__MAIN_TEXT__
feature-image

Page 1

THÉÂTRE DE NAMUR


Madame, Monsieur, Chers spectateurs, Voici enfin notre saison, vous trouverez la programmation complète : du théâtre, de la danse, du cirque, de la musique et des spectacles pour les plus jeunes ! A l’heure de publier ces pages, nous ignorons quel sera le contexte sanitaire des prochains mois en espérant que l’épidémie soit derrière nous. Nous ne connaissons pas encore les mesures que le Conseil National de Sécurité nous demandera de mettre en place dès le mois de septembre. Soyez assuré que nous adapterons ce qui doit l’être, nous mettrons en œuvre les mesures sanitaires nécessaires. Nous ne ferons prendre aucun risque à notre public, nos artistes et notre personnel. Aussi, nous vous invitons à nous rejoindre en toute confiance. Vos places en abonnement Vous pouvez vous abonner dès ce 2 juillet. Votre abonnement doit compter au minimum 5 spectacles en « théâtre, danse, cirque… », ou 3 concerts/spectacles minimum pour les abonnements « philharmonique » et « jeune public ». Vous pouvez choisir vos spectacles et leur date pour la saison à venir dans le bon de commande joint à cette brochure ou par notre formulaire en ligne. Nous vous demandons de bien vouloir privilégier le formulaire internet au maximum pour réduire les contacts dans notre billetterie ! Cette année, au lieu de payer l’intégralité de votre abonnement, vous serez invité à verser un acompte de 50 €/personne pour créditer votre compte client et ainsi valider votre abonnement. Le solde sera à payer à partir du mois de septembre. Vos places hors-abonnement Dès le 8 septembre, vous pourrez réserver vos places à l’unité via notre site www.theatredenamur.be, par téléphone +32 81 226 026 ou sur place. Nous vous souhaitons une belle lecture des pages qui suivent et une bonne saison ! Nous serons heureux de vous retrouver. A bientôt ! Le Théâtre de Namur

1


La saison 2020/2021 en un coup d’œil Théâtre, danse, cirque, chanson, …

P. 10

23 → 26.09 PUEBLO ASCANIO CELESTINI

P. 30

Théâtre

3 → 5.12 POLITICAL MOTHER UNPLUGGED HOFESH SHECHTER Danse

P. 13

7 → 10.10 L.U.C.A. COMPAGNIE ERANOVA

P. 33

Théâtre

P. 14

15 → 16.10 THOMAS FERSEN

Théâtre

Chanson P. 34

P. 17

11 → 23.12 LE BELVÉDÈRE BRUNO BELVAUX ET JEAN LAMBERT

20 → 31.10 “NORMAL” ISABELLE DARAS & AFTER PARTY//CIE

16 → 19.12 FIQ ! (REVEILLE-TOI !) GROUPE ACROBATIQUE DE TANGER ET MAROUSSIA DIAZ VERBEKE Cirque

Théâtre

P. 18

22 → 24.10 LA VIE DE GALILEE BERTOLT BRECHT

P. 39

Théâtre

P. 21

29 → 20.10 BREAKING THE WAVES MYRIAM MULLER

Théâtre

P. 40

Théâtre

P. 22

13 → 14.11 LES ELUCUBRATIONS D’UN HOMME SOUDAIN FRAPPÉ PAR LA GRÂCE EDOUARD BAER

P. 43

17 → 28.11 LE DÎNER JEAN-MICHEL FRERE Théâtre

P. 26

21 → 27.01 I SILENTI FABRIZIO CASSOL, TCHA LIMBERGER, LISABOA HOUBRECHTS Théâtre / Musique

Théâtre

P. 25

22 → 23.12 PLAYBACK D’HISTOIRES D’AMOUR DELPHINE BIBET

27.01 → 10.02 TRACES, DISCOURS AUX NATIONS AFRICAINES FELWINE SARR, ETIENNE MINOUNGOU Théâtre

P. 44

19.11 LOUIS CHEDID Chanson

30.01 JE N’AIME PAS LE CLASSIQUE, MAIS AVEC GASPARD PROUST J’AIME BIEN ! GASPARD PROUST Musique / Humour

P. 29

24 → 28.11 EDMOND ALEXIS MICHALIK, MICHEL ACENELENBOGEN Théâtre

2

P. 45

9 → 13.02 LA VILLE DES ZIZIS ÉLINE SCHUMACHER Théâtre


P. 48

24 → 27.02 FINAL CUT MYRIAM SADUIS

Concerts de la Philharmonique

P. 74

Théâtre

P. 51

6.03 CHARLELIE COUTURE

P. 69

Chanson

P. 52

9 → 20.03 PARTAGE DE MIDI PAUL CLAUDEL

P. 70

Théâtre

P. 55

11 → 13.03 SMITH & WESSON ALESSANDRO BARICCO Théâtre P. 70

P. 56

24 → 27.03 UNE CÉRÉMONIE LE RAOUL COLLECTIF Théâtre P. 71

P. 59

22 → 28.04 ROOM JAMES THIERRÉE

19.09 BRAHMS ET L’ART D’AIMER LE CHŒUR DE CHAMBRE DE NAMUR 26.09 BEETHOVEN ET DVORAK, CONTRASTES AUTOUR DU QUATUOR TRIO FENIX, ETIENNE RAPPE 10.10 « IN ALTO MARE, IN ALTA MONTAGNA » INALTO 23.10 UNE HISTOIRE DE CHANSONS… D’HIER ET D’AVANT-HIER SCHERZI MUSICALI

P. 75

P. 75

P. 60

P. 72

Théâtre

P. 63

19.05 QUENTIN DUJARDIN, DIDIER LALOY, ADRIEN TYBERGHIEN

P. 72

28.11 LE BAROQUE EN FÊTE ENSEMBLE CLEMATIS

P. 73

08.12 GRIGORY SOKOLOV LE RETOUR DU MAÎTRE

Musique

P. 64

18 → 29.05 LE DERNIER SALUT NICOLAS BUYSSE, CIE LES BOÎTES À IDÉES Théâtre

P. 67

1.06 PRÉVERT YOLANDE MOREAU, CHRISTIAN OLIVIER

16.11 BEETHOVEN 2020 FLORIAN NOACK, SOUMAYA HALLAK ET LE BELGIAN NATIONAL ORCHESTRA

P. 74

16.12 LORENZO GATTO ET FRANK BRALEY, LE DUO SOLAIRE PIANO ET VIOLON

02.02 SYLVIA HUANG AVEC BORIS KUSNEZOW VIOLON ET PIANO 14.02 LE QUATUOR FAURÉ

P. 77

05.03 TANGO ARGENTIN OPRL ET MANU COMTÉ

P. 78

01.04 IVO POGORELICH CHOPIN ET RAVEL

P. 77

30.04 ENTRE DOS TIEMPOS LOS TEMPERAMENTOS

P. 78

14.05 L’ORCHESTRE DE LILLE VOUS FAIT DANSER

Cirque, danse, théâtre, musique

5 → 8.05 J’ABANDONNE UNE PARTIE DE MOI QUE J’ADAPTE JUSTINE LEQUETTE

16.01 DES EMOTIONS DE L’AUTRE TEMPS ENSEMBLE ALTRO TEMPO

P. 79

P. 80

29 → 30.05 LA FÊTE DU CONSERVATOIRE DE NAMUR 12.06 L’AMANTE SEGRETO CÉLINE SCHEEN ET GIOVANNA PESSI

P. 82

La programmation complète du jeune public

Chanson

3


Au théâtre en juillet !

Le Théâtre Royal de Namur s’ouvre aux touristes cet été : une visite patrimoniale et une exposition de photographies !

VI(VA)NT

Photographies et peintures de Pol Piérart « Vint », « Va », « Vivant »… au sortir de cette parenthèse Covid 19 où tout était à l’arrêt, comme mort, Pol Piérart nous rappelle que tant qu’il y a du va et vient, il y a de la vie. C’est donc avec cet artiste inclassable, irréductible au point de tourner en dérision jusqu’aux slogans anarchistes – « Ni vieux, ni naître » disait-il – que le ­public pourra retrouver le chemin du théâtre. Mieux même, de faire son chemin dans le théâtre à la recherche des œuvres – toiles et photographies – qui y seront disséminées. Peintre, photographe et joueur de mots Pol Piérart (1955) a fait à Liège des études qu’il résume magnifiquement : « J’ai fait les beaux-arts et puis j’ai eu envie de faire tout autre chose. Je me suis alors tourné vers l’art ». Depuis lors, installé à Embourg, à quelques lieues de la Cité ardente, il développe avec constance un ­travail (« Le devoir me pèle » s’est-il pourtant plaint un jour) d’une belle cohérence sur le dos des mots.

VISITE DU THÉÂTRE ROYAL Le paradis, la baignoire, le lointain, le parterre, la cour ou le jardin… autant de parties du théâtre que nous vous proposons exceptionnellement de (re)découvrir sur un parcours fléché (et distancié) !

Entrée gratuite sans réservation du 1er au 25 juillet 2020 de 11:00 à 17:00, fermé le lundi Plus d’infos : www.theatredenamur.be/juillet

4

© Pol Piérart

© André Soupart)

Une exposition pleine de poésie, de dérision, d’humour.


5


Tarifs

LES DIFFÉRENTS TARIFS 2020-2021 Nos prix ne changent pas ! Pour les spectacles et concerts présentés dans la Grande salle du Théâtre Royal, quatre catégories sont disponibles en billetterie ! Pour ceux présentés au Studio, aux Abattoirs de Bomel, et à la Chapelle de l’Abbaye de Malonne, seule la première catégorie est disponible ! Nous distinguons trois catégories d’âge : 36 ans et + / 35 ans et – / 26 ans et – Nos abonnements ne proposeront désormais que des places de première catégorie.

Abonnement

Tarif ABilletterie

Abonnement

Tarif A Billetterie

Abonnement

Tarif B Billetterie

Abonnement

Tarif C Billetterie

Abonnement

Tarif D Billetterie

6

âge

cat. 1

36+

12 €

35-

9 €

cat. 2

cat. 3

Cat. 4

26-

7 €

36+

20 €

15 €

9 €

7€

35-

15 €

12 €

8 €

6 €

26-

11 €

9 €

7 €

5 €

36+

14 €

35-

12 €

26-

9 €

36+

20 €

15 €

9 €

7€

35-

15 €

12 €

8 €

6 €

26-

11 €

9 €

7 €

5 €

36+

19 €

35-

15 € 10 €

26-

12 €

36+

23 €

19 €

15 €

35-

19 €

15 €

12 €

9 €

26-

15 €

12 €

9 €

7 €

36+

21 €

35-

16 € 10 €

26-

12 €

36+

25 €

21 €

16 €

35-

21 €

16 €

12 €

9 €

26-

16 €

12 €

9 €

7 €

36+

28 €

35-

24 €

26-

18 €

36+

32 €

28 €

22 €

16 €

35-

28 €

22 €

16 €

12 €

26-

22 €

16 €

12 €

8 €


Réservations

L’ABONNEMENT C’est la formule qui vous permet de bénéficier des meilleures places aux meilleurs prix (jusqu’à 40% de réduction). Cette saison, toutes nos places d’abonnement se trouvent en première catégorie. Trois tranches d’âges sont proposées : • les 36 ans et plus • les 35 ans et moins • les 26 ans et moins L’abonnement « théâtre » c’est 5 spectacles minimum ; l’abonnement « Philharmonique » ou « Jeune Public », c’est 3 concerts/spectacles minimum. L’abonnement de départ est de 5 spectacles à choisir LIBREMENT dans la section théâtre / danse / cirque.

Rejoignez-nous sur les réseaux sociaux ! Facebook, Instagram, Twitter. Likez, partagez, commentez… Inscrivez-vous également à notre newsletter, nous continuons à vous informer tout au long de la saison !

Vous pouvez compléter votre abonnement comme bon vous semble ! Avec du théâtre, de la danse, du cirque, mais aussi les concerts de Thomas Fersen, Louis chédid, Gaspard Proust, CharlElie Couture, Quentin Dujardin ou Yolande Moreau. Attention, il n’est plus possible d’ajouter un concert Philharmonique à votre abonnement. Pour profiter, en abonnement, des concerts classiques, il faut impé­ rativement en choisir au moins 3 ! Pour le Jeune Public, la formule ne change pas. Il faut choisir au moins 3 spectacles. Un tarif avantageux pour nos productions !

et que nous sommes heureux de partager avec vous. Pour vous remercier de les choisir dans votre abonnement, nous vous proposons désormais un tarif encore plus attractif : maximum 12 € au lieu de 14 € en première catégorie ! Pour vous abonner, complétez la grille d’abonnement disponible sur notre site : www.theatredenamur.be C’est simple et parfaitement sécurisé. Ou remplissez le formulaire papier. Le samedi, nos spectacles en Grande salle et nos concerts à Malonne sont programmés désormais à 19:00. Nos spectacles au Studio sont programmés à 18:00. Ainsi après le spectacle ou le concert, la soirée reste pleinement à vous.

POUR LES ENSEIGNANTS Un journal de saison spécifiquement pensé pour les jeunes de 12 à 18 ans paraitra ultérieurement. Des spectacles exclusivement programmés pour ce public cible y seront présentés. Inscrivez-vous à la « newsletter des profs » pour être tenu informé de toutes nos activités : http://www.theatredenamur.be/ secondaire/la-newsletter-des-profs

Qu’ils soient déjà créés ou pas encore, notre saison compte des spectacles dont nous sommes producteurs ou coproducteurs. Ce sont des spectacles d’artistes que nous soutenons particulièrement

7


culture

La culture se joue dans Le Soir Musique, cinéma, art, scènes Rendez-vous chaque jour dans Le Soir et chaque mercredi dans le MAD. Au sommaire : interviews, critiques, nouveautés, coups de coeur de la rédaction. Pour savoir tout ce qui vaut la peine d’être découvert !

Infos sur www.lesoir.be/mad

Repensons notre quotidien

8


e r t â Th é e s n Da e u C i rq n o s n a Ch

9


23 → 26.09 20:30 / Grande salle 26 septembre à 19:00 Tarif : A

Pueblo D’Ascanio Celestini et par David Murgia et Philippe Orivel (musique)

La vie et ses petits et grands tracas, tantôt tristes, tantôt drôles, et parfois… très étranges. Histoires de ceux qui font le vide ou le combattent, histoires de celles qui fêtent la fin du jour, histoires de ceux qui festoient mais saignent à l’intérieur, … histoires de raisons de vivre. Les nôtres aussi.

Après « Discours à la Nation » et « Laïka », David Murgia, bien connu pour transcender avec énergie et justesse les mots des auteurs qu’il porte, est à nouveau le narrateur de ces histoires, accompagné du musicien Philippe Orivel à l’accordéon. « Le théâtre n’est pas un lieu où l’on donne des leçons » Ascanio Celestini Ascanio Celestini, un des meilleurs écrivains italiens de sa génération, est un véritable jongleur de mots, passé maître dans l’art de récolter et de raconter des histoires. Il nous guide ainsi dans la compréhension de notre présent et nous donne des clés pour l’appréhender et le vivre plus intensément.

TRADUCTION ET ADAPTATION Patrick Bebi et David Murgia RÉGIE Philippe Kariger CRÉATION MUSICALE Gianluca Casadei — Production Kukaracha ASBL. Coproduction Théâtre de Namur, Théâtre National de Bruxelles, Mars - Mons arts de la Scène, Festival de Liège, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Festival Mythos, Théâtre Joliette Avec le soutien de Wirikuta ASBL

10

THÉÂTRE

© David Murgia

« C’est l’histoire d’une clocharde qui ne fait pas la manche et d’un gitan de huit ans qui fume, l’histoire d’une tenancière de bar qui gagne sa vie avec les machines à sous, d’un manutentionnaire africain et d’une poignée d’autres personnes dont on ne connaît pas le nom. Ceci est l’histoire d’une jeune dame caissière au supermarché et de toutes les personnes qu’elle rencontre. » Ce sont des récits qui se suivent les uns après les autres… De ceux dont on ne parle pas dans les journaux car ils arrivent avant ou après un fait dramatique, violent ou scandaleux. Leurs liens ? Le lieu… Une petite ville tout ce qu’il y a de plus commun. Mais aussi les relations entre toutes les personnes qui habitent ce lieu… Des personnes belles dans leur simplicité, qui attendent continuellement de la vie quelque chose de prodigieux. Ils y croient tellement que le miracle finit par arriver ! Après « Laïka », Pueblo est le deuxième volet d’une « trilogie des comptoirs », un projet qui rend son importance aux histoires du quotidien en racontant la vie dans toute sa magie.


Des histoires de comptoirs 11


RTBF

12

© Leslie Artamo

L.U.C.A., un spectacle intelligent, généreux et original sur la migration

now

Et vous d’où venez-vous ? De nos histoires familiales à celles de nos flux migratoires…


7 → 10.10 20:30 / Grande salle 10 octobre à 19:00 Tarif : A

L.U.C.A. - Last Universal Common Ancestor Par la Compagnie Eranova Deux jeunes belgo-italiens, tests ADN en poche, partent à la recherche de leur origine. Excellent viatique pour notre époque d’errance morale, le projet L.U.C.A. est sagace, tendre, et pugnace. D’où viens-tu ? Grégory Carnoli et Hervé Guerrisi, petits-fils de migrants italiens, se sont penchés sur la question, eux que l’on considère « Italiens » quand ils sont en Belgique et « Belges » quand ils se rendent en Italie. Et pourquoi parle-t-on de Français de souche, de Québécois de souche, d’Italien de souche ? Il faudrait définir ce qu’est la souche. La souche comme la souche de l’arbre. L’arbre… généalogique. Il y a donc une logique… Bref ! Ils décident alors de fouiller leurs généalogies. Au fil de leurs recherches, ils croisent récits, témoignages et… biologie ! Leurs découvertes sont de taille et vont complètement bousculer les notions d’identité et d’origine. A travers des enregistrements, des vidéos et même quelques pas de danse, les comédiens nous embarquent dans un voyage fait de bonnes (et moins bonnes) surprises, de Bruxelles à Carnoli (Italie) en passant par la douane suisse, un laboratoire américain et le repas de famille très très animé où les parents ont, comme toujours, prévu trop de pizzas et de mortadelle. Ce spectacle très drôle, percutant et (im)pertinent remonte aux origines de l’Homme et nous raconte les hasards de la Vie, tout simplement. Un véritable antidote contre le repli identitaire, le racisme et l’étroitesse d’esprit. Mieux : une bouffée d’énergie qui relie et ça fait un bien fou !

L’épigénétique – La mémoire de nos cellules « L’étude des changements héréditaires dans la fonction des gènes, ayant lieu sans altération de la séquence de l’ADN ». L’hérédité épigénétique contribue dans l’organisme à la mémoire de l’identité des cellules. Notre environnement, notre mode de vie et nos expériences personnelles pourraient ainsi laisser dans nos cellules une « trace épigénétique » modifiant la façon dont nos gènes fonctionnent et étant transmissible d’une génération à l’autre. Quel est le point commun entre une langouste, un ornithorynque, une orchidée, votre mère et les migrants embarqués sur la Méditerranée ? Une cellule prénommée L.U.C.A. Il y a 3,8 milliards d’années, cette cellule a intégré des bactéries étrangères à son système en modifiant sa constitution cellulaire. Cette intégration et cette modification sont à la base de toute forme de vie, de toute richesse naturelle et de la diversité présente aujourd’hui dans la nature. A l’origine, il y a donc l’intégration de l’étranger. Et puisque nous descendons de cette intégration, en suivant la logique épigénétique, nous possédons tous en nous la faculté de nous adapter, d’accepter la présence étrangère et de l’intégrer, nous aussi, à notre système.

PAR la compagnie Eranova (Gregory Carnoli et Hervé Guerrisi) CONCEPTION, TEXTE ET INTERPRÉTATION Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli CO-MISE EN SCÈNE Quantin Meert / Regard extérieur Romain David MOUVEMENT Elia Lopez CRÉATION LUMIÈRE ET VIDÉO Antoine Vilain SON Ludovic Van Pachterbeke CONSULTANCE VIDÉO Arié Van Egmond — Production L’Ancre – Théâtre Royal Coproduction Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre Jean Vilar Vitry-sur-Seine, La Coop asbl Aide Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre Soutien La Cité Maison de Théâtre & Cie et le Théâtre des Doms dans le cadre du programme « Le Réel Enjeu », La Fabrique de Théâtre, 9-9 bis - Le Métaphone, Shelterprod, Taxshelter.be, ING, Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge Diffusion La Charge du Rhinocéros Remerciements Jean-Michel Van den Eeyden

THÉÂTRE

13


15 → 16.10 20:30 / Grande salle Tarif : 38 €, 32 €, 26 €, 20 €

Thomas Fersen Après son « Bal des Oiseaux » et « Un coup de queue de vache », Thomas Fersen, reconnaissable entre mille, revient avec un nouvel album « C’est tout ce qu’il me reste ». Fidèle à son univers onirique et surréaliste, ce passionné de la vie nous dépeint comme à son habitude… avec humour et simplicité. « En me léchant l’oreille, un chat me donna Le pouvoir de comprendre le parler des chats, J’adoptais leur petit jeu et leurs étranges coutumes, Je léchais mes richelieus et mon costume. » Conteur et mélodiste - 28 ans de carrière - Thomas Fersen a pris le temps de bâtir une œuvre originale et personnelle qui occupe une place à part dans la chanson française. Un artiste accueilli régulièrement au Théâtre de Namur et c’est toujours un bonheur ! Avec des « seuls en scène » jubilatoires, ponctués de monologues en vers de son cru, entre conte et fable, farce et poème, Thomas Fersen poursuit son aventure théâtrale en renouant avec sa troupe de musiciens. Sans que s’interrompe le fil du récit, au travers des chansons du nouvel album et de son répertoire, accompagné de ses musiciens en quintet, ce farfelu raconte ses histoires poétiques mais exprime aussi son désarroi face à l’industrie du disque. L’autoproduction semble ainsi être une manière de poursuivre librement son cheminement artistique.

AVEC Pierre Sangrà (saz, guitare, banjo), Alejandro Barcelona (accordéon), Lionel Gaget (synthétiseur Moog, clavinet) et Rémy Kaprielan (batterie).

14

MUSIQUE

Écouter Thomas Fersen donne instinctivement le sourire et permet de voir la vie de façon un peu plus légère France tv info


si t Serous © Lauren

, e h c a v e , Un t a h c n u , q o c , s un e g n i s d e u x l l u l e … et e b i l e un é l é l u k u un 15


De nos jours, les objets n’accèdent plus au vieillissement

16

© Sandrine Hooge

Annie Ernaux


20 → 31.10 19:00 / Studio 24 et 31 octobre à 18:00 Tarif : A–

« NORMAL » De Isabelle Darras & AFTER PARTY//Cie

Un récit fantaisiste au bureau des Objets trouvés ! Après « Silence » et ses magnifiques marionnettes à taille humaine, Isabelle Darras présente une histoire aux allures farfelues avec une attention pour l’humanité ordinaire et les résistances quotidiennes. Entre décalage poétique et situations délicieusement saugrenues, trois comédiennes partagent la scène avec des marionnettes, des images et des objets, beaucoup d’objets. Bienvenue au bureau des Objets trouvés, – service public (gratuit) tombé aux oubliettes – où s’accumulent des accessoires et des objets qui ont perdu leur utilité en même temps que leur propriétaire… C’est dans ce lieu que Claire va faire la connaissance de ses nouvelles collègues : Christelle et Teresa, aux trajectoires et aux parcours de vie insolites. Ces employées sont submergées (malgré leur bonne volonté) par un arrivage massif de gants perdus. « Pourquoi des « gants » ? Parce que j’en vois souvent. Ils sont oubliés, perdus sur le bas-côté de la rue, sur des appuis de fenêtre, sur les trottoirs, au milieu de la route… écrasés, sales, trempés… Objets simples, mais qui ressemblent tellement aux mains qui les ont portés. Grâce à « la magie du théâtre » ces gants vont incarner ces gens qui les ont oubliés. Chaque gant isolé de sa paire raconte aussi sa propre perte, son déchirement et celui de l’autre gant. »  Isabelle Darras

ÉCRITURE ET MISE EN SCENE Isabelle Darras, Isabelle Ancion INTERPRETATION ET COLLABORATION A L’ECRITURE Audrey Dero, Sandrine Hooge, Catherine Mestoussis ASSISTANAT RESIDENCE Alice Hubball ASSISTANAT CREATION Céline Dumont CREATION LUMIERE ET DIRECTION TECHNIQUE Jérôme Dejean REGIE (EN ALTERNANCE) Jérôme Dejean / Julie Debaene SCENOGRAPHIE Saskia Louwaard, Katrijn Baeten COSTUMES Élisabeth Ancion MARIONNETTES Carole Allemand (Dolly), Joachim Jannin (la grandmère) CREATION VIDEO Eve Martin avec la participation de Vera Fonteyne, François Neycken. CONSTRUCTION Ateliers du Théâtre National Wallonie-Bruxelles. RENFORT CONSTRUCTIONS Laurent Steppe. CREATION VIDEO Vincent Cahay VOIX OFF Gregory Houben CONSEILS DRAMATURGIQUES Dominique Roodthooft. Développement et diffusion BLOOM Project/ Stéphanie Barboteau et Claire Alex. Production déléguée Mars, Mons Arts de la Scène. Production After Party//Cie, maison de la culture de Tournai/maison de création, Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre Royal de Namur, Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières. Avec le soutien du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles service du théâtre. Avec l’aide de la SACD, Théâtre de l’Ancre et de l’Eden, Centre culturel de Verviers, Théâtre des Doms (Avignon), Maison de la Marionnette (Tournai), Le Corridor (Liège), Factory/Festival de Liège, La Roseraie (Bruxelles)

THÉÂTRE

17


22 → 24.10 20:30 / Grande salle 24 octobre à 19:00 Tarif : D

La Vie de Galilée De Bertolt Brecht

L’interprétation de Philippe Torreton est grandiose, au service d’un texte fascinant et portée par la mise en scène talentueuse de Claudia Stavisky. Les mots sont fabuleux… à lire, à voir et à s’en inspirer…

MISE EN SCÈNE CLAUDIA STAVISKY

Du théâtre engagé et nécessaire pour combattre – toujours et encore – toutes les formes d’obscurantisme. Un grand spectacle populaire avec un Philippe Torreton sublîme ! Un spectacle à la poésie sensuelle, organique, qui résonne comme un hymne à la vie. Une pièce qui trouve un écho formidable dans notre époque où la vérité scientifique est mise en cause par les complotistes, les créationnistes et autres lobbys. Cela aurait pu être un jour comme les autres. Mais ce jour-là, dans les premières années du 17e siècle, Galilée braque une lunette astronomique vers le ciel et confirme l’hypothèse avancée avant lui par Copernic : la Terre n’est pas au centre de l’Univers. Cette affirmation fait exploser l’ordre qui prévalait depuis des siècles. Le ciel se retrouve soudainement vide. Mais où est donc passé le Dieu de l’Église catholique, délogé de la voûte céleste… ? Dans « La Vie de Galilée », Bertolt Brecht éclaire le vertige d’une humanité qui doit, du jour au lendemain, changer de repères. Pour jouer le rôle du célèbre savant, la metteure en scène Claudia Stavisky a choisi Philippe Torreton. Une pièce de troupe, à l’unisson, une fresque avec quarante personnages, onze comédiens et un Philippe Torreton impressionnant qui s’élance avec éclat et appétit dans cette fable entremêlant raison et imagination.

18

Louise de Nice

AVEC Philippe Torreton, Gabin Bastard, Frédéric Borie, Alexandre Carrière, Maxime Coggio, Guy-Pierre Couleau, Matthias Distefano, Nanou Garcia, Michel Hermon, Benjamin Jungers, Marie Torreton SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Lili Kendaka, LUMIÈRE Franck Thévenon SON Jean-Louis Imbert CRÉATION VIDEO Michaël Dusautoy ASSISTÉ DE Marion Comte MAQUILLAGE / COIFFURE Catherine Bloquère CONSTRUCTION DU DÉCOR société Albaka TEXTE FRANÇAIS Éloi Recoing © L’Arche Éditeur — Production Célestins – Théâtre de Lyon, Grandlyon, la métropole. Avec le soutien du DIESE # Auvergne – Rhône-Alpes - dispositif d’insertion de L’École de la Comédie de Saint-Étienne

THÉÂTRE


Š Simon Gosselin

Non, la terre n’est pas plate. Oui, elle tourne autour du soleil 19


© Boshua

A i m e r à l a fo l i e , pa s s i o n n é m e nt… à e n p e rd re s a d i g n ité ?

Une mise en scène secouante (et drôle, par moments) qui souligne la force inouïe que donne le pouvoir sacré de l’amour L’Écho

20


29 → 30.10 20:30 / Grande salle Déconseillé aux moins de 16 ans Tarif : A

Breaking the Waves de Myriam Muller ADAPTÉ D’APRÈS LE SCÉNARIO DE LARS VON TRIER, DAVID PIRIE ET PETER ASMUSSEN ET LE FILM DE LARS VON TRIER

Née au cinéma, cette histoire d’amour osée, perverse, extraordinaire ne laisse personne indifférent. C’est une histoire formidable ! Une passion trouble, emplie de bonté et de sacrifice. Une envolée faite pour le théâtre. Une île isolée comme espace de l’action, un monde clos, une communauté sectaire et profondément religieuse refermée sur elle-même. Bess est issue de ce monde, elle y suffoque, Jan y est l’étranger, un de ces hommes de la plateforme pétrolière, au large. Dès leur rencontre leur amour est absolu. S’ensuivent l’acceptation par la communauté, le mariage. Le bonheur. Puis l’accident, le drame. Jan se retrouve paralysé, incapable de vivre et de permettre à Bess de vivre. Leur amour persiste, et c’est par amour que Jan pousse Bess à continuer à explorer la liberté d’être que leur amour avait fait naître en elle. Il la pousse à vivre. À aimer, en aimer d’autres, physiquement. Pour qu’elle continue à Être. Bess se convainc que chaque acte avec un autre homme permet à Jan de guérir, lentement. Elle va de plus en plus loin, frôlant de plus en plus la limite de sa propre sécurité. Ce sacrifice, ce don de soi absolu, Bess s’y plonge pleinement, s’éloignant toujours plus des normes d’une communauté lui refusant toute forme de liberté personnelle. Ce faisant, elle s’aliène tous ceux qui l’ont vue grandir. Rupture. Et c’est alors que des questions jaillissent… Comment traiter la foi aujourd’hui ? Comment accepter la bonté sans la juger ? Et surtout, comment aller à l’encontre des règles d’une communauté quand elles sont contraires au simple don de soi ?

« C’est donc une histoire osée, perverse, extraordinaire et imbibée de controverses. De la déchéance physique, « morale » et masochiste de Bess, ce qu’il reste, c’est la force vive de la vie. La vie à tout prix, quel qu’en soit le sacrifice. » Myriam Muller, mise en scène La pièce s’inspire librement du film éponyme (1996) de Lars von Trier, un réalisateur danois à la fois génial et controversé, cofondateur du mouvement Dogme95. Avec les films Les Idiots (1998) et Dancer in the Dark (2000), « Breaking the Waves » forme la trilogie « Cœur d’or ». Le titre « Breaking the Waves » est une métaphore qui signifie « briser les vagues », celles du conformisme, celles aussi d’un destin tout tracé.

AVEC Louis Bonnet, Olivier Foubert, Brice Montagne, Valéry Plancke, Clotilde Ramondou, Brigitte Urhausen, Jules Werner, Chloé Winkel MISE EN SCÈNE Myriam Mulle ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE Antoine Colla SCÉNOGRAPHIE & COSTUMES Christian Klein CRÉATION SONORE Bernard Valléry VIDÉO Emeric Adrian ADAPTATION THÉÂTRALE Vivian Nielsen TRADUIT DE L’ANGLAIS Dominique Hollier PRÉSENTÉ EN ACCORD AVEC Nordiska APS, Copenhague Production Les Théâtres de la Ville de Luxembourg Coproduction Théâtre de Liège

THÉÂTRE

21


13 → 14.11 20:30 / Grande salle 14 novembre à 19:00 Tarif : 38 €, 32 €, 26 €, 20 €

Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce De et avec Edouard Baer

Partir, prendre le large, faire l’école buissonnière Quatre ans après avoir donné vie au « Pedigree » de Patrick Modiano, accueilli à L’Intime festival, le trublion à l’inépuisable verve oratoire revient sur scène pour un inventaire foutraque du « Panthéon des gens qu’il admire ». Dans le théâtre, soudain, un homme surgit, l’air en fuite. Qui est à ses trousses ? Y a-t-il vraiment une menace ? Il pourrait faire marche arrière, retourner à sa vie. Il est encore temps. Juste une excuse à trouver : un moment de panique, une erreur d’aiguillage, une rencontre imprévue… Ou au contraire larguer les amarres, pour toujours. Au cours de ce moment suspendu où tout peut basculer, il se prend à imaginer d’autres vies. De grands destins. L’appel du large. Il se rêve en Casanova, Bukowski, Thomas Bernhard, Romain Gary… Qu’auraient-ils fait à sa place ? Et moi, si j’étais moi, je ferais quoi ?

Cette pièce est un régal, une bouffée de bonheur qui fait du bien. Merci Edouard Laurence de Paris

Edouard Baer aussi drôle qu’émouvant Le Figaro

22

THÉÂTRE


© Gaëtan Libertia

ux

C’est merveilleux les moments où l’on se barre Edouard Baer 23


24

er tiaux © Gaëtan Lib

ù o ’ u q Jus r u o p s u o v i r i ez s o v r e g é t o pr ?   s t n e n fa


17 → 28.11 19:00 / Studio 21 et 28 novembre à 18:00 Tarif : A-

Le Dîner de Jean-Michel Frère D’APRÈS LE ROMAN D’HERMAN KOCH

Un huis clos étouffant et dérangeant, le portrait d’une bourgeoisie prête à renoncer à toutes ses valeurs morales. Succès littéraire phénoménal et inspiré d’un fait réel, c’est un détonant mélange de comédie de mœurs à l’humour ravageur et d’un roman noir à la tension implacable. On assiste impuissant à un déballage de faits et gestes révoltants. Deux frères se donnent rendez-vous avec leurs épouses dans un restaurant branché. Serge est un homme politique réputé, promis au poste de Premier ministre. Ancien prof d’histoire, Paul, le petit frère, supporte mal les grands airs de son frère, son hypocrisie bourgeoise, sa fascination pour le beau monde. Passer tout un dîner en sa compagnie revient pour lui à franchir la « porte de l’enfer ». Un cas de force majeure les oblige à se réunir : leurs fils respectifs, âgés de 16 ans, ont commis un acte d’une violence atroce, mais ils n’ont pas encore été identifiés par la police. Question : les forcer à se dénoncer ou les protéger ? Nouveau spectacle de la Compagnie Victor B mis en scène par Jean-Michel Frère avec Nicolas Buysse et Lara Persain !

Cet énorme succès littéraire (le roman a été traduit en 33 langues) est en réalité inspiré d’un fait réel : l’assassinat d’une femme sans-abri à Barcelone. María del Rosario Endrinal Petit a été agressée en décembre 2005 par trois garçons de milieux favorisés dans l’entrée d’une banque puis mise à feu. Le forfait a été enregistré par les caméras de sécurité de la banque et les images choquantes ont ensuite été diffusées à la télévision espagnole, elles circulent encore sur YouTube. Les garçons ont été arrêtés et condamnés à 17 ans de prison en 2008.

D’APRÈS le roman « Het Diner » de Herman Koch (Ambo/Anthos Uitgever B.V.), traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Jean-Michel Frère AVEC Lara Persain et Nicolas Buysse NEW MEDIA ARTISTS Gaël Bertrand et Gaëtan Libertiaux (Superbe) SCÉNOGRAPHIE Justine De Mesmaeker SON Sébastien Courtoy RÉGIE VIDÉO ET LUMIÈRES Gwen Laroche — Un projet de la Compagnie Victor B., en co-production avec le Théâtre de Namur/Centre Dramatique et La Coop asbl. Avec le soutien du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge.

THÉÂTRE

25


19.11 20:30 / Grande salle Tarif : 32 €, 28 €, 22 €, 16 €

Louis Chédid

Tout le monde l’aime, Louis : une bonhommie, un sourire rassurant, un côté cool, oriental et nonchalant. La dernière fois qu’il est monté sur scène c’était pour célébrer une histoire de famille hors du commun aux côtés de ses enfants Anna, Joseph et Matthieu (-M-), lors d’une tournée à guichets fermés. Il suffit de le voir sur scène pour que notre mémoire se ravive : « Ainsi soit-il », « Anne ma sœur Anne », « T’as beau pas être beau », « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime » … Plus de 7 ans que Louis Chedid n’aura pas tourné sous son nom et l’occasion est belle de venir écouter « Tout ce qu’on veut dans la vie ». Du flamenco teinté de cordes orientales « Si j’avais su », un accordéon un rien argentin « Danser sur les décombres », la bossa du Brésil, une touche électro des années 1980 « Volatile comme », une ballade avec guitare, percussions et cordes qui vogue vers Cuba « La Fille sur le banc », du rock plus folk que hard « Dis toi qu’t’es vivant, Chasseur de papillon »… sans oublier ses mélodies intemporelles qui nous ont accompagnés pendant 40 ans. Ce qui touche tant, chez Louis, c’est son humanité. Ses concerts sont toujours de beaux moments, il n’y a pas de quoi s’en priver.

L’écriture de ses chansons s’apparente à son ancien travail de monteur vidéo : « Quand j’écris des chansons, j’écris beaucoup de pages, parfois jusqu’à 200 lignes, et après, je taille. Le montage vidéo m’a appris cela. Quand vous faites du montage de film, vous vous rendez compte qu’en coupant une image à un certain moment, ça change tout. Parfois une chanson peut être formidable pendant une minute et après on s’ennuie. Le montage vous apprend à ne pas lasser l’auditoire. »

Cela fait 50 ans qu’il est là, moustache et sourire qui semblent éternels, à s’émerveiller encore de pouvoir s’exprimer à cette échelle. Et comme toujours, les chansons de Louis Chedid semblent effectivement ne poursuivre qu’un but : faire du bien aux gens. Yann Bertrand (Radio France)

26

CHANSON


© Audouin Desforges

Le c œ u r t i o r d n e n o au b

27


d

e h c n a v e r La s l i t n e es g

Grâce à ce grain de folie propre à Alexis Michalik, l’histoire file, nous emporte, et nous fait, plus que jamais, aimer le théâtre.

© Gael Maleux

La Libre

28


24 → 28.11 20:30 / Grande salle 28 novembre à 19:00 Tarif : B

Edmond De Alexis Michalik Mise en scène Michel Kacenelenbogen On n’a pas le temps de s’ennuyer. Tout va vite. Les portes s’ouvrent et se claquent. Ultra moderne et décalé, populaire et exigeant, optimiste à tout va. Un énorme succès !

J’ai adoré ! Subtile mélange de rires, de larmes, de craintes, de sueurs, de joies, de partage, d’amour et d’amitié !

Paris fin 19e : c’est l’effervescence au Théâtre de la Porte Saint-Martin : 40 rappels à la première de « Cyrano de Bergerac » ! Et pourtant… « Edmond », la pièce aux cinq Molières d’Alexis Michalik, retrace l’histoire de ce chef-d’oeuvre auquel personne ne croyait ! - et la vie de son auteur. Edmond Rostand n’a pas encore 30 ans, plus un sou, deux enfants, des angoisses et pas d’inspiration. Au bout du bout du rouleau, en désespoir de cause, il propose à l’immense acteur Constant Coquelin une comédie héroïque. En vers ! Le seul souci est qu’elle n’est pas encore écrite. Il ne lui reste que quelques mois, et il a promis à Coquelin un chef-d’œuvre. Rien de moins ! Alors, il se met au travail avec acharnement. Jour et nuit, s’inspirant des jalousies des uns, des peines de cœur des autres, des querelles de tous, il écrit une pièce à laquelle personne ne croit, et qui doit devenir un monument. Il a donné sa parole. Pour l’instant, il n’en a que le titre : Cyrano de Bergerac ! Entre les grands enthousiasmes et les profonds désespoirs d’un auteur aux prises avec les affres de la création, Edmond est une pièce fulgurante et virevoltante : du rythme, du rythme et encore du rythme ! Une pièce de troupe avec une formidable distribution belge : 12 comédiens pour une trentaine de rôles ! Et, bien sûr, à la fin de l’envoi, ils touchent !

Teresa de Bruxelles

A 37 ans, Alexis Michalik est l’une des coqueluches du théâtre en France. Auteur, metteur en scène, adepte d’un théâtre haletant et d’une narration musclée, il a récolté dix Molières en quatre pièces « Porteur d’histoire », « Edmond », « Le cercle des illusionnistes » et « Intra-Muros » dont cinq rien que pour « Edmond » (dont meilleur auteur). « Je fais un théâtre qui fait la chasse à l’ennui »  Alexis Michalik

AVEC Tristan Schotte, Antoine Guillaume, Itsik Elbaz, Inès Dubuisson, Maxime Anselin, Perrine Delers, David Dumont, Mwanza Goutier, Sandrine Laroche, Réal Silliez, Elsa Tarlton, François-Michel van der Rest ASSISTANTES À LA MISE EN SCÈNE Hélène Catsaras et Fannie Outeiro COSTUMES Françoise Van Thienen MAQUILLAGE Véronique Lacroix — Une coproduction du Théâtre Le Public, du Théâtre du PalaisRoyal, de Légence et ACME, du Théâtre de Namur et du Théâtre de Liège. Avec le soutien du Tax-Shelter de l’état fédéral belge vià Balga Films Fund, de l’intiation scolaire du service public francophone bruxellois et de la Communauté française.

THÉÂTRE

29


3 → 5.12 20:30 / Grande salle 5 décembre à 19:00 Tarif : B

POLITICAL MOTHER UNPLUGGED Chorégraphie et musique : Hofesh Shechter

Danser en groupe. Danser ensemble. Une énergie contagieuse. Un appel à l’incivilité, à la révolte ! « Political Mother », la pièce emblématique du brillant chorégraphe Hofesh Shechter, a fait l’effet d’une bombe lors de sa création en 2010. Pour les amoureux de la danse, c’est un événement ! En dix ans, ce Big Bang n’a pas fini de résonner à travers le monde de la danse. Aujourd’hui, la compagnie junior, avec de jeunes talents venus du monde entier, propose une version révisée, sur un nouvel enregistrement de la musique évoquant l’univers militaire autant que la fête populaire : ses unissons, son ambiance de liesse ou de guerre, ses gestes, tous renvoient à la fois à l’amour, à l’espérance, à la transe et à la violence. Les enjeux de pouvoir et d’émulation se retrouvent aussi bien dans l’arène politique que dans la cellule familiale, d’où le titre de la pièce « Political Mother ». Mais attention, comme le rappelle le chorégraphe : « Ce n’est pas une pièce philosophique, c’est de la danse. Alors ça revient toujours à l’énergie ». Et aux extrêmes : Amour - haine / Empathie - domination / Tendresse - rage. La beauté de l’ensemble, née de l’équilibre entre ces forces opposées, provoque en nous des émotions intenses, une bonne dose d’adrénaline et enfin, une furieuse envie d’accompagner les artistes dans leurs pas endiablés.

Le chorégraphe et musicien Hofesh Shechter, dont le prénom signifie « liberté » en hébreu, est un des artistes les plus adulés de la scène actuelle mondiale. Formé à l’Académie de danse et de musique de Jérusalem, il intègre rapidement la Batsheva Dance Company de Tel Aviv. Il danse alors avec de grands noms tels que Wim Vandekeybus, Tero Saarinen ou Inbal Pinto, séjourne à Paris pour apprendre la batterie puis s’installe à Londres où il crée sa propre compagnie. « Fragments », « Uprising », « Barbarians » … toutes ces chorégraphies sont d’immenses succès qui lui permettent d’effectuer des tournées mondiales et de se produire dans les salles européennes les plus prestigieuses. Très critique vis-à-vis de tout type d’oppression, ses créations, teintées d’angoisse et de violence, s’inspirent principalement de cette rage et cette injustice qu’il ressent au plus profond de son être.

INTERPRÉTÉ PAR Shechter II COLLABORATEURS MUSIQUE Nell Catchpole, Yaron Engler LUMIÈRE Lee Curran COSTUMES Merle Hensel VIDÉO Shay Hamias MONTAGE SON Tony Birch — Production / Coproduction Hofesh Shechter Company, Théâtre de la Ville, HOME Manchester, düsseldorf festival ! Soutien Fondazione I Teatri Reggio Emilia Résidence DanceEast, Ipswich.

30

DANSE

Shechter devrait se réjouir du succès phénoménal de cette reprise. On passe une soirée formidable et le spectacle nous prouve que la danse actuelle nous concerne nous, et pas seulement les initiés Luke Jennings (The Guardian)


Safia de Sydney

© Boshua

Sincèrement, l’un des spectacles les plus intenses, les plus impressionnants et les plus hallucinants que je n’ai jamais vu … et j’aimerais pouvoir dire que j’exagère. Si je pouvais le revoir, je le ferais.

s i m u o s In 31


© Jessic a

Mar tinez

:   e i t a r c o m é d a L s e d e t t u l la ?   s e c pla

32


11 → 23.12 19:00 / Studio 12 décembre à 18:00 19 décembre à 17:00 Tarif : A–

Le Belvédère De Bruno Belvaux et Jean Lambert

Une co-mélodie contemporaine, la politique sur le ton de la comédie. Et si le combat politique n’était que vanité ? Et si finalement, les hommes pouvaient se suffire d’amour, de musique et d’alcool ? Les élections approchent mais la démocratie est en berne : son électorat est absent et ses représentants ne cessent de se diviser. Cette fois-ci, c’est Brigitte, une politicienne ambitieuse et expérimentée, qui affronte un jeune idéaliste, nourri de philosophie rousseauiste – une certaine conception de l’homme honnête, intelligent et généreux. Mais tout à coup, ses convictions flanchent… à plus de cinquante ans, Brigitte se demande si elle ne devrait pas suivre ce que lui dit son cœur et briller sur scène en chantant plutôt qu’en apostrophant les foules. Après tout, elle a toujours rêvé d’une vie d’artiste… Et puis, quand va-telle enfin trouver l’amour ? Serait-elle alors capable de tout envoyer valser, tel Bakounine, figure emblématique de la révolution prolétarienne au 19e siècle, qui, selon la légende, claqua en un soir l’argent de la caisse du parti dans un gigantesque feu d’artifice donné sur le Lac Majeur. Le Belvédère raconte avec beaucoup d’humour et de dérision l’art de gouverner, ce qui l’anime : l’ambition, le besoin de reconnaissance et la soif de pouvoir.

Le Belvédère Certaines villes dont le paysage conjugue à la fois rivière et relief possèdent souvent un « belvédère », un point de vue remarquable sur le fleuve et la cité. Le mot « belvédère » vient de l’italien « bel-vedere », composé de bello, « beau », et vedere, « voir ». Mais ceux qui s’y rendent savent que si - du Belvédère - on lit mieux le paysage … on y lit surtout mieux en soi.

ÉCRITURE Bruno Belvaux, Jean Lambert MISE EN SCÈNE Jean Lambert, Bruno Belvaux AVEC Elie Belvaux, Emilie Deletrez SCÉNOGRAPHIE Renata Gorka CRÉATION LUMIÈRES Laurent Keyes REMERCIEMENTS À la Rock’s Cool Une coproduction du théâtre Le Public et du Théâtre de Namur. En coproduction avec La Coop asbl et Shelter Prod. Avec le soutien de Taxshelter.be, ING, du Tax Shelter de l’Etat fédéral et de la Communauté française.

THÉÂTRE

33


16 → 19.12 20:30 / Grande salle 19 décembre à 19:00 Tarif : B

FIQ ! (Réveille-toi !) Par le Groupe Acrobatique de Tanger / Maroussia Diaz Verbeke

Ces acrobates inventent un cirque coloré, pop, foisonnant et… sans frontière ! Une vitalité qui nous rend heureux, les petits comme les grands. Ils s’appellent Najwa, Atlanta, Samir, Hamza, Hammad, Manon, Youssef, Tarik, Hassan, Bouchra, Ayoub, Zhor, Elias, Achraf, Nora… Ils parlent arabe, français, anglais, espagnol mais surtout la langue sans frontière de l’acrobatie. Réunis autour d’une femme passionnée, Sanae El Kamouni, ils ont créé un univers explosif, composé d’acrobaties traditionnelles et modernes au sol mais aussi de break, de taekwendo et même de footfreestyle.

* Circographie : néologisme désignant la mise-en-scène propre au Cirque (ça veut aussi dire « Soyons fous ! » en lituanien mais c’est un hasard)

Acrobaties / figures / pensées / couleurs / dj set / sketchs / glissades / courses / babouches / tours sur la tête / citations / questions en noir et blanc / rap fougueux. Entre un art ancestral – l’acrobatie marocaine – et la création circassienne contemporaine, ces modernes et virevoltantes alchimies nous parlent du Maroc d’aujourd’hui mais aussi du monde. Entourée de DJ Key et de ses scrachs, du photographe Hassan Hajjaj et de la circographe * Maroussi Diaz Verbèke, cette équipe haute en couleur nous transmet une énergie phénoménale, hautement communicative, une vitalité dont le spectacle FIQ ! est le messager.

34

CIRQUE

AVEC LES ARTISTES (de Tanger, mais aussi de Rabat-Salé, Casablanca, Larache…) Najwa Aarras (porteuse, contorsion), Mohamed Takel (acrobate au sol), Samir Lâaroussi (porteur), Hamza Naceri (acrobate au sol), Hammad Benjkiri (porteur), Manon Rouillard (voltigeuse, équilibre, acrobate au sol), Youssef El Machkouri (porteur, acrobate au sol), Tarik Hassani (taekwendo, voltigeur, acrobate au sol), Hassan Taher (acrobate au sol, équilibre), Bouchra El Kayouri (acrobate aérienne), Ayoub Maani (breakdanseur, acrobate au sol, équilibre), Zhor al Amine Demnati (danseuse hip-hop), Ilyas Bouchtaoui (footfreestyle, danseur), Achraf El Kati (acrobate au sol), Nora Bouhlala chacón (acrobate aérienne) ET Dj Key (en alternance) MISE EN SCENE / CIRCOGRAPHIE Maroussia Diaz Verbèke ASSISTANTE MISE EN SCENE Sanae El Kamouni SUIVI ACROGRAPHIQUE William Thomas / Cie BAM SUIVI PORTES ET BANQUINES Basile Narcy et Maxime Solé INTERVENANT TRAMPOLINE Arnaud Thomas CONCEPTION SCENOGRAPHIE ET COSTUMES Hassan Hajjaj SUIVI COSTUMES Bouchra Salih DIRECTION TECHNIQUE / REGIE GENERALE Cécile Hérault CREATION LUMIERE ET REGIE Laure Andurand CREATION MUSICALE Dj Key et autres collaborations (en cours) CREATION SON ET REGIE Joel Abriac SOUTIEN TECHNIQUE Marine David Direction du Groupe Acrobatique de Tanger Sanae El Kamouni. Production, diffusion & développement Jean-François Pyka. Administration & Développement Pauline Horteur. Logistique générale et suivi tournée Alexandra Cahen / assistée de Clara Aycard. Exposition Photos et conception graphique © Hassan Hajjaj


Hajjaj

Un énorme succès ! Le groupe acrobatique de Tanger nous rappelle que l’acrobatie fait partie de la culture marocaine depuis des siècles et prouve ainsi que de la tradition peut naître la modernité.

© Hass an

e

t e s é u o c Se e r b i l i u q é n

Figaro Magazine

35


Hassan Hajjaj

© Hassan Hajjaj

Figure majeure de l’art contemporain, Hassan Hajjaj est considéré comme le Andy Warhol marocain. Né en 1961 à Larache au Maroc et londonien depuis 1973, il vit et travaille entre les deux pays. Photographe mais aussi styliste et designer, il est influencé par les scènes culturelles et musicales londoniennes, autant que par son héritage nord-africain (et la culture visuelle populaire du souk). Son univers, décomplexé et ludique, traduit ainsi sa capacité à créer des ponts entre ces deux cultures. Le résultat ? Des couleurs flashy, des imprimés kitsch, et des boîtes de conserve qui encadrent ses portraits, mais aussi beaucoup d’énergie, de foisonnement et des détournements cocasses.

36

Connu comme le Andy Warhol de Marrakech, les images de Hassan Hajjaj évoquent une sensibilité lumineuse et pop, questionnant l’identité et la pertinence de la frénésie de notre monde moderne. El Pais


© Hassan Hajjaj © Hassan Hajjaj

© Hassan Hajjaj

© Hassan Hajjaj

© Hassan Hajjaj

Liste de choses à faire : - Comprendre ce que veut dire « Circographie » (presque fait) - Rêver (à faire immédiatement) - Se rencontrer, s’interroger, tout inventer, tout interroger, tout recommencer (à faire et à refaire) - Ne rien comprendre au monde (fait) - Se réveiller (à faire en même temps) - Collectionner les acrobaties, figures, grands sauts et exaltations … (à classer et désorganiser) - Ne pas en vouloir au monde d’être comme il est (en cours)

37


Un coup d’essai diablement réussi, fort d’une franche et tendre humanité, mais aussi d’une dramaturgie subtile, d’un soin extrême porté au visuel, au son, à la sensation. Et d’un casting d’exception.

To u c h é s e n p l e i n cœ u r 38

© Marie-Françoise Pliss

art

Marie Baudet (La Libre)


22 → 23.12 20:30 / Grande salle Tarif : A–

Playback d’histoires d’amour (reprise) De Delphine Bibet Se souvenir de ses propres histoires, d’un coup de foudre ou d’un largage en bonne et due forme avec les larmes au bord des yeux, sans rancune et fredonner discrètement ! « Faisons l’amour avant de nous dire adieu », suppliait Jeane Manson en 1976. « C’est décidé, cette nuit, je pars », confiait Nicole Croisille dans « Téléphone-Moi ». « On s’est aimés comme on se quitte », regrettait Joe Dassin. Le playback, c’est tout un art ! Celui de s’inventer une autre vie, de s’approprier une histoire ou encore d’entrer dans une autre dimension. Tout le monde s’y est déjà frotté devant son miroir ou lors d’une soirée imbibée… Delphine Bibet, elle, a décidé de l’assumer et de carrément l’exposer en créant un spectacle à cœur ouvert, contre les bleus de l’amour, les coups au cœur mais le cœur léger. Prenez des chansons d’amour, des chansons françaises qui ont marqué vos souvenirs des années 60 à aujourd’hui… Ponctuez-y des extraits des « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, ceux qui vous inspirent, résonnent en vous… parce que vous les avez vécus, vous en avez été témoins… Ajoutez quatre excellents comédiens aux personnalités bien trempées et à la palette large… Mélangez le tout au beau milieu d’un cabaret, dans un entre-deux des jours et des nuits… et cela donne une véritable ode à nos divagations amoureuses, à nos rêves enflammés et à nos jeux d’amour souvent tendres, parfois cruels et toujours troublants. Et derrière l’humour apparent des costumes, des perruques et des chansons populaires données en playback, il y a une profondeur universelle qui nous saisit parce qu’elle nous renvoie à notre propre histoire personnelle.

Playback m’a fait briller, une heure dix de plaisir, de rire, où l’on vit la consécration. Christine de Namur

Extrait d’une playlist idéale pour une balade dans l’histoire de la variété française, option chansons d’amours : « L’été indien » de Joe Dassin « Avec le temps » de Léo Ferré « Message personnel » de Françoise Hardy « Si tu m’aimes encore » de Nino Ferrer « Parlez-moi de lui » de Dalida

PORTEUSE DE PROJET, MISE EN SCÈNE Delphine Bibet AVEC Delphine Bibet, Thierry Hellin, Catherine Mestoussis et Alexandre Trocki ŒIL EXTÉRIEUR, AIDE À LA DRAMATURGIE Aurore Fattier SCÉNOGRAPHIE Vincent Lemaire LUMIÈRE Guillaume Toussaint Fromentin SON Eric Ronsse COSTUMES création des silhouettes Isabelle Deffin MAQUILLAGE, PERRUQUES Urtezada Fonseca Assistante Céline Yetter — Production Théâtre de Namur Coproduction Théâtre National de Belgique avec La Coop asbl et Shelter Prod avec le soutien de taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge

THÉÂTRE

39


21 → 27.01 20:30 / Grande salle 23 janvier à 19:00 Tarif : B

I Silenti De Fabrizio Cassol et Tcha Limberger Mise en scène Lisaboa Houbrechts C’est d’abord un cri musical, celui des Gitans, des Roms, des Tziganes, peuples oubliés. En écho à tous les « silencieux », ce spectacle dévoile une douce et profonde mélancolie. Il touche en secret l’intimité des cœurs brisés. En 2015, Fabrizio Cassol et son complice Alain Platel créaient le prodigieux « Coup fatal » qui a fait vibrer le festival d’Avignon, le théâtre de Namur et le monde entier au son de la musique baroque et de la rumba congolaise. En 2018, les deux artistes se plongeaient dans la partition du Requiem de Mozart pour aborder en douceur le tabou de la mort et proposer « Requiem pour L ». Ces deux spectacles interprétés par des artistes africains ont laissé des souvenirs inoubliables. Cette fois, Fabrizio Cassol rassemble neuf artistes venus du monde entier dans une « nouvelle » forme artistique, entre concert, opéra, danse et théâtre, mise en scène par la jeune Lisaboa Houbrechts. Le travail de cette artiste de la nouvelle garde flamande est déjà salué par le public et la critique. Conçu autour du chanteur pluri-instrumentiste manouche Tcha Limberger, de la chanteuse américaine Claron McFadden, de la danseuse indienne Shantala Shivalingappa et de quelques musiciens, l’ensemble se révèle d’une beauté musicale et scénique à couper le souffle ! L’exceptionnel Tcha Limberger est au violon et au chant. Tous insufflent une vie nouvelle à quelques-uns des plus beaux Madrigaux de Monteverdi, enrichis de chants et musiques de la tradition tzigane et de pratiques musicales du pourtour méditerranéen. Le spectacle est tour à tour joyeux et mélancolique, simplement envoûtant. Le spectacle est créé à Namur avant une longue tournée européenne. Ce sera l’événement culturel de ce début d’année 2021.

40

Les Madrigaux de Monteverdi sont considérés comme la première musique vocale de notre tradition écrite à exprimer les émotions humaines avec ses drames, ses passions et ses joies. Ces madrigaux, composés entre 1587 et 1638, se rassemblent principalement autour de trois thématiques : l’amour, la séparation et la guerre. La musique s’ancre pour la première fois dans les mots et leurs sens, utilisant les poèmes de Pétrarque, Le Tasse ou Marino. C’est au cours de l’évolution de cette forme et du cœur même de ces polyphonies que Monteverdi a participé à la création de l’Opéra comme un genre nouveau. Petit à petit, les voix se sont individualisées laissant naître « arias et récitatifs », tels des chants suspendus prolongeant le narratif des langoureuses complaintes. Lors de ses premiers pas de notre écriture musicale, il est fort probable que Monteverdi ait puisé dans les trésors musicaux des traditions orales des pourtours de la Méditerranée, celles-là même qui aujourd’hui sont les sources d’inspiration de Tcha Limberger. L’un des axes du travail défendu par Fabrizio Cassol est de retrouver l’essence populaire originelle du madrigal, de celle qui rompait, notamment, avec le cadre formel imposé par l’Église. Ainsi, loin des interprétations à « l’ancienne » nourries par la recherche musicologique actuelle, il nous propose de retrouver le souffle premier du madrigal et ce, en puisant dans la richesse de l’authentique et encore vivante tradition orale. De ce gigantesque flux de poésies lyriques, il a sélectionné des parties, les découpant et les assemblant à nouveau pour que les mots et les mélodies, dans ce nouveau contexte, semblent être les fragments imaginaires de ces lettres jamais écrites. Les thématiques de l’amour, de la séparation, de la mort, de la guerre, de la divine nature et de l’exil croisent les chants de Tcha Limberger. Les madrigaux ainsi déconstruits et reconstruits sont nourris par la diversité des sons de la Méditerranée et des Balkans comme probablement Monteverdi eut l’opportunité d’en écouter.

COMPOSITION Fabrizio Cassol Inspiré par les Madrigaux de Monteverdi VOIXVIOLON Tcha Limberger Inspiré par les chants gitans et de la Méditerranée MISE EN SCÈNE Lisaboa Houbrechts DANSEUSE Shantala Shivalingappa VOIX Claron Mcfadden, Nicola Wemyss, Jonatan Alvarado ACCORDÉON Philippe Thuriot CONTREBASSE Vilmos Csikos PERCUSSIONS Ezgi Elkirmis KAVAL Georgi Dobrev — Production Théâtre de Namur, Coproduction Théâtre de Liège, CA&VMA, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Théâtre des Célestins, Festival de Marseille, ToneelsHuis Anvers, Les Ballets C de la B, Opéra de Lille… Avec La Coop asbl et Shelter Prod Avec le soutien de taxshelter.be, ING et du tax-shelter du gouvernement fédéral belge Avec l’aide de la Fondation Camargo, Les Ballets C de la B. en coproduction

MUSIQUE / THÉÂTRE


Ne plus « voir » pour mieux « entendre »

« Tcha ne fait pas de la musique, il “est” musique ».

Son don sublime, sa voix tout comme sa cécité, ne sont peut-être pas étrangers au traumatisme que les siens – le peuple rom – ont vécu. Cet « holocauste oublié  » par la convention du silence a scellé leurs paroles. Son histoire le connecte inexorablement à tant d’autres, les « silencieux ».

© Paul Nicholas

41


e u q i r L’Af e n n o s r e p n ’a r e p a r t t a r à a rr Fe l w i n e

S

« Et que dit la trace ? Elle nous dit d’être à nouveau dans la plénitude de la force et du rire De guérir de l’offense et d’édifier le jour qui vient Elle nous dit de nous réhabiliter, de sortir du regard vicié sur soi De nous ré- humaniser, de nous réconcilier avec nous-mêmes

42

e Verche

Elle nous dit de re- naitre complètement. »

© Véroniqu

Elle nous dit que marcher, c’est élargir les horizons

val

Elle nous chuchote que l’oubli est parfois le compagnon de la guérison


27.01 → 10.02 19:00 / Studio 30 janvier et 6 février à 18:00 Tarif : A–

Traces, Discours aux Nations Africaines De Felwine Sarr avec Etienne Minoungou « La décolonisation des esprits doit se faire de part et d’autre de la Méditerranée. » Un texte fort rédigé par un homme à la pensée forte, Felwine Sarr qui a appris à ne plus être en colère mais à agir. Une mise au point puissante, à faire entendre à la jeunesse africaine et à la jeunesse du monde. Un texte écrit pour et interprété par le comédien burkinabé Etienne Minoungou, formidable conteur et l’une des grandes voix de la scène artistique africaine contemporaine. L’histoire. Celle d’un migrant africain rentré de son « odyssée européenne » et qui revient vivre sur son continent. « J’ai souhaité vous parler. Vous peuples des premières aubes. » Seul, debout, dressé face au monde avec la ferme volonté de s’adresser directement à lui, Etienne Minoungou prend la parole. Une exhortation à revenir sur la longue histoire de ce continent qui peupla le monde, qui apprit à faire communauté avec tous les éléments et qui subit encore et toujours les affres des « étrangers-conquérants ». Un regard sans concession ni faux jugement posé sur l’Afrique et le monde, sans ressentiment, sans plainte pour aller vers une forme de réveil et d’engagement lumineux. Cette parole poétique et métaphorique nous dit de nous dresser, de retrouver notre humanité, d’arpenter la Trace. Elle s’adresse à nous aussi, Européens qui sommes en « état d’urgence ». Entre la salle et la scène, le dialogue se construit, la conversation s’engage. Le mouvement est réglé par le souffle puissant du comédien et la musique groove de Simon Winse.

Felwine Sarr Auteur, compositeur, éditeur, économiste et musicien sénégalais, Felwine Sarr est un des intellectuels les plus influents de ce début du XXIe siècle. Poète étonnant, essayiste talentueux, libraire, sa parole et sa pensée ont surpris le monde. Ses ouvrages Afrotopia (2016) et Habiter le monde (2017) ont fait l’objet d’un retentissement international immédiat. Il est à l’initiative des «Ateliers de la pensée» à Dakar, un espace de liberté où se réunissent intellectuel. les, écrivain.e.s et universitaires africain. es de la diaspora afin de penser le futur du continent. Etienne Minoungou Comédien, auteur, conteur, metteur en scène, dramaturge et entrepreneur culturel burkinabé, Etienne Minoungou considère le théâtre comme une causerie du soir, une discussion pour mieux comprendre le monde. Il a déjà fait vibrer des textes aussi passionnants que « M’appelle Mohammed Ali » de Dieudonné Niangouna, « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire ou encore « Si nous voulons vivre » de Sony Labou Tansi. En 2002, Etienne Minoungou lance les premières résidences d’écriture et de création théâtrales africaines à Ouagadougou, Les Récréatrâles, considérées aujourd’hui comme un des festivals les plus importants du continent africain.

MISE EN SCÈNE Etienne Minoungou REGARD EXTÉRIEUR Aristide Tarnagda MUSICIEN Simon Winse VIDÉO Emmanuel Toe CRÉATION LUMIÈRES Rémy Brans — Une production du Théâtre de Namur. En coproduction avec le Festival Les Récréatrales - Ouagadougou, le Festival AfriCologne. Avec le soutien de la Fondation von Brochowski Sud-Nord (www.southnorth.foundation). Diffusion La Charge du Rhinoceros Avec le soutien de l’Institut Français

THÉÂTRE

43


30.01 19:00 / Grande salle Tarif : 38 €, 32 €, 26 €, 20 €

Je N’aime Pas Le Classique, Mais avec Gaspard Proust J’aime Bien ! De Gaspard Proust De Bach à Ravel, de Mozart à Wagner, un concert présenté par un grand méchant doux à l’humour admiratif. Héritier de Pierre Desproges, Gaspard Proust est l’humoriste le plus corrosif de notre époque, il est aussi un amoureux de la musique ! Nous sommes heureux de l’accueillir dans ce projet musical, créé avec succès à la Philharmonie de Paris, qui lui tenait à cœur, histoire de désacraliser à sa manière la « grande » musique. Cela fait maintenant près de dix ans que le concept « Je n’aime pas le classique, mais ça j’aime bien » s’est imposé comme le projet le plus populaire et le plus fédérateur du marché phonographique classique. Parti d’une simple compilation, devenu avec le succès une véritable collection de plus d’une vingtaine de volumes, « Je n’aime pas le classique, mais ça j’aime bien » se pose désormais comme une véritable marque, forte, reconnaissable au premier coup d’œil ou à la première écoute. Le public, en toute confiance, peut y retrouver les œuvres classiques les plus célèbres du répertoire dans des versions de grande qualité - des œuvres finalement pas si compliquées ou inconnues que cela, car la plupart de ces mélodies sont régulièrement utilisées dans des musiques de films, des spots publicitaires ou même reprises dans des chansons, ce qui les rend reconnaissables et familières. Adapter ce succès discographique à la scène était donc une continuation à la fois logique et audacieuse. Logique, car il y a fort à parier qu’une musique populaire au disque le sera aussi à la scène. Audacieuse, car il s’agit de transformer un

44

Merci à Gaspard Proust et aux sept musiciens pour ce concert d’une intensité rare, merci pour le choix des œuvres ! Pauline de Paris

objet purement musical et graphique en un véritable spectacle. Le style fin et mordant du célèbre humoriste est le lien parfait pour passer du disque au spectacle. On sait que Gaspard Proust a plusieurs cordes à son arc : humoriste à succès, acteur reconnu, il est également un grand amateur de vin. On le découvre ici fin mélomane. Il s’est pris au jeu du projet, a conçu lui-même une sélection musicale qui va de Bach au XXe siècle, des Quatre Saisons à Casse-Noisette, et nous fait déguster les plus belles œuvres du répertoire à travers le prisme de son humour unique et irrésistible. Dans la foulée de son « Nouveau Spectacle », voici donc Gaspard Proust dans un projet radicalement différents mais qu’il marque d’une même originalité par son extraordinaire personnalité.

AVEC Gaspard Proust, Théo Fouchenneret (piano), Pierre Fouchenneret (violon), Alexandre Pascal (violon), Lise Berthaud (alto), François Salque (violoncelle), Fleur Gruneissen (flûte), Mariam Adam, (clarinette)… Une production de Arachnée Productions et Ruq Spectacles

MUSIQUE / HUMOUR


ret © Axel Coeu

l a i r e s Le t i c u o d a r u e u m oq !   s r u œ les m 45


Ils sont six. Il en manque un. © Juul Dekker

46


9 → 13.02 20:30 / Grande salle 13 février à 19:00 Tarif : A

La Ville des zizis De Éline Schumacher

À l’heure de Me Too … une ode remplie d’humanité à une gente exclusivement masculine. Six hommes enterrent le septième. Une histoire qui commence mal… Mais les copains, réunis pour ce triste événement, ne se sépareront pas tout de suite : tentant de déjouer le manque, ils vont rendre hommage à la vie. Une plongée dans les expressions de sentiments, dans les émotions et dans les tensions que peuvent éprouver ces hommes pour surmonter la pudeur, apprivoiser l’intime… Et qui sait, peut-être parler ? Tout part d’un instinct autobiographique : le père d’ Éline Schumacher, la metteure en scène, n’a pas d’amis… ça la taraude, ça l’angoisse car… qui viendra à son enterrement ? C’est alors que la fascination et les fantasmes s’emparent de l’artiste pour palier à cette éventualité : des camarades d’école et d’anciens amoureux deviennent les amis rêvés du club de foot, du bar ou du bureau que son père n’a – (mal)heureusement - pas. Du cinéma culte aux pochettes de vinyles à succès, les références sont multiples. Elles alimentent cette représentation loufoque de l’imaginaire… un imaginaire de ce qui manque, pour créer au final une véritable ode à la vie.

La ville des zizis croque avec beaucoup d’humour tous les clichés et les idées reçues sur les garçons lorsqu’ils se déplacent en bande François Caudron (RTBF)

On en ressort avec un mal aux joues, tellement on rit ! C’est vraiment à ne pas manquer ! Clémence de Mons

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Éline Schumacher AVEC Léonard Cornevin, Adrien Drumel, Thierry Hellin, Lucas Meister, Jean-Baptiste Polge et Michel Villée COLLABORATEUR ARTISTIQUE Nicolas MouzetTagawa ASSISTANT STAGIAIRE À LA MISE EN SCÈNE Bodgan Kikena CRÉATION LUMIÈRES Octavie Piéron CRÉATION SON Noam Rzewski SCÉNOGRAPHIE Juul Dekker CRÉATION COSTUMES Frédérick Denis RÉGISSEUR GÉNÉRAL Thomas-Tristan Luyckx CONSTRUCTION DÉCOR Sébastien Corbière ASSISTANTS CONSTRUCTEURS Nassim Bajou et Jean-Baptiste Robert CHORÉGRAPHE Paola Dibella ARRANGEMENT ET COACHING VOCAL Ségolène Neyroud — Une production de Mars, Mons - arts de la scène, de La Coop asbl, du Théâtre Les Tanneurs et de la Maison de la Culture de Tournai. Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, Service du Théâtre, de Shelter-prod, Taxshelter.be, ING et du Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge et avec l’aide du Théâtre National.

THÉÂTRE

47


24 → 27.02

PRIX MAETERLINCK 2019 dans la catégorie « meilleur spectacle » et « meilleure actrice »

20:30 / Grande salle 27 février à 19:00 Tarif : A

Final Cut De Myriam Saduis

Un père inconnu. Une mère qui vient de rendre l’âme… Et des lettres qui refont surface, archivées dans une enveloppe sur laquelle est écrit « père de Myriam ». C’est l’histoire singulière et bouleversante d’une « enfant de la transgression », fruit des amours d’un couple dont la passion a été happée par le flux de l’Histoire, celle de la décolonisation, du racisme latent et de la migration… Ces deux amoureux, nés en Tunisie, ont goûté les mêmes fruits, contemplé la même mer et respiré les mêmes odeurs. Mais la mère, fille de colons italiens, va peu à peu rejeter le père, tunisien d’origine musulmane, pour sombrer dans la paranoïa et le délire. « Elle a occupé toute la scène de mon enfance et de mon adolescence, cette folie maternelle. Mon père se tenait là, comme flouté, comme ces négatifs photographiques que ma mère n’avait pu se résoudre à jeter. » Tout au long de ce récit, comique et bouleversant à la fois, l’actrice et metteure en scène essaye de coudre et recoudre d’un seul fil, les morceaux divisés, les parts défaites, les fragments perdus. Monologues accompagnés de mimes et de chants, Myriam conte sa propre odyssée pour reconquérir SA vérité, se l’approprier et la transcender avec grâce et subtilité.

Au-delà de l’histoire singulière, ce spectacle illustre la responsabilité de la grande Histoire : ici, celle de la colonisation, ses silences, ses dénis, et les conséquences psychiques de ces dénis pour les descendants, « héritiers involontaires » des traumatismes de parents prisonniers de ces silences de l’Histoire. Une œuvre d’art bouleversante dont nul ne peut sortir indemne. Alice Cherki, écrivaine, psychiatre et psychanalyste

AVEC Myriam Saduis et Pierre Verplancken CONCEPTION ET ÉCRITURE Myriam Saduis COLLABORATION À LA MISE EN SCÈNE Isabelle Pousseur CONSEILLERS ARTISTIQUES Magali Pinglaut et Jean-Baptiste Delcourt LUMIÈRES Nicolas Marty CRÉATION VIDÉO Joachim Thôme CRÉATION SONORE Jean-Luc Plouvier (avec des extraits musicaux de Michel Legrand, Mick Jagger / Keith Richards, Amir ElSaffar) INGÉNIEUR DU SON ET RÉGISSEUR VIDÉO Florent Arsac MOUVEMENT Nancy Naous CRÉATION DES COSTUMES Leila Boukhalfa COLLABORATION À LA DRAMATURGIE Valérie Battaglia CONSTRUCTION Virginie Strub MAQUILLAGE ET COIFFURE Katja Piepenstock — Production Théâtre Océan Nord Coproduction Défilé a.s.b.l., la Coop asbl, FWB CAPT Service du Théâtre Soutiens Fédération Wallonie-Bruxelles, Shelterprod, Taxshelter.be, ING, Tax-Shelter du gouvernement fédéral belge

48

THÉÂTRE


Myriam, c’est moi.

49

© Franco

ise Plis sa

rt


© Shaan C

Continuer sa route coûte que coûte 50


6.03 19:00 / Grande salle Tarif : 28 €, 22 €, 16 €, 12 €

CharlElie Couture

Il fait partie des « icônes » d’une certaine chanson-rock littéraire. L’élégance incontestable des grands hommes discrets. Depuis trente ans, on n’a pas vu le temps passer avec ce peintre, écrivain et chanteur inclassable. Artiste dans la pleine acceptation du terme, il faut l’avoir vu sur scène pour comprendre le magnétisme qui émane de ses concerts. Réalisé sur un coup de tête, ce 24e album de CharlElie COUTURE « Trésors cachés et Perles Rares » est un disque imprévu. La voix et les textes sont mis en avant comme un cadeau pour les fans et ceux qui apprécient le style unique de ce poète rock inclassable au débit /flow/slam si particulier, entre rock tendu, blues social et poésie cinématographique. « Changement d’objectif, changement de focale, une manière de changer d’angle de vue, pour me remettre en question parce que le monde, change… » Sans fioriture inutile ni instrument superflu, l’album « Trésors cachés et Perles Rares » est une relecture–réécriture de sa propre histoire, avec des chansons re-visitées et d’autres titres inédits. Il nous met l’âme et le cœur en mouvement.

MUSIQUE

C’est un humaniste qui a su entrelacer musique, notes et images, afin d’exprimer au plus près sa richesse intérieure David Desvérités, auteur de la biographie « CharlElie Couture, poète rock »

51


9 → 20.03 19:00 / Studio 13 et 20 mars à 18:00 Tarif : A

Partage de midi Un texte de Paul Claudel, mis en scène par Héloïse Jadoul

Trois hommes et une femme, perdus entre le ciel et la terre, unis par l’échec de leur vie, font route vers la Chine. Le soleil est au zénith. Sur le pont d’un bateau en plein milieu de l’océan, Mesa et Yzé tombent éperdument amoureux. Il est jeune, diplomate et profondément croyant. Elle est mariée, mère de deux enfants et sa vie l’ennuie, profondément. S’ensuit une relation passionnelle, un questionnement sur l’amour mais aussi une recherche de sacré. La pièce commence à midi et se termine à minuit. Elle suit le mouvement de passage du soleil à la lune, un déplacement symbolique du masculin vers le féminin. Car si Paul Claudel s’est concentré sur le chemin de Mesa, la metteure en scène rééquilibre le drame autour du couple. Après tout, Ysé ne vit-elle pas, elle aussi, un parcours initiatique la menant à la rencontre de l’autre et par là, d’elle-même ? Cette relecture donne à voir à tous notre part féminine intérieure, si précieuse pour notre équilibre car « La lune n’est visible que parce qu’elle prend le reflet du soleil ».

VERSION de 1906 : Paul Claudel est un homme profondément croyant, son rapport à Dieu étant de nature mystique. Le thème de la religion est donc éminemment présent dans tous ses textes. C’est en 1906 qu’il couche sur le papier le récit de « Partage de Midi », inspiré de son propre drame personnel. Par pudeur et sous les conseils de son confesseur, la pièce sera mise en scène seulement quarante ans plus tard et dans une version remaniée, aux contours plus lisses. Mais Héloïse Jadoul, à l’exception de la dernière scène, a choisi de reprendre le texte original, celui qui laisse entrevoir les pulsions d’un homme brûlé à vif par la vie.

À travers les mots si particuliers de Claudel, Héloïse Jadoul questionne les notions de grâce, c’est-à-dire de don de soi, de don gratuit, mais aussi le sens donné à notre propre finitude. Un spectacle puissant, au lyrisme incandescent, qui invoque l’importance primordiale du sacré dans nos vies.

AVEC Alessandro de Pascale, Adrien Desbons, Emil Falk-Blin et Sarah Grin MIS EN SCÈNE Héloïse Jadoul DRAMATURGIE Anthony Scott CRÉATION LUMIÈRES Iris Julienne CRÉATION SON Marc Doutrepont SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Bertrand Nodet — Une coproduction du Théâtre de la Vie, du Théâtre Océan Nord et de La Coop. Avec le soutien du Théâtre La Balsamine, du BAMP et de la Compagnie La Servante. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service du Théâtre, de taxshelter. be, d’ING et du tax shelter du gouvernement fédéral belge.

52

THÉÂTRE

Difficile de résister à la magie de la langue claudélienne, à la beauté fulgurante de ses métaphores, à la puissance de ses rythmes. Les comédiens s’emparent du texte avec un naturel et une intensité remarquables, sans jamais céder à l’emphase. Dominique Mussche, RTBF


© Bertrand Nodet

L’incontrôlable et explosif désir amoureux 53


© Alamy

P rêt à ?   r e t u sa

Une jolie métaphore de l’audace, espiègle, drôle et avec un brin de métaphysique, où on se retrouve « l’esprit soufflé comme si on avait soi-même traversé les chutes du Niagara » 54

La cause littéraire


11 → 13.03 20:30 / Grande salle 13 mars à 19:00 Tarif : A

Smith & Wesson De Alessandro Baricco

Un scénario loufoque, une pièce à suspense ! Après l’immense succès – sur scène et en librairie - de « Novecento : Pianiste », Alessandro Baricco revient au théâtre avec « Smith & Wesson » dont il assure lui-même la mise en scène. Année 1902, Tom Smith et Jerry Wesson se rencontrent au pied des chutes du Niagara. L’un passe son temps à rédiger des statistiques météorologiques; l’autre à repêcher les corps engloutis par les rapides. Rencontre exceptionnelle, comme celle que les deux types font avec Rachel Green, jeune journaliste prête à tout pour dénicher le scoop du siècle, même à embarquer Smith et Wesson dans son projet délirant : plonger dans les chutes du Niagara et s’en sortir vivante. Tout le monde en rêve, personne ne l’a jamais fait. Il ne reste alors qu’à se glisser dans un tonneau, défier les lois de la physique et sauter. Nous avons tous besoin d’une histoire mémorable, d’un exploit hors norme pour réaliser quelque chose qui nous soit vraiment propre.

De renommée mondiale, Alessandro Baricco est un écrivain, musicologue et homme de théâtre italien contemporain. Après le Prix Médicis étranger pour « Les Châteaux de la colère » en 1995, c’est avec « Soie » (1997) qu’il s’impose comme un des grands écrivains de la nouvelle génération. La même année « Novecento : pianiste » témoigne de son amour de la musique. En 2016 est paru son treizième roman : « La jeune épouse ».

N.B. : Smith & Wesson n’ont donc rien à voir avec les célèbres fabricants d’armes à feu américains… si ce n’est la blague qu’ils en font lors de leur rencontre et leur décision d’utiliser leur prénom pour éviter toute confusion : Tom & Jerry !

TEXTE/ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE Alessandro Baricco AVEC Christophe Lambert, Laurent Caron, Laura Morante, Lou Chauvain et deux circassiens (DISTRIBUTION EN COURS) SCÉNOGRAPHIE Maggy Jacot CRÉATION SONORE Nicola Tescari — Coproduction Théâtre de Liège, Scène Nationale de Sète, Les Théâtres de Marseille, Aldo Miguel Grompone d.i., Théâtre de Namur

THÉÂTRE

55


24 → 27.03 20:30 / Grande salle 27 mars à 19:00 Tarif : A–

Une cérémonie De et par Le Raoul Collectif : Romain David, Jérôme de Falloise, David Murgia, Benoît Piret et Jean-Baptiste Szezot À toutes celles et ceux qui se battent et rêvent encore de changer le monde. Après Le Signal du Promeneur et Rumeur et petits jours, Le Raoul Collectif - sorte de laboratoire pratique de démocratie - part en bataille contre le capital, contre la finance, contre la bêtise et les profits, contre le patriarcat et la fascination du pouvoir, contre les esprits étriqués et les discours dominants. En éternelle quête de sens, ces solides compagnons de route rendent hommage aux rêveurs, aux idéalistes… à celles et ceux qui, tels des « Don Quichotte », se battent à corps perdu, pas contre des moulins, mais pour se réapproprier le monde. Leurs armes ? Le théâtre ! Un art du vivant qui fait résonner la parole, les mots, les corps, les voix, la musique, l’ivresse poétique… et l’intelligence collective ! Ici, Don Quichotte, Sancho Panza et Rossinante croiseront le chemin de jazzmen abîmés des années 50 ou de musiciens d’un groupe de rock tiré d’un film de Kaurismaki, sur fond de cérémonie vaudou. Ensemble, ils créent des récits musicaux rebelles et hauts en couleur – une véritable célébration de l’audace ! Parce qu’on n’a plus rien à perdre ! Ou mieux … Parce qu’on a tout à gagner.

[…] Il semblerait que tout soit passé ou dépassé, que tout ait déjà été inventé. Nous nous en réjouissons : libérés de cette ambition d’avoir à délivrer du neuf, nous voulons affirmer que dans un monde qui se détruit, la création reste le seul moyen de ne pas sombrer avec lui. Cette énergie adolescente constitue le mouvement dans lequel notre collectif a vu le jour en février 2009, et veut se traduire dans l’inscription d’un théâtre qui met en avant les joies de la libération. Raoul Collectif

MUSICIENS Philippe Orivel, Julien Courroye, Clément Demaria DIRECTION TECHNIQUE, ARRANGEUR MUSICAL Philippe Orivel CRÉATION SONORE Julien Courroye RÉGIE GÉNÉRALE, RÉGIE SON Benoît Pelé RÉGIE PLATEAU Clément Demaria RÉGIE LUMIÈRE Nicolas Marty ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Yaël Steinmann SECONDE ASSISTANTE Rita Belova SCÉNOGRAPHIE Juul Dekker COSTUMES Natacha Belova — Production Raoul Collectif. Coproduction : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre de Namur, Mars - Mons arts de la scène, Théâtre Jean Vilar de Vitry-sur-Seine, Maison de la Culture de Tournai/ Maison de Création, Théâtre Sorano, Théâtre de la Bastille, CDN Orléans / Centre-Val de Loire, La Coop asbl / Shelter Prod. Avec l’aide de taxshelter.be, ING & Tax-Shelter du Gouvernement fédéral belge. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre (CAPT) et Wirikuta asbl.

56

THÉÂTRE


© Juul De

kker

Ê t re , x u e r b m no à e d i ça a te n i r

57


sablanca © Fred de Ca

, e u q s a m s n Sa c i l b u p u a e c a f s u o n à Bie n

58


22 → 28.04 20:30 / Grande salle 24 avril à 19:00 Tarif : D

Room De James Thierrée

Rapprocher artistes et spectateurs comme seules les fêtes savent le faire ! Après 20 ans de création et le succès retentissant du spectacle « Raoul », James Thierrée entame un nouveau chapitre et renouvelle la relation qui l’unit au public. Room est une pièce au haut plafond, aux murs épais et au plancher craquant. Lieu vaste et brut, habité par treize musiciens, circassiens et danseurs qui ensemble, marient et décomposent l’art, le corps et l’Instrument. Un voyage à tiroirs et en démesure dans un univers hors norme mêlant musique, cirque, danse et théâtre. Où commence la fin … Où finit le commencement ? Un chaos concentré, déroutant et envoûtant !

Élevé dans un cirque, comédien, danseur, acrobate, James Thierrée est un artiste inclassable. Son univers onirique séduit le public à chacun de ses spectacles de « La Symphonie du Hanneton » à « La Veillée des Abysses », d’« Au revoir parapluie » à « Raoul », de « Tabac rouge » à « La Grenouille avait raison »... Ce travailleur infatigable a un objectif simple : être à la hauteur de l’enjeu. « Le corps est mon outil, mon instrument de travail. Le vecteur de mes émotions. Tout ce qu’on peut contrôler nous rassure. Et les mots nous protègent. Se tenir debout ou marcher, c’est une autre histoire. Autant ouvrir la boîte de Pandore ! Pour moi, le corps est l’expression des choses sur lesquelles nous n’avons aucune prise. »  James Thierrée

CRÉATION, SCÉNOGRAPHIE, COSTUMES ET CONCEPTION MUSICALE James Thierrée AVEC James Thierrée, Ching-Ying Chien, Camille Constantin, Mathias Durand, Hélène Escriva, Steeve Eton, Noémie Ettlin, Damien Fleau, Maxime Fleau, Myrtille Hetzel, Nora Horvath, Magnus Jakobsson, Kwang Suk Park « Issue » ASSISTANTE À LA CHORÉGRAPHIE Thi Mai Nguyen ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Pénélope Biessy FABRICATIONS, CONFECTIONS, CONSTRUCTIONS par l’équipe de la Compagnie du Hanneton — Création au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève. Production La Compagnie du Hanneton. Coproductions en cours Théâtre de Carouge- Atelier de Genève (CH), La Comédie de Clermont-Ferrand Scène Nationale (F), Le Théâtre de Namur (B), Le Théâtre des Célestins, Lyon (F), Chekhov International Theatre Festival, Moscou (RU), Edinburgh International Festival (GB), LG Art Center Seoul (K), Odyssud Blagnac (F), Anthéa Antibes (F), Théâtre de la Ville Paris (F), Nuithonie Fribourg (CH), Théâtre Sénart, Scène Nationale de Lieusaint (F), Le Volcan Scène Nationale du Havre (F), Opéra de Massy (F), Théâtre du Passage Neuchâtel (CH). La Compagnie du Hanneton est conventionnée par le Ministère de la Culture, DRAC Bourgogne Franche-Comté.

MUSIQUE / CIRQUE / DANSE / THÉÂTRE

59


5 → 8.05 20:30 / Grande salle 8 mai à 19:00 Tarif : A

J’abandonne une partie de moi que j’adapte De Justine Lequette

On en ressort le cœur gai, un peu confus et mis à nu. « Êtes-vous heureux ? » … c’est la question emblématique du film documentaire « Chronique d’un été » de Jean Rouch et d’Edgar Morin, Prix de la critique internationale à Cannes en 1961. Cinq amis et acteurs décident de s’emparer des deux - de la question et du film - et vont profiter de l’espace qu’offre encore la création théâtrale pour se réunir, discuter, s’interroger et … créer une œuvre existentielle, emplie de poésie. C’est un instantané de la vie de quelques jeunes adultes qui se déroule alors sous nos yeux, autour d’une table où le langage désuet se mêle au vin rouge et à la fumée de cigarette. Les trente glorieuses s’essoufflent. Mai 68 n’est pas loin. Le travail, l’amour, le mariage, le logement, la guerre… tout y est abordé. Et des questions surgissent les unes après les autres : « C’est quoi le monde dans lequel on vit ? » « Comment se débrouillet-on avec la vie ? » Comme un air de déjà vu… Et puis soudain, les costumes et le décor changent, les poses aussi. Tout est plus moderne, plus « contemporain ». Mais toujours ces mêmes interrogations… « Que reste-t-il aujourd’hui ? » « Que pouvons-nous inventer pour refaire le monde ? » Au fond, et si la réponse était ailleurs ? Et si on recommençait tout autrement ? Ce spectacle intime et touchant nous fait comprendre qu’à travers d’autres façons de partager, de vivre ensemble et de penser la société, les germes d’une utopie collective demeurent. Nous nous sentons moins seuls dans cette errance à la fois belle et absurde qu’est la vie. UN PROJET INITIÉ ET MIS EN SCÈNE PAR Justine Lequette / écriture collective AVEC Rémi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud, Léa Romagny ASSISTANT Ferdinand Despy — Projet issu de Solo Carte Blanche de l’Esact. Avec le soutien de L’Esact, La Chaufferie-Acte 1, Festival de Liège, Eubelius. Production : Théâtre National Wallonie-Bruxelles

60

THÉÂTRE

Cinéma-Vérité : Point de départ de cette pièce, le film « Chronique d’un été » de Jean Rouch et Edgar Morin fait un état des lieux de la société française durant l’été 1960. Dans la rue ou au beau milieu d’un salon parisien, le réalisateur et le sociologue organisent des enquêtes, interrogent des personnages récurrents sur la vie, l’amour, le travail, provoquent des confrontations… Ils amorcent ainsi le genre « cinéma vérité » qui consiste à se rapprocher le plus possible de la réalité représentée en intervenant le moins possible. Le « cinéma-vérité » est fait de mensonges, qui, par un hasard singulier, sont plus vrais que la vérité ». J. Rouch

Complainte du progrès, Boris Vian : Autrefois pour faire sa cour On parlait d’amour Pour mieux prouver son ardeur On offrait son cœur Aujourd’hui, c’est plus pareil Ca change, ça change Pour séduire le cher ange On lui glisse à l’oreille Ah ? Gudule ! Viens m’embrasser Et je te donnerai Un frigidaire Un joli scooter Un atomixer Et du Dunlopillo Une cuisinière Avec un four en verre Des tas de couverts Et des pell’à gâteaux Une tourniquette Pour fair’ la vinaigrette Un bel aérateur Pour bouffer les odeurs Des draps qui chauffent Un pistolet à gaufres Un avion pour deux Et nous serons heureux (…)


© Hubert

Amiel

?   x u e r u e H

Une belle réussite, drôle sur la forme et dramatique sur le fond, poétique et politique Guy Duplat (La Libre Belgique)

61


© Jean Mahaux

e r t n e e u g o l Un dia u e f e l t e u a ’e l

Et si l’on pouvait craindre que les rassembler serait marier l’eau et le feu, le résultat est d’une harmonie folle. La guitare de Quentin Dujardin et l’accordéon diatonique de Didier Laloy s’épousent remarquablement dans la grande salle des mariages des musiques LE SOIR

62


19.05 20:30 / Grande salle Tarif : 15 €

Quentin Dujardin et Didier Laloy featuring

Adrien Tyberghien Une rencontre en trio particulièrement mélodique, harmonique et rythmique Après plusieurs projets personnels et forts d’une expérience grandissante sur le plan international, Quentin Dujardin et Didier Laloy ont choisi d’écrire ensemble la musique d’un album qui leur ressemble terriblement. Les deux artistes restent inclassables de par leur musique et leur démarche originale à la lisière du jazz, du classique, du trad ou encore des musiques de films. C’est ainsi qu’au fil de plusieurs résidences d’écriture au sein du studio d’Agua music basé dans le Condroz « Water & Fire » s’est construit. Un moment musical intense où l’espace et le temps s’arrêtent un instant pour permettre l’aventure d’une écriture commune. Deux tempéraments musicaux d’apparence opposés partis à la recherche d’un terrain d’entente entre chaud et froid. Une prise de risque mariant deux conceptions différentes de la forme et de la pensée musicale. Un choc entre roman et baroque. Une richesse réelle qui donne naissance à un album magnifiquement mélodique (Avril & Les Avins sous les étoiles), bel et bien vivant (Storm & Alma). Les deux artistes dont l’expressivité se lie avec intensité se complètent à merveille dévoilant pour notre plus grand bonheur une sensation sonore à la fois brûlante et glaciale d’émotions. Notons également la présence du jeune contrebassiste issu de l’Opéra National de Paris, Adrien Tyberghein. L’étincelance de son archet ranime un univers classique à l’évidence très éloigné d’un certain poussièrisme (Baroque & Mai). Une personnalité intense qui provoque aussi ce croisement inattendu.

MUSIQUE

Quentin Dujardin Il a collaboré internationalement en live ou en studio avec Toots Thielemans, Manu Katché, Bijan Chemirani, Nicolas Fiszman, Mahsa Vahdat, Ivan Paduart, Richard Bona, Bert Joris, Ialma, Kevin Seddiki et beaucoup d’autres. Ambassadeur pour la Fondation Yehudi Menuhin, il a composé la bande orginale de l’adaptation théâtrale du roman best-seller de Eric-Emmanuel Schmitt « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran ». Il a notamment co-produit deux albums aux côtés de Lee Townsend (Bill Frisell) dont l’un contenant le fameux Hit Spotify «1977». Didier Laloy Didier Laloy est depuis plusieurs années considéré comme l’un des représentants les plus vivants du renouveau de l’accordéon diatonique en Europe. Son aisance sur scène, son aptitude à aborder tous les genres musicaux, ses qualités humaines font de lui un musicien très demandé (il a joué sur pas moins de 120 albums). L’artiste reste également l’un des personnages les plus créatifs de sa génération. Sans cesse en mouvement, son univers puise sa force au travers d’une générosité sans fin.

63


18 → 29.05 19:00 / Place du Théâtre Tarif : A–

Le dernier salut De Nicolas Buysse Cie Les boîtes à idées

La fin de quelque chose de spécial : la retraite au théâtre. En guise de merci, une virée punk et poétique à travers les rues de Namur Au soir de leur carrière, trois comédiens attitrés du Théâtre National refusent d’abdiquer devant l’obsolescence programmée. Face à la retraite qui sonne le glas d’une vie consacrée au théâtre, le trio déclare la révolution, fût-elle gériatrique ! Les voilà donc périmés ? Trop vieux pour dire l’amour, la mort, l’espoir, pour servir Prévert, Rostand ou Shakespeare ? En réponse à une telle ineptie, les spectateurs sont invités à une procession hors du commun, hors les murs du théâtre, dans une cavalcade urbaine et poétique. De la rue namuroise, ils feront leur scène, des places leurs décors. Au détour d’un bar, d’un hôtel, en chantant, en criant, en égrenant leurs souvenirs, les digressions sur leur carrière, les solos mémorables de chacun de ses interprètes, c’est au plus beau spectacle de leur vie qu’ils nous proposent de participer. Oui, l’émotion aura droit de cité. Mais la joie de dire, de vivre, de rire et de chanter ne prêtera jamais le flanc à l’ennui. La musique accompagnera ce safari improbable. Ces trois-là, Alfredo Cañavate, Patrick Donnay et JeanPierre Baudson invitent à une belle et douce complainte sur le temps qui passe, vite, trop vite. Face à ce constat inéluctable, ils s’unissent dans un flot d’enthousiasme, cri d’amour à ce métier qui trouve son plus bel écho dans la puissance dramatique de la ville. « Le Dernier salut » est un retour aux sources, un long travelling qui traverse la vraie vie. Pour une fois. La vraie vie.

Saviez-vous que ces comédiens ont en moyenne joué 150 soirs par an tout au long de leur carrière ? Avec un rapide calcul, cela représente presque 2.000.000 de spectateurs par comédien. À eux trois, ils additionnent quelque 6.000.000 de spectateurs ! Ce spectacle est donc un hommage au métier et à toute une vie donnée à ce métier car cela demande beaucoup de sacrifices.

Patrick Donnay, Alfredo Cañavate et Jean-Pierre Baudson fêtent leur retraite avec panache. Et vous convient à un safari urbain d’une poésie punk pour rendre hommage à leur métier de comédien Catherine Makereel (Le Soir)

CONCEPTION, ÉCRITURE ET MISE EN SCÈNE Nicolas Buysse DRAMATURGIE Jean-Michel Frère SCÉNOGRAPHIE Ditte van Brempt AVEC Jean-Pierre Baudson, Alfredo Cañavate, Patrick Donnay CRÉATION SONORE Maxime Glaude

64

THÉÂTRE


© Maud Faivre

e m i a ’ l e J s p m e t e ta nt l e t s e r i u q

65


© Fred Chapotat

Si quelqu’un vous dit : « Je me tue à vous le répéter », laissez-le mourir

66


1.06 20:30 / Grande salle Tarif : 28 €, 22 €, 16 €, 12 €

Prévert par Yolande Moreau et Christian Olivier Prévert, un touche-à-tout libertaire, populaire et plus que jamais nécessaire. Revoici programmé le spectacle que vous étiez nombreux à attendre et que la crise sanitaire nous a empêché de vous montrer ! Yolande Moreau, hors famille Deschiens, et Christian Olivier, hors Têtes Raides, croquent leur portrait de Prévert, tendre anarchiste, poète au langage déstructuré, génie des inventaires avec ratons laveurs. Hommage libre et fervent à la liberté du poète.

Poème : Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là Et tu marchais souriante Épanouie ravie ruisselante Sous la pluie

Devant ce spectacle d’une heure vingt, on rit, on sourit, parfois jaune, et on est émerveillé par la qualité des mots que l’on savoure grâce à la musique et aux subtils éclairages Le Figaro

Rappelle-toi Barbara Il pleuvait sans cesse sur Brest Et je t’ai croisée rue de Siam Tu souriais Et moi je souriais de même Rappelle-toi Barbara Toi que je ne connaissais pas Toi qui ne me connaissais pas Rappelle-toi Rappelle-toi quand même ce jour-là N’oublie pas Un homme sous un porche s’abritait Et il a crié ton nom Barbara Et tu as couru vers lui sous la pluie Ruisselante ravie épanouie Et tu t’es jetée dans ses bras

THÉÂTRE

Rappelle-toi cela Barbara Et ne m’en veux pas si je te tutoie Je dis tu à tous ceux que j’aime Même si je ne les ai vus qu’une seule fois Je dis tu à tous ceux qui s’aiment Même si je ne les connais pas Rappelle-toi Barbara N’oublie pas Cette pluie sage et heureuse Sur ton visage heureux Sur cette ville heureuse Cette pluie sur la mer Sur l’arsenal Sur le bateau d’Ouessant Oh Barbara Quelle connerie la guerre Qu’es-tu devenue maintenant Sous cette pluie de fer De feu d’acier de sang Et celui qui te serrait dans ses bras Amoureusement Est-il mort disparu ou bien encore vivant Oh Barbara Il pleut sans cesse sur Brest Comme il pleuvait avant Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé C’est une pluie de deuil terrible et désolée Ce n’est même plus l’orage De fer d’acier de sang Tout simplement des nuages Qui crèvent commes des chiens Des chiens qui disparaissent Au fil de l’eau sur Brest Et vont pourrir au loin Au loin très loin de Brest Dont il ne reste rien.

67


Nouveau pour les concerts programmés à Malonne ! En partenariat avec le restaurant « la Romance » et l’Abbaye musicale de Malonne, nous vous proposons un repas brasserie avant ou après votre concert, en fonction de l’horaire. Infos et réservation sur : theatredenamur.be/repas-malonne

68

© Gautier Delco

a h l i h P

e u q i n o m r


19.09 19:00 / Abbaye Musicale de Malonne Tarif : A

Brahms et l’Art d’aimer Par le Chœur de Chambre de Namur

S : AURÉLIE MOREELS, AMÉLIE RENGLET A : CAROLINE DE MAHIEU, RAPHAËLLE GREEN T : PIERRE DERHET, NICOLAS BAUCHAU B : KAMIL BEN HSAIN LACHIRI, EMMANUEL JUNK PIANISTES : ZORA ET NORA NOVOTNA (CZ)

PROGRAMME LIEBESLIEDER OP 52/ NEUELIEBESLIEDER OP 65

Première grande retrouvaille à la Philharmonique, et quoi de mieux que de parler d’amour ? Mais pas celui du rêve béat et idyllique. Non, celui de la tendresse, bien sûr, mais aussi le complexe, le tortueux, le rêveur, le mélancolique,… Celui de l’homme et de la femme, de la femme et de l’homme, de l’amant, de l’épouse infidèle, des questionnements… Tout cela dans deux cycles très connus de l’œuvre de Brahms : les Liebeslieder op 52, et les Neueliebeslieder op 65. Retrouvailles aussi avec le Chœur de Chambre de Namur. Mais sous quelle forme ? En effet, la pandémie du Covid-19 n’a pas été sans conséquences pour le secteur culturel, et notamment pour les musiciens, subitement privés de concerts et de perspectives professionnelles. À travers le temps, les artistes ont souvent été confrontés aux aléas de leur métier et à divers types d’incertitudes. Ils y ont trouvé matière à développer une rare capacité à renouveler leur imagination, à titiller leur créativité, à se réinventer sans cesse. Dans ce cadre, le Choeur de Chambre de Namur a décidé en cet automne 2020 de se multiplier en autant de sections locales (namuroise, liégeoise, bruxelloise) afin de proposer des programmes variés, attrayants, à travers des équipes réduites qui combinent le plaisir de chanter, l’amour de la musique et le respect des normes sanitaires. Sous cette forme légère et mobile, le Choeur de Chambre de Namur peut ainsi apporter le bonheur musical à des publics très divers, dans les salles de concerts, bien sûr, mais aussi au profit d’associations diverses. Une manière finalement très heureuse de faire face aux rigueurs du temps avec sourire et enthousiasme.

PHILHARMONIQUE

69


26.09

10.10

19:00 / Abbaye Musicale de Malonne Tarif : A

19:00 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : A

« In alto mare, in alta montagna »

© D.R.

Par InAlto

Beethoven et Dvorak, contrastes autour du quatuor Par le trio Fénix et Etienne Rappe Le trio Fénix vous a fait découvrir le trio à cordes la saison passée, nous vous avons régulièrement proposé des quatuors à cordes, et pourquoi pas un quatuor à clavier ? Dans cette année Beethoven, l’occasion est belle d’en découvrir un, et de confronter le style puissant du Grand Maître de Bonn avec le charme slave de Dvorak, que nous connaissons tous par la Symphonie du Nouveau Monde. Son deuxième quatuor à clavier op 87 est emblématique de son œuvre, élégante, caractérisée par des changements d’affects, comme on le verra dans d’autres œuvres de musique de chambre. Musique toujours bien écrite, très agréable à l’écoute. Pour cette occasion, le trio Fénix a proposé à notre directeur artistique, Etienne Rappe, de les accompagner un petit moment dans cette belle aventure artistique et de compléter le programme par un petit trio encore à déterminer.

70

PHILHARMONIQUE

« En haute mer, en haute montagne », cette expression commune au français et a l’italien nous renvoie non seulement à la distance mais aussi au risque engage. Le cornet à bouquin est l’instrument phare des XVIe et XVIIe siècles. Cet instrument fait de bois recouvert de cuir est alors considéré comme le plus capable d’imiter la voix humaine. Et comme pour les voix, l’instrument se cherche en hauteur tout au long de son histoire. L’encyclopédie de Mersenne décrit le cornet comme un « rayon de soleil traversant les nuages ». InAlto explore aussi bien la musique vocale qu’instrumentale, cherchant à faire dialoguer leurs sonorités célestes. Les compositeurs les plus célèbres de l’Europe baroque tels que Monteverdi, Schutz ou Praetorius nous laissent alors des œuvres cultivant ce gout du risque, ce culte de l’aigu. L’enregistrement Heinrich Schütz and his legacy consacré a l’héritage d’Heinrich Schutz est paru en Novembre 2016 pour le label indépendant Passacaille et a immédiatement été salué comme l’album de « l’éclosion ». Il a été récompensé par le Diapason d’Or de l’année 2017, un Choc de Classica, 5 étoiles sur 5 pour Rondo Magazin et remarque par Le Monde et Libération. Un cornetto a Roma, sorti a l’automne 2017 chez Passacaille, s’est vu crédité de 5 diapasons. Teatro spirituale sorti au printemps 2019 chez Ricercar a obtenu 5 étoiles de Classica et un Diapason d’or. Deux nouveaux disques sont annoncés pour 2020 : E vidi quattro stelle pour Fuga Libera, création contemporaine composée par Bernard Foccroulle sur des extraits du purgatoire de Dante et Cavalieri Imperiali pour Ricercar, portrait de deux virtuoses du cornet : Luigi Zenobi et Giovanni Sansoni. PROGRAMME À DÉTERMINER


23.10 20:30 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : A

Une histoire de chansons… d’Hier et d’Avant-hier © D.R.

Par l’ensemble Scherzi Musicali Ils n’ont pas pu nous régaler dans le Stabat Mater de Pergolèse (mais ce n’est que partie remise !). Nous nous devions de les inviter au plus vite ! Et pourquoi pas autour de la langue française ? Nicolas Achten touche cette fois à l’Histoire. Accompagné de son ensemble Scherzi Musicali, il révèle aux oreilles de tous les trésors cachés dans les ritournelles médiévales de troubadour, les chansons amusantes de la Renaissance ou les airs de cour de l’époque du Roi Soleil. Et il se risque même à adresser un clin d’œil à notre modernité en puisant dans la chanson française (Barbara, Brassens…). C’est alors que baryton, théorbe, luth, cervelas, flûte, guitare et violone s’animent sous les doigts experts de Nicolas Achten et de ses deux comparses François Dambois et Laura Pok. Ils viennent compléter ce voyage temporel à la rencontre des musicalités linguistiques et instrumentales. De quoi redonner un vent de fraîcheur aux anciennes normes d’écriture de nombreux compositeurs (parfois anonymes) comme Machaut, Lassus, Guédron, Charpentier, Lambert… PROGRAMME CHANSONS DE L’ÂGE MÉDIÉVAL

© Jesse Willems

À AUJOURD’HUI

PHILHARMONIQUE

71


16.11

28.11

20:30 / Grande salle Tarif : B

19:00 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : A

Le baroque en fête !

© D.R.

Par l’ensemble Clematis

Beethoven 2020 Par Florian Noack (piano), Soumaya Hallak (chanteuse) et le Belgian National Orchestra sous la direction de Hugh Wolff PROGRAMME BEETHOVEN CONCERTO POUR PIANO N°1 OUVERTURE DE LÉONORE SCHUMANN SYMPHONIE N°2

PROGRAMME ŒUVRES DE ROSSI, VIVALDI, KEMPIS, PURCELL, BUXTEHUDE…

© Jean-Baptiste Millot

Il y a 250 ans naissait le grand Maître de Bonn. Nous ne pouvions passer à côté de cet événement, bien évidemment, et c’est aussi l’occasion pour la Philharmonique de mettre à l’honneur un des plus talentueux pianistes belges de sa génération, Florian Noack. Et quoi de mieux que le 1er concerto du grand maître pour permettre à Florian d’exprimer le caractère plein de fougue du jeune Beethoven ? En outre, le concert sera complété par l’œuvre de JP Dessy, que vous avez particulièrement apprécié lors de son concert « Sound Meditation » avec l’ensemble « Musiques Nouvelles ». Eva Ave Salve, pour orchestre et voix de femme est une Invocation, une supplique, un chant de grâce, « Eva Ave Salve » est une ode au féminin sacré, à la femme créatrice et protectrice de tout et de tous, à travers quatre textes immémoriaux issus des traditions védique (en sanskrit), homérique (en grec), coranique (en arabe) et chrétienne (en latin).

72

« La clematis est une fleur agréablement odorante qui représente le principe de l’idéalisme et de la créativité… » Stéphanie de Failly, violoniste et fondatrice de l’ensemble, en compagnie de ses complices Amandine Solano, violon, Sarah Van Oudenhove, basse de viole, et Brice Sailly, clavecin/orgue, représente particulièrement cette idée de la créativité sonore de l’instant. Dans un répertoire italien particulièrement festif (Rossi, di Selma y Salaverde, Cavalli, Farina, Legrenzi, Vivaldi, et un petit saut en Angleterre – Purcell – aux Pays-Bas - Kempis - et en Allemagne – Buxtehude), nous vivrons « en live » cette période du baroque particulièrement inventive et rafraîchissante. Stéphanie, que vous avez pu admirer en compagnie de Yury Martynov, il y a deux ans, n’a de cesse de se rapprocher le plus possible de cet esprit d’improvisation cher à l’époque, comme nous avons pu le déguster avec Maurice Steger cette année. Vous ne verrez pas le temps passer…

PHILHARMONIQUE


8.12

© Vico Chamla

20:30 / Grande salle Tarif : 40 €, 35 €, 30 €, 25 €

Grigory Sokolov en concert PROGRAMME À DÉTERMINER

Le retour du Maître ! Grigori Sokolov…On le savait avant même sa venue, en octobre 2018, nous allions vivre une expérience musicale intense. Le théâtre était rempli à craquer et… la magie a opéré. Vous n’avez certainement pas oublié ce moment grandiose, que les pianistes professionnels parfois de renommée internationale ont coutume de décrire comme suit : nous avons travaillé la pratique du piano. Grigori Sokolov, lui, se joue de l’instrument, en tire des sons littéralement inouïs, qui n’appartiennent qu’à lui. Mais comment fait-il ? Une présence sur scène unique : tout en simplicité, il obtient un silence quasi religieux. Que dire des innombrables bis qu’il annonce à l’organisateur sans forfanterie, mais plutôt comme une évidence ? Sera-ce Brahms ? Beethoven ? Schubert ? Chopin ? Mozart ? Haydn ? Prokofiev ? Vous ne connaîtrez pas son programme, pas plus que les organisateurs qui l’engagent, mais qu’importe : ce sera un moment mémorable, une fois de plus…

PHILHARMONIQUE

La musique du moment présent, unique et non reproductible à l’identique, est la seule chose qui importe aux yeux de Grigory Sokolov. Enregistrer en studio, jouer avec orchestre ou avec des partenaires de musique de chambre ne l’intéresse pas. Au lieu de cela, il passe des mois plongé dans le programme de récital qu’il donne en concerts durant de longues tournées européennes. Ses interprétations poétiques, qui dégagent une intensité mystique et une sincérité captivante, naissent de sa profonde connaissance d’un vaste répertoire. Ses programmes balayent toute l’histoire de la musique, depuis des transcriptions de polyphonie sacrée du Moyen Âge et des pièces pour clavier de Byrd, Couperin, Rameau et Froberger jusqu’à des grandes pages du 20e siècle de Prokofiev, Ravel, Scriabine, Rachmaninov, Schönberg ou Stravinsky, en passant par Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin et Brahms. Largement reconnu parmi les amateurs de piano comme le plus grand pianiste d’aujourd’hui, c’est un interprète universellement admiré pour sa créativité visionnaire, sa spontanéité envoûtante et son engagement de tous les instants au service de la musique. L’humanité et la compassion des interprétations de Sokolov sont plébiscitées par la critique et le public, et les comptes rendus évoquent souvent son « génie » et son statut de « légende vivante ». « Nombreux sont ceux qui sont convaincus que, depuis la disparition des Arturo Benedetti Michelangeli, Glenn Gould et Emil Gilels, qu’il est aujourd’hui le plus grand pianiste vivant », observe le célèbre réalisateur de documentaires Bruno Monsaingeon, qui a filmé l’essence de l’art de Sokolov à l’occasion d’un récital au Théâtre des Champs-Élysées en 2002.

73


16.12

16.01

20:30 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : B

19:00 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : A

Des émotions de l’Autre Temps

Lorenzo Gatto et Frank Braley, le duo solaire Par Frank Braley (piano) et Lorenzo Gatto (violon) Voici une belle occasion de réunir dans un concert deux musiciens que nous connaissons bien et qui nous ont à chaque fois procuré de fortes émotions. Souvenezvous du récital commenté de Frank Braley. Comment oublier cette sonate op 110 de Beethoven, interprétée de façon si personnelle et dont il nous avait donné les clés ? Quant à Lorenzo Gatto, 2e lauréat au Reine Elisabeth 2009, son concerto de Beethoven avec l’Orchestre National de Belgique était formidable de profondeur et de maîtrise. Les voici abordant un répertoire très original, Richard Strauss étant entouré de Mozart et de Beethoven. La sonate de Beethoven, dédiée à l’Empereur Alexandre 1er de Russie, est celle du Beethoven de la sonate « Au Clair de Lune » et du 3e concerto pour piano, une période ombrageuse pour ce compositeur tumultueux. Gageons que Frank et Lorenzo n’hésiteront pas à nous éclairer sur leurs choix artistiques.

Le cœur de la Philharmonique, ce sont aussi des groupes professionnels en pleine ascension. Altro Tempo, nous les avons découverts lors d’un concert de midi « Namusiq », en l’église Notre Dame. Ces co-productions avec la Ville et la Province de Namur sont de formidables occasions de détecter des groupes issus de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et pourquoi pas, par la suite, de les programmer dans notre saison du soir. L’idée a germé de proposer un répertoire du 18 e siècle autour de quatre émotions. Vous serez surpris par les sonorités d’instruments tels que le cornet à bouquin, la sacqueboute ou le théorbe, soutenus par le violoncelle. Julie Bailly, à la superbe voix de soprano, vous emmènera dans une pérégrination émotionnelle, aidée par un dispositif visuel tout à fait original… Mais, chut, surprise ! PROGRAMME RÉPERTOIRE DU 18 E SIÈCLE.

© D.R.

© Jelmer de Haas

Par l’ensemble Altro Tempo

PROGRAMME STRAUSS (1864-1949) : SONATE – FÜR VIOLINE UND KLAVIER ES-DUR OP. 18 LUDWIG VAN BEETHOVEN (1770-1827) : SONATE – FÜR KLAVIER UND VIOLINE NR. 7 C-MOLL OP. 30/ 2

74

PHILHARMONIQUE


2.02

14.02

20:30 / Grande salle Tarif : B

16:00 / Grande salle Tarif : B

© D.R.

Le Quatuor Fauré en concert

Sylvia Huang en concert avec Boris Kusnezow Certains d’entre vous s’en souviennent peut-être, Sylvia Huang a déjà joué pour la Philharmonique, il y a quelques années en trio avec Liebrecht Vanbeckevoort, primé au concours Reine Élisabeth, et son collègue du BNO de l’époque, Anthony Devriendt. Son parcours atypique, en dehors des circuits habituels (académies, Conservatoires Royaux) la faisait entrer comme violoniste dans un de nos meilleurs orchestres nationaux à seulement 18 ans. En 2014, elle était engagée par l’orchestre mondialement réputé du Concertgebouw Amsterdam. Elle n’en a pas oublié pour autant sa carrière de soliste et de chambriste, avec le résultat qu’on lui connaît lors du dernier Concours Reine Elisabeth : les deux prix du public (le Prix Musiq’3 ainsi que le Canvas-Klara Prijs). Pour couronner cette magnifique année, l’Union de la Presse musicale belge lui décerne le Prix Caecilia du Jeune Musicien de l’année 2019. Une belle occasion de l’accueillir avec son partenaire pianiste, Boris Kusnezow (formé à Moscou). Ils défendront un répertoire 19e et 20e siècles des plus variés.

Expérience originale, vous ferez partie des programmateurs du concert ! Une grande pile de partitions se trouvera sur scène et vous choisirez dans l’immense répertoire du quatuor Fauré ce qu’il interprétera. Il n’y aura pas que quatre partitions, soyez-en certains ! Le Fauré Quartett s’est imposé comme l’un des plus importants au monde actuellement. Sa caractéristique ? La diversité de son répertoire, d’où le jeu proposé. Bardé de prix, ce quatuor avec piano propose aussi bien des prestations télévisées pour les enfants et des disques de « popsong » que du répertoire classique au sens strict. Ses membres se sont rencontrés dès 1995 pendant leurs études et ils ont immédiatement été repérés par Deutsche Grammophon. Après avoir joué dans des salles comme le Concertgebouw Amsterdam, Alte Oper Frankfurt, Berlin Philharmony, Teatro Colon Buenos Aires et Wigmore Hall London, il était temps pour eux de prester dans la Grande salle du Théâtre de Namur… PROGRAMME C’EST VOUS QUI LE CHOISIREZ !

PROGRAMME SUK, QUATRE PIÈCES POUR VIOLON ET PIANO POULENC, SONATE POUR VIOLON ET PIANO

SVENDSEN, ROMANCE POUR VIOLON ET PIANO GRIEG, SONATE POUR VIOLON ET PIANO NO.3 EN DO MINEUR

© Tim Klöcker

BARTÓK, ROMÁN NÉPI TÁNCOK

PHILHARMONIQUE

75


21.02 16:00 / Grande salle Tarif : 10 €

L’orchestre à la portée des enfants Par l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège

© Benjamen Brolet

© Pexels

Voir page 98

76


5.03

30.04

20:30 / Grande salle Tarif : C

20:30 / Grande salle Tarif : B

Tango argentin

En 1921 naissait Astor Piazzolla, le grand maître du tango. Il fut le disciple d’Alberto Ginastera, un compositeur bien connu des pianistes. La caractéristique d’Astor Piazzolla, c’est d’avoir refusé d’être « seulement » un tanguero. Il recevra son enseignement de Nadia Boulanger au Conservatoire américain de Fontainebleau à Paris, travaillant le quatuor à cordes. Elle le poussera à affirmer sa personnalité. Il ne sera pas Bartók ou Stravinsky (sa première idée), mais un compositeur puisant dans le tango des idées qui nourrissent son écriture.

© D.R.

Par L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, Manu Comté (Accordéon) sous la direction de Clark Rundell

Entre dos tiempos Par Los Temperamentos

Manu Comté « Comme une douloureuse beauté proche des vocalises humaines », voilà comment chante l’accordéon de Manu Comté, auteur d’interprétations de grande virtuosité, pleines de vie et d’intenses moments dramaturgiques (Libertà, culture). Il possède au plus haut degré le swing et la folie de ces musiques qui aiguisent les sens et emballent le cœur (Le Monde de la Musique). Depuis son très jeune âge, Manu Comté porte en lui la force d’une passion qui lui a permis de sortir du moule musette pour défier la musique contemporaine, qu’elle soit classique, jazz ou world ! Toujours en quête de trouver une manière non traditionnelle de faire parler ses instruments, l’accordéon ou le bandonéon, son jeu est caractérisé par une expressivité intense et un touché d’une légèreté feutrée. Il est de ceux qui écrivent les belles pages de cet instrument « populaire » par excellence qu’est l’accordéon.

Une musique qui nous vient du Pérou… Pas si fréquent, dans nos salles européennes ! Durant la seconde moitié du 18 e siècle, l’archevêque espagnol Jaime Martínez Compañón y Bujanda rassembla des airs simples et des œuvres instrumentales dans son diocèse de Trujillo. Ces archives constituent un témoignage fascinant du mélange des cultures sur le continent sud-américain à cette époque, quand les activités missionnaires de l’Église catholique rencontrèrent les anciennes traditions des populations autochtones. Le groupe Los Temperamentos est constitué de membres de l’Orchestre de Brême, que vous avez admiré lors des 4 saisons de Vivaldi. « Entre dos Tiempos » ? Sa présentation parle d’elle-même : « Entre mouvement et repos, entre amour et haine, entre tradition rassurante et inconnu de la nouveauté… Se promener entre les mondes rend la vie et la musique passionnantes et variées. « Entre dos Tiempos » reflète l’éternelle existence « entre deux temps », comme si la vie était une danse qui change constamment de rythme.

PROGRAMME

PROGRAMME

ŒUVRES D’ASTOR PIAZZOLLA

MUSIQUE BAROQUE PÉRUVIENNE DU 18 E SIÈCLE

77


1.04

14.05

20:30 / Grande salle Tarif : 40 €, 35 €, 30 €, 25 €

20:30 / Grande salle Tarif : C

Ivo Pogorelich en concert

L’Orchestre de Lille vous fait danser Par L’Orchestre National de Lille

Ivo Pogorelich, vous vous souvenez ? Un artiste atypique, qui en son temps déclencha le scandale, involontairement. Concours Chopin de Varsovie 1980, sous la présidence du jury de Martha Argerich. Des membres du jury sont prêts à l’exclure de la finale, déroutés par son attitude. Martha Argerich démissionne avec fracas, arguant qu’il ne pouvait être question d’écarter un tel génie, ce « nouveau Horowitz » ! Il obtiendra le prix de la critique et une mention. Deutsche Grammophon ne s’y trompa pas, et un disque mémorable de la suite anglaise en sol mineur eut tôt fait de déclencher les passions. Les autres enregistrements du Maître sont à l’avenant. Pourtant, un drame personnel l’amena à se retirer longuement de la scène. Il nous revient, après cette longue éclipse, et la Philharmonique, désormais reconnue internationalement, est honorée de l’accueillir, avant tout le monde, dans un programme dantesque : Chopin et Ravel, avec rien de moins que « Gaspard de la Nuit », une œuvre extraordinaire, tant par ses difficultés techniques que par son aura poétique. « Mais c’est un Génie ! » Martha Argerich

PROGRAMME STRAVINSKY : DANSES CONCERTANTES BACH : CONCERTO POUR CLAVECIN N°1 EN RÉ MINEUR MOZART : SYMPHONIE N°38 EN RÉ MAJEUR DITE « PRAGUE »

PROGRAMME OEUVRES DE CHOPIN ET RAVEL

© Cyrille Guir

Ivo Pogorelich est une véritable icône du piano tant par sa personnalité artistique si singulière, son approche musicale peu conventionnelle que sa rareté au disque comme au concert ! Tous les enregistrements parus chez Deutsche Grammophon sont exceptionnels ! Ses Chopin, Brahms, Bach, Tchaïkovski (avec Claudio Abbado), Ravel, Beethoven, Mozart ou encore Prokofiev ont tous été salués par la critique. Pour les plus curieux, ils ont tous été réunis en 2015 dans un coffret (DG 14 CDs 0289 479 4350 1) à se procurer d’urgence ou à découvrir sur les plateformes de streaming.

L’orchestre de Lille de retour à Namur ! Cette phalange, très connue dans toute la France, a plusieurs fois joué en nos murs par le passé. Pour sa venue cette année, sa proposition est intéressante, et est un bel équilibre entre découverte, musique connue et charme mozartien. Le concerto pour clavecin de Bach est considéré comme le premier concerto pour clavier de l’histoire, souvent joué au piano également. Le Stravinsky « néoclassique » des danses concertantes est inspiré directement de Bach, le compositeur appelant ses danses « Brandeburg » en références aux célèbres concertos brandebourgeois. Et après ce voyage dépaysant, vous pourrez retrouver Mozart et l’une de ses symphonies les plus matures.

78

PHILHARMONIQUE


29 → 30.05 Théâtre Royal de Namur Tarif : 10 € (pass pour le week-end)

© D.R.

La fête du Conservatoire de Namur

© Julia Gubankova

La Philharmonique, c’est aussi se mettre au service des acteurs culturels et éducatifs de notre belle ville, jouer un rôle de promoteur. Il était temps de proposer au Conservatoire Royal de Namur quelque chose de rafraîchissant en commun. C’est que notre Conservatoire a été fondé en 1835 ! Mais ne croyez pas qu’il est encore plein de poussière ! La jeunesse de chez nous sera au rendez-vous. Au mois de mai 2021, le Conservatoire Balthasar-Florence investira le Théâtre de Namur pour un grand ­week-end « portes ouvertes » durant lequel seront programmées différentes prestations artistiques. Le Conservatoire, c’est 1700 élèves représentant trois domaines, à savoir, la musique, la danse et les arts de la parole. L’idée est de permettre à tous ces jeunes de se produire dans différents endroits du Théâtre tels la Grande salle, le Foyer ou l’Amphithéâtre, voire ailleurs. Une sorte de parcours à la carte où les spectateurs pourront déambuler selon leurs choix dans les différents lieux. Une réservation spéciale vous sera proposée, sous forme de pass. Ce beau projet sera aussi l’occasion pour le Conservatoire de mettre en œuvre un dernier grand projet avant de déménager dans ses nouveaux bâtiments de la rue Rogier, et ce dès septembre 2021. L’infrastructure proposée permettra de nombreuses autres manifestations artistiques.

PHILHARMONIQUE

79


12.06 19:00 / Abbaye musicale de Malonne Tarif : B

L’Amante Segreto L’élégance florentine de Céline Scheen et Giovanna Pessi

© Fabrice Marischotti

À la fin de la Renaissance, l’histoire de la musique s’écrit à Florence. La Camerata Florentina, sous la direction du comte Bardi, réunit un ensemble de musiciens, poètes, intellectuels humanistes. Leur recherche se concentre sur l’art dramatique et la musique. Les émotions humaines sont les deux critères de la production musicale de ce cercle. Ce programme présente ­quelques-uns des plus importants compositeurs de ce courant musical qui jette les bases de toute la virtuosité vocale de la musique italienne. Nous sommes à l’orée de l’Opéra et de la musique baroque. Céline Scheen, dont l’immense qualité vocale n’est plus à démontrer, poursuit une carrière exceptionnelle, dont témoigne sa sélection récente aux Grammy Awards de Los Angeles ! Mais son but n’est pas de briller sous les strass et les paillettes. L’acoustique merveilleuse de Malonne lui ira à ravir, en compagnie de sa partenaire, harpiste des plus talentueuses dans ce domaine si particulier de la musique ancienne. Un événement majeur de notre saison.

80

PHILHARMONIQUE


Un goûter est proposé avant et après chaque représentation dans les différents lieux de programmation.

h 4 s t i t ’ P Le s n o s i Sa c i l b u p e n Jeu LIEUX DE SPECTACLES Théâtre de Namur Place du Théâtre 2 5000 Namur Abattoirs de Bomel Traverse des Muses 18 5000 Namur Le Delta Avenue Golenvaux 14 5000 Namur

Le Centre culturel de Namur est heureux de vous présenter la saison des P’tits 4h, des spectacles pour le jeune public et les adultes qui les entourent. Une saison mélangeant joyeusement danse, théâtre, musique, marionnette, numérique, cinéma… Une saison pour donner à comprendre ensemble le monde, pour le rêver et l’imaginer autre ! Une saison de spectacles qui ouvrent grand les portes des Abattoirs de Bomel, du Théâtre de Namur et du Delta, aux enfants, aux familles, aux associations et aux écoles. Les P’tits 4h sont aussi en itinérance dans les différentes salles des communes d’Assesse et de Profondeville pour les enfants des écoles maternelles et primaires de ses entités.

TARIFS Tarif : 9 € Abonnement, groupe : 7 € Art27 : 1,25 €

POUR TOUT RENSEIGNEMENT CONCERNANT LES SPECTACLES Arielle Harcq arielleharcq@centrecultureldenamur.be +32 473 27 64 81

Merci à l’ensemble de nos partenaires qui nous soutiennent et donnent du sens à nos propositions. Merci aux enfants pour leurs regards et leur exigence qui nous remettent sans cesse en mouvement. Merci aux artistes et aux compagnies bien sûr !

81


Les P’tits 4h Saison jeune public 20/21 TYPE DE SPECTACLE

AGES CONSEILLÉS

Cinéma Parents non admis

Cinéma/débat

De 6 à 12 ans

Roméo et Juliette

Théâtre

Pour tous dès 8 ans

Chants sons

NezRouge : Quatuor

Musique classique/Clown

De 5 à 12 ans

Chants sons

Velouté de nuit

Concert visuel

De 3 à 7 ans

Chants sons

Les yeux ouverts

Concert / Chansons

Pour tous dès 5 ans

Chants sons

Bloutch

Concert / Chansons

de 2,5 à 8 ans

Mon p’tit Coco

Théâtre

De 3 à 8 ans

Journée des familles

Ballon Bandit

Danse

De 2 à 6 ans

Journée des familles

Sale frousse

Clown et peinture

De 5 à 12 ans

Rita

Théâtre

Pour tous dès 8 ans

Suzette Project

Théâtre

Pour tous dès 7 ans

Bon Débarras

Marionnettes

Pour tous dès 8 ans

Tout va bien

Clown

Pour tous dès 8 ans

Cinéma Parents non admis

Cinéma/débat

De 6 à 12 ans

Ni oui ni non

Théâtre d’objets

Pour tous dès 4 ans

L’ours qui n’était pas là

Théâtre récit et clownesque

Pour tous dès 7 ans

Hocus Pocus

Danse/visuel

Pour tous dès 6 ans

Les carnets de Peter + ateliers

Théâtre d’ombre

Pour tous dès 7 ans

L’Orchestre à la Portée des enfants

Musique

Pour tous dès 5 ans

Llum

Danse/Lumière

Pour tous dès 2 ans

Répétition Philharmonique

Musique/répétition

Pour tous

Plasticine

Théâtre

Pour tous dès 8 ans

Cinéma Parents non admis

Cinéma/débat

De 6 à 12 ans

Alpha Bêta

Théâtre/Sciences

Pour tous dès 10 ans

Luid

Danse / Musique éléctro

De 2 à 5 ans

Le petit chaperon rouge

Théâtre

Pour tous dès 4 ans

La soupe aux cailloux

Théâtre d’objets

Pour tous dès 5 ans

Répétition Philharmonique

Musique/répétition

Pour tous

Petit concert à l’aube

Musique

de 2,5 à 5 ans

Tiébélé

Théatre chanté

Pour tous dès 1 an

Cinéma Parents non admis

Cinéma/débat

De 6 à 12 ans

Noël au théâtre

82

JEUNE PUBLIC


DATES

HEURES

DANS QUELLES SALLES

Samedi 3 octobre

10 :00

Le Delta / Salle Tambour

Dimanche 11 octobre

16 :00

Théâtre / Grande salle

p. 84

Dimanche 18 octobre

16 :00

Théâtre / Grande salle

p. 85

Mercredi 21 octobre

14 :30

Le Delta / salle Médiator

p. 86

Samedi 24 octobre

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 86

Dimanche 25 octobre

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 87

Dimanche 15 novembre

14 :00

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 88

Samedi 21 novembre

14 :00

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 90

Samedi 21 novembre

11 :00

15 :00

Abattoirs de Bomel

p. 90

Dimanche 22 novembre

18 :00

Théâtre / Grande salle

p. 91

Mercredi 25 novembre

14 :30

Abattoirs de Bomel

p. 91

Samedi 5 décembre

16 :00

Le Delta / Grande salle

p. 92

Mercredi 9 décembre

14 :30

Abattoirs de Bomel

p. 92

Samedi 12 décembre

10 :00

Abattoirs de Bomel

p. 104

Dimanche 3 janvier

14 :00

Abattoirs de Bomel

p. 94

Samedi 9 janvier

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 95

Samedi 30 janvier

15 :00

Le Delta / Grande salle

p. 96

Samedi 13 février

16 :00

Le Delta / Grande salle

p. 97

Dimanche 21 février

16 :00

Théâtre / Grande salle

p. 98

Samedi 27 février

14 :00

Théâtre / Studio

p. 98

vendredi 5 mars

17 :30

Théâtre / Grande salle

Dimanche 7 mars

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 99

Samedi 20 mars

10 :00

Abattoirs de Bomel

p. 104

Samedi 20 mars

16 :00

Théâtre / Grande salle

p. 100

Dimanche 21 mars

14 :00

Abattoirs de Bomel

p. 100

Dimanche 28 mars

16 :00

Théâtre / Grande salle

p. 101

Dimanche 25 avril

16 :00

Abattoirs de Bomel

p. 102

Mardi 30 avril

17 :30

Théâtre / Grande salle

p. 105

Samedi 1 mai

14 :00

16 :00

Théâtre / Studio

p. 102

Samedi 5 juin

14 :00

16 :00

Théâtre / Studio

p. 103

Samedi 5 juin

10 :00

Abattoirs de Bomel

p. 105

16 :00

17 :00

18 :00

16 :00

16 :00

JEUNE PUBLIC

p. 104

p. 105

83


11.10 16:00 / 60 min. Théâtre de Namur (Grande salle) Familles, pour tous dès 8 ans

Roméo et Juliette Compagnie Dérivation Tordre le coup aux préjugés et à la peur de l’autre, pour mener sa vie comme on le souhaite, quitte à ruer dans les brancards ADAPTATION DE L’OEUVRE ORIGINALE Edouard Signolet MISE EN SCÈNE Sofia Betz SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Sarah de Battice MUSIQUE Lionel Vancauwenberge LUMIÈRE Ludovic Wautier MOUVEMENT ET CHORÉGRAPHIE Louise Baduel COMÉDIENS Laurie Degand, Nathan Fourquet Dubard, Pierre Haezaert et Jonas Claessens ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Hyuna Noben ASSISTANAT ET PRODUCTION Floriane Palumbo

© D.R.

Lutter pour son idéal, supplanter la haine inscrite dans le sang de deux familles, et bouleverser l’ordre des choses du haut de leur jeune âge. « Roméo et Juliette », au-delà d’un amour enflammé, raconte la naissance du libre arbitre : deux jeunes adolescents s’aiment, quand depuis toujours on leur apprend à se haïr. Tordre le coup aux préjugés et à la peur de l’autre, pour mener sa vie comme on le souhaite, quitte à ruer dans les brancards. Ce n’est pas une incitation à la désobéissance mais une invitation à réfléchir à ce qu’on nous inculque.

84

JEUNE PUBLIC


18.10

l a v i t Fe s s t n a Ch So n s

16:00 / 45 min. Théâtre de Namur (Grande salle) Familles enfants de 5 à 12 ans

NezRouge #Quatuor Orchestre Royal de Chambre de Wallonie

Une collaboration entre le Centre culturel de Namur, les Jeunesses Musicales de Namur, Le Delta-espace culturel provincial et la Ville de Namur

Quand la magie et la poésie du clown se mêlent à l’enchantement de la musique classique

© Jeff Berhin

Clowneries poétiques et fantaisies classiques. Quand la magie et la poésie du clown se mêlent à l’enchantement de la musique classique, on obtient un spectacle qui sort de l’ordinaire, loin des académismes et de tout élitisme… Et c’est ce que vous réserve le NezRouge#Quatuor, un quatuor à cordes formé par des musiciens de l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie, accompagné sur scène d’un clown qui va tout mettre sens dessus dessous ! Pendant le concert où se succèdent aussi bien du « Carmen » que du Piazzolla, des « petites musiques de nuit » que de la marche turque, le quatuor se voit chercher des crosses par une petite farceuse au regard intrépide. Nez rouge, chapeau melon et salopette d’acrobate : ce clown sans nom s’incruste chez Bartók, Haydn et Strauss en déballant ses « instruments surprises » (cuillère à café, ukulélé, klaxon, tuyau,…), pour le plus grand bonheur des petits et des grands. En se jouant des codes du classique, le quatuor, devenu quintette loufoque, parvient à créer une drôle d’alchimie, pleine d’humour, d’exubérance et de mélancolie. Jean-Frédéric Molard VIOLON Isabelle Scoubeau VIOLON Kela Canka ALTO Hans Vandaele VIOLONCELLE Anne-Sophie Delire CLOWN

JEUNE PUBLIC

85


21.10

24.10

14:30 et 16:00 / 50 min. Le Delta (Salle Médiator) Familles de 3 à 7 ans

16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles enfants de 5 à 12 ans

© D.R.

Les yeux ouverts Velouté de nuit Compagnie Paprika (Communauté flamande)

Venez vous émerveiller de la nature et du vaste monde… Prix de la ministre de la culture, à l’occasion de la vitrine « Chanson et musique à l’école 2019 » de la Fédération Wallonie-Bruxelles !

Des personnages et des animaux fantastiques, des images et des sons… une douce invitation au voyage Il fait nuit. Ubi dort. Et son sommeil est peuplé d’étranges personnages, d’animaux fantastiques, d’images, de sons et d’émotions qui invitent au voyage, à la contemplation. C’est un rêve drôle et doux qui prend forme sous les yeux des enfants : entre lanterne magique et scénettes tamisées, opéra miniature et théâtre de poupées. Le vécu de ce rêve éveillé se déploie donc sur scène sous forme de séquences : musicales et visuelles, telles des flashs d’onirisme. Les enfants sont assis tout autour, en demi-cercle. Ils contemplent le rêve d’Ubi qui s’ouvre devant eux, dans ce décor aux allures de jardin, intime et envoûtant…

En presque dix ans de tournées avec leurs concerts « Chat qui se cache » et « Ma mie Forêt » (plus de 1000 représentations en Belgique, France, Suisse et Afrique du Nord), le duo Ici Baba a remarquablement peaufiné sa marque de fabrique : spectacles tout terrain, explorations des nombreux instruments sur scène, joutes verbales entre Catherine et Samir, humour fantasque, poésie, chansons-jeux participatives, joie partagée avec le public d’enfants, complicité avec le public d’adultes. Catherine et Samir y évoquent les émotions et les sensations. Ils réapprennent à « respirer » et surtout, ils continuent à s’émerveiller de la nature et du vaste monde, les « yeux (grand) ouverts » donc. Samir Barris CRÉATION, GUITARE, CHANT, BASSE, COMPOSITION, PAROLES Catherine De Biasio CRÉATION, CHANT, BATTERIE, VENTS, PERCUSSIONS, BASSE

Katrien Vercauter PIANISTE Griet de Geyter SOPRANO Yo Bisschops PLASTICIENNE

86

Ici Baba

JEUNE PUBLIC


25.10 16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles enfants de 2,5 à 8 ans

Bloutch Graines d’histoires à picorer Compagnie In Vivo 5.12

© D.R.

© Lydie Nesvadba

Stimulé par des mots qui brillent aux oreilles, l’imaginaire des enfants n’a plus de limite Un voilier qui vogue sur l’eau, une boule de peur, un nuage qui fait tomber la pluie, ou encore un personnage au visage de lumière… Il suffit simplement à Bloutch d’ouvrir sa valise et d’en sortir quelques petits objets pour booster nos imaginaires. Avec un minimalisme poétique surprenant, le duo de Julien et Sophie, ancre ses nouvelles chansons dans la lignée de leur précédent spectacle. À l’escale de chacune d’elles, des thématiques fortes qui ne semblent pourtant pas spécialement « pour enfant » au premier regard. Mais c’est sans compter sur les compétences du binôme qui ponctue son émerveillement communicatif, de questions, d’interactions, de chants partagés… Tant de petites attentions qu’ils adressent aux enfants avec bienveillance. Et c’est alors que, comme par magie, l’alchimie s’opère et qu’avec simplicité presque tout devient accessible, même aux plus jeunes ! La valise incarne alors la transmission intergénérationnelle, les mots se transforment et brillent à nos oreilles tels des « feux dentifrice », et les fils de la pelote de peur se démêlent. Libérés de toute entrave, les petits s’expriment, partagent, puisent leur réflexion sur la toile de fond des thèmes de la procréation, de l’amour, de la répartition des richesses et encore bien d’autres. Haaaaaaa, que c’est bon de rêver ! Sophie Debaisieux ACCORDÉON, CHANT Julien Burette GUITARE, PERCUSSIONS, CHANT

JEUNE PUBLIC

87


15.11 14:00 et 16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles enfants de 3 à 8 ans

Mon p’tit coco Une production de La Berlue en coproduction avec L’Anneau Théâtre Quand des blancs et des jaunes d’œufs ne savent plus où donner de la tête, ce sont les plumes qui s’envolent MISE EN SCÈNE Ariane Buhbinder SCÉNARIO Violette Léonard, Barbara Sylvain et Ariane Buhbinder SCÉNOGRAPHIE, ACCESSOIRES Christine Flasschoen COSTUMES Christine Neuhuys MUSIQUE ORIGINALE Martin Salemi MACHINERIE Arnaud Van Hammée ECLAIRAGES Léopold De Neve RÉGIE Nicolas Fauchet, Anthony Vanderborght, Léopold De Neve ou Nicolas Kluge PHOTOS ET PRODUCTION Paul Decleire DIFFUSION Agathe Cornez ILLUSTRATION ET GRAPHISME Diego Funck

© D.R.

Une histoire d’œufs, d’ailes, d’elles deux, d’œufs à la coque, de deux cocottes, de p’tits cocos à manger tout chaud ! Des poules qui couvent, des poussins qui rêvent de prendre leur envol. De coquille en becquée, blanc et jaune ne savent plus où donner de la tête ! Mais au fait, qui a commencé ?

88

JEUNE PUBLIC


21.11 10:00 à 17:30 Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles

e é n r Jou des s e l l i Fa m

La fête aux familles Cette année encore, les associations sociales et culturelles partenaires se concertent pour proposer une journée riche en ateliers, rencontres, spectacles, installations et surprises diverses ! Au programme : Des ateliers gratuits à partager entre enfants et adultes. Des spectacles « Ballon Bandit » et « Sale Frousse » réservation indispensable. Des expériences sonores « Au Rythme endiablé de la Bomba » de Chloé Despax et une proposition tout en musicalité de Claire Goldfarb. Une installation interactive « Mon corps ma maison. » Programme complet des ateliers dès octobre. Petite restauration. La Journée des Familles est une organisation de l’AMO Passage, du Centre culturel de Namur, d’Article 27, des Jeunesses Musicales de Namur, de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), du Gabs, du BébéBus Namur, du Centre Psycho-Médica-Social libre de Namur, du Réseau namurois de Lecture publique, du Conseil Coordination Services Jeunes, du Centre d’Action Laïque.

JEUNE PUBLIC

89


21.11

14:00 et 16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles de 2 à 6 ans

11:00 et 15:00 / 50 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles enfants de 5 à 12 ans

© Morgane Dugauthier

21.11

Sale frousse Théâtre du sursaut Jeu de clown et peinture en direct. Un pied de nez jubilatoire au coloriage « trop sage ».

Ballon Bandit

Un spectacle pour faire peur à ses frousses. Déranger une peintre au travail ? Vous n’y pensez pas ! Ce qu’elle crée est privé, intime, secret. Vous restez ? Que va-t-elle faire de vous ? Arrivent alors au galop sa naïveté, son impertinence et sa fantaisie. Elle malaxe le tout dans des cris de joie et des coups de pinceau et trace à grands traits une frousse tonique et vivifiante. Cette artiste peintre adore (vous) faire frissonner mais le rire est à portée de bouche. Une quête d’enfant se peint en direct au gré de son instinct et de son imaginaire.

Inti Théâtre Une aventure tourbillonnante autour de la danse Dans Ballon Bandit, face aux petits spectateurs regroupés, Tom est seul. Mais qu’est-ce qu’être seul ? Et Tom l’est-il vraiment ? Il a sa musique préférée : celle de David Bowie. Et il y a Ballon. Devant nous, Tom évolue, apprivoise, danse des danses nouvelles qu’il s’invente avec son nouvel ami, dialogue, traverse des émotions diverses. Devant nous, théâtre et danse se mêlent et se métamorphosent. L’expérience de la solitude est amusante, voire bénéfique, elle donnerait presqu’envie tant elle devient grâce à Ballon une aventure tourbillonnante pleine de magie.

DE ET PAR Hélène Pirenne DRAMATURGIE ET MISE EN SCÈNE Catherine Pierloz ACCOMPAGNEMENT PICTURAL Anne Crahay ECLAIRAGE Francisco Argüelles et Amélie Dubois RÉGIE S. Depree, H.AI Hseenawa, Marie-Hélène Tromme (en alternance)

Production INTI Theatre. Co-production : Centre culturel de Verviers, Pierre de Lune centre scenique jeune public de Bruxelles. Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles / Service du théâtre, et de la COOP/Tax Shelter. Partenaire : Théâtre de la Montagne Magique, EKLA pour tous, Théâtre Mercelis, Centre culturel Wolubilis, Centre culturel Jacques Franck, Centre Culturel de Chênée, Centre culturel Bruegel. Espace « A petit pas » de Mytilène/ Grèce.

90

© Eric Grundmann

CONCEPTION, INTERPRÉTATION Pierre-Paul Constant MISE EN SCÈNE Didier Poiteaux ASSISTANTE Celine Dumont ACCOMPAGNEMENT CHORÉGRAPHIQUE Dominique Duszynski SCÉNOGRAPHIE Marilyne Grimmer COSTUMES Perrine Langlais MUSIQUE David Bowie CRÉATION SONORE Thomas Turine CRÉATION LUMIÈRE Loïc Scuttenaire

JEUNE PUBLIC


22.11

25.11

18:00 / 60 min. Théâtre de Namur (Grande salle) Pour tous dès 8 ans

14:30 / 50 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Familles enfants dès 7 ans

Suzette Project Daddy Cie Une grande cyber-enquête…

© Clara Hermans

Suzanne, fan d’Al Pacino et des tigres de savanes, a une maman et une mamoune. Suzanne a aussi une best friend forever, Alice, dont les parents sont divorcés. Dans la cour de récré, elles partagent leurs rêves d’aventures et font des plans sur la comète. Mais tout bascule le jour où on vole et déchire en mille morceaux le poème que Suzanne avait écrit pour ses deux mamans. Elle se lance alors dans une grande cyber-enquête qui deviendra le Suzette Project. Un spectacle qui interroge la vision de la famille et de ses différents modèles. Des vidéos documentaires se mêlent au jeu théâtral et gestuel afin de découvrir, à travers un gang de mômes rugissants, les méandres de la diversité, l’ouverture à la tolérance, la naissance de la résistance.

Rita Tuning People & BRONKS (Communauté flamande) « Grave et léger, cru et sensible, triste et drôle, subtilement décalé. » Karine Sitarz, d’LAND

© Marine Dricot

Rita est une femme seule et âgée, avec un grand sens du drame. Elle tente d’échapper au train-train quotidien et aux affres de l’âge par son amour de l’opéra. Elle s’égare dans un labyrinthe fou où l’on ne peut plus distinguer la fiction de la réalité. Elle cherche son chemin, telle une vieille Alice au pays des merveilles. Rita, cherche la frontière ténue entre danse, jeu et performance. Les artistes aiment transformer le quotidien en quelque chose d’extraordinaire.

TEXTE ET MISE EN SCÈNE Laurane Pardoen DISTRIBUTION Marine Bernard de Bayser, Ophelie Honoré et Nina Lombardo en alternance avec Laurane Pardoen VOIX Andrea Fabi ASSISTANAT À LA DRAMATURGIE Judith Bouchier-Végis ASSISTANAT Isabella Locurcio et Vera Rozanova MONTAGE VIDÉO Marie Gautraud COSTUMES Bleuenn Brosolo SCÉNOGRAPHIE Zoé Tenret et Laurane Pardoen CRÉATION SONORE Shuba CRÉATION LUMIÈRE Jérôme Dejean RÉGIE Fanny Boizard en alternance avec Alice De Cat

CRÉATION & JEU Randi De Vlieghe, Jef Van gestel SON & SCÉNOGRAPHIE Wannes Deneer LUMIÈRE Thomas Clause COSTUMES Maartje Van Bourgognie COACH Veerle Kerckhoven, Natascha Pire

JEUNE PUBLIC

91


5.12

9.12

16:00 / 60 min. Le Delta Pour tous dès 8 ans

14:30 / 50 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous dès 8 ans

Bon débarras ! Compagnie Alula Un spectacle qui célèbre nos enfances, celles de nos parents, de nos grands-parents, des parents de nos grands-parents Dans le placard, le débarras, là, sous l’escalier, le temps passe, les enfants se succèdent. Des années les séparent, pourtant leurs jeux se ressemblent. Leurs époques diffèrent, mais leurs émotions se ressemblent. Leurs modes de vie évoluent, mais leurs aspirations se ressemblent. Chaque enfant est unique et chaque enfant se ressemble. Le spectateur est le témoin privilégié de leurs moments de complicité, de secrets partagés, d’interdits transgressés. CRÉATION COLLECTIVE IDÉE ORIGINALE Sandrine Bastin MISE EN SCÈNE Muriel Clairembourg ASSISTANAT MISE EN SCÈNE Margaux Van Audenrode SCÉNOGRAPHIE Sarah de Battice MARIONNETTES Jean-Christophe Lefèvre, Annick Walachniewicz COSTUMES DES MARIONNETTES Annick Walachniewicz LUMIÈRE Dimitri Joukovsky SON Michov Gillet DISTRIBUTION Sandrine Bastin, Perrine Ledent, Chloé Struvay RÉGIE Mathieu Houart, Loïc Scuttenaire CONSTRUCTION DÉCORS Ateliers Berton, Sarah de Battice, Raphaël Michiels GRAPHISME AFFICHE Anne Crahay DIFFUSION Margaux Van Audenrode En collaboration avec la Province de Namur, le Delta - espace culturel provincial

92

Tout va bien The Primitives « Avec une fragilité désarmante, le spectacle aborde, sans avoir l’air d’y toucher, les petites angoisses et grandes peurs de l’enfance » Catherine Makereel - Le Soir

Entouré de caisses en carton et d’objets épars, un homme d’un certain âge, joyeux et maladroit, tente de mettre de l’ordre dans ses affaires et dans ses idées. Enthousiaste, il plonge dans ses souvenirs et glisse dans un univers imprévisible où les retournements de situations et les cascades s’enchainent. Très vite les farces frôlent les vrais dangers, le réel et la fiction s’entremêlent, les souvenirs prennent le dessus, les émotions surgissent. Parviendra-t-il à surmonter ses peurs et à ranger son passé ? Ou est-ce la panique et le chaos qui l’emporteront ? Gordon Wilson est seul sur le plateau pour déjouer ses angoisses et nous faire frissonner avec délectation. SCENARIO Vital Schraenen, Gordon Wilson MISE EN SCÈNE Vital Schraenen JEU Gordon Wilson SCÉNOGRAPHIE/COSTUMES Silvia Hasenclever, Catherine Somers

JEUNE PUBLIC


JEUNE PUBLIC

93

© D.R.

© Sarah Torrisi


3.01

u a l ë No e r t â Th é

14:00 et 17:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous dès 4 ans

Ni oui ni non bien au contraire Compagnie Arts & Couleurs Est-ce que les questions simplement jolies ont toujours besoin d’une réponse ? Presque tous les jours, le Professeur Pompon reçoit du courrier. Il reçoit toutes sortes de questions. Il est le spécialiste des questions. Pas toujours des réponses, mais bon, il fait de son mieux. Si aujourd’hui, demain c’est demain, pourquoi demain c’est plus demain mais c’est aujourd’hui ? Pourquoi quand je ferme les yeux je vois des petites images ? Est-ce qu’un chat sans oreilles c’est laid ? Il arrive parfois que les questions soient simplement jolies. Est-ce qu’elles ont besoin d’une réponse ?

THÉÂTRE D’OBJETS

© Marie Marechal

Prix de la Ministre de l’Enseignement fondamental et coup de cœur de la presse lors des Rencontres jeune public de Huy 2019.

94

ÉCRITURE & MISE EN SCÈNE Martine Godard INTERPRÉTATION Gauthier Vaessen MISE EN MOUVEMENT Bénédicte Mottart RÉGIE GÉNÉRALE & CRÉATION LUMIÈRE Nicolas Gilson SCÉNOGRAPHIE, CONCEPTION DES OBJETS Jeannine - Bouhon & Cie CRÉATION DE FIGURINES Siona Vidakovic & Véronique Angenot MÉCANISMES Paco Argüelles Gonzalez COMPAGNONNAGE PHILOSOPHIQUE Gilles Abel CRÉATION MUSICALE Pirly Zurstrassen COMPTINE Gabriel Rosen MENUISERIE Claude Mélotte GRAPHISME David Cauwe PRODUCTION ET DIFFUSION Manon Hermine.

JEUNE PUBLIC


© Nicola Bomal

9.01 16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous dès 7 ans

L’ours qui n’était pas là Compagnie Laroukhyne Se glisser dans la peau d’un ours, drôle de bête naïve et absurde, joyeuse et émerveillée qui savoure la vie Un Ours naît d’une gratouille. Il trouve sur lui un morceau de papier où est écrit : « Es-tu bien moi ? Bonne question ! » Et il se met en route dans la Forêt Merveilleuse en quête de lui-même. Il y rencontre la Vache Complaisante, le Lézard Paresseux, le Pingouin Pénultième, la Tortue-Taxi, avec lesquels il a des conversations philosophiques loufoques et passionnantes. Une tentative de se glisser dans la peau de notre ours, une drôle de bête naïve et absurde, joyeuse et émerveillée qui savoure la vie. Qui suis-je ? Ou vais-je ? Qu’est-ce qu’on fait avec la force qu’on a, avec la force qu’on est ? Qu’est-ce qui nous met en mouvement ? Ce spectacle nous révèle des espaces imaginaires, des possibles parmi lesquels chacun peut choisir sa route.

THÉÂTRE RÉCIT ET CLOWNESQUE Prix de la Province de Liège aux Rencontres de Huy 2019.

ADAPTÉ DU TEXTE D’OREN LAVIE TRADUIT DE L’ANGLAIS PAR Marion Graf et Jean Pierre Lanarès PARU EN 2015 AUX ÉDITIONS La Joie de Lire JEU ET CONCEPTION DU PROJET Caroline Husson REGARDS COMPLICES Nathalie Rjewsky et Delphine Veggiotti SCÉNOGRAPHIE/COSTUMES Caroline Husson et France Lamboray CRÉATION LUMIÈRES Gaspard Samyn REGIE LUMIÈRE Gaspard Samyn et Nelly Framinet (en alternance)

JEUNE PUBLIC

95


30.01 15:00 et 18:00 / 60 min. Le Delta Pour tous dès 6 ans

Hocus Pocus Compagnie Philippe Saire (Suisse)

© Philippe Pache

L’imaginaire sollicité Hocus Pocus s’appuie avant tout sur la force des images, leur magie et les sensations qu’elles provoquent. Le dispositif scénique très particulier permet une exploration ludique et magique d’un jeu d’apparitions et de disparitions des corps et des accessoires. La relation fraternelle qui se tisse entre les deux danseurs constitue le fil rouge de ce spectacle, tant par les épreuves qu’ils se créent pour s’endurcir que dans le voyage fantastique qui les attend par la suite. Hocus Pocus prend le parti de solliciter l’imagination de son audience, tout en tissant une trame narrative suffisamment ouverte pour que chaque enfant puisse se construire sa propre histoire. CONCEPT ET CHORÉGRAPHIE Philippe Saire CHORÉGRAPHIE EN COLLABORATION AVEC LES DANSEURS Philippe Chosson, Mickaël Henrotay-Delaunay DANSEURS EN TOURNÉE Philippe Chosson, Mickaêl Henrotay-Delaunay, Ismael Oiartzabal RÉALISATION DISPOSITIF Léo Piccirelli ACCESSOIRES Julie Chapallaz, Hervé Jabveneau ARRANGEMENTS SONORES Stéphane Vecchione DIRECTION TECHNIQUE Vincent Scalbert CONSTRUCTION Cédric Berthoud MUSIQUE Peer Gynt d’Edvard Grieg Coproduction : Le Petit Théâtre de Lausanne (spectacle créé le 25 octobre 2017 au Petit Théâtre de Lausanne), Jungspund - Festival de théâtre jeune public St-Gall. Une coproduction dans le cadre du Fonds Jeune Public de Reso – Réseau Danse Suisse. Soutenue par Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture. En collaboration avec la Province de Namur, le Delta - espace culturel provincial

96

JEUNE PUBLIC


13.02

13.02

16:00 / 60 min. Le Delta Pour tous dès 7 ans

de 14:00 à 15:30 / 95 min. Le Delta Ateliers parents/enfants

Les Carnets de Peter

La Bibliothèque rêvée de Peter

Théâtre du Tilleul Entre ombres et musique, un spectacle qui nous parle de résilience

© Daniele Pierre

Une bibliothèque de rêve, la nuit. Des rayonnages remplis de romans, d’histoires, de contes, d’imagiers. Et un livre secret. Personne ne peut s’y aventurer sauf… Tendez l’oreille, vous entendrez des grognements mystérieux, écarquillez les yeux et un géant apparaitra dans sa tour, un gardien saugrenu surgira d’une porte dérobée. Le Théâtre du Tilleul nous entraine dans une aventure palpitante : du Munich de l’avant-guerre aux Amériques, sur un bateau à vapeur, au rythme des bottes qui claquent, dans les recoins de la mémoire de Peter, dans les péripéties de Donald. Deux histoires se croisent et s’entremêlent dans cette bibliothèque : celle inspirée d’épisodes de la vie réelle de Peter Neumeyer confiées au Théâtre du Tilleul et celle, inventée, du petit héros que Peter s’est créé, Donald. Entre ombres et musique, Les Carnets de Peter nous parlent de résilience. Avec son amour profond pour la littérature, Le Tilleul semble nous murmurer : il y a des livres qui sauvent.

La Bibliothèque Centrale de la Province de Namur, le Réseau namurois de Lecture Publique et le TAPS complices du Théâtre du Tilleul invitent les enfants et leurs parents, à participer aux ateliers de « La Bibliothèque rêvée de Peter » qui accompagnent le spectacle tout au long de sa tournée. GRATUIT – RÉSERVATION INDISPENSABLE POUR LA BONNE ORGANISATION.

D’APRÈS L’ŒUVRE ET LA VIE DE PETER NEUMEYER, AUTEUR DES HISTOIRES DE DONALD ILLUSTRÉES PAR EDWARD GOREY (EDITIONS LE TRIPODE POUR LA VERSION FRANÇAISE.) CONCEPTION DU SPECTACLE Carine Ermans et Sylvain Geoffray AVEC Carine Ermans EN ALTERNANCE AVEC Nathalie Mellinger, Carlo Ferrante, Sylvain Geoffray et Alain Gilbert CONSEIL DRAMATURGIQUE Louis-Dominique Lavigne MUSIQUE Alain Gilbert MISE EN SCÈNE Sabine Durand LUMIÈRE Mark Elst RÉGIE Thomas Lescart SCÉNOGRAPHIE Pierre-François Limbosch et Alexandre Obolensky PEINTURES Alexandre et Eugénie Obolensky AIDÉS DE Malgorzata Dzierzawska et Tancrède de Ghellinck COSTUMES Silvia Hasenclever TRAVAIL DU MOUVEMENT Isabelle Lamouline IMAGES ANIMÉES Patrick Theunen et Graphoui ACCESSOIRES Amalgames COLLABORATION ARTISTIQUE Fabrizio Montecchi PRODUCTION Mark Elst En collaboration avec la Province de Namur, le Delta - espace culturel provincial

JEUNE PUBLIC

97


21.02

27.02

16:00 / 50 min. Théâtre de Namur (Grande Salle) Pour tous dès 5 ans

14:00 et 16:00 / 60 min. Théâtre de Namur (Studio) Pour tous dès 2 ans

Llum Caroline Cornelis / Nyash

© Pexels

Un spectacle pour une danseuse et un manipulateur de lumières

L’Orchestre à la portée des enfants Orchestre philharmonique royal de Liège (OPRL) Les chefs-d’œuvre du répertoire mis en scène pour les plus jeunes Le mystère de la vie… Voilà ce qui passionne Victor Frankenstein, scientifique dont l’orgueil et la curiosité sont sans limites. Après des jours et des nuits de travail, il perce ce mystère et commence à travailler à la création d’un être vivant. Mais lorsque la créature s’éveille, le fameux Docteur est terrifié et s’enfuit. Délaissé, le monstre cherche la compagnie des humains, mais il ne rencontre que haine et mépris… Il décide alors de retrouver son créateur et d’exiger de lui une compagne pour partager sa solitude…

Entre fascination et peur, ombre et lumière, Llum nous invite dans un monde imaginaire et poétique. La Cie Nyash emmène le spectateur à voyager entre le tout petit, le minuscule et le très grand. En sortant de l’ombre le travail de lumière, Llum sculpte et révèle ce qui d’habitude ne se montre pas. La lumière devient élément de jeu, d’interaction et de relation.Je danse avec elle. Je peux l’escalader, l‘écraser, peut-être même la manger ? « Llum » est un spectacle pour une danseuse et un manipulateur de lumières. DE Caroline Cornélis CRÉÉ AVEC Marielle Morales et Frédéric Vannes INTERPRÉTÉ PAR Caroline Cornélis et Frédéric Vannes SON Claire Goldfarb TEXTES Laurence Vielle COSTUMES Aline Breucker SCÉNOGRAPHIE Anne Mortiaux LUMIÈRES Frédéric Vannes

Une production de la Compagnie Nyash. Une coproduction Charleroi-Danse, Centre Chorégraphique de Wallonie-Bruxelles.

© D.R.

En collaboration avec les Jeunesses Musicales de Liège, de Bruxelles et de Namur.

98

JEUNE PUBLIC


7.03 16:00 / 55 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous dès 8 ans

Plasticine Théâtre des Zygomars

© Jean-François Flamey

Un spectacle entre théâtre et cabaret, vélo et tracteur, humour et nostalgie Des bribes de nos enfances, douces, drôles ou violentes qui nous ont construits, qui nous ont amenés jusqu’ici, devant vous, pour jouer… comme des enfants. Ce moment où la Plasticine s’est mélangée, ce jour où toutes les jolies couleurs vives de la pâte à modeler sont devenues moches, où l’on a compris que les adultes ne savaient pas tout, qu’ils pouvaient être doux et violents, qu’ils pouvaient croire des choses mais sans vraiment savoir, qu’ils pouvaient mentir, qu’on pouvait mourir à dix ans, qu’on pouvait être amoureux à six ans, et que rien n’était plus beau qu’une balade en vélo avec papa par un joli matin d’été… Un spectacle entre théâtre et cabaret, vélo et tracteur, humour et nostalgie. MISE EN SCÈNE Pierre Richards DRAMATURGIE Pierre Richards et Vincent Zabus ECRITURE Samuel Laurant, Nathalie Mellinger, Naïma Ostrowski, Pierre Richards et Vincent Zabus INTERPRÉTATION Samuel Laurant, Nathalie Mellinger, Naïma Ostrowski MUSIQUES ORIGINALES Philippe Morino SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Catherine Somers CONSTRUCTION Triline

JEUNE PUBLIC

99


20.03

21.03

16:00 / 60 min. Théâtre de Namur (Grande Salle) Pour tous dès 10 ans

14:00 et 16:00 / 30 min. + 20 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous de 2 à 5 ans

Luid/Fort Compagnie tout petit (Communauté flamande)

© B. Gilles

L’arbre se transforme en instrument de musique géant

Alpha Bêta Compagnie des Mutants Entre le conte, le théâtre d’objets et le théâtre musical Dans une installation performative, articulée autour d’écrans, de pendules, de chronomètres, de capteurs de sons et d’animations multimédia, la conférence-démonstration de Miranda et Prospero se situe entre le conte, le théâtre d’objets et le théâtre musical. En racontant, chantant, jonglant, l’équipe de Prospero révèle la beauté et la poésie des sciences exactes. « Ô, merveille ! Combien de belles créatures sont ici réunies ! Comme l’humanité est belle ! Bravo, Nouveau Monde qui compte de pareils habitants ! » Miranda dans « La Tempête » de Shakespeare COMÉDIENS Chloé Périlleux, Patrick Beckers, Marc Dehoux METTEUR EN SCÈNE Dirk Opstaele RÉGISSEURS Patrick Dhooge, Thierry Dupont

100

JEUNE PUBLIC

Une installation; un arbre fait de tubes et d’entonnoirs; des sons nous chatouillent les oreilles; l’arbre se transforme en instrument de musique géant. Deux danseuses, leurs corps instrumentistes; leurs doigts, leurs orteils et leurs jambes jonglent avec les vibrations. La musique se met en mouvement, et nous invite à nous familiariser avec les nombreuses nuances du monde sonore. Chaque résonance apporte une atmosphère différente, chaque tonalité stimule l’imagination et invite à l’émerveillement. À la fin de la représentation, les enfants seront invités à expérimenter eux-mêmes une installation sonore. CHORÉGRAPHIE & DANSE Lies Cuyvers, Ciska Vanhoyland MUSIQUE Koen Brouwers SCÉNOGRAPHIE Erki De Vries DRAMATURGIE Gerhard Verfaillie REGARD EXTÉRIEUR Iñaki Azpillaga CRÉATION LUMIÈRES Steven Brys COSTUMES Katrijn Baeten CO-PRODUCTION HET LAB et C-TACT Avec le soutien de : Vlaamse Gemeenschap, kunstencentrum STUK, Villa Basta et cultuurcentrum Hasselt.


28.03 16:00 / 45 min. Théâtre de Namur (Grande Salle) Pour tous dès 3,5 ans

Le Petit chaperon rouge Compagnie Dérivation

© Kurt Van Der Elst

Dépasser leur peur de l’autre pour se découvrir eux-mêmes Ici, Loup et Petit chaperon rouge ne sont pas vraiment taillés pour leurs rôles. Loup préfèrerait rester chez lui plutôt que de partir en forêt manger des enfants. Petit chaperon rouge, lui, tient plus du super-héros que de la jeune fille naïve et n’a aucunement l’intention de se laisser manger. Nos deux personnages, malgré le poids des traditions qui pèse sur eux, vont tenter de changer leurs destinées. Amitié naissante, courses folles et nuit mouvementée… Ils vont dépasser leur peur de l’autre pour se découvrir eux-mêmes.

© D.R.

JEU Simon Espalieu, Julien Rombaux, Daniel Offermann MISE EN SCÈNE ET TEXTE Sofia Betz SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES Sarah de Battice CONSTRUCTION DÉCORS Raphaël Michiels MOUVEMENT ET CHORÉGRAPHIE Louise Baduel CRÉATION SONORE Daniel Offermann CRÉATION LUMIÈRE Ludovic Wautier ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE Hyuna Noben RÉGIE GÉNÉRALE Valentin Boucq/Thomas Lescart

JEUNE PUBLIC

101


25.04

1.05

16:00 / 45 min. Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur Pour tous dès 5 ans

14:00 et 16:00 / 50 min. Théâtre de Namur (Studio) Famille de 2,5 à 5 ans

Pan la Compagnie Dans un décor digne de Top Chef Une adaptation très très libre du conte original « La Soupe au caillou ». Ici, en hommage à sa grand-mère, l’auteure ravive ses souvenirs d’enfance. Dans un décor digne de Top Chef, elle réveille ses mardis soirs passés en compagnie de sa mémé à préparer une drôle de soupe ! Les légumes, transformés le temps d’une scène en marionnettes, se prêtent au jeu de la grand-mère : « Mémé racontait toujours des histoires qui font du bien… ». A partir d’ustensiles de cuisine, deux scénographes-costumiers construisent à vue les décors et les costumes de ces petits univers, qui se trouvent projetés en grand sur un écran, rappelant curieusement la porte d’un four… Et bien entendu, la soupe composée pendant le spectacle est à déguster à la sortie : « Mémé disait, la meilleure des soupes c’est celle que l’on partage ! »

Compagnie Bulle à sons Fait grandir nos oreilles La compagnie Bulle à sons invite les tout-petits à vivre un voyage musical de l’aube au crépuscule où la proximité est la priorité. Ressentir les vibrations du violoncelle, les respirations du flutiste, bouger au rythme du udu…un moment généreux qui nous plonge sans équivoque dans l’univers des deux musiciens et fait grandir nos oreilles !

© D.R.

La soupe aux cailloux

Petit concert à l’Aube

COMPOSITIONS ORIGINALES & EXTRAITS D’ŒUVRES DE JEAN S. BACH, E. SATIE, VIVALDI. INTERPRÈTES Benjamin Eppe au udu, hang, métallophone, flute à bec et voix. Fabienne Van Den Driessche au violoncelle RÉGIE SON-LUMIÈRE Gaëtan van den Berg

© D.R.

TEXTE Julie Annen SCÉNOGRAPHIE, MISE EN SCÈNE, JEU ET MANIPULATION Thibaut De Coster, Charly Kleinermann et Julie Annen REGARDS EXTÉRIEURS Diana Fontannaz et Viviane Thiébaud LUMIÈRES Marc Defrise CONSULTANT RÉALISATION Eric Bellot CONSULTANT MATÉRIEL VIDÉO Sébastien Fernandez

102

JEUNE PUBLIC


5.06 14:00 et 16:00 / 40 min. Théâtre de Namur (Studio) A partir de 1 an

Tiébélé Théâtre de La Guimbarde Voyage au plus près des racines de l’humanité Un petit moment de théâtre chanté. Dans la cour d’une maison Kasséna, une jeune femme mêle l’argile et l’eau, patouille, gribouille, explore le chemin des premières traces. En se réappropriant ces gestes ancestraux, elle remet ses pas dans ceux des tout-petits qui jouent dans la terre. Au doux son du N’goni, elle ébauche les traits qui égayeront plus tard les murs de sa maison. Et voyage au plus près des racines de l’humanité. AVEC Nadège Ouedraogo et Bérénice De Clercq CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE Gaëtane Reginster COMPOSITIONS ET ARRANGEMENTS MUSICAUX Aboubacar Traoré ACCOMPAGNEMENT DU PROJET AU BURKINA Laure Guiré SCÉNOGRAPHIE Laurence Grosfils COSTUMES Elyse Galiano CRÉATION LUMIÈRE Vincent Stevens

© D.R.

En collaboration avec l’Association Wéléni (Burkina Faso) Avec le soutien du projet européen Mapping.

JEUNE PUBLIC

103


s t n e r a P a m Ciné s i m d A N o n- C l u b Ciné

Quatre séances de cinéma pour les enfants de 6 à 12 ans. Lors des séances Cinéma Parents Non Admis, les comédiens et animateurs Christophe Challe et Vincent Pagé* accompagnent les jeunes spectateurs dans l’univers du 7 ème art. Ensemble, ils explorent joyeusement diverses thématiques abordées dans les courts et longs métrages présentés et encouragent les jeunes spectateurs à s’émerveiller, se questionner et développer leur curiosité ! Avant chaque séance, les enfants reçoivent par la poste un feuillet didactique sur le film programmé pour éveiller leur curiosité et développer leur imaginaire cinématographique. Pendant la projection réservée aux enfants, les parents sont invités à participer à un atelier parental animé par l’espace parents du Gabs. Au programme, des débats et des discussions pour le plaisir d’échanger et de partager nos expériences de parents.

3.10 Séance 1 / 10:00 / 1h30 (+-) avec Rencontre Parents/enfants Le Delta Dans le cadre de la 35e édition du FIFF

12.12 Séance 2 / 10:00 / 1h30 (+-) avec Rencontre Parents/enfants Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur

20.03 Séance 3 / 10:00 / 1h30 (+-) avec Rencontre Parents/enfants Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur

Et à l’issue de la projection, les enfants invitent les parents à partager leur expérience à travers une animation proposée par l’espace parents du Gabs.

5.06

Les séances sont accessibles aux sourds et malentendants grâce à la présence d’un animateur/interprète en langue des signes. Pour bénéficier de cet accompagnement, l’inscription au préalable est obligatoire (sophie@fiff.be - 0496 89 49 08).

Séance 4 / 10:00 / 1h30 (+-) avec Rencontre Parents/enfants Abattoirs de Bomel Centre culturel de Namur

* Formé au théâtre et à l’improvisation, Christophe Challe travaille comme assistant metteur en scène dès la fin des années 1990 et participe à plusieurs créations théâtrales pour le Jeune Public. Depuis 2010, il occupe le poste de responsable de la programmation Jeune Public et de la coordination des stages et ateliers créatifs au Centre culturel de Ciney.

104

Facteur la matinée, acteur le reste de la journée, Vincent Pagé s’inspire de son métier postal pour monter, en 2015, la pièce « C’est ma tournée » avant de présenter son spectacle « Tronche de vie » en Belgique et en France à partir de 2017. Du théâtre de rue, au classique, en passant par l’animation, ce qui galvanise ce comédien tout-terrain par-dessus tout, c’est le contact avec le public.

JEUNE PUBLIC

Tarif : 5 €/enfant En collaboration avec le FIFF / Festival International du Film Francophone.


e d s n o i t i t é p e é u R q i n o m r a h l i l a Ph La Philharmonique de Namur invite les familles à assister à la répétition d’un concert. L’occasion de découvrir les coulisses et de profiter de petits moments de musique volés… © Hassan Hajjaj

Cette saison, nous vous proposons :

5.03 17:30 / 30 min. Théâtre de Namur (Grande salle)

concert Piazzola, OPRL

30.04 17:30 / 30 min. Théâtre de Namur (Grande salle)

concert musique sud américaine « Los Temperamentos »

Tout public, familles Tarif : Gratuit sur réservation

Deux spectacles circassiens de hauts vols de la saison du Théâtre de Namur sont également accessibles aux abonnés des P’tits 4h

19.12 19:00 — Voir p. 34 Théâtre de Namur (Grande salle) Famille pour tous dès 6 ans

Fiq! (réveille-Toi!) Groupe Acrobatique de Tanger / Maroussia Diaz Verbeke

24.04 19:00 — Voir p. 59 Théâtre de Namur (Grande salle) Famille pour tous dès 10 ans

Room de James Thierrée

105


2020 - 2021 OCTOBRE > MAI

LE DELTA & THÉÂTRE DE NAMUR (FOYER & STUDIO) Concerts de midi (de 12h30 à 13h20) Gratuit étudiant moins de 26 ans www.facebook.com/NAMusiq T.081 22 60 26 - www.theatredenamur.be www.nanamur.be

106


Saison 2020 - 2021

Philippines 14.10.20

danemark -

ans

Normandie 18.11.20

canada

09.12.20

Tokyo

03.02.21

sénégal

03.03.21

slovénie

31.03.21

rePorT séANce Australie : 17.02.21

Les Mercredis à 14h - 17h - 20h

Au ThéâTre royAL de NAMur 081 226 026

Abonnez-vous !

www.explorationdumonde.be

Dates sous réserve de modifications éventuelles

107


108

BKFGO00K


Conditions générales

BILLETTERIE Vous pouvez la contacter par tél. au 081/226 026 ou par mail : billetterie@theatredenamur.be En dehors des jours fériés, elle est ouverte du mardi au vendredi de 12:00 à 17:30, les samedis de représentation de 14:00 à 17:30 ainsi qu’une heure avant chaque représentation pour le spectacle en cours. Lors de votre réservation, nous vous remercions de bien vouloir nous communiquer votre adresse e-mail. Celle-ci nous permettra, le cas échéant, de vous informer des éventuels changements d’horaire, de lieu.

HORAIRES DES SPECTACLES Les spectacles commencent à l’heure indiquée sur votre billet. Sauf indication contraire, notez que, généralement, les spectacles démarrent au Studio à 19:00 et dans la Grande salle à 20:30, sauf le samedi où la représentation démarrera à 18 :00 au Studio et 19:00 dans la Grande salle. Attention aux horaires et aux lieux spécifiques des saisons Jeune Public et Philharmonique. Pour les spectacles en Grande salle, notre Foyer vous accueille avant et après spectacle ainsi que pendant les entractes.

Les portes de la salle ouvrent habituellement ½ heure avant le début du spectacle. A l’heure indiquée sur votre billet, les places numérotées ne sont plus garanties. Seul le personnel de salle est autorisé à réattribuer les places non-occupées. Les retardataires seront placés au mieux. Toute réservation est ferme et définitive. Toute place payée ne peut pas être annulée, ni reportée, ni échangée, ni remboursée. Si le spectacle doit être interrompu audelà de la moitié de sa durée, votre billet ne sera pas remboursé. La revente d’un billet du Théâtre de Namur est interdite dans l’enceinte de celui-ci. Il est interdit de photographier, de filmer, d’enregistrer, pendant le spectacle.

LES TARIFS La catégorie 35– est valable pour les personnes nées en 1985 et après. La catégorie 26– est valable pour les personnes nées en 1994 et après.

LE PASS ROYAL Si vous êtes nés en 1995 ou après, devenez, gratuitement, membre du « Pass Royal ». Ce Pass vous donne accès, sans réservation et dans la limite des places disponibles, à l’ensemble de notre programmation pour 5 € la place.

ARTICLE 27 Le Centre culturel de Namur/ Théâtre de Namur est partenaire de l’Association Article 27. Tous nos spectacles sont accessibles aux personnes qui peuvent bénéficier de ces billets à prix réduits : 1,25 €. Vous pouvez trouver les renseignements concernant Article 27 sur le site www.article27.be

RETARDATAIRES • Accès soumis aux conditions de la compagnie accueillie dans la Grande salle. • Pour rappel, la configuration du Studio ne permet pas l’entrée des retardataires.

VOTRE PLACE EST NUMÉROTÉE • Jusqu’à l’heure prévue du début du spectacle • Le placement est libre au Studio, à l’Abbaye Musicale de Malonne et aux Abattoirs de Bomel

ÉVENTUEL CHANGEMENT DE DATE • Sur présentation du billet • Pour le même spectacle • Dans la limite des places encore disponibles • Il vous en coûtera 1 €

Plus d’infos et inscription : www.theatredenamur.be/passroyal

109


110


L’équipe

Président du Conseil d’administration Jean-Marie Allard Directeur général du Centre culturel et du Centre scénique Patrick Colpé – 081 25 61 61 Responsable administratif Luc Dumont – 081 25 61 77 Administration Myriam Trollé – 081 25 61 72 Attachée de presse et accueil des compagnies Pascale Palmers – 081 25 61 63 Promotion – Relations extérieures Olivier Stoffels – 081 25 61 74 Anne-Sophie Fadeux – 081 24 01 46 Centre scénique Chargée de production et de programmation Marine Haulot – 081 25 61 73

Chargée de projets arts plastiques Chargée de production et scénographie d’expo Stevie Lardoux – 081 25 04 11 Chargée de projets culturels Sylvie Gérard – 081 25 04 14 Gestion et animation de l’espace accueil Mathieu Quertinmont – 081 25 04 00 Melvin Dourouni Communication, web social, photographie Jean-François Flamey – 081 25 04 05 Sébastien Gillard Secrétariat Action culturelle Bénédicte Ruelle – 081 25 04 03 Théâtre Evénements Location de salles Frédéric Jomouton – 081 25 61 64

Chef de salle Silvia Portillo – 081 24 01 48 Philharmonique de Namur Etienne Rappe Direction technique Matthew Higuet – 081 24 01 41 Régie générale des accueils-Saison Jamila Hadiy Plateau Julien Pire, Alfred Serghini Lumière Pascal Georis, Patrick Ortega, Thomas Gremes Son Patrice D’Hautcourt, Olivier Lefèbvre

Médiation Cécile Delvigne – 081 25 61 75

Régie générale des accueils-hors saison Marc-Alexandre Delacharlerie

Vidéo Julien Sartillo

Directrice de l’Action culturelle Marylène Toussaint – 081 25 04 02

Gestion du Bar Tristan Marmoy

Costumes-Habillage Henriette Reusser

Chargée du Centre d’Expression et de Créativité Brigitte Castin – 081 25 04 04

Billetterie Michaël Custinne, Laurence Delvosalle

En stage Florian Sartieaux, Nicolas Ghion, Alexis Stoffel et Loïc Lambay

Chargée de médiation culturelle Mélanie Delva – 081 25 04 07

Accueil et secrétariat Mireille Fabry – 081 25 61 61

Gestion et aménagements des infrastructures Bertrand Ciparisse

Chargé de projets culturels, partenariats Namur et Région Nicolas Mormaque – 081 25 04 09

Infographie Agnès Hanoul – 081 25 04 15

Programmation Jeune Public Namur et Région, programmation et animation Arielle Harcq – 081 25 04 06 Chargé de projets artistiques et programmation musiques actuelles Julien Gaspart – 081 25 04 08

Comptabilité et gestion financière Mathieu Huberty – 081 25 61 78 Aide-comptable Rudy Spiesschaert – 081 25 61 67 Assistance administrative Elisabeth Mercatoris – 081 25 04 10

Maintenance Eric Louis, Adriano Lombardo Gardiennage Vincent Berode, Grégory Giet Intendance des accueils Patrick Germaux, Gregory Giet

111


Nos salles

Théâtre Royal de Namur Grande Salle, Studio et Foyer Place du Théâtre 2 5000 Namur Administration T 081 25 61 61 / F 081 25 61 60 Espaces Culturel de Bomel Traverse des Muses 18 5000 Namur Abbaye Musicale de Malonne Fond de Malonne 129 5020 Malonne Le Delta Avenue Golenvaux 14 5000 Namur — Les Amis du Théâtre Royal de Namur asbl Route de St-Gérard 23 5100 Wépion www.lesamisdutheatre.be — www.theatredenamur.be www.centrecultureldenamur.be — www.intimefestival.be Le Centre culturel de Namur reçoit le soutien de la Ville de Namur, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région wallonne, de la Province de Namur, de Wallonie Bruxelles International.

112

Cette brochure a été imprimée en juin 2020 à 20.000 exemplaires. Editeur responsable  Patrick Colpé Coordination  Olivier Stoffels Ont participé à sa création Anne-Sophie Fadeux, Pascale Palmers, Agnès Hanoul, Arielle Harcq, Jean-François Flamey Direction artistique, réalisation graphique et copywriting Piknikgraphic.be Site internet Digitalpark.be Remerciements à Mireille Fabry et Bénédicte Ruelle

© Tous les efforts ont été faits pour retrouver les ayants droit des images reproduites en cette publication. Si certains se reconnaissent, ils sont invités à contacter l’éditeur.

THÉÂTRE DE NAMUR

JEUNE PUBLIC


theatredenamur.be +32 81 226 026

Profile for olivier Stoffels

Théâtre de Namur /Journal de saison 2020-2021  

Programmation complète du Théâtre, danse, Cirque... Philharmonique et jeune Public.

Théâtre de Namur /Journal de saison 2020-2021  

Programmation complète du Théâtre, danse, Cirque... Philharmonique et jeune Public.

Profile for tdn1213
Advertisement

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded

Recommendations could not be loaded