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LE MAGAZINE DU TOURISME EN SUD DE FRANCE LANGUEDOC-ROUSSILLON

SUD DE FRANCE LANGUEDOC-ROUSSILLON

Languedoc-Roussillon,

naturellement Sud Collioure, la perle du Roussillon Narbonne, la mémoire romaine Sète, la petite Venise du Languedoc

Art de vivre Une région de vins et de gastronomie

Mende, porte des Grands Causses

Bouger

ÉTÉ 2014

Aigues-Mortes, la forteresse au pied de la Camargue

Des activités ludiques 100% nature terre et mer !

Escapades : 5 idées de circuits clés en main à travers la région INCONTOURNABLES : CARCASSONNE, PONT DU GARD, CANAL DU MIDI… TOUS LES SITES INCRITS AU PATRIMOINE DE L’UNESCO


Direction de la communication de Sud de France Développement - 03/2014 - © Photos : P.Palau, B. Liegeois

LANGUEDOC-ROUSSILLON

Le vrai luxe c’est d’être là !

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ÉDITORIAL

Embarquement immédiat

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Sachez déguster avec modération.

Plus d’informations Afin de compléter votre lecture et votre découverte du Languedoc-Roussillon, “Sud de France Développement – Tourisme en Languedoc-Roussillon” dispose de plusieurs outils complémentaires : • le site : www.destinationsuddefrance.com • les applis Smartphone monSuddeFrance et Sud Prestige. En scannant le QR code ci-contre avec votre smartphone, vous arrivez directement sur la page d’accueil du site www.destinationsuddefrance.com proposé par Sud de France Développement – Tourisme en Languedoc-Roussillon.

R

égion de tourments dans les temps reculés de l’histoire du fait de sa position aux confins du royaume de France, le Languedoc-Roussillon a su devenir une région charnière, entre Nord et Sud, entre terre et mer, entre France et pays limitrophes, entre patrimoine et modernité. Ici en Languedoc-Roussillon, des Pyrénées-Orientales à la Lozère, de l'Hérault à l’Aude en passant par le Gard, les liens intimes entre le paysage et l’architecture, entre les villages et les hommes sont une évidence. La nature, préservée et accessible à tous, y est le trait d’union entre plaisir et détente. L’unique est partout à portée de main : avec déjà six sites (les Causses et les Cévennes, la cité de Carcassonne, le Canal du Midi, le Pont du Gard, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et les forteresses Vauban), le Languedoc-Roussillon est ainsi la région de France la mieux pourvue en monuments et lieux inscrits par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité, et l’une des moins urbanisée de France. Car le Languedoc-Roussillon est une vaste terre de contrastes où, de la Méditerranée aux Pyrénées, de la Margeride aux Aspres en passant par la Petite Camargue et les Corbières, la beauté sauvage de ses sites n'a d’égal que le charme apaisant des 220 kilomètres de plages du littoral. Mais la richesse de cette région, si diverse, va bien au-delà. Entre villes qui bougent et villages ayant su conserver leur âme, entre chefs étoilés fiers ambassadeurs de la gastronomie régionale et domaines viticoles tournés vers l’œnotourisme, c’est un kaléidoscope de couleurs, de senteurs et de saveurs. Un véritable océan de sensations, qui ne demande qu’à être découvert. Christian Bourquin Président de la Région Languedoc-Roussillon Sénateur

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édito

Édité par la société du journal Midi Libre pour le compte de Sud de France Développement. SA au capital de 6 356 302 € Principaux actionnaires : GSO – SA – FCPE GMLA Siège social : rue du Mas de Grille 34430 Saint-Jean-de-Védas Adresse postale : 34438 Saint-Jean-de-Védas-Cedex Tél : 04 67 07 67 07 Directeur de la publication : Alain Plombat Conception, coordination éditoriale : Didier Thomas-Radux - Mail : dtradux@midilibre.com Textes : Didier Thomas-Radux, Marie Vanhamme, Anne Schoendoerffer, Claire Mondrian. Crédits photos : Sud de France Développement (photos de Paul Palau et Bernard Liégeois), Aurélio Rodriguez, Patrice Blot (photo aérienne P.4-5), Midi Libre (photos de Pierre Saliba, Jean-Michel Mart, Alexis Béthune, Michael Anisset, David Pagès, Jean Bernard, David Crespin, William Truffy, Dominique Quet), Sensotek, Marc Dantan, Golf Mas de Huston, Didier Thomas-Radux, Régie Autonome des Sports et Loisirs Les Angles, Farshid Moussavi-Dominium, Sou Fujimoto, Norman Foster, BIM, Cabinet Médard-Ville de Lunel, Puilaurens-Jean Vidal, RNR Nyer, OT Vernet les Bains, Languedoc-Roussillon Cinéma, archives L’Indépendant. Remerciements : Véronique et Julien Lucas (photo p.64) Photo de une : Sud de France Développement, Crédit Paul Palau. Maquette : Studio IDM, Saint-Jean-de-Védas. Imprimé en Europe. Dépôt légal : à parution Numéro ISSN : 2112-7468 Commission paritaire : 0413K 90782 Sud de France Développement/Midi Libre - mai 2014 ©


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SOMMAIRE SUD DE FRANCE

4-21

Légende

LES INCONTOURNABLES

LES 6 SITES DU LANGUEDOC-ROUSSILLON INSCRITS AU PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITÉ PAR L’UNESCO : • CAUSSES ET CÉVENNES (6-8), AUTOUR : ANDUZE, VÉZÉNOBRES, ALÈS, SAINT-HYPPOLYTE-DU-FORT, PORTES, FLORAC (9) • FORTERESSES VAUBAN (10), CHEMINS DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE (11) • PONT DU GARD (12-14), AUTOUR : VERS-PONT-DU-GARD, UZÈS, LUSSAN, SAINT-QUENTIN-LA-POTERIE (15) • CITÉ DE CARCASSONNE (16-18), AUTOUR : LASTOURS, CAUNES-MINERVOIS, LIMOUX, MONTOLIEU, CASTELNAUDARY (19) • CANAL DU MIDI (20-21)

Patrimoine Ville d’art Témoignage antique

18-65 DESTINATION

Station thermale

PORT-VENDRES ET PAULILLES (24), COLLIOURE (25), ARGELÈS-SUR-MER (26), AUTOUR DE LA CÔTE VERMEILLE : BANYULS, ELNE, ILLE-SUR-TÊT, THUIR, CÉRET (27) LA CLAPE (28), AGDE (29), LES PAILLOTES, DE CANET-EN-ROUSSILLON À LA GRANDE-MOTTE (30-31), SÈTE (32), ETANG DE THAU (32), PALAVAS (33), VILLENEUVE-LÈS-MAGUELONE (33), LA GRANDE-MOTTE (34), LE GRAU-DU-ROI (34), AIGUES-MORTES (35), PERPIGNAN (38), CANET-EN-ROUSSILLON (39), NARBONNE (40), FONTFROIDE (40), MINERVE (41)

Plan d’eau

PORTFOLIO UNE RÉGION DE DESIGN ET D’AUDACE ARCHITECTURALE (42-45)

Aquarium

VILLES

Station de montagne

sommaire

MÉDITERRANÉE

BÉZIERS (46), PÉZENAS (47), PARC RÉGIONAL DU HAUT LANGUEDOC (47), MONTPELLIER (48), AUTOUR DE MONTPELLIER : LES MATELLES, VILLETELLE, PIC SAINT-LOUP, CLARET, PRADES (51) NÎMES (52), AUTOUR DE NÎMES : SOMMIÈRES, VERGÈZE, LE CAILAR, BAGNOLS, ST-PAULET-DE-CAISSON (55), MENDE (56), AUTOUR DE MENDE : GORGES DU TARN, CAUSSE MÉJEAN, VALLON DU VILLARET, LANGOGNE (57)

TERROIR

LE CANIGOU (58), SALSES-LE-CHÂTEAU (59), LEUCATE (59), GRUISSAN (59), CHÂTEAUX CATHARES (60), MONT AIGOUAL (66), SAINT-GILLES (67), BEAUCAIRE (67)

Golf Parc animalier

Port de plaisance Halte fluviale Aéroport Gare TGV

LES CIRCUITS • • • • •

CIRCUIT CIRCUIT CIRCUIT CIRCUIT CIRCUIT

Jardin remarquable

GARD : LA PETITE CAMARGUE AU FIL DE L’EAU (36-37) PYRÉNÉES-ORIENTALES : AU PIED DU CANIGOU (62-63) AUDE : ENTRE TERRE ET MER (64-65) HÉRAULT : EN ROUTE POUR LE SALAGOU (68-69) LOZÈRE : DANS LES PAS DE STEVENSON (70-71)

Parc naturel régional Visite d’entreprise

70-83 ART DE VIVRE

LE PLUS VASTE ESPACE VITICOLE DU MONDE (74-75) LE CŒUR BATTANT DE LA GASTRONOMIE RÉGIONALE (76-77) LE COIN DES ÉPICURIENS (78-79) LE LANGUEDOC-ROUSSILLON, TERRE D’ÉTOILÉS (80-81)

Station verte de vacances Plus beaux villages de France

84-95 BOUGER

Unesco

NATURE

UN BON BOL D’AIR ! (84-85), LES VOIES VERTES, 100% NATURE (84), RAFTING, CANYONING OU CANOË (85), LA MONTAGNE EN ÉTÉ (85), UNE MER À DÉCOUVRIR (86), DES GOLFS POUR PRO ET AMATEURS (87)

ARTS DU

Pavillon bleu

ET MUSÉES

FAUVISME À L’ART MODESTE

FESTIVALS

(88), LES

EXPOS À NE PAS MANQUER

(88)

Chemins de Saint-Jacquesde-Compostelle

ET TRADITIONS

UNE CULTURE, DES CULTURES (89), LES PRINCIPAUX FESTIVALS DE L’ÉTÉ (89) LE LANGUEDOC-ROUSSILLON, UN VRAI DÉCOR DE CINÉMA ! (90) ARTISANAT, LE GÉNIE AU BOUT DES DOIGTS (92)

Rivières et canaux du Midi

BIEN-ÊTRE SPA

ET MASSAGES POUR UN SÉJOUR DÉTENTE

(93), UN

THERMALISME PLURIEL

SÉJOURNER HÉBERGEMENT :

Voie Domitienne UN SÉJOUR SUR MESURE

(94), POUR

VENIR

(95)

QUALITÉ SUD

DE

(93)

FRANCE,

LA MARQUE CITÉE EN EXEMPLE

(96) SUDDEFRANCE - 2 -


Causses et Cévennes Patrimoine de l’Unesco

SUDDEFRANCE - 3 -


VUE AÉRIENNE DE LA CITÉ DE CARCASSONNE. SUDDEFRANCE - 4 -


CAUSSES ET CÉVENNES

10 FORTERESSES VAUBAN

11 CHEMINS DE SAINTJACQUES-DE-COMPOSTELLE

12/15 PONT DU GARD

16/19 CITÉ DE CARCASSONNE

20/21 CANAL DU MIDI

INCONTOURNABLES

6/9

Forgé par la nature et par l’histoire des hommes, le patrimoine du LanguedocRoussillon est unique. La région a d’ailleurs la chance d’être l’une des plus riches de France, quant à la diversité des sites inscrits au niveau international. Ce sont en effet six sites exceptionnels, qui ont été reconnus comme faisant partie du patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco. Outre la cité de Carcassonne, le Canal du Midi, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle dont deux traversent la région, le classement intègre le Pont du Gard, les forteresses de Vauban situées en lisière de frontière avec l’Espagne, et depuis 2011 les paysages des Causses et des Cévennes. Une liste impressionnante, qui a de fortes chances de s’enrichir dans les années à venir, puisque un comité scientifique doit plancher pour la reconnaissance de cette qualité aux châteaux cathares. De la Rome antique au Moyen-Âge, en passant par les croisades, l’épopée cathare, la fronde et tous les soubresauts de l’histoire, le Languedoc et le Roussillon gardent bien ancrées ces traces d’un passé qui a forgé le monde.

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INCONTOURNABLES CAUSSES ET CÉVENNES CÉVENNES

Les Causses et les Cévennes, une valeur universelle exceptionnelle

L

e territoire est vaste. Il recouvre 3 000 km2 répartis sur quatre départements dont trois en Languedoc-Roussillon : la Lozère, l’Hérault et le Gard que délimitent les villes d’Alès, Ganges, Lodève et Mende. Les paysages diversifiés sont d’une égale beauté. Les vallées cévenoles alignent leurs terrasses plantées de châtaigniers, de vignes et de mûriers. Les monts Aigoual et Lozère pointent leurs crêtes de granit, domaines de massifs forestiers mais aussi de prairies et de troupeaux transhumants. Les Causses, d’immenses plateaux calcaires sont hérissés de chaos rocheux, recouverts de pelouses, creusés de gorges aux périples tumultueux… Nés de l’alliance de l’homme et de la nature, les Causses et les Cévennes transmettent la permanence d’un paysage préservé, représentatif de la montagne méditerranéenne, en voie de disparition en Europe, et de la tradition agropastorale, expression d’une agriculture non mécanisée et de l’élevage en pâturage. C’est au titre des paysages culturels forgés par les générations passées et présentes, ayant développé une activité d’agro-pastoralisme, qu’ils sont inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité depuis juin 2011. En tout, 231 communes sont concernées par le classement, dont 86 dans le Gard, 82 en Lozère et 28 dans l’Hérault. Les plateaux caussenards, grands espaces de pelouse sèche au relief arrondi, sont le fruit d’une activité ancestrale et toujours vivace où la brebis tient la première place. Si l’évolution des exploitations, leur diminution (pas plus de 100 agri-

culteurs aujourd’hui) et l’augmentation de leur taille affectent la pratique de la transhumance, l’agro-pastoralisme actuel reste proche des systèmes traditionnels.

Un patrimoine à la fois paysager, naturel et culturel Ailleurs, sur les hautes terres granitiques s’y ajoute l’élevage bovin quand les chèvres investissent les vallées cévenoles schisteuses. La valeur universelle de ce territoire résulte de la présence des différents types d'organisation pastorale rencontrés sur le pourtour de la Méditerranée, agro-pastoralisme, sylvo-pastoralisme, transhumance et pastoralisme sédentaire. Le territoire reconnu par l’Unesco inclut le Parc national des Cévennes, le Parc naturel régional des grands Causses, des sites naturels d’exception, à la magie envoûtante : les gorges du Tarn, succession vertigineuse de circonvolutions rocheuses, le cirque de Navacelles, immense méandre creusé tel un canyon que la rivière, la Vis, a abandonné… Mais cette reconnaissance internationale incite aussi, au-delà des lieux largement fréquentés, à explorer d’autres chemins de découverte, à la rencontre du patrimoine naturel et bâti transmis et préservé de génération en génération… Les fermes isolées, les maisons regroupées en petit hameau, les bergeries voûtées, les caves, les jasses – ces bergeries estivales – les drailles, chemins de la transhumance, ou encore les lavognes – points d’eau naturels pour abreuver les troupeaux – les ponts pour traverser les cours SUDDEFRANCE - 6 -


A VOIR/A FAIRE LES BELVÉDÈRES DE BLANDAS Des plateaux caussenards on peut dominer les fameuses gorges de la Vis. Une promenade des Belvédères au départ de Blandas permet de découvrir du plateau le cirque de Navacelles. Maison des Belvédères, Blandas. Tél. 00 33 (0)4 99 51 60 36

LES RUCHES TRONC Les Cévenols découpaient des tronçons d’arbres creux que colonisaient les abeilles. Ces ruches troncs étaient très répandues jadis. Un conservatoire de ruches a été installé à Arrigas sur un site bucolique, près d’une rivière. Accès libre. Etable du Grand Champ, route de Peyraube, Arrigas.

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GĂŠnolhac

ALĂˆS

Barjac Bessèges è ze

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SaintAmbroix

NĂŽMES

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La Grand-Combe

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Saint-AndrĂŠde-Valborgne Saint-Jeandu-Gard

1565 m Mont Aigoual

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UNE CROIX DES TEMPLIERS, SUR LE MONT LOZĂˆRE.

Valleraugue

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LE VIGAN

versants des vallÊes cÊvenoles, la construction de terrasses, à grand renfort de pierres ÊrigÊes en murets, tÊmoignent de la nÊcessitÊ de gagner du terrain pour les activitÊs agricoles. Sur le Mont Lozère, les bornes de granit gravÊes d’une croix de Malte, rappellent la prÊsence des Hospitaliers (ordre militaire) et des grands espaces vouÊs à l’Êlevage qu’ils possÊdaient. Brebis caussenardes, race bovine Aubrac, chèvres de race alpine que l’on aperçoit dans les vallÊes cÊvenoles, sur les plateaux caussenards ou les socles de l’Aigoual, disent aussi la permanence d’une activitÊ qui a façonnÊ les paysages depuis trois millÊnaires. ◗ www.caussesetcevennes.com

INSOLITE/LE CHAOS DE NÎMES Inscrit au cœur du Parc national des CÊvennes, le chaos de NÎmes-le-Vieux est un Êtrange amas de pierres calcaires, pouvant faire croire à une citÊ ruinÊe. C’est au scalpel de l’Êrosion avec l’action de l’eau, du gel, du soleil et du vent que ce paysage s’est sculptÊ, crÊant des formes Êtranges et fantastiques dans le calcaire dolomitique. Le site est accessible par le col du Perjuret. Un sentier pÊdagogique traverse le chaos entre les hameaux de Hom et Gally au dÊpart de Veygalier. www.cevennes-parcnational.fr

VĂŠzĂŠnobres

LĂŠdignan Saint-Hippolytedu-Fort

Saint-Chaptes rd

Sauve Quissac

Saint-Mamertdu-Gard

N

S

DÉCOUVRIR

SE RESTAURER

SE DÉTENDRE

d’Alès

Un restaurant campagnard dans un vieux corps de ferme, pour une ambiance authentique. Produits de la ferme et de saison. MassĂŠjean 48220 Saint-Mauricede-Ventalon. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 45 81 51

des Sambucs

ě?ƒ Mine tĂŠmoin Une ancienne mine pour dĂŠcouvrir l’histoire minière des CĂŠvennes qui s’Êtend du XIIIe au XXe siècle. Chemin de la CitĂŠ Sainte-Marie, 30100 Alès. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 30 45 15 www.mine-temoin.fr

í˘˛ Bambouseraie Prafrance

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Ga rd

GARD

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Autant d’ÊlÊments rÊvÊlateurs d’un ➼ d’eau‌ système agropastoral toujours vivant. Sur les

Lasalle

Sumène

A

í˘łí˘ą ě?ƒ í˘ł í˘˛Anduze

ALĂˆS

CrÊÊe en 1856 en plein milieu des CÊvennes, ce jardin exotique est devenu la plus remarquable bambouseraie d’Europe. Plus de 200 variÊtÊs de bambous sont reprÊsentÊes sur 32 hectares. Direction Anduze à GÊnÊrargues. TÊl. 00 33 (0)4 66 61 70 47 www.bambouseraie.fr

í˘ł MusĂŠe du DĂŠsert Un musĂŠe sur l’histoire du protestantisme et la guerre des Camisards, les ĂŠglises du dĂŠsert‌ Non loin, Ă voir les arches de pierre du pont des Camisards du XVIIe siècle. Mas Soubeyran 30140 Mialet. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 85 02 72 www.museedudesert.com

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ě?ƒ Chez DĂŠdet

í˘˛ Boutique Origine CĂŠvennes Produit typique des CĂŠvennes l’oignon doux, cultivĂŠ en terrasses, est rĂŠcoltĂŠ Ă la fin de l’ÊtĂŠ. La coopĂŠrative Origine CĂŠvennes – qui regroupe une centaine de producteurs – vend en direct des produits Ă  base d’oignons dans sa boutique. Route de Valleraugue, 30570 Saint-AndrĂŠde-Majencoules. TĂŠl. 04 67 82 50 64 www.oignon-doux-descevennes.fr

í˘ł Les 3 Barbus Les propriĂŠtaires de cet hĂ´telrestaurant, dont la terrasse donne sur la vallĂŠe des Camisards, ont fait appel Ă JĂŠrĂ´me Nutile, MOF (meilleur ouvrier de France), pour ĂŠlaborer la carte de l’Êtablissement, qui depuis a pris le statut de restaurant gastronomique. Route de Mialet, 30140 GĂŠnĂŠrargues. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 61 72 12

ě?ƒ Le Jardin

Un jardin privÊ à visiter mais oÚ l’on peut aussi sÊjourner (gÎte) et dÊjeuner d’un simple et divin casse-croÝte : soupe de courgettes et citron, boulgour aux amandes et tomates, cake carotte et herbes, fleurs comestibles, bourrache et tagète du jardin. Le Villaret route de Valleraugue, 30440 Pont-d’HÊrault. TÊl. 00 33 (0)6 82 49 59 19.

HÉBERGEMENT

ě?ƒ Mas des Bulles Dormir sous une bulle transparente Ă flanc de colline avec comme spectacle, la canopĂŠe des chĂŞnes verts. C’est l’expĂŠrience d’Êco-tourisme que propose le Mas des Bulles, Ă  une dizaine de kilomètres d’Alès. Le Terme 30140 Saint-SĂŠbastiend’Aigrefeuille. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 25 15 86 www.masdesbulles.com

í˘˛ Le Mas de la Taillade Un mas de plus de 200 ans totalement restaurĂŠ et redĂŠcorĂŠ en hyper-contemporain, proposant deux chambres et une suite de grand luxe. La Taillade 30430 MĂŠjannes-le-Clap. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 24 00 79 www.le-mas.com

A


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INCONTOURNABLES CAUSSES ET CÉVENNES

CÉVENNES

Anduze, bastion du protestantisme et des potiers Sur la route qui mène à Anduze, des nombreuses poteries évoquent une tradition ancienne d’où est issu le célèbre vase d’inspiration florentine qui porte le nom de la ville, reconnaissable par ses guirlandes et macarons aux couleurs miel, vert olive et brun (photo). Porte méridionale des Cévennes, Anduze est une cité souriante. Aux nombreuses terrasses de restaurants sur sa rue principale répondent des ruelles tortueuses au caractère médiéval. La tour de l’Horloge du XIVe siècle est la seule trace des remparts qui protégeaient ce centre militaire, bastion du protestantisme. Au centre de la place couverte qui abrite les halles, une curieuse “Fontaine Pagode” arrondit ses tuiles vernissées et colorées. Sur la place trône le temple, l’un des plus grands de France, qui propose régulièrement des concerts. Tél. 00 33 (0)4 66 61 98 17 www.anduze-tourisme.com

Alès, capitale des Cévennes Alès, ancienne cité minière, s’étire le long du Gardon et ses quatre grands parcs lui valent le label des “villes fleuries”. Dans les rues vous rencontrerez la cathédrale Saint-JeanBaptiste, le fort Vauban, une citadelle édifiée à la manière de Vauban. Il faut traverser le Gardon pour visiter le Musée Pierre-André-Benoît, imprimeur d'art ami des grands peintres, qui fit don d’une partie de sa collection privée à sa ville natale. Tél. 00 33 (0)4 66 52 32 15 www.ot-ales.fr

Passé soyeux à Saint-Hippolytedu-Fort À Saint-Hippolyte-du-Fort, on peut, le temps d’une visite à l’écomusée de la soie, renouer avec le riche passé cévenol quand la région était l’une des premières productrices de soie au monde. Dans la magnanerie du musée, on perpétue l’élevage du ver à soie à des fins pédagogiques. Dans la filature attenante, on dévide les cocons et l’on apprend les différentes techniques de tissage traditionnelles. Tél. 00 33 (0)4 66 77 66 47 www.museedelasoiecevennes.com

Paysages uniques sur la corniche des Cévennes A partir d’Anduze, on peut emprunter la sublime départementale D9, perchée sur la corniche des Cévennes, qui offre des paysages époustouflants, monts et vallées se chevauchant à perte de vue, pour arriver à Florac en Lozère, siège du Parc National des Cévennes, installé dans le château des seigneurs de Florac. A proximité, la source du Pesquier dévale en multiples chutes un gros éboulis calcaire. Tél. 00 33 (0)4 66 49 53 00 www.cevennes-parcnational.fr

Portes, vaisseau de pierre amarré à la montagne Au nord d’Alès, cette ancienne forteresse surveille la vallée de son appareil en forme d’éperon perché sur une ligne de crête. Elevé au XIe siècle, ce château, placé au bord de la voie Régordane, possède une belle habitation de l’époque Renaissance sur trois niveaux, dotée de cheminées monumentales. Tél. 00 33 (0)4 66 54 92 05 www.chateau-portes.org

Vézénobres, carrefour des sud Construit pour surveiller les abords de la voie Régordane (un des chemins de Saint-Jacquesde-Compostelle) entre Méditerranée et Auvergne, ce joli village perché – qui fut très prospère grâce à l’agriculture – était doté d’un château dont les ruines continuent de dominer les lieux tandis qu’en contrebas défile le confluent des gardons d’Alès et d’Anduze (d’où le nom de Gardonnenque de ce territoire). De là, vue superbe sur la garrigue et les Cévennes ; et la déambulation dans le bourg permet de découvrir de belles maisons médiévales dont les plus anciennes remontent au XIIe siècle. Célèbre pour sa culture de la figue, Vézénobres continue de célébrer ce fruit lors d’une fête de la figue en septembre et possède également un verger-conservatoire de la figue. Tél. 00 33 (0)4 66 83 62 02 - www.vezenobres-tourisme.fr/

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INCONTOURNABLES LES FORTERESSES VAUBAN

A VOIR/MONT-LOUIS, PLUS HAUTE VILLE FORTIFIÉE Alors que la France reprend le Roussillon des mains du pouvoir espagnol en 1659 et signe le Traité des Pyrénées mettant fin à la guerre, l'architecte militaire Vauban est chargé de trouver la nouvelle place forte du Conflent. Après maintes recherches, ce sera ici, à Mont-Louis (Pyrénées-Orientales), au carrefour du Conflent, du Capcir et de la Cerdagne. Les travaux démarrent en 1679. Depuis la citadelle, les militaires peuvent garder un œil sur la place forte rivale, Puigcerdá, en terre espagnole. Sous la citadelle, la partie civile attendra quelques dizaines d'années avant d'être habitée. Mont-Louis compte à présent près de 300 habitants. Perchée à 1600 mètres d'altitude, elle est considérée comme la ville fortifiée la plus haute de France. Ses fortifications ont également été inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco. Et elles abritent, aujourd'hui encore, l'une des dernières formations militaires à occuper un site conçu par Vauban : le Centre National d'entraînement commando, qui voit près de 4 000 stagiaires s'aguerrir chaque année en ces lieux.

VILLEFRANCHEDE-CONFLENT

www.mont-louis.net.

Des places fortes inexpugnables Mont-Louis et Villefranchede-Conflent, inscrits au patrimoine mondial de l’Humanité par l'Unesco, font partie des 14 sites répertoriés “Forts Vauban”.

O

n reconnaît Villefranche (Pyrénées-Orientales) au marbre rose qui la revêt. Mais aussi et surtout aux fortifications qui l'entourent et qui lui ont valu le surnom de Villefranche “la bien gardée”. Cette cité médiévale a été fondée en 1092 par le comte de Cerdagne, pour protéger les vallées alentour des invasions. C'est en 1654 que les Français conquièrent la commune. Le pouvoir espagnol doit battre en retraite. Ses fortifications sont alors démantelées par les sujets du roi de France. Puis, en 1669, d'autres

remparts sont érigés selon les plans d'un certain marquis de Vauban. Ce dernier fut nommé maréchal de France par Louis XIV pour avoir doté la France d'une “Ceinture de fer”, version imagée des multiples fortifications dont cet architecte militaire est l'auteur, Villefranche compris. En flânant le long de ses rues pavées, le visiteur peut encore apercevoir des vestiges de la commune telle qu'elle était au Moyen-Age. La tour du Diable, près de l'église, tire en effet ses origines de l'époque médiévale. Tout comme la porte du Roussillon ou encore la porte de France. De la période Vauban, il reste les fortifications, mais aussi le célèbre Fort Libéria. Créé par l'architecte en 1681, ce fort se situe à l'extérieur de la cité, à flanc de montagne. Il domine la ville, mais lui est aussi relié par un passage souterrain, communément nommé l'escalier “des mille marches”. Il n'en compte en réalité que 734... Mais le charme des légendes l'emporte. ◗

A VOIR/FOUR SOLAIRE Installé en 1947 dans la cité Vauban ellemême, le four solaire de Montlouis est précurseur de l’énergie solaire. Une visite insolite et pédagogique.

www.four-solaire.fr

www.villefranchedeconflent.com SUDDEFRANCE - 10 -


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INCONTOURNABLES CHEMINS DE SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE

A VOIR/LA VIA TOLOSANA, JOYAU ROMAN La Via Tolosana, ou voie d’Arles, était empruntée par les pèlerins d’Europe Centrale, de Provence et de la péninsule italienne. D’un tracé en partie commun avec l’ancienne Via Domitia romaine, cet itinéraire méridional traverse le Gard et les haut cantons de l’Hérault pour rallier Toulouse. L’étape première en LanguedocRoussillon de ce qui est balisé en tant que GR 653 est l’abbatiale de Saint-Gilles (voir page 67). Le chemin de Saint-Jacques traverse ensuite les paysages agricoles de la petite Camargue puis le montpelliérain. A Montpellier même, un circuit pédestre jalonné de clous de bronze au sol suit une partie de l’ancien itinéraire des pèlerins. La voie emprunte ensuite le célèbre pont du Diable (photo), le plus ancien pont roman de France construit par les moines des communautés religieuses voisines, dont l’abbaye de SaintGuilhem-le-Désert, autre étape d’importance. Le tracé remonte ensuite vers Lodève puis Arboras, établi sur les premiers contreforts du Larzac et enfin le prieuré de Saint-Michel-deGrandmont. Au-delà, le chemin quitte le Languedoc-Roussillon pour se diriger vers le Lauragais et la plaine toulousaine.

Tous les chemins mènent à... Compostelle Des quatre voies historiques conduisant aux reliques de Saint-Jacques en Espagne, deux passent par le Languedoc-Roussillon : le chemin d’Arles et le chemin du Puy-en-Velay.

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ST-ALBAN AUMONT-AUBRAC MALBOUZON

VIA PODIENSIS NASBINALS

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VIA TOLOSANA LODÈVE

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LE CRÈS

CASTRES ST-GERVAIS SUR-MARE REVEL

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VILLEFRANCHE DE-LAURAGAIS

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est bien devant la force et la beauté qui se dégagent de ces voies, jalonnées de monuments et de sites uniques, que l’Unesco a décidé d’inscrire en 1998 les chemins de Saint-Jacquesde-Compostelle au patrimoine mondial de l’Humanité. Depuis qu’en 813 fut retrouvé à Santiago de Compostelle le tombeau présumé de Saint Jacques le Majeur, les chemins menant à Saint-Jacques sont empruntés par nombre de marcheurs. Et depuis le XIIe siècle, le “Codex Calixtinus” d’Aimery Picaud a hié-

rarchisé les voies spirituelles conduisant aux reliques depuis toute l’Europe. La Via Podiensis menant du Puy-en-Velay à Roncevaux et la Via Tolosana traversent ainsi le LanguedocRoussillon d’Est en Ouest et font partie des quatre grandes routes. La Via Podiensis est la plus ancienne des routes allant à Compostelle. Inaugurée en 951 par l’évêque Godescalc et d’une longueur de 1530 kilomètres, elle part du Puy-en-Velay, pour traverser le haut Gévaudan en Lozère sous l’appellation de GR 65. On entre en Lozère par Aumont-Aubrac. C’est probablement dans cette partie, où l’immenSUDDEFRANCE - 11 -

sité du paysage le dispute au sentiment de solitude, que la voie puise son image, et son sens profond. Les vastes étendues de pâturages où paissent, à la belle saison, les vaches Aubrac ne laissent pas présager de l’effroyable beauté que prend ce même paysage durant l’hiver où la nature est en deuil. Entre Nasbinals et Saint-Chély-d’Aubrac, le chemin atteint les 1368 mètres, ce qui en fait l’un des points les plus hauts de tout le parcours. Et des plus beaux. Cette étape est d’ailleurs considérée comme le jalon historique et symbolique du patrimoine mondial que représentent les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. ◗


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INCONTOURNABLES PONT DU GARD

• LE PONT DU GARD

Le Pont du Gard, une épopée antique Construit vers 50 après JésusChrist, le Pont du Gard est la pièce maîtresse d’un aqueduc de 50 km, alimentant Nîmes. Et le symbole majestueux du génie humain.

M

onument symbole du génie architectural romain, perdu dans la garrigue entre Nîmes et Avignon, le Pont du Gard fascine les humains depuis vingt siècles. Pourtant, cette sentinelle de pierre n’est que l’infime maillon d’un ancien ouvrage long de 50 kilomètres, reliant les sources d’Eure près d’Uzès à Nîmes, qui, au Ier siècle après Jésus-Christ, était une des plus importantes villes gallo-romaines. La réalisation de l’aqueduc visait à donner à la cité gardoise de nouvelles possibilités pour créer fontaines et thermes, et accroître son prestige dans l’Empire Romain.

Le plus haut viaduc antique du monde Le joyau de cet ensemble reste ce pont de 64 arches réparties sur trois niveaux et qui s’élèvent à 48,77 mètres au-dessus de la rivière,

pour 490 mètres de long dans cette vallée sauvage. Permettant au Pont du Gard de revendiquer le titre de pont-aqueduc le plus haut du monde romain. Une hauteur commandée par le respect de la pente, afin de mettre l’eau sous pression dans l’ouvrage, même si la déclivité n’est pas partout régulière. Au final, les Romains ont réussi la prouesse de construire un ouvrage de plusieurs millions de tonnes (le pont à lui seul est estimé à 50 000 tonnes), dont la pente est de moins de 25 centimètres au kilomètre, alors que sur d’autres ouvrages de ce type, on observe une pente de 60 centimètres. Au final, le débit d’eau de ce fabuleux “pipe-line” de pierre était de 200 à 400 litres d’eau par seconde.

Transformé au Moyen-Age Mais en fait, ce sublime ouvrage n’a fonctionné pleinement qu’à peine 140 ans. Sa dégradation commence dès le IIIe siècle alors que l’Empire Romain est en pleine crise et que Nîmes est en déclin. L’aqueduc est définitivement abandonné et partiellement épierré au VIe siècle. Si au contraire du reste de l’ouvrage le pont n’a pas été démoli, c’est parce que ce viaduc transporteur d’eau a rapidement été transformé en pont de franchissement, même si l’outrage des ans et des hommes le mit plusieurs fois en péril. C’est ainsi qu’afin de faciliter le passage de charrettes, les piles

➥ CHRONOS

• Seconde partie du Ier siècle

• IIe et IIIe siècles

Travaux de réglage de l’aqueduc de Nîmes, qui entre alors en service.

Période de fonctionnement optimal de l’aqueduc : 35 000m3 d’eau transitent chaque jour d’Uzès à Nîmes.

• Début du VIe siècle L’aqueduc est totalement abandonné. La région est partagée entre Francs et Wisigoths.

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• XIVe siècle La route d’Uzès à Beaucaire, où se tient une importante foire, passe par le pont : les piles sont échancrées pour faire passer les charrettes.


A VOIR/A FAIRE Le site du Pont du Gard intègre un musée multi-média proposant un fabuleux voyage dans l’Antiquité. Une façon ludique de découvrir la civilisation galloromaine avec le rôle essentiel de l’eau et l’histoire de l’aqueduc et du Pont du Gard à travers les siècles. De mai à septembre, le site du Pont du Gard devient un lieu féérique avec la mise en lumière du pont tous les soirs du 17 mai au 14 septembre 2014. Un spectacle pyrotechnique et visuel – les Féeries – est également proposé par le Groupe F entre le 6 et le 14 juin. Enfin les 10 et 11 juillet se déroule le festival électro-pop “Lives au Pont du Gard”. Tél. 00 33 (0)4 66 37 50 99

• 1696-1702 Importants travaux de restauration. Les échancrures du XIVe siècle sont colmatées.

• 1743

• 1840

• 1985

• 2000

Construction d’un pont routier doublant le Pont du Gard.

Inscription du Pont du Gard sur la première liste des monuments historiques de France.

L’Unesco inscrit le Pont du Gard au patrimoine mondial de l’Humanité.

Mise en service des nouveaux aménagements du site.

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VĂŠzĂŠnobres

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ĂŠtage avaient ĂŠtĂŠ entaillĂŠes de plu➼ dusieurssecond mètres dans leur ĂŠpaisseur ! Sa première rĂŠparation remonte aux annĂŠes 1700, afin d’Êviter sa “ruine prochaineâ€? et de reboucher ces ĂŠchancrures qui mettaient en pĂŠril la soliditĂŠ de l’Êdifice. Les premières restaurations dĂŠbutent en 1745 et dès 1840 le pont figure sur la liste des monuments majeurs. Inscrit au patrimoine mondial de l’HumanitĂŠ en 1985, le Pont du Gard a ĂŠtĂŠ totalement rĂŠamĂŠnagĂŠ depuis une dĂŠcennie pour devenir le joyau d’un ĂŠcrin de 165 hectares avec espaces amĂŠnagĂŠs, musĂŠe du pont et de l’aqueduc, ludothèque et arboretum dans la garrigue, tandis que les manifestations (concerts, feu d’artifice) s’y multiplient. Plus d’un million de personnes arpentent chaque annĂŠe le pont, monument antique le plus visitĂŠ de France. â—— Site du Pont du Gard, Vers-Pont-du-Gard. TĂŠl. 00 33 (0)820 903 330. www.pontdugard.fr

â——

INSOLITE/UN PONT QUI SERT D’EXEMPLE Paradoxalement, c’est à l’Êpoque oÚ une partie du dernier Êtage du Pont du Gard est dÊpierrÊe au XIIe siècle, que la conception de cet ouvrage va inspirer les bâtisseurs. Certains ÊlÊments architecturaux du pont antique, relatifs notamment à ses arcs juxtaposÊs formant des voÝtes, servent de modèle lors de la construction de nombreux Êdifices religieux romans de la rÊgion. Mais le Pont du Gard a aussi inspirÊ les concepteurs d’autres ponts. Son système d’arches a ainsi ÊtÊ reproduit sur le fameux pont d’Avignon, le pont Saint-BÊnÊzet, datant des XIIe et XIVe siècles. Des ÊlÊments architecturaux se retrouvent Êgalement sur le pont mÊdiÊval de Pont-Saint-Esprit.

Aramon

Saint-Mamertdu-Gard Marguerittes

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NIMES Bouillargues

DÉCOUVRIR ě?ƒ MusĂŠe du bonbon Haribo CrĂŠĂŠ en 1996, le musĂŠe, implantĂŠ Ă cĂ´tĂŠ de l’usine de la cĂŠlèbre marque de confiseries, retrace l’histoire de la fabrication des bonbons et de la rĂŠglisse. Avec une dĂŠgustation Ă  la fin ! Pont des Charettes 30700 Uzès. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 22 74 39 www.museeharibo.fr

í˘˛ Haras national d’Uzès CrĂŠĂŠ en 1972, le Haras national d’Uzès peut se visiter en ĂŠtĂŠ : les guides vous font dĂŠcouvrir les anciens attelages, la sellerie et la forge. Des chevaux de diffĂŠrentes races sont bien sĂťr visibles, et surtout on dĂŠcouvre une sĂŠance d’entrainement de Lucien Gruss avec ses chevaux. Mas des Tailles, 30700 Uzès. RĂŠservation auprès de l’Office de Tourisme. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 22 68 88 www.haras-nationaux.fr

í˘ł MusĂŠe 1900 et du jouet RemontĂŠe dans le temps avec ce charmant musĂŠe oĂš s’exposent des voitures de pompiers, des engins agricoles, des motos et vĂŠlos du dĂŠbut du XXe siècle. Moulin de Chalier 30700 Arpaillargues. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 22 58 64 www.musee1900.fr

í˘´ Le Jardin mĂŠdiĂŠval d’Uzès Au cĹ“ur de la citĂŠ, ce jardin clos s’Êtend au pied des tours du Roi et de l’EvĂŞque. Les anciens logis royaux et la tour du Roi se

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visitent et offrent une vue exceptionnelle sur Uzès. Le jardin accueille rĂŠgulièrement des S expositions et des manifestations artistiques, dont “Ex’pot de fleurâ€? du 23 mai au 31 aoĂťt 2014. Impasse Port Royal 30700 Uzès. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 22 38 21

SE RESTAURER ě?ƒ La Table d’Uzès RĂŠcemment aurĂŠolĂŠ d’une ĂŠtoile au Michelin, le jeune chef Oscar Garcia fait des prouesses dans ce nouveau restaurant situĂŠ, avec l’hĂ´tel, dans une somptueuse bâtisse du XVIIe siècle, Ă cĂ´tĂŠ de l’EvĂŞchĂŠ. 18, rue du Dr-Blanchard 30700 Uzès. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 200 700 www.lamaisonduzes.fr

í˘˛ Resto Burger Grandes salades aux accents mĂŠditerranĂŠens, burgers savoureux avec de nouvelles recettes au chutney de figues de VĂŠzĂŠnobres ou au foie gras poĂŞlĂŠ pour ce restaurant situĂŠ sous les arcades des immeubles mĂŠdiĂŠvaux entourant la place aux Herbes. 5, place aux Herbes 30700 Uzès. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 20 21 03

í˘ł Le Tracteur Cuisine inspirĂŠe et du marchĂŠ. Le tout Ă prix raisonnables ! Ambiance dĂŠcontractĂŠe et ĂŠgalement une cave Ă  vin et un artothèque sur place. Quartier Bornègre 30210 Argilliers. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 62 17 33 www.autracteur.fr

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HÉBERGEMENT ě?ƒ La Maison d’Ulysse Une ancienne ferme fortifiĂŠe devenue mas et depuis peu chambre d’hĂ´tes de charme sur le concept new-yorkais de “boutique-hĂ´telâ€?. Des chambres et suites avec leur charme d’antan, totalement restaurĂŠes et rĂŠamĂŠnagĂŠes. Spa, hammam et piscine. Place Ulysse-Dumas 30700 Baron. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 81 38 41 www.lamaisondulysse.com

í˘˛ Le Clos du LĂŠthĂŠ Chambres d’hĂ´tes de grand luxe dans un ancien prieurĂŠ au milieu des vignes, Ă 6 km d’Uzès. Chambres superbes de 40 Ă  70 m2, salle de sport, piscine, hammam Ă  disposition. Hameau de Saint-MĂŠdiers, 30700 Montarenet-Saint-MĂŠdiers. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 74 58 37 www.closdulethe.com

í˘ł La BĂŠgude Saint-Pierre Ancien relais de poste du XVIIe siècle, cet hĂ´tel près des gorges du Gardon vient d’être entièrement rĂŠnovĂŠ. Le lieu bĂŠnĂŠficie d’un cadre enchanteur et dispose de chambres chics et authentiques. Un restaurant gastronomique complète l’offre. 295, chemin des BĂŠgudes 30210 Vers-Pont-du-Gard. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 02 63 60 www.hotel-begude-saintpierre.com


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INCONTOURNABLES PONT DU GARD

• LE PONT DU GARD

Uzès l’enchanteresse A mi-chemin entre Provence et Cévennes, perdue au milieu de la garrigue mais non loin du Pont du Gard, la petite cité d’Uzès (8400 habitants) porte bien son qualificatif de “Belle de Pierre”. Ville labélisée d’Art et d’Histoire, dont la restauration a débuté dans les années 60, elle compte 37 monuments historiques classés ou inscrits. Les rues gracieusement pavées et restaurées se dévoilent pour sublimer les façades des hôtels particuliers du MoyenAge et de la Renaissance, à une époque où le Duché d’Uzès avait un pouvoir important. Il en reste de sublimes monuments comme le château ducal (dans la même famille depuis plus de 500 ans), la tour Fenestrelle, le clocher de la cathédrale Saint-Théodorit. Ville de culture où l’on sent encore l’âme de Jean Racine ou d’André Gide, elle bénéficie d’une douceur de vivre typiquement méridionale dont le moment fort reste le marché du mercredi et du samedi sur la superbe place aux Herbes bordée d’immeubles aux arches voûtées. www.uzes.fr

Les lavoirs de Vers-Pontdu-Gard Situé non loin du pont antique, ce petit village possède dans son sous-sol de nombreuses sources d’eaux, dont les principales ont donné naissance à trois points remarquables : les trois lavoirs du village, construits en forme de jolis petits temples antiques dont la toiture est supportée par des colonnes ou des piliers. www.vers-pont-du-gard.fr

Lussan, village perché Perché sur un piton rocheux dominant la garrigue, le village de Lussan est l’un des plus beaux du Languedoc avec sa ceinture de remparts et ses maisons médiévales. Les remparts et le chemin de ronde permettent de découvrir un magnifique panorama découvrant les Cévennes et le Mont Ventoux. A voir dans le village : le château du XVe siècle devenu la mairie ; les remparts et les anciennes filatures à soie. Au pied du village se déploie le château de Fan, berceau de la famille de l’écrivain André Gide.

Sur le plan préhistorique et géologique, deux lieux importants sont à découvrir : le menhir dit La Pierre Plantée et les somptueuses gorges des Concluses, accessibles à pied dans le lit du torrent, qui témoignent de la très ancienne présence de l'homme dans un site naturel remarquablement préservé. www.mairie-lussan.fr

Saint-Quentin, pays de la céramique De tradition potière depuis le XIVe siècle, le village – labellisé Ville et Métiers d’Art – Saint-Quentin-laPoterie est réputée pour ses céramiques grises, légères et sonores. Près d’une trentaine d’ateliers et galeries de céramistes sont présents dans le village, sans oublier le musée de la poterie méditerranéenne qui retrace le passé céramique de la cité. Chaque été en juillet, le festival de la céramique Terralha invite à un parcours au cœur du village, dans des lieux aménagés à l’occasion en espaces d’exposition éphémère afin de découvrir les œuvres de céramistes contemporains. www.officeculturel.com www.les-potiers.org

Balade et baignade dans le Gardon La rivière le Gardon découpe en de larges lacets le plateau, entre Russan et le pont Saint-Nicolas et sculpte ainsi son parcours parmi les plus belles falaises du canyon. La ligne de crête offre partout un point de vue sur les gorges, la plaine et les Cévennes et tout particulièrement depuis le site belvédère du Castellas (accès libre). Le Gardon s’offre à la baignade en divers points, mais on peut également y pratiquer le canoë, de la randonnée, de la spéléologie (les gorges du Gardon sont riches en cavités). Belle baignade à partir du village de Sénailhac, où il faut emprunter le chemin GR 6 (circuit balisé) pour arriver en surplomb d’une anse de la rivière. Sublime paysage, non loin de l’ermitage et de la chapelle Sainte-Vérédème. De là, on peut descendre à pied vers le Gardon par la falaise, en passant devant la grotte de la Baume.

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INCONTOURNABLES CARCASSONNE •CARCASSONNE

La Cité de Carcassonne, un vaisseau de pierre ancré depuis 1000 ans

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ppidum durant l’Antiquité, Carcassonne est devenue une forteresse à partir du XIe siècle. En arrivant devant la porte principale, les visiteurs sont littéralement happés par le dédale de ses ruelles pavées. On connaît la Cité pour son célèbre et impressionnant embrasement le soir du 14 juillet. On la connaît aussi pour son festival de musique. Mais on oublie parfois l'histoire de ce monument, inscrit patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1997. Ils sont pourtant plus de 3 millions à fouler son sol chaque année. Les enfants, munis d’épées inoffensives et de boucliers au blason incertain, prouvent que l’esprit des lieux fascine encore. A chaque coin de rue, si l'on porte attention à certaines bâtisses, on peut apercevoir des traces de cachots, d'oubliettes ou encore de meurtrières, en mémoire à son passé guerrier. Cependant, la Cité de Carcassonne n'est pas qu'un musée à ciel ouvert. Une centaine de personnes loge toujours dans ses maisons, protégées contre tout assaut par les 3 kilomètres de murailles et les 52 tours.

Une basilique bénie et un Château Comtal Mais pas question de s'y rendre pour s'en tenir à flâner dans ses ruelles et déguster le fameux cassoulet qui a participé à la renommée de la ville. Car la basilique Saint-Nazaire, dont les pierres furent bénies par le Pape

Urbain II en 1096, a tout pour susciter l'émerveillement des curieux. Et d'abord ses vitraux. Son magnifique “Arbre de Jessé”, ornant la chapelle de la Vierge, dans le bras nord de la basilique, daterait de la fin du XIIIe siècle. Elle représente une allégorie du peuple chrétien imagée par l'ascendance de Jésus Christ. On peut également y admirer un orgue datant du XVIIe siècle, des voûtes romanes au-dessus de la nef, ou encore le tombeau supposé de Simon de Montfort, figure centrale de la Croisade contre les Albigeois. Autre passage obligé : le Château Comtal fondé par la dynastie des Trencavel en 1150. Le bâtiment tenait lieu de logis seigneurial. Puis, lors de la prise de la cité par les croisés, les Sénéchaux du roi de France en firent une véritable forteresse dans la forteresse. Aujourd'hui, le Château Comtal fait office de musée lapidaire et abrite une importante collection de statues, de sarcophages et d'objets typiques des périodes gallo-romaine et médiévale.

1000 ans d'histoire et de conquêtes Ce haut lieu touristique dominant la vallée de l'Aude tire en effet ses origines de l'époque gallo-romaine. C'est à la fin du Ier siècle avant Jésus-Christ que Carcassonne prend enfin les atours d'une petite ville. A cette époque, il s'agissait d'un oppidum, sorte de refuge, niché en lieu sûr, sur les hauteurs d'une colline. Si elle se destinait à être développée, c'est grâce à sa situation idéale.

➥ CHRONOS

• Env. 300 av. J-C

Les Volques Tectosages fortifient l’oppidum de Carcasso.

• 725 Les musulmans maîtres du royaume Wisigoth d’Espagne, s’emparent avec le Wali Ambisa de Carcassonne et de la Septimanie pour 27 ans.

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• 1130

• 1226

Début de la construction du château comtal par Bernard Aton.

La cité tombe dans le domaine du roi de France.


A VOIR/A FAIRE FESTIVAL DE CARCASSONNE Tous les étés, la Cité de Carcassonne est le cadre grandiose d’un festival où concerts, théâtre et danse se succèdent de mi-juin à début août avec des artistes de renommée internationale. Tél. 00 33 (0)4 68 115 915 www.festivalde carcassonne.com LE CHÂTEAU COMTAL La visite du château, de la tour du guet, de la basilique et du musée, dépendant du Centre des Monuments nationaux, peut être réalisée avec un audio-guide ou un conférencier (45 minutes). Tél. 04 68 11 70 70 www.monumentsnationaux.fr

• XVe siècle La cité devient prison d’Etat.

• XVIIe siècle Début de l’abandon de la cité, qui ne peut plus résister aux nouvelles armes à poudre.

• 1659

• 1844

• 1997

Le traité des Pyrénées réduit considérablement le caractère stratégique de la cité.

Viollet-le-Duc débute la restauration de l’ancienne cathédrale Saint-Nazaire.

Classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

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Montagne Noire í˘˛ Mas-Cabardès

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A SAVOIR/VIOLLET-LE-DUC : LE BICENTENAIRE En 1834, Prosper MÊrimÊe, alors inspecteur gÊnÊral des monuments historiques, tombe sous le charme de la CitÊ dÊlabrÊe : les murailles s’Êcroulent et ses pierres sont pillÊes. En 1844, voilà 170 ans, les premiers travaux de restauration dÊmarrent par la basilique Saint-Nazaire sous la responsabilitÊ d’Eugène Viollet-leDuc, qui a dÊjà restaurÊ la basilique de VÊzelay et dÊbute parallèlement à Carcassonne, la cathÊdrale Notre-Dame de Paris. A sa mort en 1879, son disciple Paul Boeswillwald continue le travail. Viollet-le-Duc signe cependant la rÊhabilitation de la Basilique, de la Porte Narbonnaise, de la Porte Saint-Nazaire ainsi que des fortifications ouest et nord. Ses choix furent critiquÊs : à la CitÊ, les toitures coniques, ainsi que les revêtements en ardoise jurent avec les vestiges romans. Mais aujourd'hui, la pâte de celui dont on fête le bicentenaire de la naissance, s’apprÊcie comme l’une des multiples Êtapes de l’histoire architecturale de la CitÊ.

Exposition “Viollet-le-Duc trait pour traitâ€?, du 12 juin au 21 septembre 2014 au château Comtal.

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Corbières ou encore l'Atlantique aux rives de la mer MÊditerranÊe. Par ses nombreux attraits, au fil des siècles, la CitÊ va Êveiller l'intÊrêt d'envahisseurs d'horizons divers. A commencer par les Wisigoths qui s'emparent de ses remparts au Ve siècle. Puis ce fut au tour des Sarrasins de s'approprier ses murs. En 1082, Carcassonne devient propriÊtÊ de la famille des Trencavel. Mais cette dynastie ne fera pas non plus long feu. Deux siècles plus tard, les fameux CroisÊs s'en accaparent et construisent la deuxième muraille qui donnera à la CitÊ son aspect extÊrieur actuel. Au XVIIIe siècle, elle est abandonnÊe, comme bon nombre de monuments datant du Moyen Age. Ses maisons et ses murs tombent en ruine. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que les travaux de restauration d'un certain Eugène Viollet-le-Duc sauveront ces vieilles pierres vouÊes à une mort certaine. Aujourd’hui, la CitÊ de Carcassonne attire des foules... bien mieux intentionnÊes. Pas d’envahisseurs à l’horizon, juste des visiteurs en quête de pavÊs, de tours et de vestiges, parsemÊs au cours des mille ans d'histoire qui ont fait de la CitÊ ce qu'elle est aujourd'hui. ◗

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se situe en effet au beau milieu ➼ Carcassonne d'un axe stratÊgique reliant le Lauragais, les

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è DÉCOUVRIR ě?ƒ MusĂŠe de l’Êcole Un musĂŠe ethnographique et ludique prĂŠsentant l’Êcole telle qu’elle existait entre 1880 et 1960 dans les campagnes françaises avec une reconstitution de salle. 3, rue du PlĂ´, 11000 Carcassonne. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 25 95 14

í˘˛ Pic de Nore Point le plus ĂŠlevĂŠ de la Montagne Noire, le Pic de Nore, situĂŠ entre Pradelles-Cabardès et Castans Ă la frontière du dĂŠpartement de l’Aude, culmine Ă  1211 m dans un environnement de landes. Une table d’orientation permet d’apprĂŠhender le panorama couvrant les monts de Lacaune, de l’Espinouse et des Corbières jusqu’au Canigou ainsi que le massif du Carlit. D. 87

í˘ł Abbaye de Saint-Papoul D’abord monastère au VIIIe siècle puis abbaye bĂŠnĂŠdictine, Saint-Papoul fut ĂŠrigĂŠe en ĂŠvĂŞchĂŠ du XIVe au XVIIIe siècles. Le chevet de l’Êglise est un joyau de l’art roman. Beau cloĂŽtre. 5, place Monseigneur-deLangle, 11400 Saint-Papoul. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 94 97 75

í˘´ MusĂŠe des dinosaures Un lieu ĂŠtonnant avec 18 squelettes complets de dinosaures et une animation grandeur nature sur le redoutable T.Rex. 11260 EspĂŠraza. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 74 26 88 www.dinosauria.org SUDDEFRANCE - 18 -

í˘ľ Le Seignadou de Fanjeaux

í˘ł L’Atelier

Haut lieu historique du Lauragais, le petit village de Fanjeaux recèle de surprenantes pÊpites architecturales : la maison de Saint-Dominique, une Êglise paroissiale du XIIIe siècle, des belles halles du XVIIIe siècle. Et le Seignadou ; un promontoire avec un superbe panorama d’oÚ Saint-Dominique aurait vu des prodiges et Êtablit là sa première communautÊ de dominicains. www.fanjeaux.com

SpÊcialiste de la truffe, Philippe Barrière a ouvert cette boutique consacrÊe à la truffe. Avec aussi un espace dÊgustation. 51, rue Trivalle, 11000 Carcassonne. TÊl. 00 33 (0)6 30 35 52 72

de la truffe

HÉBERGEMENT ě?ƒ Les Anges au plafond

SE RESTAURER ě?ƒ Le Parc Franck Putelat Le meilleur restaurant de la ville, aurĂŠolĂŠ de 2 ĂŠtoiles Michelin. Cuisine hyper inventive Ă base de produits du terroir, comme la bouillabaisse de foie gras de canard. 80, chemin des Anglais, 11000 Carcassonne. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 71 80 80 www.restaurantparcfranckputelat.fr

í˘˛ Moulin de Cucugnan Roland Feuillas est un authentique meunier et boulanger, rĂŠputĂŠ dans toute la France pour sa farine fabriquĂŠe Ă partir de variĂŠtĂŠs anciennes de blĂŠ et la saveur de ses pains. Rue du Moulin, 11350 Cucugnan. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 33 55 03

Charmantes chambres d’hôtes dans un appartement au-dessus de l’ancien cafÊ du village. Chambres claires à la dÊco harmonieuse. Accueil agrÊable. Rue de la Mairie, 11170 Montolieu. TÊl. 00 33(0)4 68 24 97 19

í˘˛ MĂŠtairie Montplaisir Chambres d’hĂ´tes dĂŠcorĂŠes avec beaucoup de goĂťt dans cette ancienne mĂŠtairie Ă 15 minutes de Carcassonne, au bord de l’Orbiel. Egalement table d’hĂ´tes. 2, avenue RenĂŠ-Cassin, 11600 Conques-sur-Orbiel. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 25 87 16 www.metaieriemontplaisir.com

í˘ł La Barbacane Dans un cadre nĂŠo-mĂŠdiĂŠval centenaire, le restaurant ĂŠtoilĂŠ (dĂŠpendant de l’HĂ´tel de la CitĂŠ) propose une cuisine gastronomique au cĹ“ur de la citĂŠ. Place Auguste-Pierre-Pont, 11000 Carcassonne. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 71 98 71 www.hoteldelacite.fr


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INCONTOURNABLES CARCASSONNE •CARCASSONNE

Montolieu, le village érudit Entre le piémont de la Montagne Noire et le sud du Cabardès, Montolieu se déploie entre des gorges escarpées. Entouré de vignes et de leurs capitelles – ces petites cabanes en pierres sèches – Montolieu s’est enrichi de nombreuses librairies, d’artisanat d’art et d’un musée à la découverte du papier, de l’imprimerie traditionnelle, à la reliure. Des ateliers invitent à conduire de véritables projets de livres. Le village du livre a été créé à l’initiative de Michel Braibant, relieur installé à Carcassonne, qui entend construire un village du livre comme ceux de Grande-Bretagne ou de Belgique. Le projet a pris corps voilà vingt-cinq ans. Dès 1991, un musée des métiers du livre a ouvert au public. Aujourd’hui, la renommée de Montolieu n’est plus à faire avec sa quinzaine de libraires, son musée-conservatoire, ses ateliers d’art et d’artisanat. www.tourisme-cabardes.fr

Limoux, berceau du carnaval Riche de plus de 2000 ans d’histoire, recélant un beau patrimoine historique dont un pont médiéval, Limoux est doublement célèbre pour son vin fabriqué selon la méthode champenoise – la blanquette de Limoux – et son carnaval, vieux de plus de 1000 ans et le plus long du monde. Chaque hiver, de février à avril, Limoux fête les “Fécos”, ces personnages masqués déguisés en Pierrot qui envahissent le centreville pour danser dans les cafés sous les arcades. La procession se fait en trois temps durant la journée, la plus étonnante étant celle à la nuit tombée, où à la lueur de torches créées pour l’occasion, le défilé prend une forme poétique, accompagné du rythme lancinant de l’orchestre. Le carnaval de Limoux est l’un des plus connus au monde, à l’instar des carnavals de Rio ou de Venise. www.limoux.fr

Caunes-Minervois, patrie du marbre Au cœur du Carcassonnais, la petite ville de Caunes-Minervois est blottie autour de sa massive abbaye bénédictine. Mais la petite cité possède des vestiges de remparts et un patrimoine architectural remarquable : des ruelles étroites,

de magnifiques hôtels particuliers tels que l’hôtel Sicard et l’hôtel d’Alibert, constituent le plus complet exemple d'architecture Renaissance en Aude. CaunesMinervois a connu une renommée internationale grâce à sa production de marbre “incarnat”, d’un rouge orangé très à la mode au XVIIIe siècle, et qui a servi à la décoration du Grand Trianon à Versailles, de l’opéra de Paris ou encore de l’Arc de Triomphe de la capitale. L’ancienne carrière du Roy, sur le sentier de randonnée éponyme, mérite une petite visite. www.mairiedecaunes.fr

Lastours et ses 4 châteaux Edifiés au sommet d’une arête rocheuse, Cabaret, Tour Régine, Surdespine et Quertineux sont les quatre châteaux qui entourent le village médiéval qui, au XIIe siècle, constituait la forteresse de Cabaret dont le seigneur était un défenseur de la cause cathare. Après la chute de Minerve et de Termes, les châteaux de Lastours furent le lieu où se réfugièrent les rescapés, jusqu’en 1211. Le village a été abandonné dès le milieu du XIIIe siècle mais les vestiges continuent d’être les sentinelles du passé. A voir également, un parcours faune et flore. wwww.chateauxdelastours.com

Castelnaudary, ville gourmande Grenier à blé du Languedoc depuis le Moyen-Age, la plaine du Lauragais est une véritable palette chromatique : les champs de blé, de maïs, de tournesol ou de haricot qui entourent Castelnaudary donnent des couleurs d’or à cette riche région paisible, située au pied de la Montagne Noire. Terre d’histoire qui fut le théâtre de nombreux affrontements durant l’épopée cathare, pendant la guerre de Cent Ans puis la Fronde, Castelnaudary possède une certaine douceur de vivre avec ses petits recoins dans la vieille ville, et puis bien sûr grâce au canal du Midi et à ce grand bassin de 7 hectares qui en fait une escale fluviale agréable. Surtout, Castelnaudary possède une réputation internationale grâce à son statut de capitale mondiale du cassoulet, ce plat à base de haricots secs provenant du Lauragais, de saucisses de porc et de cuisses de canard. Ce plat rustique et succulent est fêté tous les ans fin août, durant une mémorable Fête du cassoulet. Depuis 2007, une “Route du cassoulet de Castelnaudary” a même été créée, axée sur le patrimoine et la gastronomie. www.castelnaudary-tourisme.com

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INCONTOURNABLES CANAL DU MIDI

Le temps suspendu au bord du Canal du Midi

L

e chef-d’œuvre de Pierre-Paul Riquet construit entre 1666 et 1681 pour faire la jonction entre la Garonne et la mer Méditerranée (d’où sa dénomination première de “Canal des deux Mers”), cache dans ses méandres de nombreux ouvrages d’art étonnants. Le défi, à l’époque, était d’apporter l’eau depuis la Montagne Noire jusqu’au seuil de Nérouze, le point le plus élevé du parcours. Le génie civil de PierrePaul Riquet a donné, après 14 ans de travail acharné (un sacerdoce pour le bâtisseur qui y consacre sa vie et y dilapida sa fortune), cette route ponctuée d’ouvrages d’art techniques, qui sont un défi aux lois de la physique, et une ode à la beauté. Les chefs d’œuvre, un peu partout, défilent sur l’eau, et même quelques “bizzareries architecturales” comme l’écluse ronde d’Agde, l’épanchoir* de Gailhousty sur le canal de la Robine, ou le tunnel du Malpas, qui fait la jonction avec Béziers. Le tronçon languedocien, au départ de Carcassonne, rejoint l’étang de Thau via Marseillette, Homps, le petit port de Colombiers et Portiragnes. On peut également suivre, après le Somail (l’ancienne étape de la Barque de poste qui permettait de relier Toulouse à Agde en quatre

CHRONOS

• 4 juillet 1665

Pierre-Paul Riquet écrit à Colbert, intendant des finances, pour lui soumettre son projet de canal.

jours), la jonction de Narbonne par le canal de la Robine : dans un décor encore plus sauvage, bordé de pins parasols. A Béziers, le canal franchit un dénivelé de 25 mètres grâce à un appareillage de 8 écluses qui se succèdent sur 315 mètres. Les écluses de Fonserannes attirent, chaque année 320 000 visiteurs sur l’escalier d’eau. Le spectacle du franchissement, qui alterne vidange et remplissage des sas, est toujours très impressionnant. C’est d’ailleurs le troisième site le plus visité en Languedoc-Roussillon, après le pont du Gard et la Cité de Carcassonne. Mais si le canal déroule, un peu partout, son train de sénateur, les chemins de halage offrent une alternative pittoresque : jadis empruntés par les chevaux, ils obligent tantôt à traverser la rive droite du canal, tantôt à rejoindre la rive gauche. C’est une autre façon d’aborder la vie sur le canal, toujours très animée malgré le calme apparent. Partout, ce sont des villages, des caveaux ouverts à la dégustation, des guinguettes sur l’eau, où l’on vient savourer les soirées d’été, avant de coucher à bord ou dans une chambre – voire une péniche – d’hôtes ! ◗ * Épanchoir : ouvrage d’art par lequel s’écoule le trop-plein d’un canal.

• 1666

• 1679

• 1er octobre 1680

• 15 mai 1681

Louis XIV signe l’édit autorisant la construction du canal du Midi.

Achèvement de l’escalier d’écluses de Fonsérannes.

Décès de Pierre-Paul Riquet.

Inauguration du canal, qui sera ouvert au trafic en 1683.

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A VOIR/A FAIRE A Ensérune, au sud-ouest de Béziers et à peu de distance du canal et du tunnel du Malpas, somnolent des vestiges antiques datant du IIIe siècle av. J-C sur un oppidum dominant la plaine. Cet ilot environné d’une pinède offre un panorama des Cévennes au Canigou, avec une vue plongeante sur l’ancien étang asséché de Montady. Maison du Malpas. Tél. 00 33 (0)4 67 32 88 77 www.lemalpas.com Sur le trajet du canal, le hameau du Sommail sur la commune de SaintNazaire-d’Aude, abrite un ravissant ensemble architectural du XVIIe siècle. On peut dormir dans la chambre de l’ancienne maison du garde et goûter l’excellente cuisine du Comptoir Nature. Le Comptoir Nature. Tél. 00 33 (0)4 68 46 01 61

TOULOUSE

UN CANAL RELIANT LA GARONNE

SÈTE

À LA MÉDITERRANÉE BÉZIERS

AGDE CARCASSONNE

NARBONNE

CANAL DE LA ROBINE

• 1764 Début de la plantation en nombre d’arbres le long du canal.

• 1776

• 1810

• 1857

• 1989

• 1996

Construction du canal de la Robine pour rejoindre Narbonne.

Carcassonne est reliée au canal du Midi.

Ouverture du pont-canal pour franchir l’Orb à Béziers.

Fin de la navigation marchande sur le canal.

L’Unesco classe le canal au patrimoine Mondial de l’Humanité.

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DÉJEUNER AU PONT DU GARD. SUDDEFRANCE - 22 -


MÉDITERRANÉE

30/31 PORTFOLIO PLAGES

38/57 VILLES

42/45 PORTFOLIO ARCHITECTURES

58/71 TERROIRS

DESTINATIONS

24/37

En Languedoc-Roussillon, l’inattendu est partout : que de différences entre Collioure, la catalane et Aigues-Mortes, la camarguaise, pourtant autour du même arc méditerranéen. Quel contraste entre Uzès, l’élégante et Carcassonne, la cathare ! De Montpellier, l’impétueuse à Narbonne, la romaine, de Pézenas, la languedocienne à Alès, la cévenole, d’Agde, la langoureuse, à Mende, la discrète, Nîmes, la féline, à Perpignan, la catalane, la diversité est le maître mot. Autant de paysages, d’ambiances, de senteurs aux mille subtilités. Le Languedoc et le Roussillon sont une alliance entre ciel et terre, entre mer et montagne.

Pour en savoir plus, scannez ce QR code avec votre Smartphone ou connectez-vous directement sur : www.destinationsuddefrance.com

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DESTINATION MÉDITERRANÉE PAULILLES / PORT-VENDRES

• PAULILLES

Paulilles, le joyau de la Côte Vermeille SENTIER DU LITTORAL DE LA CÔTE VERMEILLE.

Refuge d’une faune et d’une flore remarquable, la baie de Paulilles est un lieu absolument unique.

V

aste baie adossée au pied de la montagne des Albères, aux portes de PortVendres, l’anse de Paulilles est à elle seule le symbole de la beauté sauvage de la Côte Vermeille, qui s’étend de Cerbère à Collioure. Paysage de contrastes entre la vigne et la mer, nichée entre le cap Béar et le cap Oullestrell, la baie de Paulilles abrite trois plages – surveillées en été – dominées par les roches de schiste, au milieu d’une riche végétation méditerranéenne. Depuis 2011, le lieu, qui abrite également une faune très riche, est classé grand site, au grand bénéfice des martinets pâles, des merles bleus ou des fauvettes à lu-

nettes qui ont trouvé refuge dans ce lieu unique. Ce cadre idyllique a pourtant eu une histoire mouvementée puisque jadis s’y tenait… une usine de dynamite ! C’est dans ce lieu sauvage qu’au XIXe siècle avait été créée cette fabrique, qui n’a été fermée qu’en 1984, devenant une friche industrielle convoitée par les promoteurs immobiliers. Ouvert au public depuis 2008, le site a été réhabilité et transformé en lieu de mémoire, témoin de l’histoire ouvrière de Paulilles. Un atelier de restauration de barques catalanes a également été créé. L’une des autres plages de Paulilles abrite un restaurant à l’ambiance nocturne unique et un magnifique chemin côtier permet de sublimes balades entre mer et montagne, vers Banyuls ou Port-Vendres, en passant par le cap Béar et son phare. ◗

Maison du site de Paulilles : 00 33 (0)4 68 95 23 40 Carte d’itinéraire de randonnées autour de Port-Vendres en vente à l’Office de Tourisme. SUDDEFRANCE - 24 -

A VOIR/PORT-VENDRES, PORT TYPIQUE Premier port de pêche du Roussillon mais aussi port de commerce, Port-Vendres est à quelques kilomètres de Collioure et se veut plus paisible. La ville, remodelée au XVIIe siècle, a gardé de nombreux témoignages de son passé. Les monuments conçus par Vauban restent les témoins de cette splendeur. L’Obélisque en marbre rose du Roussillon et à la gloire de Louis XVI trône près du port. Tous les jours, les petits pêcheurs y vendent leurs sardines entre 8 et 10 h, à l’angle du quai PierreForgas. www.port-vendres.com


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DESTINATION MÉDITERRANÉE COLLIOURE

Collioure, la perle du Roussillon

• COLLIOURE

Collioure est un écrin préservé au bord de la Méditerranée. LA BAIE DE COLLIOURE ET L’EGLISE NOTRE-DAME-DES-ANGES.

A VOIR/LE CHEMIN DU FAUVISME

En 1905, Matisse et Derain découvraient le petit port de pêche de la Côte Vermeille. Subjugués par la beauté des lieux et la lumière, ils réalisent, cet été-là, des dessins, des aquarelles et des huiles. S’affranchissant des contraintes artistiques qui ont cours à Paris, laissant parler la couleur (ainsi Matisse peint la plage de Collioure en rouge), les deux peintres vont ainsi donner naissance au fauvisme. Si Derain n’a fait qu’un seul passage, Matisse reviendra à Collioure à quatre reprises. Aujourd’hui, dans les ruelles du village, un circuit permet de marcher sur les pas des deux artistes à travers un parcours de 20 reproductions de leurs œuvres, installées là où elles ont été peintes. Visites guidées le chemin du fauvisme : 00 33 (0)4 68 98 07 16

C

ôté mer, elle est sculptée de criques qui lui donnent des airs de princesse. Tout autour, du côté de la terre, ce sont les vignobles qui rythment et colorent le paysage de leurs terrasses. Souvent citée comme un village typique, une carte postale, Collioure, joyau de la Côte Vermeille, a des allures de village crétois, ressemble à l’Italie, prend de grands airs de catalanes. Elle a été, tour à tour, résidence d’été des Rois de Majorque au XIIe siècle, avant de passer aux mains des rois de France : Louis XI, Charles VIII. Elle sera successivement sous la couronne des royaumes d’Aragon, de Majorque puis de France. Il faut dire qu’à l’époque médiévale, Collioure d’où s’exportent par la mer les draps de Perpignan avec la marine catalane, règne sur la Méditerranée. C’est l’ingénieur Vauban qui a donné à Collioure son allure actuelle en fortifiant le château royal juste avant que le Traité des Pyrénées de 1659 ne rattache définitivement le Roussillon à la France. Si au cours de ces conquêtes, le château – imposant édifice dominant la baie – a été agrandi, la ville modifiée, Collioure garde encore les traces de son passé médiéval. Pièce maîtresse du dispositif défensif, le château royal, classé monument historique en 1922, a été aménagé au cours des XIIIe et XVIIIe siècles. Le fort de Saint-Elme, SUDDEFRANCE - 25 -

l’église Notre-Dame-des-Anges dont les fondations baignent dans la Méditerranée ou la tour de Madeloc participent à la réputation de Collioure.

Une véritable muse pour les peintres Mais Collioure reste incomparablement poétique. D’abord par son histoire, parce que la cité portuaire raconte au fil des ruelles qu’elle a un lien avec les arts. Des maisons baignées de couleurs invitent à la promenade et à la rêverie. Collioure est une ville “fauve” pour avoir inspiré les peintres de sa lumière. Sa palette et ses profils sont multiples. C’est d’abord Matisse qui est ébloui par le ciel et la lumière de la ville, qui s’empare des couleurs qui lui sautent aux yeux des quatre coins de la ville : ciel bleu, volets verts, maisons couleur saumon. Collioure est lumineuse, heureuse, elle chante les cigales et baigne dans le paradis. Ici, les ocres, les orangés, les roses recouvrent les maisons de cet ancien port de commerce de la Méditerranée. Pour sa beauté, on se l’est disputée. Derain, Vlaminck, Braque et bien sûr Picasso furent des ardents amoureux de Collioure. La ville conserve un charme fou, entourée de criques, d’une plage de galets, d’un petit port, de barques catalanes authentiques et de ruelles fleuries. Mais, ne vous y trompez


Etang de Leucate

Saint-Laurentde-la-Salanque

Agly

Rivesaltes

Latour-de-France

TĂŞt

Saint-Estève

PERPIGNAN

PERPIGNAN

Millas

Etang de Canet

Toulouges

TĂŞt

Vinça

Canet-enRoussillon

Thuir Elne

P

ě?ƒ Argelès-í˘ąí˘˛ sur-Mer í˘˛í˘ą í˘ł í˘ąí˘˛ Tech

PYRENEES-ORIENTALES

Port-Vendres

CERET

! A Collioure, on parle catalan, on pĂŞche ➼ pas la sardine et mĂŞme on fait la sieste. Et bien sĂťr, on pĂŞche l’anchois, prĂŠparĂŠ ici sans changement depuis des gĂŠnĂŠrations. Deux entreprises artisanales continuent d’ailleurs de produire ce poisson bleu bĂŠnĂŠficiant du label d’indication gĂŠographique protĂŠgĂŠe “Anchois de Collioureâ€?. Et l’une d’entre elles a mĂŞme crĂŠĂŠ un “driveâ€? pour commander par internet les anchois et leurs produits dĂŠrivĂŠs ! Partout dans la ville, petits restaurants de fĂŞtes (et quelques tables hautement gastronomiques) et galeries attendent les curieux. DĂŠambuler dans les ruelles est hautement paisible ; toutefois pour les moins marcheurs, un petit train touristique propose mĂŞme une très jolie balade le long de la corniche et permet mĂŞme de rejoindre Port-Vendres en longeant la cĂ´te. â—— www.collioure.com

â——

ET AUSSI /ARGELĂˆS, DU BLEU AU VERT LogĂŠ au pied du massif des Albères, lĂ oĂš les PyrĂŠnĂŠes plongent dans la MĂŠditerranĂŠe, Argelès-sur-Mer est avec une soixante de terrains, la capitale europĂŠenne du camping. DotĂŠe de 7 kilomètres de cĂ´te sablonneuse depuis la rĂŠserve naturelle du Mas Larrieu jusqu’au Racou et de 3 kilomètres de cĂ´te rocheuse sans oublier les 2 kilomètres de bois de pins, la station est très courue en ĂŠtĂŠ. Entre le bleu du ciel et le vert de la mer, le village, lui, a su garder son authenticitĂŠ avec ses ruelles ombragĂŠes et reste un lieu de vie colorĂŠ Ă  l’accent catalan, Ă  portĂŠe de vue de Collioure. www.argeles-sur-mer.com

í˘˛í˘ł

Arlessur-Tech

ě?ƒ MaĂŽtres

andalous, au comptoir ou sous une charmante pergola. 4, rue de la Tour-d’Auvergne, 66190 Collioure. TÊl. 00 33 (0)4 68 82 21 17 lacuisinecollioure.blogspot.fr

verriers de Palaudel-Vidre

í˘ł Le Fanal

DÉCOUVRIR

Depuis vingt ans prospèrent dans le petit village de Palaudel-Vidre des artisans du verre qui ont installÊ là leurs ateliers au Palais du verre. Chaque mois d’aoÝt, un festival des arts du verre transforme la citÊ en la plus grande galerie d’arts verriers d’Europe. www.palau-del-vidre.com

í˘˛ Terres des Templiers La plus importante des caves coopĂŠratives de Banyuls, souterraine et abritant encore des tonneaux gĂŠants et centenaires. Visite et dĂŠgustation. Route du Mas Reig, 66650 Banyuls-sur-Mer. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 98 36 92 www.terresdestempliers.fr

SE RESTAURER ě?ƒ Les clos de Paulilles Un restaurant au sein d’une propriĂŠtĂŠ viticole, dans l’une des anses de la baie de Paulilles. Carte simple, ambiance unique Baie de Paulilles, 66660 Port-Vendres. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 98 07 58 www.clos-de-paulilles.com

í˘˛ La cuisine comptoir Un cadre latino autour de tapas SUDDEFRANCE - 26 -

Le nouveau restaurant gastronomique de Banyuls, crĂŠĂŠ par Pascal Borrell, qui vient de dĂŠcrocher dĂŠbut 2014 une ĂŠtoile au guide Michelin. Vue sur le port. 66650 Banyuls-sur-Mer. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 98 65 88

SE DÉTENDRE ě?ƒ Grand HĂ´tel du Golfe Petit Spa sympathique oĂš l’on se fait masser sur rendez-vous dans cet hĂ´tel 3 ĂŠtoiles des annĂŠes 70, totalement redĂŠcorĂŠ de façon contemporaine avec beaucoup de goĂťt, face Ă la mer, dotĂŠ d’une piscine et Ă  proximitĂŠ de la plage du Racou. Accueil souriant, agrĂŠable petit restaurant pour une cuisine fraicheur. Route de Collioure, 66700 Argelès-sur-Mer. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 81 14 73 www.hoteldugolfeargeles.com

í˘˛ Chemin du littoral Ă Port-Vendres Impossible de venir sur cette cĂ´te sans s’y promener. L’office de Tourisme dispose de plusieurs plaquettes proposant diffĂŠrents circuits. La plus : “entre mer et montagneâ€? qui vous fait monter vers le phare du cap BĂŠar (durĂŠe 4 h). En surplomb, l’intriguant Fort BĂŠar,

Êdifice militaire de l’Êpoque Vauban, toujours utilisÊ par l’armÊe. Puis de là , le chemin longe la mer et descend vers la plage Bernardi dans la baie de Paulilles. L’anse recèle trois plages (voir p. 24). Le retour s’effectue par Cosprons, en traversant les vignes et le col del Mig. Carte d’itinÊraire de randonnÊes autour de PortVendres en vente à l’Office de Tourisme. TÊl. 00 33 (0)4 68 82 07 54.

HÉBERGEMENT ě?ƒ HĂ´tel Casa PaĂŻral Impasse des Palmiers, 66190 Collioure. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 82 05 81 www.hotel-casa-pairal.com

í˘˛ Château de Valmy Superbe château fantasque du XIXe siècle avec cinq chambres d’hĂ´tes mĂŞlant contemporain et mobilier du XIXe. 66700 Argelès-sur-Mer. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 81 25 70 www.chateau-valmy.com

í˘ł Au soleil Mongol A Sorède, au milieu des chĂŞnes lièges, au pied des Albères avec vue sur le Canigou, les tentes venues de Mongolie – tout comme le mobilier – crĂŠent un dĂŠcalage ĂŠtonnant et jubilatoire. Nombreuses activitĂŠs proposĂŠes dont tir Ă l’arc, massage de bien-ĂŞtre etc. Route d’Argelès-sur-Mer, 66690 Sorède. TĂŠl. 00 33 (0)6 26 25 03 91


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DESTINATION MÉDITERRANÉE COLLIOURE • CÔTE VERMEILLE

Banyuls, cité privilégiée La notoriété de la cité, c’est un triptyque qui mêle nature, culture et viticulture. Dernière station balnéaire de France, Banyuls possède une belle plage de sable et de galets et surtout, se trouve être le point de départ du sentier sous-marin de la Réserve naturelle marine. Sur ce site d’une longueur de 6,5 kilomètres de côte, cette réserve, unique en son genre, protège une côte rocheuse qui abrite plus de 1200 espèces animales et 500 végétales. C’est également la ville natale du sculpteur Aristide Maillol (1861-1944), dont on peut admirer des œuvres sur le port de Banyuls (la Jeune fille allongée) mais aussi à Céret, Elne, Port-Vendres où il a réalisé les monuments aux morts. La fondation Verny célèbre la gloire de l’artiste. Banyuls est aussi mondialement connue pour son vin doux naturel vieilli dans d’impressionnants celliers ou en plein soleil. www.banyuls-sur-mer.com

Elne, la doyenne du Roussillon Protégée de ses remparts, Elne est la plus ancienne cité du Roussillon et fut même une cité plus importante que Perpignan. De cet âge d’or il reste l’imposante cathédrale SainteEulalie-et-Sainte-Julie, dont les origines remontent au XIe siècle, connue pour son superbe cloître à chapiteaux historiés. Un Musée d’Histoire retrace au travers d’archives et de documents le destin atypique de cette petite ville. De là, superbe vue sur les collines couvertes d’arbres fruitiers. www.banyuls-sur-mer.com

Les orgues d’Ille-sur-Têt

Etonnant décor que celui de ces “orgues” dans cette plaine où cerisiers, abricotiers et pêchers abondent. A la sortie du bourg, un amphithéâtre minéral de roches sédentaires de sable et d’argile de plus de 4 millions d’années a formé ce champs de “cheminées de fées” semblables aux tubes d’un orgue magique, couronné d’un conglomérat de galets. Un lieu d’une intense poésie, avec le Canigou en toile de fond, magique à la tombée du jour. Possibilité de visite guidée du site. www.ille-sur-tet.com

Thuir, la ville aux alambics Capitale du massif des Aspres, ancienne cité médiévale, Thuir est le berceau du célèbre apéritif “Byrrh”, qui a fait sa renommée. Depuis plus de 140 ans, on y produit cet apéritif fabriqué à base de vin et d’écorce d’orange, de cannelle, de café notamment et qui fut très consommé au XXe siècle. De cette époque, il reste des aménagements industriels réalisés par Eiffel, avec notamment la plus grande cuve du monde, de 12 mètres de diamètre sur 10 de haut. La production de Byrrh s’y fait toujours et depuis peu la cave produit également de l’absinthe. www.aspres-thuir.com

Céret, capitale de l’art moderne Réputée pour ses cerises, la capitale du Vallespir est également un haut lieu de l’art moderne, dont l’histoire est étroitement liée à celle des grands courants picturaux du XXe siècle. Déodat de Séverac, Pablo Picasso, Georges Braque, Max Jacob, Chaïm Soutine, Marc Chagall pour ne citer que les plus connus, ont séjourné à Céret, que l’on retrouve dans leurs œuvres. Des expositions d’art contemporain sont organisées dans le village depuis près d’un demi-siècle et depuis 1993 la cité possède un remarquable musée d’art moderne riche d’œuvres de Matisse, Dufy, Chagall, Masson et d’une série de céramiques de Picasso. Signe de vitalité pour cette commune, qui est également le principal foyer de la culture et du foklore catalan, où la sardane est honorée chaque année. www.ot-ceret.fr

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DESTINATION MÉDITERRANÉE LA CLAPE NARBONNAISE

• NARBONNE

VIGNOBLES SUR LA CLAPE.

La Clape, un terroir doublement surprenant Le massif de la Clape entre Narbonne et la mer, attire les amoureux de nature sauvage… et de bons flacons, puisqu’ici est élevé l’un des vins les plus recherchés de la région.

C

e petit massif (17 km de long sur 7 de large), prolongement de la chaine des Corbières et qui plonge ses falaises blanches dans la mer et les étangs (Pisse-vache, l’Ayrolle, Bages-Sigean), était autrefois une île. Au XIVe siècle, une crue de l’Aude a changé le cours des choses : l’Insula Laci romaine est devenue La Clape, clapas en occitan : un “tas de cailloux”, chéri par les Narbonnais, les habitants de Gruissan et les autres. Et surtout par les vignerons, qui ont colonisé une partie des 13 500 hectares calcaires du site, puisque la vigne y est présente depuis plus de 2000 ans. Terroir exceptionnel, ce complexe lagunaire en bordure de Méditerranée, entre

zones humides et garrigues sèches, est l’objet de toutes les attentions des viticulteurs qui y produisent des vins régulièrement distingués. L’Institut national de recherche agronomique y a même installé une station viticole expérimentale. Avec sa garrigue flanquée d’une pinède de pins d’Alep, le site classé depuis 1973, est un paradis pour les pique-niqueurs, vététistes et grimpeurs. La balade dans le massif, au milieu des parfums de thym, de fenouil sauvage, de genêts, est somptueuse ! Il a d’ailleurs été intégré au Parc Naturel Régional de la Narbonnaise et bénéficie depuis peu du label national “Vignobles et découvertes”. Au Sud de ce territoire, sur la commune de Port-la-Nouvelle, l’île de Sainte-Lucie est une excroissance de terre entre les étangs de l’Ayrolle et de Bages-Sigean, bordée d’anciens salins. Les 250 hectares de ce lieu entre mer et étangs, ne sont accessibles qu’à pied ou en vélo, par Port-la-Nouvelle en longeant le canal de la Robine. Oiseaux migrateurs, chevreuils ont fait de cet îlot leur havre de paix. Durant la saison estivale, une équipe accueille les touristes et les informe sur la faune et la flore de ce paradis classé réserve naturelle régionale depuis 2009. ◗ SUDDEFRANCE - 28 -

A VOIR/PARC NATUREL RÉGIONAL DE LA NARBONNAISE Avec ses 80 000 hectares, le territoire du Parc Naturel régional de la Narbonnaise constitue l’un des derniers sites naturels préservés de cette ampleur et de cette diversité. Ici, on bichonne les sauterelles “magiciennes dentellées”, les papillons “Diane” mais aussi les renards, les lièvres, blaireaux, sangliers qui taillent la garrigue au milieu du massif de la Clape, en floraison de mi-mai à juillet. Le milieu, à cheval entre zones humides et garrigue sèche, a nécessité protection et classement depuis 2003. www.parc-naturel-narbonnaise.fr


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DESTINATION MÉDITERRANÉE AGDE

Ville connue pour son côté festif et ses plages, Agde est aussi riche d’une histoire de plus de 2500 ans.

AGDE

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adis appelée “la perle noire de la Méditerranée” à cause de ses monuments en pierre basaltique, la cité, construite sur les vestiges d’un ancien volcan dominé par le mont Saint-Loup, a le tempérament volcanique ! Ville portuaire depuis l’Antiquité (fondée au VIe siècle av. J.-C.), à partir des années 1970-80, Agde a mis le cap vers les plaisirs balnéaires, avec la construction de la station du Cap d’Agde. Aujourd’hui, le

A VOIR/DES TRÉSORS ANTIQUES L’Éphèbe d’Agde, statue de bronze antique trouvée en 1964 dans le Grau d’Agde, exhibe son “postérieur princier” depuis son retour aux sources en 1986 (il fut exposé au musée du Louvre pendant plus de vingt ans). C’est le seul grand bronze grec trouvé en France. Si l’original est conservé au musée de l’Éphèbe construit spécialement à cet effet et où l’on peut contempler également des bronzes romains et divers objets récupérés dans la mer, la copie fait tourner les têtes des automobilistes empruntant, chaque jour, le rond-point routier près de la rocade sud. Musée de l’Ephèbe. Tél. 00 33 (0)4 67 94 69 60 www.museecapdagde.com

LE GRAU D’AGDE.

Agde, terre de toutes les hospitalités centre “Héliotourisme”, quartier entièrement naturiste, en fait le plus important site naturiste du monde, en capacité d’accueil. Mais ce n’est pas le seul visage d’Agde, riche d’un important patrimoine : la cité et ses remparts, parmi les plus anciens de France, la cathédrale Saint-Étienne, le musée de l’Éphèbe ou l’écluse ronde d’Agde sur le Canal du Midi, sont des destinations très prisées. Il y a également les plages de sable fin, paradis des “textiles” (toute personne qui n’est pas adepte du naturisme) au plus fort de l’été. En pentes douces, favorables aux activités de baignade, elles s’étirent d’est en ouest sur 14 kilomètres : plage Richelieu, plage du Môle, de Rochelongue, plage de la CoSUDDEFRANCE - 29 -

quille couverte de coquillages, plage de la Conque au sable noir… À la pointe du cap, à 300 mètres du large, au sud de la Grande Conque, se situe le spot de plongée des Tables, formé des coulées volcaniques de jadis. Sur ces falaises sous-marines, les plus importantes du Languedoc-Roussillon, de nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés ont trouvé refuge, faisant de cet endroit un site riche en gorgones blanches, anémones de mer ou éponges. Pour les moins téméraires, des bateaux de promenade à fonds transparents permettent de contempler au sec ces fonds marins, et même de se rendre au fort de Brescou, ancienne prison d’Etat, au large du port d’Agde. ◗ www.capagde.com


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PORTFOLIO PLAGES

LA PAILLOTTE BAMBOU À LA GRANDE-MOTTE.

LE TEMPLE BEACH À SAINT-CYPRIEN.

CHEZ BIQUET À LEUCATE.

LE ZAZA CLUB À TORREILLES-PLAGE. SUDDEFRANCE 30 -


UNE PLAGE DE CANET-EN-ROUSSILLON.

LA PLAGE DU GOLF AU CAP D’AGDE.

LA VOILE BLEUE À CARNON.

LE CARRÉ MER À VILLENEUVE-LÈS-MAGUELONE.

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epuis quelques années, dans le respect de l’environnement, les paillotes ont su créer un nouvel art de vivre en été au bord de l’eau. De la simple location de transats à la petite restauration ou à la possibilité de déguster des plats gastronomiques, il y en a pour tous les goûts !

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L’EFFET MER À LA GRANDE-MOTTE.


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DESTINATION MÉDITERRANÉE SÈTE

Sète, la petite Venise du Languedoc

LE CANAL MARITIME.

Posé entre l’étang de Thau et la grande bleue, ce port de pêche, souvent appelé “l’île singulière”, possède une identité culturelle aussi forte que colorée.

A

l’origine de son nom qui fut longtemps “Cette”, peut-être la forme du mont Saint-Clair qui surplombe la ville, “une baleine”, aux yeux des marins : “ceta” issu du latin cetus. D’ailleurs, si les origines de la ville sont assez confuses, on sait que cette protubérance servait de repère géographique aux navigateurs… et de refuge aux corsaires et aux pirates ! Ce n’est donc qu’à partir du XVIIIe siècle que la colline s’est peu à peu garnie de “baraquettes”, ces petites cabanes en pierres sèches où l’on venait passer le dimanche en famille. Son acte de naissance, Sète le doit à trois personnalités pour être née en 1666 de la volonté de Paul Riquet, Louis XIV et du chevalier de Clerville. L’un cherchait une ouverture sur la Méditerranée pour le Canal du Midi, l’autre un port d’exportation des produits du Languedoc, le dernier identifia le cap de Sète comme le plus approprié. Et le port fut créé. L’édification du môle SaintLouis, qui protège l’entrée du vieux port, abrite les bateaux depuis cette date. Ville pittoresque et haute en couleurs, Sète se

compose de deux types d’habitants : ceux de la Pointe-Courte, le quartier coloré des pêcheurs de l’étang, les “petits métiers”, comme on dit ici dans le jargon sétois, on les appelle les “pointus”. Les petites embarcations côtoient les chalutiers le long des quais, où se tiennent les joutes. Quand les marins déboulent, ça parle fort et ça sent l’iode. Et puis, il y a ceux de la colline, ceux des quartiers plus résidentiels où l’on devine les riches demeures avec vue splendide sur la Méditerranée et les maisons plus modestes du “Petit Naples”, ce quartier haut de la ville, où beaucoup de familles sont originaires du Sud de l’Italie. A la grande époque du négoce du vin, Sète était le premier port de tonnellerie du monde et une ville florissante. Ville portuaire, Sète bénéficie de l’attraction d’un port en pleine ville. Les marchés de poissons à la criée, les ballets de chalutiers restent une réalité du quotidien de Sète, même si les navires sont moins nombreux qu’avant. Pourtant, après plusieurs années difficiles, Sète redevient le premier port pour la pêche au thon, désormais ultra-réglementée. Mais Sète, c’est désormais un littoral quasi rectiligne jusqu’à Marseillan-Plage : les douze kilomètres de plage ont été réaménagés ces dernières années. Quatre parkings gratuits ont été créés et une promenade a été réalisée à la sortie de Sète, où s’installent l’espace d’un été, plagettes et paillotes-restaurants, pour le grand plaisir des estivants. ◗ www.ot-sete.fr SUDDEFRANCE - 32 -

A VOIR/ÉTANG DE THAU

Entre mer et garrigue avec au Sud la Méditerranée et au nord la Via Domitia, l’étang de Thau cultive depuis des siècles sa particularité, puisqu’on y pratique l’élevage des huîtres depuis l’Antiquité. Entre paysages de vignobles et étendues lagunaires, la douceur de vivre à la méditerranéenne prend tout son sens dans les petits villages de Bouzigues, Balaruc, Mèze, Frontignan. Dans les incontournables : visite des sites préhistoriques (le musée parc des dinosaures) ou gallo-romains (la villa Loupian), des villages où se succèdent les fêtes de pays en été oenotourisme chez les producteurs de vins (notamment de picpoul de Pinet) et bien sûr dégustation des coquillages de l’étang chez les producteurs ou dans les nombreux restaurants du secteur. www.paysdethau.fr

• SÈTE


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DESTINATION MÉDITERRANÉE PALAVAS / VILLENEUVE-LÈS-MAGUELONE

• PALAVAS

Palavas, le charme de la mer pour tous LES QUAIS DU CANAL.

Rendue célèbre par le dessinateur Dubout, la petite ville de Palavasles-Flots possède un charme inimitable.

S

ituée à peine à dix kilomètres au sud de Montpellier, Palavas est depuis toujours le quartier d’été des Montpelliérains. Nichée entre mer et étangs, entourée d’une nature riche et d’une flore exceptionnelle, cette ville balnéaire au bord du golfe du Lion est pour certains le symbole peu enviable des vacances populaires, pour d’autres le chantre de la décontraction. C’est le dessinateur Albert Dubout qui popularise l’image de cette commune balnéaire, au moment de la création des congés payés et qu’il représente en plage bondée et foutraque. Avec une prédilection pour le petit train qui fonctionna de 1872 jusqu’à 1968, effectuant la navette entre Palavas et Montpellier et drainant ses flots de citadins venant prendre les eaux ou se délasser au casino le

temps d’une après-midi ou d’un week-end. Un musée est d’ailleurs consacré au génial dessinateur, dans l’ancienne Redoute de la ville. Le camping de Palavas, synonyme de vacances à bon marché, fut longtemps l’autre symbole des lieux. Mais cet ancien village de pêcheurs possède bien d’autres charmes. A commencer par ses 7 kilomètres de plage en pente douce, idéal lorsque l’on a des enfants. La commune est dotée d’un nombre de restaurants concentrés autour du canal où déambulent les estivants, et de paillotes où il fait bon manger des fruits de mer quasiment les pieds dans l’eau. Symbole visuel de la ville, l’ancien château d’eau, construit dans les années 40, a été réhabilité avec à son sommet un restaurant tournant, offrant une vue panoramique exceptionnelle sur le littoral. Enfin Palavas, que l’on peut désormais rejoindre de Montpellier par une piste cyclable, dispose du seul port de plaisance en eaux profondes de la Méditerranée et accueille plus d’un millier de bateaux. ◗ www.palavaslesflots.com

A FAIRE/LA PLAGE DE MONTPELLIER Jusqu‘à la fin des années 60, les Montpelliérains se rendaient sur la côte à une dizaine de kilomètres, en empruntant le petit train de Palavas. Aujourd’hui, la ligne 3 du tramway dessert l’étang de l’Or, à Pérols, à seulement 2,5 kilomètres de Carnon et Palavas. En été, des navettes de bus font la jonction. Des vélos en libre circulation sont égale-

ment disponibles au départ de Montpellier. Quant à la voiture, des parkings sont prévus sur le Petit et Grand Travers. Pour la dernière année, dans le cadre des travaux de protection du littoral, à partir de 2015, la route va être reculée et il faudra laisser son véhicule sur des parkings de délestage avant de rejoindre la plage.

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A VOIR/VILLENEUVELÈS-MAGUELONE Dressé sur un îlot de vignes entre les étangs et la mer, le site de l’ancienne cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone n’en finit pas de fasciner. Jouxtant Palavas, cet édifice roman fut le siège d’un évêché dès le haut Moyen-Age, avant même la création de la ville de Montpellier, à 10 km. Laissé à l’abandon du XVIe au XIXe siècles, cette église-forteresse est aujourd’hui un lieu de balade prisé des Montpelliérains. On y accède librement soit par le littoral (attention la route est interdite aux véhicules en été), soit par le très charmant village de Villeneuve, qui a gardé son charme languedocien. Occupés par l’association “Les Compagnons de Maguelone”, qui y gère un centre d’aide par le travail, les lieux abritent une boutique des produits de l’exploitation (vin, miel, etc.) et un charmant petit restaurant totalement dépaysant ! Un festival de musique ancienne s’y déroule chaque année au mois de juin. Point accueil : 00 33 (0)4 67 50 63 63 www.compagnons-de-maguelone.org


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DESTINATION MÉDITERRANÉE LA GRANDE-MOTTE / LE GRAU-DU-ROI

• LA GRANDE-MOTTE LE GRAU-DU-ROI

LA PLAGE ET LES IMMEUBLES « PYRAMIDE ».

La Grande-Motte, la nature maîtrisée Alternant audace architecturale et présence des espaces verts, la cité construite dans les années 60 a été classée “Patrimoine du XXe siècle”.

A

ujourd’hui première cité balnéaire à avoir reçu le label “Patrimoine du XXe siècle”, La Grande-Motte n’était encore que terre de vignes et d’asperges et surtout le paradis d’une quarantaine d’espèces de moustiques du fait des nombreux marécages, voilà 50 ans ! C’est pour stopper la longue transhumance des Français vers les côtes espagnoles que l’Etat a décidé l’aménagement des 200 kilomètres de littoral du Languedoc-Roussillon dans les années 60. Ce vaste plan s’est traduit par la construction de cinq stations balnéaires, dont La Grande-Motte, voulue comme une “ville de vacances”. La première fois qu’il est venu sur place sur cette étendue de plages et de dunes, l’archi-

tecte Jean Balladur fut surpris par les éléments à l’état brut avec lesquels il allait devoir composer : un paysage plat, un vent fort et une mer puissante. Il décide alors de se démarquer totalement de l’esthétique fonctionnaliste alors en vigueur et de proposer aux habitants et estivants une nature contrôlée et harmonieuse, où le vent est maîtrisé, le soleil dompté grâce aux zones ombragées et la mer valorisée. En associant des formes de pyramides Inca à des logiques de courbes et en intégrant la sculpture dans les équipements publics, il a donné une identité plastique à cette ville nouvelle qui a su conserver un environnement verdoyant, puisque les espaces verts occupent les deux tiers de l’espace public. La commune dispose de nombreuses structures d’accueil et de loisirs haut de gamme comme un port, un golf, un centre de thalassothérapie, des restaurants gastronomiques tandis que 7 kilomètres de plages bordent la ville, dotée de 14 paillotes-restaurants. Le port, actuellement de 1500 places, pourra prochainement accueillir 2100 bateaux de plaisance. ◗ www.ot-lagrandemotte.fr SUDDEFRANCE - 34 -

A VOIR/LE GRAU-DU-ROI Au milieu des eaux, Le Grau-du-Roi baigne dans une atmosphère familiale. Autour de l’ancien chenal qui ouvre un passage (un grau) de la mer vers Aigues-Mortes, la citadelle fortifiée s’est forgée une double identité : balnéaire (c’est le plus grand port de plaisance d’Europe, initié en 1968 dans le cadre du Plan Racine) et populaire. Cette localité, fondée par des immigrants italiens au XIXe siècle, s’est enrichie au fil du temps avec l’arrivée d’une communauté de pêcheurs et d’agriculteurs affluant de toute la région. Mais le destin du village prend un nouveau tournant avec le développement de la balnéothérapie au XIXe siècle : les médecins vantent les bienfaits de l’air marin et des bains d’eau salée, les convalescents affluent et la cité change. Rive droite, on trouve le port de pêche et dans la cité les maisons de maîtres qui rappellent les débuts de la villégiature balnéaire. Mais la vie au Grau s’étend aussi rive gauche, au-delà du centre-ville, en direct ion du quartier du Palais de la Mer et le réputé Seaquarium, puis de Port-Camargue. C’est la station balnéaire incontournable pour les “baigneurs” venus de Nîmes, des Cévennes et du proche Vaucluse. Et le lieu des plaisirs infinis, sous le soleil, au milieu des commerces et des restaurants, ou sur le sable fin des 17 km de plages.

www.vacances-en-camargue.com


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DESTINATION MÉDITERRANÉE AIGUES-MORTES

• AIGUESMORTES

LES REMPARTS DEPUIS LES SALINS.

A VOIR/LES SALINS

Entre sel et mer, le plus vieux salin de la Méditerranée s’étend au pied d’Aigues-Mortes, dessinant de fait une partie du paysage économique de la ville. Car la vocation salinière d’Aigues-Mortes remonte à l’Antiquité. Il y a quatre cents ans, il existait une quinzaine de petits salins qui s’associèrent, sous l’aile d’un négociant montpelliérain, pour fonder en 1856 la compagnie des Salins du Midi. L’implantation même des salins rappelle que la Camargue est pour la France le plus important centre de production de sel. Ecologique avant l’heure, l’activité des Salins du Midi s’étire dans un milieu naturel protégé au cœur de la Camargue gardoise, puisant son énergie des éléments qui l’entourent. Sa culture participe au maintien des zones humides et à la biodiversité. Un petit train permet la visite du site, également possible en 4x4.

Salins du Midi, Aigues-Mortes. Tél. 00 33 (0)4 66 73 40 23 www.visitesalinsdecamargue.com

Aigues-Mortes, ville forteresse Construite par Saint Louis, la médiévale cité des eaux mortes demeure au premier plan.

A

l’origine, au XIIIe siècle, Aigues-Mortes est choisie par Louis IX, qui deviendra Saint Louis, comme port d’embarquement en Méditerranée. Au temps où la Provence appartient à l’empire germanique et le Roussillon aux rois d’Aragon, elle est échangée contre des terres de Sommières. La cité des eaux mortes, alors située sur les rivages d’une immense lagune, communique avec la mer par les graus et avec le bras le plus occidental du Rhône par ses immenses marais. Louis IX fait construire une chaussée endiguée, seul accès terrestre entre Aigues-Mortes et la terre ferme, défendue ultérieurement SUDDEFRANCE - 35 -

par la Tour Carbonnière. Il embarque pour la septième croisade en 1248, puis une ultime fois à Aigues-Mortes en 1270, lors de la huitième croisade, peu avant sa mort. Mais Aigues-Mortes deviendra un centre d’échanges de tout premier plan avec les pays du Levant. Le roi saint y a érigé la Tour de Constance – longtemps seule défense de la cité – afin de protéger le port et la ville. Dans cette tour du roi furent enfermés durant les guerres de religion des protestants de Nîmes, dont le chef des Camisards, Abraham Mazel, qui réussit à s’en échapper en 1705, puis de nombreuses femmes dont Marie Durand qui, refusant d’abjurer sa foi, y fut détenue 38 ans. Flâner dans la ville au gré des galeries d’art est un plaisir pour les yeux et la bouche tant Aigues-Mortes foisonne de créateurs et de bons cuisiniers. ◗ www.ot-aiguesmortes.fr www.monuments.nationaux.fr


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ě?ƒ Saint-Gilles, sentier de l’eau

í˘ł L’âme bouvine sur les berges du Vidourle Les jeux taurins rythment la saison estivale de Saint-Laurent-d’Aigouze oĂš se trouve le seul exemple en Europe de sacristie-toril (le toril s’encastre dans la sacristie) classĂŠe Ă l’inventaire des monuments historiques, l’Êglise cĂ´toyant les arènes. Depuis le village, de larges pistes de promenade s’Êtirent le long des rizières et des prairies peuplĂŠes de taureaux et de chevaux de Camargue. Sur les bords du Vidourle, le circuit est ponctuĂŠ de mas isolĂŠs tandis qu’au loin, au milieu des marais, s’Êlève la Tour Carbonnière (fin du XIIIe siècle). Le lieu-dit

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L’Êtang du Scamandre, cette zone humide typiquement mÊditerranÊenne, devenue rÊserve naturelle, accueille les visiteurs dans son centre de dÊcouverte qui propose plusieurs sentiers d’interprÊtation mettant en lumière la diversitÊ des milieux naturels et de leurs habitants. Pelouses à graminÊes, sansouires et roselières – oÚ s’effectue encore la coupe du roseau – vous permettront d’apercevoir le bec rouge de la talève sultane ou le plumage colorÊ de la panure à moustache. La zone boisÊe abrite, entre autres, les gracieuses ibis falcinelle et quelques-unes des neuf espèces de hÊrons prÊsentes en Europe qui frÊquentent le site. Centre du Scamandre. TÊl. 000 33 (0)4 66 73 52 05 www.camarguecostieres-tourisme.fr

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RÊputÊe au Moyen-Age pour son abbatiale qui attirait de nombreux pèlerins et dont la splendide façade est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, Saint-Gilles est une porte ouverte sur la Camargue. La ville est le point de dÊpart de nombreuses balades menant, comme le sentier de l’eau le long des berges du canal du Rhône à Sète, à travers vignes et vergers ou, comme celui du Cougourlier, à la dÊcouverte des roselières et des marais assÊchÊs oÚ paissent les taureaux, avec une vue unique sur la Petite Camargue et les Êtangs du Scamandre. Office de tourisme de Saint-Gilles. TÊl. 00 33 (0)4 66 87 33 75 tourisme.saint-gilles.fr

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CIRCUIT GARD LA PETITE CAMARGUE AU FIL DE L’EAU

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“Martelière du Vidourleâ€? offre un joli point de vue depuis la berge de ce fleuve cĂŠlèbre pour ses dĂŠbordements impĂŠtueux surnommĂŠs “les vidourladesâ€?. Maison du tourisme de St-Laurent. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 88 17 00 www.ville-saint-laurent-daigouze.fr

í˘´ Une mini-croisière sur les canaux depuis Aigues-Mortes Aigues-Mortes mĂŠrite Ă elle seule une journĂŠe de dĂŠcouverte. Mais elle peut aussi ĂŞtre un excellent point de dĂŠpart pour une croisière sur les canaux. Une navette la relie au Grau-du-Roi, offrant un autre aspect de ces villes phares de la Petite Camargue. D’autres circuits vous emmèneront admirer les couleurs irisĂŠes des salins du Midi, puis pousseront plus loin, aux “portes du Vidourleâ€? – ces imposantes vannes mĂŠtalliques – Ă  la rencontre de la faune et de la flore de la Camargue gardoise, des vignobles et des rizières. Office de tourisme Aigues-Mortes. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 53 73 00 www.ot-aiguesmortes.fr

í˘ľ PlongĂŠe dans les livres Ă Lunel CĂŠlèbre pour son muscat, la ville de Lunel l’est aussi pour sa culture tauromachique. Mais la vieille ville a gardĂŠ de son passĂŠ mĂŠdiĂŠval des ruelles ĂŠtroites mĂŠritant quelques flâneries Ă  la rencontre des vestiges de la commanderie des Templiers, de l’ancien couvent des Capucins ou d’hĂ´tels particuliers.

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Ouvert en 2014, le MusÊe MÊdard, dÊdiÊ à l'histoire du livre et ses arts et mÊtiers, contient 5000 ouvrages rares et prÊcieux dont l’Histoire naturelle des oiseaux de Buffon, un exemplaire du DÊcamÊron de Bocacce ayant appartenu au duc de Choiseul‌ Reine de la course libre, les arènes San-Juan, qui peuvent accueillir plus de 3000 spectateurs, sont un des hauts lieux de la tradition taurine oÚ s’affrontent les meilleurs cocardiers lors d’une saison de course camarguaise qui dÊbute dès le mois d’avril. IdÊal pour une initiation‌ Office de tourisme de Lunel. TÊl. 00 33 (0)4 67 71 01 37 www.ot-paysdelunel.fr

í˘ś Les pierres de l’abbaye de Franquevaux L’ancienne abbaye cistercienne du XIIe siècle qui aurait appartenu aux Templiers avant de revenir Ă la famille du vicomte de NĂŽmes, fut ĂŠrigĂŠe en bordure des marais de l’Êtang du Scamandre. Elle fut construite avec les pierres des carrières de Fontvieille. Lorsqu’elle tomba en dĂŠclin au XVe siècle, une grande partie de ses pierres servit Ă  la construction des maisons du village de Franquevaux situĂŠ au cĹ“ur du terroir viticole des Costières de NĂŽmes. Dans les vestiges de l’abbaye ont ĂŠtĂŠ construits gĂŽtes, chambres et table d’hĂ´tes pour un sĂŠjour singulier au cĹ“ur de la petite Camargue. Abbaye de Franquevaux. TĂŠl. 00 3 (0)4 66 51 05 75 www.ancienne-abbaye.com


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DESTINATION VILLES PERPIGNAN

• PERPIGNAN

LE CAMPO SANTO.

Perpignan, capitale de la Catalogne française Le cœur de Perpignan bat au rythme catalan. La dernière grande ville avant la frontière espagnole est aujourd'hui une passerelle privilégiée entre Barcelone et la France.

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es atouts de cette ville au pied des Pyrénées et à quelques kilomètres de la mer : un brassage des cultures et des populations qui ont fait sa richesse, sa façade méditerranéenne et la beauté des monts pyrénéens qui l’entourent. Longtemps acquise à la cause des Espagnols, c’est bel et bien sous le royaume de Majorque que PerSUDDEFRANCE - 38 -

pignan vit son âge d’or. Elle est alors capitale continentale du royaume. Ses principaux monuments en témoignent : l’ère des rois de Majorque, s’étendant de 1276 à 1344, laisse derrière elle une architecture de style gothique, un Palais, une cathédrale... Le Palais des rois de Majorque est l’un des monuments-symboles de la ville. C’est le roi Jacques II de Majorque qui commande


LE VIEUX CENTRE.

cette construction, achevée en 1309, après sa mort. A la fois palais et forteresse, la bâtisse sert aussi bien de siège du pouvoir politique, que de résidence royale et de chapelle. De style gothique, le Palais dispose également, dans son enceinte, d’un jardin verdoyant. D’ici, le visiteur surplombe toute la plaine du Roussillon. Le royaume de Majorque signe également la naissance d’un autre monument important pour le patrimoine local : la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, sise rue de l’Horloge. Les travaux commencent donc sous le règne de ses rois en 1324. Sa base est de type gothique, et ses premiers plans visaient la construction de trois nefs. En 1344, la guerre fratricide face aux rois d’Aragon et l’épidémie de peste qui va ravager le pays freinent considérablement l’avancée des travaux. Au fil des ans, ses plans sont modifiés. Elle n’aura finalement qu’une seule et grande nef, flanquée de chapelles et d’un cloître funéraire, le Campo Santo, unique en France. La première messe y est célébrée en 1509. L’hôtel de ville, bâti au début du XIV e siècle avec sa façade en cailloux roulés, est lui aussi typique de l’architecture roussillonnaise, L’autre emblème de la ville, c’est le Castillet. Celui-ci est conçu en 1368, sous l’autorité

LE CASTILLET.

des rois d’Aragon. Au début du XXe siècle, les fortifications qui entouraient la ville furent démolies pour désenclaver le centre, mais le Castillet fut épargné in extremis. Aujourd’hui, il abrite le Musée des arts et traditions populaires du Roussillon ainsi que l’emblématique flamme de la SaintJean qui est régénérée chaque année. Cité méridionale, Perpignan avec ses ruelles sinueuses au charme médiéval et ses palmiers sur les places, propose une douceur de vivre hospitalière. Ici, on est fier de la ville et de son équipe de rugby : l’Usap ! Mais un nouvel emblème est en train de naître : le flambant neuf Théâtre de l’Archipel, vaste ensemble de plusieurs salles conçu par le célèbre architecte Jean Nouvel. Ce nouveau symbole (voir page 42 et suiv.) est à l’image d’une ville dont le dynamisme se traduit également par une intense vie culturelle, sous la bannière de laquelle on trouve la fameuse procession de la San Jordi en avril, le festival “Perpignan sur scène” en juillet, et bien sûr “Visa pour l’image” en septembre, festival de photojournalisme réputé. Autant d’atouts pour asseoir la renommée internationale de la ville, qui est désormais reliée directement en TGV à Barcelone. ◗

A VOIR/CANET-EN-ROUSSILLON, LE CHARME DES PLAGES DE SABLE FIN

Station balnéaire de Perpignan dont elle n’est qu’à une dizaine de kilomètres, Canet-enRoussillon possède un centre ancien avec de jolies ruelles et un château. Côté mer, une promenade de 3 kilomètres le long de la plage permet de se livrer à tous les plaisirs aquatiques. A voir aussi, l’étang de Canet Saint-Nazaire parsemé de roseaux, refuge d’une riche faune, célèbre également pour sa dizaine de cabanes de pêcheurs en roseaux reconstitués, qui aujourd’hui servent à entreposer le matériel de pêche. Des visites guidées sont proposées par l’Office de Tourisme. www.ot-canet.fr

www.perpignantourisme.com SUDDEFRANCE - 39 -


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DESTINATION VILLES NARBONNE

• NARBONNE

A VOIR /L’ABBAYE DE FONFTROIDE Fondée à la fin du XIe siècle par des moines bénédictins, l'abbaye de Fontfroide devient cistercienne en 1145. Rapidement, son aura dépasse les frontières audoises. Elle est alors considérée comme l'une des plus importantes abbayes cisterciennes de la Chrétienté. Et tient lieu de bastion d'orthodoxie catholique face à un pays sensible aux idées du catharisme. On y fabrique du vin et on y élève des troupeaux. C'est suite à la Révolution française qu'elle perd peu à peu de sa splendeur. En 1901, les derniers moines la quittent définitivement. C'est en grande partie grâce à la famille Fayet, qui la rachète en 1908, alors qu'elle est à l'abandon, que l'abbaye est si bien conservée. A l'opposé de la vie monastique qui régnait quelques années auparavant, les Fayet firent de l'abbaye un haut lieu culturel où se sont succédé de nombreux artistes comme le peintre Odilon Redon (qui a peint deux fresques dans ces lieux), le sculpteur Aristide Maillol, ou encore le compositeur Maurice Ravel... Tél. 00 33 (0)4 68 45 50 71 www.fontfroide.com

LE CANAL DE LA ROBINE.

LE COURS DE LA RÉPUBLIQUE.

Narbonne, depuis t des chemins Sous l’antiquité gallo-romaine, on l’appelait Narbo Martius. Elle fut la première ville romaine de Gaule et en conserve de multiples vestiges.

S

i Narbonne a reçu le label “Ville d'art et d'histoire”, c'est en grande partie grâce à cette forte identité romaine qui la caractérise. Elle fut en effet la première ville romaine de Gaule, avant même la conquête de Jules César. Fondée en 118 avant Jésus Christ, Narbonne était un véritable carrefour de par sa situation géographique, en bord de Méditerranée et à la croisée des chemins. Narbo Martius profitait pleinement du port SUDDEFRANCE - 40 -

construit par les Romains, ainsi que de la Via Domitia (Voie Domitienne) créée lors de sa fondation, pour relier l'Italie à l'Espagne. Cette route a d'abord été conçue pour faciliter la circulation des garnisons romaines, mais les commerçants l’ont rapidement adaptée. Narbonne était alors un passage obligé. Dès la conquête des Gaules, la ville connaît donc un essor économique important. On y développe le commerce du vin, du blé, de la céramique... Devant l'hôtel de ville, on peut admirer un morceau pavé de la Via Domitia,


oujours à la croisée telle qu'elle se présentait 100 ans avant J.-C. Cette voie arrivait au cœur de la cité par l'actuelle rue de Lattre. Elle traversait la place Bistan, ancien forum romain, pour déboucher sur l'actuel pont des Marchands, au-dessus du canal de la Robine. A Narbonne, on dit que les sols regorgent encore de multiples trésors antiques. Même si la plupart des monuments romains ont été détruits, certains musées et centres de fouilles perpétuent le souvenir de Narbo Martius. Pour mieux mettre en valeur ce riche patrimoine, un projet de Musée Régional de la Narbonne Antique vient d’être lancé et abritera plus de 15 000 pièces dont des sculptures, des mosaïques, des peintures murales, des éléments lapidaires, etc. La réalisation du musée, qui doit ouvrir en 2016, a été confiée au célèbre architecte anglais Norman Foster. Mais l’histoire de Narbonne, qui fut une pro-

vince arabe pendant quelques décennies au VIIIe siècle, est riche aussi de son passé de centre spirituel – symbolisé par l’imposante cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur – et commerçant au Moyen-Age ainsi que de sa fibre occitane. Mais non contente de célébrer son passé, Narbonne a su rester attractive en tablant sur l’art de vivre. Les halles de style Baltard sont un lieu de vie incontournable de la cité, qui est aussi une capitale au riche passé médiéval. Riche d’un patrimoine naturel multiple (massif de la Clape, massif de Fontfroide), au cœur d’un vignoble réputé où l’œnotourisme se développe notamment avec les “wine safari” proposés par l’Office de Tourisme, Narbonne sait se dédoubler l’été pour être, avec Narbonne-Plage et ses 5 km de sable fin, un lieu de villégiature privilégié. ◗ www.narbonne-tourisme.com SUDDEFRANCE - 41 -

A VOIR/MINERVE, BEAUTÉ FATALE Accrochée aux contreforts cévenols de la Montagne Noire, la cité se croyait imprenable. « Aucun château, hormis Termes et Cabaret, n’était plus fort que Minerve », avait écrit un chroniqueur au moment du drame. Les Parfaits – nom donné aux Cathares – y seront pourtant pris au piège par Simon de Montfort en 1210. C’est après sept semaines de siège que Guillaume, le seigneur de Minerve, capitula face à la soif et à la maladie. Dans ce décor sauvage, les Parfaits refuseront d’abjurer leur foi, attirant sur eux les foudres du bûcher, le premier bûcher collectif de la bataille contre les Albigeois. La ville exhibe encore voûtes accortes et ponts naturels taillés dans le calcaire ; un décor aussi grandiose que son passé funeste. La cité généreuse a donné son nom au Minervois, terre de vignerons. Au fil des ruelles du village, le promeneur va à la rencontre de ce lieu de mémoire, où subsistent enceinte, portes fortifiées, poternes, ruelles pavées de galets de rivière, tours et vestiges du château. L’église Saint-Étienne au dépouillement roman épuré, la maison des Templiers, le monument aux martyrs et sa colombe de lumière taillée dans le roc par l’artiste minervois Jean-Luc Séverac, appellent le promeneur. www.minerve-tourisme.fr


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PORTFOLIO ARCHITECTURE

LE PROJET DE FOLIE DU XXIe SIÈCLE DE FARSHID MOUSSAVI, QUARTIER PORT-MARIANNE À MONTPELLIER.

LE QUARTIER ANTIGONE DE RICARDO BOFFIL À MONTPELLIER.

NEMAUSUS DE JEAN NOUVEL À NIMES.

LE STADE DES COSTIÈRES DE CHAUSSE ET GREGOTTI, À NÎMES. SUDDEFRANCE - 42 -

LA PASSERELLE DU PONT DES ANGES DE RUDY RICCIOTTI, À SAINT-GUILHEM.


LE LYCÉE FRÊCHE DE MASSIMILIANO FUKAS À MONTPELLIER.

Une région de design et d’audace architecturale Entre villages typiques tournés vers l’avenir et centres urbains qui conjuguent passé, présent et futur, le LanguedocRoussillon a choisi d’être résolument moderne.

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epuis plusieurs décennies, des architectes de renom ont apposé leur griffe sur les grandes villes de la région. Voilà plusieurs décennies, c’était le célèbre plasticien Victor Vasarely qui dessinait le portail d’entrée de l’Université Paul-Valéry à Montpellier. L’architecte catalan Ricardo Boffil a ensuite remodelé le quartier d’Antigone à Montpellier toujours, pour lui apporter une touche néo-classique et Claude Vasconi a couvert le Palais des Congrès – le Corum – de plaques de granit rose. Le styliste Christian Lacroix a donné des airs de gentils monstres aux rames d’une des lignes de tramway de la capitale régionale.

Tous les grands noms sollicités A Nîmes, Norman Foster a habillé de verre et de fer le Carré d’Art il y a vingt ans. Le designer Philippe Starck a, pour sa part, mis en scène dans les années 90 les armoiries de la ville (le palmier et le crocodile) dans un au-

dacieux mobilier urbain et a conçu l’immeuble “Le nuage by Starck”, en cours de construction à Montpellier dans le quartier Port-Marianne. Quant à Jean Nouvel, ses immeubles Nemausus ont, à Nîmes, des allures de paquebot et le célèbre architecte a également signé l’an passé le nouvel hôtel de ville de Montpellier et le show-room du nouveau temple du design contemporain de la ville situé non loin de la mairie. A Perpignan, le nouveau centre culturel l’Archipel, c’est encore lui. Dans la capitale régionale, l’architecte anglo-iranienne Zaha Hadid signe PierreVives, le nouveau bâtiment abritant les archives départementales. Massimiliano Fukas a, lui, réalisé toujours à Montpellier, le lycée hôtelier Georges-Frêche. En Lozère, Jean-Michel Wilmotte a bâti le centre thermal de la Chaldette après avoir repensé les halles de Nîmes. Rudy Ricciotti a successivement réalisé la superbe passerelle des Anges à Saint-Guilhemle-Désert, le tout nouveau pont de la République inauguré début 2014 à Montpellier, et travaille actuellement à la réalisation du mémorial du camp de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales. Anne Gaubert et François Moget ont pour leur part conçu le musée d’art contemporain de Sérignan autour des sculptures de Daniel Buren (qui a aussi travaillé sur l’aménagement de l’entrée du musée Fabre à Montpellier). En LanguedocRoussillon, les grandes signatures de l’architecture contemporaine nous en mettent plein les yeux. SUDDEFRANCE - 43 -

Des projets toujours aussi décoiffants Et ce n’est pas fini, car les projets d’envergure et structurants sont encore nombreux ! A Narbonne, le célèbre Norman Foster vient de signer l’architecture du futur musée régional de la Narbonne Antique, qui ouvrira d’ici deux ans. A Montpellier, la capitale régionale s’est lancée dans une ambitieuse politique de conception de douze “Folies” architecturales du XXIe siècle, en écho à ces petites “folies” que furent aux XVIIIe et XIXe siècles les châteaux et domaines des riches Montpelliérains. Après la tour de 11 étages de Farshid Moussavi à Port-Marianne, c’est “l’Arbre blanc”du Japonais Sou Fujimoto qui vient d’être désigné lauréat pour la Folie Richter de 17 étages. Ces deux premiers ensembles architecturaux sont prévus pour 2016-2017. En juin 2014, c’est le retour du festival des Architectures Vives : les cours des hôtels particuliers de Montpellier seront mises en scène et en lumière par le travail d’une jeune génération d’architectes, paysagistes et urbanistes. Mais le LanguedocRoussillon, c’est aussi une région avec une culture du design qui s’affirme désormais un peu partout. Des boutiques spécialisées dans les cœurs ou en périphérie de villes, des show-rooms, des restaurants, des hôtels, des chambres d’hôtes, des plages privées… L’Histoire est une vraie définition de modernité urbaine. ◗


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PORTFOLIO ARCHITECTURE

LES ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DE L’HÉRAULT, RÉALISÉES PAR ZAHA HADID À MONTPELLIER.

LA NOUVELLE MAIRIE DE MONTPELLIER, DE JEAN NOUVEL.

LE CARRÉ D’ART, SIGNÉ NORMAN FOSTER À NÎMES.

LES LIEUX DE CONVERGENCE DU DESIGN SE MULTIPLIENT.

LES AMÉNAGEMENTS DE L’AVENUE FEUCHÈRES A NÎMES. SUDDEFRANCE - 44 -


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PORTFOLIO ARCHITECTURE

LE PROJET DE MUSÉE RÉGIONAL DE LA NARBONNE ANTIQUE DE NORMAN FOSTER À NARBONNE.

LE PONT DE LA RÉPUBLIQUE DE RICCIOTTI À MONTPELLIER.

LE SECOND PROJET DE “FOLIE DU XXIe SIÈCLE” DE SOU FUJIMOTO, QUARTIER RICHTER À MONTPELLIER.

LE THÉÂTRE L’ARCHIPEL DE JEAN NOUVEL À PERPIGNAN. SUDDEFRANCE - 45 -


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DESTINATION VILLES BÉZIERS

A VOIR/A FAIRE ÉCLUSES DE FONSÉRANNES

Une succession de neuf écluses qui permet de franchir un dénivelé de 21,50 m en moins de 300 m. L’un des joyaux du canal du Midi, aux portes de Béziers. L’un des sites les plus visités de la région. Chemin des Écluses. Tél. 00 33 (0)4 99 41 36 36

BÉZIERS

Béziers, une ville authentique ◗

A VOIR/DES FOLIES DANS LES VIGNES Elles sont le témoin de l’essor économique que connut Béziers grâce à la culture du vin, les “folies biterroises”. Alors que le cépage “Saint Aramon” abreuvait les masses ouvrières des industries minières et sidérurgiques à la fin du XIXe siècle, à l’extérieur de la ville, dans un océan de vignes, fleurissaient les “Palais de l’Aramonie”. La campagne biterroise se couvrit ainsi de ces “châteaux pinardiers”, rivalisant d’audace architecturale (frôlant parfois le mauvais goût). À cette époque, on raconte que le bénéfice d’une seule récolte suffisait à payer la construction d’un de ces châteaux, en faisant appel aux plus grands architectes de l’époque comme le Bordelais Garros. Baïssan, La Gayonne, La Devèze, Lirou figurent au nombre de ces “folies”. Parmi elles, le château de Raissac commercialise ses vins. Restauré depuis plus de 20 ans dans le style anticonformiste de ses propriétaires, Christine et Jean Viennet, Raissac abrite un musée de la faïence.

Dominant l’Orb et le Canal du Midi, la cité, rendue prospère au XIXe siècle par l’essor du vignoble, recèle des trésors cachés.

I

naccessible quand on l’appréhende depuis le pont-canal qui enjambe l’Orb, Béziers (Hérault) trône du haut de sa majestueuse cathédrale (Saint-Nazaire) sur un passé vieux de vingt-sept siècles. Pour monter jusqu’à elle, la ville offre au promeneur un lacis de rampes et d’escaliers qui lui font grimper les quelque soixantedix mètres séparant la rivière des deux collines, les quartiers Saint-Jacques et Saint-Nazaire, où elle s’est implantée. La cité, enrichie dans la seconde moitié du XIXe siècle par l’essor de la viticulture, garde jaSUDDEFRANCE - 46 -

LE PONT VIEUX ET LA CATHÉDRALE SAINT-NAZAIRE.

lousement ses trésors architecturaux : ici un pinacle gothique, là une fenêtre Renaissance, et un peu partout, de lourdes portes cachant de somptueux hôtels particuliers, signes de la “folie” passée qui enfiévra le Biterrois au XIXe siècle. En ce temps-là, le Tout-Paris descendait dans cette province. Épargnée en partie par l’oïdium, le mildiou et surtout le phylloxéra, avec l’aide du Canal du Midi et l’arrivée du chemin de fer, Béziers devient la ville la plus riche du Languedoc. Autoproclamée “Capitale mondiale du vin”, elle se forge un destin à sa démesure. Témoin de ce passé, les boulevards édifiés dans la grande tradition haussmanienne. Les allées Pierre-Paul-Riquet, colonne vertébrale de la ville, ornées en 1838 de la statue de Paul Riquet (œuvre de David d’Angers) et plantées de platanes en 1848, en sont un exemple. À chaque extrémité, un symbole de réussite : au nord, le splendide théâtre Bonbonnière construit en 1844, une salle à


A VOIR/A FAIRE DE L’ORB AU JAUR, LE CHARME Il faut prendre le temps de s’aventurer à quelques dizaines de kilomètres de Béziers pour remonter le département de l’Hérault vers le nord, par Roquebrun ou par Faugères et atteindre le territoire du parc naturel régional du Haut Languedoc. Dès lors, c’est un univers totalement différent qui s’offre au voyageur. On quitte le climat conciliant du bord de mer pour monter en altitude et atteindre, en contrebas du massif du Caroux, le premier contrefort du Massif Central, les superbes villages de la vallée de l’Orb. Ici, l’olivier fait place aux fruitiers. Les villages s’accrochent dans les châtaigneraies et les montagnes accueillent grimpeurs et randonneurs, tandis que les fans de VTT disposent de près de 80 km de voie verte entre Bédarieux et Mazamet. Hérépian, le Poujol-sur-Orb, Colombièressur-Orb et ses gorges si sauvages. www.parc-haut-languedoc.fr

A VOIR/PÉZENAS, LA DOUCEUR LANGUEDOCIENNE

LES ALLÉES PIERRE-PAUL-RIQUET.

l’italienne. Au sud, le Plateau des Poètes est un agréable jardin à l’anglaise, dessiné par Bühler. Ici, les allées ombragées, les pièces d’eau et les fontaines gazouillantes célèbrent l’un des plus illustres enfants du pays, le sculpteur Injalbert qui y a laissé une colonie de tritons et naïades, aux côtés de son monumental Titan. Chaque année, 700 000 visiteurs descendent ces allées en direction des arènes gallo-romaines enchâssées dans les immeubles du quartier Saint-Jacques. Ou de celles, plus modernes, construites en 1905 sur le modèle des arènes espagnoles par Fernand Castelbon de Beauxhostes, mécène féru de théâtre et d'art lyrique. Ces arènes de 13 100 places accueillent des corridas lors de la célèbre feria du 15 août. Ville d’art, de théâtre et de culture, l’ancienne cité pinardière se prête merveilleusement à la mise en scène de son patrimoine. ◗

Ancienne colonie romaine, située à l’est de Béziers, Pézenas était réputée à la période antique pour ses laines. Passée dans le domaine royal en 1261, la ville connut un développement spectaculaire avec une foire réputée puis l’installation dans la ville des états généraux du Languedoc à partir du XVe siècle. Des gouverneurs illustres comme le duc de Montmorency et le prince de Conti firent de la ville la “Versailles du Languedoc”. Molière fréquenta aussi la cité, pour divertir les états généraux. Il en reste de superbes hôtels particuliers comme l’hôtel de Sébasan, de Saint-Germain (devenu musée) ou la maison de Jacques Cœur. Aujourd’hui, Pézenas accueille des métiers d’arts comme ceux de la scène, du patrimoine (costumiers, marionnettistes, mosaïstes, ferronniers, ébénistes, brocanteurs), et sait conjuguer le souvenir de Molière et de Bobby Lapointe, poète-chanteur des années 60, enfant du pays. www.pezenas-tourisme.fr

www.beziers-tourisme.fr SUDDEFRANCE - 47 -


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DESTINATION VILLES MONTPELLIER

MONTPELLIER

LES JARDINS DU PEYROU.

Montpellier, le Languedoc rayonnant Dotée d’une histoire récente au regard de ses voisines plus de deux fois millénaires, Montpellier a connu, et connaît, une croissance et un dynamisme atypiques.

A

ujourd’hui capitale incontestée du Languedoc-Roussillon, Montpellier est pourtant la plus récente des grandes cités du pourtour méditerranéen. A l’origine petit ensemble de bourgades rurales faisant le lien entre les cités gallo-romaines Nîmes et Narbonne, la ville de Montpellier ne va naître qu’en 985, un millénaire après ses voisines. Placée près de la Voie-Domitienne et du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (voir p.11), dotée d’un port à Lattes où arrivait alors la mer, la cité va se développer autour du commerce, attirant pèlerins et voyageurs qui lui donneront sa forte tradition cosmopolite. Cette activité permet d’y développer alors

un foyer intellectuel important, à tel point que s’y crée la première faculté de médecine du royaume de France et bien au-delà, où étudièrent notamment Nostradamus, et Rabelais ! Le Jardin des Plantes jouxtant l’établissement universitaire, créé en 1593 par Henri IV afin de disposer de plantes médicinales, est ainsi le plus ancien de France. La prospérité de Montpellier va aller crescendo pendant plus de deux siècles, d’abord avec la famille des Guilhem – fondateurs de la ville – puis en tant que possession du royaume d’Aragon. Mais durant la guerre de Cent Ans, la ville est victime de crises graves et sombrera dans une certaine décadence. Elle reprendra ensuite une nouvelle dimension sous l’impulsion de Jacques Cœur, nommé en 1441 commissaire du roi auprès des Etats du Languedoc, afin de relever l’économie régionale. Les guerres de religion seront une autre époque douloureuse, où la plupart des églises et temples de la cité seront tour à tour incendiés. Le siècle des Lumières réussit mieux à Montpellier, grâce notamment à Jean-JacquesRégis de Cambacérès, natif de la ville et qui, après des études de droit, devint membre de SUDDEFRANCE - 48 -

A VOIR/UNE VILLE OÙ LE PIÉTON EST ROI Ville en expansion démographique constante – 8 000 personnes viennent s’y installer chaque année – Montpellier et son agglomération ont su insuffler les changements qui font de Montpellier l’un des plus grands espaces piéton de France. Initié au milieu des années 80 sur la place de la Comédie, la réappropriation du centre-ville par les piétons vient de s’étoffer avec l’intégration dans le périmètre réservé, des 16 hectares de l’axe Ledru-Rollin - Jeu-de-Paume. Désormais, tous les monuments majeurs du centre-ville sont accessibles à pied, en vélo ou en tramway. Car, parallèlement, toute la politique de déplacements urbains de la ville a été revue, faisant de Montpellier une championne de l’écotourisme urbain.


la Convention à la Révolution, et sera la cheville ouvrière du Code Civil voulu par Napoléon. La ville passe un peu à côté de la révolution industrielle et la région reste agricole, même si la vigne fera sa fortune au XIXe siècle. Petite ville de province après la deuxième guerre mondiale, Montpellier a connu un développement extraordinaire grâce à deux éléments : d’abord le rapatriement despieds-noirs au moment de la décolonisation, car la ville a su construire sur cet apport démographique dans les années 60 au point de voir sa population doubler en quarante ans. Ensuite avec l’installation du siège européen du géant informatique IBM, qui a été un accélérateur économique.

L’Ecusson, quartier historique, reste le poumon de la ville Ville universitaire bénéficiant d’un bel ensoleillement (plus de 300 jours par an !) et de la mer, Montpellier capitalise sur son pouvoir d’attraction tout en gardant une taille humaine (250 000 habitants dans la ville, 430 000 dans l’agglomération) qui lui permettent d’être régulièrement en tête des classements sur la qualité de vie. L’Ecusson, quartier historique, reste le poumon de la ville grâce à une piétonisation de grande envergure qui incite à la flânerie. Le Musée Fabre, l’un des plus beaux musées des Beaux Arts de France, est un écrin somptueux pour des œuvres de premier plan comme celles de Courbet ou Delacroix, sans oublier la salle superbe consacrée à Pierre Soulages. Il draine des dizaines de milliers de visiteurs depuis sa réouverture. Tandis que la Panacée, nouveau centre tourné vers la création contemporaine ouvert en 2013, est vite devenu le lieu incontournable de la jeune création. Les rues étroites, bordées de discrets hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, irriguent le centre vers de superbes édifices comme la cathédrale Saint-Pierre, le jardin du Peyrou et sa vue sur l’arrière-pays, la charmante place Sainte-Anne ou la vrombissante place de la Comédie et ses immeubles “pâtissier” du prospère XIXe siècle. A peine plus loin, les Arceaux sont le lieu d’expression charmant des boulistes, à l’ombre de l’aqueduc, tandis que les quartiers Boutonnet et Beaux-Arts cultivent leur côté village quelque peu “branché”.

Une ville à la fois moderne et terrienne De là on peut faire une apaisante balade vers le cimetière Saint-Lazare où repose notamment la Reine d’Italie, venue en exil en 1946 après la proclamation de la République et qui

LA PLACE DE LA COMÉDIE. LA PLACE DE LA CANOURGUE.

choisit de finir ses jours à Montpellier. C’est le charme indolent de cette ville, moderne mais toujours un peu terrienne. D’ailleurs la commune abrite quelques domaines viticoles réputés, classés en AOC Grès de Montpellier ! Mais à Montpellier, le classicisme tutoie l’urbanisme moderne avec le fameux quartier d’Antigone réalisé par Ricardo Boffil, au début des années 80, qui a conçu son projet comme un hommage à l’Antiquité en utilisant le béton compact pour des formes classiques mises en perspective. De cette époque, la ville est devenue un matériau unique pour de prestigieux architectes. D’autres quartiers sortent ainsi régulièrement de terre (Malbosc, Jardins de la Lironde, Ovalie, Port Mariane, etc . Dans les derniers grands projets, on dénombre Pierrevives, le nouveau siège des archives départementales signé Zaha Hadid, le fameux centre Odysseum, seul complexe dans le pourtour méditerranéen à proposer une symSUDDEFRANCE - 49 -

biose entre une zone commerciale avec un mall à ciel ouvert et des activités ludiques comme une patinoire, un aquarium réputé, (“Mare Nostrum”), cinéma multiplexe, etc.

La ville se rapproche de la mer ! Aujourd’hui, le développement de la ville se poursuit le long du Lez, vers la mer. Le symbole fort en est la nouvelle mairie, inaugurée voilà deux ans. Ecologique, technologique, le bâtiment est d’une couleur bleu profond – les couleurs de Montpellier – qui changent selon l’ensoleillement. En face de ce bâtiment, c’est tout un nouveau quartier baptisé Port-Marianne qui se déploie autour du bassin Jacques-Cœur et symbolise l’esprit de conquête de cette ville dynamique. Pour ce quartier se sont penchés autour du berceau des architectes de renom comme Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, Rudy Ricciotti


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Les Matelles

BÉZIERS

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Montagnac

LE VIEUX CENTRE AVEC L’ÉGLISE SAINTE-ANNE ET LA CATHÉDRALE.

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Frontignan

DÉCOUVRIR – qui vient d’inaugurer au printemps 2014 l’aĂŠrien Pont de la RĂŠpublique (voir p. 45) – en attendant la rĂŠalisation du projet du jeune Japonais Sou Fujimoto, un “immeublearbreâ€? de 17 ĂŠtages prĂŠvu sur les bords du Lez en 2017. Ville de matière grise – près d’un habitant sur cinq est ĂŠtudiant ou chercheur – Montpellier a dĂŠfinitivement misĂŠ sur ses talents. Ce n’est pas pour rien qu’en 2012, le New York Times avait estampillĂŠ dans un classement la capitale du Languedoc comme “ville française la plus avant-gardisteâ€?. â—— www.ot-montpellier.fr

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ě?ƒ MusĂŠe Fabre MusĂŠe des Beaux Arts de Montpellier crĂŠĂŠ en 1825, totalement repensĂŠ voilĂ quelques annĂŠes, qui abrite des Ĺ“uvres de peintres flamands et hollandais mais aussi des peintres de l’Êpoque des Lumières (Poussin, Vouet, David) et les nĂŠoclassiques et romantiques (Vernet, GĂŠricault, Delacroix ). De belles Ĺ“uvres des XIXe (Courbet, FrĂŠderic Bazille, Maillol) et XXe siècles, et une formidable salle consacrĂŠe Ă  Pierre Soulages. 39, Bd Bonne-Nouvelle, 34000 Montpellier. TĂŠl. 00 33 (0)4 67 14 83 00 www.museefabre.fr

A VOIR/LES VÉLOS DÉCOUPÉS A Montpellier, on trouve des luthiers rĂŠputĂŠs mondialement pour leur savoir-faire dans la restauration d’un Stradivarius, des ingĂŠnieursagronomes très pointus et puis aussi‌ des vĂŠlos VTT et BMX accrochĂŠs aux murs Ă 4 ou 5 mètres de hauteur ! Depuis deux ans, “BMXâ€? (un nom d’artiste) s’essaye Ă  un exercice original, en posant clandestinement des dĂŠcoupes de vĂŠlo contre les murs de la ville. Comme si ces vĂŠlos tout-terrains jouaient les passe-murailles, entrant ou sortant des bâtiments ! Une Ĺ“uvre d’art a priori ĂŠphĂŠmère, mais heureusement pour l’instant les pouvoirs publics sont tolĂŠrants avec ces crĂŠations qui enjolivent la vie quotidienne. Cet exercice de street-art a dĂŠbutĂŠ un peu par hasard pour son auteur trentenaire originaire de la rĂŠgion, qui a dĂŠjĂ  posĂŠ près d’une cinquantaine de vĂŠlos entre Bruxelles, New York, Paris et Montpellier. Mais Ă  chaque fois cela a un sens. A vous de le dĂŠcouvrir‌

í˘˛ MusĂŠe

de Montpellier, fut lÊguÊ en 1985 à l’AcadÊmie française. Demeure sublime, le château vient d’être rachetÊ par la commune et les jardins sont dÊsormais accessibles au public. Avenue de la Gare 34160 Castries. TÊl. 00 33 (0)4 99 74 01 77 www.castries-tourisme.fr

sieste après dÊjeuner ou se baigner dans l’eau turquoise. Route de CÊcÊles, 34270 Saint-Mathieu-de-TrÊviers. TÊl. 00 33 (0)4 67 55 31 16 www.laguinguettedesamoure ux.com

í˘ľ Abbaye de Valmagne

Spa grand luxe dans cet hĂ´telrestaurant de luxe situĂŠ aux portes de Montpellier. 1, Bd Philippe-Lamour, 34170 Castelnau-le-Lez. TĂŠl. 00 3 (0)4 67 07 26 00 www.domainedeverchant .com

Superbe abbaye cistercienne du XIIe siècle posÊe dans le vignoble, à 40 km de Montpellier. L’abbaye est ellemême devenue un domaine viticole. DÊpartementale 5 direction Villeveyrac. 34530 Montagnac. TÊl. 00 33 (0)4 67 78 06 09. www.valmagne.com

languedocien LogÊ dans l’ancien hôtel des TrÊsoriers de France, ce charmant petit musÊe retrace l’histoire et l’Êvolution de la ville à travers des objets de la vie quotidienne, des Romains à la pÊriode faste du XIXe siècle. 7, rue Jacques-Cœur, 34000 Montpellier. TÊl. 00 33 (0)4 67 52 93 03 www.museelanguedocien.com

í˘ł Jardin des Plantes Le plus ancien jardin botanique de France, crĂŠĂŠ par la facultĂŠ de mĂŠdecine en 1593. Un charme surannĂŠ dans ce jardin botanique dotĂŠ d’une orangerie. Boulevard Henri-IV 34000 Montpellier. TĂŠl. 00 33 (0)4 67 63 43 22

í˘´ Château de Castries Construit au XVIe siècle, ce château languedocien Ă l’esprit Renaissance, aux portes SUDDEFRANCE - 50 -

SE RESTAURER ě?ƒ L’idĂŠe saveurs Petit restaurant gastronomique Ă prix doux dans l’agrĂŠable quartier Saint-Roch. 5, rue du Four-des-Flammes 34000 Montpellier. TĂŠl. 00 33 (0)4 67 29 88 62

í˘˛ Cellier et Morel Le meilleur restaurant du centreville. Très belle salle voĂťtĂŠe, petite terrasse. 27, rue de l’Aiguillerie 34000 Montpellier. TĂŠl. 00 33(0)4 67 66 46 36

SE DÉTENDRE ě?ƒ Guinguette des amoureux Au bord du lac de CĂŠcĂŠles, un cadre naturel et sauvage au pied du pic Saint-Loup pour faire la

í˘˛ Domaine de Verchant

HÉBERGEMENT ě?ƒ Le nid d’oiseau En plein dans le secteur historique de l’Ecusson, cet appartement ancien avec de belles hauteurs sous plafond dispose de deux agrĂŠables chambre d’hĂ´tes. Son propriĂŠtaire Donald, y a accumulĂŠ des Ĺ“uvres d’art de tous pays mĂŞlant avec goĂťt un droĂŻde de Star Wars, des Ĺ“uvres de Di Rosa, Viallat, Michel Haas, des statuettes d’art populaire du Mali, etc. Accueil dĂŠcontractĂŠ et attentionnĂŠ. 13, rue de l’École-dePharmacie 34000 Montpellier. www.nidoiseau.com

í˘˛ HĂ´tel du Parc Ravissant petit hĂ´tel familial situĂŠ dans un ancien hĂ´tel particulier du XVIIIe siècle, dans le quartier Boutonnet. Accueil souriant. 8, rue Achille-BĂŠgĂŠ, 34000 Montpellier. www.hotelduparcmontpellier.com

Lunel


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DESTINATION VILLES MONTPELLIER

MONTPELLIER

Balade romaine à Ambrussum Situé au nord de Lunel sur la commune de Villetelle, cet important site archéologique gallo-romain se situe sur l’ancienne voie Domitienne, qui reliait les Alpes aux Pyrénées en traversant le Languedoc, de Rome à Cadix en Espagne. Le site comprend les vestiges du pont romain – le pont Ambroix dont il en reste une seule arche – qui permettait de franchir le Vidourle. Mais aussi ceux de l’oppidum, la ville haute fortifiée située sur la colline, avec les vestiges d’un édifice public et des maisons érigées au IVe siècle avant J.-C. On peut également admirer le pavage de l’ancienne voie romaine encore en état par endroits. Le site aménagé propose un parcours archéologique d’1 h 30 parmi ces vestiges ainsi que la découverte de la vie aux temps gallo-romains grâce à un petit musée et un film reconstituant la période antique. Chemin d’Ambrussum, 34400 Villetelle. Tél. 00 33(0)4 67 02 22 33 - www.ambrussum.fr

A la découverte de la faune et de la flore au Domaine de Restinclières Au cœur des garrigues, entre Prades et Saint-Mathieu-de-Tréviers, ce domaine de 215 ha situé au bord du Lez, abritait au XVIIIe siècle le château de Cambacérès. Il devint une propriété agricole et viticole. Domaine départemental depuis 25 ans, c’est un terrain de découverte pour la faune et la flore typiques de la région, parcouru par un sentier de randonnée sillonnant à travers garrigues et forêts peuplées de pins, de chênes, de cyprès… Idéal pour la balade à pied ou en VTT. Une maison de l’environnement propose des expositions temporaires. RD 17, 34730 Prades. www.herault.fr

Les Matelles, village authentique Situé à une quinzaine de kilomètres de Montpellier, Les Matelles est un discret village médiéval joliment restauré. En pleine garrigue du Pic Saint-Loup, le centre des Matelles

fournit un excellent combustible pour leurs fours, les verriers d’art font partie des traditions languedociennes, même si l’activité a connu un déclin à partir du XVIIIe siècle. A Claret, l’ancienne verrerie a été transformée en Halle du verre en 2009, permettant de découvrir la fabrication et l’histoire du verre sous toutes ses formes avec une vocation pédagogique et culturelle. Et des verriers et souffleurs de verre en activité ont installé leurs ateliers non loin de là, proposant un chemin des verriers jusqu’à Ferrières-lesVerreries. 5, avenue du Nouveau-Monde, 34270 Claret. Tél. 00 33 (0)4 67 59 06 39

permet une agréable déambulation dans ses ruelles authentiques : bâti le long du Lirou, le village a conservé ses remparts du XVe siècle, ses passages couverts et ses escaliers intérieurs ouvragés. Un musée du Pic Saint-Loup fait revivre la préhistoire de la région avec des pièces archéologiques du paléolithique à l’âge de fer. Les Matelles est également le village natal d’Albertine Sarrazin, poétesse prodige décédée dans les années 60. www.ville-lesmattelles.fr

Balade nature et viticulture au Pic Saint-Loup Situé à 24 kilomètres de Montpellier, le Pic Saint-Loup (658 m) contemple d’un côté les Cévennes et de l’autre la garrigue montpelliéraine et la mer. Avec son alter ego la montagne d’Hortus (515 m), ils sont la porte d’entrée de l’arrière-pays héraultais et de ses petits villages tels que SaintMathieu-de-Tréviers, Saint-Jean-de-Cuculles, Valflaunès, Notre-Dame-de-Londres. Villages typiquement méditerranéens qui résonnent également comme autant de symboles de la qualité des vins languedociens qu’on y produit sous l’appelation AOC “Côteaux du

Languedoc”. L’ascension du Pic Saint-Loup se fait à partir de Cazevieille en suivant le GR 60, avec un point de vue magnifique à l’arrivée (compter 1 h 30 à 2 h d’ascension). Au sommet, les ruines du château de Montferrand veillent là depuis 1108. Pour les férus d’œnotourisme, des parcours en voiture, en VTT et même à vélos électriques sont proposés. www.tourisme-picsaintloup.fr

L’art des artisans verriers de Claret Présents dès le Moyen-Age au nordest de Sommières du fait de l’abondance de la garrigue qui

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DESTINATION VILLES NÎMES

• NÎMES

LA MAISON CARRÉE.

Nîmes, la belle de pierre aux accents ibériques Cité au glorieux passé antique, place importante de l’histoire du protestantisme, Nîmes est fière de son patrimoine et cultive ses différences, avec en toile de fond cet art de vivre si particulier.

E

ntre la rigueur protestante et l’exubérance camarguaise, Nîmes a décidé de ne pas choisir. A la fois extravertie et secrète, c’est une ville polychrome. Riche d’une histoire de plus de 2500 ans, Nîmes devint colonie sous l’Empire romain et fut couverte de somptueux monuments, qui témoignent de l’importance de la cité. La tour Magne, partie de l’enceinte romaine et haute de 37 mètres, la Maison Carrée, temple édifié durant les toutes premières années de l’ère chrétienne et inspiré du temple d’Apollon de Rome, qui dominait le forum de la cité antique, le temple de Diane et les anciens thermes romains, la porte

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A VOIR/DES CROCODILES EN PAYS NÎMOIS Pour célébrer sa victoire contre Antoine et Cléopâtre, l’empereur Auguste (natif de Nîmes) fit exécuter dans sa province, une pièce avec son profil et celui de son gendre Agrippa sur une face, et un crocodile attaché à un palmier sur l’autre pour symboliser l’Egypte soumise. Le crocodile est ainsi devenu le symbole de la ville en 1536, devenant la mascotte nîmoise. Dans l’escalier d’honneur de la mairie, quatre crocodiles empaillés sont depuis des décennies accrochés au plafond. Même les footballeurs de l’équipe locale sont surnommés “les crocodiles”.


LES ARÈNES.

d’Auguste et les arènes bien sûr, sont les témoins immobiles de cet âge d’or. Sans oublier le castellum, point d’arrivée de l’aqueduc construit pour affirmer la munificence de la ville et dont il reste aujourd’hui un monument à nul autre pareil : le fameux Pont du Gard. Aucune autre ville française ne dispose d’un tel patrimoine antique. Vestiges grandioses, ces bâtiments élégants font la fierté d’une cité qui a su continuer de vivre avec son histoire. C’est bien le cas des arènes, construites au Ier siècle après Jésus-Christ, longues de 133 mètres et hautes de 21 mètres, qui accueillaient les jeux antiques, transformées en forteresse au Moyen-Age et qui 2000 ans après continuent d’être le cœur battant de la ville au moment des concerts et opéras qui y sont donnés en été, mais aussi durant les fameuses ferias à la Pentecôte et en septembre. Si plus de 10 000 passionnés s’y entassent sur les gradins de pierre pour suivre les corridas de taureaux, dans les rues de la ville, ce sont des centaines de milliers de personnes qui viennent vivre cet événement, dans une ambiance mi-espagnole, mi-camarguaise totalement atypique. Facétieuse, Nîmes la romaine la ville sait être aussi Nîmes la méridionale, avec ses cafés où l’on s’interpelle d’une terrasse à l’autre, ses halles réputées où s’affairent plus d’une centaine de commerçants et artisans talentueux, ses boulevards bordés de micocouliers et de platanes où il fait bon

ÉTAL DES HALLES.

déambuler, ses places escamotées comme l’îlot-Littré, ancien quartier des teinturiers. La ville qui a fait fortune grâce à l’industrie du textile, aux banquiers d’affaires protestants et à la viticulture, sait aussi être Nîmes la discrète, avec ses élégants immeubles du XVIIIe siècle où réside la HSP – la haute société protestante – dans le quartier de la Fontaine et où l’on devine à peine l’élégance des cours intérieures des hôtels particuliers près des jardins du même nom, emplacement d’une source sacrée à l’époque antique, devenu somptueux parc au XVIIIe siècle. Jalouse de son passé, Nîmes sait aussi conjuguer le présent et malgré son riche patrimoine, la ville est un terreau pour de grands noms de l’architecture qui ont bâti là quelques bâtiments qui ont fait date comme ceux érigés par Jean Nouvel (Nemausus), Kisho Kurokawa (le stade des Costières), Philippe Starck, Michel Wilmotte (les halles) et surtout le Carré d’Art, audacieux immeuble du Britannique Norman Foster construit en plein centre-ville pour y faire un musée d’art contemporain en 1993, en écho à l’antique Maison Carrée située juste en face. La perspective entre les arènes et la gare vient d’être brillamment réhabilitée avec des jeux de lumière, redonnant une harmonie à ces différentes architectures traversant vingt siècles. Une symbiose de la ville et de ce dialogue perpétuel passé-présent. ◗ www.ot-nimes.fr SUDDEFRANCE - 53 -

INSOLITE/LA PASSION DE LA FÊTE Deux fois par an, Nîmes la romaine devient la plus espagnole des villes françaises. A la fin du printemps et avant l’arrivée de l’automne, se déroulent les deux ferias, d’une telle réputation qu’ils font de Nîmes la première “plaza de toros” hexagonale. C’est en 1811 que des courses de taureaux furent organisées pour la première fois, en l’honneur du roi de Rome. Et c’est en 1863 que se tint pour la première fois une manifestation taurine dans les arènes deux fois millénaires. La feria elle, a été créée en 1950. Depuis, l’amour du taureau est passionnel. Si la Feria des Vendanges en septembre draine surtout un public “d’aficionados” venus pour les spectacles taurins, la Feria de Pentecôte est aussi une fête populaire drainant une foule conséquente, venue écouter les bandas, les concerts ou les danseuses de flamenco et danser dans les bodegas. www.feria-nimes.com


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A VOIR/LE JEAN, ORIGINAIRE DE NĂŽMES ? A la fin de la Renaissance, comme dans toute la rĂŠgion Ă l’Êpoque, NĂŽmes est une ville industrieuse qui exploite la laine produite dans l’arrière-pays pour produire des draps très rĂŠputĂŠs. Dès le XVIIe siècle, les drapiers nĂŽmois se mettent Ă  importer du coton d’Egypte afin de fabriquer une toile de serge rustique, teinte en bleu. Cette “toile de NĂŽmesâ€? avait la rĂŠputation d’être très rĂŠsistante. Presque autant que la toile fabriquĂŠe dans la ville de GĂŞnes depuis le XVIe siècle et qui sert alors Ă  fabriquer des voiles et des bâches. En 1853, alors que s’entame dans l’Ouest amĂŠricain la ruĂŠe vers l’or, un jeune immigrĂŠ allemand du nom de Levi Strauss vend des tentes et des bâches faites dans cette toile italienne aux prospecteurs d’or. Jusqu’à ce qu’il ait l’idĂŠe d’y tailler des salopettes et des pantalons de travail. Rapidement, les pantalons prennent le nom du tissu dans lequel ils sont confectionnĂŠs, le jean, dĂŠformation de GĂŞnes. Toutefois vers 1860, Levi Strauss dĂŠcide de remplacer le lourd tissus par une toile plus souple avec une armure de serge en coton : la fameuse toile de NĂŽmes. Les diffĂŠrences de prononciation aidant, cette toile de NĂŽmes est très vite devenue le “denimâ€?, nom que porte toujours ce tissu pour fabriquer les “blue jeansâ€?.

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DÉCOUVRIR ě?ƒ Maison du Boutis Le boutis est un art du piquage dĂŠcoratif provençal. Le musĂŠe du boutis gardois permet de dĂŠcouvrir des broderies remontant au XVIIIe siècle. 9, pl. du GĂŠnĂŠral-de-Gaulle 30420 Calvisson. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 01 63 75 www.la-maison-du-boutis.com

í˘˛ La brasserie des garrigues Une fabrique de bière issue du terroir, et certifiĂŠe bio pour une boisson non pasteurisĂŠe et non filtrĂŠe. On peut visiter les installations. ZA de l’Arnède 30250 Sommières. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 71 05 53

í˘ł Château de Villevieille Demeure du XIe siècle dominant la vallĂŠe du Vidourle, le château possède une aile Renaissance et une très belle cour d’honneur. Plusieurs pièces ont gardĂŠ leur mobilier d’origine. 30250 Villevieille. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 80 01 62 www.chateau-devillevieille.fr

SE RESTAURER

í˘˛ SKAB Nouveau restaurant gastronomique de la ville avec un talentueux chef. DĂŠcor zen, joli jardin intĂŠrieur pour une cuisine inventive et raffinĂŠe. 7, rue de la RĂŠpublique 30000 NĂŽmes. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 21 94 30

í˘ł Alexandre VoilĂ plus de 20 ans que le chef Michel Kayser accueille avec son ĂŠpouse Monique tout le gotha nĂŽmois dans son restaurant aux portes de la ville. Dans les salles ou dans le parc, voyage gastronomique garanti chez ce chef couronnĂŠ de 2 ĂŠtoiles au guide Michelin. 2, rue Xavier-Tronc 30128 Garons TĂŠl. 00 33 (0)4 66 70 08 99 www.michelkayser.com

í˘´ Il ĂŠtait une fois un mazet sous les platanes Sympathique restaurant avec une agrĂŠable terrasse au milieu du village d’Aimargues. Cuisine de terroir inventive. 3, boulevard Saint-Louis, 30470 Aimargues. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 51 73 03 www.lemazetsouslesplatanes.fr

ě?ƒ Wine bar le

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Cheval Blanc

Ambiance camarguaise et très festive dans ce restaurantbodega au milieu des manades et des roseaux. Une institution oÚ l’on mange des grillades de taureau. RD 46, route d’Aigues-Mortes 30220 St-Laurent-d’Aigouze. TÊl. 00 33 (0)4 66 88 93 23

Brasserie-bar à vins situÊe en face des arènes, le Wine bar propose une cuisine bistrot et une belle carte de vin. Service tardif. 1, place des Arènes 30000 NÎmes. TÊl. 00 33 (0)4 66 76 19 59

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SE DÉTENDRE ě?ƒ Jardins secrets Superbe ĂŠtablissement abritant de luxueuses chambres d’hĂ´tes, les Jardins secrets abritent un spa privatisĂŠ pour chaque client proposant massages japonais, chinois ou ayurvĂŠdique dans une atmosphère de bain romain. Jardins secrets, 3, rue GastonMaruejols 30000 NĂŽmes. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 84 82 64 www.jardinssecrets.net

HÉBERGEMENT ě?ƒ L’Imperator HĂ´tel mythique de la ville avec sa dĂŠcoration Belle Epoque oĂš les grands toreros et les artistes (Picasso, Hemingway) descendaient aux ferias, L’Imperator possède un magnifique jardin clos. 15, rue Gaston-Boissier, 30000 NĂŽmes. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 21 90 30 www.hotel-imperator.com

í˘˛ Domaine Sainte-Colombe Des anciennes tentes de l’armĂŠe canadienne de 35m2 dans un ĂŠtonnant ĂŠcrin de verdure en petite Camargue, pour une ambiance safari. Du camping chic et insolite. 30800 Saint-Gilles. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 81 81 81 www.domaine-saintecolombe.com


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DESTINATION VILLE NÎMES

• NÎMES

Sommières, le symbole de la douceur languedocienne Surplombant la rivière le Vidourle, située entre Nîmes et Montpellier, cette ville médiévale typique du Midi a été créée par les Romains dont il reste un superbe pont, restauré aux XVIII et XIXe siècles. Entre les hôtels particuliers, les petites rues médiévales, le bâtiment de la mairie – érigé en 1768 – et la tour de l’Horloge surmontée d’un beffroi, les richesses architecturales sont nombreuses. Les quais bordés de platanes le long du Vidourle offrent une balade agréable tandis que des ruines du château (où sont proposées en été des reconstitutions médiévales), on bénéficie d’un beau point de vue sur le pic Saint-Loup et les Cévennes. Symbole de l’art de vivre languedocien, Sommières organise un marché très réputé le samedi matin tandis qu’en juillet et août des marchés nocturnes animent les mercredis soir. La cité doit aussi sa réputation à la fameuse terre de Sommières, utilisée depuis des siècles pour enlever les tâches de graisse. www.ot-sommieres.fr

Bagnols, entre arts et histoire Ville prospère au Moyen Age, Bagnols-sur-Cèze est située dans la vallée de la Cèze, dans la partie septentrionale du département du Gard. La vieille ville possède un charme médiéval notamment avec ses immeubles de la place Mallet, mais recèle aussi un formidable musée Albert-André riche de tableaux contemporains, ainsi que le Visiatome futuriste du site nucléaire de Marcoule. A 10 km, les impressionnantes cascades du Sautadet – belles mais dangereuses – sont une curiosité géologique incontournable. www.tourisme-bagnolssurceze.com

L’histoire folle de Perrier à Vergèze ”Perrier c’est fou”. Le slogan a fait le tour du monde. Et voilà plus de 150 ans que l’eau gazeuse Perrier est mise en bouteilles sur la commune de Vergèze, non loin de Nîmes. La découverte de l’usine, qui se visite, permet une plongée dans l’origine des petites bulles et

les effets qu’elles ont sur le métabolisme. Mais c’est surtout un formidable voyage industriel, de l’extraction de la source à la fabrication des bouteilles qui est proposé, tandis qu’un musée revient sur la foisonnante histoire publicitaire d’une petite bouteille verte, vendue à plus d’1 milliard d’exemplaires chaque année. www.perrier.com

Ambiance Camargue au Cailar Le rond-point d’entrée du village annonce la couleur : la sculpture placée en son centre indique qu’on est ici au cœur de la “bouvine”, cette tradition de course avec des taureaux dans des arènes de bois. Village typique de la Petite Camargue, le Cailar est connu pour sa petite église Saint-Etienne où Saint Louis vint plusieurs fois se recueillir au départ des Croisades à Aigues-Mortes, pour ses fêtes votives animées en été, ses nombreuses manades où sont élevés les taureaux. http://camarguecostierestourisme.fr

Le charme intemporel de la Chartreuse de Valbonne Fondée en 1204, la Chartreuse de Valbonne est située au cœur d’un exceptionnel massif forestier unique en France, sur la commune de Saint-Paulet de-Caisson. Des moines Chartreux y ont vécu jusqu’au début du XXe siècle, le site étant ensuite devenu un centre d’accueil de malades. On peut cependant visiter l’église avec son étonnant toit en tuiles vernissées plus commun en Bourgogne qu’en garrigues, la chapelle, les cloîtres, le réfectoire et une cellule de moine avec son mobilier et les objets usuels. Des concerts de musique classique sont régulièrement organisés dans ce lieu exceptionnel. www.chartreusedevalbonne-monument.com

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DESTINATION VILLES MENDE

• MENDE

LA CATHEDRALE NOTRE-DAME-DE-SAINT-PRIVAT.

Mende, épicentre de la Lozère Ancien siège épiscopal, Mende a gardé de nombreuses traces de son passé. Et reste le point de départ idéal pour la visite des Grands Causses.

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ans la haute vallée du Lot dans la région des grands causses, Mende (Lozère) est frappée par le sceau de l’histoire. L’arrivée au pied de la basiliquecathédrale Notre-Dameet-Saint-Privat (édifiée au XIVe siècle selon la volonté de Guillaume de Grimoard, qui devint en 1362 le sixième pape d’Avignon sous le nom d’Urbain V) est toujours fascinante, par le contraste créé entre cet imposant édifice

trônant au cœur du centre ancien et l’aspect resserré de l’habitat local, avec ses toits en lauze de schiste. Démesure et grandeur passée d’une ville qui fut siège épiscopal, jusqu’à la Révolution. Au XVIe siècle, Mende figurait comme l’un des diocèses les plus riches du Languedoc. Mais la principauté ecclésiastique connut de sombres heures : malgré la réforme protestante qui convertit une partie du Gévaudan, Mende resta fidèle à la foi catholique. Sa devise d’ailleurs lui vient de là : « les ténèbres ne m'ont pas envahi ». Assiégée et prise en 1579 par les troupes du capitaine huguenot Merle, la ville fut brûlée et rasée en grande partie. Aujourd’hui, cette petite ville surprend ceux qui la découvrent. La population est en augmentation, des universités et centres de formations ont décidé de s'y implanter, des industries non polluantes également. Forte de cet élan, Mende embellit ses boulevards, ses ruelles bordées d’édifices anSUDDEFRANCE - 56 -

ciens et son image de “ville à la campagne”. On profite du vieux centre, au pied de montagnes d'où jaillissent un grand nombre de sources qui s'en vont serpentant à travers les jardins et les prairies des bastides éparses. Canalisées et alimentant le réseau d’eau souterrain de Mende, ces sources se retrouvent en surface autour de l’ancien lavoir et dans les nombreuses fontaines qui parsèment les ruelles. Mende est un excellent point de départ pour visiter la région des Grands Causses, ou le Mont Mimat qui la surplombe, imposant avec son épaisse forêt de pins noirs. Cette ville, profondément sportive, accueille par ailleurs de nombreuses manifestations : Trèfle Lozérien (rallye international de moto tout-terrain), rallyes automobiles, Grande Fête du Sport (fin juin, une année sur deux), semimarathon Marvejols-Mende... ◗ www.ot-mende.fr


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• MENDE DESTINATION VILLES MENDE

Les Gorges du Tarn, avec les bateliers de la Malène Descendre les Gorges du Tarn en barque offre un nouveau point de vue sur l’un des sites naturels le plus réputé de France. Depuis le XIVe siècle jusqu’à la création de la route en 1905, les barques furent, avec les sentiers muletiers, le principal moyen de se déplacer. Et au début du XIXe siècle, les premiers touristes découvrent à leur bord l’impressionnant canyon creusé par le Tarn entre le causse Méjean et le Sauveterre. Les bateliers de la Malène n’ont pas abandonné la tradition et proposent une balade de 8 kilomètres dans le défilé le plus étroit des gorges jusqu’au cirque des Baumes, là où les falaises atteignent parfois 500 m de hauteur. Une descente en barque à fond plat, sur les eaux limpides parfois mouvementées du Tarn dans la partie la plus belle et la plus impressionnante de son parcours ! Tél. 00 33 (0)4 66 48 51 10 - www.gorgesdutarn.com

Filer la laine à Langogne Installée au milieu du XIXe siècle, à l’emplacement d’un ancien moulin datant du bas Moyen Age, l’ancienne filature de laine a conservé la grande roue du moulin actionnée par le canal qui la longe. Transformée en musée, cette fabrique retrace le processus de la transformation de la laine, du mouton jusqu’à l’écheveau prêt à tricoter. La visite d’une heure, avec scénographie et diaporama, permet aussi de voir en action des machines datant de 1850 et fonctionnant avec la force de l’eau. Classée patrimoine historique, la Filature est un témoignage du développement de l’industrie textile qui fit jadis la richesse de Langogne. Tél. 00 33 (04) 66 69 25 56 www.filature-calquieres.com

Rencontre avec les loups à Sainte-Lucie Un parc visant à réhabiliter le loup n’a rien de surprenant au pays de Gévaudan, qui en fit le coupable idéal de la série d’attaques mortelles dont furent victimes une centaine de personnes de 1764 à 1767. Le parc des loups de Sainte-Lucie

rassemble une centaine de spécimens sur une vingtaine d’hectares. Cinq espèces, loup de Pologne, du Canada, loup Arctique, de Sibérie et de Mongolie, qui vivent en semi-liberté et que l’on découvre le temps d’une visite guidée ne laissant aucune zone d’ombre sur les mœurs de cet animal. Tél. 33 (0)4 66 32 09 22 www.loupsdugevaudan.com

Voyage insolite au Vallon du Villaret Ce Vallon est l’un des plus visités des Cévennes, en famille bien sûr, car les enfants sont les interlocuteurs privilégiés de ce parc qui met en scène l’eau, le son, la lumière, le corps en jeu, via des installations réalisées par des artistes. Des expositions (Ben, Claude Viallat, Pierrick Sorin, Alain Clément, Soulages, Tapies…) et des concerts complètent cette démarche originale, le tout dans un environnement préservé… Un grand jardin contemporain, plus qu’un parc de loisir qui invite à une rencontre intelligente, ludique et merveilleuse avec la nature. A ne pas manquer ! Vallon du Villaret. Tél. 00 33 (0)4 66 47 63 76 www.levillaret.fr

Remontée dans le temps au Causse Méjean Paradis des brebis, le plus élevé des causses est aussi le moins peuplé. Installé dans une ferme caussenarde à la silhouette massive, l’écomusée du Causse Méjean “La Ferme Caussenarde d'Autrefois”, permet de mieux comprendre l’histoire et la vie quotidienne des habitants. L'architecture typique en murs épais, voûtes et toits en lauzes est représentative des fonctions traditionnelles, de l'étable au grenier, de la cuisine aux chambres en passant par le four à pain... Ici, le temps s’est arrêté voici cent ans, le mobilier est encore garni de vaisselle, de linge et les outils et machines agricoles attendent l’arrivée du paysan. Des photos anciennes, le film “Lou Mèjio” viennent compléter cette immersion dans le passé au sein du petit hameau de Hyelzas à Hures-la-Parade, où se trouve aussi une fromagerie vouée au lait de brebis. Tél. 00 33 (0)4 66 45 65 25 - http://ferme.caussenarde.free.fr

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DESTINATION TERROIR CANIGOU

• CANIGOU

Le Canigó, grand site de France Le Pic du Canigó est le joyau du pays catalan. Culminant à 2 784 mètres d'altitude, il regroupe de multiples curiosités locales. Il est classé grand site depuis juillet 2012.

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e Canigou est une terre de légendes et attire chaque année de nombreux visiteurs. En effet, ses chemins sinueux offrent un large choix de balades, accessibles aussi bien aux marcheurs du dimanche, qu'aux randonneurs les plus expérimentés. Ici, à seulement 50 kilomètres de la mer, de multiples curiosités du patrimoine roussillonnais ont été construites. Comme l'abbaye de Saint-Martin-du-Canigou, fondée au Xe siècle par un comte de Cerdagne et juchée à 1096 mètres d'altitude. Ou encore le prieuré de Serrabone, composé d'une tribune dont les sculptures et les détails de marbre rose représentent un véritable chef-d'œuvre de l'art roman roussillonnais. Mais il offre d'abord un belvédère fascinant.

On raconte qu'il est possible d'observer son sommet depuis Barcelone, voire même depuis Marseille par temps clair. L'une des plus belles traditions qui l'animent se déroule le week-end précédent la Saint Jean, soit quelques jours avant le 24 juin. Il s'agit de la Trobade, réunissant tous les amoureux du Canigou. Ces derniers grimpent jusqu'à sa cime, chargés de fagots de bois ficelés, et dotés de messages d'espoir et de paix. Le 23 juin, veille de la Saint Jean, l'un d'eux rapporte la flamme originelle, conservée traditionnellement au Castillet, à Perpignan. Le soir, à minuit, la fameuse Flamme du Canigou est enfin régénérée. Les pèlerins passent alors une nuit à la belle étoile dans une ambiance chaleureuse. On peut d'ailleurs observer l'embrasement du pic depuis plusieurs villages du Conflent. Le jour J, les marcheurs récupèrent la flamme et redescendent les sentiers du Pic en une étonnante et lumineuse procession. Puis la conduisent jusqu'aux villages pour alimenter les feux de la Saint Jean. Fierté des Catalans, le Canigou vient de recevoir début 2012, au vu des paysages emblématiques des lieux, l’avis favorable de la commission supérieure des sites pour obtenir le label Grand Site, à l’instar du Pont du Gard et de Saint-Guilhem-le-Désert. ◗ SUDDEFRANCE - 58 -

LE SOMMET DU GANIGOU.

A VOIR/SAINT-MARTIN DU CANIGOU Consacrée en 1009, cette ancienne abbaye bénédictine, construite grâce aux comtes de Cerdagne-Conflent, est l’une des plus anciennes manifestations de l’art roman dans le Midi. L’étonnante implantation de l’abbaye, qui est située à 1100 m d’altitude – à 30 minutes de marche du village de Casteil – s’explique en partie par l’insécurité qui régnait à l’époque et notamment du fait des invasions par l’Espagne. L’église haute et l’église basse du bâtiment sont portées par des colonnes, dont les lourds chapiteaux sont ornés de motifs gravés où l’on retrouve des inspirations orientales. Vue splendide sur le Conflent. Tél. 00 33 (0)4 68 05 50 03 www.stmartinducanigou.org


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DESTINATION TERROIR SALSES

Emergeant des vignes, la forteresse de Salses est semi-enterrée. Une prouesse d’architecture militaire construite par les Espagnols.

A VOIR/A FAIRE

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GRUISSAN, TOUTE EN RONDEUR

itué à une quinzaine de kilomètres au nord de Perpignan, le village de Salses-le-Château attire par la beauté pittoresque de ses étangs et ses fameuses cabanes de pêcheurs, mais aussi par la grandeur de sa forteresse. Cette dernière date du XVe siècle. Elle fut construite sous l'impulsion du roi Ferdinand II d'Aragon et de son épouse, Isabelle de Castille, pour faire face aux assauts des Français, soucieux de reprendre le Roussillon. La frontière entre les deux royaumes était effectivement à quelques kilomètres. C’est Francisco Ramiro Lopez, noble Aragonais, qui a conçu l’édifice à partir de 1497. Sa mission étant de renforcer la position de Salses soit à partir du vieux château soit par

Entre les étangs et la mer, Gruissan est un petit village construit autour d’une petite colline rehaussée d’un château fort, à 35 m au-dessus de la mer. De celui-ci, il ne reste que la tour Barberousse, construite au XIIIe siècle, pour garder les abords de Narbonne. Mais Gruissan, ce sont aussi ces chalets sur pilotis construits sur la grande plage. Remontant à une pratique de plusieurs siècles, ces bâtisses – on en compte aujourd’hui 1300 – se sont répandues au XIXe siècle où elles furent d’abord abris de pêcheurs puis résidence d’été des Carcassonnais et Narbonnais.

LA FORTERESSE.

A VOIR/LEUCATE, STATION CHARNIÈRE Ici, le vent venu du nord dégage l’horizon. Place forte stratégique, Leucate servit pendant 500 ans de point d‘observation des Français afin de contenir le royaume d’Aragon. Ce qui fait aujourd’hui le charme de Leucate, c’est sa pluralité (car c’est aussi Leucate-plage, La Franqui et Port-Leucate) et son attachement à l’étang et à la mer. Leucate est resté au milieu d’un environnement marin grâce à l’élevage des huîtres, puis à la tramontane, qui attire à La Franqui des milliers de sportifs venus se mesurer aux éléments que ce soit en char à voile, planche, windsurf et désormais kitesurf.

SALSES

www.gruissan-mediterrannée.com

Salses-le-Château, la limite nord du pays catalan

www.leucate.fr

une construction capable de tenir un siège trente à quarante jours avant d’être secourue par les troupes de Castille. Utilisant pour son génial édifice les bancs de calcaire ocre rouge du secteur, la pierre de Corbières et la pierre blanche de l’Ampurdan en Catalogne, il fallut cinq ans pour construire le fort. Encore inachevée, la forteresse essuie son premier siège le 3 septembre 1503 : 15 000 fantassins de l’armée française assiègent les 1000 soldats et 350 cavaliers du fort. Après avoir canonné en vain, les Français finiront par quitter les lieux au bout de deux mois. La fiabilité de la bâtisse, qui propose la preSUDDEFRANCE - 59 -

mière maçonnerie efficace face aux nouvelles mines explosives et aux boulets métalliques de l’époque, a fait ses preuves… Pour l'époque, son architecture est en effet révolutionnaire, avec des murailles de près de 10 mètres d’épaisseur à leur base. Elle est conçue sur la base des châteaux forts médiévaux, mais dispose de tous les atouts techniques des bastions modernes. Le fort s'étend sur 115 mètres de long et 90 de large. C'est en 1886 qu'il est classé monument historique. Aujourd'hui, il voit défiler près de 100 000 visiteurs chaque année. ◗ www.monuments-nationaux.fr


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DESTINATION TERROIR PAYS CATHARE

PAYS CATHARE

A l’assaut des citadelles du vertige

LE CHÂTEAU DE QUÉRIBUS.

Les châteaux du Pays Cathare semblent encore protégés d’une histoire qui a marqué les paysages audois.

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eligion chrétienne dissidente, propagée par des prédicateurs à partir de 1140, le catharisme connaît rapidement de nombreux adeptes dans le Languedoc, reçoit la considération des seigneurs et crée des diocèses à Toulouse, Carcassonne, Albi, Agen. Pour contrer l’essor de cette religion qui réfute les dogmes et l’autorité de l’église catholique, le pape Innocent III entreprend la “Croisade des Albigeois” en SUDDEFRANCE - 60 -

1209. Avec à leur tête Simon de Montfort, les Croisés déploient une répression sans pitié et massacrent notamment la population de Béziers. Carcassonne, Minerve, Lastours qui tombent l’une après l’autre. Le comté de Toulouse est vaincu. Le traité de Meaux (1229) met un terme à la guerre sainte, tandis que l’Inquisition continue à chasser les hérétiques, qui se réfugient dans les villages fortifiés du Minervois et des Corbières. Devenu conflit d’indépendance du Sud contre le royaume de


France, l’aventure cathare s’achève par la chute de ces places fortes et le rattachement du Languedoc à la couronne de France. C’est cette épopée que relatent les châteaux du Pays Cathare. Peyrepertuse (le plus imposant), Aguilar, Termes, Puilaurens, Quéribus (la dernière place forte des Albigeois, qui rendit les armes en 1255) et Puivert, figurent parmi les plus imposants. A la fois aériens et massifs, les vestiges de ces forteresses, qui s’élevaient à plus de 700 mètres d’altitude, semblent suspendus en équilibre sur les pitons rocheux ou jaillis du roc où ils s’agrippent, tandis que leurs enceintes crénelées transmettent une impression de puissance. Aujourd'hui, de Durban à Lagrasse, la route des châteaux du Pays Cathare propose une visite au cœur de l’histoire des “bons hommes” et des monuments forts nombreux. ◗ Office intercommunal de tourisme des Corbières Sauvages, Cucugnan. Tél : 00 33 (0)4 68 45 69 40.

Les châteaux du Pays Cathare en Languedoc-Roussillon 1 - Aguilar • 2 - Arques 3 - Carcassonne • 4 - Lastours 5 - Minerve • 6 - Puilaurens 7 - Puivert • 8 - Peyrepertuse 9 - Quéribus • 10 - Saissac 11 - Termes • 12 - Villerouge-Termenes

NB : Cette carte mentionne les ruines de châteaux du Pays Cathare. D’autres sites cathares (abbaye de Saint-Papoul, de Villelongue, etc.) sont également à visiter dans la région.

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LE CHÂTEAU DE PUILAURENS DE NUIT.

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A VOIR/PUILAURENS, LA FORTERESSE MÉLANCOLIQUE C’est au détour d’un cirque sauvage que se révèlent d’abord à la vue les enceintes crénelées à quatre tours quasi intactes de la forteresse de Puilaurens, perchée à 690 mètres au-dessus du village de Lapradelle. A la limite des départements de l’Aude et des PyrénéesOrientales, Puilaurens fut d’abord au Xe siècle propriété de l’abbaye de Saint-Michel-deCuxa. Au XIIIe siècle, le château servit de refuge à de nombreux cathares. Et passa ensuite dans le domaine royal pour devenir le château-fort le plus méridional du royaume de France, face au royaume d’Aragon. La forteresse fut renforcée aux XVe et XVIe siècles mais la place sera déclassée après la signature du traité des Pyrénées en 1659, modifiant la frontière et simplement abandonnées à la Révolution. Mais Puilaurens continue à défier le temps et les éléments. Depuis 2012, le château est illuminé. Château de Puilaurens 11140 Lapradelle-Puilarens. Ouvert tous les jours en été sauf par temps d’orage. Attention : compter 15-20 minutes pour accéder à pied au château. Tél. 00 33 (0)4 68 20 65 26. www.pays-axat.org


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CIRCUIT PYRÉNÉES-ORIENTALES AU PIED DU CANIGOU‌ Saint-Paulde-Fenouillet

ě?ƒ Eus, l’originale Les maisons de cet ancien site dĂŠfensif s'accrochent Ă flanc de colline. Les ruelles pavĂŠes de galets dĂŠvalent la pente depuis l’Êglise Saint-Vincent qui domine le village classĂŠ parmi les plus beaux de France. En contrebas, la chapelle dĂŠdiĂŠe au mĂŞme saint s'ouvre sur un magnifique porche du XIIIe siècle en marbre rose de Villefranche-de-Conflent. Dans la plaine s’Êtalent les tunnels blancs d’une pĂŠpinière pas comme les autres. Michel Bachès et son ĂŠpouse BĂŠnĂŠdicte cultivent 800 variĂŠtĂŠs d’agrumes, yuzu, main de bouddha, kumquat, bergamote, Combava‌ Les visiteurs sont invitĂŠs Ă  dĂŠcouvrir ces agrumes aux formes, couleurs, odeurs et saveurs variĂŠes le temps d’une visite guidĂŠe. Office de Tourisme d’Eus. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 05 41 02 www.prades-tourisme.fr Le Monde des Agrumes Bachès. TĂŠl. : 00 33 (0)4 68 96 42 91 www.agrumes-baches.com.

í˘˛ Prades, la ville aux joyaux SituĂŠe le long de la rivière TĂŞt, au milieu de vergers, sur les contreforts du Mont Canigou, Prades dĂŠvoile ses charmes au fil de ses ruelles, seuils de porte en marbre rose du Conflent, façades dĂŠcorĂŠes, oratoires, fontaines sculptĂŠes, anciens lavoirs, maison Ă colombages‌ L’Êglise Saint-Pierre abrite l’un des plus grands retables baroques de France, chef-d’œuvre du sculpteur catalan Josep Sunyer. Autre joyau, le Grenat, autrefois extrait des flancs des PyrĂŠnĂŠes, est toujours travaillĂŠ Ă  Prades. La Manufacture du Grenat, pĂ´le d’excellence au Patrimoine Vivant, retrace toutes les ĂŠtapes de la crĂŠation des bijoux traditionnels catalans et un ĂŠcomusĂŠe relate leur histoire depuis l’antiquitĂŠ. Office de Tourisme de Prades. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 05 41 02 www.prades-tourisme.fr Manufacture du Grenat. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 96 21 03 http/manufacturedugrenat.com

í˘ł En attendant le Train Jaune Ă Villefranchede-Conflent L’un des 14 sites de l'Ĺ“uvre de Vauban classĂŠe Ă  l'UNESCO se dissimule sous ses imposants remparts. CitĂŠ mĂŠdiĂŠvale du XIe siècle, fortifiĂŠe au XVIIe siècle, Villefranche-de-Conflent abrite

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PYRÉNÉES-ORIENTALES

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aujourd’hui nombre de boutiques et d’ateliers d’artisans. Elle est reliĂŠe au Fort LibĂŠria qui la domine par le “souterrain des 1000 Marchesâ€?. La terrasse du restaurant Saint-Paul offre une halte agrĂŠable dans un dĂŠcor mĂŠdiĂŠval pour dĂŠguster une cuisine ĂŠlaborĂŠe Ă un très bon rapport qualitĂŠprix. Villefranche-de-Conflent est aussi la gare de dĂŠpart du Train Jaune qui relie en 22 stations, La Tour-de-Carol, en passant par la gare la plus haute de France, Bolquère, Ă  1593 mètres d'altitude. Une aventure en voitures dĂŠcouvertes qui offre une vue inĂŠdite sur les PyrĂŠnĂŠes et sur les ouvrages d’arts de la voie. Office de tourisme de Villefranche. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 96 22 96 www.villefranchedeconflent.com Auberge Saint-Paul. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 96 30 95

í˘´ Dans les rues intimistes d’Evol DominĂŠ par l’ancienne forteresse des vicomtes de So dont les vestiges surgissent d’un nid de verdure et par le clocher de son ĂŠglise romane, Evol est inscrit sur la liste des plus beaux villages de France. Intimistes, ces petites ruelles en espalier aux noms singuliers sont bordĂŠes de maison en pierres de schiste et au toit de “lloseâ€?. L’Êglise Saint-AndrĂŠ, ĂŠdifice roman du XIe siècle, remaniĂŠ au XVIe, possède deux retables remarquables et jouxte les ruines d’un “conjuradorâ€?, un oratoire destinĂŠ Ă conjurer l'orage.

í˘ľ A l’affut de la faune dans la rĂŠserve naturelle de Nyer Des gorges encaissĂŠes marquent l’entrĂŠe de la RĂŠserve naturelle de Nyer qui SUDDEFRANCE - 63 -

s’Êtage de 730 m à 2 663 m, sur le massif de la Carança. Ses gorges spectaculaires, ses forêts profondes, ses habitats variÊs sont apprÊciÊs des isards, chats forestiers, marmottes et du surprenant desman des PyrÊnÊes. La rÊserve a aussi la particularitÊ d’hÊberger d’importantes colonies de chauve-souris, dont la moitiÊ des espèces prÊsentes en Europe. La maison de la RÊserve ouvre les portes de leur univers mystÊrieux, via une exposition et une observation en direct par camÊra infrarouge. www.cg66.fr

í˘ś Thermalisme et randos Ă Vernet-les-Bains L’hĂ´tel et le casino tĂŠmoignent de l’engouement et de la renommĂŠe que connut Ă  la Belle Époque la station thermale de Vernet-les-Bains. Ses bains Ă  33°C et son espace bien-ĂŞtre garantissent une pause idyllique avant d’entreprendre une randonnĂŠe. Plusieurs circuits mènent Ă  la dĂŠcouverte des gorges, des cascades et dolmens de la vallĂŠe du Cady. Trois itinĂŠraires grimpent au pic du Canigou, la montagne sacrĂŠe des Catalans, labellisĂŠ Grand Site de France, dont l’un s’achève par un cĂŠlèbre escarpement rocheux formant un escalier naturel appelĂŠ la CheminĂŠe. Une vraie randonnĂŠe en haute montagne de 2 jours, avec une nuit dans un refuge. Office de Tourisme de Vernet-les-Bains. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 05 55 35 www.vernet-les-bains.fr Thermes. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 05 52 84 www.thermes-vernet.com

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CIRCUIT AUDE ENTRE TERRE ET MER

Ancienne ville frontière commandant l’accès au golfe de Narbonne et à la plaine des Corbières, Sigean vous contera une partie de son histoire au grÊ de ses ruelles menant aux vestiges du château des Archevêques et de ses M remparts, à l’ancienne chapelle des PÊnitents‌ Le MusÊe des Corbières Êvoque l’histoire de la prÊhistoire au Moyen-Âge et possède une importante collection issue des fouilles rÊalisÊes sur le site de l’oppidum de Pech Maho (Ve - IIIe L siècle avant J-C) qui raviront les passionnÊs d’archÊologie. Les enfants, eux, ne rÊsisteront pas à l’appel de la savane et des quelques 3800 animaux qu’hÊberge la rÊserve africaine de Sigean. Office de tourisme de Sigean. TÊl. 00 33 (0)4 68 48 14 81 www.tourisme-sigean.fr RÊserve africaine de Sigean. TÊl. 00 33 (0)4.68.48.20.20 www.reserveafricainesigean.fr

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í˘˛ Portel des Corbières, terre de vins Cette “Porte des Corbièresâ€? est traversĂŠe par la Berre qu’enjambe le pont de Tamaroque, construit en 1864. Elle est aussi la porte de la vallĂŠe du Paradis, une des appellations viticoles dont le vignoble suit le cours de cette rivière tumultueuse. Rien d’Êtonnant donc Ă trouver ici, Ă  80 mètres sous terre, une ĂŠvocation de la civilisation mĂŠditerranĂŠenne du vin. Une aventure en plusieurs escales Ă  bord d’un petit train avec projection, son et lumière, et autres reconstitutions. A l'ouest du village, entre vignes et oliviers, se dressent les ruines majestueuses de Notre-Dame-des-Oubiels construite entre 1285 et 1310. A deux pas, la Berre offre de jolis coins de baignade. Terra Vinae. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 48 64 90 www.terra-vinea.com

í˘ł Un dĂŠjeuner hors normes Ă Fontjoncouse En chemin vers Lagrasse, Fontjoncouse mĂŠrite une halte gastronomique. C’est dans ce petit village des Corbières, au cĹ“ur de la garrigue, que le chef Gilles Goujon a atteint le firmament, en gagnant sa troisième ĂŠtoile au guide Michelin en 2010. Une cuisine qui pousse les ĂŠmotions gustatives Ă  leur paroxysme, dans le dĂŠcor chaleureux de l’Auberge du vieux puits. Auberge du vieux puits. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 44 07 37 www.aubergeduvieuxpuits.fr

NARBONNE

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ClassÊe parmi les plus beaux villages de France, Lagrasse Êtire ses maisons le long de l’Orbieu, dans un paysage de vignes et de collines. L’ancienne capitale des Corbières a conservÊ une partie de ses remparts et ses halles (1315) rappellent l’importance des marchÊs mÊdiÊvaux. RÊparties le long des ruelles pavÊes, des demeures anciennes à pan de bois associent Êchoppes au rez-dechaussÊe et, à l’Êtage, habitations dotÊes de balcons au garde-corps en fer forgÊ. Le vieux pont relie le bourg à l'imposante et gracieuse abbaye bÊnÊdictine qui lui donna naissance. FondÊe au VIIIe siècle, l’abbaye SainteMarie-d’Orbieu, classÊe monument historique, est la plus grande abbaye de l’Aude. Association d’architectures depuis l’Êpoque prÊromane jusqu’au XVIIIe siècle, elle rÊpartit ses bâtiments autour de deux cloÎtres et de plusieurs cours. Un centre d’interprÊtation du monument prÊsente son architecture et son histoire. Abbaye de Lagrasse. TÊl. 00 33 (0)4 68 43 15 99 www.abbayedelagrasse.com Office de tourisme de Lagrasse. TÊl. 00 33 (0)4 68 43 11 56.

NichÊe au creux du massif boisÊ de Fontfroide, dans un paysage de garrigues et de maquis, l’abbaye de Fontfroide joint à la beautÊ de ses bâtiments du XIIe siècle, un environnement magique, jardins SUDDEFRANCE - 65 -

Etang de Bages Etang de et de Sigean l'Ayrolle

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í˘´ Lagrasse, reine des Basses-Corbières

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NARBONNE

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en terrasse, roseraie, rivières et leurs murets et ponts de pierres‌ Haut lieu de la chrÊtientÊ, le monastère cistercien mêle les tonalitÊs ocre et rose de ses pierres taillÊes dans le grès des Corbières. Chaque Êtape de la visite permet d’apprÊcier la beautÊ de ce patrimoine unique. Abbaye de Fontfroide. TÊl. 00 33 (0)4 68 45 11 08 www.fontfroide.com

í˘ś Peyriac-de-Mer, au milieu des marais Peyriac-de-Mer fait partie de ces villages de pĂŞcheurs qui ont su prĂŠserver leur charme d’antan. Sur le site naturel et protĂŠgĂŠ du Doul et de la Saline, un sentier d’interprĂŠtation a ĂŠtĂŠ amĂŠnagĂŠ, “MĂŠmoire d’Êtangsâ€?, qui conte l’histoire et le fonctionnement de l’ancienne saline dont l’exploitation s’Êtendit du XVe siècle Ă 1979. Le parcours emprunte un caillebotis sur pilotis au milieu des marais oĂš aigrettes garzette, hĂŠrons cendrĂŠ et flamants rose ont ĂŠlu domicile. “Le chemin des crĂŞtesâ€? prolonge l’aventure entre les ĂŠtangs du Doul et de Bages. Au sommet d’une colline aux couleurs et parfums de garrigue s’offre un panorama Ă  360 degrĂŠs, entre terre et mer. Une route d’accès Ă  la plage invite Ă  la baignade dans l’Êtang du Doul dont l’hypersalinitĂŠ lui vaut d’être comparĂŠ Ă  la Mer Morte. Office de Tourisme de Peyriac-de-Mer. TĂŠl. 00 33 (0)4 68 42 68 42 www.peyriacdemer.net


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DESTINATION MÉDITERRANÉE MONT AIGOUAL

• MONT AIGOUAL

A VOIR/A FAIRE L’ABÎME DE BRAMABIAU Sur la commune de Camprieu, l’abîme de Bramabiau est une belle cascade où les eaux de la rivière Bonheur, qui prend sa source au pied du Mont Aigoual, jaillissent après avoir effectué un parcours de plus de 700 m dans la roche. L’eau de la rivière est alors libérée de la montagne en jaillissant par une haute et étroite fissure, pour tomber dans un cirque rocheux nommé “l’Alcôve”. On peut pénétrer dans la faille dûe à l’érosion souterraine et les galeries souterraines au-dessus de la rivière. Des traces de dinosaures ont été retrouvées sur ce site.

L’OBSERVATOIRE MÉTÉOROLOGIQUE DU MONT AIGOUAL.

A VOIR/TRANSHUMANCE AU MONT Le Mont Lozère et le Mont Aigoual figurent parmi les derniers lieux où se pratique la transhumance estivale de manière traditionnelle, en utilisant les drailles, ces chemins employés par les bergers et les troupeaux pour rejoindre l’estive. Marquées par des murets de pierre, certaines empruntant d’anciennes voies romaines, d’autres transformées en chemin de randonnée (le GR 60 sur la Grande Draille du Languedoc au Mont Lozère, ou le GR 6 sur une draille allant de Pont-d'Hérault vers l'Espérou et Meyrueis), elles sont les traits d’union entre les vallées et les plaines que les troupeaux d’ovins et de bovins quittaient au printemps (fin mai le plus souvent) et les hauts plateaux où ils étaient acheminés. Quelques rares troupeaux réalisent encore chaque année ce long voyage (parfois plus d’une semaine) et les journées de transhumance demeurent, comme jadis, l’occasion de célébrer les fêtes de l’estive, avec défilés des troupeaux “pomponnés” pour l’occasion, démonstration de savoir-faire, tonte, sans oublier le travail des chiens de troupeau… Fête de la transhumance au col de l’Espérou (Gard) le 14 juin 2014. Tél. 00 33 (0)4 66 54 29 65

Tél. 00 33 (0)4 67 82 60 78

L’Aigoual, la cime des Cévennes Situé à seulement 70 km de la mer, le massif du mont Aigoual, cœur des Cévennes, est à la fois une barrière géographique et le symbole fort de la région cévenole.

H

aut lieu de l’histoire des camisards et maquisards, le mont Aigoual, le “toit des Cévennes” qui se répartit sur le nord de l’Hérault, le Gard et la Lozère, culmine à 1567 m d’altitude. Là-haut, le panorama sur la chaîne des Cévennes est spectaculaire : par temps clair, le regard embrasse la mer Méditerranée, la barre massive du mont Lozère au nord, les monts du Cantal, la chaîne des Pyrénées à l’ouest et le mont Ventoux à l’est et parfois même un peu de la chaîne des Alpes. Boussole des nuages, l’Aigoual connaît un climat rude puisque les vents y soufflent parfois jusqu’à 250 km/h et que la pluie, le brouillard SUDDEFRANCE - 66 -

et la neige sont des éléments qui s’invitent régulièrement à son sommet. Et c’est d’ailleurs plutôt en hiver et au printemps qu’on bénéficie du plus beau panorama depuis ce massif forestier, la brume ayant tendance, en juillet et août, à obstruer la vue, sauf à être au sommet pour le lever du soleil. Sur ce sommet fut d’ailleurs implanté en 1894 l’observatoire météorologique du mont Aigoual, sur le modèle original d’un château fort, pour résister aux assauts du climat et observer celui-ci, afin d’enregistrer la vitesse et direction des vents qui amènent les “pluies cévenoles”, ces fameuses précipitations torrentielles qui peuvent s’abattre sur le Gard et l’Hérault. Aujourd’hui, c’est le dernier observatoire français de montagne encore habité. Toute l’année des météorologistes se relayent pour prendre la température du temps qu’il fait. La station est ouverte au public depuis 1985 : 500 m2 d’exposition font vivre le lieu et connaître la climatologie particulière de l’Aigoual et les activités de Météo France. ◗ Tél. 00 33 (0)4 67 82 60 01. www.aigoual.asso.fr


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DESTINATION MÉDITERRANÉE SAINT-GILLES / BEAUCAIRE

• SAINT-GILLES

L’ABBATIALE.

Passé prestigieux à Saint-Gilles Ville de transit durant le Moyen-Âge, Saint-Gilles est une cité paisible riche d’un patrimoine archéologique unique et de traditions typiquement camarguaises.

V

ille de pèlerinage, SaintGilles s’est développée au Moyen-Age autour du saint dont elle porte le nom et de l’abbatiale supposée abriter son tombeau. Elle est alors le grand port du Sud de la France et un point stratégique tant pour le transport des croisés et des pèlerins vers Rome et la terre sainte, que pour le commerce avec l’Orient. Si le saint a perdu de sa notoriété, la ville demeure aujourd’hui une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle et son abbatiale a conservé, de son prestigieux passé, une superbe façade aux trois portails séparés de colonnes entièrement sculptées, dont l’ordonnance s’inspire des arcs de triomphe de la Rome antique. Ce joyau de l’art roman bas-rhodanien offre une lecture de passages de l’Evangile ou de

la Bible ainsi que des styles des différents sculpteurs qui, au XIIe siècle, ont participé à son ornementation. Détruite en partie durant les guerres de religion et remaniée au XVIIe siècle, l’abbatiale a conservé ses tombeaux, gisants et statues. La ville possède d’autres vestiges de son riche passé médiéval, dont plusieurs maisons romanes. La plus célèbre du Languedoc, dite “Maison Romane”, abrite derrière sa superbe façade en pierres de taille aux grandes portes couvertes de linteaux, certaines salles du musée consacré à l’archéologie et à l’ethnologie régionale. Saint-Gilles est aussi réputé pour son caractère camarguais qui s’affiche lors des nombreuses fêtes taurines qui jalonnent la belle saison, courses camarguaises dans les arènes, lâcher de taureaux dans les rues, indispensables pour sentir battre le cœur de la ville. C’est le cas à la feria de la pêche et de l’abricot fin juin, à la fête de la Saint-Gilles début septembre. Un petit tour par le port qui a troqué sa vocation commerciale pour l’accueil des bateaux de plaisance, peut susciter l’envie d’entreprendre une découverte originale de la Camargue via le canal du Rhône à Sète. Un bateau pourra même vous emmener à Beaucaire, autre haut lieu du tourisme fluvial. ◗

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A VOIR/BEAUCAIRE, VILLE D’ART ET D’HISTOIRE Beaucaire doit en partie son riche passé au Rhône qui la traverse. Située sur le fleuve et sur la Via Domitia, la ville obtint le privilège du roi Louis XI de tenir une foire annuelle. D’une durée d’une semaine, la Foire de la Madeleine étendit progressivement son influence sur tout le monde méditerranéen et même l’Europe entière, et contribua au développement de la ville qui passait alors de 8 000 habitants à… 100 000 ! Autour de la place de la République, bordée de maisons à arcades, de beaux hôtels particuliers sont les témoins de son apogée. Tout comme les dimensions de l’église Notre-Dame-des-Pommiers, immense édifice à la façade curviligne. Le château de Beaucaire garde encore de beaux vestiges, comme la tour polygonale, la tour ronde et ses remparts surplombant la cité. Labellisé “Ville d’art et d’histoire”, Beaucaire attire par son patrimoine mais aussi parce que ses rues et ruelles ont séduit des artisans, céramistes, brodeurs, maroquiniers, vanniers, vitraillistes qui la dotent d’un charme supplémentaire. A bord du canal Lamour, Beaucaire dispose d’un petit port de plaisance relié au Rhône. A une poignée de kilomètres, la balade à travers la garrigue, vers l’abbaye de Saint-Roman est un plaisir à ne pas bouder. Creusé dans le calcaire, à partir du Ve siècle, par des moines qui l’occupèrent pendant près de 1000 ans, cet ancien monastère troglodytique est unique en Europe. www.ot-beaucaire.fr www.abbaye-saint-roman.com

www.tourisme.saint-gilles.fr Musée de la Maison Romane. Tél. 33 (0)4 66 87 40 42.


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CIRCUIT HÉRAULT EN ROUTE POUR LE SALAGOU ě?ƒ Lodève, la belle ĂŠveillĂŠe !

í˘˛ Tous Ă l’eau au lac du Salagou NĂŠ de la construction d’un barrage, O le lac du Salagou sĂŠduit randonneurs et vĂŠtĂŠtistes qui peuvent suivre ses rives sur un chemin de 28 kilomètres. Il attire aussi les adeptes des sports nautiques, les pĂŞcheurs et rafraĂŽchit les nageurs de ses eaux Ă  la couleur unique, bleu irisĂŠ des reflets rouges de la “ruffeâ€?, une roche vieille de 250 millions d’annĂŠes. Le site du Salagou et de Mourèze est classĂŠ Grand Site (depuis 2003) pour la beautĂŠ de ses paysages et zone de protection spĂŠciale Natura 2000, pour la faune remarquable qu’il abrite. Les amoureux de la nature seront donc comblĂŠs. TĂŠl. 00 33 (04) 67 96 23 86 www.clermontais-tourisme.fr

í˘ł L’Êtrange Cirque de Mourèze Tout proche de la vallĂŠe du Salagou, le cirque de Mourèze ressemble Ă une tribu de trolls pĂŠtrifiĂŠs ou Ă  une sculpture rĂŠalisĂŠe par un gĂŠant‌ Ce site, formĂŠ de roches calcaires de 160 millions d’annĂŠes auxquelles l’Êrosion chimique de l’eau a donnĂŠ des formes ĂŠtranges, crĂŠe un monde magique. Un chemin balisĂŠ serpente dans cet amphithÊâtre entre les blocs dolomitiques aux noms ĂŠvocateurs : le Sphynx, l'Oracle, l'Ours, le Cerbère. Au sommet, un panorama rĂŠvèle la beautĂŠ sauvage du lac du Salagou. La faune et la flore se sont adaptĂŠes Ă  cet environnement insolite, l’inoffensive couleuvre de Montpellier, le lĂŠzard ocellĂŠ le frĂŠquentent et dans les airs planent le Grand duc d’Europe, l’aigle de Bonelli‌

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Laissez Lodève vous conter son histoire, de la citĂŠ ĂŠpiscopale Ă l’ancien quartier commercial mĂŠdiĂŠval de la ville basse, de l’Êdification de ses remparts aux hĂ´tels particuliers et maisons de maĂŽtre, de l’apogĂŠe de son industrie textile Ă  son ĂŠpanouissement culturel via des manifestations tel que le Festival de poĂŠsie, “Voix de la MĂŠditerranĂŠeâ€? en juillet. La CathĂŠdrale Saint-Fulcran, le Palais ĂŠpiscopal, la Halle DardĂŠ, l’HĂ´tel du cardinal de Fleury, l’HĂ´tel de Salze, l’Atelier de la Savonnerie, le musĂŠe sont autant d’Êtapes de ce voyage dans le temps, sans oublier les nombreux ponts qui accompagnent l’Êvolution de Lodève, labellisĂŠe Ville d’art et d’histoire. TĂŠl. 00 33 (0)4 67 88 86 44 www.tourisme-lodevois-larzac.fr

LODĂˆVE

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Les Matelles Castries

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Gignac

Castelnau-le-Lez

Clermontl'HĂŠrault

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Lattes Etang de MĂŠjean

Etang de Vic

Roujan Montagnac

Frontignan

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í˘´ Villeneuvette, B une Manufacture Royale

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L’histoire commence en 1673, lorsqu’un fabricant drapier, Pierre Baille de Clermont-de-Lodève, achète sur les rives de la Dourbie une mĂŠtairie et un moulin Ă foulon pour les transformer en manufacture. La manufacture passe aux mains d’un ancien directeur gĂŠnĂŠral des gabelles en Languedoc et devient un an plus tard, en 1677, par ĂŠdit royal, la Manufacture Royale. Elle assurera la prospĂŠritĂŠ de la rĂŠgion et son activitĂŠ perdurera jusqu’en 1954. Après avoir franchi l’entrĂŠe de la citĂŠ drapière, surmontĂŠe de l’inscription “Honneur au travailâ€?, la visite des logements ouvriers, des places, des rues, des bâtiments industriels raconte encore cette rĂŠalitĂŠ-là‌ www.clermontais-tourisme.fr TĂŠl. 00 33 (0)4 67 96 06 00

í˘ľ Grotte de Clamouse, hors du temps SurnommĂŠe la cathĂŠdrale du temps, elle fut dĂŠcouverte en 1945 par une ĂŠquipe du spĂŠlĂŠo-club de Montpellier. Depuis, la grotte de Clamouse, classĂŠe “Site scientifique et pittoresqueâ€? rĂŠvèle le mystère de ses 4 000 mètres de galeries. La variĂŠtĂŠ des formes de ses concrĂŠtions, les fines cristallisations d’une blancheur ĂŠtincelante mettent en scène un spectacle unique et inoubliable. A deux pas, au cĹ“ur de la forĂŞt domaniale, la maison forestière des PlĂ´s propose un hĂŠbergement auquel

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on accède par une piste forestière depuis Saint-Jean-de-Fos ou à pied par un sentier depuis Saint-Guilhem-le-DÊsert. Un sÊjour oÚ le calme n’est troublÊ que par le chant des oiseaux, à des prix accessibles, dans des chambres à la dÊcoration très nature. TÊl. 00 33 (0)4 67 57 71 05 www.clamouse.com. La maison forestière des Plôs. TÊl. 00 33 (0)6 85 39 73 70 www.maison-des-legendes.fr

í˘ś Saint-Guilhemle-DĂŠsert, Grand Site de France Inscrit au patrimoine de l’Unesco, Saint-Guilhem-le-DĂŠsert est l’un des plus beaux villages mĂŠdiĂŠvaux de France sur le chemin de Saint-Jacquesde-Compostelle. Il a conservĂŠ de belles façades romanes accrochĂŠes sur la rive gauche du Verdus. L’abbaye de GĂŠrone, joyau du premier art roman languedocien, construit au XIe siècle, surgit tel un mirage sur fond de montagne oĂš la blancheur du calcaire contraste avec le vert sombre de la garrigue. Le musĂŠe oĂš repose le sarcophage en marbre blanc de SaintGuilhem (Ve siècle) projette un film sur les pierres du cloĂŽtre vendues Ă un architecte amĂŠricain et exposĂŠes au MusĂŠe des CloĂŽtres de New York ! TĂŠl. 00 33 (04) 67 57 70 17 www.saint-guilhem-le-desert.com

Mauguio Etang de Mauguio


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CIRCUIT LOZĂˆRE DANS LES PAS DE STEVENSON

í˘˛ Sur le toit des CĂŠvennes au pic de Finiels A 1700 m d’altitude, le pic de Finiels est le point culminant du Mont Lozère et du dĂŠpartement. Ce versant oriental est couvert de landes de bruyères et de genĂŞts parsemĂŠ de chaos granitiques, de forĂŞts de rĂŠsineux ou de vastes pelouses oĂš les moutons viennent se repaĂŽtre l’ÊtĂŠ en empruntant les drailles, ces chemins de transhumance. La montĂŠe vers le pic de Finiels offre la garantie d’une rĂŠcompense : Ă son sommet, qui ne compte pas moins de trois tables d'orientation, le panorama Ă  360° s’ouvre sur “les inextricables montagnes bleuesâ€?, chères Ă  Stevenson, sur la chaĂŽne des Alpes et sur toute la plaine languedocienne jusqu’à la mer MĂŠditerranĂŠe. Une des plus belles ĂŠtapes du parcours.

í˘ł Flâner au Pont-de-Montvert Au cĹ“ur du Parc National des CĂŠvennes, au pied du versant sud du Mont Lozère, le Pont-de-Montvert est le premier village baignĂŠ par le Tarn qui prend sa source quelques kilomètres en amont. Ses ruelles ĂŠtroites et pentues, ses passages voĂťtĂŠs, ses maisons trapues en pierre de granit lui donnent un charme ineffable, qui donne envie d’arrĂŞter le temps. Le “sentier du Pontâ€?, qui chemine Ă travers le bourg, raconte les ĂŠvĂŠnements les plus marquants de ce bastion du protestantisme et entraĂŽne Ă  la dĂŠcouverte des anciens quartiers avec les ĂŠchoppes,

MENDE Le Bleymard

MENDE

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LOZĂˆRE

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les maisons des marchands et le pont en dos d'âne du XVIIe siècle. Office de tourisme. TÊl. 33 (0)4 66 45 81 94 www.cevennes-montlozere.com

í˘´ Florac, retour Ă la source Florac est une ĂŠtape incontournable de l’itinĂŠraire cĂŠvenol que l’Êcrivain ĂŠcossais Robert Louis Stevenson dĂŠcrit ainsi : ÂŤ une sous-prĂŠfecture, qui possède un vieux château fort et des boulevards de platanes, maints quartiers anciens et une source vive qui jaillit de la falaise Âť. Le château est aujourd’hui le siège du Parc national des CĂŠvennes et la source du PĂŞcher jaillit toujours en plusieurs torrents surgissant du rocher de Rochefort. Autre halte, gourmande celle-ci, Ă  ne pas manquer : le restaurant Adonis, oĂš le chef Martial Paulet sollicite toute une palette de sensations au service de produits des CĂŠvennes : pĂŠlardon, châtaignes, oignons doux, poulet du Causse MĂŠjean, agneau de Lozère‌ Maison du Parc national des CĂŠvennes. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 49 53 00 www.cevennes-parcnational.fr L’Adonis. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 45 00 63 www.hotel-gorgesdutarn.com

í˘ľ Cassagnas et les grottes des Camisards Au loin, se profile la ligne de crĂŞtes de la Montagne du Bougès et on aperçoit en chemin la silhouette effilĂŠe du château

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Tarnon

Sur le Chemin de R.L. Stevenson. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 45 86 31 www.chemin-stevenson.org

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Le chemin qu’entrepris Robert-Louis S Stevenson, en compagnie d’une ânesse, dĂŠbute au Puy-en-Velay et s’achève Ă Saint-Jean-du-Gard (l’actuel GR 70). L’association “Sur les Chemins de Stevensonâ€? rassemble des acteurs touristiques afin de faciliter la randonnĂŠe sur une partie ou la totalitĂŠ du circuit, avec ou sans âne‌ Le Bleymard est une des premières ĂŠtapes lozĂŠriennes. Au cĹ“ur du village, la chapelle de Saint-Jean du Bleymard (XIIe siècle) classĂŠe monument historique fait face au prieurĂŠ, solidement ancrĂŠ Ă  flanc de colline avec ses deux tours rondes. SituĂŠe Ă  1400 m d’altitude, la station de ski se transforme en station verte l’ÊtĂŠ pour des balades nature Ă  profusion.

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ě?ƒ Le Bleymard, ĂŠtĂŠ comme hiver‌

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Saint-Germainde-Calberte

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de Saint-Julien-d'Arpaon, propriÊtÊ des seigneurs d'Anduze, puis à partir de 1266 de l'Êvêque de Mende. Aux abords de la forêt domaniale de Fontmort apparaÎt le village de Cassagnas aux sombres maisons en schiste et toits de lauzes. Des grottes situÊes sur la commune servirent d’abris, de cachettes et de magasins de ravitaillement aux Camisards. La maison du camisard Pierre SÊguier, situÊe en contrebas de la placette, porte une plaque commÊmorative. Mairie de Cassagnas. TÊl. 00 33 (0)4 66 45 06 56.

í˘ś Saint-Germainde-Calberte, au creux d’une vallĂŠe souriante Saint-Germain-de-Calberte ĂŠtire ses maisons et ses jardins en terrasse sur le versant sud de la vallĂŠe du Gardon, parmi les châtaigniers et les chĂŞnes verts. PlantĂŠ sur un piton, le château Saint-Pierre (XIIe siècle) a conservĂŠ son agencement mĂŠdiĂŠval, chapelle, donjon carrĂŠ et la petite enceinte qui l’isole du village. Son ĂŠglise, ĂŠdifiĂŠe au XIVe siècle, surprend par la beautĂŠ de son portail gothique. Le site des Calquières avec son rĂŠseau hydraulique, ses murets de soutènement en pierres sèches retenant la terre qui fut montĂŠe Ă dos d’homme, est exemplaire de la culture en terrasse, caractĂŠristique de paysage cĂŠvenol. Office de tourisme. TĂŠl. 00 33 (0)4 66 45 93 66 www.coeur-des-cevennes.com


MOMENT DE DÉTENTE DANS L’ENCEINTE DE LA CITÉ DE CARCASSONNE. SUDDEFRANCE - 72 -


VINS SUD DE FRANCE

76/79 GASTRONOMIE

80/81 GRANDES TABLES

ART DE VIVRE

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Terre de contrastes, le LanguedocRoussillon est constitué d’une mosaïque de terroirs. De la montagne à la mer, des hauts cantons à la Méditerranée, de la Petite Camargue à la Côte vermeille, ce sont ainsi une multitude de spécialités qui sont proposées et forgent une cuisine ensoleillée et raffinée. Si on connaît l’olive picholine, le cassoulet de Castelnaudary et Carcassonne, les anchois de Collioure, les huîtres des étangs de Leucate et de Thau, la brandade de Nîmes, la seiche de Méditerranée, l’oignon doux des Cévennes ou encore le petit pâté de Pézenas, la palette des saveurs est loin de s’arrêter en si bon chemin. Autant de produits qui portent haut les couleurs d’une région gourmande, tandis que la tradition viticole fait du Languedoc-Roussillon - plus vaste territoire viticole de la planète - qui produit des vins parmi les meilleurs du monde, une zone de jubilations !

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ART DE VIVRE VINS SUD DE FRANCE

Le plus vaste vignoble du monde

VIGNOBLE DE LA CÔTE VERMEILLE

Grâce à son climat généreux, à la richesse et à la multitude de ses terroirs, le Languedoc-Roussillon est un vignoble en plein épanouissement qualitatif. C’est aussi le plus vaste et le plus ancien espace viticole du monde, qui s’étend sur plus de 200 000 hectares.

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i pour reprendre la célèbre formule In vino veritas, la vérité est dans le vin, alors le Languedoc-Roussillon est vraiment une terre bénie ! C’est d’ailleurs sur ces terres que s’est épanouie la viticulture, puisqu’après l’importation de la vigne par les Grecs en 600 av. J.-C dans le sud de la Gaule, la culture du vin s’est développée autour de la Via Domitia, de Narbonne à l’Italie. Pendant vingt siècles, les vignobles vont se construire, jusqu’à ce que la viticulture devienne le principal moteur économique de la région. Le Languedoc et une partie du Roussillon ne sont alors que des rangs de vigne. A tel point que l’on parle d’une “mer de raisin” entre Carcassonne et le Rhône !

De nombreux cépages… Depuis maintenant trente ans, le Languedoc-Roussillon s’est lancé dans une redéfi-

nition du métier de viticulteur, pour tirer au mieux profit de la qualité des terroirs. Une qualité empreinte de diversité, sur un territoire qui cultive les vins doux naturels (muscats de Lunel, Mireval, Frontignan, Saint-Jean-de-Minervois, Rivesaltes, Banyuls, Banyuls Grand Cru et Maury), les effervescents (dont la Blanquette et le Crémant de Limoux) et une offre de rouges, de blancs et de rosés multiples. A tel point qu’aucune région ne peut autant revendiquer la variété, avec plus d’une trentaine de cépages cultivés. En quelques décennies, les viticulteurs et œnologues ont su se réinventer pour privilégier les vins de qualité, développer des concepts, tenter des expériences dans le respect de la tradition, et pousser le développement du vin issu de l’agriculture biologique, qui concerne déjà près de 9,8 % du vignoble. SUDDEFRANCE - 74 -

Une large palette aromatique Terroir des vins du soleil, le Languedoc-Roussillon est le porte-drapeau de la diversité respectée, qui permet de produire des vins aux caractères généreux et subtils. Des vignes plantées dans les schistes qui fortifient les vins de Saint-Chinian, des Côtes du Roussillon et des Coteaux du Languedoc aux terroirs de galets en passant par les Corbières, qui produisent ces vins rouges épicés dont les terroirs de Lézignan, Boutenac ou Lagrasse, la palette aromatique est large ! Avec une superficie de plus de 200 000 hectares, dont 70 000 en Appellation d’Origine Contrôlée, le Languedoc-Roussillon demeure le plus grand vignoble du monde d’un seul tenant, riche de nombreux IGP et d’appellations (plus d’une trentaine) aussi diverses que le Cabardès, le Collioure, le


L’œnotourisme, un art de vivre

Des rosés parmi les plus recherchés Paradoxe de l’histoire, si le rosé est depuis quelques années à la mode, c’est pourtant des trois couleurs du vin le plus… ancien ! En effet, jusqu’au XVIIe siècle, les vins élaborés depuis l’Antiquité étaient des vins réalisés sans vieillissement en cuve et donc de couleur claire. Le terme “claret” avait même été inventé pour désigner le vin en général. Disparu au XIXe siècle au profit du rouge, le vin rosé refait donc son apparition, au fur et à mesure que tombent enfin les préjugés et approximations. Issu des même cépages que le vin rouge (principalement le cinsault, la syrah et le grenache dans la région), le vin rosé n’est bien évidemment pas un mélange de blanc et rouge mais le résultat d’une technique de macération différente. Permettant une palette aromatique riche allant des fruits rouges (framboise, fraise) aux épices avec un bouquet tant floral que fruité ou minéral, les vins rosés du Languedoc-Roussillon sont frais et sensuels et se consomment entre amis. Des IGP pays d’Oc aux Corbières en passant par les Faugères ou les Pic Saint-Loup, ces vins représentent déjà presque 18 % de la production de vins de la région. Elégants et féminins, ils permettent de boire un rayon de soleil.

Héritiers d’un terroir hors normes, les vignerons du Languedoc-Roussillon ont compris l’intérêt de faire découvrir leurs métiers et leurs produits. Puisque un touriste sur trois cite spontanément le vin et la gastronomie parmi les motivations de choix de séjour, il était logique de faire partager cet art de vivre si particulier. Dès le mois d’avril, la région devient l’Eden des amateurs d’œnotourisme avec une multitude de manifestations autour de la gastronomie et du vin. Celles-ci prennent la forme soit d’une dégustation dans un lieu unique, soit d’une balade vigneronne et gourmande avec des étapes réparties sur un circuit prédéfini. En avril, Montpeyroux organise “Toutes caves ouvertes”, Peyriac-de-Mer et Bages proposent leur “Balade des Cinq Sens”. En mai, l’AOC Lirac organise sa traditionnelle “Balade gourmande des Jaugeurs” tandis que l’AOC Costières de Nîmes prépare ses “Vignes Toquées” et les vins de la Clape près de Narbonne, leurs “Sentiers Gourmands”. Dans les Pyrénées-Orientales, c’est grâce à une initiative des vignerons du village qu’à Calce, “les Caves se rebiffent” au milieu du mois de mai. Les manifestations s’échelonnent ensuite tout l’été. Autant de moments de convivialité uniques.

A SAVOIR/FÊTES AUTOUR DU VIN Vignes toquées (Gard) Dimanche 18 mai blog.costieres-nimes.org Vignes buissonnières en Pic St-Loup (Hérault) Samedi 7, dimanche 8 juin www.pic-saint-loup.com Circulade en terrasses du Larzac (Hérault) Samedi 5 juillet www.terrasses-du-larzac.com

Crémant de Limoux, le Fitou, le Muscat de Frontignan ou encore le Languedoc. Et d’ailleurs, depuis 2007, une appellation unique “AOC Languedoc” regroupe les appellations* situées entre la frontière espagnole

A SAVOIR/CLUB ŒNOTOURISME Pour les amateurs d’œnotourisme, le Languedoc-Roussillon est une région à découvrir et redécouvrir, les étapes qui la jalonnent étant bien trop nombreuses pour un seul séjour. La filière Tourisme et la filière Vin de Sud de France Développement ont créé en 2013 le Club Œnotourisme Sud de France, afin de réunir les sites remarquables, des caveaux, des hébergeurs impliqués dans la viticulture ainsi que des agences réceptives, afin de proposer aux visiteurs des offres encore plus qualitatives. www.destinationsuddefrance.com/cluboenotourisme

et le Gard, permettant une meilleure lisibilité pour les consommateurs. Par ailleurs, la mise en place de la bannière commune “Sud de France” a permis de proposer aux amateurs une offre de vins symbolisant l’identité et la modernité du Sud, tout en maintenant cet art de vivre méditerranéen si apprécié. Ce n’est pas inutilement que le célèbre dégustateur américain Robert Parker a pu écrire que « le Languedoc-Roussillon est le nouvel Eldorado des vins au monde » ! ◗

* L’AOC Languedoc regroupe les appellations : Cabrières, Grès de Montpellier, La Clape, La Méjanelle, Montpeyroux, Quatourze, Pézenas, Pic Saint-Loup, Saint-Christol, Saint-Drézéry, Saint-Georges-d’Orques, Saint-Saturnin, Terrasses de Béziers, Terrasses du Larzac, Terres de Sommières, Vérargues.

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Saturnales de Saint-Saturnin (Hérault) Jeudi 10 juillet www.herault-tourisme.com Fête du grand St-Jean de Faugères (Hérault) Dimanche 13 juillet www.faugeres.com Festival du muscat de Frontignan (Hérault) Du mardi 15 au dimanche 20 juillet www.frontignan-tourisme.com Fête du vin de Montlaur (Aude) Vendredi 15 août www.carcassonne-agglo.fr 39e foire aux vins d’Uzès (Gard) Vendredi 8 à dimanche 10 août www.uzes.fr Vendanges de l’histoire à Chusclan (Gard) Samedi 11 et dimanche 12 octobre www.fetevigneronnechusclan.com


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ART DE VIVRE LE LANGUEDOC-ROUSSILLON SE MET À TABLE !

Territoire de longue tradition agricole et viticole, le Languedoc-Roussillon est d’ailleurs l’une des premières régions françaises pour la production de fruits et légumes. Bénéficiant d’un climat exceptionnel avec de nombreux jours d’ensoleillement, la nature sait se montrer généreuse. Les produits du Sud ont créé une philosophie de bien-vivre, qui s’exprime dans des halles animées et colorées, dans des étals de commerces fournis et dans des recettes savoureuses.

Le cœur battant de la gastronomie régionale

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ans une région telle que le Languedoc-Roussillon où l’agriculture et la viticulture sont des piliers de l’activité économique, les halles et marchés ont un rôle plus que symbolique. Aujourd’hui, si les marchés de plein air continuent de prospérer, les halles couvertes dédiées aux produits alimentaires (on en compte 14 dans la région) jouent plus que jamais le rôle de concentration des produits régionaux et sont le reflet de la culture gastronomique des lieux. Lieu d’échanges, loin de la monotonie des grandes surfaces, les halles sont l’expression d’un terroir et le cœur battant d’une cité. A Carcassonne, dans un bâtiment dont une partie date du XVIIIe siècle, une vingtaine de commerçants proposent leur production en semaine, rejoints le samedi par des producteurs bio autour du bâtiment.

A Narbonne, les halles Baltard de 1901 sont bien le lieu emblématique du savoir-faire des producteurs locaux. Bouchers, charcutiers, tripiers, volaillers, poissonniers, primeurs, fromagers, boulangers, cavistes s’y côtoient (il y a 70 commerces) dans un joyeux brouhaha. A Béziers, une trentaine de commerces de bouche subsistent dans ces halles où règne une ambiance nostalgique mais sympathique le dimanche matin. De même à Agde, la dizaine de commerçants se démène pour attirer les consommateurs et préserver l’ambiance de ce lieu où on peut acheter sa viande ou son fromage mais aussi déguster des huîtres. A Frontignan, une douzaine de commerçants font eux aussi vivre toute l’année les halles de la ville, dans une ambiance de bord de mer. A Sète, la bonne humeur et la qualité des produits sont là tous les matins avec, bien sûr, une place à part faite aux poissons et produits de la mer.

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A Lunel, le marché est unique le dimanche matin, non par ses dimensions mais par son esprit bon enfant, son caractère villageois et par la qualité de ses produits aussi. A Montpellier, les halles Castellane proposent de superbes étals en plein cœur de ville, avec 26 commerçants. Non loin, les halles Laissac continuent d’affirmer leur identité populaire, à l’instar des halles colorées des Quatre-Saisons et de sa quarantaine de commerçants de La Paillade. Quant aux halles JacquesCœur à Antigone, elles jouent la carte de la complémentarité avec de nombreux commerces spécialisés. A Alès, halles peu esthétiques mais bien vivantes, avec une place de choix aux produits cévenols parmi les 80 étaliers de la place. A Nîmes, les bons mots fusent, les recettes s’échangent au milieu des 75 étals des halles qui jouent à plein le rôle de poumon du centre-ville. ◗


L’épatant petit pâté de Pézenas Inventé au XVIIIe siècle par un Lord anglais, le petit pâté est l’une des plus anciennes traditions culinaires du Languedoc. Gourmandise originale, il s’en vend de plus en plus. Mais un seul pâtissier continue de les faire dans le respect des traditions… Au début de la rue Conti en plein centre de Pézenas, voilà plus de cinquante ans que l’échoppe baptisée “Au palais des délices” est tenue par les Quatrefages. D’abord par Suzette et Maurice. Puis, depuis vingt et quelques années par Cathy et Bernard. Depuis toujours la maison propose cette spécialité. A Pézenas, quelques pâtissiers le proposaient, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que Quatrefages et Achille. Ce dernier étant disparu sans transmettre sa recette, le pâtissier de la rue Conti est le dernier à fabriquer le pâté comme jadis. « D’abord la farine est saisie par l’eau bouillante, afin de faire une pâte échaudée. Puis on la découpe en bande et avec un emporte-pièce on découpe les chapeaux. On enroule la pâte autour d’un petit morceau de bois, le bistourtier, on remplit avec la viande de mouton mélangée à du sucre roux et du citron, on laisse reposer quelques heures puis l’on cuit au four très chaud, lentement », explique Cathy Quatrefages. Quant aux proportions, secret-défense ! Et cela donne au pâté un fondant proche de la confiture. Pour l’apprécier au mieux, le petit pâté, réchauffez-le en préchauffant le four à 180-200°C, puis passer les pâtés 2 minutes.

La tapenade d’olives vertes, le goût de l’été Les anciens fabriquaient la tapenade avec des olives noires mûries sur l’arbre, qui ne subissaient que peu de traitements. Et puis l’homme a inventé la tapenade verte, à base d’olives ramassées vertes qu’il faut “désamériser” et une tapenade noire plus douce. Cette dernière, destinée à s’adapter aux goûts actuels, est constituée d’olives cueillies “tournantes”, c’est-à-dire pas tout à fait mûres, qui subissent elles aussi un traitement. Mais l’origine de la tapenade remonte à la nuit des temps : on trouve depuis toujours des recettes de sauces à base d’olives pilées et d’huile d’olive en Grèce, en Italie, en Espagne ou au Maghreb. Mais la recette “moderne” de la tapenade serait marseillaise et date du milieu du XIXe siècle. On y mélange des olives picholine du Gard avec des filets d’anchois de Collioure, des câpres, du thym, du persil et du basilic. On ajoute de l’huile d’olive, un peu de citron, du sel et du poivre et voilà le plus ensoleillé des apéritifs !

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ART DE VIVRE UNE RÉGION GOURMANDE

Territoire pluriel, le Languedoc-Roussillon est constitué d’une multitude de terroirs qui produisent une multiplicité de produits. Il y a bien sûr le cassoulet de Castelnaudary et Carcassonne, les anchois de Collioure, les huîtres de Leucate et Bouzigues, la brandade de Nîmes, le pélardon ou l’oignon doux des Cévennes pour ne citer que les plus connus. Et aujourd’hui, des chefs cuisiniers de talent et de plus en plus nombreux (voir pages 80-81) portent haut les couleurs d’une région gourmande.

le coin des épicuriens

Rousquilles catalanes Le biscuit : 150 g de farine tamisée - 45 g de sucre glace - 45 g de beurre - 15 g de miel fin - 2 cuil. à soupe de lait - 1 cuil. à café de levure chimique - 1 jaune d'œuf - 1 cuillère à soupe de fleur d'oranger ou 1 à 2 gouttes de liqueur d’anis selon le goût. Le glaçage : 1 blanc d’œuf - 70 g de sucre glace - 35 ml d'eau - 2 cuil. à soupe de jus de citron Couper le beurre en petits cubes. Mélanger le beurre, la farine, la levure et le sucre glace. Emietter du bout des doigts. Incorporer le jaune d'œuf, le miel, le lait et la fleur d'oranger. Malaxer jusqu’à obtention d’une pâte souple mais ferme. Placer 1 heure au réfrigérateur. Etirer cette pâte au rouleau de façon à obtenir une galette de 1 cm d’épaisseur environ. Découper à l’aide d'un emporte-pièce de 7 à 8 cm de diamètre. Retirer le centre avec un emporte-pièce de 3 cm de diamètre. Disposer les anneaux obtenus sur une plaque graissée et laisser cuire à mi-hauteur du four à 180 °C durant 15 min environ. Ils doivent être à peine dorés. Pendant la cuisson, préparer le glaçage : monter les blancs en neige très ferme et faire cuire le sucre glace avec un peu d’eau afin d’obtenir un sirop au boulé (120°C). Ajouter le sirop et le jus de citron sur les blancs d’œufs en fouettant très vivement. Les blancs doivent rester fermes et blancs. A la sortie du four, recouvrir chaque rousquille de glaçage à l'aide d'un pinceau. Mettre sur une grille et faire sécher dans le four à 50° C, porte ouverte. Les rousquilles se conservent bien dans une boîte hermétique.

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Brasucade aux moules de Thau Pour 4 personnes. 2,5 kg de moules de Méditerranée (4 kg pour un plat principal) 25 cl d'huile d'olive - Thym Romarin - Laurier sauce - 1 gousse d'ail écrasée - Poivre Verser l'huile, les aromates, l'ail dans un petit récipient et laisser macérer le tout au moins 24 heures. L'idéal étant de la préparer une semaine avant. Allumer un feu de bois ou préparer un barbecue, de façon à obtenir des braises bien rougeoyantes. Placer ensuite la plaque sur les braises, puis ajouter les coquillages. Les laisser s’ouvrir, puis jeter ce premier jus de cuisson. Verser ensuite la marinade et terminer rapidement la cuisson (2 minutes), les moules ne doivent pas être trop cuites. Déguster immédiatement. On peut apporter une variante en ajoutant à la sauce 1 cuillère à café de Pastis.

Brandade de morue de Nîmes 4 filets de cabillaud ou morue salée - 1 kg de pommes de terre à purée - 1/2 l de lait - 20 cl de crème liquide - Huile d’olive - Sel, poivre. Cuire les pommes de terre dans une eau salée. Les éplucher et les écraser dans la marmite. Dans la sauteuse, mettre du lait et faire pocher le poisson. L’égoutter sur un plat et bien vérifier qu’il n’a pas d’arêtes. L’émietter et l’ajouter aux pommes de terre, écraser le tout et monter l’huile d’olive et à la crème liquide. Servir le tout.

Rouille à la sétoise Pour 6 personnes 2 kg de seiches - 1 boîte de tomates en purée - 3 carottes - 25 cl de vin blanc - 1 verre de cognac - 1 dose de safran - 1 bouquet garni - 1 jaune d'œuf - 1 cuillère à soupe de moutarde - 5 gousses d'ail pour l'aïoli 2 oignons Couper la seiche en morceaux. Mixer les oignons, les carottes épluchées, le céleri. Mélanger le tout et faire revenir dans l’huile d’olive. Ajouter la tomate en purée, le bouquet garni, le safran. Laisser mijoter 10 min. Ajouter la seiche et laisser à nouveau mijoter une dizaine de minutes. Verser le vin blanc et le cognac. Attendre 10 min puis saler, poivrer à convenance. Laisser cuire 10 dernières minutes avant d’arrêter le feu. Faire l’aïoli avec 1 jaune d’œuf, la moutarde, les gousses d’ail, ainsi que du sel et du poivre. Avant de servir, monter la rouille à ébullition dans le plat de service, en y incorporant une peu d’aïoli, le reste étant à servir à part. Accompagner de riz blanc.

Beignets d’oignons doux des Cévennes 500 g d’oignons doux des Cévennes AOP - 125 g de farine de pois chiches - 1 cuillère à soupe de graines de sésame - ½ cuillère à café d’épices de votre choix - 1 pincée de sel - 1 cuillerée à soupe de coriandre finement hachée - 100 ml d’eau Couper les oignons en deux, puis en lamelles. Les mélanger avec le sel et laisser reposer durant 5 minutes. Ajouter la farine, les graines de sésame, les épices ainsi que la coriandre et mélanger. Ajouter l’eau en continuant de mélanger afin d’obtenir une pâte épaisse. Faire chauffer la friture et faire frire des cuillerées à soupe de pâte, en les retournant de temps en temps durant 5 à 6 minutes. Lorsque les beignets sont bien dorés, les égoutter sur du papier absorbant et servir chaud.

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CYRIL ATTRAZIC

FRÉDÉRIC BACQUIE

PASCAL BORRELL

JEAN-MARC BOYER

SERGE CHENET

PHILIPPE DUCOS

PHILIPPE DESCHAMPS

FABIEN FAGE

CHARLES FONTÈS

FABIEN GALIBERT

LIONEL GIRAUD

GILLES GOUJON

MICHEL KAYSER

ALEXANDRE KLIMENKO

MATTHIEU DE LAUZUN

LAURENT LEMAL

ANNE MAJOUREL

PIERRE-LOUIS MARIN

DANIEL MINET

JACQUES ET LAURENT POURCEL

Le Languedoc-Roussillon, terreau des nouvelles graines

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en 2013… 25 aujourd’hui. Le guide Michelin, qui reste une valeur sûre de la tendance de la restauration haut de gamme, n’en finit pas d’attribuer des étoiles en Languedoc-Roussillon. Rien que pour les Pyrénées-Orientales, l’édition 2014 du guide vient de décerner trois nouvelles étoiles, parfois à des restaurateurs installés depuis moins de quatre ans. Et dans le Gard, elle vient d’accrocher un macaron à Oscar Garcia, installé depuis moins de 2 ans et qui fête à peine ses… 25 ans ! Ici la valeur n’attend pas le nombre des années. Un phénomène que tout le monde recon-

naît : les restaurateurs du Languedoc-Roussillon, pays de mille terroirs, ont su à force de travail et de passion, affirmer leur identité et démontrer leurs talents. Que ce soient les Montpelliérains Jacques et Laurent Pourcel, étoilés par le guide Michelin depuis vingtcinq ans et ambassadeurs incontournables de cette cuisine méditerranéenne, le Nîmois Michel Kayser avec sa cuisine tout en finesse, ou le talentueux Audois Lionel Giraud, tous portent haut les couleurs de cette terre où l’art de vivre se prononce avec l’accent. Ce n’est pas Gilles Goujon, seul trois étoiles de la région, à la tête de l’un des plus prestigieux restaurants de France (il n’y a que 27 restaurants trois étoiles en France) dans SUDDEFRANCE - 80 -

la plus petite commune (110 habitants) qui dira le contraire. Cet ogre de vie, fou de saveurs et fou de travail, a hissé son établissement au firmament de la cuisine française. Et que dire également du Carcassonnais Franck Putelat, titulaire déjà de deux étoiles ? Ce sont eux les ambassadeurs de cette région en perpétuelle ébullition, avec les Fontès, les Ryon, les Attrazic, les de Lauzun, les Lefebvre, les Bacquié qui sont leurs dignes confrères. Aidés aussi par ces tables moins au firmament mais tout aussi respectueuses, détentrices de ces “Bib gourmand” qui témoignent d’une relation forte avec le client, celui qui pour un déjeuner ou pour un soir, est le roi du monde. ◗


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ART DE VIVRE TOQUÉS

AUDE • LA BERGERIE

CHRISTOPHE COMES

AUMONT-AUBRAC

Chef : Fabien Galibert 11600 Aragon www.labergeriearagon.com

• HOSTELLERIE DE LA POMARÈDE Chef : Gérald Garcia 11400 La Pomarède www.hostellerie-lapomarede.fr

• LA BARBACANE Chef : Jérôme Ryon 11000 Carcassonne www.hoteldelacite.com

• DOMAINE D’AURIAC

GÉRALD GARCIA

UZÈS

Chef : Philippe Deschamps 11000 Carcassonne www.domaine-d-auriac.com

PUJAUT

VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON

• LE PARC FRANCK PUTELAT

NÎMES/GARONS

GIGNAC

Chef : Franck Putelat 11000 Carcassonne www.franck-putelat.com

MONTPELLIER SÈTE BÉZIERS LASTOURS

LA POMARÈDE

ARAGON

FABIEN LEFEBVRE

NARBONNE

PEZENS CARCASSONNE

FONTJONCOUSE LEUCATE

BÉLESTA

Le nombre de tables gourmandes ne cesse d’augmenter dans cette région dont on découvre les saveurs et les talents. En un an, le nombre de restaurants étoilés a augmenté de 15 %.

PERPIGNAN MONTMER

FRANCK PUTELAT

COLLIOURE BANYULS

• AUBERGE DU VIEUX PUITS Chef : Gilles Goujon 11360 Fontjoncouse www.aubergeduvieuxpuits.fr

JÉRÔME RYON

• LE PUITS DU TRÉSOR Chef : Jean-Marc Boyer 11600 Lastours www.lepuitsdutresor.com

• LA TABLE SAINT-CRESCENT Chef : Lionel Giraud 11100 Narbonne www.la-table-saint-crescent.com

• L’AMBROSIA Chef : Daniel Minet 11170 Pezens www.ambrosia-pezens.com

• KLIM & CO Chef : Alexandre Klimenko 11370 Leucate www.klimenko.fr

PYRÉNÉES-ORIENTALES

HÉRAULT

GARD

• OCTOPUS

• ALEXANDRE

Chef : Fabien Lefebvre 34500 Béziers www.restaurant-octopus.com

• DE LAUZUN • LE FANAL Chef : Pascal Borrell 66650 Banyuls www.pascal-borrell.com

• LA COOPÉRATIVE Chef : Laurent Lemal 66720 Bélesta www.riberach.com

• L’AUBERGE DU CELLIER Chef : Pierre-Louis Marin 66720 Montner www.aubergeducellier.com

• LA GALINETTE Chef : Christophe Comes 66000 Perpignan

• LA BALETTE Chef : Fréderic Bacquie 66190 Collioure www.relaisdes3mas.com SUDDEFRANCE - 81 -

Chef : Matthieu de Lauzun 34150 Gignac www.restaurant-delauzun.com

• LE JARDIN DE SENS Chefs : Jacques et Laurent Pourcel 34000 Montpellier www.jardindessens.com

• LA RÉSERVE RIMBAUD Chef : Charles Fontès 34000 Montpellier www.reserve-rimbaud.com

Chef : Michel Kayser 30128 Garons www.michelkayser.com

• ENTRE VIGNE ET GARRIGUE Chef : Serge Chenet 30131 Pujaut www.vigne-et-garrigue.com

• LE PRIEURÉ Chef : Fabien Fage 30400 Villeneuve-lès-Avignon www.leprieure.com

• LA TABLE D’UZÈS Chef : Oscar Garcia 30700 Uzès www.lamaisonduzes.fr

• LA COQUERIE Chef : Anne Majourel 34200 Sète www.annemajourel.fr

LOZÈRE • CHEZ CAMILLOU Chef : Cyril Attrazic 48130 Aumont-Aubrac www.camillou.com


LA STATION DES ANGLES EN ÉTÉ. SUDDEFRANCE - 82 -


NATURE

88/91 CULTURE

92 ARTISANAT

93 BIEN-ÊTRE

94/96 PRATIQUE

BOUGER

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Zone méconnue et semi-sauvage faite de causses et de zones dunaires voilà encore cinquante ans, le LanguedocRoussillon a su préserver son caractère, qui lui permet aujourd’hui d’être une destination à nulle autre pareille. Outre l’offre d’hébergement classique avec nombre d’hôtels et de chambres d’hôtes, la région compte des établissements haut de gamme assemblés au sein d’un “Cercle Prestige”, où la qualité du service le dispute à la beauté du cadre. Côté bien-être, le Sud se conjugue également avec des lieux hors normes, que ce soit en matière de thalassothérapie ou de soins du corps dans des spas de rêve. Ici, l’authenticité se traduit également par une identité culturelle vivace, au travers de traditions affirmées. Tant dans l’artisanat d’art que dans les festivités notamment dans des lieux uniques comme la cité de Carcassonne ou les arènes de Nîmes, le Languedoc-Roussillon est synonyme de création et de jubilations. Enfin pour les plus actifs la palette d’activités de plein-air, du kite-surf au golf en passant par le canoë et la voile, est des plus diversifiée !

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BOUGER NATURE

Les voies vertes, 100% nature Elles sillonnent la région et n’en finissent pas de s’allonger, pour le plus grand plaisir des vététistes, des rollers et autre promeneurs non motorisés. Elles permettent de rejoindre les plages en toute sécurité, en contournant un étang (Voie Verte du Lez, Montpellier-la mer, 6 km), en suivant un canal à l’ombre des platanes (de Béziers à Portiragnes, 15 km). D’autres se font côtières, celle de Narbonne à Saint-Pierre-laMer (29 km) qui longe les canaux – notamment le chemin de halage du canal du Midi – et l’étang de Gruissan, quand celle de Carnon à La Grande-Motte, (6 km) dessert les plages. A l’intérieur des terres, elle traversent vergers et vignobles et amorcent une découverte de la Petite Camargue (de Vauvert à Gallician, 7 km) ou emmènent à la rencontre de villages plein de charme (la voie verte de l’Agly, 14 km) sans perdre de vue le Canigou. La plus longue, la voie verte du Haut-Languedoc, “Passa Païs”, cumule 59 kilomètres aménagés sur une ancienne voie ferrée. Dans l’Hérault, elle s’insinue dans la vallée du Jaur, qui s’écoule au pied des monts du Somail et de l’Espinouse. Au cœur de la garrigue, parmi les chênes verts, yeuses, cistes et bruyères blanches ou au coeur de forêts humides, des châtaigneraies et des vignobles, elle caracole jusqu’à Mons-la-Trivalle en franchissant le pont Eiffel, après une halte obligée à Olargues, la médiévale labellisée parmi les “plus beaux villages de France”. Son parcours qui traverse le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, permet d’accéder à de nombreux sites : grotte de la Devèze, musée de la préhistoire régionale à Saint-Pons-de-Thomières, maison et église des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à SaintVincent-d’Olargues… www.parc-haut-languedoc.fr

Un bon bol d’air ! Riche d’un nombre de jours ensoleillés (plus de 300) hors-normes, le LanguedocRoussillon est une terre où il fait bon vivre dehors.

F

lâner sur la plage ou opter pour des vacances énergiques, c’est à chacun son tempo. Sur ou sous la terre ferme, sur l’eau ou dans les airs, les possibilités offertes sont presque sans limites. Les partisans du farniente auront le choix d’où poser leur serviette parmi les 220 kilomètres de plages de sable fin. Les SUDDEFRANCE - 84 -

côtes de La Franqui ou de Carnon sont des spots réputés pour les amateurs de planche à voile ou de kitesurf. Les fans de nautisme apprécieront les vingt ports de plaisance de la région labelisés “Pavillon bleu”, gage de qualité des eaux et de respect de l’environnement. Les amateurs de sensations pourront tester la nouvelle soufflerie de Lézignan qui permet de simuler une chute libre, ou alors s’évader en montgolfière autour d’Uzès. Les familles pourront se dépayser au parc des loups de Gévaudan ou à la réserve africaine de Sigean ou bien encore emmener les enfants au labyrinthe de Villeneuve-lès-Maguelone. En Languedoc-Roussillon, l’ennui, connait pas ! ◗


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BOUGER NATURE

Rafting, canyoning ou canoë, on se jette à l’eau ! Les férus de sport aquatique n’ont qu’à choisir dans le dédale de lacs, rivières, torrents que compte la région : canoëkayak, rafting ou canyoning… À chacun sa pagaie !

L’

image d’Épinal du Languedoc-Roussillon, ce sont les Gorges du Tarn ! Le long ruban turquoise creusé dans le calcaire, figurant par moments un véritable canyon, est la destination fraîcheur de l’été. Le canoë de randonnée y est depuis longtemps l’activité la plus pratiquée. Mais d’autres sites existent pour la pratique des sports d’eau vive : l’arrière-pays regorge de rivières et torrents, l’eau ayant, à peu près partout, creusé son lit dans le calcaire des causses ou en plaine. En famille, on recherchera la tranquillité rafraîchissante des lacs de haute montagne : ceux de Villeneuve-de-la-Raho ou des Bouillouses dans les Pyrénées-Orientales, de Naussac en Lozère ou le lac artificiel du Salagou, dans l’Hérault, sont réputés. On peut leur préférer la fraîcheur des rivières : le Gar-

don près d’Uzès, déroulant son lacet paisible sous les arches du Pont du Gard. Ou les gorges de l’Hérault au départ de Ganges (Gard) jusqu’à SaintGuilhem-le-Désert (Hérault) : la rivière des Héraultais est le paradis des canoës ondulants dans l’eau verte le long des rochers - des bans calcaires jurassiques très compactes, où viennent lézarder les baigneurs. Mais les amateurs de sensations plus sportives préfèreront, au voyage “peinard”, la descente en eaux tumultueuses : attention, certaines rivières, soumises à un régime torrentiel, sont accessibles uniquement aux pagayeurs avertis ou encadrés ! La technique mixte du canyoning, qui associe spéléologie, plongée et escalade pour descendre le lit des torrents, compte parmi les nouvelles disciplines en vogue chez les sportifs. Mais on peut également pratiquer le rafting, l’hydrospeed ou la nage en eau vive dans ces torrents. Si la Lozère, souvent appelée “château d’eau” de la France, offre plusieurs rivières ré-

putées (le Tarn, le Lot, l’Allier). Chaque département est une destination en soi. Dans le Gard, les parcours navigables se concentrent sur la Cèze, le Vidourle et le Gardon. Dans l’Hérault, les fleuves Hérault et Orb sont des destinations très prisées. Le fleuve Aude, par sa diversité, offre aux sportifs plusieurs tronçons de rivières en fonction du débit d’eau et du niveau de difficultés recherché, tandis que dans les Pyrénées-Orientales, les pagayeurs se concentrent sur deux fleuves côtiers : le Tech et la Tet. Par ailleurs, les gorges du Llech dans ce département sont idéales pour la pratique du rafting. ◗

La montagne en été, un privilège à savourer Les stations de sport d’hiver ne ferment pas leur porte au printemps. Elles troquent le blanc pour le vert, les skis ou raquettes pour des chaussures de marche, VTT ou ânes… Les stations de montagne proposent une multitude d’activités en plein air dans un environnement auquel la végétation florissante donne une beauté échevelée et vivifiante ! Ainsi, dans la station Bolquère-Pyrénées 2000, au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées Catalanes, les randonnées le long des lacs encadrés des hauts sommets offrent, en plus d’un panorama unique, l’occasion de rencontrer la faune montagnarde, – isards, grand tétras, mouflons, marmottes, gypaètes – mais aussi l’opportunité de pratiquer du parapente, du ca-

nyoning ou du rafting dans les eaux limpides du massif du Canigou à la découverte des plus beaux canyons catalans. A deux pas des plages méditerranéennes, l’Espace Cambre d’Aze invite aussi à des sports plus paisibles, pêche, spéléologie sans oublier les bains d’eau chaude de Llo ou de Saint Thomas. Le lac de Belcaire, à la station audoise de Camurac, est propice à la baignade et le pays de Sault est traversé de nombreux sentiers pédestres ou de VTT pour partir à la découverte de somptueuses forêts, des gorges sauvages et spectaculaires du Rébenty. A moins de préférer explorer les nombreux châteaux d’origine wisigoth avant d’emprunter le sentier cathare qui traverse le pays de Sault, de Belvis à Comus, en passant par la forêt de Picaussel. SUDDEFRANCE - 85 -

Dans les Cévennes, la station Bleymard-Mont-Lozère est un site idéal pour emprunter le chemin entrepris par Robert Louis Stevenson qui parcourut, en 1878, près de 252 kilomètres avec son ânesse Modestine. Locations d’âne et randonnées accompagnées sont au programme, et ce chemin de grande randonnée (GR70) qui passe par les sommets du mont Lozère, le pays du Gévaudan et les vallées cévenoles peut aussi se faire en poney ou à pied et par tronçons. Les stations thermales pour la détente et les bienfaits des eaux de montagne, et la gastronomie qui regorge de spécialités, garantissent aussi les plaisirs qui font les séjours réussis.


◗◗◗

BOUGER NATURE

Une mer à découvrir dessus, dessous ! Dès que le vent soufflera… Que ce soit avec ses 25 ports de plaisance ou grâce à ses nombreux centres de plongée sous-marine pour explorer les riches fonds marins, la région est totalement dédiée à la Méditerranée.

L

a Méditerranée et le Golfe du Lion qui baigne le Languedoc-Roussillon offre un vaste “terrain de jeu” pour tous les amoureux de la voile. Des vents changeants, du soleil tout au long de l’année, des eaux chaudes en été, le Languedoc-Roussillon est véritablement une région de voile avec ses 25 ports de plaisance et ses 22 000 places, dont Port-Camargue, le plus grand d’Europe. Des loueurs de bateaux à voile ou à moteur, avec ou sans skipper, des installations portuaires adaptées aux plaisanciers, des activités touristiques à portée de ceux qui font escale, des régates organisées été comme hiver, des salons nautiques, des manifestations sportives d’envergure nationale et internationale, la présence de grands navigateurs comme Kito de Pavant… autant

d’atouts pour considérer définitivement le Languedoc-Roussillon comme une terre de mer. Côté plongée sous-marine, on peut partir à la découverte des loups, des muges, des seiches, des poulpes, des homards ou des hippocampes, qui avec des milliers d’autres espèces animales peuplent les fonds marins. Si la Côte Vermeille – avec notamment la réserve marine de Banyuls-Cerbère – est une destination bien connue des plongeurs, la bande rocheuse de La Grande-Motte, les épaves au large de l’Espiguette ou encore les Tables au large du Cap d’Agde, sont autant de sites à explorer. Baptême de plongée, exploration, il y en a pour tous les goûts sur cette “Mare Nostrum”, comme l’appelaient les Romains. Quant aux « simples » baigneurs, ils ont le privilège de se baigner dans une mer où la qualité des eaux est parfaite. Toutes les saisons environ 3000 échantillons sont prélevés et analysés dans 300 sites. Avec 95 plages labélisées réparties sur 27 communes, le Languedoc-Roussillon a été en 2013 la région qui compte le plus grand nombre de lieux de baignade bénéficiant du « Pavillon bleu » en France. Le label est décerné aux plages qui ont des critères satisfaisant en matière de qualité des eaux, d’infrastructures, d’entretien du sable, de sécurité, d’interdiction des animaux. ◗ SUDDEFRANCE - 86 -

Elles sont devenues la signature de nos plages : les ailes multicolores des kitesurfers. S’il est difficile d’établir l’origine du kitesurf, c’est dans la région qu’en 1996 émergent des eaux les premiers prototypes à peu près stables. Aujourd’hui, ils sont 50 000 en France adeptes du kitesurf, et peut-être 5 000 à pratiquer ce sport sur nos plages. Les spots les plus fréquentés courent entre la magnifique plage de l’Espiguette, Port-Camargue, Carnon, Palavas, les Aresquiers, le Cap d’Agde et Sète, et plus loin La Franqui. Seule restriction pour la pratique de la discipline, l’arrivée des baigneurs l’été. Mais les kitesurfers depuis quelques années ont leurs zones réservées dont Villeneuve-lès-Maguelone, l’Espiguette et des zones délimitées depuis le Grand Travers (La Grande-Motte) jusqu’à SaintCyprien, dans les Pyrénées-Orientales.


DOMAINE DE BARRES (LANGOGNE)

LOZÈRE LA GARDE-GUÉRIN (VILLEFORT) LE SABOT (LA CANOURGUE)

ALÈS RIBAUTE

Des golfs pour pros et amateurs

UZÈS

NÎMES CAMPAGNE

NÎMES VACQUEROLLE

HÉRAULT FONTCAUDE JUVIGNAC (MONTPELLIER)

LAMALOU-LES-BAINS

NARBONNE SAINTE ROSE

SAINT-CYPRIEN

Avec une vingtaine de golfs, le Languedoc-Roussillon a tous les atouts pour séduire amateurs et professionnels.

D’

origine écossaise, ce sport en plein essor, inscrit au programme olympique en 2016 à Rio, qui se pratique en pleine nature associe à ses règles et techniques, nécessitent discipline, concentration et détente. Si le golf se déroule sur un terrain bien délimité, l’environnement a son importance. Pratiquer 6 à 8 kilomètres de marche, en arpentant les fairways, dans un cadre enchanteur et sous un ciel clément fait forcément la différence. Ajoutons à ce dénominateur commun et favorable qu’aucun golf n’est identique… Celui de Carcassonne, par exemple, situé au pied de la cité médiévale, offre une superbe vue panoramique sur les Pyrénées et la Montagne Noire et possède un trou (le n. 9) considéré comme l'un des plus originaux d'Europe. Dessiné par les architectes Morandi & Harradine, le parcours de Nîmes Campagne est réputé pour la difficulté de ses greens et pour ses fairways étroits, bordés d’essences d’arbres variées.

LA GRANDE-MOTTE

LE CAP D'AGDE

MONTESCOT (PERPIGNAN) FONT-ROMEU

COULONDRES (SAINT-GÉLY-DU-FESC) MASSANE (MONTPELLIER)

SAINT-THOMAS (BÉZIERS)

CARCASSONNE

AUDE

• Carcassonne. 18 trous - par 71 5 758 m. Tél. 06.13.20.85 www.golf-de-carcassonne.com • Narbonne Sainte Rose. Centre d'entraînement et Golf “Pitch & Putt” de 18 trous - 1 200 m. Tél. 04.68.27.37.99 www.golfsterosenarbonne.com • Nîmes Campagne. 6 135 m 18 trous par 72. Tél. 04.66.70.17.37 www.golfnimescampagne.com • Golf de Nîmes Vacquerolle GARD 18 trous - par 72 - 6 185 m Tél. 04 66 23 33 33 www.golf-nimes.com/ • Cap d'Agde. 18 trous par 72 6 279 m. Tél. 04.67.26.54.40 www.golf.ville-agde.fr/ • Coulondres (Saint-Gély-du-Fesc). 18 trous - par 73 - 6 149 m Tél. 04.67.84.13.75 www.coulondres.com • Fontcaude. 18 trous - par 6 250 m. Tél. 72 04 67 45 90 10. www.golfhotelmontpellier.com • La Grande-Motte. 18 trous - par 72 6 200 m et 18 trous par 58 - 3 200 m. Tél. 04 67 56 05 00 www.lagrandemotte.fr/ • Montpellier. Massane. 18 trous par 72 - 6 081 m. Tél. 04 67 87 87 87 www.massane.com • Saint-Thomas (Béziers). 18 trous par 72 - 6 131 m. Tél. 04 67 39 03 09 www.golfsaintthomas.com • Le Sabot-La Canourgue. 18 trous par 71 - 5 452 m. Tél. 04 66 32 84 17 www.golf-desgorgesdutarn.com/ • Falgos Golf Resort (St-Laurentde-Cerdans) 18 trous - par 70 - 5 177 m Tél. 04.68.39.51.42. www.falgos.fr • Saint-Cyprien. 18 trous - par 73 6 475 m. Tél. 04 68 37 63 63. www.saintcyprien-golfresort.com • Alès Ribaute. 6 trous - par 19 1 000 m. Tél. 06.08.24.24.10 www.golg-ales-ribaute.fr • Uzès. 9 trous - par 36, 2 955 m. Tél. 04.66.22.40.03 www.golfuzes.fr • Lamalou-les-Bains. Golf de 9 trous par 35 2 600 m. Tél. 04.67.95.08.47 www.golf-lamalou-les-bains.com • Domaine de Barres (Langogne). Golf 9 trous - par 36 - 2 700 m. Tél. 04 66 46 08 37 www.domainedebarres.com/ • La Garde-Guérin (Villefort) 9 trous - par 32 - 1 864 m. Tél. 04 66 46 91 90 • Font-Romeu. 9 trous - par 36 2 517 m. Tél. 04 68 30 10 78. www.golf-font-romeu.fr • Montescot (Perpignan) 9 trous par 36 - 3 027 m. Tél. 04.68.82.79.29 www.golfclubdemontescot.com/

PYRÉNÉESORIENTALES

FALGOS (ST-LAURENT-DE-CERDANS)

Le golf du Cap d’Agde étire un parcours exigeant en bordure de mer, parmi les oliviers, les palmiers et les pins parasols. Dans les Cévennes lozériennes, à proximité des Gorges du Tarn et de l’Aubrac, le golf de La Canourgue, garantit, dans un environnement vallonné et boisé, le plaisir d’un parcours technique en raison de l’étroitesse de ses fairways et de ses multiples dévers. Impossible de swinguer les pieds à plat sur le parcours du golf de Font-Romeu qui offre des situations de jeu inédite dans un décor de carte postale, les cimes pyrénéennes sur fond de ciel bleu méditerranée ! Quant à celui du Domaine de Falgos, également situé dans les Pyrénées-Orientales, il figure parmi les plus beaux, paysage époustouflant et parcours difficile mais plaisant sont au rendez-vous. La diversité des parcours, des bords de mer à ceux paysagers de Lozère ou ceux d’altitude des Pyrénées, attire chaque année de plus en plus de passionnés de France comme de l’étranger. ◗ SUDDEFRANCE - 87 -

Ligue de Golf du Languedoc-Roussillon. Tél : 04.66.68.22.62 www.liguegolflanguedocroussillon.org


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BOUGER ARTS ET MUSÉES

A FAIRE/SÉLECTION MUSÉES Musée Fabre Musée des Beaux-Arts de Montpellier, réputé pour ses Courbet et la salle Soulages. 39, Bd Bonne-Nouvelle - Montpellier. Tél. 00 33 (0)4 67 14 83 00. museefabre.montpellier-agglo.com

Musée Fleury Des œuvres de Braque, Caillebotte, Léger... Square Georges-Auric - Lodève. Tél. 00 33 (0)4 67 88 86 10. www.museedelodeve.fr

Centre régional d’art contemporain Des œuvres de jeunes créateurs de la région. 26, quai Aspirant-Herbet - Sète. Tél. 00 33 (0)4 67 74 94 37. crac.languedocroussillon.fr

Musée international des arts modestes

Du fauvisme à l’art modeste

Des œuvres de la création contemporaine depuis les années 50 à nos jours. 23, quai Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny Sète. Tél. 00 33 (0)4 99 04 76 44. www.miam.org

Musée Fayet Œuvres anciennes et art moderne (Chirico, Soutine, Dufy). 9, rue du Capus - Béziers. Tél. 00 33 (0)4 67 49 04 66. www.beziers-mediterranee.com

Musée Régional d’Art contemporain

Collioure, Sète et Céret ont eu une influence auprès d’artistes majeurs et notamment des membres du mouvement du fauvisme. Mais l’histoire entre l’art et la région ne s’arrête pas là. Le LanguedocRoussillon est en effet le refuge de nombreux créateurs.

S

i le Roussillon fut le laboratoire de la peinture moderne avec Picasso, Braque, Max Jacob, Soutine, Chagall et un temple de la sculpture grâce à Maillol, le littoral héraultais fut jadis le lieu d’inspiration de Gustave Courbet – connu mondialement pour son œuvre “L’origine du monde” – et de façon plus malicieuse, du dessinateur humoristique Albert Dubout qui a croqué Palavas. Dans les années 1960, les instigateurs du mouvement supports/surfaces qui accorde une importance égale aux matériaux, aux gestes créatifs et à l'œuvre finale étaient souvent issus de la région : les Viallat, Dezeuze, Devade, Dolla, Bioulès ont grandement participé à démystifier l’objet artistique. Aujourd’hui, le plus célèbre des artistes de la région est sans conteste Pierre Soulages (photo), installé entre Paris et Sète. Ses peintures mono pigmentaires, toutes fondées sur la réflexion de la lumière et les états de la surface du noir que l’on désigne de l’expression “Outre-noir”, l’ont amené à exposer au Centre Georges-Pompidou à Paris, au Musée de l’Hermitage de Saint-

Pétersbourg avant qu’en 2007, le Musée Fabre de Montpellier lui consacre une salle, suite à une donation de vingt œuvres de l’artiste à la ville. Un temps, Anselm Kieffer, célèbre artiste auteur de sculptures monumentales, eut son atelier à Barjac dans le Gard. Sophie Calle, plasticienne réputée, dont le travail d'artiste consiste à faire de sa vie, notamment les moments les plus intimes, son œuvre en utilisant tous les supports possibles, aime à se ressourcer au Cailar, en petite Camargue. Et n’oublions pas que la figuration libre – qui a explosé dans les années 80 avec ces toiles rock et arabisantes, cette peinture volontairement “grossière” quand il ne s’agit pas de “bad painting” – si elle est née à Nice, a trouvé ici une terre d’élection. En prolongement de ce mouvement, le Sétois Hervé Di Rosa a d’ailleurs inventé l’art modeste, qui dispose depuis 13 ans de son musée international, le Miam, à Sète. Autant d’artistes vibrionnants, dont les œuvres se retrouvent dans les musées de la région, que ce soit le Carré d’Art à Nîmes, le Musée d’Art contemporain de Sérignan, le Musée d’Art Moderne de Céret, sans oublier le musée Fabre de Montpellier ou le musée Fleury de Lodève. Aujourd’hui, de nouveaux talents émergent en Languedoc-Roussillon. Ainsi, l’artiste peintre Pierre-Luc Poujol, la photographe Catherine Gfeller, la plasticienne Audrey Martin ou TTY-Art exposent leurs œuvres dans les nombreuses galeries et centres d’art contemporains qui émaillent le territoire régional de Collioure, à Aigues-Mortes, de Nîmes à Carcassonne en passant par Narbonne, Perpignan, Béziers ou Nîmes. ◗ SUDDEFRANCE - 88 -

Regard sur la création des 60’s à nos jours. 146, Av. de la Plage - Sérignan. Tél 00 33 (0)4 67 32 33 05. mrac.languedocroussillon.fr

Musée des Beaux Arts Œuvres italiennes et flamandes notamment. Rue de la Cité-Foulc - Nîmes. Tél. 00 33 (0)4 66 67 38 21. www.nimes.fr

Musée PAB Collection d’art moderne de P.-André Benoit. 52, montée des Lauriers - Alès. Tél. 00 33 (0)4 66 86 98 68. www.alescevennes.fr

Carré d’Art Plus de 400 œuvres des années 60 à nos jours dans ce musée d’art contemporain. 16, place de la Maison-Carrée - Nîmes. Tél. 00 33 (0)4 66 76 35 70. carreartmusee.com

Musée d’Art moderne Près de 200 œuvres des artistes qui ont peint Collioure. Route de Port-Vendres - Collioure. Tél. 00 33 (0)4 68 82 10 19. www.collioure.net

Musée Maillol Un musée consacré au sculpteur Maillol. Vallée de la Roume - Banyuls-sur-Mer. Tél. 00 33 (0)4 68 88 57 11. www.museemaillol.com

Espace d’Art contemporain Consacré à l’artiste catalan Josep PuigMarti. Place de Catalogne - Bourg-Madame. Tél. 00 33 (0)4 68 30 11 60. hwww.bourg-madame.fr

Musée d’Art moderne de Céret Une belle collection des mouvements picturaux du Sud de la France : Bioulès, Daniel Dezeuze, Claude Viallat, etc. 8, Bd Maréchal-Joffre - Céret. Tél. 00 33 (0)4 68 87 27 76. www.musee-ceret.com

Musée des Beaux Arts Peintures et céramiques du XVIIe à nos jours. 1, rue de Verdun - Carcassonne. Tél. 00 33 (0)4 68 77 73 70 www.tourisme-carcassonne.fr


SELECTION/FESTIVALS DE L'ÉTÉ

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BOUGER FESTIVAL ET TRADITIONS

Quand je pense à Fernande Du 11 au 16 juin - Sète (Hérault) www.quandjepenseafernande.fr

Uzès Danse Du 13 au 18 juin - Uzès (Gard) www.uzesdanse.fr

Festival du Roman Noir Du 23 au 29 juin - Frontignan (Hérault) www.polar-frontignan.org

Montpellier Danse Du 22 juin au 9 juillet - Montpellier (Hérault) www.montpellierdanse.com

Worldwide Festival Sète Du 30 juin au 6 juillet - Sète (Hérault) www.worldwidefestival.com

Festival de Carcassonne Du 19 juin au 1er aout - Carcassonne (Aude) www.festivaldecarcassonne.fr

Festival de Nîmes Du 28 juin au 24 juillet - Nîmes (Gard) www.festivaldenimes.com

Les déferlantes d’Argelès Du 7 au 9 juillet Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) www.festival-lesdeferlantes.com

Festival de Thau Du 7 au 20 juillet - 34140 Mèze (Hérault) www.festivaldethau.com

Festa d’Oc à Béziers Du 10 au 14 juillet - Béziers (Hérault) www.ville-beziers.fr

Electrobeach Du 11 au 12 juillet Port-Barcarès (Pyrénées-Orientales) http://www.electrobeach.eu

Les nuits de Sel Du 11 au 13 juillet - Aigues-Mortes (Gard) www.ot-aiguesmortes.fr

Jazz à Sète Du 12 au 19 juillet - Sète (Hérault) http://jazzasete.com

Festival Radio France Du 13 au 26 juillet - Montpellier (Hérault) www.festivalradiofrancemontpellier.com

Festival Musique et Histoire Du 15 au 20 juillet Abbaye de Fontfroide (Aude) www.fontfroide.com

Voix de la Méditerranée Lodève (Hérault) - Du 16 au 20 juillet www.voixdelamediterranee.com

Détours du monde Du 17 au 19 juillet - Chanac (Lozère) www.detoursdumonde.org

Nuits musicales d’Uzès Du 18 au 31 juillet - Uzès (Gard) www.nuitsmusicalesuzes.org

Jazz à Junas Du 23 au 26 juillet - Junas (Gard) www.jazzajunas.asso.fr

Transes Cévenoles 25 au 27 juillet - Sumène (Gard) www.lestranses.org

Festival Pablo Casals Du 26 juillet au 13 août Prades (Pyrénées-Orientales) http://prades-festival-casals.com

Festival Semaine Flamenco Du 18 au 23 août Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) http://la-reja-flamenca.com

Festival Trenet Y’a d’la joie Du 28 au 30 août Narbonne (Aude) www.festivaltrenet.com

Une culture, des cultures Perle d’une Terre riche d’histoires, le LanguedocRoussillon en a gardé des traditions et des cultures multiples, qui s’enrichissent de l’apport des artistes qui vivent et s’inspirent de cette région.

D

u célèbre carnaval de Limoux – le plus long du monde – à la fête de l’ours en Vallespir, en passant par les fêtes camarguaises, la sardane, les corridas ou les joutes nautiques et sans oublier bien sûr les fêtes des vendanges, la région est riche de traditions festives qui perdurent depuis parfois des siècles. Dans cette région à l’esprit frondeur, ces fêtes populaires furent aussi longtemps un moyen d’affirmer son identité et de résister au rouleau compresseur que tentait d’imposer le pouvoir central. Alliant légendes, folklore, religion ou moments importants de la SUDDEFRANCE - 89 -

vie paysanne d’autrefois, ces fêtes et traditions restent vivaces et conviviales. C’est le cas notamment des fêtes avec des animaux totémiques, qui incarnent l’appartenance à une même communauté, qui se déroulent à Villeveyrac, Mèze, Loupian, Pézenas ou Bessan. Si elles se tiennent toute l’année, une grande partie de ces manifestations se déroulent durant la belle saison. Il en est ainsi de la fête de la Saint Louis à Aigues-Mortes, de la fête de la Saint Pierre avec ses célèbres joutes à Sète, de la fête de l’huître à Bouzigues, de la fête du Babau à Rivesaltes, de la fête de la vannerie à Vallabrègues, sans oublier bien sûr, les nombreuses fêtes votives qui ponctuent l’été. ◗

• Feria de Nîmes (Gard) : du 4 au 9 juin et du 13 au 14 septembre 2014 - www.arenesdenimes.com • Feria de Céret (Pyrénées-Orientales) : du 12 au 14 juillet 2014 www.ceret-de-toros.com • Feria de Béziers (Hérault) : du 14 au 17 août 2014 arenes-de-beziers.com


TOURNAGE D’UNE PUBLICITÉ À AUJAC (GARD)

Le Languedoc-Roussillon, un vrai décor de cinéma ! Regorgeant de lieux atypiques et préservés, la région présente de nombreux décors qui séduisent le cinéma. Et ce n’est pas nouveau.

D

e Cartouche à Indigènes en passant par Histoire d’O, on ne compte plus les films dont de nombreux plans ont été tournés dans la région. Dans L’homme qui aimait les femmes, film-culte de 1976, François Truffaut rend hommage aux femmes et à Montpellier, et affirme même que l’on y rencontre les plus belles femmes de France.

“Le salaire de la peur” à Anduze, “37°2 le matin” à Gruissan D’autres films incontournables ont été tourné entre les années 50 et 70 comme Le salaire de la peur à la bambouseraie d’Anduze, Le corniaud avec Bourvil et Louis de Funès à Carcassonne, L’alpageur avec JeanPaul Belmondo à l’intérieur du Lydia à PortBarcarès, Les camisards à Florac. Tout le monde se souvient des chalets de la plage de Gruissan dans 37°2 le matin ou encore du château de Puivert dans La passion Béatrice et La neuvième porte. On ne peut ignorer que des scènes de Cyrano de Bergerac ont été prises à Uzès et que Les Visiteurs ont été en partie tournés à Carcas-

sonne, tout comme Robin des Bois prince des voleurs.

AUDE (11) CASTELNAUDARY • L’ENFER

Des films et de plus en plus de séries D’ailleurs deux films tournés en région – Michael Kohlhaas à Aujac et en Lozère, Suzanne entre Alès et Sète – ont obtenu des prix aux derniers Césars. Conscients de ce riche patrimoine, les collectivités locales ont d’ailleurs créé en 2006 Languedoc-Roussillon Cinéma, une structure d’accueil et d’aide pour le tournage de films, téléfilms ou courts-métrages, ce qui a permis à la région d’accueillir 43 tournages en 2012. « Depuis quelques années, on attire de beaux noms et de grands projets », confirme le responsable de la commission du film Marin Rosensthiel. Un choix pour valoriser l’image de la région bien sûr – son service passe beaucoup de temps à faire découvrir des lieux originaux et singuliers mais aussi entrainer des retombées économiques. D’ailleurs la région est en train de devenir une terre d’élection pour les séries, à l’instar de Candice Renoir ou Crimes et Botaniques tournés vers Montpellier. Et si Labyrinth ne peut qu’accroitre la notoriété internationale de Carcassonne, il est possible que le film encore au montage de Tony Gatlif (Géronimo) tourné à Perpignan, le prochain Luc Besson (Lucy) avec ses scènes à Sainte-Enimie ou encore le film grand public Barbecue tourné à Arphy dans le Gard, donnent l’envie de venir découvrir cette région de contrastes ! ◗ SUDDEFRANCE - 90 -

Réalisateur : Claude Chabrol - 1993 Avec : Emmanuelle Béart, François Cluzet

CARCASSONNE • LE CORNIAUD Réalisateur : Gérard Oury - 1964 Avec : Bourvil, Louis de Funès

• ROBIN DES BOIS PRINCE DES VOLEURS Réalisateur : Kevin Reynolds - 1991 Avec : Kevin Costner, Morgan Freeman

• LES VISITEURS Réalisateur : Jean-Marie Poiré - 1993 Avec : Christian Clavier, Jean Reno

• LABYRINTH Réalisateur : Christopher Smith (série) 2011. Avec : Tom Felton, Jessica Brown Findlay

GRUISSAN • 37°2 LE MATIN Réalisateur : Jean-Jacques Beineix 1986. Avec : Béatrice Dalle, Jean-Hugues Anglade


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BOUGER CINÉMA

FLEURY-D’AUDE • LE PETIT BAIGNEUR Réalisateur : Robert Dhéry - 1967 Avec : Louis de Funès, Pierre Tornade

PUIVERT • LA PASSION BÉATRICE Réalisateur : Bertrand Tarvernier 1987. Avec : Bernard-Pierre Donnadieu, Julie Delpy

• LA NEUVIÈME PORTE Réalisateur : Roman Polanski - 1999 Avec : Jonnhy Depp, Lena Olin, Emmanuelle Seigner

PYRÉNÉESORIENTALES (66) PERPIGNAN • GERONIMO Réalisateur : Tony Gatlif - 2013 Avec : Céline Salette, Raphaêl Personnaz

PORT-BARCARÈS • L’ALPAGEUR Réalisateur : Philippe Labro - 1976 Avec : Jean-Paul Belmondo, Bruno Cremer

• DIDIER Réalisateur : Alain Chabat – 1997 Avec : Jean-Pierre Barci, Alain Chabat

• ANTIGONE 34 Réalisateur : Louis-Pascal Couvelaire et Roger Simonsz (Série) - 2011 Avec : Anne Le Nen, Bruno Todeschini

• N’IMPORTE QUI Réalisateur : Raphaël Frydman 2014. Avec : Rémi Gaillard

FRONTIGNAN/PALAVAS • UN WEEK-END SUR DEUX Réalisateur : Nicole Garcia - 1990 Avec : Nathalie Baye, Joachim Serreau

CELLES • TOUTES NOS ENVIES Réalisateur : Philippe Lioret - 2010 Avec : Vincent Lindon, Marie Gillain

ASSAS • LA BELLE NOISEUSE Réalisateur : Jacques Rivette - 1991 Avec : Michel Piccoli, Jane Birkin, Emmanuelle Béart

PALAVAS • UN BEAU DIMANCHE

HÉRAULT (34) BOUZIGUES • LA TRÈS TRÈS GRANDE ENTREPRISE Réalisateur : Pierre Jolivet - 2008 Avec : Jean-Paul Rouve, Marie Gilain, Roschdy Zem

SÈTE • LA GRAINE ET LE MULET Réalisateur : Abdellatif Kechiche 2007. Avec : Habib Boufares, Hafsia Herri

• COUP D’ÉCLAT Réalisateurs : José Alcala, Olivier Gorce - 2010 Avec : Catherine Frot, Tchéky Karyo

MONTPELLIER • L’EMMERDEUR Réalisateur : Edouard Molinaro 1973. Avec : Lino Ventura, Jacques Brel

• DEUX HOMMES DANS LA VILLE Réalisateur : José Giovanni - 1972 Avec : Alain Delon, Jean Gabin

• L’HOMME QUI AIMAIT LES FEMMES Réalisateur : François Truffaut - 1977 Avec : Charles Denner, Brigitte Fossey

Réalisateur : Nicole Garcia - 2012 Avec : Louise Bourgoin, Pierre Rochefort

ALÈS • SUZANNE Réalisateur : Katelle Quilévéré 2013. Sara Forestier, Adèle Haenel

BÉZIERS • CARTOUCHE

BEAUCAIRE

Réalisateur : Philippe de Broca 1961. Avec : Jean-Paul Belmondo, Claudia Cardinale

• LE HUSSARD SUR LE TOIT Réalisateur : Jean-Paul Rappeneau 1995. Avec : Juliette Binoche, Olivier Martinez

• RESPIRE Réalisateur : Mélanie Laurent, 2013 Avec : Isabelle Carré, Claire Keim

LA GRANDE-MOTTE

• INDIGÈNES

AUJAC

• PAULINE DÉTECTIVE

• MICHAEL KOHLHAAS

Réalisateur : Marc Fitoussi - 2011 Avec : Sandrine Kiberlain, Audrey Lamy

LANSARGUES • LES AMANTS DU PONT NEUF Réalisateur : Leos Carax - 1991 Avec : Denis Lavant, Juliette Binoche

LAMALOU-LES-BAINS • MERCI LA VIE Réalisateur : Bertrand Blier - 1991 Avec : Anouk Grinberg, Gérard Depardieu, Michel Blanc

LE CAYLAR • HISTOIRE D’O Réalisateur : Just Jeackin - 1976 Avec : Corinne Cléry

VILLEVEYRAC • CANDICE RENOIR Réalisateur : Christophe Douchant 2012 (série). Avec : Cécile Bois, Raphaël Lenglet

Réalisateur : Arnaud des Pallières 2012. Avec : Mads Mikkelsen, David Bennent

SAINT-FÉLIX-DE-PALLIÈRES • LE BRUIT DES GLAÇONS Réalisateur : Bertrand Blier - 2010 Avec : Jean Dujardin, Albert Dupontel, Anne Alvaro

PONT DU GARD • LES VACANCES DE MR BEAN Réalisateur : Steve Bendelack - 2007 Avec : Rowan Atkinson, Emma de Caunes

MONTFRIN • VINCENT & THÉO Réalisateur : Robert Altman - 1991 Avec : Tim Roth, Paul Rhys

• SANS TOIT NI LOI Réalisateur : Agnès Varda - 1985 Sandrine Bonnaire, Macha Méril Réalisateur : Claude Lelouch - 1992 Avec : Gérard Lanvin, Béatrice Dalle

ANDUZE • LE SALAIRE DE LA PEUR Réalisateur : Henri-Georges Clouzot1952. Avec : Charles Vanel, Yves Montand

LA ROQUE-SUR-CÈZE • L’AMOUR À MORT Réalisateur : Alain Resnais - 1983 Avec : Pierre Arditi, Sabine Azéma

ARPHY • BARBECUE Réalisateur : Eric Lavaine, 2013 Avec : Florence Foresti, Franck Dubosc, Lambert Wilson

LA ROQUE-SUR-CÈZE • RRRRRR !!! Réalisateur : Alain Chabat - 2003 Avec : Marina Foïs, Jean-Paul Rouve

UZÈS • CYRANO DE BERGERAC Réalisateur : Jean-Paul Rappeneau 1989. Avec : Gérard Depardieu, Jacques Weber

NÎMES

• LA BELLE HISTOIRE

GARD (30)

Réalisateur : Rachid Bouchareb - 2006. Avec : Jamel Debbouze, Samy Naceri

• BELLAMY Réalisateur : Claude Chabrol - 2008. Avec : Gérard Depardieu, Clovis Cornillac

SUDDEFRANCE - 91 -

LOZÈRE (48) FLORAC • LES CAMISARDS Réalisateur : René Allio - 1970 Philippe Clevenot, Gérard Desarthe

SAINTE-ENIMIE • LUCY - 2013 Réalisateur : Luc Besson Avec : Morgan Freeman


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BOUGER ARTISANAT

“Made in” ici ! Les métiers d’art sont l’âme d’une région, son patrimoine et son identité qu’ils transcendent. En ce domaine, le Languedoc-Roussillon est bien doté.

S’

il est un patrimoine bien vivant, c’est celui-là. Car les métiers d’art, dont l’histoire et l’origine se perdent dans les siècles passés, sont les garants d’une mémoire et d’une continuité. Qu’il s’agisse comme le tailleur de pierres Frédéric Matan, meilleur ouvrier de France installé au Pouget (Hérault), de reproduire des gestes millénaires, de perpétrer des traditions pour la production de fourches à Sauve ou du boutis, ce tissu piqué selon une technique répandue en Petite Camargue, tous ces savoirs participent au charme de la région. Dans nombre de villages du Capcir, des Cévennes ou des vallées d’Aude, ces métiers sont bien vivaces et sont de plus en plus repré-

sentés par de jeunes et dynamiques artisans qui aiment transmettre leur savoir et leur passion. Mais il peut s’agir aussi de donner naissance à de nouvelles interprétations, telles que la joaillerie du grenat catalan (dont la manufacture du grenat est classée au patrimoine vivant), les céramistes de Montpellier ou de SaintQuentin-la-Poterie (Gard) ou les lustres en cotte de mailles de Philippe Montels à Agde. Certains métiers ont même permis de donner vie à une véritable activité de grande qualité, participant fortement de la notoriété d’un lieu. C’est le cas avec les verriers d’art de Claret (Hérault), avec la dizaine d’ateliers de luthiers et d’archèterie de Montpellier. Parfois même, telles les vigatanes (les sandalettes catalanes) ou les toiles tissées des Toiles du Soleil (Pyrénées-Orientales), des passionnés ont réussi à relancer avec succès une activité qui avait failli disparaître. Aujourd’hui les Toiles du Soleil ont même une boutique à Paris et s’exportent dans le monde entier. Cette volonté de faire découvrir ces talents pourrait même aboutir, dans l’Aude, par la création d’une cité des artisans d’arts à Carcassonne dans quelques années. ◗ SUDDEFRANCE - 92 -


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BOUGER BIEN-ÊTRE

Spa et massages pour un séjour détente

Un thermalisme pluriel

Dans un monde qui va vite, prendre soin de soi est devenu une nécessité. Entre Perpignan et Nîmes, de nombreux établissements de qualité proposent une invitation au voyage et une pause beauté.

«N

otre philosophie, c’est de proposer un carnet de voyages pour la peau et le corps, en utilisant les rites de beauté ancestraux et un art de vivre hérité des dynasties d’Asie », explique Anna Koleva, la créatrice du très élégant spa Sensotek à Montpellier. Dans son institut, les soins se font surtout à base de plantes et racines énergisantes d’Asie ainsi que de plantes d’Amazonie dynamisantes et aussi de Kombucha, utilisé pour fermenter le thé et bénéficiant d’un fort pouvoir oxydant. Les produits utilisés, naturels, ont même donné lieu à la création d’une gamme de produits cosmétiques. Un lieu de tous les repos. D’autres spas proposent des rites à base d’argiles, d’algues, de boues, de beurre de karité, de miel, d’huile d’argan ou même de poudres de plantes. Les gammes de soin sont des plus larges. Car les propriétés thérapeutiques de ces produits et huiles essentielles, alliées à un véritable savoir-faire, offrent une nouvelle dimension de bien-être aux visiteurs. Qu’ils soient équipés de spa de nage, de jacuzzi ou de sauna, ces centres sont au service du bien-être utilisant tout autant le modelage classique que les techniques du

Le Languedoc-Roussillon ne compte pas moins de 12 stations thermales. Un large choix à exploiter pour un maximum de bien-être. Depuis une dizaine d’années, aux traitements médicaux classiques du thermalisme, s’est ajouté une vocation de bien-être et de détente. Salles de massage, de soins cosmétiques, bains d’argile, bains à remous, saunas sont là pour répondre aux attentes d’une nouvelle clientèle en quête de réconfort et de sensations agréables, le tout dans des paysages enchanteurs ! Dans les Pyrénées-Orientales, entre Céret et Arles-sur-Tech, à 30 kilomètres des côtes méditerranéennes, les sources d’eau chaude d’Amélie-les-Bains sont réputées pour leur richesse en soufre. Et les thermes bâtis sur les bains antiques ouvrent aujourd’hui les portes d’un univers de détente absolue avant de partir à l’assaut des cimes du massif des Albères ou de celui du Canigou… Tout proche de l’Espagne, Le Boulou associe thermalisme et tourisme. La station s’insère dans un vaste espace où domine la végétation odoriférante de la garrigue, idéal pour de grandes balades pour se tonifier après s’être décontracté. A Molitg-les-Bains, près de Prades, les thermes se lovent au creux des gorges de la Castellane, au pied de la forteresse médiévale de Paracolls, à proximité du vieux village. Bains de boue en apesanteur, douche pétrissante… le spa thermal promet les pires délices ! La station Prats-de-Mollo-la-Preste permet, elle, de conjuguer thermalisme, pleine nature et découverte de l’art du pays catalan. Dans le vieux village aux murs chargés d’histoire, goûter aux bienfaits des eaux chaudes (44°C) et sulfurées garantit l’oubli de la fatigue et des douleurs rebelles. Dans la Haute Vallée de l’Aude, à 310 m d’altitude, la station de Rennes-les-Bains est vouée au thermalisme depuis l’Antiquité. Sa tradition s’est enrichie d’un espace forme et d’un espace beauté agréable à conjuguer aux plaisirs de la découverte de l’arrière-pays audois. Dans l’Hérault, c’est à Balaruc, Lamalou-les-Bains ou Avène-les-Bains, que l’on peut expérimenter ce nouveau thermalisme, de même qu’à Allègre-les-Fumades en Cévennes ou à La Chaldette en Lozère. De plus, à ces stations thermales s’ajoutent de nombreux centres de thalassothérapie à La Grande-Motte, Banyuls, PortBarcarès, Canet-en-Roussillon… www.thalasso-thermale.com

shiatsu, de la réflexologie plantaire ou du massage ayurvédique basé sur les principes de la philosophie traditionnelle indienne. Tout aussi exotiques, quelques hammams, comme le fameux “Bain d’épices”, à Montpellier, proposent aux femmes d’expérimenter un rituel ancestral de beauté et de déSUDDEFRANCE - 93 -

tente, dans un cadre chic et dépaysant, en dégustant un thé à la menthe ou aux épices. Que l’on soit donc à la recherche d’apaisement ou de dynamisme, que l’on se préoccupe de relaxation, de minceur ou de simple remise en forme, l’expérience du bien-être est facilement possible ! ◗


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BOUGER ÉTABLISSEMENTS DE CHARME

Un séjour sur mesure Entre hôtels de charme et séjours en gîte raffiné, entre lieux insolites et accueil attentionné, la qualité des hébergements fait de chacun un hôte privilégié.

C

lassique ou haut de gamme, les hébergements du Languedoc-Roussillon jouent la carte du raffinement extrême. Territoire vaste et pluriel, comprenant à la fois une côte littorale donnant sur le Golfe du Lion et un arrière-pays vert et vallonné, le Languedoc-Roussillon regorge de superbes endroits, représentatifs de l’art de vivre local. Ici, on a cessé de se désirer ailleurs. Surtout, les possibilités d’hébergement sont extrêmement variées. Ainsi, le séjour en gîte ravira les visiteurs désireux de retrouver une ambiance familiale dans une ancienne bâtisse traditionnelle, décorée avec soin par ses hôtes, ambassadeurs privilégiés du terroir. En bord de mer, les villages de vacances ou les hôtels tout confort apparaissent

comme la solution idéale pour profiter tout aussi bien de la plage et que de services modernes, tels la piscine, le spa ou la salle de gym. Garantis par le label “Qualité Sud de France”, ces établissements permettent donc de poser ses valises dans la région, en toute sérénité. D’autre part, plus d’une cinquantaine d’établissements retenus pour leurs critères exceptionnels, forment le Cercle Prestige, initié par Sud de France Développement pour un tourisme d’exception. Les destinations sont multiples : échappée verte dans une authentique bastide, nuit mystique dans l’enceinte d’un monastère bénédictin, soirée sous les étoiles dans le restaurant d’un golf catalan, dégustation épicurienne dans un domaine viticole, etc. La quintessence du raffinement capable de satisfaire toutes les envies de découvertes, pour des émotions à l’infini. ◗ SUDDEFRANCE - 94 -

En matière d’hébergement, choisissez Sud de France

Ce label, développé depuis 2008, garantit un accueil chaleureux et professionnel, de la qualité et du confort parmi près de 1000 établissements et sites touristiques de la région Languedoc-Roussillon. Qu'il s'agisse d'hébergements, de restaurants, de caveaux de dégustation, de points de vente de produits du terroir, de sites touristiques et culturels, tous s'engagent dans une démarche rigoureuse et tous subissent un audit externe avant la délivrance du label. Tous ces établissements maîtrisent les bases pour accueillir la clientèle en anglais et pour favoriser l'accueil des personnes à mobilité réduite, sans compter un engagement ferme à informer clairement et efficacement sur toutes les activités culturelles et de loisirs à pratiquer en Languedoc-Roussillon.

Pour en savoir plus, scannez ce QR code avec votre Smartphone ou connectez-vous directement sur : www.destinationsuddefrance.com


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SUD DE FRANCE PRATIQUE

Pour préparer votre voyage Sud de France Développement Tourisme en Languedoc-Roussillon Tél. + 33 (0)4 67 200 220

www.destinationsuddefrance.com Maisons du Languedoc-Roussillon à l’étranger www.suddefrance-developpement.com Agence de développement touristique de l’Aude www.audetourisme.com Agence de développement touristique du Gard www.tourismegard.com Agence de développement touristique de l’Hérault www.herault-tourisme.com Comité départemental du tourisme de la Lozère www.lozere-tourisme.com Comité départemental du tourisme des Pyrénées-Orientales www.tourisme-pyreneesorientales.com

Comment venir ? Situé au sud de la France sur l’arc méditerranéen, le Languedoc-Roussillon est à 3 h 30 de TGV de Paris, 1 h 30 de vol de Londres et 2 heures de route de Barcelone. En avion DEPUIS LA FRANCE : Vols directs depuis Paris (vers Béziers, Perpignan, Montpellier), depuis Lille (vers Montpellier), depuis Strasbourg (vers Montpellier), depuis Rennes (vers Montpellier), depuis Nantes (vers Montpellier), depuis Lyon (vers Montpellier), depuis Ajaccio (vers Montpellier). DEPUIS LA BELGIQUE : Vols directs depuis Bruxelles (vers Carcassonne, Perpignan, Nîmes, Montpellier), depuis Charleroi (vers Montpellier). DEPUIS LA GRANDE-BRETAGNE : Vols direct depuis Londres (vers Perpignan, Béziers, Montpellier, Nîmes), depuis Manchester (vers Perpignan), Bristol (vers Béziers), Leeds Bradford (vers Montpellier), Liverpool (vers Nîmes), depuis Birmingham (vers Perpignan), depuis Southampton (vers Perpignan), depuis Luton (vers Nîmes), depuis Liverpool (vers Carcassonne).

DEPUIS L’ESPAGNE : Vols directs depuis Madrid. Visitez les sites web de l'aéroport de Nîmes (www.nimes-aeroport.fr), de l'aéroport de Montpellier (www.montpellier.aeroport.fr), de l'aéroport de Béziers (www.beziers.aeroport.fr), de l'aéroport de Perpignan (www.aeroport-perpignan.com) et de l'aéroport de Carcassonne (www.aeroport-carcassonne.com) et de l’aéroport de Gérone en Espagne (www.barcelona-girona-airport.com) DEPUIS L’ALLEMAGNE : Vols directs depuis Munich (vers Montpellier), depuis Francfort (vers Montpellier), Dussëldorf (vers Béziers, Montpellier). DEPUIS L’ITALIE : Vols directs depuis Rome. DEPUIS LES PAYS-BAS : Vols directs depuis Amsterdam (vers Perpignan), depuis Rotterdam (vers Montpellier). DEPUIS LA SUÈDE : Vols directs depuis Stockholm (vers Béziers). DEPUIS LE DANEMARK : Vols directs depuis Copenhague (vers Montpellier). SUDDEFRANCE - 95 -

DEPUIS LA NORVÈGE : Vols directs depuis Oslo (vers Béziers). DEPUIS LE MAROC : Vols directs depuis Casablanca, Nador, Fès (vers Montpellier).

En train TGV direct depuis Genève et Bruxelles. - Réservations SNCF : liaisons quotidiennes TGV entre Paris, Lille et Lyon et les principales villes du Languedoc-Roussillon. TGV depuis Bruxelles. NOUVEAU : TGV direct de Barcelone à Perpignan. Infos sur www.voyages-sncf.com - Liaisons TER : www.tersncf.com/Regions/languedoc_roussillon/fr - Infos sur les gares de Montpellier, Narbonne, Nîmes et Perpignan : www.garesen-mouvement.com/fr

En voiture - A 61 Toulouse - Narbonne - A 75 Montpellier - Clermont-Ferrand - Paris - A 9 Barcelone (Espagne) - Montpellier Lyon - A 54 Montpellier - Marseille


◗◗◗

BOUGER MARQUE

C’

est en 2006 que la Région Languedoc-Roussillon a imaginé la création d’une marque ombrelle, permettant d’identifier les produits de la région. Alliant les produits viticoles – le Languedoc-Roussillon est le premier vignoble du monde en superficie – à ceux de l’agroalimentaire, la démarche “Sud de France” identifie ainsi et repère des produits aux accents pluriels, riche en saveurs. Réputé pour la diversité de ses produits du terroir, le Languedoc-Roussillon identifie ainsi un véritable art de vivre, qui regroupe aussi bien des abricots, des olives, des fraises, des asperges, des oignons, des aubergines, du taureau, du veau, du pélardon, des nougats, de la confiture de châtaigne, du miel, des anchois, etc.

Sud de France, la marque

ombrelle citée en exemple Aujourd’hui, près de 2 800 entreprises adhèrent à la démarche. Et ce sont environ 10 000 produits qui signifient ainsi leur engagement sur la provenance et l’état d’esprit lié à une production et des savoir-faire régionaux reconnus. Sud de France s’inscrit ainsi dans cette logique comportementale, largement inspirée des grandes thématiques du développement durable. Sud de France est une approche méditerranéenne de la consommation, qui propose aux consommateurs des produits traditionnels empreints de saveurs originales. Il marque ainsi l’intention régionale de faire exister le Languedoc-Roussillon à travers l’excellence de ses produits, la richesse de son histoire, la force de sa nature et la convivialité des hommes qui l’exploitent. Tous ces produits sont distribués par les enseignes nationales et bénéficient de campagnes de promotion régulières en France et à l’étranger. ◗ www.sud-de-france.com

LA FORCE D’UNE MARQUE Neuf ans après sa création, la marque Sud de France est prise en exemple par d’autres collectivités qui cherchent à identifier les productions de leur territoire. Car il ne faut pas oublier qu’une marque doit remplir plusieurs rôles. D’abord, elle doit remplir une mission de mémorisation : les consommateurs mais aussi les distributeurs, doivent connaître la marque et y penser quand ils sont en situation de choix. Les spécialistes parlent “d'appartenance à l'ensemble de considération” de l'acheteur. Une marque plus connue, avec de la notoriété, facilite l'entrée des produits dans les points de vente. Les consommateurs

ont alors la possibilité de la rencontrer, de la reconnaître et donc de l'acheter. D'autre part, en plus de procurer de la notoriété, une marque doit apporter de l'image et du sens au produit. Elle doit l'associer à des croyances fortes, positives et valorisées telles que la qualité, la praticité, la fiabilité, le goût, le plaisir, le rêve, la convivialité.... Or, le Languedoc-Roussillon est une zone géographique porteuse de valeurs, dont celle de l’authenticité. Et c’est cette authenticité, notamment avec les autres valeurs du territoire, qui donnent sens et font la force de cette marque, qui a séduit le public.

SUDDEFRANCE - 96 -


ON !

- Direction de la Communication de la Région Languedoc-Roussillon - © Istockphoto - 04/2014

TI A C I L P LE AP L E V U NO

Téléchargez l’application « Mon Sud de France » La Région lance deux outils pour booster le tourisme en Languedoc-Roussillon : le site Destinationsuddefrance.com pour aider à la préparation de séjours, et l’application « Mon Sud de France » pour prendre le relais auprès des internautes arrivés en Languedoc-Roussillon et les accompagner dans leur découverte du territoire. Pour des vacances à la carte.


Été hiver… comme

Languedoc-Roussillon

le vrai luxe, c’est d’être là RA DE F

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LES TOUS MIDI… NAL DU RD, CA DU GA

Les brochures Sud de France sont disponibles en téléchargement sur www.destinationsuddefrance.com ou en téléchargeant l’application Ipad Mon Sud de France. Restez en contact avec l’actualité du tourisme en Languedoc-Roussillon en vous abonnant aux e-newsletters Vacances en Languedoc-Roussillon et Prestige Languedoc-Roussillon sur www.destinationsuddefrance.com

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Magazine Sud de France - Eté 2014  
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