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100% hardware 100% passion 100% pratique

Mars/Avr. 2010 p.28

Pour choisir, upgrader et booster son PC !

comparatif

SSD 28

modèles au banc d’essai

bonus le premier sata 6 g ssd b/s en test

donnez un coup de fouet a votre pc dÈs 100 euros A-DATA, corsair, crucial, g.skill, intel, kingston, ocz... p.88

p.104 COMPARATIF

7

HD5700 QUI SORTENT DU LOT

Silence, prix, perfs, nos élues

p.112 COMPARATIF

14 LCD 22 et 24”

Les premiers écrans LED et 3D/120Hz

Guide

Spécial Vision 3D

p.112 guide

Quel chipset pour les CPU Intel ? Toutes les plateformes pour Core 2, Core iX : Perfs, fonctionnalités, notre analyse

Jeux et films en relief, quels équipements ? quelle puissance ? passez vos vidéos 2d en 3d ! p.62

n°46

dossier p.80

pc gamer à emporter

HDMI sans fil ! WiDi, WHDI, WiHD, UWB : tous les standards HDMI sans fil à la loupe

8

cartes mères pour joueurs Nos configs compactes de référence best of des boîtiers petit format Asus, evga, gigabyte, MSI

guide

les 4 cartes mères p55 ultimes

BEL/LUX : 6,5 € - CH : 11,80 FS - CAN : 10,25 $ DOM: 6,10 € NCL/S : 710 CFP - NCL/A : 1500 CFP - POL/S : 750 CFP


nanopoint_pc-update_210x287mm.FH11 Fri Feb 12 09:06:21 2010

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Édito Courrier des lecteurs : Email : lecteurs@techage.fr Abonnements : Axiome Abonnement Presse PCUpdate L’Engarvin 06390 COARAZE Pour tout renseignement sur les abos : 06 26 64 23 29 abo@axiomegroup.biz Ont participé à ce numéro : MPM Editions (Rédacteur en chef : Jérémy Panzetta ; Rédacteur : Benjamin Bouix ; Pigistes : Manuel Da Costa, Damien Labourot) ; Tridam Conception graphique : David Benamou Maquettiste : Cyril Albo PCUpdate est édité par Tech.Age SA au capital de 78300 €, 25c boulevard Royal, L-2440 Luxembourg Administrateur délégué et Directeur de la publication : Christian Marbaix Rédacteur en chef délégué : Thomas Olivaux Publicité : Stéphanie Chauvin stephanie@techage.fr

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Imprimé sur papier 100% recyclé

Benchs, burning et MMO Il est des mois où les tests de matériel ne semblent jamais vouloir s’arrêter. Le mois de février, pourtant plus court que les autres, aura certainement été le plus éprouvant pour la rédac’. Dans ce numéro donc, vous trouverez la bagatelle d’un millier de benchs, rien de moins. 300 sur les SSD, 150 sur les moniteurs et le reste se partage entre les cartes graphiques, les cartes mères et les laptops ! Et la passion qui nous anime pour triturer tout cela ? Toujours la même, dénicher du matos et n’en garder que le meilleur ! D’ailleurs à propos des meilleurs, racontons les histoires de nos deux illustres compères de la rédac : B.B. & T.O. Lorsque le premier nous a salué poliment un jour vers 16 h 30, ce n’était pas pour aller retrouver sa belle, non, c’était bien pour une nuit blanche « clocking Party » ! Pauvre matériel, tout ce qu’on peut vous dire, c’est qu’à 2 V, il a tendance à faire pshiiiiiiiiiiit et pouuuuuuuuuf. L’inconscient, un brin léger envers le constructeur à qui nous devons nos excuses, nous aura répondu crânement le lendemain, avant de s’endormir sur sa table de bench, qu’il avait inventé le socket 1132 avant Intel ! Concernant l’ami T.O., pour une fois nous ne voulons pas parler de sa nouvelle commande de machines, de son amour passionné pour les claviers à cliquetis et de ses machines dénuées de BIOS ! Non, nous voudrions vous faire part de notre peur de l’avoir perdu. Enfin plutôt il semblerait avoir perdu la raison. Toute la journée, il pioche, il achète de nouveaux skills à coups de pièces d’or… Le pauvre semble être tombé dans un traquenard tendu par celui qu’on nommera « notre éditeur préféré » pour pouvoir continuer à toucher notre solde… D’ailleurs, hmm, je tenais à dire tout le bien que je pensais de la communauté de Darkfall, ce jeu est extra, le meilleur MMORPG de tous les temps, il est même plus socialisant que Facebook, c’est dire ! Sinon dites voir, pourrais-je enfin enlever ces lunettes 3D de mon nez ? Ce n’est pas qu’elles me gênent, c’est juste que l’écran où je tape ce texte n’est pas compatible et que j’aimerais revenir dans mon monde tout plat que j’aimais tant ! Ce monde en deux dimensions où les jeux ne faisaient pas perdre un dixième à chaque oeil lorsqu’un menu ne supportait pas correctement les fonctions issues de la troisième dimension…

DL


Sommaire

7

HD5700 QUI SORTENT DU LOT

Silence, prix, perfs, nos élues

106

News • •

Le meilleur du hardware Cas pratiques

Dossiers

72

Sommaire Mars/Avril

18

7 cartes mères pour joueurs Nos configs compactes de références Best of des petits boîtiers Gamer, gamer et encore gamer ! Qu’on le naisse ou qu’on le devienne, on en sort jamais ! Que les fans de LAN parties (ou les habitants d’un logement exigu) se réjouissent, voici toutes les clés pour monter une machine de jeu au top des performances, silencieuse et compacte, facilement transportable. •

46

PC gamer à emporter

6 10

Vision 3D : jeux, films ! 36 Lunettes, écrans, films et jeux vidéo, les annonces défilent à un rythme effréné autour de la vision 3D. Tous les constructeurs s’engagent dans cette voie, nVidia en tête avec 3D Vision, et le PC comme toujours sait faire cela mieux que tout autre, y compris convertir en relief des vidéos non prévues pour.

Chipsets Intel

46

P45 ou P55 ? P55 ou X58 ? Que valent les variantes peu connues telles que le P43 ou le H57 ? Assurément, le chipset reste le critère numéro 1 en ce qui concerne le choix d’une carte mère. Après AMD, le mois dernier, voici Intel ce mois-ci. Lequel vous correspond le mieux ? •

Geek

62

Jeux du mois

66

Comprendre •

Coupez le fil de la connectique HDMI 72

La technologie HDMI sans fil va envahir le marché cette année. Mais plusieurs procédés possédant parfois des variantes s’affrontent, de quoi, une fois de plus, nous embrouiller. Sont-ils tous capables de gérer le 1080p sans latence, lequel doit avoir la préférence des utilisateurs PC ? •

Peut on jouer sur un PC portable ?

80

A côté de nos configurations desktop, des PC portables prétendent séduire les joueurs. Alors que nos fringuants PC ont parfois du mal à offrir toute la fluidité que méritent les meilleurs jeux, le concept nous a toujours laissé sceptique. Mais progrès aidant, qui sait ?

Special Vision 3D

36

Jeux et films en relief, quels equipements ? quelle puissance ? passez vos videos 2d en 3d ! Offres d’abonnements p59-60-79-95-96


Comparatifs •

SSD

La révolution SSD : 28 modèles à l’épreuve 88

Le SSD est le meilleur moyen de booster son PC. 110 Mo/s en lecture pour votre disque dur au mieux contre 250 pour un SSD, qui ne serait pas tenté ? Quel modèle choisir selon son budget, ses besoins en capacité ou performances ? Nous en avons comparé 28 et élu les meilleurs. •

Les HD5700 modifiées

28

modeles au banc d’essai

donnez un coup de fouet a votre pc dÈs 110 euros A-DATA, corsair, crucial, g.skill, intel, kingston, ocz...

106

Petit à petit, les HD5700 modifiées arrivent sur les étals. La rupture de stock prenant fin, nous de comparons sept cartes, overclockées ou avec certaines fonctions spéciales, avec un radiateur modifié ou encore un PCB revu. •

meres pour joueurs 8 cartes

Chrome 4, le bon moment pour y passer ? 126

Surfer se résume à Internet Explorer et Firefox. Le premier devant généralement servir à télécharger le second. Google a lancé Chrome fin 2008 sans convaincre beaucoup de monde de changer ! Mais la V4 « finale » pourrait bien modifier la done.

18

Nos configs compactes de référence best of des boitiers petit format

Tour d’horizon des moniteurs LCD Outre la fréquence de rafraichissement qui est en train d’évoluer, le rétro éclairage à LED bouscule le marché des écrans LCD. En théorie, elle offre un bien meilleur contraste et un rétro éclairage plus homogène, mais qu’en estil en pratique ? Quel écran faut-il choisir en 22’’, 24’’ ou même 27’’ ?

88

pc gamer a emporter

Rétroéclairage à LED ou 120 Hz pour la 3D 114

Tests

bonu le prem s ier sata 6 g ssd b/s en test

P55 de rêve

Asus Maximus III Extreme, eVGA P55 Classified 200, Gigabyte P55A-UD7 Et si on pouvait choisir une carte mère, sans considération du prix ? Si ce critère n’avait pas sa place, seulement la passion et la puissance ? Nous avons réuni les cartes mères P55 ultimes, pour un faceà-face au sommet. Qu’apportent-elles et en donnent-elles pour leur argent.

130

Références

136

Nos configs de référence.

114

14 LCD 22 et 24”

Les premiers écrans LED et 3D/120Hz


News

news Les GeForce GTX 480 et 470 à la fin du mois ? A ttendues depuis quelques mois, les premières GeForce basées sur l’architecture Fermi ou encore le GF100, le nom de code du GPU, devraient débarquer à la fin de ce mois de mars, tout du moins si un énième report ne se déclare pas en dernière minute. Deux variantes sont prévues, la GeForce GTX 480 et la GeForce GTX 470. nVidia n’a pas encore dévoilé les spécifications finales de ces produits, principalement parce que la fabrication du GF100 pose de nombreux problèmes. Le fabricant attend ainsi d’avoir étudié un nombre important de pièces pour fixer les fréquences finales. Un choix cornélien pour nVidia qui d’un côté ne peut pas décevoir face à la Radeon HD 5870 et d’un autre, doit pouvoir fournir un volume suffisant de GPU qui atteignent la fréquence nécessaire à cet objectif. Nous nous attendons à ce que la GeForce GTX 480 arrive avec une configuration complète, c’est-à-dire 512 unités de calcul actives et un bus mémoire de 384 bits. Ses fréquences devraient être du même ordre que celles de la GeForce GTX 285, soit aux alentours des 650mhz, mais sa consommation devrait par contre atteindre des sommets et être proche de celle des cartes biGPU, à plus de 300w. Quant à la GeForce GTX 470, il s’agira comme vous vous en doutez d’une version déclassée

du GPU qui sera probablement équipée de 448 unités de calcul et d’un bus mémoire de 320 bits, avec des fréquences plutôt de l’ordre de celles de la GeForce GTX 280, vers les 600. Pour rappel, nVidia a été très ambitieux avec sa nouvelle architecture, tout comme cela avait été le cas avec les précédentes, ce qui donne naissance à un énorme GPU de 3 milliards de transistors… le tout à fabriquer avec le procédé en 40 nm peu fiable de TSMC. Il semble évident que le rendement (nombre de puces fonctionnelles par wafer) est très mauvais pour une puce de cette taille, voire incompatible avec une commercialisation rentable du produit, mais à ce point, pour nVidia, la sortie de ce GPU est avant tout une question d’image. Il se murmure que la disponibilité de la version GTX 480 serait très faible au lancement, en attendant une éventuelle révision de la puce qui améliorerait le rendement.

pause celle de ses dérivés que la société espère malgré tout voir arriver sur le marché cet été, à temps pour équiper les PC de la rentrée. Notez enfin, que pour sortir du pétrin actuel, nVidia aurait convaincu TSMC de le laisser modifier son procédé de fabrication pour tenter de l’accommoder au mieux aux spécificités de ses designs. Le fondeur aurait accepté, mais aux risques et périls de nVidia qui pourrait donc parier gros en jouant avec un procédé très sensible. De son côté, AMD indique avoir fait le contraire, et après une expérience infructueuse avec le RV740 de la Radeon HD 4770, avoir modifié son architecture pour compenser les défauts du processus. Une approche qui a indéniablement porté ses fruits.

Certaines de nos sources nous ont également mentionné l’arrivée d’un successeur au GF100 pour cette année. Cependant, il est probable que celui-ci vise la fabrication en 28 nm et dépende donc de la disponibilité et de la fiabilité de ce processus. Par ailleurs, en attendant d’avoir corrigé les problèmes de fabrication du GF100, nVidia a mis en

Intel monte en fréquence

5,90 €

Après le lancement de son premier processeur à six coeurs, le Core i7 980X, Intel va ajouter de nouveaux modèles à ses autres gammes : Core i7-970X - Westmere - hexacore - 3,2 GHz – 3,46 GHz en Turbo Core i7-880 - Lynnfield - quad core - 3,06 GHz - 3,73 GHz en Turbo Core i5-680 - Clarkdale - dual core - 3,6 GHz - 3,8 GHz en Turbo Core i3-550 - Clarkdale - dual core - 3,2 GHz Pentium E6700 - Penryn - 3,43 GHz

News

Le Lynnfield et le Clarkdale gagnent chacun 133 MHz, ce dernier égalant en mode Turbo la plus haute fréquence jamais commercialisée par Intel, qui était jusqu’alors représentée par les Pentium 4 570 et 670 à 3,8 GHz de fin 2004. Vous remarquerez que le socket 775 n’est pas encore mort et reçoit un nouveau modèle, lui aussi cadencé à une fréquence relativement élevée. Notez, par ailleurs, que la marque Pentium devrait reprendre plus d’importance cette année et représenter plus de ventes que la marque Core, contrairement à 2009.

6

I PC Update

Fév./Mars 10 n°45

dossier

p.36

Objectif

Maximum NOS tOUtESces

astu es lagin régea k g tw OPtiMiSEr

POUr vOtrE PC

dossier

Perfs Cartes 3D Cartes mères W7 HDD et SSD

p.134

test

Radeon HD5670 Jouez Fluide et beau Pour 80 euros

p.112

comparatif

Alimentations

antec, Fortron, seasonic, etc : silence, rendeMent, design, nos élues p.126

dossier

Le Multitouch sous win7

ecrans lcd, Pc all in one, aPPlications : coMMandez Votre Pc du bout des doigts

p.54

atoM 2, culV, aMd Vision, core i5 Quelle sera la plateforme de votre futur portable ?

bonus : les bons réGlaGes Pour GaGner en auTonomie

guide

p.24

exPloitez à Fond le P55

p.68

guide

Silence, GPU !

astuces soFtware et 8 Ventirads Pour cartes 3d gAgNEz jUSqU’à 50 DEgréS Et SOULAgEz vOS OrEiLLES

des cartes testées à leurs limites avec tous nos conseils

Preview GT300: Fermi, l’avenir de la 3d selon nvidia

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En kiosques ce mois-ci

-


AMD lance la Radeon HD 5830…

Après quelques mois de production de son GPU Cypress qui équipe les Radeon HD 5800, AMD a accumulé un stock de GPU qui ne passent pas les qualifications pour prendre place dans les Radeon HD 5870 et 5850. Comme c’est toujours le cas avec un peu de recul, le fabricant étudie ce stock pour essayer de trouver un point commun à un nombre maximal de pièces et ainsi en tirer un nouveau produit, la Radeon HD 5830.

Puce

HD 5870

HD 5850

HD 5830

HD 5770

Cypress

Cypress

Cypress

Juniper

Technologie

40 nm

40 nm

40 nm

40 nm

Fréquence GPU (MHz)

850

725

800

850

Fréquence du shader core (MHz)

850

725

800

850

Processeurs

320 x 5

288 x 5

224 x 5

160 x 5

Puissance de calcul (Gflops)

2 720

2 088

1 792

1 360

Unités de texturing

80

72

56

40

ROP

32

32

16

16

Mémoire (Mo)

1 024

1 024

1 024

1 024

Bus mémoire (bits)

256

256

128

128

Fréquence DDR (MHz)

2 400

2 000

2 000

2 400

BP mémoire (Go/s)

143,1

119,2

59,6

71,5

Direct3D

11

11

11

11

Prix

350 euros

260 euros

220 euros

130 euros

Alors que la Radeon HD 5850 utilise un Cypress avec deux partitions désactivées sur vingt, six partitions sont désactivées sur la Radeon HD 5830 pour 224 unités vec5 ou 1 120 cores en termes plus marketing. Avec sa fréquence plus élevée, fixée à 800 MHz, cette dernière reste relativement proche au niveau de La Radeon HD 5830 de Sapphire. la puissance de calcul qui ne baisse que de 15 %. Par contre, le bus mémoire a été sérieusement réduit, de 256 à 128 bits, divisant au passage le nombre de ROP et la bande passante mémoire par deux. Cette Radeon HD 5830 risque donc d’être fortement déséquilibrée, nous vérifierons cela lors d’un test complet. Son prix annoncé de 220 euros nous semble a priori trop élevé, et nous devons préciser qu’il n’y aura que des cartes personnalisées par les partenaires et pas de cartes de référence.

…et la Radeon HD 5870 Eyefinity 6 Edition La fameuse variante de la Radeon HD 5870 équipée de pas moins de six connecteurs miniDisplayPort va enfin arriver. Elle reprend les mêmes spécifications, mais voit sa mémoire passer à 2 Go de GDDR5 pour le design de référence. Etant donné que le miniDisplayPort n’est pas vraiment courant, elle sera livrée avec deux adaptateurs miniDisplayPort vers DisplayPort, deux adaptateurs passifs miniDisplayPort vers DVI et un adaptateur passif miniDisplayPort vers HDMI. Nous précisons bien qu’il s’agit d’adaptateurs passifs, ce qui signifie qu’ils ne supportent pas le Dual Link nécessaire aux écrans dont la résolution dépasse 1 920 x 1 200, ainsi qu’aux écrans 120 Hz. Cette version devrait arriver dans le commerce ce mois-ci au prix de 400 euros.


News Les Phenom II X6 passent au Turbo ? AMD prévoit le lancement des Phenom II X6 pour ce mois de mai. Pour rappel, ceux-ci seront basés sur le core Thuban, une déclinaison à six coeurs du Deneb qui intègre quelques améliorations mineures. Plusieurs modèles sont prévus, dont une variante avec deux cores désactivés qui va prendre la marque Phenom II X4 : -

Phenom Phenom Phenom Phenom

II II II II

X6 X6 X6 X4

1075T 1055T 1035T 960T -

- 125 W - 125 W/95 W - 95 W 95 W

AMD n’a pas encore dévoilé les prix et les fréquences. Nous pouvons cependant supposer que celles-ci seront faibles, probablement 2 GHz, 2,2 GHz et 2,4 GHz, la version intermédiaire était prévue en 95 et 125 W. Pour compenser ces faibles fréquences de base, des rumeurs encore non vérifiées font état de l’intégration d’une technologie similaire au Turbo d’Intel qui permettrait d’augmenter la fréquence, quand une partie des cores est au repos. Sur un tel CPU, l’intérêt est évident !

Windows Phone 7, le grand retour de Microsoft

nVidia Optimus dans les portables Pour faciliter l’intégration des GPU dans les portables, AMD et nVidia proposent depuis quelque temps déjà des solutions pour mettre en place un système hybride qui repose sur un chipset intégré et un GPU, le but étant d’utiliser le premier en « 2D » et le second en 3D pour faire des économies d’énergie. Dans le camp d’AMD, il s’agit du PowerXPress et dans le camp nVidia, de l’Hybrid Power. Mais ces solutions ne savent pas être transparentes. Une action de l’utilisateur est nécessaire pour passer d’un mode à l’autre et l’affichage clignote pendant quelques secondes lors de la transition, d’autant plus longue lorsqu’il s’agit d’un système hybride avec IGP Intel puisqu’il faut, dans ce cas, passer d’un pilote à l’autre. Ces technologies ont, en effet, été développées pour Windows Vista, qui n’autorise qu’un seul pilote graphique à être actif.

News

Avec l’arrivée de Windows 7, Microsoft a fait disparaître cette limitation et a rendu plus robuste le modèle mémoire, ce qui autorise la mise en place d’une solution plus propre. nVidia a ainsi développé un nouveau pilote pour pouvoir en profiter et a renommé sa technologie Optimus pour l’occasion. Grossièrement, avec ce nouveau pilote, le GPU se comporte en tant que pur accélérateur, tout comme avec les premières Voodoo de 3dfx. La gestion de l’affichage reste en permanence confiée à l’IGP et le travail éventuel du GPU est tout simplement écrit dans la mémoire utilisée par le premier. Le pilote nVidia se charge, via des profils, de détecter les applications (3D, vidéo, CUDA) qui vont pouvoir profiter du GPU pour réveiller celui-ci en toute transparence et lui transférer cette partie du travail. Avec Optimus, nVidia est le premier à nous proposer une solution hybride qui tient les promesses inspirées depuis bien longtemps par cette technologie. Espérons que cela permette l’intégration plus fréquente d’un GPU dans les portables compacts, et d’un GPU réellement utile puisque très souvent, quand c’est le cas, ils sont équipés d’un modèle ultrabas de gamme aux performances 3D ridicules.

8

I PC Update

Le chiffre 7, souvent utilisé comme portebonheur, semble réussir à Microsoft en ce moment. L’éditeur a (enfin !) posé les bases de son nouveau système d’exploitation destiné à la téléphonie lors de la Mobile World Congress de Barcelone. Ce nouvel OS pour smartphones utilise le même coeur que le Zune HD à savoir Windows 6 CE, exit donc la version 5 actuelle (base de Windows Mobile 6.5). Windows 7 mobile ne s’inscrit pas comme une suite aux 6.5 et c’est tant mieux ! L’interface est enfin conçue pour un usage au doigt et plus au stylet… il était temps. Organisé autour de « Hubs », contacts, jeux, vidéos, musique, Marketplace et travail, cet OS est bien pensé réellement novateur et serait a priori multitache, via les hubs. Côté hardware, Microsoft fixe de jolies spécifications techniques. Le smartphone devra embarquer un écran large WVGA (800*480) et multitouch (BlackBerry va donc avoir du mal avec son format demi écran), cinq boutons sont obligatoires - Démarrer, Retour, Recherche, un bouton pour le capteur photo et enfin un bouton d’allumage. La plateforme Snapdragon de Qualcomm est le minimum requis en termes de performances. Enfin Wi-Fi, A-GPS, accéléromètre, radio FM et capteur photo devront faire aussi partie de l’appareil. Les premiers téléphones sont attendus pour cet été. A suivre ! Si Microsoft se doit de réagir, les iPhone d’Apple vont commencer à trembler également. L’offensive Google se poursuit, y compris sur le hardware avec le Nexus One. Un téléphone fabriqué par HTC pour le compte du géant de l’Internet. Si sa fiche technique est particulièrement sympathique (par rapport à l’iPhone) même c’est surtout son système d’exploitation Android 2.1 (Eclair) qui fait envie ! Une copie améliorée de ce téléphone avec une coque noire mieux finie sera proposée par HTC avec l’interface Sense en prime au printemps. Samsung, LG commencent à basculer une partie de leurs smartphones. HTC lance le Desire, embarquant capteur de mouvement et de lumière, un appareil photo 5 mégapixels avec autofocus, grand-angle et géolocalisation, boussole numérique… une sorte de Nexus One en mieux. Après l’excellent Milestone, testé dans Hardware Magazine n° 45 Motorola annonce une dizaine de modèles, presque toute sa gamme devrait passer sous Android. Bref, le raz de marée Google est en marche et Microsoft va perdre beaucoup de plumes Enfin, une dernière annonce du côté des systèmes d’exploitation pour smartphones : Nokia et Intel fusionnent leurs OS respectifs à savoir Moblin et Maemo pour ne former plus que Meego d’ici la dispo de 7 series cet été. Nous devrions voir arriver des produits cette année avec cette distribution Linux. Reste à savoir quand… Mais nokia continue aussi à supporter Symbian via la future version S^3, présentée en video, et qui semble fort ambitieuse. Où va Nokia sur le smartphone, le savent ils eux-mêmes ?


Que vous avez de belles jambes !

Apple iPad, quand un iPod Touch s’étire…

Antec et Corsair sortent de beaux boîtiers ces jours-ci, et pour tous les budgets. Les gamers seront ravis d’apprendre que la populaire gamme pour joueurs d’Antec, constituée notamment des Twelve Hundred et Nine Hundred, s’agrandit avec l’arrivée du petit Two Hundred S. Ce boîtier, vendu 45 euros, conserve les caractéristiques essentielles de la gamme : beaucoup de place et une aération maximale pour un prix raisonnable. Cette version « S » se distingue du Two Hundred par l’adoption d’une grille de façade grise au lieu de noir et, surtout, l’apparition en façade d’une baie 2,5» amovible pour y loger un SSD. Si vous trouvez le look de ces tours un peu trop sobre, offrez-vous l’un des nouveaux Dark Fleet, du même constructeur. Venant concurrencer les HAF 922 et 932 de Cooler Master, les Dark Fleet DF-30 et DF-85 ont été aperçus pour la première fois au CES le mois dernier. Look militaire noir, intérieur noir, ils font une belle place à la ventilation, sans pour autant craquer aux sirènes des 200 ou 250 mm. Le grand modèle, en photo, sera vendu autour de 210 euros, ça semble bien cher pour un boîtier en acier, aussi sympa soit-il. Le DF-30, un peu plus petit, sera à 150 euros, c’est un peu plus cher que le 932.

Déception. C’est le sentiment suite à l’annonce de la tablette Apple. Nous qui espérions une tablette tactile avec un système d’exploitation réellement réfléchi pour cet usage, c’est le même que celui de l’iPhone ! Certes, cela permet de récuperer toutes ses applications, même si elles devraient ressembler à des gruaux de pixels en attendant d’être adaptées. Sauf qu’une tablette fonctionne différemment d’un téléphone et mériterait une interface spécifique. De plus, elle propose la puissance nécessaire pour exploiter un OS multitâche, Apple sera bien obligé d’y passer un jour. Aucun contenu vraiment novateur n’a été présenté alors qu’on attendait des magazines numériques ambitieux. Bref, une sortie un peu prématurée mais on peut encore espérer que le futur OS 4.0 change la donne. Autre détail fâcheux, la définition de l’écran : 1 024 x 768. C’est trop peu pour une tablette 10’ et contrairement à ce qu’en dit Steeve Jobs, ce n’est rien d’autre qu’un netbook dénué de clavier !

Le DF-85 d’Antec mise tout sur le look gamer et un refroidissement sans concession. Mais 210 euros, pour un boîtier tout acier, n’est-ce pas un peu trop demander ?

Nous restons dans le haut de gamme avec le superbe Corsair Obsidian 700D. Reprenant l’esthétique noire et carrée du 800D, il se distingue de son aîné par l’absence de baies 3,5» amovibles (des emplacements fixes les remplacent, à l’intérieur) et la disparition de la vitre latérale. Il proposera donc, au total, cinq emplacements 5,25» et six en 3,5». Toute d’alu vêtue, cette beauté devrait être vendue autour de 200 euros.

Apple a fait le choix d’un System-on-Chip appelé « A4 » incluant un processeur ARM Cortex A9 et un Gpu PowerVR SGX545. Il sera donc adapté au jeu. Le premier modèle équipé de 16 Go de mémoire flash et du WiFi est annoncé 499 dollars. Pour la configuration haut de gamme, comprenant 64 Go de flash et un modem 3G, il faudra débourser 849 dollars. Par rapport à l’iPhone, Apple ne négociera pas d’exclusivité sur ce produit, ce qui devrait favoriser la concurrence des tarifs avec abonnement. Reste qu’une véritable déferlante de tablettes Android arrive et il ne sera pas dur de trouver de meilleurs hardware, android étant mieux adapté à ces résolutions plus généreuses. L’ipad devrait donc avoir bien du mal à surnager.

Vous rêviez de l’Obsidian 800D ? Corsair propose désormais le 700D, une copie presque conforme un peu moins chère.

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Durée

12 numéros

24 numéros

12 numéros

24 numéros

24 numéros

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Avantage

8,8 € d’économie 21,6 € d’économie

paiement par trimestre

Deux NF-S12BFLX clé usb et 50 ou deux NF-P12 numéros offerts + offerts 16,6 € d’économie

clé usb et 50 numéros offerts + paiement par trimestre

Coût

62 €

120 €

17 € par trimestre

17 € par trimestre ou 125 €

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CAS PRATIQUES

Cas Pratiques

Gagnez 6 Go de mémoire Corsair !

En nous envoyant une question technique par mail (lecteurs@techage.fr), vous pouvez gagner un kit mémoire Corsair 3 * 2 Go TR3X6GB1600C8D Dominator ou encore une alimentation HX750W ! La rédaction choisira la question la plus pertinente et son auteur recevra son lot. Notez que nous ne pourrons sans doute pas répondre de manière individuelle à toutes les questions ! Par Thomas Olivaux

Ces cartes mères avec plusieurs contrôleurs de stockage Lorsqu’une carte mère cumule 2, 3 voire 4 contrôleurs de stockage, pas facile de s’y retrouver ! Prenons le temps de bien identifier ces contrôleurs et la façon de les configurer pour installer Windows proprement. Ma configuration est la suivante pour faire du montage vidéo avec des sources AVCHD. Carte mère : Asus P6T WS Professional Mémoire : 6 Go de GSkill Trident Carte graphique : Gigabyte GTS 250 OS : Windows 7 Pro en 64 bits version OEM

Processeur : i7 920 Disques durs : 3 x Seagate Barracuda de 500 Go Ventirad Noctua NH-D14

Je cherche à installer Windows 7 en RAID, en l’occurrence une grappe RAID 0, mais je n’y parviens pas. Voici ce que je fais : démarrage de l’ordinateur, entrée dans le BIOS puis Main, Storage, Configuration que je définis sur RAID. Ensuite, dans Advanced, Onboard Device Config, Marvell Storage Controller, je choisis Enable. C’est également le cas pour l’option Marvell Storage Boot ROM. Enfin, dans l’onglet Boot, Boot Setting Config, je sélectionne le disque dur SATA n° 1 et j’enregistre le tout. Au redémarrage, j’appuie sur Ctrl + I pour la définition de la grappe RAID 0 en choisissant les trois disques. L’ordinateur me demande si je veux bien le faire car cela va écraser les données, j’accepte bien sûr. Je finis par arriver à un écran noir après être sorti de Marvell Software. Après redémarrage, je cherche à entrer dans le BIOS pour mettre le boot sur le lecteur DVD mais je n’y arrive pas. Je suis obligé de tout éteindre et d’effacer les paramètres avec le jumper pour que ça fonctionne de nouveau. Au final, j’arrive à installer Windows 7 seulement en laissant les disques durs sous IDE et pas en RAID… c’est dommage. Que faire ?

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omme de nombreuses autres, votre carte mère embarque plus d’un contrôleur de stockage. Il est facile de se mélanger les pinceaux en branchant les disques sur un contrôleur et en essayant de créer une grappe sur l’autre, etc. Pour s’en sortir, il faut impérativement passer par la case mode d’emploi et analyser sa carte. Dans votre cas, l’Asus P6T WS Professional utilise trois puces distinctes. La principale est le southbridge lui-même, c’est-à-dire l’Intel ICH10R, un des deux composants

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du chipset. ICH10R accepte jusqu’à six disques SATA (les prises SATA bleues sur votre carte) et peut fonctionner en RAID selon son réglage. Asus a également ajouté deux puces de marque Marvell sur votre carte mère. L’une d’entre elles, répondant au doux nom 88SE6320, correspond aux deux prises noires placées contre les bleues. Ce contrôleur accepte les disques durs SATA et les disques de type serveur SAS. Enfin, le chip 88SE6121 est là pour fournir deux prises eSATA destinées au stockage externe. Attention, bien qu’il soit possible de relier jusqu’à huit disques SATA en interne et deux en externe et malgré le fait que tous ces contrôleurs


Lorsque vous créez votre grappe RAID dans le BIOS du contrôleur de stockage Intel, celui dans lequel vous êtes entré par la combinaison de touches Ctrl + I et qui s’appelle Intel Matrix Storage, la fin du processus consiste à entrer un nom pour la grappe. Après avoir validé, quitté puis rebooté, le nom du disque dur virtuel (la grappe) apparaîtra dans le BIOS de la carte mère dans l’onglet Boot. Chez Asus, il faut d’abord choisir l’ordre de boot par type de périphériques (par exemple optique puis disque dur) et après, dans une page, l’ordre parmi les lecteurs optiques ou les disques durs.

soient compatibles RAID, il n’est pas possible de mixer des disques d’un contrôleur à l’autre. En poursuivant avec l’exemple de votre carte mère, notez que le contrôleur Intel intégré au chipset est considéré comme principal et lorsque vous ajustez le mode de fonctionnement IDE, AHCI ou RAID dans la page principale, c’est de lui qu’il s’agit. D’ailleurs, le fait qu’un nouvel écran de BIOS apparaisse au reboot avec le raccourci Ctrl + I pour y accéder est normal ; c’est le BIOS RAID Intel qui permet, comme vous l’avez déjà constaté, de créer une grappe avec vos disques durs. Il n’y a là aucun rapport avec les puces Marvell. N’étant pas nécessaires à l’usage du PC, ces deux dernières peuvent être carrément désactivées dans la page Advanced puis Onboard Device. Ne vous trompez pas, la ligne Marvell Storage Controller ne concerne pas les prises internes, mais les deux prises externes eSATA. Ça n’a rien d’évident, il faut l’avouer, c’est simplement déductible du fait que l’autre ligne est baptisée Marvell SAS en référence aux deux prises SAS/SATA noires. Dans les deux cas, vous pouvez choisir d’afficher ou non la ROM au

démarrage, c’est-à-dire de visualiser le process de détection des disques par les contrôleurs Marvell (et, si besoin, d’entrer régler les paramètres RAID).

Se passer du superflu Nous l’avons vu, le contrôleur SAS/SATA de Marvell ne gère que deux disques. Il n’est donc pas utilisable pour votre RAID 0. Branchez donc les trois disques sur les prises bleues du contrôleur Intel et

contentez-vous de celui-ci. Pour éviter tout quiproquo, n’hésitez pas à désactiver (Disable) le contrôleur Marvell SAS/SATA, voire celui des prises eSATA si vous ne vous en servez pas. Vous gagnerez ainsi quelques petites secondes à chaque démarrage du PC, c’est appréciable.

Sachant que la majorité des cartes mères au-delà de 100 euros possèdent au moins un contrôleur additionnel (comprendre : qui s’ajoute au contrôleur principal du chipset), votre cas de figure est typique. C’est d’autant plus compliqué que, parfois, les constructeurs y vont de leur propre « bidouille » pour apporter de soi-disant nouvelles fonctions. Nous pensons, par exemple, à Asus EZ Backup, qui autorise un RAID automatique pour les débutants. En réalité, les deux ports concernés par la fonction ne correspondent qu’à une seule entrée sur le contrôleur concerné. Quoi qu’il en soit, la méthode pour s’en sortir est toujours la même : lire nos tests et parcourir le mode d’emploi, en prenant le temps de bien analyser la carte mère que l’on possède.

Qu’il soit soudé sur la carte mère ou sur une carte fille, un contrôleur de stockage est dit additionnel par rapport à celui présent au sein même du chipset de la carte mère.

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CAS PRATIQUES

Le son crépite quand je joue

Gagnant du MOIS

J’ai un problème de son (crépitements) constaté dans les jeux suivants : Crysis et BioShock. Je possède un kit son 2.1 Altec Lansing, mais cela se produit uniquement dans ces jeux et quels que soient les périphériques audio utilisés (mon casque par exemple, pour signifier que ça ne vient pas des haut-parleurs). Mon PC est équipé d’une carte mère MSI P45 Diamond, d’un Core 2 Duo E8400 overclocké à 3,6 GHz avec 2 x 2 Go de DDR3, d’une carte graphique MSI N250GTS Twin Frozr 1G OC et d’une carte son Creative Sound Blaster X-Fi Xtreme fournie avec la carte mère. Le tout est alimenté par une Corsair TX750W et tourne sous Windows 7 Pro 32 bits. Je précise que j’avais déjà constaté ce problème avec une carte son intégrée sur mon ancien PC et le phénomène a toujours été présent, même après avoir installé une carte son Creative Sound Blaster Audigy SE. Concernant les crépitements, ils sont très présents lorsque beaucoup de sons doivent être joués en même temps et se font plus discrets (un ou deux par-ci, par là durant le jeu) le reste du temps, toujours sous Crysis et BioShock. Après avoir désactivé les entrées audio de la carte son, ceux-ci se font plus discrets. Hélas, tout n’est pas réglé pour autant et je ne parviens pas à trouver d’explication. Pouvez-vous m’aider ?

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ces sources. Si vous êtes toujours sujet à des bruits parasites ou un son dégradé, évitez de mettre le volume à fond dans Windows, restez entre 50 et 66 % pour ne pas amplifier les problèmes et privilégiez un réglage du volume sur vos enceintes. A ce propos et avant toute chose, pensez à dédouaner vos enceintes en les essayant sur une autre source et en augmentant le volume sans aucune source pour voir si elles génèrent des sons anormaux. En principe, il ne doit rien sortir du tout, à part un peu de souffle à très haut volume, plus ou moins suivant la qualité du kit justement.

Q

ui n’a jamais expérimenté des problèmes de son, que ça soit dans un jeu ou non, ou même des petits bruits anormaux en provenance du PC lorsque l’on défile à la molette de souris sur une page Internet ? Il existe tout un tas de bruits parasites et presque autant de sources possibles. Le plus souvent, les défauts sonores apparaissent sur des cartes son intégrées aux cartes mères. Les composants, très basiques, qui les constituent sont placés à proximité immédiate de nombreux autres circuits intégrés générant d’assez puissants champs électromagnétiques. Le son que doit produire votre chip est donc parfois grevé de quelques anomalies qui sont, en général, à peine perceptibles, parfois désagréables. Ces perturbations varient beaucoup en fonction de la stabilité du courant délivré par votre fournisseur d’énergie et sont plus ou moins amorties suivant la qualité de l’alimentation électrique de votre PC.

Lorsque c’est le cas, la première chose à faire consiste à couper les entrées audio (line-in et/ou micro) pour ne pas ajouter au bruit de fond le souffle de

Overclocking générateur de bruit ? Il arrive que l’overclocking, comme vous le faites sur votre PC, soit générateur de perturbations. Enten-


dons-nous, ce n’est pas l’accroissement de fréquence qui vient générer des craquements, mais le fait de désactiver la fonction CPU Spread Spectrum. Le principe de cette fonction, activée par défaut, est de très légèrement moduler la fréquence du processeur, en permanence. Pour des raisons de stabilité, nous recommandons habituellement de la désactiver en cas d’un gros overclocking, mais intéressons-nous, pour une fois, à sa raison d’être. Comme nous l’avons dit, tout composant électronique génère lorsqu’il fonctionne un rayonnement électromagnétique. Pour illustrer ceci, rappelez-vous il y a quelques années. Avant que la fonction Spread Spectrum n’apparaisse au sein des ordinateurs, vous avez peut-être remarqué que la réception des chaînes sur un téléviseur situé à proximité du PC pouvait être dégradée en allumant ce dernier. Spread Spectrum, faisant légèrement varier la fréquence d’un composant, en l’occurrence le processeur, diminue considérablement le champ magnétique et évite tout phénomène de ronflement, bourdonnement. Spread Spectrum équipe désormais 100 % des ordinateurs, c’est obligatoire pour répondre aux normes d’émission modernes, tant aux Etats-Unis (le fameux « FCC Compliant ») qu’en Europe. Mais dites-vous bien que si

un processeur sans Spread Spectrum activé est parfois capable de perturber la qualité de réception d’une TV située à plusieurs mètres, il n’aura aucun mal à parasiter la carte son qui se trouve à moins de 20 cm ! Vérifiez donc dans le BIOS que vous n’avez pas les fonctions Spread Spectrum (désormais appliquées à plusieurs composants) désactivées.

Ces cartes nVidia qui chantent Dans un registre totalement différent, n’avez-vous jamais remarqué un étrange sifflement lorsque vous défilez une page Internet avec la

La fonction Spread Spectrum est activable/désactivable dans le BIOS. Il vaut mieux l’activer pour éviter des perturbations sonores.

molette de votre souris ? Si oui, vous possédez très vraisemblablement une carte graphique nVidia. Sans que le constructeur semble changer quoi que ce soit au fil des générations, ça fait des années que lorsque l’on sollicite l’alimentation électrique d’une carte nVidia, les composants se mettent à siffler. C’est présent dans les jeux, bien que ça soit généralement couvert par le bruit du jeu lui-même et les ventilateurs qui s’accélèrent, mais c’est également présent en défilant à la molette les pages Web et, là, c’est plutôt pénible. Hélas, à part fermer le capot du PC et l’éloigner quelque peu, il n’y a rien à faire. C’est un bruit parasite, mais celuici provient directement des composants électroniques torturés, rien à voir avec la carte son. Pour en revenir à votre cas de figure, tel que vous nous le présentez, il y a quand même fort à parier pour que ça vienne des jeux en eux-mêmes. En effet, pourquoi souffririez-vous de symptômes dans deux jeux et uniquement ces deux jeux ? D’autre part, un rapide coup d’oeil sur le Net suffit à se rendre compte que vous n’êtes pas le seul ! Avez-vous mis à jour vos jeux ? Crysis propose deux patchs principaux (1.1 et 1.2) et BioShock un patch (1.1). Bien que ça ne soit pas très drôle pendant que vous jouez à ces deux titres, rassurezvous sur l’état de votre PC. Si vous souffriez d’importantes perturbations du son, vous les subiriez bien plus fréquemment.

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CAS PRATIQUES

L’upgrade d’un PC de marque, pas toujours facile Est-il possible de faire évoluer un PC de marque ? Je possède un PC de bureau Lenovo M57 et je ne trouve pas d’infos concernant les possibilités d’installer un processeur plus puissant (un Intel Core 2 Duo E8500 par exemple) sur le site du constructeur. De plus, l’alimentation étant de 280 W et d’un format spécifique, je suis aussi limité pour installer une carte graphique PCI-Express au niveau de sa consommation. J’ai pensé à une GeForce 9600GT au vu de sa consommation limitée. Je ne joue pas beaucoup hormis quelques anciens jeux sous XP (Grand Prix 4 et Flight Simulator 2004).

UpGRADE

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a mise à niveau des PC de marque est, en général, compliquée. Non seulement les constructeurs ne sont pas enclins à laisser l’accès aux machines pour les utilisateurs finaux (comprendre : la majorité des utilisateurs n’étant pas, comme nous, des spécialistes du hardware, ils pourraient faire des bêtises), ce qui se traduit par une absence de documentation, mais comme c’est parfois le cas, il existe quelques « anomalies » matérielles qui compliquent les choses. Il semble que ça soit d’ailleurs le cas de votre Lenovo et de son alimentation propriétaire. N’ayant pas cette machine dans les mains, nous n’allons pas affirmer des choses que nous ne pouvons pas vérifier. Après enquête, il s’avère que de nombreuses machines Lenovo répondent au nom ThinkCentre M57 et il existe au moins deux variantes de boîtier, l’une plus compacte que l’autre (M57 vs M57p). Toutefois, voici quelques conseils à suivre pour quiconque souhaite upgrader son PC de marque.

Mener l’enquête

L’étude d’un diagramme de chipset permet d’apprendre beaucoup quant aux possibilités d’évolution d’un PC.

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Exécutez un logiciel de diagnostic comme CPU-Z (www.cpuid.com) ou Everest Ultimate (www.lavalys.com). Ces derniers vont vous donner de très précieuses informations quant aux caractéristiques techniques de votre carte mère, c’est souvent le moyen de savoir si l’on peut upgrader la RAM et le processeur. Nos recherches nous apprennent, par exemple, que les Lenovo M57 utilisent de la mémoire DDR2, celle de série étant à 667 MHz (PC2-5300) ; en analysant vous-même avec ces logiciels (ou en ouvrant le capot), vous serez en mesure de connaître le nombre total de slots et ceux qui sont disponibles, de savoir si vous pouvez, par exemple, compléter ou s’il faut tout remplacer. Bien que Lenovo ne fournisse

pas de liste de compatibilité CPU, nous trouvons parmi les configurations proposées des machines à base d’Intel Core 2 Duo E7200, ce qui tend à prouver que ce ne sont pas des machines trop anciennes puisqu’elles acceptent les Core 2 de génération Penryn. Plus intéressant, nous voyons que le M57 version 9878 est équipé d’un Core 2 Quad Q9300 : voilà qui nous apprend que ce PC accepte, outre les processeurs quad core, les processeurs avec un bus de 333 MHz (FSB1333). Côté chipset, il apparaît que les M57 sont équipés de puces Intel Q35. Nous vous recommandons de vérifier si ceci s’applique à votre M57, avec les logiciels cités sur votre propre ordinateur. Nous exposons ici notre raisonnement afin que chacun puisse le reproduire,


mener sa petite enquête à propos d’un PC de marque pour lequel tout semble flou. Bien sûr, lorsque l’on possède la machine, il est très instructif de l’ouvrir pour analyser soi-même les choses. A condition de retirer les radiateurs, vous pourriez connaître le chipset et, sans aller jusque-là, observer les barrettes de mémoire, le modèle de disque dur et voir s’il y a physiquement la place pour une carte graphique et de quoi envisager un remplacement de ventirad CPU.

Analyser et agir Le chipset Intel Q35 est une variante professionnelle de la série 35, dont nous connaissons plus couramment les P35 et G35. Après les 965 et avant les 45, c’est la génération intermédiaire de chipsets pour processeurs Core 2. Vous pouvez analyser les caractéristiques du Q35 et le comparer à n’importe quel autre chipset Intel sur le site, très pratique, compare. intel.com. Nous apprenons par exemple que, contrairement au P35, le Q35 ne gère que la DDR2. Par rapport au G35, il se contente d’un GMA3100 et non un GMA X3500. Le plus important est là, le Q35 gère n’importe quel processeur Core 2 jusqu’au FSB1333, c’est-à-dire tous les modèles à l’exception du QX9770 et son FSB1600. Comme pour les PC assemblés, nous vous conseillons de mettre à jour le BIOS de votre machine de marque par la version la plus récente pour assurer une compatibilité CPU optimale. Si vous trouvez en vente un M57 avec un Q9300, vous pouvez être sûr qu’il acceptera sans encombre un plus puissant E8500 ou Q9550. Il faut néanmoins se poser la question du refroidissement. Ces processeurs puissants chauffent plus, le système d’origine sera-t-il suffisant ? A vrai dire, sans overclocking, les Core 2 chauffent globalement peu, même les plus rapides. C’est encore plus vrai des Penryn gravés en 45 nm. Il y a donc de fortes chances que vous n’ayez pas de problème à ce niveau, mais si vous franchissez le pas de la mise à jour, pensez à appliquer une pâte thermique neuve et surveillez les températures grâce à HWMonitor (www.cpuid.com) ou Real Temp (www.techpowerup.com/realtemp). Suivant l’espace disponible dans votre boîtier, vous pourriez peut-être envisager une mise à niveau du ventirad ? Mais le plus souvent, le refroidissement des PC de marque, surtout compacts,

est très étudié. Comprenez par là que le flux d’air est un tout entre le processeur et le boîtier, si bien qu’en remplaçant le ventirad, il arrive que la ventilation boîtier ne soit plus du tout adaptée et que vous ne gagniez rien en température. Pour la RAM, aucune complication à prévoir, il suffit de vous assurer qu’il reste des emplacements disponibles ou, le cas échéant, d’acheter des barrettes de plus grosse capacité. La fiche technique du chipset Q35 indique qu’il gère jusqu’à 8 Go de RAM, mais les fiches techniques Lenovo laissent comprendre qu’il n’y a que deux slots pour un maximum de 4 Go. Concrètement, si vous avez 2 x 512 Mo dans votre PC, retirez-les pour y installer 2 x 2 Go. N’hésitez pas à remplacer la DDR2-667 par de la DDR2-800, elle sera supportée et coûte le même prix. Concernant l’upgrade de la carte graphique, le problème d’alimentation que vous soulevez est à prendre en compte. Néanmoins, 280 W, ça n’est pas une valeur trop serrée à moins que vous souhaitiez installer les cartes les plus puissantes, chose qui semble impossible ne serait-ce qu’en termes d’encombrement. Si vous utilisez actuellement le GMA 3100 intégré, nous comprenons votre douleur et que vous souhaitiez changer. Quoi qu’il en soit, si vous ne jouez pas aux derniers titres, pas besoin de s’enflammer. Il y a peu, nous vous aurions encouragé dans votre choix de la GeForce 9600GT, mais avec la nouvelle génération, il y a mieux ! Les GeForce GT240 et Radeon HD5670 sont idéales, avec une petite préférence pour cette dernière. Elles sont non seulement un peu plus véloces en 3D que la 9600GT (quoique ça ne soit pas toujours le cas pour la GT240), mais elles embarquent égale-

ment les derniers moteurs de traitement vidéo et, surtout, consomment encore moins. Elles n’ont d’ailleurs pas besoin de connecteur d’alimentation, idéal pour un PC de marque avec une alimentation modeste. Si vous désiriez jouer, une HD5700 serait encore acceptable d’un point de vue consommation, mais il faut vérifier que ces cartes rentrent dans votre machine, sachant que ce sont des modèles « double slot ».

L’outil de comparaison des chipsets Intel permet de comparer les caractéristiques en quelques secondes.

Enfin, vous ne parlez pas de stockage, mais la mise à jour du disque dur est toujours l’un des premiers points à envisager sur un PC de marque. En effet, les constructeurs toujours en quête d’un euro par-ci par-là (économies d’échelle) n’hésitent pas à installer des disques aux performances parfois douteuses et, de toute façon, un disque âgé de 3 ans n’est forcément pas comparable aux derniers modèles. Sans même parler de SSD, l’installation d’un disque 7 200 tours 32 Mo dernier cri comme un WD Caviar Black (plus rapide) ou un Samsung SpinPoint F3 (plus silencieux), cumulée à l’augmentation de la RAM, transformera littéralement votre M57, et tout autre PC de marque. La GeForce GT240, suffisante pour jouer aux titres peu exigeants, terriblement plus rapide qu’un IGP, est compacte et sans connecteur d’alimentation.

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CAS PRATIQUES

Aidez-nous

et gagnez un Core i7 !

Un article incomplet, une idée de sujet que nous n’aurions pas abordé, un angle original ? Nous inaugurons notre rubrique Suivi en vous proposant de nous aider à faire le meilleur magazine possible. Critiques construites, suggestions ou compléments d’informations permettront au plus pertinent d’entre vous de gagner chaque mois un Intel Core i7 920 ! Motivant non ? Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour se faire critiquer :)

Support du son HD sur PC

Gagnant INTEL

Concerne les cas pratiques publiés dans Hardware Magazine n° 43.

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Suite à l’article « Cas pratiques » de Hardware Magazine n° 44 concernant un PCHC, il m’a donc semblé utile de préciser aux lecteurs quelques points pratiques sur la sortie son par HDMI des PC. Rappel : le LPCM est le format audio numérique lossless non compressé. Les codecs audio DTS, Dolby Digital le compressent avec perte, tandis que les codecs audio HD (DTS-HD, DD TrueHD) le compressent sans perte. Chez nVidia, aucune carte graphique ne gère le bitstream audio HD par HDMI, un câble reliant la sortie S/PDIF de la carte mère à l’entrée S/PDIF de la carte graphique. Résultat : restriction au LPCM stéréo (2.0), DD ou DTS sauf pour les chipsets GeForce 8200, 8300, 9300, 9400 et Ion qui, eux, gèrent le LPCM 7.1 (ainsi que le G45 d’Intel). Chez ATi, les cartes graphiques HD2000 et HD3000 sont limitées au LPCM 2.0. Les HD4000 gèrent le LPCM 7.1. Enfin, seules les HD5000 gèrent les codecs audio HD en bitstream, ainsi que le LPCM 7.1 à 192 kHz depuis les pilotes Catalyst 9.11. Mais il faut absolument une compatibilité software : PowerDVD 9 Ultra et TotalMedia Theatre 3 sont compatibles mais les pistes peuvent être dégradées en 48 kHz/16 bits (qualité DVD). A noter que si l’ampli relié à la carte graphique n’est pas compatible avec les codecs HD audio, le software peut laisser passer seulement le flux DD ou DTS (inclus dans le format HD). Enfin, seules deux cartes son peuvent actuellement véhiculer directement par l’HDMI et vers l’ampli les codecs HD audio en bitstream et LPCM. Il s’agit de l’Auzentech X-Fi HomeTheater HD et de l’Asus Xonar HDAV 1.3 Deluxe.

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ous n’avons pas grand-chose à ajouter face à votre commentaire, celui-ci ayant le mérite d’être précis et complet ! Nous avons régulièrement parlé de ces spécificités/limitations au cours de nos précédents articles à propos de home cinéma ou durant l’essai de telle ou telle carte graphique/

son, mais nous n’avions pas eu l’occasion de réaliser pareille synthèse. Voilà qui devrait aider de nombreux lecteurs, tant le sujet est pointu et (anormalement) compliqué. Précisons seulement, par rapport au point n° 2, que l’offre nVidia s’est étoffée depuis peu de nouveaux modèles d’entrée de gamme, les GT220 et GT240. Ces cartes sont les premières à intégrer une puce audio et, comme les Radeon HD4000, elles autorisent du LPCM 7.1 à passer à travers la prise HDMI. Elles ne sont toutefois pas capables de bitstream pour les formats HD compressés. Les Radeon HD5000 sont les seules cartes graphiques capables de faire passer tous les types de sons HD via la prise HDMI, sous réserve d’une compatibilité logicielle.


Overclocking extrême par technologie BluEToothTM*

MAXIMUS III

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Chipset P55

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Socket 1156 pour processeur Intel® CoreTM i7/ i5

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RAM DDR3 Dual Channel jusqu’à 2133 (O.C.) Mhz

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Dossier

PC gamer à emporter 8 cartes mères pour joueurs Nos configs compactes de références Best of des petits boîtiers Gamer, gamer et encore gamer ! Quand on est accro à certains jeux, difficile de se passer de son PC ! Et rassurez-vous, nous n’allons pas vous encourager à vous calmer, bien au contraire. Que les fans de LAN parties (ou les habitants d’un logement exigu) se réjouissent, voici toutes les clés pour monter une machine de jeu au top des performances, silencieuse et compacte, donc facilement transportable. Thomas Olivaux

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epuis toujours, un PC de jeu, c’est une grande tour lourde et encombrante. Que l’on veuille se déplacer pour jouer en réseau entre amis, libérer de la place dans un studio ou améliorer le WAF (women acceptance factor) de sa machine, s’orienter vers un assemblage plus compact est souhaitable. Maintenant que l’on est débarrassé des écrans à tube cathodique, l’opportunité de PC de jeu aux dimensions raisonnables se précise, grâce au matériel qui se miniaturise et chauffe moins à puissance égale. Vous pensez qu’un portable pourrait répondre à cette définition ? Détrompez-vous et jetez un oeil au dossier qui suit celui-ci. De toute façon, en bon amateur de hardware tweaké qui dégouline de puissance, nous ne doutons pas que vous préfériez un vrai PC.

Les qualités sans les inconvénients Un PC pour joueurs, c’est avant tout un bon processeur couplé à une bonne carte graphique. Lorsque la contrainte de taille apparaît, les choses se corsent puisque les meilleures cartes 3D occupent beaucoup d’espace et, surtout, chauffent beaucoup. Du reste, les processeurs quad core confinés dans un environnement de petites dimensions ont tendance à dégager un maximum de chaleur en charge et, la dernière chose que vous voulez, c’est

planter en pleine partie. Dans l’idéal, un bon PC pour joueurs transportable doit être petit, puissant, silencieux et ne pas trop chauffer. Et, tant qu’à faire, ne pas vous ruiner. Possible ? Bon OK, tout réunir ne sera pas évident, mais vous verrez qu’il est possible d’obtenir des machines qui regroupent l’essentiel de ces qualités.

mères sont exclusivement en 1156 et 1366. Toutefois, si vous désirez recycler votre actuel Core 2 dans un petit PC de jeu déplaçable, nous vous parlerons des meilleures cartes 775 que nous avons déjà testées.

Avant de nous pencher en détail sur les configurations possibles, boîtiers & co tenant compte de la chauffe et du bruit, débutons ce dossier par un comparatif de cartes mères adaptées. Nous avons sélectionné et testé les meilleures cartes de petites dimensions qui peuvent tout de même accueillir CPU et carte PCIExpress 16x. Certaines sont en microATX, d’autres en mini-ITX, le tout petit format 17 x 17 cm. Toutes ces cartes n’ont pas à rougir face aux meilleures cartes ATX de pleine taille et sont aussi rapides. Nous considérons qu’il n’est plus intéressant d’acheter un PC pour joueurs neuf à base du socket 775, c’est pourquoi nos cartes

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Dossier

Asus

P7P55-M MicroATX socket 1156, 95 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

Sortie à l’automne dernier, la P7P55-M d’Asus fait partie de la grande famille des P7P55 qui, comme son nom l’indique, repose sur le chipset P55. La charte graphique de ce modèle microATX, de l’emballage à la couleur des slots d’extension, respecte le mélange noir et bleu de ses soeurs. Bien que le gabarit soit réduit, la carte ne semble pas surchargée, il y a pas mal d’espace autour du socket 1156 notamment. Le P55 est surmonté d’un radiateur ridiculement petit, preuve qu’il ne joue qu’un rôle de southbridge ; ne prenez pas cette remarque comme un défaut, il n’est pas nécessaire de le refroidir plus. Les mosfets situés à gauche du processeur sont refroidis par un radiateur, mais nous pouvons nous interroger sur son intérêt, sachant que ceux placés en haut sont laissés nus. Les concepteurs répondraient que l’alimentation située à proximité leur fait profiter d’un flux d’air, mais ce n’est pas ce dernier qui suffira à calmer la fournaise en cas de grosse charge et surtout d’overclocking/ overvoltage. L’étage d’alimentation n’est de toute façon pas surdimensionné et, du coup, Asus n’a soudé qu’une prise ATX 12 V 4 pins ; rassurez-vous, les 8 pins rentrent sans problème. Le panneau arrière est plutôt complet, nous aurions simplement aimé voir deux USB supplémentaires ou un port eSATA, plutôt qu’une antique prise série qui ne sert plus à personne. Mais à 95 euros la carte P55 de grande marque, il ne faut pas être trop exigeant.

La P7P55-M est une carte relativement modeste, ça se remarque par l’absence d’équipements secondaires et un bundle minimaliste (deux nappes SATA, une IDE). Point de contrôleur de stockage additionnel, donc point d’eSATA, pas de second port PCI-Express 16x, pas de Wi-Fi. Cependant, l’essentiel est bel et bien présent ! Il y a bien sûr un port PCI-Express 16x, indispensable pour accueillir une carte 3D pour joueurs, quatorze USB 2.0 dont huit sur le panneau arrière, six prises SATA 2.0, une carte son VIA 7.1 aux sorties séparées et même du FireWire. Deux bémols, la carte son ne propose pas de sortie audio numérique (sauf en ajoutant un bracket S/PDIF non livré) et surtout, il n’y a que deux prises pour ventilateurs. En tenant compte du fait que l’une des deux est utilisée par le ventirad du processeur, ça ne laisse qu’une seule prise pour un ventilateur de boîtier, incroyable en 2010.

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

qualité/prix + Rapport Seulement deux prises pour ventilateurs d’eSATA - Pas Overclocking (suffisant pour un bon o/c 24/24)

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 0503 Quand on pense que durant des années, nous n’aimions pas les cartes microATX pour leur BIOS, nous constatons avec plaisir que c’est définitivement du passé. Cette P7P55-M, qui n’est pourtant pas une carte haut de gamme orientée tweaking, offre un BIOS digne des cartes de pleine dimension. Les paramètres d’overclocking sont tout aussi complets et vous n’aurez aucun mal à overclocker votre Core i5 ou i7 à 4 GHz et plus. La faiblesse de l’étage d’alimentation représente une bride pour l’overclocker extrême avec cascade ou azote liquide, mais ça n’est pas un frein pour tout usage quotidien qui doit être 100 % stable. Si vous préférez overclocker depuis Windows, aucun problème : l’excellent logiciel Asus Turbo-V fonctionne avec ce modèle.

20

I PC Update


DFI

LanParty MI P55-T36

Mini-ITX socket 1156, 120 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

DFI innove et ajoute aux UT, DK, JR et BI de sa gamme LanParty les MI, pour mini-ITX. Rappelons que le standard mini-ITX est nettement plus compact que le microATX puisque les dimensions chutent de 24 à 17 cm de côté. La première représentante est la MI P55-T36 qui accepte n’importe quel processeur 1156. Construite sur un PCB noir, il y a tellement de minuscules écritures blanches que nous ne savons pas vraiment de quelle couleur est la carte. Malgré l’espace réduit, rien n’est trop serré au point de poser un problème de montage. Détail amusant, le constructeur a choisi de souder quelques composants à l’arrière du PCB, une façon de faire pour le moins originale ; nous y retrouvons notamment la carte son et le contrôleur multifonction ITE IT8720F qui adopte de nombreux rôles dont la gestion des ventilateurs et le monitoring des températures. Mini-ITX peut-être, mais DFI tient à sa réputation, notamment celle des cartes LanParty, appréciées des bidouilleurs : il est possible d’overclocker ! Ça se voit dès le départ grâce à un étage d’alimentation à six phases plus costaud que l’Asus P7P55-M testée en page précédente. La prise ATX 12 V est, d’ailleurs, une 8 pins. Rien à redire concernant la qualité de fabrication, c’est du bon boulot.

Mini-ITX oblige, inutile de s’attendre à la débauche d’équipements que nous avons l’habitude de trouver dans une LanParty UT. Toutefois, nous avons le plaisir de trouver une carte son correcte (Realtek ALC885 avec sorties audio numériques, sorties analogiques séparées et licence Creative X-Fi). A l’arrière, nous trouvons également un port Ethernet 1 Gbps, un port eSATA (alimenté) et cinq prises USB 2.0. Deux headers USB 2.0 sont également accessibles en interne pour quatre prises supplémentaires. Aucune fioriture, si ce n’est la présence d’un petit bouton Clear CMOS à l’arrière, que vous enfoncerez peut-être par erreur en branchant à l’aveugle un clavier PS/2, et la présence en interne d’un afficheur pour connaître le diagnostic de boot. Le bundle est simplissime, il n’y a qu’une paire de nappes SATA et des adaptateurs électriques Molex vers SATA. Nous ne voyons que deux prises pour ventilateurs, c’est léger, mais force est de reconnaître que les boîtiers mini-ITX n’ont, en général, qu’un ventilateur.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : P55MIC31 Nous savons encore apprécier à leur juste valeur les « vrais » BIOS des cartes microATX proposées depuis quelques mois, tant nous nous rappelons l’horreur que ce fut quelques années plus tôt. Concernant le mini-ITX, nous sommes carrément bluffé par celui que propose DFI sur sa MI P55-T36. C’est carrément le même que nous avons sur les meilleures cartes ATX plein format, avec autant de réglages poussés et rien pour se sentir bridé ! Nous avions déjà eu le loisir d’overclocker un peu avec la carte mini-ITX Zotac 775 GeForce 9300, nous n’avons désormais plus de limites… si ce n’est le faible volume et le refroidissement d’un PC de ce format. Il est amusant de voir monter ce petit bout à plus de 200 de BCLK ! Avec les i5 600 et i7 800, ça permet de tourner entre 4 et 4,4 GHz, c’est-à-dire d’exploiter le potentiel maximum en refroidissement à air.

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

et performances, incroyables en mini-ITX + BIOS Power eSATA deux prises pour ventilateurs - Seulement Équipement assez pauvre

PC Update

I 21


Dossier

EVGA

EVGA P55V

MicroATX socket 1156, 110 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

EVGA, habitué des produits haut et très haut de gamme, s’essaie aux cartes plus modestes avec la P55V. Elle est vendue 110 euros. Malgré ce V de Value, nous avons tout de même affaire à une belle carte au PCB noir et n’utilisant que des ports noirs ou gris, comme nous l’apprécions tant chez ce constructeur. Le layout est assez épuré, mais à y regarder de plus près, quelques détails méritent la critique. Bien que ça ne change pas grand-chose à l’usage, nous sommes assez stupéfait d’avoir affaire à des condensateurs chimiques, tandis que la concurrence n’utilise plus que des condensateurs solides au même niveau de prix. D’autre part, trois des cinq prises SATA sont placées de telle sorte que l’utilisation d’une longue carte graphique double slot (GeForce GTX, Radeon HD5870) les condamne. L’insertion d’une prise ATX 12 V 8 pins dans la prise 4 pins se fait sans problème, mais la bobine à proximité est en contact. En résumé, c’est une belle carte qui nous fait de l’oeil, dommage que quelques points viennent entacher le tableau, la concurrence ne souffre pas de ces problèmes ; il faut toutefois raison garder : ce ne sont que des détails qui ne gêneront pas grand monde.

L’équipement de cette carte n’est pas extraordinaire, mais c’est le lot d’à peu près tous les produits situés autour de 100 euros, rien d’anormal. Nous avons tout de même droit à une prise eSATA, point de FireWire en revanche. Il n’y a que six ports USB 2 soudés sur le panneau arrière, alors que la place ne manque pas pour en ajouter deux ou quatre de plus. Le bundle est identique à celui des cartes concurrentes, à savoir de quoi brancher une paire de disques SATA. Le point fort de cette P55V est clairement sa compatibilité avec nVidia SLI. Contrairement aux autres marques qui, à ce genre de prix, ne câblent qu’un seul vrai port 16x sur le processeur (l’éventuel second port PCI-Express 16x est, en réalité, câblé en 4x sur le chipset), EVGA a payé la licence nVidia et a câblé les deux ports sur le processeur, ces derniers pouvant fonctionner en 16/0 ou 8/8. Elle est, bien entendu, compatible CrossFire et, là aussi, la configuration 8/8 permettra de parfaitement profiter du mode multiGPU.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : A56 Si la carte semble un peu moins attirante que les autres EVGA P55, le BIOS n’a pas été castré. Vous retrouverez donc l’intégralité des réglages que l’on attend d’une carte mère moderne, overclocking compris. Celui-ci n’est d’ailleurs pas moins bon que celui des cartes concurrentes, l’utilisation de condensateurs chimiques ne pouvant éventuellement être ressentie qu’à long terme. Nous n’avons eu aucun mal à grimper à 220 de BCLK, c’est tout à fait satisfaisant pour une carte à 110 euros ! Cette carte nous a séduit dès le déballage, nous pensions initialement lui décerner une récompense « choix de la rédaction », nous nous sommes hélas abstenu en raison des petits défauts expliqués dans le bloc layout. C’est néanmoins un bon produit pour qui souhaite monter un PC pour gamers looké et SLI ou CrossFire, n’hésitez pas.

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Bios Overclocking

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I PC Update

Layout/qualité

+ Look SLI et CrossFire chimiques - Condensateurs 3 prises SATA condamnées avec les plus grosses cartes graphiques


EVGA

X58-SLI Micro

MicroATX socket 1366, 200 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

La X58-SLI Micro fait office d’exception dans ce comparatif puisque c’est la seule carte mère pour processeurs Core i7 900 (socket 1366). Mais quelle exception ! Cette beauté est sortie à la fin de l’été dernier, concurrençant l’Asus Rampage II GENE et la DFI LanParty JT X58-T3H6. Elle trouve une place de choix au sein de ce dossier spécial PC pour gamers mobiles. Digne représentante de la marque, elle adopte un beau PCB noir, des radiateurs et quelques ports noirs qui sont contrastés par la présence de ports PCI-Express 16x et RAM en rouge. Une combinaison de couleurs qui n’est pas sans rappeler les prestigieuses cartes Classified du constructeur. EVGA pousse loin les détails en adoptant des prises pour ventilateurs noires, des clips de sockets mémoire noirs et même des nappes noires dans le bundle. Et en analysant le layout, difficile d’émettre la moindre critique ! C’est certes un peu serré si l’on veut tout brancher, par exemple des prises USB ou FireWire internes alors qu’une carte graphique est présente dans le slot du bas, mais rien n’est impossible.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 44

Résolument haut de gamme, comme les processeurs qu’elle accueille, la X58-SLI Micro offre six slots de RAM et deux ports PCI-Express 16x véritables, compatibles CrossFire et SLI. Il y a six prises SATA-2, inclinées à 90° pour que des cartes graphiques de grandes dimensions puissent passer au-dessus. EVGA oblige, nous avons droit à un afficheur de diagnostic de boot ainsi qu’aux boutons Power, Reset et Reset CMOS. Elle a même des points de mesure de tension pour les acharnés de l’overclocking ! Difficile de comprendre le panneau arrière, avec un gros vide au milieu alors que les prises FireWire imposent l’utilisation d’un bracket (fourni). Point d’eSATA sur ce modèle. Le bundle n’est pas très impressionnant, mais néanmoins meilleur que celui de la majorité des cartes de ce format. Il y a deux nappes SATA et deux adaptateurs électriques Molex/SATA ainsi qu’un bracket avec deux prises USB 2.0 et deux prises FireWire. Le cache métallique du panneau arrière est, comme sur les EVGA et Asus haut de gamme, recouvert d’une mousse antivibration. Précisons que cette carte est livrée avec un grand guide dépliant en couleur, pratique et utile pour le montage.

Après Asus et DFI, n’allez pas croire qu’une carte EVGA ne pourrait pas overclocker. Surtout pas un modèle X58 haut de gamme. Nous avons donc droit à un BIOS des plus performant, comparable aux autres EVGA. Tout, absolument tout est réglable, au point que nous trouvons même qu’il existe trop de paramètres ; même nous qui overclockons beaucoup ne changeons pas la moitié d’entre eux ! Capable de prendre un bon 220 MHz de BCLK en aircooling, elle ne bridera personne et vous pourrez bien sûr overclocker depuis Windows avec le génial E-Leet, un utilitaire très ressemblant à CPU-Z, les réglages de la carte mère en plus. Détail intéressant, il est possible d’ajuster le coefficient max du Turbo Mode core par core, pratique pour overclocker au-delà de la limite d’un des cores en conservant le fonctionnement Turbo.

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

+ -

Look et qualité de finition/détails Power eSATA Overclocking Pas d’eSATA Prix

PC Update

I 23


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Dossier

Gigabyte H55M-UD2H

H55MUD2H

MicroATX socket 1156, 90 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

PCB bleu, ports et prises bleus et blancs, pas de doute, nous avons affaire à une carte mère Gigabyte. Basée sur le chipset H55, elle est capable d’accueillir les processeurs Clarkdale avec contrôleur graphique intégré ; d’ailleurs, toutes les prises sont là, VGA, DVI, HDMI et même DisplayPort ! Mais pour un PC pour joueurs, c’est le port PCI-Express 16x qui compte. La qualité et le positionnement tarifaire en font un excellent modèle pour assembler un PC de gaming, c’est ce qui importe. Assez encombré par les sorties vidéo, le back panel est tout de même complet. Carte non conçue pour battre des records d’overclocking, les étages d’alimentation du CPU, alimentés par un petit 4 pins, ne sont pas refroidis. L’agencement des composants ne souffre d’aucune critique ; aucune gêne rencontrée au montage, quel que soit le scénario, à moins que vous n’installiez une carte graphique dans le port du bas, auquel cas vous condamneriez plus ou moins les ports USB et FireWire supplémentaires, sans oublier la problématique des fils des boutons et diodes en façade. Si cette dernière est double épaisseur, notez que la carte dépasse alors en dessous de la carte mère, ce qui peut poser problème dans un boîtier serré. Précisons que cette carte est compatible CrossFire, mais pas SLI.

Sans être pléthorique, l’équipement de la H55M-UD2H est très satisfaisant. Surtout pour une carte à seulement 90 euros. Comme toujours, Gigabyte a la bonne habitude de souder une carte son Realtek ALC889, celle-ci est ici accouplée à des entrées/sorties analogiques séparées (permettant de brancher à la fois un kit d’enceintes ainsi qu’un micro) et à une sortie numérique optique. Vous aurez également droit au FireWire, à une prise eSATA et même à une paire de connecteurs pour des disques IDE et un lecteur de disquettes, c’est de plus en plus rare. Conscient que le second port PCI-Express 16x ne peut être câblé qu’en 8x au mieux, Gigabyte a eu la bonne idée de souder un port qui ressemble à un 16x physiquement, mais qui n’est branché physiquement qu’en 4 de façon permanente. La partie arrière ne possède aucune broche et autorise même le fabricant à souder des composants en dessous. Entre l’Asus et cette Gigabyte, dur de choisir ; question équipement, la balance penche en faveur de Gigabyte

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : F7 Rien à redire concernant le BIOS, comme l’Asus qui ressemble à ses grandes soeurs, cette Gigabyte s’inspire des nombreuses autres H55 et P55 de la marque. C’est très complet, quoiqu’un peu moins organisé que chez Asus ou EVGA. L’overclocking n’est pas le point fort de cette carte mais, bien qu’elle fasse pâle figure vis-à-vis des standards actuels, vous bénéficierez d’une marge de manoeuvre importante et suffisante pour faire beaucoup progresser votre CPU. 200 BCLK sont aisément atteignables, la porte des 4 GHz est donc à votre portée, ce qui illustre clairement les progrès réalisés en la matière.

H55M-USB3

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Bios Overclocking

26

I PC Update

Layout/qualité

Bientôt disponible, la H55M-USB3 viendra avantageusement remplacer la H55MUD2H. Reprenant exactement le design de notre H55M-UD2H, elle embarquera en plus un contrôleur USB 3. Visuellement, seules deux prises changent à l’arrière, les prises noires sous le port RJ-45 passent en bleu, ce sont les prises USB 3. Cette carte devrait rester très intéressante, à 100 euros.

+ Prix Équipement - Overclocking (suffisant pour un bon o/c 24/24)


MSI

P55M-GD45 et H57M-ED65

MicroATX socket 1156, 95 et 140 euros Equipement et bundle Layout et qualité de fabrication Une fois n’est pas coutume, nous testons deux cartes en même temps. Force est de reconnaître que ces deux MSI microATX se ressemblent, à commencer par leur look, PCB noir et connecteurs noirs ou bleu marine. C’est, depuis l’an passé, la nouvelle identité visuelle de MSI et nous l’apprécions, car elle coïncide avec le retour au top de la marque qui avait bien du retard sur les leaders. A 95 euros, la P55M-GD45 est en concurrence immédiate des Asus P7P55M et Gigabyte P55M-UD2H. Ne vous faites pas piéger par la présence de deux ports PCI-Express 16x et des ports SATA coudés, seul le premier est câblé aux 16 lignes PCI-E 2.0 du processeur, le second est câblé à 4 lignes PCI-E 1.1 du chipset. Concrètement, le CrossFire est compatible mais peu utile dans cette configuration et le SLI n’est pas compatible. Simple et propre, pas de fioritures. La H57M-ED65 est plus haut de gamme, en attestent son étage d’alimentation nettement plus dimensionné et les radiateurs posés sur les mosfets. Nous l’avons déjà dit durant notre dernier comparatif, la qualité MSI a clairement grimpé, la qualité des composants et le layout des nouveaux produits sont plus ou moins parfaits.

BIOS et overclocking BIOS utilisé pour le test : 1.5 et 1.1 Même constat que pour les autres cartes mères : les modèles microATX n’ont plus de différence avec les modèles ATX si ce n’est quelques centimètres et une paire de ports d’extension. Les BIOS sont rigoureusement identiques, pour notre plus grand bonheur. Nous pouvons, en effet, avoir un PC à la fois compact et bidouillable. Rien à redire sur ces BIOS complets, les mêmes que sur les P55-GD65 et P55-GD80 déjà testées.

Ces cartes ont un équipement standard qui se distingue par la présence d’une carte son Realtek ALC889 de bonne facture et, dans le cas de la « petite » P55M-GD45, de deux ports eSATA. La H57M-ED65 n’en a qu’un, la faute étant imputable à l’espace pris par toutes les connectiques vidéo dont vous n’aurez que faire. Alors que la P55M-GD45 propose déjà un bouton Power sur la carte (rare à ce niveau de prix), la H57M-ED65 offre la panoplie complète avec Power, Reset, Clear CMOS et même OC Genie ainsi qu’un + et – pour overclocker. La même recette que la P55-GD65 que nous avons primée, en somme. D’ailleurs, la H57M-ED65 est du même ordre de prix, 140 euros. Elle est en soi plus sexy que la P55M-GD45, mais il est tout de même difficile de justifier l’écart de prix pour l’usage qui nous intéresse aujourd’hui. Certes, elle améliore le potentiel d’overclocking, mais vous ne verrez pas vraiment de différence au sein d’un petit boîtier microATX refroidi par air et les bonus comme les boutons que nous venons d’évoquer ne sont même plus accessibles lorsque le PC est monté, ils perdent donc de l’intérêt. La fonction OC Genie permet, en revanche, un overclocking plutôt réussi en tout automatique, idéal pour les débutants. D’autre part, la H57M-ED65 offre quatre prises pour ventilateurs, toutes pilotées par le BIOS. Ça autorise trois ventilateurs de boîtier, c’est plus souple que les autres cartes microATX qui ont une prise de moins.

P55M-GD45

Equipement

Prix

5 4 3 2 1 0

Bundle

Layout/qualité

Bios Overclocking

P55M-GD45

+ -

Prix Carte son Realtek ALC889 2 ports eSATA Seulement deux prises pour ventilateurs

H57M-ED65

Equipement

Prix

5 4 3 2 1 0

Layout/qualité

H57M-ED65

+ Overclocking 4 prises pour ventilateurs - Un peu chère

Bundle

Bios Overclocking

PC Update

I 27


Dossier

Zotac

H55-ITX WIFI

Mini-ITX socket 1156, 120 euros Layout et qualité de fabrication

Equipement et bundle

Pour finir, nous essayons une toute petite carte mère Zotac en mini-ITX, la H55-ITX WIFI. Malgré son gabarit lilliputien, c’est du lourd ! Plus riche en équipements que la DFI, elle repose sur un design atypique qui relègue le CPU le plus bas possible et place le chipset et les ports SATA en haut. Nous ne voyons ni contrainte ni intérêt, pourquoi pas si ça facilite le travail des designers. L’agencement est aussi bon que la place le permet, mais un bémol tout de même pour la prise ATX 12 V. De 4 pins seulement (pourquoi pas, c’est suffisant même avec un overclocking modéré), elle ne permet pas de brancher une prise de 8 pins qui ne serait pas scindable en deux morceaux, les 4 pins supplémentaires butant sur une bobine. Comme DFI, Zotac a choisi de souder quelques puces sous la carte pour maximiser l’espace. PCB noir, ports jaunes et orange, c’est la signature Zotac qui rappelle les cartes Asus haut de gamme des séries P35/X38.

Clarkdale vs Lynnfield, une gestion PCI-Express différente Les processeurs Intel socket 1156, qu’ils soient de type Lynnfield (45 nm sans IGP) ou Clarkdale (32 nm avec IGP), gèrent seize lignes PCI-Express 2.0. En les installant sur une carte mère avec un chipset P55, les lignes peuvent être utilisées en configuration 16/0 ou 8/8, ce qui autorise des configurations SLI et CrossFire. En revanche, sur les chipsets H55 et H57 (qui permettent d’exploiter l’IGP des Clarkdale), ces processeurs ne se comportent pas de façon identique. Le type du processeur est détecté au démarrage et, si les Lynnfield autorisent toujours une gestion souple des lignes (16/0 ou 8/8), les Clarkdale imposent un fonctionnement 16/0 exclusivement. Du coup, pour ne pas compliquer les choses, les constructeurs de cartes mères ne proposent pas de cartes H55 et H57 avec deux ports PCI-Express 16x branchés sur le processeur. Celles qui ont un deuxième port utilisent en fait quatre petites lignes PCI-Express 1.1 du chipset. Il serait souhaitable qu’ils proposent un vrai port 1 ou 4x qui ne laisse aucune ambiguïté.

Sur le même espace que DFI, 17 x 17 cm, Zotac réussit à faire tenir les connectiques vidéo permettant d’exploiter un Clarkdale (H55 oblige), pas moins de dix ports USB 2.0 sur le panneau arrière (oui, dix !) et une paire d’antennes car madame embarque un contrôleur Wi-Fi en N 300 Mbps. Pour ne rien gâcher, nous avons droit à six ports SATA-2, sachant que les cartes de ce format sont généralement pourvues de deux ou trois prises.

BIOS et overclocking Le BIOS de la carte mère Zotac est clairement moins mature que les autres, mais il n’est pas surbridé pour autant. Le BCLK et les tensions essentielles étant ajustables, vous pourrez faire grimper votre Core iX de quelques centaines de mégahertz si la ventilation de votre miniboîtier le permet. Vendue 120 euros, c’est tout à fait raisonnable pour une carte mini-ITX de cette qualité et offrant un tel équipement. Après la version 775 en GeForce 9300, c’est avec plaisir que nous la sélectionnons pour le choix de la rédaction, que ça soit pour un PC home cinéma avec un Core i3 utilisant son IGP ou dans un petit PC pour gamers en Core i5/i7 avec une sérieuse carte graphique PCI-Express 16x. N’oubliez pas qu’il est aussi possible de visser une carte mini-ITX dans un boîtier microATX ou ATX !

Prix

Equipement

5 4 3 2 1 0

Bundle

Bios Overclocking

28

I PC Update

Layout/qualité

+ Équipement 10 USB 2.0 sur la face arrière - Overclocking BIOS un peu pauvre


Dossier

Fiche technique CM Nous les avons déjà testées

La DFI LanParty JR X58-T3H6 est la carte microATX pour gamers la moins chère pour Core i7 900.

La Maximus III GENE est une vraie carte haut de gamme pour processeurs 1156, en plus taille réduite.

Les sept cartes testées ce mois-ci ne sont pas les seules cartes microATX et mini-ITX qui valent le détour. Ressortez vos anciens numéros, vous pourrez y trouver les tests des modèles suivants : • Asus Maximus III GENE : microATX P55 pour Core iX sur 1156, clairement orientée gaming et overclocking, vendue aujourd’hui 170 euros (certaines enseignes la proposent dès 155 euros !). Testée dans : HM43 • Asus Rampage II GENE : microATX X58 pour Core i7 sur 1366, également conçue pour le gaming et l’overclocking, comme toute carte de la famille Republic of Gamers. Le prix a baissé vers 200 euros, en concurrence directe de l’EVGA X58-SLI Micro que nous venons d’essayer. Testée dans : HM40 • DFI LanParty JR X58-T3H6 : microATX X58 pour Core i7 sur 1366, la série Junior (JR) de DFI est le pendant microATX des cartes DarkForce (DK), des cartes hautes performances pour joueurs et bidouilleurs. Se plaçant en face des Rampage II GENE et X58-SLI Micro, c’est la moins chère aujourd’hui : 160 euros. Testée dans : HM40

Marque

Asus

DFI

Modèle

P7P55-M

Format

Micro ATX

Socket

Les cartes socket 775 pour Core 2 et AMD AM3 Nous considérons qu’un PC pour joueurs monté 100 % neuf doit impérativement embarquer un Core i5 ou un Core i7, un processeur puissant et évolutif. Toutefois, si vous désirez upgrader votre PC principal et récupérer son processeur pour assembler à côté un miniPC de jeu, les Core  2 et les Phenom II conservent un intérêt certain. Pour Core 2, nous apprécions particulièrement les Asus P5Q-EM (100 euros), DFI LanParty JR P45-T2RS (115 euros) et, en mini-ITX, la Zotac GF9300-ITX WIFI (120 euros). Les Phenom II ont la chance de connaître de bonnes cartes à des petits prix, les Asus M4A785TD-M EVO (75 euros), DFI LanParty JR 790GX-M3H5 (120 euros), Gigabyte MA785GMT-UD2H (75 euros) et MSI 785GM-E65 (90 euros).

EVGA

EVGA

G

LanParty MI P55-T36

P55V

X58-SLI Micro

H

Mini ITX

Micro ATX

Micro ATX

M

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1366

In

Chipset

Intel P55

Intel P55

Intel P55

Intel X58

In

Mémoire

4* DDR3

2* DDR3

4* DDR3

6* DDR3

4

PCI-Express

16X *1, 1X *2

16X *1

16X *2 (16/0 ou 8/8), 1X *2

16X *2, 1X *1

1

PCI

*1

*0

*0

*1

*

SATA II

*6

*3

*5

*6

*

eSATA

*0

*1 (alimenté)

*1

*0

*

ATA/IDE

*1 (2 périphériques)

*0

*1 (2 périphériques)

*0

*

Son

HD Audio 7.1

HD Audio 7.1 licence Creative X-Fi

HD Audio 7.1

HD Audio 7.1

H

Sortie(s) optique(s)

N/A

Optique *1, coaxiale *1

N/A

Optique *1, coaxiale *1

O

Réseau

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

G

USB 2.0

*14 (dont 6 via prises internes vacantes)

*10 (dont 4 via prises internes vacantes)

*14 (dont 8 via prises internes vacantes)

*12 (dont 4 via prises internes vacantes)

* p

FireWire

*1

*0

*0

*3 (dont 2 via prises internes vacantes)

* p

Prises pour ventilos

*2

*2

*2

*3

*

Prise ATX12V

4 pins (8 pins compatible)

8 pins

4 pins (8 pins compatible)

8 pins

4

Divers

N/A

Bouton clear CMOS, afficheur de diag. de boot

nVidia SLI

Boutons power/reset/ clear CMOS, afficheur de diag. de boot, nVidia SLI

S

Prix

95 euros

120 euros

110 euros

200 euros

9

30

I PC Update


Le choix de la rédaction Asus, Gigabyte et MSI que nous avons testées à moins de 100 euros sont toutes trois très proches les unes des autres, c’est finalement la Gigabyte qui l’emporte pour quelques euros de moins. Du reste, si sa jumelle avec USB 3 est disponible au moment de votre achat, n’hésitez pas. Pour les Core i7 900, nous n’avons que trois cartes… mais trois monstres ! L’Asus Rampage II GENE est la plus complète, la EVGA X58-SLI Micro est la plus belle et, dans une petite mesure, la plus performante, la DFI est la moins chère. A vous de choisir, mais quoi que vous décidiez, elles sont toutes trois excellentes.

Alors, quelle carte mère adopter ? Vous devez bien sûr trancher le format en premier, bien que les petites cartes s’installent aussi dans les boîtiers les plus grands. Voici nos recommandations, au cas par cas : • ATX : le format ATX semble incongru pour un PC aisément transportable, mais notons que les modèles les plus compacts ne sont pas bien plus grands que bien des boîtiers microATX. En la matière, nos références n’ont pas changé depuis le dernier comparatif, c’est MSI qui remporte la palme du rapport qualité/prix avec ses P55GD65 et P55-GD85. Les gammes Asus P7P55 et Gigabyte P55A sont à considérer, si vous préférez ces marques. Pour les plus fortunés, les cartes vendues par EVGA ou la gamme ROG d’Asus sont au top. Arrêtez-vous avant 300 euros, les modèles plus chers n’apportent rien qu’on puisse exploiter dans un PC dédié aux LAN parties. • MicroATX : format relativement compact, ces cartes mères ont l’avantage d’offrir le meilleur des cartes ATX normales. Le choix est plutôt difficile, tant en milieu de gamme 1156 qu’en haut de gamme 1366. Les cartes

• Mini-ITX : avec 17 cm de côté, ces cartes mères sont beaucoup plus petites. Que ça soit pour bidouiller un boîtier maison ou acheter l’un des rares existants (capable d’accueillir une carte graphique digne de ce nom), n’hésitez pas. Elles n’ont pas à rougir concernant le gaming. La DFI a beau être excellente et la meilleure en overclocking, nous lui préférons la Zotac P55-ITX WIFI nettement mieux équipée.

Gigabyte

MSI

MSI

Zotac

H55M-UD2H

P55M-GD45

H57M-ED65

H55-ITX WiFi

Micro ATX

Micro ATX

Micro ATX

Mini ITX

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1156

Intel H55

Intel P55

Intel H57

Intel H55

4* DDR3

4* DDR3

4* DDR3

2* DDR3

16X *2 (16/4)

16X *2 (16/4), 1X *1

16X *2 (16/4), 1X *2

16X *1

*2

*1

*0

*0

*5

*6

*7

*6

*1

*2

*1

*1

*1 (2 périphériques)

*1 (2 périphériques)

*1 (2 périphériques)

*0

HD Audio 7.1

HD Audio 7.1

HD Audio 7.1

HD Audio 7.1

Optique *1

N/A

Optique *1

Optique *1

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet

Gigabit Ethernet + WiFi N

*12 (dont 6 via prises internes vacantes)

*14 (dont 4 via prises internes vacantes)

*12 (dont 8 via prises internes vacantes)

*14 (dont 4 via prises internes vacantes)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*2 (dont 1 via prise interne vacante)

*0

*3

*3

*3

*2

4 pins (8 pins compatible)

4 pins (8 pins compatible)

8 pins

4 pins

Sorties vidéo

Bouton clear CMOS

Boutons power/clear Cmos/OC Genie, sorties vidéo

Sorties vidéo

90 euros

95 euros

140 euros

120 euros

PC Update

I 31


Dossier

Le choix d’un boîtier Le but de notre dossier étant l’assemblage d’un PC puissant mais compact, nous devons bien sûr partir d’un boîtier aux dimensions raisonnables. Le standard mini-ITX sonne comme une évidence mais pour ne pas restreindre le choix et autoriser l’assemblage de configurations très performantes, nous nous intéressons aussi et surtout au microATX. Du reste, nous verrons que certains boîtiers ATX sont assez compacts pour présenter un intérêt.

M

ini-ITX : il pourrait sembler long de choisir un boîtier mini-ITX, mais finalement, les modèles suffisamment grands pour accueillir une véritable carte graphique en PCI-Express sont si rares que nous pouvons tous les citer. Ils ont, en revanche, des contraintes d’espace et d’alimentation qui imposent que nous vous donnions un maximum de détails.

• SilverStone : les SG05 et SG06 sont les plus gros des boîtiers miniITX, une sorte d’idéal pour un PC pour joueurs performant et compact. Ce sont, en effet, les seuls du marché à pouvoir intégrer une carte graphique double épaisseur, un détail important en 2010 vu que la majorité des cartes 3D sont concernées. Toute carte jusqu’à 23 cm rentre, même avec les connecteurs d’alimentation à l’arrière. Ça exclut les GeForce GTX et Radeon HD5870/5970, mais tout le reste est utilisable, jusqu’à la HD5850. L’alimentation fournie délivre une puissance de 300 W, c’est assez pour un processeur et une carte graphique performants, un peu juste pour overclocker toutefois. Vendus à 85 et 105 euros, ce sont les mêmes boîtiers à l’exception de la façade qui change de look. Le SG05, moins cher, favorise le refroidissement. Testé dans PC Update n° 44. • Smart Teck EZ PLUG : ce boîtier, pas très beau, est initialement conçu pour monter un petit serveur de stockage (un NAS). Il a pour particularité deux racks 3,5» amovibles en façade. Suffisamment haut pour accueillir une carte d’extension normale, vous pour-

rez y loger une carte graphique simple épaisseur. Il est livré avec une alimentation de 220 W, c’est assez pour un processeur puissant type Core i5 et une carte graphique milieu de gamme, comme la GeForce GT240. 90 euros, c’est un peu cher. La même marque propose le Cube, un boîtier plus élégant et de dimensions comparables, mais son alimentation n’est que de 150 W, ça devient trop juste pour utiliser à la fois un processeur et une carte graphique pour joueurs. • Thermaltake Element Q : Thermaltake propose un boîtier relativement élégant qui permet de loger une longue carte graphique, jusqu’à 29 cm si les connecteurs d’alimentation sont placés vers le haut, 27 cm sinon. Mais puisque seules les cartes simple slot entrent, vous serez limité à une 8800 GT ou une HD4850, bien assez pour l’alimentation 200 W fournie. Hélas, cette alimentation est bruyante. Testé dans PC Update n° 45. De nombreuses autres marques proposent des boîtiers mini-ITX, parfois amusants comme la version réduite du Skeleton d’Antec, mais vous ne pourrez pas y loger de carte graphique.

Le Thermaltake Element Q

Le Lian Li PC-Q07

• Lian Li : le PC-Q07, un élégant cube tout en aluminium proposé en six couleurs, a pour originalité d’accepter une alimentation de PC standard et n’importe quelle carte graphique simple slot, jusqu’à 23 cm. Bonne nouvelle, il n’est pas très cher : 55 euros. D’ici l’été, Lian Li va également proposer un boîtier mini-ITX un peu plus gros, capable d’accueillir une carte graphique double slot. Si vous souhaitez acheter un SSD, le PC-Q07 propose un emplacement 3,5» et un 2,5». Testé dans PC Update n° 41.

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I PC Update


Le Gigabyte GZ-M1

MicroATX : • Antec MiniP180 : « grand » pour un boîtier microATX, il est particulièrement bien ventilé et peut se permettre d’accueillir une solution CrossFire ou SLI. 80 euros. • Gigabyte GZ-M1 : 35 euros. • SilverStone SG03 : l’un des plus petits boîtiers permettant d’accueillir à la fois une alimentation standard et une carte graphique de grandes dimensions, jusqu’aux GeForce GTX avec un chausse-pied. 95 euros. • SilverStone GD04 : notre référence actuelle pour les PC home cinéma est tout à fait utilisable pour le jeu ! N’importe quelle carte graphique rentre, même une HD5870, malgré ses petites dimensions. Il est également conçu pour accueillir un ou deux SSD en 2,5”. 80 euros.

ATX : • Antec Skeleton • Cooler Master Elite 341 : 40 euros. • Cooler Master Elite 342 : 35 euros. • Cooler Master Elite 360 : peut être utilisé au choix en minitour ou en desktop, choix de la rédaction PC Update n° 42, 30 euros. • Lian Li PC-A05 : 90 euros. • Lian Li PC-A06 : 90 euros. Le Cooler Master Elite 360

La problématique des cartes 3D simple slot Les boîtiers mini-ITX qui peuvent recevoir des cartes graphiques dignes de ce nom sont rares, ceux conçus pour les cartes double slot encore plus. C’est bien simple, il n’existe, à l’heure actuelle, que les SilverStone SG05 et 06. Du coup, quelle carte utiliser dans un boîtier mini-ITX en étant limité à un seul slot d’épaisseur ? La carte graphique la plus puissante est la Radeon HD4850. Âgée d’un an et demi et remplacée, elle est loin d’être ridicule, surtout en version 1 Go. Suffisante pour jouer à une majorité de titres en 1 920 x 1 200, parfois même avec l’antialiasing. Un peu plus âgée, la GeForce 8800 GT est également en simple épaisseur et chauffe moins que la HD4850. Ses performances sont en retrait par rapport aux standards actuels, mais pour un PC de LAN party, si vous partez avec un écran léger de 19 ou 22», elle sera à la hauteur. Malheureusement, la génération actuelle est en double épaisseur, les refroidissements favorisant le silence. A acheter sur Internet a l’étranger, cette Galaxy est la seule GTX 260+ au Seule la GeForce GT240 se trouve aisément en simple carte format simple slot. slot, espérons que des HD5700 apparaissent d’ici peu ! Signalons la GTX 260+ vendue par Galaxy, la seule carte de ce calibre en simple slot, mais La Radeon HD4850 est la carte la plus puissante elle est introuvable en France ; pareille carte dans un tout petit boîtier mini-ITX dégage trop de que l’on trouve en simple slot. chaleur pour envisager une machine réellement silencieuse. Elle chauffe beaucoup, toutefois.

PC Update

I 33


Dossier

Configurations Question refroidissement

Le Big Shuriken de Scythe offre un rapport refroidissement/hauteur très inréressant.

Le refroidissement est un véritable problème pour les PC de joueurs compacts. Si vous chérissez le mini-ITX pour son encombrement minimal, il est quasi impossible de cumuler puissance et silence. Non seulement il y a peu de volume et donc l’air chaud s’accumule facilement, mais le manque d’espace interdit l’installation des gros ventirads. Nous vous invitons à lire nos précédents tests de boîtiers et la double page qui suit avec quelques configurations proposées pour trouver des idées ; voici également une liste de ventirads CPU compacts de bonne qualité : • Noctua NH-C12P : ventirad haut de gamme aussi performant que le NH-U12P et nettement moins haut. Tout de même imposant, il mesure 114 mm de haut, ventilateur compris, mais vous pourriez remplacer ce dernier par un slim pour gagner un petit centimètre. 60 euros. • Scythe Big Shuriken : la référence des radiateurs de faible hauteur. Contrairement au Shuriken de dimensions inférieures, il n’est pas trop bruyant. Moins de 30 euros. •Thermaltake GunMet ORB : bruyant à fond, il nécessite d’être régulé, 35 euros.

Les ventirad Noctua de la famille C12 sont plus bas que les U12, mais ils ne rentrent pas dans la majorité des boîtiers mini ITX.

Le meilleur moyen d’obtenir un PC mini-ITX silencieux est d’acheter le boîtier SilverStone SG05 ou 06, le seul suffisamment grand pour laisser un peu d’air aux composants et surtout pour installer une carte graphique double slot. L’alimentation d’origine est silencieuse. En microATX et surtout en ATX, les choses sont plus simples. S’il n’est pas possible de loger des monstres comme le Noctua NH-D14, la majorité des ventirads avec des ventilateurs de 120 mm rentrent. De même, du moment que vous pouvez loger une carte graphique double slot, vous pouvez remplacer le ventirad de cette dernière par un modèle plus efficace ; consultez notre comparatif du mois dernier à ce sujet, Hardware Magazine n° 45.

Mini-ITX : SilverStone SG05 Commençons petit, avec le cube SilverStone SG05. Pas plus grand qu’un barebone, il autorise un véritable assemblage maison avec le choix de tous les composants sauf l’alimentation. A partir de la carte mère DFI MI P55-T36, nous avons installé un tout nouveau Core i5 750s. La version « S » se distingue de l’i5 750 par la réduction de sa fréquence nominale de 2,66 à 2,4 GHz. Ainsi, son TDP baisse de 95 à 82 W, c’est toujours ça de pris, sachant que les fréquences en mode Turbo sont les mêmes que celles de son aîné. Histoire de faire dans l’originalité, mais aussi l’efficacité, nous avons refroidi ce processeur avec le kit Corsair H50. Ce dernier, vendu au prix d’un bon refroidissement à air (60 euros), est un watercooling qui cache ses origines. Difficile de loger le radiateur de 120 mm dans un petit cube tel que le nôtre ? Il rentre sans problème en façade, il aura simplement fallu remplacer le ventilateur d’origine par un slim comme celui du ventirad Scythe Big Shuriken. Ainsi refroidi, notre processeur est à l’abri et nos oreilles aussi, mais nous n’avons plus beaucoup de place pour installer une carte graphique. C’est une Radeon HD5770 qui vient prendre place, une carte offrant un excellent compromis performances/chauffe, sans oublier un tarif raisonnable. Pour parfaire le tout, un SSD vient stocker les données à toute vitesse, sans bruit, sans chaleur.

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I PC Update


MicroATX : Antec Mini P180 SLI Si vous désirez une machine vraiment puissante, que vous puissiez déplacer, il vaut mieux s’intéresser au format microATX. Soucieux d’avoir un maximum de puissance sous le bras, nous avons souhaité un boîtier assez grand pour installer une solution biGPU et un processeur haut de gamme, sans contraintes de chauffe et de bruit. Le Mini P180 d’Antec répond à toutes ces attentes, il est bien agencé et très bien ventilé. L’alimentation prend place tout en bas et ne participe pas au refroidissement global, ne souffrant pas non plus de l’air chaud généré par les autres composants puisqu’elle est isolée par une paroi. Pour l’électronique, pas de compromis, nous avons pris ce qui se fait de mieux ! Ainsi, un surpuissant Core i7 Extreme 975 est installé sur une carte mère Asus Rampage II GENE. Nous ne vous recommandons pas ce processeur tant il coûte cher (1 000 euros), mais cet essai nous permet de garantir un bon refroidissement du CPU le plus puissant. Entre nous, un Core i7 950 ou un Core i7 860 sur socket 1156 sera presque aussi bon, pour une dépense incomparablement plus faible. Le processeur est refroidi par un très efficace Megahalems de Prolimatech. Le Mini P180 est livré avec des baies pour disques durs, amovibles. En retirant celle du bas, il est possible d’installer des cartes graphiques de n’importe quelle longueur, tout en ajoutant un ventilateur de 120 mm pour les refroidir. Dans notre cas, deux GeForce GTX260 ont pris place, illustrant le fonctionnement en SLI, mais vous pouvez envisager de les remplacer par une seule Radeon HD5870… ou deux ? Les ventilateurs du boîtier et du processeur ont été remplacés par des modèles Xigmatech dans un souci d’esthétisme, ralentis grâce au BIOS de la carte mère, notre machine est un exemple de silence pour un PC au top des performances !

Délire home made : Compaq 386 SX 25 MHz… à 4 GHz ! Si vous avez l’âme d’un bricoleur, pourquoi ne pas fabriquer vous-même votre boîtier ? Les cartes miniITX et microATX de petites dimensions s’y prêtent plutôt bien. Que diriezvous de créer vous-même votre boîtier, en bois par exemple ? Ou encore de recycler un appareil insolite comme un vieux poste de radio d’avantguerre, les idées ne manquent pas ! De notre côté, nous avons décidé de donner une seconde vie à un vieux PC Commodore 386 fabriqué en 1988. A cette époque, point d’ATX ou de microATX bien sûr, il aura fallu modifier. Partant d’un pari avec un ami amusé, nous avons relevé son défi : installer une vraie carte graphique et refroidir le tout en watercooling ! D’un point de vue hardware, nous avons monté un Xeon L3426, modèle très économe avec un TDP de 45 W seulement sur une carte mère microATX et nous avons installé une GeForce GTX275 grâce à un riser souple PCI-Express 16x. Chauffant très peu, notre processeur a volontiers accepté de grimper en fréquence. Avec le BCLK passé de 133 à 170, le mode Turbo monocore galope à 4 GHz pour seulement 1,05 V. Lorsque le CPU et la carte graphique sont en charge, nous atteignons des valeurs élevées de l’ordre de 60 °C sur le CPU et 70 °C sur la carte graphique, mais compte tenu du faible volume de ce PC et du petit radiateur 120 mm du circuit de refroidissement, c’est tout à fait raisonnable.

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Dossier

Vision 3D :

jeux et films en relief quels équipements ? quelle puissance ? passez vos vidéos 2d en 3d ! Lunettes, écrans, films et jeux vidéo, les annonces défilent à un rythme effréné autour de la vision 3D. Tous les constructeurs s’engagent dans cette voie, nVidia en tête avec 3D Vision, et le PC comme toujours sait faire cela mieux que tout autre. Chaussez vos lunettes et réglez la mire, à vous le monde en relief ! Damien LABOUROT

B

ien que nous ayons tous deux yeux, l’image que chacun d’eux reçoit est différente. Si nous fermons un oeil puis l’autre, nous n’observons pas exactement la même chose, ne serait-ce que le nez qui est placé à gauche puis à droite par chacun de nos yeux. Notre cerveau analyse en continu la différence de perception des deux yeux, ce qui nous permet dans la vie de tous les jours de distinguer premier et arrière-plan et ainsi d’isoler les objets de notre entourage. Le principe de la stéréoscopie (le nom savant de Vision 3D) est là. Deux images différentes piègent notre cerveau qui a l’illusion

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I PC Update

d’avoir plusieurs plans et donc un effet de profondeur, la fameuse 3D. Aujourd’hui, comme hier, pour générer un contenu apte à la vision 3D, il faut deux caméras ou deux appareils photo enregistrant deux images simultanées. Leurs objectifs doivent être espacés de 6 cm, comme le sont nos yeux. Au moment de la diffusion, il faudra alors aussi un procédé de restitution adapté, un projecteur avec deux objectifs par exemple, ou pour les écrans, un filtre pour séparer les images.

La 3D stéréoscopique existe certes depuis la nuit des temps, mais ce sont clairement nVidia avec ses lunettes lancées l’an dernier, puis le carton d’Avatar au cinéma qui ont fait exploser le phénomène. Sur nos PC, nous pouvons désormais profiter de films et de jeux avec un rendu en relief saisissant ; et gros avantage de nos machines, qu’ils aient été prévus ou pas pour la vision 3D. L’occasion pour nous de tester les solutions proposées et de mesurer la puissance nécessaire pour en profiter.


La vidéo Rendu 3D, plusieurs techniques Avant de parler des solutions qui nous permettent de retranscrire la 3D, intéressons-nous quelques instants sur la manière de créer du contenu en 3D.

U

ne première méthode, dite anaglyphe, superpose plusieurs calques vidéo avec un léger décalage horizontal en leur attachant une couleur. Ce procédé, le plus courant jusqu’ici, utilise des lunettes bicolores pour générer une sensation de 3D. L’image diffusée est constituée de deux homologues superposés avec deux angles et deux couleurs différentes, magenta et cyan. La parallaxe, l’écart entre les deux images, définit alors la profondeur. Le relief se crée donc grâce au filtre contenu dans les lunettes. Les p’tites lunettes en carton de Pif Gadget, vous vous souvenez ? A l’heure de la haute définition, le fait d’avoir une image toujours marronnée n’est plus vraiment possible. Toutes les couleurs sont définitivement perdues. La méthode archaïque a donc fait son temps, même si c’est la solution la plus intéressante économiquement parlant. Seul avantage, ce type de lunettes ne coûte rien à produire et ne nécessite aucun matériel supplémentaire. Plus évoluée, la projection polarisée reprend néanmoins le même principe initial, c’est-à-dire de montrer aux deux yeux des images différentes pour créer une illusion de relief. Dans le cas présent, les deux images sont diffusées avec une polarité différente, leur spectre lumineux étant modifié de façon différente pour l’oeil droit et gauche afin de correspondre aux filtres qui équipent les lunettes. En regardant ces deux images au travers de lunettes polarisantes, chaque oeil ne voit que l’image qui lui est dédiée, la différence entre les deux permettant l’effet 3D. Si l’on regarde l’écran sans lunettes, on peut constater que l’écart entre les deux images respecte l’écartement oculaire le plus extrême (l’image de droite est très à droite, l’image de gauche très à gauche, pour

Nous nous sommes servi de ce W1 de Fujifilm. Il utilise lui aussi deux objectifs pour créer une image en trois dimensions.

“ Pas de débat possible, le procédé de diffusion alterné avec des lunettes actives offre la meilleure solution! ” renforcer l’effet de perspective). Cette technique est peu coûteuse car du côté des lunettes, une paire de filtres polarisants suffit. Cela nécessite, par contre, un écran spécifique ayant une surface métallique qui conserve la polarisation naturelle de la lumière. A de rares exceptions près, cette technologie ne va pas trop se développer pour le grand public. Elle est, en revanche, très utilisée dans les cinémas, elle est viable économiquement. Côté qualité, les couleurs sont fidèles, seul le contraste est affaibli ; c’est nettement mieux que les lunettes anaglyphes, mais nous allons voir qu’il existe bien mieux.

Solutions hardwares Mais le plus intéressant reste la projection alternée et les lunettes actives, bien meilleures que les solutions passives. C’est la technologie que nous connaissons depuis quelques mois dans nos machines grâce à nVidia et son GeForce 3D Vision et nous espérons vraiment que cette méthode va s’imposer, autant dans l’univers PC que dans le monde de la télévision personnelle. Les lunettes actives contiennent des verres LCD qui s’ouvrent ou s’obscurcissent à une fréquence de 60 Hz. Pendant ce temps, l’écran débite carrément à 120 Hz, donc 120 images par seconde. Si les vieux

PC Update

I 37


Dossier Ici, les lunettes actives de nVidia munies de deux écrans LCD.

Symptôme de vision binoculaire Pour obtenir une image dite 3D, il faut utiliser ses deux yeux. Les personnes ayant une déficience importante ou totale sur un oeil ne peuvent pas en profiter. De plus, si vous souffrez de vision binoculaire, votre expérience de la troisième dimension sera au minimum altérée, ou pire douloureuse. Ce problème de synchronisation de nos yeux provoque une mauvaise appréciation des distances, un vrai souci pour tout utilisateur de 3D. Une étude faite aux Etats-Unis, à la sortie du film Avatar, permet de chiffrer l’importance du problème : 56 % de la population sondée n’aurait pas toutes les aptitudes à percevoir la 3D et 1 % aurait les symptômes les plus graves, c’est-à-dire nausée et étourdissement ! Ce problème n’est, a priori, corrigeable que par la chirurgie, donc nous vous conseillons une expérience prolongée de vision 3D avant d’acheter…

CRT sont souvent capables de cette fréquence, ça n’est pas le cas de nos écrans LCD. Il faudra donc investir dans un écran LCD « 120  Hz  ». Toutes les lunettes sont censées fonctionner avec n’importe quel écran. Pas besoin d’en racheter une paire spécifique à votre TV si vous avez déjà des lunettes NV pour votre PC par exemple. Un boîtier USB connecte l’écran aux lunettes afin de synchroniser l’obturation des verres LCD. A la façon des méthodes précédentes, chaque oeil reçoit son image, à tour de rôle. La persistance rétinienne fait que notre cerveau perçoit une illusion de relief. L’effet de 3D est bien plus saisissant et la qualité d’image conservée. Revers de la médaille, cette technique ne fonctionne parfaitement que dans un espace sombre et surtout dépourvu de toute lumière à base de néons. Cette dernière a tendance à provoquer un scintillement dans les lunettes (les néons ont une fréquence

de 50 Hz, générant des perturbations). Si les lunettes et moniteurs sont disponibles, les constructeurs de TV et vidéoprojecteurs ne devraient proposer leurs premiers produits que pour la Coupe du monde de football de juin prochain. Il faudra compter un minimum de 270 euros pour un écran 22» et 159 euros pour les lunettes nVidia. C’est le prix à payer pour un résultat vraiment meilleur. Et comme nous le verrons plus tard, le surcoût ne s’arrête pas là si vous désirez jouer en 3D ! Reste une méthode de vision en relief encore plus extrême et censée être bien plus immersive. Elle consiste à utiliser de coûteuses lunettes équipées d’un véritable écran LCD par oeil. Très chères à produire, ces lunettes sont pour le moment élitistes et il est peu probable qu’elles se démocratisent. Reste à voir le confort de ces engins dès qu’ils seront disponibles.

BD3D et diffusion 3D entrée

Sortie

image 1

Télévision image 2

image 3

Encodeur MVC

Bitstream

Décodeur MVC

écran stéréoscopique

écran stéréoscopique

Multi écran

Multi écran

image 4

image N Principe de fonctionnement de l’encodeur MVC. Un seul bitstream contenant toutes les images.

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I PC Update

L

a Blu-Ray Association, groupement des sociétés du secteur, a ratifié mi-décembre 2009 le standard 3D pour le cinéma, le BD3D. Le format employé sera le MVC (Multiview Video Coding), une extension de l’AVC, du h.264 « multivue ». Ce codec permet d’encapsuler et de synchroniser deux points de vue dans un seul stream. La spécification intègre également des menus et des soustitres en 3D. Vous devrez disposer d’un écran 120 Hz et de lunettes actives. Il faudra acheter de nouveaux lecteurs BD puisque seule la PS3 est capable de gérer le BD3D dans le parc existant. Mais sur chaque Blu-Ray 3D, une piste 2D assurera une rétrocompatibilité avec les lecteurs classiques. Attention, quelques Blu-Ray « 3D » sont déjà disponibles sur le marché, mais ceux-ci utilisent la méthode anaglyphe et n’ont aucun lien avec la norme


BD3D. Nous avons testé, nous vous déconseillons vivement cette expérience. C’est fatiguant. C’est dénué de nuances, de couleurs… Autant se passer de procédé, qui plus est sur ce support de qualité, si c’est pour obtenir un tel résultat !

Arcsoft devrait avoir une fonction SIM3D permettant de transformer un contenu 2D en 3D.

Les premières sources utilisant les vraies spécifications 3D devraient sortir dans le courant du second trimestre 2010. Le premier film disponible sera l’inévitable Avatar. Puis viendra la Coupe du monde de football où 25 matchs seront filmés en relief mais on ne sait pas encore si une chaîne française saisira la balle au bond ! Car évidemment, la diffusion en vision  3D ne peut remplacer la diffusion normale pour ceux qui n’ont pas le matériel nécessaire.

Convertir ses films 2D en 3D !

S

i pour l’instant les sources en 3D ne sont pas légion, il existe des procédés logiciels permettant d’intégrer une profondeur de champ à nos images en deux dimensions. A défaut de réellement filmer avec deux caméras désaxées, ces programmes dupliquent l’image et la décalent de quelques pixels. Tous ces logiciels nécessitent d’avoir du matériel 3D (lunettes, écran) pour profiter du résultat. Impossible donc de recréer de la 3D sans un minimum de matériel idoine mais au moins, vous pourrez profiter de vos films et de vos vidéos personnelles ! Commençons par un portable Acer, le 5740DG, ayant pour particularité d’avoir un écran polarisant, ainsi qu’un Core i5 430M, 4 Go de RAM et une ATi HD5650. Acer fournit une sorte de media center orienté 3D, TriDef 3D, complété par des lunettes polarisantes. Afin de pouvoir lire sereinement toute sorte de fichiers, notamment en haute définition, nous avons installé en prime Ffdshow. Nous avons pu utiliser n’importe quel format vidéo. Une sensation de profondeur apparaît nettement. Ce n’est pas parfait, mais la sensation recherchée est bien présente. Reste un point de détail… l’angle (orientation de l’écran) néces-

saire pour profiter d’un bel effet 3D n’est pas compatible avec l’écran de notre portable ! En effet, nous devons tant coucher l’écran que l’image apparaît complètement cramée, totalement blanchie. Précisons enfin que TriDef 3D est disponible sur www.ddd.com pour 49 $.

s’agit d’un simple codec développé par 3Dfier (www.3dfier.com) et qui nécessite là encore un écran polarisant et des lunettes. De retour sur notre Acer, l’effet 3D donne exactement le même effet. Mais le problème de l’écran est toujours là.

Ensuite, nous sommes passé à un autre procédé software qui utilise le célèbre Media Player Classic Home Cinema (mpc-hc.sourceforge.net). Il

Avec les lunettes nVidia

3Dfier permet de régler la profondeur de champ si la sensation n’est pas suffisante.

Nettement plus convaincant, nous avons enchaîné sur l’essai des fameuses lunettes nVidia que nous

PC Update

I 39


Dossier L’interface de TriDef.

fonctionne qu’en plein écran mais cela devrait changer à la prochaine génération de pilotes. On espère aussi pouvoir utiliser des logiciels tels que Media Player Classic Home Cinema pour profiter des effets 3D car pour le moment, seul le logiciel du constructeur le permet.

avions testées dans PC Update n° 40. La stéréoscopie made in nVidia ainsi que son lecteur vidéo 3D Vision Video Player 1.5.2 imposent d’avoir une carte graphique du constructeur, des pilotes particuliers et un écran 120  Hz  ! Techniquement séduisante, la solution nVidia ne fonctionne qu’avec du contenu 3D natif. Du coup, une fois tout ce matériel installé et configuré sous Seven, nous avons ajouté un autre codec DirectShow, pour convertir des vidéos classiques, proposé par 3Dfier pour 25 $ : 2D to 3D filter. Le codec demande 10 % de ressources à notre processeur, un petit Xeon L3426 (un peu plus lent qu’un Core i5 750). Le développeur de 3Dfier nous a fait part d’un prochain redéveloppement de ce codec pour utiliser l’accélération graphique plutôt que prendre uniquement du temps processeur. Après avoir pressé la touche F5 dans le lecteur du Caméléon, cela fonctionne. L’impression de profondeur appa-

raît bien à nos yeux, une nouvelle fois quelle que soit la source. Un fichier 1080p se lit sans problème et la sensation de 3D est vraiment présente ! La technologie nVidia ne

Enfin TotalMedia Theatre, notre référence pour la lecture BD, sera bientôt porté en version 3D. On y trouvera aussi une fonction appelée SIM3D permettant de convertir une source 2D en 3D, à l’instar de 3Dfier par exemple.

La configuration type « home ciné 3D » Si les écrans PC ne sont pas encore très nombreux à supporter le 120 Hz, les choses devraient changer rapidement. Sachant que les constructeurs de TV ont récemment adopté les lunettes actives (du type nVidia), Samsung, l’un des plus gros fournisseurs de dalles au monde, vient de lancer la production de masse de dalles 120 Hz. Si vous êtes pressé, il existe déjà quelques Pentium G9650 80 euros moniteurs sur le marché. Vous Carte mère en H55 90 euros retrouverez le test de l’Alienware OptX AW2310, écran 16:9 TN de 4 Go de RAM 90 euros 23 pouces au design superbe, GeForce GT240 80 euros facturé 499 euros, dans notre 1 disque dur 1 To 60 euros comparatif d’écrans de ce même numéro. D’autres modèles plus Boîtier HTPC/alim 130 euros petits, des 22 pouces chez Samsung Graveur DVD 30 euros (2233RZ) ou Viewsonic (VX2268wm), se trouvent à moins de 270 euros. Pour le restant de la configuration, voici nos recommandations :

Lunettes 3D Vision

150 euros

Total

710 euros

jouer en 3d L’apport du relief est indéniable pour la vidéo, mais nVidia ne compte pas en rester là ! Le spécialiste de la carte graphique essaie d’imposer un peu partout sa technologie 3D Vision, à commencer par les jeux vidéo. De l’importance des pilotes

L

e rendu de jeux vidéo en mode 3D stéréoscopique peut vite devenir un cauchemar, tant la génération d’images est une étape complexe. Ici, le pilote graphique va prendre une importance non négli-

40

I PC Update

geable. C’est lui qui va permettre de convertir un jeu 3D en jeu 3D stéréoscopique (c’est-à-dire un jeu 3D affiché en relief). Pour définir la profondeur de champ par exemple, il va devoir créer deux images et utiliser les informations contenues dans le Z-Buffer,

afin de déterminer la distance entre les plans. Le label marketing et technique de nVidia avec les éditeurs de jeux vidéo « The Way It’s Meant To Be Played » prend une importance capitale dans le cadre de la stéréoscopie. Ce ne sont, en effet, pas des patchs qui


Deux images avec un angle différent sont générées en stéréoscopie.

rendront les jeux compatibles mais le driver qui doit comporter une règle pour chaque jeu ! nVidia doit donc tester une quantité astronomique de jeux et ajouter un profil pour chacun d’eux dans ses pilotes, afin d’obtenir le meilleur résultat possible. Les jeux labellisés seront évidemment servis en premier, voire exclusivement. Une fois ce travail fait, nVidia applique une notation. Seuls les jeux DirectX sont supportés, exit les jeux OpenGL comme Quake ou Doom sauf bizarrement avec les cartes Quadro, les pendants GeForce de la division professionnelle du fabricant de GPU ! Cinq notes sont disponibles : Excellent, Good, Fair, Poor, Not recommanded et Unknown si le jeu n’a pas été testé. Ces notations précisent si le jeu en vaut la chandelle, certains jeux totale-

“ incontestablement, l’apport de la 3D rend les jeux encore plus prenant ! ”

La liste des jeux compatibles est disponible dans le pilote.

Si le viseur de votre jeu n’est pas compatible avec la stéréoscopie, il en existe dans les pilotes.

PC Update

I 41


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Dossier

ment 2D n’amenant aucune sensation supplémentaire grâce à la stéréoscopie. Les jeux se situant entre Good & Fair devront subir quelques réglages ou posent quelques problèmes quant à leur placement dans l’espace. Enfin, la note Excellent suggère que le jeu donne une immersion totale et que tout (ou presque) semble bien positionné ! Pour certains, il faudra enlever les ombres ou du HDR tout de même. Nous avons cependant remarqué que certaines options pouvaient être conservées sans dénaturer le jeu. A chaque lancement, les différents réglages à faire dans le jeu sont retranscrits par le pilote à travers l’overlay. En pratique, le driver doit générer deux images pour la stéréoscopie,

Far Cry 2

celles-ci ayant un angle légèrement différent. C’est ce « légèrement » qui change tout puisqu’il est donc nécessaire de tout calculer deux fois et ainsi pousser nos machines dans leurs derniers retranchements. Le framerate chute de 50 %, ouille ! Nous avons donc testé plusieurs solutions

partant d’une simple GTS250 à un SLI de GeForce GTX 275, en passant par une GTX285. Rappelons que 3D Vision ne fonctionne qu’avec les GPU nVidia, exit les Radeon. Nous avons testé plusieurs jeux, issus des différentes notations nVidia, voir le bloc ci-contre.

Les jeux en stéréo en action

S

i la GTS250 a sa place dans notre comparatif de solutions pour la 3D, c’est que nous n’avons pas testé que des jeux de type « hardcore ». Nous qui sommes fan de Guitar Hero, nous avons voulu nous rendre compte s’il était possible de jouer à des jeux « casual ». Et c’est le cas ! Le jeu est effectivement plus sympa en 3D. Le manche de la guitare semble ne jamais s’arrêter. Un pur bonheur ! Il  faut un temps d’adaptation pour jouer aussi bien, mais une carte graphique à 80 euros suffit pour ce type de jeu.

Si aucun gain notable apparaît en configuration SLI, le problème ne vient pas de nVidia mais du manque de puissance du processeur.

Pas évident de faire un screenshot en plein jeu !

44

I PC Update

Par contre, dès lors que nous avons affaire à un jeu déjà gourmand en termes d’occupation GPU et/ou CPU, il devient difficile de jouer avec un très haut niveau de détails même en configuration SLI. D’ailleurs, pendant nos tests, nous avons souvent été limité et ce, autant par le CPU que par le GPU. Nous avons dû utiliser notre machine à plus de 100 % en utilisant des outils d’overclocking afin de gagner quelques FPS bien nécessaires !


Dirt 2 26,2

1920 3D MSAA4X

30,9

Far Cry 2

31,9

34,5

1920 3D

53,9

1920 MSAA4X

1920

1650 3D MSAA4x

33,2

38,3

69,3 72,1

1650 MSAA4x

1650 20

30

GTS 250

GTX 260

40

50

GTX 275

GTX 285

67,5

60

23,54

80

90

44,67

0

10

20

24 24

1920 3D

33 35

40

58

62

54

1920 20

1650 3D AA4x

29 30 30

1650 3D

74

60

1650 30

GTS 250

GTX 260

19

62,96

60

69,83 72,08 70

80

GTX 285

40

50

64

GTX 275

22 23 24 33

79

70

16

90

100

20

23

55 55

25 25 36

46

48

45

0

GTX 285

10

20

GTS 250

Hawx, malgré un framerate bas, permet d’activer la 3D en full HD. Pas encore l’antialiasing.

48

46

21 22 23

1650

90

80

45 46 42

1650 AA4x

77 71

60

21 22

18

1650 3D

41

56

20

50

1920

86

35

1650 AA4x

10

GTX 275

1920 AA4X

72 67

45

0

40

GTX 260

14

1650 3D AA4x

35 37

30

1920 3D

39

1920 AA4X

61,23 63,41

World in Conflict Soviet Assault 1920 3D AA4X

32 27

66,64 68,27

FPS par excellence, Far Cry 2 est particulièrement gourmand et l’apport de la 3D sera possible en se passant de détails ou de filtrages. Tout à fond, le framerate est trop bas pour jouer convenablement.

Hawx 18

1920 3D AA4X

54,24 54,69

GTS 250

Dirt 2 utilise parfaitement la stéréoscopie, à condition de désactiver celle-ci dans les menus. Bonne nouvelle, quelle que soit la carte graphique, le jeu s’avère jouable.

58,93

26,96 29,49 30,33

1650

74,9 76,7

70

57,01 60,11

23,63 25,84 26,83

1650 AA4x

67,6 69,7

61,5

10

19,37

1650 3D

41,9 44,7 63,1

51,07 51,39

1650 3D AA4x

55,4

0

41,76

1920

37,3 38,5

34,5

1650 3D

62

25,45 27,95 28,47

1920 AA4X

65,1 65,8

56,9

21,94 24,37 25,57 22,1

1920 3D

41,1 40 51,7

28,6

17,67

1920 3D AA4X

35,8 35,6

GTX 260

30

GTX 275

40

53 52

50

55 54 60

GTX 285

Si la demande en images par seconde est moins importante sur un RTS comme World in Conflict Soviet Assault, il n’en reste pas moins que l’enclenchement de la 3D divise le framerate par deux.

Overclocking Processeur WIC SA 1920 3D

29

25

Far Cry 2 1920 3D

28,45

WIC SA 1920 AA4x 3D

23

30,19

24

26,21

Far Cry 2 1920 AA4x 3D

24,82 0

5

10

15

i7 860@3.36GHz + SLI GTX 275

20

25

30

35

i7 860@Stock SLI GTX 275

Si le SLI n’apporte rien, un overclocking de notre Core i7 860 à 3,36 GHz, par contre, permet bien de gagner quelques images par seconde.

Une vraie réussite

n

Vidia réussit un vrai tour de force avec ses lunettes GeForce 3D Vision, mais plus encore avec ses pilotes, qui s’avèrent fonctionnels quel que soit le jeu lancé. Reste que la puissance nécessaire pour jouer est aujourd’hui insuffisante et bien souvent, il faudra se passer des détails ou descendre d’une définition, voire les deux en même temps pour pouvoir obtenir un framerate convenable ! On espère que Fermi sera une réponse efficace sur ce point. Côté vidéo, le satisfecit est complet. La vision en relief fonctionne

et, dans certains cas, apporte un vrai plus. L’immersion est bien plus grande, à l’image de la révolution que fut le son multicanal. C’est vrai autant pour les vidéos que les jeux. Certains n’aimeront pas forcément la sensation provoquée par la 3D, d’autres ne le pourront pas (effets physiques désagréables), mais globalement, nous sommes enthousiastes. Nous pensions que les lunettes pourraient être un frein, mais après avoir passé de longues heures à regarder des vidéos, nous les avons presque oubliées. Le rendu donné sur des

vidéos converties à la volée nous a également bluffé ! AMD est pour le moment le grand absent de la stéréoscopie. Les pilotes datés de Mars (Catalyst 10.3) implémentent des extensions pour faciliter le support de la technologie 3D. Le fondeur n’entreprend rien en direct et laisse faire des développeurs tiers, comme les deux solutions que nous avons pu tester : le codec de 3DFIER ou encore la solution media center Tridef. Enfin, l’accélération matérielle des BD3D viendra plus tard dans l’année.

PC Update

I 45


Dossier

Quel chipset pour les

CPU

Intel?

20 chipsets pour Core 2 et Core iX Perfs, fonctionnalités, notre analyse

Thomas olivaux

P45 ou P55 ? P55 ou X58 ? Que valent les variantes peu connues telles que le P43 ou le H57 ? Assurément, le chipset reste le critère numéro 1 en ce qui concerne le choix d’une carte mère. Après AMD, le mois dernier, voici Intel ce mois-ci. Lequel vous correspond le mieux ?

46

I PC Update


?

e

L

e chipset, c’est le nerf de la guerre. Les capacités essentielles d’une carte mère, ainsi que ses performances, en dépendent. Si l’unique critère du modèle de chipset ne garantit pas une carte mère parfaite, il n’existe aucune bonne carte sans un bon chipset. Le mois dernier, dans Hardware Magazine n° 45, nous avons fait le tour des chipsets pour processeurs AMD. Bien que ce constructeur connaisse un regain d’intérêt depuis un an avec ses Athlon II et Phenom II, le gros des ventes est à base de processeurs Intel, tant en entrée qu’en milieu de gamme. Pour les PC les plus puissants, la question ne se pose pas puisque le Core i7 ne connaît pas de concurrence. Il apparaît donc primordial de nous intéresser aux chipsets pour PC Intel. Nous allons bien sûr faire le tour de l’offre pour Core iX (i3, i5, i7), mais également nous pencher sur les jeux de composants qui sont encore en vente pour le Core 2.

Pourquoi comparer des chipsets ? Les chipsets caractérisent plus ou moins tout ce que l’on peut trouver sur

nos cartes mères. Certaines des caractéristiques sont tellement évidentes qu’il n’y a rien à en dire ; par exemple le fait que le X58 supporte les processeurs Core i5 et Core i7 socket 1366, tandis que le P55 est conçu pour ceux au format 1156, c’est une info essentielle, mais qui ne mérite rien de plus qu’une ligne dans un tableau. Seulement, nous trouvons également une pléiade d’autres caractéristiques qui réclament plus d’informations comme le contrôleur de stockage ou le contrôleur USB. Quelles sont leurs caractéristiques ? Quels types de matériels peuvent-ils accueillir et, sujet moins souvent abordé, quelles sont leurs performances ? Un disque dur SATA2 sera-t-il plus rapide branché sur un chipset P55 que sur un P45 ? Ce dossier, qui se veut un complément indispensable à nos comparatifs réguliers pour quiconque souhaite changer de carte mère, sera l’occasion de nous intéresser quelque peu à leur conception au-delà du chipset seul. Comprenez par là que le choix du chipset en lui-même est un facteur clé et nous allons en faire le tour, mais certaines

des caractéristiques de ces chipsets dépendent des composants qui sont utilisés à l’autre bout de la chaîne, comme le codec audio ou le pont réseau. Ces chips, que l’on peut en quelque sorte considérer comme des extensions de chipsets, précisent les possibilités et la qualité d’une carte mère. D’autre part, le design des ingénieurs (et les contraintes des financiers) a son importance et il est très intéressant d’en parler. Prenons l’exemple d’un contrôleur de stockage additionnel (en plus de celui intégré au chipset principal) ; ce dernier est forcément relié au chipset pour communiquer des données, mais comment est-il branché ? Utilise-t-il un vieux bus PCI qui limite la bande passante à un maximum théorique de 133 Mo/s ou exploite-t-il une ligne PCI-Express trois fois plus rapide ? Pour le néophyte, ce genre d’informations tient du détail. Pour le passionné, c’est la garantie de comprendre comment fonctionne une carte mère et l’assurance d’avoir les performances souhaitées.

PC Update

I 47


Dossier

L’offre P

our choisir un chipset, il faut avant tout savoir quel processeur l’on désire. C’est le critère numéro 1 sachant que les chipsets sont conçus pour tel ou tel CPU. L’existence simultanée de deux sockets au sein d’une même génération a beau compliquer les choses, l’offre de chipsets Intel pour les processeurs Core iX est d’une étonnante simplicité. Pour les quelques processeurs au format 1366, le X58 ne souffre d’aucune concurrence. Les CPU en 1156, qui représentent le gros des ventes, ont le choix entre des cartes mères en H55, H57, P55 ou Q57. Concernant le bon vieux socket 775, le marché du Core 2 étant loin de l’asphyxie, nous allons également nous intéresser à l’offre actuelle. Chez Intel, c’est la famille 40, composée des G41, G43, G45, P43, P45, Q43, Q45 et X48.

La traduction française de chipset est « jeu de composants », c’est-à-dire un ensemble de puces regroupant les fonctions essentielles d’une carte mère.

nVidia et les Core iX Concernant les chipsets pour Core iX, nous ne trouvons aucune autre marque qu’Intel. Le fondeur a délibérément choisi de ne concéder aucune licence, histoire de se réserver un marché aux marges confortables. Contrairement aux anciens processeurs qui utilisaient le FSB pour communiquer avec le chipset, les puces actuelles reposent sur un lien DMI ou QPI, technologies propriétés d’Intel dont la marque se réserve l’exploitation. Cette façon de faire, à la limite entre « C’est de bonne guerre » et « C’est totalement injuste » (nVidia a d’ailleurs attaqué Intel en justice, le procès est en cours), a contraint nVidia à enfin vendre sa licence SLI. Du temps des Pentium 4 et Core 2, le leader de la carte graphique n’a jamais voulu vendre à AMD, Intel ou qui que ce soit ce « précieux sésame » afin de conférer plus d’intérêt à ses propres chipsets. Désormais dos au mur, plutôt que de ne voir aucun PC à base de Core iX compatible SLI, nVidia autorise finalement les constructeurs de cartes mères à payer une licence pour apposer le badge SLI sur leurs produits ; c’est d’autant plus important que, depuis des années, AMD/ATi concède volontiers la licence CrossFire sur les machines à base d’Intel, une façon pour la firme d’imposer sa technologie multicarte graphique qui s’oppose au SLI.

G, P, Q, X La nomenclature d’Intel n’a pas vraiment changé depuis sa mise en place en 2003 ! Nous avons quatre lettres principales qui précèdent un nombre, comme X48 (autrefois, la lettre suivait, exemple : 875P). Le nombre renseigne sur sa génération et son positionnement au sein de la famille, cette famille (usage) étant indiquée par la lettre. Par exemple, même sans chercher à connaître le détail, nous savons d’emblée qu’un G45 est mieux qu’un G43, lui-même plus performant qu’un G41. Concernant les quatre familles : G = chipsets avec contrôleur graphique intégré ; cela concerne essen-

Processeur

775

1156

1366

Positionnement

Entrée de gamme

Milieu de gamme

Haut de gamme

Milieu à haut de gamme

Haut de gamme

Avec IGP

Intel G41 ; Intel B43 ; de vieux modèles tel que l’Intel G33

Intel G43 ; Intel G45 ; Intel Q43 ; Intel Q45

N/A

Intel H55 ; Intel H57 ; Intel Q57

N/A

Sans IGP

Quelques vieilleries Intel comme le P31 voire même le P965

Intel P43 ; Intel P45 ; nVidia 750i SLI ; nVidia 780i SLI

Intel X48 ; nVidia 790i SLI ; nVidia 790i Ultra SLI

Intel P55

Intel X58

Prix des cartes mères

50 à 80 euros

70 à 160 euros

140 à 200 euros

80 à + de 300 euros

150 euros à + de 300 euros

L’offre de chipsets actuelle pour processeurs Intel

48

I PC Update


Les chipsets pour notebooks Les ordinateurs portables reposent eux aussi sur un chipset. Concernant les notebooks à CPU Intel, de très loin les plus vendus, nous retrouvons là aussi une majorité de chipsets Intel et quelques puces nVidia. Dérivés des processeurs pour PC de bureau, les chipsets pour portables sont beaucoup moins connus. Par exemple, si nous sommes nombreux à connaître les PM45 et GM45 (là aussi le G décrit un chipset avec contrôleur graphique) pour processeurs de génération Core 2, qui connaît les GS45 et GL40 en entrée de gamme ? Concernant les récents Core iX mobiles, c’est encore très simple : il n’existe à l’heure actuelle que le PM55. Vous noterez qu’Intel conserve les noms des chipsets desktop, ajoutant simplement la lettre M pour « mobile ». Ne vous faites pas piéger cependant, il existe de réelles différences techniques entre les chipsets desktop et mobiles de même nom, comme c’est le cas pour les cartes graphiques. Notre tableau de caractéristiques techniques met en exergue ces différences.

“ Certains chipsets peu connus méritent pourtant que l’on s’y intéresse, comme le P43.”

tiellement des PC d’entrée de gamme mais aussi quelques modèles milieu de gamme. P = chipsets tout-venant destinés à équiper la majorité des PC, de toutes les puissances. Q = chipsets pour professionnels, souvent équipés d’un contrôleur graphique. Cette gamme se distingue des familles P et G par de petits détails, essentiellement logiciels, comme la

clubic.com

Le meilleur chipset nVidia pour Intel, réservé aux processeurs socket 775, est le nForce 790i Ultra SLI. Il s’overclocke mieux que la version non Ultra.

prise de contrôle à distance pour les administrateurs ou le cryptage des données. X = chipsets les plus performants pour les machines haut de gamme. Les très rares chipsets qui ne rentrent pas dans ces familles sont des exceptions à la règle, comme le B43, un chipset pro low cost. Pour nous, passionnés assembleurs de PC, les chipsets qui nous intéressent le plus sont les P et les X et, dans une moindre mesure, les G. Tout le monde connaît les P45, P55 et X58, mais certaines variantes sont globalement ignorées par tout le monde, comme le P43. Pourtant, à y regarder de plus près, les chipsets moins chers, qui équipent des cartes mères peu coûteuses, ne sont pas si différents ! Dans le cas du P43, un coup d’oeil sur le tableau des caractéristiques techniques suffit à montrer que la seule différence vis-à-vis du P45 concerne l’absence de flexibilité des lignes PCI-Express pour la carte graphique. Là où le P45 autorise de configurer ses 16 lignes en 16/0 ou 8/8 (assurant ainsi la compatibilité CrossFire), le P43 ne fonctionne qu’en 16/0 et se contente d’une seule carte graphique. Eh bien, voilà qui ne gênera pas grand monde ! En revanche, il faut savoir éviter les pièges. Le G41, par exemple, repose sur un vieux southbridge ICH7 sorti en 2005. Ce dernier peut piloter moins de disques SATA-2, moins de prises USB 2.0 et certaines

PC Update

I 49


Dossier Comme nous pouvons le constater sur cette Gigabyte P55A-UD3, le chipset P55 n’est plus constitué que d’un seul chip.

A retenir • Intel vends la majorité des chipsets pour processeurs 775 et l’intégralité des chipsets pour 1156 et 1366. • Il existe quatre gammes de chipsets Intel : les G avec carte graphique intégrée, les P qui représente le rapport qualité/ prix idéal, les X pour le haut de gamme et les Q pour les PC de bureau en entreprise. • Chaque chipset Intel (sauf plateforme 1156) est accompagné d’un southbridge, il s’appel ICH depuis des années, la dernière version étant l’ICH10. • Pour les Core 2 (775), seul nVidia propose des chipsets SLI ; dans le cas des PC 1156 et 1366 n’importe quel constructeur de carte mère qui achète la licence peut proposer une carte mère SLI pour Core iX. • Les chipsets pour notebooks sont toujours des proches dérivés de ceux pour PC fixes, mais ils débarquent toujours avec des mois de retard.

cartes mères qui en sont munies vont parfois jusqu’à proposer une carte son de type AC’97, quel retour en arrière.

nVidia n’a pas totalement disparu Alors qu’Intel fait cavalier seul concernant les chipsets pour Core iX (voir encadré), nVidia est encore présent sur le marché du Core 2. Dans la théorie, le spécialiste des cartes graphiques propose de nombreuses références, la gamme actuelle étant constituée des 730i, 750i SLI, 780i SLI, 790i SLI et 790i Ultra SLI, sans oublier les GeForce 9300 et 9400 avec contrôleur graphique embarqué. Dans la pratique, les constructeurs de cartes mères ont beaucoup délaissé ces chipsets et certains sont carrément introuvables sur le marché, comme le 730i ou même les 9300 et 9400 que nous vous avons recommandés pour l’usage home cinéma pendant des mois. Les chipsets principaux, comme le 780i SLI ou le 790i Ultra SLI, sont encore aisément trouvables, mais là où les constructeurs de cartes mères proposent de 4 à 10 cartes mères P45 ou P55, nous ne

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I PC Update

trouvons généralement qu’une seule référence en nVidia. Pourquoi donc ? A regarder les spécifications, ces puces n’ont pas grand-chose à envier à leurs concurrentes. Dans la pratique, outre leur prix de vente trop élevé, nVidia souffre d’une très mauvaise réputation créée par les chipsets des séries précédentes (500 et 600) qui chauffaient énormément et dont les taux de retour SAV étaient atrocement élevés. Les choses se sont nettement améliorées avec les nForce 700, mais puisqu’Intel fait aussi bien voire mieux pour moins cher, difficile de prétendre à quoi que ce soit. Techniquement satisfaisants, nous allons intégrer des chipsets nVidia à nos mesures de performances. Précisons que nVidia vend également, sous

Voici un véritable contrôleur de stockage autonome, comprenez par là qu’il embarque les processeurs nécessaires à son fonctionnement et ne repose pas sur la puissance CPU. Les performances sont bien meilleures.

la marque Ion, des chipsets conçus pour le processeur Atom d’Intel. D’une puissance ridicule, ce dernier n’a pas sa place dans un PC digne de ce nom et nous n’en parlerons pas au sein de ce dossier ; pour les netbooks et nettops, à base d’Atom, la présence d’un chipset nVidia Ion est bénéfique, apportant la puissance requise pour décoder les vidéos HD dernier cri, ce dont l’Atom est incapable. Avec la sortie récente de l’Atom 2, Intel a une nouvelle fois verrouillé le marché.


Dossier

Technique Du chipset vers le processeur Depuis la nuit des temps, le début des années 90 au moins, Intel suit la même architecture pour ses chipsets. Les tâches sont réparties au sein de deux puces (parfois trois autrefois) baptisées par le fondeur northbridge et southbridge. Les choses ont nettement évolué au fil des années, mais n’ont fait qu’apporter des précisions, concernant le rôle de ces deux chips. Le northbridge prend en charge les éléments qui confèrent la puissance du PC, le processeur, la mémoire et la carte graphique. Depuis des années, le northbridge donne son nom au chipset. Le southbridge prend en charge tout le reste, l’ensemble des composants considérés comme « lents » : stockage, ports d’extension pour cartes filles, ports de communication comme l’USB, réseau, son, etc.

Déjà du temps des Pentium II, les chipsets étaient en deux parties. Voici le northbridge BX sorti en 1998, il était

Depuis plus de 10 ans, le chipset tire son nom de celui du accompagné du southbridge PIIX4E. northbridge (exemples : BX, 865P, 965P, P35, P55) et le southbridge reste dans l’ombre, quoique son nom ne soit pas inconnu, il s’agit depuis longtemps de l’« ICH » (pour Integrated Control Hub), la première version étant sortie en 2000 et la plus récente, l’ICH10, en 2009. Sachant qu’il existe plusieurs variantes des ICH, avec ou sans stockage en RAID notamment (présence de la lettre R dans le nom, ICH9R, ICH10R), nous avons toujours nommé le chipset au complet dans nos comparatifs. Au lieu de se contenter de P45, nous préférons préciser P45 + ICH10R, par exemple. Avec les processeurs Core iX, les choses sont en train de changer. Premier sur le marché depuis fin 2008 (déjà !), le Core i7 900 fut le premier CPU de la marque à embarquer le contrôleur mémoire en son sein. C’est une solution technique intéressante, qui offre de meilleures performances, rappelons que ce fut AMD qui innova en ce sens puisque le contrôleur mémoire est intégré aux processeurs de la firme depuis l’Athlon 64 sorti en 2003. Voilà un bouleversement qui simplifie nettement le rôle du northbridge d’Intel, qui ne s’occupe plus que des lignes PCI-Express pour la (ou les) carte(s) graphique(s) et synchronise les échanges entre le CPU et le southbridge. Nous parlons là du fonctionnement du chipset X58, associé à l’ICH10R, qui équipe 100 % des cartes mères socket 1366 pour Core i7 900. L’arrivée à l’automne des derniers processeurs au format 1156 (Core i3, Core i5, Core i7 800) a nettement accéléré le mouvement. Désormais, le processeur intègre non seulement le contrôleur de mémoire, mais il intègre aussi le contrôleur PCI-Express dédié aux cartes graphiques ! Du coup, le chipset n’a plus de raisons d’être en deux parties. Le P55 et ses frères ne sont plus qu’une seule puce et, malgré leur nom, il s’agit ni plus ni moins d’un « simple » southbridge type ICH10 renommé. L’étude des diagrammes de chipsets, comme ceux que nous publions dans ce dossier, permet de facilement visualiser le rôle du northbridge et du southbridge (ou du composant seul), comme nous venons de l’expliquer.

L’étude des diagrammes permet de cerner rapidement les caractéristiques d’un chipset et les différences d’un modèle à l’autre. Nous voyons ici que le H57 n’apporte rien d’important par rapport au H55, quant au Q57, les fonctions Active Management ne sont utiles qu’aux administrateurs réseau en entreprises.

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I PC Update


Contrôleurs externes et PHY Les chipsets modernes sont très complets, mais ils n’assument pas 100 % des fonctions d’une carte mère à eux seuls. Dans certains cas, les fonctions sont littéralement absentes et reposent sur des contrôleurs externes (c’est par exemple le cas de l’USB 3.0 en ce moment), parfois les fonctions sont « prévues » par le chipset mais assurées par un chip annexe baptisé PHY (abréviation de Physic). Dans les deux cas, nous parlons de puces supplémentaires soudées sur la carte mère, mais la différence entre les deux est importante. La majorité des cartes filles d’entrée de gamme, comme celle-ci, sont

Un PHY est une petite puce qui sert d’interface entre le chipset qui fait office de contrôleur et les connectiques, assurant une conversion analogique/ numérique des signaux.

identiques aux contrôleurs additionnels que l’on trouve sur certaines cartes mères.

Un PHY ne sert qu’à créer la couche physique d’une fonction prise en charge d’un point de vue logiciel (autrement dit par le processeur, qui exécute ces fonctions logicielles). Concrètement, la carte son ou la carte réseau de nos PC modernes sont totalement imaginaires, c’est-à-dire supportées par le chipset et concrétisées par la puissance du processeur. Le PHY carte son ou carte réseau soudé sur la carte mère est l’interface analogique/ numérique, c’est-à-dire ce qui vient transformer les signaux analogiques des prises en signaux numériques envoyés au chipset. La chaîne est plutôt longue ! Voici un exemple : si vous parlez dans un micro et que vous souhaitez entendre le son sur les enceintes, le signal analogique capturé par celui-ci est acheminé via le fil à l’entrée micro de votre carte mère. Ce signal transite de la prise miniJack jusqu’au PHY où il est transformé en signal numérique. Ce dernier est alors acheminé au chipset qui fait office de contrôleur et exécute les tâches nécessaires à l’aide de la puissance du processeur. Le signal traité repart, en numérique, vers le PHY qui le renvoie vers la prise et vos enceintes, en analogique ou numérique suivant votre installation. A contrario, un véritable contrôleur additionnel fait le boulot lui-même. C’est-à-dire qu’il ne repose pas sur le processeur pour tout calculer. Ces cartes réseau ou contrôleurs de stockage supplémentaires sont finalement assimilables à des cartes filles, à même la carte mère. D’ailleurs, puisqu’il faut bien qu’ils communiquent avec le chipset, ils empruntent le bus de ces dernières, PCI autrefois, PCI-Express aujourd’hui. Dans la théorie, un contrôleur externe est plus séduisant qu’un bête PHY, car il ne sollicite pas le processeur qui conserve toute sa puissance disponible pour les autres tâches. Dans la pratique, ça n’a rien d’évident et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, de nombreux contrôleurs additionnels à bas coût reposent tout de même sur le CPU. Par exemple, la quasi-totalité des puces SATA Highpoint, Marvell ou autres que nous avons sur nos cartes ne savent pas gérer du RAID 100 % matériel, c’est le contrôleur qui gère, mais le CPU qui calcule. Il faut investir dans une carte fille assez haut de gamme (150 euros et plus) pour trouver un véritable RAID hardware, c’est-à-dire un processeur dédié à ça sur la carte fille et une mémoire cache adaptée. D’autre part, bien que ça soit rarement le cas, les contrôleurs additionnels des cartes mères se heurtent parfois à des problèmes de bande passante. Par exemple, les contrôleurs USB 3 et SATA 6 Gb/s qui transitent via une ligne PCI-Express 1.1 1x sont bridés à 250 Mo/s. Seuls quelques constructeurs ont bidouillé une solution à base de puces de marque PLX capable d’agréger la bande passante de quatre lignes PCI-Express 1.1, afin d’en faire profiter ces nouveaux contrôleurs capables de débits dépassant les 300 Mo/s. En utilisant une carte son haut de gamme comme cette Creative X-Fi, le processeur du PC est déchargé des calculs concernant l’audio. Dans un PC modeste, ce sont 5 % de performances CPU retrouvées !

PC Update

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Dossier

FSB, DMI, QPI Quelque soit la méthode, il faut bien assurer la communication entre le processeur et le chipset. Durant de nombreuses années, Intel a utilisé le FSB (Front Side Bus). Géré par le northbridge du chipset, le FSB est un bus large de 64 bits dont le débit correspond à sa fréquence ainsi qu’au nombre de transferts par cycle. Alors que les PC d’il y a 15 ans se contentaient de FSB à 66 MHz avec un seul transfert par cycle, offrant alors une bande passante de 66 * 64 / 8 = 528 Mo/s (nous divisons 64 bits par 8 pour passer en octets). Depuis, la fréquence à progressivement grimpée à 100, 133 puis 200 sur les Pentium 4. L’architecture Netburst du P4 a introduit la technologie Quadpumped qui consiste a envoyer des données quatre fois durant un seul cycle d’horloge. A 200 MHz, vitesse que le service marketing d’Intel a toujours appelé FSB 800, nous avons donc 200 * 64 / 8 * 4 = 6,4 Go/s, s’il vous plait ! Les Core 2 ont repris le même FSB Quad Pumped, le bus le plus rapide jamais utilisé ayant été le 400 MHz (FSB 1600) du Core 2 Extreme QX9770, soit 12,8 Go/s de bande passante ; la majorité des PC Core 2 ayant un bus à 333 MHz, nous pouvons dire que le FSB culmine en pratique à 10,6 Go/s. Les choses ont complètement changé fin 2008 lorsque le Core i7 est apparu. Soucieux d’améliorer la vitesse de transfert mais aussi la flexibilité, tout en se protégeant commercialement parlant, Intel a abandonné le bon vieux FSB pour passer au bus QPI (Quick Path Interconnect). Ressemblant au bus HyperTransport d’AMD, QPI est un bus 16 bits DDR (dual pumped) bi-directionnel contrôlé de part et d’autre, par le chipset et le processeur. Suivant les processeurs, le bus QPI est cadencé à 2,4, 2,93 ou 3,2 GHz, ce qu’Intel appel 4,8, 5,9 ou 6,4 GT/s en intégrant le fait qu’il s’agisse d’un bus DDR. En terme de bande passante, à 3,2 GHz, nous avons tout de même 3,2 * 16 / 8 * 2 *2 = 25,6 Go/s. Cette valeur absolument démesurée est en réalité pensée pour les serveurs. En effet, au lieu que plusieurs CPU se partagent un FSB dépassé et faisant figure de goulot d’étranglement, les Xeon de génération i7 embarquent plusieurs contrôleurs QPI afin d’établir des liens d’échanges entre chacun d’entre eux, en plus de lien qui les relie au Northbridge et donc à la carte graphique. Concrètement, dans un serveur bi processeur, il y a trois liens QPI différents, un entre chaque processeur et le chipset et un troisième entre les deux processeurs ; rappelons que le contrôleur de mémoire étant intégré au processeur désormais, il est d’autant plus performant de passer d’un CPU à l’autre et donc d’un contrôleur mémoire à l’autre sans faire l’étape chipset. Il existe toujours de grandes disparités entre la bande passante théorie maximale et les débits réellement atteints en pratique, mais Intel a vu large. En réalité, en plus des 16 lignes de 1 bit dédiées aux données des programmes, il y a quatre lignes par lien QPI qui servent aux informations de transport et synchronisation ; c’est pourquoi vous aurez surement lu par le passé que QPI est un bus conçu autour de 20 lignes. Autrement dit, les échangent nécessaire au bon fonctionnement du bus QPI ne viennent pas rogner la bande passante annoncée qui est alors réellement utilisables par les logiciels. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le formidable bus QPI n’est utilisé QUE par les processeurs Core i7 900, la plateforme socket 1366. Mais alors, avec quoi fonctionne les ordinateurs en socket 1156 ? Exit le FSB, exit QPI, les Core iX en 1156 sont relié à leur chipset mono chip par un lien DMI. Kesako ? DMI est un bus propriétaire d’Intel qui existe depuis 2004 afin de relier entre eux les puces northbridge et southbridge. Sachant que les processeurs 1156 embarquent non seulement le contrôleur mémoire, mais aussi le contrôleur PCI-Express pour les cartes graphiques ainsi que, dans le cas des Clarkdale, l’IGP, c’est en fait le processeur qui fait désormais office de northbridge. Comme nous l’avons dit un peu plus tôt, les chipsets P55 et dérivés ne sont finalement que des southbridges re-badgés et, logiquement, Intel choisi de relier CPU 1156 et chipset en DMI. C’est un moyen d’économiser car le bus QPI est plus complexe à déployer. Fonctionnant comme le PCI-Express, le bus DMI est un bus bi directionnel qui autorise jusqu’ 10 Go/s (5 dans chaque sens), c’est bien assez pour faire communiquer les disques durs, SSD et périphériques USB avec le CPU !

Les cartes pour serveurs à plusieurs processeurs utilisent également des chipsets, différents de ceux que nous trouvons dans nos PC. Les fonctions essentielles sont les mêmes, mais ils possèdent des connexions particulières pour exploiter plusieurs CPU.

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I PC Update

En attendant que les chipsets intègrent un contrôleur USB 3 en interne, les premières cartes mères équipées utilisent ce contrôleur NEC.


L’architecture est longtemps restée la même, les Pentium 4 et le chipset 925X + ICH6 ont cédé la place aux Core i7 avec X58 + ICH10.

Intel Matrix Storage Qui n’a pas entendu parler de Matrix Storage ? Pourtant, en creusant un peu, personne ne sait véritablement de quoi il s’agit. Pour faire simple, Matrix Storage ce n’est rien, que du vent imaginé par des vendeurs chez Intel. Bon, ok, nous sommes un peu durs. Matrix Storage est le nom commercial, la marque, utilisée par Intel pour nommer l’ensemble des fonctions de stockage sur les chipsets depuis 2004 et les 915P/925X. Le fonctionnement optimisé des disques durs SATA en AHCI fait parti de Matrix Storage. Les diverses configurations RAID que l’on peut utiliser avec une variante R des southbridges font également parti de Matrix Storage, tout comme le récent utilitaire SSD Toolbox. Concrètement, il ne faut pas croire que Matrix Storage est une technology en soit, c’est en fait une marque qui regroupe tout un tas de fonctionnalités. Notons que pour fonctionner correctement, il faut installer les pilotes du chipset (INF Update). Récemment, Intel a ajouté Rapide Storage à la panoplie des fonctions du Matrix Storage. Proposé sur les chipsets H57 et Q57, Rapide Storage est une sorte de RAID 1 automatique qui permet de réaliser rapidement un backup de votre disque dur sur un second disque sans difficulté. Il suffit de déclarer un second disque dur comme disque de backup dans rapide storage. Contrairement au RAID 1 (mirroring), Rapide Storage ne duplique pas les deux disques en permanence, évitent ainsi une perte de performances, les backups sont réalisés ponctuellement. Mieux, une fois le premier backup réalisé, Rapide Storage détecte les modifications apportées au disque principal pour modifier la sauvegarde de façon incrémentale. C’est bien gentil, mais nous nous en passerons sans problème.

A retenir • Composé historiquement d’un northbridge et d’un southbridge, les chipsets Intel respectent une architecture qui n’évolue pas beaucoup ; les communications CPU, mémoire et carte graphique sont assurées par le northbridge, tous les reste (stockage, son, réseau, usb, etc.) est piloté par le southbridge. • Le norhtbridge et le southbridge sont reliés entre eux par un lien baptisé DMI, un bus propriétaire d’Intel. • Les processeurs 1156 intégrant en leur sein à la fois le contrôleur mémoire et le contrôleur PCI-Express pour cartes graphiques, les chipsets de cette plateforme comme le P55 ne sont composés que d’une seule puce, un southbridge re-badgé en quelque sorte. • Le southbridge, pour certaines fonctions comme le son ou le réseau, repose sur des puces supplémentaires baptisées PNY. Ces dernières servent d’interface entre les prises à l’arrière du PC et le chipset, assurant la conversion analogique/numérique des signaux. • Les échanges chipset/CPU se font au travers du FSB (CPU en 775), du DMI (CPU en 1156) ou du QPI (CPU en 1366)

PC Update

I 55


Dossier

Fiche technique des chipsets Processeur

Marque

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

n

Modèle

G41

G43

G45

P43

P45

X38

X48

B43

Q43

Q45

7

Nom des composants

G41 + ICH7

G45 + ICH10(R)

G45 + ICH10(R)

P45 + ICH10(R)

P45 + ICH10(R)

X38 + ICH9(R/ DH)

X48 + ICH9(R/ DH)

Intel B43 + ICH10D

Intel Q43 + ICH10D

Intel Q45 + ICH10DO

7

Bus

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

F

Mémoire Quantité max

8 Go

16 Go

16 Go

16 Go

16 Go

8 Go

8 Go

16 Go

16 Go

16 Go

8

Mémoire Type

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

DDR3

DDR3

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

DDR2 et DDR3

D D

IGP

GMA X4500

GMA X4500

GMA X4500HD

N/A

N/A

N/A

N/A

GMA 4500

GMA 4500

GMA 4500

G 9

PCI-E pour cartes graphiques

16 lignes PCI-E 1.1

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8)

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8)

32 lignes PCI-E 2.0 (16/16)

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0

1 P

PCI-E pour autres cartes

4 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

4 P

PCI

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*

SATA II

*4

*6

*6

*6

*6

*4 si ICH9, *6 si ICH9R ou ICH9DH

*4 si ICH9, *6 si ICH9R ou ICH9DH

*6

*6

*6

*

RAID

Non

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH10R

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH10R

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH10R

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH10R

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH9R

Oui (0, 1, 5, 10), si ICH9R

Non

Non

Oui

O

ATA (IDE)

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*0

*

Audio

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

s A P

Réseau (Mbps)

100 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1

Divers

6 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

12 USB 2.0

1

56

I PC Update

Socket 775 (Celeron, Pentium, Core 2 Duo,

Cor


Core 2 Quad, Core 2 Extreme)

+

0

D

.0

1156

1366

nVidia

nVidia

nVidia

nVidia

nVidia

Intel

Intel

Intel

Intel

Intel

730i SLI

750i SLI

780i SLI

790i SLI

790i Ultra SLI

H55

H57

P55

Q57

X58

750i SPP

750i SPP, 750i MCP, nForce 200

780i SPP, 780i MCP, nForce 200

790i SPP + 790i MCP

790i Ultra SPP + 790i Ultra MCP

Intel H55

Intel H57

Intel P55

Intel Q57

Intel X58 + ICH10R

FSB

FSB

FSB

FSB

FSB

N/A

N/A

N/A

N/A

N/A

8 Go

8 Go

8 Go

8 Go

8 Go

16 Go

16 Go

16 Go

16 Go

24 Go

DDR2 et DDR3

DDR2

DDR2

DDR3

DDR3

DDR3

DDR3

DDR3

DDR3

DDR3

GeForce 9300

N/A

N/A

N/A

N/A

HD Graphics si CPU Clarkdale

HD Graphics si CPU Clarkdale

N/A

HD Graphics si CPU Clarkdale

N/A

16 lignes PCI-E 2.0

16 lignes PCI-E 2.0 (8/8)

16 lignes PCI-E 2.0 (8/8) + 16 ligne PCI-E 1.1

32 lignes PCI-E 2.0 (16/16) + 16 ligne PCI-E 1.1

32 lignes PCI-E 2.0 (16/16) + 16 ligne PCI-E 1.1

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8 si CPU Lynnfield)

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8 si CPU Lynnfield)

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8)

16 lignes PCI-E 2.0 (16/0 ou 8/8 si CPU Lynnfield)

32 lignes PCI-E 2.0 (16/16 ou 8/8/8/8)

4 lignes PCI-E 2.0

14 lignes PCI-E 1.1

14 lignes PCI-E 1.1

14 lignes PCI-E 1.1

14 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

8 lignes PCI-E 1.1

8 lignes PCI-E 1.1

8 lignes PCI-E 1.1

6 lignes PCI-E 1.1

*5

*5

*5

*5

*5

*0

*0

*0

*0

*0

*6

*6

*6

*6

*6

*6

*6

*6

*6

*6

Oui

Oui

Oui

Oui

Oui

Non

Oui

Oui

Oui

Oui

*2

*2

*2

*2

*2

*0

*0

*0

*0

*0

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

support HD Audio (via PHY)

1000

1000

2* 1000

2* 1000

2* 1000

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

1000 (via PHY)

10 USB 2.0

10 USB 2.0

10 USB 2.0, 3-Way SLI

10 USB 2.0, 3-Way SLI

10 USB 2.0, 3-Way SLI

12 USB 2.0

14 USB 2.0, Intel Rapide Storage

14 USB 2.0

14 USB 2.0, Intel Rapide Storage

12 USB 2.0, Intel Turbo Memory, 3-way SLI

PC Update

I 57


Dossier

Performances et analyses Des écarts de performances ? En principe, d’un chipset à l’autre d’une même génération, il n’existe pas de différences de performances. Nous avons toutefois voulu le vérifier par de véritables mesures, pour nous en assurer. En revanche, au fil du temps, les contrôleurs progressent et les performances atteintes en termes de débits ou de fréquences s’améliorent. Les graphiques de performances ci-contre sont là pour mettre en exergue les écarts entre les principaux chipsets du marché, ainsi que leurs challengers les plus prometteurs.

USB 2.0 (Mo/s) X48 (ICH9R)

27 2 27,2

Q45 (ICH10R)

26,9

P43 (ICH10R) P43 (ICH10R)

26 9 26,9

X58 (ICH10R)

27,1

H55

27,1

P55

27

P45 (ICH10R)

27,2

G45 (ICH10R)

27,1

780i SLI

17

286,1

30,3

X48

285,1

30,3

Q45 (ICH10R) Q45 (ICH10R)

30,2

P45 (ICH10R)

30 2 30,2

G45 (ICH10R)

30,2

P43 (ICH10R)

30,1

X58 (ICH10R)

30,1

975X (ICH7R)

19

21

Ecriture ‐ 1 disque

23

25

27

29

Ecriture ‐ 2 disques

Réseau (Mo/s) 780i SLI P55 Realtek P55 Realtek

89

102 102

99

86

P55 Marvell

94

85

P45 Marvell

80 79

P45 Broadcom 60

65

70

Débits pratiques

75

80

85

I PC Update

500

G45 (ICH10R)

450

P43

450

87 87

Q45 95

100

105

Pour comparer les performances réseau, il s’agit surtout de comparer les PHY soudés sur les cartes mères. Ici, les chipsets nVidia sont en tête tandis que les puces Broadcom sont à la traine avec 15 % de débit en moins. Notons que la puissance CPU n’influe pas vraiment, nos tests P45 et nVidia utilisent un Q9550, ceux en P55 un i7 860.

58

300

550

X48

H55

90

250

P45

350

450

550 570

625 610

550 550 490

240 215 225 210 225 215

X58

92

BP Théorique (Netperf)

200

Lecture depuis disque

Ce test consiste à comparer la bande passante du contrôleur de stockage, en mode RAID0. Quatre disques WD Raptor 150 sont groupés. Alors que les contrôleurs Intel de dernière génération ne progressent plus, ICH9R = ICH10R = P55, l’ICH7R est légèrement moins bon. Quant au 780i SLI, c’est la catastrophe. Sachant que l’ICH7 ne fait pas de RAID, nous l’avons remplacé par l’ICH7R d’une carte 975X. Le H55 ne fait pas de RAID.

P55

92

83

P45 Intel P55 Broadcom P55 B d

150

780i SLI

93

84

P55 Intel

100

790i Ultra SLI 790i Ultra SLI

98

87

P45 Realtek

50

Ecriture vers disque

Overclocking FSB/BCLK (MHz)

90 89

0

33

Pour ce premier essai, nous avons branché et copié des données sur un disque dur externe. Nous pouvons constater, en rouge, que les écarts de performances sont minimes pour ne pas dire inexistants. En revanche, lorsque nous écrivons sur deux disques en même temps, la bande passante totale du contrôleur chute brutalement chez nVidia, et encore plus sur le vieux ICH7 qui accompagne le G41 ou les anciens 975X.

790i Ultra SLI 790i Ult SLI

104,3 110,4 0 0

H55 31

315 6 315,6

311,2 285,6 306 7 306,7 285,2 305,2 284 6 284,6 305,1 284,9 303,9 285,8 303,6 271,3 282,3

780i SLI

27,9

18 4 18,4 15

P55

29

20,7

G41 (ICH7)

SATA 2 ‐ Bande passante en RAID 0 (Mo/s)

30,4

0 0 0

100

200

FSBmax screen

300

400

FSBmax stable

500

600

700

Attention : les résultats présentés sur ce graphiques ne sont pas les résultats de benchmarks. Ces chiffres correspondent aux valeurs maximales généralement atteintes avec les cartes mères équipées de ces chipsets. Par exemple, il n’y a pas de raison qu’un G45 ou qu’un Q45 soit techniquement moins bon qu’un P45, mais les cartes mères équipées de Q45 n’ont pas la moindre option d’overclocking dans le BIOS et les G45 sont généralement un peu moins haut de gamme. En rouge, des CPU qui utilisent un FSB, en jaune ceux qui reposent sur CLK.


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Le choix de la rédaction C

e n’est pas un scoop, nous profitons d’un marché de chipsets très sain. Comme nous l’avons constaté le mois dernier à propos des chipsets AMD, ça se confirme désormais pour les CPU Intel, il n’existe plus aujourd’hui de brebis galeuses que nous nous empresserions de vous déconseiller. Tant mieux. Il est un peu décevant toutefois de noter de si faibles écarts de performances entre les chipsets. Nous constatons à ce propos que les résultats obtenus par les chipsets AMD en termes de débits sur l’USB sont sensiblement meilleurs. Voilà qui sera remis prochainement à zéro lorsque les fabricants de chipsets passeront enfin à l’USB 3. Bien qu’ils ne soient pas fondamentalement mauvais, évitez les chipsets Intel plus bas de gamme, comme le B43 ou le G41. La différence de prix entre un G41 et un G43 se justifie à l’échelle d’un grand constructeur qui les achète par milliers, mais pour nous, utilisateurs finaux, nous trouvons des cartes mères au même prix ou avec un écart minime de l’ordre de 5 euros. Partant de ce constat, autant prendre ce qu’il y a de mieux, non ? En revanche, bien que nous ayons tendance à toujours nous focaliser sur les chipsets principaux que sont les P45 (775), P55 (1156) et X58 (1366), il est tout à fait intéressant de prendre en compte les références intermédiaires. Nous pensons notamment aux G43 et P43 pour le socket 775. Finalement, il ne leur manque que la gestion du CrossFire, un argument qui ne concerne vraiment pas grand monde. Ils offrent strictement les mêmes performances. Petit bémol toutefois, l’offre de cartes mères proposée. Concrètement, à un prix réduit, n’hésitez pas à opter pour une P43 plutôt qu’une P45 plus onéreuse, les gammes étant ce qu’elles sont, vous ne trouverez pas de cartes mères « haut de gamme » en P43 pour

vous faire économiser quelques euros. Cela dit, la question ne se pose plus : le socket 775 concerne aujourd’hui les machines à des petits prix ; pour les machines plus performantes, ce sont essentiellement les Core i5 et les Core i7 800 qui se vendent. Pour ces derniers, nous recommandons bien sûr le P55, dont nous avons testé de très nombreuses représentantes depuis septembre dernier, mais n’hésitez surtout pas à vous pencher sur le H55. Ce chipset, sorti récemment, est conçu pour accueillir les nouveaux processeurs avec un chip graphique intégré, les Clarkdale. Ceci dit, en dehors du fait qu’il possède les pistes nécessaires pour relier sur la carte mère les sorties vidéo, c’est le frère jumeau du P55 ! Les cartes mères H55 ne sont pas plus chères que celles en P55, mais vous pourrez toujours recycler votre carte dans une paire d’années en mettant un petit Core i3 avec IGP, lorsque vous upgraderez votre machine principale. Les premières cartes mères H55 sorties sont majoritairement d’entrée de

gamme, espérons que les constructeurs ne boudent pas ce chipset pour les gros PC qui utilisent une vraie carte graphique PCI-Express 16x. Le chipset H57 ainsi que les chipsets pros des gammes Qxx ne sont pas recommandés. Dans le cas du premier, l’innovation liée au H57 baptisée Rapide Storage ne présente aucune amélioration de performances. Les puces conçues pour les pros apportent des fonctionnalités totalement inutiles pour la majorité d’entre nous et, la plupart du temps, équipent des cartes mères d’une tristesse affligeante (PCB vert, équipement limité, BIOS totalement bridé). Nous ne recommandons pas non plus les chipsets nVidia. Il ne leur reste, hélas, plus aucun avantage par rapport à ceux d’Intel, à part peutêtre la compatibilité SLI pour la plateforme 775. Mais qui compte encore monter un PC en SLI avec un Core 2 aujourd’hui ? Les cartes mères sont plus chères à équipement comparable et ces chipsets ne sont pas plus performants ou meilleurs en overclocking.

Des chipsets peu connus, comme le P43 pour Core 2, méritent que l’on s’y intéresse.

PC Update

I 61


Geek

Geek attitude Fabriquez votre propre sticker de détection Wi-Fi

S

i vous êtes plutôt nombreux à succomber au plaisir de souligner votre appartenance au PSG ou à l’Olympique de Marseille, voire votre accoutumance à Playboy via un autocollant ringard placé à l’arrière de votre voiture, nous vous encouragerons ici à reprendre le droit chemin geek. Tout simplement en réalisant quelque chose de plus intelligent, à savoir un détecteur Wi-Fi autocollant. Un projet qui nécessite le sacrifice d’un tee-shirt Wi-Fi tel qu’on peut en trouver sur www.thinkgeek.com (19,99 $), un convertisseur 12 V-5 V USB (www.12v5v.com), et du scotch double face. Retrouvez le tutoriel « ElectroLuminescent Bumper Sticker » à l’adresse www.instructables.com.

Une pub geek

A

fin de mettre en avant la technologie sans fil Bluetooth qui est dorénavant livrée en série avec tous les nouveaux véhicules Ford, le constructeur a eu l’ingénieuse idée d’illustrer des noeuds marins en s’appuyant sur la connectique de l’iPod. Une publicité plutôt réussie qui ne donne pas le mal de mer.

Le gamepad parfait

A

près un cadeau pareil, votre bien aimée ne pourra plus dire que vous passez plus de temps sur votre console qu’à vous occuper d’elle. Toutefois, pour ne pas réduire notre lectorat féminin à peau de chagrin et pour éviter que notre correctrice ne nous quitte spontanément, nous nous abstiendrons de vous dévoiler où trouver ce tee-shirt tant convoité.

Un geek ne grandit pas

A

u fil des années et malgré notre passion pour la culture geek et les nouvelles technologies, il y a une chose qui ne change pas : la nostalgie. Malgré toutes les merveilles technologiques, les nouveaux jeux, comics et autres goodies délirants, nous revenons toujours à nos premiers amours. C’est sans doute ce qui a motivé la société canadienne Reflex Audio Systems (www.reflexaudio.com) qui, en plus d’un tee-shirt mélangeant Pac-Man et Space Invaders, propose la célèbre manette de l’Atari 2600. Moyennant 29,95 dollars, vous aurez droit à la manette transparente, à son câble USB de 5 m, ainsi qu’à l’émulateur Stella Atari 2600 compatible avec Windows 2000, XP, Vista et 7. Vous pourrez récupérer les ROM légalement et gratuitement à l’adresse www.atariage.com.

62

I PC Update


WIND

S

‘appuyant sur une puce SiP (System in Package) qui embarque un processeur MIPS à 266 MHz, 128 Mo de RAM et un système d’exploitation Linux dans des dimensions très réduites (50 x 35 mm), elle-même reliée à des capteurs prenant place sur un gilet, le WIND ou Wireless Intelligent Networked Device est un système capable d’interpréter les mouvements naturels du corps pour contrôler un robot à distance via une connexion sans fil. Développé au Future Robotics Technology Center (www.furo.org), le WIND marque le début d’une nouvelle ère de contrôle à distance qui reste encore à perfectionner, pour pouvoir prendre en compte des mouvements plus complexes, comme ceux de la main et des doigts.

Un tweet pour du pop-corn

A

près avoir découvert un distributeur de nourriture pour chats contrôlable à distance (cf. PC Update n° 45), des petits malins ont eu l’excellente idée de détourner la technologie Twitter pour préparer du pop-corn à distance. Plutôt ingénieux, les détails du projet n’ont pour l’instant pas été dévoilés, mais Twitter pourrait bien devenir un outil indispensable pour la domotique (http://hacknmod.com/hack/twitter-controlled-popcorn-maker).

L’interface de demain

L

e Gesture Cube (www.gesture-cube.com) est un périphérique qui s’appuie sur la technologie GestIC, capable de détecter et de retranscrire les mouvements de la main et des doigts dans un environnement réel en 3D. Pas besoin de toucher une quelconque surface tactile, a contrario de la technologie Microsoft Surface. Notez que le Gesture Cube n’est pas un concept. Ce dernier existe bien, fonctionne et est le fruit d’une collaboration allemande entre IDENT Technology AG responsable de la technologie GestIC, Zinosign® pour l’interface et LUNAR Europe pour le design de l’appareil. Une innovation majeure bien plus intéressante pour l’avenir que l’epic fail iPad, ou encore le projet Natal, et qui pourrait bien révolutionner notre façon de contrôler un PC de salon ou n’importe quel autre appareil.

iKitchen

P

our faire plaisir à sa femme, un modder néozélandais a eu l’idée de concevoir une interface tactile pour la cuisine. De quoi consulter les recettes, contrôler les temps de cuisson, consulter Internet, la météo et bien d’autres tâches encore. Le mari geek s’est, pour cela, appuyé sur un Core i5 650 3,2 GHz, un disque dur Caviar Green SATA-2 de 800 Go, 4 Go de DDR3, une carte mère Gigabyte H55M-UD2H, un boîtier Cooler Master Elite 333, un NAS de 2 To, un routeur Netgear ainsi que sur un écran tactile ELO open frame 4/3 de 15 pouces. L’interface se base actuellement sur Windows 7 Pro et un fork maison du logiciel Active Desktop qui permet d’offrir une interface à la iPhone. Une interface qui devrait rapidement laisser sa place au logiciel Comfort On Screen Keyboard Pro qui est bien plus intuitif et performant. L’ajout de nouvelles fonctions est d’ores et déjà en cours mais vous pourrez, en attendant, découvrir toutes les étapes de la conception logicielle à l’adresse www.studio-lights.com/forum. Le contenu étant open source, vous pourrez contribuer au projet pour en améliorer certains aspects.

PC Update

I 63


Geek

Les gadgets geeks du mois

1

1 2 3 4 5 6 7

2 3

5

Heat Changing Arcade Mug (www.thinkgeek.com) : un mug à l’effigie de Pac-Man ou Space Invaders qui change d’état en fonction de la température de la boisson - 7,99 $. Resident Evil Edition Monopoly (http://projectumbrella.net) : un Monopoly sur fond de Resident Evil à réaliser soi-même.

Escape C KISAI (www.tokyoflash.com/fr) : un pendentif Bluetooth du plus bel effet pour contrôler votre iPhone, iPod Touch ou tout autre appareil nomade – 110 $. Un prototype de montre gousset Bluetooth (www.tokyoflash. com/fr) capable de contrôler baladeurs et téléphones mobiles.

Une figurine à la gloire d’Android qui devrait être très bientôt disponible (www.dketoys.com) – Prix N.C.

Une clé USB à l’effigie du célèbre Jack Skellington dans Nightmare Before Christmas (www.adata-group.com/en) – Prix N.C. Airmouse : une innovation technologique développée par la société canadienne Deanmark qui vise à remplacer la traditionnelle souris (http://theairmouse.com).

7

4 6 Honneur à l’heroic fantasy chez Milady

S

i l’actualité du côté des publications est plutôt morose en ce début d’année, Milady nous propose trois nouveaux romans d’heroic fantasy. Le premier n’est autre que le troisième volet de l’adaptation du cycle du Seigneur des Isles de David Drake qui est très populaire aux Etats-Unis. Traduit par Mathilde Roger, ce troisième tome intitulé La Servante du dragon nous plonge dans le royaume des Isles qui, mille ans après avoir été ravagé par les forces du chaos, doit faire face à de nouvelles forces maléfiques. La Guerre des ombres vient, quant à lui, compléter le cycle du Trône de rubis dans lequel Caelan, un guérisseur aspirant à devenir un grand guerrier, et la domestique Elandra, promise à devenir impératrice, devront malgré eux faire face au seigneur des ombres Beloth et à sa marionnette immortelle, l’empereur Kostimon. Les Chroniques d’obsidienne : Le Venin des dragons nous propulse à travers un monde où Arlian, après avoir vaincu un dragon, le seigneur Enziette et les responsables de son esclavage avant de combattre la société du Dragon dont il faisait pourtant partie, poursuit sa vengeance et sa soif d’extermination des dragons de la terre des hommes. Mais cet aveuglement précipitera-t-il le monde dans le chaos ou le sauvera-t-il au contraire ?

64

I PC Update


Xara Xtrem

P

our répondre aux tablettes tactiles du genre iPad ou Kindle 2, les contenus numériques se développent à l’image de Xara Xtrem. Edité aux éditions Eyrolles (http://izibook.eyrolles. com), ce livre électronique de 19 euros, rédigé par André Pascual, permet de découvrir une alternative libre et puissante à l’illustre Adobe Illustrator. De la prise en main à la maîtrise complète du logiciel, en passant par les nombreux exercices didactiques et illustrés, Xara Xtrem vous permettra d’appréhender intuitivement un outil indispensable pour travailler le design de votre blog et site Web, que vous soyez un graphiste averti, un webdesigner ou un geek curieux sous Mac, Linux ou Windows. Dans la même collection, Hackez Google Android de Frédéric Brault (12 euros) est un voyage initiatique sur la programmation sous Android.

Transformer n’importe quelle surface en écran tactile multipoint

P

a société Displax vient de mettre au point un film transparent capable de transformer n’importe quelle surface non conductrice en écran tactile. Baptisé Displax Multitouch, le film ultrafin en polymère pouvant aller jusqu’à 50 pouces (environ 127 cm) incorpore une grille de nanofils plus fins que du papier (100 microns – 300 grammes) qui, au contact des doigts mais aussi au souffle de l’utilisateur, identifie la nature du contact avant de transmettre les informations (www.displax.com).

Vers une nouvelle source d’énergie propre

U

ne équipe de chercheurs de l’université de Princeton et de l’institut de technologie de Californie a réussi à mettre au point une petite puce en silicone capable de convertir l’énergie de mouvements simples tels que marcher ou respirer, en énergie électrique suffisante pour alimenter de petits appareils électroniques tels qu’un téléphone mobile. D’après les chercheurs, cette puce composée de PZT (lead zirconate titanate) serait capable de convertir 80 % de l’énergie cinétique, ce qui en fait à ce jour la solution la plus aboutie. Encore au stade de développement, il faudra sans doute attendre quelques années avant de voir débarquer un tel concept.

Un circuit capable de s’autoalimenter

D

es chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont réussi à concevoir le premier circuit photovoltaïque capable de s’autoalimenter grâce à l’énergie solaire. Si cette découverte technologique offre de nouvelles perspectives d’avenir, elle est encore incapable de fournir suffisamment de courant électrique pour alimenter un téléphone mobile ou tout autre appareil nomade. Un des chercheurs pense, qu’à terme, la technologie sera capable de produire un volt avec un circuit du diamètre d’un cheveu humain et long d’un pouce (2,54 cm).

La recherche photonique progresse

D

es chercheurs du MIT ou Massachusetts Institute of Technology (http://web.mit.edu) ont expérimenté le premier laser créé à partir d’un cristal de germanium. Sa particularité est de pouvoir faire transiter des données binaires en utilisant la propagation de la lumière plutôt qu’un signal électrique. Une avancée technologique qui pourrait, par exemple, permettre de briser le goulot d’étranglement qui limite les communications entre le processeur, la mémoire et la majorité des autres composants, mais également de réduire significativement la consommation électrique, en remplaçant les traditionnelles connexions en cuivre trop gourmandes énergétiquement. Il faudra toutefois attendre quelques années de plus, pour pouvoir mettre au point la méthode permettant d’intégrer le laser germanium directement dans les circuits électroniques.

PC Update

I 65


Pratique

Les jeux du mois Benjamin BOuix

Mass Effect 2 – Bioware

Unreal Engine 3 PG de l’espace, deuxième mouture, encore améliorée, Mass Effect 2 propose 6 classes, 3 origines et 3 profils afin de façonner le commandant Shepard, un héros ressuscité pour l’occasion, sauvant ainsi l’humanité des

R

méchants Moissonneurs. RPG oblige, on pourra questionner (ou pas) les PNJ mais il sera un peu plus compliqué de se balader à son aise, le script dominant les décisions. On enchaîne ici diverses missions et on hésite entre FPS et Action. Première raison de jouer à Mass Effect 2 : Miranda, alias Sarah Walker dans la série Chuck. Deuxième raison : c’est très prenant. Pour la beauté du jeu, on repassera. Au début, le jeu est pourtant flatteur… C’est du moins l’impression que l’on a, tellement on est plongé dans l’histoire sans être réellement attentif aux graphismes. Mais pour ce test, nous l’avons été, et ça nous a gâché le plaisir  ! Basé sur Unreal Engine 3.5 et reprenant en grande partie le moteur du premier opus, Mass Effect 2 éblouit pendant un temps. Les visages sont très détaillés

et réalistes. De même, les jeux de lumière sont plutôt bien faits, certains diront même que les développeurs ont abusé du HDR, selon les goûts. Mais si les textures sont globalement acceptables, l’ensemble reste pauvre, surtout au niveau des décors simples comme les murs ou les meubles,

Ici, une scène au rendu plutôt bon, les personnages sont bien modélisés et l’occlusion ambiante fait son effet. On regrette l’Anti Aliasing assez pauvre sur la balustrade par exemple.

66

I PC Update


très décevants. De plus, l’antialiasing est en retrait par rapport à d’autres gros titres. Même avec ce réglage au maximum, les effets d’escaliers sont encore présents. Le jeu utilise la technologie PhysX de nVidia, qui consiste à dédier les calculs physiques au GPU, pour peu qu’on ait une GeForce. Sachez, au passage, qu’il existe des mods sur le Net afin de pouvoir tromper le driver et lui faire croire que votre carte ATi est en fait une nVidia, et ainsi profiter des avantages de la physique sur le GPU. Quoi qu’il en soit, ATi ou nVidia, on cherche encore les bénéfices dans les effets. D’une part, le jeu s’y prête assez mal et d’autre part, on ne voit pas de différences même sur les rares scènes qui pourraient en tirer parti (explosion, destruction ou chute d’objets). Enfin, les animations des personnages sont tout sauf souples et fluides. On assimile plutôt ça à des robots rouillés qu’à des humains.

Tout ceci fait qu’il s’agit d’un Mass Effect premier du nom remasterisé et il n’est donc pas très difficile d’y jouer de façon fluide. GT240 et HD5670 représentent les cartes minimales pour jouer. On peut utiliser les paramètres au maximum en 1 920 x 1 200, mais le framerate chute parfois un peu en dessous des 20 FPS, c’est donc limite. Une HD4850 ou une GTS250, par contre, s’en tireront très bien, avec une moyenne à 45 FPS même sur des scènes chargées. D’ailleurs, en général, les cartes ATi semblent avantagées dès lors que l’on augmente le niveau de détails et des filtres. Si en 1 280 x 1 024, une GTS250 égale une 4850, il y a de gros écarts en 1 920 x 1 200. Et pour le processeur, un petit dual core à 2,5 GHz s’en sort très bien, bien que le jeu puisse utiliser trois cores. Un Pentium E6300 fera donc l’affaire alors qu’il n’est pourtant pas un foudre de guerre.

Bioshock 2 - 2K Games

Unreal Engine 2.5 Nous avons fébrilement attendu Bioshock 2. Son univers glauque et fantastique est un pur plaisir à découvrir et à parcourir. Si vous n’y avez pas joué, vous devriez être confié à un Alpha démangé par la rouille. Sinon, vous connaissez bien Rapture, la ville dégénérée engloutie sous les flots, ainsi que ses habitants et les drogues qui y circulent. Cet épisode se passe 10 ans après le premier et vous incarnez désormais un Protecteur (ou Big Daddy). Quelques améliorations sont

Un exemple flagrant des textures assez moyennes de Mass Effect 2. Le placard et le pot de fleur sont d’une pauvreté absolue.

PC Update

I 67


Pratique

Globalement mignon, Bioshock souffre de quelques défauts. Ici, un problème de Z-Buffer, les flammes passent à travers les murs. Il en est de même pour l’eau par endroits.

là, surtout sur les combats où il y a désormais la possibilité d’affronter un grand méchant pas beau, la Big Sister, c’est-à-dire un tas de ferraille, comme vous, mais en mieux. Mais tout fan que nous sommes, la déception est bien là, en arrièregoût. Certes, le jeu est globalement beau et mignon, surtout que les décors sont tellement originaux qu’on s’en contenterait en 800 x 600 ! Bioshock premier du nom était basé sur l’Unreal Engine 2.5, remodelé pour l’occasion, ce qui n’était pas impensable mi 2007. Seulement voilà, 2K a repris le même moteur, en l’améliorant un peu, prétendument. Pour des soucis de développement rapide crieront certains, et parce que le jeu est de toute façon supérieur à bien d’autres

titres utilisant l’Unreal Engine 3 par exemple. Bon, force est de reconnaître que les gentils développeurs qui ont travaillé sur le jeu depuis près de deux ans et demi ont fait un remarquable ouvrage. Le jeu est au niveau des productions actuelles et c’est d’autant plus dur que l’environnement est assez sombre et morbide. Mais quand même, ce n’est pas la claque que l’on a eue lors du premier opus. On a même l’impression de jouer à un addon de Bioshock plutôt qu’à sa suite. L’eau qui coule sur votre casque ou par terre est bien réaliste, par contre ce n’est pas du tout le cas de la source de cette eau. Et même si vous allez patauger dedans, ça ne changera rien, aucune onde ne vient troubler la flaque. Le plancher a beau être uniforme et sans trou, une rivière en jaillit quand même par exemple… Les effets de flammes et d’électricité ne semblent pas avoir été retouchés et s’ils étaient d’un bon niveau en 2007, on sent bien que tout n’a été que légèrement amélioré. L’antialiasing est, par contre, assez efficace, heureusement car il améliore bien le jeu. La gestion de l’IA est très bonne, ces imbéciles de chrosomes ont même appris à se planquer et à vous balancer des trucs explosifs depuis leur cachette. De même, leurs mouvements sont assez cohérents, tout comme leur dynamique, on se rapproche plus d’un être vivant que d’un robot. Puisque Bioshock 2 utilise le même moteur que son ainé, il n’est pas trop exigeant. Nous avons là affaire à un moteur ultra optimisé. En 1920x1200, avec toutes les options poussées au maximum, on arrive à jouer sans pei-

Le début du jeu commence dans une jungle florissante, c’est assez plaisant. Le jeu est alors fluide même avec des modestes cartes. Dès lors que vous échangez des tirs avec des ennemis, le framerate s’effondre, sans doute parce qu’un soin tout particulier leur a été accordé.

68

I PC Update


HD5970

Le brave garçon va donc essayer de s’y opposer. Après une prise en main difficile du jetpack dès le début du jeu, on se dit que ça va faciliter les choses lorsqu’il y aura un grand mur à franchir ou un ravin à traverser. Mais en fait pas du tout, on reste piéton très longtemps (trop ?). Il y a quelques passages dans les airs, mais la prise en main n’est pas vraiment aisée et ils ne sont pas plus jouissifs que ça. L’aspect ludique consiste à améliorer vos armes et à zigouiller les Veilleurs au corps à corps, bien inspiré des mécanismes d’Assassin’s Creed, en attendant la prochaine occasion de s’envoler. Ce n’est pas un mauvais titre en soi, on se laisserait facilement prendre au jeu pendant une petite heure en rentrant du boulot, mais ce n’est pas le titre qui nous aura fait le plus frissonner. Le moteur 3D utilise l’Unreal Engine, pour changer. En version 3 ici, on s’attend à une réalisation propre et assez efficace. Malheureusement, l’impression est assez mitigée. Certains panoramas sont magnifiques car très vastes, variés, et avec des jeux de

265

GTX295

200

HD5870

195

HD4870 X2

195

HD5850

165

GTX285

150

GTX275

140

HD4890

140

GTX260

120

HD4870

120

HD5770

115

GTS250

105

HD5750

100

HD4850

100

8800GT

80

HD5670

75

GT240

70

9600GT

70

HD4670

60

Cet indice de performances général en 1920x1200 sans filtres permet de situer les cartes, mais ne présage pas des résultats dans chaque jeu. Lorsque les cartes proposent différentes quantité de mémoire, nous nous sommes basés sur la spécification constructeur : 896 Mo pour les GTX260, 512 Mo pour les HD5750 par exemple.

ner avec une modeste GT240 512Mo. Les possesseurs de 8800GT ou équivalent, qui jouaient au premier opus en 2007, pourront jouer sans problème. Néanmoins, les cartes ATI semblent s’en sortir un petit peu mieux, une 5670 n’ayant pas de mal a distancer une GT240, pourtant à peu près similaire en puissance. Quand au CPU, un dual core classique à 2.5GHz suffira, le jeu n’utilise pas plus de cores même s’ils sont disponibles.

Dark Void - Capcom

Unreal Engine 3 Depuis de long mois, Capcom nous fait mijoter en nous parlant d’un jeu dont le héros ressemblerait à Rocketeer, créé durant les années 80. Celui-ci se trimbalait avec un jetpack sur le dos et enchaînait les acrobaties. De quoi donner de l’ampleur à nos traditionnels FPS avec une dimension verticale en plus. Bon, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard : Will, le héros, est emprisonné dans un univers parallèle, le Néant (Void en anglais), et plein de vilains veulent en sortir pour envahir notre belle planète.

PC Update

I 69


Pratique

lumière de bonne facture. De même, les personnages principaux sont bien façonnés et bougent bien. Par contre, dès qu’on s’approche d’un mur, c’est la fracture rétinienne assurée. Texture baveuse, des cailloux qui ressemblent à des pavés taillés à la serpe et aucune originalité. Le jeu nous a vaguement rappelé les décors de Tomb Raider 3, bien que la comparaison soit sévère, elle traduit bien notre impression. Léger point bonus, la physique est bien gérée. Même sans PhysX, les fumées ou explosions sont assez bien faites. Avec une carte nVidia supportant la PhysX (série GF8 et suivantes), vous aurez droit à des décors qui s’effritent, plus de particules dans les explosions, et pendant plus longtemps. Peut-être pas de quoi justifier l’achat d’une carte nVidia comme pour Batman, le gain n’étant pas absolument indispensable, mais il a le mérite d’être présent. Et sur le plan des performances, le jeu est anormalement lourd. Pour y jouer en 1 920 x 1 200, il vous faudra une GTX260 ou une 4850. En dessous, ça sera injouable, on passe sous les 20 FPS à chaque baston, les projectiles des adversaires étant assez bien faits et en grand nombre puisqu’ils attaquent en troupe. Niveau CPU, il faudra privilégier la fréquence. Le jeu se borne, en effet, à utiliser deux cores. Serait-ce dû à l’IA totalement absente ? :D

blables, il a, comme le plus perfide des nécromants, ravi les âmes des journalistes de la rédaction, du moins une partie d’entre elles, pour hanter leurs nuits et week-ends. Darkfall est un sandbox, et non pas un theme park. Comprenez qu’il n’y a pas de classes, ni de levels (niveaux) mais des skills (capacités) que vous choisirez librement pour composer votre personnage et que vous ferez monter à l’usage. Mais surtout, plutôt que de vous proposer une progression linéaire et des événements scriptés, ce sont les joueurs qui animent leur univers. Ceci essentiellement grâce au full PVP et au contrôle de territoires/villes/ ressources. Full PVP, c’est-à-dire que n’importe quel joueur peut vous tuer n’importe où mais aussi full loot : si vous mourez, vous perdez tout ce que vous avez sur vous. Comme à chaque fois que l’homme est libre d’actes sans conséquences,

il montre le fond de sa nature. Générosité, humour et émulation, si vous tombez sur la bonne guilde (salut et merci les Néanias de nous avoir accueilli). Egoïsme, méchanceté gratuite et filouterie bien plus souvent. Casual gamers, passez votre chemin, vous ne rencontrerez ici que frustration d’autant qu’un tel MMO demande plusieurs heures de jeu quotidien pendant des mois pour disposer d’un avatar à peine performant. MMO extrême inspiré librement des principes (game mechanics) d’Ultima Online mais en infiniment plus riche, Darkfall procure à l’heure actuelle une ambiance et une adrénaline comme seul un (très) bon MMO sandbox en est capable. Ses sièges de villes ou ses batailles navales sont tout à fait épiques, la carte est immense et très riche. Explorers, achievers, crafters, killers, selon la classification de Bartle, tous seront comblés. Même si

Dans la prochaine extension espérée d’ici quelques mois, les graphismes de Darkfall devraient enfin devenir dignes du jeu, grâce à leur remodélisation complète, en DX11 svp.

Darkfall Online - Aventurine

Darkfall n’est pas un nouveau jeu mais un coup de coeur. MMO atypique dans un univers aux itérations pas trop sem-

70

I PC Update

Darkfall, ce sont aussi des batailles navales épiques, des bateaux avec des dizaines de canons et encore plus de joueurs, et de temps en temps, un gentil Kraken pour mettre l’ambiance.


Notre fière guilde de naincapables (surtout composée d’humains d’ailleurs) prend la pose. Armures rutilantes, joyeux bordel et fun assuré entre 2 sorties PK ou raids sur les villes et ressources de joueurs ennemis...

loin d’être exempt de défauts, il n’a aucune concurrence à l’heure actuelle, et ses développeurs continuent de l’améliorer en permanence, quoique lentement au goût de certains ;) Amis lecteurs qui jouez à Darkfall, nous n’avons plus qu’à espérer que nous sommes dans les mêmes alliances ! Vous ne tueriez pas les auteurs de vos magazines préférés quand même ;) ? Côté graphismes, autant le dire tout de suite, Darkfall n’est pas au gout du jour (oui, vous l’aurez remarqué, ce n’est plus le boss qui parle là :D  ). D’une part parce que le développement de ce genre de jeux prend assez longtemps et que la réalisation est fatalement âgée lors de la sortie officielle, surtout que nous le testons 12 mois après sa sortie. Ce qui n’est pas plus mal pour commencer à jouer ceci dit, car un MMO met toujours beaucoup de temps à arriver à maturité. Mais moche ne veut pas dire pauvre. Il y a une foule d’objets, un peu partout, et la ligne de vue s’étend relativement loin, PVP oblige. Il est donc assez gourmand. N’y allons pas par quatre chemins : y jouer à fond en 1 920 x 1 200 dans toutes les conditions, vous pouvez oublier. Dès lors qu’un troupeau de barbares se ramènera pour massacrer votre pauvre petite ville, vous verrez que votre framerate s’effondrera. Par contre, la bonne nouvelle, c’est que même un vieux dual core ne vous freinera pas. Le jeu s’en sort aussi bien en mono qu’en dual core, ce qui est plutôt rare de nos jours. Mais ça s’explique en partie parce qu’il n’y a pas ou peu d’IA, ce sont les joueurs

derrière leur écran qui font le boulot. Tant mieux pour les petits processeurs même si çà ne vous dispensera pas d’un petit overclocking si ce n’est pas déjà fait. Darkfall, c’est dur à bencher, puisque tout est susceptible de changer. Nous avons donc dû le faire à certaines heures pour avoir une scène la plus reproductible possible. L’antialiasing semble fort récalcitrant, nous n’avons réussi à l’activer sur aucune config. Mais le jour où ça marchera, vu le nombre d’objets à lisser, croyez-nous, il faudra un bon GPU. Si vous n’arrivez pas à jouer, les ombres seront le premier paramètre à baisser car il est par défaut sur High sans que cela soit très visible. En fait, tout dépend de votre quantité de mémoire et de la bande passante de celle-ci. A partir du moment où elle sera saturée, votre framerate chutera énormément. Avec une 5750 512 Mo, nous devons passer en Medium pour pouvoir jouer correctement, alors qu’avec la même carte en 1 Go, on arrive à passer en High. Seules les cartes avec un bon GPU pourront gérer les ombres au maximum. Nous n’avons pas eu de problèmes pour pousser le jeu à fond sur nos GTX275, 285 ou 295, ni même sur les cartes ATi comme les 4890 ou 5870. Avec une GTX260, ça commence à être limite, on se doute qu’au moindre

raid de quelques dizaines d’ennemis, ce sera injouable. De même avec les 5770 ou 4870. Par contre, méfiez-vous si vous avez une carte ATi. Certains joueurs rapportent des black screens en activant les ombres. Nous n’avons eu, pour notre part, qu’un léger problème d’artefacts, des lignes blanches apparaissaient sur les ombres. Un relifting graphique complet est annoncé pour cette année, il ne devrait rendre le jeu que plus prenant !

PC Update

I 71


Comprendre

Cinq normes, 4 de trop ? HDMI sans fil jeremy panzetta

La technologie HDMI sans fil va envahir le marché cette année. Mais plusieurs procédés possédant parfois des variantes s’affrontent, de quoi, une fois de plus, nous embrouiller. Sont-ils tous capables de gérer le 1080p sans latence, lequel doit avoir la préférence des utilisateurs PC ?

L Gefen propose un transmetteur HDMI basé sur l’UWB capable de diffuser un signal vidéo en 1080i@60Hzou en 1080p@30Hz maximum.

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I PC Update

a liaison entre une source audio/vidéo (PC, platine de salon, console, ampli, etc.) et un afficheur (TV, vidéoprojecteur) oblige souvent de tirer de longs câbles difficiles à cacher et peu esthétiques. L’arrivée de procédés de diffusion sans fil HDMI va enfin permettre de nous en passer, et même d’aller au-delà des 15 m (au maximum) d’un câble HDMI. Mais plusieurs problématiques se posent pour transmettre

un signal HDMI sans fil. La première concerne les résolutions d’affichage qui sont dépendantes de la bande passante de la connexion. 1,3 Gbps est, en effet, nécessaire pour diffuser une résolution de 720p@60 Hz en 8 bits, 1,5  Gbps pour du 1080i@60  Hz et 3 Gbps pour du 1080p@30 Hz. Une connexion Wi-Fi, même en 802.11n, ayant un taux de transfert théorique maximum de 600 Mbps n’est donc pas assez rapide pour diffuser un tel signal. Il est alors nécessaire de le compresser, ce qui engendre forcément une perte de qualité, à moins que cette compression soit lossless. Pour éviter une compression, l’alternative est d’établir des liaisons possédant un bien meilleur débit que le Wi-Fi, ce qui est, entre autres, possible en utilisant des fréquences de fonctionnement plus élevées (5 GHz, 60 GHz), sachant que plus cette fréquence est haute, plus les débits peuvent être

Le WiGig dispose d’un taux de transferts très élevé de 7 Gbps sur une portée de 10 mètres, de quoi transmettre sans fils du 1080p@60Hz ainsi que n’importe quel format audio.

importants, mais plus la portée du signal sans fil est raccourcie. Le support du son est également de la partie et soumis à ces limitations de bande passante, même si le débit nécessaire reste très inférieur à celui de la vidéo. Si transmettre un son PCM stéréo en 48 kHz/24 bits, voire un format multicanal compressé tel que le Dolby Digital ou DTS n’est pas un souci, le transport d’un signal audio PCM multicanal, DTS-HD et TrueHD est plus exigeant. Un autre élément problématique vient du temps de latence de la transmission sans fil. S’il n’a pas d’importance pour la lecture d’un film car l’audio et la


vidéo restent synchronisés, il en est autrement pour le jeu qui réclame une très grande réactivité. Au même titre que le ping d’une connexion Internet, au-delà de quelques dizaines de millisecondes, la latence d’une connexion HDMI sans fil peut pénaliser votre efficacité dans un FPS par exemple. La dernière complication concerne le support des protections vidéo des BluRay discs et des DVD qui ne sont pas forcément pris en charge et cela peut supprimer alors la possibilité de lire ce type de médias.

Des diffuseurs audio/vidéo UWB certifiés WirelessUSB, compatibles avec d’autres produits WirelessUSB, et dédiés à nos PC sont aussi prévus. Le transmetteur est une clé USB. Iogear, Warpia, Wisair ou TruLink commercialisent déjà ce type de produits à l’étranger. Ils se limitent à un streaming vidéo en 720p.

I : Les technologies HDMI sans fil WiGig (Wireless Gigabit Alliance) L’alliance WiGig regroupant des sociétés comme nVidia, Intel, LG, Nokia, AMD ou Samsung, a développé une technologie de transmission sans fil pouvant atteindre un taux de transfert de 7 Gbps. Elle reprend une grande partie de la norme 802.11 en y ajoutant des extensions spécifiques et fonctionne à une fréquence de 60 GHz. Contrairement au Wi-Fi, elle se destine à des communications sur de courtes distances, sa portée est d’ailleurs d’environ 10 mètres sans obstacles. Les premiers produits sont attendus cette année, notamment dans les TVHD (Toshiba, Panasonic, Hitachi), mais elle pourra aussi équiper des écrans PC, des webcams, des consoles ou des appareils nomades. Peu d’informations sont disponibles en ce qui concerne le mode exact de transmission audio/vidéo, mais avec un taux de transfert pouvant atteindre au mieux 7 Gbps, la technologie WiGig devrait pouvoir se dispenser

de compression du signal et monter à 1080p@60 Hz, tout en supportant le transfert de n’importe quel format audio, ainsi que le Deep Color et les protections vidéo. La latence de la connexion est, quant à elle, donnée comme très faible et adaptée au jeu vidéo.

Ultra-Wideband (UWB) L’Ultra-Wideband n’est pas une technologie mais une réglementation émise par les gouvernements pour permettre un accès réglementé à un large spectre de radiofréquences. C’est l’alliance WiMedia qui a établi ses spécifications mais la manière dont sont conçus les dispositifs est laissée à l’appréciation de chaque société. L’UWB a eu du mal à s’imposer, notamment après le départ d’Intel et de Texas Instruments qui ont décidé de suivre leurs propres voies. Bon nombre de compagnies ont également fermé leur porte par la suite, et après avoir annoncé sa clôture mi-2009, l’alliance WiMedia est aujourd’hui finalement en charge du développement des spécifications des standards sans fil du Bluetooth

Le diffuseur audio/vidéo WirelessUSB de Warpia est vendu aux alentours de 180 dollars.

Special Interest Group et de l’USB Forum. L’UWB a donc pris du retard mais est toujours d’actualité et devrait débarquer cette année, toujours au sein de produits pouvant avoir des caractéristiques différentes. L’Ultra-Wideband utilise des fréquences placées entre 3,1 et 10,6 GHz. Il dispose d’un taux de transfert de 480 Mbps, d’une portée d’environ 10 m sans obstacles et peut diffuser un signal vidéo allant jusqu’à 1080i@60 Hz ou 1080p@30 Hz. Le flux est ici compressé par la technologie JPEG2000 dont le taux de dégradation est variable et les premiers prototypes ont montré que la qualité d’image pouvait souffrir d’une dégradation non négligeable. Au niveau de l’audio, la transmission autorise le PCM stéréo en 32/44,1/48 kHz et les formats audio compressés multicanaux tels que le DTS ou le Dolby Digital. La transmission de contenus vidéo protégés est supportée. La technologie UWB a d’autre part l’avantage de consommer peu d’énergie et devrait, contrairement à d’autres technologies sans fil, rester relativement abordable en termes de prix. Mais un produit HDMI sans fil UWB peut avoir d’autres caractéristiques, à l’image de ceux de la société Wisair qui a annoncé des appareils de transmission HDMI limités en 720p et toujours avec une compression vidéo dont nous n’avons pas pu identifier le type. Les spécifications de l’UWB ont d’autre part été améliorées récemment pour atteindre un taux de transfert de 1  024 Mbps. La compagnie Pulse Link semble, quant à elle, avoir développé une version montant à 675 Mbps. Il est question également d’utiliser l’UWB avec une fréquence de 60 GHz, ce qui permettrait d’augmenter encore plus les débits. En bref,

PC Update

I 73


Comprendre

VGA associés à un dongle USB. Ces produits certifiés WirelessUSB vont être compatibles entre eux, mais ce ne sera pas le cas des transmetteurs HDMI UWB non certifiés WirelessUSB.

Wireless High Definition Interface (WHDI)

C’est la société israélienne AMIMON qui est derrière la technologie WHDI. Elle atteint aujourd’hui un taux de transfert de 3 Gbps sur une distance de 30 mètres.

c’est encore un peu la jungle. Une des plus grandes interrogations sur l’UWB concerne le temps de latence de la transmission audio/vidéo qui semble être d’environ 90 ms, ce qui pourra pénaliser les joueurs. Les transmetteurs HDMI UWB prendront la forme de deux boîtiers utilisables avec un PC, un lecteur Blu-Ray ou encore une console de jeu. Il est question également d’intégrer directement des récepteurs dans les TVHD (Hitachi UT Series). L’UWB sert, par ailleurs, de couche radio à plusieurs technologies parmi lesquelles la fameuse norme WirelessUSB qui pourra équiper les appareils photo, les téléphones, les baladeurs, les portables, les hubs USB ainsi que d’autres types de transmetteurs audio/vidéo HDMI/

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I PC Update

Le Wireless High Definition Interface est un standard créé par la compagnie israélienne AMIMON. La technologie se base sur un modem vidéo capable d’envoyer le signal avec une portée maximale de 30 m et fonctionnant à travers les murs. Le WHDI a de grandes similitudes avec le Wi-Fi 802.11n. Il utilise la fréquence de 5 GHz et est combiné à la technologie MIMO. La transmission du signal audio/vidéo s’effectue sans compression, mais plusieurs puces développées par AMIMON existent. La différence se situe au niveau des résolutions d’affichage supportées, certaines se limitant au 1080i@60 Hz et au 1080p@30 Hz, d’autres pouvant monter à 1080p@60 Hz, et dans les deux cas avec une latence de transmission très faible évaluée à moins de 1 ms. Le HDCP ou les protections DVD sont au programme. La plus grande limitation vient du son qui ne peut être transféré qu’en PCM stéréo à 32/44,1/48 kHz ou en Dolby Digital et DTS à un débit maximum de 3,072 Mbps. La technologie se

Dans sa version 2.0, le WirelessHD ajoutera le support de la résolution 4K, de la vidéo 3D, ainsi que les activités réseau.

destine aussi bien aux TVHD (Sony, Sharp, LG) qu’aux vidéoprojecteurs, ordinateurs portables, APN, caméscopes, moniteurs PC, lecteurs Blu-Ray ou consoles. Les premiers produits disponibles sont des transmetteurs HDMI, nous en avons testé deux un peu plus loin dans cet article.

WirelessHD (WiHD) Formé en octobre 2006, le consortium WirelessHD comprenant entre autres Intel, LG, Panasonic, Samsung, Sony, Toshiba et Philips, a finalisé les spécifications de cette technologie en janvier 2008. La transmission du signal s’effectue ici à une fréquence voisine de 60 GHz, ce qui permet d’atteindre un taux de transfert de 4 Gbps, mais sur de courtes distances dont la portée est fixée à 10 m sans obstacles. Aucune compression vidéo n’est effectuée et la résolution peut atteindre 2 048 x 1 080p. Du côté audio, la bande passante disponible autorise un signal 8 canaux LPCM

Les TVHD LE7500, LE8500 et LE9500 de LG seront vendus avec un module WHDI optionnel (1080p@30Hz max).


Visio est un des premiers constructeurs à avoir annoncé des TVHD en WirelessHD avec sa gamme XVT Pro.

en 192 kHz/24 bits, avec la prise en charge du DTS-HD et du TrueHD. Les protections vidéo des DVD et Blu-Ray sont supportées, tout comme le Deep

Color. Quant à la latence, elle devrait être d’environ 2 ms. La technologie WiHD va rapidement progresser dans sa version 2.0 pour atteindre un taux

de transfert entre 10 et 28 Gbps, ce qui ajouterait le support de la résolution 4K, de la vidéo 3D, ainsi que les activités réseau. Sony commercialise déjà une série Bravia KDL-EX1 reposant sur le WirelessHD. Mais il s’agit d’une version bridée de la technologie se limitant à une résolution d‘affichage maximum de 1080i@60 Hz et non compatible 24p. Ce produit n’a pas vraiment convaincu et Sony a d’ailleurs vite baissé le prix très élevé de ces TV pour écouler les modèles et mettre fin à cette gamme. Les premières annonces de « véritables » produits WiHD concernent essentiellement les TVHD. Des modèles de chez Panasonic, LG et Sony sont prévus cette année sur le marché français, des transmetteurs HDMI sans fil sont également au programme.

Intel Wireless Display (WiDi) L’Intel Wireless Display exploite le Wi-Fi 802.11n à une fréquence de 2,4 ou 5 GHz. Il va être introduit sur

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Comprendre Le Satellite E205 de Toshiba va être un des premiers portables équipé du WiDi. Dell et Sony ont aussi prévu des modèles avec le Studio 15z et les Vaio S Series.

L’intel Wireless Display est dédié aux portables et impose une configuration précise de la machine dont la présence d’un processeur Corei5/i3 mobile.

Pour le moment, les TVHD KDL-EX1 de Sony représente la seule gamme avec WirelessHD disponible en France. Mais il s’agit d’une version bridée de la technologie limitée à une résolution d’affichage de 1080i@60Hz.

les ordinateurs portables uniquement (alors Intel, et nous ! ) et impose une configuration précise. La machine doit intégrer un processeur Core i7-620M, Core i5-540M/520M/430M/330M ou Core i3-350M, avec un chipset HM57, QM57 ou QS57, une puce Wi-Fi Intel Centrino Advanced-N 6200, Advanced N+WiMax 6250 ou Ultimate N 6300, le GPU Intel HD Graphics, ainsi que l’OS Windows 7 64 Premium, Ultimate ou Pro. Le

procédé se base sur un encodage à la volée du signal vidéo et audio, en h.264 et AAC stéréo à 128 Kbps. Selon la résolution d’affichage de la source, le WiDi met à l’échelle (upscale ou downscale) le signal en 720p vers l’afficheur. D’où la nécessite d’un CPU puissant puisque cette conversion gourmande occupe apparemment entre 15 et 20 % de ressources sur un Core i5-540M. Si les composants WiDi du portable sont directement intégrés dans le produit (pas de dongle USB ou autres), il est en revanche nécessaire d’associer la machine à un récepteur connecté à l’afficheur. Celui-ci devrait être vendu avec les portables et c’est Netgear qui le fournira dans un premier temps avec son petit boîtier Push2TV. La plus grande limitation de cette technologie vient de l’absence du support des systèmes de protection vidéo. Il n’est donc pas possible de lire un DVD ou un Blu-Ray disc pro-

tégés avec le WiDi. Du moins pour le moment car Intel travaille sur une version capable d’aller jusqu’en 1080p avec la prise en charge de ces protections. Une autre interrogation vient de la bande passante Wi-Fi que va occuper cette transmission HDMI sans fil et ce qu’il restera pour continuer à surfer ou télécharger en Wi-Fi, puisque c’est la même puce Wi-Fi qui est utilisée pour ces tâches. La technologie WiDi semble d’autre part avoir un peu de latence au niveau de la transmission, il faudra donc vérifier si ce n’est pas rédhibitoire pour le jeu. Quand vous lirez ces lignes, Sony (Vaio S Series), Dell (Studio 15z) et Toshiba (Satellite E205) devraient avoir commercialisé leurs premiers portables avec WiDi. Les premières démonstrations ont été concluantes et nous ne manquerons pas de les vérifier. Le procédé est très simple à mettre en oeuvre et l’encodage

Technologie

Taux de transfert

Fréquence de fonctionnement

Résolution vidéo maximum

Transmission audio supportée

Compression Portée

Support des protections vidéo

WiDi

540 Mbps

2,4 ou 5 GHz

720p@60 Hz

AAC 128 Kbps

Oui (h.264, AAC)

100 m

Non

UWB

480 Mbps

3,1 à 10,6 GHz

1080i@60 Hz, 1080p@30 Hz

2 canaux PCM@32-44,1-48 KHz, AC3 et DTS à max 3,072 Mbps

Oui (JPEG2000)

10 m

Oui

WiGig

7 Gbps

60 GHz

1080p@60 Hz

8 canaux LPCM 192 kHz/ 24 bits, Non ? TrueHD et DTS-HD ?

10 m

Oui ?

WHDI

3 Gbps

5 GHz

1080i@60 Hz, 1080p@30 Hz

2 canaux PCM@32-44,1-48 KHz, AC3 et DTS à max 3,072 Mbps

Non

30 m

Oui

WiHD

4 Gbps

60 GHz

1080p@60 Hz

8 canaux LPCM 192 kHz/ 24 bits, Non Dolby TrueHD et DTS-HD

10 m

Oui

76

I PC Update


Philips SWW1800 et Marmitek GigaVideo800 HDMI : deux produits WHDI

Le SWW1800 de Philips et le GigaVideo800 de Marmitek sont deux transmetteurs HDMI sans fil basés sur la technologie WHDI. Les produits sont composés de deux boîtiers, un transmetteur à connecter à la source de diffusion (platine DVD/Blu-Ray, console, ampli, PC, etc.), et un récepteur à relier à l’afficheur (TVHD, ampli, vidéoprojecteur). Les entrées vidéo présentes sur les transmetteurs sont les mêmes, à savoir deux HDMI et deux Component qui sont associées à deux entrées audio stéréo RCA. Il est donc possible de brancher jusqu’à quatre sources et de switcher l’affichage de l’une à l’autre grâce à la télécommande livrée. Le GigaVideo800 HDMI de Marmitek embarque en plus un extender infrarouge permettant le pilotage de trois des appareils connectés au transmetteur si la portée de leur télécommande est insuffisante. Les deux produits exploitent le même hardware et le chipset AMIMON 2110 autorisant des résolutions d’affichage maximums de 1080i@60 Hz et de 1080p@30 Hz. Côté audio, la diffusion est limitée à un signal PCM en 32/44,1/48 kHz ou en Dolby Digital et DTS à un maximum de 3,072 Mbps. Les boîtiers sont très simples à utiliser puisqu’il suffit de les connecter correctement, tout est automatique et fonctionne immédiatement sans configuration. A condition naturellement d’utiliser une résolution d’affichage prise en charge. Les appareils gèrent sans aucun problème le Full HD ainsi que le 720p, mais les résolutions intermédiaires (1 366 par 768 par exemple) ne sont pas bien supportées. Lors de nos tests, soit la résolution était tout simplement incompatible (image noire), soit elle était directement mise à l’échelle en 1080p@24 Hz avec des bandes noires autour de l’image. La qualité d’affichage obtenue était parfaitement identique à la source sauf dans deux cas. En utilisant du 1080p@30 Hz ou du 1080i@50 Hz, quelques artefacts étaient, en effet, présents, surtout autour des polices du bureau de Windows, comme s’il s’agissait d’une image JPEG de mauvaise qualité. Nous n’avons pas constaté ce défaut en 1080p@24-25 Hz, ni en 1080i@50 Hz ou en 720p@60 Hz. En prenant un peu de distance, ces artefacts ne se distinguent plus, encore moins en cours de lecture de vidéos, mais ils restent regrettables. Notez d’autre part que les résolutions/fréquences supportées en Component ne sont pas les mêmes qu’en HDMI, mais uniquement sur les résolutions inférieures au 720p et certaines fréquences d’affichage. Nos tests de lecture vidéo ont été concluants, aucun décalage audio/vidéo n’a été détecté. Il en est de même des coupures d’image ou de son. Nous avons pu faire marcher ces appareils à une distance de 15 m avec quelques obstacles. A partir du moment où le signal est transmis, même si la portée est à sa limite, il n’y a pas d’interruptions, soit l’affichage passe soit pas du tout. Nous avons, en revanche, été témoin de rares coupures audio de quelques secondes dans les jeux. La transmission sans fil n’introduit, au passage, aucune latence, pas de problème donc pour jouer aux FPS et autres titres réclamant une réactivité immédiate. La plus grande limitation de ces deux produits vient de l’impossibilité de diffuser le signal vidéo en 1080p@50 ou 60 Hz. En effet, si vous vous mettez en 1080i, c’est la télévision qui s’occupera du désentrelacement, la qualité d’image sera donc dépendante de celle de son électronique et pourra souffrir de pas mal de défauts (effet d’escaliers en vidéo par exemple). De plus, un signal PC entrelacé a un rendu médiocre sur une TVHD et se distingue nettement, avec l’apparition de multiples lignes horizontales lorsqu’on déplace une fenêtre du bureau par exemple. Pour éviter ces petits soucis, il faut donc se mettre en progressif à 24, 25 ou 30 Hz. Mais si la résolution 1080p@24 Hz est parfaite pour la lecture de Blu-Ray, elle peut, comme en 25 et 30 Hz, être plus problématique pour la lecture de vidéos étant en 25 ou 30 images par seconde, avec l’apparition d’éventuelles saccades. Des fréquences de 50 et 60 Hz sont plus souples pour lire des vidéos avec des cadences d’image variées. Vous serez donc souvent obligé de changer la résolution/fréquence d‘affichage selon la source lue. Cela pose aussi un problème pour le jeu. Bien des titres ne permettent pas de régler la fréquence d’affichage en 25 ou 30 Hz, il n’est alors pas possible de jouer en 1080p. Et comme les jeux ne peuvent pas envoyer un signal entrelacé, impossible également de se mettre en 1080i@60 Hz, vous serez donc obligé de passer en 720p@60 Hz. Nous n’avons pas expérimenté d’interférences avec notre réseau sans fil 802.11n à 2,4 GHz et ces deux transmetteurs HDMI. Il est tout de même précisé dans leur notice qu’un routeur Wi-Fi ou un kit mains libres fonctionnant en 5 GHz et proches des boîtiers WHDI peuvent engendrer l’absence d’image ou du bruit vidéo, ainsi qu’une dégradation du son. Mais il est alors possible de modifier le canal de fonctionnement des appareils avec la télécommande pour éviter ces interférences. Les deux produits sont vendus à des prix élevés puisque accessibles entre 400 et 600 euros selon les boutiques. Si vous ne voulez pas attendre l’arrivée de produits HDMI basés sur d’autres technologies sans fil et si les limitations dont nous avons parlé ne vous dérangent pas, vous pouvez investir dans un de ces transmetteurs qui fonctionnement parfaitement.

PC Update

I 77


Comprendre

Philips SWW1800/12 Technologie HDMI sans fil : WHDI Entrées vidéo : 2 x HDMI, 2 x Component Entrées audio : 2 x RCA stéréo Résolutions maximums : 1080i@60 Hz, 1080p@30 Hz

Support audio : 2 canaux PCM@32-44,148 KHz, AC3 et DTS à max 3,072 Mbps Prix : entre 500 et 600 euros Site Web : www.philips.fr

Marmitek GigaVideo800 HDMI Technologie HDMI sans fil : WHDI Entrées vidéo : 2 x HDMI, 2 x Component Entrées audio : 2 x RCA stéréo Résolutions maximums : 1080i@60 Hz, 1080p@30 Hz

Support audio : 2 canaux PCM@32-44,148 KHz, AC3 et DTS à max 3,072 Mbps Prix : entre 400 et 600 euros Site Web : www.marmitek.com/fr

Gefen vend déjà un transmetteur HDMI sans fils WirelessHD à l’étranger. Il est capable de monter en 1080p@60Hz et de diffuser un signal audio multi canal LPCM 192KHz/24 bit, DTS-HD et TrueHD.

II : L’avenir nous dira…

720p à la volée est de bonne qualité bien qu’il dégrade forcément le rendu d’une source possédant une résolution supérieure. La portée devrait également être confortable puisque

équivalente au Wi-Fi 802.11n, avec une distance théorique maximale de 100 m qui sera sans aucun doute plus courte en pratique.

Une alternative de liaison HDMI filaire en RJ-45 Si vous avez besoin d’une longueur de câble HDMI supérieure à 15 m entre votre source et l’afficheur, une solution existe grâce au MegaView60 de Marmitek vendu aux alentours de 50 euros. Il s’agit de deux petits boîtiers équipés d’une connectique HDMI, un transmetteur et un récepteur, reliés par deux câbles RJ-45 Cat5e ou Cat6. La longueur de ces câbles peut atteindre 30 m en exploitant une résolution de 1080p@60 Hz, et 60 m en 480p@60 Hz. Le produit ne nécessite aucune configuration, il établit la transmission automatiquement et n’impose aucune limitation au niveau du transfert audio. Bien que sa fiche technique indique que sa connectique HDMI est en version 1.2a, nous avons réussi à envoyer des pistes DTS-HD et TrueHD en bitstream vers notre ampli. Le PCM 192 kHz/24 bits est aussi supporté. En bref, un produit simple, efficace, pas cher qui peut donc être intéressant pour atteindre un ampli, une TVHD ou un vidéoprojecteur très éloignés de la source. Notez qu’une version MegaView61 existe également, elle peut atteindre 100 m de portée en 480p@60 Hz et 60 m en 1080p@60 Hz.

78

I PC Update

Comme pour le DVD-R et le DVD+R, ou le Blu-Ray face au HD-DVD, une nouvelle guerre de standards est donc lancée. Il est impossible aujourd’hui de savoir si un ou plusieurs d’entre eux vont s’imposer, et du reste, ils ne se destinent pas forcément aux mêmes types de produits ou ne disposent pas de la même portée. De plus, certains sont amenés à être améliorés. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’ils sont tous incompatibles entre eux. L’avenir nous dira qui sortira du lot, mais le WiHD et le WHDI semblent avoir une petite longueur d’avance au niveau de la disponibilité des produits dans le courant de l’année.


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1 Gains de productivité mesurés sous SYSmark* 2007. Tests effectués sur une gamme de PC de bureau et PC portables dotés des nouveaux processeurs Intel 2010, comparés à des PC de bureau dotés de processeurs Intel Pentium de 2005 et à des PC portables dotés de processeurs Intel Pentium M datant de 2005. Les performances effectives peuvent varier. Consultez http://www.intel.com/performance (en anglais) à ce sujet. 2 Le bénéce de la technologie Intel® Turbo Boost suppose que le PC embarque un processeur qui en est doté. Les performances de cette technologie varient selon la conguration matérielle, logicielle et globale du système. Pour savoir si une conguration donnée en est dotée, renseignez-vous auprès de son constructeur. Consultez www.intel.com/technology/turboboost/ (en anglais) à ce sujet. 3 La technologie Intel® Hyper-Threading (Intel® HT) requiert un ordinateur doté d’un processeur qui la gère, un jeu de composants et un BIOS qui l’exploitent ainsi qu’un système d’exploitation qui optimisé pour elle. Les performances peuvent varier en fonction du matériel et des logiciels utilisés. La technologie Intel® Hyper-Threading n’est pas disponible avec le processeur Intel® Core™ i5-750. Pour plus d’informations et pour savoir quels processeurs gèrent la technologie HT, consultez www.intel.com/info/hyperthreading/ (en anglais) à ce sujet.


Pratique

Peut on jouer sur un PC portable ? Gamers A côté de nos configurations desktop, des PC portables prétendent séduire les joueurs. Alors que nos fringuants PC ont parfois du mal à offrir toute la fluidité que méritent les meilleurs jeux, le concept nous a toujours laissé sceptique. Mais progrès aidant, qui sait ? Nous avons tenté la comparaison, pour en avoir le coeur net… Construire un pc portable taillé pour le jeu

R

éaliser des configurations adaptée pour le jeu est déjà souvent un challenge pour les gourmands que nous sommes tant l’offre est vaste. Ajoutons les contraintes d’espace et de poids comme en subissent un ordinateur portable. Sans oublier d’autres aspects de l’équation: La consommation, l’échauffement, l’autonomie, l’ergonomie : le casse tête s’amplifie. Car si l’on admet que 15’ est un minimum pour jouer, cela induit une contrainte directe pour le GPU. Une définition supérieure requiert rapidement beaucoup d’énergie et génère des contraintes thermiques importantes.D’ou la question directe, ces machines sont elles vraiment un bon terrain de jeu ? Coté processeur, avec l’arrivée des Core i7 mobile, la puissance est nettement suffisante pour les jeux. Le mode turbo les rend de surcroit plus efficaces dans les jeux un peu plus anciens qui n’exploitent pas le quad core. Sur un moteur moderne, les quatre coeurs physiques disponibles permettent, à l’instar de nos desks, de répondre à la demande, les jeux exploitant désormais très bien le quad. Les Core i3 et i5 introduits dernièrement sont généralement cadencés plus haut que leurs grands frères grâce à (et pour compenser) leur 2 core. donc coté puissance chez Intel, pas de soucis. Coté AMD, peu de machine pour joueur sont disponibles face au manque de solution haut de gamme en mobile.

80

I PC Update

Le M17x, Crossfire, Raid, Quad Core, Full HD. Son prix est aussi démesuré que le nombre d’options disponibles.

Contrairement à nos desktops, l’espace manque pour un système de refroidissement efficace, gagnant soit des degrés soit quelques mégahertz. Ce qui donne des ventilateurs souvent trop petits pour calmer les ardeurs de ces machines ou des sifflements désagréables, conséquence bien connue des petits ventilateurs tournant à 5000tr/min. A leurs décharges, les systèmes de refroidissement sont complexes dans un portable. Un caloduc commun se charge du processeur et du GPU épaulé par un seul ventilateur pour extraire toute cette chaleur. Seuls les systèmes à base de Crossfire ou SLI bénéficient souvent d’un système de ventilation dédié ! Les systèmes de refroidissement externes, des plaques à mettre sous l’ordinateur portable intégrant des ventilateurs de 8 ou 12 centimètres, offrent une efficacité très limitée puisqu’ils ne sont jamais adaptés à un modèle de portable précis.

Le multimédia Si rien ne remplace un kit d’enceinte externe haut de gamme, les portables de jeux embarquent un système sonore en général plus efficace que les enceintes criardes de la plupart des PC portables, avec un semblant de basses même si le son manque souvent de profondeur. Certains portables proposent même du 4.1. Deux haut parleurs situés au pied de l’écran et deux autres placés vers le repose poignet donnent une sensation multidimensionnelle au son. Mais le plus souvent, la puce son gère une sortie numérique pour connecter le PC à un kit numérique ou mieux un ampli. Le son sera alors décodé de manière externe quand vous serez à la maison. Certains portables vont jusqu’à proposer l’EAX 4.0 qui n’aura de sens qu’avec de bonnes enceintes ou un casque audio spécifique.


Si l’usage se limite d’ailleurs à du quasi sédentaire, un kit clavier et souris plus ergonomique sera certainement plus confortable pour les longues soirées de frag ! Le toucher des portables s’est fortement amélioré avec notamment l’arrivée du chicklet, des touches séparées. Mais l’ergonomie générale de la machine reste souvent handicapante. La position du clavier est trop haute et trop à plat pour jouer plusieurs heures durant ! Toujours dans cette même optique d’usage sédentaire, il sera possible de connecter un second écran via le connecteur HDMI. Attention, ceci dit, l’usage d’un écran externe et sa résolution probablement plus élevée montrera certainement rapidement les limites la carte graphique.

Le Stockage Les SSD sont encore un peu chers pour que les constructeurs les proposent en standard. Ils sont pourtant la seule voie de salut pour les portables qui souffrent énormément de la lenteur des disques 2,5’, générant des temps de chargements fastidieux, voir du lag. Par défaut, on risque de trouver encore une majorité de disques en 5400 tour alors qu’on préférait avoir au minimum un disque en 7200 tours. Seul Dell, propose sur ces gammes Alienware des disques durs rapide par défaut. Pour les autres, il semblerait qu’ils se bornent à mettre en avant la capacité en avant plutôt que la vitesse ! Mais les portables de grande taille comme le sont ceux pour de jeu ont généralement deux emplacements pour le stockage. Pratique pour faire une upgrade en douceur ou monter un raid quand le chipset le permet. Trop rarement hélas car si nos desktops permettent d’avoir des solutions en raid à des prix accessibles, beaucoup de chipsets l’intégrant aujourd’hui, sur portable à base de processeur Intel, seul le Hm57 en dispose pour les processeurs de nouvelle génération ! Du coté AMD, aucun chipset n’en dispose non plus ! Retour à la case SSD.

Des appellations marketing trompeuses ! Mais avant de rentrer dans le vif des performances, commençons par inspecter les viles pratiques qui environnent l’univers des notebooks, sans doute parce que ce marché est considéré comme plus grand public et donc plus naif. Si les gammes de processeurs semble relativement claires chez intel comme AMD, du côté des GPU, c’est le royaume de la tromperie. Si le nombre

de GPU disponibles est aussi pléthorique qu’en version desktop, leur nomination est mensongère aussi bien chez nVidia qu’AMD. A croire qu’il y a une entente tacite entre les deux prétendants. Les GPU portent les mêmes noms que leurs pendants fixes sans en avoir les performances pures. Si le nom de 5870 est bien représenta-

Le X500 remplace le X300 chez Toshiba. La carte graphique, une GTS 350, est une nouvelle fois sous dimensionnée pour jouer sereinement.

PC Update

I 81


Pratique

les puces les plus haut de gamme sont généralement associées avec de la bonne mémoire.

Les pilotes Si tous les mois, chez AMD, nous avons des mises à jour de nos pilotes graphiques desktop, et à peu près autant chez nVidia avec des drivers beta, du coté des portables, la situation est restée longtemps compliquée. Tous les constructeurs avaient un pilote unique pour leur GPU mobile et aucune mise à jour n’était proposée. Il était possible d’utiliser les drivers desktop mais il fallait les modifier manuellement pour les rendre fonctionnel. La situation change. Les fondeurs de chip graphique reprennent le contrôle. Le caméléon a maintenant un espace dédié, dans son espace de téléchargement de pilotes, pour les gpus mobiles. AMD, à partir des Catalyst 10.3 va publier des mises à jour mensuelles ! Il était temps…

L’upgrade quasi impossible tif du haut de gamme, cette version «Mobility» ne vaut jamais qu’une 5750 de bureau, soit une carte de milieu de gamme ! Bon nombre de jeux imposeront de limiter la définition de l’écran, sous peine d’avoir une machine qui se traîne… Mais comme nous le disions, ce problème d’abus ne touche pas qu’AMD. Dans le G51J d’Asus, une GTX 260 M signée nVidia donne les mêmes performances qu’une GT240 ! On atteint ici la limite basse pour jouer à des jeux récents… Alors que les machines sont vendues à partir de 1 649 euros pour le G51J 3D et 1799€ pour le G73JH. Dans cette tranche de prix, nous aurions le droit à un Core i7 860, 8Go de ram, 2 To de disque dur ou un ssd, une 5870, un écran 24 pouces; soit notre configuration de référence en haut de gamme ! Autre point qui nous laisse songeur, trop de liberté est laissée aux constructeurs de portables quant au choix de la mémoire vive qui accompagne la puce graphique. Celle-ci peut trop souvent être changée au profit d’autres bien plus économiques. Les performances sont alors en chute libre. L’exemple le plus courant est l’usage de DDR3 en lieu et place de GDDR3. Soit une

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I PC Update

Notre réticence ne se borne pas aux seules performances et au prix des machines, il y a un autre point non négligeable à prendre en compte à l’achat d’un portable pour joueurs. En effet, si les spécifications sont correctes au vu de l’existant, elles sont déjà limite, donc, pour les jeux à venir, il faudra enlever beaucoup de détails

baisse de 20 à 25 % suivant le GPU utilisé… Et si ce n’est pas suffisant, c’est la fréquence du GPU qui peut être allégée ! Le pire restant à venir. Les gpus mobiles sont souvent mal détectés par les logiciels comme Cpu-z ou Gpu-z et il sera rarement possible de savoir réellement ce qu’on achète ! Sachant que seules

3D Mark 06 17594

5870

17191 15713

GTX 275

14813 13966

5750

12137 12700

5870 M

11175 10064

GTX 260 M

8455 10139

GT 240

8399 0

2000

4000

6000

1280x1024

8000

10000

1920x1080

ici il est clair que nos cartes desktop dominent les débats.

12000

14000

16000

18000

20000


World In Conflict Soviet Assault

World In Conflict Soviet Assault 78

1650

57

1650

58

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76 1920

55 1920

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33

41

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52 1650 AA4x

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71 1920 AA4x

48 1920 AA4x

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10

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HD5870

HD5750

50

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90

0

10

HD5870M

20

GTX 275

La 5870 Mobility semble à la traine par rapport à notre 5750. Un defaut de jeunesse du pilote graphique ?

30

GT 240

40

50

60

GTX 260 M

La GTX260 M surpasse de peu la GT 240 et permet de jouer dans toutes les définitions. Reste qu’en ajoutant les filtrages, la fluidité s’en ressentira.

Hawx

Hawx 96

1650

73

1650

52

35

52

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90 1920

66 1920

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58 1650 AA4x

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79 1920 AA4x

52 1920 AA4x

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26

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20

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HD5870

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HD5750

80

100

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0

10

HD5870M

20

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GTX 275

Hawx sera jouable même avec filtrage sur la 5870 et en Full HD.

40

GT 240

50

60

Far Cry 2 102,63

1650

67,41

1650

55,55

37,07

51,44

38,68

97,35

64,42 1920

50,45

34,68

47,01

35,64

84,55 1650 AA4x

58,36 1650 AA4x

41,76

27,41

38,6

31,13

77,78 1920 AA4x

34,57 1920 AA4x

37,49

24,23

35,13 0

20

28,29

40

HD5870

80

GTX 260 et GT 240 ne permettent pas de jouer confortablement avec les options de filtrage activé. Sans, ce sera jouable en baissant quelques détails gourmand comme la foret.

Far Cry 2

1920

70

GTX 260 M

60

HD5750

80

100

HD5870M

Dans un FPS comme Far cry 2, la 5870 mobility fait mieux que la 5750.

120

0

10

20

GTX 275

30

GT 240

40

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70

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GTX 260 M

La GTX 260 M permet de jouer a Far Cry 2 avec une fluidité convenable en 1680 sans anti aliasing mais n’essayez pas d’activer les filtrages.

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I 83


Pratique

pour qu’ils soient fluides ! La seule upgrade possible dans ces machines concernera les disques durs : comme nous l’avons vu, elles embarquent rarement des SSD et c’est un changement énorme de passer d’un DD 2,5’ à un bon SSD ! Reste une solution qui nous paraissait la plus viable pendant un moment mais que les constructeurs ont, semble-t-il, rejetée en bloc : la carte graphique externe. Asus avait lancé un prototype, le XG Station, utilisant un GPU desktop, alors qu’AMD avait missionné Fujitsu Siemens avec un module externe se liant par un port propriétaire au laptop. Deux solutions qui seraient dignes d’intérêt selon nous et qui ne nuiraient pas aux performances de nos machines, tout en rendant l’upgrade, du moins de la partie graphique, possible. Il serait vraiment bon qu’un constructeur reprenne cette idée car cela nous semble encore la solution la « moins pire » par rapport à ce que nous avons aujourd’hui dans ces machines !

thétique des machines tranche avec les portables classiques. Le G73JH, notre favori actuel dans le haut de gamme, utilise ainsi un revêtement soft touch, avec un effet « gomme » et mat. Nous qui détestons les machines «glossy» ostentatoires, nous sommes ravi ! Ce laptop au design travaillé est très anguleux dans sa forme, nous rappelant un avion furtif tout en ménageant une certaine sobriété..D’abord, aucun néon ou LED ne vient nous éclabousser l’oeil et le clavier chicklet retroéclairé peut être coupé pour éviter tout reflet désagréable. L’ergonomie et l’inclinaison de ce dernier est

très agréable. La position des mains devient naturelle et rappelle celle de nos claviers de bureau. Bref, la machine est superbe et même si sa configuration est musclée, un Core i7 720QM et une AMD 5870, elle sait tout faire dans un silence relatif. Deux énormes ouïes sont disposées à l’arrière permettant de cacher deux blowers soufflant dans un son rauque… Enfin, très bonne nouvelle mais challenge pour la 5870 embarquée, la dalle de ce transportable 17 pouces est en full HD ! Force est de constater que ce portable contredit un peu notre sévère constat.

Jouer sur un portable, une réalité ? Nous venons de le constater, concevoir un portable pour le jeu n’est pas chose aisée, voire une sorte de contradiction technique. Voyons ce qu’il en est à l’épreuve des faits avec 2 exemples significatifs, puisés dans la gamme ROG asus. Les constructeurs de portables savent bien que les joueurs aiment que leur machine ait »un look». D’emblée, l’es-

AMD propose enfin des pilotes mensuels pour les portables, il était temps

Les caloducs à l’intérieur d’un portable. Ici le refroidissement d’une configuration bi 4870. Il y a du boulot pour évacuer la chaleur d’un espace si confiné !

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I PC Update


Mais il est un peu près le seul sur le marché à être un peu près exempt de défauts et à quel prix. Alienware propose aussi des configurations musclées avec notamment le M17x, un 17’’ sur lequel vous pourrez choisir la définition de l’écran, les disques durs en 7200 tours et en raid s’il vous plait, une HD4870 Mobility qui pourra elle aussi être doublée…mais attention à l’addition, ca monte vite, très vite sur le site de Dell. « Raisonnablement », on pourra se faire une machine à moins de 2500€ ! Une marque un peu moins connue, Clevo, qui fabrique principalement et notamment Dell, propose des gammes sur mesure avec une ou des nVidia 285GTX ! Un modèle à moins de 2000€, le W870CU propose en sus de la carte graphique, un core i7 720QM, 4Go de ram, un disque à 500Go en 7200 tour le tout dans un 17 pouce full HD ! Plus d’information sur le site : www.clevo.fr Attardons nous sur une machine particulière, l’Asus G51J 3D, un transportable de 15,6 pouces. Embarquant aussi un Core i7 720QM mais accompagné d’une GTX 260 M, la machine dispose aussi du soft touch sur sa face intérieure mais utilise encore hélas une coque brillante d’ancienne génération, un vrai repère à traces de doigts. Son point fort, à part sa carte graphique, est d’utiliser la 3D Vision de nVidia. La stéréoscopie, donc, arrive aussi sur les portables ! Ici, la définition de l’écran 120 Hz semble sous-dimensionnée par rapport à sa diagonale, puisque nous avons affaire à un modeste 1 366 x 768. Voué à la vision en 3D qui demande des ressources pour calculer deux images à la fois, ce choix est celui de la prudence. Monter plus haut en définition aurait réclamé une puce graphique encore plus performante, aves conséquences sur le bruit et le budget. Au niveau sonore, le portable est très bruyant

dès lors qu’un jeu est lancé. De plus, nous n’avons pas le droit à la même finition sur ce G51J comparé à son grand frère. Point commun aux 2 PC Asus, la pauvreté des disques durs. Les capacités sont importantes dans les deux cas, 2*500 Mo sans possibilité de

RAID pour le premier et 640Go pour l’autre, ces deux machines intégrant 2 disques en 5400 tr/min. Un choix étonnant surtout qu’elles disposent l’une et l’autre de logement suffisant pour dissiper le surcroit de chaleur d’un 7200rpm et ce n’est plus l’écart de prix qui permet de justifier ce L’indice des performances nVidia prend en référence un chipset Intel. Mais il oublie de préciser les gains entre les différents GPU.

PC Update

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Pratique

choix. En magasin une poignée d’euros séparent les 5400 aux 7200 tours... Notez que le G51J 3D est remplacé par un G51Jx en ce mois de mars. Au menu des changements, à première vue, pas grandchose, si ce n’est le prix qui grimpe un peu plus (on passe tout de même de 1 649 euros à 1 769 euros). Sauf qu’en regardant de plus près la nouvelle configuration, ca coince, bien que nous ayons droit à un doublement de la quantité de mémoire vive, soit 8 Go de RAM… De manière incompréhensible, le GPU est, lui, en baisse ! Le GTX 260 M laisse sa place à un GTS 360 M et au regard des spécifications des puces, on y perd notre latin. Une machine « G Series », un PC pour joueurs donc, ce n’est pas d’abord un gros GPU monsieur Asus ? Bref, le marché du PC portable de jeu est difficile, souvent décevant, et il est forcément couteux de s’y faire plaisir. Si vous passez vos soirées dans des LAN et êtes prêts à dépenser 2000  euros tous les 2 ans, un G73 est indéniablement un bel engin. Dans les gammes inférieures, attendez vous à être décus... Certes, les machins flattent l’oeil et attirent fatalement le geek. Mais passé le moment «nouveau jouet», la déception est trop rapide, notamment compte tenu du lourd investissement toujours nécessaire !

Alienware M11x, extraterrestre jusqu’au bout ? Arrivé dans nos mains encore à l’état de prototype, l’Alienware M11x est un portable à part ! En effet, celui-ci utilise une plateforme CULV et une GT 335 M, le tout dans un 11 pouces ! Le premier ultra portable dédié au jeu ! La définition de l’écran se bornant à du 1 366 x 768, il paraît viable de jouer avec et l’autonomie annoncée par Dell serait aux alentours des 8 heures ! Mais attention, pour tenir ce score, c’est avec l’IGP d’Intel ! En mode jeu, c’est plus 3 ou 4 heures sur lesquelles il faudra compter. Et même si la connectique embarquée permet de le brancher sur un écran beaucoup plus gros, la carte graphique ne pourra encaisser une résolution supérieure à celle de son écran natif ! Dernier point concernant cette machine : l’overclocking automatique promis par le constructeur ! L’écart promis devrait être sympathique mais partant de si bas, le jeu en vaut-il la chandelle ? Nous n’avons pas pu voir de différence sur ce proto !

L’épreuve des chiffres Pour savoir donc où en sont vraiment les gpu portables, nous avons concocté une configuration desktop de notre cru. Pour éviter de créer un fossé abyssal entre les configurations, nous avons utilisé des composants mobiles, un disque dur de portable en 5 400 tours, ainsi qu’un Xeon L3426 qui a une fréquence relativement basse en fonctionnement, et dont le turbo ressemble à celui des Core i7 720QM/Core i7 820QM. Bref une sorte de portable équipé d’une carte graphique de desktop. Si nous avons été plutôt fair-play dans le choix de nos composants

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I PC Update

pour notre machine type, force est de constater que les GPU pour portables ne s’en sortent pas trop mal sur nos jeux. C’est donc possible de jouer! La marge de manoeuvre est cependant trop réduite pour être viable dans le temps. L’upgrade étant totalement impossible, dès lors qu’un moteur de jeu un peu gourmand sortira, il faudra diminuer ses prétentions dans les options graphiques du jeu ou pire changer de portable… En l’état, les GPU mobiles ne sont toujours pas à la hauteur, les contraintes techniques et notamment thermiques empêchent nos machines mobiles d’être de vraies mangeuses d’images par seconde. Les constructeurs et fondeurs de GPU sont obligés de faire des concessions bien trop nombreuses pour que ça ne vaille le coup.


Dossier

SSD La révolution

28 modèles à l’épreuve jérémy panzetta

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Un « bon SSD » est plus performant que des disques durs tournant à 15 000 tours/min.

Le passage du disque dur au SSD est le meilleur moyen de booster la réactivité générale de son PC. 110 Mo/s en lecture pour votre disque dur si vous êtes bien loti contre 250 pour un SSD, qui ne serait pas tenté ? Quel modèle choisir selon son budget, ses besoins de capacité ou de performances ? Nous avons comparé 28 unités pour trouver les meilleures d’entre elles.

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I PC Update

e disque dur est généralement l’élément qui bride le plus les performances générales d’une machine. Et bien que la mise à jour vers un modèle de dernière génération apporte un plus, le gain ne se ressent pas autant qu’une bonne upgrade de processeur ou de carte graphique améliorant la puissance de calcul brut ou 3D. Les SSD représentent alors le meilleur moyen de donner un véritable coup de fouet à sa machine, notamment car ils suppriment la latence mécanique des disques durs et offrent des taux de transferts bien supérieurs. Certes, les premiers modèles commercialisés étaient loin d’être parfaits mais ce marché a nettement progressé et en peu de temps. Si leurs prix au gigaoctet restent encore élevés face aux disques durs, les SSD possèdent de nombreux avantages qui justifient la mise à jour d’une machine dès  aujourd’hui. Que ce soit en termes de temps de chargement des jeux, de l’OS ou des programmes, d’efficacité dans les manipulations  de fichiers, ou de réactivité globale  du système, les SSD enterrent les meilleurs modèles 7 200 tours/min et même les gammes de disques durs tournant à 15 000 tours/min. Il ne faut pas oublier également que les SSD


Seven et quelques distributions Linux sont les seuls OS à intégrer le TRIM, un procédé permettant de rétablir les pertes de performances des SSD avec le temps.

consomment peu d’énergie, dégagent très peu de chaleur et permettent de supprimer les nuisances sonores puisqu’ils sont totalement silencieux. Mais au même titre que les HDD, tous les SSD ne se valent pas et pas seulement en termes de performances. Afin d’orienter son choix, il est en premier lieu nécessaire d’observer les caractéristiques techniques des produits.

Les spécifications importantes Le premier critère permettant d’évaluer la rapidité d’un SSD vient de ses puces de mémoire Flash. Il en existe deux types, les SLC et MLC. Les SLC sont les plus rapides mais elles coûtent très cher. Les MLC ont l’avantage d’être plus abordables mais possèdent une durée de vie moins importante. Une puce MLC gravée en 50 nm offre 10 000  cycles d’écriture contre 100  000 pour une SLC. En pratique, cette différence sur la durée de vie n’a pas de véritables conséquences pour un usage grand public, d’autant plus que plusieurs procédés intégrés aux SSD permettent de limiter cette usure (Wear Leveling, Wear Combining). Quel que soit l’usage, les SSD sont donnés pour fonctionner entre 3 et 5 ans par les constructeurs, soit une durée de vie confortable pendant laquelle vous aurez certainement changé de modèle avant que des problèmes d’usure n’apparaissent. La capacité de stockage du SSD joue également un rôle car plus elle est importante, plus l’unité contient de puces mémoire, ce qui a pour conséquence d’améliorer les débits séquentiels, prin-

cipalement en écriture. Opter pour un modèle de 60 Go au lieu de 30 Go, ou de 128 Go au lieu de 60 Go, apportera, dans la plupart des cas, un meilleur comportement en ce qui concerne la manipulation/copie de fichiers. La qualité du contrôleur est un autre critère primordial dans le choix d’un SSD. Quel que soit le type des puces du SSD, elles ne peuvent exprimer tout leur potentiel que si elles sont associées à un contrôleur efficace. Les points qui vont varier le plus entre deux contrôleurs sont les débits en écriture et en lecture sur différentes tailles de fichiers, l’usure du SSD, la fiabilité des données écrites, ainsi que la dégradation des performances avec le temps, un point sur lequel nous reviendrons plus en détail par la suite. A l’heure actuelle, huit concepteurs sont présents : Indilinx, Toshiba, Intel, Samsung, JMicron, SandForce, Phison et Marvell. Il n’est pas rare de trouver le même contrôleur dans deux SSD de différentes marques, il en est de même des puces mémoire. Le contrôleur étant la pièce maîtresse d’un SSD, cela implique que les performances de ces différentes unités « clones » sont relativement proches. C’est pour cette raison que nous avons classé les 28 SSD de ce comparatif par type de contrôleur.

Les SSD sont dépourvus de parties mécaniques et sont donc totalement silencieux. Ils dégagent également peu de chaleur.

Le plus grand défaut des SSD vient de leur dégradation de performances avec le temps. Plus de 60 % de pertes en écriture peuvent être constatées selon les modèles.

PC Update

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Dossier

Eviter les baisses de performances Tous les SSD sont sujets à une perte de performances en écriture avec le temps, un problème inhérent au fonctionnement de la mémoire Flash. Les puces mémoire sont composées de cellules divisées en blocs, eux-mêmes divisés en pages. Une page a généralement une taille de 4 ko et fait partie d’un bloc de 512 ko comprenant donc 128 pages. Une opération d’écriture s’effectuant obligatoirement en série sur toutes les pages du bloc, le SSD doit donc effacer l’intégralité du bloc avant de réécrire de nouvelles données. Les dégradations de performances viennent de là et aussi du fait que le SSD lui-même ne sait pas si le bloc est libre ou non car la suppression d’un fichier ne s’effectue que dans le système de fichiers. Un vidage d’une corbeille, un formatage ou la suppression d’une partition n’y change rien. Cette dégradation peut intervenir très rapidement et touche surtout les opérations d’écriture. Un SSD peut facilement perdre plus de 60 % de performances à ce niveau après des séries de benchs comme les nôtres, ce qui n’est pas négligeable. Il existe plusieurs moyens de limiter cette dégradation, à commencer par la commande TRIM intégrée à Windows Seven et certaines distributions Linux. Elle permet d’indiquer au contrôleur les LBA (adresses logiques des données) qui contiennent des données invalides et de mettre à jour la table d’allocation lors du formatage d’une partition ou d’une suppression de fichiers (avec vidage de la corbeille), avec un rétablissement des débits d’écriture proche des spécifications d’usine du SSD. Pour qu’il fonctionne, le TRIM doit être supporté matériellement par le contrôleur du SSD

SSDTweaker est un outil pratique effectuant plusieurs optimisations au niveau du système d’exploitation.

L’utilitaire Wiper fonctionnant notamment avec les SSD en contrôleur Indilinx permet de lancer manuellement la commande TRIM sous une invite de commandes DOS. Il sera utile sous XP ou Vista qui ne supportent pas le TRIM.

et intégré à son firmware. Il est également obligatoire d’utiliser le pilote de stockage de base de Windows Seven, et donc de ne pas installer le Matrix Storage Driver d’un chipset Intel ou l’IDE SW de pilotes nVidia (les pilotes des cartes SATA/RAID dédiées ne sont pas

Vous trouverez de nombreuses informations utiles sur les forums des constructeurs de SSD (nouveaux firmwares et procédure de flashage, tweaks Windows, etc.).

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I PC Update

non plus compatibles). D’autre part, le TRIM ne fonctionne pas si le contrôleur de stockage de la carte mère est défini en RAID dans le BIOS, même si le SSD n’est pas placé dans une grappe RAID, car ce n’est pas le même pilote Microsoft qui est utilisé. Impossible donc de bénéficier du TRIM en ayant un SSD comme disque système et une grappe RAID de disques durs à côté par exemple. Mais ce n’est qu’une question de temps, Intel a en effet annoncé qu’il travaillait sur une nouvelle version de drivers compatible avec le TRIM en RAID, il en sera sûrement de même chez les autres constructeurs. Sous Windows XP et Vista, une alternative pour supprimer cette perte de performances existe sur certains modèles de SSD, grâce à l’utilitaire Wiper. Il permet d’exécuter manuellement une sorte de commande TRIM allant faire correspondre la base du système de fichiers de l’OS avec celle du SSD. Mais Wiper ne fonctionne toujours pas avec un contrô-


tauration système. Sous Seven, si l’OS détecte correctement le SSD, plusieurs d’entre eux sont coupés automatiquement. Mais il est nécessaire de le vérifier. Vous trouverez de multiples informations utiles à ce niveau sur les forums des constructeurs dans des sujets épinglés, nous vous conseillons d’y faire un tour. Pour vous simplifier la tâche, citons également l’outil SSDTweaker (à télécharger sur www.techspot.com), qui permet de voir l’état de ces différents services et de les modifier facilement.

Les firmwares des SSD Le contrôleur est la pièce maîtresse d’un SSD et celle qui conditionne le plus ses performances globales.

leur de stockage placé en RAID. Il s’utilise sous Windows, au sein d’une commande MS-DOS, théoriquement sans perte de données, et peut prendre beaucoup de temps à se finaliser. Chez Intel, une solution un peu différente est proposée avec l’utilitaire maison SSD ToolBox. Il fonctionne sous Windows XP/Vista/ Seven et permet de lancer manuellement la commande TRIM des SSD Intel, ou de la programmer pour s’effectuer automatiquement et régulièrement. Il est, là encore, impossible de l’utiliser au sein d’une grappe RAID de SSD, mais il fonctionne avec un SSD Intel placé seul sur un contrôleur RAID et exécute l’opération de « nettoyage » rapidement. Le seul procédé permettant de limiter la dégradation des performances de SSD non Intel sur un contrôleur en RAID vient de la fonction Garbage Collector. Elle doit être intégrée matériellement par le contrôleur et son firmware et réorganise la table d’allocation de fichiers en fond de tâche, lorsque le PC est au repos. Mais contrairement au TRIM qui ne nécessite pas de réécriture, le Garbage Collector implique le déplacement de données et donc l’usure des puces mémoire. Il est possible qu’un SSD intègre à la fois le TRIM et le Garbage Collector, une association très efficace pour éviter les pertes de performances, même si le contrôleur de stockage de la carte mère n’est pas défini en RAID. Un dernier outil nommé HDDErase compatible avec la grande majorité des contrôleurs permet de réinitialiser les performances d’usine d’un SSD. Il s’utilise

avec un CD ou une clé USB bootable sous DOS et ne prend que quelques secondes à s’exécuter. Il est cela dit nécessaire de placer le contrôleur de stockage de la carte mère en mode IDE et de ne brancher l’alimentation du SSD qu’une fois le PC démarré sous DOS (autrement, l’accès au SSD est bloqué par le BIOS de la carte mère). HDDErase supprime les partitions du SSD et efface donc toutes les données qui y sont stockées.

Optimisations Windows Avec un SSD, de nombreux services Windows exigeants en écriture peuvent être désactivés pour limiter son usure et ses pertes de débits en écriture. C’est le cas de la défragmentation par exemple qui est inutile, de l’indexation ou de la res-

La qualité d’un SSD est en grande partie conditionnée par celle de son contrôleur, mais aussi par son firmware. De nouveaux firmwares sont régulièrement mis en ligne pour pallier certains défauts, limiter la dégradation des performances, améliorer le comportement général du SSD ou ajouter de nouvelles fonctionnalités comme le TRIM et le Garbage Collector. Mais une mise à jour n’est pas forcément bénéfique, elle peut ne rien apporter, voire poser de sérieux problèmes comme cela a été le cas chez Intel, lors de la sortie des firmwares apportant le TRIM à ses SSD. Mieux vaut donc attendre quelques retours d’utilisateurs sur le Net et les forums des constructeurs  avant de flasher son SSD. Ce flashage s’effectue généralement sous DOS, en plaçant le contrôleur de stockage de la carte mère en IDE, et peut parfois provoquer l’effacement des données du SSD.

Intel est un des rares à livrer un utilitaire Windows simple pour lancer un « nettoyage » TRIM de ses SSD. L’outil peut aussi être programmé pour effectuer cette tâche automatiquement et périodiquement.

PC Update

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Dossier

SSD en Indilinx Barefoot/ECO

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armi nos 28 SSD, le contrôleur Indilinx Barefoot est celui qu’on retrouve le plus. Presque tous les constructeurs ont adopté ce contrôleur sur une ou plusieurs de leurs gammes, avec des modèles en puces SLC ou MLC. Il offre de bonnes performances générales. Il gère très bien l’écriture des petits fichiers, offre des vitesses de lecture et d’écriture séquentielles élevées et s’en sort bien également sur les opérations d’accès aléatoires. Il apporte un très bon compromis face aux autres contrôleurs comme nous le verrons par la suite puisqu’il est à l’aise dans toutes les situations. Son plus grand défaut vient des dégradations assez nettes en écriture avec le temps et qui arrivent relativement vite. Mais elles s’estompent au fur et à mesure

des versions du firmware et la plupart des SSD à base d’Indilinx supportent aujourd’hui le TRIM ainsi que le Garbage Collector. En ce qui concerne les unités ellesmêmes, les modèles en SLC sortent naturellement du lot. Ils ont un meilleur comportement au sein d’activités multitâches et proposent des débits de lecture et d’écriture supérieurs en pratique. Mais à un prix que peu d’entre nous pourront se permettre. L’Agility EX étant en fin de vie, seul le Vertex EX se trouve encore facilement en boutiques. Pour les modèles en MLC, les Agility restent un ton en dessous des autres clones Indilinx, avec notamment une moins bonne gestion des petits fichiers et des résultats inférieurs en écriture aléatoire (des accès qui ne sont pas les plus fréquents cela dit).

Vous remarquerez, au passage, sur les graphiques de benchs que l’augmentation de performances est bien présente entre notre version 30 et 120 GB. Les Agility peuvent se trouver à des prix intéressants et c’est un des points forts de cette gamme. Mais les puces mémoire peuvent varier selon leur disponibilité lors de la production du SSD. Ils peuvent contenir des puces Samsung, Toshiba ou Intel/Micron, et il n’y a aucun moyen de le vérifier à l’achat. Notre modèle 120 GB était en puces Intel/Micron, le 30 GB en Toshiba, et il semble que les modèles en Samsung soient un peu plus véloces. Chez GSkill, contrairement au Falcon, le Falcon II n’intègre pas le Barefoot mais l’Indilinx ECO, une version se différenciant par son support des puces

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

Corsair Extreme Series

Samsung MLC 50nm

64 Mo

240/170 (256-128 GB), 220/135 (64 GB), 210/100 (32 GB)

Non/Non (futur firmware ?)

2 ans

130 € (32 GB), 220 € (64 GB), 420 € (128 GB), 730 € (256 GB)

OCZ Agility

Intel MLC 50nm, voire Samsung ou Toshiba

64 Mo

230/135 (250-120-60 GB), 185/100 (30 GB)

Oui/Oui

3 ans

125 € (30 GB), 190 € (60 GB), 350 € (120 GB)

OCZ Agility EX

Intel SLC

64 Mo

255/195 (60 GB)

Oui/Oui

3 ans

450 € (60 GB)

OCZ Vertex

Samsung MLC 50nm

64 Mo

250/160 (250 GB), 250/180 (120 GB), 230/135 (60-30 GB)

Oui/Oui

3 ans

125 € (30 GB), 205 € (60 GB), 380 € (120 GB), 750 € (250 GB)

OCZ Vertex EX

Samsung SLC 50nm

64 Mo

260/200 (120 GB), 210/145 (60 GB)

Oui/Oui

3 ans

850 € (60 GB), 1300 € (120 GB)

Crucial M225

Samsung MLC 50nm

64 Mo

250/200 (256 GB), 250/190 (128 GB), 200/150 (64 GB)

Oui/Oui

5 ans

180 € (64 GB), 360 € (128 GB), 610 € (256 GB)

A-Data S592

Samsung MLC 50nm

64 Mo

250/170 (128 GB), 230/150 (64 GB),

Oui/Non

2 ans

125 € (32 GB), 175 € (64 GB), 320 € (128 GB)

G.Skill Falcon

Samsung MLC 50nm

64 Mo

230/190 (256-128 GB), 230/135 (64-32 GB)

Oui/Oui

2 ans

210 € (64 GB), 380 € (128 GB), 670 € (256 GB)

G.Skill Falcon II

Intel MLC 34 nm

64 Mo

220/150 (128 GB), 220/110 (64 GB)

Oui/Oui

2 ans

175 € (64 GB), 305 € (128 GB)

Transcend 120 GB TS120GSSD25D-M

Samsung MLC 50nm

64 Mo

230/180 (120 GB), 210/150 (60 GB)

Oui/Non

2 ans

200 € ( 60 GB), 390 € (120 GB)

Patriot TorqX

Samsung MLC 50nm

64 Mo

260/180 (256-128 GB), 220/135 (64 GB)

Oui/Oui

10 ans

230 € (64 GB), 370 € (128 GB)

Plus Indilinx : Bonnes écritures aléatoires, très bonne gestion des petits fichiers, bons débits séquentiels, support du TRIM (pour la plupart des modèles) Moins Indilinx : Dégradation rapide et importante des performances

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I PC Update


en 34 nm. Ces deux SSD de 128 GB offrent à peu de chose près les mêmes performances. Nous avons constaté quelques chutes de débit en écriture sur le Falcon II mais elles n’ont pas véritablement d’impact en pratique. Ces deux SSD font moins bien que l’Agility sur l’écriture de petits fichiers avec une perte de 20 % face au modèle 120 Go. Mais cela reste correct, toujours meilleur qu’avec un contrôleur Samsung et bien supérieur à un disque dur. Leurs débits séquentiels sont, par ailleurs, excellents en situation réelle. Notez qu’il semble

exister deux versions du Falcon II qu’il n’est là encore pas possible d’identifier. Une avec huit puces mémoire, l’autre avec seize comme le nôtre, et qui est plus rapide. Le Falcon II est lui aussi proposé à des prix plus bas que ses concurrents, ce qui peut être un argument en sa faveur. Le S592 d’A-Data a quant à lui besoin de mûrir et d’une mise à jour de firmware. Ses débits séquentiels en écriture sont loin d’être constants et peuvent chuter relativement bas, ce qui se retrouve dans les benchs des traitements de fichiers.

Le Corsair X128, le Crucial M225, le Transcend TS120GSSD25D-M, l’OCZ Vertex ou le Patriot TorqX en 120/128 GB offrent des performances relativement proches et se placent parmi les meilleurs modèles en Indilinx Barefoot, ou du moins les mieux équilibrés. Le Corsair se détache un peu, bien que la différence reste faible, mais il ne dispose pas encore du TRIM et affiche des prix élevés. Entre les modèles Crucial, OCZ (Vertex), Patriot ou Transcend, le choix peut donc se faire en fonction du prix que vous trouverez en boutiques, voire de la garantie du produit.

SSD en Samsung PB22-J S amsung fut l’un des premiers à arriver sur le marché des SSD avec ses contrôleurs PM410/ PS410. Ils ont aujourd’hui laissé la place au PB22-J offrant quelques avantages face à Indilinx. Il présente d’excellents débits séquentiels que l’on retrouve dans les benchs pratiques de copie de fichiers. Il apporte également un peu plus de réactivité dans des environnements à accès multiples et limite mieux les dégradations de performances dans le temps. Il pèche par son comportement sur l’écriture

de petits fichiers, mais cela reste correct et toujours meilleur qu’un disque dur. Ses accès en écriture aléatoires sont par contre relativement mauvais face à la concurrence. Mais ce type d’accès n’est pas si fréquent et intervient surtout lorsque le SSD commence à être bien rempli de données. Des quatre SSD testés ici, le Kingston est le moins performant. Il s’en tire moins bien sur le traitement de petits fichiers et a obtenu de plus mauvais scores sur l’installation de programmes. La copie simple

de fichiers n’est également pas au niveau, ce qui vient certainement de ses débits séquentiels un peu moins élevés en écriture. Ses débits en lecture sont également inconstants. Kingston n’apportant aucun support et nouveau firmware à ce SSDNow V+, il ne sera donc pas amené à progresser et est le seul à ne pas supporter le TRIM. Cette gamme est d’ailleurs en fin de vie et bientôt remplacée. Le modèle Corsair 128 GB reste proche du Samsung 128 GB sur la plupart des tests mais obtient des

PC Update

I 93


Dossier

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

Corsair Performances Series

Samsung MLC 50nm

128 Mo

220/180 (256-128 GB), 220/120 (64 GB)

Oui/Oui

2 ans

195 € (64 GB), 370 € (128 GB), 730 € (256 GB)

Samsung PB22-J

Samsung MLC 50nm

128 Mo

220/185 (256-128 GB), 220/120 (64 GB)

Oui/Oui

2 ans

190 € (64 GB), 350 € (128 GB), 640 € (256 GB)

Patriot TorqX M28

Samsung MLC 50nm

128 Mo

220/200 (256-128 GB), 220/140 (64 GB)

Oui/Oui

10 ans

230 € (64 GB), 400 € (128 GB), 720 € (256 GB)

Kingston SSDNow V+ Series (SNV225-S2)

Samsung MLC 50nm

128 Mo

Max 220/140

Non/Non

3 ans

360 € (128 GB), 180 € (64 GB)

Plus PB22-J : Excellent en lecture et écriture séquentielles, support du TRIM (pour la plupart des modèles), résistance correcte à la dégradation de performances Moins PB22-J : Ecritures aléatoires, gestion correcte des petits fichiers mais il est moins bo n que la plupart des autres contrôleurs scores étrangement plus élevés sur l’installation des programmes. Le Patriot TorqX M28 256 Go affiche, lui, des performances globales identiques au Samsung. Ses débits

SSD en Intel I

ntel n’a pas raté son entrée sur le marché des SSD. Son contrôleur est considéré comme l’un des meilleurs, un constat que nous avons pu vérifier dans nos tests. Il affiche un excellent comportement en lecture ainsi que sur la gestion de petits fichiers en écriture. Il en est de même en écriture aléatoire, mais surtout sur les petits fichiers car les taux de transfert sont assez limités. C’est d’ailleurs son plus grand point faible, mais uniquement sur des modèles à puces MLC. Le contrôleur Intel présente ensuite une très bonne résistance

séquentiels en écriture sont relativement inconstants mais cela n’a pas eu d’impact en pratique. Notre préférence va donc au modèle Samsung PB22-J que l’on peut de

plus trouver à des prix attirants. Le Patriot est une bonne alternative,  qui plus est garanti 10 ans, mais ses prix sont plus élevés que la concurrence.

à la dégradation des performances d’écriture dans le temps. Le X25-E à base de puces SLC offre des performances de très haut niveau, un comportement très réactif dans des environnements multitâches, et fait un peu mieux que les modèles Agility EX et Vertex EX eux aussi en SLC. Mais son prix élevé en refroidira plus d’un. Il ne supporte pas le TRIM et sera donc soumis à des chutes de débit en écriture qui restent toutefois contenues. Commercialisé tout d’abord avec des puces mémoire de 50 nm, le X25-M a évolué vers une seconde génération baptisée Postville en puces de 34 nm,

ce qui a permis de réduire les coûts de production et, au passage, d’ajouter le support du TRIM. La version 80 GB est limitée à 70 Mo/s en écriture, contre 100 Mo/s pour la 160 GB, ce qui se retrouve dans les faibles scores de copie simple de fichiers. Mais ces faibles débits ont moins d’influence sur l’installation des programmes, où le X-25M se montre aussi rapide que la concurrence. Les prix des X25-M ne sont pas excessifs, avec un ticket d’entrée à environ 210 euros pour 80 GB, soit seulement quelques dizaines d’euros supplémentaires par rapport à la plupart des autres SSD en 64 GB.

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

X25-V

Intel MLC 34nm

32 Mo

170/35

Oui/Non

3 ans

110 € (40 GB)

X25-M V2

Intel MLC 34nm

32 Mo

250/100 (160 GB), 250/70 (80 GB)

Oui/Non

3 ans

210 € (80 GB), 410 € (160 GB)

X25-E

Intel SLC 50nm

16 Mo

Max 250/170

Non/Non

3 ans

380 € (32 GB), 690 € (64 GB)

Plus Intel : Excellente gestion des petits fichiers, excellentes performances en lecture, très bonnes écritures aléatoires (petits fichiers), faible dégradation des performances, support du TRIM (sur les modèles en 34 nm) Moins Intel : Débits en é criture limités

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I PC Update


* offre valable jusqu’au 31/06/2010

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Rajouter 12 € de frais de port CEE (reste du monde 20 €)

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Ci-joint mon règlement de 62 € par :

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24N PCU46


Le X25-V sorti récemment est un SSD d’entrée de gamme. Disponible uniquement en 40 GB, il voit ses débits bruts en écriture chuter à 35 Mo/s. Il obtient logiquement de mauvais scores sur les opérations de copie de fichiers, et contrairement au X25M, ces débits pénalisent aussi nos tests d’installation de programmes.

Mais le SSD se comporte à peu près de la même façon que le X25-M sur d’autres types d’accès, avec notamment une excellente tenue en lecture. On le trouve sous la barre des 100 euros, un prix inférieur à la plupart des SSD MLC de 30 GB. Il représente donc une très bonne affaire et supporte le TRIM.

Rappelons qu’Intel livre avec ses modèles en 34 nm l’outil SSD ToolBox permettant de lancer une commande TRIM manuelle sous XP/Vista/Seven. Le programme peut, de plus, être programmé pour se lancer périodiquement et fonctionne avec une unité placée seule sur un contrôleur RAID (pas dans une grappe).

SSD en JMicron JMF602

L

e contrôleur JMF602 de JMicron fut l’un des premiers disponibles et celui qui a été le plus critiqué. Les SSD qui l’exploitent sont devenus tristement célèbres par une mauvaise gestion des petits fichiers en écriture, de piètres performances en accès aléatoires, des débits bruts très inconstants, un manque de réactivité dans des environnements à accès multiples et l’absence de mémoire cache. Il peut également provoquer des gels intempestifs du système. Le JMF602 souffre aussi d’une dégradation importante et rapide des performances en écri-

ture qu’il ne sera pas possible de corriger puisque le contrôleur ne supporte pas le TRIM. Toutes ces conclusions ont pu être vérifiées en pratique sur le test de quatre modèles. Dans tous les benchs, les SSD en JMF602 sont loin derrière tous les autres. Ils font même moins bien qu’un disque dur en 7 200 tours/min sur les copies de fichiers ou l’installation de programmes. Ils restent plus rapides qu’un Velociraptor au niveau des temps de démarrage des programmes ou de Windows, mais se placent une fois de plus derrière tous les autres types de

SSD sur le chargement de l’OS (sauf le Transcend TS32GSSD25SM). On notera, par ailleurs, que le modèle de Kingston est une fois de plus à la traîne face aux trois autres et que l’association de ce contrôleur et de puces SLC sur le modèle Transcend TS64GSSD25S-S est un véritable gâchis, même si le temps de chargement de Windows retrouve alors un score équivalent aux meilleurs SSD. Les prix de ces SSD en JMF602 sont généralement plus abordables mais cela ne suffit pas, on trouve de bien meilleurs rapports qualité/ prix sur le marché.

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

Kingston SSDNow V Series 64/ 128 GB (SNV125-S2)

Toshiba MLC 50nm

-

Max 100/70

Non/Non

3 ans

130 € (64 GB), 240 € (128 GB)

SIlicon Power M10

Samsung MLC 50nm

-

Max 165/95

Non/Non

2 ans

120 € (32 GB), 160 € (64 GB), 300 € (128 GB)

Transcend 32 GB TS32GSSD25S-M

Samsung MLC 50nm

-

163/92 (128 GB), 148/92 (64 GB), 123/60 (32 GB)

Non/Non

2 ans

105 € (32 GB), 170 € (64 GB), 340 € (128 GB)

Transcend 64 GB TS64GSSD25S-S

Samsung SLC 50nm

-

163/142 (64 GB), 135/105 (16- 32 GB), 136/96 (8 GB)

Non/Non

2 ans

180 € (16 GB), 270 € (32 GB), 550 € (64 GB)

Plus JMF602 : Prix Moins JMF602 : Mauvaise gestion des petits fichiers, piètres performances en accès aléatoires, débits bruts très inconstants, dégradation importante et rapide des performances (et pas de TRIM)

PC Update

I 97


Dossier

SSD en JMicron JMF612 A près son JMF602 décevant, JMicron est attendu au tournant avec le successeur JMF612. Nous avons pu le tester au sein d’un des premiers modèles qui sera commercialisé, l’A-Data S596, ici en version 128 GB, et qui a la particularité de posséder un port USB 2.0 en plus de son interface SATA-2. Force est de constater qu’il y a véritablement du mieux même si tout

n’est pas encore au point. Nous avons tout d’abord mis en évidence une tenue très aléatoire des débits en écriture, à la fois dans les tests de taux de transfert séquentiel affichant une moyenne de 70 Mo/s pour 140 Mo/s annoncés et avec des chutes régulières en dessous des 30 Mo/s, et dans les copies de fichiers où le temps de transfert pouvait quadrupler entre deux tests et restait globalement assez lent. Le comportement de l’unité en lecture est bien plus appréciable en revanche, comme le traitement des petits fichiers qui a bien été amélioré face au JMF602. Sur ce dernier point, les accès sont bons en lecture et corrects en écriture mais restent un ton en dessous de ceux de chez Samsung ou Indilinx. Au même titre que chez Samsung, les accès en écriture aléatoires sont par contre mauvais. La bonne surprise concerne la

relative stabilité des performances dans le temps. Heureusement d’ailleurs, car le S596 ne supporte pas le TRIM. Du moins pas pour le moment car un firmware compatible a été annoncé. Nous avons, par ailleurs, rencontré un dernier petit souci. A quelques reprises, notre machine de test n’a pas pu démarrer car elle bloquait sur la détection du SSD. Certains de nos confrères ont pu constater le même défaut dont l’origine est difficile à identifier. Reste la question des prix qui n’ont pas été dévoilés. Pour le moment, nous ne recommandons pas ce SSD dont le bilan est mitigé. Mais si les tarifs sont plus bas que la concurrence et qu’un bon suivi technique est effectué pour corriger les défauts de jeunesse de ce contrôleur, les unités à base de JMF612 pourraient devenir de bonnes affaires.

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

A-Data S596

Intel/Micron MLC 34nm

128 Mo

250/180 (256 GB), 250/180 (128 GB), 240/110 (64 GB)

Non/Non (futur firmware)

NC

NC

Plus JMF612 : Gestion correcte des petits fichiers, faible dégradation de performances, bonnes performances en lecture, très bonnes écritures aléatoires Moins JMF612 : Stabilité des débits d’écriture (pour le S596), écritures aléatoires, pas de TRIM (pour le moment)

SSD en SandForce N ouveau venu sur le marché, SandForce va proposer deux versions de son contrôleur : le SF-1500 censé être le plus performant et supportant la mémoire SLC, et le SF-1200. Tous les deux restent en SATA2 et n’introduisent donc pas le SATA-3 comme l’a fait Marvell et ils se dispensent de mémoire cache externe. Les contrôleurs ont, en effet, la particularité d’effectuer une sorte de compression lossless de la majorité des données envoyées à l’unité (technologie baptisée DuraWrite), ce qui justifierait entre autres l’absence de mémoire cache et limiterait les besoins d’écriture sur le SSD. OCZ a récemment annoncé le Vertex 2 (SF-1200, MLC 34 nm), le Vertex 2 Pro EX (SF-1500, SLC 50 nm), et celui

98

I PC Update

que nous avons eu entre les mains, le Vertex 2 Pro (SF-1500, MLC 34 nm). Les modèles en MLC seront disponibles avec des capacités de 50/100/200/400 GB et de 50/100/200 Go en SLC. Les performances globales du Vertex 2 Pro sont d’un haut niveau et le SSD se paie le luxe de faire mieux que les Intel X25-M, tout en restant logiquement derrière un bon SSD en puces SLC. Notre version de 100 Go affiche des taux de transfert impressionnants de 280 Mo/s en lecture et de 270 Mo/s en écriture, confirmés dans les tests, et donc à la limite de ce que peut envoyer l’interface SATA-2. Les tests de copie de fichiers font partie des meilleurs et le Vertex  2  Pro reste devant tous les autres SSD en MLC au niveau de l’installation des pro-

grammes. Face au X25-M, la gestion des petits fichiers est globalement meilleure en lecture, un ton en dessous en écriture mais toujours meilleur que les autres contrôleurs. Son comportement au sein d’activités multitâches est aussi un peu plus efficace. On ne gagne, en revanche, rien sur les temps de chargement des jeux, de Windows ou des programmes. Malgré la technologie DuraWrite, nous avons relevé une forte perte de performances du SSD après avoir effectué tous nos benchs. Pas moins de 70 Mo/s de moyenne ont été perdus en écriture séquentielle, ce qui n’est pas négligeable. Mais le Vertex 2 Pro supporte le TRIM, ainsi que le Garbage Collector afin de retrouver des débits optimaux. OCZ livre d’ailleurs un outil ToolBox permet-


Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

OCZ Vertex 2 Pro

Micron 34 nm

-

Max 280/270

Oui/ Oui

3 ans

360 € (100 GB), 699 € (200 GB)

Plus SF-1500 : Très bonne gestion des petits fichiers, excellent en lecture et écriture séquentielles, support du TRIM, très bonnes écritures aléatoires Moins SF-1500 : Forte dégradation des performances, prix tant de lancer le Wiper manuellement pour restaurer les performances, ce qui sera utile sous XP ou Vista, sans avoir à utiliser une invite de commandes DOS. Cet outil dispose aussi d’options pour la sécurité du SSD et un module de surveillance de la santé du SSD. Le contrôleur SandForce 1500 est donc une bonne surprise et le meilleur que nous avons testé sur des SSD en MLC. Les prix des Ver-

tex 2 Pro seront cela dit élevés, toujours moins qu’un SSD en puces SLC, mais bien plus que n’importe quel autre modèle actuel MLC. 20 Go de plus pour 150  euros par rapport à un X25-M 80  Go ne sont pas négligeables, ce qui pourrait faire pencher la balance vers un modèle Intel selon votre budget. Reste à voir ce que donnera la version SF-1200 dont les SSD devraient être plus abordables.

SSD en Marvell

L

e premier et tout nouveau contrôleur de Marvell (88SS9174-BJP2) introduit le support de l’interface SATA-3 à 6 Gbps. Le RealSSD C300 vendu par Crucial est le seul SSD annoncé pour le moment. Si son interface SATA3 lui permet de monter à 355 Mo/s en lecture, l’écriture n’en bénéficie pas encore puisque donnée pour 215 Mo/s sur la version 256 Go présentée ici. Il embarque des puces mémoire Micron de 34 nm et 256 Mo de mémoire cache externe. Nous l’avons testé sur une carte HightPoint Rocket 620LF en interface PCI-Express 2.0 1x équipée du même contrôleur de stockage que les cartes mères disposant du SATA-3. Les débits séquentiels affichés sont respectés, avec une augmentation d’un peu moins de 100 Mo/s de moyenne en lecture en passant du SATA-2 au SATA-3. La moyenne atteinte en écriture est bonne également mais quelques rares chutes de débit ont été mises en évidence. Il obtient d’excellents scores proches de ceux des meilleurs modèles SLC sur la copie simple de fichiers, mais fait mieux

lorsqu’il s’agit de copier ces données du SSD sur lui-même, même en SATA-2. En revanche, nous ne retrouvons pas ce bon comportement sur l’installation de programmes où on ne constate aucune amélioration face aux meilleurs modèles MLC. Ceci est dû à une gestion moins efficace des petits fichiers, en écriture séquentielle comme aléatoire. Le contrôleur Marvell se place entre un Samsung et un Indilinx à ce niveau. Le C300 offre ensuite des performances de très haute volée en lecture, et est le seul qui a pu descendre en dessous de 20 s sur le temps de chargement de Crysis en passant du SATA-2 au SATA-3. Mais le chargement de Windows ou de GTA IV n’en profite pas. Le C300 s’en sort également très bien dans les environnements multitâches, et encore mieux en SATA-3. Le test de chargement de Photoshop en même temps qu’une reconstruction Winrar est un peu plus rapide qu’avec les modèles SLC. La tenue des performances dans le temps est très bonne, avec une très faible dégradation en écriture. De plus, le SSD supporte le TRIM et

le Garbage Collector. Aucun logiciel n’est en revanche fourni pour restaurer le SSD sous XP ou Vista. Au final, le contrôleur Marvell a des atouts indéniables qui le placent devant le SandForce 1500 dans bon nombre de situations. Espérons que des mises à jour de firmware amélioreront rapidement la gestion des petits fichiers qui est son point fable. Reste à voir ce que donnera la version 128 Go, tout de même amputée de 75 Mo/s en écriture. Les prix devraient être assez élevés et au même niveau que le Vertex 2 Pro, mais il ne s’agit ici que des tarifs publics qui pourront fluctuer selon les boutiques.

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

Crucial RealSSD C300

Micron MLC 34 nm

256 Mo

355/215 (256 GB), 355/140 (128 GB)

Oui/Oui

5 ans

355 € (128 GB), 700 € (256 GB)

Plus Marvell : SATA-3 et performances impressionnantes en lecture, excellent en écriture séquentielle, très faible dégradation des performances, support du TRIM Moins Marvell : Gestion correcte des petits fichiers en écriture, prix

PC Update

I 99


Dossier

SSD en Toshiba L a série Kingston SSDNow V+ SNVP325-S2 est pour le moment la seule à intégrer le contrôleur Toshiba Daikoku 2. Ces SSD sont composés de mémoire MLC Toshiba en 43 nm et accompagnés de 128 Mo de mémoire cache

Modèle

Puces mémoires

Kingston SSDNow V+ Toshiba Series (SNVP325-S2) MLC 43 nm

externe. Notre version de 128 Go se place parmi les meilleures en ce qui concerne la copie de fichiers, ce qui témoigne de très bons débits séquentiels en écriture, mais elle est à la traîne sur l’installation de programmes. Un constat que l’on peut en partie expliquer par sa gestion des petits fichiers. En accès aléatoires, le contrôleur est lent en lecture comme en écriture sur les plus petites tailles de données, au niveau de Samsung et donc moins efficace que la majorité des autres contrôleurs. En séquentiel, les résultats sont parfois mieux que chez Indilinx en lecture, mais toujours du même acabit

que chez Samsung en écriture. La réactivité du SNVP325 dans des environnements multitâches est également proche du contrôleur Indilinx. La meilleure surprise vient de l’absence ou presque de dégradation des débits dans le temps. Le contrôleur et l’unité supportent le TRIM mais il n’est visiblement pas nécessaire. Le bilan est donc relativement bon, globalement un ton au-dessus de chez Samsung et mieux que chez Indilinx selon les situations. Mais au final, ce contrôleur a du mal à vraiment se démarquer, que ce soit au niveau des prix des unités ou des performances globales.

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

128 Mo

Max 230/180

Oui/Noni

3 ans

200 € (64 Go), 370 € (128 Go), 700 € (256 Go), 1 380 € (512 Go)

Plus Toshiba : Très bons débits séquentiels en écriture, très faible perte de performances, support du TRIM Moins Toshiba : Gestion correcte des petits fichiers (entre Samsung et Indilinx), écritures aléatoires

SSD en Phison

A

lors qu’il devait nous permettre d’avoir des SSD à des prix intéressants, le

contrôleur Phison que l’on peut trouver dans le Patriot PS-100 testé ici en 32 Go ou le Crucial S-ATA SLC est une très grande déception. En dehors de bons débits séquentiels en lecture, tous les benchs sont à la traîne. Ses débits séquentiels en écriture sont affreusement instables, avec une petite moyenne de 31 Mo/s qui se retrouve dans les temps de copie de fichiers. Le traitement de petits fichiers est également catastrophique en lecture comme en écriture, même si cela reste mieux que sur le JMF602.

L’énorme temps d’installation obtenu sur Photoshop CS4 en témoigne. Avec un tel comportement, il est difficile d’évaluer ses pertes de performances dans le temps et pour le moment, le PS-100 ne supporte pas le TRIM. Patriot est conscient des soucis de ce SSD sur les opérations d’écriture et prévoit une prochaine mise à jour de firmware mais il y a peu de chance que les choses puissent nettement être améliorées. Le bilan est donc simple, au même titre que les SSD à base de JMF602, les modèles en Phison sont à éviter.

Modèle

Puces mémoires

Mémoire cache

Débits (Mo/sec)

TRIM/GC

Garantie

Prix

Patriot PS-100

MLC Toshiba 43 nm

64 Mo

Max 210/150

Non/Non (prochain firmware)

5 ans

90 € (32 Go), 210 € (64 Go), 360 € (128 Go), 750 € (256 Go)

Plus Phison : Prix Moins Phison : Débits séquentiels en écriture faibles et instables, écritures aléatoires, gestion des petits fichiers, pas de TRIM

100

I PC Update


Les Benchs

N

ous avons choisi une plateforme X58 pour ces tests, accompagnée d’un Core i7 920 et de 6 Go de DDR3. Tous les SSD ont été mis à jour avec les derniers firmwares disponibles. Les tests de copie de fichiers et d’installation de programmes ont été effectués à partir d’une grappe RAID 0 de SSD Agility 30 Go. Débits en lecture (HDTune ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur)

Débits en écriture (HDTune ‐ Mo/sec ‐ le plus haut est meilleur) 359,7 352,6 344,8

Crucial C300 256 Go (SATA‐3) RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

297,1

349,9

RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

309,2 297,9

401

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

223,1

268,2

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

266,6

223

OCZ Agility EX 60 Go 265,8

217,5

Corsair X128 128 Go 261,9

214,1

Crucial C300 256 Go (SATA‐2) 261,5 257,1

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

261,2 255,4

216,7 211,3

57,9

263,4

Intel X25‐M V2 80 Go

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M OCZ Vertex 120 Go

OCZ Agility EX 60 Go

255,5 253,9

Corsair X128 128 Go

255,5

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

210 204,1

26,8

256,4

Crucial M225 128 Go

206,3

G.Skill Falcon 128 Go Intel X25‐E 64 Go

249,8 245,9

Patriot TorqX 128 Go

OCZ Vertex 120 Go

249,1 246,6 248,6

G.Skill Falcon II 128 Go

189,7

154,9

254,4

199,1

210,3 197,1

162,3

256,2

G.Skill Falcon II 128 Go

208,3 201,6

157,3

257,1

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

OCZ Vertex EX 120 Go

187,8 169,7

249,9

Samsung PB22‐J 128 Go

248,2 241

Crucial M225 128 Go

247,4

OCZ Agility 120 Go

209,3

Samsung PB22‐J 128 Go

164,2

119,7

254

247,2 239,8

Patriot Torqx M28 256 Go

246,6 238,5

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

243,9

Corsair P128 128 Go

100,2

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

132,2

159,2

249,8

156,6

Patriot Torqx M28 256 Go

157,6

77,9

249,8

237 230,2

OCZ Agility 30 Go

155,8 149,9

240,9

A‐DATA S596 128 Go

233,4 216,3

A‐DATA S592 128 Go

231,6

206,2

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

221,1 205,9

A‐DATA S592 128 Go

232,9

Corsair P128 128 Go

220,4 201,5

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

219,8 216,7 213,5

168 159,1 143,9

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M

151 134,3 121,3

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

147,6

87,7

186,1

98,8

121,5

Velocirpator 300 Go

44,4 0

50

75,2

94,5

100

Maximum

22,1

Patriot PS‐100 32 Go 150

Moyenne

200

250

300

350

400

450

Minimum

Ce graphique est classé à partir de la moyenne obtenue pour les débits séquentiels. Le C300 en SATA-3 arrive logiquement en première position et obtient également un excellent score en SATA-2, suivi par notre grappe RAID 0 de deux SSD Agility 30 Go, les SSD Intel et le Vertex 2 Pro en SandForce-1500. Viennent ensuite les SSD en puces SLC, puis la majorité des SSD en contrôleur Indilinx qui restent au-dessus de 240 Mo/s de moyenne. Les SSD en Samsung ne descendent pas en dessous de 220 Mo/s, soit tout de même plus du double des débits du Velociraptor. Notre grappe de disques durs 7 200 tours/min affiche des scores équivalents voire meilleurs que les SSD MLC en JMF602.

61,9

12,1

Intel X25‐V 40 Go

101,5

76,8

WD Caviar Black 500 Go

66,7

21,9

Silicon Power M10 64 Go

116,8

73,2

36,7

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

120,9

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

186,6

6 0

218,2

144,8

125,5

95,6 186,4

73,9

0,9

WD Caviar Black 500 Go

150,9

77,7

28,1

A‐DATA S596 128 Go

161,7

Silicon Power M10 64 Go

187

83,8 82,4

39,5

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M

160,2

100,2

73,5

Intel X25‐M 80 Go

168,7

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

121,5

36,2

Velocirpator 300 Go

217,9

Patriot PS‐100 32 Go

186,9 182,9

134,7

68

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

222,4

186,4

152,3 140 119,5

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

229,1

OCZ Agility 30 Go

146,6

88,4

255,6

229,1

181,3 162,9

249,6

OCZ Agility 120 Go

219,4

209,5

171,3 159,1

256,2

G.Skill Falcon 128 Go

250,4

202,5

168,4

258,1

250 245

216 203,7

168,9

257,6

Patriot TorqX 128 Go

243,5

205,8 185,1

258,1

256,4 254,9

246,1

208,9 187,7

267,3

OCZ Vertex EX 120 Go

249,8

221 200,5

266,2

Intel X25‐E 64 Go

261,5 246,8

249,9 231,3

202,8

267,9

Intel X25‐V 40 Go

337

93,8 90,4 99

43,3 42,7 230,7

31,4 50

Maximum

100

Moyenne

150

200

250

300

350

Minimum

Ce graphique est classé à partir de la moyenne des débits séquentiels mesurés. Notre grappe RAID 0 de SSD Agility 30 Go se détache nettement ici, suivie par le Vertex 2 Pro en SandForce-1500. La majorité des SSD en Indilinx font mieux que les modèles en Samsung. Les Intel en puces MLC sont logiquement dans le bas du tableau. Quelques modèles peuvent tomber assez bas en taux de transfert, mais cela n’a pas toujours d’impact en pratique, à moins que les débits soient vraiment inconstants.

PC Update

I 101

400


Ce tests de copie consiste à transférer un gros fichier de 1,7 Go, puis 2 Go de données de diverses tailles, à partir d’une grappe RAID 0 de SSD Agility 30 Go. Cela permet de vérifier en situation réelle les débits séquentiels mesurés sous HD Tune. Le graphique est classé à partir des scores obtenus sur les petits fichiers. La hiérarchie est à peu de chose près respectée. La grappe RAID 0 d’Agility termine devant, suivie de près par le C300 et les SSD en puces SLC. Les SSD en Indilinx et Samsung restent proches. Notre grappe RAID 0 de disques 7 200 tours/ min s’en sort très bien. Les SSD Intel en MLC sont à la traîne.

Dossier

Photoshop CS4 et Far Cry 2 ont été installés sur les SSD toujours à partir de la grappe RAID 0 d’Agility. Le graphique est classé à partir des scores de Photoshop. Le Vertex 2 Pro et les SSD en SLC se détachent ici. Malgré des débits limités en écriture, le X25-M d’Intel s’en sort très bien et se place au niveau des meilleurs SSD en Samsung ou Indilinx. Le C300 qui a du mal avec les petits fichiers n’apporte rien de plus. Nos grappes RAID 0 de disques durs ou de SSD améliorent nettement les choses.

Copie de fichiers test 1 (Secondes, le plus bas est meilleur) RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

10

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

10

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

88

OCZ Agility EX 60 Go

88

OCZ Vertex EX 120 Go

88

105

116

90

Intel X25‐M 80 Go

91

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

90

Corsair X128 128 Go

91

Samsung PB22‐J 128 Go

10,6

Corsair P128 128 Go

10,4

G.Skill Falcon II 128 Go

10,8

Patriot Torqx M28 256 Go

10,6

17,5 17,6 17,6

G.Skill Falcon 128 Go

10,6

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

10,5

17,7 17,8

11,8

Patriot TorqX 128 Go

18

12

OCZ Agility 120 Go

18

11,7

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

18

10

18 12,2

18,1

12

18,6 14

23 18

23

Intel X25‐M 80 Go

19,8

A‐DATA S592 128 Go

21

124

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M

24,2 25

18

28

17,4

32 26

42

19

A‐DATA S596 128 Go

43

12

Patriot PS‐100 32 Go

59 46

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

126

10

20

30

Gros

40

Transc

62 50

60

70

Petits

127 93

90

G.Skill Falcon 128 Go

90

OCZ Agility 120 Go

89

131

OCZ Agility 30 Go G.Skill Falcon II 128 Go

91

Patriot TorqX 128 Go

91

13,7

RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

135

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

135

113

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

104

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

101

Corsair P128 128 Go

100

Velocirpator 300 Go

103

A‐DATA S592 128 Go

96

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

97

152

126

28

22,6 18,5

Corsair X128 128 Go

24

OCZ Vertex 120 Go

24

196

124

254 557 250

300

350

400

Photoshop

29

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

25

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

23,6

29,3 30,4 31 31 31

Patriot TorqX 128 Go

25,6

Crucial M225 128 Go

25

32 32

21

32,7

OCZ Agility 120 Go

26

Intel X25‐M 80 Go

25,9

33 37,1 31

A‐DATA S592 128 Go

114 200

19

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

211

28,7 28,9

22,8

215

150

27

G.Skill Falcon II 128 Go

115

100

19,3

163

184

Silicon Power M10 64 Go

Patriot PS‐100 32 Go

19,5

Samsung PB22‐J 128 Go

Corsair P128 128 Go

178

124

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

Tra

27

163

167

WD Caviar Black 500 Go

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M

26 22

Patriot Torqx M28 256 Go

166

91

Kingston 25,5

17

G.Skill Falcon 128 Go

160

Kingston S

23,6

18,5

OCZ Vertex EX 120 Go

134

RAI

23,4

16

Intel X25‐E 64 Go

Kingston SSD

22,4

17

OCZ Agility EX 60 Go

134

20,1

15,6

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

132

100

Tr

Copie de fichiers test 2 (Secondes, le plus bas est meilleur) Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

132

133

90

40,5

OCZ Agility 30 Go

33

Velocirpator 300 Go

33

42 44 41

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

Ce test utilise les mêmes données que le bench précédent, mais il s’agit d’une copie du SSD sur lui-même qui est donc plus exigeante. Le graphique est classé à partir des temps de transfert sur les petits fichiers. Il change la donne puisque c’est le C300 qui devance tout le monde, suivi par les SSD en SLC. Notre RAID 0 d’Agility se comporte une fois de plus très bien. Les SSD en contrôleur Samsung restent globalement devant les modèles en Indilinx.

54 44

WD Caviar Black 500 Go

I PC Update

42 34

127

Intel X25‐V 40 Go

102

37

22

Silicon Power M10 64 Go

0

OCZ Vertex 120 Go

Far cry 2

17,5

11

OCZ Vertex 120 Go

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

125

Crucial M225 128 Go

50

17,4

11,4

Corsair X128 128 Go

123

125

92

0

17,2

Intel X25‐V 40 Go

80

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

17

WD Caviar Black 500 Go

124

91,6

A‐DATA S596 128 Go

17 13

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

OCZ Agility 30 Go

112

Samsung PB22‐J 128 Go

RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

16,2

10

OCZ Vertex EX 120 Go

Velocirpator 300 Go

109

90

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

16,2

8,5

Intel X25‐E 64 Go

Crucial M225 128 Go

Patriot Torqx M28 256 Go

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

16

10

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

Installation de programmes (Secondes, le plus bas est meilleur) Intel X25‐E 64 Go

15,8

8,5

OCZ Agility EX 60 Go

Ki t SSDN V 128 G (SNVP325 S2) Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

88

15

57

29,7

A‐DATA S596 128 Go

57,6 45,7

Intel X25‐V 40 Go

63 58

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M 55

Silicon Power M10 64 Go

71 73

34

Patriot PS‐100 32 Go

81 72

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2) 0

20

Gros (SSD)

40

Petits (SSD)

60

103 80

100

120


Temps de chargement (Secondes, le plus bas est meilleur)

Ce test consiste à mesurer le temps de chargement de Photoshop CS4, alors qu’une reconstruction Winrar de gros fichiers est en cours d’exécution. Il met en évidence qu’une grappe RAID 0 est un moyen efficace d’améliorer ce comportement multitâche. Que ce soit un Agility 30 Go ou un Caviar Black, le gain est de 11 s dans le premier cas et de 17 s dans le second. Le Crucial C300 profite de son passage de SATA-2 en SATA-3 pour se placer en deuxième position. Le classement est ensuite à peu de chose près le suivant : SSD en SLC, SSD MLC en Samsung ou Intel, SSD MLC en Indilinx ou JMF612, puis les SSD en JMF602. Le Velociraptor et le Caviar Black ferment la marche.

RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

22 22

OCZ Agility 120 Go

21 22

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

22 22

Corsair P128 128 Go

21 22

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

22 22

RAID 0 2x OCZ Agility 30 Go

21 22

10

21

OCZ Agility 30 Go

21

Patriot Torqx M28 256 Go

21

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

21

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

21

12 12

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

12

Patriot Torqx M28 256 Go

15 15

Intel X25‐M 80 Go

15

Intel X25‐V 40 Go

15

Patriot TorqX 128 Go

17

G.Skill Falcon II 128 Go

17

21

Corsair X128 128 Go

21

G.Skill Falcon II 128 Go

21

G.Skill Falcon 128 Go

21

Intel X25‐V 40 Go

21

18

OCZ Agility 120 Go

18

Transcend 120 Go TS120GSSD25D‐M

18

Crucial M225 128 Go

18

Corsair X128 128 Go

18

G.Skill Falcon 128 Go

21

A‐DATA S596 128 Go

21

18

Transcend 64 Go TS64GSSD25S‐S

19

A‐DATA S592 128 Go

19

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

19

OCZ Agility 30 Go

19

23 82 23 82 23

84

23 84 23 83 23 83 23 82 23 83 23 82 23 84 23 85 23

Silicon Power M10 64 Go

23

25

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M

26

Silicon Power M10 64 Go

26

Velocirpator 300 Go

27

WD Caviar Black 500 Go

37 20

25

30

35

40

85 30 86 31 92

27

33

WD Caviar Black 500 Go

30

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

30 10

20

30

GTA IV 25

86 28

24

0

Patriot PS‐100 32 Go

84

82

Velocirpator 300 Go

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

86

23

23

22

15

21

Kingston SSDNow V 64 Go (SNV125‐S2)

Kingston SSDNow V+ 64 Go (SNV225‐S12)

10

83

Patriot PS‐100 32 Go

20

5

20

Intel X25‐M 80 Go

19

0

21

Intel X25‐E 64 Go

A‐DATA S596 128 Go

RAID 0 2x WD Caviar Black 500 Go

Patriot TorqX 128 Go

OCZ Agility EX 60 Go

OCZ Vertex 120 Go

84 23

23

15

Corsair P128 128 Go

82 23

22 23

Samsung PB22‐J 128 Go

Samsung PB22‐J 128 Go

87 82

84

20

Crucial M225 128 Go

OCZ Vertex EX 120 Go

85 83

22 23

11

OCZ Vertex 2 Pro 120 Go

82

23

Kingston SSDNow V+ 128 Go (SNVP325‐S2)

Crucial C300 256 Go (SATA‐2)

OCZ Agility EX 60 Go

84 82

82

19

Transcend 32 Go TS32GSSD25S‐M 9

83

22 23

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

8

Intel X25‐E 64 Go

21 22

OCZ Vertex 120 Go

A‐DATA S592 128 Go

Temps de chargement Photoshop CS4  (Secondes, le plus bas est meilleur)

Crucial C300 256 Go (SATA‐3)

OCZ Vertex EX 120 Go

Crysis

91 38 93 39 40

50

60

70

80

90

Ce graphique est classé à partir des temps de chargement de Windows Seven. Il prouve qu’une grappe RAID 0 ne permet pas d’améliorer les choses. On constate ensuite, que tous les SSD affichent des scores similaires, sauf les modèles en JMF602 et Phison qui restent tout de même plus rapides qu’un disque dur. Les meilleurs SSD gagnent plus ou moins 10 s sur le chargement sur Seven face à un Velociraptor. Seul le C300 en SATA-3 permet de descendre en dessous des 20 s sur Crysis, mais le gain est très faible et ne se retrouve pas avec GTA IV ou Seven.

Choix de la Rédaction

S

i on ne prend pas en compte le budget, pour bénéficier des meilleures performances possibles, le choix doit se porter sur un SSD en puces mémoire SLC. Et c’est Intel avec son X25-E qui reçoit la palme. A condition que ses capacités vous suffisent (max 64 Go), autrement, il faudra opter pour un Vertex EX. Vous pouvez également attendre le Vertex 2 Pro EX d’OCZ pour voir s’il détrônera le X25-E. Toujours pour garantir d’excellentes performances, mais à un niveau de prix moins élevé, le nouveau Vertex 2 Pro est une bonne surprise, sous réserve que les prix en magasins soient proches des prix publics annoncés. Mais les X25-M Postville restent des valeurs sûres, la version 80 Go est de plus disponible aux alentours de 200 euros.

100

Seven

Pour dépenser encore moins, il faudra tabler sur des capacités de 64 Go. Ce sont alors les SSD en contrôleur Indilinx qui ont notre préférence. OCZ Vertex, Crucial M225, Transcend TS120GSSD25D-M ou Patriot TorqX, choisissez celui que vous trouverez au meilleur tarif. Si 64 Go ne vous suffisent pas, le Falcon II 128 Go accessible sous la barre des 300 euros représente une bonne affaire. Enfin, le X25-V d’Intel se montre très intéressant pour environ 100 euros et 40 Go de capacité. Bien que ses débits en écriture soient faiblards, il est très performant en lecture et sera parfait pour booster votre machine, que ce soit un portable, un PC de salon ou de bureau.

Pensez également à la solution RAID 0. Deux X25-V permettront, par exemple, d’avoir un bien meilleur comportement sur des accès en écriture, ils feront encore mieux lors d’activités multitâches, mais n’espérez pas améliorer les temps de chargement de l’OS et des programmes au sein d’une grappe RAID. Un dernier mot à propos du Crucial C300. Nous ne lui attribuons pas de choix de la rédaction pour le moment, bien qu’il possède des qualités incontestables sur une interface SATA-3, car il pèche par sa gestion des petits fichiers. Mais il faudra suivre l’évolution de ses firmwares, peutêtre qu’il pourra devenir une bonne alternative aux Vertex 2 Pro et X25-M.

PC Update

I 103


Publi Reportage

MSI vous aide à

overclocker

Dans la mesure où tout le monde n’a pas le temps de passer des soirées entières devant son écran pour overclocker son ordinateur, les cartes mères MSI intègrent désormais une fonction exclusive : OC Genie. Il s’agit en fait d’un bouton qu’il suffit de presser afin d’enclencher un processus qui fera le travail à votre place. Il n’est même pas nécessaire de rentrer dans le BIOS pour ajuster quelques paramètres que ce soit, tout est automatique. Ne vous inquiétez pas de la fréquence de la mémoire, des timings, des tensions, ou de quoi que ce soit d’autre, bénéficiez juste d’une puissance accrue, en quelques secondes. Atteindre 30% d’overclocking de la sorte est très facile.

Mode d’emploi

L

’utilisation d’OC Genie est extrêmement simple. Lorsque votre carte mère est éteinte, enfoncez le bouton OC Genie, puis démarrez votre configuration. L’écran de boot vous indiquera que la fonction est activée, et le système entier sera d’ores et déjà overclocké. Cependant, dans la mesure où à chaque boot, OC Genie effectue de nombreux tests pour déterminer les limites de votre matériel, les paramètres peuvent légèrement différer d’un moment à l’autre. C’est pourquoi il est recommandé, dès le premier boot, d’enregistrer les réglages dans un profil de BIOS, puis d’utiliser ce profil pour booter à l’avenir. Si vous en avez envie, vous pouvez même modifier ces réglages afin d’optimiser les composants comme bon vous semble.

Comment ca marche ? Lorsque vous appuyez sur le bouton OC Genie, cela active une puce placée sur le PCB de la carte mère. Celle-ci va alors tester votre processeur et votre mémoire avec différentes combinaisons de réglages, ainsi que le chipset de la carte mère. Le processus est tellement rapide qu’il peut donner un indice de la qualité du processeur, ce qui peut être très utile aux overclockers. OC Genie prend en compte le refroidissement de votre processeur, afin de ne pas être aux limites de températures. En effet, la montée en fréquence demande parfois une augmentation de la tension afin de conserver une stabilité exemplaire. Mais cette tension est synonyme d’échauffement. Alors au lieu d’appliquer une tension trop élevée, elle est ajustée en fonction des capacités de dissipation. C’est pourquoi si vous changez votre ventirad par un modèle de meilleure qualité, OC Genie sera capable d’augmenter encore la fréquence de votre processeur.

D’ailleurs, si vous franchissez le pas lors d’un concours d’overclocking par exemple, et que vous devez utiliser un refroidissement extrême, OC Genie peut vous aider. Il vous donnera une base solide d’overclocking. Vous pourrez ensuite ajuster la fréquence en appuyant sur le bouton « + » de la carte mère. Ceci aura pour conséquence d’augmenter le BCLK, et donc la fréquence de tout le système.

Passez à l’overclocking extrême Quelques mois auparavant se déroulait le MSI Xtreme Speed sur plateforme MSI P55. Il s’agissait d’un concours d’overclocking international, au cours duquel Topalof, un overclocker Français, a remporté la première place. Si cet événement a attisé votre curiosité, sachez que ce genre de choses est peut être à votre portée. Un processeur refroidi à -90°C, c’est impressionnant, mais à part quelques techniques à connaitre et à maitriser, ce n’est pas plus compliqué qu’un overclocking à +20°C. Le premier point à maitriser, c’est l’isolation. Pour éviter le risque de condensation, qui serait fatal pour la carte mère, il faut poser une couche d’isolation autour du socket CPU. Beaucoup d’overclockers utilisent de la mousse néoprène, et la découpent afin qu’elle recouvre une large surface autour de l’élément à refroidir. Sur certains modèles, il est assez compliqué d’arriver à un résultat parfait, notamment à cause des nombreux condensateurs qui entourent le socket. Mais sur les cartes mères de la série Big Bang (la Trinergy, la Fuzion, et la prochaine X-Power en X58), l’utilisation de condensateur Hi-C Cap, en plus d’une meilleure stabilité de la tension et d’une plus grande durée de vie vient s’ajouter la facilité pour isoler la carte mère. Ces condensateurs haute qualité étant plats, pas

La 5870 Lightning, la prochaine carte graphique chez MSI, dédiée aux overclockers.

besoin de faire de découpe. Et puisque c’est plus facile, c’est aussi plus sur, puisque cela signifie moins d’entrée d’air possible.


Une MSI Big Bang Trinergy overclockée à l’azote liquide. L’OC Dashboard, lorsqu’il est relié à une carte mere Big Bang, permet de modifier tous les paramètres du BIOS, sans avoir besoin d’y accéder. Pratique pour changer un réglage à la volée.

Interview de Topalof

Il vous faudra ensuite un refroidissement pour le processeur, un godet pour l’azote liquide par exemple, ou un refroidissement par changement de phase

Pourquoi avoir participé au concours MSI Xtreme Speed ?

MSI Direct OC

La raison principale, c’est que j’aime les défis, quels qu’ils soient. En outre, le concours MSI me permettait de participer tout en restant chez moi. C’était un gros point fort puisque bon nombre de concours requièrent des qualifications assez contraignantes. Soit il faut se déplacer pour une sélection, soit les participants sont choisis arbitrairement. Puisque l’occasion m’en était donnée, j’ai donc investi dans le matériel adéquat afin de me mesurer aux plus grands noms de l’overclocking.

Durant le concours, quels furent tes plus gros obstacles ? Le gros problème, ca a été le tri des puces. Certains overclockers très connus et réputés ont la possibilité d’avoir des dizaines de processeurs ou de cartes mères, de les tester, et de ne garder que les meilleurs parmi les meilleurs. Moi de mon coté, je n’en avais clairement pas les moyens, j’ai donc dû me contenter de ce que je pouvais trouver. J’ai donc opté pour un i7 860 et une MSI P55 GD65, soit les composants les moins chers pour pouvoir participer. Il a fallu que je me contente de cela, et faire avec les éventuels lacunes de mon matériel, sans pouvoir en tester d’autre, mais cela rajoutait un peu de piment à la compétition.

Qu’as-tu apprécié dans ce concours ? J’ai vraiment aimé pouvoir me mesurer aux overclockers de renommée internationale. Finalement, je me suis rendu compte que nous n’étions pas si ridicule face à eux. En plus, il y a eu une excellente ambiance, le classement général était tenu à jour comme il se doit, et tous les forums ont joué le jeu. Ce fut long, éprouvant, mais très plaisant. Retrouvez l’interview complète sur le site MSI : http://fr.msi.com/content/interview-de-topalof MSI est une marque déposée de Micro Star International. Toutes les marques citées sont la propriété de leurs détenteurs respectifs. Les spécificités des produits peuvent changer sans aucun préavis. Toute configuration autre que celle du produit d’origine n’est pas garantie.

http://fr.msi.com

Lorsque vous avez trouvé les paramètres pour booter, une fois sur Windows, vous aurez besoin d’augmenter le BCLK. En effet, il est très rare de pouvoir booter à la fréquence où l’on pourra lancer une instance de Super Pi par exemple. Il faut donc démarrer avec des fréquences un peu moins élevées, puis augmenter le BCLK et lancer le benchmark. Avec la plupart des cartes mères, il faut recourir à un logiciel sous windows. Mais celui-ci alourdit le système, et à ces fréquences, le moindre méga octet de mémoire utilisée compte. C’est pourquoi MSI a implémenté des boutons pour augmenter le BCLK à tout moment. Ceux-ci agissent directement sur le générateur de fréquence, tout comme les logiciels, mais en le faisant de façon hardware, et donc transparente pour le système d’exploitation. C’est ainsi que l’on peut atteindre des fréquences plus élevées. En outre, les séries Big Bang utilisent l’OC Dahsboard, une petite console déportée qui, lorsqu’elle ne sert pas d’écran de debug, permet de modifier chaque paramètre du BIOS, même lorsque vous êtes sous Windows par exemple.

MSI Lightning : des cartes pour overclockers Si vous êtes plutôt attirés par la 3D, MSI propose aussi des produits ultimes dans ce secteur : les cartes graphiques de la série Lightning. Reconnues comme les meilleures cartes graphiques qui soient, il s’agit de GPU overclockés d’usine, proposant des bios modifiés et performant, des logiciels afin d’augmenter la fréquence et la tension, et bien évidemment, un PCB largement amélioré ! MSI a pensé ce produit pour les overclockers. En effet, si l’étage d’alimentation des cartes mères a fait de gros progrès ces dernières années, celui des cartes graphique n’a pas connu les mêmes évolutions. Pourtant, une carte graphique rassemble sur le même PCB un processeur et de la mémoire, tout comme une carte mère. C’est pourquoi un soin tout particulier a été accordé à la prochaine carte de la série Lightning, la HD5870 Lightning, qui succède aux GTX260 et GTX275 de la même gamme. Sur ce produit, le PCB a même du être agrandi pour accueillir le surplus de composants. Et ce gain de qualité se traduit directement par un gain en overclocking et en performances, les premiers résultats faisant état de 65% d’overclocking par rapport à une HD5870 standard ! De plus, grâce au logiciel MSI Afterburner (http:// event.msi.com/vga/afterburner/), l’overclocking ne sera que plus aisé.


Comparatif

7

HD5700

QUI SORTENT DU LOT Silence, prix, perfs, nos élues benjamin bouix Petit à petit, les HD5700 modifiées arrivent sur les étals. Maintenant que la rupture de stock semble toucher à sa fin, le moment est venu pour nous de comparer sept cartes, overclockées ou avec certaines fonctions spéciales, avec un radiateur modifié ou encore un PCB revu.

106

I PC Update

U

ne AMD 5700 ? C’est bien ça ? Pour replacer les choses dans leur contexte, une 5770 a plus ou moins les mêmes performances qu’une 4870, tandis qu’une 5750 est au niveau d’une 4850. Deux cartes qui avaient un excellent rapport qualité/prix et qui se plaçaient plutôt dans le haut du panier. Les nouvelles venues apportent principalement le support de DirectX 11 et de l’Eyefinity, en plus d’une consommation revue à la baisse puisque le GPU est maintenant gravé en 40 nm. Du coup, aussi

modeste que puisse paraître une 5750 quand on rêve de la couteuse 5870, il faut garder en tête son brillant niveau de performances. Techniquement, la ou une 5870 possède 1600 processeurs de flux à 850 MHz, une 5770 en a 800 à 800 MHz. C’est donc effectivement deux fois moins. Mais n’oublions pas que la 4890 en a tout autant, et c’était pourtant le haut de gamme chez AMD/Ati quelques mois auparavant. La 5750 embarque 720 de ces unités, mais cadencées cette

fois à 700 MHz, alors que la 4850 en avait 800, mais à 625 MHz. Par contre, la grosse différence se situe au niveau du bus mémoire. Les 4800 et 5800 ont droit à un bus large de 256 bits, alors que les 5700 se contentent de 128 bits. Avec les mêmes fréquences de fonctionnement, ce serait deux fois moins puissant, mais les 5750 et 5770 embarquent de la GDDR5 à 1150 et 1200 MHz, la ou la 4890 se contentait de 950 MHz. Sur le papier, la bande passante est donc inférieure, et les GPU sont un peu moins puissants, mais en pra-


Asus

5750 Formula 1 Go

HIs

5750 IceQ+ 1 Go

Les ventirads d’origine des 5750 (en bas à droite) et 5770 (en haut à gauche).

tique, une 5770 est similaire à une 4870, tantôt meilleure, tantôt moins bonne.

512 Mo ou 1 Go Les HD5700 utilisent toutes de la GDDR5 en mémoire vidéo, une mémoire véloce mais néanmoins assez coûteuse. Si la 5770 de référence AMD embarque bien 1 Go de mémoire, la 5750, elle, n’en a que 512 Mo. Pourtant, on trouve un grand nombre de 5750 1 Go sur le marché et tous les modèles que nous avons ce mois-ci en font partie. Tant de mémoire vidéo, est-ce bien utile sur une carte graphique de ce calibre, sur un GPU somme toute plutôt réduit ? Il s’avère qu’à la suite de nos tests, sur des titres gourmands et avec un grand nombre de filtres, le giga de mémoire aide bien les 5750 qui en sont pourvues, avec un gain de 10 à 15 % selon les jeux. Mais ce petit surplus de mémoire se monnaye au prix fort, une vingtaine d’euros en général. Dans nos tests, des jeux comme Dirt 2 n’en profitent vraiment pas, alors que

“ Une HD5750 boostée peut égaler une HD5770 en jeu, tout en se faisant plus discrète. ” Warhead, au même titre que FarCry 2 ou S.T.A.L.K.E.R., avec un bon nombre de filtres impose cette quantité de mémoire vidéo comme une nécessité.

Une carte modifiée ? Ben oui, à quoi ca peut bien servir ? Tout ce qu’on veut nous, c’est de la puissance ! D’accord, mais on aime bien avoir un ordinateur silencieux aussi. C’est d’ailleurs sur ce critère que portent la plupart des modifications sur ce genre de carte. Elles ne sont pas assez haut de gamme pour prétendre à des modifications vraiment profondes qui alourdiraient bien trop la note. Les constructeurs jouent donc surtout sur le silence, et c’est effectivement ce que l’on recherche puisqu’AMD, tout

comme nVidia, a tendance à coller un ventirad d’origine moyennement discret sur les cartes milieu de gamme. Comme si les petits budgets n’avaient pas d’oreilles…Un changement de ventirad et/ou une modification du bios de façon à optimiser le profil de ventilation sont les deux modifications clés. Ici, il y a très peu d’overclocking, les marques étant bizarrement assez frileuses, alors que certaines cartes semblent bien encaisser cette pratique. De même, le PCB est plutôt revu pour faire baisser les couts de production que pour améliorer son efficacité. Ne vous fiez donc pas aux PCB noir mat de XFX ou Asus, ils sont en général differents mais pas pour autant meilleurs, ce qui ne les empêche pas d’être assez sexys.

Club3D

5750 Fanless Edition 1 Go Sapphire

5770 Vapor-X 1 Go

club3D

5770 OC Edition/ PowerColor 5770 PCS+ 1 Go

MSI

5770 Hawk 1 Go

PC Update

I 107


Comparatif

Asus

5750 Formula 1 Go Prix : 125 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 700/1 150 MHz Overclocking GPU/RAM : 840/1365

Bundle : pont CrossFire, adaptateur Molex > PCI-E 6p, adaptateur HDMi > DVI Connectique : 1 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x VGA

La dernière Asus Formula que nous avions testée, la 4890, ne nous avait pas convaincu. Cette 5750 semble partie pour nous faire changer d’avis. Tout d’abord, Asus ne s’est pas seulement contenté de rajouter un condensateur, d’utiliser un PCB noir mat (ô combien sexy) et d’opter pour un carter ressemblant à une carène de formule 1. Cette fois, le PCB est bel et bien remanié. Ne vous attendez pas à des choses vraiment fantastiques, mais on note l’emploi de mémoire Samsung, ainsi que de condensateurs et bobines de meilleure qualité. Sans avoir pour prétention de casser des records, cette amélioration aura au moins le mérite de prolonger la durée de vie de la carte. Le radiateur, hormis son habillage original, est lui aussi revu. Il utilise la même architecture que le radiateur d’origine AMD, mais il est plus large et sa surface d’échange a été optimisée. Là encore, pas de quoi sauter au plafond, mais on apprécie le geste. Par contre, là où le bât blesse, c’est que cette carte embarque une sortie VGA, la privant de ce fait du support de l’Eyefinity, et cantonnant donc cette 5750 Formula au support du classique biécran. Cela dit, peu d’utilisateurs en tireront avantage et si ça permet de rogner quelques euros, pourquoi pas. Niveau overclocking, malgré ce que laissait présager la carte, nous sommes un peu déçu. Le GPU, sans être mauvais, n’encaisse même pas 850 MHz, impossible alors d’envisager rejoindre les 5770 même les plus asthmatiques. En revanche, la mémoire se comporte très bien, 1 365 MHz de façon stable. Notez que si cette version 1 Go ne vous intéresse pas, et pour cause, Asus devrait sortir une version 512 Mo. prix

qualité de finition

overclocking

pas d’Eyefinity

His

5750 IceQ+ 1 Go Prix : 140 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 700/1 150 MHz Overclocking GPU/RAM : 935/1370 MHz

Bundle : coupon Dirt 2, pont CrossFire, adaptateur Molex > PCI-E 6p, adaptateur DVI > VGA Connectique : 1 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Dans la gamme HIS, sur un même GPU, IceQ représente le haut de gamme et l’iCooler représente l’entrée de gamme. Malheureusement, le constructeur a un peu de retard, les modèles autres que cette 5750 IceQ arrivant à peine. En tout cas, ce radiateur IceQ est des plus simple : un petit radiateur en aluminium surmonté d’un gros carter avec un ventilateur pour expédier l’air chaud hors du boîtier. Le PCB est tellement petit que le système de refroidissement paraît surdimensionné. Mais il permet de réduire les bruits de frottement d’air, réduisant d’autant les nuisances sonores. Qui plus est, il est réactif aux UV, ce qui ne manquera pas d’égayer votre machine ! Bien que le radiateur, un simple bout d’aluminium dans lequel sont taillées quelques ailettes n’inspire pas confiance, il est globalement efficace. En effet, la carte est silencieuse et bien refroidie, grâce notamment à un profil de ventilation mieux étudié, les résultats sont donc bien meilleurs que ceux de la 5750 de référence. Le PCB ne change pas par rapport au modèle de référence mais en revanche, l’overclocking est absolument dantesque pour une carte de ce calibre. Si l’on utilise les spécifications AMD pour les HD5700, c’est de la mémoire Hynix qu’il faut utiliser. Or sur cette carte, on trouve de la Samsung, plus propice à l’overclocking. De même, le GPU, malgré une tension respectant les standards AMD, grimpe à près de 940 MHz, partant de 700 MHz. Ainsi overclockée, cette petite 5750 égale ou dépasse les 5770 de référence ! Enfin, dernier point, le bundle comprend un coupon de téléchargement pour la version complète de Dirt 2. Si vous êtes fan, c’est toujours une cinquantaine d’euros d’économisés. silence

108

overclocking

I PC Update

coupon Dirt 2

prix par rapport à une 5770 ?


Club 3D

5750 Fanless Edition 1 Go Prix : 140 euros

Bundle : adaptateur DVI > VGA

Fréquences d’origine GPU/RAM : 700/1 150 MHz

Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Overclocking GPU/RAM : 750/1150 MHz

Club3D propose une carte très intéressante pour les amateurs de silence, puisqu’elle est totalement passive. Equipée d’un gros radiateur avec de larges ailettes espacées et quatre caloducs, cette 5750 a de quoi séduire. Le PCB est identique à celui de la 5770, mais il embarque des composants un peu moins efficaces sur le plan électronique. Néanmoins, ceux-ci semblent être plus résistants à la chaleur, ce qui est une bonne chose sur une carte passive. Des petits radiateurs sont collés sur les puces de mémoire vidéo afin qu’elles ne surchauffent pas trop en l’absence de ventilation. Par contre, le radiateur plutôt imposant vient recouvrir le connecteur d’alimentation 6 pins, de sorte qu’il est impossible de l’enlever une fois branché, puisqu’on ne peut pas atteindre le petit ergot. Le système de refroidissement du GPU est assez performant pour que la carte ne soit pas à sa limite de température. Mais cela ne suffit pas car la RAM ne suit pas, montrant les limites d’un système passif : sur une table de bench, bien que le GPU soit à l’aise, dès lors que l’on charge la mémoire vidéo avec un jeu et des filtrages gourmands, on arrive irrémédiablement à un plantage. Soit que la mémoire chauffe trop, soit que les puces soient de mauvaise qualité. Bref, un boitier bien ventilé sera indispensable, ce qui n’est pas toujours le cas des boitiers HTPC auxquels se destinent souvent ces cartes. A noter, le radiateur est plus haut que le PCB d’environ 20 mm, cela peut s’avérer gênant si vous avez un boitier assez fin par exemple. Annoncée à 110 euros, cette carte se trouve en réalité aux environs des 140 euros. C’est cher, même en admettant que la carte ne rencontre pas de problèmes. Et le bundle très pauvre ne vient vraiment pas améliorer les choses. Fait intéressant, PowerColor devrait bientôt proposer une 5750 Go Green, qui est identique, jusqu’aux fréquences de fonctionnement, mais qui se passe de connecteur PCI-Express 6 pins. La tension a probablement dû être réduite au minimum afin d’arriver à ce résultat, mais voilà une vraie carte green : les mêmes performances pour moins de conso ! inaudible ( !)

prise d’alimentation PCI-E très mal placée

prix

Sapphire

5770 Vapor-X 1 Go Prix : 150 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 860/1 200 MHz Overclocking GPU/RAM : 940/1365 MHz

Bundle : coupon Dirt 2, pont CrossFire, adaptateur Molex > PCI-E 6p, adaptateur DVI > VGA Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Comme souvent chez Sapphire, on reprend le PCB d’origine AMD et on se contente de modifier le ventirad. Du coup, Sapphire a été parmi les premiers à dégainer sa 5700 avec ventirad alternatif. Il s’agit ici d’un radiateur en aluminium qui reprend l’architecture des ventirads Intel et équipé d’une base en cuivre. Sans être ce qui se fait de plus performant, ça se débrouille plutôt bien et ça ne coûte pas cher. Le tout est surmonté d’un ventilateur de 75 mm et d’un carter plaisant à l’oeil. Les performances sont là, puisque c’est la mieux refroidie de nos quatre 5770 et ce, en restant silencieuse, même en charge. En poussant un peu l’overclocking, la carte tient des fréquences assez importantes, de quoi gagner environ 10 % de performances par apport aux fréquences d’origine. La connectique est inchangée par rapport à une 5770 puisque cette Vapor-X en reprend le principe. Le bundle, plutôt classique, comprend néanmoins le coupon de téléchargement pour la version complète de Dirt 2, ce qui devient rare sur les 5700. Finalement, cette carte n’est pas fondamentalement différente des standards AMD, mais son silence et son bundle, pour à peine 15 euros de plus, en font un choix plutôt intéressant. Mais ce serait sans compter sur la carte MSI. silence

coupon Dirt 2

bundle

PC Update

I 109


Comparatif

Club 3D

5770 OC Edition/ PowerColor 5770 PCS+ 1 Go Prix : 160 euros

Bundle : Adaptateur DVI > VGA, Pont Crossfire

Fréquences d’origine GPU/RAM : 875/1 225 MHz

Connectique : 2 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Overclocking GPU/RAM : 920/1250 MHz

Les modèles PowerColor et Club3D sont des clones, à quelques différences près. La finition est un peu meilleure sur la PowerColor et le radiateur, un Arctic Cooling L2 Pro, semble très légèrement différent, avec plus de surface de dissipation. En revanche, le PCB et les fréquences sont identiques. Il s’agit donc d’une 5770 avec un PCB rouge et raccourci, identique à celui de la 5750 passive de la même marque. En revanche, comme nous l’avons expliqué le mois dernier, l’Arctic Cooling LE Pro présage d’un silence exemplaire, pour peu qu’il soit correctement paramétré. Le problème, c’est que ce ventirad est vendu 10 euros dans le commerce, mais il coûte ici plutôt 20 euros. Acheter un L2 Pro à 10 euros et une 5770 de référence à 140 euros sera plus économique. En outre, le ventilateur semble tourner un peu trop vite, il fait donc un peu trop de bruit à notre goût, n’arrivant même pas à se rendre plus discret que le ventirad d’origine AMD. Pour couronner le tout, l’overclocking n’est pas fantastique, bien qu’on ne puisse pas l’imputer directement au PCB revu, qui est selon nous moins qualitatif que celui d’origine. Un tableau plutôt décevant, les modèles de référence étant presque plus intéressants ! Dommage. Un nouveau bios et un tarif plus serré auraient pu rendre cette 5770 plus désirable. bruit

MSI

5770 Hawk 1 Go Prix : 160 euros Fréquences d’origine GPU/RAM : 875/1 200 MHz Overclocking GPU/RAM : 965/1375 MHz

Bundle : adaptateur Molex > PCI-E 6p, adaptateur DVI > VGA Connectique : 1 x DVI, 1 x HDMi 1.3, 1 x DisplayPort

Cette nouvelle série Hawk exploite un design proche des cartes Lightning, mais en plus abordable. La dernière Lightning que nous avons testée était la GTX 275, et nous avions été plus qu’enchantés, seul son prix nous avait dissuadé. Ici, MSI reprend les mêmes qualités, à savoir un bon overclocking et un silence exemplaire. C’est simple, la carte est inaudible et ce, malgré deux petits ventilateurs de 80 mm ! Les températures ne sont pas exceptionnelles, mais elles sont largement assez basses pour ne pas poser problème. Proposée à 160 euros, cette carte se positionne plutôt bien, mais il y a quand même quelques bémols puisqu’il a fallu écrémer un peu pour arriver à un prix aussi compétitif. Là où nous sommes agréablement surpris, c’est que pour une fois, aucune fonction indispensable n’a été supprimée. On se contente donc d’une seule sortie DVI, ce qui obligera ceux qui veulent faire du dual screen à utiliser la sortie HDMi ou DisplayPort pour leur deuxième écran. Et puisqu’aucun adaptateur n’est fourni, pas même un HDMI vers DVI, il faudra essayer d’en trouver un par vos propres moyens. Cela n’empeche pas pour autant de profiter de l’Eyefinity. De plus, la carte n’a qu’un seul connecteur CrossFire, ce qui la limite virtuellement à une configuration en deux cartes. Virtuellement parce que vous n’êtes pas forcé d’utiliser une Hawk pour un CrossFire et cette carte pourra donc être branchée en début ou fin de chaîne sans poser de soucis, dans une configuration à trois ou quatre cartes. De plus, un CrossFire de trois ou quatre HD5770 n’est de toute façon pas pertinent. Enfin, notez qu’en bonne MSI modifiée, le PCB a été légèrement revu, avec un étage d’alimentation déplacé sur le devant de la carte. Le GPU a donc été reculé, de même que le radiateur, ce qui permet au passage d’évacuer un peu mieux l’air chaud lorsque la carte est dans un boîtier. On trouve même des points de mesures pour les tensions du GPU et de la mémoire, accompagnés des prises pour y brancher votre multimètre et ne pas risquer un contact avec les composants alentours. silence

110

I PC Update

overclocking

on cherche encore


Performances Protocole de test

N

os tests ont été réalisés hors boîtier, avec une température de 20 °C, puisque selon la ventilation du boîtier, certains systèmes de refroidissement pourraient être avantagés. Néanmoins, plus que la température absolue, ce sont les écarts relatifs entre chaque carte qu’il est important de regarder. Dans la mesure où il est impossible de relever la température de l’étage d’alimentation des HD5700, nous l’avons tout de même surveillée subjectivement mais nous n’avons mesuré et reporté que celle du GPU. Chaque overclocking a été validé par 20 minutes sans aucun artefact de Warhead, qui se montre bien plus exigeant et bien plus fiable que n’importe quel stress test, en plus d’être plus représentatif. Les mesures de bruit ont été réalisées à 30 cm du ventilateur. Enfin, les mesures dans Crysis ont été réalisées en 1 680 x 1 050 avec tous les détails et AA4X, alors que c’était en 1 920 x 1 200 pour Dirt 2 et avec l’anti aliasing au maximum. (Le score 3DMark Vantage correspond au score graphique en mode performance.) Le reste de la configuration se composait d’un Core i7 à 3,6 GHz, sans HyperThreading et de 3 x 2 Go de DDR3 à 800 MHz.

Warhead (FPS)

Températures GPU (°C) Sapphire 5770 Vapor‐X

59

34

5770 Stock

62

40

PowerColor 5770 PCS+

37

5750 Stock 5750 Stock

37

Asus 5750 Formula

43

HIS 5750 IceQ

35

MSI 5770 Hawk

42

Club3D 5750 Passive

42 0

10

20

30

Charge

40

5750 Stock

Asus 5750 Formula

17,5

65

HIS 5750 IceQ HIS 5750 IceQ

17,5

65

5770 Stock

65

PowerColor 5770 PCS+

77 60

70

80

21,5 20,8 22,3

MSI 5770 Hawk

20,6 0

5

10 OC

15

22,9

20

25

Origine

Ici, on voit clairement le bénéfice que l’on peut retirer d’un overclocking. La 5750 d’origine est équipée de 512 Mo de RAM, ce qui explique qu’elle soit un peu à la traine, Warhead étant gourmand en mémoire vidéo.

Nuisances sonores (dB)

5750 Stock

44,2 42

Club3D 5750 Passive Asus 5750 Formula

41,9

HIS 5750 IceQ HIS 5750 IceQ

41,9

5770 Stock

47,5 48,5 ,

40,2 , 38,5

Asus 5750 Formula

40,3 39,3 42,3

40

50,5

PowerColor 5770 PCS+

40

51,1

5770 Stock

39,1

46,3

MSI 5770 Hawk

46,7 50

HIS 5750 IceQ HIS 5750 IceQ

5750 Stock

Sapphire 5770 Vapor‐X

40

39,5 37,5

Sapphire 5770 Vapor‐X

49 47,3

30

37,8 37

MSI 5770 Hawk

45,9

PowerColor 5770 PCS+

0 0

Club3D 5750 Passive

42,1

OC

20,3

Repos

20

21

20,4

Dirt 2 (FPS)

10

20,5

Sapphire 5770 Vapor‐X

90

La 5750 Club 3D est un cas à part puisque passive. Il est amusant de voir que la 5770 Hawk paye son silence par des températures peu flatteuses. La gestion du ventilateur joue donc énormément sur les résultats, plus que le radiateur en lui-même finalement.

0

18,7 17,5

64

68

50

15,4

Club3D 5750 Passive

60

Origine

Sur Dirt 2, la quantité de mémoire est moins importante. On remarque une fois encore que la petite 5750 IceQ+ parvient à doubler les 5770 à leurs fréquences d’origine.

0

10 Charge

20

30

43 44,1

40

50

Repos

Bien que relativement calmes, les radiateurs d’origine des 5750 et 5770 se font entendre en charge, pour peu qu’on ait une configuration discrète. La 5770 Hawk est plus que silencieuse, il faut vraiment coller son oreille aux ventilateurs pour les entendre !

PC Update

I 111


Comparatif

Choix de la Rédaction U

e radiateur d’origine AMD est assez qualitatif sur 5770, mais est loin d’être discret. Des progrès considérables ont été réalisés de sorte qu’une oreille très tolérante pourrait s’en accommoder une fois la carte dans un boîtier. Mais globalement, même en idle, la carte émet un léger souffle. Quant à la 5750, elle est aussi un peu trop bruyante, la faute à son ventirad bien plus basique et moins efficace. Dès lors, avant d’opter pour une carte modifiée, il faut analyser ses besoins. Rajouter 20 euros sur une carte à 130 euros, c’est près de 15 % d’inflation. Néanmoins, si vous avez vraiment envie de silence, ces cartes sauront vous satisfaire. La MSI 5770 Hawk est celle qui nous paraît la plus intéressante dans cette gamme de prix. Silence exemplaire, overclocking conséquent et le tout pour un prix contenu. Le seul reproche que nous avons à lui faire concerne l’absence de deux sorties DVI. Mais elle conserve le support de l’Eyefinity pour pouvoir utiliser trois écrans simultanément. Reste que 160 euros, c’est une somme, on est bien loin de la 5750 512 Mo basique qui tourne autour des 100 euros. Alors si vous cherchez du silence sans pour autant sabrer votre compte en banque, l’Asus 5750 Formula, qui est la carte la moins chère de notre comparatif, vaut le coup. L’overclocking n’est pas faramineux, pas d’Eyefinity, mais 125 euros pour une 5750 1 Go, c’est presque le mieux à espérer. Asus va cependant commercialiser la même carte en 512 Mo, celle-ci devrait être encore plus séduisante. Les cartes offrant Dirt 2 en bundle, comme la 5770 Vapor-X ou la 5750 IceQ+, sont plutôt bonnes à vrai dire, mais à moins d’être un inconditionnel des jeux de rallye, nous leur préférons la MSI 5770 Hawk. Le modèle passif de Club3D est réservé aux amateurs de silence pur, sinon c’est une carte peu attrayante, sans compter les aléas de stabilité et les 5770 de PowerColor et Club3D sont vraiment trop bruyantes. Autant se contenter alors du modèle de référence !

112

I PC Update


Comparatif

Tour d’horizon des

moniteurs

LCD Rétroéclairage à LED ou 120 Hz

pour la 3D Benjamin Bouix Outre la fréquence de rafraichissement qui est en train d’évoluer, le rétro éclairage à LED bouscule le marché des écrans LCD. En théorie, elle offre un bien meilleur contraste et un rétro éclairage plus homogène, mais qu’en est-il en pratique ? Quel écran faut-il choisir en 22’’, 24’’ ?

114

I PC Update

L

e rétro-éclairage à LED a été introduit en grandes pompes sur les téléviseurs LCD, mais force est de constater qu’il n’en a pas été de même pour nos moniteurs LCD. Pourtant, la technologie est bien présente, et ce depuis quelques mois, mais les constructeurs ne mettent pas vraiment l’accent dessus. C’est dommage puisque les prix ne se sont pas envolés, les produits restant donc abordables. A l’inverse, les écrans 3D ne cessent d’être poussés, surtout par nVidia avec 3D Vision, bien qu’ils coutent très chers. Après Viewsonic, Samsung et Acer, voila qu’Alienware se lance sur le marché. Toutefois, des écrans gardent une fréquence de rafraichissement de seulement 60 Hz et un rétroéclairage aux néons. Sont-ils

dépassés ou sont ils proches de leurs cadets, le rapport qualité/prix en plus ?

Le point sur les LED On entend de plus en plus parler des écrans à LED. Pourtant, cette dénomination est en principe réservée aux écrans OLED pour lesquels chaque pixel requiert une LED RVB (RVB : rouge vert et bleu). Mais ces écrans sont extrêmement coûteux et sont cantonnés à des dalles assez compactes. Sur nos TV et écrans, on parle en fait de rétroéclairage à LED au lieu des bons vieux néons. Ces derniers sont placés derrière la dalle de facon à illuminer l’image générée par les cristaux liquides. Le nombre et la disposition changent selon le constructeur, mais cela

implique un problème : la luminosité sera plus importante à proximité du néon, provoquant des variations de la luminosité selon les zones. D’où l’idée de composer un rétroéclairage uniforme avec des LED, qui sont des sources de lumières plus ponctuelles.

3 technologies différentes Il existe différentes façons de constituer un rétroéclairage à LED. La méthode directe (WLED) consiste à placer des LED derrière la dalle, pas forcément en nombre aussi élevé que les pixels, mais de façon à créer une dalle de lumière. Evidemment, cela nécessite un grand nombre de LED, ce qui fait augmenter le prix du produit, et l’épaisseur s’en ressent. Puisqu’on peut éteindre


s

Acer

SH243HL

ou allumer chaque LED selon les besoins, le contraste peut être amélioré de manière dynamique et ciblée, alors que les néons gardent toujours la même intensité, ce qui donne souvent une impression de noir un peu passé, tirant sur le gris. Encore plus abouti, le rétroéclairage par LED RVB permet de moduler la couleur du rétroéclairage. De cette façon, on peut régler le blanc du rétroéclairage indépendamment du blanc de l’image et on peut alors obtenir un contraste plus élevé. Cette technique est à différencier des écrans OLED qui nécessitent une LED RBV par pixel, alors qu’ici, les LED RVB ne servent qu’au rétroéclairage, l’image étant toujours confiée aux cristaux liquides. Cependant, la technologie étant assez récente, les meilleurs rétroéclairages aux néons arrivent à faire aussi bien. Enfin, troisième solution, plus simpliste, disposer des LED tout autour du cadre de l’image, aussi appelée Edge LED et qui équipe la plupart des moniteurs actuels. Mais qui dit éclairage autour de la dalle, dit luminosité non homogène. C’est pourquoi une surface A droite, un écran IPS professionnel, à gauche un écran Edge LED. La différence d’épaisseur est flagrante. Notez que les écrans Edge LED utilisent souvent une alimentation externe.

réfléchissante est utilisée afin de diffuser la lumière aussi bien en tout point de la dalle. Cette technique permet d’abaisser l’épaisseur de l’écran et de voir fleurir des moniteurs extraplats. Cependant, on perd quand même le principal intérêt des LED, puisqu’on en revient à une source d’éclairage ponctuelle qui doit être diffusée sur toute la dalle.

De la 3D sur nos écrans Si vous voulez en savoir plus sur la 3D, vous pouvez aller lire le dossier qui lui est consacré dans ce même numéro. Cependant, sachez que si vous voulez en bénéficier, il vous faudra une sortie vidéo DVI Dual Link et le câble qui va avec, généralement livré avec l’écran. Depuis déjà quelques années, les cartes graphiques sont compatibles DVI Dual Link. Autre point important, il faudra posséder la paire de lunettes qui va bien. En effet, le « compatible 3D » consiste à afficher deux fois plus d’images par seconde et les lunettes sont là pour « répartir » ces images sur vos deux yeux. C’est ensuite votre cerveau qui va tra-

vailler (si, si !) pour former une vue en trois dimensions. D’ailleurs, qui dit 120 Hz, dit aussi machine puissante puisque chaque image est calculée 2 fois ! En outre, les écrans 120 Hz ont, en général, une bonne réactivité, mais cela ne vous dispense pas pour autant d’activer l’overdrive.

Acer

H243HX

Alienware

AW2310

ASUS

Contraste ou luminosité ? Le contraste est à nos yeux plus important puisque plus il sera élevé, plus on pourra distinguer des détails, notamment dans les zones sombres d’un film ou d’une photo. En revanche, la luminosité dépend de l’éclairage de la pièce où l’on se trouve, nos yeux s’acclimatant assez facilement, elle est donc moins capitale. Toutefois, un écran trop sombre ne pourra restituer certains détails, ce n’est donc pas un critère à prendre à la légère. L’homogénéité de la luminosité est également surveiller. Certaines zones de l’écran peuvent être plus sombres. A ce petit jeu, les LED sont, en théorie, plus efficaces mais ne vous laissez pas berner par l’argument LED, ce n’est pas forcément synonyme de qualité. Mieux vaut un rétroéclairage aux néons de qualité qu’un mauvais rétroéclairage Edge LED par exemple.

LS246H

dell

G2410

Fujitsu

B24W-5

HannsG

HH251HP

Lenovo

L2251x

LG

W2486L-PF

L’overdrive Ce que l’on appelle communément overdrive est en fait une fonction qui change de nom selon chaque marque, chacun y allant de sa dénomination pompeuse. Il s’agit en simplifiant d’augmenter la tension fournie aux cristaux liquides de sorte qu’ils réagissent plus vite. Dès lors, la rémanence s’en trouve améliorée. Ce réglage s’active dans l’OSD et atténue la rémanence de l’écran. Cependant, si l’option est mal gérée, elle peut engendrer du reverse ghosting. Il s’agit alors d’une rémanence plus forte que la normale, puisque des images fantômes apparaissent derrière l’image. Il arrive même que cela se constate simplement en bougeant le curseur, avec une traînée noire qui apparaît derrière celui-ci. Si vous êtes friand de

Samsung

XL2370

Samsung

2233rz

Samsung

P2450H

Samsung

F2380M

Viewsonic

VX2268 PC Update

I 115


Comparatif

réactivité, certaines dalles dites 2 ms ne sont réellement que des 5 ms qui peuvent être boostées de la sorte, ce sera donc utile d’activer l’overdrive, mais n’hésitez pas à l’enlever si vous sentez une gêne ou si vous constatez les effets néfastes. Cependant, le phénomène semble contenu puisqu’aucun de nos écrans n’a eu à subir ces effets secondaires.

Rendez-nous nos bons vieux 24’’ La taille de l’écran, c’est une chose, mais la résolution est tout aussi importante, si ce n’est plus. Actuellement, un grand nombre d’écrans utilisent la résolution dite Full HD, soit 1 920 x 1 080 pixels. C’est très agréable lorsque l’on regarde un Blu-Ray, affalé dans son canapé. En revanche, quand

Ces graphes représentent l’écart de chaque couleur par rapport à un idéal. Le profil colorimétrique par défaut d’un écran à gauche, puis une fois calibré à droite. Les couleurs sont tout de suite beaucoup plus justes.

on travaille ou qu’on joue, c’est tout de même 120 pixels de moins en hauteur qu’un écran 16/10 et ça se sent ! Passe encore que ce format 16/9e se démocratise, même si les puristes préfèrent avoir une petite bande noire supplémentaire, mais lorsqu’on ne peut plus trouver de classiques 24’’ en 1 920 x 1 200, ça agace. Actuellement, très peu d’écrans utilisent encore cette résolution, pourtant si agréable. Heureusement, les pixels en moins se traduisent par un prix en baisse et des performances en jeu légèrement plus élevées. Quoi qu’il en soit, méfiez-vous et à moins de réserver votre écran exclusivement au

visionnage de vidéos, les quelques pixels de plus d’une dalle traditionnelle seront bien confortables.

Et le confort dans tout ça ? Le confort en parlant d’un écran ? Oui, ça existe. Premier point indispensable, l’inclinaison réglable facilite la vie lorsqu’on a un écran en dalle TN et qu’il faut donc être parfaitement en face. Et même si c’est un autre type de dalle, c’est quand même utile. Ensuite, le réglage en hauteur, afin de régler un peu plus précisément la position. Viennent ensuite le pivot pour passer l’écran en mode portrait,

Il ne manque qu’une entrée DVI à cet écran pour bénéficier d’une ergonomie parfaite. Ça paraît anodin, mais ce genre de détail peut grandement nous simplifier la vie.

De haut en bas, 1 920 x 1 200, 1 920 x 1 080 et 1 680 x 1 050. Respectivement 2,3, 2,07 et 1,76 millions de pixels. La différence se sent plus qu’il n’y paraît à l’usage, ne sous-estimez pas le confort d’une dalle de 1 200 pixels de haut.

116

I PC Update


Quelle dalle pour quel usage ? Il existe trois types majeurs de dalles : les VA, les IPS et les TN. Ces dernières sont de loin les plus répandues car elles correspondent assez bien aux exigences du grand public. Avec une consommation contenue et une très bonne réactivité, elles se sont imposées si bien que la plupart des écrans en sont désormais équipés, en 2 ou 5 ms. Mais nous leur reprochons des angles de vision trop restreints : dès qu’on se penche trop bas, tout s’assombrit. En marge, il existe les dalles IPS (S-IPS et plus récemment E-IPS), plus lentes, plus énergivores, mais proposant un meilleur rendu des couleurs et plus tolérantes sur les angles de vision. Ce sont les dalles préférées des graphistes. Leur réactivité a bien progressé, de telle sorte que l’on peut tout à fait envisager de jouer avec. Enfin, les dalles VA (plusieurs sous-catégories existent : S-PVA et maintenant C-PVA, mais aussi les MVA) apportent un excellent contraste et des angles de vision encore plus ouverts. Selon votre usage, il faudra donc choisir une dalle, sachant que l’écran parfait dans tous les domaines n’existe pas, même avec un gros budget.

dont l’utilité est assez réduite, et le montage sur plateau afin de faire tourner l’écran sans que le pied ne bouge. Tout cela permet de trouver l’angle parfait et de ne pas se casser le cou, surtout si on reste des heures devant son écran. Il ne faut pas oublier non plus les petits plus comme le nombre d’entrées vidéo et leur diversité, afin de pouvoir brancher plusieurs sources et éviter d’utiliser des adaptateurs. D’autant que si un adaptateur HDMI > DVI n’est pas ruineux, il en est autrement des adaptateurs DisplayPort. En outre, la présence de ports USB, d’un lecteur de cartes mémoire ou d’une webcam peut s’avérer utile. Enfin, les hautparleurs intégrés peuvent dépanner de temps en temps. Mais ne vous y trompez pas, ils suffiront à restituer les sons Windows, mais guère plus. Diffuser le moindre morceau de musique avec relève du supplice.

Protocole de test Armé d’une sonde colorimétrique, nous avons mesuré la luminosité, le point noir et la justesse des couleurs par défaut, avec les profils des constructeurs, puis une fois l’écran calibré. A ce propos, notez que le dE représente l’écart entre les couleurs idéales et les couleurs effectivement affichées. En dessous de 1, c’est parfait, entre 1 et 2, c’est bon et même les professionnels ne devraient pas trouver à redire, en dessous de 3, c’est correct, au-delà, même un oeil non habitué se rend compte que les

couleurs ne sont pas idéales. Mais des couleurs fausses peuvent quand même convenir tant que deux écrans différents ne sont pas juxtaposés. Aussi, un écran aux couleurs justes pourrait bien vous paraître fade à côté d’autres produits affichant des couleurs plus artificielles. Le seul moment où cela peut s’avérer gênant, c’est si vous imprimez des photos, qui n’auront pas les couleurs que vous aurez visionnées sur votre écran ou dans certains jeux où les couleurs seront saturées. La sonde a également mesuré en 9 points de la dalle afin de vérifier la qualité et surtout l’homogénéité des couleurs et du rétroéclairage. Néanmoins, les valeurs que nous vous indiquons correspondent à une mesure au centre de l’écran. Nous avons aussi vérifié la rémanence, si chère aux joueurs exigeants, et le fourmillement que les cinéphiles connaissent bien, armé d’un bon appareil photo et de diverses applications. Mais il faut savoir que tous les écrans que nous avons reçus étaient tout à fait satisfaisants en jeu ou en vidéo. Certains utilisateurs très exigeants sentiront peut être une différence d’un écran à un autre, mais en ce qui nous concerne, seules

certaines applications très ciblées (qui ne représentent en rien l’utilisation courante que l’on fait d’un moniteur) nous ont permis de vérifier les écarts de réactivité. Soyez cependant certain qu’on repère très facilement un écran qui ne serait vraiment trop lent. Mais les dalles sont désormais de bonne facture et ce phénomène semble disparaître au fil des ans. Enfin, des tests de consommation ont été effectués au wattmètre sur la prise secteur sur laquelle était branché l’écran. Cette consommation est plus ou moins fixe lorsque l’écran est allumé et elle a été relevée après calibrage à 200 cd/m² et avec l’overdrive activé lorsqu’il est disponible.

Grâce à notre sonde colorimétrique, nous avons pu mesurer précisément certaines valeurs comme le contraste, la luminosité ou même la justesse des couleurs.

Le pied de cet écran Asus est assurément hors du commun. Peu rassurant au début, il est pourtant robuste.

PC Update

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Comparatif Acer SH243HL Prix : 260 euros

Dalle : TN 2 ms LED

Résolution : 1 920 x 1 080

Les amateurs de design vont être servis, cet écran est tout à fait dans le style du moment. Des formes inhabituelles, taillées à la serpe, et un look moderne. L’écran est ultraplat, à peine 15 mm, grâce au rétroéclairage Edge LED, et le pied intègre un haut-parleur et des petites LED bleues viennent illuminer ce dernier. Si on est content de trouver deux prises HDMI et une VGA, on le sera moins si on veut utiliser du DVI. En effet, vous serez obligé de passer par un adaptateur DVI vers HDMI et un câble HDMI. Nombre d’utilisateurs n’ont pas cette connectique, obligeant à l’acheter, ou à se cantonner au VGA, puisqu’aucun adaptateur ou câble n’est fourni dans le bundle de l’écran. Nous avons eu quelques problèmes lors de nos tests, avec un contraste quasi inexistant, alors que cet écran est justement réputé pour son contraste plutôt bon. De même, la rémanence n’était clairement pas au niveau d’une dalle 2 ms mais plutôt d’une 5 ms. Nous n’avons pas pu avoir d’explication de la part d’Acer, ni un second exemplaire pour comparer. Quoi qu’il en soit, les couleurs étaient étonnamment justes par défaut, nul besoin de calibrage avec un dE de 2. Le rétroéclairage, malgré l’argument « LED », varie de près de 20 % d’un point à un autre, de même que les couleurs.

design

couleurs par défaut

contraste ?

Acer H243HX Prix : 200 euros

Dalle : TN 2 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

HDMI, DVI, VGA, hub USB, webcam, haut-parleurs, il ne manque rien, à part un pied réglable en hauteur, mais dont on se passera pour le prix. Le look est légèrement austère et ne respire pas la qualité avec une coque brillante et épaisse, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Derrière un écrin quelconque, le H243HX est un écran assez agréable. Les couleurs par défaut sont à la limite du correct, mais c’est déjà un bon point, de même que le contraste qui est dans la moyenne haute à un peu plus de 1:900. Il n’y a pas de profil qui améliore les couleurs, elles seront donc un peu froides, ce qui est parfois peu flatteur ; en revanche, le profil ACM (contraste dynamique) permet de bénéficier d’un contraste encore meilleur, 1 :950, sans pour autant perdre la relative justesse des couleurs. Une fois l’écran calibré, les couleurs sont plus justes, sans être impressionnantes. Les jeux vidéo ne feront pas peur à cet écran, il a en effet une réactivité impressionnante pour un « simple » TN 2 ms 60 Hz. En revanche, le rétroéclairage est assez quelconque. Sans être véritablement mauvais, l’écran est nettement moins lumineux sur le bas et sur la droite.

réactivité

prix

ergonomie

contraste et couleurs

pied non réglable en hauteur

Alienware AW2310 Prix : 499 euros

Dalle : TN 3 ms 120 Hz

Résolution : 1 920 x 1 080

Alienware, c’est comme Dell, mais axé gamers. La qualité de fabrication est bien là, et on sent bien le background Dell à travers l’OSD notamment. A part le pied de forme assez bizarre et brillant, le reste de la coque inspire confiance. Les boutons tactiles sont très discrets et réagissent bien, le rétroéclairage blanc discret fait son effet. Equipé d’une entrée DVI, d’une HDMI (qui ne supportera pas le 120 Hz en 1080p), d’un hub USB et d’un pied réglable dans tous les sens, l’écran a une ergonomie exemplaire. La rémanence est inexistante et le contraste est satisfaisant pour une dalle TN. En revanche, les couleurs sont assez médiocres avec un dE moyen de 4.9 et le rétroéclairage manque de régularité, 21 % de différence entre deux points de la dalle, c’est un peu trop. C’est dommage sur un écran de ce tarif. Cependant, passer au mode Multimédia permet d’améliorer le rendu des couleurs avec un dE de 3.7. C’est à peine correct, mais on n’y perd pas sur d’autres plans, alors autant en profiter. Le profil Game permet lui d’obtenir un dE de 2.5, ce qui est très correct, mais en y perdant alors sévèrement en contraste. Un écran plutôt bon donc, mais un peu cher tout de même.

finition

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ergonomie

réactivité

couleurs par défaut

rétroéclairage


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Comparatif Asus LS246H Prix : 300€ (estim.)

Dalle : TN 2 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

Le design est pour le moins troublant. En lieu et place du pied traditionnel, c’est une grosse bague qui sert de cale pour l’inclinaison de l’écran. C’est mignon et plus stable qu’il n’y paraît, mais ça prend pas mal de place sur le bureau. De toute façon, vu le look et la connectique, cet écran se destine plus à un PC de cuisine ou de salon qu’à une machine principale. Il n’y a, en effet, qu’un HDMI et un VGA, ainsi qu’une entrée miniJack pour l’audio. Son design très glossy est mignon, mais c’est assez gênant à cause des nombreux reflets, il faut vraiment être dans une pièce noire pour ne pas les voir, sans parler des traces de doigts. La molette en bas à droite sert à ajuster le contraste, le volume, et n’importe quel autre paramètre. Dommage que ce soit la luminosité qui soit en réglage standard, une modification du volume sonore aurait été plus utile selon nous. La dalle est une classique TN 2 ms, avec ses avantages et ses inconvénients, notamment une bonne réactivité mais un angle de vision inférieur fermé. Le choix est selon nous assez discutable puisqu’une dalle offrant des angles plus ouverts aurait été souhaitable vu l’utilisation ciblée de ce moniteur. Les couleurs sont en outre plutôt mauvaises, très chaudes comme souvent chez Asus, avec un dE à 5.8. Le contraste est de 910 :1, ce qui est satisfaisant. Cela dit, si vous utilisez le profil Théâtre, le dE descend à 3.8, sans grosse conséquence sur le contraste. Si vous avez une sonde, profitez-en, en 200 cd/m², l’écran offre des couleurs très justes (dE maximal 0.6) et sans perdre sur le contraste. Le rétroéclairage est dans la moyenne, 18 % d’écart de luminosité. Globalement et après quelques petits réglages, cet écran est moyen partout. Difficile de lui trouver de gros défauts ou des vraies qualités.

look

écran brillant

Dell G2410 Prix : 375 euros

Dalle : TN 5 ms LED

Résolution : 1 920 x 1 080

Comme souvent chez Dell, la qualité de finition est irréprochable. La coque est assez fine, mate comme on l’aime, et respire la qualité. Les boutons ne sont ni tactiles ni cachés, mais sont très discrets. Niveau ergonomie, le pied ne gère que l’inclinaison et seules les entrées VGA et DVI sont présentes. Le strict minimum donc. L’écran souffre très peu de rémanence, surtout pour un 5 ms. Il est même au niveau d’une bonne dalle TN 2 ms, c’est tout dire. Le rendu des couleurs est plutôt mauvais, avec des couleurs très chaudes et un dE à 4.5. En utilisant le profil Multimédia, il est possible de réduire le dE à 3.6, c’est toujours ça de gagné, bien que la différence avec une photo imprimée sera probablement visible. Ce profil réduit d’ailleurs le contraste, qui passe de 950 :1 par défaut, une valeur dans la moyenne haute, à 760 :1, ce qui devient alors très moyen. Il faudra donc choisir. Enfin, le rétroéclairage est un WLED (white LED), ce qui signifie que des LED sont présentes derrière toute la dalle, et pas seulement sur les bords. D’où le prix, forcément plus élevé. Mais ça vaut le coup, le rétroéclairage est absolument uniforme, 3 % de variation au maximum ! En outre, cet écran se veut écolo jusqu’au bout, de l’emballage, aux matériaux et à la consommation. Méfiez-vous d’ailleurs, car les modes d’économie d’énergie procurent un rendu extrêmement laid, qui ne pourra être utilisé qu’en bureautique, et encore.

design

couleurs par défaut

WLED

contraste une fois calibré

Fujitsu B24W-5 Prix : 350 euros

Dalle : TN 5 ms

Résolution : 1 920 x 1 200

Sur le papier, cet écran a deux arguments intéressants. D’abord, la résolution, un vrai 24’’ comme on les aime, 1 200 pixels de haut. Ensuite, un pied réglable dans tous les sens, il ne manque que la position portrait, mais elle ne sert que très rarement, et des haut-parleurs intégrés. En fait, il reprend le design et quelques fonctions du plus haut de gamme P24W-5, destiné, lui, aux professionnels, ce qui explique sa bonne ergonomie. La dalle employée ici est une TN 5 ms, les jeux ne lui poseront donc pas de problème, bien que sa rémanence soit typique de sa dalle, un bon cran en dessous des TN 2 ms. Les couleurs par défaut sont moyennes, avec un dE de 4.2, tout comme le contraste de 1 :835, mais celui-ci est atteint à seulement 184 cd/m². Même l’écran calibré, on n’arrive pas à atteindre des couleurs parfaites et le contraste chute rapidement. Mais la dalle est assez homogène, seulement 10 % de variation, comme quoi même des tubes peuvent arriver à un résultat décent. Malheureusement, à 350 euros, cet écran est trop juste, seule sa résolution lui permet de se démarquer face à une grande majorité d’écrans en 1080p.

pied réglable

120

I PC Update

résolution

couleurs


HannsG HH251HP Prix : 220 euros

Dalle : TN 2 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

HannsG, si vous ne connaissez pas, est le 5e producteur de dalles au monde, ce n’est donc pas une petite start-up à peine née. De prime abord, l’écran est très quelconque. Coque brillante, pivot uniquement, pas de réglage en hauteur, pas de boutons tactiles. Il embarque tout de même une entrée miniJack reliée aux haut-parleurs intégrés, une prise VGA et deux HDMI. En général, on peste contre ces configurations. Mais cette fois-ci, pas besoin, un câble DVI vers HDMI est fourni. Le design n’est pas son fort, ni l’ergonomie, mais il a d’autres avantages pour convaincre. Son prix est évidemment le plus marquant. A peine plus de 200 euros pour une dalle de 24,6’’. A ce prix évidemment, on se contente du TN. Annoncée à 2 ms, la rémanence est tout de même un cran en dessous de celle d’autres dalles. Son contraste est plutôt mauvais, en dessous de la moyenne à 760 :1 malheureusement, et c’est son principal défaut. En revanche, les couleurs sont étonnamment justes ! Un dE de 3 par défaut, c’est plutôt bon et rare sur cette gamme d’écrans. Ce résultat peut être encore amélioré en utilisant le profil de couleur Chaud, et passer ainsi à 2.4, et qui rend les couleurs moins criardes au passage. En revanche, l’homogénéité du rétroéclairage est vraiment mauvaise. Le coin en bas à droite affiche une luminosité 45 % moins importante qu’au centre. Enfin, notez que vu la taille de l’écran, si vous visionnez des films, il faudra utiliser des sources et un lecteur de qualité pour obtenir un bon rendu, la mise à l’échelle étant très mauvaise sur ce genre d’écrans.

couleurs

prix

contraste

Lenovo L2251x Prix : 280 euros

Dalle : TN 5 ms LED

Résolution : 1 680 x 1 050

Pied réglable dans tous les sens, webcam, micro, hub USB, c’est décidément un équipement pléthorique. Dommage que Lenovo n’ait doté son écran que d’entrées VGA et DisplayPort. La première n’est pas la plus qualitative, alors que la seconde est plutôt exclusive, obligeant à utiliser des adaptateurs. Une entrée DVI aurait donc été appréciée. Son look assez carré ne plaira pas à tous, mais nous apprécions la coque mate et la robustesse apparente des matériaux. Par défaut, le contraste est de 1 :900 pour 200 cd/m², c’est excellent ! Une bonne profondeur, sans pour autant être aveuglé, c’est agréable. L’écran est assez homogène, le rétroéclairage étant plutôt bien maîtrisé avec une perte de luminosité de 11 % au pire. En revanche, les couleurs sont très moyennes. Un dE moyen à 6.4 et maximum à 13 ! Pour autant, les couleurs sont assez chaudes et chatoyantes, alors à moins d’être habitué, vous ne vous en rendrez pas compte tout de suite. Mais dans certains films, c’est flagrant. Après calibrage, l’écran ne perd que très peu en contraste, mais les couleurs sont alors excellentes avec un dE maximum de 0.7. Malheureusement, il vous faudra une sonde, aucun profil ou réglage ne nous ayant permis de rectifier un tant soit peu les couleurs. Et pour la rémanence, c’est assez moyen, TN 5 ms oblige. A 280 euros, cet écran est loin d’être une affaire, même si vous avez la possibilité de le calibrer

écran homogène

pied réglable

look un peu trop pro

couleurs

pas de DVI

LG W2486L-PF Prix : 270 euros

Dalle : TN 2 ms LED

Résolution : 1 920 x 1 080

Une fois encore, nous avons droit à un pied pivot uniquement avec ce 24’’ LG, pas de réglage en hauteur. Heureusement que la connectique arrange un peu les choses, puisqu’il possède deux entrées HDMI en plus des DVI et VGA classiques, de quoi le relier à différentes sources, ainsi qu’une sortie Jack pour récupérer le son des HDMI. Le look se rapproche de plus en plus de celui des Samsung, avec des courbes, une coque laquée, des boutons tactiles et des nuances de rouge, et grâce aux LED, une coque très fine, moins de 20 mm d’épaisseur. Seul le pied est un peu différent, moins joli dirons-nous, mais c’est une question de goût. Par défaut, les couleurs sont moyennes, voire mauvaises, le dE moyen est à 4.5, le maximum à 12.5. Pourtant, avec une sonde, on obtient des résultats étonnamment bons. Le contraste est de 940 :1 par défaut, c’est plutôt bon, mais la luminosité de 320 cd/m² a de quoi heurter les yeux les plus délicats. Passer en profil sRGB permet de gagner en contraste (960 :1 !), tout en abaissant la luminosité à 190 cd/m² et ce, sans dégrader le rendu des couleurs. Quant au rétroéclairage, il est une fois encore à la hauteur du Edge LED : moyen. 14 % de variation de la luminosité entre le centre et les coins de l’écran. Son seul atout sera donc sa réactivité, très bonne, puisque du niveau des meilleurs TN 2 ms et à peine moins bonne que celle des écrans 120 Hz. Mais fatalement, plus cher et moins bon que les 24’’ Acer ou Samsung, ça sera dur de percer.

réactivité

contraste

couleurs

PC Update

I 121


Comparatif Samsung XL2370 Prix : 300 euros

Dalle : TN 2 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

Un écran au design magnifique, diront certains. Certes, il reprend les lignes des TV Samsung avec ce design glossy, il est plat, les touches tactiles sont amusantes. Mais sur un bureau, relié à un PC, cela dénote un peu à notre goût. Passé ce cap, très subjectif, il souffre quelques griefs. Un écran ultraplat avec un pied qui dépasse, ça sert à quoi ? On ne peut même pas l’accrocher au mur. Tout juste bon pour crâner. De même, les boutons tactiles sont amusants au début, mais on en vient bien vite à les haïr tellement ils sont peu réactifs. Sans compter que lorsque l’écran passe en veille, il faut bien souvent lui indiquer manuellement d’utiliser l’entrée DVI puisqu’il a tendance à utiliser le HDMI, l’entrée par défaut, bien qu’aucune prise ne soit branchée. D’ailleurs, l’ergonomie est réduite au strict minimum. Par défaut, les couleurs sont relativement justes et le contraste est correct, sans être vraiment époustouflant comme on serait en droit de l’attendre d’un rétroéclairage LED. Dalle TN 2 ms oblige, la réactivité est bonne, voire excellente. Une fois l’écran calibré, nous avons droit à des couleurs vraiment justes, avec un dE moyen de 0.3, mais on perd un peu en contraste à 200 cd/m². Si vous n’avez pas les moyens de vous offrir une sonde, sachez que le profil Cinéma est le plus intéressant de tous, procurant des couleurs bien plus justes (dE à 2.6) et un contraste plus élevé. Enfin, au registre de l’homogénéité, c’est correct. Au niveau des rétroéclairages à tubes, aux environs des 14 % de différence sur la luminosité, mais pas mieux malheureusement, la faute au Edge LED.

réactivité

contraste

prix

Samsung

2233rz

Prix : 270 euros

Dalle : TN 5 ms 12 Hz

Résolution : 1 680 x 1 050

Le 2233rz fut le premier moniteur 120 Hz du marché, ce qui lui vaut une petite réputation tout de même. Son ergonomie est largement perfectible, puisqu’il ne possède qu’une seule entrée DVI, rien d’autre et que son pied n’est pas réglable en hauteur. Le design est similaire à celui du XL2370 et des TV Samsung en général : tout en courbe et brillant, les boutons tactiles en moins. Dalle 120 Hz oblige, même en 5 ms, il n’y a plus de rémanence pour ainsi dire. Un écran destiné aux joueurs donc, que ce soit pour son temps de réponse presque inexistant ou à cause de la 3D stéréoscopique. Son contraste de 1 :990 est excellent aussi, bien qu’il soit obtenu à 300 cd/m², ce qui s’avère un peu trop lumineux. Mais en jeu, les lunettes 3D assombrissant l’image, ce ne sera pas un mal. Et cela couplé à l’excellente réactivité, l’effet ne sera que meilleur dans les films, surtout pour une dalle TN. En revanche, les couleurs sont exécrables, avec un dE moyen de 8.1 ! C’est vraiment mauvais. Elles tirent sur le bleu, l’image est globalement froide et les nuances de blancs et de gris sont horribles ! Néanmoins, le profil Cinéma permet de se rapprocher de couleurs supportables, avec un dE moyen de 4. C’est mieux. Après calibrage, les choses s’arrangent, mais on est loin des couleurs idéales. Heureusement, le rétroéclairage permet de garder des couleurs homogènes et la luminosité varie de 10 % dans le pire des cas. Dommage que les couleurs gâchent le tableau.

contraste

réactivité

rétroéclairage

ergonomie

Samsung

couleurs

P2450H

Prix : 210 euros

Dalle : TN 2 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

Enfin un écran Samsung qui change un peu. Fini le design en douceur habituel, cet écran a des arêtes bien tranchées, mais toujours cette coque brillante. On fera avec. Niveau ergonomie, rien de transcendantal, l’équipement habituel y est et suffit d’ailleurs amplement. Cette fois, nous n’avons pas eu de problème avec la détection de l’entrée vidéo ni avec les boutons tactiles qui réagissaient très bien sur cet écran, un bon point. Par défaut, cet écran est étonnant ! Le contraste mesuré est de 1 :1 000 ! C’est plutôt bon. Mais cette valeur est atteinte à 300 cd/m², c’est un peu usant à la longue. Les couleurs ne sont pas d’une justesse folle, mais un dE à 3.3 reste supportable. Le mode Cinéma permet d’atteindre 2.6, ce qui devient presque bon pour un usage standard, mais on perd alors en contraste, aux environs de 1 :785. Une fois calibré, on perd encore un peu en contraste, mais pour un dE moyen de 0.6. Par contre, la réactivité est moyenne pour un TN 2 ms. Sans être catastrophique, elle se place à mi-chemin entre une bonne 2 ms et une 5 ms et ce, même en activant l’overdrive, attention donc si vous y êtes sensible. Le rétroéclairage ne fait pas d’étincelles, il se contente d’être correct. Mais la bonne nouvelle, c’est le prix, plutôt serré pour un écran de ce calibre, aux environs de 210 euros.

contraste et couleurs

122

I PC Update

prix

look

luminosité par défaut

pied non réglable en hauteur


Samsung

F2380M

Prix : 280 euros

Dalle : C-PVA 8 ms

Résolution : 1 920 x 1 080

Le F2380M est la version corrigée du F2380, ne vous trompez pas lors de votre achat. Car évidemment, il va falloir sauter dessus ! D’origine, le contraste est à près de 1 :2500, c’est tout bonnement affolant. On sait bien que c’est la spécificité des dalles PVA, mais quand même, il faut le voir pour le croire. Sur des photos sombres, ou dans les films, vous verrez que c’est d’une grande utilité. Par contre, si cela peut s’avérer agréable dans les jeux, n’oublions pas qu’il s’agit d’une dalle 8 ms. Même en réglant l’overdrive au maximum, on n’arrive pas au niveau d’un TN 5 ms, cela dit, à part quelques FPS extrêmement vifs, ça ne devrait pas vraiment gêner. Mais contrairement aux TN, toute la famille peut se rassembler autour de l’écran tellement les angles sont ouverts. Il est, en pratique, impossible de voir des couleurs virer au noir, même en se penchant complètement. Les couleurs par défaut sont tout juste correctes avec un dE de 3, ce qui signifie qu’un utilisateur tolérant ne devrait pas remarquer cette variation par rapport aux couleurs idéales, bien que l’écran tire un peu sur le bleu et le vert. Nous n’avons malheureusement pas réussi à atteindre un niveau satisfaisant après calibrage, il faudra donc vous contenter des réglages d’usine. La différence de rétroéclairage est bien là, la luminosité étant 10 à 15 % plus importante dans les coins, mais les couleurs restent bonnes. Pour ne rien gâcher, le design est assez réussi avec une coque mate assez fine, un pied réglable dans tous les sens et des entrées VGA, DVI et HDMI, ainsi qu’une prise casque et des enceintes. A part si vous cherchez la réactivité absolue, cet écran est parfait à 280 euros.

contraste

angles de vision

ergonomie

réactivité

Viewsonic

VX2268

Prix : 280 euros

Dalle : TN 2 ms 120 Hz

Résolution : 1 680 x 1 050

Concurrent direct du Samsung 2233rz, mais sorti bien plus tard, ce Viewsonic améliore un peu l’ergonomie, en offrant une paire d’enceintes et une prise VGA en plus du HDMI. La qualité de finition semble aussi légèrement meilleure, grâce à un look plus carré. Equipé d’une dalle TN 2 ms, cet écran est encore plus réactif que le 2233rz. L’image est nette et sans la moindre traînée. Ceci couplé à un contraste de 1 :930 en fait un des TN les moins soumis au fourmillement dans les films. Les couleurs sont ici bien meilleures, avec un dE de 2.9 par défaut. L’écran tire un peu sur le bleu avec des couleurs froides, mais c’est globalement satisfaisant. Il n’y a cependant aucun profil disponible pour pouvoir améliorer le rendu, il faudra donc recourir à une sonde si vous êtes trop exigeant. En revanche, et c’est dommage, le rétroéclairage est catastrophique. Nous avons près de 30 % de différence sur la dalle, un problème qui empêchera toute retouche photo. D’autant que selon l’endroit, les couleurs varient du tout au tout, les nuances de gris étant les plus affectées. Etonnamment, ce n’est pourtant pas vraiment gênant en jeu.

couleurs

réactivité

Marque

Modele

Dalle

Acer

S243HL

Acer Alienware Asus

rétroéclairage détestable

Technologie

Conso

dE défaut

contraste défaut

Variation max luminosité

Connectique

24” 1920x1080

25,3

2

?

20%

2x HDMI, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

H243HX

24” 1920x1080

36,6

3,9

865

21%

1x DVI, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

AW2310

23” 1920x1080

44,1

4,9

880

21%

1x DVI, 1x HDMI, hub USB

LS246H

23,6” 1920x1080

29,5

5,8

910

18%

1x HDMI, 1x VGA, prise casque

Dell

G2410

24” 1920x1080

24,8

4,5

925

3%

1x DVI, 1x VGA

Fujitsu

B24W-5

24” 1920x1200

39,2

4,4

900

10%

1x DVI, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

HannsG

HH251

24,6” 1920x1200

39,4

3

760

45%

2x HDMI, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

Lenovo

L2251x

22” 1680x1050

19,6

6,4

935

11%

1x DP, 1x VGA, hub USB

LG

W2486

24” 1920x1080

27

4,5

940

14%

1x DVI, 2x HDMI, 1x VGA, prise casque

Samsung

XL2370

23” 1920x1080

20,7

3,7

812

14%

1x DVI, 1x HDMi, audio in/out

Samsung

2233rz

22” 1920x1080

38,7

8,1

993

10%

1x DVI

Samsung

P2450H

24” 1920x1080

33,4

3,3

1000

14%

1x DVI, 1x HDMi, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

Samsung

F2380M

23” 1920x1080

32,6

3

2475

15%

1x DVI, 1x HDMi, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP et prise casque

Viewsonic

VX2268

22” 1680x1050

36,4

2,9

925

30%

1x DVI, 1x VGA, entrée audio minijack vers HP

PC Update

I 123


Comparatif

Choix de la

Rédaction

14

écrans plus tard, il faut faire un choix. On se rend bien compte à quel point il est dur de trouver un bon écran, tellement tous les critères sont importants. Un écran s’est imposé comme un choix évident, c’est le Samsung F2380M. Son seul défaut vient peut-être de sa réactivité, mais à ce niveau, ça dépend de votre niveau d’exigence. Si vous êtes un joueur chevronné, et très sensible à la rémanence, passez votre chemin. Pour tout le reste, foncez si votre budget vous le permet. Angles de vision ouverts, ergonomie, contraste exceptionnel, il a tout pour lui grâce à sa dalle C-PVA. Même le patron nous l’a chipé, c’est dire ! Cependant, 280 euros, c’est une somme que tous ne pourront pas se permettre de dépenser sur un écran. Ou alors, peut-être recherchez-vous une dalle plus réactive pour fragguer dans vos jeux préférés. A ce comptelà, trois écrans se démarquent, par leur prix principalement : le HannsG

HH251HP, le Samsung P2450H et l’Acer H243HX. C’est ce dernier qu’il faudra choisir. Nos quelques réglages vous permettront d’en faire un compagnon idéal, d’autant que la réactivité du Samsung laisse à désirer, alors que le HannsG est très limite sur le contraste. Néanmoins, si vous préférez un autre modèle parmi ces trois-là, il ne faut pas hésiter. Enfin, dernier lauréat, le Dell G2410. Son ergonomie est perfectible et son rendu des couleurs tout juste correct, mais il bénéficie d’un rétroéclairage parfait grâce à la technologie WLED et d’une finition exemplaire. Il s’agit ici plus d’un coup de coeur technologique, à l’heure où les écrans Edge LED fleurissent, bien qu’ils ne présentent aucun intérêt en termes de qualité par rapport aux écrans à néons, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire.

124

I PC Update


Test

Chrome 4, le bon moment pour y passer ?

web browser Jusqu’à l’année dernière, le marché des navigateurs était relativement simple. Il y avait Internet Explorer et Firefox. Le premier devant généralement servir à télécharger le second. Google a lancé Chrome fin 2008 sans convaincre beaucoup de monde de changer ! Mais la V4 « finale » pourrait bien modifier la donne.

L

a maîtrise qu’applique Google à tous ses projets online n’est plus à démontrer, mais côté OS, le géant californien a encore beaucoup à faire. Si son système d’exploitation Android commence à pénétrer le marché nomade, des téléphones et autres tablettes, côté PC, il reste du chemin à parcourir. Mais stratégiquement, Google a besoin de maîtriser la partie client pour faire ce qu’il veut sur la partie serveur. Le projet Chromium est né sur ces bases. Chromium est le projet open source de Chrome, comme Chromium OS est le nom de projet associé aux différents systèmes d’exploitation Android. Le but est commun, offrir

la meilleure plateforme possible pour Internet… et les services Google, quel que soit le hardware.

Chrome va vite, très vite Si Firefox a su prendre rapidement le coeur des utilisateurs exigeants, il était particulièrement aidé par IE. Peu regardant des standards, lent et ne proposant pas de navigation par onglets, IE 6.0 offrait une vraie porte ouverte pour la fondation Mozilla. Ajoutons des plugins pour personnaliser son navigateur et le tour était joué. Pour imposer Chrome sur le marché, Google s’y est pris autrement. Force est de reconnaître que Firefox peut

être lent et lourd, une belle brèche pour la concurrence. Un des « préceptes » définis par le géant californien auprès des développeurs est d’ailleurs très clair. Au moment de coder une nouvelle version ou une extension, on doit se poser une seule question : « Est-ce que mon code rend Chrome plus lent ? Si c’est le cas, comment résoudre ce problème ? ». Le Web devenant de plus en plus riche en contenus et malgré la puissance de nos machines, la notion de performances devient, en effet, pertinente. Bon nombre de sites dits « Web 2.0 » utilisent le langage de programmation AJAX, lui-même basé sur le Javascript et le XML, d’où la mise en avant de plus en plus fréquente de la vitesse des interpréteurs. D’ailleurs, le moteur Javascript de Chrome a un nom suffisamment clair : V8 ! Une muscle car, Chrome ? Né avec son temps, Chrome utilise ainsi toutes les ressources disponibles et notamment le multicoeur des processeurs. Chaque onglet équivaut à une tâche et peut être assigné à un coeur physique différent. Autre distinction par rapport à la concurrence, l’usage d’un gestionnaire de tâches intégré au sein même du navigateur. Celui-ci permet de surveiller la consommation de mémoire et de charge CPU et ce, pour chaque onglet indépendamment. Il permet aussi d’en arrêter un s’il vient à poser un problème de stabilité ou de sécurité. Tous ceux qui ont eu un fichier PDF coincé dans un onglet Firefox, par exemple, y verront un avantage immédiat.

Un gestionnaire de tâches intégré, pratique pour suivre la consommation ou de tuer un process.

126

I PC Update


Les statistiques avancées de la consommation de Chrome

plusieurs sources : le serveur distant ou l’application « résidante ». Afin de rendre disponible le contenu créé en ligne, Gears va procéder au téléchargement du contenu disponible côté serveur, extraire les données côté client (l’application) et en faire un flux unique.

Le moteur de rendu, quant à lui, est le fameux WebKit, très agile pour afficher les pages Internet riches. Déjà utilisé par Apple dans Safari ou notamment dans la suite AIR d’Adobe ou encore dans MSN Messenger. Il est le fruit d’un développement conjoint entre Google, Apple et d’autres développeurs indépendants. A son lancement en 2008, Chrome étonnait déjà par sa rapidité d’exécution, surpassant le navigateur de la pomme partageant pourtant le même moteur. Et il a encore progressé depuis et cela se sent clairement à l’usage, même sur un PC puissant mais surtout sur un netbook ou une vieille machine évidemment.

y retrouvons entre autres AdBlock, FlashBlock, des utilitaires, les réseaux sociaux tels que Twitter ou Facebook, mais nous y revenons plus bas.

Gears intégré aussi Gears est l’outil Google pour rendre ses applications « online » utilisables sans connexion Internet, notamment pour accéder à ses mails ou fichiers dans Gmail ou Docs. Les applications tierces peuvent tout autant en profiter, ce n’est pas réservé à Google uniquement. La seule condition requise est que le code source sache interroger

Ce flux devra être copié des deux côtés, un peu comme le mode miroir d’un RAID au niveau du stockage sauf qu’ici, notre grappe se compose d’un serveur et d’un client, tous deux reliés par une connexion Internet. L’intervention de Gears permet ici, à l’instar d’un logiciel de backup, de synchroniser le contenu créé d’un côté ou de l’autre et de le rendre disponible pour les deux parties. L’application n’aura plus qu’à envoyer sa requête au flux de données suivant le mode choisi « en connexion » ou « hors connexion » pour obtenir les données du côté client ou du serveur. Gears étant donc avant tout un outil de synchronisation, il était tout naturel que soit intégrée celle des favoris, stockés désormais si vous le souhaitez dans Google Docs et partageables entre toutes vos machines… Gears ne se limite pas aux données, il permet également d’avoir une application online disponible en offline depuis votre bureau de Windows, pour continuer à utiliser Docs par exemple. Ce qui apparaissait jusqu’ici comme des simples

Son aspect dépouillé est un exemple d’ergonomie. Il utilise une barre d’adresse qui se convertit elle-même en barre de recherche. Les onglets se logent dans l’espace de la barre de fenêtre. C’est particulièrement pratique pour les utilisateurs de petits écrans comme les netbooks, où le faible nombre de lignes horizontales est rapidement un handicap. De nombreux utilisateurs de Firefox n’ont pas encore franchi le cap au quotidien, en raison du manque de personnalisation de Chrome. Il n’y avait tout simplement pas la possibilité de rajouter des plugins sans bidouiller jusqu’à présent. C’est chose réglée aujourd’hui avec cette première mouture estampillée « 4 finale ». 1 500 plugins lancés, pas un de moins. Nous

PC Update

I 127


Test

applications Web devient des applications à part entière, sans besoin de connexion. Sachant que Google a fixé comme objectif pour 2010 que Google Documents devienne aussi performant qu’Office de Microsoft (il y a du travail quand même), ça ne présage que du bon !

En effet, avec l’intégration du langage HTML 5, et notamment sa balise <video>, Mozilla semble être (avec Opera) le seul à vouloir utiliser l’Ogg Theora. Un codec libre mais ancien méritant un redéveloppement presque complet pour supporter la vidéo haute définition, là où Microsoft, Apple et Google prennent la route du h.264. Le support de ce nouveau langage standardisé HTML 5 tend à proscrire les plugins lourds d’Adobe Flash et Microsoft Silverlight pour créer des applications

Firefox en vrai danger ? A l’heure où la vidéo est omniprésente sur le Net, Chrome pourrait prendre un avantage déterminant sur Firefox !

Acid Test Opera 10.10

100

Safari 4.04

100

Chrome 5 (beta)

100

Chrome 4

100

Firefox 3.7.1 (alpha)

94

Internet Explorer 8

20 0

20

40

60

80

100

120

Acid test est un outil testant la compatibilité des navigateurs. Si tous les navigateurs passent le test avec succès. Internet Explorer échoue lui lamentablement !

Benchmark Javascript SunSpider Internet Explorer 8

10111

Opera 10.10

6540

Firefox 3.6

1787

Minefield (firefox 3.7.1 Alpha)

1565

Safari 4.04

1060

Chrome 4

1015

Chrome 5 (beta)

769,6 0

2000

4000

6000

benchmark testant les performances de Javascript. Les navigateurs utilisant WebKit (Chrome et Safari) sont devant. Internet Explorer 8 est à la traine.

128

I PC Update

8000

10000

L’usage du h.264 est pour nous une bonne nouvelle. Avec tout le matériel déjà disponible pour accélérer le codec, comme les chipsets ou les cartes graphiques, nous ne devrions pas attendre longtemps pour décoder directement depuis notre navigateur ! Surtout que les YouTube, Dailymotion et Vimeo se lancent en bêta test actuellement ! Concernant la fondation Mozilla, elle nous laisse dubitatif. Elle avait déjà fait le choix de ne pas reprendre l’idée du gestionnaire de tâches et des onglets indépendants de Chrome avant de changer d’avis, espérons qu’elle fasse volte-face aussi sur ce point ! En attendant, nous ne pouvons que vous encourager à tester Chrome. Sauf si vos plugins favoris n’y sont pas disponibles, il y a fort à parier que vous y prendrez goût.

96

Firefox 3.6

Internet riches et à les remplacer par de simples balises telles que <audio> ou <video> pour ce qui est du multimédia. Le code ressemblera de plus en plus au XML avec son langage simplifié et clairement identifiable mais surtout, il sera interprétable rapidement par les navigateurs.

12000

Chrome 4, faut-il l’utiliser ? Passer à Chrome, la réponse est presque sans appel. C’est oui. Et remplacer Firefox ? Aussi ! Si les premières versions bêta de Chrome étaient déjà très prometteuses en termes d’ergonomie ou de rapidité de surf, il nous manquait les outils de personnalisation comme les plugins. Il manquait aussi la gestion des autres services tels que les Docs ou Gears. Maintenant qu’ils sont disponibles ou intégrés, il n’y a plus vraiment de raisons valables de rester fidèle au navigateur de Mozilla, si ce n’est l’habitude ! Il reste encore quelques défauts de jeunesse à Chrome, tels que le gestionnaire de téléchargements qui ne permet pas encore d’arrêter et de reprendre à sa guise, ni de récupérer un téléchargement interrompu. Impossible aussi d’employer le répertoire de téléchargement par défaut de Seven. Mais ces deux points sont déjà corrigés dans les premières moutures de la version 5 que nous prenons déjà en main !


Les meilleurs plugins pour Chrome AdBlock et AdBlock Button

Google Dictionary

Présent depuis des années sur Firefox, AdBlock permet de bloquer tout le contenu publicitaire d’une page ou d’un site Web. Pratique pour alléger le contenu et bloquer les pop-up indésirables. Son principal atout sur ses concurrents est de redimensionner les pages pour ne pas laisser de trous béants et gagner de l’espace. Il est paramétrable dans la page extension. Deux combinaisons de touches très utiles : CTRL + K (K pour Kill) ou CTRL + L (L pour Live) qui vous permettront de bloquer un contenu ou de mettre votre site favori en liste blanche.

Outil très utile pour ceux, qui comme nous, pensent que même sur un forum, on n’est pas dispensé de respecter la langue. Le dictionnaire de Google est très complet et difficile à prendre à revers et offre aussi les définitions des mots sur lesquels vous double cliquez. Il est également paramétrable en anglais, espagnol, allemand, Italien, russe et quelques langues asiatiques. Par défaut, Chrome intègre déjà un dictionnaire mais il ne permet pas de passer à la volée d’une langue à l’autre. Téléchargement : http://bit.ly/7pGVi7

Téléchargement : http://bit.ly/ChromeAdBlock

Google Mail Checker Plus

Facebook ou Facebook Notifications

Surveiller votre compte mail sans onglet ouvert en permanence ? Rien de plus simple avec Google Mail Checker Plus. Un bouton vous donnera le nombre de mails non lus contenus dans votre boîte aux lettres électronique mais aussi une preview. Si vous avez en plus l’onglet ouvert, il se redirige tout seul vers cette page pour vous permettre la consultation. Si ce n’est pas le cas, il ouvrira un nouvel onglet. Enfin, vous pourrez paramétrer ses mouvements qui attirent l’oeil en pleine lecture et désactiver les sons. D’autres fonctions pourraient arriver rapidement puisqu’en l’espace de cinq jours, quatre mises à jour ont été faites.

Deux méthodes pour lire votre contenu Facebook. Soit vous préférez utiliser une fonction preview et changer de statut sans changer d’onglet et Facebook sera votre plugin favori, soit à l’instar des flux RSS, vous préférez recevoir uniquement les notifications et Facebook Notifications sera pour vous. De notre côté, notre préférence va pour le mode complet fenêtré car il permet d’échanger des liens ou de changer de statut. Téléchargement :http://bit.ly/6duMWS ou http://bit.ly/8EBeDV

Téléchargement : http://bit.ly/8rrvsP

Shareaholic

Wikipedia Companion

Plutôt partageur sur Internet ? Ce plugin permet de publier vos liens sur les différentes plateformes de Web 2.0 telles que Facebook, Twitter, MySpace, etc. Ceux qui utilisent ShareThis !  Firefox ne seront pas surpris, il reprend plus ou moins la même interface. A noter que la création d’un compte sur le site éditeur du plugin permet une personnalisation, ainsi que l’usage de raccourcis de liens du type « bit.ly ».

La barre d’adresse étant plutôt réservée à un moteur de recherche, Google, Bing ou autres, Wikipedia Companion ajoute un bouton à votre barre de navigation ouvrant une minifenêtre de recherche. Très pratique, vous pouvez aussi définir jusqu’à deux langues, si elle ne trouve rien avec la première, elle passera à la seconde. Téléchargement : http://bit.ly/5n1Txk

Téléchargement : http://bit.ly/6OuHVa

Downloads Button

Nothing

Un simple bouton très efficace qui emmène l’utilisateur dans le gestionnaire de téléchargements. Pratique pour éviter d’avoir à se rappeler de trop nombreuses touches de raccourci clavier (CTRL + J) qu’il faut mémoriser aujourd’hui pour rester sur son clavier.

Enfin si vous cherchez un bouton qui ne sert à rien, il y a un plugin pour ça. Il vous affichera un bouton qui ne sert à rien sauf à flatter votre ego d’avoir enfin mis un plugin dans Chrome ! De là à dire qu’une application a été créée pour faire un compte rond le jour J du lancement, il n’y a qu’un pas… ;-)

Téléchargement : http://bit.ly/7WHDfX

Téléchargement (vraiment ?) : http://bit.ly/5wXy84

PC Update

I 129


Test

P55 de rêve

• Asus Maximus III Extreme • eVGA P55 Classified 200 • Gigabyte P55A-UD7 Cartes Mères

Notre record sur Super Pi 1M, réalisé avec notre Core i5 661 refroidi au LN2.

Et si on pouvait choisir une carte mère, sans considération du prix ? Si ce critère n’avait pas sa place, seulement la passion et la puissance ? Nous avons réuni les cartes mères P55 ultimes, pour un face-à-face au sommet. Qu’apportent-elles et en donnent-elles pour leur argent.

N

ous vous conseillons sans cesse des cartes mères qui ont le meilleur rapport qualité/prix possible, tout au long de nos dossiers. Pour autant, qui n’a jamais rêvé de se faire plaisir, de se lâcher,

de craquer une bonne fois pour toutes sur une carte d’exception. Au début, on se dit que ça ne sert à rien, qu’une petite carte milieu de gamme fera tout aussi bien et aussi vite. On a quand même un petit pincement,

même si notre achat nous satisfait pleinement. Les jours passent, les économies s’accumulent. Et puis un jour, on se dit que s’offrir ce petit plaisir, ça ne nous ferait pas de mal. Avoir le meilleur matos possible, ça ne sert pas toujours à quelque chose mais qu’est-ce que c’est bon… Cet achat compulsif et égoïste peut-il être bien sage et justifié ?

Un peu de folie… Quand les prix atteignent des sommets, les constructeurs comprennent que l’on veut un beau produit. Même si 95 % du temps, la carte sera dans son boîtier, à ronronner tranquillement. Notre carte milieu de gamme aurait fait tout aussi bien. Alors il faut au moins pouvoir crâner quand les copains viennent à la maison. Et là, force est de constater que ça fonctionne, donnant parfois lieu à des montages très sexy. Les cartes haut de gamme se distinguent également

130

I PC Update


MSI Big Bang Trinergy et Fuzion MSI a inauguré sa gamme Big Bang il y a quelques mois avec la Trinergy, une carte mère P55 embarquant elle aussi une puce NF200. Plus récemment, une autre carte P55 utilisant la puce Hydra200 a été dévoilée, la Fuzion. La première a été testée dans PC Update n° 46, et il s’agit d’un produit très haut de gamme, au moins autant que les cartes testées aujourd’hui. Elle supporte les systèmes à trois cartes graphiques double slot et se débrouille très bien en overclocking, notamment grâce à un petit boîtier qui permet de modifier les réglages du BIOS depuis Windows, et qui sert d’écran de debug au boot de la carte. Nous lui reprochons tout de même de ne pas embarquer de contrôleurs USB 3.0 ou SATA 6 GB/s. La seconde carte est identique, sauf qu’elle permet de mixer des cartes ATi ou nVidia dans un système multiGPU, une technologie prometteuse donc. Ces deux cartes sont donc des produits à envisager sérieusement.

par leurs fonctions annexes. Ici, chacun y va de son petit gadget, de son BIOS supplémentaire, et de l’option que les autres n’ont pas (encore). Et puis vient enfin l’over-

clocking, qui est censé être bien meilleur. On nous fait évidemment miroiter du « DDR3-2600 capable », ce qui signifie qu’avec le talent, le matériel et la patience, votre carte

peut éventuellement tenir cette fréquence de 1 300 MHz réels. Sans que l’on puisse vraiment dire que ces cartes sont destinées aux overclockers extrêmes à la base, ce sont les seuls à pouvoir trouver une éventuelle différence d’overclocking avec des modèles plus standard. Ça n’empêche pas les autres de baver sur ces cartes ! Et puis, comme à la rédac, la nouvelle génération a amené tout ce qu’il faut pour s’amuser avec du LN2, on ne se prive pas, et on va donc pouvoir vérifier ce qu’il en est de l’overclocking de ces cartes !

NF200 : fausse bonne affaire ?

Maximus 3 Extreme et Clarkdale. Un peu de fraicheur pour porter le tout à plus de 6 Ghz :D

Les cartes mères P55 n’ont pas de contrôleur PCI-Express intégré, celuici étant désormais déporté dans les CPU avec un total de seize lignes PCI-Express 2.0. Elles peuvent être splittées en 8/8, de quoi permettre de faire un CrossFire ou un SLI. Grâce à la norme PCI-Express 2.0, cette configuration offre assez de bande passante pour ne pas trop impacter les performances. Pour autant, différentes marques ont commercialisé leurs cartes équipées d’une puce NF200, ceci afin de pouvoir proposer le support du triCrossFire ou du 3-Way SLI, tous deux permettant d’associer trois cartes pour plus de puissance. Mais ces cartes en NF200 sont, en général, vendues très cher, plus de 300 euros. A ce prix, autant opter pour une carte mère X58 qui offre 32 vraies lignes, d’autant que même des cartes à 220 euros proposent le support de trois GPU.

PC Update

I 131


Test

Maximus III Extreme ASUS

bobines de meilleure qualité. En outre, la nouvelle venue intègre deux BIOS, que l’on peut sélectionner en appuyant sur un simple bouton, une LED en bas de chaque puce indiquant laquelle est utilisée. A côté des points de mesure de tension, se trouvent d’ailleurs des petites LED qui servent de debug. Chacune correspond à un composant et indique donc celui qui coince. Asus a aussi ajouté le support du SATA 6 GB/s et de l’USB 3.0, reliés via un switch PLX au PCH. Comble du raffinement, la carte intègre un module Bluetooth qui vous permettra de la contrôler via votre smartphone, par exemple. Ça ne sert à rien, donc c’est indispensable.

5 slots PCI-Express

L

a Maximus III Extreme est, en réalité, bien plus qu’une Maximus III Formula à laquelle on aurait greffé un NF200. Certaines fonctionnalités ont été revues et le PCB a été amélioré. Commençons par le plus étonnant, la carte son qui est désormais intégrée sur la carte plutôt que déportée sur une carte fille. Ce n’est pourtant pas dans les habitudes de la maison pour une ROG. Mais rassurez-vous, c’est toujours une bonne puce comme sur la Formula et toutes les autres cartes P55 Asus : une VIA VT2020 qui est capable de décoder les flux audio d’un Blu-Ray sans downsampling. En revanche, l’étage d’alimentation a été revu et malgré moins de phases, s’annonce bien meilleur. Ce n’est pas dû à l’emploi du condensateur Fujitsu, qui est plutôt un argument marketing, mais à l’emploi de

La carte accueille un NF200, cette modification implique quelques changements au niveau du système de refroidissement, mais il reste étonnamment discret et peu gênant. Cette puce permet d’utiliser cinq slots PCIExpress, assez bien organisés pour pouvoir caser quatre cartes graphiques double slot. C’est la seule du genre en P55 et elle vient rejoindre l’eVGA 4-Way SLI en X58 et la MSI GD70 en 790FX. Vu la quantité d’énergie que peuvent nécessiter quatre GPU, Asus a rajouté deux prises Molex afin de seconder l’alimentation de la carte mère qui est censée délivrer 75 W par GPU via les slots PCI-Express, soit tout de même 300 W qui devraient alors transiter par la prise 24 pins ! Après quelques tests, il s’avère que la configuration gagne légèrement après l’ajout d’une 4e carte graphique, mais il faudra un CPU très puissant pour en tirer parti. On se demande d’ailleurs à quoi cela peut bien servir, à part

casser des records sur 3DMark. Heureusement, on trouve un port PCI afin de pouvoir y brancher une carte fille comme une carte Wi-Fi.

Overclocking en (faux) progrès Sur la série des P55, Asus est légèrement en retrait sur l’overclocking. Non pas que ses cartes soient mauvaises, bien au contraire, mais elles ont du mal à monter en BCLK. Du coup, bien que ça ne soit pas dérangeant en utilisation standard, comme par exemple un overclocking quotidien dans un boîtier, ceux qui visent les grosses fréquences ne choisissent pas les modèles de la marque. Cette Maximus III Extreme aura pour tâche de rendre à Asus son leadership en overclocking, comme ce fut le cas du temps du X48 par exemple. Mission accomplie serait-on tenté de dire, dans la mesure où cette carte monte très haut, près de 230 MHz de façon stable en air et 264 MHz validés au maximum ! Oui mais cela se fait au détriment des performances, car pour monter si haut, il a fallu castrer les échanges avec la RAM. Ainsi, on peut atteindre une fréquence de bus plus importante avant d’arriver aux limites du chipset en termes de bande passante. Du coup, autant se contenter d’une fréquence réduite pour la même puissance de calcul. En outre, sur un Clarkdale, il nous a été impossible de passer le cap des 920 MHz sur la RAM, alors que sur Lynnfield, ce n’était pas non plus glorieux avec à peine 1  050 MHz en air. C’est une fréquence acceptable, mais les concurrentes arrivent régulièrement à faire mieux. Heureusement, en cas d’échec, la carte sait rebooter aux paramètres d’origine, sans pour autant écraser vos anciens réglages que vous pourrez donc affiner.

L’indicateur debug très pratique, le module bloetooth pour overclocker la carte depuis un smartphone et le socket avec un étage d’alimententation revu par rapport à la Maximus III Formula.

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I PC Update


P55 Classified 200

L

eVGA

a série Classified correspond au plus haut de gamme qui soit, autant en P55 qu’en X58. La carte en impose dès le début, puisqu’elle est un peu plus large qu’une carte ATX normale, d’environ 20 mm mais ça se voit. Elle adopte elle aussi un look noir et rouge, un peu plus travaillé que celui de l’Asus. En effet, les ergots pour maintenir les cartes graphiques et les barrettes mémoire sont ici noirs et pas blancs.

mêmes fonctions, E-Leet est particulièrement léger. En outre, la carte est livrée avec l’ECP Panel, un bout de PCB relié à la carte mère qui regroupe les boutons Power/Reset/Clear CMOS, mais aussi des switchs pour augmenter la tension, un écran de debug et un gestionnaire des lignes PCIExpress. Ce gadget n’est pas nouveau puisqu’on le retrouve sur la P55 FTW, mais il est tout de même très pratique. E

Aussi haut de gamme qu’elle puisse se placer, cette P55 Classified passe à côté de l’USB 3.0. Cela s’explique en partie par son âge, cette carte ayant été lancée en même temps que les cartes de gammes inférieures, et non pas six mois plus tard comme les deux autres compétitrices de ce dossier. Gageons qu’eVGA fera ce qu’il faut pour proposer à son tour le support de ces technologies. En outre, l’emploi du NF200 permet de gérer cinq ports PCI-Express reliés au CPU, mais positionnés de telle sorte qu’ils ne permettent que l’emploi de trois cartes double slot. Les ports noirs sont, eux, reliés au PCH, mais on aurait préféré un port PCI.

n outre, la carte intègre un voltmètre directement sur le PCB. Tout est livré et en plaçant la borne sur le point de mesure désiré, un petit écran affiche la tension ! Là encore, les curieux seront contents d’avoir tout à portée de main, mais un petit plot aurait été utile pour maintenir la borne et ainsi monitorer la tension. Enfin, la procédure de flashage a été facilitée par rapport aux séries X58, même si ce n’est pas encore aussi aisé que sur nos autres cartes mères.

Des outils très poussés Toutes les cartes eVGA sont livrées avec un logiciel plutôt plaisant, eVGA E-Leet. Développé par le créateur de CPU-Z et en reprenant l’interface désormais connue, il permet de monitorer les fréquences et tensions, mais aussi de les ajuster comme bon vous semble. Bien que les concurrents proposent les

Mieux que la P55 FTW ? En overclocking, le constat est mitigé. Par certains aspects, la carte est extrêmement pointue, mais on sent parfois un petit manque pour en faire la carte ultime. La montée en BCLK est impressionnante, 272  MHz, la meilleure de nos cartes, et le CPU monte aussi très bien en fréquence, près de 50 MHz de plus que sur Asus. Le BIOS est très détaillé, peut-être même un peu trop pour les novices. On peut, par exemple, régler la fréquence de commutation de chaque

alimentation (CPU, RAM, VTT) ou agir sur le signal délivré au CPU et aux autres composants. Beaucoup de réglages très précis, qui ne seront utiles qu’à une minorité d’utilisateurs. Cependant, il faut un petit moment pour appréhender la carte et elle n’est pas aussi facile à manier que les autres. En cas d’overclocking trop poussé, il faudra passer par un Clear CMOS et tout recommencer ou charger un profil. De plus, l’overclocking RAM nous semble un peu moins bon que sur notre P55 FTW. Cette dernière est actuellement notre référence en la matière, mais il est dommage de voir que la Classified, vendue plus cher, fait pourtant moins bien sur ce point.

L’ECP Panel pour déporter les fonctions principales, le voltmètre intégré et le socket avec le double connecteur d’alimentation processeur

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Dossier

P55A-UD7 GIGABYTE

boré et racé, mais elle conserve le design général de toutes les cartes Gigabyte : bleu et blanc. Du coup, la carte n’attire pas autant l’oeil que les ROG ou Classified par exemple. Mais le design est très réussi, pour peu qu’on aime ce jeu de couleurs, aucune faute de goût n’est à noter. La qualité est là, reprenant l’étage d’alimentation de l’UD6, avec 24 phases, bien que nous ne soyons que modérément favorable à ce genre de surenchère. Un waterblock permet même de refroidir la carte mère si vous le souhaitez. Mais il s’agit plus ici d’une fonction esthétique, watercooler un P55 n’apportant strictement rien, d’autant que le système n’est pas optimal, on ne gagne donc qu’un ou deux degrés.

Une carte plus réaliste

L

a P55A-UD7 se place au-dessus de la déjà très bonne UD6, et comme le suffixe A l’indique, elle supporte l’USB 3.0 et le SATA 6 GB/s. Cette fois, les puces contrôlant ces deux technologies sont reliées au PCH via un switch PLX, permettant de réserver toutes les lignes PCI-Express du processeur aux cartes graphiques. Pour autant, il y a un point qui nous attriste : elle est trop ressemblante aux autres cartes du constructeur. Certes, le look est un peu plus travaillé, le radiateur est beaucoup plus imposant, éla-

Plutôt que de céder à la tendance et d’essayer le plus de ports PCIExpress sur sa carte mère, Gigabyte s’est contenté de quatre slots. Quatre, c’est toujours un de trop selon nous, surtout vu son emplacement, mais ça libère la place pour deux slots PCI, de moins en moins utilisés certes, mais probablement plus utiles que le support du Quad SLI ! En outre, la carte semble moins orientée overclocking, avec des switchs placés un peu n’importe où, mais tout de même présents et aucune fonction spéciale ou point de mesure. Ce n’est pas un gros défaut, nous nous sommes bien débrouillé ces dernières années avec des cartes

qui n’embarquaient pas ce genre d’options, mais c’est tout de même plus agréable. Toutefois, l’équipement est plus que complet, la carte embarque par exemple douze ports SATA, dont deux eSATA et deux SATA 6 GB/s !

Championne d’overclocking Les cartes Gigabyte n’offrent pas toujours un rendement idéal, la faute à un BIOS moins bien optimisé et une bande passante inférieure, mais montent en général très haut en fréquence. Ceci permet donc de décrocher des records de fréquence pure, sans pour autant arriver à rivaliser avec d’autres marques sur des tests plus exigeants. Mais cette fois, la politique paye bien. En effet, l’UD7 est un peu moins rapide que notre Classified, mais elle permet de monter plus haut en fréquence mémoire. Et pas qu’un peu. Du coup, le retard est plus que largement compensé, de sorte qu’avec les mêmes composants, nous arrivons à de meilleurs résultats avec cette UD7. Elle ne s’est même pas montrée capricieuse lors de nos overclockings et a tout à fait encaissé les -165 °C requis par notre processeur ! Qui plus est, le BIOS n’est pas extrêmement compliqué, un débutant n’en attrapera pas de maux de tête. Il y a ce qu’il faut où il faut. Les 260 MHz de BCLK ont été atteints, mais le comportement était assez étrange au-delà, bien que nous ayons vu une pointe à 270.

Le radiateur alternatif très imposant, le socket et l’alimentation 24 phases, le petit look sportif sur le dissipateur southbridge.

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Conclusion Cartes Mères

D

écidément, c’est un bien beau métier que de tester des cartes mères. Il est vrai que globalement, de nos jours, il n’y en a aucune à fuir. Il existe les cartes standard, les bonnes cartes et celles qui sont excellentes. Nos trois cartes font partie de cette dernière catégorie et c’est heureux vu leur prix. Si vous craquez pour l’une d’entre elles, vous ne serez vraiment pas déçu. Dur dur de faire un choix… Si vous êtes amateur de gadgets, la Maximus III Extreme et la P55 Classified vous amuseront comme il se doit, avec le voltmètre intégré ou l’overclocking par Bluetooth et elles ont, en outre, un look assez sexy. L’eVGA est meilleure que l’Asus en overclocking, mais elle demande un temps d’adap-

tation plus conséquent et n’embarque ni l’USB 3.0 ni le SATA 6 GB/s. Cela ne vous empêchera pas d’acheter une carte contrôleur si ces technologies vous manquent. La Gigabyte est plus sobre. Pas de gadgets amusants, juste l’essentiel pour l’overclocking : un bon BIOS et une carte solide. En outre, son équipement est pléthorique, encore meilleur que l’UD6. Pourtant, la carte semble vraiment très similaire à la P55A-UD6, seul l’ajout du NF200 et d’un système de dissipation semble les différencier. Vu l’écart de prix, la petite soeur pourrait bien vous contenter.

Marque

Asus

eVGA

Gigabyte

MSI

Modèle

Maximus III Extreme

P55 Classified 200

P55A-UD7

Big Bang Trinergy

Format

ATX

ATX

ATX

ATX

Socket

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1156

Intel 1156

Chipset

Intel P55 + Nvidia nForce 200

Intel P55 + Nvidia nForce 200

Intel P55 + Nvidia nForce 200

Intel P55 + Nvidia nForce 200

Mémoire

DDR3*4

DDR3*4

DDR3*4

DDR3 *4

PCI Express

16X *5 (2 à 8/16X, 2 à 8X et 1 à 4X)

16X *5 (2 à 8/16X, 2 à 8X et 16X*4 (2 à 8/16X, 2 à8X), 1 à 4X), 1X *1 1X*1

ou

PCI

*1

*0

*2

*2

SATA II

*6

*6

*8

*10

SATA III (6 Gb/s)

*2

*0

*2

*0

eSATA

*1

*2

*2

*2

16X *3 (16/16/0 16/8/8), 1X *2

IDE

*0

*0

*1

*2

Audio

HD Audio 9.1 (VIA VT2020)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

HD Audio 7.1 (Realtek ALC889)

Quantum Wave (Realtek ALC889 avec THX TruStudio PC et EAX HD 5.0)

Sortie(s) audio numérique(s)

*1 (optique)

*0

*2 (optique et coaxiale)

*2 (optique et coaxiale)

Réseau Gigabit Ethernet

*1

*2

*2

*2

USB 2.0

*11 (dont 4 via

*13 (dont 6 via

*14 (dont 4 via

*12 (dont 4 via

prises internes vacantes)

prises interne vacantes)

prises internes vacantes)

prises internes vacantes)

USB3.0

*2

*0

*2

*0

Firewire

*2 (dont 1 via

*2 (dont 1 via

*2 (dont 1 via

*2 (dont 1 via

prise interne vacante)

prise interne vacante)

prise interne vacante)

prise interne vacante)

carte fille séparée

Prises pour ventilateurs

*7 PWM

*7 (dont 1 PWM)

*6 (dont 2 PWM)

*5 (dont 1 PWM)

Compatibilité CrossFireX/SLI

CrossfireX et SLI (jusqu’à 4 cartes double slot)

CrossfireX et SLI (jusqu’à 3 cartes double slot)

CrossfireX et SLI (jusqu’à 3 cartes double slot)

CrossfireX et SLI (jusqu’à 3 cartes double slot)

Pont(s) CrossFireX/SLI

1*SLI, 1* 3Way SLI

1*SLI, 2* 3Way SLI

1*SLI, 1* 3Way SLI

2* CF, 2* SLI

Divers

Boutons Power/reset/ clearCMOS, points de mesure,

Boutons Power/reset/ clearCMOS

module bluetooth

Boutons Power/reset/ clearCMOS, ECP Panel, Voltmètre, points de mesure

Boutons power/reset/clearCMOS tactiles, boutons clear CMOS/OC Genie, plots de mesure des tensions, OC Dashboard

330 €

320 €

320 €

310 €

Prix

PC Update

I 135


Références

Configs de reference Dépenser moins :

- 20 euros : mono core (débloquable en Athlon II !) AMD Sempron X1 140 (30 euros) - 15 euros : utiliser le ventirad d’origine AMD (0 euros)

Bureautique/Internet/Multimédia : Prix riquiqui

Gagner des perfs :

Processeur : Athlon II X2 240 (50 euros)

+ 35 euros : passer à 4 Go de RAM

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros)

+ 10 euros : passer à un disque dur 32 Mo de cache

Carte mère : Asus M4A78-VM (55 euros) Mémoire : 2 Go DDR2-800 C4 de marque (45 euros) Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset

+ 40 euros : boîtier et alim entrée de gamme de marque

Disque dur : 500 Go 7 200 tours 16 Mo (45 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : intégrée au boîtier Boitier : premier prix avec alim (30 euros) Divers : N/A

Total : 260 euros Dépenser moins :

Bureautique/Internet/Multimédia : Pour quelques euros de plus

- 20 euros : dual core Athlon II X2 240 (50 euros)

Processeur : Athlon II X3 435 (70 euros)

- 15 euros : pas de lecteur de cartes mémoire

Carte mère : Asus M4A78-VM (55 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Mémoire : 4 Go DDR2-800 C4 (80 euros)

Gagner des perfs :

+ 25 euros : quad core Athlon II X4 630 (95 euros) + 20 euros : passer à 1 To de disque dur (75 euros)

Carte graphique : Radeon HD3200 intégrée au chipset Disque dur : 500 Go 7 200 tours 32 Mo (55 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : lecteur de cartes mémoire (15 euros)

Total : 385 euros

Choisir RAM, carte graphique, disque dur et boîtier. Pour certains composants, nous ne précisons pas de marque et de modèle précis dans nos configurations. Soit parce que le meilleur change d’une semaine sur l’autre en fonction du prix (cas de la RAM, par exemple) soit parce que le choix dépend de vos priorités esthétiques ou phoniques (cas des boîtiers, par exemple). Souhaitant que achetiez les meilleurs matériels uniquement, voici une liste des produits de références pour les catégories concernées : - RAM : hors scénario d’overclocking maximale, pour lequel nous vous recommandons de lire notre comparatif de kits DDR3 paru dans le HM44, le choix de la mémoire est assez libre. Tant que vous prenez le bon type et la bonne fréquence de mémoire, tel que nous l’indiquons dans les configurations, et une marque reconnue pour éviter les incompatibilités, vous pouvez choisir les moins chères proposées par votre revendeur ou celles qui s’accordent le mieux en look à votre nouvelle carte mère. Depuis quelques mois, la marque Geil propose d’excellents rapports qualité/prix, mais n’ayez pas peur d’acheter de la mémoire A-Data, Corsair, Kingston, OCZ, Patriot ou Samsung. - Carte graphique : comme pour la RAM, la marque de la carte graphique n’a que peu d’importance. Partant du constat que la majorité des cartes sont identique (ce sont des reference boards avec un sticker modifié), autant prendre la moins chère ou celle accompagnée du jeu qui vous plait. En revanche, il est toujours intéressant d’analyser le marcher car les constructeurs proposent également des cartes améliorées (overclockées, meilleur refroidissement, parfois les deux). Globalement, il ne faut pas dépenser plus de 10 à 15 euros pour ces modèles boostés, sinon, autant le faire sois même ou investir dans la gamme supérieure. - Disque dur : - 500 Go économiques (16 Mo de cache) : Maxtor DiamondMax 23, Seagate Barracuda 7200.12, WD Caviar Blue - 500 Go et 1 To performants (32 Mo de cache) : Samsung Spinpoint F3, WD Caviar Black - Boîtiers : - entrée de gamme (30 à 50 euros) : Antec ThreeHundred, Cooler Master RC-310 et RC-330 - milieu de gamme (50 à 75 euros) : Antec P180 mini, Lancool Dragonlord PC-K58, Xigmatek Midgard - milieu de gamme +++ (75 à 100 euros) : Antec Nine Hundred, Cooler Master HAF 922, Fractal Design Define R2, Lancool Dragonlord PC-K62 - haut de gamme (100 à 150 euros) : Antec P183, Cooler Master HAF 932 - très haut de gamme (+ de 150 euros) : Cooler Master Cosmos, Corsair Obsidian 800D, LianLi Tyr-X500, SilverStone Fortress FT-01 - spécial home cinéma : Antec Fusion Remote Max, SilverStone Grandia GD-04 et GD-05, SilverStone Sugo SG-06, Zalman HD501

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I Hardware Magazine


Dépenser moins :

- 60 euros : couple carte mère/cpu Athlon II X4 630 et Asus M4A78VM en DDR2 (230 euros) - 25 euros : alim entrée de gamme de marque - 35 euros : boîtier entrée de gamme de marque

Bureautique/Internet/Multimédia : Esthétique, silence et puissance SSD Processeur : Intel Core i3 530 (105 euros)

Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H ou Intel DH55HC (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (95 euros) Carte graphique : contrôleur graphique intégré au processeur

Gagner des perfs :

+ 75 euros : processeur et carte graphique plus rapides, Core i5 661 (180 euros) + 60 euros : lecteur blu-ray/graveur CD et DVD (80 euros)

SSD : Kingston SSDnow V-series 64 Go (130 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : milieu de gamme (65 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 680 euros Dépenser moins :

- 40 euros : processeur dualcore Athlon II X2 250 (55 euros) - 35 euros : couple carte mère et mémoire en DDR2 (135 euros) - 20 euros : disque dur 500 Go (55 euros)

Gamers - Jouer sans se ruiner Processeur : AMD Athlon II X4 630 (95 euros) Refroidissement processeur : Cooler Master Hyper TX3 (15 euros) Carte mère : Asus M4A77TD Pro, Gigabyte MA770T-UD3P ou MSI 770-C45 (75 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1333 C9 (95 euros) Carte graphique : Radeon HD5670 (80 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 40 euros : processeur plus rapide, Phenom II X4 955 Black Edition (135 euros) + 50 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5770 (130 euros) + 40 euros : alimentation modulaire et plus puissante, Corsair HX 520 W (85 euros)

Alim : Corsair CX 400 W (45 euros) Boitier : entrée de gamme (30 euros) Divers : N/A

Total : 530 euros Dépenser moins :

- 100 euros : couple carte mère et processeur AMD, Phenom II 955 BE (210 euros) - 15 euros : alimentation de puissance inférieure, Corsair HX 520 W (85 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Gaming et plus : jouer 1 920 x 1 200 AA4X Processeur : Intel Core i5 750 (170 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : Gigabyte P55A-UD4 ou MSI P55-GD65 (140 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5770 1 Go(130 euros)

Gagner des perfs :

+ 70 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 145 euros : carte graphique plus puissante, Radeon HD5850 1 Go (275 euros)

Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair HX 650 W (100 euros) Boitier : milieu de gamme +++ (90 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 915 euros Dépenser moins :

- 50 euros : carte mère de gamme inférieure (160 euros) - 110 euros : carte graphique moins puissante, Radeon HD5850 1 Go (275 euros) - 80 euros : SSD entrée de gamme (130 euros) - 50 euros : alimentation de gamme inférieure (100 euros)

Gaming et plus : Extrême gaming Processeur : Intel Core i7 860 (240 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : Asus Maximus III Formula ou EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5870 1 Go (385 euros) SSD : Intel Postville X25-M (210 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros)

Gagner des perfs :

+ 245 euros : processeur plus rapide, Core i7 870 (485 euros) + 200 euros : carte graphique plus rapide, Radeon HD5970 2 Go (575 euros) + 75 euros : ventirad pour carte graphique Prolimatech MK13 + deux ventilateurs 92 mm (75 euros)

Alim : Seasonic X-series 600 W (150 euros) Boitier : haut de gamme (125 euros) Divers : lecteur de cartes mémoires (15 euros)

Total : 1605 euros

Hardware Magazine

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Références

Configs de reference Dépenser moins :

Spécial home cinéma

Gagner des perfs :

- 50 euros : couple carte mère processeur AMD (chipset 785G et Athlon II X2) - 45 euros : disque dur 1 To 5 400 tours à la place du SSD (70 euros) - 70 euros : graveur CD/DVD à la place du blu-ray

Processeur : Intel Pentium G6950 (80 euros)

+ 30 euros : processeur plus rapide, Core i3 540 (120 euros) + 70 euros : disque dur 1 To 5 400 tours (70 euros)

Refroidissement processeur : Scythe Big Shuriken (25 euros) Carte mère : Gigabyte H55M-UD2H (90 euros) Mémoire : 4 Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : intégrée au processeur SSD : Intel Postville X25-V 40 Go (115 euros) Graveur : lecteur blu-ray graveur CD et DVD Samsung SH-B083L (90 euros) Alim : Seasonic S12II Bronze 430 W (70 euros) Boitier : SilverStone GD04 (80 euros) Divers : N/A

Total : 665 euros Dépenser moins :

- 80 euros : carte graphique de gamme inférieure, Radeon HD5770 MSI Hawk (130 euros) - 40 euros : boîtier de gamme inférieure (50 euros)

Spécial overclocking (hautes perfs, bon rapport Q/P) Processeur : Intel Core i5 660 (170 euros) Refroidissement processeur : Noctua NH-U12P SE2 (60 euros) Carte mère : EVGA P55 FTW (210 euros) Mémoire : G.Skill Trident DDR3-2000 CP 4 ou Go DDR3-1600 C8 (115 euros) Carte graphique : Radeon HD5850 1 Go (250 euros) Disque dur : HDD 1 To 7 200 tours 32 Mo (75 euros) Graveur : CD et DVD premier prix (20 euros) Alim : Corsair HX 650 W (100 euros)

Gagner des perfs :

+ 70 euros : processeur plus puissant, Intel Core i7 860 (240 euros) + 15 euros : ventirad Noctua NHD14 (75 euros)

Boitier : table de bench Cooler master Lab (80 euros)

Total : 1080 euros

Autour de l’UC Claviers et souris : le clavier et la souris sont les périphériques que vous aller le plus solliciter, ne négligez pas leur qualité ! Même si vous ne souhaitez pas investir une fortune en la matière, évitez à tous prix les marques inconnues proposées chez quelques revendeurs, ce sont presque toujours de mauvaises surprises, surtout en sans fil. Privilégiez l’increvable, Logitech ou Microsoft, un ensemble clavier et souris d’entrée de gamme ne dois pas excéder 25 euros. Si vous êtes joueur, en quête d’un matériel de précision, voici nos références : - Souris : Logitech G500, OCZ Behemoth, SteelSeries Icari - Clavier : Logitech G11, Logitech G15, Logitech G19 et le nouveau Logitech G110 Ecrans : étant donné les baisses de prix, qui voudrai s’acheter un écran plus petit que 24»de nos jours ? Le confort de la surface, la définition full HD, le rêve accessible. Pour les meilleurs modèles du moment, nous vous invitons a parcourir le comparatif d’écrans 22 à 24" publié dans ce numéro.

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I Hardware Magazine


PC Update 46  

numéro de mars 2010

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