Page 1

mai 2013

Technique Agricole

Grandes Cultures AperçuGezogene sur les distributeurs d’engrais Scheibenmähwerke Pulvérisateurs tractés ou automotrices Test de tracteur : JCB Fastrac 3230 XTRA Sécurité : des enfants à la ferme


– . 0 0 0 0 5 F CH agriculteurs innovants pour les

2013 Concours d’innovation Une initiative d’emmental assurance Organisateur

Patronage

Partenaires

Vous proposez une prestation de service unique en son genre ou fabriquez un produit innovateur? Si oui, n’hésitez pas à postuler. Vous pouvez y gagner beaucoup d’argent et d’attention médiatique. La date limite d’inscription est le 30 juin 2013. Informations sur www.agroprix.ch


Editorial • Sommaire mai 2013   n

Editorial

Dominik Senn

n

Marché

4 Actualités 5 Le marché des épandeurs d’engrais centrifuges 11 Davantage de pulvérisateurs tractés ou motorisés

11

« Pas de la tarte » ! A propos de la mort des abeilles, le film More than Honey de Markus Imhoof reprend à l’envi la citation attribuée à Albert Einstein, « si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre  »: sans abeille, adieu les plantes, les animaux, les hommes. Sauf que cette phrase n’est pas d’Einstein selon l’encyclopédie Wikipédia. Du point de vue de la biologie, cette affirmation n’est pas correcte non plus, explique l’hebdomadaire Die Zeit le 24 mai 2007. Le vent et des myriades d’autres insectes peuvent prendre le relais de la pollinisation. La mortalité des abeilles est une réalité. Des coupables sont pointés du doigt. L’agrochimie et Greenpeace se crêpent le chignon à propos de l’interdiction des néonicotinoïdes décidée par l’Union européenne et l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). En marge du débat, les constructeurs ont, eux, développé des instruments pointus pour appliquer les produits phytosanitaires, comme le montrent plusieurs articles de ce numéro. C’est aux politiciens, aux organisations apicoles, aux agriculteurs, à l’agrochimie de veiller à ce que les citernes de ces pulvérisateurs ne contiennent que des substances qui ménagent tant les plantes que les abeilles. Ce n’est assurément « pas de la tarte » ! L’homme aussi a besoin de protection, lit-on dans la rubrique « Sécurité », à propos des dangers de la ferme ou lorsqu’il pratique le tractor pulling, une passion évoquée dans la ru­brique du même nom.

n

Impression

14

Fastracs de JCB : tracteur avec qualités de camion

14 n

En savoir plus

22 24 26 28

Tractor Implement Management (TIM) L’effet du vent sur l’épandage d’engrais Observations sur le contrôle des rampes de pulvérisation Faucheuses : les dessous de la « coupe flottante »

n

Management

34

Rentabiliser des activités apparentées à l’agriculture

n

Plate-forme

36

Kubota en phase d’expansion

n

Sécurité

40

Assurer la sécurité des enfants à la ferme

40 n Passion 42

« Réussir un full pull est le rêve de tous »

n

ASETA

44 45

Sections et tarifs indicatifs 2013 G40

46

Impressum

L’édition no 6/7 paraîtra le 20 juin. Page de couverture : Protection des plantes : les machines automotrices et tractées ont le vent en poupe (Photo : Ruedi Hunger)

5 2013  Technique Agricole

3


n  Marché | Actualités

Les journées Technique Agricole 2013 à Tänikon

Presse à maïs Orkel MP 2000 Compactor.

(Photo : Orkel)

Enrubanneuses Tanco et presses à maïs d’Orkel chez Serco Landtechnik SA Serco Landtechnik SA a repris l’importation, la distribution et le service des enrubanneuses de balles et outils de Tanco, ainsi que des presses à maïs d’Orkel. La société Baltensperger Farmtechnik AG à Brütten, jusqu’ici importatrice, transmet à Serco Landtechnik SA la responsabilité pour la distribution et pour les services très exigeants. La raison de ce changement est le regroupement du secteur presse à herbe d’Orkel avec CNH. Baltensperger a alors décidé de repositionner sa société et les produits importés. « Avec Serco Landtechnik SA, nous avons trouvé le successeur qui peut offrir un très bon service à nos clients dans le futur, ceci grâce à sa longue expérience sur différentes machines de récoltes », souligne Hanspeter Baltensperger.

Ensemble avec le réseau de partenaires de techniques agricoles régionaux couvrant toute la Suisse, la plus haute disponibilité des machines sera garantie durant la saison. Les collaborateurs de Serco sont formés sur les nouveaux produits, et le stock des pièces de rechange est transféré à Oberbipp. Avec ce pas, Serco Landtechnik SA élargit sa gamme de produits et de services pour l’agriculture professionnelle et les entrepreneurs agricoles. Des synergies en découlent en particulier pour le service. Les clients de presses à maïs d’Orkel et les clients des enrubanneuses de balles de Tanco profiteront dorénavant du service de piquet 24/24 heures pendant la saison des récoltes.

Nouveaux mélanges standard à base de luzerne Dans les régions à faible pluviosité, les mélanges à base de luzerne et de graminées fournissent des fourrages à très hauts rendements en protéines par hectare. Actuellement, il existe trois différents mélanges standard (Mst) contenant de la luzerne. Sur la base d’essais en bandes et en petites parcelles, Agroscope 4

5 2013  Technique Agricole

a modifié la composition du Mst 325 lors de la dernière révision des Mst, pour mieux l’adapter aux régions séchardes en plaine. Voir le site internet : http ://www.agroscope.admin.ch/ aktuell/00198/05306/index.html ?lang=fr (pd)

Les journées Technique Agricole de Tänikon auront lieu les mercredi 19 et jeudi 20 juin 2013 à l’Agroscope ART, à Ettenhausen. Ils constituent le point de rencontre et d’échange en matière de mécanisation agricole. La 1re journée réunit les principaux acteurs de la technique agricole et permet ainsi d’entretenir ses réseaux. Programme : • Informations et discussions sur les développements récents des nouvelles technologies de l’information dans la technique agricole, les systèmes de freinage et la lutte contre les rumex. • Présentation et discussion sur le programme d’activité d’ART dans le domaine de la technique agricole. La 2e journée propose quant à elle aux personnes actives dans la formation et la vulgarisation d’échanger et d’approfondir des thèmes d’actualité. Programme : • Actualité sur les nouveautés de la technique agricole. • Information sur des aspects spécifiques tels que l’épandage et le traitement du lisier, l’efficacité énergétique, la technique agricole et les équipements de ferme. Les cours sont bilingues français-allemand. La documentation est disponible en français.  (pd)

Les ventes de Bucher Industries en baisse Le chiffre d’affaires de Bucher Industries a baissé de 4,1 % au 1er trimestre par rapport à la même période de 2012, à 657,5 millions de francs. Malgré un recul des ventes, le fabricant zurichois de véhicules spéciaux et machines a enregistré un plus grand nombre de commandes de 14,7 %, à 672 millions. L’année a ainsi débuté dans un climat économique globalement positif, a indiqué vendredi l’entreprise de Niederweningen (ZH) dans un communiqué. Active dans les machines agricoles, Kuhn Group – la principale division de Bucher Industries avec près de 5000 employés – a elle aussi fortement amélioré ses commandes durant la période sous revue (+19 %, à 313,5 millions). Côté chiffre d’affaires, une croissance de 5,7 %, à 364,7 millions, a été observée. (ats/agir)


Aperçu | Marché   n

Les épandeurs centrifuges ont longtemps été classés dans la catégorie des machines simples. Récemment montés en grade et dotés d’équipements divers, ils sont proposés désormais en abondance par un grand nombre de fabricants. (Photos : Ruedi Hunger/firmes)

Le marché des épandeurs d’engrais centrifuges Les épandeurs centrifuges sont classés de longue date dans la catégorie des appareils simples. Au cours de ces dernières années, ils se sont hissés dans la catégorie supérieure. De nombreux fabricants offrent tout un assortiment d’appareils avec des équipements standard variés. Ruedi Hunger La distribution des épandeurs centrifuges doit être de nos jours à la fois élevée et régulière. Leur profil d’épandage est systématiquement modifié pour remplir cette difficile exigence et réagir à l’évolution des propriétés des engrais dont des quantités de plus en plus grandes doivent être réparties dans des délais toujours plus brefs. L’exemple le plus récent est l’épandeur Amazone haute performance (ZA TS), capable d’épandre 500 kg d’engrais en moins de 50 secondes sur des largeurs de travail de 24 à 54 m. Tous les fabricants essaient de combiner, grâce à des mesures de conception spécifiques, une distribution équilibrée avec une bonne stabilité du profil d’épandage.

Données générales Trémies de contenance variable : Les indications en kilos ne sont pas très significatives parce que la densité des engrais diffère beaucoup. Ainsi, la plupart des fabricants indiquent la capacité en litres afin de pouvoir comparer le volume utilisable d’un réservoir. Les épandeurs sont disponibles dans un format donné, mais peuvent être agrandis par une ou plusieurs bagues d’appoint. Les épandeurs les plus simples à deux disques disposent d’un réservoir à une chambre, muni de deux ouvertures de sortie. Les disques d’épandage et le fond de la cuve sont généralement en acier inoxydable. Les réservoirs d’engrais sont

protégés contre la rouille par un revêtement multicouche. Les formes de trémie les plus récentes n’ont ni angles, ni arêtes, ni soudures. Disques d’épandage : La vitesse de rotation du disque détermine la distance d’éjection. Si elle est excessive, les grains d’engrais risquent d’être endommagés, ce qui modifierait leurs caractéristiques de vol. Les habituels entraînements mécaniques par arbre de transmission des épandeurs professionnels sont de plus en plus souvent supplantés par des d’entraînements hydrauliques et électriques. Les disques d’éparpillage des épandeurs centrifuges les plus connus, Bogballe excepté, tournent vers l’extérieur. Ils sont dans la 5 2013  Technique Agricole

5


n  Marché | Aperçu

grande majorité des cas au nombre de deux, les épandeurs monodisques étant en quantité négligeable.

Le brasseur et le disque des épandeurs simples tournent au même régime.

Les agitateurs horizontaux sont actionnés indépendamment des disques d’épandage. Ils travaillent lentement et ménagent les grains d’engrais.

Sécurité optimale : Un épandeur d’engrais livré correctement est équipé des panneaux d’avertissement et du système d’éclairage requis. Un éclairage frontal peut également être exigé selon la largeur de l’équipement d’épandage. La combinaison de poussières d’engrais agressives et d’humidité est nuisible pour les systèmes d’éclairage. C’est pourquoi des nettoyages préventifs ainsi que des contrôles réguliers sont indispensables. Des arceaux de protection enveloppants ou interrompus protègent la zone des disques d’épandage rotatifs, et des bavettes fixées derrière les roues du tracteur empêchent la terre et les pierres d’atteindre les disques. Un accessoire toujours pratique, le dispositif de roulage robuste, facilite le montage et le démontage de l’épandeur, ainsi que les manœuvres en terrain solide. Des supports simples réglables peuvent également tenir lieu de dispositifs de roulage. 6

5 2013  Technique Agricole

Caractéristiques spécifiques aux marques (sans garantie d’exhaustivité) • Agrex (www.agrex.it) Agrex augmente ses capacités de 200 ou 500 litres grâce à une option se basant sur le modèle standard. Une commande électronique est proposée en diverses configurations de manière à ce que, par exemple, l’ordinateur de bord DPA 500 régule automatiquement la quantité d’épandage. Alors qu’Agrex ouvre et ferme le clapet des modèles DDI au moyen de moteurs de commande électriques, les modèles XPI effectuent cette opération en mode hydraulique. Qui connaît le profil d’épandage des épandeurs centrifuges sait que les zones limitrophes posent souvent problème. Agrex résout le problème en utilisant un système de déviation de l’engrais réglable. • Amazone (www.amazone.de) Les épandeurs Amazone munis de l’option en « L » sont non seulement plus hauts, mais aussi plus larges. La forme choisie permet le remplissage avec le large godet du chargeur frontal. L’engrais est agité en continu par des spirales mélangeuses horizontales. Les disques du ZA-M sont à entraînement hydraulique, et leur régime maximal s’élève à 720 t/min. Le régime des diffuseurs et de l’agitateur est réglé et supervisé par un système électro-hydraulique. Le brasseur, les éléments de dosage et les disques d’épandage sont adaptés les uns aux autres de manière optimale avec le « Soft Ballistic System » SBS, afin de protéger les grains d’engrais. Les « disques Tele-Set » peuvent être changés sans outil afin de passer de l’épandage normal à l’épandage en bordure. En outre, il existe une variante simple d’épandage en bordure sous forme d’un écran de diffusion en limite. L’ouverture de sortie est fermée pendant l’utilisation. Une partie du flux d’engrais éjecté est déviée le long de la limite du champ en formant une sorte de flanc d’épandage avec le système d’épandage en bordure «  Limiter X  », plus complexe. Le nouvel épandeur porté ZA-TS dispose d’un mécanisme d’épandage en bordure interne commandé de façon électrique depuis la cabine. Des palettes de projection diverses sont activées pour la diffusion normale ou de bordure, sans qu’un changement de disque ne soit nécessaire. La quantité d’engrais projetée par le

Les épandeurs d’engrais sont souvent plus larges que le tracteur. Une bonne signalisation s’avère alors indispensable.

disque externe est réduite en même temps. On peut doter le le ZA-TS « Profi » de deux largeurs partielles à entraînement mécanique ou de huit à commande hydraulique. Amazone propose avec son « GPS-Switch » un niveau de développement et de performance très élevé dans le domaine de la fertilisation de précision. L’ordinateur repère si le secteur a déjà été traité et règle la machine à la largeur correspondante. Une option complémentaire consiste en la documentation automatique par parcelle ASD. La nouvelle génération d’épandeurs compatible ISOBUS est utilisable avec différents terminaux. Des dispositifs de pesage sont proposés en plusieurs variantes. Equipé d’une technique de pesage de 200 hertz, le ZA-TS dispose également d’un capteur d’inclinaison à deux axes en montée et en descente, ainsi qu’en ligne et lors de la conduite, permettant de corriger les erreurs de mesure inévitables.

Les limites des champs posent problème. Ce système de bordure dirige le flux d’engrais spécifiquement en délimitant une zone précise.


Aperçu | Marché   n

Principe de travail entraînement

Désignation du type ­d ’épandage

Contenance de la trémie (litres)

Poids à vide (kg)

Poids max. (kg)

2000/3000 1500 à 2500 800 à 1500

360/405 335/360/385 230/247/264/290

3000 3000 1500

500/600

154/163

800/800

Agrex SpA Villafranca Padovana (I) Epandeur d’engrais centrifuge fixation 3-points

DDI 2000/3000 XPI 1500/2000/2500 XPL 800/1000/1200/1500 SDA 500/600

SERCO Landtechnik AG, 4538 Oberbipp

AMAZONEN-Werke Hasbergen-Gaste (D)

Epandeur d’engrais centrifuge fixation 3-points

ZA-X Perfect (9 types) ZA-M Special (22 types) ZA-M Profis (8 types) ZA-M Ultra (3 types) ZA-TS 3200/4200 (hydraulique)

Particularités

Couvercle ordinateur de bord, dispositif de bordure entonnoir supplémentaire épandeur arboriculture et viticulture Ott AG, Industriestrasse 53, 3052 Zollikofen

500 à 1750 1000 à 3000 1500 à 3000 3000 à 4200 3200 ou 4200

1000 à 1800 1800 à 3100 3100 4100 jusqu’à 4500

W Control ou paquet Tronic dispositif de pesage & paquet Tronic paquet Hydro/GPS-Switsch compatible ISOBUS technique de pesage 200 hertz + détecteur de pente

ZA-XW Perfekt (2 types)

500 à 700

194 à 212

1000

Arboriculture, viticulture et houblon

L1 base L1 plus L2 plus/L2W plus* M2 base/M2W base*/** M2 plus/M2W plus*/** M3 plus/M3W plus*/**

500 à 1050 700 à1600 700 à 2050 1250 à 2675 1800 à 3000 1800 à 4050

198/222/246 210/242/274 268/300/332/364 406/435/464 450/492/522 510/709/751/793

550 à 1155 770 à 1600 770 à 2000 1800 à 2500 1980 à 3000 1950 à 4000

700/900/1400 1100/1550/2000 1100/1550/2000

250/270/290 325/350/375 380/400/425

Exacta TL 1500/2150/2800/3450 Exacta TL 1875/2550/3225/3900

1500à 3450 1875 à 3900

665/695/725/755 705/735/765/795

l. de l’entonnoir 275 cm 290 cm

Exacta HL 1500/2150/2800/3450 Exacta HL 1875/2550/3225/3900

1500 à 3450 1875 à 3900

495/525/555/585 530/565/595/625

275 cm 290 cm

500 600/800* 700/900*

190 200/210 210/230

800 kg 1400 kg 1800 kg

AXIS-H 30.1 EMC AXIS-H 30.1 EMC+W AXIS-H 50.1 EMC+W AXERA-H-EMC

1200 1200 2000 1100 (–2500)

340 400 700 400 (–715)

3000 3000 4000 3500

Contrôle débit électronique débit hydraulique 30.1 45 l/min débit hydraulique 50.1 65 l/min débit hydraulique AXERA min. 45 l/min

AXIS-E 50.1 EMC+W

2000

700

4000

Deux moteurs électriques (High-Voltage) contrôle débit électronique technique d’épandage CDA

Bogballe Uldum (DK) Epandeur d’engrais centrifuge fixation 3-points

Alphatec SA, 1350 Orbe */** séries Super Professionell *L2W ISOBUS ou CALIBRATOR ZURF *L2W système de pesage ent. automatique **M2W système de pesage ent. automatique **M2W ISOBUS ou CALIBRATOR ZURF M-Trail : châssis pour petits tracteurs

Kverneland-Group (Kverneland/Vicon-Streuer)

Epandeur d’engrais centrifuge fixation 3-points

Exacta EL 700/900/1400 Exacta CL 1100/1550/2000 Exacta CL EW 1100/1550/2000

Agriott, 3052 Zollikofen 4 palettes d’éjection par disque 8 palettes d’éjection par disque div. dispositifs de bordure sur tous les modèles Senseurs de pesage IsoMatch GEOspread 4 × 5 t Senseurs de pesage IsoMatch GEOspread 4 × 5 t

Rauch Landmaschinen GmbH Sinzheim Entraînement mécanique des palettes d’éjection

Entraînement mécanique des palettes d’éjection Entraînement mécanique des palettes d’éjection

MDS 10.1 MDS 11.1/12.1 MDS 17.1/19.1

Rauch-Center, 3052 Zollikofen

Sulky Chateaubourg (F)

Epandeur d’engrais centrifuge fixation 3-points

Bovet SA, Les Friques-St. Aubin DPX 18 DPX 24 DPX 28 DPX 28 Vision

800/1200/1500 900/1500/2100 1500/2100/2700 1500/2100/2700

250/270/280 260/290/320 300/330/370 300/330/370

1900 à 3000 2400 à 4000

380/410/420/430 510/545/580

Type monodisque (5 modèles)

200 à 580

55 à 106

500 à 1000

type double-disque (7 modèles)

600 à 1600

170 à 434

1200 à 4000

épandeur pendulaire (2 modèles)

400/800

125/184

1000/1600

X 36 X 44

Cavallo/Eurospand O.M.B, Boves (Piemont)  Entraînement hydraulique ou mécanique

Type étroit pour arboriculture et viticulture houblon et grandes cultures * réhausses possible de 200 à 800 l

1500 2100 2800 2800

Disques d’épandage Epsilon® brevetés pour tout type d’épandeur épandage de bordure avec système Tribord 3D épandeur à pesage Système Stop & Go en bordure de champ Justax pour surveillance de largeur

Niederhauser Landmaschinen, Zollbrück // Völlmin Landtechnik, Ormalingen Revêtement en poudre ou en option entonnoir en acier inox V2A option remorque

RAZO Landmaschinen  Entraînement mécanique

F. Ramseier AG, 3436 Zollbrück Type monodisque type double-disque

300/400/500/650 600/800/1000

1 disque avec 4 palettes 2 disques d’épandage INOX avec 4 palettes

Muratori spa Castelnuovo Rangone (I)  Entraînement mécanique

MFS 150/250/300 MFS 400/500

Snopex SA, 6828 Sottobisio-Balerna 145/200/250 300/340

48/50/52 54/55

195/340/400 500/600

Dispositif fixe d’épandage

Epandeurs tractés avec châssis Largeur de travail

Poids à vide kg

Charge utile

Dosage volumétrique DPA

1520/1620 2550/2700

6000 10000

Agrex SpA Villafranca Padovana (It)  Epandeur d’engrais centrifuge

Maxi 4000/600 Maxi 8000/10000

SERCO Landtechnik AG, 4538 Oberbipp

AMAZONEN-Werke Hasbergen-Gaste (D)  Epandeur d’engrais centrifuge

Ott AG, Industriestrasse 53 3052 Zollikofen

ZG-B Spezial (prise de force) ZG-B Super (entraînement roue) ZG-B Drive (électro-hydraulique) ZG-B Ultra Hydro (hydraulique)

10 à 36 10 à 36 10 à 36 15 à52

2500-3500

5900-7700 (Str) 5800-9800 (Str) (8000-12000 champ)

Kongskilde Wing Jet 4012/4018 Kongskilde Wing Jet 4020/4024

12/18 m 20/24 m

1800/2400 2450/2950

4200/3600 3550/3050

AGT 6036/6032/6030

36/32/30 m

7000

5000

Châssis 40km/h, freins pneumatiques suspension hydropneumatique

TWS 7000

jusqu’à 42 m

3440

8500

entr. hydr. ou méc. pour épandeurs MDS-, Axis-, Axis-H-, Axera-H

12 à 44 12 à 44 12 à 44

2500 à 2800 3400 à 4100 3900 à6000 3600

7500-9700* 15900-14800 12000-17500 2480

Kongskilde  Epandeur pneumatique

Essieu tandem avec freins option trémie en inox et couvercle Hauteur et largeur dépendantes des pneus dispositifs de pesage et de bordure couvercle rabattable ordinateur de bord, GPS-Switch Meier Maschinen AG, 8460 Marthalen Dos. par roue perforée, gestion électronique freins hydrauliques ou pneumatiques

Rauch Landmaschinen GmbH Sinzheim  Epandeur pneumatique Epandeur pneumatique d’engrais centrifuge

Rauch-Center, 3052 Zollikofen

Sulky Chateaubourg (F)  Epandeur d’engrais centrifuge

Bovet SA, Les Friques-St. Aubin Polyvrac XT 100+130 DPA Polyvrac 160+190 méc. DPA Polyvrac 160/190/240 hydr. DPA Epandor S25

*dépendant des pneus

arboriculture et viticulture (max. 140 cm de large)

5 2013  Technique Agricole

7


n  Marché | Aperçu

La bonne distance du disque d’épandage est déterminante pour la qualité de travail. Cette mesure figure dans le manuel d’utilisation.

• Bogballe (www.bogballe.com) Bogballe facilite le réglage précis des taux d’épandage en utilisant le « S-indicator ». Le fabricant danois estime à deux minutes le temps nécessaire de son utilisation. Des tabelles d’épandage sont disponibles sur internet. Bogballe augmente le contenu utile de la machine de base de 450 litres par bague. La hauteur et le poids de remplissage augmentent en conséquence. La vitesse de rotation de l’agitateur dépend de la structure de l’engrais. Le régime se situe entre 12 et 60 t/min. Bogballe améliore son épandeur sur demande avec son « Calibrator Icon » afin de garantir une application d’engrais intelligente, efficace et précise, incluant la collecte des données. La planification et la documentation du travail de terrain est possible avec la communication USB intégrée. Bogballe utilise les deux sens de rotation des disques pour l’épandage en bordure. Dans le sens « In-Center », les disques tournent vers l’intérieur pour l’épandage normal. Dans l’« Off-System », le sens de rotation s’inverse. Cela crée deux profils d’épandage distincts avec un faible che-

Les gros volumes de chargement nécessitent des tracteurs de plus en plus puissants. Les châssis simples facilitent les choses et permettent que les épandeurs remorqués soient adaptés aux petits tracteurs.

8

5 2013  Technique Agricole

vauchement mutuel. Lorsqu’en outre un disque d’épandage est fermé, il s’ensuit une limite de diffusion parfaite le long des bordures de champs, de routes et de la bande écologique. Pour utiliser son épandeur dans des cultures plus hautes, Bogballe l’équipe d’un entraînement plus bas ou d’un orifice abaissé afin d’élever les disques à quelque 15 à 20 cm au-dessus de la culture. Bogballe compte parmi les pionniers de la technologie de pesage. Le poids est mesuré en continu et le doseur régulé automatiquement grâce à la liaison avec l’ordinateur de bord. Le fabricant affirme qu’une pesée exacte est également assurée dans les terrains en pente. • Kverneland/Vicon (www.kverneland. com) Kverneland prévoit un box de secouage pour déterminer la taille des grains d’engrais. Après avoir défini le poids spécifique (sur le sac également !), la tabelle d’épandage permet de procéder au réglage de l’épandeur. Des tabelles d’épandage sont également disponibles en « apps » sur Internet pour bénéficier d’un accès à la base de données online. L’utilisateur y indique les caractéristiques de l’engrais utilisé et il reçoit en réponse le réglage parfaitement adapté à son épandeur d’engrais. Les paramètres de contrôle peuvent être téléchargés via le Wi-Fi à l’aide d’un smartphone ou directement sur l’épandeur d’engrais. Enfin, l’«  IsoMatch GEOcontrol » du terminal ISOBUS permet un réglage précis de l’endroit et de la dose d’application. La largeur de travail et la quantité d’épandage sont automatiquement sélectionnées pour un chevauchement optimal. Kverneland choisit une chambre de rotation au centre du disque comme point de chute de l’engrais. Ainsi – aux dires du fabricant – les grains d’engrais sont accélérés sur le disque avant d’être repris par les palettes d’éjection, et le point de dépôt ne change pas dans les pentes. Tous les réglages sont centralisés sur le dispositif « EasySet ». L’épandeur Exacta dont le régime est limité à 810 t/min peut, sur demande, être équipé d’une simple plaque de bordure ou d’un cylindre inclinable placé de biais sur la voie externe, un dispositif d’épandage réglable servant à dévier la diffusion en bordure. Les disques comportent, selon la série, quatre, six ou huit palettes. Kverneland propose en option un système de pesage simple avec un senseur de 10 tonnes ou

le système de pesage «  GEOspread  » muni de quatre senseurs de 5 tonnes assurant une pesée permanente et une calibration automatique. Ce dernier système est naturellement compatible ISOBUS. • Rauch (www.rauch.de) L’épandeur MDS dispose d’un système d’identification et d’un set de tests pratiques pour les engrais inconnus, à l’aide desquels la distribution transversale dans le champ est rapidement vérifiable. Les tabelles d’épandage des épandeurs Rauch sont également consultables sur internet. L’ensemble des réglages se fait au centre CDA dans le segment professionnel des épandeurs Rauch. Le volume de la trémie d’engrais est élargi ou haussé par paliers de 200 et 300 litres. L’agita-

Les palettes d’éjection sont réglables en longueur et en angle, ce qui permet de s’adapter aux caractéristiques des engrais divers.

teur des types Axis et Axera tourne à seulement 17 ou 20 t/min. Détail piquant : lorsque le doseur de l’Axera est fermé, l’agitateur s’arrête automatiquement. La série MDS, plus simple, est équipée d’un doigt brasseur qui tourne 180 fois par minute. Rauch utilise également la technologie GPS dans le segment professionnel et automatise de la sorte une connexion précise, ainsi que le réglage de la largeur d’épandage optimale pour les surfaces irrégulières. Le programme « Opti-Point » permet d’obtenir davantage de précision à la fin ou au début du champ. Tous les épandeurs Axis avec l’ordinateur adéquat ou l’électronique ISOBUS sont compatibles avec « OptiPoint ». Les épandeurs Rauch se caractérisent par leurs disques de forme spéciale. Cela leur permet d’appliquer avec une grande précision tant les petites quantités d’engrais


Aperçu | Marché   n

(à partir de 3 kg/ha) que les grandes (jusqu’à 500 kg/ha). Les disques « MultiDisc » de l’épandeur MDS tournent à un régime maximum de 980 t/min. La vitesse de rotation de l’Axis H-EMC varie de 250 à 1100 t/min. L’épandeur d’engrais utilise l’énergie électrique disponible sur le tracteur avec un connecteur interface « High-Voltage ». C’est le prélude à des possibilités innovatives de réglage et de contrôle. Ainsi, par exemple, une commande d’écoulement et de régulation électronique du débit massique fait partie du système. Un avantage du système d’entraînement électrique consiste en la mise en œuvre pratiquement sans décalage des commandes de contrôle. Rauch propose également deux options pour le traitement des bordures avec l’épandeur MDS. Il s’agit soit du dispositif d’épandage « Telimat T1 », soit du « GSE 7 », ce dernier permettant de régler la limite dans une fourchette de zéro à trois mètres. Les gammes Axera et Axis réalisent des flancs de profil particulièrement droits en bordure de champ, grâce au réglage automatique du point de chute combiné avec le réglage simultané du régime des disques. Le réglage se fait en appuyant sur un bouton du terminal de commande standard. Les palettes peuvent s’ajuster en longueur et en angle au moyen du système « MultiDisc » de Rauch. Des palettes doubles permettent de grandes quantités d’épandage à vitesse élevée. L’actionnement des disques est effectué de manière électrique ou hydraulique avec l’Axis 50,1 C/D. Les épandeurs «  pro  » (de types CEM) sont équipés d’un contrôle et d’une régulation de débit massique électronique remplaçant presque un système de pesée. On peut contrôler et réguler le dosage à la fois à gauche et à droite sur les épandeurs à commande hydraulique. Le système EMC mesure le couple d’entraînement des disques grâce à trois capteurs de pression sur les moteurs hydrauliques. Comme celui-ci est proportionnel à la quantité d’écoulement de l’engrais, cette valeur sert de variable de contrôle. • Sulky (www.sulky-burel.com) Un kit de calibrage est contenu dans l’équipement standard de Sulky-Burel. Une plaquette avec échelle de lecture directe aide le conducteur à trouver le bon réglage. En outre, les Français proposent sur internet le « FertiTest », un dispositif d’assistance au réglage de 350 types

d’engrais pour l’ensemble des modèles d’épandeurs Sulky. Depuis peu, les paramètres de réglage de la base de données sont transférables du terminal à la cabine au moyen d’une carte mémoire SD. Un simple clic déclenche une adaptation complète et optimisée de l’épandeur d’engrais. L’ordinateur « Vision-X GPS-ready  » distingue les zones traitées des non trai- Epandeur High-Tech avec self control électronique du débit tées. Les largeurs partielles massique (EMC). La quantité d’engrais dans les zones limitrophes nécessaires de la machine est adaptée automatiquement en fonction de la forme des parcelles. sont activées ou désactivées en conséquence. Le « GPSready » ne nécessite aucune console supplémentaire parce que compatible avec de nombreuses applications standard. Les palettes d’éjection de l’Epsilon® de Sulky répartissent le flux d’engrais en deux parties selon les tâches. Cette répartition se main- Les épandeurs à pesage peuvent être équipés d’un système tient tout au long de l’accé- électronique dépendant de la vitesse afin d’adapter automatiquelération circulaire, indépen- ment la quantité. damment de la quantité d’épandage désirée. Ces palettes en palier réalisent une superposition des couches et assurent donc une grande régularité. La vitesse de rotation des disques est limitée à 820 t/min. Sulky suit une voie différente de celle de la plupart de ses concurrents en matière d’épandage en bordure de champ. Le point d’alimentation est déplacé Les constructeurs les plus connus dotent majoritairement leurs au moyen d’un vérin élec- épandeurs de technologie GPS. Par ailleurs, ils sont de plus en trique, les grains d’engrais plus souvent compatibles ISOBUS. étant déposés sur une palette « Tribord 3D » spéciale. Le conducteur actionne le système en appuyant sur un bouton dans taire de commande précise de l’enclenchement ou du déclenchement de l’habitacle et ne doit donc pas quitter son l’épandage est disponible pour la série siège pour ce faire. Les épandeurs X44 High-Tech peuvent X12-44 avec la fonction « Stop & Go ». être équipés du système de contrôle en Les épandeurs à pesons dotés du système bordure de champ « Justax. » Deux cap« Vision WPD » peuvent déterminer en teurs indépendants mesurent la courbe permanence le taux d’application. Ce système électronique dépendant de la de répartition indépendamment de la vivitesse permet de régler automatiquetesse de propagation et du type d’engrais. ment le débit. Sulky Burel fournit aussi Le conducteur surveille le réglage sur des épandeurs d’engrais à Rabe (Grél’écran à l’aide de curseurs et, le cas échéant, apporte les corrections approgoire-Besson) dans une livrée bleue, vendus sous le nom de « Adler ».  n priées. Un autre équipement supplémen5 2013  Technique Agricole

9


au e v u No

FISCHER ET BERTHOUD

Deux marques – un objectif

■ ■ ■

r pou s t n a te mp r pen i r g u ues her s rpée o r a c s De fau esc

Protège la couche de l’herbe grâce à la forme idéale des dents comme cela vous gardez votre herbe propre Construction modulaire permette s’adapter au sol dur et humide Grâce à la fermeture rapide montage et démontage immédiatement KlimmFix comme roue SOLO adaptée sur votre motofaucheuse

Fabriqué en Suisse

Demandez des informations!

Gebr. Schaad AG | 4553 Subingen

Tél. 032 33 33 Subingen | Fax 032 613 33 35 Schaad Frères SA613 | 4553 Tel. 032 613 33 33 | Fax 032 613 33 35

www.schaad.ch

Nouvelle pince à balles enrubannées de Stoll pour les tracteurs à partir de 50 Ch

Vos points d'assistance régionales: 1040 Echallens:

Schiffmann SA

1113 St-Saphorin-sur-Morges: Atelier CoPra Sàrl

tél. 021 881 11 30 tél. 021 803 79 00

1168 Villars-sous-Yens:

Lagrico Sàrl

tél. 021 800 41 49

1233 Bernex:

Atelier mécanique Jacques Graf

tél. 022 757 42 83

1242 Satigny:

Grunderco SA

tél. 022 989 13 30

1252 Meinier:

Saillet & Cie

tél. 022 750 24 24

1258 Perly:

Blondin Michel

tél. 022 771 19 16

1401 Yverdon-les-Bains:

Agritechnique, Bernard Hollenstein

tél. 024 425 85 22

1438 Mathod:

Grunderco SA

tél. 024 459 17 71

1510 Moudon:

Deillon Bernard SA / Cedima SA

tél. 021 905 12 96

1530 Payerne:

Agri Dubey SA

tél. 026 662 47 60

1740 Neyruz:

Tschiemer H & R

tél. 026 401 02 77

1853 Yvorne:

Gigandet SA

tél. 024 466 13 83

1906 Charrat:

Chappot SA

tél. 027 744 12 51 tél. 032 313 24 06

3225 Müntschemier:

Jampen Landmaschinen AG

3960 Sierre:

Agrol-Sierre

tél. 027 455 12 69

6513 Monte Carasso:

S. Morisoli & Figli SA

tél. 091 825 16 79

FISCHER nouvelle Sàrl Votre spécialiste de pulvérisation 1868 Collombey-le-Grand En Bovery A, tél. 024 473 50 80 www.fischer-sarl.ch

Stoll – le numéro 1 des chargeurs en Allemagne – présente, une fois encore, une nouveauté sur le marché. Dès à présent, une pince à balles enrubannées est disponible pour les petits et moyens tracteurs à partir de 50 Ch. La pince convainc par sa construction très légère et robuste, et se prête parfaitement pour des balles rondes allant jusqu’à 1,3 m de diamètre. De plus, Stoll séduit avec un excellent rapport qualité/prix ! Stoll – le spécialiste des chargeurs – répond également aux exigences suivantes : • Chargeurs frontaux démontables : système fiable qui a fait ses preuves depuis 1983 !

www.schaad.ch

• Les consoles s’adaptent à toutes les marques de tracteurs • Le brancard est fixé le plus près possible de la cabine – la charge sur l’essieu avant s’en trouve réduite. • Mancheron basculant en aciers à grains fins hautement résistant – extrêmement robuste et léger. • Z-cinématique – le parallélogramme intérieur apporte une meilleure visibilité pour le conducteur ! • Béquilles intégrées – sans boulon et sans goupille. • RTL – Return-to-level : Grâce au bouton pressoir, l’outil se replace automatiquement au niveau du sol. • Bennage éclair de l’outil – pour un travail efficient. • Chargeur disponible dans la couleur du tracteur • Et bien d’autres… Jugez par vous-même et demandez dès aujourd’hui une offre pour votre tracteur chez :

OTT Landmaschinen AG Industriestrasse 49 3052 Zollikofen Tél.: 031 910 30 10 Fax : 031 910 30 19 www.ott.ch ott@ott.ch


Tendance | Marché   n

Les pulvérisateurs autopropulsés sont intéressants en Suisse pour les grandes cultures, le maraîchage et les agro-entreprises. (Photos : Ruedi Hunger)

Davantage de pulvérisateurs tractés ou motorisés Il existe diverses façons d’augmenter les performances dans la protection des végétaux. En améliorant la logistique à la ferme et sur le terrain, l’on protège les cultures de manière plus efficace. Les pulvérisateurs tractés ou autopropulsés sont de plus en plus utilisés en raison du volume limité des pulvérisateurs portés. Ruedi Hunger Les machines tractées occupent la première place dans l’offre des fabricants européens, contrairement à la Suisse, où elles n’ont été introduites que depuis quelques années et où les machines portées constituent la grande majorité. Les réservoirs de certains pulvérisateurs tractés atteignent jusqu’à 14 000 litres, sont parfois munis d’essieux tandem et mesurent 52 mètres de large. Une part croissante de machines automotrices, plus de 10 % déjà, « enrichissent » l’offre, toutefois des différences importantes sont relevées d’un pays à l’autre. Des performances élevées, une bonne maniabilité et une répartition du poids équilibrée sur toutes les roues sont les principaux atouts de cette catégorie de véhicules. Il va de soi qu’une application

précise liée à un confort d’exploitation et de conduite est escomptée. Dans le contexte européen, les automotrices avec garde au sol particulièrement élevée rencontrent un intérêt croissant. Elles sont de plus en plus demandées pour le traitement du colza, du tournesol et du maïs (sésamie).

Veiller aux pneumatiques Les deux types de pulvérisateurs, tractés et motorisés, sont équipés de dispositifs de rinçage, de systèmes de circulation et autres moyens de nettoyage. Ainsi, les épandages ponctuels excessifs de pesticides devraient être évités. Une grande qualité de distribution doit être garantie, même avec de grandes largeurs de travail et à vitesse élevée. Que les rampes se re-

plient deux ou quatre fois dépend principalement de leur largeur. C’est nécessaire de coordonner les rampes de pulvérisation avec d’autres appareils, notamment les épandeurs d’engrais, même s’ils peuvent atteindre des largeurs impressionnantes. Les pneus des pulvérisateurs tractés et automoteurs ont été agrandis et élargis en raison du volume de transport de plus en plus important et de son poids inévitablement plus élevé. Les systèmes de contrôle de pression des pneus sont donc également devenus un sujet de discussion au sujet des pulvérisateurs.

L’automation se profile Les systèmes de largeur partielle automatiques (ATS) prennent de plus en plus d’importance afin d’éviter les défauts 5 2013  Technique Agricole

11


Pulvérisation

Plus que jamais les moyens de la qualité

1223-PAD-GAM-PLPE-CHFR

Spritzen ohne Grimm! Grim Selbstfahrspritzen von hm

1 z.B. Grim GK und GKP: Einsteigermodell. Leicht. Kompakt. Kleinster Wendekreis. Fahrwerk- und Spritzbalken-Hangausgleich. Hydraulisch verstellbare Achsen. Spritzbalken auf Wunsch. z.B. Grim GM7 und GP7: Komfortkabine. Produktivität dank Beweglichkeit. Hoher Fahr- und Bedienkomfort. GPS-System mit automatischer Sektoren- und Düsen-Abschaltung.

Mehr Kompetenz in Beratung und Service Meier Maschinen AG Ruedelfingerstrass 11 • Postfach CH-8460 Marthalen T +41 (0)52 305 42 42 • F +41 (0)52 305 42 43 • info@hm-maschinen.ch

www.hm-maschinen.ch

1 Pulvérisateur porté DELTIS 800 à 1200 l rampe 12 à 24 m 2 Pulvérisateur porté OMNIS 600 à 1200 l rampe 9 à 18 m 3 Pulvérisateur traîné ATLANTIQUE 2400 à 3200 l rampe 18 à 36 m

La combination du succès...

...imbattable dans le prix et la qualité

2

The World Leader

Matériaux de haute qualité = propre poids optimal Version 3 points ou combinée, apport mécanique ou pneumatique Roue doseur de haute performance pour des semailles fines Herse rotative ou déchaumeuse rotative avec 10, 12 ou 14 rotors sur 3m

Socs à disques-Corex avec rouleau en caoutchouc Commande électr. pour le passage des traces, déclenchement du brasseur, déclenchement sélectif des socs.

3

Kuhn Center Schweiz 8166 Niederweningen Téléphone +41 44 857 28 00 Fax +41 44 857 28 08 www.kuhncentresuisse.ch Responsable Suisse Romande: Jacques-Alain Pfister, Tél: 079 928 38 97

Traceur pliable hydr. à 90°, réglage hydr. de la pression des socs, soulèvement hydr. des socs etc...

Exposition permanente à Gampelen et Andelfingen Station-service à bas prix avec shop et restaurant à Gampelen

Tél. 032 312 70 30 www.aebisuisse.ch Marché de l’occasion

élevages l cultures l paysages

be strong, be KUHN


Tendance | Marché   n

Les limitations de la vision des automotrices doivent être compensées par des moyens appropriés.

sont atteints dans la catégorie de protection maximale (4). Les mesures de cabines de différents constructeurs ont démontré une efficacité (protection) d’au moins 98  %, par conséquent seuls 2  % manquent. De grandes surfaces vitrées assurent au conducteur une vision claire de la voie, de la culture et de la rampe de pulvérisation. Une bonne isolation phonique réduit les nuisances sonores parvenant à ses oreilles. Des différences ressortent quant à la position du moteur et à la structure de la cabine. Certaines cabines proviennent d’entreprises qui ­ fournissent aussi les constructeurs de tracteurs, d’ensileuses et de moissonneuses-batteuses.

Etre et rester fidèle à la trace

Les pulvérisateurs tractés ont une hauteur de travail agréable pour les armatures et leur utilisation.

Les pulvérisateurs tractés sont de plus en plus appréciés dans les grandes exploitations et par les agro-entrepreneurs.

d’application et les doubles traitements lorsque la largeur de travail a tendance à diminuer ou à augmenter (parcelles en forme de coin). Les ATS se basent sur la technologie GPS et fonctionnent sans intervention du conducteur. Ces systèmes nécessitent une bonne corrélation de l’hydraulique et de l’électronique dans le système global. De manière générale, les ATS sont assez précis. En lieu et place de largeurs partielles (certains secteurs de la rampe de pulvérisation), un système de commande par buse permet le déclenchement progressif individuel des buses au moment de quitter la voie de passage, puis leur enclenchement lors de l’entrée dans le champ ou dans la voie de passage suivante. La condition d’une précision élevée est une bonne « liaison vers le ciel » sous forme d’un DGPS précis (avec signal de correction). La lutte sélective contre les mauvaises herbes gagne en importance grâce au contrôle de buse individuel.

Sans support électronique, l’exploitation et la surveillance du traitement des plantes ne sont plus possibles en raison des grandes largeurs de travail et, surtout, des vitesses élevées. Le transfert de données compatibles entre le pulvérisateur, l’ordinateur de la ferme et la répartition parcellaire est dû à la conformité Isobus. Il y a quelques années, l’industrie de la technique agricole a donné pour mission à la fondation internationale AEF (Agricultural Industry Electronics Foundation) de superviser ces systèmes pour qu’ils soient utilisables dans la pratique. Les constructeurs s’efforcent de maintenir la rampe de pulvérisation parallèle à la surface du sol, de sorte que la distance entre les deux reste aussi constante que possible. Des capteurs la mesurent et l’ajustent automatiquement pour assister le conducteur.

Equipement informatique Un équipement électronique standard de haut niveau est exigé aujourd’hui sur les pulvérisateurs tractés et automoteurs.

Protection du conducteur sur les machines automotrices Les cabines des pulvérisateurs automoteurs assurent la protection des personnes. Le constructeur doit répondre aux exigences de la norme européenne EN 15695. Des objectifs de sécurité élevés

Les pulvérisateurs tractés sont, au moins en option, dotés d’un dispositif de guidage passif. Une distinction se fait entre les systèmes mécaniques (moins cher) et électro-hydrauliques (plus cher en conséquence). La « fidélité à la trace » reste relative. Comme les tracteurs actuels peuvent faire des virages très serrés, les dispositifs de guidage ne remplissent pas tous cette exigence. Une direction au timon influe davantage sur les mouvements qu’un essieu directeur parce que la prudence la plus grande est requise en pente. Tourner en descente est critique parce que le déplacement du centre de gravité s’ensuivant peut entraîner des situations risquées (risque de renversement). En revanche, les caractéristiques de guidage d’un essieu directionnel s’avèrent plus douces, et l’impact sur les mouvements des rampes est généralement plus limité. Les caractéristiques du châssis déterminent les mouvements verticaux et horizontaux des rampes de pulvérisation, tant pour les pulvérisateurs tractés que pour les machines automotrices. L’on tente évidemment de réduire ces mouvements grâce à une suspension. Sont utilisés : des systèmes de suspension pneumatiques issus du secteur des poids lourds, des dispositifs en polyuréthane et des suspensions de l’essieu hydropneumatiques. Dans un cas, un essieu boogie permet d’amortir les mouvements de l’automotrice. Résumé: Dans le domaine des pulvérisateurs tractés et autopropulsés, presque tout est possible Pour une utilisation suisse spécifique, il faut veiller à préserver une certaine proportionnalité et, surtout, à ne pas perdre de vue la taille et le poids des machines.   n 5 2013  Technique Agricole

13


n  Impression | Test

Tracteur avec qualités de camion On les voit rarement dans notre pays, les Fastracs du fabricant anglais JCB. Mais ce n’est cependant pas un obstacle pour prendre le modèle 3230 XTRA sous la loupe. Nous avons utilisé ce rapide coursier là où il se trouve le plus à l’aise : sur la route. Roger Stirnimann

JCB propose actuellement trois séries de deux modèles chacune (voir tableau). Le 3230XTRA est le plus grand modèle de la série médiane 3000XTRA. Une particularité de cette catégorie est le Boost de transport commutable manuellement sur les rapports D5 et D6. Il offrait 40 ch (29 kW) de puissance auxiliaire sur notre tracteur de test. C'est à dire que le 3230XTRA était équipé d’une boîte de vitesses Powershift JCB avec quatre groupes et six paliers. La boîte de vitesses à variation continue V-TRONIC (semblable à celle du Fendt Vario) est disponible exclusivement sur les deux modèles supérieurs 8280 et 8310.

Conçu pour les vitesses élevées

Le JCB Fastrac 3230 XTRA a pu faire valoir ses atouts lors du transport de lisier.

14

5 2013  Technique Agricole

Les Fastracs JCB sont conçus dès le départ comme des tracteurs rapides atteignant des vitesses jusqu’à 80 km/h et possèdent donc des analogies avec les poids lourds : cadre en acier, suspension complète avec réglage du niveau de l’essieu arrière, freins à disque, frein de stationnement à ressort, système de freinage antiblocage (y compris pour les remorques), système de contrôle de traction et direction mécanique avec servo-assistance. En raison de ces qualités de véhicule rapide et de l’espace disponible à l’arrière de la cabine, le concept JCB Fastrac devrait s’adresser principalement aux clients qui ont besoin d’un véhicule de traction et porteur tout-terrain rapide. Pour une utilisation comme véhicule porteur, par exemple pour une épareuse, un Fastrac pourrait s’utiliser en Suisse comme machine de travail avec une plaque bleue et se déplacer à 80 km/h. Si le véhicule se voit également utilisé comme véhicule tracteur, la limite de vitesse descend à 60 km/h, une plaque blanche, un tachygraphe et le paiement de la RPLP devenant alors obligatoires. En Suisse, les Fastracs JCB sont, par conséquent, souvent limités à 40 km/h sur la route et ne


Test | Impression   n

peuvent ainsi exploiter pleinement leurs qualités de déplacement rapide. Néanmoins, nous sommes d’avis, après notre test, qu’un JCB Fastrac peut être une alternative au tracteur standard, même à 40 km/h, lorsque utilisation est axée sur les transports. Le comportement routier s’est montré excellent, même avec le tonneau à lisier à trois essieux de 23 m3 et 40 tonnes de poids total, avec très peu de mouvements parasites. Notre tracteur d’essai a atteint 43 km/h à la vitesse supérieure dans le rapport D6, à un régime de moins de 1400 t/min. A notre grand étonnement, la transmission se mettait automatiquement sur le rapport supérieur sur route plate, ceci même à pleine charge. Nous avions alors l’impression que la transmission et les essieux tournaient facilement.

Nouvelle norme de gaz d’échappe­ ment et nouveau motoriste Avec le passage à la norme de gaz d’échappement 3B, JCB a changé de fournisseur du moteur. Dans la série 3000, les elements Cummins précédents ont été remplacés par des moteurs AgcoPower de 7,4 l de cylindrée. Ces moteurs 6 cylindres disposent d’une injection à rampe commune, de quatre soupapes par cylindre, d’un turbocompresseur avec suralimentation refroidie. Le système de post-traitement se fonde sur un catalyseur à oxydation et un catalyseur SCR. Le réservoir d’AdBlue contient 57 l et celui de diesel non moins de 400 l. JCB indique, pour son Fastrac 3230XTRA, une puissance moteur évaluée à 223 ch (164 kW) à 2100 t/min, celle-ci montant à 261 ch (192 kW) avec le Boost de transport (données selon 97/68EG). ART Tänikon en a effectué des mesures sur le banc d’essai de prise de force. Malheureusement, il n’a pas été possible de déconnecter le système électronique, c'est à dire de mesurer le moteur avec boost. Par conséquent, seules les courbes standard sans Boost ont pu être déterminées. A régime nominal, un couple de 621 Nm arrivait à la prise de force avec un maximum de 907 Nm à 1500 t/min sous charge. Il en résulte une importante augDonnées prospectus selon 97/68EG

Constructeur moteur Cylindrée (l) Niveau gaz d'échappement Puissance nominale (CV /kW) Puissance nominale avec Boost (CVkW) Puissance nominale sans Boost (CV/kW)

Grâce à son capot relevable, l’accessi­ bilité au moteur est excellente.

mentation de couple de 46 % avec seulement 29 % de diminution de régime. L’on constate ici des caractéristiques de puissance supplémentaire équivalent à 186 ch (137 kW) au régime nominal et au maximum de 203 ch (149 kW) à 1700 t/min. Lorsque l’on extrapole au moteur (rendement prise de force de 88 %, correction brut-net 8  %), l’on constate que le 3230XTRA tient les promesses faites dans le prospectus JCB. La valeur de puissance nominale n’a été plus atteinte en dessous de 1500 t/min. La plage de régime avec puissance constante ou supplementaire comprend donc d’environ 600 t/min, respectivement 29 %. Ce sont de très bonnes valeurs de couple et de puissance et elles ont été confirmées dans la pratique. Le moteur s’est également montré très souple et vif.

Bonnes valeurs de consommation, même sans Boost Le moteur finlandais s’est également montré sous un jour favorable avec les valeurs de consommation. A la puissance nominale, la consommation spécifique de carburant était de 263 g/kWh et même, à puissance maximale, 234 g/kWh. En outre, la consommation en cycle 8 étapes selon la norme ISO 8178-4, C1 s’est établie à 273 g/kWh. Avec le Boost, la consommation aurait été inférieure d’environ 10 g/ kWh. Environ 6,5 % à 8 % d’AdBlue ont été injectés selon les mesures ART. En matière d’efficience de la consommation, le Fastrac a obtenu des notes bonnes à très

bonnes (voir tableau à la page 16). La consommation de diesel se calcule avec un facteur de pondération 1, la consommation d’AdBlue avec un facteur de 0,5. Bien sûr, les gaz d’échappement ont été contrôlés dans notre test du tracteur 3230XTRA. Pour l’évaluation, nous avons considéré les valeurs limites d’émission dépendant de la classe de puissance, ceci à la prise de force, puis converti ces valeurs calculées à 100 %. La hauteur des colonnes de notre graphique en trois piliers correspond aux valeurs maximales admissibles, les valeurs mesurées étant indiquées par remplissage de couleur (page suivante). Typique pour un moteur diesel, les valeurs HC et CO ont été atteintes facilement, les niveaux d’émissions de NOx se situant cependant relativement proches de la limite.

Transmission à passage sous charge à 6 paliers... L’abréviation « XTRA » dans la désignation du modèle se réfère, entre autres, à la boîte de vitesses automatique Powershift P-TRONIC avec quatre groupes et six paliers à passage sous charge. Dans cette boîte se trouve un développement exclusif JCB. A l’entrée de la transmission se trouve un embrayage principal à disques multiples. Suivent six autres embrayages multi-disques pour les paliers à passage sous charge et l'inverseur. A l’arrière de ce module se trouve la transmission synchronisée pour les groupes A, B, C et D. La transmission à passage sous charge à 6 paliers comprend 2×3 et l’inverseur 1×3

2155

2170

3200XTRA

3230XTRA

8280

8310

Cummins 6,7 3A 160/118 – –

Cummins 6,7 3A 170/125 – –

AgcoPower 7,4 3B 190/140 220/162 195/144

AgcoPower 7,4 3B 223/164 261/192 230/169

AgcoPower 8,4 3B 256/189 – 280/206

AgcoPower 8,4 3B 280/206 – 310/228

5 2013  Technique Agricole

15


n  Impression | Test

Efficience de la consommation JCB 3230XTRA (sans Boost)

emprayages, ce qui signifie que seuls les palier Powershift 1, 3 et 5 sont disponibles pour la marche arrière. Dans le groupe D, les vitesses arrière sont d’ailleurs verrouillées électroniquement. Le Fastrac 3230XTRA a donc 24 vitesses avant et neuf arrière. La transmission est graduée uniformément avec des écarts de 1,19 à 1,21, ceux-ci étant bien absorbés par la plage de puissance constante du moteur. Grâce à cette gradation, et au chevauchement entre les groupes B et C, ce sont neuf vitesses qui se situent dans la plage de travail principale de 5 à 15 km/h. Tous les rapports sont activés par un seul levier de commande dans l’accoudoir droit. Pour le choix du sens de la marche, un commutateur d’activation doit être appuyé sur la manette. Celui-ci peut être spécifié ensuite avec « en avant » et « en arrière ». Lorsque le levier est poussé vers la gauche, la transmission revient en arrière et, en le poussant à droite, la transmission monte d’un rapport.

Pleine charge

à Pmax

Bonne

Cycle 8 niveaux

Charge partielle 42,5 %

283 g/kWh

309 g/kWh

272 g/kWh

Au-dessus de la moyenne Moyenne Au-dessous de la moyenne Mauvaise Très mauvaise

… et fonctions automatiques intéressantes La nouvelle version XTRA offre trois modes de conduite qui peuvent être sélectionnés à partir de l’écran de commande tactile sur le côté droit de la cabine. Le mode « PS » est synonyme de « Power Shift ». Il ne propose pas de commutation automatique. Celui-ci est pensé pour les travaux à la prise de force ou les transports en descente. En mode « A », les six paliers de vitesses à passage sous charge sont activés automatiquement, les points de commutation dépendant du régime moteur se règlent très facilement sur le terminal à écran tactile. Le « D », qui signifie « Drive », est un mode entièrement automatique. L’accélérateur a ici la fonction d'un sélécteur de vitesse. L’électronique sélectionne le rapport optimal, en principe le plus élevé possible, en fonction de la charge et du régime moteur. La transmission commute aussi automatiquement entre les groupes synchronisés C et D. Bien que cela prenne parfois un certain temps, elle se réalise en douceur grâce à l'ajustement automatique du régime moteur. Notre crainte que le changement de groupe se fasse trop lentement dans les pentes n’a pas été confirmée. Les changements de vitesse Powershift sont cependant parfois un peu durs.

Emissions de gaz d’échappement • Fumée 0,05 SZ (BOSCH) Emissions selon ISO 8178-4, C1 • Hydrocarbures HC 0,01 g/kWh* • Oxydes d’azote NOx 2,20 g/kWh* • Monoxyde de carb. CO 0,02 g/kWh* • Nombre de paricules Pn 1,8E13 #/kWh* * Par rapport à la puissance à la prise de force

Graphique

NOx

à Pnenn

244 g/kWh

Très bonne

ÉMISSIONS 3230 XTRA

HC

Charge partielle

CO

Trois choses nous sont apparues positives en matière de transmission  : d’abord, la fonction « embrayage automatique » grâce auquel le départ et les manœuvres se font uniquement par la pédale de frein, comme avec une transmission variable en continue. Deuxièmement, le dispositif « Hill Hold » qui empêche le recul du véhicule à l’arrêt et lors du démarrage en pente. Un bref appui sur la pédale de frein et le véhicule est maintenu à l’arrêt par les freins à disque sur les quatre roues. Lors de l’accélération, le frein de service se libère automatiquement. Cette fonction s’active via un interrupteur à bascule sur le panneau latéral droit. Et troisièmement, la possibilité de sauter deux vitesses lors de trajets à vide en appuyant sur le bouton d’activation rouge sur le joystick.

Solution de prise de force spéciale Une solution spéciale est utilisée par JCB à la prise de force. Tant l’arrière qu’à l’avant, les régimes 540 et 1000 sont disponibles, l’entraînement se faisant par un engrenage de prise de force commun au milieu du tracteur. Les régimes se sélectionnent par l’intermédiaire d’un levier à droite sous le siège du conducteur.

Points de mesure

Consommation selon cycle 8 niveaux ISO 8178-4 C1 (sans Boost) spécifique g/kWh

absolue l/h

spécifique g/kWh

absolue l/h

263 278 317 765 228

43,3 34,5 26,2 12,7 39,2

17 18 16 21 22

2,1 1,7 1,0 0,3 2,9

1 2 3 4 5

15 % 15 % 10 % 10 % 10 %

6

10 %

232

30,0

22

2,1

7

10 %

248

21,4

20

1,3

8

15 %

Consommation pondérée cycle

16

Consommation AdBlue

5 2013  Technique Agricole

2,2

0,0

273

26,3

19

1,4

5 Couple

Point mesure

Pondération

Consommation de carburant

6 7

8 Ralenti

Charge 100 %

1

75 %

2

50 %

3

10 % Régime intermédiaire

4 Régime nominal


Injection: Avec boost:

Injection directe 192 kW (261 CV)de diesel EG 97/68 CommonRail Test | Impression   n Turbocompression: Turbocompresseur et refroidissem Régime nominal: 2100 min-1 directe des gaz d‘échappement: IIIB Classe Post-traitement des gaz d‘échappement: DOC + SCR 300

220 200

Puissance nominale: 180 Avec boost: 160

140

280

45

375

B

35

325

30

300

25

275

20

250

be

15

0 0

20.0

17.5

15.0

12.5

10.0

7.5

10 1000

Consommation spécifique AdBlue [g/kWh]

22.5

1200

1200

1400 1600 1800 2000 Régime du moteur n [min-1]

1400 1600 1800 2000 Régime du moteur n [min-1]

910 70 2200

Puissance P [kW]

1409

225

2200

P

120 Couple 8maxi 100

beAdBlue

au régime de 807 Augmentation de couple 60 6 Diminution de régime 40 Couple de démarrage 205 Puissance nominale (à 2100 min –1) 0 41000 Puissance maxi 1200 (à 1700 1400 min –1) 1600 1800 2000 BAdBlue Régime du moteur n [min-1] Puissance constante/Surpuissance 3

700 630 25.0 560 490 22.5 420

907 Nm 20.0 350 1500 (min –1) 17.5 280 46 % 210 29 % 15.0 140 128 % 12.5 70 186 PS/137 kW 0 10.0 203 PS/1492400 kW 2200 600 min –1/29 % 7.5

5.0 25.0

1 9

2.5 22.5 1200

7

200 2400

sans Boost

2 10

0 8 1000

Consommation de carburant à pleine charge

beAdBlue

1400 1600 1800 2000 Régime du moteur n [min-1]

2200

0.0 20.0 2400 17.5

6

15.0

5

12.5

4

10.0

BAdBlue

3

7.5

2

5.0

1

2.5

0 1000

1200

1400 1600 1800 2000 Régime du moteur n [min-1]

2200

0.0 2400

Consommation AdBlue à pleine charge sans Boost

sans Boost

Consommation spécifique à la puissance nominale Consommation absolue à la puissance nominale Consommation spécifique à la puissance maximale Consommation absolue à la puissance maximale

840 0 2400 770

Consommation spécifique AdBlue [g/kWh]

240 0 1000 220

980 140

M

Couple M [Nm]

1'050 210

260 20

350

70

25.0

300 60

Consommation spécifique AdBlue [g/kWh]

Puissance P [kW]

400

40

420 350

Consommation AdBlue [l/h]

210

50

Consommation spécifiques be [g/kWh]

280

Consommation B [l/h]

Couple M [Nm]

350

490

80

Consommation AdBlue [l/h]

Consommation spécifique 299 g/kWh Consommation absolue 22,8 l/h Consommation AdBlue spécifique 20 g/kWh Consommation AdBlue absolue 1,1 l/h Critères pour activer le mode Boost Consommation AdBlue mesurée à la consommation 6,7 %  Travaux de transport: de carburant spécifique

vitesse D5 + D6

420

560

Couple/puissance à pleine charge sans Boost

490

EG 97/68 630 EG 97/68

180 10 160

Consommation à charge partielle 42,5 %

560

770

min-1

200

630

840

100

dessous à droite devant la cabine (pas visible ici).

1'050

700

700

280 40

97/68 97/68

770

164 kW (223 CV) 192 kW (261 CV)

910

Régime nominal: 2100P 120 Classe des gaz d‘échappement: IIIB

Le catalyseur à oxydation est placé sous le capot,par le catalyseur SCR refroidissement d‘air de suralimentation évaporation

840

980

140

el

910

108 / 134 mm M 6 / 7365 cm3 eau, visco-ventilateur

Couple M [Nm]

Alésage/course: 260 Cylindres/cylindrée: 240 Refroidissement:

tra

980

1'050

280

263 g/kWh 43,3 l/h 234 g/kWh 42,1 (l/h)

Consom. spéc. AdBlue à puissance nominale (g/kWh) Consom. absolue AdBlue à puissance nominale (l/h) Consommation AdBlue mesurée à la consommation spécifique de carburant à puissance nominale (%) Consommation spécifique AdBlue à puissance maximale Consommation absolue AdBlue à puissance maximale Consommation AdBlue mesurée à la consommation spécifique de carburant à puissance maximale

17 g/kWh 2,1 l/h 6,5 % 19 g/kWh 2,7 l/h 8,1 %

5.0

2.5

0.0

Conditions de mesure:

5 2013  Technique Agricole

17


n  Impression | Test

L’enclenchement et le déclenchement des prises de force avant et arrière se font bien sûr de façon autonome par le biais de deux embrayages multidisques humides à commande électro-hydraulique. Le régime standard de 1000 tours est atteint à un régime moteur de 1880 min –1, le régime 540 tours à 1930 min –1. Cet équipement n’est certainement pas luxueux, mais probablement suffisant pour un « spécialistes de la route » dans la plupart des cas.

Equipement hydraulique adapté Le JCB 3230XTRA est livré avec un bon équipement hydraulique. Le cœur du système Load Sensing est une pompe à pistons axiales qui, selon les spécificités indiquées par JCB, offre un débit maximal de 132 l/min. Une capacité de levage de 7000 daN est disponible au relevage arrière et 3500 daN pour le relevage avant selon le contructeur. Ici également, Agroscope ART a réalisé ses propres mesurages: Le débit maximal était légèrement inférieur aux indications du prospectus avec 123,5 l/min. Néanmoins, ce n’est pas un mauvais chiffre dans cette catégorie de puissance. Pour les crochets arrières de la catégorie III, ART a déterminé en position moyenne, une capacité de levage continue de 8215 daN, soit une bonne valeur. 3,080  daN de capacité de levage moyenne sur l’ensemble de la course et 3,980 daN maximum du relevage avant sont également de bonnes valeurs. Le

Entraînement typique trac avec arbre à cardan entre la boîte de vitesses et l’essieu arrière.On voit aussi l’entraînement commun des prises de force avant et arrière.

débit maximum par commande hydraulique est de 106 l/min et le volume d’huile maximal à disposition de 53 l. Quatre dispositifs de contrôle à commande électronique équipaient notre tracteur d’essai. Le terminal à écran tactile permet de régler facilement les temps et les débits d’écoulement. Un raccord Power Beyond

permet la connexion et l’entraînement de moteurs hydrauliques et est offert de série. Le dispositif EHR provient de Bosch et peut facilement être ajusté à l’aide d’un potentiomètre dans l’accoudoir droit. Les conditions du sol lors de notre essai ne permettaient malheureusement pas de travail sur le terrain, raison pour laquelle le EHR et le dispositif de gestion en bout de champ n’ont pas pu être utilisés dans la pratique. Cela explique également pourquoi aucune observation n’a pu être faite quant aux capacités de traction du Fastrac par rapport aux tracteurs standard.

Nombreuses particularités du châssis…

▲ ▲

En ce qui concerne le train roulant, le Fastrac 3230 offre de nombreuses particularités qui le distinguent des tracteurs standard. Par exemple le frein de service il

Système propre et bien ordonné du frein de service.

Les embrayages hydrauliques sont très accessibles, bien que situés assez loin en avant. Le bac synthétique à l’arrière se relève complètement.

18

5 2013  Technique Agricole


age multidisque en bain d‘huile, é par voie électro-hydraulique Régime

l‘avancement -

du moteur

1934

-

1882

-

arrière

Test | Impression   n -

age multidisque en bain d‘huile, é par voie électro-hydraulique consiste en freins à disque à double étrier

Force de levage [daN]

Force de levage à 90% de la pression d'huile maximum en combinaison avec des réducteurs pla10000 nétaires extérieurs sur les quatre roues. ULIQUE Ceux-ci sont actionnés hydrauliquement 9000 par un système à double circuit de com8000 mande pneumatique assisté, avec un cire hydraulique à distance 7000 cuit séparé pour les essieux avant et à Arrière 1 l’arrière. Le Fastrac est également équipé Arrière 2 6000 n d‘huileenmax.:210,1 barà 3 canaux. Pour standard d’un ABS Arrière 3 5000 ax.: 123,5 l/min Frontal cela, les forces de freinage des deux roues 4000 arrière sont commandées 114,6 l/min séparément, à 178,6 bar que celles roues avant le sont ce hydr.alors max.: 34,3deskW 3000 conjointement. Le système de freinage (110,8 l/min et 186,0 2000 pneumatique avec ABS à double conduite 1000 des remorques figure également dans ax. par l’équipement outil: 105,5 l/min standard. Les remorques de 0 é d‘huilecamion peuvent s’atteler sans modifica0 200 400 600 800 1000 1200 tions et limitations au Fasble max.: 53 fonctionnelles l Hauteur de levage [mm] trac. Un autre exemple est le frein de stationnement : JCB s’appuie sur un frein à Force de levage à 90% ressort indépendant qui agit par un disque Force de levage à 90 % de pression de pression séparé placé sur l’arbre de sortie de transe de relevage Mesure Plage de levage continue maximale mission. Avec le système à ressorts, le Mesure Plage de levage continue maximale Bras inférieurs courts 770 mm 6785 daN 7420 daN freinage se fait de manière passive par Bras inférieurs inférieurs moyens 655 mm 82156785 daN daN 8600 daN 770 mm 7420 daN l’intermédiaire d’un ensemble de ressorts, Arrière Bras courts Bras inférieurs longs trois points, catégorie: III la libération se réalisant activement par Bras inférieurs 655 mm 8600 daN Contrairement au frein de serFrontal 675 mm 30808215 daN daN 3980 daN moyens d‘effort pression. par bras inférieurs, (EHR) Arrière (290 mm à 965 mm) vice, le frein à ressorts Fastrac est à foncBras inférieurs tionnement purement pneumatique et, longs lors de son activation, le système de freiest actionné par le biais d’un dispositif 675 avecmm laquelle la charge du timon de trois points, II la / remorque III Frontal mm à 965 nage à catégorie: air comprimé de est électro-hydraulique. L’enclenchement(de se 290 3 tonnes de notre3080 tonneau à pression daN 3980de daN 3 mm) 23 m automatiquement activé. fait via un sytème de ressorts, de sorte que pesait sur le dispositif d’attelage et sur les tests de tracteurs sur: rentest.chEn ce qui concerne la direction, ce tracteur les quatre roues ­motrices restent enclen- d’ailleurs de la déchiqueteuse forestière rapide brille de mille feux : ici, comme sur chées lorsque le moteur est arrêté. de 2,5 tonnes montée au le relevage trois les poids lourds, un système de direction points. En y regardant de plus près, cemécanique avec servo-assistance est disSuspension intégrale et cabine pendant, nous avons trouvé que cet effet ponible. Pour augmenter l’angle de bramédiane font la différence était principalement dû au transfert de poids de l’avant à l’arrière en raison des quage, JCB a incurvé légèrement la partie Le Fastrac ne serait pas vraiment un véhicule à grande vitesse s’il n’était pas entièavant du chassis. Avec un rayon de bradispositifs portés en surplomb de l’essieu rement suspendu. Sa base est constituée quage de 17,5 m, le trac nécessite encore d’un cadre en acier et d’une triple articu3 à 4 mètres de plus que les tracteurs standards comparables. Une direction sur lation des suspensions d’essieux. A l’avant les quatre roues n’est disponible qu’avec se trouvent des ressorts spiroïdaux et des les modèles 2000. Les blocages de difféamortisseurs mécaniques et, à l’arrière, rentiel des deux essieux sont activés et des cylindres hydropneumatiques avec désactivés par commande électro-hydraucontrôle de niveau. Le relevage arrière et lique à embrayages multidisques. Pour les dispositifs de traction sont montés actionner la transmission sur les quatre directement sur l’essieu arrière. Au début, roues, un autre embrayages multidisque nous avons été surpris de l'effet imporest enclenché. Mais seul le déclenchement tant sur la suspension arrière par la force

Le frein de stationnement est actionné par un accumulateur à ressort pneumatique.

Malgré le montage direct du relevage ▲ arrière, la suspension est fortement compressée lors du levage d’un outil (en haut). Cela est immédiatement compensé par le dispositif de régulation du niveau (en bas) .

5 2013  Technique Agricole

19


n  Impression | Test

Voix de la pratique 1

L’agro-entreprise Häberli Hettiswil (BE) dispose d’un total de trois Fastracs, un 2170 et deux 3230. Pour ces derniers, il s’agit du modèle précédent de notre tracteur de test qui utilise encore le moteur Cummins (niveau 3A). Mais la cabine, la transmission et le châssis sont identiques. Ces deux tracteurs sont principalement utilisés pour le pressage d’ensilage, de foin et de paille avec des presses à grosses balles 120/70, ainsi qu’avec une planteuse de pommes de terre quatre rangées « all-inone ». Pour l’utilisation dans le terrain, ils sont chaussés de pneus larges de 710/55 R30. Selon les déclarations de Paul Häberli, le concept Fastrac offre plusieurs avantages pour planter les pommes de terre : le Fastrac

s’utilise en toute confiance avec la combinaison de 3 tonnes sans ballast avant en raison de sa répartition des masses de 56/44. De plus, la position centrale de la cabine permet le remplissage des trémies de pommes de terre avec des paloxes de part et d’autre, même si le basculement du chariot élévateur ne se fait que d’un seul côté. Malgré la suspension complète et le contrôle du niveau de l’essieu arrière, le réglage précis de la profondeur de la planteuse s’avère sans problème, selon Paul Häberli. Il en va de même lors de la confection de balles, la disposition centrale de la cabine étant bénéfique parce que le contrôle du pick-up et du dispositif de coupe est facilité par l’angle de vue plus plat. D’autre part, le transport des rouleaux de plastique et de ficelle se fait aisément sur la plateforme arrière. La suspension intégrale du tracteur absorbe les bosses de manière fiable, lors des trajets routiers de sorte que l’on peut se déplacer rapidement en toute sécurité même sur surfaces inégales. Paul Häberli apprécie également la grande cabine du Fastrac, avec ses deux vraies places et des compartiments de rangement généreux. Le rayon de braquage moins bon que sur les tracteurs standard ne le gêne pas pour les travaux auxquels ces tracteurs sont destinés.

Voix de la pratique 2

Le Service des forêts de Urnäsch travaille depuis plusieurs années avec un JCB Fastrac. Le dernier modèle, un 3230 encore équipé avec un moteur Cummins, est arrivé en juin 2012 dans l’exploitation forestière et compte déjà plus de 800 heures de fonctionnement. La majeure partie du travail a consiste en transports de billes des sites d’abattage à l’aire d’entreposage centrale. A cet effet, une remorque-grue avec essieux de camion et freins pneumatiques est utilisée. Comme la place de stockage des billes se situe dans la vallée, la remorque chargée est tractée principalement en descente, et les performances de

20

5 2013  Technique Agricole

freinage de l’attelage constituent un aspect important. Le système ABS monté d’usine du Fastrac, ainsi que les freins à disque à double étrier sont très avantageux. Notamment en raison de son frein moteur plus élevé, le Fastrac 2000 a été remplacé par un modèle 3000 plus puissant, ce qui signifiait également la renonciation à la direction sur les quatre roues. L’inconvénient de la maniabilité inférieure a été partiellement compensé par un timon directionnel sur la remorque-grue. La plateforme arrière du JCB 3230 n’est pas utilisée actuellement pour une grue, mais cette option a certainement été prise délibérément par le département des forêts d’Urnäsch lors de l’achat du nouveau Fastrac. Elle sera probablement étudiée à l’occasion du remplacement de la remorque-grue. Dans la pratique, la zone arrière est actualisée actuellement pour le transport de petits appareils et d’outils, selon Alexandre Plaschy, chef de l’unité de gestion forestière. Non seulement le châssis avec suspension intégrale, mais aussi la disposition centrale de la cabine contribuent selon lui à un confort de conduite élevé de ce véhicule 40 km/h. Le siège passager est également très apprécié.

arrière. Cette compression a été compensée rapidement par le contrôle de niveau. La suspension sur les deux essieux ne peut pas être désactivée. Le confort de roulement d’un Fastrac entièrement suspendu est-il vraiment meilleur que celui d’un tracteur standard avec essieu avant et cabine suspendus ? Cette question n’a pas trouvé de réponse claire. Lors de trajets à vide, nous avions l’impression qu’un siège confort à suspension pneumatique restait également essentiel car la suspension du châssis est réglée assez durement. Avec des outils ou des remorques exerçant une charge verticale, le balancier s’orientait du côté du Fastrac. Ici, cependant, nous étions d’avis que le sentiment de conduite particulière ne découlait pas seulement de la suspension intégrale, mais également de la position centrale de la cabine.

Cabine large Dans la cabine, nous n’avons pas trouvé de consensus au sein de l’équipe de test. Elle est d’une part très large et offre un siège passager presque à part entière. D’autre part, l’habitacle reste relativement court et offre une visibilité limitée, vers l’avant en particulier sur les roues et les outils portés par rapport aux tracteurs standard. Les montants A de la cabine sont relativement très en arrière depuis la position assise. Cela peut gêner la vue lors du braquage à gauche ou à droite. En revanche, nous sommes rapidement parvenus à nous familiariser avec la commande. Cela vaut tant pour les commandes dans l’accoudoir/console droit que pour les options de réglage et de contrôle de l’écran tactile. Nous avons dû chercher un peu le levier de clignotants lors du premier voyage sur la route, celuici étant placé finalement sous le volant, mais du côté droit ! Avec les salutations de l’Angleterre ! Nous avons remarqué également le très bon éclairage de la cabine dans la moitié gauche du toit, illuminant les escaliers même la nuit, ainsi qu’une partie autour du tracteur. Nous avons aussi trouvé pratique la possibilité de régler les projecteurs de travail sur l’écran tactile et de pouvoir ensuite enregistrer ce paramètre. Dans la pratique, nous avons trouvé que la cabine offrait un calme agréable, cette perception subjective étant confirmée par le bruit mesuré par ART : seuls 72 dB (A) étant perçus par l’oreille du conducteur, soit une valeur faible.


F Test | Impression   n VOLLFEDERUNG MIT SCHEIBENBREMSEN UND ABS AN ALLEN 4 RÄDERN (JE NACH VERKAUFSGEBIET).

MOTOR

JCB P-TRONIC-GETRIEBE. Nenndrehzahl

U/min

Résumé (97/68 EG) Bruttoleistung

PS (kW)

Max. Bruttoleistung (97/68 EG)

PS (kW)

Le JCB Fastrac 3230XTRA a beaucoup de PS (kW) qualités de fonctionnement rapide qu’il ne Max. Drehmoment Nm peut pas mettre en valeur en tant que tracMotordrehzahl, max. Drehmoment U/min teur agricole limité à 40 km/h de vitesse Hersteller maximale. Avec une forte proportion de Modell transport, il peut être cependant intéressant Einspritzung de considérer ce véhicule plus en détail. Le Zylinderanzahl moteur a une bonne puissance et s’avère Hubraum cc économe en matière de consommation de Bohrung mm Hub mm carburant, tout en étant très maniable dans la Kühlsystem pratique. Pour la transmission et le châssis, Luftfilter nous avons eu l’impression que ces éléments Ansaugung donnaient au véhicule une grande facilité et que l’ensemble se comportait *Nur verfügbar in den Straßengängen D5 u.de D6.manière efficace, en particulier à vitesses élevées. La boîte de vitesses P-Tronic est bien étagée et dispose de fonctionnalités automatiques FÜLLMENGEN intéressantes. Plusieurs paramètres de la transmission, l’hydraulique, l’éclairage se Kraftstofftank règlent par l’entremise du terminal à écran Hydrauliktank tactile. Nous avons apprécié que ces réglages Harnstoff-Behälter s’effectuent sans devoir aller trop loin dans les masques d’exploitation. L’habitacle est bien ordonné, capable d’accueillir deux adultes confortablement. La vue sur le côté et àHYDRAULIK l’avant reste un peu limitée. En matière de Dreipunkt-Aufhängung: Elektronische Zug-/Lage-/Mischregelung, Senkd suspension et de freinage, le JCB Fastrac für Heben und Senken. 3230XTRA se situe au niveau des camions et Heckkraftheber: 7000 daN Hubkraft, Kategorie l’emporte sur les tracteurs standards. Com- III, Unterlenker Frontkraftheber (optional): Hubkapazität an Fangkupplern – 3500 daN, Ka ment le XTRA se comporte-il dans les prés et Unterlenker Fanghaken. les champs ? Cette question n’amitmalheureuse*(Beide optional mit daN Hubkraft). mentModelle pu trouver de 8000 réponse en raison de conditions de sol humide. Un JCB 3230XTRA avec les caractéristiques du tracteur de test coûte quelque CHF 240 000.– (hors TVA). Transportboost-Bruttoleistung* (97/68 EG)

A

B

G

C

H D

E

F

Dimension/poids Reifen Test de tracteur n° 1979/12 www.traktorentest.ch

STATISCHE ABMESSUNGEN

Poids et dimensions

540/65R34 495/70R24 Avec un poids à vide de 8520 kg, le JCB m 3230XTRA se trouve au niveaumdes tracA Höhe bis Auspuffende 3.21 3.09 teurs comparables tels que le1.47Case IH B Höhe bis Aufbauraum 1.59 Equipement du tracteur testé Puma CVX 230 C Radstand 3.06ou le John Deere 3.06 6210R. – DRelevage La référence à2.01 la puissance nominale du Spurweite et prise de force frontal 1.87 E Gesamtlänge 5.20 – Climatisation moteur par rapport au poids se 5.20 situe aussi Gesamtbreite 2.52 2.37 (52 kg/ – FCompresseur d’air comprimé à un niveau normal de 38 kg/Ch G Bodenfreiheit 0.45 0.33 – Pneus avant : 600/60 R28 kW). En se référant à l’amélioration des H Reifeninnenmaß 1.49 1.38 – Pneus arrière : 710/60 R38 performances du Fastrac avec Boost, la situation s’améliore d’autant. Avec 56 % Dimensions sur l’avant, le 3230XTRA a significativeRADAUFHÄNGUNG Largeur F : ment plus de poids sur l’essieu avant. Le 2540 mm Vorne: Schraubenfeder420 und Stoßdämpfer, mikrozellulare Zwischenfeder. mm poids total autorisé du véhicule s’élève à Garde au sol G : Hinten: Hydropneumatisch mit automatischer Niveauregelung. Voie avant D: 12 000 kg avec 3480 kg de charge utile, 1900 mm Voie arrière D : 1930 mm ce qui constitue des valeurs plutôt basses Hauteur A : 3020 mm dans cette classe. Avec des pneus de 24 ELEKTRIK Empattement C : 3060 mm pouces, le tracteur JCB pourrait aisément BordspannungE : Voltpoids total de 14 000 12 Longueur 5900 mm assumer un kg, d’où Lichtmaschine Ampere 200 Diamètre de braquage sans résulterait une charge utile d’environ Batteriekapazität Ah 2 x 105 traction intégrale 17,5 m 5500 kg.  n Elektrische Verkabelung – serienmäßig gemäß IP67. Diamètre de braquage avec traction intégrale 17,8 m

Poids Poid avant : 4740 kg (56 %) Poids arrière : 3780 kg Poids total : 8520 kg Poids autorisé sur l’essieu avant: 6000 kg Poids autorisé sur l’essieu arrière: 7500 kg Poids total autorisé : 12 000 kg Charge utile : 3480 kg Poids remorquable freiné : 36 845 kg Capacités des réservoirs Carburant : AdBlue : Huile moteur : (intervalle de vidange 500 h) Huile de boîte de vitesses : (intervalle de vidange 1000 h) Huile hydraulique (intervalle de vidange 2000 h) Bruit à l’oreille de conducteur : lors du passage :

400 l 57 l 25 l 47 l 120 l

72,0 dB(A) 85,5 dB(A)

La large cabine offre suffisamment de place pour deux personnes. La visibilité vers l’avant est quelque peu réduite.

5 2013  Technique Agricole

21


n  En savoir plus | Technique

L’image montre un combiné de semis traîné, avec rouleau. En (1), le capteur mesurant la vitesse de rotation du rouleau et, en (2), la mesure de la vitesse d’avancement effective. Le TIM calcule le taux de patinage et utilise le différentiel vitesse d’avancement/ patinage de l’outil pour reporter une partie du poids du rouleau sur le châssis. Tout se fait, bien sûr, automatiquement, sans intervention du conducteur. (Photo : Giesen Lemken)

Tractor Implement Management (TIM) Les équipements agricoles modernes se sont enrichis d’une foule de fonctions qui rendent leur usage de plus en plus complexe. Sont concernés l’attelage tracteuroutils mais aussi les engins automoteurs. Un « Tractor Implement Management » est un système de régulation au sein duquel l’outil attelé gère lui-même certaines fonctions du tracteur. Ruedi Hunger

L’interaction multiple, l’interdépendance même, établies entre l’homme pilote de ses machines et ces dernières, conduisent à un dilemme inévitable, du fait que le flux d’informations (iFlow) entre ces deux « protagonistes » s’intensifie. Dans l’optimum, les systèmes homme-machines sont conçus en tenant compte des capacités et de l’habileté de l’homme à les maîtriser. Mais le flux d’informations auquel est désormais soumis le conducteur du tracteur influence de plus en plus – négativement – son efficacité, son rendement, jusqu’à remettre en cause le plaisir qu’il pourrait retirer de son travail. Cela advient réellement lorsque le conducteur est entouré de multipes interfaces homme-machines (écrans et consoles de commande, par exemple).

Le tracteur, un prestataire de services Autrefois, la médecine du travail et les ergonomes se préoccupaient des infirmités 22

5 2013  Technique Agricole

qui pouvaient résulter de la charge physique et corporelle du travail. Ils doivent aujourd’hui, de plus en plus, se pencher sur le stress provoqué par la surexposition à des sollicitations intellectuelles et mentales. Nombre de constructeurs d’outils de culture et d’engins attelés considèrent que le tracteur n’est qu’un engin asservi aux machines qui le suivent. Cet argument repose sur une évidence : c’est bien derrière le tracteur que s’accomplit le travail proprement dit. De cette réflexion est née l’idée que l’outil qui suit le tracteur doit lui-même assumer une partie de la conduite du véhicule. TIM est l’acronyme de « Tractor Implement Management », littéralement « Gestion du tracteur par l’outil ». Avec un TIM, les outils gèrent en partie le fonctionnement du tracteur, déterminant par exemple sa vitesse de progresssion ou son régime moteur. Voici quelques exemples :

Définitions « iFlow » : flux d’informations constant, voire croissant, entre le conducteur et la machine. « Usability »: aptitude à l’utilisation (parfois appelée « utilisabilité ») d’un système où interagissent homme et machine. On juge le degré d’aptitude à l’utilisation au travers de critères comme l’efficacité, l’efficience, la sécurité, le confort. « Workload » : littéralement la « charge de travail », qui s’entend du point de vue physique, psychique et sous forme de sollicitations diverses. « Over-Flow » : littéralement le « débordement » ou « trop-plein ». On l’emploie, dans le contexte évoqué par cet article, lorsque le conducteur ne parvient plus à traiter la quantité d’informations qui lui est fournie.


Technique | En savoir plus   n

L’exemple de Lemken Grâce à un TIM, on peut adapter, en ligne par internet, le réglage des outils de travail du sol pendant qu’ils tournent sur le champ. L’image ci-dessous illustre le réglage antipatinage pour des outils de travail du sol traînés. Sur certains sols, le rouleau arrière d’une combinaison d’outils peut se soulever hors de terre et se mettre à pousser de la terre devant lui. Ce phénomène de « bulldozer » s’observe surtout dans des sols légers. Il provoque un travail irrégulier du sol et accroît la force de traction nécessaire. Le rappuyage du sol en pâtit massivement. Sur les outils dotés d’un système antipatinage, des capteurs comparent la vitesse de rotation du rouleau avec la vitesse d’avancement. Le taux de patinage de l’outil (rouleau) sert de paramètre pour réguler la pression sur le rouleau : un dispositif hydraulique reporte une partie du poids du rouleau sur l’essieu de l’outil. Dans un autre cas, la profondeur de travail d’une déchaumeuse est régulée en fonction de plusieurs paramètres du sol et de la quantité de résidus de récolte présents sur la surface. L’idée est d’obtenir un travail du sol homogène sur la parcelle, en utilisant un minimun d’énergie, en respectant la terre et en tenant compte de paramètres qui peuvent varier au sein de cette surface.

• Amazone : le semoir monograine EDX eSeed gère lui-même le niveau de puissance du générateur du tracteur qui alimente son système d’entraînement électrique • Grimme : la récolteuse conduit le tracteur, dans la mesure où elle détermine sa vitesse d’avancement et interagit sur les dispositifs hydrauliques • Krone : la presse-enrubanneuse nonstop régule elle-même la vitesse du tracteur en fonction des efforts qu’elle doit fournir

En utilisant le TIM, cette planteuse Grimme dépose les plants à une profondeur constante, en corrigeant l’effet de l’allègement de la trémie et ceux liés aux conditions du sol. Le relevage du tracteur s’adapte automatiquement, sans intervention du conducteur. (Image : Grimme/Lemken)

Taille et densité de la balle, début du liage, balle prête : ces informations sont transmises au conducteur du tracteur qui doit, sur la base de ces données, effectuer jusqu’à 60 interventions par heure sur le fonctionnement du véhicule. Avec un TIM, le système prend en charge ces informations et conduit le tracteur. Son chauffeur reste concentré pour surveiller le déroulement des opérations. (Photo : Horstmann Krone)

• Joskin et Zunhammer : la citerne à lisier John Deere sont « compatibles TIM » (état attelée au tracteur enclenche la prise de en décembre 2012). Les fabricants d’outils sont plus nombreux. Les utilisateurs finaux force et en règle le régime • Lemken : (voir l’explication détaillée) mettent la pression sur les constructeurs • JD + Pöttinger, Fendt + Krone : le parade tracteurs. Le grand défi consiste à faire mètre « vitesse d’avancement du tracteur » se « comprendre » tracteur et outils, qui doivent parler le même langage. En est géré en fonction, à choix, de la taille de matière d’optimisation des combinaisons l’andain, de l’effort sur le rotor, du tapis à tracteur-outils, la technique agricole se chaîne, de la pression sur la paroi antétrouve à la veille d’un « grand bond en rieure ou de la hauteur de chargement. On voit dans ces exemples – qui devraient avant », estime Josef Horstmann (Krone). Il rapidement se multiplier – que le TIM a faudra encore du temps pour parvenir à l’avantage d’alléger substantiellement la une standardisation complète. L’objectif tâche du conducteur. Ce dernier peut se des différents constructeurs est de réaliser concentrer sur d’autres paramètres condiun standard ISOBUS. Un nouveau groupe tionnant la réussite de son travail, pendant de travail de l’AEF s’occupe d’élaborer les normes d’un TIM indépendant des que les outils gèrent eux-mêmes la puisconstructeurs. Pour l’instant, ces derniers sance dont ils ont besoin pour fonctionner sont surtout confrontés aux questions de de manière optimale. Le flux d’informations que doit gérer le pilote est moins sécurité, une problématique fondamentale tendu. Il risque beaucoup moins d’être qui concerne le matériel aussi bien que les utilisateurs.  n submergé par les informations à traiter et il gagne en efficacité, Publicité sans perdre tout plaisir à travailler. Pour Gottfried Giesen (Lemken), la combinaison tracteur-outils est appelée à devenir une entité modulaire capable de travailler sans conducteur. C’est une vision futuriste. Le TIM Roland Moser reste encore cantonné à Agriculteur, Vallon/FR des combinaisons www.revusmz-syngenta.ch isolées. Parmi les constructeurs de tracDe la semence à une récolte réussie. teurs, seuls Fendt et

«Revus MZ protège durablement mes pommes de terre du mildiou.»

89_62_d_f.indd 2

5 2013  Technique Agricole 19.04.13 23 12:31


n  En savoir plus | Technique

Une correction efficace de l’effet du vent sur l’épandage d’engrais Il existe un dispositif pour compenser l’effet du vent lors de l’épandage d’engrais et obtenir une distribution régulière sur le champ. Cette invention est le fruit d’une collaboration entre des scientifiques et l’industrie. L’épandeur doit avoir des disques à entraînement électrique ou hydraulique indépendant. Ruedi Hunger

Plusieurs facteurs influencent la précision des épandeurs centrifuges à deux disques. L’un de ces éléments perturbateurs est le vent, dont le souffle emporte les granulés. Il peut les freiner ou les faire dévier de leur trajectoire. A partir d’une certaine vitesse, l’air perturbe la forme de la nappe d’épandage à un point tel que la répartition sur le champ est trop imprécise. Il est possible de compenser partiellement l’effet du vent en agissant sur les valeurs de réglage de la machine. Cependant ces corrections ne peuvent se faire manuellement. On a donc recours à l’automatisation, qui s’est développée ces dernières années grâce à l’électronique et qui ouvre de nouvelles perspectives.

L’effet du vent Suivant leur trajectoire, les granulés d’engrais peuvent être éjectés à 30, 40 mètres, voire plus loin. Plus cette distance est longue, plus l’action du vent se prolonge. Il saute aux yeux que les engrais légers, finement granulés sont particulièrement sensibles au phénomène. La qualité de l’épandage va donc plus ou moins pâtir de l’effet du vent en fonction de la vitesse et de l’orientation de ce dernier, mais aussi du type d’engrais – léger et fin ou lourd et grossier.

Déterminer l’influence du vent Une collaboration entre des scientifiques et l’industrie a permis d’aboutir à une solution pratique qui rend le problème moins aigu grâce à une optimisation du travail des épandeurs en présence de vent. Amazone a transposé ce concept sur un épandeur traîné à deux disques. Il dispose d’une « station météo », constituée d’un capteur fixé au-dessus des organes d’épandage, qui mesure la vitesse et la direction du vent. Cet anémomètre 24

5 2013  Technique Agricole

doit être positionné assez haut pour que ses mesures ne soient pas perturbées par la présence de l’épandeur ni par celle du tracteur. Le dispositif prend en compte les paramètres marginaux touchant au mouvement de l’air, comme la vitesse réduite de l’air près du sol, en faisant appel à un profil de vent vertical.

Les transpositions pratiques Les valeurs mesurées sont transmises au terminal informatique qui calcule pour chaque disque le débit d’engrais, la vitesse de rotation et le point de chute des granulés sur le disque. En s’appuyant sur des modèles de simulation, on peut prévoir quelle sera l’influence du vent sur la

Avec l’augmentation des largeurs d’épandage, il devient indispensable de prendre en compte les effets du vent, une problématique autrefois négligée. (Photos : Ruedi Hunger/ldd)


Technique | En savoir plus    n

Propriétés de la machine Précision de la répartition Paramètres environnementaux La qualité du travail d’un épandeur centrifuge dépend de ses propriétés intrinsèques et de paramètres environnementaux qui peuvent modifier la nappe d’épandage.

Densité de différents engrais (exemples) 1400

892

1160

885

1031

1018

1050

969

1062

926

831

200

900

400

970

600

778

La « densité apparente » (poids spécifique) varie beaucoup d’une sorte d’engrais à l’autre. Elle influence tant la distance d’éjection que l’effet du vent sur le granulé

800

1085

Densité

1200 Anémomètre 1000

Dispositif de0 correction

nappe d’épandage désirée, représentée en trois dimensions. Les réglages de l’épandeur modifient aussi la nappe d’épandage. En comparant directement les données « force du vent » et « direction du vent » avec les modèles de simulation qu’il a en mémoire, le terminal calcule les réglages à apporter sur l’épandeur pour compenser l’effet éolien. Le principe de base est le suivant : on accélère la vitesse de rotation du disque qui

fait face au vent, et le point d’arrivée de l’engrais et la position de la palette d’éjection sont déportés vers l’extérieur. A l’inverse, le disque qui épand dans la direction du vent est ralenti et sa palette ramenée vers le centre. Ces réglages sont apportés en proportion de la vitesse et de la direction du vent.

positif permettant d’évaluer l’influence du vent sur le fonctionnement des épandeurs centrifuges. Le système établit les corrections nécessaires. Pour cela, il faut que les disques soient pourvus d’un entraînement indépendant, électrique ou hydraulique. Il va de soi que la force du vent ne peut être compensée que dans une fourchette limitée.  n

Résumé : industriels et scientifiques ont développé et lancé sur le marché un dis-

Anémomètre

Dispositif de correction D’une collaboration entre scientifiques et industrie est né un dispositif de correction des effets du vent pour épandeurs centrifuges.

5 2013  Technique Agricole

25


n  En savoir plus | Pratique

Les contraintes vont croissant sur les rampes de 24, 27, 30 voire 36 mètres.

(Photos d’usine)

Observations sur le contrôle des rampes de pulvérisation Les vitesses et les largeurs de travail qu’atteignent les pulvérisateurs actuels soumettent les rampes de traitement et leurs suspensions à de fortes contraintes qui peuvent les faire dévier de leur position. On distingue deux types de mouvements, horizontaux (fouettement) et verticaux (roulis). Ruedi Hunger

Normalement, pour obtenir un recouvrement adéquat des jets et une application homogène de la bouillie, une rampe de pulvérisateur doit se déplacer à une hauteur constante de 50 cm au-dessus de la plantation. Les oscillations de la rampe entraînent une répartition irrégulière de la matière active, incompatible avec la précision que requiert un traitement phytosanitaire à haut précision. Depuis plusieurs années, le « Comité pour une agriculture rationnelle  » (Rationalisierungs-Kuratorium für Landwirtschaft RKL), dont le siège est à Rendsburg (D), organise durant les DLG-Feldtage (Journées aux champs biennales de la Société allemande d’agriculture) une démonstration de pulvérisateurs, qui donne lieu à une analyse critique du comportement de leurs rampes.

Piste hérissée de chicanes Le parcours comporte une piste aller, une piste retour et des courbes. Pour montrer 26

5 2013  Technique Agricole

l’effet provoqué par un obstacle simple, une rigole profonde de 45 cm et large de 60 cm est creusée dans la tournière, en travers du passage de la machine. Le parcours mesure plus de 50 mètres. Il est rendu chaotique par des obstacles tantôt parallèles, tantôt disposés en alternance dans les passages de roues droite et gauche. A l’aller, le pulvérisateur roule avec son dispositif de contrôle de hauteur de rampe déclenché ; les capteurs sont enclenchés pour le parcours retour. Les

vitesses varient de 8 à 12 km/h. Le tableau en dessous montre les notations moyennes obtenues avec douze pulvérisateurs traînés et huit automoteurs. Les rampes des automoteurs font preuve d’un comportement un peu plus stable. Les roues larges et de grand diamètre absorbent mieux les inégalités de terrain.

Effet d’inertie de masse Les visiteurs des DLG-Feldtage ont été surpris de la stabilité avec laquelle les

Notation du comportement des rampes de douze pulvérisateurs traînés

Largeur de travail 32,25 m (Ø des 12 machines)

Oscillation de la rampe 1 = très bon ; 5 = insuffisant oscillation verticale

oscillation horizontale

extérieur

ensemble

3.33

3.16

2.33

Inclinaisons en tournière 3.25

Notation du comportement des rampes des huit pulvérisateurs automoteurs

32,40 m (Ø des 8 machines)

2.5

3.125

2.125

2.70

Echelle de notation de l’amplitude du mouvement horizontal et des oscillations verticales <10 cm = note 1 10-20 cm = note 2 20-40 cm = note 3 40-60 cm = note 4 >60 cm = note 5


Pratique | En savoir plus   n

En collaboration avec

• Oscillations horizontales Des recherches montrent que les oscillations horizontales de la rampe ont une grande influence sur la répartition de la bouillie. Ces « fouettements » d’avant en arrière provoquent localement d’importants sur- ou sous-dosages. Dans le cas d’un épandage d’engrais liquide, ces mouvements pendulaires laissent des traces bien observables plus tard sur la parcelle.

• Oscillations verticales La rampe et ses buses doivent demeurer à une distance constante de la cible du traitement (culture). Chaque mouvement de roulis modifie la largeur de travail des buses, et c’est toute la précision de l’application qui est mise à mal. Les effets de ce phénomène croissent en fonction de la largeur d’épandage, les déviations vers l’extérieur augmentant. Résumé : Les oscillations des rampes de traitement influent sur la qualité de la pulvérisation. L’utilisateur a tout intérêt a bien connaître les points faibles de sa machine. On peut discuter de l’intérêt de tests aussi extrêmes que ceux du RKL. Un pilotage approprié permet de réduire les oscillations de la rampe.  n

Un moment de force précis appliqué à la rampe permet d’en contrôler les oscillations horizontales et verticales, même sur de grandes largeurs de travail.

Naturellement Bien Assuré ...

Compétent en assurances et agriculture.

rampes très larges (jusqu’à 36 m) avançaient au-dessus des cultures  ; l’effet d’inertie de masse n’y est sûrement pas étranger. Mais que se passe-t-il quand les rampes se mettent à osciller ?

its os produ n c e v a ... ent pour spécialm ture! l‘agricul

Pour les familles paysannes !

Agrisano Laurstrasse 10, 5201 Brugg Tél. 056 461 71 11 info@agrisano.ch 5 2013  Technique Agricole 27 www.agrisano.ch


n  En savoir plus | Pratique

Le dispositif de décharge « alpha-motion » de Pöttinger travaille avec deux logs ressorts en acier.

(mäd)

Les dessous de la « coupe flottante » Le bon fonctionnement des dispositifs de décharge des faucheuses constitue l’une des conditions les plus importantes pour récolter du fourrage de bonne qualité de manière économique. Technique Agricole a compilé pour vous les différences les plus importantes entre les systèmes. Ruedi Burkhalter Bientôt, la campagne sentira l’herbe fraîchement fauchée. De faibles coûts de récolte et une qualité du fourrage élevée sont deux facteurs très importants du succès de la production de fourrage. Pour atteindre ces deux objectifs, une faucheuse devrait être en mesure d’assurer une « coupe flottante », même à des vitesses élevées. Cela signifie que pendant tout le processus, l’essentiel du poids de la machine ne doit pas reposer sur les patins, mais sur les roues du tracteur. Seuls 50 à 100 kg du poids d’une faucheuse de 3 mètres de largeur de travail devraient appuyer sur le sol par la barre de coupe dans l’idéal. 28

5 2013  Technique Agricole

Une aussi petite pression présente de nombreux avantages : • faibles besoins de puissance pour pousser ou tirer la faucheuse au sol entraînant une consommation de carburant inférieure ; • usure moindre des patins de la barre de coupe impliquant une durée de vie plus longue et des coûts globalement inférieurs ; • hauteur de coupe constante même avec un sol mou et inégal ; • contraintes et dommages limités sur le gazon ; • moindre accumulation de terre et donc réduction de la contamination du fourrage ;

• dégâts directs sur le sol moins importants en passant au-dessus d’une irrégularité ; • selon le système, la probabilité de dégâts en rencontrant un obstacle (borne, racine) est moindre qu’avec une pression de contact élevée.

90 % du poids sur les roues du tracteur Les constructeurs de machines agricoles ont mis en place différentes stratégies pour que les dispositifs de décompression transfèrent environ 90 à 95 % du poids sur le tracteur. Alors que certains constructeurs utilisent de plus en plus les


Pratique | En savoir plus   n

systèmes de régulation de pression hydrauliques, d’autres s’en passent et se concentrent sur l’amélioration de dispositifs plus simples, sans entretien et munis de ressorts en acier. Une pression de contact faible et constante est techniqueLeLy spLendimo ment difficile à assurer surtout quand terrain vallonné et vitesse élevée sont cumulés. La barre de coupe risque de se lever par l’effet d’inertie suite au franchissement d’une crête avec une faible pression au sol, avec en corollaire une « coupe brosse » trop haute. Un système de décompression fonctionne correctement quand il réagit rapidement aux variations de charge, de sorte que la barre de coupe suive bien le terrain. A cet égard, la géométrie de l’attache de la barre de coupe, et donc de la liberté de mouvement aussi bien longitudinalement que transversalement par rapport au sens de déplacement, s’avère aussi d’une importance décisive.

Cette faucheuse frontale Fella a les mêmes suspensions que les tractées. typetype(Fell’image).

Les cylindres de décharge sont montés ici entre la machine et le tracteur.

Plusieurs accumulateurs réagissent plus vite qu’un gros selon Claas.

Les forces latérales sont absorbées par le guide avec le DuoGrip de Krone.

Les faucheuses frontales de Claas ont un point de rotation (rouge) près du sol.

La tension des ressorts de cette faucheuse Krone se règle de façon hydraulique.

avec des ressorts seuls, la pression de contact et la tension du ressort peuvent généralement être modifiées dans la position de transport, en déplaçant des goujons, en modifiant la longueur des chaînes ou par rotation d’un boulon. En revanche, certains systèmes hydrauliques permettent d’ajuster la pression de contact à partir de la cabine tout en travaillant. De plus en plus de dispositifs combinant les avantages des deux systèmes arrivent sur le marché : la tension du ressort est changée au moyen d’un vérin hydraulique pendant la conduite.

loin de l’essieu avant et les mouvements de tangage du véhicule doivent être compensés. Les systèmes de décompression installés sur le tracteur présentent deux avantages principaux  : ils peuvent être montés avec tout outil frontal (faucheuse, chasse-neige, décolleteuse à betterave, andaineur à bande). Ils sont particulièrement adaptés à la mécanisation de montagne parce qu’utilisables avec une machine frontale de construction plus légère. Leur gros inconvénient est dû au fait que les faucheuses ainsi poussées présentent un plus grand risque de dommages causés par des collisions que les machines tractées à suspension qui peuvent, au moins en théorie, les réduire voire les éviter en esquivant l’obstacle vers l’arrière ou en le franchissant. La faucheuse peut être utilisée avec n’importe quel tracteur si les dispositifs de compression y sont bien intégrés et si la cinématique y est bien coordonnée, ce qui constitue un avantage pour l’utilisation en commun.

Mécanique ou hydraulique On peut distinguer dans un premier temps des systèmes de décharge mécaniques et hydrauliques. En cas de travail

Au tracteur ou à la faucheuse ?

Les faucheuses frontales Splendimo F/FC de Lely ont un lamier avec une suspension tractée, ce qui facilite évitement des obstacles vers le haut.

Parmi les systèmes hydrauliques des faucheuses frontales, certains agissent par le relevage frontal du tracteur, d’autres par l’entremise de l’attelage de la faucheuse. On exige une plus grande liberté de mouvement avec une faucheuse frontale qu’avec une faucheuse arrière parce que la barre de coupe se situe relativement

5 2013  Technique Agricole

29


n  En savoir plus | Pratique

Le relevage du tracteur reste dans la même position sur les ondulations du terrain avec les faucheuses frontales munies de suspensions guidées (Active Lift).

Trois types de systèmes hydrauliques Techniquement, l’on distingue différents stades de développement des systèmes hydrauliques. Dans la variante la plus simple, un (ou plusieurs) réservoir d’azote fonctionne comme un ressort qui est « tendu » par le conducteur à la pression désirée. Une fois la pression désirée sélectionnée, un clapet de retenue se ferme, et le système reste dans cette position pendant le travail. Comme le conducteur ne peut pas corriger la pression à chaque bosse, ce système requiert des compromis en terrain accidenté : soit l’on augmente la pression de contact en admettant une usure accrue, soit la faucheuse peut se soulever au passage d’une bosse. Au niveau intermédiaire, le dispositif de mémorisation assiste le système de décompression. Lorsque le système détecte une variation de pression, il peut soit laisser s’échapper de l’huile par une soupape, soit rajouter de l’huile en fonction des indications de la mémoire du système. Celle-ci est actionnée à chaque levage de la faucheuse ou de manière automatique par une commande électronique du système hydraulique du tracteur selon les besoins. Enfin, à l’échelon supérieur, on renonce entièrement à la mémoire et réalise les corrections nécessaires de pression avec un débit d’huile constant du tracteur ou du système hydraulique (voir encadré page 27).

Exigence de rapidité de réaction Le plus grand défi avec les systèmes hydrauliques est leur vitesse de réaction. Une certaine quantité d’huile doit se déplacer à travers le système lors d’une 30

5 2013  Technique Agricole

modification du relief. Pour que cela se produise rapidement, il ne faut pas sélectionner des diamètres de tuyaux trop petits. Cependant, même de gros tuyaux sont susceptibles d’entraîner des réactions du système hydraulique plus lentes que les ressorts mécaniques.

Systèmes dans la pratique Fella prévoit des attelages pendulaires classiques pour ses faucheuses frontales. Elles disposent de ressorts de traction précontraints entre le tracteur et la faucheuse. Le réglage de l’allégement se fait en changeant la longueur du ressort précontraint en position de travail. En option, il existe des systèmes de décompression hydrauliques côté machine, avec vérins de traction et accumulateurs à membrane. La pression de décharge est réglée par l’hydraulique du tracteur, puis le système verrouillé. La décharge des faucheuses frontales Fella munies d’un attelage directeur est réalisée par des ressorts, ce qui soulage la faucheuse et la guide parallèlement au sol. Le soulagement de la faucheuse arrière SM 210-270 se fait par un ou deux ressorts de traction qui se tendent lorsque le dispositif de fauche s’abaisse. La tension des ressorts peut être prédéfinie en position transport. Trois ressorts de traction sont précontraints par un vérin hydraulique pour les grandes largeurs (SM320 + 350). Les systèmes hydrauliques complexes des modèles SM310/911/991 TL (Turbolift) contrôlent la pression résiduelle prédéfinie dans le cylindre de retenue (décharge en série) lors de la descente. La pression de décharge est redéfinie à chaque abaissement de la position de transport ou en bout de champ. Toute fuite d’huile ou

tout changement de pression dus à la température de l’huile peuvent de ce fait être compensés. La pression de refoulement peut être augmentée à partir du tracteur pendant le travail, par exemple, si des endroits humides ou insuffisamment résistants doivent être traversés. Chaque unité de coupe de la faucheuse papillon est soulagée par un bloc de commande TL séparé. Chez Fella, les deux vérins de levage sont reliés chacun au bloc de commande par un tuyau hydraulique séparé. Ainsi, le système peut réagir aux bosses, même avec une vitesse de travail élevée.

Plan de montage HVG1010-12V recommandé pour systèmes hydrauliques OC et LS avec vérin double effet B

C

ave F

A

C*

D*

* position flottante

Interrupteur inductif

A

B

C

D*

Y2

min. DN10 longueur max. 2 m

③ P

Y1

Relevage hydraulique

D

A

T

A

P

Indication: Pour la commande Canbus un signal ON-OFF doit être disponible en position flottante.

Pour l'option de recharge automatique voir la page de droite

Compensation hydraulique de la charge pour relevage frontal de Paul Forrer SA. Composition du kit Compensation hydraulique de la charge pour relevage frontal sans options.


Pratique | En savoir plus   n

Claas fournit, pour la décharge de ses faucheuses, un système à ressorts ou hydraulique « Active Float ». L’adaptation aux conditions de terrain (sol, l’humidité, fourrage...) de ce dernier est possible en permanence depuis la cabine grâce à une unité de commande à simple effet. La plage de pression recommandée s’affiche sur un manomètre dans la cabine. Le système Active Float de Claas a la particularité de compter plusieurs petits réservoirs tampons, car ceux-ci réagissent plus vite qu’un seul grand réservoir. Claas si-

Vicon/Kverneland a déplacé les ressorts vers l’extérieur pour davantage de stabilité.

Cette faucheuse frontale Kuhn est équipée d’une suspension tractée.

John Deere installe sur ses faucheuses arrière des systèmes hydrauliques.

Polytrac : la faucheuse s’incline de manière optimale dans le sens de déplacement.

gnale que la pression d’appui de ce système ne varie que de 20 à 30 kg, à la différence des systèmes à ressorts normaux où la pression de contact fluctue beaucoup plus selon le profil du sol (voir les résultats officiels du test DLG 2010). La suspension des faucheuses frontales Claas, inégalable, dispose, pour l’adaptation dans la direction de déplacement, d’un point de pivotement assurant que la barre de coupe repose toujours parallèlement au sol. Krone livre également des dispositifs de décompression munis de ressorts et des systèmes hydropneumatiques avec des capsules d’azote. Il se focalise pourtant de plus en plus sur le déchargement à ressorts pour les raisons suivantes : « Les systèmes de soulagement à ressorts réagissent rapidement et de manière fiable parce que l’hystérésis (effet retard) ne se produit pas avec eux. C’est pourquoi leurs résultats sont très bons sur un terrain vallonné. En outre, ils agissent de façon fiable avec une grande décompression sur les aspérités du sol. En comparaison, les capsules d’azote gardent un volume et une décompression limités. » Les ressorts se tendent lors de l’abaissement de la machine en position de travail. En position redressée en bout de champ, ils sont libres et peuvent être ajustés facilement en utilisant un dispositif de réglage perforé et des goujons. Krone cumule les avantages de l’allégement à ressorts à ceux du réglage variable des systèmes hydropneumatiques avec la précontrainte hydraulique des ressorts. De plus, il propose en option un réglage hydraulique de la précontrainte du ressort variable en continu réglable pendant la conduite. Un bloc de verrouillage empêche le reflux de l’huile vers le tracteur et la diminution progressive et non détectée de la pression de soulagement. Cela élimine la nécessité d’un robinet. Krone construit ses faucheuses frontales selon le système de poussée. Ainsi, la faucheuse est plus près du tracteur, et le nombre de pièces mobiles, sensibles à l’usure, est réduit. Krone propose une autre particularité avec son attache de la faucheuse arrière: Il s’agit du principe « DuoGrip ». La faucheuse est suspendue par une sphère et guidée par deux bras situés sur les côtés extérieurs. Ainsi, les contraintes latérales sont absorbées en toute sécurité, et la faucheuse peut suivre n’importe quel terrain avec la rotation sur la sphère contrôlée et les mouvements du bras. Le poids est fortement réduit avec ce type de suspension. Krone propose le disposi-

tif de régulation de pression hydraulique « Combi Float » pour la faucheuse arrière à combinaison triple EasyCut B 1000 CV. Une pression de contact constante sur la faucheuse est réalisée sur sol inégal avec ce système hydropneumatique par l’intermédiaire du cylindre de la flèche. Un système d’aller-retour permanent côté tracteur est indispensable. En cas d’augmentation de la pression dans le système, l’huile excédentaire retourne au tracteur. A contrario, lorsque la pression chute, un flux d’huile passe du tracteur au système afin de régler la pression à la valeur constante spécifiée. Le réglage de la pression de contact se réalise par l’intermédiaire du terminal de commande. Lely possède deux différents systèmes de décharge. Les modèles Splendimo classiques sont dotées d’un dispositif avec un ressort de traction, tandis que les séries Splendimo M et MC sont équipées d’une décharge de pression au sol hydropneumatique intégrée. La tension des ressorts du système mécanique n’est pas réglable, mais la pression au sol peut être modifiée par la hauteur de la tourelle d’attelage, ce qui rend possible la régulation de la longueur et de la tension des ressorts de traction. La pression de contact des séries Splendimo M et MC est déterminée par la pression hydraulique dans le système, celle-ci se réglant en continu. Lorsque la barre de coupe exerce une trop grande résistance sur le sol, elle est poussée vers l’arrière et tirée vers le haut par le parallélogramme. Ainsi, la pression au sol se réduit automatiquement. Le déplacement presque vertical de la barre de coupe et la hauteur de coupe maintenue aussi constamment que possible en résultant constituent, aux dires de Lely, une particularité des systèmes de décharge des faucheuses Splendimo. Pöttinger emploie également des systèmes mécaniques et hydrauliques. Pöttinger estime qu’en général, la décharge hydraulique fixée à l’avant est trop lente parce la faucheuse précède de beaucoup l’essieu du tracteur. La situation est différente avec la faucheuse arrière, peu éloignée de l’essieu du tracteur, située en outre derrière l’essieu qui la guide. Par conséquent, Pöttinger dote les faucheuses avant d’un système « alpha-motion », une décharge à ressort intégrée, qui fonctionne indépendamment du relevage du tracteur et ne soulage que le bâti de support de l’unité de coupe. Dans le cas des faucheuses arrière, Pöttinger opte 5 2013  Technique Agricole

31


n  En savoir plus | Pratique

pour un système hydraulique fermé alimenté par le tracteur, mais fonctionnant ensuite comme un système indépendant. Les capsules d’azote servent d’accumulateur. En théorie cependant, un lien permanent entre le dispositif de décharge et le tracteur peut aussi être choisi, de telle sorte que la décharge reste constamment contrôlée et ajustée. Les nouvelles faucheuses arrière Novacat disposent d’un cylindre de décharge et d’un cylindre de levage séparés. Cela présente le grand avantage que la décharge est toujours indépendante de la position particulière de la faucheuse. En cas de collision, l’huile

Régulation d’usine de la décharge hydraulique Fendt est le seul constructeur de tracteurs à proposer une régulation de pression RPC (Pressure Relief Control) installée à l’usine. Ce système a été développé par des spécialistes de l’hydraulique de Rexroth et distingué à Agritechnica 2011 par une médaille d’argent. La régulation RPC fonctionne automatiquement et est intégrée au relevage frontal du tracteur. Une soupape de décharge de pression proportionnelle à la commande électrique est ajoutée au circuit hydraulique du relevage frontal. Le système hydraulique du tracteur l’alimente automatiquement avec un débit d’huile constant de 10 l/min. Le dispositif de dépression ne nécessite pas de calibration, d’accumulateurs ou de capteurs de pression supplémentaires. Il s’agit donc d’une unité de régulation compacte et économique. Ses principales composantes sont la souLa pression de décharge est pape et le capteur de position. régulée à tout moment Celui-ci détecte les bosses par depuis le terminal du surveillance dynamique. Le tracteur. conducteur détermine le réglage correct de la pression de contact désirée confortablement, tout en conduisant, au moyen d’un élément de commande intégré dans le terminal de la cabine. Le système peut être adapté à tout moment en augmentation ou diminution, puis remis au point de départ selon les vœux du conducteur. Fendt installe le dispositif RPC depuis 2011 sur demande dans le relevage frontal confort des tracteurs Fendt de la série 700 Vario SCR. Depuis peu, il peut être aménagé sur la série 500 Vario SCR (seulement version PRO et relevage frontal confort).

Votre tracteur n‘a jamais été si efficient LCS est une percée dans les systèmes de commande des chargeurs frontaux. Informez-vous! www.speriwa.ch        

BETRIEBSSICHER – ZUVERLÄSSIG – WIRTSCHAFTLICH

2 2 01

M A 005 R A / Stand B G A 3.2

Doppelwirkende, liegende Ölbad-Zweikolbenpumpe, Baureihe Typ H-303-0 SG2

le

Hal

Les composantes principales du système RPC de Fend sont la soupape et le capteur de position.

32

5 2013  Technique Agricole

9 0 0 1 - 20 0

08

IS

O

Hans Meier AG Tel. ++41 (0)62 756 44 77 CH-4246 Altishofen Fax ++41 (0)62 756 43 60 www.meierag.ch info@meierag.ch


Pratique | En savoir plus   n

Kverneland mise également pour ses combinaisons papillon sur de longs ressorts d’acier. Ils sont suspendus à un bras d’assistance où la précontrainte peut être réglée.

servant au maintien de la faucheuse arrière se déplace et retourne au tracteur. Cela a pour effet d’augmenter le degré de soulagement de la faucheuse lors de la rencontre d’un obstacle. Kuhn et John Deere: Les systèmes de décompression des faucheuses Kuhn et John Deere sont identiques quant à leur construction et offrent à la fois une décharge à ressort et des systèmes hydrauliques. Des systèmes de décharge sont intégrés dans les faucheuses avant ou placés entre elles et le tracteur. L’accumulateur des systèmes hydrauliques (Lift Control) est chargé par l’ouverture brève d’un robinet d’arrêt en augmentant ou en abaissant la pression à partir du tracteur. Le robinet d’arrêt est fermé après ajustement et le raccord libre d’opérer avec autre fonction de la machine. Les systèmes hydrauliques ont l’avantage, selon Kuhn, d’apporter plus de décharge avec moins d’espace, tout en étant plus facilement ajustables que les grands ressorts. Les systèmes de décharge à ressort pourraient bien sûr réagir plus vite. Kuhn cherche à développer des systèmes maintenant une décharge aussi constante que possible, au moyen de longs ressorts avec des courbes plates ou d’accumulateurs hydrauliques de grande dimension. Le support des machines «  Lift Control  » dévie légèrement vers l’arrière avec la croissance de la résistance, ce qui soulage d’autant le dispositif. S’il rencontre une résistance extrême, le cadre se replie d’environ 25° vers l’arrière pour franchir l’obstacle. Kuhn souligne que la puissance

requise pour pousser ou tirer les faucheuses à tambours est plus basse, car il s’agit de tambours libres et non d’un cadre rigide. Kverneland/Vicon, pour terminer, s’appuie sur des dispositifs de décharge mécaniques avec ressorts en acier pour ses faucheuses, telle la faucheuse frontale Taarup 3632 FT. La suspension Active Lift permet un ajustement de 250 mm vers le bas et de 450 mm vers le haut, tout en servant de système d’engagement à deux paliers. Les deux gros ressorts de suspension ont été placés davantage vers l’extérieur pour une meilleure stabilité latérale. Les deux faucheuses arrière de la combinaison Papillon 5090 MT avec suspension à pivot centrale sont également équipées de deux ressorts particulièrement longs et résistants qui transfèrent le poids sur un bras d’équilibrage spécial. Ce n’est qu’un petit nombre de faucheuses, ainsi la 9132MT que Kverneland dote de suspensions hydrauliques. La pression de contact peut être réglée avec un levier en continu. Les systèmes de décharge Vicon sont identiques à ceux de Kverneland.

Cas spécial mécanisation de montagne Certaines caractéristiques de la mécanisation de la montagne méritent encore mention. Ainsi que nous l’avons vu, la plupart des systèmes utilisés sont à décharge hydraulique latérale. Plusieurs constructeurs tels Paul Forrer AG ou Hydrac offrent des kits avec différents stades de développement.

Le système de décharge hydraulique « Polytrac » de New Holland, développé et installé par Studer AG Lyssach, constitue un cas particulier. Caractéristique de ce système à commande électronique : il comporte non seulement un, mais deux accumulateurs de décharge de pression avec des pressions de charge différentes qui font face à des machines de poids différent. Unique dans son genre sur le marché, il s’avère sûr avec une pression de refoulement inférieure à 50 bar. Il est donc capable de soulager un andaineur à bandes et de le conduire de manière fiable le long des bords de champs irréguliers. Burger AG, Reutigen construit aussi un système de décharge hydraulique atypique, adressé spécifiquement à l’agriculture de montagne, sur lequel l’opérateur peut sélectionner deux modes de fonctionnement : dans des conditions simples, la décharge se fait au moyen d’un système avec accumulateur de décharge et de système (système Paul Forrer). Dans des conditions spécialement difficiles (ondulations), on peut sélectionner le mode « contre-pression en continu » par lequel le système hydraulique du tracteur maintient l’allégement de la pression, même avec de fortes variations du terrain. Dans ce mode, le système est ouvert et relié au système hydraulique du tracteur, de sorte qu’il requiert un débit d’huile constant de 6 l/min qui est ramifié avec un distributeur proportionnel.  n

5 2013  Technique Agricole

33


n  Management

Nadja (sur la photo) et David Deplazes ont utilisé « Paracalc » comme aide à la décision pour leur projet de trekking avec des lamas. (Photo : mäd)

Rentabiliser des activités apparentées à l’agriculture Avant d’investir dans des projets para-agricoles, l’exploitant doit se mettre dans la peau de l’entrepreneur et effectuer un calcul de rentabilité économique. « Paracalc », un logiciel universel sous forme de fichier Excel lui est un précieux soutien. Hansjörg Meier* Les projets visant à augmenter la valeur ajoutée dans les secteurs para-agricoles en complément de la production agricole de base prennent toujours plus d’importance pour de nombreuses exploitations agricoles. Ces projets ont en commun qu’ils sont tous rattachés à une exploitation agricole existante. Ils utilisent certains éléments de l’infrastructure économique existante et nécessitent en général des investissements supplémentaires qui leur sont spécifiques. Souvent différents niveaux de la valeur ajoutée sont concernés, de plus le projet peut comprendre plusieurs produits ou services. Ces projets ont du

* Hansjörg Meier travaille comme collaborateur dans l’équipe « Exploitation, famille, diversification » d’Agridea Lindau (ZH).

34

5 2013  Technique Agricole

sens lorsqu’ils apportent plaisir et satisfaction à ceux et celles qui les lancent et qu’ils sont rentables et relativement faciles à intégrer dans l’exploitation existante.

Tester la rentabilité d’un projet Un calcul économique est un important élément de planification, qui permet d’estimer avant le lancement du projet les possibilités de revenus et de rentabilité et qui peut servir à convaincre un éventuel partenaire ou sponsor que le projet en question a de réelles chances de succès financier. Quelques exemples : «  Nous voulons devenir un important fournisseur de bois de cheminée dans les nouveaux quartiers de la ville voisine », explique un jeune agriculteur qui réfléchit à l’acquisition d’un combiné scie-fendeuse pour la mise en forme de bois de cheminée.

« Nous voulons proposer un hébergement avec petit-déjeuner pour des classes d‘école, des associations ou des familles », confie une paysanne qui aimerait aussi tirer un revenu de son travail. Pour un contrôle d’un projet déjà existant, il peut être intéressant d’effectuer un calcul rétrospectif pour établir la rentabilité actuelle et créer des bases de décision en vue d’adaptations et d’améliorations ciblées.

Clarifier l’aspect économique de leur projet Pour clarifier l’aspect économique de leur projet, les paysans et paysannes font de plus en plus appel au logiciel « Paracalc » d’Agridea (voir l’encadré). Le logiciel met à disposition des mécanismes préstructurés qui se sont avérés très utiles. Il ne contient pas de données, vu que chaque


Management   n

« ‹ Paracalc › ne perd aucune grandeur de planification » Dominik Senn Les paysans bio Nadia et David DeplazesCathomen tiennent une petite exploitation de vaches allaitantes à Reits, un hameau qui fait partie de Surrein à 900 m. d’altitude, ceci selon les directives bio. Une stabulation libre offre de la place pour 25 vaches allaitantes et un taureau. Plus de la moitié du fourrage est stocké en silo plat, dans lequel les vaches et les veaux viennent se servir jour et nuit. En 2002, ils ont fondé Lamaventura et se sont spécialisés dans le trekking avec des lamas. Ils proposent également d’autres choses : dormir sur la paille, vacances, brunch et apéro, l’école à la ferme et la vente directe de leurs propres produits agricoles.

projet comporte des données différentes qui doivent être choisies et relevées par la ou les personnes qui travaillent déjà sur le projet ou qui le planifient. « Paracalc » permet de calculer les indices financiers suivants : • la marge brute du projet et des différents produits, si souhaité ; • le revenu du travail horaire et total ; • le profit calculé ; • le prix de vente minimal pour les différents produits ; • le point d’équilibre soit la quantité par produit ; • la durée d’amortissement des investissements du projet.

« Conduite écologique de l’exploitation, valeur ajoutée régionale et responsabilité sociale, tels sont nos principes » nous expliquent-ils. Dans le cadre d’une offre de conseil agricole, ils ont découvert le logiciel Paracalc d’Agridea et l’ont utilisé comme aide à la décision lorsqu’ils se sont préparés à la détention des lamas pour trekking. « L’utilité du logiciel réside à mon avis avant tout dans la liste des points et valeurs de planification qu’il permet d’établir. On est obligé de réfléchir à tous ces éléments et d’en tenir compte. Ainsi rien n’est perdu. » David Deplazes apprécie aussi la répartition en coûts imputables aux produits, aux charges de travail, aux investissements, au développement et aux variantes de projet. « Ceci me permet de calculer chaque secteur individuellement et

Réfléchir aux variantes et comparer « Devons-nous livrer le bois de cheminée directement chez le client ? »ou « Quelle sera la rentabilité si nous modifions les prix de notre offre ? » Les résultats des différentes variantes peuvent être représentés clairement dans un tableau, par une fonction d’importation automatique.

Les étapes de développement La paysanne de l’exemple d’agrotourisme part de l’idée, qu’une fois son nouveau projet lancé, il faudra quelques années pour atteindre une mise en valeur complète des possibilités. C’est pourquoi elle utilise « Paracalc » pour calculer les flux

d’obtenir une meilleure vue d’ensemble. Le tableau « Résultats » (voir exemple en résumé) résume les différents secteurs et permet de relever les grandeurs importantes du projet comme le salaire horaire et la durée d’amortissement. » En 2005, ils ont fondé la société coopérative Amarenda avec sept autres exploitants agricoles de la commune de Sumvitg. Leur objectif est de faire de leur commune ou village une région intéressante pour un tourisme proche de la nature qui combine adéquatement agriculture, tourisme, écologie et culture. Les hôtes et touristes doivent ainsi faire connaissance avec la production écologique de produits indigènes de haute qualité (en savoir plus : www.amarenda.ch).

de liquidités qui résulteront du développement supposé du chiffre d’affaires et du financement individuel de son projet. Grâce à ce plan financier, elle peut prévoir le développement des liquidités pendant cinq ans. Conclusion : Les exploitations agricoles demandent toujours plus de décisions entrepreneuriales pour lesquelles la rentabilité a une très grande importance. Dès que ces projets exigent davantage qu’un calcul des prix des machines, « Paracalc » offre un important soutien pour le calcul général des projets en question.  n

www.rohrer-marti.ch | mail@rohrer-marti.ch

Siège principal Rohrer-Marti AG Industriestrasse 53 3052 Zollikofen Tél. +41 31 910 30 40 Fax +41 31 910 30 41

Succursale Rohrer-Marti SA Route de Cossonay 18 1040 Echallens Tél. +41 21 881 20 07 Fax +41 21 881 20 32

5 2013  Technique Agricole

35


n  Plate-forme | Contexte

En phase d’expansion Ces derniers temps, les plans d’expansion de Kubota ont alimenté les discussions. En reprenant Kverneland, il y a un an, le constructeur japonais a montré qu’il était en mesure de donner suite aux prévisions. Technique Agricole est allée s’enquérir chez Kubota Europe de la stratégie et des intentions du groupe. Roger Stirnimann En Europe, Kubota est surtout connu Technique Agricole : Pouvez-vous nous pour ses minipelles et ses tracteurs comdécrire Kubota en quelques mots ? munaux. Depuis quelques années, les JaDai Watanabe : Lors de son exercice 2011/2012 (du 1.4.2011 au 31.03.2012), ponais proposent aussi des tracteurs Kubota a de nouveau dépassé les agricoles (60 chevaux et plus). Cette palette s’étend désormais jusqu’à 140 che1000 milliards de yen de chiffre d’affaires, vaux, avec l’arrivée, l’an dernier du soit environ 8 milliards d’euros, en hausse M135GX. Kubota ne devrait pas s’arrêter de 8 % par rapport à l’exercice précédent. en si bon chemin et n’hésitera pas, si Principal pôle d’activités, la division l’occasion se présente, à consolider sa « Machines agricoles et industrielles » y a contribué pour 70,8 %. Elle comprend les position en acquérant un fabricant eurotracteurs, les moteurs et les machines de péen de tracteurs pour élargir son offre chantier. Chacun de ces secteurs englobe et asseoir sa position sur le marché. Kubota a déjà surpris son monde, début un tiers environ. Deuxième pilier, le pôle 2012, en reprenant le fabricant norvégien d’outils de cultures Kverneland. D’un côté un constructeur de tracteurs jusqu’à 140 chevaux, de l’autre un fabricant d’outils de grandes cultures qui propose aussi du matériel pour les très grandes surfaces, comprenant des charrues jusqu’à 14 socs. Voilà deux entités qui ne semblent pas a priori les mieux assorties. Technique Agricole a donc rencontré les responsables de Kubota Europe, son président Dai Watanabe en tête, pour s’enquérir de la stratégie et de la vision du constructeur japonais en matière de technique agricole. Participaient aussi à cette réunion Hervé Gérard-Biard (directeur général du secteur tracteurs), Kazuki Iwai (coordinateur Japon/Europe), Thomas Pelikan (coordinateur export, y compris pour la Suisse) ainsi que Roland et Kurt Bachmann de Ad. Bachmann SA à Tägerschen (TG), importateur pour la Suisse. Dai Watanabe, président de Kubota Europe. 36

5 2013  Technique Agricole

Dai Watanabe : « Nous voulons, dans dix ans au plus tard, être dans le trio de tête des marques de tracteurs en Europe ». « Eaux et ingénierie environnementale » (tuyaux métalliques et synthétiques, pompes, vannes, stations d’épuration) représente 19,7 % des ventes, suivi, avec 6,4 %, de la division « Infrastructures générales » (pièces en fonte pour l’industrie, tuyauteries en acier soudé, installations de climatisation et d’automation). Kubota dispose de dix usines au Japon, trois en Amérique du Nord, deux en Europe (Kverneland compris) et 13 en Asie/Océanie. Kubota emploie 29 000 collaborateurs dans le monde. L’entreprise a été fondée au Japon voici 123 ans. En 2012, Kubota a repris Kverneland, fabricant norvégien d’outils pour les cultures. Qu’est-ce que cette acquisition représente en termes de chiffre d’affaires, d’effectifs et d’usines ? Dai Watanabe : La reprise de Kverneland s’est faite au premier trimestre 2012, si bien que les chiffres cités ne comprennent pas encore ceux de cette entité. En 2011, Kverneland a vendu pour 450 millions d’euros. Elle emploie 2100 collaborateurs dans sept usines et ses centres de distribution. Ce chiffre d’affaires et ces effectifs seront intégrés pour


Un cercle de machine mise sur « Striger » Les résultats positifs des essais menés l’année dernière ont convaincu le Cercle de machines de Kirchlindach (BE) d’acquérir un outil de préparation strip-till « Striger » de Kuhn. « Le travail en bande était pour nous quelque chose de nouveau », explique Peter Hubacher, vice-président du Cercle de machines de Kirchlindach. Après avoir constaté les résultats positifs et les nombreux avantages de ce système sur des parcelles d’essais, les responsables du Cercle de machines sont convaincus que le strip-till gagnera en importance ces prochaines années. Le Cercle de machines de Kirchlindach regroupe 66 agriculteurs innovants. Selon Peter Hubacher, le « Striger » devrait travailler une surface de 50 ha cette année. Comme l’année dernière, la machine sera utilisée pour la préparation du lit de semence de betteraves sucrières, de tournesols et de maïs. De plus, ils envisagent de l’utiliser cet été pour la préparation du lit de semence de colza. Protection contre l’érosion, réduction de la consommation de diesel, améliora-

tion du régime hydrique du sol, réchauffement du sol plus rapide et débit de chantier important sont les avantages du strip-till par rapport aux techniques conventionnelles. Le « Striger » constitue une base idéale pour la mise en œuvre des exigences liées à la préservation des ressources prévue entre autres dans la nouvelle politique agricole 20142017. Cette machine permettra de participer aux différents programmes prévus dans ce domaine. « Ce qui a motivé notre décision d’achat, c’est que le ‹ Striger › nous permet de réduire nos frais, tout en obtenant des rendements au moins aussi élevés – les essais que nous avons conduits l’année dernière nous ont prouvé que cela était possible. » Dans les faits, le strip-till dispose d’un important potentiel dans les zones de grandes cultures de Suisse. Le « Striger » de Kuhn est disponible en version 4 à 12 rangs, pour des interlignes de 45 à 80 cm. Ces machines sont équipées d’une sécurité non-stop hydraulique qui apporte un confort d’utilisation maximal aux agriculteurs et entrepreneurs.

Kuhn Center Schweiz Bucher Landtechnik Murzelenstrasse 80 8166 Niederweningen Tél.: 044 857 28 00 Fax : 044 857 28 08 E-mail : kuhncenterschweiz@ bucherlandtechnik.ch www.kuhncenterschweiz.ch

OS SUR

PLUS

D'INF

us d fos su 'in

r

Pl

omfortable

MERLO chargeurs télescopiques sont utilisables universellement – dans chaque MERLO se trouve 50 ans d‘expérience. • Capacités de levage de 2,5 à 12,0 tonnes • Hauteur de levage de 6 à 30 mètres • Haute capacité de remorquage • Homologation tracteur agricole 40 km/h • MERLO Multifarmer avec relevage hydraulique et prise de force à l‘arrière

Vos partenaires MERLO:

issant – c u p – le ib x Fle

Pahud Jean & Bernard Sàrl, 1041 Poliez-Pittet VD l Agriléman SA, 1252 Meinier GE l Tracto-Jardin Sàrl, 1267 Vich VD Agri Dubey SA, 1530 Payerne FR l Zwahlen Hans-Rudolf SA, 1797 Münchenwiler FR l Ries Sàrl, 1868 Collombey VS Chappot SA, 1906 Charrat VS l Balmer & Fils SA, 2043 Boudevilliers NE l M. Chapatte SA, 2824 Vicques JU

Importateur: W. Mahler AGStrassenunterhaltsl Technique forestière machines télescopiques l Bachstrasse l CH-8912 Obfeldenl lTel. Tél.044 044763 76350 5090 90 ll www.wmahler.ch www.wmahler.ch W. Mahler AG l Forsttechnik, undetTeleskopmaschinen l Bachstrasse 27 27 l CH-8912 Obfelden


n  Plate-forme | Contexte

tracteurs européen » ? S’agit-il de disposer d’une usine en Europe ? D’accéder au savoir-faire technologique européen ? D’acquérir un réseau commercial existant ? Dai Watanabe : Tous les trois buts sont importants  ! Seul le mariage entre la technologie de produits répondant aux besoins des marchés régionaux, des centres de production locaux efficaces et des réseaux d’agents performants nous permettra d’atteindre nos objectifs.

Réunis devant un M110GX : Dai Watanabe, Thomas Pelikan, Roland Bachmann, Kurt Bachmann, Hervé Gérard-Biard et Kazuki Iwai. (Photos : Roger Stirnimann)

la première fois dans les comptes du groupe pour l’exercice 2012/2013 qui vient de se terminer. Que nous sachions, Kubota occupe le premier rang mondial des constructeurs de minipelles de moins de 10 tonnes, ainsi qu’une position de tête dans le secteur des tracteurs compacts jusqu’à 60 chevaux (tracteurs communaux, pour gazon et espaces verts). Quelle est la place des tracteurs agricoles dans ce contexte ? Hervé Gérard-Biard: Kubota est bien le leader mondial de la minipelle, avec une part de marché de 24 %. Cela vaut aussi pour l’Europe, avec 21 % du marché. Kubota fabrique 200 000 tracteurs par an  et figure ainsi parmi les plus importants constructeurs. Aux USA, par exemple, nous occupions la deuxième place en 2010, avec 24 % du marché. La distinction entre les tracteurs compacts et agricoles n’est pas évidente : les tracteurs de 30 à 50 chevaux, vendus comme compacts aux USA et en Europe, sont très souvent utilisés comme tracteurs agricoles dans les pays asiatiques. Arrêtons-nous peut-être sur la position de la série M, écoulée dans l’agriculture au sens européen du terme : ils occupent environ 15 % du marché. Cette gamme à partir de 60 chevaux est très clairement notre moteur de croissance. En reprenant Kverneland, le groupe Kubota a clairement laissé entendre qu’il aspirait à jouer un rôle plus important dans le machinisme agricole. Autre secret 38

5 2013  Technique Agricole

de Polichinelle, Kubota aurait clairement des vues sur un constructeur de tracteurs européen bien établi. Quels objectifs Kubota vise-t-il sur le marché de la technique agricole ? Qu’est-ce que laisse présager la reprise de Kverneland ? Dai Watanabe : Jusqu’ici, Kubota a surtout vendu ses machines agricoles – des tracteurs mais aussi des outils de plantation et des moissonneuses-batteuses légères – dans les régions rizicoles. Mais la production alimentaire mondiale sur terre ferme est notablement plus importante. Dans les cinq prochaines années, le groupe vise à doubler son chiffre d’affaires ; en Europe, nous voulons nous hisser dans le trio de tête des tractoristes. Il est donc très important que nos ma-

Hervé Gérard-Biard : « La série M des plus de 60 chevaux est incontestablement le moteur de notre croissance dans le monde. »

Pour entrer dans le trio de tête des marques de tracteurs en Europe, il faut, selon nos estimations, que vous étendiez votre palette vers le haut, dans une classe de puissances où les motorisations 6-cylindres et les transmissions à variation continue sont des éléments incontournables pour envisager de croître. Quels plans avez-vous « dans les tuyaux » ? Avec quels arguments parvenez-vous actuellement à convaincre les agriculteurs européens à acheter des tracteurs de Kubota, le « nouveau venu » ? Hervé Gérard-Biard : Les tracteurs Kubota sont réputés pour leur rapport prixperformances allié à un haut niveau technologique. Nous offrons de la technique à prix avantageux. Les modèles M110GX et M135GX, par exemple, disposent de 8 rapports enclenchables sous charge. C’est unique dans ce segment de puissances. Leur charge utile est élevée en regard de leur poids à vide, et le 4×4 Bi-Speed leur garantit une bonne maniabilité. Tout en étant dotés de multiples finesses techniques, ces tracteurs restent robustes et faciles à piloter. Les trois ans de garantie d’usine dont ils bénéficient soulignent le niveau de qualité de ces engins. En option, cette garantie peut même être prolongée à cinq ans.

chines conquièrent aussi les exploitations sur terre ferme. Grâce à Kverneland, nous disposons dorénavant d’un programme complet d’instruments de culture. Nous considérons cette acquisition comme un tremplin, d’abord vers le marché européen, mais elle nous servira aussi à avancer dans d’autres régions. Quel objectif se cache derrière votre mot d’ordre : « Reprendre un constructeur de

Le directeur général des tracteurs Kubota pour l’Europe, Hervé Gérard-Biard.


Contexte | Plate-forme   n

En ce qui concerne nos futures gammes et leur technologie, il est prématuré d’en dévoiler des détails. Mais le développement de tracteurs plus grands est bel et bien d’actualité chez nous. Découvrira-t-on une nouvelle série de gros tracteurs Kubota à l’Agritechnica 2013 ? Hervé Gérard-Biard : Non, ce sera encore trop tôt. Les canaux de distribution sont incontestablement un facteur-clé pour réussir dans la vente d’engins agricoles. Le marché est très disputé, le terrain bien occupé, et on a guère envie d’applaudir le nouvel arrivant. Quelle est votre stratégie de distribution en Europe ? Quel assortiment de marque vous semble raisonnable et justifié auprès de vos concessionnaires ? Quelles synergies voyez-vous entre les réseaux Kubota et Kverneland ? Dai Watanabe : Fondamentalement, nous pouvons imaginer une collaboration commerciale avec tous les partenaires potentiels, même ceux qui sont déjà agents d’une autre marque de tracteurs. Certaines constellations n’auraient naturellement aucun sens. Je pense ici aux distributeurs de John Deere, qui proposent en général la palette complète de la marque. Prenons l’exemple de la France : chez un tiers de nos agents, nos tracteurs côtoient des véhicules du groupe Argo (Landini, McCormick), auprès d’un autre tiers, ils voisinent avec des Agco (surtout des Valtra), quant au der-

Roland Bachmann : « 30 concessionnaires actifs en Suisse : nous allons en rester à cet effectif à taille concevable. » nier tiers, ce sont des agents Kubota exclusifs. Cette situation n’est pas le fruit d’une volonté délibérée, elle s’est simplement établie au fil des ans. Les choses se présentent de manière analogue dans d’autres pays. En développant notre gamme vers le haut, la proportion de nos agents exclusifs devrait augmenter à long terme. Nous ne voyons guère de synergie potentielle entre les réseaux Kubota et Kverneland. Kverneland est un constructeur indépendant d’outils de culture ; il pré-

sente un profil très hétérogène, dans le sens où les machines de récolte de fourrage et les outils de travail du sol sont vendus par des agents qui proposent des marques de tracteurs différentes. Kverneland va donc largement conserver son statut d’entreprise indépendante sur le plan opérationnel. Sur quelle organisation s’appuie la distribution actuelle des tracteurs Kubota en Suisse ? Roland Bachmann : Notre entreprise, Ad. Bachmann SA à Tägerschen, est le représentant exclusif des tracteurs de la série M en Suisse. Avec notre réseau d’une trentaine d’agents, nous couvrons l’intégralité du territoire alémanique et la Romandie. Nous souhaitons conserver ce réseau de taille raisonnable pour que

Kurt Bachmann : « Le préjugé que Kubota fabrique des engins aux spécifications basses s’envole rapidement quand nous avons l’occasion de montrer nos tracteurs. » chaque acteur dispose d’un rayon de chalandise suffisant et puisse vendre entre cinq et dix tracteurs par an. Trois de nos collaborateurs sont des commerciaux qui ont pour mission d’appuyer nos agents avec lesquels nous souhaitons entretenir un partenariat étroit, basé sur un respect mutuel et le principe du donnant-donnant. C’est, pensons-nous, un facteur de réussite. La distribution des tracteurs compacts reste, elle, du ressort de Bucher Technique communale. Nous commercialisons, nous aussi, ces tracteurs dans notre rayon d’action, mais nous nous fournissons à Niederweningen. En 2012, la part de marché de Kubota en Suisse n’était que de 1,3 %, soit plus de 1 % en dessous de l’année précédente. A quoi est-ce dû, de votre point de vue ? Quelles mesures envisagez-vous pour redresser durablement la tendance vers le haut, afin qu’elle corresponde avec les ambitions de Kubota ? Kurt Bachmann : En 2012, notre part de marché n’était pas très satisfaisante. Le cours du change euro/yen n’a pas joué en notre faveur, si bien que le niveau de prix du « paquet de technologie » que représente un tracteur Kubota n’était plus aussi avantageux que d’habitude. Dans

Ils distribuent les tracteurs Kubota en Suisse, Kurt et Roland Bachmann de la maison Ad. Bachmann SA à Tägerschen.

les têtes de nombreux intéressés, un tracteur Kubota reste un engin aux spécifications en peu en retrait par rapport aux marques concurrentes établies et censé coûter 20 % de moins. Mais ces préjugés s’envolent rapidement quand nous avons l’occasion de présenter les qualtiés de nos tracteurs. Notre objectif est de montrer à fond à un maximum d’acheteurs potentiels quelle est la vraie valeur des Kubota. A cet effet, nous lançons le 13 juin à Zofingue (AG) une série de journées régionales de tests, d’essais et de démonstrations qui s’étaleront jusqu’à la fin de l’automne. Par ce biais, ainsi qu’à l’occasion de notre exposition anniversaire « Les 60 ans d’Ad. Bachmann SA » des 21 et 22 septembre 2013, nous pourrons montrer à un large public de clients et d’intéressés nos tracteurs les plus récents, dotés d’une motorisation de niveau 3B. Nous sommes persuadés que ces manifestations nous permettront de commercialiser, cette année, au moins autant que les 60 tracteurs de l’exercice précédent. Voire de dépasser cet objectif. Technique Agricole Merci de cette intéressante discussion.  n 5 2013  Technique Agricole

39


n  Sécurité | Ferme et champs

Assurer la sécurité des enfants à la ferme On déplore encore chaque année des accidents graves, voire mortels impliquant des enfants dans les exploitations agricoles. Le Service de prévention des accidents dans l’agriculture (SPAA) a organisé un cours pratique et théorique pour diminuer les risques. Martin Ulrich* On attend d’une exploitation agricole accueillante et sûre que les dispositions nécessaires soient prises pour protéger au mieux toutes les personnes s’en approchant. Le SPAA a défini les mesures minimales de sécurité en fonction des principaux dangers des exploitations. Les exigences sont élevées compte tenu des activités variées en de multiples emplacements des agriculteurs. Dans aucune autre profession les enfants ne participent aussi tôt aux processus de travail. Cela contribue certainement de façon positive à leur développement, mais présente aussi des dangers. La loi ne définit pas réellement ce qu’un agriculteur est autorisé à faire ou non avec des enfants dans l’exploitation. Dans le droit du travail, elle ne donne que les dispositions sur l’âge minimum de travail s’appliquant aux jeunes engagés à la ferme ou faisant un dépannage. Cependant, de jeunes enfants jouant dans le domaine, parfois avec des camarades, sont souvent victimes d’accidents.

gers potentiels. Ils doivent s’efforcer de les réduire le plus possible en prenant les mesures de sécurité indispensables. Tout prévoir est évidemment impossible parce que les enfants ont des réactions spontanées et inattendues, de plus leur capacité d’attention est limitée.

Importance du bon exemple Pour donner le bon exemple, les adultes peuvent mettre à profit la perception ludique des choses qu’ont les enfants ainsi que leur capacité à s’enthousiasmer. Si ceux-ci voient que leur père porte une protection de l’ouïe quand cela est nécessaire, ils voudront en faire de même. Au contraire, si un père met ses mains dans la machine en mouvement pour retirer ou nettoyer quelque chose, ses enfants l’imiteront tôt ou tard. L’espace réservé aux enfants doit être clairement défini, délimité concrètement au besoin. En fonction de leur âge, les échelles, escaliers ou rampes

doivent être assurés ou inaccessibles. Un règlement interne ou un panneau d’avertissement visible est conseillé pour informer les visiteurs des précautions à prendre. Des règles claires sont à fixer. Allumettes et briquets sont à proscrire formellement. Les enfants ne sont pas autorisés à monter sur un tracteur en l’absence d’un adulte. Jusqu’à l’âge de sept ans, ils ne peuvent être transportés sur un véhicule agricole que s’ils sont installés dans un siège de sécurité et attachés par une ceinture. Lorsqu’ils sont plus âgés, ils doivent également être bien assis dans un siège adéquat. La démarche pédagogique à suivre est  : présentation de la situation – exercices pratiques – explications. La démonstration des zones visibles depuis le siège des machines en est un bon exemple. Après avoir réuni sur une place les différents véhicules de l’exploitation, on peut faire observer aux enfants d’où et sous quels angles le conducteur a ou n’a

Thématiser régulièrement la sécurité des enfants Les conseils du SPAA tiennent compte des situations différentes, suivant qu’on veille à la sécurité de ses propres enfants ou d’enfants de l’extérieur. L’endroit où se tiennent les enfants joue un rôle important. C’est préférable qu’ils disposent d’une place de jeux adéquate un peu à l’écart de l’exploitation. Il est néanmoins fortement recommandé que les chefs d’exploitations et leurs employés, les parents concernés et les grands-parents abordent régulièrement le thème de la sécurité des enfants. Des listes de contrôle peuvent aider à recenser les dangers. Les chefs d’exploitation sont ceux qui connaissent le mieux leur domaine et qui savent par conséquent quels sont les dan* Conseiller en sécurité SPAA/BUL

40

5 2013  Technique Agricole

Y a-t-il une plus belle place de jeux que la ferme avec toutes ses ressources ? Mais il ne faut pas sous-estimer les dangers qu’elle présente. (Illustration : SPAA)


Ferme et champs | Sécurité   n

Liste de contrôle en matière de sécurité des enfants

Ces enfants réunis sagement pendant le pique-nique partiront ensuite probablement individuellement à la découverte. (Photos : Martin Ulrich)

pas la possibilité de les voir. Les conditions de visibilité ne sont pas les mêmes pour un chargeur automoteur, un tracteur ou un chariot élévateur. Par mesure de prévention, les enfants peuvent être vêtus de gilets luminescents ou d’habits avec des bandes réfléchissantes. Ainsi, on les voit mieux et ils sont en général fiers d’être « lumineux ». De plus, les adultes devraient veiller à effectuer leurs travaux en marche avant dans la mesure du possible, parce que la plupart des accidents se produisent en reculant. Des garçons âgés de moins de quatre ans constituent les deux tiers des enfants subissant des accidents mortels ; ils sont le plus souvent écrasés par un véhicule. Les filles et enfants de plus de douze ans sont plus rarement concernés. De graves blessures sont produites par des machines fonctionnant sans surveillance, tels des pompes à lisier, des mélangeurs, des évacuateurs de fumier ou des portes à enroulement. Les parties mobiles de ces machines dont le mécanisme peut coincer ou happer un membre doivent être munies d’une protection qui empêche les gestes inconsidérés. Les roues jumelées ou les appareils démontés sont à entreposer de façon à ne pas verser. Les revêtements de sol ne doivent être ni instables, ni glissants. Enfin, les animaux sont imprévisibles. Dès lors, les contacts directs des enfants avec la plupart des animaux mâles sont à éviter : ce ne sont pas des peluches à câliner !

Mains courantes utiles à tous Toutes les zones présentant un risque de chute doivent être protégées par des barrières assurant la sécurité des enfants, composées de lattes verticales, de barreaux ou de fils tendus par des poteaux à intervalle de 12 cm au maximum. Les escaliers comportant plus de quatre marches

Qui désire effectuer une analyse complète de la sécurité de son exploitation utilisera avec profit la liste de contrôle « Sécurité et santé des enfants à la ferme » publiée par le SPAA. Il contrôlera point par point les mesures requises. On peut la commander gratuitement. Le SPAA a également édité le classeur très complet intitulé « Prévention agricole », où l’on trouvera un grand nombre d’informations utiles. Les spécialistes du SPAA se tiennent à disposition pour toute demande (téléphone : 021 557 99 18). Le siège pour enfants est obligatoire pour les enfants de moins de sept ans.

sont à équiper de mains courantes, utiles et appréciables à tout âge. Les cages d’escaliers doivent être sécurisées par des barrières qui n’invitent pas à l’escalade. Les fermetures des fosses doivent être solides, bien fixées et antidérapantes, afin que les enfants ne puissent pas les déplacer ou les enlever. Les fosses à purin ouvertes sont à sécuriser par un grillage de protection s’élevant à au moins 1,8 m. Une clôture solide de 110 à 120 cm autour d’un étang, d’un biotope ou d’un réservoir suffit à arrêter les enfants. Les portes inférieures des silos vides doivent impérativement être fermées à clef. L’accès aux silos-tours par une échelle suspendue est à bannir. Les véhicules agricoles ne doivent jamais servir au transport de personnes. La surveillance des enfants doit être clairement fixée. Certes, les invités ou visiteurs de la ferme sont responsables de leurs enfants. Ils doivent toutefois être informés de ce qui est permis et ce qui ne l’est pas au moyen d’un règlement interne ainsi que de panneaux d’information ou d’avertissement. Lors de manifestations pour les-

quelles une garde des enfants est proposée, la sécurité de ces derniers incombe aux adultes désignés. Enfin, le dirigeant de l’exploitation doit vérifier comment l‘assurance-responsabilité civile de l’exploitation couvre les accidents d’enfants. En effet, la responsabilité civile est de toute manière engagée lorsqu’un accident touchant des tiers se produit dans l’exploitation ou sur un de ses animaux. Le dirigeant de l’exploitation doit alors simplement établir que les mesures nécessaires de sécurité ont été prises et qu’il n’a pas commis de négligence grave.  n

Des autocollants du SPAA rappellent que la personne responsable de la garde des enfants doit toujours savoir où ils se trouvent. 5 2013  Technique Agricole

41


n  Passion | Evénement

Championnat suisse 2013 de Tracteur pulling Le championnat suisse est déterminé par les résultats de neuf courses, dont deux sont déjà passées (Develier [JU] du 3 au 5 mai, et Iselisberg [TG] les 11 et 12 mai). Sont encore à venir les rencontres de Bad Ragaz (SG) les 1er et 2 juin, Dürnten (ZH) les 22 et 23 juin, Zimmerwald (BE) du 5 au 7 juillet, Schwadernau BE les 20 et 21 juillet, Tannay VD les 17 et 18 août, Knutwil LU du 23 au 25 août, et enfin Boudevilliers NE les 7 et 8 septembre. Pour davantage d’informations voir : www.tractorpulling.ch

Marcel Cathry de Cham (ZG) avec un Zetor 12011 de 1979. L’année dernière, il a été champion suisse dans la catégorie standard 5 tonnes.

« Réussir un full pull est le rêve de tous » Le meilleur résultat possible en Tracteur pulling est d’atteindre un « full pull », donc de réussir à tirer la remorque de freinage sur les 100 mètres du parcours. Le point sur ce sport et sur la saison en cours avec le président de l’association suisse, Adrian Messer. Dominik Senn Technique Agricole s’est entretenue avec Adrian Messer de Zauggenried (BE), président de l’Association Suisse de Tracteur Pulling, sur la saison 2013 qui a commencé récemment. Technique Agricole : En quoi consiste la compétition en Tracteur pulling ? Adrian Messer : Nous avons en Suisse actuellement 5 catégories standard et 4 catégories sport, à quoi s’ajoute la classe « Garden », où sont utilisés des tracteurs d’entretien de jardin maquillés. L’élément principal réside dans la remorque de freinage, dont la charge se déplace sur les 100 mètres du parcours et pèse ainsi de façon croissante sur le sabot à l’avant. Il s’agit donc de bien répartir le poids, d‘enclencher les bonnes vitesses, d’avoir la bonne pression et des pneus bien préparés, et enfin d’adapter sa conduite aux 42

5 2013  Technique Agricole

conditions de la piste. Mais le facteur chance joue un grand rôle. Selon certains conducteurs, la marque du tracteur est déterminante. Le rêve de tous est de réussir un full-pull, c’est-à-dire de parvenir à tirer la remorque de freinage sur les 100 mètres de la distance de compétition. En principe, chaque conducteur a droit à deux passages, après quoi la victoire se joue dans un tour décisif entre les mieux classés. Comment devient-on champion suisse ? Que dit le règlement ? Dans les catégories standard, il faut participer à quatre rencontres au minimum – cela vient de changer. Les places au classement obtenues à chaque fois donnent des points, dont la somme est divisée par le nombre de concours disputés. C’est alors celui qui obtient la moyenne la plus élevée qui devient champion suisse. Tous

les règlements peuvent être téléchargés sur notre site internet. Quelles sont les conditions pour participer aux rencontres de Tracteur pulling ? Les exigences sont aisées à remplir pour un jeune qui veut commencer, une fois qu’il a passé le permis tracteur. On lui demande de connaître le règlement et de conduire son tracteur en respectant les prescriptions en matière de sécurité. Pour avoir une place au départ dans l’une ou l’autre des catégories standard, la sélection est plus sévère. Comment le Tracteur pulling se développe-t-il en Suisse ? Nous sommes très satisfaits de l’évolution, même si nous n’avons cette année que neuf rencontres sur l’ensemble de la Suisse. Nous constatons un vif intérêt pour cette activité, chez les conducteurs comme chez les spectateurs. Je pense qu’il faut prendre le temps de nous développer. Mais actuellement, comme nous n’avons pas encore pris pied en Valais, nous aimerions trouver un organisateur qui se charge de cette tâche d’Hercule. Il y a en Valais un immense potentiel de spectateurs.  n

Adrian Messer, président de l’Association Suisse de Tracteur Pulling : « Comme public, nous visons en premier lieu les familles paysannes et la branche de la technique agricole. » (Photos : ASTP)


Blaser Swisslube AG • 3415 Hasle-Rüegsau • Tél. 034 460 01 01 • Fax 034 460 01 00 • www.blaser.com • contact@blaser.com Inserate_Schenker+Birrer_franz_9.pdf 1 21.04.2013 20:04:47

Mazout : raffiné – Bois et soleil : plus raffinés Schmid SA, energy solutions – des solutions intelligentes pour la technique de chauffage : Zyklotronic, 20 – 30 kW Novatronic, 40 – 80 kW Lignumat UTSL, 30 – 250 kW SCHMID SOLAR

Pour de plus amples informations et d’autres produits : www.schmid-energy.ch Schmid SA, energy solutions Rue St. Michel 10 CH-1510 Moudon

Téléphone +41 (0)21 905 35 55 Fax +41 (0)21 905 35 59

moudon@schmid-energy.ch www.schmid-energy.ch


n  ASETA | Sections

Tarifs indicatifs 2013

Vaud Formation pour obtenir le permis G Permis également reconnu pour la conduite d’un cyclomoteur, formation théorique valable pour la catégorie F (véhicule limité à 45 km / h). Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 30 km/h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus et être porteurs du permis de conduire de la catégorie G. Il est possible de passer l’examen 1 mois avant l’anniversaire. Nos cours théoriques, d’une durée de deux après-midi (le mercredi de 13 h 30 à 16 h 30), vous aident à réussir cette épreuve. Ils sont décentralisés en fonction des inscriptions et accueillent 10 à 15 participants. Prix du cours : membre ASETA-VAUD : CHF 50.– Non-membre : CHF 100.–

Ces tarifs servent d’indication pour les indemnités des travaux effectués par les agro-entrepreneurs. Les salaires horaires sont fixés à CHF 47.– et le prix du carburant à CHF 1.90. Les variations du prix des fournitures (ficelles pour balle, films d’emballage par ex.) ainsi que les charges exceptionnelles seront facturées en sus. Les conditions générales d’affaire (CGA) de l’Association suisse des agro-entrepreneurs forment la base légale pour l’exécution des services. Programme de calcul voir sur www.maschinenkosten.ch. Indication des prix sans TVA.

Récolte

Information, rappel Sur la voie publique, pour conduire un tracteur dont la vitesse maximale est de 40 km / h, les jeunes gens doivent avoir 14 ans révolus, et le permis de conduire devra porter la mention G 40. L’extension G 40 peut être obtenue, par les bénéficiaires de la catégorie G, en suivant un cours pratique de deux journées entières. Renseignements et inscriptions auprès de l’ASETA Riniken, tél. 056 462 32 00.

CHF/ha

Moissonneuse-batteuse céréales

440.–

Moissonneuse-batteuse colza

554.–

Moissonneuse-batteuse maïs 6 rangs

513.–

Moissonneuse-batteuse tournesol

548.–

Ensileuse automotrice maïs (360 kW)

655.–

Ensilage maïs complet : ensileuse, 3 remorques, soufflerie

1240.–

Ensileuse automotrice herbe

572.–/heure

Remorque d‘ensilage 25 m3*

22.–/char

Autochargeuse-ensileuse 46 couteaux, 35 m3*

77.–/char

Récolte des betteraves

CHF/ha

Récolteuse complète, trainée, 2 rangs

967.–

Récolteuse automotrice intégrale, 6 rangs

800.–

Balles haute densité et balles rondes

CHF/balle

Balles rondes, fourrage sec, 1,4 m3

11.50

Balles rondes, fourrage sec, 2,1 m3

15.60

Ensilage 1,4 m3

14.40

Bulletin d’inscription à envoyer à : ASETA, Mme Amez-Droz,

Enrubannage, 1,4 m3

13.60

rte des Chaufours 1, 1147 Montricher, ou à :

Balles d’ensilage, presse combinée, 1,4 m3

24.50

alamez-droz@bluewin.ch

Balles rectangulaires, fourrage sec, 1,4 m3

14.40

3

Nom (du participant) Prénom (du père) Date de naissance

Membre ASETA-Vaud 

oui 

non

Balles rectangulaires, fourrage sec, 2 m

16.30

Balles rectangulaires, ensilage, 1,4 m3

17.20

Balles rectangulaires, ensilage, 2 m3

18.65

Enrubannage

14.30

Broyeur auxiliaire (supplément)

5.50

Presse à haute densité

1.15

Semis

Téléphone Portable Adresse NPA, localité Demande de permis déjà adressée au Service des automobiles ❏ Oui  ❏ Non Lieu désiré : ❏ Morges  ❏ Moudon  ❏ Yverdon

CHF/ha

Semis betterave, monograin, 12 rangs

176.–

Semis maïs, 6 rangs

141.–

Distributeur d’engrais maïs (supplément)

30.–

Semis combiné, 4 rangs

290.–

Semis sur bandes fraisées

442.–

Combinaison de semis

288.–

Semis direct

219.–

Protection des plantes

Pulvérisateur

CHF/ha

94.–

Engrais de ferme

CHF/unité

Citerne, 12 m , pendillards 12 m*

2.–/m3

Date cours :

Epandeur universel, 21 t*

30.–/char

❏ 2e semestre 2012  ❏ 1er semestre 2013  ❏ 2e semestre 2013

* sans main-d’œuvre ni tracteur

44

5 2013  Technique Agricole

3


SVLT ASETA

Cours de conduite

Cours G40 Informations et renseignements

Lieux et dates 2013

www.g40.ch www.coursdeconduite.ch

Sous réserve de changement Aarberg BE 16.05 + 21.05 08.08 + 13.08 06.06 + 11.06 15.08 + 27.08 11.07 + 16.07 05.09 + 10.09 Balgach SG 29.08 + 03.09 24.10 + 29.10 Bazenheid SG 23.05 + 28.05 25.07 + 30.07 27.06 + 02.07 08.08 + 13.08 04.07 + 09.07 07.11 + 12.11 Biberbrugg SZ 07.06 + 11.06 17.10 + 22.10 25.07 + 30.07 07.11 + 12.11 23.08 + 30.08 Brunegg AG 04.07 + 09.07 03.10 + 08.10 05.09 + 10.09 Bülach ZH 11.07 + 16.07 10.10 + 15.10 15.08 + 20.08 Bulle FR 16.05 + 21.05 22.08 + 27.08 13.06 + 18.06 26.09 + 01.10 27.06 + 03.07 02.10 + 09.10 11.07 + 16.07 31.10 + 05.11 Corcelles-près-Payerne VD 29.05 + 05.06 20.11 + 27.11 21.08 + 28.08 Courtételle JU 23.05 + 28.05 29.08 + 03.09 20.06 + 25.06 19.09 + 24.09 Düdingen FR 20.06 + 25.06 12.09 + 17.09 22.08 + 27.08 17.10 + 22.10 Engadin GR 15.08 + 20.08 Frauenfeld TG 06.06 + 11.06 12.09 + 17.09 11.07 + 16.07 24.10 + 29.10 15.08 + 20.08 07.11 + 12.11 Gossau ZH 11.07 + 16.07 12.09 + 18.09 07.08 + 13.08 03.10 + 09.10 Hohenrain LU 22.05 + 28.05 24.07 + 30.07 20.06 + 25.06 23.10 + 29.10 Ilanz GR 29.05 + 04.06 Interlaken BE 18.07 + 23.07 03.10 + 08.10 08.08 + 13.08 Kägiswil OW 16.05 + 21.05 10.10 + 14.10 29.08 + 03.09 Konolfingen BE 06.06 + 12.06 12.09 + 18.09 11.07 + 17.07 17.10 + 23.10 22.08 + 28.08 La Sarraz VD 19.06 + 26.06 12.09 + 17.09 29.08 + 03.09 30.10 + 06.11 Landquart GR 16.05 + 21.05 22.08 + 27.08 13.06 + 18.06 19.09 + 24.09 18.07 + 23.07 17.10 + 22.10 08.08 + 13.08 Langnau i.E. BE 23.05 + 28.05 11.07 + 16.07 13.06 + 18.06 29.08 + 03.09 Les Hauts-Geneveys NE 16.05 + 21.05 17.10 + 21.10 15.08 + 20.08 07.11 + 12.11

Lindau ZH 30.05 + 04.06 26.09 + 01.10 31.07 + 06.08 31.10 + 05.11 Lyss BE 03.10 + 08.10 07.11 + 12.11 24.10 + 29.10 Lyssach BE 05.06 + 11.06 09.10 + 15.10 18.09 + 24.09 30.10 + 05.11 Marthalen ZH 18.07 + 23.07 08.08 + 13.08 Mettmenstetten ZH 03.06 + 12.06 02.10 + 10.10 06.08 + 14.08 06.11 + 12.11 Moudon VD 30.05 + 04.06 11.09 + 18.09 15.08 + 20.08 Niederurnen GL 27.06 + 02.07 17.10 + 22.10 22.08 + 27.08 Nyon VD 21.11 + 26.11 Oensingen SO 06.06 + 11.06 03.10 + 08.10 22.08 + 27.08 24.10 + 29.10 19.09 + 24.09 Saanen BE 15.08 + 20.08 05.09 + 10.09 Salez SG 30.05 + 04.06 05.09 + 10.09 05.07 + 09.07 31.10 + 05.11 Schöftland AG 04.07 + 09.07 17.10 + 22.10 Schwarzenburg BE 30.05 + 04.06 12.09 + 17.09 25.07 + 30.07 10.10 + 15.10 02.08 + 14.08 Schwyz SZ 17.07 + 23.07 11.09 + 17.09 Sion VS 05.09 + 10.09 Sissach BL 06.06 + 11.06 25.07 + 30.07 18.07 + 23.07 24.10 + 29.10 Sitterdorf TG 16.05 + 21.05 05.09 + 10.09 18.07 + 23.07 19.09 + 24.09 25.07 + 30.07 10.10 + 15.10 22.08 + 27.08 31.10 + 05.11 Sursee LU 06.06 + 11.06 29.08 + 03.09 10.07 + 16.07 04.09 + 10.09 08.08 + 13.08 16.10 + 22.10 Thusis GR 20.06 + 25.06 19.09 + 24.09 Tramelan BE 30.05 + 04.06 24.10 + 29.10 Tuggen SZ 05.06 + 14.06 11.09 + 19.09 18.07 + 23.07 Visp VS 31.07 + 06.08 Willisau LU 05.09 + 10.09 24.10 + 29.10 Zweisimmen BE 13.06 + 19.06 05.09 + 10.09 Zwingen BL 27.06 + 02.07 12.09 + 17.09

Tout titulaire d’un permis de catégorie G qui a participé au cours de conduite G40 est autorisé à con­ duire des tracteurs agricoles et des véhicules exceptionnels roulant à 40 km/h au maximum. Le G40 est reconnu par l’Office fédéral des routes (OFROU) et annoté dans le permis de conduire. La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un autre membre de sa famille habitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40. Conditions de participation • Un permis de conduire de catégorie G • Un tracteur avec dispositif de protection du chauffeur (vitesse maximale de 30 ou 40 km/h) pour la première journée

• Un tracteur et une remorque agricole pour la seconde journée (poids garanti de la remorque d’au moins 3500 kg). L’assurance du véhicule incombe au participant. Confirmation de l’inscription Après s’être inscrits, les participants reçoivent une confirmation. Cette der­ nière les autorise à s’exercer pendant un mois au volant d’un tracteur roulant à 40 km/h. Quant à la remorque, elle sera amenée sur les lieux du cours par les participants eux-mêmes, en empruntant le chemin le plus direct. Prix du cours Membres : CHF 570.– (non-membres CHF 620.–), ristourne de CHF 100.– par le Fonds de sécurité routière. En cas d’annulation deux semaines avant le début du cours, un montant de CHF 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d’absence injustifiée, l’ASETA se réserve le droit d’encaisser l’intégralité du montant de la facture.

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR)

Inscription au cours G40 Nom, prénom Date de naissance Adresse NPA/lieu No de tél.

Portable

No du permis de conduire (position 5, format carte de crédit)

J’ai pris connaissance des conditions de ce cours. Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à : ASETA, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01, courriel : info@agrartechnik.ch


ASETA Impressum

75e année

Liste des annonceurs Ad. Bachmann AG, Tägerschen 32 Aebi Suisse AG, Gampelen 12 Agro-Technik Zulliger GmbH, Hüswil 47 Alphatec SA, Orbe 10 Althaus AG Ersigen, Ersigen 37 Birrer Hydraulik AG, Buttisholz 43 Blaser Swisslube AG, Hasle-Rüegsau 43 Emmental Versicherung, Konolfingen 2 Fischer Nouvelle Sàrl, Collombey 10 Gebrüder Schaad AG, Subingen 10 Hans Meier AG, Altishofen 32 Kuhn Center Schweiz,   Niederweningen 12, 37 Matra, Lyss 48

Meier Maschinen AG, Marthalen Ott Landmaschinen AG, Zollikofen Rohrer-Marti AG, Zollikofen Schmid AG, energy solutions,   Eschlikon (TG) Speriwa Sperisen + Co., Niederbipp Stähler Suisse SA, Zofingen STIHL Vertriebs AG, Mönchaltorf Stocker Fräsen & Metallbau AG,  Oeschgen Syngenta Agro AG, Dielsdorf Vorsorge Stiftung der Schweizerischen   Landwirtschaft Brugg AG

12 10 35

Editeur Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture (ASETA), Willi von Atzigen, directeur

43 32 47 47

Rédaction Ueli Zweifel : red@agrartechnik.ch Dominik Senn : dominik.senn@agrartechnik.ch Ruedi Hunger : hungerr@bluewin.ch Ruedi Burkhalter : r.burkhalter@agrartechnik.ch Tél. 056 462 32 50

37 23 27

Abonnement, changement d’adresse Case postale, 5223 Riniken, tél. 056 462 32 00, fax 056 462 32 01 Internet : www.agrartechnik.ch Annonces Médias spécialisés AGRAR SA, Seelandweg 7, CH-3013 Berne Ingrid Wilms, tél. 031 330 95 01 fax 031 330 95 30 E-mail : landtechnik@agripub.ch Vente des annonces Andreas Schwab, tél. 031 330 95 10 E-mail : andreas.schwab@agripub.ch Daniel Sempach, tél. 034 415 10 41 E-mail : daniel.sempach@agripub.ch

Plaquette – de nouveau dans notre offre :

Tarif des annonces Tarif valable : 2012 Rabais de 25 % sur la combinaison avec Technique Agricole Imprimerie et expédition Stämpfli Publications SA Wölflistrasse 1, 3001 Berne Coordination de production Roberto Bruno Paraît 11 fois par an Prix de l’abonnement Suisse : CHF 107.– par an (TVA incluse) Gratuit pour les membres ASETA Etranger : prix sur demande

Bulletin de commande ASETA Combinaison enfants 100 % coton, bleu/rouge

Combinaison, rouge-noir, CHF 82.– 60 % coton, 40 % polyester Salopette, rouge, CHF 58.– 75 % coton, 25 % polyester T-shirt, gris chiné, CHF 18.– 100 % coton Plaquette ASETA, ø 81 mm, laiton

Age Taille CHF Quantité Taille Quantité Taille Quantité Taille Quantité CHF

2 3 92 98 38.–

4 104

Numéro 6/7/2013

6 8 10 12 14 116 128 140 152 164 43.– 48.–

46

48

50

54

roulants : systématisation remorques de récolte et des

56

58

autochargeuses Impression

S

M

L

XL

Prise en main « Gangl_Docking-systems »

16.–

Frais d’envoi et TVA non inclus. Paiement dans les 30 jours, net. Nom

52

Remorques à décharge poussée et à tapis En vogue : Utilisation polyvalente des

S = 44/46 M = 48/50 L = 52/54 44

Marché

Prénom

Adresse NPA, lieu 4 2013 à ASETA, Technique Agricole 46 Envoyer case postale, 5223 Riniken, fax 056 441 67 31

Le numéro 6/7/2013 paraîtra le 20 juin 2013. Dernier jour pour les ordres d’insertion : 31 mai 2013


quettes en métal dur avec support outils anti-usure. Le rouleau indépendant et réglable sert à conforter le sol et comme pression hydraulique.

Depuis l’automne 2012, l’aéroport Zurich-Kloten possède un broyeur Seppi M. Multiforst 225. La machine est utilisable partout : elle rompt des pierres jusqu’à 15 cm et paille du bois jusqu’à 25 cm de diamètre. En dépendant des condi- Multiforst 225 à l’aéroport Zurich-Kloten. tions de travail, elle fraise Demandez notre prospectus et jusqu’à 25 cm et plus. Sur le terrain immense de l’aé- une consultation sans engageroport, on dépend d’une utili- ment. sation facile et diversifiée. La vitesse de la prise de force dépend du l’usage : 1000 U/ Agro-Technique Zulliger Sàrl min pour le paillage de bois et Bernstrasse 13c 540 U/min pour rompre des 6152 Hüswil pierres. Le degré du pilage Tél.: 062 927 60 05 sera réglé par le liston qui Fax : 062 927 60 06 rompt et par la grille de rompre. www.agrotechnikzulliger.ch Rotor : outils fixes avec six pla- info@agrotechnikzulliger.ch

Le meilleur du monde pour l‘agriculture suisse

Prix dès Fr. 1‘265.-(incl. TVA)

MotoPlus – le carburant spécial pour moteurs 4 temps, sans benzène

Vente uniquement par le revendeur spécialisé

L’aéroport Zurich-Kloten paille avec Seppi M. Multiforst !

STIHL VERTRIEBS AG 8617 Mönchaltorf info@stihl.ch www.stihl.ch

Technique agricole 89 x 128.indd 6

08.04.2013 10:17:53

• Essais • Analyses • Homologations • Conseils • Nouveaux produits • Disponibilité des produits • Distribution • Formation continue

PRINCIPAL + SUCCESSOR T Le mélange fort pour un maïs propre : - Efficace contre les millets - Effet résiduaire durable - Application souple N’hésitez pas à contacter nos spécialistes pour l’agriculture suisse, nous sommes là pour vous.

Stähler Suisse SA Henzmannstrasse 17A 4800 Zofingen Tél. 062 746 80 00 Fax 062 746 80 08 www.staehler.ch


Etes-vous prêt pour le 5R? Le meilleur tracteur de sa catégorie

Maintenant à un prix net imbattable

Trouvez votre partenaire de distribution sous www.johndeere.ch ou contactez le responsable de vente de votre région. BE | BS | BL | SO | AG Andreas Rutsch 079 607 33 77 a.rutsch@matra.ch

ZH | AG | LU | OW | NW | SZ | UR | ZG | LU Urs Lötscher 079 415 42 83 u.loetscher@matra.ch

GE | VD | NE | JU Régis Wintenberger 079 772 65 06 r.wintenberger@matra.ch

BE | VS | FR Urs Hofmann 079 414 16 33 u.hofmann@matra.ch

GR | SG | TG | SH | ZH | AR | AI Marcel Lacher 079 176 66 87 m.lacher@matra.ch

TI Mirco Weber 079 644 66 63 m.weber@robert-aebi.com

www.matra.ch www.JohnDeere.ch

VS | VD | FR Karl Bühler 079 666 41 67 k.buehler@matra.com

Technique Agricole 05/13  

Edition mai 05/13

Advertisement