Page 1

Les P’tites Nouvelles Septembre 2013 (Vol. 40, no.4)

Fermeture du resto & des loisirs

Symptôme d’un institut en manque de vision Sommaire L’Édito L’art d’asphyxier un service sans trop se fatiguer Loisirs en milieu psychiatrique Plus pertinent que jamais! Les loisirs comme moyen… d’intégration Restaurant Un scénario rentable! Agression 404 Bientôt un rapport d’enquête L’employeur

Facebook

DSIS Des nouvelles idées… Supplantation Gardez-vous une petite gêne! Fusion de la déficience intellectuelle Les travaux se poursuivent

www.sttlhl.org


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

L’Édito

L’art d’asphyxier un service sans trop se fatiguer L’idée de vider de son sens le Service des loisirs ne date pas d’hier. La chef de Service des loisirs, soins spirituels et action bénévole et conseillère à la santé, culture et citoyenneté (zzzzz) n’a pas cessé de restreindre les travailleurs du service à réponde à des commandes de plus en plus décalées des exigences demandées par un Institut de 2e et 3e ligne. La « première citoyenne » de l’Institut, Madame Denise Fortin, aurait souligné le manque de collaboration de la part des techniciens en loisirs afin de justifier la fermeture de leurs postes. Nous dénonçons cette manipulation des faits. Depuis plusieurs années, Madame la Chef du Service des loisirs, soins spirituels et action bénévole et conseillère à la santé, culture et citoyenneté réprime toute initiative, provenant de l’équipe, pour l’amélioration de l’offre de services des loisirs. La vision de l’employeur est fort simple à cet égard.: Bientôt, il n’y aura plus de clientèle en hébergement, donc plus besoin d’activités. Comme si les loisirs se résumaient au bingo ou à mettre un DVD dans un lecteur optique… Désolant! Ces dernières années, elle n’a pas cessé de remettre en question la pertinence d’organiser des fêtes pour les usagers. Un matin, elle décrète que la fête des mères et la fête des pères ne seront plus soulignées. Selon madame, ce sont des fêtes non pertinentes et trop coûteuses même si c’est la Fondation qui en défraye les coûts. Cet abandon volontaire de la clientèle est perceptible même dans les petites douceurs. Fini les croustilles, la liqueur et le vin pour la clientèle lors des événements spéciaux. Pendant ce temps-là, le frigo des bénévoles déborde et on organise en leur honneur des 5 à 7 de reconnaissance avec musiciens, vin et traiteur.

Madame se veut aussi une grande visionnaire. En effet, lors de la création des UTO (unités de transition et d’orientation) en novembre 2011, Madame la chef de service des loisirs, soins spirituels et actions bénévoles et conseillère à la santé, culture et citoyenneté décide qu’il n’y aura plus d’offre de loisirs organisés dans ces unités. Cette clientèle ne doit pas s’habituer à ce type de services, car elle n’y aura plus accès quand elle ne sera plus à l’Institut. Autrement dit, on fait le sevrage tout de suite, ça va faire moins mal plus tard. On remarquera ici la franche empathie de la chef du Service des loisirs, soins spirituels et action bénévole et conseillère à la santé, culture et citoyenneté dans sa démarche clinique envers une clientèle fragile et vulnérable. Mais au fait, Madame la DG ellemême n’a-t-elle pas dit que la clientèle des UTO quittait l’Institut, afin d’obtenir de meilleurs services? Il y a ici une insaisissable ambigüité. Depuis plus de deux ans, Madame la chef de service aimerait bien que les espaces loisirs deviennent des libres services, ouverts presque en tout temps, sans surveillance. C’est déjà le cas au jardin 2

communautaire, car c’est les agents d’intervention qui s’occupent de l’ouverture et de la fermeture des portes. C’est un objectif fort louable, mais elle souhaite aussi appliquer ce principe au centre récréatif et au salon images et sons, ce qui, selon les techniciens en loisirs, est irresponsable et même dangereux pour la clientèle et pour la durée de vie du matériel. Ce principe de libre-service ne s’appliquera jamais au magasin de dépannage (très utile, voire essentiel pour la clientèle en réinsertion), car Madame la chef de service l’a fermé. Il n’est dorénavant accessible que sur rendezvous et sur des plages horaires limitées. Ce qui devient inquiétant, c’est que Madame la Chef du Service des loisirs, soins spirituels et action bénévole et conseillère à la santé, culture et citoyenneté est en train de mettre en place une infrastructure de services en marge du financement de l’Institut et de nos travailleur(euse)s syndiqués qu’elle compte nécessairement remplacer par des bénévoles au lendemain du 26 octobre 2013. Elle a déjà commencé à le faire avec sa bibliothèque mobile (jusqu'à ce qu’un bénévole ne se


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

fasse agresser, ce qu’on ne souhaite pas, bien sûr!). On ne s’improvise pas technicien en loisirs, pas plus qu’intervenant en santé mentale, encore moins dans un Institut universitaire. L’avenir de Madame la chef duService des loisirs, soins spirituels et action bénévole et conseillère à la santé, culture et citoyenneté n’est pas obscur, bien au contraire. Après le 26 octobre 2013, si tout va selon ses désirs, et ceux de

la direction générale, son service des loisirs sera fermé, les soins spirituels et l’action bénévole ne compteront plus que quatre travailleur(euse)s à temps partiel et une à temps plein. Qu’à cela ne tienne, même dans un contexte de compressions budgétaire, pas question d’abolir un poste de cadre. Comme vous le savez déjà, on lui a trouvé un nouveau titre, aussi évasif qu’ésotérique. Indéniablement une importante valeur ajoutée pour l’Institut…

Il serait bien facile de faire porter l’odieux de la fermeture du service à une seule personne. Mais la chef de service ne s’est sûrement pas levée un matin en se disant qu’elle allait saborder son service. La commande venait d’en haut. La chef de service n’a fait qu’exécuter et orchestrer une mise à mort lente et douloureuse de son service.

Loisirs en milieu psychiatrique

Plus pertinent que jamais!

Par Eric Clermont

Bientôt, l'IUSMM sera la seule organisation œuvrant en santé mentale au Québec sans service de loisirs. À moins d’un changement de dernière minute, le service des loisirs fermera ses portes le 26 octobre prochain. Décision qui va totalement à contre-courant des meilleures pratiques énoncées dans la littérature et de l’offre de service des autres centres psychiatriques. L’Institut, qui se targue d’être un leader en santé mentale au Québec, serait-il en manque de repère alors que sa voix semble indiquer une plus grande ouverture vers la communauté? « Le loisir est un domaine où l’individu s’engage, non pas à partir d’un problème, mais plutôt d’un intérêt, c’est souvent à ce niveau que se trouve la bougie d’allumage d’un processus de réinsertion, d’un mouvement positif de l’individu ». Source: Avis du Conseil québécois du loisir.- Commission d’étude sur les services de santé et les services sociaux.- Montréal, octobre 2000. Au moment où l’Institut se place comme « la référence » pour le soutien des services de 1re ligne, il peine à trouver sa voix dans son offre de service de 2e et 3e ligne. Des unités qui débordent et des corridors vides, l’image résume

assez bien la situation actuelle. Cette condition entraîne chez les travailleuses et travailleurs de l’Institut une certaine morosité. La fermeture de plusieurs unités contribue à ce climat et celle des loisirs et du restaurant n’aide en rien à faire de notre établissement un espace de vie agréable à fréquenter. Pourtant, le projet d’Institut pourrait être porteur et motivant. Ce fameux soutien à la 1re ligne et à la psychiatrie citoyenne devrait débuter ici même en nos murs. La fermeture du service des loisirs est symptomatique d’une certaine déconnexion, car nous croyons que nos techniciens en loisir s’inscrivent parfaitement dans cette 3

philosophie de soutien et de lien avec la communauté. Exemple d'un projet novateur Il y a quelque temps une stagiaire du service des loisirs avait travaillé sur un projet avec les unités de soins sur la coordination des épisodes de soins. Son projet était d'accompagner les clients pendant la dernière phase du traitement. Elle dressait un tableau des intérêts potentiels du client en matière d'activités et de loisirs. En tenant compte du lieu de résidence des clients, elle faisait des recherches pour trouver des activités selon leurs goûts et les accompagnait pour les premières visites.


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

Ainsi, lorsque la personne recevait son congé de l'hôpital, il y avait déjà un processus d'intégration amorcé dans la communauté. Briser l’isolement Il serait très réducteur de considérer le technicien en loisir comme un animateur d’activités occupationnelles. Son rôle est d’aider les personnes à acquérir des connaissances, des compétences et surtout une confiance en soi pour mieux vivre en société. Il peut agir comme guide vers un rétablissement en l’aidant à trouver des activités qui l’allument. Nous savons tous que les personnes prises avec des problèmes de santé mentale sont la plupart du temps confrontées à l’isolement social. Offrons-leur des outils et des références afin de déjouer ce scénario qui, malheureusement, guette plusieurs d’entre eux. En phase avec l’Institut Lors des audiences publiques sur la transformation des services de l’hôpital, la chef de l’époque décrivait très justement le rôle des techniciens en loisir dans ce lien avec la communauté. (…) il (nous) semble important d’envisager la pertinence d’introduire au niveau du suivi intensif dans le milieu, l’intervenant en loisir qui agirait

à titre de personne ressource auprès des clients, des intervenants et des organismes communautaires. Son intervention pourrait comprendre la supervision et/ou l’organisation de certains projets et activités ainsi que le développement de divers mécanismes de communication, d’information, de coordination et de partenariat. Le loisir est sur le plan social un excellent outil de motivation et de valorisation, et dans certains cas un moyen privilégié pour éviter la réhospitalisation ». Source : Audiences  publiques.-« L’hôpital et la communauté : Des liens à consolider ». Plan de transformation. Commentaires du Service des loisirs et de l’éducation physique.1998. Les bénéficiaires s’ennuient Il n’est pas rare d’entendre les bénéficiaires se plaindre qu’ils tournent en rond dans nos unités et qu’ils s’ennuient. Le personnel soin des unités nous le confirme… ça manque d’activités et le climat dans les unités s’en ressent. Dans les UTI, penser que les PAB vont reprendre le flambeau des techniciens en loisir est une grande illusion dans le contexte actuel. Selon nous, il faut favoriser la « vie » en dehors des unités de  soins (sport, loisirs et un lieu so-

cial comme le restaurant) et surtout permettre aux « utilisateurs de services » d’être accompagnés par des travailleurs qualifiés et dédiés à leurs causes. Les techniciens en loisir s'inscrivent logiquement dans l'épisode de soins. La tension qui règne trop souvent dans nos unités de soins nuit assurément au traitement. Les services périphériques comme les loisirs et l’éducation physique sont essentiels afin de canaliser les énergies de notre clientèle dans des activités positives. Un Institut vivant La fermeture du restaurant et des loisirs contrevient à l’un des principes de base du plan clinique de l’Institut centré sur la pleine citoyenneté : « Des services de qualité soutenus par un environnement stimulant, valorisant et sécuritaire ». La direction a beaucoup mis d’argent pour revitaliser l’extérieur de l’établissement : stationnement, bacs à fleurs  en béton, une piste cyclable (qui ne mène nulle part), un jardin communautaire, etc. Il est maintenant temps de « refleurir » l’intérieur de la bâtisse en préservant les derniers espaces sociaux au profit de tous ceux qui les côtoient.

En juin dernier, 1086 travailleuses et travailleurs de l’Institut on dit NON à la fermeture du resto et des loisirs.

La direction doit en tenir compte! 4


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

LE LOISIR COMME MOYEN… selon l’association canadienne pour la santé mentale. …d’intégration – En participant à la vie de notre communauté, on se fait des amis tout en aidant notre milieu à s’épanouir. Actifs au sein de notre collectivité, notre sens du bénévolat et celui de la solidarité se développent en même temps le sentiment d’être utile. …de valorisation- Le loisir est le lieu par excellence de la créativité et de la réussite personnelle. À travers les loisirs nous rencontrons le succès lié à nos réalisations, à nos accomplissements. Le loisir nous renvoie une meilleure image de nous-même qui nous satisfait et nous stimule. …de sécurisation – En prenant part à des activités que nous connaissons bien, en faisant des choses que nous aimons, le loisir devient un moyen de nous rassurer personnellement de ce que l’on peut réaliser, il confirme nos possibilités. …de fonctionnement – Le loisir nous permet de développer et de maintenir nos capacités. Il nous stimule à aller plus loin, nous relaxe, nous permet d’entrer dans le rythme de la vie sociale plus apaisé, mieux équilibré. Source : Association canadienne pour la santé mentale, Semaine nationale de la santé-mentale.- Édition 1991.

Agression à l’unité 404

Bientôt un rapport d’enquête Par Éric Clermont Suite à l’agression sauvage d’un bénéficiaire sur une agente d’intervention (sécurité) nous avons institué une enquête paritaire pour faire toute la lumière sur ce malheureux évènement. Soulignons que la FIQ et la CSN se sont partagé le travail lors des entrevues pour la partie syndicale. D’ailleurs, contrairement aux enquêtes subséquentes, nous avons privilégié des rencontres individuelles pour la récolte d’informations et de faits afin que les intervenants puissent s’exprimer le plus librement possible. Nous évitons aussi la contamination des témoignages. L’objectif de l’enquête est de s’en tenir aux faits en évitant de porter un jugement sur le comportement de chacun des acteurs. À cette étape-ci, nous pouvons évoquer quelques pistes de réflexion qui nous semblent pertinentes. Le rôle demandé à l’agent d’intervention lors d’une présence continue dans une unité de soins; Le partage de l’information. Les effets de la consommation et du trafic de drogues sur les unités de soins sur le travail de l’ensemble des intervenants;

La question délicate des fouilles et du lien thérapeutique. La dynamique d’une culture de « la rue » au sein de nos  unités de soins; Le facteur de risque (le potentiel) d’un bénéficiaire versus le PTI (plan de traitement individualisé). Cette liste n’est qu’un aperçu des questions qui seront soulevées dans le rapport final. Le comité d’enquête

5

proposera des mesures correctives concrètes afin de réduire les facteurs de risques qui peuvent mener à ce type d’agression. Nous tenons à souligner la disponibilité exceptionnelle de l’ensemble des intervenants qui par leurs témoignages et expertises ont contribué à nourrir une réflexion des plus pertinentes sur la sécurité de nos unités de soins et, par le fait même (souhaitons-le!), d’améliorer nos conditions de travail, assainir le climat des unités et les conditions de traitement des utilisateurs de services.


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

L’employeur

Facebook

Saviez-vous que l’employeur consulte tous les matins ce qui a été diffusé sur internet concernant l’Institut, incluant votre page Facebook? Il peut facilement observer vos heures de fréquentations durant vos heures de service et de lire vos commentaires en regard à votre travail à l’Institut. Évitez de consulter votre page Facebook pendant vos heures de travail, vous pourriez être accusé de vol de temps, rien de moins. Nous vous rappelons d’être extrêmement vigilant et de grâce, n’y parler JAMAIS de votre travail. Facebook est un espace public.

VOTRE MOBILISATION… 121 personnes en moyenne pour les assemblées générales depuis 1 an. 1086 personnes ont signé la pétition sur le resto et les loisirs. 83 personnes se sont déplacées au conseil d’administration du 11 juin 2013. 337 personnes inscrites sur le sttlhl.org 850 personnes lors du pique-nique annuel du 19 juin 2013. Andrée St-Cyr (novembre 1, 1955 - juillet 13, 2013)

Chère Andrée… Je me souviens de nos premières rencontres comme de la dernière, toujours empreintes de rires et de mots fins, ton beau grand rire rauque, tes frisous brun roux. J’t’ai toujours aimé. Au début, on se rencontrait un peu partout dans l’Asile, puis Louis-H, au hasard des soirs de liste de rappel, au lac Noir pour la danse, à l’auditorium pour le bingo puis aux Soins intensifs très souvent (le fameux 207) avec cette belle gang de soir d’infirmières (qui me pardonnera d’avoir oublié leurs noms, mauzusse!) et puis Gérard Philippe, avec sa grande barbe, son grand rire fou, lui aussi disparu trop tôt, depuis plus de 20 ans déjà… On faisait des notes d’observation sur nos patients à chaque soir, notes qu’on donnait oralement vers 22 h 30 aux « nurses » dans un décorum relax et vraiment congruent. Tout à fait simple. Imagine ça, en 1987!! Wow! Des préposés qui écrivaient des notes sur des patients!! Précurseurs nous étions… Puis les années ont passé, et passé… Et on s’est revu à l’ancienne Résidence Ste-Claire quelques fois, en changement de quart… La confidentialité m’empêche de donner des noms, mais, quels fous rires nous avons eus ensemble avec le nom de ce monsieur, tellement surréaliste que j’en pleure encore de rire même sans me souvenir du nom de famille au complet. Imagine! Génial. Tu étais ma doyenne en ancienneté, juste avant moi dans la liste des vacances; comme j’aimais à dire, tu étais mon « mirador », j’étais le plus jeune des plus vieux et le plus vieux des plus jeunes, à cause de toi! Je me souviens aussi qu’un soir à Ste-Claire, et tu me permettras que je relate ici l’histoire pour tous tes collègues et même les « nouveaux p’tits boss », à cause d’une directive absurde, tu avais été obligé de laver un frigo et tu m’avais dit : « Je suis éducatrice, mais s’ils veulent que je lave des frigos, à 30 $ de l’heure, ben je vais laver des frigos. Je veux finir en petite vieille heureuse! » Andrée, c’est avec une grande tristesse que j’ai appris hier que tu nous avais quittés le 13 juillet dernier. À l’aube de ta belle et méritée retraite, quelle malversation de la vie a pu te toucher ainsi? Sache que je garderai toujours cette histoire et les autres dans mon cœur, tout comme ton grand rire moqueur et contagieux. Tu le sais, on t’a toujours apprécié. Luc Girard Éd. Spéc.

7


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

Réorganisation à la DSIS Des nouvelles idées…. Pour mieux s’y perdre!

Mode d’emploi  -Mettre les Axes dans le blender, -Bien mélanger Et voici le résultat! *Hébergement insolite transitoire aléatoire *Résidences des sous-groupes avancés *Appartements mobiles et cellulaires *Foyers de psychogériatrie terminale temporaire HD *Regroupement individualisé modélisé et éphémère

Supplantation

Gardez une petite gêne! Ce n’est pas drôle d’être supplanté ou de supplanter quelqu’un. Nous en convenons. Rappelons qu’il s’agit d’un droit conventionné suite à l’abolition d’un poste. En ces temps difficiles de compressions budgétaires et de transformation (encore une!) nous recevons plusieurs témoignages de travailleurs(euses) pour qui l’exercice est pénible. Certains chefs de service ne se gênent pas pour émettre des commentaires « discutables » aux gens qui s’informent des postes qu’ils pourraient supplanter. « Vous savez, vous devez posséder tels logiciels pour  faire ce travail » ou encore « J’ai une super équipe et celle que vous voulez supplanter est très appréciée… ».   Nous vous rappelons que la supplantation est liée à des fermetures de services et des abolitions de postes décidés par l’employeur. Nous demandons donc à certains chefs et travailleurs(euses) d’éviter de culpabiliser des gens qui ne font qu’exercer leur droit. C’est une question de respect et de solidarité.

ASSEMBLÉ GÉNÉRALE Mercredi, 16 octobre 2013 12H00 Module d’enseignement. Pavillon Bédard Soir : 17h30. Nuit: le 17 oct. 8H00 au syndicat. 6


Les P’tites Nouvelles, septembre 2013

Fusion des unités de la déficience intellectuelle

Les travaux se poursuivent Par Philipe Leroux La fusion en déficience intellectuelle, bien qu’elle fût sans cesse retardée, se déroule dans un contexte de relations de travail beaucoup plus ouvert et transparent que celui qui a entouré la fusion de 2008. Bien que prévue pour le 31 mars 2013, la fusion administrative du 3e et 4e Riel est effective depuis le début septembre 2013. Lors du nos dernières rencontres avec la chef clinico-administrative de la DI, Mme Pommier, les 4 et 9 septembre, elle nous disait que la fusion sur le terrain avec la nouvelle organisation du travail ne surviendrait que lorsque le nombre de clients serait de 44. Or, les admissions dans le programme DI-TED sont nombreuses en ce moment étant donné la mission spécialisée et ultraspécialisée de ce programme et du territoire à desservir, notamment avec certaines fermetures de dossiers à l’Hô-

pital Rivière-des-Prairies. Le nombre de lits occupés varie entre 45 et 48 selon les journées. Mme Pommier n’entrevoit donc pas de fermeture imminente du 4e module 1 et dit ouvertement qu’elle n’a pas de contrôle sur le processus. Il est donc prématuré d’annoncer un scénario précis de redéploiement de personnel pour la fusion du 3e et 4e Riel. Concrètement, pour les PAB, la fusion se traduit par les abolitions de postes de :

1 TC de jour, 2 TC de nuit, 1 TP de soir et 2 TP de nuit. Les autres abolitions sont des postes vacants. Pour les éducateurs, il n’y aura pas d’abolition de poste mais un rehaussement d’effectifs. L’affichage des créations de postes prévu en septembre aura lieu en novembre 2013, ce que nous avons dénoncé. Par contre nous avons obtenu l’affichage de deux postes d’éducateurs TC vacants qui sont actuellement à l’affichage.

Création de postes prévue pour la nouvelle organisation du travail Affichage prévu en novembre 2013

Titre d’emploi

Nombre

Statut

Jour /14

Quart

Aide de service

1

TP

.6

Jour

Éducateur

3

TC

Éducateur

8

TP

Pab

2

TC

Soir

Éducateur

1

TC

Soir

Éducateur

4

TP

Total affichage

19

6 TC et 13 TP 8

Jour .4

.4

Jour

Soir


2013-PN-Vol40-no4  
Advertisement
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you