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Les P’tites Nouvelles www.sttlhl.org Juin 2015 (Vol. 42, no.3)

Sommaire Vote de grève légale

Un vote incontournable et nécessaire Santé et sécurité à la distribution alimentaire

Une intervention d’urgence s’impose! Service des activités de remplacement

- Délai pour signaler une absence - Prise de congés - Procédure liste de rappel Le pairage

Pourquoi? Pour qui? Et comment? Départ à la retraite de Pierre Turgeon

Un géant Négo du secteur public

Le front commun demande l’intervention du médiateur


Les P’tites Nouvelles, juin 2015

Vote de grève légale

Un vote incontournable et nécessaire Après notre assemblée générale du 27 mai dernier, nous avons débuté nos tournées d'information et de consultation en vue du vote référendaire de grève légale qui se tiendra les 16, 17 et 18 septembre 2015. Nous avons visité les points de services de la DSIS ainsi que les unités de soins de soir et de nuit. Ces premières rencontres marquent le début d'un été où nous allons tenter de rencontrer le plus de membres possible. Les attaques du gouvernement libéral sont innombrables et nous devons réagir. Nous avons reçu les dernières offres sectorielles patronales et elles sont catastrophiques. La suppression des primes de soir, de nuit, de chevauchement et de soins critiques ne sont que des exemples de ce que nous réserve le gouvernement Couillard. Bien des gens ont déjà commencé à nous dire que la grève légale, soit un débrayage de 45 minutes par personne, en raison de la loi sur les services essentiels, est un moyen de pression bien faible devant ce gouvernement qui semble ne rien vouloir céder. Tout

d'abord, la grève légale est un passage obligé avant d'envisager des moyens plus lourds. De plus, un vote de grève légale peut avoir un impact s'il est massif. Notre syndicat représente plus de 1450 travailleuses et travailleurs. Si notre taux de participation est de 40%, nous sommes aussi bien de rentrer à la maison. Par contre, si plus de 80% des membres votent en bloc pour la grève légale, et que les autres syndicats du Front commun font de même, cela enverrait un message clair au gouvernement.. Si ce vote et l'exercice d'une grève légale sont insuffisants, la grève générale et illégale pourrait toujours être envisagée, et celle-ci devra être décidée par vous les membres. Nous, nous irons aussi loin que vous voulez aller. Mais nous n'en sommes pas là. Nous nous concentrons sur le vote de grève légale de septembre 2015. Personne ne devrait être insouciant en regard à ce vote. On parle de nos conditions de travail et de rémunération pour les cinq prochaines années (on vous rap-

pelle que les offres salariales sont de 3% sur cinq ans avec un gel pour les deux premières années). Avec un vote référendaire sur trois jours et sur les 3 quarts de travail, tout le monde aura l'opportunité d'exercer son droit de vote. Toutes et tous doivent venir voter. L'exécutif syndical sera en tournée tout l'été où des rencontres par secteurs d'activité, par services ou par accréditions seront organisées comme nous l'avons fait l'an dernier quand nous vous avons consulté sur les demandes de table centrale et de la table sectorielle. Vous aurez l'opportunité de vous exprimer sur la stratégie de négociation et sur les enjeux de cette dernière. Nous vous invitions à consulter notre site internet et notre page Facebook pour retrouver tous les documents et les liens pertinents en regard du déroulement de la négociation du secteur public. A cet effet, nous vous rappelons que nous ne sommes pas seuls dans cette lutte, nous faisons partie d'un Front commun qui regroupe plus de 400 000 travailleuses et travailleurs.

Assemblée générale VOTE DE GRÈVE

16 septembre 2015 12h00 À l’Auditorium 2

Par Philipe Leroux


Les P’tites Nouvelles, juin 2015

Santé et sécurité à la distribution alimentaire

Une intervention d’urgence s’impose!

Par Éric Clermont

Le 25 janvier dernier, l’employeur mettait en place la phase 3 des compressions budgétaires dans les services alimentaires. Cette vague se traduisait par l’abolition de cinq (5) postes à temps complet et cinq (5) postes à temps partiel. L’implantation des nouvelles affectations et tâches fut terriblement chaotique (retards constants, débordement des tâches, augmentation des cadences de travail pour arriver dans le temps, déclaration d’accidents de travail à la hausse, etc.). D’ailleurs, cinq (5) jours avant la mise en œuvre de cette phase, le syndicat avait déposé un « État de situation » qui évoquait les problèmes à venir si l’employeur persistait dans ses compressions. Autopsie  d’une dérive annoncée. Début juin 2015, il y a sept (7) travailleurs(euses) en assignation temporaire au centre de distribution dû à des lésions, malaises ou accidents de travail. C’est dire comment le problème de la santé et sécurité demeure entier dans ce service, et cela, déjà depuis plusieurs années. Selon les travailleurs(euses), l’évaluation des dernières compressions était basée sur des cadences de travail beaucoup trop rapides. Lorsque l’employeur a ajouté davantage de tâches pour combler les abolitions, les cadences sont vites devenues irréalistes et le travail difficile à effectuer. Notons que le travail cadencé et répétitif se fait principalement sur la courroie, le débarras des plateaux et du lave-vaisselle. D’ailleurs, la conception du lave-vaisselle ne répond pas aux standards ergonomiques, selon une étude de l’ASSTSAS (1) effectué en 2013 (p.34). Le rapport fait également référence aux cadences trop rapides, selon plusieurs travailleurs(euses), et que l’environnement de travail crée énormément d’inconforts (p.8). Travailler au froid Actuellement, le caisson froid (lieu de la courroie) cause toujours (depuis longtemps) énormément d’inconfort chez les travailleurs. En décembre 2012, le syndicat initiait une enquête sur l’évaluation des postes de travail. À la question « Avez-vous développé

des problèmes ou inconforts reliés au froid? De la liste des symptômes et inconforts, ceux qui revenaient le plus sont : écoulement nasal, lèvres gercées, froid aux pieds, maux de gorge, engourdissement des doigts, peau sèche.

pourrait contribuer à la recherche sur la qualité de vie de ses travailleurs. L’ASTSASS nous semble l’organisme tout indiqué pour documenter ce type de travail dans un tel environnement et apporter des recommandations concrètes.

Là encore, les abolitions de postes ont augmenté le temps de présence dans le caisson froid. Trois affectations y passaient 6 heures sur un quart de travail. C’est beaucoup.

En attente… mais ça presse! Le comité paritaire en santé et sécurité a approuvé la demande d’intervention de l’ASSTSAS au centre de distribution, mais malheureusement, le passage dans le CIUSSS semble avoir ralenti la démarche. Nous espérons une réponse positive de nos nouveaux répondants. Il en va de la santé et de la sécurité des travailleuses et travailleurs du service de la distribution alimentaire.

Dans le document, « Contrainte thermique. Le froid », produit, par la CSST (2), il est noté que « L’immobilité, en position assise ou debout, ne favorise pas la production de chaleur par le corps ». D’ailleurs, plusieurs travailleurs se plaignent de recevoir de l’air frais directement dans le cou sur certains postes de travail fixes. La question des vêtements chauds semble être encore à l’ordre du jour. Plusieurs travailleurs expriment le désir d’avoir des vêtements de meilleure qualité. L’expérience du caisson à la distribution alimentaire est unique au Québec. Et nous possédons peu de données sur les impacts du froid à longueur d’année sur la santé des travailleurs de travailler . Nous croyons qu’un Institut universitaire

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Références : (1) Duval, Lisette.- Expertise ergonomique. Service des activités d’alimentation et de nutrition clinique.- IUSMM.- Secteur : Distribution alimentaire – laverie.ASSTSAS. Mai 2013.

(2) CSST – Contrainte thermique. Le froid.- 3e édition revue et corrigée.- 2007.


Les P’tites Nouvelles, juin 2015

Service des activités de remplacement

Par Philippe Bérubé

Délai pour signaler une absence Plusieurs personnes nous ont demandé pourquoi on leur mettait, à l’occasion, des absences non autorisées (code 413) alors qu'elles avaient appelé afin de signaler leur absence. Dorénavant, sachez que la seule raison pour laquelle l’employeur sera légitimé de vous assigner un code 413, ce sera de ne pas avoir appelé avant le début de votre quart de travail pour signaler votre absence. Il est préférable d'appeler le plus tôt possible pour permettre au service de remplacement de vous remplacer rapidement, et ainsi éviter de mettre votre équipe de travail dans une situation difficile.

Éducateurs spécialisés classe 2 Remplacement boucles de vacances Il est important de savoir que les éducateurs classes 2 qui ont pris une boucle de vacance, ont droit eu aussi à des vacances cet été. Une rumeur voulait qu’ils n’aient pas droit à des vacances durant leurs boucles ou même pour la durée l'été. Et bien cette rumeur est non fondée. Le droit aux vacances estivales est conventionné et doit être respecté.

Prise de congés mobiles ou congés Fériés durant les fins de semaine Il est important de savoir que plusieurs travailleurs, indépendamment de leur service, se voient refuser tout congé demandé un samedi ou un dimanche. Encore là, nous faisons référence à la convention collective qui, tel que mentionné plus haut, ne restreint pas a seulement aux journées de semaine pour prendre un congé mobile ou un férié. Il n'est pas de la responsabilité des travailleurs de devoir toujours être présent la fin de semaine parce que ce sont les journées les plus difficiles pour trouver des remplaçants. Il en est de la responsabilité de l'employeur d'avoir une banque de travailleurs disponibles pour permettre aux salariés qui désirent prendre congé tel que prévu à notre contrat de travail (convention collective) de pouvoir le faire s’ils ont fait la demande dans un délai raisonnable .

Équipe volante Prise de plusieurs congés consécutifs Plusieurs travailleurs ont eu la surprise de constater, au moment de la prise de congés, que le service des activités de remplacement adoptait une limite de trois congés consécutifs sinon les demandes étaient refusées. Selon nous, cette politique est abusive et n'a pas raison d'être puisqu'elle ne respecte pas notre convention collective qui ne fait aucunement allusion à quelques limites que ce

soit tant à la disposition qu'aux nombres. La convention collective prévoit pour le salarié à temps complet : 5 congés mobiles et 13  congés fériés, et ce de façon annuelle. Elle prévoit que ces congés ne peuvent être pris entre la période du 15 juin au 15 septembre (15 semaines) ainsi que la période du 15 décembre au 15 janvier (4 semaines). Donc cela laisse 33 semaines au salarié où il 4

devra placer ses congés. Dans un contexte comme celui-là. Il est compréhensible que les travailleurs veuillent les accumuler afin de pouvoir se former plusieurs jours de congé collés. Notre prétention est que, si ces congés sont demandés dans les délais convenables, l'employeur a le temps de trouver une alternative et de remplacer le salarié pour les journées demandées.


Les P’tites Nouvelles, juin 2015

Nouvelle procédure pour la liste de rappel Plusieurs travailleurs(euses) de la liste de rappel ont été surpris d’apprendre que lorsqu’ils étaient appelés pour un remplacement quotidien et qu’ils ne répondaient pas au téléphone, ils devaient rappelés le service de remplacement afin de réactiver leurs

noms sur la liste à leur rang d’ancienneté et ainsi se remettre disponible pour les requêtes de remplacement futur.

Le syndicat s’interroge sérieusement sur cette procédure qui n’apparaît pas dans la convention collective locale. Néanmoins, pour l’instant, ne courez pas de risque lorsque vous avez un message téléphonique pour un remplacement… rappelez au plus vite

Précisions sur l'assignation temporaire L'assignation temporaire se fait dans un premier temps dans son titre d'emploi, si possible, ou dans votre catégorie d'emploi, mais jamais dans une autre catégorie. Il est important de comprendre que ces salariés sont en surplus dans les lieux de travail où ils sont assignés. Ils sont, pour la plupart, en travaux légers ce qui signifie qu'ils ont des restrictions émises par

leur médecin et que l'employeur doit les respecter. Il faut aussi comprendre que l'assignation a pour but de favoriser la réadaptation de la personne salariée et que celle-ci doit être raisonnable et réaliste, que le salarié soit en mesure d'accomplir les fonctions. Exemple : Valérie est une préposée aux services alimentaires. Elle est dans la catégorie 2, l’employeur peut

l'assigner à des tâches qui respectent ses restrictions médicales, mais ne peut faire des tâches d'agente administrative puisque celles-ci est dans l'accréditation 3. Par contre, elle pourrait être assignée à des tâches d’hygiène et de salubrité ou de tous autres titres d'emploi de la catégorie 2 dans son service ou dans un autre service.

Article 15.05.

Le pairage : pourquoi? Pour qui? Et comment?

Par Philippe Bérubé

La notion de pairage a encore fait parler d’elle lors des derniers affichages. Malheureusement, les choses qui ne sont pas établies clairement entrainent des incompréhensions et laissent la porte ouverte à des interprétations diverses. Il y a quelques semaines encore, le service de la dotation « pairait » les postes des travailleuses  et travailleurs sur l’équipe de remplacement un à la fois; pour une personne de l’équipe de remplacement on « pairait » un seul poste et non sur  l’ensemble. Mais cette façon de faire, héritée d’une pratique autrefois établie dans une entente locale avec le syndicat depuis longtemps périmée, ne s’ap-

puyait plus sur aucune assise conventionnée. Nous avons donc demandé à l’employeur d’appliquer la notion de pairage tel qu’elle est décrite à l’article 15,05 de la convention collective nationale, c’est-à-dire que l’employeur postule automatiquement sur l’ensemble des postes à l’affichage pour toutes les personnes sur l’équipe de remplacement (dans le même secteur d’activité que le poste qu’elles détenaient). La seule façon pour un salarié qui n’est pas inscrit sur l’équipe de remplacement d’obtenir un de ces postes, est de libérer un poste com-

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parable, c’est-à-dire un poste de même statut et dans le même secteur d’activité. Des rencontres sont prévues avec l’employeur afin d’évaluer la possibilité d’établir une entente locale sur la notion de pairage afin qu’elle soit mieux adaptée à la réalité de notre établissement qui est constamment en décroissance. Pourquoi la notion de pairage existe? Cette notion existe pour protéger et replacer les travailleurs titulaires de poste qui ont vu leur poste abolit.


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Départ à la retraite de Pierre Turgeon

Un géant Arrivé aux affaires syndicales lors de la dernière grève illégale du secteur public en 1989, Pierre Turgeon va demeurer vingt ans au sein de l'exécutif syndical du STTLHL-GR, dont plus de dix à la présidence. Le 23 juin 2015, il va prendre une retraite qui le mènera sans doute à déployer ses talents pour d'autres justes causes. Il faut l'avoir vu intervenir sur le plancher d'instances nationales, de la FSSS ou de la CSN pour prendre la véritable mesure du géant qu'il était dans le monde syndical. Articulé et charismatique, pertinent et clairvoyant, parfois intimidant, mais toujours il était écouté car son engagement envers la cause des travailleuses et des travailleurs était d'une authenticité

sans faille que nul ne pouvait remettre en question. Au niveau local, cet engagement se traduisit par un souci constant de l'application de nos conventions collectives. Il fut d'ailleurs l'architecte de nos conventions locales signées en 2008 et qui sont toujours en vigueur. L'employeur local de l'époque le craignait tellement qu’il avait fait venir un négociateur provincial de Québec! Ce que nous retenons, pour ceux qui ont travaillé avec lui, c’était le bourreau de travail acharné et perfectionniste qui nous amenait tous à nous dépasser. Dans notre travail syndical au quotidien, il demeure une référence lorsque nous avons des débats et des choix difficiles à faire. Combien de fois on se dit : « Ça, Turgeon, ne l’aurait 

pas accepté ». Il est parfois difficile de tenir de la barre aussi haute. Difficile, mais motivant et nécessaire. Pendant vingt ans, il a été la figure incontournable de notre syndicat. Une figure de probité totalement dédiée aux affaires syndicales et à notre cause. Une figure rassurante dans les tempêtes et inspirante dans tous les combats que le STTLHL-GR a menés. Son héritage est immense. À nous d'en prendre la mesure et d’en être responsable. Un géant s'en va. Nous te saluons Pierre! L’exécutif syndical du STTLHLGR

VOTRE COMITÉ EXÉCUTIF Président : Jocelyn Houle Vice-Président : Éric Clermont Secrétaire: Philipe Leroux Litiges : Philippe Bérubé Trésorière : Sophie Doré Métiers, auxiliaires et paratechniques (2) : Kevin O’Hara Secteur administratif (3) : Carole Tellier Techniciens et professionnels (4) : Magali Leblanc Agent de griefs : Pierre Nadeau 6


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Le Front commun demande l’intervention du médiateur « Après six mois de discussion, force est de constater le peu de marge de manœuvre accordée par le gouvernement à ses négociateurs, déplore Francine Lévesque, vice-présidente de la CSN. Le gouvernement souhaite conditionner les discussions sur les salaires à des éléments qui sont à l’extérieur du cadre des négociations, notamment en matière d’équité salariale et de règlement des plaintes de maintien de l’équité. Or, ce n’est pas à la table centrale qu’on règle ces plaintes, mais bien devant la Commission de l’équité salariale : la loi prévoit une procédure précise et objective pour apporter les modifications nécessaires. Alors qu’on célèbre cette semaine le 20e anniversaire de la marche Du pain et des roses, alors que le secteur public est composé à 75 % de femmes, il est plutôt décevant de constater que le gouvernement ignore l’une de nos priorités, soit de mettre un terme au retard salarial des employés de l’État par rapport aux autres travailleurs québécois. » Le président de la FTQ, Daniel Boyer, s’inquiète de la lenteur des travaux aux différentes tables sectorielles de négociation. « Nous avons fait nos travaux, nous avons déposé nos demandes dans les délais prescrits et

nous les avons ciblées afin d’améliorer l’organisation du travail et résoudre les problèmes d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre dans le secteur public. De leur côté, les comités patronaux de négociation ont déposé des textes plutôt flous et plusieurs d’entre eux refusaient de clarifier leurs demandes. C’est assez difficile de négocier quand on ignore ce que l’autre partie veut! Nous avons dû intervenir auprès du négociateur en chef du gouvernement, Maurice Charlebois, pour que les comités patronaux nous déposent de nouveaux cahiers, avec des demandes précises, il y a à peine une semaine. Nos équipes les étudient actuellement pour voir s’ils contiennent de réels espaces de négociation. » « Devant la lenteur des travaux, nous sommes d’avis que l’intervention d’un tiers, indépendant, pourrait aider les parties à progresser dans leurs discussions, estime Lucie Martineau, porte-parole du SISP. La loi qui encadre les négociations du secteur public prévoit une période de médiation obligatoire avant l’obtention du droit de grève. Mais nous ne voulons pas d’un passage obligé, nous voulons un réel exercice de médiation. Nous réitérons que notre objectif premier est l’obten-

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tion de bonnes conventions collectives négociées. Parallèlement, nous poursuivons nos consultations en vue d’une grève à l’automne, et ce, en fonction de l’état des travaux aux tables de négociation. La grève n’est pas un objectif en soi, mais bien un moyen pour augmenter notre rapport de force. Nous voulons être prêts dès cet automne, si nécessaire, à exercer des moyens plus lourds pouvant aller jusqu’à la grève. » À propos Le Front commun regroupe le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP, formé de la CSQ, du SFPQ et de l’APTS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Ensemble, ces organisations représentent plus de 400 000 travailleuses et travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la fonction publique du Québec. Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2015.

Source: CSN


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