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Saint-Martinfo N° 005 / septembre 2013

Sommaire Autorités judiciaires Tourisme dans le Val d’Hérens Politique agricole 2014 - 2017 Fête de la Saint-Martin Direction centralisée des écoles primaires Avantages financiers pour les familles

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Première messe de Pierre-Yves Pralong Exposition AC&M L’invité : Pierre-François Unger Ponts rénovés par la PC Bons conseils : l’eau Le saviez-vous ? Les papillons de Trogne

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Editorial

Par Geneviève Pralong, vice-présidente

L’énergie… Pour la plupart d’entre nous, cette notion est relativement abstraite. Nous savons tous que notre vie ne pourrait pas fonctionner sans elle : l’énergie est aujourd’hui nécessaire pour cuire les aliments, nous chauffer et nous éclairer, faire fonctionner nos muscles, les moteurs ou les ordinateurs, pour permettre aux industries de fabriquer des matériaux ou des appareils, etc. L’essentiel pour nous étant d’en disposer en tout temps et sans effort, comme l’air que nous respirons. Cette énergie est indispensable, mais malheureusement pas inépuisable… Renforcer la question des économies d’énergie (efficacité énergétique), développer l’utilisation de la force hydraulique et des nouvelles énergies renouvelables, assurer un approvisionnement durable en énergie sur l’ensemble du territoire communal, voici quelques-unes des préoccupations de la commune de Saint-Martin. En 2012, Saint-Martin a reçu le label Cité de l’énergie. Cette distinction, qui peut être reconduite chaque quatre ans, atteste que la commune réalise des actions en matière d’énergie et qu’elle possède une politique énergétique touchant divers domaines : développement territorial, bâtiments et installations

de la commune, approvisionnement et dépollution des activités communales, mobilité, organisation interne et administration, communication avec la population locale et vers l’extérieur. Ce label a pour avantage d’offrir des lignes directrices en matière de politique énergétique, d’inciter l’administration à les mettre en œuvre de manière ciblée et de servir d’exemple aux particuliers ainsi qu’aux entreprises locales. Suite à cette labellisation, le conseil municipal a mis en place une commission « Energie », chargée du suivi des actions liées aux problématiques de l’énergie. Les prochaines tâches prévues sont le contrôle de la comptabilité énergétique des bâtiments communaux (par le biais d’un outil informatique mis à disposition par Cité de l’énergie, afin de mesurer les dépenses de chaleur et d’électricité, la consommation d’eau et d’énergie, etc.), l’étude de faisabilité d’un chauffage à distance au sein du nouveau bâtiment de la Maison des Générations (ou tout autre système utilisant des énergies renouvelables), l’information et la sensibilisation de la population. Cette communication passe notamment par la création d’une nouvelle rubrique dans Saint-Martinfo dédiée aux bons conseils : dans ce nouveau numéro du journal communal, le thème de l’eau est à l’honneur.


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Autorités judiciaires de Saint-Martin Juge et vice-juge exercent l’autorité judiciaire de la commune ; ces autorités sont élues chaque 4 ans, en même temps que l’élection des membres de l’exécutif municipal. Depuis le 1er janvier 2013, les fonctions de juge et de vice-juge de la commune de Saint-Martin sont occupées exclusivement par la gent féminine :

Juge Caroline Rey Avocate-Notaire

Vice-juge Sandrine Zuchuat Assistante de direction

Les activités judiciaires de la commune recouvrent notamment les domaines suivants : conciliation, ouverture de testaments et de pactes successoraux, mesures prises concernant la sauvegarde de la succession, remise de certificats d’héritier, etc. De plus, chaque juge de commune est membre de l’autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA). Depuis le 1er janvier 2013, la chambre pupillaire intercommunale d’Hérens est entrée en fonction et se nomme désormais APEA Hérens. Les chambres pupillaires d’Evolène, Hérémence, Mont-Noble, Saint-Martin et Vex sont ainsi dissoutes et regroupées dans cette structure. Caroline Rey et Sandrine Zuchuat ont ainsi pour tâche d’assurer le relais entre la population de Saint-Martin et cette nouvelle entité, APEA Hérens, en lien avec toute demande ou requête relative à des mesures de curatelle.

Tourisme dans le Val d’Hérens Bien que le tourisme hérensard ait été rattaché successivement à Hérens Vacances (1980), à Sion Région Tourisme (1996) et enfin à Cœur du Valais (2005), une coordination et une intégration des activités des différents offices du tourisme ne sont devenues une volonté politique clairement exprimée que depuis la création de l’Association des Communes du Val d’Hérens (ACVH), en janvier 2006.

Points forts du tourisme hérensard Une étude marketing de 2008, de la Haute Ecole de Lucerne, a mis en évidence les points forts : nature, paysage, patrimoine, authenticité, traditions, climat, et les faiblesses de notre vallée : infrastructures touristiques, hôtellerie/hébergement, manque de professionnalisme et de vision à moyen et long terme, dispersion des forces et absence d’identité. Cette étude a permis de fixer des objectifs stratégiques clairs, tels que : la création d’une identité forte et d’une seule marque par la réalisation du logo Val d’Hérens, source d’énergies, une mise en commun des moyens, une promotion professionnelle sur les marchés cibles, avec aussi la nécessité de fédérer et d’informer les partenaires et acteurs touristiques.

Délégué touristique et répartition des tâches

sables des OT de la vallée et de la déléguée touristique du Val d’Hérens.

Tâches dévolues à Val d’Hérens Tourisme Hérens Tourisme se profile sur les marchés par des actions de communication et des participations à des foires spécialisées dans divers pays, en collaboration avec Valais/Wallis promotion et Suisse tourisme et par des relations publiques (visites de presse de Suisse, Allemagne, France, Bénélux, Italie). Ces activités supposent également la création de supports promotionnels (brochures, flyers, etc.) des produits proposés.

Nécessité de collaborer Il faut continuer à promouvoir la coordination et la collaboration des divers acteurs touristiques à l’échelle de la vallée. Mettre nos moyens en commun est la seule manière d’avoir de la visibilité sur les marchés que nous voulons garder ou conquérir. Cette notion de collaboration a été bien comprise par les OT, qui travaillent ensemble, en totale et belle harmonie, entre eux et avec Hérens Tourisme. Il faut que cette collaboration soit comprise et pratiquée à une large échelle par tous les acteurs touristiques, pour le plus grand bien de nos hôtes et de notre économie.

Un poste de délégué touristique a été créé à l’ACVH, avec pour mission de développer des produits, de coordonner les efforts sur des produits touristiques communs, de développer des supports promotionnels en synergie avec les offices du tourisme (OT), de promouvoir le Val d’Hérens dans les foires touristiques et, enfin, de centraliser les efforts de vente et de distribution. C’est ainsi que Val d’Hérens tourisme a pris en charge les tâches de publicité et de promotion de nos produits touristiques vers la clientèle cible, les OT s’occupant plus spécialement des activités et animations locales, tout en travaillant en synergie avec les autres OT, de manière à offrir les meilleures prestations possibles à nos hôtes.

Organisation Au sein de l’ACVH, le tourisme du Val d’Hérens occupe une place de choix. Une Commission du tourisme, ou organe stratégique, est composée des présidents délégués de l’ACVH et de 2 représentants par commune ; elle est présidée par Louis Moix depuis février 2013. L’organe opérationnel est composé des respon-

Le Collontrek : course à pied par équipe de deux reliant la Valpelline (I) à Arolla sur les sentiers des contrebandiers. Un bel exemple de collaboration qui va au-delà même des frontières suisses.


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Politique agricole 2014 – 2017 Principaux changements Avec l’introduction de la politique agricole 2014-2017, il est légitime de se demander quelles incidences auront ces nouvelles dispositions sur l’agriculture de montagne. Un élément essentiel de cette politique est l’abandon des subventions liées à la possession de têtes de bétail (unités de gros bétail ou UGB), au profit d’autres tâches dévolues à l’agriculture, comme l’entretien du paysage ou le maintien de la biodiversité. En résumé, la politique agricole 2014-2017 peut se définir de la manière suivante : Production - Paysage - Biodiversité. Si nos agriculteurs font l’effort de s’adapter à cette nouvelle politique, ils sortiront gagnants de l’aventure. En effet, l’enjeu sur le plan financier porte sur la suppression de 30 millions de subventions, mais 40 millions seront versés pour d’autres prestations.

Contre-prestations directes Les agriculteurs ont été soumis ces dernières années à de nombreux changements dus à l’évolution de la politique agricole. Un certain découragement se fait jour ici ou là. Cependant, le Parlement a voté un montant d’environ 14 milliards de francs pour une période de 4 ans. Cette importante enveloppe permet de verser de l’argent pour des prestations comme la production biologique, la sécurité de l’approvisionnement, la biodiversité ou le maintien de paysages ouverts. Pour la première fois, la Confédération versera de l’argent à l’agriculture pour des contreprestations directes.

aux nouvelles normes, s’il veut éviter des pertes de revenus. Il peut même améliorer sa situation puisque les montants consacrés à la nouvelle politique agricole sont plus élevés. Ces contributions permettront aux exploitations de se repositionner sur les marchés, même s’il ne s’agit pas toujours de marchés purement commerciaux.

Nouveaux « clients » pour l’agriculture En effet, la clientèle de nos exploitations agricoles n’est plus seulement commerciale (lait, viande, autres produits agricoles). Les milieux touristiques ou environnementaux, s’intéressent de plus en plus à l’agriculture et à ce qu’elle est capable de « produire » en matière d’entretien des paysages ou de biodiversité. A ce titre, nos exploitations de montagne ont un rôle intéressant à jouer. Elles peuvent par exemple participer aux nouveaux programmes de production de lait ou de viande basée sur les herbages, ou opter plutôt pour l’entretien du paysage ou la promotion de la biodiversité. A Saint-Martin, nous sommes bien armés pour l’un ou l’autre ou la combinaison de ces programmes.

Contribution de transition Pour compenser la suppression du système de paiements actuels, un mécanisme de compensation est prévu, appelé contribution de transition. Ce mécanisme prévoit de remplacer, sur une durée de 8 ans, les revenus actuels par d’autres paiements, au fur et à mesure de l’adaptation à la nouvelle politique. C’est donc à l’agriculteur de s’adapter, le plus rapidement possible,

Fête de la Saint-Martin : nouvelle formule De Mars…

... A Martin

Il était redoutable, le dieu de la guerre chez les Latins. Et redouté aussi ! A tel point que les Romains lui ont dédié un mois, à l’époque le premier de l’année, le mois de Mars. Et comme cela ne suffisait pas, ils lui ont consacré un jour de la semaine, le mardi. C’est qu’il fallait le ménager, ce dieu irascible et puissant ! Il valait mieux l’avoir à ses côtés dans les batailles. Lui et par la même occasion ses deux fils, Deimos et Phobos, c’est-à-dire Terreur et Crainte. Alors, pour l’honorer, on construisit une longue allée de pavés irréguliers. On façonna des statues de pierre et de bronze qui représentaient le dieu casqué, armé d’une pique, d’une épée, d’un javelot… On dressa des colonnades, surmontées d’arcs, de portiques, de voûtes et on bâtit un temple majestueux. Les flamines, ces grands prêtres entièrement dévoués à leur dieu, immolaient sans sourciller des victimes offertes en sacrifice divin. C’est ainsi que chaque année, une course de chars était organisée sur le Champ de Mars, oui oui à Rome. On voyait s’affronter, sous les vivats d’une foule en délire, les biges, des chars à deux roues tirés par deux chevaux… et conduits par un aurige, véritable équilibriste funambule sur son véhicule cahotant. C’était sympa. Très sympa… sauf que le cheval de droite de l’équipage gagnant servait de victime à l’impitoyable dieu mars.

En le prénommant ainsi, le père du petit Martin le destine irrémédiablement à une carrière militaire. D’ailleurs le jeune Martin s’engage, par obéissance filiale, dans la légion impériale. Mais la découverte des Evangiles, l’envie de recevoir le baptême et le désir profond de suivre le Christ l’emportent très vite et le jeune homme dépose les armes. Dès lors, il vaut mieux l’avoir à ses côtés, cet homme doux et sans pouvoirs. Lui et, par la même occasion, ses nombreux enfants, dont Douceur, Partage, Bonté, Pardon… Il use ses semelles sur des chemins de poussière et repose sa tête sur un banc de bois épineux. Il avance, au rythme des rencontres bienfaisantes, en s’appuyant sur son seul bâton de pèlerin. Il troque son cheval, noble, contre un âne, humble. Il se fait petit parmi les petits, pauvre parmi les pauvres et sans sourciller, offre sa vie et sa personne à l’amour de son Dieu. C’est ainsi que chaque année, on essaie, en toute modestie, de rendre un petit hommage à notre saint patron… On le fera cette année encore, d’une manière originale. De petites scènes retraçant des épisodes de la vie de Martin et de ses petits ânes seront jouées les 9 et 10 novembre prochains à Saint-Martin. Venez donc très nombreux. Vous pourrez vous aussi dire fièrement « J’y étais… ». Osons la pirouette : « J’y étais… de la Saint-Martin » ! Avant-propos d’Alexis Giroud


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Direction centralisée des écoles primaires du Val d’Hérens Un nouveau visage pour l’école valaisanne D’ici à 2015, l’école valaisanne sera structurée en régions scolaires chapeautées par des directions professionnelles (directions secondées par un ou plusieurs adjoints). Ces régions seront définies non pas uniquement en fonction d’un nombre d’élèves, mais surtout d’un périmètre : puisque de nombreuses communes collaborent déjà entre elles dans plusieurs domaines comme les pompiers ou la police, certains périmètres seront ainsi définis par ces collaborations intercommunales existantes. Cette nouvelle organisation prévue par l’Etat du Valais a pour objectif de loger tous les enseignants et élèves du canton à la même enseigne : il existe déjà des directions d’école dans plusieurs communes du canton, généralement des villes, alors que d’autres communes, souvent les plus petites, ne bénéficient pas de direction scolaire. Ce système permettra ainsi de professionnaliser et d’uniformiser la pratique au sein du canton. De plus, ce regroupement ne provoquera pas une disparition de classes, ni une centralisation des élèves.

Qu’en est-il pour le Val d’Hérens ?

Chaque commune, par l’intermédiaire de sa commission scolaire, conserve son autorité concernant les tâches spécifiques de proximité à caractère non pédagogique, comme les infrastructures, les bâtiments scolaires, l’achat de matériel, l’organisation des transports scolaires, etc. La direction des écoles, quant à elle, est responsable des tâches pédagogiques (relatives à l’enseignement) ainsi que de la coordination administrative intercommunale. Afin d’assurer une coordination politique pour les écoles primaires du Val d’Hérens, une assemblée générale intercommunale a été constituée. Elle a pour tâche de prendre les décisions importantes relatives à la direction des écoles. La commune de Saint-Martin y est représentée par son président, Louis Moix, ainsi que par son conseiller municipal en charge de la commission scolaire, André Gaspoz. Cette nouvelle organisation scolaire au sein du Val d’Hérens nécessitera un grand travail d’équipe pour qu’une collaboration optimale se mette en place à l’échelle des centres scolaires de chaque commune et du Val d’Hérens dans son ensemble.

Le Val d’Hérens n’échappant pas à cette réorganisation, les communes d’Evolène, Hérémence, Mont-Noble, Saint-Martin et Vex ont créé une direction scolaire intercommunale couvrant la totalité de la scolarité obligatoire, dans le but d’assurer les tâches d’enseignement sur leur territoire. La direction des écoles du Val d’Hérens est actuellement composée d’un directeur, Gérard Aymon, et d’une directrice adjointe, Monique Défago, ancienne directrice des écoles primaires de Troistorrents-Morgins de 2004 à aujourd’hui.

Un logo a été créé pour les écoles primaires du Val d’Hérens.

Avantages financiers accordés aux familles De bonnes conditions cadres pour les familles et la classe moyenne constituent un thème prioritaire pour Saint-Martin. Dans le but de maintenir une qualité de vie attrayante pour la population, et notamment les familles, et de favoriser l’établissement d’une population active, la commune de Saint-Martin a opté pour des démarches parafiscales.

Assurance-maladie obligatoire En application de l’art. 5 du règlement communal concernant l’assurance-maladie obligatoire, la commune de Saint-Martin verse une subvention annuelle qui correspond au montant des cotisations des enfants et adolescents jusqu’à la fin de l’année dans laquelle ils atteignent l’âge de 18 ans révolus. D’un point de vue financier, et à titre d’exemple, l’aide accordée aux familles se présente de la manière suivante : • Subvention annuelle par enfant : fr. 840.(coût moyen de l’assurance de base : fr. 70.- /mois) • Subvention accordée pour un enfant au terme des 18 ans révolus : fr. 15’120.• Subvention accordée pour deux enfants au terme des 18 ans révolus : fr. 30’240.-

Bonification électrique Une étude de faisabilité a démontré l’opportunité et la rentabilité de turbiner le trop plein d’eau potable des sources de Saint-Martin, laquelle a abouti à la réalisation de la minicentrale hydroélec-

trique d’Ossona/Gréféric. Les recettes générées par la vente de l’énergie produite se montent à environ fr. 190’000.-. L’intégralité de ce montant est reversée aux familles domiciliées sur le territoire de notre commune, en diminution des taxes communales annuelles liées aux services de l’eau, des eaux usées et de la voirie. Le tableau ci-dessous précise l’aide versée en faveur des familles :

Famille composée de deux personnes • Taxe annuelle du service de l’eau potable : • Taxe annuelle du service des eaux usées : • Taxe annuelle du service de la voirie : Total des taxes : Bonification électrique annuelle : Total des taxes communales annuelles :

fr. 190.fr. 130.fr. 220.fr. 540.fr. 500.- fr. 40.- HT

Famille composée de trois personnes et plus • Taxe annuelle du service de l’eau potable : • Taxe annuelle du service des eaux usées : • Taxe annuelle du service de la voirie : Total des taxes : Bonification électrique annuelle : Total des taxes communales annuelles :

fr. 220.fr. 150.fr. 240.fr. 610.fr. 600.fr. 10.- HT


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16 juin 2013, première messe de Pierre-Yves Pralong Jeunesse à Saint-Martin et études

Fête de la première messe

Comme si l’on avait décrété une mobilisation générale, toute la population de Saint-Martin s’est réunie, en ce 16 juin 2013, pour entourer Pierre-Yves Pralong à l’occasion de sa première messe. Ce fut une très belle fête. Mais qui est Pierre-Yves Pralong ? Enfant de Saint-Martin, ou plus exactement de Suen, où il est né le 28 mai 1986, Pierre-Yves suit les écoles primaires et le CO d’Euseigne pendant 2 ans, puis continue ses études au Collège des Creusets. En 5e année de collège, il entre au Séminaire de Sion. A l’âge de 19 ans, il obtient sa maturité scientifique bilingue. Pas précisément des études qui conduisent directement au sacerdoce.

Cette première messe fut une fête magnifique, ponctuée par une homélie chaleureuse et pleine d’humour par l’abbé François-Xavier Amherdt. L’apéritif, servi à toute la population sur la place de l’église, fut également un moment fort de cette journée. Merci aux brancardiers de Saint-Martin pour leur mobilisation et leur générosité. La famille de Pierre-Yves avait décidé d’offrir le repas de midi à toute la population. C’est ainsi que plus de 500 repas ont été servis par 28 dames en costume traditionnel, dans la salle bourgeoisiale et la salle de gym. Ce fut un grand moment de communion et de convivialité avec Pierre-Yves et sa famille, une journée de joie et de partage entre les convives. Merci à cette belle famille, composée de ses parents et de deux frères aînés, pour son grand cœur. Merci aussi à tous ceux qui, de près ou de loin, ont œuvré à l’organisation et à la réussite de cette belle journée. Merci enfin à toute la population de Saint-Martin, qui a participé massivement et avec enthousiasme à cette journée, consciente de vivre un moment exceptionnel et de grande qualité. Nous souhaitons que Pierre-Yves rencontre les plus grandes joies dans la vie sacerdotale qu’il a choisie et soit l’un de ces bons bergers dont l’Eglise a besoin.

Vocation et préparation à la prêtrise C’est à l’âge de 17 ans, après une retraite à l’Hospice du Simplon, qu’il sent l’appel de Dieu et dit, pour la première fois, qu’il veut devenir prêtre. D’autres expériences intervenues plus tard le confirment dans son choix, notamment la première année, dite de discernement, au Séminaire. C’est tout naturellement qu’il suit les cours de l’Université de Fribourg. Il y obtient son bachelor, après 3 ans, puis son master en théologie après 5 ans. Dans l’intervalle, il passe notamment 3 mois en Equateur, pour connaître la vie pauvre et miséreuse d’enfants dont il s’occupe. Après son master, il va vivre une expérience d’ermite, en France, pendant 4 mois et demi, dans des conditions matérielles que nous n’imaginons plus aujourd’hui. Quelle foi, quel courage, pour vivre de telles expériences ! Il est ordonné diacre le 7 décembre 2012 à Sainte-Croix à Sierre, puis prêtre à la Cathédrale de Sion, le 9 juin 2013.

Actions auprès des jeunes Pierre-Yves Pralong est très apprécié par tous les jeunes dont il s’est occupé ou s’occupe encore, que ce soit à Saint-Martin ou ailleurs dans le monde. Chez nous, il a fait partie du chœur des jeunes, comme guitariste (il pratique cet instrument depuis le début du collège) et président. Les jeunes de Taizé, ceux de Lourdes, dont il est responsable depuis 5 ans déjà, ou ceux des camps vocation dont il est animateur, bénéficient de sa présence rassurante, de sa gentillesse, de son sourire bienveillant, de son charisme et de ses grandes connaissances.

L’Abbé Pierre-Yves Pralong lors de la célébration de sa première messe

Une exposition de bricolages et de dessins à Saint-Martin En juin dernier, en fin d’année scolaire, les élèves des classes enfantines et primaires de Saint-Martin ont eu l’opportunité de montrer leurs bricolages et dessins réalisés dans le cadre des cours de dessin et d’AC&M (activités créatrices et manuelles). Cette exposition, organisée par Monique Gaspoz, a pris place à l’arrière de la salle des combles du complexe Evouettaz de Saint-Martin. Près de 120 visites se sont déroulées durant les 4 temps d’ouverture proposés pour cette exposition. Bon nombre d’élèves ont parcouru l’exposition en famille ou entre amis et ont passé un agréable moment de partage et d’échange autour des différents travaux présentés.

tère de prêtre. Ces grandes affiches ont embelli les parois de la salle de gymnastique et de la salle bourgeoisiale lors de la fête de la première messe de Pierre-Yves Pralong, qui s’est déroulée le 16 juin dernier à Saint-Martin. Cette exposition a permis aux enfants, aux parents et à la population d’admirer les ouvrages des enfants des écoles de Saint-Martin et de féliciter élèves et enseignantes pour leur travail réalisé tout au long de l’année scolaire.

Voici quelques réflexions recueillies durant les visites : « Ça, c’est le mien ! » « Maman, regarde ce qu’ils ont fait, les grands ! » « Moi aussi, je veux faire un dessin et le mettre dans l’exposition ! » « C’est moi qui ai fait ça ! » « Papa, viens voir comment il dessine, celui-là… C’est un artiste ! » Les enfants ont également pu présenter des panneaux réalisés par leurs soins pour accueillir Pierre-Yves Pralong dans son minis-

Bricolages et dessins ont coloré la salle d’exposition de Saint-Martin


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L’invité : Pierre-François Unger En compagnie de son épouse Olivia, il a sillonné le Vieux-Pays des mois durant… en quête d’un havre de paix. A force d’errer par monts et par vaux, et par un heureux concours de circonstances, Pierre-François Unger jeta son dévolu sur la commune de Saint-Martin. Et il « tomba en pamoison » devant deux raccards qu’il métamorphosa, avec la complicité d’artisans et d’artistes du cru, et en respectant « Les mutations du bâti de la vie rurale ». Depuis quelques mois, échappant aux turbulences de la Cité de Calvin, le plus Saint-Martinois des Genevois se ressource à Baule et s’imprègne de cette beauté et de cette tranquillité qui caractérisent le Val d’Hérens.

guère, de la même manière amis et adversaires politiques ? », Pierre-François Unger répondit, en regardant son interlocuteur d’un œil (le droit évidemment !) un chouia ironique : « La richesse démocratique règne aux Urgences ! ». Mais Pierre-François Unger, qui n’a pas d’ennemis mais beaucoup d’adversaires – en politique donc ! – a plus d’une corde… à sa guitare. Ne vient-il pas de faire l’acquisition d’un modèle qui ferait blêmir… d’envie le plus accro des rockers ! Outre ses talents de musicien, « Pierri » (pour les intimes) met la main à la pâte. Un vrai maître queux ! Pierre-François Unger, c’est aussi cet inimitable… imitateur qui aime les gens. A ses yeux, « la commune de Saint-Martin, les amis, l’amitié, c’est sacré ! » Et ce n’est pas un hasard si « Pierri » et Olivia ont célébré leurs épousailles, le 16 juin 2012, à Ossona.

Politicien, médecin et « docteur » en communication En charge du Département de l’Economie et de la Santé, PierreFrançois Unger occupe la scène politique genevoise depuis près de vingt ans. A l’instar d’une foultitude d’élus, Pierre-François Unger n’a de cesse de prendre le pouls d’une économie fragile et d’appliquer, au besoin et après investigations, un traitement de choc. D’ailleurs, la responsabilité du département de la Santé lui incombe également. Bernard Gruson, directeur général des HUG, n’a-t-il pas dit de lui : « Il a un rôle d’impulsion et de régulation. Il est rapide, intelligent et clair. Il a beaucoup d’aisance et d’agilité. C’est un habile négociateur. » Homme de communication, disponible, courtois, notre invité du jour fait le bonheur des médias et des journalistes. A l’aise face à un micro ou à une caméra, ce grand PDC force l’admiration. Et lorsque sa silhouette apparaît sur le petit écran, le téléspectateur apprécie le « parler vrai » et la force tranquille de cette personnalité qui se distingue également par sa modestie et son humour. Conseiller d’Etat de son… état, président en 2005/2006 et 2011/2012, Pierre-François Unger a côtoyé et côtoie, encore et toujours, les grands de ce monde. Ce qui ne l’empêche pas de grimper le plus rapidement possible à Baule. D’ailleurs, sa popularité et sa notoriété envahissent les sites Internet. Et oui, « ça bouchonne sur les autoroutes de l’information ! ». En outre, Pierre-François Unger nous délecte de ses « slogans minute » ou autres savoureuses déclarations, tels que : « Rien de pire qu’une journée sans imprévu », « Oser penser par soimême », « Je me marie avec Olivia, fin du monde ou pas ! », ou encore, « Je n’ai pas retourné ma veste ». Clin d’œil à la « Caisse unique » ! Et s’il devait la retourner, sa veste, ce serait pour… revêtir sa blouse de professeur de médecine. Une époque (1999) qui laisse deviner une pointe de nostalgie chez cet homme attachant dont Pierre Maudet, son collègue du Conseil d’Etat, a dit : « Le mythique docteur sait si bien faire rayonner notre canton ».

En quête de tranquillité et de bien-être, Pierre-François et Olivia Unger ont jeté leur dévolu sur Baule, dans la commune de Saint-Martin.

Des ponts rénovés par la protection civile Du 27 au 30 août, des hommes de la protection civile ont refait à neuf les ponts suivants : • la Fourmic : portée 7 mètres linéaires, largeur 1m70 • pont Liez-Eison (sommet du village de Liez) : portée 7 mètres linéaires, largeur 1m30 • passerelle Eison-Les Hauilles (sommet d’Eison) : portée 6 mètres linéaires, largeur 1m40 Merci au Commandant Nicolas Gauye de la PC région de Sion, au Commandant Dominique Fauchère de la compagnie Hérens, au Lieutenant Christophe Dubuis, Chef de section, ainsi qu’à Antonio et aux 14 pionniers qui ont participé à cette réalisation.

Plusieurs cordes… à sa guitare Celui qui fut chef de clinique à 26 ans et chef des Urgences, occupa il y a peu le fauteuil d’invité lors de l’émission de la RTS, « Pardonnez-moi ! ». A la question de Darius Rochebin, et faisant allusion à Pierre-François Unger le politicien, « Etes-vous un faux ou un vrai gentil ? », le résident de Baule esquissa un sourire un brin malicieux : « Je suis un vrai gentil, pas un faux ! ». On le confirme ! Et à une autre question, un brin goguenarde, « Soigniez-vous, na-

Le pont de la Fourmic


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L’eau – Quelques bons conseils Dans notre pays, l’eau est relativement abondante dans toutes les régions : cours d’eau, sous-sol, eau sous forme de neige et de glace en montagne, etc. Nous pouvons nous considérer comme des privilégiés en comparaison de certains pays du monde qui peinent non seulement à irriguer leurs cultures, mais aussi à obtenir un minimum vital d’eau potable. Consommer de l’eau, c’est également consommer de l’énergie : de l’énergie pour produire l’eau chaude indispensable pour se laver et cuisiner, pour pomper l’eau des lacs et des nappes phréatiques, pour la conditionner dans le but de la rendre potable et, finalement, pour la traiter dans les stations d’épuration avant de la restituer à dame nature. Dans un ménage suisse type, composé de deux ou trois individus, chaque personne consomme quotidiennement 160 litres d’eau en moyenne. Selon le site www.energie-environnement.ch, la plateforme d’information des services de l’énergie et de l’environnement des cantons romands, l’eau est utilisée de la manière suivante :

Utilisation Chasse des toilettes Bains et douches Lave-linge Cuisine et vaisselle à la main Soins corporels, lessive à la main Lave-vaisselle Autres Eau de boisson TOTAL

Litres 44 32 30 24 21 4 4 1 160

Puisque consommer de l’eau consomme également de l’énergie, il existe quelques gestes simples à appliquer afin d’éviter le gaspillage, sans investissement financier particulier.

Aux toilettes : • il n’est pas nécessaire d’utiliser le contenu de toute la chasse pour les « petits besoins » : utiliser le bouton « petit flux » ; • si la chasse n’a qu’un seul levier, interrompre le flux en le relevant avant la fin ; • repérer les éventuelles fuites dans la chasse d’eau et les réparer.

Avec le lave-linge : • penser à utiliser la fonction « éco » si elle est disponible sur la machine (programme plus long, mais économe en eau et en électricité) ; • éviter le prélavage si le linge est peu sale ; • faire tourner la machine uniquement lorsqu’elle est pleine.

Devant l’évier de la cuisine : • éviter de remplir d’eau l’évier pour laver la salade : utiliser un saladier ; • si le robinet possède un mitigeur, placer le levier à droite (sur « froid ») quand on le referme, afin d’éviter de soutirer inutilement de l’eau chaude lors de la prochaine utilisation du robinet ; • s’assurer que le robinet soit bien refermé après chaque utilisation (une goutte qui tombe par seconde représente 18 litres d’eau gaspillés par jour).

Au lavabo de la salle de bains :

Avec le lave-vaisselle :

• si le robinet possède un mitigeur, placer le levier à droite (sur « froid ») quand on le referme, afin d’éviter de soutirer inutilement de l’eau chaude lors de la prochaine utilisation du robinet ; • fermer le robinet pendant le brossage des dents afin de ne pas perdre 5 litres d’eau par minute ; • lors d’un rasage avec une lame, verser un peu d’eau au fond du lavabo pour rincer la lame (ne pas laisser couler le robinet pendant tout le temps du rasage) ; • s’assurer que le robinet soit bien refermé après chaque utilisation (une goutte qui tombe par seconde représente 18 litres d’eau gaspillés par jour).

• penser à utiliser la fonction « éco » si elle est disponible sur la machine (programme plus long, mais économe en eau et en électricité) ; • éviter de rincer la vaisselle sous le robinet avant de la mettre en machine ; • faire tourner la machine uniquement lorsqu’elle est pleine.

Dans la baignoire : • préférer la douche au bain (à condition qu’elle ne s’éternise pas) ; • si on est un adepte du bain, chercher à en réduire le volume d’eau utilisé.

Dans le jardin : • éviter d’arroser la pelouse quand il y a du soleil afin de ne pas perdre d’eau par évaporation ; • éviter de tondre trop court la pelouse pour permettre à la terre de rester à l’ombre, de conserver sa fraîcheur et de moins demander d’arrosage.


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Le saviez-vous ? Trogne est le paradis des papillons Grâce à son ensoleillement et à sa biodiversité, la région de Trogne est un lieu idyllique pour de nombreuses espèces de papillons. Nous vous en présentons quatre, photographiés à Trogne. Parnassius apollo Apollon (Parnassius apollo) est une espèce d’insectes lépidoptères dont le papillon est appelé Apollon. Elle appartient à la famille des Papilionidae, à la sous-famille des Parnassiinae et au genre Parnassius. L’imago et le nom scientifique spécifique portent le nom du dieu Grec de la lumière et des arts, Apollon. Espèce répartie en Europe occidentale durant les périodes glaciaires, c’est une « relique glaciaire » c’est-à-dire une espèce se retirant sous l’effet du réchauffement soit vers le nord, soit en altitude.

Petite tortue La Petite Tortue ou Vanesse de l’ortie, Aglais urticae, est un papillon diurne de la famille des Nymphalidae. Le nom Aglais est un hommage à Aglaia, c’est-à-dire Aglaé. Il s’agissait de l’une des trois Charites (appelées les trois Grâces chez les Romains), celle de la beauté éblouissante, de la splendeur. Le terme urtica fait référence à la principale plante hôte de la chenille de ce papillon, Urtica dioica, la grande ortie. Le dessus des ailes est caractérisé par une couleur dominante orangé et, sur le bord postérieur externe, des formes en demi-cercles bleus, entourées de noir, formant un feston. La partie des ailes proche du corps présente une zone brun terne. Le bord antérieur des ailes antérieures est orné de trois taches d’un brun presque noir, rectangulaires.

Gazé Le Gazé ou la Piéride de l’aubépine, Aporia crataegi, est un insecte lépidoptère de la famille des Pieridae, de la sous-famille des Pierinae et du genre Aporia. C’est un assez grand papillon aux ailes blanches veinées de noir. Avec l’âge, en perdant leurs écailles, ses ailes peuvent devenir translucides, tout en conservent leurs nervures noires. Sur le revers il existe une suffusion d’écailles noires d’intensité variable. La femelle possède une frange marron sur le bord de ses ailes antérieures. Le Gazé vole d’avril-mai à juillet-août, en une seule génération. Il vole assez loin sans être migrateur confirmé.

Argus bleu-nacré L’Argus bleu-nacré (Polyommatus coridon) est un insecte lépidoptère de la famille des Lycaenidae, de la sous-famille des Polyommatinae et du genre Polyommatus. C’est un petit papillon qui présente un dimorphisme sexuel. Le dessus du mâle est bleu clair nacré bordé de gris aux antérieures et d’une ligne submarginale de points gris aux postérieures ; celui de la femelle est marron, orné d’une ligne submarginale de points cerclés d’orange aux postérieures. Les deux ont leurs ailes bordées d’une frange blanche, entrecoupée d’une fine ligne noire formant un damier blanc. Leur revers est ocre clair suffusé de bleu, orné de points foncés cerclés de blanc et d’une ligne submarginale de points noirs cerclés de blanc (souligné d’orange aux postérieures). Suivant son lieu de résidence, il peut voler de mai à octobre. Source wikipedia - Photos L. Moix

Le journal Saint-Martinfo est édité par la commission « Communication » de la commune de Saint-Martin, composée de : Geneviève Pralong, Louis Moix, Félix Pralong, Michel Gaspoz et Patrice Gaspoz.


Journal septembre 2013