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Oliver Barton


FLO MIRTAIN

Souvent avec les skateurs, il faut attendre que les étoiles soient bien alignées pour qu’ils fassent un méchant trick. Si ce n’est pas l’alignement des étoiles, c’est la couleur du ply supérieur de leur planche ou celle de la semelle de leurs pompes qui est déterminante, à moins que ça ne soit la forme des lacets, ou encore la bouffe ingérée la veille… Et si on n’a jamais vu d’images de tricks de Mike Mo, en dehors de la Californie, c’est que toutes les conditions idéales sont réunies là-bas et rien que là-bas ! Par contre, pas de soucis pour Flo : il trouve son bonheur partout dans le monde. Le voici loin de chez lui, à Los Angeles, en compagnie de ses collègues de Cliché. Un sol à peu près lisse et une bouteille de coca, voilà les ingrédients nécessaires au chef Flo pour concocter un switch frontside heelflip qui passe en moins d’essais qu’il n’y a de doigts sur une main.

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Cela fait un bon bout de temps que Caswell est dans le « game ». Il a tout juste 11 ans quand sa première photo est publiée dans un magazine. Deux ans plus tard, il intègre les rangs de la marque chrétienne Renaissance Skateboards avant de rejoindre Javier Sarmiento et Danny Wainwright, tout juste adolescents, chez Powell. Pour ses 20 ans, le voilà qui file chez Toy Machine aux côtés de Diego Bucchieri, Billy Marks, Ed Templeton et Austin Stephens. Son nom est inscrit pour la première fois sous une board en 2003, ça y est, Caswell est pro ! Depuis, il n’a plus jamais changé de sponsor de boards et est resté fidèle à Enjoi. Le voilà « stabilisé » dans sa ville natale, San Diego, bastion du crew Tiltmode Army. Depuis la sortie de Bag of Suck, en 2006, il semblerait que monsieur mène la grande vie et voyage aux quatre coins du monde, clope au bec. Il ne se laisse pas aller pour autant et les différents projets de vidéo, dans lesquels il est impliqué, ne lui laissent pas le temps de s’ennuyer. Des photographies de Dave Chami et des propos recueillis par Mackenzie Eisenhour.


Switch frontside bluntslide.

Que ça soit pour des raisons climatiques, de flemme, d’organisation, de transport ou de circonstance, dans chaque tournée, on n’y coupe pas, d’une manière ou d’une autre, il y a un jour où les activités envisagées ne sont pas skateboardistiques. En ce qui nous concerne, le day-off nous est imposé par la pluie montpelliéraine. Le problème est que tout le sud-est est sinistré, donc aucun plan de repli à moins de deux cents kilomètres à la ronde. On tente le parking d’un centre commercial, bondé en ce samedi, qui abrite un curb, mais les gardiens nous en délogent à peine les premiers trucks posés sur le spot. On refait une petite tentative à quelques 56

dizaines de mètres de là : des quais de déchargement sous un pont, mais un employé qui nettoie l’endroit nous fait une petite démo de “caïratitude” pour impressionner ses potes. On hésite un peu, un petit coup de board dans la tronche le ferait sûrement redescendre d’un ton, mais quoi qu’il arrive, on ne pourra pas skater ici, donc autant se barrer et lui laisser la vie sauve… Ça y est, c’est officiel, le dayoff est déclaré ! Du coup, notre troupe se scinde en deux parties en fonction des objectifs de la journée : les jeunes s’accaparent une chambre d’hôtel, armés d’une bouteille de pastis, de bières et de quelques chips pendant que les plus vieux filent vers le centre ville se salir les mains en fouillant dans des bacs de vinyles. Quelques heures plus tard, les anciens retrouvent la nouvelle génération, agglutinée dans la chambre, devant un match de foot, dans un délicieux parfum d’ambiance mi-pastis, mi-tabac froid. L’unique gobelet en plastique passe de bouche en bouche en se re-remplissant au passage d’une eau pas vraiment fraîche, mais franchement anisée. On boit un coup, parce que bon, on a beau être vieux, ça ne nous empêche pas de trinquer. On récupère Victor, qui a préféré fuir les hostilités au profit d’une bonne sieste dans la chambre voisine, et on file au flunch le plus proche. Fin du day-off, vivement demain !


Nollie flip drop-in.


Boneless, par Lo誰c Benoit.


“ es changements m’ont quand même bien propulsé je pense…”

Et tu vois une différence depuis que c'est Rouquette aux commandes ?

Il est encore trop tôt pour que je te donne mon avis, mais Nico a l'air super motivé et je pense que l'on va essayer de faire plus de tournées et de projets afin de souder le team un peu plus. Mis à part P’tit Ben (Delaboulaye) que je vois souvent à Paris, on ne se retrouve pas tous très souvent... Ça devrait changer et j'en suis bien content ! Bon, cool… et parle-nous un peu de Grilladin du coup, parce que qui dit Trauma dit Grilladin (le filmeur de la marque).

Habituellement, je te raconterais les pires crasses sur Grilladin, mais bon, vu que c'est mon patron maintenant et que je n'ai pas envie de me faire virer je vais me retenir… [rire] En tout cas, malgré le fait que ce soit une pute, c'est un très bon ami et, sauf si c'est pour aller à Dunkerque, je ne dirai jamais non à un petit voyage avec Grigri ! Ça fait combien de temps que tu es chez Trauma ?

Ça fait trois ans maintenant…

Et tu penses que ça a été bénéfique le fait que tu aies changé de sponsor à l’époque, avec ta part dans la video et puis Emerica chez qui tu es entré juste après ?

Carrément ! Je skatais pour Vox avant, ces changements m’ont quand même bien propulsé je pense… Bon, sinon tu reviens d’un tour d’Europe que tu as fait en interrail avec tes potes…

J’ai pas trop envie d’en parler du tour d’Europe… Ça s’est mal passé ?

Je ne sais pas, mais il y a eu quelques tensions… Alors parle-nous plutôt des villes que tu as le plus aimées…

Déjà, on est allé dans ma maison, en Suède, pendant quelques jours, ça c’était génial !

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DVL


Eniz Fazliov Frontisde blunt

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SuGaR #141