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octobre 2008

Technique Agricole

Palette de rĂŠcolteuse Ă betteraves


n Editorial

n Sommaire TA spécial Récolteuses totales pour betteraves sucrières............... 4

Donner des ailes …

Technique d’affouragement Affouragement des veaux et du jeune bétail: trois stratégies............................................................. 8 Elevage des veaux: La base pour des vaches performantes........................11 Quel système d’affouragement à l’avenir?...................14 ASETA Investir dans l’avenir....................................................16 La fondation de l‘ASETA remonte à 1924. A cette époque, des personnalités de Suisse alémanique et de Suisse romande reconnaissaient le potentiel du progrès technique pour une agriculture productive qui assure l‘alimentation. En créant une nouvelle organisation professionnelle, ils se donnaient un instrument efficace pour défendre les intérêts (des agriculteurs) L‘objectif: fournir une formation de base et un travail d‘informations variés et lutter pour réserver une place de choix à l‘agriculture dans la loi sur la circulation routière. Et cela en gardant un œil sur les coûts, avec en plus dès le début la sécurité routière, la protection de la santé et la prévention des accidents L‘ASETA a inscrit les domaines suivants à son agenda: «Défense des intérêts» pour la circulation routière, «Formation permanente» pour la technique agricole, l‘éducation routière et l‘informatique, «Service-conseils» pour les immatriculations, les systèmes de freinage et les pulvérisateurs de même que «Informations» par le biais de son périodique, Internet et divers dépliants. Mais tout cela coûte du temps et de l‘argent. Et comme certaines recettes ont diminué ou se sont vues stoppées et que de nouvelles tâches sont en attente, une hausse de la cotisation pour le siège centrale était incontournable. (Voir le compte-rendu de l‘assemblée des délégués p. 19). Que les délégués soient ici remerciés. Ils ont soutenu à une forte majorité le Comité directeur et ainsi approuvé l‘augmentation de la cotisation centrale. Une preuve de confiance... qui donne des ailes! Ueli Zweifel

Nouveau: Les cours du Centre ASETA, Grange-Verney.........................................................19 EIMA - Voyage des lecteurs........................................ 23 Il y a remorque et remorque...................................... 26 Sous la loupe Agriculture de précision..............................................24 Sections FR : Association au top niveau....................................27 Energie Utiliser la force hydraulique locale.............................. 28

Chauffage au bois économique et propre...................31 Marché des machines OmniBib comble une lacune...................................... 35 Parade Pöttinger........................................................ 36 Impressum............................................................... 38

Titelbild: Page de couverture: Anton à Portas Zuversicht im Hochtal La technique des arracheuses de betteraves pour maîtriser les (Bild Ueli Zweifel). conditions de récoltes difficiles.(Photo: Ueli Zweifel)

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n TA spécial

Récolteuses totales à betteraves – une technique hautement exigeante à tout point de vue. (Photo: Ueli Zweifel)

Récolteuses totales pour ­betteraves sucrières Seules cinq entreprises européennes sont présentes sur le marché des récolteuses totales de betteraves sucrières. Ces dernières voient toujours leur existence menacée par la pression des prix. En effet, le marché se limite actuellement à 500 machines de récolte en Europe occidentale. Quelle stratégie les différents acteurs doivent-ils adopter pour faire face aux turbulences du marché? Wolfgang Kutschenreiter*

Depuis le développement, en 1972, des premières automotrices-arracheuses totales à betteraves de Paintner (qui allait fonder la firme ROPA), ce système s’est largement répandu en Europe et dans le monde entier. Le potentiel d’innovation, associé à la proximité du client, des conseils compétents et un service efficace pendant la campagne sont les clés du succès commercial.

commercialisation, car elles passent directement du champ à la raffinerie de sucre. La logistique de récolte doit être cependant perfectionnée car les fabriques ont passé de l’entreposage de betteraves à la livraison «just in time». Dans la mouvance de la rationalisation, la part de terre livrée avec

les betteraves – qui correspondait encore au début des années nonante à la valeur des betteraves elles-mêmes – a été abaissée à environ 5%. Les pertes moyennes de betteraves ont également été réduites à quelque 2% grâce à des méthodes de décolletage plus précis, à l’adaptation latérale des éléments d’ar-

Logistique et technique de ­récolte Les betteraves sucrières n’ont pas de longs trajets à parcourir pour leur * Partenaire stratégique en technique agricole

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Fig. 1: Flux optimal de betteraves à l’exemple de la Ropa «Euro-Tiger» – de la reprise jusqu’au déchargement.


TA spécial n rachage et à l’extraction soignée des betteraves hors de terre.

Construction du système L’état actuel de la technique pour les arracheuses totales à betteraves comprend l’effeuillage avec un système de fléaux où le feuillage est broyé et déposé entre les rangs (= fléau intégral). Cela offre d’excellentes conditions pour le prochain semis sous litière et la restitution d’éléments nutritifs dans le sol. L’option de l’épandage en largeur existe aussi, ce qui se révèle particulièrement intéressant avec un taux élevé de mauvaises herbes ou de pierres. La combinaison avec la décolleteuse, disposant si possible d’un réglage automatique de la force de coupe, doit assurer une coupe précise des collets, ni trop haut, ni trop bas. L’élément d’arrachage, avec des socs polder ou à roue, maintient la profondeur avec des roues ou des arceaux de jauge. Un système d’adaptation automatique aux rangs des unités de décolletage et d’arrachage permet de compenser les irrégularités de largeur des rangs. Les betteraves doivent, en exerçant une vibration par exemple, être extraites de terre avec précaution. Un flux optimal des betteraves passant par les éléments de nettoyage conduit les betteraves des socs d’arrachage aux rouleaux de nettoyage, puis, par le tapis de transfert et les tamis jusqu’au tapis élévateur et à la trémie. La capacité de la trémie de ces récolteuses va de 16 (pour les petites) à 40 mètres cubes (ROPA). La puissance du moteur se situe, selon la capacité des machines, de 374 ch (pour les petites) à 604 ch (ROPA). En ce qui concerne l’entraînement, des transmissions hydrauliques en continu à deux niveaux, avec traction intégrale enclenchable, sont la norme. Pour le guidage, trois variantes sont en principe prévues; pour les virages, un châssis articulé avec un angle de 30 degrés à gauche et à droite permet de diminuer le rayon de braquage et de respecter le passage dans les traces. Le châssis articulé permet également le décalage des voies de passage et de ménager le sol. En mode rigide, les deux essieux tournent conjointement. Lors du travail, la conduite de la récolteuse est déterminée par les tâteurs de rangs. En mode «route», la conduite synchronisée combinant le châssis articulé et le guidage par l’essieu avant est activée.

Fig. 2: Cabine confortable de la petite SF 10-2 – pour de longues heures de travail.

La concentration sollicitée par des performances au plus haut niveau pendant les longues heures de travail que dure la campagne d’arrachage implique un confort d’utilisation de bonne facture. Un joystick multifonction réglable et des écrans facilement lisibles dans une cabine ergonomique et confortable, assurant une bonne vision panoramique, sont les standards essentiels qui équipent les récolteuses.

Ropa a équipé son «Euro-Tiger» d’un troisième essieu et d’un système de répartition du poids en fonction du degré de remplissage de la trémie. Grimme introduit, avec l’entraînement à chenilles de la Maxtron 620, le principe d’une surface au sol maximale. L’augmentation de la surface de contact sur le terrain a un effet généralement favorable sur la consommation de carburant.

Protection du sol

Stratégie des entreprises (classées par ordre alphabétique)

Une récolteuse à six rangs pèse, lorsqu’elle est chargée, 40 tonnes et davantage. Afin de maintenir malgré tout la fertilité et la structure du sol, l’on utilise différents trains de roulement pour ménager la pression du sol. Cela doit permettre d’atténuer les dégâts dus au tassement. Holmer, avec la Terra Dos T3 «plus», propose un essieu arrière à roues jumelées permanentes, ce qui assure une surface de contact très importante.

La concurrence entre les cinq principaux constructeurs européens est caractérisée par trois facteurs prépondérants: Premièrement, les exigences toujours croissantes des agro-entrepreneurs et des producteurs de betteraves en ce qui concerne la technique elle-même, mais également le service-conseils et le développement, ainsi que les systèmes d’information, de distribution et de ­service.

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n TA spécial Deuxièmement, le marché estimé à 500 récolteuses totales à betteraves et de peut-être 150 chargeuses automotrices ne laisse que peu de marge de manœuvre aux entreprises, même en considérant l’approvisionnement des marchés d’exportation en constante croissance. Troisièmement, ces spécialistes doivent soutenir leurs forces d’innovation et leurs velléités d’expansion avec des moyens financiers afin de subsister. Grimme, le nouvel arrivant Grimme Maxtron 620: 6 rangs, moteur: 360 KW/490 ch, MercedesBenz, réservoir carburant: 1400 litres, trémie: 33 m3 ou env. 22000 kg, châssis/ direction, chenilles en caoutchouc, roues arrière directrices +/– 70 degré

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La maison Grimme était à l’origine une forge, fondée en 1862 à Damme en Basse-Saxe. Toujours établie dans la même commune, l’entreprise compte aujourd’hui 1200 collaborateurs au total et dispose de filiales en France, en Angleterre et en Russie, ainsi que d’une usine aux Etats-Unis servant à développer une technique de récolte des pommes de terre adaptée aux conditions locales. Depuis le début de cette décennie, Grimme, usine de machines agricoles, a doublé son chiffre d’affaires pour atteindre 185 millions d’euros en 2007. A la recherche d’un nouveau champ d’activités, Grimme s’est lancée dans le segment des récolteuses totales à betteraves sucrières, à côté de la technique traditionnelle de récolte des pommes de terre. Lors du développement de la Maxtron 620, les expériences réalisées dans les techniques de récolte des pommes de terre et des légumes ont été mises à profit, avec les objectifs de ménager la récolte

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et le sol tout en assurant une meilleure performance. La première Maxtron est apparue sur le marché en 2003. Après 15 unités commercialisées l’année dernière, le nombre de Maxtrons fabriqués pour la campagne 2008 a atteint la trentaine. L’objectif à moyen terme consiste à produire 50 machines par an. Le système de nettoyage (Clean Control) de Grimme, avec 16 programmes de nettoyage individuels, constitue l’une des caractéristiques remarquables de cette machine, à l’inclusion de son train roulant à chenille en caoutchouc. A cela s’ajoute une autre innovation avec le Rootster 604 à six rangs tractés et la chargeuse à trémie de 4 tonnes destinés à certains segments du ­marché. Les 10 premières unités du genre seront engagées lors de cette campagne. Holmer, le meneur Holmer Terra Dos T3: 6 rangs, moteur: 353 KW/480 ch, réservoir carburant: environ 1150 litres, trémie: 28 m3, châssis/ direction: deux essieux, mode en ligne ou décalé, direction avec châssis articulé; combinaisons de conduite présélectionnables.

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En 1974, sous la direction du fondateur de l’entreprise, Alfons Holmer, la Holmer Maschinenbau GmbH, Eggmühl, Basse-Bavière, a mis sur le marché la première récolteuse totale à betteraves sucrières à six rangs munie du système «Painter». Jusqu’à ce jour, l’entreprise reste la plus forte dans ce segment de marché. En 2007, 246 unités ont été vendues. Cette année, la 2500e récolteuse totale sortira de l’usine. Cependant, le fondateur Alfons Holmer et sa famille ne sont plus de la partie. Il y a quelques années, lors

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d’une période creuse, le groupe Avida de Düsseldorf est entré dans le capital comme investisseur, puis a repris ensuite l’entreprise et sa direction. En 2007, le chiffre d’affaires record de 106 millions d’euros a été atteint et l’entreprise compte maintenant 400 collaborateurs. Holmer dispose de ses propres filiales de distribution et de service en France, Pologne, Tchéquie et Ukraine et se trouve en pleine expansion. A mi-2007, Holmer a tenté en vain de racheter son concurrent français Moreau pour le sortir de ses difficultés. Finalement, le groupe Exel a enlevé le morceau à fin 2007. Holmer, de son côté, a repris la fabrique d’outils Bottmersdorfer Gerätebau GmbH (Gebo) et a pu venir sur le marché en 2008 pour la première fois avec une chargeuse-nettoyeuse automotrice, «Terra Felis», dont 30 unités devraient être produites. Par ailleurs, le tracteur de 600 CV «Terra Variant», basé sur le châssis de la Terra-Dos, devrait connaître une certaine croissance avec 45 à 50 unités en 2008. La Terra Dos T3 «Plus» avec roues jumelées permanentes, système de décalage des voies de passage et largeur de transport sur route de 3 m est disponible en complément de l’assortiment des récolteuses totales. Kleine, l’innovateur Kleine SF 10-2: 6 rangs, moteur: 275 KW/374 ch, réservoir carburant: 610 litres, trémie: 15 m3, châssis/direction: deux essieux, guidage automatique: tâteur de feuille par le décolleteur sur l’essieu arrière, contrôle de guidage par l’arracheuse sur l’essieu avant.

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L’entreprise Franz Kleine Vertriebs- und Engineering GmbH, située à Salzkotten, Westfalie, dispose d’une tradition de technique agricole vieille de 134 ans,

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TA spécial n dont 60 ans d’expérience en matière de récolte des betteraves. Il s’agit donc d’une entreprise bien connue sur la scène de la technique agricole. Depuis 2002, deux investisseurs londoniens détiennent une part majoritaire de Kleine, deux entrepreneurs russes étant également impliqués. Grâce à ses 138 collaborateurs et à l’adjonction d’une petite entreprise de montage en Russie, 80 à 120 récolteuses totales à betteraves sucrières sont assemblées chaque année. Les prévisions de chiffre d’affaires pour 2008 se situent aux environs de 36 millions d’euros, avec une tendance à la hausse. 85% de la production va à l’étranger, principalement en Europe de l’Est. Dotée d’un moteur de 375 ch et d’une capacité de 15 mètres cubes, la récolteuse Kleine est relativement légère. Cette machine est utilisée généralement avec une chargeuse LS 18.2 et atteint ainsi des performances horaires remarquables de 1,5 ha. Kleine accorde une attention particulière à sa chargeuse nettoyeuse SF RL 350 V, dont la largeur de 10 m et l’organe de prélèvement en V permettent d’augmenter les performances de chargement de 50 % par rapport à la largeur maximale actuelle de 8 m, selon le responsable de la distribution Sebastian Schauff. La Française Matrot 2011 Plus: 6 rangs, moteur Deutz 362 KW/492 ch, réservoir carburant: 970 litres, trémie: 26 m3, châssis/ direction: sur deux ou quatre roues, direction avec châssis articulé; guidage automatique aux champs.

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Le groupe français Exel, qui a connu une très forte croissance cette dernière décennie et a acheté en 2007 le leader du

marché des pulvérisateurs Hardi, a acquis également trois fabricants nationaux d’arracheuses de betteraves sucrières: en 2001 le leader du marché Matrot, en 2003 et 2007 les spécialistes Herriau et Moreau avec 80 collaborateurs et un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’euros, ceci pour la somme de 6 millions d’euros. Matrot continuera de produire, selon les déclarations d’intention, aux environs de Beauvais, alors que Herriau avec Moreau devraient être rassemblées à proximité de Cambrai. 90% des surfaces de betteraves sucrières françaises se concentrent dans cette région et Matrot possède une part de marché de 60% des récolteuses à betteraves selon ses propres dires. Le classique Matrot est, en France, l’automotrice M41 traditionnelle de 355 ch. Le tout dernier développement est la M 2011 «plus», avec une trémie de 25 m3 et un moteur de 430 ch. Cette série est cependant prévue pour l’exportation dans les pays de l’Est. Ropa, le poids lourd ROPA Euro-Tiger V8-3: 6 rangs; séries PR-XL à 8 ou 9 rangs; moteur Daimler-Chrysler V8 Diesel 444 KW/604 ch, réservoir carburant: 1440 litres, trémie: env. 40 m3, châssis/direction: trois essieux, mode en ligne ou décalé, direction avec châssis articulé aux champs et sur route; combinaisons de conduite pré-sélectionnables.

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L’histoire de la création de l’entreprise Ropa Maschinenbau GmbH, localisée à Sittelsdorf (Bavière), est à mettre à l’actif du fondateur de l’entreprise et actuel directeur Hermann Paintner. Il a mis au point en 1972 la première récolteuse automotrice totale à betteraves sucrières six rangs. Pour la production en série et le développement, Hermann

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Paintner a collaboré avec Holmer, ceci jusqu’à la constitution de Ropa GmbH en 1986. Ropa établit de nouvelles références pour la branche avec tout d’abord une trémie d’une capacité de 35 m3 et, plus tard, avec les 40 m3 de l’Euro-Tiger. Une évolution analogue s’est faite en termes de performances avec 2,5 hectares à l’heure. Cinq ordinateurs de bord contrôlent et commandent l’Euro-Tiger V8-3. La régulation de la charge par essieu automatique ainsi que le nouveau procédé de broyage et d’épandage des feuilles en font partie. De nouveaux jalons sont également posées en matière de sécurité d’utilisation et de minimisation des coûts d’arrachage avec l’unité d’arrachage PR, monté en série depuis 2006 et disposant de roues tâteuses de 900 mm, d’une sécurité anti-pierres hydraulique et d’un système original d’arrachage avec soc vibrant et convoyeur à roues coniques. Dans le domaine des chargeuses-nettoyeuses automotrices, ROPA est leader mondial. Le terminal de la chargeusenettoyeuse ROPA constitue un véritable central de communication des données. La balance en continu et le système de transvasement propre sont intégrés au terminal de la chargeuse Euro-Maus 3 sans appareil accessoire. Toutes les données relatives aux commandes et au chargement peuvent être transférées du terminal de la machine au PC de l’exploitation. L’entreprise familiale occupe 226 collaborateurs et travaille les marchés étrangers avec de partenaires de distribution fixes, ainsi qu’avec cinq propres filiales de distribution et de service. Sa production annuelle s’élève à 110 arracheuses totales à betteraves sucrières et 70 chargeuses-nettoyeuses automotrices.  n

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n Technique d’affouragement

Trois stratégies «Veaux et jeune bétail» est notre troisième volet sur l’affouragement bovin. Les thèmes précédents étaient «La Conservation du fourrage» et «L’affouragement d’été», traités dans les éditions 6 / 7 et 8 / 2008. Les renseignements relevés par nos auteurs proviennent des responsables des trois exploitations agricoles suivantes: • L’exploitation de pâture intégrale de la communauté d’affermage «Burgrain», Alberswil LU • L’exploitation laitière de fromagerie «Marchstein», Steinhausen ZG • La communauté d’exploitation Andrey et Sudan, Le Pâquier FR

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• Un article de fond intitulé «L’affouragement des veaux» se trouve en page 11. Il est suivi de réflexions sur le système d’affoura­ gement du futur (page 14). • Lors de l’édition 12 / 2008 consa­ crée à l’AGRAMA, nous traiterons le sujet de l’affouragement hivernal des vaches laitières.

conde partie de la période d’insémination, un taureau Limousin loué est placé au sein du troupeau. Après une période tranquille en décembre et janvier – les vacances des trayeurs – il se passe vraiment quelque chose au Burgrain durant les mois de février et mars! Aussi bien les vaches que les 12 génisses vêlent pendant cette période. Aider aux misebas, marquer les veaux, habituer les génisses à la traite et abreuver les veaux sont des travaux qui demandent beaucoup de temps pendant ces semaines-là.

Burgrain Alberswil

Transition du lait au fourrage grossier Pour les génisses d’une demie année, le pâturage est important pour l’exercice et l’ingestion de fourrage. Le foin constitue cependant la part principale de la ration. (Photos: Anton Moser)

Elevage de jeune bétail dans l’exploitation Burgrain La détention de vaches laitières avec vêlage saisonnier a des répercussions considérables sur l’organisation de l’élevage du jeune bétail. Afin que les termes de vêlage des génisses et des vaches correspondent, l’âge des génisses doit se situer entre 22 et 25 mois au maximum au premier vêlage. Cela implique des soins très attentifs et un bon affouragement des jeunes animaux, de manière à ce que leur développement physique soit optimal et qu’ils atteignent leur maturité à 14 ou 15 mois.

de période par un taureau IA correspondant. En ce qui concerne les génisses, des taureaux connus (génétiquement) pour un vêlage facile sont utilisés. Lors de la se-

Après quelques jours déjà, les veaux destinés à l’élevage sont sélectionnés et placés dans des groupes séparés. Les veaux restants sont, selon les livraisons de lait à la fromagerie, soit engraissés sur place, soit vendus. Dès la naissance, les veaux d’élevage ont à leur disposition de l’excellent foin riche en fibre. Le lait constitue cependant l’aliment de base pendant les trois premiers mois. Pendant la phase de sevrage, les

Plus de 40 veaux en l’espace de 2 mois Au printemps, les exploitants veillent à ce que les vaches entrant en ligne de compte pour l’élevage soient inséminées en début

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Les jeunes animaux reviennent quotidiennement à l’étable et mangent un foin riche en fibres et d’excellente qualité.


Technique d’affouragement n veaux reçoivent 100 kg de concentré (d’abord de l’aliment d’élevage Combiflock 504; 17,5% MA 7.0 NEL 130 PAI; CHF 78.– / 100 kg, ensuite de l’aliment pour jeune bétail 525.01; 17% MA 7 NEL 140 PAI; CHF 70.–/  100 kg). Pendant cette période, une mise en pâture régulière pendant la journée commence. L’ingestion de fourrage à l’extérieur est certes modeste, mais le mouvement fait du bien aux jeunes animaux. Ils disposent par ailleurs d’une quantité généreuse de foin de séchoir à la crèche.

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«Marchstein» Steinhausen ZG

La croissance joue grâce à un bon fourrage de base Pendant l’affouragement hivernal également, les génisses d’une année obtiennent du foin ventilé. Au stade de l’épiaison et de la floraison des dents-de-lion, le rapport entre la structure et la composition du fourrage s’avère idéale pour le jeune bétail, selon les expériences des exploitants. Une structure suffisante favorise l’activité de la panse et évite les diarrhées, alors que de l’énergie et des protéines en quantité assurent une croissance journalière satisfaisante. Au printemps, les sorties au pâturage sont régulières. A cette occasion, les exploitants sont particulièrement attentifs aux chaleurs des animaux, la période d’insémination des génisses de 14 à 15 mois commençant déjà en mai.

Herbe de pâture et foin écologique Pendant l’été, les génisses portantes se trouvent au pâturage jour et nuit. Elles sont placées dans les parcs des vaches un à deux jours. En pâturant après les vaches, elles disposent d’une part d’herbe jeune, mais doivent également se contenter d’herbes moins appétentes que les vaches ont dédaignées. Josef Bernet et Andreas Nussbaumer ont fait l’expérience et confirment que les pâturages sont mieux nettoyés pendant la nuit. En automne, des pâturages de grande surface sont proposés et, selon la quantité de fourrage, du foin est affouragé en plus à l’étable. Du foin plus vieux provenant de prairies écologiques et du regain de qualité médiocre (trop vieux ou ayant eu la pluie) constituent la part principale de la ration lors du second hiver. L’on veille cependant à n’affourager que du foin absolument exempt de moisissure. Les animaux nourris de cette façon atteignent leur taille adulte jusqu’au vêlage, mais sans excès de poids. Anton Moser, CFVA Schüpfheim LU

Les veaux sont détenus dans des box bien garnis de paille. (Photo: Willi Gut)

Jeune bétail en contrat d’élevage Les veaux profitent aussi indirectement de la nouvelle étable des vaches laitières. Ils sont certes encore logés dans l’ancienne étable, mais la place disponible s’avère généreuse et le climat est optimal en tout temps. Une transformation de l’étable des veaux est cependant planifiée au «Marchstein» l’hiver prochain, ceci afin de pouvoir séparer des groupes selon l’âge et la destination des veaux, que ce soit l’élevage ou l’engraissement.

Dans des box individuels lors des deux premières semaines Le colostrum lors des premiers jours est une évidence, la quantité étant augmentée progressivement à 2 x 3 litres par jour pour les animaux d’élevage. Après un mois, la quantité diminue de nouveau. Les veaux sont abreuvés à l’aide de tétines pendant deux semaines, puis habitués ensuite à boire librement. Du foin d’excellente qualité et de l’aliment d’élevage sont disponibles à volonté quelques jours déjà après la naissance. Les veaux sont détenus dans des box individuels généreusement paillés. Ainsi, l’on évite qu’ils se tètent l’un l’autre. Thomas Hausherr ne voit presque jamais d’inflammation du nombril, ce qu’il met à l’actif de ce mode de détention. Les veaux restent ainsi sous surveillance durant les premiers jours, ce qui permet de réagir rapidement en cas de problème.

Le taux de remonte se situe entre 20 et 25 %. Les veaux excédentaires sont destinés à la boucherie. Les veaux d’élevage quittent l’exploitation à l’âge de un à quatre mois. Deux exploitations partenaires du Canton de Schwytz les prennent en charge dans le cadre d’un contrat ­d’élevage.

Intégration rapide dans le groupe des vaches Les exploitations d’élevage sont suffisamment professionnelles pour que Thomas Hausheer ne se soucie plus de ses génisses jusqu’à leur retour sur l’exploitation environ un mois avant le vêlage. Inséminées lorsqu’elles atteignent 420 kg, les vaches atteignent en moyenne l’âge de 28 mois au premier veau. Les nouvelles arrivantes sont directement intégrées au groupe des vaches en lactation. Elles s’habituent ainsi très vite au rythme journalier. Elles viennent avec leurs congénères à l’heure de la traite et se familiarisent aussi avec le distributeur de concentrés deux semaines environ avant de mettre bas. Il faut les accompagner une à trois fois avant que les génisses ne deviennent autonomes. Selon l’expérience du chef d’exploitation, une intégration optimale dans les groupes de vaches est très importante pour le parfait déroulement du travail après vêlage. Willi Gut, CFVA Schluechthof

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n Technique d’affouragement

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Communauté d’exploitation Andrey et Sudan, Le Pâquier FR

Les igloos individuels sont préférés à la détention en groupe.

Affourragement du jeune bétail: la clef du succès Les conditions d’élevage et l’attention prêtées au jeune bétail représentent la clef du succès de la production laitière. Il faut donc donner aux veaux les conditions de croissance répondant aux objectifs de l’exploitation. Dans cette perspective, Philippe Andrey et Nicolas Sudan n’hésitent pas remettre en question leur mode de faire et à apporter les changements nécessaires pour atteindre les résultats escomptés.

Des igloos plutôt qu’un box collectif Le nombre de vêlages, répartis sur toute l’année, se situe entre 100 et 120. Les veaux génisses sont gardés pour l’élevage et la remonte alors que les veaux mâles sont vendus pour l’engraissement. Dès leur naissance, les veaux sont placés dans des igloos individuels. Après l’abreuvement au colostrum, du lait leur est distribué au biberon à raison d’environ 6 litres par bête et par jour, jusqu’à 2 mois et demi au maximum. A cela s’ajoute assez rapidement un aliment floconné. Dès la sixième semaine, les veaux disposent d’un peu de foin, dont la quantité est volontairement limitée afin d’éviter une trop forte croissance musculaire. Un point d’eau est également accessible, ce qui leur permet entre autre d’apprendre à boire. Une autre mesure à laquelle les exploitants ne dérogent jamais et qu’il peut être bon de rappeler:

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ne jamais donner aux veaux du «mauvais» lait (avec antibiotique ou de vache fraîchement vêlée autre que la mère). Après avoir testé la détention collective en box avec distributeur automatique de lait (DAL ou louve), les deux éleveurs ont opté pour la détention en igloo individuel. Chaque système présente son lot d’avantages et d’inconvénients mais leur choix s’est porté sur l’igloo, pour les raisons suivantes: éviter la tétée réciproque et donc les problèmes au pis qui en découlent par la suite, moins de diarrhée, moins de pneumonies et moins de concurrence entre les bêtes (accès au DAL, etc.). Nicolas Sudan reconnaît volontiers que la charge en travail de ce système est plus astreignante que la détention en groupe (il compte environ une heure par jour pour 20 igloos) mais l’expérience a montré qu’avec ce système la perte de veaux est moins élevée. De plus, la détention individuelle facilite la surveillance. Par la suite, les veaux sont logés dans des igloos collectifs en groupe de 3 ou 4. C’est à ce stade qu’intervient le sevrage. La durée de ce séjour varie ente 3 et 5 semaines selon la taille et la souche des bêtes. L’alimentation est constituée de foin et d’eau et la part de lait passe progressivement de 1 litre à rien. Chaque bête reçoit quotidiennement environ 2 kg d’une ration identique à celle des vaches (voir TA d’août 2008).

L’organisation du travail est aussi prise en compte Après le sevrage, les bêtes – alors âgées de 4 mois – sont déplacées à l’ancienne écurie de Broc, où elles sont détenues en logettes pour une période d’environ huit mois. L’affourragement se compose uniquement de foin de séchoir et d’un aliment concentré. Ce changement d’étable n’est pas des plus pratiques, il permet certes d’utiliser les bâtiments existants, mais le déplacement du bétail (environ 5 km) présente une astreinte supplémentaire. De plus, le logement en logettes n’est pas des plus adéquat à ce stade de croissance. Pour pallier ce problème, il est prévu d’aménager une nouvelle stabulation en couches profondes dans le prolongement du fenil maintenant en cours de construction (voir TA juin/juillet 2008). Ces travaux sont presque entièrement réalisés par les exploitants et leurs employés. Mis à part le dimensionnement et la coupe de la charpente, c’est Philippe Andrey qui assure la planification et la gestion du chantier. Le bâtiment de Broc sera alors uniquement destiné à accueillir les vaches taries et les génisses prêtes à vêler.

Obtenir des génisses pas trop grasses mais en santé Dès l’âge d’une année, les génisses sont «rapatriées» au Pâquier ou elles sont détenues en logettes sur caillebotis. Leur ration est composée d’un mélange de foin, d’ensilage d’herbe d’automne, de paille et de minéraux essentiels au développement du squelette. Le tout est distribué avec la mélangeuse. Toujours dans l’optique d’obtenir de bonnes laitières, l’alimentation est définie de manière à ce que les bêtes ne soient pas trop grasses et en santé. C’est également pour cette raison qu’elles ne reçoivent pas de maïs. L’insémination s’effectue entre le 18e et 20e mois. De manière générale on cherche à obtenir une hauteur de garrot entre 1,5 et 1,55 m pour le vêlage, afin de garantir la continuation du développement de la bête. A noter que dans l’intervalle, les génisses sont également alpées. Les plus jeunes d’entre elles montent à 6 mois. Celles qui effectuent leur premier séjour sur l’alpe bénéficient d’un complément de foin et de cubes de maïs. Pour les autres: uniquement du foin et des sels minéraux.  n Sylvain Boéchat


Technique d’affouragement n

Un développement optimal de la panse passe par l’affouragement de fourrages et de concentrés. (Photo: ???)

Elevage des veaux: la base pour des vaches performantes Un élevage des veaux réussi participe au succès de la production laitière. Le développement régulier jusqu’au ruminant performant, des pertes d’élevage minimales et des coûts de remonte modérés constituent les objectifs de l’élevage moderne. L’alimentation des veaux dès leurs premières heures de vie contribue de manière déterminante à l’atteinte de ces objectifs. Cet article donne des recommandations relatives aux périodes du colostrum, de l’allaitement et de la phase après sevrage.

Thomas Jilg*

Période du colostrum L’immunisation des veaux nouveaux-nés provient exclusivement du premier lait. C’est pourquoi l’absorption du colostrum entre 2 et 3 heures après la naissance s’avère de première importance. 8 heures déjà après la naissance, l’absorption des gGlobulines se réduit de moitié par rapport aux trois premières heures de vie. 35 heures après la naissance, plus aucun anticorps n’est résorbée dans l’intestin. Ils peuvent * Thomas Jilg est collaborateur scientifique auprès du Centre de compétence et de formation de Aulendorf (BadeWurtemberg)

faire effet uniquement dans l’intestin luimême. Une distribution en deux fois de deux litres chaque fois est recommandée, la caillette des veaux étant capable d’absorber ce volume. Si la quantité ingérée est inférieure, il s’agit d’augmenter la fréquence de distribution. Lors de la période du colostrum, la quantité journalière ne devrait pas excéder 4 litres. Les veaux ne constituent que lentement, durant les premières semaines de vie, leur propre système de défense immunitaire contre les germes pathogènes (immunité active). Jusque là, les immunoglobulines du colostrum servent à leur défense contre les maladies (immunité passive) et sont essentielles à leur survie (fig. 1). Il est recommandé de prolonger la période du premier lait sur cinq jours au minimum, ceci en rai-

son de la physiologie de la digestion et de l’interdiction de livraison du lait. Les volumes de lait non livrables durant cette période ne peuvent être absorbés par le veau. C’est pourquoi il vaut la peine de donner ce premier lait excédentaire aux veaux plus âgés, en lieu et place du lait entier normal. Du point de vue de la santé des animaux, l’alimentation de ce lait est conseillé sur une dizaine de jours au moins. La qualité du colostrum diverge selon le nombre de vêlages, l’affouragement et la quantité de lait dans la mamelle. Les vaches ayant déjà eu plusieurs vêlages ont, en général, une densité supérieure d’immunoglobulines, contrairement aux vaches avec d’importantes quantités de lait dans la mamelle ou un écoulement préalable. La quantité d’immunoglobulines dans le

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n Technique d’affouragement lait reflète l’état immunitaire de la vache. Il existe des indications montrant que le stress péjore l’état immunitaire de la vache et, partant la quantité d’immunoglobulines dans le premier lait. La teneur en b-carotène est élevée en cas d’alimentation avec du fourrage vert, alors qu’elle est réduite par l’affouragement de foin de piètre qualité, de paille ou d’ensilage de maïs. Il convient donc, en conséquence, de vérifier la qualité de la première traite. Un colostrum de bonne qualité est épais et de couleur jaune maïs en raison de sa teneur en b-carotène. Un colostrum fluide, ressemblant au lait normal, ne contient que peu d’immunoglobulines. Une couleur blanchâtre indique un déficit en b-carotène. Or la b-carotène est le précurseur de la vitamine A qui joue un rôle important dans la défense contre les maladies. La teneur en immunoglobulines peut être déterminée grâce au lactodensimètre. Avec une teneur inférieure à 50 grammes d’immunoglobulines par litre, il est recommandé de recourir à une réserve en colostrum de meilleure qualité. Des bouteilles ou des sachets en plastique de 1 ou 1,5 litres s’avèrent parfaitement appropriés pour constituer une telle réserve. Le colostrum devrait être congelé le plus rapidement possible, puis réchauffé dans bain-marie à 40°C au maximum.

Période d’allaitement avec fourrage complémentaire Habituellement, les veaux sont allaités jusqu’à 10 ou 12 semaines. Grâce à un concept de sevrage précoce, avec une durée d’allaitement limitée à 8 semaines, quelque 100 francs de frais d’élevage peuvent être épargnés. Des quantités de liquide réduites augmentent d’autant l’appétit pour les aliments complémentaires (tableau 2). Au moment de leur naissance, les veaux possèdent une caillette fonctionnelle destinée à la digestion de la protéine, de la graisse et du sucre contenus dans le lait. La mise à disposition d’autres aliments favorise le développement d’un système enzymatique qui leur permet alors la digestion de protéines et de graisses étrangères au lait. C’est pourquoi il vaut la peine de proposer des aliments concentrés appétents lors des premières semaines déjà. Des composants d’orge et de maïs ou de l’amidon aisément digestible (ex: amidon d’avoine) sont facilement accessibles pour les enzymes du jeune veau. Le succès d’un aliment concentré dépend de l’appétence et de la digestibilité de ses composants.

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Les mueslis pour veaux sont certes un peu plus chers, mais très bien adaptés pour un sevrage précoce en raison de leurs composants digestibles et appétents. Après la période d’accoutumance, il est possible de passer à un aliment plus économique ou à une préparation maison. Quant aux concentrés TMR pour veaux, il s’agit d’un mélange conservable constitué de 30% de foin et de 70% de concentrés. La qualité du foin se révèle déterminante pour le succès de ce fourrage. L’ajout de 5% de mélasse permet d’éviter la séparation des L’appétence peut être améliorée par des éléments comme de la pulpe mélassée, de la mélasse (jusqu’à 5%), du tourteau de lin et du tourteau d’extraction de soja. Des expériences démontrent que les produits issus du colza peuvent s’utiliser avec succès. Un aliment de démarrage devrait contenir au moins 10% de tourteau de lin en raison de ses propriétés diététiques favorables. La teneur en matière azotée devrait correspondre à 18% et la valeur énergétique à 10,8 MJ ME/kg (7 MJ NEL environ). Au plus tard dès le huitième jour, les veaux doivent disposer de foin ou d’un autre fourrage riche en fibres et bien structuré comme, par exemple, le concentré TMR pour veaux. Pour favoriser l’absorption de fourrage complémentaire, de l’eau à volonté doit être mise à disposition des veaux dès la deuxième semaine.

composants du mélange. Selon les expériences les plus récentes, une part plus faible de foin peut conduire à des acidoses subcliniques de la panse. Dans de nombreux cas, du foin de luzerne a été utilisé avec succès. Le mélange peut être préparé dans une remorque mélangeuse, puis stocké plusieurs semaines. Ces concentrés TMR pour veaux peuvent leur être proposés à discrétion. Afin de garantir la qualité du fourrage, l’approvisionnement en eau ne devrait pas se trouver sur la mangeoire. Ce procédé permet d’améliorer la qualité et la rationnalisation du travail dans l’élevage de veaux. Alimentation au lait entier. Le lait entier est un aliment de haute valeur, idéalement adapté aux besoins des jeunes veaux. Chaque vache produit quelque 50 à 100 kg de lait non commercialisable pendant les cinq premiers jours de lactation. Ce lait peut être utilisé pour l’élevage des veaux. Ces quantités de lait dépassent notablement les besoins du veau et peuvent donc être affouragées à d’autres veaux. Le lait entier contient davantage d’énergie, de protéines et de graisses, mais moins de fer que les substituts de lait habituels (tableau 1). Dans l’élevage, la quantité de lait entier devrait donc se limiter à 6 litres, afin que du fourrage grossier puisse encore être ingéré. Le lait entier devrait être distribué à température corporelle, soit 39 °C.

Tableau 1: Teneurs en éléments nutritifs du lait entier et de substitut de lait Teneurs en éléments ­nutritifs

Lait entier

Teneur en MG, g/kg Teneur en protéine, g/kg Teneur en énergie MJ ME/kg Fer, mg/kg Lysine, g/kg

Substitut de lait dans la matière sèche 303,0 10–250 258,0 240–260 22,5 16,6 2–4 70–130 18,6 19,0

Lait entier

Substitut de lait 120 g / lt dans l’abreuvoir 40,0 28–112 34,0 27–30 2,9 1,9 0,26–0,52 8–15 2,7 2,2

Tableau 2: Plans d’allaitement Semaine de vie

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Durée d’allaitement Utilisation

Lait entier, l/jour, com- 4 5 5 5 5 5 5 5 5 4 4 S longue plément de substances 4 5 5 5 5 5 4 S sevrage précoce actives selon besoin Substitut de lait, l/ jour

380 kg 245 kg

C 5 6 8 8 8 8 8 8 8 7 S longue

  52 kg

C 5 6 6 6 6 5 S

  24 kg

sevrage précoce

C: Colostrum la 1ère et éventuellement la 2ème semaine    S: Sevrage


Technique d’affouragement n Compléments au lait entier: Le lait entier devrait être dilué au maximum avec 20 % d’eau bouillante afin de régler la température à 39 °C. Cela constitue d’ailleurs la seule fonction de l’eau. Une teneur en eau supérieure peut engendrer des difficultés de coagulation du lait dans la caillette. La faculté de coagulation peut être améliorée par la baisse du pH à 5,1–5,3. Avec une telle valeur, le lait se trouve presque au point de coagulation. Cela peut se réaliser grâce à des éléments actifs acidifiants. Le lait contenant des résidus antibiotiques de vaches sous traitement n’est pas approprié car ils dérangent l’équilibre fragile du système digestif des veaux, ce qui risque de provoquer des diarrhées. Lorsque du lait entier est affouragé, un complément de substances actives devrait être ajouté, afin d’assurer l’approvisionnement en vitamines et en oligo-éléments. Ces préparations complémentaires, selon les produits, peuvent être distribuées en continu ou sur une période limitée à une semaine. Un bon complément de substances actives devrait contenir des substances diminuant le pH, du fer, du cuivre, du manganèse, du cobalt, ainsi que les vitamines liposolubles ADE et la vitamine B soluble dans l’eau. Une importance particulière doit être accordée à l’approvisionnement en fer. Le besoin s’établit à 100 mg/kg de matière sèche de fourrage. L’utilisation d’un bon complément de substances actives lors des deux premières semaines de vie peut améliorer notablement la teneur en fer et la vitalité des veaux. Alimentation au substitut de lait: 1000 grammes de substitut de lait correspondent

à environ 6 kg de lait entier. L’utilisation de substitut de lait (tableau 2) s’avère plus simple et rationnel, particulièrement en cas d’utilisation de DAL (distributeur automatique de lait). L’utilisation du DAL peut se faire aussitôt après la période du premier lait. Lors du choix du substitut de lait, la part de poudre de lait maigre et la qualité des composants végétaux déterminent le prix du produit. Les laits en poudre doivent contenir au moins 20% de matière azotée, 1,45% de lysine, 10-20% de graisse, 0,9 g/kg de calcium, 0,65 g/kg de phosphore, 100 mg/kg de fer, 5-8 mg/kg de cuivre, ainsi qu’une quantité adaptée d’éléments traces et de vitamines. La digestibilité des composants peut être différente. Les poudres de lait maigre et de caséine sont en général mieux digérées que les sources de protéines végétales. Grâce à une préparation spécifique des aliments, leur digestibilité peut être améliorée. Entre-temps, des substituts de lait sans poudre de lait maigre, mais avec de la poudre de petit lait modifiée et sécurité de fabrication élevée se trouvent sur le marché.

Sevrage, phase post-allaitement Le sevrage peut commencer au plus tôt durant la septième semaine. L’ingestion d’environ 700 gramme d’aliment d’élevage (env. 1% du poids vif) avec un apport équivalent en fourrage structuré est essentielle. Plus le sevrage est précoce, plus la qualité de l’aliment d’élevage est importante. L’affouragement d’ensilage de qualité parfaite ne devrait pas commencer avant la cinquième semaine. Pour des raisons d’hy-

100 80 60 immunité passive 40

immunité active

20 0 0

1

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giène, il convient de privilégier l’ensilage de maïs, même si l’utilisation d’ensilage d’herbe de qualité irréprochable n’est pas exclue. L’apport de concentrés peut être rationné ou se faire à volonté jusqu’à une quantité quotidienne maximale de 2 kg/ animal. Des quantités supérieures entraînent des acidoses de la panse, limitent l’ingestion de fourrage grossier et n’ont pas pour effet une croissance accrue. Il est également possible de nourrir les veaux avec des aliments de production. L’âge à partir duquel cette alimentation peut être distribuée dépend de la digestibilité des composants du fourrage. En principe, on peut envisager cela sans problème dès la huitième ou dixième semaine.

Résumé

Développement de l'immunité

%

Les mueslis pour veaux sont souvent floconnés, broyés et granulés. Ils sont très bien acceptés en raison de leur bonne appétence.

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âge (semaines)

Fig. 1: Le développement de l’immunité active est corrélé avec le développement de la panse. L’expérience montre que les veaux sevrés rapidement présentent moins de problèmes de santé que les veaux affouragés au lait. L’immunité passive acquise grâce au colostrum disparaît entre la huitième et la dixième semaine. A ce stade, le développement de l’appareil digestif permettant l’absorption d’aliment solide est achevé.

Pour que les veaux se développent de manière optimale et que l’élevage se passe avec succès et sans difficulté, une détention irréprochable sur le plan sanitaire, ainsi que l’affouragement du veau avec du colostrum de haute qualité s’avèrent nécessaires. Afin d’éviter les problèmes durant les trois premières semaines, des substituts de lait de haute valeur ou du lait entier peuvent être affouragés aux veaux. Un sevrage dans les temps est possible lorsque les animaux disposent rapidement d’une quantité suffisante de concentrés. De cette manière, la croissance se poursuit sans fléchissement après le sevrage. Un développement rapide du système digestif passe par l’ingestion de foin et d’eau en plus de concentrés.  n

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n Technique d´affouragement

L’affouragement de haute performance augmente le rendement laitier par place d’etable.

Les systèmes de production sans ensilage limitent la masse transportée (teneur en eau), ce qui aboutit à une économie d’énergie.

Quel système d’affouragement à l’avenir ? Le système de pâture intégrale permet d’importantes économies de coûts sur le plan de la conservation du fourrage et des intrants. A l’inverse, le système hautes performances se situe aux antipodes quant aux coûts par place à l‘étable et pour la production laitière. Du point de vue des coûts, la production de fourrage sans ensilage offre également d’excellentes perspectives.

Christian Gazzarin*

La production du lait suisse est vraisemblablement la plus onéreuse que nulle part ailleurs au monde. Les causes premières en sont le contexte de coûts particulier de la Suisse ainsi que le changement plus lent des structures, comparé à d‘autres. De plus en plus de voix s’élèvent en faveur de l’ouverture des frontières. Depuis des années, les services de conseils et la recherche préconisent des mesures de réduction des coûts afin de se rapprocher du niveau de l’UE. * Station de recherches Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, CH-8356 Ettenhausen

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Les cartes sont redistribuées En 2007, une évolution que personne n’escomptait sérieusement a vu le jour: les prix des marchés mondiaux ont commencé à augmenter de façon massive, tout d’abord les prix du pétrole, puis également ceux des aliments et du lait. Entre-temps, le prix du lait a été de nouveau corrigé vers le bas alors que les prix du pétrole et des fourrages concentrés se sont maintenus à un niveau supérieur il y a deux ans. Il faut également mentionner l’augmentation importante des prix des métaux qui exerce un effet sur la fabrication des machines. La plupart des experts s’accordent à dire que les prix élevés des intrants ne redescendront pas au niveau années passées. Un maintien au niveau actuel, voire encore une augmentation, est beaucoup

plus probable. Les exploitations laitières des pays de l’UE se distinguent par une augmentation massive des frais de production causée principalement par les prix élevés des aliments concentrés. En Suisse, ce phénomène est quelque peu atténué par la protection douanière importante. Cependant, le prix élevé du diesel a des incidences sur toutes nos exploitations.

La conservation du fourrage ­engendre des coûts Que signifient ces évolutions de prix pour les systèmes d’affouragement futurs des vaches laitières? Les intrants du commerce (aliments concentrés, engrais) et l’ensemble de la conservation du fourrage font partie des principales positions de coûts et se voient fortement influencés par


Technique d´affouragement n les augmentations de en plus (+45%) que le système «pâture coûts les plus flagran- intégrale». Etable tes. Lait et traite Le Rapport FAT pré- Avantage de la conservation du Remonte cité ci-dessus traite de fourrage sans ensilage Vetérinaire différents systèmes En raison des prix en augmentation du Achat concentrés, adjuvant de production dans diesel, du mazout et des machines (prix Production fourragère les conditions helvéti- des métaux), il faut s’attendre sans aucun Affouragement ques. La comparaison doute à des coûts plus élevés dans le Tracteurs de deux systèmes ex- domaine de la conservation du fourrage Divers trêmes comme la «pâ- et des moyens des production (engrais, 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% ture intégrale» (pro- concentrés). La production laitière sans Coûts sans travail Temps de travail duction annuelle de ensilage devrait ainsi bénéficier d’un Fig. 1: Répartition des coûts et du travail d’un système de 6500 kg/vache, balles nouvel élan. Elle épargne de nombreuses production moderne avec stabulation libre (Affouragement d’été: rondes) et «hautes heures de machines grâce à la récolte de pâturage / ensilage). performances avec fourrage sec, ce qui limite la consommaensilage à l’année» tion de carburant et les réparations en les évolutions actuelles des coûts. Alors (production annuelle de 9100 kg/vache, raison des volumes inférieurs transportés. que les aliments concentrés étaient déjà silos-tours) sur une base de 14,5 ha de Par ailleurs, le pont-roulant permet la mise nettement plus chers en Suisses, ce sont surface fourragère principale permet de en place et la reprise du fourrage, voire surtout les coûts du carburant et des ma- mettre en évidence la répartition spécifi- sa distribution si la disposition le permet. chines qui constituent un facteur détermi- que différente des coûts (voir fig:2). Cela n’est pas le cas avec l’ensilage qui nénant pour le système de production. De toute évidence, l’économie de coûts cessite plusieurs types de machines pour La fig. 1 montre la structure de coûts principale du système de pâturage intégral ces mêmes opérations. Cet avantage est d’une exploitation laitière moderne réside dans la conservation du fourrage et encore renforcé par la technique actuelle, conventionnelle en stabulation libre et l’achat d’agents de production. En revan- soit le séchage en grange avec panneaux avec une moyenne annuelle d’étable che, le système de hautes performances se solaires. Sur le plan économique, les persde 7700 kg/vache. Hormis le temps de distingue par les coûts avantageux pour la pectives d’avenir offertes à l’exploitation travail, les intrants et la conservation du place d’étable et le système de traite. L’af- par les produits de qualité fabriqués à fourrage (production fourragère) consti- fouragement également (distribution du partir de lait de non-ensilage, comme les tuent les deux principaux blocs de coûts, fourrage) montre aussi des frais un peu fromages au lait cru, sont d’une grande juste derrière les investissements dans le inférieurs, car l’ensilage à l’année implique importance pour assurer de meilleures bâtiment (salle de traite et étable). Les l’utilisation d’une remorque mélangeuse, chances sur les marchés internationaux. données proviennent d’une évaluation de alors qu’avec la pâture intégrale, l’affou2005 (Rapport FAT n° 645; aujourd’hui ragement hivernal des balles rondes se Résumé Rapports ART). Les prix actuels élevés du fait manuellement. En fin de compte, le Des prix constamment élevés, voire en diesel et des engrais ne sont pas encore système «hautes performances» a montré augmentation pour le carburant, pour les pris en considération. un avantage de coûts de juste 6 centimes métaux et les autres agents de production, en 2005 (100 cts/kg contre 106 cts/kg), renchérissent en particulier la position de Les systèmes basés sur la proles coûts du contingent n’étant pas consi- coûts la plus importante: la conservation dérés. Le système «hautes performances» du fourrage. Davantage de pâturage et de duction herbagère sont moins permet la production de 85 000 kg de lait distribution d’herbe permettent d’en limidépendants ter les conséquences. Les Dans le cadre d’International systèmes de production Farm Comparison Network, Base de comparaison: 30 vaches (14,5 ha HFF) Hautes performances Pâture integrale sans ensilage limitent la abrégé IFCN, l’augmentation des 25 masse transportée (teneur coûts de 2006 à 2007 a été exa20 en eau), ce qui aboutit à minée sur la base d’exploitations 15 une économie d’énergie. typées. Il n’est pas étonnant que 10 les exploitations issues de pays L’utilisation du pont-roulant 5 0 dont les systèmes de production et d’un séchage en grange se basent sur les prairies et les à panneaux solaires permet pâturages (Irlande, Nouvellede diminuer notablement Zélande, Argentine) soient les la dépendance des sources moins touchés par l’augmentad’énergie fossiles (courant plutôt que diesel). Une tion mondiale des prix des agents augmentation des perforde production. En revanche, les mances du fourrage de systèmes de production axés sur les aliments concentrés, comme Fig. 2: Structures de coûts de deux systèmes de production (hautes base améliore en outre l’efsurtout les USA ou Israël, mais performances, pâture intégrale) en zone de plaine (source: Rapport ficacité des concentrés et, également l’Espagne, montrent FAT n° 645). partant, le revenu.  n Divers / Management

Terre

Tracteurs / voiture

Vetérinaire/ collecte de sperme / de soins

Remonte

Demande de production

Fourrage

Hébergement des animaux

Production du lait

Aliments pour animaux conservé

Coûts de production (cts./kg ECM)

Terres

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n ASETA

Des votes, des interventions, des remarques critiques et une atmosphère agréable: il y avait tout cela et plus encore à l‘assemblée des délégués 2008 de l‘ASETA qui s‘est déroulée au Parktheater de Granges, SO. (Photos: Ueli Zweifel)

Investir dans l‘avenir Les délégués de l‘ASETA concèdent une plus grande marge de manœuvre à leur association. Après des débats ardents, ils ont approuvé le nouveau montant de la cotisation. Le président Max Binder et le vice-président Auguste Dupasquier ont été confirmés dans leur mandat par acclamation.

Edith Moos-Nüssli

Le mot «confiance» fut le mot-clef de l‘allocution du président central Max Binder à l‘assemblée des délégués de Grange (SO). «Trop de confiance est souvent sottise, trop de méfiance est toujours malheur» dit-il en citant le poète autrichien Johann Nepomuk Nestroy. Et d‘expliquer en détail l‘importance de l‘agriculture en Suisse. Les paysannes et les paysans suisses produisent des aliments de qualité, prennent soin de l‘eau potable et créent à long terme une excellente économie d‘agriculture. Ces performances doivent être reconnues par la population. «Il n‘y a pas de raison de brader l‘agriculture sur les marchés et encore moins

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de la sacrifier sur l‘autel d‘une libéralisation globale à l‘avantage de l‘industrie ou du tertiaire» souligne Max Binder, conseiller national UDC ce 13 septembre au Parktheater de Granges (SO). «L‘agriculture n‘est pas une institution de bienfaisance mais une partie intégrante de l‘économie à laquelle on ne peut renoncer.» Pour Max Binder, ce plaidoyer en faveur de l‘agriculture en Suisse ne signifie pas que l‘agriculture peut rester ce qu‘elle est. La nouvelle génération de paysans est sur le la bonne voie pour relever les défis de l‘avenir. Innovation, créativité et bonne disposition sont des actions concrètes. Les changements sur le plan agro-technique le sont aussi. Sur chaque exploitation, la technique agricole – ou plus précisément la mécanisation à

la ferme et aux champs – n‘est plus un facteur de coûts à négliger. Ainsi l‘ASETA prend-elle toute son importance. Les moyens financiers adéquats fournissent la base pour la réalisation des futurs projets et des prestations.

Des prestations orientées vers l‘avenir Les quelque 105 délégués présents ont discuté des moyens financiers nécessaires à l‘association pour s‘occuper de questions agro-techniques et pour continuer à défendre les intérêts des membres. Le Comité directeur et le Comité central ont demandé de fixer à 65 francs la cotisation individuelle versée à l‘association centrale à partir de 2009. Au terme du scrutin du Comité central, et après d‘âpres discus-


ASETA n sions, les membres se sont prononcées en faveur d‘une augmentation à 23 voix contre 16. Willi von Atzigen, le directeur de l‘ASETA a expliqué que des moyens supplémentaires seraient nécessaires pour maintenir les prestations de services offertes jusqu‘ici, compenser le déficit de 2008, mettre en pratique les propositions de réforme et assurer les liquidités. Stephan Plattner, président de la Commission de révision des comptes, a fait remarquer que les augmentations de cotisations «ne sont sympathiques pour personne». Mais il a abondé fermement dans le sens d‘une augmentation – «sinon l‘ASETA aurait des problèmes de liquidités dans deux ans déjà, entre autres à cause de la décision de l‘Office fédéral pour la formation professionnelle et la technologie (OFFT) de supprimer son soutien de 80 000 francs». Stephan Plattner cautionne entièrement la gestion financière de l‘association: «Je constate depuis de nombreuses années que l‘ASETA gère son argent avec grand soin et beaucoup d‘efficacité». La façon de procéder a été très critiquée. Une partie des délégués voulait approuver une cotisation plus élevée, mais seulement en connaissant au préalable le bénéfice pour les membres. Ils ont aussi suggéré à la direction d‘économiser et de trouver des fonds supplémentaires. Le

«Je prolonge mon mandat» déclare le président de l‘ASETA Max Binder après sa réélection. Le vice-président Auguste Dupasquier de dire qu‘«il fait bon travailler avec un président dynamique».

président Max Binder a pris le parti du personnel de Riniken: «Toutes et tous sont très motivés pour fournir de bonnes prestations aux membres». Et le directeur Willi von Atzigen d‘ajouter qu‘«une association ne peut pas investir dans une ligne de production, seulement dans la matière grise». Ces derniers arguments ont été finalement bien accueillis par des délégués convaincus que les investissements planifiés porteront leurs fruits.

Oui en faveur de montants plus élevés La majeure partie des délégués s’est donc laissée convaincre par le président

Les membres d‘honneur mo. Les délégués ont nommé les membres d‘honneur par acclamation. Il s‘agit de Peter Schmid de Baar, gérant de 1989 à 1995 et président de 2002 à 2007 de la section Zoug; Aloïs Zimmermann, Merlischachen, président de la section Schwytz/Uri de 1994 à 2007, Hans Popp de Steinach, gérant de la section SaintGall/Appenzell et Glaris de 1996 à 2007 (de gauche à droite); de même que Hans Stutz, de 1994 à 2007, président de l‘Association argovienne pour l‘équipement technque de l‘agriculture, absent à Granges. Chacun a reçu la traditionnelle channe en étain typique à son canton.

de l‘ASETA qu‘une hausse serait inévitable. Max Binder invoquait la responsabilité vis-à-vis des membres, des finances et du capital pour en étayer la nécessité. Tout d‘abord les délégués ont rejeté une proposition de refuser toute hausse par 66 voix contre 13. Ensuite ils se sont prononcés en faveur d‘une cotisation à 65 francs par 58 voix contre 33. Max Binder a réaffirmé que suite à cette décision, les membres peuvent être sûrs que les mesures promises seront appliquées. Dans son allocution de bienvenue, il avait promis que «nous sommes prêts de continuer à offrir des prestations à l‘intention de nos membres et cela par un renforcement de mesures modernes mais tout de même à des prix raisonnables et économiques.» Les autres points de l‘ordre du jour ont été approuvés à l‘unanimité, soit le procès-verbal de l‘assemblée des délégués 2007 à Landquart, le rapport annuel et les comptes 2007 ainsi que le programme d‘activités 2009.

Une direction confirmée par acclamation Après les débats ardents autour de la cotisation, les organes directeurs de l‘association ont été réélus pour une période de 4 ans. Les délégués nomment les membres du Comité central, le président central et le vice-président. Le Comité central se compose des présidents et des gérants des 23 sections. Le conseiller national UDC zurichois Max Binder, président de l‘ASETA et l‘agriculteur fribourgeois Auguste Dupasquier, vice-président, ont été tous deux confirmés pour un nouveau mandat de 4 ans: «Je prolonge un mandat agréable mais je porte aussi une responsabilité» a

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n ASETA

Une assemblée des délégués de l‘ASETA réussie au Parktheater de Granges, ville qui s‘est vu décerner le prix Wakker de Patrimoine Suisse pour la revalorisation de l‘espace public des 50 dernières années: Beatrice Flury, Christian Murer, Konrad Flury, Martin Studinger, Priska et Heinz Gautschi (président du comité d‘organisation), Andreas et Mösi Schluep, Hansruedi et Claudia Scheurer, Gabi Zemp et Beat Ochsenbein (de gauche à droite).

déclaré le président réélu qui remercie le vice-président pour son travail. Auguste Dupasquier assure qu‘il travaille volontiers avec un président aussi dynamique. La veille, le Comité central avait confirmé les 7 membres du Comité directeur à l‘unanimité. Le Comité central a également réélu les commissions. Là aussi, un signe de constance: un seul changement, dans la Commission sectorielle 4 «Formation continue»: Pierre Sommer, président de la section Jura, succède à Joseph Willemin.

Le processus de réforme continue Le directeur Willi von Atzigen informe les délégués du processus de réforme en cours. Après un séminaire en novembre 2007 et une conférence de cadres en avril 2008, un groupe de sept personnes a reçu mandat de formuler les objectifs de l‘ASETA. Ce groupe a constaté que l‘association travaillait bien dans les grandes lignes tout en relevant néanmoins des points faibles. Au terme de trois séances soutenues, le groupe a proposé 31 projets de réforme répartis dans les domaines structures/organisation, finances, membres, formation continue et médias. Le Comité directeur veut en retenir 8 dans un premier temps. Ainsi, l‘on planifie une révision des statuts assortie d‘un nouveau règlement de gestion pour 2009, suivie en 2010 de nouveaux engagements de personnel. Dans le domaine des membres, un concept de

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publicité verra le jour. Ensuite, l‘association désire étendre son service-conseil et proposer des cours de formation continue à la carte. Un premier exemple, le cours pratique sur machines à l‘intention des ouvriers spécialisés pour entreprise-agricole qui démarrera au printemps 2009 en Suisse alémanique.

Le site Internet, revu et actualisé, sera opérationnel fin octobre. Quant à «Technique agricole» une personne de langue française est prévue pour la rédaction. Ainsi, le «oui» prononcé par les délégués pour une cotisation de 65 francs contribuera à la mise en pratique de ces projets.  n

Informations relatifs à l‘exercice 2008 mo. Lors de l‘Assemblée des délégués à Granges, le directeur de l‘ASETA, Willi von Atzigen, a passé eb revue les activités de l‘exercice écoulé. Dans le secteur de la défense des intérêts, l‘ASETA a pris position en ce qui concerne l‘ordonnance sur le bilan écologique relative aux carburants, les révisions en matière de circulation routière et les ordonnances sur la Politique agraire 2011. En outre, Willi von Atzigen a commenté l‘affaire en cours, soit un recours concernant la charge autorisée sur l‘essieu. Les cours pour l‘obtention des permis F/G ont fait l‘objet d‘une analyse. En octobre, l‘ASETA va organiser une journée de formation à l‘intention des instructeurs de ces mêmes cours. En plus – et sur mandat d‘Agro-entrepreneurs Suisse – un cours pratique sur machines verra également le jour pour les futurs ouvriers spécialisés en agro-entreprise. Le coup d‘envoi sera donné dès janvier/février 2009 pour la Suisse alémanique. Le nouvel habit du périodique de l‘association «Technique agricole» lancé en janvier 2008 a été très apprécié. Le layout remodelé et plus clair facilite la lecture. La vente d‘Espace Media Group à Tamedia a entraîné un changement d‘imprimerie, «Technique agricole» est maintenant imprimé auprès de Weber Benteli à Bienne. Dans le courant d‘octobre, le nouveau site Internet de l‘ASETA sera opérationnel. Et déjà prêts les panneaux qui serviront de publicité à l‘AGRAMA – qui ont fait plaisir à voir – basés sur les nouvelles annonces. Le siège de Riniken dispose d‘un potentiel d‘employés de 700 %, répartis sur huit personnes. Un nombre égal de collaborateurs travaillent sur demande, notamment dans le secteur de la formation continue.


n Sous la loupe

Conscients que tous les facteurs de production contribueront au succès de l‘entreprise: Florian Romon, agriculteur (à gauche) et Cédric Romon, agro-entrepreneur. (Photo: Ueli Zweifel)

Agriculture de précision Il y a deux ans, Cédric et Florian Romon à Villars-Ste-Croix ont repris l‘exploitation familiale – comprenant une entreprise en travaux agricoles – des mains de leur père. Les secteurs «agriculture» et «agro-entreprises» sont devenus alors autonomes. La collaboration étroite des deux exploitants est riche en synergies et donne des impulsions de part et d‘autre pour une agriculture au top, malgré les contraintes que suscite la proximité de la ville.

Ueli Zweifel

Un chemin vicinal relie Bussigny à Villars-Ste-Croix. Durant le court trajet, le regard se pose sur l‘opulence des champs. Mais d‘après Cédric Romon, ces champs sont menacés à long terme car une ville satellite va surgir sur la majeure partie de ceux-ci. La réalité montre que l‘agglomération lausannoise grignote peu à peu d‘autres surfaces de production. Cela s‘est vérifié lorsque le nord de la ville s‘est transformé par la construction des bretelles d‘autoroute en direction du Valais et d‘Yverdon-les-Bains.

Des forces communes La proximité de la ville prédestine l‘exploitation familiale de Villars-Ste-Croix à la vente directe. Des fruits à pépins et à noyaux couvrent un hectare et four-

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nissent ce qu‘il faut. A cela s‘ajoute un parchet de vignes de 60 ares. Les parents Romon vendent les produits de la ferme au marché de Lausanne pendant que leurs fils s‘occupent des cultures, des animaux et de technique agricole.

Après ses études d‘ingénieur agronome à Zürich, Florian Romon a travaillé quelque temps à la station de recherche Agroscope ChanginsWädenswil ACW. Ensuite, l‘agriculture a exigé de lui un engagement à plein

Parc de machines (agro-entreprise) • 3 tracteurs: un JD 6420S Autotrac, un JD 2850 85 CV et un Volvo pour la mélangeuse • chargeur télescopique JCB • pirouette Pöttinger de 8 m • andaineur double Pöttinger • pulvérisateur trainé JD 832i • distributeur d‘engrais centrifuge • herse rotative et charrue (Kverneland) • 2 moissonneuses-batteuses JD: CTS 9780 exprès pour le maïs-grain et une 2064, série Z

• semoir pneumatique Herriau avec intervalle interligne réglable pour les cultures monograins de maïs, tournesol et colza de même que de blé et d‘orge. • semoir monograin Monosem NG-Plus à 6 rangs • Dolly (Romatec) et benne basculante à deux essieux • presse Welger 4060D • divers véhicules de transport • broyeur de grains mobile (Romill) pour la préparation du maïs humide à base d‘acide propionique


Sous la loupe n temps. Depuis peu de temps, il siège à la commission «technique agricole» de l‘association suisse des ingénieurs agronomes (ASIAT). Cédric Romon a suivi une école de commerce et une formation d‘agriculteur. Il explique combien il est important de rester dans la course et de se tenir au courant des nouveaux développements. Il constate que «pour ce qui concerne l‘agriculture et ses progrès, les décisions se font toujours en Suisse alémanique». Pour lui, la connaissance des langues est décisive, surtout en tant que représentant de la maison Pioneer en Suisse romande. Ainsi, pour cette entreprise, Cédric Romon teste de nouvelles sortes de maïs au cours de nombreux essais. Membre de l‘Association romande des entrepreneurs agricoles (ARETA), il est en train de créer le site internet de celle-ci. Il a aussi élaborer le site pour son entreprise: www.romon.ch

Vaches-mères La production bovine se concentre sur la détention de vaches-mères. Celle-ci est intéressante pour l‘entreprise en travaux agricoles à cause de la production de maïs humide. Roger Romon, le père, a cessé la production de lait suite à l‘émigration de son frère au Canada dans les années septante déjà. Après cela, il s‘est lancé dans l‘élevage de taureaux d‘engraissement. Comme le revenu a baissé en raison de la diminution des prix des animaux de boucherie et de la hausse de celui des jeunes veaux, les Romon ont finit par opter en 1990, pour la garde de vaches-mères. Le troupeau compte maintenant

35 têtes. Un peu plus de deux tiers se trouvent à l‘estivage en dessus de Villars-sur-Ollon. Le reste du troupeau pâture à la ferme, sur l‘exploitation en PER. Les veaux mâles sont vendus comme animaux de remonte SwissPrimBeef car leur prise de poids s’avère insuffisante en pâture intégrale. En ce qui concerne les fourrages, la conservation de maïs-grain par broyage et traitement à l‘acide propionique est un segment de production et de prestations de service conséquent pour l‘agro-entreprise. Le maïs humide peut être repris des sacs par petites quantités, moyennant sa protection contre les souris et les oiseaux, et se conserve longtemps.

Cultures Les cultures ont de multiples facettes et restent un défi permanent. Les secteurs «agriculture» et «agro-entreprise» sont indépendants du point de vue juridique, mais dans la pratique tout se recoupe. L‘agro-entrepreneur n‘apporte pas uniquement ses connaissances personnelles dans l‘agriculture, mais il dote aussi l‘exploitation de la toute dernière technologie, à l‘inclusion des instruments du Precision Farming. L‘agriculteur travaille dans l‘entreprise agricole et teste, avec son frère, les dernières nouveautés dans la pratique. La surface agricole se monte à 60 ha dont 6 en propriété. Les terres se partagent sur 5 communes voisines et la moyenne des parcelles se situe environ à 2 ha. La rotation des cultures comprend 15 ha de blé panifiable de première qualité, 10 ha de maïs-grain,

Un segment important de l‘agro-entreprise: le broyeur mobile pour le maïs humide avec adjonction d‘acide propionique. (Photo: Romon)

6 ha de colza et 6 ha de tournesol, le reste en prairie artificielle. C’est la dernière année que de l’orge est cultivée sur l’exploitation, parce que la marge brute qui en résulte est insuffisante.

Management Quant au travail du sol en profondeur, Florian et Cédric ont misé sur les avantages de la raie de labour, combinés avec les TCS (Technique culturales simplifiées). Les exigences pour obtenir un lit de semence régulier sur les parcelles d‘essais sont très grandes. A cela s‘ajoute qu‘à côté des parcelles d‘essai de Pioneer, Bayer teste les tout derniers nés de ses phytosanitaires. Florian et Cédric Romon considèrent qu‘un traitement ciblé de phytosanitaires est un facteur de production très important alors qu’ils n’accordent qu’une moindre importance à la sélection de plantes résistantes. Cela se confirme par l‘investissement dans un nouveau pulvérisateur tracté (John Deere 832i) avec un attelage bas et une largeur de travail de 27 m destiné aux travaux pour tiers.

Agriculture de précision Le pulvérisateur équipé d‘ISOBUS permet d‘enclencher ou de déclencher automatiquement, avec l’assistance du système GPS, des segments de rampe pour les bords de champ ou les surfaces déjà traitées. La machine qu‘utilisent Cédric et Florian pour l‘épandage de précision est dotée d‘un réservoir de 3200 l. Le dosage peut être varié en fonction de la différence de qualité des sols et les résultats des rendements obtenus par portion de parcelle. L‘entrepreneur se base entièrement sur le positionnement par satellite DGPS et sur un «auto-pilotage» dans le tracteur. Ce que les développeurs et chercheurs de la «mechatronic» ont proposé pour optimaliser les moyens sous le terme de «Precision Farming» est devenu réalité sur l‘exploitation de Florian et dans l‘agro-entreprise de Cédric. Cependant, les clients des agro-entreprises ne sont pas encore prêts à honorer les prestations de service fournies avec un matériel d‘informations si sophistiqué. Mais pour Cédric Romon, ces investissements sont à porter au compte de l‘image de marque de l‘entreprise de travaux agricoles qui se tourne résolument vers l‘avenir.  n

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SVLT ASETA

Centre ASETA – Grange-Verney, Moudon 2008 / 2009 Les cours: Rénovation Maçonnerie Carrelage Travaux de réfection Technique agricole Soudure Electricité Pulverisateurs «Mieux traiter» Informatique Excel Word Internet Cours à la carte Tout le programme sur www.agrartechnik.ch Info et inscription directement par tél. 021 995 34 34 ou fax 021 995 24 30

Association suisse pour l'équipement technique de l'agriculture Le spécialiste de l‘agriculture, l‘économie rurale et de la technique

Inscription Cours, désignation et no: Nom, prénom Adresse NPA, localité Tél.

courriel:

Date, signature q Je suis membre ASETA, numéro de membre: q Je veux profiter des tarifs des membres ASETA et devenir membre ASETA q Je veux recevoir le journal Technique Agricole gratuitement jusqu’à la fin de l’année Envoyer ou faxer: Centre de formation ASETA, Grange-Verney, 1510 Moudon


Attestation de cours Sur demande des participants, une attestation est délivrée par l’administration du centre ASETA de Grange-Verney. Délai d‘inscription: une semaine avant le début du cours. Facturation Les participants reçoivent la facture après le cours. Repas de midi (boisson et café compris) Fr. 20.– à payer le jour du cours au responsable. Horaire des cours: matin de 9 à 12 h; après-midi de 13 à 16 h. Prix entre parenthèses pour les non-membres

Soudure

(Nombre de participants: 4 à 6) AS 10 Soudures électriques 3 jours, CHF 340.– (420.–) 2, 5 et 12 décembre 2008 6, 13 et 20 janvier 2009 Que souder avec l’électricité, à l’électrode, au fil? Réglage des appareils – Soudure en diverses positions – Electrodes et aciers * Les participants peuvent apporter des pièces à réparer AS 11 Soudure autogène 3 jours, CHF 340.– (420.–) 8, 15 et 22 janvier 2009 Maîtrise complète du chalumeau pour chauffer, souder, braser, découper – Soudure en toutes positions (étanches) – Choix de baguettes en fonction des aciers * Les participants peuvent apporter des pièces à réparer AS 13 Soudure au fil  1 jour, CHF 120.– (160.–) 9 décembre 2008, 3 février 2009 Réglage des appareils – Soudure en position sur différentes épaisseurs

Travaux à l‘atelier AS 21 Installation d’un bac de rinçage sur un pulvérisateur 2 jours, CHF 230.– (290.–) 26 et 27 février 2009 (Matériel non-inclus) Délai d’inscription: 2 février 2009 Installation d’un bac de rinçage sur son pulvérisateur – Fabrication d‘un support métallique – Montage et raccordement du bac * Remarque: Les participants amènent leur pulvérisateur Ce cours est destiné aux personnes ayant suivi un cours de soudure AS10 ou AS13 ou possédant de bonnes connaissances en soudure Nombre de participants: 3 à 5

AS 22 Electricité, tracteur et remorque 1 jour, CHF 120.- (160.-) 16 décembre 2008 Recherche et diagnostic de panne – Exercices pratiques sur maquette et sur véhicule – Possibilité donnée aux participants de réparer leur matériel Nombre de participants: 4 à 10 AS 25 Mieux traiter 1 jour, CHF 120.- (160.-) 24 février 2009 Bien connaître son pulvérisateur – Déterminer le choix des vitesses, buses, pression, diamètre des gouttelettes, dérive – Adaptation du pulvérisateur pour bas volume. Nombre de participants: 4 à 10 AS 27 Tronçonneuse 1 jour, CHF 120.- (160.-) 27 janvier 2009 Nettoyage complet – Réglages (y compris le carburateur) – Aiguisage essai. * Remarque: les participants apportent leurs tronçonneuses Nombre de participants: 4 à 10

Rénovation AS 30 Carrelage 1 jour, CHF 120.– (160.–) 12 janvier 2009 Quelques trucs pour la pose de carrelage – Choix de l’outillage – Différents travaux pratiques de coupe et de pose Nombre de participants: 4 à 8 AS 31 Courant 230-400 V Que peut-on faire soi-même? 1 jour, CHF 120.- (160.-) 18 décembre 2008 Circuits électriques conformes à la loi – Directives de sécurité – Construction de circuits schéma 0 et 3 – de circuits 220–380V à 2, 3, 4, 5 conducteurs – Choix du type et des sections des conducteurs Nombre de participants: 4 à 8 AS 34 Maçonnerie 2 jours, CHF 230.– (290.–) 4 et 5 février 2009 Teneurs en ciment des crépis et bétons – Rudiments pour le coffrage et le ferraillage – Montage d’un mur, crépissage et talochage – Conseils pour l’exécution d’un dallage; dalle suspendue, fondation d’un mur; choix de matériaux; prix au m2 Nombre de participants: 4 à 8


Informatique Prix des cours: Un jour: CHF 120–, deux jours CHF 230.– Personnes par cours: 4 à 8 AS 01 «C‘est décidé j‘me lance!» 1 jour 2 décembre 2008 Connaître le b-a-ba de l‘informatique – Appareils, logiciels: que faut-il acheter? Public visé: débutants ne possédant pas encore d‘ordinateur AS 02 Window XP 1 jour 9 décembre 2008 Connaissance de l‘ordinateur, du clavier, de l‘imprimante – Utilisation de disquettes, installation de logiciels Public visé: Débutants possédant un ordinateur AS 03 Aller plus loin avec Excel jour 10 février 2009 Utilisation des macros – sous-totaux – travail sur plusieurs feuilles de calculs – tableaux croisés AS 04 Je débute avec Word 2 jours 12 et 19 décembre 2008 20 et 27 janvier 2009 Apprendre à connaître et surtout à utiliser le plus connu des traitements de texte – nombreux exercices pratiques Public visé: personnes débutantes avec Word AS 05 Je débute avec Excel 2 jours 16 décembre 2008 et 6 janvier 2009 23 et 30 janvier 2009 Savoir travailler avec les tableurs – Connaître les fonctions de bases – nombreux exercices pratiques Public visé: Personnes débutant avec Excel 7 ou Office 95 Remarque: Ce cours n’est pas destiné aux utilisateurs voulant perfectionner leurs connaissances du tableur (macro, etc.) AS 06 Bien utiliser Internet 1 jour 5 décembre 2008 9 janvier 2009 6 février 2009 Quel matériel faut-il pour surfer? – Que trouver sur Internet? Utilité et fonctionnement, branchement, abonnements – Comment gérer une adresse E-mail AS 09 Aller plus loin avec Word  1 jour 3 février 2009 Utilisation des macros – style – modèle – insertions automatiques – formulaires – gestion de document long, etc. D‘entente avec les participants, un choix sera fait pour la journée Remarque: 2e niveau, pour les personnes ayant suivi le cours de base

Cours G40 Aarberg BE  sur demande Bazenheid SG  13.11+18.11 Biberbrugg SZ  sur demande Brunegg AG  30.10+04.11 Bülach ZH  23.10+28.10 Bulle FR  14.08+19.08 02.10+07.10 Claro TI  sur demande Corcelles-près-Payerne VD  sur demande Courtételle JU  sur demande Düdingen FR  15.10+21.10 Erstfeld UR  06.11+11.11 Frauenfeld TG  23.10+28.10 Gossau ZH  16.10+21.10 Hohenrain LU  13.11+18.11 Ilanz GR  sur demande Interlaken BE  sur demande Kägiswil OW  sur demande La Sarraz VD  30.10+04.11 Landquart GR  sur demande Langnau i.E. BE  09.10+14.10 Les Hauts-Geneveys NE  sur demande Lindau ZH  05.11+10.11

Lyss BE  09.10+14.10 06.11+11.11 Lyssach BE  23.10+28.10 06.11+11.11 Marthalen ZH  sur demande Mettmenstetten ZH  sur demande Moudon VD  sur demande Niederurnen GL  30.10+04.11 Nyon VD  09.10+14.10 Oensingen  16.10+21.10 Pfäffikon SZ  16.10+21.10 Salez SG   sur demande S-Chanf GR  sur demande Schöftland AG  13.11+18.11 Schwarzenburg BE  22.10+28.10 Schwyz  06.11+11.11 Sion VS  sur demande Sissach BL  16.10+21.10 Sitterdorf TG  06.11+11.11 Tramelan JU  sur demande Visp VS  sur demande Willisau LU  06.11+11.11 Zweisimmen / Saanen BE  sur demande Zwingen BL  23.10+28.10

Conditions: • Permis de catégorie G • Tracteur immatriculé (30 ou 40 km/h) avec protection du conducteur pour la première journée • Tracteur et remorque agricole pour la seconde journée Participation: Les participants reçoivent la confirmation et la facture deux semaines avant le premier jour de cours. Pour une annulation intervenant après ces deux semaines, un montant de CHF 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d’absence injustifiée, l’ASETA se réserve le droit d’encaisser l’intégralité du montant de la facture.

Inscription au cours G40 Lieu et date du cours Nom, prénom Date de naissance Adresse

Renseignements pour les cours d‘informatique: Frédéric Meyer Au Chattelet 1063 Peyres-Possens

NPA, lieu

079 323 10 33 • frede@sunrise.ch

Date et signature

Devenir membre ASETA: consulter www.agrartechnik.ch

Numéro de téléphone J’ai pris connaissance des conditions de ce cours

Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à: SVLT, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 441 20 22, fax 056 441 67 31, courriel: info@agrartechnik.ch


ASETA n Mercredi, 12 novembre Petit-déjeuner et bref trajet en car jusqu’à Campodarsego, chez Antonio Carraro. 09 h 00 visite des usines 11 h 30, déjeuner offert par Antonio Carraro et Bucher Landtechnik 12 h 30, départ en car pour Bologne, environ 1 ½ h. Visite de l’EIMA 18 h 15, départ en car pour Imola, environ 1 h. Hôtel et dîner. Jeudi, 13 novembre 08 h 00 en car à l’EIMA 11 h 00 Apéritif au stand Rapid Technic SA 15 h 30 transfert en car à la gare de Bologne et départ 16 h 33: arrivée à Lausanne, 23 h 14. changement à Milan; les deux voyages en trains CIS – Possibilité de se restaurer, 50 min d’arrêt à Milan.

EIMA, Bologne: Voyage des lecteurs Du mardi 11 au jeudi 13 novembre, Technique Agricole propose un voyage à l’intention de ses lecteurs à la plus grande foire de la péninsule, l’EIMA à Bologne. Au programme, une attraction spéciale: la visite des usines Antonio Carraro à Campodarsego, dans les environs de Padoue. Selon les données de l’entreprise, Antonio Carraro est le plus grand fabriquant de tracteurs spéciaux pour l’agriculture, les travaux de voirie et les cultures typiques telles que l’arboriculture et la viticulture. Depuis l’automne 2007 les «Wendetracs», telle est la dénomination de ces machines varappeuses, sont importés par Bucher Technique Agricole à Niederwenigen. Quasiment tous les fabricants ayant un nom dans ce secteur sont représentés

à la foire agro-technique EIMA. Parmi eux figure Rapid Technic AG Dietikon. Cette dernière présente un label suisse de qualité pour toute sa gamme de faucheuses et d’outils portés destinés à l’agriculture et aux voiries, A cette très importante foire internationale, Rapid Technic, numéro 1 mondial dans le développement et la production de transmissions hydro­statique offre une fois de plus l’apéritif aux participants de l’EIMA. L’EIMA est reconnue loin à la ronde pour exposer les derniers développements des fabricants italiens de machines agricoles. C’est là qu’ils présentent des solutions inventives dans le secteur des outils notamment pour le travail du sol, la technique de semis et les techniques d’irrigation et d’épandage. A ne pas oublier non plus, un vaste secteur comprenant les machines et appareils pour le conditionnement d’aliments prévus pour la vente directe et le commerce.

Programme

Au programme: la visite des usines Antonio Carraro à Campodarsego.

Mardi, 11 novembre Voyage individuel jusqu’au lieu de départ des groupes sur la ligne: Lausanne, dép. 12 h 45, Brig, départ 14 h 44, Padoue, arrivée à 19 h 00. Changement à Brig et Milan, Brig-Milan-Padoue par trains CIS. Possibilité de se restaurer. Logement dans un hôtel dans les environs de la gare, repas en commun.

Le forfait de CHF 690 par ­personne comprend les prestations suivantes: Le voyage en 2e classe à partir de toute les gares suisses via Brig – Domodossola et retour, avec abonnement ½ tarif, et les trajets en car, selon le programme / 2 nuits, petit-déjeuner inclus et repas du soir / visite d’usine avec repas de midi / visite à la foire / guide de Technique Agricole. Non inclus: les autres repas, les boissons, les assurances-voyage, les suppléments pour chambre à un lit ainsi que pour le voyage en train sans abonnement ½ tarif. Organisation du voyage: AGRAR REISEN Rohrerstrasse 100, 5001 Aarau, Tél. 062 834 71 51, Fax 062 834 71 00 groups@agrar-reisen.ch www.agrar-reisen.ch  n

Informations importantes Ce programme et tous les détails du voyage, à l’inclusion des horaires, prestations et suppléments de même que les conditions de voyage et un bulletin d’inscription sont consultables sur www.agrar-reisen. ch (>Leserreisen) ou à commander directement auprès de l’agence AGRAR REISEN, 062 834 71 51 Délai des inscriptions: 8 octobre 2008.

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n ASETA ou de betteraves tractées. La largeur des remorques de travail est limitée à 3,50 m. Cependant, lorsque la largeur de 2,55 m est dépassée, il faut également une autorisation spéciale comme «véhicule exceptionnel». Le véhicule tracteur peut être plus étroit que la remorque de travail. En principe, aucune marchandise ne doit être transportée sur une remorque de travail. Les outils et moyens d’exploitation nécessaires à l’utilisation de la machine font exception. Les films d’enrubannage, les filets pour balles et autres rouleaux de ficelles en sont l’illustration. En revanche, la dernière balle d'ensilage ne peut être transportée à la ferme ni dans la chambre de pression, ni sur la table d'enrubannage.

freiner

Remorque de transport, de largeur surdimensionnée, immatriculée comme véhicule exceptionnel. (Photo: Ueli Zweifel).

Il y a remorque et remorque Les remorques agricoles se différencient selon leur emploi et leur construction. Toute personne qui attèle un tracteur à une remorque doit être consciente de ce que cela signifie du point de vue de la loi sur la circulation routière. Il y a remorque et remorque.

* Dominique Berner, Stephan Berger

transporter Dans l'agriculture, la plupart des remorques sont conformes à la loi sur la circulation routière en tant que remorques transportant des marchandises. Selon leur construction, elles ont une utilisation universelle (pont) ou sont prévues pour un type de chargement déterminé, comme par exemple une citerne à pression, un épandeur à fumier ou une bétaillère. Des outils portés, tels que les pompes, les bennes hydrauliques ou les pick-up ne servent qu'au chargement et déchargement. L'utilisation principale demeure le transport de marchandises. Il est possible d'atteler deux remorques entre elles, toutefois uniquement lorsque la première dispose d'une charge remorquable suffisante * Dominique Berner, service technique ASETA Stephan Berger, Technique agricole et protection contre les accidents, Strickhof

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et que tout le convoi ne dépasse pas la longueur autorisée de 18,85 m. Seuls des appareils nécessaires au travail de 3 m de largeur pourront être attelés aux remorques agricoles, comme par exemple l'épandeur à pendillards à une citerne à pression. La même chose est valable pour les roues jumelées. Si la remorque de transport est équipée de pneus larges et que la largeur dépasse les 2,55 m admis, une autorisation exceptionnelle est nécessaire. En conséquence, la remorque sera équipée de plaques brunes. Comme le tracteur devra en tout cas avoir la largeur de la remorque, des roues jumelées ou des pneus larges s’imposent.

travailler A l'opposé d'une «remorque pour le transport de marchandises» une «remorque de travail» est une machine sur roues. Des exemples classiques de remorque de travail sont les presses, les outils de récoltes dotés de grandes largeurs de travail et les arracheuses de pommes de terre

Les remorques agricoles disposent en général de freins hydrauliques. Les systèmes à air comprimé sont de plus en plus fréquents sur les grands tracteurs et sont montés automatiquement sur les remorques agricoles, surtout lorsqu'il s'agit d'occasions en provenance du secteur des transports. Les deux systèmes de freinage à air comprimé fonctionnent simultanément comme frein de rupture. Cela signifie que lorsque la remorque se détache du tracteur, la chute de pression dans la conduite de liaison déclenche un freinage total. En ce qui concerne les installations de freins hydrauliques, il faut monter un dispositif de rupture avec accu à air comprimé à la remorque. Quant à la question de savoir «quel système de freinage pour quel usage?», c'est la vitesse qui est déterminante Lorsqu'un tracteur tire une remorque à la vitesse max. de 30 km/h, il faut équiper celle-ci, à partir d'un poids garanti de 3 tonnes, d'un frein de service. Jusqu'à 6 tonnes de poids garanti, un frein à inertie peut fonctionner comme frein de service. Si l'on doit rouler à 40 km/h avec un convoi de remorques, la loi prescrit un frein de service déjà à partir de 0,75 t de poids garanti; un frein à inertie ne peut être utilisé que jusqu'à 3,5 t. En plus, à partir de 1,5 t de poids garanti, l'installation de freins doit être construite de telle façon que la remorque s'arrête d'elle même (frein de rupture). Au fait: Comme on le sait, la plupart des remorques agricoles ne sont pas immatriculées. Mais même avec des tracteurs roulant à 40 km/h, il ne faut alors pas dépasser la vitesse de 30 km/h de la remorque non immatriculée.  n


Nouvelles des sections n Fribourg Association au top niveau Au mois de mars a eu lieu l’assemblée de l’ASETA section Fribourg à Estavayer-le-Lac avec une participation record de 170 membres. L’après-midi a été réservé à la visite des domaines associés d’Albert Bachmann et Hans Zimmermann. A ce jour 98 hectares sont cultivés, dont 25 ha de céréales, 7 ha de colza, 5 ha de pois, 13 ha de maïs ensilage, 41 ha de PA et 7 ha de compensation écologique. L’association compte 3 activités importantes:  production laitière, garde de taureaux en attente pour Swissgenetics et grandes cultures

Production laitière Albert Bachmann est reconnu au niveau national pour son élevage et depuis un peu plus d’une année c’est le robot de traite Delaval qui a remplacé l’ancienne salle de traite. L’éleveur a beaucoup réfléchi entre l’achat d’un robot ou d’un carrousel afin de traire environ 65 vaches pour 686 000 de quota. Le robot a finalement été choisi pour différentes raisons. Entre autres: besoin de peu de surface pour son installation, coûts moins élevés par rapport à un carrousel 24 places, exigence des vaches parce que les fortes laitières, avec une moyenne de 11 000 litres passent, 3 fois par jour afin de soulager la mamelle. L’accès au robot se fait en circuit sinon les vaches en fin de lactation ne viendraient pas assez se faire traire. Depuis son installation il a été dénombré moins de mammites aiguës et chroniques. Le comptage cellulaire a varié entre 71 000 et 180 000 cellules.

Les vaches sont logées dans une stabulation couche profonde à 2 niveaux. Des tapis caoutchouc ont été posés dans l’air d’affouragement afin d’améliorer le confort et la productivité. Les laitières sont nourries en ration totale mélangée toute l’année. En été, la pâture remplace une partie de l’ensilage d’herbe. Le maïs est conservé en silo tranchée, le préfané en balles enru-

bannées tandis que le foin et le regain sont séchés en grange. On a pu constater des fourrages parfaitement conservés. L’herbe pour l’ensilage est fauchée à 7-8 cm de haut afin de ne pas souiller le fourrage, l’enrubannage compte un nombre suffisant de couches de plastique (40 tours = 7-8 couches). En plus du robot constaons que tout est mécanisé afin d’optimiser confort et sécurité: pont roulant, mélangeuse, racleur, pailleuse, DAC, petit véhicule pour pousser le fourrage. Garde de taureaux La garde des taureaux est assurée par Hans Zimmerman. L’exploitation est sous contrat avec Swissgenetics. Cent cinq géniteurs sont logés en boxes sur litière profonde. Comme pour les laitières, des tapis ont été installés dans l’aire d’affouragement. La pose de ceux-ci a nettement amélioré la qualité de la corne des pieds. Leur ration est composée d’herbe ensilée à différent stades et d’un peu de paille. Les taureaux doivent grandir sans engraisser, c’est pour cette raison que les exploitants ne trouvent pas de maïs dans la ration.

Grandes cultures Afin de s’occuper des cultures et de produire les fourrages on trouve un parc à machines important et bien entretenu. Vu l’importance de l’exploitation, ce matériel est bien utilisé. La force de traction est composée de 4 tracteurs de 95 à 180 ch. Ils sont employés à raison de 21 heures par ha SAU (les 4 réunis). Un chargeur téléscopique exécute la plupart de la manutention interne. Quasiment tous les travaux sont effectués par les associés, même l’ensilage de maïs et la confection de balles rondes enrubannées. Pour hacher le maïs, un bec frontal kemper 4 rangs est loué chez un collègue domicilié à Siviriez. La différence d’altitude permet cet échange . La mise en place des cultures est faite au moyen de deux herses rotatives, l’une devant le tracteur et l’autre derrière avec semoir incorporé. Ceci est nécessaire en raison des terres très lourdes. Le travail de mise en place des prairies artificielles et des dérobées est confié à une entreprise faisant du semi-direct afin d’améliorer la portance du sol en automne. L’exploitation produit beaucoup de fumier. C’est pour cette raison qu’elle ne pratique pas d’autre semis sans travail du sol. Un grand merci aux exploitants pour leur accueil et leur transparence. Jean-Marc Losey et Philippe Rouiller membres du comité AFETA Suite à une omission rédactionnelle, ce compte-rendu de la visite sur les domaines d’Albert Bachmann et d’Hans ­Zimmermann à Estavayer-le-Lac lors de l’assemblée en mars n’a pas été publié. Je prie les auteurs de bien vouloir nous en excuser. (Ueli Zweifel)

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n Energie

L’eau des ruisseaux de montagne peut fournir l’énergie des alpages. Le captage de l’eau alimentant la turbine du Bundalp est visible à droite, sur la rive.

Utiliser la force hydraulique locale Les petites centrales hydroélectriques se prêtent bien à l‘alimentation décentralisée d‘énergie et apportent ainsi leur contribution à l‘économie et à l‘énergie. Elles portent pourtant atteinte aux ruisseaux et au paysage. Il s‘agit d‘utiliser leur potentiel de façon à prétériter le moins possible le paysage, la flore et la faune.

Edith Moos-Nüssli

La Bundalp, au fond du Kiental, BE, se présente de façon idyllique: de gras pâturages alpestres sillonnés par un clair ruisseau de montagne. Ce ruisseau a charmé Andreas Steiner lorsqu‘il a acheté cet alpage avec sa famille en 1997. Il devenait évident pour lui de stopper l‘activité du générateur diesel et d‘utiliser la force de l‘eau afin de produire du courant pour l‘auberge et la fromagerie. Grâce à un apport élevé de travaux personnels ainsi que le soutien de la parenté et des amis, la petite centrale hydroélectrique a commencé son activité en août 1998: 43 mètres de dénivelé, un débit de 55 litres/se-

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conde et une turbine Pelton de 20 kW. Les Steiner ont investi 80 000 Francs, travaux personnels non compris. Les prescriptions demandaient que l‘abri de la turbine s‘adapte – autant faire se peut – au paysage et qu‘aucune conduite à pression ne soit visible. La concession pour 40 ans a coûté 1000 francs, montant unique. Les installations inférieures à 1 MW sont exonérées de la redevance hydraulique. «Le courant issu de la centrale hydroélectrique a nettement amélioré le confort» explique l‘agriculteur d‘Oberthal, BE. On peut rincer la vaisselle à la machine, le besoin en eau chaude est couvert et les installations frigorifiques sont gérables sans difficulté. De plus, il y a aussi de la lumière la nuit. Le générateur diesel était

arrêté pendant la nuit afin que les résidents dorment tranquillement. Hormis le bruit, l‘odeur du moteur diesel a disparu et les livraisons de diesel à 1840 m d‘altitude ont cessé. En revanche, il faut beaucoup d‘attention pour éviter les accumulations de matériaux divers en cas de fortes intempéries.

Politique énergétique et protection des eaux Mais pour en arriver là, la famille de paysans de l‘Emmental a dû avoir les nerfs solides; d‘abord à cause de la technique mais surtout à cause des offices engagés. Produire de l‘énergie au moyen de petites centrales hydroélectriques demande de considérer divers aspects. Vues sous l‘angle de l‘économie


Energie n publique et de la politique énergétique, ces centrales sont intéressantes. Elles utilisent des ressources renouvelables locales. Elles fournissent des emplois décentralisés et une valeur ajoutée pour plusieurs générations. En Suisse, l‘on compte une cinquantaine de petites et moyennes entreprises qui s‘occupent de telles centrales hydroélectriques, services industriels non inclus. Ainsi sont-elles à nouveau encouragées par la Confédération ces dernières années. Un résultat est le manuel des petites centrales hydroélectriques. Le site www.kleinwasserkraft.ch fournit toutes les indications relatives aux conditionscadres juridiques, la planification et la construction de ces centrales (voir encadré: «Courant issu des ruisseaux, de l‘eau potable et de l‘eau usée»). Du point de vue de la protection des eaux, les ruisseaux et rivières doivent être aménagés au plus près possible de la nature. Les petites centrales hydro­ électriques sont, à côté des protections contre les crues, de la pollution des eaux et d‘autres atteintes découlant de «l‘industrie» des loisirs, un maillon dans la chaîne de la charge des eaux.

Courant issu de l‘eau potable A côté de la déclivité des ruisseaux, l‘on peut aussi utiliser les différences de pression des systèmes de l‘eau potable pour produire du courant. La commune de Schlans dans les Grisons s‘est décidée pour une petite centrale hydroélectrique alors qu‘après des intempéries en novembre 2002, il fallait reconstruire le tiers inférieur de la conduite et le réservoir. L‘eau pour la commune provient de sources situées à 1640 m d‘altitude. De la salle de captage au réservoir, la dénivellation est de 380 mètres. La conduite a été scindée en trois tronçons par deux fosses de réduction de pression, de manière à neutraliser l’énergie. Afin de produire de l‘énergie à base d‘eau potable, il a fallu reconstruire la conduite à pression sur toute sa longueur entre la salle de captage et le réservoir. Un diamètre de 20 cm, économiquement optimal, a été calculé. Vu que le diamètre de la conduite à disposition était trop petit, la perte d‘énergie aurait en conséquence été trop élevée. De plus, la salle de captage actuelle a été complétée par un bassin d‘une contenance de 5 m3 et par un détecteur de niveau afin de régler la centrale

Courant issu des ruisseaux, de l‘eau potable et de l‘eau usée mo. Habituellement, une partie des eaux issue des ruisseaux et rivières est utilisée pour les petites centrales hydroélectriques, puis remise en circulation après turbinage. Aujourd‘hui, l’on dénombre de nouvelles possibilités d‘utilisation. Ainsi, l‘on peut utiliser la surpression des systèmes d’eaux potables et d’eaux usées pour produire du courant par turbinage. Le maximum de la production pour une petite centrale hydroélectrique est de 10 MW. Ces petites centrales se subdivisent ainsi: à partir de 50 kW, on parle d’une pico-centrale, jusqu‘à 300 kW, d’une micro-centrale hydro­ électrique et jusqu‘à 10 MW, d’une petite centrale hydroélectrique. Encourager les petites centrales hydroélectriques est une démarche importante pour la politique énergétique suisse. Pour cela, le programme PACER fut lancé en 1990,

suivi par DIANE et une promotion dans le cadre d‘Energie-Suisse. Dans le cadre de ces projets, un manuel «Petites centrales hydroélectriques» a été créé. Sur le site www.kleinwasserkraft.ch se trouvent les conditions-cadres légales ainsi que les données pour la planification et la construction de telles centrales. Le rendement d‘une petite centrale hydroélectrique est proportionnel à la hauteur de dénivellation utile ainsi qu’au débit de l‘eau. Les petites turbines atteignent, selon le modèle, des degrés d‘efficacité élevés de 90 % ou plus. Une petite centrale hydroélectrique est une façon avantageuse de produire du courant. Selon la situation, les coûts de mise en œuvre vont de 12 à 20 centimes par kWh, pour les centrales alimentées à l‘eau potable, ils ne s‘élèveront même qu‘à 8 centimes le kWh.

Information sur Internet www.kleinwasserkraft.ch/download/index.php?go=pacer/247_4f.pdf -

au mieux. La centrale d‘eau potable, équipée d‘une turbine Pelton (128 kW), a été construite sur le toit du réservoir. Ce type de turbine convient dans les conditions suivantes: 330 m de chute et une masse d‘eau oscillant entre 9 et 45 litres / seconde. Etant donné que la centrale n‘utilise que de l‘eau provenant des sources captées depuis de nombreuses années, aucune quantité

Un générateur Bartholdi fournit l’électricité du Bundalp.

d‘eau résiduelle n‘est à restituer selon la loi pour la protection des eaux. En octobre 2003, la commune a approuvé le projet. Le tout a coûté quelque 1,2 millions de francs. Comme Schlans est un village typiquement rural, l‘Office fédéral de l‘agriculture a soutenu l‘assainissement et la rénovation à hauteur de 203 000 francs. Chaque année, l‘OFAG cofinance plusieurs

La commune de Schlans a combiné l’assainissement de son réseau d’eau potable avec la production d’électricité.

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n Energie centrales d‘eau potable par le biais du crédit destiné à l‘amélioration des structures. En décembre 2004, la centrale a été connectée au réseau. Depuis là, elle produit entre 513 000 et 653 000 kWh par année. Les concepteurs avaient compté avec une moyenne de 610 000 kWh par année. Pour le président de la commune Leo Hug, la centrale est «formidable». Ainsi, la caisse communale est alimentée à long terme; la centrale est de loin le meilleur «contribuable»!

Courant et irrigation Trois agriculteurs vaudois près d‘Aubonne ont créé une autre possibilité: dans leur projet «Arrosage-turbinage Armary» ils ont combiné irrigation et production de courant. Au départ, Michel Favre, Gottfried Roth et Adrien Streit voulaient se libérer du pompage avec des pompes connectées au tracteur car: tout d‘abord l‘arrosage nécessitait 8000 l de diesel par année et ensuite, les agriculteurs n‘avaient plus une minute à eux lorsqu‘ils devaient arroser. Suite à ces expériences, ils ont eu l‘idée de capter une partie du ruisseau Armary dans une conduite de 1700 m et de transporter l‘eau en contrebas, avec un dénivelé de 100 m. Débit à disposition: 27 litres / seconde. Grâce à la pression de 10 bar, près de 150 ha peuvent être irrigués sans courant ni diesel. L‘eau qui n‘est pas utilisée pour l‘arrosage, passe par une turbine Pelton de 68,5 kW. L‘installation a été inaugurée en novembre 2006. En 2007, elle

produisait 440 000 kWh ce qui équivalait au besoin en courant de 110 ménages. L‘installation a coûté 1 million de francs. Le kilowattheure revient à 15 centimes pour une durée d’utilisation de 30 ans. La première étude de faisabilité a eu lieu en 1991. Etant donné que les conduites à pression traversaient diverses propriétés privées, le projet a été rejeté. 12 ans plus tard, il revenait sur la table lorsque la commune a construit une nouvelle conduite à gaz. La conduite à pression a pu être posée dans la même tranchée. A côté des trois agriculteurs, la commune d‘Aubonne et les services industriels ont participé à la réalisation de la société Arrosage-turbinage ­Armary S.à.r.l. En été 2005, le canton de Vaud a accordé la concession pour l‘exploitation de l‘eau. «Pour le départ du projet, nous avons invités les responsables de pêcheries, de la protection des eaux et de la nature en demandant quelles étaient les charges liées à un tel projet» explique Adrien Streit. La seule contrainte était de construire l‘abri de la turbine au-dessus d‘une petite forêt, mais un peu plus loin que le prévoyait le plan. En plus, une quantité d’eau résiduelle de 300 litres / minutes (prescrit par la loi) devait être maintenu.

700 installations en tout L‘histoire des petites centrales hydro­ électriques est étroitement liée à l‘histoire de l‘industrialisation. Au XIXe siècle, plus

Trois agriculteurs d’Aubonne VD ont installé une conduite sous pression afin d’irriguer leurs champs sans Diesel. L’eau qui n’est pas utilisée pour l’arrosage permet l’approvisionnement en courant de 110 ménages. (Photos: mo, mises à disposition)

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Agenda 21 pour l‘eau mo. L‘utilisation des eaux pour produire du courant ne fait pas l’unanimité. La protection de l‘environnement et la protection des eaux ont souvent d‘autres intérêts. L‘approvisionnement en eau et la protection contre les intempéries sont d‘autres thèmes qui tournent autour de l‘eau. Et chaque domaine a une organisation qui défend les intérêts correspondants, En été 2008, les acteurs principaux de l‘économie de l‘eau se sont réunis pour créer «Agenda 21 pour l‘eau». Cette union se conçoit en tant que plateforme de dialogue et réservoir d’idées. «Agenda 21 pour l‘eau» est chargé de développer des stratégies globales visant l’optimalisation de la création de valeur ajoutée en relation avec l’eau, ceci autant pour la société que pour l’environnement. Il s’agit d’une action à long terme qui doit permettre de ménager l’eau aussi bien que possible.

de 10 000 petites centrales alimentaient en énergie l‘artisanat et l‘industrie. Au XXe siècle, de nombreuses installations ont cessé leur activité. L‘investissement s‘est alors reporté sur les barrages et les centrales au fil de l‘eau. En 1985, l‘on recensait encore 700 petites centrales hydroélectriques. Depuis lors, selon les experts, 200 centrales ont été construites, rénovées ou réactivées, mais nombre d‘entre elles également arrêtées. Grâce à la croissance de la performance, la production de courant issu des petites centrales hydroélectriques a augmenté de façon déterminante. Les pronostics de productions pour 2004 étaient en tout de 3372 GWh ce qui correspond grosso modo à 6 % du besoin total en courant. Le potentiel est estimé au double, soit 6000 GWh. Selon les experts en la matière, ce potentiel réside dans des installations de moins de 1 MW avec une faible hauteur de chute. Dans le paysage énergétique actuel, les perspectives d‘avenir pour les centrales dites «propres» sont considérées excellentes. La pression pour intensifier la production des centrales pourrait toutefois renforcer les conflits d‘intérêt entre l‘économie énergétique et la protection des eaux.  n


Energie n

Bûches, plaquettes ou granulés – du bois en tous cas.

Chauffage au bois ­économique et propre Quelque 250 000 personnes en Suisse sont propriétaires de forêts. Celui qui possède une forêt et un bâtiment, réunit toutes les conditions pour l’installation d’un chauffage au bois. A l’époque où les prix du pétrole et du gaz sont au plus haut et où l’évolution de l’approvisionnement énergétique s’avère incertain, il est tout naturel de se tourner vers le bois, source d’énergie renouvelable et indigène.

Christoph Rutschmann*

Dans un projet de construction neuve ou lors d’un assainissement, il faut tout d’abord choisir entre une installation à alimentation manuelle et un chauffage à bois entièrement automatique. Bûches, plaquettes ou granulés, là est la question! Le choix de son système de chauffage, pour être approprié, * Christoph Rutschmann, Energie-bois Suisse

doit être bien réfléchi. Il s’agit d’être au clair quant à ses propres exigences en termes de confort, de prestations personnelles, de répartition de chaleur dans la maison, de budget disponible, ainsi que d’autres critères de décision. Il vaut en tout cas la peine d’investir du temps afin de répondre à ces questions fondamentales, ­sachant qu’une installation de chauffage constitue une option pour une vingtaine d’années. Le schéma décisionnel suivant montre les différentes exigences, les besoins et les possibilités y relatives et doit permettre de faire le bon choix (Tableau 1). Chauffage à bûches: technique performante pour le plus ancien carburant. (Photo: Energie bois suisse)

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Energie n De plus, il est possible de compléter idéalement son chauffage central au bois par des panneaux solaires permettant la production d’eau chaude sanitaire et un chauffage d’appoint pour l’entre-saison (voir encadré).

Bûches, plaquettes ou granulés L’on s’étonne de la multitude des possibilités de chauffage selon les besoins en chaleur des bâtiments! Tout ou presque s’est possible. Pourtant, un choix judicieux nécessite des connaissances

Tableau 1: Le maître d’ouvrage veut un chauffage au bois Besoins de chaleur? Facilité d’exploitation et d’entretien? Exigences quant au climat des locaux? Catégorie de bâtiment? – Bois comme chauffage d’appoint – Alimentation manuelle – «Atmosphère de feu de bois» – Besoins en confort modérés – Locaux isolés – Etages isolés – Villas individuelles Minergie

– Cheminée fermée – Poêle, poêle-cheminée – Poêle en faïence – Cuisinière à bois – Poêle à granulés

– Bois comme chauffage central – Alimentation manuelle – 20°C toujours et partout

– Bois comme chauffage central – Alimentation automatique – 20°C toujours et partout

– Villas individuelles ou contiguës – Petits immeubles ou résidences de plusieurs appartements

– Maisons à un ou plusieurs appartements – Bâtiments publics – Lotissements – Réseaux de chauffage à distance

– Chauffage à plaquettes – Chauffage au bois hypo–C  hauffage à bûches autocauste – Cuisinière à chauffage central matique – Poêle en faïence à eau – Chauffage à granulés chaude – Chaudière à chauffage central / accumulateur

sur les différents types de chauffage au bois. Le tableau fournit des indications à ce propos: Les coûts d’investissement sont en général plus élevés que ceux des chauffages à mazout ou à gaz. Par contre, les frais de combustible – avec une part croissante en prestations personnelles – se révèlent parfois massivement inférieurs à ceux incertains du pétrole et du gaz, voire de l’électricité toujours plus onéreuse. Calculés sur la durée de vie d’un chauffage, les coûts énergétiques (cts/kWh) des chauffages à bois sont parfaitement compétitifs. Et qui sait combien un litre de mazout coûtera dans dix ans!

Environnement Grâce à leur technique innovante, les chauffages à bois modernes sont aujourd’hui non seulement fiables et confortables, mais atteignent un rendement élevé avec des taux d’émission limités. Ces derniers hivers, l’énergie du bois a cependant subi les foudres de la critique. On lui a reproché un part élevée d’émission de particules fines,

Tableau 2: Système de chauffage, Coûts Poêle à accumulation, Poêle en faïence CHF 15-40 000.-

Niveau de puissance 2-10 kW

Cuisinière à chauffage central CHF 10-20 000.-

10-30 kW

Chauffage à bûches manuel CHF 20-35 000.-

10-200 kW

Ab 10 kW Chauffage à bûches automatique CHF 25-40 000.Chauffage à plaquettes Dès 10, voire 70 kW CHF 30-40 000.-, Grosses installations CHF 1000-1500.par kW Chauffage à granulés CHF 25-35 000.-

Ab 10 kW

Principe de combustion Foyer sans grille avec allumage total, avec/sans post-combustion

Caractéristiques

Part importante de chaleur par rayonnement, accumulation de chaleur selon la masse: 8-24 h, raccordement à un chauffage central possible, rendement partiellement réglable Allumage intégral, Combinaison cuisson et chauffage, de préférence avec combustion inféaccumulateur de chaleur, renrieure, avec/sans dement réglable la plupart du post-combustion temps Rendement réglable, toujours Combustion inférieure, allumage in- avec accumulateur tégral, combustion en cascade Déchiquetage mécanique du bois, rendement réglable Alimentation infé- Rendement réglable de 30 à rieure, foyer à grille 100%, tolérance plus importante quant au combustible avec foyer à grille, alimentation largement automatisée, adapté aux réseaux de chauffage Alimentation infé- Accumulateur en général pas rieure nécessaire, rendement réglable de 30 à 100%, alimentation largement automatisée

Chauffage à plaquettes: de la chaleur agréable et et un système très confortable. (Photo: Energie-bois suisse)

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n Energie Energie-bois Suisse Fondée en 1979, l’organisation faîtière de l’ensemble de la branche du bois-énergie est portée par les associations de l’économie forestière, les fabricants de chauffage, l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). L’association encourage une utilisation du bois-énergie adéquate, efficace et respectueuse de l’environnement. Elle se comprend comme le support premier de tous les milieux intéressés au bois-énergie. Pour l’instant, Energie-bois Suisse compte quelque 650 membres et entretient un service de conseil en Suisse alémanique, en Romandie et au Tessin. Elle peut aussi compter sur l’appui d’environ 30 organisations régionales spécialisées dans ce domaine. Contact: Holzenergie Schweiz Neugasse 6 8005 Zürich Tel: 044 250 88 11 Fax: 044 250 88 22 www.holzenergie.ch Energie-bois Suisse Av. de Jordils 5, CP 128 1000 Lausanne 6 Tél: 021 320 30 36 Fax: 021 320 30 38 www.energie-bois.ch

jugée disproportionnée par rapport à l’apport du bois au marché suisse de la chaleur. Cette situation s’explique par le nombre élevé de chauffages à bois obsolètes. La branche a identifié ce problème depuis longtemps et travaillé intensément ces dernières années à la recherche de solutions techniques. Les résultats sont probants. Que l’on pousse les chauffages à bûches, à plaquettes ou à granulés, les installations modernes répondent sans problème aux valeurs limites de l’Ordonnance sur la protection de l’air (OPair), devenues plus strictes récemment. Les chauffages d’appoint, tels les poêles de faïence, sont également soumis à l’OPair. Ils doivent être conçus et construits selon un modèle officiel de calcul. Les meilleurs chauffages à bois sont distingués par le label de qualité d’Energie-bois Suisse et peuvent être qualifiés de produits innovateurs de pointe. Celui qui pense que cela ne va pas encore assez loin peut équiper son installation d’un séparateur de particules permettant de réduire encore les émissions de poussières fines de 60%. De tels séparateurs de particules s’avèrent particulièrement intéressants pour les installations existantes ou que l’on monte soi-même. Il est cependant important de ne pas seulement disposer de la technique adéquate, mais d’utiliser son installation de manière correcte. Différentes brochures d’Energie-bois Suisse indiquent comment utiliser les chauffages au bois de manière fiable

Idéal: la combinaison bois – soleil Le soleil brille gratuitement et peut servir de source de chaleur efficace et économe grâce à la technique moderne des panneaux solaires. Le bois et le soleil se complètent de manière idéale. De petites surfaces de panneaux solaires (1 m2 par personne) suffisent à la préparation de l’ensemble de l’eau chaude sanitaire en période estivale. Cela offre le grand avantage de ne pas devoir se servir du chauffage au bois en été. De telles installations solaires sont très simples à installer et coûtent de 12 000 à 15 000 francs pour une villa individuelle. Celui qui souhaite utiliser cette énergie comme chauffage dans l’entre-saison doit installer des capteurs solaires supplémentaires. Pour une maison individuelle de taille moyenne, environ 10 m2 suffisent pour fournir la majeure partie de l’eau chaude sanitaire tout au long de l’année, ainsi qu’un quart de l’énergie de chauffage. L’installation d’un tel système coûte quelque 25 000 francs. Le préchauffage solaire de l’eau sanitaire des habitations plurifamiliales s’avère particulièrement intéressant d’un point de vue économique. Avec 0,5 m2 de surface de capteur par habitant déjà, 40 % de l’eau chaude peut être produite.

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Chauffage à granulés: carburant aussi pratique que le mazout ou le gas. (Photo: Ueli Zweifel)

et avec un minimum d’émissions nocives. Ces publications, ainsi que d’autres informations sur le thème du bois-énergie sont disponibles sur le site www. energie-bois.ch.

Résumé: Aucune époque n’a encore été aussi favorable pour l’installation de chauffages au bois. Divers cantons encouragent cette forme de chauffage innovatrice (davantage d’informations à ce propos auprès des services cantonaux compétents). En utilisant une source d’énergie renouvelable indigène neutre sur le plan du CO2, vous servez l’environnement, la forêt et qui plus est votre propre porte-monnaie. Celui qui possède une forêt maîtrise l’ensemble de la chaîne de production et peut se réjouir de la grande sécurité et de la stabilité des prix dont il dispose. La technique moderne propose des variantes de chauffage fiables et confortables en produisant de la chaleur agréable et respectueuse de l’environnement à partir du précieux bois-énergie.  n


Marché des machines n pour 65 km/h. Grâce à ses capacités à supporter des charges élevées, ce pneu peut équiper l’essieu avant du tracteur et s’avère parfaitement adapté pour le travail au frontal. Selon les mesures de charge, sa capacité de charge est de 14% supérieure (à 1.9 bar) à celle des pneus standard et de 3% par rapport aux pneus de série 70 de la concurrence.

La juste pression de A à Z

OmniBib, pneu multiusage avec des performances de classe supérieure. (Photos: Ueli Zweifel)

OmniBib comble des lacunes Le fabricant de pneus et leader mondial Michelin mise tout son prestige sur le développement et la production de pneus agricoles. La dernière création de la famille OmniBib a été présentée sur l’exploitation de l’Institut agricole bavarois, à proximité de Münich. Ce pneu large de série 70 (rapport entre le flanc et la largeur du pneu) comble une lacune entre le pneu standard (série 80) et la MultiBib (série 65).

Ueli Zweifel

L’OmniBib est prévu pour les tracteurs de classe moyenne entre 70 et 180 CV. Il s’agit du modèle confort des pneus standard, aussi bien pour les sols que pour le conducteur. Comme ces pneus ont les mêmes jantes que les pneus standard, la transition s’avère d’autant plus aisée.

La famille des pneus larges Michelin pour tracteurs AgriBib (Standard série 85) 60-170 CV OmniBib série 70 70-180 CV MultiBib série 65 80-220 CV XeoBib série 60 (Ultraflex) 80-220 CV MachxBib Plus de 200 CV AxioBib (Ultraflex) Plus de 250 CV

Ce nouveau pneu offre une grande capacité de traction grâce à ses barrettes hautes, bien connues avec le MultiBib. Leur forme arquée et arrondie permet un roulement silencieux sur route et limite la profondeur des ornières dans les champs, en particulier grâce à leur surface de contact supérieure. Le choix des composants utilisés pour ce pneu radial et la construction de la carcasse faite de couches superposées de fibres textiles améliorent, selon les indications de l’entreprise, la résistance à l’usure et la maniabilité du pneu, tout en assurant un comportement irréprochable dans les prairies et les champs. Cela a été confirmé à l’occasion de tests pratiques réalisés en 2006 dans des exploitations hollandaises, françaises et italiennes. Le pneu OmniBib, comme les autres pneus larges, est pourvu de l’index D

Sur ce point, le constructeur français ne compte pas sa peine pour atteindre les meilleures valeurs en raison du type de construction de ce pneu qui permet de donner toutes les garanties pour une diminution maximale de la pression. A ceci s’ajoutent les efforts ininterrompus pour convaincre de l’importance de diminuer la pression des pneus pour ménager la structure du sol. Un potentiel d’économie élevé en résulte: l’effet positif sur la consommation de carburant provient du fait que le pneu glisse en quelque sorte sur les irrégularités du sol et que son profil ne s’y enfonce que modérément. Le taux de patinage a pu être réduit ainsi, selon les mesures effectuées avec une force de traction de 40 kN (env. 4 tonnes) et une pression de 1,4 bar, à 12%. Cela signifie 2% de moins que pour les pneus de la concurrence. Des économies notables résultent de la consommation de carburant inférieure et du gain de temps. A l’heure actuelle, les usines produisent les diamètres qui se vendent le plus et l’OmniBib a parfois quelques difficultés de livraison. ­Extrêmement instructif et bien illustré: des étudiants de la Haute école spécialisée de Soest (Westphalie du Nord) ont montré l’influence de la pression des pneus à un niveau de traction constant de 40 kN sur la consommation de carburant et le patinage des pneus. Le site Web www.reifenregler.de vaut le détour.  n

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n Marché des machines

(Photos: Ueli Zweifel)

Parade Pöttinger L’entreprise autrichienne Pöttinger a ouvert une nouvelle usine en Tchéquie et aménagé, à la maison mère de Griesskirchen en Autriche, un vaste centre destiné à sa clientèle. C’est là qu’ont lieu tous les deux ans les journées Pöttinger, une parade de technique agricole dans les domaines de la production herbagère et du travail du sol, technique de semis comprise.

Ueli Zweifel

«Fournir une nourriture de haute valeur et en quantité suffisante constitue un défi essentiel pour l’agriculture, et donc pour la technique agricole. Alors qu’un agriculteur nourrissait 10 personnes dans les années 50, le nombre est passé aujourd’hui à 150. A cela s’ajoute maintenant l’approvisionnement énergétique pour lequel l’agriculture apporte une contribution de valeur». C’est sur ces réalités que les frères Heinz et Klaus Pöttinger veulent développer leur entreprise, avec une technique agricole adaptée à une exploitation du sol qui inclut les aspects écologiques, économiques et sociaux. L’entreprise familiale se porte à merveille: en présentant un chiffre d’affai-

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res de 240 millions d’euros, le producteur de machines agricoles a réalisé l’exploit de doubler ce chiffre en l’espace de cinq ans. Pöttinger emploie aujourd’hui 1100 collaboratrices et collaborateurs.

Le secteur de la production herbagère apporte la plus grande part du chiffre d’affaires avec 68 %, suivi du travail du sol avec 20 %. A cela s’ajoutent les 8 % de chiffre d’affaires pour les pièces de

Nouvelle usine à Vodnany (Bohème, CZ). La production se concentre sur le domaine du travail du sol, ainsi que sur la création d’un centre de compétences et de technologie. A part Griesskirchen en Autriche, les autres lieux de production sont en Allemagne, soit à Bernburg dans le Saxe-Anhalt (pour l’usine de technique de semis) et à Landsberg am Lech en Bavière. (Photo d’usine)


Marché des machines n Ouverture du nouveau centre-clients Comme son nom l’indique, le nouveau centre à Grieskirchen veut offrir une proximité accrue avec la clientèle. Sa surface d’exposition de 1150 m2 permet la présentation des produits dans un large espace, ainsi que des locaux de formation et de séminaire. «Il s’agit d’un lieu de rencontre avec nos clients et partenaires, ce qui renforce la confiance mutuelle» indiquent les propriétaires de l’entreprise Heinz et Klaus Pöttinger.

Quelque 12 millions d‘euros ont été investis à l’usine-mère dans une vaste et lumineuse halle d’usinage et de montage.

rechange et les 4 % pour des mandats externes. Ces derniers sont générés avant tout par l’atelier de peinture ultramoderne dont dispose Pöttinger. Les deux tiers du chiffre d’affaires de la technique agricole sont réalisés dans les cinq pays que sont l’Allemagne (23 %), l’Autriche (16 %), la France (11 %), la Suisse (6 %), ainsi que la Tchéquie et la Slovaquie (11 %).

Parade des machines La présentation de machines «à la Pöttinger» a tourné une nouvelle fois à en une véritable démonstration de maîtrise logistique. Entre 500 et 1000 invités se sont déplacés du siège d’origine de Griesskirchen, dans une douzaine de bus, jusqu’au lieu de présentation dans la campagne de HauteAutriche. C’est là que l‘on a pu non seulement admirer une parade de machines extraordinairement variée des deux secteurs production herbagère et grandes cultures mais aussi se faire une première opinion de leur utilisation pratique (voir photo). Grandes cultures: L’un des objectifs des évolutions et nouveaux développements consiste à certes construire des machines robustes, mais également les plus légères possibles. Ainsi, les effets du prix élevé de l’acier se voient limités et l‘on réussit, par ailleurs, de construire des machines plus légères. Cela a des conséquences en ter-

mes de consommation de carburant et permet d’exploiter les sols avec davantage de précautions. Un exemple de cette technique est l’amélioration des capacités de traction avec les charrues semi-portées: le module évolué «Traction Control» permet de reporter le poids de la charrue sur le tracteur, afin de charger l’essieu arrière en permanence. La conséquence réside en une diminution du patinage, sans lestage supplémentaire à l’avant ou l’arrière du tracteur. La commande de traction est prévue avec une roue d’appui pour les charrues à cinq ou six socs. Hormis le fait d’éviter l’encrassement des socs, des économies de carburant en résultent. La résistance moindre du matériau est compensée par des mesures

de construction et par de nouveaux alliages, ceci sans aucune perte de stabilité. Les modèles C6 et C8 de la série Terrasem, avec une largeur de travail de 6 et 8 mètres, ont particulièrement brillé dans les machines de semis sous litière. Ces machines existent aussi dans des dimensions plus conventionnelles, de 3 et 4 mètres de large, adaptées aux conditions helvétiques. Production herbagère: On retrouve également le phénomène d‘une poids réduite du matériau avec le nouveau dispositif de fauche Novocat-T. Ce type de faucheuse est équipé soit d’un timon central, soit d’un timon latéral. Sa suspension est de conception nouvelle et permet un suivi parfait des irrégularités du sol par la faucheuse et la conditionneuse. L’exécution de haut niveau bien connue du système d’attache frontale Alpha-Motion est toujours montrée avec grand plaisir. Différents andaineurs à 2 et 4 toupies, avec différentes possibilités de réglage, ont été présentées. Elles sont construites dans tous les cas de manière à ce qu’en position transport il ne soit pas nécessaire d’enlever les dents pour rester en dessous des 4 m prescrits. Cependant, la vedette a été enlevée par la combinaison Novocat T8. Elle permet une largeur de travail atteignant 13 mètres si elle est combinée avec une faucheuse frontale. L’augmentation des dimensions des machines constitue également une nécessité chez Pöttinger, en particulier face à l’énorme marché de technique agricole de l‘Europe de l’Est. Une autochargeuse Jumbo, avec un volume de chargement atteignant 100 mètres cubes (avec pressage léger), fait partie de cette démarche.  n

Terrasem C6: Le châssis classique est remplacé par une unité combinée packer/châssis. L’outil qui précède peut être soit une herse à bêche roulante ou une herse à disques courte. La mise en place exacte de la semence est assurée par des doubles socs à disques montés sur parallélogrammes, suivies de roues plombeuses assurant le contrôle de profondeur.

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Sangles d’arrimage en 3 parties Les sangles munies de deux tendeurs sont idéales. Ainsi, un tendeur est disponible de chaque côté et une tension de serrage équilibrée peut être exercée. Le système «Anti-Belt-Slip» permet de détendre la sangle progressivement.

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Prochain numéro: 30. 10. 2008 Les thèmes: TA spécial  Système de traite: marché + technique AgroSpot  Avantages et inconvénients de différents

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Les frais d’envoi sont facturés en sus. Paiement à 30 jours, net. Nom Adresse Envoyer à ASETA, case postale, 5223 Riniken, fax 056 441 67 31

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70e année Editeur Association suisse pour l’équipement ­technique de l’agriculture (ASETA), Willi von Atzigen, directeur Rédaction Ueli Zweifel: red@agrartechnik.ch Edith Moos: edith.moos@agrartechnik.ch Abonnement, changement d’adresse case postale, 5223 Riniken tél. 056 4412022, fax 056 4416731 internet: www.agrartechnik.ch Annonces Büchler Grafino AG, Agro-Publications, Dammweg 9, case postale, CH-3001 Berne Barbara Gusset, tél. 031 3303017, fax 031 3303057 inserate@agripub.ch, www.agripub.ch Vente des annonces Erich Brügger, tél. 032 3383120 e-mail: info@mbveb.ch Daniel Sempach, tél. 034 4151041 daniel.sempach@agripub.ch Tarif des annonces Tarif valable: 2008 Rabais de 25% sur la combinaison avec Schweizer Landtechnik Imprimerie et expédition Weber Benteli AG, Industrie Bernstrasse Nord Bernstrasse 10, CH-2555 Brügg (Bienne) Coordination de production François Faivre Paraît 11 fois par an Prix de l’abonnement Suisse CHF 80.– par an (2,3% TVA incluse). Gratuit pour les membres ASETA. Etranger: CHF 105.–,  75.–. Le numéro 11 / 2008 paraîtra le 30 octobre 2008 Dernier jour pour les ordres d’insertion: 8 octobre 2008

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