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Epreuves de logique : Méthodes et Techniques Les séries de raisonnement Les séries de raisonnement fonctionnent toutes sur la même méthode. Premièrement il faut trouver le lien logique, puis le tester sur un élément de la série, et enfin si le lien fonctionne sur un élément il faut l’appliquer là où cela est demandé. Les séries de raisonnement font appel à plusieurs supports : l’alphabet, les jeux de mots (anagrammes et palindromes), ou encore le cryptage.

a) support ALPHABET : Avant de commencer toute épreuve de logique je vous conseille fortement d’écrire l’alphabet sur un brouillon muni du rang de chaque lettre et du nombre de barre de chaque lettre comme présenté ci-dessous : A 1 O 15

B 2 P 16

C 3

D 4 Q 17

E 5 R 18

F 6 S 19

G 7

H 8

T 20

U 21

I 9

J 10 V 22

K 11 W 23

L 12 X 24

M 13 Y 25

N 14 Z 26

Exemples : • PLO(16) KJI (11) CDE(3) RQS ( ?) → Ici le chiffre entre parenthèses correspond au rand de la première lettre de chacun des groupes soit RQS(18) • BED(11) BAG(10) BAD(7) MAD ( ?) → Ici le chiffre entre parenthèses est égal à la somme des rangs des lettres des mots soit : M (13) + A (1) + D (4) = 18 soit MAD (18) • 72 N 83 X 54 T 34 ? → Ici le produit des chiffres qui précède une lettre donne le rang de la lettre d’où 3 × 4 = 12 soit 34 L • POULE(3-2) CHAT(1-3) ELEPHANT(3-5) GIRAFE( ?) → Ici le premier chiffre correspond au nombre de voyelles du mot, le deuxième correspond au nombre de consonnes du mot. Or le mot GIRAFE contient 3 Voyelles et 3 Consonnes soit GIRAFE(3-3) • FETE (13) HATE (12) LIME (11) VIVA ( ?) → Ici le nombre entre parenthèses correspond à la somme du nombre de barres des lettres qui composent le mot soit V(2) + I(1) + V(2) + A(3) soit VIVA (8) • CAROTTE est à 1010110 ce que ARTICHAUT est à ? → ici 0=voyelle et 1=consonne soit ARTICHAUT = 011011001 • 23 V 12 D 54 C 72 ? → Ici la lettre correspond à la première lettre de l’écriture de chaque nombre. On a bien V=vingt-trois, D=douze, C=cinquante-quatre soit 72S car S=soixante-douze

b) Support JEUX DE MOTS : Parmi les jeux de mots rencontrés dans les tests de LOGIQUE, on trouve régulièrement des anagrammes et des palindromes. Une anagramme est un mot obtenu par transposition des lettres d’un autre mot. Exemple : AGILES LIAGES LISAGE ? ici il faut trouver un mot comportant les lettres A,E,I,L,G,S. Les mots AIGLES et GLAISE sont une possibilité.


Un palindrome est un mot ou groupe de mots qui peut être lu indifféremment de droite à gauche ou de gauche à droite en conservant le même sens. Exemples : RESSASSER ROTOR RETATER ? ici on cherche un palindrome commençant et se terminant par R. Les mots REVER ou encore RADAR sont une possibilité. AINSI ANAÏS NIA / / ET LA MARINE VA VENIR A ? ici palindrome de phrase. Le mot manquant est MALTE. Il existe aussi des palindromes de chiffres, les nombres « miroirs » comme par exemple 585, 9669, 75457, 11, etc…

c) Support CRYPTAGE : Le cryptage (chiffrage et décryptage) a pour but de remplacer les signes alphabétiques (lettres) par des chiffres ou des symboles. Exemples : MALADIE (3595847) AIDE ( ?) → ce cryptage arbitraire associe chaque lettre à un chiffre. Avec M(3), A(5), L(9), D(8), I(4), E(7). On a donc AIDE(5487). 6A3S2I7L4T5R1M//MISTRAL 6O4H1T5N2E3C// ? → Ce cryptage pendu associe le chiffre du rang de la lettre correspondante. On a donc 6O4H1T5N2E3C// TECHNO.

Les analogies Il existe deux types d’analogies : L’analogie de type 1 consiste à identifier le lien entre deux mots formant un couple modèle. Il faut ensuite trouver parmi les couples de la liste proposée celui où le lien logique est respecté. Pour trouver plus facilement le lien logique on pourra s’aider de notre propre savoir : la définition des mots par exemple est un très bon outil. Exemple : FARINE – GATEAU a) peinture –dessin b) arbre – jardin c) tissu – vêtement d) carton – boîte Le modèle FARINE –GATEAU contient donc un lien qui n’est reproduit que dans un seul des couples suivants proposés. Lien logique : la FARINE est un ingrédient/constituant essentiel dans la conception d’un GATEAU. Testons désormais le lien logique. La PEINTURE et le DESSIN sont deux activités, l’un n’est pas premier à l’autre; L’ARBRE n’est pas un constituant essentiel d’un JARDIN car il existe des jardins sans arbres ; le TISSU est bien le constituant essentiel du VETEMENT ; le CARTON n’est pas un constituant essentiel d’une BOITE, cette dernière peut être faite de métal, de bois, etc.. C’est donc ici le couple TISSU –VETEMENT qui est juste.

L’analogie de type 2 consiste à trouver de soi-même le mot qui respectera le lien logique constaté sur le couple modèle. Rappelons que le nombre de lettres du mot est toujours indiqué par des points ou tirets. Exemple : AMPOULE - LAMPE MINE - …… lien logique : l’AMPOULE permet à la LAMPE d’exercer sa fonction, celle d’éclairer. La MINE permet au CRAYON d’exercer sa fonction, celle d’écrire.


Les séries simples de chiffres Les séries simples de chiffres fonctionnent de plusieurs façons : par progression arithmétique, géométrique, arithmétique et géométrique à la fois, addition, multiplication, symétrie et autres originalités.

a) Progression arithmétique (croissante et décroissante) Comprenons à l’aide d’exemples : • 1 4 7 10 13 16 ? progression + 3 pour chaque membre. D’où 16+3=19. Réponse 19. • 29 25 progression

21 17 13 ? 5 - 4 pour chaque membre. D’où 13-4=9. Réponse 9.

• 6 7 8 12 10 17 12 ? ? 27 ici nous avons à faire à deux séries de chiffres indépendantes. La série 6 8 10 12 ? 16 de progression +2 et la série 7 12 17 ? 27 de progression +5. Réponses 22 ; 14. 3 15 9 13 15 11 21 ? ? 7 33 séries indépendantes. Série 3 9 15 21 et série 15 13 11 ? 7 de progression -2. Réponses 9 ; 27.

?

16

33 de progression +6

b) Progression géométrique (croissante et décroissante) Exemples : • 7 14 56 448 ? progression successive x 2 puis x 4 puis x 8, et donc puis x 16. En effet 7×2=14 ; 14×4=56 ; 56×8=448 ; 448×16 = 7168. Réponse 7168. • 2 4 8 16 32 ? 128 progression successive x 2. 32 × 2 = 64. Réponse 64. • 81 27 ? 3 1 Progression : /3. D’où 27 / 3 = 9. Réponse 9. • 30 180 900 3600 10800 ? progression x 6 puis x 5 puis x 4 puis x 3 puis x 2. En effet 30×6=180, 180×5=900, 900×4=3600, 3600×3=10800, 10800×2=216000 • 1 64 5 32 25 16 ? ? 625 4 Voici deux séries de chiffres indépendantes. La série 1 5 25 ? 625 et 64 32 16 ? 4 de progression respective x 5 et / 2. Réponses 125 ; 8.

c) Progression arithmétique et géométrique Exemples : • 2 2 4 4 6 8 8 16 10 ? ? deux séries indépendantes. L’une de progression + 2 et l’autre de progression x 2. 16 × 2 = 32 et 10 + 2 = 12. Réponses 32 et 12.

64

14

• 2 3 6 7 14 15 30 ? ? progression +1 puis x 2. En effet 2 + 1 = 3 ; 3 × 2 = 6 ; 6 + 1 = 7 ; 7 × 2 = 14 ; 14 + 1= 15 ; 15 × 2 = 30 ; 30 + 1 = 31 et 31 × 2 = 62. Réponses 31 et 62.


d) Addition et multiplication de nombre Exemples : • 3 5 8 13 21 34 55 ? progression chiffre précédent + chiffre = chiffre suivant ou dit différemment 1er chiffre+2ème chiffre= 3ème chiffre. En effet 3 + 5 = 8 ; 5 + 8 = 13 ; 8 + 13 = 21 etc.… d’où 34 + 55 = 89. Réponse 89. • 3 2 6 12 ? 864 On a 3 × 2 = 6 ; 2 × 6 = 12 ; 6 × 12 = 72 ;, 12 × 72 = 864. Réponse 72.

e) Symétrie et autres originalités Exemples : • 13 31 26 62 39 93

?

?

Il semble clair que l’on a ici une série « symétrique », 13 et 31 se répondent tout comme 26 et 62 ainsi que 39 et 93. Or comment trouver les deux autres nombres qui seront « symétriques » ? Il faut trouver le lien entre les nombre. On remarque alors que 13+13=26, que 16+13=39. Une fois sur deux à partir du premier terme, on assiste à une succession de multiples de 13. Le quatrième multiple de 13 est 52. Le symétrique de 52 est 25. Réponse 52 et 25. • 1 6 11 4 9 ? Exemple très particulier, il s’agit d’une série de type horloge de progression +5h00. Je m’explique : 1h+5h=6h, 6h+5h=11h, 11h+5h=16h soit 4h, 4h+5h=9h. Donc 9h+5h=14h soit 2h. Réponse 2 • 48558845 47 11 ? En additionnant les chiffres des nombres on retrouve le nombre suivant. En effet 4+8+5+5+8+8+4+5=47, 4+7=11 et 1+1=2. Réponse 2 • 77 49 36 18 ? Le produit des chiffres de chaque nombre donne le nombre suivant. En effet 7×7=49, 4×9=36,3×6=18, 1×8=8. Réponse 8

Les séries simples de lettres Rappelons qu’il est extrêmement utile d’écrire l’alphabet au brouillon pour se sortir des difficultés des séries de lettres. Si le brouillon est interdit il faudra vous débrouiller autrement (écrivez sur votre convocation ou sur votre table si vous le pouvez).

a) Progression arithmétique Exemples : • A C E G I K ? ici il se produit un saut d’une lettre car on a A b C d E f G h I j K l M Réponse : M • X U R O L ? F saut de lettre en sens inverse X wv U ts R qp O nm L kj I hg F Réponse : I • H A U P L ? saut de lettres dégressif, ordre inverse H Réponse :I

A U

P

b) Groupe de lettres Exemple : • EGIK ACEG NPRT TVX ? saut d’une lettre intra-groupe. D’où TuVwXyZ.

L

I avec-6

-5 -4 -3

-2


c) Opérations diverses sur lettres Exemples : • A D I P ? rangs des lettres égaux à 1 ; 4 ; 9 ; 16, autrement dit des carrés. Le prochain carré de la suite est 25, qui correspond au rang de la lettre Y. Réponse Y • BC = E DF = J CI = L EK = ? on s’aperçoit que la somme des rangs des lettres est égale au rang d’une autre lettre. D’où E+K=5+11=16=P. Réponse P • AB = B DE = T EC = O BD = ? ici aussi il ya un rapport avec l’opération effectuée et le rang de la lettre. On multiplie les rangs des lettres et on trouve le rang d’une autre lettre. B x D = 2 × 4 = 8 = H. Réponse H.

d) Séries de lettres originales Exemples : • D N O S A ? initiales des mois de l’année ; Décembre, Novembre, Octobre, Septembre, Août, Juillet avec le J. Réponse J • U D T Q C S ? initiales des chiffres Un, Deux, Trois, etc…, d’où S pour Sept. Réponse S • V S D L M ? initiales des jours de la semaine Vendredi, Samedi, Dimanche, etc… D’où M pour Mercredi. Réponse M

Les séries doubles de lettres On utilisera des techniques similaires aux séries doubles de chiffres. Repérer les lettres communes et les mouvements de lettres Calculer les sommes de lettres Exemple •: HCB BIA GAE DED H + B + C = 13, B + I + A = 13, etc…

Identifier les successions de lettres (intra-éléments et inter-éléments) Repérer les séparations somme et les séparations produit Exemples : • PMC DBB UKJ MDI séparation somme, P = M + C, etc… • PHB DBB UGC MMA séparation produit, P = H x B, etc…

Theorie pour tests psychotechniques  

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