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Frontières Cambodge-Vietnam : Protestations et Réserves historiques khmères On connaît les injustices du Protectorat français dans ses délimitations autoritaires des frontières du Cambodge avec les autres pays d’Indochine française : les frontières entre le Cambodge sous protectorat et la colonie française de Cochinchine ne cessaient d’être remaniées en faveur de la colonie, entre 1863 et 1914, pour atteindre son paroxysme en 1949, l’année où la France céda au Vietnam les terres khmères de Cochinchine. (cf. Sarin Chhak, Les Frontières du Cambodge, Tome I, Thèse, Paris, 1964). Ces délimitations furent faites principalement par : - La Décision du Gouverneur de Cochinchine du 9 juillet 1870 ; - La Convention franco-khmère du 15 juillet 1873 sur l’implantation de 124 bornes frontalières entre la Cochinchine et le Cambodge du nord jusqu’au canal de Vinh Té (Hatien, Cochinchine) ; - La Circulaire du 31 juillet 1914 du Gouverneur général de la Cochinchine délimitant la province khmère de Kampot et Hatien (Cochinchine) - La Circulaire du Gouverneur Général de l’Indochine du 6 décembre 1935 délimitant la frontière entre la province khmère de Kandal et Chaudoc (Cochinchine) - La décision du Gouverneur Général de l’Indochine, Jules Brévié, du 31 janvier 1939 qui fixe la limite administrative des espaces maritimes entre la Cochinchine et le Cambodge. - La Circulaire du 2 décembre 1942 du Gouverneur général de l’Indochine échangeant des territoires entre la province de Kandal et Chaudoc (Cochinchine) Les revendications du Cambodge depuis 1949 En 1949, le Cambodge a envoyé une délégation (composée de MM Chhean Vâm, Thonn Ouk, Sonn Voeunsai, Son Sann) pour protester auprès du Gouvernement français de M. Coste-Floret qui voulait céder la Cochinchine à l’empereur annamite Bao Dai. Selon M. Chhean Vam : « La Délégation cambodgienne, fut puissamment aidée par l’Assemblée de l’Union Française présidée par Son Altesse Ping Peang Yukanthor et comprenant de nombreux membres cambodgiens. Cette assemblée a émis un avis nettement défavorable au projet de cession de la Cochinchine à l’empereur Bao Dai ». Malgré les soutiens de personnalités françaises du Conseil de la République et de l’Assemblée Nationale, le Gouvernement Coste-Floret, par la loi de 1949, a décidé que la Cochinchine, dans sa totalité, fût rattachée à l’Annam. Mais, cette question de la Cochinchine a dû repasser en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale Française, où M. Gaston Defferre a fait voter une Motion qui porta son nom et qui a demandé au Gouvernement Français de régler au préalable, suivant la proposition cambodgienne, toutes les questions pendantes entre le Cambodge et la Cochinchine avant la cession de cette colonie à l’Annam, en particulier : - le statut des autochtones khmers de Cochinchine,


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- la rectification des frontières entre les deux pays, … « Cette motion est toujours valable et les questions restant à régler concernent principalement : les rectifications de frontières au profit du protectorat et le statut des Cambodgiens du Kampuchea Krom », affirme M. Son Sann, dans sa lettre du 8 février 1996 au Prince Norodom Ranariddh et à M. Hun Sen, Co-Premiers Ministres. Après le rattachement d’office par la France du territoire de Cochinchine au Vietnam, le Cambodge a encore une fois soulevé, à la Conférence de Genève de juillet 1954 sur l’Indochine, la question de ses droits sur sa terre ancestrale. Dans la déclaration de M. Tep Phan, Délégué du Cambodge, on peut lire : « Les paragraphes 7, 11 et 12 de l’Acte Final stipulent le respect de l’intégrité territoriale du Vietnam. La Délégation cambodgienne demande à la Conférence de considérer que cette clause n’implique pas l’abandon des Droits et intérêts légitimes que le Cambodge pourrait faire valoir à l’égard de certaines régions du Sud Vietnam et au sujet desquelles le Cambodge a formulé d’expresses réserves, notamment au moment de la signature du Traité Franco-Khmer du 8 novembre 1949, sur les relations entre le Cambodge et la France, et lors du vote de la loi française rattachant la Cochinchine au Vietnam. « Fidèle à l’idéal de paix et au principe international de non-immixtion, le Cambodge n’entend pas s’insurger dans les affaires intérieures de l’Etat du Vietnam, et s’associe entièrement au principe du respect de son intégrité sous la réserve d’ajustement et de régulation de la délimitation des frontières entre cet Etat et le Cambodge, frontières jusqu’ici fixées par simple acte unilatéral de la France. « A l’appui de cette déclaration, la Délégation du Cambodge adresse à tous les membres de la Conférence un « Mémoire sur les terres cambodgiennes au Sud-Vietnam ». Pendant la Guerre du Vietnam Après la Conférence de Genève de juillet 1954, les problèmes de frontières ont ressurgi, surtout du côté vietnamien, avec la guerre américano-vietnamienne. Des incursions aussi bien de la part des forces du FNL et Nord vietnamiennes que de celle des forces sud-vietnamiennes des Généraux Nguyen Van Thieu et Nguyen Cao Ky se sont fréquemment perpétrées à l’intérieur des terres cambodgiennes. Entre 1963 et 1969, la reconnaissance de l’intégrité territoriale du Cambodge a pu être faite par plus de trente Etats, dont effectivement la France, la Grande-Bretagne, l’URSS, la République Populaire de Chine, le Japon, l’Australie, la Yougoslavie, la République Démocratique Populaire de Corée, l’Egypte, le Sénégal, … La République Démocratique du Vietnam l’a fait de même, en réitérant, à deux reprises, son engagement dans ses déclarations en date du 27 juin 1964 et du 8 juin 1967 aux termes desquelles elle « reconnaît et s’engage à respecter l’intégrité territoriale du Cambodge dans ses frontières actuelles. » A noter aussi qu’en mai 1970, une « Conférence au Sommet des Peuples indochinois » s’est tenue à Canton, en République Populaire de Chine : où, une fois de plus, devant le Prince Norodom Sihanouk, le Premier Ministre Pham Van Dong de la R.D. du Vietnam, le Président Nguyen Huu Tho du FNL du Sud Vietnam, le Prince Souphanouvong Président du Neo Lao Hakxat du Laos se sont solennellement engagés à « reconnaître et respecter l’intégrité territoriale du Cambodge dans ses frontières actuelles ». _________


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Unofficial translation from French by the Cambodia’s Border Committee [www.cfccambodge.org] NORODOM SIHANOUK: My Second Text for December 12, 2003. I / - Concerning a recent letter addressed to me by Samdech Krom Preah N. Ranariddh asking me to tell this and that to Samdech Hun Sen and his government, some newspapers have misinterpreted my so-called “rejection” of the written requests of the President of Funcinpec relating to our national borders. I have, in this respect, the duty to make the following clarifications (“Mise au Point”): II / - Like any respectable Khmer patriot, I accept and will accept for Cambodia only the official and internationally recognized (including the U.S.A. in 1969) outline of the territorial and maritime borders of Cambodia dated 1963 (after the fair Verdict by the International Court of the Hague concerning the Khmer hill and the temple of Preah Vihear, in 1962) and 1969 (before the Putsch of the Lon Nol-Sarik Matak Group on March 18, 1970). III / - I do not recognize and will not recognize the treaties between the Khmer regime proSRV [pro-Socialist Republic of Vietnam] (1979-1990) and other bilateral “Indochinese” states treaties, nor the Thai-Vietnamese treaties impairing the territorial integrity, and the outline of the territorial and maritime borders of Cambodia (KAMPUCHEA) dated from 1963 to 1969. IV / - As the King of Cambodia (2nd Kingdom), I will not sign the treaties on the territorial and maritime borders of the “new the Khmer Kingdom” and her neighbors (Socialist Republic of Vietnam, Thailand, Laos) because these treaties will not be the guarantor of the preservation of the outline of the territorial and maritime borders of Cambodia dated from 1963 to 1969. V / - This being said, the Funcinpec (just like the CPP and the PSR), elected by the Sovereign Nation to exert on her behalf the full State Power and, consequently, all the state and national responsibilities, must address directly to the RGC [Royal Government of Cambodia] and its Head rather than resorting to the service of the King. Signed Norodom Sihanouk Copy certified to be faithful to the handwritten letter by His Majesty the King by: The Cambodia’s Border Committee in France and Worldwide. Paris, December 15, 2003.


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Unofficial translation from French by KI-Media:


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