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Technique Agricole

septembre 2011


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25.07.11 13:19


Editorial • Sommaire septembre 2011

Editorial Ueli Zweifel

L’ASETA et ses rejetons 17 septembre : date de l’Assemblée des délégués de l’Association suisse pour l’équipement de l’agriculture, ASETA. Pour cela, la section lucernoise a invité les délégués à Sursee sur le campus de la Société Suisse des Entrepreneurs. Lors de cette assemblée, l’ASETA veut se donner des structures épurées. D’une part, à la base, où les sections participeront davantage aux réflexions, et d’autre part, au processus décisionnel qui, mené par la direction de l’association sera clairement étayé et accéléré. Indépendamment de ce nouveau départ, de nature organisationnelle, Technique Agricole/Schweizer Landtechnik, souvent considérés comme rejetons de l’ASETA, ont reçu un nouvel habit. D’intenses réflexions, au sein de la commission assignée au journal, alliées au savoir-faire créatif de Stämpfli Publications SA, ont aboutit à la naissance de ce numéro. C’est ainsi une mise en page « rafraichie » que nous présentons à nos lectrices et lecteurs. Des chariots élévateurs à la technique des moteurs, et du maintien en bon état des machines à la technique de labour moderne… tous les thèmes sont là, classés sous de nouvelles rubriques. CLAAS propose aussi un certain nombre de nouveautés (p. 16). Et bien que le modèle de chapeau CLAAS (cf. photo) donne une touche un peu rétro, il s’accorde cependant fort bien aux « 75 ans » de la fabrication des moissonneuses-batteuses à Harsewinkel, au nord de l’Allemagne.

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Marché

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Les haltérophiles de l’agriculture Moteurs diesel propres : différentes manières d’y arriver

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ASETA

15 18 21 20

Portrait de la section Lucerne Sections FR, NE, VD ASETA Rapport annuel 2010 Cours de conduite G40

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21 n

Au milieu

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Voyage des lecteurs Agritechnica

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Management

24 30

La préservation de valeur, en majuscules CLAAS : la technique de récolte et ses superlatifs

30 n

Plate-forme

32

Les chargeurs Schäffer, compacts et puissants

n

En savoir plus

35 41

La charrue : des conditions de travail dures Recyclage des gaz d‘échappement : Une contradiction ?

41 n

Rapport ART 741

45

Détention, immobilisation, rabattage et chargement des vaches-mères en toute sécurité

44

Impressum

Le numéro d’octobre paraîtra le 6 octobre 2011 La diversité des chargeurs pour l’agriculture s’est élargie. Photo : Ruedi Hunger

9 2011

Technique Agricole

3


stable compact habile

chargeurs

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élargit la palette des Multifarmer, le nouveau modèle 40.9CS est augmenté d’une tonne de charge à 4000 kg. La portée de 9 m et la charge maxi de 4 t permettent d’effectuer les travaux les plus exigeants. Le moteur Perkins 4 cylindres de 150 CV met suffisamment de puissance à disposition pour les travaux lourds. Une autre particularité Merlo, la vitesse maxi de 40 km/h et la charge de remorque élevée, permet de rouler avec efficacité sur route. L’importateur Merlo en Suisse se tient à votre disposition pour plus d’informations.

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Marché   

Les haltérophiles de l’agriculture Ces dernières années, les véhicules de levage ont beaucoup évolué.  Aucun n’est demeuré en reste, mais les domaines d’utilisation ont  été redéfinis, et les petits chargeurs téléscopiques se sont  transformés en engins à la fois maniables et polyvalents.    Ruedi Hunger

Il y dix ans, la situation était claire : il y avait le chargeur étroit, pour la ferme, le chargeur téléscopique et l’élévateur à fourche. Particulièrement maniable, ce dernier servait à manipuler et empiler palettes et paloxes sur des sols en dur. Au chargeur téléscopique revenait la tâche de transbahuter tout objet pesant, et le chargeur étroit, classiquement articulé, bon à tout faire, se faufilait partout, pour sortir le fumier, soulever une palette, décharger un paloxe. Force est de le constater : attribué à toute la famille des chargeurs étroits, le qualificatif de « bon à tout faire » est usurpé. Le chargeur étroit classique, à roues, n’est pas vraiment adapté pour peller des tonnes de terre, et l’élévateur à fourche s’en sort nettement mieux quand il s’agit de manipuler des marchandises palettisées. A mi-chemin entre le chargeur de ferme et les gros téléscopiques, les nouveaux petits engins téléscopiques constituent une alternative à la fois maniable et polyvalente.

Les chargeurs compacts à roues CAT, Liebherr, JCB et Terex fabriquent des chargeurs compacts qui ne sauraient renier leurs origines d’engin de chantier. Ils en gardent une robustesse supérieure à la moyenne des chargeurs agricoles. A une exception près, ils sont tous de type articulé. Le Liebherr 509 Stereo est en principe aussi un articulé. Mais, grâce à sa direction supplémentaire à l’arrière, son articulation centrale se contente d’un angle réduit : il y gagne en stabilité. Les moteurs, en position longitudinale ou transversale, sont soit « maison » (CAT), soit des Deutz ou des Perkins. CAT utilise ses propres essieux et équipements hydrauliques. JCB et Liebherr se fournissent chez Spicer. Tous deux utilisent de l’hydraulique Bosch-Rexroth, comme Schaeffer à l’époque. Ou encore aujourd’hui les chargeurs Terex et Weidemann qui sont toutefois dotés d’essieux ZF. Les machines spécialement conçues dès l’origine pour l’agriculture atteignent des hauteurs de levage plus élevées. Elles

sont spécialement adaptées pour charger des mélangeuses à fourrage et des grosses épandeuses à fumier. Elles mesurent en général moins de 2,5 mètres de haut et moins de 1,8 mètre de large. Avec leurs 5 ou 6 tonnes, les chargeurs compacts à roues sont nettement plus lourds que la moyenne des chargeurs de ferme étroits. Mais plus performants aussi. Leur force de décollement atteint un audessus de 3000 kilos et la force de levage dans les mêmes valeurs. Si l’on souhaite améliorer la force de décollement, on devrait préférer les engins dotés d’une cinématique en Z au niveau de l’outil (CAT, Liebherr, Schäffer, Weidemann). Pour travailler plus en finesse avec un meilleur parallélisme, JCB et Terex proposent des cinématiques en P. Concernant les outils, les dispositifs de fixation ne sont toujours pas entièrement normés. Il ne faut donc pas trop compter échanger ou se prêter des outils de levages, entre voisins. 9 2011

Technique Agricole

5


n 

 Marché

Tableau 1: Fournisseurs de chargeurs en Europe (liste non exhaustive) Constructeur

Chargeurs frontaux  pour tracteurs

Chargeurs téléscopiques

Chargeurs compact

Chargeurs étroits à bras téléscopique

Chargeurs sur roues

Chargeurs  compacts

Constructeurs spécialisés dans les techniques de levage JCB

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Manitou/ Gehl

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Merlo

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Schäffer

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Thaler

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Weidemann

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Fournisseurs et/ou constructeurs de tracteurs et de matériel de récolte qui proposent des engins de levage (Longliner) Claas Neuson-Kramer)

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Deutz-Fahr

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Massey-Ferguson

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New Holland

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(Source : Agrartechnik Business)

Le chargeur de ferme étroit  universel Un grand nombre de constructeurs se partagent le marché des chargeurs de ferme étroits. Mariant la compacité et la polyvalence, les véhicules de la catégorie autour de 2000 kg occupent une place de choix. On leur demande d’être performants en toute situation, sous des dimensions réduites. Dans cette catégorie, Avant propose un concept original, dans la mesure où ils disposent d’une articulation rigide et, deuxièment, du fait de la position du conducteur sur la partie avant de l’engin. Weidemann sort également du lot avec ses modèles à articulations pivotantes. Ce concept réduit un peu la maniabilité mais apporte un gain de stabilité. En fait, on peut dire en simplifiant que plus le chargeur est maniable, moins il est stable en charge. La règle empirique veut qu’un chargeur articulé complètement braqué, avec une hauteur de levage de 1 mètre, perd un tiers de sa capacité de levage en raison du risque de renversement.

Les nouveaux petits téléscopiques Les petits chargeurs téléscopiques Weidemann et JCB constituent de véritables innovations. Leurs dimensions réduites, leur maniabilité et leur meilleure stabilité sont autant d’arguments qui leur font gagner des points face aux chargeurs étroits. L’accessibilité de leur cabine, en position basse, est généralement bien appréciée. On y entre d’un seul pas, on en ressort de même. Bien entendu, il ne faut pas placer d’attentes démesurées dans la cabine. La visibilité vers l’avant est meilleur qu’avec un 6

9 2011

Technique Agricole

chargeur de ferme étroit. Mais vers la droite, c’est l’inverse. En comparaison avec les grands chargeurs téléscopiques, les petits modèles offrent de toute manière un meilleur champ de vision. Et ils peuvent avantageusement remplacer un chargeur de ferme étroit, plus un tracteur avec frontal. Pour des raisons de place, les concepteurs de ces engins ont dû abandonner le principe de fixation centrale du bras qui

se trouve légèrement déporté vers la droite. Ces véhicules bénéficient d’une direction sur les quatre roues qui les rend très maniables, loin devant le chargeur de ferme. JCB et Weidemann adoptent un positionnement du moteur caractéristique. Sur le JCB 515, le Deutz diesel est placé derrière le conducteur. Sur le Weidemann T4512, le Yanmar est placé sur la droite du véhicule. JCB a adopté une transmission à quatre moteurs hydrau-

Glossaire Stabilité : Position du centre de gravité et poids à vide sont les deux principaux facteurs de stabilité. En outre, le risque de retournement augmente proportionnellement à l’étroitesse de l’engin. Le dispositif et la position de l’articulation influencent fortement la stabilité. Un véhicule braqué à fond voit sa capacité de chargement réduite d’environ 30 %. Forces de levage : Conformément à la norme DIN 24094, la force de levage correspond à la force de levage que l’engin est capable d’exercer verticalement sur le centre de gravité d’une charge dans l’ensemble de son rayon d’action. La force de levage d’un chargeur téléscopique dépend donc étroitement du rayon d’action et de la hauteur maxima de son bras. Des paramètres physiques incompressibles entrent en jeu dans ce calcul. Exemple : quand on déploye le bras du chargeur à l’horizontale en éloignant donc la charge du véhicule, la force de levage diminue proportionnellement à cet éloignement. Ainsi la stabilité de l’engin est-elle assurée. Pour des raisons de sécurité, la force de levage est réduite pour les grandes hauteurs. D’après la norme DIN, ces mesures sont prises la charge étant placée à 50 centimètres de l’articulation. Force de poussée : Il s’agit de la force qui s’exerce quand le véhicule est utilisé pour pousser des matériaux. Elle dépend du poids et de la surface du sol (bétonné, asphalté, sable ou gravier). La force de poussée est transmise par les pneumatiques (profil AS ou EM). Force de décollement : La charge que le chargeur est capable de soulever du sol définit la force de décollement. La ligne active (la force) passe par la pointe de la dent. L’accessoire de levage peut donc s’appuyer sur le sol ou bien l’outil par son basculement provoquer un décollement. La valeur nominale de la force de décollement est atteinte lorsque le vérin de basculement applique le couple maximum au niveau de l’articulation du godet de la flèche.


n

Marché   

liques. Chez Weidemann, un moteur rotatif à pistons entraîne un distributeur de transmission et des cardans sur les deux axes. Ils prouvent leur efficacité depuis le début des années 1990. Dieci, JCB, Manitou, Merlo et Weidemann sont considérés comme des constructeurs spécialistes en matière de chargeurs téléscopiques. Claas, Deutz-Fahr, CNH, John Deere et Massey-Ferguson comptent parmi les Longliners. Dans toutes les situations où l’on doit régulièrement empiler des bottes ou charger des camions, le chargeur téléscopique vient directement concurrencer le tracteur et son chargeur frontal. Il se caractérise par son bras téléscopique monté en position centrale. Il est capable de soulever des charges à peu près deux fois plus lourdes que son « petit frère ». L’exemple des JCB montre cependant que si le modèle 51558 est bien capable de lever une charge double du 515-40, son rayon de levage n’est, lui, guère plus élevé. Les gros chargeurs téléscopiques possèdent des directions à 2 roues, à 4 roues ou en crabe.

Le graphique 1 montre  la capacité de charge  maximale, articulation  ouverte au maximum,  avec une charge à 90 cm  du sol. 

5000

Graphique 1: Données mesurées sur chargeurs compacts à roues (Test top agrar) 3820

4000 3080

3140

3060

2460

2000 1000 0

CAT

JCB Liebherr Schäffer Terex Weidemann Charge limite, articulation braquée au max.; hauteur de la charge 90 cm

Graphique 2: Comparaison entre petits et grands chargeurs téléscopiques Weidemann

Données comparées  entre petits et grands  chargeurs téléscopiques  (Weidemann).

Hauteur de Rayon de Portée max. mm levage max. mm braquage mm

Poids total kg

Charge utile kg

TL "petit"

2530

1200

4300

2290

821

TL "grand"

4500

2500

5750

3250

1700

La charge utile d’un  chargeur téléscopique  diminue proportionnellement à son rayon  d’action. 

Graphique 3: Rapport entre charge utile en kg (bleu) et rayon d’action en mm (jaune) d’un chargeur téléscopique

3156

1840

1570

ROPS et FOPS pour une sécurité  accrue Commençons par les définitions: ROPS (Roll Over Protective Structure) désigne un dispositif antiretournement ajouté à la structure du véhicule. Il protège le machiniste en cas d’« événements inattendus » comme on dit dans le jargon et lui offre un volume de survie défini (DLV Deflection Limiting Volume). Le dispositif FOPS (Falling object Protection Structure) est une protection contre les chutes d’objets. En clair, cette structure protège le conducteur contre, par exemple, la chute des balles rondes ou carrées, des paloxes ou d’une fraction du chargement d’une palette. Certains chargeurs étroits sont déjà équipés depuis longtemps (Bobcat’s). Depuis l’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur la sécurité des machines, en 2010, tous les nouveaux engins de levage doivent en être dotés, les chargeurs de ferme au premier rang. La meilleure solution est le FOPS, seule protection à même de protéger suffisament le conducteur en cas d’« événements inattendus ».

2870

3000

800

1300

1800

1260

2000

1015 2500

Le moteur en  porte- à -faux  contre-balance  l’effort exercé  par la charge.

Résumé Les chargeurs compacts à roues pour l’agriculture sont dérivés de leurs « grands frères » de chantier, tout comme les chargeurs téléscopiques ont migré de la 9 2011

Technique Agricole

7


n 

 Marché

construction vers l’agriculture. Les petits chargeurs téléscopiques dérivent aussi des grands modèles. Ils s’imposent de plus en plus comme des concurrents des chargeurs de ferme classiques. Tandis que la place des plus petits parmi ces derniers, véritables passe-partout, restent incontestée dans maintes situations. n

Tableau 2 : Extrait du Rapport ART no 733, Coûts des machines 2010 (prix/coûts en francs)  Désignation du  véhicule de levage

Prix d’achat  moyen  

Coûts fixes  annuels

Coûts variables  UT

Référence CHF/ UT

Chargeur frontal moyen

13 000

1185

4.00/h

15.50/h

Pince croco pour chargeur frontal

4800

474

2.36/h

7.80/h

Chargeur étroit 20 kW

46 000

4505

12.00/h

33.00/h

Chargeur étroit 50 kW

77 000

7468

22.48/h

58.00/h

Chargeur téléscopique 75 kW

106 000

9862

23.94/h

57.00/h

Elévateur à fourche

27 000

2288

8.96/h

22.00/h

Tableau 3 : Valeurs caractéristiques moyennes des véhicules de levage

Comparé aux chargeurs frontaux, les  chargeurs téléscopiques sont plus rapides et  atteignent des hauteurs de levage plus  élevées. 

Sur les chargeurs  compacts,  l’utilisation de  roues de petit  diamètre abaisse  fortement le centre  de gravité.  

8

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Technique Agricole

Grand chargeur téléscopique

Petit chargeur téléscopique

Puissance moteur de... à

80 à 110 kW

Puissance moteur de... à

23 à 37 kW

Poids

5,5 à 8,5 t

Poids

2,5 à 3,5 t

Capacité de levage max.

4500 à 7500 daN

Capacité de levage max.

1500 à 1880 daN

Chargeur à roues de chantier

Chargeur à roues compact (agricole)

Puissance moteur de... à

100 à 150 kW

Puissance moteur de... à

Poids

12 à 13 t

Poids

5,2 à 6,3 t

Capacité de levage max.

7000 à 10 000 daN

Capacité de levage max.

2400 à 3800 daN

50 à 80 kW

Chargeur de ferme « normal »

Chargeur de ferme « petit »

Puissance moteur de... à

24 à 28 kW

Puissance moteur de... à

34 à 45 kW

Poids

1650 à 2200 kg

Poids

jusqu‘à 2000 kg

Capacité de levage max.

1450 à 2300 kg

Capacité de levage max.

1050 à 1450 daN


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Marché

n

Moteurs diesel propres – différentes manières d’y arriver La norme de gaz d’échappement 3B pour les moteurs diesel dès 130 kW est déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2011 ; elle le sera également pour la classe de puissance de 75 à 129 kW dès 2012. Cet article montre avec quelles technologies les constructeurs garantissent le respect des valeurslimites du niveau 3B et quelles perspectives se dessinent pour le niveau 4. Roger Stirnimann

Ces dernières années, les constructeurs de moteurs diesel ont dépensé d’importantes sommes d’argent dans la recherche et le développement. La principale raison a été les normes de gaz d’échappement en Europe, Amérique du Nord et au Japon. Depuis l’introduction de ces prescriptions pour les véhicules Offroad (véhicules non routiers) à la fin des années 1990, jusqu’aux normes de niveau 3A, encore partiellement valables aujourd’hui, les émissions d’oxyde d’azote (NOX ) ont dû diminuer de 75 % et celles de particules de 80 % (classes de puissance de 130–560 kW). En ce qui concerne la prochaine norme 3B, les émissions de NOX et de particules doivent encore diminuer de 90 % (voir graphique 1). Les constructeurs sont confrontés à deux importants conflits d’intérêts : d’une part les interactions entre le NOX et les particules, et, d’autre part, celles entre le NOX et la consommation de carburant. Ainsi, par exemple, la diminution de la température de combustion dans les cylindres a pour effet une réduction des valeurs NOX, mais elle provoque en revanche l’augMoteur Deutz de dernière génération : Combinaison du recyclage externe des gaz d’échappement, de la réduction catalytique sélective et du filtre à particules.

mentation de la formation de particules et inversement. Un conflit d’intérêts analogue existe entre le NOX et la consommation de carburant. Les mesures en vue de limiter les émissions de NOX ont souvent un effet négatif sur le rendement et, par conséquent, sur la consommation. A l’inverse, les mesures visant à améliorer les valeurs de consommation conduisent en général à une température accrue, ce

qui entraîne des émissions supérieures de NOX .

Un nouveau cycle de tests représente des exigences supplémentaires Les valeurs-limites en matière de gaz d’échappement sont dépendantes de la puissance. Pour les classes de puissance supérieures, des valeurs-limites plus strictes ont été fixées, avec également des mises en vigueur plus rapides que pour les classes inférieures. Une certaine proportionnalité est respectée ici entre les contraintes techniques, la place disponible et les coûts. Avec la norme de gaz d’échappement 3B, hormis le cycle de tests stationnaire à 8 niveaux selon ISO 8178 C1 disponible jusqu’à présent, le nouveau « Non Road Transient Cycle » (NRTC) est également utilisé maintenant. Le NRTC révèle le comportement du moteur en termes de gaz d’échappement dans la pratique de manière nettement meilleure. En effet, de nombreux changements de charges sont simulés, ceci durant une période de mesure de 20 minutes, ce qui a des conséquences particulièrement en matière d’émissions de particules. Le NRTC mesure également les émissions des démarrages à froid comme à chaud. Les technologies décrites ci-après concernent en premier lieu les classes de puissance dès 100 Ch. Au-dessous de 100 Ch, une technique simplifiée entre généralement en ligne de compte.

Systèmes de retraitement nécessaires dès le niveau 3B Les valeurs-limites des normes 1 à 3A pouvaient être respectées avec des me-

sures techniques internes au moteur. Une injection à rampe commune avec des pressions atteignant 1600 bar, une gestion électronique du moteur, la technique à quatre soupapes, le turbocompresseur et le refroidissement de l’air d’admission constituaient les technologies de base combinées avec le recyclage des gaz d’échappement. Pour les prochaines étapes 3B et 4, il est nécessaire de poursuivre leur développement et de les compléter par des systèmes de retraitement des gaz d’échappement. SCR, des catalyseurs à oxidation et des filtres à particule en font partie. Pour la norme

Petit lexique relatif aux normes Norme UE 3B, niveau 4, Tier 4 – Interim, Tier 4 – Final, EURO 5, EURO VI… ! Ces termes comme d’autres encore sont utilisés en relation avec les normes relatives aux gaz d’échappement. Qu’est ce que cela signifie précisément ? Dans le cas des véhicules Offroad, on parle de « niveaux ». En Europe, il s’agit des niveaux (« Stages » en anglais) 1, 2, 3A, 3B et 4. En Amérique du Nord, le terme «Tier» est utilisé. Les correspondances sont indiquées ci-dessous : Europe Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3A Niveau 3B Niveau 4

Amérique du Nord Tier 1 Tier 2 Tier 3 Tier 4 – Interim Tier 4 – Final

Pour les véhicules routiers, les désignations « Euro X » sont usuelles. Pour les voitures et véhicules routiers légers, la valeur X est indiquée en chiffres arabes (1, 2, 3, 4...), alors que des chiffres romains (I, II, III, IV…) sont utilisés pour les véhicules utilitaires lourds.

9 2011

Technique Agricole

11


n

Marché

Valeurs-limites d'émission des véhicules Offroad

Valeurs-limites d'émission des véhicules routiers lourds

Nox g/kWh

Nox g/kWh 6

niveau 2 (2002)

5

5

4

niveau 3A (2006)

3

4

3

2

2

niveau 3B (2011)

1

Euro III (2001)

Euro IV (2005)

Euro V (2009)

1 Euro VI (2013)

niveau 4 (2014) 0.025

0.050

0.075

0.100

0.125

0.150

0.175

0.200 g/kWh particules

0.025

0.050

0.075

0.100

0.125

0.150

0.175

0.200 g/kWh particules

Die beiden Grafiken einen Überblick über die NOX- und Partikelgrenzwerte der letzten vier Abgasstufen bei Offroad- und Strassenfahrzeugen (EU). Obwohl diese Grenzwerte auf Grund von unterschiedlichen Graphique 1 geben : Prüfzyklen nicht direkt miteinander verglichen werden können, ist zu erkennen, dass die Stufen 3B und 4 resp- Euro V und Euro VI auf ähnlich tiefem Niveau liegen. Bei den schweren Nutzfahrzeugen wird mit Euro neben der Partikelmasse neu auch noch die limitiert, was eine zusätzliche Herausforderung und den Partikelfilter unabdingbar macht. cependant que les normes de niveaux 3B et 4, respectivement LesVIdeux graphiques donnent unPartikelanzahl aperçu des valeurs-limites d’émis- darstellt

sions de NOx et de particules des quatre derniers niveaux de gaz d’échappement des véhicules Offroad et des véhicules routiers lourds (UE). Bien que ces valeurs ne soient pas absolument comparables entre elles, en raison des différents cycles de tests, l’on s’aperçoit

3B, les constructeurs de moteurs Offroad appliquent deux options fondamentalement différentes (graphique 2). La première consiste à traiter les gaz d’échappement par le biais de la réduction catalytique sélective (SCR), qui prévoit

Vanne EGR Vanne d’étranglement

gestion de moteur

Euro V et VI, indiquent des valeurs équivalentes. Dans le cas des véhicules utilitaires lourds avec Euro VI, non seulement la masse des particules mais aussi leur nombre se voient limités, ce qui rend un filtre à particules indispensable.

l’injection d’une solution d’urée (AdBlue) comme réactif dans la conduite d’échappement. L’ammoniac qui en résulte est transformé en azote inoffensif et en vapeur d’eau dans le catalyseur SCR. L’avantage de cette technologie est que le mo-

Grafique : Concept global de retraitement des gaz d’échappement selon Euro VI (Scania)

Que se passe-t-il avec les poids lourds ? Dans le cas des véhicules routiers, les émissions de substances polluantes des moteurs à combustion ont été limitées plus tôt que pour les véhicules Offroad, raison pour laquelle les premiers jouent un rôle de précurseurs technologiques. L’évolution des moteurs diesel de camion permet de tirer quelques conclusions quant aux perspectives pour le secteur Offroad. La discussion actuelle relative aux options technologiques dans le domaine de la technique agricole en vue de satisfaire aux futures valeurs d’émissions de gaz d’échappement a été menée intensivement par le passé, dans le secteur des 12

9 2011

Technique Agricole

poids lourds également. Est-ce que la formation d’oxyde d’azote doit être diminuée à l’intérieur du moteur par un recyclage des gaz d’échappement avec refroidissement ou le laisse-t-on sciemment se former pour ensuite les réduire dans les tubulures d’échappement au moyen de la technologie SCR, telle a été la question de base. Tous les constructeurs européens de camions ont opté, au plus tard lors de l’introduction de la norme EURO V en 2009, pour la variante SCR (Selectiv Catalytic Reduction). Seuls les constructeurs Scania et MAN proposent, en plus des moteurs SCR, des moteurs respectant la norme

teur fonctionne avec des températures de combustion élevées, ce qui permet l’optimisation de la consommation de carburant et des émissions de particules. L’inconvénient est que des composants supplémentaires sont nécessaires sur les

EURO V avec EGR (Exhaust Gas Recirculation), soit sans adjonction d’AdBlue. Il y a quelques semaines, Mercedes, Scania et Iveco ont déjà présenté leur option technologique relative à la norme EURO VI, qui entrera en vigueur pour les camions en 2013. Avec ce dernier niveau, les valeurs-limites pour le NOX et les particules seront une fois de plus massivement réduites (voir graphique 1). Elément rendant la tache plus ardue, ce n’est pas seulement la masse des particules mais également leur nombre qui devront être réduits de 95 %, ce qui impose de fait le filtre à particules. De plus, les valeurs-limites devront être garanties pour plus de 700 000 km, et les émissions d’ammoniac seront également limitées (en raison du fait que l’ammoniac n’est pas traité à 10 % par le système SCR).

Présentation de solutions EURO VI complexes Mercedes, l’un des défenseurs les plus ardents de la SCR, mise également pour EURO VI sur la combinaison SCR, EGR et DPF, comme Scania ! De cette façon, la consommation de diesel, comme d’ailleurs celle d’AdBlue, peut être maintenue au


Marché

véhicules, l’AdBlue étant un additif qu’il s’agit d’acheter, stocker et remettre dans un deuxième réservoir. Cette variante est surtout appliquée par les constructeurs européens, comme par exemple AGCO Sisu Power (Massey Ferguson) et Fiat Power Train (New Holland, Case).

Pression du système Common Rail UE niveau 3A

UE niveau 3B

même niveau qu’avec EURO V (env. 5 %), voire légèrement au-dessous. Les contraintes techniques globales sont cependant très conséquentes avec ces moteurs. Chez Scania, l’injection bien connue à rampe commune XPI, avec deux niveaux de pression, préinjection, injection principale et postinjection, pression maximale jusqu’à 2400 bar, ainsi que turbocompresseur à géométrie variable, sont mis en œuvre. Le recyclage des gaz d’échappement avec refroidissement travaille avec un taux de récupération maximal de 25 %. Si nécessaire, de l’air frais refroidi peut encore être ajouté aux gaz d’échappement recyclés. Les systèmes de retraitement sont constitués d’un catalyseur à oxydation, un filtre à particules avec régénération active et passive, de deux catalyseurs SCR parallèles, ainsi que deux catalyseurs à ammoniac (voir schéma). Pour EURO VI, Mercedes se base sur une injection Common-Rail avec renforcement de la pression (X-Pulse) qui permet des pressions atteignant jusqu’à 2100 bar et une injection variable. Les moteurs sont assistés d’un turbocompresseur de conception nouvelle avec boîtier asymétrique qui dispense deux flux d’air comprimé différents. Les gaz

UE niveau 4

EGR DPF

EGR DPF SCR

EGR

?

SCR

Recyclage des gaz d’échappement avec filtre à particules La seconde variante technologique consiste en la combinaison d’un recyclage des gaz d’échappement avec refroidissement (EGR), mesure interne au moteur avec catalyseur à oxydation et filtre à particules comme système de retraitement. En raison des températures de combustion inférieures – imposées par l’EGR – la formation de NOX dans les cylindres est nettement réduite, ce qui a cependant une incidence négative sur les émissions de particules et requiert donc un filtre à particules (DPF). Le réglage du moteur consiste ici en un compromis entre la consommation de carburant et les émissions de NOX, la consommation pouvant donc s’avérer un peu plus élevée par rapport à un moteur SCR. En fin de compte, la consommation totale se révèle déterminante, et il ne faut pas oublier que le moteur SCR consomme également de l’AdBlue.

n

Common Rail, technique 4 soupapes, turbocompresseur, refroidissement de l’air d’admission, geson électronique du moteur Graphique 2 : Pour le niveau 3B, les constructeurs de moteurs Offroad optent pour deux méthodes différentes, soit l’EGR combiné au filtre à particules, ainsi que la technique SCR. Ces deux voies pourraient se rejoindre à l’avenir avec la norme de niveau 4.

Cette variante est utilisée principalement par les constructeurs américains comme John Deere, Cummins et Caterpillar/ Perkins. La situation ne se présente pas en noir ou en blanc : quelques constructeurs adoptent les deux solutions. Alors que les moteurs Deutz de 6,1 et 7,8 litres de cylindrée, équipant les séries 700, 800 et 900 de Fendt, sont munis de la technologie SCR, Deutz propose ces mêmes moteurs pour d’autres usages avec EGR externe et DPF (boîte de construction

d’échappement des trois premiers cylindres sont conduits directement dans la turbine au travers d’un gros tuyau. Ceux des cylindres quatre à six passent par un plus petit tuyau offrant davantage de résistance, et un tiers du flux est dévié au profit de l’AGR. Le retraitement des gaz d’échappement se fait par le biais d’un filtre à particules à haut rendement et d’un nouveau système de dosage SCR qui agit sans pression d’air. Iveco en revanche veut atteindre EURO VI sans recyclage des gaz d’échappement et compte sur un nouveau catalyseur SCR offrant un taux de transformation du NOX de 95 % (jusqu’à présent 75 % avec EURO V), combiné avec un catlyseur à oxydation et particules. La consommation d’AdBlue avec cette solution devrait augmenter avec cette solution par rapport à EURO V. Le renoncement à l’EGR permet aux moteurs Iveco de fonctionner à température plus élevée, ce qui entraîne une régénération passive du filtre à particules. Le système Common-Rail atteint une pression jusqu’à 2200 bar et travaille également avec une injection multiple. Un catalyseur à ammoniac se trouve encore après le système SCR. n

DVERT). New Holland mise de manière conséquente sur le SCR pour les classes de puissance dès 100 Ch, mais également sur l’EGR à refroidissement et le DPF audessous de cette limite. Le constructeur anglais JCB prend une position originale avec sa propre série Ecomax-T4. Les deux moteurs 4 cylindres de 4,4 et 4,8 litres de cylindrée sont censés atteindre les valeurs-limites de la norme 3B avec l’EGR, mais sans filtre à particules. Hormis un système Common Rail avec des pressions jusqu’à 2000 bar et un turbocompresseur à géométrie variable, le nouveau « Twin Vortex Combustion System » doit permettre de le concrétiser. La forme spécifique de la chambre de combustion, ainsi que deux dispositifs d’aspiration d’air interactifs assurent un excellent mélange de l’air et du carburant, ce qui limite la formation de particules. Le tableau 1 décrit quelques moteurs typiques en configuration 3B.

Aperçu de la norme de niveau 4 Jusqu’il y a peu de temps, les spécialistes étaient d’avis que la combinaison EGR,

Les turbocompreseur à géometrie variable sont utilisés surtout dan les moteurs avec EGR. 9 2011

Technique Agricole

13


n

Marché

Tableau 1 : Moteurs diesel modernes de niveau 3B – Configuration – Aperçu (130-560 kW) Type de moteur

AGCO Sisu 84CTA

Cummins QSB6.7

Caterpillar C9.3 ACERT

Deutz TCD 2012 L6

FPT N67 ENT

John Deere PSX 6.8

6

6

6

6

6

6

Nombre de cylindres Nombre de soupapes /cyl.

4

4

4

4

4

4

8,4

6,7

9.3

6,1

6,7

6,8

à un niveau, Wastegate

à un niveau, VGT

à un niveau, Wastegate

à un niveau, Wastegate

à un niveau, Wastegate

à deux niveaux, VGT

Cylindrée (litres) Système de turbocompression

oui

oui

oui

oui

oui

oui

Système d’injection

Refroidissement de l’air

Common Rail

Common Rail

Common Rail

Common Rail

Common Rail

Common Rail

Gestion de l’injection

électronique

électronique

électronique

électronique

électronique

électronique

Pression maximale

non connue

non connue

non connue

2000 bar

1600 bar

2000 bar

Recyclage des gaz d’éch.

AGR refroidi

AGR refroidi

AGR refroidi

Système de retraitement des gaz d’échappement

DOC SCR (double)

DOC DPF

DOC DPF

SCR

SCR

DOC DPF

Massey Ferguson 8660

ouvert*

ouvert*

Fendt Vario 828

New Holland T7.210

John Deere 7200R

Exemple pratique

Abréviations : DOC → Catalyseur diesel à oxydation, DPF → Filtre à particules diesel, VGT → turbocompresseur à géométrie variable SCR → Réduction catalytique sélective * Le moteur QSB6.7 de Cummins a été monté par exemple dans la série JCB 7000, le prédécesseur du Caterpillar C9.3, et sur les modèles Xerion 3300 et 3800 de Claas. Pour ces deux constructeurs, il n’est pas encore déterminé actuellement si ces moteurs seront encore montés en configuration de niveau 3B ou si le fournisseur de moteur sera remplacé.

SCR et DPF constituerait la base pour respecter les prescriptions en termes de valeurs-limites de la norme 4, et que les diverses variantes du niveau 3B pourraient de nouveau être uniformisées. Les hypothèses les plus récentes relatives aux moteurs de niveau 4 laissent cependant supposer que les trois technologies ne seront vraisemblablement pas nécessaires. Ainsi, MTU à Friedrichshafen, qui produit par exemple les moteurs des ensileuses automotrices Claas, a développé des séries de moteurs entièrement nouvelles qui respecteront la norme 4 avec SCR et EGR, mais sans filtre à particules. Ces moteurs sont très proches des nouveau moteurs Euro VI des camions Mercedes. La pression maximale dans le système d’injection à rampe commune, avec renforcement de la pression dans l’injecteur, atteint quelque 2500 bar. La vaporisation très fine du carburant explique certainement pourquoi ces moteurs peuvent respecter les prescriptions de la norme 4 sans filtre à particules. New Holland estime même pouvoir atteindre cet objectif grâce à des systèmes SCR améliorés, ceci sans EGR ni DPF. Cummins, Caterpillar et Deutz misent pourtant sur la combinaison EGR + SCR + DPF avec adjonction modérée d’AdBlue. John Deere ne communique encore rien quant à ses intentions à ce propos. 14

9 2011

Technique Agricole

Il faut aussi se préparer à ce qui succédera à la norme de gaz d’échappement de niveau 4. Certains spécialistes sont d’avis que l’on en restera pas là. Avec les niveaux 3B et 4, le législateur voulait imposer l’usage du filtre à particules, ce qui peut d’ailleurs maintenant être évité grâce aux progrès technologiques importants réalisés dans les systèmes d’injection et de compression. Comme ce sont les petites particules qui nuisent particulièrement à la santé, il se pourrait que leur nombre soit également limité pour les véhicules Offroad, comme cela est déjà le cas avec les camions par le biais de la norme EURO VI. Après avoir amené les valeurs-limites d’émissions d’oxyde d’azote et de particules tout près de zéro, le législateur devrait probablement porter son attention sur la réduction des émissions de CO2. Avec les moteurs, le potentiel de réduction de la consommation de carburant semble presque épuisé, compte tenu des conflits d’intérêts évoqués précédemment. A l’avenir, ce sont des solutions d’entraînement complètes qu’il s’agira de développer, comprenant aussi bien la transmission que ses autres constituants. L’évolution est ici également très rapide, et il ne fait pas de doute que des issues praticables seront trouvées. n

SCR de MF : Système SCR de deuxième génération de AGCO Sisu Power, tel qu’il se retrouve sur les séries 7600 et 8600 Massey Ferguson : combinaison d’un catalyseur à oxydation avec deux catalyseurs SCR fonctionnant en parallèle, mais disposés l’un derrière l’autre. Dans les derniers de ceux-ci, des catalyseurs slip sont encore intégrés et permettent la transformation des restes d’ammoniac en azote atmosphérique.


n

ASETA   

Le gérant Josef Erni et le président de la section Lucerne Anton Moser devant le Musée suisse de l’agriculture Burgrain à Alberswil.    Photos : Ueli Zweifel und Dominik Senn

De la roue « Lucerne » à la centrale de cercles de machines L’Association lucernoise pour l’équipement technique de l’agriculture (LVLT)  est un poids lourd de l’Association faîtière ASETA. Après 1973 et 1995, elle  organise de nouveau l’assemblée des délégués. Portait d’une section très  animée. Dominik Senn

L’Association lucernoise pour l’équipe­ ment technique de l’agriculture, section de l’ASETA, est présidée par Anton Moser, de Schüpfheim. La gérance est assurée par Josef Erni, Hohenrain. Technique Agricole les a rencontrés au Musée suisse de l’agriculture Burgrain à Albers­ wil, LU. Ce musée, hormis la conservation des valeurs paysannes traditionnelles, constitue également une passerelle ville et campagne.

Une région de rêve « Un paysage varié, la région du Napf, ainsi que des endroits magnifiques aux abords des lacs de Sempach, Baldegg, Hallwil, des Quatre­cantons et même de Zug, sans omettre ni la réserve de l’Entle­ buch­ inscrite à l’UNESCO ­ ni la Ville de Lucerne prisée par le tourisme internatio­ nal sont les caractéristiques du canton de Lucerne », résume Anton Moser. L’agricul­ ture joue un rôle prépondérant dans ce

canton avec 7,5 % de la population ac­ tive, ce qui correspond au double de la moyenne nationale.

Deuxième plus grand canton  agricole Josef Erni mentionne encore d’autres chiffres : la surface agricole utile de Lu­ cerne, avec 78 700 ha, se situe au troi­ sième rang après Berne et Vaud. Quelque 14 000 personnes travaillent à plein 9 2011

Technique Agricole

15


n 

 ASETA

Les démonstrations de  machines revêtent une  grande importance pour  la section.

temps ou à temps partiel dans les 5100 exploitations agricoles du canton. Dans certaines régions, l’on trouve des exploi­ tations qui ne fournissent que des ma­ tières premières et des prestations de service, mais transforment et vendent elle­mêmes des denrées alimentaires et autres produits agricoles. « Les secteurs et les entreprises situés en amont et en aval – qui dépendent indirectement de l’agriculture – occupent environ 9000 personnes. Cela revient à dire que le commerce agricole correspond à 11 %, soit une place de travail sur neuf, le can­ ton de Lucerne étant ainsi le deuxième plus grand canton agricole du pays », précise Josef Erni. Parmi les 5000 exploitations agricoles environ que compte le canton, plus de 3600 d’entre elles sont exploitées à titre principal. En 2015, le canton de Lucerne devrait compter encore 4000 fermes, un tiers de celles­ci étant exploitées à temps partiel. Le revenu global des agricultrices et agriculteurs lucernois se situe au­des­ sus de la moyenne suisse.

Production animale intensive Selon le Service de l’agriculture et de la forêt du Département des constructions de l’environnement et de l’agriculture du canton, la part importante de sols pro­ fonds et fertiles permet une production animale intensive. La densité de détention animale est la plus importante de tous les cantons. 3400 exploitations produisent du lait, avec un contingent (quota laitier) moyen de 98 000 kg. La situation écono­ mique de la production porcine est ac­ tuellement un peu tendue. Ce n’est qu’avec une stratégie de marché adé­ quate que les prix pourront remonter. Cependant, cette production demeure un secteur d’activité essentiel des agricul­ 16

9 2011

Technique Agricole

teurs lucernois. Les grandes cultures jouent un rôle secondaire. 92 % de la va­ leur de la production agricole de presque un milliard de francs proviennent de la valorisation des production animales (lait, viande, œufs, etc.). Les céréales, les cultures sarclées, les fruits et les baies, ainsi que le raisin et les légumes ne contribuent qu’à raison de 8 % au revenu agricole. Des entreprises importantes ap­ parentées à l’agriculture, comme par exemple Emmi, ont leur siège dans le canton de Lucerne.

La roue de tracteur « lucernoise » La section Lucerne, fondée en 1925 (voir encadré), avait comme objectif premier la représentation politique des intérêts de l’agriculture, selon Anton Moser. La ques­ tion des assurances accidents et respon­ sabilité civile, ainsi que de l’achat de car­ burant, d’huile moteur, de lubrifiant et de pièces de rechange s’est rapidement

posée. Dans les années 1930, Hermann Beglinger a été le premier directeur de l’Association suisse, ainsi que conseiller technique du comité de la section lucer­ noise. Il a eu l’idée de remettre en état les roues équipées de pièces en caoutchouc usées, en les chaussant de pneus. La « roue de tracteur lucernoise » était née. En 1935, une telle roue coûtait CHF 340, chambre à air comprise.

Société coopérative jusqu’en 1975 Le premier gymgkhana de tracteurs de l’association a vraisemblablement eu lieu en 1937 à Sursee. ainsi que, la même année, un cours de motofaucheuse et une démonstration de fauche à Lucerne­ Würzenbach. Aucune autre section de l’ASETA à part Lucerne ne s’est donné la forme juridique d’une société coopéra­ tive. Cela se justifiait notament par l’offre importante de produits et de prestations de service liée aux tracteurs. Sa dissolu­

Naissance de la section lucernoise Alors qu’en été 1924 le Contrôle cantonal lucernois des automobiles et des vélos décréta qu’une taxe de CHF 100.– serait prélevée annuellement pour les véhicules agricoles, Oskar Amrhyn, Ruswil, qui devint ensuite président et gérant de la section LU, écrivit dans la semaine au député, Fritz Rösli de Sempach, en faisant la proposition suivante : « Il faut tout de suite s’unir et s’opposer à cette taxe sur les tracteurs. » Une séance a réuni les intéressés le 16 juillet 1924. Elle nomma une délégation de trois personnes soit Fritz Rösli, A. Schmi­ dli, Ruswil, et Balz Helfenstein, Sempach, qui fut reçue au Département de police et réussit à faire abandonner ce projet de taxe. En décembre 1924, les propriétaires de tracteurs créèrent à Berne, sur le plan suisse, l’As­ sociation suisse des propriétaires de tracteurs, qui devint l’actuelle Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA). Le 17 mars 1925, vingt propriétaires de tracteurs lucernois (il y avait à l’époque 60 tracteurs dans le canton) se rassemblèrent pour fonder l’Association lucernoise des propriétaires de tracteurs. L’adhésion à l’association suisse eut lieu le 9 mars 1926. Le premier directeur de l’Association suisse des propriétaires de tracteurs fut Hermann Beglinger de Fey/VD, qui élit domicile à Lucerne. De 1930 à 1942, le lucernois A. Sidler présida l’Association et en fut simultanément le gérant de 1929 à 1943. Le siège de l’ASETA se trouvait également à Lucerne, ce qui fait que l’association a donc bel et bien ses racines dans le canton de Lucerne.


n

ASETA   

Présidents et gérants de la LVLT

L’exploitation de séchage d’herbe et de fabrication de pellets Bürli à Alberswil est l’une des  excursions proposées aux accompagnants.

tion en 1975 a certainement été plus ardue que sa création en raison de la responsabilité solidaire qu’elle impliquait.

Les activités de la section LU Selon Josef Erni, le pilier principal de la section sont les cours de conduite. Chaque année, 120 cours pour scooters, vélomoteurs, motos, tracteurs, automo­ biles et camions sont organisés, la plupart à Sursee. Les cours préparatoires pour les examens de scooters et de tracteurs se déroulent à chaque fois le mercredi après­midi. Les cours théoriques pour camions comptent 32 leçons sur 4 se­ maines à raison d’un jour par semaine. Pour les examens de scooters et d’auto­ mobiles, les candidats s’exercent online, les cours de base se déroulant presque tous les samedis, ainsi qu’en semaine une fois par mois à Sursee. L’enseignement théorique est décentralisé sur l’ensemble du canton. il est bien évident que les membres de la section LU bénéficient d’un tarif réduit pour ces cours. Environ la moitié des agriculteurs du canton de Lu­ cerne actifs à plein temps sont membres de la section lucernoise, soit juste 1800. La rencontre annelle entre la section LU. la police et l’Office cantonal de la circula­ tion routière, afin d’échanger des points de vue quant aux intérêts de l’agriculture en tant qu’utilisatrice du réseau routier, constitue une contribution importante pour fixer des objectifs communs en termes de politique de la circulation. Les démonstrations de machines ont, aujourd’hui encore, une signification im­ portante pour la section. Elles sont orga­ nisées au minimum tous les deux ans. Par ailleurs, un gymkhana de tracteurs a lieu tous les trois ans; prochain rendez­vous, avril/mai 2012.

Centrale de cercles de machines La centrale de cercles de machines ratta­ chée à la section constitue une spécificité lucernoise. Il s’agit en fait d’une centrale qui coordonne les cercles de machines (CM) du canton. Les cercles de Malters, Napf, Michelsamt, Entlebuch, Seetal et Wiggertal. Comme l’explique Josef Erni, le principe est le suivant : « Afin d’amélio­ rer l’efficacité des travaux identiques, nous les comparons d’une région à l’autre. Nous faisons la promotion et pre­ nons en charge des services importants. Grâce à cette centrale, les forces de l’agri­ culture sont canalisées et ainsi l’offre est adaptée à la demande. » Les trois centres de compétences princi­ paux de la centrale CM sont le CM­Agrar, le CM­Service et le CM­Personnel. Le CM­Service et le CM­Personnel (AgriWork S.à.r.l.) tendent à optimiser les ressources en main­d’œuvre dans l’agriculture. Un réseau complet de dépanneurs agricoles est en place et rend de grands services dans l’ensemble du cantone. Selon Josef Erni : « ... nombreuses sont les exploita­ tions agricoles qui s’adressent à ce service afin d’obtenir de l’aide à court ou moyen terme. » Le but principal de CM­Agrar

Présidents Fritz Rösli, Sempach Oskar Amrhyn, Ruswil Balz Helfenstein, Sempach Hans Leibundgut, St. Urban Josef Troxler, Mauensee Hans Leibundgut, jun., St. Urban Niklaus Wolfisberg, Hohenrain Alfred Fischer, Grosswangen Anton Moser, Schüpfheim

1925­1928 1928­1932 1932­1936 1936­1953 1953­1971 1971­1980 1980­1995 1995­2005 2005­

Gérants Oskar Amrhyn, Ruswil Albert Beck, Grafenhusen Adolf Ineichen, Sigigen Alois Buholzer, Malters Arthur Koch, Hellbühl Josef Erni, Neudorf

1925­1929 1929­1972 1972­1974 1975­1999 1999­2009 2009­

consiste à favoriser la coopération entre agriculteurs. L’utilisation de machines en commun recèle encore un large potentiel. La direction de la centrale CM et d’AgriWork est également du ressort de Josef Erni et de ses collaborateurs.

Assemblée des délégués Comme Anton Moser le précise, l’objectif immédiat consiste à organiser – de ma­ nière parfaite la 86e Assemblée des délé­ gués de l’ASETA les 16/17 septembre prochains au Campus de Sursee, dans le plus grands centres de formation et de séminaires de Suisse centrale. La piscine attenante est mise à disposition gratuite­ ment pendant la manifestation. La sec­ tion organisatrice n’a reculé devant aucun sacrifice pour mettre sur pied un pro­ gramme attrayant, avec visite guidée de la vieille ville de Sursee, du Musée suisse de l’agriculture Burgrain à Alberswil, de l’exploitation et de l’installation de sé­ chage d’herbe et de fabrication de pellets de la famille Bürli. n

Bienvenue à l’assemblée des délégués de l’Association suisse pour  l’équipement technique de l’agricultures – ASETA Les 16 et 17 septembre 2011, c’est dans le canton de Lucerne, au Campus de Sursee que nous organisons l’assemblée des délégués de l’ASETA. Délégués, membres, partenaires, collaboratrices et collaborateurs de l’association, et invités, nous nous réjouissons de vous accueillir nombreux dans notre canton. Au nom de la section Lucerne Anton Moser, président Josef Erni, gérant

9 2011

Technique Agricole

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n  ASETA

FR

Faites tester les freins

Journée technique : Chaulage Mercredi, 14 septembre 2011 de 9 h 30 à 16 h Domdidier (parcours fléché depuis la route cantonale) Stands d’information, présence des firmes actives dans le commerce d’engrais et produits chaulants Programme : 9 h 30 et 14 h 30 début des visites guidées 11 h et 13 h 30 démos d’épandage Organisé en collaboration avec Grangeneuve, la vulgarisation et l’AFETA

NE Cours pour obtenir le permis G Ce permis autorise également la conduite d’un cyclomoteur. Nos cours théoriques sont donnés sur un jour et demi et mis sur pied en collaboration avec un instructeur de la brigade de la circulation routière, de la Police cantonale neuchâteloise. Cernier

Fleurier

Lundi 3 octobre

9 h à 11 h 30

13 h 30 à 16 h

Mercredi 5 octobre

9 h à 10 h 30

Vendredi 7 octobre

13 h 20

Examens

Mardi 4 octobre

9 h à 11 h 30

13 h 30 à 16 h

Mercredi 5 octobre

14 h à 15 h 30

Vendredi 7 octobre

13 h 45

Examens

l’AFETA met sur pied une campagne de contrôles de freins. Les tests auront lieu dans l’atelier disposant du matériel nécessaire au test le plus proche de votre domicile, au mois de novembre 2011. A l’issue du test, vous disposerez d’un diagnostic précis de votre matériel par un professionnel. Le coût par véhicule dépendra du nombre d’inscriptions. Pour ses membres, l’AFETA prendra en charge une partie de ce montant. Les participants recevront un horaire de passage quelques jours avant le test. Important : le tracteur et la ou les remorque(s) doivent être équipés de freins de service hydrauliques. Afin de pouvoir organiser de manière optimale le déroulement de cette campagne, nous vous prions de vous inscrire d’ici fin septembre 2011 en renvoyant le talon ci-dessous à l’adresse suivante : AFETA, Jean-Luc Jaton, route de Grangeneuve 31, 1725 Posieux

Vaud Formation pour obtenir le permis G Jeunes conducteurs de tracteurs

Nos cours théoriques, d’une durée de deux après-midi (le mercredi de 13 h 30 à 16 h 30), contribuent à la réussite de l’épreuve. Les lieux des examens sont décentralisés en fonction des inscriptions et accueillent de 10 à 15 participants. Prix du cours membre ASETA-VAUD :

CHF   50.–

non-membre :

CHF 100.–

Bulletin d’inscription à retourner jusqu’au 10 septembre 2011 dernier délai, à : M. Bernard Tschanz, ch. de Biolet 9, 2042 Valangin. Les places sont limitées à 25 candidats par emplacement

Bulletin d’inscription à envoyer à : ASETA, Anne-Lise Amez-Droz, 1147 Montricher ou par courriel : alamez-droz@bluewin.ch

Nom :

Nom/prénom (du participant)

Prénom :

Date de naissance complète :

Date de naissance

Prénom du père :

Nom

Adresse exacte :

Prénom (du père)

NPA, localité :

Téléphone

Tél. :

Portable:

Membre ANETA :

❏ OUI

❏ NON

Emplacement choisi : ❏ Cernier ❏ Fleurier Pour Cernier uniquement, possibilité de manger sur place : Dîner ❏ OUI ❏ NON Dès que nous serons en possession de vos inscriptions, nous vous ferons parvenir le programme du cours et la documentation nécessaire !

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9 2011  Technique Agricole

Membre ASETA-Vaud 

oui 

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Portable

Adresse NPA, localité Demande de permis déjà adressée au Service des automobiles ❏ Oui  ❏ Non Lieu désiré : ❏ Morges  ❏ Moudon  ❏ Yverdon Période souhaitée : ❏ 2e semestre 2011  ❏ 1er semestre 2012  ❏ 2e semestre 2012


Départ de Genève en 2012!

Voyage agricole spécialisé et d‘agrément 2012 Oman & Dubai: une culture et une agriculture aux mille facettes Chers membres Partez avec nous au Moyen-Orient pour un séjour au Sultanat d’Oman et profitez de toutes les richesses générées par la rencontre d’une culture arabe millénaire et la modernité du XXIe siècle. Laissez-vous ravir par ses paysages fantastiques, ses magnifiques plages de sable, ses montagnes escarpées, ses oueds aux eaux parfois impétueuses et ses oasis luxuriantes. La direction de votre section ASETA

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ASETA

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SVLT / ASETA 056 462 32 00

www. Lieux et dates 2011 Bazenheid SG 03.11 + 08.11 Biberbrugg SZ 27.10 + 31.10 Brunegg AG 29.09 + 04.10 Bulle FR 22.09 + 26.09 10.11 + 14.11 06.10 + 10.10 Claro TI 09.09 + 12.09 Corcelles-près-Payerne VD 08.09 + 13.09 27.10 + 01.11 Courtételle JU 06.10 + 12.10 Düdingen FR 15.09 + 20.09 13.10 + 18.10 Frauenfeld TG 08.09 + 13.09 03.11 + 08.11 20.10 + 25.10 Gossau ZH 04.10 + 10.10 13.10 + 18.10 Hohenrain LU 20.10 + 25.10 Ilanz GR 13.10 + 18.10 Kägiswil OW 15.09 + 20.09 La Sarraz VD 22.09 + 27.09 Landquart GR 14.10 + 19.10 Langnau i.E. BE 15.09 + 20.09 27.10 + 01.11 06.10 + 11.10 Les Hauts-Geneveys NE 08.09 + 13.09 Lindau ZH 20.10 + 25.10

Lyss BE 15.09 + 20.09 20.10 + 25.10 Lyssach BE 13.10+ 18.10 20.10 + 25.10 Mettmenstetten ZH 10.11 + 14.11 Niederurnen GL 27.10 + 02.11 Nyon VD 08.09 + 13.09 17.11 + 22.11 Oensingen SO 03.11 + 08.11 Saanen BE 29.09 + 04.10 Salez SG 08.09 + 13.09 10.11 + 15.11 Schöftland AG 27.10 + 31.10 Schwarzenburg BE 29.09 + 04.10 21.10 + 26.10 Schwyz SZ 06.10 + 11.10 Sissach BL 06.10 + 11.10 03.11 + 08.11 Sitterdorf TG 15.09 + 20.09 01.11 + 07.11 13.10 + 18.10 10.11 + 15.11 Sursee LU 08.09 + 13.09 Willisau LU 22.09 + 27.09 23.09 + 30.09 Autres lieux de cours: Aarberg BE, Bülach ZH, Interlaken BE, Marthalen ZH, Moudon VD, Sion VS, Tramelan BE, Tuggen SZ, Visp VS, Zweisimmen BE, Zwingen BL

Après avoir réussi les examens des catégories F/G, les jeunes dès 14 ans peuvent suivre le cours G40. Inscrit dans le permis de conduire, le G40 autorise la conduite de tracteurs agricoles et de véhicules exceptionnels roulant à 40 km/h au maximum. Le G40 se déroule sur deux journées – 20 leçons au total – et le nombre de participants est limité à cinq. Grace à un enseignement intensif, les conductrices et conducteurs de tracteur acquièrent des bases solides qui leur assurent une bonne maîtrise de conduite. Pour suivre le cours : Un permis de conduire de cat. F / G La première journée : un tracteur roulant à 30 ou à 40 km/h, avec arceau de protection ; les permis de circulation des véhicules, le document antipollution, la convocation au cours. La deuxième journée : le tracteur et une remorque agricole. Prix du cours : CHF 550.–. Le Fonds de sécurité routière ristourne un montant de CHF 100.–.

La confirmation de l’inscription au cours G40 autorise les participants à s’exercer pendant un mois avec un tracteur roulant à 40 km/h, sans remorque. La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un autre membre de sa famille habitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40. Conditions générales Les participants reçoivent la convocation et la facture deux semaines avant le premier jour de cours. Pour une annulation intervenant après ces deux semaines, un montant de CHF 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d’absence injustifiée, l’ASETA se réserve le droit d’encaisser l’intégralité du montant de la facture. n

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR)

Inscription au cours G40 Lieu et date du cours Nom, prénom Date de naissance Adresse NPA, lieu No de tél.

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Numéro du permis de conduire (pos. 5) J’ai pris connaissance des conditions de ce cours Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à : ASETA, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01, courriel : info@agrartechnik.ch

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Lors de la Conférence des cadres en mars, les présidents et les gérants des sections ASETA se sont consacrés intensément aux statuts. Photo : ASETA

Rapport annuel 2010* Un nouvel essor pour l’ASETA La prochaine Assemblée des délégués ASETA se déroulera le 17 septembre à Sursee, sur invitation de sa section lucernoise. Technique Agricole saisit ici l’occasion de passer en revue quelques faits qui ont marqué l’organisation spécialisée en technologie et économie agricole. « L’association continue sa progression, qu’il s’agisse de réorganiser ses structures internes ou de développer ses relations externes », lit-on dans le rapport annuel qui relève notamment le succès remporté par les cours de formation permanente donnés dans le cadre de l’Ordonnance réglant l’admission des chauffeurs. Décentralisés en Suisse alémanique, ces cours ont fait le plein au centre de formation ASETA à Riniken . Pour la Suisse romande, la planification est en cours.

*Abrégé. Le rapport intégral est disponible au secrétariat ASETA, à Riniken.

Sécurité et prévention des accidents avant tout A l’avenir également, l’ASETA ne cessera de défendre les intérêts de l’agriculture et de lutter contre de nouvelles réglementations excessives dans le domaine agro-technique. De même, la sécurité et la prévention des accidents en relation avec les tracteurs et les machines agricoles continuent à jouer un rôle central pour l’ASETA et ses sections. A tous les échelons, nous devons œuvrer pour que les dispositifs de sécurité soient utilisés de manière judicieuse sans être ressentis comme des chicaneries.

L’ASETA est bien équipée pour l’avenir. J’ai ici à cœur de remercier le directeur ainsi que toutes les collaboratrices et les collaborateurs du secrétariat, les présidents, les gérants et les membres des comités des sections pour leur engagement. J’adresse aussi mes remerciements à nos partenaires pour leur collaboration constructive, et bien sûr à tous nos membres qui forment la base d’une association forte. Le président Max Binder

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ASETA

Réseau L’ASETA est l’un des maillons d’une longue chaîne d’organisations très diverses intéressées par la sécurité routière et l’agriculture : • Agriforum • ART* Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon • AGIR Bureau d’informations agricoles • Agridea Secteurs spécialisés « Construction » et « Agro-technique » • ASMA* Association suisse de la machine agricole • ASE Association suisse d’ensilage • CSR Conseil de la sécurité routière • HESA Haute école suisse d’agriculture, Zollikofen • Divers Instituts de formations agricoles • OFROU Office fédéral des routes • SIK Association suisse des intérêts des fabricants et négociants en machines et engins pour la voirie • USM Union suisse du métal, secteurs « Mécanique » et « Agro-technique » L’ASETA siège dans les organisations suivantes : • SPAA* Service pour la prévention des accidents en agriculture – présidence de la Commission technique • USP Union suisse des paysans – chambre agricole, grand comité • routesuisse Fédération routière suisse FRS – comité • SSM Société pour l’étude des carburants et lubrifiants – comité *Groupe de travail OETV (les organisations-membres sont désignées par *)

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Ralentisseurs de trafic et routes étroites font de plus en plus obstacle aux passages de machines agricoles.

Suite à l’engagement d’un responsable pour le secteur « formation continue » il y a une année et grâce au réseau de ses instructeurs de cours de conduite G40, l’ASETA est maintenant certifiée dans ce domaine. Cette démarche était une condition de base pour dispenser des cours selon l’Ordonnance réglant l’admission des chauffeurs (OACP). Le bilan est bouclé sur un montant de recettes de 2,67 millions de francs et déclare un bénéfice de 90 000 francs. En nommant un groupe de travail interne, l’ASETA a pris un nouvel essor. C’est sous la houlette du vice-président Auguste Dupasquier que ce groupe a examiné les

structures de l’association. Après avoir passé les statuts au peigne fin, le groupe a élaboré une révision qui devra recevoir l’aval des délégués à l’assemblée annuelle, à Sursee, LU. Quelques nouveautés dans ces statuts : si le comité central est supprimé, des séminaires régionaux et des conférences de cadres seront organisés à intervalles réguliers. A côté de l’organe de révision, une commission de contrôle verra le jour. Quant aux commissions sectorielles ordinaires, elles seront au nombre de trois, soit formation continue, prestations de services et information. Dans le domaine de la défense des intérêts, l’ASETA – grâce à ses compétences –

continue à s’opposer à des mesures relevant de la construction des routes qui perturbent la circulation des véhicules agricoles. De même, l’association proteste contre des mesures qui empêchent ces mêmes véhicules à emprunter certains axes routiers. L’ASETA est aussi active au sein d’organismes et groupes de travail désireux de trouver des solutions pratiques et conformes à l’Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers (OETV). Pour cela, il faut tenir compte des développements agro-techniques et obtenir des mesures adéquates pour prévenir les accidents.

Savoir-faire et compétences pour les techniques de soudure, le façonnage du métal et les réparations : un gain économique.

Arrimage du chargement : des experts à l’œuvre lors des cours OACP.

Cours G40 réussi : des participants comblés !

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Des questionnaires adhoc ont été distribués sur ce thème lors de nombreuses réunions de sections ainsi qu’aux écoles d’agriculture et aux agro-entrepreneurs pour leur formation continue. Stämpfli Publications S.A. à Berne publie les périodiques de l’association depuis début 2010. Le bon esprit d’équipe entre la rédaction et le personnel du secteur prépresse a facilité le changement d’imprimerie pour Technique agricole/Schweizer Landtechnik. Divers facteurs ont contribué à l’essor des Technique agricole et Schweizer Landtechnik dont

Les sections Les sections s’acquittent de fonctions importantes. Elles organisent des démonstrations de machines, des contrôles de pulvérisateurs ou des gymkhanas de tracteurs. Les section privilégient la formation de base et continue dans le secteur « circulation routière »; ainsi, 16 d’entre elles ont organisé les cours préparatoires à l’examen du permis des catégories F/G. Les membres des comités de section et les membres sont les mieux placés dans leur région pour observer les progrès de la technique agricole, les effets des nouvelles règles de la circulation ou des nouvelles lois sur l’aménagement du territoire; pour l’ASETA, ceci est capital afin d’intervenir au bon moment auprès de la bonne instance. Agro-entrepreneurs Suisse En début d’année, sous le patronage de l’association « Agro-entrepreneurs Suisse », sept participants ont suivi le premier « Cours sur machines » de quatre semaines. Au terme de cette formation, ils ont reçu leur certificat lors de l’Assemblée générale à Niederbuchsiten/SO. Dans le cadre de la journée dédiée aux 20 ans de semis sur bandes fraisées, organisée dans l’entreprise Althaus, le Club des adeptes de semis sur bandes fraisées a rejoint l’association Agroentrepreneurs Suisse. Début décembre, une délégation d’Agro-entrepreneurs Suisse a participé aux journées pour professionnels DeLuTa, organisées à Münster.

une première : la coopération avec Terre & Nature et Schweizer Bauer pour l’élection du « Tracteur de l’année » – avec un concours à la clef.

Formation permanente Ce secteur de l’ASETA s’est concentré sur les cours d’ateliers traditionnels dans les centres de formation de Riniken et de Grange-Verney. Au centre de Grange-Verney, les cours « Rénovation de bâtiment » comprenant carrelage, maçonnerie et électricité ont connu un bon succès alors que les cours d’informatique s’essoufflent vu qu’entretemps, tout le monde sait se débrouiller avec un ordinateur. En général, l’intérêt aux cours d’atelier s’effrite alors que le cours de conduite G40 et les cours selon l’OACP ont été très fréquentés. Cependant, malgré la technique et l’électronique moderne, le savoir-faire et les connaissances pour l’entretien d’un parc de machines (coûteux) jouent un rôle d’importance dans l’abaissement des frais.

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Contrôle de pulvérisateurs La manipulation de produits phytosanitaires est soumise à des directives sévères. Elles sont là pour éviter, ou du moins atténuer, les risques de dégâts lors du stockage, du dosage et de la technique d’application. Dans ce domaine, le devoir de l’ASETA est de superviser les stations de contrôle accréditées. Durant 2010, ces stations ont contrôlé quelque 3070 pulvérisateurs grandes cultures et 674 turbodiffuseurs.

Le directeur de l’ASETA, Willi von Atzigen.

Service technique Ce service soutient et conseille les sections et leurs membres pour toute question relative aux aspects sécuritaires et économiques des tracteurs et machines agricoles. La majorité des questions touchent la conformité des équipements, l’immatriculation et les utilisations conformes à la machine. D’autres questions concernent aussi les dimensions, les équipements techniques, le signalement ou les catégories de permis de conduire. Des informations ou explications relatives à certains textes de loi ou d’ordonnance font aussi l’objet d’exposés spécifiques à l’intention des sections, des institutions et des autorités.

Et pour conclure, le directeur Willi von Atzigen : « L’Assemblée des délégués en septembre devra se prononcer sur les nouveaux statuts. Ce qui est certain avec les nouveaux statuts, c’est que l’ASETA continuera à défendre les intérêts de ses membres. Les objectifs de l’association n’ont pas changé, bien au contraire, les adaptations en ce qui concerne la structure sont évidentes et s’imposent. En politique, en économie et dans la société, des changements s’annoncent. Les conflits d’intérêt croissent, et les joutes entre les acteurs deviennent de plus en plus virulentes. L’ASETA est prête à défendre les intérêts de la technique agricole également dans ce contexte difficile. » n

Journée « Porte ouverte » pour quatre entreprises locales Il y a 20 ans, l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture inaugurait à la fois son nouveau siège et son nouveau centre de formation à Riniken, AG. Le secrétariat saisit l’occasion d’ouvrir ses portes au public le

samedi 1er octobre 2011 de 9 h à 16 h. Seront également de la partie, nos voisins les plus proches : les entreprises Müller AG constructions mécaniques, Müller Metallbau AG, constructions métalliques et Daru Wache AG, services de sécurité.

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Technique Agricole

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 Management

La préservation de valeur, en majuscules Moyennant une utilisation soigneuse, un entretien adéquat et des  prestations personnelles, les machines entraînent des coûts moindres.  Cet objectif ne peut cependant être atteint simplement et nécessite   de nombreux efforts. Ruedi Gnädinger

Les quatre premiers articles consacrés aux coûts des machines ont traité de réflexions et de méthodes visant à éviter des investissements précipités dans des machines peu rentables, ou pour le moins à limiter leur nombre. Ce dernier article se focalise sur la façon dont les coûts relatifs au parc de machines peuvent se réduire.

Tout est possible,  il faut juste le faire Il est bien connu que les points ci-dessous influencent les coûts du parc de machines à disposition : • l’utilisation d’un puissant tracteur entraîne des coûts inutiles lorsqu’un second tracteur moins puissant pourrait effectuer le même travail. • des appareils et des machines bien entretenus sont plus fiables et utilisables plus longtemps. • des prestations personnelles permettent de réduire les coûts de maintenance. • une utilisation soigneuse (surtout une vitesse appropriée) diminue l’usure, ainsi que les risques et la gravité des accidents.

Des prestations personnelles efficaces nécessitent des compétences et de la volonté.  L’affûtage d’une mèche nécessite une grande précision pour qu’elle « coupe » à nouveau.

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Technique Agricole

Vu la pression du temps, ces points ne sont pas respectés de manière conséquente. Cependant, de nombreuses exploitations aspirent à la croissance ou à une activité complémentaire. Est-ce que cela permet effectivement d’améliorer leur situation économique ? Le principe : « D’abord s’améliorer et ensuite croître » garde ici tout son sens. En ce qui concerne le parc de machines, s’améliorer signifie optimiser la durée d’utilisation, ainsi que diminuer les frais d’entretien et énergétiques.


n

Management   

Tab. 1 : Mesures visant à diminuer les coûts  des machines

But : moins de frais d’entretien  Mesures  • Utilisation soigneuse • Limitation des passages • Entretien adéquat • Réparations économiques • Elimination ou remplacement à temps But : moins de frais d’énergie Mesures  • Utilisation d’outils adéquats et en bon état • Limitation des passages • Diminution éventuelle de la vitesse But : durée d’utilisation optimale Mesures  • Utilisation soigneuse • Entretien adéquat • Elimination ou remplacement à temps

Diminution de la durée de  maintenance Selon les indications relatives aux données comptables centralisées ART, les exploitations dépensent en moyenne annuelle, pour les machines et installations fixes, CHF 14 200.– pour les réparations, soit CHF 655.–/ha. Pour les exploitations de la zone des collines, ces valeurs s’élèvent respectivement à CHF 12 850.– ou CHF 665.–/ha. A cela s’ajoutent les coûts des lubrifiants et la part des travaux personnels. Une partie importante des ces coûts de réparation peut en général se classer au chapitre « évitable »! Les causes principales sont en effet des erreurs d’utilisation, de la négligence en matière

Un alternateur avec roulement à billes et  charbons peut reprendre du service pendant  une longue période encore. Avec le  savoir-faire nécessaire, un tel travail peut  être réalisé par soi-même.

L’augmentation de  la vitesse et du  régime de rotation  accroît les risques  de dommages pour  tous les appareils  de manière  disproportionnée.  L’efficacité des  dispositifs de  sécurité est limitée.

d’entretien, des corps étrangers et des obstacles heurtés à vitesse excessive.

Manuel d’utilisation : à lire  impérativement !  Les manuels d’utilisation, recommandations de maintenance et autres indications de sécurité, deviennent de plus en plus complets et difficiles à comprendre. Il faut cependant prendre le temps d’étudier soigneusement ces documents. Les photos, illustrations et indications importantes doivent être comparées avec la machine elle-même. Est-ce que le manuel correspond bien au modèle acheté ? Estce que j’ai bien compris et testé les prescriptions ? Un essai « à blanc » peut

La première priorité consiste à éviter les  dommages. Si cela arrive cependant, des  solutions économiques doivent être  recherchées. Des prestations personnelles  ciblées peuvent contribuer à réduire les frais  de réparation.

s’avérer très utile lors de l’utilisation en plein champ, car une sorte « d’alarme interne » peut alors se déclencher le cas échéant. Il n’est pas rare que les manuels ne soient consultés qu’au moment où plus rien ne fonctionne : on ne peut alors que déplorer ses propres erreurs.

Corps étrangers, incidents de  départ et vitesse En examinant de nombreuses factures de réparation d’un atelier de mécanique agricole, on a constaté ce qui suit, il y a plusieurs années déjà : les principales causes des dommages étaient des surcharges, des corps étrangers ou des collisions avec des obstacles. Pour la réparation des prises de force également, il s’agissait moins de dommages dus à l’usure que des tubes et des éléments tordus, ainsi que des protections endommagées. De tels coûts peuvent être évités par le marquage conséquent des obstacles, telles les bornes et les ornières. Il vaut également la peine de prendre le temps d’éliminer régulièrement les pierres dans les champs et de réduire le régime de rotation et la vitesse dans les endroits critiques. Souvent, le mécanisme de protection des sécurités anticollision et antisurcharge est surestimé. Par exemple, la sécurité anticollision d’une faucheuse latérale peut certes se déclencher lors d’un choc, rompant ainsi le lien entre la machine et le tracteur, en tout cas partiellement. Cela signifie que les forces exercées par le tracteur sur la machine s’interrompent, mais la force d’inertie de la machine est 9 2011

Technique Agricole

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n 

 Management

Tableau 2 : Comparaison de coûts entre la réparation ou le remplacement d’un  tracteur de 60 kW Eléments

Réparation et entretien

Valeur résiduelle (CHF)

8000

Réparation (CHF)

18 000

Coût d’achat

La complexité croissante de la technique ne  peut être maîtrisée que par la formation  continue, soit en autodidacte, soit par le  biais de cours comme ceux dispensés par  l’ASETA.

Achat à neuf

70 000

Durée d’utilisation restante

6 ans

Perte de valeur en 6 ans (%)

100

48,5

Intérêts (60 % de la somme investie)

4%

4%

Frais de réparation selon ART

+ 25 %

– 25 %

Durée d’utilisation annuelle

350 h

350 h

Assurance de l’inventaire (0,2 % de la somme d’assurance)

Coûts annuels déterminants

Cours d’atelier de l’ASETA L’exemple des « fixations par clips » montre la tendance persistante à confier les travaux de maintenance d’une technique moderne et mal connue à des tiers. Cependant, les machines de la dernière génération conservent encore des éléments techniques traditionnels. Il existe donc encore de nombreuses possibilités d’exercer ses talents, mais cela implique le suivi de cours de formation continue. Pour les agriculteurs souhaitant faire beaucoup par eux-mêmes, les cours d’atelier de l’ASETA sont fortement recommandés. Ils comportent une combinaison de connaissances théoriques, de travaux pratiques et d’échange d’expériences, idéal pour les praticiens.

telle que les parties les plus faibles (tambours, fixations des couteaux, paliers, structure porteuse) peuvent se déformer ou se rompre. Comme l’énergie cinétique croît au carré de la vitesse, les conséquences et les coûts d’un impact dépendent essentiellement de la vitesse lors du choc : si l’on roule à 9 km/h en fauchant plutôt qu’à 12 km/h (+33 %), l’énergie cinétique agissant sur la machine augmente de 78 % [(12/9)2 = 1,78]. Cela signifie que la déformation (écrasement) de la machine, à condition de stabilité identique, s’accroît de 78 %. Cela entraîne également l’implication de davantage d’éléments de la machine. Il est donc superflu de faire davantage de commentaires quant aux coûts supplémentaires induits dans un tel cas. Les parties rotatives ou en mouvement des machines ont le même comportement. Une sécurité antisurcharge (dispositifs de liaison souples, boulons de ci26

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Technique Agricole

Amortissements (CHF ) • (8000 CHF + 18 000 CHF) : 6 • 70 000 CHF × 0,485 : 6

4333

Intérêts (CHF ) • (8000+ 18 000) × 0,6 x 0,04 • 70 000. × 0.6 × 0.04

624

Assurances (CHF) • 50 000 × 0,002 • 70 000 × 0,002

100

Réparations (CHF) • 75 000 × 0,7 : 10 000 × 1,25 x 350 • 75 000 × 0,7 : 10 000 × 0,75 x 350

2297

Total CHF

7354 

saillement, etc.) est adaptée au couple autorisé de l’ensemble de la construction. Elle ne protège cependant pas individuellement les dents du tambour d’alimentation si un corps étranger s’introduit dans le dispositif. De plus, l’inertie du tambour en rotation peut dégager encore d’importantes forces en dépit de la présence du dispositif de sécurité.

Entretenir soi-même implique une  formation continue La part de prestations personnelles diminue par rapport à l’ensemble des travaux d’entretien et de maintenance. La raison en est principalement le degré de technicité élevé des systèmes, qui implique des connaissances spécifiques et une technique particulière, incluant l’informatique, pour l’établissement d’un diagnostic. Ces éléments ne sont parfois disponibles qu’auprès du constructeur. Le manque de temps constitue aussi un frein à la réparation des machines, avec des exploitations toujours plus grosses, l’intensification de la production et l’extension des activités accessoires. Celui qui renonce à fournir des prestations personnelles par simple manque de temps ne fait pas obligatoirement le bon choix. En effet, les salaires horaires prati-

5658

1680

140

1378 8856

qués par les ateliers de mécanique se situent en général largement au-dessus du revenu du travail réalisable dans l’agriculture. De plus, les ateliers spécialisés ont tendance à monter des pièces neuves, pour des raisons de garantie, plutôt que de procéder à la réparation des éléments endommagés. La marge commerciale sur les pièces de rechange est également pour eux la variante la plus intéressante sur le plan économique. De nouvelles solutions techniques constituent toujours un défi. Ainsi, par exemple, la façon de changer l’éclairage ou les interrupteurs des consoles d’instruments modernes n’est-elle plus si évidente : alors qu’auparavant la tête de la vis signalait clairement la voie à suivre, de nombreux éléments sont aujourd’hui maintenus par des clips. « Où ces clips sont-ils placés et comment faire pour les ouvrir sans endommager quelque chose ? », telle est la question que l’on se pose fréquemment. Cela peut entraîner l’abandon de la réparation aux mains du spécialiste.

Fixer des priorités dans les  prestations personnelles La charge de travail globale impose la fixation de priorités en matière de travaux de maintenance. Les questions suivantes


n

Management   

Tableau 3 Comptabilisation des coûts en CHF d’une machine au cours des années Machine : Tracteur Année d’achat : 2004 Prix d’achat : CHF 55 000 Année / Saison 

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

1

Nombre d’unités de travail annuelles

450

500

470

520

550

510

490

2

Nombre d’unités de travail annuelles cumulées

450

950

1420

1940

2490

3000

3490

3

Valeur résiduelle au début de l’année

55 000

49 000

44 000

39 000

35 000

31 000

28 000

4

Perte de valeur / amortissement pendant l’année

6000

5000

5000

4000

4000

3000

2000

1320

1176

1056

936

840

744

672

500

700

1200

1800

1200

900

3500

5

Intérêt sur la valeur résiduelle

6

Maintenance, travaux personnels compris

7

Coûts partiels annuels

7820

6876

7256

6736

6040

4644

6172

8

Coûts partiels cumulés

7820

14 696

21 952

28 688

34 728

39 372

45 544

9

Coûts partiels moyens par unité de travail

17

15

15

15

14

13

13

Remarques :   

Ligne 1 = h, ha, chargement, etc. Ligne 2 = Somme de toutes les valeurs de la ligne 1 Ligne 5 = Intérêts de la ligne 3

peuvent aider à choisir le nécessaire et à abandonner ou remettre à plus tard ce qui l’est moins : • quelles mesures actuelles n’ont pas ou peu d’influence sur la sécurité de fonctionnement et l’usure (ex : lavage de la charrue plutôt que nettoyage grossier au balai et à la spatule) ? • quelles réparations dois-je effectuer moi-même hors des horaires de travail de l’atelier de mécanique (ex : réparation de l’éclairage du véhicule, d’un pneu crevé) ? • dois-je faire d’abord des travaux qui prennent beaucoup de temps ? Que suis-je capable de réaliser avec mes compétences (ex : entretien du fond mouvant) ? Comme l’atelier spécialisé facture un tarif horaire identique que le travail soit simple ou complexe, un fort potentiel d’économie existe ici. • quels sont les travaux répétitifs pour qu’il vaille la peine d’acquérir la formation et l’équipement spécifiques (ex : entretien de la barre de fauche, aiguisage des couteaux, réparation du système électrique des véhicules, etc.) ? • quels travaux puis-je effectuer dans une phase de travail moins intensive ? Les prestations personnelles ne constituent pas un but en soi, c’est pourquoi il faut consacrer son temps là où l’utilité est la plus grande.

Elimination ou remplacement à  temps Toutes les machines vieillissent et montrent des signes d’usure. Leur entretien et

Ligne 7 = Total des lignes 4, 5 et 6 Ligne 8 = Somme de tous les résultats de la ligne 7 Ligne 9 = Résultats de la ligne 8, divisés par les unités de travail de la ligne 2

réparation deviennent de moins en moins rentables. Est-ce déjà le cas lorsque le marchand de machines estime qu’une réparation ne vaut plus la peine et qu’une offre intéressante se présente ? Deux méthodes existent pour répondre avec une certaine sécurité à la question du remplacement d’une machine : • la comparaison de coûts entre les variantes réparation et remplacement ; • la description de l’évolution des coûts. Avec la comparaison des coûts, différentes options doivent être arrêtées, et la comparaison se fera de la manière la plus méthodique possible. La comparaison entre la machine réparée et la machine neuve se fera dans un espace-temps lors duquel la machine réparée est à même de fonctionner. La valeur des machines au début (valeur résiduelle de l’ancienne machine et valeur d’achat de la nouvelle) et à la fin de la période de comparaison (valeur résiduelle ou vénale) doit être prise en compte, comme d’ailleurs les frais de maintenance. Le risque que des réparations coûteuses surviennent pendant cette période ne doit pas être excessif. La prise en compte de chiffres vraiment réalistes rend cet exercice assez difficile. Un exemple de cette comparaison de coûts se trouve au tableau 2. Description annuelle La seconde méthode d’aide à la décision, quant à la détermination du moment opportun du remplacement d’une machine, est celle consistant à décrire l’évo-

lution des coûts sur l’année. Pour cela, les amortissements et les intérêts de la machine à sa valeur actuelle, ainsi que les frais de maintenance sont saisis et ajoutés à ceux des années précédentes. En divisant la somme obtenue par le nombre d’années, on obtient les coûts déterminants par unité de travail. Cette valeur se situe au niveau inférieur lorsque la durée d’utilisation optimale en termes de coûts est atteinte. Ce mode de calcul, une sorte de comptabilité de machine simplifiée, figure dans l’encadré « Comptabilisation des coûts d’une machine au cours des années » à titre d’exemple.

Rechercher les possibilités  d’économie et ensuite agir Il s’agit du quatrième et dernier article de la série consacrée aux coûts des machines. La nécessité d’investir beaucoup dans l’agriculture, malgré des revenus modestes, est incontestée. Investir à bon escient et utiliser l’existant de manière appropriée contribue grandement au succès de l’exploitation. Cela vaut également pour la mécanisation. Cette série d’articles a montré différents chemins et méthodes visant à disposer de la mécanisation la plus adéquate et économique pour son exploitation. Chaque chef d’exploitation doit trouver lui-même, pour autant qu’il le souhaite, la bonne voie pour la réduction des coûts de mécanisation. Réflexion et action restent la clef du succès. n

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 ASETA

Agritechnica, journées d’exclusivité : Voyage des lecteurs La visite de l’Agritechnica lors des journées exclusives favorise la  rencontre d’exposants compétents ainsi que de visiteurs professionnels et  intéressés. Cette année, l’espace d’exposition est plus étendu, et son  nombre d’exposants a également augmenté : ils seront plus de 2000,  originaires de 45 pays, à présenter leurs produits. Programme de base Agritechnica du 13 au 14 novembre 2011 

Important : Les citoyens suisses doivent être en possession d’une carte d’identité valable jusqu’au retour en Suisse ou d’un passeport périmé depuis moins de 5 ans. Les personnes d’autres nationalités sont priées de nous contacter. En cas d’annulation d’un participant après l’envoi de la confirmation/facture, un montant de CHF 60.– par personne sera facturé pour frais de dossier (max. CHF 120.– par dossier). En plus des frais de dossier, un montant pouvant aller jusqu’à 100 % du prix de l’arrangement pourra être facturé. Vous pouvez couvrir ce risque en concluant une assurance annulation et assistance (prime = 5 % du prix de l’arrangement) qui vous protège pour l’annulation (par exemple accident, maladie, etc.) et l’assistance/rapatriement. Les conditions générales établies selon les normes de la Fédération Suisse des Agences de Voyages font foi. voyageplan est membre de la Fédération suisse des Agences de Voyages et du Fonds de Garantie de Voyage. For juridique : Montreux.

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En comptant 18 halles, soit plus de 320 000 m² de surface d’exposition, l’Agritechnica est la plus grande foire d’agro-équipement au monde. Prolongation du 14 au 15 novembre 2011 Le  programme  d’extension  faculta­ tive avec la visite de l’usine de CLAAS  à  Harsewinkel, située à 115 km d’Hanovre, complète, de façon idéale, la visite de l’Agritechnica.

Programme de base Dimanche 13 novembre 2011  (journée exclusive)  Voyage individuel pour Bâle Badischer Bahnhof (parking avec prix intéressants à proximité de Bâle Badischer Bahnhof). 7 h 13 Départ à Bâle (Badischer Bahnhof) à bord de l’ICE pour Hanovre 12 h 17 Arrivée à Hanovre Accueil à l’hôtel et visite de l’Agritechnica. Nuitée à Hanovre

Lundi 14 novembre 2011  (journée exclusive) Visite de l’Agritechnica (ticket pour les transports publics et billets d’entrée à l’exposition inclus). 15 h 41 Départ d’Hanovre Hauptbahnhof à bord de L’ICE 20 h 47 Arrivée à Bâle Badischer Bahnhof Prix : Programme  de  base  –  Agritechnica,  Hanovre  Agritechnica  Dimanche  13.11.2011  jusqu’au  lundi  14.11.2011 : CHF 690.–/par personne. Supplément  chambre  individuelle :  CHF 130.–/par personne Prestations : • Voyage en train ICE aller/retour en 2e classe au aller et retour Bâle Badischer Bahnhof–Hanovre, y compris suppléments trains ICE et réservation des places • Logement pour une nuit en chambre double dans un bon hôtel de classe moyenne et petit déjeuner • Entrées à l’Agritechnica (journées exclusives) selon programme


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ASETA   

• Transports publics aller/retour jusqu’à l’exposition • Frais de dossier • Accompagnateur Technique Agricole • Documents de voyage

Prolongation CLAAS, Harsewinkel Lundi  14  novembre  2011  (journée  exclusive) Visite de l’Agritechnica, 17 h 00 voyage en bus à destination de Harsewinkel Accueil à l’hôtel, repas et nuitée Mardi 15 novembre 2011 Visite de l’usine CLAAS à Harsewinkel. C’est ici qu’on lança la commercialisation de la première moissonneuse-batteuse en 1936. A ce jour, on en compte plus de 400 000. La présentation des machines et la visite de l’usine est suivie d’une visite chez un entrepreneur en travaux agricoles. Repas  de  midi  chez  CLAAS  et  trans­ fert en bus pour Gütersloh 14 h 52 Départ de Gütersloh à bord de l’IC pour Cologne 16 h 45 Départ de Cologne à bord de l’ICE pour Bâle Badischer Bahnhof 20 h 36 Arrivée à Bâle Badischer Bahnhof Prix : Programme de prolongation – CLAAS,  Harsewinkel Lundi  14.11.2011  jusqu’au  mardi  15.11.11 : CHF 180.–/personne Supplément  chambre  individuelle :  CHF 25.–/personne Prestations : • Voyage de retour en train IC / ICE en 2e classe de Gütersloh pour Bâle Badischer Bahnhof, y compris suppléments trains ICE et réservation des places • Logement à Harsewinkel pour une nuit en chambre double • Repas du soir et repas de midi • Transfert en bus de l’hôtel au siège du CLAAS et à la gare de Gütersloh • Visite de CLAAS • Frais de dossier • Accompagnateur Technique Agricole • Documents de voyage Les  prix  ci­dessus  n’incluent  pas  les  prestations suivantes : • Voyage de votre domicile pour Bâle Badischer Bahnhof et retour • Repas et boisson non mentionnés dans le programme

• Supplément en chambre individuelle • Assurance annulation et rapatriement (5 % du prix du voyage) Le nombre de participants étant limité, nous vous recommandons de vous inscrire dans les meilleurs délais. Nous tiendrons compte des inscriptions selon leur ordre

d’arrivée. Le délai d’inscription est fixé au 1er octobre 2011. Passé cette date, seule une inscription téléphonique peut être prise en compte. Participation minimale pour garantir le voyage : 30 personnes. Extension à Hanovre ainsi qu’arrangements individuels sur demande. n

Prolongation attrayante :  visite de l’usine de  CLAAS .

Inscription au voyage des lecteurs à l’Agritechnica 2011 Je veux / nous voulons participer ❏ Programme de base du 13 au 14 novembre 2011 Prix : CHF 690.– par personne chambre double (supplément pour chambre à un lit : CHF 130.–) ❏ Prolongation CLAAS du 14 au 15 novembre 2011 Prix : CHF 180.– par personne (supplément pour chambre à un lit: CHF 25.–

Nom

Prénom

Date de naissance

Nom

Prénom

Date de naissance

Portable

Courriel

Pour la facturation : Nom / Entreprise Adresse NPA / Lieu Tel. privé

Chambre désirée ❏ à deux lits ❏ à un lit Assurance voyage : ❏ J’ai besoin d’une assurance ❏ déjà conclu nom de l’assurance: Lieu et date Signature Cocher la case correspondante Délai d’inscription : 1er octobre 2011 A envoyer à AGRAR REISEN, Rohrerstr. 100, 5001 Aarau, groups@agrar-reisen.ch, www.agrar-reisen.ch 9 2011

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 Management

Lexion 750 Edition Jubilé, avec chenilles TerraTrac.  Photos : Ueli Zweifel

Claas : la technique de récolte et ses superlatifs Les machines de récolte deviennent toujours plus grosses et performantes.  Les constructeurs déploient d’importants efforts afin de respecter les limites  de poids, ainsi que les dimensions, le poids total et la charge par essieu.  C’est à juste titre que l’on peut considérer cela comme la seconde gageure  soumise au secteur de la construction de machines, après les exigences  relatives à la protection de l’air. Cela touche également la technologie de  récolte CLAAs présentée – avec les nouveautés Agritechnica – dans sa filiale  française de Connantre, en Champagne. Ueli Zweifel 

Pourtant, à l’occasion des 75 ans des moissonneuses-batteuses, Claas n’a pas oublié les moissons des plus modestes et a présenté le modèle de moissonneusebatteuse aVERO 160 pour la mécanisation individuelle de l’exploitation. avec ses plus grandes sœurs, l’aVERO 160 prend la relève de la série Dominator.

AVERO 160  Cette nouvelle moissonneuse-batteuse est comparable à plusieurs titres au modèle plus gros, l’aVERO 240, lancé il y a deux ans sur le marché. Comme pour 30

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l’aVER0 240 (146 kW/198 Ch selon ECE R 120), l’entraînement des roues motrices et des agrégats de travail de l’avero 160 est assuré par un moteur CaT C6.6 (116 kW/158 Ch selon ECE R 120). l’aVERO 160 dispose du même système de nettoyage ainsi que d’un système de séparation des grains à quatre secoueurs, mais il se distingue par un système de battage conventionnel dépourvu de rouleau accélérateur (aPs). Un tambour de battage de 1,060 mm de large et de 450  mm de diamètre veille à un débit optimal de la récolte.

Cueilleur de maïs et de tournesol  dans un même tablier de coupe les cueilleurs de maïs, de la série CONsPEED, sont complétés par un dispositif à quatre et cinq rangs. les modèles CONsPEED lINEaR 5-75 C, 5-70 C, 4-75 C et 4-70 C ont tous une largeur de transport de moins de quatre mètres et peuvent être utilisés pour un écartement entre les lignes de 70 à 75 cm. Grâce au « kit tournesol », le cueilleur de maïs CONsPEED lINEaR peut être transformé en un outil frontal pour la récolte du tournesol. Pour cela, des couteaux


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Management   

supplémentaires sont placés entre les plaques cueilleuses, et les chaînes d’alimentation pivotent. En quelques opérations seulement, l’obtention d’un second tablier de coupe est donc réalisée. l’entraînement des outils frontaux s’effectue donc sans chaîne par l’entremise d’engrenages qui permettent également de procéder à une adaptation rapide du régime. Tous les outils frontaux des moissonneuses-batteuses Claas sont équipés d’un dispositif d’accouplement multiple qui permet d’établir à la fois les raccordements électriques et hydrauliques.

Les nouveaux andaineurs CLAAs à  une et deux toupies

En 1936, August Claas a présenté, au  domaine de Zschernitz (saxe-Anhalt), la  première «faucheuse-batteuse-lieuse». La sF  Herkules (photo), première moissoneusebatteuse automotrice, a également marqué  son époque

AVERO 160 – Données  techniques système de battage : conventionnel largeur du batteur : 1060 mm Diamètre du batteur : 450 mm séparation des grains restants : 4 secoueurs longueur des secoueurs : 3900 mm surface de séparation : 4,8 m² Nettoyage 3-D : Tamisage antagoniste Grille à lamelles : 2 sections Volume de la trémie : 4200 litres Moteur : CaT C 6.6 Puissance (ECE R 120) : 116 kW/158 CV Réservoir de carburant : 400 lt ou 320 lt

Avero 160, cueilleur de maïs Conspeed.  Celui-ci permet une transition rapide du  maïs au tournesol.

l’usine d’andaineurs et de faneuses Claas à saulgau (Bade-Wurtemberg) introduit cinq nouveaux modèles d’andaineurs monorotor pour la prochaine saison. Il s’agit des modèles lINER 450 / 420 / 370 pour l’attelage trois-points, ainsi que les modèles lINER 450 T et 370 T en version tractée. leurs largeurs de travail de 3,50 m à 4,50 m sont bien adaptées pour les petites et moyennes exploitations. le boîtier d’entraînement principal fermé est en fonte sphéroïdale résistante à l’usure. les bras porte-dents sont reliés à l’entraînement de l’andaineur par un engrenage en vingt parties. Un système de changement rapide (Profix) permet le montage et le démontage rapides des bras porte-dents pour la transition entre la route et les prés. Un rétrécissement des tubes des bras porte-dents définit un angle de torsion évitant les dommages à l’entraînement de l’andaineur en cas de collision. afin de ménager le sol et d’éviter que le fourrage se salisse, ces nouvelles machines disposent d’un châssis à quatre roues. les essieux tandem sont placés aussi près des dents que possible pour assurer un suivi parfait de la toupie sur le sol. Pour améliorer encore l’adaptation au sol, les andai-

La nouvelle presse à balles rondes CLAAs  Quadrant 3300 comble une lacune entre les  modèles 3200 et 3400. Cette presse est  équipée d’un système de préchambre  commandé automatiquement et géré par le  conducteur. Le convoyeur, le rotor et le  pick-up sont interactifs.

neurs à simple toupie peuvent être équipés d’une roue de jauge en option. Claas élargit son programme d’andaineurs à double toupie avec le lINER 3100 pour travailler l’herbe, le foin et la paille. la largeur de travail va de 8,70 à 10 m. Pour maintenir la hauteur de transport de 4 m, les trois bras porte-dents doivent être démontés. Ils se placent tout simplement sur l’entraînement de l’andaineur. les machines sont équipées de série avec des poids sur les roues, de manière à améliorer la sécurité sur route, ainsi qu’un meilleur équilibre lorsqu’une des toupies est relevée.

Presses à balles rondes et  technique de fauche Claas a également étendu sa gamme de presses à balles rondes RotoCut avec la Rollant PRO. Un système hydraulique permet l’abaissement de la table de coupe lorsqu’apparaissent des risques de bourrage. Dans ce cas, le rétablissement de la situation initiale se fait depuis la cabine. la conducteur ne prend donc aucun risque en travaillant toujours aux limites de la machine, ce qui se révèle positif en termes de performance et de nombre de balles par jour. Claas présentera tout une série de nouveautés dans le domaine de la technique de coupe lors d’agritechnica. Cela concerne, comme pour les faucheuses de type papillon, la combinaison d’une faucheuse à disques avec un conditionneur à rouleau et un tapis rabattable. Grâce à la combinaison des faucheuses frontales et latérales, l’on peut atteindre une largeur de travail de 9,10 m. Presque toutes les machines sont munies d’un système de transfert de poids automatique, de dispositifs de pivotement intelligents et d’une gestion électronique Isobus, ce qui facilite la tâche du conducteur. n

Le Disco 9100 Autoswather avec conditionneur à rouleaux propose toutes les  possibilités d’andainage, jusqu’à l’épandage  large à l’œuvre dans un magnifique champ  de lucerne.

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Les chargeurs Schäffer, compacts et puissants Petite ville en bordure de la Ruhr en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Erwitte est le lieu de production des usines Schäffer S.à.r.l. C’est ici, année après année, que des milliers de chariots de manutention, chargeurs sur roues et télescopiques sont fabriqués. Technique agricole a visité les usines. Dominique Senn « Un grand nombre de nos clients disent que notre chargeur est la machine-phare de leur exploitation, l’autre alternative étant des travaux manuels, durs et pénibles ! Aujourd’hui, nous sommes l’un des meilleurs fabricants pour les chariots de manutention, chargeurs sur roues et télescopiques », déclare Richard Bremenkamp, responsable du marketing et chef des ventes. « Nos compétences, nous les exerçons pour produire des chariots articulés aussi compacts et puissants que possible. L’excellent contact que nous entretenons avec l’agriculture et l’industrie est un de nos atouts. Satisfaire notre clientèle par une offre personnalisée est un must ! »

Une bonne quarantaine de modèles Pas moins d’une quarantaine de modèles composent la gamme de produits Schäf32

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Technique Agricole

fer. Lors de la visite, le chef de ce secteur, Daniel Mergenmeier, décrit les étapes de production : une équipe d’ingénieurs développent de nouveaux modules et prototypes grâce à un système CAO en 3D, (Conception Assistée par Ordinateur). Tous les modules ainsi que les outils sont usinés ou passés au laser dans les ateliers de la fabrique, qu’il s’agisse des châssis, ailes, capots, équipements supplémentaires et autres boulons, anneaux ou manchons. Après le façonnage, les pièces métalliques passent par un processus de phosphatage (traitement par aérosol), puis dans les locaux de peinture et de séchage. Résultat : une couche de vernis de qualité supérieure et résistante. Dans les ateliers sont prémontés des éléments produits en sous-traitance comme les moteurs diesel Kubota et Deutz, l’hydraulique et les pompes à engrenage Bosch Rexroth, les

Un élément est passé par le phosphatage...


Chaque chargeur a son « parrain ». Ici, la chaîne de montage des usines Schäffer à Ewitte, en Allemagne. Photos: Dominik Senn

soupapes de distribution Bucher, les systèmes de guidage Sauer-Danfoss et les sièges Grammer.

Quatre contrôles qualité Les chaînes de montage entrent alors en jeu. Chacun des chariots est déposé sur un wagonnet et peut être poussé à la main. C’est là que les diverses pièces seront soudées et assemblées selon le plan de montage. Chaque futur chariot est attribué à un monteur, un parrain en quelque sorte, qui portera l’entière responsabilité des opérations. Aux trois contrôles de qualité faits sur la ligne de montage s’ajoute un quatrième – le plus rigoureux – effectué dans un atelier séparé : c’est après ce dernier test que le chariot pourra quitter l’usine. « Notre recette est simple : le savoir-faire de Schäffer, des composants de qualité supérieure ainsi que des modules conçus et développés par nos propres soins produisent la meilleure des qualités », affirme Richard Bremenkamp.

Les best-sellers La visite se poursuit ensuite dans les environs du centre agricole Düsse, à Ostinghausen, où les diverses performances des chariots sont présentées. La série la plus

… et arrive dans la cabine de peinture.

Plate-forme

Des composants de grande qualité tels les cabines et les sièges prémontés, prêts pour l’assemblage.

Vue sur l’une des six chaînes de montage.

Richard Bremenkamp, responsable marketing et produits, ne jure que par les chargeurs Schäffer.

Le champion des «Chargeurs de l’année» en pleine action

vendue se distingue par le modèle compact 2000, de 20 à 30 Ch et un gabarit extérieur allant de 79 à 89 cm. Les différences sont avant tout visibles dans la technique d’entraînement. Ainsi le Schäffer 2027 dispose d’une transmission hydrostatique intégrale proportionnelle à la distance ; quant aux modèles 2010 et 2024, le régime moteur est réglé par le levier ou la pédale des gaz, suivant la manœuvre ; la direction et la vitesse se font par une autre pédale située sur le côté gauche du véhicule. Les modèles 2028 et 2030 sont équipés d’un entraînement hydraulique automotive. Le bestseller donc est le chariot à roues 3350, 50 Ch, avec un poids à vide de 2700 kg et une force de basculement de 1800 kg. En Suisse – et avec le soutien de Technique agricole, de terre&nature et du Schweizer Bauer, il est élu champion des «Chargeurs de l’année» dans le cadre de l’élection du meilleur tracteur de l’année. Pour sa série de chargeurs compacts 2300, Schäffer propose, suivant les modèles, des solutions innovantes pour satisfaire des besoins particuliers de sa clientèle, comme par exemple des vérins montés sur rotules au lieu d’axes et de douilles. Une meilleure visibilité est aussi ménagée vers l’avant étroit du véhicule grâce à un seul vérin de levage au lieu de deux. Egalement garantes de confort, les commodités de guidage procurées par le solide tablier d’accrochage d’outils à

quatre points, en option, avec verrouillage hydraulique. La nouvelle gamme SLT permet de circuler dans les endroits de faibles hauteurs, dont le modèle 2336 SLT d’une hauteur hors-tout de 1,95 m, une charge de basculement de 1250 kg et une vitesse de 15 km/h ou 20 km/h en option. Les séries 3000 à 5000 sont plus grandes et plus puissantes. Ces grands chargeurs télescopiques, du modèle 460 T, 60 Ch, poids 4150 kg au modèle 9380, développant jusqu‘à 210 Ch, délaissent en partie les travaux dévolus à la mécanisation interne. Ce dernier modèle est en fait leur seul chargeur télescopique au monde avec une hauteur de levage de 6,9 m. Il dispose à la fois des avantages d’une visibilité circulaire d’un chargeur sur roues et de la hauteur de levage et de la hauteur de travail d’un chargeur télescopique grâce à sa force de poussée de plus de 13 500 daN pour un poids de 14 500 kg. Schäffer vise une clientèle potentielle d’agriculteurs, détenteurs de chevaux, architecte paysagistes ainsi que le secteur bâtiments, pompiers, jardins, pépinières, cimetières, entrepôts, industrie, entreprises de recyclage, communes et installations de biogaz (pour le transport des substrats).

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LA réussite En 1956, Heinrich Schäffer créé son entreprise de machines de chantier (bétonnières). En 1960, il conçoit des outils de 9 2011

Technique Agricole

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Plate-forme

Le chargeur compact 2030 est très maniable grâce à son centre de gravité situé très bas. Les articulations, ici le 3345, proviennent de la maison Heyd dans le Bade-Wurtemberg. L’anneau conique et la carrosserie sont de fabrication maison. Schäffer a également développé le système de pince type conique, protégé par le modèle déposé.

travail pour les chargeurs frontaux et, depuis 1966, il fabrique des chargeurs frontaux pour toutes les marques de tracteurs. En 1979, Schäffer développe le premier chargeur de ferme, le D25, « LA réussite » comme nous le confie Richard Bremenkamp. Une nouvelle halle d’une superficie de 6400 m2 avec module administratif de 1000 m2 devient nécessaire pour gérer l’usine. Heinrich Schäffer s’éteint en 1981, l’année de l’inauguration de la halle. Grâce à, Siegfreid Schäffer, fils d’Heinrich, et de son beau-frère Jürgen Jachalke, qui détiennent à eux deux 50 % des parts, l’entreprise reste aux mains de la famille. En 1987, le premier chargeur sur roues, le 860, 57 Ch et 4500 kg poids à vide sort de la production. Et c’est en 1996 que le premier télescopique, chargeur articulé typique avec une excellente visibilité circulaire, quitte la fabrique.

Une distribution universelle Le succès économique de la firme fait apparaître le manque de place. En 2008, la surface de production couverte à Erwitte – qui s’étend à 21 000 m2 – inclut les ateliers de peinture, six nouvelles 34

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Technique Agricole

La sécurité d‘abord Les chargeurs compacts et les télescopiques présentent des risques élevés de renversement. Vu leur étroitesse, les chargeurs articulés sont particulièrement traitres, cf. TA 6/7, p. 29. Comme l’indique le Service de prévention des accidents dans l’agriculture (SPAA), les nouveaux chargeurs de ferme doivent être équipés de dispositifs de protection et de systèmes de retenue du conducteur (ceinture). Les chargeurs plus anciens devront en être équipés également. La maison Schäffer voue la plus grande attention aux aspects de sécurité. Vu le centre de gravité bas et une grande stabilité au sol du chargeur, le risque de renver-

chaînes de production ainsi qu’un nouvel entrepôt. « Nous sommes en mesure de fabriquer au maximum 5000 chargeurs par année », dit Richard Bremenkamp. Actuellement, l’usine occupe plus de 250 personnes. Les séries de 20 à 210 Ch, accessoires et outils compris, sont fabriquées sur le site et dépassent quelquefois les 60 000 unités. En Allemagne, la firme dispose de 13 points de vente où elle écoule un tiers de sa production ; le reste est exporté. Les chargeurs Schäffer sont distribués dans tous les Etats de l’UE ; la société exporte également ses produits vers divers pays d’Afrique du Nord, au Canada, en Australie, en Russie, en Iran et aux Emirats arabes unis. Ernest Roth SA, à Porrentruy, est l’importateur pour la France et la Suisse. n

sement est atténué. Tous les chargeurs Schäffer sont équipés de dispositifs de protection et de systèmes de retenue du conducteur selon les prescriptions en vigueur. L’on constate cependant un risque élevé de renversement pour certains modèles de la série des compacts 2000, dotés d’un plus large empattement. Chez Schäffer, les roues jumelées peuvent être montées quasiment sur tous les modèles. Elles sont vendues avant tout pour les plus petits chargeurs afin d’améliorer leur stabilité. Comme les pneus sont facilement démontables, le chargeur pourra ainsi se faufiler, sans ses roues jumelées, dans les passages étroits.

Les freins à disques, exempts d’entretien et inusables (jaune), sont garants de sécurité.


En savoir plus

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Le labour, marqué par la tradition, est apprécié car il permet un enfouissement propre de la végétation et des résidus de récolte.

La charrue : des conditions de travail dures Même si la charrue pour des raisons de préservation du sol est désavantagée par rapport au travail du sol sans retournement, les fabricants de charrues communiquent, en majorité, des chiffres de vente stables. Un savoir-faire étendu - et différents avantages suivant les constructeurs - caractérisent la vaste palette de production de charrues. L’auteur les passe en revue. Ruedi Hunger

Selon les estimations des spécialistes, la technique du labour offre certes toujours des nouveautés, mais le travail du sol réalisé par la charrue n’a rien de miraculeux. Chaque constructeur de charrues propose aujourd’hui au moins une variante avec réglage hydraulique de la largeur en continu. L’entreprise Vogel & Noot, dont le siège se trouve à Wartberg (A), affirme lors de l’achat d’une charrue qu’il n’y a aucun

moyen d’éviter la charrue réversible. Pour Kverneland, le constructeur de charrues d’Europe du Nord le plus connu, le corps de labour constitue toujours l’élément de réflexion principal lors du choix d’une machine. Alors que Lemken et Kverneland sont d’avis que la demande en matière de commande électronique des différents éléments de charrue s’accroît, Kuhn et Pöttinger ne voient pas d’avantages déterminants à la présence d’électronique

en filigrane, avis partagé d’ailleurs par l’entreprise autrichienne Regent et la firme Gassner (Bavière). Les tenants et les opposants à l’électronique ont tendance à s’équilibrer.

Types de construction Les charrues proposées ont de deux à plus de dix socs. Selon Pöttinger, les charrues quadri-socs réversibles standard se vendent le mieux. Différents construc9 2011

Technique Agricole

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Tab : 1 Propriétés du sol et résistance au frottement Propriétés du sol

Résistance spécifique (coupe, déformation et frottement)

Travail facile (sol sablo-limoneux)

20 à 40 kN/m2

Travail moyennement difficile (sol limono-sablonneux)

40 à 60 kN/m2

Travail difficile (sol limoneux)

60 à 80 kN/m2

Travail très difficile (sol argileux)

80 à 100 kN/m2

teurs proposent des charrues modifiables ultérieurement. Le client qui achète une trisocs peut ensuite rajouter un élément pour en faire une charrue quadri-socs. Les constructeurs constatent unanimement que la demande en charrues Vario augmente, la largeur d’emprise allant de 30 à 50 cm. La complexité de construction entraîne naturellement une augmentation du prix de vente. Le poids de la charrue s’en ressent également avec un supplément de 150 à 400 kg.

Optimisation de la force de traction Facilité et optimisation de la traction sont des éléments souvent discutés. Un versoir placé plutôt dans le sens de la longueur est plus facile à tracter ; comparé à un versoir normal, cela accélère moins les mottes de terre lors de leur retournement et dépôt de côté. Des corps de labour plus courts et droits renforcent les effets de cisaillement et d’émottage. Cela ne signifie cependant pas encore que des sols lourds, contenant beaucoup d’eau, sont ameublis efficacement dans tous les cas. Au contraire, la couche de terre peut simplement se partager et former ensuite de grosses mottes placées sur le côté, parfois même de travers. Kverneland, constructeur de charrues travaillant en superficie (Ecomat), pose la question de l’opportunité du labour profond. La diminution de la profondeur de 32 à 25 cm permet une économie de carburant de l’ordre de 50 %. Hormis le frottement, l’adhésivité entre aussi en jeu, c’est-à-dire le fait que la terre colle au versoir, et influence l’énergie nécessaire au labour. Le sol travaillé doit alors glisser sur les éléments adhérant à l’élément de travail, le versoir, ce qui augmente massivement les besoins en énergie. La qualité du travail s’en ressent également. De la terre qui colle au versoir ne provient pas 36

9 2011

Technique Agricole

obligatoirement d’un matériau inapproprié. Un entretien insuffisant peut très bien conduire au même résultat. La rouille envahit les pores des versoirs ou des rasettes. Ces pores sont d’ailleurs souvent la cause d’un collage inexpliqué de la terre sur les éléments de la charrue.

Des alliages contre l’usure Des forces de résistance importantes surviennent à l’angle d’attaque des socs de charrue. Afin d’éviter une usure excessive, des alliages sont utilisés en Amérique (John Deere) depuis 1833 déjà. La durée de vie des socs et des rasettes des charrues se prolongent de trois à cinq fois avec un revêtement métallique dur, le carbure de tungstène. De plus, ces pièces d’usure subissent un effet d’auto-affûtage, la matière plus fragile servant de support s’usant et provoquant ainsi en quelque sorte l’aiguisage du revêtement en alliage. Le versoir Triplex de Kuhn est constitué de trois couches de résistances différentes, le constructeur promettant de ce fait une durée de vie prolongée. Lemken compte même sur une prolongation de 50 % avec son concept de corps de charrue DuraMaxx. Du matériau notablement plus dur implique cependant des méthodes de fabrication spécifiques. D’une manière générale, les constructeurs de charrues affirment vouloir poursuivre leurs efforts en vue d’améliorer la qualité des pièces d’usure, afin de diminuer les frais d’entretien des charrues.

Réduire les erreurs de réglage Selon les expériences de la pratique, quelque 20 % de carburant peuvent être économisés simplement par un réglage optimal de la charrue, une profondeur adéquate et une vitesse correcte. Afin d’éliminer une source potentielle d’erreur, Rabe a relié le cylindre du parallélogramme avec le cylindre hydraulique de réglage de la largeur dans la série Pavo. L’objectif consiste à corriger automatiquement la largeur du sillon antérieur lors de la modification de la largeur du corps de coupe.

mente. Conséquence : l’eau se trouvant dans les capillarités du sol est comprimée, ce qui entraîne en quelque sorte la lubrification des corps de labour. Cependant, les versoirs ajourés ne travaillent mieux que les versoirs pleins que dans une plage de vitesse très limitée. Cela se produit lorsque la courbe de trajectoire des particules de terre correspond au positionnement des parties du versoir. En cas de vitesse excessive, la courbe de trajectoire et les parties de versoir entrent en conflit et la terre compressée dans les éléments du versoir doit être cisaillée, ce qui augmente les besoins en énergie (Soucek & Pippig). Dispositif de retournement : Le constructeur suédois de charrues Överum retient l’attention en ce qui concerne le dispositif de retournement. Alors que les autres charrues tournent autour de leur axe, la charrue Överum le fait au-dessous de celui-ci. Cela s’avère favorable en ce qui concerne le déplacement du centre de gravité lors de cette opération. De plus, les résidus de terre tombent de la charrue. Cependant, l’hydraulique du tracteur doit fournir un travail important afin que le premier corps de charrue ne touche pas le sol. Soulager le bras supérieur : D’importantes forces dynamiques s’exercent sur le système hydraulique, en particulier le bras supérieur. Pour cette raison, le constructeur de charrues français Grégoire Besson a mis au point un dispositif d’amortissement pour le bras supérieur. Rabe a trouvé une alternative pour minimiser les contraintes exercées sur l’axe porteur et les têtes d’attelage. Dans la catégorie III, les sphères des bras du dispositif d’attache rapide sont décalées par rapport à l’axe porteur. Ainsi, celui-ci ne doit pas être réduit aux dimensions de la tête

Equipements spéciaux Versoir ajouré : Avec le partage de la surface du versoir en plusieurs parties, l’on poursuit l’objectif de diminuer la force de frottement en limitant la surface de contact avec le sol. Comme dans les sols humides, la valeur du frottement dépend de la surface, la pression sur les bandes métalliques plus étroites aug-

La charrue provoque un conflit d’intérêts entre le travail et la préservation du sol.


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Dans les sols difficiles, la force de frottement est réduite en raison de la surface de contact moindre des versoirs ajourés.

d’attelage de 36.6 mm. Pour assurer également un attelage plus aisé, l’axe porteur est fixé librement. Roue de jauge : La roue tandem de Grégoire Besson surprend au premier coup d’œil. Les Français y ont cependant réfléchi et la roue tandem divise par deux l’effet des irrégularités du sol, ce qui entraîne une meilleure précision de la profondeur. De plus, toutes les deux roulent à l’intérieur de la largeur de travail. Ces roues servent aussi au transport sur la route.

Sécurité de surcharge : Aussi bien les sécurités de surcharge mécaniques qu’hydrauliques protègent la charrue des chocs et collisions contre des obstacles. Les boulons de cisaillement constituent une solution économique et sûre. Parfois, des boulons spéciaux sont nécessaires (p. ex. : Överum). Kuhn privilégie les boulons qui se rompent longitudinalement plutôt que par cisaillement: pas de boulons tordus, pas de jeu dans le logement ni de blocage des boulons. La sécurité de surcharge automatique de Kverneland est tradition-

n

Une profondeur de travail inférieure permet de réduire notablement la consommation de carburant.

nellement constituée de ressorts à lames. Dans la plupart des systèmes automatiques, la pression diminue après le déclenchement, pour augmenter un momment plus tard de manière à ce que le corps de labour reprenne rapidement sa place. La sécurité de surcharge tandem de Lemken assistée par ressorts permet un retour rapide dans le sol grâce à un dispositif Lemken breveté. Vogel & Noot propose, avec un boulon de cisaillement, un système semi-automatique, ainsi que deux variantes entièrement automa-

Tab 2 : Résistance du sol Les résistances individuelles cumulées constituent la résistance du sol La résistance à la coupe se produit lors de la pénétration du soc en début de sillon La force d’appui provient de résistances au levage, aux déformations et à l’accélération (= forces normales). Les valeurs importantes se produisent au tiers inférieur de l’élément de travail (soc/versoir). La résistance au frottement se situe à l’angle d’attaque des éléments de travail. Elle cause des forces normales et un mouvement relatif entre le sol et l’élément de travail. Les versions «on land» dépourvues d’assistance électronique exigent une grande concentration de la part du conducteur.

9 2011

Technique Agricole

37


n

En savoir plus

et le système électronique sont bien protégés dans la tourelle d’attelage. Une commande de l’angle de rotation par bouton peut être installée en option dans la cabine.

Une signalisation et un éclairage conformes sont nécessaires sur la route, mais doivent être repliés ou enlevés pour le travail.

Prévenir les accidents Les exploitations de grandes cultures qui ne doivent pas effectuer de trajets routiers avec des charrues portées ou semi-portées pour se rendre aux champs peuvent s’estimer heureuses. La charrue n’est pas une machine évidente pour les transports routiers. De nombreux éléments présentent des angles ou des parties dangereuses. De plus, les charrues

tiques, soit quatre sécurités anti-pierres. Dans le cas des dispositifs de sécurité hydromécaniques (p. ex. : Pöttinger), la pression de déclenchement est réglable.

Pour ou contre l’électronique Pour : Lors de Agritechnica 2009, Kverneland a présenté l’étude Geoploughing. Avec ce système, la charrue change automatiquement la largeur et la profondeur de labour pendant le travail. Exemple : le Trible AgGPS Autopilot guide le tracteur avec une précision de 2.5 cm, mais comme les roues peuvent toucher le bord du sillon lord du labour, l’Autopilot ne peut corriger que partiellement les erreurs de trajectoire. Le Geoplough consiste en une extension de l’Autopilot 38

9 2011

Technique Agricole

portées se balancent dans les courbes. La loi prescrit que des feux arrière et des clignotants soient disponibles lorsque ceux du tracteur sont masqués. Comme c’est le cas avec la plupart des charrues multi-socs, une signalisation et un éclairage conformes sont nécessaires.

Contre : Dans bon nombre de secteurs agricoles, l’électronique est devenue tout simplement incontournable. Il n’en va pas de même avec les charrues. Les avis divergent – de «l’électronique qui n’a rien à faire dans les charrues» jusqu’à «la demande en éléments commandés par l’électronique augmente» – parmi les constructeurs de charrues. Pöttinger souligne que ces machines sont souvent confrontées à des conditions d’utilisation difficiles, en particulier en présence de nombreuses pierres. C’est pourquoi l’électronique placée tout azimut n’a pas beaucoup de sens et n’apporte pas de grands avantages. Kuhn, constructeur de quelque 65 000 charrues (2007) distribuées dans le monde entier, équipe ses grosses charrues semi-portées d’un dispositif hydraulique de retournement en bord de champ. Des systèmes électroniques ont été testés il y a quelques années, mais ils ont montré une certaine fragilité en matière de pannes. Överum partage cet avis dans son principe, mais voit cependant un potentiel d’application avec les charrues Vario. Le constructeur de charrues autrichien Regent ainsi que la firme Gassner (Bavière) estiment que la charrue doit rester essentiellement une machine réglable mécaniquement réservée à des travaux exigeants.

Cela va aussi avec l’hydraulique

et permet la compensation des erreurs de trajectoire grâce au guidage automatique de la charrue Vario (www.geo-konzept.de). Pour l’entreprise Lemken, de Alpen (D), l’électronique joue un rôle déterminant pour sa charrue hybride. La construction hybride constitue une combinaison de charrue portée et semi-portée. Grâce à un bras supérieur réglable et un dispositif d’indication de charge, le poids de la charrue hybride peut être transmis de la roue d’appui sur l’essieu arrière du tracteur selon les conditions d’utilisation. La charrue réversible portée Juwel n’a pas de système à manivelle pour régler l’inclinaison de la charrue. Celle-ci se contrôle maintenant au moyen d’un capteur électronique de l’angle de rotation. Le capteur

La charrue RW8, de Grégoire Besson, se passe de butées mécaniques pour le réglage de l’inclinaison. En lieu et place de capteurs d’angle de rotation, c’est le piston du cylindre rotatif qui assure la fonction de contrôle. Grâce à un boîtier de commande situé dans la cabine, quatre fonctions, dont le réglage de l’inclinaison, peuvent être gérées à distance. Cependant, un troisième raccord hydraulique double effet est alors nécessaire. Un tableau adhoc permet au conducteur d’évaluer correctement l’angle d’inclinaison. Rabe également, avec sa série Pavo, solutionne le réglage de l’inclinaison grâce à un cylindre rotatif commandé depuis la cabine avec son système de commande « Pavotronic ». n


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Avec le recyclage des gaz d‘échappement, une partie des gaz est refroidie à charge partielle, puis mélangée à l‘air d‘admission. La température de combustion est ainsi réduite, ce qui limite la formation de NOX.

Recyclage des gaz d‘échappement : une contradiction ? Alors que l’on a jusqu’à présent, avec les turbocompresseurs, le refroidissement de l’air d’admission, la technique à quatre soupapes, entre autres, essaye d’amener autant d’oxygène que possible dans la chambre de combustion, les moteurs diesel modernes usent du recyclage des gaz d’échappement pour « diluer » l’air. N’est-ce pas contradictoire ? Roger Stirnimann Suite à l‘introduction de la norme de niveau 3A dès 2006, le recyclage des gaz d‘échappement (EGR) a aussi pris son essor avec les moteurs diesel utilisés en technique agricole. Dans l‘intervalle, des moteurs répondant à la prochaine norme de niveau 3B ont été présentés et lancés sur le marché. La plupart des constructeurs misent sur le retraitement de l‘oxyde d‘azote dans les tubulures d‘échappement au moyen de la réduction catalytique sélective (SCR). Ils privilégient l‘effi-

cacité du moteur diesel en assurant des températures de combustion élevée avec des valeurs faibles en particules et un rendement élevé. EGR pourrait presque donner l‘impression qu’elle ne représente qu‘une solution intermédiaire pour la norme 3A et que l‘on va abandonner bientôt le principe des moteurs diesel modernes. Cela ne devrait cependant pas être le cas de sitôt ! Les exemples pratiques les plus récents avec la norme Euro 6 avec les véhicules utilitaires

lourds montrent que la combinaison EGR, SCR et filtre à particules constitue une voie prometteuse pour rassembler, à l‘avenir, les impératifs des valeurs-limites d‘émissions, de la consommation de carburant et de la charge utile sous un seul et même chapeau (voir article à la page 11). Si l‘on considère un avenir encore plus lointain, jusqu‘aux méthodes de combustion homogène, comme par exemple le HCCI (Homogenous Charge Compression Ignition), il ne devrait pas y avoir d‘alternative au recyclage 9 2011

Technique Agricole

41


n

En savoir plus

Sortie d’échappement

Filtre à Catalyseur particules (DOC)

La formation de NOX est limitée

températures de pointe sont réduites. Le revers de la médaille se situe cependant en termes d‘émission de particules qui Vanne à augmente l’échappement en l‘occurrence. Il est donc impératif de prévoir un filtre à particules Echappement avec les moteurs EGR pour respecter la norme 3B. Il est important de savoir que Vanne EGR ce n‘est qu‘à charge partielle que le recyclage des gaz d‘échappement s‘avère possible. Le taux maximal de recyclage se situe entre 20-30 % pour les moteurs des véhicules utilitaires et agricoles. A forte charge ou régime plus élevé, le gaz d‘échappement n‘est pas recyclé. La technologie visant à augmenter le remplissage d‘oxygène dans la chambre de combustion – turbocompresseur, refroidissement de l‘air d‘admission et technique à quatre soupapes – prend tout son sens à pleine charge.

Echangeur air-air

Echangeur air-air

Mais comment fonctionne le recyclage des gaz d‘échappement etWGT quel principe proEntrée d’air voque cette contention de la formation de NOX ? L‘oxyde d‘azote se forme lorsque de l‘oxygène et de l‘azote atmosphériques réagissent dans un environnement avec pression et température élevées. Les moteurs diesel fonctionnent en principe dans Refroidisseur tous les points de fonctionnent EGR avec un excédent d‘oxygène et des conditions de compression importantes, ce qui favorise la formation de NOX. L‘EGR est un moyen très efficace afin de limiter la formation Air compressé d‘oxyde d‘azote dans la chambre de combustion. Ce système ne fait pas partie de la catégorie retraitement, contrairement à SCR et aux filtres à particules, mais bien à Le turbocompresseur joue un rôle Sortie Filtre à Catalyseur essentiel avec EGR celle des mesures de réduction d‘émissions d’échappement Echappement particules (DOC) internes au moteur. Avec l‘EGR à refroidisLes moteurs diesel turbocompressés sont Injecteur Vanne EGR particulièrement propices pour la techsement externe, une partie du flux* des gaz VGT d‘échappement niqueVanne EGRà dans la mesure où le transport Entrée d’air sont prélevés, transférés l’admission vers un dispositif de réfrigération, puis des gaz d’aird‘échappement vers l‘admission conduits au travers d‘une soupape jusest facilité. Les gaz d‘échappement ainsi qu‘au flux d‘air d‘admission auquel ils se ajoutés remplacent une partie de l‘air de combustion et le rapport air-carburant se mélangent (voir schéma). La quantité d‘air excédentaire est ainsi réduite, ce qui dimirestreint. Si ce rapport doit rester constant Refroidisseur et nue le nombre de molécules d‘oxygène en dépit de l‘EGR, une pression d‘admisEGR d‘azote capables de se lier et de former de sion élevée est nécessaire. Les turbocoml‘oxyde d‘azote dans la chambre de presseurs à géométrie variable se révèlent combustion. particulièrement favorables pour l‘EGR, La diminution de température est causée car la chute de pression nécessaire au principalement par le potentiel d‘absorptransport des gaz d‘échappement peut Air compressé tion calorifique accru des produits de la être réglée sur une large plage de charge, combustion que sont la vapeur d‘eau et le la compression pouvant toujours être *Concerne les moteurs d’une puissance égale ou supérieure à 130 kW (174 ch). dioxyde de carbone. Le processus de augmentée. Comme la contre-pression ne combustion se voit donc ralenti, et les peut souvent pas être complètement anFiltre à Catalyseur particules (DOC)

Fixe

Entrée d’air

Injecteur

Vanne EGR Echappement

VGT

Refroidisseur EGR

Vanne à l’admission d’air

Echangeur air-air

Sortie d’échappement

Air compressé

ESR pression effective moyenne

externe des gaz d‘échappement dans le cadre de la gestion de l‘auto-ignition du mélange air d‘admission/carburant.

nombre de tours [1/min]

Le recyclage externe des gaz d’échappement est largement utilisé pour les moteurs diesel des voitures comme moyen essentiel de diminution des émissions de NOX . Ces derniers temps, des systèmes SCR avec AdBlue sont entrés en jeu pour les grosses limousines, les pick-up et les SUVs, sous la désignation de « BlueTEC » chez Mercedes par exemple. La combinaison avec le recyclage des gaz d’échappement doit permettre une consommation d’AdBlue si modeste qu’en principe, le réservoir ne devrait être complété qu’à l’occasion des services d’entretien réguliers. Le graphique ci-dessus indique les taux de recyclage à charge partielle d’un moteur diesel de voiture classique qui atteignent ici jusqu’à 50 %.

nulée, la chute de pression restante est de plus en plus utilisée par une seconde turbine placée après la première et servant alors à l‘augmentation de la compression (compression à deux niveaux, voir schéma). Il est aussi possible de transmettre mécaniquement cette énergie au vilebrequin (Turbo Compound). Une distinction est faite entre l‘EGR interne et externe. Avec l‘EGR interne, la soupape d‘échappement est brièvement ouverte lors de la phase d‘admission, ou celle d‘admission lors de la phase d‘échappement. Ces deux variantes internes se réalisent aisément grâce à la modification de l‘arbre à cames. Elles présentent l‘inconvénient que des gaz d‘échappement sont recyclés quels que soient le régime et le niveau de charge. L‘EGR à refroidissement externe s‘avère plus exigeant et nécessite des capacités de refroidissement additionnelles. Cette variante assure cependant, grâce à une gestion électronique de la soupape à membrane, une meilleure étanchéité et un contrôle plus précis du couple. Le refroidissement entraîne la diminution des effets négatifs quant à la consommation de carburant. Avec l‘introduction des normes de niveau 3B et 4, seuls des systèmes AGR avec refroidissement externe devraient subsister. n

17 9 2011

Technique Agricole

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Impressum

Les immatriculations du 1er semestre 2011

73e année

Au premier semestre 2011, les statistiques de l’Association suisse de la machine agricole ASMA (basée sur les chiffres de l’Office fédéral des routes, OFROU) montrent une nette croissance pour les achats de nouveaux tracteurs, soit 1499 contre 1257 en 2010 pour la même période. Toujours pour le premier semestre, John Deere se place au-dessus de la mêlée avec 295 unités à fin juin 2011 contre 209. Tracteurs

2009

2010

2011

187

209

295

CNH

Fendt

163

204

235

AGCO

New Holland

224

197

197

Deutz-Fahr

Same-DeutzFahr John Deere

John Deere

116

117

135

MF

94

69

115

Claas

57

78

84

Hürlimann

83

88

80

Steyr

60

50

64

Case

69

50

57

Lindner

46

50

55

Valtra

36

24

45

Kubota

13

19

40

Same

39

27

35

Mc Cormick

28

29

22

Landini

29

32

16

Rigitrac

15

8

15

Zetor

18

4

7

De Pietri

0

0

2

Carraro

4

2

0

1281

1257

1'499

Total

Groupes

ARGO Transporteurs

2009

2010

2011

353

297

318

293

297

395

239

232

250

187

202

295

57

61

38

 ! N o u ve au

Combinaison, rouge-noir, CHF 82.– 60 % coton, 40 % polyester Combinaison, rouge, CHF 60.– dans la limite des stocks disponibles 75 % coton, 25 % polyester Salopettes, rouge, CHF 58.– 75 % coton, 25 % polyester T-shirt, gris chiné, CHF 18.– 100 % coton

Quantité Taille Quantité Taille Quantité

2010

2011

68

47

Aebi

42

28

34

Lindner

22

22

13

Schiltrac

10

5

9

0

1

4

Total

152

124

107

Faucheuses à 2 essieux

2009

2010

2011

83

75

90

Aebi

74

68

72

A. Carraro

10

17

22

BCS

5

6

8

Coordination de production Roberto Bruno

Pasquali

3

1

1

Paraît 11 fois par an

Ferrari

4

1

0

179

168

193

Prix de l’abonnement Suisse : CHF 107.– par an (TVA incluse) Gratuit pour les membres ASETA Etranger : prix sur demande

Caron

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2 3 92 98 38.–

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6 8 10 12 14 116 128 140 152 164 43.– 48.–

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Agriculture de précision : chances et perspectives

44

46

48

50

52

54

56

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Numéro 10/2011

Adresse

44

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78

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2009

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Reform

Total

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Editeur Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA), Willi von Atzigen, directeur

L

XL

mécanique des adventices En savoir plus Lutte contre les adventices dans les exploitations bios FiBL Sécurité Reflets des journées de prévention Le numéro 10/2011 paraîtra le 6 octobre 2011 Dernier jour pour les ordres d’insertion : 16 septembre 2011


Rapport ART 741

Détention, immobilisation, rabattage et chargement des vaches-mères en toute sécurité

Janvier 2011

Auteurs Michael Zähner, Beat Steiner, Margret Keck, ART, michael.zaehner@art.admin.ch Franziska Klarer, CH-8400 Winterthur Les animaux habitués à la personne qui s’en occupe sont plus faciles à rabattre (photos: ART). Impressum Edition: Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, Tänikon, CH-8356 Ettenhausen, Traduction: ART Les Rapports ART paraissent environ 20 fois par an. Abonnement annuel: Fr. 60.–. Commandes d‘abonnements et de numéros particuliers: ART, Bibliothèque, 8356 Ettenhausen T +41 (0)52 368 31 31 F +41 (0)52 365 11 90 doku@art.admin.ch Downloads: www.agroscope.ch

Le contact avec les vaches-mères n’est pas sans danger et exige beaucoup d’expérience de la part de la personne chargée de la garde des animaux. La connaissance de certains de leurs comportements typiques, leur observation régulière, l’accoutumance des animaux à leur responsable, ainsi qu’une attitude calme et déterminée sont des atouts indéniables. Tous ces facteurs permettent de travailler plus en sécurité avec les animaux. Dans l’élevage de vaches-mères avec une faible intensité de soin les animaux peuvent devenir plus farouches à leur égard. Lorsqu’il est nécessaire d’approcher l’animal, le risque d’accident s’en trouve accru pour l’homme, comme pour l’animal. La présente étude avait pour but de faire l’état des lieux de

l’élevage de vaches-mères en Suisse, d’identifier les situations problématiques et d’en dégager des recommandations appropriées. L’accent a été mis sur les points critiques et les dangers de la garde et de la gestion des vaches-mères en troupeaux. 271 exploitations pratiquant l’élevage de vaches-mères ont participé à une enquête écrite. Les situations difficiles avec risques de blessures pour l’homme et l’animal se produisaient notamment lors de la séparation, du chargement et de l’immobilisation des animaux. Au pâturage, les éleveurs disposent rarement d’installations techniques pour ces opérations. Par conséquent, les animaux doivent souvent être ramenés à l’étable avant de pouvoir effectuer ces tâches.

ISSN 1661-7576

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n Rapport ART 741 80 % des exploitations disposaient de dispositifs d’immobilisation dans l’aire d’affouragement, mais ces dispositifs ne permettaient pas toujours d’éviter les situations problématiques. Pour pouvoir déplacer, capturer et traiter les animaux en toute sécurité, il est indispensable de prévoir des couloirs de contention pour canaliser les animaux et des dispositifs de capture. Suivant l’exploitation, il peut

être intéressant d’avoir des dispositifs fixes à un endroit ou mobiles, de manière à pouvoir les utiliser en plusieurs endroits. Les installations mobiles ont le gros avantage de pouvoir être utilisées à la fois dans l’étable et au pâturage. En outre, elles peuvent être utilisées en commun par plusieurs exploitations. De tels dispositifs doivent être prévus dans la planification et l’organisation de l’exploitation.

Introduction

ment minimal des bovins, avec une forme de garde proche de la nature (Tost et al. 2001) et l’optimisation des dispositifs de gestion (Grandin 2007b). La présente étude avait pour but d’obtenir une vue d’ensemble de l’élevage de vaches-mères en Suisse, d’identifier les points critiques et les risques liés à la garde de troupeaux de vaches-mères et d’en déduire des solutions techniques appropriées, applicables également à des effectifs plus réduits.

On observe actuellement dans les zones d’herbages une tendance au développement des formes de détention bovine dans lesquelles les coûts et la charge de travail sont limités, avec une augmentation de la garde au pâturage. Cette activité est souvent une activité annexe. Dans l’élevage de vaches-mères, le contact avec les animaux se différencie considérablement de celui avec les vaches laitières. La stabulation libre, la garde au pâturage, de grands effectifs, moins de contacts réguliers avec les animaux, un manque de connaissances par rapport aux animaux, ainsi que l’absence de soutien technique rendent difficile la gestion du bovin dans le cadre d’un troupeau. Or, dans l’élevage de vaches-mères également, différentes mesures de suivi sont nécessaires: les animaux doivent parfois être séparés du troupeau et transportés, parfois ils doivent être immobilisés pour les examens de santé, pour le traitement des maladies et pour le marquage. Ces mesures indispensables ne sont pas sans risque pour l’homme et l’animal. Pour prévenir les accidents, il est important de veiller aux aspects techniques, mais aussi au comportement de la personne chargée de l’encadrement des animaux. Dans différents travaux de recherche, des solutions ont été cherchées pour créer un lien entre l’homme et l’animal par des contacts fréquents, précoces et positifs (Bramsmann 1999, Waiblinger et al. 2004). D’autres approches prônaient un encadre-

Procédure Un questionnaire a été élaboré pour l’enquête écrite avec l’aide d’experts et d’exploitations. Parmi les adresses figurant dans le système d’information agricole (AGIS) de l’Office fédéral de l’agriculture, une exploitation sur huit pratiquant l’élevage de vaches-mères en 2002, a été sélectionnée au hasard et contactée par courrier, soit un total de 503 exploitations. Afin d’établir des recommandations appropriées pour le contact avec les animaux, des entretiens ont eu lieu avec les exploitants et des relevés ont été effectués lors de l’immobilisation et du chargement des bêtes. Différents aménagements et types d’installations servant à l’immobilisation, la séparation, la canalisation, au traitement et au chargement des animaux ont été considérés à cette fin et évalués.

Contact par le travail quotidien

Mesures d'acclimatation

Nourriture pour attirer l’animal Nettoyage

Attacher l’animal

Guider l’animal Changement de pâturage, contact avec le veau, pesée Pas de procédure spéciale 0

20

40

60

Part des exploitations [%]

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80

100

Fig. 1: Le contact avec les animaux pendant le travail quotidien est la mesure citée le plus fréquemment (à plus de 90 %) pour habituer les vaches-mères détenues en troupeau à l’homme.


Rapport ART 741 n Tab. 1: Nombre [n] et pourcentage [%] des mentions de situations de travail difficiles, classées par âge des animaux (125 = 100 %; animaux adultes = vaches-mères, taureaux; jeunes animaux = veaux, génisses, animaux d‘élevage). Âge de l‘animal Situation

Animaux adultes

Jeunes animaux

Aucune indication de l‘âge

Total

[n]

[%]

[n]

[%]

[n]

[%]

[n]

Chargement

1

1

39

31

21

17

61

49

Séparation

5

4

9

7

14

11

Immobili- Soins médicaux sation Soin des onglons Marquage Total

5 2 1 8

4 2 1 6

7 1 3 11

6 1 2 9

11 8 2 21

9 6 2 17

23 11 6 40

18 9 5 32

Divers

– – – – –

– – – – –

3 2 1 – 6

2 2 1 – 5

– 1 – 1 2

– 1 – 1 2

3 3 1 1 8

2 2 1 1 6

Divers travaux sur l‘animal Transport Evaluation linéaire Changement de pâturage Total

[%]

Situation non décrite précisément

1

1

1

1

2

2

Total

9

7

62

50

54

43

125

100

Tab. 2: Nombre [n] des citations de blessures de personnes en contact avec des animaux, dans le cadre de l’élevage de vaches-mères, classées par situation, lieu, installation et âge de l‘animal. Situation

[n]

Lieu

[n]

Installation

[n]

Âge de l’animal

[n]

Chargement

16

Transporteur

9

Licol

8

Jeunes animaux

22

Séparation

8

Etable

5

Lasso

2

Animaux adultes

6

Marquage

4

Abattoir

2

Grille mobile

1

Sans indication

18

Soins médicaux

2

Marché public

1

Couloir de contention

1

Soin des onglons

1

Alpage

1

Cornadis

1

Abattage

1

Sans indication

28

Travail

1

Sans indication

14

Sans indication

32

Enquête auprès des exploitations Le taux de retour des questionnaires était de 61 %, dont 54 % ont pu être mis en valeur. Le questionnaire contenait des informations sur le mode de garde, sur les animaux, sur l’exploitation, sur le contact avec les bêtes, la procédure employée pour les séparer, les charger et les immobiliser et aussi sur les situations problématiques (Klarer 2003). 71 % des exploitations détenaient les vaches-mères en stabulation libre et 19 % en stabulation entravée. Ces dernières étaient surtout des exploitations avec de petits effectifs en zone de montagne. 5 % des exploitations appliquaient les deux systèmes de stabulation, 4 % des exploitations n’avaient pas d’étable ou uniquement un abri. L’effectif moyen était de 14 vaches-mères par exploitation. L’exploitation la plus importante comptait 55 vaches. Trois quarts des exploitations avaient moins de 20 vaches-mères. Accoutumance à l’homme grâce à un contact quotidien Pour les questions relatives à l’acclimatation des animaux à l’homme, plusieurs réponses étaient possibles. Il pouvait arriver qu’une exploitation recoure à plusieurs solutions. Plus de 90 % des éleveurs de vaches-mères interrogés établissaient un lien entre l’homme et l’animal par contact

quotidien pendant le travail, par exemple en parlant ou caressant l’animal (figure 1). D’autres mesures spécifiques pour l’acclimatation ont été citées, elles consistaient à attirer l’animal avec des aliments, à le nettoyer, à l’attacher, à le guider, à la faire changer de pâture, à être en contact avec le veau et à peser régulièrement les bêtes. Moins de 10 % des exploitations n’appliquaient aucune procédure spéciale pour acclimater les animaux. Travaux difficiles à effectuer Sur les 271 exploitations de vaches-mères interrogées, 98 ont indiqué qu’il y avait des travaux difficiles à effectuer en rapport avec les vaches-mères. 60 % des situations problématiques citées concernaient le chargement et la séparation des animaux (tableau 1). Les animaux en cause étaient principalement les jeunes (veaux, génisses et animaux d’élevage). L’immobilisation pour les soins médicaux, l’entretien des onglons ou le marquage a été citée dans 32 % des situations problématiques. Le pourcentage d’exploitations mentionnant de telles situations problématiques avait tendance à varier selon le système de stabulation et la taille de l’effectif. Le pourcentage d’exploitations mentionnant des travaux difficiles à réaliser baissait par exemple avec la stabulation libre et les gros effectifs.

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n Rapport ART 741

Part des expliotations [%]

100

80

60

40

20

0 1–5

6–15

16–25

>25

Nombre de vaches-mères sur l’exploitation [n]

Toutes les exploitations avec stabulation libre

Canalisation Canalisation et immobilisation des autres animaux Immobilisation des autres animaux Grilles mobiles et utilisation de l’étable (aire d’exercice, logettes) Uniquement licols

Personnes blessées 46 exploitations ont cité des situations dans lesquelles des personnes ont été blessées (tableau 2). Les blessures les plus fréquentes étaient des contusions, des éraflures et des fractures. Elles se produisaient essentiellement pendant le chargement, la séparation et le marquage de l’animal, c’est-à-dire surtout dans l’étable et dans le véhicule de transport. Le licol était le moyen le plus fréquemment cité dans ce contexte. Les jeunes animaux (veaux, génisses, animaux d’élevage) étaient plus fréquemment responsables des blessures des hommes (22 cas) que les animaux adultes (6 cas). Séparation et chargement des animaux La figure 2 montre comment les opérations de séparation et de transport ont eu lieu dans les exploitations avec stabulation libre. 34 % des 192 exploitations ont pu canaliser

Fig. 2: Procédure de séparation et de chargement en stabulation libre, répartie par nombre de vachesmères.

leurs animaux. La moitié des exploitations séparait les animaux, tandis que le reste du troupeau était immobilisé. 16 % des exploitations employaient des barrières mobiles ou des séparations disponibles dans l’étable. Tandis que les grosses exploitations avaient la possibilité de canaliser les bêtes, les exploitations dont les effectifs étaient plus réduits, utilisaient des barrières mobiles ou même seulement le licol. Lorsqu’il s’agissait de séparer ou de charger un seul animal au pâturage, les trois quarts des exploitations faisaient rentrer la totalité du troupeau à l’étable. Avec des effectifs croissants, les exploitations pratiquant la stabulation libre disposaient généralement d’une solution technique (dispositif de capture mobile, couloir de contention, véhicule de transport) pour séparer et charger les animaux au pâturage.

Part des expliotations [%]

100

80

60

40

20

0 1–5

6–15

16–25

>25

Nombre de vaches-mères sur l’exploitation [n]

Toutes les exploitations avec stabulation libre

Tout l’animal (cage de contention) Tout l’animal (cage de contention) et possibilité d’enfermement dans l’aire d’affourragement Possibilité d’enfermement dans l’aire d’affourragement Grilles mobiles et utilisation de l’étable (aire d’exercice, logettes) Uniquement licols

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Fig. 3: Procédure d’immobilisation en stabulation libre, répartie par nombre de vaches-mères.


Rapport ART 741 n Immobilisation des animaux Sur les 192 exploitations avec stabulation libre, 31 % avaient la possibilité d’immobiliser leurs animaux dans une stalle (figure 3). Quatre exploitations sur cinq pouvaient enfermer les animaux dans l’aire d’affourragement. Alors que seules 21 % des exploitations avec un maximum de cinq vaches-mères utilisaient une cage de contention pour immobiliser les animaux, ce pourcentage augmentait lorsque les troupeaux comptaient plus de 25 vaches-mères pour atteindre presque 50 % des exploitations. Parallèlement la part des exploitations qui utilisaient uniquement des barrières mobiles ou des séparations dans l’étable diminuait avec la taille du troupeau, de 13 % à 3 % des exploitations. Lorsqu’il était nécessaire d’immobiliser l’animal au pâturage pour une quelconque mesure de traitement, 83 % des exploitations ramenaient la totalité du troupeau à l’étable. Par conséquent, seules quelques exploitations disposaient des techniques nécessaires pour immobiliser les animaux au pâturage. Résumé de l’enquête Selon les indications fournies par les exploitations, l’acclimatation des animaux à l’homme s’est faite essentiellement par les contacts pendant le travail quotidien. Des mesures spécifiques comme des contacts réguliers avec les veaux n’ont été citées que de manière sporadique. Ces contacts quotidiens entre les animaux et leur gardien ne suffisaient pas pour accomplir les travaux difficiles sans risque de blessure. Les hommes ont le plus souvent été blessés lors du chargement, de la séparation et de l’immobilisation. Cela prouve que les mesures appliquées pour acclimater les animaux n’ont qu’une influence minime sur la réalisation des mesures de suivi. Pour pouvoir séparer, charger ou immobiliser les animaux en toute sécurité, il est donc recommandé à toutes les exploitations d’employer des dispositifs de capture et de contention appropriés, tels qu’ils existent aujourd’hui dans les grandes exploitations.

Contact avec les bovins Par son comportement, l’homme influe sur le comportement et le bien-être de l’animal. Dans le cadre de l’enquête, il a été demandé aux éleveurs de vaches-mères ce qui, selon eux, était essentiel dans le contact avec ces animaux. Les réponses ont permis d’établir une liste détaillée d’aspects, liés notamment au comportement des personnes chargées des animaux. Ces expériences ainsi que des connaissances tirées de la littérature ont permis d’établir les recommandations suivantes pour le contact avec le bovin en tant qu’animal de troupeau et de dégager des méthodes de garde appropriées. Observation des animaux Pour identifier les particularités des animaux, il est recommandé de les observer régulièrement chaque jour. Cela permet de constater à temps les éventuelles maladies et toute modification dans le comportement. Lorsque le gardien connaît le comportement normal des animaux et leur position dans le troupeau, il peut utiliser la structure du troupeau, l’instinct grégaire et la relation vache-veau pour exécuter les mesures de suivi. De plus, l’expérience permet de mieux estimer la réaction des animaux dans différentes situations, ce qui permet d’intervenir de manière ciblée et d’éviter les situations dangereuses et les accidents. Accoutumance à l’homme Plus la relation entre l’homme et l’animal doit être intense, plus il faut y consacrer du temps. Il est particulièrement important que les animaux âgés soient liés à l’homme, car les jeunes animaux reproduisent ce que font les plus anciens. Lors des travaux quotidiens dans l’étable et au pâturage, comme l’évacuation du fumier, la préparation de la litière, le contrôle des abreuvoirs et du pâturage, les animaux s’habituent à l’homme. L’installation dans l’étable, le changement de pâturage, la pesée, les traitements

Fig. 4: Zone de fuite des bovins (selon Grandin 2007a). Pour faire avancer l’animal, le gardien doit occuper la position B à l’intérieur de la zone de fuite. Le champ rouge montre l’angle optimal à respecter par rapport à l’animal. Si l’animal doit rester immobile, la personne doit se retirer en position A, à l’extérieur de la zone de fuite. 9 2011

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n Rapport ART 741 antiparasitaires permettent également à l’animal de s’acclimater à l’homme. S’il existe un passage pour les veaux, il est possible de construire une relation avec les jeunes animaux à cet endroit. De cette façon, les veaux ont une approche positive de l’homme et n’apprennent pas à le connaître plus tard uniquement par des expériences négatives. Il vaut également la peine d’accorder plus d’attention aux animaux d’élevage dans les premiers temps qui suivent le sevrage. Comportement des personnes chargées des animaux Des gardiens calmes mais néanmoins déterminés ne déclenchent pas de tumulte lorsqu’ils traversent le troupeau. Pour ne pas causer de stress inutile aux animaux, il est important d’éviter: – toute forme de bruit, il faut par exemple éviter d’appeler bruyamment, de crier, de siffler, de claquer, etc. – tout mouvement rapide et toute agitation, p. ex. gesticuler avec les bras ou des bâtons. – il faut éviter de taper, de pincer, de pousser les animaux. – il faut éviter de passer devant les animaux, de leur bloquer le passage. Avec les vaches-mères, il est plus facile et plus rapide d’atteindre son but en faisant preuve de calme et de patience, qu’à force d’agitation et de violence. Un contact journalier ciblé (toucher l’animal, lui parler, l’habituer aux bruits et aux appels, lui donner des aliments pour l’attirer) permet de gagner la confiance des bêtes pendant le travail. Lorsque ce sont toujours les mêmes personnes qui travaillent avec les animaux, l’homme et l’animal se familiarisent l’un avec l’autre et peuvent aussi surmonter des situations difficiles. Les gardiens expérimentés approchent toujours leurs animaux avec la précaution, la prudence et le respect nécessaires. Les taureaux, les vaches en chaleur et celles qui viennent de vêler doivent notamment être surveillées en permanence et traitées avec une attention particulière. Comportement de l’animal pendant les mesures de traitement Le comportement d’un animal est déterminé par son patrimoine génétique, l’environnement et les expériences qu’il a accumulées dans sa vie. Pour les points essentiels à prendre en compte pour le rabattage et l’immobilisation des bovins, on compte l’instinct grégaire, le champ de vision et la zone de fuite (Grandin 2007a). Les bovins ont un champ de vision d’au moins 300 degrés. La zone dans laquelle les champs de visions des deux yeux se recoupent et où la perception de profondeur est possible est par conséquent limitée. C’est pourquoi les objets étranges, les objets mobiles, les ombres et les zones claires inquiètent les animaux. Les bovins ont tendance à aller de l’obscurité vers la lumière lorsque celle-ci ne les éblouit pas (Grandin 2007b). Une lumière claire et diffuse aide à faire avancer les animaux. Ce point peut être mis à profit en utilisant un éclairage ciblé dans les couloirs de contention et les véhicules de transport. Les bovins qui sont rarement en contact avec l’homme, réagissent par la fuite à la moindre approche. La distance par rapport aux animaux qui prennent la fuite est appelée distance de fuite. La zone située dans ce périmètre est la zone dite de fuite. La taille de la zone de fuite dépend 50

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Fig. 5: Schéma de déplacement d’un gardien pour faciliter la progression des animaux dans un passage (selon Stookey et Watts 2007). de l’âge, du patrimoine génétique d’un animal ainsi que du nombre et du type de contacts avec l’homme. Si ce dernier se tient en dehors de la zone de fuite, l’animal l’observe et reste sur place. Si l’homme pénètre dans la zone de fuite d’un animal par derrière (derrière le point d’équilibre), l’animal ira vers l’avant, tandis que si l’homme l’approche par devant (devant le point d’équilibre) l’animal reculera ou se retournera et prendra la fuite. (Grandin 2007a, figure 4). Planification et organisation des mesures de suivi Le déroulement des mesures de suivi doit être planifié avec précaution. Les dispositifs et les outils nécessaires doivent être disponibles, préparés et prêts à l’emploi afin de ne pas prolonger inutilement une intervention. Peu avant l’exécution desdites mesures, il est recommandé, si possible, de ne rien changer à l’intérieur de l’étable, car cela inquiéterait l’animal. Avant et pendant le traitement, les animaux ont besoin de temps pour s’habituer à leur nouvel environnement et à la situation. Il est recommandé de mettre les dispositifs de capture et de contention mobiles en place suffisamment tôt dans la zone réservée aux animaux, par exemple un jour avant l’intervention. Méthode Low Stress Stockmanship La méthode Low Stress Stockmanship (LSS), garde d’animaux sans stress, est une méthode permettant de s’occuper des bovins et des autres animaux de pâture sans stress et en toute sécurité. Cette méthode convient notamment pour les travaux au pâturage: changement de pâture, rassemblement, tri, sevrage des veaux et transport. Le Low Stress Stockmanship est basé sur les mouvements et la position de l’homme par rapport aux animaux. La méthode utilise la zone de fuite décrite plus haut en travaillant depuis l’extrémité de cette zone (exercice d’une pression). De ce fait, les animaux se déplacent de manière ordonnée dans une direction. Dès que le gardien s’éloigne de la zone


Rapport ART 741 n de fuite ou modifie sa position par rapport aux animaux, ils restent sur place (absence de pression). Lorsque la distance de fuite devient trop courte, l’animal fait une tentative de fuite. Dans ce cas, le gardien devrait sortir de la zone de fuite. La figure 5 donne un exemple (Stookey et Watts 2007). Lorsque le gardien marche vite à proximité des animaux et dans le sens inverse au leur (d’avant vers l’arrière des animaux), les animaux accélèreront leur mouvement à hauteur du gardien. L’exercice d’une pression «à proximité de animaux» alterne avec la suppression de pression «s’éloigner». Sur la figure, cela a l’air simple, mais l’apprentissage et l’application de cette méthode nécessitent du temps et de l’expérience.

Installation de dispositifs d’immobilisation, de contention et de traitement Les dispositifs d’immobilisation, de contention et de traitement des vaches-mères représentent une économie de temps et une nécessité pour la protection de l’homme et de l’animal. Notamment dans les exploitations, dans lesquelles les animaux ont peu de contact avec l’homme, un dispositif optimisé permet de gagner beaucoup de temps et d’éviter les problèmes. Les dispositifs de contention et de traitement devraient déjà être prévus lors de la conversion de l’exploitation et lors de la construction de l’étable, afin de choisir le meilleur emplacement et d’éviter les aménagements ultérieurs. Les dispositifs d’immobilisation, de contention et de traitement peuvent également être utili-

sés en commun par plusieurs exploitations. Les exploitations qui ne possèdent pas de dispositifs de ce type devraient s’informer des possibilités de location dans les environs, car il est souvent difficile de prévoir quand le besoin se fera sentir (p. ex. en cas de maladies graves ou de blessures, qui nécessitent l’intervention d’un vétérinaire). Lorsqu’il n’est pas possible de louer ces dispositifs dans la région, il peut être raisonnable d’organiser un système de location par l’intermédiaire d’un cercle de machines ou d’une coopérative. L’utilisation de licols n’est recommandée que sous conditions, même pour les animaux dociles. Il faut que les éleveurs soient prêts à consacrer du temps pour habituer l’animal au licol. De plus, les animaux dociles peuvent aussi résister, dès qu’on les force à faire quelque chose ou qu’ils doivent subir des interventions douloureuses. Dans ce cas, le risque de blessure est grand pour l’homme et la source de stress importante pour l’animal. Dispositifs de guidage dans la place d’affourragement Avec les jeunes animaux et leurs mères, l’élevage de vaches-mères se caractérise par des troupeaux composés d’animaux de différentes tailles. Même s’il existe un passage pour les veaux avec affourragement séparé, les veaux séjournent également dans l’aire d’affourragement des vaches. La hauteur et la largeur de la tête sont les deux critères qui déterminent si l’animal peut accéder à la place d’affourragement. Pour l’immobilisation, la largeur de l’encolure est également importante. Si l’on veut éviter p. ex. que le veau ne passe la tête par une ouverture qui n’est pas prévue à cet effet, il faut veiller lors du choix du cornadis, à ce que les intervalles entre les éléments fixes ne

Fig. 6: Les cornadis autobloquants pour vaches-mères doivent respecter un intervalle de 11 bis 15 cm (1) entre les éléments fixes et de 7 cm max. (2) entre les éléments fixes et mobiles. Tab. 3: Adéquation des dispositifs d’immobilisation en ce qui concerne l’accès et le mode d’action de l’éleveur et une possible réaction des animaux (Légende: + possible, (+) sous condition, – impossible). Dispositif d’immobilisation

Accès protégé

Mode d’action

Réaction de l’animal

Attraper l’animal dans le troupeau et l’attacher

L’animal fuit, esquive, se retire, attaque

Aller vers l’animal déjà immobilisé

L’animal esquive, se retire, tape

+

(+)

+

+

(+)

Tout le troupeau est attiré, l’animal souhaité est immobilisé

Les animaux se suivent par instinct grégaire, pas d’esquive possible du fait du rétrécissement

Par devant

Par côté

Par derrière

(+)

Porte de contention Cage de contention

Licol Cornadis autobloquant

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n Rapport ART 741

Fig. 7: Porte de contention avec couloir de contention pour immobiliser un animal. Tab. 4: Eléments d’un dispositif de capture et de contention. Aire d’attente

~2,5 m2 par vache avec veau

Rabattage

Rétrécissement en entonnoir: barrières de séparation pivotantes et/ou extensibles, panneaux, panneaux arrondis (quart de cercle ou demi-cercle), combinaison de portes panneaux

Couloir de contention

Longueur 3.4 m (au moins 2 longueurs d’animaux), Hauteur minimale 1.6 m, Large 0.7–0.8 m, Construction stable, dispositif anti-retour

Immobilisation

Porte ou cage de contention avec dispositif autobloquant. Rétrécissement du passage pour les petits animaux, verrous anti-retour, accès bilatéral

Tri

Dans le troupeau ou pour le chargement

dépassent pas un espace de 11 à 15 cm ou puissent être décalés. Il est recommandé d’éviter les grandes ouvertures entre les éléments fixes et les éléments mobiles. Le museau d’un veau ne mesure qu’environ 7 cm de large et de haut (figure 6). Si le veau passe son museau dans une grande ouverture et qu’un animal plus grand et plus fort fasse basculer les éléments mobiles du cornadis, le veau risque de se faire coincer. Il faut donc prévoir suffisamment de barrages entre les éléments fixes et les éléments mobiles.

Dispositifs d’immobilisation Dans l’élevage de vaches-mères, les mesures de suivi nécessaires (p. ex. entretien des onglons, traitement, etc.) doivent pouvoir être accomplies à tout moment, simplement et en toute sécurité. Il est nécessaire que l’éleveur puisse avoir un accès protégé aux animaux par devant, sur le côté et par derrière (tableau 3). La cage de contention et partiellement, la porte de contention sont des dispositifs qui permettent un tel accès. Il n’est pas recommandé d’acheter un cornadis autobloquant spécialement pour les mesures de suivi du troupeau, car il ne permet des interventions que par devant au niveau de la tête et de l’encolure. Un cornadis autobloquant convient pour enfermer les animaux au début des périodes d’affouragement, et surtout lorsque le fourrage n’est pas disponible en permanence, pour conserver un certain calme dans le troupeau. Mais pour les mesures de suivi, chaque exploitation devrait être équipée au minimum d’une porte de contention avec un couloir de contention fixe ou mobile (figure 7). Dispositif de capture et de contention Un couloir de contention facilite la séparation des animaux du reste du troupeau, mais permet aussi un rabattage ciblé en un point donné, par exemple la cage de contention ou le véhicule de transport. Pour ce faire, il faut prévoir soigneusement le déroulement, de l’attente, au rabattage, à la canali-

Fig. 8: Chargement avec dispositif de capture et de contention et aire d’attente dans l’étable (1), circuit de rabattage (2), couloir de contention (3) avec structure (4), portes coulissantes (5), porte de contention (6) et porte de tri (7) ainsi que véhicule de transport (8) et aire d’exercice extérieure (9). 52

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Rapport ART 741 n sation, à l’immobilisation jusqu’au tri final (tableau 4). Les gardiens doivent bien connaître le fonctionnement et les limites d’un tel dispositif, surtout en ce qui concerne le maniement des systèmes de capture et des portes coulissantes. Un couloir de contention fixe (installation pour corral) convient spécialement pour les exploitations avec des pâturages regroupés car la totalité du troupeau doit être amenée sur ce site pour les mesures de suivi. L’aire d’attente ou le couloir de contention peuvent être érigés en utilisant les bâtiments existants (parois, couloirs, box de vêlage ou passage pour veaux), l’aire d’exercice extérieure et des clôtures. Les grilles pivotantes fixées aux parois doivent pouvoir être fixées rapidement et simplement (chaînes ou crochets, pas de corde). Une zone de traitement (év. avec abri, raccordement à l’eau et à l’électricité), une rampe pour le chargement dans un véhicule de transport et des parois de séparation suffisamment hautes et résistantes doivent également être prévues. L’exemple présenté à la figure 8 montre la disposition d’une installation de capture et de contention. Pour faciliter le chargement de grands groupes d’animaux, il est conseillé de les diviser en groupes d’environ cinq bêtes. Pour séparer les animaux, il existe des grilles spécialement prévues à cet effet. De nombreuses exploitations n’ont pas de parcelles regroupées. Lors de la détention au pâturage, les traitements nécessaires sont repoussés ou nécessitent de rapatrier l’ensemble du troupeau à l’étable. Les dispositifs de capture et de contention mobiles ont le gros avantage de pouvoir être utilisés à la fois dans l’étable, mais aussi au pâturage. Le bénéfice d’une installation mobile simple est donc considéré comme supérieur à celui d’une installation fixe qui est certes optimale, mais qui est trop rarement mise en service. Dans la figure 9, une cage de contention a été aménagée dans le prolongement du couloir de contention. Cette cage peut être utilisée en commun par plusieurs petites exploitations, pour des mesures spéciales comme le soin des onglons et les vaccinations.

Sécurité et prévention des accidents Il existe différents fabricants et différents modèles de cages et de portes de contention. Les cages avec parois latérales fermées, rabattables ou pivotantes sont particulièrement sûres. Les côtés doivent pouvoir s’ouvrir jusqu’au sol. Par ailleurs, la largeur de la cage doit pouvoir être ajustée en fonction de la taille des animaux (figure 10). Pour les dispositifs d’immobilisation, il est important que le blocage des portes coulissantes ou des sécurités antiretour fonctionne de manière irréprochable. Un travail pour le soin des onglons doit être équipé de treuils sécurisés, c’est-à-dire avec engrenage sans recul, freins indépendants de la charge ou avec des manivelles ne tournant que dans un sens. Les dispositifs de contention, de capture et d’immobilisation sont nécessaires pour exécuter les mesures de suivi du troupeau et doivent absolument être prévus dans la planification et l’organisation de l’exploitation. Ils doivent être disponibles pour les mesures de suivi, indépendamment du degré de proximité avec les animaux obtenu grâce au contact quotidien (Fürst zu Solms-Lich 1997). Pour la prévention des accidents, il faut tenir compte non seulement des aspects techniques, mais aussi du comportement de l’éleveur par rapport au bovin en tant qu’animal de troupeau (Service de prévention des accidents dans l’agriculture, SPAA 2009).

Fig. 9: Dispositif de capture mobile avec système d’immobilisation, qui peut être utilisé aussi bien au pâturage que dans l’étable, avec aire d’attente pour environ 35 bêtes (1), circuit de rabattage (2), couloir de contention (3) avec structure (4), portes coulissantes (5) portes de fermeture pivotantes dans tous les sens (6) et cage de contention (7). 9 2011

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Fig. 10: Dans une cage de contention, il faut ajuster la largeur de la stalle et immobiliser les animaux par côté tout en garantissant un accès sécurisé aux animaux: tôles réduisant le passage pour les jeunes animaux (1), système de blocage pour l’immobilisation des animaux (2), sol antidérapant (3), accès aux animaux par devant (4), accès aux animaux par côté (5), treuil manuel à l’avant avec frein indépendant des charges (6), treuil manuel à deux positions à l’arrière avec frein indépendant des charges (7).

L’essentiel en bref S’occuper de vaches-mères et de leurs petits, c’est-à-dire s’occuper d’un troupeau de bovins, est un travail qui s’apprend. Pour y parvenir, il faut observer régulièrement les animaux, que ces derniers s’habituent à la personne qui assume leur garde et à son comportement. Le calme et la patience jouent un rôle central dans le contact avec les vaches-mères. Certaines écoles d’agriculture et le Service de prévention des accidents dans l’agriculture, SPAA organisent des cours sur le thème de la sécurité des contacts avec les bovins (www.bul.ch). En outre, des cours sur la méthode Low Stress Stockmanship sont notamment proposés en Allemagne et en Suisse (Wenz 2008, www. stockmanship.de).

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Des mesures de suivi, comme la séparation, le chargement et l’immobilisation sont des situations inhabituelles pour les vaches-mères et leurs veaux. Dans de telles situations, des animaux pourtant habitués à leur gardien peuvent résister ou attaquer. Pour éviter de telles difficultés et les blessures qui peuvent s’ensuivre, il est recommandé de prévoir des dispositifs de séparation, de chargement et d’immobilisation afin d’appliquer sans risque les mesures de suivi du troupeau.

Remerciements Les auteurs tiennent à remercier vivement les exploitations d’avoir rempli les questionnaires en aussi grand nombre ainsi que d’autres spécialistes pour l’apport de leurs précieuses expériences.


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