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Pratique Roll Cage chez Lenovo Les ThinkPad ont depuis toujours une réputation de solidité extrême. Elle n’est pas usurpée, mais d’où leur vient cette particularité ? Pour rigidifier la machine et protéger les éléments critiques, le portable bénéficie d’une structure interne baptisée Roll Cage et adoptée sur les séries T400, T500, R400, R500, W500 et W700. Cette astuce consiste en une structure en alliage de magnésium qui protège des chocs et qui s’inspire des châssis de formule 1. Mais ce n’est pas tout car outre les composants, cette structure protège aussi le capot et l’écran. C’est entre autres pour cette raison qu’il est difficile de tordre un capot de ThinkPad. La dalle est protégée et pour ne rien gâcher, Lenovo utilise cette armature pour isoler les antennes Wi-Fi des perturbations de la machine, en en augmentant ainsi la sensibilité de réception en Wi-Fi ; d’où une meilleure portée et un meilleur signal. Résultat : prenez une balle de 0,5 kg, lâchez-la sur le portable fermé. Une machine sans Roll Cage a sa dalle LCD brisée lorsque la balle est projetée de 1 m de haut. La Roll Cage résiste jusqu’à 1,70 m. Le souci du détail est propre aux ThinkPad et leur a valu une telle aura que la concurrence s’y met et propose maintenant des châssis en net progrès, comme les derniers Latitude de Dell ou les EliteBook de HP. La concurrence a du bon.

Tous les portables de cette gamme sont équipés d’un accéléromètre détectant les chutes, les vibrations et les coups. La sensibilité est réglable afin que les têtes ne soient pas parquées au moindre petit choc.

Il faudra souvent utiliser une station d’accueil pour bénéficier de plus de connecteurs, surtout graphiques comme le DVI.

Gouttières intégrées souvent les points faibles d’un portable. Les charnières souffrent énormément. Chez HP comme chez Lenovo ou Dell, elles sont en métal. Bref, rien n’est laissé au hasard et le petit surcoût qu’enregistre un modèle pro à configuration équivalente par rapport à un modèle grand public n’est pas bidon, loin de là. Le plus en pointe en matière de portables solides, jolis et pas encore « durcis » (les Toughbook de Panasonic par exemple, faits pour l’armée ou les conditions extrêmes) est sans conteste Lenovo qui dispose de châssis exemplaires.

Mais dans le monde professionnel, l’un des plus grands risques, c’est l’inondation. Vous travaillez, café en main et tout d’un coup, c’est le drame, le gobelet se vide dans le portable. La plupart des machines grand public sont bonnes pour la poubelle. Certaines utilisent maintenant des claviers dits « spill proof » et sont à l’abri de petites projections de liquides. Certains portables comme les Lenovo (encore) vont plus loin et intègrent carrément un système de drainage des liquides : sous le clavier, une sorte de gouttière collecte les liquides et les évacue par deux trous situés sous le portable. Nous avons été très tenté de faire le bench… mais non.

INTER : Airbag et capteur de chute

A l’image de Lenovo, beaucoup de modèles professionnels adoptent des charnières métalliques bien plus solides que le plastique. Tout est prévu pour durer.

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I Hardware Magazine

Les parties mécaniques sont fragiles. La plus fragile d’entre elles, c’est le disque dur. Or là, toutes les marques proposent maintenant des capteurs de chute (Dell, Lenovo, Acer, HP, etc.) Une puce détecte les chocs ou les chutes soudaines et parque les têtes de lecture du disque dur en cas de besoin afin que même en cas de pépin, même si votre portable est

réduit en miettes, le disque dur reste intact et que ses données soient récupérables. HP et Lenovo poussent encore plus loin et renferment leurs disques durs entre deux tampons de caoutchouc pour encore réduire les vibrations auxquelles les disques sont soumis.

Configurations équilibrées L’autre grand intérêt de cette famille de machines professionnelles, c’est qu’on y trouve des configurations alléchantes. Ô, certes, les machines grand public intègrent plus facilement plus de mémoire ou des disques durs plus volumineux. Mais le monde professionnel est plus rapide sur l’adoption des SSD, par exemple. De même, nous apprécions de voir que cette catégorie ne cède pas aux sirènes du marketing : au lieu de proposer de mauvaises cartes 3D en rafales, beaucoup se contentent d’un circuit graphique intégré (pour la plupart à un GM45) largement suffisant pour travailler et regarder un film, même en HD. De plus, le fait de se priver d’un circuit graphique dédié permet d’économiser de la batterie, un must sur un portable. Seuls les accros des jeux

Hardware mag 40  
Hardware mag 40  

numéro d'avril 09

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