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lement deux fois plus. Pour schématiser, la « floating gate » est divisée en deux par l’application de deux tensions différentes pour le stockage des électrons. Grâce à cela, à encombrement égal, une puce MLC pourra contenir deux fois plus d’informations. La contrepartie est une vitesse d’écriture nettement plus lente qu’avec les puces SLC à cause de cette gestion de plusieurs tensions par cellule. En lecture, les performances ne sont pas autant impactées mais le niveau reste parfois en retrait par rapport aux puces SLC. Cependant, certains contrôleurs parviennent à masquer ce défaut de la MLC, en lecture uniquement. Suite à ces explications, il est aisé de comprendre que les puces SLC consomment moins d’énergie mais aussi qu’elles supportent

effectue des vérifications pour éviter des erreurs, qui se charge de répartir les données à écrire selon des algorithmes spécifiques, etc. Généralement, le contrôleur prend la forme d’une puce SoC (System on A Chip) incluant un microprocesseur, un cache on-die (intégré à la puce) ou encore les contrôleurs d’interface SATA. Le contrôleur joue un rôle crucial dans le niveau de performances d’un SSD et il arrive que des SSD dotés de puces SLC supposées plus rapides offrent des débits moins

Voici le fameux contrôleur JMicron JMF602 qui équipe de nombreux SSD bon marché et qui a du mal à gérer les petits fichiers…

qui lui permet d’annoncer des débits séquentiels de l’ordre de 250 Mo/s ! Le contrôleur peut aussi accélérer les opérations d’écriture en ayant recours à une mémoire cache intégrée en son sein et/ou externe. Comment ? Comme nous l’avons vu ci-dessus, la taille typique d’un bloc de NAND Flash est de 128 ko. Ceci signifie qu’écrire 128 ko ou moins prend sensiblement le même laps de temps puisque les opérations d’écriture nécessitent l’écrasement complet du bloc avant réécriture sur l’intégralité du bloc. Si le système envoie vers le SSD dix fichiers de 20 ko, le contrôleur peut éviter d’écrire les dix fichiers dans dix blocs de 128 ko en ayant recours au cache qui va organiser les données à écrire par paquets de 128 ko, ce qui réduit le nombre de blocs à écraser et à réécrire à deux au lieu de dix. Le cache a donc un rôle important pour les performances mais aussi pour la durée de vie du SSD car il évite des opérations d’écriture inutiles. A noter que comme les disques durs, les SSD

davantage de cycles d’écriture. Ainsi, une puce SLC supporte généralement 100 000 cycles d’écriture par cellule, tandis qu’une puce MLC supporte en moyenne 10 000 cycles d’écriture. Nous verrons plus loin dans ce dossier que cela n’a pas un réel impact pour les consommateurs finaux qui font une utilisation normale de leur PC.

élevés (surtout en lecture) que des SSD dotés de puces MLC gérées par un contrôleur plus efficace. Pour ce faire, le contrôleur utilise plusieurs canaux pour la lecture des données. De nombreux contrôleurs se dotent de 4 ou 8 canaux, tandis que le contrôleur Intel dispose de 10 canaux, ce

Le rôle crucial du contrôleur

“ De nombreux SSD à bas prix utilisent le contrôleur JMicron qui est loin d’être un modèle de performances… ”

Tous les SSD disposent d’un contrôleur qui se charge de gérer les entrées/ sorties entre les puces mémoire et le système. C’est aussi lui qui s’assure du bon fonctionnement du SSD, qui

Hardware Magazine

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Hardware mag 40  

numéro d'avril 09

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