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INTRODUCTION APPROCHE MEDICALE APPROCHE DIETETIQUE APPROCHE PSYCHOLOGIQUE APPROCHE SOCIALE CONCLUSION ANNEXE


Tous les patients nouvellement diagnostiqués pour un cancer peuvent être concernés par cette prise en charge commune HAD / SAD. Nous voulons évaluer si l’intervention de tous les acteurs de Soins Assistance suivant un parcours de soins bien établi mais adaptable améliore les réponses thérapeutiques au traitement proposé. Nous collaborerons avec un ou plusieurs centres hospitaliers dans une ou plusieurs spécialités mais tous fédérés par le même souhait d’apporter une vraie valeur ajoutée. Les malades du cancer ne peuvent pas toujours assurer les taches de la vie quotidienne. Comment s’occuper d’une maison, faire les courses, la cuisine, le ménage, aller chercher les enfants à l’école, les surveiller pendant leurs devoirs, accomplir les gestes les plus simples de la vie de tous les jours quand les hospitalisations et les traitements épuisants se succèdent ? Avant tout, il est important de déterminer précisément quelles aides sont nécessaires : entretien de la maison, supervision des enfants, soins du malade ? Chaque cas est unique ! L’aide à domicile va aider au ménage, au repassage, préparer les repas, faire les courses, … En cas de besoin pour les actes de la vie quotidienne les infirmières et les aides-soignantes seront présentes pour prodiguer les soins au malade. Un suivi et une coordination avec les services d’oncologie et de chimiothérapie ou de radiothérapie.

Notre directeur Médical


Définition : Le cancer correspond à une multiplication anarchique de certaines cellules normales de l’organisme, échappant ainsi à tout contrôle et régulation. Ces cellules sont ainsi capables, en se développant, d’envahir tous les tissus normaux et les tissus avoisinants et même de migrer à distance dans d’autres tissus, on parle alors de métastases. Il a été reconnu des facteurs ou des expositions à un carcinogène déclenchant la lésion initiale et irréversible de la cellule d’origine. Les plus connus sont le tabac, l’alcool, les substances chimiques ou physiques. Tous les organes sans exception peuvent être concernés. Dès le diagnostic de la maladie cancéreuse, le statut de l’atteinte tumorale va être évalué afin d’aider les médecins à la décision thérapeutique la plus adaptée. Le bilan d’extension 1 va permettre de localiser la tumeur et les métastases. Les traitements : La chirurgie : Elle vise à retirer la tumeur. Elle peut être totale ou partielle. ex : dans le cadre du cancer du sein on distingue la mastectomie (ablation totale) ou la tumorectomie mammaire (ablation partielle) L’acte chirurgical reste dans plus de 80% le premier geste thérapeutique. Il est associé le plus souvent à des traitements curatifs. La radiothérapie : Méthode de traitement utilisant les rayonnements ionisants. Ces rayons vont pénétrer dans les tissus et se diffuser dans les régions adjacentes pour provoqués une mort cellulaire par irradiations. On distingue la radiothérapie externe, la source d’irradiation est située à l’extérieur du malade et la curiethérapie où la source radioactive est placée à l’intérieur. La radiothérapie est utilisée en France pour traiter un cancer sur 2. La chimiothérapie : Dès le début de son évolution le cancer peut donner des métastases à distance échappant ainsi aux traitements locaux (chirurgie, radiothérapie).

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Scanner, radiographie, IRM, scintigraphie


La chimiothérapie anti-cancéreuse vise à enrayer cette évolution. Elle a pour but d’empêcher la reproduction rapide des cellules cancéreuses mais elle s’attaque aussi aux tissus sains. Un protocole de chimiothérapie est instauré selon un cycle de traitement propre à chacun, on parle aussi de cure. Un nombre de cures est programmé associé à une surveillance de la toxicité qui détermine la reprise ou la suspension de la chimiothérapie. En effet la toxicité de la chimiothérapie provoque parfois un changement de protocole ou un report de cure. Cette surveillance se fait entre autre par des prélèvements sanguins réguliers. Chambre implantable

La chimiothérapie peut être orale ou intraveineuse dans ce cas elle est administrée par un système de chambre implantable (aussi appelée PAC) installé sous la peau (sous cutané) et directement relié au système veineux profond.

Colostomie

Les effets secondaires de la chirurgie : • Douleurs post opératoires • Lymphangite 2 • Modification de l’image du corps : colostomie, amputation, mastectomie, …

Les effets secondaires de la radiothérapie : • Réactions cutanées aigues, inévitables d’intensité variable pouvant aller de la simple gêne à l’inconfort majeur • Réactions chroniques (après au moins 6 mois de traitement)  Hyposialie 3  Atteintes dentaires  Atteintes osseuses (ostéoradionécrose)  Radionécrose 4 des muqueuses (tube digestif, sphère urogénitale)  Atteintes du système nerveux central et périphérique Les effets secondaires de la chimiothérapie : • Toxicités aigues  Hématologiques : anémie, fatigabilité importante, risque de défaillance cardiaque, leucopénie et baisse des défenses immunitaires, risque infectieux sévère. La survenue d’une fièvre dans ce cas-là constitue une urgence majeure

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Inflammation des vaisseaux lymphatiques qui se traduit par un gonflement plus ou moins important et douloureux avec une rougeur locale 3 Baisse de la sécrétion salivaire, avec troubles de l’élocution et de la déglutition 4

Arrêt de fonctionnement d'une cellule dû à l’exposition aux rayons ionisants


 Digestives : nausées, vomissements, anorexie, atteinte des muqueuses buccales (mucites), diarrhées  Alopécie = chute des cheveux non définitive  Asthénie = fatigue (élément constant de la chimiothérapie) •

Toxicités chroniques  Cardiaque  Pulmonaire  Digestive  Rénale  Douleur  Neurologique  Stérilité  Risque oncogène

L’HAD dans le projet onco Dans le cadre du projet onco, l’HAD mettra à disposition des malades : •

des infirmières chargées d’assurer les soins dits techniques comme les pansements, l’injection des traitements, les alimentations entérales et parentérales, la surveillance des constantes (poids, fièvre, tension, diurèse)

des aides-soignantes seront également disponibles pour la prise en charge des soins de nursing et de confort

Les psychologues assureront un suivi régulier du malade et de son entourage

Les diététiciennes mettront en œuvre un suivi diététique personnalisé et adapté à la pathologie et aux effets secondaires

Les kinésithérapeutes interviendront si besoin pour assurer un maintien de l’activité physique

Les assistantes sociales assureront par leur évaluation précise les démarches nécessaires au bon déroulement du maintien à domicile

Le médecin coordonnateur sera en charge d’assurer la coordination entre l’équipe HAD/SAD et les services d’oncologie et déclenchera si besoin l’intervention des équipes HAD spécialisées (douleur, hygiène, plaie et cicatrisation, …)

L’ensemble de ses interventions se dérouleront sur période moyenne de 10 jours et sera réévaluer en fonction de l’état de santé du patient et de l’évolution des démarches administratives. Cette prise en charge pourra et sera renouvelée à chaque nouvelle cure sachant que le médecin coordonnateur organisera un suivi pluridisciplinaire inter-cure qui permettra de réévaluer les besoins.


Conclusion Les progrès en cancérologie sont basés sur une concertation pluridisciplinaire (chirurgien, radiothérapeute, oncologue, soignant) et sur une personnalisation du traitement. La qualité de vie d’un patient est un élément fondamental et contribue à l’amélioration de son état tant sur le plan médical, paramédical, technique, psychologique et diététique. Elle fait partie intégrante du protocole de soins. Le but des traitements anti-cancéreux tend à mettre le patient en rémission qui reste toutefois en phase d’observation 5 et de suivi mais la maladie n’est plus en phase active. Le projet onco ainsi réfléchi a pour objectif de « faciliter » la vie des malades en leur proposant une prise en charge globale et entière dans le but de les accompagner durant leur maladie.

Notre Médecin

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Bilans biologiques, bilans radiologiques


Diététique et cancer La chimiothérapie peut entraîner des effets secondaires qui perturbent l’équilibre alimentaire et diminuent l’appétit. L’alimentation constitue pourtant un véritable soutien à la thérapie. Des conseils diététiques adaptés peuvent aider à lutter contre les troubles observés tels que nausées, vomissements, mucites, diarrhées, constipation, altération du goût, … Sous radiothérapie il est nécessaire de conserver un bon état nutritionnel. Parfois l’appétit diminue, la perception de la saveur des aliments peut se trouver altérée ou modifiée, et provoquer une baisse de l’appétit. Ceci peut être dû à une production de salive insuffisante, épaisse ou ayant mauvais goût. Pendant les traitements des douleurs, des aphtes, des hyposialies peuvent apparaitre au moment d’avaler. Quelques conseils : • Eviter les aliments trop durs (croute du pain, fruits durs) qui risquent d’agresser les muqueuses, préférer les repas crémeux • Prendre une cuillère de crème fraîche au début du repas permet de « graisser » la bouche et aide à avaler • En cas de sécheresse buccale sucer des glaçons aromatisés, mâcher des chewing-gums, faire des bains de bouche avec les liquides avant de les avaler Que faire en cas de nausées ? • Eloigner les repas des séances de traitement • Au petit déjeuner, supprimer le lait et remplacer par un thé ou un café léger et manger un morceau de fromage type gruyère • Préférer les aliments lisses et épais (purée, flan, semoule) : les aliments en morceaux augmentent le brassage de l’estomac favorisant ainsi les vomissements • Proposer des aliments froids plutôt que chauds dont les odeurs peuvent déclencher des nausées • Choisir des aliments cuits sans graisse et ajouter la matière grasse crue après cuisson car les graisses cuites restent plus longtemps dans l’estomac • Eviter les aliments acides (agrumes, vinaigre) • Boire souvent mais par petites gorgées. Parfois les colas peuvent calmer les nausées Que faire en cas de dysgueusie ? La dysgueusie : altération du goût • Un mauvais goût dans la bouche : faire un rinçage de bouche avant de manger, boire de l’eau acidulée avant chaque repas • Les aliments paraissent fades : rechercher des aliments à goût prononcé (fromage fermenté, charcuterie fumée) assaisonner en utilisant largement des herbes, des épices, des aromates


• •

Une sensation d’amertume en bouche : supprimer les aliments riches en purine tel que le cacao, le gibier, les viandes rouges, les sardines,… et préférer les viandes blanches, le poisson, les œufs, les laitages Un goût métallique dans la bouche : préférer les poissons, œufs, les quenelles, les laitages aux viandes. Commencer les repas par un fruit frais.

Que faire pour limiter les risques d’infection ? • • •

Ne pas laisser les aliments à l’air ambiant trop longtemps Exclure les aliments à risques : produits crus, lait cru, fruits de mer… Se laver les mains longuement avec du savon avant de toucher aux aliments

Que faire pour enrichir l’alimentation : Lorsque les apports énergétiques deviennent insuffisants, il est nécessaire d’enrichir l’alimentation pour obtenir, dans un petit volume, un taux calorique élevé : • En cas de perte d’appétit il est parfois préférable de fractionner l’alimentation : au lieu des 3 repas principaux, faire 5 à 6 petits repas en prenant le temps de manger • Partager les repas avec des proches et manger des plats variés (couleurs, texture, goût…) et faits maison sont aussi des moyens pour lutter contre la perte d’appétit. • Utiliser des produits au lait entier (lait, yaourts, crèmes,…) ou les produits les plus riches (crème fraîche entière, fromage blanc 40%, fromages) • Enrichir le lait entier avec 1 ou 2 cuillères à soupe de lait écrémé en poudre • Enrichir le café au lait avec du lait écrémé en poudre ou du lait concentré ou de la poudre de protéines (en pharmacie). • Dans les plats salés (type potages ou purées), ajouter des matières grasses (beurre, margarine, huile, crème fraîche), du fromage (crème de gruyère, parmesan…), du lait en poudre… • Penser aux compléments alimentaires • Dans les desserts penser au sucre, miel et confiture • Lorsque les fruits frais deviennent trop durs penser aux milkshakes, aux jus de fruits frais, aux compotes

Nos diététiciennes


Ci-après vous trouverez quelques recettes faciles à réaliser à destination des patients et de leurs familles. Le côté mixé ou crémeux de la majorité de ces recettes les rend appropriées aux patients sous chimiothérapie. Chacune d’entre elles est facilement modifiable afin de les adapter aux besoins de chacun en les enrichissant, pour cela il suffit de rajouter quelques petites choses comme de la crème fraîche, du beurre, du fromage, du lait entier ou concentré, des compléments alimentaires, …

Un petit détail peut parfois faire la différence ! Facile Pas chère

Moyen Peu chère

Difficile Chère


RECETTE FACILE

FICHE 1

les entrées

Crème de poireaux

250Kcal / portion

Pour 4 personnes : 1 litre d’eau 400g de blancs de poireaux 50g de farine de blé 50g de margarine 4 fromages (type Vache Qui Rit ®) Sel et poivre Couper les poireaux en tronçons et les rincer sous l’eau froide. Les faire revenir dans la margarine puis parsemer de farine. Hors du feu verser en une fois l’eau, remettre sur le feu et remuer jusqu’à ébullition. Saler et poivrer. Faire revenir pendant 30min à feu doux. Mixer en ajoutant les fromages. Servir chaud.

Crème de courge

255Kcal / portion

Pour 4 personnes : 1 oignon 1kg de courge 4 pommes de terre 2 doses de lait concentré Sel, poivre et muscade Trier la courge et les pommes de terre et les détailler en morceaux. Couvrir d’eau et cuire 40min. Mixer le tout en ajoutant le lait concentré. Servir chaud.


RECETTE FACILE

FICHE 2

les accompagnements

Purée de chou-fleur

260Kcal / portion

Pour 4 personnes : 1 chou-fleur 3 pommes de terre 1 petit pot de crème fraîche Sel, poivre et muscade Peler les pommes de terre, laver le chou-fleur et faire cuire dans l’eau salée pendant 30 min. Passer au presse-purée et ajouter la crème. Servir chaud.

Purée de pois cassés

260Kcal / portion

Pour 4 personnes : 280g de pois cassés 1 carotte 1 poireau 1 oignon 4 cuil. à soupe de crème fraîche 1 jaune d’œuf Sel et poivre Laver et peler tous les légumes et faire cuire à l’eau froide environ 1 heure. Débarrasser les légumes sauf les pois, les passer au presse-purée puis ajouter la crème et le jaune d’œuf. Servir chaud.


RECETTE FACILE

FICHE 3

les plats

Œufs au lait et au jambon

163Kcal / portion

Quiche lorraine sans pâte

355Kcal / portion

Pour 4 personnes : 2 œufs 60g de fromage râpé 80g de jambon 40cl de lait Sel et poivre Battre les œufs puis ajouter le fromage et le jambon finement haché. Faire chauffer le lait puis verser sur les œufs. Saler et poivrer. Verser le mélange dans des ramequins et mettre au bain marie dans le four à 180° (thermostat 6) pendant 20 à 30 minutes. Servir chaud.

Pour 4 personnes : 50cl de lait 2 œufs 200g de lardons 100g de farine 2 tranches de jambon Gruyère râpé 1 boite de champignons émincés Sel et poivre Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Battre les œufs avec la farine puis ajouter le lait. Dans un moule à tarte beurré, mettre au fond le jambon, les lardons et les champignons puis recouvrir de pâte et finir avec le gruyère. Mettre au four pendant 30min.


RECETTE FACILE

Terrine de thon aux courgettes

FICHE 4

254Kcal / portion

Pour 4 personnes : 100g de thon au naturel en boite 5 œufs 3 petites courgettes 50cl de crème fraîche 2 cuil. à soupe d’huile d’olive 1 gousse d’ail Sel et poivre Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Laver et couper les courgettes. Peler et hacher l’ail. Dans une poêle faire chauffer l’huile et y cuire les courgettes avec l’ail pendant environ 15 minutes. Battre les œufs avec la crème puis ajouter les courgettes et le thon émietté. Verser le tout dans un moule beurré et cuire au bain-marie 45min. Servir froid


RECETTE FACILE poisson & viande

FICHE 5

Cassolette de poissons Pour 4 personnes : 200g de mélange de poissons (colin, cabillaud, merlan, lieu, …) 2 oignons 2 gousses d’ail 1 bouquet de persil 1 verre de lait 30g de beurre 1 cuil. à soupe de farine Sel et poivre Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Faire fondre le beurre doucement et ajouter la farine tout en remuant puis ajouter le lait. Laisser mijoter 5 minutes. Ajouter le poisson émietté, l’ail et le persil hachés. Répartir le mélange dans un moule et cuire 15 minutes au four.

Gratin de poulet Pour 4 personnes : 100g de blanc de poulet 1 verre de lait 1 verre de crème fraîche 30g de beurre 1 fromage type Vache Qui Rit ® 1 cuil. à soupe de farine Sel et poivre Préchauffer le four à 150° (thermostat 5). Faire fondre le beurre doucement et ajouter la farine tout en remuant puis ajouter le lait. Laisser mijoter 5 minutes. Mixer le blanc de poulet avec la crème fraîche puis ajouter la béchamel, le fromage, saler et poivrer. Mettre la préparation dans un plat beurré et mettre au four pendant 10 minutes.


RECETTE FACILE

FICHE 6

les desserts

Flan de pommes

400Kcal / portion

Pour 4 à 6 personnes : 40g de beurre 300g de pommes 3 œufs 50cl de lait 60g de farine 90g de sucre 1 cuil. à café de cannelle 50g de noisettes concassées (facultatif) Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Beurrer un moule. Peler et couper les pommes en lamelles et les disposer au fond du moule. Battre les œufs avec le lait, la farine, les noisettes et la cannelle puis verser sur les pommes. Enfourner au bain marie pendant 35min

Crème pâtissière au chocolat

121Kcal / portion

Pour 4 personnes : 1 œuf 25g de farine 25g de sucre 30g de chocolat 25cl de lait Faire fondre le chocolat dans le lait. Battre l’œuf avec le sucre et la farine puis délayer avec le lait. Remettre sur le feu une dizaine de minutes. Servir froid ou tiède avec des fruits au sirop.


RECETTE FACILE

FICHE 7

le gouter

Verrine aux spéculoos Pour 1 personne : 1 coupe de compote 1 pot individuel de fromage blanc 4 spéculoos (ou palets bretons) Dans un verre, émietter 2 des gâteaux ajouter la moitié de la compote, la moitié du fromage blanc, puis émietter de nouveau 2 biscuits, le reste de la compote et le reste du fromage blanc.

Quatre Quart

475Kcal / portion

Pour 4 personnes : 2 œufs 120g de beurre 120g de farine 120g de sucre ½ sachet de levure Préchauffer le four à 180° (thermostat 6). Battre les œufs avec le sucre, ajouter le beurre fondu, la farine et la levure. Verser dans un moule beurré et cuire pendant 30 minutes.


Le vécu psychologique des personnes atteintes d’un cancer •

L’annonce de la maladie :

Apprendre que l’on a un cancer provoque un choc important. La personne doit faire face à de nombreuses craintes : peur de souffrir, peur de mourir, peur de devenir mutilé ou dépendant, peur d’une rupture ou d’une perte de contacts sociaux. La personne doit faire un remaniement de sa manière d’envisager sa vie, son avenir, elle ne peut plus se projeter de la même manière. Elle se vit tout à coup fragile, vulnérable. Elle est confrontée à une crise identitaire, une perte d’intégrité. Elle va devoir subir des changements dans son mode de vie : traitements lourds qui nécessitent un arrêt temporaire de l’activité professionnelle, chirurgie qui met souvent à mal l’image de soi, les relations de couple, la sexualité. Les retentissements que vont avoir l’annonce d’un cancer dépend de la personnalité de l’individu, de son histoire, du moment de vie qu’il traverse, des représentations qu’il se fait de sa maladie, de la façon dont le diagnostic a été annoncé. Selon Freud, la personne va devoir faire un travail de deuil, va devoir intégrer la perte (perte de sa bonne santé, perte de l’illusion d’immortalité, perte du sentiment de puissance et d’intégrité, perte de confiance dans la vie, perte de croyance dans ses convictions, …) Dans ce travail d’intégration de la perte, principaux modes non figés :

la personne peut réagir selon deux

Processus d’intégration

Annonce du diagnostic Choc / Stupeur ou Incrédulité passagère

Angoisse

Stratégie de confrontation

Stratégie d’évitement

Révolte (accusation)

Déni / Refus (banalisation / honte)

Capacité dépressive (tristesse) Adaptation

Résignation (dépression)


Le passage décisif du travail de deuil sera marqué par une tristesse profonde (nostalgie de ce qui a été perdu). Parfois, la personne évite de se confronter à la réalité qui le touche et reste dans le déni. Le déni peut se maintenir jusqu’à une importante aggravation de la situation, là la personne ne pouvant plus « faire semblant » se résigne et tombe dans la dépression.

Vivre avec la maladie, la rémission :

Ce travail d’intégration de la perte permet à la personne de continuer à vivre malgré le cancer. Elle se lance dans le parcours de soins, passe les différentes étapes avec sa singularité, ses forces, ses angoisses et ses mécanismes de défense. Les mécanismes de défense sont des mécanismes inconscients pour aider à mieux gérer une situation : • • • • • • •

la dénégation : la personne sait qu’elle est malade mais préfère ne rien savoir l’isolation : la personne intellectualise sa maladie le déplacement : la personne déplace la souffrance liée à sa maladie sur un autre problème la rationalisation : la personne cherche à comprendre sa maladie pour mieux la contrôler la régression : la personne n’existe que par sa maladie, se laisse totalement prendre en charge la projection agressive : la personne projette son angoisse sur l’autre (agressivité, plainte) la sublimation : la personne refuse de se soumettre à la maladie, continue de construire, de créer pour dévier son attention sur un objectif plus positif, se donner du sens à sa vie.

D’une manière générale, même après arrêt des traitements, les conséquences physiques du cancer subsistent (cicatrices ou séquelles en cas de chirurgie, perte des cheveux, amaigrissement ou prise de poids). La personne doit apprendre à vivre avec ces modifications physiques non désirées. En phase de rémission, l’espoir est de retour, la projection dans l’avenir aussi, mais la peur de mourir reste présente ainsi que le souvenir des douleurs subies tant physiques que morales.

Modification de l’image de soi :

La chirurgie est souvent vécue par les patients comme une mutilation du corps. Celle-ci conduit à une altération de sa propre image corporelle et demande une grande énergie à la personne pour s’y adapter. Lorsque la modification de l’image de soi touche des fonctions capitales pour le développement personnel de l’individu


(organes sexuels) elle peut engendre des modifications importantes dans la vie du sujet. ex : hystérectomie à 25 ans Le cancer bouleverse également la perception de soi face aux autres. Les changements de l’image de soi touchent différents niveaux : • • •

• •

Le niveau d’énergie : les personnes atteintes d’un cancer vont avoir des états de fatigues importants et fluctuants (de bonnes journées, et des mauvaises journées). Les capacités mentales : perte s de mémoire, problèmes de concentration. Ces changements sont des effets secondaires possibles de la chimiothérapie, ou des conséquences du stress, de la fatigue, de l’anxiété ou de la dépression. Modification de l’apparence : le cancer peut changer l’apparence d’une personne de façon temporaire ou permanente. Les personnes atteintes d’un cancer peuvent avoir l’impression d’être peu attirantes, ont une perception négative de leur corps, craignent le rejet ou évitent les rapports intimes avec leur partenaire. Effet sur la fertilité Perte d’indépendance : les personnes atteintes d’un cancer ont parfois du mal à accomplir certaines tâches. Accepter de l’aide les renvoie souvent à un sentiment d’incapacité, d’impuissance, de perte de contrôle de sa vie. Aide pour les soins personnels ou intimes

Travailler auprès des personnes atteintes d’un cancer :

Ces personnes vont être en état de choc, de colère, devant s’adapter à des changements brutaux de leur vie. Il vaut mieux s’armer de patience car elles peuvent vivre votre présence de manière intrusive, votre venue symbolise leur perte d’autonomie. Il est important de comprendre quels mécanismes de défense vous allez mettre en place pour mieux supporter la situation : • • • •

Infantiliser la personne : baissera son estime de soi La banalisation : ne pas voir le malade, il ne se sent donc pas reconnu L’évitement : comportement de fuite, la présence du malade est niée L’identification projective : attribuer à l’autre certains de ses propres traits de personnalité, lui prêter ses propres sentiments ou émotions. Vous croyez savoir ce qui est bon pour le malade, le malade se sent incompris

Nos psychologues


L’hypnose Ericksonienne Un outil de relation d’aide en oncologie L’hypnose éricksonienne est caractérisée par une approche souple, indirecte et non dirigiste. Utilisée en psychothérapie, elle se situe dans une optique courte.

www.reiki-inspirations.co.uk Crédit : Niki Leach

Idées préconçues

De nombreuses personnes ont souvent une représentation très mystifiée de l’hypnose issue de la littérature des siècles derniers, des shows télévisés, où l’hypnotiseur est censé avoir des pouvoirs illimités tel un mage ou un sorcier, prendre un ascendant sur le sujet à hypnotiser et ainsi le soumettre en le privant de toute forme de volonté.

L’hypno thérapie actuelle a développé de nombreux et nouveaux outils respectueux de la personne tout en gardant et même en augmentant l’efficacité de la thérapie.

Définition

L’hypnose se définit comme un ensemble d’outils qui permettent de modifier son propre état de conscience (EMC: Etat Modifié de Conscience) ou celui d’une autre personne vers un état plus riche de ressources. Elle permet d’effectuer un travail de réaménagement psychique à partir des nombreux apprentissages effectués dans le passé et des ressources personnelles ainsi acquises au niveau inconscient. Les limitations habituelles disparaissent sous hypnose facilitant l’élaboration de nouvelles stratégies. Elle permet par un changement d’état de conscience d’amplifier les compétences et les capacités d’une personne qui en état ordinaire de conscience resteraient latentes ou inactivées. La transe amplifie ce qui existe déjà. Elle est un état d’attention et de réceptivité intenses avec une augmentation de la responsivité à une idée ou à un groupe d’idées. L’intention de l’hypnose est différente de celle de la Méditation qui est « d’éclaircir l’esprit ». En hypnose, il s’agit « d’amener à un contact » vers des ressources, des imageries, des symboles, la mémoire.

Histoire

L’hypnose existe depuis la nuit des temps, et son application a été diverse en fonction de l’époque et de la culture des peuples.


Franz Anton Mesmer (1734-1816) est le premier à avoir démontré, le pouvoir de l’imagination sur l’état psychique et physiologique du sujet • Freud (1856-1939) à ses débuts utilise l’hypnose dans sa pratique puis y renonce et crée la psychanalyse. Il préfère le savoir psychanalytique (thérapie longue) au pouvoir des suggestions (thérapie courte) • En Russie Ivan Pavlov (1849- 1936) interprète l’hypnose du point de vue physiologique comme un état intermédiaire entre le sommeil et la veille • Le Seconde Guerre mondiale favorise le regain de l’intérêt envers l’hypnose afin de guérir la névrose de guerre chez les soldats ou d’obtenir une anesthésie lors de nombreuses interventions chirurgicales L’hypnose actuelle doit sa renaissance à Milton Erickson (1901-1980): « La transe hypnotique a par elle-même un effet thérapeutique », toutes les ressources sont dans la personne, l’inconscient est « un grand magasin de ressources » » •

Caractéristiques

L’hypnose thérapeutique est très différente de l’hypnose de spectacle. L’état d’hypnose n’est pas un état de sommeil, c’est un état modifié de conscience de différente profondeur, plus ou moins dissocié de la réalité environnante. Tout le monde connaît l’état hypnotique de légère profondeur plusieurs fois par jour lorsqu’on conduit sur un long chemin bien connu en constatant avec surprise qu’on l’a fait d’une manière automatique et inconsciente.

Champ d’application CORPOREL Gestion de la douleur Douleurs chroniques Traumas physiques Acouphènes Problèmes de peau Accompagnement de la grossesse Bégaiements Enurésie Asthme EMOTIONNEL Confiance en soi/estime de soi Gestion des émotions Trac / Timidité Gestion du stress Burnout Troubles anxieux, angoisse, stress Etats dépressifs, déprime Troubles de la personnalité TOC, manie Phobies, phobie scolaire, sociale Travail sur les violences et les séquelles Travail sur les dépendances Deuil

COMPORTEMENTAL Amélioration du sommeil Compulsions alimentaires Tabagisme Alcoolisme Addictions Gestion du stress Phobies Disfonctionnements sexuels DEVELOPPEMENT PERSONNEL Créativité Performances artistiques Concentration mentale Mémoire Perception Apprendre à se valoriser Leadership Performances intellectuelles Performances sportives Préparation aux examens/concours


Prise en charge de la douleur aigue/chronique, aide à la chimiothérapie

Stress, anxiété, découragement, perte des repères… L’annonce du cancer est un traumatisme psychique majeur, les traitements du cancer sont souvent une épreuve qui défie le corps et l’esprit. « L’hypnose va permettre au patient de modifier non pas sa situation objective, mais la façon dont il la vit de façon subjective. Il va ainsi apprendre à habiter autrement son corps, sa pensée, ses sensations, ses perceptions et émotions, autrement dit, sa vie. » Bioy A., Wood C. JESP, 2006, 13, 117-120

Les résultats préliminaires d’une exploration du vécu des séances d’hypnose auprès de patients atteints d’une maladie oncologique souffrant de douleurs et/ou d’anxiété, traité en radio-oncologie ont montrés : • Une motivation pour entrer dans la démarche d’apprendre à gérer autrement sa douleur • Un soulagement partiel de sa douleur • La force du lien et du bénéfice de l’accompagnement • La mobilisation de ressources oubliées ; exploration des émotions en profondeur ; évocation possible de la mort ; plus grande sérénité ; augmentation du sentiment de maîtrise et de l’espoir • L’Intégration de nouveaux outils pour prendre soin de soi Objectifs

• • • • • •

Réactiver des ressources, un état de relaxation Gestion de la douleur Gestion des émotions Participer à sa guérison Conclusion

L’hypnose ne promet pas de guérison et ne vise en aucun cas à se substituer au traitement médical, cependant, elle est recommandée en tant que thérapie complémentaire.


L’assistante sociale : pivot de la prise en charge élément de coordination, de continuité et d’anticipation « Nous ne faisons pas de l’assistanat mais nous avons une véritable mission de conseil et d’accompagnement des personnes en difficultés. » Katia Gauthier, Assistante sociale CRAMIF « Le problème majeur et souvent récurrent concerne l’isolement de certains malades qui n’ont pas ou peu de famille ni la chance d’être soutenus dans cette épreuve par un entourage proche. Dans ce cas l’intervention de l’assistante sociale est déterminante pour trouver des solutions adaptées. » Pr J. CADRANEL, Pneumo-oncologue

Un patient même autonome et indépendant peut se sentir dépassé par les aspects matériels et administratifs qu’engendre la maladie. L’assistante sociale est là pour accompagner le patient tout au long et après la maladie. Elle vise à établir une relation de confiance principalement fondée sur l’écoute.

Sa mission : Mettre en œuvre toutes les actions pour permettre de prévenir et de surmonter les difficultés. Elle contribue ainsi à améliorer les conditions de vie du malade et de son entourage tant sur le plan social, sanitaire, familial, économique que professionnel. Son intervention se fait à la demande du malade ou de son entourage et jamais sans son accord. L’exercice de ses fonctions se fait dans le respect de la personne malade et de ses choix sans discrimination. Le secret professionnel fait partie de ses obligations, les informations auxquelles elle a accès sont confidentielles mais pourront être partagées avec d’autres professionnels pour favoriser la prise en charge.

Pourquoi solliciter l’assistante sociale ? L’assistante sociale se charge de mettre en place les aides administratives et matérielles nécessaires. Elle est en charge de la continuité des services en mettant bout à bout les différentes options. Elle aide les malades et leur entourage à sortir des labyrinthes administratifs complexes.


Elle coordonne : • L’accès aux soins (ouverture ou renouvellement de droits) • L’organisation familiale (dossier de TISF) • Les aspects financiers (demande d’APA, demande de prestation sociale exceptionnelle) • Les aspects professionnels (demande de mi-temps thérapeutiques) • Les problèmes administratifs (demande d’invalidité, carte de station debout pénible, carte européenne de stationnement) • La protection des personnes (tutelle, curatelle) • Le maintien à domicile : mise en place d’aides humaines et techniques (aide à domicile, dossier de demande de logement) • L’orientation vers les services appropriés (hospitalisation de répit, centre de convalescence)

Nos assistantes sociales Secteur Martigues

Secteur Marseille

Questions générales


Nous entrons dans la phase opérationnelle du projet onco présenté lors de notre journée évènementielle du 24 mai dernier, une occasion pour nous tous de travailler main dans la main. Nous allons ainsi mettre en œuvre tout notre savoir-faire en s’attachant au savoir être. Ces personnes chez qui nous intervenons traversent des situations difficiles et angoissantes, gardons le à l’esprit afin d’apporter l’aide et le soutien qu’elles nécessitent. Grâce à nos actions combinées mais aussi à notre discrétion, notre attention, notre respect de l’autre dans son rythme de vie, son intimité et son organisation familiale nous allons tenter de soulager les malades.

Notre Directrice Administrative


LES SERVICES SOINS ASSISTANCE Chaque situation fera l’objet d’une étude approfondie qui engendrera ou pas une participation financière.

Offre HAD Médecin coordonnateur Infirmières Aides-Soignantes Kinésithérapeutes Equipes spécialisées (douleur, hygiène, gérontologie) Assistantes sociales Diététiciennes Psychologues

Offre SAD Aide à domicile

(entretien du domicile, garde malade, garde périscolaire, cuisine, gestion du linge)

Accompagnement véhiculé Petits travaux de bricolage et jardinage Coiffage Réflexologie plantaire

Offre partenaires Soins esthétiques personnalisés Prothésiste capillaire - coiffeuse


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