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SEPT

09

NestlĂŠ Waters France-Belgique :

engagĂŠs pour demain


Chiffres et faits marquants Nestlé Waters France-Belgique :

3 800 collaborateurs 7 sites d’embouteillage

1

14 marques d’eau minérale naturelle et de source

2

1er embouteilleur d’eau minérale naturelle en France 33% part de marché 2,6 milliards de litres 10 000 ha « zéro pesticide » 3

4

autour des sources de VITTEL, HéPAR et CONTREX

Bilan carbone®complet sur tous les sites et filiales et pour tous les produits

100%

des sites certifiés ISO 14001, ISO 22000, ISO 9001 et OHSAS 18001 d’ici fin 2009

50%

des bouteilles transportées par train ou par ferroutage au départ des sources

-20% :

objectif de réduction d’ici fin 2012 du poids des emballages, des émissions de gaz à effet de serre, de la consommation d’eau et d’énergie

1 2

Vittel-Contrexéville, Vergèze, Quézac, Plancoët, Ribeauvillé, St-Lambert des Bois, Etalle (Belgique).

Distribuées en France et/ou Belgique : Perrier, Vittel, Contrex, Hépar, Quézac, Plancoët, Carola, St Lambert, nestlé Aquarel, Ste Alix, Charmoise, Valvert, Acqua Panna, S. Pellegrino. 3

Part de marché en valeur en France 2008. 4

2

Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

Ventes France et export en 2008.

Chiffres et faits marquants


Le développement durable, notre seconde nature

«

Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. »1

Cette définition, référence mondialement admise, recouvre exactement les missions que s’est fixées Nestlé Waters France-Belgique et sans lesquelles nous ne saurions faire notre métier durablement. Notre entreprise met en effet au centre de sa stratégie la durabilité et elle le fait pour quatre raisons : • Pour elle-même d’abord, car sa pérennité en dépend. C’est notre intérêt de tout mettre en œuvre pour que développement durable de la planète et développement durable de l’entreprise coincident davantage. • Pour le consommateur ensuite, qui se voit proposer des produits de qualité « premium » et dont les bienfaits – notamment ceux de l’hydratation – sont indiscutables à l’heure où l’obésité et le vieillissement des populations font émerger de nouveaux défis pour la santé publique dans le monde (« Boire de l’eau, une question de santé »). • Pour les collaborateurs également, sans lesquels l’avenir ne saurait durer, et à qui l’on doit, conformément aux principes de gestion du groupe Nestlé, respect absolu de la personne, confiance, non-discrimination, disponibilité au dialogue, et de bonnes conditions de travail (« Le socle de notre démarche »). • Pour la société enfin, à qui Nestlé Waters France-Belgique se doit de réduire en permanence son empreinte environnementale, sur l’air, sur les ressources non renouvelables et bien sûr sur l’eau (« Une pureté à préserver  », «   Puiser sans épuiser », « Réduire notre empreinte carbone »).

Le développement durable, notre seconde nature

Cette dernière raison d’agir, on le sait, est sur tous les agendas gouvernementaux et internationaux, la planète et ses ressources apparaissant comme un « bien public mondial » à préserver pour les générations futures. A Nestlé Waters France-Belgique, nous avons pris conscience et agi depuis longtemps dans cette direction parce que, compte tenu de la nature de ce bien qu’est l’eau, le développement durable de la planète est indissociable de celui de notre entreprise. La protection et la préservation de la ressource en eau sont au cœur de notre métier et de la durabilité de notre activité, notre ADN en quelque sorte. Mais ce savoir-faire rend aussi des services inestimables aux territoires et populations environnant les sources qui bénéficient en retour d’une politique de gestion environnementale en avance sur son temps. Ainsi, après deux décennies d’investissements pour préserver les sources et leur environnement, c’est tout le territoire qui se trouve acquérir une « haute valeur environnementale », retour gagnant en bien-être et en nouvelles opportunités pour les populations. Et ce, au moment où l’on commence en France et dans les pays industrialisés à reconnaître et évaluer la valeur marchande des « services rendus par l’environnement ». C’est là un exemple typique du modèle de « création de valeur partagée » propre à Nestlé. Selon celui-ci, la création de valeur par l’entreprise ne saurait aller sans création de valeur pour la société, directement ou indirectement. En tant que leader français et mondial du marché des eaux embouteillées, et en tant qu’appartenant au groupe Nestlé, notre entreprise se doit de poursuivre sa mission première de création de valeur sans

se départir de celle visant à la partager. La politique de développement durable de Nestlé Waters France-Belgique est précisément l’un des chemins qui permettent la réalisation de cette double mission. Cette politique s’exprime dans un ensemble de mesures concrètes, mises en œuvre chaque jour au sein de notre entreprise. L’expérience ainsi acquise, les progrès réalisés, les innovations mises en œuvre nous semblent mériter d’être portés à la connaissance d’un public directement concerné. Ce document ne se veut pas un « rapport sur le développement durable  ». C’est davantage un outil de communication permettant d’une part de redonner leur vraie dimension aux défis souvent mal connus du public que nous lance l’avenir et d’autre part d’engager le dialogue avec les parties prenantes pour répondre à leurs interrogations légitimes. Bonne lecture,

Denis Cans

Président de Nestlé Waters France-Belgique

1

Selon la définition proposée en 1987 par la

Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland.

Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

3


Sommaire Chiffres et faits marquants

2

Le développement durable, notre seconde nature

3

La création de valeur partagée : du principe à l’action

5

Boire de l’eau, une question de santé

6

Une pureté à préserver

12

Puiser sans épuiser

20

Réduire notre empreinte carbone

26

Le socle de notre démarche

38

La conception et la rédaction de ce document ont été coordonnées par le Groupe de travail Développement Durable de NWFR-BE

© kliverap

© Septembre 2009, NWFR-BE Direction des Relations et Affaires Extérieures Conseil à la réalisation : Price Waterhouse Coopers Pour respecter l’environnement, ce document a été imprimé sur un papier 100% recyclé, avec des encres végétales, par un imprimeur certifié IMPRIM’VERT.

4

Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

Sommaire


La création de valeur partagée : du principe à l’action Notre activité d’embouteilleurs d’eaux minérale et de source nous met en interaction permanente et prononcée avec la société. Ceci est principalement dû au fait que le bien que nous produisons est bien plus que de l’eau. Les sources sont indissociables du territoire où elles émergent et se rechargent, de son écosystème, de sa géologie, et des hommes et femmes qui y vivent et y travaillent. En conséquence, tous les efforts et investissements déployés pour assurer les meilleures conditions de protection et de préservation de la ressource des pollutions sur le long terme ­– efforts qui vont bien au-delà de ce qu’exige la réglementation –, contribuent à façonner et valoriser ce territoire. Ils créent de la valeur pour la société, au-delà de la valeur intrinsèque de nos eaux. C’est le concept de « création de valeur partagée ». Ce concept, à Nestlé Waters FranceBelgique (NWFR-BE), nous le développons dans de nombreux domaines : • ainsi lorsque nous nous engageons dans un plan de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, nous entendons apporter une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique pour la planète et quand nous investissons dans une ferme solaire sur notre site de Vergèze (Perrier), nous mettons à disposition des populations locales une énergie renouvelable. • ainsi lorsque notre filiale des Vosges (Vittel, Contrex, Hépar) signe avec l’Etat une convention de redynamisation du territoire de nos sources, elle s’engage financièrement dans un dispositif de soutien très concret à la diversification du tissu économique afin que les territoires de nos sources, très mono-industriels, puissent

La création de valeur partagée : du principe à l’action

faire face aux évolutions possibles, conjoncturelles et structurelles, du marché des eaux. Il y a bien sûr des aspects de notre métier qui continuent de mériter une attention prioritaire. Ils sont d’ailleurs interrogés légitimement par les citoyens et les consommateurs. Ainsi en va-t-il du transport de nos bouteilles, pour lequel nous devons travailler à améliorer la part des transports propres ; de nos emballages, pour lesquels nous devons amplifier notre politique d’incitation des consommateurs au tri et à la collecte sélective ; ou encore de la formation de nos collaborateurs aux bons gestes du développement durable. Dans tous ces domaines, nous travaillons autant que faire se peut avec toutes nos parties prenantes et nous nous inscrivons dans la cadre fixé par le Grenelle de l’environnement. Dans un certain nombre de cas, nous avons une certaine avance sur son calendrier, dans d’autres cela nous fixe des objectifs et une incitation à agir. La création de valeur partagée est bien l’expression de notre conception du développement durable. Elle requiert, comme pour tous les investissements sociaux et environnementaux, d’agir selon une visée de long terme. Cette visée est précisément celle du groupe Nestlé qui a adopté parmi ses Principes de conduite des affaires celui de « ne pas sacrifier le développement à long terme pour des gains à court terme ».

Pour en savoir plus sur la Création de Valeur Partagée du Groupe Nestlé : • www.creatingsharedvalue.org • www.nestle.com/SharedValueCSR • www.community.nestle.com • www.nestle.com/csv Retrouvez les rapports 2007 et 2008 du Groupe Nestlé sur www.nestle.com

Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

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Boire de l’eau, une question de santé

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Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

Boire de l’eau, une question de santé


Pureté originelle préserve scrupuleusement. Aucune boisson naturelle ne présente autant de garanties pour la santé et n’est aussi bien protégée des pollutions. Suivant son terroir de naissance, l’eau minérale naturelle présente une composition différente – plus ou moins de calcium, de magnésium, etc.  – qui lui confère une saveur unique et constante. Les eaux minérales naturelles contiennent également divers oligo-éléments (silice, sélénium, zinc, cuivre…) en quantité variable. Ainsi, à l’image de la

diversité des territoires dont elles sont issues, les eaux minérales naturelles offrent une large palette de compositions minérales, permettant à chacun de choisir son eau en fonction de ses besoins, son mode de vie, son âge, son activité physique, ou ses goûts.

© Craig Jewell

La nature fait si bien les choses qu’elle nous fournit la meilleure des boissons, prête à consommer. En effet, l’eau minérale naturelle jaillit des profondeurs de la terre telle qu’elle coulera dans notre verre. Rien à ajouter, rien à modifier. Un long parcours à travers les couches rocheuses l’a chargée d’éléments propices à une bonne santé pour ceux qui la consomment régulièrement. Naturellement pure, microbiologiquement saine, l’eau minérale est une richesse qui mérite bien qu’on la

Boire de l’eau, une question de santé

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Sources de santé Interview du Docteur Florence Constant, titulaire d’un PhD en Santé Publique et épidémiologie, responsable du programme de recherches cliniques de Nestlé Waters. Pourquoi faut-il boire de l’eau ? Parce que l’eau est le principal composant du corps humain : environ 60% du poids pour un adulte. Elle est indispensable à toutes les fonctions de l’organisme. Notre organisme ne sait pas stocker l’eau ni en obtenir suffisamment à partir des aliments. Mais pourquoi boire de l’eau minérale naturelle ? Il y a plusieurs périodes de la vie où les besoins en sels minéraux comme le calcium sont accrus. Par exemple pendant l’enfance et l’adolescence, quand le squelette est en cours de constitution. Pour les femmes qui allaitent, et les femmes enceintes mais également à partir de la ménopause, période à laquelle il convient d’augmenter les apports calciques, pour maintenir la masse osseuse. L’alimentation moderne parfois ne fournit pas assez de calcium : 60% des Françaises ne couvrent pas leur besoins quotidiens en calcium1. La consommation régulière d’eau minérale naturelle riche en sels minéraux, constitue un moyen simple, efficace et naturel pour contribuer à la couverture des besoins en certains sels minéraux.

correspond à vos besoins du moment. Par exemple, si vous êtes enceinte ou allaitante, Contrex vous conviendra parfaitement. Contrairement à une idée reçue, une fois que vous avez trouvé l’eau minérale naturelle qui vous convient, nul besoin d’en changer hormis lorsque vos besoins varient. Autant l’alimentation doit être variée pour couvrir vos besoins en nutriments divers, autant il n’est pas nécessaire de changer d’eau régulièrement. La surcharge en minéraux n’est pas à craindre chez l’individu sain, l’organisme éliminant les éventuels surplus. Les minéraux contenus dans ces eaux sont-ils réellement assimilés par l’organisme ? Oui, par exemple le calcium de l’eau est aussi bien absorbé que le calcium du lait. La biodisponibilité du magnésium de l’eau minérale naturelle est même supérieure à celle du magnésium apporté par l’alimentation2.

1

S. Hercberg, Etude SU.VI.MAX 2003 menée

en France sur 15 000 femmes de 35 à 60 ans. 2

Berthelot et al 1996.

Est-il souhaitable de demander conseil à son médecin traitant avant de choisir son eau minérale ? Effectivement, votre médecin pourra vous indiquer l’eau minérale naturelle qui correspond le mieux à vos besoins. Vous pouvez également consulter l’étiquette, apposée sur chaque bouteille, qui mentionne obligatoirement sa composition détaillée et opter pour celle qui

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1L d’Hepar= 39% des besoins quotidiens

1L de Contrex= 58% des besoins quotidiens

Boire de l’eau, une question de santé


Le Vitality Tour : une tournée pédagogique, ludique et sportive qui sensibilise les enfants aux bienfaits du sport et de l’hydratation, associée au 1er colloque sur « l’Eau, l’Hydratation et le Sport ». Pour la deuxième année consécutive, le Secours Populaire et NWFR-BE ont invité dans trois grands clubs de football (PSG, Nantes et Bordeaux) plus de 900 jeunes issus des quartiers défavorisés pour leur offrir une journée de sport et de vacances, tout en découvrant à travers des ateliers pédagogiques les principes de base d’une bonne hygiène de vie : hydratation, nutrition et activité physique. Parallèlement à l’étape parisienne du Vitality

Tour, s’est tenu au Parc des Princes le 1er Colloque Français sur l’Eau, l’Hydratation et le Sport. Il a permis de rappeler le rôle fondamental de l’eau dans le corps humain et l’importance de maintenir sa « balance hydrique  » notamment pour contribuer au maintien des performances physiques et mentales. Différents témoignages de sportifs comme Bernard Diomède (champion du monde de football 1998), Taïg KHRIS (champion du monde de roller), Sophie KAMOUN (26 fois championne de France de natation, finaliste aux JO d’Atlanta), Maureen NISIMA (médaillée de bronze d’escrime aux JO d’Athènes) ont enrichi les débats en présence d’experts présents dont le Pr. Christian Cabrol cardiologue et le Dr. Christian Recchia nutritionniste.

Des résultats probants SU.VI.MAX est la plus grande étude conduite en France sur les effets d’une supplémentation en vitamines et en sels minéraux. Son objectif : vérifier si une supplémentation quotidienne de ces nutriments peut aider à prévenir certaines maladies et à réduire la mortalité précoce. Pendant 8 ans, une cohorte de plus de 12 000 personnes, composant un échantillon représentatif de la population française, a reçu en double aveugle des suppléments journaliers de vitamines et de sels minéraux ou un placebo et a bénéficié d’un suivi médical régulier. Parmi les participants, un groupe de 664 sujets (240 hommes et 424 femmes) a fait l’objet d’une enquête spécifique3 sur l’eau de boisson. 4 groupes ont été constitués : buveurs réguliers de Contrex, eau minérale naturelle riche en calcium et source de magnésium ; buveurs d’eau moyennement minéralisée ; buveurs d’eaux faiblement minéralisées ; et pour finir buveurs d’eau du robinet.

Boire de l’eau, une question de santé

L’étude prouve que seule la consommation d’une eau riche en sels minéraux contribue de manière significative aux apports journaliers recommandés en calcium et magnésium. C’est un résultat intéressant en termes de nutrition et santé. En effet, le calcium joue un rôle majeur dans la constitution du squelette osseux et la lutte contre l’ostéoporose, devenue un enjeu majeur de santé publique. Le magnésium, lui, est essentiel à l’organisme de par son implication dans le fonctionnement des systèmes nerveux et musculaire.

3

Hercberg S. Preziosi P, Briançon S, Galan P,

Paul-Dauphin A, Malvy D. Roussel A-M. Favier A. A primary prevention trial of nutritional doses of antioxidant vitamins and minerals on cardiovascular diseases and cancers in general population: The SU.VI.MAX Study. Design, methods and participants characteristics. Control Clin Trials. 1997;19:336-351.

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Vrais besoins et faux débat Certains ont cru bon, à la lueur d’informations partielles et invérifiées, de remettre en question la recommandation pour les besoins hydriques du corps humain fixée par l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé  –  soit entre 1,5 et 4,5 litres par jour. Cette large fourchette s’explique par la diversité des cas pris en compte. La recommandation varie en effet suivant notamment l’âge, le sexe, le climat, l’alimentation et l’activité physique. Une publication scientifique récente4 a également confirmé que la quantité d’eau qui doit être bue est en moyenne de 1,5 litre par jour chez un individu adulte sédentaire vivant en climat tempéré. Ceci repose simplement sur une réalité physiologique. Parce que l’eau est le principal composant du corps humain : environ 60% du poids pour un adulte. Elle est indispensable à toutes les fonctions de l’organisme. Notre organisme ne sait pas stocker l’eau ni en obtenir suffisamment à partir des aliments. En revanche, une consommation insuffisante d’eau peut s’avérer préjudiciable. Les performances physiques et mentales diminuent notablement dès

que la déshydratation se manifeste. Ainsi, à partir d’un niveau de déshydratation de 1% à 2% les fonctions cognitives, telles que la mémoire à court terme5 ou la capacité de concentration6, sont affectées. A partir de 2%, on observe une diminution de l’habileté sportive7 et de l’endurance8. On a d’ailleurs pu constater lors de la canicule de 2003 l’importance vitale d’une bonne hydratation. Rappelons qu’il ne faut pas attendre d’avoir soif pour boire, car c’est le premier signal de la déshydratation, mais qu’il faut boire régulièrement tout au long de la journée. L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme car sa fonction première est d’hydrater le corps. A l’heure où l’obésité devient un problème de santé publique, il est important que les jeunes générations apprécient ou réapprennent le goût de l’eau afin de diminuer leurs apports caloriques via les boissons.

Effets du niveau d’hydratation sur la capacité de concentration

4

Jéquier E.Constant F. Pourquoi faut-il boire de

l’eau ? Pour maintenir la balance hydrique. Cahiers de nutrition et de diététique, septembre 2009. 5

Cian C. Koulmann N, Barraud PA, Raphel C,

Jimenez C, Melin B « Influence of variations in body hydration on cognitive function : effect on hyperhydration, heat stress and excercice-induced

Pourquoi faut-il boire de l’eau ? Pour maintenir la balance hydrique.

deshydration. » J Psychophysiol. 2000 ; 14:29-36. 6

Shirreffs SM, Merson SJ, Fraser Archer Dt. « The effects of fluid restriction on

hydration status and subjective feelings in man. » Br J Nutr. 2004 Jun; 91 (6):951-8. 7

Devlin LH, Fraser SF, Barras NS, Hawley J. « Moderate levels of hypohydration

impairs bowling accurancy but not bowling velocity in skilled cricket players. » J Sc Med Sports. 2001; 4(2):179-187. 8

Walsh RM, Noakes TD, Hawley JA, Dennis SC. « Impaired high tech-intesity cycling

performance time at low levels of deshydration. » Int. J Sports Med. 1994; 15:392-398.

10

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Boire de l’eau, une question de santé


Les différences entre l’eau du robinet et l’eau minérale naturelle L’eau du robinet est en France constituée pour deux tiers d’eau de source et pour un tiers d’eaux de surface prélevées dans les lacs, rivières, fleuves, retenues. Pour devenir potable, un certain nombre de traitements lui sont appliqués qui visent à abaisser la présence des polluants et à atteindre ainsi les normes réglementaires de potabilité. La potabilisation permet la consommation de l’eau du robinet pour les personnes en bonne santé mais elle n’interdit pas la présence à l’état de traces de résidus de désinfection ou d’autres molécules qui, de ce fait la distinguent fondamentalement d’une eau minérale naturelle. Par ailleurs, les produits utilisés pour la désinfecter et la sécuriser peuvent altérer son odeur et son goût. L’eau minérale naturelle ne subit aucun traitement microbiologique et ne reçoit

aucun additif. Elle ne peut être que d’origine souterraine, et s’être constituée à l’abri de tout risque de pollution. Les eaux minérales naturelles sont contrôlées quotidiennement et doivent respecter des critères de qualité microbiologiques qui sont 2,5 fois plus sévères que ceux de l’eau du robinet9. La qualité des eaux minérales naturelles est garantie par un nombre élevé d’analyses et de contrôles : plus de 4 millions par an, soit plus de 11 000 par jour10. Il n’y a pas de produit plus surveillé en France aujourd’hui. Sa composition est stable et garantie, il suffit de lire l’étiquette apposée sur la bouteille pour savoir ce qu’elle contient, précisément. Son goût est toujours identique car il résulte de sa composition en sels minéraux et oligo-éléments. La consommation quotidienne d’une eau

minérale naturelle contribue à l’hydratation du corps et elle bénéficie aussi pour certaines eaux de propriétés favorables à la santé reconnues par l’Académie de Médecine.

9

La recherche de pathogènes s’effectue sur

un volume d’eau prélevé 2,5 fois plus grand. 10

Nombre de vérifications par m3 d’eau minérale

naturelle effectuées sur les lignes de production et dans les laboratoires de NWFR-BE.

Source : Chambre Syndicale des Eaux Minérales

Toutes les eaux sont différentes

* La potabilisation de l’eau comprend des traitements physiques (décantation, filtration...) et chimiques (floculation, ozonation, chloration...).

Boire de l’eau, une question de santé

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Une pureté à préserver

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Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

Une pureté à préserver


Introduction

1

Loi sur l’eau 1992 - Code de l’environnement

articles 210-1 et suivants. 2

Rapport de l’OPECST n° 215 (2002-2003)

de M. Gérard MIQUEL, fait au nom de l’Office

Loi Grenelle I Chapitre II Retrouver une bonne qualité écologique de l’eau et assurer son caractère renouvelable dans le milieu et abordable pour le citoyen.

Article 27 « Dans le domaine de l’eau, le premier objectif est d’atteindre ou de conserver d’ici à 2015 le bon état écologique ou le bon potentiel, au sens de l’article 2 de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil, du 23 octobre 2000, établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, de l’ensemble des masses d’eau, tant continentales que marines.../… ….En outre, d’ici à 2012, des plans d’action seront mis en œuvre en association étroite avec les agences de l’eau pour assurer la protection des cinq cents captages les plus menacés par les pollutions diffuses, notamment les nitrates et produits phytosanitaires. Les agences de l’eau développeront un programme spécifique sur les aires d’alimentation de captage et adapteront leurs ressources ainsi que leurs concours financiers à cet effet. Sur les périmètres de captage d’eau potable, la priorité sera donnée aux surfaces d’agriculture biologique et d’agriculture faiblement utilisatrice d’intrants afin de préserver la ressource en eau et de réduire ses coûts d’épuration. Les prélèvements seront adaptés aux ressources, par le biais de la gestion collective des prélèvements et la création de retenues visant au développe-

ment et à une meilleure gestion des ressources en eau, tout en respectant l’écologie des hydrosystèmes et les priorités d’usage. »

Article 28 « Des objectifs de réduction de la présence dans les milieux aquatiques des substances dangereuses prioritaires identifiées par la réglementation européenne et de leurs émissions chroniques et accidentelles seront fixés par l’État après concertation avec les organisations représentatives des acteurs concernés. »

© clix

En France, l’eau est reconnue comme patrimoine national depuis 19921. Un premier rapport, publié en 1981 par l’équipe du professeur Jean-Claude Lefeuvre, avait alerté les pouvoirs publics et les médias à propos des menaces pesant sur la qualité de l’eau potable. En 2000 et en 2005, deux autres études avaient constaté que la dégradation non seulement se poursuivait mais s’accélérait. Sans l’adoption de mesures drastiques, l’hypothèse la plus optimiste prévoit que moins de 50% des masses d’eau du territoire métropolitain atteindront un état écologique correct en 2015. Or c’est précisément la date adoptée par l’Union Européenne en 2000 dans sa Directive Cadre sur l’Eau (DCE) pour que les eaux superficielles, souterraines et littorales des Etats membres atteignent un « bon état écologique ». Selon le rapport de l’Institut Français de l’Environnement (IFEN) en 2005, 91% des eaux de surface et 55% des eaux souterraines étaient contaminées. Après 40 ans de lois sur l’eau, le rapport du sénateur Miquel2, rendu en 2003, pointait « un double constat d’échec » des politiques françaises de l’eau, qu’il attribue à l’inadaptation du cadre institutionnel et au manque d’efficacité des actions de protection de la ressource. La loi sur le Grenelle de l’environnement adoptée à l’été 2009 fixe comme objectif de remettre en bon état écologique les masses d’eau superficielles d’ici 2015 conformément à la DCE.

parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, déposé le 18 mars 2003.

Une pureté à préserver

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Protection rapprochée indispensable Cinq questions au Professeur JeanClaude Lefeuvre3 Quand avez-vous commencé à vous intéresser à l’eau ? Je suis attiré par l’eau depuis mon enfance mais c’est dans les années 70 que j’ai commencé à me préoccuper de sa dégradation. J’ai alors fait le lien entre les bouleversements paysagers et la montée en puissance de l’agriculture intensive. On peut aussi s’interroger sur l’importante consommation française de nitrate… Elle trouve son origine dans le processus amorcé en 1970, à savoir le remplacement du fumier et des engrais organiques par des engrais minéraux, dans un souci d’optimisation des rendements. L’agriculture s’est focalisée sur le rendement à l’hectare plutôt que sur les revenus nets pour l’agriculteur, d’où une consommation excessive de nitrates et de pesticides au coût élevé. Avant, la dégradation du fumier fournissait progressivement de l’azote à la plante. Il a été systématiquement remplacé par les nitrates. Peut-on évaluer le taux de pesticides répandus dans la nature et quelles en sont les conséquences ? L’eau est trop souvent considérée comme le « véhicule » principal des polluants, sous prétexte qu’il s’agit du meilleur des solvants. Or l’INRA démontre que 50 à 75% des pesticides épandus sur un champ peuvent repartir dans l’air. En conséquence la contamination de l’eau n’est pas forcement celle du ruisseau qui jouxte le champ : elle peut s’étendre à d’autres ruisseaux du bassin versant et même au-delà.

14

La France ne dispose-t-elle pas de techniques efficaces pour potabiliser l’eau ? Si, et aujourd’hui nous sommes même capables de rendre consommable une eau totalement insalubre. Mais à quel prix ? C’est une question de bon sens : au lieu de privilégier la technique en installant de coûteuses installations d’épuration et des centaines de kilomètres de tuyaux sur tout le territoire, on devrait plutôt préserver les captages et diminuer la pollution par les nitrates. Voilà pourquoi le prix de l’eau grimpe chaque année. La collectivité paie et paiera pour des gens qui se fichent complètement de la gestion de l’eau et choisissent l’aveuglement et la fuite en avant, en privilégiant les solutions curatives.

n’était pas de racheter des terres et d‘évincer les agriculteurs, mais de pouvoir assurer sa production d’eau. Elle a donc cherché à garder les agriculteurs sur son territoire sous réserve du respect d’une charte de bonne conduite et a contacté l’INRA pour trouver des solutions à cette équation toute simple : la présence de nitrates menace la première industrie de la ville, à savoir la production d’eau minérale, que faire ?

3

Extraits de : « L’eau douce en France :

histoire d’un long combat », J-C Lefeuvre, Milan Terre Sauvage – 2009. Jean-Claude Lefeuvre est professeur émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle, président de l’Institut français de la biodiversité, spécialiste d’écologie fondamentale et appliquée.

Dans un autre registre, Vittel a dû réfléchir pour poursuivre sa production d’eau embouteillée. Qu’en pensez-vous ? A la fin des années 80, NWFR-BE, qui embouteille les eaux de Vittel, Contrex et Hépar a craint pour la pérennité de sa production d’eau embouteillée. Les pollutions de la zone captrice menacent alors les sources où les premières traces de nitrates apparaissent. Dans une telle configuration, devenue hélas trop classique, il y a deux types de réaction. La première consiste à racheter le périmètre de protection rapprochée et à le reboiser pour éviter tout risque de pollution par intrants agricoles. Ce faisant, on exclue les agriculteurs de leurs territoires et on perd des terres agricoles. Je ne peux m’empêcher de penser que cette solution, indispensable dans certains cas, révèle le constat d’échec de l’agriculture actuelle. La deuxième réaction envisageable est celle choisie par Vittel. L’entreprise a compris que son intérêt

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Une pureté à préserver


Les trois niveaux de protection des ressources en eau à NWFR-BE 1) La protection naturelle et technique La bonne connaissance de la géologie et de l’hydrogéologie de nos sites permet de définir et de cibler les actions de protection au niveau de la zone de recharge et de la zone d’émergence de la ressource en eau. Partout dans le monde NWFR-BE fait appel à des experts, en interne ou en externe, pour ses captages, qui sont réalisés selon des normes développées par Nestlé Waters. Les captages d’eaux minérales sont de plus en plus des forages qui permettent, lorsqu’ils sont réalisés dans les règles de l’art, de s’affranchir des possibles pollutions de surface dans la zone d’émergence.

très stricte, subordonnée à des autorisations et au respect de nombreuses obligations. Les règlements en vigueur stipulent que tous les captages d’eau minérale naturelle doivent comporter un périmètre sanitaire d’émergence (PSE), c’està-dire une zone clôturée autour du captage destinée à en assurer la protection sanitaire et la sécurité. De plus, l’exploitant de la source peut instaurer un périmètre de protection (PP) lié à une déclaration d’intérêt public (DIP) délivrée par les autorités compétentes5. Ce périmètre de protection vise à interdire ou réglementer toutes activités, dépôts, forages ou installations de nature à nuire à la protection naturelle et donc, directement ou indirectement, à la qualité de l’eau.

2) La protection légale et réglementaire des sources d’eau minérale naturelle

3) La protection partenariale à long terme : l’expérience acquise par NWFR-BE

Au plan européen, la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) fixe un cadre minimal applicable à tous les Etats membres. En France, ce cadre est fixé de façon encore plus rigoureuse par les pouvoirs publics4. L’exploitation des sources est soumise à une réglementation

Au-delà de ces deux protections, l’exploitant peut favoriser la création ou le développement de structures dédiées à la définition et à l’aide au financement d’aménagements et de pratiques utiles à une meilleure sauvegarde de la ressource en eau minérale. Rien ne l’y

contraint, mais de telles actions sont tout à fait en phase et encouragées par le Grenelle de l’environnement. Pour protéger ses sources d’eau minérale naturelle, NWFR-BE a mis en place une stratégie de développement local avec les agriculteurs, les collectivités locales et l’ensemble des parties prenantes. Ce qui permet de préserver les exploitations agricoles existantes, au prix il est vrai d’un changement important dans leur mode de fonctionnement, et d’apporter une contribution décisive au développement durable des régions d’émergence des sources. La présence de gisements hydrominéraux devient alors une véritable opportunité pour le développement économique local, du fait non seulement des emplois sur les sites de captage et d’embouteillage, mais aussi en raison des moyens octroyés par l’entreprise pour la transformation des pratiques agricoles et la préservation écologique du territoire, créant ainsi les conditions de valorisation d’un véritable « capital naturel ».

4

Direction Départementale de l’Agriculture et de

la Forêt, Direction Départementale des Affaires sanitaires et sociales, Directions Régionales de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement. 5

Ministère de la Santé, Conseil général

des Mines et Académie de Médecine.

Une pureté à préserver

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Protection des ressources en eau : de la valeur créée à la valeur partagée Vittel, Contrex et Hépar : trois sources pour un pacte écologique

6

Agrivair a démontré qu’en se portant acquéreur

de 50% du foncier sur du très long terme, on levait les principaux freins au changement qui se situent au niveau de l’endettement des exploitations et de l’image sociale des agriculteurs participants. 7

Impluvium : zone identifiée d’infiltration de l’eau météorique (pluie, neige) qui alimente l’aquifère donnant naissance à l’eau minérale naturelle. 8

La réintroduction de la luzerne en tête de

rotation des sols, à la place du maïs, outre

Au cours des années 80, le territoire autour des sources Vittel, Contrex et Hépar comportait une majorité d’exploitations agricoles de plus en plus utilisatrices d’engrais chimiques, de pesticides et d’herbicides. Si on continuait à ce rythme, d’ici une trentaine d’années le bassin d’alimentation de ces sources courait le risque d’une pollution telle que la production d’eau minérale serait menacée. Le développement du tourisme thermal, avec la création de golfs et d’un hippodrome entretenus eux aussi à grand renfort de produits chimiques constituaient une menace supplémentaire, de même que les fuites des citernes de fioul domestique des particuliers et le désherbage de plusieurs centaines d’hectares d’espaces verts et des voies de chemin de fer réalisé avec de puissants herbicides. Bref, la nécessité de protéger ses sources devint une priorité pour NWFR-BE.

Une eau saine commence par une terre saine

qu’elle permet une agriculture « verte », fournit suffisamment de nourriture pour un cheptel. La luzerne est ainsi une véritable source de protéines (allant jusqu’au 55%), de calcium et de vitamine A (carotène). Les excroissances situées sur ses racines servent à fixer l’azote de l’air et « à piéger les nitrates ». 9

Aide au maintien du revenu agricole, mise aux normes et achats de nouveaux équipements, acquisition/rachat de terres et d’exploitations. 10

Conseil agronomique (alimentation du

bétail, rotation des cultures, plan annuel de fertilisation, etc.), accompagnement sur des problématiques de développement/ aménagement (mise aux normes, séchage en grange), service de compostage et d’épandage.

16

A la fin des années 80, l’entreprise lança un programme de recherche en partenariat avec l’INRA et des équipes pluridisciplinaires impliquant historiens, sociologues, économistes, agronomes et zootechniciens qui effectuèrent toutes sortes de recherches et d’études sur la zone concernée. Avec un objectif  : établir un scénario de protection active du périmètre des sources sans entraver le développement économique local. Et avec une exigence : convaincre les acteurs locaux concernés de l’intérêt collectif à adopter une politique de protection durable. En 1992, une filiale de Nestlé Waters Vosges nommée Agrivair, fut créée afin de mettre en

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pratique les préconisations des chercheurs. L’originalité d’Agrivair consiste à lever les freins au changement, en totale collaboration avec les parties prenantes, en conseillant, proposant, convainquant, sans jamais rien imposer. D’importants moyens financiers furent consacrés à l’opération. NWFR-BE a dépensé près de 25 millions d’euros pour acheter des parcelles, les mettre gratuitement à la disposition des agriculteurs6 en contrepartie d’un cahier des charges zéro nitrate et zéro pesticide sur le très long terme (jusqu’à 30 ans) et financer la conversion à cette agriculture nouvelle « zéro pesticide ». Aujourd’hui, plus de 15 ans après, 95% de l’impluvium7 de Vittel et 90% de l’impluvium de Contrexéville sont protégés, soit environ 10 000 hectares sur 11 communes. Même les golfs ont appris à s’en passer. A présent, on protège la biodiversité et on sème des plantes telles que la luzerne8 et le chanvre qui fonctionnent comme de véritables « pièges à nitrates  ». On remet à l’honneur des recettes anciennes et on invente de nouveaux procédés. Par exemple, les rapaces grands-ducs empêchent la prolifération de mulots, les coccinelles exterminent les pucerons, sur les greens le sur-semis étouffe les mauvaises herbes. Le désherbage des voies ferrées et des voiries municipales est effectué avec une machine thermique aux infrarouges, sans produit chimique. La collecte des déchets verts permet la fabrication de compost, fertilisant naturel. Les opérations de compostage s’effectuent sur le site de l’exploitation. L’ensemble de ces mesures a permis une réduction drastique du taux de nitrates qui a baissé de 60 %. La teneur en nitrates de Vittel est ainsi tombée de 8 à 4,6 mg/L. En partenariat avec les collectivités

Une pureté à préserver


locales, Agrivair s’adresse aussi aux particuliers en remplaçant gratuitement les citernes de fioul par des installations de chauffage au gaz sans risque pour l’environnement. Il a suffi de quelques années pour inverser la tendance. La région est devenue une « zone à haute vertu environnementale ». On a même assisté au retour des abeilles sauvages, un indicateur très sûr de la qualité environnementale. Ce pacte écologique original entre industrie et agriculture est un succès désormais cité en modèle.

« Les Jardins de la Terre » Sur les terres d’Agrivair, on découvre un lieu étonnant. Cet espace unique de trois hectares bénéficie depuis 2003 du savoir-faire de Roland Motte, un jardinier passionné et inspiré. Armé de ses connaissances et de bon sens, ce créateur participe à la préservation de l’écosystème et de la biodiversité des terres de Vittel en gérant son jardin de manière naturelle et raisonnée. Roland Motte n’utilise aucun produit de traitement chimique ou biologique mais privilégie des associations de plantes adaptées au climat local et à la région et développe des procédés originaux pour lutter contre les insectes indésirables. Ainsi, les larves de coccinelle sont-elles introduites dans les jardins pour lutter naturellement contre les invasions récurrentes des pucerons. De plus, pour éviter la disparition des abeilles sur le territoire de Vittel, le jardinier leur a aménagé un espace dédié, l’ « abeillodrome ». Cette jachère fleurie où s’épanouissent plusieurs dizaines d’espèces de plantes mellifères attire les abeilles et favorise leur reproduction. L’impluvium des sources, et l’équilibre de l’écosystème vosgien tout à la fois, se trouvent ainsi protégés. Les Jardins

Une pureté à préserver

de la Terre sont devenus un site d’expérimentation et de formation pour de nombreux jardiniers professionnels (notamment ceux de l’entreprise Truffaut qui est leur partenaire).

La stratégie gagnant/gagnant Ce qui a rendu possible cette transformation généralisée des pratiques, c’est le fait que tout le monde y trouve son compte. Les agriculteurs ont dans un premier temps pu maintenir leurs revenus grâce au soutien financier d’Agrivair et aux économies réalisées par la suppression des produits phytosanitaires. Dans un deuxième temps, leur nouveau mode d’exploitation s’est avéré tout aussi productif et compétitif que l’ancien, sans aide financière d’Agrivair. Contrairement à ce qu’ont connu d’autres régions de France, le nombre d’exploitations agricoles est demeuré stable dans la région de Vittel et de Contrexéville. Grace à une appro-

che collégiale, les collectivités locales, les particuliers, la SNCF, mais aussi les horticulteurs, les paysagistes, les gestionnaires d’espace verts ont tous accepté de jouer le jeu. De son côté, NWFR-BE a, au-delà des sommes substantielles investies9, mis en place, à travers Agrivair, un véritable service d’assistance technique10 capable d’anticiper tout risque d’altération de la qualité des eaux minérales naturelles Vittel, Contrex et Hépar.

Désherbage thermique des rails en partenariat avec la SNCF

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Protection des ressources en eau : de la valeur créée à la valeur partagée

Interview de Philippe Pierre, Directeur d’Agrivair11

Vittel, Contrex et Hépar sont-elles les seules sources d’eau minérale naturelle protégées ? Le modèle appliqué pour nos eaux vosgiennes a fait école chez NWFR-BE. La politique partenariale que nous développons est à chaque fois adaptée à la structure géologique particulière et aux activités existant sur le territoire. Dans le cas de Perrier, NWFR-BE a acquis un millier d’hectares autour de la source mis à disposition des agriculteurs à la condition expresse qu’ils y pratiquent une agriculture bio. Quant à Plancoët, nous y avons mis en place une démarche environnementale préventive semblable à celle d’Agrivair. Tout récemment un premier diagnostic de biodiversité a été réalisé avec une équipe de chercheurs de l’unité «  Biodiversité fonctionnelle et gestion des territoires » de l’Université de Rennes. Le premier diagnostic, très prometteur, va permettre d’engager rapidement la valorisation de ce territoire en termes de biodiversité et de « services rendus par la nature ». Avez-vous eu des difficultés pour convaincre les agriculteurs vosgiens de respecter votre cahier des charges ? Non, et ceci pour plusieurs raisons. D’abord nous n’avons rien proposé qui n’ait été expérimenté au préalable, nous avons pu prouver que c’était possible

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de pratiquer une agriculture en mode intensif sans pesticides, ni herbicides, et sans percolation de nitrates. Ensuite les agriculteurs locaux sont d’excellents techniciens, ils possèdent les capacités pour adopter des pratiques qui demandent beaucoup d’attention. Le contexte nous a aidés, c’est vrai, avec la montée des préoccupations de santé publique dans le monde agricole. Et surtout le revenu des agriculteurs a été maintenu voire accru : c’était en effet la condition indispensable à l’acceptation du changement. Quelle est la différence entre les prescriptions d’Agrivair et le bio ? Nous autorisons les engrais à base d’azote minéral, en dosage limité, car ils ne risquent pas de se diffuser dans l’aquifère. Sans cet adjuvant, il n’aurait pas été possible de continuer une agriculture intensive, il aurait fallu opérer des transformations plus importantes et plus risqués pour la pérennité des exploitations, ce que nous ne voulions pas imposer à nos partenaires agriculteurs.

suivons la diversification des activités après la luzerne et le chanvre avec la plantation de 180 hectares de pommiers bio que nous allons valoriser. A terme, nous attendons 3 000 tonnes de pommes sur le périmètre.

11

Ingénieur des techniques agricoles, Philippe

Pierre est agent chargé de développement économique et environnemental.

Plantation de pommiers bio sur les terres d’Agrivair

Vos projets ? Nous étudions en partenariat avec EDF la réalisation d’un projet de bio-méthanisation du compost des exploitations agricoles ; nous travaillons également sur la phyto-remédiation des espaces publics, c’est-à-dire l’assainissement par des plantes possédant des propriétés adéquates à cet égard. Nous pour-

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A chaque source sa protection Chacune des sources exploitées par NWFR-BE demande une protection spécifique, adaptée à son contexte local. Depuis les débuts d’Agrivair, les mentalités ont beaucoup évolué et ces innovations qui étaient alors révolutionnaires et suscitaient plutôt des résistances, sont aujourd’hui bien en phase avec la demande sociale. Ainsi la Société des Eaux Minérales de Plancoët, en Bretagne, a mis en place une démarche environnementale préventive fondée sur les mêmes principes que le programme Agrivair. NWFR-BE a acquis les terrains situés au-dessus des sources et désormais on y produit de l’herbage à la place des cultures consommatrices de pesticides. Les agriculteurs locaux ont un droit d’usage gratuit de ces parcelles qu’ils fauchent pour nourrir leur bétail. Afin de préserver la biodiversité, un partenariat a été conclu avec l’association de chasse locale. Les chasseurs veillent à l’équilibre de l’écosystème en prélevant les animaux en surplus. D’autres projets sont en perspective dans le domaine agricole. Le site d’embouteillage de Perrier à Vergèze a aussi mis en œuvre une collaboration avec les agriculteurs. La production maraîchère intensive, grosse consommatrice d’eau, d’engrais et de pesticides, étant très développée dans le Gard, une voie alternative a été engagée pour ces productions, ainsi que pour la viticulture qui occupe la majeure partie de la surface exploitée. C’est pourquoi, à partir des années 90, l’entreprise a commencé à louer aux agriculteurs locaux des terrains de sa propriété, soit un millier d’hectares

Une pureté à préserver

autour de la source. Une seule condition : qu’ils s’engagent à y pratiquer une agriculture biologique, c’est-àdire sans engrais synthétiques ni pesticides. Alors que bon nombre de ces agriculteurs n’exploitaient que de petites surfaces, cette proposition a représenté une opportunité pour accroître leur production et donc leur revenu puisque le bio est devenu un label de qualité très prisé. C’est pourquoi 70% des agriculteurs du bassin de Vergèze ont adopté le cahier des charges établi par NWFR-BE. Aujourd’hui, la production de vin bio dans la région est l’une des premières de France, et l’une des plus rentables. Par ailleurs afin d’éviter le risque d’incendie, très sensible en été dans la garrigue, des débroussaillages en guise de coupe-feu sont pratiqués régulièrement. Des arbres ont également été replantés afin de permettre le retour d’insectivores comme les passereaux, qui évitent le recours aux pesticides.

De la protection écologique à la valeur environnementale La nature fournit l’eau minérale. Même si beaucoup pensent encore que cette richesse n’a pas de prix et la croient inépuisable, on sait bien aujourd’hui qu’il n’en est rien. Les politiques de protection et de préservation de la ressource en eaux de NWFR-BE ont un coût qui est un élément de la valeur de l’eau. Mais, au-delà, cette politique crée de la valeur sur tout le territoire d’émergence car in fine c’est bien l’écosystème, et la biodiversité qui le conditionne, qui se trouvent préservés. Or, depuis l’aube des temps, les écosystèmes rendent de nombreux servi-

ces à l’humanité comme les services de prélèvement (nourriture, bois, eau), de régulation (climat, inondation) mais aussi culturels (récréatifs, esthétiques) jusqu’à l’auto-entretien (dormance des sols, cycle nutritif…). Avec la société industrielle, la préservation des écosystèmes et de la biodiversité devient coûteuse. On commence à estimer à la fois le bien-être apporté par la biodiversité et les coûts de sa préservation, pour qu’à terme les acteurs publics et privés le prennent en charge12. La politique de protection partenariale de NWFR-BE est précisément citée comme un exemple13 de prise en charge par une entreprise privée, en partenariat avec des acteurs locaux, de « services rendus par les écosystèmes »14, en assurant ainsi la pérennité pour les générations futures. Enfin, cette politique ouvre de nombreuses perspectives de développement économique local par la valorisation du « capital naturel » qu’est le territoire et son écosystème ainsi protégés : agriculture et agro-alimentaire propre et responsable, filières d’éco-construction, gestion durable de l’eau…

12

« Approche économique de la biodiversité et

des services liés aux écosystèmes », B.Chevassusau-Louis et alii, Conseil d’Analyse Stratégique, Rapport au Premier Ministre, mars 2009. 13

Un autre exemple couramment cité

est celui de la ville de la politique de la ville de Munich en Allemagne. 14

« The Vittel payments for ecosystem

services: a perfect “PES case“ ? » D. Perrot 2006 – International Institute for Environment and Development.

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Puiser sans épuiser

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Le cycle de l’eau

1

op. cit.

2

J.J. Collin, « Les eaux souterraines,

© ilker

Il tombe autour de 450 milliards de m3 d’eau sur la France en un an. Environ 10% sont prélevés. Donc en théorie il y a largement assez d’eau pour tous et pour tous les usages. Sauf que près de 60% de l’eau s’évapore, une autre grande partie s’infiltre dans les sols où il faudra aller la chercher et enfin une partie ruisselle et retourne à la mer. La sécheresse devient récurrente dans de nombreux départements après plusieurs années. Le sud-est de la France souffre, pour la cinquième année consécutive, de graves déficits en eau1. Le niveau de plusieurs grands systèmes aquifères, aussi bien superficiels que profonds, continue de baisser. De véritables pénuries sont donc possibles, en dépit du climat tempéré de notre pays et d’un abondant volume de précipitations. C’est dire l’importance d’un usage précautionneux de nos ressources. L’eau minérale naturelle est une eau de pluie infiltrée. Le volume total de cette dernière représente 100 km3 par an qui sont pour partie restitués dans les cours d’eau et dans les zones humides et pour le reste stockés dans des réserves d’eaux souterraines estimés à 2 000 km3. Sur ce total, on estime à 3,7  km3 la quantité prélevée pour la production d’eau potable. Les eaux minérales naturelles représentent en France 2 millièmes du volume d’eau potable produit. Le cycle de l’eau minérale naturelle est d’une durée très variable, en moyenne 20 ans, mais qui peut aller jusqu’à plusieurs siècles suivant les profondeurs et la nature du réservoir où elle est puisée2.

connaissance et gestion » - BRGM 2004.

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Une approche responsable de la gestion de la ressource Ligne d’embouteillage de contrex

NWFR-BE est doublement concerné par la situation des ressources en eau, en tant qu’embouteilleur d’une part et en tant qu’entreprise experte dans la gestion de cette ressource d’autre part. Au niveau mondial, en tant que premier acteur du secteur de l’eau embouteillée, le Groupe Nestlé Waters n’utilise que 0,0009% du volume total d’eau douce disponible, tandis que le groupe Nestlé dans son ensemble – y compris la production alimentaire – n’en utilise que 0,005%3. L’exploitation des sources d’eau minérale naturelle n’intervient pas dans le débat sur la diminution des ressources en eaux. Les Français ont beau être parmi les plus grands buveurs d’eau minérale naturelle au monde, ils n’en consomment que 126 litres par an et par personne, dont 100% sont bus4, alors qu’ils utilisent en moyenne 137 litres d’eau potable par jour5, dont 1% seulement pour la boisson6. A l’échelle de la planète, le problème n’est pas tant celui de la quantité d’eau disponible, que ceux de la quantité consommée et de la possibilité pour tous d’y accéder. Afin d’améliorer la gestion quantitative des ressources en eau et d’optimiser les prélèvements, Nestlé Waters a mis au point sa propre méthodologie : c’est notamment l’indice de stress hydrique (Water Stress Index) qui permet d’estimer et d’anticiper les risques associés aux caractéristiques de chacune des sources, et le Programme d’évaluation des ressources en eau (Water Resource Review Program) qui permet de déterminer la capacité de production d’une source face aux prévisions d’embouteillage.

3

Consommation totale d’eau douce dans le monde en 2006 (4 250 000 milliards de litres = 100%)

Rapport Nestlé sur la gestion des

ressources en eau - 2007.

22

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4

Zenith International 2008.

5

Sources : Eurostat 2001, IFEN 2002.

6

Centre d’information sur l’eau.

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Toujours mieux, toujours moins Ligne d’embouteillage de Vittel

goutte étant considérée comme une précieuse matière première, l’exploitation réalisée doit être adaptée aux besoins, en minimisant la consommation d’eau par litre d’eau embouteillée. Les sites d’embouteillage cherchent constamment à optimiser les quantités d’eau nécessaires au processus de production en limitant la consommation d’eau (lors du captage ou lors du processus d’embouteillage) ou en la recyclant lorsque cela est possible. Parmi les nombreuses optimisations et innovations qui ont été mises en place pour diminuer nos consommations d’eau, on relève en particulier l’optimisation et le pilotage du débit d’exploitation du captage et la séparation des eaux usées en fonction de leur degré de propreté afin de les recycler en eau industrielle.

Chaque étape du processus d’extraction et d’embouteillage des eaux est strictement contrôlée pour identifier les volumes d’eau utilisés et lutter contre les pertes en eau. Depuis de nombreuses années, un système de suivi du process (NEST - Nestlé Environment & Safety performance tracking Tool) permet de connaître précisément les flux d’eau utilisés au sein des usines. Ces efforts ont permis de réduire respectivement sur les sites de Vergèze et des Vosges de 28% et de 7,2% en 6 ans8 les volumes d’eau utilisés pour embouteiller 1 000 litres d’eau. L’entreprise a fixé d’ici 2012 un objectif de baisse additionnelle de 20%.

7

Tous les sites Nestlé Waters en France seront certifiés ISO 14001 à fin 2009. 8

NWFR-BE s’intéresse à la gestion responsable des ressources en eau depuis des décennies, bien longtemps avant que la protection de l’environnement et le développement durable ne deviennent des préoccupations publiques. Toutes les activités de gestion de l’eau se fondent sur la politique de Nestlé établie dans le « Guide pour la gestion durable des ressources en eau » et le Système Nestlé de Management de l’Environnement (NEMS) qui fixe des critères très stricts, conformes à la norme de gestion environnementale ISO 140017. L’exploitation des sources se fait dans le respect de la nature mais aussi de la réglementation. Le suivi au jour le jour des paramètres hydrodynamiques, la consolidation des données et des audits internes permettent de surveiller l’évolution de l’aquifère et d’adapter l’embouteillage aux fluctuations naturelles du cycle hydrologique, voire de limiter son exploitation si besoin est. Chaque

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2002-2008.

Ligne d’embouteillage d’Eau de Perrier

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Toujours mieux, toujours moins

L’eau virtuelle ou l’empreinte eau (water footprint)

Source : Water footprint of nations, A.K.Chapagain et A.Y. Hoekstra, Unesco, 2004

Ces concepts, introduits au début de la décennie par des chercheurs9 visent à mesurer le volume d’eau utilisé pour la fabrication de biens (de consommation ou intermédiaire) et de services. En effet, même si l’eau n’est plus physiquement présente dans les biens et services, elle a été nécessaire au cours du cycle de production. C’est l’« eau virtuelle ». La teneur d’un bien ou service en eau virtuelle détermine son empreinte eau. Ainsi pour produire 150g de hamburger, il faut 2 400 litres d’eau. On peut déduire de ce raisonnement l’empreinte eau d’un pays. Ainsi un Français utilise 1 875 m3 par an dont 37% provient d’autre pays (via le contenu en eau virtuelle des importations) alors qu’un habitant du Royaume Uni consomme 1 245 m3 par an dont 70% importées, et un Chinois 702 m3 dont 7% importés. Certains pays se trouvent être exportateurs nets d’eau virtuelle. Au même titre que l’empreinte carbone, l’empreinte eau est appelée à devenir une composante essentielle de notre empreinte écologique.

9

« Water footprint of nations: water use by

people as a function of their consumption pattern », A.Y. Hoekstra & A.K.Chapagain, Water Resource Manage, 2007; “Water neutral reducing & offsetting the impact of water footprint”, A.Y. Hoekstra, UNESCOIHE, Institute for Water, March 2008. 10

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En 2008.

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Un engagement hors les murs L’entreprise s’investit depuis 2007 dans une démarche citoyenne qui vise à sensibiliser le jeune public à l’importance vitale et stratégique de l’eau et à la nécessité de la préserver et de la protéger. C’est ainsi que NWFR-BE soutient le programme WET (Water Education for Teachers)11 programme d’éducation à l’eau pour les enfants. Destiné aux enseignants et aux éducateurs, il vise à éduquer les jeunes générations à l’importance du respect de l’eau et à leur transmettre les gestes essentiels à sa préservation. Le programme se développe en partenariat avec les Editions Nathan et le Journal des Instituteurs et s’appuie sur l’expertise du Réseau Ecole et Nature12. En 2009, à l’occasion de la Semaine du développement durable, les 6 sites d’embouteillage de Nestlé Waters en France ont accueilli les élèves des écoles de leur commune dans le cadre d’ateliers pédagogiques sur l’eau, animés par des salariés des sites en collaboration avec l’association Réseau Ecole et Nature et de nombreuses associations locales. Parallèlement, des outils pédagogiques d’éducation à l’eau ont été mis à disposition gratuitement de quelques 5  000 écoles volontaires, touchant ainsi près de 100 000 enfants de 6 à 12 ans.

11

Créé en 1984 par des universitaires américains,

le programme est implanté dans 26 pays. Il a permis la formation de 400 000 enseignants et éducateurs et à travers eux la sensibilisation de millions d’enfants. L’importance de WET a été reconnue aux Forums Mondiaux de l’Eau en 2006 et 2009. 12

REN est un réseau d’associations. Né en 1983

de la volonté d’enseignants et d’animateurs de mettre en commun leurs réflexions et leurs pratiques éducatives, le Réseau Ecole et Nature s’est donné pour but de développer l’éducation à l’environnement. A ce jour, plus d’un millier d’individus et autant de personnes morales participent au réseau.

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Réduire notre empreinte carbone

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Réduire notre empreinte carbone


D’abord, faire un diagnostic objectif

Le bilan carbone®... Pour mener une action efficace de maîtrise de l’impact de son activité sur l’environnement, il faut d’abord savoir où se situent les problèmes et quelle est exactement leur ampleur. Parmi ces impacts, il y a en premier lieu, pour une entreprise comme NWFR-BE, les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les émissions de GES sont, on le sait aujourd’hui de façon certaine, responsables du processus de réchauffement climatique en cours. La mesure de ces émissions est donc un instrument de connaissance particulièrement pertinent pour évaluer l’impact de notre activité sur le réchauffement climatique. En réalisant son bilan, c’est bien d’abord cette démarche citoyenne de participation à l’effort de réduction des émissions de GES sur la planète que NWFR-BE a engagée. Mais il y a une deuxième raison de faire ce bilan. Les émissions de GES sont aussi un indicateur de consommation d’énergie. Or en même temps que la planète se réchauffe, ses réserves d’énergie fossile, qui est la principale forme d’énergie consommée, vont se réduisant. Les scénarios d’avenir, y compris ceux de l’industrie des hydrocarbures, convergent tous aujourd’hui vers une raréfaction à moyen terme de l’offre d’énergie, et donc vers une hausse de son prix. Notre activité, qui est vulnérable aux variations du prix de l’énergie, doit prendre en compte cette situation et savoir l’anticiper. Le bilan carbone® permet de mesurer cette vulnérabilité et nous invite à trouver les moyens de la réduire : comment concevoir des produits à l’avenir moins gourmands en énergie, comment produire et transpor-

Réduire notre empreinte carbone

ter en en consommant moins ? Ce sont des enjeux cruciaux pour l’entreprise de demain et c’est notre responsabilité que d’y travailler dès aujourd’hui. Enfin, une troisième raison est plus immédiate  : le Grenelle de l’environnement a fixé comme objectif un affichage environnemental sur les produits de grande consommation. Les émissions de C02 devraient être l’une des informations délivrées par cet affichage.

Phase d’étiquetage de VITTEL

Loi Grenelle I L’affichage environnemental des produits

Article 47 « Les consommateurs doivent pouvoir disposer d’une information environnementale sincère, objective et complète portant sur les caractéristiques globales du couple produit/emballage et se voir proposer des produits respectueux de l’environnement à des prix attractifs…/... … La mention des impacts environnementaux des produits et des offres de prestation de service en complément de l’affichage de leur prix sera progressivement développée, y compris au niveau communautaire, tout comme l’affichage et la mise à disposition, sur les lieux et les sites de vente, de leur traçabilité et des conditions sociales de leur production… »

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D’abord, un diagnostic objectif Bilan carbone® de NWFR-BE Données 2007

1

Il a été fait appel pour cette opération à la société Carbone 4 et la méthode retenue est celle de l’ADEME. 2

28

Polyéthylène Téréphtalate.

C’est dans ce contexte que NWFR-BE a commencé par faire réaliser en 2008 le bilan carbone® de toutes ses activités1. Le bilan carbone® dresse une radiographie complète de l’entreprise, activité par activité et site par site, qui permet de comptabiliser toutes les émissions de GES générées. Pour NWFR-BE ont été pris en compte : les émissions produites par le siège de la société et ses différents sites  ; les émissions liées à la distribution des produits pour l’ensemble des marchés français et international, inclus le fret par route, rail ou bateau, jusqu’au point de vente final ; et les émissions liées à la fin de vie des produits, mise en décharge, incinération ou valorisation. Les données collectées permettent de mesurer la quantité de GES par produit, par site et pour toute l’entreprise. L’analyse détaillée fournie par le bilan carbone® a permis de constater que, hormis le déplacement du consommateur vers le lieu d’achat, le packaging, avec 61% du total, constitue la principale source d’émissions de GES dans l’activité de NWFR-BE. Le transport vient ensuite pour 20%, puis l’énergie pour 6%. On retient également que l’emballage en plastique (PET2) a un meilleur bilan carbone® que le verre, principalement du fait que la quantité de matière nécessaire pour fabriquer la bouteille est beaucoup moins importante pour le PET que pour le verre. Contrairement à une idée reçue, l’emballage en verre n’est donc pas nécessairement plus «  écologique ». C’est aussi vrai pour le verre consigné, du fait des opérations de transport des bouteilles vides et de leur lavage. Autres conclusions intéressantes, le carton est nettement plus émetteur de GES que les films plastiques et la fabrication de PET recyclé est deux fois moins

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émettrice que celle du PET vierge. Enfin les exportations ne sont pas plus émettrices que les ventes nationales du fait qu’elles sont acheminées par voie maritime (Perrier aux Etats-Unis par exemple) ou par rail puis bateau (Vittel et Contrex hors d’Europe) parce que le frêt maritime et ferroviaire est nettement moins émetteur que la route.

Et au-delà… le « Global Environment Footprint » de Nestlé Outre le bilan carbone®, NWFR-BE s’est doté en 2008 d’un outil qui lui est propre, le Global Environment Footprint (GEF), pour analyser le « cycle de vie » de l’ensemble de ses produits en prenant en compte la spécificité du métier d’embouteillage. La méthodologie retenue mesure certes les GES mais aussi la consommation d’eau et d’énergie, l’eutrophisation, le recours aux énergies non renouvelables, le potentiel d’acidification, etc. Le GEF permet d’analyser un spectre large d’impacts environnementaux, privilégiant une approche globale, plutôt que la seule empreinte carbone, conformément à la politique environnementale du groupe. NWFR-BE dispose donc aujourd’hui de deux outils complémentaires pour évaluer ses impacts environnementaux, chacun des outils ayant sa propre utilisation. S’agissant des calculs d’émissions de GES, la disponibilité des deux outils permet de comparer les résultats et de faire progresser leur fiabilité – NWFR-BE étant aussi en pointe dans le débat d’experts sur les instruments et les méthodes.

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Le site Nestlé Waters Sud - Usine PERRIER

Répartition des émissions de GES Le Bilan carbone® a permis de mettre en évidence les principaux postes d’émissions de GES : • Packaging primaire • Fret aval • Fret Entrepôt - Point de vente • Packaging secondaire • Packaging tertiaire • Fin de vie

Un exemple : GEF et Bilan carbone® L’analyse comparée des émissions de GES d’une bouteille de Quézac 1 litre par la méthode bilan carbone® de Carbone 4 donne des émissions de 30% supérieures à celles comptabilisées par l’outil GEF. Après analyse et échanges avec l’ADEME, il apparaît que plus de 60% de l’écart est dû à une différence de méthodologie concernant la comptabilisation des émissions de GES liées à la fin de vie des bouteilles. Les deux méthodes prennent bien en compte les émissions liées au tri et au recyclage des bouteilles PET. Mais dans le cas du bilan carbone®, le bénéfice carbone du recyclage est attribué à l’entité qui réutilise le PET recyclé, alors que de son coté l’outil GEF impute à NWFR-BE les économies d’émissions dues au tri à hauteur de 50% (une bouteille sur deux en PET est triée en France aujourd’hui). Grâce à ces exercices de comparaison, les outils de mesure s’affinent et permettent une appréciation plus juste de la réalité.

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Ensuite, un plan d’action Le bilan carbone® montre clairement où les efforts doivent porter. A sa suite le plan « 4 X 20 » est élaboré : d’ici 2012 le groupe NWFR-BE s’engage à réduire de 20% ses émissions de GES, le poids de ses emballages, sa consommation d’eau industrielle et sa consommation d’énergie. Plusieurs pistes sont ou vont être suivies, d’abord bien sûr concernant les emballages qui sont le principal poste émetteur de GES : recours au PET recyclé pour la fabrication des bouteilles, poursuite de la réduction du poids des emballages primaires3 et secondaires4 en attendant à plus long terme les retombées de la recherche sur les bioplastiques, qui pourrait offrir

Loi Grenelle I

une alternative au PET et à laquelle le groupe Nestlé est partie prenante5. Mais il faut aussi améliorer le recyclage et la collecte de nos emballages. Il est de notre responsabilité, partagée avec les consommateurs, les distributeurs et les collectivités locales, que nos emballages, 100% recyclables, soient davantage recyclés qu’ils ne le sont aujourd‘hui (50%). On contribuera ainsi au développement de l’économie « circulaire » du recyclage qui est un excellent moyen de réduire l’empreinte carbone de la planète.

Article 2 « La France se fixe comme objectif de devenir l’économie la plus efficiente en équivalent carbone de la Communauté européenne d’ici à 2020. À cette fin, elle prendra toute sa part à la réalisation de l’objectif de réduction d’au moins 20 % des émissions de gaz à effet de serre de la Communauté européenne à cette échéance, cet objectif étant porté à 30 % pour autant que d’autres pays industrialisés hors de la Communauté européenne s’engagent sur des objectifs comparables et que les pays en développement les plus avancés apportent une contribution adaptée.  »

Le Plan Directeur Développement Durable 4 X 20 de NWFR-BE

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L’emballage primaire est en contact

direct avec le produit, dans le cas présent la bouteille et le bouchon. 4

L’emballage secondaire regroupe plusieurs

emballages primaires. Il peut être vendu avec le produit (pack) ou destiné à faciliter la manutention sur le lieu de vente (film plastique ou carton servant au transport des packs). 5

En juin 2009, Nestlé a inauguré avec l’Ecole

des Mines de Paris (Mines Paris Tech) et quatre autres groupes industriels une chaire de recherche sur les bioplastiques.

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A quoi cela sert-il d’établir le bilan carbone® d’une entreprise ? L’intérêt de notre méthode est de fournir à la fois une vision globale de la dépendance énergétique de l’entreprise et le détail des postes. Nous accompagnons notre analyse de recommandations spécifiques pour aider les dirigeants, qui ne sont pas des spécialistes du développement durable, à prendre les décisions pertinentes. Le document que nous leur remettons est diffusé dans l’entreprise, ce qui contribue également à la prise de conscience du personnel. C’est une somme d’actions qui permettra d’améliorer les performances environnementales, d’où l’importance de l’adhésion et de la participation de tous. Il y a encore beaucoup de gens qui n’ont pas compris que la dégradation de notre environnement va produire des conséquences économiques importantes, et qu’il est urgent que nous changions nos modes de production et de vie. Comment procédez-vous ? Quelles qualifications possèdent vos spécialistes ? Nous remontons toute la chaîne, nous interrogeons tous les acteurs, nous compilons toutes les métrologies afférentes pour les quelques 800 facteurs d’émissions possibles et surtout nous les convertissons en émissions de GES. Comme l’indique l’appellation bilan carbone®, il s’agit d’établir une comptabilité non pas financière mais environnementale. Pour autant, nos consultants sont plus souvent à l’origine des ingénieurs que des auditeurs.

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Comment avez-vous travaillé avec NWFR-BE ? Dans ce cas précis, nous avons raisonné sur le contenu carbone de la bouteille, car le PET est produit à partir d’hydrocarbures et les camions roulent au gasoil. La taxe carbone va se généraliser à l’avenir et, comme chacun sait, le prix du pétrole a plus de chance, en raison de sa raréfaction, d’augmenter que de baisser. NWFR-BE peut améliorer son processus de production, rationaliser ses transports, mais ce n’est pas son métier de mettre au point un moteur de camion non polluant. Donc la marge de manœuvre n’est pas extensible à l’infini, c’est une activité qui pour de longues années encore ne pourra pas se passer des énergies non renouvelables.

© kliverap

Interview de Jean-Marc Jancovici, l’un des auteurs de la méthode du bilan carbone® pour l’ADEME, fondateur et dirigeant de Carbone 4.

Loi Grenelle I Energie

Article 18 « L’Etat étudiera la possibilité d’imposer aux personnes morales employant plus de 250 salariés ou agents l’obligation d’établir un bilan de leurs consommations énergétiques et émission de GES d’ici à la fin 2013, cette échéance étant ramenée à la fin 2010 pour les sociétés dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé… »

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De l’eau sur les rails Aujourd’hui 50% des palettes au départ des sources exploitées par NWFR-BE sont transportées par train ou ferroutage. Une proportion 5 fois supérieure à la moyenne du transport de marchandises en France. Ce choix économise un tiers des émissions de GES qui seraient générées en cas de transport routier intégral. 12 millions de litres de gasoil sont ainsi épargnés, pour 60 000 camions de moins sur les routes. NWFR-BE utilise le système Modalhor, qui embarque les semi-remorques standards sur des wagons spéciaux circulant sur le réseau ferré existant, notamment pour le trajet de Luxembourg à Perpignan. La filiale Marketing & Distribution du groupe mène une politique de transport en faveur du rail auprès des clients. Mais la réforme du fret SNCF a entraîné la fermeture de certaines gares, par exemple celle de Vergèze qui embouteille les eaux de la marque Perrier. NWFR-BE a donc dû dégager d’importants investissements pour rendre possible l’expédition de la plus grande partie de la production par rail ou ferroutage à partir des sites d’embouteillage. Dans les Vosges, qui abritent trois sources importantes du groupe (les marques Vittel, Contrex et Hépar), il est désormais possible de charger des trains complets de 26 wagons directement à l’usine, au lieu de wagons qui doivent rejoindre une gare de triage pour être insérés dans un train de marchandises. Cette innovation permet d’économiser à la fois du temps, de l’argent et de l’énergie.

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Hors de France, les exportations intercontinentales sont assurées exclusivement par voie maritime, un mode de transport très peu émetteur de GES.

Le système MODALOHR

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Dispositif transport exclusif Le tonnage transporté par route pour NWFR-BE représente moins de 0,5% du transport de marchandises en France. Le nouvel enjeu fixé par le plan 4 X 20 est d’apporter une réponse écologiquement acceptable à un mode de transport qui demeure indispensable en bout de ligne. Aujourd’hui, conséquence des lois Galland et Dutreil réformant la distribution, la grande distribution impose que les entreprises qui les fournissent intègrent aux prix de leurs produits le coût du transport jusqu’au point de vente. Face à cette situation, NWFR-BE a développé une solution originale. Le transport routier ne faisant pas partie des métiers du groupe, créer une structure de transport en interne n’était pas adéquat. D’où l’idée de faire appel à deux professionnels importants, Transalliance et Géodis BM, respectivement numéros 2 et 3 du marché français, ce qui assure de disposer d’un parc de camions très important et d’un outil de pilotage performant. En 2007, une société dénommée Transwaters a donc été créée, dont le capital est réparti à 50/50 entre ces deux transporteurs. Un contrat exclusif lie NWFR-BE à la nouvelle entité, totalement dédiée au transport de ses eaux. De nombreux avantages découlent de cette création. La sélection des véhicules s’effectue selon des critères pertinents et vertueux  : adaptation, légèreté, optimisation du chargement. Les chauffeurs sont progressivement formés à l’écoconduite, l’expédition directe est privilégiée, les kilomètres à vide restreints au maximum. Des capteurs équipent un échantillon de véhicules, afin de constituer un référentiel des consommations qui permette d’évaluer les économies réalisables puis effectives.

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Interview de Bernard Guilbot, Directeur de projets d’affaires chez Géodis BM, Directeur de Transwaters. Comment est née Transwaters ? Est-ce vous qui avez initié ce projet ? L’été 2006 a connu une pénurie de camions qui a posé des problèmes à de nombreux industriels de l’agroalimentaire. L’idée a alors germé au sein de Nestlé Waters France-Belgique de doter le groupe d’un transporteur dédié. Ensuite c’est moi qui me suis chargé de la mise en œuvre du projet, début 2007. Quels progrès en termes de consommation énergétique Transwaters a-t-elle réalisés ? La réglementation limite à 40 tonnes le poids total autorisé en charge des camions. Nous avons choisi des remorques ultralégères qui nous permettent de charger 2 palettes de plus. Autrement dit, tous les 10 camions, nous en économisons 1. Nous sommes en train de tester des véhicules aux normes Euro 4, proches de la norme Euro 5 du point de vue des émissions de CO2, afin de vérifier la différence réelle par rapport à la notice des constructeurs, souvent théorique. Dans le même esprit, nous comparons la consommation de camions bridés à 80 km/h au lieu des 90 km/h fixés par la réglementation. Plus de 50% de nos chauffeurs ont d’ores et déjà suivi la formation à l’éco-conduite qui diminue la consommation de 10%. Cette fameuse consommation, comment la surveillez-vous ? Au jour le jour ! On voit tout de suite si elle augmente et on y remédie

immédiatement. C’est le poste le plus important dans notre activité, et pas uniquement pour des raisons écologiques. Nos marges sont faibles car nous transportons un produit pondéreux et peu onéreux. Nous sommes donc contraints, d’un point de vue économique, à la plus pointilleuse vigilance. Le transport routier totalement « vert », c’est pour quand ? Demandez aux constructeurs de poids lourds ! Pas pour demain, en tous cas. Un camion a besoin de beaucoup de puissance pour entraîner son chargement, et d’une grande autonomie. Les batteries électriques actuelles ne délivrent pas encore de performances compatibles avec ces exigences. Quant au biocarburant, c’est une option interdite à toutes les sociétés du groupe Nestlé, partout dans le monde. Il serait en effet catastrophique pour les populations les moins favorisées de détourner une partie des surfaces agricoles de leur vocation alimentaire au profit de la production de carburant. On aboutirait immanquablement à des famines d’ampleur planétaire. En attendant, vous ne disposez pas d’une grande latitude pour réduire le principal poste du bilan carbone® de NWFR-BE ? Les camions sont beaucoup moins gourmands en carburant qu’il y a quelques années, de gros progrès ont été réalisés grâce à des innovations portant sur les moteurs, les matériaux, les lubrifiants, les pneumatiques. Mais nous devons continuer à nous battre sur tous les fronts pour faire mieux. C’est en livrant une multitude de petites batailles que nous atteindrons les objectifs ambitieux du Plan 4 X 20.

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Emballages : « less is more » Dès 1992 avec Valvert, NWFR-BE fut le premier producteur de boissons à proposer une bouteille en PET. Ce matériau s’est rapidement imposé, en raison de son bilan écologique plus favorable que celui du PVC, précédemment utilisé. Il fait preuve d’une meilleure recyclabilité, d’une innocuité vis-à-vis du contenu et d’une meilleure résistance. D’une part, une bouteille en PET nécessite moins de pétrole parce qu’elle est plus légère, d’autre part elle se prête mieux au recyclage. Par ailleurs, l’allègement des bouteilles a été systématiquement

recherché. Au cours des dix dernières années le poids des bouteilles a diminué de 25%. Quant à l’épaisseur des films enveloppant les packs de 6 bouteilles, elle a été réduite de 70 à 55 microns, la meilleure performance européenne. En 2008, NWFR-BE a de nouveau été le premier à proposer une bouteille fabriquée en partie avec du PET recyclé, pour la marque Valvert6.

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Récompensé par l’Oscar

de l’Emballage 2008.

Bon à savoir crée en 1992 par des indus• L’utilisation de PET recyclé, à triels de la grande consommahauteur de 25% du total, dans la tion pour prendre en charge, fabrication des bouteilles d’eau selon le principe de la responconditionnée n’est autorisée en sabilité élargie du producteur France que depuis 2007 ; (REP), l’organisation de la • En France, les bouteilles en collecte et du tri des déchets plastique ne représentent que ménagers en partenariat avec 1% des déchets ménagers et les collectivités locales ; moins de 0,03% du poids total • Entre 1997 et 2006, le taux de des déchets; recyclage des bouteilles en • Une bouteille en PET est 100% plastique est passé de 9% à recyclable ; 51% ; • Le PET est indéfiniment recy• 95% des communes françaiclable ; ses participent à la collecte • NWFR-BE est membre fondades bouteilles en plastique et à teur d’Eco-Emballages, «écoleur recyclage. organisme », premier du genre,

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Interview de Eric Brac de la Perrière, Directeur général de la société Eco-Emballages. Quel est le rôle exact d’EcoEmballages ? Il est central. Nous sommes un éco-organisme, une entreprise particulière puisqu’elle s’engage à assurer de manière performante la gestion de la fin de vie des emballages ménagers. Ce qui signifie très concrètement  : organiser et soutenir le tri, la collecte et le recyclage des emballages ménagers. Comment ? Nous soutenons les entreprises dans leurs projets pour améliorer la recyclabilité. Pour limiter l’impact environnemental des emballages, nous versons aux collectivités des soutiens financiers pour la mise en œuvre et l’optimisation des services de collecte, nous développons l’industrie du recyclage, nous sensibilisons et mobilisons les Français – qui sont consommateurs, habitants et citoyens – pour qu’ils trient plus et mieux… Toutes nos actions n’ont qu’un but : atteindre l’optimum écologique et économique. 51% des bouteilles en plastique sont recyclées en France. Quelles actions menez-vous afin d’améliorer ce taux ? En juillet 2008, Eco-Emballages a conduit avec la Chambre Syndicale des Eaux Minérales (CSEM) et le Syndicat des Eaux de Source (SES) une campagne importante pour sensibiliser le consommateur au tri et au recyclage des bouteilles plastiques. Aujourd’hui son geste éco-citoyen permet déjà, 15 ans seulement après la mise en place de la collecte sélective des emballages ménagers en France, de recycler 51% des bouteilles plastiques. Mais nous pouvons et devons aller plus loin tous ensemble. Aussi des messages, apposés sur les bouteilles d’eau et signés par

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Quels sont les bénéfices environnementaux du recyclage du PET ? En 2007, 150 000 tonnes de PET ont été collectées et recyclées. Ceci a permis l’économie de plus de 100 millions de litres de pétrole brut et 1,6 million de MWh, soit la consommation d’énergie moyenne domestique d’une ville de 160 000 habitants pendant une année. Que devient le PET recyclé ? Les principaux débouchés du recyclage pour le PET : 60% fibres (textiles, pulls polaires, rembourrage de couettes), 15% bouteilles, 15% thermoformage (barquettes), 10% autres.

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Comment intervenez-vous auprès d’une société comme NWFR-BE ? Eco-Emballages aide toutes les entreprises adhérentes qui le souhaitent dans leur démarche d’éco-conception. Par exemple, le Cotrep (Comité Technique pour le recyclage des emballages plastiques) et le Cerec (Comité d’Evaluation de la Recyclabilité des Emballages papier carton) sont à la disposition des industriels qui souhaitent évaluer la recyclabilité de leurs emballages dès la conception. Les comités évaluent les impacts de l’emballage lors de son recyclage et proposent si nécessaire des évolutions techniques. D’ailleurs, NWFR-BE nous a sollicités ainsi que le Cotrep pour conduire une revue de gamme de tous les produits, ce qui a permis d’actualiser les analyses conduites en 2004 et de préparer l’avenir.

© Mikkolo

Eco-Emballages et le Syndicat concerné, posent le défi suivant  : tendre vers les 100%. Cette mobilisation collective, une première dans ce secteur particulièrement concurrentiel, est née de la dynamique impulsée par le Grenelle de l’environnement. Elle poursuit notamment deux objectifs majeurs : augmenter le taux global de recyclage des emballages ménagers à 75% à l’horizon 2012 et renforcer l’information du grand public. En effet, la qualité et la quantité des emballages à recycler dépendent essentiellement de la motivation des consommateurs à bien trier. Aujourd’hui, pour améliorer nos performances de recyclage nous renforçons nos actions vers deux cibles. D’abord, vers les Français résidants en immeuble parce que les performances de recyclage de l’habitat collectif sont nettement inférieures à la moyenne nationale. Ensuite vers les 15-33 ans, un segment de la population qui trie moins et moins bien.

Loi Grenelle I Article 46 « La politique de réduction des déchets, priorité qui prévaut sur tous les modes de traitement, sera renforcée de l’éco-conception du produit à sa fabrication, sa distribution et sa consommation jusqu’à sa fin de vie. La responsabilité des producteurs sur les déchets issus de leurs produits sera étendue en tenant compte des dispositifs de responsabilité partagée existants et la réduction à la source fortement incitée.../... ….Dans cette perspective, les

objectifs nationaux sont arrêtés de la façon suivante : - réduire la production d’ordures ménagères et assimilés de 7% par habitant pendant les cinq prochaines années ; - augmenter le recyclage matière et organique afin d’orienter vers ces filières un taux de 35% en 2012 et 45% en 2015 de déchets ménagers et assimilés contre 24% en 2004, ce taux étant porté à 75% dès 2012 pour les déchets d’emballage ménagers… »

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La chasse au gaspi Projet de ferme solaire sur le site de Vergèze

La « Politique de durabilité environnementale de Nestlé » :

les orientations prioritaires qui guident l’action de NWFR-BE L’eau. En tant que signataire fondateur du « CEO Water Mandate » du Pacte Mondial des Nations Unies, nous continuons à : • travailler pour réduire la quantité d’eau consommée par kilo de produit ; • assurer que nos activités respectent les ressources locales en eau ; • veiller à ce que l’eau que nous rejetons dans le milieu naturel soit propre ; • nous engager avec nos fournisseurs pour promouvoir la préservation de l’eau, particulièrement avec les agriculteurs ; • aller vers les autres pour collaborer à la préservation et l’accès à l’eau, avec une attention particulière portée aux femmes et aux enfants. L’énergie et les GES. Nous utilisons des technologies performantes et appliquons les meilleures pratiques pour : • réduire la quantité d’énergie consommée par kilo de produit ; • utiliser des sources d’énergie

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renouvelables gérées de manière durable, partout où cela est économiquement viable ; • contrôler et viser à éliminer les émissions, y compris les gaz à effet de serre ; • recycler ou récupérer l’énergie de nos sous-produits. L’emballage de nos produits. Il est fondamental pour garantir nos standards élevés de qualité, pour éviter le gaspillage de nourriture et pour informer les consommateurs. Nous nous engageons à : • réduire le poids et le volume des matériaux d’emballage ; • conduire le développement et l’utilisation de matériaux d’emballage produits à partir de ressources renouvelables gérées de manière durable ; • soutenir les initiatives visant à recycler ou récupérer l’énergie des emballages usagés ; • utiliser des matériaux recyclés.

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Comme pour le suivi de la consommation d’eau, NWFR-BE a mis en place des outils de suivi de la consommation énergétique de ses usines. Les économies d’énergie visent la réduction de la consommation à la source par le recours à de nouvelles technologies (recyclage de l’air comprimé destiné au soufflage des bouteilles, recherche de fuites d’air par technique ultrasonique, système de soufflage moins énergivore). Le recours aux énergies renouvelables est aussi engagé : en 2009, le site d’embouteillage de Vergèze (Perrier) a décidé de confier à EDF Energies nouvelles la construction d’une ferme solaire de 5,5 ha (insertion de panneaux photovoltaïques) ; d’une puissance estimée de 1,7Mw, elle permettra de couvrir les besoins annuels en électricité d’une agglomération de 1  100 habitants.

Empreinte environnementale : les intéressantes leçons d’une comparaison L’empreinte environnementale d’un individu se mesure notamment par l’incidence de ses gestes de consommation en termes d’émissions de gaz à effet de serre. La satisfaction des besoins primaires des français a un impact significatif sur l’ensemble de leurs émissions de GES : ainsi se nourrir, se déplacer et se loger représentent chacun environ un quart de leurs émissions. (Figure 1) Un besoin aussi élémentaire et vital que s’hydrater représente une part très faible du bilan carbone® des Français. Une étude réalisée par la société suisse Ecointesys a mis en avant que pour couvrir son besoin quotidien en hydratation (1,5 L par jour), chaque Français émet chaque jour environ 1 100g de CO2eq, soit 5% de son bilan carbone®

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individuel. (Figures 1 et 3) Mais toutes les boissons ne réalisent pas les mêmes performances. Ainsi, depuis l’extraction des matières premières en passant par la production, la distribution, la consommation et la fin de vie des emballages, le cycle de vie d’un litre d’eau en bouteille affiche un bilan carbone® 3 à 4 fois moins important qu’un litre de jus de fruit, de lait ou de café, et presque 7 fois moins que celui d’une bouteille de vin… Seule l’eau du robinet offre un bilan carbone® inférieur à celui de l’eau en bouteille (dans un rapport de 1 à 2,5). La quasitotalité de l’empreinte carbone de l’eau du robinet provient de son utilisation au domicile (refroidissement au frigidaire, lavage du verre et de la carafe, le cas échéant). (Figure 2) Ainsi, si aujourd’hui l’eau en bouteille représente 28% de ce que boit en moyenne un français chaque jour, elle ne pèse que 13% du bilan carbone® de son hydratation, et donc environ 0,6% de son bilan carbone® total. L’étude compare enfin quelles seraient les incidences de changements d’habitude en matière d’hydratation. L’arrêt complet de l’eau en bouteille et son remplacement intégral par de l’eau du robinet influerait de façon très marginale sur le bilan carbone® global d’un Français. Toutefois, lorsque l’on interroge les consommateurs, les Français ne choisiraient pas tous l’eau du robinet s’ils ne devaient plus trouver d’eau en bouteille. Un tiers d’entre eux se reporteraient mécaniquement vers d’autres types de boissons. Alors, le bilan carbone® et énergétique de l’hydratation des Français se détériorerait très légèrement. Dans un tel cas de figure, l’abandon de l’eau en bouteille n’entraînerait aucun impact positif sur l’ensemble des paramètres environnementaux couverts par cette étude. (Figure 3)

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Figure 1 - Les impacts annuels des Français

Figure 2 - Emissions de GES par litre - Hydratation quotidienne moyenne d’un Français

Figure 3 - Emissions de GES - comparaison de trois scénarios différents Consommation quotidienne en boisson d’un Français selon différentes alternatives

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Le socle de notre démarche

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Le socle de notre démarche


Répartis sur 7 sites d’embouteillage (Vittel-Contrexéville, Vergèze, Ispagnac, Plancoët, Ribeauvillé, Saint Lambert des Bois, Etalle) et 4 sites administratifs (le siège social de Meudon la Forêt, Auzainvilliers, Garons et Bruxelles), les quelque 3800 collaborateurs, qu’ils soient opérateurs, ingénieurs, techniciens, vendeurs, hydrogéologues, nutritionnistes, spécialistes en marketing et en finance, contribuent tous à la réussite de l’entreprise au quotidien. Rien ne peut être réalisé sans leur engagement, leur énergie et leur respect. Que seraient donc des engagements et des actions effectives de développement durable, tels que ceux présentés dans ce document, qui ne seraient pas partagés et mis en œuvre par cette communauté professionnelle ? Et que vaudraient ces engagements si l’entreprise ne commençait par appliquer à ses propres collaborateurs les principes de responsabilité sociale et environnementale qui les sous-tendent  ? L’appartenance au groupe Nestlé et la culture du métier d’embouteilleur, créent certes un contexte favorable à la mise en œuvre de cette responsabilité. Compte tenu des enjeux de ce secteur d’activité qu’est l’eau minérale et de source, il demeure crucial de chercher à mettre en accord parfait les engagements en développement durable « en soi » et les engagements « pour soi ».

Responsabilité sociale d’abord… Sur ce point, NWFR-BE se donne pour guide les principes du groupe Nestlé, en particulier les « Principes de conduite des affaires du groupe » publiés pour la première fois en 1998 (et qui euxmêmes soutiennent les principes du Pacte Mondial des Nations Unies rela-

Le socle de notre démarche

tifs au travail) : respect de l’individu, accès à la formation et à des carrières motivantes, non-discrimination en matière d’embauche et d’emploi, droit aux négociations collectives, établissement de relations professionnelles fondées sur la confiance, l’intégrité et l’honnêteté, prohibition du harcèlement sous toutes ses formes et sécurité des conditions de travail, tous principes qui guident le parcours des collaborateurs, du recrutement à la rémunération en passant par la formation. Fidèle à sa visée de long terme, l’entreprise investit massivement dans la formation des salariés, ce qui en fait l’un des points forts de la culture de NWFR-BE. En 2009, selon les filiales, c’est 2 à 4% de la masse salariale qui ont été consacrés à la formation, à comparer aux 0,9% minimum exigés par la loi française. C’est aussi parce que l’entreprise inscrit son activité selon cette logique de développement social durable qu’elle a, avec une avance de 3 ans sur la législation, signé un accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) avec les partenaires sociaux. La GPEC permet en particulier d’orienter la formation pour adapter les compétences des salariés aux mutations de l’environnement économique et des métiers tout en favorisant leur évolution professionnelle au sein de l’entreprise. Au-delà de ces performances, il en est d’autres, indispensables, sans lesquels NWFR-BE ne saurait prendre des engagements de développement durable, car ils fondent sa crédibilité. Ainsi en va-t-il de la santé et de la sécurité des collaborateurs au travail pour lesquels l’entreprise s’est engagée depuis plusieurs années dans une politique volontariste d’amélioration des performances afin de se rappro-

cher des meilleures références du marché. En 2008, le taux de fréquence des accidents déclarés a diminué de 50%. Ce résultat, qui doit beaucoup à une forte mobilisation du management et à la démarche d’amélioration continue basée sur la norme internationale OHSAS 18001, doit être consolidé. C’est en effet un des piliers de la responsabilité sociale de l’entreprise.

Evolution du taux de fréquence des accidents du travail déclarés des salariés, intérimaires et prestataires extérieurs (nombre d’accidents avec et sans arrêt de travail par million d’heures travaillées)

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Il en est de même de la certification, chantier prioritaire engagé par l’entreprise visant la conformité de ses activités à quatre normes. La norme ISO 9001 garantit la qualité des produits et des services ainsi que la satisfaction des clients et des consommateurs. La norme ISO 14001 certifie la prise en compte des enjeux environnementaux. La norme OHSAS 18001 valide la prise en compte de la santé et de la sécurité des hommes au travail. Le NQMS (Nestlé Quality Management System) enfin, renforce le management de la qualité. Fin 2009, tous les sites de production auront obtenu les 4 certifications. Campagne de sensibilisation interne à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement

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Qui sont, outre le développement

durable, la sécurité des personnes, la compétitivité et l’atteinte des objectifs de certification.

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... et responsabilité environnementale L’action de l’entreprise s’inscrit ici dans la « Politique de durabilité environnementale de Nestlé » édictée dès 1991; cette Politique rappelle « notre dépendance d’un environnement qui puisse nous fournir les ressources de qualité supérieure dont nous avons besoin pour produire d’excellents produits d’alimentation et d’excellentes boissons ». Trois des orientations prioritaires de cette Politique, l’eau, l’énergie et les GES, et les emballages, guident l’action de Nestlé Waters France Belgique, comme cela a été présenté dans les chapitres précédents. Pour autant, rien ne servirait de vouloir s’engager plus avant dans cette voie si les salariés n’en étaient pas eux-mêmes convaincus et n’y étaient donc pas formés. La forte mobilisation de salariés volontaires pour assurer la formation aux opérations WET sur les sites, montre que les collaborateurs sont prêts à s’investir dans ce domaine. Même si aujourd’hui, les sites d’Ispagnac (Quézac) et de Plancoët ont d’ores et déjà inclus le développement durable parmi ceux retenus dans leurs orientations de formation1, les besoins sont importants et le chantier reste à ouvrir. Y faire face garantira le succès des initiatives prises par le management dans ce domaine. Un exemple : la sensibilisation au tri et au recyclage sur les sites d’embouteillage. Sur le site des Vosges, grâce à la mise en place du tri sélectif, et l’adoption de bonnes pratiques par l’ensemble des collaborateurs, la valorisation des déchets industriels (verre, papier, carton, plastique, ferraille…) est devenue une réalité : en 2008, 92% sont valorisés en compostage (2%), en réemploi directement dans l’usine (4%)

Le socle de notre démarche


Retombées positives ou bien destinés au recyclage par des filières professionnelles (86%). Les 8% restant sont pour l’instant valorisés dans des incinérateurs à récupération d’énergie (alors qu’il y a quelques années, ils partaient en centre d’enfouissement technique). La valorisation et le recyclage sont aujourd’hui des termes couramment employés dans l’entreprise. Les sites d’embouteillage de NWFR-BE sont implantés dans des régions, la

plupart du temps rurales, où ils sont parfois les premiers employeurs. Ceci donne déjà à l’entreprise une responsabilité particulière. Les investissements importants en formation permettent aux salariés d’obtenir des qualifications et donc des rémunérations plus élevées que dans le reste du département où se trouve le site. De même, les sites contribuant aux recettes fiscales des collectivités locales soutiennent indirectement l’investissement public local.

Sites administratifs Sites de production Sites de production eaux régionales

Un cas de responsabilité sociale et environnementale de NWFR-BE en action :

le soutien au développement économique local du bassin de l’ouest vosgien Acteur majeur de la vie économique du bassin vosgien, NWFR-BE est attentif aux responsabilités qui lui incombent en tant que premier employeur de cette région aujourd’hui encore fortement mono-industrielle. Face à un contexte de mutation durable du marché de l’eau embouteillée, l’entreprise a choisi de prendre une part active dans la diversification des activités économiques de la région en mettant en place un dispositif de redynamisation du bassin des Vosges de l’ouest pour en faire un « territoire à haute valeur environnementale ». Ce territoire dispose d’atouts décisifs et en particulier d’un « capital naturel »

Le socle de notre démarche

remarquable, fruit à la fois de la géographie et d’une politique de valorisation environnementale sans précédent engagée par la filiale de Nestlé Waters Vosges, Agrivair, il y a près de vingt ans, pour préserver la pureté naturelle des sources de Vittel, Contrex et Hépar. Aussi, l’entreprise s’est-elle engagée à soutenir des projets d’entreprise et d’activité qui permettent à la fois de valoriser ce capital et de réussir la nécessaire diversification économique du territoire. Ce dispositif, qui n’a pas de précédent en France, est le fruit d’une collaboration avec les services l’Etat et d’un dialogue avec les élus du territoire. Il

a été présenté aux partenaires sociaux et signé avec l’Etat en juillet 2009. Il se traduit par la mise en place d’outils financiers d’accompagnement de projets créateurs d’emplois à 3 ans. Parallèlement et en étroite coordination avec ce dispositif, Nestlé Waters Vosges et sa filiale Agrivair prennent part, aux côtés des collectivités locales, à la création d’une « société d’amorçage  » de projets innovants liés à la gestion durable de l’eau, aux énergies renouvelables et à la valorisation de ressources agricoles locales.

Nestlé Waters France-Belgique : engagés pour demain

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Nestlé et l’eau embouteillée : plus de 160 ans d’histoire

Dès 1843, Henri Nestlé, pharmacien installé à Vevey (Suisse), développe sa première fabrique d’embouteillage d’eaux minérales et d’eau de Seltz, avant que la crise économique ne le contraigne à la fermeture. Nestlé revient dans le secteur des eaux embouteillées en 1969, avec l’acquisition de 30% du capital de la Société Générale des Eaux Minérales de Vittel (SGEMV). En 1991, Nestlé prend le contrôle de la SGEMV dont il détient désormais 96% du capital. En 1992, l’acquisition du Groupe Perrier et de son portefeuille de marques, dont Contrex fait partie, propulse Nestlé au rang de leader mondial des eaux embouteillées. La nouvelle société prend le nom de Nestlé Sources International pour fédérer autour d’une vision commune les deux entités. Dès 1996, l’accélération du développement commercial des activités impose un changement d’identité et N.S.I. devient Perrier Vittel. L’utilisation emblématique des deux marques à forte notoriété internationale facilite ainsi la croissance de l’entreprise de 1996 à 2001. La recherche de synergies fortes avec Nestlé, notamment dans le développement de nouvelles marques internationales comme Nestlé Aquarel, induit une nouvelle étape dans cette stratégie de croissance durable. Perrier Vittel devient Nestlé Waters en avril 2002, et le 1er juillet 2002 la filiale française prend le nom de Nestlé Waters France. NWFR-BE est l’une des principales filiales de Nestlé Waters, le leader de l’eau embouteillée dans le monde avec 64 marques, 103 sites de production et qui réalise 9% des ventes du groupe Nestlé en 2008.

NWFR-BE et les marques d’eau minérale naturelle et de source distribuées en France et/ou Belgique


www.nestle-waters.fr www.nestle-waters.com www.nestle.fr

NWFR-BE, SAS au capital de 44 856 149, 92 130 Issy les Moulineaux, RCS Nanterre 582 022 091


NESTLE WATERS France