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CORELIO PRINTING | NOVEMBRE 2017

« OSER INVESTIR DANS UN MARCHÉ MATURE » Coldset Printing Partners montre de l’audace

LA VENTE DANS LEUR ADN

Rencontrez l’équipe sales de Corelio Printing

« LA CRISE DE LA PRESSE ÉCRITE TOMBE BIEN »

LA PRESSE AU FUTUR, 11e ÉDITION

Evénements nouveaux, respect de la continuité

Hélène Ritz de « à juste Titres » explique pourquoi

LES MAGAZINES PAPIER Un vrai plaisir pour tous les sens

TOUTE LA PRESSE SE RASSEMBLE LES 29 & 30 NOVEMBRE À PARIS


CONTENU 3

PRÉFACE

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FAITS, CHIFFRES & CITATIONS

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LA PRESSE AU FUTUR 2017

8 10 12

Geert van Nieuwenborgh, directeur commercial de Corelio Printing

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6

evénements nouveaux, respect de la continuité

366 #COMMUNITIES

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la coopération sauve la presse régionale

ADWANTED.COM comble une lacune du marché

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À JUSTE TITRES analyse et prédiction de la vente au numéro

14

MÉDIAKIOSK

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RENCONTREZ L’ÉQUIPE SALES DE CORELIO PRINTING

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DE LA TOILE À L’IMPRIMÉ

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« OSER INVESTIR DANS UN MARCHÉ MATURE »

chef d’orchestre de la métamorphose des kiosques de Paris

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interview avec Paul Huybrechts de Coldset Printing Partners

30 33

« PAPER » pourquoi vous devez lire ce live

QUOI DE NEUF EN KIOSQUE

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CARAVAGE ET LA DISEUSE DE BONNE AVENTURE Connaissez-vous le tableau La diseuse de bonne aventure de Caravage? La diseuse de bonne aventure est en fait une voleuse. Elle vole la bague de la personne dont elle prédit l’avenir. Les diseuses de bonne aventure de toutes sortes disent que l’impression est une « industrie du déclin ». L’effondrement est proche. Nous osons dire que c’est une absurdité.

T

outefois, cela ne veut pas dire que nous sommes aveugles

Et cela s’applique à nous et à nos collègues. Nous restons des

en termes d’évolution. Mais toutefois: nous créons

artisans, quoi qu’on en dise.

l’avenir nous-mêmes. Oui, il existe l’ubérisation de la journalistique. Oui, le concept

La distribution des magazines imprimés (et des journaux)

« véracité et équité » est sous pression. Facebook lance… une

constitue certainement un problème. Il y a pratiquement des

campagne d’impression afin de montrer les dangers des

quasimonopoles dans cette distribution. En outre, celle-ci est,

fausses nouvelles. Y a-t-il davantage de preuves nécessaires

dans les pays dans lesquels nous opérons, d’une manière ou

que le print fonctionne ? Facebook recourt à une campagne

d’une autre subventionnée par les autorités publiques. Cela ne

d’impression parce que leur maison manque d’un effet

constitue pas un cadre optimal pour l’innovation. Expliquez

d’origine. Qu’est-ce qu’un effet d’origine ? vous dites vous.

une fois aux responsables du marketing de, disons, Danone ou

Et bien : Facebook manque d’autorité parce que cela apporte un

Coca-Cola, que la moitié de ce qu’ils déposent dans les rayons

fourre-tout d’informations, vraies ou fausses. Avec une récente

de nos magasins disparait dans le conteneur, après une courte

campagne d’information Facebook a fait passer son message

durée dans ce rayon (une journée, une semaine, un mois, trois

dans les journaux afin de bénéficier de l’autorité et du sérieux

mois). « Oui, mais l’imprimé est un produit de luxe. » Désolé

de la presse quotidienne. Sérieux, dont ils ne disposent pas.

mais avez-vous déjà observé comment ce soi-disant produit de

Vous avez dit … crédibilité ?

luxe est exposé dans les « magasins de luxe » ? Arrêtons – en tant que secteur – de nous tromper nous-mêmes.

Il est vrai que dans le secteur de l’imprimerie l’offre et la demande ne sont pas cohérentes. C’est un problème pour le

Non, nous ne sommes pas pessimistes sur l’avenir du papier,

secteur. Cela conduit au fait qu’on investit toujours moins dans

ni celui des journaux, ni celui des magazines imprimés. Nous

la technologie, ce qui est funeste pour l’avenir. Dans ce

ne croyons pas les diseuses de bonne aventure. C’est pourquoi

contexte l’impression reste une activité artisanale et non pas

notre slogan est depuis quelques années le suivant: « Célébrez

une industrie avec des processus sophistiqués. Même si

l’impression ! »

beaucoup disent que c’est une industrie de « process », pour Avec Corelio Printing nous nous efforçons d’atteindre

moi, - après 18 ans d’expérience en imprimerie – euh … non.

l’ultime orientation-client. Si vous avez toutefois … l’impression que nous sommes défaillants sur certains points, faites-le moi savoir. Mon numéro de téléphone et adresse e-mail sont indiqués ci-dessous. Geert van Nieuwenborgh Directeur commercial +32 477 61 43 26 gvn@corelioprinting.be PS: nous vous souhaitons beaucoup de plaisir lors de la lecture du magazine Celebrate Print. Nous avons aimé le créer, nous espérons qu’il vous inspirera.

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FAITS, CHIFFRES & CITATIONS

La diffusion des magazines a reculé

« C’EST L’AMOUR DU PAPIER, DES BELLES IMAGES ET DES PETITS PLAISIRS, EN CHERCHANT À VOUS OFFRIR DE TOUJOURS PLUS BELLES SURPRISES DANS CHAQUE NUMÉRO. »

de 4% en 2016, selon l’ACPM, l’alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Mais des titres comme « Vital Food » , « Happinez », « Flow » ou « Society » se portent bien. Ils sont parmi les magazines qui ont réalisé les meilleures performances

Les éditeurs de « Flow », élu Meilleur titre de presse magazine de

de ventes en France en 2016.

l’année 2017, lors du Grand Prix des médias CB News

SOURCE: WWW.LEFIGARO.FR

LES TROIS TITRES D’IMPRESSION AVEC LE TIRAGE PAYANT LE PLUS IMPORTANT EN FRANCE DANS L’ANNÉE 2016 SONT (EN MILLIERS): TV Magazine Version Fémina

4 718

2 798

Télé 7 Jours 1 127 Dans le top 20 se trouvent 9 guides tv ! SOURCE: ACPM

La République en marche (REM) veut « se

« Un domaine qui procure un élan supplémentaire aux magazines, c’est l’accent sur le spécialisme. Les segments tels que les loisirs, les enfants et le style de vie hommes ont connu une progression à deux chiffres. »

constituer comme un média » en développant Pour fêter le lancement de leur

sa propre production de

nouvelle formule, Les Inrockuptibles

contenus pour relayer ses

ont lancé, fin août 2017, l’opération

messages sur le terrain, y

« maintenant en kiosque », avec des

compris « là où les

mini-concerts surprise organisés depuis les kiosques parisiens et retransmis en live sur les réseaux sociaux.

médias ne vont pas. » SOURCE: WWW.LEFIGARO.FR

SOURCE: WWW.MEDIAKIOSK.FR

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SARAH HENNESSY, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MEC GLOBAL SUR WWW.CAMPAIGNLIVE.CO.UK

COSMOPOLITAN ÉTAIT EN 2016 LE PREMIER MAGAZINE QUI SE MANIFESTA SUR SNAPCHAT. LE MAGAZINE ATTEINT SES LECTEURS CHAQUE JOUR SUR SNAPCHAT DISCOVER.


RÉPARTITION DE LA DIFFUSION FRANCE PAYÉE OJD 2016

VERS . NUMÉRIQUES INDIV.

80%

DES FRANÇAIS CONSULTENT LA PRESSE

VENSTES INDIV.

QUOTIDIENNE RÉGIONALE CHAQUE MOIS.

41,5 millions

DE FRANÇAIS SONT AU MOINS UNE FOIS PAR MOIS EN CONTACT AVEC UNE

ABOS INDIV.

MARQUE DE PQR (PRINT, WEB, MOBILE OU TABLETTE). LA BRAND PQR66 RESTE EN TÊTE DU CLASSEMENT ONE GLOBAL

35 935 800

ABOS INDIV.

458 067 594

ABOS PAR TIERS

4 755 995

PORTAGE

226 139 961

DIFF. DIFFÉRÉE PAYÉE

APPAREILS ÉTUDIÉS.

SONT LE FIGARO, QUI ATTEINT

576 952 581

VENTES PAR TIERS

VERS . NUMÉRIQUES INDIV. 54 290 890

(ONE GLOBAL 2017 V1) SUR CHACUN DES

LES NUMÉROS 2 ET 3 DU CLASSEMENT

VENTES INDIV.

8 130 132

RÉPARTITION PAR SECTEUR OJD - DIFFUSION FRANCE PAYÉE

21,2 MILLIONS DE LECTEURS FRANÇAIS

JEUNES 2 % ASSOCIATIONS 0,5 % FAMILIE 3 % MASCULINE 0,2 % LOISIRS 8 %

AU MOINS UNE FOIS PAR MOIS, SUIVI PAR LE MONDE AVEC 20,1 MILLIONS DE LECTEURS. SOURCE: ACPM

TÉLÉVISION 42 % ACTUALITÉS 22 %

LES FRANÇAIS PASSENT

33

MINUTES PAR JOUR SUR INTERNET DEPUIS LEUR SMARTPHONE.

FÉMININS 23 %

3,7 milliards d’exemplaires diffusés en 2016, soit près de

SOURCE: ACPM, L’OBSERVATOIRE 2017

91%

DE LA DIFFUSION DE LA PRESSE EN

10 millions

FRANCE EST DE LA

d’exemplaires

DIFFUSION PAYÉE.

chaque jour. SOURCE: WWW.MEDIAMETRIE.FR

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97,2%

des Français lisent au moins une marque de presse, quel que soit le support de lecture, soit 50,6 MILLIONS de personnes.


LA PRESSE AU FUTUR 11ÈME ÉDITION

DOROTHÉE THUOT, DIRECTRICE DU SALON :

« Evénements nouveaux, respect de la continuité » Pour sa 11ème édition, La Presse au Futur confirme sa position de leader des événements français dédiés à la presse. Sous un certain angle, elle consolide son offre européenne en accueillant onze exposants européens : trois espagnols, deux néerlandais, deux belges, un italien, un allemand, un finlandais et un suisse, même si la clientèle est résolument francophone.

La force de La Presse au Futur est d’offrir aux visiteurs chaque année un certain nombre d’événements nouveaux tout en respectant la continuité. Ainsi, l’édition 2017 voit sa thématique élargie. Nous proposons entre autres : ●●Une session payante de formations au Brand Content destinée aux équipes internes des médias : commerciaux, marketing, régies, pour mieux appréhender le brand content des marques, qui est une source de revenus non négligeables pour les éditeurs de presse. Cette formation est assurée par le Brand Content Institute, dirigé par Daniel Bô, un des meilleurs experts dans ce domaine. ●●Une matinée complète consacrée aux médias professionnels B to B sur la monétisation et les datas spécifiques à ce type de presse, en collaboration étroite avec le SPPro.

●●Une session consacrée à la presse européenne, avec la participation du groupe leader belge Rossel sur une expérience réussie d’un journal connecté à 100%. ●●Notre déjeuner VIP traditionnel, qui cette année est dédié à la presse magazine, avec l’étroite collaboration du SEPM, ce qui nous permet d’offrir aux privilégiés un plateau de choix avec le groupe Condé Nast, Prisma Média et Le Point.

fournisseurs et prestataires qui assurent le futur technologique de la presse de demain.

La Presse au Futur, Le Mag

En attendant, rendez-vous les 29 & 30 novembre pour une belle édition 2017 !

Je suis par ailleurs très heureuse de vous annoncer la sortie de notre magazine « La Presse au Futur, Le Mag » qui sera publié quatre fois par an et qui se veut le complément naturel du salon en s’intéressant à l’offre technologique digitale et print de la presse avec des reportages sur ses

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Enfin, je peux déjà vous annoncer que l’édition 2018 évoluera et sera précédée d’une journée entièrement consacrée à la Presse en Europe : « European Press for the Future », qui réunira les plus grands éditeurs européens qui exposeront leur savoir-faire stratégique et technologique à 200 auditeurs.

Dorothée Thuot Directrice du salon La Presse au Futur


LE SALON DONNE UN APERÇU DE CE QUI EST ACTUEL DANS LE MONDE DE LA PRESSE. LES INTERVIEWS SUIVANTS VOUS PROPOSENT DÉJÀ UNE AVANT-PREMIÈRE.

LA PRESSE AU FUTUR RASSEMBLE SOUS UN MÊME TOÎT TOUTES LES FAMILLES DE PRESSE - PQN, PQR, PHR, PRESSE MAGAZINE, PRESSE SPÉCIALISÉE, PRESSE D’ENTREPRISE, PRESSE D’ASSOCIATION, PRESSE EN LIGNE - SUR TOUS

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SES SUPPORTS : PRINT, DIGITAL, FIXE ET MOBILE.

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L’UNION FAIT TELLEMENT PLUS LA FORCE La presse régionale doit aussi s’aligner sur les développements qui transforment le monde des médias. Et elle l’a fait de façon très efficace. Les journaux régionaux se sont unis pour y parvenir, car il y a assez d’idées et de motivation, mais parfois un peu moins de moyens et de capacité d’action. La coopération apporte une plus grande capacité financière et plus d’inspiration. Une initiative importante dans le cadre de cette collaboration est 366 #Communities. Entretien avec M. Stéphane Delaporte, DG de 366 #Communities, sur l’importance de son organisation.

366 #Communities, qu’est-ce que c’est ? « Nous sommes un groupe qui réunit tous les journaux régionaux de France, plus précisément, 46 sites web et 57 titres. Ils sont nos seuls actionnaires et ce sont donc eux qui valident les stratégies que nous développons ainsi que la manière de les mettre en œuvre. Au-delà du développement des CA, nos actionnaires nous ont confié trois tâches principales : la simplification, l’adaptation et l’innovation de notre secteur du marché médiatique. »

Pouvez-vous nous en dire plus ? « C’est la simplification qui a constitué notre point de départ. Nous sommes nés du besoin de faciliter autant que possible le travail de nos annonceurs. La solution s’est présentée sous la forme d’un

guichet unique rassemblant l’offre complète des espaces publicitaires dans les médias régionaux. C’est-à-dire une seule place où les annonceurs peuvent trouver toutes les informations concernant tous les titres, effectuer leur choix et réserver directement leurs espaces publicitaires. Et cela s’applique aux éditions imprimées comme aux éditions numériques. La mise en place de ce guichet, réalisé en 2014, a amené un grand vent d’efficacité pour toutes les parties concernées : les annonceurs, les éditeurs et tous les intermédiaires. Un nouveau développement, « #POD » (PQR On Demand), va même un peu plus loin. #POD, c’est la possibilité d’acheter une campagne entière, multi-départementales ou multi-villes, en print ou en digital, en utilisant n’importe quelle combinaison de titres de PQR. »

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Voilà qui est clair. En quoi consiste la seconde tâche, l’adaptation ? « Le monde des médias est en pleine mutation. La PQR demeure le fournisseur numéro un d’informations générales sur le territoire français, notamment sur les événements et développements au sein d’une région. En même temps, les besoins du consommateur changent, notamment la manière dont il veut recevoir les informations, le support et le moment. Si l’on veut en tenir compte, et cela est indispensable, il faut identifier ces besoins. C’est pourquoi 366 #communities a créé un mega-panel. Celui-ci rassemble non moins de 50 000 lecteurs que nous pouvons consulter en ligne. Les données sur les tirages et la portée de nos médias, nous les avions déjà bien sûr, mais en utilisant notre panel, nous


La simplification, l’adaptation et l’innovation

STÉPHANE DELAPORTE EST DG DE 366 #COMMUNITIES. C’EST UN GROUPEMENT RÉUNISSANT TOUS LES MÉDIAS RÉGIONAUX EN FRANCE, DONT LE BUT PRINCIPAL EST D’OPTIMISER L’OFFRE POUR LEURS ANNONCEURS (ESPACES PUBLICITAIRES DANS LES MÉDIAS IMPRIMÉS ET NUMÉRIQUES) ET D’AUGMENTER AINSI LEUR VALEUR AJOUTÉE.

pouvons à présent mesurer l’efficacité de telle ou telle campagne. Une publicité est-elle réellement vue et évaluée positivement par le groupe cible ? Ce développement a également fait mouche : en avril 2016, #PANEL a remporté le Trophée d’Argent dans la catégorie Marque et Publicité à l’occasion des Trophées Etudes et Innovations d’Offre Media. »

Nous avons déjà abordé deux nouveaux développements importants, quel est donc le but de votre troisième tâche, l’innovation ? « La simplification et l’adaptation sont notre raison d’être. Elles sont absolument indispensables pour que nous puissions continuer à nous développer dans le marché actuel, et nous continuons d’y travailler. Mais l’innovation

nous permet de nous orienter vers l’avenir. C’est là que nous développons la valeur ajoutée de la PQR. Nous savons mieux que quiconque ce qui se passe jusque dans les recoins les plus éloignés de France, et nous pouvons établir un lien entre les marques et leurs groupes cibles spécifiques. La plateforme programmatique #Global Territoire en forme un bon exemple. Nous disposons de données extrêmement utiles issues de datas first party ainsi que des datas second party, nous savons donc exactement qui sont nos lecteurs et nos visiteurs. Nous pouvons utiliser ces informations pour créer une offre optimale à l’intention de nos annonceurs, sous le nom de Global Territoire. #Global Territoire ouvre l’accès en temps réel aux espaces premium de la PQR, et une communication ultraciblée,

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via une combinaison de formats, de contextes éditoriaux et de segments d’audience sur-mesure. »

Cela signifie-t-il que les médias régionaux sont en train de devenir des fournisseurs de données ? « La PQR doit bien sûr continuer à se concentrer sur la diffusion d’informations et la qualité de ses contenus. Mais les bénéfices financiers issus de ces nouveaux marchés sont trop concentrés chez les « GAFA » (Google, Apple, Facebook, Amazon). Le contexte du marché actuel exige de nouveaux modèles de gains, et nous essayons d’en développer pour et avec les médias régionaux. »


POURQUOI FAIRE COMPLIQUÉ QUAND ON PEUT FAIRE SIMPLE ? Lorsqu’il était publicitaire, Emmanuel Debuyck était submergé d’appels téléphoniques de la part de vendeurs d’espaces publicitaires. Et lorsqu’il voulait lui-même passer une annonce, il passait un temps considérable à trouver le bon média, à planifier et prévoir un budget. De ces contrariétés personnelles est né un concept fort : Adwanted.com. Un site qui concilie parfaitement l’offre et la demande d’espaces publicitaires hors-ligne et semble combler une lacune du marché.

Quelle est précisément l’idée derrière Adwanted ? « Presque tous les médias de la presse écrite financent leurs éditions en grande partie par la vente d’espace publicitaire. Beaucoup de temps et d’énergie y sont consacrés (parfois plus de 50% de leur CA est utilisé en dépenses pour générer ces ventes !) qu’ils préfèreraient probablement réserver à la qualité de leur journal. Donc, si vous pouvez organiser leurs ventes de publicité plus efficacement, les médias seront certainement prêts à vous écouter. D’un autre côté, celui des annonceurs, il est important que votre budget soit parfaitement optimisé. Cela signifie que vous sélectionnez le média qui correspond à votre audience cible et qui vous expose le mieux. Cette recherche coûte beaucoup de temps, aussi bien auprès des annonceurs qu’auprès des agences médias qui soutiennent cette démarche. Adwanted.com a été développée

pour réduire la charge de travail de toutes ces parties. Les médias traditionnels peuvent y offrir très facilement leur espace publicitaire, tandis que les annonceurs, les agences de communication et les agences médias peuvent en quelques clics composer leur pack publicitaire optimal et acheter immédiatement un espace publicitaire. »

Adwanted.com a été lancée en 2012. Cette idée était-elle alors entièrement neuve ? « Pas entièrement, il existait un certains nombre de places de marchés en ligne (des Ad-exchange), dédiées aux publicités digitales (publicité sur internet ou mobile). Mais pour les médias off-line (la presse, les magazines, la radio, l’affichage), il n’existait alors rien, même si le besoin en était bien évident. Des sommes considérables sont toujours consacrées à des publicités off-line, ce qui est bien compréhensible. La portée est en effet bien plus facile à déterminer, d’où aussi le retour sur investissement. Les chiffres de tirage et les autres données sont contrôlés par un institut indépendant, contrairement aux données des médias en ligne. Et je trouve que le média traditionnel est souvent de qualité bien meilleure, c’est le off-line qui donne la crédibilité aux médias, en général. »

« Une place de marché en ligne pour l’espace publicitaire hors-ligne » 10

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EMMANUEL DEBUYCK EST PDG D’ADWANTED GROUP. LE SITE ADWANTED.COM EN FAIT PARTIE: C’EST UNE PLATEFORME

« C’est le off-line qui donne la crédibilité aux médias, en général »

NUMÉRIQUE OÙ LES MÉDIAS PEUVENT OFFRIR LEUR ESPACE PUBLICITAIRE ET OÙ LES ANNONCEURS PEUVENT RECHERCHER ET ACHETER L’ESPACE PUBLICITAIRE DONT ILS ONT BESOIN. ADWANTED EST PRÉSENTE, ENTRE AUTRES, EN FRANCE, EN ESPAGNE, EN GRANDE-BRETAGNE ET AUX ÉTATS-UNIS.

Vous jouez donc le rôle d’intermédiaire entre l’offre et la demande d’espace publicitaire hors-ligne ?

« Les agences médias réagissent-elles aussi positivement ? Vous empiétez quand même sur leur terrain ?

« Non, ce n’est pas tout à fait cela. Nous jouons un rôle de facilitateur mais nous n’intervenons absolument pas au niveau de la transaction. Les éditeurs peuvent placer euxmêmes leur espace disponible sur le site et les annonceurs peuvent rechercher eux-mêmes cette offre et acheter l’espace qu’ils souhaitent. Ils nous règlent alors une petite commission qui permet de gérer puis de développer la plateforme. Nous n’intervenons pas du tout sur le process de fixation des prix, par exemple. En 2018, nous projetons entre autres d’ajouter la télévision et la radio sur le site. »

« Pas du tout, nous nous entendons bien avec les agences médias. Et réciproquement, car elles constituent un groupe d’utilisateurs important : environ 70 % de toutes les publicités sont placées via les agences médias. Notre site libère les agences médias, tout comme les autres utilisateurs, d’un travail fastidieux. Le processus est donc beaucoup plus agréable car vous trouvez toutes les informations dont vous avez besoin en un seul endroit, plutôt que de devoir sans cesse appeler ou contacter par email différents éditeurs ! Ils peuvent dorénavant se concentrer entièrement à leur activité essentielle : conseiller les annonceurs. »

Comment a réagi le marché à cette initiative ? « Très positivement, heureusement, ah ah ! Nous avons commencé en France, mais sommes depuis devenus présents en Grande-Bretagne, en Espagne, et aux États-Unis. Et nous réfléchissons déjà au lancement en Asie, notamment en Chine. Ce qui rend tout cela relativement aisé, c’est que le monde des médias fonctionne dans l’ensemble plus ou moins de la même manière pour ce qui concerne la vente d’espaces publicitaires, c’est-à-dire comme il y a 40 ans. Le contenu du site varie bien entendu de pays à pays, mais la solution demeure dans le fond la même. »

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Comment envisagez-vous l’avenir d’Adwanted ? « J’envisage une forte croissance dans les années à venir. Comme je vous l’ai dit, nous voulons toucher progressivement d’autres pays du monde. Nous souhaitons aussi ajouter d’autres médias, comme la télévision, la radio et la publicité extérieure. Nous continuons aussi d’investir dans le développement de la plateforme elle-même. Nous comptons à présent 40 employés, dont la moitié s’occupe de la gestion du site et de la bonne marche quotidienne des affaires et l’autre moitié s’occupe essentiellement du développement technologique continu du site. A l’avenir, nous souhaitons en effet grandement faciliter ces opérations pour nos utilisateurs ! »

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DE L’AUDACE ! Hélène Ritz est convaincue que la crise de la presse écrite tombe bien. Et elle sait mieux que quiconque de quoi elle parle. Son entreprise, « à juste Titres », est en effet spécialisée dans les chiffres de tirage. Elle analyse avec son équipe la vente au numéro de chaque édition de plus de 200 titres pour plus de 70 éditeurs, de façon à pouvoir prédire le tirage des éditions suivantes. Vous voyez tous les jours les chiffres de vente de la presse écrite et vous faites pourtant confiance à l’avenir. Comment cela se fait-il ? « Le marché de la presse écrite a toujours représenté un défi dans le contexte du développement numérique. Internet vous inonde sans cesse d’actualité, c’est difficile à concurrencer. Mais c’est ce qu’il ne faut pas vouloir faire. Allez à la recherche de votre propre potentiel, votre valeur ajoutée. Soyez novateur, donnez à vos idées une forme distinctive et surtout : ayez de l’audace ! »

Est-ce vraiment si simple que ça en a l’air? « Je ne dis pas que c’est facile, mais selon moi c’est la seule façon pour la presse écrite de se construire un bel avenir. Il y a naturellement toujours des lecteurs qui recherchent des journaux de qualité, imprimés ou en ligne, qui en plus d’actualité éclair ont besoin de faits et d’articles de fond. La plupart des journaux hebdomadaires et mensuels ont un lectorat fidèle. Certes, les

« Un magazine est de toute façon une sorte de cadeau, il faut donc veiller à ce qu’il ressemble également à un cadeau. » 12

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chiffres d’abonnement diminuent mais pas aussi rapidement que vous pourriez le croire. Les médias traditionnels peuvent également maintenir un niveau raisonnable de revenus en développant des plateformes multimédia autour de leur marque. Ils sortent de leur zone de confort et c’est bien. Certains éditeurs doivent pourtant franchir une étape supplémentaire. »

Donnez-nous un exemple. « Comme je vous l’ai dit, je pense que vous devez vous différencier sur le marché. Vous pouvez vous y prendre de deux façons : par le contenu ou la forme ou les deux. En ce qui concerne le contenu, « Le 1 » est un exemple très frappant. L’exécution en est simple, à vrai dire une simple feuille de papier pliée. Mais l’idée qui la sous-tend est extrêmement puissante : du pur article de fond. Chaque édition de cet hebdomadaire donne une tribune à des personnes connues et réputées qui réfléchissent sur un thème actuel. Scientifiques, philosophes, écrivains... Des personnes à la réflexion étayée et éclairée que vous ne rencontrez pas facilement ailleurs. Le journal entier comprend juste 16 pages qui se lisent en une heure. Cette forme est accessible au lecteur et relativement peu couteuse à produire. « Le 1 » est rentable sans publicités, et fonctionne uniquement sur la base des abonnements et de la vente au numéro, soulignant une nouvelle fois son caractère indépendant. »

Et en ce qui concerne la forme ? « Vous pouvez absolument vous différencier de ce côté-là aussi. Un


magazine, auquel vous consacrez souvent peu d’argent, est néanmoins une sorte de cadeau que vous faites à vous-même ou à une autre personne. Il faut donc veiller à ce qu’il ait l’air d’un cadeau et consacrer non seulement votre soin et votre attention au contenu, mais aussi au conditionnement. D’ailleurs, j’y vois de belles opportunités pour l’industrie de la presse. Leur expertise du travail d’impression et leurs propres innovations leur permet de donner des conseils de premier ordre. Une belle couverture, par exemple avec un vernissage sélectif, une double page dépliante supplémentaire ou une découpe, font des merveilles. Le bimestriel « Paulette Magazine » en est un bon exemple et regardez comme « Flow », le dernier né de Prisma Média est une merveille en terme d’impression, à chaque page un cadeau…mais aussi un très grand succès. Nos analyses de vente quantitatives prouvent que ça marche ! D’ailleurs Paulette est encore une fois un bel exemple de concept novateur, qui s’adresse clairement à un public ciblé.»

Vous citez toutes vos analyses de vente, mais en quoi « à juste Titres » soutient-il les éditeurs ? « Nous sommes l’intermédiaire entre les éditeurs et leurs canaux de distribution les plus importants : les kiosques et autres points de vente de la presse écrite. « à juste Titres » offre une perspective complète des tirages de diverses éditions d’une part, et des ventes d’autre part. Nous savons précisément où et quand tel magazine est acheté, connaissons la clientèle des divers points de vente et pouvons

« Les idées les plus simples peuvent être invincibles »

transmettre ces informations détaillées à l’éditeur. À leur tour, ils peuvent tirer parti de ces informations pour moduler le tirage par édition. Nous pouvons d’autre part les conseiller en la matière pour optimiser et agir sur leur répartition ayant une répercussion positive sur leur coût de distribution. »

« à juste Titres » ne donne donc aucun conseil de forme ou de contenu ? « Parfois sur la forme mais jamais sur le contenu, le contenu étant le travail de l’éditeur. Nous nous occupons uniquement d’analyser des données quantitatives. Mais en tant que fabricant de journaux, vous pouvez en effet tirer parti de nombreuses données qualitatives. Vous voyez toujours qu’un scoop précis ou un article controversé fera augmenter vos ventes. Et la composition ajoute peut-être quelque chose de plus. Une belle couverture imprimée, une image ou une police surprenante, un papier de haute qualité ; nous voyons immédiatement l’effet sur les ventes au numéro et cela est quand même un indicateur d’appréciation important. C’est alors aux éditeurs d’exploiter cela à leur avantage ! »

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HÉLÈNE RITZ DIRIGE « À JUSTE TITRES », UNE ENTREPRISE QUI RASSEMBLE LES CHIFFRES DE VENTE AU NUMÉRO DE LA PRESSE ÉCRITE DONT LA MISSION EST D’OPTIMISER LES RÉPARTITIONS DES ÉDITEURS, MARCHAND DE JOURNAUX PAR MARCHAND DE JOURNAUX. L’ANALYSE DE CES CHIFFRES PERMET AUX ÉDITEURS D’AFFINER LEURS TIRAGES ET DE BAISSER LEUR COÛT DE DISTRIBUTION. ELLE CONSEILLE ET SOUTIENT EN OUTRE LES ÉDITEURS DANS LA GESTION DE LEURS ABONNEMENTS AVEC SON ENTREPRISE ABONN’ESCIENT ET GÈRE AVEC DIRECT-EDITEURS.FR UNE PLATEFORME NUMÉRIQUE QUI RENFORCE LA COLLABORATION ENTRE ÉDITEURS ET DISTRIBUTEURS/DIFFUSEURS.


REDONNER L’ENVIE DE KIOSQUE Dès janvier 2018, les rues de Paris vont connaître une véritable métamorphose. Il est prévu, sur la période d’un an et demi, de moderniser non moins de 350 des emblématiques kiosques de la ville. Ce travail est orchestré par MédiaKiosk, qui gère les kiosques de presse de Paris et de nombreuses autres villes françaises. M. JeanPaul Abonnenc, DG de MédiaKiosk, nous parle plus en détail de cet ambitieux projet. Comment est venue l’idée de donner un nouvel aspect aux kiosques ? « Il est impossible d’ignorer l’évolution dans le marché des médias imprimés. Les ventes reculent, les kiosquiers ont du mal à joindre les deux bouts. Mais en même temps, le kiosque reste un élément important du paysage parisien. Pas seulement comme un point de vente pour les journaux et magazines, mais aussi comme lien social dans le quartier, comme point d’ancrage dans le paysage urbain. Dans cette optique, nous sommes convaincus que le kiosque a de l’avenir, mais pour cela il était nécessaire qu’il évolue. Et heureusement, c’est aussi l’avis de la Ville de Paris, qui, en 2015, a lancé un appel d’offres pour la gestion des kiosques dans les 15 ans à venir. Le cahier des charges évoquait, entre autres, la création d’un nouveau concept pour le kiosque du futur. Nous avons soumis notre proposition et remporté la concession. Il nous a été alors possible de concrétiser nos plans. »

« Le kiosque est un véritable lieu de rencontre dans le quartier » En quoi les plans consistent-ils exactement ? « Comme je le disais, le kiosque a toujours été un facteur de lien social, un lieu d’échanges dans le quartier. Nous voulons renforcer cette fonction en transformant les kiosques en véritables « pause urbaine » pour les consommateurs en mobilité. Bien sûr, la vente des journaux et magazines reste toujours au premier plan, et l’espace est construit dans cette perspective. Mais le kiosquier n’est plus seulement un

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vendeur de journaux, il est aussi un hôte capable d’accueillir ses clients dans un magasin accueillant, esthétique et représentatif. En plus de la presse, des souvenirs et des billets, il peut vendre des boissons fraîches et du café s’il le souhaite. »

Comment cela se traduit-il dans les plans du nouveau kiosque ? « Le kiosque précédent était un espace fermé avec un comptoir de services. 80 % de l’offre titres était donc hors de vue et de portée pour le consommateur. Le nouveau kiosque est tout le contraire : ouvert et lumineux, entièrement orienté vers le libre-service. La mise en place de l’offre de presse a été revisitée et elle est aujourd’hui présentée de façon optimale. L’important, c’est de séduire le client. »

C’est Matali Crasset qui a créé le nouveau concept. Pourquoi l’avez-vous choisie ? « Matali Crasset est une designeuse de renommée internationale. Mais en plus, elle est parisienne, elle habite dans le 11e arrondissement et connaît la ville comme sa poche. Pour nous, cela comptait beaucoup, car nous ne voulions pas juste un concept de kiosque du futur, mais un concept de kiosque parisien du futur. Même nouveau, il doit pouvoir se fondre dans le paysage urbain et remporter l’adhésion du public. Et cela a marché ! »

Comment le projet s’est-il concrétisé ? « Dans ce projet, la coopération a toujours été essentielle. Avec la Ville et les éditeurs, mais aussi bien sûr avec les kiosquiers, car c’est là qu’ils passent leurs journées de travail. Sans oublier le

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consommateur. On a donc, assez tôt dans le projet, formé des groupes de travail pour les écouter, échanger et discuter de toutes les idées et tous les souhaits exprimés. Ceux-ci ont été autant que possible intégrés dans le concept. Le design du kiosque s’inspire des ateliers d’artistes que l’on trouve dans la capitale et le toit arrondi rappelle ceux de Paris. Cet été, nous avons montré le concept définitif au public et les réactions ont dépassé nos attentes. Nous sommes convaincus que le nouveau kiosque sera un succès. »

Y a-t-il encore d’autres choses prévues pour les kiosques ? « Absolument ! Nous ne modernisons pas seulement l’apparence et l’aménagement intérieur du kiosque, mais aussi la façon de travailler du kiosquier. Il disposera dorénavant d’une caisse informatisée qui lui permettra à tout moment, de consulter le volume de ses ventes et son chiffre d’affaires. Les

kiosquiers seront aussi formés pour cela. Selon les retours obtenus grâce au prototype, ce développement ainsi que l’image améliorée du kiosque et son assortiment adapté peuvent signifier une augmentation moyenne de 10 % du chiffre d’affaires presse. »

JEAN-PAUL ABONNENC EST DG DE MÉDIAKIOSK. DEPUIS PLUS D’UN SIÈCLE, MÉDIAKIOSK EST LA SEULE

Et que va-t-on faire des kiosques existants ?

ENTREPRISE EN FRANCE SPÉCIALI-

« Sur plus de 400 kiosques, on prévoit de remplacer environ 350 unités par les nouveaux modèles. Les 50 restants seront conservés, mais ils rempliront des fonctions ‘hors-presse’. Selon leur emplacement dans la ville et les besoins des gens du quartier, on pourra les utiliser pour des activités locales, comme ateliers ou pour d’autres services culturels ou associatifs encore à définir. Mais pour votre quotidien habituel, un journal d’opinion, une revue sportive ou un mensuel sur papier glacé, vous êtes les bienvenus dans le nouveau kiosque ! »

GESTION DE KIOSQUES À JOUR-

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SÉE DANS L’INSTALLATION ET LA

NAUX. SON RÉSEAU EST COMPOSÉ DE 780 KIOSQUES DANS PLUS DE 180 VILLES FRANÇAISES, DONT PLUS DE 400 À PARIS. MÉDIAKIOSK EST UNE FILIALE DE JCDECAUX, LEADER MONDIAL DE LA COMMUNICATION EXTÉRIEURE.


Régalez-vous Un beau magazine imprimé ravit tous les sens. Les éditeurs qui veulent vraiment gâter leurs lecteurs - et leurs annonceurs, bien entendu opteront toujours pour le papier. Car la richesse du papier ne laisse personne indifférent. Un beau magazine, produit avec soin et attention, c’est un vrai régal. Voici une page pleine de délices!

TOUS LES MAGAZINES SUR CETTE PAGE ONT ÉTÉ IMPRIMÉS PAR CORELIO PRINTING. EN SAVOIR PLUS ? CONTACTEZ-NOUS : GVN@CORELIOPRINTING.BE

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« Ce que je sais faire le mieux, c’est partager mon enthousiasme » BILL GATES

WILLIAM SHAKESPEARE LE DISAIT DÉJÀ : « LES BONS CONSEILLERS NE MANQUENT PAS DE CLIENTS. » MAIS QU’EST-CE QUI FAIT UN BON CONSEILLER ? L’ENTHOUSIASME, CERTES, MAIS AUSSI LE TALENT DE NOUER DES RELATIONS ÉTROITES ET DURABLES, LA CONNAISSANCE DU PRODUIT ET UNE BONNE DOSE DE PERSÉVÉRANCE. VOICI TROIS HOMMES QUI ONT CES COMPÉTENCES DANS LEUR ADN. RENCONTREZ L’ÉQUIPE SALES DE CORELIO PRINTING.

DAVID DEBRAS

JEAN-PAUL SOL

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JAN DE PAUW


DAVID DEBRAS «A

la fin de ma scolarité, je ne savais trop ce que je voulais faire. Lors d’un salon carrière formation, j’ai découvert une formation dans le milieu de l’imprimerie. Cela m’a semblé attirant. C’était lors de l’apparition de Photoshop. L’association des aspects créatifs, artistiques et de la production me paraissait très intéressante. A l’époque, je lisais déjà énormément et je lis toujours beaucoup, j’aime le papier. J’ai démarré ma carrière dans une petite imprimerie feuille à feuille. J’y ai travaillé dix ans et j’ai rapidement obtenu la fonction de directeur technique. Néanmoins, l’aspect commercial m’attirait depuis longtemps aussi, lorsque Corelio Printing m’a proposé le poste de directeur commercial régional, je n’ai pas hésité ! Plus tard, on m’a proposé de développer le marché français. Oui, avec plaisir ! J’adore la France et je voulais découvrir un autre marché.

La concurrence est clairement présente, nous opérons sur un marché de plus en plus international. La concurrence vient de la France elle-même mais également de l’Italie, de l’Espagne et aussi du Luxembourg. Notre situation géographique présente un avantage significatif dans les coûts de transport en région parisienne. Mais là n’est pas notre seul point fort ; nous sommes un groupe solide jouissant d’une bonne réputation. Nous avons la volonté et les moyens d’investir dans de nouvelles technologies ainsi que dans notre parc machines. Nous nous engageons à réaliser une bonne qualité d’impression, des délais de livraison courts, un accompagnement personnalisé et un service après-vente professionnel. Nous connaissons les habitudes de travail de nos clients, leurs interlocuteurs en interne restent les mêmes.

Précieux

Service et conseil

Bien que 80% de mon business soit sur Paris, j’ai des clients à travers toute la France, je voyage de la Bretagne à Nice en passant par Bordeaux pour rejoindre l’Alsace. Mon portefeuille clients est très varié. L’un édite un magazine niche qu’il fabrique sur un coin de table de cuisine, l’autre est un grand éditeur ayant sous sa coupe 30 à 40 magazines. Ils me sont tout aussi précieux l’un que l’autre. J’ai des clients fidèles avec lesquels je travaille depuis de nombreuses années, certains sont même devenus des amis. J’aime le contact avec le client et je suis sincèrement heureux lorsqu’un magazine a du succès. Décrocher un nouveau contrat est agréable mais si en plus le magazine a de bonnes ventes, j’en suis réellement fier.

La qualité de la relation nous est très importante. La vente rapide n’est pas notre priorité, nous visons les relations sur le long terme. Dans notre secteur d’activité, le service et le conseil sont de plus en plus importants. Des conseils portant sur le choix du papier, la finition … Voilà notre valeur ajoutée et c’est aussi ce qui rend notre travail pour Corelio Printing si attractif. Nous sommes réellement amoureux des magazines. Quel plaisir de contempler un produit luxueux, volumineux, façonné jusque dans les moindres détails. Un produit que le lecteur souhaite volontiers feuilleter et conserver. Nous serons ravi de vous rencontrer lors du salon La Presse au Futur, n’hésitez pas à visiter notre stand (no. 14) et participer à nos tables rondes. »

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DAVID DEBRAS (43 ANS) SALES MANAGER POUR LA FRANCE ET LE LUXEMBOURG. TRAVAILLE CHEZ CORELIO PRINTING DEPUIS AVRIL 2010. JOURNAL PRÉFÉRÉ : LE SOIR MAGAZINE PRÉFÉRÉ : PLUSIEURS. JE SUIS UN PASSIONNÉ DE MOTOS TOUT TERRAIN. PAR CHANCE, NOUS IMPRIMONS DE NOMBREUX MAGAZINES TRAITANT LE SUJET. LOISIRS : MOTOCYCLISME AVEC MES 2 FILS DE 13 ET 16 ANS. BRICOLAGE DANS NOTRE MAISON.  DAVID.DEBRAS@CORELIOPRINTING.BE  +32 496 52 47 46

« Amoureux de » magazines » 19

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JEAN-PAUL SOL (61 ANS) SALES MANAGER POUR LA FRANCE, LE LUXEMBOURG ET LA SUISSE. TRAVAILLE CHEZ CORELIO PRINTING DEPUIS MARS 2007. JOURNAL PRÉFÉRÉ : LA LIBRE BELGIQUE MAGAZINES PRÉFÉRÉS : LE POINT, LE NOUVEL OBSERVATEUR, MARIANNE LOISIRS : ADORE L’HISTOIRE, LIT BEAUCOUP À CE PROPOS ET A L’INTENTION DE SE LANCER DANS L’ÉCRITURE D’UN LIVRE SUR LA BATAILLE DE WATERLOO. AIME LES VOYAGES, LES RANDONNÉES EN MOTO … EPICURIEN, AIME LE VIN ET LA GASTRONOMIE. PROFESSEUR D’ESCALADE DANS SES JEUNES ANNÉES, PRATIQUAIT ÉGALEMENT LE PARACHUTISME ET LE SAUT EN LONGUEUR DE HAUT NIVEAU.  JEAN-PAUL.SOL@CORELIOPRINTING.BE  +32 477 47 14 59

Une attention « complète pour » chaque client 20

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JEAN-PAUL SOL «L

orsque Corelio a racheté le Groupe Vers l’Avenir, j’y étais responsable du marché national. Corelio souhaitait développer le marché français et m’a demandé de m’en occuper. Je n’ai pas voulu laisser passer une telle opportunité, j’aime la France et son histoire et de plus, j’habite à quelques jets de pierres de la frontière française. J’ai commencé par de la prospection intensive, j’achetais des magazines en kiosques, je cherchais le nom des éditeurs dans la fiche bibliographique et je les appelais. Parfois, j’obtenais un rendez-vous au premier appel. Souvent, je devais rappeler plusieurs fois pour obtenir une entrevue. Partant de rien, le succès est arrivé, les travaux d’impression se sont succédés et Corelio a mis en place une équipe France. Des collègues du service après-vente, ainsi que mon homologue David vinrent me rejoindre. David et moi sillonnons ensemble le marché français, nous y passons en moyenne trois jours par semaine. Nous y rencontrons des clients du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest avec bien entendu une majorité à Paris. Sur des foires telle que La Presse au Futur nous avons, durant quelques jours, l’occasion de rencontrer des clients existants mais aussi d’éventuels futurs clients. Notre clientèle variée s’étend de la grande maison d’éditions aux magazines niches. Chaque client reçoit notre meilleure attention.

Transparence Nous ressentons la concurrence. Celle provenant d’Italie et d’Espagne se ressent principalement dans

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les prix. Nous ne sommes pas toujours les moins chers, mais notre accompagnement nous différencie de nos concurrents. Les Belges sont très bien perçus par les Français, ils apprécient notre honnêteté et la transparence de nos accords. Parallèlement, notre affinité avec le « latin » facilite la communication. Personnellement, l’histoire de France me fascine et j’en parle volontiers à mes clients qui apprécient !

Contact humain Durant toutes ces années d’activité, j’ai vu le marché de l’édition changer considérablement. Les techniques d’impression ont fortement évoluées, les encres ont changés et dans le respect de l’environnement, nous travaillons de plus en plus avec des produits végétaux. Il faut s’attendre à d’autres changements, tels que la diminution du nombre d’imprimeries, un marché de plus en plus européen … Je suis content d’avoir des clients fidèles pour lesquels je peux assurer mon rôle de commercial et de conseiller. Avec lesquels je peux réfléchir à des solutions les aidant à obtenir un franc succès. Le contact humain est la raison essentielle pour laquelle je travaille volontiers. Ce dont je suis fier ? D’avoir su créer un nouveau marché, d’avoir fait évoluer le chiffre d’affaire en partant de rien en 2007 à des millions d’euros en 2017. Et d’avoir développé une équipe attachée exclusivement au marché français. L’année prochaine, je prendrai ma retraite. J’aimerais finir ma carrière en apothéose en décrochant encore de nombreuses nouvelles impressions. »

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JAN DE PAUW «G

raphiste de formation, j’ai débuté dans cette fonction chez Corelio Printing en juillet 1999. J’avais l’ambition d’évoluer, l’opportunité s’est rapidement présentée et je suis devenu opérateur dans le service prépresse. En 2005, avec la collaboration de deux collègues, nous avons lancé le système de correction Portal. C’est ainsi que j’ai été plus étroitement en contact avec les clients et que je suis devenu, en 2007, Customer Service Officer. Depuis un certain temps, j’ambitionnais de rejoindre l’équipe commerciale. Aussi, afin d’affiner mes connaissances, j’avais déjà commencé une licence en marketing en cours du soir. En 2012, j’intégrais avec enthousiasme le service commercial. Je travaille sur notre marché intérieur, la Belgique. Le marché y est très diversifié, j’y rencontre toutes sortes de maisons d’éditions. De la plus petite à la plus grande. Parmi mes clients, j’ai des dessinateurs de bandes dessinées auprès desquels je me glisse littéralement à la table de la cuisine, leur chien couché à mes pieds. J’ai également de grandes associations qui publient des magazines afin de les distribuer à leur membres. En Belgique, cela constitue un segment important. Il y a aussi le marché des catalogues, je compte parmi mes clients l’éditeur de l’un des plus épais catalogues avec pas moins de 1088 pages. Je travaille également beaucoup avec les éditeurs commerciaux ainsi que la presse commerciale gratuite à domicile.

Grand défi Lorsque j’ai débuté dans le service vente, le marché représentait déjà un très grand défi. Il est essentiel de proposer aux clients des conseils optimaux afin de les aider à atteindre d’excellents résultats. Grâce à ma formation technique et à mes connaissances, je peux

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accompagner efficacement mes clients dans leur choix. C’est intéressant et ça me plait beaucoup. N’oublions pas que la bande dessinée constitue une forme artistique typiquement belge, alors prendre place aux côtés d’un dessinateur et le conseiller afin que la plus belle version de son travail soit imprimée pour un budget raisonnable est indispensable. Tout comme il est important de conseiller un client pour l’impression d’une édition spéciale, que la particularité rend souvent onéreuse, en proposant des solutions alternatives grâce auxquelles il atteint un résultat équivalent dans le respect de son budget.

Valeur ajoutée Que Corelio Printing fasse partie d’un groupe stable et que nous ayons comme spécialité l’impression de magazines, bandes dessinées et catalogues sont pour moi des valeurs ajoutées. Nous disposons du savoirfaire technique et d’une connaissance du marché inégalable. Si une compétence nous fait défaut en interne, nous la recherchons auprès de nos nombreux partenaires. Nos prix ne sont pas toujours les plus bas, mais nous offrons un service de qualité. Les relations étroites et durables que nous entretenons avec nos clients en apportent la preuve. En tant que commercial, conclure un accord dans un dossier sur lequel on travaille depuis de nombreuses années est un moment privilégié. Rester à la pointe de l’innovation est essentiel. Aussi, j’investis beaucoup de temps dans des formations me permettant de suivre les évolutions incessantes de notre secteur d’activité. Les réseaux sociaux, les congrès, les salons me permettent de rencontrer mes clients, prospects et concurrents. Ce sont des moments précieux. »

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JAN DE PAUW (41 ANS) SALES MANAGER POUR LA BELGIQUE. TRAVAILLE POUR CORELIO PRINTING DEPUIS 1999. JOURNAL PRÉFÉRÉ : DE STANDAARD, VERSION PAPIER ET ON-LINE. MAGAZINE PRÉFÉRÉ : DE AUTOGIDS / LE MONITEUR DE L’AUTOMOBILE ET TOUT AUTRE MAGAZINE ABORDANT LE SUJET DES ROUES. MA PRÉFÉRENCE VA À LA VERSION PAPIER, LE DIGITAL ME DÉÇOIT TROP SOUVENT. LOISIRS : MES JEUNES ENFANTS ET LE COMITÉ DE PARENTS DE LEUR ÉCOLE. MES COURS DE FRANÇAIS. MES BALADES EN VÉLO LORSQUE LE TEMPS LE PERMET. MES CAMARADES DE COURS AVEC LESQUELS J’AI GARDÉ D’EXCELLENTS CONTACTS. (MES COURS DU SOIR EN MARKETING ÉTAIENT INTENSIFS : QUATRE ANS, TROIS SOIRÉES PAR SEMAINE. CELA CRÉE DES LIENS).  JAN.DEPAUW@CORELIOPRINTING.BE  +32 479 97 99 41

Aider nos clients « à atteindre leurs » objectifs » 23

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DE LA TOILE À L’IMPRIMÉ FINALEMENT VOUS CHOISIREZ POUR LE PAPIER…

Malgré la rapidité, l’interactivité et l’accessibilité, le digital ne remplacera jamais complètement le papier. Le papier reste inégalé d’un point de vue du ressenti. Les magazines imprimés sont un plaisir pour l’œil, déclenchent un sentiment agréable, donnent au lecteur un moment de repos et une échappatoire à la réalité quotidienne. C’est un luxe que nous chérissons. Les éditeurs qui un jour ont exclusivement débuté avec une édition numérique, optent de plus en plus souvent pour un magazine imprimé en tant que complément ou même en tant que « produit principal » dans le mélange de média.

EN FRANCE

OH! MY MAG La maison d’édition Prisma Media sait comment s’y prendre avec le mélange en ligne - papier. L’éditeur entre autres de « Gala », « Femme Actuelle » et « Télé-Loisirs » opéra en septembre dernier la fusion entre la version numérique « Ohmymag.com » (qui parait en tant que site Internet et app) et son magazine imprimé « As You Like » dans une nouvelle édition papier : « Oh! my mag ». « Ohmymag.com » fut lancé en tant que site Internet en 2013, a 9 millions de visiteurs uniques par mois et 9 millions d’admirateurs sur Facebook. La marque s’oriente sur les femmes de la génération Y, entre 25 et 40 ans. Pascale Socquet, directrice exécutive du pôle Femmes Prisma Media, dit sur lesechos. fr: « (Nous voulons) à la fois répondre aux attentes des femmes Millennials, qui entrent dans la vie professionnelle et sont exigeantes, et proposer aux annonceurs, par l’intermédiaire de sa régie publicitaire interne Prisma Solutions, des campagnes publicitaires suscitant de l’engagement. » Le magazine « Oh! my mag » parait dix fois par an. Prisma Media prévoit un tirage vendu de 50 000 exemplaires, le résultat qu’a réalisé « As You Like ».

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EN FRANCE

TÊTU Le magazine iconique gay « Têtu » est de retour depuis le début de cette année, après sa disparition des kiosques pendant un an et demi. Le magazine a fait faillite mais a fait une réapparition fulgurante. Tout d’abord sur Internet, depuis 2015, et depuis 2017 également sur papier. Sur Internet « Tetu.com » peut se réjouir d’attirer environ 500 000 visiteurs uniques par mois. Suffisamment pour avoir confiance dans les chances d’un magazine imprimé, qui pour l’instant a un tirage de 50 000 exemplaires et une fréquence de deux fois par mois. Julien Maquaire, directeur de la publication: « On est assez confiant, il y a une vraie attente de la communauté gay quant au retour de ce média ». La première parution de « Têtu » a eu lieu en 1995.

INTERNATIONAL

GOOP Gwyneth Paltrow, l’actrice transformée en gourou du bien-être, lancera fin 2017 le magazine lustré « Goop », nommé après sa marque style de vie. « Goop » va paraitre quatre fois par an et s’orientera sur le bien-être, un marché dans lequel Paltrow opère depuis 2008. « Goop » parut pour la première fois en tant que bulletin email et apporte à ses lecteurs des conseils très précieux et peu souvent litigieux afin de « bien prendre soin de soimême ». « Goop » a lancé entretemps un parfum et une ligne vestimentaire. Le magazine « Goop » parait chez Condé Nast, éditeur de marques comme « Vogue », « Pitchfork », « Traveller », GQ », « Vanity Fair » et « Wired ». L’accord semble avoir été conclu après un entretien entre Gwyneth Paltrow et Anna Wintour, rédactrice en chef de « US Vogue » et directrice artistique auprès de Condé Nast. « Goop » est lancé internationalement.

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PAUL HUYBRECHTS A FAIT SES ARMES DANS L’INDUSTRIE DE TRANSFORMATION ET LE LEAN MANAGEMENT. APRÈS AVOIR TRAVAILLÉ DANS UNE ENTREPRISE TECHNOLOGIQUE, IL A FAIT EN 2007 LE PAS VERS CONCENTRA, L’UNE DES DEUX SOCIÉTÉS QUI ONT FUSIONNÉ EN 2010 POUR FORMER COLDSET PRINTING PARTNERS. LORSQUE LA JOINT VENTURE A VU LE JOUR, IL A PRIS LA TÊTE DE LA NOUVELLE SOCIÉTÉ.

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PAUL HUYBRECHTS PDG DE COLDSET PRINTING PARTNERS

Nous osons investir, « précisément dans » ce marché mature En 2010, Concentra et Corelio, deux imprimeries de journaux jusque-là concurrentes, ont fusionné pour former Coldset Printing Partners. Inspirées par le succès de l’imprimerie, les maisons d’édition des deux entreprises ont également fondé ensemble, en 2013, Mediahuis. Depuis, Mediahuis est devenu l’un des plus grands groupes de médias du Benelux, avec à son actif, entre autres, Gazet van Antwerpen, Het Nieuwsblad, Het Belang van Limburg et De Standaard (en Belgique) et NRC, De Limburger et De Telegraaf (aux Pays-Bas).

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CELEBRATE CORELIO PRINTING PRINT

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Coldset Printing Partners a été fondé en 2010 en tant que joint venture des imprimeries coldset belges des groupes de médias Corelio et Concentra, et

»

représente la plus grande

Paul Huybrechts, PDG de Coldset Printing Partners, a rejoint en 2007 l’équipe de Concentra. C’est ainsi qu’il a fait connaissance avec le secteur graphique. « Peu après mes débuts chez Concentra, nous avons commencé à réfléchir à l’avenir de l’édition et de l’impression de journaux. Il était déjà clair à cette époque que nous allions être confrontés à de grands défis. Je trouvais cela intéressant : les activités de cette branche sont liées à un processus lean, et c’est précisément de là que je viens. Et un secteur aussi mature que celui de l’impression de journaux représente un défi vraiment spécial. En collaboration avec notre collègue Corelio, nous avons établi un nouveau plan d’affaires, avec pour point de départ la fusion des deux éditeurs et imprimeurs de journaux. Quelques années plus tard, la joint venture Coldset Printing Partners est devenue une réalité. J’en ai alors pris la tête. »

« L’année de création de Coldset Printing Partners correspond à l’année de naissance de l’iPad » L’année de création de Coldset Printing Partners correspond à l’année de naissance de l’iPad. « Nous savions évidemment que la digitalisation aurait un sérieux impact sur nos affaires. Et cela continue d’être le cas. Le volume et la quantité des médias traditionnels sur papier sont encore en train de baisser. Notre défi consistait à nous consolider. Pour chercher des collaborations qui nous permettent de garder le contrôle sur le produit et de faire baisser les prix. Avec Coldset Printing Partners, nous avons réuni deux grandes imprimeries, et par là même, réduit les frais. En même temps, nous nous sommes renseignés sur les possibilités de nous développer grâce à des acquisitions, et de créer des opportunités dans

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imprimerie de journaux du pays. Depuis 2017, Coldset Printing Partners est une filiale à part entière de Mediahuis.

l’entreprise d’édition et l’imprimerie. Nous avons acquis des imprimeries, notamment aux Pays-Bas, et internalisé les volumes. Nous sommes à présent la plus grande imprimerie de journaux de Belgique, avec trois sites : deux en Belgique et un aux Pays-Bas, depuis que « De Telegraaf » fait également partie de Mediahuis. L’année passée, nous avons par ailleurs pris la décision d’interrompre fin 2021 nos activités à Bruxelles et de les intensifier à Paal-Beringen. Nous allons franchir un autre grand pas vers une occupation continue et totale de l’imprimerie. »

Croissance « Mais il ne s’agit certainement pas de « seulement » réduire les coûts. Car entre-temps, nous optimalisons les techniques opérationnelles et investissons dans la croissance de l’imprimerie commerciale. Avec nos machines, nous pouvons créer de superbes impressions pour des produits similaires aux journaux, comme les magazines ou d’autres sortes de suppléments. Nous avons déjà créé un nombre assez important de produits imprimés pour des tiers, c’est un commerce que nous souhaitons continuer d’intensifier. Ce n’est pas un marché facile, mais le fait qu’on y trouve de moins en moins d’acteurs offre de nouvelles chances. De plus,

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nous sommes géographiquement bien placés ; nous pouvons desservir assez facilement la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et la France. Une autre partie de la croissance visée vient du renouvellement de nos installations. Fin 2016, nous avons investi dans deux KBA Cortina sans eau et dans une révision en profondeur des presses d’imprimerie existantes. Grâce à la technologie offset sans eau des nouvelles Cortina, nous pouvons renforcer notre présence sur le marché commercial en boostant la qualité des produits livrés. Nous sommes actuellement très occupés par cette modernisation, un exercice qui va durer deux ans. La première ligne sera opérationnelle dès la mi-2018. »

« Nous croyons dur comme fer aux médias imprimés » Investissements « Nous investissons de façon substantielle car nous croyons dur comme fer aux médias imprimés. Pas à ceux des temps révolus où le choix des supports était encore limité, mais à un bon mélange équilibré d’imprimé et de numérique. Nous voyons que nos lecteurs continuent d’apprécier une offre large et de qualité, surtout durant le week-end. L’attrait des éditions sur papier continuera de compléter l’aspect pratique de l’offre digitale, je n’ai aucun doute là-dessus. Je suis assez fier que nous soyons parmi les premiers en Europe à avoir implanté un modèle stratégique et opérationnel qui fonctionne. À l’origine, Concentra et Corelio étaient en concurrence. Les différends du début ont été aplanis et Coldset Printing Partners a formé la base de la collaboration entre deux entreprises rivales qui se sont réunies pour former « Mediahuis ». Et ce projet a également été couronné de succès. Le fait que nous ayons pu mettre en œuvre ce processus en partant de l’imprimerie rend ce succès encore plus spécial. »

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TEMPS POUR UN LIVRE … SUR LE PAPIER, À PROPOS DU PAPIER

LE SOUSSIGNÉ A QUELQUES DÉFAUTS. IL DÉVORE DES TAS DE JOURNAUX ET DE MAGAZINES. ET EN OUTRE IL LIT PLUS DE TRENTE LIVRES PAR AN. ET, SI PARMI CES LIVRES IL Y EN A UN … SUR LE PAPIER, IL VOUS CONSEILLERA DE LE LIRE ÉGALEMENT. POURQUOI ?

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Il

y a beaucoup de Cassandre qui soutiennent que tout va devenir digital et que le mot imprimé est condamné à disparaitre. Le livre de Mark Kurlansky, « Paper, paging through history » montre que ce sont de pures balivernes. Il y a des milliers d’années le grand Socrates nous a prévenu contre les méfaits du mot écrit. Cela nous ferait perdre « la vraie connaissance » ainsi que la nécessité d’entretenir la mémoire. Les gens ne pourraient plus écrire à cause de l’invention de l’impression. Les Cassandre oublient aussi que ce n’est jamais une découverte technique qui change les gens. Non, ce sont les gens qui adaptent une certaine technologie à leurs nouveaux besoins et jamais le contraire. Les pseudo-historiens affirment que l’imprimerie durant le seizième siècle a conduit à la diffusion d’idées nouvelles durant la Réforme et la Contre-Réforme. Cela n’est pas exact: l’art de l’imprimerie existait déjà depuis des siècles. Des travaux d’impression avait déjà lieu en Chine durant le 8ème siècle après Jésus-Christ ! Pourquoi cette technologie ne serait-elle pas utilisée ? Ce sont clairement les esprits « éclairés » qui ont adapté la technologie à leurs besoins afin de répandre leurs idées. Et les philosophes de la période des Lumières le faisaient encore davantage, pensez à Voltaire et Rousseau. Les entreprises qui placent d’abord la technologie puis l’utilisateur font erreur. C’est pourquoi je suis un fervent partisan de Apple. L’utilisateur en premier ! La technologie doit servir l’utilisateur et non pas le contraire.

« La lecture peut endommager sérieusement votre ignorance » Kurlansky guide le lecteur à travers l’histoire de la merveilleuse invention qui s’appelle le papier. Si vous pensez à Léonard de Vinci vous pensez à des tableaux sur toile, mais vous oubliez qu’il en a peint uniquement quinze alors qu’il a laissé plus de 4 000 dessins sur papier. Quel est le livre le plus imprimé au monde ? Vous pensiez que c’était la bible. Mais non, c’est le petit livre rouge de Mao. Saviez-vous que le premier vrai « journal » a paru à Strasbourg en 1609? En 1760, 9 millions de journaux ont été vendus en Grande-Bretagne. L’impression de trois mille exemplaires durait 12 heures. Si vous hésitez encore sur la survie du papier et sur l’énorme avantage du papier par rapport au digital: le papier est FIABLE. Demandez à Edward Snowden ce que cela signifie. Pensez aux big data et ce à quoi cela conduit. Voulez-vous en apprendre davantage sur l’histoire du papier alors le livre de Kurlansky est vivement recommandé. Et si votre faim du papier n’est pas encore rassasiée, vous pouvez lire également « Sur la route du Papier » de l’auteur français Eric Orsenna. Vous serez encore plus convaincu que le papier restera plus que jamais présent dans un monde digital. Car n’oubliez pas : La lecture peut endommager sérieusement votre ignorance. Geert van Nieuwenborgh est depuis 1999 directeur commercial de Corelio Printing.

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CÉLÉBRONS L’IMPRESSION ENSEMBLE À PARIS !

Chez Corelio Printing, nous sommes passionnés de magazines. Nous adorons la texture du papier, l’odeur de l’encre, la mise en page soignée, et les photos dont le réalisme semble éclabousser les pages. Vous partagez cet amour? Alors, n’hésitez pas à venir nous voir au Salon La Presse au Futur, sur notre stand 14, les 29 et 30 novembre à Paris.

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LANCEMENTS

QUOI DE NEUF EN KIOSQUE?

Des éditeurs qui n’ont pas peur de lancer de nouveaux magazines: en France et à l’international on peut en trouver suffisamment d’exemples. Ils prouvent que c’est possible, si la marque est suffisamment solide, vous pouvez trouver cette niche unique et faire vibrer la corde sensible auprès de votre groupe cible. Non, les tirages ne se comptabilisent pas en des centaines de milliers mais les éditions excellent toutes par leur aspect soigné jusque dans le détail. Exactement ce que le lecteur mérite!

BONNE IDÉE !

UN LANCEMENT DÉTENDU Pour les femmes qui ne veulent pas toujours être « connectées » et ont besoin de s’échapper un certain moment à tout ce qui quotidiennement réclame leur attention, Mondadori France lance le nouveau magazine mode de vie « Mellow ». Le magazine se positionne comme étant plus général que « Flow », « Happinez » et « Respire », mais les concurrencera certainement. Avec un premier tirage de 120 000 exemplaires l’éditeur fait une déclaration : nous croyons en l’imprimé.

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Encore un magazine issu de Mondadori: en septembre de cette année le médecin et présentateur Michel Cymes a lancé son magazine santé « Dr. Good! » Le magazine sur la santé et la façon de rester en bonne santé parait tous les deux mois. La presse écrite constitue l’activité média suivante de Michel Cymes, qui a construit sa marque via la télévision et la radio. Il dit à propos de ce lancement : « J’ai la chance d’être populaire et le public accorde du crédit à ce que je peux dire. Or, la France a besoin d’un message fort autour de la santé et de la prévention.» Le médecin a abordé le leader du marché dans le domaine des magazines relatifs à la santé, le groupe de presse Mondadori, qui édite déjà « Top Santé » et « Vital ». Carole Fagot, directrice du pôle femme, science et loisirs de Mondadori, dit: « Avec la force de frappe de Michel Cymes, nous sommes sûrs de toucher beaucoup de monde. » Le premier numéro de « Dr. Good! » a eu un tirage de 130 000 exemplaires.

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UN ESPRIT OUVERT POUR DES OPPORTUNITÉS SUR LE MARCHÉ

MMM! LÉGUMES, JARDINS ET … VOITURES

Les Editions Riva ont sorti en septembre de cette année le premier numéro de « Open Mind », un magazine bimensuel dans la catégorie du bien-être, de la satisfaction personnelle et de la vie au ralenti, et ainsi un concurrent potentiel de magazines comme « Flow », « Happinez » et « Simple Things ». Et pourquoi pas? Comme on peut le constater, ces titres attirent un groupe considérable de lecteurs. Cela suffit à l’éditeur pour imaginer qu’il y a suffisamment de chances pour la création d’un titre supplémentaire dans ce segment.

Le Groupe CPPRESSE a lancé trois nouveaux titres en 2017 qui mettent l’eau à la bouche de leurs groupes cibles spécifiques. En mars « VeG » (Végétarien et Gourmand) a vu la lumière, un magazine pour végétariens/ceux qui apprécient une escale gourmande. Pour tout à chacun qui veut découvrir des recettes sans viande et sans poisson. Egalement dans « Jardins à vivre » les lecteurs ont l’eau à la bouche. Le magazine, une édition spéciale de « Maisons à vivre », est plein d’images des plus beaux jardins et des conseils sur la façon de les réaliser. Et pour les amoureux de véhicules anciens, « Original Vintage » offre plein de bonnes choses. Le lecteur peut s’immerger dans le monde du rétro et des voitures authentiques. La culture automobile, de belles images et des textes documentés, voilà l’histoire.

IMPRIMER, CEST UNE CHOSE SPÉCIALE « Urbain, branché et actif » , voici le type d’homme pour qui « Stylist » a lancé fin septembre 2017 « Machin Chose’. C’est le premier magazine gratuit qui a entièrement été conçu pour les hommes. Le magazine aborde l’actualité, la mode, le design et un certain mode de vie et choisit pour chaque numéro un « sujet quotidien » comme fil conducteur. « Machin Chose » a un tirage de 250 000 exemplaires et est diffusé gratuitement dans le métro et dans d’autres endroits où beaucoup de gens se rassemblent. A l’heure actuelle, le magazine est distribué dans dix villes françaises. Gwenaëlle Thebault, éditrice de « Stylist » et « Machin Chose »: « Avec le lancement de Machin Chose, nous nous donnons pour ambition de poursuivre notre dynamique et de montrer que la presse peut se réinventer en allant à la rencontre de nouveaux lecteurs avec un contrat de lecture hyper innovant. Après « Stylist », qui a déjà trouvé sa place auprès des jeunes femmes, c’est une nouvelle génération d’hommes que nous voulons aller chercher. C’est une cible sur laquelle il y a finalement peu d’offres presse et un véritable rendez-vous à créer. »

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GRÂCE AU FINANCEMENT COMMUNAUTAIRE En janvier 2018 « Ebdo » paraitra en kiosque. Le magazine indépendant et alternatif fonctionnera sans annonce et a pour objet « ce qui est important mais pas forcément urgent. » Cela va devenir un « journal boîte à outils, plein de ressources pour comprendre le monde. » « Ebdo » a vu le jour grâce au financement communautaire. C’est la solution pour beaucoup de (nouveaux) magazines afin de faire face à la baisse des abonnements et recettes publicitaires. Comme pour « Soixante-Quinze », un mensuel sur Paris et la périphérie. « Pour nous, la crise de la presse n’est pas une crise de la demande, mais de l’offre. Les jeunes attendent qu’on leur propose quelque chose de différent, qui leur parle », estime David Even, fondateur de « SoixanteQuinze ». Ou pour « Society », qui se concentre sur les 25 à 45 ans. Marc Beaugé, un des rédacteurs en chef, dit : « Nous proposons de longs récits sur des sujets qui nous intéressent, nous concernent. Nos lecteurs s’y reconnaissent et se sont

POUR ET PAR LES TÊTES PENSANTES La rédactrice française de mode et consultante Marie-Amélie Sauvé a travaillé pendant vingt ans dans la mode entre autres pour Vogue, W, Balenciaga et Louis Vuitton. Début 2017 elle a lancé son propre magazine « Mastermind », qui « veut transformer notre temps en mots et images. » Le magazine aborde des thèmes comme l’alimentation, l’architecture, la littérature, l’art, la mode et le voyage mais, dans le premier numéro, on trouve aussi un article étendu sur la psychanalyse à Buenos Aires…. « J’aime tout mélanger » dit Sauvé. « Nous voulons être là pour toutes les générations et pouvoir aborder tous les thèmes. C’est pour moi l’essence de la modernité. »

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appropriés le magazine. C’est souvent le seul titre qu’ils achètent et ils n’allaient pas au kiosque avant. » Le magazine qui parait deux fois par semaine, a été acheté par 50 000 lecteurs dont 15 000 abonnés.

PRINT, UNE ÉVIDENCE A quel point un titre est-il applicable ? Si vous appréciez l’imprimé, vous appelez votre nouveau magazine tout simplement « PRINT ». Avec des lettres majuscules. Francesca Burns et Christopher Simmonds ont lancé le magazine, qui parait deux fois par an, fin 2016. Francesca Burns est rédacteur pour British Vogue, Christopher Simmonds est entre autres directeur artistique pour Gucci. Ils partagent un amour pour « la création d’image » et veulent « créer quelque chose qui est beau, honnête et optimiste, sans calendrier caché. » Le premier numéro de « PRINT » est devenu le magazine indépendant lancé avec les meilleurs résultats de vente. Ce premier numéro a été proposé dans une boite en carton avec des posters, des imprimés et des badges. « Nous voulions créer quelque chose d’éternel, quelque chose que les gens voulaient toujours saisir de nouveau afin de découvrir de nouvelles choses. »

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COLOPHON CONCEPT EN COORDINATION | ANNEMIEK KRAAIJVANGER - THE BRANDWORKS DIRECTION ARTISTIQUE ET MISE EN PAGES | TONY PANJER - STUDIO PANJER INTERVIEWS, TEXTES | MIGNON GRIFFIOEN, ANNEMIEK KRAAIJVANGER TRADUCTIONS ET RÉDACTION FINALE | VÉRONIQUE DUPREY - RACCOURCI, JANET TURLOT PHOTOGRAPHIE | COUVERTURE, PORTRAITS PAGES 17 À 23 ET PRODUITS PAGE 16: FRANK PITTOORS, WWW.FRANKPITTOORS.BE AUTRES PHOTOS | COPYRIGHT: DOTEVENTS POUR LA PRESSE AU FUTUR, COLDSET PRINTING PARTNERS, CORELIO PRINTING ILLUSTRATIONS | RWDD_STUDIOS, FREEPIK.COM EDITEUR RESPONSABLE | GEERT VAN NIEUWENBORGH

CELEBRATE PRINT EST UNE PUBLICATION DE CORELIO PRINTING TOUS DROITS RÉSERVÉS © 2017

Celebrateprint 2017 frans isuu  
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