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Octobre/Novembre 2012  Magazine des membres de l’Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment

suissetecmag

Conseiller énergétique des bâtiments

Un travail interdisciplinaire voit le jour Page 6 L’amiante est toujours omniprésent

Une maison virtuelle comme moyen de sensibilisation Page 12

«

S’engager avec discernement à tous les niveaux.

»

Le président central Peter Schilliger assermenté comme conseiller ­national.

› Page 4


En bref

Nouvelle désignation

L’AHTV s’appelle désormais ­Coopérative de la technique du bâtiment suissetec Argovie A la dernière assemblée générale, la décision des membres a été prise à l’unanimité : depuis le mois d’août, l’Association argovienne de la ­technique du bâtiment (AHTV) s’appelle Coopérative de la technique du bâtiment suissetec Argovie. Ainsi, la section est, par son nom aussi, liée à l’Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment suissetec. Par ailleurs, cette nouvelle désignation satisfait aussi l’exigence de l’office du registre du commerce d’intégrer, dans le nom de l’association, la forme juridique « coopérative » inscrite depuis 1907.

Félicitations 

Résolument moderne

+  pour en savoir plus www.suissetec-ag.ch

A réserver dans vos agendas :

L’assemblée des délégués d’automne a lieu le 30 novembre L’assemblée des délégués d’automne a lieu fin novembre au Swissôtel, à Zurich-Oerlikon. L’invitation et le programme de la journée seront envoyés aux ­ délégués à la fin de ­ l’automne.

Editeur : Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment (suissetec) Rédaction : Benjamin Mühlemann (muhb), Marcel Baud (baud), Natalie Aeschbacher (aesn) Traduction : Marion Dudan, Lambro Bourodimos Contact : suissetec, Auf der Mauer 11, case postale, 8021 Zurich ­ Téléphone +41 43 244 73 00, fax +41 43 244 73 79 info@suissetec.ch, www.suissetec.ch Concept / réalisation : Linkgroup, Zurich, www.linkgroup.ch Direction artistique : Beat Kühler Impression : Printgraphic AG, Berne, www.printgraphic.ch Remarque : Par souci de lisibilité, cette publication utilise par endroits le masculin comme une forme générique pour se référer aux deux sexes. Toute reproduction technique (même partielle) des textes et photos est soumise à l’autorisation expresse de l’éditeur. Photo de la couverture : Béatrice Devènes. Le président central de suissetec Peter Schilliger est assermenté comme conseiller national.

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«

Je tiens le dernier numéro de ‹ suissetec mag › entre les mains. Toutes mes félicitations pour la nouvelle mise en page : rafraîchissante, vivante, agréable à lire. Et au niveau du graphisme et de la communication d’image, ‹ suissetec mag › est ­résolument moderne. Je vous souhaite beaucoup de succès. Je suis ravi de savoir que nous comptons parmi nos membres des associations professionnelles aussi dynamiques. 

»

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’Union suisse des arts et métiers usam

Discussions stimulantes

Rencontre annuelle avec Georg Fischer Comme chaque année, Eugen Da Pra et Roland Steinemann, de Georg Fischer Systèmes de Tuyauteries (Suisse) SA, ont rencontré Bruno Moretti, Hans-Peter Kaufmann et Ueli Schenk, de suissetec, à l’occasion d’un échange d’idées. Tous les participants aux assemblées des délégués de suissetec connaissent l’entreprise Georg Fischer en tant que sponsor des montres IWC récompensant le meilleur maître sanitaire de chaque ­volée. Cette tradition vieille de 20 ans sera poursuivie et, à l’occasion du 25e ­anniversaire, tous les heureux détenteurs d’une montre devraient être conviés à une manifestation commune. Parmi les autres points abordés figuraient notamment : l’utilisation du montant annuel sponsorisé en faveur de suissetec, la durée de traitement des nouvelles demandes d’homologation déposées auprès de la SSIGE et la suite de la pro­ cédure pour les cours sur l’hygiène de l’eau potable. De plus, des questions internes, telles que l’intégration de JRG dans l’entreprise Georg Fischer et les changements à ­venir au sein du comité central de ­suissetec, ont été ­discutées. Une fois encore, ces rencontres informelles, très appréciées par les deux parties, ont constitué une bonne plateforme pour des discussions stimulantes. (senu)


Editorial

Sommaire

De bons conseils

L’engagement en faveur des métiers porte ses fruits : augmentation des apprentis projeteurs en technique du bâtiment à Saint-Gall. Emanuel Zehender nous explique les raisons de cette ­évolution.

Chère lectrice, cher lecteur, « Cela doit être super de voir le résultat de son travail le soir », s’exclame l’un des quatre jeunes assis à côté de moi dans le train. « Parfois, j’aimerais bien faire un métier manuel. Je le recommande aux plus jeunes. » C’est un bon conseil, car le système de forma­tion duale est un modèle de réussite. Les pays voisins nous envient nos spécialistes à l’aise sur le terrain ainsi que notre faible taux de chômage. Pour qu’il en soit toujours ainsi, suissetec montre aux jeunes l’attrait des métiers de la technique du bâtiment et les perspectives de carrière dans nos branches.

› Formation page 8

Pour l’assainissement de bâtiments existants, des solutions prag­ matiques sont nécessaires de toute urgence. Production d’eau chaude solaire, remplacement de pompes de circulation, assainis­ sement de chauffages ou conseils énergétiques destinés aux maîtres de l’ouvrage – Nous, les techniciens du bâtiment, sommes très demandés, donc un conseil : au travail ! Dans ce contexte, la sécurité demeure la priorité numéro un. Il faut éviter des accidents et maladies résultant d’une activité professionnelle. En tant qu’asso­ ciation, suissetec est aussi active dans ce domaine, par exemple par des cours sur l’utilisation correcte de l’équipe­ment de protection ­personnel ou des informations sur les dangers que constituent les matériaux amiantés. Des fibres nocives ne sont pas seulement présentes dans les toitures et façades ; des colles pour carrelages peuvent elles aussi être dangereuses. Vous trouverez dès la page 12 des ­indications sur les dangers auxquels s’exposent les techniciens du bâtiment lors d’assainis­sements. Suivre ces indications est ­certainement un bon conseil. Tous ces aspects ont un point commun : l’engagement sans faille du président central de suissetec Peter Schilliger. Elaborer sans attendre des solutions susceptibles de réunir une majorité le passionne. C’est un véritable entrepreneur, qui retrousse ses manches et avance, où d’autres n’en sont qu’aux discussions. C’est ainsi que nous agissons, nous, les techniciens du bâtiment. Récemment nommé conseiller national, Peter Schilliger peut désormais encore mieux défendre ses idées. Et j’en suis convaincu : il est de bon conseil pour nos métiers.

Pragmatisme et discernement

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Le conseiller national Peter Schilliger recherche activement des solutions, dans le domaine énergétique et ailleurs

Economiser 60% d’énergie

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Un objectif atteint par Marcel Fringer dans son travail interdisciplinaire de conseiller énergétique des bâtiments

Un label pour tous 

Christoph Schaer Responsable Technique et gestion d’entreprise / Membre de la direction

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Concours pour gagner un marquage de véhicule Concou rs Gagnez marqu un age d véhicu e le

MUSTER-GT.CH 043 244 73 00

043 244 73 00

MUSTER-GT.CH

Primes de la Suva

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Les taux demeurent constants pour les branches suissetec en 2013

Offre de formation et inscriptions aux examens

suissetecmag  Octobre/Novembre 2012

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Gros plan

Formation de l’opinion au Palais fédéral : les discussions politiques dans la salle des pas perdus font désormais partie du quotidien du président central Peter Schilliger.

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Gros plan

Au cœur de la politique fédérale Le 10 septembre 2012, le président central de suissetec a été assermenté comme conseiller national. A 53 ans, Peter Schilliger, d’Udligenswil LU, succède à Otto Ineichen, décédé en juin dernier. Son entrée au Parlement fédéral est une aubaine pour suissetec. Avec un représentant issu de ses rangs, la branche de la technique du bâtiment dispose désormais d’une voix forte à Berne. Marcel Baud

Peter Schilliger, dessinateur en sanitaire de formation, copropriétaire et directeur de l’entreprise Herzog Haustechnik à Lucerne et président central de suissetec depuis 2003, se réjouit de cette nomination, même si elle intervient dans de tristes circonstances avec le décès d’Otto Ineichen. Le président du PLR lucernois, père de trois enfants, tient en particulier à s’investir dans les domaines de la formation professionnelle, de l’énergie et des assurances sociales. Afin d’honorer son nouvel engagement politique, Peter Schilliger doit renoncer à son mandat au sein du conseil d’administration de la Suva et à diverses autres fonctions. suissetec peut encore compter sur lui en tant que président central jusqu’à fin 2014. Après cette date, il aura atteint la limite de la période administrative et se retirera.

Photo : Béatrice Devènes

Le pragmatisme avant tout Peter Schilliger considère que la Suisse est à l’orée d’une énorme transformation en termes d’approvisionnement énergétique. Le tournant énergétique nécessite de multiples idées et systèmes efficaces ainsi que des engagements à tous les niveaux. Dans ce contexte, les aspects économiques ne doivent pas être négligés. Les gens investissent dans des mesures de construction énergétiquement efficaces s’ils en profitent financièrement. C’est au plus tard lorsque les agents énergétiques fossiles seront beaucoup plus chers que ce principe deviendra perceptible. La demande en technologies efficaces avec un bon rapport qualité-prix augmentera ensuite. Peter Schilliger n’est pas un ardent partisan de la durabilité. A ses yeux, le pragmatisme et le discernement sont beaucoup plus importants. Ainsi, l’assainissement énergétique d’un bâtiment n’est pour lui judicieux que si tous les composants du système ont été considérés. Une isolation supplémentaire de l’enveloppe n’est donc pas nécessaire dans tous les cas. Souvent, grâce à une simple optimisation de l’exploitation, on parvient à réaliser d’importantes économies d’énergie.

Politique énergétique : actions axées sur la recherche de solutions Peter Schilliger considère la souveraineté des cantons suisses en matière de politique énergétique comme un désavantage. Les entreprises actives dans plusieurs cantons sont pénalisées par les diverses législations. On leur demande de garder une vue d’ensemble malgré les nombreuses ordonnances, les différentes dates d’entrée en vigueur, les multiples programmes d’aide et les diverses compétences. Peter Schilliger salue les efforts d’uniformi­sation toujours plus nombreux entrepris aujourd’hui. Il soutient cette tendance. Dans le domaine de l’énergie, Peter Schilliger s’engage pour que l’accent soit mis sur des actions rapides et axées sur la recherche de solutions, au lieu de longues discussions à propos des compétences définies dans la Constitution.

Formation professionnelle, énergie et ­assurances sociales comme axes politiques Le conseiller national PLR Peter Schilliger est copropriétaire et directeur général de l’entreprise Herzog Haustechnik AG à Lucerne. Agé de 53 ans, le technicien chauffage et sanitaire (ET) d’Udligenswil LU est marié et père de trois enfants adultes. Peter Schilliger demeure encore prési­ dent central de suissetec jusqu’en 2014 (limite de la période administrative). Afin d’honorer ses fonctions au sein du Parlement fédéral, il démissionne du Grand Conseil lucernois et renoncera en fin d’année à son mandat de président de la commission cantonale des procédures de qualification. Il se retirera également du conseil d’administration de la Suva.

Lutte contre le dumping salarial Peter Schilliger estime que des mesures urgentes doivent également être prises pour lutter contre les faux indépendants et le dumping salarial, conséquences de la libre circulation des personnes. Il soutient activement le principe de la responsabilité solidaire et condamne le fait que de nombreuses entreprises, au lieu de travailler, gagnent de l’argent par le commerce de mandats. Ainsi, selon lui, les entrepreneurs devraient d’une manière générale assumer davantage leurs responsabilités. Le respect des dispositions des conventions collectives de travail (CCT) doit être garanti et des sanctions en cas d’infractions doivent être appliquées de manière conséquente, qu’il s’agisse d’entrepreneurs peu scrupuleux ou de leurs sous-traitants.

Manque de main-d’œuvre qualifiée : aussi une question de prestige La branche est en quête de spécialistes com­ pétents qui participent à la mise en œuvre du tournant énergétique. Peter Schilliger identifie ici un problème sérieux qui, sans une action décidée, s’accentuera bientôt. En Suisse, l’image des métiers du bâtiment n’est pas bonne. suissetec l’a compris depuis longtemps et s’efforce d’inverser la tendance avec sa campagne d’image d’envergure « Nous, les techniciens du bâtiment. » Le président central de suissetec inscrira sûrement son engagement à Berne dans l’esprit de cette campagne ; il s’investira au niveau fédéral en faveur de la formation initiale duale, en particulier pour les métiers manuels. Il regrette notamment qu’en Suisse, trop peu d’élèves terminant l’école obligatoire remplissent les critères minimaux pour réussir un apprentissage professionnel exigeant. Dans les disciplines manuelles, on manque justement d’une relève qualifiée. Revaloriser l’apprentissage professionnel par rapport à la maturité et à la formation universitaire est pour lui un devoir politique. Car Peter Schilliger en est convaincu, c’est seulement avec des professionnels qualifiés et axés sur la pratique que l’on réussira le tournant énergétique dans le secteur du bâtiment.

+   Pour en savoir plus www.peter-schilliger.ch suissetecmag  Octobre/Novembre 2012

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Formation

Conseiller énergétique : un travail ­interdisciplinaire voit le jour Marcel Fringer se consacre aux énergies renouvelables depuis les années 1990 déjà. Pour ce technicien du bâtiment, les énergies fossiles sont depuis longtemps dépassées. Grâce à la formation de conseiller énergétique des bâtiments, ce maître ­sanitaire âgé de 44 ans a pu asseoir ses connaissances sur des bases solides. Pour élaborer le travail interdisciplinaire exigé à la fin de sa formation, Marcel Fringer doit maîtriser l’assainissement énergétique des bâtiments de A à Z. Marcel Baud

Deux documents pour deux groupes cibles

gen, dans le canton de Schaffhouse. Reto Wunderli, architecte bien connu dans la région, lui a proposé, pour son travail interdisciplinaire, un bâtiment des années 1960 assez grand abritant des logements et un cabinet médical. Marcel Fringer est ravi : « L’objet est bien documenté par des plans et réunit toutes les disciplines requises par mon travail de diplôme. Je peux m’éclater. » La construction présente en effet tous les péchés imaginables du point de vue énergétique. Chauffage à mazout, isolation thermique mauvaise voire inexistante au niveau de la façade et de la toiture, vieilles fenêtres et innombrables ponts thermiques : un terrain de jeu parfait pour son travail de diplôme. Mais de nombreux défis attendent également Marcel Fringer, tels que le cabinet médical intégré à la maison, qui doit satisfaire à des exigences d’hygiène sévères (ventilation) ou une couverture contenant de l’amiante.

Pour Marcel Fringer, il n’est pas facile de différencier le spécialiste du profane, comme le travail de diplôme l’exige. Certes, les contenus des deux documents sont identiques sur le fond ; toutefois, il s’agit d’adapter les formu­ lations selon les destinataires. Ainsi, pour le profane, il faut par exemple renoncer autant que possible à utiliser trop de termes techniques. « Mais même le profane s’est souvent déjà renseigné sur Internet, souligne Marcel Fringer. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’expliquer à un maître de l’ouvrage ce qu’est un CECB. » La plupart du temps, le client a déjà vu des photos thermiques ou en a même fait réaliser pour sa maison. Toutefois, ce sont généralement les connaissances techniques fondamentales qui manquent. Avant que Marcel Fringer puisse commencer son travail interdisciplinaire, la commission assurance qualité a dû accepter son projet, sur

la base d’un descriptif de projet contenant les données et objectifs principaux. Certains projets sont effectivement refusés par la commission. Par exemple, si l’étendue du projet est trop importante et que le candidat voit trop grand. Selon Marcel Fringer, son projet se situe « à la limite supérieure ». C’est par cette remarque que la commission assurance qualité lui a donné le feu vert pour commencer.

Possibilité de diminuer la consommation énergétique de 60% Au début de son travail, Marcel Fringer établit le calcul de la nouvelle surface de référence énergétique du bâtiment, détermine le périmètre d’isolation et réfléchit à la manière d’obtenir le meilleur effet d’isolation sans trop intervenir dans la structure de la construction. Pour le maître de l’ouvrage, il est essentiel que la maison située au centre du village de Thayngen conserve son architecture caractérisée par une toiture spéciale et une façade en clinker qui ne passe pas inaperçue. Malgré cette condition, Marcel Fringer estime que les effets d’isolation permettent à eux seuls de réduire la consommation énergétique de 60%.

Photo : Marcel Baud

Marcel Fringer a choisi une maison à Thayn-

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L’examen final de Marcel Fringer porte sur l’ouvrage suivant : un bâtiment des années 1960 abritant des logements et un cabinet médical, situé au centre du village de Thayngen. Son aspect ne doit pas être modifié par l’assainissement énergétique.


Marcel Fringer veut créer de la chaleur sans recourir aux combustibles fossiles et recueillir le plus d’énergie renouvelable possible par le biais de capteurs solaires pour l’eau chaude et l’électricité. En ce qui concerne le mazout, Marcel Fringer accorde de l’importance à une durabilité sur toute la ligne. Ainsi, il analyse la provenance de tous les matériaux de construction et d’isolation. Malgré des coûts plus avantageux, les produits dérivés du pétrole sont exclus. Dans ses « recherches de base », Marcel Fringer ne néglige aucun détail : il a ainsi voulu savoir combien de fois par jour le médecin et son personnel se lavent les mains. Il intègre ensuite ces données dans le calcul de la consommation d’eau chaude. Marcel Fringer étaye chaque technique d’assainissement qu’il propose par des analyses de la valeur d’usage et des calculs de rentabilité, jusqu’aux incidences en matière fiscale. Pour l’énergie thermique ne pouvant pas être produite par le soleil, il compare les performances d’une pompe à chaleur, d’un chauffage au gaz, d’un chauffage à pellets et l’éventuel raccordement à un chauffage urbain. Il optimise tellement le projet que celui-ci respecte le modèle de prescriptions énergétiques des cantons (MoPEC) et que des subventions peuvent être demandées. Pour ce faire, il utilise un logiciel de bilan énergétique certifié afin d’établir la performance globale du bâtiment.

«

Combien de fois par jour vous lavez-vous les mains ?

»

Une formation utile Marcel Fringer souligne la qualité de la formation proposée au centre de formation suissetec à Lostorf : « efficace, brève et précise, axée sur la pratique ». Cette formation a confirmé que les solutions qu’il met en œuvre depuis des années, souvent basées sur l’hypothèse et l’intuition, sont exactes. D’autre part, il a aussi énormément appris : « La formation a structuré ma façon d’aborder les projets d’assainissement. » Au cours des cinq modules, les responsables de la formation ont montré aux participants les possibilités et variantes permettant d’obtenir un bon assainissement énergétique des maisons, en précisant qu’aucune solution n’est bonne ou mauvaise dans l’absolu. Bien au contraire, il est important qu’un conseiller énergétique puisse justifier le concept choisi

suissetecmag  Octobre/Novembre 2012

Photo : Marcel Baud

Formation

par des arguments. Marcel Fringer souligne qu’il existe naturellement toujours une solution idéale. Que l’on applique ensuite vraiment toutes les possibilités dépend en fin de compte du budget. Marcel Fringer utilise pleinement les méthodes et outils qu’il a découverts pendant la formation : « Je reprends intégralement de nombreux procédés et calculs pour le concept d’assainissement. » Par exemple pour le dimensionnement du chauffage, les nouvelles fenêtres ou le calcul du coefficient de transmission thermique (valeur u). Connaître ces instruments de travail constitue pour lui un avantage, non seulement pour la réalisation du travail interdisciplinaire, mais aussi dans le cadre de son activité de conseiller énergétique indépendant. Marcel Fringer en est convaincu : « Investir 100 heures dans le travail interdisciplinaire a été très bénéfique, et pas seulement pour l’examen final. » Le travail interdisciplinaire lui servira de fil rouge lors de futurs projets. Ainsi, Marcel Fringer a calculé des surfaces de fenêtres, évalué des matériaux d’isolation et demandé des offres – soit les activités de base de son entreprise Friwatt AG, Barzheim SH. A l’avenir, il souhaite travailler encore plus dans le domaine de l’énergie des bâtiments, pour des architectes ou des communes ou, plus généralement, pour des conseils ou des expertises. En tant que conseiller énergétique des bâtiments s’il décroche son brevet fédéral.

Marcel Fringer (à gauche) conseille son client, l’architecte Reto Wunderli, dans le local de chauffage du bâtiment.

Travail interdisciplinaire : pièce maîtresse de la formation A la fin des 6 mois que dure la for­ mation en cours d’emploi de conseiller énergétique des bâtiments, les candidats passent un examen final, composé d’un travail interdisciplinaire et d’un oral d’une heure. Celuici comporte notamment un conseil à la clientèle sous la forme d’un jeu de rôle. La commission assurance qualité remet des instructions et des check-lists concernant l’étendue et le contenu du travail interdisciplinaire. En règle générale, la première partie du travail écrit contient une documentation de conseil et de vente qui doit encourager le client de procéder à un assainissement énergétique de sa maison. Dans la deuxième partie, le futur conseiller énergétique établit une documentation technique qui aide les techniciens du bâtiment à mettre en œuvre les mesures d’assainissement. Chacune des deux parties doit comporter 10 pages environ, sans les annexes. +   Pour en savoir plus sur la formation de conseiller énergétique des bâtiments www.suissetec.ch/energieberater/fr

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Formation

Apprentis projeteurs en technique du bâtiment toujours plus nombreux Bonnes nouvelles de la Suisse orientale : la promotion soutenue du métier de projeteur aux foires professionnelles et auprès des classes du cycle secondaire porte ses fruits. A Saint-Gall, par rapport à 2010, environ 50% de jeunes en plus ont conclu un contrat d’apprentissage de projeteur en technique du bâtiment en 2012. Marcel Baud

Une tendance positive se dessine dans toute la Suisse : selon l’OFS, par rapport à 2010, 14% de jeunes en plus ont commencé un apprentissage de projeteur en technique du bâtiment chauffage en 2011. La spécialisation ventilation a même connu une augmentation de 17%. Seul un faible recul de 0,6% a été enregistré chez les projeteurs sanitaires. Nous avons demandé à Emanuel Zehender, responsable du centre de formation de l’Association suisse orientale de la technique du bâtiment (AZSSH), pourquoi un aussi grand nombre de contrats d’apprentissage ont été conclus dans l’agglomération de Saint-Gall pour le métier de projeteur.

Monsieur Zehender, pourquoi le nombre d’apprentis projeteurs augmente chez vous ? Ces dernières années, notre section a renforcé la promotion de la relève, surtout dans le métier de projeteur en technique du bâtiment. Ainsi, nous participons chaque année

à l’OBA, la foire de la formation professionnelle de Saint-Gall, et allons souvent dans les écoles. Nous présentons le métier de projeteur et montrons ses multiples aspects. En 2013, nous serons présents pour la première fois à la foire du Toggenburg « TOM », sous ­réserve que le comité de suissetec Saint-Gall approuve cette initiative. Nous travaillons par ailleurs étroitement avec l’école professionnelle de Saint-Gall et organisons des manifestations com­munes.

tion chez les projeteurs en technique du bâti­ ment. Nous avons donc ciblé nos efforts de promotion sur les projeteurs en premier lieu.

Pourquoi les jeunes préfèrent-ils le métier de dessinateur en bâtiment ?

Est-ce que cette tendance positive se poursuivra ?

Beaucoup d’entre eux ne savent simplement pas ce que fait un projeteur en technique du bâtiment. Je suis toujours étonné de voir à quel point la population connaît peu ce ­métier et croit que l’architecte se charge de la planification en technique du bâtiment.

Je suis convaincu que, par rapport à 2012, le métier de projeteur en technique du bâtiment attirera encore davantage d’apprentis en 2013. Les demandes d’autorisation de former des apprentis projeteurs en technique du bâtiment déposées par des entreprises auprès du canton de Saint-Gall le montrent aussi.

Avec succès, comme on le constate. Alors que 32 projeteurs en technique du bâtiment ont commencé leur apprentissage en 2010, ils étaient 49 cette année. Aujourd’hui, l’engagement en faveur de nos métiers est considéré comme exemplaire. L’école professionnelle n’envisage plus de supprimer la formation pour les projeteurs.

Vous deviez agir... Oui. Le canton de Saint-Gall a jeté un œil critique sur le nombre d’apprentis en diminu-

Peut-on attirer les jeunes avec le thème de l’énergie ? Oui, j’en suis persuadé. Les jeunes ont vécu Fukushima à travers les médias. Nous constatons que des thèmes tels que la sortie du ­nucléaire et les énergies alternatives interpellent les jeunes, et nous les incorporons volontairement dans nos mesures de promotion. Des capteurs solaires et des accumu­ lateurs d’énergie sont intégrés dans nos modèles de démonstration, que nous utilisons pour les expositions itinérantes. Ainsi, nous représentons l’ensemble du cycle énergétique.

Des classes de plus en plus grandes : apprentis projeteurs en première année à l’école professionnelle de Saint-Gall.

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Photo : Sabina Bobst

Vous vous rendez régulièrement dans les écoles. Nous ne recevons pas des dizaines de can­ didatures pour une place d’apprentissage et devons aller chercher les candidats. Nous allons donc directement dans les classes ou les invitons à l’école professionnelle, où


Formation

Photos des portraits : Sabina Bobst

« Lorsque je leur ai expliqué ce que c’était, ils ont tous trouvé cela super ! »

«

Promouvoir les métiers de la technique du bâtiment est un travail de longue haleine.

»

Emanuel Zehender, âgé de 49 ans, responsable de l’AZSSH, à Saint-Gall.

nous leur montrons tout l’attrait du métier. L’accès aux écoles n’est pas toujours facile pour les associations professionnelles. Mais le jeu en vaut la chandelle : nous voulons ­attirer des candidats aussi bons que possible. A Saint-Gall, l’association Triebwerk agit comme une interface entre l’économie et les écoles. Nous souhaitons devenir membre de cette association pour bénéficier d’un meilleur accès au cycle secondaire.

Yannick Smits, d’Amriswil TG, est l’un des 49 apprentis qui ont commencé cette année un apprentissage de projeteur en technique du bâtiment au sein de la section suissetec de Saint-Gall. Il rêvait de devenir dessinateur en bâtiment jusqu’à ce que Walter Sulser, responsable de domaine à l’école professionnelle de Saint-Gall, lui parle du métier de projeteur en technique du bâtiment. Walter Sulser a remis à Yannick Smits des adresses d’entreprises proposant des stages de préapprentissage. Après en avoir effectué deux, Yannick Smits a choisi l’entreprise Otto Keller AG à ­ rbon. Aujourd’hui, il y a comA mencé son apprentissage CFC avec spécialisation chauffage. « Mes amis et ma famille ne connaissaient pas bien ce métier, explique le jeune de 16 ans. Lorsque je leur ai expliqué ce que c’était, ils ont tous trouvé cela super ! »

Nicole Studerus, d’Hauptwil, suit un apprentissage dans l’entreprise sanitaire Gemperle AG à Gossau SG. Même si tout la prédestinait à travailler dans la technique du bâtiment – ses parents ont une entreprise spécialisée dans le sanitaire, le chauffage et les machines agricoles – elle a commencé par un apprentissage d’assistante en soins et santé communautaire. Elle a interrompu sa formation peu de temps après et a ­passé le reste de l’année en Suisse romande. Au moment de se réorienter, elle s’est souvenue qu’elle appréciait le travail au bureau et qu’elle s’était toujours bien sentie dans l’entreprise familiale et dans le domaine technique. Elle a reçu des informations sur le métier de projeteur et a pu effectuer un stage de préapprentissage. « Après une semaine chez Gemperle, j’étais sûre de mon choix et j’ai signé un contrat d’apprentissage. » L’univers ­masculin de la construction ne lui a pas fait peur : « Une femme peut réussir partout et aussi bien qu’un homme », affirme Nicole Studerus avec assurance.

Ursula De Giorgio, de Buchs SG, a fait la même expérience. Elle est en première année d’apprentissage de projeteuse en technique du bâtiment ventilation auprès de l’entreprise Lippuner AG, à Grabs, spécialisée dans la technique énergétique et la construction métallique. Le dessin la fascine depuis son enfance. Au cycle secondaire, la géométrie faisait partie de ses branches préférées. « Ce métier me permet d’allier les deux », se réjouit Ursula De Giorgio. Lippuner est une grande entreprise dont elle connaissait déjà le logo. Lorsque sa voisine, qui y travaille, lui a parlé du métier de projeteur en technique du bâtiment, elle a tout de suite été très enthousiaste.

Quels sont les retours ? Une voisine a éveillé l’intérêt d’Ursula De Giorgio pour le métier : elle suit désormais un apprentissage de projeteuse en technique du bâtiment ventilation.

Après la démonstration, quatre à cinq élèves s’intéressent en général à un apprentissage dans la technique du bâtiment. Nous leur donnons des listes d’entreprises proposant des stages de préapprentissage et des places d’apprentissage.

La faible natalité accentue les efforts pour obtenir une relève de qualité. Oui, et de plus en plus de métiers nous font concurrence. La situation s’est détendue chez les projeteurs. A l’avenir, nous nous concentrerons donc davantage sur les métiers ­manuels. Promouvoir les métiers de la technique du bâtiment est un travail de longue haleine.

suissetecmag  Octobre/Novembre 2012

Yannick Smits s’est informé sur le métier de projeteur en technique du bâtiment chauffage lors de la foire professionnelle OBA. Les parents de Nicole Studerus dirigent eux-mêmes une petite entreprise de la technique du bâtiment. Elle a choisi la spécialisation sanitaire. 9


Concours

Un label pour tous Depuis septembre, la branche de la technique du bâtiment dispose d’une image à part entière auprès du grand public avec le label « Nous, les techniciens du bâtiment. » L’objectif, ces prochains mois, est de diffuser aussi largement que possible la « bulle techniciens du bâtiment » et de l’ancrer dans la branche. Concou rs Gagnez u n marqu age de véhicu le

MUSTER-GT.CH 043 244 73 00

Le lancement est une réussite : le nouveau label est utilisé de toutes parts. Ainsi, de nombreux membres suissetec participent déjà de manière essentielle à améliorer durablement l’image de leurs branches. Papier à lettre, vêtements d’entreprise, sites Internet, véhicules – voilà seulement quelques exemples où l’on peut voir la « bulle techniciens du bâtiment ». Le label, qui symbolise le sentiment d’appartenance et la fierté professionnelle, confère aux entreprises de la technique du bâtiment une image moderne.

Les véhicules d’entreprise sont d’excellents supports publicitaires : suissetec tire au sort une proposition de conception par un graphiste avec pose du marquage – participez maintenant !

Marquage de véhicules : tirage au sort Le marquage de véhicules constitue justement un élément très important dans la promotion et la diffusion du label de la branche. D’une façon ou d’une autre, la bulle doit à l’avenir être « transportée » à travers toute la Suisse sur autant de véhicules d’entreprise de membres suissetec que possible. Ainsi, mi-novembre, suissetec tire au sort parmi tous les membres une proposition de conception par un graphiste professionnel avec pose du marquage sur un véhicule de la flotte d’entreprise.

Toute personne souhaitant participer au tirage au sort est priée d’écrire un bref e-mail jusqu’au 15 novembre 2012 au plus tard à l’adresse benjamin.muehlemann@suissetec.ch, en argumentant de manière aussi originale que possible pourquoi son entreprise devrait remporter la mise. L’entreprise gagnante sera informée directement après le tirage au sort ; aucune autre correspondance n’est échangée sur le concours.

Site Internet opérationnel

Annonces grand format dans la presse Des annonces ont paru, ou paraîtront, dans les journaux suivants : « Der Sonntag » (07.10/18.11), « NZZ am Sonn­tag » (23.09/04.11), « Sonntags­ zeitung » (09.09/21.10), « Zentral­ schweiz am Sonn­tag » (30.09/11.11), « Die Süd­ost­schweiz am Sonntag » (16.09/28.10), « Häuser modernisieren » (06.12), « Haus Magazin » (02.11), « Der Haus­eigentümer » (01.09/01.10/ 01.11/01.12), « Le Matin Dimanche » (16.09/11.11), « Beobachter extra wohnen » (28.09), « Espaces contemporains » (18.10), « Maisons & Ambiances » (26.10), « Il caffè » (23.09/18.11), « Tutto casa » (19.10). 10

Depuis début septembre, le site Internet lié à la campagne d’image de la branche est en ligne : www.nous-les-techniciensdubâtiment.ch. Ces pages ne contiennent volontairement aucune information sur l’association. Le site Internet s’adresse explicitement aux propriétaires, qui peuvent notamment utiliser un calculateur d’énergie et trouver une entreprise spécialisée grâce à un moteur de recherche efficace. Le grand public est actuellement informé sur les prestations des techniciens du bâtiment par des annonces grand format dans la presse dominicale et spécialisée – avec un renvoi direct au site Internet. (muhb)

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Nous, les techniciens du bâtiment www.nous-les-techniciensdubâtiment.ch

Championnats suisses à Lugano

Des places très convoitées « Nous avons été tout simplement submergés par les inscriptions », se réjouit Corinne Eisele, responsable de l’administration des concours professionnels chez suissetec. Du 30 octobre au 3 novembre, au salon de la construction Edilespo à Lugano, les meilleurs techniciens et techniciennes du bâtiment s’affronteront pour décrocher le titre de champion suisse. Même si, au moment de boucler ce numéro, le délai d’inscription à la compétition court encore, un constat s’impose : participer aux 043 244 73 00 MUSTER-GT.CH championnats suisses 2012 est un objectif très convoité par la relève de la technique du bâtiment. Les demandes de participation ont rarement été aussi nombreuses. Fait réjouissant, des femmes seront de nouveau présentes : une installatrice sanitaire et deux projeteuses en technique du bâtiment donneront le meilleur d’elles-mêmes devant les nombreux visiteurs de la foire. Des prix attractifs et la possibilité de participer aux Mondiaux des métiers « WorldSkills » 2013 à Leipzig récompenseront les meilleurs candidats. Edilespo est le salon de la construction grand public le plus important de Suisse méridionale et constitue une scène digne pour les jeunes concurrents. Pendant quatre jours, le salon attire quelque 20 000 visiteurs. A proximité immédiate des postes de travail des concurrents, ils vivent de près la concentration, la rapidité et la précision avec lesquelles travaillent les meilleurs jeunes professionnels de nos branches. Ainsi, les championnats suisses remplissent leur objectif premier : présenter les métiers de la technique du bâtiment à un large public et intéresser les jeunes sur le point de choisir une profession.

+  InfoRMATIONS http://meisterschaften.toplehrstellen.ch/fr www.suissetec.ch/schweizermeisterschaften/fr

Championnats suisses de la technique du bâtiment

Epreuves : du 30.10 au 02.11.2012 Remise des prix : 03.11.2012 Edilespo Lugano


Temps libres

Dans cette rubrique, les collaborateurs de suissetec présentent leurs buts d’excursion préférés.

Quitter l’effer­vescence de la ville

Aaron Götz Age : 18 ans Profession : apprenti de commerce au secrétariat central de suissetec à Zurich Loisirs : boxe thaïlandaise, football, course à pied

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A Zurich, la Chinawiese, que l’on pourrait traduire par pré chinois, est un parc pour tout le monde : lieu de rendez-vous des jeunes, lieu de pique-niques en famille ou simplement lieu de détente pour oublier le stress du quotidien professionnel. Située au bord du lac de Zurich, la Chinawiese est en plein été un endroit idéal pour piquer une tête et profiter du soleil. Mais lors d’une belle journée d’automne aussi, le parc invite à une balade. Pendant la belle saison, de nombreux stands proposent nourriture et boissons. Pour les ­amateurs de culture, une visite du jardin chinois vaut le détour ; il est situé juste à côté de la Chinawiese, où un restaurant propose aussi des spécialités asiatiques (ouvert tous les jours de fin mars à fin octobre).

»

Informations et accès : Chinawiese, Bellerivestrasse 138, 8008 Zurich De la gare centrale de Zurich, tram 4 jusqu’à l’arrêt « Fröhlichstrasse ». Puis dix minutes à pied en direction du lac. POUR EN SAVOIR PLUS www.stadt-zuerich.ch/chinagarten Photo : Sabina Bobst

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Conseils

Visitez la Maison de l’amiante ! L’amiante est interdit depuis 1990, mais on en trouve encore dans les bâtiments antérieurs à cette date. Il est important de savoir reconnaître ce matériau, afin d’éviter le risque d’exposition dangereuse pour la santé en cas de travaux de rénovation ou de démolition. Sur www.suva.ch/maison-amiante, les internautes ont la possibilité d’apprendre à mieux connaître les zones à risque et les mesures de protection requises dans ce domaine. Serkan Isik

Illustration : Suva

Maison virtuelle de l’amiante Sur www.suva.ch/maison-amiante, les internautes découvriront les zones à risque en cliquant d’une pièce à l’autre de la maison virtuelle. En déplaçant le curseur, ils apprendront si des fibres d’amiante peuvent être libérées en cas d’utilisation normale, ce dont il faut tenir compte en cas de rénovation et comment procéder en cas d’assainissement. Edgar Käslin, chef du secteur chimie à la Suva : « La Maison virtuelle de l’amiante est destinée à sensibiliser les employeurs, les travailleurs, les maîtres d’ouvrage, les concepteurs et les architectes. Pour économiser du temps et de l’argent et réduire le risque d’exposition en cas de démolition, de transformation ou de rénovation d’un bâtiment construit avant 1990, il est indispen-

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sable d’évaluer soigneusement la situation avant le début des travaux. » Cela permet d’éviter des cas de maladie et de réaliser des économies, qui profitent aux assurés sous la forme de primes plus basses.

700 millions de francs pour les maladies dues à l’amiante

Investigations obligatoires

Photo : Suva

Chacun connaît aujourd’hui la nocivité de l’amiante, matériau jadis célèbre pour ses mille vertus et interdit en Suisse depuis 1990. Les bâtiments construits avant cette date contiennent toutefois encore beaucoup de matériaux amiantés ; en tant que technicien du bâtiment, vous pouvez être en contact avec de l’amiante dans de nombreuses situations de travail. Les éléments suivants peuvent par exemple contenir de l’amiante : panneaux de protection incendie fixés à des éléments de construction, tuyaux, canaux et plaques posés dans des locaux et contre l’enveloppe du bâtiment, mais aussi isolations de tuyaux et conduites. La Suva travaille en étroite collaboration avec les associations professionnelles concernées et propose différents moyens d’information sur www.suva.ch/amiante, pour éviter que les travailleurs soient exposés aux fibres d’amiante libérées lors des travaux d’assainissement et puissent contracter une maladie professionnelle due à l’amiante.

Isolations de conduites contenant de l’amiante. Depuis le premier cas de maladie professionnelle due à l’amiante reconnu en 1939, on dénombre actuellement plus de 1300 travail­leurs décédés des suites d’une pathologie liée à l’amiante. La Suva a versé environ CHF 700 millions de prestations d’assurance à ce titre.

Lorsque des travaux d’entretien, de trans­ formation et de démolition sont prévus ou en cas de suspicion de substances particulièrement dangereuses pour la santé telles que l’amiante, l’entrepreneur – à savoir l’entreprise exécutante – a le devoir d’évaluer les risques et de déterminer précisément les dangers, comme l’exigent les prescriptions de l’ordonnance sur les travaux de construction. La suspicion de matériaux amiantés se vérifie presque toujours dans les bâtiments construits avant 1990. Une détermination sérieuse des dangers par le concepteur ou l’architecte permet de réduire le risque d’arrêt, de retard et de surcoût des travaux.

+   Pour en savoir plus Des informations sur la manipulation de matériaux contenant de l’amiante peuvent être téléchargées gratuitement sous www.suva.ch/waswo. Par exemple :

Identifier et manipuler correctement les produits contenant de l’amiante (numéro de commande 84024.F) Matériaux amiantés employés dans l’enveloppe des édifices : ce qu’il vous faut savoir! (numéro de commande 84047.F) +   Maison virtuelle de l’amiante www.suva.ch/maison-amiante


Environnement professionnel

Photo : Suva

Par la prévention, chaque collaborateur peut influencer le risque d’accident et, par conséquent, les primes d’assurance de la Suva.

Les primes de la Suva demeurent stables pour les branches suissetec Les taux de primes de la Suva pour 2013 demeurent stables pour les branches suissetec. Les assurés profitent cependant pour la première fois d’une diminution des fonds de compensation. Bernadette Thalmann

Les taux de primes pour 2013 demeurent i­nchangés pour les entreprises actives dans les domaines sanitaire, chauffage, ventilation, ­climatisation, ferblanterie en bâtiment et ramonage (classe 45G). Pour la première fois, les fonds de compensation peuvent cependant être diminués dans cette classe. Toutes les entreprises en profitent. La diminution intervient dans le domaine de l’assurance contre les accidents professionnels (AAP) et s’élève à 5%. Dans l’ensemble, les primes sont ainsi réduites de CHF 2,8 millions. Une diminution moyenne ne signifie pas automatiquement une diminution pour toutes les entreprises. L’évolution effective des primes dépend du risque de la branche et de l’entreprise. Des mesures efficaces pour maîtriser les coûts La Suva restitue chaque fois son bénéfice aux assurés sous la forme de primes plus basses. Le fait que de nombreux assurés puissent une nouvelle fois en profiter s’explique en premier lieu par la baisse des coûts d’assurance, due principalement à la diminution des nouvelles

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rentes d’invalidité. La prévention permet non seulement de réduire les coûts, mais évite aussi une grande souffrance aux personnes accidentées et à leurs proches. Les mesures de réinsertion ont également contribué à la diminution des rentes d’invalidité. Depuis que la Suva a introduit le Case Management en 2003, le nombre de nouvelles rentes a presque diminué de moitié. La baisse des primes est aussi le résultat de diverses mesures visant à maîtriser les coûts, telles que le contrôle électronique des factures et la lutte contre la fraude à l’assurance.

Les entreprises ont une influence sur le risque d’accident et les primes Par la prévention, chaque entreprise et chaque collaborateur peut influencer le risque d’accident et, par conséquent, les primes d’assurance de la Suva. Avec sa stratégie « Vision 250 vies », la Suva souhaite réduire le nombre d’accidents graves et de décès en l’espace de dix ans, en menant une action ciblée avec les entreprises. Cette stratégie repose sur une série de « règles vitales » élaborées pour toutes les branches et activités à risques élevés, en

étroite collaboration avec les entreprises et les associations. Le respect de ces règles peut sauver des vies.

Tirer à la même corde En signant la « Charte de la sécurité », 19 entreprises se sont engagées à mettre en œuvre les règles de sécurité. Parmi celles-ci figurent notamment : suissetec, la fédération Cadres de la construction suisse, la Société suisse des entrepreneurs, la Société des entrepreneurs suisses en échafaudages et l’Association suisse des entreprises de construction en bois. Les mesures visant à promouvoir la sécurité au travail ainsi que leur coordination lors de con­ structions sont primordiales pour la sécurité des ouvriers. La mise à disposition d’aides relatives à l’application des règles vitales et des formations systématiques ont permis de franchir un pas décisif vers l’optimisation de la sécurité des collaborateurs.

+   Informations de la Suva www.suva.ch/fr/sicherheits-charta-suva

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Formation

Offre de f­ ormation Centre romand de formation continue / Colombier Organe responsable : Centre romand de formation continue, 2013 Colombier, tél. 032 843 49 52, fax 032 843 49 55 romandie@suissetec.ch www.suissetec.ch Vous trouverez les offres de cours et de séminaires actuelles du centre de formation de suissetec à Colombier sous : www.suissetec.ch. Vous pouvez vous inscrire directement en ligne.

Contremaître en chauffage avec brevet fédéral. Janvier 2013 – juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître chauffagiste avec diplôme fédéral. Janvier 2013 – décembre 2014 / examen en 2015.

Sanitaire Contremaître sanitaire avec brevet ­fédéral. Janvier 2013 – juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître sanitaire avec diplôme fédéral. Janvier 2013 – décembre 2014 / examen en 2015. Projeteur sanitaire avec diplôme fédéral. Janvier 2013 – décembre 2017. Autorisation d’installer l’eau (Eauservice Lausanne, Viteos Neuchâtel et Service des Energies Yverdon-les-Bains). Printemps 2013 – été 2014 (198 heures de cours).

Ferblanterie Contremaître ferblantier avec brevet ­fédéral. Janvier 2013 – juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître ferblantier avec diplôme fédéral. Janvier 2013 – décembre 2014 / examen en 2015. Revêtements métalliques de toitures. Printemps 2013 + selon calendrier du brevet en cours.

Examen professionnel de conseiller énergétique des bâtiments avec brevet fédéral

Divers Ventilation de confort. Printemps 2013 (1 jour). Directive « Qualité de l’eau dans les installations techniques du bâtiment » / SICC BT 10201 / SIA 385/1-2. Eté 2013. Présentation de la nouvelle norme SIA 271. 6 novembre 13 h – 18 h. Présentation des nouvelles directives : Gaz G1 Eau W3 SN 592000 Printemps 2013. Spécialiste en thermique (ImmoClimat suisse). Printemps 2013.

Cours de formation continue : Chauffage

Inscription

Cours INtUS : Persona – Développez vos compétences personnelles. 8 modules, avec attestations suissetec. Formez vos monteurs, installateurs, ferblantiers pour CHF 100 / module (repas et support de cours compris). Module B : Ma communication. 25 octobre 2012 à Fribourg. Module C : Mon organisation. 15 novembre 2012 à Tolochenaz. Module D : Mon client. 4 décembre 2012 à Colombier. Module E : Entretiens exigeants. 24 janvier 2013 à Genève.

Dates de l’examen 8–11 avril 2013 (oral) Remise du descriptif de projet lundi 7 janvier 2013 Remise du travail interdisciplinaire vendredi 1 mars 2013 La taxe de l’examen final (établissement du brevet inclus) s’élève à CHF 1200. Les documents d’inscription (formulaire d’inscription et notice) sont disponibles auprès des prestataires et du secrétariat de la commission AQ : Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment (suissetec) Secrétariat de la commission AQ conseiller énergétique des bâtiments, Beatrix Hählen, Auf der Mauer 11, Case postale, 8021 Zurich, Téléphone 043 244 73 42 Délai d’inscription lundi 7 janvier 2013

Inscription aux examens finaux EPS 2013 (Examens professionnels supérieurs avec diplôme fédéral) Maître chauffagiste Maître sanitaire Projeteur / Projeteuse sanitaire Maître ferblantier Dates des 4 examens 18 – 22 mars 2013 Taxe d’examen CHF 1800 Règlement Règlement d’examen / directives du 3 mai 2007 (Projeteur sanitaire : règlement du 11 décembre 2007) Les documents d’inscription (formulaire, notice) sont disponibles sur le site Internet www.suissetec.ch (rubrique formation) ou auprès des prestataires des filières de formation et du secrétariat de la commission AQ : Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment (suissetec) Secrétariat commission AQ, Auf der Mauer 11, 8021 Zurich, téléphone 043 244 73 00 Délai d’inscription 10 décembre 2012 (cachet de la poste)

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Engagement /In memoriam

Pompes de circulation énergétiquement efficientes : lancement de la campagne Fin septembre, suissetec a lancé, en collaboration avec SuisseEnergie, une campagne d’information sur les pompes de circulation. L’objectif est ainsi d’informer les techniciens du bâtiment des nouvelles prescriptions en matière d’efficience et d’inciter les propriétaires à procéder au remplacement anticipé de leurs anciennes pompes de circulation par des équipements de classe A. Benjamin Mühlemann

Le potentiel d’économies est considérable :

Des pompes de circulation efficientes en énergie

Une campagne pour des pompes de circulation efficientes

si l’on réussit à retirer de la circulation toutes les pompes inefficientes et à les remplacer par des modèles modernes, économes en énergie, la Suisse consommera 1151 GWh de courant électrique en moins par an. Cela correspond environ à 65% de la production annuelle de la centrale nucléaire de Mühleberg. Une mesure modeste pour chaque propriétaire, mais d’un grand effet sur la consommation suisse de courant électrique. Acheter et installer une nouvelle pompe de circulation – ce qui ne demande pas plus d’une heure au spécialiste – coûte au propriétaire quelques centaines de francs, qu’il amortira en peu de temps grâce aux frais d’électricité économisés. Quelques cantons soutiennent même le remplacement des pompes en le subventionnant. Le propriéL’Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment suissetec et SuisseEnergie encouragent les acteurs du marché à prendre l’adaptation prévue dans l’ordonnance sur l’énergie comme une chance à saisir. La présente brochure vise à informer les fabricants et les installateurs de pompes de circulation, mais aussi les clients, de tous les avantages des pompes de circulation efficientes et de leur mise en œuvre.

Un gain pour l’environnement, les clients et les entrepreneurs.

Vous trouverez des informations complémentaires sur www.suisseenergie.ch/circulateurs

Nous vous souhaitons beaucoup de succès au lieu de nos meilleurs voeux de réussite.

SuisseEnergie Office fédéral de l’énergie OFEN CH-3003 Berne Tél. 031 322 56 11, Fax 031 323 25 00 contact@bfe.admin.ch, www.suisseenergie.ch

Schweizerisch-Liechtensteinischer Gebäudetechnikverband Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment Associazione svizzera e del Liechtenstein della tecnica della costruzione Associaziun svizra e liechtensteinaisa da la tecnica da construcziun

Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment Auf der Mauer 11, Postfach, case postale, 8201 Zurich T 043 244 73 00, F 043 244 73 79 www.suissetec.ch

Le dossier d’information et les notices techniques pour les clients on été envoyés fin ­septembre à toutes les entreprises suisses des branches chauffage et sanitaire.

taire trouvera des informations à ce sujet et des renseignements complémentaires dans la notice d’information qu’il recevra de son installateur. Le concept de la campagne prévoit que la branche électrique prenne en charge l’information et la sensibilisation des propriétaires. suissetec et SuisseEnergie la soutiennent en mettant à disposition des documents d’information.

Des prescriptions renforcées pour les pompes de circulation A partir du 1er janvier 2013, les fabricants pourront commercialiser uniquement des pompes de circulation ayant un indice d’efficience énergétique (IEE) maximum de 0,27 ; à partir de 2015, cet indice devra tomber à 0,23. Les deux valeurs correspondent à la classe d’efficience énergétique A. Les entreprises d’installation ont toutefois encore le droit de vendre et d’installer leurs stocks pendant une période de transition de deux ans. Avec cette campagne, suissetec et SuisseEnergie souhaitent informer la branche du durcissement imminent des prescriptions et encourager en même temps les entreprises d’installation à recommander dès aujourd’hui à leurs clients d’installer une pompe de circulation de classe A.

+  Autres

Dernier hommage à Marcel Fontana

informations et notices à télécharger www.suisseenergie.ch/circulateurs www.nous-les-techniciensdubâtiment.ch

Marcel Fontana, ancien président et président d’honneur de la section jurassienne de suissetec, s’est éteint peu après la mi-août. Décédé dans sa 95e année, Marcel Fontana s’est énormément investi au sein de notre association et en faveur de la formation des apprentis. Il compte parmi ces sages qui ont instauré des caisses sociales et un fonds de formation lors des « bonnes années ». Ces moyens ont permis plus tard, sous sa houlette, de créer des ateliers pour les cours interentreprises. Marcel Fontana a également été actif dans l’Association suisse des maîtres ferblantiers et appareilleurs (ASMFA), comme membre de la commission de gestion et de vérification des comptes (CGVC). Le comité central et la direction de suissetec transmettent toutes leurs condoléances à la famille.

suissetecmag  Octobre/Novembre 2012

Rectificatif Dans le dernier numéro de « suissetec mag », une erreur s’est glissée dans l’article sur l’assemblée des délégués de printemps. Les contributions aux cours interentre­prises sont augmentées de CHF 69 à CHF 75 par jour CIE, et non pas à CHF 79, comme indiqué par erreur. L’augmentation de 9% mentionnée dans le texte est exacte.

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HOCHSPANNUNG

« QUI PERMET DE CUISINER ET DE NOUS, LES CHAUFFER À 3’900 MÈTRES AVEC LE SOLEIL ? » . TECHNICIENS DU BÂTIMENT. Sanitaire / climatisation / ventilation / chauffage / ferblanterie Sommet à portée de vue. Moins 18 degrés. Besoin de reprendre des forces en savourant un repas chaud ? C’est possible ici, au Petit Cervin, grâce aux techniciens du bâtiment. Avec leurs technologies ultramodernes et respectueuses de l’environnement dans les domaines solaire, chauffage, ventilation, climatisation et sanitaire. Pour connaître nos compétences et découvrir ce que nous pouvons faire pour vous et votre maison, une seule adresse : nous-les-techniciensdubâtiment.ch


suissetec mag 05 | 2012