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collectifs d’artistes comtemporains Yassine BALBZIOUI Max BOUFATHAL Badr EL HAMMAMI Rustha Luna POZZI-ESCOT Fatima SABRI


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africa light collectifs d’artistes comtemporains

Yassine BALBZIOUI Max BOUFATHAL Badr EL HAMMAMI Rustha Luna POZZI-ESCOT Fatima SABRI coordination - production

Susanna MOLINER DELGADO accompagnement - production

Migrations culturelles Aquitaine Afrique MC2a Porte 44 Africa light est un projet itinérant d’expositions et de rencontres, regroupant un collectif d’artistes contemporains originaires d’Afrique et d’Amérique latine. www.africalight.fr


devenir light

La croyance précisement que l'identité est souche, que la souche est unique, et qu'elle doit prévaloir. Allez au devant de tout ca. Allez! Faites exploser cette roche. Ramassez-en les morceaux et distribuez les sur l'étendue. Nos identités se relaient (…) Ouvrez au monde le champ de votre identité Tout-Monde, Edouard Glissant

Africa Light est né du désir de traverser des lignes, de fuir des identités rigides, et de chercher ce qui se s’y cache au milieu. Nous avons décidé de mettre en lumière les territoires géographiques et disciplinaires de l’art. Comprendre comment les espaces, les corps et la réalité, sont fragmentés. Ouvrir les tiroirs des lumières et nous amuser à jouer avec les matières convenablement rangés à l’intérieur : Artiste singulier/artiste collectif, vrai/faux, modernité/tradition, art contemporain/art classique, artiste/artisan, arts visuels/arts scéniques, Occident/Afrique, artiste d’ici/artiste d’ailleurs, science/croyance, local/international, touriste/étranger, centre/périphérie, souche/rhizome… Profiter des limites, prendre la vague de la crise et plonger à l’intérieur. Je me retrouve à la Place de la Victoire, à Bordeaux, avec Yassine ; on discute sur la vie, l’art et l’escroquerie élégante des concepts illustrés. Nous avons l’impression de manquer d’air à l’intérieur de toutes ces étiquettes. Après deux ans à Bordeaux, je pars en Afrique... Bamako. Depuis ce café bordelais, d’un coup, l’Afrique devient l’immensité, et au même temps, l’espace occupé par des étiquettes, coupé en morceaux par des prismes externes. Aller en Afrique, cela signifie avoir la possibilité de créer hors de la souche des lumières, de matérialiser les inquiétudes en itinérance, dans un territoire qui nous appelle. C’est ainsi que Africa Light démarre ; un projet qui part en se cherchant. D’abord, Africa Light se voulait un collectif, en essayant de surpasser les barrières entre l’individualisme de l’artiste et la création partagée. Nous avions donc besoin d’artistes qui voulaient se découvrir, ensemble, en tant que collectif, en Afrique. Des artistes qui ont l’habitude de jongler entre plusieurs disciplines. Des artistes dits contemporains, mais obligés de se définir par rapport à leurs origines géographiques à chaque fois. Des artistes qui cherchant l’honnêteté dans leurs travaux. Des artistes qui résinifient leurs espaces. Des artistes moitié sorciers, moitié créateurs. C’est ainsi qu’on se retrouve avec Badr, Fatima, Max, Rustha Luna et Yassine.

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SUSANA MOLINER coordinatrice du projet Africa light et productrice pour Bamako

Quitter Bordeaux, aller à Dakar, se balader à Bamako et retourner au paysage bordelais avec les morceaux ramassés en le chemin, en sachant que nous n’étions plus les mêmes. Le parcours n’était pas toujours évident  ; il y a eu, comme dans toutes les histoires, de pertes, des incorporations, des silences... de vie. Dakar a été le laboratoire. Dans le cadre de la Biennale Dak’art, nous nous retrouvons avec peu de moyens. En mettant à l’épreuve l’intention du projet et la capacité de tenir debout malgré tout, nous exposons au Centre Blaise Senghor. Ensuite, grâce aux « gris-gris » maliens, Bamako nous a fourni un excellent cadre pour tester notre façon de briser les lignes et travailler dans une démarche de création expérimentale. C’est ainsi que nous nous proposons de préparer des performances partagées entre les artistes plasticiens d’Africa Light et des danseurs africains (Abdalal Ousmane Yacouba, Joel, Souleymane Sanogo, Banzoumana Kouyaté, Seïdou Diarra, Jean Kassim Dembele, et Maitou Sangare). Danseurs qui dotent d’un nouveau sens les pièces des artistes d’Africa Light. La restitution publique de cette expérience sera présentée dans le cadre de la Biennale de la Danse de Bamako. Les pièces d’Africa Light sont également montrées au Musée National du Mali, avec les travaux du plasticien malien Amadou Sanogo. Notre malien Light ferra le chemin à l’envers, puisqu’il se prépare pour partir à Bordeaux, en résidence. Pas de chorégraphe, pas de commissaire. Nous avons pris en charge toute la complexité induite par cette tentative d’horizontalité. Des répétitions en boucle, des murs en forme de tranche. Une aventure qui a cessé d’être à force de la vivre. Les Lumières, Les Lights, deux manières de s’articuler avec/à travers le monde. Nous avons pris le prisme bâtard, la plasticité de l’ambiguïté pour imaginer une Afrique horscadre, des créations qui sont toujours en chantier. Un exercice de retraduction, qui nous a posé plus de questions que de réponses. Des questions qui demandent, encore, de traverser des lignes, et prendre à nouveau la route afin d’ouvrir le monde.


Première étape Un échantillon des dernières œuvres de Yassine Balbzioui, Max Boufathal, Badr el Hammami, Fatima Sabri et Rustha Luna Pozzi-Escot ont été exposés à Porte 44 à Bordeaux, à l’occasion du déroulement des Journées des Musiques Noires organisées par les éditions Mélanie Setun.

exposition du 7 au 22 mai 2010

BORDEAUX 6


MIGRATIONS CULTURELLES Aquitaine Afriques MC2a Porte 44 accompagne Africa light producteur pour Dakar

africa light, le retour. A la naissance d’un projet, qui peut dire ce qui en résultera ? Pari risqué que ce parcours artistique Bordeaux-Dakar-Bamako-Bordeaux. Au-delà de la performance, kilométrique et financière (comment faire avec trois francs six sous ?), il y eu celle de la prise en charge, humaine et artistique, de chacun à mener à bien son aventure, liée à celle des autres. Les uns, eux les artistes, les autres, nous les accompagnants. Au final, un parcours réussi à 75% de son objectif. Normal, qui peut prétendre à un parcours sans faute ? A l’actif : l’accueil public et professionnel, tant lors de la Biennale des arts de Dakar, qu’au Musée national de Bamako. Les temps forts, les rendez-vous avec artistes sénégalais, maliens, les stages et rencontres publiques, le corps à corps sur fil tendu des performances. Le grand moment : l’offre au Musée national de Bamako d’une œuvre de chaque artiste au Fond d’art contemporain du Musée. Rare, généreux. Aller, osons le mot : historique L’acquis : chaque artiste possède le sien et tisse à sa manière les fruits de ce parcours. Le nôtre, est celui de leur bonheur vécu, de l’échange, du partage. Au passif : des occasions ratées, des chocs de pratiques, parfois inconciliables. Mais qui peut s’en vouloir d’être emporté dans le mécanisme incontournable “amour-désamour” ? La vie, l’art, sont faits de contrariétés, de violences, de remises en cause, de peines, et de joies partagées. Avec le recul, et le Printemps Arabe qui a déboulé avec force et tendresse sur nos vies, nous avons la conviction d’avoir été carressés par les prémices de ce vent d’Afrique et de Liberté.

Guy Lenoir Directeur artistique MIGRATIONS CULTURELLES Aquitaine afriques, Bordeaux.


YASSINE BALBZIOUI « Hiding », 2010, encre et gouache sur papier, 50 x 65 cm

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MAX BOUFATHAL « Fresh », 2010, sacs plastique, couverture de survie, platre, cirage, 1m70/2m

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BADR EL HAMMAMI « Sans titre », 2010, bougies, projecteur Super 8, dimensions variables


RUSTHA LUNA POZZI-ESCOT « Sombre », 2004, tricot laine noir, 220 cm

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FATIMA SABRI « Sans titre », 2010, collage


art et tremblement « (…) la particule élémentaire du tissu vivant, ce n’est pas le même, ce n’est pas l’identique, c’est le différent. Si on ajoute le même au même, on obtient le même, mais si on ajoute du différent au différent, on obtient de l’inédit, de l’imprévisible, du nouveau (…). » « Ce qu’il faut affirmer, c’est la liberté et la possibilité d’être partout dans le monde. » Edouard Glissant 1

Lors d’un entretien avec François Noudelmann, cet écrivain, poète et philosophe de la mondialité que nous2 venons de citer en exergue de ce texte, s’exprimait de la manière suivante : « Du point de vue de l’imaginaire, il y a une région qui est tout à fait nouvelle, qui n’est pas le monde entier, qui n’est pas une partie du monde entier » et « qui est tout cela en même temps ». « (…) Paris peut être dans cette nouvelle région du monde, Bamako peut être dans cette nouvelle région du monde, et l’île de Pâques peut être dans cette nouvelle région du monde. Ce qui caractérise cela, c’est que nous y entrons tous ensemble et sans qu’il n’y ait de hiérarchie ni de fonctionnalité dans cette entrée : nous n’y entrons pas pour exploiter, nous n’y entrons pas pour devenir plus riches, nous y entrons ensemble pour changer nos imaginaires »3. Paris – Bamako – Ile de Pâques, donc. Ou encore, comme c’est le cas ici : Bordeaux – Casablanca – Bamako – Dakar – et à nouveau Bordeaux (mais autrement). Ou encore … Et cette région tout à fait nouvelle ne peut être envisagée, chez Edouard Glissant, qu’en terme de lieu. Le lieu, en effet, ne doit pas être pensé chez lui en terme de territoire, avec un centre et une périphérie et dans lequel une communauté situe son identité comme liée à celui-ci par une Histoire, son Histoire, « avec une grande hache »4, ni encore moins pensé avec ce qui est pire encore, le pire du pire, à savoir tout ce vocabulaire nauséabond et d’usage courant dans les sociétés fascistes (l’enracinement d’un peuple - pensé comme une communauté de sang et de sol – dans une terre, par exemple)5, mais tout autrement. Tout autrement, car même si mon lieu est mon lieu (« je ne suis pas en suspension dans l’air »6), il est, chez lui, incontournable (à prendre ici dans le sens de ce dont on ne peut faire le tour et qu’on ne peut donc enfermer), constitué d’un

ensemble de cultures

(mises en relation les unes avec les autres), ouvert (à la diversité du monde et aux différences qui s’y manifestent) et lié à la dérive et à l’errance, donc à la déterritorialisation et au rhizomique7, le rhizome étant cette tige rampante souterraine et vivace qui, à la différence de l’arbre-racine, n’a pas de centre, émet chaque année des tiges feuillées et des racines adventives aériennes et dont les bourgeons peuvent se transformer, s’élargir, s’étaler et se ramifier de manière imprévisible en n’importe quel point. « Mes racines ? Quelles racines ? Je ne suis pas une salade », dit Mathilde dans la pièce Le retour au désert, de Bernard-Marie Koltès.

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JEAN-MARIE SAUVAGE

Comprendre cela, comprendre tout cela, c’est comprendre que le monde tremble, qu’il y a un tremblement de ce que Edouard Glissant appelle le « Tout-Monde », parce que « nous devons renoncer aujourd’hui à considérer que nous pouvons prévoir ce qui va [s’y] passer », puisque que celui-ci « se dérobe sans cesse à nos plans et à nos planifications » et que la meilleure manière de «  vivre avec la vie du monde », c’est de vivre avec lui de manière tremblée, c’està-dire en refusant tant « les routes bien aplanies » et « bien damées » que les « sectarismes et [les] intransigeances de toute pensée, de tout système de pensée »9. Ce sont ces routes qu’ont choisi Yassine Balbzioui, Max Boufathal, Rustha Luna Pozzi-Escot, Fatima Sabri et Badr el Hammami, les cinq membres de ce collectif d’artistes regroupé autour de l’exposition itinérante Africa light. Africa light avec son A inversé, comme pour renvoyer à la forme naturelle de ce beau continent africain pensé ici comme lieu d’ouverture et de dialogue et Africa light, comme pour suggérer, avec sa référence à la langue anglaise, qu’il est à la fois lumière et légèreté : lumière comme cette lumière qui parfois pouvait être dite tremblée10 quand elle variait d’intensité et légèreté, comme la légèreté des tiges et des racines aériennes du rhizome.

1. Les vendredis de la philosophie du 19 janvier 2007. Esthétiques de la relation. Avec Edouard Glissant, Yann Toma et Bruno Peinado. Par François Noudelmann. 2. Nous employons le mot « nous » dans le sens où l’entendent Gilles Deleuze et Félix Guattari dans Capitalisme et schizophrénie. Mille plateaux 1. Introduction. Rhizome : « Comme chacun de nous était plusieurs, ça faisait (…) beaucoup de monde. » (Les Editions de Minuit, 1980, p. 9). 3. Idem note 1. 4. Georges Perec : W ou le souvenir d’enfance, Denoël, 1975. 5. Je renvoie notamment ici au livre exceptionnel de Victor Klemperer : L.T.I*, la langue du Troisième Reich. Carnets d’un philologue, Pocket, col. « Agora », nov. 2003, 375 p., ainsi qu’au très intelligent documentaire sur cet auteur de Stan Neumann : La langue ne ment pas (France, 2004). * Lingua Terrier Imperii. 6. Idem note 1. 7. Pour le dire ici à la manière de Gilles Deleuze et Félix Guattari*, ainsi que Glissant le fait lui-même, en adaptant ce concept à sa propre pensée. En effet, employé métaphoriquement par ces auteurs en tant que modèle descriptif et épistémologique pour évoquer le caractère proliférant et irréguliers des structures de pensée et méthode pour exercer une résistance contre le modèle hiérarchique des structures sociales répressives, ils ont été, en quelque sorte, déterritorialisés, puisqu’ils sont devenus, chez lui, des concepts pour penser une poétique du lieu comme devenir et dialogue avec le monde. * Nous renvoyons au trois textes suivants : - Capitalisme et schizophrénie. L’anti-Œdipe, Les Editions de Minuit, 1972. - Rhizome (texte repris et modifié dans Mille plateaux), Les Editions de Minuit, 1976. - Capitalisme et schizophrénie. Mille plateaux, Les Editions de Minuit, 1980. 8. Les Editions de Minuit, 1988 ; 2006 : nouvelle édition augmentée. 9. L  es vendredis de la philosophie du 25 juillet 2003. Philosophie de la mondialité. Entretien avec Edouard Glissant. Par François Noudelmann. 10. Employé à partir de 1767, ce sens du mot « tremblé » n’est plus d’usage aujourd’hui.


exposition du 7 au 22 mai 2010

DAKAR 20


CENTRE CULTUREL BLAISE SENGHOR (CCBS) direction C  heikh Diouf Awa exposition et workshop dans le cadre de Dak’art OFF En partenariat avec Centre Culturel Blaise Senghor de Dakar et Migrations Culturale Aquitaine Afrique. Les pièces des artistes du collectif Africa Light ont été exposées avec la présence d’œuvres de Ismaïla Weber, Cheikh Keita et Aminata Taye invités sous le commissariat de Massamba Mbaye.


Rustha Luna Pozzi-Escot, « Bomba », 2009,

série « Femmes Armées », photographie couleur, 190 x 100 cm « La série Femmes armées est composée de dix portraits où je me mets en scène en m’appropriant les gestes et les positions d’autres femmes. Il ne s’agit en aucun cas d’un autoportrait mais d’une mise en scène où “les autres“ se matérialisent dans les figures de la femme africaine, asiatique, de la femme mythologique, occidentale, arabe, de la guérillera latino-américaine, de la femme du western américain, indienne, ainsi que de la femme de l’altiplano sudaméricain. Ces femmes, armées et entièrement revêtues d’éléments du quotidien féminin répondent à une image fixe, une espèce d’image universelle que le spectateur peut reconnaître sans difficulté. »


Fatima Sabri performance « Dama rére » « Je suis perdue » écrit en wolof sur une pancarte portée au cou par Fatima Sabri et parler aux oreilles présidentielles sénégalaises à l’ouverture de la biennale de l’art contemporain africain de Dakar, le 8 mai dernier au Théâtre National Daniel Sorano. Fatima expose « ceci est mon corps-ceci est mon sang » au CCBS Dakar au sein «Africa Light»

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Max Boufathal, « Fire », 2010, sacs plastique, couverture de survie,1m70/2m


Yassine Balbzioui, « Hiding », 2010, encres et gouache sur papier, 50 x 65 cm

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Badr El Hammami « Sans titre », 2010, installation sonore

« Harragas », 2007, vidéo en boucle, durée 1 minute Dans la vidéo HARRAGAS on voit MA main qui tient MA carte de séjour puis MON autre main la brûle à l’aide d’un briquet. Dans ce travail, je suis parti d’un terme que les Espagnols et les Maghrébins emploient pour désigner les clandestins : « Harragas », mot qui vient de l’arabe et qui signifie « ceux qui brûlent », ces gens qui brûlent leurs papiers d’identité une fois arrivés en Europe pour ne pas qu’on les renvoie chez eux. Ce qui m’importait dans ce travail, c’était de montrer ce « lieu » entre « ni présent » et « ni absent », ainsi leur ultime échappatoire devient leur propre corps comme outil de défense. L’exposition de leurs corps dans des lieux publiques produit un passage du « voir sans être vu » au « être vu sans pouvoir voir ».


YASSINE BALBZIOUI

AVEC LE COLLECTIF MBAART MI - DAKAR

collectif d’artistes contemporain de Dakar J’ai choisi de travailler avec le collectif artistes Mbaart mi. Au début c’était un contact convivial autour des discussions sur la vie la cuisine, etc. Ensuite est venue l’envie d’avoir un échange artistique avec eux. Mon travail «hiding» exposé pour le off est un prétexte pour échanger autour de ma démarche artistique, de mon procédé de travail. Le règle du jeux : chacun des artistes demandent aux gens de les prendre en photo en se cachant leur visage et sans avoir le temps de réfléchir. La pose rapide va permettre de cerner l’essentiel et d’engager le corps directement. comme un lancer de balle qui revient vers celui qui photographie, qui surprend tous les protagonistes. La photographie est une étape, elle sert comme document de travail, mais aussi comme moyen de contact avec les gens. Ensuite vient le travail de peinture/dessin. 32


WORKSHOPS «HIDING»

AVEC LES ETUDIANTS DU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS MULTIMÉDIAS BALLA FASSEKE KOUYATÉ - BAMAKO


exposition du 2 au 8 novembre 2010

BAMAKO performances le 2 novembre avec les danseurs de Donko Seko

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MUSÉE NATIONAL DU MALI direction Samuel Sidibé dans le cadre de la Biennale " Danse l’Afrique danse ! "

Africa Light, dans son souci de s’engager dans une vision pluridisciplinaire des arts, a participé à la Biennale de la Danse « Danse l’Afrique danse ! » en réalisant des performances avec les danseurs de Donko Seko. Yassine Balbzioui avec Souleymane Sanogo et Banzoumana Kouyaté. Max Boufathal avec Seïdou Diarra et Jean Kassim Dembele. Badr el Hammani avec Abdalal Ousmane Yacouba et Joel. Rustha Luna Pozzi-Escot avec Maitou Sangare. Dans le même temps, l’artiste malien Amadou Sanogo a rejoint l’exposition Africa light au Musée. Un workshop réalisé par Yassine Balzioui du 25 au 27 octobre avec des élèves a eu lieu au Conservatoire des Arts et Métiers Multimédias Balla Fasseke Kouyaté.


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Rustha Luna Pozzi-Escot « Africa » , 2009, série « Femmes Armées », photographie couleur, 190 x 100 cm

« The song of the cravates », performance avec Maitou Sangare Durée : 3 m. Mixage musique et réalisation du costume : Rustha Luna Pozzi-Escot

A l’occasion de cette collaboration, Rustha Luna Pozzi-Escot a réalisé un costume à partir de cravates. Un questionnement sur l’objet et ses usages se dégage continuellement du travail plastique de l’artiste. La confrontation entre des objets d’utilisation plutôt masculine et la grâce du mouvement de la danseuse Maitou Sangare, nous invite à découvrir l’univers de la série Femmes Armées présenté dans cette exposition. Le son est élaboré d’après plusieurs chants péruviens, notamment d’origine africaine.


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Badr El Hammami « Souvenirs » – 2010 cartes postales, textes Cartes postales 1 et 2 Je me rappelle de ma première traversée, c’était en 2001, j’avais eu un visa pour faire mes études en France. Je n’avais pas les moyens de me payer un billet d’avion, donc je choisissais de traverser en bateau et de prendre le bus pour la France. Avant de monter sur le bateau, il y avait une file d’attente d’environ cent personnes, un peu plus loin, des jeunes guettaient pour pouvoir s’infiltrer afin de rejoindre l’autre côté. Mais les gardes surveillaient pour que personnes ne s’embarque clandestinement. Sur le bateau, une rumeur courait : trois jeunes avaient réussi à s’infiltrer. Les gens de la sécurité couraient dans tous les sens afin de les retrouver. Puis personnes n’en reparla. Apparemment cela arrivait souvent. Le bateau quitta le quai.

Cartes postales 3 et 4 le lendemain matin, arrivée sur la côte de Malaga. Pour sortir du bateau, il fallait traverser un tunnel de cent mètres. Au bout les douanes espagnoles nous attendaient pour contrôler nos papiers et nos bagages. J’entendis des gens dire que les trois gamins s’étaient fait arrêter. De toutes façons comment auraient-ils pu traverser ce tunnel sans se faire prendre... Après le contrôle, je rejoignais le bus. Le voyage fut long et fatigant. Huit heures plus tard sur l’autoroute, le chauffeur entendit un bruit dans le moteur, il s’arrêta sur une aire afin de voir ce qu’il se passait. Lorsqu’il ouvrit une trappe près de son siège, il tomba dans les pommes, tout le monde accourut pour voir ce qu’il se passait. Son collègues essayait de le réveiller.

Cartes postales 5 et 6 Un jeune garçon de treize ans qui était un des trois clandestins, se cachait là depuis notre départ de Malaga. Les gens aidèrent le gosse, lui donnèrent à boire et manger. Une fois revenu à lui, le chauffeur demanda au jeune garçon où il souhaitait aller. Il lui expliqua qu’il ne pouvait pas traverser la frontière franco-espagnole et qu’il devait descendre le plus tôt possible. Les gens qui comprenaient l’espagnol traduisirent en arabe (ses propos) au jeune. Le jeune garçon n’avait aucune adresse où aller, il avait (seulement) le numéro de téléphone de quelqu’un de sa famille. Le chauffeur accepta de l’appeler lui-même et décida de s’arrêter dans une station service pour le faire. Il demanda à une femme d’accompagner le garçon pour ne pas attirer l’attention. Lorsque le chauffeur appela le numéro, il découvrit que l’oncle du gamin travaillait en tant que cuisinier dans la station où nous étions arrêtés.

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Badr El Hammami, performance avec Abdalal Ousmane Yacouba et Joel


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Amadou Sanogo « Sans titre », 2010, installation


Yassine Balbzioui, « Sight », 2010, huile sur toile, 150 x 150 cm

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Yassine Balbzioui, performance avec Souleymane Sanogo et Banzoumana KouyatĂŠ

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Max Boufathal « Fresh », sacs plastique, couverture de survie, platre, cirage, 1m70/2m

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performance avec Se誰dou Diarra et Jean Kassim Dembele


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REVUE DE PRESSE Dak’art actu, Le quotidien de la Biennale des arts de Dakar RETOUR AUX FONDAMENTAUX DE L’ART VISUEL, lundi 10 mai 2010, numéro 3

IMAGE DU JOUR PERFORMANCE ‘FATIMA SABRI’, numéro 4

AFRICA LIGHT, LOIN DES PAILLETTES, Virginie Andriamirado, numéro 7

AFRICA LIGHT : RENCONTRES ET DÉCOUVERTES, Le soleil, 12 et 13 mai 2010

AFRICA LIGHT : LUMIÈRES SUR LE CONTINENT, Walfadjiri, 17 mai 2010

DAK’ART OFF… EN VERGETEN MODERNISME, Kunstbeeld.nl, 3 juin 2010

AFRICA LIGHT. Artistes Afro-Bordelais à Dak’Art 2010, Creative Africa Network, mai 2010

AFRICA LIGHT S’EXPOSE À DAKAR Le Messager, Mamy Sy, 20 mai 2010

LE OFF D’AFRICA LIGHT ILLUMINE BLAISE SENGHOR,

au-senegal.com, You Chinou, 14 mai 2010

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Dernière étape, 25 octobre 2011

Galerie Tinbox Restitution de l’aventure Africa Light et présentation publique du catalogue et film (DVD) du projet.

BORDEAUX Remerciements Bordeaux Guy Lenoir qui depuis le début nous accompagne et l’équipe de Migrations Culturelles, la Mairie de Bordeaux, Culture France, et le Conseil Régional, Emmanuel Parent et Éditions Mélanie Seteun, Jean Marie Sauvage pour son texte, Nadia Russell pour ouvrir les portes de la Tinbox. Dakar L’équipe du Centre Blaise Senghor, sa Chère directrice Awa, les élèves du Conservatoire, les artistes Aminata Taye et Ismaïla Weber invités sous le commissariat de Massamba Mbaye. Bamako Samuel Sidibe et l’équipe du Musée National du Mali, Thierry Vielle, sans lequel Bamako serait resté toujours dans l’horizon; Kettly Nöel pour avoir laisser passer nos lumières à la Biennale, Jean-Luc Baillet toujours Cher directeur, le Collectif Yeta et Donki pour capter des images, Abdoulaye Konate pour ouvrir le CAMM à Yassine, aux danseurs : Abdalal Ousmane Yacouba, Joel, Souleymane Sanogo, Banzoumana Kouyaté, Seïdou Diarra, Jean Kassim Dembele, et Maitou Sangare; Amadou Sanogo et le plaisir de voir leurs travaux à Bamako et ailleurs, l’Aubergue Matongué, Sebastien Rieussec pour ces belles photos des performances, Nicole et Sekou les premières Light de Bamako; Malick Sidibe et sa joie de vivre et à Armé et sa force. Pour l’ensemble du projet : Sabah El Jabli pour visualiser tout notre travail et les artistes d’Africa, spécialement à Rustha Luna dans son rôle de grande administratrice, Badr pour son travail d’édition vidéo, et Yassine pour les cafés à Victoire.


Photographie de Malick SidibĂŠ, Bamako 2010


MIGRATIONS CUTLURELLES Aquitaine Afrique

MC2A

migrationsculturelles@wanadoo.fr http://web2a.org

Depuis sa création en 1989, MICRATIONS CULTURELLES aquitaine afriques affirme sa volonté de donner une visibilité aux expressions artistiques de l’Afrique contemporaine et de sa diaspora. L’action de l’association s’inscrit dans deux espaces : - Celui du champ international en tenant compte des effets de la mondialisation : cadrage de la formation des artistes, des échanges artistiques, du marché de l’art et du travail. - Celui du champ local en intervenant à l’échelle des territoires ainsi que sur des actions de proximité. MC2a est lié aux productions artistiques venues du continent. Les actions culturelles et artistiques des migrants d’Afrique se développent là où les exilés se « posent », sont accueillis. En France, à nos portes, au cœur de nos collectivités, l’Afrique se révèle et, par phénomènes interactifs, métissage, propose avec – et au contact des cultures du nord – une nouvelle offre artistique. Elle change le regard de la vieille Europe, las des afriques souffrantes de maux endémiques. De nombreux projets inspirés émergent. MC2a se retrouve au carrefour d’initiatives partenaires et mutualisées. Une nouvelle économie de moyens se met en place. 2011 – 22 après sa fondation – MIGRATIONS CULTURELLES aquitaine afriques trouve dans chaque mot qui compose son nom le sens de son action.

Guy LENOIR, Directeur artistique MC2a

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SUSANNA MOLINER DELGADO

BIOGRAPHIE

moliner.susana@gmail.com

Susana Moliner Delgado est productrice culturelle. Elle se spécialise dans des projets artistiques avec les pays du sud. Elle s’intéresse de tisser des liens entre des artistes de différents cartographies, afin de réinterpréter le quotidien politique, social et esthétique. Depuis 2010, elle est Chargée de production et communication au Ker Thiossane à Dakar. Ce centre d’art multimédia a pour objectif d’encourager la création et l’expression des cultures, notamment avec les nouvelles technologies et les nouveaux médias. Elle est en charge spécifiquement de la production artistique du projet Rose des Vents Numériques mis en place avec le soutien du fond ACP Cultures. En 2009 elle était à Bamako en mission au service d’action culturelle de l’ambassade d’Espagne au Mali. Elle a été coordinatrice et productrice du projet itinérant (Bordeaux, Dakar et Bamako) d’expositions et de rencontres Africa Light. De 2007 au 2009, elle travaille à Bordeaux (France) au Département des Arts Visuels, Mairie de Bordeaux, pour mettre en place des expositions et la programmation des galeries d’art à Bordeaux. En 2008 elle a été commissaire de l’exposition “La intención” de Marta de Gonzalo et Publio Pérez Prieto pour la galerie Tinbox dans le cadre du Festival Mira, Bordeaux.


MAX BOUFATHAL

BIOGRAPHIE

max.boufathal@yahoo.fr http://maxboufathal.free.fr

Max Boufathal est né en 1983 à Paris. Il vit et travaille actuellement à Bordeaux. En 2002, il intègre l’école des Beaux-Arts de Nantes où il développe une manière très personnelle de concevoir ses sculptures. En 2007, il obtient le diplôme national d’expression plastique (DNSEP) à Nantes avec mention pour la qualité de la réalisation. En 2008, Max Boufathal s’engage dans de grands projets soutenus par les institutions et crée pour le CAPC, musée d’art contemporain de Bordeaux, des oiseaux titanesques, sculptures de divinités ou de monstres. Mai 2008, L’artiste est désormais représenté par la galerie Isabelle Suret à Paris où il confirme son goût pour le gigantisme en réalisant deux expositions personnelles. Les œuvres qu’il façonne peuvent dès lors apparaître comme autant de signes issus d’une culture neuve, quasi marginale. En mai 2010, il participe au OFF de la biennale de Dakar et en novembre 2010 à la biennale de danse de Bamako avec le collectif d’artistes issues de l’immigration africaine «Africa Light».

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RUSTHA LUNA POZZI-ESCOT

BIOGRAPHIE

rusthaluna@gmail.com http://www.rusthaluna.com/ http://femmesarmees.com/

Rustha Luna Pozzi-Escot est une artiste franco-péruvienne née en 1973 à Lima. Diplômée de l’université Pontificale catholique du Pérou (1996), de l’Ecole des Beaux-arts du Mans (2004) et de l’université Michel Montaigne Bordeaux 3 (2006). Elle s’intéresse à la spécificité de l’identité féminine. Sculpteur de formation, elle utilise également d’autres médiums comme la photographie, la vidéo ou la couture et des matériaux variés comme la résine ou la laine. Elle détourne des objets utilisés par les femmes dans leur quotidien ainsi que des savoir-faire féminins en leur donnant un nouveau sens. De ces appropriations d’images et de symboles liés à la femme, né un regard non-conformiste et non convenu sur les questions de genre. Des expositions personnelles ont validé son parcours dans des lieux qui comptent : Lakino festival Berlin, Tinbox contemporary art gallery, CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux et Galerie Forum à Lima en 2009. Elle a participé à de nombreuses expositions collectives, les plus récentes à OSTRALE´011  - International Exhibition of contemporary Arts, Dresde, Allemagne ; Mulier, mulieris ‘010, MUA, Musée de l’Université Alicante, Espagne et au CCCB à Barcelone, Espagne en 2009.


FATIMA SABRI

BIOGRAPHIE

xwazoo@yahoo.fr

Né au Maroc en 1973, Vit et travaille à Bordeaux. Diplômée d’Arts Plastiques à l’École des Beaux Arts de Casablanca - section Arts en 1996, et à l’École des Beaux Arts de Bordeaux - section Arts et Media en 1997, réalise plusieurs interventions  : 2007 Performances à l’occasion du Festival NOVART à Bordeaux, performance CAPC (Musée d’art contemporain de Bordeaux), commandée par l’association Présence Capitale Numérique, réseau 32 à Bordeaux « Ceci et mon cor Ceci et mon son », Son Art commandée par l’association She Is « Trash ». L’acte performative est le moyen d’expression qui me permet d’aborder les thèmes sur lesquels je travaille. Utiliser mon propre corps dans un espace/temps donnés dans des actions qui vassillent entre douceur et rage. Ces actions performatives, cherchent à naviguer sur le fil du rasoir et se matérialisent comme une sculpture sociale éphémère qui expérimente le réel et l’imaginaire.

AMADOU SANOGO

BIOGRAPHIE

www.amadousanogo.com

Né le 1 juillet 1977 à Ségou. Vit et travaille à Bamako. Amadou Sanogo a fait des études d’arts plastiques à l’INA entre 1998 et 2003. Au cours de son enfance à Ségou, celui que ses amis surnomment Bako, avait l’habitude de griffonner des images sur papier, en copiant les affiches des films vidéo qui ont été passés dans des petits magasin de télévision. Aussi il fabriquait des objets avec du fil de fer, c’est ainsi qu’il confectionnait pour le plaisir des casques de moto, de petites voitures. Ces objets suscitaient tellement d’intérêt qu’il a fini par en vendre. Lorsque il arrive à Bamako, ce sera pour faire des études à l’Institut des Arts Plastiques. Quand il commence à peindre, on retrouve à la base de ses créations des proverbes Bambara de son terroir. Il travaille beaucoup avec la peinture à eau, la fom, les colorants synthétiques, la gouache, l’acrylique et l’aquarelle. Comme support il utilise les draps, les bois de contreplaqué, et les cartons de récupération. Ses derniers travaux enquêtent sur l’identité de l’individu au sein de la société africaine. C’est le temps présent qui l’intéresse, et comment il peut construire l’imaginaire de la tradition. MC 2a l’a accueilli en résidence en 2010 dans le cadre du projet « Africa light ». 64


BADR EL HAMMAMI

BIOGRAPHIE

badrelhammami@hotmail.fr

Badr El Hammami est né au Maroc en 1979. Il vit et travaille en France où il obtient le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique à l’Ecole Régionale des BeauxArts de Valence. A travers différents médiums (installation, vidéo, performance), la question des frontières est au centre de son travail. « La frontière nécessite de faire front, nous oblige à être confronté à notre histoire, comme l’incontournable auquel il faut se référer pour penser ce qui est à venir (…) Lorsque je regarde une carte, j’y vois des lignes, une forme au travail à l’image de racines souterraines et de ruisseaux que je vais parcourir afin de découvrir ce qu’il advient de ces objets, de ces textes, de ces mots aux champs lexicaux si différents. »


YASSINE BALBZIOUI

BIOGRAPHIE

yassine.balbzioui@gmail.com www.yassinebalbzioui.com www.yassineb.com

Né au Maroc en 1972, il a suivi plusieurs enseignements : à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca (1996), à l’Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux (DNSEP 2001), puis à l’Université de Berkeley en Californie où il a suivi l’option cinéma en 2002. En 2010, il a lancé l’idée d’Africa light et avec Susanna le chantier a commencé pour toutes ces étapes. A la suite d’une résidence à Shakers, il a exposé « The fish inside me » au Château de la Louvière de Montluçon, puis à l’espace 29 à Bordeaux, France. Artiste multi-disciplinaire, il fait ainsi régulièrement appel à un bestiaire - poissons, canards, corbeaux, autruches…- figurant selon lui des stéréotypes de caractère, qui, pour être humains, n’en suggèrent pas moins des attitudes animales. Dans cette esthétique proche du carnavalesque, ses peintures, mais aussi ses photographies et ses vidéos tendent vers la catégorie du grotesque. S’il s’inscrit ainsi dans une certaine tradition littéraire et artistique, ce choix du hors norme, de l’hybride, de l’hétérogène, du fantastique et de l’étrange, mais aussi du burlesque, du bouffon et surtout, de la transgression et du renversement, interroge plus que jamais une actualité perturbée, exprimant, dans le malaise que la représentation grotesque distille, autant d’inquiétudes identitaires qu’une forme de « radicalité négatrice », dans le rejet des normes, de la bienséance et des évidences. Extrait du texte de Marie Deparis-Yafil, 2011 En 2011, il commence une collaboration fructueuse avec Cherismus (Sardaigne), il réalisera avec Marco Colombani des workshops avec plusieurs écoles de l’île. S’en suit une exposition collective « Let’s Circus » avec une école de cirque à Milan et une collaboration pour le projet de « il gioco dell’occa », installation permanente à la Galleria d’Arte Moderna e Contemporanea de Bergame (Italie) d’après l’idée de Marco Colombani. Toujours avec Cherismus, il interviendra pour une « Kanga party speciale Pasolini » dans le cadre de l’International Fair of Contemporary Art de Turin. Il participera également à une exposition sur le thème du néocolonialisme au Museo de América de Madrid. Il prépare plusieurs projets pour 2012 : une exposition personnelle à la galerie Listros (Berlin), une résidence à Dakar dans le cadre de Afropixel organisée par Kër Thiossane. Maintenant il travaille entre Bordeaux, Paris et Berlin. 66


crédits photos : Sébastien Rieussec, Guy Lenoir, Rustha Luna Pozzi-Escot, Susana Moliner, Yassine Balbzioui, Claire Soubrier imprimé en octobre 2011 par pixartprinting. design : Sabah El Jabli.


Profile for Susana Moliner

Africa Light  

Collectifs d’artistes comtemporains Yassine BALBZIOUI Max BOUFATHAL Badr EL HAMMAMI Rustha Luna POZZI-ESCOT Fatima SABRI coordination - pr...

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