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COLLECTOR 2014 - 31e ANNテ右


Guy COULOUBRIER

« IL FAUT QUE JE ME RÉJOUISSE AU-DESSUS DU TEMPS… QUOIQUE LE MONDE AIT HORREUR DE MA JOIE, ET QUE SA GROSSIÈRETÉ NE SACHE PAS CE QUE JE VEUX DIRE » Jan Van Ruysbroeck (1293-1381) surnommé L’Admirable

« I NEED TO BE DELIGHTED ABOVE TIMES… THOUGH THE WORLD DETESTS MY DELIGHT AND ITS COARSENESS DOEST NOT KNOW WHAT I MEAN » Jan Van Ruysbroeck (1293-1381) named The Wonderful

Se réjouir serait-ce une idée saugrenue en ces temps où l’Ancien Monde part à vau-l’eau ? Chaque époque de l’Histoire a connu son ubac, le tout est de savoir encore combien de temps il faudra patienter pour qu’il retrouve le chemin de l’adret. En attendant, plutôt que de se morfondre, contentons-nous d’être le spectateur narquois de la dégénérescence d’un Etat, le nôtre, et audelà, d’un état d’esprit, celui de nos congénères. Car il nous faut bien revenir dans cet Hexagone devenu le laboratoire occidental de tout ce qu’il ne faut pas faire. Un jour il sera nécessaire, pour tout individu prétendant accéder à SH MVUJ[PVU Z\WYvTL K»PUZ[H\YLY \U *LY[PÄJH[ K»(W[P[\KL Professionnelle plutôt que d’écouter un bon rhéteur qui sur une prestation oratoire habile l’emportera grâce à une anaphore savamment distillée mais inutile pour résoudre SLZ]YHPZWYVISuTLZ3»L_LTWSLYtJLU[K»\UL[LSSLÄN\YLKL style « Moi, Président de la République » est encore dans tous les esprits. Si le Fondateur de la Ve République, homme hors du commun, chef d’orchestre sachant se servir de chaque instrument avait le talent et la foi pour diriger une symphonie de la grandeur il n’en va pas de même depuis que les 30 Miteuses ont succédé aux 30 Glorieuses. Quid de ces ministres interchangeables passant de l’Education Nationale à la Justice puis à la Défense ou à la Culture pour ÄUPY n S»,JVUVTPL L[ H\_ -PUHUJLZ L[ ]PJL ]LYZH :LYHPLU[ ils omniscients ce serait déjà une tâche titanesque mais quand en plus on n’a pas été visité par la lumière de l’esprit pratique et de l’intelligence pure c’est peine perdue. En attendant des jours meilleurs que votre année soit douce avec les réjouissances que nous vous avons préparées en 2014 dans ce numéro collector qui fait encore et toujours et plus que jamais la part belle au rêve… au dessus du temps.

Is it a ludicrous idea to be delighted in those times when the Old World is on the road to ruin ? Each period of History has seen its north side, the main thing is to know how long we will have to wait before P[ ÄUKZ P[Z ^H` [V [OL Z\UU` ZPKL 4LHU^OPSL PUZ[LHK VM moping, let us rather be the mocking witness of a state’s degeneracy, ours, and above it, of our fellows’ state of mind. For we are compelled to come back to France which became the western laboratory of what we are not to do. One day it will be necessary to institute, for anyone TLHUPUN [V HJJLLKL [V [OPZ OPNOLZ[ VMÄJL H ]VJH[PVUHS [YHPUPUNJLY[PÄJH[LYH[OLY[OHUSPZ[LU[VHNVVKYOL[VYPJPHU who, through a smart oratorical performance will gain thanks to a cleverly exuded anaphora, even though useless at resolving the problems. We all still have in mind the recent example of such a stylistic device « I, President of the Republic ». If the founder of the Vth republic, an exceptionnel man, director knowing how to play any musical instrument had the talent and faith to conduct a symphony of grandeur, it has not been the case since the post World War boom period was followed by dingy times. What about those interchangeable ministers going from the ministry of Education to the one of Justice and then to Defence or the Arts to end up at the ministry of Finance and vice versa. Should they be omniscient people, the work would be quite titanic, but when on top of all they have no knowledge of what are the practical turn of mind and the pure intelligence, it is a waste of time. While we wait for better times, have a pleasant new year thanks to the delights we have prepared for 2014 in this collector issue which again, still and more than ever places the dream… above times.

G.C.


SRI LANKA L’île resplendissante par Guy COULOUBRIER

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»HUJPLUUL*L`SHUKL]LU\L:YP3HURHLU WVY[LIPLUZVUUVT:YP3HURHULZPNUPÄHU[PSWHZLUJPUNOHSHPZ­0SLYLZWSLUKPZZHU[L®& 3HKP]LYZP[tKLZHMH\ULL[KLZHÅVYLSLZ]LZ[PNLZKLZJP]PSPZH[PVUZX\PZLZVU[Z\JJtKt[V\[JVTTLH\QV\YK»O\PSHTPZLLU]HSL\Y KLZLZZP[LZIHSUtHPYLZLUMVU[\ULKLZ[PUH[PVU[YuZWYPZtL3»zSL[LSSL\ULSHYTL[VTItLKLS»0UKLK\:\KKHUZS»6JtHU0UKPLU HNHYKtSLWHYM\TKLZQV\YZHUJPLUZLSSLLZ[K»HPSSL\YZYLZ[tLSHWS\ZIYP[PZOKLZJVSVUPLZKL:H;YuZ.YHJPL\ZL4HQLZ[t3HJHWP[HSL *VSVTIVK\JPUNOHSPcalembeoML\PSSLKLTHUN\PLYULWYtZLU[HU[WHZK»PU[tYv[[V\YPZ[PX\LTHQL\YUV\ZJVTTLUJLYVUZUV[YL]PZP[L WHYSLZZP[LZHYJOtVSVNPX\LZPTTHUX\HISLZJVTTLSL­9VJOLYK\3PVU®n:PNPYP`HSLYV`H\TLLUNSV\[PKL2HZO`HWHYVPMV\X\PZLÄ[ construire cette incroyable forteresse au VeZPuJSLJVSVZZHSYVJOLYKLWPLYYLZYV\NLZKVTPUHU[SHQ\UNSLMHU[HZ[PX\LJP[HKLSSLMVY[PÄtL KLYLTWHY[ZL[K»LZJHSPLYZ]LY[PNPUL\_H]LJSLZt[VUUHU[LZMYLZX\LZKLZ­+LTVPZLSSLZKL:PNPYP`H®H\_T`Z[tYPL\_ZV\YPYLZWLPU[LZ nTvTLSHYVJOL(X\LSX\LZRPSVTu[YLZ7VSVUUHY\^HJLU[YLKLSHJP]PSPZH[PVUJPUNOHSHPZLH\?0e siècle, est le plus intéressant et le WS\Zt[LUK\ZP[LHYJOtVSVNPX\LKLS»zSL!Z[H[\LL[7HSHPZK\YVP7HYHRYHTHIHO\ZHSSLK»H\KPLUJLIHPUYV`HSJOHTIYLKLZYLSPX\LZ .HSWV[OHSP]YLKLWPLYYLTLZ\YHU[Tu[YLZ;LTWSLKtKPtH\KPL\:OP]HL[SLZWLJ[HJ\SHPYL[LTWSLJH]LYULKL.HS=POHYHH]LJSLZ Z[H[\LZTVU\TLU[HSLZK\)V\KKOHZ»HSPNUHU[KHUZSLZ[YVPZWVZP[PVUZHZZPZKLIV\[JV\JOt3LZZPUNLZ]V\ZHJJVTWHNULYVU[[V\[H\ SVUNKLSH]PZP[LKLZKPMMtYLU[ZZP[LZKLJL[[LJHWP[HSLYV`HSL+LYUPLYHUNSLKLJL­[YPHUNSLJ\S[\YLS®SLZNYV[[LZKL+HTI\SSHH]LJ ZVUTVUHZ[uYLWLYJOtPTWVY[HU[SPL\KLWuSLYPUHNLWV\YSLZIV\KKOPZ[LZX\PM\[SLYLM\NLK\YVP=HSHNHTIHO\SVYZX\»PSM\[JOHZZt K»(UHYHKOHW\YHWYLTPuYLJHWP[HSLKL*L`SHU 2HUK`M\[SHJHWP[HSLKLS»zSLK\?=0eH\?0?eZPuJSLKL*L`SHU0KtHSLTLU[ZP[\tLnTu[YLZK»HS[P[\KLIVYKtLKLJVSSPULZ VYKVUUtLZH\[V\YK\SHJLSSLLZ[UPJOtLKHUZ\UL]HSStL]LYKV`HU[LLU[YLSLZKLYUPuYLZYPaPuYLZL[SLZWYLTPuYLZWSHU[H[PVUZ KL[Ot*LU[YLJ\S[\YLSK\WH`Z2HUK`HIYP[LSLJtSuIYL[LTWSLKLSH+LU[tSL]tnSHNSVPYLKL)V\KKOH=V\ZWV\YYLa ]PZP[LY SL 1HYKPU IV[HUPX\L KL 7LYHKLUP`H YLJLSHU[ Z\Y  OLJ[HYLZ KL UVTIYL\ZLZ LZWuJLZ [YVWPJHSLZ HYI\Z[LZ n tWPJLZVYJOPKtLL[SLÄJ\ZILUQHTPUH]PL\_KLHUZL[HZZPZ[LYn\UPU[tYLZZHU[ZWLJ[HJSLKLKHUZLZRHUK`LUULZ X\PWYLUULU[YHJPULKHUZ\UYP[\LSHJJVTWSPWHYSLZ]PSSHNLVPZWV\YVI[LUPYSLZMH]L\YZK\KPL\2VOVTIHQ

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de l’Ecole des Mines ParisTech par Didier NECTOUX, Conservateur

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l faut absolument visiter le MusÊe de MinÊralogie de l’École des Mines ParisTech situÊ au pied de la Montagne Sainte Geneviève, en plein cœur du quartier latin. Amoureux ou non des minÊraux, on sera sÊduit par ce lieu ÊpargnÊ par le temps, vÊritable Êcrin des merveilles minÊrales. Plus de 4000 Êchantillons sont exposÊs dans des vitrines verticales et horizontales rÊparties dans les diffÊrents salons : la salle d’entrÊe, le salon Haßy et les diffÊrentes salles de la galerie de 80 mètres de long dont les baies s’ouvrent sur le jardin du Luxembourg..Q

L’histoire du MusÊe de MinÊralogie est intimement liÊe à celle de l’École des Mines. Elle dÊbute le 19 mars 1783 avec un arrêtÊ de crÊation du Conseil d’État du roi Louis XV. Le cabinet de minÊralogie se transformera en vÊritable collection lors de la nomination de R. J. Haßy en octobre 1794, premier conservateur. Elle s’enrichira H\ ÄS K\ [LTWZ WHY KLZ HJOH[Z KL JVSSLJ[PVUZ KLZ KVUZ L[ KLZ rÊcoltes de gÊologues cÊlèbres comme Sage, Werner, Brongniart, Berthier, Dufrenoy, DaubrÊe, Mallard et tant d’autres grands ZJPLU[PÄX\LZV\TVKLZ[LZHTH[L\YZJVSSLJ[PVUUL\YZ

L’École des Mines s’installe dans l’hôtel de Vendôme en aoÝt 1815. Il faut attendre le milieu du XIXe ZPuJSL WV\Y X\L SH JVSSLJ[PVU soit rangÊe et prÊsentÊe dans des meubles et vitrines en chêne de /VUNYPL*L[LUZLTISLKLWPuJLZLULUÄSHKLL[ZVUTVIPSPLYVU[ t[tJVUZLY]tZKHUZSHJVUÄN\YH[PVUKLStWVX\Ln Les fenêtres ouvrent sur les jardins du Luxembourg.

Pour visiter le MusĂŠe de MinĂŠralogie : )V\SL]HYK:HPU[4PJOLS7HYPZ Heures d’ouverture :K\THYKPH\]LUKYLKP!OO :HTLKP!OOL[OO TĂŠl :  Fax :  Courriel : T\ZLL'TPULZWHYPZ[LJOMY Site Internet :O[[W!^^^T\ZLLTPULZWHYPZ[LJOMY Prochainement en librairie, le livre du musĂŠe et de ses collections : ÂŤ CuriositĂŠs minĂŠrales Âť Ed. Omniscience. 7OV[VZ!Â?1LHU4PJOLS3L*SLHJO4\ZtLKL4PUtYHSVNPL4PULZ7HYPZ;LJO


69704,5;! Menkule, Russie.

/,306+69,! Madagascar.

7@90;,!Huenzala, PĂŠrou.

La formation des minĂŠraux +Âť\UL MHsVU NtUtYHSL SLZ TPUtYH\_ X\P JVTWVZLU[ SLZ YVJOLZ sont de dimensions Ă  peine perceptibles Ă  l’œil nu. Les minĂŠraux exposĂŠs dans le musĂŠe ont, au contraire, une taille L_JLW[PVUULSSL 7V\Y X\L JLZ JYPZ[H\_ HPLU[ W\ ZL Kt]LSVWWLY PS HMHSS\KLZJVUKP[PVUZ[YuZWHY[PJ\SPuYLZX\PZLYtZ\TLU[LUKL\_ mots : espace et temps. Il faut effectivement de la place pour X\L SL JYPZ[HS ZL Kt]LSVWWL L[ NYHUKPZZL ZHUZ v[YL NvUt WHY ZLZ ]VPZPUZ*LZVU[KVUJKHUZKLZĂ„SVUZVƒJPYJ\SLU[SLZĂ…\PKLZKHUZ

69! Quebec, Canada.

KLZ JH]P[tZ YLTWSPLZ KL SPX\PKLZ LH\_ JOHYNtLZ KtStTLU[Z LU ZVS\[PVU V\ LUJVYL KHUZ KLZ THNTHZ LU M\ZPVU X\L SVU H SL plus de chance de voir croÎtre de beaux cristaux. Souvent cela se passe en profondeur et à fortes tempÊratures mais il existe des exceptions : le sel gemme se forme à pression et tempÊrature ambiante par simple prÊcipitation ; c’est aussi le cas du Gypse ou de la Calcite. Dans tous les cas il faut du temps, beaucoup de [LTWZWV\YX\LSLJYPZ[HSW\PZZLHJX\tYPYKLNYHUKLZKPTLUZPVUZ

;6<94(305,! Pala, Ă&#x2030;tats-Unis.


LA CÔTE D’AZUR Luxe et 7e Art par GuyCOULOUBRIER

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a Côte d’Azur, destination de villégiature de l’aristocratie russe et britannique est vite devenue l’une des capitales du cinéma. Si Nice s’est très tôt dotée d’un savoir faire cinématographique remarquable, le Festival de Cannes est depuis 1946 le rendez-vous mondial du 7e Art.

Le climat et la lumière exceptionnels de la région ont fait pour beaucoup dans cet engouement des cinéastes internationaux pour venir y tourner. Des décors naturels scéniques, des villages pittoresques chargés d’histoire, des infrastructures hôtelières uniques ont fait le reste. Beaucoup d’acteurs et de réalisateurs en ont fait d’ailleurs leur résidence secondaire après avoir goûté aux joies de cette région bénie des Dieux. Le 1er ÄST KL JPUtTH M\[ YtHSPZt KHUZ la région (« L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat » en 1895 par les frères Lumière) et des années 20 à nos jours WS\ZKLÄSTZ`VU[t[t[V\YUtZ En 1946 Max de Vaucorbeil tourne n 5PJL SL WYLTPLY ÄST MYHUsHPZ LU couleurs. Des histoires sont entrées dans la légende du cinéma, la poursuite sur la Grande Corniche dans la Main au collet d’Alfred Hitchcock avec Grace Kelly

et Cary Grant, Jamais plus jamais, un James Bond d’Irvin Kershner avec Sean Connery, la série Amicalement vôtre, les dernières scènes de Mélodie en sous sol d’Henri Verneuil avec Gabin et Delon au Palm Beach à Cannes… Le travelling pourrait durer des heures, des mythes sont nés, Bardot à SaintTropez, Montand, Signoret, Jacques Prévert à Saint-Paul de Vence, Cocteau à Menton et à Villefranche-sur-mer, Sacha Guitry à Cap d’Ail, Chaplin à Saint-Jean-Cap-Ferrat dans la villa « Scoglietto » qui devint plus tard la propriété de David Niven, Cagnessur-mer et la famille Renoir, impossible d’être exhaustif mais la Riviera est bien cet Hollywood européen même si l’on ne peut que déplorer la [YPZ[L ÄU KLZ :[\KPVZ KL SH =PJ[VYPUL ou la démolition du mythique ancien Palais des Festivals qui plutôt qu’un bloc de béton à vocation hôtelière aurait dû devenir le Musée Mondial du Cinéma. Q

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SPLENDEUR D’ANGKOR Acmé de l’Art Khmer par Danièle COULOUBRIER

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ur l’antique Yashodharapura, capitale du puissant Empire Khmer du Sud Est asiatique, fut redécouverte au milieu du XIXe siècle Angkor, l’éblouissante cité, capitale historique du Cambodge du IXe au XVe siècle et explorée à partir de 1898 par l’Ecole Française d’Extrême Orient alors nation dominante dans cette partie de l’Asie ainsi que sur le Laos et le Vietnam. L’Occident découvrit alors l’un des plus formidables ensembles archéologiques jamais mis à jour. Extirpés de la jungle gloutonne HWWHY\YLU[KLZTVU\TLU[ZJVSVZZH\_tKPÄtZWV\YSHWS\WHY[LU pyramides à gradins : les Temples Montagnes. 3LZPUZJYPW[PVUZSHWPKHPYLZZ\YJLZtKPÄJLZNYHUKPVZLZLUZHUZRYP[ pour la plupart, prouvent et relatent l’existence et les événements de l’Empire Khmer et de ses rois bâtisseurs. Disséminés dans la province de Siem Reap, ces temples sont presque tous des sanctuaires où furent pratiquées les religions venues d’Inde mais parfaitement intégrées à la culture khmère et dédiés au culte des ancêtres, tradition asiatique, et au roi divinisé, c’est le culte du Devaraja institué par le monarque Jayavarman II dont le règne s’étend entre 802 et 850. C’est avec lui que débute la grande période angkorienne, apogée de l’architecture khmère jusqu’en l’an 1430 environ. L’on y trouve les monuments les plus aboutis, tous bâtis suivant une même logique, d’abord le bassin d’Indra (roi des dieux à l’époque védique) pour satisfaire aux rituels, aider à l’irrigation KLZYPaPuYLZLUZ\P[LSL[LTWSLH\_HUJv[YLZV\7YLHO2VLUÄUH\ sommet, le temple d’Etat ou Bakong. Le mieux conservé est sans aucun doute Angkor Vat ou la « Ville temple » sanctuaire vichnouite cruciforme bâti sous le règne de Suryavarman II (1113-1150). L’approche offre une impression K»tX\PSPIYLWHYMHP[THNUPÄtWHYSHJOH\ZZtLIVYKtLKLIHS\Z[YHKL n5oNHWLYTL[[HU[K»HJJtKLYH\7HSHPZ;LTWSLHNYtTLU[tZH\ÄS de ces bas reliefs narratifs d’innombrables Apsaras**.

3L JVSVZZHS (UNRVY ;OVT V\ SH ­ NYHUKL ]PSSL ® tKPÄtL WHY Jayavarman VII (1181-1218) L’enceinte et ses douves bordées de 54 géants de pierre, aimables d’un coté, agressifs de l’autre. Un ensemble architectural aux 50 tours sculptées de visages souriants constitué en son centre par le Bayon, chaotique temple à trois gradins d’esprit bouddhique se prolongeant vers le Palais Royal, les terrasses des Eléphants et du Roi Lépreux. Le temple de Ta Prohm recouvert de racines avides, un fracas de blocs titanesques d’où émergent comme un miracle les murs de la « Salle aux Danseuses ». ,UÄU H\_ LU]PYVUZ KL :PLT 9LHW )HU[LH` :YLP [LTWSL KL NYuZ rose de proportions réduites remarquable par la qualité des frises décoratives, la délicatesse des miniatures, un travail d’orfèvre unique. Le choix des sites n’est pas exhaustif. D’innombrables monuments jalonnent la région de Siem Reap. Ceux évoqués dans ce reportage nous sont apparus comme les plus représentatifs tant par leur phénoménale perspective que par leur diversité. Comme pour tous les temples et pour des raisons évidentes les sculptures sont des moulages, les originaux se trouvant au musée de Phnom Penh, de Siem Reap et… au musée Guimet à Paris. Angkor reçoit plus de 2 millions de visiteurs par an, un « octroi visa » de 20 usd par personne, une manne touristique, certes, qu’il LZ[\YNLU[KLYtN\SLYHÄUX\LJL[Z\UHTPO\THPUU»LUNSV\[PZZL à jamais ce que d’aucun considère comme la 8e merveille du monde. Q * en sanscrit « nâga » est un cobra polycéphale ** « apsaras » : nymphes célestes

Angkor Vat


Angkor Vat

Angkor Thom : Porte de la Victoire

Angkor Thom

Banteay Srei

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Angkor Thom

Banteay Srei Ta Prohm

Banteay Srei


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Jusqu’au 6 janvier 2014 au GRAND PALAIS à Paris

GEORGES BRAQUE et du 16 février au 11 mai 2014 au MUSEUM of FINE ARTS à Houston 1 3

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eorges Braque est l’un des artistes majeurs du XXe siècle. Cette rétrospective brasse toutes les périodes de la création de ce peintre, graveur, sculpteur, initiateur du cubisme et inventeur des papiers collés. Depuis le Fauvisme jusqu’à l’œuvre ultime qui culmine dans les séries des grands ateliers (les neuf Ateliers peints 1 - Le Port de l’Estaque (automne 1906) Copenhague, Statens Museum for Kunst - © Statens Museum for Kunst, Copenhagen - © Adagp, Paris 2013.

2 - Le Parc de Carrières-Saint-Denis (1909-1910) Madrid, musée Thyssen-Bornemisza - © Museo Thyssen-Bornemisza © Adagp, Paris 2013.

3 - Atelier I (1949)

entre 1949 et 1956 sont réunis pour la 1re fois dans une exposition) et des oiseaux, le parcours chronologique suit les temps forts de son œuvre protéiforme : cubisme, Canéphores des Années 20, les derniers paysages fantasmagoriques qu’aimait Nicolas de Staël. Une exposition phare sur le précurseur de l’abstraction d’après-guerre. Q 5 - Canéphores (1922) Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, legs Baronne Eva Gourgaud, 1965 - © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist.Rmn-Grand Palais / Jacqueline Hyde - © Adagp, Paris 2013.

6 - La Mandoline (1914) Ulm, Ulmer Museum, prêt permanent du Land Baden-Württemberg © Ulmer Museum - © Adagp, Paris 2013.

© collection particulière - © Adagp, Paris 2013.

4 - Grand Nu (hiver 1907- juin 1908) Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, dation Alex MaguyGlass, 2002 - © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist.Rmn-Grand Palais / Philippe Migeat - © Adagp, Paris 2013.

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Du 19 mars au 20 juillet 2014 au Musée MAILLOL à Paris

LE TRÉSOR DE NAPLES Les Joyaux de San Gennaro

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an Gennaro, Saint Janvier, mort en martyre des persécutions de Dioclétien est le saint patron de la ville. :VU ZHUN YLJ\LPSSP KHUZ KL\_ HTWV\SLZ ZL SPX\tÄL trois fois par an, aux mêmes dates depuis des siècles, même aujourd’hui la science ne peut expliquer ce phénomène. Le 13 janvier 1527 un contrat est établi devant notaire entre le peuple de Naples et le Saint, mort depuis 1200 ans, en échange de se protection contre les éruptions

du Vésuve et la peste. Les Napolitains s’engagent alors à constituer et garder un trésor dans la chapelle qu’ils lui ont construite. Ce sont ces chefs d’œuvre qui peuvent être admirés pour la 1re fois hors d’Italie dans cette exposition. C’est l’une des plus grandes collections de joaillerie au monde comparable aux joyaux de la Couronne de France ou d’Angleterre mais qui n’appartient ni aux anciennes dynasties régnantes ni à l’Etat ni à l’Eglise mais au peuple. Q

Michele Dato : Collier de San Gennaro (1679-1879) Dons de Charles III de Bourbon, Marie-Amélie de Saxe, Marie-Caroline d’Autriche, Joseph Napoléon Bonaparte, François Ier de Bourbon, Marie-Christine de Savoie, Victor Emmanuel II de Savoie. Or, argent. Collier supérieur : 901 diamants, 489 rubis, 143 émeraudes. Eléments inférieurs : 916 diamants, 53 émeraudes, 18 rubis, 17 saphirs, 16 grenats, H. 50 ; L. 60 cm. Naples, Museo del Tesoro di San Gennaro. © Matteo D’Eletto

Matteo Treglia : Mitre (1713) Argent doré, 3326 diamants, 198 émeraudes, 168 rubis, H. 45 cm. Naples, Museo del Tesoro di San Gennaro. © Matteo D’Eletto

Carlo Schisano : Sainte Irène (1733) Argent fondu et ciselé, cuivre doré, 141 x 84 x 60 cm. Naples, Museo del Tesoro di San Gennaro. © Matteo D’Eletto


:P[\t n S»LZ[ KL :HPU[,TPSPVU SL Château Hostens-Picant X\P TPSStZPTL HWYuZTPSStZPTLYP]HSPZLH]LJZLZWYLZ[PNPL\_]VPZPUZLZ[YLTHYX\HISLTLU[ TPZ LU ]HSL\Y WHY @]LZ L[ 5HKPUL /VZ[LUZ7PJHU[ KLW\PZ   =PUPÄt JVTTL\U.YHUK*Y\*SHZZtSL]PUK\*Oo[LH\/VZ[LUZ7PJHU[WVZZuKLJL TLY]LPSSL\_tX\PSPIYLKLÄULZZLL[KLJVYWZX\PLZ[S»HWHUHNLKLZ.YHUKZ )VYKLH\_*VTTLYJPHSPZtLUKPYLJ[H]LJ\UL[YuZNYHUKLYPN\L\YZtSLJ[P]L PS LZ[ WYtZLU[ Z\Y SLZ [HISLZ KLZ WS\Z NYHUKZ YLZ[H\YHU[Z t[VPStZ L[ JOLa SLZ TLPSSL\YZJH]PZ[LZLU-YHUJLL[KHUZSLTVUKLLU[PLY :H YtW\[H[PVU LZ[ JVUU\L L[ YLJVUU\L WHY S»LUZLTISL KLZ WYVMLZZPVUULSZ H\ZZP IPLU KL SH WYLZZL X\L KLZ HJOL[L\YZ KLZ WS\Z ILSSLZ THPZVUZ 0S LZ[ KtJSPUtLUYV\NLVƒSLTLYSV[WYtKVTPULH]LJSHJ\]tLJSHZZPX\L*Oo[LH\ /VZ[LUZ7PJHU[L[SH*\]tLK»,_JLW[PVU3\J\SS\ZLUISHUJH]LJSH*\]tL KLZ+LTVPZLSSLZL[LUYVZtH]LJ7SHUu[L9VZL

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MARTINI JtSuIYL ZVU L HUUP]LYZHPYL H]LJSLSHUJLTLU[KLGRAN LUSSO NYHUK S\_LX\PWVY[LIPLUZVUUVT*L[[LtKP[PVU SPTP[tL H UtJLZZP[t  HUZ K»tSHIVYH[PVU WV\Y\USV[\UPX\LKLIV\[LPSSLZn [YH]LYZSLTVUKL Gran Lusso LZ[ SL [tTVPNUHNL K\ [HSLU[ L_JLW[PVUULSKLZ4Hz[YLZHY[PZHUZ4(9;050 4Hz[YL)V[HUPZ[L 4Hz[YL (ZZLTISL\Y X\P VU[Yt\ZZPnJVTIPULYKL\_L_[YHP[Z\UPX\LZ SL LY PUZWPYt K»\UL YLJL[[L KL =LYTV\[O SL ZLJVUK LZ[ \U L_[YHP[ IV[HUPX\L H`HU[ YLWVZtHUZKHUZKLZWL[P[ZMÂ&#x201E;[ZZLSVU\UL YLJL[[LKL <UHUUP]LYZHPYLLUMHUMHYL

:P[\tH\Jµ\YKLSH7YV]LUJLKHUZ\UTPJYVJSPTH[L_JLW[PVUULS TRIENNES WYVK\P[KLW\PZ KLZ]PUZKL[LYYVPYX\PMVU[YtMtYLUJLKHUZSHYtNPVU =tYP[HISLNV\YTHUKPZLSL9VZtZtK\P[WHYZHMYHzJOL\YL[ZVUMY\P[t PKtHSWV\YWHY[HNLYKLZIVUZTVTLU[ZKLJVU]P]PHSP[t « Preuve quâ&#x20AC;&#x2122;à Triennes il y a un terroir et du talent ».\PKL/HJOL[[LKLZ=PUZ^^^[YPLUULZJVT


Il est une nouvelle pratique dans la chanson française ZPUPZ[YtLX\PMHP[Ă&#x2026;VYuZ7\PZX\ÂťPSUÂť`HWYLZX\LWS\ZKL JVTWVZP[L\YUPKLWHYVSPLYVUYLWYLUKSLZNYHUKZZ\JJuZ des chers disparus et grâce Ă  la technique de plus en plus performante on fredonne avec eux. Ainsi chanter avec les morts est devenu un sport national lucratif, je ne suis WHZJLY[HPUX\Âť/tSuUL:LNHYHLUK\VH]LJ1VL+HZZPULU ZVY[PYHNYHUKPL;V\[JLX\LSÂťVUWL\[LZWtYLYJÂťLZ[X\L cela ne portera pas bonheur Ă  ceux qui ont permis ce ZHJYPSuNLUPnJL\_X\PZLZVU[WYv[tZnJLQL\THJHIYL ,[X\LKPYLKL1LUPMLYSHNHNUHU[LKÂť\U[tStJYVJOL[PS` H\ULKPaHPULKÂťHUUtLZX\PWPSSLSLYtWLY[VPYLKL-YHUJL Gall sans son autorisation.

fonctions et les ĂŠmoluments qui vont avec, ne sont plus U\SSLWHY[LU[V\[JHZWHZKHUZSHYtHSP[tKLJLWH`ZX\P ]Hn]H\SÂťLH\ 0S MH\[ SLZ ]VPY LU YHUN KÂťVPNUVUZ JOHX\L HUUtL LU novembre aller se recueillir sur la tombe du Grand /VTTL n *VSVTIL`SLZ+L\_ ,NSPZLZ *L WuSLYPUHNL HUU\LS KÂťtS\Z V\ X\P JOLYJOLU[ n SL KL]LUPY LZ[ WP[V`HISL*YVPLU[PSZX\LKL]HU[JLJOvULPSZ]VU[v[YL touchĂŠs par une rĂŠvĂŠlation alors que pour la plupart ce ne sont que des glands ? Il est une autre ignominie MHP[L H\ NtHU[ KL SÂťOPZ[VPYL KL -YHUJL K\ ??e ZPuJSL ! une polĂŠmique a ĂŠtĂŠ rĂŠcemment engagĂŠe par des PU[LSSLJ[\LSZ KL KL\_PuTL aVUL WV\Y ZH]VPY ZÂťPS MHSSHP[ IHUUPY KLZ WYVNYHTTLZ SP[[tYHPYLZ +L .H\SSL KVU[ tJYPYL UÂťt[HP[ WHZ SH ]VJH[PVU WYLTPuYL ([VU QHTHPZ MHP[ JL NYPLM n JL[ OPZ[YPVU WVSP[PX\L L_WYtZPKLU[ KL SH 9tW\ISPX\L .PZJHYK KÂť,Z[HPUN X\P H W\ISPt [LSSLTLU[ KL IV\X\PUZ PU\[PSLZ X\ÂťPSZ M\ZZLU[ WVSP[PX\LZ JVTTL ­MYHUsHPZZ\YÂŽKtQnSL[VUt[HP[KVUUtV\JHYYtTLU[ tYV[PX\L ­ 3L WHZZHNL ÂŽ ZHUZ WHYSLY KL JL[[L IS\L[[L ­3H7YPUJLZZLL[SLWYtZPKLU[ÂŽKHUZSHX\LSSLPSZLYv]L en amant de la ÂŤ princesse des cĹ&#x201C;urs Âť. Indigne par YHWWVY[ n ZVU L_MVUJ[PVU X\ÂťPS UÂťH MVY[ OL\YL\ZLTLU[ L_LYJt X\L K\YHU[ \U THUKH[ +L .H\SSL H]HP[ \U TtYP[L!PSHtJYP[SÂť/PZ[VPYLH]HU[KLSHYtKPNLY

3L WS\Z NYVZ WVSS\L\Y KL SH WSHUu[L LZ[ LU [YHPU KÂťHJJtStYLY SH Ă&#x201E;U KLZ tULYNPLZ MVZZPSLZ PS LZ[ H\ZZP SL WH`Z X\P JVTW[L SLZ WS\Z NYHUKLZ YtZLY]LZ KL KL]PZLZ H\ TVUKL X\P tYPNL n \U Y`[OTL LMMYtUt KLZ NYH[[L JPLSZ X\P LUZL]LSPZZLU[ n QHTHPZ SL WHZZt KL SÂť,TWPYL du Milieu, qui recense le plus grand nombre de millionnaires ĂŠmergeant chaque annĂŠe, qui inonde le marchĂŠ planĂŠtaire de contrefaçons de toutes sortes et X\P LU [HU[ X\L UV\]LH\ SLHKLY TVUKPHS SÂťLZ[ H\ZZP dans le domaine du ridicule, de nouveaux ÂŤ mĂŠtiers Âť apparaissent comme celui de testeur de cigarettes (en MHP[ KLZ M\TL\YZ ZVU[ WH`tZ WV\Y M\TLY ­ 8\HUK SH *OPUL ZÂťt]LPSSLYHÂŻ SL TVUKL [YLTISLYH ÂŽ tJYP]HP[ KL MHsVU WYtTVUP[VPYL(SHPU 7L`YLĂ&#x201E;[[L [P[YL X\P YLWYLUHP[ (WYVWVZKLOH\[L\YKLSHMVUJ[PVUPSUÂťt[HP[WHZWYt]\ \UL WOYHZL HWVJY`WOL H[[YPI\tL n 5HWVStVU er. La X\LSLNHYHU[KLSHZV\]LYHPUL[tK\WH`ZMHZZL\UHWWLS YtHSP[tLZ[LU[YHPUKLKtWHZZLYSHĂ&#x201E;J[PVU solennel pour permettre Ă  une collĂŠgienne effrontĂŠe H]LJ KLZ WHYLU[Z H`HU[ JVTWHYt [V\Z SLZ Z`Z[uTLZ (WYuZ ZÂťv[YL LUKL[[t H\WYuZ KL [V\[L SÂť,\YVWL L[ H]VPY ZVJPH\_KÂť,\YVWLH]HU[KLJOVPZPYSH-YHUJLVÂ&#x192;VUUL WYV]VX\t \U [Z\UHTP Ă&#x201E;UHUJPLY HSVYZ X\ÂťPS H\YHP[ t[t YLNHYKLWHZnSHKtWLUZLX\HU[PSZÂťHNP[KÂťHJJVYKLY[V\Z WS\Z ZPTWSL KÂťHUUL_LY SL\YZ UVTIYL\ZLZ zSLZ LU \U les avantages possibles Ă  des fraudeurs qui devraient TV[KLZL­WH`LYZ\YSHIv[LÂŽSLZ.YLJZUV\ZKVUULU[ v[YLL_W\SZtZKLW\PZILSSLS\YL[[LKLYL]LUPYZPLSSLSL KLZ SLsVUZ KL KtTVJYH[PL JVTTL X\VP [V\[ UÂťLZ[ WHZ ZV\OHP[HP[KHUZZVUS`JtL3LX\HY[TVUKLHMĂ&#x2026;\LKHUZ UtNH[PM KHUZ SH WH[YPL KL 7SH[VU +HUZ SL WL[P[ T\ZtL JL WH`Z KL SH KtIYV\PSSL VÂ&#x192; VU[ t[t HJJ\LPSSP SÂťHUUtL HYJOtVSVNPX\L KL 5LHWVSPZ LU *Yu[L ZVTTLPSSL \UL KLYUPuYL KL\_ MVPZ WS\Z KL KLTHUKL\YZ KÂťHZPSL X\ÂťH\ Z[uSLK\=00eZPuJSLH]HU[1*KL\_ZPuJSLZH]HU[SÂťoNLKÂťVY 9V`H\TL<UPX\H[YLMVPZWS\ZX\ÂťLU0[HSPLL[]PUN[MVPZ de la dĂŠmocratie athĂŠnienne, sur laquelle est inscrite la WS\Z X\ÂťLU ,ZWHNUL 0S LZ[ n WHYPLY X\L JL[[L MHTPSSL ­SVPKL+YtYVZÂŽX\PPU[LYKP[SLJ\T\SKLZTHUKH[ZL[ +PIYHUP WHYHUNVU KL SH TVYN\L KL JLZ SHPZZtZWV\Y [V\[JVU[YL]LUHU[ZLYHKtJO\KLZLZKYVP[ZJP]PX\LZ:PSH JVTW[L X\P UL ZÂťLU SHPZZLU[ WHZ JVTW[LY ZLYH [[ KL SVPWV\]HP[v[YLHWWSPX\tLYt[YVHJ[P]LTLU[LU-YHUJLL[ YL[V\Y LU -YHUJL ,SSL UÂťH YPLU n WLYKYL L[ W\PZ JLSSL X\ÂťLUĂ&#x201E;UVUYLUV\]LSSL\ULIVUULMVPZWV\Y[V\[LZJLZ X\P [PLU[ SPL\ KL 7YLTPuYL +HTL UÂťH]HP[[LSSL WHZ WYPZ tS\ZJ\T\SHYKZPUJYL]HISLZX\PnMVYJLKÂťHJJ\T\SLYSLZ position pour son retour ? Effarant. ,[HP[JL]YHPTLU[SHMVUJ[PVUK\36<=9,KÂťHJJLW[LYX\LSLTL[[L\YLUZJuULL[WSHZ[PJPLUHTtYPJHPU9VILY[>PSZVU L_WVZLZLZWOV[VZKtKPtLZnSHYLPULKLSHWYV]VJL[K\[YHZOKÂťO`WLYTHYJOt4PZZ.HNHX\PUÂťHYPLUKÂť\UL3HK` ,SSLLZ[WHYMHP[LKHUZSLYSLKL4HYH[HZZHZZPUt[HU[VUHPTLYHP[`JYVPYL5ÂťH[LSSLWHZtNHSLTLU[JVU]HPUJ\1LMM Koons de rĂŠaliser la pochette de son 3eHSI\TJVTWSu[LTLU[YH[t&:PKLZWVPU[\YLZKLSHJYtH[PVUHY[PZ[PX\LLUZVU[ lĂ , cela augure des lendemains sinistres pour la culture.

G.C.


Hf 97 98