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Janvier/Février 2013  Magazine des membres de l’Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment

suissetecmag Assemblée des délégués d’automne

Wolfgang Schwarzenbacher élu au comité central Page 6 Prix solaire spécial suissetec

Installation solaire thermique la mieux intégrée Page 8

«

Les championnats suisses sont une vitrine parfaite pour nos métiers.

»

A Lugano, les jeunes techniciens du bâtiment montrent leurs aptitudes ­artisanales et de planification. Page 4


En bref

Logiciel disponible gratuitement

Photo : suisse

tec

WorldSkills 2013

dro Marino er – Alessan u jo de i lu A t intensif entraînemen suivra un étiers. diaux des m pour les Mon

Alessandro Marino va à Leipzig

Alessandro Marino, de Brig-Glis VS, s’est qualifié fin novembre pour les Mondiaux des métiers. Du 2 au 7 juillet, l’installateur sanitaire et en chauffage de 21 ans donnera le meilleur de lui-même pour décrocher une médaille dans la catégorie « sani­taire et chauffage ». Après avoir remporté la médaille d’argent aux championnats suisses de la technique du bâtiment, Alessandro Marino s’est imposé dans le cadre des épreuves éliminatoires, face à 8 collègues, tous installateurs sanitaires ou en chauffage. (Plus d’informations sur ce thème dans le numéro 2 / 2013 de « suissetec mag »)

Tout sur le Miroir CO2 désormais sur suissetec.ch Le logiciel de conseil énergétique, dont l’efficacité n’est plus à démontrer, est désormais mis gratuitement à disposition de toutes les personnes intéressées. Avec le tournant énergétique, le marché des logiciels a connu un formidable essor. De nombreux outils sont aujourd’hui disponibles et la plupart (par exemple le calculateur d’économies d’énergie sur www.nous-lestechniciensdubâtiment.ch) ont repris les concepts de base et les idées du Miroir CO2 de suissetec. Par conséquent, suissetec a décidé de ne plus développer le Miroir CO2 et de le mettre gratuitement à la disposition de toutes les personnes intéressées. Les cours correspondants ne sont plus proposés. Une liste des conseillers Miroir CO2 est désormais disponible à l’adresse www.suissetec.ch. +   Liste des cONSEILLERS MIROIR CO2 www.suissetec.ch/co2/fr

Changement de nom

La section neuchâteloise s’appelle dorénavant « suissetec Neuchâtel » Lors de leur assemblée générale du 8 novembre 2012, les délégués neuchâtelois ont décidé de donner une nouvelle désignation à leur section. La section ­s’appelle désormais « suissetec Neuchâtel » (auparavant : « suissetec Neuchâtel ANTB »). +   Pour en savoir plus www.neuchatel.suissetec.ch

Editeur : Association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment (suissetec) Rédaction : Benjamin Mühlemann (muhb), Marcel Baud (baud), Natalie Aeschbacher (aesn) Traduction : Marion Dudan, Lambro Bourodimos Contact : suissetec, Auf der Mauer 11, case postale, 8021 Zurich ­ Téléphone +41 43 244 73 00, fax +41 43 244 73 79 info@suissetec.ch, www.suissetec.ch Concept / réalisation : Linkgroup, Zurich, www.linkgroup.ch Direction artistique : Beat Kühler Impression : Printgraphic AG, Berne, www.printgraphic.ch Remarque : Par souci de lisibilité, cette publication utilise par endroits le masculin comme une forme générique pour se référer aux deux sexes. Toute reproduction technique (même partielle) des textes et photos est soumise à l’autorisation expresse de l’éditeur. Photo de la couverture : Patrick Lüthy. Luca Da Costa Alves, d’Aranno TI, a remporté la médaille d’or chez les installateurs sanitaires lors des championnats suisses de la technique du bâtiment à Lugano.

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Formation à Lostorf

Nouveau modèle livré Depuis l’automne 2012, le centre de for­ mation de suissetec à Lostorf dispose d’un modèle pour les cours sur les pompes à chaleur air/eau.

Les sponsors du modèle (de g. à dr.) : Alois Koller, Eduard Süess et Markus Giger (Alpha-InnoTec Schweiz AG) ; Sandra Wegmüller, Alex Rechsteiner et Daniel Hufschmid (tous collaborateurs au centre de formation de suissetec à Lostorf).


Editorial

Sommaire

Performances de pointe pour la technique du bâtiment

« Nous, les techniciens du bâtiment. » : des ­entreprises bernoises montrent l’exemple. Une présence remar­ quée à la foire des arts et métiers de Köniz grâce à un stand ­commun.

Chèr lectrice, cher lecteur, S’entraîner, apprendre et se perfectionner – voilà comment réaliser des performances de pointe. Nous, les techniciens du bâtiment, l’avons bien compris. Ainsi, lors des championnats suisses des métiers organisés l’année dernière à Lugano, les candidats nous ont offert des per­formances de haut niveau. De même, les excellents experts et le comité d’organisation engagé se sont investis à fond. C’est un exemple re­marquable d’un travail d’équipe efficace, comme vous pouvez le lire dès la page 4.

› Image page 12

Nos topentreprises formatrices réalisent, elles aussi, des performances de pointe. Avec le nouveau label de qualité, ces entreprises constituent des éléments phares et se profilent comme des modèles dans le paysage de la technique du bâtiment. Les entreprises qualifiées peuvent renouveler leur certification comme topentreprise formatrice jusqu’à fin mars 2013. Ne manquez pas cette opportunité. Les animateurs des séminaires Persona visent également l’excellence, et c’est précisément l’objectif de ces cours. Grâce à des conseils éprouvés dans la pratique, les participants apprennent par exemple comment informer le client de manière optimale. A cet égard, il est ­important que les techniciens du bâtiment adoptent le point de vue du client. En suivant ces séminaires, les professionnels du bâtiment améliorent l’image de nos branches. En effet, formation et image sont étroitement liées. Sur www.suissetec.ch et en page 14, vous trouverez les dates des prochains séminaires organisés en Suisse romande. La formation est un enrichissement personnel. Et notre offre de formation en page 14 vous permettra certainement de satisfaire votre soif d’apprendre. Nous nous réjouissons d’ores et déjà de votre inscription. Qui réalise des performances de pointe ? « Nous, les techniciens du bâtiment. » Je vous souhaite une agréable lecture et un franc succès dans la réalisation de vos prestations de haut niveau.

Championnats suisses des métiers

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La démonstration « live » de l’élite de la ­technique du bâtiment est une excellente ­manière de promouvoir nos métiers

Assemblée des délégués

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Wolfgang Schwarzenbacher : nouveau membre du comité central

Prix solaire spécial suissetec

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Interview de l’architecte et du projeteur en technique du bâtiment de l’objet primé

Riccardo Mero Responsable de la formation

Site Internet

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Avoir un bon site Internet est de plus en plus important

Offre de formation

suissetecmag  Janvier/Février 2013

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Gros plan

La crème de la crème à Lugano En novembre, les jeunes professionnels suivants ont été sacrés champions suisses de la technique du bâtiment 2012 : David Kummer de Brig-Glis VS (installateur en chauffage), Andreas Kloter de Lengnau AG (ferblantier), Luca Da Costa Alves d’Aranno TI (installateur sanitaire) et Kevin Tinz de Salmsach TG (constructeur d’installations de ventilation) ont remporté la médaille d’or dans les métiers manuels. Du côté des projeteurs en technique du bâtiment, les champions sont Sandro Wagenhofer de Greifensee ZH (spécialisation sanitaire), Jean-Daniel Besse de BasseNendaz VS (chauffage) et Joel von Holzen de Menzingen ZG (ventilation). Marcel Baud

Photos : Patrick Lüthy

Le conseiller national et président central de suissetec Peter Schilliger (à gauche) et Giuseppe Rigozzi, ­représentant du Tessin au comité central, avec les champions suisses ; devant, de gauche à droite : ­Sandro Wagenhofer, Kevin Tinz, Joel von Holzen ; ­derrière, de gauche à droite : David Kummer, ­Jean-Daniel Besse, Luca Da Costa Alves, Andreas Kloter.

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Photo : Patrick Lüthy

Christa Rigozzi interviewe Roger Neukom, chef expert chez les projeteurs. Il confirme que le temps imparti pour les épreuves était ­volontairement court.

Malgré l’ère du numérique, la projeteuse en technique du bâtiment ­ athalie Bünter maîtrise toujours le dessin à main levée. Elle décroche N le bronze (spécialisation sanitaire).

Photos : suissetec

L’installateur sanitaire Andrin Baumann en pleine concentration.

Avoir le bon coup d’œil : Janik Baldinger évalue sa pièce.

Lors de l’impressionnante cérémonie de clôture organisée le 3 novembre à Lugano, les champions suisses ont reçu leur médaille d’or des mains du conseiller national et président central de suissetec Peter Schilliger. L’animatrice de la cérémonie Christa Rigozzi a déclaré que les 50 installateurs en chauffage, installateurs sanitaires, ferblantiers, constructeurs d’installations de ventilation et projeteurs en technique du bâtiment ayant participé aux championnats représentaient la crème de la crème. Et les visiteurs qui ont assisté au travail des jeunes techniciens du bâtiment pendant les 4 jours des épreuves ne la contrediront pas. En 2012, les championnats suisses de la technique du bâtiment ont eu lieu dans le cadre du salon de la construction Edilespo, qui a accueilli 20 000 visiteurs environ. Ceux-ci ont vécu de près le quotidien des artisans et des projeteurs de la technique du bâtiment.

Gestion du temps déterminante A Lugano, les Tessinois sont fiers de « leur » champion suisse : Luca Da Costa Alves d’Aranno TI, qui a remporté la médaille d’or chez les installateurs sanitaires. Il remarque : « Au début, je n’étais pas sûr de finir dans les temps. J’ai eu des difficultés car je ne connaissais pas bien certains

suissetecmag  Janvier/Février 2013

matériaux. » Pour Andreas Kloter de Lengnau AG, champion suisse chez les ferblantiers, le temps a également été déterminant : « C’est génial d’être champion suisse. Le plus délicat a été la gestion du temps. Le deuxième jour, j’ai pu ralentir un peu et me concentrer davantage sur la qualité. » Ueli Mumenthaler, chef expert chez les installateurs en chauffage, confirme que pour « ses » candidats également, la clé du succès était une organisation efficace du temps. Selon lui, David Kummer de Brig-Glis VS, champion suisse chez les installateurs en chauffage, l’a bien compris : « David a saisi que l’épreuve représentait une sorte de puzzle pour lequel il fallait commencer à préparer tous les éléments. » C’était la 22e fois que suissetec organisait les championnats suisses dans les métiers d’installateur en chauffage, de constructeur d’installations de ventilation, de ferblantier et d’installateur sanitaire. Les championnats des projeteurs en technique du bâtiment ont eu lieu pour la 3e fois dans les spécialisations sanitaire, chauffage et ventilation, afin de montrer la complémentarité entre planification et exécution. La promotion de l’image de nos métiers constituait le deuxième objectif de cette manifestation. En 2013, les championnats suisses auront lieu en octobre lors de la foire Olma à Saint-Gall, une nouvelle fois sous les yeux d’un public nombreux.

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Informations internes

Salle comble : 110 délégués ont participé à l’AD d’automne au Swissôtel à Zurich. Ils représentaient 170 voix.

Wolfgang Schwarzenbacher succède à Heinz Rohner Lors de l’assemblée d’automne de suissetec, les délégués des sections ont élu Wolfgang Schwarzenbacher comme nouveau membre du comité central. Le Liechtensteinois de 44 ans succède à Heinz Rohner et reprend ainsi les rênes du département des finances. Marcel Baud

Wolfgang Schwarzenbacher avait été désigné par la section Suisse du nord-est. Diplômé de la Haute école de Saint-Gall et titulaire d’un MBA, il dispose d’une large expérience professionnelle, tant au niveau national qu’international. Depuis 2011, Wolfgang Schwarzenbacher est à la tête de Cofely AG. Heinz Rohner, viceprésident du comité central, a souhaité se retirer pour la fin de l’année 2012. Peter Schilliger a rendu hommage à ses 12 années d’activité au sein de la direction de l’association, dont les trois dernières en tant que représentant du département des finances. Le président central a

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souligné le grand engagement d’Heinz Rohner, notamment en faveur des intérêts des petites entreprises. « Il a souvent montré la voie vers des solutions nouvelles, économiques et malgré tout efficaces », a relevé Peter Schilliger. Sous de vifs applaudissements, Heinz Rohner a ensuite été nommé membre d’honneur de suissetec.

Budget 2013 approuvé sans voix contraire Peu de temps auparavant, Heinz Rohner avait présenté le budget 2013. La hausse prévue des produits des émoluments de cours et des taxes

d’examen engendre des charges générales et des honoraires plus élevés au niveau des cours. L’augmentation de la contribution aux cours interentreprises de CHF 69 à CHF 75 par journée de formation, approuvée par les délégués, apparaît comme une charge supplémentaire dans les comptes de suissetec, mais profite aux sections en déchargeant les membres. Parmi les projets au budget, chiffrés à un total de CHF 963 600, l’élaboration de supports de cours et d’examens de modules communs pour la formation professionnelle supérieure constitue le poste le plus important avec CHF 282 500.


Le budget 2013 prévoit une perte de CHF 31 100. Compte tenu des amortissements d’un montant de CHF 1026 200 et des projets mentionnés, Heinz Rohner a cependant estimé que la planification était positive. Le budget d’investissements s’élève à un montant total de CHF 1023 800. Parmi les divers postes, environ 70% concernent des réno­ vations importantes, liées en premier lieu à ­l’infrastructure de la formation. Ainsi, un montant de CHF 300 000 est notamment planifié pour achever en 2013 la rénovation de la toiture plate du centre de formation de suissetec à Lostorf, en cours depuis plusieurs années. suissetec peut financer entièrement les investissements par ses propres moyens. Les 110 délégués, qui représentaient 170 voix, ont approuvé le budget 2013 sans voix contraire.

grand engagement de toutes les parties prenantes était encore nécessaire pour obtenir un impact au niveau national.

En ce qui concerne les salaires 2013, les dé­ légations aux négociations des parties contractantes de la convention collective de travail (CCT) dans la technique du ­bâtiment ont convenu d’augmenter de 1,0% la masse salariale des personnes soumises à la CCT et de répartir ce montant ­individuellement. Les organes compétents du syndicat Unia n’ont pas approuvé le résultat de ces ­négociations ; suissetec recommande donc aux entreprises membres d’adapter les ­salaires dans le sens susmentionné, c’està-dire d’augmenter de manière globale la masse salariale des personnes soumises à la CCT de 1,0% et de répartir ce montant ­individuellement en fonction des prestations. Les salaires minimaux demeurent inchangés.

Appel aux sections Le président central Peter Schilliger a appelé les délégués à être encore beaucoup plus actifs au niveau des offres de formation, par exemple en proposant des cours en lien avec l’introduction de nouvelles normes et directives. Le manque de présence auprès des membres le préoccupe. De même, les sections devraient impliquer davantage les membres dans la campagne d’image. Peter Schilliger a ainsi fait écho à la présentation de Benjamin Mühlemann. Le responsable de la communication chez suissetec a dressé un état des lieux de la campagne d’image « Nous, les techniciens du bâtiment. » Fait réjouissant : le nouveau site web destiné aux consommateurs « www.nousles-techniciensdubâtiment.ch » a déjà été visité des milliers de fois. La plupart des internautes le consultent pour trouver un technicien du bâtiment. Benjamin Mühlemann a relevé qu’un

suissetecmag  Janvier/Février 2013

Avenir des apprentissages professionnels et du métier de ferblantier Daniel Huser, membre du comité central et représentant du département de la formation, a présenté deux projets axés sur les perspectives professionnelles. Des conférences prospectives sur les apprentissages professionnels doivent permettre d’évaluer si les ordonnances sur la formation et les plans de formation ont porté leurs fruits ces cinq dernières années. Ce printemps, à l’une des cinq conférences organisées dans toute la Suisse, les représentants de l’association concernés par la formation sont invités à discuter de cette question et à participer ainsi activement au développement des apprentissages professionnels. Un sondage en ligne sur l’avenir du métier de ferblantier a déjà été mené auprès d’entreprises de ferblanterie. Il s’agissait de déterminer si les ferblantiers sont préparés de manière optimale au marché du travail. Sur la base des résultats du sondage, l’objectif est de favoriser l’évolution du métier de ferblantier vers une profession axée sur l’avenir et adaptée au marché.

suissetec recommande une augmentation des salaires de 1,0% dans les branches de la technique du bâtiment

© Photo : oliverel / fotolia.com

Photos : Peter Schönenberger

Changement au comité central : Heinz Rohner (à gauche) avec son successeur Wolfgang ­Schwarzenbacher.

Les délégués ont approuvé toutes les ­motions. Parmi eux, Rolf Wehrli, directeur de la section suissetec Suisse du nord-ouest.

Daniel Huser, membre du comité central et représentant du département de la formation, a invité les délégués à participer aux conférences prospectives en 2013.

Remarque complémentaire : selon l’art. 29.1 CCT, les salariés âgés de 20 à 35 ans béné­ ficieront d’un jour de vacances supplémentaire en 2013. Désormais, ils peuvent ainsi prétendre à 25 jours de vacances. 7


Innovation

« La thermie solaire est ­ encore trop peu intégrée dans l’enveloppe du bâtiment. »

Photo : Sabina Bobst

Le projeteur en technique du bâtiment Urs Zimmermann (à gauche) avec ­l’architecte Peter Dransfeld devant la ­façade de la résidence Blauort, ­récompensée par le prix solaire spécial suissetec 2012 pour l’installation ­thermique solaire la mieux intégrée.

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En octobre dernier, la résidence Blauort a reçu le prix solaire spécial suissetec pour l’installation thermique solaire la mieux intégrée. Situés à Ermatingen, en Thurgovie, les trois immeubles sont dotés de 114 m2 de capteurs solaires, parfaitement intégrés dans la façade et les balustrades des balcons. Ils produisent 28 000 kWh par an et couvrent ainsi 20% des besoins en énergie thermique. Marcel Baud

en octobre dernier, le président central de ­suis­setec Peter Schilliger a qualifié la résidence Blauort de projet phare de la construction énergétiquement durable. Il a ensuite précisé que le prix spécial suissetec, doté de CHF 10 000, doit encourager les professionnels de la branche à exécuter d’autres réalisations de haut niveau dans la construction et l’assainissement durables. Une approche interdis­ ciplinaire englobant tous les métiers de la technique et de l’enveloppe du bâtiment est indispensable à la réussite de tels projets. Peter Schilliger a également souligné les compétences des professionnels de la technique du bâtiment, capables de révéler les corrélations énergétiques, dans une construction nouvelle ou ancienne, et d’assurer le suivi du projet – de la planification à la mise en service. La réalisation des trois immeubles de la résidence Blauort a été dirigée par l’architecte thurgovien Peter Dransfeld. Celui-ci a déjà réalisé plusieurs projets récompensés par le Prix Solaire. Il se consacre à la construction énergétiquement efficace depuis plusieurs dizaines d’années. Peter Dransfeld peut compter sur des partenaires tels que le bureau d’ingénieurs Maurer, à Arbon. Dans le cas des trois nouveaux immeubles d’Ermatingen, le membre de suissetec était responsable de la planification de la technique du bâtiment. Afin d’en savoir plus sur l’objet qui a remporté le prix solaire spécial suissetec 2012, nous avons rencontré Peter Dransfeld et Urs Zimmermann, projeteur en technique du bâtiment responsable du projet Blauort au sein du bureau d’ingénieurs Maurer.

Que signifie le prix spécial suissetec pour vous ? Peter Dransfeld : Ce prix valide une solution qui est à mes yeux encore trop peu exploitée aujourd’hui : l’intégration complète de la thermie solaire dans l’enveloppe du bâtiment. Nous avons relevé ce défi avec la résidence Blauort, et réalisé ainsi un de ces projets phares nécessaires à un changement de paradigme énergétique dans la construction. Urs Zimmermann : Je suis du même avis. De plus, d’un point de vue esthétique, je préfère un système solaire intégré dans la façade

plutôt que des panneaux inclinés sur le toit. Les trois immeubles à Ermatingen illustrent très bien ce que l’on peut faire aujourd’hui.

Comment les collaborateurs de l’entreprise ont-ils réagi à l’annonce du prix ? U. Z. : Nous sommes très fiers d’avoir participé à ce projet. Cette distinction récompense nos efforts pour planifier des systèmes énergétiquement efficaces. Le bureau Maurer met en œuvre des solutions durables à la pointe de la technique, qu’il s’agisse de maisons Minergie ou Minergie P. Notre ­philosophie s’accorde ainsi à celle de M. Dransfeld.

Résidence Blauort, Ermatingen TG

Photo : Agence solaire

Lors de la remise des Prix Solaires Suisses

Les 114 m2 de capteurs solaires de la résidence Blauort sont intégrés de manière exemplaire dans la façade et les balustrades des balcons. Ainsi, malgré leur emplacement dans une zone périphérique sensible, ces bâtiments s’insèrent parfaitement dans le paysage environnant. Avec une production de 28 000 kWh / a, les cap­ teurs fournissent près de 20% des besoins en énergie thermique des trois immeubles. Cette résidence montre comment intégrer et utiliser, dans des immeubles, des installations solaires thermiques sur une grande surface. La vue, exceptionnelle et entièrement dégagée, satisfait pleinement les besoins des habitants exigeants. Les appartements offrent un confort optimal pour des coûts énergétiques moindres. La résidence a reçu le prix solaire spécial suissetec 2012 pour l’installation thermique solaire la mieux intégrée.

Quel est l’effet de telles distinctions vers l’extérieur ? P. D. : On en parle avant tout dans les milieux spécialisés. Si l’on souhaite toucher le grand public, il faut réaliser soi-même un travail de presse. Nous avons fait les démarches nécessaires et les médias régionaux ont publié des articles sur notre ouvrage.

En quoi la résidence Blauort constituet-elle l’installation solaire la mieux ­intégrée  ? P. D. : Au niveau de la façade, il est difficile d’intégrer des panneaux solaires de manière esthétique. Une solution consiste à utiliser des capteurs sur mesure, comme c’est le cas pour la résidence Blauort. Malheureusement, peu d’entreprises proposent des capteurs que l’on peut configurer individuellement. C’est étonnant. Sur l’investissement total pour une nouvelle construction, les frais pour des capteurs sur mesure ne pèsent pas lourd. Personne ne renoncerait au ­système s’il doit dépenser CHF 1000 de plus pour des capteurs.

Est-ce un appel aux fabricants ? P. D. : Oui, car il existe ici un énorme potentiel, et pas seulement pour les capteurs ­thermiques, mais aussi dans le domaine du photovoltaïque. Dans le cadre des premiers projets réalisés, on les intègre désormais aussi dans la façade.

Beaucoup de personnes pensent encore que les concepts énergétiquement durables sont plus chers. Que dites-vous au maître de l’ouvrage attentif au budget ? P. D. : Que les systèmes durables du point de vue énergétique sont aussi largement à sa portée. Comme vous l’avez souligné, la résidence Blauort se situe dans une gamme de prix élevés, mais cela n’est en aucun cas dû au concept énergétique. Les grandes pièces avec façades vitrées, les cuisines et les revêtements de sol coûteux, l’accès direct en ­ascenseur à chaque appartement, les garages spacieux – voilà les facteurs qui se répercutent sur le prix, et non l’isolation du bâtiment, les panneaux solaires ou la pompe à chaleur. Il serait absolument faux d’affirmer que seules les personnes aisées peuvent s’offrir des bâtiments durables.

+   Pour en savoir plus www.solaragentur.ch suissetecmag  Janvier/Février 2013

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Conseils

Maintenance : arrêtez la machine avant toute intervention En Suisse, plus de dix personnes par an perdent la vie dans le cadre de la maintenance des machines et installations techniques. La Suva mène donc une campagne de prévention axée sur les principaux risques. Serkan Isik

Eliminez les dangers pouvant provenir d’une

Un cadenas posé sur l’interrupteur de ­révision garantit que l’installation est déclenchée au moment de ­commencer le travail.

De nombreux accidents graves se produisent lors des travaux de maintenance. Les opérateurs peuvent tomber, s’électrocuter, s’asphyxier ou être victimes d’explosions. Il arrive trop souvent qu’ils perdent la vie ou restent invalides. C’est ici que la campagne « Maintenance sûre » de la Suva entre en jeu.

Analyse des accidents mortels

Huit règles qui sauvent la vie La campagne de la Suva repose sur huit règles de sécurité vitales. Elles s’adressent aux opérateurs de maintenance et à leurs ­supérieurs. Malgré la diversité des dangers, la Suva s’est fixé pour but de formuler des règles de comportement simples et pratiques, pouvant être mises en œuvre dans le quotidien professionnel. Les messages clés sont les suivants : Planifiez soigneusement chaque intervention de maintenance, n’improvisez pas au moment d’exécuter les travaux. En cas de situation inattendue, stoppez le travail et définissez les précautions à prendre. Arrêtez la machine avant toute intervention. Sécurisez-la au moyen d’un cadenas personnel afin qu’elle ne puisse pas être remise en marche de manière inopinée.

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La Suva a analysé un très grand nombre d’accidents mortels. Il est apparu que les dangers concernant la maintenance des installations techniques et des machines présentent une extrême diversité et re­ couvrent tous les thèmes de la sé­ curité au travail. Les accidents mortels sont principalement dus aux dangers suivants : dangers mécaniques : 50% (être coincé ou entraîné dans les cylindres, être heurté par une charge, etc.) chutes : 20% chocs électriques : 20% explosions, incendies, ­intoxications, asphyxies  : 12% autres dangers : 6%

Photos : Suva

source d’énergie résiduelle. Tenez compte du fait que, par exemple, après avoir arrêté une plateforme élévatrice, la pression présente dans le système hydraulique est maintenue et peut diminuer brutalement lors de l’intervention. Cela peut entraîner l’abaissement de la lourde plateforme élévatrice et écraser l’opérateur de maintenance. Il est important que les cadres n’engagent que des spécialistes qui connaissent les machines et les dangers. « Pour assurer le bon déroulement des interventions de maintenance, il est indispensable de procéder à l’identification des dangers avec tout le professionnalisme requis, sans oublier de définir la procédure applicable en cas de panne. L’identification des dangers incombe aux supérieurs hiérarchiques », souligne Xavier Bühlmann, chef de la campagne « Maintenance sûre ».

Stratégie de prévention ciblée La campagne « Maintenance sûre » s’inscrit dans le cadre du projet « Vision 250 vies » de la Suva. Son but : réduire de moitié le nombre d’accidents professionnels graves au cours des 10 prochaines années. Moins d’accidents, cela signifie moins de pertes de production et une baisse du coût des accidents : des économies que la Suva redistribue aux entreprises sous la forme de primes d’assurances plus basses.

+  Suva, Division sécurité au travail www.suva.ch/maintenance

Vous pouvez obtenir le dépliant présentant les huit règles vitales (n° 84040.f) et le support ­pédagogique (n° 88813.f) sur : www.suva.ch/waswo Pour des conseils personnalisés par des spécialistes Suva, rendez-vous au salon MAINTENANCE Schweiz 2013, consacré à la maintenance industrielle. 13.–14.2.2013, Zurich www.easyfairs.com


En ligne

« Sans site Internet, point de salut » « Un site Internet doit être convivial et accrocheur », conseille le professeur Ralf Wölfle, coauteur du « E-CommerceReport », le rapport sur le commerce en ligne suisse. Même les entreprises bien établies s’exposent à des pertes sur le chiffre d’affaires si elles ne disposent pas d’un site web moderne. Marc Gusewski

« Notre site Internet est un grand atout. » Pour Patrick Wirz, membre de suissetec et directeur de l’entreprise bâloise Eugen Wirz & Co. AG, cela ne fait aucun doute : « De nombreux clients nous trouvent grâce à Internet. »

«

De nombreux clients nous trouvent grâce à Internet.

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Photo : senoldo / fotolia.com

Patrick Wirz, membre de suissetec et directeur de l’entreprise bâloise Eugen Wirz & Co. AG

Lancé il y a six ans, le site Internet de l’entreprise, volontairement simple mais moderne, convainc par sa structure claire. Patrick Wirz donne un exemple : « Nous ne gérons pas de service d’urgence à proprement parler, mais les gens trouvent vite notre site. Et ils ne cherchent pas longtemps un numéro de téléphone : il figure tout simplement sur la page d’accueil. » A Bâle, la petite entreprise traditionnelle a beaucoup gagné en notoriété grâce à sa présence sur la Toile. « Selon les retours que nous recevons de nos clients, notre site, convivial et clair, permet d’accéder rapidement aux informations importantes », explique Patrick Wirz. Autre exemple, lors de la Swissbau, Hans Jörg Luchsinger, spécialiste en communication du bureau IEU de Liestal, organise des expositions sur des thèmes de la technique du bâtiment et utilise beaucoup Internet à cette occasion. Mais, pour lui, les avantages du web ne s’arrêtent pas là : « Nous avons nous-mêmes déjà décroché de nombreux mandats via Internet. »

suissetecmag  Janvier/Février 2013

Objectif central : être trouvé ­facilement sur la Toile Patrick Wirz confirme : « Sur notre site, le but n’est pas de montrer de nombreux projets, mais des exemples actuels qui servent de références. Cela permet de mieux nous profiler. » La facilité avec laquelle on trouve le site Internet de l’entreprise bâloise via les moteurs de recherche prouve l’efficacité de cette approche. « Malgré la multitude de commerces de détail que compte la Suisse, le commerce en ligne progresse chaque année », analyse le « E-Com­ merce-Report 2012 », établi par Uwe Leimstoll et Ralf Wölfle, directeur du centre d’expertise sur le commerce en ligne de la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW). Le rapport sert de baromètre pour le développement du e-commerce. Celui-ci ne cesse d’augmenter et prend ainsi des parts de marché au commerce de détail stationnaire et aux entreprises des arts et métiers.

+   Pour en savoir plus www.kmu.admin.ch/publikationen

La Confédération consacre par ailleurs une page sur le e-commerce : http://www.kmu.admin.ch/themen

L’expert Ralf Wölfe observe : « Il existe des applications Internet dont l’objectif est d’améliorer la visibilité sur le marché. » Il est en effet important de s’assurer que, en lançant une recherche sur Internet, on trouve facilement le site de l’entreprise. Il convient notamment d’ap­ para��tre dans les annuaires professionnels pertinents ; l’entreprise améliore ainsi son positionnement dans les résultats de Google.

Conseils pour un site Internet efficace Voici quelques conseils pour concevoir un site Internet convaincant. Les pages web qui ne sont pas actualisées donnent une image peu flatteuse de l’entreprise. Il vaut mieux se limiter à l’essentiel sur un site Internet. Positionnezvous comme un interlocuteur, soyez facilement atteignable. Améliorez le référencement de votre site pour apparaître dans les premiers résultats des moteurs de recherche ; cela vous sera vite profitable. Par ailleurs, Ralf Wölfle recommande aussi de réfléchir à l’effet que vous souhaitez obtenir avec votre site Internet. La Confédération donne des recommandations sous la forme d’un aide-mémoire, publié en 2011 par le SECO, « Présentation en ligne de votre PME ». Selon le SECO, « Davantage de sécurité, de fiabilité et de convivialité permet de rendre les offres internet des PME suisses encore plus attrayantes ».

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Image

Six entreprises de la ­technique du bâtiment, un seul stand Un alpiniste regarde la halle d’exposition depuis une grande toile. Sur celle-ci est écrit « Nous, les techniciens du bâtiment. » Un slogan que six entreprises bernoises membres de suissetec ont parfaitement adopté. En octobre dernier, elles n’ont pas hésité à reprendre un sujet publicitaire de la nouvelle campagne d’image pour se présenter sous une seule et même forme à l’exposition des arts et métiers GEWA de Köniz (BE). Marcel Baud

Six entreprises, normalement concurrentes, partageant un stand commun à une exposition des arts et métiers : résultat ? « C’est très con­ cluant », répond Regula Luginbühl de l’entreprise P. Baumann AG, Niederhasli, l’une des entreprises qui a pris part à cette initiative. Coordinatrice du projet, elle ajoute : « Une con­ currence saine n’a jamais fait de mal. » L’idée de cette coopération remonte à la dernière « Journée du soleil », à laquelle participent déjà régulièrement ensemble quatre des six entreprises. « En apparaissant de manière uni­ forme sur une large surface, nous attirons davantage l’attention qu’avec des stands individuels se noyant dans la masse, explique Regula Luginbühl. Nous profitons tous des synergies résultant de cette présence caractérisée par la campagne d’image de suissetec. » Lorsque l’on entre dans la halle d’exposition, la toile de 60 m2 sur laquelle figure l’alpiniste au Petit Cervin accroche immédiatement le regard. Le personnel du stand porte des polos verts. « La couleur des T-shirts rappelle celle de la

veste de l’alpiniste », explique Regula Luginbühl. Seuls les badges montrent que diverses entreprises collaborent au même stand. Ainsi, les exposants sont d’abord perçus comme des professionnels du bâtiment, et ensuite seulement comme des collaborateurs de différentes entreprises. Heureuse coïncidence, on a reçu les documents de la nouvelle campagne le jour même de la séance consacrée au concept du stand commun. « Lorsque Benjamin Mühlemann, responsable de la communication chez suissetec, nous a informés qu’il y aurait un sujet sur le solaire, nous étions très enthousiastes à l’idée de l’utiliser pour notre stand. »

Stand spacieux propice aux discussions « Nous voulions avoir du temps à consacrer à nos clients lors de l’exposition GEWA », explique Matthias Maurer, directeur de P. Baumann AG. L’objectif premier n’était pas de décrocher des mandats, mais d’être présents. Le stand de 40 m2 est spacieux et volontairement ouvert. Un bar et des sièges invitent aux

discussions. Aux panneaux solaires, chauffeeau, radiateurs et robinetteries, les six entreprises ont préféré exposer une sculpture originale constituée des éléments que maîtrisent les techniciens du bâtiment. Sur des écrans plats, une présentation multimédia montre les tâches des professionnels du bâtiment ; celle-ci est complétée par des images de fabricants et fournisseurs ayant sponsorisé le projet.

Une expérience à renouveler Pour les PME, participer à une exposition des arts et métiers représente des frais considérables. Il faut établir un concept, louer une surface, engager des personnes pour construire le stand. A cela s’ajoutent les coûts pour la promotion de la manifestation, la restauration et le personnel. A cet égard aussi, l’idée de Köniz a été très profitable. Le concept de la campagne faîtière de suissetec a pu être repris. Les entreprises ont contribué chacune à la même hauteur aux frais liés au stand, à la restauration et à la communication, et ont toutes bénéficié de l’attrait de ce grand stand. A la fin de l’exposition GEWA, les six directeurs étaient ravis ; non seulement par l’afflux de visiteurs, mais aussi par l’excellente collaboration. Avec cette présence commune, ils ont donné l’image de techniciens du bâtiment modernes, compétents et proches du client. Et ils ont déjà décidé d’organiser de nouveau un stand commun à la prochaine GEWA.

Photo : Marcel Baud

Tous ravis par le stand commun (de gauche à droite) : Serge Morgenegg, Morgenegg AG, Köniz ; Marc Pulver, U. Pulver AG, Köniz ; Hans Pauli, energy unlimited GmbH, Mittelhäusern ; Matthias Maurer, P. Baumann AG, Niederscherli ; Bruno Messerli, W. + H. Messerli AG, Berne ; Thomas Künzi, Bill + Künzi AG, Liebefeld.

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Temps libres

Dans cette rubrique, les collaborateurs de suissetec présentent leurs buts d’excursion préférés.

Un club qui me fait vibrer

Gabriela Kämpf Age : 47 ans Profession : collaboratrice au secrétariat romand de suissetec Loisirs : hockey, camping, voyages et mots fléchés

«

Chaque année, j’attends la saison de hockey avec impatience. J’adore assister aux matchs du HC Davos quand j’en ai l’occasion. Vêtue d’un maillot aux couleurs de ce club qui me tient à cœur, j’en­ courage mon équipe préférée avec ferveur. Je vis ces moments intensément. La coupe Spengler et les matchs de hockey du HCD me font vibrer et me procurent des montées d’adrénaline à chaque tir au but. Le HCD évolue à la Vaillant Arena dans le magnifique village de Davos, aux Grisons. Ce canton, dont je suis originaire, me rappelle de nombreux souvenirs d’enfance et j’y suis très attachée.

»

suissetecmag  Janvier/Février 2013

Photo : Béatrice Devènes

+   Pour en savoir plus www.hcd.ch www.spenglercup.ch

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Formation

Offre de f­ ormation Centre romand de formation continue / Colombier Organe responsable : Centre romand de formation continue, 2013 Colombier, tél. 032 843 49 52, fax 032 843 49 55 romandie@suissetec.ch www.suissetec.ch Vous trouverez les offres de cours et de séminaires actuelles du centre de formation de suissetec à Colombier sous : www.suissetec.ch. Vous pouvez vous inscrire directement en ligne.

Cours de formation continue : Chauffage Contremaître en chauffage avec brevet fédéral. Janvier 2013–juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître chauffagiste avec diplôme fédéral. Janvier 2013 – décembre 2014 / examen en 2015.

Sanitaire Contremaître sanitaire avec brevet ­fédéral. Janvier 2013–juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître sanitaire avec diplôme fédéral. Janvier 2013–décembre 2014 / examen en 2015. Projeteur sanitaire avec diplôme fédéral. Janvier 2013–décembre 2017. Autorisation d’installer l’eau (Eauservice Lausanne, Viteos Neuchâtel et Service des Energies Yverdon-les-Bains). Printemps 2013 – été 2014 (198 heures de cours).

Ferblanterie Contremaître ferblantier avec brevet ­fédéral. Janvier 2013–juillet 2014 / examen en novembre 2014. Perfectionnement modulaire (selon calendrier du brevet en cours). Maître ferblantier avec diplôme fédéral. Janvier 2013–décembre 2014 / examen en 2015. Revêtements métalliques de toitures. Printemps 2013 (4 jours).

Divers Ventilation de confort. Printemps 2013 (1 jour).

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Directive « Qualité de l’eau dans les installations techniques du bâtiment » / SICC BT 10201 / SIA 385/1-2. Eté 2013. Présentation des nouvelles directives : Gaz G1 Eau W3 SN 592000 Printemps 2013. Spécialiste en thermique (ImmoClimat suisse). Printemps 2013. Persona – Développez vos compétences personnelles. 8 modules avec attestations suissetec. Les prix indiqués incluent le repas et le support de cours. Dates et lieux des cours (sous réserve de modifications) : Module E : Entretiens exigeants 24 janvier 2013 à Genève 1 jour, CHF 100 Module A : Mon comportement 7 février 2013 à Martigny 1 jour, CHF 100 Module B : Ma communication 7 mars 2013 à Colombier 1 jour, CHF 100 Module C : Mon organisation 18 avril 2013 à Genève 1 jour, CHF 100 Module D : Mon client 16 mai 2013 à Fribourg 1 jour, CHF 100 Module E : Entretiens exigeants 6 juin 2013 à Tolochenaz 1 jour, CHF 100

3 nouveaux modules : Module F : Mes apprentis 11 et 12 mars 2013 à Colombier 2 jours, CHF 200 Module G : Mes instructions aux clients 2 mai 2013 à Tolochenaz 1 jour, CHF 100 Module H : Mon optimisation des ressources 20 juin 2013 à Fribourg 1 jour, CHF 100

Examen final de conseiller énergétique des bâtiments 2/2012

21 conseillers énergé­ tiques recoivent leur brevet fédéral L’examen final de conseiller énergétique des bâtiments EF 2012/2 a eu lieu du 10 au 13 septembre 2012 à Lostorf SO, Uzwil SG et Colombier NE. Dans l’ensemble, 21 candidats ont réussi l’examen et peuvent désormais porter le titre de conseiller / conseillère énergétique des bâtiments avec brevet fédéral. Dès à présent, les conseillers énergétiques peuvent renseigner sur les questions énergétiques dans le bâtiment et sont des spécialistes recherchés dans la construction.

Conseiller / conseillère énergétique des ­bâtiments avec brevet fédéral Diplômés de l’examen professionnel 2012/2 : Buholzer Marcel Meggen LU Casutt Silvan Zizers GR Eigenmann Martin Niederuzwil SG Eugster Daniel Freidorf TG Fischer Rudolf Udlingenswil LU Fringer Marcel Barzheim SH Fuhrimann Ueli Willisau LU Gugger Irene Beringen SH Heyd Thierry Avry-devant-Pont FR Joos Cyril Trimmis GR Kaufmann Christoph Hinteregg ZH Kradolfer Roland Kreuzlingen TG Maire Yvan Montet FR Meier Roger Bassersdorf ZH Mottet Jean-Charles Evionnaz VS Ostertag Michel Himmelried SO Rapelli Cesar Weggis LU Rimbeaux Philippe Schwerzenbach ZH Rohrer Walter Schaan (FL) Stierli André Muri AG Tosi Christophe Sierre VS


Environnement professionnel

Nouvelle image

Cure de jouvence pour l’image de suissetec Après avoir lancé le nouveau label « Nous, les techniciens du bâtiment. » pour les branches de la technique du bâtiment en septembre dernier, suissetec a légèrement modifié l’image de l’association. Les responsables de la communication de suissetec ont saisi l’occasion au vol : ils ont profité des discussions sur l’intégration du nouveau label « Nous, les techniciens du bâtiment. » dans l’image de suissetec pour s’attaquer à un rafraîchissement général du « corporate design ». Ainsi, le logo de suissetec, le papier à lettre, le marquage, le layout des imprimés, etc. ont été relookés. La différence par rapport aux supports de communication utilisés jusqu’ici est moindre, mais confère une image plus dynamique, moderne et élégante à l’association. C’était d’ailleurs l’objectif déclaré de cette légère cure de jouvence : tous les imprimés et produits exis-

Nouveau panneau lumineux sur le toit du centre de formation suissetec de Lostorf. tants peuvent ainsi continuer à être utilisés sans problème, même s’ils portent l’ancien logo. Ce n’est que lorsqu’ils doivent être réédités que les supports de communication sont adaptés à la nouvelle identité visuelle. Par conséquent, aucun coût supplémentaire n’est engendré.

La nouvelle image de l’association est la plus visible au centre de formation de Lostorf, où un panneau lumineux avec le nouveau logo a été monté fin novembre. L’élément visuel, le carré avec les traits de couleur, a été aminci et se trouve maintenant à gauche de l’élément textuel. De plus, les lettres ont été légèrement retravaillées. Dès à présent, le logo est mis à la disposition des membres pour leurs propres activités de communication. Il peut être téléchargé sur le site Internet de suissetec au format graphique usuel « eps » depuis l’espace réservé aux membres. (muhb)

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Pour en savoir plus www.suissetec.ch/mitgliederinformation/fr

Pour les appels d’offres publics

Les contrats-types de la KBOB font gagner du temps La Conférence de coordination des services de la construction et des immeubles des maîtres d’ouvrage publics (KBOB) a élaboré des contrats-types et des guides, utilisés aujourd’hui déjà lors d’appels d’offres publics, en particulier de la Confédération. Ces documents ont été établis en collaboration avec des représentants d’intérêts de la branche de la con­s­ truction. Les modèles de contrats doivent faire gagner du temps aux utilisateurs. Ils offrent par ailleurs la possibilité d’adapter les dispositions contractuelles au cas concret. En plus des contrats-types, la KBOB donne des instructions sous forme de guides. Il s’agit de recommandations contenant des informations utiles. Aujourd’hui, les contrats-types suivants sont mis à disposition des professionnels de nos branches: contrat d’entreprise, contrat d’entreprise générale (bâtiment), contrat d’entreprise totale (bâtiment), contrat de maintenance, contrat-cadre et contrat pour prestations de

suissetecmag  Janvier/Février 2013

mandataire. Ces documents peuvent être téléchargés sous les publications de la KBOB, dans la rubrique « Achats et contrats ». suissetec s’est exprimée avec fermeté à plusieurs reprises sur ces documents et s’est toujours engagée pour que les intérêts de ses branches soient pris en compte. Les modèles de contrat garantissent une certaine uniformité et augmentent la sécurité juridique. La volonté de raccourcir les délais de paiement est un élément positif qui mérite d’être relevé. Ainsi, un délai de 30 jours est généralement prévu dans les contrats-types. Dans la pratique, les délais sont déjà plus courts dans la plupart des cas. Les « Directives et recommandations concernant les délais de paiement dans le domaine de la construction » comprennent davantage d’informations sur la fixation des délais de paiement. Par ailleurs, un nouveau document, « Guide pour la détermination des sûretés financières dans les contrats d’entreprise »,

est également disponible. Les garanties requises doivent correspondre au risque existant. A cet égard, il est très justement mentionné que les sûretés ne sont pas gratuites et qu’elles constituent en fin de compte un coût pour le maître de l’ouvrage. Si le risque diminue avec l’avancement des travaux, le montant des sûretés devrait aussi diminuer. Il est de plus sou­ ligné que, généralement, un cautionnement solidaire suffit si aucun risque particulier n’est constaté lors d’une analyse des risques. Enfin, il vaut en tous les cas la peine de jeter un œil au « Guide pour la gestion des avenants aux contrats ». Les avenants aux contrats donnent en effet toujours lieu à des différences au niveau du décompte. Il est donc important d’améliorer la gestion des avenants. (Barbara Carl, Dr en droit, ­avocate)

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Pour en savoir plus www.bbl.admin.ch/kbob

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suissetec mag 01 | 2013