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CULTURE – COMMERCE – AFFAIRES PUBLIQUES

Les vieux, d’Asim Talib, photographie gagnante du concours photo L’Azerbaïdjan à travers l’objectif

PERSPECTIVES SUR L’AZERBAIJAN EXPOSEES A LONDRES Également dans ce numéro : Les premiers Jeux olympiques européens prévus à Bakou en 2015 L’Azerbaïdjan annonce son intention d’ouvrir une faculté d’informatique Le président de l’OSCE demande une résolution rapide pour le Haut-Karabagh Le TANAP sera terminé d’ici à 2018 L’Azerbaïdjan se rapproche de son accession à l’OMC www.teas.eu

12 / 2012

www.teas.eu Décembre 2012


Bienvenue dans le Cercle Européen d’Azerbaïdjan (TEAS) TEAS (The European Azerbaijan Society) est une organisation paneuropéenne qui se consacre à la promotion de la culture, du commerce et des affaires publiques azerbaïdjanaises auprès d’un public international. En outre, TEAS participe activement à la création d’un sentiment de communauté parmi les Azerbaïdjanais expatriés. TEAS a été lancé en novembre 2008, prenant la suite de la London Azerbaijan Society, créée quatre ans auparavant. Cette organisation est maintenant présente au Royaume-Uni, en Belgique, en France et en Allemagne, avec une antenne en Azerbaïdjan. Les opérations de TEAS portent sur trois domaines principaux : • Culture – TEAS fait connaître la culture riche et dynamique de l’Azerbaïdjan à un public international, en organisant des manifestations culturelles et en servant de centre de networking. • Commerce – TEAS compte parmi ses adhérents des entreprises européennes et azerbaïdjanaises. Il sert de plateforme à des organisations afin d’établir des liens et de renforcer les relations commerciales existantes par le biais d’un programme de networking à travers le continent. • Affaires publiques – TEAS cherche à mieux faire connaître l’Azerbaïdjan auprès des principaux faiseurs d’opinion, décisionnaires et autres personnalités du monde politique, universitaire et de la société civile. TEAS cherche à réaliser les objectifs suivants : • Établissement de liens forts entre des personnalités azerbaïdjanaises et européennes, afin d’aider l’Azerbaïdjan à s’intégrer pleinement dans la famille des nations européennes. • Renforcement des liens entre l’Azerbaïdjan et des structures économiques, politiques et sociales importantes à travers l’Europe. • Promotion de l’Azerbaïdjan comme pays moderne, laïque et tourné vers l’Occident, avec un immense potentiel économique et un patrimoine culturel important. • Création d’un esprit de communauté entre les Azerbaïdjanais expatriés en Europe. • Sensibilisation au conflit persistant au Haut-Karabagh et sur la situation désespérée de ses 875 000 réfugiés et déplacés internes.

Infolettre

TEAS, qui propose toujours les toutes dernières nouvelles, positions et interviews sur tous les aspects de l’Azerbaïdjan, lance une e-infolettre gratuite bihebdomadaire. Pour en savoir plus, inscrivez-vous sur www.teas.eu.

Dates à retenir 20 nov. (exposition jusqu’au 1er déc.) Inauguration : Exposition photo « L’Azerbaïdjan sous l’objectif » La Galleria Pall Mall, 30 Royal Opera Arcade, Londres, SW1Y 4UY, Royaume-Uni 19h30. Entrée gratuite Elle présente certaines participations au concours de photo L’Azerbaïdjan sous l’objectif, organisé par TEAS. Les gagnants seront annoncés lors de l’inauguration, à laquelle seront servis boissons et canapés. Répondez à ulviyya@teas.eu

Soutien et engagement

24 novembre « Gratitude » : Renara Akhoundova en concert Pushkin House, 5a Bloomsbury Square, Londres, WC1A 2TA, Royaume-Uni 18h00. Entrée : 20 £ (15 £ par personne pour 2 tickets ou plus) Renara Akhoundova, pianiste de Bakou, (www.renara.org) retourne à Londres pour un concert où elle présentera ses propres compositions. Au cours de sa grande carrière internationale, elle a déjà joué, entre autres, au Royaume-Uni, en Belgique, en Espagne, en Italie, en Russie, en France, dans les États baltes et au Koweït. Réservations : +44 (0)207 269 9770.

La page Facebook de TEAS vous permet de connaître l’actualité, les manifestations, les campagnes de TEAS et autres sujets d’intérêt liés à la communauté azerbaïdjanaise. Dites « J’aime » en cliquant « J’aime » sur cette page : http://bit.ly/TEASFB

Adhésions récentes

! " #

7 décembre Sur les traces d’Odin Basement Room, Pushkin House, 5a Bloomsbury Square, Londres, WC1A 2TA, Royaume-Uni. 19h30. Entrée gratuite. Lors de cette soirée parrainée par TEAS, David Parry, auteur, dramaturge et président du théâtre Gruntler, exposera sa conviction selon laquelle Odin était en fait un chaman tribal, qui fit traverser l’Azerbaïdjan à son peuple pour se rendre en Suède, et selon laquelle l’Azerbaïdjan a une relation historique plus étroite avec l’Europe du Nord qu’on ne le pensait.

Adhésion

TEAS propose diverses formules d’adhésion, pour les particuliers et les entreprises, avec des avantages tels que publicité, rencontres, rabais sur les voyages et aide à l’obtention de visas. Pour en savoir plus, contactez : membership@teas.eu

Médias partenaires

imprimé par www.turquoisemedia.eu

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BNS Management Consulting Ltd.

Autres membres sur le site Internet Décembre 2012

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Politique et actualité

Une poupée d’inspiration SOCAR promeut le azerbaïdjanaise recueille TANAP à la Chambre 1 800 € pour l’UNICEF des lords Tilmann Grawe est l’un des créateurs de mode parisiens les plus en vogue des 20 dernières années. Ses créations ont été portées, entre autres, par Lady Gaga, Aishwarya Rai et Lara Fabian. Tilmann est devenu célèbre pour son prêt-à-porter qui sublime la féminité, en associant des éléments classiques aux nouvelles technologies, tout en intégrant des matières inhabituelles telles que la peau de lézard et les plumes d’autruche. Il vient de collaborer à un projet caritatif unique, commissionné par TEAS France, recueillant ainsi 1 800 € pour l’UNICEF.

Au cours des cinq dernières années, Tilmann a prêté sa créativité au projet caritatif d’UNICEF France appelé Les Frimousses de Créateurs, qui a maintenant atteint sa 10 ème année. Le concept est simple : certains des plus grands créateurs et des maisons de mode les plus prestigieuses du monde, dont Giorgio Armani, Jean-Paul Gaultier et Gucci, décorent une poupée de manière unique. Celle-ci peut être créée sur mesure pour le créateur, ou être une poupée standard fournie par l’UNICEF. Ces poupées sont ensuite vendues aux enchères au Petit Palais, à Paris, afin de recueillir de l’argent pour un programme de vaccination des enfants du Darfour, au Soudan. La poupée de Tilmann, nommée Ulduz Buta, sur le thème de l’Azerbaïdjan, a été vendue à un enchérisseur inconnu.

Les premiers Jeux olympiques européens prévus à Bakou

Les premiers JO européens auront lieu à Bakou en 2015, suite à un vote des 49 membres du COE (Comité Olympique Européen) à Rome. Un porte-parole du COE a déclaré : « Le Comité Olympique National (CON) a reçu l’assurance que les JO ne coûteront pas un centime au pays mais, au contraire, leur apporteront une manne financière. » Cette compétition, similaire aux Jeux asiatiques ou américains, aura lieu tous les quatre ans et présentera environ 15 sports. Fortement soutenus par Patrick Hickey, président du COE, les JO européens ont été suggérés pour la première fois en 2010. Il était supposé que la Russie et la Turquie seraient candidates à la course d’organisation des jeux mais, depuis, Bakou s’est avérée être la seule ville en lice. Le COE a déclaré : « Les dates exactes n’ont pas encore été fixées, mais les jeux se dérouleront probablement entre la fin du printemps et le début de l’été. » www.teas.eu

Lors d’une séance de la Chambre des lords, Rovnag Abdullayev, directeur de la société pétrolière d’État de la République azerbaïdjanaise (SOCAR) a exprimé la nécessité de faire avancer la construction du gazoduc transanatolien (TANAP), suite à l’approbation du parlement azerbaïdjanais. Selon Rovnag Abdullayev, la ratification du projet ouvre la porte à davantage d’investissements dans le secteur de l’énergie, entre autres, par des entreprises britanniques. Dans son discours à John Hayes, secrétaire d’État américain à l’Énergie et au Changement climatique, et aux autres représentants de gouvernement, Rovnag Abdullayev a réclamé la consolidation des liens internationaux puisque le TANAP – dont l’achèvement est prévu pour 2018 – se dévoile être une voie essentielle pour l’approvisionnement en gaz futur de l’Europe. Rovnag Abdullayev a rappelé que l’Azerbaïdjan se classe parmi les principaux pays producteurs de pétrole et de gaz dans le monde, jouant un rôle futur vital afin de garantir la sécurité énergétique européenne. Le TANAP, qui acheminera le gaz naturel provenant du champ gazier de Shah Deniz, contrôlé par BP, fournira jusqu’à 16 milliards de m3 de gaz naturel par an aux consommateurs européens. Suite à son discours à la Chambre des lords, Rovnag Abdullayev a accordé un entretienfleuve au Wall Street Journal, pendant lequel il a déclaré que SOCAR ne considère pas le couloir gazier sud-européen appuyé par la Russie comme concurrent au TANAP : « Nous considérons le couloir sud-européen et le TANAP comme complémentaires et non pas concurrents. » Selon lui, l’augmentation constante de la demande de gaz en Turquie, en Europe et ailleurs permettra aux deux projets de survivre.

de l’OTAN dans le maintien de la sécurité des infrastructures énergétiques dans la mer Caspienne. Huseyn Panahov a fait référence à un commentaire récent du général de division arménien Arkady TerTadevosian, selon lequel les infrastructures énergétiques azerbaïdjanaises seront ciblées si les hostilités entre les deux pays venaient à reprendre : « Les intérêts communs nécessitent une responsabilité commune. D’après nos intérêts communs, nous espérons qu’un mécanisme conjoint sur la sécurité énergétique conçu pour protéger les infrastructures énergétiques azerbaïdjanaises sera bientôt mis en place.»

L’ambassade espagnole en Azerbaïdjan est prévue prochainement

Une délégation azerbaïdjanaise, présidée par Ali Hasanov, Premier ministre adjoint azerbaïdjanais et président du comité d’État sur les réfugiés et déplacés internes, s’est rendue à Madrid. Pendant cette visite, Ali Hasanov a rencontré Juan José Lucas Giménez, vice-président du Sénat espagnol. Concernant l’importance d’un renforcement des relations, Ali Hasanov a évoqué la coopération énergétique, en indiquant que SOCAR pourrait éventuellement ouvrir des bureaux et des filiales en Espagne. Il a expliqué que de nombreux expatriés européens habitent et travaillent maintenant en Azerbaïdjan et a affirmé que son pays accueillerait favorablement des investissements espagnols. Ali Hasanov a par ailleurs déclaré que l’installation d’une ambassade espagnole renforcerait une coopération mutuellement bénéfique.

EN BREF La croissance du PIB azerbaïdjanais devrait atteindre 5,3 % en 2013 Ziyad de

Réaction demandée à l’OTAN face à la menace arménienne concernant le gazoduc

Selon Huseyn Panahov, directeur exécutif de l’École internationale de l’OTAN en Azerbaïdjan (NISA), l’OTAN devrait reconnaître que les menaces exprimées par l’Arménie concernant les gazoducs sur le territoire azerbaïdjanais représentent une menace pour la sécurité euro-atlantique.

03

Samadzade,

politique

président

économique

au

du

comité

parlement

azerbaïdjanais (Milli Majlis), a déclaré : « Le taux de croissance du PIB devrait atteindre 5,3 % en 2013. Selon les prévisions, le PIB de 2013 devrait atteindre 53.8 milliards d’euros, soit une augmentation de 21.9 milliards d’euros par rapport au chiffre de 2009. Environ 55 % de cette croissance peut être attribuée au développement du secteur non pétrolier. » Il a rappelé que la croissance annuelle moyenne du PIB du pays était de 18,1 % par rapport à la période 2000-2008, ce qui lui a valu le plus haut classement dans l’indice de la CEI et l’un des meilleurs classements mondiaux. L’Azerbaïdjan avait obtenu en 1999 la 12ème place de la CEI en termes de PIB par habitant,

Cette déclaration a été prononcée lors d’une conférence internationale sur le rôle

avant d’atteindre la 6ème place en 2011.

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Politique et actualité

(Photo: Crown Copyright)

Štefan Füle a souligné la nécessité de renforcer les relations UEAzerbaïdjan dans le cadre du partenariat oriental de l’UE (photo : droits d’auteur de la Couronne)

Les liens UEAzerbaïdjan vont se renforcer

Štefan Füle, commissaire européen à l’Élargissement et à la Politique européenne de voisinage, a rencontré, à Bakou, Mahmud Mammad-Guliyev, ministre adjoint azerbaïdjanais des Affaires étrangères. Lors de cette réunion, les deux parties ont confirmé leur souhait de renforcer leurs relations. Le commissaire Füle a expliqué : « Nous avons assisté à une intensification de nos relations et nous progressons dans les négociations concernant la facilitation à obtenir les visas et leur renouvellement. Notre partenariat stratégique sur l’énergie progresse. Nous accueillons avec plaisir la ratification récente de deux accords concernant la construction et l’exploitation du gazoduc transanatolien (TANAP), qui constituera une partie essentielle du couloir gazier méridional. Parallèlement, il existe une forte possibilité de consolider nos liens, par la participation active de l’Azerbaïdjan au partenariat oriental de l’UE. Les négociations en cours à propos d’un nouveau contrat d’association sont l’expression la plus visible de notre intention commune, celle de porter cette relation à un niveau supérieur. » En outre, le commissaire Füle a abordé la question du Haut-Karabagh, en réitérant que la position de l’UE est de soutenir pleinement les efforts du groupe de Minsk de l’OSCE visant à mieux collaborer avec les deux côtés, afin d’assurer une acceptation claire des principes de Madrid comme base pour la paix.

L’Azerbaïdjan projette de créer une faculté d’informatique

Le projet de créer la première université azerbaïdjanaise consacrée aux technologies de l’information et de la communication a été annoncé. Cette décision a été prise pendant une réunion à laquelle assistaient, entre autres, Rifat Sarijaoglu, président du comité de direction de l’université Bilgi, à Istanbul ; Miguel Carmelo, directeur général de la Laureate International University de Madrid ; et Cengiz Guldamlasi, directeur du conseil du groupe CENAY. Rifat Sarijaoglu a expliqué : « Nous souhaitons former des spécialistes dans le secteur de Décembre 2012

l’informatique. Dans notre université, près de 1 000 étudiants étudient par l’intermédiaire d’Internet. Notre université emploie de nombreux universitaires spécialisés dans le secteur informatique, qui enseignent dans des parcs technologiques. » Iltimas Mammadov, ministre adjoint azerbaïdjanais des Technologies de l’information et de la communication, a précisé que l’Azerbaïdjan doit absolument créer ce type d’établissement : « Nous préparons actuellement la construction de parcs technologiques à Sumgayit. »

La résolution des conflits sera la priorité du gouvernement d’Obama

Intervenant au dîner de gala de l’Azerbaijan America Alliance à Washington D.C., Eric Rubin, secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires européennes et eurasiennes, a déclaré que les États-Unis continueraient à soutenir le développement d’un partenariat avec l’Azerbaïdjan. Rubin a rappelé qu’un haut niveau de coopération existait entre les deux pays : « Cette relation s’est développée au cours des 20 dernières années. Nous veillerons à renforcer notre partenariat au cours des quatre années à venir. Il est probable que le niveau de commerce et d’investissement entre les deux pays va continuer à augmenter. De nombreuses prouesses ont été réalisées, particulièrement dans le secteur de l’énergie. Nos deux pays, en tant que membres de l’ONU, travaillent ensemble en Afghanistan. Tout ceci permet de créer une base solide afin de renforcer nos relations. « Au sujet du conflit du Haut-Karabagh, qui se poursuit depuis plus de 20 ans, la résolution fait partie de nos priorités. Nous ferons tout notre possible pour atteindre cet objectif. Nous partageons certaines valeurs, et ce désir de partage est à la base de nos relations. » Le dîner de gala a accueilli quelque 700 convives, notamment des membres actuels ou anciens membres du Congrès américain, et des représentants de missions diplomatiques à Washington D.C. Cette manifestation a été organisée avec l’appui d’Elin Suleymanov, ambassadeur azerbaïdjanais aux États-Unis.

Le député allemand Wellmann promet le soutien du parlement allemand Karl-Georg Wellmann, député, membre de l’union démocratique chrétienne (UDC), le

principal parti du Bundestag, a fait la déclaration suivante : « Le parlement allemand soutient l’application des résolutions concernant le conflit du Haut-Karabagh, préconisée par l’ONU, la Commission européenne (CE) et l’OSCE. Nous appuyons tous les efforts visant à résoudre le conflit de manière pacifique dans l’ensemble de la région. Nous sommes en faveur de la paix et de la stabilité dans tout le Caucase du Sud. « La restitution du territoire azerbaïdjanais occupé est la condition principale à une résolution pacifique du conflit. Nous considérons l’expulsion de groupes ethniques et l’annexion des régions occupées comme illégales. La paix future ne peut être obtenue que si les deux côtés décident de s’opposer à l’utilisation de la violence et d’assurer la protection des civils. Nous souhaitons un engagement approprié de la communauté internationale par le biais du groupe de Minsk de l’OSCE. Je pense que les relations germanoazerbaïdjanaises peuvent être considérablement renforcées. Les entreprises allemandes, grâce à leur avance technologique, soutiendront la croissance de l’économie azerbaïdjanaise déjà prospère. Le but espéré est un partenariat énergétique pérenne, qui assurerait le développement d’autres secteurs, tels que le secteur médical. Je suis en contact, à ce sujet, avec de nombreuses entreprises allemandes, que j’encourage à s’engager davantage auprès de l’Azerbaïdjan. En coopérant avec la diaspora azerbaïdjanaise très active et certaines organisations pertinentes, nous pourrons jouer un rôle actif dans le développement impressionnant de l’Azerbaïdjan. »

Achèvement de la construction de la ligne de câble à fibre optique de l’EPEG La construction du câble à fibre optique de l’EPEG (Europe-Persia Express Gateway) est maintenant terminée et la décision de tester le système a été prise lors d’une réunion du consortium EPEG en Iran. Les membres du consortium EPEG sont la société iranienne d’infrastructures de télécommunications (TCI), Omani Omantel, la société russe Rostelecom et la société internationale Cable & Wireless (C&W).

Le trajet du câble de l’EPEG, qui relie Oman à Francfort, traverse l’Azerbaïdjan, la Pologne et l’Ukraine. Le lancement de l’EPEG a été repoussé à plusieurs reprises en raison de la partie maritime, entre l’Iran et Oman, qui était incomplète. Cette liaison de 6 000 km atteindra des vitesses d’environ 3,2 téraoctets par seconde (To/s), avec un coût de projet préliminaire de 151 millions d’euros. La partie azerbaïdjanaise de l’EPEG fait actuellement l’objet d’essais. www.teas.eu


Culture et sport

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L’exposition, au cœur de Londres, a suscité beaucoup d’intérêt

Les flammes et l’aiguille, par Fouad Babayev (troisième place)

Vue de Khinalug, par Zamin Jafarov

La mosquée Bibi Heybat, par Etibar Jafarov (deuxième place)

Plus de 200 personnes ont été éveillées aux splendeurs de l’Azerbaïdjan lors de l’inauguration

(de gauche à

droite) Henry Dallal, photographe et

membre du jury ; Etibar Jafarov,

gagnant : deuxième place ; Caroline

Metcalfe, directrice photo pour Condé Nast Traveller et

membre du jury ;

et Fuad Babayev,

gagnant : troisième place

Les gagnants du concours « L’Azerbaïdjan à travers l’objectif » annoncés à Londres

Le 20 novembre, plus de 200 personnes ont assisté à l’inauguration d’une superbe exposition photo, à La Galleria, Pall Mall, près de Trafalgar Square, à Londres. Durant la soirée, les gagnants du concours photo âprement disputé L’Azerbaïdjan à travers l’objectif, organisé par TEAS, ont été annoncés. Sabina Rakcheyeva, conseillère culturelle de TEAS, a révélé que le gagnant était Asim Talib, pour sa photo Les vieux (voir couverture), prise en 1985 à Kelbajar, dans le Haut-Karabagh (actuellement occupé par l’Arménie). M. Talib, photographe professionnel depuis 1977, a reçu 2 500 € en bons de voyage. Au total, cette exposition a présenté 100 photos sur les Azerbaïdjanais et leur culture ainsi que sur les paysages et l’architecture contemporaine azerbaïdjanais. Au cours de www.teas.eu

plusieurs mois, environ 750 photos ont été envoyées par des photographes amateurs et professionnels habitant aussi bien en Azerbaïdjan que dans le reste du monde. Cette exposition est parvenue à capturer l’essence même de ce pays fascinant, situé au bord de la mer Caspienne. Toutes les personnes présentes ont été fascinées par les vues de ce pays et par la qualité remarquable des images. Mme Rakcheyeva a expliqué : « Ce concours est une nouvelle initiative de TEAS. Les photographes avaient carte blanche pour traduire de manière créative leurs impressions de l’Azerbaïdjan. TEAS et le jury ont été enchantés par la diversité des photos envoyées. Nous espérons que L’Azerbaïdjan à travers l’objectif incitera ceux qui n’ont pas encore visité ce pays à s’y rendre. » S.E. Fakhraddin Gurbanov, ambassadeur de l’Azerbaïdjan au Royaume-Uni, a fait remarquer : « C’est une belle exposition, organisée par TEAS, qui présente mon pays à Londres et au reste de l’Europe. J’espère que tous les participants se souviendront de ces vues de l’Azerbaïdjan. Ces photos sont

des œuvres d’art. C’est une excellente idée de représenter mon pays de cette manière. » L’un des membres du jury, le célèbre photographe Henry Dallal, à qui il a été demandé dans le passé de photographier la Reine, a commenté : « L’autre membre du jury, Caroline Metcalfe, directrice photo pour Condé Nast Traveller, et moi avons pris plaisir à explorer l’Azerbaïdjan à travers ces magnifiques images. L’Azerbaïdjan est un lieu unique, avec une histoire et une culture riches. Toutes ces photos m’ont donné envie de retourner en Azerbaïdjan afin de prendre plus de photos dépeignant la beauté de ce pays et de son peuple. » Cette exposition s’est tenue du 21 novembre au 1er décembre. Elle fera le tour des principales villes européennes dans lesquelles TEAS a des bureaux, au cours de l’année 2013.

Pour en savoir plus sur L’Azerbaïdjan à travers l’objectif et voir un diaporama de photos, rendez-vous sur www.teas.eu/ azerbaijan-through-the-lens

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06

Culture et sport

(Photo: David Olsan)

Spectateurs captivés par le concert spirituel de Renara

Renara enchante public londonien

le

Environ 70 spectateurs ont passé une soirée enchanteresse à Pushkin House, à Londres, en novembre, en assistant au concert de la remarquable pianiste azerbaïdjanaise Renara Akhoundova. Résidente à Paris depuis plus de 20 ans, Renara joue une musique extrêmement spirituelle et méditative et compose elle-même toutes ses œuvres. Le concert, intitulé Gratitude, comprenait trois morceaux improvisés – une première pour Renara qui, d’ordinaire, ne joue qu’une seule improvisation.

Match nul pour l’Azerbaïdjan face à l’Irlande du Nord au Windsor Park

En novembre, l’équipe de football nationale d’Irlande du Nord a perdu quelques précieux points en affrontant l’équipe azerbaïdjanaise, en pleine forme, lors des qualifications pour la Coupe du Monde, au Windsor Park à Belfast. Après le but stupéfiant de Rauf Aliyev à la cinquième minute, l’Azerbaïdjan a pris la tête, jusqu’à la fin du match où, lors des prolongations, David Healy a marqué un but d’égalisation à la dernière minute. Décembre 2012

Niall McGinn, d’Irlande du Nord, a affronté le nouveau gardien de but, Salahat Aghayev avec un premier tir depuis la limite de la surface de réparation. Puis Dean Shiels a tiré un ballon prometteur, qui est passé devant la figure du gardien, mais l’Azerbaïdjan a survécu sans la moindre égratignure à ces deux reprises. Au bout de 26 minutes, Steven Davis a effectué un beau tir au-dessus des quatre défenseurs, pour permettre à Kyle Lafferty une tentative en tête-à-tête, mais une touche mal ajustée a permis à Aghayev de contrer cette tentative. Le Nord-irlandais Roy Carroll a eu chaud un instant, lorsque le tir dévié de Vugar Nadirov a brièvement semblé se diriger vers le corner, mais le gardien aguerri est parvenu à l’arrêter de justesse. Cet excellent match a donné à l’équipe azerbaïdjanaise une occasion formidable de faire preuve de ses talents.

ce personnage fascinant. En fait, l’histoire d’Odin, associée à la psychologie morale, présente sous un nouveau jour la culture, les croyances et les migrations de nos propres ancêtres. Ces travaux signalent également l’existence de nombreux liens inexplorés entre l’Azerbaïdjan et l’Europe du Nord. Suite à sa visite de la réserve de Gobustan, en Azerbaïdjan, David Parry, lecteur passionné depuis son plus jeune âge des œuvres de l’ethnographe norvégien Thor Heyerdahl, a utilisé différentes sources afin de retracer l’influence de ce chef à l’inspiration surnaturelle. Il a étudié son rôle semi-légendaire de second roi mythologique de Suède, selon la Saga des Ynglingar, ainsi que la fonction d’Odin comme chaman tribal emmenant son peuple vers l’Europe en passant par l’Azerbaïdjan afin d’échapper à la montée des persécutions politiques. En outre, David Parry a évoqué l’importance des pétroglyphes de Gobustan, décrites par Heyerdahl, qui a visité l’Azerbaïdjan à quatre reprises, les conversations qu’il a lui-même pu avoir avec le directeur de la réserve de Gobustan, ainsi que les recherches à la fois révolutionnaires et hautement controversées de Heyerdahl sur une version non eurocentrée de l’évolution humaine. Fascination pour la théorie radicale de David Parry sur la silhouette d’Odin menant une migration

À Londres, discussion sur les liens très anciens unissant l’Azerbaïdjan et l’Europe du Nord

Le 7 décembre, David Parry, auteur reconnu, dramaturge et président du théâtre Gruntler’s, a effectué une présentation face à un public de plus de 50 personnes, à Pushkin House, Londres, intitulée Sur les traces d’Odin. Au cours de cette présentation parrainée par TEAS, il a analysé les légendes d’Odin, le principal dieu scandinave. Sujet qu’il a abordé sous différents angles, tels que la mythologie, l’histoire, la musique et la littérature. En explorant les sagas, contes folkloriques et équivalents légendaires que l’on retrouve chez les Celtes et les Hindous, et en examinant les résultats de récents travaux sur ces fables intemporelles, il a expliqué qu’une histoire riche, pourtant presque inconnue, émergeait de l’étude de

(Photos: Shaibal Rahman)

La première – Maman et Papa : improvisation – était parcourue de thèmes mugham. L’Improvisation sur le thème de JésusChrist, un morceau minimaliste, présentait des harmonies orientales, tandis que l’Improvisation sur le thème de la gratitude, s’appuyant sur la composition d’ouverture éponyme, y inséra des mélodies joyeuses, en relation avec le public. Le programme comprenait également Bakou ou les adorateurs de la terre de feu, une nouvelle composition de Renara, qui sera incluse sur son neuvième CD. Avant son rappel, Renara a déclaré : « Les habitants de Bakou sont une race très particulière. Je suis née à Bakou, dont l’esprit m’a poussé à aller vivre dans d’autres pays pour les découvrir. Je ressens une gratitude intense, du plus profond de mon cœur, pour la musique. » Pour écouter la musique de Renara, et commander son dernier CD, intitulé Le pardon, rendez-vous sur www.renaraakhoundova.com.

Pendant l’attaque initiale, Javid Huseynov s’est emparé du ballon en milieu de terrain, avant de faire une passe à Aliyev, qui a réalisé un tir étonnant de près 30 mètres avant de se lancer dans des effusions de joie. L’Azerbaïdjan a paru dangereux en contre-attaque et seul un blocage de Gareth McAuley a empêché Aliyev de tenter sa chance une seconde fois.

Tous les participants ont été stupéfaits par les concepts exprimés

Pour finir, David Parry a présenté la thèse qu’il défend depuis longtemps, selon laquelle, indépendamment de la célèbre Route de la Soie, il y avait des échanges indirects entre les anciens Azerbaïdjanais et les tribus anglo-saxonnes de cette période, qui se sont manifestés par la poésie, la chanson et l’art et dans lesquels ils partageaient une même conception du monde. La soirée s’est conclue par une série de questions très intéressantes, qui ont révélé la nécessité de poursuivre les recherches archéologiques et littéraires sur ces anciennes migrations passant par l’Azerbaïdjan. www.teas.eu


Culture et sport (de gauche à droite) Babek Niftaliyev, chanteur de

mugham ; Azer Rza-zade, chanteur d’opéra ; Aziza

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personnalités du monde culturel. Ce film de six minutes a été présenté par Mushfig Hatamov, directeur d’Azerbaycanfilm Studio.

Vezir-Seyidova, metteur en scène, branche

azerbaïdjanaise, Centre des arts buta ; Yalchin

Adigezalov, chef d’orchestre ; Sahib Pashazade,

joueur de tar et Toghrul Asadullayev, joueur de kamancha, dans les

coulisses du Cadogan Hall

Le ténor Azer Rza-zade a impressionné le public par son lyrisme, sa passion et le remarquable contrôle de son souffle

T o n n e r r e s d’applaudissements pour le concert de gala du couloir de la Caspienne

La conférence d’une journée sur le couloir gazier de la Caspienne, qui s’est déroulée à Lancaster House à Londres, s’est terminée par un concert exceptionnel, au Cadogan Hall, organisé par le Centre des arts buta. Exécuté par le Royal Philharmonic Concert Orchestra, sous la baguette du chef d’orchestre azerbaïdjanais très apprécié Yalchin Adigezalov, ce concert présentait certains des airs classiques azerbaïdjanais les plus célèbres, outre des morceaux joués avec des instruments typiquement azerbaïdjanais. Cette année commémorant le 90ème anniversaire de la naissance de Fikret Amirov, qui a mis au point le « mugham symphonique », le concert a commencé avec son éclatant Capriccio d’Azerbaïdjan, qui contient des harmonies orientales et un passage strident pour la section des cuivres. Ce programme contenait également son Chant de l’Arabe aveugle, exécuté par le chanteur de mugham Babek Niftaliyev, dont la douce voix a exprimé cette œuvre de manière déclamatoire. Le concert incluait également l’Aria de Balash, de l’opéra Sevil d’Amirov, interprété par le ténor lyrique Azer Rza-zade. Le poème symphonique Caravane de Soltan Hajibeyov dépeint une caravane de chameaux s’approchant d’une oasis, puis s’éloignant. Naturellement, les œuvres de Gara Garayev, qui s’est éteint il y a 30 ans, étaient largement représentées. L’Adagio, La Valse et La Plus belle des beautés, extraits des Sept beautés – suite pour ballet, ont été joués, mélodies sereines et harmonieuses. L’un des points forts était le deuxième mouvement exceptionnel du Concerto pour Kamancha de Haji Hanmamedov, durant lequel le soliste Toghrul Asadullayev a permis d’écouter le son délicat de cet instrument national, un violon à pique (rabab) sur un fond orchestral évocateur. Garanfil, écrit par le père du chef d’orchestre, Vasif Adigezalov, a permis www.teas.eu

d’écouter un tar, dont jouait Sahib Pashazade. Ce morceau a donné lieu à un grand moment d’improvisation, associé à un accompagnement orchestral spartiate. Pour finir, Babek Niftaliyev, Sahib Pashazade et Toghrul Asadullayev se sont associés pour un joyeux morceau de mugham, avec un passage enthousiasmant pizzicato sur le kamancha. La soirée s’est terminée par l’Oratorio Garabag Shikestesi de Vasif Adigezalov, mélange stimulant de thèmes passionnés provenant du Haut-Karabagh, région occupée par l’Arménie, avec un chanteur et des instrumentistes de mugham, sur une orchestration riche. Pour en savoir plus sur le Centre des arts buta, rendezvous sur www.buta.ru.

L’histoire est tirée d’un conte azerbaïdjanais et l’animation, la musique et les effets sont de premier ordre. Les jeunes animateurs Rashad Efendiyev et Yusif Gabilov de la société de production Uch Dost (Trois Amis), ont pu réaliser ce film grâce à une commission du ministère azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme. Le scénario était de Yusif Sheykhov, et la musique de Chingiz Mustafayev, jeune compositeur et chanteur.

EN BREF Le tar azerbaïdjanais classé au patrimoine mondial de l’UNESCO Le Comité intergouvernemental de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel immatériel s’est réuni à Paris début décembre. Selon le ministère azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme, la fabrication artisanale et l’art musical du tar a été admis sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Les

Appel à tous les artistes – exposition à Gabala

Les artistes du monde entier sont invités à soumettre leurs œuvres pour l’Exposition d’art internationale de Gabala, qui aura lieu à l’Hôtel Qafqaz Riverside, à Gabala, en Azerbaïdjan, de mars à avril 2013. Le thème de l’exposition cette année, Mélodie de portraits, portera sur des tableaux représentant des instruments de musique, des musiciens ou des réactions émotionnelles à la musique.

années

précédentes,

le

mugham

azerbaïdjanais, la musique aziq, la fête de Norouz et les tapis azerbaïdjanais ont été inclus dans cette liste. À l’occasion de cette réunion, les membres du comité ont décidé que la huitième séance de ce comité de l’UNESCO se tiendrait à Bakou, en décembre 2013. Pour voir un concert du joueur de tar virtuose Ramiz Guliyev, rendez-vous sur http://bit.ly/tarconcert.

Une des meilleures chanteuses azerbaïdjanaises encensée par la critique Le nouveau CD de la chanteuse de mugham Nazaket Teymurova, sur le label italien Felmay est simplement intitulé Mugham et a suscité des

Cette exposition est organisée par SEBA (Association d’échange culturel azéro-coréenne) (www.seba.az). SEBA paiera le transport entre le pays d’origine et le lieu de l’exposition des œuvres sélectionnées qui seront toutes incluses dans le catalogue. Les tableaux doivent être reçus au plus tard le jeudi 31 janvier 2013, avec un maximum de deux œuvres par artiste. À présent dans sa troisième année, l’exposition 2011 présentait 116 artistes, provenant de 18 pays. Pour plus d’informations sur comment participer, contactez : gabalaart3@yahoo.com

louanges considérables dans Songlines, le plus grand magazine mondial de musiques du monde. L’éditeur Simon Broughton a déclaré : « Nazaket Teymurova est clairement une des meilleures chanteuses azerbaïdjanaises de mugham. Elle a une voix chaud et expressive sans prétention, qui ne ressemble pas à celle d’une diva. L’ouverture du long morceau principal est magnifique, avec de courtes phrases au violon auxquelles répond un balaban tantôt profond, tantôt flûté. Ensuite, l’action commence avec le tar pincé, qui annonce l’introduction vocale

Sortie du premier film d’animation azerbaïdjanais en 3D Jirtdan et Tepegoz, le premier film d’animation azerbaïdjanais en 3D, est sorti dans les salles azerbaïdjanaises. Ce film a fait sa première au Centre cinématographique de Nizami, devant les membres du service cinématographique du ministère azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme, ainsi que devant des acteurs et des

de Nazaket Teymurova, alternant avec d’autres instruments de l’orchestre : le balaban, le tar et le kamancha. Pendant 30 minutes, la chanson progresse à toute vitesse vers une déclamation. C’est un soulagement, après cette frénésie vocale, d’entendre un grand solo instrumental sur le tar. » Pour acheter un exemplaire et entendre des extraits, rendezvous Le

sur producteur

http://bit.ly/nazaketmughamcd. du

CD

est

le

célèbre

musicologue Dr Sanubar Baghirova. Sa sortie a été parrainée conjointement par le ministère azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme. Décembre 2012


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Personnalités – Fuad Babayev Fuad Babayev

Capture du vrai Bakou Fuad Babayev parle de son travail

Fuad Babayev, représentant de commerce et, auparavant, informaticien, a toujours été fasciné par la photographie. Après s’être initialement exprimé avec le plus simple des appareils photo, Fuad se sert désormais des derniers progrès en matière de technologie et de réseaux sociaux, pour mieux faire connaître à la fois son travail et Bakou, sa ville. Fuad a envoyé plusieurs photos au récent concours L’Azerbaïdjan à travers l’objectif, organisé par TEAS. Il a obtenu le troisième prix pour Les Flammes et l’aiguille, représentation en noir et blanc des tours flammes qui dominent la partie contemporaine de Bakou, près de la tour des télécommunications (voir p.5). TEAS a rencontré Fuad à La Galleria Pall Mall, où les trois photos gagnantes, ainsi que 97 autres, ont été exposées pendant deux semaines. Quand avez-vous commencé intéresser à la photographie ?

à

vous

Ma fascination pour la photographie est presque génétique. Dès l’âge de quatre ans, j’ai été conscient du fait que mon père faisait de la photographie. Vers l’âge de 10 ans, je lui ai demandé de m’acheter mon premier appareil photo – dans un boîtier très simple – sans aucun réglage. C’est l’appareil que j’utilisais encore quand je me suis lancé, il y a environ 30 ans. La photographie est un passe-temps très absorbant. À un moment donné, j’ai envisagé de devenir professionnel, mais la prolifération des appareils photo de haute qualité à prix modeste a permis à un grand nombre de mes compatriotes de devenir bons photographes. Devenir un bon professionnel est terriblement difficile, parce que la concurrence est énorme. Aussi, quand j’ai commencé, je n’avais pas pour objectif de gagner de l’argent en prenant des photos. Je voulais, avant tout partager ma vision du monde et ceci est, pour moi, l’aspect le plus important de la photographie. Il est possible qu’un jour je devienne professionnel, d’une façon ou d’une autre, mais ce n’est pas le cas actuellement. Avez-vous pris des photos seulement en Azerbaïdjan ? Bien sûr, j’ai commencé en Azerbaïdjan mais, quand j’ai commencé à voyager, mon appareil photo m’accompagnait toujours. Au début, j’étais comme un touriste, je ne photographiais que les sites importants, mais je ne voulais pas seulement capturer des souvenirs des lieux que je visitais : je voulais également montrer la beauté de ces lieux. J’ai photographié Moscou sous tous les angles, et j’ai pris environ 1 000 photos durant mon premier séjour à Londres, en 2010. J’ai ensuite analysé mes erreurs, puis j’ai passé du temps à les corriger lors de mes trois visites consécutives de la ville. Pendant

mon séjour actuel, je projette de reprendre cinq ou 10 photos, avec un meilleur appareil photo et un meilleur objectif, afin qu’elles vaillent la peine d’être partagées. J’utilisais principalement des appareils photo soviétiques Zenit pour la photographie argentique mais, avec l’arrivée du numérique, j’ai immédiatement acheté un Nikon, et j’utilise cette marque depuis lors. Avez-vous pris des photos dans les provinces azerbaïdjanaises ? Oui, mais rarement. Quand je suis chez moi, à Bakou, je n’ai pas beaucoup de temps pour sortir de la capitale. C’est cette ville qui m’inspire, surtout les gens, car j’aime photographier les gens dans la rue, prendre des photos qui racontent une histoire. Ce sont des portraits spontanés. Mon objectif est d’éviter d’attirer l’attention quand je prends des photos. Lorsque les gens s’aperçoivent qu’ils vont être photographiés, ils peuvent commencer à se comporter différemment – certains n’aiment pas être photographiés, alors que d’autres commencent à poser. Sélectionnez-vous vos sujets pour tenter de détruire les préjugés concernant l’Azerbaïdjan et Bakou, en particulier? En fait, j’essaie de montrer Bakou telle quelle, de représenter sa beauté. Je capture des éléments de la vie quotidienne, et j’essaie de montrer à quoi ressemble la vie dans les rues. C’est la meilleure façon de détruire ces préjugés. Même si vous prenez des photos spontanées, dans quelle mesure préparez-vous chaque photo ? En fait, j’essaie d’éviter entièrement de les préparer – parfois, l’action que je saisis se Journal intime

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Personnalités – Fuad Babayev

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Trois sous un parapluie

produit en une milliseconde. Plus on marche, en regardant autour de soi, plus on voit de choses. Qu’est-ce qui vous a donné envie de prendre la photo gagnante Les Flammes et l’aiguille ? Les tours flammes ont été photographiées de nombreuses fois, mais je cherchais un nouvel angle, et j’ai trouvé celui-ci par accident. Après une averse, je revenais vers ma voiture à pied, avec mon appareil sur moi quand, soudain, j’ai vu cette scène, qui n’a même pas été retouchée, à part le fait que je l’ai convertie en noir et blanc. Le ciel était sombre, et le soleil est sorti des nuages en éclairant un instant les tours. Le plus difficile c’était que, pour trouver le meilleur angle de cette photo, j’ai du monter dans une poubelle. Sans hésiter, j’ai sauté à l’intérieur de la poubelle pour prendre la photo. Il a suffit d’un cliché pour capturer ce moment, car le soleil a rapidement été caché derrière un nuage. Après avoir placé

cette photo sur Internet, j’ai reçu plusieurs appels téléphoniques. D’autres photographes ont dit qu’ils avaient vu l’endroit d’où j’avais pris ce cliché, mais qu’ils ne s’y étaient pas risqués. C’est la seule photo des tours flammes prises de cette perspective. Deux de vos autres photos ont aussi été sélectionnées pour l’exposition L’Azerbaïdjan à travers l’objectif: Fête de l’indépendance et Boulevard de l’aube. Qu’essayiez-vous de saisir sur ces photos ? L’œil humain peut voir beaucoup de beauté, mais il est impossible de tout capturer avec un appareil numérique ou argentique. J’entends souvent les photographes essayer de saisir la beauté d’une aube ou d’un coucher de soleil. Ils rentrent chez eux, transfèrent leurs photos sur l’ordinateur et, soudain, comprennent que la photo ne représente pas fidèlement ce qu’ils

ont vu. Cependant, grâce à des avancées technologiques récentes, des outils permettent maintenant de retrouver les couleurs et la lumière, afin de traduire cette beauté. Mon objectif est toujours de montrer la beauté du monde tel qu’il est. Dans mon blog, une fois, j’ai écrit : « Les choses n’ont pas besoin d’être extraordinaires pour être belles. » Le monde qui nous entoure est très beau mais, souvent, nous n’avons pas le temps de le voir. De plus, nous vivons à une époque où, quand une photo obtient plus de trois secondes d’attention, son auteur peut s’estimer heureux. Beaucoup de vos photos sont en noir et blanc. Pourquoi cela ? En fait, beaucoup de photos prennent de l’éclat quand elles sont converties en noir et blanc, notamment quand le contraste doit être renforcé. Par exemple, si vous regardez la version couleur Deux conversations

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Personnalités – Fuad Babayev

des Flammes et de l’aiguille, elle paraît tout à fait ordinaire. Sa version noir et blanc la rend graphique. Comment utilisez-vous les réseaux sociaux pour faire connaître vos photos et votre ville de Bakou ? Il y a environ cinq ans, j’ai commencé à mettre mes photos sur Flickr mais, rapidement, j’ai compris que la qualité des images sur Flickr était souvent extrêmement mauvaise. De plus, seule une réaction limitée de l’utilisateur est possible, ce qui ne permet pas un aperçu critique. Par la suite, l’arrivée de Facebook a permis des améliorations par rapport à Flickr, mais les outils d’affichage de photos n’étaient pas adéquats. Il y a environ 18 mois est né Google +. Un ami photographe américain m’a incité à l’essayer, et j’ai fait partie des premiers milliers d’utilisateurs. En fait, Google + possède des outils étonnants pour les photographes, car on peut même consulter les données des photos, y compris les paramètres de l’appareil photo. La qualité de reproduction des photos est exceptionnelle. J’ai commencé à utiliser Google + très activement et, maintenant, j’ai plus de 10 000 fans, le plus grand nombre de fans de tous les utilisateurs azerbaïdjanais. Grâce à ce réseau, mes photos peuvent être consultées dans le monde entier, bien que la majorité de mes fans se trouvent aux États-Unis et au Royaume-Uni. Certains « amis » photographes m’ont demandé comment s’y prendre pour visiter l’Azerbaïdjan afin d’y prendre des photos. Bien que mon travail soit connu sur Internet, c’est la première fois que j’expose des photos dans un concours et une exposition classiques. Que pensez-vous de l’exposition L’Azerbaïdjan à travers l’objectif ?

Ombres

Elle est fantastique, c’était pour moi une source de surprise. J’ai été impressionné de voir plus de 200 personnes à l’ouverture et ravi de leur réaction aux photos. Toutes les photos présentées à l’exposition sont magnifiques et beaucoup sont supérieures aux miennes. J’aime particulièrement les paysages, tels que Les Grandes montagnes du Caucase, de Mirnaib Hasanoglu et Vue de Khinalug de Zamin Jafarov. J’admire certaines des photos en noir et blanc et même certaines des photos préparées. Ce type de préparation est difficile, car il peut s’avérer dur de trouver quelqu’un qui accepte de s’habiller comme vous le voulez tout en donnant une impression de naturel.

Récemment, la photographie s’est démocratisée en Azerbaïdjan, surtout depuis l’arrivée du numérique, car c’est maintenant un passe-temps moins cher qu’avant. De nos jours, l’Azerbaïdjan abrite de nombreux photographes talentueux qui prennent des photos méritant d’être exposées et largement appréciées.

Pour consulter le compte Google + de Fuad, rendez-vous sur http://bit.ly/ fuadgoogleplus

Un homme pieux

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Personnalités – Peter Bateman L’ambassadeur Bateman s’est rendu au bureau de TEAS lors de son récent séjour à Londres

L’ambassadeur Peter Bateman donne le point de vue britannique sur l’Azerbaïdjan

S.E. Peter Bateman, qui est actuellement l’ambassadeur du Royaume-Uni en Azerbaïdjan, est entré au ministère des Affaires étrangères en 1984. Suite à son premier poste, en Afrique de l’Est, il a été envoyé à Berlin et au Japon. Son premier poste d’ambassadeur était en Bolivie, en 2005, avant son poste suivant, au Luxembourg. TEAS a rencontré l’ambassadeur Bateman lorsqu’il s’est rendu dans son bureau de Londres : Suite à votre désignation, en janvier 2011, vous avez pris vos fonctions en octobre 2011. Comment décririez-vous votre expérience jusqu’à présent ? Cela a été fascinant. Mon épouse et moi-même avons vraiment apprécié cette expérience. Nous nous sommes rendus en Azerbaïdjan dans un esprit d’aventure, car aucun de nous ne connaissait le pays ou avait beaucoup d’expérience des pays de l’ex-Union soviétique. Nous essayions tous les deux de trouver un poste qui nous ferait sortir de nos habitudes. Je suis heureux de dire que l’hospitalité azerbaïdjanaise nous a particulièrement impressionnés. L’accueil que nous avons reçu en Azerbaïdjan de la part des habitants nous a permis de nous sentir immédiatement chez nous. Ce poste s’avère à la fois agréable et passionnant. Comment définiriez-vous la relation commerciale actuelle entre le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan ? Il existe d’excellentes relations économiques entre nos deux pays. Tout d’abord, il y a le secteur des hydrocarbures, vers lequel la majorité des investissements directs étrangers (IDE) ont été dirigés, avec plus de 50 % de tous les IDE provenant de BP et d’entreprises associées. Nous sommes fiers d’avoir établi un tel partenariat économique avec le pays. Cette relation a grandement contribué à la prospérité que l’Azerbaïdjan connaît ces sept dernières années. En outre, il y a une présence britannique dans le secteur du bâtiment, notamment avec des services de conseil en construction. De nombreux architectes et cabinets de gestion

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de projets britanniques renommés sont actifs dans le pays, tels que Foster’s, AMEC et Mace. Nous sommes très heureux que des entreprises britanniques aident à constituer la face visible de Bakou. De plus, au cours des sept dernières années, le secteur de la vente a fortement progressé. De nombreux magasins britanniques s’y sont installés, notamment des noms très connus tels que Debenhams et Mothercare. D’autres noms courants devraient bientôt, à leur tour, ouvrir leurs portes. Le Royaume-Uni aide également l’Azerbaïdjan à atteindre ses objectifs à long terme de diversification de l’économie et à poursuivre son développement hors du secteur des hydrocarbures afin d’assurer sa viabilité économique pour les décennies à venir. Pour cela, l’éducation jouera un rôle essentiel. Je suis ravi que plusieurs universités britanniques, telles que Nottingham Trent et Heriot-Watt, soient déjà présentes dans le pays. Et, bien entendu, des milliers de jeunes Azerbaïdjanais talentueux étudient actuellement dans des universités britanniques. Le Royaume-Uni aide-t-il le secteur des technologies de l’information et des télécommunications azerbaïdjanais à se développer ? L’industrie informatique azerbaïdjanaise n’a fait que commencer son essor au cours des dernières années, alors que son homologue britannique est hautement développé. Le gouvernement azerbaïdjanais a déjà annoncé son intention de créer une plateforme électronique de prestations de services. C’est clairement l’une des voies permettant de poursuivre la réussite économique et de réaliser la diversification, et je compte sur les entreprises britanniques pour y participer. Comment prévoyez-vous l’évolution des relations commerciales bilatérales pendant votre mandat ? Je pense que cette relation commerciale va se renforcer continuellement, pour aboutir à des transactions et investissements bilatéraux encore supérieurs. Cependant, j’espère que ces relations seront bien à deux sens. Par exemple, nous espérons inciter le SOFAZ (fonds pétrolier de l’État d’Azerbaïdjan) à investir dans les infrastructures britanniques, dans le cadre de la politique de diversification. Je crois fortement que le commerce peut servir d’outil pour renforcer les liens et la compréhension entre les peuples.

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Quelle importance accordez-vous au développement du gazoduc transanatolien (TANAP) pour l’Azerbaïdjan, la Turquie et l’UE ? Le TANAP est important, comme voie majeure du gaz provenant d’Azerbaïdjan et, éventuellement, d’Asie centrale, et à destination de l’Europe du Sud-est, qui en a besoin. Il est très important que le couloir méridional soit mis en œuvre, et le TANAP constitue clairement une partie importante de ce grand projet. À un moment, un gazoduc reliant l’Ouest de la Turquie et l’Europe du Sud-est sera construit, bien que la sélection entre les gazoducs transadriatique et Nabucco doive encore être décidée. Le Royaume-Uni ne bénéficiera pas directement du couloir méridional, mais nous reconnaissons l’importance politique de diversifier l’approvisionnement en gaz européen, afin de ne pas compter systématiquement sur la Russie. En outre, sa construction aura un impact positif sur les économies de du Sud-est de l’Europe. Quel sera l’effet de la mise en service de Shah Deniz 2 en 2017-2018 ? Les ressources en gaz de Shah Deniz 2 permettront au couloir méridional de fonctionner, ce qui est un objectif important de l’UE. Ce sera un pas en avant symbolique important pour l’Azerbaïdjan, en tant que fournisseur de gaz ; pour les pays européens en tant que consommateurs ; ainsi que pour la Turquie, en tant que pays de transit et consommateur. Il est donc essentiel que le couloir méridional tienne ses promesses. Que fait le gouvernement britannique pour sensibiliser au conflit en cours, entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, concernant le Haut-Karabagh, à un niveau international, et pour obtenir une résolution pacifique ? Le Royaume-Uni considère que le statu quo sur le Haut-Karabagh est inacceptable et qu’une solution militaire ne sera pas une bonne base pour un règlement à long terme du problème. Cependant, le Royaume-Uni n’est ni membre ni coprésident du groupe de Minsk de l’OSCE. Notre position consiste donc à soutenir les coprésidents, qui ont pour mission d’aboutir à une paix négociée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le Royaume-Uni soutient le travail du groupe de Minsk de l’OSCE et fera tout ce qu’il peut pour assurer l’efficacité de tout règlement négocié. Pensez-vous que l’UE puisse jouer un plus grand rôle dans des négociations qui aboutiraient à résolution pacifique du conflit ? Le groupe de Minsk de l’OSCE mènera les négociations de paix, mais l’UE, y compris le Royaume-Uni, soutiendra volontiers toute solution. Je suis certain que l’UE appuiera le travail des coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, afin d’assurer l’efficacité à long terme de toute solution.

Le site Internet de l’ambassade du Royaume-Uni en Azerbaïdjan se trouve sur : www.ukinazerbaijan.fco.gov.uk.

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Haut-Karabagh Eamon Gilmore exhorte les Arméniens et les Azerbaïdjanais à prendre des « mesures décisives » afin d’aboutir à la paix

Le président de l’OSCE demande une résolution rapide pour le conflit du Haut-Karabagh Lors d’une réunion du conseil ministériel de l’OSCE à Dublin, Eamon Gilmore, président de l’OSCE, Premier ministre adjoint irlandais et ministre irlandais des Affaires étrangères et du Commerce international, a indiqué que la détérioration de la situation sur la « ligne de contact » démontrait la nécessité de résoudre rapidement le conflit du Haut-Karabagh, qui nuit gravement aux peuples du Caucase du Sud : « Je voudrais exprimer ma gratitude à Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président de l’OSCE, pour son travail actif dans la région. J’invite vivement toutes les parties à coopérer de manière constructive et à démontrer la pertinence de notre organisation, d’ici à 2015, en prévision du 40ème anniversaire de la Déclaration d’Helsinki. »

À la même réunion, Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères ; Hillary Rodham Clinton, secrétaire d’État américaine ; et Bernard Cazeneuve, ministre délégué français des Affaires européennes, ont déclaré : « Nous, chefs de délégation des pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, invitons les parties au conflit du Haut-Karabagh à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour parvenir à un règlement pacifique. Comme l’ont affirmé nos présidents à Los Cabos, le 18 juin, les parties doivent être guidées par les Principes d’Helsinki, notamment sur la nonutilisation de la force ou la menace de force, l’intégrité territoriale, l’égalité des droits et l’autodétermination des peuples, ainsi que sur les éléments décrits dans les déclarations de nos pays à L’Aquila, en 2009, et à Muskoka, en 2010. En rappelant la déclaration de nos présidents à Deauville en 2011, nous invitons de nouveau, de toute urgence, les parties à prendre des mesures décisives pour parvenir à un règlement pacifique. Nous regrettons que les espoirs de progrès plus rapide du processus de paix, émis par la déclaration conjointe des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan avec le président de la Fédération de Russie, à Sochi, le 23 janvier, aient été déçus. Au lieu de cela, les

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parties ont trop souvent cherché des avantages unilatéraux dans le processus de négociation, plutôt que de chercher à parvenir à un accord basé sur une compréhension mutuelle.

; Farhad Mammadov, directeur du Centre azerbaïdjanais d’études stratégiques ; et Avaz Hasanov, directeur de la Société azerbaïdjanaise d’études humanitaires.

Nous demandons aux parties d’accorder d’urgence la priorité au processus de paix et de travailler avec les coprésidents afin d’examiner pleinement et soigneusement les idées présentées par les coprésidents pendant leur séjour dans la région en novembre. Nous sommes heureux que les ministres des Affaires étrangères azerbaïdjanais et arméniens soient prêts à rencontrer ensemble les coprésidents début 2013 afin de poursuivre ces discussions. Nos pays continuent à proposer leur aide aux parties, quelle qu’elle soit, mais la responsabilité de mettre fin au conflit du Haut-Karabagh leur incombe. »

Lors de cette conférence, des experts allemands et autrichiens ont remis leur rapport sur le conflit du Haut-Karabagh. Ensuite, la délégation azerbaïdjanaise a présenté, à son tour, son point de vue. Cette conférence comprenait un panel de discussion auquel ont participé des députés allemands et azerbaïdjanais ; Christina Viehl, directrice du département d’études sur le Caucase du Sud et l’Asie centrale du ministère allemand des Affaires étrangères ; Per Christopher Stanchina, ancien ambassadeur allemand en Azerbaïdjan ; Alexei Vlasov, doyen adjoint de la faculté d’histoire à l’Université d’État de Moscou ; ainsi que le Dr Babayev.

L’oscar reçu l’Arménie l’Azerbaïdjan

par irrite

La sélection arménienne pour l’oscar 2013 du meilleur film étranger a créé un ouragan de controverse. Dirigé par Natalia Belyauskene, et intitulé Si seulement tout le monde, ce film raconte l’histoire d’un Arménien qui aide une Russo-arménienne à visiter la tombe de son père, tué lors du conflit du Haut-Karabagh, en commémorant sa vie par la plantation d’un arbre. Au cours du film, les protagonistes traversent la « ligne de contact » et se lient d’amitié avec un berger local, un Azerbaïdjanais, qui leur demande de planter un arbre sur la tombe de son fils quand ils retourneront du côté arménien. L’écrivain azerbaïdjanais Elchin Huseynbayli affirme que l’idée du film est un plagiat de son histoire de 2010, Aveuglés par le soleil, mais transformée afin de faire passer les Azerbaïdjanais pour les agresseurs. Cette histoire azerbaïdjanaise a été publiée dans l’édition de juin 2010 de Friendship of Peoples (amitié entre les peuples). En parlant à l’Institute of War and Peace Reporting, le coscénariste de Si seulement tout le monde, Mikhael Poghosyan, a prétendu que ce film avait pour but d’encourager la paix et l’harmonie entre ces deux peuples.

Débat sur le HautKarabagh en Allemagne

Une conférence intitulée Parvenir à la paix au Haut-Karabagh : le rôle de la justice dans la résolution du conflit s’est tenue à Francfort, en Allemagne. Elle était soutenue par l’Institut de recherche pour la paix de Francfort (HSFR) et conjointement organisée par le Dr Azer Babayev et le Service d’échange universitaire allemand (DAAD). Cette conférence a accueilli Rasim Musabayov, député azerbaïdjanais

EN BREF Des mines terrestres tuent un soldat et en blessent deux autres Teymur Abdullayev, porte-parole adjoint du ministère azerbaïdjanais de la Défense, a révélé que Pasha Nemat Mursalov, soldat azerbaïdjanais de 19 ans, avait perdu la vie après l’explosion d’une mine terrestre près de la « ligne de contact », dans la région de Khojavand, en novembre dernier. Camil Mammadov et Chingizkhan Jarassov, deux autres soldats, ont également été victimes de mines à la « ligne de contact », dans la région de Goranboy. Abdullayev a déclaré qu’ils ont tous les deux perdu des membres dans l’explosion.

Une mine terrestre blesse un officier azerbaïdjanais Selon

le

ministère

azerbaïdjanais

de

la

Défense, l’explosion d’une mine terrestre sur la « ligne de contact » de la région d’Agdam a

gravement

Ismailov. Andrzej

blessé

L’incident Kasprzyk,

le

s’est

capitaine produit

représentant

Parviz lorsque

personnel

du président de l’OSCE, devait examiner la frontière, afin de se familiariser avec la situation. La partie ouest d’Agdam est occupée par l’Arménie depuis 1993. Elle continue à servir de zone tampon aux forces arméniennes.

Un vacher azerbaïdjanais revient de captivité Le 30 novembre, l’armée arménienne a libéré un vacher de 41 ans, Telman Aliyev. Telman, qui souffre de difficultés à parler et à entendre, avait suivi son troupeau sur le territoire arménien et avait rapidement été capturé. L’Azerbaïdjan a alors demandé l’aide de la Croix rouge. Suite à son retour, l’Azerbaïdjan a émis une plainte officielle selon laquelle l’Arménie avait violé les conventions internationales d’échange de prisonnier en amenant une force armée sur le site de la remise du prisonnier. Personne ne sait ce qu’il est advenu du troupeau d’Aliyev.

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Haut-Karabagh

Elmar Mammadyarov Les co-rapporteurs de spécifie les critères de l’APCE remettent leur paix azerbaïdjanais rapport Philippe Lefort, représentant spécial de l’Union européenne (UE) pour le Caucase du Sud, a rencontré, à Bakou, Elmar Mammadyarov, ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères. Lors de cette réunion, ils ont parlé des projets énergétiques significatifs dans la région et de l’importance de l’Azerbaïdjan pour l’UE. Elmar Mammadyarov a rappelé que l’acceptation arménienne des propositions du groupe de Minsk de l’OSCE inclurait la signature d’un accord de paix complet. En outre, il a déclaré que la réouverture de l’aéroport de Khojaly, situé dans le Haut-Karabagh, aurait un effet préjudiciable sur le processus de paix.

Philippe Lefort a souligné l’importance d’un contact permanent entre les communautés azerbaïdjanaise et arménienne pour assurer la paix. Lors d’un discours à l’Académie diplomatique azerbaïdjanaise, il a déclaré : « Le conflit du Haut-Karabagh n’est pas un conflit “gelé” – c’est un conflit avec une solution gelée, parce qu’il comporte un risque d’intensification. L’UE soutient les efforts de l’OSCE pour résoudre le conflit. Le statu quo est inacceptable. Il est important de réaliser des progrès concernant ce problème. Le maintien de la stabilité du Caucase du Sud, de sa sécurité et du développement de la région est très important pour la sécurité de l’UE. »

La Télévision française passe un documentaire sur le Haut-Karabagh

La chaîne française France 24 a diffusé un documentaire sur le conflit du Haut-Karabagh intitulé Le Haut-Karabagh, une poudrière aux portes de l’Europe, présenté par Willy Bracciano, Armen Georgian et Markus Meyer. Lors de cette émission, Damien Helly, chargé de recherche auprès de l’Institut d’Études de Sécurité de l’UE, a commencé par expliquer les différences entre le conflit du Haut-Karabagh et les autres conflits régionaux. Des reportages sur les deux côtés étaient inclus. Le documentaire a noté que l’autodétermination du Haut-Karabagh n’a pas été reconnue par tous les pays et organisations internationales. Il a comparé à plusieurs reprises ce conflit �� un baril de poudre, en soulignant que, s’il était allumé, il mettrait en danger le Haut-Karabagh et aurait d’importantes répercutions, étant susceptible d’impliquer la Russie, l’Iran et la Turquie dans le conflit. Les accrochages continuels ont également été cités, et le documentaire s’est demandé si les deux côtés parviendraient un jour à vivre ensemble après de nombreuses années de tension. Pour voir l’émission, rendez-vous sur http://bit.ly/ NKtimebomb.

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Pedro Agramunt et Joseph Debono Grech, co-rapporteurs du Comité de surveillance sur l’Azerbaïdjan à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), doivent envoyer un rapport final de leur visite récente en Azerbaïdjan, ainsi qu’une proposition de résolution. S’ils sont adoptés, ces documents seront examinés lors de la séance hivernale de l’APCE, qui aura lieu en janvier 2013. Durant leur visite, ils ont rencontré, entre autres, le président azerbaïdjanais Aliyev ; Ogtay Asadov, porte-parole du Milli Majlis (parlement azerbaïdjanais) ; Elmar Mammadyarov, ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, des chefs de parti politique et des représentants de la société civile.

L’Azerbaïdjan continue à demander justice pour Khojaly

Durant son discours à l’assemblée générale de la Conférence internationale sur les partis politiques asiatiques de Bakou, le député Asim Mollazade a expliqué : « L’Azerbaïdjan ne demande pas de revanche – il n’a pas besoin de revanche – il a seulement besoin de justice pour le massacre de Khojaly. La ville azerbaïdjanaise de Khojaly a été entièrement détruite, et de nombreux enfants, femmes et personnes âgées ont été cruellement brûlés et tués. Si les criminels militaires qui ont commis ces crimes ne sont pas traduits devant un tribunal international, ce type d’événements risque de se répéter. Nous avons besoin de l’aide des politiciens du monde entier pour faire cesser ces massacres et nous devons unir nos efforts pour créer un système de justice dans le monde. Nous constituons un pont entre l’Europe et l’Asie. Nous devons construire la paix, la sécurité et la prospérité dans notre partie du monde. » Le massacre de Khojaly, perpétré par les forces arméniennes, a fait 613 victimes civiles pendant la nuit du 25 au 26 février 1992.

Le Congrès des Azerbaïdjanais du Benelux se concentre sur le Haut-Karabagh

Le Congrès des Azerbaïdjanais du Benelux (CAB), qui se trouve à Amsterdam, collaborera avec l’Union des démocrates turcs européens, le Centre de recherche sur la Turquie, EcoEurAsia et le Centre de coopération des Azerbaïdjanais, ainsi que d’autres organisations turcophones afin d’organiser une conférence intitulée Le Conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh et les problèmes dans le Caucase du Sud.

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Cette conférence présentera le conflit en cours dans le Haut-Karabagh et se concentrera sur l’impact de l’occupation actuelle du territoire azerbaïdjanais, avec notamment la démolition et la destruction des documents historiques et culturels. Des représentants du Centre de recherche sur le Caucase de l’Université Ahi Evran étaient également présents, ainsi que de nombreux diplomates.

Le CIC, basé à Londres, publie un article sur le Haut-Karabagh

Le Centre d’information sur la Caspienne (CIC) a publié son Article occasionnel n° 22 : HautKarabagh : conflit non résolu dont les manœuvres militaires menacent la sécurité énergétique occidentale. Il soulève des préoccupations selon lesquelles la situation instable du Haut-Karabagh et des sept régions environnantes a le potentiel de menacer gravement les besoins énergétiques occidentaux. Comme le suggère le titre de ce document, l’éloignement entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie semble s’aggraver avec l’annonce des officiels arméniens que, s’ils étaient menacés, ils lanceraient des attaques stratégiques sur les infrastructures énergétiques azerbaïdjanaises. Ce document explore la situation actuelle, soulève la perspective très réelle de guerre éventuelle entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, et s’interroge sur le manque de progrès accompli par le groupe de Minsk de l’OSCE. Ce document peut être téléchargé gratuitement sur http://bit.ly/cicnk.

NOUVELLES DE BRUXELLES

Le 28 novembre, sur l’initiative de Kristiina Ojuland, député européen, une autre réunion du groupe des amis de l’Azerbaïdjan a eu lieu au Parlement européen (PE) de Bruxelles. Son but était de donner à ses membres les dernières nouvelles sur l’Azerbaïdjan et d’accueillir S.E. Fuad Iskanderov, nouvel ambassadeur azerbaïdjanais de l’Union européenne (UE) et de la Belgique. Dans son discours, l’ambassadeur Iskanderov a souligné l’importance des relations entre l’UE et l’Azerbaïdjan, en citant le rôle prépondérant des députés européens dans la stimulation du dialogue, notamment celui des membres du groupe, plateforme d’information unique sur l’Azerbaïdjan au sein du PE. Ses membres ont ensuite évoqué les objectifs du groupe pour 2013, y compris les méthodes préconisées pour mieux faire connaître le pays parmi les principaux décisionnaires du PE. Cette nouvelle réunion a rassemblé certains des députés européens les plus éminents et suscité un échange de points de vue très intéressant sur les divers sujets liés au partenariat UE-Azerbaïdjan. E-mail: belgium@teas.eu

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Commerce Une des nombreuses variantes du 4x4 de Honker

Le Polonais Honker va ouvrir une usine en Azerbaïdjan

Le fabricant automobile polonais Honker a annoncé son projet d’ouvrir une usine en Azerbaïdjan. Zdzislaw Kinsner, vice-président de Honker, en s’adressant à des journalistes azerbaïdjanais, a affirmé que des discussions préliminaires avec le gouvernement azerbaïdjanais avaient déjà eu lieu à Varsovie. L’entreprise projette de construire une usine dans le parc technologique industriel qui se bâtit actuellement à Sumgait. Selon Zdzislaw Kinsner, les représentants de Honker présenteront leurs propositions au côté azerbaïdjanais dans un avenir proche. Actuellement, Honker fabrique plus de 40 000 véhicules par an, y compris des 4x4 (civils et militaires), des camions et des ambulances. Cette entreprise produit des myriades de variantes de ses véhicules pour des applications militaires et civiles, ainsi que des pièces pour des fabricants du monde entier. Zdzislaw Kinsner ajoute que l’entreprise projette de pénétrer sur de nouveaux marchés, notamment en Azerbaïdjan.

BP signe un contrat avec AzMecCo à Londres

BP a signé un contrat avec AzMecCo (société de méthanol azerbaïdjanaise) lors de la première Conférence sur le couloir de la Caspienne, à Lancaster House, à Londres, en novembre. Nasib Piriyev, directeur exécutif d’AzMecCo, a déclaré à Energy Live News : « AzMecCo confie ses volumes de méthanol à BP depuis des années. Ceci démontre l’étendue de la collaboration entre l’Azerbaïdjan et le RoyaumeUni, ainsi qu’entre la Transcaucasie et l’Europe. Pour nous, c’est une étape très importante, qui nous permet de continuer notre croissance, en tant qu’entreprise bien structurée. » Il a ajouté que ce contrat profiterait aussi bien à BP qu’à l’Azerbaïdjan : « Tout d’abord, il apportera des bénéfices supplémentaires à notre pays. Ensuite, BP augmentera sa visibilité et sa présence sur le marché azerbaïdjanais. Nous sommes la seule entreprise privée

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à avoir signé un contrat avec BP. C’est un accord mutuellement intéressant et bénéfique. » L’usine de méthanol de 269,6 millions d’euros, en cours de construction est la seule infrastructure de ce type dans le Caucase du Sud et en Asie centrale et sera mise en service en début d’année prochaine.

Le TANAP sera terminé d’ici à 2018

La construction du gazoduc transanatolien (TANAP) commencera en 2014 et sera terminée d’ici à 2018, annonce Khoshbakht Yusifzade, vice-président de la société pétrolière d’État de la République azerbaïdjanaise (SOCAR), lors d’une réunion du Club d’intégration commerciale Caspienne-Europe. Selon Khoshbakht Yusifzade, le TANAP ira jusqu’à la frontière bulgare, traversera l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. Les problèmes restants principaux ont trait à la construction du segment turc du gazoduc. Il a expliqué qu’à l’avenir, ce gazoduc pourrait être étendu de la Bulgarie à la Roumanie, et vers l’Italie. Le TANAP acheminera des ressources provenant soit du gazoduc Nabucco Ouest soit du gazoduc transadriatique (TAP). La capacité initiale annoncée sera de 16 milliards de m3 de gaz par an.

Les revenus de l’informatique vont atteindre 6,7 milliards d’euros d’ici à 2020

Ali Abbasov, ministre azerbaïdjanais des Technologies de communication et d’information, a prédit que les revenus annuels de l’informatique atteindraient 6-7 milliards d’euros d’ici à 2020, au lieu de 1,3 milliard d’euros en 2011. Cette affirmation a été prononcée lors d’une conférence internationale intitulée Azerbaïdjan 2020: regard vers l’avenir. Ali Abbasov a expliqué que le taux de croissance annuel visé par le secteur informatique était de 20 % : « Les résultats des 10 premiers mois de 2012 nous permettent de prédire que le secteur de l’informatique obtiendra cette année un taux de croissance de 20 %. Durant la crise mondiale de 2009-2011, le taux de croissance annuel du secteur était de 14-15 %. »

L’Azerbaïdjan lancera trois satellites en quatre ans

Ali Abbasov, ministre azerbaïdjanais de l’informatique, a révélé qu’AzerSpace-1, le premier satellite de communication azerbaïdjanais, a été assuré pour 12,7 millions d’euros : « Ce satellite de technologie de pointe est prêt à être lancé en orbite géostationnaire. » Ali Abbasov a expliqué qu’AzerSpace-1 serait lancé en février 2013, suivi du premier satellite d’observation de la terre azerbaïdjanais en 2014, et du second satellite de télécommunications en 2016. Un centre de gestion satellitaire sera ouvert à la fin de l’année. AzerSpace-1 sera lancé du cosmodrome de Kourou, le centre spatial de la Guyane française. Ce satellite, qui pèse 3,3 tonnes, aura une période d’exploration orbitale de 15 ans. Affrété par la société malaisienne Measat Satellite Systems, il sera lancé à une longitude de 46° est. Ce satellite dispensera ses services à des pays situés en Europe de l’Est, dans le Caucase, en Asie centrale et en Afrique du Nord. Il permettra des services de diffusion numérique, d’Internet haut débit, de transfert de bases de données et d’infrastructures VSAT (terminal à très petite ouverture) multiservices. Le travail sur la construction du porte-missile Ariane 5 a été effectué conformément au calendrier.

EN BREF Traversée de la Caspienne envisagée Musa Penahov, ministre azerbaïdjanais adjoint des Transports, a révélé que l’Azerbaïdjan envisage actuellement des plans de traversée de la Caspienne. Il a expliqué que des premiers plans d’ingénieur faisaient déjà l’objet de discussions : « Actuellement, nous envisageons deux projets : le percement d’un tunnel sous la mer et la construction d’un pont. Une de ces options sera décidée en temps utile. » Les ingénieurs coréens ont déjà suggéré un concept de pont, avec un coût estimé de 750 millions d’euros.

RWE envisage de vendre sa part de Nabucco à OMV En citant ses sources de l’industrie, Focus a annoncé que la compagnie de services d’utilité publique allemande RWE va quitter le consortium Nabucco Ouest et pourrait vendre

Ali Abbasov a parlé des projets importants mis en œuvre en Azerbaïdjan, notamment la construction de TASIM (Autoroute d’information transeurasienne), le programme de satellite azerbaïdjanais, la mise en œuvre de services d’Internet haut débit dans le pays, ainsi que la construction d’une plateforme d’information d’ « e-gouvernement ».

sa part de 16,1 % dans le programme à OMV, autre actionnaire, d’ici à la fin de l’année. En mai, RWE, deuxième compagnie de services d’utilité publique en Allemagne, a déclaré qu’elle examinait les exigences stratégiques liées au futur projet Nabucco Ouest, conçu pour acheminer le gaz de la Caspienne sur près de 4 000 km, jusqu’en Europe.

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Commerce

Le président bulgare soutient Nabucco Ouest

Intervenant aux côtés du président turc Abdullah Gül, à Ankara, le président bulgare Rosen Plevneliev a déclaré que son pays était favorable à la construction du gazoduc Nabucco Ouest, dans la continuité du projet de gazoduc transanatolien (TANAP). Il a émis l’espoir que les pays européens, dans les mois à venir, prendraient des mesures importantes concernant la mise en œuvre rapide du projet visant à fournir à l’Europe le gaz de la région de la Caspienne. L’autre possibilité de prolongation du TANAP est le gazoduc transadriatique (TAP). Le président Plevneliev a parlé de l’importance du TANAP pour l’Europe, en soulignant le fait que la Turquie jouera un rôle clé dans la sécurité énergétique européenne. Le président Gül a déclaré que les comités conjoints des deux pays se rencontreraient bientôt pour discuter des aspects techniques du projet. Le programme proposé pour Nabucco Ouest prévoit la construction de 1 300 km de gazoduc (412 km en Bulgarie, 469 km en Roumanie, 384 km en Hongrie et 47 km en Autriche) entre la frontière turcobulgare et Baumgarten, en Autriche. Les actionnaires du consortium de Nabucco Ouest sont l’Autrichien OMV, le Hongrois FGSZ, le Bulgare Bulgargaz, le Roumain Transgaz, le Turc BOTAS et l’Allemand RWE.

Plus proche de l’OMC

La dixième séance de pourparlers multilatéraux concernant l’adhésion de l’Azerbaïdjan à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) s’est déroulée le 7 décembre, selon Mahmud MammadGuliyev, ministre adjoint azerbaïdjanais des Affaires étrangères et directeur des négociations. À ce jour, le Canada, les États-Unis, l’UE et la Norvège ont exprimé leur volonté de s’engager dans des pourparlers avec l’Azerbaïdjan. L’adhésion à l’OMC est très importante pour le pays, car il recevrait ainsi 10 % de subventions agricoles. En revanche, les membres de l’OMC ont exprimé leur souhait de clarifier le niveau de libéralisme et de transparence dans la politique tarifaire de l’Azerbaïdjan, sa fiscalité et son mécanisme concernant les questions d’octroi de licence et de subventions agricoles. Avant tout, ils souhaitent connaître les changements que le gouvernement azerbaïdjanais va

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mettre en place concernant la législation sur le commerce international. Pour son accession, l’OMC a demandé à l’Azerbaïdjan que sa législation économique corresponde aux règles de l’OMC. Étant donné que le commerce du pétrole et du gaz n’est pas réglementé par l’OMC, et que la majorité des exportations azerbaïdjanaises (91 %) proviennent du pétrole, du gaz et des produits dérivés du pétrole, aucune difficulté liée aux exportations n’est redoutée. Concernant les importations, le retrait des barrières douanières donnera lieu à un afflux dans le pays de produits importés de faible qualité et bon marché, ce qui aura un impact sur le secteur non pétrolier national. L’Azerbaïdjan aura ensuite besoin d’une période d’adaptation, durant laquelle des mécanismes protecteurs seront mis en place. Pendant cette période, des mesures seront prises pour stimuler l’entreprise locale, améliorer la qualité des produits et proposer des concessions équilibrées aux partenaires commerciaux concernant l’accès aux produits, services et investissements étrangers sur le marché azerbaïdjanais.

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du segment a été achevée. Les canaux de communication entre Bakou et Tbilissi ont été transférés vers une autoroute TAE de fibre optique.

L’Azerbaïdjan commencera les exportations de gaz vers l’Ukraine en 2017

Einulla Madatli, ambassadeur azerbaïdjanais en Ukraine, a révélé que l’Azerbaïdjan commencerait ses livraisons de gaz à l’Ukraine fin 2017. Selon Uryadovy Kuryer, le journal du gouvernement ukrainien, il aurait déclaré : « Nous livrerons du gaz à partir de Shah Deniz 2 vers la fin 2017, comme stipulé dans un mémorandum du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et du président ukrainien Viktor Yanukovych en 2011 à Davos. Nous commencerons par 2 milliards de m3 par an, pour passer progressivement à 5 milliards. » L’ambassadeur Madatli a déclaré que l’Azerbaïdjan fournirait aussi du gaz à l’Ukraine, pour son terminal de gaz naturel liquéfié (GNL), qui sera construit près de la ville portuaire d’Odessa. Au cours des deux dernières années, l’Ukraine essaie de revoir ses contrats de gaz avec la Russie, qu’elle trouve onéreux, avec un prix exagéré.

L’Azerbaïdjan élu président du projet de communication La Suisse renforce TAE Le ministre azerbaïdjanais de sa coopération avec l’Informatique a annoncé que l’Azerbaïdjan avait été élu président du l’Azerbaïdjan projet de communication Trans-AsieEurope (TAE) lors d’une réunion qui s’est tenue à Bakou. Selon le ministère de l’Informatique, les participants au projet ont unanimement exprimé leur soutien à la présidence de l’Azerbaïdjan pendant la période 2013-15, qui a pris la suite de l’Ukraine. L’autoroute de la fibre optique TAE reliera l’Azerbaïdjan à la Géorgie, la Turquie, l’Iran, la Russie et l’Ukraine.

Le côté azerbaïdjanais a déclaré que, pendant sa présidence, le pays ferait les efforts nécessaires pour améliorer encore davantage l’efficacité de TAE. Des représentants d’Ukrtelecom, l’opérateur national ukrainien, de T-systems (filiale de Deutsche Telecom) et du Géorgien FopNet ont assisté à la réunion. La construction du segment azerbaïdjanais de la ligne de câble est déjà terminée. La mise en œuvre du projet TAE a été convenue en 1999 entre l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Turquie. En décembre 1999, la construction du segment azerbaïdjanais de TAE a commencé. En 2001, la construction de la partie terrestre

Akram Zeynalli, ambassadeur azerbaïdjanais en Suisse, a rencontré les coprésidents de la Commission intergouvernementale azerbaïdjanosuisse sur le Commerce et la Coopération économique. L’ambassadeur Éric Martin, directeur du Bureau des relations économiques bilatérales du ministère fédéral de l’Économie, en Suisse, a souligné que son pays souhaitait coopérer davantage dans les secteurs de l’énergie, de l’agriculture, du tourisme et de l’informatique. Pendant cette réunion, il a remercié le côté azerbaïdjanais d’avoir créé les conditions favorables aux entreprises suisses en Azerbaïdjan, notamment en citant les activités de la société pétrolière d’État de la République azerbaïdjanaise (SOCAR) dans son pays. L’ambassadeur Zeynalli a exprimé sa confiance concernant un renforcement des relations bilatérales. Les parties ont accepté d’organiser des forums commerciaux conjoints et des visites de familiarisation réciproques.

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