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Culture • Volet Entreprise • Politique P h o t o : Te r r y M o o r e

Le Royaume-Uni célèbre Novruz Également dans ce numéro: Le Haut-Karabagh mis à l’honneur à l’Assemblée Parlementaire Euronest Bakou attend avec impatience le concours de l’Eurovision Un jeune pianiste azerbaïdjanais émerveille le public de Francfort Les cinéphiles parisiens voient un film émouvant sur le conflit Moody prévoit un fort potentiel à moyen terme pour l’Azerbaïdjan Saida Zulfugarova dévoile l’esprit de la musique de son pays natal

Avril 2012


P3 Politique et Actualités

Partenaire média: Templeton Thorp La plateforme ‘TT-Total Intelligence’ de Templeton Thorp (www.tt-total.com) le nec plus ultra tout en un, fournit des informations sur la politique, le commerce et les finances, provenant de plus d’un millier de sources.

P5 Culture

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P8 Personnalités

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Si vous souhaitez recevoir de plus amples informations veuillez contacter :

P 11 Haut-Karabagh

The European Azerbaijan Society 2, Queen Anne’s Gate London SW1H 9AA

Publication associée

imprimé par www.turquoisemedia.eu

Pour tout renseignement: editor@teas.eu

Evénements de TEAS

P 13 Monde des Affaires

24 Avril Qu’est-ce qu’une nation? Salle de Comité G - Entrée de Black Rod, Chambre des Lords, Westminster, Londres, SW1A 0AA de 18.30h à 20.30h. Entrée gratuite Lord Laird of Artigarvan invite tous les amis de TEAS à participer à ce débat qui sera animé par James Dingley BSc (Hons) MA, M Phil, Ph.D, PGCE de l’Institut Francis Hutcheson. L’événement est soutenu par TEAS. Pour confirmer votre présence veuillez envoyer un courriel à info@fhinst.co.uk avant le 20 avril.

P 15 Exposition Internationale de la Caspienne : Pétrole et gaz

P 16 Faits et Chiffres

2 mai Forum d’Affaires de TEAS 2012 L’Azerbaïdjan et la Turquie – De nombreuses opportunités d’investissement No.4 Hamilton Place, Londres, W1J 7BQ de 8.30h à 20.00h. Entrée gratuite Le deuxième forum annuel d’affaires de TEAS réunira des investisseurs, des décideurs politiques, des banquiers, des journalistes, des analystes, des représentants d’ONG et des cadres du gouvernement. Le vaste programme du forum a les objectifs suivants: • donner un aperçu des opportunités et des risques avant d’entreprendre de faire du commerce en Azerbaïdjan • fournir des informations sur le climat d’investissement en Azerbaïdjan et les préoccupations des investisseurs • discuter de recommandations pour de nouvelles politiques et pratiques de gouvernance qui aideraient à promouvoir davantage les investissements des entreprises nationales et internationales • sensibiliser le public aux secteurs de croissance hors pétrole dans le pays qui seront à même d’aider la diversification économique • contextualiser les développements en utilisant des exemples tirés de l’expérience turque. Pour voir un projet de programme et vous inscrire en ligne, allez à https://teas.eu/event/teas-business-forum-2012

Affiliés


La promotion de l’art azerbaïdjanais au Louvre, le plus grand musée d’Art du monde, était pour nous un événement remarquable. »

Légende: Un public attentif profite de précieuses indications sur l’évolution des relations entre l’Azerbaïdjan et l’Occident

Le 15 mars dernier, le groupe de recherche sur l’étude des Guerres Russes et Eurasiennes et le Centre Européen de l’Energie et de la Sécurité des Ressources (EUCERS) ont tenu une conférence d’une demi-journée à King ‘s College, à Londres, intitulée ‘Pont ou barrière? Le rôle de l’Asie centrale dans la politique internationale du XXIème siècle’. L’évènement a été organisé en coopération avec TEAS, en présence de délégués provenant des milieux académiques et du monde de l’entreprise. Murad Ismayilov, étudiant en doctorat à l’Université de Londres et chercheur à l’Académie diplomatique d’Azerbaïdjan, a souligné le rôle des ressources énergétiques dans la construction de l’État, en expliquant comment le PIB de l’Azerbaïdjan avait augmenté en moyenne de 21 pour cent entre 2006 et 2010 en raison de l’extraction des ressources de pétrole et de gaz de l’Azerbaïdjan. Il a prédit que la pertinence de l’Azerbaïdjan en Occident allait encore s’accroitre après la construction des pipelines du corridor sud, qui apporteront l’énergie de la Caspienne, en provenance de l’Azerbaïdjan et de ses voisins, vers l’Europe. Murad a également évoqué les défis auxquels est confronté le pays, en particulier le conflit arméno-azerbaïdjanais du Haut-Karabagh. Murad a poursuivi en donnant quelques définitions de la souveraineté et en expliquant que, peu de temps après avoir recouvré son indépendance en 1991, l’Azerbaïdjan est devenu, entre autres, membre de l’ONU, de l’OSCE et de la CEI. Cela a permis d’officialiser son statut d’État et de réduire le potentiel de conflits futurs. Il a aussi montré comment le pays a cherché à s’aligner sur l’Occident. Vusal Abdullayev, Premier secrétaire de l’Ambassade de la République de l’Azerbaïdjan au Royaume-Uni, a souligné les liens étroits existants entre l’Asie centrale et l’Azerbaïdjan, preuves d’un potentiel de coopération accru. Il a souligné qu’au cours des 20 dernières années, l’Azerbaïdjan a ouvert son économie vers les autres pays et que le secteur de l’énergie a joué un

rôle intrinsèque dans ce processus. Il a déclaré: « L’Azerbaïdjan a mis en œuvre deux grands projets pour le transport de son pétrole et de son gaz naturel vers les marchés européens, et les pipelines BakouTbilissi-Ceyhan (BTC) et Bakou-TbilissiErzurum (BTE) sont déjà opérationnels. A l’heure actuelle, l’Azerbaïdjan est considéré comme un producteur de pétrole et de gaz naturel, et une voie de transit possible pour les ressources énergétiques d’autres pays, notamment ceux d’Asie centrale. L’infrastructure des transports en Azerbaïdjan pourrait être également utilisée pour le transport d’autres marchandises à destination et en provenance d’Asie centrale. » Nasrine Amzour, spécialiste en sécurité énergétique internationale du ministère de l’Énergie et du changement climatique, a également révélé que la phase 2 du développement du champ de Shah Deniz se traduirait par la production de 10 milliards de mètre cubes (bcm) supplémentaires de gaz par an.

Les relations culturelles franco-azerbaïdjanaises vont continuer à se développer Abulfaz Garayev, ministre azerbaïdjanais de la Culture et du Tourisme, a rencontré Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture et de la Communication, pour discuter des possibilités de développement des relations culturelle entre les deux pays. Garayev a expliqué que l’accent a été porté sur le développement du tourisme en Azerbaïdjan, en commentant que: « Les efforts se poursuivent pour reconstruire les musées, les installations culturelles et les monuments historiques. Le potentiel touristique du pays est en cours d’optimisation. »

Il a poursuivi: « Suite aux travaux entrepris ses dernières années, l’Azerbaïdjan a organisé avec succès un certain nombre de grands événements internationaux.

Mitterrand a reconnu l’ampleur des travaux de construction qui ont récemment eu lieu à Bakou, en commentant: « Nous sommes satisfaits des réalisations et des projets que vous réalisez pour développer votre pays. » Il a poursuivi en expliquant que les réunions réciproques contribuent au développement des relations économiques, politiques et culturelles entre l’Azerbaïdjan et la France. Il a conclu: «Nous soutenons toutes les initiatives visant à renforcer nos relations amicales. »

Les activités de TEAS décrites à la jeunesse d’Azerbaïdjan S’exprimant lors du congrès inaugural de L’Union internationale de la Jeunesse azerbaïdjanaise à Bakou, Tale Heydarov, président et fondateur de TEAS, a souligné le rôle de TEAS en matière de sensibilisation au pays à travers l’Europe. Il a d’abord expliqué le rôle de TEAS au niveau de la publication d’articles dans les médias européens et de la réalisation de films à destination des chaînes de télévision européennes. Tale a également révélé que le journaliste et professeur américain Thomas Goltz achevait actuellement le montage d’un film commémorant le 20ème anniversaire du recouvrement de l’indépendance de l’Azerbaïdjan, en 1991. Ce film présentera des discussions entre les diplomates et les politiciens européens concernant les réalisations de l’Azerbaïdjan au cours des deux dernières décennies. Il a poursuivi: « Nous avons pour objectif de diffuser ce film sur les chaînes de télévision du monde entier. Nous utilisons aussi internet pour accroître la sensibilisation au pays. Au RoyaumeUni, le Groupe parlementaire multipartite pour l’Azerbaïdjan (APPG) compte maintenant plus de 60 membres et ils ont tous visité le pays. Ces visites sont très importantes, puisque elles permettent aux membres d’être directement témoins de la progression de l’Azerbaïdjan. » Tale a également présenté des publications, comme étant une façon de justifier la position azerbaïdjanaise: « TEAS a publié de nombreux ouvrages, dont ‘La Question arménienne dans le Caucase: Documents d’archives russes et publications’, qui a engendré des objections de la part des Arméniens aux Etats-Unis. »

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Politique et Actualités

Le King’s College souligne la pertinence de l’Azerbaïdjan pour l’occident.


P h o t o : J o h an O e d m an

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Politique et Actualités

Légende: Jeyranchol se classe parmi les plus belles régions de l’Azerbaïdjan

L’Azerbaïdjan et l’OTAN déminent conjointement un champ de tir soviétique

L’Azerbaïdjan et l’OTAN ont signé un accord pour déminer le plus grand centre de formation militaire de l’armée soviétique dans le Caucase du Sud, situé dans la région de Jeyranchol sur la frontière de l’Azerbaïdjan et de la Géorgie. Le protocole de déminage, qui a été ratifié par l’Agence Nationale Azerbaïdjanaise pour l’Action Antimines (ANAMA) et l’Agence de Maintenance et d’approvisionnement de l’OTAN (NAMSA), sera financé conjointement. Le projet de Jeyranchol comprend l’enlèvement des mines et des engins non explosés disséminés sur une superficie de 64 millions de mètres carrés. Les préparatifs pour le projet ont commencé le 26 mars, et il est prévu que près de 45 ingénieurs de désamorçage de munitions, ainsi qu’un véhicule de déminage, s’impliquent dans les opérations.

La Géorgie reconnaît le rôle central de l’Azerbaïdjan S’exprimant à Bakou, lors d’une conférence de presse commune aux côtés du président azerbaïdjanais Aliyev, le président géorgien Mikheil Saakashvili a déclaré: « La Géorgie est en croissance rapide et l’aide fraternelle de l’Azerbaïdjan a contribué de manière cruciale à cette évolution. Cette situation est redevable à l’assistance que nous recevons de la part de l’Azerbaïdjan. En fait, l’indépendance de l’Azerbaïdjan entraine également l’indépendance de la Géorgie. » Il a par la suite salué la position de leader de l’Azerbaïdjan dans la région et le rôle de la nation dans la politique mondiale, tout en reconnaissant que: « L’Azerbaïdjan joue clairement un rôle positif dans tous les domaines, et

Légende: SE Mikael Eriksson a annoncé qu’une ambassade de Suède allait ouvrir à Bakou

nous ressentons clairement son soutien. C’est la force de notre relation et c’est fondamentalement la pierre angulaire de la stabilité et du développement de la région. »

L’ambassade de Suède à Bakou à quelques Euro 2020: la candidature mois de son ouverture SE Mikael Eriksson, ambassadeur suédois à l’Azerbaïdjan nouvellement nommé, a Azerbaïdjan-Géorgie Lors d’un discours au Milli Majlis (le parlement azerbaïdjanais), le président géorgien Saakachvili a annoncé que l’Azerbaïdjan et la Géorgie allaient présenter une offre conjointe pour accueillir le championnat de football de l’Euro 2020. Cette démarche s’inscrit à la suite de la candidature belgo-néerlandaise de 2002 et de la candidature austro-suisse de 2008. UEFA rendra sa décision en 2014, bien que certains appels d’offres seront éliminés dès l’an prochain.

De nombreuses propositions conjointes pour l’Euro 2020 seraient en discussion, bien qu’aucune n’ait encore été officiellement confirmée. Par exemple, il est possible qu’une offre RoumanieHongrie-Bulgarie soit soumise, tout comme une nouvelle proposition belgonéerlandaise. Toutefois, un Euro 2020 situé en Azerbaïdjan et en Géorgie ne serait pas le premier grand évènement footballistique dans le Caucase, puisque la ville russe de Sotchi fait partie des villes d’accueil de la Coupe du Monde de 2018.

Nouvelles en Bref TEAS soutient les proches des victimes des attentats français Les attentats meurtriers qui ont eu lieu dans les villes françaises de Montauban et de Toulouse ont choqué toutes les communautés religieuses de France. Ils ont déclenché une réaction émotionnelle de l’Azerbaïdjan et ont incité TEAS à offrir un soutien moral et financier en partenariat avec l’Association française des Victimes du Terrorisme (www. AfVT. org). TEAS exprime sa solidarité avec tous les proches des victimes et des familles de l’école Ozar Hatorah de Toulouse.

déclaré que: « Il existe un grand potentiel de développement des relations politiques, économiques et commerciales entre l’Azerbaïdjan et la Suède. Je pense que les deux pays vont collaborer particulièrement dans le secteur des énergies renouvelables. »

Il a également noté qu’il existait un potentiel pour certaines entreprises suédoises à fournir des équipements pour l’industrie azerbaïdjanaise du pétrole et du gaz. Concernant le conflit du HautKarabagh, l’ambassadeur Eriksson a réitéré que: « Nous soutenons les activités du Groupe de Minsk de l’OSCE concernant le conflit et nous croyons que seule une solution pacifique puisse être trouvée. Les parties doivent parvenir à un consensus. » Il a révélé son intention d’ouvrir une ambassade suédoise à Bakou à la fin de l’été 2012. L’ambassadeur Eriksson exerce actuellement ses fonctions depuis Stockholm, bien qu’il se rende fréquemment à Bakou.

Bakou accueille le Forum Crans Montana

Heydar Asadov, président de la Chambre des comptes azerbaïdjanaise, a révélé que la 23ème édition annuelle du Forum Crans Montana (CMF) se tiendrait à Bakou du 28 juin au 1er juillet. La décision a été prise au cours d’une réunion ordinaire à Bruxelles. Le Forum sera intitulé ‘Quelle énergie pour quel monde?’ Le Forum de Crans Montana est une organisation internationale basée en Suisse, créée en 1986 sur la devise: ‘Engagé pour un monde plus humain’. Il vise à réunir des dirigeants d’entreprises et des décisionnaires internationaux pour discuter de divers sujets tout au long de l’année.


Novruz célébré par plus de 600 personnes à Londres

Culture

P h o t o s : Te r r y M o o r e

Légende: Le groupe de danse des enfants Şərq Çırağı, originaire de Bakou, a étonné et ravi toutes les personnes présentes.

Légende: La célébration de Novruz a permis aux jeunes azerbaïdjanais d’avoir une chance d’embrasser leur culture.

le concours de l’Eurovision de la chanson qui aura lieu à Bakou en mai prochain, est une bonne raison de se rendre dans le pays. » Le succès de cette soirée animée a prouvé que Novruz reste vivant et pertinent, non seulement en Azerbaïdjan, mais également dans le monde entier. Légende: La beauté et la grâce des danseurs a été remarquable

Les fondations victoriennes de Gibson Hall, dans la City de Londres, ont été secouées à leurs fondements le 15 mars dernier lors d’un événement organisé pour célébrer l’ancienne fête de Novruz. La soirée a été organisée conjointement par TEAS et par l’Ambassade de la République d’Azerbaïdjan au RoyaumeUni, avec le soutien du ministère de la Culture et du Tourisme de la République de l’Azerbaïdjan. Plus de 600 azerbaïdjanais et des représentants de toutes les communautés internationales et diplomatiques de Londres ont participé à l’événement, classant cette célébration de Novruz parmi les plus importantes de la capitale. Les participants ont apprécié la nourriture traditionnelle, la musique et les danses étourdissantes du Groupe de Danse des Enfants Şərq Çırağı -en provenance directe de Bakou. Les enfants de l’école CaspianKhazri de Londres, prouvant à tous que la communauté des expatriés garde la langue et la culture vivantes, ont également récité de la poésie d’Azerbaïdjan. Bien que les origines de Novruz restent enveloppées de mystère, antérieures à l’avènement du christianisme et de l’islam, il est généralement reconnu comme une célébration de la nouvelle année et du moment de renaissance du début du printemps. En Azerbaïdjan, ce festival familial est célébré par cinq jours fériés et par des actes symboliques, comme

Légende: Les étudiants de l’École Caspian-Khazri de Londres ont récité de la poésie azerbaïdjanaise

par exemple la plantation d’arbres, la peinture d’œufs ou encore la fabrication de pâtisseries comme le pakhlava. Le samani (le blé en herbe) est mis au centre de la table lors du festin. Pendant soixante-quinze années de régime soviétique, les célébrations de Novruz en Azerbaïdjan étaient officieuses et souvent annulées. Cependant, depuis la reconquête de l’indépendance de l’Azerbaïdjan en 1991, Novruz est devenu le synonyme de l’identité de la nation. Pendant l’événement, S. E Gurbanov, ambassadeur d’Azerbaïdjan au RoyaumeUni, a expliqué: « C’est un jour spécial pour tous les Azerbaïdjanais et les grandes vacances du pays. En 2010, l’UNESCO a reconnu le 21 mars comme la Journée internationale du Novruz et l’année précédente, la fête a été intronisée dans la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce fut le début du Nouvel An dans l’ancien calendrier de l’Azerbaïdjan. Cette fête représente le réveil de la nature, le printemps qui frappe à notre porte et est un grand événement pour toute la famille. » Tale Heydarov, président et fondateur de TEAS, a poursuivi: « Il s’agit d’une célébration traditionnelle et ancienne en Azerbaïdjan et il est très important de la célébrer ensemble, en goûtant les aliments et en partageant les symboles de Novruz. Je recommande à tous ceux qui n’ont pas encore visité l’Azerbaïdjan de le faire, et

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Nouvelles en Bref Koka dans la Vieille Ville Une exposition intitulée ‘White Light’, par le grand artiste géorgien Koka Ramishvili (connu par son prénom dans les milieux artistiques), se déroule à la Galerie Kicik QalArt dans la vieille ville de Bakou. Ramishvili se concentre sur la peinture, la photographie et l’art vidéo, et son travail encapsule le vide et la solitude et est rempli de significations cachées. Ses vidéos exploitent le contrepoint des images, des événements, la musique et les dialogues pour parvenir à une signification. Il a précisé: « Je ne peux pas imaginer l’existence de peintures contemporaines sans photo ni vidéo.» Pour lire une entrevue avec Ramishvili dans le guide de l’exposition, rendezvous sur http://bit.ly/Koka. L’Azerbaïdjan occupe la place centrale du programme en prime time de la BBC. Suite au dévoilement de l’entrée du Royaume-Uni pour le concours Eurovision de la chanson, qui se tiendra en Azerbaïdjan, le reporter de la BBC Alex Riley s’est rendu à Bakou pour présenter ‘The One Show’. Il a admiré des tapis, entendu du mugham, bu du thé, admiré des danses et rencontré un nombre de fervents supporters azerbaïdjanais du candidat du Royaume-Uni Engelbert Humperdinck. Pour visionner le reportage, rendez-vous sur http://bit. ly/Engelbert1.


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Culture Légende: Novruz à Bournemouth a introduit un grand nombre de personnes à la culture azerbaïdjanaise

Légende: Nigar Jamal (Nikki) a interprété la chanson gagnante de l’Eurovision 2011 lors de l’événement de Novruz à l’UCL

Légende: les azerbaïdjanais et les non-azerbaïdjanais ont apprécié Novruz à Exeter

Légende: Babek Bakhtavar a offert au public de Bournemouth une composition au saz et au chant

Profiter de Novruz au Royaume-Uni

Cette année, les Azerbaïdjanais de tout le Royaume-Uni ont été ravis de célébrer Novruz dans leurs villes d’adoption, plutôt que de venir à Londres pour la grande célébration. A Bournemouth, l’événement a pris place au ‘Pier Theatre’, parrainé par la compagnie pétrolière nationale de la République azerbaïdjanaise (SOCAR) et organisé en collaboration avec l’Ambassade de la République de l’Azerbaïdjan au Royaume-Uni. Les 500 participants étaient des diplomates et des représentants de TEAS, aux côtés d’employés d’Azerbaïdjan Airlines et de la Banque internationale d’Azerbaïdjan. Matanat Taghiyeva, qui fait actuellement un Master en Commerce International et Finance à l’Université de Bournemouth, a souligné le développement des relations bilatérales entre le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan au cours des 20 dernières années, en particulier en ce qui concerne les échanges éducatifs et culturels. Elle a poursuivi en évoquant la plupart des groupes de la diaspora azerbaïdjanaise actifs au Royaume-Uni. Matanat a également expliqué le sens de Novruz. Suite à cela, il y a eu les performances de Babek Bakhtavar (saz et chant) et de Farhad Nishat (ténor), suivies par de la danse traditionnelle et de la cuisine. Une autre fête a été organisée par la société azerbaïdjanaise de l’Université d’Exeter, avec le soutien de l’Ambassade

de la République de l’Azerbaïdjan au Royaume-Uni, SOCAR et l’Association Azerbaïdjanaise des Sociétés Étudiantes (ASSA-Royaume-Uni). Dans un premier temps, Tural Mammadov, un étudiant de l’Ecole de Commerce d’Exeter, a informé les invités sur l’origine de Novruz. Dans un second temps, Orkhan Mammadov, président de la Société Azerbaïdjanaise d’Exeter et co-président d’ASSARoyaume-Uni, a accueilli les participants et a présenté une vidéo sur les activités d’ASSA-Royaume-Uni. Shahla Ibrahimova, membre de la société azerbaïdjanaise de l’Université d’Exeter, a ensuite donné un bref aperçu de l’histoire et du tourisme de l’Azerbaïdjan. Plus de 150 invités ont pu déguster des plats traditionnels, écouter de la musique et voir des danses étourdissantes des membres de la société et des autres personnes. Le Cercle azerbaïdjanais de l’Université de Sheffield a également célébré Novruz avec un événement soutenu par SOCAR. Faig Abbasov et Gunay Bayramova, tous deux étudiants à Sheffield, ont inauguré l’événement en introduisant l’Azerbaïdjan et en expliquant Novruz. La manifestation s’est poursuivie par une démonstration de la cuisine nationale de l’Azerbaïdjan et par une exposition de tapis du Haut-Karabagh, de costume nationaux et d’instruments de musique. Suite à cela, des brochures, des revues, des livres, des catalogues et des cartes sur l’Azerbaïdjan ont été distribuées. Quatre étudiants azerbaïdjanais de Sheffield ont par la suite interprété Yalli, une danse nationale, qui a été accueillie

avec enthousiasme par les invités. Tous les participants ont rejoint les danses dans la soirée. Plusieurs chansons, dont Duydu, Gel ey Sahar et Sari Gelin, ont également été interprétées par Ayaz Ibrahimov et Jelal Mammadzadeh, qui étudient respectivement aux universités d’Oxford et de Manchester. L’exposition de tapis du Haut-Karabagh a en particulier permis aux invités de s’informer sur l’importance historique de cette région occupée par l’Arménie. A l’‘University-College’ de Londres (UCL), la célébration de Novruz a été organisée par la Société azerbaidjanaise d’UCL en collaboration avec les sociétés kazakhes, ouzbèkes et kirghizes. La section azerbaïdjanaise de la soirée a présenté la danse Lezginka, suivie par un récital du pianiste Ayan Salakhova, étudiant à la ‘Royal Academy of Music’. Dans la soirée, la londonienne Nigar Jamal (connu sous le nom de Nikki), a interprété une version solo de ‘Running Scared’, la chanson gagnante du concours de l’Eurovision de la chanson 2011. Farhad Aliyev, Président de la Société Azerbaïdjanaise d’UCL, a proposé une réflexion sur le patrimoine universel de Novruz et sur son importance en tant que partie intégrante de l’identité nationale azerbaïdjanaise, à la suite de laquelle les participants ont pu découvrir la cuisine azerbaïdjanaise.


Gasimov à la première exposition permanente de Gazelli

Le travail de Khanlar Gasimov, azerbaidjanais vivant aux Etats-Unis, est actuellement présenté dans l’exposition ‘Bodhi’ organisée par la ‘Gazelli Art House’, fondée et dirigée par son compatriote Mila Askarova. Formant la dernière partie d’une série d’expositions inspirées par les cinq éléments traditionnels, cette exposition est la première à s’installer dans l’espace permanent de Gazelli, 39 Dover Street, Londres, W1S 4NN. Le travail de Gasimov est inspiré par la poésie classique azerbaïdjanaise, se faisant la démonstration d’une approche philosophique de l’art. ‘Bodhi’ intègre sa sculpture maitresse ‘Le Très Honorable’, qui se présente comme un parapluie fabriqué à partir de silicium, rappelant la peau humaine, combiné avec des cheveux humains. Cette sculpture représente la symbolique du bouclier, tandis que la simulation de la nature humaine de l’objet le transforme en un être exposé à son environnement. L’exposition se poursuit jusqu’au 19 avril. Visitez www. gazelliarthouse.com pour plus d’informations.

Un film azerbaïdjanais présenté à Paris

Le 3 avril, le film azerbaïdjanais ‘Otage’ (Girov), réalisé en 2006 par Eldar Gouliev, a été projeté lors d’un festival de films artistiques intitulé ‘L’Europe autour de l’Europe.’ La soirée était organisée par TEAS et par ‘Confrontations Europe’. La projection a attirée plus de 70 cinéphiles et a été suivie d’un débat en présence de Qurban Ismayilov, l’acteur principal. Les participants ont ensuite eu l’occasion d’écouter la chanteuse azerbaïdjanaise Tarana, puis de participer à un buffet de spécialités d’Azerbaïdjan. Dans son discours inaugural en tant que président de ‘Confrontations Europe’, Claude Fischer a exprimé sa joie de voir l’Azerbaïdjan représenté pour la première fois parmi les films projetés au festival de cette année. Elle a ensuite donné la parole à Eliza Pieter, Responsable de TEAS France, qui a remercié ‘Confrontations Europe’ pour cette initiative et a souligné que de tels événements ont permis à TEAS de promouvoir l’échange culturel entre l’Azerbaïdjan et le peuple

de la chanson se sont réunis à Bakou pour assister aux préparatifs de ce concours qui aura lieu le 26 mai prochain à Bakou. Ils ont été informés qu’Ictimai, une chaine de télévision nationale azerbaïdjanaise, s’employait à présenter un spectacle extraordinaire et éblouissant. Ils ont également pu avoir un aperçu du nouveau ‘Baku Crystal Hall’ qui a été construit spécialement pour le concours.

Au cours de la séance de questions-réponses, Ismayilov et le public ont discuté de sujets tels que le développement de l’industrie du film en Azerbaïdjan et la réaction du public azerbaïdjanais à son égard, après avoir joué le rôle d’une captive arménienne en otage. Pour Ismayilov, le film a envoyé un message de paix et a rappelé aux téléspectateurs qu’avant d’être ennemis, les hommes sont des frères, des maris et des pères. Il a également souligné que le film rendait hommage à la douleur des femmes et aux pertes provoquées par la guerre. Un spectateur a demandé à Ismayilov pourquoi le film a été produit en 2006, bien qu’il ait été commencé dans les années 1980. L’acteur a répondu qu’il était toujours difficile de parler de guerre lorsque le souvenir était encore vif dans la conscience collective des téléspectateurs. Il a également expliqué que la prise d’otages était un phénomène fréquent à ce stade du conflit.

Au cours d’une réunion de deux jours, les responsables des délégations ont été traités avec toute l’hospitalité azerbaïdjanaise et ils ont eu la chance de découvrir la beauté du pays, les visages et les sons de Bakou. Tous ont été impressionnés par la gentillesse et l’hospitalité du peuple azerbaïdjanais. Pendant ce temps, il a été annoncé que la chanteuse Sabina Babayeva représenterait l’Azerbaïdjan pour ce concours et qu’elle interprétera la chanson ‘When The Music Dies’, qui mêle du mugham azerbaïdjanais avec de la musique contemporaine, et qui comprend des instruments traditionnels comme le balaban et la kamancha. Pour entendre la chanson, rendez-vous à l’adresse http://sabina.eurovisiontalents.com. L’entrée du Royaume-Uni sera ‘Love Will Set You Free’, réalisée par le chanteur Engelbert Humperdinck.

Le conte de fées au violon d’ Eldarova attire les applaudissements

‘Un Violon Fier’, le nouveau livre pour enfants d’ Aytan Eldorava, a été présélectionné pour le Prix du Livre populaire, organisé par la ‘Publishers Association’, dont le lauréat sera annoncé le 20 mai. Le livre est également devenu un des produits les mieux notés de la chaîne de librairies Waterstone. Illustré par Irina, la mère d’Aytan, le livre raconte l’histoire d’un beau violon, dont le rôle est de servir à initier les enfants au monde de la musique orchestrale. Aux côtés du héros principal - le violon - les jeunes lecteurs en apprennent davantage sur les dangers de l’orgueil. Les illustrations, très colorées sont conçues pour les jeunes lecteurs, leur offrant des heures d’amusement. Aytan (qui compose sous le nom de plume ‘Sofia’) a depuis participé à un lancement officiel du livre et à une séance de dédicaces à Daunt Books, Fulham, Londres, et a commencé à planifier des lectures, organisées par le service des bibliothèques de Westminster. Pour commander un exemplaire, visitez http://amzn. to/ proudviolin.

La fièvre de l’Eurovision monte

Les responsables des délégations des 42 pays en compétition dans le concours Eurovision

Un jeune pianiste de 17 ans brille à Francfort

Dans la soirée du 24 mars, la salle Mozart de l’Ancien Opéra (Alte Oper) de Francfort-surle-Main a retenti au son des pianos de huit élèves les plus talentueux des collèges de musique d’Allemagne ou de leurs universités partenaires internationales. Ces élèves sont les finalistes de la prestigieuse compétition Pianistenpreis Deutscher (Récompenses du Piano allemand), qui offre pour sa seconde édition un prix d’une valeur de 20 000 d’Euro (16 700 de Livres). Organisé par le Forum International du Piano de Francfort, les sponsors ont inclus TEAS et la Société pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan (SOCAR). Après une introduction du Dr Petra Roth, maire de Francfort, les concurrents d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Russie, de Corée du Sud, et d’Ukraine ont effectué une série d’œuvres difficiles pour démontrer leurs talents devant un jury international. Le plus jeune participant était le candidat azerbaïdjanais Toghrul Huseynli, âgé de 17 ans, qui a attiré une chaleureuse ovation pour son interprétation sensible de l’exigeante ‘Polonaise en fa dièse mineur’ de Chopin. Diplômé de l’Ecole de Musique Bulbul et de l’Académie de Musique Hajibeyov, Toghrul étudie actuellement à la Hochschule für Musik de Cologne avec le professeur Nina Tichman, diplômée de la vénérable Juilliard School de New York. Le vainqueur de Pianistenpreis Deutscher a été Lukas Geniusas de Russie.

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Culture

Légende: ‘Le Plus Honorable’ de Khanlar Gasimov combine étrangement silicium et cheveux humains

français. Irena Bilic, Directrice de ‘L’Europe autour de l’Europe’, a présenté le film et a remercié Qurban Ismayilov pour avoir fait le chemin de Bakou à Paris pour cette occasion. Elle a rappelé au public le but du festival: présenter des films rares provenant de diverses traditions cinématographiques à un public européen (voir le résumé d’IMDb à l’adresse: http://imdb.to/Girov1)


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Saida Zulfugarova – une azerbaïdjanaise à Paris

Personnalités

Vous avez étudié à la fois l’école de musique Asaf Zeynalli et à l’l’Académie musicale de Bakou. Est-ce que l’accent était porté sur les compositeurs azéris, ou bien sur les compositeurs occidentaux? Les professeurs de piano de mes établissements musicaux étaient de premier ordre. Mon professeur de piano à l’École de Musique Asaf Zeynalli, Novella Petrovna Netupskaya, a forgé ma technique pianistique, a développé mes goûts musicaux et m’a appris beaucoup sur l’interprétation du répertoire classique et romantique. Je me suis principalement axée sur la musique classique occidentale, bien que la musique classique de l’Azerbaïdjan ait également été étudiée.

Légende: Saida Zulfugarova réfléchit sur le paysage sonore évocateur qu’elle a créé pour accompagner les performances de ‘In The Footsteps of Ali and Nino’

Saida Zulfugarova se classe parmi les pianistes azerbaïdjanaises classiques et les éducateurs de musique les plus réputées. Résidant en France depuis dix ans, elle s’est fait dans l’Ouest une réputation d’ardente partisane de l’héritage de la musique classique de sa nation. Collaborant à un large éventail de permutations musicales, sa polyvalence est remarquable. Saida a récemment été initiatrice, chef de projet et pianiste pour ‘Sur les traces d’Ali et Nino’, une comédie musicale qui s’inspire du célèbre roman azerbaïdjanais de Kurban Said. TEAS a interviewé Saida à la suite de sa performance, à l’occasion du lancement de TEAS France à Paris. Qu’est ce qui a incité votre intérêt pour le piano? Je suis née dans une famille de musiciens. Fazil Zulfugarov, mon père, était un ingénieur et avant tout une personne très talentueuse, qui aimait profondément la musique, qui jouait du violon et du piano, et qui chantait à la maison. Zohra Zulfugarova, ma mère, est professeur de piano à l’école de musique et nous avons toujours écouté beaucoup de musique ensemble. Mes parents jouaient de la musique folklorique azerbaïdjanaise et de la musique classique européenne. Il était tout à fait naturel pour moi d’écouter des concerts de musique classique et de mugham traditionnel et j’en suis éternellement reconnaissante envers mes parents. Je me souviens d’avoir reçu un cadeau de mes parents qui se composait d’enregistrements de musiques classique

et d’un livre sur l’histoire de la musique. J’ai écouté tout cela comme l’on écoute des histoires enfantines et, quand j’ai eu trois ans, mes parents m’ont emmenée voir l’opéra de Rossini, ‘Le Barbier de Séville’, qui mettait en vedette Muslim Magomaev, le grand baryton azerbaïdjanais. Je suis tombé amoureuse de la musique et il était clair depuis mon enfance que je serais pianiste et que je donnerai des concerts. Le piano me fascine, avec ses timbres riches, sa puissance, sa beauté d’expression et ses nuances infinies. Pour moi, il reste un instrument magique.

A l’Académie musicale de Bakou, je suis devenue l’étudiante du professeur Ogtay Abaskuliev. Durant les cinq années où nous avons travaillé ensemble, il a emmené ma façon de jouer du piano vers sa maturité musicale, en se concentrant sur des œuvres de Beethoven, Chopin, Bach et Liszt, entre autres. J’ai aussi été étudiante du professeur Azer Rzaev, l’éminent compositeur et violoniste talentueux, qui a inauguré mon amour pour la musique de chambre. Mon second professeur de piano à l’Académie musicale de Bakou était le professeur Rafik Kuliev, dont je porte toujours le deuil. C’était une personnalité historique dans le monde du piano azerbaïdjanais et également un grand artiste. Il m’a enseigné l’art de l’interprétation et m’a donné les outils supplémentaires pour atteindre la véritable virtuosité et parfaire ma technique de performance.

Comment êtes-vous lié à Ogtay Zulfugarov? Vous-a-il encouragée ou influencée? Je connaissais Ogtay Zulfugarov depuis mon enfance, puisque c’est mon cousin germain. J’ai souvent joué pour lui pour lui demander son avis. C’est un grand musicien, l’un des plus grands compositeurs de l’Azerbaïdjan et un élève de Kara Karayev. Il m’a régulièrement donné des conseils et des encouragements et c’était à la fois une grande responsabilité et une joie de jouer devant lui.

Le professeur Elmira Abbasova était mon professeur d’histoire de la musique azerbaïdjanaise. Elle avait assisté à la création de grandes œuvres classiques azerbaïdjanaises et elle a laissé un riche héritage d’écrits et de livres musicologiques sur le sujet. Aida Huseynova, autre musicologue brillante, enseigne maintenant à la ‘Jacobs School of Music’ de l’État de l’Indiana, aux Etats-Unis, et a été mon professeur d’histoire musicale européenne. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à tous mes professeurs pour leur travail, leur patience et leurs connaissances.

Quand est ce que votre talent a-t-il été reconnu pour la première fois? Mes parents ont remarqué mes aptitudes musicales à un très jeune âge. Je chantais très bien et j’adorais danser. Je pouvais écouter de la musique classique pendant des heures sans bouger et j’étais par-dessus tout irrésistiblement attirée par le piano qui se trouvait dans le salon.

Pourquoi avez-vous déménagé à Paris en 2002? J’étais sur le point de terminer mes études pour l ‘aspirantura’ de l’Académie musicale de Bakou et j’ai reçu une invitation à donner un concert dans la salle de concert Tanzmatten en Alsace, en France. A ce moment, j’ai décidé d’évaluer la possibilité de poursuivre mes études en France. Je me


Légende: Saida se détend avec la violoniste Priscilla Lachat Sarrete après la conclusion d’ Ali et Nino

suis inscrite à la faculté de musicologie de l’Université de la Sorbonne et je suis restée à Paris, qui est une ville avec une vie culturelle et musicale extraordinaire, très riche et très intense. C’était un défi de faire carrière ici, en raison du niveau élevé de la musique classique. Où avez-vous joué et enseigné? J’ai donné des récitals de piano dans le cadre de la saison de concerts organisée par le service de programmation culturelle de la Sorbonne. J’ai également travaillé avec de nombreux musiciens et chanteurs dans divers auditoriums, tels que la Cathédrale Américaine et les Églises protestantes autour de Paris. J’ai également été sélectionnée pour le Festival Artistique de Paris, où j’ai joué pendant deux ans. Je donne de nombreux spectacles dans la région Ile-de-France et je suis enseignante au Conservatoire de Provins depuis 2003, où je donne régulièrement des concerts Votre mission est clairement de promouvoir le travail des grands compositeurs azerbaïdjanais, tels que Kara Karayev, Tofik Kuliev et Musa Mirzoev. Comment ont-ils été accueillis en France? Je suis très heureuse de présenter la musique classique de mon pays à l’auditoire. Ici, elle est pratiquement inconnue au répertoire et les gens font souvent le commentaire d’avoir découvert cette belle musique au cours de mes performances. Les auditeurs sont toujours curieux et apprécient ce répertoire, me posent des questions au sujet de ces compositeurs, et notent leurs noms. Je crois que ma mission est de transmettre et de partager la richesse musicale de l’Azerbaïdjan avec les gens.

Vous avez récemment participé au festival ‘Visit to Azerbaïdjan’, organisé par l’Organisation internationale Dimitri Chostakovitch, où vous avez donné une conférence illustrée sur la musique classique azerbaïdjanaise. Quels compositeurs avez-vous présenté et pensez-vous que la conférence ait servi à sensibiliser au grand héritage musical de l’Azerbaïdjan ? Je connais Emmanuel Utwiller, Directeur de l’Organisation internationale Dmitri Chostakovitch depuis de nombreuses années. Nous nous sommes rencontrés lorsque je faisais des recherches sur la musique pour piano de Kara Karayev à la Sorbonne. Je l’ai invité à mes concerts et il a participé à une soirée dédiée au 90ème anniversaire de la naissance de Karayev à la Sorbonne en 2008. Connaissant ma passion pour la musique classique azerbaïdjanaise, Emmanuel m’a contactée au sujet de son concept pour deux jours de musique azerbaïdjanaise. Emmanuel et moi avons collaboré sur le projet pendant des mois et il m’a laissé libre de choisir les compositeurs et le programme. J’ai fait un voyage en Azerbaïdjan pour trouver des documents et des partitions. La motivation d’Emmanuel était très encourageante et je me sentais à la fois une grande responsabilité et une joie de travailler sur ce projet, qui a abouti à deux jours de concerts et de conférences que j’ai données au Centre de Chostakovitch en présence d’Irina Chostakovitch, la veuve du compositeur, et de Franghiz Ali-Zadeh, président de l’Union des Compositeurs de l’Azerbaïdjan. Le premier jour du festival a concerné les

Au cours de la deuxième journée, qui s’intitulait ‘Kara Karayev et à son professeur Dmitri Chostakovitch’, j’ai parlé des années d’études et d’amitié qui ont lié ces deux grands compositeurs jusqu’à la fin de leur vie. J’ai également abordé les influences de Chostakovitch, qui suivait de près le développement de la technique de composition en Azerbaïdjan. J’ai joué les ‘24 préludes Pour Piano’ de Kara Karayev et nous avons écouté des extraits de ses ballets et de sa musique symphonique. Beaucoup de membres de l’auditoire se sont demandé comment ils avaient pu ne jamais avoir la chance de connaitre cette musique. Ils ont vraiment apprécié sa qualité et les informations qu’ils ont reçues pendant ce week-end. Que pensez-vous qu’il soit possible de faire pour promouvoir davantage la musique classique de l’Azerbaïdjan dans l’Ouest? Il y a beaucoup de travail à entreprendre dans ce domaine et je considère cela comme une question de grande importance, puisque la culture musicale est un trésor et un atout important vers la promotion d’un pays. Un plan d’action sur le long terme doit être mis au point, le premier obstacle étant que des partitions de musique azerbaïdjanaises ne peuvent pas être trouvées en occident. Une maison d’édition devrait être créée, qui publiera les œuvres principales des compositeurs azerbaïdjanais. Actuellement, à chaque fois que j’ai besoin d’une partition je dois lancer une opération de recherche à Bakou. L’accès aux partitions doit être simplifié et il devrait être possible de commander les partitions via internet. Il est également nécessaire de faciliter l’accès aux archives radiophoniques d’Azerbaïdjan en observant les droits d’auteur, tout en rendant cette musique disponible sur CD ou sur Internet.

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Personnalités

traditions et la modernité dans la musique classique azerbaïdjanaise. J’ai présenté l’histoire de la musique azerbaïdjanaise et j’ai ensuite présenté les réalisations d’Uzeyir Hajibeyli, ses œuvres majeures, et le rôle central qu’il a joué dans l’histoire musicale azerbaïdjanaise. J’ai ensuite parlé de Fikret Amirov, d’Ismayil Hacibeyov, de Jevdet Haciyev, de Faraj Karaev, de Tofik Kuliev, et de Musa Mirzoev, et j’ai interprété leurs œuvres au piano. Nous avons aussi écouté des extraits d’œuvres symphoniques et de l’Opéra d’Hajibeyli ‘Koroglu’. La première journée s’est terminée avec le Trio pour piano, violon et violoncelle d’Ogtay Zulfugarov, dédié à Dmitri Chostakovitch, qui a été acclamé par le dédicataire et qui a été joué pour sa première à Bakou en 1957. J’ai invité deux musiciens français, Martial Boudrant (violon) et Pierre Avedik (violoncelle), pour la jouer à mes côtés.


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Personalities Légende : La mission de Saïda est de sensibiliser le public des pays occidentaux à la musique classique de son pays natal

Tous les ans, un grand nombre de concerts qui mettent en vedette des musiciens azerbaïdjanais se déroulent dans de nombreux pays d’Europe, mais nous aimerions diversifier l’audience qui s’intéresse à la musique du pays. Par exemple, il serait intéressant d’organiser des concerts pour les étudiants, car les jeunes aiment faire des découvertes. Il faut également créer des partenariats en Europe avec des acteurs clés dans le domaine culturel et musical. Par exemple, la ville de Poitiers m’a invité à présenter la musique azerbaïdjanaise. Je prévois une conférence, un concert, la projection d’un documentaire sur Kara Karayev et des mini ateliers de maître pour enfants, sur le répertoire musical azerbaïdjanais. Des partitions symphoniques devraient être envoyées à des chefs d’orchestres afin de stimuler l’intérêt pour cette musique et des centres culturels qui offrent divers programmes d’activités devraient aussi être ouverts. Le monde moderne demande de nouvelles formes d’expression, ainsi que l’interaction entre diverses formes d’art et diverses cultures. Il y a des milliers de façons de présenter la culture. Malgré leur profonde amitié, le travail de Kara Karayev reste presque inconnu en dehors de l’ex-Union soviétique, alors que celui de Chostakovitch est très bien connu

Légende : Saida et Irina Chostakovitch durant leur récente visite au festival azerbaïdjanais à Paris

et souvent joué dans les pays de l’Ouest. Quelle en est la raison ? Dmitri Chostakovitch est l’un des plus grands compositeurs du 20ème siècle et sa personnalité fait partie intégrante de ses compositions. Dans le domaine de l’industrie musicale, il ne faut pas oublier l’importance vitale d’une bonne commercialisation qui permet de sensibiliser le public au travail d’un compositeur. Dans le cas de Chostakovitch, sa veuve Irina a mis toutes ses œuvres à la disposition de ses éditeurs et elles ont donc été publiées. Des éditeurs tels que Sikorski Musik Verlag se spécialisent dans la publication de musique provenant de pays de l’ancien bloc soviétique et la publication de musique azerbaïdjanaise do 20ème siècle fait donc partie de leur rôle. La commercialisation permet aussi d’accroitre la quantité d’enregistrements faits pour faciliter la radiodiffusion et utilisés à des fins commerciales, qui peuvent ainsi être jugés par les médias spécialisés. Il faut aussi que des articles musicaux soient publiés dans des revues musicales des pays de l’Ouest. Depuis mon enfance, la musique de Karayev me fascine et elle a été le sujet de ma recherche musicologique. Si je n’avais pas d’autres engagements, j’aimerais faire une thèse sur son œuvre. Sa musique est universelle et facilement accessible

pour les auditeurs des pays de l’Ouest. Il faut simplement s’engager à long terme, placer la musique dans son contexte sociohistorique, l’amener dans des salles de concert et dans des foyers de personnes âgées et la mettre sur les iPods. Quelle a été votre rôle dans la production de l’œuvre ‘In the footsteps of Ali and Nino’ qui a été jouée à la Sorbonne? Ali et Nino de Kurban Said, fut publié en 1937 et par la suite traduit en plus de 30 langues. L’œuvre se situe juste avant la fondation de République démocratique d’Azerbaïdjan en 1918. C’est une histoire d’amour, qui montre le contraste entre l’Islam et le Christianisme, entre un jeune aristocrate azerbaïdjanais et une jeune princesse Géorgienne. En tant que musicologue et pianiste, j’ai pris les décisions au sujet de la musique attachée au roman et j’ai intégré à la fois de la musique traditionnelle géorgienne et azerbaïdjanaise et des œuvres d’Azer Rzaev, de Uzeyir Hajibeyli, de Vagif Mustafazadé, de Fritz Kreisler et, bien entendu, de Kara Karayev, parmi beaucoup d’autres. Pour contacter Saida et recevoir des informations sur Kara Karayev et sur d’autres compositeurs azerbaïdjanais, envoyez un e-mail à : zulfugarova_saida@yahoo.fr. Pour voir Saida jouer Gaytagi deTofik Kuliev, rendez-vous à http://bit.ly/gaytagi


Des arbres en mémoire des victimes de Khodjali Au cours d’un événement organisé par TEAS, des membres de la communauté azerbaïdjanaise se sont rendus à St. Albans, au nord de Londres, pour finir de planter 13 jeunes arbres dans une clairière; ce qui fait maintenant un total de 613. Chaque arbre symbolise un homme, une femme ou un enfant qui a perdu la vie au cours du massacre de Khodjali, il y a vingt ans, dans le Haut-Karabagh de l’Azerbaïdjan. Lors d’une cérémonie solennelle, ces arbres commémoratifs ont été plantés en mémoire des victimes et une plaque posée sur un socle de pierre a été dévoilée. Après avoir planté le dernier

NOUVELLES DE BRUXELLES D’après un rapport de TEAS Belgique, les membres du Comité des affaires étrangères (AFET) du Parlement européen (MEP) ont eu des discutions au sujet d’amendements à deux projets de rapports contenant les recommandations du Parlement européen (EP) adressées au Conseil de l’Union européenne, à la Commission européenne et au Service Européen d’Action Extérieur (SEAE) au sujet des négociations sur les accords d’association entre l’UE et l’Azerbaïdjan (Rapporteur Annelli Jääteenmäki MEP) et entre l’UE et l’Arménie (Rapporteur Tomasz Poreba MEP). Un total de 134 amendements au rapport sur l’accord d’association entre l’UE et l’Azerbaïdjan ont été soumis, ainsi que 121 amendements au rapport sur l’accord d’association entre l’UE et l’Arménie. TEAS Belgique a surtout remarqué que l’Azerbaïdjan et l’Arménie ne se ressemblent pas et que les accords que les deux pays voudraient avoir avec l’UE sont différents. Alors que l’Arménie est clairement intéressée par l’accord d’association, l’Azerbaïdjan préfère se concentrer sur une approche de partenariat stratégique avec l’UE.

arbre, Tale Heydarov, président et fondateur de TEAS, a remarqué: « Cette année, pour commémorer le 20ème anniversaire de la tragédie nous plantons 613 arbres en souvenir des victimes de Khodjali. A l’avenir, ces arbres commémoratifs nous rappelleront la tragédie et nous reviendrons sur ce site chaque année. Il est important de perpétuer la mémoire des victimes. » Des groupes d’enfants, des représentants de cercles d’étudiants azerbaïdjanais de Londres, des présidents de cercles dont l’UCL (‘University College of London’), l’Ecole des études orientales et africaines (SOAS), l’Université de Westminster, de Goldsmith et l’Université de Londres ont également aidé à planter ces derniers arbres.

Selon un amendement présenté par le député européen Knut Fleckenstein, l’Azerbaïdjan est considéré comme un pays au rôle important dans la région. Le député européen Evgeni Kirilov a remarqué que: « La stabilité [...] de la région est stratégiquement importante pour l’UE » et le député européen Fiorello Provera a reconnu que l’Azerbaïdjan joue un rôle positif dans le cadre de la politique de voisinage de l’Union européenne et que le pays contribue à la résolution des problèmes de sécurité énergétiques de l’UE. Cependant, d’après TEAS le rapport ne reconnaît pas clairement l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan et ne condamne pas l’occupation arménienne continue du Haut-Karabagh et des sept régions adjacentes. TEAS a donc publié un communiqué de presse afin de souligner ces omissions. Toutefois, le rapport reconnaît les progrès réalisés dans divers secteurs, tels que ceux de la transparence, de la technologie de l’information et communications (TIC) de l’e-gouvernance et des progrès fait envers la conformité avec les normes européennes. Toutefois, dans l’un des amendements, l’Arménie est fortement condamnée. Le député européen Vytautas Landsbergis a fait remarquer que l’Arménie a des ambitions européennes, mais qu’elle « n’a pas encore

Légende : Des enfants d’écoles londoniennes ont participé à la plantation d’arbres pour Khodjali

fait preuve de volonté suffisante pour résoudre le conflit armé avec l’Azerbaïdjan, conformément au droit international et aux normes européennes. » Dans un autre amendement, les députés européens Inese Vaidere et Kristiina Ojuland ont déclaré: « [...] rapports inquiétants existent concernant certaines activités illégales des troupes arméniennes dans les territoires azerbaïdjanais occupés, à savoir des manœuvres régulières de l’armée, le renouvellement du matériel et du personnel militaires et l’approfondissement des échelons défensifs. Ils expliquent ensuite que l’Arménie continue à occuper la région du Haut Karabagh et sept districts adjacents de [...] l’Azerbaïdjan, en violation des normes et des principes fondamentaux du droit international et qu’elle refuse de respecter les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU qui condamne l’occupation. » La commission des Affaires étrangères (AFET) du Parlement européen est convaincue du rôle crucial du groupe de Minsk de l’OSCE et souscrit à l’idée que l’UE devrait remplacer la France. Les deux rapports seront débattus et votés lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg en avril.

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Haut-Karabagh

Légende : Tale Heydarov, président et fondateur de TEAS (au centre) et les présidents de cercles d’étudiants azerbaïdjanais au Royaume-Uni, ont participé à cet acte de commémoration

Cet acte symbolique faisait partie d’une série d’évènements commémoratifs organisés par TEAS à Londres en souvenir de Khodjali. Parmi ceux-ci, un concert de musique azerbaïdjanaise et de musique occidentale classique à St. John, Smith Square, auquel ont assisté près de 300 personnes (voir le magazine de TEAS de mars 2012, page 5) et un banc dédicacé aux victimes, installé dans le parc de Battersea. Pour visionner un court documentaire de TEAS intitulé ‘Khodjali - Un massacre ignoré’, visitez le site www.teas.eu/ content/ Khojaly-massacre-ignored.


près de 12 000 civils azerbaïdjanais furent massacrés durant ces quatre jours tragiques. Depuis 1998, le 31 mars est la journée de commémoration du Soyqirim, où l’on se souvient des massacres et des déportations des Azéris durant tout le 20ème siècle.

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Haut-Karabagh

Légende : Le président azerbaïdjanais Aliyev a pris la parole à la réunion Euronest

Le Haut-Karabagh à l’ordre du jour de l’Assemblée Euronest à Bakou

L’énergie et de la sécurité, un rôle plus important pour la démocratie parlementaire et la société civile ainsi que l’aide à la réforme économique des voisins orientaux de l’UE, ont été les thèmes principaux de la deuxième réunion d’Euronest qui s’est terminée le 4 Avril à Bakou. « Le Haut-Karabagh, s’est avéré être l’un des problèmes qui a le plus divisé les députés de cette assemblée parlementaire », a admis le député européen Kristian Vigenin, coprésident, d’Euronest. Il a félicité l’Arménie et l’Azerbaïdjan d’avoir été capables de s’asseoir à la même table, en dépit de leurs difficultés. « Ce que nous avons vu lors de cette session traduit une approche très européenne et j’en suis fier », a-t-il déclaré. Tout en exprimant l’espoir que le conflit « ne dure pas éternellement », M. Vigenin a souligné qu’Euronest ne fournit pas le cadre approprié pour résoudre les conflits bilatéraux et que placer cette question en tête de l’ordre du jour ne peut que diviser les membres. « Nous pouvons seulement chercher à apporter plus de confiance et de compréhension pour ouvrir les voies du dialogue », a déclaré M. Vigenin. Boris Tarasyuk, député européen et coprésident d’Euronest a ajouté : « Malheureusement, l’Union soviétique nous a laissé cet héritage très sombre et les problèmes que nous avons au sein du voisinage oriental en sont les conséquences directes ».

qui est à l’origine de la formation du groupe de Minsk de l’OSCE, une déclaration a été faite par Hillary Clinton, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, et Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères,. La déclaration rappelle que: « une nouvelle génération parvenue à l’âge adulte n’a aucun souvenir direct d’une cohabitation entre Arméniens et Azerbaïdjanais, perpétuer ces divisions artificielles ne fait qu’approfondir les blessures de la guerre. C’est pourquoi nous appelons fermement les dirigeants des parties à préparer leurs populations non pas à la guerre mais à la paix. Toutefois, les coprésidents ont reconnu que « des progrès ont été accomplis sur la voie de la paix ». Les déclarations conjointes des présidents du groupe de Minsk de l’OSCE, faites au cours des trois dernières années, ont exposé les éléments du cadre d’un règlement de paix global. Ils ont rappelé une déclaration conjointe de Monsieur Aliev, président de l’Azerbaïdjan, Monsieur Sarkissian président de l’Arménie et Monsieur Medvedev président de la Russie où les parties s’engageaient à conclure un accord sur les Principes de base. Les coprésidents ont enfin ajouté : « Nous appelons instamment les dirigeants des parties à mener à bien dès que possible ces travaux sur l’accord-cadre et sur un règlement final ultérieur - reposant sur les principes énoncés dans l’Acte final d’Helsinki, de non-recours à la force ou à la menace, d’intégrité territoriale, d’autodétermination et d’égalité de droits entre les peuples, sur la Charte des Nations unies et sur les normes et principes du droit international. »

Le groupe de Minsk de l’OSCE demande une plus Souvenir des Jours de Mars, d’un siècle plus tard grande volonté politique près Le 31 Mars, à travers le monde les Les Etats-Unis, la Russie et la France, pays coprésidents du groupe de Minsk de l’OSCE, ont exhorté l’Azerbaïdjan et l’Arménie à faire preuve de la volonté politique nécessaire pour parvenir à un règlement durable du conflit du Haut-Karabagh. A l’occasion du 20e anniversaire de la proposition officielle de convocation d’une conférence visant à parvenir à un règlement négocié du conflit,

Azerbaïdjanais ont commémoré le 94ème anniversaire de Soyqirim, également connu sous le nom des Jours de Mars. Du 30 mars au 2 avril 1918, les forces armées de la Fédération Révolutionnaire Arménienne, soutenue par les bolcheviks soviétiques, ont massacré les Azerbaïdjanais dans la ville de Bakou et ses environs. Selon les rapports de l’époque publiés dans le New York Times,

Westerwelle souligne la nécessité d’un règlement rapide du conflit du Haut-Karabagh

Selon le magazine allemand ‘Stern’, Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, a réitéré la nécessité d’accélérer le processus de résolution du conflit du Haut-Karabagh. Lors d’un voyage dans le Caucase du Sud,Westerwelle a rencontré le président arménien Sarkissian et ils ont discuté des méthodes possibles pour régler le conflit. Au cours d’une conférence de presse aux côtés d’Edward Nalbandian, son homologue arménien, M. Westerwelle a appelé les parties prenantes à accepter un compromis et à faire tous les efforts possibles afin d’aboutir à la résolution pacifique du conflit. Le rapport du magazine ‘Stern’ a souligné que, conformément au droit international, le Haut-Karabagh est un territoire qui fait partie de l’Azerbaïdjan et que ces terres sont toujours occupées par l’Arménie, qui dépend presque entièrement de la Russie pour ses armements et ses approvisionnements. Westerwelle a également reconnu que la résolution du conflit jouera un rôle vital pour assurer la prospérité du Caucase du Sud.

Parade de l’armée arménienne à Choucha

Les autorités arméniennes de facto du Haut-Karabagh ont fait part de leur intention d’organiser une parade militaire à Choucha, capitale de la région azerbaïdjanaise du HautKarabagh, le 9 mai, pour commémorer le 20ème anniversaire de l’invasion. Ce défilé, qui sera une provocation sans précédent, comprendra les régiments de l’infanterie, des véhicules blindés et l’aviation. Selon ‘Trend News’, Aydin Mirzazade, député azerbaïdjanais, a rappelé: « Le défilé de l’armée arménienne en septembre 2011 à Erevan, était insignifiant et mal préparé. Ce nouvel événement, qui aura lieu dans les territoires azerbaïdjanais occupés, sera orchestré par une armée arménienne mal équipée et désorganisée; il ne sera jamais une vraie parade. Les préoccupations principales des arméniens sont de résoudre les problèmes de leur vie quotidienne, de la sécurité et de l’intégration dans la communauté mondiale, plutôt que les revendications des commandants de l’armée - qui sont natifs du Haut-Karabagh. »


du taux de croissance du PIB réel et le resserrement de la politique monétaire par les autorités, limitent la croissance du crédit.

Légende : L’installation pétrochimique proposée a déjà attiré des investisseurs du monde entier

l’Azerbaïdjan va investir 13 milliards de dollars dans un complexe pétrochimique La Société Pétrolière d’État de la République d’Azerbaïdjan (SOCAR) se prépare à construire, près de Bakou, un complexe de traitement de pétrole et de gaz ainsi que de pétrochimie. Le coût total du projet est estimé à 13 milliards de dollars (10,7 milliards de livres), dont 30 pour cent sera fourni par SOCAR et par le gouvernement azerbaïdjanais et 70 pour cent de cette somme proviendra d’investisseurs privés.

Dans une déclaration, Tofig Gahramanov, vice-président de SOCAR a expliqué que le complexe sera mis en service en 2020 et comprendra 30 installations de traitement, ainsi que sa propre centrale thermique. Il est prévu qu’il puisse traiter 10 millions de tonnes de pétrole et 10 milliards de mètres cubes (bcm) de gaz par an. Le complexe produira également 670 000 tonnes de polyéthylène et 550 000 tonnes de polypropylène. La période de récupération de l’investissement est estimée à 6-7 ans. Gahramanov a indiqué que des investisseurs du Japon, des ÉtatsUnis, de Corée et d’Italie avaient fait part de leur intérêt pour le projet.

Fort potentiel de croissance économique à moyen terme pour l’Azerbaïdjan

L’agence de notation financière internationale Moody, a prédit un fort potentiel de croissance économique à moyen terme pour l’Azerbaïdjan. L’agence justifie son classement, en expliquant: « Compte tenu des vastes réserves de pétrole et de gaz du pays, l’Azerbaïdjan a un fort potentiel de croissance économique à moyen terme, bien que le manque de diversification économique puisse, à long terme , freiner cette croissance si rien n’est

fait pour y remédier. » La solidité financière de l’économie azerbaïdjanaise est très bien notée et le radio de la dette publique devrait rester faible à moyen terme. D’après la déclaration de l’agence: « L’Azerbaïdjan enregistre un excédent important du compte courant en 2011, estimé à 27,2 pour cent, légèrement en dessous de son niveau de 2010 qui était de 29 pour cent. Cela en raison d’une perturbation temporaire de la production de pétrole. Toutefois, le budget consolidé, y compris les revenus du Fonds pétrolier d’État de la République azerbaïdjanaise (SOFAR), qui ont en général d’importants excédents, est estimé à 9,8 pour cent pour 2011. » Moody reconnaît que le pays est ‘modérément’ susceptible d’être affecté par les événements, en raison de l’occupation arménienne du Haut-Karabagh et des sept régions avoisinantes. L’agence ajoute: « d’autre part, les risques économiques et financiers sont très bas. La perspective de la note des obligations d’État est positive, reflétant notre attente d’une amélioration continue des finances publiques de l’Azerbaïdjan qui sont déjà solides, ainsi que la capacité des institutions du pays à soutenir la gestion prudente de sa manne pétrolière. » Un rapport récent de l’agence de notation Fitch Ratings, indique que les paramètres de crédit des banques azerbaïdjanaises se sont stabilisés depuis le pic de la crise financière mondiale et, qu’à l’heure actuelle, les prix élevés du pétrole soutiennent la qualité et la liquidité des actifs du secteur. Dmitry Abramov, directeur adjoint des institutions financières de la CEI à l’agence Fitch Ratings, a prédit que la croissance des prêts en 2012 devrait rester en rapport avec l’expansion de 21 pour cent qui a été indiquée pour 2011. De nouveaux crédits vont principalement être accordés au commerce de détail et aux secteurs des petites et moyennes entreprises (PME), une extension soutenue par le niveau de levier modéré de l’économie actuelle: les prêts/PIB étaient à un taux de 20 pour cent à la fin 2011 et les prêts/PIB non pétroliers à 45 pour cent. Toutefois, des faiblesses dans le secteur des entreprises, une décélération

La SOCAR est en négociation avec les autorités du Kirghizistan pour établir une raffinerie dans le pays. Bien que le projet puisse stimuler l’économie kirghize, il reste à savoir si cela aidera à libérer Bichkek de sa dépendance de la Russie pour son approvisionnement en énergie ou bien estce que le Kirghizistan aura alors besoin de pétrole brut Russe, au lieu de pétrole raffiné de Russie. Une délégation de la SOCAR s’est rendue à Bichkek au début mars et, selon le ministère kirghize de l’Énergie, les membres du groupe ont visité plusieurs emplacements potentiels dans la Province de Chui et ont eu des discutions sur les investissements, sur les impôts et sur les réglementations commerciales. La visite s’est déroulée à la suite d’une réunion à Bichkek en janvier entre Almazbek Atambaïev, Président du Kirghizistan, et Rovnag Abdullayev, Président de la SOCAR. Selon le calendrier proposé, d’ici la fin de l’année 2013, la SOCAR achèvera la construction de l’installation dont le coût sera de 100 millions de dollars (62,9 millions de livres). Elle aura une production annuelle de 2 millions de tonnes de produits raffinés. Au moins 40 pour cent de cette production sera destinée aux marchés étrangers. Le Tadjikistan est une destination évidente, car le pays est aussi actuellement dépendant de la Russie pour les produits pétroliers raffinés. L’agence APA a reconnu que la Chine est également un marché possible. La raffinerie pourrait aider le Kirghizistan à protéger son marché contre les chocs du prix des carburants, qui ont causé des problèmes considérables dans le passé. En avril 2010, la colère de la Russie contre Kourmanbek Bakiev, qui était Président à cette époque, a eu des résultats néfastes: Moscou a immédiatement annulé les tarifs d’exportation préférentiels envers le Kirghizistan, qui existaient depuis longtemps pour les carburants, ce qui a eu pour résultat une augmentation de 25 pour cent du prix de l’essence. La semaine suivante, Bakiev a été renversé par un soulèvement populaire. En supposant que Bichkek parvienne à trouver des solutions à ses nombreuses préoccupations concernant Moscou, une raffinerie de pétrole pourrait créer des emplois dont le pays a grand besoin et peut-être apporter aussi une stabilité financière au Kirghizistan.

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Monde des Affaires

Des plans pour une raffinerie de pétrole kirghize sont dévoilés


ont chuté ces dernières années, en raison de la durée de vie des véhicules fabriqués par Manganese Bronze. Tous les taxis livrés en Azerbaïdjan seront munis de dispositifs de paiement par carte bancaire.

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Monde des Affaires

L’UE demande une solution au problème du corridor gazier Sud

Taxis pour l’Azerbaïdjan

Manganese Bronze, le fabricant des emblématiques taxis noirs de Londres, va retrouver sa rentabilité grâce à une hausse des exportations en Azerbaïdjan. En février, l’entreprise a expédié 500 véhicules à Bakou. Ceux-ci font partie d’une commande de1000 taxis noirs, d’une valeur de 27millions de dollars (17millions de livres) faite l’an dernier par la société Baki Taksi qui a été établie afin de développer le système de transport en Azerbaïdjan. La société Baki Taksi a aussi indiqué à Manganese Bronze qu’il serait possible qu’elle commande 3000 autres taxis dans les deux prochaines années, pour son Projet de Service de Taxis londoniens. Les ventes de taxis noirs au Royaume-Uni

Roland Kobia, Chef de la délégation de l’UE en Azerbaïdjan, a déclaré que l’UE soutient le développement d’une solution ambitieuse et à long terme au problème du Corridor Sud de gazoducs, ainsi que l’évolution d’une infrastructure unifiée de transport. Cela faciliterait l’exportation future de gaz du champ de Shah Deniz 2, d’autre gaz qui pourrait être produit en Azerbaïdjan et éventuellement de gaz de Turkménistan. Lors d’une conférence de presse à Bakou, Kobia a indiqué qu’il était important que les options d’infrastructure pour le transport des ressources de Shah Deniz 2 soient évolutives. Il a continué en disant: « L’évolutivité doit être garantie pour être certain que l’infrastructure choisie puisse être facilement modernisée techniquement et légalement, afin qu’elle puisse automatiquement gérer de plus grands volumes lorsque de nouvelles sources de

gaz seront disponibles.» Kobia a déclaré que l’UE observe avec grand intérêt les développements des récentes propositions au sujet du nouveau pipeline, faisant référence au SEEP (South East Europe Pipeline) qui est un projet de la grande société pétrolière BP. Kobia a poursuivi: «Toutefois, les travaux qui sont nécessaires afin que ces idées et ces concepts deviennent un vrai projet ne doivent ni retarder, ni compromettre, le calendrier de livraison du gaz de Shah Deniz 2. » En Février, Le Consortium AIOC (Azerbaïdjan International Operating Company), qui développe le champ de Shah Deniz 2, a décidé d’exclure le projet de l’Interconnector Turquie Grèce- Italie (ITGI) de la liste des projets d’exportation de gaz azerbaïdjanais vers les marchés européens, conférant ainsi au Pipeline Trans-Adriatique (TAP) le statut de meilleur choix pour transporter le gaz azerbaïdjanais jusqu’en Italie. Les gazoducs Nabucco et SEEP sont également considérés comme des options possibles de transport du gaz de Shah Deniz 2. Les réserves de Shah Deniz 2 sont estimées à 1,2 trillions de mètres cubes (tcm) et son développement permettra à l’Azerbaïdjan d’exporter annuellement 10 billions de mètres cubes de gaz supplémentaires en Europe.

Hg2 | BAKU “Excellent city guides for stylish travellers” – HARPERS BAZAAR

“A minor bible” – THE NEW YORK TIMES

Hg2.com

Hg2 | A Hedonist’s guide to…


inner back page AZERBAÏDJAN: FAITS EN BREF Nom officiel: La République d’Azerbaïdjan Capitale : Bakou Superficie : 86 600 km² Population : 9 000 000 Densité: 104 habitants / km ² Population urbaine: 51,8 pour cent Population des villes principales excluant les banlieues: Bakou (2 500 000); Gandja (300 000); Sumgait (270 000); Mingäçevir (95 000) Religions: Musulmans chiites (65 pour cent), Musulmans sunnites (28 pour cent), Chrétiens orthodoxes (5 pour cent), Autres (2 pour cent) Exports principaux : Le pétrole, le gaz, l’aluminium, les tapis Langue officielle: L’azerbaïdjanais Langues commerciales: L’anglais et le russe

Indicateurs monétaires

2007

2008

2009

2010

2011

Taux de change moyen annuel d’1 USD

0,86

0,82

0,81

0,80

0,79

Taux de change du 10/04/2012: AZN 1 = USD 1,27; US$ 1 = AZN 0,79; AZN 1= £ 0,80; £ 1 = AZN 1,25; AZN 1 = € 0,97; 1 € = AZN 1,03

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