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Mai à Juin 2011 – n°9

L'EDITO

Adhérents et parents d'adhérents, Et voici encore une année qui se termine ! Les passages de grades sont achevés, les manuels scolaires sont rendus, l’école est finie « mais oui mais oui » et les vacances approchent à grands pas, récompenses ultimes d’une année bien chargée. Cela fait maintenant 3 ans que j’ai le très grand plaisir de présider le club et en cette période où les enfants ont une petite pensée pour leur maîtresse qu’ils quittent, où les ados se disent à l’année prochaine, où encore des repas de fin d’année entre collègues, je voudrais profiter du dernier édito de l’année pour remercier tout « mon » comité directeur qui travaille à mes côtés durant toute l’année afin de vous offrir des moments conviviaux ainsi que toute l’équipe pédagogique qui se relaie sous la direction de Fabrice pour animer les cours et vous encadrer dans toutes les sections. Les vacances sont propices aux loisirs et à la détente alors reposez-vous et rendez-vous l’année prochaine en pleine forme pour une nouvelle année sportive. Bonnes vacances à tous. N’oubliez pas de consulter le nouveau site du club mis en service depuis quelques semaines.

Sportivement Nathalie GRENIER

LES NEWS

Voici quelques dates à retenir.

Ouverture de la section baby karaté le mercredi 7 septembre à 9 h.

Taï-summer les 5, 8 et 12 juillet. Rendez-vous à 19 h devant le dojo. Rentrée le vendredi 2 septembre aux horaires habituels pour les enfants, ados et adultes. Rentrée le dimanche 4 septembre aux horaires habituels pour le body karaté, le Taïjitsu traditionnel et le Taï-jitsu sportif.

Vous pouvez vous inscrire aux horaires habituels des cours. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur les inscriptions sur le site internet du club. N'oubliez pas de visiter le nouveau site Internet du club pour les photos souvenirs : www.karate-leers.fr

SOMMAIRE

L’édito Les news Arts Martiaux et religion Techniques - Fiche 9

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La pensée de Yoshi Coordonnées du club Les manifestations Infos pratiques

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ARTS MARTIAUX ET RELIGION

Dans le cadre d’une pratique martiale au sein d’une Fédération délégataire (comme celle à laquelle nous appartenons : la FFKDA), il ne peut être question de parler ou de lier notre pratique à telle ou telle religion. Nous exerçons bien une « DSP » (délégation de service public) qui nous oblige à respecter les principes de la laïcité, c’est-à-dire la séparation du civil et du religieux. Cette séparation fonde l’exercice même de la démocratie en République : le dialogue et la confrontation des opinions ne peuvent se faire que sur une base rationnelle d’arguments et de contre-arguments, pas sur la base de la confrontation de « vérités révélées », c’est-àdire des certitudes/convictions religieuses. La religion doit rester dans un cadre privé et personnel, sans cela point de démocratie possible (du moins telle qu’on la conçoit en France). Dans ce cadre, le sport constitue un des moyens de l’éducation populaire aux valeurs de la citoyenneté notamment. Ce contexte laïque est celui dans lequel doit s’exercer notre pratique du Taï-Jitsu… cela ne semble pas devoir constituer de problème si l’on en reste à une pratique sportive d’éducation populaire. C’est une toute autre affaire lorsqu’on souhaite passer d’un « sport de défense » à un « art martial ». Pourquoi ? Parce que les arts martiaux asiatiques, dans leur pratique, se basent systématiquement sur l’une ou l’autre des spiritualités (religions ou philosophies). Si le Kung Fu (Wushu) est marqué par l’influence du Taôisme, la boxe Thaï par le Bouddhisme Theravâda, le Taï-Jitsu, et l’ensemble des arts martiaux d’origine japonaise (Karaté, Judo, Aïkido…), est lui-aussi marqué par le terreau culturel nippon. Passer de la pratique sportive (type sport de combat) à la pratique martiale, c’est intégrer des principes et comportements qui trouvent leur source dans une tradition.

Le Shintoïsme Je ne ferai pas l’histoire du Taï-Jitsu (cf. gazette n°7 article sur les nouvelles sections), je vous rappellerai simplement que le Taï-Jitsu est un art martial d’origine japonaise, bien qu’adapté à son contexte d’évolution occidental. Quelles en sont les influences du point de vue spirituel ? La plus évidente est celle du Bouddhisme Zen, c’est par celle-là que nous terminerons. Commençons par ce qui constitue une spécificité, une originalité du Japon en matière spirituelle : le Shintoïsme (« Voie du divin » ou « Voie de l’esprit »). D’un point de vue strictement matérialiste, quel étrange spectacle que de voir des pratiquants d’arts martiaux s’incliner face au portrait d’un vieillard accroché au mur. La religion (en France nous parlerions de secte) Shinto, la plus répandue au Japon, se caractérise par un rapport à la nature très particulier : celle-ci est sacrée et l’Homme n’est qu’un élément d’un tout. Sa mythologie est peuplée de « Kami » (esprit ou principe-esprit) bienveillants ou malveillants. La lune est un kami, le soleil aussi, tout comme un typhon. Bref, nous sommes entourés d’esprits de toutes formes, ils sont tous supérieurs aux être humains… à commencer par l’esprit des morts, l’esprit des anciens, des ancêtres… dont il convient de vénérer la mémoire en s’inclinant, chaque fois qu’on le peut, devant leur portrait ou leur autel. Maintenant, vous savez pourquoi… en effectuant le salut de début et de fin de cours, c’est en réalité une cérémonie de type shintoïste que nous reproduisons, maladroitement bien-sûr. C’est pour cela aussi qu’il n’est pas acceptable, par respect du à un kami, d’utiliser le mur où se situe le portrait du Maître pour s’entraîner (contrairement à ce que l’on fait dans les Dojos occidentaux) et qui se trouve, normalement, à l’Est (Kamisa, du côté le Soleil Levant…). N’oublions pas enfin que les ancêtres qu’il convient de respecter garantissent aussi l’unité de la nation japonaise… renforçant en cela le nationalisme nippon qui conduit au tournant des XIXème au XXème siècle le pays à mettre en

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œuvre une politique impérialiste de conquête de territoires. Le Confucianisme Restons un moment sur cette question du respect des « anciens », en tout cas ceux qui sont encore en vie. Vous aurez aussi remarqué qu’au sein du Dojo, le respect de la hiérarchie est quelque chose d’important… le Shintoïsme en est une des sources, renforcé néanmoins par le Confucianisme. Il y a l’instructeur, du côté du portrait du maître, les sempaï (les « anciens », ceintures noires) à sa gauche et les autres ensuite, jusqu’aux ceintures blanches. Au sein d’un même grade, l’ordre est lui-aussi défini. Dans l’ordre : le plus ancien dans le grade, et si les pratiquants ont obtenu leur ceinture en même temps, le plus âgé se place devant le plus jeune. Dans notre époque moderne, la chose a un côté quelque peu rigide… De ce point de vue, nous pouvons dire « merci » à Confucius (Kung Fu Tzu, son nom a été rapidement latinisé pour favoriser l’évangélisation de la Chine, mais c’est encore une autre histoire, quoique). Le confucianisme (« école des lettrés ») a surtout eu pour conséquence de moraliser, de normaliser les relations sociales. Les mots clés : la famille, le respect des anciens à commencer par celui du au père, le dévouement, la fidélité, le contrôle de soi... Bref, pas mal de concepts que l’on évoque dans la pratique des arts martiaux (cf. le code d’honneur affiché au club) qui, pour certains, se révèlent assez proche des morales portées par les différentes « religions révélées » (les trois monothéismes : Judaïsme, Christianisme et Islam) et qui explique donc pourquoi les missionnaires occidentaux en Chine ont rapidement latinisé Kung Fu Tzu… et qui explique aussi que ces principes moraux (ou éthiques) nous aient été plus facilement transmis que… les pratiques du Bouddhisme Zen dont la radicalité des enseignements est entrée en confrontation directe avec quelques unes de nos croyances. Le Bouddhisme Zen L’idée n’est pas qu’il y a une opposition fondamentale entre le Bouddhisme Zen (une des nombreuses formes de Bouddhisme qui n’a pas grand-chose à voir avec le Bouddhisme tibétain) et les autres spiritualités asiatiques. Leurs

morales se rejoignent en de nombreux points. Pour ce qui nous intéresse, c’est plutôt dans les différences et les apports respectifs qu’il faut aller chercher. Dans le Bouddhisme Zen, point de révérence à des divinités ni d’autel à vénérer, juste une attitude et des pratiques individuelles telles que le Zazen (s’assoir pour méditer). C’est ici à l’individu lui-même de se détacher des contingences matérielles pour, à travers une ascèse personnelle, atteindre une forme d’illumination (Satori : l’Eveil). Pas d’écrits pour guider la pratique, juste des Kôans (sentences) et des coups de bâton pour méditer, en laissant de côté l’intellect. Bref, une pratique exigeante, d’abord personnelle (à qui l’on a reproché son individualisme), qui doit montrer l’illusion de la réalité (d’où la critique relativiste) en vue d’un « Eveil » (ou Nirvana, que les théologiens chrétiens ont qualifié de nihilisme). Compliqué ? C’est le cas et c’est pour cela que le Bouddhisme Zen au Japon était d’abord l’affaire d’une élite… les Samouraïs qui devaient s’entraîner quotidiennement à se détacher des préoccupations matérielles de l’existence pour être prêts à mourir à chaque instant. Vaste programme et c’est le sens de l’Ippon Kumité que nous pratiquons parfois au club. C’est aussi le sens des Katas où l’on recherche la forme technique parfaite à travers un exercice physico-spirituel codifié comme est codifiée la cérémonie du thé. On retrouve d’ailleurs la pratique du kata dans tous les « do » japonais ; c’est-à-dire tous les arts traditionnels constitués en « voie » (sousentendu « voie » de développement personnel et de recherche spirituelle basée sur la maîtrise d’une technique artistique). Quelques exemples de « do » : le karate-do = voie de la main vide ; le ju-do = voie de la souplesse ; l’aïki-do = voie de l’union des énergies ; le ka-do = voie des arrangements floraux ; le sa-do = cérémonie du thé ; le sho-do = calligraphie etc. Le kata devient ainsi une pratique corporelle dont le but est de réaliser une forme parfaite, en synchronisant, en harmonisant le corps et l’esprit. La finalité c’est donc la recherche de la perfection formelle… qui passe nécessairement par une maîtrise de la pensée. En cela le Zen rejoint aussi le Taôisme dont l’impact se fera surtout ressentir en Chine. Evidemment, dans tout cela, les traditions s’enchevêtrent (il eut fallu faire une place au

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TECHNIQUES — FICHE 9

TAI JITSU KATA NI DAN

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Taôisme) et il est un peu superficiel de rattacher directement telle ou telle pratique à telle ou telle spiritualité. Il a fallu aussi simplifier un peu pour comprendre les liens. Charge à vous de creuser un peu ! Si l’on ajoute à tout cela la façon dont notre mentalité occidentale s’est appropriée ces spiritualités orientales, en arrivant parfois à « jouer au japonais ou au tibétain », tout ceci est évidement très compliqué… Entre la radicalité du Zen, le conservatisme de Confucius, et la cosmologie naturelle du Shintoïsme, rejoint en-cela par le Taôisme apôtre du non-agir, l’assemblage est pour le moins paradoxal ! Au final c’est bien l’esprit d’une pratique qui compte, et ce petit panorama était une manière d’illustrer le lien qui unit les spiritualités orientales aux arts martiaux et qui, si l’on n’en prend pas conscience, nous fait passer à côté de ce qu’un art martial peut nous apporter. Pratiquer un « sport de défense » et pratiquer un « art martial », vous l’aurez compris, ça n’a rien à voir mais, pour autant, définir ce qu’est un « art martial » aujourd’hui se révèle

particulièrement compliqué. Pour finir sur une note plus légère, un petit jeu… à vous de relier une citation ou un proverbe à la spiritualité correspondante ! 1.

Bouddhisme Zen

2. Confucianisme 3. Shintoïsme 4. Taôisme

A. Agir sans agir. Poursuivre sans se mêler. Savourer le sans-goût. B. O merveille, O miracle, je tire de l’eau et je porte du bois. C. Je ne fais que transmettre ce que j’ai reçu de mes prédécesseurs. Pour ma part, je n’ai rien renouvelé. Je suis fidèle à l’enseignement des Anciens auquel je m’attache avec affection. D. Nous sommes une seule et même famille avec les ancêtres défunts.

Fabrice Caudron

LA PENSEE DE YOSHI Je n'ai jamais entendu dire que quelqu'un ait eu des résultats sans étudier ou atteint la réalisation sans pratiquer.

N’hésitez pas à visiter notre site internet pour retrouver toutes les manifestations, informations et photos du club LEERS KARATE TAI-JITSU Salle Espace Motte Bossut, avenue de Verdun 59115 LEERS www.karate-leers.fr pour nous contacter fabricecaudron@karate-leers.fr inscription toute l'année quelque soit le niveau Cours mardi et vendredi Enfants (de 6 à 9 ans) de 17 h 45 à 18 h 30 Adolescents (de 10 à 13 ans) de 18 h 30 à 19 h 30 Adultes (à partir de 14 ans) de 19 h 30 à 21 h Cours dimanche Body Karaté (à partir de 14 ans) de 10 h à 11 h

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LES MANIFESTATIONS

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e 13 mai, se sont déroulés comme chaque

année le cours parents/enfants et le cours parents/ados, moments de détente et de partage, puisque les enfants ont pu initier leurs parents au Taï-Jitsu. Ce cours spécial s’est clôturé par le pot de l’amitié.

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es 14 et 15 mai, nous vous avons

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e 22 mai, grand stage familial au club de

Saint André où 70 taï-jitsukas de toute la région et de tous âges se sont retrouvés dans la joie et la bonne humeur sous la direction de Pascal Thibaud pour 1 h 30 de courses dans l’herbe et de techniques jamais vues sur la planète Taï Jitsu.

proposé 11 heures de sports durant tout un week-end. Après une arrivée au Sportica de Graverlines vers 14 h 30, c’est une balle aux prisonniers, un match de basket revu et revisité, une partie de bowling grandeur nature, des tirs au panier, une séance de bowling façon soirée disco, un jogging à 6 heures du matin, une séance de stretching, de body karaté et de taï jitsu qui se sont succédés à un rythme soutenu agrémentés d’une soirée Gala costumée et d’une visite guidée des polders en compagnie des adhérents du club de Maubeuge et de Sailly sur la Lys.

L

e 21 mai, le dernier passage de

grade de ceintures noires de l’année organisé par la Ligue Flandres Artois de Karaté et Arts Martiaux Associés au dojo de Vieux Condé a réussi à Arnaud MARTIN puisqu’il a décroché son 2ème dan, faisant de lui le plus jeune adhérent du club à obtenir sa 2ème dan, mais également à Julien PERUN qui a obtenu 3 unités de valeur sur 6, qui aux vues du passage difficile qu’a été ce dernier, est également une réussite. Bravo à tous les deux et nous retrouverons Julien au premier passage de l’année prochaine, en décembre 2011, bien résolu à décrocher le reste des épreuves.

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Karaté

TAI JITSU

RENTREE SPORTIVE 2011-2012 Reprise des cours : - groupe baby karaté : mercredi 7 septembre - 9 h - groupe enfants : vendredi 2 septembre 2011 - 17 h 45 - groupe ados : vendredi 2 septembre 2011 - 18 h 30 - groupe adultes : vendredi 2 septembre 2011 - 19 h 30 - groupe body karaté : dimanche 4 septembre 2011 - 10 h - groupe taï-jitsu traditionnel : dimanche 4 septembre 2011- 11 h

L E E R S

TARIFS Licence 35 € Cotisations

Au mois

Au trimestre

A l’année

Baby karaté (4 et 5 ans)

8€

24 €

70 €

Enfants (de 6 à 9 ans)

11 €

35 €

100 €

Ados (de 10 à 13 ans)

14 €

43 €

124 €

Adultes (à partir de 14 ans)

17 €

54 €

157 €

Taï Jitsu Traditionnel (à partir de 35-40 ans)

8€

24 €

70 €

Body Karaté (féminines à partir de 12 ans)

8€

24 €

70 €

Possibilité d’un cours d’essai gratuit avant l’inscription. Une remise de 10 % à partir de la 3ème personne de la même famille toutes catégories confondues. Un mois gratuit pour tout parrainage (avant Noël). Attention : la totalité des chèques doit être remise à l’inscription Pour que votre inscription soit rapide et complète, munissez-vous de : - un certificat médical d’aptitude aux arts martiaux ou passeport sportif daté du mois de septembre 2011 ; - le règlement intérieur dûment signé ; - les chèques de cotisations établis à l’ordre du : LOS KARATE TAI-JITSU Tout dossier incomplet sera refusé Toute personne non inscrite ne pourra monter sur le tatami Le Comité Directeur


Tai Jitsu Leers : gazette mai-juin 2011