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Technique Agricole

septembre 2013

ÉQUIPEMENTS INTÉRIEURS Aperçu sur Scheibenmähwerke les nettoyeurs HD Gezogene Mélangeuses : choisir quel type Contexte : Kubota et ses ambitions ASETA : Genève – la section hôte


bonne semence, plants de qualité

bonne récolte

Semence Z Suisse, Rte de Portalban 40, 1567 Delley tél. 026 677 90 20 www.swisssem.ch

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Editorial • Sommaire septembre 2013   n

Editorial

Willi von Atzigen, directeur

De la constance dans le changement La 88e Assemblée des délégués de l’ASETA a lieu le 14 septembre à Genève. Sachant que les sections sont constituées d’un nombre de représentants proportionnel à leur taille, quelque 125 personnes pourront prendre part aux votes. La planification de l’assemblée laisse suffisamment de temps pour établir une rétrospective et définir les conditions générales de nos activités actuelles et futures. Organisation sans but lucratif, l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture dispose de la flexibilité nécessaire pour répondre aux attentes de ses adhérents et s’engager au plus près de leurs intérêts. Notre organisation a fait preuve d’une grande constance malgré la grande évolution du contexte et de la politique agricoles. Elle a toujours fermement défendu les revendications de ses membres en matière de trafic routier agricole à Berne. C’est un premier volet de son travail. Dans un autre registre, l’ASETA doit savoir conserver la même réactivité dans un monde changeant et face à de nouveaux défis. La réponse tient dans les cours de perfectionnement et dans les services offerts par l’association centrale à ses adhérents et à la branche. Cependant, elle a besoin des avis et de l’assentiment de ses délégués pour tenir ce cap. Ainsi disposera-t-elle de la liberté d’action nécessaire pour rester innovante, à l’écoute de sa clientèle et prête à exécuter de nouvelles missions.

n

Marché

4 Actualités 5 Nouvelle gamme de tracteurs MF 6 MultiOne - universalité et finesse 8 Scorpions de Claas plus performants 13 Nettoyeurs HP : une offre à la hauteur des besoins 17 Robots d’affouragement mûrs pour la pratique n

Impression

20

Prise en main du semoir Väderstad Tempo T

n

En savoir plus

25 26

Mouillé peut-être, mais bien habillé ! Bien nettoyé, presque désinfecté

n

Management

30

La mélangeuse, avec ou sans remplissage ?

30 n

Plate-forme

32 « Toutes les bonnes choses viennent du ciel » 33 Agritechnica – voyage des lecteurs 34 Kubota

33 n

Sécurité

37

La fin des dérapages

37 n

Passion

40

Quatre générations Wandeler – un Köpfli

n

ASETA

42 44 45

L’AGPT invite les délégués de l’ASETA Voyage au Chili – nouvelles des sections Cours G40

46

Impressum

L’édition no 10 paraîtra le 10 octobre 2013. Page de couverture: Le nettoyeur à haute pression assure la propreté et révèle les surfaces endommagées.

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n  Marché | Actualités

Clean-Up Day – la Suisse nettoie

Le Herd Navigator™ identifie les vaches laitières qui demandent une surveillance particulière. (Photo d’usine)

Premier système de Herd Navigator™ VMS en Suisse Le Herd Navigator™ offre de nombreuses possibilités pour augmenter les performances du troupeau et sa rentabilité. Les indications reçues permettent de rester un producteur laitier professionnel et compétitif. Le système d’analyses identifie les vaches laitières qui demandent une surveillance particulière. Il veille sur votre troupeau de manière automatique, tous les jours, il analyse la production laitière de votre exploitation. Le prélèvement et l’analyse du lait s’effectuent automatiquement durant la traite, et les résultats s’affichent directement sur le PC relié. Les vaches nécessitant une surveillance accrue, que ce soit pour un traitement ou une insémination, peuvent être reconnues et sélectionnées bien avant les premiers signes de maladie, respectivement de chaleurs. La part effective des améliorations dues au Herd Navigator est surtout remarquée dans les domaines-clés suivants : fécondité, détection de mammite, efficience de l’alimentation. Quatre paramètres supplémentaires sont analysés automatiquement en permanence : • Reproduction : Mesure de progestérone pour une reconnaissance des chaleurs couronnée de succès. Diagnostic de kystes ovariens et heure idéale d’insémination. • Alimentation : Détection de cétose et cétose non déclarée par mesure BHB (bêta-hydroxybutyrate). • Qualité du lait : Grâce aux mesures LDH (lactodeshydrogénase), les mammites sont décelées dès les premiers signes, et les vaches peuvent être soignées rapidement. • Urée : L’apport de protéines et l’efficience de l’alimentation sont surveillés. 4

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Le Clean-Up Day national aura lieu le samedi 21 septembre 2013. Ce jourlà, communes, villes, écoles, associations et autres organisations agiront durablement contre la pollution par les déchets et pour une Suisse propre en nettoyant ensemble les places publiques, les rues et les prairies. Le Clean-Up Day a pour but de sensibiliser la population à la question du littering et de l’inciter à collecter et à éliminer correctement les objets dont les gens se sont débarrassés à tort et à travers. Des idées de programme-cadre créatif figurent sur le site www.clean-up-day.ch. Le Clean-Up Day suisse est intégré au plan international dans le mouvement Clean-Up mondial « Let’s do it World ». Celui-ci a son origine en Estonie. Désormais, 96 pays du monde entier y participent. Et pour la première fois en 2013, la Suisse y joue également un rôle. (pd)

Les agriculteurs apprécient particulièrement le Clean-Up Days.

Avant-première du film D’alpagistes à alpagistes Dans le cadre du programme de recherche AlpFUTUR, coordonné par Agroscope et l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL), trois courts métrages ont été réalisés sur l’exploitation et l’entretien des pâturages d’estivage.

mand – sont disponibles sur Internet, via AlpFUTUR par exemple, ou en DVD au Centre de formation et de conseils agricoles de Plantahof. En octobre 2013, à l’issue du projet, les principaux résultats d’AlpFUTUR seront présentés au public à l’aide d’exposés, d’un livre de synthèse, de publications générales et d’un film documentaire.

Des alpagistes chevronnés des cantons de Berne, des Grisons et du Valais y transmettent leurs connaissances pratiques. Les films traitent avant tout de l’exploitation les alpages avec des vaches, du jeune bétail et des chèvres laitières dans le respect de l’environnement. Les trois courts métrages D’alpagistes à alpagistes – Une gestion et un entretien des pâturages réussis réalisés par Patricia Fry de la société Wissensmanagement Umwelt, montrent à partir d’exemples, comment assurer le potentiel de rendement des pâturages par des mesures adaptées. Dans le court métrage, l’alpagiste chevronné Armin Les trois films en suisse alle- Andenmatten explique dans l’Alpage du Scex à Aminona mand – sous-titrés en français, (VS) comment il préserve de précieux pâturages à l’aide de ses 150 chèvres laitières. en italien, en anglais et en alle- (Photo : Wissensmanagement Umwelt)


Nouveautés | Marché   n

Nouvelle gamme de tracteurs Massey ­Ferguson MF 5600 Massey Ferguson a élargi sa gamme MF 5600 de trois nouveaux modèles dotés de moteurs à quatre cylindres. La centrale du groupe Agco a laissé filtrer qu’ils seront présentés à l’Agritechnica 2013. Dominik Senn

Fondé en 1990, Agco œuvre en faveur d’une agriculture plus productive grâce à une gamme complète de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, de pulvérisateurs, de matériel de fenaison et de traitement du fourrage, d’équipements de travail du sol ainsi que des outils et des pièces de rechange connexes. Les produits Agco sont vendus sous les marques Challenger, Fendt, Massey Ferguson et Valtra. La nouvelle gamme MF 5600 a été « spécialement construite pour les besoins des entreprises de taille moyenne », déclare Campbell Scott, responsable du développement de la marque. Elle offre « une qualité sans compromis, avec un grand choix de spécifications ».

Moteur quatre cylindres Agco Power Les trois séries MF 5611 (110 Ch), 5612 (120 ch) et 5613 (130 ch) qui complètent la catégorie MF 5600 sont dotées de moteurs à quatre cylindres et non trois comme les modèles précédents. Elles constituent un intermédiaire entre ces derniers et les plus grands tracteurs de la série MF 6600. Cambell Scott ajoute que les clients de ce secteur de marché auront un plus grand choix en bénéficiant des avantages des modèles MF 5400 et 6400, et des innovations : « Le marché des 110 ch à 130 ch est en pleine expansion, les attentes et les besoins des clients sur ce segment de marché seront comblés avec les nouveaux MF 5600. »

Les modèles MF 5600 bénéficient en outre d’un nouveau châssis amenant l’empattement à 2,55 m et une transmission Dyna-4 ou Dyna-6 adaptée à leur puissance.

Design haute visibilité La cabine peut recevoir au choix l’équipement Essentiel ou Efficient et être dotée d’autres aménagements optionnels. Par exemple, elle offre une grande visibilité avec le toit vitré Visioline au design recherché. Ainsi, un confort de première classe est désormais accessible à des modèles de basse puissance. L’intérieur bénéficie d’un équipement de base similaire à celui des séries MF 7600 et MF 6600, en étant d’utilisation simple et pourvu d’une bonne insonorisation de même que d’une ergonomie correcte. Il convient encore de mentionner l’intégration de la commande du chargeur frontal dans le concept de la machine. Le joystick a été développé spécialement pour cette application.

Caractéristiques des modèles MF 5600 • Elargissement du design haute visibilité aux modèles à 130 ch • Nouveau moteur Agco Power à quatre cylindres avec un système SCR de 2e gé­né­ration • Transmission Dyna-4 et Dyna-6 spécialement adaptée à cette classe de puissance • Choix entre les systèmes hydrauliques de 57 l/min et 100 l/min • Vaste éventail d’équipements et de monoleviers mécaniques ou électriques avec commandes de boîte de vitesse et de chargeur frontal intégrées • 2,55 m d’empattement pour une stabilité et une répartition du poids parfaites • 5,2 t de capacité de levage maximale du treuil arrière • Nouvelle suspension avant conçue et fabriquée par Massey Ferguson • Cabines avec équipement Essentiel ou Efficient, auparavant réservé aux gammes supérieures • Autres variantes de cabines optionnelles : abaissées ou en position habituelle, dotées de suspension, de toits standards, plats (Slimline) ou en verre (Visioline), panoramiques avec fenêtre latérales

Nouvelle suspension avant Massey Ferguson a construit une suspension avant totalement neuve pour les nouveaux modèles MF 5600 dotés de moteurs à quatre cylindres, disponible en option. Intégrée de manière parfaite au châssis, elle améliore la garde au sol, le rayon de braquage et le palonnage. Ces modèles seront présentés en avantpremière à l’Agritechnica qui se déroulera à Hanovre du 10 au 16 novembre 2013, ils seront commercialisés en 2014.  n

Massey Ferguson a élargi sa gamme MF 5600 de trois nouveaux modèles dotés de moteurs à quatre cylindres MF 5611 (110 ch), 5612 (120 ch) et 5613 (130 ch). Les illustrations attestent de leur polyvalence. (Photos d’usine)

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n  Marché | Nouveautés

Performances optimales du modèle vedette SL840 DTP avec ses deux plages de vitesse. Le bras télescopique atteint une hauteur de trois mètres. (Photos : Ueli Zweifel)

Universalité et finesse Les fabricants italiens de machines sont connus pour leurs solutions astucieuses en technique agricole, confirmées lors d’une visite de l’entreprise familiale CSF à Grumolo, non loin de Vicence (I). Des véhicules « MultiOne » facilitant la logistique interne y sont construits, dotés de quatre roues motrices avec entraînement hydraulique. Ueli Zweifel Les véhicules à châssis articulé «  MultiOne » sont importés par la firme Althaus à Ersigen (BE) depuis une année. Ils sont caractérisés par le bras télescopique près de la machine et le positionnement de la cabine du conducteur sur la partie avant.

Particularités de la transmission Les modèles vedettes SL 840 DT et SL 840 DTP de la nouvelle série 800 ont été le point de mire lors de la visite de l’usine en compagnie de Lukas Lindegger et Manfred Lanz d’Althaus SA. Les deux véhicules couvrent la plage de vitesse de 0 à 6

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10 km/h, mais seul le second couvre celle de 10 à 25 km/h. Une commande de boîte de vitesses électrohydraulique assure le passage de l’une à l’autre de ces plages en fonction de l’appel de force. La force de propulsion est fournie par un moteur 3 cylindres diesel Yanmar, d’une puissance de 30 kW. Trois pompes avec un débit total de 75 l/min approvisionnent les circuits hydrauliques. Ainsi est-ce possible d’actionner en sus du mécanisme un grand nombre d’outils aux besoins de puissance élevés et aux fonctions les plus variées. Une bonne traction, nécessaire par

exemple pour les travaux de terrassement, est garantie ici par un « différentiel de blocage dynamique ». Cela signifie que pour renforcer la traction, l’approvisionnement en huile des quatre roues motrices varie selon l’adhérence au sol de chacune d’entre elle. Bien que le «  MultiOne  » soit un véhicule à châssis articulé, les blocs avant et arrière ne peuvent pas se déformer mutuellement. L’on ne craint ni un déplacement du centre de gravité potentiellement dangereux, ni des pertes de la force de traction lorsqu’une roue ne touche plus le sol.


Nouveautés | Marché   n

Données techniques

MULTI-ONE SL 840 DTP

Moteur

YANMAR

Carburant

diesel

Cylindres/puissance

3 cyl./30 kW (40 HP)

Cylindrée Régime moteur tour min

1650 cc –1

Système de refroidissement Taille du réservoir de carb.

3000 par eau 24 l

Transmission

hydrostatique –4 WD

Vitesse max.

0-10 km/h ; 10-25 km/h

Charge du système basc. Force de levage hydraul. Hydraulique Dimensions (long. × larg. × h) Hauteur de levage Poids (sans le lestage de la partie arrière)

Un équipement d’usage universel.

1430 kg 2100 kg 72 l/min (3 pompes) 1300 × 2609 × 2126 mm 3000 mm 1460 kg

Répartition optimale du poids Sur le plan de la capacité de chargement, une répartition optimale du poids est obtenue pendant les portages grâce à la partie avant qui recouvre partiellement l’arrière. De cette façon, le conducteur bénéficie d’une vue d’ensemble sur la charge et le chantier lorsqu’il est assis dans la cabine spacieuse. Le pivotement à gauche et à droite de la partie postérieure peut alors lui paraître inaccoutumé en marche arrière. Pendant le chargement, le conducteur lui-même contribue à une bonne réparti-

tion du poids. Celle-ci est optimisée grâce à la position du moteur dans la partie arrière du véhicule. La machine obtient globalement un équilibre remarquable entre les 1460 kg du poids à vide et la charge potentielle de 1430 kg. Le bras télescopique hydraulique dégage une force de levage de 2100 kg, transformant ainsi le véhicule en un minichargeur sur roues avec une hauteur de levage de trois mètres.

Cabine Bénéficiant d’une visibilité optimale, la cabine spacieuse est certifiée ROPS et ­ FOPS sur le plan de la sécurité, et d’un accès aisé grâce à la largeur des échelons. L’équipement standard s’adapte aux exigences spécifiques de chaque pays. Le conducteur contrôle les fonctions de la conduite ainsi que l’outillage de la main droite à l’aide d’un joystick qui intègre onze fonctions, tandis que la main gauche reste en permanence sur le volant. La cabine vitrée peut être équipée en option de systèmes de climatisation et de chauffage. Quant à la variante ouverte, elle comporte un arceau latéral protégeant le conducteur qui a bien sûr l’obligation d’attacher sa ceinture de sécurité.

de même que des tâches de logistique telles le chargement de balles rondes, le déplacement de palettes ou encore le creusement et l’approfondissement de tranchées avec des pelleteuses adaptées.  n

L’entreprise familiale CSF Présentée pour la première fois en 1998, la palette des produits MultiOne de CSF compte aujourd’hui cinq séries avec 13 modèles entre 12 et 49 ch. Le concept a été développé par Giuseppe Carraro, qui possède l’usine en partie (aucun lien de parenté avec les fabricants de tracteurs du même nom). Stefano Zanini et Florenza Carraro sont les deux autres propriétaires de l’entreprise. Les initiales de leurs trois noms composent le sigle CSF.

Large palette d’utilisation

Changement automatisé des outils avec couplage rapide et de maniement aisé pour les tuyaux du système hydraulique.

La plaque d’attelage universelle et le système de couplage rapide de la machine permettent sa combinaison avec quelque 70 différents outils pour les usages les plus divers, notamment en agriculture, en horticulture ou pour l’entretien des espaces verts. Certains de ces accessoires sont développés et fabriqués par la CSF ellemême. Parmi les performances typiques des véhicules et appareils CSF figurent le fauchage, l’entretien des prairies, la taille des arbres,

L’extension de l’entreprise Althaus d’Ersi­gen dans le domaine des véhicules communaux est due au MultiOne, dans son offre depuis une année.

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n  Marché | Nouveautés

Scorpions plus performants En 2005, Claas créait les chargeurs téléscopiques Scorpion. Cette année, la maison renouvelle la gamme de fond en comble avec six nouveaux modèles pouvant soulever de 3 à 5,5 tonnes à des hauteurs entre 6 et 8,8 mètres. Le constructeur présente aussi plusieurs nouveautés pour la récolte de fourrages 2014. Ruedi Burkhalter

« Un gage de sérieux ! » Sous ce slogan, le constructeur a récemment présenté six nouveaux chargeurs télescopiques Scorpion à Metz. Claas explique que maints utilisateurs demandent des outils plus puissants, plus rapides et plus confortables et qu’il leur répond avec trois nouveaux grands modèles 9055, 7055 et 7044 ainsi que les 7035, 7030 et 6030 dans la gamme plus légère. Tandis que la capacité maximale de levage des séries haut de gamme 9055 et 7055 s’élève désormais à 5,5 tonnes contre 4,4 tonnes précédemment, leur hauteur atteint respectivement 8,8 et 7 mètres. De surcroît, ces engins offrent des forces d’arrachement plus élevées et peuvent tracter jusqu’à 20 tonnes.

Nouveau concept de châssis avec centre de gravité abaissé Les deux séries sont dotées d’un nouveau concept de châssis en rapport avec l’augmentation de leur capacité de levage. Un point remarquable : l’articulation du bras est fixée très bas sur le châssis. Gage de stabilité, en position rétractée, le bras repose entièrement sur le corps du véhicule, libérant le champ de vision vers la droite. Le nouveau châssis accepte également une monte pneumatique plus généreuse, jusqu’à 600/55-26.5. Le bras a aussi été repensé de même que la cinématique des engins. Ainsi, la force d’arrachement des nouveaux modèles est portée à 72 kN. Les vérins du bras télescopique, de levage et de bennage sont dotés d’un amortisseur de fin de course. Le bras de levage est doté en outre d’un stabilisateur de charge antioscillation qui, en mode automatique, s’active 8

9 2013  Technique Agricole

dès que la vitesse d’avancement atteint 7  km/h et se déclenche quand l’engin ralentit.

Dotés de moteurs Deutz propres La nouvelle chaîne cinématique fait appel à des moteurs Deutz de dernière génération répondant à la phase IIIb de réduction des émissions. Un 4-cylindres de 4,1 litres de 115 kW/122 ch entraîne les deux plus grands modèles. Les plus petits chargeurs sont dotés de 4-cylindres de 3,6 litres développant 90 kW/122 ch. En matière de traitement des émissions, le 4,1 litres fait appel à un filtre à particules (FAP) autonettoyant combiné à un catalyseur oxydatif diesel (COD) sans entretien. Sur le 3,6 litres, le traitement des gaz est assuré par le seul système COD sans entretien. Le nouveau concept de ventilation

mérite d’être mentionné : l’air de ventilation est aspiré à l’avant dans le haut du capot et rejeté à l’arrière du capot avec les gaz d’échappement. Ce système évite l’aspiration et les tourbillons de poussières et de saletés. La transmission hydrostatique intelligente « Varipower » est un composant essentiel de la chaîne cinématique. Elle veille en permanence à doser automatiquement la combinaison entre la vitesse et la force de poussée. Pour augmenter cette dernière, les modèles 9055 et 7055 peuvent être équipés de l’entraînement « Varipower Plus » comportant une pompe hydrostatique à grand angle supplémentaire. Lorsqu’ils atteignent leur vitesse maximale, le régime moteur est susceptible d’être réduit à 1800 t/min, tandis que celui du modèle 7044 l’est à

Le centre de gravité est abaissé en raison de l’ancrage très bas du bras sur le nouveau châssis. (Photo d’usine)


Nouveautés | Marché   n

Les grands modèles sont équipés d’un filtre à particules. La cabine réaménagée gagne 10 cm de largeur par rapport aux modèles précédents. La sélection des modes de direction est modifiable grâce à un bouton rotatif (image de droite).

2000 t/min. Cela permet d’abaisser la consommation de diesel pendant les travaux de transports. Le conducteur n’a qu’à définir la vitesse en appuyant sur l’accélérateur pour que cette fonction « Smart Roading » se règle automatiquement. Dès que le véhicule atteint la vitesse voulue, le régime du moteur diminue. Un bouton du joystick permet de bloquer totalement le différentiel avant afin de bénéficier d’une capacité de traction maximale en cas de travaux de poussée, même dans des conditions difficiles. Les nouveaux chargeurs disposent d’un circuit hydraulique à détection de charge (load sensing) plus performant. Le débit des modèles 9055 et 7055 est de 187 l/ min ; il atteint 140l/ min sur le 7044. Sur les trois plus petites machines, l’acheteur a le choix entre une pompe à engrenages de 100 l/min ou un système à détection de charge avec un débit de 140 l/ min.

Cabine ergonomique plus spacieuse Tous les chargeurs disposent de cabines considérablement plus spacieuses (5 % de volume en plus, 9 % de plus en largeur), avec une vision panoramique étendue à 360°. Aux éléments de commande repensés vient s’ajouter un box réfrigéré de 23  l. Les principaux paramètres de fonctionnement s’affichent sur le montant droit de la cabine. La console droite et le joystick ont été redessinés, à l’instar du bouton rotatif permettant de sélectionner les trois types de direction (avant, sur quatre roues ou en crabe). Simple et confortable, le joystick commande 13 fonctions. L’opérateur peut maintenant choisir entre les trois gammes de vitesses symbolisées par un escargot 0–7 km/h, une tortue 0–15 km/h ou un lièvre 0–30/40 km/h. S’il opte pour une vitesse d’avancement réduite, le conducteur peut augmenter le régime du moteur afin de disposer du maximum de la puissance hydraulique. La sensibilité de la pédale d’accélérateur s’adapte en conséquence.

Un espace de rangement est aménagé à l’intérieur du contrepoids.

tème de chargement. La sécurité antisurcharge est désactivée quand le bras télescopique est totalement replié, ce qui permet de remplir un godet ou une pelle en utilisant toute la force de poussée disponible. Dans certaines situations particulières, le conducteur peut, en agissant sur une commande à deux mains, désactiver temporairement la sécurité antisurcharge pour une durée maximale de 60 secondes.

Quatre modes de travail La notion de « Smart Handling » englobe différents automatismes et dispositifs de limitation de surcharge. On distingue quatre modes de travail : le mode « godets », le mode « palettes », le mode de levage vertical et le mode manuel. Quel que soit le mode sélectionné, la vitesse d’abaissement s’adapte en fonction de la charge et de l’angle d’inclinaison du sys-

Caractéristiques techniques de la gamme Scorpion

Modèle

9055

7055

7044

7035

7030

6030

Force de levage

5,5 t

5,5 t

4,3 t

3,5 t

3,0 t

3,0 t

Hauteur de levage

8,8 m

7,0 m

7,0 m

7,0 m

7,0 m

6,0 m

En mode « palettes », la charge est automatiquement maintenue à la verticale.

9 2013  Technique Agricole

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n  Marché | Nouveautés

Les dents fixées tangentiellement sur les bras font partie du concept « Max Spread ».

Une nouvelle fonction automatique concerne la rétractation du godet. Un bouton permet d’amener l’outil dans une position à mémoriser pendant le travail. Lors de rapides opérations de chargement-déchargement, l’outil retrouve de la sorte exactement la même position.

« Max Spread » sur petites faneuses En marge de la présentation à la presse des deux séries de chargeurs télescopiques, le fabricant a parlé à Metz des innovations pour la récolte des fourrages 2014. Il a présenté l’an dernier la Volto 1100, faneuse – une « pirouette » donc – qui inaugurait une nouvelle génération d’outils. C’était aussi la première machine dotée du système « Max Spread », un concept tout juste développé qui assure un flux optimal du fourrage. On va désormais le retrouver sur les modèles 900 (T), 800 (T) et 700 pour des largeurs de travail de 6,70 m à 8,70 m. Les deux versions tractées 900 T et 800 T sont équipées d’un châssis de transport. Le système « Max Spread » se distingue par la fixation tangentielle des dents sur l’outil, ce qui a pour effet, comparativement à une « pirouette » classique, de modifier le trajet des bras qui travaillent plus longuement dans le sens de la marche. Claas affirme

Le Liner 550 T est l’andaineur monorotor le plus large du marché.

10

9 2013  Technique Agricole

Les faneuses à huit toupies Volto 800 et 900 peuvent être équipées d’un châssis de transport.

que cela leur permet de capter une quantité supérieure de fourrage, d’accélérer le travail. De plus, le flux est quasiment rectiligne entre les toupies, ce qui n’est pas le cas sur une machine conventionnelle. De cette manière, la machine ménage mieux la matière première. La position des dents améliore aussi la dispersion vers l’arrière car le fourrage demeure plus longtemps entre les dents et est épandu régulièrement sur toute la largeur, même à vitesse élevée. Les Volto 700 et 800 sont dotées en série (en option sur la Volto 900) d’un relevage de fourrière (ou «  tournière  ») pour faciliter les manœuvres. Roue de jauge pour un meilleur suivi du terrain et bâche déflectrice pour les bordures sont disponibles sur demande, tout comme le boîtier pour andains de nuit.

rotor unique, cet andaineur, au nombre de pièces bien inférieur, ne nécessite ni mécanisme de pliage complexe ni châssis de transport séparé. Par conséquent, il atteint, dans ce segment de largeur de travail, un rapport prix-performance encore inégalé. Equipés chacun de dix paires de dents, ses 14 bras permettent, à vitesse élevée, de ramasser le fourrage proprement sur toute la largeur de travail. Le Liner 550 T est doté d’un châssis tandem de grande taille. Des roues de jauges latérales peuvent être montées en option pour une adaptation au sol optimale. Grâce à une hauteur de levage de plus de 50 cm, l’appareil franchit de gros andains lors des manœuvres en bouts de champs ainsi facilitées. De plus, les bras de l’andaineur sont escamotables et se fixent sur le rotor pour une circulation sur la route sans encombre.

Un Monorotor de taille Le plus grand monorotor existant actuellement sur le marché, le Liner 550 T, vient compléter la gamme des andaineurs à un rotor. Sa largeur de travail est portée à 5,20 m. Destiné aux petites et moyennes exploitations, il constitue une alternative aux andaineurs à deux rotors, avec des performances presque équivalentes aux plus petits d’entre eux, mais à un prix nettement plus avantageux. Muni d’un

Les nouvelles faucheuses frontales Disco 3200 sont protégées par un cadre pare-chocs.

Relève dans les faucheuses Du côté des faucheuses à disques, les modèles Claas Disco 3200 Profil F, FC et FRC vont prendre la relève des Disco 3100 Profil. Ils sont proposés avec ou sans conditionneur, à doigts ou à rouleaux. Ces machines de dernière génération bénéficient d’un nouveau design et sont équipées d’un cadre de protection intégral. En matière d’adaptation au terrain, elles héritent du profil cinématique qui a fait ses preuves sur les modèles précédents. La suspension diagonale avec point de pivotement en biais et l’axe de rotation tout proche du sol pour régler le réglage en longueur permettent à la faucheuse de suivre les courbes du terrain indépendamment du tracteur afin d’offrir une coupe homogène et sans bavures même en terrain difficile. Les Disco 3200 sont dotées en série d’un arbre de prise de force Walterscheid à entretien réduit (graissage toutes les 250 heures).  n


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Aperçu | Marché   n

La pression et le débit d’eau sont deux paramètres importants. Pour le nettoyage des écuries, on fera subsidiairement appel à de la mousse produite à basse pression ou à des détergents chimiques (Photo d’usine)

Nettoyeurs HP : une offre à la hauteur des besoins En production animale, les exigences sont devenues telles que l’hygiène est désormais incontournable dans la gestion de l’exploitation. Dans ce contexte, les nettoyeurs haute pression ont vu leur statut évoluer vers une spécialisation pointue. Ruedi Hunger Machines de culture, équipements d’étable, tracteurs, façades en bois, sols en dur : en agriculture, le spectre d’utilisation du nettoyeur haute pression (HP) est large. On se penchera donc, avant toute acquisition, sur les possibilités qu’offrent les modèles convoités. En clair, l’acheteur doit déterminer au préalable à quels usages il veut consacrer son nettoyeur HP. Les modèles à eau froide atteignent des pressions de 150 à 200 bars (rarement plus). En réalité, pour nettoyer des machines, 100 bars suffisent. Au-delà, le jet risque de

provoquer des dégâts à la peinture. Habituellement, les débits atteignent entre 750 et 1000 litres d’eau par heure, ce qui représente entre 12 et 18 litres par minute. Cette valeur ne doit pas être négligée, car il faut que cette eau soit évacuée de la place de nettoyage ou du local. En plus de la pression (en bars), du débit (en l/h), l’angle et la distance d’impact du jet jouent aussi un grand rôle. Enfin, la performance de l’appareil peut être améliorée par de la mousse ou du détergent.

Choisir une pression correcte Un tuyau à haute pression conduit l’eau de la pompe au pistolet ; son diamètre détermine dans une grande mesure le niveau de perte de pression entre ces ­ deux points. Plus il y a d’eau, plus il y aura de courant pour emporter la saleté. Toutefois, un débit abondant sans pression suffisante devient moins efficace. C’est le problème du tuyau d’arrosage de jardin, dont l’efficacité de nettoyage est très limitée. La règle est la suivante : en termes de nettoyage, l’efficacité augmente à mesure 9 2013  Technique Agricole

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Prix indicatif, sans équipements*

Poids Equipement de base

Débit d’eau (en l/min ou en l/h)

Pression de travail maximale

Type et désignation (nombre de modèles dans la série)

n  Marché | Aperçu

Equipement standard ou spécial, particularités (selon le constructeur, description sommaire de l’équipement, faute de place)

Clena-Werke, Harrislee (D) Nettoyeurs HP à eau froide

Nettoyeurs HP à eau chaude

Nettoyeurs à moteur thermique

3000 (3) 9000 (8) 9200 (5) 9300 (4) 9400 (7) P (11)

Cleanforce AG/SA, 2557 Studen 150 bar 240 bar 200 bar 350 bar 500 bar 240 bar

600-840 900-1500 1260-2400 1080-2400 900-2400 900-2400

2 roues, pompe HP Triplex avec pistons en céramique et culasse en laiton, etc.

40/48 kg 55/64 kg 90/95 kg 95 kg 150 kg 55-90 kg

4 roues, capot inox, pompe HP Triplex automatique, double lance en acier, nombreux accessoires en option 4 roues à pneus, contrôle intégral de la pression, etc. 2 roues, enrouleur, double lance en acier, etc.

1000 (11)

240 bar

900-1800

135-190 kg

Merco (2)

150/160 bar

600/840

110 kg

4 roues à pneus pleins, pompe HP Triplex antivibrations, système de décharge automatique du tuyau HP, marche/arrêt automatique au choix selon pression ou débit. Marche/arrêt avec horloge, etc.

BMR (4)

240 bar

900-1500

70 kg

2 roues à pneus, moteur Robin 13,5 Ch, réducteur (de 3100 à 1450 t./min), pistons en céramique, etc.

BMR 22 (7)

200-500 bar

900-2400

150 kg

4 roues à pneus, moteur Robin 22 Ch, démarreur électrique, réducteur, pompe HP Triplex, etc.

DM 150 (1)

150 bar

900

70 kg

2 roues, moteur Honda, réducteur, etc.

BMRS (4)

180 bar

480-960

32/37 kg

Appareil portatif sans roues, moteur à essence Robin, pompe HP Triplex avec pistons en céramique, etc.

Portatifs (3)

80–120 bar

420-600

22/23/24 kg

690.–/ 750.–

K 1132 K 1152

115 bar

600 l/h

27/31,5 kg

750.– 990.–/1140.–

K-2000 (4)

160 bar

450-720

39,5 kg

de 1350.– à 1550.–

Profi (4)

170 bar

480-900

45 kg

de 1650.– à 1720.–

quadro (7) Appareils spéciaux

250 bar

480-1140

46/62/89 kg

4 roues à pneus pleins, cadre en partie inox, enrouleur intégré

250 bar

1500-1800

82-160 kg

de 1830.–à 3180.– de 2950.– à 6450.–

250 bar

750-1200

68/93 kg

de 3420.– à 5490.– de 2660.– à 5170.–

Châssis de terrain à 4 roues avec frein à excentrique, moteurs à essence Honda de 5,5/6,5/11 ou 13 kW Châssis en inox, tambour intégré avec 20 m de tuyau haute pression à armature acier

therm CA (2)

150 bar

540-900

171 kg

de 4390.– à 4650.–

Consommation de mazout de 3,2 et 3,5 kg/h, générateur de vapeur max. 140° C, puissance de chauffe 55 et 58 kW, puissance absorbée 2,3 et 3,8 kW

therm C (3)

180 bar

540-900

179 kg

de 4890.– à 5150.–

Conso. de mazout 3,2 à 4,3 kg/h, générateur de vapeur max. 140° C, puissance de chauffe 55 à 65 kW, puissance absorbée 2,3 à 4,8 kW

therm (4)

195 bar

875-1500

218-228 kg

de 5690.– à 6590.–

Conso. de mazout 4,2 à 7,2 kg/h, générateur de vapeur max. 140° C, puissance de chauffe 60 à 84 kW, puissance absorbée 4,8 à 7,5 kW

220 bar

516-900

130/178 kg

de 8720.– à 13 170.–

Puissance de chauffe 18 à 48 kW, branchement 20,6 à 53,5 kW, température de l’eau à 32 bar 60/72/80° C, 4 roues

Kränzle GmbH, Bielefeld (D)

Nettoyeurs HP à eau froide

Compact (5) à moteur à ess.

Kränzle AG, 5620 Bremgarten

Profi (4) à moteur à ess.

Nettoyeurs HP à eau chaude

Nettoyeurs à therm E (4) chauffage électr.

Alfred Kärcher GmbH & Co. KG, Winnenden (D)

Nettoyeurs HP à eau froide

Moteurs électr. quadripolaires à régime lent 2,3/2,8/3,2/3,3 kW, 230 V/10 A/50 Hz, 230 V/14 A/50 Hz ou 400 V/6,7 A/50 Hz ; enrouleur intégré pour 14/15 m de tuyau haute pression, température maximale de l’eau 60° C, modèles verticaux à 2 grandes roues

Appareils à haut débit, double pompe, cadre en inox et rotabuse

Kärcher AG, 8108 Dällikon/Kärcher SA, 1029 Villars-Ste-Croix

Compact HD 5/6/7 (6) (vertical)

130-215 bar

500-700

Medium HD 7/9 (6) (vertical)

215-220 bar

240-900

Super HD 10/13 (6) (vertical)

198-275 bar

500-1300

de 2760.– à 4170.–

Moteur thermique (6)

160-250 bar

200-930

de 2580.– à 8710.–

Compact HDS 7/8 (6)

30-180 bar

270-800

103-114 kg

Medium HDS 8/9/10 (6)

30-200 bar

400-1000

115-179 kg

de 5850.– à 7420.–

3 roues, puissance absorbée de 4,7 à 6 kW, conso. de mazout de 4,1 à 5 kg/h max, réservoir 10 l pour détergent 3 roues, puissance absorbée de 5,5 à 7,8 kW, conso. de mazout de 5,3 à 6,4 kg/h max, réservoir de combustible 15/25 l

30-200 bar

600-1850

170-280 kg

de 7740.– à 11930.–

4 roues, puissance absorbée 8 à 9,3 (2 × 6,7) kW, conso. de mazout de 5,9 à 12,3 kg/h max, réservoir de combustible 25 l

300-760

108-118 kg

de 7550.– à 8350.–

3 roues, courant triphasé 400 V/50 Hz, puissance absorbée de 16,5/28,5/40,5 kW, dimensions 1330 × 750 × 1060 mm

600-1250

110-185 kg

de 6520.– à 21430.–

3 roues, moteurs à essence ou diesel Honda (B), Lombardini (D) ou Yanmar (D)

Nettoyeurs HP à Super (6) eau chaude HDS 12/13/200

Spéciaux Chauffage électr. 30-160 bar 12/24/36 kW (3) A moteurs thermiques (5) 140-240 bar

de 984.– à 2041.– 43-50 kg

de 2220.– à 3070.–

de 4380.– à 5540.–

22 grandes roues, conçus pour eau jusqu’à 60° C, courant mono- ou triphasé 230 V/50 Hz ou 400 V/50 Hz, pistolet à main, tuyau haute pression, lance, triple buse, rotabuse, enrouleur, soupape double voie (certains modèles), doseur pour détergents, réglage en continu du débit de détergent, etc.

* Prix indicatifs de... à, TVA incl. Cette liste n’est pas exhaustive. Contactez les agents généraux ou les importateurs pour plus de renseignements.

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9 2013  Technique Agricole


Prix indicatif, sans équipements*

Poids Equipement de base

Débit d’eau (en l/min ou en l/h)

Pression de travail maximale

Type et désignation (nombre de modèles dans la série)

Aperçu | Marché   n

Equipement standard ou spécial, particularités (selon le constructeur, description sommaire de l’équipement, faute de place)

Nilfisk-ALTO Bellenberg (D)/Nilfisk-Advance AG Rellingen-Hamburg

Nettoyeurs HP à eau froide

F.T. Sonderegger AG, 9100 Herisau

Classe compacte Poseidon 2 (1) 140 bar Poseidon 3 (2) 150/170 bar

600 600/750

Classe moyenne Poseidon 4 (7) 140/160 bar Poseidon 5 (6) 180/220 bar

560-700

37/40 kg

1890.–

760-1040

66-85 kg

de 1990.– à 2797.–

26 kg 35/38 kg

1260.– 1717.–/1782.–

Un portable et deux appareils à 2 roues, pompes à plateau oscillant à pistons inox, modèles pour courant mono- ou triphasé, etc.

Puissances absorbées 3,2 à 4,2 kW, 4 appareils 230 V, 3 appareils 400 V Puissances absorbées 4,8 à 7,4 kW avec 5 m de câble, etc.

Classe sup. Poseidon 6 (3) Poseidon 7 (3)

100/180 bar

1200/1610

80/86/93 kg

195 bar

1180

89 kg

de 3690.– à 4816.–

Poseidon 8 (2)

160/180 bar

2050/2450

130 kg

de 5119.– à 5767.–

Puissance absorbée de 14 ou 14,5 kW, branchement 400 V/24 A ou 24,9 A, pompe à 3 pistons en céramique

de 1965.– à 4622.–

(pas d’indications supplémentaires)

Moteur Honda Poseidon (moteur 140/190/230 bar 650/840/ à essence) 1100

de 3340.– à 3769.–

2 grandes roues arrière, 1 roulette à l’avant, pour branchement 400 V/14,5 A, puissance absorbée 7,4 kW Pompe C3 30 mm à 4 pistons en céramique, branchement 400 V/ 14 A

Classe compacte Neptun 1 (1) 110 bar Neptun 2 (6) 145-190 bar

540 530-730

94 kg 110-112 kg

3440.–

Appareils compacts verticaux à 2 roues L’alternative : Neptun 2 spécial, pistons céramique et culasse en laiton

Classe moyenne Neptun 4 (3) Neptun 5 (2) Neptun SB (1) Neptun E (2)

165-200 bar 190-210 bar 80 bar 150 bar

760-1010 900-1050 800 720

137 kg 160-189 kg 190 kg 132 kg

4040.–/4890.– 5890.–/6793.–

3 roues, dont 1 roulette arrière

175 bar 175 bar jusqu’à 180 bar

1170 1170 1950

224 kg 217 kg 230 kg

5890.– 7981.– 9849.–

Mot. ess./dies. (3) Neptune PE/DE 220 bar

1010/1200

210-510 kg

Chauffage électr. Neptune E 12 150 bar Neptune E 24 150 bar

750 750

Nettoyeurs HP à Classe sup. eau chaude Neptun 7 FA (1) Neptun 7 (1) Neptun 8 (1)

sur demande 7657.– 8629.–

Type SB avec automate à monnaie pour self-service Typ E à chauffage électrique pour branchement 400 V-16/28A Avec contrôle de flux (marche/arrêt), pompe C3 à 4 pistons en céramique, branchement 400 V/15A, 3 roues (roulette à l’arrière), pour 1 ou 2 utilisateurs en simultané, branchement 400 V/21 A, puissance absorbée 12 kW Moteur à essence Honda de 9,6 kW (ou diesel Yanmar ou Mitsubishi), démarreur électrique, réservoir de carburant intégré 3 roues, poids 132 kg, resp. 135 kg, moteur Silent Power Pour branchement 24,3 A/16 A Pour branchement 42 A/28 A

* Prix indicatifs de... à, TVA incl. Cette liste n’est pas exhaustive. Contactez les agents généraux ou les importateurs pour plus de renseignements.

de la pression, sachant toutefois que le risque de voir le matériel souffrir de l’impact grandit aussi. Il est donc primordial d’adapter la pression en fonction de la cible à nettoyer. De même, l’opérateur doit veiller à conserver une distance adéquate et régulière entre la buse et l’objet. Il existe trois systèmes de réglage de pression. Le premier agit directement au niveau de la pompe. Le deuxième agit au niveau de la lance ; dans ce cas de figure, il faut se souvenir que la pompe fournit une pression qui va se heurter à la soupape de surpression. Avec le troisième système, la pompe travaille à pression et débit constants, et le flux se répartit entre deux tubes de sortie. Quand on diminue la pression dans la buse principale, le débit augmente dans la buse secondaire, permettant une meilleure évacuation de la saleté.

pides » atteignent un régime deux fois plus élevé. D’une manière générale, plus la pression augmente, plus le matériel est sollicité. Il est donc recommandé de veiller à la qualité de la pompe et de ses composants sur un équipement destiné à des nettoyages à très haute pression. Une pompe en laiton est plus durable et ro-

buste que son équivalente en matières synthétiques. La céramique vient en appoint quand les métaux légers comme l’aluminium et le magnésium atteignent leurs limites. Les pompes de nettoyeurs HP qui subissent de fortes contraintes mécaniques ou qui doivent fonctionner à haute température sont ainsi dotées de Publicité

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Une bonne pompe vaut son prix Les pompes à haute pression « lentes » tournent à environ 1400 t/min, les « ra-

De la semence à une récolte réussie.

9 2013  Technique Agricole

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n  Marché | Aperçu

L’hiver et les risques de gel Lors de températures hivernales, il n’est pas rare que des appareils subissent des dégâts dus au gel. Quand les températures descendent en dessous de zéro, c’est tout le circuit d’eau qui peut être fortement endommagé. Si la pompe est prise par le gel, l’appareil risque fort d’être perdu.

Eau chaude ou eau froide ? Tout dépend de l’usage de l’appareil. Le prix d’achat ne sera pas le même selon l’option choisie. (Photo : Ruedi Hunger)

pistons en céramique. Les assemblages à matrice métallique additionnent les avantages des deux composants, soit la légèreté du métal et la résistance de la céramique. Les pompes à trois pistons axiaux ou à plateau oscillant sont souvent utilisées, des exceptions confirmant cette règle. Il existe des nettoyeurs HP entraînés par des moteurs diesel ou à essence. Mais ce genre d’appareils est plutôt rare, réservé exclusivement à des travaux qui n’ont pas grand chose à voir avec une exploitation agricole. En cas de besoin, la solution alternative consiste à utiliser un générateur pour alimenter le nettoyeur HP.

Eau chaude ou froide ? Les discussions vont toujours bon train sur la question de la température de l’eau. C’est justifié. L’eau chaude vient plus facilement à bout des saletés un peu résistantes. Cependant, un nettoyeur à eau chaude est plus cher et utilise nettement plus d’énergie. Il faut donc bien analyser ses besoins. Un nettoyeur HP à eau chaude performant peut consommer jusqu’à 5 kilos de mazout à l’heure. Dans des locaux fermés, dans l’industrie alimentaire et partout où les gaz de combustion posent problème, on utilise des appareils à chauffage électrique. Mais les nettoyeurs HP équipés d’un chauffe-eau permanent ont besoin d’une puissante source de courant, et c’est pourquoi on 16

9 2013  Technique Agricole

leur préfère des appareils à brûleurs à gaz ou à mazout. La température du jet des appareils à eau chaude peut varier dans une certaine fourchette (p. ex. +/– 10° C). Ce phénomène est inhérent au système et au processus de chauffage. L’eau traverse la zone du brûleur à travers un serpentin. A la sortie de ce dernier se trouve le capteur de température qui commande l’allumage et l’extinction du feu. Le brûleur fonctionne donc jusqu’à ce que l’eau sortant du serpentin atteigne la température choisie. Puis il se déclenche. La température de l’eau qui traverse alors le serpentin diminue, mais le brûleur ne redémarre que lorsque le capteur enregistre cette baisse. Normalement, ces variations n’ont pas d’influences fâcheuses pour le nettoyage de machines ou de locaux d’élevage.

Les sécurités sur les appareils à eau chaude En termes de sécurité, deux points doivent être surveillés de près sur les appareils à eau chaude. Le premier concerne la présence d’eau dans le circuit de chauffage. Elle est à vérifier, faute de quoi le brûleur fonctionne sans que la chaleur ne se dissipe. L’autre aspect concerne la flamme du brûleur. Si elle s’éteint, il se peut fort que le combustible continue à s’écouler. A l’heure actuelle, tous les modèles sont

C’est pourquoi les points suivants doivent être observés : • avant la « pause hivernale » ou, d’une manière générale, chaque fois qu’il y a risque de gel, démonter et vider tous les accessoires. • vider et rincer le réservoir de détergent. Y verser deux décilitres d’eau claire et faire tourner l’appareil en mode nettoyage avec détergent pour le rincer. • après avoir démonté les accessoires, faire brièvement tourner le nettoyeur HP à vide. • remiser le nettoyeur HP à l’abri du gel (le garage n’offre, souvent, pas une protection suffisante). • pour empêcher la formation de condensation, vider ou remplir complètement le réservoir à mazout. • remiser les appareils à chauffage à mazout ou à moteur thermique selon les prescriptions en vigueur.

dotés de dispositifs de surveillance, de types divers. On va ainsi trouver un système de contrôle optique qui surveille que la flamme soit toujours allumée. Dans le cas inverse, l’arrivée du combustible est stoppée. Mais ce système ne contrôle pas la présence d’eau dans le serpentin. Une autre variante repose sur la surveillance de la température de l’eau. Si elle est trop élevée (absence d’eau), ou trop basse (flamme éteinte), l’arrivée du combustible se ferme. Certains constructeurs intègrent une combinaison de ces deux systèmes de veille, afin de parvenir à une protection complète. Un fabricant ajoute à ces dispositifs thermiques une sécurité électromécanique qui contrôle le flux de l’eau.  n


Tendance | Marché   n

Ce robot d’affouragement automatique remplit plusieurs missions. La hauteur du fourrage restant est mesurée par capteur et détermine la distribution, les restes étant repoussés en même temps. (Photos d’usine)

Robots d’affouragement mûrs pour la pratique Près de 25 % des soins donnés à un troupeau laitier se rapportent à son alimentation. L’affouragement après la traite reste le travail le plus intensif même avec des mélangeuses et autres appareils. Les chefs d’exploitation cherchent des alternatives en raison de l’augmentation constante de la charge de travail. Ruedi Hunger

La remorque mélangeuse est encore la mécanisation standard de nombreuses fermes. Toutefois, le passage à l’automatisation s’esquisse également en matière d’affouragement. Cela est déterminé par la taille croissance des effectifs, la pression de la concurrence et l’augmentation constante de la productivité du travail

dans les troupeaux laitiers. Le contexte économique en évolution nécessite que des solutions de plus en plus automatisées soient testées dans l’élevage, en particulier dans la production laitière. L’affouragement automatique à l’aide de la robotique constitue l’étape ultérieure à la traite automatique à l’aide du robot

trayeur. Alimenter les groupes d’animaux selon leurs besoins figure parmi les promesses de cette nouvelle technologie. Une enquête menée par la station de recherches Agroscope Reckenholz Tänikon (Anne Grothmann/2013) sur les systèmes d’alimentation automatique a montré que les personnes interrogées désirent 9 2013  Technique Agricole

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n  Marché | Tendance

avant tout faciliter leur travail (26 %) et gagner du temps (24 %). D’autres motivations ont été évoquées, notamment le mode de construction de l’étable (11 %) et le désir d’un affouragement plus précis (7 %). Cette enquête a confirmé que le gain de temps, la facilitation du travail et une flexibilité plus grande l’emportent sur l’augmentation des performances et de la productivité. Une production économique est tout de même espérée en sus de l’amélioration de l’hygiène des aliments pour animaux. Les systèmes de gestion des troupeaux et des capteurs appropriés constituent des pré­alables pour les procédures automatisées. Des dispositifs entièrement automatiques ne seront utilisables dans la pratique que dans les prochaines années parce qu’ils doivent encore être optimisés.

Premiers pas dans les années 1970 Les systèmes d’alimentation automatiques ont été développés en majorité dans les pays scandinaves. Il n’est donc pas surprenant que la plupart des fabricants viennent de ces pays. Certaines parties de l’affouragement sont d’ores et déjà automatisées, ainsi les distributeurs automatiques de concentrés employés depuis les années 1970 dans la production laitière. Depuis lors, le développement ne s’est pas arrêté, et d’autres tâches de l’affouragement comme la repousse automatique du fourrage sont disponibles aujourd’hui sur le marché. Il s’agit généralement de machines alimentées par batterie, que ce soit des systèmes autonomes (Lely ou Hetwin) ou des systèmes stationnaires (Wasserbauer), qui remettent plusieurs fois par jour et de manière indépendante les aliments à portée des animaux. Ce dernier peut également saupoudrer de petites quantités de concentrés sur le fourrage de base afin de motiver les vaches à en ingérer davantage.

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Divers standards de construction

La repousse de fourrage automatique économise un temps non négligeable et a déjà fait suffisamment ses preuves dans la pratique.

Le temps de travail peut être considérablement réduit si en plus de mélanger et de répartir automatiquement le fourrage, la machine le repousse automatiquement et régulièrement vers les animaux. Un certain nombre de constructeurs ont mis sur le marché divers systèmes d’alimentation automatique au cours de ces dernières années. Leur stockage des aliments varie de même que les systèmes de mélange (mélangeur horizontal, vertical, par gravité) et la distribution de la ration. Des remorques autonomes ou guidées par rail

sont utilisées en sus des tapis roulants. Les différences dans les systèmes d’entraînement s’avèrent tout aussi grandes. L’on trouve aussi bien des câbles électriques à enrouleur, des rails électrifiés et des batteries que des moteurs à explosion. Les mélangeuses sur rail à alimentation électrique sont les plus répandues. Des estimations font état de 400 à 500 exploitations dans le monde qui utilisent actuellement ces systèmes (J.C.A.M. 2012).

9 2013  Technique Agricole

Mesurer les restes de fourrage au râtelier La société néerlandaise Lely a mis en place un nouveau système d’entraînement autonome par batterie, présenté l’année dernière. Basé sur le dispositif de repousse du fourrage Lely, le « Vector » dispose d’un mélangeur vertical de 2 m3 qui se remplit avec une pince automatique des composants du mélange situé sur la zone de stockage des aliments. La


Tendance | Marché   n

Aperçu des systèmes d’affouragement automatique (sans garantie d’exhaustivité) Constructeurs

Désignation

Description TM

DeLaval AG CH-6210 Sursee (info.switzerland@delaval.com)

Système Optimat

Mélangeur fixe en trois versions. Affouragement entièrement automatique possible avec OptimatTM Master. Table et station de préparation de la ration prémélangée depuis laquelle la distribution se fait avec une remorque entraînée par batterie et guidée par rail. Différents chariot de distribution, partiellement en liaison avec le système de gestion du troupeau DeLaval DelPro.

GEA Farm Technologies CH-3063 Ittigen b. Bern (info.ch@gea.com)

MixFeeder

Distributeur de quatre tailles, guidé par rail et affouragement robotisé contrôlé par ordinateur. Remplissage depuis silo-tour/station d’alimentation. Distribution du fourrage, adapté librement à la table d’alimentation, adapté à l’affouragement par groupe. Largeurs de table d’alimentation dès 2 m. Trois tailles disponibles. Guidage par rails, remorque de dosage entraîné par batterie et contrôlée par ordinateur

Free Stall Feeder Lely Dairy Solution GmbH CH-4614 Hägendorf (suisse@sui.lelycenter.com)

Lely-Vector

Le Lely Vector est un système d’alimentation autonome, fonctionnant sur batterie avec espace de stockage. Le robot d’affouragement est équipé d’un capteur de charge en hauteur pour détecter la quantité de nourriture au niveau du râtelier. Il détermine sans assistance supplémentaire où et quand de la nourriture fraîche est nécessaire. Pour déterminer/doser la quantité déposée, des pesons sont utilisés. Le robot est guidé le long de la fourragère grâce à des détecteurs à ultrasons. Une communication sans fil se fait avec les autres composants du système (station d’alimentation, de préhension de charge, etc.) par l’intermédiaire d’une l’antenne.

Pellon Group Oy Moser Stalleinrichtungen CH-8580 Amriswil (info@moser-stalleinrichtungen.ch)

Robot d’affouragement TMR

La nourriture est collectée à partir de la station d’aliments et de mélange. Dans le mélangeur par gravité se trouve une combinaison de vis mélangeuse et de chaîne de convoyage qui mélange le fourrage et le place sur une voie de transport. En parallèle à la voie de transport, un rail d’alimentation électrique est monté. Systèmes d’affouragement automatique également au moyen de tapis d’alimentation ou de transport.

Schuitemaker Maschines B.V. 7460 Rijssen (NL) (sales@sr- schuitemaker.nl)

Innovado

L’Innovado est une mélangeuse automotrice qui se déplace au lieu de stockage, prélève le fourrage automatiquement et le mélange. Il se rend ensuite vers les animaux ou à une place de stationnement. Le trajet est détecté par des capteurs, un détecteur de virage et un scanner laser.

Trioliet Feeding Technology Serco Landtechnik AG CH-4538 Oberbipp (info@trioliet.com)

Triomatic T10/20/30/40

Robot d’affouragement avec différents standards d’exécution. Prélèvement du fourrage depuis le silo-tour, mélangeuse stationnaire ou « cuisine d’affouragement » avec différentes sources d’alimentation côte à côte. Unité de mélange-dosage de 3 m3. Chariot fixé sur rail. Entraînement entièrement électrique de toutes les fonctions.

Wasserbauer GmbH 4595 Waldneukirchen (AT) (info@wasserbauer.at)

MixMeister

Volume utile jusqu’à 3 m3 de fourrage. Après programmation individuelle, le mélange est distribué dans plusieurs étables, selon les groupes de performance, sous forme de rations spécifiques. MixMeister a son propre châssis et se déplace le long d’un rail de guidage sur la fourragère.

Tapis d’affouragement

ration est distribuée automatiquement après une durée déterminée, puis repoussée au moyen du même appareil. Un capteur du niveau du fourrage pour l’affouragement de bovins sera lancé sur le marché en 2013. Comparable à l’affouragement liquide commandé par capteur dans l’élevage des porcs, sa charge en fourrage est mesurée par le capteur au niveau du râtelier. Le système détermine ainsi où et quand la nourriture fraîche est nécessaire.

Les systèmes d’alimentation automatique n’augmentent pas la fréquentation du robot de traite Les systèmes d’alimentation automatique réduisent considérablement la durée de travail. L’on attend d’eux que la fréquence de traite augmente en raison d’un affouragement quotidien multiplié. Les études menées dans vingt exploitations hollandaises avec affouragement conventionnel (n = 9) et alimentation automatique

(n = 11) démontrent cependant que le nombre de traites n’est pas plus élevé avec ce dernier. Bien que l’activité des vaches augmente, le nombre de visites au robot de traite, avec et sans traite, ne s’accroît pas de manière significative. De plus, la pointe de fréquentation matinale n’a pu être réduite.

Résumé Les systèmes d’affouragement automatique procurent un gain de temps, une diminution de la charge de travail et une plus grande flexibilité. Ainsi, trois facteurs, capitaux dans la pratique, sont optimisés. Cependant, une réduction significative du temps de travail n’est réalisable qu’avec de grands troupeaux. Par conséquent, des améliorations en matière de durée et de charge de travail ne sont effectives que dans de grandes exploitations. Ces systèmes ne sont justifiés dans les petites et moyennes exploitations que si le temps de travail et la flexibilité préva-

lent. Enfin, leur l’investissement, de 120 000 à 250 000 francs, doit être rentable du point de vue économique.  n Littérature sur ce thème : – Rapport ART n° 710/2009 – PDF « Automatische Fütterung » 21.3.2013 ART – PDF « Integration automatischer Fütterungsanlagen » 6/7.11.2012 ART

SVLT ASETA

www.G40.ch 9 2013  Technique Agricole

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n  Impression | Prise en main

La Tempo T à six rangs de Väderstad : technique agricole suédoise dans la pratique.

(Photos : Ruedi Hunger, Lukas Keller)

Väderstad – avec Tempo La société suédoise Väderstad est connue depuis des années comme fabricant de machines de travail du sol avec et sans semis, mais uniquement pour les céréales jusqu’ici. L’on y recherche en vain de la technologie de travail du sol à prise de force. En tant que nouveau venu dans le domaine du semis, Väderstad s’engage dès le début dans une école très exigeante avec son semoir monograine Tempo. Ruedi Hunger

Le semis de précision constitue sans doute la plus haute école de la technique de semis. Combiner une mise en place de précision centimétrique avec une grande vitesse représente un véritable défi pour les ingénieurs et les concepteurs. En relevant ce défi, les ingénieurs de Väderstad ont osé franchir le pas du semis mono20

9 2013  Technique Agricole

graine. Les Suédois ne voulaient cependant pas construire un semoir conventionnel. Ils soutenaient la gageure de construire un semoir pouvant rouler à grande vitesse, mais sans compromis sur le plan de la précision. S’aventurer en terre inconnue est toujours risqué. Après de nombreuses années de développe-

ment, le Tempo a été soumis à des essais drastiques sur le terrain au cours desquels ses défauts ont été identifiés et corrigés. Des semoirs monograine Väderstad sont vendus aux agriculteurs et aux agro-entrepreneurs depuis deux ans. Ce printemps, les premières machines ont été livrées en Suisse.


Prise en main | Impression   n

• La séparation est effectuée depuis le cœur de semis par le système de surpression (air comprimé) avec disques perforés et racloirs. • Un générateur autonome alimente en électricité les organes de sélection et du dosage d’engrais. • L’équipement Tempo T porté est actionné hydrauliquement, à l’instar du Tempo F tracté. • Les grains sont projetés à un grande vitesse dans le sillon. • Le double guidage de profondeur, le soc semeur à doubles disques, la roulette souple et les roulettes tandem disposées en V contribuent à insérer précisément les semences. • Les machines à 3 points sont dotées de deux roues de support avec un écartement variant de 50 à 80 cm. • Les machines sont équipées d’un réservoir à engrais central et de socles fertiles monodisques. • La qualité de la séparation est affichée sur les moniteurs de contrôle et de commande.

A cœur ouvert Le cœur de semis du Tempo peut être ouvert aisément. Un clapet de fermeture empêche la semence de s’écouler. Le distributeur ouvert livre alors ses secrets : la vue sur le séparateur monté en haut du distributeur de semences est ainsi dégagée. Contrairement aux machines précédentes, le séparateur n’est pas doté de racloir, mais de trois petites roues tournant librement. Il s’adapte à n’importe quel type de semences et constitue ainsi une solution simple qui convainc. Par ailleurs, les graines en surplus sont récupérées de façon à ne pas tomber dans le tube semeur et d’éviter des doubles implantations. La vitesse exacte est détectée au moyen d’un radar afin que l’électronique connaisse la vitesse à laquelle la machine doit se déplacer et détermine le régime du moteur et la rotation du disque perforé. Ce radar est intégré au châssis de la machine, ce qui assure sa protection.

Accélération de la semence par surpression Une certaine surpression est nécessaire pour que le Tempo parvienne à son

Power Shoot. La pression du système générée par le ventilateur correspond à 3,5 kPa. Elle est également utilisée pour le transport d’engrais par les épandeurs. Le ventilateur dispose d’un large éventail de régimes de rotation parce que la demande d’air comprimé varie. Lorsqu’une plus grande pression s’avère nécessaire, le régime du ventilateur augmente, et inversement en cas de demande inférieure d’air comprimé. Le ventilateur de la machine de test était actionné hydrauliquement depuis le tracteur, le régime se réglant au moyen d’un

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Le cœur du semoir est appelé « distributeur Gilstring », du nom de son concepteur, Gert Gilstring. Il constitue la clé du succès en matière de précision et de vitesse. Des vibrations importantes peuvent se produire avec les vitesses de déplacement élevées. Il s’agit donc de disposer d’organes semeurs les supportant. Chacun est entraîné individuellement par un moteur électrique 50 W à courant continu. L’énergie électrique nécessaire est produite par le générateur équipant le Tempo. Ainsi, l’entraînement du distributeur est assuré en tout temps et ne dépend pas du contact des deux roues de la machine avec le sol. Un « engrenage planétaire en ligne » sert à l’entraînement du disque perforé en matière synthétique. L’ensemble du système d’entraînement est court, compact et fermé. Le régime du moteur ou du

Particularités techniques

Rythme des fonctions dicté par le distributeur

disque perforé conditionne la vitesse d’implantation de la semence et permet ainsi de contrôler la distance entre les graines. Le régime est le même dans toutes les unités de semis et peut se régler pendant le trajet. Chaque moteur peut se déclencher individuellement au besoin, par exemple lorsque les lignes se chevauchent.

Le distributeur Gilstring est compact et renferme les secrets de la nouvelle technique de séparation. Les trois séparateurs, en haut du boîtier, enlèvent les graines excédentaires.

▲ ▲

Dans les semoirs de précision conventionnels, la graine tombe à partir d’un distributeur mécanique ou en sous-pression dans le sillon préalablement ouvert. Väderstad a cherché une solution originale de séparation et de transport des graines, permettant de travailler à des vitesses sensiblement plus élevées que la majorité des semoirs existants. La société Väderstad annonce que la clé du succès provient de la technologie Power Shoot consistant, en bref, à séparer les graines par surpression, puis à les projeter l’une après l’autre dans le sillon ouvert au moyen d’un tuyau.

La roulette souple dans le couvercle du distributeur (sous le pouce) interrompt le flux d’air. La graine tombe instantanément du disque. La roulette « knock out » jaune située à l’opposé nettoie les trous.

Technologie Power Shoot

La roue de jauge démontée permet de voir le tube de chute et la roulette réceptrice.

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n   Impression | Prise en main

La barre de torsion permet de régler la pression supplémentaire souhaitée qui peut être augmentée au maximum de 150 kg.

répartiteur. La quantité d’huile nécessaire s’élève à environ 25 l/min. La pression du système de 3,5 kPa, déjà mentionnée, était cruciale en tous les cas. La pression était mesurée dans l’organe semeur de la troisième ligne. Le conducteur est toujours informé par un écran et peut intervenir avant que les conditions de pression ne deviennent incontrôlables. La pression générée se retrouve dans tout le système de surpression global. Cela inclut le collecteur, les trémies à graines et chaque distributeur de semences. Il est donc essentiel que tous les couvercles de conteneurs soient bien fermés et que l’air ne s’échappe pas.

Depuis les tuyaux… Une petite roue souple en caoutchouc ferme le disque perforé rotatif pendant un bref instant. La graine se détache, franchit le capteur de semences qui détecte la distance entre les grains, puis est projetée dans le sol à grande vitesse par la pression ambiante. Cela paraît plus dramatique qu’en réalité, mais cela

Définitions • Pression acoustique : fluctuations de pression d’un matériau compressible transmettant l’onde – l’air dans notre cas – qui se produisent lors de la propagation du son. La pression acoustique constitue la valeur principale du champ sonore. • Puissance acoustique : valeur acoustique d’une source sonore. Elle désigne l’énergie libérée par une source sonore par unité de temps (puissance de la source), mais pas le champ acoustique. • Champ acoustique : espace dans lequel une onde sonore se propage.

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Les roulettes tandem égalisent les irrégularités du sol, un système de compensation pendulaire étant disposé entre les deux roues de jauge.

Un capteur de remplissage sur le troisième organe de semis contrôle la quantité de semences et déclenche l’alarme lorsque la réserve s’épuise.

s’avère tout simplement fascinant techniquement ! Près de 20 graines par seconde passent à vitesse élevée devant le capteur d’enregistrement et sont très rapidement implantées. Elles doivent se trouver à une distance bien définie les unes des autres en fin de processus ! La vitesse de l’air supérieure à 50 km/h exclut toutes les influences liées aux vibrations ou à la pente sur les 50 cm de longueur du tube de semis. La graine n’est pas en contact avec les tuyaux de descente et si c’était le cas, elle ne serait pas ralentie sur cette courte distance.

… jusque sous la roue ! Une roulette souple se trouve juste derrière le tuyau de descente pour que la distance finale soit respectée. Elle ralentit la graine et la presse dans le sol. La roulette est appuyée sous l’effet du déplacement, et la semence n’a aucune chance de s’échapper. En outre, les roulettes suivent parfaitement les irrégularités du terrain. Le déplacement des roulettes a un autre effet secondaire positif : Nous avons constaté que, les roulettes s’autonettoyaient toujours, même dans des conditions de sol difficiles. Ce n’est cependant pas le cas des disques de semis dont la propreté n’a parfois été maintenue que grâce aux racloirs lors des conditions de sol humides du printemps 2013. Ces derniers peuvent facilement s’enlever et ne pas frotter perpétuellement sur les disques rotatifs dans des conditions idéales, c’est-à-dire plus sèches.

Guidage de profondeur et roues plombeuses Le Tempo T de notre essai était équipé d’un nettoyeur de sillon. Son utilisation

ne se justifie cependant qu’avec le semis direct ou sous litière. La grande vitesse possible impose de hautes exigences quant au contrôle de la profondeur. Bien que les machines légères ont tendance à « flotter » à haute vitesse, cet effet n’a pas été observé avec notre machine. Son poids propre suffit déjà à l’expliquer. En outre, la pression des socs de 175 kg peut être augmentée de 150 kg au moyen d’une barre de torsion, de sorte qu’une pression totale de 325 kg s’avère possible. Nous étions heureux de bénéficier de ce poids supplémentaire en raison des mauvaises conditions de cette année et du manque de travail au sol préalable.

Du lac de Constance au Léman La société Väderstad a livré les premiers semoirs de précision en Suisse au début avril 2013. La firme Keller, à Nussbaumen (TG), importateur des machines Väderstad, a réalisé un « tour de Suisse » et utilisé ponctuellement le Tempo T dans différentes exploitations de Suisse occidentale. Les largeurs de transport autorisées pour les trajets routiers ont pu être respectées grâce au châssis télescopique. Les conditions du sol n’ont pas toujours été idéales. La vitesse a posé problème partout – difficulté de savoir ce qui est possible. La première machine tractée et équipée d’un épandeur d’engrais a été livrée à l’agro-entrepreneur Nadenbousch à Hindelbank (BE) au moment où notre machine à 3 points sans distributeur d’engrais était testée. Sur les machines tractées, les rangées de semis extérieures sont basculées sur l’avant vers le timon afin de respecter la largeur de transport maximale de 3 mètres.


Prise en main | Impression   n

Le châssis télescopique permet de passer rapidement de la position de travail à la position de transport.

Le Tempo T 6 rangs avec espace interligne de 75 cm dépasse la largeur de transport autorisée sur route. Une brève pression sur la commande, et le châssis hydraulique y remédie.

▲ ▲

Le repli des secteurs de rampe de la machine portée peut se faire manuellement ou hydrauliquement. Une largeur de transport de 3 m est ainsi atteinte avec un espace interligne de 75 cm et moins.

­ äderstad a conçu des roues de réglage V de profondeur Walking tandem ou tandem oscillant pour éviter les vibrations non désirées et les « rebonds » en conduite rapide. Les roues plombeuses doivent refermer l’ouverture de sillon et assurer un bon contact du sol à la graine. Deux trous permettent un déplacement longitudinal des deux roues, ce qui peut servir en fonction des conditions du sol et assurer une meilleure couverture de la semence. Le réglage est simple et efficace, de sorte que cela soit applicable à la pratique.

Semer de manière ciblée La trémie à graines du Tempo, d’une contenance de près de 70 litres, permet de prendre une quantité considérable de semences. La société Väderstad annonce que cette quantité suffit pour environ 15  hectares avec un Tempo 8 rangs et environ 11 hectares pour la variante 6 rangs. Nous n’avons pas pu tester cette valeur purement théorique parce que des surfaces aussi vastes à planter sans changement de semence ou de client ne se rencontrent quasiment jamais dans la pratique. Il est donc recommandé de bien réfléchir avant de déterminer la quantité de semences nécessaires pour une surface donnée du client. Compléter est toujours plus facile et plus rapide que de vidanger la semence en surplus. Le temps précieux ainsi épargné peut être bien mieux investi à semer, surtout dans des

conditions comme celles de mai dernier. Le niveau est surveillé par un capteur. C’est préférable de remplir un peu moins, ainsi qu’avec une seule trémie, parce que la quantité disponible est suffisante, même lorsque le signal d’alarme du capteur s’enclenche (photo tout à droite sur la page précédente). Bien sûr, on peut se demander pourquoi les conteneurs ne sont pas tous équipés d’un capteur. Techniquement, ce n’est pas un problème. Cependant tout ce qui est techniquement possible n’est pas nécessairement pertinent. Il s’agit en l’occurrence d’un compromis acceptable : Väderstad a prévu un capteur de niveau qui avertit le conducteur relativement tôt. Si une erreur de remplissage se produit, ses conséquences ne sont pas dramatiques. Effectivement, les lacunes apparaissent ainsi immédiatement parce que chaque graine est enregistrée électroniquement au sortir du cœur du semoir.

l’intérieur de la cabine fermée. L’on peut donc travailler agréablement, même lorsque les journées se font longues. Le constructeur indique une pression acoustique de 83,6 dB (A) et une puissance acoustique de 104,4 dB (A). Väderstad désigne son ordinateur, écran compris, de « Control Station ». Celui-ci déconcerte à première vue, comme (presque) toujours, et une explication s’avère nécessaire. Les électroniciens vivent dans leur monde avec leur propre langage. Mais en y regardant de plus près, cela devient logique du moment que le conducteur consulte le manuel d’utilisation. En fin de compte, les Suédois ont trouvé des symboles logiques et sélectionné une langue qui peut être décrite comme un « dialecte » assez accessible.

Au poste de contrôle Les ventilateurs produisent toujours du bruit. Cet inconvénient des semoirs pneumatiques lèse surtout le conducteur. En se tenant à une certaine distance de la machine, le son se ressent subjectivement de manière moins « toxique » qu’avec les anciens semoirs pneumatiques. En revanche, nous avons dû nous concentrer pour entendre le bruit du ventilateur qui se superposait à celui du moteur depuis

Un Tempo Väderstad tracté 6 rangs est en action depuis ce printemps chez l’agro-entrepreneur Nadenbousch à Hindelbank (BE).

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n   Impression | Prise en main

Données techniques des Väderstad Tempo F et T (Données Väderstad)

Nombre de rangs

Tempo T6

Tempo T7

Tempo F6

Tempo F8

6

7

6

8

60/65/70/75/ 76.2/80

50/55/60

70/75/76.2/80

70/75/76.2/80

Besoin en traction (kW)

50 à 75

60 à 85

50 à 75

70 à 95

Largeur de travail (cm)

360 à 480*

350 à 420*

420 à 480*

560 à 640*

Largeur de transport (cm)

336 à 350*

336 à 350*

300 (330)

300 (330)

290 à 320

340 à 380

1600

1750

1600-2000**

2700-3350**

Distance entre rangs (cm)

Hauteur de transport (cm) Poids à vide (kg) Poids en charge (kg)

2050

2275

2250-2900**

3500-4150**

Raccords hydrauliques

2 DW

2 DW

1-2 DW

1-2 DW

(* dépend du nombre de rangs) (** selon variante d’équipement)

Les agriculteurs suédois privilégient les machines tractées

Lucas Keller, de Keller Technik AG, à Nussbaumen (TG), importe la technologie de travail du sol et de semis Väderstad. Keller Technik AG emploie 20 collaborateurs et s’active dans un autre secteur de grandes cultures avec la technique liée aux pommes de terre de Grimme.

Le manuel d’utilisation est également disponible en ligne. Il est structuré logiquement et disposé clairement.

Prix – équipement standard La machine Tempo T 3 points est disponible dès CHF 43 000.– dans son équipement de base. Pour un Tempo F 6 rangs, l’acheteur doit débourser CHF 60 000.–, voire davantage (photo en bas de la page précédente). Ce sont des prix indicatifs qui peuvent varier en fonction de l’équipement standard et des demandes spéciales.

Résumé Väderstad a accompli, avec l’introduction du semis de précision, un pas audacieux, une étape qui semble prometteuse pour l’avenir. La machine nous a convaincus tant en technique qu’en pratique, malgré l’utilisation sur des sols dans des conditions loin d’être idéales. Sur le plan suisse, Tempo reste une machine réservée aux agro-entrepreneurs. Il satisfait aux exigences en termes de performance et de robustesse dans ce segment.  n 24

9 2013  Technique Agricole

La société Väderstad est située sur la E4, dans la commune de Mjölby, à mi-chemin entre Stockholm et Copenhague. Ce village de 650 habitants est devenu un centre industriel incontournable marqué du sceau de la Väderstad Verken AB. Son directeur Crister Stark s‘exprime quant à la stratégie de l‘entreprise. De quand date l’entreprise familiale Väderstad ? Il y a un peu plus de 50 ans, mon père a jeté les bases de la société actuelles. La situation économique de notre ferme de quelque 30 ha était alors très difficile. Il a mis en place un atelier et construit son propre cultivateur. Ainsi, il a attiré l’attention de ses collègues des environs. En agrandissant continuellement le bâtiment, il a employé ensuite davantage de collaborateurs. Aujourd’hui, la surface construite sur le site Väderstad mesure environ 13 000 m2. Près de 700 personnes sont employés en Suède. Quels sont les marchés cibles actuels pour votre entreprise ? Aujourd’hui, nous sommes actifs sur plus de 35 marchés, bien sûr, sans avoir le même succès partout. Nous devons travailler davantage dans certaines régions. Nous sommes actuellement très satisfaits de la marche des affaires en Amérique du Nord. Cette année, il semble que la Russie soit devenue notre marché le plus important. Je tiens aussi à citer l’Afrique en tant que grand marché de l’avenir. Nous devons prendre en compte ces diverses évolutions tout en gardant une certaine prudence. Chaque nouveau marché constitue une nouvelle langue, de nouvelles brochures, ce qui nécessite une formation spécifique au pays.

Pourquoi Väderstad ne propose que des équipement tractés ? Dans les années 1980, de nombreux essais ont été réalisés à l’Université d’Uppsala avec des équipements entraînés par prise de force et testés de manière approfondie quant à leur travail et ses conséquences. De façon aléatoire, une parcelle travaillée uniquement avec des machines tractées a été incluse chaque année. Lors de l’éva-

En visite dans l’entreprise Väderstad.

luation des rendements, ces parcelles étaient régulièrement les meilleures et les plus rentables. Nous avons tout d’abord cru qu’il s’agissait d’une coïncidence, mais nous savons aujourd’hui que cela n’était pas le cas. De fait, ces résultats ont été confirmés au cours des décennies. Les agriculteurs suédois veulent du matériel de travail du sol tracté et n’ont jamais apprécié les appareils sur 3 points. Peut-on parler, avec le passage au semis précision, d’une étape importante de l’entreprise ? Bien sûr, non seulement en interne, mais en général ! Nous en rêvions depuis plusieurs années déjà. Notre entrée n’était justifiée que si nous obtenons quelque chose de mieux sur le marché. Notre objectif, depuis le début, était d’être plus rapide et plus précis que les machines conventionnelles disponibles jusqu’à présent.


Pratique | En savoir plus   n

Mouillé peut-être, mais bien habillé ! Il existe des travaux plus agréables que de laver une écurie ou des machines. Quand on s’y attelle, mieux vaut se protéger correctement contre l’eau, les éclaboussures et, le cas échéant, les aérosols des désinfectants et autres produits chimiques.

L’opérateur supportera mieux la pénibilité du nettoyage s’il est équipé de pied en cap de vêtements adéquats. (Photo : Kärcher)

Ruedi Hunger

La personne qui lave un local d’élevage ou Le cas de la désinfection En général robustes, elles ne présentent des machines évolue dans une atmo­ Les désinfectants sont hautement actifs. pas toutes le même degré d’imperméabiIls doivent, par définition, tuer les bactésphère et un environnement saturés d’eau lité ni de confort. L’utilisateur attend d’elles ries (cellules) et inactiver les virus. Or, la et d’humidité. Elle subit en outre des qu’elles soient imperméables à 100 %. peau humaine est aussi constituée de éclaboussures, inévitables, chaque fois Mais il veut aussi qu’elles soient respirantes cellules. C’est la raison pour laquelle que le jet rebondit sur un obstacle. Il lui pour être plus confortables. Ces deux l’opérateur doit abfaut donc des vêtesolument préserver ments adaptés, qui sa santé en utilisant lui éviteront d’être un équipement de trempée « jusqu’aux protection indivios » après quelques duelle (EPI) adapté heures de travail. afin d’éviter le Dans sa brochure Equipement de procontact direct ou intection individuelle, direct avec les produits. L’EPI adéquat le Service de prévenpour les opérations tion des accidents de nettoyage comdans l’agriculture porte un vêtement (SPAA) écrit que ce de protection, des genre d’habits doit lunettes, des gants être respirant, léger, résistant à la saleté et des bottes imperet, bien sûr, aussi méables. Les gaz et imperméable que les aérosols sont possible à l’eau. souvent inodores, Comme l’opérateur mais peuvent endommager les poutravaille dans des lomons. Effet souvent caux avec des instalperfide : ils ne prolations ou autour de Laver le dessous d’une machine est un travail astreignant. Mais la personne qui l’effectue voquent pas de machines présentant s’en sortira sans se mouiller si elle porte des vêtements adaptés. douleurs immédes angles aigus, on diates, mais des déexigera aussi du vêgâts qui apparaissent seulement après tement qu’il soit assez résistant pour ne propriétés s’excluent en partie : en gros, pas se déchirer au contact du premier plus un tissu est imperméable, moins il plusieurs années. Un dispositif de protec« respire ». De même, le dilemme pour obstacle anguleux. tion respiratoire doit donc impérativement être inclus dans l’EPI pour les travaux de l’utilisateur est de savoir s’il préfère se faire désinfection. Voir à ce sujet les prescripLes combis tout en un humecter « du dedans » ou « depuis detions des fiches de toxicité ou des étiLes combinaisons de nettoyage une pièce, hors ». Ceci dit, les fabricants ne ménagent quettes sur les emballages des proappelées aussi « overall », sont fabriquées pas leurs efforts pour résoudre au mieux en tissus de polyester imperméable, de cette équation et optimiser le confort de duits.  n PVC avec membrane PU, de polyester leurs vêtements. Le prix d’une « combi » Littérature : Brochure SPAA Equipement de mêlé à du polyuréthane ou d’autres maimperméable démarre aux alentours de protection individuelle ; Fiche pratique DLG 364 ; tières synthétiques comme le Gammtech. 60 francs. dlz-Agrarmagazin 10/12. 9 2013  Technique Agricole

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n  En savoir plus | Pratique

Nettoyage grossier

nettoyage trempage

séchage rinçage

Bien nettoyé, presque désinfecté Elevage et hygiène sont indissociables. Les opérations de nettoyage et de désinfection sont d’ailleurs devenues une partie intégrante de la conduite de l’exploitation. Elles conditionnent largement les performances d’un atelier de production animale et donc son résultat économique. Ruedi Hunger Le nettoyage d’un local d’élevage et de ses équipements peut se diviser en six étapes. On prévoira de les étaler dans le temps pour que le nettoyage et la désinfection qui suit atteignent leurs objectifs. Il faut en effet laisser les produits agir plusieurs heures, et les locaux doivent avoir le temps de sécher. Le graphique ci-dessus le montre, le nettoyage des poulaillers, étables, porcheries, etc. se divise en six étapes.

et favorisent sa pénétration dans les salissures très dures. Les locaux modernes sont souvent dotés de stations de trempage fixes. Ailleurs, on peut employer des systèmes mobiles. Pour que l’effet du trempage ne se dissipe pas, il doit durer pratiquement jusqu’au moment du nettoyage.

Nettoyage Le déroulement du nettoyage proprement dit au nettoyeur à haute-pression, à l’eau chaude ou froide va dépendre du degré de salissure et du choix de l’exploitant. Il pourra éventuellement utiliser des détergents spéciaux. Lorsque l’équipement adéquat est disponible, le nettoyage peut

Nettoyage grossier Une fois que tous les animaux ont quitté le local ou la partie de celui-ci à nettoyer, on enlève sans tarder, à sec, le gros de la saleté. Les auges, mangeoires, récipients et installations d’affourragement et d’alimentation sont vidés et nettoyés. Les éléments qu’on ne peut pas démonter et qui ne supportent pas les projections d’eau doivent être recouverts, mais seulement après avoir été nettoyés et désinfectés à la main. Ils constitueront, sinon, une fois les travaux achevés, une source potentielle de germes et microbes.

Trempage Après le nettoyage grossier, on passe au trempage. Cette phase peut durer plusieurs heures si des couches de déjections très sèches se sont accumulées. Tout dépend du type de local, du degré de séchage et du genre de salissures. Au besoin, on utilisera des tensio-actifs qui réduisent la tension superficielle de l’eau 26

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Le nettoyage de locaux et d’installations d’élevage fait de plus en plus appel aux mousses, en plus des produits chimiques habituels. (Photos : màd)


Pratique | En savoir plus   n

Tab. 1 : Procédés à mousse : les plus et les moins (fiche pratique DLG 364)

désinfection aussi s’effectuer à la mousse, à basse pression. Les deux méthodes sont efficaces en profondeur et permettent un bon décapage des hydrates de carbone comme des graisses ou des résidus protéinés. Dans les locaux très humides avec présence régulière d’eau, un détartrage occasionnel à l’acide est recommandé pour éliminer les salissures inorganiques, comme les dépôts calcaires. Mais on contrôlera auparavant si les matériaux et les installations supportent ce type d’intervention. A savoir aussi que les détergents ne sont pleinement efficaces que si le prénettoyage a été effectué correctement. La mousse a un comportement « dynamique ». En éclatant, chaque petite bulle libère une gouttelette fraîche de détergent. Le nettoyage à la mousse est particulièrement indiqué pour les surfaces fragiles qui ne supportent pas les hautes pressions. La mousse doit être appliquée de bas en haut, pour qu’elle adhère jusqu’au sommet des parois et ne s’écoule pas trop rapidement. La durée de l’application va dépendre du degré de salissure.

Rinçage Une fois l’effet du nettoyage atteint, les surfaces doivent être abondamment rincées à l’eau. Et là, on travaillera toujours du haut vers le bas ! Un rinçage en profondeur évite aux animaux qui occuperont les locaux d’absorber des résidus de produits chimiques qui peuvent être nocifs pour leur santé. Il permet, en outre, de préserver le bâtiment après usage de substances corrosives.

Séchage Même si le temps presse, il faudrait laisser sécher complètement le local avant de passer à l’étape suivante, car l’humidité résiduelle et les flaques d’eau diluent les désinfectants et nuisent fortement à leur efficacité.

Désinfection « On ne peut pas désinfecter de la m.... ». Cette vieille maxime est toujours pleine-

Système et application

Les +

Les –

Lances à mousse Les lances à mousse sont utilisées avec un nettoyeur haute pression. Un petit réservoir pour le détergent est intégré à la lance. Pour la désinfection, il est recommandé de contrôler/régler la concentration en produit à chaque utilisation.

• Simples • Avantageuses • Bonne qualité de la mousse

• Précision du dosage limitée • Poids élevé de la lance • Remplissage fréquent • Contact direct avec les produits concentrés

Générateurs à pression d’eau Ces générateurs aspirent le produit par effet venturi. Ils sont composés d’un tuyau d’alimentation en eau, d’un réservoir pour le détergent et d’un pistolet ou d’une lance à mousse.

• Fiables et rarement en panne • Avantageux • Adaptés à des appareils mobiles • Une prise d’eau suffit

• Prérinçage et rinçage à l’eau uniquement au jet et à la pression du réseau

Générateurs à air comprimé Le mélange eau/produit est réalisé dans une chambre. La mousse se forme grâce à de l’air sous pression, qui est injecté directement ou plus avant dans le circuit. Dans le cas de formation de mousse instantanée, les pressions de l’eau et de l’air doivent être ajustées avec précision, en fonction de la longueur des tuyaux. En effet, la mousse se forme et se dissout plusieurs fois dans les conduites.

• Mousse de qualité optimale, densité et caractéristiques aisées à régler • Rinçage à l’eau très facile à réaliser

• Les pressions de l’eau et de l’air doivent être très précisément déterminées. Sinon, risques de dysfonctionnements • Peu adaptés aux appareils mobiles (longueur des tuyaux)

Stations fixes Il existe des générateurs stationnaires à pression d’eau ou à air comprimé.

• Pour un usage fréquent • Demandent peu de travail

• Installations fixes, donc peu flexibles

Tab. 2 : Machines spéciales de nettoyage-désinfection : les plus et les moins Système et application

Les +

Les –

Appareils embarqués Destinés aux grandes unités d’élevage, ces nettoyeurs et/ou générateurs de mousse sont embarqués sur un véhicule. En règle générale, ils disposent d’une pompe indépendante et d’une rampe d’épandage.

• Pour grandes unités d’élevage • Peuvent entrer dans les locaux • Travaillent avec des grosses quantités de solutions

• En principe réservés aux entreprises de nettoyage spécialisées

Robots nettoyeurs Une forme spéciale d’appareils qui se développe de plus en plus pour toutes sortes de domaines. Les robots traversent automatiquement les locaux, les passent au nettoyeur haute pression et lavent les sols.

• Excellent mouillage • Automatisation partielle possible

• Formation d’aérosols nécessitant le port d’un équipement de protection

ment actuelle. La désinfection vise à réduire la densité d’agents infectieux pour minimiser le risque d’infection ou de transmission de maladies. En pratique, dans l’agriculture, la désinfection ne vise pas à «  stériliser  » et éliminer tous les germes d’un milieu. Ce ne serait d’ailleurs ni possible ni souhaitable. Le procédé de désinfection peut être physique, thermique ou chimique. En élevage, c’est la voie chimique qui est la plus utilisée. Elle fait appel à des substances qui éliminent germes et microbes. Le choix du produit dépend, notamment, de la température d’utilisation. Il faut le laisser agir pendant deux à quatre heures au moins, le local étant fermé et la ventilation arrêtée pour éviter une évaporation trop rapide de la solution. On appliquera au minimum 0,4 l de solution par mètre carré de surface

du local (fiche pratique DLG 364). En plus de son action contre les virus et les bactéries, le produit devrait avoir un effet fongicide. En cas d’épizootie, on suivra les prescriptions des autorités sanitaires. En tous les cas, l’opérateur utilisera un équipement de protection individuel et respectera les mesures prescrites par la fiche de toxicité.

Documentation Il est recommandé de documenter de manière simple mais complète les opérations de nettoyage-désinfection, afin de pouvoir les répéter et les améliorer. Cette documentation est même obligatoire pour apporter la preuve de l’exécution du travail de nettoyage-désinfection aux acteurs de l’amont ou de l’aval de la filière. 9 2013  Technique Agricole

27


n  En savoir plus | Pratique

Résumé

Le nettoyage-désinfection est une part intégrante de la gestion d’une exploitation et la pierre angulaire d’une production agroalimentaire réussie.

En production animale, le nettoyage-désinfection est considéré comme réussi si la valeur UFC globale est réduite à 1000  UFC/cm2. La notion de « propreté apparente » est sujette à interprétation. Elle est définie officiellement par un retour à un état où la structure originelle et la nature des surfaces doivent redevenir clairement reconnaissables. Néanmoins, des saletés invisibles peuvent demeurer lorsque le lavage n’est pas suffisamment approfondi, comme des résidus de protéines ou des graisses insolubles à froid, incrustés dans les pores et les fentes des revêtements. Et ces résidus diminuent l’efficacité des désinfectants chi­ miques.  n

Nettoyage-désinfection : mesures prises et travaux effectués

Date :

Préparation Démontage des éléments pour permettre leur nettoyage approfondi Vider auges, mangeoires et conduites des installations d’affouragement. Vider les canaux à lisier Eliminer le gros des salissures à sec. Préparation pour le nettoyage-lavage Nettoyer-désinfecter les objets et éléments fragiles (éventuellement démontés) Trempage approfondi des locaux jusqu’au ramollissement des saletés adhérentes Nettoyage-lavage Lavage au nettoyeur HP de haut en bas Protéger des projections, brouillards et saletés les parties des locaux non soumises au nettoyage Eliminer les salissures grossières avant nettoyage aux détergents chimiques Nettoyage à l’eau chaude ou au détergent alcalin si présence de saleté grasse ou protéinée Aspersion à la mousse de bas en haut des surfaces salies. Laisser agir suffisamment Rinçage abondant de haut en bas après utilisation de détergents Désinfection Nettoyage-rinçage approfondi effectué avant désinfection Produits désinfectants sélectionnés et dosés en fonction des températures des surfaces et de l’environnement du local Désinfectants testés et homologués Quantité minimale de solution de 0,4 l/m2 respectée (30 % supplémentaires pour les équipements) Durée d’action minimale respectée (2-4 heures). Local inoccupé et ventilation arrêtée Application des agents désinfectants à 10-12 bars maximum (pour un mouillage optimal des surfaces) Tuyauterie et pompes des appareils rincés après application des désinfectants (risque de corrosion et de formation de cristaux) Si prescrit par le fabricant du produit, rinçage impératif des locaux après désinfection Port d’un équipement de protection individuel (EPI) selon prescriptions du fabricant et fiche de toxicité Contrôles et documentation Prélèvements ou tests microbiologiques spécifiques réguliers pour contrôler le résultat des mesures de nettoyage-désinfection Documentation écrite de toutes les mesures de nettoyage-désinfection

28

9 2013  Technique Agricole

non

Mesures/Travaux oui

Exploitation :

Terminologie KBE/cm2 est, en microbiologie, l’abréviation d’« unité formant une colonie/ cm2 » ; elle est utilisée pour dénombrer le nombre de micro-organismes (infectieux ou non) par cm2. Les nettoyants moussants peuvent être à base d’alcali, de silicates, de phosphates, d’hypochlorite de sodium (eau de Javel), de tensioactifs cationiques ou anioniques. Ils contiennent en outre des régulateurs de viscosité. Bien lire les indications des fiches de toxicité. Les tensioactifs sont des substances qui réduisent la tension superficielle d’un liquide ou la tension intermédiaire qui sépare deux phases liquides. Ils permettent de former des émulsions. Incompatibilité protéique : On parle d’incompatibilité protéique lorsqu’un produit de désinfection est neutralisé au contact d’une substance organique. Incompatibilité chimique aux agents de nettoyage. Quand un désinfectant réagit avec des résidus de détergent, on parle d’incompatibilité chimique aux agents de nettoyage. Incompatibilité thermique : désigne l’effet qui se produit lorsqu’un agent de désinfection entre en contact avec un espace, un sol ou une paroi dont la température descend en dessous de 10° C. Propreté apparente : L’état de propreté apparente est atteint lorsque toutes les surfaces, les contenants, les conduites d’eau ou alimentaires d’un local d’élevage apparaissent propres, et que l’eau de rinçage reste limpide.


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n  Management

Un deuxième véhicule est nécessaire pour remplir les mélangeuses dépourvues de dispositif d’autoremplissage.

(Photo  Ueli Zweifel)

La mélangeuse, avec ou sans remplissage autonome ? Une des premières questions qui se posent à l’achat d’une mélangeuse est celle de son remplissage. Les machines avec dispositif d’autoremplissage paraissent plus chères à première vue. Toutefois, elles ne nécessitent ni désileuse, ni chargeur supplémentaires, contrairement à celles qui en sont dépourvues. En fait, il n’y a pas de règle toute faite, et le choix dépendra du matériel déjà présent sur l’exploitation. Ruedi Hunger Il se construit et se vend, de par le monde, quelque 12 000 mélangeuses par an. En Allemagne, environ 2500 de ces machines sont commercialisées chaque année, selon une enquête de la Société allemande d’agriculture (DLG pour Deutsche Landwirtschafts-Gesellschaft). Une trentaine de fabricants se partagent le marché et proposent à peu près 400 modèles différents. Leur capacité s’étale de 5 à 55  m3. On ne dispose pas de chiffres équivalents pour la Suisse. Une enquête effectuée par la DLG auprès de 700 exploitations utilisant une mélan30

9 2013  Technique Agricole

geuse révèle que l’âge moyen des machines est de sept ans et que leurs propriétaires en sont dans l’ensemble très satisfaits. Parmi eux, quelque 91 % rachèteraient une mélangeuse identique, tandis que 9 % opteraient pour une autre solution. Une partie du sondage était consacrée au remplissage. Près des trois quarts des agriculteurs interrogés ont choisi une machine sans dispositif d’autoremplissage et, en conséquence, le quart restant des mélangeuses en service sont dotées d’un équipement de reprise et de chargement. En Autriche, selon certaines

estimations, plus de 90 % des mélangeuses n’auraient pas de tel dispositif.

L’autoremplissage coûte cher... En général, les remorques mélangeuses tirées par un tracteur sont dépourvues d’autoremplissage. Certes, cela demande l’engagement d’un deuxième engin avec un outil de reprise et de chargement. Cette contrainte est cependant contrebalancée par le gain en termes de flexibilité, par l’efficacité d’ensemble et par un besoin réduit de puissance motrice (env. 3 kW/m3 par mètre cube utile de trémie).


Management   n

A cela s’ajoute le fait qu’une mélangeuse sans système de remplissage coûte 25 à 30 % moins cher à l’achat (chiffre qui, toutefois, ne tient pas compte du ­deuxième véhicule nécessaire au remplissage). La reprise de produits en vrac milite aussi en faveur d’un véhicule d’appoint. Enfin, sur les mélangeuses verticales, le recours à un engin de chargement annexe permet de mieux utiliser la totalité du volume de la trémie.

Des dispositifs relativement complexes Les systèmes d’autoremplissage avec fraise ou lame de coupe sont bien adaptés aux rations comportant peu de composants lorsque les silos sont éloignés les uns des autres. Sur les automotrices, le conducteur bénéficie d’une meilleure vue d’ensemble sur la mélangeuse et son outil. Reprise et chargement s’effectuent rapidement. Mais ces engins de conception plus complexe demandent plus d’entretien en raison du nombre de leurs parties mobiles. L’opérateur doit être attentif aux quantités qu’il charge : le pesage ne se fait habituellement qu’une fois la reprise effectuée et, l’expérience le démontre, les excédents ne sont que rarement remis sur le tas ou dans le silo. Les dispositifs d’autoremplissage ne conviennent pas – ou très mal – aux mélangeuses de moins de 7 m3, dont le petit volume n’est pas adéquat.

La conception des dispositifs d’autoremplissage est assez complexe, à la mesure des besoins en entretien. Ici une remorque mélangeuse verticale. (Photos : Ruedi Hunger)

Mélangeuses sans auto-remplissage Avantages

Utilisation UT : 400 charges/an Eléments de coûts

Inconvénients

• Chargement facilité de composants multiples • Constructions simples • Moins de puissance nécessaire, petits tracteurs suffisants • Chargement rapide et peu exigeant en puissance avec technique de reprise appropriée • Manœuvres aisées Avantages

Inconvénients

• Mobilisation uniquement d’un tracteur, d’une machine et d’une personne • Utilisation d’un seul dispositif de chargement • Travail plus rapide, moins de changements d’outils • Idéal pour automotrices, reprise d’ensilage d’herbe jusqu’à 1000 kg/min • Profondeur max. de reprise 35/40 cm : désagrégation rapide du fourrage

• Manœuvres plus fastidieuses (p. ex. dans les silos tranchées) • Vision limitée vers l’arrière (sauf automotrices) • Besoin suppl. de puissance (+ 20 kW) • Entretien suppl. du dispositif de reprise • Coûts d’achat plus élevés • Durée d’affouragement plus élevée (+ 9 secondes par vache et par jour) • Véhicules plus lourds (+ 800 à 1200 kg)

risquent aussi d’être souillés s’ils sont transbahutés à travers toute l’exploitation sur un véhicule d’appoint. Afin de diminuer les allées et venues, les stocks sont à disposer dans l’ordre de chargement de la mélangeuse. On peut aussi réfléchir à li-

Coûts comparés ans/avec dispositif d’autoremplissage Mélangeuse, 14 m3 s. rempl.

Mélangeuse, 14 m3 av. rempl.

sur la base de ART

sur la base de ART

coûts Fr.

coûts Fr.

Amortissement (valeur résiduelle facteur Fr. 58 000.00/12 ans 0.25)

3625.00 Fr. 74000.00/12 ans

4625.00

Intérêts

1421.00

1813.00

Coûts bâtiment

74 m3 × Fr. 7/m3

518.00 74 m3 × Fr. 7/m3

518.00

Assurances

2 ‰ de 58 000

116.00 2 ‰ de 74 000

148.00

Coûts annuels fixes

5680.00

Coûts fixes/UT

Fr. 5680.00/400 UT

Coûts de réparations FRE/et d’entretien

58 000 × 0.65/400

14.20 Fr. 7104.00/400 UT 3.77 74 000 × 0.6/400

7104.00 17.76 4.44

Total coûts variables/UT

17.97

22.20

Suppl. frais d’administration et de risques 10 %

19.77

24.42

Différence sans/avec autoremplissage par UT Différence sans/avec autoremplissage par h.

• Deuxième tracteur ou système de chargement annexe obligatoire (pont roulant, grue, etc.) • Selon dispositif de reprise, front de coupe irrégulier • Préparation au préalable des gros blocs de fourrage • Besoin éventuel d’une deuxième personne

Mélangeuses avec auto-remplissage

Gagner du temps en s’organisant Une bonne organisation de la ferme et du chargement permet d’accélérer les opérations. En effet, si les dépôts de fourrages et de concentrés sont dispersés sur le domaine, on perd un temps fou à passer de l’un à l’autre, à manœuvrer de gauche et de droite. Certains composants

La plupart des systèmes d’autoremplissage laissent des fronts de coupe nets, ce qui limite beaucoup les entrées d’air.

+ 4.65 + 9.31

miter le nombre de composants. Un silotranchée rempli en « sandwich » (herbe/ maïs) réduit, par exemple, le temps de désilage. Le remplissage de la mélangeuse doit être totalement mécanisé et les opérations manuelles sont à réduire au minimum (en stockant les concentrés en hauteur pour les charger par une trappe). Les silos d’appoint, les balles rondes et/ou les nids de moisissures à éliminer dans un ensilage sont, a contrario, des « bouffetemps » considérables.

Résumé Une mélangeuse avec ou sans dispositif d’autoremplissage ? La réponse dépend de l’exploitation. La présence d’une mélangeuse ne se justifie que... si on doit mélanger des composants ! Et le taux d’efficacité d’une mélangeuse avec autoremplissage sera limité s’il faut beaucoup circuler sur le domaine pour les réunir.  n 9 2013  Technique Agricole

31


n  Plate-forme | Recherche

« Toutes les bonnes choses viennent du ciel » Toutes les bonnes choses viennent du ciel, a-t-on coutume de dire. Présenté à Tänikon lors des journées de technique agricole, le service de gestion des parcelles agricoles par satellite Farmstar correspond parfaitement à cette assertion. Dominik Senn Lors d’un cours de deux jours à Tänikon organisé par Agroscope ART et Agridea sous le patronage d’Agrartechnikforum Schweiz, les participants ont mis en réseau leurs connaissances en technique agricole. La première journée était principalement consacrée à des mises à jour et à des discussions sur les développements récents des technologies de l’information, les systèmes de freinage et la lutte contre les rumex. Quant à la deuxième journée, elle a servi à approfondir des aspects actuels spécifiques tels l’épandage et le traitement du lisier, l’efficacité énergétique, la technique agricole et les équipements de ferme.

Du haut de leurs 800 km

d’Astrium GEO-Infomation Services (filiale à part entière d’EADS, leader mondial de l’aéronautique) évoluent en orbite autour de la Terre à une altitude de 800 km, l’observent en continu et livrent des relevés topographiques de haute résolution ainsi que des mesures extrêmement précises des terres arables à des longueurs d’onde différentes – du visible à l’infrarouge – en fonction de l’énergie du rayonnement solaire absorbé et réfléchi. Ceux-ci sont complétés par des relevés de même type, réalisés grâce à des photographies aériennes prises à partir d’avions.

En combinaison avec des modèles agronomiques

Le taux de réflexion solaire dépend de l’état et du stade de croissance des cultures. Les données recueillies par les capteurs des satellites incluent l’humidité du sol, la température de surface, les caractéristiques du feuillage, la biomasse, l’approvisionnement en azote, la teneur en chlorophylle et l’activité photosynthétique. Elles sont ensuite combinées à des modèles agricoles élaborés par des Dégâts de gel en 2003 experts de l’Institut du végétal Arvalis et du CETIOM1. L’ensemble génère des cartes de préconisation avec des diagnostics ~106 plantes/m² ~240 tiges/m² personnalisés et Forte hétérogénéité, Comptages cohérents avec l’estimation. des conseils d’une grande précision utilisables en ligne par les agriculteurs à chaque phase du cycle de croissance Exemple : la carte satellite et le graphique des paiements effectués des plantes. au moment des chutes de grêle de 2003 correspondent parfaiteLes parcelles agriment. coles traitées par Jean-Charles Deswarte a parlé par vidéophone depuis Paris du service de gestion des terres agricoles au moyen du satellite Farmstar développé en France. Ce dernier poursuit l’objectif de « gérer les cultures pendant les étapes cruciales de la croissance des plantes en utilisant des images prises depuis l’espace». Les satellites

32

9 2013  Technique Agricole

Jean-Charles Deswarte, ingénieur en écophysiologie à l’institut végétal d’Arvalis, considère Farmstar comme une aide à la décision déterminante pour la fumure. (Photos : màd)

Farmstar sont examinées en détail afin de calculer la quantité optimale d’engrais et de pesticides, de manière à apporter exactement ce qui convient au bon endroit et au bon moment. «L’agriculteur dispose ainsi d’un outil précieux avec lequel il peut gérer ses terres agricoles avec une précision et une efficacité jamais atteinte auparavant», ajoute Jean-Charles Deswarte. Prônant une approche transdiciplinaire, l’Institut du végétal d’Arvalis compte 35 implantations en France. Son offre comprend des études agronomiques, les sciences végétales, la biotechnologie, la fertilisation et la protection des cultures, sans oublier l’agriculture de précision, la récolte et le stockage, la gestion de chantier, le contrôle de la qualité ainsi que la vente des produits.

Exemple d’utilisation de Farmstar Dans le cas du blé, l’agriculteur reçoit cinq cartes Farmstar entre février et mai: Elles permettent de calculer les quantités provisoires d’engrais azoté nécessaire à chaque parcelle avec une indication en février de l’azote absorbé par les cultures. Un bilan de croissance à redressement est établi à la fin mars et une évaluation des risques de dommages de pluie parvient au début avril. Le potentiel de rendement se voit à nouveau déterminé à la fin de ce mois, de sorte que l’agriculteur peut estimer le développement de ses cultures. Une dernière appréciation suit en mai avec une recommandation de l’apport d’azote pour fixer précisément la troisième dose d’engrais.  n 1

Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre


Expositions | Plate-forme   n

Voyage des lecteurs du mardi 12 au jeudi 14.11.2013 du premier soir, navette, billets Agritechnica, accompagnement par Technique Agricole

Offre de Technique Agricole en collaboration avec voyageplan Rendez vous à Hanovre  où l’avenir de la technologie agricole se joue! Quelque 2700 exposants de 50 pays environ présenteront leurs gammes de machines innovatrices pour la production végétale. En 2011, on a compté 419 000 visiteurs, 98 000 venaient de l’étranger. Voyage en train ICE de Bâle Bad Bf (parking près de la gare à un prix raisonnable) Visite de l’Agritechnica pendant plus d’une journée et demie Hébergement à Braunschweig Navette bus aller et retour pour l‘accès à l’exposition Mardi, 12.11.2013 Bâle-Braunschweig Départ de Bâle Bad Bf 13h23, correspondance à Mannheim, arrivée à Braunschweig 18h56, prise des chambres et repas du soir Mercredi, 13.11.2013 Navette (50 min environ) pour accéder à l’exposition (de 9h00 à 18h00) Jeudi, 14.11.2013 Navette vers l’Agritechnica – six heures de visite Rentrée  : navette (bus) à Hildesheim, dép. ICE de Hildesheim départ à 17h25, correspondance à Mannheim, arrivée à Bâle Bad Bf 22h50 (Bâle CFF 23h00)

Arrangement Inclus : voyage en train ICE, hébergement/ petits-déjeuners à Braunschweig, repas

Arrangement

Prix forfaitaire par personne ch. double (CHF)

Supplément chambre individuelle (CHF)

Base (logement dans des hôtels simples/ pensions)

690

90

Medium hôtel de catégorie moyenne

800

140

Premium hôtel de catégorie supérieure

900

290

Important Le nombre minimal de participants pour garantir le voyage s’élève à 30. Une assurance d’annulation et d’assistance est recommandée (prime = 5 % du prix de l’arrangement). Les conditions générales sont établies selon les normes de la Fédération Suisse des Agences de Voyages qui font foi. voyageplan est membre de la Fédération Suisse des Agences de Voyages et du Fonds de Garantie de Voyage. Le for juridique  est Montreux.  n

Organisation et informations :

Bulletin d’inscription A remplir et à envoyer jusqu‘au 1er octobre 2013 au plus tard. Passé cette date, seule une inscription téléphonique pourra être prise en compte.

AGRAR REISEN voyageplan, Grand-Rue 98 1820 Montreux, lundi-vendredi 8h30-12h30 et 13h30-18h00 T +41 (0)21 966 44 11 F +41 (0)21 966 44 19 info@voyageplan.ch, www.voyageplan.ch

Agritechnica 2013, inscription au voyage des lecteurs de Technique Agricole Je m’inscris/nous nous inscrivons pour le voyage à l’Agritechnica du 12 au 14 novembre 2013 : ❏ Base ❏ Medium ❏ Premium CHF 690.–, suppl CHF 90.– CHF 800.–, suppl. CHF 140.– CHF 900.–, suppl CHF 290.– Personne no 1: Nom Personne no 2: Nom

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(S.V.P. cochez ce qui convient) Délai d’inscription: 1er octobre 2013 envoyer à: voyageplan, Grand-Rue 98, 1820 MONTREUX9 2013 

Technique Agricole

33


n  Plate-forme | Contexte

Kubota à la conquête de l’Europe Kubota est encore assez peu connu en Europe comme fournisseur de tracteurs et de machines agricoles. Cela devrait changer. La maison a montré qu’elle avait des ambitions sur le marché européen en rachetant Kverneland. Elle veut maintenant devenir un acteur majeur de la scène européenne des tracteurs, en élargissant son offre de tracteurs standard jusqu’à 200 chevaux. Ruedi Burkhalter

« Nous avons l’intention de devenir un des principaux fournisseurs mondiaux de machines agricoles d’ici dix ans », dévoilait en juin dernier Tetsuji Tomita, le viceprésident de Kubota, s’adressant à un parterre de journalistes européens réunis à Osaka, au siège de l’entreprise. Tech-

nique Agricole était présent lors de cette visite, comprenant une découverte des lieux de production et une introduction à l’histoire du constructeur. Les grandes perspectives que Kubota nourrit pour le marché européen étaient également au programme.

D’ambitieux objectifs en Europe Kubota était, jusqu’à présent, connu avant tout comme fabricant de tracteurs compacts, de machines de chantier, de moteurs diesel en dessous de 100 chevaux. Sur le marché indigène asiatique, les tracteurs de plus de 100 chevaux n’ont joué jusqu’ici qu’un rôle marginal. Mais avec la présentation de nouveaux modèles développant 140 chevaux, de même que la prise de contrôle du groupe Kverneland l’an dernier, Kubota a dévoilé ses ambitions : conquérir du marché européen de la machine agricole. Et les Japonais voient loin  : le vice-président du groupe ne vise rien moins que d’atteindre d’ici à 2020 la deuxième place sur le marché global de la technique agricole, sur les talons de John Deere. Il veut donc, c’est sûr, passer devant Agco et CNH dans les prochaines années. Prochaine étape en direction de cet objectif, Tetsuji Tomita

L’histoire de Kubota 1890 Gonshiro Kubota ouvre une fonderie et démarre la fabrication de tuyaux d’adduction d’eau en fonte afin de protéger la population des maladies infectieuses. 1922 Début de la fabrication de moteurs à pétrole pour l’industrie et l’agriculture 1947 Développement dans la maison d’un cultivateur automoteur pour les rizières lancé sur le marché. 1959 Lancement de la production de tubes en acier soudés en spirale 1960 Kubota développe et commercialise son premier tracteur avec poste de conduite. 1968 Lancement de la fabrication des planteuses à riz 1969 La construction de moissonneusesbatteuses pour le riz démarre. 1974 Lancement des premières minipelles et d’autres machines de chantier A Tsukuba, 30 robots exécutent le montage des moteurs diesel.

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9 2013  Technique Agricole

(Photos : Ruedi Burkhalter)


Contexte | Plate-forme   n

Le vice-président de Kubota, Tetsuji Tomita, a de grands projets pour son entreprise.

envisage de monter en puissance dans la fabrication de tracteurs en proposant des engins développant 200 chevaux. « Dans trois ans au plus, notre tracteur de 200 chevaux sera prêt à être commercialisé », affirme Tetsuji Tomita. Il reste cependant discret sur la manière de parvenir à cet objectif. Des bruits ont circulé l’an dernier : après Kverneland, Kubota pourrait jeter son dévolu sur un fabricant de tracteurs comme Same Deutz-Fahr, Argo ou CNH. Dans un certain sens, Tetsuji Tomita confirme : « Nous sommes toujours à l’affût d’acquisitions potentielles. Mais l’extension de notre palette de produits jusqu’à 200 chevaux sera le fruit d’un développement interne, pas d’une acquisition. » Et Tetsuji Tomita d’ajouter que Kubota aspire à disposer d’un site de production en Europe pour construire ces tracteurs.

constructeur de transmissions chevronné, comme par exemple ZF. Autre question : quelle électronique ces nouveaux tracteurs utiliseront-ils  ? Avec Kverneland, Kubota possède déjà une entreprise de pointe dans le développement d’appareils Isobus. Le constructeur japonais révèle aussi qu’il commercialisera dans certains pays des machines Kverneland à ses couleurs dès 2014. Kubota veut aussi entrer sur le marché européen de la moissonneuse-batteuse. Pour l’instant, le constructeur ne propose que des petites moissonneuses-batteuses rizicoles fabriquées en Chine et en Thaïlande. Il est un des principaux constructeurs dans ce secteur en Asie. Des plans existent visant à utiliser ce savoir-faire pour développer une moissoneuse-batteuse à céréales classiques. Avec cette machine, la marque souhaite s’implanter en Europe dans le segment d’entrée de gamme en proposant à des exploitations moyennes une machine avantageuse leur permettant de s’équiper en propre.

et de Tsukuba, dans la grande région de Tokyo. Environ 36 000 tracteurs (sur les 200  000 tracteurs de la marque) et 220 000 moteurs diesel ont été produits par l’unité de Sakai en 2012. La même année, la nouvelle usine de Tsukuba, qui s’étend sur plus de 20 hectares, a vu passer 66 000 tracteurs et 284 000 moteurs diesel sortir de ses chaînes de fabrication. La troisième usine de moteurs, à Rinkai, a fabriqué 160 000 unités supplémentaires. Kubota fait donc partie du peloton de tête mondial des constructeurs de moteurs diesel tous usages confondus. Le Japonais se classe septième derrière Renault, PSA, Fiat, Toyota, VW et Isuzu. Dans le camp des diesels industriels de moins de 100 chevaux (hors moteurs pour voitures et camions), il est même premier de classe. Kubota utilise 27 % de ses moteurs pour équiper ses propres produits, les 73 % restants sont livrés dans le monde entier à d’autres constructeurs de machines et véhicules. Kubota se félicite d’avoir pu, au début 2013, livrer le quatre millionième moteur diesel de son histoire.

Dans le peloton de tête des motoristes

30 secondes pour un moteur

Lors de leur déplacement, les journalistes ont visité trois usines Kubota à Osaka, Sakai et Tsukuba. La production de tracteurs et de moteurs est surtout concentrée sur les sites de Sakai, près d’Osaka,

La fabrication des moteurs à l’usine de Tsukuba offre un spectacle impressionnant, dans la mesure où ce sont des robots qui assurent une grande partie des étapes du montage. Ces robots saisissent les

Kubota occupe une large partie du marché avec cette moissoneuse-batteuse pour le riz.

Les planteuses à riz font partie du programme de Kubota.

Près de 80 % des collaborateurs formés chez Kubota restent fidèles à la maison.

Le T-15 a été le premier tracteur fabriqué par Kubota, en 1960.

Variation continue en projet Technique Agricole a bien entendu voulu en savoir plus sur les détails techniques de ces futurs « gros » Kubota. Sans grand succès. « Il est probable que nous prendrons en considération le recours à un catalyseur SCR avec AdBlue pour atteindre le niveau 4 en matière d’émissions », a lâché le responsable de gestion (Managing Executive Officer) Satoshi Lida, qui n’a pas voulu révéler si le moteur serait un 6-cylindres ou un 4-cylindres aux performances améliorées. Satoshi Lida a cependant annoncé que Kubota travaillait à la conception d’une transmission à variation continue pour ces tracteurs. Sera-t-elle prête dans trois ans ? Il est permis d’en douter, à moins que ce projet soit mené en collaboration avec un

9 2013  Technique Agricole

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n  Plate-forme | Contexte

L’agriculture au Pays du Soleil levant

L’écartement des roues est indiqué dans la cabine.

En plus des trois usines Kubota, la délégation a pu visiter deux exploitations agricoles équipées de tracteurs Kubota, dans le nord du pays, sur l’île d’Hokkaïdo réputée pour son

Shinobu Oono possède trois tracteurs Kubota équipés d’un mécanisme de réglage rapide de la voie.

agriculture. Il y a très peu de rizières dans cette région. On y pratique plutôt des cultures familières pour nous : céréales, maïs, betteraves et pommes de terre. Ces dernières sont plantées en lignes distantes de 75 cm, comme en Europe, alors que maïs et betteraves sont semés à 66 cm par souci de densification. Cette différence peut poser des problèmes pratiques. Shinobu Oono, agriculteur, les a résolus en équipant trois de ses cinq tracteurs d’un mécanisme spécial pour adapter rapidement la voie du véhicule. L’essieu arrière téléscopique se règle hydrauliquement depuis la cabine. Par contre, à l’avant, la manœuvre de l’essieu et des bras de direction se fait à la main. Cet équipement coûte dans les 5000 francs, mais n’est pas disponible en Europe. Sur l’île d’Hokkaïdo, la culture du yam, ou igname sauvage, occupe beaucoup d’espace à côté des productions que l’on connaît chez nous. Le yam est une plante pluriannuelle possédant de remarquables racines tubéreuses qui peuvent s’enfoncer à plus d’un mètre dans le sol. Pour les agriculteurs que nous avons rencontrés, le yam est la culture la plus profitable, bien qu’elle exige énormément de travail. La racine de yam est riche en amidon, a un goût analogue à la patate douce, quoique les deux plantes ne soient pas de la même famille. Cette racine est aussi appréciée pour sa valeur diététique en raison de certaines substances bénéfiques qui la font également entrer dans la médecine naturelle. Quand les jeunes plants émergent de quelques centimètres du sol, on tend au-dessus des lignes de culture une sorte de « tente » constituée de trois filets synthétiques ; c’est là déjà un gros travail. Mais le plus astreignant reste la récolte. Longues et

Kubota est leader mondial de la production de moteurs diesel industriels jusqu’à 100 chevaux.

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9 2013  Technique Agricole

blocs-moteurs, les volants et les vilebrequins. Ils sont rapides comme le vent, vissent, enchâssent les segments sur les pistons, tout cela sans la moindre intervention humaine. C’est tellement rapide qu’un moteur 3-cylindres de base naît toutes les 30  secondes et qu’il faut à peine 110 secondes pour monter un 4-cylindres dans toute sa complexité. La même efficience règne

Le réglage de la voie arrière est hydraulique.

relativement minces, les racines doivent être extraites à la main avec des outils spéciaux.

Pose des filets dans une culture de yam.

sur la chaîne de montage de tracteurs dans cette usine de Tsukuba. Si ce sont bien des hommes et des femmes en nombre qui exécutent à la main la plupart des étapes du montage le long de la chaîne, la logistique, elle, est automatisée. Comme mûs par des bras invisibles, des chariots électriques tirent leurs remorques à travers l’usine et livrent à la seconde près et à l’endroit précis les « ingrédients » de chaque tracteur. Avec 29 000 collaborateurs et collaboratrices, Kubota a réalisé en 2012, tous secteurs confondus, un chiffre d’affaires de 9 milliards d’euros. Depuis l’automne 2008, les tracteurs agricoles Kubota sont distribués en Suisse par Bachmann SA à Tägerschen.  n


Circulation routière | Sécurité   n

Le profil des pneus et les freins se révèlent déterminants quant à la tenue dans les pentes. Le risque de glissement latéral s’est encore réduit suite au choix du profil AS sur cet essieu pendulaire multiple. L’important est de munir toutes les roues de freins, faute de quoi les forces nécessaires ne peuvent être transmises au sol. Cela vaut aussi pour les trajets routiers. (Photos : Ruedi Gnädinger)

La fin des dérapages La deuxième partie de la série « déraper, accélérer, se renverser » est consacrée au thème du dérapage des transports routiers lourds. Une chose est certaine : le risque de glissade peut s’évaluer. * Ruedi Gnädinger En allemand, le mot Rutsch, glissement, est utilisé dans la formule consacrée « Guter Rutsch ins neue Jahr » qui signifie « Bonne année ». Cependant, les souvenirs liés aux termes glissement ou glissade sont généralement moins heureux que la promesse de félicité contenue dans ces vœux. L’on peut glisser soit sur la glace, soit en faisant un faux-pas. Les deux cas de figure nous irritent par la suite parce qu’ils auraient été évitables. Il en va de même lorsque le véhicule se met à glisser et qu’un accident se produit. Nous abordons ci-dessous la seconde partie de la série

« déraper, accélérer, se renverser » (voir première partie dans l’édition 6/7 à la page 491). Différentes réflexions permettent d’évaluer le risque de dérapage d’un véhicule ou d’un attelage. Les forces agissant sur les roues dans les situations critiques et le risque de perte d’adhérence de ces dernières sont étudiés en deux étapes : on détermine d’abord les forces et ensuite le potentiel d’adhérence des pneus sur ou hors de la route. Cet article ne traite que du dérapage des transports routiers lourds.

* Ruedi Gnädinger a été actif de nombreuses années chez Agridea à Lindau (ZH) en tant qu’expert en technique et constructions agricoles. Il est aujourd’hui copropriétaire de Gnädinger Engineering GmbH à Benken (SG).

1 Elle portait sur les dangers causés par la pression du temps et les risques dûs aux vitesses de transport et aux charges par essieu plus élevées.

Forces en action Il s’agit de distinguer si les forces agissent longitudinalement ou transversalement à la direction de déplacement. Les termes habituels des forces de réaction résultant au niveau des roues sont les suivants : • parallèles au sens de la marche = forces de freinage ou d’accélération (ex : freinage en ligne droite) • transversales au sens de la marche = forces latérales (ex : forces perpendiculaires dans les pentes ou forces centrifuges dans les virages). Dans la pratique – par exemple lors d’un freinage en courbe - des forces longitudinales et transversales se produisent simultanément. La force résultante détermine si la roue correspondante perd son adhérence. Elle peut être spécifiée graphique9 2013  Technique Agricole

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n  Sécurité | Circulation routière

Danger accru dans les virages Des forces longitudinale et transversale s’exercent au niveau des roues du tracteur. Elles s’ajoutent à la mesure des vecteurs du parallélogramme des forces. Lors d’un freinage en courbe, le véhicule risque de perdre son adhérence et de commencer à glisser.

Forces lors du freinage sur une route en pente Rouge = force sur la route (en fonction du poids à vide, du lest et de la charge d’appui) Jaune = force de freinage possible à la périphérie du pneumatique (fonction du système de freinage et des dimensions des pneus) Bleu = force en direction de la pente (fonction du poids et de la pente) Rouge = force de décélération nécessaire Vert = force nécessaire pour tracter en montée sur la même route pour une accélération de niveau équivalent au freinage

ment au moyen du parallélogramme des forces (illustration à gauche ci-desssus).

100 %, qui nécessite également une force de freinage correspondant au poids de l’essieu ou du véhicule concerné. Toutefois, seules les voitures les plus récentes atteignent une décélération de 100 %. L’obligation légale pour les remorques agricoles s’élève à 34 % ou 3,36 m/s2, (homologation 30 km/h) et à 38 % ou 3,72 m/s2 (homologation 40 km/h).

Deux principes Comme la force résultante est toujours supérieure aux forces longitudinale ou transversale individuelles, les principes suivants valent dans les situations critiques, à la limite de l’adhérence : – freiner ou tourner ! et – d’abord ralentir suffisamment, puis tourner ! Les forces de freinage nécessaires sur un essieu sont influencées par les charges à l’essieu, la décélération, la pente et les forces des autres essieux qui freinent trop, pas assez ou pas du tout, et se transfèrent par le timon sur le véhicule tracteur. La diminution effective de vitesse souhaitée (décélération) influence le plus la force de freinage. La décélération est obtenue en calculant la diminution de la vitesse par seconde. Et comme l’unité de base de la vitesse est donnée en mètres par seconde, celle de la décélération l’est en mètres par seconde au carré (m/s2). Un corps en chute libre a une accélération (gravité) de 9,81 m/s2. Si sa masse est d’un kilogramme et qu’il se trouve sur le sol, il ne peut accélérer ; il développe alors une force de 9,81 newtons. Mais cette force sert également à freiner un corps en mouvement de 9,81 m/s2. Ce fait est un peu simplifié en technologie automobile. La réduction de la vitesse de 9,81 m/s2 est considérée comme une décélération de 38

9 2013  Technique Agricole

Freinage adéquat en pente De nombreux accidents se produisent lors d’un freinage dans des rues en pente parce que les forces de décélération se combinent à l’effet de dénivellation. Elles correspondent à quelque 10  % de la charge sur la roue dans le cas d’une déclivité de 10 %. La façon dont ces forces agissent sur une roue freinée est représentée sous forme simplifiée dans l’illustration ci-dessus à droite. L’influence d’un transfert de poids ou de la résistance au roulement a été délibérément omise. Les facteurs les plus importants sont : • le poids : il détermine les forces nécessaires pour le freinage et la compensation de l’effet de la pente. • la puissance de décélération des freins : cette force potentielle (mesurée sur la circonférence de la roue) est obtenue par le dispositif de freinage au moyen d’une pression définie sur la pédale. Si la force de freinage possible atteint 100  % de la charge de la roue, un freinage de 100 % est théoriquement réalisable. Un véhicule moins lourdement chargé décélère plus facilement.

• la force de freinage transférable à la route : elle est également influencée par l’adhérence des pneus sur la voie. Son coefficient peut donc être inférieur à celui de la force effective de freinage des roues. Des chaussées sales ou humides, sur des chemins de terre et/ou dans des conditions hivernales, contribuent à augmenter la différence de manière significative (voir tableau Coefficients d’adhérence des pneus en limite de glissement).

Adaptation de la charge, sa répartition et la vitesse aux conditions Les véhicules agricoles disposent généralement de freins à commande hydraulique simples, tout en étant suffisamment efficaces d’après la loi. Leur fonctionnement en toute sécurité s’avère possible pour autant qu’ils soient maintenus en état et que les véhicules soient utilisés correctement. Certes, de plus en plus de chefs d’exploitation optent pour l’achat d’un équipement plus complexe et plus coûteux (systèmes pneumatiques). Cependant, les accidents démontrent que les avantages de ces équipements perfectionnés sont minimes par rapport aux « vitesses agricoles ». En sus de coûter plus cher, ceux-ci doivent encore être compris, exploités et entretenus correctement. Le réglage des freins de remorques pose néanmoins problème avec un dispositif simple. Les freins sont calibrés pour fonctionner le mieux à charge maximale en suivant les prescriptions légales quant à la


Circulation routière | Sécurité   n

→ 30 % pour freinage + 10 % pour pente = 40 % = 10 000 daN

Coefficients d’adhérence des pneus en limite de glissement mouillé

Revêtement

sec

propre

sale

Béton, asphalte, goudron

0,6 à 0,9

0,4 à 0,6

0,3 à 0,4

Pavés

0,45 à 0,55

0,25 à 0,35

0,15 à 0,2

Chemin de terre, champs

0,4 à 0,5

Neige tassée

0,2

Glace vive

0,1 bis 0,15

2e étape : détermination de la force transmissible au sol par les essieux • Il y a deux facteurs limitant, à savoir la puissance délivrée par les freins et la force effectivement transmise à la route. • Prenons pour exemple une remorque à plein et avec une répartition régulière de la charge qui atteint une décélération de 30 %, cela correspond à une force de 30 % de la charge sur la roue à la circonférence de celle-ci. Charge d’un essieu (5000  daN), 30 % de freinage, force de décélération des deux roues ensemble (1500 daN). Cette force peut aisément se transmettre à la route par les pneus parce que cela ne nécessite qu’un coefficient d’adhérence de 1500 daN / 5000 daN = 0,3. • Si toutefois, en raison d’une faible charge, la charge de l’essieu n’est que de 2500 daN, la force de freinage ne change pas à la périphérie des roues avec la même pression sur la pédale de frein et correspond donc à 1500 daN. Dans ce cas, il faut un coefficient d’adhérence de 1500 daN/ 2500 daN = 0,6 pour transmettre la force à la route. Cela s’avère encore tout juste possible sur route humide mais goudronnée (voir tableau de coefficients d’adhérence). • Dans tous les cas, l’on doit calculer avec la force qui : a) peut être délivrée par le système de freinage (force à la circonférence de la roue) et b) est également transmissible au sol (adhérence).

0,2 0,05

(Source : Institut für Verkehrswesen der Universität Wien)

décélération (pas de surfreinage). Si la charge est répartie de manière inégale sur les axes, l’essieu le moins chargé subira une force de freinage excessive et sera surfreiné, ce qui risque de bloquer les roues. Cela arrive fréquemment aux anciennes remorques attelées à des tracteurs de conception plus récente équipés de freins puissants. Lorsque ce type d’attelage roule à une vitesse inférieure (avec frein moteur) sur une pente descendante, l’actionnement de la pédale de frein (frein de service) du tracteur suffit déjà à provoquer un surfreinage et une amorce de dérapage. Le conducteur doit alors réagir immédiatement et correctement en débrayant l’attelage et en le freinant au moyen du frein de service uniquement. L’arrêt se fera facilement si la charge de l’attelage est répartie de manière régulière et arrimée sur le véhicule en fonction des circonstances (états de la route et de la pente), et si les freins sont suffisants et coordonnés correctement.

traction sur la route (le terrain). Une roue avec une charge de 1000 kg (correspondant à 1000 daN) peut transmettre, avec un coefficient d’adhérence de 0,8 train, la force de freinage ou de traction suivante sur la route : 1000 * 0,8 = 800 daN (= 80 % de la charge de la roue). Important : hormis les conditions de route, le patinage exerce également une influence notable et, à l’occasion d’un freinage dans des situations critiques, il ne faut pas calculer avec l’adhérence optimale théorique, mais prévoir un certain glissement (voir tableau ci-dessous).

Vérification L’on n’a pas toujours roulé sur un trajet déterminé avec la combinaison d’attelage et la charge correspondante appropriées. L’expérience manque pour affirmer que ce transport peut s’effectuer en toute sécurité. Le calcul suivant sert à vérifier si l’utilisation des freins est sûre. Vu qu’il est simplifié, on ne prendra aucun risque en calculant les valeurs avec la marge nécessaire.

Adhésivité des pneus La force d’un pneu transférable sur la route peut être calculée au moyen du coefficient d’adhérence. Celui-ci constitue un rapport entre la charge de roue et la capacité de transmission de la force en freinage ou en

1re étape : détermination de la force à transmettre sur la route • poids total × force de freinage nécessaire et force opposée de la pente • ex : poids total 25 tonnes (25 000 daN)

3e étape : contrôles divers afin de s’assurer que les forces de freinage transmissibles au sol par les différents essieux atteignent le total déterminé à la 1re étape.  n

Exemple : Tracteur (essieu avant freiné par transmission intégrale) avec remorque à un essieu, poids total 16 tonnes (16 000 daN) → 30 % pour freinage + 10 % pour pente = 40 % = 6400 daN. Essieu

Charges maximales autorisées et charge effective

Décélération possible selon la charge par essieu

autorisées

autorisées

actuelles

actuelles

A : force de frenage possible aux routes

B : transmissible au sol

Valeurs inférieures de A et B

Essieu avant tracteur

4000 daN

3000 daN

45 %

60 %

1800 daN 1)

1800 daN 2)

1800 daN 3)

Essieu arrière tracteur

6000 daN

5000 daN

45 %

54 %

2700 daN

3000 daN

2700 daN

Essieu remorque

8000 daN

8000 daN

35 %

35 %

2800 daN

4000 daN

2800 daN

18 000 daN

16 000 daN

7300 daN

Total

L’attelage est idéal pour cette application sur le plan de la sécurité, car la force de freinage transmissible à la route de 7300 daN se situe clairement au-dessus des 6400 daN nécessaires. Mais ce n’est le cas que parce que la remorque possède un freinage efficace. La vérification présentée ici donne au conducteur consciencieux l’assurance d’une sécurité appropriée à une combinaison tracteur-remorque avec laquelle il n’est pas particulièrement familier. Naturellement, un essai de freinage après le départ est également fortement recommandé.

1) 4000 daN , dont 45 % = 1800 daN 2) avec coefficient d’adhérence 0,6 3) 3000 daN * coefficient d’adhérence 0,6 = 1800 daN

9 2013  Technique Agricole

39


n  Passion

Le Köpfli Trumpf de 1955 avec charrue d’Heinrich Wandeler à Gunzwil/Beromünster (LU).

(Photos : màd/Dominik Senn)

4 générations Wandeler – 1 Köpfli Depuis quatre générations, plus précisément depuis 1955, l’année de construction du véhicule, le destin du tracteur Köpfli est lié à la famille d’agriculteurs Wandeler installée au hameau Waldi à Gunzwil/Beromünster (LU). Dominik Senn En 1955, le grand-père du propriétaire actuel de l’exploitation agricole du même nom, Heinrich Wandeler, faisait l’acquisition du tracteur suisse auprès de l’atelier mécanique de Gottfried Hasliman à Beromünster pour environ 11 000 francs, afin de soulager les chevaux de trait sur l’exploitation. A l’époque, la mécanisation ne progressait pas toujours sans difficultés, comme le prouve cet épisode amusant après le convoyage du Köpfli sur l’exploitation : lors de la première utilisation, le moteur s’arrêta, et il fut impossible de le redémarrer. « Le grand-père rentra chez lui et se plaignit auprès de son fils que le tracteur flambant neuf était déjà fichu », raconte Heinrich Wandeler, né en 1963. « Mais, il s’avéra qu’il avait oublié après le démarrage de passer du réservoir d’essence de 7 litres au réservoir de pétrole de 40  litres. Le tracteur s’arrêta malgré son réservoir de pétrole plein, car le réservoir d’essence était vide. » 40

9 2013  Technique Agricole

Boîte de vitesses à 5 rapports Le Köpfli de type Trumpf de la famille Wandeler pèse 1680 kg et possède un moteur Chevrolet 6-cylindres à pétrole et essence de 3,5 litres, bridé à une puissance d’environ 50 ch, qui fournit en fait une puissance de 90 ch dans la version du tracteur industriel. La boîte de vitesses à 5 rapports est propre au Köpfli avec commande traditionnelle de pignons baladeurs et une démultiplication rapide de la boîte de vitesses. « Avant, le Köpfli atteignait les 50 km/h avec la cinquième vitesse directe, jusqu’à ce nous le plombions », raconte Monsieur Wandeler. Une paire de roues supplémentaire constamment engrenée au niveau de l’arbre principal et de la transmission intermédiaire de la boîte de vitesses permet d’enclencher les rapports intermédiaires des cinq vitesses existantes. Avec un tel accouplement à crabots en tant que baladeur entre les différentes roues dentées de transmission sur l’arbre principal, il est

possible de sélectionner à l’aide d’un levier au volant le prochain rapport intermédiaire déjà sous charge. En cas d’interruption de la force de traction causée par

Le propriétaire Heinrich Wandeler se réjouit de la restauration réussie du tracteur par son fils Fabian.


Passion   n

Une construction de tracteurs conçue par Josef Köpfli

Le nouveau tuyau d’échappement « crache » comme à l’origine.

la coupure des gaz, le levier de commande saute sous la force d’un ressort dans la position sélectionnée, et la transmission adhère sans interruption – un gros avantage dans les côtes.

Fils de paysan né en 1910 à Hohenrain (LU), Josef Köpfli a appris la mécanique automobile et de vélo. Il a intégré par la suite la fabrique de tracteurs Hürlimann à Wil en tant que mécanicien et s’est installé à son compte en 1948. Il n’a jamais été propriétaire d’une installation de production. Les quatre premiers tracteurs Köpfli virent le jour en 1948 dans le garage Jörg à Weesen (SG). Puis, 30 tracteurs furent produits en 1950 à Uster dans l’entreprise Gebrüder Mägerle, les 100 suivants dans la SIG Neuhausen, et de 1953 à 1964 environ 450 tracteurs Köpfli quittèrent les ateliers de la fabrique de machines suisse Freienbach AG. Au cours des années suivantes, l’entreprise Amweg à Ammerswil (AG) reprit le dévelop-

pement et la production d’environ 50 tracteurs Amweg-Köpfli. Köpfli n’a jamais connu un grand succès industriel. Ses revenus provenaient des mandats de développement et des brevets. Voici ses principaux domaines : • constructions complètes de tracteurs et de machines agricoles • mécanismes de propulsion, en particulier hydrostatique • essieux avant souple avec direction à crémaillère • essieux directeurs pour Schindler • accumulateurs à ressort pour l’hydraulique du véhicule • systèmes de transmission et d’entraînement spécifiques

Josef Köpfli – un inventeur génial En fait, les fabricants suisses de tracteurs n’avaient autrefois pas besoin de cacher leurs réalisations techniques à la concurrence étrangère. L’un d’eux était Josef Köpfli de Hohenrain (LU). Au sein de l’entreprise Hürlimann, l’inventeur génial a grandement contibué aux différents brevetages et nouvelles constructions, tels la direction souple et le frein individuel. Heinrich Wandeler explique : « Le tracteur tourne en rond sur place quand on braque complètement les roues avant en actionnant en même temps l’un des deux freins agissant séparément sur les roues arrière. Sans frein individuel, la roue arrière intérieure tourne vers l’extérieur dans l’autre sens en cas de braquage complet. » La direction Köpfli brevetée, une direction à crémaillère avec rayon de braquage, ne nécessite pas de levier et de tourillon de renvoi entraînant un jeu prématuré et indésirable dans la direction. Un accident faillit venir à bout du Köpfli : à la fin des années 60, il prit feu. Par chance, le moteur, la transmission et les essieux ne furent pas endommagés. Le Köpfli fit peau neuve et reprit du service. « Jusqu’à ce jour, nous n’avons pas effectué de grosses réparations. Celles-ci se limitaient aux pièces de rechange, roulements de roue, freins, etc. Le moteur ne fut jamais révisé, même après l’incendie. Si on prend soin de ces tracteurs, ils nous le rendent par une longue durée de vie », s’émerveille Monsieur Wandeler qui possède encore environ 3,5 ha de forêt. Lorsqu’une tempête comparable à Lothar a dévasté la forêt en 1967, le Köpfli, extrêmement manœuvrable, avait également fourni des services inestimables.

Le tracteur Köpfli démantelé...

... retrouve sa couleur d’origine gris-vert.

Entre-temps, l’exploitation n’a cessé de s’agrandir. Une étable fut ajoutée pour le gros bétail aux quelque 10 hectares labourés, sur un total de 27 et les porcheries furent agrandies. Le Köpfli atteignait ses limites. Pour le préserver de l’usure, la famille Wandeler acheta peu à peu trois tracteurs Hürlimann et les plus grands équipements et machines correspondants.

et aidé, conjointement avec le père de Fabian. Au moment des derniers travaux, il put emmener le Köpfli à un cours d’atelier K25 de l’ASETA à Riniken pour y réparer la pompe hydraulique. Fabian explique : « Une des tâches les plus difficiles fut par exemple la réalisation d’un nouveau tuyau d’échappement car l’ancien était rouillé. J’ai ouvert le vieux tuyau d’échappement afin de savoir à quoi devrait ressembler le nouveau. » Il découpa la pièce en tôle, la souda et fora des trous aux bons endroits au niveau des chicanes, afin que le tracteur conserve autant que possible son bruit d’origine, ce qu’il réussit. Et comme il le dit luimême, « j’ose affirmer qu’il a maintenant bien meilleure allure qu’à l’état neuf ». Bien qu’il soit encore en parfait état de marche, le Köpfli est aujourd’hui honoré comme un véhicule mythique et ne sort du garage que pour les balades ou en tant que véhicule remorqueur pour les déménagements et occasions particulières. Il restera sans doute encore longtemps entre les mains de la famille Wandeler.   n

Au cours d’atelier K25 à Riniken Le Köpfli semblait destiné à être abandonné au fin fond de la remise. Mais, c’était sans compter la quatrième génération Wandeler. Heinrich Wandeler (de la troisième génération) est le père de quatre filles et d’un fils, Fabian. Ce dernier, apprenti agricole, travaille dans une entreprise de machines agricoles et espère reprendre un jour la ferme familiale. Il s’est mis en tête de remettre en état ce tracteur semblant peu attrayant à l’occasion d’un projet scolaire. Pendant de longs mois de dur labeur, Fabian a complètement restauré le tracteur dans l’atelier de son oncle. Ce dernier l’a conseillé

9 2013  Technique Agricole

41


n  ASETA

Genève est probablement le seul canton où l’agriculture et les zones urbaines sont aussi étroitement imbriquées. (Photos : Ueli Zweifel)

L‘AGPT vous invite L’« Association genevoise des propriétaires de tracteurs » (AGPT) est l’hôte de l’Assemblée des délégués 2013 de l’ASETA. Cette réunion dans la ville du bout du lac rassemblera un nombre record de participants. Technique Agricole a fait connaissance avec cette section genevoise aux activités riches et variées. Ueli Zweifel

Au bureau de l’AGPT, jeunes et « anciens » se côtoient et rivalisent de dynamisme : il n’en fallait pas plus pour que ce comité de dix personnes (plus le président et le gérant) renouvelle l’expérience de 1990 en invitant les délégués de toute la Suisse. Michel Riedlinger, gérant et secrétaire, et Josef Meyer, ancien président de commission à l’ASETA, font partie des « anciens ». Entré dans le comité en 2007, Christophe Berthelet a repris la barre de l’association en 2009 avec Jacques Pottu, vice-président. La section compte environ 280 membres (à la fin 2012) ; elle est donc solidement ancrée parmi les 400 exploitations du canton.

Section pleine d’entrain En référence aux combats héroïques pour une imposition équitable des tracteurs, les membres de l’association et son comité restent viscéralement attachés à la dénomination de «  ­ propriétaires de ­tracteurs ». Christophe Berthelet le reven42

9 2013  Technique Agricole

dique. Ce passé glorieux ne détourne aucunement la section de l’avenir. La « boîte à idées » déborde, et nombre de projets seront réalisés. L’association ne manque ni de moyens, ni de volonté !

L’AGPT veille au grain Ils ont poussé par centaines, ces rondspoints qui contribuent à calmer, fluidifier, sécuriser le trafic conjointement à d’autres mesures de modération. Tous sont au cœur des réflexions et de l’action en faveur du trafic agricole. En effet, les agriculteurs, au volant de leurs tracteurs, trains routiers et machines, utilisent intensivement le réseau routier, souvent même à travers la ville. Depuis de nombreuses années, soit sous la présidence d’Emile Battiaz et d’Hubert Déthurens déjà, le comité s’est efforcé de rendre les mesures de gestion du trafic compatibles avec la circulation des grosses machines et des trains routiers. Christophe Berthelet s’en réjouit : la section entretient d’excellents contacts avec

le Département de l’intérieur et les autorités chargés des aménagements routiers. Et d’évoquer la démonstration conjointe réalisée avec une moissonneuse-batteuse et un bus articulé des TPG (Transports publics genevois). Elle a permis, dans un double rond-point, d’obtenir des îlots avec une bordure aux angles adoucis pour ménager les pneus des véhicules.

Action commune de l’AGPT et des TPG : que l’on soit au volant d’un bus articulé, d’un tracteur ou d’une moissonneuse-batteuse, la traversée des ronds-points requiert un art consommé de la conduite, même avec des îlots aux bordures arrondies.


ASETA   n

ASETA Section GE  Fondation en 1926 Présidents : D. Revaclier (1926-1940), ­Eugène Picot (1940-1948), Joseph Dethurens (1948-1954), Georges Pottu (1954-1975), René Chollet (19751985), Emile Battiaz (1985-1999), François Christin et Hubert Dethurens, coprésident (2000-2008), Christophe Berthelet (2009-) Gérants : C. Lambercy (1926-1942), E. Margand (1942-1954), secrétariat agricole 1954, J. Rivollet (1969-1974), Pierre Forrestier (1975-1992), Michel Riedlinger (1992-)

Christophe Berthelet cite un autre exemple dans la commune de Meinier. Lors d’une renaturation, une voie non asphaltée s’est vue coupée par un gué bétonné formant un angle trop serré. Suite à l’intervention de l’AGPT, ce radier a été modifié de manière à ce que les grosses machines puissent passer sans encombre. La section planifie et organise une démonstration de machines tous les quatre ou cinq ans en ayant recours aux compétences du service de vulgarisation d’« AgriGenève ». Réunir des engins est laborieux, explique Christophe Berthelet, « car il devient de plus en plus difficile de trouver des machines agricoles de démonstrations mises à disposition par les fournisseurs  ». La section sollicite des machines en service dans les exploitations et les entreprises, afin de disposer d’un éventail aussi large que possible. Un autre volet important de la vie de l’association est constitué par des voyages et excursions plus ou moins lointains, tels une visite chez RigiTrac à Küssnacht am Rigi ou des sorties organisées dans le bassin lémanique. Elles sont autant d’occasions d’échanges d’expériences fructueux pour chaque participant.

Un rôle rassembleur Les problèmes posés par les mesures de modération du trafic dans l’ensemble du canton restent au centre des débats de la section, tout comme, dans le domaine technique, la sensibilisation des membres aux thèmes des équipements et de la sécurité des machines et véhicules. De nouvelles démonstrations de machines sont prévues. Orientées jusqu’ici sur les grandes cultures, elles pourraient aussi aborder à l’occasion la viticulture. Les échanges d’expériences ne sauraient se limiter à un

Christophe Berthelet, le président (à g.), et le gérant Michel Riedlinger tiennent activement les rênes de la section genevoise.

seul domaine. Ils sont d’autant plus nécessaires dans le canton de Genève. En effet, ses trois régions « Rhône-Lac- », « ArveRhône » et « Arve-Lac » ne sont reliées entre elles que par la ville, où batteuses, trains agricoles, ensileuses et autres véhicules encombrants se croisent difficilement ! Les tests de pulvérisateurs constituent un autre lien important. Chaque année, une cinquantaine de machines viticoles, arboricoles, maraîchères et grandes cultures sont examinées sur tout le territoire par le gérant Michel Riedlinger et ses collègues du comité.

occupe une place privilégiée dans le monde politico-économique, avec des perspectives d’avenir gravées dans la loi, qui prescrit encore « d’accorder une attention particulière à ce que chacun puisse avoir accès aux produits agricoles cultivés dans notre canton ».  n L’agriculture genevoise en chiffres (2009) Nombre d’exploitations

435

Nombre d’employés

2218

Surface productive (ha) Surface agricole utile (ha)

11 412

Cultures principales (en ha)

Genève, canton agricole

Céréales

La brochure consacrée à l’agriculture genevoise le souligne : la surface agricole utile occupe 42 % de la superficie, contre 37 % en moyenne suisse. Genève occupe la troisième place parmi les cantons suisses à la fois sur le plan viticole et en matière de production sous abris (serres et tunnels). La région bénécie d’un climat et d’une topographie favorable. De plus, le lien étroit entre la campagne et la ville facilite l’approvisionnement en produits frais. Ces facteurs sont le creuset d’une agriculture extraordinairement diversifiée où l’élevage continue à occuper une place importante. Par ailleurs, plusieurs communes ont des projets pour maintenir et développer la biodiversité et la mise en réseau des zones naturelles, avec le soutien du canton et de la Confédération. Le canton de Genève poursuit le but inscrit dans la Loi sur la promotion de l’agriculture de préserver la zone rurale « de façon à permettre une agriculture de proximité, compétitive, diversifiée et respectueuse de l’environnement et des consommateurs ». L’agriculture genevoise

Colza

987

Tournesol

575

Vignobles

1292

4049

Cultures sous abri Légumes de plein champ

48 118

La viticulture et le maraîchage font appel à une forte main d’œuvre étrangère lors des pics de travaux saisonniers.

9 2013  Technique Agricole

43


n  ASETA

Voyage au Chili

Le prochain voyage spécialisé et d’agrément ASETA 2014 amènera les participants au Chili. Un programme bien équilibré garantit un séjour inoubliable d’une quinzaine de jour. Attention : des connaissances de l’allemand s’avèrent utiles pour ce voyage.

Les dates suivantes sont prévues

Scène pittoresque au sud du Chili avec le volcan d’Osorno à l’arrière-plan

Voyage 1 Voyage 2 Voyage 3 Voyage 4 Voyage 5

du 8 au 22 janvier du 15 au 29 janvier du 29 janvier au 12 février du 12 au 26 février du 19 février au 5 mars

VD Formation pour obtenir le permis G Permis également reconnu pour la conduite d’un cyclomoteur, formation théorique valable pour la catégorie F (véhicule limité à 45 km / h). Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 30 km / h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus et être porteurs du permis de conduire de la catégorie G. Il est possible de passer l’examen un mois avant l’anniversaire. Nos cours théoriques, d’une durée de deux après-midi (le mercredi de 13 h 30 à 16 h 30), vous aident à réussir cette épreuve. Ils sont décentralisés en fonction des inscriptions et accueillent 10 à 15 participants. Prix du cours : membres ASETA-Vaud : CHF 50.– Non-membres : CHF 100.– Information, rappel : Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 40 km / h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus, et le permis de conduire devra porter la mention G40. L’extension G40 peut être obtenue, par les bénéficiaires de la catégorie G, en suivant un cours pratique de deux journées entières. Renseignements et inscriptions auprès de l’ASETA Riniken, tél. 056 462 32 00.

FR agripro : journées thématiques – produire Mercredi et jeudi, 11 et 12 septembre 2013 Institut agricole de l’Etat de Fribourg, Grangeneuve, Posieux Produire du lait, des cultures, des porcs constitue le rôle central de l’agriculteur. Pour cela, il faut encore et toujours améliorer ses techniques de production, en tenant compte des coûts, du travail et des ressources naturelles. 44

9 2013  Technique Agricole

Frais par personne (chambre double) CHF 5420.– Supplément chambre simple CHF 1500.– Possibilité de prolongation avec vacances balnéaires Programme exhaustif et renseignements détaillés : TUI Events, 8036 Zurich Pascal Scheidegger Tél. 044 455 44 30 ou : tui.events@tui.ch

Le rendez-vous de ces deux journées est fixé à 9 h 00. Le programme est identique les deux jours : visites guidées de 9 h 30 à 11 h 30 d’un pôle de votre choix, visites libres de 11 h 30 à 17 h 00 des pôles et entreprises présentes. Le contenu sera présenté en français et en allemand. Après les visites guidées du matin, vous aurez la possibilité de découvrir les stands des entreprises ainsi que les trois pôles. A cette occasion, vous aurez la possibilité de discuter avec les spécialistes des différentes institutions et entreprises présentes. Le restaurant de Grangeneuve vous propose un menu à 20 francs de 11 h 30 à 13 h 30, y c. une boisson non alcoolisée. La visite libre des stands d’information et des entreprises est ouverte jusqu’à 17 h 00. Voir aussi : www.grangeneuve.ch

NE Cours pour obtenir le permis G A Cernier : Lundi 7 octobre 2013, 9 h 00 à 11 h 30 et 13 h 30 à 16 h 00 Mercredi 9 octobre 2013, 9 h 00 à 10 h 30 Vendredi 11 octobre 2013, 13 h 20, examens A Fleurier : Mardi 8 octobre 2013, 9 h 00 à 11 h 30 et 13 h 30 à 16 h 00 Mercredi 9 octobre 2013, 14 h 00 à 15 h 30 Vendredi 11 octobre 2013, 13 h 30, examens Ce permis autorise également la conduite d’un cyclomoteur. Les jeunes de 14 ans révolus, (possibilité de passer l’examen six mois avant l’anniversaire) appelés à conduire un tracteur ou un autre véhicule sur la voie publique, doivent être porteurs d’un permis de catégorie G. Nos cours théoriques sont donnés sur un jour et demi et mis sur pied en collaboration avec un instructeur de la brigade de la circulation routière de la Police cantonale neuchâteloise. Les candidats passent l’examen sur un système informatique dans les locaux du Service cantonal des automobiles et de la navigation. Inscriptions auprès de : M. Bernard Tschanz, ch. de Biolet  9, 2042 Valangin. Les places sont limitées à 25 candidats par emplacement. Dès que nous serons en possession de vos inscriptions, nous vous ferons parvenir le programme du cours et la documentation nécessaire.


Cours de conduite

SVLT ASETA

Cours G40 Informations et renseignements

Lieux et dates 2013

www.g40.ch www.coursdeconduite.ch

Sous réserve de changement Aarberg BE 05.09 + 10.09 Balgach SG 24.10 + 29.10 Bazenheid SG 07.11 + 12.11 Biberbrugg SZ 17.10 + 22.10 07.11 + 12.11 Brunegg AG 05.09 + 10.09 03.10 + 08.10 Bülach ZH 10.10 + 15.10 Bulle FR 26.09 + 01.10 31.10 + 05.11 02.10 + 08.10 Düdingen FR 12.09 + 17.09 17.10 + 22.10 Frauenfeld TG 12.09 + 17.09 07.11 + 12.11 24.10 + 29.10 Gossau ZH 03.10 + 09.10 Hohenrain LU 23.10 + 29.10 Interlaken BE 03.10 + 08.10 Kägiswil OW 10.10 + 14.10 Konolfingen BE 12.09 + 18.09 17.10 + 23.10 La Sarraz VD 12.09 + 17.09 30.10 + 05.11 Landquart GR 19.09 + 24.09 31.10 + 05.11 17.10 + 22.10 Langnau i.E. BE 14.10 + 22.10 07.11 + 13.11 Les Hauts-Geneveys NE 17.10 + 21.10 07.11 + 12.11 Lindau ZH 26.09 + 01.10 31.10 + 05.11 Lyss BE 03.10 + 08.10 07.11 + 12.11 24.10 + 29.10

Lyssach BE 18.09 + 24.09 30.10 + 05.11 09.10 + 15.10 Mettmenstetten ZH 02.10 + 10.10 06.11 + 12.11 Moudon VD 18.09 + 24.09 Niederurnen GL 17.10 + 22.10 Nyon VD 21.11 + 26.11 Oensingen SO 16.09 + 24.09 24.10 + 30.10 03.10 + 08.10 Saanen BE 05.09 + 10.09 Salez SG 05.09 + 10.09 31.10 + 05.11 Schöftland AG 17.10 + 22.10 Schwarzenburg BE 12.09 + 17.09 16.10 + 21.10 10.10 + 15.10 Schwyz SZ 11.09 + 17.09 Sion VS 05.09 + 10.09 Sissach BL 24.10 + 29.10 Sitterdorf TG 05.09 + 10.09 10.10 + 15.10 19.09 + 24.09 31.10 + 05.11 25.09 + 02.10 Sursee LU 09.10 + 15.10 16.10 + 22.10 Thusis GR 24.09 + 01.10 10.10 +15.10 Tramelan BE 14.11 + 19.11 Tuggen SZ 10.09 + 19.09 Willisau LU 05.09 + 10.09 24.10 + 29.10

Tout titulaire d’un permis de catégorie G qui a participé au cours de conduite G40 est autorisé à con­ duire des tracteurs agricoles et des véhicules exceptionnels roulant à 40 km/h au maximum. Le G40 est reconnu par l’Office fédéral des routes (OFROU) et annoté dans le permis de conduire. La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un autre membre de sa famille habitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40. Conditions de participation • Un permis de conduire de catégorie G • Un tracteur avec dispositif de protection du chauffeur (vitesse maximale de 30 ou 40 km/h) pour la première journée

• Un tracteur et une remorque agricole pour la seconde journée (poids garanti de la remorque d’au moins 3500 kg). L’assurance du véhicule incombe au participant. Confirmation de l’inscription Après s’être inscrits, les participants reçoivent une confirmation. Cette der­ nière les autorise à s’exercer pendant un mois au volant d’un tracteur roulant à 40 km/h. Quant à la remorque, elle sera amenée sur les lieux du cours par les participants eux-mêmes, en empruntant le chemin le plus direct. Prix du cours Membres : CHF 570.– (non-membres CHF 620.–), ristourne de CHF 100.– par le Fonds de sécurité routière. En cas d’annulation deux semaines avant le début du cours, un montant de CHF 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d’absence injustifiée, l’ASETA se réserve le droit d’encaisser l’intégralité du montant de la facture.

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR)

Inscription au cours G40 Lieu du cours

Date du cours

Nom, prénom Date de naissance Adresse NPA/lieu No de tél.

SVLT ASETA

Portable

No du permis de conduire (position 5, format carte de crédit)

J’ai pris connaissance des conditions de ce cours.

www.G40.ch

Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à : ASETA, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01, courriel : info@agrartechnik.ch


ASETA Impressum

75e année

Liste des annonceurs Althaus AG, Ersigen 12 Agro-Technik Zulliger GmbH, Hüswil 12, 29 Birrer Hydraulik AG, Buttisholz 2 Bucher AG Langenthal, Langenthal 48 Dirim AG, Hauptwil 47 DLG-Verlags-GmbH, Mannheim 11 Grunderco SA, Satigny 29 Hans Meier AG, Altishofen 29 Kärcher AG, Dällikon 12

Kuhn Center Schweiz, Niederweningen Leu, Hochdorf Martin Ruckli AG, Buttisholz Matra, Lyss Ott Landmaschinen AG, Zollikofen Semence- Z- Suisse swisssem, Delley STIHL Vertriebs AG, Mönchaltorf Syngenta Agro AG, Dielsdorf

47 29 29 48 2 2 47 15

Editeur Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA), Willi von Atzigen, directeur Rédaction Ueli Zweifel : red@agrartechnik.ch Dominik Senn : dominik.senn@agrartechnik.ch Ruedi Hunger : hungerr@bluewin.ch Ruedi Burkhalter : r.burkhalter@agrartechnik.ch Tél. 056 462 32 50 Abonnement, changement d’adresse Case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01 Internet : www.agrartechnik.ch Annonces Médias spécialisés AGRAR SA, Seelandweg 7, CH-3013 Berne Ingrid Wilms, tél. 031 330 95 01, fax 031 330 95 30 E-mail : landtechnik@agripub.ch Vente des annonces Andreas Schwab, tél. 031 330 95 10 E-mail : andreas.schwab@agripub.ch Daniel Sempach, tél. 034 415 10 41 E-mail : daniel.sempach@agripub.ch Ulrich Rufer, Tel. 031 330 95 07 E-Mail: ulrich.rufer@agripub.ch

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Bulletin de commande ASETA Combinaison enfants 100 % coton, bleu/rouge

Combinaison, rouge-noir, CHF 82.– 60 % coton, 40 % polyester Salopette, rouge, CHF 58.– 75 % coton, 25 % polyester T-shirt, gris chiné, CHF 18.– 100 % coton Plaquette ASETA, ø 81 mm, laiton

Age Taille CHF Quantité Taille Quantité Taille Quantité Taille Quantité CHF

2 3 92 98 38.–

4 104

6 8 10 12 14 116 128 140 152 164 43.– 48.–

S = 44/46 M = 48/50 L = 52/54 44

46 S

48

50 M

16.–

Frais d’envoi et TVA non inclus. Paiement dans les 30 jours, net. Nom

Prénom

Adresse NPA, lieu 9 2013 à ASETA, Technique Agricole 46 Envoyer case postale, 5223 Riniken, fax 056 441 67 31

52

54 L

56

58 XL

Numéro 10/2013 Marché Aperçu sur les faucheuses à deux essieux Les tracteurs et ses innovations Management Tracteur ou transporteur : des critères pour l’évaluation Plate-forme L’Agritechnica en perspectives : des nouveautés Le numéro 10/2013 paraîtra le 10 octobre 2013. Dernier jour pour les ordres d’insertion : 23 septembre 2013


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