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juin / juillet 2009

Technique Agricole

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n Editorial

n Sommaire

Dès maintenant les tests de tracteurs dans Technique agricole Après avoir fusionné, il ne reste que trois stations fédérales de recherches agronomiques. L’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture et ses périodiques sont, de par leur réflexion thématique, proche d’Agroscope Reckenholz-Tänikon (ART). Et même encore plus proche de Tänikon, TG, vu leurs intérêts communs, la technique agricole et la gestion d’entreprise. Ce n’est pas par hasard si les résultats des recherches sous forme de rapports ART sont publiés depuis de nombreuses années d’abord dans Technique agricole / Schweizer Landtechnik et ainsi accessibles à un large public. Les rapports les plus captivants du point de vue agro-technique sont les tests individuels – ou comparatifs – de machines agricoles et d’agencements d’étables. Cependant, la complexité technique ainsi que les diverses restructurations et coopérations concernant les stations de recherche ont contribué à limiter le nombre de ces tests. Après avoir rapporté à intervalles réguliers les résultats des recherches menés par ART, nous nous lançons dans une nouvelle collaboration fructueuse: la publication des tests de tracteurs effectués par ART Tänikon, reconnus à l’échelon international, et qui confrontent les résultats de puissance et d’échappement des tracteurs de série. Ces rapports de tests transmettent des caractéristiques comparatives utiles à la pratique, complétant ainsi les données fournies par les prospectus et autres notices d’utilisation. Les tests ne seront pas uniquement publiés tels quels dans Technique agricole / Schweizer Landtechnik, mais commentés et complétés par un compte-rendu relatant les expériences pratiques d’un utilisateur. Notre série «Test de tracteurs» démarre dans ce numéro par le New Holland T4030 Deluxe (p. 29). Ueli Zweifel

Numéro double pour cette édition de ­Technique Agricole. Le prochain numéro ­paraîtra le 13 août 2009.

TA spécial Application des phytosanitaires . ................................ 4 TA actuel Foire forestière internationale à Lucerne . ................... 7 Technique des champs Déchaumage: jusqu’au bout mais en surface ............. 9

Énergie Biogaz: des installations partenaires des collectivités . ....................................................... 15 Économies d’électricité avec la préparation d’eau chaude ............................................................ 19

Sous la loupe Collaboration et simplicité . ....................................... 24

ASETA Cours de conduite G40 . .......................................... 26 G40: Bientôt 5000 participants et quelques nuages à l’horizon ................................. 27 Nouvelles des sections FR, JU Concours d’habileté pour conducteurs de tracteurs .................................. 27 Test de tracteur De précieuses indications pour un bon choix . .......... 29 Marché des machines Vogel & Noot . ......................................................... 33

Page de couverture: Le NH T4030 DeLuxe a l’approbation d’Agroscope ART­Tänikon. (Photo: Ueli Zweifel)

ART 705 Foin ventilé dans les rations mélangées destinées aux vaches laitières ................................... 35 Impressum . ........................................................... 46

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n TA spécial

Le large éventail d’utilisation d’un pulvérisateur peut difficilement être couvert par un seul type de buse. Dans la pratique, des corps de buses multiples ont fait leurs preuves. (Photos: Bernhard Streit)

Application ciblée des produits phytosanitaires En matière de protection chimique des plantes, l’épandage des éléments actifs en quantité adéquate et au bon endroit constitue le critère qualitatif essentiel. La technique agricole moderne soutient cet objectif avec quelques innovations dans le domaine de la technique de pulvérisation.

Bernhard Streit et Fritz Marti*

Les appareils de protection des plantes sont utilisés aujourd’hui à des fins de plus en plus diverses. Les mêmes machines sont en mesure d’appliquer, par exemple, des fongicides et des herbicides. L’efficacité des fongicides nécessite un traitement de surface sur l’ensemble du peuplement. Les herbicides, par contre, dépendent avant tout de la concentration de la bouillie. Les exigences quant à la flexibilité de l’appareil sont donc particulièrement élevées.

* Enseignants en technique agricole, Haute École Suisse d’Agronomie, Zollikofen

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De plus, une application ciblée et précise des produits phytosanitaires est toujours plus importante pour des raisons

Pression

économiques et écologiques. L’efficacité des produits dépend notamment de la technique d’application. Il est ainsi bien

Vitesse

Grosseur des buses

Type de buse

Conditions de l‘environnement

Quantité d‘eau l/ha

Taille des gouttes

Dérive

Conditions de l‘environnement

Quantité d‘eau l/ha

Taille des gouttes Couverture de la surface cible

Dérive

Couverture de la surface cible

Fig. 1: Corrélation des différents facteurs d’influence sur la couverture de la surface cible et la dérive avec la technique de pulvérisation classique (à gauche) et les systèmes de buses modernes (ex: buses deux composants ou à soupapes magnétiques).


TA spécial n connu que l’effet du glyphosate, herbicide non spécifique, peut être amélioré par la réduction de la quantité d’eau et l’augmentation de la concentration d’éléments actifs dans la bouillie, pour autant que la masse foliaire soit traitée en suffisance.

État de la technique D’une manière générale, le travail de pulvérisation consiste à épandre la quantité voulue d’éléments actifs à l’endroit adéquat, afin de ne pas menacer les organismes non concernés. La couverture correcte de la surface à traiter et, par conséquent, l’efficacité du produit, dépendent de la taille des gouttelettes et de la quantité épandue. Les gouttelettes fines couvrent mieux le feuillage que les gouttes grossières. Les risques de dérive non souhaitée augmentent avec la diminution du diamètre des gouttelettes. En revanche, des gouttes plus grosses pénètrent mieux à l’intérieur du peuplement. Les produits phytosanitaires avec effet de contact seront donc plutôt appliqués avec des gouttelettes fines, alors que les produits systémiques seront épandus dans des dimensions légèrement supérieures, ce qui limite les risques de dérive. De plus, la qualité d’application dans le peuplement est également influencée par la température et l’humidité de l’air au moment de la pulvérisation: en conditions sèches, les gouttelettes fines s’évaporent rapidement et les éléments actifs n’atteignent parfois pas leurs objectifs. La taille adéquate des gouttelettes est déterminée par le choix correct du calibre et du type de buses, la quantité d’eau, la vitesse d’avancement et la pression (fig. 1). Tous les constructeurs

proposent leur assistance afin de faciliter le choix parmi la multitude de types de buses disponibles. Le champ d’action très étendu d’un pulvérisateur peut difficilement être couvert par un seul type de buse. Dans la pratique, des corps de buses multiples ont fait leurs preuves: ces corps de buses permettent le montage simultané et le changement rapide de divers type de buses sur la rampe d’épandage.

Buses à injection Les buses à injection qui réduisent la dérive sont devenues standard. Ce type de buses permet de projeter des gouttelettes relativement grosses, constituées d’un mélange air-eau. En éclatant, elles couvrent aussi bien la surface à traiter que des buses en acier à jet conique avec des gouttelettes fines. De cette manière, et par des moyens très simples, la dérive peut être réduite jusqu’à 90%. Les systèmes disposant d’une assistance pneumatique et soufflant le brouillard pulvérisé en direction de la surface à traiter travaillent de manière particulièrement précise. Il s’agit, par exemple, du système Twin de Hardy ou DAS de Dammann. Les buses à injection réduisent donc activement la dérive et contribuent à une bonne couverture dans les peuplements denses (ex: céréales ou pommes de terre), car les plantes ont tendance à se rabattre de côté avec le courant d’air. Des systèmes simples, mais efficaces pour réduire la dérive, sont les écrans de protection contre le vent que l’ont trouve communément en Amérique du Nord (fig. 2). Les rampes d’épandage sont cependant alourdies par cette technique. De plus, la vision réduite sur les buses rend difficile la détection d’éventuels disfonctionnements.

Test des pulvérisateurs Une première mesure permettant d’assurer la qualité du travail en Suisse est le contrôle obligatoire des appareils pour les PER (prestations écologiques requises). Cela permet de vérifier que la pulvérisation des produits phytosanitaires respecte un standard donné et que l’équipement technique répond aux exigences actuelles en matière de facilité d’utilisation, de protection de l’environnement et de sécurité pour l’utilisateur.

L’ASETA, en collaboration avec Agro­scope ART Tänikon, veille à assurer la qualité des tests des pulvérisateurs. Elle distribue pour cela les directives de contrôle et les vignettes autocollantes qui attestent, à intervalles réguliers, la conformité des appareils.

Pulvérisateur muni d’un écran protecteur dans un champ à l’Ouest du Canada.

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n TA spécial Systèmes de régulation électronique La régulation électronique de la quantité épandue indépendamment de la vitesse et la conduite constante des rampes d’épandage sur la surface cible sont des éléments de plus en plus fréquents. Ces systèmes facilitent l’utilisation des machines dans les conditions changeantes, en particulier sur les terrains accidentés. Ils s’avèrent particulièrement intéressants lorsqu’une machine est accouplée à différents tracteurs et qu’elle est utilisée par différentes personnes. Cela permet de favoriser des traitements précis. Chez nous également, ont utilise des systèmes assistés par GPS. Dans la plupart des cas, il s’agit d’une assistance passive à la conduite facilitant l’entrée dans le champ. L’assistance GPS permet également de gérer l’ensemble de la machine lors des manœuvres en bout de champ, de façon à éviter les recouvrements. Pour cela, les buses sont ouvertes ou fermées selon les besoins, ce qui permet une conduite modulée des traitements phytosanitaires.

Innovations Un aperçu sur «La reconnaissance des adventices par capteurs» a été fait en 2008 par Holpp et Kaufmann (Pulvérisateurs à vision – Économie de travail et d’herbicides, Technique agricole, septembre 2008). Ces systèmes sophistiqués sont en passe d’être commercialisés et permettront de reconnaître et de combattre précisément les mauvaises herbes, de manière à minimiser l’utilisation d’éléments actifs.

Des progrès notables ont été réalisés en matière de développement de systèmes de buses; cependant, ils n’ont pas encore connu de grands succès en Suisse jusqu’à ce jour. Ces systèmes permettent en premier lieu un réglage de la grosseur des gouttelettes indépendamment de la quantité épandue. Contrairement à la technique des buses conventionnelles avec plusieurs jeux de buses, cette technologie moderne permet, avec un seul jeu de buses, de couvrir un large spectre d’utilisation. De plus, la quantité d’eau peut être réduite sans effet négatif sur l’efficacité des produits de traitement. Buses deux composants: Avec ces buses, la bouillie de traitement est mélangée avant sa sortie à de l’air sous pression dans une pré-chambre. Les gouttelettes sont accélérées avant leur expulsion, ce qui permet la pulvérisation de gouttelettes relativement petites sans grands risques de dérive. La grandeur des gouttelettes est réglée par la quantité d’air pressurisé. Les fournisseurs principaux de ce système sont Cleanacres (Airtec System), John Deere (Twin Fluid) et TeeJet (AirJet). Soupapes magnétiques: Dans les systèmes de buses utilisant des soupapes magnétiques, celles-ci interrompent le flux de bouillie de traitement 10 fois par seconde juste avant de sortir du corps de la buse. La quantité appliquée se règle par des intervalles d’ouverture plus ou moins grands. La pression de travail, et ainsi la grosseur des gouttelettes, restent constantes. Ce système est distribué en Amérique du Nord par la firme Capstan

Buse deux composants John Deere (Twin Fluid). La bouillie de traitement est mélangée avant sa sortie à de l’air sous pression dans une pré-chambre. (Photo d’usine)

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Liens Internet principaux (état à mi-mai 2009)

Technique des buses: Agrotop (http://www.agrotop.com/) Hardi (http://www.hardi-fr.com/ SprayingInfo.aspx) Lechler (http://www.lechler-agri.de/) TeeJet (http://www.teejet.com/ french/home.aspx) Buses deux composants: Cleanacres (http://www.cleanacres. co.uk/airtec.html) John Deere (http:// fr.johndeeredistributor.ch/index. php/Materiels-Agricoles/Produits/ Pulverisateurs/Selecteur-de-buse) TeeJet (http://www.teejet.com/ french/home/products/­applicationcontrol-and-equipment/sprayercontrols/airmatic--airjet--sprayercontrol.aspx) Buses à soupapes magnétiques: AIM Command/SharpShooter (http://www.capstanag.com/)

AgSystems Inc. sous le nom de «Sharp­ Shooter» et monté en série sur certaines machines automotrices de CaseIH sous la désignation «AIM Command». Injection directe: Les produits phytosanitaires sont dilués dans le tank avec de l’eau avant leur application. Les problèmes des excédents ou du manque de bouillie à la fin du travail font partie du quotidien des personnes chargées des traitements. Entre-temps, quelques constructeurs proposent des systèmes d’injection directe de produits phytosanitaire concentrés dans l’eau juste avant la rampe d’épandage. Ainsi, l’eau du tank reste propre en permanence et ce n’est que la quantité nécessaire de bouillie qui est préparée. De tels systèmes restent cependant assez onéreux. De plus, la manutention des substances actives sous forme de poudre ou de granulés n’est pas encore très claire, ces éléments devant en tous les cas être mélangés à l’eau. GPS: La technique GPS ne servira à l’avenir pas seulement à la gestion modulée des parcelles, mais également à la limitation de la dérive, en particulier à proximité de cours d’eau. Dans le cadre de la procédure d’autorisation des produits phytosanitaires, des dispositions relatives aux distances à respecter sont édictées afin d’éviter que des éléments actifs ne se déversent de manière in-


TA spécial n

À l’avenir, la technique GPS devrait faciliter le respect des distances de traitement adéquates le long des cours d’eau.

contrôlée dans les cours d’eau. Il faut s’attendre à ce que ces directives deviennent encore plus sévères à l’avenir. La technique actuellement disponible, avec localisation assistée par satellites et mémorisation des cartes comprenant les cours d’eau, ainsi que mesure de la vitesse et de la direction du vent, devrait permettre la détermination de la distance nécessaire spécifique au moment

du traitement. Ainsi, dans les cas favorables (ex: vent dans la direction opposée au cours d’eau), une distance prescrite de 20 mètres ou davantage pourrait être sensiblement réduite.

Résumé La technique moderne de protection des plantes atteint un standard élevé chez nous, ceci en raison de contrôles

réguliers et de la mise à disposition de moyens d’assistance. Les développements dans le domaine de la technique des buses et l’utilisation des bouillies de traitement vont contribuer à élever encore ce niveau, à améliorer l’efficience des produits phytosanitaires, tout en réduisant la dérive.  n 

TA actuel n n Foire forestière internationale de Lucerne La 20e Foire forestière internationale de Lucerne se déroulera du 20 au 23 août 2009. Malgré la crise actuelle de l’économie, les exposants sont optimistes. Ce qui domine, c’est la confiance dans le positionnement actuel et futur de l’économie forestière et du bois. Tradition et innovation Depuis sa création en 1971, la Foire forestière de Lucerne n’a cessé de se dé-

velopper. Au début, la «Foire suisse de l’économie forestière» se déroulait à Spreitenbach, ZH. Parvenue à sa 20e édition, elle conjugue aujourd’hui tradition et innovation pour rester le lieu d’exposition et de rencontre par excellence de la branche forestière. L’édition 2009 sera la dernière à regrouper les 280 exposants et 30 000 visiteurs sur les 30 000 m2 des anciennes halles de Lucerne. La prochaine édition aura lieu dans les nouvelles halles d’exposition Minergie.

La crise actuelle touche particulièrement les entreprises du bois engagées sur le plan international et dans l’exportation. Cette situation n’empêche pas la branche d’afficher son optimisme pour Lucerne. Les exposants démontreront cette année encore les progrès accomplis au niveau des processus techniques, de la productivité, de l’ergonomie et de la sécurité au travail en forêt. Congrès et exposition spéciale L’Économie forestière Suisse organise un congrès professionnel sous le thème «Certification des forêts: voie royale ou impasse?» le matin du vendredi 21 août 2009. Divers intervenants analyseront l’importance actuelle de la certification FSC ou PEFC et tireront le bilan des bénéfices que ces labels ont apportés aux entreprises. CODOC (Coordination et documentation pour la formation forestière) se charge une nouvelle fois l’exposition spéciale en collaboration avec les associations professionnelles et les prestataires de formation sur le thème «Les métiers forestiers en vogue». Le «Cinéma forestier» avec son programme varié de conférences, de présentations et de films sera certainement une des principales attractions.  n

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Technique des champs n

De gauche à droite: Socs à ailettes, en patte d’oie, bombé ou en pointe, tels sont les outils habituels de travail équipant les déchaumeuses. (Photos: Ruedi Hunger)

Déchaumage: jusqu’au bout mais en surface Le travail superficiel des chaumes se fait en premier lieu avec des outils tractés. Alors que les herses à disques compactes restent prioritaires, les cultivateurs avec les outils de travail disposés sur plusieurs éléments porteurs ont également fait leurs preuves.

Déchaumage selon les «RRRR» • Rapidement après la récolte, le déchaumage doit avoir lieu. • Rasant signifie que le travail doit se faire en superficie, à une profondeur de 5 cm, afin que les graines résiduelles ne soient pas enfouies. • Raffermi, tel doit être le sol pour assurer un contact étroit avec les graines. • Refermé de manière fine, afin de favoriser la décomposition de la paille et limiter ainsi l’espace permettant aux limaces de survivre.

Ruedi Hunger

Par le travail des chaumes, le céréaliculteur veut maîtriser de manière ciblée la remontée capillaire de l’eau, les chaumes fraîchement coupés ayant le même effet que les mèches des lampes à huile ou à pétrole. Le sélectionneur doit également assurer la germination des restes des précédents culturaux et des adventices. Le spécialiste des sols veille à ce que le sous-sol ne présente pas d’horizon compacté et le producteur bio apprécie le travail des chaumes car ce processus appliqué à l’ensemble de la surface élimine les mauvaises herbes enracinées. L’importance du travail des chaumes est reconnue depuis de nombreuses an-

nées et connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, particulièrement en raison de l’intervalle de plus en plus court entre les cultures. Par ailleurs, l’interruption du «pont vert» constitue une question d’hygiène du sol. A cela s’ajoutent les frais énergétiques en augmentation qui forcent le chef d’exploitation à rechercher des méthodes de travail du sol efficaces. De plus, l’euphorie des années 90 concernant les appareils de travail du sol animés s’effrite. Tous ces éléments font que des méthodes assurant davantage de rendement à la surface à moindres coûts sont recherchées aujourd’hui.

Pas plus profond que nécessaire La situation actuelle conduit à remettre en question la nécessité de chaque pro-

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n Technique des champs

Les alternatives possibles Les cultivateurs et herses à dents ne sont pas les seuls acteurs dans le domaine du déchaumage. Les herses roulantes ont aussi leurs supporters depuis de nombreuses années. L’excellent pouvoir de mélange de ces outils repose sur la disposition décalée de 45° des quatre couteaux spéciaux. Ces couteaux s’enfoncent dans le sol jusqu’à l’axe et la différence de vitesse relative entre l’axe et la pointe du couteau participe à briser la terre. Les herses à dents vibrantes ont longtemps été utilisées pour le déchaumage en raison du manque d’alternatives sur le marché. Leur travail dépend fortement de la quantité de résidus de récolte présents. Bien que leur sensibilité au bourrage ait déjà découragé de nombreux utilisateurs, en conditions idéales, ces machines impressionnent par leur vitesse de travail et le relatif faible besoin de puissance nécessaire. La double herse roulante anglaise «Dyna-Drive» avait toutes les qualités pour devenir la star des outils de déchaumage. Ses deux rotors auto-animés et reliés entre eux par une chaîne double et constitués chacun de plus de 65 dents par mètre possédaient une capacité de mélange considérable. Toutefois, les dents positionnées de manière agressive nécessitaient une puissance importante.

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Le fabricant Hendlmeier a présenté lors d’Agritechnica 03 un modèle de herse disposant d’anneaux. La hauteur sous bâti de cet appareil (37 cm) convient, d’après les données du fabricant, pour le travail des chaumes. Pour éviter les phénomènes de bourrage, les anneaux sont tournés de 25° par rapport à l’avan-

cement. Jusqu’à présent, cette machine n’a pas réussi à s’imposer sur le marché.

Propriétés qualitatives des ­outils de travail Tous les socs n’ont pas les mêmes capacités quant au bon brassage du sol et au maintien de la profondeur de travail

Fig. 1: L’efficacité du travail détermine largement les frais des machines (exemple de la classe 3 mètres) 120

Coûts: CHF par ha

cessus de travail. D’une parcelle à l’autre, il faut apprécier la manière de travailler le sol et à quelle profondeur. Un déchaumage ciblé et de qualité constitue, selon sa définition, une préparation du sol dans les cinq à huit centimètres supérieurs. Un travail plus en profondeur est déjà considéré comme un travail du sous-sol et ne permet pas de créer, par exemple, de bonnes conditions de germination pour les résidus de récolte et les mauvaises herbes. Les cultivateurs ne constituent pas automatiquement le premier choix! La tendance de ces dernières années se concentre sur les herses à disques compactes (voir Technique agricole 3 / 09). Bien avant, des cultivateurs, des herses à dents vibrantes et autres herses à bêches roulantes ont été utilisées pour le déchaumage. Des chisels à trois poutrelles constituent, selon le type d’émotteuse, un bon compromis entre la qualité du travail et la force de levage (encore) supportable.

80

40

0

Herse à disques compacte 3 m

Cultivateur avec outil suiveur 3 m

Herse à bêches roulantes 3 m

Herse à dents vibrantes 3 m

Taux d’utilisation 50 ha / an (exemple de calcul) Herse à disques compacte Cultivateur avec rouleau suiveur, 3 m avec outil suiveur, 3 m Coûts CHF Données ART Coûts CHF Élément de coûts Données ART Amortissements CHF 25 000 / 12 ans 2083.00 CHF 20 000 / 12 ans 1666.00 600.00 CHF 20 000 3 0,6 3 4,0 % 480.00 Intérêts CHF 25 000 3 0,6 3 4,0% 224.00 37 m3 3 CHF 7 / 1 m3 259.00 Loyer du bâtiment 32 m3 3 CHF 7 / 1 m3 Assurances 2 ‰ von 25 000 50.00 2 ‰ von 20 000 40.00 Frais fixes annuels 2957.00 2445.00 Frais fixes par ha CHF 2957.00 / 150 ha 59.14 CHF 2445.00 / 50 ha 48.90 Frais de réparation par ha 41.65 20 000 3 0,8 / 600 33.33 25 000 3 1 / 1600 Frais d’entretien par ha Données ART 1.35 Données ART 1.35 Frais spécifiques par ha 102.14 83.58 Différence herse compacte par rapport à 18.56 cultivateur 

Taux d’utilisation 50 hectares par an Herse à bêches Herse à dents roulantes 3 m vibrantes 3 m Coûts CHF Données ART Coûts CHF Élément de coûts Données ART Amortissements CHF 16 000 / 12 ans 1333.33 CHF 14 000 / 12 ans 1166.67 384.00 CHF 14 000 3 0,6 3 4,0% 336.00 Intérêts CHF 16 000 3 0,6 3 4,0% 224.00 35 m3 3 CHF 7 / ˚m3 245.00 Loyer du bâtiment 32 m3 3 CHF 7 / m3 Assurances 2 ‰ de 16 000 32.00 2 ‰ de 14 000 28.00 Frais fixes annuels 1 973.33 1 775.67 Frais fixes par ha CHF 1973.33 / 50 ha 39.47 CHF 1775.67 / 50 ha 35.51 Frais de réparation par ha 26.67 23.33 16 000 3 1 / 600 14 000 3 1 / 600 Frais d’entretien par ha Données ART 1.35 Données ART 1.35 Frais spécifiques par ha 67.48 60.20 Diff. herse à bêches roulantes / herse à dents 7.29 vibrantes 3 m


Technique des champs n dans les 5 à 8 premiers centimètres. Les socs à dents rigides et les socs bombés ne conviennent pas aux exigences du déchaumage. Pour un travail superficiel, les socs à ailettes et les socs en patte d’oie s’avèrent particulièrement bien appropriés, les premiers étant un peu plus fluides dans le travail, mais avec un effet de brassage moindre que le second. Pour un déchaumage optimal entre cinq et huit centimètres, l’effet de brassage supérieur des socs à ailettes se révèle prépondérant. Aujourd’hui, les cultivateurs universels équipés de systèmes de changement rapide des socs, comme le système MultiQuick de Vogel & Noot, constituent des alternatives recherchées. La forme du soc détermine largement la qualité du travail effectué, ainsi que la force de traction nécessaire (Fig. 2). Quand il s’agit de travailler un sol sur l’ensemble de la surface, ce qui est le cas avec le déchaumage, la profondeur de travail dépend de la largeur de travail de chaque soc. Plus le soc est étroit, plus le sol peut être travaillé en profondeur.

Sécurité contre les obstacles Les dents rigides assurent une conduite précise tant en profondeur que latéralement. Des boulons de cisaillement constituent une sécurité économique contre les surcharges pour chaque dent rigide. La résistance au déclenchement des systèmes automatiques se situe entre 340 daN (Vogel & Noot) et 630 daN (Lemken). Kverneland sécurise ses chisels à dents avec des ressorts à lamelles bien connus dans la construc-

Depuis des années les herses à disques compactes font concurrence aux cultivateurs pour la domination en matière de déchaumage.

tion des charrues. Des systèmes de sécurité hydrauliques disposent d’un ou de plusieurs réservoirs d’azote. Dal-Bo équipera prochainement (pour Agritechnica 09) le Triplex équipé d’une sécurité anti-pierres hydraulique. Les dents 3-D du Centaur d’Amazone peuvent être déviées de trois côtés et la résistance au déclenchement s’élève à 500 daN, comme pour le TerraGrip Zinken de Horsch. Le Terrano dispose d’une série de deux ressorts par dent. Horsch offre ainsi la possibilité d’adapter la pression de déclenchement selon les circonstances. Contrairement aux dents fixes, un cultivateur à dents sur ressorts peut dévier verticalement et horizontalement. D’une part le travail s’avère moins régulier et, d’autre part, les vibrations permettent d’améliorer l’effet d’émottage des dents dans le sol. Kverneland

Fig. 2: Valeurs mésurées sur différents types de déchaumeur 14 12

kN/m

10 8 6

Vitesse en km/h

Force de traction kN/m

Catros 

Pegasus 

Ha/heure

Cenius 

Centaur

Fabriquant de toutes les machines: AMAZONE. (Source: RKL 05)

6,7

7,1

5,2

4,7

3,7

3,6

3,5

5,4

7,0

4,1

3,5

6,6

12,4

11,8

13,1

12,0

0

Les hauteurs d’évitement sont différentes Chaque dent qui rencontre un obstacle (pierre) doit disposer d’espace d’évitement. Dans le cas des dents munies d’un système de sécurité, il s’agit de la hauteur d’évitement. Cette dernière, de 30 centimètres, est particulièrement élevée dans le cas du TerraGrip de la maison Horsch, Le nombre de dents varie selon les cultivateurs en fonction de leur équipement et de leur largeur. La distance entre les dents est également déterminante. Lorsque le même nombre de dents est réparti sur plusieurs poutrelles, la distance entre les dents reste le même, mais l’espace interne dans la machine s’accroît. L’intervalle minimal entre les dents se situe à une vingtaine de centimètres. La plupart des machines proposent un intervalle d’environ 30 centimètres entre les rangs. Sur certaines, l’intervalle atteint même un maximum de 45 centimètres.

Aplanir est nécessaire

4 2

propose des dents creuses, traitées à la chaleur, permettant un écart des pointes des dents atteignant jusqu’à 20 centimètres de chaque côté.

Carburant l/ha

Depuis des années, les disques paraboliques placés derrière les dents à ailettes ont fait leurs preuves. Comme effet positif complémentaire, ils servent de brisemottes. Les disques paraboliques sont équipés chacun d’une valve de graissage. Chez Horsch, les disques tournent dans un carter à huile et sont sans entre-

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n Technique des champs Fig. 3: L’usure représente une perte de matériel. Le perte de poids par ha travaillé représente l’usure subie. 6 Perte de matière en g/ ha

tien. Grâce à son système breveté d’évacuation des pierres, Kerner suit une voie très prisée: les effets se révèlent presque aussi importants que ceux des disques paraboliques. Les recouvreurs à ressorts plats, appelés aussi «queues d’hirondelles», tels que proposés par Rabe sur son Profi-Bird, permettent une économie de poids notable et sont meilleur marché. Différents constructeurs, comme Brix (D) et SMS (CZ), proposent ce type de dents de nivellement comme alternative aux disques paraboliques.

5 4 3 2 1 0 Rang 1

L’usure signifie une perte matérielle … Les contraintes telles que le roulement, le frottement, le grattage ou autres atteintes chimiques et thermiques, multiples charges exercées sur les éléments des cultivateurs, conduisent à une perte de masse des outils de travail. La notion de pièce d’usure prend ici toute son importance. Ces contraintes dépendent des particularités du sol, de la vitesse de travail, des conditions d’utilisation et de la

Soc Köckerling Original 

juin / juillet 2009  Technique Agricole

Rang 3

Soc large HTU 

Rang 4

Moyenne

Soc en pointe HTU

On remarque des différences de construction et de qualité. (Source: RKL / 2008)

Forme du soc

Soc à dent rigide

Soc bombé

Soc en patte d’oie

Soc à ailettes

Largeur du soc

10 / 12 cm

10-15 cm

20-30 cm

30-45 cm

Profondeur

15-25 cm

12-20 cm

  5-10 cm

  5-15 cm

Pour le travail superficiel, le soc à ailettes est très approprié.

12

Rang 2

Sécurité contre les surcharges avec ressort en spirale.


Technique des champs n

De nombreuses variantes d’outils suiveurs existent également pour les cultivateurs.

qualité du matériau. L’usure signifie non seulement une perte matérielle, mais également la diminution de l’efficacité de la machine.

… mais ne peut guère être influencée La pointe des socs est soumise à l’usure la plus importante. Des essais du RKL (Rationalisierungskuratorium Landtechnik) en Allemagne ont montré que les pointes des socs d’un cultivateur à quatre poutrelles sont soumises à divers taux d’usure. La figure 3 indique que, contrairement aux attentes, les pointes des socs du 2e rang subissent l’usure la plus forte alors que celles du 3e rang sont les moins usées. Selon le type de machine et les conditions pédologiques, un jeu de socs peut travailler de 350 à 600 hectares. Cet essai s’est également porté sur des pièces d’usure placées à des endroits névralgiques et recouvertes d’une plaquette en métal très résistant. Pour cet essai de longue durée des pièces de socs construites avec la sorte de métal dur BO-40, la firme BETEK a mis à disposition un alliage composé de 85 % de tungstène et 15 % de Cobalt. Après 560 hectares, les socs équipés de la sorte n’ont perdu que 5 % de leur poids (Source: Test DLG).

Outils suiveurs avec diverses tâches L’une des tâches du déchaumage consiste à raffermir le sol en fonction de son utilisation ultérieure. L’éventail des outils suiveurs est grand et chaque constructeur propose diverses solutions.

Les rouleaux sous forme de tuyau n’ont qu’un effet réduit. À l’autre extrémité de l’éventail, des unités complètes de herses à disques sont proposées dans ce rôle. Les rouleaux Cracker (Kverneland entre autres) effectuent un bon travail, particulièrement sur sols lourds. Le rouleau Packer polyvalent, comme Horsch le propose en tant que RollCut-Packer avec 600 mm de diamètre, assure un bon travail dans diverses conditions de sol, seul un sol sableux lui causant des problèmes d’enfoncement. Le travail de roulement avec une action sur toute la surface, raffermit la surface supérieure du sol. En cas de travail en ligne, l’effet se fait davantage en profondeur et, de plus, les mottes les plus grosses sont défaites. Ainsi, des rouleaux Packer à pneus de 650 mm de diamètre et une pression de 140 kg par mètre s’avèrent adaptés pour les sols légers. Pour les sols légers à mi-lourds, des rouleaux Packer à disques flexibles se révèlent également adéquats. Le diamètre du rouleau à disques tranchants de la Synchro de Pöttinger est de 600 mm; la largeur de chaque disque est de 6 cm. Les outils suiveurs portent le cultivateur et garantissent une profondeur de travail régulière. C’est pourquoi le mode de réglage de la profondeur s’avère déterminant en ce qui concerne le confort d’utilisation. De bonnes solutions sont obtenues par le biais d’une manivelle à condition qu’une échelle de mesure soit disponible.  n

Les erreurs à éviter absolument: • Une pression irrégulière dans les pneus et/ou des supports de levage de différentes longueurs ont pour conséquence une profondeur de travail irrégulière. • Lorsque les bras inférieurs remontent du cultivateur au tracteur, le guidage de la machine dans le sol est plus difficile. • Le bras supérieur ne doit pas être trop vertical: comme lors du labour, les lignes théoriques formées par les bras inférieurs ou supérieurs doivent se croiser peu avant l’essieu avant. • La première ligne de dents travaille trop profondément: les cultivateurs doivent aussi se régler parallèlement au sol, ceci par le biais du bras supérieur. • Profondeur de travail inutilement grande: l’efficacité du déchaumage baisse notablement et les frais dus à l’usure et de carburant augmentent. • Les disques coniques travaillent plus en profondeur que les dents: il s’agit de les régler de manière à ce qu’ils remplissent leur rôle d’aplanissement. • Une mauvaise pénétration, en cas de réglage correct, est le résultat de pièces d’usure hors d’état. L’effet de brassage, une fois l’outil dans le sol, est difficile à maintenir et la consommation de carburant augmente!

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Chargeurs de ferme Weidemann en édition Swissline à des prix attractifs

7e championnat suisse en Coupe de bois sportive des Stihl Timbersports Series® les 20/21 juin 2009

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Epargner du temps et de l’argent en alliant la technique à la puissance Les chargeurs de ferme Premium de Weidemann sont des auxiliaires indispensables à l’exécution des tâches quotidiennes non seulement à la ferme et aux champs, mais aussi pour la manutention dans l’industrie. Weidemann Swissline Pour être plus précis, nous mettons sur le marché les modèles Weidemann 1370 CX50 et 1770 CX50 Swissline, avec un équipement complet adapté spécialement à la demande de la clientèle suisse. Les modèles Swissline sont équipés spécialement pour les caractéristiques du marché suisse: par exemple les roues les plus aptes et adaptées aux travaux de la ferme, des champs et de la route, un éclairage conforme aux lois de la circulation, une vitesse allant jusqu’à 27 km/h et des commandes hydrauliques confort. La qualité au plus haut niveau Avec les chargeurs de ferme Weidemann, nous avons rapidement réalisé ce que signifie la qualité au plus haut niveau – citons pour commencer la construction extrêmement robuste, le choix des composants hydrauliques et hydrostatiques, les motorisations et pour terminer la peinture par poudrage où tous les éléments sont traités déjà avant le montage pour assurer une longue existence sans corrosion et une prestation de très

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> PRODUITS ET OFFRES longue durée. Tout ces points sont garants d’une haute estime de la clientèle pour les produits Weidemann, car ceux-ci assument régulièrement leurs tâches et maintiennent longtemps leur valeur d’investissement. Weidemann – une construction compacte Un centre de gravité très bas, l’ergonomie et l’élimination des vibrations sont garants du confort de conduite au même titre que le rayon de braquage qui lui permet

de tourner autour de son propre axe. Il en résulte une grande sécurité du travail, que ce soit avec le modèle à arceau de sécurité rabattable, le simple toit de protection ou la cabine confort intégrale. Polyvalence Le grand choix d’outils et d’accessoires permet au chargeur de ferme Weidemann d’effectuer une multitude de travaux dans de nombreux secteurs. N’hésitez pas à nous contacter, ou renseignez-vous auprès de l’agent Weidemann de votre région pour obtenir une offre correspondant à vos exigences. Bucher Landtechnik AG 8166 Niederweningen Tél. +41 44 857 26 00 Fax + 41 44 857 24 12 info@bucherlandtechnik.ch www.bucherlandtechnik.ch

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la Coupe de bois sportive – dont l’origine vient du monde des bûcherons professionnels – entame en Europe sa 9e saison. Lors de championnats à l’ampleur mondiale, les athlètes recherchent le meilleur de leur niveau en puissance, en technique et en équipement professionnel. Les concurrents mesurent ainsi leur force à travers 6 disciplines différentes avec hache, scie à main et tronçonneuse. La force est décisive, mais c’est la précision qui l’emporte! Pour la septième fois déjà, le championnat suisse à grand succès en Coupe de bois sportive des Stihl Timbersports Series®, aura lieu à 8898 Flumserberg. C’est sur le Prodalp, dans un pittoresque et magnifique paysage de montagne, que s’affronteront les meilleurs athlètes suisses. Le week-end officiel de championnat débutera avec la qualification au championnat suisse le samedi 20 juin 2009, de 10 h 00 à 16 h 00. Chacun des 28 sportifs (au maximum) combattra durement cette année encore et donnera le meilleur de lui-même pour acquérir une place de participation au championnat suisse. D’année en année, la pression des performances augmente et la barre est élevée. L’adrénaline monte – car il y a beaucoup à atteindre. Point culminant le dimanche 21 juin 2009, de 10 h 00 à 16 h 00: le championnat suisse 2009 en Coupe de bois sportive. Les 14 meilleurs athlètes s’affronteront à grand fracas dans six disciplines différentes. Une attraction toute spéciale et discipline à part entière du championnat c’est une fois de plus l’épreuve avec la tronçonneuse extrêmement puissante

«Hot Saw», notamment parce que les sportifs peuvent participer avec leur propre «Hot Saw» dont la puissance est d’env. 65 ch. Un autre point fort est aussi la discipline reine Springboard, car c’est à partir d’une hauteur de 2,80 m qu’un tronc de bois doit être coupé en deux à la hache. Ici, ce sont non seulement la précision de la technique et la force du sportif qui sont demandées, mais aussi l’équilibre et l’habileté. Pour le vainqueur de cette année au championnat suisse, une place de départ est assurée au cinquième championnat du monde des Stihl Timbersports Series® qui aura lieu le 13 septembre 2009 à Brienz dans l’Oberland bernois, ainsi donc pour la première fois en Suisse. Vous trouverez de plus

amples informations directement sur Internet sous www.stihl-timbersports.ch. Nous serions très heureux de vous accueillir sur le Prodalp et vous promettons un week-end de championnat inoubliable les 20 et 21 juin 2009 à Flumserberg! Accès: en seulement 15 minutes en voiture ou avec les transports publics de Flums à FlumserbergTannenheim, où suffisamment de places de parking gratuites sont à votre disposition. Avec la télécabine du Prodalp-Express, vous arrivez sur le Prodalp à 1576 m de hauteur, là où la manifestation Stihl Timbersports Series® Event a lieu. Stihl Vertriebs AG Isenrietstrasse 4 8617 Mönchaltorf Tél. 044 / 949 30 30 Fax 044 / 949 30 20 info@stihl.ch www.stihl-timbersports.ch


Énergie n

Déchiquetage des branchages par un entrepreneur local. (Photos: Sylvain Boéchat)

Biogaz: des installations ­partenaires des collectivités L’approvisionnement en co-substrats d’une unité de méthanisation est un des facteurs importants qui permet d’assurer la production de biogaz. Parmi ceux-ci, les déchets alimentaires et végétaux offrent des perspectives de valorisation attractives. Visite guidée de deux installations en activité depuis 2008. Toutes deux ont mis en place la prise en charge de déchets verts en collaboration avec des communes.

Sylvain Boéchat

Le rendement d’une installation de biogaz dépend entre autres de la quantité et du potentiel fermentescible des substrats apportés dans le digesteur. La liste de ces derniers est longue mais selon leur nature, l’intérêt qu’ils suscitent concerne également d’autres secteurs d’activités. Dès lors, la concurrence entre les différents acteurs susceptibles d’acquérir ces fournitures est croissante. En dehors des matières les plus prisées, on trouve d’autres matériaux avec des propriétés méthanogènes très intéressantes et dont la prise en charge procure des solutions attractives pour les parties

concernées. Parmi ceux-ci, on peut citer les déchets verts qui constituent un apport apprécié des installations de biogaz et une évacuation efficace pour les communes. Yves Membrez du Centre d’information Biomasse a accompagné les ­initiateurs des deux projets présentés ci-après. Selon lui, ce type de déchet représente un co-substrat intéressant: la quantité annuelle produite est ­estimée entre 40 et 60 kg par habitant et une tonne de déchet vert fournit environ 90 à 100 m3 de biogaz. De plus, la méthanisation permet d’éviter l’incinération des matières organiques puisqu’elles seront par la suite res­tituées au sol sous forme de compost.

Biogaz agricole: l’installation des Roy à Porrentruy Michel et Philippe Roy exploitent un domaine agricole d’environ 85 ha avec une centaine d’UGB. Intéressés depuis plusieurs années au biogaz, la perspective d’exploiter leur propre installation présentait une alternative de diversification pour leur exploitation. Les premières réflexions concernant le type d’installation les ont rapidement amenés à rechercher des co-substrats pour compléter les effluents d’élevage. Dans cette optique, des contacts ont été établis avec les communes voisines pour étudier les possibilités de prise en charge de leurs déchets verts. Cette démarche a très vite intéressé les communes approchées: La possibilité de

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n Énergie pouvoir déléguer la gestion de ces déchets en les valorisant au moyen d’une installation de biogaz sise à proximité apportait des avantages tant économiques qu’environnementaux.

Mise en place de la prise ­ en charge des déchets La prise en charge de ces déchets a nécessité l’aménagement d’une structure de réception adéquate pour les valoriser de la meilleure manière possible. Car si certains sont appréciés pour leur potentiel énergétique, d’autres, comme par exemple la terre et le bois, ne sont pas souhaités dans le processus de méthanisation. Dès lors, une filière de compostage a également été développée sur le site, en parallèle à l’installation de biogaz, pour assurer la prise en charge de ces éléments. Le ramassage des déchets est principalement effectué par les communes. Selon leur nature, ils sont soit directement apportés dans le digesteur ou destinés au compostage. Les habitants ont également la possibilité de

déposer leurs déchets sur place. À cet effet, des heures d’accès ont été définies afin de veiller au bon fonctionnement des livraisons. À la réception, les matériaux sont répartis en trois tas bien distincts. Un premier pour les gazons et les feuilles qui alimenteront le digesteur. Le second tas accueille les déchets de jardinage contenant une part importante de terre qui seront directement mélangés au matériel du compost. Le troisième tas regroupe tous les éléments ligneux tels que le bois et les branchages qui seront transformés en plaquette au moyen d’une déchiqueteuse. Les plaquettes sont ensuite utilisées pour alimenter la chaudière des habitations de la famille Roy. La mise en place du ramassage impose aux habitants des localités concernées une certaine discipline. Les plastiques et autres matières synthétiques sont en effet indésirables tant pour la phase de méthanisation que pour le compostage. Des mesures d’information et de sensibilisation ont permis de rendre

Données techniques de l’installation Roy Pré-fosse Digesteur Post-digesteur Couple Chaleur Force Engrais de ferme ­( Lisier, fumier) Co-substrats

Production annuelle :

  400 m3 1000 m3 1000 m3   190 kW ~4500 t/an ~1000 t/an Déchets verts Déchets de céréales Perméat de petit lait ~1 mio kWh

les citoyens attentifs à cette nécessité. Aujourd’hui la démarche est acquise et les déchets reçus répondent à ces exigences. Pour cette prestation, les exploitants sont indemnisés par les communes. Un forfait par habitant a été convenu, ce mode de faire étant apparu plus rationnel qu’une indemnisation au tonnage du fait qu’il permet d’éviter la mise en place d’un système de pesée des déchets.

Digestion et valorisation

La méthanisation nécessite un tri sélectif des différents déchets.

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Aux déchets verts récoltés et aux engrais de ferme de l’exploitation, s’ajoutent encore des déchets de céréales provenant d’un centre collecteur de la région ainsi que du perméat de petit lait. Certaines de ces matières sont mélangées dans une pré-fosse de 400 m3, d’autres sont directement introduites dans le digesteur au moyen d’une mélangeuse fixe équipée d’un doseur. Le digesteur et le post digesteur disposent tous les deux d’un volume de 1000 m3. Le biogaz obtenu alimente un couple chaleur force d’une puissance de 190 kW. L’électricité produite (environ 1 000 000 kWh) est injectée dans le réseau local. La chaleur est utilisée pour maintenir la température du digesteur et des locaux proches de l’installation. D’autres possibilités d’utilisation sont encore l’étude. Le digestat est quant à lui traité au moyen d’un séparateur de phase. La partie liquide est épandue au moyen d’une rampe d’épandage à tuyau souple sur les surfaces agricoles. La fraction solide est pour une part directement épandue ou ajoutée au compostage.


Énergie n Germanier Ecorecyclage SA: Traitement des déchets et ­production de biogaz Actif depuis plus de 20 ans dans le compostage, l’idée de produire du biogaz a longtemps occupé les réflexions de Luc Germanier, directeur de l’entreprise «Germanier Ecorecyclage SA» à Lavigny, VD. Ses intérêts pour cette technologie étaient multiples: les déchets étant déjà présents dans le cadre des activités de compostage, leur valorisation énergétique représente une combinaison optimale et complémentaire. La méthanisation n’est pas une finalité mais constitue une étape intermédiaire dans le processus de traitement des déchets déjà en place. L’objectif final étant le retour au sol de la matière organique tout en permettant un développement et une diversification des activités de l’entreprise. Concernant le choix de l’installation, c’est le système «Kompogas» qui a été retenu. Cette solution offrait les meilleures caractéristiques et le plus de souplesse par rapport à la gestion des

différents matériaux destinées à être méthanisés.

Approvisionner l’installation en sensibilisant les citoyens La principale source d’alimentation du digesteur se compose des déchets de cuisine et végétaux des habitants de communes de l’Ouest Lausannois et de la région de Nyon. Dans un premier temps il a d’abord fallu convaincre les autorités des avantages d’un tel concept. Pour ce faire, Luc Germanier a entrepris de nombreuses démarches auprès des communes et de la population, pour obtenir gain de cause. Là aussi, l’intérêt pour les collectivités a été vite démontré: jusque là les déchets verts n’étaient la plupart du temps pas séparés des autres déchets. Leur prise en charge sélective induisait donc des avantages significatifs pour les collectivités. Les ordures ménagères sont le plus souvent incinérées. Les déchets verts contiennent beaucoup d’eau et leur incinération nécessite donc beaucoup d’énergie. La séparation des dé-

chets organiques ménagers permet ainsi de réaliser des économies. Par la suite il a fallu mettre en place un système de collecte spécifique. Celle-ci s’effectue de deux manières. Le ramassage au porte à porte chez le particulier qui dispose soit d’un container spécial pour ses déchets ou d’une place de collecte à proximité de son domicile. La deuxième possibilité pour les habitants consiste à ce qu’ils apportent directement leurs déchets sur le site de l’installation.

Fonctionnement de l’installation  Les déchets sont réceptionnées dans une halle fermée, ceci afin d’éviter les nuisances olfactives. La halle est ventilée de manière à récupérer l’air pour le traiter à travers un biofiltre. Les déchets sont ensuite triés et broyés avant d’être amenés dans le digesteur. Ce dernier d’un volume de 1000  m3 est isolé thermiquement. La production de biogaz s’effectue selon le procédé «Kompogas». Il s’agit en fait d’une mé-

Le digesteur horizontal.

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n Énergie une période de huit semaines environ, durant lesquelles il sera brassé puis criblé avant d’être stocké. Le produit fini (compost enrichi de type «Élite») est ensuite repris par des horticulteurs et/ ou paysagistes. Ce matériau, riche en éléments nutritifs est également intéressant pour l’agriculture. Au vu de l’augmentation du prix des engrais minéraux, l’utilisation de compost ou de résidus de méthanisation présente une alternative sérieuse puisqu’à sa valeur fertilisante peuvent s’ajouter une stimulation de l’activité biologique dans le sol et une augmentation du pH. Pour favoriser et développer l’utilisation agricole de ce compost. Un partenariat a été mis en place entre l’entreprise Germanier et quatre agriculteurs. Ceux-ci se sont équipés d’une épandeuse et proposent leur prestation d’épandage dans la région. Cette prestation est réalisée sous le nom de «Distri-compost».

La station d’épuration du gaz gérée par COSVEGAS.

thanisation continue en phase sèche où la matière organique, maintenue à une température d’environ 55 °C, transite d’une extrémité à l’autre du digesteur grâce au système de brassage.

Valorisation du gaz La totalité du biogaz produit est injectée dans le réseau afin de servir de carburant pour voiture. Cette utilisation nécessite une épuration et une compression du gaz afin de le rendre compatible aux normes du gaz naturel. Cette opération n’est plus du ressort de l’entreprise Germanier mais est assurée par la société Cosvegas SA en charge de la gestion du réseau. Le gaz est vendu Données techniques de l’installation Germanier Digesteur Capacité de traitement Co-substrats

1000 m3 ~ 30 000 t./an Déchets verts Déchets de cuisine Marc de café

Production de > 1 500 000 m3 biogaz prévue Équivalent d’essence > 1 100 000 litres Production ~ 23 000 m3 de compost Production annuelle : ~1 mio kWh

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brut à Cosvegas. Son épuration consiste à augmenter sa part de méthane. Elle s’effectue par un assèchement (évacuation du soufre) au moyen de filtre à charbon ainsi que par séparation des flux pour obtenir une teneur en méthane proche de 99 % (contre 57 % à la sortie du digesteur). Les résidus de cette épuration, principalement du CO2 et du soufre sont ensuite brûlés dans un four catalytique à 800-1000 °C. La chaleur qui en résulte est utilisée pour chauffer le digesteur.

Utilisation du digestat et compostage Après déshydratation au moyen d’un séparateur de phase, le digestat solide est mélangé aux branchages préalablement déchiquetés ainsi qu’aux autres matériaux non digestibles pour la production de compost. Le processus de compostage se fait dans des halles fermées. Un système de ventilation forcée permet d’aspirer l’air et d’accélérer le processus de maturation tout en réduisant les mauvaises odeurs. Ce processus induit l’évacuation d’une quantité importante de chaleur dont les possibilités de valorisation sont encore à l’étude. À noter que le suivi de l’évolution des cellules de compostage est géré par informatique. La formation du compost se réalise sur

Une production de déchets en augmentation Bien que techniquement différents, ces deux projets apportent leur lot d’avantages. Tant au niveau de l’exploitation des installations à proprement parler que pour les collectivités concernées. L’impact régional et environnemental qui en découle est clairement reconnu : traitement à proximité des déchets, diminution des distances de transports de ces derniers, valorisation énergétique, complémentarité entre la production d’énergies renouvelables et le compostage et autres. D’autre part, le processus de triage instauré est également plus que satisfaisant. Considérant que la quantité d’ordures ménagères produite par la population est en augmentation, l’instauration de ce genre de filière est une solution intéressante. Il faut cependant noter que dans les deux cas présentés ci-dessus, l’organisation des systèmes de tris ne s’est pas faite du jour au lendemain. Elle nécessite une rigueur et un respect de certaines règles afin d’éviter que des substances indésirables ne s’y retrouvent. Dans les deux cas, les mesures de sensibilisation et d’information ont permis d’obtenir des matériaux adéquats. Au vue de ce constat, l’avenir des ces installations semble assuré et de nouveaux projets calqués sur ces deux modèles vont certainement se réaliser au cours des prochaines années.  n


Énergie n

De gauche à droite: Accumulateur de chaleur central, vanne de remplissage (à 3 voies), 2 pompes de brassage et vanne de mixage pour le circuit de chauffage et le remplissage du boiler, raccordements vers la chaudière à bûches. (Photos: Ruedi Gnädinger)

Économies d’électricité avec la préparation d’eau chaude Les exploitations laitières consomment beaucoup d’eau chaude, produite principalement avec des boilers électriques. Une réflexion s’impose quant à la consommation d’eau chaude, à l’épargne d’électricité et à la production économique d’eau chaude, notamment dans les fermes abritant plusieurs générations ainsi que des employés.

Ruedi Gnädinger

Thème général: économiser l’électricité À l’heure des augmentations du prix de l’électricité, Technique agricole consacre une série en trois parties aux économies en la matière: • Économies d’électricité avec l’éclairage • Économies d’électricité avec la préparation d’eau chaude • Économies d’électricité avec les moteurs électriques

Il existe diverses possibilités de diminuer la consommation d’électricité ou de se tourner vers d’autres sources d’énergie comme le bois ou le soleil. Un changement n’est cependant rentable que si les investissements nécessaires trouvent une utilité adéquate. Cela doit se vérifier de cas en cas.

électriques), l’énergie suivante s’avère nécessaire: 100 kg 3 50 °C 3 0,00116306 kWh/kg = 5,8 kWh

En considérant encore la perte de chaleur de l’ensemble de l’installation, il faut prendre en compte 6,5 kW.

Besoins énergétiques

Besoins d’eau chaude et coûts énergétiques

Afin de chauffer 1 kg (litre) d’eau de 1 °C, il faut 1 Kilocalorie (ancienne unité) ou 4,187 Kilojoule (nouvelle unité), respectivement 0,00116306 Kilowattheure. Pour le chauffage de 100 kg (litres) d’eau de 10 °C (estimation de la ­température moyenne de l’eau à l’entrée) à 60 °C (réglage d’usine habituel des thermostats des boilers

Les coûts de l’électricité engendrés par la préparation d’eau chaude se laissent calculer en considérant les besoins d’eau chaude, les besoins spécifiques en énergie et le prix du kWh. Le tableau 1 donne quelques exemples pratiques. La valeur d’utilisation moyenne admise se situe à une température de 60 °C.

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n Énergie Économiser l’eau chaude Il ne faut pas toujours investir pour ­économiser. Les consommations inutiles sont souvent dues au fait que l’on n’y pense simplement pas. La consommation d’un robinet qui coule est généralement sous-estimée. Lors du lavage des mains avec ouverture et température normales, ce sont de 3 à 5 litres d’eau par minute qui s’échappent. Une durée d’utilisation d’une minute implique une consommation de courant électrique de 0,12 à 0,2 kWh. Avec une chaleur confortable et un débit élevé du robinet plusieurs fois par jour, cela finit par compter. Si l’on attend chaque fois l’eau chaude, qui tarde en raison de la longueur de la conduite depuis le boiler, l’efficience de l’utilisation de l’électricité se péjore encore davantage. Possibilités de réduction de la consommation d’eau chaude et d’énergie: • Utiliser des blocs mélangeurs à un levier. Il faut toutefois l’arrêter entre-temps, par exemple lors du lavage des mains. • Monter des buses économiques dans les lavabos et à la cuisine, ainsi que des pommeaux de douches économiques à la salle de bain. • Bien isoler les conduites d’eau chaude. L’isolation de conduites après coup est possible sans grandes difficultés. • Bassin de lavage permettant d’économiser l’eau. Ils ont un fond du même type qu’un tonneau ou, au moins, des bords fortement arrondis. Une isolation permet d’éviter, par ailleurs, un refroidissement trop rapide. • À chaque utilisation, vérifier quelle est la température de l’eau nécessaire

Station de lavage et d’eau chaude pour étable à veaux avec boiler propre (pas de déperdition de chaleur.

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Tableau 1: Exemples de coûts de l’élecricité pour la préparation d’eau chaude Type d’utilisation

Litres par année

  45

16 425

160.–

  30

21 900

214.–

110

80 300

  783.–1)

  90

65 700

  641.–1)

  50

9 125

   89.–2)

Ménage et soins corporels (par personne) par jour Un nettoyage des pots et du matériel de traite Un nettoyage de l’installation de traite directe jusqu’à trois éléments Un nettoyage de l���installation de la salle de traite jusqu’à six éléments Un nettoyage du tank à lait de 800 litres 1) 2)

Coûts annuels de l’électricité (à 15 cts/kWh)

Moyenne à 60 °C (litres)

CHF

L es besoins énergétiques pour le chauffage de l’automate de traite sont également calculés Nettoyage tous les 2 jours

Tableau 2: Comparaison des coûts annuels d’un boiler électrique (CHF 1750.–) et d’un boiler à pompe à chaleur (CHF 4750.–) sans les frais de montage qui devraient être identiques pour les deux Type de coût Amortissements Boiler électrique : 25 ans Boiler à pompe à chaleur 15 ans Intérêts 60% de l’investissement à 4% 60% de l’investissement à 4% Assurances bâtiment 2‰ de l’investissement 2‰ de l’investissement Réparations 0,5% de l’investissement 1,5% de l’investissement Frais d’électricité pour 200 lt/j avec 55°C et tarif de 15 cts/kWh 1/3 avec pompe à chaleur Coûts annuels totaux

Accumulateur à eau chaude central d’une installation de récupération de chaleur de refroidissement du lait.

Boiler électrique (CHF par an)

Boiler à pompe à chaleur (CHF par an)

  70.– 317.–   42.– 114.–    4.–   10.–    9.–   71.– 637.– 762.–

212.– 724.–

Boiler vertical simple avec système de chauffe électrique et raccordement au circuit de chauffage.


Énergie n Tableau 3: Modèle de calcul des économies de coûts énergétiques en combinaison avec une chaudière à bois Type d’utilisation Ménage et soins corporels pour 6 personnes Nettoyage de l’installation de traite directe jusqu’à trois éléments Autres nettoyages Total

Valeur moyenne à 60°C

Volume pour 5 mois d’hiver (litres d’eau)

Economies avec un avantage de 6 cts par kWh

6 x 45 l / Tag

41 060

160

110 l pro Reinigung

33 460

130

12 170 86 690

  47 337

80 l pro Tag

CHF / an

Tableau 4: Modèle de calcul des économies de coûts énergétiques des panneaux solaires en combinaison avec la chaudière à bois Type d’utilisation Ménage et soins corporels pour 6 personnes Nettoyage de l’installation de traite directe jusqu’à trois éléments Autres nettoyages Total

Valeur moyenne à 60°C

Volume pour 7 mois d’été (litres d’eau)

6 x 45 l par jour

  57 490

110 l par nettoyage

  46 840

80 l par jour

  17 030 121 360

en fonction du produit de nettoyage utilisé. • Un boiler suffisamment volumineux n’économise ni l’eau, ni l’électricité, mais en revanche, le courant de nuit moins cher peu mieux être mis à profit. • Veiller à une bonne isolation lors de l’achat du boiler, les différences étant sensibles.

Alternatives au boiler ­électrique conventionnel Avec l’augmentation des tarifs de l’électricité, il faut se poser la question quant aux alternatives possibles à la production conventionnelle d’eau chaude. Les variantes suivantes conviennent bien pour le ­domaine agricole: • Boilers à pompe à chaleur • Récupération de chaleur lors du refroidissement du lait • Raccordement au système de chauffage à bois • Panneaux solaires Les boilers à pompes à chaleur sont des installations compactes avec pompe à chaleur intégrée. Ils prélèvent la chaleur de l’air environnant et la pompe jusqu’à une température de 50 à 55 °C. Un compresseur froid doit être actionné pour cela. Environ un tiers des besoins en énergie pour le réchauffement de l’eau est couvert par du courant électrique, les deux tiers restants provenant de l’air environnant qui se refroidit lors de ce processus.

Economies avec un avantage de 15 cts par kWh

CHF / an 476 388 141 1005

Le prix d’un appareil d’une contenance de 300 litres (sans montage) s’élève entre CHF  4500.– et 5000.–. En comparaison, un boiler électrique de mêmes dimensions coûte de CHF 1500.– à 2000.–. La comparaison figurant au tableau 2 montre qu’avec un prix de l’électricité de 15 cts/kWh (tarif réduit) avec les éléments retenus, le remplacement du boiler conventionnel par un boiler à pompe à chaleur vaut la peine, mais il est inutile de procéder à un changement anticipé.

La récupération de chaleur lors du refroidissement du lait fonctionne comme un boiler à pompe à chaleur. La chaleur ne provient cependant pas de l’air environnant, mais du lait à refroidir. La quantité de lait détermine si suffisamment d’eau chaude peut ainsi être produite. En règle générale, on peut considérer que le refroidissement d’un litre de lait permet la production de 0,5 à 0,7 litres d’eau chaude. Le refroidissement du lait avec un élément entraîne une consommation moyenne de courant de 2 à 2,5 kWh par 100 litres de lait. Les différences entre l’été et l’hiver peuvent être considérables, car le lait perd parfois beaucoup de chaleur dans les conduites menant jusqu’au refroidisseur. La consommation électrique n’augmente que de manière insignifiante lors du refroidissement du lait lorsque la chaleur extraite sert à chauffer l’eau. C’est pourquoi il s’avère très intéressant du point de vue de la consommation d’électricité d’utiliser cette chaleur pour la production d’eau chaude. L’installation de cette récupération de chaleur se fait de cas en cas selon les conditions spécifiques. C’est pourquoi les contraintes de montage, et les frais inhérents, sont notablement plus élevés qu’avec les boilers à pompe à chaleur. Une estimation de coûts ou une offre par le fournisseur/monteur se révèle indispensable pour apprécier la rentabilité de l’investissement. Pour le raccordement au système de chauffage à bois, il faut un boiler avec échangeur de chaleur pour le circuit de chauffage, des conduites jusqu’à la chaudière (d’entrée et de sortie), ainsi qu’un

Les boîtiers de commande des chaudières et des installations de chauffage modernes comprennent directement un module de gestion du boiler et de l’installation solaire.

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n Énergie système de commande. En matière de rentabilité, les frais fixes supplémentaires, les coûts de carburant et le surcroît de travail s’avèrent déterminants. Avec un prix pour des copeaux de sapin secs de CHF 40.-/m3, un potentiel énergétique de 650 kWh/m3 et 10 % de pertes de la chaudière jusqu’au boiler, l’énergie utile par kWh coûte: 40 (CHF/m3) 650(kWh/m3) 3 0,9 = 0.068 CHF /kWh

Le faible prix de l’énergie, comme avec les bûches, rend l’énergie-bois intéressante. De plus, il faut songer que les coûts du bois ne sont qu’en partie des frais externes. Cependant, les coûts fixes, les frais de maintenance et le volume de travail sont nettement plus élevés. Le chauffage de l’eau avec du bois se révèle donc indiqué surtout en période de chauffage, lorsque la chaudière est utilisée de toute façon. Les coûts énergétiques épargnés pendant les mois d’hiver (postulat: prix de l’électricité en tarif de nuit 15 cts moins 9 cts/kWh pour l’énergie-bois, utilisation supplémentaire de la chaudière incluse = économie de 6 cts/kWh) peuvent être utilisés pour les amortissements, les intérêts et l’entretien des éléments supplémentaires nécessaires au raccordement du boiler à la chaudière. Les économies de coûts énergétiques sont représentées sous forme de modèle dans le tableau 3. Avec ces économies de coûts, et compte tenu d’un taux de capitalisation de 8 %, un investissement de CHF 4212.– peut s’avérer rentable. Ces CHF 4212.– sont très largement comptés, surtout dans les nouvelles installations, car un boiler de 600 à 700 litres avec échangeur de chaleur intégré, adapté au raccordement à l’installation de chauffage et utilisable avec l’électricité (sans montage ni conduites) ne coûte guère que CHF 1000 à 2000 de plus qu’un boiler électrique conventionnel. Les panneaux solaires pour la production d’eau chaude sont encore peu répandus dans l’agriculture, bien que les besoins en eau chaude soient importants et que la combinaison entre les panneaux solaires en période estivale et l’énergie-bois en hiver recèle de nombreuses synergies. Comme de nombreux agriculteurs ont d’autres priorités en matière d’investissements, l’énergie solaire n’est pas d’actualité dans la plupart des cas. Les investissements qui améliorent les chiffres-clefs de l’exploitation, comme la grandeur de celle-ci ou le volume de lait produit, entre autres, occupent toujours une place prépondérante.

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Juni / Juli 2009  Schweizer Landtechnik

Montage de panneaux solaires sur une paroi verticale. La couverture doit encore être apposée. Des travaux personnels en collaboration avec l’entreprise sont tout à fait possibles dans ce cas.

On estime ainsi être mieux préparé pour affronter l’avenir. Cependant, un chef d’entreprise bien avisé doit se poser la question, lors du choix d’un ou l’autre investissement, si une mesure permettant de réduire les coûts n’est pas meilleure à terme qu’un investissement entraînant une production accrue, davantage de risques commerciaux et plus de travail. Au chapitre Raccordement au système de chauffage à bois, le modèle de calcul a donné une économie de coûts énergétiques de CHF 337.– pour 5 mois d’exploitation hivernale. Les économies étaient dues à la différence de 6 cts/kWh (tarif de nuit 15  cts moins 9  cts/kWh pour l’énergiebois). Si maintenant, pendant les 7 mois d’été, les besoins en eau chaude sont couverts à 85 % par l’énergie solaire, les économies indiquées au tableau 4 sont encore possibles. Avec ces économies de coûts, et compte tenu d’un taux de capitalisation de 8 %, un investissement de CHF 12 562.– serait rentable. L’économie supplémentaire possible pendant les mois d’hiver n’est encore pas prise en considération. Pour une surface de panneaux solaires adaptée à notre exemple de 14 à 17 m2, les CHF  12 562.– ne suffiront vraisemblablement pas. Il faut compter, en règle générale, avec un coût de CHF 1100.– à 1600.– par m2 pour une installation complète. Environ la moitié constitue le coût des panneaux proprement dits. La formule suivante permet de vérifier la rentabilité de cas en cas:

Exemple: CHF 100.– / m2 und Jahr 1) 3) 400 kWh/m2 und Jahr 2) = 0.25 CHF/kWh 1)

 % de CHF 1250.-/m2 8 rendement annuel des panneaux 3) dès ce prix de l’électricité, l’investissement est rentable

2)

Les installations de panneaux solaires deviennent plus économiques lorsque: • le chauffage avec production d’eau chaude est relié à un accumulateur de chaleur, car les différents composants ont ainsi des fonctions multiples, • l’installation solaire est gérée par le système de commande du chauffage, • le remplacement du boiler et du chauffage est nécessaire, • l’agriculteur peut effectuer des travaux personnels lors du montage des panneaux solaires. Différents cantons proposent des aides financières octroyées dans le cadre des programmes énergétiques et conjoncturels. Pour davantage d’informations en la matière, il s’agit de s’adresser aux services cantonaux compétents.  n

Frais fixes (CHF/m2 et année) = prix min. de l’électricité (CHF/kWh) Economie d’électricité (kWh/m2 et année)


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n Sous la loupe

Les bâtiments de l’exploitation Monnerat: fonctionnalité et simplicité! (Photos: Gaël Monnerat)

Collaboration et simplicité Dans le but de faire mieux connaissance avec votre rédaction, je vais ici profiter de l’occasion pour vous présenter l’exploitation de mes parents, André et Germaine Monnerat.

Gaël Monnerat

À six kilomètres à l’ouest de Delémont, sur une petite colline au nord de la commune de Courfaivre, la ferme des Neufs Champs offre une vue imprenable sur le haut de la vallée de la Sorne. Cette ferme située au milieu des pâturages appartient à ma famille depuis 1990. C’est donc là que j’ai passé la plus grande partie de mon enfance avec mes parents André et Germaine, mes trois sœurs Audrey, Gaëtane et Célia et mon frère Gaylor.

Nouvelle construction Historiquement, la ferme familiale était située en plein cœur du village, coincée entre la route cantonale et la ligne de

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chemin de fer. L’occasion s’est présentée à l’époque de reprendre le domaine situé sur les hauteurs du village. À notre arrivée, l’ensemble des installations existantes (étable, silos et fosse à lisier) ne permettait pas d’abriter le troupeau de vaches laitières. Il fut donc décidé de procéder à la construction d’une nouvelle étable en stabulation libre avec caillebotis et logettes pour 60 UGB. L’ensemble comprenait deux fosses à lisier, un silo tranchée de 600 m3 et une salle de traite en épi 1 3 6. À cette époque, le domaine de 50 ha (dont 20 en location) était voué à la culture (blé, orge, maïs et colza) sur près de la moitié de sa surface. L’évolution de la politique agricole et la baisse de prix ont incité mon père à profiter de la mise aux normes SST/

SRPA de l’étable pour accroître la capacité et permettre la détention d’un troupeau de 15 à 20 vaches allaitantes en plus des 30 laitières déjà présentes. De construction simple, l’agrandissement permet de mettre à la disposition des animaux des surfaces de repos paillées et l’accès permanent à l’extérieur. De cette époque date également le début de la production de betteraves sucrières et l’abandon du colza. Afin de permettre l’affourragement des animaux présents (une centaine de bêtes), les surfaces de pâturages et de maïs ont augmenté au détriment des céréales. Ces vingt dernières années ont été le théâtre de grands bouleversements dans l’agriculture de la commune. Avec l’arrivée de l’autoroute, le remaniement par-


Sous la loupe n cellaire engendré à profondément modifié les conditions d’exploitation avec la construction de chemin bétonnés et le regroupement des parcelles.

Travail communautaire Il y a maintenant 15 ans, douze exploitants de la commune se sont regroupés sous l’impulsion d’André pour former SOMACO, la société des machines de Courfaivre. Mon père en fut le premier président et j’occupe actuellement le poste de secrétaire-caissier. L’utilisation communautaire de machines est une tradition dans la commune. Plusieurs agriculteurs possédaient déjà des machines en commun, notamment un semoir à maïs et le matériel pour la culture de la betterave. Cette société s’est depuis agrandie et dispose maintenant d’une vingtaine de machines. Dans la famille Monnerat, l’engagement politique et la défense professionnelle tiennent une place importante. Après 12 années passées au sein du conseil communal en charge de la Bourgeoisie, André laisse sa place à Germaine. Elle deviendra ensuite maire de la commune, en 2004, après avoir siégé huit ans au parlement jurassien, fonctionné comme présidente de l’Association des Paysannes Jurassienne et siégé au comité de l’Association des Paysannes Suisse. Depuis le départ progressif des enfants, Germaine travaille à mi-temps comme agente de poursuites. André pratique l’estimation des bâtiments pour la banque Raiffeisen locale et participe à quelques remaniements parcellaires. La simplicité des bâtiments et l’organisation de

Germaine et André Monnerat: 20 ans de défense professionnelle et d’engagement politique.

l’exploitation permettent de dégager du temps pour ces activités. Depuis maintenant trois ans, des apprentis travaillent avec nous sur le domaine. Ils facilitent grandement le travail ­d’André qui s’était en effet retrouvé ­fréquemment seul avec le départ pour les études de ses deux fils et le repos bien mérité pris par son père Louis. Toutefois, les coups de mains des deux garçons lors des grands travaux restent nécessaires. L’engagement dans la formation agricole a toujours été un souci de la famille. Germaine avant d’avoir présidé à la commission de la formation professionnelle agricole a aussi formé une dizaine de jeunes filles à l’apprentissage ménager rural.

La nouvelle charrue de la société des machines: quinze ans d’entraide et collaboration entre 12 exploitations de la commune.

Une mécanisation raisonnable La machine la plus importante de l’exploitation est le chargeur frontal: âgé de bientôt trente ans, celui-ci est l’outil indispensable. Toute l’exploitation est pensée pour son utilisation. La philosophie d’André est que tout ce qui peut être fait avec le frontal n’est pas à faire à la main. Ma famille possède deux tracteurs, un Case Maxxum 5130 (100 ch.) et un Case 1391 (70 ch.). Ces deux tracteurs effectuent la majorité des travaux de l’exploitation. Pour le battage, l’ensilage et le pressage des fourrages sec, des entreprises sont mobilisées. Pour l’arrachage et le chargement des betteraves sucrières, l’exploitation est membre d’une coopérative qui organise la récolte par récolteuse totale indépendante et le chargement par une souris. L’ensilage de maïs est le théâtre d’une importante collaboration, les transports sont effectués par des collègues que nous aidons en retour alors que le hachage est l’œuvre d’entrepreneurs. Comme c’est souvent le cas, la charge de travail des exploitations nécessiterait plusieurs personnes qu’il devient alors difficile de faire vivre. Les familles dans lesquelles les jeunes désirant reprendre la suite des parents et vivre de l’agriculture sont heureusement encore nombreuses. Malheureusement, les situations financières permettent de plus en plus difficilement de faire vivre plusieurs ménages malgré des charges de travail importantes. Cet état de fait engendre souvent des conflits dans les familles. Le départ des enfants après leur formation prive les familles de cette main-d’œuvre trop souvent sous-estimée. La col-

laboration avec les voisins devient alors une possibilité de faire face aux pics de travail. Nous croyons à l’efficacité de la collaboration entre les exploitations pour lisser ces pointes de travail. Cette collaboration tisse également des liens et permet de rencontrer ceux qui étaient il y a quelques années encore des concurrents et qui deviennent des collègues et amis appréciés.  n

Mécanisation En propriété: Tracteurs: Case Max­ xum 5130 (100 ch.), Case 1391 (70 ch.) Machines: Faucheuse traînée JF 245 avec conditionneur, andaineur Kuhn 3,5 m, bétaillère artisanale 6 places, benne basculante 12 m3, autochargeuse Agrar, pulvérisateur Hardy 12 m, et déchaumeur Haruwy 3 m. Avec les voisins: Pirouette huit toupies Kuhn, brasseur à lisier. Machines de la société (12 exploitations): Tonneau à pression avec canon 6500  l, tonneau à pression 8000 l, épandeuse à fumier 14 m3, 3 chars 6 tonnes, débroussailleuse, deux enrubanneuses à balle rondes, andaineur double, semoir à maïs, semoir à betterave, rouleau lisse 3  m, rouleau cambridge avec semoir pneumatique pour petites graines 3 m, fendeuse, travail pour les soins aux onglons, charrues 3 et 4 corps, herse rotative et semoir en combinaison 3 m.

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> PRODUITS ET OFFRES PUBLITEXTE

La maintenance plus importante que jamais en temps de crise Maintien de la valeur par l’entretien La maintenance a une influence directe sur la valeur des machines, des installations et des bâtiments. Le manque d’entretien se venge généralement rapidement. Car l’efficacité dans le travail en souffre. Par contre, en investissant dans l’entretien, le total des frais peut être réduit. Les valeurs sont maintenues, la probabilité de réparations coûteuses ainsi que la nécessité de réinvestissements baissent. C’est pourquoi le processus de maintenance gagne de l’importance spécialement en temps économiquement difficiles. Les produits chimiques-techniques facilitent et soutiennent l’entretien. L’assortiment de WD-40 Company a spécialement de bonnes offres à ce sujet. D’un côté il y a l’huile multifonction WD-40: un produit universel qui est à la fois dégrippant, lubrifiant, spray de contact, anticorrosif et nettoyant. Avec la tête pulvérisatrice patentée de Smart Straw, il peut être vaporisé rapidement et proprement de manière précise et étendue. Les mécanismes difficiles à redémarrer se mettent de nouveau en marche, la corrosion est empêchée à longue terme. L’usure et la détérioration des outils et des

machines se réduisent nettement. D’un autre côté, les utilisateurs professionnels ont à leur disposition, depuis le mois de septembre 2008, la gamme 3-In-One-Professional, testée par Dekra. Les six produits donnent d’excellents résultats dans leurs domaines d’application. Le choix va du Super Dégrippant en passant par le Super Dégraissant, le Lubrifiant au silicone, le Démarre-moteur, la Graisse Universelle au Lithium jusqu’à la Graisse Blanche au Lithium. Les trois premiers produits

sont aussi disponibles avec Smart Straw. Exemples d’application du WD-40 sous www.wd40.ch. Le site www.3-in-1.eu donne aux utilisateurs professionnels des informations sur les modes d’application des produits 3-In-One-Professional. e+h Services AG Industriestrasse 14 4658 Däniken Tél. 062 288 61 11 Fax 062 288 61 06 cladwein@eh-services.ch www.3-in-1.eu

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Une formation parfaite de la balle – quelles que soient les conditions! Grâce à la transmission de haute capacité et aux chaînes de forte dimension (3 cm), un second tambour d’entraînement et une partie frontale autonettoyante, cette machine permet la confection de balles parfaites et bien formées, indépendamment des circonstances et du type de fourrage. Que l’on récolte des andains massifs de paille ou des andains clairsemés d’ensilage de seconde coupe, la forme et la consistance des balles demeure impeccable – le rotor d’alimentation Integral Vicon travaille rapidement, proprement et efficacement en alimentant régulièrement le dispositif de coupe et la chambre de compression en ménageant le fourrage et la mécanique.

Des balles de dimensions variables Les Balepack RV Vicon permettent la confection de balles allant de 0,8 m à 1,6 m resp. 1,85 m. Cette énorme variabilité permet de réaliser des balles d’ensilage avec des dimensions adaptées aux exigences diverses de la clientèle. On fera ainsi des balles d’un diamètre de 0,8 à 1,0 m pour les éleveurs chevalins et les petits agriculteurs, 1,2 m en dimension standard analogue aux presses à chambre fixe ou encore des balles de 1,3 à 1,6 m selon les exigences de la clientèle et la teneur en MS. Toutes ces variabilités et les voeux de la clientèle ne peuvent être réalisés qu’avec la RV Balepack’s de Vicon. Un liage simple, efficace et sûr Le liage régulier par filet avec le guidage raffiné et la prétension

permettent de stabiliser la balle de manière nette et sûre même sur les angles et les flans avec n’importe quel fourrage, que ce soit de l’ensilage court, du foin ou de la paille, tout en économisant la consommation de filet. Commandes confortables Les presses Vicon RV sont construites en fonction des standards Isobus. Cela signifie que, si votre tracteur est compatible avec le système Isobus, les commandes électroniques travaillent en synchronisation entre le tracteur et la presse par le biais de la console de commande du tracteur. Si votre tracteur n’est pas compatible avec Isobus, vous pouvez obtenir les consoles de commande Focus II ou Tellus par Vicon. Ces combinaisons de presses et enrubanneuses sont aussi disponibles sous la marque Deutz-Fahr VM 560 BP resp. VM 590 BP. Bucher Landtechnik AG 8166 Niederweningen Tél. +41 44 857 26 00 Fax + 41 44 857 24 12 info@bucherlandtechnik.ch www.bucherlandtechnik.ch

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Nouvelles des sections n

Bientôt 5000 participants et quelques nuages à l’horizon La manœuvre des véhicules, la conduite dans le trafic modéré et dense et les mises à niveau théoriques combinés aux compétences des instructeurs font le succès des cours de conduite G40. Le succès comporte malheureusement un revers: les inquiétudes des habitants des zones traversées par les tracteurs.

Gaël Monnerat

En 1998, L’ASETA organisait les premiers cours de conduite pour tracteurs 40 km/h. Cette année, le cap des 5000 participants sera atteint Ces cours sont dispensés de mai à octobre par dix ins-

tructeurs qui se répartissent sur quarante sites de cours. Les instructeurs G40 disposent tous d’un certificat d’instructeur de conduite de catégorie 2 (moniteur poids lourds). Ils ont en outre été formés aux particularités des véhicules agricoles. Les cours regroupent au maximum 5 participants et se déroulent sur

Un encadrement professionnel pour un maximum de sécurité dans le trafic.

des parcours agréés par l’Office fédéral des routes, OFROU. La zone de cours doit comprendre des zones permettant la manœuvre, des zones de trafic faible et important. Durant la première journée de cours, les élèves circulent à vide. Cette journée à pour but de familiariser les jeunes avec les véhicules et les difficultés de la zone de cours. La deuxième journée verra les élèves confrontés au même parcours avec une remorque. Durant le cours, les élèves sont en liaison radio permanente avec l’instructeur et portent tous un gilet de sécurité jaune. Avant le début du cours, le tracteur et la remorque sont contrôlés. Les installations de protection du chauffeur, les rétroviseurs, l’éclairage et la signalisation des véhicules et les freins des véhicules doivent être corrects. Dans certains quartiers traversés lors de ces cours, des inquiétudes se sont fait entendre de la part des riverains. Ceux-ci ont exprimé des craintes liées à la fréquence des passages et à l’inexpérience des élèves. Dans le but de rassurer les milieux concernés, les responsables des polices bâloises et soleuroises ont été conviés à une présentation du cours G40. Les instances présentes ont été convaincues par l’organisation et l’encadrement professionnel de la formation G40. Les bienfaits de la formation en termes de sécurité routière ont particulièrement retenu leur attention. L’ASETA espère ainsi avoir comblé certaines lacunes au niveau de la communication avec les autorités des régions concernées.  n

Concours d’habileté pour conducteurs de tracteur

Jura / Jura Bernois Dans le cadre de la fête des Vieilles Traditions à Grandfontaine, la section JU/JB organise son traditionnel concours d’habileté, épreuve qualificative pour le championnat suisse qui se déroulera à Schaffhouse le 23 août 2009. Dimanche 5 juillet 2009 de 9 h 30 à 18 h Catégories: Junior: de 14 à 17 ans Élite: dès 18 ans révolus Inscription: Sur place dès 9 h Juniors: CHF 25.– / Élite: CHF 30.– Tous les participants doivent être en possession d’un permis G ou de catégorie supérieure. Des prix attractifs seront remis aux trois premiers de chaque catégorie.

Fribourg Dans le cadre de Belfaux Belfête 2009, l’ASETA section Fribourg organise son concours d’habileté pour conducteurs de tracteur: Samedi 27 juin 2009 dès 9 h à Belfaux Catégories: A: 14 à 17 ans B: 18 ans et plus Concours par équipe dès 19 h; trois participants dont un au minimum ayant effectué le parcours individuel Inscription: Tél. 026 912 41 39 ou sur place de 8 h à 12 h.

juin / juillet 2009  Technique Agricole

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n Rubriktitel n Cours de conduite G40 pour 2009

Lieux et dates 2009

(nouveau lieu de cours: Sursee) 25.06 + 30.06 

23.07 + 28.07 

13.08 + 18.08 

10.09 + 15.09 

Lyssach BE 25.06 + 30.06  22.10 + 27.10 

23.10 + 29.10

Marthalen ZH 09.07 + 14.07  13.08 + 18.08

Aarberg BE

SVLT / ASETA 056 441 20 22

Bazenheid SG 16.07 + 21.07 

Mettmenstetten ZH 16.07 + 21.07  15.10 + 20.10

Biberbrugg SZ 22.10. + 27.10.

www.

Brunegg AG 06.08 + 11.08 

30.09 + 06.10 

29.10 + 03.11  Bülach ZH 15. 07. + 20. 07. 

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR) Prix du cours: CHF 540.-. Le Fonds de sécurité routière ristourne une somme de CHF 100.– Pour suivre le cours: Un permis de conduite de cat. F / G La première journée: un tracteur roulant à 30 ou à 40 km/h, avec arceau de protection; les permis de circulation des véhicules, le document antipollution, la convocation au cours. La deuxième journée: le tracteur et une remorque agricole. Après avoir réussi les examens des catégories F/G, les jeunes dès 14 ans peuvent suivre le cours G40. Reporté dans le permis de conduite, le G40 autorise la conduite de tracteurs agricoles et de véhicules exceptionnels roulant à 40 km/h au maximum. Le G40 se déroule sur deux journées – 20 leçons au total - et le nombre de participants est limité à cinq. Grace à un enseignement intensif, les conductrices et conducteurs de tracteur acquièrent des bases solides

qui leur assurent une bonne maîtrise de conduite. Les instructeurs sont au bénéfice de permis poids lourds et ont suivi une formation spéciale pour la conduite de véhicules agricoles.

23.07 + 27.07

Bulle FR 22.07 + 28.07 

27.08 + 01.09 

Claro TI 18.09 + 21.09.  Corcelles-près-Payerne VD 10.09 + 15.09 Courtételle JU 24.06 + 30.06 

La Vaudoise Assurances remet un bon de 100.– valable en cas de conclusion d‘une nouvelle assurance véhicules à moteur.

16.07 + 21.07 

Conditions générales Les participants reçoivent la convocation et la facture deux semaines avant le premier jour de cours. Pour une annulation intervenant après ces deux semaines, un montant de Fr. 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d‘absence injustifiée, l‘ASETA se réserve le droit d‘encaisser l‘intégralité du montant de la facture.   n

09.09 + 15.09 

Düdingen FR 15.07 + 21.07 

26.08 + 01.09 

23.09 + 29.09 

14.10 + 20.10 

Erstfeld UR 17.09 + 22.09 Frauenfeld TG 20.08 + 25.08 

12.10 + 20.10  Gossau ZH 09.07 + 14.07 

24.09 + 29.09

Hohenrain LU 09.07 + 14.07 

24.09 + 29.09 

Ilanz GR 14.08 + 19.08 03.09 + 08.09 Kägiswil OW La Sarraz VD

Lieu et date du cours Nom, prénom Date de naissance Adresse

Numéro de téléphone J’ai pris connaissance des conditions de ce cours Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à: SVLT, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 441 20 22, fax 056 441 67 31, courriel: info@agrartechnik.ch

28

juin / juillet 2009  Technique Agricole

Nyon VD 12.11 + 17.11

Salez SG 25.06 + 30.06  29.10 + 03.11

Schöftland AG 17.07 + 23.07  24.09 + 29.09 Schwarzenburg BE 16.07 + 21.07  27.08 + 01.09  22.10 + 27.10 Schwyz 02.07 + 07.07 

Sissach BL 02.07 + 07.07  10.09 + 15.09 

Sursee LU 16.07 + 21.07  27.08 + 01.09  22.10 + 27.10  Tuggen SZ 10.09 + 15.09

08.10 + 13.10

Tramelan JU 17.07. + 20.07. 

Langnau i.E. BE 23.07 + 29.07 

13.08 + 18.08 

27.08 + 01.09 

24.09 + 29.09 

13.08 + 18.08  05.11 + 10.11

06.08 + 11.08  17.09 + 22.09 

07.10 + 13.10

Viège VS 01.07 + 07.07

16.09 + 22.09

Willisau LU 24.07 + 27.07  22.10 + 27.10

08.10 + 13.10

Zweisimmen BE 30.09 + 06.10

05.11 + 10.11

Zwingen BL 25.06 + 30.06 

Les Hauts-Geneveys NE Lindau ZH Lyss BE 08.10 + 13.10 

17.09 + 22.09

Sion VS 01.07 + 07.07

29.10 + 03.11 

Landquart GR

06.08 + 11.08 

03.09 + 08.09 

S-Chanf GR sur demande

02.09 + 08.09 

19.08 + 25.08 

01.10 + 06.10

Pfäffikon SZ 14.07 + 22.07 

24.09 + 29.09 

15.10 + 20.10

NPA, lieu

Niederurnen GL 15.07 + 23.07  15.10 + 20.10

25.06 + 30.06 

13.08 + 18.08 

20.08 + 25.08 

Sitterdorf TG 23.07 + 28.07  24.07 + 27.07  15.09 + 22.09  22.10 + 27.10

Interlaken BE

17.09 + 22.09

Inscription au cours G40

Moudon VD 08.07 + 14.07  10.09 + 15.09

Oensingen 16.07 + 21.07 

21.10 + 27.10 

La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un membre de sa famille h ­ abitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40.

10.09 + 15.09  29.10 + 03.11

03.09 + 08.09 

20.08 + 25.08


Test de tracteur n

Agroscope ART: Tests de tracteur De précieuses indications pour un bon choix Le rapport de test ART est une référence indépendante qui examine les caractéristiques des tracteurs. Ce rapport présente sous forme de diagramme une image globale de la puissance du moteur, de la consommation de carburant et du test antipollution. Afin de procéder aux tests, les importateurs de tracteurs mettent à disposition des modèles issus des séries actuelles. Ce procédé garantit la fiabilité des tests pour le praticien, les valeurs mesurées étant quasi identiques à celles des modèles standards destinés au marché. Technique Agricole publiera, dans cette rubrique, les résultats du rapport ART. Ceux-ci seront complétés par les expériences pratiques faites avec le tracteur et d’autres informations relatives au rapport de tests. Ce rapport a été élaboré avec Agroscope ART Tänikon et Bucher Landtechnik, importateur de New Holland. Le test de tracteur no 1942/09 New Holland T4030 ouvre la série. Les auteurs en sont Roger Strirnimann et Ueli Zweifel.

Le nouvel IVECO F5C quatre cylindres, moteur turbo avec refroidissement d’air de suralimentation et recyclage des gaz d’échappement. Le test confirme les performances élevées, la faible consommation de carburant et l’observation des prescriptions antipollution. (Photos: Ueli Zweifel)

New Holland T4030 Deluxe T 4000 succède à TN-DA. La série T4000 Deluxe de New Holland comprend les quatre modèles T4020, T4030, T4040 et T4050, dotés de performances selon la norme ISO TR14396, soit ECE R120 entre 65 et 97 ch. Le T4030 Deluxe a été testé par ART.

Roger Strirnimann et Ueli Zweifel

Par cette série de tracteurs T4000 Deluxe, qui succède la série précédente TN-DA, New Holland ne vise pas uniquement l’agriculture mais aussi les secteurs voirie, espaces verts, terrains de golf et de sport. Pour cette raison, les quatre modèles de la série T4000 Deluxe sont disponibles en modèle «Deluxe» avec des essieux avants standard ou «Super­ Steer», dotés d’un rayon de braquage de 76°. Les transmissions disponibles vont de la simple Shuttle-Command 16 3 16 à la Dual-Command 32 3 16 (en option 44 3 16 vitesses rampantes) avec doubleur de vitesse

en charge et inverseur avant / arrière. Alors que les plus petits modèles de la série précédente TN-DA étaient dotés de moteurs à trois cylindres, la série T4000 Deluxe n’est équipée que de blocs moteurs quatre cylindres, turbocompresseur et refroidissement d’air de suralimentation. D’après les indications de New Holland, ces nouveaux moteurs devraient – malgré le maintien de la cote 3A (valeur limite) – consommer moins de carburant, soit 8 à 9 % de moins que les précédents. Étant donné le refroidissement d’air de suralimentation, le bloc de refroidissement de la série T4000 Deluxe a été complètement revu. En rapport avec la pompe hydraulique Mega ➙

juin / juillet 2009  Technique Agricole

29


New Holland T4030 n Département fédéral de l’économie DFE Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART Economie et technologie agricoles

Test de tracteur-No. 1942/09 Demandeur d’essai : Bucher Landtechnik AG, 8166 Niederweningen Tracteur : Constructeur: New Holland, Type: T4030, Modèle: toutes roues motrices, Certificat-No.: 4NA3 74 Moteur: Constructeur: IVECO; Modèle: Injection directe avec turbo-compresseur et refroidissement d’air de suralimentation; Type: F5 AE 9484 B; Alésage/course: 99 / 104 mm; Cylindres/ cylindrée: 4 / 3202 cm3; Refroidissement: à eau, ventilateur à coupleur viscothermostatique; Capacité rés. carburant: 75 litres; Puissance nominale: 57 kW (78 Ch) ISO TR 14396 (indication du constructeur); Régime nominal: 2300 min-1

Toutes roues motrices: Transmission centrale, enclenchable sous charge Pneus : avant: 320/70 R 20, arrière: 420/70 R 28 Voie: réglable: avant: 1570 mm 1450 mm à 2090 mm arrière: 1530 mm 1430 mm à 1830 mm

Boîte de vitesses: Embrayage multidisque en bain d’huile; 32 vitesses en marche avant et 16 en marche arrière; Transmission réversible synchronisée; avec 4 vitesses; 2 paliers de charge Low / High; 4 groupes A /  BL / BH / C

Poids (avec dispositif de sécurité): avant: 1280 kg, 43%; arrière: 1730 kg; total: 3010 kg; Poids autorisé sur l’essieu avant: 2500 kg; Poids autorisé sur l’essieu arrière: 3700 kg; Poids total autorisé: 5250 kg; Charge tractée avec frein: 25 000 kg

Freins: Frein de service: frein à disque en bain d’huile sur l’essieu arrière, commande hydraulique, enclenchement automatique de la traction intégrale

Dimensions: Longueur: 3850 mm; Largeur: 2000 mm; Hauteur: 2280 mm; Empattement: 2100 mm; Garde au sol: 350 mm; Diamètre de braquage: 8,7 m

Vitesse d’avancement: (km/h, régime nominal) Pneus: 420/70R 28 (r = 650 mm)

Mesures a la prise de force (22 °C, 949 mbar)

BH 1. 2. 3. 4.

Marche arrière   0,7   1,1   1,6   2,3

Marche avant Low High   3,0   3,8   4,5   5,6   6,7   8,3 10,2 12,6

Marche arrière   3,7   5,4   8,0 11,9

BL 1. 2. 3. 4. C 1. 2. 3. 4.

Marche avant Low High   2,5   3,1   3,7   4,6   5,5   6,7   8,3 10,3

Marche arrière   3,0   4,4   6,5   9,7

Marche avant Low High   8,8 10,9 13,1 16,2 19,3 23,8 29,4 36,4

Marche arrière 10,5 15,7 23,1 34,2

Puissance kW Ch 50,0 68,0 51,6 70,2 51,4 69,9

1 2 3

Consommation à charge partielle de 42,5 %; Pdf normale 540  min-1: 316 g/kWh, 8,4 l/h; Pdf à régime économique 540 Emin-1: 261 g/kWh, 6,9 l/h; Couple maximal: 311 Nm, à 1100 min-1; Augmentation de couple: 50 %; Régime de ralenti maximal: 2570 min-1 Essai de la prise de force 540E

   540 E 1535

1000 2260

1000 E —

Système hydraulique: Contenance en huile: 44 l, engrenage compris pour système hydraulique à distance max. 13 l; Pression d’huile max.: 189,5 bar; Débit: 58 l/min à 161 bar – max.: 64 l/min; Attelage trois points, catégorie: 2 Contrôle d’effort par bras inférieurs; Force de levage continue: 1665 daN (~kp); plage de levage: 574 mm Dispositif de securite du conducteur: Genre: cabine de sécurité intégrée Emissions: Bruit à l’oreille du conducteur: 84,5 dB(A); Bruit lors du passage 82,0 dB(A); Fumée noire: 0,35 IN (BOSCH). Mesure des gaz d’échappement selon ISO 8178, C1: Hydrocarbures (HC) 0,17 g/kWh*; Oxydes d’azote (NOx) 4,78 g/ kWh*, Monoxyde de carbone (CO) 1,04 g/kWh*, Consommation pendant le test: 286 g/kWh * *) par rapport à la puissance à la prise de force

30

juin / juillet 2009  Technique Agricole

M

M

M

M

M

540 1000

350 300

M

M

M

M

M

M

M

250 M

60

MM

M M

50

Puissance kW

  540 2196

Consommation l/h g/kWh 16,7 276 15,6 250 16,2 260

1) Régime nominal; 2) Puissance max.; 3) Régime normalisé, prise de force

Prise de force: (à l’arrière) Embrayage à sec, actionné avec levier à main. Prise de force moteur et prise de force proportionnelle à l’avancement Régime: Prise de force Moteur

Régime (min-1) Moteur Prise de force 2300 1017 2100 929 2196 540

40

P

P

P

P

P

P

P

P

P

P

P

PP

P M

P

V

20 10

P

V V

V

V

V

V

0

V

V

V

V

V

200 150

P

P

30

V

Couple Nm

1. 2. 3. 4.

Marche avant Low High   0,6   0,7   0,9   1,1   1,3   1,6   2,0   2,5

V

V

V

V

100 320 300 280 260

V

800 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600

Régime du moteur tr/min

240 220

Consommation g/kWh

A


Test de tracteur n ➙ flow (grande capacité), un refroidisseur à huile extensible a également été monté. La cabine de la série T4000 Deluxe a aussi été revisitée. Nouvelle couleur pour cette cabine qui comporte un écran à affichage numérique ou analogique. La climatisation, le réglage du volant et le siège pneumatique sont montés en série. La communication entre les systèmes électroniques passe par système CAN. Le tunnel de transmission a été maintenu afin de garder le centre de gravité le plus bas possible et réduire la hauteur totale du véhicule.

Le changement de vitesses à l’intérieur du même groupe peut se faire par pression.

Un nouvel écran à affichage numérique ou analogique pour la série T4000 Deluxe.

Résultats du test: ce qu’il nous dit Moteur ART a testé le modèle T4030 Deluxe. New Holland indique ici une puissance nominale de 78 ch (57kW). Cette puissance est produite par un moteur quatre cylindres, de 3,2 litres de cylindrée, signée Iveco partenaire du même groupe. Le moteur, nommé F5C, remplit les exigences de la cote 3A; il est de plus équipé d’un compresseur, d’un refroidissement d’air de suralimentation, de deux soupapes par cylindre, de recyclage des gaz d’échappement de même que d’une pompe à injection mécanique. La puissance nominale est atteinte à 2300 t/min. Au banc d’essai d’ART, le moteur compact de quatre cylindres a montré tout sa puissance: le couple à la prise de force a augmenté au régime nominal de 207 Nm à un maximum de 311 Nm à 1100 à t/min! Il en résulte une augmentation spectaculaire du couple de 50 %, qui peut dépasser ces 50 % lors de la chute du nombre de tours! Puisque le couple maximal jusqu’au régime de démarrage de 1000 t/min chute de très peu, il en résulte aussi un couple de démarrage très élevé de 147 %! Grâce à cette caractéristique du couple, la courbe de puissance s’élève de 2 kW et tombe à nouveau dès 1185 t/min au-dessous de la valeur du régime nominal. Le domaine de puissance constante atteint ainsi bien 20%.

La consommation spécifique de carburant à plein charge de 276 g/kWh au régime nominal est correcte pour un moteur de cote 3A sans recyclage des gaz d’échappement refroidis. La consommation optimale de 237 g/kWh à 1800 t/min démontrée par le graphique est aussi correcte. Les résultats du T4030 sont également concluants en ce qui concerne la charge partielle. La consommation d’après la norme ISO 8178 (test à 8  niveaux) était assez faible, soit de 286 ­g /kWh (mesuré à la prise de force): les valeurs relevées à la vitesse normée de la prise de force de 540/540 E et charge partielle de 42,4 % se situent également dans une bonne plage comparativement aux modèles de la même classe. Les valeurs d’échappement mesurées par ART de même que la quantité de suie démontrent que le moteur était réglé correctement et non pas de façon à obtenir une faible consommation de carburant.

Transmission Le candidat T4030 Deluxe est venu au test équipé d’une transmission Dual Command 32 3 16 qui comporte une unité réversible passable sous charge, de même qu’un doubleur de vitesse en charge pour les vitesses avant. Le changement de groupes nécessite l’utilisation de l’embrayage; par

contre, le changement de vitesses à l’intérieur du même groupe peut se faire par un bouton placé sur le levier de vitesses (Power Clutch). Le doubleur de vitesse est également commandé par des boutons placés sur ce même levier. Les pneus montés sur le tracteur-test, de petites dimensions, soit 420/70 R18, ont permis une vitesse maximale de 36,4 km/h. Dans le domaine d’activité principal, soit entre 4 et 12 km/h, 12 vitesses sont disponibles. Les vitesses nominales sont très proches l’une de l’autre (écart < 1,03), voire même semblables. En conséquence, le nombre de rapports dans cette gamme de vitesses ne correspond pas au nombre de vitesses disponibles. Les écarts entre les vitesses à l’intérieur d’un groupe se situent cependant entre 1,2 et 1,24, ce qui se recoupe très bien avec la puissance constante du moteur. La vitesse nominale relativement basse du rapport de transport C1 de 8,8 km/h permet, avec un couple de démarrage très élevé du moteur, un démarrage facile et une accélération pouvant atteindre la vitesse maximale sans changer de groupe. Le New Holland T4030 Deluxe dispose de trois régimes à la prise de force: 540, 540E et 1000. Le régime standard de 1000 tours à la prise de force est toute juste atteint par le régime nominal du moteur. Le régime de

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n Test de tracteur 1000 est atteinte à 2200 t/min. Vu les caractéristiques du moteur, ce nombre de tours normé pourrait facilement être inférieur de 100 à 150 tours. La vitesse 540E se situe par contre dans une plage favorable: le moteur dispose à ce régime (1535 t/min) d’une réserve de couple et, selon besoin, peut toujours fournir jusqu’à 90 % de la puissance nominale.

L’avis de l’utilisateur

Hydraulique Le tracteur testé était équipé d’une pompe MegaFlow qui, selon le prospectus, doit fournir un débit de 62 l/ min. Les analyses d’ART ont donné 58 l/min à 161 bar ainsi qu’un débit maximum de 64 l/min. Ces valeurs sont jugées bonnes et la quantité d’huile disponible (15 litres) suffisante. La force de levage permanente de 2100 kg indiquée par le fabricant n’a, par contre, pas été confirmée. Les mesures prises par ART n’ont mentionné que quelque 1700 kg (1655  daN). La modification des réglages des bras inférieurs permet d’atteindre les 2015 daN. Toutefois, ces modifications limitent encore la hauteur de levage de 574 mm (déjà limite pour un attelage de catégorie 2). Pour les situations où les capacités de ce relevage ne seraient pas suffisantes, le New Holland T4030 Deluxe peut être équipé en option de vérins supplémentaires augmentant la force de levage de 1300 kg.

Poids/dimensions Pour ce tracteur avec traction sur quatre roues et cabine, ART a communiqué un poids de 3010 kg, dont 43 % reposent sur l’essieu avant. Le poids par unité de puissance est identique aux modèles de la même catégorie, soit 39 kg/ch. Etant donné le poids total autorisé de 5250 kg, la charge utile est de 2240 kg, ce qui correspond à la valeur moyenne de cette catégorie. Un rayon de braquage de 8,70 m fait du T4030 Deluxe un tracteur très maniable; néanmoins, la garde au sol de 350 mm est un peu basse. Il faut souligner ici que le tracteur testé est équipé de pneus de dimensions modestes.  n

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juin / juillet 2009  Technique Agricole

Trois générations qui prennent grand plaisir au nouveau tracteur: le petit Jann dans les bras de son papa et, à côté, son grand-père, toujours très engagé sur l’exploitation.

L’automne dernier, Ueli Krauer du Gibelhof à Altbüron, LU, a décidé d’acquérir un New Holland T4030 Deluxe (78 ch). Le tracteur totalise jusqu’à ce jour 200 heures de travail, dont une grande partie sur des pentes raides, d’une déclivité supérieure à 30 %. Ueli Krauer et son père sont unanimes: le nouveau tracteur est très fiable en pente, les expériences positives faites jusqu’ici le confirment. Dès le début, ils ont opté pour le montage de roues jumelées sur l’essieu arrière, étant donné la topographie de l’exploitation. Autre avantage: la hauteur totale du tracteur se situe en dessous de 2,50 m. Le nouveau moteur quatre cylindres convainc aussi dans la pratique par un bon roulement, une puissance de traction élevée et une faible consommation en carburant. Après de nombreuses années au volant d’un ancien tracteur équipé d’une technique ultra simple, Anton Krauer, le père, apprécie tout particulièrement la simplicité du nouveau tracteur dont il exploite les multiples possibilités sans grandes difficultés. Les éléments de commande, tous peints d’une couleur différente, facilitent les changements de vitesses, le réglage de l’attelage trois points et des distributeurs hydrauliques. Ce qu’Ueli Krauer apprécie le plus à la transmission Dual-Command, c’est la finesse de l’échelonnage des vitesses qui permet de changer de rapports dans un groupe de huit vitesses. Très pratique aussi le capot d’une pièce, largement relevable en hauteur, ainsi que les grilles de protection du radiateur, extensibles sur les côtés, pour le nettoyage. Ueli Krauer est très satisfait de son T4030 Deluxe. À côté de la technique performante dont dispose ce tracteur à usages multiples, le critère de choix décisif fut la confiance accordée aux compétences professionnelles du concessionnaire régional.


Marché des machines n treprise autrichienne de poursuivre sa croissance. Le succès économique des années précédentes a conduit à la création d’un nouveau site de production de 7500 m2 en Hongrie.

Une gamme complète pour le travail du sol

Inauguration devant la presse européenne de la nouvelle usine Vogel & Noot en Hongrie.

Vogel & Noot Vogel & Noot, entreprise spécialisée dans la construction de machines de travail du sol, pulvérisation et débroussaillage, a mis en service ce printemps un nouveau site de production à Törökszentmiklos en Hongrie. À cette occasion, la presse agricole de vingt pays était conviée à visiter la nouvelle usine et découvrir la gamme des produits Vogel & Noot.

Gaël Monnerat

L’entreprise autrichienne Vogel & Noot, qui occupe actuellement 660 personnes, concentre ses activités sur les marchés autrichiens, allemands et de l’est de l’UE. Ces marchés lui ont permis de dégager un chiffre d’affaires de l’ordre de 82 millions d’euros (en augmentation de 42% en 08). Les produits phares de l’entreprise sont les charrues qui représentent à elles seules plus de 40% des ventes. La fabrication de pièces d’usure pour d’autres marques représente environ un quart de son activité. Le reste de l’assortiment s’articule autour du travail du sol (déchaumeurs, vibroculteurs, herses et disques), des semoirs, de la pulvérisation et du broyage de végétaux. Propriété de Dieter Mengele depuis 2003, l’entreprise a été cédée en janvier au groupe russe Concern Tractor Plants  /  Agromash Holding. La holding, qui emploie actuellement 36 000

personnes, est présente dans plus de 40  pays extra-européens. Le groupe CTP, coté à la bourse de Francfort depuis décembre  08, est aujourd’hui le troisième groupe mondial dans la fabrication de machines après Caterpillar et Komatsu. La nouvelle maison-mère est active dans la construction de machines agricoles, de chantiers, de wagons ferroviaires et de matériel militaire. Le rachat de Vogel & Noot par un groupe de niveau international permet à l’en-

Vogel & Noot conçoit des charrues réversibles portées de 2 à 6 socs, une gamme semi-portée de 5 à 12 corps ainsi que des charrues pour le labour en planches. Les herses rotatives sont déclinées en trois gammes, en fonction de la robustesse des machines. Le programme de préparation du sol est complété par des disques et vibroculteurs. Toutes les machines peuvent être équipées d’un attelage universel pour semoir, disponible en exécution mécanique ou pneumatique. Vogel & Noot dispose d’un large éventail de déchaumeurs à dent équipés en option du système Multiquick breveté par Vogel & Noot qui permet le changement des pièces d’usure sans outils. Tous les déchaumeurs disposent en option d’un essieu arrière relevable pour faciliter le transport.

Broyage et protection des cultures Vogel & Noot propose également un large choix de broyeurs à fléaux. Les modèles frontaux, arrière ou latéraux font partie de la gamme. Suite au rachat de Holder l’année dernière, Vogel & Noot propose en outre un choix complet de pulvérisateurs de 600 l à 4800 l, portés ou traînés. L’intégration de l’entreprise autrichienne au sein du groupe CTP/AgromashHolding a fait apparaître un nouvel acteur de poids sur le marché européen de la machine agricole. Vogel & Noot est importé en Suisse par OTT Machines Agricoles à Zollikofen.  n 

Démonstration au champ des machines de travail du sol. (Photos: Gaël Monnerat)

juin / juillet 2009  Technique Agricole

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Rapport ART

No 705 2009

Foin ventilé dans les rations mélangées destinées aux vaches laitières Renoncer au foin ventilé économise du temps de travail et réduit les coûts dans les exploitations avec ensilage Franz Nydegger, Helmut Ammann, Christoph Moriz et Markus Keller, Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, CH-8356 Ettenhausen, E-mail: franz.nydegger@art.admin.ch

Est-il nécessaire d’employer du foin ventilé dans les rations d’ensilage? Cela vaut-il la peine d’un point de vue technique et économique? Pour répondre à ces questions, la station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART a étudié la consommation d’ensilage avec et sans foin ventilé et comparé différents procédés de distribution du fourrage. Les essais d’affouragement se sont attachés d’une part à la façon dont le foin était ajouté au mélange. Ils ont, d’autre part, servi à étudier si le foin ventilé devait nécessairement être utilisé et s’il pouvait être remplacé par d’autres aliments comme l’ensilage d’herbe sec ou le foin de luzerne. On constate qu’avec un troupeau de productivité moyenne, l’abandon du foin ventilé n’a pas de conséquences essentielles sur la consommation et la production laitière. La comparaison des procédés de distribution du fourrage a été effectuée avec

des effectifs de 20, 40 et 60 vaches; les rations prises en compte étaient adaptées aux différents effectifs: foin ventilé (25 %), ensilage d’herbe sec ou foin de luzerne. Compte tenu de tous les aspects, c’est la variante «ensilage d’herbe sec» qui obtient les meilleurs résultats sur le plan de l’économie du travail et de l’économie d’entreprise. Certes, le «foin de luzerne» est la variante la plus intéressante sur le plan de l’économie du travail, mais les coûts attribuables sont légèrement plus élevés. Avec un effectif de 20 vaches, c’est la variante «foin ventilé» qui exige le plus de travail, notamment lorsque l’ensilage provient du silo-tour ou est repris à l’aide d’une désileuse-blocs dans un silo-couloir. Globalement, on constate qu’avec un effectif de 20 vaches, la charge de travail physique à fournir pour prélever et distribuer le fourrage à la main est considérable.

Plus les effectifs sont importants, plus l’économie de temps de travail réalisée grâce à la reprise et à la distribution du fourrage avec la remorque mélangeuse équipée d’une désileuse est conséquente. D’une part, à cause de l’effet d’échelle ou de taille, d’autre part, à cause du degré de mécanisation plus élevé. Indépendamment du type de ration fourragère et quelle que soit la taille des effectifs, ce sont les procédés employant des balles rondes qui nécessitent les investissements attribuables les plus faibles. Ce sont les procédés à base de fourrage sec (foin ventilé et foin de luzerne) qui demandent le plus d’investissements.

Sommaire

Page

Problématique

36

1re partie: essais d’affourragement

36

2e partie: comparaison des procédés

37

Conclusions pour la pratique  44 Bibliographie

45

Fig. 1: De nombreuses exploitations avec ensilage produisent du foin ventilé de manière traditionnelle et l’ajoutent à la ration à l’aide d’une remorque mélangeuse.

juin / juillet 2009  Technique Agricole

35


n Rapport ART 705 Problématique Dans les exploitations avec ensilage, la ration contient généralement une part de foin ventilé ou éventuellement de foin séché au sol. Lorsque le fourrage est distribué à l’aide d’une remorque mélangeuse, le foin en brins relativement longs ne favorise pas la préparation d’un mélange homogène. En outre, par le passé, on a souvent préconisé que le foin soit ajouté au mélange, sans endommager sa structure. On peut donc se demander quelle est la répercussion dans la ration du foin coupé en brins courts sur la consommation de fourrage, la production laitière, le temps de travail nécessaire et la rentabilité. Lorsque les exploitations se développent ou qu’il s’agit de construire de nouveaux bâtiments, on peut en outre se demander si la part de foin ventilé dans la ration doit être réduite et avec quelles conséquences. Il reste enfin à savoir si le foin ventilé peut être remplacé par d’autres composants comme l’ensilage d’herbe à forte teneur en MS ou le foin de luzerne (acheté ou produit dans l’exploitation). Les essais d’affouragement et les comparaisons de procédés permettront d’évaluer les répercussions.

1re partie: essais d’affourragement

Tab. 1: Rations dans la comparaison des procédés Procédé de la fauche à l’affourragement Jours d’affourragement Hiver

Dans les essais d’affourragement, une ration standard a fait office de procédé de référence. Trois séries d’essais ont été effectuées: foin ventilé, foin de luzerne ou ensilage d’herbe. A chaque série, un aspect ou un facteur a été modifié dans les rations. Deux groupes de vaches de 14 à 15 vaches ont reçu chacun la ration de référence ou la ration testée en parallèle. Puis au milieu de l’essai, les groupes ont été interchangés, de façon à ce que les deux procédés puissent être étudiés dans les deux groupes. Quel que soit le procédé, le fourrage était distribué une fois par jour à la table d’affourragement à l’aide de la remorque mélangeuse. Puis, il était repoussé au moins quatre fois par jour à l’aide du racleur construit à partir d’un pneu. Pour assurer un affourragement ad libitum, les restes de crèche représentaient entre 5 et 10 %. On a étudié les répercussions des différents procédés sur la consommation de fourrage du groupe, la production laitière, les composants du lait, ainsi que la durée de rumination pendant 24 heures de dix animaux sélectionnés dans chaque groupe. Des séries d’essais ont donc été organisées dans ces conditions afin de répondre aux questions suivantes: quel est l’impact de la durée de mélange et de l’homogénéité de la ration sur la consommation de fourrage? Quel rôle la longueur de coupe du foin ventilé joue-t-elle? La consommation baisse-telle si l’on renonce au foin ventilé dans la ration d’ensilage et enfin, peut-il être remplacé par d’autres composants?

Rations Hiver

Variantes

170 100 %

MS kg/ vache et jour

1 Standard Ensilage d’herbe

6

Ensilage de maïs

4

Ensilage de cossettes de betteraves sucrières

2

Foin ventilé

4

Total

16

2 Ensilage d’herbe sec Ensilage d’herbe

6

Ensilage de maïs

4

Ensilage de cossettes de betteraves sucrières

2

Ensilage d’herbe sec

4

Total

16

3 Foin de luzerne (achat) Ensilage d’herbe

8

Ensilage de maïs

4

Ensilage de cossettes de betteraves sucrières

2

Foin de luzerne (achat)

2

Total

16

Dans les essais qui portaient sur la durée de mélange et l’homogénéité, les groupes d’animaux ont d’abord reçu une ration contenant des composants identiques. On a étudié la conséquence d’une durée de

Fig. 2: La comparaison des procédés de la fauche à l’affourragement en passant par le stockage comprend des variantes avec des rations d’ensilage avec ou sans foin ventilé, des variantes remplaçant le foin ventilé par de l’ensilage d’herbe sec ou du foin de luzerne et des variantes avec 20, 40 et 60 vaches.

36

juin / juillet 2009  Technique Agricole


Rapport ART 705 n mélange différente pour 2 kg de matière sèche (MS) de foin ventilé par vache et par jour. Le mélange a été effectué au même régime (540 min-1 à la prise de force) dans la remorque mélangeuse «Seko Panter Unifeed 805» avec quatre vis disposées horizontalement. La durée de mélange portait sur le temps de brassage après remplissage de tous les composants. Dans la deuxième partie de l’essai qui portait sur l’impact de la longueur de coupe des brins de foin pour une durée de mélange constante, les mélanges contenaient 6 kg de MS de foin ventilé par vache et par jour. Le foin provenait de la même parcelle et de la même coupe et a été engrangé simultanément à l’aide de deux autochargeuses. Le mélange «homogène» contenait du foin ventilé, ramassé à l’aide de l’autochargeuse équipée d’un dispositif de coupe courte (16 couteaux, longueur de coupe théorique: 8,4 cm). Le mélange était préparé pendant 30 minutes jusqu’à ce qu’il apparaisse le plus homogène possible à l’œil nu. Le mélange «non homogène» contenait du foin ventilé, ramassé à l’aide de l’autochargeuse (4 couteaux, longueur de coupe théorique: 28,4 cm). La durée de mélange était d’environ 10 minutes de façon à ce que la remorque mélangeuse puisse brasser le foin en le ménageant. Ensuite, la part de foin ventilé dans la ration a été réduite, jusqu’à suppression totale. Outre les parts d’ensilage, le mélange du procédé de référence contenait 4 kg de MS de foin ventilé par vache et par jour. Puis, la part de foin ventilé par vache et par jour est passée à 2 kg de MS et enfin à 0 kg de MS. La dernière série d’essais portait sur l’emploi «d’ensilage d’herbe sec» ou de foin de luzerne à la place du foin ventilé. Outre les parts d’ensilage, le procédé de référence contenait 4 kg de MS de foin ventilé par vache et par jour. Dans le procédé «ensilage d’herbe sec», cette quantité a été remplacée par de l’ensilage d’herbe avec 45 % de MS. Le foin ventilé et l’ensilage d’herbe sec provenaient de la même parcelle et avaient été coupés le même jour. Dans la partie de l’essai «luzerne au lieu de foin ventilé», ce dernier a été remplacé par 4 kg de MS de foin de luzerne français acheté en dehors de l’exploitation.

Résultats de l’essai d’affourragement Les essais d’affourragement avec différents temps de brassage et différentes longueurs de brins de foin ont montré que ces deux facteurs n’ont pas de véritable influence sur

la consommation et la production laitière des vaches dans le cas d’un troupeau ayant un niveau de productivité moyen (environ 7000 kg/lactation). En cas d’utilisation d’une remorque mélangeuse, il faut veiller à ce que les composants soient bien mélangés. Ce point est particulièrement important en cas d’addition de concentrés. Le foin en brins longs empêche d’obtenir un bon mélange. Il est donc recommandé de couper le fourrage sec avec le système de coupe de l’autochargeuse dès sa récolte. Les essais dans lesquels la part de foin a été réduite, ont montré que, dans les conditions décrites, la suppression du foin dans la ration n’entraînait qu’une baisse minime de la consommation. Les essais réalisés avec de l’ensilage d’herbe sec et du foin de luzerne ont montré qu’il était possible de remplacer le foin ventilé dans la ration sans influence négative sur la consommation et la production laitière. Ce point est notamment intéressant en cas de réorganisation de la technique d’affourragement, dans le cadre par exemple de gros aménagements dans l’exploitation. Cela signifie que dans les exploitations avec ensilage, les procédés pourraient être simplifiés et optimisés sur le plan de l’économie du travail et de l’économie d’entreprise. Dans les conditions mentionnées, aucun impact négatif n’est à craindre suite à la suppression du foin. L’ensilage d’herbe permet lui aussi d’obtenir la structure nécessaire dans la ration. (Journées d’information en technologie agricole 2007 «Rations de fourrages ensilés» F. Nydegger)

2 partie: comparaison des procédés e

Comme les procédés d’affourragement étudiés sont comparables en terme de rendement, on peut se demander quelles sont leurs répercussions en terme d’économie du travail et d’économie d’entreprise, compte tenu également du ramassage et de la distribution du fourrage. Différentes combinaisons ont été sélectionnées et des hypothèses ont été posées. Ces dernières sont décrites en détails dans les tableaux 1 à 5. Pour les effectifs de 20, 40 et 60 vaches, la comparaison des procédés s’est d’abord basée sur des rations d’ensilage avec trois composants constants: de l’ensilage d’herbe, de l’ensilage de maïs et de l’ensilage de cossettes de betteraves sucrières. Les rations contenaient également un composant

variable: du fourrage ventilé, de l’ensilage d’herbe sec ou du foin de luzerne. Quelle que soit la taille de l’effectif, le foin de luzerne acheté devait seulement être mis en grange à l’aide du chargeur frontal. Comme l’ont montré les essais d’affourragement, l’addition de foin de luzerne dans la ration n’avait aucune conséquence sur la production laitière. Pour éviter une trop forte majoration des coûts, le foin de luzerne n’a été ajouté qu’en petites quantités. Par conséquent, la quantité d’ensilage d’herbe employée a, elle, augmenté. Les différences en cas d’apports de concentrés sont négligeables. L’affourragement estival n’a pas été pris en compte. Toutes les variantes ont été calculées pour l’affourragement hivernal avec les trois rations de fourrage corres­ pondantes (tab. 1). Avec un effectif de 20 vaches, le degré de détails des variantes calculées est élevé. Le tableau 2 regroupe un total de 12 variantes. Il est subdivisé par rations: fourrage ventilé, ensilage d’herbe sec et foin de luzerne. Pour chaque ration, l’étude compare quatre procédés différents pour la récolte, le stockage, le désilage et la distribution. Il s’agit du procédé 1 (silo-tour), procédé 2 (balles rondes), procédé 3 (silo-couloir, désilage et distribution mécanisés) et procédé 4 (silocouloir, désileuse-blocs). Pour les effectifs de 40 et 60 vaches, les trois rations ont été calculées avec un seul procédé (silo-couloir, remorque mélangeuse équipée d’une désileuse) (tab. 3).

Distribution du fourrage L’exploitation de 20 vaches effectue ellemême la récolte de l’ensilage d’herbe. La taille moyenne des parcelles est de 1,5 hectares. Pour la fauche, on utilise une faucheuse frontale d’une largeur de 2,8 mètres, combinée avec une conditionneuse arrière. La largeur de travail prise comme hypothèse est de 5,5 mètres pour le passage de la pirouette et de 3,5 mètres pour l’andainage. La récolte est rentrée avec une autochargeuse, dans le cas du silo-tour comme dans celui du silo-couloir. Dans ce type d’exploitation, ces procédés sont également disponibles pour la production de foin ventilé qui, lui, est engrangé à l’aide de la souffleuse polyvalente et du distributeur télescopique. L’ensilage est stocké en silos-tours et silos-couloirs ou en balles rondes. Dans la variante «ensilage d’herbe sec», c’est également l’agriculteur luimême qui fauche, passe la pirouette et met en andains. Le pressage et l’enrubannage des balles d’ensilage sont toutefois confiés

juin / juillet 2009  Technique Agricole

37


n Rapport ART 705 Tab. 2: Machines sélectionnées pour 20 vaches Ration

Fourrage ventilé Ensilage d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

Procédé Hectares de coupe Ensilage d‘herbe normal, 35 % MS Ensilage d‘herbe pour balles d‘ensilage Ensilage de maïs Fourrage ventilé Achats Cossettes de betteraves sucrières Foin de luzerne

1

2

3

4

1

2

3

4

1

2

3

4

6.80

6.80

6.80

6.80

9.10

0.97 4.50

6.80 4.50 0.97

9.10

0.97 4.50

6.80 4.50 0.97

9.10

0.97 4.50

6.80 4.50 0.97

9.10

0.97 4.50

6.80 4.50 0.97

0.97

0.97

0.97

0.97

dt MS dt humide dt MS dt sec

68 358

68 358

68 358

68 358

68 358

68 358

68 358

68 358

68 358 68 80

68 358 68 80

68 358 68 80

68 358 68 80

Silo-tour

Br

Silocouloir

Silocouloir

Silo-tour

Br

Br Silo-tour

Br Br

Br

Br

Silocouloir Br Silocouloir Silocouloir

Br

Br Br

Silocouloir Br Silocouloir Silocouloir

Silo-tour

Br Silo-tour

Br

Br

Silocouloir Br Silocouloir Silocouloir

Silocouloir Br Silocouloir Silocouloir

à la main

Fourche pinceballes

Engin RTD

Désileuse blocs

Brect. à la main

Brect Fourche pinceballes

Brect. Engin RTD

Brect. Désileuse blocs

Ensilage d‘herbe sec, 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières Foin ventilé Foin de luzerne Technique de désilage

Ensilage d‘herbe, 35 % MS

Ensilage d‘herbe, 45 % MS

Ensilage de maïs

Foin de luzerne

Stock en vrac

Foin, ventilé

m3 m3 m3

38

Silo-tour

Br

Br

Br

Fenil

Fenil

à la main

Fourche pinceballes

Silocouloir Silocouloir Fenil

Silocouloir Silocouloir Fenil

Engin RTD

Désileuse blocs

190

190

95 65 34 Br 87 m2

95 m3 65 m3 34 Br 87 m2 73 Br 112 m2

95 m3 65 m3 190

34 Br 87 m2

49 Br 102 m2 46 Br 81 m2

34 Br 87 m2 73 Br 112 m2 49 Br 102 m2 46 Br 81 m2

190 34 Br 87 m2

49 Br 102 m2

m3

propriété propriété part, 50 % part, 50 %

Coûts pris en compte variables variables variables

fixes et variables fixes et variables fixes et variables fixes et variables

variables fixes et variables fixes et variables fixes et variables salaire salaire fixes et variables salaire salaire salaire fixes et variables location location fixes et variables fixes et variables salaire location salaire fixes et variables salaire variables fixes et variables fixes et variables variables fixes et variables variables location salaire salaire salaire salaire salaire variables fixes et variables

fix fixes et variables fixes et variables fixes et variables

propriété

fix

propriété propriété

variables fixes et variables

propriété

fix

juin / juillet 2009  Technique Agricole

200

200

200

200

34 Br 87 m2 73 Br 112 m2

49 Br 102 m2

20 Brect. 194 m3

Principales machines Mode de pro. avec mode de propriété et d‘utilisation d'utilisation Forces de traction Tracteur, 4 roues motrices 41 kW (56 CV) propriété Tracteur, 4 roues motrices 60 kW (82 CV) propriété Hydraulique frontale avec prise de force frontale propriété Récolte et stockage du fourrage grossier Fauche et conditionnement de l'ensilage d'herbe et du fourrage ventilé Faucheuse rotative frontale 2,5-3 m propriété Conditionneuse attelage trois points propriété Pirouette,4,6-6 m propriété Andaineuse, 3,5-4,5 m propriété Ramassage, transport et stockage Ensilage d'herbe propriété Autochargeuse 20 m3 Disp. de coupe courte pour autochargeuse propriété Souffleuse polyvalente propriété Tapis de convoyage pour souffleuse polyvalente propriété Presse à balles rondes régie Enrubanneuse régie Fourche pince-balles pour grosses balles, att. 3 pts propriété Tracteur compacteur pour silo-couloir régie Ensilage d‘herbe sec en balles rondes Presse à balles rondes régie Enrubanneuse pour balles rondes régie Fourche pince-balles pour grosses balles, att. 3 pts propriété Ensilage de maïs Hacheuse à maïs portée, 1 rang location Remorque ensileuse avec doseur location Souffleuse polyvalente propriété Tapis de convoyage pour souffleuse polyvalente propriété Hacheuse automotrice, 6 rangs régie Remorque ensileuse avec doseur location Presse-enrubanneuse combinées pour balles de maïs régie Fourche pince-balles pour grosses balles, att. 3 pts propriété régie Tracteur compacteur pour silo-couloir Fourrage ventilé propriété Autochargeuse, 13-20 m3 Souffleuse polyvalente propriété Distributeur télescopique propriété Foin de luzerne en balles rectangulaires Chargeur frontal, moyen, sans attelage propriété Fourche pince-balles pour grosses balles pour propriété chargeur frontal Cossettes de betteraves sucrières Remorque basculante, 1 essieu 7 t propriété Remorque basculante, 2 essieux 8 t location Tracteur, 4 roues motrices, 70 kW (95 CV) régie Chargeur frontal, lourd, sans attelage régie Fourche pince-balles pour chargeur frontal régie Pelle à terre pour chargeur frontal régie Tracteur compacteur pour silo-couloir régie Chargeur frontal, moyen, sans attelage propriété Fourche pince-balles pour grosses balles pour propriété chargeur frontal Désilage et distribution du fourrage hivernal Ensilages Fourche Fourche pince-balles pour grosses balles, att. 3 pts Engin RTD Désileuse-blocs 1–1,4 m3 Foin ventilé Fourche Foin de luzerne Chargeur frontal, moyen, sans attelage Fourche pince-balles pour grosses balles pour chargeur frontal Repousse du fourrage grossier Fourche Br: balles rondes Brect.: balles rectangulaires Engin RTD: engin de reprise et de distribution Machines employées

Foin de luzerne Ensilage d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

ha ha ha ha

Types de stockage du fourrage grossier Ensilage d‘herbe normal, 35 % MS

Volume de stockage nécessaire Silo-tour Herbe   Maïs Silo-couloir Sandwich Stock de balles Cossettes de betteraves sucrières

Ensilage d‘herbe 35 % MS Ensilage d‘herbe 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

46 Br 81 m2 20 Brect. 194 m3

20 Brect. 194 m3

20 Brect. 194 m3


Rapport ART 705 n Tab. 3: Machines sélectionnées pour 40 et 60 vaches Effectif Ration

Fourrage ventilé Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

Hectares de coupe Ensilage d'herbe normal, 35 % MS Ensilage d'herbe pour balles d'ensilage Ensilage de maïs Fourrage ventilé Vente de fourrage grossier Sur pied depuis la parcelle Achats Cossettes de betteraves sucrières

ha ha ha ha

13.60 1.94 9.10

Foin de luzerne Technique de désilage

18.10

20.40

1.94

2.91 13.60

60 vaches Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensil. d‘herbe 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières 20.40 13.60 2.91

2.26 204 1074

204 1074 204 240

Silo-couloir

Silo-couloir Balles rondes Silo-couloir Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir Silo-couloir

Silo-couloir Silo-couloir Fenil/Grue à bras pivotant

Silo-couloir Balles rondes Silo-couloir Silo-couloir

m3

380

380 98 Br 180 m2

m3

400

Balles rectangulaires Remorque mél. désil.

Remorque mél. désil.

Remorque mél. désil. Chargeur frontal

440

560

560 146 Br 260 m2

40 Brect. 280 m3

Forces de traction Tracteur, 4 roues motrices 50 kW (68 CV) Tracteur, 4 roues motrices 70 kW (95 CV) Hydraulique frontale avec prise de force frontale

propriété propriété propriété

variables variables variables

Récolte et stockage du fourrage grossier Fauche et conditionnement de l‘ensilage d‘herbe et du fourrage ventilé Faucheuse rotative frontale 2,5-3 m Conditionneuse attelage trois points Pirouette,6,1-7,5 m Andaineuse double, dépôt du fourrage au centre, 5,6-6,5 m

propriété propriété propriété propriété

fixes et variables fixes et variables fixes et variables fixes et variables

régie location régie

salaire location salaire

régie régie propriété propriété

salaire salaire variables fixes et variables

location régie location régie

location salaire location salaire

propriété propriété propriété

variables variables fixes et variables

propriété propriété

variables fixes et variables

propriété location régie régie propriété régie propriété régie

variables location salaire salaire variables salaire variables salaire

propriété propriété propriété propriété propriété

fix fixes et variables fixes et variables variables fixes et variables

Propriété

fixes et variables

Propriété Propriété

variables fixes et variables

Propriété Propriété

variables fixes et variables

2.91

204 1074

Remorque mél. désil. Chargeur frontal

Coûts pris en compte

27.20

136 716 136 160

Remorque mél. désil.

Mode de pro. d‘utilisation

Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Foin de luzerne

136 716

Foin de luzerne Foin ventilé

Principales machines avec mode de propriété et d‘utilisation

Fourrage ventilé Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

136 716

Silo-couloir Silo-couloir Fenil/Grue à bras pivotant

Sandwich Ensilage d‘herbe 45 % MS

Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Foin de luzerne

1.54

dt MS dt humide dt MS dt sec

Foin de luzerne

Stock en vrac

13.60 9.10 1.94

ha

Types de stockage du fourrage grossier Ensilage d'herbe normal, 35 % MS Ensilage d'herbe sec, 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières Foin ventilé

Volume de stockage nécessaire Silo-couloir Stock de balles

40 vaches Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensil. d‘herbe 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

Silo-couloir Silo-couloir

Balles rectangulaires Remorque mél. désil.

650

60 Brect. 350 m3 600

Ramassage, transport et stockage Ensilage d‘herbe Hacheuse automotrice avec pick-up Remorque ensileuse avec doseur Tracteur compacteur pour silo-couloir Ensilage d‘herbe sec en balles rondes Presse à balles rondes Enrubanneuse pour balles rondes Chargeur frontal, lourd, sans attelage Fourche pince-balles pour grosses balles Ensilage de maïs Hacheuse à maïs portée, 1 rang Hacheuse à maïs portée pivotante,2 rangs Remorque ensileuse avec doseur Tracteur compacteur pour silo-couloir Fourrage ventilé Autochargeuse, 13-20 m3 Autochargeuse, plus de 20 m3 Grue à bras pivotant Foin de luzerne en balles rectangulaires Chargeur frontal, moyen, sans attelage Fourche pince-balles pour grosses balles pour chargeur frontal Cossettes de betteraves sucrières Remorque basculante, 1 essieu 7 t Remorque basculante, 2 essieux 8 t Tracteur, 4 roues motrices, 70 kW (95 CV) Chargeur frontal, lourd, sans attelage Chargeur frontal, lourd, sans attelage Pelle à terre pour chargeur frontal Pelle à terre pour chargeur frontal Tracteur compacteur pour silo-couloir Désilage et distribution du fourrage hivernal Ensilages Fourche Remorque mélangeuse équipée d'une désileuse, 7 m3 Remorque mélangeuse équipée d'une désileuse, 10 m3 Chargeur frontal, lourd, sans attelage Fourche pince-balles pour grosses balles Foin ventilé Grue à bras pivotant Foin de luzerne Chargeur frontal, moyen, sans attelage Fourche pince-balles pour grosses balles pour chargeur frontal Repousse du fourrage grossier Chargeur automoteur pour racleur-pneu Racleur-pneu Br: balles rondes Brect.: balles rectangulaires Machines employées

juin / juillet 2009  Technique Agricole

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Temps de travail nécessaire par effectif et par jour [MOmin]

n Rapport ART 705

200

40 vaches 60 vaches

20 vaches

180

Ensilage d’herbe sec

160

Achat de foin de luzerne

140

Cossettes de betteraves sucrières

120

Ensilage de maïs

100

Ensilage d’herbe

80

Remorque mélangeuse

60 40 20 0

Foin ventilé

FV EH FL FV EH FL FV EH FL FV EH FL FV EH FL FV EH FL Silo-tour manuel

Silo-couloir Désileuseblocs

Silo-couloir Engin RTD

Balles

Affouragement de balles (chargeur frontal) Affourragement au silo-couloir (engin RTD) Affourragement au silo-couloir (désileuse-blocs) Affourragement au silo-tour

SiloSilocouloir RM couloir RM

Fig. 3: Temps de travail nécessaire par effectif et par jour pour un troupeau de 20 à 60 vaches et différentes variantes. à une entreprise de travaux de agricoles. L’ensilage de maïs stocké en silos-tours est récolté à l’aide d’une ensileuse à maïs à un rang en location. Le transport et le stockage sont effectués par l’agriculteur luimême. Dans le procédé à balles rondes, le maïs est lui aussi ensilé par l’entreprise de travaux agricoles. Dans le procédé du silotour, les cossettes de betteraves sucrières sont achetées en balles, sinon elles doivent être stockées en silo-couloir. L’agriculteur se charge du transport. Avec un effectif de 40 vaches, la taille moyen­ne des parcelles augmente et passe à 2 hectares. Avec l’ensilage d’herbe, la largeur de travail passe à 7 mètres pour le passage de la pirouette, et à 6 mètres pour l’andainage. L’ensilage est stocké en silos-couloirs ou en balles rondes. La récolte de l’ensilage d’herbe est confiée à une entreprise de travaux agricoles. Cette dernière met également à disposition un véhicule de transport et se charge du compactage. Une remorque est louée en plus. La récolte du foin ventilé s’effectue à l’aide de l’autochargeuse de l’exploitation. Le maïs est récolté sur un rang; le stockage est effectué au rouleau par une entreprise de travaux agricoles. Le transport des cossettes de betteraves sucrières s’effectue à l’aide d’une remorque de l’exploitation et d’une remorque en location. Avec un effectif de 60 vaches, la récolte de l’ensilage d’herbe s’effectue comme avec un effectif de 40 vaches. L’ensilage est stocké en silos-couloirs ou en balles rondes. Par contre, le ramassage du foin ventilé

40

juin / juillet 2009  Technique Agricole

est effectué à l’aide d’une autochargeuse plus grosse. Le maïs est récolté sur deux rangs par une entreprise de travaux agricoles. L’agriculteur se charge du transport, l’entreprise de travaux agricoles du compactage. Pour le transport des cossettes de betteraves sucrières, l’agriculteur dispose là encore d’une remorque de l’exploitation et d’une remorque en location.

Affourragement Avec un effectif de 20 vaches, l’ensilage est repris à la main dans le silo-tour. Le fourrage est distribué manuellement avec le chariot d’ensilage. Le foin ventilé et les balles rondes sont eux aussi repris, distribués et repoussés à la main. Un chargeur frontal équipé d’une fourche pince-balles sert à la manutention des balles d’ensilage et de luzerne. Dans le cas de l’effectif de 20 vaches, on distingue deux procédés pour affourrager l’ensilage stocké en silo-couloir: le désilage à la désileuse-blocs (distribution manuelle) ou le désilage mécanique et la distribution avec un engin de reprise et de distribution (engin RTD). Dans les deux cas, la distribution du foin et la repousse du fourrage sont effectuées à la main. Avec les effectifs de 40 et 60 vaches, la remorque mélangeuse équipée d’une désileuse va reprendre l’ensilage dans le silocouloir. Le foin est ajouté à l’aide d’une griffe. Ici aussi, un chargeur frontal sert à la manutention des balles. Un racleur construit à partir d’un pneu évite de repousser le fourrage à la main.

Évaluation des procédés sur le plan de l’économie du travail L’évaluation sur le plan de l’économie du travail tient compte du temps de travail total. La préparation du fourrage comprend donc non seulement la récolte de l’ensilage de maïs et d’herbe, mais aussi le transport et le stockage des cossettes de betteraves sucrières. En fonction des différentes variantes, la production de foin ventilé et d’ensilage d’herbe sec ou l’achat et la préparation de foin de luzerne doivent également être pris en considération. L’achat de concentrés et d’aliments minéraux, lui, n’est pas pris en compte. L’affourragement, de son côté, comprend non seulement la reprise, le transport et la distribution du fourrage, mais aussi le contrôle de la consommation, la repousse du fourrage et le nettoyage des restes de crèche. La figure 3 présente les résultats de la comparaison de différentes variantes et procédés pour des effectifs de 20 à 60 vaches. Le temps de travail nécessaire est indiqué en main-d’œuvre minutes (MOmin) par effectif et par jour. Le temps de travail total requis pour la distribution de la quantité de fourrage nécessaire est converti en temps de travail quotidien. Le calcul se base sur 170 jours d’affourragement hivernal. Le temps de travail nécessaire pour l’affourragement est compris entre environ 62 et 107 MOmin par effectif et par jour. Ces différences sont dues essentiellement aux procédés em­ ployés. L’influence des différentes variantes (foin ventilé, ensilage d’herbe sec et achat de foin de luzerne) est moins marquée dans le cadre d’un même procédé. Il n’y a que pour le procédé silo-couloir que la variante «foin ventilé» exige un temps de travail nettement plus élevé. La reprise et la distribution manuelles du foin pèsent lourd dans la balance, alors que l’ensilage d’herbe sec, tout comme le foin de luzerne acheté sont transportés dans l’étable à l’aide du chargeur frontal. Dans l’ensemble, le procédé silo-couloir avec engin RTD est celui qui exige le temps de travail le plus réduit. Dans ce cas, le fourrage peut être repris et distribué mécaniquement. Le procédé «balles» requiert un temps de travail à peine plus élevé. La reprise se fait également à la machine avec le chargeur frontal, mais le fourrage est distribué manuellement. La même évaluation vaut pour le procédé silo-couloir avec désileuse-blocs. Le temps de travail nécessaire est cependant nettement plus élevé, car la reprise du fourrage à l’aide de la désileuse-blocs prend nettement plus de temps. Le procédé est


Rapport ART 705 n

Temps de travail nécessaire par vache et par jour [MOmin]

donc comparable à la reprise et distribution manuelles depuis le silo-tour. Il faut toutefois également tenir compte de la charge de travail physique particulièrement élevée en cas de reprise ma­nuelle du fourrage depuis le silo-tour. Ce point pèse lourd dans la balance notamment dans les gros effectifs. Des différences apparaissent aussi en ce qui concerne la préparation des aliments. On constate que la variante «achat de foin de luzerne» exige un temps de travail plus élevé pour la récolte d’ensilage d’herbe. En effet, la quantité de foin de luzerne, onéreux à l’achat, a été réduite par rapport aux variantes «foin ventilé et ensilage d’herbe sec». Il faut donc compenser en ajoutant davantage d’ensilage d’herbe dans la ration. C’est pourquoi la récolte d’ensilage d’herbe demande plus de temps. Entre les procédés silo-tour, silo-couloir et balles, les différences sont minimes en ce qui concerne les volumes de récolte nécessaires. Le temps économisé lors de la récolte des balles d’ensilage par l’entreprise de travaux agricoles est neutralisé par le transport des balles qui, lui, exige plus de temps. En revanche, en ce qui concerne la récolte d’ensilage de maïs, le temps requis par le procédé «balles» est nettement plus réduit. L’intervention de l’entreprise de travaux agricoles se fait sentir. De nouveau, les procédés «silo-tour» et «silo-couloir» se distinguent à peine. Les cossettes de betteraves à sucre sont nettement plus rapides à transporter et à stocker en silo-couloir en vrac que sous forme de balles. L’étude doit évaluer le foin ventilé, l’ensilage d’herbe sec et le foin de luzerne acheté, car

ils sont chacun utilisés comme substitut dans la ration. Comme on peut s’y attendre, c’est l’achat de foin de luzerne qui demande le moins de travail, mais il entraîne des coûts élevés. L’ensilage d’herbe sec obtient des résultats nettement meilleurs que ceux du foin ventilé. D’un côté, le pressage et l’enrubannage sont confiés à une entreprise de travaux agricoles, d’un autre côté, il faut compter une opération supplémentaire pour le fanage du foin ventilé et enfin, le stockage demande beaucoup de temps. Dans l’ensemble, il faut compter entre 86 et 135 MOmin par effectif et par jour pour les différents procédés. Les différences de temps de travail pour l’affourragement ont cependant nettement plus de poids que celles liées à la préparation des aliments. La deuxième comparaison considère le procédé «silo-couloir» dans les effectifs de 20, 40 et 60 vaches. L’affourragement est effectué à l’aide d’une désileuse-blocs et d’un engin RTD (20 vaches), ainsi que d’une remorque mélangeuse (40 et 60 vaches). La figure 4 indique le temps de travail nécessaire par vache et par jour pour les différents procédés et les différentes variantes. La représentation du temps de travail en MOmin par vache et par jour, au lieu de MOmin par effectif et par jour a été choisie sciemment afin de pouvoir comparer les différents effectifs dont la taille est variable. Sur le plan de l’affouragement, les avantages des grands effectifs nourris à la remorque mélangeuse sont très nets. Les économies de temps sont le fruit des effets d’échelles et du degré de mécanisation plus important pour la reprise et la distribution du fourrage.

8

Foin ventilé

7

Ensilage d’herbe sec

6

Achat de foin de luzerne

5

Cossettes de betteraves sucrières Ensilage de maïs

4

Ensilage d’herbe

3 2

Affourragement au silo-couloir (RM)

1

Affourragement au silo-couloir (engin RTD) Affourragement au silo-couloir (désileuse-blocs)

0

FV

EH

FL

FV

20 vaches Désileuse-blocs

EH

FL

20 vaches Engin RTD

FV

EH

FL

40 vaches RM

FV

EH

FL

60 vaches RM

Fig. 4: Temps de travail nécessaire par animal et par jour pour des effectifs de différentes tailles et différentes variantes.

Les différences entre un troupeau de 40 vaches et un troupeau de 60 vaches sont moindres. Les différences entre les variantes foin ventilé, ensilage d’herbe sec et achat de foin de luzerne sont elles aussi d’ordre secondaire dans le cas du procédé silo-couloir et remorque mélangeuse. Dans les effectifs de 40 et 60 vaches, le temps de travail requis par l’affourragement est compris entre 2,0 et 2,2 MOmin par vache et par jour. Par contre, dans un effectif de 20 vaches, l’affourragement requiert entre 3,1 et 3,7 MOmin par vache et par jour avec utilisation d’un engin RTD. Le procédé avec désileuseblocs exige encore plus de temps. En effet, il faut compter entre 4,8 et 5,4 MOmin supplémentaires par vache et par jour. Les différences entre les variantes choisies sont elles aussi plus marquées avec les procédés désileuse-blocs et engin RTD. Les écarts relatifs au temps de travail requis par la distribution du fourrage ont plusieurs raisons. Ici aussi, les effets d’échelle et le degré plus élevé de la mécanisation pour les travaux à l’extérieur de la ferme jouent un rôle. Quel que soit le procédé, la récolte d’ensilage d’herbe exige de nouveau un temps de travail plus élevé dans la variante «achat de foin de luzerne». Ce point s’explique par la quantité supplémentaire d’ensilage d’herbe nécessaire dans la ration. Dans les grands troupeaux, les économies de temps par vache et par jour sont de l’ordre de 40 %. Des effets similaires ont été relevés pour l’ensilage de maïs. Des avantages peuvent notamment être obtenus sur le plan de l’organisation du travail lorsqu’une grande partie des travaux est confiée à une entreprise de travaux agricoles. Par contre, les différences sont négligeables en ce qui concerne le transport et le stockage des cossettes de betteraves sucrières, car les capacités sont les mêmes. La comparaison montre que c’est l’achat de foin de luzerne qui exige le moins de temps de travail, car l’exploitation prend uniquement en charge le stockage. Pour les mêmes raisons que celles énoncées lors de la première comparaison, la production d’ensilage d’herbe sec prend moins de temps que la production de foin ventilé, sachant que des effets d’échelle supplémentaires doivent également être pris en compte avec ce procédé. Il faut compter entre 2,8 et 6,8 MOmin de temps de travail quotidien par vache. Encore une fois, les différences majeures qui touchent l’affourragement s’expliquent par les effets d’échelles et le degré de mécanisation. Le temps de travail par effectif et par jour est compris entre 86 MOmin (20

juin / juillet 2009  Technique Agricole

41


42

juin / juillet 2009  Technique Agricole

Foin ventilé

Distributeur téléscopique/ventilation du foin

Fr.

Ensilages en balles rondes

11‘653

-48‘000

130‘400

15‘100

38‘200

24‘700

52‘400

200

46 Br/81 m2

Fr.

Fr.

Foin en balles rectangulaires (foin de luzerne)

Ensilages en balles rondes Cossettes de betteraves sucrières Balles rect. de foin de luzerne

Fr.

Fr.

385

MOh

Br: balles rondes; Brect.: balles rectangulaires; MOh: heure de main-d‘œuvre

Différence par rapport au procédé 1

MOh

MOh

Total

279

MOh

Reprise et distribution du fourrage grossier

106

21‘354

21‘354

3‘670

309

1‘792

Récolte et stockage du fourrage grossier

Temps de travail nécessaire

Fr.

Fr. 716

Total, corrigé des achats et des ventes

0.74 ha à

Différence par rapport au procédé 1

Four. grossier

Fr.

Différence par rapport au procédé 1

Vente d‘herbe à partir de la parcelle

Fr.

Total

Fr.

Fr.

Fr.

Foin, en vrac, ventilé

Achats

Fr.

Silos-couloirs

3‘377

-84

301

225

76

472

21‘826

472

21‘826

3‘670

993

1‘792

2‘624

Fr.

Silos-tours

Stock de fourrage

2‘624

34 Br/87 m 2

73 Br/112 m2

Equip. méc. (Dist. téléscopique/ventilation du foin)

9‘582

2

pince-balles

1‘094

Fr.

178‘400

4‘700

38‘200

48‘800

24‘700

62‘000

200

34 Br/87 m

65

95

Fourche

Fenil/Souffleuse

Balles rondes

Balles rondes

Balles rondes

Machines de reprise et de récolte du fourrage grossier

Machines de récolte du fourrage grossier

Coûts attribuables

Fr.

Fr.

Foin en balles rectangulaires (foin de luzerne)

Différence par rapport au procédé 1

Fr.

Foin, en vrac, ventilé

Fr.

Fr.

Silos-couloirs

Total

Fr.

Silos-tours

Stock de fourrage

Fr.

Fr.

Equipements mécaniques

Fr.

Reprise et distribution du fourrage grossier

m3

Récolte du fourrage grossier

Machines et outils

Investissements attribuables

Stock en vrac

Foin de luzerne

Ensilage de maïs

Ensilage d'herbe, 45 % MS

Ensilage d'herbe, 35 % MS

Cossettes de betteraves sucrières

Stock de balles

m3

m3

Maïs

Sandwich

m3

Herbe

A la main

Fenil/Souffleuse

Balles rondes

Silo-tour

Silo-tour

-94

291

203

88

-1‘346

20‘008

-1‘346

20‘008

1‘915

1‘792

2‘592

2‘624

2‘289

8‘796

-34‘000

144‘400

38‘200

26‘500

24‘700

7‘000

48‘000

200

190

Engin RTD

Fenil/Souffleuse

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

-2

383

295

88

-1‘008

20‘346

-1‘008

20‘346

1‘915

1‘792

2‘592

2‘624

2‘627

8‘796

-35‘200

143‘200

38‘200

26‘500

24‘700

5‘800

48‘000

200

190

blocs

Désileuse

Fenil/Souffleuse

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

2

358

265

93

19‘050

19‘050

3‘670

670

3‘377

157

11‘176

125‘200

10‘200

48‘800

66‘200

49 Br/102 m2

34 Br/87 m

65 m3

95 m3

A la main

Balles rondes

Silo-tour

Balles rondes

Silo-tour

358

68

0.97

4.50

6.80

34 Br/87 m

-77

281

211

70

409

19‘459

409

19‘459

3‘670

1‘354

1‘184

13‘251

-48‘000

77‘200

20‘600

56‘600

46 Br/81 m2

49 Br/102 m2

73 Br/112 m2

2

pince-balles

Fourche

Balles rondes

Balles rondes

Balles rondes

Balles rondes

358

68

0.97

4.50

6.80

2

-187

171

171

78

-1‘234

17‘816

-1‘234

17‘816

1‘915

361

2‘592

2‘446

10‘502

-34‘000

91‘200

5‘500

26‘500

7‘000

52‘200

49 Br/102 m2

190

Engin RTD

Silo-couloir

Silo-couloir

Balles rondes

Silo-couloir

358

68

0.97

4.50

6.80

3

-16

342

264

78

-896

18‘154

-896

18‘154

1‘915

361

2‘592

2‘784

10‘502

-35‘200

90‘000

5‘500

26‘500

5‘800

52‘200

blocs

Désileuse

Silo-couloir

Silo-couloir

Balles rondes

Silo-couloir

358

68

0.97

4.50

6.80

4

Ensilage d‘herbe et de maïs, cossettes de betteraves sucrières 1

358

68

0.97

9.10

1

355

270

85

20‘781

530

21‘311

3‘200

3‘670

309

1‘364

3‘377

92

9‘299

144‘800

4‘700

25‘300

48‘800

66‘000

20 Brect./ 194 m3

34 Br/87 m2

65 m3

95 m3

Balles rectangulaires A la main

Balles rondes

Silo-tour

Silo-tour

-89

266

210

56

1‘390

22‘171

530

1‘390

22‘701

3‘200

3‘670

993

1‘364

1‘344

12‘130

-48‘000

96‘800

15‘100

25‘300

56‘400

46 Br/81 m2 20 Brect./ 194 m3

73 Br/112 m2

34 Br/87 m2

pince-balles

Balles rectangulaires Fourche

Balles rondes

Balles rondes

Balles rondes

80

68

358

68

0.97

9.10

2

-184

171

175

67

-450

20‘331

530

-450

20‘861

3‘200

1‘915

361

1‘364

2‘592

2‘478

8‘951

-28‘500

116‘300

5‘500

25‘300

26‘500

7‘000

52‘000

20 Brect./ 194 m3

190

Balles rectangulaires Engin RTD

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

80

68

358

68

0.97

9.10

3

-19

336

269

67

-20

20‘761

530

-20

21‘291

3‘200

1‘915

361

1‘364

2‘592

2‘908

8‘951

-29‘700

115‘100

5‘500

25‘300

26‘500

5‘800

52‘000

20 Brect./ 194 m3

blocs

Balles rectangulaires Désileuse

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

80

68

358

68

0.97

9.10

4

Ensilage d‘herbe et de maïs, cossettes de betteraves sucrières, foin de luzerne

68

358

68

4.50

0.97

6.80

4

80

358

68

4.50

0.97

6.80

3

dt sec

358

68

4.50

0.97

6.80

2

dt MS

68

Silo-couloir

Silo-tour

Volume de stockage nécessaire

Technique de désilage

Foin de luzerne

Foin ventilé

Cossettes de betteraves sucrières

Ensilage de maïs

Ensilage d'herbe sec, 45 % MS

Ensilage d'herbe normal, 35 % MS

Types de stockage du fourrage grossier

Foin de luzerne

Cossettes de betteraves sucrières

4.50

358

ha

Fourrage ventilé

0.97

dt humide

ha

Ensilage de maïs

6.80

1

Fourrage ventilé/Ensilage d‘herbe et de maïs, cossettes de betteraves sucrières

dt MS

ha

Ensilage d'herbe pour balles d'ensilage

Achats

ha

Ensilage d'herbe normal, 35 % MS

Hectares de coupe

Procédé

Ration

n Rapport ART 705

Tab. 4: Procédés sélectionnés, investissements attribuables, coûts et temps de travail nécessaire pour 20 vaches


Rapport ART 705 n vaches, achat de foin de luzerne, engin RTD) et 176  MOmin (60 vaches, foin ventilé, remorque mélangeuse).

Comparaison économique En ce concerne les machines sélectionnées, il est prévu que les machines et les outils soient soit la propriété de l’exploitation, soit louées, soit utilisées en régie, selon le type et le taux d’exploitation envisagés. Le but étant que les machines et les outils soient employés de la manière la plus rentable possible. Le foin de luzerne est acheté. Par conséquent, la ration contient moins de fourrage grossier produit sur l’exploitation, ce qui diminue les besoins en surface de fourrage grossier. La surface fourragère qui ne sert pas aux besoins de l’exploitation est vendue sur pied à partir de la parcelle. Pour 20 vaches, cela représente 74 ares, pour 40 vaches 154 et pour 60 vaches 226 ares. L’indemnisation pour une utilisation an­ nuelle est de Fr. 716.–/ha. Les cossettes de betteraves sucrières sont approvisionnées en balles pour un effectif de 20 vaches, lorsque l’ensilage d’herbe et l’ensilage de maïs sont stockés en silostours ou en balles. Si l’exploitation dispose d’un silo-couloir, les cossettes sont déchargées comme le reste de l’ensilage selon la méthode sandwich. Dans les effectifs de 40 et 60 vaches, les cossettes de betteraves sucrières sont également stockées en siloscouloirs. Investissements attribuables Les investissements attribuables comprennent les machines, les outils, les équipements, les silos et les bâtiments qui ne sont utilisés qu’en relation avec la production, le stockage, la reprise et la distribution de fourrage. Pour les machines comme la pirouette et l’andaineuse, ce sont les valeurs de référence ART qui servent de base. Les silos, les stocks de foin et de balles, ainsi que les équipements mécaniques se voient appliquer les valeurs de référence du Système de prix par modules unitaires ART. Pour les équipements et les bâtiments, on s’est basé sur les prix des entrepreneurs. Les prestations propres n’ont été prises en compte que pour les silos-couloirs. Indépendamment de la ration de fourrage choisie, ce sont les procédés avec balles, quelle que soit la variante, qui entraînent le moins d’investissements attribuables. Par rapport aux silos-tours et aux silos-couloirs, les balles ont seulement besoin d’un lieu de stockage carrossable.

Les procédés avec du foin sont ceux qui exigent le plus d’investissements. Les locaux de stockage, les installations d’alimentation et de ventilation (notamment distributeur télescopique et grues à bras pivotant) sont onéreuses. Coûts attribuables Les coûts attribuables comprennent les montants qui ont une influence directe sur le revenu agricole. Dans le cas des machines et des outils qui ne sont utilisés que pour la conservation ou la distribution de fourrage, les coûts fixes et les coûts variables sont pris en compte, par exemple pour la pirouette et la remorque mélangeuse équipée d’une désileuse. Dans le cas des machines et des outils qui sont utilisés pour divers travaux dans l’exploitation, le calcul ne prend en compte que les coûts variables, par exemple pour les tracteurs. La place pour ranger les machines est jugée suffisante et les travaux de maintenance sont effectués sans coûts réels supplémentaires. Ces deux postes de coûts ne sont pas inclus dans les calculs. Pour des questions d’organisation et de rentabilité, il vaut la peine d’effectuer des travaux en régie ou avec des machines louées, par exemple lorsqu’il s’agit de presser et d’enrubanner des balles d’ensilage. Les locations de machines et les travaux en régie sont calculés selon les valeurs indicatives ART. Les prix du marché sont valables pour les cossettes de betteraves sucrières achetées et pour le foin de luzerne. Le prix des cossettes de betteraves sucrières en balles rondes est fixé à Fr. 10.25/dt. En vrac, il est de Fr. 5.35/dt. Le foin de luzerne est livré au prix de Fr. 40.–/dt. Détails des calculs Cheptel: 20 vaches Investissements attribuables Les investissements attribuables pour les rations contenant du foin ventilé varient entre 130 000 et 178 000 francs (tab. 4). Dans le cas des variantes avec ensilage d’herbe sec, ils sont compris entre 77 000 et 125 000 francs. Dans le cas des variantes avec foin de luzerne, ils oscillent entre 97 000 et 145 000 francs. Les procédés les plus avantageux sont ceux qui conditionnent l’ensilage d’herbe et l’ensilage de maïs en balles rondes. On constate alors l’impact que peut avoir un stock de balles simple. Ce sont les procédés avec silostours qui exigent le plus de capitaux. Coûts attribuables Les coûts attribuables les plus faibles sont ceux des procédés avec ensilage d’herbe,

de maïs ou de cossettes de betteraves sucrières. Ils sont compris entre 17 800 et 19 500 francs. Ce sont les procédés avec foin ventilé qui affichent les coûts les plus élevés, puisqu’ils sont compris entre 20 000 à 21 800 francs. Le stock de foin et ses ins­ tallations onéreuses pour le convoyage et la ventilation du fourrage sont les principaux facteurs de coûts. Toutes rations confondues, ce sont les variantes avec silos-couloirs qui s’avèrent les plus économiques. Il faut noter que contrairement aux procédés avec balles rondes ou silo-couloir, aucune reprise ni distribution mécanique du fourrage n’est prévue avec les silos-tours. Par conséquent, les procédés avec silos-tours exigent plus de travail manuel pour la manutention du fourrage. De la récolte à la distribution de fourrage, il faut compter entre 355 et 385 heures de travail avec les silos-tours. Ce sont les procédés avec siloscouloirs qui demandent le moins de temps de travail en cas d’utilisation d’un engin de reprise et de distribution (engin RTD); les économies sont comprises entre 171 et 291 heures de main-d’œuvre. Par rapport aux procédés qui exigent beaucoup de travail, cela représente entre 94 et 187 heures de main-d’œuvre en moins par an. La reprise avec l’engin RTD et la désileuseblocs suppose que ces outils aient été achetés en communauté et qu’ils soient seulement à 50 % la propriété de l’exploitation. Cette méthode permet de réduire de moitié les coûts fixes de ces outils pour l’exploitation. Cheptels: 40 et 60 vaches Pour les deux effectifs, l’ensilage d’herbe, de maïs et de cossettes de betteraves sucrières est stocké en silo-couloir. L’ensilage d’herbe sec est récolté en balles rondes. Des installations avec grue à bras pivotant sont utilisées pour les rations avec fourrage ventilé. La remorque mélangeuse équipée d’une désileuse sert à la reprise et à la distribution de l’ensilage stocké en silo-couloir. Investissements attribuables Dans le cas des procédés utilisés pour 40 vaches, les investissements attribuables sont compris entre 184 000 et 319 000 francs (tab. 5). Avec ceux pour 60 vaches, ils varient entre 221 000 et 403 000 francs. Pour les deux cheptels, les machines sont les mêmes à l’exception du volume de la remorque mélangeuse équipée d’une désileuse: pour 40 vaches, 7 m3 suffisent, pour 60 vaches, il faut 10 m3. Avec ces effectifs également, c’est le foin ventilé qui exige le plus d’investissements. Pour le stock, la grue à bras pivotant, la

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n Rapport ART 705 Tab. 5: Procédés sélectionnés, investissements attribuables, coûts et temps de travail nécessaire pour 40 et 60 vaches Effectif Ration

Hectares de coupe Ensilage d'herbe normal, 35 % MS Ensilage d'herbe pour balles d'ensilage Ensilage de maïs Fourrage ventilé Vente de fourrage grossier Sur pied depuis la parcelle Achats Cossettes de betteraves sucrières Foin de luzerne

Fourrage ventilé Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières ha ha ha ha

13.60 1.94 9.10

Coûts attribuables Machines et outils Récolte du fourrage grossier Reprise et distribution du fourrage grossier Equipements mécaniques Ventilation du foin, grue à bras pivotant Stock de fourrage Silo-couloir Foin, en vrac, ventilé Foin en balles rectangulaires (foin de luzerne) Ensilages en balles rondes Achats Cossettes de betteraves sucrières Balles rect. de foin de luzerne Total Différence par rapport au procédé 1 Vente d‘herbe à partir de la parcelle Four. grossier , Fr. 716 Total, corrigé des achats et des ventes Différence par rapport au procédé 1 Temps de travail nécessaire Récolte et stockage du fourrage grossier Reprise et distribution du fourrage grossier Total Différence par rapport au procédé 1

Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Foin de luzerne

Fourrage ventilé Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

18.10

20.40

1.94

2.91 13.60

60 vaches Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensil. d‘herbe 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières 20.40 13.60 2.91

1.54

27.20 2.91

2.26

136 716

136 716 136 160

204 1074

204 1074

204 1074 204 240

Silo-couloir

Silo-couloir Balles rondes Silo-couloir Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir

Silo-couloir Silo-couloir

Silo-couloir Silo-couloir Fenil/Grue à bras pivotant

Silo-couloir Balles rondes Silo-couloir Silo-couloir

Remorque mél. désil.

Remorque mél. désil. Chargeur frontal

m3

380

380 98 Br/180 m2

m3 m3

400

Balles rectangulaires Remorque mél. désil.

Remorque mél. désil.

Remorque mél. désil. Chargeur frontal

440

560

560 146 Br/260 m2

40 Brect./280 m3

Fr. Fr.

62‘000 55‘300

Fr.

71‘800

Fr. Fr. Fr. Fr. Fr. Fr.

53‘000 76‘400

Balles rectangulaires Remorque mél. désil.

650

60 Brect./350 m3

66‘000 55‘300

66‘000 55‘300

62‘000 62‘300

66‘000 62‘300

66‘000 62‘300

78‘000

90‘600

86‘400 53‘000

61‘300

78‘000 114‘600

36‘900 318‘500

219‘500 -99‘000

Fr. Fr.

16‘392 9‘111

19‘082 9‘649

17‘558 10‘496

Fr.

6‘792

Fr. Fr. Fr. Fr. Fr.

5‘185 3‘583

45‘400 403‘300

14‘200 220‘500 -182‘800

264‘300 -139‘000

21‘044 11‘058

24‘816 11‘746

22‘888 11‘695

7‘641

8‘869

8‘364 5‘185

6‘003

7‘641 5‘375

1‘994 3‘831

Silo-couloir Silo-couloir

600

9‘900 184‘200 -134‘300

649 3‘831

3‘831

Fr. Fr. Fr.

44‘894

38‘396 -6‘498

6‘400 46‘282 1‘388

Fr. Fr. Fr.

44‘894

38‘396 -6‘498

1‘103 45‘179 285

139 281 420

121 248 369 -51

102 252 354 -66

MOh MOh MOh MOh

Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensilage de maïs Foin de luzerne

136 716

Silo-couloir Silo-couloir Fenil/Grue à bras pivotant

Foin de luzerne Technique de désilage

Investissements attribuables Machines et outils Récolte du fourrage grossier Reprise et distribution du fourrage grossier Equipements mécaniques Ventilation du foin, grue à bras pivotant Stock de fourrage Silo-couloir Foin, en vrac, ventilé Foin en balles rectangulaires (foin de luzerne) Ensilages en balles rondes Total Différence par rapport au procédé 1

13.60 9.10 1.94

ha dt MS dt humide dt MS dt sec

Types de stockage du fourrage grossier Ensilage d‘herbe normal, 35 % MS Ensilage d‘herbe sec, 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières Foin ventilé

Volume de stockage nécessaire Silo-couloir Sandwich Stock de Ensilage d'herbe 45 % MS balles Foin de luzerne Stock en vrac Foin ventilé

40 vaches Ensil. d‘herbe 35 % MS Ensil. d‘herbe 45 % MS Ensilage de maïs Cossettes de betteraves sucrières

2‘454 932 5‘746

5‘746

59‘228

50‘881 -8‘347

9‘600 61‘252 2‘024

59‘228

50‘881 -8‘347

1‘618 59‘634 406

180 390 570

162 354 516 -54

132 360 492 -78

5‘746

Br: balles rondes; Brect.: balles rectangulaires; MOh: heure de main-d‘œuvre

ventilation, 40 vaches nécessitent un volume d’investissement de 148 000 francs, 60 vaches un volume d’investissement de 201 000 francs. Le stock de balles pour le foin de luzerne requiert entre 37 000 et 45 000 francs, le stock de balles d’ensilage entre 53 000 et 91 000 francs. La valeur à neuf des machines et des outils qui ne sont nécessaires que pour la culture et le transport du fourrage est comprise entre 117 300 et 121 300 francs pour 40 vaches et entre 124 300 et 128 300 francs pour 60 vaches.

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Coûts attribuables D’un point de vue financier, la combinaison d’ensilage d’herbe, de maïs et de cossettes de betteraves sucrières s’avère la plus avantageuse, pour un effectif de 40 comme pour un effectif de 60 vaches: 40 vaches génèrent 38 400 francs de coûts attribuables par an et 60 vaches 50 900 francs. Le fourrage ventilé coûte 44 900 francs pour 40 vaches et 59 200 francs pour 60 vaches. L’achat de foin de luzerne entraîne des coûts légèrement plus élevés que le fourrage ven-

tilé. Pour 40 vaches, il faut compter 45 200 francs et pour 60 vaches, 59 600 francs. Ces chiffres négligent néanmoins la vente sur pied du fourrage non nécessaire. Le prix appliqué pour la luzerne joue également un rôle considérable, car les conditions de l’achat peuvent énormément varier suivant la qualité du fourrage proposé. Dans toutes les comparaisons, il faut savoir que le temps de travail nécessaire varie. Les procédés les plus avantageux sont ceux qui achètent du foin de luzerne. Ils permettent


Rapport ART 705 n d’économiser entre 66 et 78 heures de main-d’œuvre par rapport aux procédés avec fourrage ventilé. Il est donc important de savoir si le temps de travail libéré est valorisé et si oui, comment. Ce temps peut soit servir à majorer le revenu, soit à réduire le temps de travail total.

Conclusions pour la pratique La comparaison des procédés sur le plan de l’organisation du travail montre peu de différences entre les procédés avec silos-tours pour les variantes avec 20 vaches. Les différences sont un peu plus marquées avec le silo-couloir. L’engin RTD est la solution qui permet le mieux de réduire le travail. En outre, il faut tenir compte de la charge de travail manuel requise par la reprise du foin et la distribution des balles d’ensilage. L’emploi de foin de luzerne acheté réduit légèrement le temps de travail nécessaire et la charge de travail. Comme on peut s’y attendre, c’est le procédé avec foin ventilé qui entraîne les investissements les plus lourds. L’ensilage en balles est le procédé qui demande le moins d’investissements. L’achat d’une désileuse-blocs ou d’un engin RTD coûte plus aux autres procédés que le pince-balles du procédé d’ensilage en balles. Avec les variantes 40 et 60 vaches, la différence entre le procédé «foin ventilé» et le procédé «ensilage d’herbe sec» s’amenuise légèrement, car la grue à bras pivotant permet de rationaliser le premier procédé. Il faut cependant savoir que cette rationalisation va de pair avec des investissements nettement plus élevés pour la grue à bras pivotant. Les coûts attribuables manifestement les plus bas sont ceux du procédé «ensilage en balles». Le temps de travail le plus réduit est obtenu grâce à l’emploi de foin de luzerne; qui entraîne néanmoins des coûts attribuables plus lourds (achat de foin de luzerne). Les coûts sont même plus élevés qu’avec le procédé «foin ventilé». Dans l’ensemble, c’est le procédé d’ensilage sec en balles combiné au silo-couloir qui s’avère la variante la plus avantageuse. Un effet de rationalisation supplémentaire pourrait éventuellement être obtenu en stockant l’ensilage sec en silo-couloir. Il faut se montrer prudent en délocalisant le travail suite à l’achat de foin de luzerne, car cela entraîne une hausse considérable des coûts attribuables. La comparaison ne prend pas en compte le fait que certaines

exploitations seraient en mesure de pro­ dui­re elles-mêmes le foin de luzerne et le foin séché au sol grâce à leur situation climatique. Les résultats de la comparaison sont partis de l’hypothèse de bâtiments neufs. Le fait de renoncer à l’installation de ventilation du foin peut faire baisser les coûts. Il ne faut pas pour autant en conclure qu’il faille stopper l’utilisation des installations de séchage en grange existantes en parfait état de fonc­ tionnement. La question ne doit se poser que lorsque des investissements sont en jeu pour remplacer ou agrandir l’installation. La comparaison montre également que la technique d’affouragement représente plus des trois quarts du temps de travail nécessaire. Dans les variantes avec foin ventilé, les investissements pour le stock de fourrage et la technique d’affourragement sont aussi très élevés et représentent entre 65 et 80 % des investissements attribuables. Dans les variantes avec foin ventilé ou foin de luzerne, la technique d’affourragement, le stock et l’achat de fourrage représentent près de la moitié à environ 65 % des coûts attribuables. Dans les variantes avec ensilage d’herbe sec, le pourcentage est compris entre 30 et 50 %. Avant de se lancer dans de gros investissements pour le stock de fourrage et la technique d’affourragement, il est donc recommandé de bien réfléchir quels sont les procédés les plus intéressants à l’avenir, du point de vue de la technique de production, mais aussi du point de vue de l’économie du travail et de l’économie d’entreprise.

Bibliographie Gasteiner J. 2001: Grundlagen zu den Verdauungsvorgängen beim Rind – Pansenphysiologie, Pansenazidose. 28. Viehwirtschaftliche Fachtagung, Gumpenstein. Preissinger W., Schwarz F.J. et Kirchgessner M. 1997: Zum Einfluss der Häcksellänge von Grassilage auf Futteraufnahme und Leistung von Milchkühen. «Das Wirtschaftseigene Futter», Band 43, Heft 1, S. 65–82. TU München. Steinwidder A. et Zeiler E. 2003: Einfluss von Grassilage bei unterschiedlichem Kraftfutterniveau auf Pansenparameter, Verdaulichkeit und Futteraufnahme von Rindern, 30. Viehwirtschaftliche Fachtagung, Gumpenstein. Tafaj M., Junck B., Zebeli Q., Steingrass H. et Drochner W. 2005: Zur Optimierung der Partikellänge des Grundfutters in der TMR-Fütterung von Hochleistungskühen. Tagungsband Landesarbeitskreis Fütterung. Universität Hohenheim, Institut für Tierernährung, Stuttgart. Yang W. Z. et Beauchemin K.A. 2006: Increasing the Physically Effective Fiber content of Dairy Cow Diets May Lower efficiency of Feed Use. AAF RC Lethbridge, Canada.

Impressum Edition: Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, Tänikon, CH-8356 Ettenhausen Les Rapports ART paraissent environ 20 fois par an. – Abonnement annuel: Fr. 60.–. Commandes d‘abonnements et de numéros particuliers: ART, Bibliothèque, Tänikon, CH-8356 Ettenhausen, Tél. 052 368 31 31, Fax 052 365 11 90, E-mail: doku@art.admin.ch, Internet: http://www.art.admin.ch Les Rapports ART sont également disponibles en allemand (ART-Bericht). ISSN 1661-7576. Les Rapports ART sont accessibles en version intégrale sur notre site Internet (www.art.admin.ch).

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Technique Agricole 07/2009