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mars 2009

Technique Agricole

Soudure: choix des appareils et astuces


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n Editorial

n Sommaire TA spécial Technique de soudure ................................................. 4

Optimiser les gains L’être humain a grand besoin de personnalités sachant montrer la voie, inspirer l’espoir et la sécurité. C’est ce qu’il attend (mais n’obtient que trop peu) de la haute politique, des entreprises, des associations, et des modèles de son entourage. Tous ces protagonistes ont le pouvoir d’enthousiasmer les foules mais courent le danger de décevoir leur clientèle ou une partie de celle-ci. En cela, le président américain n’est pas plus à l’abri que le président de l’Union suisse des paysans, Hansjörg Walter qui, lors de la foire «Tier & Technik», a été récompensé par le prix «Agro-Star Suisse» honorant sa clairvoyance et son intégrité. Les artistes du showbiz peuvent aussi devenir des meneurs et des idoles. L’un d’entre eux, qui a récemment enflammé le public du Hallenstadion à Zurich, a recherché des explications à la débâcle des marchés financiers pour trouver qu’«optimisation des gains» était synonyme de «convoitise». Si j’y réfléchis, je dois le contredire, car il ne s’agit pas uniquement d’argent. Un gain peut se référer à la santé, à la performance de même qu’au confort de l’homme et de l’animal. Si aucun aspect n’est omis et qu’il en résulte une plus-value, le gain sera «optimisé». Vus par ce prisme, nos trois articles sur la technique de traite (p. 16) présentent des directives et des idées différentes pour investir de façon modérée dans cette technique et l’utiliser rationnellement pour le bien-être de l’animal. Optimiser les gains devient alors une interaction entre l’homme, l’animal et la technique qui aboutira à un prix du lait correct. Il est aussi question d’optimiser les gains dans le choix de la technique de soudure (TA spécial) et de la «productivité des ressources», un terme qui va de plus en plus empreindre notre esprit et nos actions. Dans son article sur l’efficacité énergétique, notre auteur en est convaincu (voir p. 29).

Tracteur et technique Tendances des composants de tracteurs...................... 6 Nouvelles des sections VD: Un Broyard au comité de la section....................... 9 Technique des champs Des travailleurs rapides aux noms évocateurs............. 10

Technique à la ferme Investissement dans de nouvelles techniques de traite..................................................................... 12

Technologie de l’information en production laitière................................................. 16 Complications en salle de traite: causes et solutions..................................................... 18 Sous la loupe Agriculture aux portes de Genève.............................. 20

L’optimisation des gains n’est pas immorale; dans une entreprise, elle est indispensable. Seule la maximalisation des gains incite à la convoitise. Ueli Zweifel ASETA Cours G40................................................................. 23 Energie Efficacité énergétique en production animale............. 24 ASETA interne: Gaël Monnerat, domicilié à Courfaivre, JU, est le nouveau collaborateur de l’ASETA. Il commencera à la rédaction de Technique Agricole / Schweizer Landtechnik, à 80 %, le 1er mai. Nous en reparlerons dans notre prochaine édition. Page de couverture: C’est en forgeant que l’on devient forgeron! Une pratique bien rôdée aux centres de formation ASETA de Grange-Verney et de Riniken. (Photo: Ueli Zweifel)

AgroSpot Porcheries: régulation du CO2 par aération ............... 27 Marché des machines Statistiques des ventes.............................................. 29 Impressum............................................................... 30 Rapport ART 703 Temps de travail nécessaire dans les forêts agricoles............................................. 31

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n TA spécial

Les cours de soudure des deux centres de formation de Riniken et Grange-Verney dispensent des connaissances de base agrémentées de nombreuses expériences pratiques. (Photos: Hansueli Schmid, Ueli Zweifel).

Technique de soudure Pour les travaux de réparation des machines agricoles ou les constructions métalliques, les procédés de soudage à protection gazeuse comme le soudage manuel à électrodes conviennent. Cependant, diverses recommandations peuvent être émises pour l’atelier mécanique des exploitations agricoles et des agroentreprises.

Hansueli Schmid*

Les deux procédés, désignés par mesure de simplification comme soudage MAG ou soudage E, sont utilisés dans de nombreuses entreprises industrielles et artisanales pour l’assemblage de véhicules et de machines, ainsi que la construction métallique. Le choix en appareils et en accessoires s’avère donc très vaste. L’utilisation des appareils de soudage dans les entreprises spécialisées permet de tirer des conclusions quant au choix approprié pour les exploitations agricoles et les agro-entreprises. Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Dans les entreprises spécialisées, la technique de soudage * chef du centre de formation ASETA à Riniken

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E sert presque seulement aux travaux de réparation et de recharge. En revanche, la technique de soudage MAG est quasiment toujours retenue lorsque des travaux de construction sont à réaliser.

Soudage E Pour l’atelier de l’exploitation avec un parc de machines restreint, où un dommage doit

être réparé d’urgence de temps en temps, le choix doit porter sur un poste à souder à électrode allant jusqu’à 160 ampères, ceci en raison de son coût. Un tel appareil coûte de 800 à 1000 francs, ce qui correspond à la moitié environ de celui d’un appareil de soudage MAG de capacité équivalente. Ces appareils sont équipés maintenant selon la technique moderne, avec on-

Cours de soudure à Riniken et Grange-Verney De bonnes connaissances en soudure constituent un élément fondamental du bon fonctionnement de l’atelier de l’exploitation. On peut les valoriser de très nombreuses manières, de façon soit «constructive» dans l’assemblage d’outils, soit «réparative» avec les travaux d’entretien. Des cours de soudure réguliers sont organisés chaque hiver dans les centres de formation de Riniken et de Grange-Verney. Ils dispensent des connaissances dans les techniques de soudage autogène, à électrode ou à protection gazeuse, et offrent également des informations importantes permettant de choisir parmi la vaste palette de produits et d’accessoires la variante la plus intéressante pour l’exploitation.


TA spécial n duleur, et présentent le grand avantage d’être très légers avec leurs 4 kg. Ils peuvent donc sans difficulté être transportés sur les grosses machines ou les échafaudages et placés à proximité immédiate du lieu d’intervention. C’est pourquoi leur câble d’alimentation a une longueur limitée. Autre avantage, la qualité de soudure ne subit pas d’influence en cas de vent violent avec le soudage E, ce qui peut en revanche être le cas avec les autres procédés. Une prise 230 volts, avec fusibles 16 ampères, suffit pour alimenter l’appareil. L’inconvénient du système de soudage E apparaît lorsqu’il s’agit de travailler des tôles ou des profilés métalliques d’une épaisseur inférieure à 2 mm. Les travaux de soudure sur des tôles de couverture de machines ou des constructions métalliques légères ne peuvent alors se réaliser, bien que les réparations soient justement plus fréquentes dans ces cas-là.

Pendant le processus de soudure, la buse de gaz doit être libérée à plusieurs reprises de fragments de soudure. Pour cela, il est possible d’utiliser une vis M12 ou M14 que l’on insère au travers de la buse.

gorie pèsent entre 60 à 90 kg. Un tuyau de 5 mètres avec brûleur est nécessaire, afin de pouvoir atteindre les endroits à réparer même sur les grosses machines. Il s’agit cependant de disposer d’un appareil d’alimentation de fil avec entraînement à quatre rouleaux de manière à assurer un approvisionnement en fil fiable. Dans le cas contraire, des problèmes surviennent lors du soudage. Le brûleur de soudage doit impérativement être réglé à 250 ampères afin de pouvoir souder sur une relativement longue période sans difficulté.

Réglage de l’appareil

Pour les exploitations avec un parc de machines important, ou lorsque des constructions métalliques doivent être réalisées pour ses propres besoins, un appareil à souder à protection gazeuse MAG est recommandé. Cependant, on ne devrait pas devoir renoncer aux avantages du soudage E en termes de souplesse d’utilisation. Les appareils de soudage MAG adaptés aux machines agricoles sont impérativement de type professionnel pour une utilisation universelle qui délivre une tension de travail de 200 à 250 ampères. Leur prix d’achat se situe entre 2000 et 2500 francs, sans bonbonne de gaz. La transformation du courant alternatif de la prise en courant de soudage se passe, dans les appareils MAG, par le biais de redresseurs conventionnels ou par onduleur. Les appareils de cette caté-

Le réglage de l’appareil se révèle un peu plus compliqué avec le soudage MAG qu’avec le soudage E. Les appareils disposant d’une commande par un seul bouton sont relativement faciles à régler, la vitesse d’alimentation en fil s’adaptant selon l’intensité du courant. Un bouton de réglage supplémentaire permet la régulation fine de l’approvisionnement en fil, ce qui est important en travaillant sans injecteur. En cas d’enclenchement par paliers du courant de soudage, il est préférable de disposer de dix paliers plutôt que de six. Un réglage de la tension en continu n’apporte en revanche aucun avantage notable. Cela s’avère pourtant utile en complément au «soudage par points», quand il s’agit de procéder à un «soudage à intervalles», le soudage de tôles légères devenant ainsi chose aisée. Cette technique présente même l’avantage que le fil de 1 mm destiné aux travaux «grossiers», comme cela arrive souvent, ne doit pas être remplacé par du fil de 0,8 mm pour des travaux «fins». Le gaz de protection pour les travaux de soudure habituels sur métaux est le mé-

Le porte-électrodes et la pince sont sur­dimensionnés pour une utilisation grossière.

L’entraînement à quatre rouleaux assure l’approvisionnement fiable du fil au poste de soudure.

Soudage MAG

lange gazeux M 2.1 (Norme Euro 439) avec 82% d’argon et 18% de dioxyde de carbone. La location de la bonbonne de gaz coûte environ 65 francs par an et le remplissage d’une bonbonne de 10 litres coûte environ 55 francs. L’achat de sa propre bonbonne de gaz ne vaut pas la peine pour des raisons économiques. Un rouleau de fil à souder de 1 mm pèse 16 kg et coûte quelque 70 francs. En comparaison, l’on obtient pour cette somme 5 kg d’électrode avec revêtement basique. Des électrodes spéciales pour la fonte ou l’acier inox se trouvent maintenant chez la plupart des fournisseurs de matériaux de construction.

Postes à souder autogènes Comme les appareils de soudage E ou MAG ne peuvent être utilisés pour couper au chalumeau ou chauffer des éléments, le poste à souder autogène se doit d’être mentionné également par souci d’exhaustivité. Pour souder ou braser des tôles ou des tuyaux minces, ce type d’appareil est tout à fait recommandé, tout particulièrement d’ailleurs lorsqu’il s’agit d’orienter ou de plier certaines pièces à la flamme. L’appareil coûte, bonbonne de gaz de 30 litres comprise, environ 2000 francs, ou 1200 francs sans bonbonne. Le gaz et les bouteilles consignées sont devenus très onéreux ces dernières années. Il vaut la peine de se renseigner soigneusement et de demander une offre précise au fournisseur de gaz à ce propos.  n

Tous les postes de soudure nécessitent une ventilation efficace. Il faut les nettoyer régulièrement à l’intérieur du boîtier.

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n Tracteurs et technique

Les tracteurs Arion de Claas sont des représentants typiques de la construction bloc. Le train avant dispose d’un essieu oscillant à double bras transversal amorti de Carraro. (Photos d’usine)

Tendances des composants de tracteurs Les tracteurs agricoles font partie des machines de travail mobiles les plus polyvalentes. Les exigences à l’encontre de leurs composants, comme le châssis, le moteur diesel et l’hydraulique, sont d’autant plus grandes.

Roger Stirnimann

Les tracteurs standard atteignent aujourd’hui en Europe des vitesses

Série en trois parties Dans l’édition 12/2008, Technique agricole a présenté les tendances générales de l’évolution des tracteurs. Dans son édition de février 2009, la présentation de l’évolution des transmissions et des cabines a suivi. Ce dernier article sur les derniers développements en matière de châssis, de moteurs et d’hydraulique achève la série.

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jusqu’à 60 km/h (Fendt), les Fastracs de JCB arrivent même à 70 km/h. Depuis 2006, le poids total admis pour les tracteurs en Europe s’élève à 18 tonnes.

Suspension, freins, châssis Les exigences relatives au châssis et aux freins ont fortement augmenté et les essieux avant à suspension hydropneumatique et niveau réglable se sont largement répandus. Dans la plupart des exécutions, il s’agit d’essieux rigides oscillants, mais des suspensions indépendantes commencent cependant à apparaître (Fendt 900 Vario, John Deere 8030). L’essieu avant SI de Carraro, qui équipe certains tracteurs Claas (Arion, voir photo) et McCormick (différentes séries) occupe une position particulière. Il s’agit là d’un essieu oscillant à double

bras transversal, soit une combinaison entre un essieu rigide suspendu et une suspension indépendante sur chaque roue. Fendt, en tant que précurseur, équipe la suspension indépendante de sa série 900 Vario d’un système de contrôle de stabilité (Fendt Stability Control). Celui-ci assure une meilleure précision de conduite dans les courbes en modifiant les paramètres d’amortissement en fonction de la vitesse. De tels systèmes équipent déjà les automobiles depuis plusieurs années. Des prototypes d’amortisseurs arrière pour tracteurs standard ont été présentés par le passé par John Deere et New Holland, mais n’ont pu s’imposer en raison de leur coût élevé. Des véhicules entièrement suspendus n’ont été commercialisés que par Trac ou d’autres


Tracteurs et technique n constructeurs proposant des véhicules analogues à châssis autoporteur. Dans les châssis de tracteur, l’on trouve des châssis intégraux, (Claas Xerion, JCB Fastrac), des châssis trois-quarts (John Deere 5R/6030/7030) et des demi-châssis (MF 8600, Fendt-Baureihen 400, 700, 800, ATM-Terrion, McCormick MTX). Le montage souple du moteur, ainsi que les possibilités d’installer un relevage ou un chargeur frontal sans cadre d’appoint constitue ici un avantage certain. La construction bloc trouve cependant une large utilisation dans toutes les catégories de puissance. En ce qui concerne les freins, les systèmes à disques à bain d’huile, à faible usure, sans entretien et avec contrôle de roue libre, montés sur chaque roue, sont dominants. Fendt monte en série des freins à double circuit sur ses modèles Vario atteignant 60 km/h.

Moteurs diesel Les prescriptions en matière de gaz d’échappement ont entraîné d’importantes évolutions dans les moteurs diesel. L’exigence la plus contraignante

consiste à remplir les conditions relatives aux valeurs limites d’émission de particules et d’oxyde d’azote, sans pour autant que les valeurs de consommation basses atteintes actuellement ne soient remises en question. La technique nécessaire pour les moteurs de niveau 3A dans les catégories de puissance supérieures comprend, en règle générale, l’injection CommonRail, quatre soupapes par cylindre, le turbocompresseur, le refroidissement de l’air d’admission et le recyclage des gaz d’échappement (RGE interne ou RGE externe refroidi). Certains constructeurs optent pour des turbines à géométrie variable ou une compression à deux paliers afin d’assurer une meilleure gestion du taux de recyclage du RGE externe. Des entraînements en continu des ventilateurs sont parfois utilisés, comme d’ailleurs la réduction du régime nominal. Valtra applique de manière conséquente la formule «régime réduit – carburant économisé»

Massey Ferguson utilise, pour sa nouvelle série 8600, un demi-châssis en fonte de forme spéciale. Celle-ci est taillée latéralement vers le haut, de manière à favoriser le braquage et à laisser suffisamment de place pour la suspension de l’essieu avant.

Suspension indépendante du Fendt Vario 900: ce type de construction permet une course d’amortissement de 300 mm et se distingue par de faibles masses non suspendues.

sur ses modèles EcoPower N  111e et T 151e, la puissance nominale pouvant être sélectionnée par pression sur un bouton au régime de 1800 t/min déjà. Hormis la technologie habituelle appliquée sur les véhicules Offroad afin de réduire les émissions d’oxyde d’azote grâce au recyclage des gaz d’échappement, les véhicules utilitaires disposent depuis quelques années déjà du système de traitement des gaz d’échappement SCR (réduction sélective catalytique). Massey Ferguson est le premier constructeur de tracteurs à utiliser cette technologie sur ses modèles 8600 (voir aussi l’article sur les moteurs diesel modernes dans l’édition 11/2008). Le «boost» augmente la souplesse: La gestion électronique des moteurs diesel modernes permet une conduite relativement simple des suppléments de puissance momentanés (boost) et presque tous les constructeurs proposent maintenant cette fonction. Les chevaux supplémentaires (jusqu’à 20% de la puissance nominale) est en général déclenchée dès qu’une certaine vitesse est atteinte ou qu’une puissance déterminée est nécessaire à la prise de

Le Terrion ATM 5280, avec 270 CV, est également équipé d’un demi-châssis en fonte. Ce type de construction permet un montage souple du moteur, ce dernier ne devant plus faire office d’élément porteur.

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n Tracteurs et technique force. Claas, sur sa série Axion, a été le premier constructeur à prendre en compte la puissance délivrée par le système hydraulique. Le boost est disponible ici par paliers intermédiaires. Sur les modèles CVT et CVX de Steyr, respectivement Case IH, la puissance hydraulique est prise en compte pour le déclenchement du boost. La fonction boost permet de disposer d’un surcroît de puissance pour certains travaux de transport ou nécessitant la prise de force, sans risque de surcharge de la transmission dans les plages de vitesse inférieures. La désignation des ces suppléments de puissance varie d’un constructeur à l’autre. Claas parle, par exemple, de «Claas Power Management», John Deere de «Intelligent Power Management», etc. Aperçu sur la norme de gaz d’échappement 3B: Certains constructeurs de

Dans les turbocompresseurs à géométrie variable, le diamètre d’admission des gaz d’échappement peut être modifié. Cela permet la gestion optimale du niveau de compression à tous les régimes.

Le courant du tracteur

Grafique 1: Diagramme moteur 900 800

140

700

Zapfwellenleistung [kW]

160

120

600 Leistung

100

500

80

400

60

300

40

200

20

100 0

0

Verbrauch [kg/h]

abs. Verbrauch 30

275

20

250

10

spez. Verbrauch

225

äquivalentes Drehmoment [Nm]

äquiv. Moment

spezifischer Verbrauch [g/kWh]

180

200 0 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000 2200 2400 2600 Motordrehzahl [1/min]

Diagramme moteur d’un tracteur avec fonction boost. Les courbes pleines indiquent le couple, la puissance et la consommation avec boost et les courbes hachurées les valeurs sans boost. L’électronique du moteur déclenche cette puissance supplémentaire dès une certaine vitesse ou lorsqu’une puissance déterminée est délivrée par la prise de force.

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Sur le modèle E-Premium de John Deere, une généra­ trice reliée au vilebrequin produit de l’énergie avec laquelle un ventilateur à ailettes ou un compresseur peuvent être actionnés au besoin.

John Deere a présenté le premier, lors de l’Agritechnica 2007, des tracteurs équipés de leur propre réseau électrique avec les modèles E-Premium 7430 et 7530. Ils sont depuis lors produits en série. Une génératrice accouplée directement au vilebrequin offre déjà à 1800 t/min une puissance électrique de 20 kW capable d’entraîner un ventilateur ou un compresseur de ventilation ou de climatisation. Le réseau embarqué de 12 V est également approvisionné par cette source et offre une puissance 50% supérieure aux systèmes conventionnels. Une mise à disposition externe de courant jusqu’à 5 kW est possible également par le biais d’une prise. Grâce à l’entraînement électrique, les compresseurs pour l’air comprimé et la climatisation travaillent à pleine puissance à bas régimes déjà. L’entraînement des ventilateurs indépendamment du régime permet d’obtenir un couple élevé aux régimes inférieur et moyen sans risque de surchauffe du moteur. John Deere indique un surcroît de couple de 8% par rapport aux moteurs conventionnels, ainsi qu’une surpuissance maximale de 5%. Grâce à la gestion des agrégats selon les besoins, un taux d’efficience meilleur est obtenu, ainsi qu’une économie de carburant atteignant jusqu’à 5%.


Tracteurs et technique n moteurs diesel ont déjà présenté les grandes lignes de leur technologie relative à la prochaine étape d’émissions de gaz d’échappement 3B. Celle-ci prévoit une nouvelle réduction des émissions d’oxyde d’azote et surtout une très forte limitation des émissions de particules. Un traitement des gaz d’échappement à la sortie du moteur par un catalyseur à oxydation et un filtre à particule en complément du recyclage des gaz d’échappement, respectivement du SCR, s’avèrent nécessaires. Avec la norme de niveau 3B, l’ensemble des éléments de refroidissement et l’électronique du moteur en général vont encore s’accroître.

Hydraulique Les tracteurs agricoles comptent parmi les machines mobiles les plus polyvalen-

tes et les exigences en matière d’électronique sont particulièrement élevées. L’évolution de la puissance délivrée par les systèmes hydrauliques va de pair avec celle des tracteurs eux-mêmes: en hausse constante. Cette tendance est aussi rendue nécessaire par l’émergence des transmissions en continu et l’amortissement hydropneumatique des essieux avant et des cabines. Les différentes fonctions (relevage frontal/arrière, outils de travail), la direction assistée, les systèmes de suspension, ainsi que les assistances diverses (enclenchement de la transmission intégrale, de la prise de force, de la transmission à passage sous charge) sont de plus en plus approvisionnés par un système central. Dans les gros tracteurs, des pompes d’un débit de

plus de 200 l/min sont fréquentes. Pour contenir les pertes d’énergie dans des limites acceptables, des systèmes Load Sensing avec pompes intermédiaires de régulation de la pression et du débit sont fréquemment installées dans les catégories de tracteurs moyenne et supérieure. Cela permet une gestion fine et indépendante du débit selon les besoins. Les soupapes sont gérées électroniquement chez presque tous les constructeurs de tracteurs, car cela constitue une condition essentielle pour un système de management du retournement. Les systèmes de guidage sont également réalisés de plus en plus avec des systèmes électro-hydrauliques de guidage automatique.  n

Nouvelles des sections n Vaud Un Broyard au comité de la section L’assemblée générale des vaudois a eu lieu, pour la deuxième fois, au centre de Protection civile de Gollion. Une grande réussite: une bonne centaine de membres ont répondu à l’invitation. Les immatriculations de véhicules spéciaux ainsi qu’un exposé de Philippe Cossy du SPAA sur les dangers des gaz d’ensilage ont conclu cette assemblée. C’est à un rythme soutenu que Willi Bachelard a mené cette séance. Il commente le rapport annuel en disant que si l’année agricole 2008 s’est bien déroulée du point de vue des prix, de fréquentes précipitations y ont aussi bien contribué. La présence de la section à Suisse Expo a été positive. La section a aussi enregistré de nouveaux membres qui très souvent sont recrutés lors des contrôles de pulvérisateur. Le nombre de personnes ayant participé au cours G40 sur sol vaudois a passé de 60 à 76 pour cette année; comme le veut la tradition, la caisse leur ristourne une somme de 150 francs pour autant que le père ou le maître d’apprentissage soit membre de la section Vaud de l’ASETA. Les comptes 2008, bouclés par la secrétaire de la section, Anne-Lise Amez-Droz, se concluent de façon réjouissante par un montant de recettes de Fr. 153 000.– et un bénéfice de Fr. 10 000.–. Hormis quelques abstentions, les membres acceptent, à la majorité, de relever le montant de la cotisation de 20 francs. L’Assemblée des délégués de l’ASETA avait en effet demandé une telle augmentation de la cotisation centrale. Les membres ont ainsi suivi leur comité ainsi que le vice-président ASETA, Auguste Dupasquier qui, également présent, a évoqué les rai-

sons de cette augmentation: la suspension du montant alloué par la Confédération pour la formation continue, le recul de l’effectif des membres et le renchérissement de la vie. L’ASETA veut aussi étendre son champ de prestations à l’intention de ses membres. Laurent Doudin, de Corcelles-près-Payerne, est le nouvel élu au comité de la section VD. Il succède à Martial Savary qui a siégé 15 ans au comité et que l’on remercie chaleureusement. A la commission financière, c’est Brice Marendaz de Mathoz qui remplace Olivier Waber.

Véhicules spéciaux

Comment sont considérés les véhicules spéciaux dans la circulation routière et comment faut-il les immatriculer? C’est à ces questions que Bertrand Dubois, expert au Service automobile, a répondu. Chariots télescopiques, chariots, chariots élévateurs et véhicules sont venus à la rescousse pour illustrer son exposé. Cette démonstration est due à l’initiative de Jean-Luc Mayor, Aigle, et la collaboration de divers concessionnaires qui ont mis leurs engins à disposition.  n

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n Technique des champs

Le déchaumage performant en surface compte parmi les spécialités des déchaumeurs à disques compacts. (Photo: Ruedi Hunger)

Des travailleurs rapides aux noms évocateurs Lorsqu’un travail du sol économique et performant est nécessaire après la récolte, le déchaumeur à disques compact se met sur les rangs. Cette machine spéciale – qui nécessite un taux d’utilisation suffisant – est proposée et exploitée de préférence par les agro-entrepreneurs.

Ruedi Hunger

Catros, Field Bird, Heliodor, Rubin ou Skyros. Les noms donnés aux déchaumeurs à disques compacts n’ont rien de fortuit, mais montrent bien le côté exclusif de ces machines. Les herses à disques œuvrent depuis des années déjà pour le travail du sol et le déchaumage. Les modèles traditionnels en V ou en X ont des dimensions gigantesques, tout au moins pour les conditions suisses. Dans certaines régions d’Europe, les modèles compacts ont vécu un véritable boom depuis leur apparition lors de l’Agritechnica 2001. C’est le spécialiste du travail du sol Evers qui a lancé le premier, en 1990, la fabrication d’un dé-

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chaumeur à disques compact. Ce n’est qu’avec l’augmentation du nombre de fournisseurs que le scepticisme des agriculteurs a disparu petit à petit.

Déchaumage complet Le domaine principal des déchaumeurs à disques compact consiste dans le travail superficiel du sol après la récolte. Une telle préparation du sol après céréales favorise la dégradation de la paille, facilite la lutte contre les adventices et réduit la population de limaces. De plus, les résidus de récolte sont amenés à germer par le contact avec la terre. Le réglage de l’appareil ou le mode de conduite doit être tel que tous les chaumes soient traités. Dans certains cas, il est préférable de travailler légèrement

en biais par rapport aux chaumes. En règle générale, un positionnement un peu décalé des deux rangées de disques suffit à atteindre cet objectif. L’efficacité de ce travail est également influencée par la vitesse de déplacement. Une vitesse confortable de 12 à 15 km/h permet de combiner un rendement à la surface élevé et un travail de qualité.

Cela n’a rien d’éphémère Presque tous les constructeurs de machines de travail du sol proposent maintenant un déchaumeur à disques compact dans leur programme de vente. Ils démentent par là très clairement les mauvaises langues qui prétendaient, il y a quelques années, que les déchaumeurs à disques compacts n’étaient


Technique des champs n qu’un phénomène de mode éphémère. Divers chefs de produit sont d’avis, selon la revue «Agrartechnik» (1/09), que ces machines maintiendront solidement leur place dans l’offre de produits à l’avenir. D’une part la pression des prix y contribue, d’autre part la tendance à un travail du sol moins intrusif renforce sa position.

De grands ou de petits disques Le positionnement des disques sur le cadre diffère d’une machine à l’autre. La Catros d’Amazone dispose de disques fixés par des éléments ressort caoutchouc. Lemken, pour Rubin, propose une fixation individuelle des disques à l’aide d’un ressort à lames. Kuhn a choisi, pour Optimer, des fixations sur le cadre porteur par le biais de quatre blocs élastomères en polyuréthane. Agrisem applique son système breveté avec des ressorts hélicoïdaux comme fixation des disques. L’horizon travaillé immédiatement derrière un déchaumeur à disques compact est toujours légèrement ondulé. Les disques en sont la cause, ainsi d’ailleurs que leur vitesse de rotation. Le nombre de tours des disques dépend, à vitesse égale, de leur diamètre. Des disques relativement petits tournent plus vite, travaillent plus plat et émottent donc un peu mieux selon les circonstances. De grandes quantités de résidus de récolte sont en revanche mieux assumées par des disques plus grands. Le type de construction des disques influence également leur agressivité au contact du sol. Horsch équipe son Joker CT avec des disques dentelés de 460 mm. Kverneland opte, avec son Taranis, pour des disques d’un diamètre de 530 mm. Finalement, Regent propose des disques crénelés creux de 610 mm pour son Orkan. Lemken équipe ses deux produits différemment. Rubin dispose de disques relativement grands de 620 mm de diamètre alors que les disques de l’Heliodor a des disques de 465 mm seulement.

rents modèles ne nécessitent aucun entretien et sont protégés par une bague d’étanchéité, comme pour les véhicules à chenilles des machines de chantier, contre la pénétration de saleté. Kuhn protège ses disques contre les pressions latérales avec deux sphères de part et d’autre. Les paliers des disques concaves de Rubin disposent également d’un graissage de longue durée.

De léger à lourd Le poids de la machine détermine, surtout dans des conditions difficiles (sèches), la profondeur de pénétration de l’outil dans le sol. Une introduction sûre permet un travail en profondeur de qualité du disque. Celui-ci diverge d’un modèle à l’autre. Le travail du disque varie également en partie entre les disques avant et les disques arrière. Le Discmax de Knoche dispose d’un angle d’attaque est de 6 degrés à l’avant et de 4 degrés à l’arrière. Les disques du Geo-Disc de Galucho, avec 32 degrés, permettent un travail très intensif. Des

angles importants et un positionnement profond risquent de provoquer un certain «flottage» de la machine à haute vitesse. Afin d’éviter ce phénomène, certains déchaumeurs à disques compacts proposent un réglage de l’angle d’attaque dans le sens de marche. La conduite en profondeur est assurée par le rouleau suiveur. Il est également déterminant pour le poids de la machine. Evers et Knoche ont de simples rouleaux constitués de tubes. Le Catros signé Amazone a le rouleau suiveur le plus lourd composé de disques coniques. Les bagues métalliques du rouleau suiveur de Väderstad apportent un poids conséquent. D’une manière générale, il existe des déchaumeurs à disque compacts de différents poids, en fonction du poids du tracteur. Hormis l’influence des rouleaux suiveurs, les caractéristiques de construction de la machine elle-même influence son poids.  n

Bien positionné pour éviter les pressions latérales Les herses à disques ne subissent, en général, qu’une usure modérée et ne demandent que peu d’entretien. Ce dernier dépend cependant de la façon dont les disques sont graissés. Diffé-

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n Technique à la ferme

Lors de la traite, une bonne visibilité sur la vache et la mamelle est avantageuse. (Photo: ART)

Investissement dans de ­nouvelles techniques de traite L’acquisition d’une installation de traite est souvent liée à des investissements considérables. Lors de la phase de planification, des aspects méthodologiques et d’économie du travail s’avèrent décisifs quant au choix de la technique.

Matthias Schick

La taille du troupeau et le type d’étable (entravée ou stabulation libre) déterminent la méthode de traite, ainsi que les performances (nombre de vaches traites à l’heure). Il faudrait si possible parvenir à limiter la durée de la traite entre 1 h et 1 h et demi. En effet, lorsque la traite dure davantage, la concentration de la personne compétente diminue. Cela nuit par conséquent à la qualité du travail.

Planifier la durée de la traite Tenant compte de la méthode choisie, différentes performances de traite * Matthias Schick: Station de recherches Agroscope ART Tänikon

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mars 2009  Technique Agricole

sont possibles (tab. 1). L’équipement de la salle de traite, avec ses éléments d’appoint techniques et/ou électroniques (ex: aire d’attente, décrochage automatique) influence également les performances de traite. De plus, la méthode de traite détermine le nombre de personnes requises. Les traites à pots ou les traites directes nécessitent une personne pour 3 à 4 faisceaux trayeurs. Dans une salle de traite dépourvue d’assistance technique, une personne peut utiliser au maximum 8 faisceaux trayeurs. Grâce à l’automate d’égouttage et de décrochage, personne peut gérer jusqu’à 12 unités. Cela implique cependant une mamelle propre, des sabots sains et une rotation fluide des groupes dans la salle de traite. Tous les moyens qui

d’une part servent à faciliter le travail et, d’autre part, à augmenter les per-

Clarifier les questions essentielles Quelle est l’importance du troupeau de vaches? Combien de temps la traite devraitelle durer? Combien de personnes traient les vaches sur l’exploitation? Quels outils d’appoint (techniques et électroniques) sont utilisés? Quelles performances laitières souhaite-t-on? Quels sont les moyens financiers disponibles? Faut-il planifier des réserves?


Technique à la ferme n 2e journées de technique de traite à Tänikon – L’homme et l’animal au centre des débats La station de recherches Agroscope Reckenholz-Tänikon ART se considère comme un centre de compétences incontournable en matière de recherches en technique de traite et établit des standards pour l’interactivité entre l’homme, l’animal et la technique. Ainsi, les mercredi et jeudi 25 et 26 mars 2009 auront lieu, pour la seconde fois déjà à ART, les «Journées de la traite de Tänikon». Pendant deux journées, cette manifestation se consacrera, dans sa première partie, à la traite conforme aux besoins des animaux sur les plans de la physiologie, l’affouragement, la santé des animaux et de l’éthologie. Le second jour sera réservé aux points essentiels relatifs au travail de l’homme et à la rentabilité de la production laitière. Par ailleurs, d’autres thèmes comme la planification des salles de traite, les systèmes de détention et

formances laitières, entraînent la plupart du temps des coûts élevés. Ainsi, il faut compter de 1000 à 1300 francs par place pour un dispositif de décrochage automatique et de 1800 à 2400 francs pour mesurer la production laitière. Il faut donc toujours analyser soigneusement la nécessité de ces investissements. Dans les petites salles de traite comprenant moins de 6 places, un système de décrochage automatique apporte peu d’avantages quant à l’augmentation des performances de traite. Les quantités souhaitées seront déterminées lors de la planification. Le diamètre des lactoducs devra suffire pour permettre un flux régulier de lait, même à haut débit.

les dispositifs de traite automatique seront abordés. Pendant la manifestation, divers postes permettront de compléter ce thème par des aspects spécifiques. De plus, des bureaux de conseils spécialisés en production laitière proposeront diverses présentations. Des fournisseurs de technique de traite exposeront également leurs produits les plus récents. Pour davantage d’informations, consulter www. art.admin.ch >manifestations (en allemand) En marge de cette manifestation, Technique agricole a également mis l’accent de ce numéro sur la traite. L’équipe du projet ART «Technique de traite», sous la direction de Pascal Savary, a rédigé plusieurs articles sur les thèmes de l’achat, l’utilisation de l’électronique et les causes de complications dans le domaine de la technique de traite.

Optimiser les temps de routine Les temps de routine lors de la traite désignent les opérations répétitives pour chaque vache qu’il s’agisse par exemple du «tirage des premiers jets», de «l’amouillage», du «nettoyage de la mamelle», de la «pose du faisceau trayeur», etc. Les temps de routine divergent selon la méthode de traite choisie. Ils dépendent surtout de la vision globale sur la mamelle et des distances de déplacement. En outre, ces temps de routine sont influencés par les moyens auxiliaires disponibles (automate de décrochage, p. ex.) Dans les salles de traites conventionnelles en épi, les vaches sont placées avec un angle de 30° par rapport au trayeur et à

une distance d’environ 115 cm les unes des autres. Ainsi, l’on assure une bonne vision sur les vaches et la mamelle. Dans les salles de traites en épi «droites», les vaches ont un angle de 50° par rapport au trayeur et ne sont éloignées que de 80 cm les unes des autres. Cela épargne du temps de déplacement, mais la vision sur l’animal dans son ensemble en est diminuée. Dans les salles de traite Side-by-Side, les vaches forment un angle droit par rapport au trayeur. Une distance minimale de 72 cm entre les animaux, permet de réduire les déplacements au plus court, mais la vision sur la mamelle est également la moins bonne. De plus, les vaches sont vraiment très proches les unes des autres et doivent

Tableau 1: Selon l’effectif de bétail: le système de traite adapté avec les nombres d’unités de traite adéquats et les performances de traite par unité. Procédés de traite Installation de traite à pots Installation de traite en lactoduc Salle de traite en épi (1x4) Salle de traite en épi (2x3) Salle de traite en épi (2x4) Salle de traite en épi (2x5) Salle de traite en épi (2x6) Salle de traite en épi (2x8) Salle de traite en épi (2x12) Salle de traite Side by Side (1x4) Salle de traite Side by Side (2x4) Salle de traite Side by Side (1x6) Salle de traite Side by Side (2x6) Salle de traite Side by Side (2x10) Salle de traite Side by Side (2x12) Salle de traite tandem (U3) Salle de traite tandem (2x2) Salle de traite autotandem (2x2) Salle de traite autotandem (2x3) Carroussel (1x 16) Carroussel (1x 20) AMS (1 Box)

2 UT 13–15 13–15

3 UT 17–19 18–20

Nombre d’UT / Rendement de traite (vaches par heure) 4 UT 6 UT 8 UT 10 UT 12 UT 16 UT 20 UT 30–33 22

24–26

36–39 30–32

43–47 49–54 57–65 69–82

22–24 44–48 26–29 54–69 19–21 28–30 32–35 48–51 77–81

24 UT

par UT 6–7 6–8 5–6 6–8 5–7 5–6 5–6 5–6 100–110 4–5 5–6 5–6 4–5 5–6 90–98 4–5 98–112 4–5 6–7 7–8 7–9 8–9 5 97–102 5 50–70

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Un purinage sans perte d’azote et très peu d’émissions d’odeur bouchage dans le distributeur • sans distribution aussi en pente • distributeur exacte • nécessite peuinoxydable • dimensions (5dem,force 9 m, 12 m, 15 m) •

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Technique à la ferme n faire une ­rotation de 90° pour se mettre en place. Dans les salles de traite tandem et autotandem, les vaches sont installées les unes derrière les autres à une distance de 250 cm. La vision sur les vaches et leur mamelle est ici la meilleure. Le déroulement du travail sur chaque animal est presque optimal. En revanche, les distances de déplacement se situent à la limite. Dans les salles de traite «autotandem» comprenant plus de 2 fois 3 places, les déplacements entre les vaches peuvent atteindre jusqu’à 7,5 mètres dans la longueur et durer en conséquence plus de 7 secondes. Cela a une incidence négative sur les performances de traite

Garder une vue d’ensemble La visibilité sur la vache et la mamelle influence aussi bien le confort du travail que les performances laitières potentielles du système de traite. Dans les salles de traite par groupes (en épi et side by side), les vaches sont mises en place, traites et libérées de manière groupée. Cela implique non seulement la réalisation rapide des travaux de routine mais aussi que le groupe ne sera relâché qu’après la fin de la traite de la dernière vache. Les performances de traite s’élèvent donc entre 5 et 6 vaches par place et par heure. Dans les salles de traite individuelles (tandem et autotandem), chaque vache est traite de manière

Une technique qui a de l’avenir: traire sans collecteur. (Photo: ART)

autonome, ce qui limite les temps d’attente. Les performances de traite atteignent ici entre 6 et 8 vaches par place et heure. Une rotation sans accroc des vaches constitue une condition fondamentale au bon fonctionnement. Cela signifie que les vaches doivent entrer de leur plein gré dans la salle de traite, sans avoir besoin d’y être poussées.

Observer les différences de prix Les besoins d’investissement pour une nouvelle installation de traite figurent

Tableau 2: Systèmes de traite et leurs prix Procédés de traite Installation de traite en lactoduc Salle de traite en épi (2x4) Salle de traite en épi (2x6) Salle de traite en épi (2x8) Salle de traite en épi (2x12) Salle de traite Side by Side (1x6) Salle de traite Side by Side (2x6) Salle de traite Side by Side (2x10) Salle de traite tandem (U3) Salle de traite tandem (2x2) Salle de traite autotandem (2x3) Carroussel (1x16) Carroussel (1x 20)

Rendement de traite 6-7 5-7 5-6 5-6 4-5 4-5 5-6 5-6 6-7 7-8 8-9 5 5

Investitions (CHF) 36 000–  45 000 68 000–  80 000 82 000–  92 000 116 000–126 000 156 000–166 000 40 000–  60 000 82 000–  92 000 123 000–133 000 53 000–  63 000 68 000–  78 000 95 000–105 000 256 000–266 000 331 000–341 000

au tableau 2. Cela montre les écarts importants qui existent, avec, à l’extrême l’installation de traite à pots coûtant moins de 15 000 francs et le carrousel de traite pouvant atteindre quelque 350 000  francs. Les frais annuels liés au service ne sont même pas pris en compte. Le dernier élément décisif quant à la planification – mais non le moindre – consiste à apprécier les perspectives d’extension de l’installation de traite. Dans les stabulations entravées, cela s’avère généralement assez simple. Il convient cependant de veiller à ce que le diamètre des conduites soit suffisant, surtout dans les traites directes. En ce qui concerne les salles de traite il faut, lors de la planification, veiller à disposer de possibilités d’extension future. Ainsi, la fosse de traite peut être rallongée dès la première phase de construction.

Conclusions En considérant les aspects de l’économie du travail et de la technique appliquée, tous les systèmes de traite décrits présentent des avantages et des inconvénients. En parallèle à l’augmentation du degré d’automatisation, le besoin en temps diminue, et souvent aussi la charge de travail. Cependant, les contraintes psychiques sur le travailleur ne cessent d’augmenter. Pour mieux choisir en connaissance de cause, des tableaux et des check-lists sont à disposition. Les consulter sous www.art. admin.ch.  n

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n Technique à la ferme

L’utilisation de logiciels de gestion du troupeau implique du travail à l’ordinateur.

Technologie de l’information en production laitière La croissance des troupeaux de laitières et par conséquent de la production laitière augmente les exigences envers les animaux et les soins qu’on leur prodigue. Les procédés faisant appel à l’informatique et les divers rapports obligatoires rendent la gestion des données de plus en plus complexe: les technologies de l’information constituent donc une aide précieuse pour garder une vue d’ensemble de la production laitière.

Christoph Moriz et Martin Holpp*

Les modules sont surtout utilisés dans les installations de traite modernes, en relation avec un affouragement performant et la possibilité de surveiller les animaux. Les plannings d’étables développés par les fournisseurs de logiciels, par les concepteurs d’installations de traite et par les fédérations d’élevage étayent l’offre.

Support électronique Le schéma à droite donne un aperçu des composants d’un système de gestion du troupeau organisé dans sa globalité. * Christoph Moriz et Martin Holpp, Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, 8356 Ettenhausen, Email: christoph.moriz@art.admin.ch

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Les constructeurs de technique de traite proposent des équipements complémentaires qui accompagnent l’observation, la décision et l’exécution des mesures et permettent l’augmentation de la productivité du travail. En même temps, les contraintes relatives à une place de travail rationnelle et ergonomique peuvent être remplies. Selon une récente enquête, la majeure partie des personnes interrogées se sont déclarées satisfaites des composants mécaniques et électroniques utilisés pour la technique de traite et d’affouragement. Des effets positifs sont essentiellement constatés en matière de temps de travail et de qualité du poste de travail, ainsi que sur le plan du volume de lait, du nombre de cellules et de la consommation de fourrages concentrés.

Le tableau montre la composition de trois types de salles de traite diversement équipées. Alors que la salle de traite, dans sa version de base, sert exclusivement à la traite, la variante intermédiaire, avec automatisation partielle de la traite et distribution de concentrés, assiste le trayeur. De plus, un logiciel de gestion du troupeau est déjà mis en place. La version complète propose encore des mesures de la quantité de lait, de l’activité et des cellules. La comparaison des différentes variantes sur le plan de l’économie du travail ne montre que des différences minimes. Cependant, on constate clairement un transfert du travail manuel à l’activité intellectuelle. Comparée à la variante de base, la variante intermédiaire (option 1) coûte une centaine de francs de plus et la version


Technique à la ferme n Tableau: Diverses variantes d’équipement des salles de traite Equipement d’appoint Salle de traite

Equipement de base X

Option 1

Option 2

X

X

Distributeur de concentrés

X

X

Logiciel de gestion du troupeau, PC inclus

X

X

Faisceau trayeur commandé par le flux de lait

X

X

Système de décrochage automatique Système d’égouttage et de décrochage automatiques Nettoyage intermédiaire des faisceaux trayeurs

X X X

conception modulaire, de construire les logiciels en les adaptant aux besoins spécifiques de l’exploitation. D’une version de base à une version exhaustive, il n’existe quasiment aucune limite. Quel logiciel conviendra le mieux à mon exploitation? Qu’est-ce que je souhaite enregistrer et mettre en valeur? Combien de temps ai-je à disposition? Est-ce que je travaille volontiers avec l’ordinateur ou estce que cette activité ne me convient pas? Autant de questions auxquelles il convient de répondre avant d’investir.

Enregistrement de la production laitière

X

Identification des animaux à la salle de traite

X

Mesure de l’activité

X

Possibilités de mise en valeur

Appareils de comptage des cellules

X

Les programmes de gestion offrent de nombreuses possibilités. Hormis de fournir des descriptions simples (inventaire du troupeau, médicaments vétérinaires), ils peuvent aussi servir au planning. Un grand avantage par rapport aux descriptions manuelles: les possibilités de mise en valeur sont nettement plus efficaces. Les paramètres biologiques (performances laitières, consommation de fourrage) peuvent ainsi être vérifiés tout autant que les facteurs économiques. Les options nécessaires divergent fortement d’un individu à l’autre. Certaines exigences de base doivent pourtant être remplies par l’ensemble des logiciels de gestion du troupeau. Excepté la conception modulaire, il en va de la fiabilité des données et des interfaces nécessaires à l’échange de données avec les fédérations d’élevage et la banque de données sur le trafic des animaux par exemple. Afin de pouvoir également disposer d’informations importantes à l’étable, il existe des ordinateurs portables de format réduit, du type PC de poche. Un autre avantage consiste à saisir des données à proximité immédiate de l’animal. Ces données seront ensuite reprises par le programme de gestion de troupeau.

complète (option 2) 200 francs par vache et par an. Une appréciation économique sans équivoque des composants mécaniques et électroniques complémentaires ne s’avère pas toujours possible compte tenu des relations parfois complexes dans le domaine de la détention de bétail laitier. Les coûts supplémentaires sont à mettre en parallèle avec les augmentations des performances et la baisse potentielle des frais vétérinaires.

Logiciels de gestion pour effectifs modestes Il faut relativiser l’opinion largement répandue voulant que les programmes de

gestion du troupeau soient réservés aux grandes exploitations. Il est certes évident que les grands troupeaux produisent davantage de données et que leur mise en valeur nécessite davantage de travail. Les petites exploitations ont également l’opportunité d’utiliser un planning électronique de manière rationnelle. C’est justement lorsque le temps de travail devient limité (par exemple en cas de travail d’appoint) que les plannings de troupeau électroniques peuvent apporter une aide précieuse. Il existe une multitude de programmes, ce qui permet de choisir la variante de gestion de troupeau adéquate. Il est également possible, grâce à leur

Tenir compte des conseils Investir dans la technique signifie qu’il faut analyser, au préalable, la situation du troupeau et du travail avec des conseillers, afin de déterminer les besoins de manière précise. Ce n’est qu’un concept global, répondant aux besoins individuels et aux préférences de toutes les personnes concernées, qui apportera les améliorations escomptées.  n

Schéma des composants d’un système de gestion du troupeau.

Autres informations sur ce thème: Rapport ART 683: Production laitière assistée par l’électronique et la technologie d’information. Rapport ART 697: Logiciels dans l’agriculture. Tour d’horizon du marché et aide à la décision.

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n Technique à la ferme

Le montage de la pompe à vide sur des supports élastiques adaptés à son poids et des raccords souples de l’échappement et de la conduite principale évitent la propagation des vibrations. (Rapport FAT 625)

Complications en salle de ­traite: causes et solutions Lors de la traite, une interaction étroite existe entre l’homme, l’animal et la technique. De nombreux facteurs d’influence augmentent les éventuelles complications lors de la traite. Certaines erreurs techniques d’installation et de montage peuvent avoir des effets fort négatifs sur le processus de traite.

Pascal Savary, Maren Kauke*

Dans les installations de traite modernes et conformes, des complications peuvent survenir lors des différentes étapes du processus de traite. Les vaches n’entrent pas alors de leur plein gré dans la salle de traite. Elles sont nerveuses et défèquent ou urinent plus fréquemment. Leur comportement en cours de traite en est affecté de manière visible et la santé de la mamelle en pâtit. Les causes de ces complications peuvent être du bruit, des vibrations et/ou des émissions électriques. Afin d’éviter tout * Pascal Savary, Maren Kauke, Agroscope ART Tänikon

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cela, le maître de l’ouvrage doit impliquer, lors de la phase de planification d’une nouvelle étable ou d’une salle de traite, toutes les personnes concernées (conseiller, architecte, monteur de l’installation de traite, électricien, etc.). Cela permet une approche systématique et l’élimination de toutes les sources d’erreur.

Bruit et vibrations Des expériences issues de la pratique ont démontré qu’une étroite relation peut exister entre la présence de bruit et de vibrations et les complications relatifs à la santé de la mamelle. Les vibrations entraînent des perturbations du vide, ce qui cause des irrégularités néfastes dans le système de traite.

Cela peut entraîner des reflux de lait et un phénomène de «retour de spray» avec les risques d’infection qui en découlent. Lors d’un autre essai effectué dans la salle de traite d’ART, du bruit et des vibrations ont été produits arti-

Définitions Courant vagabond: Courant involontaire qui est conduit d’un potentiel électrique à la terre ou à un potentiel électrique différent au travers d’éléments du bâtiment humides, mouillés ou sales. Courant de défaut: Courant provenant d’une erreur d’isolation et passant à la terre.


Technique à la ferme n ficiellement; l’importance de leur effet a été mesurée à l’aide de paramètres éthologiques et physiologiques. Les résultats montrent certes que les vaches subissent l’influence de ces deux facteurs. Les différences observées étaient cependant si ténues en valeur absolue que des conclusions définitives quant à une baisse du bien-être réel des animaux n’ont pu être tirées. Les complications évoquées ci-dessus lors de la traite sont principalement à mettre en relation avec les causes de bruit et de vibrations. Les fluctuations du vide dans les conduites d’air et de lait et, de là, les effets dans les manchons trayeurs semblent limiter le bien-être des vaches. C’est pourquoi les recommandations devraient se concentrer d’abord sur l’élimination des causes de bruit et des vibrations; la pose de matériaux antibruit ou anti-vibrations ne suffit pas à assurer l’amélioration de la santé de la mamelle et du confort des vaches.

les émissions de bruit dans la salle de traite. A l’intérieur de cette dernière, il convient d’éviter l’apparition de bruits inopinés, comme de claquer les portes par exemple. La simple pose d’éléments en caoutchouc suffit à atténuer ces bruits. Le bruit typique des salles de traite résulte souvent du battement des pulsateurs. Ce bruit peut être réduit par un dispositif d’attache souple. En cas de complications déjà présentes, la mesure de l’intensité du bruit et des vibrations, ainsi que l’examen du fonctionnement de l’ensemble de l’installation de traite, permettent en général d’identifier rapidement les causes et de les éliminer. Selon les directives de montage de telles installations, le volume acoustique à proximité des oreilles du trayeur et des animaux ne devrait pas excéder 70 dB(A), alors que les vibrations maximales devraient se limiter à 0,3 m/sec 2 (Standard de la branche, annexe 3, par. 7).

Emissions mécaniques

Emissions électriques

Les causes du bruit et des vibrations sont souvent dues à des erreurs d’installation et de montage. Elles proviennent entre autres d’une mise en place inappropriée de la pompe à vide ou de l’installation erronée du réseau de conduites. Il faut veiller à placer la pompe à vis sur un support souple, afin d’éviter la propagation des vibrations dans le réseau de conduites (voir graphique). La consistance des supports élastiques doit être adaptée au poids de la pompe. En plus, il faut limiter au minimum le nombre de raccords et d’angles à 90° de la conduite afin de maintenir un flux d’air régulier dans cette dernière. Les raccords peuvent être remplacés par des raccords élastiques résistants au vide. Il s’agit également d’éviter les changements du diamètre de la conduite. Lors du montage de la soupape de régulation, il faut veiller à la placer à un endroit où le flux d’air est régulier, c’est-à-dire sur un tronçon rectiligne sans changement de diamètre. De plus, elle doit se trouver hors de la salle de traite. Dès le début de la planification, il faut prévoir la disposition des différents éléments de l’installation de traite dans le bâtiment. C’est ainsi qu’une distance suffisamment importante doit être assurée entre la salle de traite et la pompe à vide, de façon à limiter

Les émissions électriques, appelées aussi «courants vagabonds», apparaissent lorsque des différences de potentiels sont en présence. Si la vache touche deux points de différent potentiel, elle se comporte tel un conducteur et le courant passe au travers de son corps. Selon l’intensité du courant, cela peut avoir un léger effet négatif sur le bienêtre de l’animal, ou même susciter de fortes réactions ainsi que de grandes baisses de productivité. Les êtres hu-

mains ne ressentent en général qu’un picotement, alors que les vaches réagissent de manière beaucoup plus sensible. Des courants électriques de 0,5 mA à 1,0 mA peuvent déjà avoir des incidences sur le déroulement de la traite. Plus l’intensité du courant est élevée, plus ses effets sont importants. Une cause fréquente des différences de potentiel consiste en une mauvaise mise à terre de l’installation de traite combinée avec des courants de fuite. Lorsque ceux-ci apparaissent en raison d’une isolation défectueuse des éléments de la salle de traite non reliés avec les autres parties de celle-ci, des différences de potentiel non souhaitées surviennent. Afin de l’éviter, il faut mettre en place un système équipotentiel, c’est-à-dire que tous les éléments conducteurs de l’installation de traite seront reliés entre eux, puis à la mise à terre principale. Des émissions électriques peuvent également survenir dans les installations correctement mises à terre lorsque des éléments de celles-ci sont en contact permanent avec des sources de courant de défaut. Les causes se situent peut-être hors de l’exploitation. Ainsi, des lignes de chemin de fer et des lignes à haute tension peuvent engendrer un champ électrique dans la terre et du courant électrique est alors susceptible de se disperser dans la salle de traite par le biais de la mise à terre.  n

Relation entre les vibrations et le nombre de cellules dans différentes 1,2

600 000

1

500 000

0,8

400 000

0,6

300 000

0,4

200 000

0,2

100 000

0 6

5

11

7

49 50 46 Exploitations

20

31

30

4

33

Nombre de cellules par ml

Vibrations m/s2

exploitations avant et après les modifications (Rapport FAT 625).

0

Vibrations avant les modifications

Vibrations après les modifications

Nombre de cellules avant les modifications

Nombre de cellules après les modifications

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n Sous la loupe

6930: Un beau Johnny au hangar. (Photos: Ueli Zweifel)

Agriculture aux portes de Genève Les Stalder du «Domaine de Rennex» à Genthod, GE et les Baumgartner du «Domaine de Bois-Bougy» près de Nyon ont toujours échangé des contacts, car les grands-pères de Suzanne Stalder et d’Andreas Baumgartner ont émigré ensemble en Suisse romande dans les années vingt.

Ueli Zweifel

Aujourd’hui, Suzanne Baumgartner et son fils Christophe gèrent, avec deux employés, l’exploitation familiale qui compte 90 ha de cultures et de prairies, ainsi que 40 ha de pâture d’alpage au Jura. Bien qu’Andreas Baumgartner soit à la retraite, les décisions se prennent toujours à trois.

Une saga familiale C’est en 1925 que Franz Stalder et Johann Baumgartner tournent le dos au canton de Berne pour des raisons économiques et s’installent en Suisse romande. Franz Stalder s’établit à Genthod, GE. Johann Baumgartner pour sa part achète un domaine à Nyon. Dans les deux cas la Banque de Langnau, Emmental, accorde les crédits, car aucune grande banque

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ne voulait courir de risques. La crise de l’entre-deux-guerres entraîne des temps de privation. Comme le relate Suzanne Baumgartner: «Après le décès de leurs parents, les fils Stalder, Ernest et Jean, ont dû, très jeunes prendre le domaine en mains, soutenus par une tante qui gérait le ménage». Mais bien que l’exploitation ne comptait que quelques bâtiments et peu de terres au départ, elle s’agrandit tout de même suite à des achats successifs de terrains et par des reprises en location. Au début des années 70, Suzanne et Andreas se marient et le domaine, dont la surface a passé à 62 ha, est partagé entre les familles d’Ernest et de Jean. En 1986, l’une des moitiés sera reprise par Andreas Baumgartner. Devenu entretemps maître-agriculteur, il continue avec une exploitation mixte bétail/cultures et forme régulièrement des apprentis de 1987 à 2004. L’autre moitié du domaine

deviendra un élevage de chevaux et un centre équestre. Christophe Baumgartner est fils unique. Comme sa mère, il a fréquenté l’Ecole de commerce à Genève. Ses deux années d’apprentissage agricole, Christophe les a accomplies au domaine familial. Il achèvera ensuite sa formation agricole par un diplôme à l’Ecole d’agriculture de Moudon. De retour à Genthod, une opportunité de louer un domaine de 32 ha dans le voisinage s’offre à lui. Une communauté d’exploitation est alors établie pour des raisons de simplification concernant les bilans de fumure et d’échanges de fourrage entre les deux exploitations.

De solides structures Actuellement, la surface cultivable de la communauté d’exploitations atteint 90 ha de prairies et de cultures en plaine et 42 ha sur un alpage appartenant à la


Sous la loupe n

Andreas et Suzanne Baumgartner, et leur fils Christophe devant leur maison de maître, ancienne résidence d’été d’une famille de banquiers genevois.

communauté, situé à Saint-Cergue, dans le Jura vaudois. C’est de mi-mai à début octobre que les 45 laitières et le jeune bétail estivent sous la garde d’un employé. Afin de limiter les surplus d’herbe au printemps, 160 rouleaux de foin sont confectionnés sur l’alpage. La moitié environ est redescendue en plaine et utilisée comme fourrage durant l’hiver. L’autre moitié reste au chalet pour l’affouragement pendant la saison d’alpage. Le parc de machines est adapté à l’infrastructure de l’exploitation. La technique de récolte de fourrage Kuhn, d’un niveau exceptionnel, comprend une combinaison de 6 m de fauche équipée d’une pirouette de 9 m et d’un andaineur à deux toupies: ces outils font la force de l’exploitation. La presse à balles rondes et l’enrubanneuse, le semoir à engrais et le pulvérisateur, ainsi que tout autre matériel, sont aussi destinés aux travaux pour tiers.

«Domaine de Rennex»: Une bonne situation pour une agriculture de produits malgré la proximité de la ville et de la zone d’habitation.

A côté des 15  ha de prairies naturelles (+13 ha d’herbages sur l’alpage), l’exploitation de plaine gère 75 ha de terres labourables. Andreas fait remarquer que seule cette façon de faire permet de venir à bout des grandes quantités de fumier. Hormis une petite quantité d’azote, aucun engrais du commerce n’est épandu puisque l’engraissement de porcs de 370  places du domaine produit également du lisier. Du compost issu d’une compostière des environs contribue également à l’amélioration du sol. Les cultures principales sont le blé fourrager et le blé panifiable pour une surface de 20 ha, l’orge et le colza, chacune pour 10 ha, auxquelles s’ajoutent 8 ha de maïs. L’exploitation cultive encore 1 ha de pommes de terre destinées à la vente directe à la ferme. Vu la faible quantité de précipitations, les prairies cultivées se composent d’un mélange à base de luzerne. Pour la première fois cette année, l’Asso-

Épargner du diesel Récemment Christophe Baumgartner a donné un exposé sur le thème «Épargner du diesel» dans le cadre d’un forum sur l’énergie en Suisse romande. Il a pu ainsi démontrer, sur la base de ses propres machines et selon les calculs effectués par l’organisme de conseils agrigenève, que l’accroissement de la puissance peut abaisser la consommation de carburant. En marge d’autres exemples, les calculs suivants ont été faits: Doubler la largeur de fauche • Augmentation du besoin en puissance de 120 à 160 ch • Consommation de carburant 120 ch pour une largeur de travail de 3 m: 8 l/ha • Consommation de carburant 160 ch pour une largeur de travail de 6 m: 5 l/ha 50% de temps épargné et 30% de carburant en moins Extension du pulvérisateur de 12 à 21 m • Augmentation du besoin en puissance de 70 à 125 ch • Doubler le contenu du réservoir de 600 à 1200 l • 33% de temps épargnés pour les trajets de remplissage • 15% de carburant épargné Citerne à pression de 5000 l (pour ses propres travaux) augmentée à 11 000 l (achetée avec un voisin) • Augmentation du besoin en puissance de 120 à 160 ch • 33% de temps épargné et 30% de carburant en moins

ciation suisse des sélectionneurs a consenti une surface de 4 ha pour la production de semences de trèfles.

Investir – oui ou non En 2004, une nouvelle étable de 370 places avec ouverture frontale a été installée pour les porcs à l’engrais. L’alimentation, par système informatisé, se base d’une part sur la production de fourrage provenant du domaine et d’autre part sur le mélange de petit lait des Laiteries Réunies de Genève et de déchets de cuisines stérilisés que Christophe Baumgartner va collecter tous les matins. Les autorités viennent d’ailleurs de renouveler l’autorisation d’utiliser ces lavures. Vu l’interdiction qui frappe ce procédé au sein de l’UE, l’avenir de ces déchets est quelque peu compromis. La grande interrogation qui plane sur l’exploitation est la vétusté de l’étable à l’attache avec traite directe. «Un projet pour une stabulation libre existait déjà dans les années 90. Mais je suis content de ne pas l’avoir réalisé», avoue Andreas Baumgartner, «car maintenant, l’étable ne répondrait même plus aux normes sur la protection des animaux». Un projet complet pour un nouveau bâtiment est fin prêt. Mais comment le prix du lait va-t-il se développer? Va-t-il s’abaisser au niveau de l’UE ou réussira-t-il à mi-mai à transiter dans un marché du lait régularisé? En considérant la période d’estivage alpestre des laitières, une question fondamentale se pose, à savoir quel système de traite et quel degré d’automatisation – et pourquoi pas un robot – conviendrait le mieux. Malgré toutes les incertitudes et au vu des prochaines normes sur la protection des animaux à partir de 2011 pour les étables à l’attache, le projet va tout de même se concrétiser: la passion des Baumgartner, éleveurs et producteurs de lait convaincus, est trop forte.   n

mars 2009  Technique Agricole

21


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Cours de conduite G40 pour 2009 n

Lieux et dates 2009

(nouveau lieu de cours: Sursee) Aarberg BE 19.03 + 24.03  16.04 + 21.04  24.04 + 28.04  28.05 + 02.06  25.06 + 30.06  23.07 + 28.07  13.08 + 18.08  10.09 + 15.09  Bazenheid SG 09.04 + 14.04  14.05 + 19.05  16.07 + 21.07  29.10 + 03.11 Biberbrugg SZ 18.09 + 21.09 Brunegg AG 23.04 + 28.04  11.06 + 16.06  06.08 + 11.08  30.09 + 06.10  29.10 + 03.11  Bülach ZH 23.07 + 28.07 Bulle FR 26.03 + 31.03  30.04 + 05.05  28.05 + 02.06  22.07 + 28.07  27.08 + 01.09  21/10 + 27.10  Claro TI 18.09 + 21.09.  Corcelles-près-Payerne VD 17.03 + 24.03  14.05 + 19.05  11.06 + 16.06  10.09 + 15.09 Courtételle JU 01.04 + 07.04  24.06 + 30.06  09.09 + 15.09  Düdingen FR 25.03 + 31.03  27.05 + 02.06  15.07 + 21.07  26.08 + 01.09  23.09 + 29.09  14.10 + 20.10  Erstfeld UR 02.07 + 07.07  17.09 + 22.09 Frauenfeld TG 07.05 + 12.05  11.06 + 16.06  16.07 + 21.07  20.08 + 25.08  15.10 + 20.10  Gossau ZH 19.03 + 24.03  09.07 + 14.07  24.09 + 29.09 Hohenrain LU 20.05 + 26.05  09.07 + 14.07  24.09 + 29.09  Ilanz GR 14.08 + 19.08 Interlaken BE 11.06 + 16.06  03.09 + 08.09 Kägiswil OW 18.06 + 23.06  17.09 + 22.09 La Sarraz VD 30.04 + 05.05  14.05 + 19.05  25.06 + 30.06  02.09 + 08.09  24.09 + 29.09  29.10 + 03.11  Landquart GR 26.03 + 31.03  04.06 + 09.06  13.08 + 18.08  08.10 + 13.10 Langnau i.E. BE 26.03 + 31.03  23.04 + 28.04  14.05 + 19.05  04.06 + 09.06  23.07 + 28.07  13.08 + 18.08  27.08 + 01.09  24.09 + 29.09  15.10 + 20.10 Les Hauts-Geneveys NE 08.04 + 14.04  17.06 + 23.06  19.08 + 25.08  16.09 + 22.09 Lindau ZH 04.06 + 09.06  06.08 + 11.08  08.10 + 13.10 Lyss BE 08.10 + 13.10  05.11 + 10.11

Lyssach BE 03.04 + 08.04  29.04 + 07.05  28.05 + 02.06  25.06 + 30.06  10.09 + 15.09  22.10 + 27.10  29.10 + 03.11

SVLT / ASETA 056 441 20 22

Marthalen ZH 15.04 + 24.04  30.04 + 05.05  09.07 + 14.07  13.08 + 18.08 Mettmenstetten ZH 02.04 + 14.04  15.04 + 20.04  16.07 + 21.07  15.10 + 20.10

www.

Moudon VD 16.04 + 21.04  06.05 + 11.05  08.07 + 14.07  20.08 + 25.08  10.09 + 15.09

La deuxième journée: le tracteur et une remorque agricole.

Niederurnen GL 16.04 + 21.04  09.06 + 18.06  15.07 + 23.07  15.10 + 20.10 Nyon VD 11.06 + 16.06  12.11 + 17.11

Avec le soutien du Fonds de sécurité routière (FSR)

Oensingen 09.04 + 14.04  14.05 + 19.05  16.07 + 21.07  01.10 + 06.10 Pfäffikon SZ 09.04 + 15.04  10.06 + 17.06  14.07 + 22.07  10.09 + 15.09  22.10 + 27.10

Prix du cours: CHF 540.-. Le Fonds de sécurité routière ristourne une somme de CHF 100.–

Salez SG 16.04 + 21.04  25.06 + 30.06  24.09 + 29.09  29.10 + 03.11

La Vaudoise Assurances remet un bon de 100.– valable en cas de conclusion d‘une nouvelle assurance véhicules à moteur.

S-Chanf GR auf Anfrage

Pour suivre le cours: Un permis de conduite de cat. F / G La première journée: un tracteur roulant à 30 ou à 40 km/h, avec arceau de protection; les permis de circulation des véhicules, le document antipollution, la convocation au cours.

Schöftland AG 20.05 + 26.05  17.07 + 23.07  24.09 + 29.09 Schwarzenburg BE 02.04 + 07.04  08.05 + 12.05  18.06 + 23.06  16.07 + 21.07  27.08 + 01.09  22.10 + 27.10

Conditions générales Les participants reçoivent la convocation et la facture deux semaines avant le premier jour de cours. Pour une annulation intervenant après ces deux semaines, un montant de Fr. 60.– sera perçu pour les frais administratifs. En cas d‘absence injustifiée, l‘ASETA se réserve le droit d‘encaisser l‘intégralité du montant de la facture.   n

Schwyz 02.07 + 07.07  17.09 + 22.09 Sion VS 18.03 + 24.03 

01.07 + 07.07

Sissach BL 07.05 + 12.05  25.06 + 30.06  13.08 + 18.08  10.09 + 15.09  05.11 + 10.11 Sitterdorf TG 09.04 + 14.04  28.05 + 02.06  18.06 + 23.06  23.07 + 28.07  24.07 + 27.07  17.09 + 22.09  22.10 + 27.10 Sursee LU 16.04 + 21.04  18.06 + 23.06  06.08 + 11.08  17.09 + 22.09 

28.05 + 02.06  16.07 + 21.07  27.08 + 01.09  22.10 + 27.10 

Tramelan JU 03.06 + 09.06  07.10 + 13.10 Visp VS 01.07 + 07.07 Willisau LU 29.04 + 05.05  27.05 + 02.06  16.07 + 21.07  03.09 + 08.09  22.10 + 27.10 Zweisimmen BE 15.04 + 21.04  22.04 + 27.04  10.06 + 16.06  30.09 + 06.10 Zwingen BL 25.06 + 30.06  20.08 + 25.08

La Vaudoise Assurances versera un montant de CHF 100.– à la conclusion d’un nouveau contrat d’assurance véhicule à moteur à toute personne qui a suivi le cours G40 (ou à un membre de sa famille ­habitant à la même adresse). Ce bon est valable deux ans à compter de la fin du cours G40.

Inscription au cours G40 Lieu et date du cours Nom, prénom Date de naissance Adresse NPA, lieu Numéro de téléphone J’ai pris connaissance des conditions de ce cours Date et signature Signature du représentant légal ou du maître d’apprentissage Envoyer à: SVLT, case postale, 5223 Riniken, tél. 056 441 20 22, fax 056 441 67 31, courriel: info@agrartechnik.ch

mars 2009  Technique Agricole

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n Energie

Pour produire un tracteur, l’énergie de deux litres de diesel est nécessaire par kilo. Un «kilo d’autochargeuse» nécessite un litre de diesel. (Photos: Ruedi Hunger).

Efficacité énergétique en ­production animale Durant 2007 et 2008, les coûts de l’énergie ont fortement augmenté et les étapes de production dépendantes de l’énergie ont suivi la même tendance. La crise économique actuelle a entraîné une baisse partielle des coûts énergétiques. Il ne faut cependant pas se bercer d’illusions: une forte consommation et des ressources limitées font qu’une hausse progressive des coûts de l’énergie s’avère inévitable à long terme.

Ruedi Hunger

De nombreux économistes s’accordent à dire que nous sommes aujourd’hui dans une phase de transition entre une période de productivité du travail et une période de productivité des ressources.

L’exploitation des pâturages di­ minue les dépenses énergétiques A maintes reprises, et même dans Technique agricole (no 12 / 2008 par exemple), il a été démontré que les agriculteurs devaient, maintenant comme à l’avenir, être à même d’assurer une meilleure «efficacité» énergétique. Certains secteurs de la production animale ont été cloués au pilori ces dernières années. Ainsi, l’engraisse-

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mars 2009  Technique Agricole

ment intensif de bovins, impliquant beaucoup de fourrages concentrés, se trouve

depuis longtemps soumis à critiques. Cette forme de production demande en effet 10

Consommation d’énergie Alors que les besoins énergétiques sur une exploitation de 30 ha correspondaient, en 1937, à 462 000 MJ*, ils s’élevaient à 710 000 MJ* en 1970, soit une augmentation de 54%. Cette croissance de la consommation d’énergie doit cependant être mise en parallèle avec l’augmentation des rendements des céréales de plus de 70 % pour la même période. 1 kg de diesel = 54.4 MJ et suffit pour: •   0,94  kg N sous forme de nitrate d’ammoniac •   1,12  kg P sous forme de superphosphate P2O5 •   4,64  kWh de courant électrique •   0,460 kg composants de tracteur •   0,970 kg composants d’autochargeuse • 19,64  de transport de camion (32 to) Selon la brochure KTBL 463 «Energieeinsatz in der Landwirtschaft im Wandel» (uniquement en allemand)


Energie n

Engrais minéraux gourmands en énergie Les processus de production en relation avec la production de fourrages constituent une partie essentielle des dépenses énergétiques élevées de la production animale. Les experts estiment que l’affouragement «consomme» jusqu’à 50% de l’ensemble des besoins en énergie nécessaire par kilo de lait. Lorsque l’on considère les dépenses énergétiques en relation avec la surface, on s’aperçoit par exemple que l’herbe des pâturages a des besoins inférieurs de moitié à ceux de l’ensilage préfané. Avec quelque 28 000 MJ/ha, les besoins en énergie du maïs sont plus de trois fois plus élevés que ceux de l’herbage. L’utilisation importante d’engrais minéraux dans les grandes cultu-

Coûts de différentes stratégies de fumure avec complément d’engrais minéraux (frais d’entreposage et mise en place du compost non considérés) (Source: H. Döhler Brochure KTBL 463) 2000

1500

Coûts (Fr.)

à 35 fois plus d’énergie que n’en contient finalement la viande, soit un bilan particulièrement inefficace (C.F. von Weizsäcker et al. 1996). Divers auteurs constatent, dans la brochure allemande KTBL 463, consacrée à une agriculture efficace sur le plan énergétique, que la préparation du fourrage en production laitière représente plus que la moitié des dépenses en énergie cumulées. Cette brochure démontre clairement que l’augmentation de l’affouragement au pâturage provoque une diminution des besoins énergétiques alors qu’une part croissante de concentrés dans la ration a l’effet contraire. L’efficacité restreinte des concentrés est également mise en évidence dans un travail de recherche de l’école technique du Strickhof récemment publié.

1000

1785

642

1189

320 500 179

0

64 68.8 Engrais min. seul.

Distribution 

482

250 Compost et engrais min.

Transport 

res ou les prairies artificielles entraîne les dépenses énergétiques les plus élevées par hectare. Il faut considérer ici que, pour un kilo d’azote contenu dans un engrais minéral, un litre de pétrole est nécessaire. Ainsi, les engrais minéraux constituent manifestement la part la plus grande en dépenses énergétiques des fourrages, cela devant les besoins des machines et les carburants.

Relations entre coûts et dépenses énergétiques Lorsque les dépenses énergétiques sont mises en relation avec le rendement en énergie fourragère, l’herbe du pâturage se distingue à nouveau. Grâce à ses rendements élevés, l’ensilage de maïs se place en seconde position, cela encore avant

Lisier bovin et engrais min.

Engrais du commerce

l’ensilage d’herbe préfanée et le foin. En comparant les dépenses en énergie globales nécessaires à différentes méthodes de culture et de récolte, on ne constate qu’une légère différence entre la conservation d’ensilage d’herbe en silos-tranchées et la conservation en balles rondes. Les besoins supérieurs en machines et en diesel de la variante «silos-tranchées» sont compensés par ceux de la production du plastique des balles rondes. En matière de dépenses énergétiques, le fait de récolter le foin en vrac et de le transporter jusqu’à la grange en autochargeuse ou de récolter en confectionnant des balles, ne joue aucun rôle. En règle générale, un rapport direct peut être établi entre les coûts de récolte et les dépenses en énergie, l’augmentation Part des dépenses en énergie cumulées des différents équipements d’étable 4% 8% 2%

78%

8%

La production d’un kilo d’azote demande l’énergie d’un litre de diesel. Cette dépense énergétique élevée est aussi responsable en partie de la faible efficacité énergétique des fourrages concentrés

  Tapis caoutchouc   Séparations de logettes   Cornadis   Abreuvoir automatique   Autres (Source: R. Brunsch et al. Brochure KTBL 463)

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n Energie des coûts étant liée à celle des dépenses énergétiques.

Mauvaise efficacité énergétique avec un faible taux d’utilisation

la ration des vaches laitières péjore nettement le bilan énergétique par rapport à une ration constituée principalement de fourrage de base.

En ce qui concerne les conditions en Suisse (Zimmermann 2006), on considère qu’avec une exploitation écologique, les dépenses en énergie par hectare de fourrage de base peuvent être réduites jusqu’à 50% en renonçant aux engrais minéraux. Si les pertes de rendement sont prises en compte, l’économie d’énergie avec l’exploitation écologique s’avère nettement inférieure. L’importance des coûts des machines dépend de leur taux d’utilisation. Les dépenses en énergie chargent les produits récoltés de façon variable selon le taux d’utilisation des machines. C’est ainsi qu’un faible taux d’utilisation des machines, en région de montagne par exemple, ne péjore pas seulement les coûts par unité de travail, mais également l’ensemble des dépenses énergétiques de la production concernée. En Allemagne, selon les auteurs de la brochure KTBL 463, les dépenses en énergie des machines sont estimées quatre fois plus hautes en Bavière que dans le Mecklenburg-Vorpommern, «Land» au bord de la Mer Baltique.

Toujours sous tension

Les transports diminuent l’efficacité énergétique

Les installations de ventilation salissent fortement les canaux d’amenée et d’évacuation d’air. Les dépôts dans les canaux peuvent atteindre plusieurs centimètres d’épaisseur. Cela engendre une augmentation de la résistance au flux d’air et à une augmentation de la consommation d’électricité. Des mesures ont montré qu’un nettoyage régulier permet des économies d’énergie de l’ordre de 30%. Les autres équipements techniques de l’étable

Les dépenses en énergie nécessitées par le transport, le séchage et le conditionnement des fourrages concentrés excèdent souvent ceux de la production elle-même. Dans les fourrages ou les composants de fourrage importés, l’élément transport augmente notablement les dépenses dues à l’énergie. Cela explique pourquoi une part importante de concentrés dans

Une appréciation de la consommation d’énergie sous forme de courant électrique dans l’exploitation ne peut se faire que si l’on connaît le nombre de kilowattheures consommés par branche de production (vaches laitières, porcs à l’engrais, poules pondeuses). Certes, les coûts de l’électricité n’influencent les frais de production que de 2 à 4%, selon des estimations. Cependant, de nombreuses exploitations cherchent à diminuer leur consommation en électricité. Les installations de ventilation pèsent sur la consommation pour presque deux tiers des dépenses globales. Cela provient du fait qu’il est difficile d’insuffler la quantité d’air exacte pour le maintien d’un climat d’étable optimal. C’est pourquoi de nombreuses installations de ventilation restent en fonction sur de trop longues périodes et entraînent une consommation excessive d’énergie (voir AgroSpot en page 27).

L’automatisation diminue l’efficacité énergétique

Définitions

Bilan énergétique: il s’agit de la mise en parallèle des dépenses énergétiques (input) avec l’énergie produite sous toutes ses formes (output). KTBL: Kuratorium für Technik und Bauwesen in der Landwirtschaft, Darmstadt (D) Dépenses en énergie cumulées: ensemble des besoins énergétiques nécessaires à un produit (kg de céréales, kg de lait, kg de viande) Dépenses énergétiques directes: électricité, carburant, mazout, etc. Dépenses énergétiques indirectes: engrais du commerce, produits phytosanitaires, construction de machines et de véhicules, etc. Ressources de production: relation quantitative entre les produits (output) et les ressources utilisées dans le processus de production (input).

ont également un effet sur les dépenses en énergie cumulées, comme la consommation énergétique liée à la production laitière. Elle varie entre 18 et 22 MJ par 100 kg de lait corrigé en énergie (Endens & Jäkel 2003), cela avec des systèmes de traite conventionnels. Plus le niveau d’automatisation augmente, plus les besoins en énergie s’accroissent, raison pour laquelle les auteurs tablent sur des dépenses d’énergie cumulées supplémentaires de 11 à 18%.

Les tapis caoutchouc dissimulent beaucoup d’énergie Le mode d’évacuation du fumier et le type de sol de l’étable exercent une influence essentielle sur les dépenses en énergie cumulés du bâtiment, alors que son enveloppe n’a qu’une influence réduite (graphique 2). Dans les étables avec caillebotis et canal à lisier, les dépenses en énergie cumulées sont juste un tiers plus élevés que dans les étables de conception différente. Les tapis caoutchouc ont ici un effet particulièrement important autant avant qu’après, leur production et leur élimination demandant beaucoup d’énergie. En revanche, les dépenses énergétiques du sable épandu dans l’aire de repos ne correspondent qu’au centième de ceux des tapis caoutchouc.

Résumé

L’efficacité énergétique des balles d’ensilage est largement prétéritée par la production de l’enveloppe en plastique. (Photo: Patricia Wolf)

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Une utilisation réduite de fourrages concentrés réduit sensiblement les besoins énergétiques de la production laitière. Entre le stockage d’ensilage en silos-tranchées ou en balles rondes, les auteurs allemands ne constatent aucune différence en termes de dépenses en énergie globales. Afin d’obtenir des économies d’électricité efficaces, la connaissance de la consommation en électricité constitue un impératif. L’automatisation et la rationalisation apportent un allégement de la charge de travail, mais ne sont pas toujours efficaces sur le plan énergétique. n


AgroSpot n

Etable: Concentrations de gaz

Etable: Concentrations de gaz

7DX[G DLU

Taux d'air

Fig. 1: Réglage classique lors de basses températures extérieures avec un taux d’air minimal et constant, et une concentration de gaz variable à l’intérieur de l’étable.

Fig. 2: Aération CO2 contrôlée avec un taux d’air adapté aux besoins et une concentration constante de gaz à l’intérieur de l’étable.

Porcheries: régulation du CO2 par aération La technique moderne des senseurs permet de régler les aérateurs selon la teneur en CO2 . La station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART examine actuellement leur capacité de fonctionnement.

Ludo van Caenegem, Robert Kaufmann

Dans une porcherie fermée classique, la température du local règle l’intensité de l’aération. Cela signifie que plus la température extérieure est froide en hiver, moins on pompera d’air frais dans la porcherie. L’aérateur tourne alors à une vitesse de rotation minimale. Ce nombre de tours doit être augmenté de façon à ce que l’air ne soit pas trop chargé. Comme valeur limite, on prend la concentration de dioxyde de carbone (CO2). Elle ne doit pas dépasser la valeur définie par la norme suisse du climat d’étable, soit 0,3% du volume. La technique moderne des senseurs permet de régler les aérateurs en fonction de la teneur en CO2. La station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART examine la précision des mesures de CO2, la relation entre la concentration de CO2 et l’humidité relative à * Ludo van Caenegem, Robert Kaufmann, Agroscope Tänikon ART Sous la rubrique AgroSpot, Technique agricole relate les comptes-rendus des projets actuels de recherche ART.

l’intérieur de la porcherie de même que l’influence de cette régulation sur le besoin d’énergie des aérateurs et des chauffages. Le problème est plus complexe qu’il n’y paraît à première vue. La production de CO2 et d’autres gaz comme la vapeur d’eau, par exemple, n’est pas constante. Cela prévaut également pour les germes et la poussière présents dans l’air de la porcherie. La formation dépend beaucoup plus de la densité de l’air et de la température régnant dans la porcherie. De même, l’activité des animaux (50 % de différence entre les phases actives et passives) et le système d’étable (avec ou sans paille) influencent le développement de gaz nocifs. Si le taux minimal d’air reste constant avec un nombre de tours fixe, ceci aura pour conséquence qu’à certains moments (notamment la nuit), la porcherie sera trop, et à d’autres pas assez aérée. La qualité de l’air peut varier énormément au cours de la journée (fig. 1). Les conséquences sont d’une part des coûts de chauffage inutiles en hiver à cause d’un taux d’air trop élevé pendant la nuit. D’autre part, l’air peut être «lourd» pendant la journée ce qui posera des problèmes sanitaires aux

animaux et détériorera la qualité des postes de travail. Vu que la quantité des émissions de CO2 est proportionnelle au nombre d’animaux et à leurs activités, il paraît évident de mesurer la concentration de CO2 online et de se servir de ces valeurs pour réguler l’automatisme de l’aérateur. Ceci permet de maintenir une qualité de l’air constante et d’adapter continuellement le nombre de tours aux besoins (fig.2). Si ce système fonctionne aussi bien en pratique qu’en théorie, les mesures effectuées par Agroscope ART le montreront.  n

A intervalles réguliers, la concentration de CO2 à l’intérieur de l’étable est mesurée sur la base des mesures qui corrigent le taux d’air.

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Marché et machines n

Accroissement des immatriculations en 2008 2006

2007

2008

%

356 377 206 231 195 134 114 99 97 52

345 307 204 248 174 162 127 93 77 73

334 322 241 217 146 142 134 125 102 83

-3% 5% 18% -13% -16% -12% 6% 34% 32% 14%

Tracteurs New Holland John Deere Deutz-Fahr Fendt Hürlimann MF Claas Steyr Same Valtra

(% = Modification par rapport à 2007)

La crise des marchés économiques et financiers n’aura eu, jusqu’ici, aucune influence sur les ventes de tracteurs ni sur les machines agricoles en général. La réalité montre que l’Allemagne et la France révèlent même des taux de croissance de 10, resp. de 16% comparé à l’an dernier. L’Autriche enregistre une augmentation de 6%. Ainsi, l’année dernière a été propice aux investissements dans les nouvelles machines agricoles et surtout dans le véhicule-clé de l’agriculture, le tracteur. Le progrès technique paré de la nouvelle technique des moteurs Tier III trouve rapidement ses entrées dans la pratique. Si les pronostics de développement sont plutôt timides à court terme, ils sont rassurants sur le long terme. L’alimentation et les matières premières renouvelables gagnent toujours plus d’importance. Les marques des groupes CNH, AGCO, SDF et ARGO de même que John Deere inscrivent leur présence sur le marché 2008 par 1871 tracteurs et leur position reste constante, comparée à l’année précédente. En examinant ces groupes de près, on observe cependant de fortes variations. AGCO a enregistré une perte de 8% mais avait fait une poussée spectaculaire en 2007. Quant au groupe SDF, Deutz-Fahr présente une

2007

2008

%

78 58 47 52 13 7 8 4

91 52 39 35 9 13 6 5

81 55 43 35 27 15 3 2 1 1

-11% 6% 10% 0% 200% 15% -50% -60%

2128

2060

2109

2%

Case-IH Lindner Landini McCormick Rigi Trac Zetor Carraro Lamborghini Kubota De Pietri

Total

Les statistiques des tracteurs établies par l’Association suisse de la machine agricole sur la base des chiffres fournis par l’Office fédéral des routes montre une légère croissance de 2% par rapport à l’an dernier.

Ueli Zweifel

2006

forte croissance et Same fait un bond en avant de 32%. Même John Deere et les deux marques d’ARGO, avec un départ modeste comparé à 2006, ont accru leurs ventes à hauteur de 5% chacune. Dans le groupe CNH, Steyr a surtout marqué des points (+34%). New Holland se distingue au premier rang du palmarès des tracteurs même si l’écart avec John Deere s’est quelque peu réduit. Pour la deuxième fois, Claas accroît ses ventes et le Rigi-Trac «swiss made» obtient un résultat phénoménal – non seulement en pourcentage – mais aussi en chiffres absolus.

Transporteurs et faucheuses à deux essieux Une croissance de 10% pour les transporteurs et de 13% pour les faucheuses à deux essieux souligne une augmentation significative de la puissance sous le capot des engins de montagne. Reform et Lindner ont fortement accru leurs ventes alors que Schiltrac fait état d’une légère baisse. Dans le secteur des faucheuses à deux essieux, Pius Kaufmann d’AgromontAG communique que seuls les wendetracs (A. Carraro ainsi que BCS, Ferrari et Pasquali) utilisés comme faucheuses à deux essieux classiques figurent dans les statistiques. Ainsi, pour A. Carraro, seules les modèles TTR ont été retenus.  n

2007

2008

%

529

540

2 %

483

442

-8 %

455

489

7 %

307

322

5 %

74

78

5 %

1848 1871

1 %

Groupes CNH New Holland, Steyr, Case-IH AGCO Fendt, MF, Valtra SDF Deutz-Fahr, Hürlimann, Same John Deere ARGO McCormick, Landini

Total

2007

2008

%

118 6 64 31 16 0

20 % 100 % -2 % 29 % -27 % -100 %

Transporteurs Reform Caron Aebi Lindner Schiltrac Carraro

98 3 65 24 22 1

Total

213

235 10 %

2007

2008

%

Faucheuses à deux essieux Aebi Reform A. Carraro Aebi Rasant Ferrari Pasquali Valpadena BCS

Total

142 119 29 1

133 154 34

-6 % 29 % 17 % -100 %

2 2 2

293

5

150 %

330 13 %

mars 2009  Technique Agricole

29


n ASETA

Prochain numéro: 9. 4. 2009

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2 3 92 98 38.–

4 104

6 8 10 12 14 116 128 140 152 164 43.– 48.–

3 4 98 104 38.– 43.– 44

46

48

50

52

54

56

58

44

46

48

50

52

54

56

58

S

M

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Rapports ART

No 703 2008

Temps de travail nécessaire dans les forêts agricoles Christoph Moriz et Dieter Goldberg, Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, CH-8356 Ettenhausen E-Mail: christoph.moriz@art.admin.ch

Le bois prend de plus en plus d’impor­ tance comme source d’énergie et comme matière première renouvelable. Cette évo­­­lution permet de rémunérer de ma­ nière plus appropriée le travail dans les forêts agricoles. Afin de calculer le sa­ laire, il est indispensable d’avoir con­ naissance de certains paramètres de ba­ se: temps de travail nécessaire, coûts des procédés, de la formation, mais aussi de l’équipement. C’est la seule façon d’éta­ b­­­lir un prix qui couvre les frais que ce soit pour la vente de bûches ou de copeaux.

Il faut compter entre 5,0 et 2,3 heures de main-d’œuvre par mètre cube pour la production de bûches suivant le deg­ré de mécanisation et la méthode de travail; sont pris en compte tous les travaux depuis l’arbre sur pied dans la forêt jusqu’au transport (compris) des bûches chez le client. Produire des co­ peaux de bois représente nettement moins de travail. Dans ce cas, le temps de travail est compris entre 2,4 et 1,1 heures de main-d’œuvre par mètre cu­­be et dépend du broyeur utilisé, mais sur­

tout des machines employées pour la récolte du bois. Ce calcul tient égale­ ment compte de toutes les opérations, depuis l’abattage de l’arbre jusqu’à la livraison chez le consommateur final.

Sommaire 

Page

Problématique

32

Objectif et méthodologie

32

Déroulement des opérations de récolte et de transformation du bois 32 Abattage, ébranchage et tronçonnage

33

Débardage jusqu’à la route forestière

34

Chaîne de production de bûches 

35

Chaîne de production de copeaux

37

Conclusions

37

Bibliographie

38

Fig. 1: Le bois prend de plus en plus d’importance à titre de matière première renouvelable.

mars 2009  Technique Agricole

31


n Rapport ART 703 Problématique Le marché de l’énergie est à un tournant. La demande de sources énergétiques alternatives et de matières pre­ mières renouvelables, et donc de bois, va croissant. Le potentiel de la sylviculture et de la forêt dans le domaine de l’éner­ ­gie est élevé, notamment parce que la part des surfaces forestières en Suisse est considérable. Actuellement 31 % de la surface totale de la Suisse est occupée par des forêts (Office fédéral de l’environ­ ­nement 2008). Au cours des cent der­ nières années environ, cette surface s’est accrue de près de 70 %. Le bois, que ce soit sous forme de bûches, de copeaux ou de pellets, prend de plus en plus d’im­ ­­­portance comme combustible. Pour la sylviculture, ainsi que pour les agricultrices et les agriculteurs qui possèdent des forêts, c’est surtout la production de bûches et de copeaux qui s’avère particulièrement intéressante. Toutefois, pour planifier et estimer le temps de travail nécessaire dans ce domaine, ce qui manque en premier lieu, ce sont des données actuelles relatives à l’organisation du travail.

Objectif et méthodologie La présente étude a commencé par faire un point approfondi de la littérature existante sur le sujet. Höldrich et al. (2006 et 2007) ont traité le temps de travail nécessaire pour la production de bûches. En fonction du degré de mécanisation, ils ont calculé un

temps de travail compris entre 5,7 et 0,5 heures de main-d’œuvre par mètre cube (MOh/m3) pour la production de bûches de 33 cm. Ils ont étudié les procédés faiblement mécanisés ainsi que la production pro­­­­­fessionnelle. Par contre, leur étude n’a pas pris en compte la production de co­­ peaux. Cette dernière a été traitée par ­Becker et al. (1986) et Corda (1999). Toutefois, les données relatives au temps de tra­ ­­­vail nécessaire pour la chaîne de produc­ tion complète depuis l’abattage de l’ar­­b­­re jusqu’au transport des copeaux font largement défaut. L’objectif de la présente étude est donc d’ac­ ­­tualiser les données disponibles en ce qui concerne l’organisation de la production de bûches et de copeaux et d’établir des para­ mètres d’économie du travail pour les procédés les plus courants. Une méthode standard sous forme de mesures de temps de travail dans des exploitations sélectionnées calcule les paramètres. L’observation des travaux permet ensuite de déterminer les différentes opérations avec leurs points de mesure respectifs pour chacun des procédés étudiés. Pour l’abattage d’un arbre, les opérations et les éléments de travail sont par exemple: nettoyer le pied de l’arbre, faire l’encoche d’abattage, contrôler l’encoche d’abattage ou exécuter l’abat­­­­­tage. Les temps consacrés à chacune des opérations sont relevés à l’aide d’un Pocket-PC (Dell Axim) et d’un logiciel spécial pour la saisie de données temporelles (Ortim b3). Les facteurs influençant les opérations (masse, volume, nombre, trajets) font également l’objet d’un relevé. Les données ont été saisies dans des entreprises de travaux agricoles, ainsi que chez des agricultrices et agriculteurs des cantons de Thurgovie, de St.-Gall et de Zurich. Au total, 34 mesures temporelles ont été effec-

tuées et 125 opérations différentes ont été enregistrées dans une base de données. Le temps de travail nécessaire est calculé en associant les temps standards aux facteurs d’influence variables qui correspondent. Le fait d’avoir des facteurs d’influence variables permet de se prononcer sur le temps de travail nécessaire dans différentes conditions. Il est par exemple possible de faire varier les distances pour le transport du bois ou le débit des machines qui produisent les copeaux et de calculer les répercussions sur le temps de travail requis.

Déroulement des opé­ rations de récolte et de transformation du bois Que le bois récolté soit utilisé pour produire des bûches ou des copeaux, le déroulement des opérations de récolte est le même. Récolter le bois signifie abattre les arbres, les ébrancher (fig. 2) et conditionner le bois dans la forêt. Font également partie de la récolte, le tronçonnage et le débardage jusqu’à la route forestière. Le débardage peut se faire à la main, être partiellement ou totalement mécanisé. Le bois long débardé est en général stocké sur la route forestière. Les rondins d’un mètre sortis de la forêt à la main peuvent être entassés directement ou mis en quartiers et liés au préalable. La véritable transformation du bois en bûches ou en copeaux se fait dans la forêt ou une fois de retour à la ferme. En général, les copeaux sont produits sur la route forestière. La production de bûches comprend le sciage et le bûchage. Le calcul du temps de travail nécessaire doit également tenir compte des transports (forêtferme, ferme-client).

Fig. 2: Dans les forêts agricoles, l’abattage et l’ébranchage se font encore généralement à la main avec la tronçonneuse. Il est par conséquent impératif de porter un équipement de protection. (Photos: Isabelle Brecht, Agroscope ART)

32

mars 2009  Technique Agricole


Rapport ART 703 n Tab. 1: Extrait de la base de données des éléments de travail pour l’abattage d’un arbre Code

Nom

Dimension

Axe des x [cmin]

Descriptif

WALD_001

Recherche de l’arbre

Opération

18.0

Recherche de l’arbre suivant après avoir abattu le précédent

WALD_002

Marquage et mesure du diamètre au pied à coulisse

Opération

20.4

Marquer et mesurer le diamètre du tronc au pied à coulisse

WALD_003

Libération de la zone du tronc requise

Opération

99.8

Libérer la zone du tronc requise

WALD_004

Nettoyage du pied de l’arbre

Opération

15.0

Préparer le pied de l’arbre pour l’abattage

WALD_005

Egobelage du tronc

Opération

280.3

Procéder à l’égobelage du tronc horizontalement et verticalement

WALD_006

Réalisation de l’encoche d’abattage

Opération

156.1

Effectuer l’encoche d’abat­­­­tage à la tronçonneuse

WALD_007

Contrôle de l’encoche d’abattage

Opération

67.8

Contrôler l’encoche d’abattage

WALD_008

Abattage

cm

3.5

Procéder à l’abattage

Temps de travail nécessaire pour l’abattage

Temps de travail nécessaire [MOmin]

25 MOmin par m³

MOmin par arbre

20

15

10

5

0

20

30

40

50

Circonférence à hauteur de poitrine cm

Fig. 3: Le temps de travail nécessaire pour l’abattage en mètres cubes baisse plus la circonférence des arbres à hauteur de poitrine augmente.

Abattage, ébranchage et tronçonnage L’abattage d’un arbre comprend un grand nombre de phases différentes. Le tableau 1 présente un extrait de la base de données des éléments de travail avec les éléments nécessaires pour l’abattage d’un arbre. Les mesures ont porté sur l’abattage et l’ébran­ chage de conifères (épicéa). En ce qui concerne les opérations suivantes, des mesures ont été faites sur des feuillus, sur des conifères et aussi sur des assortiments de bois mixtes. Dans la majorité des cas, on a utilisé une tronçonneuse d’une puissance de 3–­ 4 kW, pour effectuer essentiellement l’abat­ tage et l’ébranchage. L’abattage consiste à effectuer la coupe, mais aussi à chercher et marquer l’arbre au préalable (c’est la tâche du forestier), ainsi qu’à procéder à l’égobe­ lage et à effectuer l’encoche d’abattage. L’abattage comprend également un pourcentage de temps réservé à faire le plein de la tronçonneuse, à l’affûter et à retendre la chaîne. L’utilisation de récolteuses totales permettrait certes de réaliser de grosses éco­­nomies de temps, mais n’a pas été prise en compte ici dans le cadre de la sylviculture paysanne. La figure 3 présente le temps de travail nécessaire pour l’abattage d’épicéas en fonction de leur circonférence à hauteur de poitrine. Le temps de travail nécessaire est indiqué en minutes de main-d’œuvre par mètre cube (MOmin/m3) et par arbre. Com­ ­me on peut l’observer, le temps de travail nécessaire par mètre cube baisse nettement plus la circonférence à hauteur de poitrine augmente, tandis que le temps de travail par arbre, lui, augmente légèrement. Ce der­­­nier point reflète surtout le temps plus élevé requis par l’égobelage, la réalisation

Fig. 4: Le treuil reste largement utilisé dans les forêts agricoles. Des remorques forestières équipées de grue sont parfois également utilisées.

mars 2009  Technique Agricole

33


n Rapport ART 703

Débardage jusqu’à la route forestière On distingue le débardage de bois long et le transport hors de la forêt de rondins d’un mètre de long. Les rondins d’un mètre sont soit transportés à la main, soit à l’aide d’une benne basculante. Pour le bois long, il faut avoir recours à un treuil ou à une pince de débardage portée. Les troncs découpés en

Temps de travail nécessaire pour le débardage Temps de travail nécessaire [MOmin/m³]

de l’encoche d’abattage et la coupe proprement dite. Toutefois comme le volume de l’arbre augmente plus que proportionnellement par rapport à la circonférence à hauteur de poitrine, le temps de travail par mètre cube est plus faible pour l’abattage des grands arbres. Pour les considérations ultérieures, l’étude s’est basée sur une circonférence moyenne à hauteur de poitrine de 26 cm. Le temps de travail nécessaire pour l’ébran­ chage dépend avant tout du nombre et de l’état des branches à enlever. Les relevés témoignent de grosses différences dans la pratique. L’état de l’arbre, son site et les aptitudes du bûcheron jouent un rôle important. La valeur des conifères ébranchés est d’environ 6,4 MOmin/m3, si l’on se base sur une circonférence moyenne à hauteur de poitrine de 26 cm. Les bûches sont en général produites à partir de troncs découpés en rondins d’un mè­ tre. Le moment du tronçonnage dépend en premier lieu du procédé utilisé pour le débardage. Avec un procédé manuel ou en cas d’utilisation d’une machine simple (par exemple une benne basculante), il est nécessaire de débiter les troncs sur place en rondins d’un mètre de long. Cette opération demande 8,6 MOmin/m3.

50 45

manuellement

benne basculante

40 35 30 25 20 15 10 5 0 10

20

30

40

50

Distance jusqu’à la route forestière [m]

Fig. 5: Pour le débardage de rondins d’un mètre de long, la distance exerce une influence déterminante sur le temps de travail nécessaire.

plus grosses unités (par exemple, troncs de 4  m de long) peuvent également être débardés à l’aide d’une remorque équipée d’une grue (fig. 4). Outre le procédé de débardage choisi, la distance jusqu’à la route forestière exerce une influence déterminante sur le temps de travail. La figure 5 représente le temps de travail nécessaire pour le débardage de rondins d’un mètre de long (manuel et partiel­ lement mécanisé) en fonction de la dis­­ tance à parcourir. Le terrain sur lequel ont été effectuées les mesures était plat à lé­ gèrement pentu. Etant donné le temps relativement sec pendant les mesures, les rou­ tes forestières étaient en bon état et les bois faciles à atteindre. La figure montre bien à quel point l’éloignement des routes est important en cas de transport manuel des

rondins d’un mètre. En revanche, dans la variante partiellement mécanisée avec la benne basculante, la distance à parcourir ne joue qu’un rôle secondaire. Lorsque les dis­ tances sont très courtes, le procédé manuel nécessite même moins de temps. Etant donné le risque de compactage du sol et de destruction des jeunes pousses, il est cependant recommandé d’éviter de circuler en dehors des routes forestières. Le débardage du bois long à l’aide d’un treuil ou d’une pince de débardage prend nettement moins de temps. Lorsque la rou­ ­te forestière se situe à 50 m, il faut prévoir 13,5 MOmin/m3 pour le procédé avec le treuil. L’emploi d’un treuil télécommandé permettrait de réduire davantage le temps de travail. Pour le procédé avec pince de débardage, il faut compter 9,8 MOmin/m3

Fig. 6: Dans la plupart des cas, le tronçonnage en bûches d’1 mètre de long se fait déjà dans la forêt. Les bûches peuvent ensuite être stockées en vrac ou liées.

34

mars 2009  Technique Agricole


Rapport ART 703 n pour la même distance. Normalement, ces procédés sont utilisés pour les grandes dis­ tances.

Chaîne de production de bûches

Fig. 7: Les paquets peuvent ensuite être transportés séparément ou dans une remorque jusqu’à la ferme.

Temps de travail nécessaire [MOmin/m³]

Temps de travail nécessaire pour le transport des bûches d’un mètre 160 140 120

en vrac, avec remorque liées, avec remorque liées, séparément

100 80 60 40 20 0 1000

3000

5000

10000

Distance entre forêt et ferme [m]

Fig. 8: Suivant le procédé de transport, le temps de travail requis n’est pas le même. La distance entre la forêt et la ferme exerce également une grande influence.

Fig. 9: Les bûches de bois peuvent être transportées en vrac, mais aussi dans des sacs en polyester ou dans des caisses à grillage métallique.

Dans le présent rapport, la chaîne de production de bûches est découpée en trois phases. En règle générale, le conditionnement des rondins d’un mètre se fait à la li­ sière de la forêt ou sur la route forestière. Cela comprend le billonnage, l’empilage ou le liage des bûches (fig. 6). Pour finir, à la ferme, le bois est coupé en bûches de 33 cm et 50 cm de long. La chaîne de production comprend également les transports de la forêt à la ferme et de la ferme au client. Le fendage des rondins d’un mètre de long à l’aide d’une fendeuse verticale d’une puissance d’environ 15 tonnes requiert 26,4 MOmin/m3. Ce temps comprend la préparation de la fendeuse, le positionnement du bois et la coupe proprement dite. Le rangement des pièces fendues fait déjà parti de la phase suivante, c’est-à-dire de l’empilage ou du liage. Seules de petites différences ont été constatées entre ces deux procédés. Le liage est notamment avantageux lorsque les paquets doivent être manipulés et transportés à plusieurs reprises. Il suffit d’avoir un palettiseur ou un chargeur frontal pour transporter le bois sans avoir besoin de le manipuler à la main. L’empilage prend 13,7 MOmin et le liage 9,6 MOmin/m3. Le temps plus important requis par l’empilage tient en premier lieu aux trajets un peu plus longs à parcourir pour déposer les bûches de bois. Le mode de stockage, lui, (en vrac ou en paquets) exerce une très grande influen­ce sur le temps de travail nécessaire pour le transport à la ferme. Tandis que les bû­ches sont chargées séparément, les paquets peuvent être transportés mécaniquement soit séparément, soit dans une remorque (fig. 7). Outre l’organisation du transport, la distan­ ­ce de la forêt à la ferme joue aussi un rôle considérable sur le temps de travail nécessaire (fig. 8). Le calcul est basé sur une vitesse de transport moyenne de 15  km/h. On part également de l’hypothèse qu’en cas de transport avec la remorque (en vrac ou en paquets), trois mètres cubes ou trois paquets sont amenés simultanément à la ferme. Quelle que soit la distance choisie, le transport de paquets de bois avec une remorque est la solution qui prend le moins de temps. L’influence de la distance est la

mars 2009  Technique Agricole

35


n Rapport ART 703

36

mars 2009  Technique Agricole

Temps de travail nécessaire [MOmin/m³]

Temps de travail nécessaire pour le sciage et le fendage 160 Sciage

140

Fendage

Scieuse-fendeuse

120 100 80 60 40 20 0 33

33

50

50

Longueur des bûches [cm]

Fig. 10: Pour la production de bûches de bois, les procédés combinés (scieuse-fendeuse) présentent de nets avantages sur le plan du temps de travail.

Temps de travail nécessaire pour les bûches de 33 cm 6

Temps de travail nécessaire [MOh/m³]

plus forte lorsque les paquets de bois sont transportés séparément, car c’est là que la part de temps consacrée aux trajets est la plus importante. Sachant qu’il faut beaucoup de temps pour charger les rondins d’un mètre en vrac, c’est avec cette variante que l’influence de la distance est la plus réduite. Une fois à la ferme, les rondins d’un mètre sont soit coupés en deux en morceaux de 50 cm ou en trois en morceaux de 33 cm. Cette opération est suivie d’une nouvelle phase de réduction à l’aide d’un fendeuse hydraulique pour petit bois. Ces opérations peuvent également être combinées à l’aide d’une scieuse-fendeuse. Les bûches sont transportées chez le client en vrac dans une remorque ou dans des emballages adéquats (fig. 9). La figure 10 indique le temps de travail nécessaire pour la production de bûches de 33 cm et de 50 cm. Les avantages de la scieuse-fendeuse par rapport aux opérations séparées de sciage et de fendage sont faciles à voir. En ce qui concerne le transport chez le client, l’éloignement a de nouveau une nette influence sur le temps requis. Ce dernier va croissant plus la distance augmente. La différence entre le transport en vrac et par exemple le transport dans des caisses à grillage métallique est faible et devient secondaire, plus la distance augmente. La figure 11 illustre le temps de travail nécessaire pour l’ensemble de la production de bûches de 33 cm avec différents degrés de mécanisation. Les différences sont minimes en ce qui concerne la récolte de bois, le débardage et les premières opérations de conditionnement dans la forêt. Dans toutes les variantes, la récolte se fait manuellement à la tronçonneuse. Les différences sont donc essentiellement liées aux procédés de débardage (manuel, benne basculante et treuil) et aux procédés de conditionnement dans la forêt (empilage manuel, lieuse). Les principaux effets en terme de temps de travail sont notamment liés au découpage du bois en bûches. On constate de façon très nette l’influence positive de la scieusefeudeuse avec un degré de mécanisation moyen et élevé. Les différents temps de transport sont dus essentiellement au déplacement du bois de la forêt à la ferme (éloignement forêt-ferme 3000 m). Que les paquets de bois soit transportés séparément (degré de mécanisation moyen) ou en vrac (degré de mécanisation faible) ne joue pratiquement aucun rôle en terme de temps. Par contre, le transport de plusieurs paquets dans une remorque (degré de mécanisation élevé) a un effet nettement plus déterminant.

Transport forêt/ferme/ client

5

Transformation du bois en bûches

4

Récolte du bois, débardage et conditionnement dans la forêt

3 2 1 0 Faible

Moyen

Elevé

Degré de mécanisation

Fig. 11: Temps de travail nécessaire pour la production de bûches de 33 cm avec différents degrés de mécanisation.

Fig. 12: Les broyeurs tractés ou portés entraînés à la prise de force conviennent bien pour les forêts agricoles. Les broyeurs automoteurs portés sont généralement utilisés en commun par plusieurs exploitations.


Rapport ART 703 n Chaîne de production de copeaux Temps de travail nécessaire [MOmin/m³]

La chaîne de production de copeaux comprend d’une part le procédé de broyage proprement dit et d’autre part, le transport de la ferme au client. Le broyage se fait généralement dans la forêt, sachant qu’on y utilise des machines de différentes puissan­ ces. Ces machines peuvent être alimentées soit mécaniquement avec du bois long, soit manuellement avec des rondins d’un mètre de long (fig. 12). Les différences liées au temps de travail nécessaire sont dues en premier lieu à la puissance du broyeur. Si l’on travaille avec des outils entraînés à la prise de force et des broyeurs attelés alimentés manuellement (puissance d’entraî­ ne­ment de 90 CV), le temps de travail requis est d’environ 26 MOmin/m3. En cas d’utilisation d’un broyeur automoteur alimenté par grue et placé sur une remorque de camion d’une puissance de 440 CV, le temps de travail requis baisse pour atteindre 9,9 MOmin/m3. En général, les copeaux hachés sont immédiatement soufflés dans une remorque. Ils sont ensuite transportés directement chez le client ou vers un entrepôt intermédiaire. La figure 13 indique le temps de travail nécessaire pour le transport de copeaux et le déchargement chez le client. Chez le client, les copeaux peuvent être déposés dans un local de plein pied ou versés dans une fosse ou encore déchargés dans un silo (fig. 14). Les calculs partent de l’hypo­ thèse que trois mètres cubes ou 7,5 mètres cubes apparents sont livrés chez le client. La vitesse de transport est fixée à 20  km/h. Tandis que les copeaux peuvent être versés directement dans la fosse, ils doivent encore être convoyés avec un chargeur frontal et une pelle lorsque le stock est de plein pied. Le remplissage du silo se fait à l’aide d’un tapis-roulant. Plus l’éloignement augmente, plus l’influence du mode de déchargement diminue, car c’est le trajet parcouru qui devient déterminant. Le déchargement dans une fosse ou même dans un local de plein pied présente de nets avantages par rapport au remplissage d’un silo.

70 60 50

Temps de travail nécessaire pour le transport et le déchargement des copeaux Fosse De plein pied, chargeur frontal Silo, tapis roulant

40 30 20 10 0 5000

20000

Fig. 13: Outre l’éloignement, le mode de stockage des copeaux exerce également une influence sur le temps de travail nécessaire lors de la livraison.

Fig. 14: Le déchargement des copeaux dans une fosse souterraine présente des avantages pour l’organisation du travail par rapport au tapis-roulant. Tab. 2: Temps de travail nécessaire en MOmin/m3 dans des procédés sélectionnés pour la production de bûches et de copeaux. Bûches 33 cm

Bûches 50 cm

Copeaux Broyeur porté

Copeaux Broyeur automoteur

Abattage, ébranchage et finition à la tronçonneuse

27.5

27.5

27.5

18.9

Débardage manuel, rondins d’1 m

22.1

22.1

22.1

Sciage en bûches d’1m

26.4

26.4

26.4

Empilage manuel

13.7

Débardage au treuil, bois long

13.5

Liage à la machine Transport à la ferme, en vrac

13.7 9.6

44.4

Transport à la ferme, en paquets Sciage en bûches de 33 cm

12.6 28.9

Sciage en bûches de 50 cm

24.0 111.8

75.9

Broyage avec le broyeur porté

26.0

Broyage avec le broyeur automoteur Transport chez le client, déchargement compris

La connaissance des paramètres liés à la l’économie du travail est d’une importance cruciale pour la planification des travaux, mais aussi et surtout pour le calcul des coûts de production des bûches et des

15000

Distance jusqu’au client [m]

Coupe avec la fendeuse pour petite bois

Conclusions

10000

Somme MOmin/m3 Somme MOh/m3 Somme MOh/stère Somme MOh/map

9.9 23.7

23.7

25.4

25.4

298.5

221.6

141.1

67.7

5

3.7

2.4

1.1

3.5

2.6 0.9

0.5

mars 2009  Technique Agricole

37


Rapport ART 703 n copeaux. Le tableau 2 indique le temps de travail nécessaire pour différentes chaînes de production de bûches et de copeaux. Afin de pouvoir comparer les données, le temps de travail est indiqué en minutes de main-d’œu­vre par mètre cube (MOmin/m3). A la fin du tableau, les temps sont convertis dans les unités habituelles (stère pour les bûches et mètre cube apparent pour les copeaux). Pour un mètre cube, le temps de travail nécessaire est compris entre 4,97 et 1,13 heu­res de main-d’œuvre. Les dif­ férences s’ex­pliquent par les écarts au niveau du produit fini (bûches de 33 cm, 50 cm et copeaux), ainsi que par les différents degrés de mécanisation choisis pour les phases de travail. La transformation de bois en copeaux exige généralement moins de temps que la production de bûches. Dans ce domaine, les broyeurs automoteurs portés sont nettement supérieurs aux outils entraînés à la pri­­se de force, mais représentent un inves­tissement beaucoup plus élevé. En ce qui concerne la production de bûches, l’emploi d’une scieusefendeuse apporte des avantages notoires en terme de temps. Dans ce cas aussi, le facteur capital se substitue au facteur travail. Les quatre variantes présentées dans le tableau ne sont bien entendu pas adaptées à toutes les exploitations. L’indication des temps requis par les différentes opérations montre toutefois qu’il existe un grand nombre de combinaisons possibles, qui peuvent encore être adaptées suivant le profil particulier de l’ex­ploitation.

Tab. 3: Terminologie et facteurs de conversion pour le bois Mètre cube

Stère

Mètre cube apparent

Abréviation

m3

stère

map

Définition

1 m bois plein sans espace vide

1 m de bois empilé avec espaces vides

1 m3 de copeaux déversés

Conversion

1 m3

0,7 m3

0,4 m3

Poids spécifique/m3

Conifère: 550 kg Bois de hêtre: 750 kg

Conifère: 390 kg Bois de hêtre: 530 kg

Conifère: 220 kg Bois de hêtre: 300 kg

Teneur en énergie

Conifère: 2000 kWh Bois de hêtre: 2800 kWh

Conifère: 1400 kWh Bois de hêtre: 1960 kWh

Conifère: 800 kWh Bois de hêtre: 1100 kWh

3

3

Bibliographie Becker et al. 1986: Nutzung forstlicher Biomasse durch Hackung – Aufkommen, Bereitstellung und Qualität von Waldhackschnitzeln. Abschlussbericht zum EG-Projekt BOS/002/D(B), Freiburg.

Höldrich A., Hartmann H., Decker T., Reisin­ ­ger K., Schardt M., Sommer W., Wittkopf S., et Ohrner G. 2006: Rationelle Scheitholz­ bereitstellungsverfahren. Berichte aus dem TFZ, Nr. 11, Technologie- und Förderzentrum (TFZ), Selbstverlag, Straubing, 274 S.

Bundesamt für Umwelt, 2008: Wald und Holz, Wald, Waldfläche. Zugang: http:// www.bafu.admin.ch/wald/01198/01201/ index.html?lang=de [14.02.2008]. Corda, 1999: Leistungs- und Kostenermittlung bei der Bereitstellung von Waldhackschnitzeln im Kleinprivatwald. Diplomarbeit Ludwig-Maximilians Universität München. Höldrich A., Hartmann H., et Schardt M. 2007: Arbeitszeitbedarf bei der Scheitholzproduktion. Landtechnik (62), 1/2007, S. 50–51.

Impressum Edition: Station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon ART, Tänikon, CH-8356 Ettenhausen Les Rapports ART paraissent environ 20 fois par an. – Abonnement annuel: Fr. 60.–. Commandes d‘abonnements et de numéros particuliers: ART, Bibliothèque, Tänikon, CH-8356 Ettenhausen, Tél. 052 368 31 31, Fax 052 365 11 90, E-mail: doku@art.admin.ch, Internet: http://www.art.admin.ch Les Rapports ART sont également disponibles en allemand (ART-Berichte). ISSN 1661-7576. Les Rapports ART sont accessibles en version intégrale sur notre site Internet (www.art.admin.ch).

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mars 2009  Technique Agricole


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Technique Agricole 03/09