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INTERVIEW TATOUEUR KARL MARC Mystery Tattoo Club 13 rue de la Grange aux Belles Paris, 75010, France Photographe couverture : Jérémy Amaral Photographe ci-dessus : Yvan Budry kustomtattoo@yahoo.com www.karlmarc.com


Parle-moi un peu de toi ! Il y a 16 ans, j’ai commencé mon apprentissage dans une boutique à Santa Barbara, Californie. Après mon apprentissage, j’ai passé une dizaine d’années à voyager pour rencontrer un max de tatoueur, histoire d’apprendre plus sur mon métier. J’ai eu la chance d’avoir appris un peu la langue Française avec ma mère, ça m’a ouvert les portes pour rencontrer des gens ici en France. Finalement, j’ai décidé de m’installer ici à Paris en définitif, car c’est un de mes endroits préférés dans le monde. Les Guest-Spot, que j’ai pu effectuer pendant ces années de voyage, étaient une bonne école: tout le monde travaille différemment, j’essaye d’absorber le plus possible. A part le tatouage, je construis aussi des machines à tatouer, des pièces uniques où j’utilise du métal chiné dans des brocantes pour créer des cadres artistiques. J’ai un grand amour pour ces outils, j’ai maintenant une collection d’environ 100 machines par divers artistes du monde entier.

Comment définirais-tu ton travail ? La France a eu une grande influence sur mon travaille de tatouage. Les courants artistiques ne sont pas les mêmes qu’aux Etats-Unis, et je me suis retrouvé avec des références modernes. Aux EtatsUnis, c’était l’opposé. Beaucoup des tatoueurs, avec lesquels j’ai travaillé, trouvaient leurs inspirations dans le passé: les motifs anciens de la marine, ou les grands tatouages japonais piqués à la main sur les Yakuzas. Bien sur, on trouve ces influences en France aussi… mais il y a aussi une grande dose d’art moderne qui joue un rôle: le cubisme, l’architecture… Il y a beaucoup de recherche graphique en France. J’ai eu la chance de travailler à « Tribal Act » et d’avoir rencontrer Yann Black en arrivant en France. Tout les 2 ont jouaient un rôle important dans l’évolution du tatouage général, et dans mon évolution spécifiquement. Je dirais que mon travail en tatouage se défini comme une recherche entre l’ancien et le nouveau. J’essaye de trouver un équilibre entre des coups de pinceau et des traits droits et formes géométriques issus de la technologie. Pour l’instant, je n’ai toujours pas réussi à placer les 2 dans le même tatouage!

Tatoueur ou artiste tatoueur, que préfères-tu ? Je ne sais pas!! C’est dur de choisir… Peut-être la meilleure étiquette, pour moi, serait « Illustrateur». Je cherche à communiquer des émotions via un mélange d’éléments graphiques. Je prends des dessins (parfois réalisés par mes soins, d’autres fois amenés par mes clients ou trouvés sur le net), et je mélange ces dessins avec d’autres éléments, comme la typographie pour essayer de communiquer visuellement.


Le 16 juin 2011, tu as réalisé le tout premier tatouage animé. Comment as-tu été contacté pour cela ? J’ai été contacté par un groupe engagé par la compagnie « Balantines Whiskey » pour faire un casting de tatoueur. Ils ne disaient pas sur quel projet on allait travailler, seulement qu’ils étaient intéressé par mon travail géométrique. D’abord, on a communiqué par e-mail, et après ils ont envoyé un caméraman pour filmer une interview. Je ne le savais pas à ce moment là, que j’avais été choisi parmi 40 tatoueurs interviewer dans tout l’Europe.


Qu'as-tu ressenti pendant cette séance et surtout à la vue du résultat ? Surtout, beaucoup de stress physique et mental. Et à la fin, un énorme soulagement!! Ce n’était pas du tout facile à exécuter: Je portais un casque couvert de caméras et de micros, et un gros sac à dos avec des batteries et du matériel wifi. Les batteries ont commencé à surchauffer et me bruler le dos, et le casque glissait devant mes yeux. L’application du tatouage à pris 4 heures, il a été filmé et distribué en live sur Facebook. Pendant que je tatouais, il fallait aussi que j’explique ce qui ce passait aux 250 000 personnes qui s’ont venu regarder la procédure. Et bien sur j’ai eu peur que le code matrix n’allait pas marcher!! Un carré mal rempli, et cette belle expérience aurait tournée au cauchemar vite fait. Quand j’ai vu l’application du téléphone capter le code et ce diriger vers le vidéo que l’on avait mis sur You-tube, j’ai tout de suite été ravi d’avoir participé à l’expérience. Et le gros sourire de mon client, Marco, était « la cerise sur le gâteau », comme on dit aux USA.

Penses-tu que ce genre de tatouage vieillisse bien, l'animation sera-t-elle toujours possible ? La nature du tatouage est que l’encre à tendance à migrer à travers les différentes couches de la peau, ça peut devenir flou avec le temps. Nous avons choisi un QR-Code de la marque « EZ-code » spécifiquement pour éviter que le tatouage vieillisse mal, car il est plus simple et contient moins de carré que la grande majorité des code-matrix. Le seul inconvénient, c’est que le code est lisible qu’avec l’application fournie par la compagnie « EZ-Code ». Nous avons décidé que c’était un petit prix à payer pour garantir que l’animation marche au long terme.

As-tu eu d'autre demande à la suite de cette vidéo postée sur You-tube (vu 2 000 000 fois) ? Oui, j’ai eu quelques demandes, mais personne n’est allé jusqu’au bout. Il y a 2 problèmes: D’abord, le tatouage ne peut pas être petit, pour les raisons mentionnées dans la dernière question. Et deuxièmement, il y a le problème du prix: finalement, ce n’est pas le tatouage qui coûte cher, mais l’animation. Je ne suis pas animateur, et je dois engager des spécialistes pour créer cette partie là. Ca peu coûter quelques milliers d’euros.


Quels sont tes projets pour un futur immédiat ou à long terme ? Je vais continuer à tatouer au « Mystery Tattoo Club » à Paris. J’ai de la chance de travailler avec des confrères très talentueux, et j’espère que l’on continuera à évoluer tous ensemble. Et surtout, j’espéré que je continuerais à avoir les mêmes super-clients, des gentils, des inspirés. Tout tatouage intéressant commence là, des idées géniales, des personnes qui viennent me voir.

Un coup de gueule ? Euhh… c’est quoi un “coup de gueule?” Je ne connais pas cette expression.... Tu ne l’aimes pas ma gueule? (rires)


INTERVIEW TATOUEUR BUGS ARTWORK Los Angeles www.bugsartwork.com info@bugsartwork.com


Parle-moi un peu de toi ! Mon nom est pascal Jarrion ? alias BUGS, je suis de Perpignan en France.

Tu es Français... Tu vis en Californie... Raconte-moi ton histoire ! Je me suis installé à Los Angeles il y a 7 ans, après avoir passé 20 ans à Londres où j'ai commencé ma carrière au début des années 80.

Tu as un style rare dans ce milieu, parle moi de tes sources d'inspiration ! Mon style est en majeure partie basé sur le cubisme, mes sujets son souvent inspirés de romantisme, un coté très académique et classique avec une touche avangardiste. .

Quelle importance à la personnalité de tes clients dans ton travail ? Le fait de partager mon idéal artistique et ma vision picturale, établit une relation forte et complice à la fois. Je travaille uniquement qu'avec des personnes informées de ma façon de faire, ce qui facilite la communication entre moi et mon client.


Que penses-tu du monde de tatouage californien ? Le milieu du tatouage californien est surtout basé sur une image traditionnelle, parallèlement à ce mouvement… je développe mon propre style sans trop me préoccuper de la tendance ou de la mode. Je me considère comme le rebelle du mouvement du tatouage, celui qui ne fait pas comme tous les autres, je pense qu'il est beaucoup plus intéressant et créatif de laisser ses impulsions et sentiments diriger ma voie pour aboutir à une forme unique et individuelle.

Tu as créé une série de sculpture de femme, que veux-tu exprimer à travers ces œuvres ? Mes sculptures représentent en l'ensemble des nues féminins ou des couples enlacés, j'y montre un aspect gracieux et mélancolique.

As-tu un voyage ou une convention programmées prochainement ? Londres sera ma prochaine étape et je pense venir prochainement en France à l’issue d'une convention et une série de guest-spots.

Un coup de gueule ? Chers camarades, sortez de vos placards et tombez vos chemises, l'industrie du tattoo s'enlise doucement, il est temps de vous secouez et de créer.


INTERVIEW TATOUEUR VICTOR PORTUGAL Pologne - Cracovie www.victorportugal.com


Parle-nous de toi ! Je suis né en Uruguay, j'ai eu mon premier contact avec le monde du tatouage en 1996, beaucoup de mes groupes de métal préférés avaient des tatouages, de cette façon j'ai commence à être très intéressé et j'ai été fasciné par l'idée de mettre de l'encre sur la peau et d'en faire des dessins sur le corps.

Qu'est ce qui t'a amené au tatouage ? Comme je l'ai déjà dit, en 1996 j'ai eu 20 ans et j’étais plein d'énergie, je cherchais quelque chose à faire avec ma vie qui aurait un sens.

Quelles sont tes influences ? Un grand nombre d'influence ! Mais au fond, j'ai pris comme référence des tatoueurs des années 90 comme: « Filip Leu », « Paul Booth », « Aaron Cain », « Guy » Aitchison »… ils m'ont réellement inspirés.

Que faisais-tu avant de faire du tatouage ? J'ai profité de la vie, en travaillant et en étudiant...

Comment est la mentalité en Pologne sur le tatouage ? Je pense que c'est normal, comme le reste du monde, nous ne sommes pas dans des années 80... héhé!

Penses-tu qu'il y a une différence de mentalité entre la Pologne et la France? Je ne sais pas ce que je dois dire, je travaille avec mes clients qui viennent des quatre coins du monde... mais j'ai beaucoup d'amis français (rires)

Quels sont tes projets ? Récemment, j'ai ouvert mon nouveau studio privé dans lequel je me sens si bien maintenant, et à l'aise. 100m2 à peindre, dessiner, faire des photos et des tatouages, bien sûr. Donc, je m'arrête un peu pour faire des conventions et je suis un peu plus sélectif maintenant, juste 3/4 par an et le reste du temps je me consacre à Cracovie, au travail, et à préparer les projets de tatouage. A propos des conventions, je serai à Paris dans « Le Mondial Tatouage » de 2013.


Si tu pouvais changer quelque chose sur cette terre que choisirais-tu ? Politiciens et gouverneurs, les rois... toute cette merde à qui l'on doit les crises potentielles dans ce monde... le système à échoué.

Un coup de gueule ? Haha... La semaine dernière j'ai eu un problème avec un client à qui j'ai commencé une jambe complète il y a de cela quelques semaines, il venu pour une deuxième session et je vois qu'il y a beaucoup de croûtes à l'endroit où je suis suppose continuer.


C'étaient les pires que je n'avais jamais vu… et je demande ce qui avait bien pu ce passer, il m'a dit qu'il avait acheté, il y a une semaine, une machine à tatouer et qu'il avait commencé à pratiquer sur lui même (... et sur mon projet ... triste… mais vrai).


VERSION ORIGINALE: ANGLAIS (Texte brut) Tell us about yourself! I was born in Uruguay, I had my first contact with tattoo world in 1996, a lot my favorite heavy metal band had tattoos that way I start to be very interesting and I was fascinated with idea to put ink under the skin and make draws on bodies.

What was the way that leads you into tattoo? As I told you before in 1996 I had 20 years and full of energy, I was looking something to do with my life what have sense.

What are your influences? A lot of influences, but basically I took like references tattooist of the 90's like: Filip Leu, Paul Booth, Aaron Cain, Guy Aitchison etc. they rally inspired me.

What did you do before doing tattoo? I was enjoying life, working and student...

How are the mentality in Poland about tattoo? I think is normal, like rest of the world, we're not in 80's hehe!

Do think there is a different mentality between Poland and France? I don't know what I should to say, I'm working with my customer which are coming from all over the world,...but I have a lot of french friends :)

What are your plans? At this moment recently I opened my new, private studio in which one I feel so good now, and comfortable. 100m2 to paint, draw photography and make tattoos of course. So I stop a little bit to make conventions and I’m a little bit more selective now, just making 3,4 per year and rest of time I expend in Krakow, working, and preparing tattoo projects. About conventions, I’ll be in Paris in Le Moundial Du Tatouage 2013.

If you could change something on this earth what will it be? Politics and Governors, Kings and all this shit which one make potential crisis in this world...system has failed.

A rant? haha… last week I had some situation that a customer which one I start a full leg few weeks ago, he come for a second session and I see that he have a lot of scratches in the place when suppose to continuos, it was the most horrible scratches ever… and I ask what happened there, and he told me that he bought a tattoo machine week ago and he start to have practice on himself... (and on my project... Sad but true).


INTERVIEW TATOUEUR ANDREA AFFERNI Italie www.afferniandrea.com www.myspace.com/afferni facebook.com/afferni


Parle-moi de toi ! Mon style est 100% réaliste, tout provient d'une vraie photo: Portrait, faune, gens célèbres, scène de film, paysage, sculpture... couleur ou en noir et gris. Je suis aussi peintre, je joins les portraits classiques à des éléments modernes avec des couleurs traditionnelles à l'huile sur la toile. J'ai créé le style « Magnetic » afin d'exprimer de manière plus futuriste et moderne un sujet classique et traditionnel. J'aime beaucoup ce contraste. Même si j'ai besoin de beaucoup de temps pour penser et créer. Les effets qui tournent autour d'un visage, par exemple, ne sont pas seulement le cadre mais me laisse la possibilité de façonner le tatouage sur la partie du corps choisie, donner plus d'importance, plus de relief à l'objet principal, se démarquer et mettre l'accent sur l'expression profonde du visage. Et mes clients aiment beaucoup!

Dit m'en plus sur ton travail de tatoueur ! Je veux aller dans ce sens, j'aime vraiment le défi, surtout avec moi-même. Aujourd'hui tous mes clients viennent de loin, et c'est une fierté d'être tant apprécié, cela me remplit de joie. Dans ma vie de tatoueur, je n'ai eu d'aide de personne, j'ai donc été le meilleur maître de moi-même, et j'en suis fier. Mon but principal est d'avoir toujours des objectifs, parce que mon caractère est de continuer à avancer, toujours. Maintenant, je voyage beaucoup pour mes séminaires, dans les conventions de tatouages à travers le monde.


Tu es spécialisé dans le tatouage réaliste. Pourquoi cela ? Qu'aimes-tu dans ce style de tatouages ? Mon style est le réalisme. Je voudrais être en mesure de reproduire parfaitement et avec n'importe quel petit détail une photographie sur la peau: c'est le réalisme, selon moi. Mais nous ne devons pas nous limiter seulement sur les portraits, nous devons être en mesure de reproduire parfaitement n'importe quel autre sujet, je dis toujours que faire ce style, un tatoueur n'est complet que lorsqu'il est capable de reproduire parfaitement à la fois la couleur et le noir et gris d'un motif. Et ce n'est pas facile à peindre et à obtenir un bon portrait noir et blanc, et un grand nombre de personnes le sousestime ! La peinture a eu une grande influence sur moi, les techniques utilisées et les nuances d'ombres m'ont amenées à comprendre la peau d'une manière différente, mais, comme je le dis souvent, la technique n'est pas suffisante, vous avez besoin que quelque chose de plus, une sensibilité au bout des doigts. J'essaie de faire quelque chose que j'aime. Cependant, je ne fais pas des motifs dont je ne trouve pas satisfaction.

Comment est perçu le tatouage en Italie ? Être italien… je suis friand de notre culture picturale historique et figuratif. Mes motifs de peinture sont toujours figurative, c'est naturel pour moi d'apprécier les portraits et les peintres comme « Caravage o Annigoni ». Les Italiens sentent le portrait sur la peau, l'Italie à une grande culture sur l'art, pour moi c'est cool!

Pour toi, y a-t-il une différence réelle entre l'Italie et la France? J'ai beaucoup de clients qui venaient de France, je ne sais pas si il y a une différence entre l'Italie et la France. En France, j'ai travaillé dans les conventions de tatouage et même avec une grande satisfaction !


Qu'est ce qu' une bonne journée pour toi ? Chaque jour est une bonne journée ! Mon travail, mon art, c'est ma passion, en fait. Je pense que je suis chanceux comme homme, parce qu'il n'est pas facile de faire de sa passion son travail. Tout vient naturellement à moi, l'art à toujours été mon amis, depuis que je suis enfant, je dessine tout type de visages, donc tout est naturel pour moi, parce que je veux, je peux toujours choisir.

Quels sont tes projets ? De nos jours, de nombreuses tatoueurs me demandent avec quelles aiguille ou quelles couleurs j’utilise, ils me posent beaucoup de questions, ils veulent savoir, et c'est pour cette raison que j'ai décidé d'organiser des séminaires à caractère personnel sur le réalisme et le portrait dans mon studio pour les artistes, où je leurs explique mes petits secrets et mes technique, extrêmement important. J'ai créé aussi un DVD d'instruction pour le tatouage réaliste, portrait des animaux en noir et gris. En Octobre, je serais à Melbourne au « Show australien International Tattoo » avec cinq autres artistes de renommés.

Rant A ? Chaque travail sur la peau est pour moi une œuvre d'art unique et irremplaçable, je remercie toutes les personnes qui viennent me voir de très loin pour obtenir un de mes travaux sur leur propre peau: «Parfois, ce que vous faites dans la vie éternelle demeure»... c'est drôle!! Merci à tous.


VERSION ORIGINALE: ANGLAIS (Texte brut) Speak about yourself! My style is 100% realism, everything comes from a real photo: portrait, wildlife, famous people, scene of movie, landscapes, sculptural... color or black & gray. I'm also a painter; I unite classical portraiture to modern elements with traditional oil colors on canvas. I have created the “Magnetic” style in order to express more “futuristic and modern” a central, classic and traditional subject. I like very much this contrast. Even if I need a very long time to thought and create. Effects that turn around a face, for instance, are not only the framework but let me able to mould the tattoo on the chosen body part. These “frattali” give more importance, more relief to the main subject, they make it standing out and emphasize deep face expression. And my clients enjoy it very much!

Tell me more about your Tattoo business I want to go on this way; I really love a challenge, above all with myself. Nowadays all of my clients come from far away; this it's a proud, being appreciated so much fills me with joy. In my life of tattooist I don't had help from anybody, so I was the best master of myself, this it's a proud. My main goal is to have always objectives, because my character is to keep moving forward, always. Now I travel a lot for my Seminars in Tattoo Convention scene.


You are specialized in tattoo realism? Why is that? What do you like in this style of tattoos? My style is “Realism”. I like to be able to reproduce perfectly and with any little detail a photograph on skin: this is “realism”, according to me. But we don’t have to confine ourselves only on portrait, we need to be able to reproduce perfectly any other subject; I always say that doing this style a tattoo artist is complete only when is able to reproduce perfectly both coloured and black and gray subjects. And it’s not easy to paint and to get “strong” a good b/g portrait, and a lot of people underestimate it! Painting has had a big influence on me, the techniques used and the nuances of shade have led me to understand the skin in a different way, but, as I often say, technique is never enough, you need that something extra in sensitivity of the fingers. I try to do anything and everything wich I like. However, I don't do subjects which I don't find satisfying.

How is perceived the tattoo in Italy? Being Italian I’m fond of our historical and figurative pictorial culture. Also in my painting subjects are always figurative, it’s natural to me appreciate portrayer and painter like Caravaggio o Annigoni. The Italian feel the portrait on the skin, Italy have a big culture on Art, for me it’s cool!

For you is there a real difference between Italy and France? I have many customers that came from France, I don’t know if there is difference between Italy and France. In France I worked in same Tattoo Conventions with great satisfaction!

What is a good day for you? Every day is a good day! My job, my art, is my passion, actually. I think I’m a lucky man, because it’s not easy to can doing his own job of his own passion. Everything comes naturally to me, art has been always friend of mine, since I was a child I drew any kind of faces, so everything is natural to me, because I like I can always chose, and never being conditional upon.

What are your plans? Nowadays so many tattooists ask me which needle or which colours I use, they ask me a lot of questions, they want to know, and for this reason I decided to hold Personal Seminars on Realism and portrait in my private studio for Tattoo Artists, where I explain my little secrets and curiosity about this technique, extremely important. I created also an instructional DVD for tattooing realistic black & Grey Animal portrait. In October at Melbourne in ‘Australian International Tattoo Show’ will be my new Seminar with other five top artists.

A rant? Every work on skin it’s to me a work of art unique an unrepeatable, I thank all the people that come to me from very far away to get one of my work on they own skin: ‘Sometimes what you do in life remains eternal’... this is funny!!!! Thanks to everybody.


INTERVIEW CONVENTION MONTPELLIER Samuel www.bikinink-tattoo.com bikinink.tattoo@hotmail.fr


Parle-moi de toi ! Salut, je m'appelle SAM, alias « Sam Shocker » pour l'organisation et « Horichimou » pour le tattoo.

De ce week-end ! Alors en quelques mots, cette première édition a été extra, presque 5 000 entrées, des jolies filles de partout, de belles voitures, des bénévoles à fond supportant les grosses chaleurs de la cuisine, des beaux tattoos fait sur places, de beaux prix, du concert, des expos, des shows et du burlesque… Bref, un sacré week-end coloré. Franchement, on ne s’attendait pas à un tel accueil de la part du public du sud. Allez tous voir sur le Facebook, il parle de lui même. Rien à voir avec la première de Nantes, qui est pourtant une très bonne convention… l'euphorie!


Donne-moi tout les points positifs de cette convention ! Positif... l'accueil à cette édition.

Les points négatifs ! Négatif... s'être fait déborder.

C'est la toute première convention à Montpellier, comment as été reçu cet évènement dans la ville ? La ville a été inexistante sur cet évènement, seul l'équipe du zénith a été au top, mais j'en ai l'habitude.

Un coup de gueule ? A vous les dirigeants de ce monde, c'est nous (organisateurs en tous genres) qui le faisons vivre et vibrer, c'est grâce à des gens comme nous qui, sans l'aide de personne, organisons des évènements, merci d'être idiot, ne changer rien, on s'occupe du reste !


INTERVIEW MUSIQUE BLACK KNIVES Heavy music

www.weareblackknives.com blackknives.bigcartel.com mbcbooking@mbcmedia.org facebook.com/swift.guad


Parlez-moi un peu de vous ! Salut, je m’appelle Kevin, j’ai 23 ans, j’ai joué avec Bastien (batteur de Black Knives) dans des petits groupes avant de former ensemble « A bridge to many ». Bastien a joué 3 ans dedans et il a rejoint « 8Control » et moi 4 ans, pour au final nous rejoindre définitivement. Puis on a arrêté « 8Control » et formé « Black Knives ». Thomas, 33 ans, en couple, un chat. J'aime la musique bien sûr, sous presque toutes ses formes, le cinéma également et sensible à tout ce qui touche à l'art en général. Je fais de la musique depuis très longtemps, presque 20 ans... En groupe donc mais aussi du mix que ça soit du hip hop, de la house ou de la grosse électro. Eric, 34 ans. Comme Thomas j'aime la musique, impossible de passer une seule journée sans en écouter bien sûr. J'ai des goûts assez divers et variés allant du rock en général (extrême ou pas, alternatif ou pas, récent ou pas) au hip-hop (beaucoup plus hip-hop US tout de même) et divers autres trucs sans toutefois être complètement exhaustif. Bien sûr, il y a des styles que je n'aime pas du tout, sur lesquels je n’accroche pas même si les musiciens sont des monstres... Je ferai pale figure face à un pur cinéphile endurci, mais j'aime beaucoup les films quand même avec une passion notamment pour les films d'horreur mais pas uniquement. J'aime beaucoup les séries également, les clips et la vidéo en général.

D De votre groupe ! Kevin : Ca fait 2 ans que je jouais avec « 8Control », 1an en tant qu’intérimaire et 1 an en tant que guitariste officiel. Depuis la création de « Black Knives » c’est toujours la même bonne humeur qui est dans le groupe. Thomas : C'est un nouveau projet nommé « Black Knives » qui est pour ainsi dire la continuité de « 8Control ». Certains de « Black Knives » jouaient dans « 8Control » depuis presque dix ans. On opère dans un style disons métal/hardcore mais avec quelques subtilités au niveau des influences. Eric : « Black Knives » est un projet tout récent, débuté cette année. Nous jouions tous les 5 dans « 8Control » à la fin du groupe, mais depuis plus ou moins longtemps selon les personnes. Il y a eu tellement de changements de line-up et de style qu'on a voulu remettre les compteurs à zéro et lancer un nouveau projet où on serait tous les 5 membres fondateurs et où on pourrait se permettre des nouveautés. Forcément nous ne sommes pas très loin non plus de certaines choses de « 8Control », mais il y a des trucs totalement différents et surtout beaucoup de choses à écrire.

A Avez-vous un autre travail à côté ? Lequel ? Kevin : Alors ça fait pratiquement 4 ans que je travail en intérim dans n'importe quel domaine. Thomas : Un travail sans intérêt dans un centre d'appels... Il faut bien payer les factures et le hardcore ça paye pas (rires). On fait ça par passion. Eric : Je bosse pour « Monster Energy », je m'occupe de la version française du site www.monsterenergy.com ainsi que la partie française du Facebook et du Twitter de la marque. De temps en temps je réalise également des vidéos.


Vous avez créez des dérivés tee-shirt, poster... Parlez-moi de tout ça ! Thomas : Oui, on vient de sortir deux t-shirts de styles différents, un plutôt classique autour du design du logo et un autre plus typé baseball au niveau de la typographie, on peut trouver le lien sur notre site www.blackknives.com. Également des flyers et des affiches qui accompagnent le Ep. Eric : C'est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur et depuis longtemps. Si on ne l’avait pas toujours fait jusqu'ici c'était plus par un manque de moyen que d'envie. Je ne sais pas, ça s'explique pas : notre guitariste Etienne adore designer des T-shirts par exemple. Moi je trouve ça cool qu'on ait des posters et des petits trucs à proposer en plus des disques. C'est aussi pour ça qu'on essaye de produire des vidéos pour qu'il y ait un peu plus que juste les concerts et les disques. La vidéo ça reste "virtuel" pas très palpable, mais tous les dérivés dont tu parles ce sont des objets et c'est important aussi. On s'est rendu compte avec la disparition massive des CDs au profit des mp3s après avoir un temps supplantés les vinyles, de l'importance des objets "physiques".


Parlez moi de vos tatouages !

Kevin : Mes tatouages sont un choix à chaque fois personnel. J’ai fait mon premier tatouage par twix « eskimo », c’est une note de musique, une cassette audio sur le bras et une phrase dans la dos. Ensuite le mollet et la suite de mon bras fait par la boutique « Bouzille deluxe » sur Toulouse. Thomas : Ce n’est pas évident car c'est une sorte de patchwork assez cohérent mais avec des choses un peu décidées au dernier moment. Après au niveau du style, c'est plutôt new school, j'ai tout fais chez « Tradinktion » à Albi sous la houlette de Ghis. Il y a des cubes, des points, du graffiti et du noir, en gros; pour la signification il y a une phrase mais sinon le reste est juste graphique, pas de message à transmettre. Eric : Disons que j'ai 2 types de tattoos : ceux dont le fond l'emporte sur la forme (mon premier par exemple, la phrase "Only the diehard remain" sur le bras en gothique : même si je kiffe le lettrage et l'endroit où il est placé c'est surtout le sens de la phrase qui est important) et d'autres avec une recherche plus esthétique. Par exemple, sur le torse j'ai une autre phrase tattouée "Et si omnes ego non" (ce qui signifie quelque chose comme "même si tout le monde fait la même chose, moi non"). Là ok, la phrase a son importance aussi, mais je voulais vraiment une esthétique particulière, un peu chicanos hip-hop et une amie m'a fait découvrir le travail de Gwendal qui correspond parfaitement à ça donc c'est lui qui m'a piqué. Ensuite, ma plus grosse pièce qui est une manche, oeuvre de Twix, une carte de pirate avec plein d'éléments graphiques que j'adore, comme une tête de mort mexicaine des clés entrecroisées etc. Même si j'y ai à nouveau calé une phrase (We all have our jouneys to make) c'est l'esthétique de la vieille carte et des éléments qui la compose qui m'attirait avant tout.

Pouvez vous m'expliquer "pourquoi" (quel objectif, quel plaisir) vous vous faites tatouer ?

Kevin : Je n’ai pas de réel objectif, chaque tatouage est important pour moi et fait partie de ma vie et je me suis imposé de faire 1 tatouage minimum par an. Thomas : Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, depuis que je suis ado je suis fasciné pas les tatouages, surtout les grosses pièces, de voir tout ce qu'il est possible de faire car sur un volume comme le corps le dessin prend une autre dimension. C'était moins courant et très cher à l'époque, j'ai commencé à quasiment 30 ans et je me suis fais plaisir. Pour finir, il y a aussi une sorte de manque quand on ne se fait pas piquer pendant un certain temps. Eric : Comme Thomas, je dirais qu'il y a une sorte de fascination sur l'esthétique. Même si auparavant c'était beaucoup moins développé qu'aujourd'hui, j'ai beaucoup trainé dans la musique underground où ça fait partie de la culture donc toujours eu envie d'avoir mes propres tattoos. Ensuite, comme un tattoo est quelque chose qu'on est censé garder à vie, il y a un côté engagement fort que j'aime bien, d'où le fait que je me fasse tatouer des phrases qui sont des sortes de leimotiv.


Des projets ? Kevin : En ce moment on attend les votes du « Contest Band » du « Resurrection Fest » en Espagne. A la rentrée 2012, on a pour projet d’enregistrer notre premier album qui devrait sortir début 2013. Thomas : Une tournée et un album courant 2013, quelques concerts comme le « Bikini » à Toulouse avec « Devildriver » et « Cancer Bats », bordeaux en août et paris en fin d'année. Eric : On a quelques dates déjà calées et d'autres à confirmer d'ici la fin de l'année, mais le plus gros projet c'est effectivement l'enregistrement et la sortie du tout premier album qui on l'espère va lancer complètement le groupe.


Un coup de gueule ? Kevin : J’espère trouver un boulot qui me permette d’avoir une rentrée d’argent régulière et de pouvoir partir quand j’ai besoin avec le groupe. Thomas : Y'aurait tellement à dire, à commencé par David ghetta.... Eric : En vrai, j'suis tellement un râleur dans la vie de tous les jours (même s'il y a bien pire, encore heureux) que je vais pour une fois rester positif et finir sur une note positive. Voir la bouteille à moitié pleine, il ne faut pas tout le temps et ne pas se leurrer, mais au moins c'est avec ça qu'on avance, très rarement avec les coups de gueule.


INTERVIEW ART MICHEL ACHARD Artiste peintre www.michelachard.com miachard@wanadoo.fr ateliermichelachard@gmail.com


Parle-nous un peu de toi ! Je suis un "autiste" peintre, je ne vois pas le monde comme vous, je le vois tel qu'il est. Comme le voyait Adam et Eve avant qu'il ne croquent la pomme de la connaissance et qu'il "intellectualisent", qu'ils mettent un verbe abstrait sur les choses. Si vous pensez, vous perdez tout contact avec la vraie nature des choses (fouillez sur le net pour développer la chose). Je suis quelqu'un de très timide qui cache sa timidité en causant beaucoup... Je suis le père d'un enfant épileptique. La maladie a touché le lobe frontal de son cerveau. Lequel est le siège de l'apprentissage et de la concentration. Autant dire que je ne me fais plus aucune illusion sur les humains, sur une quête de célébrité, ou sur une peur de choquer... Je me branle de tout depuis, car mon monde s'est écroulé depuis qu'il est tombé malade. Je ne crains plus rien. Et vivant à Saint-Tropez, c'est une bonne carapace! J'ai fait une école de dessin crétin à Nice et les beaux arts de paris. J'ai fait de la photographie de studio et de plateau ciné, du cinéma amateur mais poilant, du montage vidéo linéaire puis digital, de la plomberie, du carrelage, de la maçonnerie... J'étais la mère de mon premier fils, papa au foyer... Depuis il me fait la gueule depuis que j'ai quitté sa mère... Deux de mes fiancées se sont suicidées... J'aime presque toutes les musiques, sauf le rap 2 morceaux de suite. J'aime la science, je déteste les mathématiques... Je vomis le sport... je conchie les pu***... j'aime discuter avec ceux qui sont contre ce que je pense, car ils m'apportent plus que ceux qui aiment ce que j'aime... J'aime l'Italie par dessus tout... Je pleure devant la vierge au christ de Michelangelo et devant les films à l'eau de rose... Je hais les nantis et aime les pauvres... c'est grave, docteur ?


Qu'est ce qu'il te plait autant dans la caricature ? Montrer les gens tels qu'ils sont réellement. Car c'est scientifique, le cerveau humain, pour retenir les visages des gens, et leur corps, en fait une caricature qui peut être ainsi stockée facilement dans nos neurones. Les services secrets le savent et utilisent des espions "passe partout", car ils n'ont aucun trait remarquable sur le visage, et personne ne se souviens d'eux (comme certain camarades d'école que vous voyez sur les photos de groupe, qui ne vous ont laissé aucun souvenir...) Mais au bout d'un moment, ça lasse, car je finis souvent sur le mur des chiottes...

Peux-tu nous expliquer la technique que tu utilises ? Avant l'ordinateur, je peignais selon la technique du 15ème siècle... La seule qui se conserve mieux dans le temps que les merdes peintes l'année dernière par Garouste. Mais comme je ne veux pas peindre pour les riches, car ils s'imaginent que l'argent peut tout leur apporter: Eh bien moi, ils ne m'auront pas sur leur murs, ni les entreprises pour leur pubs, ni les jeux vidéos, ni le cinéma! Fallait venir me chercher quand j'en avais besoin. Maintenant que je peux me venger, je ne serais jamais leur esclave! Vous voulez que je vous cède mes droits ? Va chi** infame capitaliste ! Je m'écarte du sujet, pardon. Depuis, pour être abordable, je dessine avec « manga studio » et je peintouille avec painter ou photoshop. Dans les galeries, y a des trous duc qui vendent la même technique de tirages sur toile à partir de 600 euro... Les miens commencent à 28 euros... fais ton choix, camarade!


Tu te dis "en lutte contre l'art abstrait", explique nous un peu pourquoi ? Le plus grand génocide culturel du 19 et 20ème siècle vient de l'arrivée de l'abstraction. Désormais, leurs "œuvres" sont livrées avec une notice explicative, et même les écoles "d'art décoratif" ont des cours pour leur apprendre à expliquer ce que contiennent leurs merdes! Les seuls à se faire baiser par leur discours sont les "jet setters" qui sont des êtres superficiels et qui réagissent comme dans la fable de La fontaine: "le corbeau et le renard", "que vous me semblez beaux avec votre andy warold (sans majuscule, il ne le mérite pas!) dans votre bec, vous tenez une fortune que vous pourrez revendre quand vous voulez dans ma galerie de nouille york !... Une fois, quand j'étais gamin, mes parents m'ont emmené chez des suisses, blindé de pognon (of course, oeuf corse, dixit berurier) Une vieille bourgeoise était là, et a acheté des merdes abstraites à un autre peintre qui était présenté là... Quant elle a regardé mes dessins (remarquables malgré mon jeune âge), elle s'est excusée qu'elle ne voyait rien, car elle n'avait pas pris ses lunettes !!!! On croit rêver ! Quelle connasse ! Mais effectivement, si tu ne met pas de lunettes quand tu visites beaubourg, tu peux trouver ça agréable au niveaux des couleurs (mais dès que tu les mets, c'est pas la même chanson !) Elle a pris les tableaux abstraits "parce que ça va bien avec la couleur de mes rideaux". Salope! Achète du papier peint que tu fais encadrer alors ! Ou fait "flouter" n'importe quelle photo et accroche là à tes murs, tu n'y verra aucune différence (ben non, ça n'aurait aucune valeur de revente chez les filous de l'art, c'est pas signé) Le trou du c** qui a fait les "nymphéas", tu sais: de la flotte avec des nénuphars en 10 mètres par 15... Tu sais ce qu'il a osé dire: "plus je vieilli, et plus je trouve que je peins bien ! effectivement: il devenait aveugle ! (véridique). Lorsque les "marchands d'art" ont remarqué que les "abstraits" étaient tous des psychopathes ou des schizophrènes facilement manipulables, ils les ont "signés" et forcés à produire leurs merdes. Et s'ils n'arrivaient pas à produire assez vite (car de l'abstrait se fait sans aucune connaissance technique, donc se "peint" très rapidement...) les galeries leur embauchaient des aides qui travaillaient à leur place. Un ami dessinait les corps et les visages pour Ben (le niçois) car lui, en était incapable, tu parles d'un artiste coté ! Cézanne le pouilleux quand est morte sa mère, voulait lui faire un "portrait funèbre", en étant incapable, il a confié le travail à un vrai peintre (aujourd'hui inconnu...). Botero et l'immonde rustre de Rodin n'ont jamais sculpté leurs marbres, mais leur équipe l'a fait à leur place... Et quand Rodin a vu que Camille Claudel était une génie et pas lui, il l'a fait enfermer chez les dingues ! Comme disait Dali: " Quelqu'un qui se refuse à étudier l'art du dessin, la science des couleurs et de la perspective, la technique de la peinture à l'huile, c'est plus un signe de paresse que de génie ! " Petit à petit, ceux qui savaient peindre et dessiner ont été déconsidérés à cause de ces nazis de l'art. Ils ont été relégués à des travaux d'illustration, de publicité et maintenant de jeux et de films à la con, pendant que les galeries construisaient des côtes artificielles pour faire de la peinture un placement plus facile à transporter que des immeubles. Résultat: un magnifique lavis de maître hollandais du 18 ème ne dépasse pas 300 euros, tandis qu'un vomi bleu de Klein atteint des sommets. Voyant cela, tous les abrutis sans talent ont cru que l'abstrait avait de la valeur, que c'était vraiment de l'art.... Du coup, les écoles se sont orientées vers ce "modernisme à la Atilla" : du passé faisons table rase.... Le dernier atelier où l'Art s'enseignait encore, c'était celui d'Ingres, aux beaux arts de paris (devenu les laids-arts...). Les vrais peintres ont été diabolisés dans l'esprit de l’humain du 20ème siècle. A point qu'on me dit souvent que je fais de "bô dessins"! Hé connard, tu vois pas que c'est de la peinture ce que je fais ! "Mais on ne voit pas les coups de pinceau" me répondent-ils. Encore heureux, sinon je serais un piètre peintre si on les voyait. Plus on peint en couche épaisse plus les tableaux se craquellent et accumulent la poussière. J'ai vu de mes yeux une "sculpture" moderne datant de 1 ou deux ans, en restauration dans un atelier d'archéologie !


Elle était tellement techniquement mauvaise, qu'en 1 an de vie elle avait vieillie de 3 000 ans. Le restaurateur riait jaune en me disant ça... Que diriez vous si votre maçon construisait un mur n'importe comment?... si votre plombier mettait l'eau chaude à la place de la froide? Si votre horloger réparait vos montres avec de la ficelle et du goudron? Si le caméraman d'un feuilleton filmait sans trépied (ah merde, ça existe déjà -24 heure- l'invasion a commencée!) Donc, tout le savoir de nos glorieux ancêtres perdu au moyen âge et reperdu au 20ème, a été perdu définitivement à cause de "l'art moderne". Cela s'appelle bruler une bibliothèque... Et nous bloquer le passage vers les galeries, et la reconnaissance des médias, ça s'appelle comment ? Pour cela, ils méritent tous qu'on aille chi** sur leurs taches, pour rajouter de l'odeur à leurs ordures. Qu'on pende ces médiocres par les cou***** et qu'on brule leurs "œuvres" est plus que justifié. C'est même gentil vis à vis de ce qu'ils osent nous faire. Tu sais qu'il y a un musée d'art moderne (riez pas, ils paient ces connards avec de l'argent public !) qui a prêté à un autre musée, une boite de conserve contenant de la "merde d'artiste" (c'est écrit sur l'étiquette). Quand ils ont rendu le prêt, la boite avait des traces de rouille en plus. Et bien ils ont porté plainte contre l'autre musée ! Tu crois rêver, eh bien non, tu ne rêve pas ! Et même s'ils se réveillaient en ayant mal au c** de s'être fait sodomiser toute la nuit par ces marchands, ils trouveraient aussi que c'est de l'art ! Mais quelle honte! A cause d'eux j'ai cru longtemps n'être qu'un incapable sans talent, car je ne recevais aucun encouragement dans ma voie. Putain, on devrait être reconnus comme trésors nationaux et avoir tous notre statut en pied sur les champs Elysées ! Après reflexion, finalement, c'est bien qu'ils soient là ces connards. On a enfin l'incarnation du mal sous les yeux, et enfin une cause contre quoi lutter, ce qui est humain, finalement... Mais faites en des assiettes, des rideaux de douches, ou des tasses à café de vos motifs, n'y a-t-il pas écrit "arts décoratifs" sur les écoles ou vous êtes passés ?...


Est ce des personnes-t-on déjà demandé (ou pas) de ce tatouer une de tes œuvres? Oui, mais a St-Tropez, ils sont tous mythos... Ils m'ont demandé l'autorisation, mais je n’ai jamais vu aucun résultat.... Le tatoueur est un artisan, comme moi je suis un artisan peintre, pas que je sois très doué (comme disait Dali) mais parce les autres sont mauvais. On ne peut pas tolérer qu'un tatoueur tatoue sans respecter les règles du métier, non ? Alors pourquoi le tolère-t-on aux sois disant artistes du vieil art moderne ? Tu accepte une aiguille sale ? Qu'il travaille sans gants ?... Alors pourquoi acceptes tu un tableau pourrit qui se craquelle en une année, ou des couleurs qui s'encrassent et changent parce qu'il peint en croute des couleurs bas de gamme ? Ou qu'il ne sache même pas dessiner une pomme! Au prix ou ça se vend, ça s'appelle de l'escroquerie, punissable devant n'importe quel tribunal ! J'ai payé, j'exige le qualité technique ET QUE L'OEUVRE SOIT DE LA MAIN DE L'ARTISTE, PAS D'UN ELEVE, OU D'UN ATELIER DE CARRARE ! Mais j'attends que ça, un tatouage d'une de mes œuvres, mais je voudrai faire l'adaptation au trait moi même... sur papier.

Es-tu tatoué ? J'ai un incommensurable respect pour les tatoueurs... Mais comme c'est la mode, et comme je me méfie de tout ce qui a du succès, je me ferai tatouer quand la mode aura passé... oui, je sais, je suis chiant ! lol. Ma femme est tatouée un peu de partout et j'aime beaucoup ça... Mais pour me tatouer moi, c'est sous anesthésie générale ou rien. Je m'explique: les électrochocs était un traitement administré sans anesthésie... jusqu'a ce qu'on se rende compte que c'était limite dangereux pour la santé.


Pareil pour les dentistes... Je ne vois toujours pas pourquoi les tatoueurs ne le font pas... Le moyen âge du 20ème siècle est pourtant fini, non ? Sinon, je dois faire une carpe sur le bras de mon amour, mais je traine, car je ne supporterais pas de voir ce dessin, et tous les défauts et les erreurs de dessins que je vais voir avec le temps. Je n'aime plus ce que je fais dès que j'ai fini de le dessiner... C'est chiant, mais j'y peux rien j'aimerais bien que le tatouage soit anamorphique (comme les projections publicitaires sur les pelouses de stade, on ne les voit que sous un angle, mais on voit tout) Car je ne supporte pas de faire le tour du bras pour avoir l'image en entier. Avec cette technique, d'un seul point : on voit tout, et sous d'autres angles c'est complètement abstrait. Pour la technique, c'est tout con: un pico projecteur branché sur un pc, le patient solidement attaché sur le fauteuil et tu suis le dessin projeté sur le corps avec un colorant alimentaire, et ainsi, exit le carbonne nocif pour la santé du papier de transfert. L'image projetée est déformée sur la peau, et ne sera compréhensible que sous un seul angle. Règle d'or: toujours aller voir dans les autres professions ce qui a été inventé et qu'on peut convertir dans la sienne (rires).

Quel personnage de fiction aimerais-tu être ? Le capitaine Nemo de Jules Vernes qui court après ses rêves...

Quel animal ? Le trilobite du précambrien, je suis une espèce disparue comme lui...

Quel plante ? Les fougères arborescentes géantes, quelque chose de petit, peu devenir énorme...

Quel dieu ? Amora, le dieu gaulois de la moutarde (astérix) ... car on est sûr qu'il n'a jamais existé, comme les autres d'ailleurs...


Un coup de gueule ? J'en ai un paquet, car tout ce qui est fait par des amateurs me gonfle, surtout que personne ne se sente visé, car mon but n'est que d'améliorer l'humanité, rien que ça ! lol Alors, en premier, les tatoueurs doivent passer un an aux beaux art de paris en auditeur libre aux cours de morphologie, pour apprendre l'anatomie du corps humain. Il est absurde de tatouer sur un corps que l'on ne connait pas... Même l'autodidacte en la matière ne pourra avoir le niveau que je demande. Et poursuivre par quelques dissections sur des cadavres à la fac de médecine située juste à coté, pour le fun (rires). Cela vaut aussi pour les couturiers, qui ne connaissent rien à la morphologie du corps des femmes: c'est pour cela qu'ils prennent des vierges anorexiques comme modèle, là ou une planche à pain suffit pour faire un défilé ! Pareil pour les fabricants de godasses ! Vous connaissez l'hallux valgus du pied de votre sœur qui a trop porté de talon haut ou des santiags ? Eh bien cette déformation est anormale et vous pouvez attaquer en justice tout fabriquant de pompe qui ne connait rien à l'anatomie du pied humain. Ils doivent vous payer l'opération réparatrice ! Quel bandes d'amateurs ces chausseurs! Puis en vrac: Que le sport ne soit pas un jeu CONTRE, mais que ceux qui marquent un but aillent jouer POUR l'équipe adverse. A l'école, l'apprentissage de ce sport est une honte car il forme des gens haineux contre tout ce qui ne leur ressemble pas... Que la boxe disparaisse tout simplement. Sinon je demande le retour des jeux du cirque ! Qu'on ne croit plus le journal télé du gouvernement, que l'individu recherche à chaque fois: si on me dit ça, c'est qu'ils ont un intérêt à me le dire: soit politique, soit pécunié... toujours chercher à qui profite le crime...


Les pubs des industriels: ils font pression pour qu'on ne critique pas leur produit sur la chaine qui passe leur promotion... trous duc! Il faut un permis pour conduire une voiture... et aucun pour conduire une ville, un pays... Je veux juste qu'on devienne des humains fiers de nos actes et de notre civilisation... C'est être anarchiste ça ?... non, je ne crois pas. Je n’aime pas la médiocrité... Je conclu sur de l’Audiard, du grand Audiard : "Méconnaître son talent, c'est encourager la réussite des médiocres".


INTERVIEW ART LE CABINET DES CURIEUX Vernissage : NOUVEAU MONDE – The End = The New www.michelachard.com 12, passage Verdeau 75009 Paris www.cabinetcurieux.com cabinetdescurieux@gmail.com


Racontez nous l'histoire de votre galerie ! Crée en 1998, le cabinet des curieux est au départ un cabinet des curiosités (objets étranges, vanités…) Depuis 2006 j’ai réactualisé le concept en proposant des accrochages mêlant œuvres contemporaines et objets anciens – avec pour dénominateur commun : Etrangeté et Mystère. Sans ces deux qualités essentielles, l’art ne peut générer la curiosité, base de l’intérêt artistique. Pouvez-vous expliquer comment vous sélectionnez les artistes ? Choisissez vous toujours des artistes underground comme l'exposition "Nouveau monde - the end = the new" ? Je pense que les codes esthétiques traditionnels agonisent. L’art actuel vit et se forme sur les cendres de ceux-ci en prônant leur détournement. Ainsi par exemple Romantisme et Manga, / Classicisme et rock, / Baroque et Underground… ont pour les jeunes artistes des portées esthétiques et symboliques équivalentes. Ces « détournements » sont une des caractéristique des univers liés à la "contre culture" et donc des artistes qui y gravitent. Cela explique le caractère « underground » de bon nombre des artistes présentés.

Elle parle de l'apocalypse, la fin du monde... Pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Nous sommes parti du mot Apocalypse, en vogue cette année 2012 : Étymologiquement, l’Apocalypse ne signifie pas la fin du monde, mais la levée d’un voile, une prise de conscience. Il s’agirait d’une introspection personnelle ; une Apocalypse intime, Nous ne vivons souvent que sous l'emprise d'un envoûtement, comme dans une permanente insouciance –inconscience– suicidaire, qui fait que notre vie passe comme un rêve, et qu'à la fin tout est perdu à jamais. Sous nos pieds fourmillent les artistes demain, ceux qui nous portent vers un avenir qui nous ressemble et nous rassemble.

Vous avez eu la joie de recevoir Zombie Boy à votre galerie pour une interview. Racontez-nous ? Nous étions en relation avec Rick Genest pour l’exposition « Beautiful People ». Au delà de l’aspect « people » de Rick, sa démarche est unique : il a dédié son corps à son art, célébrant la vie au travers d'un corps entièrement tatoué. Quoi de plus naturel que de recevoir dans un cabinet de curiosités, la plus célèbre des Vanités contemporaines.


Il a été possible d’organiser une séance de dédicace pour ses fans ; interview de magazines, sujet filmé par Traxx. Vers 1 h du matin Rick a dit : « fuck les interviews ; je veux voir des squelettes ». La soirée à fini a trois heures du matin, avec l'équipe de tournage, dans des catacombes, Rick Genest jouant au mort vivant agité. Le lendemain Rick posait pour Stéphane Roy avec un nourrisson dans les bras (images actuellement exposées a la galerie).


Que pourriez-vous donner comme conseil aux artistes qui souhaiteraient exposer leurs œuvres dans une galerie ? Quelles sont les démarches ? Hum, en un mot: de la persévérance. S’imprégner des univers présentés par les galeries, afin d’essayer de cibler celles qui pourraient être intéressées par les travaux de l’artiste. C’est difficile, cela tient souvent plus d’une rencontre, que d’une démarche systématique.

Quelles sont les prochaines dates et rencontres dans les prochains mois ? Dans le cadre de l'Etrange Festival (forum des halles) en septembre, nous dévoilerons la prochaine exposition thématique : « ADN INSIDE ». En novembre exposition personnelle d’un photographe à l’univers étrange mystérieux (et sensuel) bien connu des milieux underground.

Un coup de gueule ? Il y a tant d’artistes issus de l’underground qui méritent d’être montrés au public, et si peu de galeries disposées à le faire !!!


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