newerth (www.heroesofnewerth.com). Un clone de DotA proposé à 30 dollars, qui compte plus de 100  000  joueurs, alors que le jeu n’a bénéficié d’aucun support marketing, et qui dispose de contenus additionnels gratuits, ainsi que de nombreux services (statistiques de jeux, classement des joueurs, VoIP intégrée, éditeur de maps, etc.). A l’image de Steam, Heroes of Newerth repose sur l’utilisation d’un compte utilisateur relié aux serveurs de S2 Games via Internet et le taux de piratage est, par conséquent, quasi inexistant. Activision/Blizzard a également choisi d’axer son prochain jeu Starcraft II sur sa nouvelle plateforme Internet Battle.net

plutôt que d’utiliser des DRM trop restrictifs. Si bien que le joueur sera contraint d’être connecté sur le web pour jouer et profiter des services communautaires développés par Blizzard (organisation de matchs, système de hauts faits, fonctionnalités de réseaux social, outils de communication, participation aux bêta tests, etc). D’autre part, Battle.net centralisera toutes les licences de vos jeux Blizzard sur votre compte. Pour être plus clair, en cas d’achat et d’activation d’un jeu Blizzard, qu’il soit dématérialisé ou non, le numéro de licence de ce dernier sera associé à votre compte et il ne sera par possible de le revendre en occasion comme n’importe quel autre achat dématérialisé et quelle que soit la plateforme utilisée (Steam, Impulse, etc).

Fort d’une centaine de titres, Good Old Games propose d’anciens jeux PC incontournables et compatibles avec Windows Vista et 7.

l’éditeur, tant sur l’aspect artistique et technique du jeu que sur l’aspect commercial. Puisque le studio de développement est alors libre de fixer le prix de vente, de choisir les services accompagnant le jeu, en plus d’en gérer le support (mises à jour, DLC, SDK, etc.). C’est jus-

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I PC Update

Tiger Woods PGA Tour 11 est le premier jeu d’Electronic Arts à utiliser le système Online Pass.


Pour mieux contrôler le marché de l’occasion, Electronic Arts qui n’offre aucune plateforme telle que Steam ou Battle.net, a choisi une tout autre approche avec Online Pass. Un nouveau service dont le but est de proposer aux joueurs ayant acheté une version boîte de jeux EA, du contenu téléchargeable ainsi que l’accès aux parties multi-joueurs grâce à un coupon à usage unique. Si bien qu’en cas de revente du jeu en occasion, le futur acquéreur se verra contraint de débourser 10 dollars s’il souhaite pouvoir jouer en ligne mais aussi débloquer le contenu additionnel. Une manière de contrôler un marché de l’occasion qui ne rémunère pas les développeurs et les éditeurs.

De plus en plus d’éditeurs proposent avec les précommandes de jeux PC, un accès exclusif à la démo ou à la version bêta.

La sauvegarde et la restauration des jeux dématérialisés S’il est aujourd’hui assez facile d’acheter des jeux dématérialisés, les différents acteurs du marché ont en revanche négligé l’aspect sauvegarde/restauration pourtant essentiel en cas de réinstallation du système. Exception faite d’Impulse et Steam qui permettent de sauvegarder ses jeux sur le support de stockage de son choix (BluRay, DVD, disque dur externe, NAS). Il suffit pour cela de dérouler le sous-menu Steam et de choisir la commande sauvegarder et restaurer des jeux..., avant de sélectionner les jeux à sauvegarder ainsi que l’emplacement de destination. La restauration se passe de la même façon et vous n’aurez pas à réinstaller manuellement vos jeux. Dans le cas d’Impulse, les choses sont un peu moins élégantes car s’il suffit d’un clic droit sur le jeu de votre choix pour le sauvegarder, la commande Restore Archive du menu principal permettant de le restaurer, Impulse ne permet pas de sélectionner le répertoire de destination pour sauvegarder vos jeux. Vous serez par conséquent contraint de sauvegarder le répertoire C:\ProgramData\Stardock\ Impulse\backup sur une autre partition ou tout autre solution de stockage. Concernant les plateformes DotEmu et GOG, vous pourrez tout simplement sauvegarder les jeux téléchargés sur le support de votre choix. Car en plus d’être proposé sans DRM, les jeux ne sont pas liés à un quelconque client centralisant vos numéros de licences et vous pourrez par conséquent les réinstaller sans problème. Si les autres plateformes (EA Downloader, Direct2Drive, Impulse, etc) ne bénéficient au contraire d’aucun outil de

La voie de la dématérialisation a permis au studio S2 Games de se passer d’éditeur, pour lancer son jeu multiplateforme Heroes of Newerth à un prix attractif.

sauvegarde/restauration, tout n’est pas perdu pour autant et vous devrez commencer par ouvrir les préférences de votre logiciel client pour trouver et sauvegarder manuellement le répertoire de destination des jeux téléchargés. Dans le cas de l’EA Download Manager, le dossier est situé à l’adresse suivante : C:\Programmes\ProgramData\ElectronicArts\EADM\EACore\cache\EADM. En cas de réinstallation de votre système, vous ne serez ainsi pas contraint de re-télécharger les jeux que vous avez acheté. En contrepartie, vous serez quand même obligé de ré-installer votre logiciel client avant d’indiquer le chemin du répertoire sauvegardé et de ré-installer chacun de vos jeux. Une solution qui manque d’élégance et de pratique.

Les avantages et inconvénients de la dématérialisation des jeux PC Si la connexion Internet reste la condition sine qua non pour profiter des plateformes de distribution digitale, ces

Blizzard est très clair : il est interdit de fournir, de créer ou de maintenir des connexions non autorisées à ses jeux et services. Assistons-nous à la fin des parties en réseau local ?

dernières ne manquent pas d’atouts envers les joueurs, les développeurs indépendants et les éditeurs. Pour commencer, l’offre catalogue est riche, accessible à tout moment, partout dans le globe et comprend non seulement des nouveautés, mais aussi des anciens

PC Update

I 85


Pratique

Plateformes

Services

Steam

Système de cadeaux/invitations, gestion des jeux, statistiques de jeux, mode hors connexion pour jouer en solo ou en LAN, outils de réseaux communautaires (gestion des amis, création de groupes, t’chat, discussion vocale, organisation de matchs/tournois, forums), mises à jour automatique des jeux et outils, gestion des serveurs en ligne

Oui

Oui

Impulse

Impulse TV, gestion des jeux, outils de réseaux communautaires (gestion des amis, création de groupes, t’chat, création de blog, forums), mises à jour automatique des jeux et logiciels, mise à jour à jour des pilotes GPU

Oui

Oui

GOG

-

Sauvegarde/restauration manuelle

Oui

DotEmu

-

Sauvegarde/restauration manuelle

Oui

Direct2Drive

-

Sauvegarde/restauration manuelle

Oui

Gestion des jeux Blizzard, organisation de matchs/ tournois, système de hauts faits, fonctionnalités de réseaux social (t’chat, discussion vocale, participation aux bêta tests), accès aux services en ligne tel que l’armurerie World of Warcraft, Place du marché (écosystème du contenu additionnel tel que des maps, scénarios solo, défis, etc), contrôle parental

Sauvegarde/restauration des clés

NC

-

Sauvegarde/restauration manuelle

Oui mais chaque jeu n’est ré-activable que 5 fois sur des PC différents

Battle.net

Gamesplanet

Fonction de sauvegarde/ restauration des jeux

Avec Gamesplanet, Metaboli passe de la location à la vente à l’unité.

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I PC Update

Re-téléchargement illimitée des jeux

titres à un prix attractif. Ce qui permet aux éditeurs de générer des bénéfices avec des jeux absents de la chaîne de distribution classique. A cela, viennent s’ajouter de nombreux services communautaires aujourd’hui indissociables des jeux, comme la mise à jour automatisée des jeux, alors que les éditeurs se montrent de plus en plus astucieux pour séduire les joueurs, en proposant des contenus exclusifs gratuits mais aussi payants, ainsi que des accès privilégiés aux phases de bêta tests et divers autres goodies. Le système de clé avec validation Internet, directement relié au compte utilisateur, a prouvé son efficacité avec un taux de piratage largement à la baisse, sans pour autant être restrictif pour les joueurs qui peuvent profiter de tous les titres, sans avoir à insérer de disque, sauvegarder les jeux et changer de PC ou de composant sans être contraints de réactiver chaque jeu. Tout n’est bien sûr pas parfait, à commencer par l’absence de différence de prix entre une version boîte et une version dématérialisée, à moins de précommander le jeu qui s’accompagne généralement d’une remise moyenne de 10 % et/ou de contenus inédits. Un phénomène qui s’expliquerait par le coût de l’infrastructure réseau nécessaire au bon fonctionnement des plateformes de distribution et de leurs services. Une réponse qui ne nous a pas franchement convaincu mais que nous n’avons malheureusement pas été en mesure de vérifier, puisque les éditeurs n’ont fait preuve d’aucune transparence. Même s’il ne fait aucun doute que la marge de revenus des éditeurs est plus importante avec la chaîne de distribution dématérialisée. Il est, de plus, impossible de revendre un jeu sur le marché de l’occasion. Une aubaine pour les éditeurs qui cherchent justement à contrôler ce mode de distribution parallèle qui ne leur rapporte aucun argent. Pour finir, certaines dérives restent à déplorer, notamment en ce qui concerne les microtransactions qui permettent de plumer le joueur désireux d’obtenir des bonus, équipements divers et autres artefacts facilement, plutôt que de faire appel à ses aptitudes de jeu. Sans parler de la volonté de faire payer les démos et même les participations aux phases de bêta tests. Quant aux contenus additionnels qui se multiplient, ils offrent encore trop souvent un intérêt limité comme trois, quatre maps multijoueurs accompagnées de nouveaux


achievements moyennant une quinzaine d’euros. Alors que d’autres confondent DLC et jeu complet, à l’image de Valve qui a cessé du jour au lendemain de supporter Left4Dead, en proposant non pas les DLC promis à la communauté de joueurs, mais un second volet qui avait la saveur d’une grosse mise à jour.

A retenir :

Nous n’avons aucun doute que parmi vous, certains n’ont que des jeux pirates ;) Et si nous ne sommes pas là pour faire de la morale, nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que tout comme pour l’information, le piratage nuit à la qualité car il prive de moyens les développeurs et les auteurs (on ne vous parle pas de la distribution dont le cout idéalement devrait sauter dans un tel schéma). Et puis, à la limite, même si vous vous fichez de cet aspect moral, un jeu piraté vous prive d’aspects importants auxquels vous n’avez peut-être jamais goûté… L’aspect communautaire peut

• L’achat d’un jeu dématérialisé repose sur un système de clé avec validation Internet et est relié à un compte utilisateur. Ce qui interdit toute revente d’un jeu sur le marché de l’occasion.

• Pour contrer le piratage sur PC, les sociétés telles que Valve, Stardock et Activision/Blizzard ont choisi de développer des services communautaires. • Les plateformes de distribution digitale offrent un catalogue accessible en permanence et plus riche que la chaîne de distribution classique. • Pour séduire les joueurs, les jeux dématérialisés bénéficient régulièrement d’offres promotionnelles et de contenus inédits gratuits et payants.

• Avec des clients comme Steam ou Impulse, les jeux dématérialisés peuvent être retéléchargés de manière illimitée et ne reposent sur aucun système limitant le nombre d’activations. Il est, par conséquent, possible de changer de PC ou de composant, sans être contraint de réactiver ses jeux. • Les plateformes de vente dématérialisée des gros éditeurs (EA, UbiSoft, etc.), mais aussi Direct2Drive, limitent le nombre de téléchargements et de réinstallations d’un jeu. paraître anecdotique mais devrait vous inciter à franchir le pas vers la légalité. Simple exemple, la course de voitures. Voir son temps sur tel ou tel circuit face à des milliers d’autres joueurs est super motivant pour s’améliorer. Disposer de leurs réglages et de leur

ghost aide à progresser. Cela décuple l’intérêt et l’adrénaline d’un jeu en comparaison d’un pauvre petit pirate isolé ;) Des réflexions à méditer également par les plateformes de distribution qui ne profitent pas du numérique pour faire baisser les prix des jeux.

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Pratique

système

jeux

Manipulation de partitions,

sans risque

Réorganisez vos disques, activez l’AHCI sans réinstaller Changer les partitions de votre PC peut s’avérer fort utile en fonction de vos upgrades ou besoins. Et contrairement à ce que l’on peut penser, elles ne sont pas du tout immuables. Les logiciels de gestion des disques permettent sans risque de les remanier pour améliorer la sécurité ou les performances ou pourquoi pas de migrer son système vers un nouveau disque sans réinstaller Windows.

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I PC Update


manuel Da Costa

Q

ui n’a pas regretté un jour qu’une partition de ses disques durs ne soit pas plus grande ou plus petite. Certes, Windows intègre un utilitaire gérant les partitions. S’il permet de créer des partitions primaires, étendues et logiques, de réduire, d’étendre leur taille, le gestionnaire de disques est assez lent dans son fonctionnement, en plus d’être limité : impossibilité de gérer la partition système, agrandissement d’une partition non système impossible si l’espace libre non alloué se trouve au début de la partition, pas de gestion des systèmes de fichiers Linux, pas de fonction clonage, pas d’outils de récupération de partitions en cas de fausses manipulations et impossibilité d’utiliser la totalité de l’espace libre non alloué pour réduire les partitions. Pour plus de flexibilité et des performances accrues, il est donc recommandé d’utiliser un logiciel tel qu’Acronis Disk Director qui est certainement le meilleur du genre (www.acronis.fr), ou Partition Wizard Home Edition qui a l’avantage d’être gratuit (www.partitionwizard.com). Afin que le partitionnement n’ait plus aucun secret pour vous, étudions en détail les cas que vous serez le plus susceptible de rencontrer. Pour cela, nous nous sommes basés sur le logiciel d’Acronis, mais le principe est quasi identique à celui des autres logiciels de partitionnement et vous n’aurez, par conséquent, aucun mal à le reproduire. Les manipulations proposées ici ont été maintes fois testées et sont sans risque.

A1

Néanmoins, l’informatique n’est jamais exempte de bugs ; les plus rares et improbables sont aussi les plus douloureux. Aussi, avant toute chose, faites un backup.

A2 Déplacer une partition Il est courant, pour un utilisateur, de partitionner son disque avec un premier volume dédié au système et un second pour les programmes. Faute d’espace libre suffisant, le premier réflexe est de lancer un gros nettoyage, histoire de libérer de l’espace et regagner un semblant de performances. Car rappelons que plus un disque se remplit, plus ses performances se détériorent. Mais il est également possible de déplacer la partition dédiée à vos programmes vers un autre disque, voire mieux encore, déplacer votre partition système vers un second disque plus rapide. Quel que soit votre cas, préférez la commande Déplacer le volume, à la commande Copier le volume (A1), puisque cette dernière n’intègre pas la copie du MBR : le secteur de boot indispensable pour démarrer Windows. Mais elle est également beaucoup plus simple et rapide puisqu’elle nécessite moins d’actions de votre part. Il suffira, en effet, d’indiquer l’espace non alloué à utiliser (A2) mais aussi la taille et le type de partition souhaités (attention, dans le cas du déplacement d’un volume système, sélectionnez le type de partition primaire et actif (A3)), pour que le gestionnaire de partitionnement puisse créer la nouvelle partition, avant d’y copier l’intégralité des données du volume source. Une fois l’opération terminée, le volume source

A3

sera automatiquement supprimé pour permettre à la nouvelle partition de conserver la lettre qui était auparavant attribuée au volume source. Ceci afin d’éviter tout problème pour démarrer le système, car c’est la lettre C qui doit être attribuée au volume système, mais aussi tout dysfonctionnement lors de l’exécution de vos programmes, puisque Windows conserve les chemins d’accès à chacune de vos applications dans sa base des registres.

Redimensionner une partition Abordons maintenant la méthode de redimensionnement d’une partition, en nous appuyant sur le même cas pratique que celui que nous venons d’évoquer à l’instant. C’est-à-dire un disque divisé en deux partitions respectivement dédiées au système et aux programmes. Imaginons maintenant que la partition système soit trop petite, alors que l’espace libre sur la seconde partition qui contient vos applications est plutôt conséquent. Comment faire pour agrandir la partition système en utilisant l’espace libre de la seconde sans nuire aux données des deux volumes ? Il suffit, pour commencer, de cliquer sur la partition contenant vos programmes et de sélectionner la commande Redimensionner le volume (B1). Dans la fenêtre qui apparaît, vous aurez le choix entre déplacer le curseur de gauche pour réduire la taille de la partition et attribuer l’es-

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I 89


Pratique

B1

pace libéré au début du volume ou bien renseigner de manière exacte la taille de l’espace que vous souhaitez libérer, en utilisant le champ Espace non alloué avant le volume (B2), avant d’appliquer les changements. Cliquez alors sur la partition système que vous souhaitez agrandir et appelez de nouveau la commande Redimensionner le volume. A l’étape suivante, sélectionnez la case Ajouter tout l’espace disque non alloué au volume, avant de valider les changements.

installation de Windows Vista/7 n’est, au contraire, pas récente, n’utilisez surtout pas cette astuce, puisque de nombreuses applications pourraient tout simplement cesser de fonctionner. Vous pourrez, néanmoins, créer un nouveau répertoire Program Files sur une autre partition, ainsi qu’un dossier Program Files (x86) si vous utilisez un système 64 bits, pour installer vos prochains programmes. Quant aux programmes déjà installés sur votre partition système, vous n’aurez pas d’autre choix que de les désinstaller avant de les réinstaller sur la partition dédiée à vos données. De la même façon, il est possible de déplacer votre répertoire Mes documents sans risque, en ouvrant les Propriétés et l’onglet Location, via un simple clic droit, avant de cliquer sur le bouton Déplacer et de choisir la destination. Si vous utilisez Windows 7, la méthode diffère très légèrement puisqu’il faut ouvrir l’explorateur Windows, puis cliquer successivement sur Bibliothèques, Documents, puis Mes documents dans le volet de gauche. Ouvrez alors les Propriétés du dossier Mes documents à l’aide d’un clic droit, choisissez l’onglet Emplacement, puis cliquez sur le bouton Déplacer, avant de sélectionner la destination du répertoire.

Séparer le répertoire programmes de la partition système

Activer le mode AHCI ou RAID sans être obligé de réinstaller Windows

Il arrive, pour diverses raisons, d’oublier de créer deux partitions distinctes pour héberger le système et les programmes. Si vous venez de réinstaller Windows Vista/7, il n’est pas trop tard et il suffit de créer une seconde partition sur le disque de votre choix, avant d’ouvrir l’éditeur de la base des registres et de remplacer le chemin C:\Program Files de la clé ProgramFilesDir située dans l’arborescence HKEY_LOCAL_ MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion, par le chemin de votre choix. Avec les systèmes Windows 64 bits, vous devrez également modifier la clé ProgramFilesDir (x86). Si votre

Lors de l’installation de Windows Vista/7, tout pilote de stockage inutilisé est par défaut désactivé. Si cette méthode permet effectivement de ne

B2

90

I PC Update

pas alourdir inutilement la séquence de démarrage de Windows, elle impose également quelques contraintes techniques. Prenons, par exemple, le cas d’une installation Windows en mode IDE. Il sera, en effet, impossible de démarrer votre système si vous avez choisi de passer du mode IDE au mode AHCI ou RAID via le BIOS de votre carte mère, et vous aurez alors droit à un écran bleu accompagné d’un message d’erreur ou BSOD. De la même façon, il est donc impossible de cloner un disque système placé en mode RAID vers une configuration IDE ou AHCI, et c’est pourquoi la majorité des utilisateurs se résignent à une réinstallation complète de Windows, ses pilotes et ses programmes. Il existe toutefois une astuce très simple à mettre en oeuvre pour vous éviter la corvée d’une réinstallation. Il suffit, pour commencer, d’ouvrir l’éditeur de la base des registres, à l’aide de la commande Regedit, à saisir dans l’invite de commandes Exécuter. Si cette commande Exécuter n’apparaît pas dans votre menu de démarrage, faites un clic droit sur ce dernier, sélectionnez les Options, l’onglet Menu Démarrer, puis le bouton Personnaliser, avant de cocher la case Commande Exécuter et de valider les changements. Une fois l’éditeur de la base des registres ouvert, naviguez dans l’arborescence HKEY_LOCAL_MACHINE\ System\CurrentControlSet\Services\. Dans le cas d’une machine utilisant un chipset Intel, vous devrez modifier la valeur Dword Start de la clé msahci qui correspond au pilote msahci.sys présent dans le dossier Windows/System32/ Drivers, en remplaçant la valeur 3 par 0,

“ Le clonage d’un disque système permet d’installer un nouveau disque, sans être contraint de réinstaller Windows, les pilotes et les programmes. ”


En modifiant la base des registres, il est possible d’activer les pilotes AHCI ou RAID à chaud.

avant de sauvegarder les changements. Dans le cas du RAID, c’est au contraire la valeur Dword Start de la clé iaStorV que vous devrez remplacer par 0, pour que Windows puisse charger le pilote RAID. Dans le cas d’une machine équipée d’un contrôleur RAID AMD, nVidia ou autres, téléchargez simplement l’archive du pilote RAID correspondant à votre matériel, puis décompressez-la à l’emplacement de votre choix, pour découvrir le nom du pilote (par exemple ahcix64s/ahcix86s pour AMD), avant de modifier la clé correspondante dans la base des registres, comme nous l’avons détaillé plus haut. Une fois la base des registres modifiée, redémarrez votre machine, puis modifiez les paramètres du BIOS de votre carte mère pour activer le mode AHCI ou RAID (pensez à créer votre grappe dans le cas du RAID). Une fois Windows démarré, le système vous demandera de redémarrer une dernière fois afin de prendre en compte les changements.

Cloner son système vers un système RAID Maintenant que les changements ont été appliqués, il est possible de cloner n’importe quel système vers le disque dur de votre choix, que ce soit pour remplacer un disque défectueux, ou gagner en performances. Voire les deux à la fois, comme dans notre cas, puisque nous avons choisi de cloner notre disque système : un Velociraptor 150 Go défectueux, vers une grappe RAID 0 de 80 Go composée de deux disques SSD Intel X25-V 40 Go. Une fois le logiciel Disk Director exécuté, ce dernier détecte et analyse les disques présents, avant de dresser une liste détaillée : disques, partitions, type de partition ou volume, taille, système de fichiers, etc. Nous commençons donc par choisir la commande Cloner un disque de base, à l’aide d’un clic droit sur notre disque système (C1). Dans la fenêtre qui s’affiche ensuite, nous sélectionnons alors la grappe RAID 0,

qui accueillera le système (C2). Mais prenez bien garde en choisissant le disque cible puisque son contenu sera entièrement effacé lors du clonage. L’étape suivante est un peu plus délicate puisqu’il nous faut choisir la méthode de clonage (C3). L’option Utiliser le redimensionnement du volume proportionnel est surtout utilisée avec les disques cibles qui ont une capacité

de stockage plus faible que le disque source. Le logiciel détermine alors si le disque cible offre suffisamment d’espace libre pour pouvoir redimensionner la partition système. Cette option est également utile avec les disques cibles de grande capacité, puisque dans le cas où votre partition système actuelle serait trop faible, Disk Director serait alors capable d’utiliser tout l’espace libre pour créer une partition système plus grande. L’option En l’état ne tient, en revanche, pas compte de la taille du disque cible et recréera la partition système de taille identique à la source. L’espace libre restant sur le disque cible ne sera alors pas alloué et vous pourrez l’utiliser comme bon vous semble par la suite, comme pour créer une partition dédiée à la

A l’image de Norton Ghost, Easeus Todo Backup est un logiciel de sauvegarde/restauration PC qui intègre une fonction de clonage disque.

Si Acronis True Image intègre une fonction de clonage, il est impossible de cloner la partition système et le MBR seuls dans le cas d’un partitionnement multiple sur le même disque.

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Pratique

“ La fonction copie d’un gestionnaire de partitions ne permet pas de cloner un disque système. ” le système puisse démarrer. Pour finir, cliquez sur Valider les opérations en attente (C4), pour lancer le clonage qui imposera un redémarrage système. Une fois le clonage terminé, pensez à modifier l’ordre de boot dans le BIOS, si vous ne souhaitez pas démarrer sur l’ancien disque, ou retirez le disque source avant de redémarrer le PC.

Cloner un disque RAID vers un disque IDE ou SATA/AHCI

C1

Si nous venons de voir qu’il était possible de cloner un disque système vers une grappe RAID, sans être obligé de réinstaller Windows, l’inverse est également possible et sans risque. Vous pouvez, par consé-

quent, migrer votre système d’une grappe RAID vers un disque IDE, SATA ou SSD. Pour plus de flexibilité, il n’est d’ailleurs pas utile de désactiver le chargement des pilotes RAID, dont l’impact sur le temps de boot de Windows est infime. Soulignons également, au passage, que dans le cas du déplacement de votre partition système vers un disque SSD, ce dernier est automatiquement détecté par Windows qui appliquera alors les améliorations nécessaires. Pour gagner un peu plus de performances, n’hésitez pas à utiliser l’utilitaire gratuit SSD Tweaker (www.ocztechnologyforum.com). Notez, pour finir, qu’il est aussi possible de convertir le système de fichiers de votre partition. Vous pourrez de cette façon passer du FAT32 au NTFS qui offre plus de fonctionnalités (gestion des quotas, compression EFS, récupération des données facilitée, etc.), en choisissant tout simplement la commande Changer le type de partition.

C2

C4 Lexique • BSOD ou Blue Screen of Death : message d’erreur affiché à l’écran par Windows, lors d’une erreur système critique. • MBR ou Master Boot Record : premier secteur physique qui contient des informations sur la structure du disque, le secteur de démarrage, la signature numérique du disque ou encore la table des partitions (nombre, emplacement, taille, type, système de fichiers).

C3 sauvegarde de vos points de restauration, ou de vos documents personnels. Avant de cliquer sur le bouton Terminer, n’oubliez surtout pas de cocher la case Copier la signature NT, qui permet tout simplement de copier le MBR, le premier secteur physique du disque qui est indispensable pour que

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• AHCI ou Advanced Host Controller Interface : interface propriétaire d’Intel qui permet d’améliorer les fonctions et les performances de l’interface SATA (débits plus élevés, NCQ, hot-plug). • RAID ou Redundant Array of Independent Disks : permet de combiner plusieurs disques de manière à améliorer la tolérance aux pannes, les performances ou les deux à la fois, en répartissant les données sur plusieurs disques. • Partition ou volume : fractionnement d’un disque physique en plusieurs compartiments virtuels.


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Pratique

Sauvez vos photos ratées

L’immortalisation de souvenirs passe souvent par le clic d’un petit compact ou d’un smartphone, outils ô combien pratiques que l’on a en permanence dans la poche. Néanmoins, les images obtenues sont rarement flatteuses, la faute à un manque de netteté, une importante présence de bruit… Heureusement, quelques clics de souris permettront de faire oublier ceci. victor jobard

L

es clichés sont généralement détériorés par trois facteurs : le bruit, le manque de piqué et la sursaturation des couleurs induite par un traitement excessif de l’électronique embarquée. La si attractive compacité de ces appareils est responsable des deux premiers, puisqu’elle limite la taille des composants. En particulier, le capteur et l’optique qui génèrent alors de nombreux défauts quelle que soit la qualité de l’électronique associée. Mais avec un PC et de bons logiciels, on peut, sans aucune prise

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I PC Update

de tête, transformer une bouillie de pixels en quelque chose de tout à fait regardable. Si une large part de vos photos de vacances ont été prises sur un smartphone ou un petit compact et n’ont pas vraiment la qualité dont vous rêviez, suivez ce guide. Les résultats sont vraiment étonnants. Mais avant cela, tâchons de comprendre l’origine du problème.

De l’origine du bruit Le capteur, élément clé de l’appareil, a vu sa résolution augmenter considérablement depuis quelques années. Il y a 5 ans, les com-

pacts standard disposaient de 4 ou 5 millions de pixels, contre jusqu’à 14 aujourd’hui. La surface du capteur, elle, n’a pas évolué, aussi la densité de pixels par unité de surface s’est envolée. Là où celle d’un capteur de reflex est d’environ 3,5 MP/cm², les compacts atteignent les 44 MP/cm² et les téléphones portables culminent à 65 MP/cm², une différence énorme qui a un impact considérable sur la qualité de l’image. Cette augmentation de la densité est d’autant plus ridicule qu’elle ne profite pas à la qualité de l’image, bien au contraire. En effet,


l’objectif dispose de sa propre résolution : on parle de pouvoir séparateur, ou de « piqué » ; cela correspond à la capacité de l’objectif à distinguer deux rayons incidents et à les transmettre sans les confondre. On comprend aisément que la résolution effective est limitée par la plus faible du couple capteur-objectif. L’augmentation de densité du capteur n’est donc profitable que tant que les capacités de la lentille ne sont pas atteintes. De toute évidence, la taille des lentilles utilisées pour ces appareils ne leur permet pas de desservir les capteurs actuels, dès que les conditions de lumière se dégradent un tant soit peu. Résultat, l’image obtenue n’est pas plus détaillée qu’avec une moindre définition, en raison du sous-dimensionnement de l’optique en place. Première conclusion, ne pas foncer sur l’appareil doté de la plus grosse résolution, qui n’est pas gage de qualité, bien au contraire. Autre conséquence, la forte densité implique une réduction de la taille des photosites, ce qui favorise l’apparition du bruit, qui se manifeste par des parasites tels que des pixels colorés sur l’image. Chaque pixel d’un capteur est représenté par un photosite qui convertit la lumière entrante (photons) en un signal électrique, dont le traitement fournira la couleur du pixel final. Même sans lumière, le courant dû à l’alimentation du capteur va générer un signal, l’équivalent du bruit de fond des hautparleurs allumés. Ce signal supplémentaire est « bruyant », car il varie suivant les pixels et augmente avec la température. La lumière reçue par le pixel doit être plus importante que le bruit pour être significative et se distinguer ainsi de lui. Si l’on considère maintenant un groupe de pixels contigus, recevant tous la même lumière, chacun va renvoyer une valeur binaire exprimant la lumière qu’il a reçue. En ajoutant le bruit déjà généré par le capteur, qui varie d’un pixel à l’autre, chaque valeur différera faiblement des autres. Le signal étant par la suite amplifié, les différences s’accentuent et l’aplat que l’on attendait sur l’image apparaît en nuances.

rapport signal/bruit diminue. Pour contrer ce phénomène, l’électronique de l’appareil est programmée pour lisser l’image afin de réduire le bruit, ce qui s’accompagne inéluctablement d’une perte de détails. L’augmentation de la sensibilité est également un facteur de bruit, mais elle est pourtant obligatoire quand la lumière vient à manquer. Afin de conserver des vitesses d’obturation raisonnables, on monte la valeur ISO, ce qui exploite mieux le peu de lumière disponible mais capte aussi le bruit. Disposer d’un objectif avec une très bonne ouverture permet de ne pas trop monter en ISO, mais les petits compacts ouvrent au mieux à F2.8 sur leur focale la plus large et nettement moins en télé. On se retrouve très vite dans une mauvaise spirale, petit capteur, haute sensibilité, bruit énorme… Mieux vaut donc éviter de zoomer en basse lumière. Les smartphones les plus récents ouvrent également à 2.8, mais leur capteur est si petit que le bruit arrive aussi très vite.

Post-Traiter pour débruiter Intéressons-nous aux moyens de traiter les images pour en tirer tout le potentiel. A cet effet, nous nous tournerons vers les logiciels de retouche, qui disposent de puissants algorithmes de traitements, mettant à profit la puissance de nos machines, bien plus efficaces que le traitement interne d’un appareil photo. Certains sont payants comme l’incontournable Photoshop, mais le logiciel libre est également représenté avec The Gimp.

Tous deux intègrent, par défaut, des fonctionnalités d’accentuation des détails et de réduction de bruit : sous Photoshop, il s’agit des filtres éponymes, alors que sous Gimp, ils sont nommés Renforcement de la netteté et Filtre NL, pour Non Linéaire, mais leur résultat est vraiment décevant comparé à Photoshop. Heureusement, il existe également une grande quantité de plugins gratuits, notamment G’MIC, doté de 146 filtres différents, assez convaincant avec son Anisotropic Smoothing et son Octave Sharpening. Malgré l’efficacité de Photoshop, des éditeurs tiers proposent des plugins offrant un traitement encore plus abouti. Ainsi, le meilleur traitement du bruit revient à Topaz Denoise, basé sur un algorithme très puissant qui analyse le bruit présent dans l’image et le traite de manière non uniforme, de sorte qu’il soit le moins destructeur possible : seules les zones les plus touchées sont traitées. De même, pour l’accentuation, Nik Software Sharpener Pro 3 offre des résultats très satisfaisants et propose de ne traiter qu’une partie de l’image via des points de contrôle définis par l’utilisateur. Les deux plugins cités précédemment sont payants, mais proposent des versions d’essai. Enfin, mention spéciale pour l’excellent Neat Image, dont la version de démo, non limitée dans le temps, permet de traiter très efficacement les fichiers JPEG bruités. Cerise sur le gâteau, ce logiciel peut foncPrincipaux standards de capteurs, entre les deux tailles extrêmes, un rapport de 1 à 100.

Le bruit apparaît lorsque les perturbations induites par l’électronique prennent le pas sur les informations reçues par le photosite : au signal lumineux, s’ajoute un signal parasite. Ce phénomène est d’autant plus important que la taille des pixels est petite : la quantité de lumière reçue est inversement proportionnelle à la taille du photosite, et comme le signal parasite est constant, le

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tionner en plugin Photoshop et faciliter ainsi le traitement des images.

Eliminons le bruit ! Avant d’investir dans Photoshop, voyons dans un premier temps si le trio Gimp G’MIC - Neat Image peut vous suffire : le second sera interfacé par le premier et permettra de renforcer la netteté via le filtre Octave Sharpening, alors que le dernier servira à traiter le bruit. Il est préférable de traiter le bruit, puis d’augmenter la netteté et non de procéder dans l’ordre inverse, car l’augmentation de netteté est plus destructrice que le traitement du bruit, on la réserve donc pour la dernière étape.

La version de démo de Neat Image suffit pour traiter efficacement le bruit.

Le plugin gratuit G’MIC pour The Gimp ne propose pas moins de 171 filtres !

Le filtre de traitement du bruit par défaut montre rapidement ses limites sur des images très touchées.

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Commençons donc par Neat Image ; le logiciel est architecturé selon quatre onglets, qui correspondent à quatre étapes nécessaires au filtrage. Le premier permet d’ouvrir l’image à traiter, le second va déterminer la quantité de bruit dans l’image, en analysant une zone unie, qui peut être choisie soit

par l’utilisateur, soit automatiquement par le logiciel. Le troisième onglet concerne les réglages à appliquer, les deux plus importants étant dans la partie Noise Reduction Amounts : l’un gère le lissage général de l’image, alors que le second traite les pixels colorés. Les réglages de Noise Levels permettent de moduler ceux cités précédemment  : ils déterminent un seuil de bruit à traiter, en dessous duquel le traitement n’est pas effectué. Quant au dernier curseur, il permet de renforcer la netteté de l’image. Le quatrième onglet permet d’appliquer les réglages et de sauver l’image. On peut ensuite passer à la netteté. Le plugin G’MIC, une fois installé, apparaît dans l’onglet Filtres de The Gimp. Le filtre d’accentuation qui nous intéresse, Octave Sharpening, se situe dans la catégorie Enhancement. Quatre principaux réglages sont disponibles : les curseurs Scale et

Threshold influent sur l’intensité de l’effet, plus leur valeur est faible et plus l’accentuation est forte. Notez, cependant, qu’il vaut mieux ne pas descendre trop bas avec le premier  : en dessous de 4, son effet est trop agressif. Maximal Radius et Amount ont un effet sur les microcontrastes, les valeurs par défaut sont en général correctes. Après ce traitement, il est normal que l’image soit plus bruitée, étant donné que nous avons accentué les contours, mais aussi les défauts. Le traitement ainsi effectué est d’un bon niveau, mais il est possible d’aller plus loin, en utilisant Photoshop couplé aux plugins de Topaz et Nik.

Photoshop : le poids de l’expérience Après installation de Nik Sharpener Pro et Topaz Denoise, ceux-ci se retrouvent dans l’onglet Filtres. Notez toutefois que seul le second possède une version 64 bits ; pour utiliser ces plugins, il est donc conseillé d’opter pour la version 32 bits de Photoshop, en attendant que Nik Software propose son Sharpener Pro en 64 bits. Commençons là encore par le bruit. Topaz Denoise 4 propose huit curseurs de réglages, repartis en deux catégories : Noise Reduction et Detail Recovery. La première réduit le bruit, la seconde limite la perte de détails. Le premier curseur, Overall Strength règle l’intensité du lissage, alors que les quatre suivants sont des seuils de traitement. Dans la catégorie suivante, Recover Detail va accentuer les arêtes et les bords des objets dans l’image, alors que Reduce Blur va augmenter la netteté globale de l’image.


Comment régler au mieux mon appareil ? Il n’est pas toujours aisé de s’y retrouver dans les paramétrages d’un appareil, voici quelques conseils pour obtenir la meilleure qualité d’image disponible. Evitez au maximum la compression du fichier photo final ; les dénominations varient suivant les marques, entre étoiles et autres symboles, il faut opter pour la qualité « fine », celle qui produira les plus gros fichiers avec l’altération de données la plus faible. Ensuite, retenez que la meilleure image sera celle qui aura été la moins traitée et filtrée par l’appareil, ce qui permettra aux plugins PC, bien plus performants, de disposer de plus de matière. Oubliez donc les gadgets de traitement, le sharpening et les corrections de couleurs. Tout cela sera bien mieux fait à la main sur votre PC, même si cela prend un peu de temps. A la prise de vue, déterminez au cas par cas la sensibilité maximale acceptable, c’està-dire le seuil à partir duquel le capteur génère trop de bruit pour être rattrapable. En général, le 400 ISO reste exploitable, mais attention au flou de bougé. Enfin, évitez de zoomer pour garder la meilleure ouverture possible quand vous êtes en basse lumière.

d’un curseur seuil, permettant de fixer un niveau en dessous duquel le filtre sera inopérant. Les trois filtres restants ne proposent aucun réglage, néanmoins ils peuvent s’avérer efficaces, surtout Contours Plus Nets et Plus Net. Ce dernier est à préférer dans le cas d’une photo issue d’un smartphone ou d’un compact bruitée, il équivaut à une accentuation moyenne. Globalement, on peut s’appuyer sur le filtre Accentuation, en se basant sur un rayon de 1.2, un seuil à 0 et un gain compris entre 40 et 100 % selon la netteté de l’image à traiter.

Beaucoup de paramètres à régler dans Topaz Denoise 4, mais les résultats sont excellents !

Le dernier curseur, Add Grain, permet d’ajouter du grain, donc de la texture à l’image : ce paramètre permet d’éviter des aplats dus au filtrage. Passons à l’accentuation. Lorsque l’on travaille avec des photos en JPEG, provenant de compacts ou de smartphones, mieux vaut se tourner vers le Sharpener Pro Output Presharpener pour le premier plugin, le RAW Presharpener étant destiné aux fichiers fournis par les reflex. Trois parties de réglages apparaissent, la première, Output Sharpening permet de choisir le support final de l’image et d’adapter les réglages en fonction : pour une impression, on pourra sélectionner le papier, la distance à laquelle le tirage sera vu et la résolution de l’imprimante. Par défaut, c’est le paramétrage sur écran qui est retenu, le curseur présent permettant de régler l’intensité de l’accentuation. La partie Creative Sharpening est composée de quatre curseurs, le premier contrôle l’intensité du traitement, le curseur Structure met l’accent sur les plus petits détails ainsi que les textures. Le troisième, Local Contrast, permet de renforcer les contours des objets. Enfin, le réglage Focus contrôle la netteté globale de l’image. La dernière partie concerne le traitement sélectif, c’est-à-dire que le plugin permet de choisir des zones à traiter, via des points de contrôle. Les points de contrôle sont définis

Pour ce qui est du bruit, le module Réduction de Bruit offre quatre curseurs de réglages : l’intensité, qui définit la force du filtrage et la conservation des détails, qui autorise un

Filtre d’accentuation de Photoshop, trois curseurs pour une netteté accrue.

Nik Software Sharpener Pro 3 permet d’accentuer l’image par zones, grâce aux points de contrôle.

par un rayon et un centre : le centre détermine l’objet à sélectionner et le rayon définit la zone d’action. Concrètement, seules les parties d’une couleur proche de celle du centre seront englobées par le point de contrôle. Autre possibilité, passer par les filtres intégrés à Photoshop : dans la section Renforcement, on trouve cinq filtres d’accentuation, dont deux qui offrent des réglages avancés, il s’agit d’Accentuation et de Netteté optimisée ; le second proposant d’utiliser différents algorithmes. On retrouve dans les deux cas les curseurs de gain et de rayon : le premier correspond à l’intensité de l’effet, à essayer à 1 ; 1,5 et 2 en général, le second détermine l’étendue de l’effet. Le filtre Accentuation dispose en sus

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De gauche à droite : image originale, puis traitée avec Gimp et Neat Image, puis via Photoshop et enfin, avec utilisation des plugins. Le gain de qualité parle pour lui-même !

Le filtre Photoshop fait ici jeu égal avec celui de Neatimage, leur grand défaut est de conserver des taches colorées; Topaz Denoise les élimine parfaitement, restituant ainsi une couleur très proche de celle d’origine.

lissage plus fort. Le suivant concerne le bruit chromatique, il a pour effet de supprimer les pixels colorés. Quant au dernier, il renforce les détails, il agit comme un filtre d’accentuation. En pratique, il faudra fixer une intensité entre 5 et 8, et une conservation des détails sous les 40 %, sous  peine d’avoir un filtrage trop faible. Le curseur suivant peut être réglé à 100 %, le bruit coloré étant souvent visible dans les aplats. Quant à l’accentuation des détails, mieux vaut ne pas en abuser, une limite vers 40 % semble raisonnable. Notez que dans le cas de photos extrêmement bruitées, il est parfois judicieux de passer en noir et blanc, ce qui a pour effet de supprimer le bruit coloré, et cela permet de s’affranchir des trop fortes saturations qui caractérisent les images trop bruitées. Au final, sans dépenser quoi que ce soit, on peut s’offrir des résultats très

Luminosité, contraste... Autre réglage plus facile à manier, le couple luminosité/contraste peut améliorer vos photos mal exposées. Mieux encore, les outils courbes et niveaux accessibles dans Photoshop via Ctrl + M et Ctrl + L font des miracles même en mode automatique, notamment pour enlever les voiles gris. L’outil Courbes repose, comme son nom l’indique, sur une courbe reliant luminosité initiale et luminosité de sortie de chaque ton : en abscisse les valeurs vont du noir au blanc de gauche à droite, en ordonnée c’est de bas en haut. La droite à 45° par défaut ne modifie logiquement pas l’image, l’outil propose donc d’ajouter des points à la courbe et de la modeler selon ce que l’on souhaite: une forme de «S», par exemple, éclaircira les zones très claires et foncera les zones très sombres, un bon moyen de dynamiser une photo de paysage. L’outil Niveaux plus intuitif, se base sur l’histogramme de l’image, afin de modifier si nécessaire le point blanc et le point noir de l’image avec les pipettes. Vous pourrez également recalibrer l’histogramme à l’aide des curseurs, notamment si vous avez un gros trou dans le noir ou le blanc. Le curseur de ton moyens se charge de l’exposition globale de l’image. satisfaisants. Utiliser Photoshop n’est pas dénué d’intérêt pour autant, le résultat est un cran au-dessus de ce qu’offre The Gimp et le rendu est plus réaliste ; de plus, il n’est pas nécessaire de passer par plusieurs logiciels, cela fait gagner quelques précieuses

secondes, non négligeables lors du traitement de plusieurs dizaines de photos. Quant aux perfectionnistes, ils ne pourront que craquer pour les plugins de Topaz ou Nik. Mais le mieux dans ce cas reste de ne pas faire de photos avec un smartphone ;)

Avantage à Neatimage dans son duel avec le filtre Photoshop, ce dernier attenue la luminosité de la diode; encore une fois le plugin de Topaz est nettement meilleur.

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Geek attitude Une vitrine technologique de salon

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ne table basse de salon en bois massif couleur noyer, des vitres, un rétroéclairage composé de LED et des disques durs et des cartes mères monstrueuses datant du début des années 90. Cette réalisation de GuyInMilwaukee (www.thenewsisbroken.com) devrait définitivement vous convaincre que les composants collector que vous entreposez dans votre placard ont encore une réelle utilité.

Supersonic

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Retrogaming

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obe sexy, écran tactile de 3,5 pouces, processeur ARM9 à 533 MHz, 128 Mo de mémoire, accéléromètre, moteur de vibrations, compatible Flash, et système Linux embarqué. La nouvelle console portable Caanoo de Gamepark, vendue aux alentours de 150 euros, est le périphérique incontournable pour tous les fans de retrogaming (http://editionspixnlove.fr) qui pourront revivre des titres cultes : Ghost’n’Goblins, Wonder Boy, Rygar, Bionic Commando, Shinobi, Strider, Dragon’s Lair, Bomb Jack, Donkey Kong, etc.

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algré l’étrange ressemblance avec la PS3 de Sony, le Verity Audio Monsalvat (www.verityaudio.com) n’est autre qu’un système audio ultrahaut de gamme, qui se compose de deux haut-parleurs de type colonne qui combinent un encombrement minimal, une ligne élégante et des caractéristiques acoustiques supersoniques : efficacité de 99 dB à 1 m dans l’axe, bande passante de 6 Hz à 60 000 Hz, transducteurs de graves de 15 pouces, deux caissons de basses séparés, un filtre digital crossover actif, et six canaux d’amplification séparés. En attendant de découvrir le reste des caractéristiques techniques, le prix de l’ensemble Verity Audio Monsalvat est annoncé à 325 000 dollars. Ajoutez quelques milliers de dollars en plus pour des préamplis et amplis, et vous pourrez enfin ressentir les effets du son HD.


Applegate

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vec une moyenne de 200 000 activations par jour, Android séduit toujours plus d’utilisateurs et pourrait même renverser l’iPhone 4 d’Apple, qui a sans doute souffert de l’antennagate. Avec son prix attractif de seulement 149 $, la tablette Gentouch 78 d’Augen (1) ira sans doute dans ce sens. Surtout depuis que le CyanogenMod qui s’appuie sur Froyo (Android 2.2) est disponible. Du côté des caractéristiques, la Gentouch 78 (www.augengentouch.com) embarque un système Android 2.1, un processeur ARM cadencé à 800 MHz, un écran tactile de 7 pouces d’une résolution de 800 x 480 pixels, 256 Mo de mémoire, 2 Go de mémoire interne extensible à 16 Go par le biais d’une carte SD, et le Wi-Fi. De quoi donner la leçon à la Home Tablet 7 (2) d’Archos (www.archos.com) qui s’appuie sur un processeur ARM9 plus lent (600 MHz), 128 Mo de mémoire, ainsi qu’un démodé Android 1.5. A l’exception du processeur ARM Cortex A8 cadencé à 600 MHz, mais aussi de son système Froyo Android 2.2, la tablette MIDnite (3) de Nationite est techniquement très proche de la Gentouch 78 d’Augen et devrait être disponible au prix moyen de 160 euros, au moment où vous lirez ces lignes. De son côté, l’Australien Pioneer Computers (www.pioneercomputers.com. au) vient lui aussi de dévoiler le modèle DreamBook ePad L11 HD. Une tablette proposée à 699 dollars (4) qui s’appuie sur un écran tactile de 11,6 pouces LED 16/9 (1 366 x 768 pixels), un Atom N450 à 1,66 GHz, l’IGP nVidia ION 2, un disque SSD 16/32/64 Go, un capteur 1,3 Mpixel, une sortie HDMI, un lecteur SDHC et Windows 7 Home Premium. Moyennant 200 dollars de plus, la DreamBook ePad L10 CULV s’appuie, pour sa part, sur un écran tactile LED de 10 pouces (1  024 x 600 pixels), un processeur SU3500 d’Intel, l’IGP GMA X4500, 1 Go de mémoire DDR2. A notre avis, ces tablettes sous Windows n’ont que peu d’intérêt, on leur préférera les futures tablettes Tegra 2/ Android 720p si elles se décident à sortir.

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1 Côté téléphones cette fois, des rumeurs de plus en plus persistantes semblent indiquer que HTC dispose avec le HTC Glacier d’un prototype qui embarquerait un Qualcomm SnapDragon dual core et qui serait globalement trois fois plus rapide que le récent HTC Desire, d’après un test publié sur le site GLBenchmark (www. glbenchmark.com). Une rumeur loin d’être surréaliste puisque Qualcomm (www. qualcomm.com) a officiellement annoncé avoir envoyé les premiers samples de la troisième génération du processeur SnapDragon, un dual core cadencé à 1,2 et 1,5 GHz. Lui aussi plus rapide que le Desire, le Samsung Galaxy S (5) débarque avec son clavier coulissant, son écran Super AMOLED de 4 pouces (480 x 800 pixels), son processeur ARM Cortex A8 1 GHz, son capteur 5 Mpixels capable d’enregistrer les vidéos en HD 720p et un mini-objectif en façade pour les appels vidéo, le support du Wimax/Bluetooth 3.0/Wi-Fi 802.11n. De quoi effriter toujours plus la suprématie du iPhone 4, grâce au système Android Eclair 2.1 accompagné de l’interface TouchWiz, ainsi que les classiques : accéléromètre, gyroscope, compas électronique, capteurs de proximité et de luminosité, et GPS. Alors que le lancement du Nokia N8 n’était prévu que dans le courant du troisième trimestre 2010, il a pris, une fois n’est pas coutume, un peu d’avance (6). Le N8 s’appuie sur le nouveau Symbian 3, un écran tactile de 3,5 pouces AMOLED d’une résolution de 640 x 360 pixels, 16  Go d’espace de stockage épaulé par un lecteur compatible microSD 32 Go, un capteur 12 Mpixels avec une optique Carl Zeiss et un flash Xenon pour enregistrer vos photos et vidéos (h.264 720p 30 images/s), une prise HDMI pour profiter de vos contenus multimédias sur votre écran HD, un accéléromètre, une boussole, des détecteurs de proximité et de lumière ambiante, et un système de navigation gratuit couvrant 70 pays. Alors que Nokia a totalement raté le marché du smartphone jusqu’à présent, le N8 représente sans doute son dernier espoir, avant de sombrer totalement dans le ridicule.

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2 La simulation auto sur PC sous adrénaline

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i les systèmes Wiimote de Nintendo, Kinect de Microsoft ou encore PlayStation Move ajoutent un peu de fun aux jeux vidéo, ils ne font pas le poids face au monstrueux simulateur VRX iMotion (1) de VRX Technologies (http://vrx.ca). Compatible PC, Xbox 360, PS3 et Wii, ce simulateur high-tech est entièrement personnalisable et peut atteindre 28  000 $. Mais à ce prix, vous aurez droit au simulateur automobile ultime avec un siège baquet, des pièces mécaniques issues du monde professionnel du rallye (structure en acier inoxydable renforcé, pédalier hydraulique CST, levier des vitesses pro, aluminium usiné CNC, fibre de carbone, moyeu + volant à retour de force, etc.), la technologie D-BOX Motion CodeTM capable de reproduire les mêmes sensations que celles d’un véritable pilotage automobile (vibrations, accélération, freinage, chocs, etc.). Après une telle orfèvrerie high-tech, difficile de se contenter de la X-Dream Gyroxus Gaming Chair  (2) qui, moyennant 399  £ (www.boysstuff.co.uk), n’offre qu’une chaise articulée en plastique pas vraiment confortable, équipée d’un manche central pour fixer une manette Xbox 360 ou PS3 sans fil.

Programmez vos propres jeux Video2brain

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l’image d’Elephorm, Video2Brain (www.video2brain.com) propose une gamme de tutoriels vidéo d’excellence, couvrant de nombreux thèmes créatifs, des ateliers pratiques, mais aussi les fondamentaux de nombreux logiciels (Photoshop, Lightroom, Illustrator, Flash, After Effects, Joomla, The Gimp, Dreamweaver, Excel, Office, Premiere, InDesign, Wordpress, Cinema 4D, etc.). Proposées en DVD ou directement en ligne, les formations interactives n’imposent aucune installation et bénéficient d’une interface simple, ergonomique et intuitive pour apprendre à votre rythme. Mais ce sont incontestablement les formules d’abonnement qui sont les plus intéressantes. La formule Tutorium classique (198 euros) offre ainsi un accès illimité en streaming à tout le catalogue de formations pendant un an, alors que la formule Deluxe (298 euros) offre en plus la possibilité de sauvegarder toutes les vidéos.

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i nous sommes nombreux à être tentés par le développement de jeux vidéo, surtout depuis que des moteurs tels que l’UDK et le CryEngine 2 sont gratuits, nous sommes également nombreux à nous heurter aux difficultés techniques liées à la programmation en C++ ou aux fondamentaux d’un moteur de jeu, faute de pouvoir suivre des études spécialisées. Développez des jeux 3D avec Unity, édité par Pearson Education France (www.pearson.fr), se veut un ouvrage complet appréhendant toutes les bases dans la conception d’un jeu en 3D : compréhension des bases, éditeur de terrains, interactions, systèmes de particules/collisions/ragdoll, raycasting, gestion de la physique, IA, compilation, débogage, le tout dédié spécifiquement au moteur de jeu Unity. Ce moteur multiplateforme (Android, iPhone, Mac, Windows) est certes moins connu que le CryEngine, mais c’est le premier livre du genre en français, complet qui plus est. Une vraie aubaine qui vous permettra d’intégrer de nombreux projets de jeux (www.moddb.com) et d’acquérir encore plus d’expérience (www.unity3d-france.com).


Le mod du mois

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e mod du mois nous vient de l’Espagnol Javier Sanchez, 26 ans, qui s’est inspiré de la fameuse unité mécanique lourde de combat Space Marine Dreadnought, issue de l’univers Warhammer 40 000. Contrairement à ce que nous pensions, Javier n’a pas eu recours à des moyens lourds et coûteux pour réaliser ce mod, qui aura coûté environ 300 euros (hors configuration PC) et nécessité près de 2 ans et demi de travail. Les matériaux utilisés ne sont autres que du bois, du PVC et quelques pièces d’aluminium usinés avec de l’outillage traditionnel (Dremel, scie, lime, perceuse, ciseaux et fraises à bois, ponceuse, etc.) avec pour finir, un bon coup de peinture. Sans doute la partie la plus difficile au vu des détails. Côté configuration, le Dreadnought embarque un Core i7 860 épaulé par 4 Go de mémoire OCZ 1333 LV et une Sapphire Radeon HD 5850…

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Customisez votre PC avec un sticker

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Panasonic offre une nouvelle dimension à ses APN Lumix

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n attendant de découvrir les caractéristiques techniques exactes du premier objectif interchangeable Panasonic 3D (1), qui devrait débarquer d’ici la fin de l’année et transformera les APN de la gamme Lumix G en appareils 3D, le Panasonic GF1 s’offre un équipement complet de plongée sous-marine. Proposée à 2 200 dollars, l’INON X-2 (2) est une coque étanche en aluminium capable de protéger votre APN et son objectif à une profondeur pouvant atteindre 75 m. Mais à une telle profondeur, les deux bras articulés surmontés d’un éclairage, proposés en option (110 dollars pièce), qui donnent un look de sous-marin télécommandé, ne seront certainement pas de trop pour immortaliser les copains de Nemo.

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i votre PC portable, voire votre tour, est un peu fadouille, un sticker est une option pas si ridicule pour l’égayer un peu. La société Mandellia (www.mandellia.fr) propose de nombreux stickers autocollants pour customiser votre PC portable. Le catalogue de stickers proposés est très large mais via l’espace créateur, vous pourrez aussi créer et proposer vos propres designs, pour ensuite les vendre. Du côté pratique, les stickers sont repositionnables, ne laissent aucune trace de colle, mais demandent quand même de l’application et de la patience pour éviter la formation de bulles d’air. Le site Web RadCarton (www.radcarton.co.uk) propose également des décalcomanies en relief, d’une grande classe, qui sont au passage beaucoup plus faciles à poser que les stickers Mandellia et qui ont, en plus, retenu l’attention des ténors du modding PC tels que bit-tech.net. En attendant que d’autres décalcomanies ne viennent enrichir le catalogue encore peu étoffé, RadCarton est également capable de créer des décalcomanies avec du relief à la demande et à partir de vos créations graphiques. Le service se montre d’ailleurs très professionnel puisque de nombreux échanges de mails sont mis en place pour finaliser et valider votre décalcomanie personnalisée, pour un résultat final optimal.


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Rétrocomputing

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nVidia GeForce 256 L’explosion des jeux 3D

Thomas Olivaux Au tout début de l’ADSL, une époque où le Pentium III était roi, nVidia bouleverse le marché de la 3D grâce à la GeForce 256, première carte graphique équipée d’un GPU. DirectX 7, T & L, Quake III en 1 024 x 768 fluide, tout un programme !

Les débuts de la 3D Les accélérateurs 2D/3D ont vu le jour dans les années 80. Ils reposaient alors sur des processeurs généralistes, tels que ceux d’Intel, ce qui limitait leurs performances et les rendait hors de prix. Pour le marché grand public naissant, des accélérateurs 2D spécifiques tels que les VGA et XGA d’IBM (il s’agissait au départ de contrôleurs graphiques !) ont vu le jour et ont été clonés par de très nombreuses sociétés, avec quelques années de délai, comme il était de coutume à l’époque. C’est avec de tels clones qu’ATi a débarqué dans le monde des accélérateurs graphiques, dès le début des années 90. Ces accélérateurs reposaient sur des fonctions fixes simples, ce qui les rendait efficaces et économiques.

La Matrox Mystique, une des toutes premières cartes dotée de fonctions 3D câblées. Sans filtrage de textures, ce genre de cartes n’a pas connu le succès escompté.

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usqu’en 1996, le seul acteur de performances pour les jeux vidéo est le processeur central du PC ; le Pentium calcule absolument tout. Pourtant, les machines de l’époque utilisent déjà une carte graphique, il y a même de sacrés écarts de prix d’un modèle à l’autre ! Mais ces cartes se contentent de l’affichage pur et simple, aucun calcul de contenus. A cette époque, la différence de qualité d’un modèle à l’autre se joue

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avant tout sur la quantité de mémoire embarquée (de 512 ko à 4 Mo) et la puissance du Ramdac, qui déterminent à elles deux les possibilités de résolution. Par exemple, une carte bas de gamme avec 1 Mo affichait au mieux en 640 x 480 16 bits ou en 800 x 600 256 couleurs. Et n’allez pas croire que nous parlons de résolutions dans les jeux ! Il s’agit là de résolutions 2D, tout ce qu’il y a de plus basique, sous Windows 3.1 ou Windows 95 !

C’est en 1995 avec le tristement célèbre ViRGE de S3 Graphics que l’accélération 3D grand public est réellement apparue. Contrairement aux accélérateurs des années 80, le principe d’un set de fonctions 3D fixes comme pour l’accélération 2D a été retenu, ce qui nous a valu la prise en charge matérielle de la rastérisation, soit la découpe des polygones en pixels, du texturing et du Z-buffer qui permet de savoir quel pixel est visible quand plusieurs se superposent. Malheureusement pour S3, l’accélération 3D du ViRGE n’était efficace que sous certaines conditions, par exemple sans filtrage des textures. En dehors de ces conditions, les performances s’effondraient et plusieurs sociétés ont saisi l’opportunité. C’est le cas de PowerVR avec le PCX-1 qui a introduit un niveau de performances plus consistant.


Le règne de 3dfx

L

a plus grosse révolution que les jeux vidéo aient connue se produit en 1996. L’impulsion générée par des S3, Matrox ou PowerVR a été effacée rapidement par 3dfx et son Voodoo qui proposait un filtrage bilinéaire des textures à pleine vitesse, remplaçant les gros carrés par une sorte de flou quand même plus agréable. Reposant sur l’API Glide de la même marque, la carte Voodoo a, au contraire, bouleversé les graphismes des jeux compatibles comme Resident Evil, Quake ou Need for Speed II  : Special Edition. Bénéficiant de 4 Mo de mémoire, cette puce uniquement dédiée aux calculs 3D n’est pas une carte graphique comme les autres. C’est en fait une carte 3D, qui doit être installée en complément d’une carte graphique standard ! Le câblage se faisait alors ainsi. Le signal vidéo (2D) sortait en VGA de la carte graphique et entrait par un petit câble VGA/VGA dans la carte 3dfx. L’écran était branché sur la 3dfx et cette dernière gérait automatiquement le fait de laisser passer le signal brut de la carte graphique ou d’afficher les jeux en 3D dont elle était responsable. En ces temps de pionniers, où nous entendions pour la première fois des termes 3D, tels que

La 3DFX Voodoo 2, la Rolls des joueurs en 1998.

le mapping bi et trilinear, le bump mapping ou la notion de Z-buffer, 3dfx n’était pas seul. A côté de ces accélérateurs 3D purs, qui avaient donc besoin d’une carte 2D séparée, Matrox a tenté l’aventure 3D avec la Mystique. Sans filtrage des textures, elle ne connut pas le succès attendu. Il faudra attendre 1997, le PowerVR

PCX-2, le Riva  128 de nVidia et le Rage Pro d’ATi pour offrir un peu de concurrence à 3dfx. Le Rage Pro introduit notamment le support de l’AGP, directement en version 2x, et du Motion Compensation pour accélérer la lecture des DVD. Le Riva 128 est le premier contrôleur 3D à reposer sur un bus mémoire de 128  bits. Pour diverses raisons, ces GPU ont cependant souffert de nombreux problèmes logiciels. Microsoft n’avait pas encore imposé DirectX (incluant Direct3D), mais d’autres sociétés tentaient également une percée. Les « anciens » se souviendront probablement de Rendition et ses puces Vérité V1000.

Graphics Processing Unit

A

ce moment, tout va très vite et c’est nVidia qui tire son épingle du jeu en étant le plus efficace avec des pilotes de qualité et l’arrivée, fin 1999, soit quelques mois seulement après le TNT2, du GeForce 256. En plus d’être très performant, il introduit de nouvelles technologies telles que l’AGP Fast Write qui permet d’éviter de gaspiller la bande passante mémoire système, lors des transferts CPU-GPU. La principale nouveauté est cependant bien plus importante : le T & L ou Transform & Lighting. Cette étape du rendu, enfin accélérée au niveau matériel, représente la transformation de la géométrie (rotation, translation et redimensionnement), soit son placement dans le système de coordonnées de la scène 3D, et le calcul de l’éclairage de base au niveau des vertices. Une charge de travail lourde qui était auparavant prise en charge par le CPU, ce qui limitait l’évolution des détails géométriques dans les jeux.

Voici le tout premier GPU, le processeur NV10 de la GeForce 256.

Cette intégration permet la prise en charge complète du rendu 3D par les GPU. Ce terme GPU (Graphics Processing Unit) a d’ailleurs été introduit par nVidia avec le GeForce 256, pour marquer le coup, mais également pour faire disparaître, en termes de communication, la concurrence encore très nombreuse. Seul ATi survivra et décidera d’appeler ses processeurs graphiques VPU (Visual Processing Units), avant que le bon sens l’emporte et que GPU soit utilisé d’une manière générique pour parler de tous les contrôleurs 3D.

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Rétrocomputing

Multitexturing et rendu 32 bits

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998 a été l’année du multitexturing, grâce au support bitexturing en une seule passe qui en a fait exploser les performances, permettant ainsi aux 3dfx Voodoo 2, ATi Rage 128, nVidia Riva TNT, S3 Savage 3D et Matrox G200 de rendre très efficacement des effets tels que le bump mapping, les lightmaps, les textures de détails, etc. S3 introduit le S3TC, le premier système de compression des textures et qui a aujourd’hui été repris par tous les GPU. ATi peaufine son moteur vidéo en ajoutant le

support de l’iDCT, de quoi accélérer presque totalement le décodage des DVD.

rapidement avec l’arrivée du TNT2 et du Rage 128 Pro qui supportent l’AGP 4x.

C’est également le début du rendu en 32 bits, à l’exception du Voodoo 2 qui reste limité au 16 bits (mais avec précision interne élevée). 3dfx corrigera ce souci en 1999 avec le Voodoo 3, en plus de lui intégrer la 2D. ATi et nVidia ont cependant progressé au niveau logiciel, le second introduisant la marque Detonator pour symboliser l’évolution de ses pilotes. Ils innovent également plus

La Voodoo 2, qui a forgé la véritable légende de 3dfx, inaugure la technologie SLI (Scan Line Interlive) qui permet de coupler la puissance de deux cartes 3D ! A cette époque, une Voodoo 2 coûte environ 1 300 francs en 8 Mo ou 1 700 francs en 12 Mo. Mais en 1999, après une très séduisante TNT2, nVidia met enfin un terme à cette guerre qui oppose cartes 2D-3D et cartes dédiées 3D : le 31 août, la GeForce est née !

NV10 De la GeForce 256 à la GeForce DDR

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ravé en 220 nm (!), le chip NV10 de la GeForce fonctionne entièrement en 256 bits (d’où le nom de la carte, GeForce 256). Cadencé à 120 MHz, il est accompagné de 32 Mo de mémoire SDR à 166 MHz sur un bus 128 bits, des valeurs énormes pour l’époque, à comparer aux quelque 850 MHz pour le GPU d’une Radeon HD5870 et aux 2 Go cadencés à 1,2 GHz qui l’accompagnent. Pour mieux comprendre le progrès, ce GPU est capable de calculer jusqu’à 480 millions de pixels par seconde. La TNT2 Ultra qu’il remplace, pourtant cadencée à 150 MHz, est limitée à 300 millions ! Le NV10 est compatible avec le tout nouveau DirectX 7, la RC1 sortie en septembre 1999, puis la finale en février 2000 ; la principale

innovation de DirectX 7 étant précisément le support du T & L.

bande passante explose quand même de 2,7 à 4,8 Go/s (à mettre en perspective avec les 165,2 Go/s d’une GTX 480 !).

Si la GeForce 256 était une carte impressionnante, les spécialistes ont rapidement pointé du doigt la bride potentielle que représentait la mémoire. Malgré son bus de 128 bits et sa fréquence, le GPU était tellement puissant que la mémoire n’arrivait pas toujours à suivre. Pour pallier ce problème, nVidia sort quelques mois plus tard la GeForce DDR, équipée comme son nom l’indique de 32 Mo de DDR. Contrairement à la SDR de 166 MHz, la DDR n’est qu’à 150 MHz, mais la

Comparée aux cartes modernes, cette GeForce 256 semble ridicule ! C’était pourtant un monstre.

Quake III Arena Un jeu à la mesure de la GeForce

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u début de l’été 1999, ID Software frappe un grand coup en sortant la démo publique de Quake III Arena. Ce FPS ultrarapide et totalement pensé pour le jeu en réseau a marqué toute une génération de joueurs, comme peu de titres ont su le faire. Le faire tourner fluide et beau était une gageure, un bench à lui tout seul capable de situer en quelques secondes le niveau de performances d’une machine pour joueurs, comme le sont aujourd’hui des jeux comme Crysis Warhead ou Metro 2033. A la sortie de la démo, les meilleurs PC équipés d’un PII ou

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PIII et d’une TNT2 parvenaient à le faire tourner très fluide en 800 x 600 32 bits. C’était déjà superbe, sachant que quasiment aucun jeu n’était aussi travaillé et que nous affichions généralement en 16 bits (65 536 couleurs), car c’était nettement moins exigeant pour les cartes 3D de l’époque. Avec la GeForce 256, jouer en 1 024 x 768 32 bits avec tous les détails à fond était une formalité ! Les overclockers qui cadençaient leur GPU à 150 MHz et la mémoire à plus de 180 MHz jouaient même en 1 280 x 1 024 32 bits, une perf incroyable à l’époque.

Quake III Arena, un FPS de légende capable de mettre à genoux tous les PC d’époque.


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Dossier

Les flops

de la micro : raison et déraison

Nokia tenta une incursion dans le monde des consoles de jeu portables, sans succès

des échecs Pour les vrais geeks à tendance nerdzienne, un FLOP est une unité mesurant la puissance de calcul en virgule flottante d’une puce. Mais c’est aussi un synonyme d’échec, souvent cuisant. Petit bilan des flops technologiques qui ont marqué les esprits de la rédaction… forgeron

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’informatique, en général, et le hardware, en particulier, sont des disciplines qui évoluent à une très grande vitesse. Les technologies ont des durées de vie plutôt courtes, tandis que leur évolution se matérialise par de nouvelles normes et autres formats. Si certaines ont connu la réussite, comme par exemple le processeur de type x86, d’autres ont connu des déboires et des contre-performances, pas toujours justifiées. Il y a aussi des produits aux teneurs davantage marketing que technologiques qui n’ont eu que la carrière qu’ils méritaient, à savoir éphémère, le public n’étant pas toujours dupe. A contrario, des produits décevants et mal conçus ont connu une excellente carrière commerciale à l’instar des Pentium 4 Prescott qui se sont vendus par containers entiers, surtout auprès des OEM. Quels ont été les « flops » qui ont le plus marqué notre rédaction ? C’est ce que nous vous proposons de vous présenter, catégorie par catégorie.

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Après avoir été un succès en révision Northwood, le Pentium 4 perdit de sa superbe en tant que Prescott

CPU : Intel a eu son Prescott, AMD son Phenom, chacun sa croix… Dans le domaine des processeurs et des cartes graphiques, on assiste régulièrement à un chassé-croisé entre les principaux concurrents du secteur avec tantôt ATi en forme, tantôt nVidia devant. Du côté des CPU, on voit mal ce qui pourrait ébranler la suprématie actuelle d’Intel et qui a débuté avec le Core 2 Duo. En effet, le Phenom est mal né, peinant à dépasser les 2,4 GHz et était, en outre, affecté par un bug. L’ex-fondeur a mis du temps à parvenir à une solution plus attractive, trop tard cependant, Intel affichant une réussite insolente avec ses processeurs et ses processus de fabrication. L’échec du Phenom est d’autant plus difficile à comprendre qu’AMD aura mis le temps avant de le sortir au grand jour. Après avoir tiré de très nombreuses années son architecture K8 qui est celle des Athlon 64, le Phenom avec son architecture K10 en aura déçu plus d’un.


Les GeForce Fermi GTX 480, 470 et 465 sontelles déjà des flops ?

En réalité, AMD a pris du retard parce que l’architecture qui devait succéder à K8, que l’on pourrait appeler K9, a été tuée dans l’oeuf. A l’époque, la firme de Sunnyvale a voulu mettre au point une architecture fortement parallélisée destinée à traiter des tâches massivement multithreadées. L’erreur d’AMD est d’avoir été trop en avance sur son temps, étant donné que l’adoption logicielle du multithreading aura mis beaucoup de temps et est encore loin d’être parfaite de nos jours. Même si le projet fut rapidement annulé, il avait monopolisé les ingénieurs un certain temps. Ces derniers durent alors se remettre à l’ouvrage rapidement et, au final, se sont basés en partie sur de l’existant, à savoir K8.

64 et leur contrôleur mémoire intégré. Car avoir de longs pipelines devait aller de paire avec une fréquence de fonctionnement élevée pour que ça soit efficace. Sans fréquences élevées, ces pipelines ralentissaient les Pentium 4 Prescott, parfois au point d’être moins performants que les Pentium 4 Northwood auxquels ils succédaient. L’erreur d’Intel à propos de Netburst

La succession de l’architecture K8 et des Athlon 64 fut compliquée pour AMD. Le Phenom I restera dans l’histoire comme un des plus grands flops au niveau des CPU

Assembler deux Prescott côté à côté pour faire un processeur dual core fut une des plus mauvaises idées d’Intel. La fin de Netburst avait sonné…

En effet, le noyau de K10 est largement inspiré de celui de K8. Evidemment, K10 a apporté son lot de nouveautés mais, au final, les Phenom premiers du nom ont été un véritable camouflet pour AMD. Bug du TLB combiné à un processus de fabrication en 65 nm mal maîtrisé et récalcitrant, voilà une combinaison perdante. Ce processus en 65 nm a réellement posé problème à AMD et ce n’est pas pour rien que le plus puissant Athlon  64 X2 jamais produit aura été une version gravée en 90 nm, le X2 6400+ et ses 3,2 GHz. Intel n’a pas toujours été à la fête non plus et avant les Phenom, les Pentium D ont été un flop retentissant également. Il s’agissait des premiers processeurs dual core du géant de Santa Clara, qui n’étaient que deux Pentium  4 « Prescott » assemblés côte à côte sur un même substrat de silicium et obligés de communiquer en passant par le northbridge. Qui dit Prescott, dit énorme dissipation thermique. On se souvient, en effet, que ce processeur sonna le

glas de l’architecture Netburst qui avait pour but de monter toujours plus haut en fréquence. Les solutions envisagées dans le Prescott n’étaient pas dénuées de sens avec un plus grand cache, les instructions SSE3, des pipelines plus longs et des fréquences élevées. Sauf que la dissipation thermique était telle que 3,8  GHz fut la vitesse officielle la plus haute jamais atteinte par un Pentium  4. On était bien loin des 10  GHz claironnés par Intel. Ces 3,8 GHz furent insuffisants pour contrer AMD qui, à l’époque, fanfaronnait avec ses Athlon

“ Le Prescott et les Pentium D furent un échec cuisant pour Intel qui dut se résoudre à abandonner Netburst. Intel en tira les leçons et se basa sur les processeurs mobiles pour son architecture « Core ». ” PC Update

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aura été de ne pas avoir suffisamment anticipé les fuites de courant des transistors qui se sont amplifiées au fil des processus de fabrication, notamment en passant à 90 et 65  nm. Cela limitera fortement Intel dans son envie de monter en fréquence, à cause notamment de problèmes de dissipation thermique. Cela aura au moins permis à

“ ATi et nVidia ont tous deux connus des flops comme la GeForce FX 5800 pour les verts et la Radeon 2900 XT pour les rouges… ” à cause de son système de refroidissement ô combien bruyant. Même nVidia en a ri en tournant une parodie disponible sur YouTube (http://www.youtube. com/watch?v=WOVjZqC1AE4). Heureusement, les cartes suivantes furent plus intéressantes. Plus récemment, on peut également qualifier de flops certaines GeForce 200 et les GeForce 300 qui ne sont que des renommages de cartes sorties en tant que GeForce 8 et 9. A noter qu’ATi n’est pas un ange non plus dans ce domaine, notamment au niveau de ses puces mobiles qui empruntent des noms de GPU desktop sans avoir les spécifications.

La GeForce FX 5800 a été le sèche-cheveux le plus rapide dans les jeux ou la carte graphique sèchant le plus vite les cheveux, c’est selon

Nvidia a aussi connu des flops sur le marché des cartes mères avec certains chipsets mais aussi avec le peu convaincant Hybrid Power

Intel d’opérer un virage à 180° avec l’architecture suivante, Core, qui s’est largement inspirée du Pentium M, à savoir des fréquences plus basses, une consommation modérée mais une plus grande efficacité et, au final, des performances équivalentes à des modèles d’ancienne génération cadencés nettement plus haut. La suite, on la connaît avec depuis lors une hégémonie d’Intel qui règne sans réelle concurrence sur le marché des processeurs…

Le chipset VIA KT266 avait un problème de gestion de l’USB à une époque où les modems ADSL se connectaient via cette connectique…

ATi et nVidia : la loi des cycles Du côté des cartes graphiques, ATi et nVidia jouent plus régulièrement au chat et à la souris et il est rare que les deux ennemis jurés soient au top en même temps. Cela nous vaut des cartes graphiques mémorables comme la fameuse GeForce FX 5800, couramment connue sous le nom de « sèche-cheveux »

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Mais ces renommages successifs font penser à AMD qui a tiré longtemps son architecture K8. nVidia a fait la même chose avec son architecture G80 (et celles qui ont suivi, à savoir G92, G92B, etc.), sa première puce DirectX  10. La firme au caméléon a avoué que cette génération lui avait demandé de lourds investissements en R & D et qu’avant de sortir une nouvelle puce, il fallait rentabiliser la précédente. Difficile d’y croire complètement quand on connaît la communication de nVidia qui aura toujours tendance à trouver les bonnes excuses. Ces renommages avaient pour simple but d’alimenter le marché et surtout les OEM avec de nouvelles références permettant le sacro-saint renouvellement des gammes, plus vendeur. Car en coulisses, se préparait un flop, Fermi. Fermi a pris un retard énorme sur le planning initial pour diverses raisons, laissant une voie royale à ATi et ses Radeon HD 5000. Petit aparté sur le sujet : d’aucuns considèrent que les puces ATi DirectX 11 sont aussi quelque part des flops. En cause ? Une disponibilité insuffisante et qui, même de nombreux mois après la sortie, continue de poser problème. A ce niveau, ATi n’est pas entièrement responsable étant donné que le fondeur TSMC qui fabrique les puces rencontre de nombreuses difficultés à maîtriser son processus de fabrication en 40 nm.


C’est aussi une des raisons du retard de Fermi : la difficulté à obtenir un nombre suffisant de puces fonctionnelles chez TSMC, toujours concernant ce processus de gravure en 40 nm. Mais nVidia a aggravé son cas avec une puce ne comportant pas moins de 3 milliards de transistors ! Le but n’est pas de se préoccuper que de la 3D, mais aussi de proposer une architecture massivement parallèle, capable de prendre le relais du processeur pour accélérer des traitements répétitifs. La firme au caméléon avait déjà vu grand avec son GT 200 et sa GTX 280 quelque peu décevante et a réitéré son choix pour Fermi. Cela en fait un monstre de puissance brute, qui plaira aux professionnels, mais en attendant, voilà un GPU difficile à produire et dissipant énormément de chaleur. A la base, Fermi comporte 512 CUDA cores mais la GTX 480 n’en utilise que 480. Selon les rumeurs, il pourrait s’agir d’une limitation visant à ne pas dépasser les 300 W édictés par la norme PCI-Express. Selon d’autres, c’est parce qu’il est extrêmement difficile d’avoir des puces ayant 512 unités fonctionnelles. La sortie récente de la GTX 465 apporte de l’eau au moulin des détracteurs, étant donné qu’il ne s’agit que d’une GTX 470 amputée de 96 CUDA cores, que certains comme Asus permettent de réactiver d’ailleurs, sans pour autant la garantie qu’ils soient tous parfaitement fonctionnels.

Peut-on déjà qualifier Fermi de flop, alors qu’il vient à peine de sortir ? Oui, car une des composantes d’un flop est le résultat délivré par rapport à l’attente. Et pour la première puce DirectX 11 de nVidia, l’attente fut longue, trop longue, ce qui au final fera dire à beaucoup : «  Tout ça pour ça ! » ATi ne fut cependant pas en reste et on se souviendra de la traversée du désert des rouges avant l’arrivée de l’excellente Radeon 9800. Plus proche de nous, on se souviendra de la funeste Radeon HD 2900XT, première puce DirectX 10 ATi, qui fut un flop magistral en termes de performances par rapport aux GeForce 8800 GTX et GTS sorties six mois auparavant. Enfin, évoquons aussi le « bug » des Radeon 4800 qui étaient dotées d’un étage d’alimentation insuffisant dans certaines conditions, faisant planter le système.

La Radeon 2900 XT, première puce DirectX 10 ATI, a été un échec cuisant face aux cartes Nvidia de l’époque, les 8800 Ultra, GTX et GTS.

Cartes mères : des flops retentissants aussi nVidia n’a pas non plus épargné le monde des cartes mères avec notamment la fameuse technologie Hybrid Power. Le but était d’arrêter la carte graphique quand il n’y avait pas besoin de carte 3D. Dans pareil cas, l’affichage

“ VIA et USB, voilà deux mots qui laissent de bien mauvais souvenirs à de nombreux consommateurs… Quant au BTX, il laisse de mauvais souvenirs aux fabricants et à Intel ”

Intel a voulu contrer la dissipation thermique de ses processeurs Prescott avec un format de cartes mères spécifique, le BTX. Il n’a jamais connu le succès commercial escompté par le géant de Santa Clara

était confié à la sortie vidéo gérée par la solution graphique intégrée au chipset. Mais en mode 3D, les images passaient aussi par cette sortie vidéo, ce qui générait une légère perte de performances et un certain lag. Autre limitation : une résolution de 1 920 x 1 200 au maximum et évidemment l’obligation de combiner certains chipsets nVidia avec certaines cartes graphiques des verts. Cela permettait de faire baisser la consommation à une époque où nVidia semblait ignorer que les cartes 3D pouvaient aussi avoir des fréquences 2D. La consommation n’aurait, certes, pas autant baissé mais il n’y aurait pas eu tant de contraintes matérielles et de débauche d’énergie inutile. Cet Hybrid Power illustre l’amateurisme qui règne parfois chez certains fabricants connus et reconnus qui ont pignon sur rue. Car clairement, l’Hybrid Power était une solution qui n’aurait pas dû sortir des labos du géant de Santa Clara, du moins pas

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“ Après les excellents chipsets nForce 1 et nForce 2, Nvidia a eu du mal à assurer une succession digne de ce nom avec des chipsets décevants et des fonctionnalités peu convaincantes commel’Hybrid Power ” comme ça. Une solution complètement aboutie, comme la technologie Optimus sortie sur les ordinateurs portables récemment, est a contrario l’illustration d’une idée qui a été correctement réalisée. Mais à l’époque, nVidia tente une énième fois de relancer son business chipset qui est déjà en perte de vitesse. La succession du nForce 1 et de l’excellent nForce 2 aura été bien difficile pour le caméléon et tout a été essayé pour relancer la machine. Cet Hybrid Power en faisait partie mais s’inscrivait aussi dans une logique commerciale de plus grande envergure. Pour que l’Hybrid Power fonctionne, il fallait une carte graphique nVidia et un chipset nVidia doté d’une solution graphique intégrée… nVidia. Si cela avait marché, cela aurait permis à la société de gagner des parts de marché au niveau du secteur GPU, vu qu’une solution graphique intégrée est comptabilisée en tant que GPU. Cet Hybrid Power illustre une autre catégorie de flops, à savoir des idées commerciales et marketing qui n’ont pas tenu compte de la réalité technologique de l’époque.

Intel a récemment annoncé reporter le support de l’USB 3.0 par ses chipsets. Il se susurre que le fondeur voudrait imposer sa connectique Light Peak à la place. Si c’est le cas, l’USB 3.0 risque de se terminer en flop malgré toutes ses qualités…

Après cet épisode, on ne peut pas dire que les chipsets des verts aient été des réussites. Certains ont été affublés de bugs, tandis que d’autres n’étaient pas compatibles avec des processeurs récemment sortis sans qu’un BIOS ne puisse régler le problème, le souci étant hardware. Ce fut le cas des chipsets nForce 4 bizarrement incompatibles avec le Pentium D 820, le seul de la gamme qui était dépourvu de la fonction EIST. Plus proche de nous, on se souviendra du chipset 680i qui n’était pas

“ les DVD à durée limitée ou DVD jetables n’ont jamais rencontre le succès attendu… ” 114

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compatible avec les processeurs Intel Yorkfield, les quad core 45 nm. Avec le support du SLI par les chipsets Intel, l’intérêt des jeux de puces nVidia s’est considérablement réduit, au point que le développement est au point mort du côté de Santa Clara…

VIA et l’USB, le BTX, l’USB 3.0 En remontant plus loin, « je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître », on ne peut pas évoquer de flops sans mentionner deux mots qui mis ensemble déclenchaient la colère de certains consommateurs : USB et VIA. En effet, le chipset KT133 posait des problèmes avec des périphériques USB en les éteignant. C’était bien évidemment gênant à une époque, début du siècle, où les modems USB étaient nombreux. Le KT266 fut également affecté d’un bug avec l’AGP qui ne pouvait alors pas être utilisé à pleine puissance, à savoir en 4x. Là, on flirte avec les flops d’une catégorie qui agace : les bugs. Dans notre vie de testeur, il nous arrive régulièrement de nous demander si certains produits sont testés avant d’être mis en production à grande échelle. Cela va des bugs de cartes mères ou des incompatibilités saugrenues à des erreurs de conception qui ne sont pas remarquées d’emblée et parfois corrigées, pas toujours, dans une nouvelle révision. Quand il s’agit de bugs mineurs comme en connaissent tous les processeurs, cela ne porte pas à conséquence mais quand il s’agit de bugs lourds comme l’USB et VIA, c’est nettement plus ennuyeux. Avant l’arrivée du port PCI et après le port ISA, certains se souviendront du bus VESA, qui avec le recul peut être considéré comme un flop. Ce dernier eut une durée de vie courte car il était fortement dépendant de l’architecture du bus mémoire des processeurs 80486. En effet, les connecteurs VESA étaient connectés directement au bus mémoire de ces derniers. Cela avait aussi pour conséquence de limiter leur nombre par carte mère, à cause des limitations électriques du CPU. L’arrivée des processeurs Pentium sonna leur glas avec une large adoption du bus PCI. C’est ici quelque part un flop à l’insu de son plein gré. La technologie a évolué dans un sens et non dans un autre et a dès lors raccourci sa durée de vie et son adoption. Comment ne pas évoquer le format BTX quand on parle de cartes mères  ?


Sorti par la seule volonté d’Intel, il ne fut jamais vraiment adopté par le public et les fabricants de cartes mères. Il est sorti à l’époque des Pentium 4 Prescott qui chauffaient démesurément et avait pour but de favoriser le refroidissement des composants. Etant donné que ce format imposait une certaine distance entre les slots mémoire et le socket, il posait problème aux plateformes AMD qui nécessitaient une faible distance entre ces deux composants du fait du contrôleur mémoire intégré au sein des Athlon 64. Certains iront même jusqu’à dire que le BTX avait pour but d’affaiblir AMD avec un format lui posant problème. Le BTX fut abandonné par Intel en 2006, deux ans après son introduction, alors que le géant de Santa Clara avait décidé de se concentrer à des processeurs consommant moins. On a beau s’appeler Intel, on ne peut pas toujours tout imposer. Le BTX représente le flop qui survient faute de besoin. Personne n’avait besoin du BTX et il engendrait trop de modifications dans le microcosme hardware pour des acteurs n’ayant pas la force financière du géant de Santa Clara : fabricants de boîtiers, de cartes mères, de systèmes de refroidissement, etc. « Dites dans le titre-là, vous parlez de l’USB 3.0 comme d’un flop. » Oui, nous y venons et la transition avec Intel est toute trouvée. A l’heure actuelle, la troisième itération de l’USB 3.0 n’est pas à proprement parler un échec technologique. Elle a même tout pour plaire : débits fortement en hausse, rétrocompatibilité avec la norme USB  2.0 et présence accrue de périphériques compatibles, principalement de stockage. Mais il demeure un gros problème : aucun chipset ne supporte en natif l’USB 3.0, que ce soit chez Intel ou

Le contrôleur JMicron JMF602 a transformé des SSD en véritable cauchemar à utiliser !

“ Windows Me, probablement le pire système d’exploitation jamais sorti par Microsoft… ”

« Clac, Clac, Clac », voilà un bruit qui rapellera de mauvais souvenirs aux possesseurs de disques durs IBM 60 et 75 GXP dont la fiabilité était catastrophique

chez AMD. Cela oblige les fabricants de cartes mères à ajouter une puce NEC, ajout qui grève le prix de la carte mère. Ce retard pouvait sembler étonnant pour Intel vu que la firme en parle depuis longtemps et fait même partie du consortium qui définit la norme USB. Il est de moins en moins surprenant quand on sait qu’Intel ne prévoit pas de chipsets supportant l’USB 3.0 avant 2012 ! Cela cause le mécontentement de nombre d’acteurs taïwanais du secteur qui investissent dans l’USB 3.0, sans pouvoir espérer vendre à très grande échelle, tant que des chipsets ne l’intégreront pas. La cause sous-jacente de ce report pourrait être la volonté d’Intel de sortir Light Peak avant ou en même temps que son chipset supportant l’USB 3.0. Pour rappel, Light Peak utilise de la fibre optique en lieu et place de fils de cuivre pour transférer des informations. Etant donné qu’un seul lien Light Peak supporte plusieurs protocoles, un seul câble pourrait donc servir de lien entre le PC et son écran, mais aussi pour connecter un disque dur externe, une caméra, un appareil photo, un baladeur et même un autre ordinateur. En bref, Intel tente d’inventer le câble universel afin de simplifier la connectique de nos PC. Reste à savoir si cette technologie sera prête à temps pour contrer l’USB 3.0 et fera de ce dernier un flop… commercial.

Faut-il aussi considérer l’EFI (Extensible Firmware Interface) comme un flop ? Annoncé comme le remplaçant désigné de notre bon vieux BIOS, il n’a toujours pas percé. Il fut évoqué pour la première fois au milieu des années 90 par Intel, initiateur une fois de plus de la norme. Les limitations du BIOS (16 bits, 1 seul Mo adressable) posaient un réel problème pour les plateformes serveurs, d’où l’initiative de l’EFI, appelé dans un premier temps Intel Boot Initiative. L’EFI est plus qu’un BIOS puisqu’il s’agit d’un minisystème d’exploitation. Ce n’est qu’en 2005 que le forum UEFI a été créé et en 2007, la norme EFI 2.1 a été annoncée. Très peu de fabricants de cartes mères ont décidé d’utiliser l’EFI, largement critiqué. En effet, il lui est reproché d’être un format propriétaire Intel et de ne pas régler les limitations actuelles des BIOS. En outre, il faut un système d’exploitation compatible EFI et ce support par Microsoft fut tardif. L’EFI n’est toujours pas mort mais il tarde clairement à percer. Les formats propriétaires sont rarement une bonne idée et débouchent souvent sur des flops ou tout du moins sur des produits moins massivement adoptés…

Autres flops composants : RDRAM, disques durs IBM et SSD Que ceux qui se souviennent de la RDRAM lèvent la main ! Avant de faire des procès à répétition à son core business, Rambus a produit la RDRAM, un nouveau type de mémoire apparu en 1999 dans nos PC et qui connut son heure de gloire avec les processeurs Intel Pentium 4 premiers du nom, les Willamette sur socket 423. Le coût de cette mémoire handicapa les ventes d’Intel et le Pentium III continua à l’époque d’être le best-seller de la marque, le fondeur allant même jusqu’à livrer de la RDRAM avec les versions boîtes de ces CPU. Bien que plus rapide que la DDR à ses débuts, elle fut rattrapée par cette dernière et tomba en désuétude à cause des latences plus élevées, de sa complexité de production et de sa technologie propriétaire, rendant son prix prohibitif par rapport à

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Dossier

la DDR, largement plus standardisée. Le succès du Pentium 4 ne commença d’ailleurs que lors de la sortie du chipset Intel i845 qui apportait le support de la SDRAM, au détriment de la RDRAM. Il n’y a pas vraiment de secrets, les technologies propriétaires sont souvent une mauvaise idée et génératrices de flops en série. Un tel produit entraîne d’emblée un coût de fabrication plus élevé soit parce que la société veut assurer seule la production et ne peut dès lors pas réaliser d’aussi grandes économies d’échelle qu’avec une technologie «  ouverte »  ; soit parce que la société exige une licence à payer pour ceux qui veulent en produire. Le monde des disques durs n’a pas connu énormément de flops mais le plus marquant reste le manque crucial de fiabilité des séries IBM 60 GXP et 75 GXP. Certains chiffres relevés sur le Web citant les taux de retour d’un grand e-tailer français allaient jusqu’à

22 % de disques défectueux. IBM n’a jamais publiquement admis ce problème jusqu’à ce qu’un procès intenté par le cabinet Sheller Ludwig & Badey ne révèle

cache interne insuffisant ont fait de lui la plus mauvaise publicité qu’aient connue les SSD. Ce flop est à classer dans la catégorie des nouvelles technologies pas matures, aggravé par des fabricants où le marketing domine et qui se ruent sur un contrôleur simplement parce que c’est le moins cher. Au final, leur image de marque en a pâti et s’ils avaient fait davantage de tests de performances, ils auraient passé leur chemin. Au moins, cela leur aura servi de leçon et les acteurs du marché des SSD ne se lancent plus aussi facilement sur des nouveaux contrôleurs.

“ Le monde du stockage n’est pas épargné avec les disques durs IBM « Clac-Clac » de la série GXP et les SSD dotés du fameux contrôleur JMicron JMF602 ” au grand jour des documents internes d’IBM attestant que le fabricant était au courant du problème, mais n’a rien fait pour l’endiguer. IBM ou quand un bug se transforme en flop par omission. Pour rester dans le stockage, on peut évoquer plus récemment le contrôleur JMF602 de JMicron qui s’est retrouvé dans de très nombreux SSD, alors qu’en termes de performances, il s’agissait d’une petite catastrophe. Pas de possibilités d’adresser un cache externe et un

Windows Me (Millenium Edition) restera dans l’histoire comme le plus mauvais système d’exploitation jamais sorti par Microsoft

“ La succession de la bonne vieille disquette fut génératrice de quelques flops… ” 116

I PC Update

Intel Atom, un flop ? Are you kidding me ? Quoi ? L’Atom est un flop ? A nos yeux oui. Si commercialement le succès est au rendez-vous, s’il a permis la sortie de portables à moins de 300 euros rendant l’informatique accessible au plus grand nombre, nous déplorons ce qu’il est, à savoir un processeur anémique basé sur de vieux concepts. Intel ou comment rendre « branché » un processeur modeste. Combien de personnes ne se sont pas ruées sur le premier Eee PC pour le revendre aussitôt sur eBay  ? Combien de personnes pestent sur leur netbook incapable d’utiliser correctement le moindre logiciel de retouche d’images ? Alors oui, l’Atom est intéressant pour un PC bureautique, mais peu de gens sont conscients de ses limitations en termes de performances, alors que tout le battage médiatique tente de nous faire croire le contraire. Dans un premier temps, nous avons nous-même aimé l’Atom, y voyant la possibilité d’avoir un complément à son PC principal, sans comprendre qu’il allait tirer le marché vers le bas. Rien que pour cette banalisation du médiocre, nous tirons à boulets rouges sur l’Atom.

ESA et PhysX, encore nVidia ? On va nous taxer d’anti-nVidia mais que vous vient-il à l’esprit quand on évoque l’ESA et la PhysX ? En ce qui nous concerne, flop. L’ESA, rappelez-vous, est cette idée d’un standard permettant de contrôler de manière unifiée sous Windows les ventilateurs de boîtier, de


“ Apple ne fut pas épargné par les flops, tout vomme Nokia avec sa console de jeu N-Gage… ” la carte graphique, du processeur, de l’alimentation, etc. L’ESA incluait aussi une partie monitoring. Si le concept était intéressant, le suivi par nVidia fut faible et le logiciel ESA pas suffisamment abouti pour imposer cette norme qui requérait de mettre à jour sa configuration avec du matériel compatible. Encore une tentative avortée de la firme au caméléon qui espérait que les autres acteurs du marché feraient le travail à sa place. En effet, même si nVidia claironnait que le standard était ouvert, le logiciel présenté lors du lancement n’était compatible qu’avec les chipsets nForce. Cerise sur le gâteau, ce logiciel présentait de nombreuses lacunes, notamment au niveau de la gestion et du monitoring des ventilateurs. On peut aussi comprendre ce manque d’intérêt pour l’ESA qui, au final, ne concernait que les utilisateurs avancés qui utilisaient à l’époque d’autres logiciels de monitoring, certes moins unifiés mais donnant satisfaction. L’ESA illustre une autre catégorie de flops : celui qui tente de créer un besoin mais qui n’y parvient pas… Quant à la PhysX développée à la base par Ageia, elle fut rachetée par nVidia qui ne cesse de la mettre en avant. Si au départ, la firme au caméléon promettait de nombreux titres PhysX, il faut constater qu’aujourd’hui, seuls quelques titres profitent pleinement de la PhysX comme Batman, le meilleur exemple. Mais utiliser la PhysX requiert une carte graphique puissante vu le coût en FPS. Bref, beaucoup de bruit pour pas grand-chose pour l’instant. Autre problème, nVidia a fermé via ses pilotes la possibilité d’utiliser PhysX dès qu’une carte graphique ATi est détectée, même s’il ne s’agit que de la solution graphique intégrée. Des utilisateurs désireux d’utiliser une carte ATi pour la 3D et une carte nVidia pour la PhysX en ont été pour leurs frais et ont été réduits à installer des tweaks programmés par des passionnés qui ont outrepassé ce blocage des pilotes. Selon la firme américaine, il s’agit de ne pas laisser PhysX tourner sur des configurations non testées, nVidia se limitant à tester des configurations à

Nvidia a racheté PhysX à Ageia pour en faire une technologie exclusive réservée à ses produits. Résultat : très peu de jeux intéressants bénéficient d’effets PhysX dignes de ce nom

base de cartes de la marque. Au-delà de cet argument de façade, nVidia ne veut pas donner accès « gratuitement » à PhysX à des configurations qui ne sont pas 100 % nVidia. C’est à la fois compréhensible et à la fois idiot. Stupide parce que si nVidia avait ouvert davantage PhysX, cela aurait incité plus de gens à utiliser ses effets, notamment les programmeurs de jeux vidéo. Là, tout ce que nVidia risque, c’est de voir PhysX se réduire au fil des ans, en plus de s’être fait une mauvaise pub aux yeux de nombreux joueurs possédant une carte ATi et souhaitant recycler une carte nVidia plus ancienne pour la physique. Technologie fermée ou propriétaire, on y revient et comme un boomerang, cela se termine souvent par un flop…

Systèmes d’exploitation Ah Windows Me (Millenium), que de mauvais souvenirs aura laissés ce système d’exploitation de Microsoft. Succédant à Windows 98, il eut une durée de vie très courte puisque Windows XP pointa le bout de son nez un peu plus d’un an après Windows Me. Reconnu pour son instabilité et son manque de fiabilité, il fut un florilège de ce que ne doit pas être un système d’exploitation. Microsoft aurait mieux fait de laisser vivre 98 plus longtemps avant l’arrivée de XP. Microsoft l’a fait puisque XP est resté longtemps en place avant que n’arrive… Vista. Le cas de Vista fut différent. Stable et fiable, il l’était mais a souffert d’une trop grande lourdeur, autant dans son utilisation que dans les ressources hardwares nécessaires. De nombreux utilisateurs l’ayant reçu préins-

tallé d’office sur leur PC ont réalisé un downgrade salutaire vers XP. Heureusement, Windows Seven gomme les défauts de Vista, tout en reprenant son noyau. Flop avoué est à moitié pardonné ?

L’Intel Atom est certes un succès commercial mais une véritable régression technologique…

Au rang des OS, comment ne pas citer OS/2 Warp d’IBM. Au départ développé en collaboration avec Microsoft, IBM continuera seul le chemin de ce système d’exploitation supposé être le successeur du PC-DOS. Si les débuts furent prometteurs, des problèmes de conception le rendaient désagréable à utiliser, entraînant des lenteurs nécessitant parfois un redémarrage de la machine.

Sony : usine à flops ? Si Sony est une marque respectée et respectable, il ne faut pas oublier que la marque japonaise a bâti son succès sur des normes et formats propriétaires rendant les produits un peu seuls au monde, comme quand vous installez un disque DLNA reconnu partout dans la maison sauf par votre PlayStation 3. Il faut se rappeler aussi que Sony est l’inventeur du MiniDisc, des cartes mémoire Memory Stick, des disques UMD pour la PSP ou encore du format Atrac, son MP3 propriétaire. Autant d’ « inventions » qui ne dépasseront jamais la sphère Sony et qui ne rencontrèrent guère de succès. C’est la philosophie de la marque nippone et le futur ne risque pas de la voir changer énormément à ce niveau. On risque donc de voir arriver d’autres flops made in Sony.

La mémoire RDRAM était performante mais coûtait cher à produire. Elle fut abandonnée au profit de mémoires plus économiques…

PC Update

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Dossier

Le Minidisc illustre un des nombreux flops de Sony qui s’entête à sortir des formets propriétaires…

Si aujourd’hui Aplle est une entreprisse à succès avec l’iPhone et l’iPod, ce ne fut pas toujours le cas comme pour le Newton

Le DVD jetable qui se détériorait pour empêcher sa lecture dans le temps fut un échec (crédit photo : BHMag.fr)

Les superdisquettes

La vidéo a aussi connu ses flops

Pour continuer avec Sony, la firme connut également un flop avec son disque HiFD (High Capacity Floppy Disk) qui devait remplacer la disquette 3 pouces ½. Lancée en 1998, cette disquette d’une capacité de 150 Mo nécessitait un lecteur spécifique, rétrocompatible cependant avec les disquettes 3 pouces ½. Quelques mois après son lancement, le HiFD fut très critiqué pour des crashs fréquents lors des opérations de lecture et d’écriture et des lenteurs en termes de taux de transfert le rendant quasi inutilisable. Une seconde tentative avec des HiFD de 200 Mo ne fut guère plus réussie, la réputation de l’HiFD étant faite. On en revient à ce que nous avons déjà évoqué, à savoir si les fabricants mènent suffisamment de tests avant de lancer un produit. A la même époque, Iomega sortait son Zip Drive, un disque de 100 Mo au départ, ensuite décliné en versions de 250 et 750 Mo. Il nécessitait un lecteur propriétaire et connut un beau succès au départ. Mais la démocratisation des CD-R et des CD-RW et l’arrivée des clés USB remplacèrent rapidement le Zip Drive en tant que solution domestique de backup. Le flop du Zip Drive est à mettre sur le compte du manque de fiabilité de certaines séries de disquettes frappées du fameux « click of death », en référence au clic caractéristique du disque lors d’opérations d’écriture qui rendaient son contenu illisible.

Le DIVX, cela vous dit-il quelque chose  ? Attention, nous ne parlons pas ici du codec DivX mais bien du format DIVX (Digital Video Express) qui fut lancé aux Etats-Unis en 1998. Il s’agissait d’un format alternatif à la location de DVD qui consistait en un disque acheté 4 dollars et qui restait utilisable 48 h après le premier visionnage. Il était possible de prolonger cette période en payant une nouvelle licence. A noter que la lecture de ces DIVX nécessitait un lecteur spécifique. Le système fut arrêté un peu plus d’un an après son lancement à cause du coût de gestion du système et de la très faible acceptation par le public. A se demander comment ce concept a réussi à sortir des cartons de celui qui y a pensé. Cela aurait pu rencontrer plus de succès si à l’époque, ces disques avaient été lisibles sur un appareil classique et non spécifique. Ce concept a, par ailleurs, été relancé en 2004, sans beaucoup plus de succès. Il s’agissait des DVD

jetables scellés dans une pochette dont l’ouverture démarrait une oxydation du disque le rendant illisible après environ 8  h. A cause d’un catalogue trop peu important et d’une qualité technique médiocre, certains disques s’oxydaient dans leur pochette scellée, le concept n’a jamais décollé. Et avec l’arrivée en masse de la télévision numérique et de la VoD (vidéo à la demande), ces flops ne risquent pas de voir des successeurs arriver. Plus récemment, on se souviendra de la lutte qui a opposé le Blu-Ray et le HD-DVD avec en vainqueur final le rayon bleu. Véritable camouflet pour Toshiba, l’adoption par l’industrie du Blu-Ray forcera le fabricant japonais à annoncer l’abandon de ce format. Voilà qui a rappelé aux plus anciens la bataille qui s’était opérée entre le VHS et Betamax. Sauf qu’à l’époque, Sony avait perdu avec son Betamax mais a gagné la bataille avec son BluRay. Comme quoi, quand Sony crée un format, le brevette et le licence aux autres, cela fonctionne. En effet, le

Autre superdisquette, autre flop : le LS-120 ou SuperDisk. Destiné aussi à supplanter la bonne vieille disquette 3  pouces ½, le LS-120 introduit par 3M (Imation plus tard) ne décolla jamais vraiment. Il arriva trop tard, 3 ans après le Zip Drive et était trop lent. Ces trois flops sont aussi caractéristiques d’époques de transition où un vieux format n’est plus viable ou dépassé (la disquette) et il faut parfois des essais/ erreurs avant de réellement trouver un successeur. Aujourd’hui, la remplaçante de la disquette est clairement la clé USB qui est amenée à durer encore de longues années…

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Microsoft Bob partait d’un bon sentiment pour aider l’utilisateur de Windows mais la mise en œuvre le tarnsforma en un beau flop


La succession de la bonne vieille disquette fut laborieuse. Le ZipDrive de Iomega fait partie des tentatives de la faire oublier, mais cela ne se fit pas sans bugs

Betamax n’était pas ouvert aux autres marques, même si certaines firmes avaient créé un format similaire sous le nom Betarecord. Mais le vrai problème de Betamax, à l’époque, a aussi été l’entêtement de Sony à ne pas fournir dans un premier temps des cassettes d’une capacité supérieure à 1  h ; par crainte de dégrader la qualité. Le VHS le fit plus rapidement que Sony et cela eut un impact non négligeable sur l’adoption en masse du VHS, notamment par les studios de cinéma. Enfin, que dire des DRM (Digital Rights Management) dont le but est d’empêcher les utilisateurs de convertir ou de copier du contenu digital vers d’autres formats. Plus généralement, il s’agit d’empêcher l’utilisateur de faire autre chose avec ce contenu que ce qu’ont prévu le créateur et le distributeur de ce dernier. Ces DRM sont très peu populaires et fortement critiqués notamment parce qu’ils sont considérés comme une pratique anticoncurrentielle. Surtout, ils ne donnent pas de droits, comme le nom le laisse supposer (rights), mais imposent davantage de restrictions, certains voulant d’ailleurs que les DRM soient renommés en Digital Restrictions Management. Flops car au lieu de favoriser l’achat de contenus multimédias légaux, ils l’ont plutôt freiné tant les restrictions sont contraignantes…

En bref : Apple, N-Gage, Gizmondo et Microsoft Bob Avant les succès de l’iPod et de l’iPhone, Apple n’a pas toujours été à la fête et a connu quelques flops. Le Newton peut en faire partie. Il s’agissait d’une plateforme logicielle et hardware prenant la forme d’un assistant personnel, plutôt volumineux, basé sur un processeur ARM 610 RISC et un écran tactile capable de reconnaître des caractères écrits avec un stylet. Aucun des appareils mis sur le marché ne connut jamais le succès escompté. Certains estiment cependant que le Newton est le grand-père de l’iPhone et que cette plateforme a largement influencé l’iPhone… Du côté des consoles de jeu, épinglons la tentative de Nokia de lancer une console de jeu portable, la N-Gage. Elle n’a jamais décollé mais est, au moins, sortie au contraire de la

console Gizmondo qui fait aujourd’hui office de vaporware avec, en outre, des scandales financiers à la clé, un des fondateurs de Gizmondo ayant utilisé l’argent reçu des investisseurs pour acheter deux Ferrari Enzo. Un flop qui flairait bon l’arnaque. Chez Microsoft, on peut évoquer Bob, une tentative de remplacer le gestionnaire de programmes par une interface supposée être plus facile à utiliser pour les novices, en prenant la forme d’une maison dotée de différentes pièces correspondant à différents types d’applications. Le résultat final n’était clairement pas à la hauteur et Microsoft reconnut rapidement qu’il s’agissait d’un échec. Le système de fichiers WinFS (Windows Future Storage) est aussi un flop. Faisant partie du projet Longhorn, il ne fut pas intégré à Windows Vista ni à Windows Seven. Certains considèrent que le projet est stoppé, tandis que d’autres affirment que Microsoft continue son développement pour de prochaines versions de Windows.

Conclusion Des flops en informatique et dans les nouvelles technologies, il y en a eu et il y en aura toujours. Résultant d’idées farfelues ou de bonnes idées mais mal mises en oeuvre, ces flops sont tantôt risibles, tantôt dramatiques pour les gens ayant travaillé dessus ou pour les consommateurs les ayant achetés. Outre les flops technologiques qui découlent d’une conception hasardeuse ou d’un bug, d’autres flops peuvent être attribués à notre économie de consommation de masse. Elle est en partie responsable de bon nombre de ces flops, économie où le but est de nous créer des besoins en nous faisant croire que telle ou telle technologie est absolument indispensable et va révolutionner notre quotidien. Un produit conçu par le service marketing ne vaudra jamais un produit conçu par des ingénieurs et quand nous les testons, nous voyons toujours très vite qui a été à la tête du projet. De la même façon, un produit conçu pour proposer un prix – le plus bas possible – ne donne presque jamais satisfaction. Un de nos leitmotivs : « Personne n’a les moyens d’acheter bon marché » a été particulièrement illustré par les netbooks.

Tous ceux qui ont cru pouvoir acheter un netbook à 250 euros en PC principal, ont-ils économisé 200  euros en comparaison d’un PC digne de ce nom ou ont-ils perdu 250 euros parce que leur engin ne leur sert finalement pas à grand-chose et ce, dans un grand inconfort  ? Nous ne le répéterons jamais assez, on n’achète pas un prix mais un produit, et encore plus quand on a peu de moyens et donc pas le droit à l’erreur. De la bonne affaire au flop, il n’y a souvent que quelques économies faites aux mauvais endroits. D’un autre côté, qui ne risque rien n’a rien et beaucoup des marques que nous citons ici sont aussi à l’initiative des plus beaux succès de la dernière décennie micro. Selon le principe du : «  Qui aime bien châtie bien  », nous n’oublions pas que de tous ces flops, se sont échappés les progrès et les succès qui font de notre univers l’un des plus dynamiques et passionnants !

« on n’achète pas un prix mais un produit » : l’Eee PC n’est certes pas cher mais est-ce réellement un bon produit ou plutôt un flop ?

PC Update

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Pratique

Les logiciels du mois

Ultimate Windows Tweaker

Context Menu Enhancer gMote 2

Optimisez l’ergonomie de Windows

B

ien qu’il ne soit plus très jeune, gMote (www.handform.net) est une application gratuite qui permet d’optimiser l’ergonomie de votre bureau Windows XP, Vista et 7, en ajoutant la reconnaissance des mouvements. gMote ne nécessite aucune installation et se montre très simple à l’usage. La première étape consiste à créer le mouvement de votre choix (1), avant de lui assigner une action (2) : exécuter un programme, ouvrir le Poste de travail, l’explorateur Windows, bouton lecture/stop/suivant/précédent de votre lecteur multimédia, combinaison d’actions, etc., et d’activer votre nouveau mouvement via le bouton Activate. La configuration du logiciel est ensuite très simple puisqu’il suffit de cocher la case Run gMote on startup et de choisir la combinaison de touches qu’il faudra activer pour lancer la reconnaissance de mouvements. Pour terminer, pensez à sauvegarder tous les mouvements que vous aurez créés via le bouton Save set, pour qu’ils soient automatiquement lancés au démarrage.

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Context Menu Enhancer… CME permet lui aussi d’optimiser l’ergonomie de Windows, en modifiant le menu contextuel de l’explorateur Windows (www. rbsoft20.co.cc). Vous pourrez de cette manière ajouter de nouvelles commandes telles que : encrypter, envoyer vers un dossier, copier dans un dossier, ouvrir l’invite de commandes administrateur, God Mod (ouvre une fenêtre regroupant tous les paramètres Windows), ou encore configuration du système, sans avoir à bidouiller la base des registres. Vous pourrez, en outre, créer vos propres commandes.

Fixwin

S’il y a bien une chose qui ne change pas, c’est cette volonté immuable de bidouiller Windows. Pas seulement pour obtenir de meilleures performances, mais aussi pour personnaliser un peu l’apparence et l’ergonomie de son système. Une tâche dont s’acquitte parfaitement la nouvelle version du logiciel gratuit Ultimate Windows Tweaker (www.thewindowsclub.com), qui est compatible avec Windows  7 et Vista, que vous utilisiez un système 32 ou 64 bits. Le logiciel FixWin (www.thewindowsclub.com) permet, quant à lui, de corriger instantanément les bugs courants de Windows (explorateur de jeux inaccessible, explorer buggé, disparition de la corbeille, du lecteur/graveur de CD/DVD, vignettes de prévisualisation inactives, réparation de la pile TCP/IP ou de Windows Update, etc.).

Débridez Outlook Gratuit, le logiciel Outlook Tools (www. howto-outlook.com) nécessite l’API .NET Framework pour fonctionner et facilite l’accès aux différentes options d’Outlook de la version 2000 à la version 2010. Vous pourrez ainsi paramétrer les options d’exécution d’Outlook via l’onglet Startup switches, automatiser le nettoyage de la liste MRU (Most Recent Used), modifier


Pratique

Comodo Programs Manager

satisfaction. Peu intuitif, souffrant d’un manque d’ergonomie et de l’absence du support multiprotocole, nous avons essayé Trillian (www.trillian.im). A l’usage, notre verdict est sans appel. La version gratuite est à éviter, alors que la version Pro payante est complète à l’extrême, intuitive, ergonomique, performante, entièrement personnalisable à travers des plugins qui permettent d’ajouter de nombreuses autres fonctionnalités, et offre une interface sexy et skinnable. Si le prix de 25 dollars

le comportement d’Outlook à la réception de vos messages et bloquer les extensions des pièces jointes.

EasyBCD

Un nettoyage en profondeur Si CCleaner demeure incontournable pour nettoyer votre système Windows, Comodo Programs Manager (http://programs-manager.comodo.com) pourrait bien être le compagnon idéal. CPM analyse et enregistre en temps réel tous les changements apportés à votre système et permet ainsi de supprimer proprement les programmes, les services mais aussi les pilotes résiduels qui continuent de polluer le répertoire system 32, alors que vous les aviez pourtant supprimés via CCleaner ou le panneau de désinstallation des applications sous Windows. CPM permet aussi de gérer les fonctionnalités de Windows et les mises à jour Windows, de supprimer les fichiers verrouillés par le système, et d’analyser les programmes pour vérifier qu’ils ne contiennent aucun malware.

Gérez vos profils de jeux comme un pro Contrairement au gestionnaire de profils intégré au panneau Catalyst Center, Radeon Pro (www.ngohq.com) se montre bien plus intuitif pour créer et éditer à la volée vos

profils de jeux. Les options graphiques proposées sont d’ailleurs bien plus complètes.

Le gestionnaire de boot ultime Après avoir patienté près de 2 ans, la nouvelle version du gestionnaire de démarrage multisystème EasyBCD (http://neosmart. net) est enfin disponible. Au rayon des nouveautés, citons le support complet de Windows 7, du gestionnaire de démarrage Grub 2, de l’ext4fs, mais également les possibilités de créer une clé USB amorçable, de booter un système à partir d’une image .iso et .vhd, de réparer le Master Boot Record ou le fichier BCD Windows.

Trillian Malgré son large succès, Live Messenger ne nous a jamais donné entière

Trillian

Radeon Pro

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ne vous rebute pas, Trillian Pro est incontestablement le nec plus ultra des clients multiprotocoles. Si vous recherchez, au contraire, la simplicité, Pidgin et Miranda IM sont des alternatives qui ne sont pas gratuites mais libres, qui font presque aussi bien.

Jolicloud 1.0 Le système d’exploitation pour netbooks Jolicloud 1.0 (www.jolicloud.com) vient enfin de voir le jour. L’OS s’appuie sur la dernière révision du langage HTML 5, bénéficie d’une interface sobre et intuitive (Gnome 2.24), d’une ergonomie travaillée qui permet notamment de personnaliser le lanceur d’applications, d’installer simplement les applications de votre choix grâce à l’App Center et au système Universal File System qui facilite la gestion et la sauvegarde de vos données. Jolicloud offre, en outre, un temps de boot remarquable, supporte les technologies tactiles et sans fil, intègre de nombreuses fonctionnalités et applications dédiées aux réseaux sociaux, et bénéficie d’une très bonne réactivité compte tenu du fait que Jolicloud est un système Cloud.


Test

GTX460 en silence • Asus GTX460 DirectCu TOP 1 Go • Gigabyte GTX460 SOC 1 Go • MSI GTX460 Cyclone 1 Go

Carte Graphique Petit prix, consommation réduite, bonnes performances, la récente GTX460 n’a pas de réelle concurrence de la part d’ATi. C’est la carte du moment autour de 200 euros. Hélas, comme souvent, la carte de référence nVidia n’est pas un modèle de discrétion. Nous essayons donc trois GTX460 modifiées chez Asus, Gigabyte et MSI pour trouver la perle rare.

C

eux qui désirent jouer confortablement sur un 24’’ mais qui n’ont pas un budget très conséquent n’ont guère le choix. Entre la HD5830 à 180 euros et la HD5850 à 270 euros, il n’y a rien chez ATi. Chez nVidia, on trouve une seule carte, la GTX460 1 Go, qui a rapidement éclipsé la GTX465 et même la GTX470 qui souffre d’un tarif trop élitiste. Compatible DirectX 11, 3D Vision et PhysX, elle se négocie en moyenne autour de 210 euros. Différents modèles ont vu le jour, nVidia ayant autorisé les modèles modifiés très rapidement, et c’est pourquoi nous testons trois GTX460 si vite après sa sortie ! Notez que toutes nos cartes sont com-

Le retour du Cyclone La première et dernière carte MSI utilisant le radiateur Cyclone était la HD4890, qui nous avait fortement déçu. L’architecture du ventirad de cette GTX460 est pourtant très similaire, deux caloducs partant d’une petite base et traversant un radiateur assez étalé, avec un ventilateur central. L’étage d’alimentation est nu puisque le flux d’air semble suffisant à le refroidir, mais un petit radiateur comme

Températures (°C)

Bruit (dB) Gigabyte GTX460 SOC

35,6

GTX460 de référence

39,2 37,5

MSI GTX460 Cyclone

37,6

I PC Update

10

20

Charge

Repos

30

40

MSI GTX460 Cyclone

43,6

38,9

A GTX460 Di tCU TOP Asus GTX460 DirectCU TOP

124

42,2

HD5850 de référence

0

chez les concurrents aurait été un peu plus rassurant en cas de canicule. Rien n’a été modifié sur cette carte, à part le refroidissement ; le PCB, bien que sorti des usines MSI, est identique à celui des cartes de référence. L’overclocking d’usine est timide, seulement 50 MHz de plus sur le GPU, alors qu’il est réputé docile, et la mémoire reste à 800 MHz. Niveau silence, il faudra repasser : sans être insupportable, c’est largement trop bruyant au regard des attentes que nous avons de ce genre de produits. Pourtant, les températures sont extrêmement bonnes, ce qui nous pousse à croire qu’il s’agit d’un problème de BIOS. Avec des températures 10 °C inférieures aux

patibles avec l’augmentation de tension, via le logiciel Afterburner par exemple, et que le GF104 qui équipe les GTX460 est particulièrement propice à l’overclocking.

Asus GTX460 DirectCU TOP

44,5

Gi b t GTX460 SOC Gigabyte GTX460 SOC

49,2

HD5850 de référence

50

60

66

34

GTX460 de référence

49 1 49,1

57

26

67

35

70

29

76

42 0

10

20

Charge

30 Repos

40

50

60

70

80


MSI GTX460

Asus GTX460

gigabyte GTX460

• Prix : 245 euros • Fréquences d’origine (GPU/RAM) : 725/900 • Overclocking (GPU/RAM) : 835/1 125 • Bundle : adaptateur DVI > VGA, 2 x adaptateur Molex > PCI- Express 6 pins refroidissement efficace… …mais bruyant

• Prix : 245 euros • Fréquences d’origine (GPU/RAM) : 775/1 000 • Overclocking (GPU/RAM) : 840/1 075 • Bundle : adaptateur DVI > VGA, adaptateur DVI > HDMI, adaptateur Molex > PCI-Express 6 pins performances bruit, encombrement

• Prix : 220 euros • Fréquences d’origine (GPU/RAM) : 715/900 • Overclocking (GPU/RAM) : 850/1 015 • Bundle : adaptateur microHDMI > DVI, adaptateur DVI > VGA, 2 x adaptateur Molex > PCI-Express 6 pins silence, look, prix, bundle overclocking mémoire un peu léger ?

concurrents, il aurait été possible de présenter une carte plus silencieuse, quitte à ce qu’elle chauffe plus. L’overclocking manuel n’est même pas impressionnant, un petit 835 MHz validé sur le GPU, sans augmentation de tension. En revanche, la mémoire trouve sa limite au-delà de 1 100 MHz, alors que les puces utilisées sont les mêmes Samsung que sur les autres cartes.

la HD5850. Voilà qui fait honneur à la famille, d’autant que la carte en a encore sous le pied, nous avons pu la pousser à 840/1 075 sans augmentation de la tension. Le PCB n’est pas radicalement modifié, mais il est clairement plus ambitieux que celui de référence. Cinq phases d’alimentation au lieu de trois, des composants de meilleure qualité, une finition mate très sexy et un refroidissement conséquent. En effet, le radiateur dépasse en longueur de 3 cm. Ce n’est pas spécialement gênant car la carte reste compacte, autour de 24 cm, mais placer les connecteurs d’alimentation vers l’arrière, sous la proéminence du radiateur, aurait été autrement plus cohérent. Au final, nous n’avons plus vraiment affaire au format d’une GTX460, mais plutôt à celui d’une GTX470. Quoi qu’il en soit, le ventirad se montre un peu trop bruyant. Certes, les températures sont un peu meilleures, mais à température équivalente, les nuisances sonores sont un cran au-dessus de celles de la carte Gigabyte. Il est toujours possible de forcer le ventilateur à rester tranquille, surtout grâce aux logiciels efficaces livrés tels que SmartDoctor, mais le compromis n’est pas aussi réussi que chez les concurrents.

Une SOC moins exclusive La 5870 SOC de Gigabyte, que nous testions le mois dernier, était chère et exclusive mais cette GTX460, pourtant issue de la même série, se veut beaucoup plus raisonnable. Le design général est très similaire, mais on sent qu’il est plus travaillé. PCB bleu, carter noir laqué sans vilain autocollant, caloducs apparents en cuivre nickelé et deux ventilateurs aux pales translucides : la carte arbore un look plutôt plaisant. Le radiateur utilise deux caloducs et des ailettes qui recouvrent toute la longueur du PCB, une pièce plutôt élaborée en comparaison du radiateur MSI. Le PCB est similaire à celui d’origine, mais Gigabyte a remplacé quelques composants comme les bobines. Les fréquences ne sont pas très élevées, 715 MHz sur le GPU. C’est dommage, mais qu’importe, sur ce segment, le silence et le prix sont plus importants qu’un overclocking qui pourra toujours être réalisé manuellement. Notre modèle a pu être poussé à 850/1 015, un résultat assez commun. Mais la carte opère dans un silence très satisfaisant, c’est une excellente nouvelle. D’autant que le prix est quasiment identique à celui de la carte de référence nVidia, environ 220 euros. Le silence avant tout, Gigabyte a bien compris la recette du succès.

Top performances Chez Asus, on ne lésine pas sur l’overclocking, la GTX460 DirectCu TOP grimpe à 775/1 000, au lieu des 675/900 d’origine. Cette différence de fréquence se fait sentir avec 10 % de mieux sous Dirt 2 que la GTX460 SOC de Gigabyte, elle se montre même plus rapide que

Choix de la rédac A 220 euros, la Gigabyte GTX460 SOC est un excellent choix pour celui qui cherche une carte relativement performante, mais silencieuse à un prix réduit. Sans être à la traîne, elle est légèrement plus lente que ses concurrentes, mais ce n’est pas un problème selon nous. Et pour ne rien gâcher, le look est plutôt réussi. Aux antipodes, la GTX460 DirectCu TOP mise sur les performances avec un très bon overclocking. Cela n’est pas fondamentalement incompatible avec un ventirad silencieux, mais Asus n’a pas réussi ce compromis. 245 euros, c’est cher pour une GTX460 1 Go, mais les performances sont un net cran au dessus de la HD5850 vendue 25 euros de plus. Néanmoins, la Giga-

Dirt 2 ‐ AA8X (FPS) 53

GTX460 de référence

54,3

Gigabyte GTX460 SOC

55,4

MSI GTX460 Cyclone

63,1

57 9 57,9

HD5850 d éfé HD5850 de référence

64,6

66,2 59,6 64,1

Asus GTX460 DirectCU TOP 0

10

20 Stock

30

40

50

60

70

OC

Warhead ‐ AA8X (FPS) 26,5

GTX460 de référence Gigabyte GTX460 SOC

27,6

MSI GTX460 Cyclone

28,0

HD5850 d éfé HD5850 de référence

28 1 28,1

32,4 32,5

33,3 30,1 32,4

Asus GTX460 DirectCU TOP 0,0

5,0

10,0 Stock

15,0

20,0

25,0

30,0

35,0

OC

byte GTX460 SOC conserve notre préférence pour son silence exemplaire. Enfin, grande perdante, la MSI Cyclone n’est pas intrinsèquement mauvaise mais n’a aucun avantage pour se distinguer. Un peu trop chère, pas tout à fait assez véloce, pas totalement silencieuse… La concurrence fait toujours un petit peu mieux.

PC Update

I 125


Test

Silverstone SG07 : les LAn parties sans concession Mini-ITX Les boîtiers mini-ITX présentent toujours quelques contraintes en termes d’intégration. Avec le SG07, Silverstone propose un cube capable de recevoir les configurations les plus puissantes et adaptées aux joueurs. Un boîtier idéal pour les LAN parties ?

P

Le bouton de reset et celui de la régulation se trouvent à l’arrière du boîtier.

our un boîtier orienté gamer, le SG07 affiche un design discret. Très aérés, son châssis et ses coques noirs sont constitués d’acier, la façade se compose quant à elle de plastique noir et d’une fine plaque d’aluminium gris foncé, le tout offrant une esthétique soignée et harmonieuse. Le boîtier repose sur deux pieds et deux tampons de caoutchouc, sa façade supporte le bouton d’allumage et les ports déportés comprenant deux USB  2.0 et les prises casque/micro, l’arrière présente un bouton de reset. Le cube s’ouvre en glissant le capot par l’arrière et laisse apparaître deux éléments principaux : un imposant ventilateur supérieur de 180 mm, associé à un filtre à poussière nettoyable, et une alimentation de 600  W certifiée 80  Plus Bronze. Protégée par une petite plaque en plastique pour empêcher un éventuel contact et court-circuit avec la carte graphique, elle dispose des connecteurs 24 et 4/8 pins de la carte mère, de deux 6/8  pins pour le GPU, trois SATA, un Molex et un dernier 4 pins.

Elle est refroidie par un ventilateur de 120 mm aspirant l’air par le bas, via une ouverture protégée là encore par un filtre à poussière lavable. Le boîtier accepte deux unités 2,5 pouces et une 3,5 pouces, en plus d’un lecteur optique au format slim. Ces unités de stockage sont placées dans deux baies amovibles équipées de rondelles de silicone pour l’emplacement 3,5  pouces et la fixation de la cage HDD/SSD. Deux slots d’extension sont ensuite disponibles. Il est possible d’y loger n’importe quelle carte graphique, puisque 31 cm sont disponibles en longueur, même une Radeon HD5970 rentre sans problème. Il faudra, cela dit, dévisser un petit élément facultatif du 180 mm pour placer une GTX480, car les caloducs de son dissipateur ne passeront pas. Pour le ventirad, 117  mm de hauteur sont dégagés, ce qui nous a permis d’intégrer un Noctua NH-C12P. Ses caloducs rentraient en contact avec la coque du boîtier mais n’empêchaient pas sa

Le SG07 est refroidi par un imposant ventilateur de 180 mm soufflant dans le boîtier et associé à un filtre à poussière extractible.

fermeture. Notez toutefois que selon la position du socket CPU de la carte mère, il ne sera pas toujours possible d’utiliser un large ventirad comme le C12 ou un Big Shuriken (notre carte

Avec 31 cm de longueur disponible, même une Radeon HD5970 rentre. Ici, il s’agit d’une HD5870.

126

I PC Update


• Nom : SG07 • Constructeur : Silverstone • Matériau : acier, aluminium, plastique • Type : cube • Alimentation : 600 W 80 Plus Bronze • Compatibilité carte mère : mini- ITX, miniDTX • Emplacement 5,25 pouces : 1 (slim) • Emplacement 3,5/2,5 pouces : 1/2 • Slots d’extension : 2 • Fixation disques durs : vis + rondelles en caoutchouc • Fixation lecteurs optiques : vis • Fixation cartes d’extension : vis • Ventilateur : 180 mm en haut (700/1 200 RPM) • Connectique : 2 x USB 2.0, casque et micro • Dimensions : 222 x 190 x 350 mm • Poids : 4,90 kg • Prix : 200 euros • Site Web : www.silverstonetek.com Alimentation 600 W 80 Plus Bronze Filtres à poussière Eléments antivibration pour 3,5  pouces et cage SSD/HDD Deux emplacements 2,5 pouces, un 3,5 pouces Compatible avec n’importe quelle carte graphique 117 mm disponibles pour la hauteur du ventirad Ventilation discrète au minimum Qualité de fabrication/finition Design ? Organisation des câbles un peu difficile Pas d’adaptateur miniSATA vers Molex pour le lecteur optique slim Pas de nappes SATA coudées Système de fixation de la carte fille/carte graphique

mère était une DFI P55-T36). En ce qui concerne le montage, nous avons déjà vu mieux. Aucun câble n’est, en effet, fixé ou guidé le long du châssis, à la manière d’un Shuttle par exemple ; l’organisation des fils dans le peu d’espace restant prend donc du temps. Les éléments doivent aussi être montés dans le bon ordre, en basculant le ventilateur supérieur sur le côté et en dévissant les baies de stockage afin de placer la carte mère et la carte graphique en premier. Autre point essentiel, des nappes SATA coudées non fournies dans le bundle sont indispensables pour connecter les

Températures °C

SG07

fiche technique

Prix

5 4 3 2 1 0

Finition

38 41

HDD charge

Refroidissement Bruit

37 38

HDD repos

86 88

GPU charge

Espace

45 46

GPU repos

64

CPU charge

Montage 27 27

CPU repos

unités 2,5 pouces, sous peine de ne plus pouvoir fermer le boîtier. Dommage également qu’un adaptateur Molex vers miniSATA (7P+6P) ne soit pas livré pour brancher le lecteur slim, il faudra donc l’acheter. La ventilation s’est montrée à la hauteur de nos attentes, le boîtier a parfaitement dissipé la chaleur émanant de notre système constitué d’une carte mère mini-ITX H55, d’une Radeon HD5870, d’un Core i7-860, de deux SSD et d’un disque dur 500 Go. Le ventilateur 180 mm (AP181) en 3 pins, baptisé Air Penetrator en raison d’une grille apportant une colonne d’air moins diffuse qu’un modèle classique, est placé en soufflerie (pression positive). Il recouvre la surface de la carte mère ainsi qu’une partie de la carte graphique, les différentes ouvertures percées du boîtier permettent ensuite d’évacuer l’air naturellement. De ce fait, nous avons pu nous dispenser du ventilateur 120 mm du ventirad Noctua. La température de la carte graphique est aussi restée à des valeurs raisonnables. Le 180 mm offre, par ailleurs, deux vitesses de rotation (700 et 1 200 RPM) via un bouton fixé à l’arrière du boîtier. A 700  RPM, la configuration est déjà bien refroidie ; à 1 200 RPM, le gain est sensible sur le CPU et le disque dur, un peu moins sur la carte graphique. Mais le boîtier se montre bruyant, alors qu’il reste discret à une rotation minimum. L’alimentation a, quant à elle, très bien encaissé le choc, avec là encore des nuisances sonores contenues, lors de longues charges. Silverstone livre, d’autre part, un conduit VGA associé à une jointure en mousse. Il doit être vissé sur un côté de la coque et aligné sur le ventilateur GPU. Il n’a pas permis de réduire la température, mais a le mérite d’attraper la poussière.

72,3

0

10

20

30

SG07 (Maxi)

40

50

60

70

80

90

100

SG07 (mini)

Le lecteur optique est au format slim. La baie des unités de stockage peut accueillir deux 2,5 pouces et un 3,5 pouces.

métallique ne soit pas plus pratique et que les câbles n’aient pas été organisés un minimum. Comme souvent chez Silverstone, la qualité de fabrication est, en revanche, excellente, seul le bouton d’allumage était mal aligné dans son logement, mais c’est la seule critique que l’on peut émettre sur les finitions. Le SG07 n’a pas d’équivalents sur le marché, en dehors des Shuttle qui reviennent plus cher et qui n’offrent pas un rapport bruit/température aussi efficace. Le SG07 devient donc une référence qui sera appréciée par les joueurs cherchant à monter un miniPC. De plus, son prix n’est pas exagéré puisqu’une alimentation 600 W 80 Plus Bronze se trouve aux alentours de 90 euros, le boîtier revient donc à 110 euros. Ceux qui peuvent se contenter d’une carte graphique moins longue (24 cm au maximum) pourront se diriger vers les SG05 et SG06, moins chers (100 et 110 euros), avec une alimentation 300 W et tout aussi convaincants.

Un Noctua NH-C12P passe. Il est possible de se passer de son ventilateur, le 180 mm est suffisant.

Qui dit mieux ? Le bilan du SG07 est très positif mais entaché de quelques imperfections. On regrette l’absence de l’adaptateur miniSATA, des nappes coudées et d’une ouverture pour le socket CPU. Dommage également que le système d’accroche des cartes filles retenues par une plaque

PC Update

I 127


Test

Cooler Master HAF 912 : encore une réussite Boîtier Après le HAF X, Cooler Master complète sa gamme HAF avec une version 912 bien moins volumineuse, mais dotée d’évolutions intéressantes. A 80 euros, cette tour semble être une fois de plus une des meilleures de sa catégorie.

L

HAF 912 Refroidissement Prix

5 4 3 2 1 0

Bruit

Finition

Espace Montage

La façade est recouverte de filtres à poussière lavables.

128

I PC Update

’arrivée du HAF X, puis de ce 912, porte à quatre le nombre de boîtiers de la gamme gamer de Cooler Master. Niveau design, cette moyenne tour reste dans le ton des précédents modèles avec des lignes brutes un peu tape-à-l’oeil, une robe granuleuse entièrement noire et une façade très alvéolée entourée de plastique épais de bonne facture. Face au HAF 922 dont l’intérieur est gris, le 912 perd une baie 5,25 pouces et présente moins de capacité de ventilation, mais il ne fait pas pour autant beaucoup de sacrifices sur les capacités d’intégration et apporte plusieurs

améliorations. A commencer par le panier de la carte mère sur lequel ont été ajoutées des ouvertures afin d’optimiser l’organisation du câblage. Ce panier profite toujours d’un accès au socket CPU pour démonter le ventirad sans avoir à retirer la carte mère. Des trous ont aussi été ajoutés sur les baies à disques durs pour y accrocher les fils. Si on ajoute à cela un espace confortable entre le panier et la porte droite, le câblage d’une configuration est, au final, aisé et efficace. On compte ensuite quatre emplacements 5,25 pouces et six 3,5 pouces. Un de ces derniers peut être condamné pour placer un adaptateur accueillant deux 2,5 pouces. Deux autres 2,5 pouces peuvent être fixés au fond du boîtier via une baie dédiée. Les six emplacements 3,5 pouces sont répartis dans deux cages, celle du dessus en compte quatre et peut se tourner de 90° si besoin. Les unités se fixent au moyen de deux rails, alors qu’il s’agissait de tiroirs pour le HAF 922. Et bien qu’il soit un peu différent, un système de fixation rapide pour les lecteurs optiques est présent d’un côté du boîtier. Il est, au passage, obligatoire de retirer la baie 3,5 pouces intermédiaire pour loger une très longue carte graphique comme la Radeon HD5970, mais une 5870 passe sans problème par défaut. Une fois enlevée, la petite cage 2,5 pouces peut se déplacer sur la baie 3,5 pouces inférieure pour laisser la place à une grande alimentation. Quant au ventirad, l’espace est

Trois passages pour tuyaux de watercooling sont présents à l’arrière, le radiateur 240 mm prend place sur le capot, on trouve également un slot d’extension vertical supplémentaire.

suffisant pour y loger les modèles les plus volumineux. Il est, par ailleurs, possible d’ajouter un système watercooling, trois passages pour tuyaux sont prévus à l’arrière, ainsi que des pas de vis pour placer un radiateur 240 mm sur le capot. Et comme sur le HAF 922, on trouve un slot d’extension vertical supplémentaire placé à côté des sept autres. Afin de limiter les vibrations, quatre supports en caout-


Configuration de test : carte mère Gigabyte X58A-UD5, Core i7-920 avec Noctua NH-U12P, Sapphire Radeon HD5870 Vapor-X, alimentation Scythe Chouriki II 650 W, disque dur Seagate 2 To.

fiche technique • Nom : HAF 912 • Constructeur : Cooler Master • Matériau : acier, plastique • Type : moyenne tour • Alimentation : non livrée • Compatibilité carte mère : ATX, microATX • Emplacement 5,25 pouces : 4 (dont un avec adaptateur 3,5 pouces) • Emplacement 3,5/2,5 pouces : 6/4 (dont deux 2,5 pouces dans un adaptateur 3,5 pouces) • Slot d’extension : 7 + 1 • Fixation disques durs : rails + rondelles en caoutchouc • Fixation lecteurs optiques : clips + vis • Fixation cartes d’extension : vis • Ventilateur : 200 mm à LED rouges à l’avant, 120 mm à l’arrière, 200 mm ou 2 x 120 mm optionnel en haut, 120/140 mm optionnel sur le côté • Connectique : 2 x USB 2.0, 1 x eSATA, casque et micro • Dimensions : 230 x 480 x 496 mm • Poids : 8,45 kg • Prix : 80 euros • Site Web : www.coolermaster.com Filtres à poussière Eléments antivibration Quatre emplacements 2,5 pouces Ventilation discrète Fixations rapides pour disques durs et lecteurs optiques Trois passages watercooling et emplacement radiateur extérieur Qualité de fabrication/finition Organisation des câbles Un slot d’extension supplémentaire Prix On aurait aimé un 200 mm en haut

Pour placer les plus longues cartes graphiques, il est nécessaire de retirer la cage 3,5 pouces comprenant quatre emplacements.

Températures °C HDD charge

32

HDD repos

27

37

31

79 76

GPU charge 33 31

GPU repos GPU repos CPU charge

60

64

36 33

CPU repos 0

10

20

30

HAF 912 (5V)

40

50

60

70

80

90

HAF 912 (12V)

L’alimentation repose sur des tampons de caoutchouc et est associée à un filtre à poussière, on distingue également une petite cage à deux emplacements 2,5 pouces pouvant être vissée à la place de la cage 3,5 pouces amovible.

chouc ont été disposés au niveau de l’alimentation, on trouve également des rondelles sur les rails des unités de stockage.

HAF 912 ou 922 ? La ventilation du HAF 912 est assurée par un 200 mm à LED rouges en façade et un 120 mm à l’arrière, en connectique Molex et 3 pins. De base, le boîtier compte donc un 200 mm de moins que le 922 sur le capot. Un 120/140  mm peut être ajouté sur la porte, ainsi que deux 120 mm ou un 200 mm en haut, soit là encore deux emplacements de moins que sur le 922 qui propose un 120 mm de plus sur la porte et au fond du boîtier. Bien que la dissipation thermique ne soit assurée que par deux ventilateurs, les températures obtenues sur notre configuration sont bonnes, le Core i7-920 n’a pas dépassé les 64 °C. La ventilation s’est de plus montrée discrète en 12 V et silencieuse en 5 V, pour des températures toujours raisonnables. Le HAF 922 fait un peu mieux mais le 912 est déjà suffisant pour dissiper des configurations puissantes et chargées, bien qu’un 120 mm latéral soit profitable pour refroidir un système SLI/CrossFire. Au final, cette moyenne tour ne présente aucun défaut, offre de bonnes prestations, une qualité de fabrication à la hauteur de la réputation du constructeur, ainsi qu’une bonne capacité de ventilation. Pour 80 euros, le rapport qualité/prix est excellent, le HAF 912 représente donc un très bon choix si l’on apprécie son design. Ceux qui ont besoin de plus de ventilation ou de pouvoir intégrer un radiateur watercooling à l’intérieur du châssis préféreront le HAF 922 vendu 20 euros de plus.

Intérieur noir, emplacements 2,5 pouces, plus d’ouvertures sur le panier de la carte mère, voici les principales améliorations face au HAF 922.

Notez enfin que le HAF 912 va être décliné en trois versions, le HAF 912, le HAF 912 Advanced et le HAF 912 Plus, mais seule cette dernière sera apparemment commercialisée chez nous. Le modèle Advanced est, lui, livré avec un ventilateur 200 mm sur le capot et possède une porte transparente, la version simple se passe d’un eSata déporté face à la version Plus et présente deux 120 mm à la place du 200  mm avant, ainsi qu’un intérieur gris.

Le montage est aisé et l’organisation des câbles efficace. Le boîtier est compatible avec n’importe quels ventirad, carte graphique et alimentation.

PC Update

I 129


Test

AMD série E, Intel série S Les CPU basse consommation font-ils faire des économies ?

CPU Entre les AMD Energy Efficient et les Core iX S, les processeurs basse consommation sont nombreux. Permettent-ils de gagner des dizaines de watts ? Les performances sont-elles du même niveau ? Il semblerait qu’être écolo coûte cher, la preuve en chiffres.

AMD série E, dès 20 W de TDP !

D

epuis des années, AMD propose des processeurs optimisés en vue d’une consommation réduite. Ils sont reconnaissables grâce à leur suffixe E pour Energy Efficiency (efficience énergétique). Un peu moins performants que les CPU standard, ces derniers n’ont pas souvent été sur le devant de la scène. Leur rapport performances/ chauffe/consommation est pourtant séduisant, c’est pourquoi nous allons tester l’essentiel de la gamme aujourd’hui. AMD fabrique des processeurs E de tout type, c’està-dire des Athlon II et des Phenom II, en dual, tri et quad core. Il existe à l’heure actuelle un total de 12 Athlon II et 3 Phenom II basse consommation. En partant des moins puissants, nous avons les Athlon II X 160u (1,8 GHz), 250u (1,6 GHz) et 260u (1,8 GHz). Ces trois modèles font office d’exceptions à la règle. Avec un TDP respectif de 20, 25 et 25 W seulement, ils sont plus proches de processeurs pour portables que de processeurs classiques ! Pour se contenter du TDP ridicule de 20 W, le 160u est en fait un processeur monocore qui se contente, à ce titre, de 1 Mo de cache L2. Plus performants, les Athlon II X2 235e (2,7 GHz), 240e (2,8 GHz) et 245e (2,9 GHz) ont un TDP de 45 W, contre 65 W pour les Athlon II X2 normaux. N’allez pas croire que les performances sont en retrait, le 235e a des spécifications identiques au 215, les 240e et 245e aux 240 et 245 ! En tricore, nous avons droit aux 400e (2,2 GHz), 405e (2,3 GHz) et 415e (2,4 GHz) qui adoptent eux aussi un TDP de 45 W, alors que les

130

I PC Update

modèles standard, plus rapides ce coup-là, sont en 95 W. Même chose en quad core, AMD propose les 600e (2,2 GHz), 605e (2,3 GHz) et 610e (2,4 GHz) en 45 W au lieu de 95 W. Les trois Phenom II Energy Efficient sont les 705e (tricore 2,5 GHz), 905e (quad core 2,5 GHz) et 910e (quad core 2,6 GHz). Comme pour les Athlon II X3 et X4, les fréquences sont plus faibles que celles des modèles classiques, solution qui permet de réduire la tension et ainsi de proposer un TDP de 65 W, alors que les Phenom II sont habituellement en 95 W ou 125 W. Les processeurs cités précédemment sont tous sur socket AM3. Comme nous le rappelons dans un cas pratique en début de magazine, ils fonctionnent également sur de nombreuses cartes mères plus anciennes en AM2 ou AM2+, car ils intègrent à la fois un contrôleur DDR2 et DDR3. Pour juger des performances de ces AMD E, nous avons comparé les Athlon II 160u, 240e, 405e, 605e et les Phenom II 705e, 905e aux modèles que nous avions déjà essayés. Nous avons ajouté aux graphiques

Le die d’un Athlon II 2.

des performances le nouvel Athlon II X2 260. Ce n’est pas un modèle basse consommation, mais sa fréquence élevée de 3,2 GHz et son petit prix de 75  euros le rendent intéressant pour les joueurs. Si la puissance des E devrait logiquement être en retrait (à l’exception des Athlon II X2 E qui ne sont pas sous-cadencés), nous pouvons d’ores et déjà déplorer les tarifs pratiqués. Non seulement les processeurs basse consommation sont très difficiles à trouver dans le commerce, mais ils sont anormalement coûteux, + 30 % en général ! Par exemple, le 240e coûte environ 80 euros, alors que le 240 se négocie moins de 60 euros. A 80 euros, vous pourriez avoir un X3 435 qui ajoute 100 MHz et un core ! Le Phenom II X6 ne propose pas de variante  E, mais il est à préciser que certains d’entre eux sont proposés en deux versions, la différence se faisant précisément sur le TDP. Le 1090T (3,2 GHz) n’existe qu’en 125 W, mais le 1055T (2,8 GHz) existe en 125 et en 95 W. Réservé aux OEM, le 1035T (2,6 GHz) existe lui aussi en 95 W.


Intel série S, des puces underclockées

I

ndépendamment des efforts pour réduire la consommation générale de tous ses processeurs (EIST, Turbo Mode), Intel vend également quelques processeurs dont le faible TDP est l’argument principal. Inaugurés du temps du Core 2 avec le Q9550S, il s’agit des processeurs S. Depuis les Q8200S, Q8400S, Q9400S, Q9505S et Q9550S, Intel a sorti deux autres processeurs de ce type, les plus récents Core i5-750S et Core i7-860S, tous deux en socket 1156. Tandis que le Q9550S était un Penryn trié sur le volet, un Q9550 capable de tourner à faible tension et ainsi de se contenter d’un TDP de 65 W au lieu de 95 W, les Core i5-750S et Core i7-860S cherchent à nous berner. Ce ne sont que des puces underclockées pour se

Le Core i5-750S ne tourne qu’à 2,4 GHz et le Turbo Mode est désactivé en charge tri et quad core.

Consommation (watts à la prise)

Rendu 3D (temps en secondes)

2010 2158

A II X2 160U A II X2 240

1122

A II X2 240e

1121 1043

A II X2 260 839

A II X3 405e P II X3 705e

746

A II X4 605e

735

1352

A II X2 160U

1352

1284

1056

Core i5‐750s A II X4 630 Core i5‐750 Ph II X4 965 Core i7‐860

267 307 253 291

Core i7‐970 Core i7‐980X 0

500

1000

3D Studio Max

1500

2000

2500

Cinema 4D R11

Le rendu 3D, terriblement dépendant du nombre de cores et threads, assome le petit Athon II X2 160U. Comme prévu, les CPU basse conso sont globalement plus lents.

Production (temps en secondes) A II X2 160U

503

A II X2 240e

429

A II X2 240

570

428

A II X2 260

402

A II X3 405e A II X4 605e

355

A II X4 630 Core i5‐750 Core i5‐750s Ph II X4 965 208

Core i7‐860 Core i7‐970

145

Core i7‐980X

139 0

100

200

506

A II X4 605e

116

A II X3 405e

114

P II X3 705e

115

P II X4 905e

116

274

252 400

Compilation

500

600

700

800

900

Winrar

Les écarts se réduisent dans les applications un peu moins multithreadées, notamment Winrar. Ici, l’i5-750s fait aussi bien que l’i5-750 normal.

145 145 158 162

121

A II X2 260

122

Core i5‐750s

98

Core i5‐750

99

165 172 195 208 208

130

215

110

220

100

Core i7‐970

137

Core i7‐980X

139 0

239

143

A II X2 240

Core i7‐860

422

275 276 269 275 265 325

300

114

Ph II X4 965 Ph II X4 965

353 407

P II X4 905e

A II X2 240e A II X2 240e

A II X4 630

550

459 513

431 411 426

P II X3 705e

802 571

121

98

967 940

673 808 639 715 612 784 546 609 495 598 436 460

P II X4 905e

contenter d’une tension amoindrie ! Le suffixe S ne signifie pas Sport, mais plutôt Sacrifice. Ainsi, le 750S adopte une fréquence de base de 2,4 GHz au lieu de 2,66 GHz pour le 750 premier du nom et le 860S 2,53 GHz au lieu de 2,8 GHz. Ils perdent donc un coefficient dans la bataille. Pire, si le Turbo Mode autorise toujours la même fréquence maximale (3,2  GHz en single core pour le 750S, 3,46 GHz pour le 860S), il disparaît en tri et quad ! Autrement dit, un i5-750S tourne aussi bien qu’un i5-750 dans toute application monothreadée et utilisée seule, mais dès que vous sollicitez tous les cores en même temps, il y a alors 433 MHz d’écart ! Tout ça pour quoi ? Pour réduire le TDP de 95 à 82 W. Vu les prix pratiqués (50 euros de plus que les normaux), c’est bien difficile à avaler.

50

100

Charge 100%

150

260 266 200

250

300

Idle

Sur ces relevés à la prise d’UC complètes, les économies d’énergie sont bien réelles. Ironie, si vous faites beaucoup d’encodage ou de rendu 3D, le gain énergétique observé en instantanné est annulé par le temps passé en plus à calculer ! Autrement dit, un i5-750s est plus économe qu’un i5-750 en faible charge, mais il ne fait pas gagner d’argent en charge 4 cores.

PC Update

I 131


Test

Jeux 2 (FPS)

Jeux 1 (FPS) Core i7‐980X

31

Core i7‐970

31

Core i7‐860

31

Core i5‐750

31

Core i5‐750s

31 26

Ph II X4 965 A II X4 630

19

A II X2 260

19

A II X2 240

19

P II X4 905e

19

P II X3 705e

18

A II X4 605e

17

A II X3 405e

16 9 0

23

113

Core i7‐970

23

104

Core i7‐860

19

103

Core i5‐750

19

102

Core i5‐750s

19

60

80

100

120

1851

A II X2 160U A II X2 240

1041

A II X2 240e

1042 974 895 1035 830 957 724 878 671 802 604 732 579 702 502 608 502 603 426 477 304 345 281 314

A II X4 605e P II X4 905e A II X4 630 Core i5‐750s Core i5‐750 Ph II X4 965 Core i7‐860 Core i7‐970 Core i7‐980X 0

500

1000

MainConcept h264

1328 1326

I PC Update

10

15

2000

20

25

30

35

40

45

GTA 4

Même constat avec Arma 2 et GTA4, deux jeux qui profitent plutôt bien des CPU quadcore. Notons ici la faible avance des hexacore, le gain de FPS s’expliquant avant tout par le surplus de fréquence.

L

1267

1500

18

Le choix de la rédaction

2135

2500

MediaShow x264

La hiérarchie est une nouvelle fois respectée durant nos tests d’encodage vidéo. Les processeurs basse consommation sont un leurre : ils consomment moins car ils sont moins rapides !

132

5

22 19

7 Arma 2

Encodage (temps en secondes)

P II X3 705e

0

FarCry 2

Dans les benchs de jeux, où nous avons poussé les réglages de façon à faire travailler le plus possible le CPU et non la carte graphique, les résultats sont édifiants. Non seulement AMD est en retard face à Intel, mais les processeurs basse consommation sont encore plus à la traine.

A II X3 405e

6

A II X2 160U

40

A II X2 260

12

A II X2 240e

65

Crysis

11

A II X3 405e

61

24 22

13

A II X4 605e

63

18

14

P II X3 705e

74

37 20

15

P II X4 905e

79

35 20

12

A II X2 240

65

36 34 27

13

A II X2 260

68

36

14

A II X4 630

74

39 38

18

Ph II X4 965

91

19

A II X2 240e A II X2 160U

113

Core i7‐980X

es processeurs basse consommation sont globalement décevants. Les écarts à l’achat, trop importants, peinent à être rattrapés par la diminution de la facture énergétique. Pire ! Dans le cas des Intel S, si la consommation en charge (4 cores) est réduite effectivement de plus de 10 W, le temps requis pour effectuer les calculs augmente tellement que le gain d’énergie est perdu sur la durée ! Nous pourrions supposer que ces processeurs qui partent de tensions plus basses que la moyenne sont d’excellents clients pour l’overclocking, mais ils ne font finalement pas mieux que leurs homologues à « gros TDP ». Et quand bien même ils acceptent plus de mégahertz à une tension égale, leur faible coefficient limite la progression. Verdict ? Aucun de ces processeurs ne mérite l’achat, à part peut-être les modèles U chez AMD qui sont particulièrement peu chauds. Ils sont lents, mais peuvent être pratiques pour des usages spécifiques du type PC multimédias tout petits ou serveurs de stockage qui restent allumés 24 h/24. Mais pour un usage quotidien, si vous désirez réduire votre consommation, nous vous invitons à légèrement abaisser la tension Vcore dans le BIOS. Quasiment tous les processeurs du marché accepteront une réduction de 0,05 à 0,1 V à la fréquence d’origine, et vous observerez les mêmes gains de consommation qu’un processeur optimisé à cette fin.


Fiche technique AMD E

Fiche technique Intel S

• • • • • • • • •

• • • • • • • • • •

Marque : AMD Modèles : Athlon II et Phenom série « E » Socket : AM3 Nom de code/architecture : Deneb/K10 Nombre de cores : 1, 2, 3 ou 4 Gravure : 45 nm TDP : de 20 à 45 W Fréquences : de 1,6 à 2,9 GHz Prix : 80 à 200 euros

Marque : Intel Modèles : Core i5-750S et Core i7-860S Socket : 1156 Nom de code/architecture : Lynnfield/Nehalem Nombre de cores : 4 Gravure : 45 nm TDP : 82 W Fréquences nominales : 2,4 et 2,53 GHz Fréquences Turbo : mini 3,33 GHz, maxi 3,46 GHz Prix : 230 et 320 euros

Core i7-970

L’hexacore Intel n’est pas encore pour tout le monde Chose promise, chose due. Après quatre mois d’attente, Intel décline une version plus abordable de son CPU 6 cores. L’i7-970 à 3,2 GHz deviendra-t-il une référence ? A plus de 850 euros la bête, c’est peu probable.

E

n marge des processeurs basse consommation, nous avons testé le nouveau monstre d’Intel. Le géant a enfin décliné une version moins violente de son hexacore i7-980X, il s’agit de l’i7-970. Toujours basé sur l’architecture Westmere, déclinaison 32  nm de Nehalem, il concède un coefficient à son aîné. La fréquence de base est donc amoindrie de 3,33 à 3,2 GHz et il n’est plus possible de l’overclocker par accroissement du multiplicateur, un privilège réservé à la série Extreme. Ce CPU, nom de code Gulftown, utilise une fréquence de base de 133 MHz, comme tous les autres Core i7. A l’instar du 980X, il embarque un total de 12 Mo de cache L3 ! Le Core i7-970 est accompagné du nouveau et gros ventirad Intel introduit avec les 6 cores. Ce dernier n’arrive pas à la cheville des ténors du marché, surtout en bruit, mais il se révèle quand même performant.

4 GHz validés Nous n’avons pas résisté à l’envie d’overclocker l’i7-970. Accommodant et rapide, il tourne sans problème à 4 GHz (20 x 200  MHz) avec la DDR en 1 600 MHz. S’il boote à cette fréquence, à la tension de base, il

Avec l’i7-970, Intel réduit de 150 euros le ticket d’entrée en hexacore. Nous sommes loin de l’excellent rapport qualité/prix du Phenom II X6.

réclame 1,375 V pour être stable quel que soit le bench. Que ce soit à la fréquence d’origine ou overclocké, l’i7-970 est incroyablement performant. Mais il y a un hic, de taille. Son prix. En effet, nous qui rêvions secrètement d’un hexacore Intel à 500 euros, celui-ci coûte 850 euros, quand les revendeurs ne l’affichent pas à 900 euros ! C’est trois fois le prix d’un Phenom  II X6 1090T ! Certes, il existe un énorme fossé entre les deux, comme vous pouvez le constater sur les graphiques de performances ci-contre, mais il est difficile d’être enthousiaste à l’achat de ce modèle. Et quitte à dépenser autant d’argent, pourquoi se priver du 980X  ? Au moins, pour à peine 100 euros de plus, vous aurez vraiment dans les mains le CPU le plus puissant du monde.

Fiche technique • • • • • • • • • •

Marque : Intel Modèle : Core i7-970 Socket : 1366 Nom de code/architecture : Gulftown/Westmere Nombre de cores : 6 Gravure : 32 nm TDP : 130 W Fréquence nominale : 3,2 GHz Fréquences Turbo : mini 3,33 GHz, maxi 3,46 GHz Prix : 850 à 900 euros

PC Update

I 133


Références

Configs de reference Dépenser moins :

- 20 euros : mono core (débloquable en Athlon II !) AMD Sempron X1 140 (35 euros) - 15 euros : utiliser le ventirad d’origine AMD (0 euros)

Bureautique/Internet/Multimédia : Prix riquiqui

Gagner des perfs :

Processeur : Athlon II X2 240 (55 euros)

+ 35 euros : passer à 4 Go de RAM

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros)

+ 10 euros : passer à un disque dur 32 Mo de cache

Carte mère : Asus M4A78-AM (60 euros) Mémoire : 2 Go DDR2-800 C4 de marque (55 euros) Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset

+ 40 euros : boîtier et alim entrée de gamme de marque

Disque dur : 500 Go 7 200 tours 16 Mo (45 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : intégrée au boîtier Boitier : premier prix avec alim (30 euros) Divers : N/A

Total : 280 euros Dépenser moins :

Bureautique/Internet/Multimédia : Pour quelques euros de plus

- 20 euros : dual core Athlon II X2 240 (55 euros)

Processeur : Athlon II X3 435 (75 euros)

- 15 euros : pas de lecteur de cartes mémoire

Carte mère : Asus M4A78-AM (60 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Mémoire : 4 Go DDR2-800 C4 (100 euros)

Gagner des perfs :

+ 20 euros : quad core Athlon II X4 630 (95 euros) + 20 euros : passer à 1 To de disque dur (75 euros)

Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset Disque dur : 500 Go 7 200 tours 32 Mo (55 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : lecteur de cartes mémoire (15 euros)

Total : 415 euros

Choisir RAM, carte graphique, disque dur et boîtier. Pour certains composants, nous ne précisons pas de marque et de modèle précis dans nos configurations. Soit parce que le meilleur change d’une semaine sur l’autre en fonction du prix (cas de la RAM, par exemple) soit parce que le choix dépend de vos priorités esthétiques ou phoniques (cas des boîtiers, par exemple). Souhaitant que achetiez les meilleurs matériels uniquement, voici une liste des produits de références pour les catégories concernées : - RAM : hors scénario d’overclocking maximal, pour lequel nous vous recommandons de lire notre comparatif de kits DDR3 paru dans HM44, le choix de la mémoire est assez libre. Tant que vous prenez le bon type et la bonne fréquence de mémoire, tel que nous l’indiquons dans les configurations, et une marque reconnue pour éviter les incompatibilités, vous pouvez choisir les moins chères proposées par votre revendeur ou celles qui s’accordent le mieux en look à votre nouvelle carte mère. Depuis quelques mois, la marque G.Skill propose d’excellents rapports qualité/prix, mais n’ayez pas peur d’acheter de la mémoire A-Data, Corsair, Kingston, OCZ, Patriot ou Samsung. - Carte graphique : comme pour la RAM, la marque de la carte graphique n’a que peu d’importance. Partant du constat que la majorité des cartes sont identique (ce sont des reference boards avec un sticker modifié), autant prendre la moins chère ou celle accompagnée du jeu qui vous plait. En revanche, il est toujours intéressant d’analyser le marcher car les constructeurs proposent également des cartes améliorées (overclockées, meilleur refroidissement, parfois les deux). Globalement, il ne faut pas dépenser plus de 10 à 15 euros pour ces modèles boostés, sinon, autant le faire soit même ou investir dans la gamme supérieure. - Disque dur : - 500 Go économiques (16 Mo de cache) : Maxtor DiamondMax 23, Seagate Barracuda LP, WD Caviar Blue - 500 Go et 1 To performants (32 Mo de cache) : Samsung Spinpoint F3, WD Caviar Black - Boîtiers : - entrée de gamme (moins de 50 euros) : Cooler Master Elite 430 Black, Antec Two Hundred V2, Xigmatech Asgard - milieu de gamme (51 à 90 euros) : Cooler Master HAF 912, Lancool Dragonlord PC-K58, Xigmatek Midgard - milieu de gamme +++ (91 à 130 euros) : Antec P183, Cooler Master HAF 932, Fractal Design Define R2, Lancool Dragonlord PC-K62 - haut de gamme (131 à 200) : Cooler Master HAF X, Silverstone Fortress FT-01 - très haut de gamme (+ de 200 euros) : Corsair Obsidian 700D, Lian Li Tyr-X900 - spécial home cinéma : Antec Fusion Remote Max, SilverStone Grandia GD-04 et GD-05, SilverStone Sugo SG-06, Zalman HD501

135

I PC Update


Références Dépenser moins :

- 35 euros : couple carte mère/cpu Athlon II X4 630 et Asus M4A78AM en DDR2 (255 euros) - 25 euros : alim entrée de gamme de marque - 35 euros : boîtier entrée de gamme de marque

Bureautique/Internet/Multimédia : Esthétique, silence et puissance SSD Processeur : Intel Core i3 530 (105 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H ou Intel DH55HC (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (105 euros) Carte graphique : contrôleur graphique intégré au processeur

 

Gagner des perfs :

+ 70 euros : processeur plus rapide, Core i5 650 (175 euros) + 30 euros : SSD C300 64 Go (150 euros) + 60 euros : lecteur blu-ray/graveur CD et DVD (80 euros)

SSD : Intel V-Series 40 Go (120 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme (65 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 680 euros Dépenser moins :

- 40 euros : processeur dualcore Athlon II X2 250 (55 euros) - 35 euros : couple carte mère et mémoire en DDR2 (135 euros) - 20 euros : disque dur 500 Go (55 euros)

Gamers - Jouer sans se ruiner Processeur : AMD Athlon II X4 630 (95 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte 870-UD3 (95 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (105 euros) Carte graphique : Radeon HD5670 (80 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 55 euros : processeur plus rapide, Phenom II X4 955 Black Edition (150 euros) + 70 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5770 (150 euros) + 40 euros : alimentation modulaire et plus puissante, Corsair HX 520 W (85 euros)

Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : N/A

Total : 560 euros

Dépenser moins :

- 65 euros : couple carte mère et processeur AMD, Phenom II 955 BE (250 euros) - 15 euros : alimentation de puissance inférieure, Corsair HX 520 W (85 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Gaming et plus : jouer 1 920 x 1 200 AA4X Processeur : Intel Core i5 750 (190 euros) Refroidissement processeur : Scythe Yasya (40 euros) Carte mère : Gigabyte P55A-UD3 (125 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go (150 euros)

Gagner des perfs :

+ 50 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 135 euros : carte graphique plus puissante, Radeon HD5850 1 Go (280 euros)

Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Silver Power SS-SP620M 620 W (90 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 910 euros Dépenser moins :

- 50 euros : carte mère de gamme inférieure (160 euros) - 125 euros : carte graphique moins puissante, Radeon HD5870 1 Go (370 euros) - 70 euros : SSD entrée de gamme (120 euros)

Gaming et plus : Extrême gaming Processeur : Intel Core i7-860 (260 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : Asus Maximus III Formula ou EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : GeForce GTX 480 (495 euros) SSD : Intel Postville X25-M (210 euros) Disque dur : HDD 2 To 7 200 tours 32 ou 64 Mo (120 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Cooler Master Silent Pro Gold 600 W (120 euros) Boitier : haut de gamme (125 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 1750 euros

137

I PC Update

Gagner des perfs :

+ 55 euros : CPU i7-930, carte mère X58 et 6 Go (630 euros) + 140 euros : SSD 100 Go avec contrôleur Sandforce +90 euros : processeur débloqué Core i7-875 (350 euros) + 75 euros : ventirad pour carte graphique Prolimatech MK13 + deux ventilateurs 92 mm (75 euros)


Dépenser moins :

Spécial home cinéma

Gagner des perfs :

- 55 euros : couple carte mère processeur AMD (chipset 785G et Athlon II X2)

Processeur : Intel Pentium G6950 (85 euros) Refroidissement processeur : Scythe Big Shuriken (35 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : intégrée au processeur SSD : OCZ Onyx 32 Go (95 euros) Graveur : lecteur blu-ray graveur CD et DVD Samsung SH-B083L (90 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : SilverStone GD04 (80 euros) Divers : N/A

+ 25 euros : Intel V-Series 40 Go (120 euros)

- 25 euros : disque dur 1 To 5 400 tours à la place du SSD (70 euros) - 70 euros : graveur CD/DVD à la place du blu-ray

+ 30 euros : processeur plus rapide, Core i3 540 (125 euros) + 70 euros : disque dur 1 To 5 400 tours (70 euros)

Total : 660 euros Dépenser moins :

- 75 euros : carte graphique de gamme inférieure, Radeon HD5770 MSI Hawk (150 euros) - 50 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Spécial overclocking (hautes perfs, bon rapport Q/P) Processeur : Intel Core i5 660 (170 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : G.Skill Trident DDR3-2000 C9 (140 euros) Carte graphique : GeForce GTX460 1 Go (225 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Silver Power SP-SS620M 620 W (90 euros) Boitier : table de bench Lian-Li PC-T60 (100 euros)

Gagner des perfs :

+ 180 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 875K (350 euros) + 15 euros : ventirad Noctua NHD14 (75 euros

Total : 1 090 euros Dépenser moins :

Spécial économies d’énergie

- 305 euros : sans carte graphique et CPU moins puissant, Xeon L3426 remplacé par Core i3 530 (105 euros)

Processeur : Intel Xeon L3426, 45W de TDP (280 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-USB3 (105 euros) Mémoire : Kingston HyperX LoVo 4 Go DDR3-1333 C9 (135 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go (150 euros) SSD : Intel X25-V 40 Go (120 euros) Disque dur : Samsung EcoGreen F2 1 To (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros)

- 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Gagner des perfs : + 15 euros : disque dur en 1,5 To + 15 euros : ventirad Noctua NH-D14 (75 euros)

Total : 1 060 euros Dépenser moins :

Joueurs mobiles

Gagner des perfs :

- 150 euros : sans SSD (remplacer le disque 5 900 tours par un 7 200 tours)

Processeur : Intel Core i7-750 (190 euros) Refroidissement processeur : Prolimatech Samuel 17 + ventilateur 120 mm (50 euros) Carte mère : Gigabyte H55N-USB3 (105 euros) ou Zotac H55-ITX (125 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : GeForce GTX 460 1 Go (210 euros) SSD : n’importe quel Sandforce 60 Go (150 euros) Disque dur : Seagate Barracuda LP 1 To (70 euros) Graveur : graveur DVD slim (35 euros) Alim : 600 W intégrée au boîtier Boîtier : Silverstone Sugo SG07 (200 euros)

+ 60 euros : Core i7-860 à la place du Core i5-750 + 150 euros : GeForce GTX 470 ou Radeon HD5870 à la place de la GeForce GTX 460

Total : 1 125 euros

Autour de l’UC Claviers et souris : le clavier et la souris sont les périphériques que vous aller le plus solliciter, ne négligez pas leur qualité ! Même si vous ne souhaitez pas investir une fortune en la matière, évitez à tous prix les marques inconnues proposées chez quelques revendeurs, ce sont presque toujours de mauvaises surprises, surtout en sans fil. Privilégiez l’increvable, Logitech ou Microsoft, un ensemble clavier et souris d’entrée de gamme ne dois pas excéder 25 euros. Si vous êtes joueur, en quête d’un matériel de précision, voici nos références : - Souris : Logitech G500, OCZ Behemoth, SteelSeries Icari - Clavier : Logitech G110, Logitech G15, Logitech G19 Ecrans : étant donné les baisses de prix, qui voudrai s’acheter un écran plus petit que 24»de nos jours ? Le confort de la surface, la définition full HD, le rêve accessible. PC Update

I 138



PC Update 49