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Délires nocturnes

You give me just a taste so I want more, now my hands are bleeding and my knees are raw, now you’ve got me crawlin’, crawlin’ on the floor & I’ve never met a girl like you before

La Lune est tombée ce soir et même si rien ne sera jamais plus pareil, je n’en ai que faire. Désormais le monde est à mes pieds et personne n’est à même de pouvoir me juger. C’est trop beau pour être vrai et presque trop vrai pour être beau. Demain, mon âme tombera à l’eau. J’ai du mal à comprendre les indécis, toutes mes décisions sont prises à la légère mais je n’en ai que faire. Je m’en fiche du paraître, ce sera l’Automne tout le temps mais je prie pour que l’on arrête de faire semblant. Parfois, je prie même pour arrêter le temps. Mon temps est mourant, le monde est en deuil. L’Automne ne nous préviendra jamais assez vite de son arrivée et nous en sommes tous au même point. Point final. Le temps est lent, les jours sont gris et moi je ne veux plus sortir du lit. Et pourtant c’est moi cette fille qui marche là, d’un pas rapide mais tellement las ; c’est moi cette fille qui fantasme à croire qu’elle peut défier le temps en marchant plus vite. Aujourd’hui tout est mort, ma vie, mes souvenirs, mes envies. Tout est parti, je n’en pouvais plus. Cela faisait trop longtemps que je n’avais pas connu de laisser-aller, et cette impression que personne ne vous comprend. Et c’est vrai, personne n’a vécu ma vie, mes situations, mes émotions. J’aurais bien voulu, tout aurait été plus facile. Plus facile certainement, mais mieux, j’en doute. Je doute tellement ces temps-ci, à commencer par moi-même alors comment croire les autres ? Comment croire quand on ne croit même plus en soi ? Je me pose tellement de questions sans réponse mais elles ne m’intéressent plus, tout est mort, vide de sens. Il n’y a plus de substance dans mes mots tout comme il reste trop peu d’espoir dans mes yeux. Je me suis trompée, mon délire est noctambule ; je suis la princesse qui fait des bulles. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, j’ai déchiré tous mes pulls, j’ai pleuré toutes mes larmes. Je n’en peux plus, je ne veux plus jamais pleurer. A cause de quoi que ce soit. Qui donc leur donne le droit ? Mes cheveux tombent, eux aussi ils sont las, las de devoir rester toujours dans le même sens, été comme hiver.

Summer B.  

Je me suis trompée, mon délire est noctambule ; je suis la princesse qui fait des bulles. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même, j’ai déch...

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