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Technique Agricole

juin/juillet septembre 2011 2012


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Editorial • Sommaire juin/juillet 2012   n

Editorial

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Impression

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IT : Plus de performances dans la technique de récolte Petit, mais télescopique

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Plate-forme

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Les bâtiments solides en lamellé-collé Öga – Le rendez-vous de la « branche verte »

L’optimalisation et ses multiples facettes Un vaste éventail de thèmes émaille ce double numéro de Technique Agricole pour les mois de juin/juillet. Il évoque les heures de gloire du développement agro-technique de l’après-guerre en passant par la protection corporelle des personnes actives dans la technique jusqu’au monde numérisé des stratégies de conduite d’entreprise. Plus les machines fournissent de performances, de rendement ou de largeurs de travail, plus il est important – en tenant compte des différents paramètres – de connaître leurs capacités et de les utiliser sans interruption, si possible jusqu’à leurs limites. Pour y parvenir, l’opérateur dispose de toute une panoplie de procédés électroniques de guidage et autres instruments de gestion. Les avantages de ces machines jouent aussi un rôle essentiel dans la protection des ressources qu’il s’agisse de produits phytosanitaires, de carburant ou de l’eau pour l’irrigation. Ils entrent aussi en ligne de compte pour des produits à niveau d’intrants élevé ou faible. A propos de ces derniers, l’on pense aux systèmes agraires d’Amérique du Sud où le semis direct est pratiqué avec succès afin de maintenir les prix de production au plus bas. Cependant, nombre de pays sont encore exclus de ces nouvelles technologies, dont l’Afrique Noire, notamment. C’est ici que l’optimalisation, en termes de production alimentaire pour des populations croissantes et de plus en plus exigeantes, doit se concentrer sur des procédés techniques simples mais cependant améliorés.

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ASETA

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Cours de conduite G40 Formation continue pour les instructeurs du G40 Des remorques prêtes à partir Roues larges et trafic routier Stand ASETA à Tier&Technik : De riches et nombreux contacts Gymkhana des sections

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Management

21 Humidité des céréales : Causes et effets 25 Les dérobées – De multiples talents pour l’assolement 28 Des semis réussis 31 Logistique des petites balles

21 n Passion 34 35 36

Motrac et Schilter au Musée des transports de Lucerne 65 000 Weidemann – L’entreprise a fêté ses 40 ans Les 175 ans de John Deere –Rétrospective et avenir

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En savoir plus

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L’efficacité des transmissions à double embrayage

n Marché 40 Felco : Innovation et compétitivité 41 Présentation des nouveautés Lemken 44 La série MF 7600 adopte quatre nouveaux modèles 46 GVS-Agrar fonde le centre de compétences « Terra Profi » 48 Présentation des nouveautés Krone 50 Une meilleure assise sur le tracteur 54

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Impressum – Immatriculations

Ueli Zweifel Le numéro 8 paraîtra le 9 août 2012

« L’or noir » issu du champ. De nombreux articles se rapportent à une récolte abondante de caryopse. (Photo : Ueli Zweifel)

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Lors de courtes périodes de récolte, les agro-entrepreneurs subissent de très fortes pressions. Grâce aux systèmes de gestion électronique modernes, il est possible de planifier le travail des machines de manière très efficace. (Photo : Ueli Zweifel)

IT dans la technique de récolte Les systèmes électroniques en réseau de deuxième génération doivent permettre de faciliter la coordination dans l’utilisation des machines agricoles. Il est désormais possible, grâce au transfert automatique des données à l’ordinateur de la ferme, d’éviter nombre d’appels téléphoniques et de malentendus. Dans la pratique, l’introduction de ces systèmes en est encore à ses balbutiements. Ruedi Burkhalter « En période de pointe, je ne fais que communiquer et planifier ! », dit Hanspeter Lauper, responsable de l’agro-entreprise www.landag.ch à Seedorf (BE). En sa qualité de chef d’entreprise, il sait très bien à quel point la coordination du travail des machines agricoles actuelles est devenue astreignante aujourd’hui. Certaines personnes peuvent croire qu’il en a toujours été ainsi ; mais en fait, la vie quotidienne de nombreux agro-entrepreneurs a radicalement changé avec l’introduction des nouvelles technologies. Des machines plus grosses et performantes, dotées d’équipements « dernier cri », permettent à une personne ou à un conducteur de traiter une surface beaucoup plus grande qu’il y a 10 ans. Depuis plusieurs années, l’efficacité des machines n’augmente pas seulement en regard de plus grandes largeurs de travail ou de puissances accrues, mais

davantage en raison de systèmes de gestion électroniques. Dotées de nouvelles fonctionnalités, les dernières générations de systèmes Isobus facilitent maintenant la coordination des moyens.

Structures d’exploitation Les machines de haute technologie sont développées à la demande d’agriculteurs et d’agro-entrepreneurs qui travaillent dans des structures beaucoup plus grandes que chez nous. Ainsi, des taux d’utilisation élevés servent de base au développement de ces machines. En planifiant ses investissements, l’agro-entrepreneur est ainsi tenté de se comparer à ses collègues étrangers. « Mais cela ne fonctionne cependant pas en raison de la taille des parcelles », fait remarquer Hanspeter Lauper. Sur de très grandes parcelles, une machine peut travailler plus du double de surface à

l’heure que sur de petites parcelles. Et ce printemps en particulier, un autre facteur déterminant est intervenu. Sur le Plateau suisse, les sols plus fragiles ont laissé nettement moins de jours de travail disponibles qu’au nord de l’Allemagne par exemple, principalement en raison de la météo. Dans les conditions propres à la Suisse, les taux d’utilisation nécessaires s’avèrent très difficiles à concrétiser car la planification se cantonne d’habitude auprès des exploitations individuelles : on souhaite par exemple moissonner que si les conditions sont optimales, ceci afin d’éviter autant que possible les frais de séchage des céréales. Quant à l’agro-entrepreneur, il ne maîtrise pas de nombreux facteurs d’influence, comme la maturation ciblée des céréales par échelonnement du semis ou la sélection des variétés. En conséquence, les agro-entrepreneurs 6/7 2012  Technique Agricole

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subissent une pression énorme du temps, en particulier dans les années où les délais sont très courts. Ils sont alors fortement tentés d’acquérir des machines aux performances excessives, juste pour faire face à quelques jours de pointe. Divers constructeurs de machines agricoles disposent maintenant, dans leur programme, de systèmes électroniques permettant une coordination efficace (voir encadré). Ils se basent sur des dispositifs Isobus qui, avec la technologie de communication et des logiciels spéciaux, doivent permettre de répondre aux besoins spécifiques des entreprises. Ainsi, le coordinateur des opérations est capable de contrôler, depuis son poste de travail informatique, l’état de fonctionnement et la position de ses machines en temps réel. Cela permet de visualiser par exemple quelles parcelles d’un contrat ont déjà été traitées, quelles quantités ont été récoltées ou combien de carburant reste encore dans le réservoir. Les systèmes sont constitués à partir d’un portail Internet central qui permet d’échanger les données des ordinateurs

Le coordinateur des opérations peut voir ici d’un seul coup d’œil où les balles ont été déposées. Grâce aux données de poids, le transport peut s’organiser de manière optimale. (Screenshots : Krone)

Isobus individuels montés sur les machines par le biais d’un réseau cellulaire. Le coordinateur des opérations dispose ainsi toujours d’une vue d’ensemble. Mais ­ Hanspeter Lauper, agro-entrepreneur enthousiaste, tient à relativiser : « Certes, de tels systèmes peuvent améliorer la vue d’ensemble et faciliter la communication entre le coordinateur et le conducteur.

Leur valeur réelle dépend cependant – et dans une très large mesure – des compétences du coordinateur. » Son travail est très exigeant car il doit tout savoir. « A mon avis, le contact avec les clients se fera toujours, principalement par téléphone. Si un grand nombre de mandats arrivent dans un très court laps de temps, il est presque impossible de les introduire en

Systèmes électroniques en réseau Les systèmes électroniques de seconde génération proposés sous les noms de : • « FarmPilot » de Müller Elektronik, • « FarmSight » de John Deere, • « Telematics » de Claas, • « Ican » de Krone sont équipés de modules et de fonctions équivalentes. Les principaux d’entre eux sont décrits ci-après : • Vue d’ensemble : « La « vue d’ensemble sur les machines » permet au coordinateur des opérations d’avoir à l’œil l’ensemble de sa flotte depuis son bureau. Les données de position GPS, ainsi que celles propres à la machine, sont envoyées à intervalles réguliers sur le portail Internet. Les données Isobus disponibles, comme par exemple le volume récolté ou le régime du moteur, sont également affichées individuellement pour chaque machine. Le coordinateur des opérations peut non seulement afficher cet ensemble de données, mais aussi les analyser au moyen de son programme individuel. Cela lui donne la possibilité d’intervenir, par exemple, si un conducteur travaille à un régime moteur excessif et consomme ainsi du carburant inutilement. Au cas où le niveau d’un réservoir (carburant ou produit phytosanitaire) tombe au-dessous d’une certaine limite, le système peut émettre un signal d’avertissement, de sorte qu’un véhicule soit envoyé à temps avec le complément nécessaire.

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Grâce à des détecteurs, tel ce capteur d’humidité dans le canal d’alimentation, le coordinateur des opérations est à même de contrôler la qualité du travail.

• Traitement des commandes : La fonction « traitement des commandes » est la plaque tournante des données réelles entre l’ordinateur de la ferme et la machine sur le terrain. Jusqu’à ce jour, le coordinateur des opérations transmettait le matin aux conducteurs une liste de tâches à exécuter. Des modifications et autres ajouts engendraient des risques de malentendus. C’est maintenant beaucoup plus simple : le coordinateur des opérations peut envoyer de nouveaux ordres à ses véhicules en tout temps et modifier les priorités sur la liste de mandats de chaque véhicule en fonction de l’avancement des travaux, de l’ordre d’arrivée des mandats ou de la météo. Un mandat selon la norme Isobus contient des informations importantes, telles que la quantité de semences et la posi-

tion GPS exacte de la parcelle avec les limites précises sur le terrain. Les limites du champ peuvent être indiquées préalablement sur la carte électronique soit par le client, soit par le coordinateur des opérations. En outre, il est aussi possible de mentionner des obstacles tels que les bornes par exemple. Les coordonnées exactes sont alors utilisables pour la navigation. Celle-ci permet d’éviter les tunnels, les passages bas ainsi que les éventuels obstacle et indique au conducteur l’itinéraire le plus court ou le plus rapide jusqu’à la parcelle suivante en toute sécurité. De plus, l’emplacement du lieu de déchargement (par exemple un silo) peut également être inclus dans le mandat, ce qui facilite la logistique de transport de manière significative. • Saisies simples des mandats : La saisie des commandes aide le coordinateur des opérations à les introduire, de manière rapide et facile, dans le système. Avec le « FarmPilot », par exemple, les mandats sont traités dans des sets de commandes. Cela signifie que plusieurs mandats de différents clients peuvent être attribués à un set de commandes pour être facturer ensuite par client. Avec la fonction « planification de campagne », le responsable opérationnel peut théoriquement organiser la campagne, même avec des centaines de parcelles à traiter, dans l’ordre optimal, économisant ainsi du temps et de l’argent. • Gestion des véhicules et des machines : Avec la « gestion de flotte », les nouveaux


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Le coordinateur des opérations est informé en temps réel quant à la surface qui a déjà été travaillée (bleu).

permanence dans un système électronique de gestion des commandes. On est tout simplement trop lent pour cela », Hanspeter Lauper en est convaincu.

Premier pas en Suisse Dans la pratique suisse, l’introduction de ces systèmes est encore à ses balbutiements. Walter Remund, de l’agro-entre-

systèmes offrent un concept complet pour la gestion des chaînes logistiques dans le secteur agricole. Sur le portail, les chaînes de transport dans les deux sens, soit l’approvisionnement et la récolte, se constituent avec souplesse. L’affectation en tant que véhicule leader, puis des véhicules suivants s’avère cruciale pour la planification des mandats. Dans une chaîne d’ensilage, le véhicule leader est l’ensileuse. Le statut de mandat des véhicules suivants, dans ce cas les remorques d’ensilage, est communiqué. Les données de position des différents membres de la flotte sont également échangées en permanence. Ainsi, le système reconnaît, par exemple, quel est le dernier véhicule requis pour terminer le transport et dirige le véhicule suivant directement vers la prochaine parcelle à traiter. Dans l’agriculture, des chaînes logistiques d’approvisionnement (pulvérisateurs, épandeurs d’engrais ou de fumier) et de récolte (ensilage de maïs, moisson, chargement des betteraves sucrières) sont nécessaires. Le concept est applicable pour tout travail impliquant ces conditions. • La documentation est automatique : Les données Isobus enregistrées lors de la réalisation du travail, comme la dose d’application ou les différents régimes, sont également enregistrées et envoyées sur le portail. Ces données d’exploitation et de la machine sont toujours associées à un

Le système de navigation guide le conducteur jusqu’aux parcelles qu’il ne connaît pas encore, et les éventuels obstacles sont évités.

prise www.remund berger.ch à Ritzenbach (BE), commente ses premières expériences : « Cette année, nous avons mis en fonction deux appareils disposant du logiciel FarmPilot de Müller Elektronik, pour le transport de la récolte des céréales. Le concept de Müller Elektronik présente le grand avantage que l’opérateur peut utiliser le FarmPilot avec tous les terminaux Isobus sans

horodatage et un emplacement. Ainsi, ces données se laissent interpréter et administrer de différentes façons dans la documentation du portail. Avec le logiciel adéquat, une simple pression sur un bouton permet d’imprimer des factures ou des relevés mensuels liés à des exigences légales (PER). • Diagnostic : Le « module de diagnostic » supplémentaire offre la possibilité d’un diagnostic à distance bon marché aux propriétaires de machines. Le fournisseur de la machine peut être temporairement autorisé à accéder aux données de celle-ci. Grâce à des codes d’erreur et aux données de fonctionnement, le fournisseur peut identifier un dysfonctionnement à l’idéal au bureau et prévoir directement les pièces de rechange dont il a besoin pour remédier à la panne sur le terrain • Conduite du personnel : Pour les agroentrepreneurs, de tels systèmes offrent des avantages supplémentaires. Chaque employé s’annonce dans le système en entrant dans son véhicule. Cela permet un enregistrement très simple des heures de travail. Le coordinateur des opérations peut également analyser la façon dont le conducteur travaille. Des erreurs récurrentes peuvent ainsi être détectées et l’efficacité du conducteur améliorée par une instruction supplémentaire.

nécessiter de nouvel équipement. Il suffit d’installer la carte SIM dans le terminal et de débloquer la licence du logiciel. Le FarmPilot est utilisable non seulement avec les gros terminaux de dernière génération, mais aussi avec les terminaux plus simples et moins chers, tel Track Guide II. La libération du logiciel, et donc sa facturation, se fait mois après mois et seulement si nécessaire. Ainsi, l’on peut utiliser et payer un système un seul mois par année. Selon la version, le coût s’élève de 25 à 84 euros par mois.

Conclusions Avec les systèmes électroniques décrits ci-dessus, le taux d’utilisation des machines high-tech s’améliore en tous les cas. Cependant, pour profiter des avantages de ces systèmes, il s’avère important que les clients intègrent mentalement ces processus et enregistrent par exemple leurs commandes assez tôt. Un problème crucial n’est pourtant pas résolu par de tels systèmes : plus le taux d’utilisation des machines est élevé, plus les pertes annuelles potentielles sont grandes en cas de possibilités d’utilisation limitées. Dans les grandes exploitations, ce risque est assumé par les agro-entrepreneurs individuels. Dans les petites structures, l’on doit pouvoir répartir le risque (pertes, coûts de séchage) équitablement entre tous les clients. Ce n’est que si chacun est prêt à supporter une partie du risque qu’il sera possible de réaliser un taux d’utilisation élevé. A défaut, un client défavorisé après une année difficile et mécontent sera tenté de se tourner à nouveau vers l’achat individuel d’une machine plus simple.  n

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Le bras téléscopique de la faucheuse à deux essieux de Rolf Kunz se distingue par sa hauteur de chargement, mais aussi par son rayon d’action. (Photos : Ruedi Burkhalter)

Petit, mais... téléscopique !

Rolf Kunz a conçu et réalisé son bras téléscopique de A à Z.

Sur son exploitation de montagne, Rolf Kunz a développé un outil original pour la manutention des balles rondes de foin. Il a équipé sa faucheuse à deux essieux d’un bras téléscopique ; cet ensemble offre des performances et une maniabilité tout à fait considérables. Ruedi Burkhalter « En fait, cela ne devait être qu’une solution temporaire », dit Rolf Kunz. Ce paysan de l’Oberland bernois, précisément de Oeschseite bei Zweisimmen, a tranformé son Reform « Metrac 3003 kommunal » par un montage « maison » raffiné : il en a fait un minitélescopique ! 8

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Qui cherche trouve ! Quand Rolf Kunz prend possession de sa nouvelle étable, en 2008, il doit veiller à son budget. Un séchage en grange avec griffe à foin a été planifié d’entrée, mais sa réalisation doit être reportée, faute de capitaux. A titre transitoire, notre interlo-

Le bras est monté sur un cadre disposant d’une ouverture pour le filtre à air.


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cuteur décide donc de stocker son foin en balles rondes dans la grange. En attendant l’arrivée de la griffe. Il lui faut alors trouver une solution de rechange pour empiler les balles rondes. Il dispose d’un palettiseur, mais doit renoncer à l’utiliser, le pont de sa grange ne pouvant supporter une telle charge. Les lieux sont trop exigus pour le tracteur et son frontal. Inutile, enfin, de songer à un palettiseur monté à l’arrière du Metrac : la capacité de levage du véhicule ne permettrait d’utiliser qu’un modèle de petite taille dont les bras ne montent pas assez haut pour gerber des balles rondes sur trois étages jusqu’à 2,7 m. « En plus, le rayon d’action du palettiseur ne parlait pas en sa faveur », explique Rolf Kunz. A chaque problème (ou presque), sa solution. C’est une maxime qu’a faite sienne Rolf Kunz, en bricoleur aussi optimiste qu’ingénieux. Autre principe qui lui tient à cœur : il faut que les machines disponibles soient le plus polyvalentes possible. Rolf Kunz se creuse la tête et finit par trouver : il lui faut un bras téléscopique sur son Metrac. Grâce à une direction sur quatre roues et sa cabine latérale, il présente bien des similitudes avec la structure d’un chargeur téléscopique.

Un tuyau a été tiré vers l’avant pour brancher le vérin.

Performant au travail

Sitôt dit, sitôt fait C’est ainsi que Rolf Kunz se met en devoir de rassembler les éléments de son futur palettiseur téléscopique. Il doit, premièrement, résoudre la question des points d’appui : où arrimer l’axe du bras et le vérin de levage ? Le problème est délicat parce que le côté occupé par le moteur et la transmission n’offre guère de points d’ancrage solides. « J’en ai assez rapidement déduit que je ne devais pas arrimer le vérin au milieu du véhicule – comme sur un chargeur téléscopique classique – mais plutôt à l’avant », se souvient Rolf Kunz. En raison de cette position avancée, il opte pour un vérin à double tige. Pour fixer l’axe du bras, Rolf Kunz construit un solide cadre en acier plat au-dessus du moteur ; il va s’appuyer sur le châssis et sur les points de fixation de la cabine. Le cadre est construit pour laisser libre l’accès au moteur, en vue des opérations de contrôle et de maintenance. La grille protègeant l’orifice d’admission d’air s’escamote vers l’arrière. Pour le démontage du filtre à air, le constructeur prévoit une ouverture circulaire dans le cadre.

Tous les branchements hydrauliques sont placés à l’arrière de l’engin.

Un palan électrique permet de soulever le bras téléscopique.

Le montage-démontage de l’outil est simple et prend 10 à 15 minutes à une personne. Un palan électrique sert à lever les quelque 300 kg de l’outil et permet de le positionner précisément et sans peine lors du remontage. L’axe arrière est d’abord fixé avec une grosse broche, puis le vérin est mis en place et raccordé au relevage frontal. Il ne reste qu’à accoupler les raccords hydrauliques alimentant les trois vérins et l’engin est prêt. Rolf Kunz n’a pas eu besoin de compléter l’équipe-

Découplé, le bras téléscopique ne prend qu’une place minime dans la remise. Les opérations de montage-démontage se font sans outil, en 10 à 15 minutes.

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ment hydraulique de son Metrac ; c’est une version communale déjà équipée de prises en suffisance. De la sorte, son chargeur téléscopique ne lui a coûté que la modique somme de 6000 francs. Plus un nombre indéterminé d’heures de travail ! « Sans l’équipement communal, les choses auraient été nettement plus compliquées », songe Rolf Kunz. « Toutefois, un tel dispositif serait en principe réalisable sur d’autres modèles de faucheuses à deux essieux. » Le « Metrac téléscopique » n’est naturellement pas comparable à un chargeur téléscopique courant. « L’engin est nettement trop léger et trop peu puissant pour manipuler des balles d’ensilage », analyse Rolf Kunz. Doté d’un moteur de 38 Ch, le véhicule accuse un poids à vide (sans bras téléscopique) de 1120 kg. Le bras entièrement déployé, sa capacité de levage est de 420 kg en position horizontale, rapporte son constructeur. C’est largement suffisant pour des balles de paille ou de fourrage sec. Rolf Kunz dispose donc d’un engin capable de performances plus qu’acceptables pour manipuler des matériaux pas trop lourds dans des espaces

exigus. Qui plus est, un tel engin de levage maniable, tout-terrain, est aussi utile en mille autres circonstances.

Solution convaincante D’après les plans établis à l’origine, la griffe pourrait bientôt être installée dans la grange. Mais ce projet n’est plus une priorité : « La solution des balles rondes et du bras téléscopique est bien plus profitable que je ne l’attendais », dit Rolf Kunz. C’était en premier lieu un pis aller, transitoire, peu coûteux. Il se révèle plein d’avantages. « Au moment des foins, le système des balles rondes est beaucoup plus flexible sur une exploitation familiale », d’après Rolf Kunz. « Il ne mobilise personne à la maison pour faire manoeuvrer la griffe, et tout le monde peut rester aux champs jusqu’à ce que l’ensemble du fourrage soit bottelé ». La capacité de récolte s’en trouve améliorée, et l’empilage des balles rondes est effectué ultérieurement. Rolf Kunz y trouve aussi des bénéfices inattendus pour la qualité du fourrage. « Tout ce que la presse a ramassé atterrit dans la crèche  », observe-t-il. Il est

Grâce à sa direction sur quatre roues, le Metrac est très maniable.

convaincu de disposer d’un fourrage de haute valeur et nous montre la forte proportion de petits éléments que son foin contient et qui se perdraient au cours des chargements, déchargements et autres manipulations en vrac. « Comme agriculteur bio, je récupère ainsi le concentré le moins cher dont je puisse rêver pour mes bêtes ! »  n

Des bottes plus petites ou un tracteur plus grand

La récolte d’ensilage en balles rondes s’est aussi développée en zone de montagne. Elle permet de récolter du fourrage avec moins de main d’œuvre. Cependant, on n’y trouve souvent que des véhicules légers adaptés à la pente, comme les faucheuses à deux essieux et les transporteurs ; ils ne peuvent déplacer des balles d’ensilage de format standard que sous conditions. Se pose alors la question du système que l’on va adopter et de l’investissement qu’il représente : va-t-on utiliser les véhicules à disposition et opter pour des balles de format moyen ? Elles renchérissent le prix à la tonne de l’ensilage, mais sont bien pratiques dans les fermes avec des troupeaux de petite taille. On voit, sur l’illustration en haut à gauche, un dispositif d’attelage de presse pour le transporteur de Jordi à ­Bigenthal (www.fjordi.ch) et, au milieu, une presse-enrubanneuse combinée Prewitra de la maison Bürger (www.buerger-lm.at). Préfère-t-on opter pour des balles rondes de taille standard et acheter ou louer un véhicule plus lourd, tracteur ou chargeur de ferme ? Les deux solutions sont réalisables et doivent être étudiées en regard des conditions d’exploitation du domaine. Il existe aussi des solutions

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techniques de compromis. Fritz Jordi à Bigenthal propose un lève-bottes spécial (photo en haut à droite). Grâce à son essieu, il peut lever et transporter sans problème une balle d’ensilage lourde avec la seule aide d’une faucheuse à deux essieux ou d’un tracteur très léger. Mais impossible de charger ou décharger une remorque. Le Mulaki (photo du bas) est une autre possibilité. Ce dispositif s’arrime sur un transporteur ; il dispose d’un bras de levage qui peut charger sur le pont aussi bien des balles d’ensilage que d’autres objets pesants, caisses ou bennes par exemple.


ALKI6tel_f.pub 10e CHAMPIONNAT SUISSE EN SPORT D’ABATTAGE DU BOIS DES SÉRIES STIHL® TIMBER­ SPORTS® LES 16/17 JUIN 2012 En cette année 2012 aura lieu pour la 10e fois déjà sur le Prodalp à Flumser­ berg, le Championnat suisse des sé­ ries STIHL® TIMBERSPORTS®. Les meilleurs sportifs en sport d’abattage du bois se disputeront le titre de cham­ pion de Suisse. C’est à travers 6 disci­ plines différentes avec hache, scie à main et tronçonneuse que se mesure­ ront les sportifs. La force est décisive, mais c’est la précision qui l’emporte! Pour la première fois, en l’an 2002, ont été mis sur pied à Flumserberg un camp d’entraînement ainsi qu’une démonstration sous forme de compétition. En 2003, a eu lieu le 1er Championnat de Suisse. L’année 2012 verra donc déjà le 10e championnat suisse des séries STIHL® TIMBERSPORTS®, classe reine des sports d’abattage du bois. Cette année encore auront lieu auparavant des camps d’entraînement. Les sportifs seront initiés par des entraîneurs suisses et profiteront d’un entraînement complet dans les diverses disciplines. Des novices, comme des athlètes déjà aguerris à la pratique des compétitions, se promettent de retirer de nombreux conseils et astuces théoriques et pratiques lors de ces camps. Le signal de départ officiel de ce week­ end de compétition débutera le samedi 16 juin 2012 à 10 h avec la qualifica­ tion au Championnat suisse. Lors de la qualification, 28 sportifs s’affronteront dans six disciplines différentes au cours d’une compétition acharnée et passionnante pour obtenir

l’une des 14 places de départ très convoitées.

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Notre travail commence là où le standard s’arrète

Point culminant, le Championnat suisse 2012 en sport d’abattage du bois, qui aura lieu le dimanche 17 juin 2012 de 10 h a 16 h. Les 14 meilleurs athlètes suisses s’affronteront dans trois disciplines à la hache et trois à la tronçonneuse en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Une attraction toute particulière et discipline à part entière du championnat est une fois de plus la tronçonneuse extrêmement puissante « Hot Saw », notamment parce que les sportifs peuvent participer avec leur propre « Hot Saw ». L’énorme puissance d’environ 65 Ch d’un moteur 2 temps à un cylindre dégage une violente charge et exige des sportifs pas mal d’énergie et de transpiration. Les sportifs les mieux classés au Championnat suisse 2012 représenteront la Suisse au Championnat du monde des séries STIHL® TIMBERSPORTS®, qui aura lieu les 7 + 8 septembre 2012 à Lille­hammer en Norvège. Vous trouverez de plus amples informations à l’adresse www.stihl­timbersports.ch Nous serions très heureux de vous accueillir sur le Prodalp et vous promettons un week-end de championnat inoubliable les 16 et 17 juin 2012 à Flumserberg ! Accès : en seulement 15 minutes en voiture ou avec les transports publics de Flums à FlumserbergTannenheim, où suffisamment de places de parking gratuites sont à votre disposition. Avec la télécabine du ProdalpExpress, vous arrivez sur le Prodalp à 1576 m de hauteur, là où la manifestation des séries STIHL® TIMBERSPORTS® Event a lieu.Pour plus d’informations, adressez-vous à:

STIHL VERTRIEBS AG Isenrietstrasse 4 8617 Mönchaltorf Tel. 044/949 30 30 Fax 044/949 30 20 info@stihl.ch www.stihl-timbersports.ch

Walter Marolf AG

2577 Finsterhennen Tel 032 396 05 44 Fax 032 396 05 46 marolf@swissonline.ch / www.marolf.ch


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Dans la nouvelle partie de l’étable, l’ouverture faîtière est plus large. Les lieux sont ainsi plus clairs, l’aération est meilleure et le bois moins humide. Pour améliorer la circulation d’air, une sorte de jalousie ou un rideau serait préférable à une paroi fermée. (Photos : Michael Götz)

Des bâtiments solides en lamellé-collé Matériau naturel, le bois est parfaitement adapté à l’agriculture et lui offre bien des avantages. Il ne rouille pas, est fiable autant que durable et, élément non négligeable, il est avantageux sur le plan économique. Michael Götz* Lors de l’Assemblée générale de l’Association suisse pour la construction agricole Hoftechnik (ALB-CH) à Yverdon-lesBains (VD), les participants de la branche ont eu l’occasion de s’informer sur la fabrication et l’utilisation de bois lamellécollé. A Orges, près d’Yverdon, la société Ducret-Orges SA produit des éléments porteurs en bois lamellé-collé. Cet atelier assemble des planches de bois pour les transformer en fermes (pièces faîtières) ou en piliers à haute capacité de charge. Le matériau de base se compose à 80 % d’épicéa et à 20 % d’autres essences tels que le sapin blanc, le sapin Douglas, le mélèze et le chêne.

15 cm et une épaisseur de 5 cm. Chaque planche est contrôlée par scanner. Celuici mesure, par rayons X, la densité du bois et détermine la taille et l’emplacement des branches. Sur la base de ces données, les planches sont réparties en trois classes de qualité. « Par-dessus tout, le bois doit être sec », souligne Jean-Marc Ducret, jeune chef de l’entreprise familiale. Si l’humidité excède 15 %, des tensions et des fissures se produisent dans le bois collé. Lors du processus suivant, le bois est scié à bonne longueur. Une machine spécifique fraise ensuite les extrémités des planches, les encolle et les assemble selon le principe des entures multiples (denture en forme de coins).

Trier, coller, raboter La longueur des planches est généralement de 4 à 5 m pour une largeur de 12

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* Journaliste agricole indépendant, LBB-GmbH, Eggersriet (SG)

ALB-CH L’Association suisse pour la construction agricole compte 154 membres ; elle est ouverte non seulement au secteur de la construction, mais aussi aux agriculteurs praticiens. Elle a pour but de promouvoir et de diffuser des connaissances relatives à la construction agricole. Ses cours de formation continue, organisés chaque année à Tänikon (TG) ou Grangeneuve/ Moudon (VD), ainsi que ses excursions spécialisées, sont particulièrement appréciés. Enfin, élément non négligeable, ALB-CH représente les intérêts de la construction agricole dans le cadre de commissions politiques. Le bureau et le point de contact pour les questions relatives à la construction agricole se trouve à Agridea, Lindau (ZH) (www.agridea-lindau.ch).


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Le bois s’adapte très bien à la construction d’étable Les fermes (pièces faîtières) en bois lamellécollé sont parfaitement adaptées pour la construction d’étables, explique Jean-Marc Ducret. En effet, les gaz nocifs produits par les déjections animales, tel que l’ammoniac, n’endommagent pas le bois. Les poutrelles en acier sont immanquablement attaquées par la corrosion tôt ou tard. Comparé à l’acier, le bois présente encore un autre avantage : il peut absorber l’eau et la libérer à nouveau. La condition à cela est de bien aérer l’étable. Du point de vue écologique, le bois offre aussi des avantages : il présente un bilan CO2 favorable car il lie le CO2 durant sa croissance ; la majeure partie du bois utilisé par l’entreprise Ducret vient de Suisse, de sorte que peu d’énergie est nécessaire pour son transport. Mais l’acier a aussi ses avantages : pour la même capacité de résistance, une poutre d’acier doit être environ 20 % moins « épaisse » que son équivalente en bois. C’est donc lorsque l’espace disponible dans le bâtiment est restreint qu’on les utilise plus volontiers.

Le bois est économique « La plupart des agriculteurs veulent travailler avec le bois », indique le fabricant de lamellécollé. Ce n’est pas seulement parce que l’agriculteur est souvent propriétaire de forêts et que le bois lui est sympathique, mais aussi parce qu’une ferme en bois coûte moins cher qu’une poutre en acier. « Il y a 15 ans ce n’était pas encore le cas ! », a précisé l’expert en la matière. Depuis lors, des progrès ont été réalisés dans le domaine de la confection et de l’usinage. Le montage et la fixation des pièces ensemble se fait aujourd’hui directement chez le constructeur. Grâce à la nouvelle technologie en matière de système de connexion, il est possible de préfabriquer les pièces individuelles en bois et de les assembler sur place. Cela facilite le transport des grandes structures porteuses. Le transport de pièces jusqu’à une longueur de 30 m ne présente pas de difficulté, note Jean-Marc Ducret. Non seulement l’acier, mais aussi le bois est durable et fiable à long terme. La résistance au feu standard du bois lamellécollé correspond à 30 minutes, ce qui signifie que la structure porteuse assume son rôle même après ce délai. En outre, une résistance au feu allant jusqu’à 60 minutes est possible.

Une machine CNC fore des trous dans les pièces de bois, qui seront ensuite assemblées au moyen de tiges filetées en acier.

Ferwood® est une méthode brevetée d’assemblage pour les constructions en bois et bois lamellé-collé. Comme son nom l’indique, le fer est aussi de la partie. Une machine pratique des trous profonds dans les pièces de bois. Des tiges filetées d’acier y sont introduites, de sorte à assembler les pièces de bois et à maintenir la capacité de charge la plus élevée possible. Les tiges filetées sont fixées avec de la résine époxy. Ducret-Orges SA a développé le système Ferwood en collaboration avec l’Ecole d’ingénieurs HES (EIVD) d’Yverdon-Les Bains.

Halles souples sans piliers

Les planches sont ensuite enduites de colle sur toute leur largeur, placées les unes sur les autres dans une structure déterminant la forme et finalement pressées ensemble. Le poids d’un mètre cube de bois lamellécollé est d’environ 500 kg, dont seulement 2 à 3 kg de colle. L’étape suivante consiste à raboter la colle dépassant des jointures. Ainsi, l’on obtient des traverses ou des éléments structurels rabotés exactement selon les dimensions désirées.

Une machine CNC fait le travail Dans les halles de production, le travail manuel est quasiment absent. Des machines à commande électronique réalisent presque toutes les opérations. Une personne surveille les machines sur un écran. Le cœur du système est constitué par la machine CNC. C’est là qu’un robot lie les pièces de bois entre elles sur une surface de travail de 42 × 5 m. Contrôlé par ordinateur, le robot choisit les bons outils et les place à l’endroit adéquat. Pour terminer, des tiges filetées d’acier permettent d’attacher les éléments pour constituer la structure finale. Chaque jour, l’entreprise traite de cette manière environ 50 m3 de bois. Les plafonds et autres charpentes constitués de poutres en bois massif ou d’élégantes structures porteuses lamellées-collées ont fière allure.

Ferwood® -System

Jean-Marc Ducret, jeune chef d’entreprise, devant une ferme lamellée-collée terminée.

Une caractéristique particulière de ce travail est la production de dalles alliant le bois et le béton. C’est ce qu’on appelle des dalles mixtes bois-béton. « Tout est préfabriqué en usine à 100 % », explique Jean-Marc Ducret. Ensuite, les ouvriers mettent en place l’armature sur la structure bois. Le lendemain, le béton est coulé. Le béton sert d’isolation phonique et de protection incendie, tout en rigidifiant l’ensemble de la construction. Les produits finis sont particulièrement adaptés pour les immeubles résidentiels et les bureaux à plusieurs étages.

Ces modèles de halles sont appropriés non seulement pour l’industrie, mais aussi pour l’agriculture. Un exemple du secteur agricole est l’étable à vaches laitières de Serge et François Gonin, située dans le village de Champagne, à proximité d’Orges. Père et fils n’étaient pas sûrs, il y a douze ans, de poursuivre leur production laitière. Ils voulaient un bâtiment pouvant servir à diverses affectations, apte également à héberger de grosses machines, à l’image d’une halle industrielle. Entretemps, les Gonin sont parvenus à développer leur exploitation, qui compte actuellement une surface agricole utile de 70 ha. Ils sont donc restés actifs en production laitière. En plus, l’étable d’origine a non seulement subsisté, mais s’est encore agrandie. Longue de 73 m et large de 37 m, la grange compte 100 places vaches. Elle est particulièrement claire, et tout est aligné sur l’axe d’affouragement. D’un côté de la fourragère se trouvent les vaches, de l’autre la remonte et les veaux à l’engrais. Les vaches disposent d’une place d’affouragement avec cornadis automatique, d’une aire de repos avec trois rangées de logettes et d’un parcours en plein air. 15 fermes lamellées-collées, placées à intervalle de 5,2 m, traversent l’étable. Grâce 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Plate-forme

La partie sud de la halle est toujours ouverte.

Pour le stockage du foin, les Gonin ont aussi opté pour une solide construction en bois.

à la meilleure statique disponible, par rapport au bois massif, aucun pilier supplémentaire n’est nécessaire. L’espace est non seulement très clair, mais il pourrait avoir une autre affection, si nécessaire ; il est aussi accessible par des véhicules hauts. Une rangée de piliers est cependant présente car les agriculteurs avaient initialement prévu un sommier de stockage de foin au-dessus de l’étable. Ils ont finalement construit une grange en bois attenante à l’étable. Un sommier intermédiaire dans l’étable aurait fait obstruction à la lumière et gêner la ventilation naturelle, toutes les deux issues du faîte du toit.

Penser à la circulation de l’air L’étable a un volume extrêmement important. Le pignon se situe à une hauteur de 9,5 m et les avant-toits à 4,5 m. Malgré le grand volume et bien que le côté sud reste ouvert, le climat n’est pas optimal, ce que révèle le bois fortement noirci. De toute évidence, et surtout en hiver, l’air chaud ne parvient pas assez à s’échapper du bâtiment vu que les trois autres côtés, portes comprises, sont toujours fermés. Comme il s’agit d’une étable froide, il ne se crée pas assez de mouvement pour laisser l’air s’échapper au travers de l’étroite ouverture de ventilation faîtière. Lorsque les deux agriculteurs, il y a quelques années, ont agrandi leur étable, ils ont augmenté la taille de l’ouverture faîtière et amélioré ainsi considérablement la qualité du climat de cette nouvelle partie. Le bois est ici beaucoup plus clair, sans doute non seulement parce qu’il est plus jeune, mais aussi parce qu’il est moins humide. Un « spaceboard », sorte de jalousie en bois pratiquée du côté nord, devrait être plus efficace  ou alors une ouverture dans la paroi, de taille 14

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Les chefs d’exploitation, père et fils, Serge et François Gonin.

réglable et gérée au moyen d’un rideau ou d’une fenêtre coulissante . En raison de l’important volume d’air, aucune goutte de condensation ne se forme sur les plaques d’Eternit recouvrant le toit, même en l’état actuel. Le bois peut absorber l’eau et la libérer à nouveau. En outre, l’important volume de l’étable exerce un effet tampon lors des grosses chaleurs estivales. Une isolation thermique de la toiture n’est donc pas nécessaire. Comme l’aire de repos des vaches se situe sur le côté sud de l’étable, celui-ci restant ouvert, le climat ne devrait en être que très peu affecté dans les circonstances actuelles.

Pas sans ordinateur « Sans les ordinateurs, ça va pas ! », dit Serge Gonin, le père. A 76 ans, il s’occupe encore parfois tout seul de la traite des 80 vaches, en une heure et demie. Pour que tout fonctionne, il faut travailler avec précision. Cela signifie que la gestion

électronique du troupeau implique d’indiquer lorsqu’une vache a vêlé ou a été traitée. L’ordinateur identifie chaque vache lors de son entrée dans la salle de traite et peut éviter le déversement non souhaité du lait dans le tank. Le système de décrochement automatique est d’une grande aide pour lui, mais il faut vraiment maîtriser la technique. Serge Gonin est un bon exemple de la capacité des agriculteurs plus âgés à se familiariser avec l’ordinateur. Divers exemples de bâtiments industriels avec structure en bois ont été exposés par l’entreprise familiale Cand-Landi SA, à Grandson, qui s’est spécialisée dans l’élimination et le recyclage des déchets de construction. Des halles hautes et dépourvues de piliers fournissent l’espace suffisant pour les grosses machines et les importants tas de gravats. Le toit a été réalisé par l’entreprise Ducret.  n


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Horaire et accès L’öga est ouverte les mercredi 27 et jeudi 28 juin de 8 h 30 à 17 h 30 et le vendredi 29 de 8 h 30 h à 16 h. L’entrée à la foire, catalogue inclus : CHF 20.–, CHF 8.– pour apprentis et étudiants. Accès à l’öga, par train : jusqu’à la gare de Burgdorf. Un bus navette pour les visiteurs dès 8 h, et toutes les 30 min selon besoin. Le dernier bus quitte l’öga à 18 h 15 (vendredi à 17 h 30). En voiture : autoroute A1, Berne-Zurich, sortie Kriegstetten jusqu‘au P&R. Dès 8 h, bus navette jusqu’à la foire öga. Dernier départ du P&R de l’öga : 20 h (vendredi à 18 h).

Le SPAA présente son assortiment

La foire professionnelle öga est connue pour son ambiance agréable.

(Photos de presse)

öga : le rendez-vous de la « branche verte » La foire professionnelle aura lieu du 27 au 29 juin et reprend pour la huitième fois ses quartiers à Koppingen (BE). Le programme de cet évènement est à nouveau riche et varié. Dominik Senn « Aucune autre foire que l’öga, en Suisse, ne présente une offre aussi diversifiée et concentrée pour les professionnels de la ‹ branche verte › ! » Qu’il s’agisse d’outils

ou de machines, la foire recense tout ce qu’il faut pour l’entretien des espaces verts et des petites cultures. L’öga est aussi le lieu privilégié pour des présentations et des débats. A côté de nombreux stands où l’on se restaure debout, trois cantines accueilleront les visiteurs, le temps d’une pause.

Un parc tout vert

Pour l’öga, on ne recule devant aucune prouesse technique.

Située dans un parc de verdure, la foire est appréciée pour ses grandes surfaces d’exposition extérieures et intérieures. Elle favorise les contacts entre clients, fournisseurs et partenaires de la branche. En bref : l’öga est une plateforme importante pour les pépiniéristes, négociants en gros pour fleuristes et cimetières, ainsi que pour les jardineries et architectespaysagistes. Les horticulteurs et les professionnels de la culture des baies et des légumes ne sont pas en reste car le choix des produits est abondant. L’assortiment en outils et appareils est aussi varié pour

C’est un choix ciblé de ses produits que le Service de prévention contre les accidents en agriculture (SPAA) présentera à l’öga, foire pour jardiniers et horticulteurs. Le personnel du stand (secteur 4.1) se tient à disposition des visiteurs pour toutes questions relatives à la sécurité et à la protection de la santé.

les services de voirie ou les surfaces privées. Lors de diverses démonstrations, les visiteurs seront aussi invités à tester machines et appareils.

Manifestations Au programme de la foire, de nombreuses attractions – dont la présentation d’inventions, de nouveautés et de machines et d’appareils perfectionnés – rencontrent toujours un excellent écho. Tous les produits primés sont exposés. La lecture du palmarès et la remise des prix se déroulent dans le cadre de la cérémonie d’ouverture. Cette année, le prix Award öga 2012 est consacré à la durabilité. Seront primées les entreprises qui mettent l’accent sur une action concrète et durable pouvant servir d’exemple. Il ne s’agit pas de distinguer un produit spécial, mais plutôt l’ensemble de l’entreprise. Le traditionnel Championnat suisse des paysagistes se déroule pour la huitième fois. Une douzaine d’équipes provenant de toutes les sections suisses y participent. Le but : la sélection au Championnat mondial des métiers à Leipzig en 2013. A signaler, un gymkhana réunissant les conductrices et conducteurs de tracteurstondeuses. Et à voir aussi, les diverses présentations relatives à la gestion des déchets ainsi que les technologies d’avenir concernant l’eau et les nouvelles sortes de légumes, baies et fines herbes.  n 6/7 2012  Technique Agricole

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Cours de conduite

SVLT ASETA

Le cours G40 Après avoir réussi les examens des catégories F/G, les jeunes dès 14 ans peuvent suivre le cours G40. Inscrit dans le permis de conduire, le G40 autorise la conduite de tracteurs agricoles et de véhicules exceptionnels roulant à 40 km/h au maximum. Le G40 se déroule sur deux journées – 20 leçons au total – et le nombre de participants est limité à cinq. Grace à un enseignement intensif, les conductrices et conducteurs de tracteur acquièrent des bases solides qui leur assurent une bonne maîtrise de conduite. Pour suivre le cours : Un permis de conduire de cat. F / G. La première journée : un tracteur roulant à 30 ou à 40 km/h, avec arceau de protection ; les permis de circulation des véhicules, le document antipollution, la convocation au cours. La deuxième journée : le tracteur et une remorque agricole. Prix du cours : CHF 550.–. Le Fonds de sécurité routière ristourne un montant de CHF 100.–.

Lieux des cours 2012 Sous réserve de changement

La confirmation de l’inscription au cours G40 autorise les participants à s’exercer pendant un mois avec un tracteur roulant à 40 km/h, sans remorque. La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un autre membre de sa famille habitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40. Conditions générales Les participants reçoivent la convocation et la facture à peu près deux semaines avant le premier jour de cours. Pour une annulation intervenant après ces deux semaines, un montant de CHF 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d’absence injustifiée, l’ASETA se réserve le droit d’encaisser l’intégralité du montant de la facture.  n

Pour davantage d’informations

www.coursdeconduite.ch

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR)

Inscription au cours G40 Lieu et date du cours Nom, prénom Date de naissance Adresse NPA/lieu No de tél.

Portable

No du permis de conduire (position 5, format carte de crédit)

J’ai pris connaissance des conditions de ce cours Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à : ASETA, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01, courriel : info@agrartechnik.ch

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Aarberg BE 19.07 + 24.07 30.08 + 04.09 26.07 + 31.07 Balgach SG 12.07 + 17.07 25.10 + 30.10 Bazenheid SG 28.06 + 03.07 25.10 + 30.10 09.08 + 14.08 08.11 + 13.11 Biberbrugg SZ 18.07 + 24.07 Brunegg AG 26.07 + 30.07 04.10 + 09.10 Bülach ZH 12.07 + 17.07 18.10 + 23.10 Bulle FR 09.07 + 18.07 26.09 + 03.10 15.08 + 22.08 18.10 + 23.10 13.09 + 18.09 24.10 + 31.10 Claro TI 31.08 + 04.09 Corcelles-près-Payerne VD 20.06 + 27.06 12.09 + 19.09 29.08 + 05.09 07.11 + 14.11 Courtételle JU 04.07 + 10.07 20.09 + 25.09 23.08 + 28.08 Düdingen FR 05.07 + 10.07 25.10 + 30.10 06.09 + 11.09 Frauenfeld TG 21.06 + 26.06 18.10 + 23.10 26.07 + 31.07 01.11 + 06.11 06.09 + 11.09 Gossau ZH 17.07 + 25.07 11.10 + 16.10 23.08 + 28.08 Hohenrain LU 28.06 + 03.07 25.10 + 30.10 23.08 + 28.08 Ilanz GR 16.08 + 21.08 Interlaken BE 23.08 + 28.08 Kägiswil OW 19.07 + 24.07 27.09 + 03.10 La Sarraz VD 23.08 + 28.08 06.09 + 11.09 Landquart GR 05.07 + 10.07 04.10 + 09.10 06.09 + 11.09 Langnau i. E. BE 14.06 + 19.06 20.09 + 25.09 12.07 + 17.07 11.10 + 16.10 09.08 + 14.08 08.11 + 13.11 Les Hauts-Geneveys NE 08.08 + 13.08 11.10 + 16.10 29.08 + 04.09

Lindau ZH 13.09 + 18.09 15.11 + 20.11 Lyss BE 13.09 + 18.09 15.11 + 20.11 01.11 + 06.11 Lyssach BE 15.06 + 19.06 18.10 + 23.10 06.09 + 11.09 15.11 + 20.11 Marthalen ZH 21.06 + 26.06 05.07 + 10.07 Mettmenstetten ZH 05.07 + 10.07 23.08 + 31.08 Moudon VD 12.07 + 17.07 18.10 + 23.10 09.08 + 14.08 Niederurnen GL 21.06 + 26.06 02.11 + 06.11 20.09 + 25.09 Nyon VD 15.11 + 20.11 22.11 + 27.11 Oensingen SO 19.07 + 24.07 04.10 + 09.10 26.07 + 30.07 02.11 + 06.11 Saanen BE 23.08 + 28.08 Salez SG 09.08 + 14.08 18.10 + 23.10 Schöftland AG 13.09 + 18.09 Schwarzenburg BE 16.08 + 21.08 18.10 + 23.10 Schwyz SZ 19.06 + 25.06 05.07 + 10.07 Sion VS 06.09 + 11.09 25.10 + 30.10 Sissach BL 21.06 + 26.06 10.08 + 17.08 Sitterdorf TG 28.06 + 03.07 30.08 + 04.09 19.07 + 24.07 11.10 + 16.10 Sursee LU 05.07 + 10.07 06.09 + 11.09 09.08 + 14.08 02.11 + 06.11 23.08 + 28.08 Tramelan BE 16.08 + 21.08 01.11 + 06.11 27.09 + 02.10 Tuggen SZ 06.07 + 11.07 22.11 + 27.11 Visp VS 21.06 + 26.06 12.09 + 18.09 Willisau LU 30.08 + 04.09 Zweisimmen BE 19.07 + 24.07 20.09 + 25.09 Zwingen BL 16.08 + 21.08


ASETA   n

Martin Lieberherr explique en français la complexité des transmissions continues aux deux instructeurs romands du G40.

Le Fendt 210 Vario TMS, comme exemple de transmission hydrostatique-mécanique à partage de puissance et couplage de sortie, passe devant le siège de l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA). (Photos : Dominik Senn)

Formation continue pour les instructeurs du G40 La transmission continue sur les tracteurs est un thème complexe et demande d’être approfondi. Sur ce point, les instructeurs du cours de conduite G40 de l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture étaient unanimes. Dominik Senn Les instructeurs du cours de conduite G40 présents à la journée de formation continue sont, sans exception, des moniteurs « poids lourd » agréés par le Fonds de sécurité routière. Année après année, ils sont tenus de suivre un cours de formation continue organisé par l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA). Ainsi, en mars dernier, une bonne douzaine d’entre eux se sont retrouvés au siège de l’association, à Riniken, pour approfondir d’abord et appliquer ensuite leurs connaissances en matière de transmission continue sur tracteurs. Après avoir réglé quelques informations d’ordre administratif, Margrit Brändli, chargée de la gestion du G40 au secrétariat, annonce « qu’à mi-mars, le secrétariat avait déjà enregistré plus de 600 inscriptions pour les cours G40 ! »

Ruedi Burkhalter, de Hasle Rüegsau (BE), expérimenté dans le domaine des transmissions continues, initie les participants aux caractéristiques des divers types de construction. En préambule, un bon conseil : « Si l’on veut utiliser une transmission continue de manière efficace, il faut un minimum de compréhension sur sa construction et son fonctionnement ! » Les instructeurs sont unanimes sur la nature complexe de ces systèmes et cela d’autant plus que, dans la pratique, chacun des fabricants choisira sa technique de prédilection, soit une transmission avec « couplage d’entrée », « couplage de sortie » – ou une transmission compound (voir TA février 2011). Dans la discussion qui s’ensuit, les aspects sécuritaires sont particulièrement mis en lumière : si le maniement de la transmission est plutôt simple, il deviendra tout de même plus

Instructions sur le New Holland T7.170 avec une transmission mécanique-mécanique à partage de puissance, et derrière le Case Steyr 160 CVX équipé d’une transmission hydrostatique-mécanique à partage de puissance, couplage d’entrée.

exigeant dans des cas extrêmes. Le changement entre les divers modèles de transmission peut devenir, le cas échéant, assez problématique. L’après-midi fait place à certains thèmes techniques avec possibilité de poser des questions sur la stratégie de conduite, le dosage du freinage de la transmission, les trajets en pente, le calage du moteur et les arrêts en côte. Pour ce cours de formation continue, Bucher Landtechnik SA a mis à disposition un New Holland T7.170 (mécanique-mécanique à partage de puissance), GVS un Fendt 210 Vario TMS (hydrostatique-mécanique à partage de puissance, couplage de sortie) et le centre CaseSteyr un Case Steyr 160 CVX (hydrostatiquemécanique à partage de puissance, couplage d’entrée). Les instructeurs ont pu tester les trois systèmes les plus importants de transmission continue sur un parcours balisé. «  Les commentateurs nous ont fourni de nombreuses informations, de bonne qualité », nous confie l’un des participants à l’issue du circuit. n 6/7 2012  Technique Agricole

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n  ASETA

Les installations d’éclairage et la signalisation des remorques de transport doivent être contrôlées régulièrement.

Des remorques prêtes à partir Qu’on le veuille ou non, la saison des récoltes est souvent synonyme de stress et d’imprévus. Les freins et l’éclairage des remorques doivent donc faire l’objet de contrôles préalables. Même quand « ça urge », toute remorque doit être équipée et chargée conformément aux prescriptions. Ruedi Hunger Qui n’a pas connu cette situation ? Le ciel se couvre, devient menaçant, le tonnerre gronde et le téléphone sonne : c’est le conducteur de la batteuse réclamant une remorque vide dans la demie-heure. Resonnerie : de l’entrepreneur cette fois. Il a fini de botteler, et il pleut déjà sur le village voisin. Là-dessus l’apprenti annonce que le centre collecteur ne pourra prendre livraison d’un prochain chargement que dans deux heures. Il faut décider vite : bâcher les céréales ? Charger les bottes ? Chercher une remorque ?

L’improvisation peut coûter cher C’est dans ces instants qu’on fonce à la remise chercher la dernière remorque – et qu’on la trouve ! Elle a les pneus plats, l’éclairage imparfait et les freins, n’en parlons pas ! « Ce n’est pas le moment de chipoter, mais de charger la paille ! » Ça serait rageant et fort coûteux en temps 18

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comme en argent si l’orage qui menace venait à inonder les grandes bottes fraîchement pressées. Toutefois, à bien y regarder, ce genre de précipitation risque de coûter mille fois plus cher encore, sous forme de dégâts matériels (si le chargement tombe en route, par exemple) ou en cas d’accident de la circulation.

nance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers (OETV) dit aussi (art. 68.4 et annexe 4.10) que les triangles réfléchissants et un signal triangulaire à l’arrière font partie de l’équipement de base requis. Les remorques anciennes ou rarement utilisées n’échappent pas à cette règle.

Les freins, une « assurance-vie » Eclairage et signalisation Compte tenu de la densité du trafic actuel, le principe « voir et être vu » revêt une importance grandissante. Il est donc indispensable de contrôler régulièrement l’éclairage des véhicules, sachant que les secousses, les vibrations, les chocs, la saleté et l’humidité mettent à mal leurs circuits électriques. On sait que les remorques de transport doivent être équipées de feux et de clignotants en état de marche. L’Ordon-

Des freins en bon état constituent un élément de sécurité essentiel ; ils permettent de circuler avec maîtrise aussi bien sur la route que dans le terrain. Il est donc impératif de contrôler leur fonctionnement et de réparer sur-le-champ tous les défauts constatés, même – voire à plus forte raison – si la remorque en question n’est utilisée qu’une ou deux fois l’an, dans les cas d’urgence. C’est sur un banc d’essai que l’on réglera de manière optimale la puissance de freinage et sa répar-


ASETA   n

tition entre tracteur et remorque, une prestation proposée par les ateliers professionnels spécialisés en machines agricoles. Systèmes de freins hydrauliques : Les freins de service hydrauliques sont largement répandus. Comme tous les tracteurs récents sont équipés de soupape de freinage de remorque à assistance, on conseille de postéquiper en conséquence les remorques plus anciennes. A l’inverse, les remorques à freins hydrauliques ne seront attelées qu’à des tracteurs dotés d’une soupape de freinage. Evidemment, c’est au moment des récoltes, quand il faut « vite » sortir une vieille remorque ou un tracteur d’un autre âge, que l’on néglige ce genre d’obligations et de recommandations.

Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers (OETV) Chapitre 6, éclairage : art. 192 Dispositifs d’éclairage obligatoires art. 193 Dispositifs d’éclairage facultatifs art. 194 Clignoteurs de direction Les articles cités de l’OETV ont aussi force de loi pour les remorques agricoles, en vertu de l’art. 209 de la même ordonnance. On doit aussi tenir compte de l’art. 204.

Systèmes de freins pneumatiques Dans l’agriculture, les freins à air comprimé commencent à se faire une place au

soleil, notamment chez les entrepreneurs. Ce sont des systèmes de freinage largement éprouvés dans le secteur des transports. Sur les tracteurs et les remorques agricoles, ils demandent un peu plus d’entretien en raison des conditions d’utilisation de l’agriculture ; ils sont encore largement méconnus de la plupart des exploitants.

Les pneus, organes de liaison au sol

Respecter la pression de gonflage et la

capacité de charge indiquées par le Chaque point de la bande de roulement constructeur du pneumatique est détermid’un pneumatique entre x fois par senant pour sa durée de vie. Après une longue conde en contact avec le sol. Cette frépériode d’inutilisation, les remorques feront quence dépend de la vitesse et de la taille l’objet d’un contrôle attentif. du pneu  ; elle figure sur le tableau ci-contre. Une pression de gonTaille des Circonférence Vitesse Vitesse théorique de rotation pneus (à neuf) flage insuffisante enmm km/h par h par min par sec traîne une augmentation de l’effet de 280/80–20 2828 40 14 144 235 3,9 flexion du pneuma280/80–20 2828 30 10 608 177 2,9 tique. Ce travail supplémentaire provoque rapidement un échauffement, voire une à la manière dont ils assurent leurs charsurchauffe du pneu avec un risque d’éclagements, notamment quand ils sont aux tement et de panne, et des frais de répacommandes de la moisonneuse-batteuse ration à la clé. et répartissent avec soin le grain dans la remorque. On leur souhaite bonne route !  n Le fin du fin Tous ceux qui transportent des récoltes doivent surveiller de près leurs remorques. Ils n’ont pas droit au compromis, car elles doivent supporter toutes sortes de chargements, des conditions d’engagements très variées tout en respectant les exiUn privilège pour l’agriculture gences du trafic. Les vrais pros ont toujours un œil sur leurs roues, contrôlent L’article 73 de l’Ordonnance sur les règles de freins et éclairage. On les reconnaît aussi la circulation routière (OCR) évoqué plus loin

concède un privilège à l’agriculture. Mais il ne cède rien sur les 2,55 m de largeur maximale pour le transport de balles. Il n’est pas permis que des objets solides, palettes ou paloxes par exemple, débordent latéralement de la surface de chargement d’une remorque. Il faut donc, à l’achat de cette dernière, bien veiller à ses dimensions (largeur et longueur).

Par principe, c’est le conducteur du véhicule qui est responsable de son chargement. En agriculture, il peut s’agir aussi bien d’un jeune de 14 ans que d’un senior !

Ordonnance sur les règles de la circula­ tion routière (OCR), état au 1.4.2010 Le chargement ne doit pas dépasser latéralement les véhicules automobiles à voies multiples ni leur remorque. Sont applicables les exceptions suivantes : b. les transports agricoles de balles de foin ou de balles de paille, ou de charges analogues qui ne dépassent pas 2,55 m de largeur ; c. les transports agricoles de foin ou de paille non pressé, ou de charges analogues, à condition qu’aucun objet solide ne dépasse le flanc du véhicule.

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n  ASETA

Roues larges et trafic routier Depuis le 1er mai, la largeur des remorques équipées de pneus larges peut être signalée sur le véhicule tracteur, à condition que ce dernier soit, lui aussi, équipé de pneus larges ou de roues jumelées. Ce marquage doit être « bien visible ». Dominique Berner

L’Ordonnance concernant les exigences techniques requises pour les véhicules routiers (OETV) est l’un des principaux textes de la législation suisse sur le trafic routier. Un certain nombre de ses dispositions ont été modifiées. Ces changements vont, pour la plupart, simplifier la vie des détenteurs de véhicules agricoles.

3 m au maximum Pour ménager sols labourés et prairies, les véhicules de transport doivent être équipés de pneumatiques aussi larges que possible. Si le véhicule dépasse 2,55 m de large, il doit être immatriculé comme véhicule spécial à pneus larges. Sa largeur maximale est alors de 3 m. Mais seuls les pneumatiques et les garnitures de roues sont concernés ; les autres éléments du châssis ne doivent pas excéder 2,55 m de large. Cette classification est indépendante de la vitesse du véhicule.

Jusqu’à ce jour, les remorques dotées de pneus larges n’osaient circuler qu’attelées à des véhicules de largeur au moins identique. Cette prescription était inscrite dans la rubrique « décisions de l’autorité » du permis de circulation de la remorque. Elle causait des soucis aux détenteurs des véhicules car, dans bien des cas, la largeur de la remorque excédait celle du tracteur, d’autant plus qu’il est difficile, pour des raisons techniques, de monter des roues jumelées sur des tracteurs larges. Cette règle ne concerne pas les remorques de travail comme les presses et les pulvérisateurs.

Simplification depuis mai

L’adaptation de l’article 27 de l’OETV permet de régler la question sans préjudice pour la sécurité routière. Depuis le 1er mai, la surlargeur d’une remorque à pneumatiques larges peut être signalée sur le véhicule tracteur (voir TA 4/2012, p. 22). Condition : le véhicule tracteur sera aussi équipé de pneus larges ou de roues jumelées. Le marquage, qu’il est recommandé d’éclairer et de placer à l’avant du tracteur, permet au conducteur de jauger en permanence le gabarit de son train routier et de signaler la dimenGrâce à ses pneumatiques de 750, ce tracteur peut désormais tirer une remorque plus large que lui, pour autant que cette largeur soit sion de la remorque signalée de manière bien visible sur le tracteur. aux véhicules circu(Photo : Dominik Senn) lant en sens inverse. 20

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Le type de signalisation à adopter n’est pas précisément défini. Elle doit être « bien visible », écrit l’ordonnance. Les panneaux rouge-blanc, comme ceux utilisés sur les outils portés, ou des fanions suffisent. L’article 27 de l’OETV fournit aussi une définition du pneu large. Jusqu’à ce jour, tout pneumatique dont la largeur équivalait au moins au tiers du diamètre extérieur pouvait prétendre à ce titre. Les véhicules dotés de roues de grand diamètre étaient, de ce point de vue, désavantagés par rapport aux engins à roues plus petites. L’OETV complète désormais cette définition par « ou au moins 0,60 m ». En combinaison avec le marquage de la largeur totale de la remorque attelée, l’on dispose maintenant d’une solution pragmatique pour tracter en toute légalité une remorque (de transport) exceptionnelle. La définition du pneumatique large est aussi utile ailleurs dans le domaine agricole. Ainsi, l’OETV fait désormais une distinction entre machines de récoltes automotrices et autres véhicules concernant la charge maximale par essieu. Elle était jusqu’ici limitée globalement à 11,5 t. par essieu moteur simple. Dès la prochaine saison, les moissonneusesbatteuses et les ensileuses automotrices pourront atteindre 14 t. par essieu moteur, à condition que ce dernier soit équipé de pneus larges. Suite à ces précisions concernant les pneus larges, nombre de machines de récolte automotrices voient augmenter leur charge maximale admissible par essieu. Avec les barres de coupe ou les équipements de récolte repliables, ces engins circulaient régulièrement avec une surcharge à l’essieu. L’augmentation de la charge à l’essieu reste toutefois conditionnée par la charge admissible garantie par le constructeur et par l’indice de charge des pneumatiques.  n

Suite aux prochains épisodes ! Le thème abordé dans cet article concerne l’une des innovations apportées par la révision de l’OETV pour le trafic agricole. D’autres articles suivront, au gré des circonstances.


Management   n

Humidité des céréales : Causes et effets La durée de chaque stade de croissance d’une céréale varie selon le sol, la variété, la date du semis, la fumure et les traitements. De plus, chaque variété a besoin d’une somme de températures définie pour atteindre un certain stade de maturité. Par conséquent, les facteurs météorologiques et l’orientation du champ (vers le sud ou le nord) déterminent la rapidité avec laquelle un champ de blé va mûrir. Ruedi Hunger

Inutile de commander la moissonneuse-batteuse uniquement parce que le voisin a commencé à récolter !

Une céréale peut être stockée quand l’humidité des grains atteint 14 %. Si ce taux est dépassé, il faut recourir à un moyen de séchage pour l’abaisser. Pourtant, à l’approche de la moisson, cet obstacle du taux d’humidité passe au second plan. 

Verse et hauteur de coupe Quand des champs de céréales sont versés en tout ou partie, ils sèchent mal. En plus, ils devront être moissonnés en fauchant très bas. Conséquence fâcheuse : de l’humidité supplémentaire est amenée à l’intérieur de la moissonneuse-batteuse, qui va réhumidifier le grains. Le débit des grains, même avec un rendement de 100 kg à l’are, n’affecte pas spécialement la machine. Mais la paille si. Pour des raisons bien compréhensibles (rendement en paille), de nombreux exploitants veulent que les céréales soient fauchées bas. Ce raisonnement est un peu ... court ! En effet, les 10-20 premiers centimètres près du sol sont très coûteux à récolter. A ces niveaux, la paille est plus épaisse et, selon l’état de la culture, les chaumes y ont encore une activité vasculaire. Cela entraîne une réduction de l’ordre de 15 à 20 % du

rendement de la machine et une augmentation de sa consommation de carburant. De plus, le grain regagne environ 1 % de taux d’humidité lors du battage.

Réhumidification lors du battage Après des périodes sèches et en présence de réserves d’azote mobilisables tardivement, de nouvelles pousses peuvent croître, qui auront encore des parties vertes (tiges et épis) à la moisson. C’est un gros handicap lors du battage. Le même problème se pose avec l’effet greening de certains fongicides contenant des strobu-

(Photos : Ruedi Hunger)

lines. L’action rémanente de certains antifongiques fait que la paille reste verte, retardant la maturation de la céréale. Lors du battage, des microgouttelettes d’eau jaillissent de ces parties vertes (ainsi que des adventices, des repousses de pomme de terre ou de colza). Elles se condensent et humectent le grain, qui peut regagner ainsi jusqu’à 4 % d’humidité.

Corrélation négative entre humidité et poids/hecto D’après Zillich, le poids à l’hectolitre des céréales varie de moins d’un kilo entre

Quelques stades de maturité des céréales

Stade laiteux

Le grain atteint son volume maximal.

Contient env. 60 % d’eau

Stade 71 BBCH* dépassé

Stade pâteux mou

Le grain est tendre mais sec.

Contient 25 à 40 % d’eau

Peut être utilisé pour de l’ensilage plante entière

Stade pâteux dur

Le grain atteint sa maturité physiologique (il peut germer).

Maturation complète

Le caryopse (grain) est dur, mais peut être coupé en deux avec l’ongle.

Contient 16 à 25 % d’eau

Stockage de courte durée possible

(Sur)maturité

Les épis ont tendance à s’affaisser.

Contient env. 14 % d’eau

Peut être stocké sur une longue durée

*le BBCH est le Centre fédéral allemand de recherches biologiques pour l’agriculture et les forêts (Biologische Bundesanstalt für Land- und Forstwirtschaft, Bundessortiment und Chemische Industrie)

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n  Management

Si la moisson doit être retardée, que le temps est humide et chaud, le risque de germination cachée, puis visible, augmente.

La présence de paille mal mûrie, d’adventices et de plantes versées favorise la réhumidification des grains lors du battage.

10 % et 15 % d’humidité. Entre 15 % et 18 %, il diminue légèrement. Puis chute massivement au-delà de 18  %. Zillich chiffre cette chute à un kilo par pourcent d’humidité. Comme le poids à l’hectolitre est un des facteurs déterminant pour le prix payé au producteur, ce dernier a tout intérêt à livrer du grain contenant moins de 18 % d’eau.

nation se caractérise par la percée de l’enveloppe du grain par le germe, rendant ce dernier et les radicelles visibles. Par définition, on parle de germination visible. En plus d’induire des pertes quantitatives jusqu’à 10 %, elle provoque surtout des pertes qualitatives conséquentes (qualité boulangère). Les céréales panifiables déclassées ne sont plus vendables qu’au prix des fourragères (moins les déductions).

La germination visible Après le stade de maturité complète, le grain (de blé) passe par une phase plus ou moins stable de repos germinatif. Elle est fonction de la variété et elle est moins marquée chez quelques-unes. La germi-

Facteurs génétiques La résistance à la germination des grains de céréales est déterminée par des hormones végétales (phytohormones). L’acide

gibbérellique active la germination par la formation d’enzymes (les alpha-amylases, par ex.). A l’inverse, l’acide abscissique empêche la germination. D’autres facteurs physico-chimiques, dépendants de la lumière, des températures et du temps, influent sur le repos germinatif. La durée de ce dernier varie de quelques jours à plusieurs semaines selon les espèces de céréales. A ces facteurs de base viennent s’ajouter des éléments d’influence secondaires qui contribuent aussi à déterminer la résistance à la germination d’une espèce ou d’une variété. En font partie : la densité des épis, l’état des glumes, la résistance à la verse, la présence de barbes ou de poils,

Une moisson réussie, apothéose de la saison, se prépare à force de patience, d’anticipation et de sens de l’organisation.

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Management   n

le port de l’épi (érigé ou retombant). Les variétés à barbes ou pubescentes (à poils) et à épis érigés ont une capacité de rétention d’eau supérieure, et sont donc considérées – en ce qui concerne la résistance à la germination – comme plus délicates. La qualité du repos germinatif dépend aussi de l’état des enveloppes des grains et de la manière dont elles se constituent. On soupçonne que cela influence la pénétration de l’eau et de l’oxygène dans le grain. On a aussi découvert des inhibiteurs de la germination dans les glumes du blé. Il apparaît, dans la Liste des variétés recommandées 2012, que les blés d’automne « Segor » et « Galaxie » présentent un bonne résistance à la germination. 18 variétés sont classées entre « moyen » et « bon », et 5 n’ont qu’une note moyenne. Sur la base des résultats du réseau d’essais d’Agroscope, deux variétés sont même classées « faible » pour ce critère.

Facteurs agronomiques C’est d’abord la fumure azotée qui joue sur le comportement germinatif. Un niveau de fumure N élevé provoque une augmentation des alpha-amylases, favo-

rables à la germination. Une carence en N semble réduire le risque de germination. D’après Weilenmann (1976), un apport tardif d’N sur le blé réduit le temps de chute de 20 à 70 secondes. Mais on dispose de résultats d’essais plus récents, de ce siècle, selon lesquels des apports d’N tardifs n’auraient pas d’influence démontrable sur le temps de chute. Par contre, selon d’autres expériences, l’emploi de fongicides réduiraient le temps de chute de 11 secondes.

Le jeu de la météo C’est la faute du temps ! Vraiment ? Il est sûr que des températures élevées régnant durant le stade pâteux réduisent le repos germinatif. La situation devient critique s’il s’ensuit une période de pluie. Ceci dit, les effets combinés du génotype, du degré de maturité, de la température, de la lumière et du rayonnement solaire, de l’humidité (pluie, rosée et humidité relative) sont difficiles à cerner. Il semble aussi que, scientifiquement, certaines corrélations de facteurs ne soient que partielles et parfois même contradictoires.

fenaco : Le chiffre d’affaires du groupe augmente En 2011, fenaco a réalisé un résultat d’activité qui – selon communiqué – se situe dans la droite ligne des bons résultats atteints les années précédentes. Le chiffre d’affaires du groupe a ainsi atteint CHF 5,551 milliards, soit 1,9 % de plus que l’année précédente, alors que le résultat d’exploitation avant intérêts, amortissements et impôts (EBITDA) s’est élevé à CHF 255,4 millions, soit 2,7 % de plus qu’en 2010. Avec des fonds propres de CHF 1,137 milliard représentant 41,7 % de la somme du bilan, l’entreprise propriété des agriculteurs suisses dispose d’une assise solide. Conformément aux attentes, le marché indigène s’est avéré être trop petit pour pouvoir commercialiser les abondantes récoltes de pommes de terre, de fruits et de légumes. Les excédents de viande de porcs ont par ailleurs également exercé une pression sur les prix aux producteurs, tandis que le niveau élevé du franc suisse a incité les consommateurs à faire plus de dépenses à l’étranger.

Si les récoltes record ont eu des conséquences négatives sur l’évolution des prix dans le secteur des denrées alimentaires, elles ont par contre littéralement dopé le commerce de céréales, d’oléagineux et des fourrages. Dans cette branche, l’augmentation du chiffre d’affaires s’élève à 4,3 %. Le commerce de détail de fenaco a également évolué favorablement. Bien que les gains sur les cours de change aient été rétrocédés aux consommateurs sous la forme de rabais de 2 % sur l’assortiment Volg et de 7 % sur l’assortiment LANDI, le chiffre d’affaires réalisé au sein de ces deux canaux a une fois encore augmenté. Dans la branche « Volg Konsumwaren », cette augmentation s’est élevée à 3,2 % contre 3,4 % pour la vente d’articles pour la maison et le jardin. Les ventes de carburant, et plus particulièrement celles de diesel, ont été excellentes.

La couleur des grains, leur aspect et leur teneur en eau n’échappent pas à la main du maître et à son œil exercé.

Résumé Une céréale peut être stockée dès que son taux d’humidité est en dessous de 14 %. En fonction des conditions de récolte, le grain peut se recharger en eau lors de la moisson. Plus le taux d’humidité est élevé, plus le poids à l’hectolitre diminue : il y a une corrélation négative entre ces deux facteurs. Le risque de germina­ tion est lié à la variété et aux conditions météo précédant la moisson.  n

En 2011, 8715 collaboratrices et collaborateurs en moyenne, étaient engagés au sein de fenaco soit 262 de plus que l’année précédente. L’effectif incluait également 496 apprenants (année précédente 441). Au 31 décembre 2011, fenaco comptait 262 coopératives membres (LANDI), totalisant 45 842 membres individuels. Il est proposé à l’Assemblée des délégués du 27 juin 2012 de rémunérer les parts sociales des LANDI membres avec un taux d’intérêts de 6 %, ce qui représente une somme de CHF 7,5 millions.  n

Chiffre d’affaires en mio CHF

Denrées alimentaires 1292 (23.3%)

Commerce de détail 1604 (28.9%) Combustibles et carburants 1009 (18.2%)

Commerce agricole 1613 (29.0%)

Divers 33 (0.6%)

En 2011, le segment agricole, qui regroupe la vente d’agents de production agricole, de céréales, d’oléagineux, d’aliments fourragers ainsi que le commerce de bétail et la technique agricole, a représenté 29 %, soit CHF 1,613 milliard, du chiffre d’affaires total consolidé de fenaco.

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n  ASETA

Une discussion animée entre le directeur Willi von Atzigen et des visiteurs.

De très sérieux entretiens et le plaisir de jouer au stand ASETA. Une bille au bon endroit et c’est gagné : un gilet fluorescent ou une plaquette ASETA.

Une publicité efficace pour accueillir de nouveaux membres ASETA : Marlis Biland et Nicolas Pavillard.

Stand ASETA à Tier&Technik : de riches et nombreux contacts Pour représenter l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA), c’est un stand attrayant qui a su séduire le public de « Tier&Technik » à Saint-Gall. De nombreux et riches contacts ont émaillé ces journées. Dominik Senn De grandes affiches présentant les divers cours de formation continue ainsi qu’une vidéo de la section Agro-entrepreneurs Suisse ont attiré l’attention du public de la halle 1. Entre le personnel du secrétariat et du comité de l’ASETA – renforcé par des représentants d’Agro-entrepreneurs Suisse et de la section Saint-Gall – nombreuses furent les personnes présentes au stand, qui n’étaient pas de trop pour répondre aux questions des visiteurs : en quatre jours

de foire, 165 litres de jus de pomme ont été offerts ! On évalue à environ 2000 le nombre de personnes qui se sont arrêtées au stand pour y recevoir des informations. Willi von Atzigen, directeur de l’ASETA, résume : « Nous avons été positivement surpris par tous les nouveaux et les anciens contacts qui se sont tissés ou renforcés. Pour nous, c’était aussi l’occasion de remercier nos membres de leur fidélité. Nous avons également enregistré de nouvelles

adhésions en expliquant nos activités tels les cours de conduite pour tracteurs, la formation continue pour les chauffeurs poids lourd et les cours d’atelier. Nous avons pu aussi expliquer notre engagement sur le plan politique, soit la défense des intérêts des agriculteurs. » Une vingtaine de nouvelles adhésions à l’ASETA ainsi que quelques adhésions à Agro-entrepreneurs Suisse sont venues renforcer l’effectif de nos membres.  n

Formation pour obtenir le permis G Bulletin d’inscription à envoyer à : ASETA, Mme Amez-Droz rte des Chaufours 1, 1147 Montricher, ou à : alamez-droz@bluewin.ch Nom (du participant) Prénom (du père) Date de naissance

Membre ASETA-Vaud 

oui 

non

Téléphone Portable Adresse NPA, localité Demande de permis déjà adressée au Service des automobiles ❏ Oui  ❏ Non Lieu désiré : ❏ Morges  ❏ Moudon  ❏ Yverdon Date cours : ❏ 2e semestre ❏ 1erAgricole semestre 2013  ❏ 2e semestre 2013 6/7 2012 2012  Technique 24

Permis également reconnu pour la conduite d’un cyclomoteur, formation théorique valable pour la catégorie F (véhicule limité à 45 km / h). Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 30 km/h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus et être porteurs du permis de conduire de la catégorie G. Il est possible de passer l’examen 1 mois avant l’anniversaire. Nos cours théoriques, d’une durée de deux après-midi (le mercredi de 13 h 30 à 16 h 30), vous aident à réussir cette épreuve. Ils sont décentralisés en fonction des inscriptions et accueillent 10 à 15 participants. Prix du cours : membre ASETA-VAUD : CHF 50.– non-membre : CHF 100.– Information, rappel Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 40 km / h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus, et le permis de conduire devra porter la mention G 40. L’extension G 40 peut être obtenue, par les bénéficiaires de la catégorie G, en suivant un cours pratique de deux journées entières. Renseignements et inscriptions auprès de l’ASETA Riniken, tél. 056 462 32 00


Management   n

Seule une utilisation durable du sol assure de bons rendements à long terme, raison pour laquelle les dérobées occupent une place importante dans l’assolement.

Les dérobées – De multiples talents pour l’assolement De plus en plus, l’on constate que les cultures dérobées constituent une part importante de l’assolement. Dans les systèmes de culture moderne, il s’agit d’un élément-clé entre deux cultures principales. Ruedi Hunger L’utilisation efficace des effets positifs engendrés par les cultures précédentes et suivantes s’est quelque peu estompé ces dernières années, et ceci en raison du développement rapide de la technologie de production. Conséquence : la culture individuelle a pris de plus en plus d’importance au détriment de la rotation des cultures.

Rentabilité contre utilité

Avec les cultures dérobées sans objectif fourrager, la tendance à l’utilisation de mélange est très nette.

Vu les rotations des cultures de plus en plus serrées et simplifiées, l’importance des dérobées s’accroît. Les critères tels qu’un meilleur état du sol, davantage de vers de terre, plus ou moins de mauvaises herbes constituent des observations positives en faveur des cultures dérobées. Elles sont en effet difficiles à quantifier en espèces sonnantes et trébuchantes. Il

n’en va pas de même des coûts directs, qui peuvent être valorisés avec précision sous forme de coûts de machines, d’engrais et de semences. Les cultures dérobées sont utilisées pour la production de fourrage, la couverture végétale et l’approvisionnement du sol en matière organique. Elles peuvent assurer également une production maximale de biomasse avant le semis sous litière et le semis direct.

Tolérance au froid Les cultures dérobées se divisent en deux catégories : les plantes résistantes et les plantes non résistantes au gel. Le plus souvent, un seul gel ne suffit pas pour assurer un effet suffisant. Ainsi, diverses plantes ne meurent qu’après une longue 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Management

Graphique Gelavec avec température température à partir de ...de Cº... C° Graphique 1: 1: Gel à partir

Objectif : durabilité

(nach 1992) (nach W. W. RENIUS RENIUS 1992)

0 -5

Ray-grass Ray-grass francais

Seigle

Moutarde jaune

Colza fourrager

tournesol

Phacélie

Sarrazin

Tréfle de Perse

-10 -15 -20 -25

Graphique de quelques quelquescultures culturesdérobées dérobées Graphique2:2:Rendement Rendement moyen moyen de MS racines dt/ha

MS plantes dt/ha

80 70 60 50

L’utilisation durable du sol nécessite de prêter une attention équivalente aux exigences environnementales et économiques dans les productions végétale et animale. Les principales composantes de cette approche sont les suivantes : • mise en place de cultures adaptées à l’endroit. • assolement varié autant que possible. • reconnaissance de la fonction-clé de la dérobée. • adaptation du travail du sol à la technique de semis. • équilibrage du bilan de fumure. • épandage des engrais de ferme selon leur composition et conformément aux besoins des plantes et de l’environnement. • préservation du climat, de l’atmo­ sphère, de l’eau, de la température (etc.) et de l’ensemble des éléments de l’environnement desquels dépendent les êtres vivants.

40 30 20 10 0

Ray-grass Ray-grass francais

Seigle

Moutarde jaune

Colza fourrager

tournesol

Phacélie

Sarrazin

Tréfle de Perse

Tab. 1 : Effets de diverses cultures sur la teneur en humus du sol Consommateur d’humus

Humus-C

Producteur d’humus

Humus-C

Céréales, oléagineux

–280

Dérobées non hivernantes

+80

Maïs d’ensilage

–560

Dérobées d’automne

+120

Pommes de terre, betteraves

–760

Semis intercalaires

+200

Tab. 2 : Plantes fourragères intercalées entre deux cultures principales pour la production de fourrage. Elles se distinguent par leur rendement, leur qualité fourragère et le coût des semences. Culture dérobée*

SM 106 SM 108 Trèfle d’Alexandrie ou incarnat/ Avoine (mélange)

Hivernage

Non hivernant

Propriétés positives

Dérobée d’automne intensive Mélange annuel trèfle/graminées Pas de présence de ray-grass Dérobée à croissance rapide et rendement élevé

SM 155 (mélanges de ray-grass italiens et Westerwold, de trèfle incarnat et de luzerne)

Très bon rendement en automne Idéal pour endroits secs

Ray-grass tétraploïde et diploïde (mélange) Ray-grass Westerwold/trèfle incarnat (mélange) Chou de Chine

Hivernant

SM 200 (mélanges de ray-grass italien et de trèfle rouge)

Croissance rapide et rapidement à maturité au printemps Croissance rapide Croissance rapide et rapidement à maturité au printemps

*Les mélanges sont proposés en grand nombre par le commerce spécialisé (voir catalogues du commerce de semences).

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période de gel ou alors après un froid intensif (comme février 2012). Parmi les plantes qui gèlent de manière sûre, on trouve le sarrasin, les tournesols, les lupins, les trèfles d’Alexandrie et de Perse, et en général la moutarde jaune et la phacélie. Il faut veiller à cela dans la mesure où le nombre d’hivers doux a tendance à augmenter. Le succès d’une culture dérobée (ou d’un engrais vert) dépend fortement de l’instant choisi pour le semis, du lit de semence et de l’approvisionnement en éléments nutritifs. Une règle approximative prétend qu’immédiatement après le 10 août, seules les plantes crucifères telles la moutarde ou le radis oléifère peuvent être semées, et cela jusqu’au 20 août pour le sarrasin ou la phacélie. La variété de l’offre en dérobées dans le commerce des semences est telle que pratiquement toutes les exigences en termes de site, de rotation des cultures, de délai de semis, de couverture végétale, de possibilités d’utilisation comme fourrage, de protection de l’environnement et de lutte antiparasitaire peuvent être satisfaites.

Les mélanges sont très prisés Selon Zimmer (2000), un mélange de culture dérobée devrait comprendre cinq plantes différentes (chacune avec une part de 20 % de la densité de semis). Pour la sélection, le comportement concurren-


Management   n

Les temps sont révolus où les dérobées étaient semées avec un minimum d’effort : chaque étape doit être réfléchie et menée à bien en termes de coût et de chances de réussite. (Photo : Vogel et Noot)

A noter : les limaces et les souris prolifèrent avec la mise en place de cultures dérobées.

– les plantes non hivernantes gèlent et forment une litière protectrice. – les plantes hivernantes sont travaillées de manière adéquate au printemps et restent sur le sol en tant que litière protectrice. Engrais vert

Famille des

Propriétés positives

Divers mélanges du commerce des semences

Légumineuses/ dicotylédones (trèfle d’Alexandrie + phacélie)

+ bon enracinement + fixation élevée d’azote + neutre dans l’assolement

Colza de printemps

+ faibles coûts de semences + peu sensible aux délais de semis + bon développement juvénile + bonne valorisation des engrais de ferme + bonne couverture du sol + non hivernants, gèlent en principe normalement

Navet Moutarde indienne Chou fourrager

Crucifères

Radis oléifère Moutarde jaune Phacélie

Dicotylédone

Les limaces sont favorisées par :

Sarrazin

Pseudo-céréale

+ développement juvénile très rapide

• une fumure déséquilibrée (hautes teneur en phosphore) • jus de plantes épandu au large lors du broyage • application multiple d’insecticide dans la culture précédente (exclusion d’antagonistes) • utilisation d’herbicides totaux (substances organiques en décomposition)

Guizotia

Composée

+ résistant à la sécheresse

Ray-grass tétraploïde et diploïde (mélange)

Herbacée

+ croissance dense

Ray-grass Westerwold/ trèfle incarnat

Herbacée/légumineuse

+ croissance rapide (ray-grass Westerwold)

Chou de Chine

Crucifère

+ bon concurrence avec mauvaises herbes

Seigle

Céréale

+ supporte le semis tardif, haute densité

Pois d’automne

Légumineuse

+ concentre l’azote

non hivernant

Limaces et souris

Tab. 3 : Plantes pour engrais vert entre deux cultures principales sans utilisation fourragère

+ développement juvénile rapide + en principe non hivernante

hivernant

tiel et les conditions de l’endroit doivent être pris en compte. En raison de leur capacité à fixer l’azote, la présence de légumineuse devient de plus en plus intéressante. Selon Näser, un mélange de culture dérobée devrait comprendre les variétés suivantes : • hivernantes et non hivernantes • avec et sans formation de mycorhizes • avec racines rampantes et plongeantes • à croissance en hauteur et couvrante • avec bonne valorisation du phosphore (phacélie)

Les souris sont favorisées par : • une fumure déséquilibrée (pH élevé (saturation en calcium) • monocultures • paille mal gérée • bords de champs mal nettoyés • éléments de l’environnement manquants

Résumé La mise en place professionnelle de cultures dérobées s’avère exigeante. Les systèmes de culture modernes nécessitent une variété importante de dérobées. L’utilité effective de la somme investie est indéniable, mais difficile à définir. Les avantages ne seront visibles et détectables qu’après la présence régulière de dérobées pendant quelques années.  n

Tab. 4 : Protection du sol PER/« Couverture végétale selon prescriptions » Si une exploitation compte un peu plus de 3 hectares de terres agricoles ouvertes en zones de plaine, colline ou montagne Ie, une certaine couverture végétale doit être assurée. Le 31.08, une culture est présente sur la parcelle.

Le 31.08, aucune culture n’est présente sur la parcelle.

Aucune autre exigence à remplir. (Une culture est considérée comme présente dès le moment où au maximum la moitié de la parcelle est récoltée.)

• une culture d’automne doit être mise en place. • une dérobée doit être semée avant le 15.09 et doit subsister jusqu’au 15.11 (une coupe avant le 15.11 est autorisée). • après un éventuel traitement contre les mauvaises herbes, le dernier délai de semis d’une dérobée est le 30.09. • une couverture spontanée avec des résidus de colza est acceptable pour autant qu’elle subsiste jusqu’au 15.11. • une culture maraîchère après le 31.08 est possible pour autant que le réseau radiculaire reste intact jusqu’au 15.11. Indication : La couverture végétale peut être broyée avant le 15.11. Le traitement de la couverture végétale avec un herbicide total est soumis à autorisation de l’Office phytosanitaire cantonal. Un travail primaire du sol ne peut être réalisé avant le 15.11. (Données sans garantie ; observer les directives KIP dans le cadre des PER)

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n  Management

Système de semis simple à monter sur outil rigide. (Photo d’usine Einböck)

Des semis réussis Les engrais verts et les cultures dérobées occupent une position-clef dans la rotation des cultures. Pour que leur culture soit réussie, il s’agit de trouver le moment de semis optimal, de choisir la préparation appropriée du sol et de s’en tenir à la quantité de semences recommandée. En fin de compte, l’utilisation adéquate de la technique de semis influe également sur le résultat. Ruedi Hunger La culture dérobée est généralement semée peu après la récolte d’une culture principale, soit de juin à août/septembre. Cette période de semis s’associe à un risque élevé dans les régions sèches. Les semis en septembre ne sont appropriés que dans les régions tempérées.

Travail du sol Semis en ligne : bien surveiller la profondeur et régler la herse du semoir vers le bas. (Photos : Ruedi Hunger)

Au moyen de semoirs fonctionnant selon le principe « Krummen­ acher », la semence est dosée mécaniquement, transportée de manière pneumatique et distribuée par déflecteur.

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Le travail du sol avec des outils tractés plutôt qu’entraînés par prise de force est préférable. Sur terrains de conditions difficiles, un second passage est acceptable. Les sols humides ne devraient pas être travaillés. La variante charrue/herse rotative/semoir est liée à des coûts élevés. Simultanément, le terrain se voit ameubli de façon exagérée par rapport aux exigences des engrais verts ou des cultures dérobées. Il faut alors le raffermir à nouveau avec des mesures appropriées, faute de quoi les voies de circulation peuvent poser problème, sans compter les risques d’érosion du sol. Le semis direct sans travail du sol sur l’ensemble de la surface réduit le temps nécessaire et les contraintes, tout en étant optimal en termes de préservation du sol. La technique sans labour ni retournement du sol s’avère en général peu coûteuse et protège de l’érosion. Cette méthode, selon la technique utilisée, n’interfère que peu ou moyennement dans la structure du sol.


Management   n

levée des graminées et augmente l’approvisionnement en eau des plantules.

Quantité de semences

Une précision de semis élevée constitue un argument déterminant pour le semis avec semoir en ligne.

Les quantités de semences recommandées ne seront pas significativement inférieures ou supérieures au semis. Sur la base d’essais pratiques approfondis, celles-ci ont été jugées bonnes. Si la quantité de semences des mélanges est augmentée, les rapports de concurrence peuvent se modi-

Le roulage est (presque) toujours favorable. En cas de conditions humides, il faut y renoncer ou le faire ultérieurement.

Principe : Il n’est pas exclu que les repousses de céréales portent préjudice au nouveau semis. La patience est la meilleure mesure préventive , soit d’abord laisser lever les repousses de céréales et ne procéder au travail du sol ou au semis qu’après coup. Le sol doit être sec lors du semis. Selon les conditions du sol, un raffermissement avec un rouleau adéquat peut être utile.

Méthodes de semis* • Semis direct : Adapté partout où aucune trace de passage n’est présente. De plus, le sol ne doit pas être mouillé ni la structure du sol compactée. Le semis direct garantit la meilleure aptitude au passage de véhicules et la résistance à l’érosion la plus élevée. Les mélanges ray-grass italien/trèfle sont particulièrement bien adaptés au semis direct. Il faut soigneusement contrôler la profondeur de semis. • Semis en ligne : Adapté par conditions sèches. Bien observer la profondeur de semis ! Ne pas semer trop en profondeur (1 à 2 cm) et réduire la pression des socs au minimum, tout en ne réglant pas la herse du semoir trop bas. Les graines seront légèrement recouvertes. • Semis au large : Réussite en cas de précipitations suffisantes et de conditions de semis idéales. Le semis au large favorise les espèces faibles quant à la concurrence comme le trèfle blanc et le pâturin des prés. Un travail superficiel améliore la

Quantité de semences de diverses cultures dérobées (kg/ha) 160 120 80 40 0

Sursemis

Annuelle

Bisannuelle

Crucifères Crucifères non Légumineuses hivernantes hivernantes

Graminées

* Recommandations de semis ; Standardmischungen für den Futterbau, Revision 2009–2012/en allemand)

Un semis superficiel favorise le trèfle, un semis profond les graminées (exception : pâturin des prés !). Un roulage soigné est recommandé pour bien refermer le sol.

fier au détriment des espèces évoluant plus lentement. Le graphique 1 montre que les quantités de semences de la plupart des engrais verts et des cultures dérobées se situent dans une fourchette très étroite. Seules les graminées et les légumineuses peuvent présenter des quantités de semences variant légèrement.

Technique de semis Semoirs mécaniques • Technique de semis rotative : Les semoirs rotatifs sous forme de « semoirs de granulés antilimaces » sont adaptés pour les graines fines. La densité de semences est choisie avec un dispositif de dosage en continu. Le régime du disque d’épandage influence la largeur de travail comme le vent peut agir sur la qualité du travail. Les mélanges de semences se répartissent selon les caractéristiques de vol des différents composants du mélange. La taille de la trémie varie selon la marque ; sa capacité va de 80 et 100 litres environ (+/–25 kg). L’appareil peut être monté sur différentes machines au moyen de support de maintien, également à l’avant du tracteur. La gestion se fait au moyen d’un dispositif électronique. • Technique de dosage simple : Le semoir mécanique « Drillbox » de Einböck (et d’autres fabricants) est, selon les indications des constructeurs autrichiens spécialisés dans la technique de semis, adapté à tous les types de semences. Cet appareil porté de construction légère se monte au moyen de consoles rigides (non rabattable) sur des machines de travail du sol. Le volume de la trémie correspond à quelque 80 litres. Le Drillbox se révèle approprié pour les machines de travail du sol qui

fonctionnent à des vitesses moyennes à élevées (cultivateurs, herses à disques compacte, etc.) La quantité de semences est gérée au moyen d’une roue de poussée ; les semences sont ensuite distribuées par des « déflecteurs ». Une roue d’entraînement au sol assure l’adaptation du volume en fonction de la vitesse. • Semoirs à céréales : Si l’exploitant dispose d’un semoir à céréales, il peut sans autre l’utiliser pour diverses semences. Les semoirs à céréales dosent très précisément, à condition d’assurer un réglage exact de la machine. Avec les semoirs, le risque que les petites graines soient placées trop bas reste bien réel. Par conséquent, il faut veiller à la profondeur de semis. Semoirs pneumatiques Les semoirs « Krummenacher » sont bien connus ; il peuvent être équiper sur de nombreuses machines de base, très variées. Pour les semences ne requérant aucune condition spéciale quant à la couverture du sol, un montage simple sur le rouleau s’avère indiqué. Ainsi, l’on sème et l’on roule en un seul passage. Cependant, d’autres machines de travail superficiel du sol (ex : herse-étrille, etc.) sont parfaitement adaptées comme support. La quantité de semences est mesurée au moyen d’une roue cellulaire ; les semences sont ensuite transportées par le flux d’air. La distribution se fait à proximité immédiate du sol par le biais d’un déflecteur.

Résumé Aujourd’hui, la mise en place de cultures dérobées ou d’engrais verts ne constitue plus une « solution de fortune ». Avec le semis, la base de la réussite est également posée. Si la technique de semis n’est pas absolument déterminante, la méthode choisie, en revanche, doit être appliquée de façon correcte.  n 6/7 2012  Technique Agricole

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NBR/ HNBR

Huile hydraulique

Excellente compatibilité avec les joints élastomères NBR et HNBR

Protection optimisée contre l’usure, protection contre la corrosion et excellent comportement à haute pression (EP)

Distingué par le label écologique de l’UE

Normes Recommandations

Le label écologique de l‘UE, Bosch Rexroth RD90221-1, VDMA 24568 HEES, DIN ISO 15380, DIN 51524-2,3, Swedish Standard SS 15 54 34, Applications CAT BF-1 et CAT BF-2

Blaser Swisslube SA CH-3415 Hasle-Rüegsau Tél. 034 460 01 01 Fax 034 460 01 00 www.blaser.com


Management   n

Urs Ruchti attèle la lieuse de balles directement derrière la presse. L’attelage mesure alors plus de 16 m. La pompe hydraulique se trouve entre le tracteur et la presse. (Photo : Heinz Röthlisberger, Schweizer Bauer)

Logistique des petites balles En raison du manque de place, les petites balles sont toujours très prisées dans les zones de montagne et collines. Aujourd’hui cependant, la main-d’œuvre manque souvent pour produire et stocker les petites balles avec tout le travail manuel laborieux que cela implique. Manipuler de petites balles est cependant possible aujourd’hui sans travail manuel. L’exemple de Urs Ruchti, agriculteur à Seewil (BE), le démontre. Ruedi Burkhalter « J’achèterais immédiatement cette machine une nouvelle fois », affirme Urs Ruchti. Depuis plus de onze ans maintenant, il utilise une lieuse de balles du constructeur français Belair. Celle-ci lie 14 petites balles en un gros paquet qui se manipule ensuite sans difficulté avec un chargeur frontal ou une grue.

« En 2000, nous recherchions une autre solution  » explique Urs Ruchti. Tout d’abord, de nombreux clients voulaient de la paille en petites balles – raison pour laquelle il ne souhaitait pas évoluer vers les grosses balles. Ensuite, la logistique classique des petites balles étaient trop astreignante pour lui et ses chauffeurs de ca-

Urs Ruchti peut récolter quelque 2500 petites balles par jour sans aucune manutention. (Photo : Ruedi Burkhalter)

mion. En plus, le coût élevé du travail manuel par les sociétés de transport s’ajoutait à cela. L’objectif de chacun consistait donc à réduire les temps d’arrêt pour les chargements/déchargements tout en facilitant le travail des conducteurs.

Gros paquets de 14 balles Pour Urs Ruchti, la lieuse de balles Belair a été la bonne solution. Cette machine, fixée directement derrière la presse à petites balles, confectionne un gros ballot pesant quelque 250 à 300 kg avec chaque fois 14 petites balles. Ce paquet de balles peut ensuite être manipulé exactement comme les grosses balles « normales » avec un chargeur frontal. Cette méthode procure encore un autre avantage logistique pour l’agriculteur : il peut empiler ces « paquets » en bout de champ avec un chargeur frontal, où ils seront ensuite pris en charge par un transporteur doté 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Management

d’un camion-grue. Pendant ce temps, l’agro-entrepreneur peut continuer la récolte de la paille et renoncer pratiquement au travail manuel.

Mode de fonction de la lieuse de balles : Les petites balles sortent du canal de pressage et glissent jusque dans le récep-

teur de balles. A l’extrémité de la goulotte se trouve un clapet équipé d’un capteur. Une fois le capteur activé, un bras à commande électro-hydraulique tourne les petites balles transversalement par rapport au sens de la marche. Elles tombent ensuite au travers d’une trappe à commande hydraulique également, puis sont amenées dans la chambre de compression. Elles sont empilées par deux et disposées dans la chambre de compression. Dès que celleci contient 14 balles, l’opération de pressage est déclenchée. La paroi arrière de la chambre de compression est poussée vers l’avant par deux vérins hydrauliques, de telle sorte qu’un paquet bien régulier se forme. Le processus de liage commence alors, de la même manière que pour une presse à grandes balles quadrangulaires standard, avec quatre broches qui guident la ficelle dans le noueur. Dès que le processus de liage est achevé, la chambre de compression s’ouvre vers l’arrière et s’abaisse, le paquet de balles glissant alors lentement au sol avec le déplacement vers l’avant. L’ensemble des opérations est si rapide que le travail de la presse à petites balles ne s’interrompt jamais  : jusqu’au moment où la première balle du prochain paquet se met en place, la chambre de compression doit être vide et prête à accueillir les balles suivantes.

Le paquet de balles glisse hors de la chambre de pressage sans qu’il faille s’arrêter. (Photo : Heinz Röthlisberger)

Avec les paquets de 14 balles, la surface coupée se trouve sur la tranche. Le foin peut également être stocké de cette façon.

Souple dans le stockage Pour les clients de la zone de montagne, la méthode de la lieuse de balles présente également des avantages. Le conducteur du camion peut à son tour déchargerfacilement et sans assistance - les grosses balles avec le camion-grue. Selon les conditions d’exploitation, les ballots sont empilables avec la grue au sol – en stockage temporaire – ou directement mis en place dans la grange, ou encore chargés sur un transporter ou une remorque pour la répartition finale à divers endroits. Selon la place à disposition et les machines disponibles à la ferme, les paquets de balles peuvent être entreposés avec un chargeur de ferme, puis distribués en balles individuelles pour la litière. Lorsque la zone de stockage n’est pas facilement accessible, il est possible de défaire immédiatement les paquets, l’entreposage se faisant en petites balles.

Pressage sans arrêt

(Photo : Heinz Röthlisberger)

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Le dispositif de commande automatique de la machine se trouve dans un boîtier à côté du bloc de commande hydraulique.

Les quatre noueurs de la lieuse fonctionnent de manière analogue à ceux des presses à grosses balles conventionnelles.

(Photo : Ruedi Burkhalter)

(Photo : Ruedi Burkhalter)

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La commande électro-hydraulique fait tout en automatique L’entraînement de la lieuse de balles est hydraulique. Etant donné que l’on peut utiliser un tracteur de puissance relativement faible, les performances hydrauliques fournies sont plutôt faibles. Urs Ruchti a donc installé un système hydraulique embarqué pour la lieuse de balles entre le tracteur et la presse. Cette unité, qui offre une capacité de pompage suffisante, est proposée en option par le constructeur Belair. Le contrôle de l’ensemble du processus se réalise de manière automatique par le biais d’un boîtier électronique placé à côté du bloc de commande hydraulique. Si une panne survient, le conducteur désactive le pilotage automatique et reprend en commande manuelle toutes les fonctions hydrauliques directement par le bloc de commande hydraulique.

150 paquets par jour Les performances de la combinaison de machines sont à peu près équivalentes à celles d’une presse seule, précise Urs Ruchti. En un jour, il parvient en moyenne à travailler – en fonction de la taille des parcelles et sous réserve des conditions – une surface d’environ 10 ha, ce qui représente quelque 2500 petites balles ou 150 paquets de balles. Ce n’est que sur de petites parcelles et en bout de champ que le travail est légèrement plus lent qu’avec une presse seule, en raison de la maniabilité réduite. Les performances dépendent surtout de difficultés éventuelles rencontrées en cours de travail. « Cela ne se produit que rarement, si tout marche bien », déclare Urs Ruchti, qui ajoute : « Le facteur essentiel est la qualité de la paille. » Cette dernière doit être sèche, mais pas trop friable. Dans ces conditions, la petite presse à balles Welger AP 830 confectionne de belles balles rectangulaires de forme régulière. Afin de garantir des balles de bonne qualité, Urs Ruchti procède régulièrement aux travaux d’entretien requis sur sa presse Welger. Ce n’est que lorsque les couteaux et le guidage des pistons sont en bon état que les meilleures balles peuvent être préparées. Par ailleurs, il est très important que la paille ne soit pas souillée de terre. Des bottes confectionnées avec de la paille sale glissent moins bien sur les surfaces métalliques de la machine, ce qui peut constituer une cause de perturbation.


Management   n

Indispensable : un chauffeur expérimenté Un facteur important qui influence les performances est, bien évidemment, le conducteur. « Le processus est relativement compliqué, ce qui implique que le conducteur observe attentivement et comprenne tout de suite ce qui se passe », explique Urs Ruchti. C’est ainsi que l’on est en mesure de répondre rapidement à un dérangement, voire de le prévenir. « Quand on ne connaît pas très bien la machine, on peut vite faire beaucoup de dégâts. » Pour un meilleur suivi du processus, Urs Ruchti a installé une caméra sur la machine. Toute cette méthode s’avère certainement beaucoup plus complexe sur le plan technique qu’une presse normale à grandes balles. Néanmoins, Urs Ruchti opterait aujourd’hui encore pour une lieuse de balles. « Les performances sont nettement plus faibles qu’avec une presse à grosses balles. Un tracteur de 80 à 100 Ch suffit cependant, ce qui réduit les coûts d’investissement à un niveau inférieur à ceux d’une presse à grosses balles. » Le prix initial pour la presse et la lieuse de balles s’élève à CHF 90 000.– au total, ce

Krone a trouvé une solution originale pour la logistique des petites balles : le système Multibale. Celui-ci est un équipement complémentaire à la presse à grosses balles. A l’intérieur d’une grosse balle normale liée avec 4 ficelles, la machine lie jusqu’à 9 balles partielles avec 2 ficelles. Ces petites balles de 30 à 50 kg chacune sont ensuite réparties à l’aide d’un chariot. (Photo : Krone)

qui reste nettement en dessous d’une presse à grosses balles. En tenant compte également de la taille du tracteur, les besoins d’investissement globaux sont fortement réduits. Lorsque Urs Ruchti réalise des travaux pour tiers, il facture CHF 17.– par paquet de petites balles.

Finalement, il faut signaler que la demande de petites balles en zones de montagne et de collines reste toujours supérieure à l’offre, explique Urs Ruchti. C’est pourquoi il cherche encore dans sa région de la paille en andains.  n

Trois autres machines pour la logistique des petites balles

Le fabricant espagnol « Arcusin » expose, à côté de chargeuses à grosses balles la lieuse « Multipack B14 ». Cette machine fonctionne selon un processus dissocié, c’est-à-dire que les petites balles sont d’abord déposées sur le sol par la presse, puis attachées ensemble par la lieuse lors d’une opération séparée. L’avantage de cette machine, avec chambre de liage verticale, consiste en sa structure relativement simple et la bonne visibilité du conducteur sur la machine. Paquet : 2 × 7 balles Lien : 4 ficelles Infos et vidéos sur : www.arcusin.com

Le fabricant canadien Bale Baron propose cette machine directement attelée à la presse ou prenant les balles du sol, ceci en trois variantes de 21, 18 ou 9 balles de différentes tailles. Ces machines fonctionnent avec une chambre de liage horizontale et travaillent avec de la ficelle et des noueurs Hesston. Dans les trois variantes, trois balles sont empilées les unes sur les autres : 21-Pack : 3 × 7 balles en hauteur, canal de pressage 45 × 36 cm 18-Pack : 3 × 7 balles en hauteur, canal de pressage 46 × 41 cm 9-Pack : 3 × 7 balles à plat, canal de pressage 45 × 36 cm Lien : 4 ficelles Infos et vidéos sur : www.balebaron.com

Le fabricant américain de la Bale Band-it offre une machine directement attachée à la presse haute densité. Cette machine lie 21 balles avec la surface de coupe vers le haut au moyen de deux fils d’acier, ce qui assure des paquets stables. Cette machine comporte aussi une chambre de liage horizontale. Alors que l’ancienne version est spécifiée pour des performances atteignant jusqu’à 450 petites balles par heure, le nouveau modèle parvient même à lier jusqu’à 600 balles par heure grâce à des mécanismes plus simples. Paquet : 3 × 7 balles Lien : 4 ficelles Infos et vidéos sur : www.balebandit.com

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n  Passion

A partir du monoaxe, Motrac a développé un petit tracteur avec traction sur les quatre roues orientables et à freinage individuel.

Le nom Schilter est synonyme de pionnier pour l’agriculture de montagne.

Motrac et Schilter au Musée des transports de Lucerne Cette année, le quatrième volet de l’exposition de tracteurs sera présenté au Musée suisse des transports à Lucerne. Les monoaxes, tracteurs et transporteurs des marques Motrac et Schilter seront exposés en plein air, dans l’arène. Franz Morgenegg est l’organisateur de cet évènement. Paul Müri, Gränichen

C’est en 1937 que l’entreprise Motrac (motofaucheuses et tracteurs SA Zurich) a été fondée par « Franz AG », spécialiste dans la construction de monoaxes et de petits tracteurs articulés. Outre les monoaxes et les tracteurs, Motrac a également construit des gazogènes pendant la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que des treuils et des fraiseuses à neige vers la fin des années quarante. Après la guerre, l’entreprise peine à redémarrer ; malgré de nombreuses innovations, elle doit fermer ses portes en 1969. Le constructeur Schilter, un autre Suisse spécialisé dans les équipements pour l’agriculture de montagne, sort son premier transporteur en 1959. C’est l’un des pionniers de ce concept. L’entreprise crée également les tracteurs de la série UT avec quatre roues dirigeables de même taille qui rencontrent un vif succès. Les difficultés auxquelles ce fabricant est confronté par la suite aboutissent à la création, en 1992, de la firme Schiltrac Fahrzeugbau à Buochs (NW). (www.schiltrac.ch)  n 34

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Heures d’ouverture La démonstration de tracteurs sur le terrain du Musée suisse des transports à Lucerne aura lieu du samedi 28 juillet au dimanche 5 août 2012. Heures d’ouverture : tous les jours de 10 à 18 h.

Après la présentation d’un prototype LT à l’Olma en 1967, l’entreprise donne suite à quelque 150 commandes !


ASETA   n

Les chariots de ferme prototypes Hoftrac ont été testés dans la pratique en version 3 roues.

65 000 Weidemann – L’entreprise a fêté ses 40 ans Une machine écrit l’histoire de la technique agricole : depuis 40 ans, le chariot de ferme (Hoftrac) Weidemann s’affirme

comme auxiliaire polyvalent de l’agriculture. Au début, l’objectif de Weidemann était de produire un véhicule qui soit en

Schwytz/Uri Date : dimanche 8 juillet, de 9 à 16 h Lieu : Markthalle Rothenthurm Extra : place de jeux pour enfants ; une boisson gratuite est offerte aux concurrents qui s’inscrivent avant 11 h. Tous les participants reçoivent un prix. Inscription : de 9 à 14 h

Sélection pour le Championnat suisse de conduite de tracteurs Programme des sections Berne Date : dimanche 17 juin, à partir de 9 h Lieu : terrain de la maison Althaus AG à Ersigen Extra : inscriptions sous conditions : dernier départ à 15 h, qualification des meilleurs candidats pour la Finale suisse du 26 août dans le canton du Jura.

Soleure Date : dimanche 24 juin, à partir de 9 h Lieu : terrain de la Landi Wasseramt, Subingen Extra : concours par équipe de trois, 15 h, parcours pour Juniors et courses de tracteur pour enfants

mesure de décharger l’homme des travaux pénibles à exécuter à l’étable et dans la grange. En 1974, le modèle Perfekt 130 est le premier qui va marquer l’histoire de la technique agricole. Alors que les chiffres de ventes des tracteurs régressent, le chariot de ferme Weidemann ouvre une véritable brèche dans ce secteur. Lourd de ses 1000 kg, doté d’un moteur diesel Fayrmann à un cylindre, il atteint les 10 km/h. Dans les années 1990, Weidemann continue à améliorer sa gamme de produits. Le premier chariot de ferme avec cabine fermée sort des usines en 1992. Et, depuis, pas moins de 65 000 Weidemann rouges ont été fabriqués. Aujourd’hui, le client peut choisir entre 13  modèles de base et de nombreuses options à monter sur sa machine au gré des besoins de l’exploitation. A côté des chariots de ferme (Hoftrac), Weidemann propose des chargeuses sur roues, des chargeuses et chariots télescopiques. La distribution des véhicules Weidemann se fait par la société elle-même, en étroite collaboration avec des agents qualifiés. Le partenaire pour la Suisse est Bucher Landtechnik AG à Niederweningen (ZH).  n

Tractor-Pulling : A plein gaz pour la saison 2012

Neuchâtel Date : dimanche 29 juillet de 9 h 30 à 17 h Lieu : Les Ponts-de-Martel Extra : parcours pour enfants de 4 à 8 ans et de de 9 à 14 ans. Tous les participants reçoivent un prix. Inscription : sur place, avec le permis de conduire

Zurich Date : dimanche 19 août à 17 h Lieu : Rafzerfeld Inscription : dimanche sur place, jusqu’à 13 h Extra : dans le cadre de la Fête des tracteurs des 18 et 19 août se déroulera également le Concours national de labour

De juin à septembre, les passionnés du tracteur-pulling ont de quoi se réjouir : ils pourront se donner rendez-vous dans sept endroits différents sur l’ensemble du territoire suisse. Ci-après, les dates et les lieux des concours : les 25 et 26 juin à Dürnten (ZH) ; du 1er au 3 juillet à Zimmerwald (BE) ; les 23 et 24 juillet à Schwadernau (BE), les 6 et 7 août à Bavois (VD,) du 12 au 14 août à Arisdorf (BL), les 27 et 28 août à Knutwil ( LU) et les 10 et 11 septembre à Boudevilliers (NE). A chaque fois, un championnat, un gardenpulling et diverses compétitions standards, sportives et Superclass. Pour d’autres infos, consulter www.tractorpulling.ch.

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n  Passion

John Deere, dès le début à Moline, Illinois : les produits phares trônent au quartier général du konzern universel.

(Photos : Ueli Zweifel)

Les 175 ans de John Deere – Rétrospective et avenir A l’occasion de son 175e anniversaire, John Deere a invité la presse professionnelle aux Etats-Unis, là où sont les origines du konzern mondial. La visite guidée a laissé des impressions inoubliables. Partant de sa création aux usines actuelles gigantesques en passant par les fabuleux projets de recherche de l’agriculture intelligente (smart farming) et de son application, tout est en superlatif. Ueli Zweifel

Passé, présent, avenir : assurer paix et nourriture vont toujours de pair.

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A la campagne, les garçons reconnaissent un John Deere à sa couleur verte et ses jantes jaunes. Mais ce n’est qu’en 1918 que l’entreprise américaine se tourne vers les tracteurs avec la reprise de la Waterloo Gasoline Engine Company. C’est aussi aujourd’hui, à Waterloo, dans l’Iowa, que la plus grande usine de tracteurs du monde est domiciliée. De nos jours, l’entreprise ne compte pas moins de 61 000 employés, répartis sur 64 sites de production dans 18 pays autour du monde. A ses débuts, elle a commencé par construire des charrues. Grand Detour, près de Dixon, Illinois est

un lieu idyllique situé non loin du confluent du Mississippi et de la Rock River. C’est là que se trouve le berceau de la firme universelle : un « creux » dans lequel des parties incandescentes provenant de la forge étaient battues, entre marteau et enclume. On est alors en 1837 : John Deere, fondateur de la compagnie et maréchal-ferrant, crée la première charrue à versoir en acier, autonettoyante. Afin de continuer le développement du soc, il s’inspire de la qualité anglaise des aiguilles à coudre en acier de sa mère. Ce nouveau soc permet d’ouvrir sans grand difficulté les sols argileux et de


Passion   n

Matra, Lyss Matra, et ses 8 centres régionaux, est l’importateur officiel en Suisse de John Deere depuis 1956. Il y a deux ans, l’entreprise qui appartient au groupe Robert Aebi a fêté ses 75 ans d’existence. Au nombre de 84, les agents John Deere sont à la fois des prestataires de service et des partenaires déterminant du point de vue décisionnel pour les clients et important pour le succès des ventes. L’année dernière, Matra a enregistré une hausse des ventes de tracteurs de 17 % supérieure à 2010. Les 474 tracteurs John Deere vendus en 2011 ont à nouveau porté la marque en tête des ventes en Suisse, comme en 2010.

participation majoritaire du constructeur de tracteurs et machines de récolte allemand, Heinrich Lanz, à Mannheim. C’est là aussi qu’en 1958, les jalons sont posés pour l’entrée de John Deere dans le secteur des tracteurs industriels et machines de chantier. C’est ensuite toujours aux Etats-Unis, à Moline, que le nouveau quartier général de Deere & Company ouvre ses portes en 1964 et que l’entreprise atteint un record en 1979 en occupant 65 000 employés. Mais avec la récession, ce chiffre s’effondre de 43 %. Pourtant, le konzern est le seul de la branche qui peut conserver son indépendance: en 1988, il présente à nouveau un taux de croissance de 30 % supérieur à l’année précédente.

Stabilisation

mieux les travailler qu’auparavant. Cette nouvelle invention, selon Rick Trahan (photo), a été, pour ainsi dire, le point de départ de la culture moderne.

Moline devient le siège principal En 1848, John Deere déménage et s’établit dans une zone frontalière entre l’Illinois et l’Iowa. L’usine, située au bord du fleuve Mississippi, profite d’une meilleure infrastructure grâce au chemin de fer. La production de charrues dépasse les 2000 pièces par an. Son fils Charles dirige l’entreprise dès 1858 et cela pendant 49 ans ; la marque inconfondable du cerf bondissant est alors déposée. Ce label, signifiant qualité et progrès, également pour le personnel à tous les degrés, reste l’image de marque. La réalité le prouve : au cours de toutes ces années, John Deere s’est toujours distingué par l’excellence de sa culture d’entreprise. Dans les années trente, les suites de la dépression économique se font sentir. En pleine crise, la firme décide – pour autant que cela soit possible et nécessaire – de différer les échéances de paiement des agriculteurs. Ce geste de solidarité consolide la fidélité et la confiance des paysans dans l’entreprise.

En pleine expansion En 1956, John Deere affermit sa présence sur le marché mondial. Les faits marquants sont la construction d’une fabrique de tracteurs à Mexico et en Europe avec une

Sous une nouvelle direction, la firme se stabilise avec l’achat de nouvelles entreprises issues du secteur pulvérisateurs et barres de coupe. John Deere ne tarde pas à se diversifier et ajoute à sa production les outils d’entretien pour espaces verts. A partir de 1993, le konzern s’assure de nouvelles parts de marché en Amérique du Nord et en Europe où, si la marque n’est pas (encore) en tête, elle se profile comme étant la plus forte en production de tracteurs.

Rick Trahan, maître dans l’art de la forge et gardien imposant de la saga John Deere à Grand Detour.

Les marchés de l’avenir en Asie Les années quatre-vingt-dix – et également la dernière décennie – sont marquées par une forte expansion vers les marchés asiatiques d’une part et les pays de la CEI d’autre part. Une nouvelle fabrique de tracteurs s’ouvre ainsi en Inde, une usine de montage pour semoirs en Russie et deux usines en Chine, dont l’une fabrique des transmissions, l’autre des tracteurs.

« Looking for the future » Les efforts concentrés pour augmenter le volume de production et gagner des parts de marché vont de pair avec les sommes énormes investies dans la recherche fondamentale et le perfectionnement des technologies informatiques. Les systèmes de management allant de la simple détection des parcelles par GPS aux machines téléguidées, en passant par la technologie Isobus visent à contrôler, améliorer et accélérer la complexité des processus de travail. Tout cela pour finalement économiser des coûts et assurer une production d’aliments sains destinés à une population mondiale croissante.

Des investissements injectés dans quatre nouveaux centres de recherches répartis autour du globe font partie de ce concept ; l’un d’entre eux est le nouveau Centre Européen de Technologie et d’Innovation (ETIC) qui a ouvert ses portes en 2010 en Allemagne, à Kaiserslautern. Une politique d’investissement et d’entreprise intelligente, des ingénieurs de génie ainsi qu’un personnel motivé au sein des usines John Deere aux Etat-Unis et dans le monde entier ont fait du petit atelier de forge un trust de classe mondiale. Un bénéfice annuel record de 2,8 milliards de dollars US pour 2011, la place de l’entreprise en ligue des champions est assurée. n 6/7 2012  Technique Agricole

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n  En savoir plus

Transmission DirectDrive à huit rapports et technique à double embrayage.

L’efficacité des transmissions à double embrayage Lors de l’Agritechnica 2011, John Deere a présenté sa transmission à double embrayage DirectDrive avec huit rapports à passage sous charge. Dès l’automne 2012, celle-ci devrait être disponible pour les modèles six cylindres de la série 6R (6140R – 6210R). Cet article donne un aperçu de la construction et du fonctionnement de cette nouvelle transmission. Roger Stirnimann

Un niveau de confort aussi élevé qu’une transmission continue et une efficacité équivalente à celle d’une boîte purement mécanique, voilà ce que promet John Deere avec sa nouvelle boîte de vitesses à double embrayage DirectDrive. Les transmissions à double embrayage font leur entrée dans la technique agricole (voir encadré). En réalisant une transmission dans laquelle huit rapports à passage sous charge et trois groupes de vitesses à actionneur électro-magnétique synchronisé sont enclenchés avec seulement 38

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deux embrayages multi-disques, John Deere explore ainsi de nouvelles voies dans le secteur des tracteurs.

Le principe La transmission à double embrayage se compose essentiellement de deux soustransmissions reliées chacune au moteur par un embrayage propre. L’une comprend les rapports impairs (1, 3, 5...), l’autre les rapports pairs (2, 4, 6...). Lors du passage de vitesses, le rapport suivant de la sous-transmission libre est présélec-

tionné dans le cadre d’une centrale de commutation synchronisée ; ensuite se fait le transfert de charge entre les deux embrayages. Ce processus, très rapide, se déroule sans interruption de la traction, les rapports correspondants étant à passage sous charge. En utilisant seulement deux embrayages à lamelles, la technique à double embrayage permet de réaliser des transmissions avec un nombre élevé de rapports à passage sous charge et un degré d’efficacité de premier ordre.

Passages de vitesses rapides Les embrayages multidisques de la boîte de vitessess à double embrayage peuvent être utilisés en principe comme éléments de démarrage. Avec la transmission DirectDrive de John Deere, ils ne servent qu’aux changements de rapports. Quant au démarrage et au changement de direction, on utilise l’unité d’embrayage et d’inverseur connu de la boîte PowerQuad (PermaClutch, pignons satellites intérieurs et extérieurs, freins multidisques). Cette unité est située directement à l’entrée de la transmission (à gauche dans les graphiques). Juste après se trouve la transmission à passage sous charge avec double embrayage et les huit rapports synchronisés (au milieu des graphiques). Tenant compte des trois groupes égale-


En savoir plus   n

Avec les Eco-Version 40 km/h, la vitesse de pointe est atteinte à un régime moteur de 1550 t/min, ce qui permet des économies de carburant. Le chevauchement de ces trois groupes permet de concentrer les rapports dans le secteur de travail principal, soit de 5 à 15 km/h, avec un écart important au sein des groupes.

Utilisation de la transmission

Console de commande DirectDrive : d’évidentes similitudes avec la transmission continue AutoPower.

ment synchronisés (A, B et C, à droite dans les graphiques), cela donne un total de 24 vitesses avant et arrière. L’actionneur électro-magnétique synchronisé permet des vitesses de commutation élevée, indépendamment de la température d’huile de la boîte de vitesses. Dans les graphiques, les flux d’énergie pour deux exemples de marche avant sur le groupe C sont présentés. Sur le quatrième rapport, la puissance passe par l’embrayage de couleur verte et le synchroniseur correspondant. Lors du passage au cinquième rapport, le synchroniseur de la cinquième vitesse est activée automatiquement en quelques fractions de seconde, puis l’embrayage de couleur rouge est enclenché. L’autre embrayage s’ouvre simultanément. La gestion exacte des synchroniseur et des embrayages se fait par un système électronique. Dans le groupe A, les huit rapports à passage sous charge permettent des vitesses de 2,7 à 10,8 km/h, dans le groupe B de 5,4 à 22 km/h et dans le groupe C de 13,8 à 54,5 km/h (version 50 km/h).

arrière = 1,043 avant avant

L’entraînement DirectDrive se gère au moyen d’un levier de commande identique à celui de la transmission AutoPower. Celui-ci comporte une roulette intégrée dans l’accoudoir droit et servant à la présélection de vitesse. En mode automatique, la transmission se met sur le rapport programmé au départ par le conducteur et passe automatiquement les rapports suivants jusqu’à la vitesse souhaitée. En mode manuel, les groupes A, B et BC se sélectionnent au moyen de trois boutons placés sur l’accoudoir droit, les huit rapports étant montés ou descendus par le déplacement en avant ou en arrière du levier de vitesses. Les rapports et les groupes enclenchés sont affichés sur le tableau de bord. Lorsqu’il est activé, le bouton BC permet de démarrer sur le groupe B, puis d’évoluer jusqu’au rapport supérieur. Le changement au groupe C est automatique, avec seule une coupure de puissance de courte durée, et la transmission sélectionne elle-même le rapport adéquat (Speed Matching). Le changement de direction se fait au moyen du levier d’inversion bien connu placé sur la gauche du volant, comme d’ailleurs la commande du frein de stationnement électronique. La fonction d’embrayage automatique «  AutoClutch », lorsque la pédale de frein est actionnée, fait également partie de l’équipement standard de l’entraînement DirectDrive. Une option rampante devrait être disponible à une date ultérieure.  n

8 rapports à passage sous charge

Park lock 3 groupes rampantes option

arrière Embrayage et freins aussi pour démarrer

arrière = 1,043 avant avant

Les forces de la technique à double embrayage Depuis l’introduction de la transmission DSG de VW en 2003, la transmission à double embrayage est connue dans l’industrie automobile. Dans les rangs des ingénieursdéveloppeurs de transmissions, ce principe est cependant discuté depuis longtemps. Le professeur de technique agricole Rudolph Franke, par exemple, a déjà enregistré en 1940 un brevet pour une boîte de vitessess à double embrayage. Un changement de vitessess sans interruption de la traction devait être atteint par ce biais pour les véhicules utilitaires lourds, mais aucune application pour les véhicules standards ne s’est jamais faite. Dans les années 1980, le principe à double embrayage a été relancé par Audi et Porsche pour les courses automobiles, mais l’utilisation pour les voitures de série n’était pas encore mûre à ce moment-là. En 1984, ZF a présenté la boîte de vitessess de tracteur T6500 conçue selon le principe à double embrayage et comptant huit rapports à passage sous charge. Elle a été construite à petite échelle et montée sur les tracteurs Schlüter (Super 1900 et Super 2200). Ce principe a trouvé une application plus large lorsque Renault Agriculture a proposé en 1991 la transmission Tractoshift pour la série 54 (110-54 à 155-54). Celle-ci comprenait un passage sous charge à trois paliers et un système d’inversion réalisé grâce à un double embrayage. En 1999, Landini s’est lancé également dans cette technique avec sa transmission Deltasix pour la série Legend comprenant un passage sous charge à trois paliers et un système d’inversion sous charge également. New Holland utilise le principe à double embrayage depuis 2009 avec ses transmissions à variation continue Auto Command pour le changement des gammes de vitessess. Comme avec les transmissions à variation continue, la percée de la technologie à double embrayage a également été rendue possible grâce aux systèmes de gestion électronique modernes.

8 rapports à passage sous charge

Park lock 3 groupes rampantes option

arrière vers essieu avant

Schéma de transmission : avant, 4 e rapport, groupe C

Embrayage et freins aussi pour démarrer

vers essieu avant

Schéma de transmission : avant, 5e rapport, groupe C

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n  Marché

Puissance, rapidité, ergonomie, efficience et fiabilité

Grâce à son diamètre de coupe de 1 à 45 mm, le Felco 820 intéressera tout particulièrement l’arboriculture, la foresterie ainsi que le paysagisme.

Felco : Innovation et compétitivité Le célèbre fabricant de sécateur des Geneveys-surCoffrane, Felco, vient de présenter son dernier-né, le Felco 820. Monique Perrottet Sept brevets protègent ce sécateur destiné prioritairement à l’arboriculture, la foresterie ou à l’entretien des parcs. Mais les vignerons l’apprécieront également : en permettant une coupe précise de 1 à 45 mm, il offre un très large champ d’utilisation. Tailler vite mais avec précision des bois de plus en plus gros sans recourir à la scie, ne ressentir aucune douleur après une journée de taille et disposer d’une autonomie suffisante pour une journée de

Léger et fin, le système de portage procure un confort optimal et une autonomie parfaite.

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travail, voilà les défis que les utilisateurs posent à Felco. Si les sécateurs électroportatifs ne sont pas une nouveauté, le Felco 820 se distingue par son 100 % Swiss Made tant au niveau conception que fabrication, ainsi que par un remarquable confort d’utilisation.

Développé au cœur de la Watch Valley Suite à la modification de la stratégie mais aussi à des contacts plus difficiles, Felco décide de ne pas poursuivre sa collaboration en matière de R&D avec une entreprise française et crée, en mars 2010, la spinoff « Felco Motion » : elle a pour objectif de développer les éléments électroniques et les moteurss alors que la tête de coupe et la transmission énergétique demeurent de la compétence de Felco. Pour Christophe Nicolet, CEO de Felco : « Se situer au cœur de la Watch Valley est un atout car nous disposons de savoir-faire très pointus dans le domaine de la microtechnique », mais de nombreuses autres collaborations avec des entreprises suisses ont été développées, et même l’ECAL a contribué au développement du Felco 820, garantissant ainsi un design et une ergonomie parfaite.

Comme le mentionne Denis Tièche, directeur de Felco, « passer d’un diamètre de 35 à 45 mm a constitué un réel challenge. Il a fallu travailler avec de nouveaux alliages à très haute performance afin d’encaisser le surcroît de force, de puissance ». Pouvoir couper avec le sécateur des diamètres jusqu’à 45 mm permettra de se passer de la scie et donc de gagner en précision et en temps. Tailler des bois de 45 mm étant occasionnel, le Felco 820 est doté d’une demi-ouverture, s’adaptant ainsi très facilement aux petits diamètres et assurant confort et gain de temps. Dissimuler la batterie dans un sac à dos est une autre innovation : fin et léger, ce harnais passe presque inaperçu et rend le travail de la taille plus confortable. Il peut accueillir une ou deux batteries et cela quel que soit leur niveau de charge : l’utilisateur n’emporte donc que la charge dont il a besoin. Le portage s’ajuste en un clin d’œil, autorisant ainsi un changement rapide d’utilisateur. A noter que le portage avec les batteries est compatible avec les Felco 800 et Felco 810. La charge d’une batterie prend environ deux heures et suffira pour ½ à 1 journée de travail. Détail à relver : un port USB est disponible sur la batterie permettant de recharger le téléphone portable ou le MP3. Un boîtier déporté permet un accès aisé aux diverses commandes. Autre atout à relever : le Felco 820 exploite la technologie de récupération KERS utilisée en F1. Ce système permet d’accroître l’autonomie des batteries de plus de 10 %.  Felco présentera son dernier-né lors de l’exposition OEGA à Oeschberg (BE) du 27 au 29 juin. ll sera sur le marché dès le mois de septembre prochain et sera vendu au prix recommandé de CHF 2140.–  n

Même si le Felco 820 ne s’adresse pas prioritairement aux viticulteurs, il sera indéniablement très apprécié lors de rajeunissement.


Marché   n

Ajustement automatisé de Pack Flex à la largeur de travail de la charrue Vario.

(Photo : Lemken)

Joyaux de couleur bleue au Nürburgring Il y a peu, les nouveautés et innovations du spécialiste en machines pour le travail du sol Lemken, à Alpen (D), ont remplacé les voitures de courses sur le circuit du Nürburgring. Parmi ces perles rares, la herse à disques compacte Rubin 12 – dont la profondeur de travail atteint 20 cm – ainsi que divers spécimens de technique de travail du sol et de protection des plantes. Ruedi Hunger

La demande croissante en produits agro-techniques permet à Nicola Lemken, associée de l’entreprise, de concevoir l’avenir avec optimisme. (Photos : Ruedi Hunger)

L’entreprise familiale Lemken compte près de 900 collaborateurs, dont 44 apprentis, et réalise un chiffre d’affaires de plus de 265 millions d’euros. Il s’agit donc d’une des plus importantes entreprises en Europe. Au siège d’Alpen ainsi que dans ses usines de Föhren et Meppen (Allemagne), cette société produit de la technique agricole de haute qualité ; elle est performante dans les secteurs préparation du sol, semis et protection des cultures. Associée à l’entreprise, Madame Nicola Lemken a rappelé, à l’occasion de de la présentation

de nouveaux équipements, que l’entreprise existe depuis 230 ans. Aujourd’hui encore, le type d’appareils construits par Wilhelmus Lemken dans sa première forge dès 1780 constitue une part importante de l’actuel programme de construction de cette société, riche en traditions.

Une Rubin pour la profondeur Les herses à disques compactes sont couramment utilisées pour des profondeurs de travail pouvant aller jusqu’à 12 cm environ. Pour sa part, la « Rubin 12 » atteint 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Marché

Avec une profondeur de travail de 20 cm, la Rubin doit être tractée par un tracteur d’au moins 150 kW. (Photo : Lemken)

une profondeur de travail constante de 20 cm. Ce faisant, Lemken ouvre à la herse à disques compacte des zones de travail jusqu’ici réservées uniquement aux cultivateurs. Une difficulté subsiste : le fait que plus les forces latérales sont difficiles à maîtriser, plus l’on travaille en profondeur avec la herse à disques. Par conséquent, les disques sont maintenant disposés de manière symétrique. Cela améliore la stabilité directionnelle de la herse à disques compacte et permet un guidage plus précis de la machine. La zone à problème, le « milieu », a été résolue élégamment par Lemken, grâce à un positionnement spécifique des outils de travail, les disques médians travaillant de manière légèrement décalée. En outre, la terre des disques antérieurs est rejetée sur les disques médians qui suivent. Derrière la première rangée de disques, un déflecteur à dents permet une répartition contrôlée du flux de terre. Le nivellement parfait derrière la deuxième rangée de disques est assuré par une herse à dents. 18 disques dentelés sont utilisés pour une largeur de travail de 3 m. La rangée avant comporte 8 disques et la rangée arrière 10. L’interligne est d’environ 17 cm, et le diamètre des disques correspond à 732 millimètres. Selon Lemken, la Rubin 12 convient à la fois au déchaumage et à la préparation du sol complète, cela même dans les sols lourds. Actuellement, une vingtaine de machines de la série 0 sont en test pratique. Le lancement sur le marché est prévu pour 2013.

Sous-soleuse TriMix Avec la sous-soleuse « TriMix », Lemken obtient un mélange de meilleure qualité et plus régulier. Les parties du soc élargi, repliées vers le haut, pointent légèrement vers l’intérieur. Cela évite que la terre ne soit trop fortement rejetée vers l’extérieur. Pour prévenir les effets de bourrage possibles dans les sols compacts, les socs Trimix peuvent aisément se remplacer par des socs à ailettes classiques grâce à un système de changement rapide.

Packer pour Juvel 8 Des arguments tels que « ne faire qu’un passage sur le terrain » ou « des distances élevées entre la ferme et les champs» parle en faveur du packer monté directement sur la charrue. Lemken propose le « Pack Flex  », un packer intégré, capable de s’adapter en cas de variation de la largeur

Les disques sont disposés de manière à éviter les problèmes avec la zone médiane.

de travail de la charrue. Comme le bras du packer se situe en parallèle du cadre de charrue, ce nouveau Pack Flex s’ajuste automatiquement selon la largeur de travail de la charrue. La liaison entre le packer et le châssis de la charrue se fait au moyen de leviers de direction et de vérins hydrauliques. Les roues du packer, placées par paires décalées, ont un diamètre de 60 cm et un profil en V qui assurent un travail sans bourrage. Le « Pack Flex » pèse quelque 600 kg (charrue à 4 socs) et peut être chargé par un dispositif hydraulique. La série 0 a été testée sur le terrain depuis l’année dernière. Dès l’été 2012, le Pack Flex sera disponible, mais exclusivement pour la Juvel 8 pour l’instant. Dans un premier temps, elle n’est prévue que pour les charrues disposant d’un déclencheur de sécurité mécanique. Les charrues avec

Les nouveaux socs TriMix améliorent le mélange terre/résidus de récolte.

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Marché   n

sécurité hydraulique nécessitent d’autres points de fixation et se trouvent encore en phase de test.

Un Diamant qui fait pression Le cadre massif de 160×160 mm caractérise les charrues des séries Diamant 11/12. Equipée de corps de charrue DuraMaxx, la Diamant 11 est disponible avec un maxi-

La Diamant 12 est équipé d’un renforçateur de traction contrôlé. Cela signifie que, selon l’angle entre la charrue et le tracteur, la pression du système hydraulique s’adapte automatiquement, de telle sorte que le tracteur reste stable. La Diamant 12 présente aussi une nouveauté qui consiste en l’ajustement électro-hydraulique de l’inclinaison. Les éléments mécaniques, comme les éclisses ou les vis de butées, sont du passé. La Diamant 11 est disponible dès maintenant, la Diamant 12 quant à elle dès l’automne prochain.

Sirius – l’étoile parmi les pulvérisateurs Dès l’automne 2012, les pulvérisateurs portés nouvelle version « Sirius » seront sur le marché dans les série 8 et 10. Celles-ci

stabilité à la rampe, de sorte que les autres pièces porteuses peuvent être construites plus légèrement. Le tube profilé dispose d’espace suffisant, ce qui permet la protection optimale du quintuple corps de buses. Une conduite de rinçage circulaire fait maintenant partie de l’équipement de série du Sirius 10 avec rampe SEH. Cela garantit un approvisionnement immédiat de toutes les buses de pulvérisation dès l’enclenchement du traitement. Pour la première fois, Lemken introduit la gestion individuelle de chaque buse dans la pratique avec le Sirius 10. Cela permet l’activation et la désactivation de chaque buse de pulvérisation individuellement. Ceci est rendu possible par des soupapes électriques équipant chaque buse et commandant l’écoulement du produit jusqu’à l’extrémité des buses, le tout étant géré par le logiciel de pulvérisation Ecospray.  n

Machinisme agricole en pleine forme

Dès l’été 2012, le Pack Flex sera disponible sur la Juvel 8, équipée d’un déclencheur de sécurité mécanique.

Avec un renforçateur de traction, un transfert du poids se fait sur l’essieu arrière, ce qui limite le patinage et la consommation de carburant.

mum de neuf et la Diamant 12 de dix socs. Les deux modèles peuvent être équipés d’un renforçateur de traction. Celui-ci permet de transférer le poids de la charrue et de l’essieu avant du tracteur à l’essieu arrière, ce qui limite le patinage et donc réduit également la consommation de carburant du tracteur.

se distinguent par leur équipement technique et l’automatisation de leur gestion. Ils sont équipés de réservoir d’une capacité de 900 à 1900 litres. La rampe en tube alu (SEH), du Sirius 10, est disponible pour des largeurs de travail allant jusqu’à 30 m. Un profilé alu sur la partie supérieure donne davantage de

Le profil alu donne une grande stabilité et protège de manière optimale les quintuples corps de buse à enclenchement individuel.

Franz-Georg von Busse, directeur de l’entreprise, a qualifié 2011 comme étant la meilleure année avec le meilleur exercice jamais réalisé. Il est vrai que près de 13 000 machines ont été vendues, ce qui correspond à un chiffre d’affaires de 266 millions d’euros, soit une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente. Compte tenu de l’évolution positive des ventes dans les marchés traditionnels en Europe occidentale et orientale, ainsi que dans la perspective de la conquête de nouveaux marchés en Asie, Lemken doit se concentrer dans le développement de ses capacités de fabrication de composants. Dans les compétences de base comme le trempage et le traitement de l’acier, les fournisseurs remplissant les exigences qualitatives se font rares, indique Franz-Georg von Busse.

Le Sirius 8 se distingue de la série 10 en premier lieu par son degré d’automatisation – visible sur la photo – et sa rampe de pulvérisation conventionnelle, bien qu’optimisée.

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n  Marché

La série MF 7600, avec les quatre dernières moutures, compte désormais huit modèles affichant des puissances maximales comprises entre 140 et 235 Ch (Photo : Aurélien Groult)

La série MF 7600 adopte quatre nouveaux modèles Après le lancement des MF 7600 de forte puissance, Massey Ferguson vient de dévoiler leurs petits frères au salon tchèque Techagro. Les quatre nouveaux tracteurs développant de 140 à 175 Ch complètent une gamme désormais riche de huit modèles. Aurélien Groult* Le lancement de quatre tracteurs MF 7600 en 2011 n’était qu’un premier acte. Massey Ferguson a joué le second à Brno, en République tchèque. Le constructeur a profité de cet événement phare des pays de l’Est pour dévoiler quatre autres trac-

teurs qui complètent la série, désormais riche de huit modèles. Les nouveaux MF 7614, 7615, 7616 et 7618 développent respectivement 140, 150, 160 et 175 Ch ISO TR14396 de puissance maximale. Ces engins remplacent les tracteurs équiva-

Les caractéristiques techniques des quatre nouveaux MF 7600 Modèle

MF 7614

MF 7615

Transmission

Dyna-4

Dyna-4, Dyna-6 ou Dyna-VT

Moteur

MF 7616

MF 7618

Dyna-6 ou Dyna-VT

Agco Sisu Power, 6 cylindres, 6,6 litres

Puissance maximale (Ch ISO TR14396)

140

150

160

175

Puissance maximale avec PM* (Ch ISO TR14396)

155

165

185

200

Circuit hydraulique

– à centre ouvert de 58 l/min – à centre fermé de 110 l/min

Le catalyseur d’oxydation diesel (DOC) prend place sous le capot moteur.

Capacité de relevage (kg)

7100

7100 ou 8600

7100 (8100 ou 8600 en option)

8100 ou 8600

Poids (kg)

6580

6650

6650

6850

*PM (Power Management) = puissance additionnelle, indisponible avec la transmission Dyna-VT

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* Aurélien Groult, rédacteur du journal français Matériel Agricole. Son article est publié avec l’aimable autorisation de la rédaction.


Marché   n

lents des séries 5400, 6400 et 7400, pourvus d’un moteur à six cylindres. Le bloc est d’ailleurs l’élément qui a sans doute connu les plus grosses évolutions. Le 6,6 litres d’Agco Sisu Power utilise désormais la technologie de dépollution des gaz d’échappement SCR e3 de seconde génération, avec injection d’un liquide à base d’urée AdBlue. Ce procédé, introduit en 2008 chez Massey Ferguson, lui permet de répondre aux normes antipollution de niveau IIIB. Il utilise également un catalyseur d’oxydation diesel (DOC), sans entretien, installé sous le capot moteur.

Consommation faible Un nouveau catalyseur à deux voies est logé à l’intérieur du silencieux d’échappement. Le moteur, doté d’une rampe commune d’injection, s’alimente dans un réservoir à carburant de 305 l. Ce dernier est aussi censé protéger des variations de température la cuve stockant jusqu’à 30 l d’AdBlue en se positionnant devant elle. Seuls les tracteurs dotés des transmissions semi-powershift disposent de la puissance additionnelle PM (Power Management) fournissant jusqu’à 25 Ch supplémentaires. Ce boost s’active au transport au-dessus de la vitesse 2D, soit une allure avoisinant 6 km/h, et lors des travaux à la prise de force, à condition que le tracteur soit en mouvement. Le moteur se caractérise par sa faible consommation spécifique, de 192 g/kW/h, et par sa large plage de puissance constante, selon le constructeur.

Les composants de cabine empruntés aux MF 8600

La finition Essentiel se caractérise par son levier de transmission en « T » et ses commandes de distributeurs mécaniques installés sur la console latérale.

Sur la finition haut de gamme Exclusive, un accoudoir associe le levier d’avancement Multipad et le joystick de commande électrique des distributeurs.

La nouvelle cabine à six montants des MF 7600, plus spacieuse, adopte un pare-brise incurvé, un toit redessiné accueillant davantage de phares de travail et pouvant être vitré, comme sur les précédents 6400. Le tableau de bord et la colonne de direction réglables proviennent des MF 8600 récemment lancés. Le conducteur s’assoit sur un siège pivotant de 20 degrés lui facilitant la surveillance d’un outil arrière. Sur le montant droit de la cabine, il trouve désormais les commandes des phares, le contacteur de démarrage et la sélection électrohydraulique

du régime de prise de force, du blocage du différentiel ou du pont avant. Les commandes situées sur la console latérale ou l’accoudoir dépendent de la finition choisie : Essentiel, Efficient ou Exclusive (cf. tableau). En option, les MF 7600 intègrent le système Speedster facilitant les demi-tours en bout de champ. L’écran Dot matrix est remplacé, selon la finition, par la variante Datatronic4 compatible Isobus et pouvant afficher les images d’une caméra. Le dispositif de guidage automatique fourni par Topcon figure notamment au catalogue des options.

Trois finitions au choix Finition

Essentiel

Efficient

Exclusive

Transmission

Dyna-4 et Dyna-6

Dyna-4, Dyna-6 et Dyna-VT

Dyna-6 et Dyna-VT

Accoudoir

levier de transmission « T » sur la console

levier de transmission « T » sur l’accoudoir multifonction

joystick MultiPad sur l’accoudoir multifonction

Commande des distributeurs

mécanique

mécanique et électrique (Fingertips ou joystick multifonction)

électrique (Fingertips ou joystick multifonction)

Trois transmissions au choix

Terminal

Dot Matrix

Dot Matrix ou Datatronic 4 (option)

Datatronic 4

Selon les modèles de tracteurs, l’acquéreur a le choix entre trois variantes de transmission  : deux modèles semi-

Suspension de cabine

mécanique

mécanique ou hydraulique OptiRide Plus (option)

hydraulique OptiRide Plus

Le pack de refroidissement et le filtre à air du MF 7600 sont redessinés pour en favoriser l’accès depuis l’avant du tracteur. Un système Venturi préfiltre 90 % des poussières selon le fabricant.

powershift Dyna-4 ou Dyna-6, et la boîte à variation continue Dyna-VT. Les MF 7600 pourvus de la transmission à quatre rapports sous charge Dyna-4 (ex-5400) accèdent désormais à la fonction Autodrive. Ce système électronique autorise le passage automatique des rapports selon deux modes de conduite. Disponible sur les tracteurs MF 7614 et MF 7615, la boîte à quatre rapports powershift propose au total seize vitesses avant et arrière. La transmission semi-powershift Dyna-6 ­(ex-6400) s’adapte pour sa part sur les trois MF 7600 les plus puissants parmi ceux présentés. Elle compte 24 vitesses au total, dont six rapports sous charge. Elle reçoit, de série, les fonctions Autodrive et Eco réduisant le régime moteur

sur la route pour limiter le bruit et la consommation de carburant. La troisième variante de transmission, à variation continue Dyna-VT (ex-7400), s’adapte comme la Dyna-6 sur les MF 7615, MF 7616 et MF 7618. Elle utilise la fonction DTM (DynamicTractor Management) ajustant automatiquement le régime moteur en fonction de la charge. Quel que soit le type, la transmission se commande via un levier en « T » ou le joystick Multipad présent sur la console ou l’accoudoir, selon la finition choisie (cf. tableau). Le conducteur intervient sur les fonctions de la transmission à l’aide du tableau de bord et d’un clavier jouxtant la colonne de direction.  n

6/7 2012  Technique Agricole

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n  Marché

GVS-Agrar fonde le centre de compétences « Terra Profi » GVS-Agrar fonde un centre de compétences sous le nom de « Terra Profi » et officialise sa collaboration avec Horsch. Dominik Senn

« La demande alimentaire mondiale devrait doubler au cours des 25 prochaines années. L’avenir réside dans le sol, et l’agriculture, justement, a de l’avenir », a déclaré Ivo Fausch, chef de vente de l’Agrocenter GVS-Agrar AG, Schaffhouse, lors de la journée d’information aux médias et aux partenaires commerciaux, à Tänikon. Devant un parterre d’une cinquantaine de participants, il a présenté le canal de distribution Terra Profi, nouveau centre d’excellence pour le travail du sol. Une présentation de produits a ensuite été proposée en plein air.

Deux douzaines de centres

46

Le représentant Horsch Christian Wolf présente aux partenaires commerciaux de GVS-Agrar AG le canal de distribution Terra Profi, le nouveau centre de compétences, à l’exemple de la technique de semis. (Photos: Dominik Senn)

Terra Profi est synonyme de travail du sol et de grandes cultures orientés vers l’avenir. Cela signifie que les dernières évolutions en matière d’agriculture conventionnelle et sans labour seront suivies en permanence. Les agriculteurs doivent obtenir de bons produits. « Avec Terra Profi, l’agriculteur sera conseillé de manière complète et compétente. Nous allons l’aider à améliorer sa productivité avec des produits d’avenir, aussi bien en culture des champs conventionnelle que sans labour », a indiqué Ivo Fausch. L’objectif consiste à mettre sur pieds deux douzaines de ces centres de compétences dans toute la Suisse, dont les responsables seront Toni Schmid pour la Suisse alémanique et Jérôme Kolly pour la Romandie.

jourd’hui des centaines de variantes différentes de machines de travail du sol et de semis, avec des machines dont les largeurs de travail vont de 3 à 24 mètres. Les produits Terra Profi comprennent les charrues (Albatros, Super Albatros et Kormoran), les herses rotatives (PKE, PL, VKE, PKE/K et VKE/K) et les rouleaux Packer (700/900 Fupa à disques, PEA 400 à pneus, FRP frontal) de Rabe, ainsi que les cultivateurs (Terrano FX et FM, Tiger LT, AS et MT), les herses à disques (Joker CT et RT) et les semoirs (Express TD, Maestro CC, Pronto DC, AS et KR) de Horsch.

ou moins deux centimètres. Ce signal est transmis au tracteur via le réseau cellulaire (GSM) », précise Ivo Fausch. Depuis 2007, GVS-Agrar distribue tous les tracteurs du groupe américain AGCO (Fendt, Massey Ferguson et Valtra). Le programme de grosses machines agricoles Challenger distribué par GVS-Agrar provient également du Groupe AGCO. La gamme de produits est complétée depuis 2002 par la technique de récolte de fourrage Krone. En plus des fabricants étrangers, GVS-Agrar distribue également avec succès les machines agricoles de ses propres conceptions et la production.

Nouveau : Horsch

Réseau RTK propre

Horsch – par passion

Ivo Fausch a également rendu publique la collaboration avec un nouveau fabricant de machines agricoles : Horsch. Avec ce matériel de travail du sol (sans labour), GVS-Agrar AG élargit sa gamme existante de produits Rabe. Horsch produit au-

Le programme de vente est complété par le système de pilotage automatique suisse Leica. « GVS-Agrar AG a réussi à constituer son propre réseau, GVSnet. Il permet de recevoir un signal de correction RTK qui offre une précision de plus

Pour ses nouveaux développements, Horsch a toujours visé la croissance de l’efficacité et la réduction des coûts de travail, comme l’a souligné le représentant de l’entreprise Traugott Horsch lors de la réunion d’information à Tänikon. Le

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Marché   n

« Passion » travail minimal du sol La journée d’information à l’intention des médias et partenaires commerciaux s’est tenue à l’Agroscope Reckenholz-Tänikon ART. Thomas Anken, responsable du secteur systèmes de technique agricole ART, a parlé du travail du sol orienté vers l’avenir ; il a aussi expliqué sa « passion » quant à l’exploration de voies conduisant à un travail minimal du sol. Etant donné l’énorme augmentation des performances de la technique agricole, les sols (érosion, perte de la structure) et les agriculteurs (coûts de l’énergie) sont de plus en plus perdants. Sur le plan international, une tendance marquée s’annonce dans le sens d’un travail du sol superficiel, soit sans labour et avec une profondeur de travail limitée, « un sol structuré n’ayant pas besoin d’ameublissement en profondeur », a déclaré Thomas Anken. A quelle profondeur et quelle intensité faut-il ameublir le sol ? Cette question s’adressait à la recherche agricole, soit : 40 ans d’expérience dans le travail superficiel pour Changins, 22 ans de semis direct sans travail du sol = no-till pour Tänikon, et plus de 10 ans de semis direct pour Rüti. « Une profondeur de travail de 10 cm donne de bons résultats depuis de nombreuses années. Aucune perte de rendement n’est constatée dans de bonnes conditions », a résumé Thomas Anken. Toutefois, le semis direct nécessite

une bonne structure du sol. Les surfaces travaillées en semis sur bandes fraisées ont fortement augmenté cette année en Suisse. Il serait possible d’éviter, avec Thomas Anken, de la efficacité, Station de recherches ART, un compactage s’engage pour un travail excessif du sol de minimal du sol. la façon suivante : utiliser des double-essieux pendulaires, diminuer la pression des pneus, monter des pneus larges et des roues jumelées, ou rouler dans les voies de passage permanentes (controlled traffic farming CTF). Et Thomas Anken de conclure : « Le travail minimal du sol préserve les ressources et réduit les coûts. Les passages trop fréquents exercent un effet négatif sur les sols. L’utilisation du CTF ‹ light ›, c.-à-d. voies permanentes pour les véhicules lourds, le transport des récoltes et l’épandage de fumier, même sur les prairies permanentes, est recommandé. Les systèmes futurs seront toujours plus efficaces, mais pas plus simples pour autant. »

défi de l’agriculture consiste à cultiver toujours davantage de terres avec toujours moins d’efforts, ceci dans les plus brefs délais et avec des rendements supérieurs. Les machines Horsch sont construites selon ces principes. Les frères Horsch sont de souche agricole et disent d’eux-mêmes : « L’agriculture, c’est notre passion. Nous sommes agriculteurs et l’avons toujours été. Nous savons parfaitement de quoi l’agriculteur a besoin. » Aujourd’hui, cette société occupe plus de 900 employés en Europe. Le siège central

se situe à Sitzenhof bei Schwandorf, en Bavière.

cinq usines en France et une en Italie. Son chiffre d’affaires annuel 2010 s’élève à quelque 60 millions d’euros.

La maison Rabe, de Bad Essen, produit des charrues, des herses rotatives et des rouleaux Packer. Elle a été rachetée en été de 2011 par un spécialiste français du travail du sol, Besson-Grégoire. Contrairement à Horsch, l’entreprise Rabe est spécialisée dans la technique du travail du sol classique. Grégoire-Besson emploie 380 personnes et possède actuellement

Leica – par précision

Heureux de cette nouvelle collaboration : Traugott Horsch flanqué de Ugo Tosini et Ivo Fausch, directeur et chef de vente de GVS-Agrar.

Rabe se concentre sur la technique de travail du sol conventionnelle.

Le responsable du centre de compétence de Suisse alémanique Toni Schmid donne des explications quant au système de guidage par traces Leica.

Rabe – par tradition Leica Geosystems est une société mondiale dont le siège se trouve à Heerbrugg (SG), en Suisse. Des dizaines de milliers de clients sont pris en charge par 3500 employés dans 28 pays et des centaines de partenaires dans plus de 120 pays. Leica Geosystems fait partie du groupe suédois Hexagon.   n

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n  Marché

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6

Nouveautés Krone en action A mi-mai dernier, au Nord de l’Allemagne, Krone a présenté une démonstration pratique de sa nouvelle série de faucheuses à disques, en marge de ses nouveautés exposées à la dernière Agritechnica. Ruedi Burkhalter

Une première : 12 nouvelles faucheuses de la série « EasyCut » ont été présentées en même temps. Ces faucheuses se distinguent des modèles précédents par leur nouveau design à la forme plus arrondie dont les bords sont équipés d’une protection en caoutchouc. Quelques évolutions techniques sont nouvelles, ainsi que la désignation des modèles, qui fait directement référence à la construction, la largeur de travail et l’équipement de la machine. Les nouvelles faucheuses frontales « EasyCut F 280/320 » sont dotées du concept d’entraînement éprouvé à quatre courroies trapézoïdales et de transmission, qui utilise le formeur d’andain droit pour l’entraînement. En plus des deux formeurs d’andains entraînés, deux autres petits tambours d’alimentation peuvent remplacer les deux 48

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1  Système de suspension DuoGrip de la combinaison de fauche triple « EasyCut B 970 » : accroché au niveau du centre de gravité et conduit par trois bras de guidage. 2  La nouvelle protection contre les obstacles de la faucheuse arrière fait que la machine s’écarte vers l’arrière et en hauteur. 3  Les faucheuses frontales sont équipées de série de deux formeurs d’andains et de deux disques d’alimentation supplémentaires. 4  La tension des ressorts de décharge de la faucheuse arrière « EasyCut R 360 » se règle hydrauliquement selon les besoins. 5  Les tapis de transport latéraux de la combinaison triple « EasyCut B 1000 CV collect » se laissent mettre en place et retirer individuellement pendant le travail.

disques d’origine de la F 320, de manière à réaliser un andain encore plus étroit.

Des dents agressives pour la conditionneuse Le modèle « EasyCut R 280 CV et 320 CV », faucheuse arrière avec conditionneuse à dents de dernière génération, est également nouveau. Les dents de la conditionneuse, série CV, ont une forme de crochet spécifique. Cela permet un traitement plus intensif et assure de meilleures capacités d’entraînement. La position de transport a été revue, et la barre de coupe est inclinée obliquement vers l’intérieur, ce qui permet de déplacer le centre de gravité du dispositif de coupe au milieu de la trace du tracteur. D’autres avantages de cette position de transport sont : la hauteur réduite

6  Les dents de la nouvelle conditionneuse CV sont en forme de crochet et possède ainsi de bonnes facultés d’alimentation.

et la possibilité de remiser cette machine en épargnant de la place.

Nouvelles combinaisons de fauche triple Ces deux nouvelles combinaisons, « EasyCut B 970 » sans conditionneuse et « EasyCut B 1000 CV collect » avec conditionneuse à dents et bande de transport transversale font maintenant partie de l’assortiment. Le poids relativement faible de ces combinaisons est dû au concept « Duo Grip » : ce dernier consiste à porter les faucheuses au niveau de leur centre de gravité en les conduisant par trois bras de


Marché   n

guidage supplémentaires. Comme les forces qui interviennent, par exemple en rencontrant un obstacle, sont absorbées par les bras de guidage, la poutrelle principale et, en particulier, le dispositif de suspension sont construits de manière plus légère. La faucheuse « EasyCut B 970 » d’une largeur de travail de 9,7 m permet d’adapter le chevauchement des deux unités arrière, en fonction de la faucheuse avant et selon le terrain, en trois paliers. Pour cela, il suffit simplement de changer la position d’un boulon du bras de guidage en position transport. Lors du déploiement de la position transport à la position de travail, le support coulisse automatiquement et revient à sa position initiale lorsque la machine se replie. Avec la faucheuse « EasyCut B 1000 CV collect », Krone propose la « CombiFloat », une innovation primée à Agritechnica. Il s’agit de la première suspension du dispositif de coupe qui permet une décharge indépendante des deux côtés au moyen de deux circuits hydrauliques. Le nouveau bloc hydraulique fonctionne avec un accumulateur de pression pour l’ensemble du système. Cette machine est équipée d’un convoyeur transversal : « EasyCut B 1000 CV » collect, et sans ce dispositif : « EasyCut B 1000 CV ».

Faner et andainer La nouvelle faneuse « KWT 2000 », d’une largeur de travail de 19,6 m, se caractérise par un châssis de conception innovatrice avec un essieu suiveur guidé activement. Celui-ci fonctionne avec deux modes de conduite  : en position de transport, le châssis suit fidèlement le tracteur. Une fois en position de travail, le second mode de direction est activé. Grâce à celui-ci, le train

La nouvelle génération de faucheuses à disques « EasyCut » possède un design plus arrondi et dispose de protections en caoutchouc. (Photos : Ruedi Burkhalter)

roulant s’ajuste aux roues des toupies, de telle sorte que la couche herbeuse ne soit pas endommagée. Le «  Swadro 1400  » quadri-rotor, avec sa largeur de travail allant jusqu’à 13,50 m, est également nouveau. Sa hauteur de transport dans l’exécution « Plus », avec son châssis hydraulique rétractable, est inférieure à 4 m sans qu’il soit nécessaire de rabattre les dents.

Autochargeuse et ensileuse Différents capteurs équipent les autochargeuses de la série « ZX ». Comme ces capteurs saisissent la densité de pressage et le niveau de chargement, de nouvelles possibilités en matière de logistique de récolte se présentent, ce qui permet alors une utilisation optimisée du volume de chargement. Le système innovant de freinage électronique « EBS », récompensé par une médaille à Agritechnica, adapte la force de freinage en fonction de la charge et dispose d’un système de freinage antiblocage. Par ailleurs, une fonction évitant de pencher excessivement, voire de se renverser dans les virages, améliore la sécurité des transports  ; elle est disponible en option. La faucheuse automotrice « Big M » dispose maintenant d’une nouvelle cabine de grand volume et offre la possibilité d’utiliser un système de guidage sans adaptation majeure. Le modèle « Big M 420 » présente des améliorations également en matière de refroidissement. Une prise d’air rotative avec élimination continue de la saleté fournit toujours assez d’air au radiateur, même dans des conditions défavorables. Les ensileuses « Big X » sont équipées de plus d’un nouvel éclateur à disques avec une nouvelle géométrie, qui garantit les meilleurs résultats et un débit très élevé pour l’ensilage de maïs.

Nouveau dispositif d’attelage des faucheuses frontales avec prétension hydraulique des ressorts de décharge en option.

Grâce à leur bonne répartition du poids, les faucheuses arrière se placent en position transport en prenant très peu de place.

Première presse non-stop en action Les derniers modèles de presses à balles rondes, ainsi que la combinaison presse enrubanneuse « Ultima CV 155 XC » travaillant non-stop et primée lors d’Agritechnica avec une médaille d’or, ont été présentés en démonstration. Toujours dans le programme des presses à balles rondes, Krone a également proposé la « Bellima », une machine de base dépourvue d’électronique et de rotor de coupe, la « Fortima », presse à chambre variable éprouvée munie d’un élévateur à chaîne et barrettes, ainsi que le « Comprima » qui, au lieu d’un élévateur à chaîne et barrettes, utilise une ceinture « NovoGrip ». Cette dernière allie les propriétés d’alimentation de l’élévateur à la préservation et la longévité des presses à courroies. La combinaison presse-enrubanneuse «  Comprima  » dispose également d’une enrubanneuse à hauteur réglable qui adapte automatiquement la position de l’enrouleur en fonction du diamètre choisi des balles. Sur les presses à grosses balles cubiques « Big Pack », l’exécution « High Speed » a vu son débit augmenter en améliorant le passage des râtisseurs et en majorant la fréquence des pistons de quelque 20 %. De plus, un nouveau rouleau d’alimentation entraîné est disponible en option sur le pick-up. Avec une balance intégrée et la mesure de l’humidité, le système électronique « iPack » peut recenser toutes les données des balles stockées dans un champ et contribuer à la planification de la logistique de transport au bureau de coordination des opérations.  n 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Sécurité

Investir dans un bon siège conducteur (et passager), c’est de l’argent bien placé. Le dos et la santé en général seront gagnants.

(Photo : Ueli Zweifel)

Une meilleure assise Dans le domaine de l’équipement des tracteurs, des sièges de conception nouvelle sont désignés comme révolutionnaires. Les équipements spéciaux, comme les sièges à haut confort, sont trop souvent sacrifiés juste avant la signature du contrat. Mais pourquoi la santé devrait-elle rester en retrait ? Ruedi Hunger C’est un fait : être actif dans l’agriculture et rester souvent au volant du tracteur provoque tôt ou tard des maux de dos.

Même lorsque la vitesse n’était que de 20-25 km/h, un tel siège ne pouvait pas absorber toutes les secousses. Les contraintes sur la colonne vertébrale étaient considérables.

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Au quotidien, ces douleurs auront des répercussions sur la réalisation des travaux. Si la position assise est en effet l’une des attitudes de base de l’être humain, ce dernier n’est cependant pas constitué pour rester assis pendant de longues périodes. Cela peut même entraîner des lésions. L’articulation de la hanche normalement développée permet une inclinaison d’environ 60° du fémur vers l’avant. Dans ce cas, l’angle entre le dos et le fémur se situe à environ 120°. Pour qu’une personne assise sur un siège de bureau ou de tracteur atteigne l’angle «  nécessaire  » de 90°, le bassin doit

En raison de l’ajustement du poids – entièrement automatique – un siège moderne haut confort prend toujours la position idéale pour le conducteur. Atteindre les butées supérieure ou inférieure s’avère pratiquement exclu.


Sécurité   n

s’incliner d’environ 30° vers l’arrière. Ce faisant, certaines parties de la colonne vertébrale voient leur courbure naturelle « redressée », de sorte que les disques intervertébraux subissent des contraintes différentes. Si des vibrations régulières et des chocs se produisent dans cette position – comme cela est inévitablement le cas avec les véhicules agricoles – il faut s’attendre, à long terme, à des conséquences néfastes sur la santé. Comme les muscles ne sont pas sollicités, le cycle métabolique se ralentit également.

Appeler les causes par leur nom La contrainte sur le conducteur est mesurée comme une secousse. Lors des mesures, l’on tient compte des pointes d’accélération et du temps d’action sur les muscles du dos. Le résultat constitue une valeur de secousse (m/s2) qui exprime l’accélération sur le conducteur depuis la position de repos jusqu’au retour à la position de calme initiale. Les secousses peu importantes agissent de manière proportionnellement limitée sur les conducteurs, ce qui est aussi le cas lorsque l’on conduit lentement sur une route accidentée (route, prairies, champ). En augmentant la vitesse, le « retour » de la route, la prairie ou le champ s’intensifie. De fortes vibrations se produisent lorsque la vitesse s’avère inadaptée aux conditions du terrain.

Graphique 1: Contraintes sur le conducteur dues aux vibrations lors de trajets routiers à 40 km/h 2.5 2 1.5 1 0.5 0

1.56

1.97

1.94

Tracteur avec siège Tractur (avec siège moderne) traditionnel

1.76

1.1

Camion MAN 8×8 (Standard Camion MAN 8x8 (Standard ISRI) ISRI)

Cabine Cabine m/sec m/s2 2

Conditions de test : Les mesures ont été faites à 40 km/h sur une boucle de 25 km correspondant aux « conditions pratiques de transport rencontrées lors de récoltes agricoles ». Exigences relatives à la personne au volant : maintien de la vitesse, conduite fluide et régulière, sans freinage dans la mesure du possible. Il est à noter que les niveaux de vibrations sont plus élevés en m/s2 avec les sièges de

Bien assis – plus efficace Le centre de test de la Deutsche Landwirtschaftliche Gesellschaft DLG à GrossUmstadt examine non seulement des tracteurs et des machines, mais aussi des sièges. Dans le cas des tracteurs, ce sont principalement les sièges qui servent d’amortisseurs pour réduire les secousses infligées au conducteur. En raison de la vitesse de 40 km/h et du poids accru

Le test DLG a évalué l’accélération verticale du conducteur, l’effort requis pour le réglage du siège ainsi que le confort de conduite.

1.49

Mercedes Secutor Secutor (siège (siège Mercedes standard) standard)

Siège Siège conducteur conducteur m/sec m/s2 2

tracteur qu’avec ceux des camions MAN et surtout du Secutor Mercedes. Ceci s’explique principalement par le fait que l’essieu arrière du tracteur est non suspendu. En revanche, les pneus de grands volumes et à basse pression, ainsi que l’essieu suspendu du Secutor, exercent un effet positif, le siège de ce dernier se situant de surcroît entre les essieux.

(tracteur, outils portés, remorques), les sièges à suspension mécanique et pneumatique atteignent leurs limites en cas de fortes inégalités de terrain.

Du siège éjectable au siège haut confort • Sièges à suspension mécanique : Les sièges à suspension mécanique ne coûtent pas cher. Moyennant un réglage adéquat, leurs résultats sont aussi bons que les sièges analogues, à suspension pneumatique, dont le coût est plus élevé. Un obstacle majeur cependant avec ces sièges, c’est qu’il faut les réajuster à chaque changement de conducteur. Au quotidien et selon les circonstances, cela est souvent omis. Les sièges mécaniques ne remplissent donc pas les conditions en matière d’amortissement des vibrations. Ces sièges ne nécessitent cependant aucune alimentation électrique et sont, en conséquence, utilisables n’importe où. • Sièges à suspension pneumatique : En comparaison avec les sièges purement mécaniques, leur conception est plus complexe ; ils sont aussi plus chers à l’achat. Largement répandus, ils répondent encore actuellement aux standards modernes de la technique. Un système d’ajustement automatique selon le poids du conducteur est disponible en option. Certains d’entre eux disposent également d’un amortissement horizontal dans le sens de la marche. • Sièges à suspension semi-active : Les systèmes semi-actifs permettent de 6/7 2012  Technique Agricole

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n  Sécurité

régler le siège en amortissant les vibrations de manière optimale. Pour cela, un système de contrôle détecte la situation en matière de vibrations et adapte l’amortissement de façon optimale dans un très court laps de temps. Les sièges semi-actifs nécessitent une alimentation électrique pour le compresseur intégré dans le siège, mais sont indépendants de l’alimentation énergétique propre du tracteur (ex : pression d’huile). • Sièges à suspension active : La régulation intérieure de la dernière génération de sièges tente de maintenir le siège à

une hauteur intermédiaire et stable par rapport aux mouvements de la cabine. Il s’agit d’un système actif agissant à la fois dans la suspension et les amortisseurs. Un constructeur de tracteurs utilise le positionnement de l’essieu avant suspendu comme signal supplémentaire de régulation. Par conséquent, l’installation de ces sièges n’est possible que sur des tracteurs spécialement adaptés.

effet démoralisant. Pour assurer une bonne situation par rapport aux douleurs dorsales, il n’est pas indispensable de s’équiper à tout prix d’un siège haut confort : une conception moins sophistiquée pourra largement convenir à condition d’être ajustée quotidiennement et de conduire à une vitesse appropriée. Si l’on souhaite davantage, il faut alors être prêt à payer un prix plus élevé, qui peut aller jusqu’à CHF 5000.  n

Résumé Une bonne santé est une denrée précieuse, et la douleur au quotidien a un

Des concepts de siège au top

Le concept actif du siège Apollo IWS Handling d’un Claas Arion 540 a été examiné dans toutes ses fonctionnalités.

Le siège actif assure une protection efficace contre les accélérations dangereuses et améliore le confort de conduite.

Apollo de IWS Handling : Le concept de siège entièrement automatique et actif Apollo, de IWS Handling, travaille au moyen d’un microcontrôleur intégré, permettant l’amortissement du siège par le biais d’un amortisseur actif magnéto-rhéologique*. Sous l’effet de changements de tension électrique, ce fluide modifie sa viscosité dans un temps très court. En conséquence, l’amortisseur est capable de s’adapter en quelques millisecondes à l’état du terrain et aux conditions spécifiques (chaussée, chargement, mouvements). Les vibrations agissant sur le siège sont mesurées par un capteur d’accélération, ceci 200 fois par seconde. Grâce à un capteur de position placé juste derrière le conducteur, un ajustement de poids entièrement automatique se produit. Ainsi, le siège conserve une position médiane idéale qui lui permet de monter et descendre en utilisant la course de déplacement de façon optimale. Le siège est doté d’une suspension et un amortissement dans le sens longitudinal et transversal, mais pas régulés activement.

Grammer MSG 95 EAC/741 : Dans le cas du siège actif Grammer, un capteur de position mesure 250 fois par seconde la position assise du conducteur, ainsi que les vibrations auxquelles il est soumis. Cela signifie que la commande électronique, le « contrôleur » comme on l’appelle, tente de maintenir la position du siège à une hauteur constante, par l’intermédiaire d’un amortisseur pneumatique et d’un réservoir d’air supplémentaire, et sur la base des signaux enregistrés. Les vibrations agissant sur le conducteur sont fortement réduites sur l’axe Z (vertical), en particulier pour les conducteurs légers. Le système est alimenté en énergie par un compresseur à air 12 V. Comme le siège ne nécessite qu’une connexion électrique de 12 V, il peut être monté sur presque n’importe quel tracteur. Le réglage en hauteur se fait manuellement au moyen d’un interrupteur.

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6/7 2012  Technique Agricole

* Sous le terme fluide magnéto-rhéologique MR, on désigne une suspension de particules polarisées magnétiquement et réparties finement dans une solution. Lors de l’exposition à un champ magnétique, le fluide MR se solidifie, et de façon proportionnelle à l’intensité du champ magnétique.

Des capteurs de position et d’accélération mesurent la situation instantanée du siège 200 fois par seconde. L’électronique maintient le siège dans une position intermédiaire.

John Deere Active Seat : Le siège actif « Active Seat » de John Deere mesure 200 fois par seconde, au moyen d’un capteur d’accélération et de position, la situation instantanée du siège et les accélérations agissant sur celui-ci. Le siège est relié au système hydraulique du tracteur. Grâce aux indications de ces signaux, un logiciel de commande essaie de maintenir constante la position du siège au moyen d’un cylindre hydraulique. Le siège actif « Active Seat » de John Deere est le premier siège à avoir été testé par la DLG (2008). Les résultats obtenus ont montré que le confort de conduite avait été notablement amélioré par rapport à un siège conventionnel non actif. Sous la désignation John Deere « Active Seat II », le successeur du premier siège se profile. La source d’énergie est électrique et non plus hydraulique. Ainsi, selon le constructeur, l’énergie nécessaire pour l’amortissement des secousses doit passer de 500 W à 60 W.


ÖGA, stand no 4.5/798

Nouveauté chez Althaus : Chargeurs multifonctionnels

Une grande capacité de levage et la vitesse de travail, c’est une chose. La sécurité et le confort en est une autre. Les chargeurs Multi­ One peuvent être équipés d’une cabine de confort certifié ROPS, y

MultiOne – « tout en un » – c’est le nom du nouveau produit du fabricant italien CSF, présenté par la maison Althaus SA Ersigen. Il s’agit de chargeurs multifonc­ tionnels compacts et maniables, munis d’un bras télesco­ pique. La grande force de ces chargeurs est leur polyvalence. Que ce soit sur le chantier, «Tout en un» – ou «une machine pour tout»: Les chargeurs dans le service com­ MultiOne dans le programme de vente Althaus. munal, dans l’horticul­ ture et les espaces inclus un chauffage de siège et verts ou dans l’agriculture, ils peu­ une console radio/MP3. Ainsi, le vent être équipés avec plus de 170 travail fait du plaisir quelque soit le outils à changement rapide. temps. Quatre gammes différentes avec des performances de 12 à 49 Ch Informations: sont disponibles. Mais elles dispo­ sent d’un point fort commun : Multi­ One sait combiner parfaitement le Althaus AG Ersigen 12 design italien ultramoderne avec Burgdorfstrasse 3423 Ersigen des fiables moteurs Diesel Yanmar Tél. 034 448 80 00 et des composants hydrauliques Fax : 034 448 80 01 des fabricants les plus renommés. www.althaus.ch

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ASETA

Impressum

Immatriculations du 1er ­trimestre 2012

74e année

La poussée massive vers le bas qu’ont vécu les taux de change se maintient comme en témoigne le nombre des tracteurs et faucheuses à deux essieux immatriculés. De janvier à mars, l’administration a enregistré 726 tracteurs, soit 39 de plus que l’année dernière à la même époque. Comme la comparaison l’indique, les 8 premiers de la liste pour 2011 figurent toujours en tête de liste des machines les plus vendues. Jusqu’ici New Holland et Claas ont augmenté leurs chiffres de vente, alors que Kubota, Landini et Rigitrac sont restés plutôt discrets durant cette période, comparé à 2011. Si le commerce de transporteurs a stagné, les ventes de faucheuses à deux essieux se sont envolées de manière spectaculaire entre janvier et mars : de 46 unités à la même époque en 2010 et de 78 en 2011, leur nombre est passé à 96 pour 2012, ce qui aboutit à une croissance de 23 %. Tracteurs Fendt John Deere New Holland MF Deutz-Fahr Claas Hürlimann Steyr Lindner Case IH Valtra Same Mc Cormick Kubota Zetor Landini RigiTrac Lamborghini Carraro Total

2010 90 81 86 34 55 34 44 19 21 16 15 6 15 11 2 14 0 0 1 544

2011 117 112 80 59 54 41 33 30 28 30 29 18 7 30 3 11 7 0 0 689

2012 136 128 104 63 58 50 39 30 26 24 22 18 9 7 6 4 3 1 0 728

Transporteurs Reform Aebi Lindner Schiltrac Caron Total

2010 22 12 8 2 0 44

2011 18 19 2 5 1 45

2012 16 14 9 2 0 41

Faucheuses à deux essieux Aebi Reform A. Carraro BCS Ferrari Pasquali Total

2010

2011

2012

23 16 6 0 0 1 46

38 25 12 2 0 1 78

43 40 9 2 2 0 96

Editeur Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA), Willi von Atzigen, directeur Rédaction Ueli Zweifel : red@agrartechnik.ch Dominik Senn : dominik.senn@agrartechnik.ch Ruedi Hunger : hungerr@bluewin.ch Ruedi Burkhalter : r.burkhalter@agrartechnik.ch Tél. 056 462 32 50 Abonnement, changement d’adresse case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01 Internet : www.agrartechnik.ch Annonces Espace Media SA, Agro-Publications, Dammweg 9, case postale, CH-3001 Berne Ingrid Wilms, tél. 031 330 30 17, fax 031 330 30 57, landtechnik@agripub.ch, www.agripub.ch Vente des annonces Daniel Sempach, tél. 034 415 10 41 E-mail : daniel.sempach@agripub.ch Andreas Schwab, tél. 031 330 37 54 E-mail : andreas.schwab@agripub.ch Stephan Widmer, tél. 079 628 31 83 E-mail : stephan.widmer@agripub.ch Tarif des annonces Tarif valable : 2012 Rabais de 25 % sur la combinaison avec Schweizer Landtechnik Imprimerie et expédition Stämpfli Publications SA Wölflistrasse 1, 3001 Berne Coordination de production Roberto Bruno Paraît 11 fois par an

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2 3 92 98 38.–

4 104

6 8 10 12 14 116 128 140 152 164 43.– 48.–

S = 44/46 M = 48/50 L = 52/54 XL = 56/58 44

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Prix de l’abonnement Suisse : CHF 107.– par an (TVA incluse) Gratuit pour les membres ASETA Etranger : prix sur demande Numéro 8/2012 Marché Semis d’automne : Vue d’ensemble sur les

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systèmes actuels Plate-forme

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50

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Le numéro 8/2012 paraîtra le 9 août 2012

NPA, lieu

Dernier jour pour les ordres d’insertion : 19 juillet 2012

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6/7 2012  Technique Agricole


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