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FEU ROUGE

MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2013 CAPITAL | EDITION 147

PRIVATE EQUITY MAURITIUS 2013

LA VOLONTÉ D’ÊTRE LE 'GATEWAY TO AFRICA' La 5ème édition de la conférence Private Equity Mauritius, à l'initiative du Board of Investment (BoI), s'est tenue jeudi et vendredi derniers à l'hôtel Hilton, à Flic-en-Flac. Principal objectif : donner davantage de visibilité à Maurice en tant que destination financière, comme l'a fait comprendre le Managing Director, Ken Poonoosamy, dans son discours d'ouverture. Vendre le pays en misant sur son cadre légal solide a été le message clé du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Xavier-Luc Duval. L'invité d'honneur, le ‘Founding Partner’ et ‘Chief Executive’ de Advanced Finance & Investment Group, Papa Madiaw Ndiaye, a pour sa part encouragé Maurice à diversifier ses produits et ses services dans le domaine du secteur financier, tout en lançant un appel à ce

que la Financial Service Commission (FSC) joue un rôle important par rapport à la mise en place d'un cadre légal nécessaire au niveau du continent africain. «De telles conférences, à l'initiative du BOI, doivent maintenant être organisées en dehors de Maurice », a-t-il aussi souhaité. La conférence a aussi été une occasion pour Maurice de prendre concience de la volonté des pays comme l'Afrique du Sud, le Rwanda et la Gambie, entre autres, de ne pas se contenter de rôle de simples spectateurs devant les opportunités que représente le secteur financier en Afrique. A Maurice de profiter de ses atouts et ne pas se faire ratrapper par la concurrence, qui risque de se révéler très dure

KEN POONOOSAMY, MANAGING DIRECTOR, BOARD OF INVESTMENT

« Que nos opérateurs soient plus présents en Afrique » Satisfait du déroulement de la Private equity Conference et optimiste quant aux avenues d'investissements en Afrique. Le Managing Director du Board of Investment fait le point pour Capital ▼ HERRSHA LUTCHMAN-

BOODHUN

❚ Quelles sont les retombées

de la Private Equity Conference qui vient de prendre fin ? Nous venons de terminer, mais je pense qu'on peut déjà parler de retombées positives. Nous avons offert une plateforme autour des thèmes spécifiques pour que les opérateurs puissent partager leurs points de vue. Certains sont importants dans la mesure où ils nous aideront à mieux diversifier notre secteur financier et améliorer les services. C'est avant tout une plate-forme de visibilité pour Maurice, et également d'interactions entre les partenaires mauriciens et étrangers pour développer davantage leurs business et sonder des possibilités de partenariat. ❚ Nous avons constaté que le

capital investissement est un cheval de bataille pour le BOI...

Nous présentons Maurice comme un hub vers l'Afrique. Comment naviguer dessus ? Il faut avoir des professionnels, des fund managers, des services et le capital nécessaire. Maurice se positionne déjà en une plate-forme pour faciliter des transactions transfrontalières. C'est pourquoi nous avons réuni tout ce beau monde pendant deux jours, afin de mieux naviguer sur le potentiel de croissance en Afrique. Nous l'avons entendu depuis jeudi, que ce soit l'infrastructure, l'agriculture, l'informatique et la télécommunication, l'énergie, le marché de consommation, tous ces secteurs représentent des avenues d'investissement fort intéressantes.

tage avec l'industrie pour mener des actions concrètes au niveau du marché africain. C'est pour cela, qu'après ces deux jours de conférence, je m'envole, avec une délégation de 35 personnes, pour le Nigeria et le Ghana pour promouvoir Maurice en tant que destination financière. ❚ Comment les grands pays,

tels que le Nigeria, perçoivent-ils Maurice en tant que destination d'investissement ? du Japon, de la Chine, d'Oman, de l'Inde... Il faut une meilleure perspective, et ce qui fait peut-être défaut à Maurice. Where capital will move ? ❚ Des intervenants ont

❚ Qu'en est-il de l'intérêt en

comparaison aux conférences des années précédentes ? Cet intérêt va grandissant, d'autant plus que c'est notre rôle de créer cet intérêt. Cette année, nous avons même eu des invités de la Corée du Sud,

soutenu que Maurice devrait suivre les tendances dans les marchés financiers. Qu'est-ce que cela implique ? L'idée pour nous est de consolider d'abord la base existante pour plus de visibilité, mais aussi de travailler davan-

tracts, du ease of doing business. A notre niveau, nous agissons en tant que conduit pour que ce soit une win-win situation. Que ces pays nous voient en tant que partenaires. Nous ne voulons pas que les investissements passent par Maurice pour en récolter les bénéfices qu'ils dirigeraient ensuite vers d'autres pays. Nous souhaitons plutôt que nos propres opérateurs augmentent leur présence en Tanzanie, au Kenya ou au Congo. ❚ De gros fonds de capital in-

Une des stratégies adoptées par le BoI depuis quelques années est de travailler en étroite collaboration avec des organismes-frères, tels le Nigerian Promotion Council (NPC) ou le Ghana Investment Promotion Centre (GIPC). Nous avons noté que les pays qui sollicitent des financements ont compris que les 'institutional investors' devront faire face à plusieurs défis. Ce peut être en terme de perception des risques, d'enforcement of con-

vestissement semblent intéressés à Maurice. Avons-nous les moyens de leur assurer un rendement ? Il existe beaucoup de projets ainsi. Prenons l'exemple d'Actis. C'est un fonds de capital investissement qui a choisi un partenariat avec IOREC (Indian Ocean Real Estate Company). Toutefois, notre marché de consommation est petit. Il n'empêche qu'il a un plus grand impact en Afrique.

Capital Edition 147  

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